Altitude "relative" et "absolue"?
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KY
Bonjour,

Je souhaiterais avoir des infos sur le thème suivant : on dit que les effets de l'altitude ne sont pas les même entre, par exemple, le Mont Blanc et disons le Laddakh ? Un ami qui y est allé plusieurs fois et me disait qu'un 4000 ici équivalait à un 7000 là bas. Il faisait allusion à une altitude "relative" et "absolue"... Ce n'est pas la première personne à évoquer ce genre de chose, notamment concernant les Himalayas, alors j'aimerais avoir votre avis ? Je n'arrive pas à comprendre comment c'est possible, est-ce une question de latitude et/ou de gravité ? Voilà, en fait j'aimerais savoir si un 5500 dans les Himalayas est beaucoup plus dur qu'un 4000 dans le Haut Atlas par ex ? En outre je serais ravie d'avoir des conseils de préparation (ou un lien si cela a déjà été évoqué, ben oui je débarque 🙂).

Merci d'avance,

K.
SI Simon Globetrotter ·
Oh la belle bouillabaisse 😄 Tu mélanges beaucoup de chose, un peu de lumière la dedans :

L'altitude : Elle n'est rien d'autre qu'une échelle de distance. Comme si tu prenais ta règle pour mesurer le Mont-Blanc. Tu utiliseras la même règle pour mesurer le Mont-Everest. Jamais entendu parlé de "altitude relative" ou "altitude absolue". Peut être un thème pour faire des comparaisons de sommets entre deux massifs. Un peu comme le thermes "kilomètres effort".

La pression atmosphérique : Elle est la même que tu sois dans les Alpes ou en Himalaya. Elle est de 1 bar au niveau de la mer, de 0.5 bar en haut du Mont-Blanc (environ, ça dépend aussi de la météo) et en Himalaya, à 5000m, elle sera aussi de 0.5 bar. Ce qui veut dire que tu auras autant le souffle court chez nous que la bas et ressentira autant le mal aigu des montagnes. La gravité n'a rien avoir dans l'histoire 😉 Elle reste constante ou que tu sois à 9.81

La difficulté physique : Il faut voir les Alpes comme un mini-Himalaya. Par chez nous, monter à 2000m ne pose pas de problème, 3000m sera un peu plus dur et technique et 4000m réservé au Alpinistes (grossomodo) Pour l'Himalaya, c'est exactement là même chose, mais il faut étirer ces altitudes pour les rebaser non pas de 0 à 4850m (Mt Blanc), mais de 0 à 8850 (Mt Everest).

Voilà pourquoi on dit que monter à 5000m en Himalaya équivaut à 3000m en France.
MA Marie31 Globetrotter ·
lors d'un trek au sikkim himalaya indien notre guide avait une theorie qui disait qu'en himalaya à cause de la vegetation (foret à 4000m ) les effets de l'altitude se faisait moins sentir car il y avait plus d'oxygene dans l'air malheuresement cliniquement les effets de l'altitude se faisait quand meme sentir malgre les arbres et chaque année il y a des morts arbres ou pas arbres j'ai travaillé sur ce sujet à l'hopital et rediger une these il y a quelques années ce qui peut influencer c'est ta receptivite au manque d'oxygene en gros quand l'oxygene diminue le corps reagit en respirant plus en attendant que la moelle osseuse produise plus de globule rouges (pour transporter l'oxygene) certaines personnes ont des chemorecepteurs defaillants qui ne detectent pas la diminution de l'oxygene les exposants à un plus grands risques de MAM (mal aigu des montagnes ) cette plus grande suceptibilite au MAM peut se prevoir par de tests realisés en consultation de medecine de montagnes http://www.ifremmont.com/pdf/Liste_CentresdeConsultation.pdf
SI Simon Globetrotter ·
lors d'un trek au sikkim himalaya indien notre guide avait une theorie qui disait qu'en himalaya à cause de la vegetation (foret à 4000m ) les effets de l'altitude se faisait moins sentir car il y avait plus d'oxygene dans l'air

Je ne vois pas le rapport ? 🤪 Le taux d'oxygène dans l'air est toujours le même, 21% quelque soit l'altitude, c'est la pression atmosphérique qui diminue. Et :

moins de pression atmosphérique = des bouffés d'air à plus petit volume à chaque respiration = moins d'oxygène
MA Marie31 Globetrotter ·
c'etait la theorie du guide pas la mienne je pense que c'etait pour justifier les etapes "musclés " du trek quand je lui ai fait remarqué que c'etait trop en denivelé
PI Pingos Regular ·
Salut,

