Retour de voyage, difficulté de réadaptation

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PA
Bonjour,

Je me pose quelques questions quant à la difficulté de réadaptation à "son lieu de vie habituel" après un voyage.

Mon amie reviens d'une année en Espagne en tant qu'étudiante. Bien qu'elle soit rentrée en France de temps en temps (quelques jours tous les 2 3 mois) elle éprouve beaucoup de difficultés à se réadapter à sa vie française. Cela se traduit par une irritabilité supérieure à la normal, une tendance à se renfermer, l'impression d'avoir atteint un "objectif" (cette expérience était un rêve depuis plusieurs années) et que plus rien d'intéressant peut lui arriver, par l'impression que les gens qui l'entourent non rien vécus, sont fades. Bref, les symptômes de ce que les Canadiens baptisent (et probablement d'autres!!?) "reverse culture sock".

J'aimerais savoir si certains d'entre vous on vécu se genre de choses? Combien de temps cela à duré pour vous? Qu'est ce qui vous à aider à remonter la pente? Y'a-t-il eu différentes phases à votre retour (au début "lune de miel" :tout se passe bien, puis ensuite le choc, la difficulté et puis on remonte la pente)?

Quels conseils pouvez-vous lui/nous donner?

merci d'avance!
MO Montagne666 Veteran ·
Salut... Je vais essayer de parler de mon experience. J'ai vecu 8 mois en Serbie, puis encore 4 mois, et je suis actuellement depuis 8 mois a l'etranger, et je rentre dans a peu pres 3 mois.

Lorsque l'on est a l'etranger, tous les reperes changent, la facon de se comporter, la vie quotidienne, les amis. Le choc de culture se fait a l'etranger, et aussi au retour. Car il y a un temps d'adaptation necessaire. Je ne peux pas vraiment te repondre, car je pense que chacun-e le vit differemment. Pour ma part, lors de mon premier retour, je n'ai pas eu enormement de mal a me readapter, car j'avais le sentiment que le temps passe a l'etranger etait suffisant, et que c'etait le moment de rentrer (je suis rentree un mois plus tot que prevu). Par contre, le plus difficile etait de se readapter a mon conjoint, bizarrement. Lui etait tres heureux de me revoir, moi aussi, mais il m'a fallu beaucoup de temps (un mois environ), pour revenir a la relation que nous avions avant que je parte.

Ce qui est aussi difficile, c'est que lorsque l'on vit ailleurs, on apprend enormement, on evolue interieurement, et ce, individuellement tandis que les amis restes au pays, eux, continuent d'evoluer ensemble. D'ou le decalage au retour, la frustration de ne pas pouvoir partager ce que l'on a ressenti interieurement, parfois une petite deprime. Mais ne t'inquiete pas trop, ca ne devrait pas durer trop longtemps. Sois patient. Pour ma part, j'anticipe deja mon retour, et je me rends deja compte de ce qui sera difficile, bien que j'ai grande hate de rentrer et de retrouver mon mari, ma vie en France et mes ami-e-s.

Ce que tu peux faire, c'est de lui proposer de partir en week-end, faire quelque chose d'un peu inhabituel, mettre un peu de piment dans ce quotidien qui est parfois difficile a reaccepter. Evite d'etre trop pressant.
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
PA Pat44470 ·
Merci beaucoup Oublieuse.

En fait, elle est revenue depuis fin mai. Le premier moi s'est bien passé? et c'est depuis que cela s'est gâté. Je coris que cela correspond assez bien à ce que j'ai pu lire à droite et à gauche, sur les retour de voyages. Au début on raconte à tout le monde nos expériences/découvertes, tout le monbde est content de voir ce que l'on a vécu. Et ensuite les gens se lassent, car eux, comme tu le dis si bien, on continué à vivre d'autres choses pendant ce temps. Du coup le déclage se créé.

En tout cas merci pour tes conseils. Je suis et serais patien, je ne lui mets pas de pression. En fait, je cherche plutôt ce qui pourrais écourter son mal-être à elle. Je ne fais pas cette démarche pour moi.

Pour ce qui est du w-e, c'est pas bête du tout! Mais je suis moi même à l'étranger pour encore un mois et demi.

Merci encore.
CL Claire2A Regular ·
une solution à la déprime post-voyage ou post-long séjour à l'étranger ? Dans un premier temps profiter de tout ce qu'il y a en France et dont on ne pouvait profiter là-bas (et il y en a des choses !!!) dans un second temps : très rapidement se remettre en selle, faire des projets et en réaliser quelques uns. Anticiper le coups de blues avant chaque retour, en s'occupant bien l'esprit; Ne pas laisser la déprime prendre racine; Ne pas vivre 11 mois de l'année uniquement en attendant le voyage qui a justement lieu le 12ème ! (c'est une erreur que j'ai faite, il y a longtemps). courage Claire
Claire2A

"en Inde, beaucoup de gens se perdent ... c'est un pays qui est fait exprès pour cela " Nocturne Indien, Antonio TABUCCHI
AV Avionna Regular ·
Bonjour et Bon Jour Les voyages ? Est-ce.....Décortiquer les choses (comme ci-dessus), les voir une par une, ne pas prendre tout comptant - y compris notre passé -, comparer et trier, découvrir que le nom d'un pays n'est pas sur une carte mais est porté par un visage. Et puis tout ça ammène à questionner, beaucoup, et à "se" questionner, à propos de nouvelles valeurs, à propos de nouvelles priorités. Au fur et à mesure que l'on visite on fait l' amalgame de tout un tas de concepts, vieux et nouveaux et cela devient difficile à savoir qui a tort qui a raison, si quelqu'un doit avoir tort ou raison.

Après mon 1er long séjour en Allemagne (il y a très longtemps) je me suis achetée toutes sortes de musique allemande pour encore "être" là-bas..... de 25eme en classe d'allemand je suis devenue 2eme. Après mon 1er long séjour en Angleterre(il y a aussi très longtemps) il n'y avait que ce qui sortait de l'Angleterre qui était bien (époque des Beatles et Rolling Stones, Carnaby St), le reste du monde n'avait aucune idée comment vraiment vivre ! Après mon..........etc.... etc.....

Toute une vie on nous prêche un tas de choses sur tel ou tel pays et on s'en fait une idée préconçue. On y va vivre et on se rend compte que la vieille idée était fausse; c'est cet ajustement qui crée les problèmes parce ce qu'il faut "se" remettre en question dans le sens où on commence à entrevoir des évidences de ce qui est meilleur/pire que dans son propre pays, et parce qu'il faut remettre son patriotisme en cause. Certains arrivent à exterioriser ce sentiment et se readaptent, d'autres ont des difficultés et s'enferment dans un cocon protecteur et vivent " là-bas " dans leur tête, déniant le "ici". Ayant maintenant beaucoup voyagé, à chaque retour je me pose encore des questions : pourquoi le monde reste-t-il aussi "bête" ? Il existe ce qu'il ya de bien/mauvais et ce qu'il y a de meilleur/pire. Sans entrer dans des considérations de culture, de politique, de religion et ne parlant ici que des aspects pratiques de la vie, les pays par atavisme ridicule non seulement refusent d'adopter de nouvelles pratiques fondées sur la logique la plus efficace, sans des qui a tort qui a raison et s'entêtent véritablement à se sentir "attaqués", même jusqu à former un complexe d'infériorité quand des améliorations sont suggérées >>> le système de circulation routière et son repect n étant qu' un exemple.

Pour en revenir à votre dilemme........ Accepter qui elle est devenue ? Comme un serpent, elle laisse sa vieille peau derrière, c'est "sa" mutation. Quand elle se sentira bien dans sa nouvelle peau elle ressortira au soleil enrichie et plus grande. Veillez à ce que l'ombre d'un parasol ne soit jamais la même que celle d'une prison. La vie est une succession d'information qu'il faut percevoir, interpréter, digérer pour qu'en suite elle puisse être utilisée........efficacement !!!

Patience et longueur de temps.......... Cordialement
John Greenleaf Whittier : ** For all the sad words of tongue or pen, the saddest are these : It might have been **
YO Yoyobzh56 Regular ·
bonjour je suis yoyo j'ai beaucoup voyagé et souvent lontemps, à chaque fois j'ai eu ce probleme de réadaptation, la nostalgie est terrible. le remede que j'ai trouvé est tout simplement de .........repartir ou du moins d'en faire le projet, ainsi il est plus facile de revivre ici.PARTIR pour avoir le plaisir de REVENIR le voyage est une maladie grave, on n'en guerit pas, mais on peut se soigner...alors ...pas si grave
yoyo
JU Justobe ·
Bonjour,

J'éprouve exactement les même sentiments....Je suis de retour de la Jamaique depuis trois semaines et je n'arrive pas à me réadapter....Je ne pense qu'à mon prochain

voyage...Par ailleurs, je ne suis pas faite pour vivre dans les pays nordiques...besoin de la chaleur et de l'océan...Ainsi, je projette d'aller vivre à l'étranger et ce, depuis

20 ans....Mon contrat parental tirant bientôt à sa fin, mon rêve de partir pour ailleurs s'approche....Dailleurs, mes retours de voyage sont de plus en plus difficiles...

