Cela fait quelques temps que je pèse le pour et le contre de commettre sur le forum certaines de mes aventures. Vont-elles intéresser quelqu’ un ? Ne vont-elles pas choquer certains et ne vais-je pas m' exposer aux furies qui semblent sévir assez fréquemment sur VF ? Aurai-je bien le temps d’ écrire mes récits et d’ organiser quelques photos pour les illustrer, et de poursuivre les commentaires que, j’ espère, je recevrai ? Je suis après tout plutôt très occupé ! Mais en fin de compte, j’ ai décidé de me lancer, et donc je vais commencer le narratif d’ un petit périple, il n’ y a pas trop longtemps de ça, de Bangkok à Vientiane, puis en Isaan avant de retourner à Bangkok. Ce premier chapitre n’est pas accompagné de photos, mais je promets d’ en fournir par la suite, si il y a du répondant positif ! Et si je touche un terrain vraiment réceptif, je penserai alors à continuer par d’ autres récits.
Alors voilà….
Après avoir passé une semaine entre Zhanjiang et Guangzhou, dans le Guangdong, j’ avais pris le train pour quitter la Chine en direction de Hong Kong, puis redescendre vers Singapour, et enfin remonter vers Bangkok. Y et moi sommes simplement heureux de nous retrouver et nous passons une première soirée bien tranquille.
Le lendemain, nous prenons l’ avion de Nok Air de Don Meuang à Udon Thani. C’ est un petit saut de puce de moins d’ une heure, mais qui nous ammène rapidement à portée de bus de Vientiane, notre but. Vu d’ en haut, Udon semble être assez plaisant, entouré de verdure (nous sommes début août, et c’ est la saison des pluies) et ne donne pas l’ impression d’ être une de ces énormes agglomérations chaotiques comme on en voit tant en Asie. À l’ aéroport, nous faisons connaissance avec un couple Franco – Laotien (lui/elle). La femme semble savoir comment aller jusqu’à Vientiane.
Nous aurions mieux fait de ne pas l’ écouter, car il semblait bien y avoir un transport disponible pour Vientiane à la sortie-même de l’ aéroport, pour quelques 300 baht (6 euros) par personne ce qui n’ était pas la mer à boire ! Ça aurait été plus simple, parce qu’ une fois arrivés à la gare routière d’ Udon (ça nous a donné l’ occasion de vérifier le caractère bien provincial d’ Udon en passant), il s’ avère que les bus pour Vientiane sont surchargés. Nous pourrions bien en prendre un, sur le point de partir, mais il faudrait alors rester debout, non merci ! Et le bus suivant ne part que 4 heures plus tard ! Nous prenons donc un taxi pour la frontière, à quelques 45 minutes de route. Mais le Français en fait une scène, gesticulant et vociférant en plein milieu de la gare routière. Il en veut à sa pauvre femme d’ avoir essayé une combine qui ne marche pas. Une fois de plus, on constate que trop souvent les Français sont mauvais coucheurs, qu’ ils ne sont pas cools et qu’ ils ne savent pas se contrôler. Quelles mauvaises manières, surtout en Thailande où une des qualités les plus appréciées est de savoir garder son calme ! Cela ne fait ni une, ni deux, Y préfère prendre le siège avant dans le taxi pour se distancer des pestiférations qui continuent ! « Et le conducteur ne sait pas conduire ! Et il va s’ arrêter pour bavarder avec tous ses copains ! Et les Thais/Laotiens n’ ont aucune sens des réalités ! » Etc…. C’ est d’un gênant…
Arrivés à la frontière, au Friendship Bridge qui franchit le Mékhong, juste à la hauteur de Nong Khai, Y a quelques désagréments avec ses papiers. Tout d’ abord, la police Thaie déclare qu’ elle n’ avait pas obtenu de tampon d’ entrée en Thailande, à son retour de Singapour quelques semaines auparavant. Il lui faut remplir quelques papiers avant qu’ on corrige cela dans son passeport. Mais une fois arrivée au côté Laotien, un saut en bus plus loin, on lui refuse l’ entrée car … la police Thaie ne lui a pas mis un tampon de sortie du territoire Thai !!! Il lui faut donc reprendre le bus pour retourner au poste Thai, pour réparer cette nouvelle erreur, puis revenir, ce qui nous coûte une petite heure. L’ attendant, au poste Lao, je m’ attendais au pire, je me demandais si elle allait revenir le jour-même et je commençais à imaginer tout un tas de scénarios peu plaisants …. passer la nuit aux postes frontière, Y du côté Thai et moi du côté Lao, par exemple…
Mais finalement nous arrivons quand-même bien, un taxi plus tard, à Vientiane, et au Guest House que nous avons réservé. Le soir, nous allons dans une maison voisine pour un massage réparateur, puis nous mangeons au restaurant Sombun (« Parfait »), dehors dans le jardin. Nous sommes à quelques pas de la fontaine, au bout de l’ esplanade qui s’ étend devant la version locale de l’ Arc de Triomphe. Je trouve ça assez bon et authentique (en fait aucune différence avec la nourriture thaie), mais Y je crois n’ est pas convaincue. En tout cas, c’ est sympathique et le service agréable.
Ceci n’ est donc qu’ une entrée en matière. S’ il y a des réponses, je prie de me pardonner le temps qu’ il me faudra pour continuer, car je ne peux pas tous les jours me consacrer pour des heures entières à VF. Alors patience donc !
Wat Sisaket
Nous commençons notre découverte de Vientiane par une balade au marché de Talat Sao. L’ achat de quelques bijous fait le clou de l’ affaire pour Y. Quant à moi, ce sont les bouteilles de gnôle (du « lao Lao » !) contenant scorpions et cobras qui me fascinent le plus. Un peu au hasard, nous arrivons au Wat Sisaket, pas très loin du Palais Présidentiel, c’ est-à-dire pas loin des berges du Mékhong. Il fait vraiment très chaud, mais ça ne change pas de l’ ordinaire. En tout cas, le lieu est très beau et inspirant. C’ est l’ un des temples les plus récents de la ville. Il avait été partiellement détruit par une armée Thaie qui avait envahi le Laos (ou le royaume de Lan Xang pour être plus précis) au début du 19-ème siècle. Les Thais avaient déporté une partie de la population de Vientiane vers l’ Isaan, selon une formule qui semble-t-il ils ont répété un nombre de fois au cours de l’ histoire. De ce fait, les similitudes ethniques, culturelles et linguistiques entre l’ Isaan et le Laos ont été progressivement renforcées. Techniquement parlant, le Laos fait partie du « monde Tai » (sans « h ») qui s’ étend jusqu’ au sud de la Chine, d’ où les thais sont venus à l’ origine. Les langues Lao et Thai sont très voisines et partagent près de 90% de leur vocabulaire. Il y a un peu une question de prononciation, par exemple « heua », « huu » et « hak » (avec un « h » assez doux) au lieu de « reua », « ruu » et « rak » (bateau; savoir ; aimer), mais il suffit de le savoir. Y, qui est de l’ Isaan, n’ a en tout cas pas le moindre problème pour bavarder avec tout le monde. J’ arrive assez facilement moi-même à converser un peu avec les gens, et une fois ou deux on me demande comment il se fait que je me débrouille bien en Lao. Amusant, puisque c’ est la première fois que je suis au Laos !
Guinguette au bord du Mékhong
Après avoir admiré le Wat Sisaket, avec ses belles vieilles pierres, briques rouge foncé, et tuiles dans tous les tons du marron, nous remontons le long du Mékhong, là où il y a un nombre de petites guinguettes-restaurants. C’ est calme et plutôt de caractère champêtre, alors que nous sommes dans une capitale ! Y, toujours la première à bavarder avec les gens, et la voici engagée dans une longue discussion avec le couple qui tient la guinguette où nous décidons de manger un morceau. Et elle rit, mon adorable petite femme ! Et les gens de rire eux aussi ! Y a ce don de communiquer avec les gens, et je les ai vus presque toujours sourire, sinon rire dès ses premiers mots. Nous sommes tous d’ excellente humeur. Le bébé du couple dort sur un lit, juste à côté des tables. Y ne peut résister à sa fibre maternelle, et la voilà à jouer avec le bébé qui est tout sourires, ce qui me donne l’ occasion de prendre quelques belles photos.
Y sait exactement ce qu’ elle veut pour notre repas et discute des moindres détails avec les tenanciers. Elle a une grande habitude du marchandage ! Nous mangeons des poissons-chats grillés délicieux avec quelques petits plats de côté – du somtam bien sûr, le plat incontournable de l’ Isaan et dont les Isaans sont tellement fiers ! C’ est une salade de papaye verte râpée, pilée avec des petites tomates, des limes, une bonne poignée de piments et quelques additifs du genre « naam plaa » (« eau de poisson »). C’ est fameux, mais c’ est aussi une invention diabolique : c’ est souvent tellement pimenté qu’ on a du mal à le manger ! En tout cas, mon expérience avec la variante « somtam aux crabes » n’ a jamais été heureuse, car j’ ai toujours trouvé que ça puait et ça m’ a presque toujours donné des problèmes que je ne décrirai pas en détail ! Mais bon, il ne s’ agit aujourd’ hui que d’ un somtam classique, et il est très bon. Tout ça arrosé d’ une bonne bière Lao (« Beerlao » !) bien fraîche. Pas mal du tout, cette bière ! Et le tout ne nous coûte pas bien cher, en plus !
Blue Bananas
Le soir, nous mangeons dans un restaurant thai, dans le centre. C’ est excellent, le service est très agréable. Nous sommes assis sur les nattes, dans un cadre sympathique tout de bois, et les serveuses viennent nous apporter nos plats et boissons avec cette façon gracieuse et modeste que les thaies ont de s’ approcher des gens qui leur sont hiérarchiquement supérieurs (nous, les clients, en l’ occurrence), s’agenouillant devant notre table basse. Il n’ y a rien de servile dans ces manières, qui restent très naturelles et presque toujours accompagnées de francs sourires.
Puis nous allons reconnaître le Blue Bananas, un bar qui m’ avait été recommandé par une Française sur le net. C’ est petit mais sympathique et on bavarde facilement avec tout le monde. Mais voilà qu’ un démon saisit Y, qui descend coup sur coup deux tequilas, sel et lime en prime ! Pour revenir à des boissons un peu plus douces, elle enchaîne sur un Mai Tai bien serré. Nous faisons quelques parties de « pool », puis prenons une ou deux bières de plus avant de quitter les lieux. Il est minuit passé, et trouver un tuk-tuk en plein centre de Vientiane à cette heure tardive n’ est pas évident ! Cependant, nous en trouvons un, et nous voici en route. Visiblement l’ alcool que Y a emmagasiné, avec la dernière petite bière pour la route, commence sérieusement à prendre effet, et elle est d’ une humeur plus qu’ excellente. Le tuk-tuk donne visiblement signe de vouloir rendre l’ âme à tout moment, ce qui la fait bien rire. Le conducteur lui aussi rit, et quand il doit s’ arrêter sous la pluie battante pour relancer la pompe à essence en aspirant dans le tuyau d’ arrivée… nous en sommes aux grands éclats de rire ! Les derniers 100 ou 200 mètres, je dois même descendre pour pousser le tuk-tuk ! Arrivés au Guesthouse, Y est hors d’ elle-même de rire, et aussi dans un état d’ ivresse avancée. Je dois pratiquement la porter jusqu’ à notre chambre. Ce n’ est pas la première fois que Y me joue ce coup de « Docteur Jekyll et Mr Hyde » ! Mais il faut dire que normalement elle ne boit pas une goutte, alors je la laisse bien se défouler quand elle en a envie !
Wat Pha That Luang
Le lendemain, c’ est à 6 heures que Y se lève. Elle part faire un jogging d’ une heure et demie, fraîche comme une fleur ! Quand j’ émerge, je la retrouve en train de papauter à la réception avec le personnel du Guesthouse. Papautages et rires continuent à la cuisine où elle va préparer le petit déjeuner avec les gens de la maison. J’ avais déjà bien observé, quand nous étions à Hanoi il y a quelques mois, son art d’ approcher les gens et de s’ en faire accepter sans façon et gentiment, bien que là-bas elle ne pouvait pas échanger un traître mot avec les Vietnamiens, bien sûr (mais quelles rigolades !). Et ma mignonne petite « Mia » vient me servir un petit déjeuner qu’ elle a bien pris soin de me préparer elle-même. « Y doo lay samii » me dit-elle (il lui arrive de temps en temps de s’ essayer à l’ anglais, auquel cas j’ ai droit à « Y take care hut-sa-band ! », c.à.d. « Je prends soin de mon mari »). Quelles gentilles prévenances ! La journée s’ annonce bien.
Nous partons avec “Sisaket”, du Guesthouse, avec lequel Y a lié amitié. Nous visitons le Wat Pha That Luang, qui est l’ un des temples les plus importants du pays. Il est beau dans sa simplicité monumentale, tel un énorme pavé tout jaune (comme certainement son nom l’ indique). À la sortie, un petit marché, comme toujours. Y examine les marchandises au passage, surtout les frusques. En fait, ce sont les énormes langoustes ou homards bleus (ils font bien 40-50 cm de long !), empaquetés sous plastique, qui la tenteraient bien. Pour décorer son appartement à Bangkok? Quelle horreur ! On se pose parfois des questions sur le goût des Thais… J’ y mets le holà ! et je la défie de porter l’ objet tout le long de notre voyage. Heureusement, elle se remet à mon opinion. Il n’ y aura donc pas de homard dans nos bagages…….
