Le Che: mythe ou supercherie?
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PA
Quelle image du che gardons nous?????????? .........la photo de Korda(et s'il avait eu le visage de Robert HUe, y aurait-il mythe?????cela est moins sur!).QUI EST aussi le CHE:celui qui officie à la prison de la Cabana à la havane et qui ordonne l'execution de centaines de personnes, celuiqui installe dans la peninsule de Guanaha, "le premier camp de travail collectif, de travaux forcés"(dixit regis debray), celui qui ministre de l'economie instaure à cuba "le modele sovietique"et finit par ruiner la banque centrale, celui qui loue la revolution culturelle en Chine, celui qui part guerroyer au Congoou il croise le chemin d'un certain Desiré Kabila, un marxiste devenu le tyran du Zaire
VI Viajecuba Globetrotter ·
tu vas être surpris mais je suis totalement d'accord avec toi sur le parcours du mythe, sa violence dans le role de Robespierre .... et l'échec tant cubain que mondial d' Ernesto. La fin de l'aventure fut lamentable. Mais en le tuant on a créé le nouveau Christ pour les opprimés.... c'est ainsi

les peuples sont souvent de grands romantiques et cette époque, la fin du colonialisme, la lutte contre l'impérialisme etc en a généré plusieurs.... il a donné une image d'Epinal de l'espoir à de nombreux opprimés et la face du monde en a été changée....

Aujourd'hui, qui se souvient de Danton, Robespierre et de cette époque ; c'était..... tranchant, non ?

Napoléon ne fut pas non plus un enfant de coeur...
FE Feriados Regular ·
L'histoire est pleine de Che Guevera : libérateurs et ensuite oppresseurs. Le Che, comme beaucoup d'autres, s'est battu pour une cause, a remporté la victoire, a ''libéré'' un peuple et ensuite, est tombé dans certains excès. Il n'est pas le seul. Il reste dans les mémoires pour de bonnes et de mauvaises raisons. Son image représente bien plus la liberté que l'oppression, en partie à cause de la disortion historique de son oeuvre. Mais, on peut l'admirer pour avoir été fidèle (pas de jeux de mots svp) à ses convictions jusqu'au bout. 😎
FR Frida54 Regular ·
Tu as raison Feri...nous sommes humains, même les héros...l'important c'est la noble cause...le chemin pr y parvenir importe peu...mais comme pr toute cause, des vies se terminent pour en libérer d'autres...cycle de l'humanité!

p.s..Mieux vaut être le héros des oppressés que le Roi des crétins!!!

Un ti-mojito avec ca!!!😉
AM Amorcito Regular ·
L'histoire est pleine de Che Guevera : libérateurs et ensuite oppresseurs. Le Che, comme beaucoup d'autres, s'est battu pour une cause, a remporté la victoire, a ''libéré'' un peuple et ensuite, est tombé dans certains excès. Il n'est pas le seul. Il reste dans les mémoires pour de bonnes et de mauvaises raisons. Son image représente bien plus la liberté que l'oppression, en partie à cause de la disortion historique de son oeuvre. Mais, on peut l'admirer pour avoir été fidèle (pas de jeux de mots svp) à ses convictions jusqu'au bout. 😎

Bravo et félicitations à Feriados pour cette définition conscise et tout en nuance concernant le Che... J'y adhère à 100%... "son image représente bien plus la liberté que l'oppression, en partie à cause de la distorsion historique de son oeuvre"...on ne peut pas mieux dire et cela résume tout !!!...j'enregistre cette excellente formule ( à reservir ! )

Quant à notre ami Lepalois, visibliment, il cherche la bagarre !!!😐...polèmiquer sur le Che, l'anniversaire de sa mort !...Tsss !!!
CY CyrilleG Globetrotter ·
Notre ami le béarnais est le fer de lance de la propagande anti castriste sur VF !😉 Il cherche la bagarre, et ça ne date pas d'hier....🙂

Enfin, au moins ça change un peu des discussions habituelles, du type "la plus belle plage" ou "dollar US ou CAN"....
Cyrille
PA Paloisdepau Regular ·
heureusement que tous les humains ne lui ressemble pas....................CHE GUEVARA:"un heros "sanguinaire et totalitaire de plus sur la liste des idoles rouges(staline, mao.....................)😠
FE Feriados Regular ·
Washington a tué pour ''libérer'' les États-Unis et Montcalm a oublié d'attendre ses troupes ce qui lui aurait permis de ''tuer plus d'anglais'' et libérer le Québec😛 Toute révolution (sauf les tranquilles re😛) se font avec du sang, et encore plus à cette époque. Je n'excuse pas les gestes sanglants du Che, mais, gauche ou droite, les extrêmes sont rarement bons 🙂
DO Dorochris Regular ·
Les extrèmes amènent toujours les abus...