En attendant, je tente de m'accrocher à ce nouveau départ....:O)
LI Lilie82 Globetrotter ·
Salut Pat44470,

Le retour, c'est souvent le plus flippant. Que ce soit apres un certain temps de vie a l'etranger, comme ton amie, ou apres un voyage longue duree egalement.

Certains t'ont dit que le remede c'etait souvent de repartir. Je pense plutot que, si remede il y a, il est plutot dans la mise en place de nouveaux projets, a cour, moyen, long termes. (repartir peut en faire partie certes, mais il peut y avoir d'autres choses aussi). Parce que ton amie comme tu dis, elle a l'impression d'avoir atteind un objectif, realise un vieux reve et que plus rien d'autre ne peut la faire avancer. Un retour ca se prepare comme un depart. A elle de trouver d'autres reves, d'autres projets. peut etre aussi a toi de l'aider dans des projets ou tu seras implique aussi, projets a deux, quelqu'ils soient.

Pour mon experience perso, je me dis toujours que si un jour je rentre en France, il me faudra un sacre bon projet. Et ce jour la me fait flipper grave effectivement parce que je suis completement decallee maintenant, je ne sais meme plus comment "ca marche" de commander un verre dans un bar en France!#

Retour de voyage a long terme, pas facile non plus, mais ca c'est pareil, ca se prepare. pour ma part, il me fallait absolument des projets derriere sinon j'aurai pete un cable... et meme avec ca, ca n'a pas ete facile (parce qu'aussi des circonstances et imprevus se sont emmeles) et j'ai souvent la tete ailleurs, je reve parfois de mes futurs voyages ou des experiences deja vecues au loin. Mais le principal je crois, c'est de profiter et vivre dans le present, pas dans le passe, ni trop souvent dans le futur.

Petite phrase pour ton amie, une philosophie que j'essaie de suivre pour faire fuir la nostalgie: "ne sois pas triste parce que c'est fini, sois content que ca ce soit passe".[:)]

Lilie
https://raconte-moi-l-irlande.com/ - Pour en découvrir toujours plus sur l'Irlande !
AV Avionna Regular ·
une page blanche ???

un petit problème technique ?

ou bien une page vierge où l'imagination courre, libre et étonnée de ses propres ressources ?

Cordialement Avionna
John Greenleaf Whittier : ** For all the sad words of tongue or pen, the saddest are these : It might have been **
SU Suite01 Regular ·
HAN NONNNNN, pourquoi mon message était vide !?

Bon c'est pas très grave, je disais pas grand chose de toutes façons, juste que j'ai jamais voyagé, mais que j'aime beaucoup ce que tu as écrit là [;)]

Bonjour et Bon Jour Les voyages ? Est-ce.....Décortiquer les choses (comme ci-dessus), les voir une par une, ne pas prendre tout comptant - y compris notre passé -, comparer et trier, découvrir que le nom d'un pays n'est pas sur une carte mais est porté par un visage. Et puis tout ça ammène à questionner, beaucoup, et à "se" questionner, à propos de nouvelles valeurs, à propos de nouvelles priorités. Au fur et à mesure que l'on visite on fait l' amalgame de tout un tas de concepts, vieux et nouveaux et cela devient difficile à savoir qui a tort qui a raison, si quelqu'un doit avoir tort ou raison.

Après mon 1er long séjour en Allemagne (il y a très longtemps) je me suis achetée toutes sortes de musique allemande pour encore "être" là-bas..... de 25eme en classe d'allemand je suis devenue 2eme. Après mon 1er long séjour en Angleterre(il y a aussi très longtemps) il n'y avait que ce qui sortait de l'Angleterre qui était bien (époque des Beatles et Rolling Stones, Carnaby St), le reste du monde n'avait aucune idée comment vraiment vivre ! Après mon..........etc.... etc.....

Toute une vie on nous prêche un tas de choses sur tel ou tel pays et on s'en fait une idée préconçue. On y va vivre et on se rend compte que la vieille idée était fausse; c'est cet ajustement qui crée les problèmes parce ce qu'il faut "se" remettre en question dans le sens où on commence à entrevoir des évidences de ce qui est meilleur/pire que dans son propre pays, et parce qu'il faut remettre son patriotisme en cause. Certains arrivent à exterioriser ce sentiment et se readaptent, d'autres ont des difficultés et s'enferment dans un cocon protecteur et vivent " là-bas " dans leur tête, déniant le "ici". Ayant maintenant beaucoup voyagé, à chaque retour je me pose encore des questions : pourquoi le monde reste-t-il aussi "bête" ? Il existe ce qu'il ya de bien/mauvais et ce qu'il y a de meilleur/pire. Sans entrer dans des considérations de culture, de politique, de religion et ne parlant ici que des aspects pratiques de la vie, les pays par atavisme ridicule non seulement refusent d'adopter de nouvelles pratiques fondées sur la logique la plus efficace, sans des qui a tort qui a raison et s'entêtent véritablement à se sentir "attaqués", même jusqu à former un complexe d'infériorité quand des améliorations sont suggérées >>> le système de circulation routière et son repect n étant qu' un exemple.

Pour en revenir à votre dilemme........ Accepter qui elle est devenue ? Comme un serpent, elle laisse sa vieille peau derrière, c'est "sa" mutation. Quand elle se sentira bien dans sa nouvelle peau elle ressortira au soleil enrichie et plus grande. Veillez à ce que l'ombre d'un parasol ne soit jamais la même que celle d'une prison. La vie est une succession d'information qu'il faut percevoir, interpréter, digérer pour qu'en suite elle puisse être utilisée........efficacement !!!

Patience et longueur de temps.......... Cordialement
LA Laurent81 Regular ·
Pas besoin de partir ni loin ni longtemps, je reviens d'une semaine sur le chemin de St Jacques de Compostelle et je ressens la même chose. Mes compagnons de route ont continué... Le remède, c'est lundi... au boulot !!!!
JR JRB78180 Regular ·
Bonsoir Pat44470,

le mal du voyage c'est la maladie que nous attrappons tous lorqu'un séjour "ailleurs" nous enrichit des autres....

Après un séjour de 5 semaines sur les routes du Vietnam, frigorifiée dans un bus de nuit qui n'a pas de climatisation, un train ou une chambre aux fenêtres coincées ouvertes à la pluie battante, je suis rentrée, heureuse de poser mon baluchon. Dès le lendemain à 5h, le mal s'est fait sentir : le gôut du café à jeun me faisait vomir, et encore plus celui du petit croissant chaud. Mon palais réclamait ces fameuses soupes matinales (pho) servies sur les bords de trottoir par des marchands ambulants.

J'ai repris mon travail le lendemain de mon retour, et pendant 6 mois je vivais d'une façon irréelle entre les astreintes de ma vie professionnelle et les vastes étendues de rizières sur lesquelles flottaient toutes les odeurs de cuisine et les bruits fracassants de la circulation dans Hanoi. Dès le premier soir, je suis partie me ravitailler en soupe instantanée chez le premier chinois du coin...pas la même chose, mais c'est déjà mieux que de partir travailler le ventre vide, mon estomac rejetant toute nourriture européenne.

Un copain (devenu) rencontré à l'aéroport de Nobai m'a dit la même chose : 6 mois pour remettre pied sur terre. Nous avons fini par atterrir car nous nous sommes organiser pour préparer un deuxième séjour pour l'année suivante.

Avec le recul, je pense que je n'avais pas envie de sortir de ces souvenirs de voyage, et que j'entretenais cet atmosphère de demi-rêve, d'abandon au bien être d'être ailleurs et d'exister pour moi.

Comme témoignent les autres intervenants, oui, je pense qu'un projet de voyage ou un autre!, permet de canaliser ce mal-être du retour.