Nous continuons par une inspection des différentes denrées offertes à manger le long du Mékhong, où nous sommes retournés. C’ est incroyable comme, étant en pleine capitale, on arrive si souvent à se sentir comme dans un gros village. Nous mangeons très bien, assis au bord de l’ eau. Les gens sont en train de piquer leur sieste, allongés sur les nattes…. la vie est douce au Laos, ça ne change pas beaucoup de la Thailande à vrai dire ! Vientiane me fait décidément penser à la Thailande d’il y a 20 ou 30 ans. L’influence de la Thailande est en tout cas très évidente, on peut payer en bahts presque partout, on écoute la radio thaie, on regarde la télévision thaie, etc… On se sent bien à l’ aise et décontractés, il n’ y a pas de stress, c’ est sûr ! Tout ça appelle à faire une petite sieste nous-mêmes….
Dernière Soirée
Le soir, une nouvelle tournée au Blue Bananas, où nous jouons quelques parties de « pool ». Puis nous nous fions à l’ avis d’ un tuk-tuk qui nous emmène à l’ hôtel Don Chan (si je me rappelle bien), à 1 ou 2 km en aval du centre ville, où il y a une discothèque. Bien que situé dans ce qui semble être un hôtel assez imposant, l’ endroit est plutôt sombre et louche, et la musique est exécrable. On a du mal à voir ses voisins de table - de baril en fait !, les tables étant des barils de pétrole grossièrement peints. C’ est d’ un goût très douteux. La présence de nombreux agents de sécurité aux regards sévères, parsemés au milieu de la clientèle et qui semblent la surveiller pour qu’ elle ne s’ égare pas à vraiment s’ amuser, ajoute à l’ atmosphère glauque du lieu. Cependant, la musique s’ améliore un peu (il y a eu plusieurs réclamations de clients pas trop heureux) et nous finissons quand-même à danser entre les barils. La clientèle est assez mixte, il y a pas mal de jeunes touristes étrangers, et un certain nombre de filles Lao qui semblent chercher à offrir leurs services. Même avec Y à mes côtés, il y en a bien une ou deux (jolies, il faut le reconnaître) qui ouvrent un gambit en ma direction… Une fille est venue danser à côté de notre « baril », sous l’ un des quelques ventilateurs qui procurent une fraîcheur toute relative. Je lui en fais la remarque, et elle réplique « Mii phuying khon lao reu yang ? », sautant de toute évidence sur une occasion d’ accrocher un farang. Mais, « Mii mia khon thai laeo ! », lui dis-je (il est difficile de reproduire correctement en transcription romanisée les nuances phonétiques thaies, et bien sûr il y a les tons en supplément, qu’ il faudrait aussi indiquer). Y me susurre que nous pourrions peut-être trouver un « phuchai farang » (un étranger) pour Sisaket. Je crois qu’ elle se pose des questions quant à ses dispositions amoureuses !
À la fermeture, vers une heure du matin, nous sommes à écluser une dernière bière sur la terrasse surplombant le fleuve, en compagnie d’ un groupe de jeunes Laos, dont un « katoei » (« lady-boy », la version locale du travelo) qui nous demande si nous ne pourrions pas lui trouver un « farang » intéressé à passer le reste de la nuit avec lui/elle…. Et pour terminer, comme les quelques tuk-tuks sur le parking nous demandent des tarifs pas très raisonnables pour nous ramener au Guesthouse, ce sont les jeunes Laos qui gentiment nous reconduisent sur leurs scooters. Je suis assis derrière le « katoei », qui ne se gêne pas pour laisser une main vagabonder de temps en temps vers mon entre-jambes et pour me faire un petit « appel ». Mais bon ! tout ça n’ est pas méchant et en fait nous sommes bien reconnaissants d’ avoir été reconduits à cette heure tardive.
Toujours pas beaucoup de réponses (à part un MP), mais merci pour vos lectures nombreuses ! Peut-être la suite des événements va-t-elle éveiller la curiosité de mes lecteurs et susciter leurs questions et commentaires? …. Voici donc la première partie de mon petit court séjour en Isaan ….
Chayaphum
Premier Jour
Nous quittons Vientiane vers midi. Il fait une chaleur écrasante et attendre le bus à la gare routière n’ est pas tellement agréable. La traversée de la frontière ne pose cette fois aucun problème, et nous arrivons rapidement à Udon où nous prenons dans la foulée un bus pour Chayaphum. Mais nous descendons avant d’ arriver à Chayaphum (« Sayaphum »), quelque part après Chumphae. Y parlait de « Ko Yen » ou de quelque chose d’ approchant, mais je n’ ai pas réussi à retrouver ce lieu sur la carte par après. À la descente du bus, son frère S et sa famille nous attendaient. Nous allons faire quelques emplettes au marché, puis ils nous conduisent jusqu’ à leur « muu baan » (village), pas très loin, les derniers quelques kilomètres sur une route non goudronnée mais assez praticable. Le village est très petit, peut-être de quelques 500 habitants. Les gens me regardent tout étonnés, car je suis sûr qu’ aucun « farang » n’ y est jamais passé. En fin d’ après-midi, nous allons faire quelques achats dans un tout petit magasin à deux pas de la maison de S. Plus tard, S m’ emmène faire un petit tour. Les rizières commencent immédiatement à la sortie du village, c’ est-à-dire à 2 minutes à pied de la maison. Quelques femmes y sont occupées à replanter le riz. C’ est la saison des pluies, propice à ce travail. Au retour, nous allons dire quelques mots à des gens assis sous le porche d’ une maison. Je comprends bien qu’ il s’ agît là d’ un notable (ou du notable ?) du village. Ils sont deux hommes et une femme, assis sur un lit de cordes tressées (comme un « tcharpai » afghan ou pakistanais !), à préparer des cordons de coton blanc qui vont servir comme offrandes de bonne chance, une pratique courante dans toute la Thailande. La femme est très intéressée par ma couleur de peau (dans l’ ensemble, les gens sont plutot bronzés par ici!), et m’ examine bien la main, en la retournant pour bien voir la couleur plus claire de la paume, et pousse quelques expressions d’ étonnement.
La maison de S consiste en un espace assez large sous un toit de tôle, dans l’ ensemble simple mais assez solide et propre, avec deux ou trois chambres séparées par des rideaux. La cuisine, si on peut dire !, se trouve tout au fond, près de la salle d’ eau. Elle est d’une simplicité qui laisse l’occidental rêveur : elle consiste d’ un feu à même le sol, de quelques pots et gamelles et autres ustensiles dans un coin, et en guise d’ évier …. la fenêtre par laquelle on jette les eaux usées, ainsi d’ ailleurs que les déchêts. Le soir, quand nous mangeons assis sur une natte devant la télévision, un autre couple nous rejoint. Je comprends qu’ ils habitent dans une toute petite bicoque juste à côté, et qu’ ils sont amis ou peut-être même apparentés. Toujours est-il que tous sont très gentils et ne s’ embarrassent pas de grands salamalecs. Tout est d’ une très grande simplicité, « tii mu baan tuk yang ngai-ngai ! », comme m’ a souvent dit Y.
Pour dormir, Y et moi avons droit à un matelas et un ventilateur, entre la murette qui jouxte la salle d’ eau et une rangée d’ armoires à vitres comme on en voit un peu partout dans la région, qui nous sépare de la « pièce commune » où on mange et regarde la télévision. Une moustiquaire qui sert aussi de rideau à l’ entrée. Je dors comme une souche.
Deuxième Jour
Petit déjeuner sous le porche, avec la collection de petits plats habituels, et bien sûr du riz, et tout le monde de piocher dedans. Pas question d’ œufs sur le plat, de jus de fruit, de céréales, d’ omelette, de tartines grillées ou de confiture ! Heureusement, Y sait que j’ ai besoin d’ un bon café le matin ! Je peux lui faire confiance, elle garde toujours mon confort à l’esprit. La femme Thaie est une véritable petite fée du logis !
Nous prenons tous place dans la voiture utilitaire de S, qui lui est allouée par son travail. J’ ai la place d’ honneur, à côté de lui. Sur les sièges arrière, Y, la femme de S et celle de T, le « voisin ». À l’ arrière, tout le reste de la smala, c’ est-à dire T et les 3 ou 4 garçons (pas de fille dans cette famille !). Et en route pour Pa Hin Ngaam, un parc dans les montagnes de Petchabhun, à la bordure entre les plaines centrales de la Thailande (la « vraie » Thailande) et le plateau de Khorat ou Isaan qui forme un tiers de la Thailande à lui tout seul, jouxtant le Laos et le Cambodge. Pa = forêt, Hin = pierres, Ngaam = belles (Pa et Hin sont les mêmes mots qu’ en thai, tandis que Ngaam, je pense, est Isaan/Lao – on dirait plutôt Suey en thai). Ce nom désigne les formations fluviales grèseuses du Permien-Jurassique, exposées lors de la réactivation au Tertiaire d’une ancienne zone de suture Indosinienne. En effet, nous sommes juste à l’ est de la suture de Bentong-Raub, entre les « terrains » de Sibumasu à l’ ouest et de l’ Indochine à l’ est. La réactivation qui a résulté par contre-coup de l’ orogénie Himalayenne a exhumé ces formations, et l’ érosion a donné des formes spectaculaires aux pierres, d’ où le nom du parc.
Cela me permet en passant de relever le fait que le plateau de Khorat, ou de l’ Isaan, se trouve en fait dans le domaine « Indochine », c.à.d. en continuité directe avec le Laos, le Cambodge et le Vietnam. L’ Isaan fait partie du bassin du Mékhong, et non de celui de la Chao Phraya qui traverse les pleines centrales de la « vraie » Thailande. Ce qui fait que d’ un point de vue géologique l’ Isaan devrait logiquement être rattaché au Laos. L’ Isaan avait été concédé par la France à la Thailande il y a quelques 100 ans, mais la frontière naturelle n’ était peut-être pas le Mékhong ! Et il y a beaucoup plus de Laos ethniques en Isaan (près de 15 millions) qu’ au Laos !
Il nous faut bien plus d’ une heure de route pour arriver au parc. Nous commençons par nous approvisionner au petites échoppes au bord de la route. Les grillades dégagent des fumets bien alléchants ! Plus haut, sur le parking à l’ entrée du parc, nous posons quelques nattes à même le goudron du parking pour faire un petit pique-nique. Il est midi et il ne serait pas question pour des Thais ou des Isaans de manquer un moment aussi crucial ! Puis nous faisons une superbe ballade dans la forêt, jusqu’ à la crête qui surplombe la vallée de plusieurs centaines de mètres. Je crois que nous ne sommes pas loin d’ être à 1000 mètres d’ altitude, et il fait très bon, chaud mais avec une brise agréable. Au loin, d’ autres chaînes remontent vers le nord, comme pour bien marquer la bordure entre l’ Isaan et les plaines centrales de la Thailande.
En redescendant, nous traversons des prés pleins de superbes fleurs, puis …. nous trouvons de gros champignons que bien sûr Y et les autres se mettent à ramasser. Les Isaans ont la réputation de manger tout ce qui marche, vole ou rampe, alors les champignons n’ ont aucune chance ! Y est fière d’ en avoir trouvé quelques gros spécimens ! Un peu plus loin, une autre crête avec des pierres superbes. Nous croisons un « farang » avec sa compagne, une très jolie fille. Rencontre rare, car nous sommes ici dans la Thailande profonde, bien loin des sentiers battus touristiques.
Mais … des remous inquiétants dans le ventre me rappellent à l’ ordre. Je me rends compte assez vite que c’ est sérieux et que je ferais bien de ne pas trop m’ attarder à admirer le paysage, et de revenir aussi vite que possible sur le parking où il y a des toilettes. À peine arrivé en vue des toilettes que je n’ arrive plus à me retenir, et dès que je referme la porte des toilettes, je suis en pleine réédition des chutes du Niagara … Je réussis juste à enlever ma chemise et mes chaussures avant que le désastre ne les atteigne. Quant au reste …. mieux vaut ne pas décrire ! Heureusement, les toilettes thaies sont généralement assez propres et en fait sont de petites salles d’ eau. Je me mets donc à tout laver, et relaver, et rincer à grandes eaux. Une demi-heure plus tard, je suis relativement propre mais complètement lessivé et trempé! Le gros de la troupe redescend vers le parking et me contemple avec des mines étonnées : il est bien évident que quelque chose de bizarre m’ est arrivé. Mais pas de grands cris ni de grosses questions, les Thais savent rester cools, il faut le leur reconnaître. Partout ailleurs, il y aurait eu une série de questions, de longues explications et palabres sur la nature du désastre, ce qu’ il aurait fallu faire etc…. C’ est tout juste si un léger sourire flotte sur les visages calmes et souriants. En tout cas, voilà les résultats quand quelqu’un de pas trop propre a touché la nourriture, ça n’ arrive pas souvent en Thailande, mais quand ça arrive …. c’ est spectaculaire ! Qui parlait des fumets alléchants des grillades ???
Sur la route du retour, j’ insiste pour m’ installer à l’ arrière de la voiture, car je suis trempé. Nous sommes en plein milieu de l’ après-midi et le soleil est écroulant. Je m’ emmitouffle dans une grande chemise pour ne pas évoluer de « lessivé » à « calciné » ! Nous nous arrêtons pour acheter des champignons à des petites échoppes au bord de la route. Il y a une collection impressionnante de champignons de toutes tailles et couleurs. Magnifiques, et de nouveau de très belles photos à prendre. On négocie les prix, bien sûr. Y fait la moue quand l’ une des vendeuses lui demande 20 baht (0.40 euro, cher !) par pied pour une espèce particulièrement grande de champignon. Mais tous comptes faits, il semble que nous avons fait de bons achats.