Je suis pas un expert sur le sujet mais voilà ce que j'ai entendu : plus on s'éloigne de l'équateur plus l'acclimatation est dure pour une même altitude. Des sommets comme le Denali (très au nord), l'Aconcagua ou l'Ojos del Salado (au sud) seront plus difficile en terme d'acclimatation que des sommets plus proche de l'équateur. Par exemple, j'avais entendu que l'Ojos del Salado (6900) équivalait en gros au Mustagh Atta (7500). Il y a peut être d'autres facteurs (en plus de la latitude) qui rentre en ligne de compte, comme le fait que l'Ojos del Salado est en plein désert.

A quoi c'est du ? Je sais pas trop, mais je me dis que le fait que la terre soit plus epaisse au niveau de l'équateur y créé peut être une couche d'air plus dense, tout simplement.

De là à dire qu'un 4000 dans les Alpes équivaut à un 7000 en Asie centrale....ça me parait très largement excessif.

A propos d'altitudes relative et absolue, jamais entendu parlé de cette notion (pourtant j'ai mon brevet de pilote et j'ai donc eu l'occasion de bouffer de la théorie sur l'altitude, la hauteur, la pression, l'atmosphère standard comme il se doit). Peut être fait il référence à la hauteur prise par rapport au niveau de la mer (définition de l'altitude) et par rapport au centre de la terre, la différence se jouant donc sur...l'épaisseur de la terre qui varie selon la latitude.

A propos de préparation pour l'altitude, pas de miracle, il faut prendre le temps de s'acclimater. Si tu as envie d'en savoir plus sur ta capacité à t'acclimater plus ou moins facilement, passe un test d'hypoxie.

Nicolas
http://www.travelping.fr
KY Kyid ·
Merci pour vos réponses (dslée Simon pour la bouillabaisse, tu ne crois pas si bien dire 😉) je commence à y voir plus clair... Merci pour les adresses Marie, ça tombe bien il y en a un dans ma ville donc je pense que le plus simple est de faire des tests... Je n'y manquerai pas ! Ce que tu dis Pingos concernant la distance à l'équateur était l'explication qui me paraissait la plus plausible quant aux différences évoquées. Quant à la préparation, outre l'acclimatation, si je vais en montagne en France avant de partir est-ce facilitant (création de globules rouges) ? Et si oui à partir de quelle hauteur est-ce utile et jusqu'à combien de temps avant faut-il y aller selon vous ?(autrement dit combien de temps est-ce qu'on peut en garder le bénéfice ?)
SI Simon Globetrotter ·
Et si oui à partir de quelle hauteur est-ce utile et jusqu'à combien de temps avant faut-il y aller selon vous ?(autrement dit combien de temps est-ce qu'on peut en garder le bénéfice ?)

Le bénéfice = avoir plein de globule rouge. Tu le gardes donc tout le temps que les globules rouges sont là. Le temps de vie d'un globule rouge est de 7 à 10 jours 😉

L'acclimatation se fait à l'altitude à la quelle tu es, donc au maximum, tu peux t'acclimater à 4810m si tu dors plusieurs nuits de suite au sommet du Mt Blanc 🙂

On n'est jamais "trop en forme", alors vas te balader au maximum avant de partir, amuses toi, et ne cherches pas plus loin 🙂
SI Simon Globetrotter ·
Je suis pas un expert sur le sujet mais voilà ce que j'ai entendu : plus on s'éloigne de l'équateur plus l'acclimatation est dure pour une même altitude.

Effectivement, je viens de chercher un peu, sans vraiment rien trouver "d'officiel" mais il semble que la couche atmosphérique au niveau de l'équateur soit plus dense. Et que cela joue sur l'acclimatation, mais je ne sais pas dans quelle proportion, je n'ai pas trouvé de chiffres ou de données. Cela est peut êter dû à la météo, vu qu'il fait plus chaud sur l'équateur. La dépression est peut être moins importante ?! 🤪

J'ai trouvé ca aussi sur le site d'une agence :