Bien sûr, vivre ailleurs c'est aussi être témoins des disparités culturelles. On prend conscience aussi que l'on vit dans un monde factice de surconsommation, d'étalage de richesses....on mesure rapidement que le bonheur n'est pas industriel, et que rechercher l'authenticité dans les rapports est plus facile dans des pays aux valeurs sociales et non financières. Au début, on se révolte, c'est sans doute la réaction de votre amie? c'est normal. Puis après le temps des observations viendra le temps de la réflexion : les gens sont heureux, plus heureux ..., et viendra le temps du choix celui des expatriés. et il sont nombreux sur le site !!!

Montrez lui qu'il y a encore beaucoup de chose à voir, et même tout près de chez vous : un autre regard et tout est différent !

Bon dialogue.
le mal du voyage, une maladie qui s'attrape lorsque l'évasion nous enrichit des autres....
UR Uranus ·
Bonjour,

J'ai vécu 2 ans au Canada sans avoir jamais voyagé avant. Ma solution a été en rentrant de chercher tout de suite un nouveau job et j'ai choisi une entreprise où je peux, si je le souhaite, bouger régulièrement. Depuis 15 ans je déménage tous les 1, 5 ans en moyenne et j'adore ça. Depuis j'ai attrapé le virus du voyage et je suis actuellement en année sabbatique avec quelques projets dans mon panier. Ca a marché pour moi mais je ne pense pas que ce soit la solution idéale pour tous. En plus cela limite sérieusement la continuité d ela vie sociale et bien entendu c'està mon avis incompatible avec une vie de famille. Mais je suis une farouche indépendante. En gros il faut du temps, faire des projets que ce soit des voyages ou autres. Ou laisser la place au vide beaucoup plus difficile à gérer car très mal vu dans notre société. Prends du recul c'est essentiel.
MI Missmour ·
bonjour, Je me retrouve bien dans cette description. En effet, de retour de Tahiti, ou j ai vecue plusieurs mois, mon retour en france a ete plus que dur.J ai fait une depression de plusieurs mois, rien et surtout peu de personnes ne m allait. J avais l impression de ne plus etre la meme et que personne autour de moi ne le realiser.Avec le temps et mon caractere, je me suis forger une carapace en apprenant a vivre avec ces personnes et a echanger beaucoup plus avec ceux qui avait voyages et qui me comprenait. Puis, sans le vouloir, j ai donne envie a mon entourage de voyager et eux aussi sont maintenant differents et me comprenne mieux. Mais ce qui m a vraiment aide a remonter la pente..prevoir un autre voyage, sur une autre destination qui me faisait envie et je dois dire que s est la decision la plus folle que je n ai jamais prise, je part vivre aux seychelles, je termine la preparation et l organisation, je laisse tout et je quitte la France...........mais alors, depuis la prise de cette decision, la preparation et la, la date qui approche, je ne me suis jamais sentie aussi bien, dans ma tete et dans ma peau...alors courage et perseverance, quand on veut vraiment on arrive a tout, juste une chose a ne jamais perdre.....les reves !!!!!!.
SE Sebcombe ·
Bonjour,

Je me permets de relancer une discussion sur ce sujet même si elle date d'Août 2008.

Mon expérience pourra peut-être t'éclairer.

Je suis parti seul pendant un an au Mexique, à l'aventure.J'ai fui mes problèmes.

A mon retour j'ai vécu ce qu'on appelle le choc du retour (cf l'étude d'un psychologue de l'université de Laval, Québec très bien faite à ce sujet, tu utilises google avec "choc du retour").

Pour ma part le retour a été très dur:

La différence de culture, le temps passé à l'étranger, le fait de n'avoir pas préparé suffisament ni mon départ ni mon retour.

Résultat j'ai pété un plomb à mon retour.

obligé d'être interné à l'HP car plus aucun repère et vu mon jeune âge (20 ans) je n'avais ni travail, ni petite amie à qui me raccrocher au retour. Heureusement ma famille était là.

Depuis j'ai réussi à émerger mais ma situation oscille entre petits boulots et RMI

Le + dur c'est que le voyage m'a inculqué des valeurs que je ne retrouve plus du tout en France et cela est très dur.

Le retour dépend de chacun et de la lanière dont on est parti.

Pour ma part j'ai fui mes problèmes.

Du coup au retour ils étaient encore là et pire encore;

La réaction de ton amie dépend donc de bcp de choses ceci dit si elle a des bons points d'ancrage en France, toi, un boulot ou des études, ca va revenir progressivement;

J'espère ne pas avoir été trop alarmiste mais il ne faut pas cacher la vérité, dans certains cas (quand le voyage a été mal préparé) on peut avoir beaucoup de mal à s'en remettre.

Sébastien.
NE Neorod Regular ·
A force de partir, on s'habitue au retour et on l'anticipe. De fait, à condition que l'on a pas fui des problèmes et que l'on revient dans de bonnes conditions, on apprend à: S'adapter aux autres et à leur quotidien. Ranger ses souvenirs dans la case "trésors personnels" et passer au présent, voire au futur. Savoir parler 1 minute chrono de son expérience à son entourage sans les soûler. Le décalage est trop grand, on doit pouvoir le prendre sur soi. Redécouvrir sa ville, la nature environnante avec d'autres yeux. Ne pas se précipiter sur voyageforum ou sur sa mapemonde pour continuer à trop rêver.

Maintenant, j'y arrive mieux..mais j'ai déjà pas mal assouvi ma soif de voyages. De toute façon, je ne conçois pas ma vie sans escapades aventurières mais j'ai appris à tourner le bouton voyage / vie normale dans mon cerveau.

ps.
"Parcourir les routes / rentrer à la maison / et voir tout comme si c'était la première fois." T.S. Eliot
TS Tsampa71 Veteran ·
bonjour,

le mal du voyage est pas facile à supporter pour la personne qui en souffre.

lors d'un voyage on vie autrement on se rend compte de plein de chose qu'on vois pas depuis chez sois. on se rend compte que l'argent ne fait pas le bonheure.

des gens qui ont bien moin que nous sont bien plus heureux et sa nous fait réfléchir. si tout ce passe bien pendant le voyage qu'on se sent dans l'autre endroit comme chez soit...ben le retour est difficile.

et la distance n'a pas d'importance. je pense que c'est juste le fait d'être bien et après de revenir à la réalité chez soit et de voir les gens speed agressif et c'est difficile à supporter.

pour sa le seul remède avoir des projets pas forcement de long voyage ....

bonne journée [;)]
Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité https://www.facebook.com/pages/Deeplight/503243693051121 http://www.deeplight.ch/
BA Bardak Veteran ·
Je vis depuis trois ans à l'étranger et je m'installe de nouveau à Paris dans deux semaines. J'ai peur, c'est certain. En trois ans, j'ai beaucoup changé. Je suis passé d'étudiante à salariée, je suis devenue adulte et que je ne sais pas comment on fait pour être adulte à Paris.

Mais il ne faut pas oublier que, avant de passer trois ans en Russie, j'ai passé 23 ans en France. Le calcul est simple, je devrais réussir à me réadapter.

Je crois qu'une bonne façon de s'en sortir, c'est de ne pas concevoir son retour comme un retour en arrière, avant le départ. Je me dis que j'arrive dans une ville qui a évolué et que je dois redécouvrir, qu'il y a plein de gens à rencontrer, qu'on peut vivre dans un milieu international à Paris, qu'il y a plein de choses que je n'ai jamais faites à Paris. Je ne reviens pas pour reprendre ma vie là où je l'ai laissée le jour de mon départ, mais pour poursuivre celle que j'ai construit d'abord en France, puis dans le Caucase du Nord, puis à Moscou. Pour être claire, je ne me dis pas "je rentre à Paris", mais "je vais vivre à Paris", c'est tout de suite plus excitant non ?
TS Tsampa71 Veteran ·
c'est clair que si tu reviens après 3 ans. il faut que tu vois le coté positif. pendant tes 3 ans tu as vu d'autre chose. maintenant à paris tu en verra d'autre. les 2 endroit on chacun leur coté positif faut voir sa comme sa.

moi je peux déménager n'importe ou sa me gène pas. je trouve toujours quelque chose de positif à l'endroit ou je me trouve. ainsi c'est plus facile de se réadapté à un nouveau lieux...."une nouvelle vie".

bonne chance.
Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité https://www.facebook.com/pages/Deeplight/503243693051121 http://www.deeplight.ch/
SE Sebcombe ·
En effet je pense que tu abordes bien les choses je me base sur ce que tu dis dans ton message: Voir ton retour sur Paris comme une nouvelle expérience.

L'erreur est je crois de chercher à retrouver les repères qu'on avait des années apres un long voyage.

Je me base sur ce que me conseillait une personne que j'ai rencontré.