Plus loin, nous nous arrêtons pour visiter une statue de crocodile immense et bien coloriée (« Khae », ils disent, ce qui bien sûr est une abbréviation du thai correct « Jarakhae »). Il fait au moins 30 mètres de long et a la gueule grande ouverte, où tous vont inévitablement poser pour des photos. Il y a aussi la statue énorme d’ un chien, qui fait bien 15 mètres de haut. J’ ai vaguement cru comprendre qu’ il s’ agit d’ incarnations passées du Bouddha, ou de l’ un de ses disciples. Un peu plus loin, on discerne un temple dans la forêt. Sans doute la conservation de ces statues est l’ une des tâches des moines. Quelques kilomètres avant l’ arrivée au village de S, une scène splendide : un homme conduit un troupeau de buffles au milieu des rizières, sur fond de montagnes pas trop distantes. Les verts sont vibrants et dominants, rehaussés ici et là par des touches de couleurs chaudes. Un paysage ultra-classique de l’ Asie éternelle. J’ aurais pu prendre quelques photos mais il aurait fallu arrêter la voiture … et tant pis ! Il y a tant de choses qu’ il faut savoir apprécier au passage, sur le moment !
En fin d’ après-midi, de retour au village, S me fait faire un petit « tour du propriétaire ». L’ enclos où normalement on garde les animaux est vide, les vaches ont été vendues il n’ y a pas longtemps. L’ endroit ne mérite pas de longue description, sinon qu’ il est assez piteux, avec des objets laissés à l’ abandon un peu partout, une ou deux vieilles bâches jetées au hasard sur ce qui fait office de cloisons, à savoir bouts de planches, branches d’ arbres, rameaux où pendillent encore quelques feuilles désèchées, etc... le tout agencé un peu au hasard. J’ avais déjà remarqué cet aspect négligé des enclos à bétail en Isaan. Revenons à S. Il me fait goûter aux fruits qui poussent librement aux alentours. Les « noina » (« custard apple ») sont très bonnes. Il y a aussi un fruit bizarre qui ferait penser à un croisement entre petits pois et noisettes, les cosses étant disposées autour d’ une grosse tête, le tout ayant un air assez incongru. On dirait presque que ce sont de grosses fleurs vertes artificielles, de papier (qqc « bua », donc on fait la comparaison avec le lotus, probablement à cause de la forme du fruit). Je visite aussi le tank où on élève les poissons, à l’ arrière de la maison. Nourriture qui ne revient pas cher à ces gens qui visiblement ont très peu d’ argent. Je suis sûr que les grenouilles qui figuraient au repas de hier soir avaient été attrapées au bord du tank, où elles batifolaient! Les gamins ont été rejoints par des copains, et ils jouent au football dans la poussière, sans chaussures bien sûr, avec un ballon qui a du être neuf il y a un siècle. Peu importe, ils sont très joyeux. Les chiens de la maison essaient de se joindre à la partie. Ils n’ ont pas l’ air d’ être malheureux non plus (les Thais ne maltraitent pas les animaux, et aiment particulièrement les chiens).
Je suis assis sous le porche quand arrive un groupe d’ hommes habillés de blanc. Le meneur porte une belle guirlande de fleurs au cou. Y me fait un petit signe discret de saluer respectueusement (j’ ai remarqué à maintes reprises que les Thais ont un don pour donner ces petits signes discrets mais sans ambiguité aucune). Il s’ agit d’ une tournée électorale locale. Il y a un petit cortège de gens qui font le tour du village pour saluer les gens et bavarder. S me fait signe de les suivre avec lui. Aux quelques rares questions, il répond que je suis son « Nong kheuy farang », c.à.d. son « beau-frère farang ». Il emploie le terme « Nong » bien que je sois sans aucun doute plus âgé que lui, mais cela bien sûr parce que Y est sa « Nong sao » (petite sœur). Dans la premi��re maison où nous nous arrêtons, le chef du groupe me donne encore un de ces petits signes (« sawatdee khun mae » - « saluer madame mère »). Les Thais aiment bien s’ assurer que les formes de politesses soient bien respectées. Et la vieille mère me noue un de ces fils de coton blanc au poignet, signe de bonne chance et presque de bénédiction.
Le soir tombe, et nous sommes maintenant assis au milieu du village, sur des nattes disposées autour du groupe « électoral ». Ils portent tous un blouson blanc où il est écrit « Tiim Ngaan », ce qui me semble être un jeu de mots, « Tiim » venant évidemment de l’ anglais « Team » (équipe), et se rapproche de « Thaam » comme dans « Thaam Ngaan » qui veut dire « travailler ». C’ est donc le parti qui se propose de travailler au besoin de la communauté locale. Et ils se mettent tous, l’ un après l’ autre, à lancer de grands discours pour expliquer ce qu’ ils vont faire à la population du village qui s’ est installée devant les deux ou trois maisons voisines. Le chef du groupe nous crache un discours d’ au moins une demi-heure, en thai assez correct (avec un peu d’ Isaan ici ou là), mais à une telle vitesse que je n’ arrive pratiquement à rien comprendre, sauf la répétition multiple de « Pii Nong Khrap ! » (« frères et sœurs ! »). À certains intervalles, l’ assistance applaudit pour ponctuer les discours, et comme je suis bien visible, assis au-devant de tout le monde, je me sens obligé d’ applaudir moi-aussi pour marquer une certaine solidarité … avec quoi ? je n’ en suis pas trop sûr ! Toutes les quelques minutes, une femme vient mettre une guirlande de fleurs supplémentaire au cou des membres du « Tiim Ngaan ». Monsieur « Pii Nong Khrap » doit bien en avoir une douzaine au cou ! Une vieille femme (pourquoi toujours des vieilles ? peut-être à cause de Y ???) vient s’ agenouiller devant moi pour me nouer un autre cordon de coton au poignet.
Je vois Y venir au-devant de la foule et je me dis, peut-être est-ce le moment idéal pour moi d’ échapper à cette cérémonie sympathique mais un peu longuette. Je me lève pour aller la rejoindre, mais ne voilà-t-il pas que le chef du groupe me lance « where do you go ? », en anglais, et je me vois donc obligé de me rasseoir sur l’ une des nattes, pour ne pas offenser. Je donne probablement une note supplémentaire de crédibilité à ses entreprises politiques ! Ce n’ est que plus tard que S me fait signe de me lever, et que nous retournons à sa maison. Quand on me demande si j’ ai compris les discours et que je réponds « Mai ruu reuang ! » (« je n’ y ai entravé que couic ! »), ça fait rire tout le monde !
Au menu du soir? Beaucoup de champignons, vous avez deviné ! Je dois dire que j’ aurais préféré une omelette aux champignons à la française, mais bon, à la thaie ce n’ est pas mal non plus. Je n’ en mange pas trop, pour éviter une répétition des cataractes nauséabondes de l’ après-midi. Y a préparé un somtam, elle était toute fière et tenait à ce que je la voie le faire. Si les Isaans sont fiers de quelque chose, c’ est bien de leur somtam. Et aussi de leur khao niao, le riz gluant qu’ on cultivait traditionnellement dans les collines et montagnes où les divers groupes thais ont séjourné lors de leurs périples quand ils ont filtré du sud de la Chine vers la Thailande, en passant par le Laos et le nord du Vietnam. Les Isaans, en fait des Laos déplacés par les « vrais » Thais, ceux des plaines, ont gardé leur « khao niao » presque comme un symbole de leur identité. Mais revenons au somtam de Y. Elle y a mis une telle dose de piments qu’ elle-même a du mal à le manger. Et elle n’ est pas la seule à pleurer en le mangeant ! Moi, je ris sous cape, car j’ ai pris l’ excuse de mes troubles gastriques pour ne presque rien manger.
…. Voici donc la première partie de mon petit court séjour en Isaan . La femme Thaie est une véritable petite fée du logis !
entre les plaines centrales de la Thailande (la « vraie » Thailande) Isaan/Lao Cela me permet en passant de relever le fait que le plateau de Khorat, ou de l’ Isaan, se trouve en fait dans le domaine « Indochine », L’ Isaan fait partie du bassin du Mékhong, et non de celui de la Chao Phraya qui traverse les pleines centrales de la « vraie » Thailande. Ce qui fait que d’ un point de vue géologique l’ Isaan devrait logiquement être rattaché au Laos. beaucoup plus de Laos ethniques en Isaan (près de 15 millions) qu’ au Laos !
Des commentaires y'en auraient tellement que je dirai qu'en effet ton court sejour en I-ssan te permet d'en dire un peu trop, trop vite, tout base sur les apparances, surtout quand c'est du n'importe quoi sur le fond, plus que sur la forme bien soignee de tes commentaires .. L'I-ssan c'est l "ame" du Royaume de Thailande, tes sources informatives sur l'historique me semble legerement caduques, pour ne pas dire inexactes. Saches pour ta gouverne que les KHMERS, les SUAAY, KUI, SINO SIAMOIS et bien d'autres origines ethniques, n'ayant aucune origine Laotienne vivent en PAK I-ssan, region du (Nord Est) depuis des decennies, et sont aussi nombreux que les Lao... Pour comprendre L"I-ssan ca demande beaucoup plus de temps que le temps que tu y a passe, quelques heures seulement, sans y decouvrir d'autres provinces qui sont au nombre de 19 sur les 76 du Royaume et represente la moitie de sa population. Ce qui fait sa diversite de cette "vraie" Thailande et dont tu affirmes le contraire.... Va dire a un I-ssan qu'il n'habite pas la vraie Thailande et qu'il est une copie Thaie ..Il va te passer le bracelet autour du poignet, il va sourire encore et tu sais ce qu'il va penser de toi ??? 😮
Sur l'arbre qui donne des pommes il n'y a pas de citrons...
L Issan avait été concédé par la France à la Thaïlande il y a quelques 100 ans,
Bonjour Georges,
Comme dit par NTT,
L Issan c est très grand, ta citation concerne t elle la totalité ?
Très intéressé par le sujet,
Tu sais que j y ai passé 3 ans de ma vie, et toi qq jours dans mon village ou tu as pu constater l hospitalité expat, et des rencontres Japonaises insolites
Pour commencer, je n' ai jamais dit qu' il n' y a que des gens d' origine Laotienne en Isaan. Donc, il faudrait bien commenver par lire exactement ce que je dis. Par ailleurs, je sais tres bien que les Isaans reagissent mal quand on leur dit (pour ceux a qui cela pourrait s' appliquer - faut-il etre lourd pour avoir a le preciser encore une fois!) qu' ils sont en fait d' origine Laotienne. Ils se disent bien etre Thais, c' est sur. C' est un effet de l' efficace lavage de cerveau qui sevit en Thailande, sujet sur lequel il vaut mieux ne pas s' etendre.
Merci Robert pour ta reponse un peu plus ponderee que celle a laquelle je viens de repondre plus haut, et je me rappelle tres bien de l' hospitalite dont j' ai profitee dans ton village. Encore une fois, je n' ai pas dit que je resume l' Isaan en quelques lignes. Oui, j' ai des references historiques et je vais un jour me mettre a les rassembler pour repondre a quelques questions qui persistent.
Toi qui te plaignais de ne pas avoir de réponses ou de questions te voilà avec du pain sur la planche,
Après lecture plus approfondie de ton post fort bien tourné ma foi je dirais que tu pèches par excès de jeunesse dans le sens de la connaissance de la région, péché bien pardonné car l Issan met en verve mais surtout ne
s analyse pas comme tu le fait après qq brefs séjours et de lectures sur les transhumances passées.
Issan se vit au jour le jour et même au bout de plusieurs années tu ne peux avoir de certitudes,
C est une remise en question permanente sur le savoir acquit,
Et un Issan ne te fera voir que ce qu il veut te faire voir, tu seras toujours le Farang.
Un petit reproche :
Je reste sur ma faim culturelle sur la cession par la France de Issan à la Thaïlande
Les Thais aiment bien s assurer que les formes de politesses soient bien respectées. Et la vieille mère me noue un de ces fils de coton blanc au poignet, signe de bonne chance et presque de bénédiction.
Une vieille femme (pourquoi toujours des vieilles ? peut-être à cause de Y ???) vient s agenouiller devant moi pour me nouer un autre cordon de coton au poignet.
précisions de taille:
pas que les vieilles, dans les familles tout le monde participe, regarde les photos ici:
SAI SIN fait référence au fil blanc enroulé sur lui-même pour former comme une boule de forme ovale, lors de cérémonies bouddhistes propices telles que l'inauguration ou la benediction d'une maison, un nouveau véhicule, un sai sin est placé sur un plateau a pied devant les autels, pour marquer le périmètre cérémonial, la boule est déroulée à travers une fenêtre et tout autour du batiment a une hauteur appropriée, ensuite, la boule est replacée devant l'autel, au cours de la cérémonie lorsque les chants commencent, le moine superieur prend la boule, déroule le fil, le passe a travers ses doigts puis passe la boule au moine suivant qui répete le processus jusqu'à ce que la boule atteigne le dérnier moine.
On croit que les moines génèrent par leurs chants un pouvoir sacré qui est transmis à travers le lieu via le cordon sai sin.
Un cercle sacro saint est ainsi formé, tous ceux qui se trouvent dans le cercle seront benis et protégés du mal.
Dans la cérémonie de pré-ordination, un bout de cordon blanc est attaché aux poignets du candidat a l'ordination par les participants pour le protégé des mauvais esprits, on croit que le candidat est vulnérable aux dangers et aux obstacles avant d'être ordonné
Coté symbolique
Le sai sin représente également d'autres gestes, dans le nord et nord-est, les villageois attachent un bout de cordon sai sin aux poignets des visiteurs comme geste de bienvenue et pour leur souhaiter un bon séjour et une bonne santé.
Le sai sin est aussi un élément essentiel de la cérémonie appelée BAI SI KHWAN ou THAM KHWAN, cette cérémonie est organisée pour une personne qui est malade, qui a été absente pendant longtemps ou qui a vécue une terrible expérience dans le but de renforcer ou de restaurer son moral, dans cette cérémonie, les participants attachent un bout de cordon sai sin a la personne éprouvée pour la soulager et lui souhaiter d'aller mieux.
