Mes voyages en Australie
2001: en vert Brisbane/Darwin 15000 kms
2002:en bleue Darwin/Darwin 20000 kms
2004: en jaune Brisbane W.A A/R 15000kms
2005 :en rouge Brisbane/WA .A/R 15000kms
2006 :en blanc Brisbane/Sydney A/R 5000 kms
Panneau Nullarbor
En 2004 le thème de mon voyage en Australie fut:la prospection. Apres deux séjours de trois mois en touriste en 2001 et 2002, , je me suis dit qu'il fallait faire quelque chose d'un peu plus original mais qui ai un rapport profond avec ce pays La recherche d’or m'est de suite venue à l’esprit
Pour sa contribution au développement de ce pays, la mythique du chercheur d'or et avouons le, l’appât du gain.
Au départ mon intention était, tres vénale .Avant de partir je voyais l’or en kg une semaine apres etre arrivée je le voyais en grs
Tel Perrette et son potelet j'avais déjà vendu veaux, vaches, cochons, et même la peau de l'ours . Une fois dans le contexte, j'ai vite vu que je pouvais dire adieux a cette basse cours. .La richesse ce n'est pas seulement ce que l'on a au fond de sa poche en monnaie sonnante .La richesse c'est aussi le plaisir des yeux et des rencontres.
C'est pour cela que l'on voyage. Non ?
Sur la route de la ruée
De Brisbane, , ou se trouve mon 4X4, jusqu'a Leonora dans le W.A .4500 km. de route, sept jours de Dodo, Auto
Mon vehicule carbure au gas oil, 15 l au cent km, Avec la clim vous ajoutez 2 l de plus et si vous depassez les 100km/h encore 2l
Donc pepere a 90/95 sur ces grandes lignes droites si specifiques en l'Australie
D'ailleurs la plus grande ligne droite de ce pays, 146 km se trouve sur la celebre Eye HW (1500 km)qui traverse la Nullarbor Plain (Plaine sans arbre).
Jonction entre l'Est et l'Ouest. dans le sud.
Je me la suis deja payée quatre fois
Deux fois dans un sens et deux dans l'autre Je commence a y avoir mes reperes
Un roadhouse (station service) tout les 80 km en moyennes, trois ou quatre curiosités a visiter, l'occasion de casser la monotonie du voyage
Pour me tenir, je carbure pour ma part au coca, pop corn au miel a pleines poignées et pour m'accompagner les Creedence Clearwater, Doors et autres Shadows
Une autre maniere de passer le temps, compter le nombre de bandes de separation de la chaussée en une minute, sur cinq km, si la vitesse affichée au compteur correspond a la distance parcourue .
Tiens la il y a une erreur !!! Pas grave on recommence, c'est pas le temps et les kms qui manquent .Une autre façon aussi, :Compter les kangourous ecrasés sur un km. Le record 33.Mais au bout de 50 bornes on se lasse .
Quoi fais je maintenant?(si vous avez des idées pour la prochaine fois .En MP svp
Pendant ce temps là la route defile et le temps passe.
Et un jours on se retrouve a Kalgoorlie.Vous savez c'est là ou il ya la plus grande mine d'or a ciel de ce pays, avec ces 1000000000 .... Putaing avec tout ces zeros j'arrive plus a compter.Dix millions de fois 31, 1grs d'or qui y ont été retirés.C'est mieux en l'ecrivant.
l année dernière, j étais dans le WA durant 8 mois. a la base je voulais trouver un boulot dans la mine de kalgoorlie-boulder ou de kambalda. mais la nature même de mon visa ne me le permettait pas.
j ai vécu 6 mois a kambalda. je travaillais pour la construction d un village d accomodations pour les mineurs en fly in fly out. je suis donc resté dans cette partie du monde ou l on trouvais de l or a même la surface du sol, sans creuser. et ou l on en trouve encore. plusieurs personnes m ont montré leurs découvertes. c est incroyable, je comprend facilement comment ça puisse rendre fou les chercheurs.
on a fait plusieurs sortie dans le bush, mais c était plus pour pécher des yabies, faire une grillade, écouter de la musique et boire des bières, que pour faire de la prospection. car les chercheurs sont des solitaires. je n'ai pas réussi a me faire inviter par aucun d entre eux.
je garde un très bon souvenir de cette fournaise australienne et de cette ambiance farwest qu il y a toujours.
Kalgoorlie ; situé a 600km a l’est de Perth.
Ville construite a la fin du 19eme siecle lors de la ruée vers l’or dans cette region.