Elle habitait sur Paris avec l'intention de devenir professeur de français.

Elle a eu l'opportunité de partir travailler aux états unis pendant 2 ans.

A son retour, voyant qu' elle était en décalage avec ses amis et que son projet de prof n'était plus viable, elle décide de venir sur Rennes où elle travaille aujourd hui comme vendeuse.

Bref elle a refait sa vie ailleurs et se sent bien actuellement.

Un exemple à méditer pour ceux qui reviennent d'une expérience à l'étranger.
MA Maryange ·
Bonjour à toutes et à tous, Je dévore les forums qui traitent des retours de voyage. J'ai besoin de savoir pas mal de choses et je suis comme dans l'attente d'un retour qui me semble "évident" mais auquel je ne me sens pas du tout prête encore. Cette évidence arrive même à un moment de ma vie complètement instable (rupture amoureuse) et à la fois au moment de "réussir" (pouvoir enfin enseigner avec un statut officiel car je viens de réussir des concours, enfin je suis remplaçante mais sans poste pour l'instant). Je suis en Espagne, à Murcia et je viens de la banlieue Lyonnaise. Alors voilà, ça fait 5 ans que je suis là, j'ai fait des voyages de 3 et 1 mois (Argentine et Pérou), je suis même allée 15 jours au Canada. J'ai bossé énormément pour réaliser tous ces voyages et maintenant je suis comme fatiguée, j'ai des envies de me poser et à la fois pas du tout. Je suis complètement instable et je ne sais pas ce que je veux ni ce dont j'ai besoin (enfin, de ma famille ça c'est une évidence pour moi maintenant). Et j'ai la sensation d'être à un arrêt de bus sans savoir lequel prendre et j'attends, tout simplement. Et si j'imagine un retour en France, je n'y arrive même plus, disons que je crois bien avoir moi aussi oublier plein de trucs, n'être plus vraiment de là-bas, d'ailleurs j'y ai vécu avec l'envie de partir, toujours. J'apprends pa vivre le présent car je me suis moi aussi toujours projetée mais là la vie m'appelle d'une autre manière et je suis pas du tout habituée à ça. Peut-être que je me suis perdue ou peut-être que je viens de me trouver mais voilà, j'ai peur aussi et je ne sais pas ce qui est bon pour moi: un métier sùr avec un bon salaire? un pays qui me fait encore rêver mais dont les côtés négatifs se font aussi de plus en plus lourd? une famille loin et qui s'agrandit avec des nouvelles grossesses...j'en sais rien. Où dois-je me fouttre? Alors si vous aussi vous vous êtes sentis comme ça et que vous avez avancer ou pas, n'hésitez pas à me faire part de vos expériences, elles alimentent ma réflexion. Si je peux vous venir en aide, n'hésitez pas non plus. Merci beaucoup!
Et que ça ne laisse pas de trace...
NA Nattybo Regular ·
Salut Maryange,

En te lisant je me suis vu...Exactement etre dans un arret bus, et ne pas savoir lequel prendre... Je reviens d'un voyage au Portugal ou toute ma famille et amis se trouve.En arrivant tout est tombé a l'eau, j'était contente de retrouver mon copain et amis, mais en les voyant....j'était comme déçu..je n'arrive plua a retrouver la relation que j'avais avec mon petit ami, je me sens seule et completement égarer!! Ce n'est pas la première fois que ca m'arrive, c'est toujours comme ça lors de mes arrivés, c'est fatiguant car ont remets tout en question, a nouveau... Mais ca va passer, tu sais, mais ça mais du temps.... Efectivement je n'ai plus envie de faire quoi que ce soit ou de voir qui que ce soit, , ce qu'il est bete car les gens qui sont rester ne nous comprennent pas forcément et n'y sont pour rien. A chacun de nous de trouver sa façon de se remettre dans le bain, de reprendre ses petites habitudes, de se remettre dans une vie soit disant "normal", j'ai horreur de ce mot la... En attentand que "ça passe", j'attend, avec beaucoup de patiente, et aussi en me disant que ce n'est pas garve du tout! Demain est un autre jour! Merci, tu ma fait du bien, je me sens moin seule
CA Cat50 Regular ·
De retour de Mauritanie j'ai été très choquée, en gros comment une même planète peut porter des différences aussi énormes, comment un individu peut supporter de passer d'un monde à l'autre?... ne serait-ce que le climat, le rapport au temps, et évidemment le stlyle de vie-ou de survie plutôt- depuis quand je voyage j'essaye de ménager des transitions. Comme toi je ne suis pas plus - ou pas moins - voyageuse ou sédentaire. Nomade peut-être, c'est-à dire en balance saisonnière sur un territoire donné.? aimer les opposés c'est un état d'équilibre, mais aussi d'insatisfaction permanente, et avec l'âge je ressens manquer d'"unité", de "refuge", de lieu qui serait, définitivement, comme une seconde peau, avec des liens sociaux stables, rassurants et fructueux, ce qui n'empêche pas de voyager tel un touriste "ordinaire" . Ce qui complique les choix, c'est dès qu'on a sa propre famille ( compagnon, enfants..) A mon avis quand on est hésitante comme toi et moi, il vaudrait mieux n'engager personne d'autre, rester autonome. Je suppose que la plupart du temps c'est, de fait, la rencontre du "grand amour" qui fait que les choix se limitent tout d'un coup. Après dans le couple il y a en tjs un des deux qui voit émousser son intégrité, son libre-arbitre..
NA Natachapacha Regular ·
"a force de partir, on s'habitue au retour et on l'anticipe"

alors peut-être faut'il ne plus envisager de "départs" et de "retours" mais un éternel voyage avec quelques haltes de temps en temps...?

je connais bien ce syndrome, initial sujet de cette discussion.... je l'ai attrapé après une année en Espagne, et bien sur, ce qui m'a tiré des ténèbre a été....la préparation d'un séjour d'un an au Mexique!

retour du mexique, je m'attendais à la rechute...alors j'ai fait l'hermite et pris soin de moi...pour pouvoir prendre soin des autres !

je crois que ça a bien marché....savoir se retrouver avec soi même et faire le point (au passage j'ai arrêté de dormir et de manger mais le moral tenait bon!)

depuis j'ai cloturé certains volets de ma vie et tente de prendre le reste comme un perpétuel voyage...en France ou ailleurs !
natchapacha
NE Neorod Regular ·
Bonjour Natacha,

En te lisant, je me dis que "fuit-elle ?" Beaucoup de gens ne font que partir, ne tiennent pas en place et sont comme un tigre en cage de retour chez eux.

Le véritable défi c'est d'être heureux aussi chez soi et d'avoir parfois d'autres projets que de bouger aux quatres coins de la planète. Bon, je ne suis pas le meilleur exemple mais j'avoue apprécier ma vie de sédentaire (depuis 2 mois [;)]) en ce moment.

Beaucoup se mettent dans un rythme très soutenu, font du remplissage d'agenda pour ne pas se retrouver avec eux-mêmes et le quotidien. Que fuit-on ? Est ce que vivre "en perpetuel voyage" n'est pas simplement une fuite de la mort ?

Il faut peut-être simplement des buts dans la vie et certains s'imaginent que voyager est un but dans une vie...alors dès qu'un beau voyage se termine, il en faut un autre comme une drogue sinon on ne sait plus quoi faire de sa vie ?!
"Parcourir les routes / rentrer à la maison / et voir tout comme si c'était la première fois." T.S. Eliot
NA Natachapacha Regular ·
Salut neorod...

j'apprécie beaucoup ta réponse....

la fuite? très certainement, non pas de la mort je pense, mais peut etre de certains vieux démons à peine enfouis....

le voyage, une drogue?... je dois bien avouer que j'en sens quelque peu l'addiction, mais celle-ci, j'y consens allégrement....

ces deux thèmes sont récurents dans mes réflexions... j'y rattache un manque de racines, de perpétuels déménagements depuis ma naissance, des parents internationnax et des gènes issus d'un peuple errant....vivre longtemps au même endroit est quelque chose que je ne connais pas....donc difficile à reproduire!

chaque voyage est une réponse, un enrichissement personnel, et chaque retour "une mise au point"...

je suis d'accord avec toi et peux apprécier également..mmmh...deux mois de vie sédentaire (!), ce que je fais actuellement....et oui, je l'avoue encore une fois, ce qui me tient c'est...quand et où vais-je repartir?? oui je fuis le quotidien mais non le retour sur moi même!

et oui, neorod, la finalité ultime est d'être bien n'importe d'où, même "chez soi".......
natchapacha
MO Montagne666 Veteran ·
Salut Maryange, Je vais répondre à nouveau à ce post, car je suis aussi dans une période de transition. Après 9 mois passés en Arménie, je suis sur la route du retour (par voie de terre). Actuellement, je suis en Turquie, ça fait déjà deux semaines que j'y suis, et j'ai du mal à m'en aller. J'ai du mal à quitter l'Est, car je m'y suis habituée, j'en ai adopté en partie la mentalité, les codes. Et comme toi, j'ai oublié ce que c'est que d'être en France. Surtout que les différences sont immenses entre l'Europe extrême-orientale et l'Europe occidentale.