La raison majeure de l'échec sur le sommet de l'Aconcagua est le manque d'acclimatation du corps à l'altitude. On estime qu'il est particulièrement difficile de s'y acclimater en comparaison avec d'autres sommets himalayens. En effet l'air est beaucoup plus sec dans la Cordillère des Andes qu'en Himalaya, ce qui ne favorise pas l'acclimatation. Et l'atmosphère, qui épouse la forme du globe terrestre, est moins épaisse au dessus de l'Aconcagua qu'au dessus de l'équateur, car il se situe au niveau du Tropique du Capricorne… Résultat la pression diminuerait plus vite, à altitude égale, que dans l'Himalaya. Du reste de nombreux experts estiment que les presque 7000 m de l'Aconcagua représentent bien plus si on les compare avec des 7000 himalayens. Et ce n'est pas pour rien si plusieurs expéditions vont à l'Aconcagua dans le but de travailler leur acclimatation en vue d'un futur 8000 !
KO Kola Globetrotter ·
Elle est passionnante et rudement instructive cette discussion !... 🙂
MA Maitairoa Globetrotter ·
... j'ai toujours entendu dire que les bienfaits d'une préparation en altitude en ce qui concerne la production de globules rouges ne se faisaient réellement sentir qu'après au moins deux semaines, voire trois ...

... à défaut de globules, la consommation de ballons de rouge est peut-être facilitante ? 😉
MA Marie31 Globetrotter ·
la fabrication d'un globule rouge demande effectivement 7 à 10 par contre bonne nouvelle sa durée de vie est de 120 jours (3 mois)
SI Simon Globetrotter ·
Mince, t'as raison, j'ai dit une connerie 🤪 C'est à mon tour de faire de la bouillabaisse 😄 Parce que je suis quasi sur que le "bonus" de dure pas plus de 15 jours...

D'où ca vient alors ??? La durée de vie est de 120 jours mais le taux de renouvellement pas jour est important ??? Et lorsqu'on perd de l'altitude, le renouvellement ne se fait plus vu qu'on a déjà beaucoup de globule ??? 🤪
TO Toth Veteran ·
Je connais les pyrénnées et l'himalaya. Je peux vous dire que j'ai plus de mal dans les pyrénées que j'en ai eut dans l'himalaya (col à 4900m), tout simplement parceque la pente est plus importante dans les pyrénnées. Dans l'himalaya en dehors de l'alpinisme (qui commence vers 6000m à peu prêt) c'est du trek qui monte trés progressivement du coup on a moins d'effort physique à fournir donc moins besoin d'oxygène (relativement à une pente plus raide) donc moins essouflé donc moins fatigué. De ce que j'ai discuté les Andes sont assez raide aussi, les alpes c'est probable. Pour rappel j'étais à 4900 m en mode randonnée alors que le Mont Blanc (4810 m) c'est de l'alpinisme, exemple qui illustre la différence claire de pente.
Ma Galerie Photos
MA Marie31 Globetrotter ·
1 % des globules rouges sont renouvelés tous les jours sachant que le nombre moyen de globules est de 4 500 000 je te laisse faire les calculs .......
MA Makalux Regular ·
Je rebondis sur un point du post de Simon. Si on reviens à la défintion ( si je me souviens bien de mes cours de Lycée), la pression est la masse de la colonne d’air au dessus d’une surface (voir l’histoire de pascal qui fait exploser un toneau avec un tube). Il me semble d’ailleurs que l’unité de pression, le « Pa », est homogène à une force par unité de surface.

Or il se trouve que contrairement aux modèles simples appris à l’école, la couche d’atmosphère est d’épaisseur variable (je crois que ça s’explique par la rotation de la terre et donc la force centrifuge) :épaisse à l’équateur, fine au pole. Donc, si l’atmosphère est plus fine aux poles qu’à l’équateur, cela veut dire que pour une même altitude, la pression est différente aux pôles (plus faible, car la colonne d’air est plus petite) et à l’équateur (plus forte, car la colonne d’air est plus haute). D’où cette histoire que l’air est « plus dense » à l’équateur, et donc l’effet de l’altitude moindre …

Cela conduit quand même à remettre en cause les cours de physique du Lycée, car du coup on n’a plus la relation « même altitude = même pression ».

Je n’ai jamais trouvé de livre ou de site web avec une table d’équivalences du type « 4800m à telle latitude = même pression que 5500m à telle latitude ». Donc je n’ai jamais pu valider cette théorie … Cependant il me semble qu’Aroun Tazief en parle rapidement dans son livre où il raconte l’ascenscion du mont herebus (volcan antartiquez). Il se demande pourquoi il a tant de mal à respirer alors que l’altitude n’est que de 3700m (ce qui est déjà pas mal) et avance cette hypothèse. Enfin je crois, car j’ai lu le livre il ya plus de 10 ans.