Aujourd’hui la ville n’à rien d’une ville fantome .
Tout le contraire. Et ceci grace a Super Pitt.
Super Pitt : deux km et demi de long, un km et demi de large et six cent metres de profondeur.
La plus grande mine d’or a ciel ouvert de l’Australie.
Kalgoorlie dernière grande ville de 30000 habitants avant d’attaquer le grand bush .Dernière emplettes a des prix encore raisonnables après c’est la » prohibitivité «
La prochaine étape Leonora, 2 a 300 ames, ville de plus en plus fantomatique au fur et a mesure que l’or se fait rare. C’est en général l’avenir funeste de toutes ces villes nées avec la ruée vers l’or..
Une rue principale a deux fois deux voies, il faut que les road trains puissent circuler sans gênes .Une dizaine de rues transversales et vous avez fait le tour du patelin.
Une supérette, une quincaillerie, un boucher, deux ou trois autres magasins, trois bars hôtels restaurant, deux pompes a essence, un camping et quelques ateliers de mécanique. Et le Camping Caravanes, de ces trucs vous en verrez de partout.
.
C’est ici que je rencontre André, mon ange gardien .Retraité français habitant la région depuis une dizaine d’années.
Mon ange gardien depuis qu’il m’a dit « Si un jours tu as un problème dans le bush, tu me préviens, j’arrive. »
Ce qui fait que je me suis aventuré avec confiance, de plus en plus loin dans ces zones désertiques.
On est samedi, le bureau qui donne les permis de prospecter est fermé. Ouverture lundi matin. Je passe le week-end au camping avec André.Sur un carte il me montre les endroits ou il a trouvé de l’or, là ou il y a plus de chance, les réglages de mon détecteur Nous échangeons nos numéros personnels de téléphones satellites ;Programmons ceux de la police. Un vrai briefing..
Tout les campings ont une pièce pour faire la tambouille et manger et c’est là que je rencontre pour la première fois ces fameux prospecteurs australiens.La soirée se passe pas trop mal chacun y va de son petit conseil, moi j’enregistre tout dans ma petite tête.
Le lundi matin, permis en poche, le plein, de provision, d’eau, de glace, enfin je pars a l’aventure. A une soixantaine de km pour quelques jours
Dans ce coin ils ont trouvé des tonnes d’or espérons qu’ils en ont laissé un petit peu
[
Lundi rien : C’est normal, je viens d’arrivée, je ne connais pas trop le coin.
Mardi rien : Peut être les réglages du détecteur et puis c’est si grand, il faut vraiment tomber dessus.
Mercredi rien. :Bon !!!Il y a un problème quelque part, il va falloir que je révise mes classiques
Jeudi RIENNN !!!!! Et on rigole pas.
Pour bivouaquer cette nuit je suis sorti de la piste.Pas trop loin. Un petit km. Le 4x4 est agencé pour que je puisse dormir a l’intérieur ;La chaleur est torride, En tenu d’Adam je m’endors dans les bras de Morphée .Si jamais, Eve l’apprend je vous raconte pas la scène de ménage. Donc me voici angéliquement blotti contre Morphée qui dit en passant est une personne métaphysique complètement sorti de notre imaginaire.
Vers 2 ou 3 heures du matin entre deux ronflements, mon subconscient décrypte un drôle de bruit.Tic tac, tic tic tac, tic tic, tic tac..
IL PLEUT….
Et raisonne dans ma tête la voix de mon ange gardien. » Fiston (c’est comme ça qu’il m’appelle) Si t’es en hors piste et qu’il commence a pleuvoir tu rejoins la première piste venue. »
, Sautant sur le siège conducteur complètement a poil (ce n’est plus le temps de faire de la prose) Moteur en marche, je branche le GPS, fonction Return et O’ miracle de la technologie, tout en suivant une kyrielle de petits points sur un écran de un pouce et demi sur deux pouces et demi en évitant de visu arbres et rocher je m’en retourne sur la piste salvatrice.
Vendredi :Apres cette nuit dantesque, disons pour être honnête, légèrement agitée, je reprends ma détection.
Vers 15h je rentre à Leonora.Ne me posez pas la question de savoir ce quej’ai fait ce jour là. Je ne répondrais pas
Apres un bon décrassage, je m’installe a la cuisine ou il va falloir que j’affronte les collègues.
- Hello Peter. What did you find this Week?
- Noooothing .
- It is normal for the first time. Tout ça dit avec un petit sourire qui veut en dire long. Un French chercheur d’or, faut pas rigoler.