Je sais aussi qu'il me faudra un temps d'adaptation au retour, pas forcément au début, car le début risque d'être plutôt euphorique, retrouver les amis, la famille. C'est plutôt au bout d'un mois que je prévois mon "choc". Mais c'est juste un mauvais moment à passer. Pour ma part, je suis toujours triste de quitter, mais heureuse d'arriver.

Je crois que ce qui fait peur, aussi, c'est de perdre les belles choses qui nous sont entrés à l'intérieur, de perdre les nouvelles valeurs que l'on a intégrées, de ne plus comprendre le monde duquel l'on vient. Je crois, et j'espère, qu'il est possible de trouver un équilibre entre l'ancienne personne que l'on était, et la nouvelle. Car ce qui est important, c'est d'évoluer, et pour ma part, ma résolution, c'est d'être bien plus présente pour ma famille, pour mes amis, pour les étrangers de passage. Car après avoir découvert d'autres cultures, j'ai une soif immense que les autres viennent voir la mienne.

Alors peut-être qu'un des remède au blues du retour, c'est de partager son chez-soi avec ceux qui viennent le visiter. Car on le voit alors d'un oeil différent.
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
GA Gabachita ·
Bonjour Neorod,

Je trouve ta réponse très intéressante, d'autant plus que je me suis reconnue dans la description "du tigre en cage de retour chez eux". J'ai très souvent droit de la part de mes proches à un "mais qu'est-ce que tu fuis comme ça?". Après 3 ans de vie "instable" selon ma mère, "enrichissante" selon moi ;), je ressentais l'envie de me poser, notamment à cause du problème des douloureuses séparations avec les amis ou les amours rencontrés sur place, qui se répète à chaque voyage. Mais là, au bout de 1 an et demi en Espagne, et bien l'envie du voyage me titille à nouveau et plus que jamais. Est-ce une fuite? Je ne crois pas. Je pense que sur ce forum où la plupart ont voyagé, on sait très bien que les problèmes ne s'envolent pas parce que nous sommes à un autre endroit, aussi dépaysant soit-il. Au contraire, les difficultés d'adaptation alourdissent les problèmes déjà existants et nous déséquilibrent. Alors pourquoi irions-nous "fuir" si nous savons que ce qui nous attend sera encore plus difficile? Voyager, une drogue? Oui, je l'avoue, je suis accro, mais c'est assez commun chez les voyageurs, non? Y a peut-être une raison à ça. Je pencherais pour le fait qu'on en apprend beaucoup plus sur soi en 1 mois de voyage qu'en 1 an de vie sédentaire. Et de toutes les drogues, c'est la plus saine, alors foncez!
7S 7seas ·
Hello, hello !

Arff il y a 10 ans (j' ai 29 ans today) si j'avais vu ce poste, çà m'aurait bien évité des tracasseries . En effet je me retrouve dans tout ce que vous dites (les gens fades, monde étriqué ... ) .

J'avais fait un mini TDM (Finlande, Vietnam, Cambodge et Thailande) et le retour patatrac, j'avais changé : je n'etais plus le bout en train de mon groupe d'amis, des angoisses etc ... Du coup reprendre le voyage me faisait peur (à cause de ce retour qui est si dur ) .

2 ans aprés je montais ma boîte (en France) et une nouvelle aventure pouvait commencer, avec tous les soucis que cela engendre et vous raménent à la REALITE ...

J'ai le sentiment que dans le voyage on cherche des sensations, mais celles ci peuvent être partout ( sport, profession, autres passions ..)

Vous êtes vous posez la question de pourquoi vouloir voyager (en dehors des découvertes exterieures) ? Surtout chez les jeunes personnes ? Avec 10 ans de recul je m'apperçois que j'avais un probleme d'egocentricité . Mon ex copine (22 ans ) qui fait actuellement un TDM a, je pense, ce même souci . C'est quand même bizzare je trouve mais je peux me tromper aussi !

Keep cool, la vie est belle !!!
19 19sophie83 ·
Bonjour NEOROD Moi non plus je ne sais toujours pas pourquoi je fuis, ni même ce que je fuis le fait est que j'ai besoin de bouger tout le temps et de choisir des destinations pas forcement facile. En ce moment je suis en Afrique du Sud, et j'avoue que ce n'est pas tout les jours facile mais je n'ai pas encore un retour à l'esprit ... Quand je suis rentrée de Nouvelle Calédonie, je me suis dit que ma vie devait être là bas, qu'il y avait tout pour être heureux et que je ne pouvait plus vivre à Paris, j'ai fait une grosse déprime et ce qui m'a permis d'en sortir c'est de planifier le prochain voyage... Aujourd'hui je suis en Afrique du Sud depuis bientôt 3 mois et on va bien voir ou ça me méne mais je n'ai pas envie de rentrer en France, j'en ai même peur, de m'ennuyer de ne plus y retrouver ce que j'aimais.... Je n'arrive pas à trouver le juste milieu, et le fait de bouger tout le temps ne m'aide pas à avoir une relation stable avec quelqu'un qui pourrait être la clef de ma stabilité ... Parfois j'aimerais ne jamais avoir commencer à voyager pour être heureuse de voir ce qui m'entoure et que ça reste comme ça ... mais ça fait du bien de lire ces post, je pense que ça m'aurais vraiment fait du bien en rentrant de Nouvelle Calédonie, car maintenant je n'ai qu'une idée en tête y retourner et le faire découvrir à mes parents, amis ... On verra comment je gére le retour d'Afrique du Sud ;)
LU Lucanie ·
Grace au bonheur souvent intense que l'on peut ressentir en voyage au contact d'une culture différente, confronté(e) à d'autres valeurs et d'autres priorités, on voyage forcément intérieurement, aussi.. Si les voyages réussis ont la faculté de nous enrichir et de nous faire remettre en question notre mode de vie habituel, ne faut il pas accepter que celà engendre une certaine souffrance, melant nostalgie, bouleversement des repères, manque, frustration.. Ce mal du retour signifie avant tout qu'on a été perméable à la diversité, et qu'on ne sera plus jamais tout à fait le (la) meme, emportant en soi, lors de nouveaux voyages, cet enrichissement qui lui meme en favorisera d'autres..Mais l'idéal ne serait il pas de " métaboliser" dans sa vie de tous les jours ces changements intérieurs plutot que de se projeter éternellement dans son prochain voyage..? par exemple, on revient d'un pays où la vie sociale intense et la convivialité nous ont ébloui(e), pourquoi ne pas décider de se comporter ici (un peu) comme on a adoré le faire là bas, bousculer notre froideur occidentale et saluer les gens au lieu de les ignorer sous prétexte qu'on ne les connait pas.? etc..! Pourquoi ne pas essayer d'intégrer au maximum ce qui nous a séduit dans une société différente plutot que de se lamenter d'en etre désormais privé.. C'est alors que l'on peut parler d'ECHANGE.. un sacré cadeau de la vie, non ?
MO Montagne666 Veteran ·
Oui, je suis d'accord avec toi. Mes séjours à l'étranger ont d'ailleurs pas mal fait changer mes habitudes, souvent de tous petits détails mais qui font la différence. J'ose croire que voyager ailleurs permet de devenir meilleur, pour peu qu'on oublie pas tout à peine rentré-e.
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
CM CMartins21 ·
Bonjour, C´est super d´avoir trouvé se sujet dans ce forum.

Ce sentiment térrible m´est arrivé dès que je suis descendue de l´avion et a duré jusqu`au moment où j´ai acheté les billets pour mon prochain voyage. Ça veut dire, l´année 2008!

