Félicitations pour le bébé.
En ce qui concerne l'OM-1, j'en ai un depuis quelques années, et je ne lui connais que 2 inconvénients. Le premier, c'est que les mousses synthétiques se dégradent (si des particules adhèrent au dos, c'est pas bon signe), et qu'il y a un morceau de cette mousse pernicieusement coincé entre le capot supérieur et le pentaprisme qu'il faut à tout prix enlever sous peine de voir de très vilaines traces apparaître dans le viseur ; j'ai écrit une page sur le sujet :
http://www.chez.com/sordm68/olympus.html (désolé pour les pubs de chez.com, je n'y peut rien). Le second, c'est qu'une fois qu'on a fait des photos avec, il est quasi impossible de passer à autre chose : les autres appareils paraissent très falots à côté, même le dernier ***** (insérer la marque de son choix) avec son af surpuissant qui ne vise jamais ce qu'on veut, et sa mesure matricielle à 200.000 segments qui n'arrive pas à déboucher l'ombre qu'on voudrait. Les OM sont responsables d'une grave maladie appelée zuikolisme, qui a causé la ruine de beaucoup de familles, tu es prévenu ! 😉
Le choix naturel en pellicule de cet appareil, c'est à mon sens le noir et blanc ; mais même en couleur, les photos sont excellentes, et avec une 800 iso, tu pourras shooter facilement dans toutes les conditions, y compris à l'intérieur *sans* flash. En effet, une ouverture de 1.8 est 6 fois plus lumineuse qu"un zoom moderne bas de gamme.
L'absence d'AF oblige à maîtriser deux techniques primordiales : la règle de f/16 pour la lumière, et l'hyperfocale, si tu veux photographier des sujets en mouvement (je présume que ça va être le cas). La f/16 se traduit par le fait que par beau temps ensoleillé sans nuage, à f/16, la vitesse d'obturation est approximativement égale à la vitesse de la pellicule en iso. Donc, par temps ensoleillé avec du 800 iso, tu shoote au 1/1000° de sec, f/16. Avec des nuages, tu descend à 1/500, ou tu ouvre à f/8. Etc, en fonction de la diminution de lumière. La 2° technique, l'hyperfocale, est un peu plus complexe. Ça consiste à prépositionner sa zone de netteté sur l'objectif en fonction du diaphragme choisi. Si tu regarde ton obj du dessus, tu vois une échelle des distances, et en dessous les n° de diaph avec des petits traits. Ces traits délimitent la zone de netteté pour le diaph sélectionné. Par ex., si je suis à f/16 sur le 50mm/1.8, et que je place le milieu du symbole infini sur le trait du 16 de droite, ma photo sera nette de 2, 5m à l'infini. Je n'ai plus à m'occuper de faire le point !
Une troisième règle de la photographie énonce que la vitesse minimale d'obturation raisonable à main levée est égale à la focale de l'objectif ; avec un 50mm, on ne descend pas en dessous de 1/60° de sec sans pied, donc. En réalité, comme l'OM tient bien en main et est assez léger, avec un peu de concentration on peut toucher le 1/15° de sec.
Point à considérer : la pile de la cellule était une PX625 de 1, 35 v désormais interdite. Les piles de même taille alcalines ne donnent pas une mesure correcte car elles font 1, 5 v ; soit tu convertis ton appareil pour les utiliser, soit tu bricole pour adapter une pile plus petite de 1, 4 v utilisée dans les appareils auditifs avec un boudin en plastique pour la tenir en place.
Personnellement, j'ai essayé plusieurs fois de passer à d'autres appareils plus... n'importe quoi, mais je n'ai jamais réussi à trouver de meilleur outil à photographier.