En tout cas, à Cuba, le Che reste assez populaire...Certainement grâce au culte qu'en a fait Fidel mais il reste dans le coeur des gens..
FR Frida54 Regular ·
Bonjour CyrilleG..j'aimerais savoir si, sur la plus belle plage de Varadero, je peux payer mes consommations en dollars canadiens ou américains...?🏴‍☠️

😏
CY CyrilleG Globetrotter ·
Peu importe, à condition que tu aies ramené des échantillons de parfum pour la femme de chambre....😉 Attention toutefois, il faut venir avec sa propre tasse thermos, il n'y en a pas en vente à Cuba 😄
Cyrille
FR Frida54 Regular ·
Super ta réplique...😉...`XX...
MA Maya213 Regular ·
Peu importe, à condition que tu aies ramené des échantillons de parfum pour la femme de chambre....😉 Attention toutefois, il faut venir avec sa propre tasse thermos, il n'y en a pas en vente à Cuba 😄

Mouahah!! Tu viens de faire ma soirée 😉
Il vaut mieux vivre tous ses rêves que rêver sa vie et ne rien faire :)
LI Liniaz Veteran ·
Dis moi quel temps fait'il a varacumba
LINIAZ
ZO ZorroX Veteran ·
Eh bien, on va tous finir par croire que tu es au chômage, un ado rebelle ou finalement payé par un gouvernement pour poster des messages de propagande extremistes... Sinon, tu dois te sentir bien seul dans la vie, même si t'es marié avec une cubaine...
PA Paloisdepau Regular ·
..............desolé, mais je ne cantonnes pas comme certains à varadero (n'est ce pas zorrox).............mais c'est vrai que rappeller la realité est parfois dure à entendre!!!!!
CH Chacha83 Regular ·
😏Le Che ne serait t-il pas le Mythe fondateur sur lequel se serait appuyé Castro pour federer le peuple cubain en lui apportant de l'espoir comme tout homme politique le fait

Romantique ou stalinien violent issu d'un courant revolutionnaire

la révolution française, la révolution bolchevique, la révolution khmère rouge (liste non exhaustive, cela va de soi). - La violence est parfois théorisée et annoncée comme un moyen incontournable de faire prévaloir le changement. - Elle est utilisée pour contrecarrer la réaction des ennemis désignés, ce qui peut à la limite se concevoir, s'expliquer, se justifier, se légitimer. - Elle est utilisée pour "prévenir" ou anticiper toute réaction (et cela constitue déjà en soi une dérive). - Elle est utilisée pour affermir la prise de pouvoir. Mais le pouvoir, c'est bien connu, corrompt. Il arrive même à ceux qui se sont installés au pouvoir de "liquider" ceux de leurs compagnons restés fidèles aux idéaux initiaux alors qu'eux-mêmes les oublient, les dénaturent ou les transgressent (cf. la répression de la révolte des marins de Cronstadt ou l'envoi au goulag des révolutionnaires de la première heure) - Elle est utilisée enfin pour jouir des délices du pouvoir en faisant perdurer un discours révolutionnaire qui se transforme vite en slogans creux, en "langue de bois", voire en mensonge permanent. Finalement la sagesse ce serait plutôt le réformisme. Mais le réformisme a toujours constitué pour les révolutionnaires un ennemi privilégié. Pour nous en tenir au "CHE", disons que ce fut un Robespierre latino, qu'en pensez vous ?
CH Chacha83 Regular ·
😄moi j'étais aussi à varadero mais j'ai vu et entendu et lu😄

Il y a 40 ans aujourd'hui, le guérillero argentin Ernesto Che Guevara tombait sous les balles de l'armée bolivienne après avoir tenté de répandre la révolution socialiste dans l'ensemble de l'Amérique latine. Figure incontournable, pour ne pas dire mythique, de la révolution cubaine de 1959, Guevara est exécuté le 9 octobre 1967 à La Higuera, en Bolivie. Quatre décennies plus tard, le Che est toujours vivant. Le culte de personnalité du révolutionnaire est bien entretenu, à commencer par l'État cubain qui s'occupe de maintenir la flamme bien vivante.