La première semaine, un choc culturel et climatique. J´habite à Rio de Janeiro, c´est à dire, la ville de rêve de beaucoup de gens. Pourtant, c´était un couchemar. Deux mois en Europe, en hiver (et moi, j´aime le froid!), plein des choses à découvrir, des nouveaux amis, qui m´ont accueilli comme si j´étais une princesse... La rencontre avec mon fils qui habite à Londres...Et tout d´un coup, je me trouve à 40 degrées, mes amis me manquent, aucune paysage me donne envie de prendre une photo! Pas envie de sortir, de ranger ma maison, de travailler. Tristesse. Internet m´a beaucoup aídé et j´ai trouvé ce forum, pendant que je pensais quoi faire pour m´en sortir... Voilà! La depression s´est installé comme un compagnon. Tout ce que je pouvais faire, c´était regarder et regarder les photos....Je n´avais jamais éprouvé un sentiment pareil. Et pire! Je pensais que dans tout le monde, j´étais la seule folle qui se sentait comme ça, après un voyage super! Puisqu´un rêve atteint ce ne plus un rêve, il faut rêver encore des nouveaux horizons. Peu à peu, j´ai retrouvé ma joie de vivre, à l´aide des amis, des fêtes, d`être vivante!!!!! Et me voilà, en train de faire ma valise, je fais sortir mes manteaux et gants de l´ armoire...

La crise fnancière mondiale, au lieu de m´arrêter, m´a apporté une urgence.. Donc, je me prépare pour la prochaine depréssion, en février, quand je reviens. Heureusement, je la connais déjà. Alors, on y va! Je reviedrai dans ce forum, bien sûr. À bientôt!
CMartins
SO Sozal Veteran ·
a mon tour de raconter mes experiences de retour !

Mon premier choc fut mon retour d' Asie du sud est, a mon arrivé en france, je n'etais plus le meme, incapable de mener une vie normale, envie de repartir etc ... On se rend vite compte de la vie supericielle que l'on peut mener, on l'on pleure parceque l'on a perdu son bijoux préféré ou lorsque son Ipod est cassé . En fait ce n'est pas tellement le retour a cette réalité qui m'a fait le plus souffrir, mais le fait de s'accrocher et des éléments, des choses qui au final nous fait beaucoup de mal . Alors je me suis debarrassé de pas mal de chose, demenagé en colocation, et je vis le présent a 100% sans trop me rattacher a mes souvenirs ni au futur qui de toute facon ne se passera pas de la facon dont je l'imagine, et tout va bien !! Voila ce que j'ai appris en voyageant, c'est une bonne lecon je pense . Sinon c'est vrai que les proches et les gens s'eloignent de plus en plus de moi, l'instabilité fait peur, celui qui n'est pas marié a 28 ans est relegué dans les marginaux de la société, comme quoi ici aussi on a nos castes [;)] .

Aujourd'hui je planifie mon boulot en fonction de mes voyages ( j'ai une chance d'etre infirmier, l'interim medical est l'ideal pour voyager ) et puis voila !
BE Benbondgirl0 ·
j'aimerais moi aussi parler de ces voyages qui nous restent dans la tête; j'ai déjà fait des voyages de très courtes durées dans différents pays, très souvent accompagnée de mon conjoint et depuis que je suis seule j'en ai déjà réalisé d'autres et je peut vous dire que la vision des voyages est différents, quand nous sommes accompagnés, nous profitons de la découverte du pays et de ces paysages mais quand j'y vais seule, c'est surtout la découverte de l'homme dans son pays, et c'est tout aussi fabuleux à découvrir mais là arrive le problème de réadaptation à la mentalité; je m'explique, depuis que je suis revenue ici dernièrement d'une semaine en Turquie, j'y ai rencontré des gens merveilleux, quand je dis "merveilleux", c'est dans le sens du contact humain, dans ces pays dit "pauvre", je dirais qu'il ne le sont pas vraiment si l'on considère que la richesse est matériel, je peux comprendre la pauvreté mais pour moi, une richesse est surtout une richesse intérieure, une richesse de coeur et là-bà, ils en sont riches, et c'est là qu'il faut revoir la critique de ceux qui vivent dans la sois disant "richesse", depuis mon retour de ce pays, dans lequel j'y retournerai, j'ai des heurts de discussions; quand j'entend dire, "les étrangers....", "ils n'ont rien à faire dans ce pays", "ils viennent prendre le travail de nos Belges"....ETC ETC ETC, je dois parfois me retenir de rentrer dans un débats tumultueux, et ma rage fait surface;;; j'aimerais dire à ceux qui pense çà, ne devraient ils pas enlever toutes les frontières et se dire que le Monde est Monde et qu'il n'y a qu'un seul ciel et que tout le monde à le droit à son soleil... j'en ai les larmes aux yeux, moi qui sait par le contact que j'ai gardé avec une famille, que cette famille n'est pas malheureuse de sentiments, qu'ils ont tout le meilleur même s'il n'ont pas le matériel et que ces personnes auraient le droit d'avoir la chance de pouvoir acceder à ce que nous possèdons, j'ai restreint ma nourriture, j'ai restreint mes sorties, j'ai restreint l'achat de futilités, ;;;; pour pouvoir venir en aide à cette famille; avons nous besoin de tout ce que nous possèdons?ne serait il pas plus sage de partager, de donner un peu de sois pour faire plaisir à l'autre, je ne parle pas que des personnes hors de ce pays mais également ceux qui vivent ici, est ce normal que de telles différences doivent exister? l'homme au départ est un être de chair tous conçu de la même manière, tous ces hommes n'ont ils pas droit de vivre tous de la même manière? La richesse matérielle nous a fait perdre beaucoup dans nos relations humaines et à choisir, je préfère être pauvre matériellement pour être riche de sentiments...... Je sais que cette famille est soudée, vous souvenez vous à 23 ans d'être encore dans les bras de votre maman et que celle-ci vous caresse et vous embrasse tellement elle vous aime???? Je vois çà chez eux, parce que je pense que l'important c'est d'aimer et c'est là que je vois qu'ils sont RICHE et que ce sont nous les PAUVRES.. Depuis mon retour de Turquie, j'ai le mal de ce pays mais surtout je ne supporte plus nos mentalités... Viser ces pays et son peuple en disant "les étrangers".. Il m'a fallu certainement ce genre de voyage pour m'en rendre compte réellement, car au fond de moi-même, je n'ai jamais été raciste et je n'ai jamais tenu de propos critique envers les pays autre que le nôtre mais çà renforce ma pensée, celle qui démontre bien la méchanceté du monde parfois.... Se mettre à la place des autres... qui peut le faire ? J'espère que je m'en remettrai parce que depuis plus de deux moi, je ne me vois plus finir ma vie dans notre pays, j'aimerais fuir cet entourage ridicule, pourtant je me doute qu'ailleurs on doit retrouver aussi ce genre de relation mais j'ai du mal en ce moment. NE REGARDEZ PAS DANS L ASSIETTE DE VOTRE VOISIN MAIS DANS LA VOTRE .....
fa
BE Benbondgirl0 ·
voilà quelqu'un qui pense comme moi, à la différence est que moi, je ne me suis jamais trop attachée à mon matériel, j' ai un toit parce qu'il faut se couvrir, en Belgique il fait froid, j'ai une voiture parce qu'elle me rend à mon travail, mais je suis plûtot quelqu'un qui ne s'est jamais donné de luxe même si je pouvais et peux le faire, je vis parce que je vis et parce que j'aime, si il m'arrive des tuiles, je règles celles qui me sont nécessaire mais certainement pas de futilités, j'ai ma TV qui, après 20 ans s'est éteinte, j'ai mis 3 semaines avant d'en reprendre une mais si j'avais quelqu'un à mes côté, c'est un matériel dont je me passerais facilement, je vis dans un tout petit studio, je possède très peu de choses matériels à mes côtés parce que je sais que le matériel pour moi est une futilité, l'important c'est d'aimer et être aimé et c'est là qu'il est dur de trouver; oublions toutes ces choses que nous pouvons posséder et pensez à ceux qui n'ont rien.... Aider son prochain que quelqu'un disait, c'est ce que je souhaite faire dès à présent, ce que me rapporte mon travail ira dans la famille que j'ai rencontré à Turquie, j'ai besoin de me sentir utile en aide....
fa
SY Sylvet ·
Bonjour, je viens de lire quelques témoiqnages quant aux retours difficiles de voyage... je rentre du Brésil où je suis partie avec un groupe de musique, une batucada. On y a fait un stage avec un brésilien de Salvador, où on était et on a joué aussi sur la plage et dans une favéla. La favéla....de loin le meilleur moment du séjour tant l'émotion fut intense... On a partagé notre musique avec un groupe de là bas, qui n'ont rien ou pas grand chose, un bonheur indescriptible! partage de repas et échanges de tee shirts, photos, musique et sourires. Un moment que je n'oublierais jamais et donc j'ai décidé de garder à la surface de ma mémoire pour continuer ma vie ici. Quand je suis rentrée, on m'avait volé mon vélo devant ma porte, ma voiture ne démarrait pas, etc.... J'ai eu la surprise de prendre tout cela avec beaucoup de philosophie et de recul. Quelle était l'importance de mes problèmes comparé à tout ce que je venais de vivre?? Je pense à eux à chaque fois que ça ne va pas et je me dis que e n'ai pas le droit de me plaindre. Voilà, ca sert aussi à ca les voyages, ça nous aide à vivre et à penser qu'on n'est pas le centre du monde! En attendant, je me demande quelle va être ma prochaine destination! Bon courage à tous ceux qui rentrent!!
CA Cagou2nc ·
Bonjour,

Je pense simplement que le cadre de vie qu'elle retrouve ne correspond plus à son envie, ciel gris, mine fermée des gens, stress, etc.….