La soirée se termine avec un couple de suisse. Ils parlent allemand, anglais un petit peu français. Je parle un petit peu anglais, un petit peu allemand et, le français. Par contre je ne sais pas si ma bouteille de rhum a compris quelque chose elle, mais au petit matin elle avait sale gueule.
Samedi dans la matinée je fais mon reaprovisionnement et je repars dans le bush
Tres beau pays .
A chaque fois que je reviens, je suis malade pendant un mois.
Kambalda c'est bien sur la route de Norseman a la sortie de Kalgoorlie.?
Enfin la voilà. Ma première pépite.Allez disons deux grs
Hier soir j’ai fini de cuver mon Rhum.Soirée tranquillos a observé les étoiles puis vers dix heures PM au lit Ce matin comme d’habitude j’ai bu mon bol de thé, rangé le 4x4 et au soleil levant vogue la galère.
Vers 8h 45’ un enieme son stridulant sur mon speaker, , je ne porte pas d’écouteur mais un haut parleur pour me prévenir, c’est moins gênant. Certains disent que c’est moins précis et qu’on loupe pas mal d’or avec ce système. J’ai choisi le confort.Tant mieux pour celui qui passera derrière.
121°44’127 ‘’ 28°42'268’’ qui avait -il le dimanche 26 septembre 2004 à 8h45 ‘à cet endroit. ? Un caillou gros comme le point. Et sous le caillou ? Ma petite pépite. Même pas enterrés. Tout simplement posée au sol.
Ce soir se sera double rasade de Rhum ça se fête un évènement pareil.-
Depuis deux jours plus rien. Toutes les cinq minutes je contemple ma pépite elle est vraiment trop belle. Et puis ça me remonte le moral.
Cet après midi un petit moment de frayeur, j’explique.
L’outil le plus important en prospection on pourrait croire que c’est le détecteur. Ben non ? C’est le GPS. Sans lui vous êtes condamnés à rester a coté de votre véhicule et de ne pas trop sortir des pistes.
Personnellement des que je mets le moteur en marche je branche le GPS.
Ainsi ou que j’aille j’ai mon trajet mémorisé.
Je m’arrête pour détecter, j’enregistre le way point sur le gps, ce point sera figuré par une petite voiture. En même temps je transcris les coordonnées du coin sur mon carnet de route que je porte toujours sur moi.
Je pars en prospection et des que je trouve une pépite je l’enregistre et l’a fait figurer sur le petit écran par un coffre fort ouvert. Le coffre fort fermé c’est lorsqu en me promenant je vois un coin pas mal et que je dis « tiens il faudra que je vienne détecter par ici. »
Tout cela devient une habitude et en fin de journée au bivouac, figuré par un teepeeh indien. Je classe et efface tout ces way points.
Donc en cette fin d’ après midi la détection ne donnant rien Je me promenais à travers le bush mon appareil sur l’épaule.
Le bush on aime ou on n’aime pas. Moi j’adore.
Personne, le ciel généralement bleu, le silence ; l’immensité, des pierres, des arbres quelques fleurs.Le monde tel qu’a pu le voir le premier homme et c’est moi.
Fini de rêver il faudrait penser à rentrer.
Un petit coup d’œil au GPS.
Dernier positionnement de mon véhicule.
Fonction : Return.
Distance : 3km.
Direction : suivre la flèche ;
Et c’est parti mon kiki.
De temps en temps un petit coup d’œil sur mon « guide » :Un peu plus a droite un peu plus a gauche. Tout droit etc…etc…
C’est la technologie qui me guide. Pour une fois, merci les américains avec vos satellites.
Re coup d’œil sur le gps:
Véhicule à 500m légèrement a droite.
Véhicule à 300m tout droit.
Véhicule à 150 m tout droit
Il y a quelque chose de bizarre, mon 4x4 je le voyais au pieds d’un petit monticule avec des arbres et là, pas de monticule, plutôt la morne plaine avec quelques arbustes qui se cavalent après.
Véhicule à 50 m à gauche.
50 m a gauche je ne vois rien. J’y crois pas, il y a un blême quelque part.
25 m droit.
10 m droit.
Sur cible.
Pour le moment sur la cible il n’y a que moi et comme un con encore.
Première pensée n m’a fauché le véhicule.
Mais bon, faucher un véhicule a cet endroit c’est un peu une condamnation, un crime. A la rigueur qu’on me le vide ça passe.
Je laisse de coté cette première pensée.
A force de en tourner en rond j’ai repéré les traces de mes roues, donc a un moment donné j’étais bien là.