Y-at-il un vrai physicien sur le forum ?
Voyager, c’est être infidèle. Soyez-le sans remords. Oubliez vos amis avec des inconnus.

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MA Margouillat4 Globetrotter ·
Il faisait allusion à une altitude "relative" et "absolue"... Altitude absolue : par rapport au niveau de la mer Altitude relative : par rapport au niveau de départ et à sa latitude par rapport à l'équateur.

C'est plus simple de parler de dénivellation ! Le Mt Blanc (alt. 4810) a une dénivellation de 3800 m, versant Chamonix. Le Mt Perdu, Pyrénées, (alt. 3355) a une dénivellation de 2000m, versant Pineta. Alors que le plus grand versant des Pyrénées se trouve au Canigou (alt.2870) avec 2400m de dénivellation versant Prades. Le Mt Everest (alt. 8848) a une dénivellation de 4600 m, versant Dingboche. Le Kilimanjaro (alt. 5895) a une dénivellation de 4900m, versant Moshi. Aurait-il donc le plus grand versant du monde ? (on peut s'amuser à comparer la hauteur des versants sur Google Earth...).

est-ce une question de latitude et/ou de gravité ? La latitude : les Alpes sont à 46° de latitude N, l'Everest est à 28° seulement càd à la latitude de la Mer Rouge (près du tropique du Cancer). A altitude égale, il y a donc moins de glacier et plus de forêt près des tropiques. On peut parler de rando en altitude pour atteindre le sommet du Toubkal (Maroc) alors qu'à 4000m dans les Alpes, ce n'est plus de la randonnée.

Ces données restent du domaine des chiffres proprement dits, "'invariables".

Interviennent ensuite, pour 2 montagnes comparables, des "variables" liées notamment : aux conditions météo ou climatiques : un même sommet en course hivernale est plus difficile, froid/chaleur plus ou moins supportés etc... à la nature du terrain : raideur de la pente, difficulté technique, dénivelé à franchir, qualité du cheminement, etc... aux conditions personnelles (physique et/ou mental) : forme physique du jour, entraînement, acclimatation, poids du sac (déterminant), enthousiasme collectif, motivation personnelle, incidence de la raréfaction de l'oxygène, mal des montagnes, etc, etc...
Nos albums/carnets et vidéos de voyages dans mon profil, ainsi que: http://pagesperso-orange.fr/miguel.angulo/
SI Simon Globetrotter ·
Heureusement que tu n'as pas oublié le français depuis que t'es la bas, je n'aurai rien compris en japonnais 😏 Déjà pas simple à suivre.

Je te suis sur l'histoire des Pascales, c'est ce que Pingos évoquait.

Mais dans ce cas, je ne comprend pas l'histoire l'Aconcagua (que j'ai mis dans une citation plus haut) 🤪 Car il se situe grossomodo à la même latitude que les 8000 Himalayens qui sont entre les parallèles 28° et 33° Nord. Et l'Aconcagua sur le 32° Sud. Ca voudrait dire que la couche d'air qui diminue au fur et à mesure qu'on s'éloigne de l'équateur, n'aurait en plus la même épaisseur dans les deux hémisphères ?

Concernant le correspondance altitude = même pression, déjà c'est grossomodo, car variable avec la météo (pour ca qu'il faut calibrer les altimètres de temps en temps) Mais c'est vrai que j'ai souvent entendu et lu que 5000 m = 0.5 bar (ou 500 HPa) Et c'est aussi une constatation que j'ai pu faire aussi bien au Népal qu'en Bolivie. Mais je ne me suis pas plus écarté de l'équateur pour vérifier plus loin. C'est bête, j'aurai du faire un relevé de pression au niveau de la mer en Islande 😛
SI Simon Globetrotter ·
Altitude absolue : par rapport au niveau de la mer Altitude relative : par rapport au niveau de départ et à sa latitude par rapport à l'équateur.

C'est plus simple de parler de dénivellation !