Aujourd'hui encore, des millions de gens portent un chandail avec son visage ou possèdent un produit quelconque à son effigie. Certains ne savent pas qui il est. Certains l'idolâtrent. D'autres le considèrent comme un assassin, responsable de l'implantation d'un régime autoritaire à Cuba. D'autres encore se posent la question: ange ou démon?

Quarante ans après sa mort, la question demeure toujours aussi épineuse, même si, à mon humble avis, Che Guevara n'était ni un ange ni un démon. Il était d'abord et avant tout un révolutionnaire avec tout ce que cela comporte comme obligations et comme contradictions. Poser la question aux Cubains en exil, aux militants anticommunistes ou encore aux réfugiés provenant de pays communistes, c'est risquer de se faire répondre que le Che a mené une vie de meurtrier, de tueur à gages et de terroriste. Poser la question à la plupart des marxistes, des anarchistes et des altermondialistes ainsi qu'au président du Venezuela, Hugo Chávez, c'est risquer d'entendre que Guevara demeure une source constante d'inspiration et que son héritage marquera notre monde pour les décennies à venir.

Un peu d'histoire

Ayant fait la connaissance de Fidel Castro au Mexique à l'été 1955, Guevara, sensible depuis quelques années déjà aux inégalités sociales qui sévissent en Amérique latine, plonge tête première dans la guérilla et la révolution cubaine au point d'en devenir l'un des chefs de file. Débarqués à Cuba en novembre 1956, les rebelles entreprennent une lutte non conventionnelle en choisissant la guérilla comme stratégie militaire devant les mener au renversement de la dictature de Batista et à la victoire de la révolution cubaine en janvier 1959. [...] La grande majorité des biographes de Che Guevara s'entendent pour dire qu'il se montre très sévère face aux actes d'indiscipline, de trahison, de vol et de crimes au sein même de la guérilla.

Le 17 février 1957, la guérilla cubaine découvre qu'elle est infiltrée par un agent à la solde du dictateur Fulgencio Batista. Elle découvre qu'un certain Eutimio Guerra avait donné la localisation du groupe, ce qui avait permis à l'armée régulière de bombarder leur position et de déstabiliser de façon significative les guérilleros. Castro donne aussitôt l'ordre de fusiller l'individu pour trahison. C'est le Che lui-même qui l'exécutera en démontrant, dit-on, une froideur et une dureté face aux crimes de guerre, ce qui a grandement contribué à le rendre célèbre.

À l'inverse, le Che fait preuve d'une tolérance remarquable à plusieurs reprises en ce qui concerne les erreurs involontaires de ses propres troupes et face aux prisonniers ennemis. Les témoignages sont nombreux concernant ses interventions auprès de Castro pour faire éviter des exécutions. Quant aux soldats ennemis blessés, il les soigne lui-même, pour ensuite les relâcher, non sans avoir tenté de les convaincre d'abandonner l'armée de Batista au profit de la révolution cubaine, et ce, au risque de les voir transmettre de l'information privilégiée.

Le Che intransigeant

Guevara se distingue également en intégrant dans ses troupes de nombreux paysans cubains et afro-cubains qui composent, à cette époque, la couche de population la plus marginalisée du pays. À l'inverse, on entend des témoignages qui font réfléchir. Luciano Medina, aujourd'hui âgé de 81 ans, a servi sous les ordres de Fidel Castro. Selon lui, Guevara traitait mal les gens. «Un jour que je lisais Sélection du Reader's Digest, peinard dans mon hamac, le Che, furieux, m'arrache la revue des mains et s'écrie: "Pas de journaux impérialistes ici!" Aussi, un matin vers 9h, nous débouchons au Rancho Claro, une petite exploitation de café appartenant à un certain Juan Perez. Aussitôt, le Che accuse le fermier d'être un mouchard à la solde de la dictature de Batista. En réalité, le seul tort de ce pauvre homme était de dire tout haut et fort qu'il n'adhérait pas à la révolution. Il sera exécuté par les armes une heure plus tard devant sa femme et ses trois enfants», a mentionné Medina à la revue L'Express tout récemment.

Nommé commandant par Castro en juillet 1957, Che Guevara est alors à la tête d'une section de 26 guérilleros. On dit de lui qu'il est un commandant exigeant. Exigeant vis-à-vis de ses hommes. Exigeant vis-à-vis de lui-même. Autant certains hommes de sa section demandent leur transfert pour une autre colonne, autant d'autres souhaitent rester auprès de lui. Guevara se fait tantôt dentiste, tantôt médecin -- il a d'ailleurs étudié en médecine -- et, lors des périodes d'accalmie, il assure des cours d'alphabétisation et de littérature politique.

