En ce qui me concerne, j'ai pour principe de retourner plusieurs fois au même endroit si, bien entendu, j'ai accroché avec le pays et les habitants. Il s'avère que j'ai jeté mon dévolu sur l'Amérique Latine en général, mais plus particulièrement sur le Pérou. Le choix est simple, je préfére approfondir au maximum la connaissance d'un pays et de sa population plutôt que de parcourir le monde du nord au sud et d'est en ouest de la mappemonde pour, à terme, n'avoir jamais rien compris à ce que j'ai vu, ce que j'ai vécu : le temps passé sur place et le nombre de fois où l'on se rend sur place sont deux facteurs primordiaux pour saisir quelque chose à ce (ceux) qui nous entourre(nt). Il est déjà difficile de comprendre les français en étant français et en vivant en France, alors comprendre une culture étrangère, son histoire, son organisation, comprendre les gens, ce qui les a fait, ce qui les a défait, leur mentalité...juste en quelques semaines....cela me paraît vraiment impossible, du moins de manière approfondie. De plus, je n'ai pas envie de connaître un maximum de pays, en fait ça m'est totalement égal. Si déjà, le long de ma vie, j'arrive à bien connaître (dans le sens de connaissance et non pas dans le sens de parcourir) un certain nombre de pays d'Amérique Latine se sera inespéré. Dans cette optique, il est (à mes yeux) obligatoire à un moment donné ou un autre de s'installer dans le pays de son choix, ne serait ce que pour un an ou deux. Bien sûr, cela demande de nombreuses concessions et de nombreux sacrifices. Mais bon, ...c'est un enrichissement qui n'a pas d'égal dans le voyage (ce n'est toujours qu'un avis personel).
Toutefois, partir visiter plusieurs pays, sur une courte durée, dans un premier temps est une approche nécessaire pour mieux cibler ses attirances, ses préférences. Mais passer son temps à ne faire que survoler... je n'en vois pas l'interêt (ce n'est encore qu'un point de vue et non pas un jugement). Il faut aussi tenir compte du fait que tout le monde ne nourrie pas les mêmes désirs, les mêmes aspirations, nous n'avons pas tous fait les mêmes choix de vie (heureusement) ; le sens des priorités de chacun est intimement lié à ces choix. Certains seront comblés par un survol, d'autres resteront avec un gout amer d'inacomplie, d'incompréhension.
Et puis, mis à part ces quelques considérations simplistes, il y a quelques choses de plus, une attirance pour ces terres et les gens qui les habitent, quelque chose que l'on a en soit, quelque chose d'inexplicable, qui prend aux tripes, qui n'a pas de définition précise et c'est peut être mieux ainsi ...
Es un hombre que se va, la lagrima se queda.