Le sai sin est également utilisé dans la cérémonie de mariage traditionnelle dans les régions nord et nord-est, au lieu de verser de l'eau benite sur les jeunes mariés, les invités a la réception de mariage attachent un bout de cordon blanc aux poignets des jeunes mariés pour leur souhaiter bonheur et prospérité.
Extraits tiré du livre de Monsieur Pornpimol Senawong
" les liens qui unissent les Thaïs "
Notes personnelles :
dans le nord-est le fil blanc attaché aux poignets doit être gardé si possible au moins trois jours,
il ne doit pas être rompu avec un objet tranchant mais avec les mains et le sai sin rompu ne doit pas être jeter, il peut être déposé n'importe ou dans la maison ou dans un arbre.
L Issan avait été concédé par la France à la Thaïlande il y a quelques 100 ans,
Salut,
Je ne suis absolument pas un expert de la question mais, effectivement, j'ai le souvenir d'avoir déjà aperçu des cartes du royaume du Lane Xang (le "Laos pré-colonial") qui montraient que celui-ci englobait tout ou partie importante de l'Issan, avant que le Siam ne l'occupe.
J'ai essayé aujourd'hui d'en retrouver des traces, mais sans succès.
A suivre...
A +
321
200 jours à pied,
seul, sans guide,
aux confins du Laos : CLIC
Je reste sur ma faim culturelle sur la cession par la France de Issan à la Thaïlande
Voilà :
http://www.usq.edu.au/users/sonjb/sllt/4/Draper04.html
Isan formed part of the kingdoms of Vientiane and Champasak until all territory west of the Mekhong was finally ceded to Siam in Franco-Siamese treaties in 1893 and 1907 (Rogers, 1996; Tarling, 1999b).
et :
Isan may be open to accusations of "Regionalism"
Isan is, after the deep South, arguably the region least integrated into Thailand. In addition, it was integrated comparatively recently, being annexed from Lao in 1907, although anti-government insurgency flared in remote regions of Isan until the 1980's (Rogers, 1996). The historian and writer Artha Nantachukra of Mahasarakam University directly linked central government policies with the abolition of Isan as an administrative language. Such moves were aimed at "weakening the cultures of people... to make control from Bangkok possible", and Nantachukra connects this linguistic manipulation to underlying resentment still felt in Isan (quoted in Tha Hla, 1995, cited in Rogers, 1996).
Moves to maintain or revitalize Isan speech as a language may consequently be seen as destabilizing, or even secessionist; at the least; it could be accused of polarizing the local political situation.
Salutations.
Quand l'eau baisse les fourmis mangent les poissons; quand l'eau monte les poissons mangent les fourmis.
Il n'y a que le changement qui ne change pas.
Cela me permet en passant de relever le fait que le plateau de Khorat, ou de l’ Isaan, se trouve en fait dans le domaine « Indochine », c.à.d. en continuité directe avec le Laos, le Cambodge et le Vietnam. L’ Isaan fait partie du bassin du Mékhong, et non de celui de la Chao Phraya qui traverse les pleines centrales de la « vraie » Thailande. Ce qui fait que d’ un point de vue géologique l’ Isaan devrait logiquement être rattaché au Laos. L’ Isaan avait été concédé par la France à la Thailande il y a quelques 100 ans, mais la frontière naturelle n’ était peut-être pas le Mékhong !
Ce genre de "papautages" (sic), m'inspire les questions suivantes :
-Depuis quand la géologie détermine-t-elle de la délimitation des Etats ?
Déjà, la géographie (la surface) ne détermine que très vaguement cette délimitation, alors la géologie (le sous-sol) ?
Cette remarque me paraît aberrante alors qu'elle se veut pédante.
Dans le genre "comique", je pourrais -en paraphrasant- glisser que puisque la géologie des baies de Phanga et d'Halong sont similaires, la célèbre baie d'Halong devrait faire partie de la Thaïlande !
-Lorsque la France a "débarqué" en Asie du Sud-Est, "l'Isaan", le Cambodge actuel, le Laos, une partie du Tonkin (Nord-Vietnam), ainsi que les territoires Shan et le Nord de la Malaisie actuelle faisaient partie intégrante du Siam.
La France n'a donc pas "cédé" l'Isaan à la Thaïlande, elle ne l'a pas "bouffé" !
La carte suivante montre les "PERTES" territoriales du Siam au 19e siècle, il n'y a eu aucun "gain" !
Un traité (secret) entre la France et le Royaume-Uni prévoyait le démantèlement du Siam, l'Est du Chao-Phraya pour la France et l'Ouest pour le Royaume-Uni, mais ce traité n'a jamais même été appliqué et -si celà a une importance quelconque pour "l'auteur"- le Siam n'a jamais "signé" (même pas sous la contrainte !).
Appeler ceci une "concession" dénote une vision "extrêmiste" du colonialisme qui était peu courante à l'époque et que plus personne n'ose formuler de nos jours !
-Les "frontières naturelles" dans cette région s'appuient soit sur le Mékhong soit sur le Chao Phraya, ce sont des éléments objectifs de la géographie (pas de la géologie !).
On choisit de s'appuyer sur telle ou telle "frontière naturelle" pour délimiter des territoires, on ne décide pas où se trouve cette "frontière naturelle" !
-Les noms "Champasak" et "Lan Xang" font référence à des provinces de l'Empire Khmer qui, lorsque les franco-anglais ont "débarqué", était disparu depuis ~150ans !
Le Laos actuel était une province du Siam, celui-ci étant un état "pluri-national" à l'époque. (Rappel : le concept d'Etat-Nation date à peu près de la Révolution française, il est d'origine européenne).
Il est très compréhensible que beaucoup "d'erreurs" historiques aient pour cible le Siam/Thaïlande, personnellement j'y vois le ressentiment du prédateur qui n'a pu dévorer sa proie ...
Et j'en profiterais pour saluer Rama V (Chulalongkorn) qui fût à cette époque le Grand Roi grâce à qui le peuple du Siam n'a pas sombré dans le colonialisme avec la perte d'identité que çà implique, mais a su garder sa vraie culture !
Et ceci explique pourquoi son portrait se retrouve sur les murs de tant de maisons, simples ou riches ...
Si vous avez compris tout ce que je viens de vous dire, c'est que j'ai dû faire une erreur quelque part. - Alan Greenspan
Science sans conscience n'est que ruine de l'âme - Rabelais
Il est très compréhensible que beaucoup "d'erreurs" historiques aient pour cible le Siam/Thaïlande, personnellement j'y vois le ressentiment du prédateur qui n'a pu dévorer sa proie ...
merci pour ces precisions pour nos lecteurs et pas uniquement pour ceux qui vivent ou pas en Issan,
"Perle d' inculture"? Je parlerais, moi, de manque de logique total de ta part. J' ai bien precise "d' un point de vue geologique, et je n' implique pas que c' est une raison pour delimiter les etats. Il faut lire ce qui est ecrit, et ne pas interpoler!
Merci pour tous les details et references historiques, cela fournit beaucoup de materiel a la discussion.
merci pour ces precisions pour nos lecteurs et pas uniquement pour ceux qui vivent ou pas en Issan,
Mais non Robert, tu comprends qu'on aimerai bien savoir et comprendre dans quel pays on vit, et surtout que des touristes nous informent par liens et interpretations personnelles sur l'historique, la culture et les coutumes de notre belle region I-ssan avec ses 19 provinces dans lesquelles on vit et travaille depuis de nombreuses annees ...du grand art.😮
D'ailleurs il est temps que j'en informe ma femme qui est "guide" native de l'I-ssan et qui travaille actuellement sur de recentes decouvertes et recherches archeologiques, car avec son cerveau lavee, elle a beaucoup de choses a apprendre de sa terre natale sur ses vraies racines et vraies origines familiales .
😏
Sur l'arbre qui donne des pommes il n'y a pas de citrons...
D'ailleurs il est temps que j'en informe ma femme qui est "guide" native de l'I-ssan et qui travaille actuellement sur de recentes decouvertes et recherches archeologiques, car avec son cerveau lavé, elle a beaucoup de choses a apprendre de sa terre natale sur ses vraies racines et vraies origines familiales .
Les thaïlandais sont très propres, il fallait sans doute y voir un compliment 😛
Si vous avez compris tout ce que je viens de vous dire, c'est que j'ai dû faire une erreur quelque part. - Alan Greenspan
Science sans conscience n'est que ruine de l'âme - Rabelais
En tout cas un grand merci quand meme a Georges, pour son sympathique temoignage sur l'I-ssan, car il semble avoir bien aime meme si ce n'etait qu'un passage eclair .
Il est important de Parler de ses provinces pauvres du Nord Est ou il fait si bon vivre, meme si notre Monument regional notre Ami Obeo nous a laisse provisoirement pour aller profiter de la mer sur une ile exeptionnelle qu'est Koh Samui..
L'I-ssan c'est un peu L'ame de la Thailande telle quelle est aujourd'hui, et cela grace a ses habitants dont beaucoup se sont expatries partout dans le Royaume pour y trouver du travail et mieux s'occuper de leur famille ..tous les touristes du pays sont en contact direct avec eux dans tous les domaines et partout, les autres restant un peu plus en coulisse.
L'I-ssan change, elle se modernise et c'est tant mieux, les grands axes routiers sont neufs et de qualite, mais elle ne perd rien de ses traditions bien au contraire, elle garde beaucoup plus qu'ailleurs ses coutumes, avec ses religions et animisme fort tel que ca l'a toujoutrs ete, , L'I-ssan n'est pas denaturee on y retrouve encore plus maintenant son art de vivre ancestral surtout dans les campagnes.
Ce n'est pas une Thailande touristique, il y a tres peu d'infrastructures etant adaptees sinon tres limitees dans quelques grandes villes, mais les touristes sont toujours les bienvenus et acceuillis comme nulle part ailleurs dans le Royaume .. C'est la Thailande des Thailandais..sans mises en scenes!!!!🙂
Le seul point difficile c'est qu'il faut beaucoup de temps pour la decouvrir..
Le Blog de Robert dont il a cite le lien vous en donne un apercu....
😉
Sur l'arbre qui donne des pommes il n'y a pas de citrons...
"traditions, coutumes, animisme, pas dénaturé, art de vivre ancestral, accueil ..."
OK, OK, n'en jetez plus !
Ce que j'espère (pour les habitants), c'est que "pas dénaturé" ne signifie jamais "attardé" (backwards), que les coutumes soient toutes acceptées (et acceptables).
Pour l'accueil, je ne suis pas allé "partout", ma tendance est de douter des superlatifs ...
La Thaïlande est diverse, il y a quelque chose de bien dans chacune de ses régions, le "chauvinisme régional" trop poussé me gêne toujours un peu (et pas qu'en Thaïlande d'ailleurs).
Peut-être suis-je trop "raisonnable", et pour le "tourisme" Obeo connaît ma position !
NB:J'ai du bol, je reçois la visite de monuments de temps en temps (même si le monument est en exil), heureusement qu'il n'est pas encore trop délabré !
😛🙂
Si vous avez compris tout ce que je viens de vous dire, c'est que j'ai dû faire une erreur quelque part. - Alan Greenspan
Science sans conscience n'est que ruine de l'âme - Rabelais
Pour l'accueil, je ne suis pas allé "partout", ma tendance est de douter des superlatifs ...
NB:J'ai du bol, je reçois la visite de monuments de temps en temps (même si le monument est en exil), heureusement qu'il n'est pas encore trop délabré !
😛🙂
Les superlatifs sont jamais trop fort face a ceux qui essayent de nous faire douter de tout..😐
Quand aux monuments, en particulier celui dont on parle il est loin d'etre delabre, bien au contraire... Pour preuve son amour de l'I-ssan ne l'empeche pas de retrouver sa pleine jeunesse au bord des plages😛..Pa de probleme car quand on quitte l'I-ssan, elle par contre ne vous quitte plus.
D'ailleurs, perso j'envisage tres serieusement de la quitter aussi ( l'I-ssan )quelques temps pour partir m'installer a Ayutthaya ..Oui comme tu le dit si bien la Thailande est diverse, suffit d'apprecier a sa juste valeur ses differentes regions, 76 provinces qui font toutes parties integrantes du Royaume et de son histoire. ..
Partout on apprecie l'ambiance dans la difference et c'est pas comme dans certain forum ou y'a des "salsifis rampan en yamaha" qui viennent nous les casser...pas tres faireplait tout ca !😮😏😏
😉
Sur l'arbre qui donne des pommes il n'y a pas de citrons...
Quand aux monuments, en particulier celui dont on parle il est loin d'etre delabre, bien au contraire... Pour preuve son amour de l'I-ssan ne l'empeche pas de retrouver sa pleine jeunesse au bord des plages..Pa de probleme car quand on quitte l'I-ssan, elle par contre ne vous quitte plus.
je me sens tout Malraux
Partout on apprecie l'ambiance dans la difference et c'est pas comme dans certain forum ou y'a des "salsifis rampan en yamaha" qui viennent nous les casser...pas tres faireplait tout ca !
la messe est dite
partir m'installer a Ayutthaya .
comme c est bizare, j ai eu la même idée, belle ville et certainement encore plus belle couleur Ricard
Merci pour tous les details et references historiques, cela fournit beaucoup de materiel a la discussion.
tu vois Issan toujours passionnant et passionné, on en sort jamais indemne preuve de sa richesse humaine et culturelle.
dommage que tu ais eu une faute de gout au sujet du lavage de cerveau,
ce qui les confortent certainement dans leur vision des farangs
extrait:
.....Nous ne nous inclinons pas devant les statues du Bouddha et les autels de l'Erawan, nous ne respectons pas les Pii (esprits) et montrons les choses du doigt comme si elles n'avaient pas d'âme. Nous sommes a tous points de vue des sauvages, et si les Thaïs nous appellent malgré tout "khon" (êtres humains) et non "thoua" (animaux) c'est qu'ils sont d'une extrême politesse. Mais qu'on ne s'y trompe pas quand on passe dans les villages, les mères rassurent les enfants effrayés: "farang mai kat" (il ne mord pas)
AUTEUR: Guido Franco dans "Les Larmes de Bouddha "
Editions Autrement, série monde numero 43, février 1990
NB:J'ai du bol, je reçois la visite de monuments de temps en temps (même si le monument est en exil), heureusement qu'il n'est pas encore trop délabré !
tu verras,
aprés plusieurs visites celà va se transformer en:
j ai pas de bol (sourire)
PS:En ce moment foun mak mak en la casa, carrelage oblige !