Je suis né et ai vécu 22 ans en Lorraine, ensuite je suis parti pour la Nouvelle-Calédonie où je réside depuis 38 ans. Que se soit dans l'un ou l'autre lieu de résidence je n'ai jamais eu de difficulté de réadaptation aux retours de voyage.

Cependant depuis que je suis résident en Nouvelle-Calédonie et bien que je suis très content de me rendre en métropole, je pense que je ne pourrai plus m'y établir à nouveau à cause du climat, de la morosité ambiante et de la sensation de ne plus être en phase avec la façon de penser des gens. De plus, il me semble qu'il est très dur de quitter le soleil pour la grisaille. Par contre, je suis toujours heureux lorsque je retrouve mon lagon qui est magnifique sous le soleil.

Je n'ai pas de conseil à donner pour que votre amie se "réadapte" à la vie française". La vie réserve des surprises (je devais vivre au Quebec et je me suis retrouvé sur les bords de la Mer de Corail). A un moment elle va forcément trouver son cocon, peut-être bien en métropole.
NI Nicoetad ·
A ce jour les choses doivent aller mieux pour ton amie mais c'est vrai que ça fait du bien d'en parler... selon mes expériences et surtout aprés ma premiére expérience de 7 mois en turquie et le léger sentiment de supériorité qui m'habitait à mon retour, je peux dire que pour moi c'est partit tout seul au bout de quelques mois mais que pour mes séjours à l'étranger j'ai gardé quelques régles: passé autant de temps en France que je viens d'en passer à l'étranger, et surtout, préparer mon retour au maximum (emploi, logement...). Donc il me reste encore un an à faire en France... et j'en profite pour m'occuper: http://virtueletecolo.uniterre.com/
http://virtueletecolo.uniterre.com/
BI Bikeman Veteran ·
A force de partir, on s'habitue au retour et on l'anticipe. De fait, à condition que l'on a pas fui des problèmes et que l'on revient dans de bonnes conditions, on apprend à: S'adapter aux autres et à leur quotidien. Ranger ses souvenirs dans la case "trésors personnels" et passer au présent, voire au futur. Savoir parler 1 minute chrono de son expérience à son entourage sans les soûler. Le décalage est trop grand, on doit pouvoir le prendre sur soi. Redécouvrir sa ville, la nature environnante avec d'autres yeux. Ne pas se précipiter sur voyageforum ou sur sa mapemonde pour continuer à trop rêver.

Maintenant, j'y arrive mieux..mais j'ai déjà pas mal assouvi ma soif de voyages. De toute façon, je ne conçois pas ma vie sans escapades aventurières mais j'ai appris à tourner le bouton voyage / vie normale dans mon cerveau.

Je n aurai pas dis mieux !! En fait le choc est le plus dur ou debut ou tu voyages!, aprés 1, 2, 5, 10, 16 voyages tu voie les choses différement! Au bébut je voulais en parler avec mes proches, les convaincre que c'etait la vrai vie de voyager, et puis petit a petit j'ai compris que cela ne servais a rien!

J ai fais un voyage de 6 ans !20 000 photos !!et bien un de mes fréres n'en as jamais regardé une !!, n as jamais posé de question !Au début j'était assez déçu et puis j'ai compris que le monde est peuplé de gens différents et que tu peux avoir plus de contacts et relations avec un inconnue qu'avec ton frére !! c est la vie !
la vie est comme un livre, celui qui n'a pas voyagé n'en connais que la 1ere page.
MA MarieMel ·
Bonjour, Je voudrais partager mon expérience quant à ce sujet du "reverse culture shock". Je suis partie en Californie pendant 2 ans en tant que jeune fille au pair. Je ne suis rentrée en France que pour 1 mois pendant l'été. J'ai vécu aux Etats-Unis les deux meilleures années de ma vie, j'ai fait des rencontres fantastiques, j'ai vu des endroits que je n'aurais jamais cru voir de ma vie, j'ai eu des expériences incroyables, je me suis rendue compte à quel point la vie était une merveille, même si j'ai eu des moments très durs là-bas. Rentrer en France a été une des choses les plus dures que j'ai eu à faire et j'ai expérimenté exactement les mêmes "symptômes" que votre amie. J'étais extrêmement irritable, je critiquais tout, je ne voulais même plus voir mes amis, je ne savais plus où j'en étais. Mais je crois qu'une fois ce cap passé, il faut savoir tirer profit de la richesse et de l'ouverture d'esprit que ces voyages nous ont donnés. Certes, vivre en France et aller au boulot tous les matins, c'est beaucoup moins exaltant que de partir explorer la Vallée de la Mort, d'arpenter les rues de San Francisco, ou que sais-je, de découvrir les plaines de Sibérie..., mais ce que les voyages doivent nous dire, c'est que partout dans le monde, il se trouve des gens et des cultures d'une richesse extraordinaire et parfois cachée. Alors pourquoi n'essaierions-nous pas de trouver cette même richesse chez nos compatriotes, et de tirer du quotidien les beautés et les opportunités qu'il nous offre? Il faut que, grandis de notre expérience et de nos découvertes, nous regardions le monde avec espoir et confiance, et que nous soyions heureux et toujours, toujours, une âme de voyageur. Même si on doit attendre la retraite pour notre prochain voyage, garder l'âme du voyageur, c'est être ouverts, curieux, tolérants et avides de découvrir. Voilà mon sentiment. J'espère avoir l'opinion de quelqu'un à ce sujet. Merci. Marie
IS Isaraph Regular ·
salut à tous,