Et c'est une kayakiste du bord de mer qui trouve la réponse 😄 (je déconne)

Ok, c'est simplement des dénivelés 🙂 Enfin, je trouve que c'est une déformation un peu abusive des unités quand même, car les dénivelés sont une "distance parcourus" alors que l'altitude est un "point de mesure"

En faisant une petite recherche hier, je suis effectivement tombé sur des histoires de point de départ. Mais "alti relative et absolue" sont des thermes plutôt utilisés dans l'aviation, pour les instruments de mesures du tableau de bord, non ? Plutôt qu'en montagne ?
TI Tichodrome Veteran ·
Un ami qui y est allé plusieurs fois et me disait qu'un 4000 ici équivalait à un 7000 là bas. Il faisait allusion à une altitude "relative" et "absolue"... Ce n'est pas la première personne à évoquer ce genre de chose, notamment concernant les Himalayas, alors j'aimerais avoir votre avis ? Je n'arrive pas à comprendre comment c'est possible, est-ce une question de latitude et/ou de gravité ? Voilà, en fait j'aimerais savoir si un 5500 dans les Himalayas est beaucoup plus dur qu'un 4000 dans le Haut Atlas par ex ? En outre je serais ravie d'avoir des conseils de préparation (ou un lien si cela a déjà été évoqué, ben oui je débarque 🙂).

La seule "équivalence" possible d'un tel écart (considérable) ce sont les conditions neige/glace : 4000 dans les Alpes ce sont les glaciers ; en Himalaya ou Amérique du Sud, il y a encore des zones habitées, c'est la zone de la rando pédestre et il faut monter bien plus haut pour aborder les glaciers.

Il est vrai qu'on lit partout que l'atmosphère étant un peu plus dense à l'équateur, à altitude équivalente les sommets y seraient un peu plus faciles. Je n'ai pas trouvé de données fiables, mais je pense que cela ne joue qu'à la marge. Quand je suis monté à 4000 m au Vénézuela, je soufflais autant qu'à 4000 dans les Alpes.

Après, il y a, à mon avis 2 facteurs qui influent beaucoup plus l'acclimatation individuelle les conditions locales : froid, difficulté, terrain...

S'il y a autant d'échec à l'Aconcagua, ce n'est probablement pas parce qu'il est plus loin de l'équateur mais parce que il est facile et attire beaucoup de monde dont une partie isuffisamment préparée ou acclimatée.

Je suis monté 2 fois cet été à 6000 m en Bolivie : des sommets faciles qui s'atteignent à pieds sans la moindre technique (Uturuncu et Parinacota). C'était à la fin de mon séjour de 4 semaines et j'étais très bien acclimaté (10 jours de trek entre 4000 et 5000 puis 2 semaines autour de 3500-4000 m). Le premier sommet, par beau temps et sans vent, sur un bon chemin, fut une promenade. Et finalement ne m'a pas donné l'impression d'être plus difficile qu'un 4000 des Alpes sur un week-end. Le 2e, plus froid, du vent et surtout des pénitents qui cassaient le rythme de marche fut beaucoup plus dur. Je lui aurais bien mis 1000 m de plus en "altitude relative" 🙂

Quant aux "conseils de préparation", je pense qu'il n'y a pas de secrets. Etre en forme donc faire du sport d'endurance toute l'année (montagne, vélo, footing...) et bien s'acclimater quand on aborde l'altitude (en gros au delà de 3500 m). Ce qui marche pas trop mal chez moi : atteindre dans la journée une altitude 800 à 1200 m supérieure à l'altitude de la nuit précédente et redescendre dormir 400 à 500 m plus haut que la veille.

Pierre
Quelques photos : http://obiou.fr/
MA Margouillat4 Globetrotter ·
les dénivelés sont une "distance parcourus" pas tout à fait... tu peux avoir 2000m de dénivelé (différence entre l'altitude et le point de départ) mais avoir parcouru bien plus si ça n'arrête pas de monter et de descendre ; je fais aussi du vélo et j'en sais quelque chose 😏
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SI Simon Globetrotter ·
🙂 je rectifie, une "distance cumulé parcourus verticalement"
MA Makalux Regular ·
J'ai trouvé une thèse de médecine suisse :ici http://www.unige.ch/cyberdocuments/theses2002/GaillardS/these_body.html

Signalons que la relation entre la pression atmosphérique et l'altitude varie en fonction de la latitude, de la saison, des conditions météorologiques et de la température. En effet, à altitude égale, la pression est plus basse en hiver, par mauvais temps, et si on s'éloigne de l'équateur. Le manque d'oxygène n'est pas le seul stress lié à l'altitude. Signalons les températures extrêmes, la sécheresse et les radiations solaires qui constituent d'autres dangers pour la santé.