Si vous avez compris tout ce que je viens de vous dire, c'est que j'ai dû faire une erreur quelque part. - Alan Greenspan
Science sans conscience n'est que ruine de l'âme - Rabelais
merci pour ces precisions pour nos lecteurs et pas uniquement pour ceux qui vivent ou pas en Issan,
Mais non Robert, tu comprends qu'on aimerai bien savoir et comprendre dans quel pays on vit, et surtout que des touristes nous informent par liens et interpretations personnelles sur l'historique, la culture et les coutumes de notre belle region I-ssan avec ses 19 provinces dans lesquelles on vit et travaille depuis de nombreuses annees ...du grand art.😮
D'ailleurs il est temps que j'en informe ma femme qui est "guide" native de l'I-ssan et qui travaille actuellement sur de recentes decouvertes et recherches archeologiques, car avec son cerveau lavee, elle a beaucoup de choses a apprendre de sa terre natale sur ses vraies racines et vraies origines familiales .
Je ne suis absolument pas un expert de la question mais, effectivement, j'ai le souvenir d'avoir déjà aperçu des cartes du royaume du Lane Xang (le "Laos pré-colonial") qui montraient que celui-ci englobait tout ou partie importante de l'Issan, avant que le Siam ne l'occupe.
J'ai essayé aujourd'hui d'en retrouver des traces, mais sans succès.
A suivre...
Ce sujet de dispute du 27 juin 1947 est aussi intéressant, ce document parle notamment du traité franco-siamois au sujet du Nord Est de la Thaïlande actuelle.
http://untreaty.un.org/...l_XXVIII/433-450.pdf
A l’appui de cette revendication, l’agent siamois a fait valoir que la presque totalité de la population de ce territoire appartient au même groupe ethnique (Lao) que celui du nord-est du Siam et que la frontière sépare des habitants de même origine, langage et culture.
Et pour Mengwan :
http://countrystudies.us/laos/8.htm
The French government dispatched two warships to the Gulf of Siam, and, in what became known as the Paknam incident, forced the passage of a fort at the mouth of the Menam River on July 12 and anchored in the river with their guns trained on the royal palace. On July 20, the French gave an ultimatum to the Siamese government to recognize the rights of Annam to the left bank territories and to meet a list of other demands within forty-eight hours. The Siamese replied on July 22, accepting the first demand in central and southern Laos but rejecting the rest. The French declared a blockade of Bangkok, whereupon the Siamese accepted the rest of the French demands. By terms of the treaty concluded on October 3, 1893, between the Government of the French Republic and the Government of His Majesty the King of Siam, Siam renounced all claims to territories on the left bank and to islands in the river. La conclusion est que la France a bien cédé le territoire Isan au Siam puisque le royaume LanXan (ex Laos) englobait le Nord-Est de la Thaïlande actuelle jusqu'au nord de Khorat. Le Siam a donc du reculé sa frontière à la limite du fleuve et a renoncé à sa souveraineté de la rive gauche du Mekong en conservant la rive droite => l'actuel Isan. Les habitants de l'Isan (hors brassage ethnique après ces divisions historiques) ont comme le dit l'émissaire siamois en 1947, une même culture, une même langue, une même origine.
sujet intéressant (hors polémique stérile)
A plus.
Quand l'eau baisse les fourmis mangent les poissons; quand l'eau monte les poissons mangent les fourmis.
Il n'y a que le changement qui ne change pas.
dans le nord et nord-est, les villageois attachent un bout de cordon sai sin aux poignets des visiteurs comme geste de bienvenue et pour leur souhaiter un bon séjour et une bonne santé.--
Merci, tres bien cette description du sai sin 🙂
Salut a toi aussi, j' ai lu avec beaucoup d' interet une partie des recits de tes peregrinations au Laos 😎
Une question, puisque je t' ai en ligne. Il me semble que tu mentionnais l' expression "bo pen syang", ou "bo pen sang", utilisee par certaines "hill tribes", et meme plus d' une fois si je me rappelle bien. Peux-tu confirmer? Ca m' intrigue a cause des mutations des consonnes.
Déjà, la géographie (la surface) ne détermine que très vaguement cette délimitation, alors la géologie (le sous-sol) ?--
La geologie commence a la surface. La geographie resulte de la geologie.
Les noms "Champasak" et "Lan Xang" font référence à des provinces de l'Empire Khmer--
Tu as peut-etre raison, mais "Lan Xang" ne fait certainement pas khmer, comme terme. Ca veut dire Mille Elephants en thai (ou en lao).
Si on regarde "Kingdom of Ayutthaya" on trouve la "définition" suivante :
The kingdom of Ayutthaya, RTGS: Anachak Ayutthaya) was a Thai kingdom that existed from 1351 to 1767
De 1351 à 1767, donc la carte n'est pas "de la bonne époque" !!!!
De plus, au sujet de Lan Xang on trouve ceci :
Oun Heuan ascended to the throne as King Samsenethai (which means 300, 000 Thai) in 1393 when his father died, ending Mongol overlordship of the middle Mekong Valley. Thai history records Samsenthai and all following rulers of Lan Xang as vassals paying tribute to Ayutthaya
J'ai déjà expliqué celà en parlant du Siam comme étant un "état pluri-national", ce "sous-royaume" existait bel et bien mais en tant que vassal d'Ayutthaya, et ceci depuis 1393 !!!!
La relation de vassalité et donc de subordinatination était la même avec le "Cambodge", il existait bel et bien des souverains au Cambodge (incorporé au Siam) au 19e siècle, mais ces souverains étaient des vassaux et étaient même nommés par Bangkok !
Ces royaumes n'étaient donc pas des états indépendants mais des parties du Siam (idem pour Lanna, d'ailleurs)
NB1:Le royaume d'Ayutthaya lui-même a même souvent eu plusieurs souverains simultanés, figurez-vous, étonnant, non ?
En fait, typiquement asiatique !
NB2:"L'émissaire siamois en 1947" cette expression est erronée, en 1947 le pays s'appelait déjà Thaïlande, on doit donc dire "l'émissaire thaïlandais" !
Si vous avez compris tout ce que je viens de vous dire, c'est que j'ai dû faire une erreur quelque part. - Alan Greenspan
Science sans conscience n'est que ruine de l'âme - Rabelais
Tous mes posts etant maintenant systematiquement supprimes, ce qui signifie une purge ciblee pour des raisons evidentes ..je n'ai donc pas le choix sinon de me retirer de cette interressante discussion foireuse et parfois desinformative de certaines personnes ignorantes, champions de google et de rien d'autre, ce qui laisse place a tous propos inconsiderres de leur part sachant deja tout sur tout en quelques heures sans avoir besoin d'apprendre ..Amusez vous bien, quand meme car l'I-ssan est un sujet passionant
NTT😐😉
Sur l'arbre qui donne des pommes il n'y a pas de citrons...
La geologie commence a la surface. La geographie resulte de la geologie.
Le "point" rend cette proposition FAUSSE, la géographie résulte de la géologie ET de beaucoup d'autres éléments (la végétation, le climat, la pluviosité, les cours d'eau etc ...).
Tu as peut-etre raison, mais "Lan Xang" ne fait certainement pas khmer, comme terme. Ca veut dire Mille Elephants en thai (ou en lao).
Comme je l'ai écrit plus haut, "Lan Xang", stricto sensu désigne un sous-royaume du Siam depuis 1393.
Avant cette date, un royaume vassal de l'Empire Khmer existait dans cette région, de la même façon que le royaume de Sukkhotaï a commencé en tant que vassal du même Empire Khmer, puis a fait "sécession" sous Ramkamheng.
Et l'Empire Khmer était aussi pluri-national, la langue vernaculaire étant différente selon la région de cet Empire.
Je vois que vous pensez toujours selon des schémas "modernes" et européens à partir de faits anciens de l'Histoire asiatique ...
Si vous avez compris tout ce que je viens de vous dire, c'est que j'ai dû faire une erreur quelque part. - Alan Greenspan
Science sans conscience n'est que ruine de l'âme - Rabelais
Si on regarde "Kingdom of Ayutthaya" on trouve la "définition" suivante :
The kingdom of Ayutthaya, RTGS: Anachak Ayutthaya) was a Thai kingdom that existed from 1351 to 1767
Intéressant, merci pour ce commentaire. La carte qui s'est effacée sur mon post précédent mais dont voici le lien que j'apporte à nouveau mentionne la période allant du 16 ème siècle au 19ème siècle. http://www.muanglao.1colony.com/images/mapstuart2.gif Concernant la vassalité du Lan Xang, tu prends ta source de l'histoire thaï (thaï history records), est-elle vraiment partial ??? n'est ce pas un peu comme l'histoire modifiée de quelques pays nationalistes soucieux de modifier leur propre histoire comme le Japon et la IIème guerre ? Et qu'en est il du roi lao Fa Ngum et de ses successeurs ? L'histoire démontre des mariages politiques avec le Siam, pas de féodalité, ce qui fait du Lan Xang une nation à la définition de l'époque. Fa Ngum's successors brought peace & prosperity to Laos by political marriages with Siam and Chiangmai. The long period of calm lasted until 1478, when a Vietnamese invasion captured Luang Prabang, forcing the king to abdicate and flee. The unfortunate king's younger brother, Souvanna Banlang (1479-86), stayed behind to regroup the scattered Lao forces and liberate the country. The Vietnamese were defeated badly enough to follow a policy of good relations with Lan Xang for the next two centuries. http://www.guidetothailand.com/thailand-history/lan-xang.php
Quand l'eau baisse les fourmis mangent les poissons; quand l'eau monte les poissons mangent les fourmis.
Il n'y a que le changement qui ne change pas.
Concernant la vassalité du Lan Xang, tu prends ta source de l'histoire thaï (thaï history records), est-elle vraiment partial ???
Si le "Lan Xang" était un état indépendant au moment de l'arrivée des français dans la région, pourquoi faire signer (sous la contrainte) au Siam un traité pour qu'il abandonne cette partie du territoire ?
Je veux bien que l'on réécrive l'Histoire, mais il faudrait au moins que "çà se tienne" 😉
Et puis les accusations gratuites de "nationalisme", çà le fait pas non plus, le "mauvais" Siam était-il plus nationaliste à l'époque que la "bonne" France ?
De plus, le "nationalisme" est encore une notion européenne ("nation") qui était étrangère à la région à cette époque !
Si vous avez compris tout ce que je viens de vous dire, c'est que j'ai dû faire une erreur quelque part. - Alan Greenspan
Science sans conscience n'est que ruine de l'âme - Rabelais
Concernant la vassalité du Lan Xang, tu prends ta source de l'histoire thaï (thaï history records), est-elle vraiment partial ???
Si le "Lan Xang" était un état indépendant au moment de l'arrivée des français dans la région, pourquoi faire signer (sous la contrainte) au Siam un traité pour qu'il abandonne cette partie du territoire ? Car le Lan Xang était envahi régulièrement par les pirates chinois venus du Nord sans compter les états voisins notamment le SIAM, le Lan Xang a donc demandé le protectorat français.
Je veux bien que l'on réécrive l'Histoire, mais il faudrait au moins que "çà se tienne" 😉 Ca tient, je te rassure, je ne l'invente pas, c'est écrit dans l'histoire, il suffit de la consulter.
Et puis les accusations gratuites de "nationalisme", çà le fait pas non plus, le "mauvais" Siam était-il plus nationaliste à l'époque que la "bonne" France ? Dire que le Siam était (ou est) nationaliste ne sous entend pas que la France était bonne et que le Siam était mauvais, il y a l'histoire et les fiertés nationales, bonnes ou mauvaises, c'est comme ça !
De plus, le "nationalisme" est encore une notion européenne ("nation") qui était étrangère à la région à cette époque ! quel autre synonyme te conviendrait il pour comprendre ? Quel terme exact entre européens à notre époque contemporaine faudrait il utiliser pour que tu puisses comprendre ? D'autre part, j'attends les sources pour affirmer tes informations postées, je serai ravi de comprendre l'histoire de cette région. A+ N.B. lao historiquement reconnu date du XIVe siècle. Son roi s'appelle Fa Ngum, il descend d'un ancêtre plus ou moins légendaire, Khoun Bourom. Le royaume, qui s'étend sur un territoire plus grand que le Laos actuel porte le nom de Lan Xang, ce qui veut dire "royaume du million d'éléphants". Dans les siècles qui suivirent les souverains du Lan Xang furent souvent en guerre contre les Birmans et les Vietnamiens dont ils durent parfois accepter la suzeraineté.
Fā Ngum s'efforce de placer tous les laos sous son autorité. Il conquiert la plus grande partie du plateau de Khōrāt ainsi que des territoires qui sont maintenant situés au nord-ouest du Vietnam.