nous voyageons (raf et moi) depuis que nous vivons ensemble cad depuis 13 ans, d'abord à deux, sac au dos, puis à trois et maintenant à 4. Au départ nous avions du mal à rentrer puis les enfants nous ont aidé. Nous reprenions le train train sans trop de difficultés. Maintenant aprés 6 mois de voyage tous ensemble à travers l'europe le retour est très dur. Nous revenons en periode de noël, les catalogues, le foie gras, l'abondance de tout partout nous écoeure. Les enfants ont du mal aussi avec l'indifférence, l'isolement. Personne autour de nous ne comprend ! personne n'écoute ce qui est important pour nous et pour eux. Nous reprenons le boulot pour 1 an avant un prochain tour du monde. Cette perspective nous aide, mais nous voulons aussi changer de vie, donner plus de temps aux autres, faire un boulot qui à du sens, aider les autres, ou la planète....Il est parfois difficile de changer de vie en ayant une famille à charge, d'un autre côté nous n'avons qu'une vie...alors courage, perséverons, allons au bout de nos rêves et de nous même. http://www.aventureuse-balade.net rafisa
rafisa
NO Noiramc ·
salut !! merci à tous pour ces messages qui me montrent que non je ne suis aps toute seule, que je suis pas folle, qu'il y a un espoir d'arriver à se réadapter à la vie en France... même si en ce moment je doute !!! J'ai fait mon premier voyage seule à 18ans, je suis partie 6 semaines au vietnam, sur les routes...c'était juste magique!! le retour a été...dur, très dur! de retour chez mes parents, avec des amis qui ne me comprenaient plus et que je ne comprenais plus, les cours à la fac où je m'ennuyais profondément...je n'ai aps tenu. Deux semaines après le début des cours j'ai décidé de repartir, contre l'avis bien sur de mes parents qui voulaient que je continue mes études...bref, je suis partie 9mois en irlande, où je bossais comme jeune fille au-pair. Meme si ce n'est pas un "voyage" ds le sens backpacking, cette experience m'a bcp apporte. Déjà c'était la premiere fois que je bossais vmt, j'étais autonome financierement, j'ai fait pas mal de rencontres.... Je suis rentrée en France puis repartie aussitot au Burkina, seule également. A mon retour de cette année "sabbatique" il a bien fallu que je retourne sur les bancs de la fac. C'était tres dur mais je me disais que c'était normal, je venais juste de rentrer...même si passer mes jours ds un amphi me déprimait totalment, ça allait qd meme car je m'étais fait de nouveaux amis, j'étais partie de chez mes parents...bref nlle situation! Mais maintenat cela fait presque deux ans que je suis revenue du burkina ( j'ai 21ans maintenat) et je ne suis tjs pas réadaptée!!! en ce moment je craque complet !! toute ma vie est dénuée de sens, mes études ne mennent à rien, je ne sais pas ce que je veux faire l'année pchaine et encore moins de ma vie...je n'ai plus envie de sortir, de faire des soirées avec mes amis où on va encore parler cours, mecs...juste envie de partir, de tt planter...masi je sais que ce n'st pas la bonne décision. Si je plante tout maintenat, le retour n'en sera que plus difficile. Alors je me dis qu'il vaut mieux continuer mes études et puis je voyagerai ensuite... mais c'est si dur! je ne supporte plus ma vie ici! des amis me conseillent de partir cet été ( je voudrais partir en asie centrale, ouzbekistan et kirghistan) et d'aviser sur place si je veux rentrer ou continuer a voyager, trouver des petits boulots tout en voyageant... qu'en pensez vous? est ce qu'il ne sera pas plus difficile encore de revenir??? et puis j'ai fait le gentil mouton toute ma vie, plutot sage, travaillant bien à l'école etc... et maintenant le mouton voudrait sortir des sentiers battus, s'éloigner un peu en quete d'herbe plus fraiche mais cela lui fait terriblement peur, car pourra t-il regagner le troupeau, milieu rassurant, quand il sera lassé de son errance? Ouais j'ai peur d'un retour encore plus brutal!!! ms vos messages montent qu'avec le tps ce sentiment diminue peu à peu... mais c'est si long !!! peut etre devrais-je voir ma vie ici comme une nlle experience, après tout la vie étudiante a quand même bien des avantages: j'apprends plein de choses ( dont beaucoup ne me seront sans doute d'aucune utilité plus tard...) j'ai qd même pas mal de tps libre, je rencontre des gens (alors que plus tard ds la vie professionelle les relations avec ses collégues ne st pas les mêmes) ...bref je sias que j'ai de la chance de faire ce que je fais, d'etre francaise etc mais cela ne m'empeche pas de craquer !!! ( craquage favorisé par la fatigue, le stress d'avant les partiels...)

merci de m'avoir lue, ça fait du bien d'écrire un peu ce que je ressens.... si vs avez des conseils...[:P] même si je sias bien qu'il n'y a aps de solution miracle contre le blues post-voyage...
PR Pr5n2bjjh Regular ·
Bonjour !

Comme vous avez raison ! c'est dans le sang ça bouillonne quand on pense au voyage que l'on va faire ou que l'on voudrait faire.. ça ne m'empêche pas d'apprécier les moments de tous les jours mais il faut que je me sermonne en me disant 'n'oublie pas de vivre le temps présent" sinon on passe à coté de rencontres que l'on fait tous les jours et qui sont enrichissantes. J'ai la maladie du "voyage" et je suis fière (peut être bêtement) que mes 4 enfants ont cette furie du voyage !

J'ai l'impression que les gens qui voyagent ont l'esprit plus ouvert ...??

bonjour je suis yoyo j'ai beaucoup voyagé et souvent lontemps, à chaque fois j'ai eu ce probleme de réadaptation, la nostalgie est terrible. le remede que j'ai trouvé est tout simplement de .........repartir ou du moins d'en faire le projet, ainsi il est plus facile de revivre ici.PARTIR pour avoir le plaisir de REVENIR le voyage est une maladie grave, on n'en guerit pas, mais on peut se soigner...alors ...pas si grave
CL Claralory ·
salut a tous, vos experiences sont très interressantes !

de mon coté j'ai pris une année "sabatique" pour faire un voyage un mois sur deux en gros je bosse un mois pour financer mon voyage le mois suivant septembre : pologne, allemagne, tchéki et ukraine (humanitaire) novembre et décembre : irlande (wwoofing) février : portugal (wwoofing)

petit voyage qui m'ont beaucoup enrichis! en voyage je suis comme un enfant toujours heureuse, ébahi devant chaque paysage, des rencontres si enrichissante, des valeurs et cultures qui te charmes ... du coup de retour en france apres mon voyage o portugal j'ai mis a peu pres un mois pour me réadapter à la réalité (le quotidien) je suis quelqu'un de vrai et simple et a mon retour je me sentais perdu je trouvis mon entourge ininterressant, en gros je me fesais chier à longueur de journée et c'est une sitution àtrès génante car les autres y sont pour rien et tu les aimes mais c'étais plus fort que moi

du coup je ne travail pas depuis une semaine et pour la premiere fois depuis mon retour qui date de un peu plus d'un mois je commence a me retrouver et a etre a l'aise et je retrouve ma joie et mon sourire j'espere que ca va durer

donc si cela peux vous aider, je pense que ma solution a été de me poser, apprendre à m'ennuyer, me laisser porter par le temps et vivre le moment présent tout simplement

[;)]
SO Sophieso Regular ·
Bonjour à tous!

Comme je me retrouve dans vos description. Après avoir passé 4mois en Irlande, le retour à était terrible. Autant je n'est pas eu 'le mal du pays' en partant de France autant le mal du pays fut terrible en rentrant! Tout était différent. Tellement différent. J'étais parti pour un stage. Là bas j'avais ma vie. Un travail, un super appart', un nouveau copain, des amis super, des soirées mémorable. En rentrant ce fut le choque. Retour à l'école, à l'internat, une relation avec 1000km qui sépare c'est plus dur que ce qu'on croit.

Puis à coté de ça, comme vous l'avez dit plus haut, il y a le décalage qu'on ressent par rapport aux autres. Mes amis restés en France ne comprennaient pas pourquoi je parlais tout le temps de ce voyage. Chaque chose que je faisait, je le comparait à l'Irlande. Pendant un long moment je me suis sentie très seule. Surtout que mon copain en France ne comprenait pas pourquoi je tenais absolument à y retourner. Pour lui c'était le mal. Interdiction de parler de ces 4 mois intenses de ma vie!

Pour remedier à ça, je me suis fixé des objectifs. Le premier avoir le Bac, puis le BTS. Maintenant que j'ai abandonné ce BTS, j'en ai un nouveau. Travailler dur cette saison, tout quitter, et partir... En Irlande. Pour une durée indéterminée! :)
NE Neorod Regular ·
Bonjour Cyril,

Je n'avais pas relevé ton message il y a deux ans en réponse à l'un de mes posts..

Cela reste mon état d'esprit et je suis persuadé, comme toi, que l'on doit pas s'évertuer à partager / convaincre les autres s'ils n'ont pas ce besoin / cette curiosité.

A force, on devient caméléon. On sait que l'on ne va pas révolutionner les choses donc on adopte la technique du reptile, à se faufiler dans ce vaste et beau monde en se camouflant (ou pas..). On devient rouge sur la terre ocre de Mada, vert dans la forêt amazonienne ou beige dans le sahel. Puis, on revient chez soi où l'on se sent bien et l'on redevient bleu ou blanc ou encore rouge....

Au fait, tes voyages en vélo m'intéressent. As tu mis cela en ligne quelque part ? J'avoue nourrir l'envie de prendre mon VTT, y ajouter des sacoches et voyager à ce rythme plusieurs mois quelque part sur la mapemonde...
"Parcourir les routes / rentrer à la maison / et voir tout comme si c'était la première fois." T.S. Eliot
NE Neorod Regular ·
Bon j'ai l'impression que j'ai tué le débat donc je relance avec Soso...

Pourquoi dis tu "Interdiction de parler de ces 4 mois intenses de ma vie! " ?

C'est quand même fort de se bâillonner de la sorte... Il y a peut-être le moyen de le distiller à sa sauce ? Empathie...

En tout cas, j'ai l'impression que tu as décidé de te mener la vie dure puis partir, comme si voyager / vivre à l'étranger se méritait... Est-ce un objectif de vie en soit, l'herbe est plus verte en Irlande ?

Bon je provoque un peu mais sinon il n'y a plus de débat...et d'avancées.

+ R.
"Parcourir les routes / rentrer à la maison / et voir tout comme si c'était la première fois." T.S. Eliot
LU Luz2lyon ·
c'est chouette! je me sens moins seule, tout à coup! merci!!
luz

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