C'est crédible une thèse de médecine suisse, non ?

Cordialement.
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SI Simon Globetrotter ·
C'est crédible une thèse de médecine suisse, non ?

MDR qu'est ce qui t'embêtes la thèse donc fait par des étudiants ou qu'elle soit Suisse 😄 (oups désolé pour nos amis Suisse, c'est de l'humour 😉)

Je l'avais lu en diagonal hier. Bref, elle dit que la pression varie en fonction de la latitude, mais rien de plus.
RA Randoalp Veteran ·
C'est une vraie encyclopédie ce forum !…. 😮 On va devenir de plus en plus intelligent pendant les longues soirées d'hiver…🙂

J-C
MA Maitairoa Globetrotter ·
... tout ce qu'affirme cette thèse de médecine suisse n'est vrai que si la boussole servant aux mesures est bien règlée sur l'heure d'été pendant la période estivale, et sur l'heure d'hiver dans l'autre cas ...

... sinon, ça fout tout en l'air ! 🙂
MA Makalux Regular ·
🙂 C’est quand même fou qu’on n’arrive pas à avoir une réponse claire et définitive sur ce sujet, alors que ça concerne tant de VFsites …

Que fait le CNRS ?
Voyager, c’est être infidèle. Soyez-le sans remords. Oubliez vos amis avec des inconnus.

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KY Kyid ·
merci à tous pour vos contributions respectives que j'ai lues avec beaucoup d'intérêt, même si on n'a rien de vraiment "officiel", les différents éclairages permettent quand même de se faire une idée un peu plus précise, to be continued... donc 🙂
MI MisterThib Regular ·
Or il se trouve que contrairement aux modèles simples appris à l’école, la couche d’atmosphère est d’épaisseur variable (je crois que ça s’explique par la rotation de la terre et donc la force centrifuge) :épaisse à l’équateur, fine au pole. Donc, si l’atmosphère est plus fine aux poles qu’à l’équateur, cela veut dire que pour une même altitude, la pression est différente aux pôles (plus faible, car la colonne d’air est plus petite) et à l’équateur (plus forte, car la colonne d’air est plus haute). D’où cette histoire que l’air est « plus dense » à l’équateur, et donc l’effet de l’altitude moindre …

Très intéressante cette discussion !

Je serai incapable d'affirmer ou d'infirmer quoique ce soit, mais j'ai également déjà entendu parler (et constaté) que les effets de l'altitude ne sont pas forcément identiques selon l'endroit où l'on se trouve sur notre petite planète... donc la latitude aurait une influence ?

Est-ce que les conditions météos (donc les variations de pression) ne jouent pas également (outre la latitude) dans ce "ressenti" de l'effet de l'altitude ?

Tu as raison malalux, il nous faudrait un vrai physicien, on nage dans le flou 🙂😏😏
http://www.thibinspore.com -> 5 années de voyages en Asie ! (NOUVELLE ADRESSE !)
LA Landart Regular ·
Relative ou absolue, on peut adapter ces termes à l'atitudes. Je les lu plus haut, sa depent du pont de reference théoriquement l'absolue pour l'atitude c'est le niveau des oceans qui est le meme partout, c'est pour sa qu'on la choisi, mais on peu aussi donner une altitude par rapport au sol, c'est bien se que l'on fait pour les grattes ciels..

Ou alors peu etre c'est de la pression qu'il était question est donc là oui, on parle de pression relative et absolue, la difference entre les 2 est 1 bar ou 5, 10puissance5 pascal (juste 2 unité diff), se qui equivaut à la pression atmospherique au niveau de la mer.
Un homme qui a une langue n'est jamais perdu.
PI Pingos Regular ·
Salut,

Pas évident de trouver des infos précises et sérieuses sur le sujet sur le net. Il y a plein de sources d'infos qui confirment que la pression a une altitude donnée varie selon la latitude sans expliquer pourquoi. Mais j'ai trouvé hier une page qui semble confirmer ce qui dit Makalux : la couche atmosphérique est plus epaisse en se rapprochant de l'equateur (dû à la force centrifuge venant de la rotation de la terre), la colonne d'air est donc plus haute et donc plus "lourde" --> plus de pression. (perso j'étais à la rue avec mon histoire de croute terrestre plus epaisse...) Ce phénomène est mêlé à d'autres paramètres comme la température, les phénomènes météo (anticyclone/dépression) et l'humidité de l'air (densité et donc poids des molécules d'eau)....à l'arrivée, il serait impossible de créer une sorte de règle de trois (permettant de dire tel sommet à telle latitude équivaut à tel sommet à telle autre latitude) qui aurait vraiment un sens.