En 1373, Fā Ngum est renversé à la suite d'une intrigue de cour et remplacé par son fils Unheuan connu sous le nom de Sāmsaentai (Chef des 300 000 Thais)
Au début du XVIIIe siècle, le royaume fut morcelé en trois royaumes : Luang Prabang, au Nord, Vientiane, la capitale actuelle et Champassak, au Sud, tout près du Cambodge, autour de ce qui est maintenant la région de Paksé. En 1768, les royaumes de Vientiane et de Champassak tombèrent sous domination siamoise. Dix ans plus tard, les Siamois saccageaient Vientiane et emportaient le Ph'ra Keo, le Bouddha d'Émeraude que l'on peut encore admirer dans le plus célèbre temple de Bangkok.
Morcelé, pillé, le Pays Lao était entré dans une décadence qui se poursuivra tout au long du XIXe siècle. Les premiers récits de voyageurs occidentaux datent du XVIIe siècle. C'était alors l'âge d'or du royaume lao, sous le règne du "roi-soleil" lao Sourignavongsa. Le marchand hollandais Van Wuystoff fut ébloui par la magnificence de Vientiane. Dans son journal, pour souligner l'importance du bouddhisme et en même temps son aspect pacifique, il évoque ces moines "plus nombreux que les soldats de l'empereur d'Allemagne". À cette époque, Vientiane attirait les moines du Cambodge et du Siam qui venaient y faire leurs études.
C'est vraisemblablement cet ancrage affirmé dans l'histoire qui a permis aux Lao de conserver un sentiment d'unité puissant, au travers du morcellement politique du XIXe siècle, de la colonisation et des guerres post-coloniales du XXe siècle. De Luang Prabang à Paksé (la ville principale de l'ancien royaume de Champassak), on parle la même langue, proche du thaï, on utilise la même écriture, d'origine sanskrite, également proche de l'écriture thaï, mais qui s'en distingue.
Au XIXe siècle, c'est à Luang Prabang, mieux protégée par les montagnes, que les descendants de la dynastie des Khoun Bourom continueront à maintenir la monarchie lao. Beaucoup plus faible que ses voisins, les royaume lao dut alors user de toutes les finesses de la diplomatie pour ne pas disparaître purement et simplement. Mais à la fin du XIXe siècle, l'histoire de ce pays cessa de se dérouler dans un contexte purement régional. Les puissances européennes se partageaient le monde, et au Sud-Est asiatique, notamment, les Français et les Britanniques se livraient à une intense compétition. Chassés d'Inde par les Britanniques au XVIIIe siècle, les Français reprirent pied au Viêt Nam en 1858 sous prétexte de protéger les catholiques.
Quand l'eau baisse les fourmis mangent les poissons; quand l'eau monte les poissons mangent les fourmis.
Il n'y a que le changement qui ne change pas.
les sources Wikipedia proviennent d une communauté d auteurs qui croient a ce qu ils ecrivent, souvent la synthese edulcorée d autres sources,
l histoire de l oeuf qui a vu la poule, ect, ect
ou sinon, taper "fa ngoum" dans google, là aussi, ça foisonne d'infos, ce ne sont pas les sources qui manquent !
Sinon je recommande aussi un très bon livre "Le Laos, stratégies d'un Etat-Tampon" aux éditions Christian Taillard, collection territoires, pages 20 et suivantes...l'histoire du pays est très bien documentée.
allez, bonne soirée, si je peux aider, c'est bien volontiers.
Quand l'eau baisse les fourmis mangent les poissons; quand l'eau monte les poissons mangent les fourmis.
Il n'y a que le changement qui ne change pas.
Le "point" rend cette proposition FAUSSE, la géographie résulte de la géologie ET de beaucoup d'autres éléments (la végétation, le climat, la pluviosité, les cours d'eau etc ...).--
Premierement, "resulter" n' exclue pas d' autres causes. Deuxiemement, certaines autres causes citees, le climat, les cours d' eaux, resultent elles-memes de la geologie. Donc, la geologie est l' une des causes principales.
Je vois que vous pensez toujours selon des schémas "modernes" et européens à partir de faits anciens de l'Histoire asiatique ...--
Je ne vois pas ce qui te conduit a faire cette remarque. Tu n' es pas le seul a savoir que les pays asiatiques sont multi-culturels et multi-ethniques. C' est une chose bien connue. Il est bien connu egalement que la notion d' etat + frontiere bien delimitee n' est pas une notion naturelle a l' Asie (sauf grande exception: la Chine, et exception consequente: le Vietnam, justement a cause de la Chine), mais une notion importee par l' occident.
Je vais d' ailleurs ratrapper un lapsus que personne n' a releve: Lan (qu' on devrait plutot ecrire Laan, puisque le a est long) veut dire 1 million, pas mille.
"le Lan Xang a donc demandé le protectorat français."
Ben voyons, çà tombait bien, les cannonières étaient justement de passage !
Je vois en effet qu'il est inutile d'insister !
Face au révisionnisme historique, au négationnisme, seul un silence réprobateur est de mise ...
Dommage, tout de même 😠
Si vous avez compris tout ce que je viens de vous dire, c'est que j'ai dû faire une erreur quelque part. - Alan Greenspan
Science sans conscience n'est que ruine de l'âme - Rabelais
"le Lan Xang a donc demandé le protectorat français."
Ben voyons, çà tombait bien, les cannonières étaient justement de passage !
Je vois en effet qu'il est inutile d'insister !
Face au révisionnisme historique, au négationnisme, seul un silence réprobateur est de mise ...--
Ce n' est pas a moi que tu devrais t' adresser, la citation n' etant pas de moi.
Les manipulations des puissances coloniales d' antan n' etaient pas toutes du genre que l' on approuverait aujourd' hui, bien d' accord. Mais il me semble qu' on ne fait la que citer un fait historique. Ce qui s' est passe s' est passe, qu' on puisse le regretter ou non.
Comme je pouvais m’ y attendre, j’ ai donc subi les foudres du gang des « Je suis résident en Thailande, donc par définition je connais tout sur la Thailande et les autres ne peuvent rien savoir ». Plusieurs lecteurs ont déjà fait l’ expérience malheureuse de l’ attitude arrogante de certains qui pensent avoir la science infuse, tout en admettant eux-mêmes d’ ailleurs que la Thailande est un pays très compliqué dont il est très difficile de voir et de comprendre toutes les facettes. Un peu d’ humilité et de tolérance me semblent être requis ! Ca me rappelle une discussion sur les pratiques bouddhistes en Thailande, il y a un an ou deux de ca, qui s’ était également vite envenimée de par l’ intervention de personnes qui prétendaient tout savoir par le simple fait de vivre en Thailande. J’ ai survécu ces furies, non sans un certain mal, je le reconnais, mais heureusement, j’ ai la peau dure et l’ hémoglobine versée sur VF reste virtuelle !
Donc, après avoir essuyé quelques tempêtes, j’ espère entrer dans des eaux plus calmes et je me prépare à resserrer les voiles, à remonter des vents plus cléments et à continuer mon cap. Voici donc la suite de mon récit.
Note: la belle maison dont je fournis la photo n' est pas celle de Y, ni de F. C' est seulement une belle maison dans le village.....
Baan Phai
Premier Jour
S nous emmène jusqu’ à X, où nous prenons le bus pour Baan Phai. Arrivés à Baan Phai, petite localité bien tranquille, nous allons acheter un matelas pour la maison dont Y a hérité récemment et où il n’ y a pas encore beaucoup de mobilier. Pas envie de coucher à même le sol! Le “service de livraison” du magasin nous emmène jusqu’ au « muu baan » de Y, dont je ne connais toujours pas le nom officiel (il n’ y a pas de plaque à l’ entrée du village), à quelques 20 minutes de Baan Phai. Je lui avais demandé un jour le nom du village et elle avait hésité un peu, avant de me dire en pouffant de rire qu’ on l’ appelle « Là où il y a beaucoup de grenouilles » ! Le village est un peu plus grand que celui de S, il a peut-être dans les 1000 habitants. Nous nous arrêtons d’ abord à la maison de F, la soeur aînée de Y (elle l’ appelle « Yai », il me semble, quand elle l’ interpelle directement, c.à.d. « grande »), mais il n’ y a personne. Ils sont “aux champs”. Nous allons donc déposer nos affaires et le matelas flambant neuf à la maison de Y, une ruelle plus loin.
La maison n’ est pas grande mais suffisante. C’ était la maison de ses parents, décédés. Le rez-de chaussée a été rénové et est bien propre. Le carrelage donne une sensation de fraîcheur, et il y a une batterie d’ une demi-douzaine de ventilateurs aux murs, prêts à intervenir s’ il commence à faire trop chaud. L’ étage est accessible par un escalier à l’ extérieur, un peu casse-gueule et qu’ il faudrait penser à réparer. Curieusement, Y ne semble pas attacher beaucoup de valeur à l’ étage qui en fait n’ est pas si mal queça du tout. C’ est la partie plus “authentique” de la maison, toute en bois, propre et assez spacieuse. Il y a une rangée d’ armoires au milieu, comme celles que j’ ai vues chez S. La toiture est perchée très haut au-dessus de nos têtes, sans la moindre isolation. Il y aurait aussi du travail à faire pour aménager cette pièce, mais le potentiel est bien là, d’ autant plus que les fenêtres offrent une belle vue sur les rizières environnantes qui commencent à 200 ou 300 mètres de la maison, au plus. À l’ entrée de la maison, la pièce d’ eau, très simple, mais que faut-il de plus, avec le climat agréable de la région, que la possibilité de se verser de grands baquets d’ eau fraîche sur le dos ? Y voudrait construire un « hong kh(r)ua » (cuisine) entre l’ escalier et la pièce d’ eau, ce qui serait bien possible et ne coûterait probablement pas bien cher. Dans la cour, il y a également un enclos à bétail, où Y gardait une douzaine de vaches dont s’ occupait sa sœur, mais les vaches ont été vendues récemment et l’ enclos est vide.
Nos affaires posées, nous allons dans les rizières, immédiatement à l’ arrière de la maison de F. Elle y est avec son « faen » (« compagnon », on ne sait jamais s’ il s’ agit d’ un mari officiel ou d’ un compagnon !), et repique le riz. Il fait une chaleur à crever, les couleurs vives de la campagne semblent avoir dégouliné d’ un ciel en fusion !, et elle est couverte d’un grand chapeau de paille pour se protéger du soleil. Y s’ installe sur un lit de cordes sous un arbre (de nouveau un « tcharpai » à l’ afghane !), pour bavarder avec sa sœur qui continue à travailler à quelques mètres d’ elle. Je vais plus loin pour prendre des photos des gens, tous au travail … et ça bosse, paisiblement, mais ça bosse! Le village me fait penser à une fourmilière de laquelle on rayonne chaque jour dans les alentours.
Je ne me rappelle pas très bien ce que nous avons mangé pour midi. Nous avions été faire un tour au marché local, une toute petite affaire pas très compliquée. Y est visiblement dans son milieu ici, tout le monde la connaît. Quelques filles qui passent nous jettent un petit coup d’ œil rapide, sans réaction trop voyante mais on devine bien leur curiosité. Je paye pour les achats, comme déjà je l’ avais fait hier quand nous étions chez S. Ce n’ est pas un gros fardeau et cela apporte une certaine fierté à Y, qui m’ en fait la remarque (« duu lae kh(r)op kh(r)ua » ! »). « Duu lae », c.à.d. « take care » ou « prendre soin de quelqu’ un » : un concept fondamental, de toute évidence. À maintes reprises, j’ ai entendu Y mentionner qu’ elle prend soin de moi, et que je prends soin d’ elle.
En fin d’ après-midi, nous retournons aux « champs ». F et son compagnon (comment s’ appelle-t-il ? C’ est incroyable comme si souvent les gens ne se présentent pas formellement par ici !) sont toujours en plein travail. La canicule est retombée, il commence à faire un peu meilleur et on peut survivre dans les rizières sans trop de chapeaux ou foulards de toutes sortes. On m’ invite, par plaisanterie, à m’ essayer au repiquage, ce que j’ accepte volontiers. Je descends pieds nus dans le lopin encore inondé. Ce n’ est pas compliqué, on prend l’une des bottes de pieds à repiquer, qu’ on a apportées par bottes de plusieurs douzaines alignées sur une longue perche en bambou posée sur l’ épaule. On en tire 3 ou 4 pousses à chaque fois (« saam sii dong khao ! »). La terre a été labourée au préalable, puis amollie par l’ eau qu’ on a fait circuler d’ une rizière à l’ autre (l’ aménagement des rizières contigües est intéressant, car il y a tout un jeu de petites dénivellations qui facilitent l’ irrigation successive, en jouant sur les murettes de terre qui séparent les lopins et qu’ on peut facilement ébrècher ou reconstruire au fur et à mesure), et aussi par le piétinage des buffles qu’ on y laisse paître entretemps. On creuse un petit trou, on y pique les pousses de riz, et on rabat un peu de terre par dessus. C’ est facile, sauf quand on est dans un coin où il reste encore beaucoup d’ eau. Dans ce cas, les pousses risquent de ne pas rester plantées et de remonter flotter à la surface. On me regarde faire, et on approuve car il semble que je m’ y prends bien. Il s’ agit après tout de la ressource essentielle de ces gens, et je prends soin à bien le faire. Y vient donner un coup de main également. Et cela jusqu’ à la tombée de la nuit. J’ apprécie cette atmosphère de solidarité entre toutes ces gens qui travaillent dans leurs lopins respectifs, à quelques centaines de mètres du village. On sent bien que cette activité essentielle, ainsi que la mise en commun de la gestion de la terre et des eaux, les rapproche et on imagine facilement que cela joue un rôle prépondérant dans l’ organisation sociale.