¡Hasta la victoria siempre!

Fin décembre 1958, le régime de Batista ne tient qu'à un fil. Che Guevara mène ses troupes vers Santa Clara, alors que Fidel Castro se dirige vers la capitale La Havane. Bien que les troupes de Batista soit dix fois plus nombreuse que les guérilleros (3500 contre 350), l'armée du dictateur est en déroute et son pouvoir s'effondre tel un château de cartes. L'offensive concertée des troupes de Guevara et de Castro provoquent donc la chute du régime de Batista qui s'enfuit vers la République dominicaine. En ce début d'année 1959, la révolution cubaine est triomphante.

Quant au Che, il se voit offrir un poste prestigieux dans ce gouvernement révolutionnaire cubain. Castro le nomme responsable des jugements des partisans de Batista. Les sources varient d'un historien à l'autre, mais le Che aurait signé entre 156 et 550 ordres d'exécution, sans qu'il y ait de procès. Les accusés sont pour la plupart des officiels du régime de Batista. Ils sont tenus responsables d'une répression sanglante qui aurait fait au moins 20 000 victimes.

Un peu comme les bolcheviks sous Lénine, à l'époque de la révolution russe, Cuba nationalise intensivement divers secteurs d'activités et restreint les libertés individuelles afin de s'assurer que la révolution ne puisse être sabotée. La menace d'une invasion américaine plane toujours au-dessus de la tête de Cuba. Le nouveau régime devient plus autoritaire et s'approche de son grand frère l'URSS, ce qui amène les États-Unis à décréter un embargo économique contre Cuba en 1962, qui perdure encore jusqu'à ce jour.

Ernesto Guevara cumulera les fonctions de responsable de l'Institut national de la réforme agraire, de président de la Banque nationale de Cuba et de ministre de l'Industrie. Très tôt, le Che ne semble pas à son aise, plus attiré par la lutte armée et la libération de l'Amérique latine du joug impérialiste américain que par une carrière politique.

Mais Guevara s'avère un piètre politicien. Il se démarque davantage par ses discours enflammés sur la politique étrangère des États-Unis, discours prononcés aux quatre coins du globe, et par sa promotion de la révolution cubaine et de sa conception de l'homme nouveau, concept axé non seulement sur une révolution économique de l'État socialiste, mais sur une révolution personnelle et morale.

Au fil du temps, plus particulièrement lors du débarquement de la Baie des Cochons et de la crise des missiles de Cuba, le Che se désillusionne de la politique, alors qu'il se met à craindre autant l'impérialisme soviétique que l'impérialisme américain. En décembre 1964, la coupe déborde lorsque Guevara prononce un discours à New York comme chef de la délégation cubaine à l'ONU. À son retour à Cuba, le Che disparaît et commence sa nouvelle vie de clandestin.

Exporter la révolution

Guevara, tel Leon Trotsky à une autre époque qui ne jurait que par la révolution permanente, souhaite exporter la révolution cubaine au-delà de l'île. On le retrouve en pleine guérilla au Congo, à la tête de guérilleros qui ne sont pas prêts à se libérer. Après quelques mois d'errance, il entre clandestinement en Bolivie en novembre 1966, persuadé que les conditions d'exportation de la révolution cubaine sont au point.

Cependant, Guevara doit faire la révolution avec des troupes mal entraînées, mal équipées et peu motivées. Isolé par l'armée bolivienne et abandonné par le parti communiste bolivien, Guevara, après 11 mois d'activités en Bolivie, est pris d'embuscade en embuscade. Guevara est fait prisonnier le 8 octobre 1967 à La Higuera et sera exécuté, à l'âge de 39 ans, par un soldat de l'armée bolivienne, le lendemain. Son corps sera rapatrié à Cuba 30 ans plus tard, en 1997, alors que Castro, aujourd'hui âgé de 81 ans, lui rend un hommage national.

L'auteur Christopher Hitchens, un inconditionnel de la révolution cubaine dans les années 1960, résume la vie de Che Guevara en ces mots: «Le statut d'icône historique du Che a été assuré parce qu'il a échoué. Son histoire est une histoire de défaite et d'isolement, et c'est pourquoi il est si séduisant. Aurait-il vécu, et le mythe du Che serait mort depuis longtemps.» Une chose est sûre: Ernesto Guevara inspire et soulève encore des passions en un siècle où les personnages dévoués se font plutôt rares.

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