Par contre je comprends toujours pas cette histoire d'altitude relative et absolue. L'altitude est prise par rapport au niveau de la mer, je vois pas d'ou viendrait une différence entre relatif ou absolu, une "altitude par rapport au sol" s'appelle une hauteur, mais je joue peut être sur les mots.... La seule nuance que je connaisse est dans le milieu aéronautique : les altimètres sont en fait des baromètres, ils sont calés sur une pression référence (appelé QNH pour celle au niveau de la mer et QFE pour celle au niveau du sol). Ils indiquent la hauteur par rapport à cette pression de référence selon la formule (Pression référence - Pression mesurée) * 27 (une différence de 1hPa correspond, en gros, car ce n'est pas linéaire, à 27 pieds). Mais, le QNH n'étant pas toujours le même (par exemple si il y a un anticyclone là d'ou l'on part et une depression là ou l'on va, le QNH pris au départ n'aura rapidement plus aucun sens), passé une certaine altitude, les pilotes règlent leur altimètre sur un QNH standard et fixe : 1013 hPa (pression au niveau de la mer de l'atmosphère standard). On parle donc d'altitude "QNH" et d'altitude "calage 1013".

Nicolas
http://www.travelping.fr
TO Toth Veteran ·
Juste une petite correction à titre culturelle puisqu'on y est : Le niveau de la mer n'est pas le même partout 😎 Il y a des variations de l'ordre de plusieurs mètres liés à l'attraction de la lune (si je me souviens bien de mes cours d'astrphysique)
Ma Galerie Photos
HA Harlaut Veteran ·
Bonjour Marie, 🙂

"la fabrication d'un globule rouge demande effectivement 7 à 10 par contre bonne nouvelle sa durée de vie est de 120 jours (3 mois)"

Plus précisément, la durée de vie des globules rouges varie d'une cellule à l'autre. Avec une survie de 120 jours (4 mois 😉), on s'approche du maximum, à partir de 90j (3 mois), certains GR ont un grand coup de fatigue, leur équipement enzymatique s'épuise et les GR rendent l'âme. Je parle de survie, car lorsqu'ils ils sont mis en circulation dans la masse sanguine, ces cellules très spécialisées ont perdu leur noyau.

Michel
FA Familleneau Veteran ·
Merci pour toutes précisions messieurs-dames ! Elles sont bien précieuses !
www.ceciletoulonneau.com
HA Harlaut Veteran ·
Bonjour Nicolas, 🙂

"Par contre je comprends toujours pas cette histoire d'altitude relative et absolue."

L'altitude absolue indique une altitude déterminée par rapport au niveau de la mer, après qq ajustements. Ex: sommet de 4000m

L'altitude relative n'utilise pas le niveau de la mer comme référence, mais un autre point quelconque. Ainsi lorsque tu consultes une carte topographique l'altitude entre 2 courbes de niveau peut être de 100m, ce qui indique une altitude relative entre 2 points.

Lors de datations ont fait la même distinction. Ainsi la chronologie absolue (datation à l'aide d'isotopes) indique l'âge d'un tableau ou d'un crâne humain, alors que la chronologie relative les situera par rapport à un ou plusieurs événements sans donner un âge précis, mais indiquera si l'objet examiné est antérieur ou postérieur à un événement donné.

Michel
HA Harlaut Veteran ·
Bonjour le Ch'ti, 🙂

"Le taux d'oxygène dans l'air est toujours le même, 21% quelque soit l'altitude, c'est la pression atmosphérique qui diminue."

Pour un même volume d'air, le taux de dioxygène est variable, il n'est pas de 21%, ce pourcentage ne prenant pas en compte l'eau sous forme gazeuse, dont la concentration peut voisiner les 7%. L'eau est tj présente dans l'air même dans les déserts les plus extrêmes, ce qui explique la formation de brumes nocturnes. Plus la température baisse, moins l'air peut contenir de l'eau à l'état gazeux. Arrivée au point de saturation (point de rosée) l'eau redevient liquide, il se forme alors des gouttelettes (brouillard, nuages, brume expiratoire).

Michel

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