On m’ explique qu’ il y a en fait 5 jours de travail de repiquage pour cette saison (la saison des pluies, maintenant, est la meilleure saison pour cela). J’ estime que chaque personne doit planter dans les 10 à 20, 000 pousses de riz par saison. Si un tiers de la population de l’ Isaan fait la même chose, on doit bien planter dans les 100 milliards de pousses de riz par saison ! Et il ne s’ agit là que d’ un tiers de la Thailande ! Ce n’ est pas un chiffre précis, bien sûr, mais simplement indicatif de la magnitude de l’ affaire.
Le soir, dans la maison de F, la parenté défile. Les deux autres sœurs de Y, leurs filles, un autre frère de Y, une vieille tante, quelques enfants. On ne mange jamais seul dans ce monde ! C’ est un plaisir de bavarder avec ces gens tellement gentils et relaxes ! Comme dit Y, « tii muu baan ngai-ngai ! », on est relaxe au village ! Comme d’ habitude, l’ un des propos qui éveillent la curiosité de tous touche à nos âges respectifs. On pense toujours que je suis beaucoup plus jeune que je ne le suis réellement (pas seulement en Thailande, d’ ailleurs). Je fais remarquer aux gens que j’ ai les cheveux grisonnants, que le compagnon de F a lui aussi les cheveux gris, et qu’ il a plus de 50 ans, mais curieusement cela ne leur semble pas être un signe évident d’ un âge avancé en ce qui me concerne. Je crois qu’ ils perdent un peu leurs repères quand il s’ agit d’ un farang. Ce qui est aussi étonnant, c’ est qu’ ils trouvent les cheveux gris vilains chez un Thai, mais pas du tout chez un farang.
On raconte mon repiquage du riz, ce qui épate la galerie : j’ ai fait « tham naa » ! Ça, plus le fait que je mange du « khao niao » et que j’ exprime, quand on me le demande, mon appréciation du « somtam », ça me rend très populaire! On en vient à ce qui intéresserait vraiment ces gens, et le sujet était déjà entamé avec S, c’ est-à-dire la possibilité que je les aide à trouver du travail à l’ étranger. Je leur explique que c’ est très difficile sans un minimum de qualification professionnelle et sans parler un minimum d’ anglais.
Deuxième Jour
Le matin, nous allons faire « thambuun » au temple, c.à.d. faire l’ offrande aux moines. Le temple est une grande maison en bois sur pilotis, juste à la sortie du village. Dans la grande salle, quelques rangées de nattes posées sur le plancher, au devant des quelques autels et statues de Bouddha et de trois moines. L’ un d’ eux doit tout juste avoir 20 ans passés. Il y a une douzaine de gens, surtout des femmes. Tous ont apporté quelque nourriture à offrir aux moines, et un « khong » de « khao niao ». Atmosphère décontractée, comme d’ habitude. Le fait d’ être au temple n’ empêche pas d’ être de bonne humeur et de papauter un peu à droite et à gauche. On devine à peine un léger sourire sur les visages impassibles des moines. On sent l’ essence du bouddhisme, cette belle relation entre les gens du commun et les moines. Tous ensemble, ils forment une « sangha », bien sûr.
Nous allons faire l’ offrande aux moines. Nous faisons le nombre réglementaire de salutations (« saam kh(r)ang, saam kh(r)ang” !). Agenouillés, nous nous inclinons devant les moines, posons les mains devant nous et touchons le sol du front. Nous retournons nous asseoir avec le reste de l’ assemblée. Les gens chantent une prière avec les moines, douce et assez courte, puis tout le monde se lève et quitte les lieux. Rien de très compliqué ! Et tous emportent avec eux leur « khao niao ». Intéressant ! Est-ce qu’ il a été en quelque sorte béni et consacré par le fait d’ avoir été « présenté » au temple ?
Nous avons quelque mal à quitter le village, car il n’ y a pas de bus de passage. F nous quitte assez tôt, en disant « pai tham naa ! ». Elle va à la rizière, bien sûr ! Les deux autres sœurs de Y nous tiennent compagnie un peu plus longtemps, accroupies au bord de la route, puis elles aussi vont vaquer à leurs occupations, sans même dire au-revoir ou quoi que ce soit. Encore cette simplicité extraordinaire…… Nous devons recruter quelqu’ un pour nous conduire en voiture jusqu’ à Baan Phai, où nous prenons le bus pour « Kh(r)ung Theep » (Bangkok).
Comme je pouvais m y attendre j ai donc subi les foudres du gang des « Je suis résident en Thailande, donc par définition je connais tout sur la Thailande et les autres ne peuvent rien savoir ». Plusieurs lecteurs ont déjà fait l expérience malheureuse de l attitude arrogante de certains qui pensent avoir la science infuse, tout en admettant eux-mêmes d ailleurs que la Thailande est un pays très compliqué dont il est très difficile de voir et de comprendre toutes les facettes. Un peu d humilité et de tolérance me semblent être requis !
bonjour Georges,
en ce qui concerne l arrogance je crois que par ces lignes tu rentres dans ce club assez fermé,
personne n as dit qu il avait la science infuse,
simplement un débat somme toute assez instructif,
alors continu tes posts forts bien tournés qui ferons sourire ceux qui on une approche du pays assez poussé, et raviront les adeptes de Kipling, mais ne t etonnes plus de ne pas avoir de questions ou, de commentaires qui ne rentre pas dans ton moule
Nous allons faire l offrande aux moines. Nous faisons le nombre réglementaire de salutations (« saam kh(r)ang, saam kh(r)ang !). Agenouillés, nous nous inclinons devant les moines, posons les mains devant nous et touchons le sol du front.
Le Wai s'exécute avec les palmes des deux mains au niveau de la poitrine, on incline la tête jusqu'à ce que le bout du nez touche le bout du majeur, les coudes sont collés au corps
Pour un moine, on incline la tête jusqu'à ce que le majeur touche le front.
Cependant quand un moine est assis un Wai n'est pas approprié.
On fait un Krap trois fois a la place:
Pour les hommes le Krap est exécuté en étant assis sur les talons avec les genoux pliés, les pieds droits, les mains au niveau de la poitrine et les palmes fermées. Les mains sont levées pour toucher le front et ensuite on s'incline en avant en ouvrant les palmes de façon a ce qu'elles touchent le sol et le front touche le sol entre les deux palmes, les coudes touchent les genoux.
On se remet en position et on répète encore deux fois le Krap
Pour les femmes le Krap diffère légèrement:
Assises sur leurs plantes de pied et les coudes écartés quand il touchent le sol.
Le Krap doit être << bengchang kha pradit = prosternation a cinq points>>
A savoir les genoux, les palmes et le front touchent le sol
Un Krap est également exécuté comme un signe de respect aux statues de Bouddha
résumé tiré du livre de Monsieur Pornpimol Senawong
" les liens qui unissent les Thaïs "
photo jointe
instant de bonheur et de sérénité de Voyageurasi aprés la bénédiction
C'est peut-être dû à un "cerveau mal lavé", limite genre "pue-du-bec" ? 🏴☠️
A Samui, je vois partout les panonceaux "Laundry" pour laver son linge, mais j'ai eu beau chercher je ne suis jamais tombé sur "brain-washer" ...
Voilà une idée de commerce pour falang à créer de toute pièce, je m'en vais même breveter l'idée avant qu'on ne me la pique sans vergogne 😉
Une traduction en thaïlandais serait indispensable pour les panonceaux (avis aux associés potentiels).
En ce qui concerne les tarifs, j'hésite entre un "prix au kilo", mais alors comment peser les cerveaux ? ...
Ou alors un "prix au litre", c'est plus original mais mesurable en plongeant la tête du client dans un seau d'eau ou autre liquide (pourquoi pas alcoolisé d'ailleurs ?).
Si vous avez compris tout ce que je viens de vous dire, c'est que j'ai dû faire une erreur quelque part. - Alan Greenspan
Science sans conscience n'est que ruine de l'âme - Rabelais
C'est peut-être dû à un "cerveau mal lavé", limite genre "pue-du-bec" ? 🏴☠️
A Samui, je vois partout les panonceaux "Laundry" pour laver son linge, mais j'ai eu beau chercher je ne suis jamais tombé sur "brain-washer" ...
Voilà une idée de commerce pour falang à créer de toute pièce, je m'en vais même breveter l'idée avant qu'on ne me la pique sans vergogne 😉
En ce qui concerne les tarifs, j'hésite entre un "prix au kilo", mais alors comment peser les cerveaux ? ...
Ou alors un "prix au litre", c'est plus original mais mesurable en plongeant la tête du client dans un seau d'eau ou autre liquide (pourquoi pas alcoolisé d'ailleurs ?).
Viens en I-ssan, tu vas avoir du boulot, avec ca tu devrais faire fortune, si j'en crois le meilleur analyste de la region ! 😏
Sur l'arbre qui donne des pommes il n'y a pas de citrons...
Pour le boulot,
J'suis plus très chaud,
J'ai déjà donné
De nombreuses années
Pour peu d'tunes
Donc sans fortune
Sauf celle du pot ...
Je pense que je vais revoir mes options, la tête on la coupe pour la peser avant de laver le cerveau ...
Ensuite, on met cette tête (au contenu "propre") dans un sac bien sûr 😉
(avec comme cadeau au client de l'aspirine à la place des capotes SVP)
Si vous avez compris tout ce que je viens de vous dire, c'est que j'ai dû faire une erreur quelque part. - Alan Greenspan
Science sans conscience n'est que ruine de l'âme - Rabelais
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With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Bonjour tout le monde, nous voici rentrés d'un RT USA organisé par nos soins du 31/07/2026 au 26/08/2026.
La destination : Le Sud-Ouest USA avec le Texas, l'Arizona et le Nouveau-Mexique. 7000 kilomètres effectués à la louche.
L'Auto : Une Chevrolet Equinoxe pour deux en passant par BSP Auto et Avis. Et dedans 2 valises, un sac de voyage, deux valises cabines, la glacière de chez Walmart, le matos photos et les bouteilles d'eau (pack de 40).
Le trajet : Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo et Dallas pour finir avec départ sur DFW.
Les voyageurs : Deux séniors bien avancés dans l'âge (73 et 75) mais toujours en activité (pas épuisante physiquement) (pour rester vivants et financer les voyages), autonomes physiquement à 100%, intellectuellement beaucoup moins, passionnés des USA, pays où tout est possible, plus marcheurs que randonneurs, plutôt hôtels à partir de 3 étoiles que motels de bord de route, plutôt restos Italiens que nourriture US, adeptes des arrêts fréquents pour les photos, plutôt musées que rien, Plutôt sieste que marches forcées. Pas trop râleurs, juste ce qu'il faut pour rester français au pays du grand Satan qu'ils disent.
Pas trés doués pour les langues, Anglais des rues (mais bien pratique), Espagnol nul pour moi hormis : " Hola ! Una Cerveza por Favor ! " Cela fait court. Madame comprend tout mais refuse de parler.
Le coût du RT : Environ 12 000 euros avec les vols AF, Auto, Essence, cadeaux, visites et tutti quanti. Bien maitrisé puisque 13500 euros prévus au départ.
Le bilan positif : Un régal avec les longues routes à perte de vue. Des Musées à découvrir. Le constat de la présence Hispanique et de son Histoire importante dans ce secteur de l'Amérique. Des locaux adorables. Des touristes plus ou moins sympas. Un accent Texan abominable et difficile à comprendre. Des stations Gas qui sont de véritables magasins avec nourriture préparée et autre alcools vendus en Arizona et Nouveau-Mexique et des employés au top ! Toujours prêts à rigoler !
Le bilan négatif : La chaleur tout au long du séjour...43° sur Dallas en fin de séjour. Impossible de sortir dans les rues. Beaucoup de "Homeless" dans les rues de l'Hyper Centre de Dallas. Les breakfasts Hôtel toujours les mêmes. On s'y fait.
Donc, positif certes mais le concept commence à fatiguer. Il se pourrait que le modèle RT autonome soit repensé pour le prochain. SI celui qui est en haut nous prête vie.
Pour la suite, attendons les premières photos triées et passées à la moulinette.
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
Hello and welcome aboard this new travel journal!
We’re heading off to Ireland together—a country I’ve wanted to explore for a very long time.
The moment has finally arrived.
We’ll be traveling as a family—my wife, my husband, and our 7-year-old daughter.
Here’s our itinerary:
24/07: Flight from Marseille to Dublin, overnight in Dublin
25/07: Dublin, overnight in Dublin
26/07: Dublin, overnight in Dublin
27/07: Pick up rental car, drive to Dingle, overnight near Tralee on the peninsula
28/07: Visit the Ring of Kerry
29/07: Adare, Bunratty Castle, Galway, overnight in Outheragh, near Galway
30/07: Cliffs of Moher, overnight in Outheragh
31/07: Connemara, overnight in Outheragh
01/08: Drive to Sligo via Westport and Downpatrick Head, overnight in Sligo
02/08: Slieve League, Silver Strand Beach, Glencolmcille, overnight in Sligo
03/08: Drive to Derry via Glenveagh National Park, overnight in Derry
04/08: Giant’s Causeway, Dunluce Castle, Portrush, Derry, overnight in Derry
05/08: Drive to Belfast, visit Belfast, overnight in Lisburn (Belfast suburbs)
06/08: Game of Thrones filming locations: Dark Hedges, Carrick-a-Rede, Ballintoy, etc., overnight in Lisburn
07/08: Drive to the Wicklow Mountains, visit Wicklow Mountains National Park, overnight in Blessington
08/08: Drive back to Dublin and return to Marseille.
Cost breakdown:
Flights:
Outbound flights with KLM via Amsterdam for 3: 175 € + 40,000 Flying Blue miles (so essentially a free ticket)
Return flight with Aer Lingus for 3: 489 €
Rental car:
10 days booked with Enterprise via Carigami: 443 € including zero-excess insurance.
Accommodation:
Dublin: 3 nights at Maldron Hotel New Cross: 394 €
Tralee: 2 nights in a caravan (Ocean Trail Oasis): 292 €
Outheragh: 3 nights Airbnb, family room with private bathroom: 430 €
Sligo: 2 nights at Clayton Hotel: 456 €
Derry: 2 nights at Belfray Inn: 255 €
Lisburn: 2 nights at Temple Golf Club: 232 €
Blessington: 1 night at Baltyboys Lodges B&B: 158 €
That brings our total to 3,325 € for three.
On the ground, visits, fuel, and food cost around 2,500 €.
So this was quite an expensive trip.
A few price examples:
1 liter of unleaded fuel: 1.89 €
3-day pass in Dublin: 18 €
1 scoop of ice cream: 5 to 6.5 €
Castle visit: 15 € per person
A coffee: 3-4 €
A glass of wine at a restaurant: 8-10 €
A half-pint of Guinness: 7-12 €
Now, here’s the day-by-day account of our adventure in Ireland:
Our decision is our decision. And it’s firm and final. Next winter, our plane will spread its great wings toward the island of Ceylon! "Wait a minute... Ceylon... Ceylon... that name rings a bell, but I can’t quite place it on the globe Grandma gave me for Christmas! Ceylon... Oh right, I’ve got it: Ceylon is the name of my tea!" Exactly. But the name on your pretty tea box is also the one used until 1972 for this island nation, a speck on the Indian Ocean at the southern tip of the Indian subcontinent: Sri Lanka!
For this new adventure, I’m exceptionally leaving my Flo behind, cowardly replaced by a double dose of testosterone. To write the book of this journey with me, I’m bringing along my brother, who’s used to this kind of thing, and... a guest star: My model of resilience. My dad! All aboard! Or rather, all aboard our tuk-tuk! Yes, you read that right: A real tuk-tuk, a little colorful rolling box that putters along at two miles an hour. The idea? Well, Sri Lanka and its winding roads overlooking the vastness of lush nature are tailor-made for this kind of vehicle. And since it’s one of only two countries in the world that allow foreigners to rent and drive these mini speedsters, we’ll be crisscrossing the island in our two-square-meter rolling box. Plus, adopting this mode of transport is a surefire way to connect directly with the locals, who’ll surely be curious to see a foreigner driving their iconic vehicle. Not to mention the... let’s say... spicy anecdotes it might generate. I mean, heading into a subtropical zone with my jet-black dad and his unpredictable digestive flora while deliberately choosing the tuk-tuk as our *only* means of transport? That’s the winning combo for an unforgettable adventure! "More seriously, Dad, Sullivan, I’m already loving the idea of living this adventure together, the three of us—brothers and father..."
So, does the intro to this new adventure get your salivary glands going? Yes? Too bad. Because unfortunately, the program handed out by the lady at the entrance has been slightly... let’s say *crumpled*. Some might even say "scrunched up and nearly tossed in the trash." First, six days ago, as the countdown echoed in us like a call to adventure, Cyclone Ditwah grabbed Sri Lanka, played with it like a rag doll, and left it battered on the ground. The toll is devastating: over a thousand dead, thousands of homes wiped out by relentless rains, roads and railways swallowed by massive mudslides. A country wounded once again, after the civil war, the 2004 tsunami, and the post-Covid economic crisis.
But as if this weather disaster wasn’t enough to shake our unbreakable adventurer spirit, fate decided to mess with us further by cutting our trio down to two. The victim? My brother, violently turned away because of a simple date on his passport that didn’t match the border officials’ expectations. Return to sender!
So now it’s just the two of us allowed to board the Qatar Airways Airbus A380 for this trip. If he were here, Denis Brognart would say, "And in the end, only one remains!" Except I know you’ll be with us, following our adventures! Right?
Hello everyone, I’m happy to welcome you to this new travel journal.
We’re heading to Costa Rica together—a Central American destination that dreams are made of for many French travelers and attracts crowds from France.
It was the country’s wild nature and safety that convinced us to go, since we’re traveling with our 7-year-old little one.
We didn’t have much vacation time in February 2026 (only 12 days), so we optimized as much as possible.
Here’s the itinerary:
Wednesday, February 11: Flight from Marseille to San Jose via Paris and Atlanta
Thursday, February 12: Pick up the car, drive to Poas Volcano, visit La Paz Waterfall Gardens
Friday, February 13: Poas Volcano and drive to Manuel Antonio
Saturday, February 14: Manuel Antonio National Park
Sunday, February 15: Nauyaca Waterfall and Playa Linda
Monday, February 16: Drive to Monte Verde and Santa Elena Reserve
Tuesday, February 17: El Tigre Waterfall Reserve and Treetopia Park
Wednesday, February 18: Monte Verde Reserve with a guide and drive to La Fortuna
Thursday, February 19: Sloth guided tour, Observatory Lodge Park
Friday, February 20: Arenal Volcano National Park, Termalistas del Arenal hot springs, and night tour
Saturday, February 21: Return to San Jose, flight to Paris via Atlanta
Sunday, February 22: Arrival in Paris and flight to Marseille.
That gives us a solid 9 days in the country.
Budget breakdown:
Costa Rica is an expensive country, but no more so than France. However, almost all hikes and waterfalls are paid entry, which can really add up.
For meals, sodas (6–10 €) are cheaper than restaurants (10–20 € per dish).
Flights:
We chose Delta Airlines for the price: Marseille to San Jose was 740 € per person (modifiable, with checked baggage and seat selection included).
Other direct flights from Europe were priced between 1200 € and 1600 € with more restrictive conditions.
That’s 2220 € for the family.
Accommodations:
Alajuela, first night: 139 € (1 night) at Rodeo Estancia Boutique Hotel, with personalized airport pickup, transfer to the hotel, and a briefing from Vert Costa Rica agency the next day.
Poas: 66 € (1 night) at Cabañas Tierra Fértil (entire apartment).
Manuel Antonio: 394 € (3 nights) at La Palapa Ecolodge (hotel in the jungle).
Monte Verde: Chalet Aloha Monteverde Cloud Forest (2 bedrooms): 125 € (2 nights).
La Fortuna: Arenal Dream Garden (1 bedroom): 217 € (3 nights).
Total: 941 €.
Car rental:
I went through Vert Costa Rica agency (Vincent is a French expat who set up the agency in Costa Rica and makes great YouTube videos with useful tips).
I rented a 4x4 that was delivered to the hotel the day after arrival and returned at the airport before the flight. The total was 772 €, including full insurance (zero deductible), a child seat, and a phone with a Costa Rican SIM and WhatsApp. The rental company was Poas Rent a Car. The vehicle was well-maintained—no complaints.
Gas: 100 € for the whole trip (3 fill-ups).
Activities:
To get discounts, I bought the pass offered by Vincent, which paid for itself after just one activity. It cost me 30 € (promo since I rented the car through him).
Prices are for 3 people. I’ve added stars to rate them:
La Paz Waterfall Gardens ****: 112 €
Poas Volcano National Park *: 33 €
Manuel Antonio National Park ****: 35 €
Nauyaca Waterfall ***: 25 €
Santa Elena Reserve **: 45 €
El Tigre Waterfall Reserve ****: 141 € (with meal)
Treetopia (ziplining, suspension bridges) **: 250 €
Guided tour of Monte Verde Reserve ***: 113 €
Sloth guided tour (with breakfast) ***: 115 €
Arenal Observatory Lodge (with meal) ****: 102 €
Arenal Volcano National Park *: 34 €
Termalistas del Arenal ****: 20 €
Night tour ***: 116 €
Total: 1171 €.
Meals: 600 €
My favorite restaurants:
Poas: Food court Mercaditas in Fraijanes
Manuel Antonio (near La Palapa): La Langosta and also El Patio
Near Nauyaca Waterfall: Ricar2 el Avión
Between Manuel Antonio and Monte Verde: Soda D’Calle
Santa Elena: HG’s Food
Guadalupe (between Monte Verde and La Fortuna): Soda Río Piedras
Arenal Observatory Lodge restaurant
Arenal Oasis Ecolodge restaurant
Other expenses: 300 € (groceries for breakfast, drinks, ice cream, souvenirs, etc.)
Total overall: 6065 € (about 2020 € per person).
Now, here’s the day-by-day account of this beautiful trip.
In early March, full of carefree joy and happy to return to Morocco, we landed in Marrakech under the sun.
We spent just one night in Marrakech at the Hôtel Toulousain, as we did on our previous trip. And we booked our 3 nights for the end of our trip, the second half of March... Ouch! Ouch! Ouch! But we’re not there yet...
Our first goal is to reach Magdaz, a mountain village in the Tessaout Valley, sometimes called the lost valley.
We discovered the village of Magdaz on this forum, and we were charmed by the photos and comments from travelers who came before us.
The road is easy—it’s dry, and the tarmac takes us right to the village gates at over 2,000 meters above sea level.
We arrive in the afternoon and are left speechless by the beauty of the place. A jewel of Berber architecture! Perfectly restored granaries and kasbahs!
A young man from the village guides us on the visit and opens the doors to the terraces overlooking the village.
Several magnificent collective granaries have been beautifully restored. The warm colors of the stone capture the light wonderfully. It’s stunning!
We won’t find anything decent to stay overnight there, so we head back down a bit and settle in at the Assounfou guesthouse. Lovely welcome. The place is in excellent condition and very clean. It’s spacious, but we’re the only ones there.
First day full of promise!
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
Hi everyone,
We (two adults, 74 and 70 years old) had already shared a travel journal about our first trip to the Philippines in February/March 2019 on this forum (https://voyageforum.com/v.f?post=9377175;search_string=carnet%20philippines). We had visited Manila, the Banaue rice terraces, Sagada, the Visayas (Bohol, Siquijor, Dumaguette), and on our way back to Luzon, the Taal volcano before returning to France. Delighted by this trip, organized by the French-speaking agency Alizé, we decided to further explore this beautiful country, this time focusing on Coron and Palawan.
Before writing this journal, I should mention that these are personal comments and don’t reflect any differing opinions. Without any literary or photographic talent, I’ll stick to the facts and share a few details about the visits, hotels, and restaurants.
Preparations
We decided to return in mid-January 2025 and consulted three French-speaking tour operators to create a trip based on our wishes (places to visit, type of accommodation) and budget. Comparing three operators helped us weigh their advice and make our choices. Only our first operator respected the budget, a second came close, and the third proposed a slightly more upscale trip. In the end, we chose the agency from our first trip. Our discussions helped refine our itinerary, and when we reviewed it point by point, the document provided was perfect, full of great tips. The most debated point was a 3-day, 2-night cruise between Coron and Palawan. We were tempted but worried about being the only "older" travelers among younger people and feared two uncomfortable nights. Reassured by our tour operator, we finally opted for this "exploration." We’ll come back to that later.
Once the choice was made and dates set, we booked our international flights with Cathay Pacific for 750 € per person, which offers the best schedules (short layovers) at an acceptable price for flights arriving in Cebu. Our trip started on February 25 and returned to Paris on March 15.
International flights
The round-trip flights went smoothly. Cathay does the job well, without frills. The service quality seems to have slightly declined compared to our previous trips with them. Hong Kong Airport is huge but very practical.
Note that not all airlines serve Cebu.
Recommendation: Fill out your Philippine entry form within 72 hours before your flight. This can prevent issues with the airline (possible boarding refusal) and saves a lot of time upon arrival (see the Philippine embassy website).
Domestic flights
For our two domestic flights—Cebu to Coron and Puerto Princesa to Cebu—our tour operator chose Philippine Airlines and their propeller planes. No problems there.
Day 1:
We landed around 12 PM (local time) after 17 hours of travel. A driver was waiting for us at the airport exit and took us to our hotel, intentionally chosen near the airport (Mandaue, about 10 minutes away) to help us recover and get a good night’s sleep before our early morning domestic flight the next day. The Mayoo Hotel, reasonably priced, was perfect for this. Large, beautiful room in a new building—clean, comfortable, with a spa. We could relax by the pool on the 16th floor and enjoy the city view. The breakfast was exceptional, and the staff was smiling, attentive, and helpful. An ATM in the lobby allowed for withdrawals. However, the hotel is in a neighborhood with nothing to see or do. We dined at the Korean restaurant K-GOGI across from the hotel—a real attraction and a great discovery.
Day 2:
After a restful night, we were driven to the airport around 6:30 AM for an 8:10 AM flight from Cebu to Busuanga (Coron).
The flight was uneventful. Upon arrival, we paid 200 pesos per person for the Coron tourist fee before a 40-minute transfer to our hotel: Natura Resort, located outside the city in a secluded spot. The setting is stunning—a beautifully maintained tropical garden, a pleasant pool, and the option to book massages. The cottages are tropical-style with thatched roofs, simple and unpretentious.
The owner, who speaks French, told us that given the heat and our ages, climbing the 721 steps to the top of Mount Tapyas wasn’t necessary. She gave us a few rooftop recommendations to watch the sunset over Coron Bay. After a good swim in the pool and a meal at the resort’s pleasant restaurant, we hired a tricycle to go into town. We were told it costs 150 pesos one way, and depending on the return time, it could exceed 250 pesos. But our driver gave us his WhatsApp number and charged the same price regardless of the time. He just earned two days’ worth of customers.
He dropped us off at the port where bangkas (local boats) gather for day trips. It was the end of the day, so there was a rush. A few shops around the port sold waterproof bags for marine excursions at reasonable prices (compared to back home), after some bargaining. We wandered the town’s alleys looking for the Top Hotel, whose rooftop is famous. Indeed, it’s perfectly located to admire the sunset and enjoy a refreshing drink.
We dined nearby at a small Chinese restaurant, then just had to call our driver to head back.
The night wasn’t entirely restful—our hotel had a soundtrack of all the countryside animals, and it seemed they had no set bedtime! :
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!