Perplexe le gars.
Je reprends le GPS /Menu /Fonction/Way point./Page Deux.
Page deux ??:c’était hier ça !
Aujourd’hui c’est page un.
Effectivement hier je suis passé à cet endroit. Je me suis planté dans mes WP tout à l’heure ou tout du moins une erreur de page. Erreur quand même.
Re WP /page un/ La petite voiture qui signale mon car et OK
5 KM dans cette direction.>>>>>
Voici une aventure bien singulière.....Ouhhh !
Chacun ses envies à travers les voyages, les découvertes de tant d'endroits de la planète.
Mais en tous les cas, merci beaucoup pour toutes ces magnifiques images, toutes se couleurs que nos yeux peuvent boire avec avidité ! Telle Alice, je sui aspirée par elles, ...l'impression de poser les pieds sur cette terre rouge ( je n'y peux rien, j'ai un grand faible pour la terre ocre...).
Y en aura d'autres, hein?
Merci, bonne journée à vous.
" Andûni Paalga, " association d'échange culturel et artistique, d'aide à l'enfance et au développement: anduni.paalga@free.fr
http://www.coopfaso.net/andunipaalga
Carnet: De retour du Burkina Faso
“Hello Peter What did you find this Week.”
je la reconnais cette voix Il m’avait posé la même question la semaine dernière ;l’enfoiré
C’est surtout son sous- sourire qui me gonfle, vous savez celui qu’on ne voit pas mais que l’on ressent comme une déchirure. En deux mots il se fout de ma gueule.
Avant de lui répondre, je vous explique que je suis rentré sur Leonora. dans l’après midi
J’ai prospecté, roulé, prospecté, et même du roulé sur l’or, au sens propre et: en un seul mot. ;
Nothing.
But, I am ready pour partir demain matin.
Pour le moment c’est l’heure de la popote dans la cuisine du camping ou l’on est cinq ou six a boire l’apéro
Je suis le seul en cette saison a rester plusieurs jours de suite dans le bush. Les autres rentrent tous les soirs.
“I made best that last week. “
Excusez moi je réponds à l’autre.
Pour ceusse qui parlent espagnol et pas anglais, je traduis : j’ai fait mieux que la semaine dernière.
Et que leur montre la pépite et qu’ils me disent que c’est pas mal pour un début surtout pour un français, et que je leur dis que je suis allé a tel endroit et qu’ils me répondent que c’est pas bon (ça je l’ai vu) qu’il vaut mieux aller de l’autre coté ( ils vont vite se rendre compte qu’ils avaient raison. S’ils avaient su) et patati et patata
Des conseils ce soir là j’en ai reçus à revendre.
Mon truc a moi dans ces cas de figure c’est d’avoir l’air con.
Je sais, y en a qui vont dire que je n’ai pas que l’air.
Donc, Tellement l’air con que le gars y se dit même si je lui donnais les six numéros gagnant du loto il serait fichu de se planter en les cochant.
Je suis méchant car en cette soirée j’ai appris biens des secrets sur les techniques de prospection en Australie.
Me voici sur la route de Laverton. Au km 42 je dois prendre une piste sur la droite.
Devant moi une barrière fermée. J’ouvre, je passe et je referme.
Code international de la barrière : Quand c’est ouvert tu laisses ouvert quand c’est fermée, et bien il y a des cons qui laissent ouvert.
Et celui qui passe après, il va laisser ouvert c’est normal
Sujet hautement philosophique.
Dans quelle catégorie le classeriez vous ? Dans les… ? Ou dans les…. ?
Heureusement, pendant que je philosophe mon 4x4 avale les km et des tonnes de poussière..
Au début la piste n’est pas mal, puis un peu moins bien, tourne dans le pas bien du tout pour enfin disparaitre completement
J’entame le hors piste, pas de difficulté, il suffit juste de louvoyer entre les arbres, d’éviter de rouler sur les buisson, en se cassant a la base le bois est pointu comme un fer de lance et adieu le Pneu.
En trois mois de bush trois pneus éclatés et cinq crevaisons. Merci j’ai donné.
Et dernière difficulté la traversée des creeks(lit de rivière asséchée) souvent les bords sont abrupts, donc c’est de trouvé l’endroit par ou l’on peut rentrer, ça c’est assez facile, descendre pas de problème, la ou ça se complique c’est pour ressortir donc a chaque traversée des que j’ai trouvé le point d’entrée je vais à pieds chercher le point de sortie.
Vous devez sourire devant cette profusion de précaution, mais je voyage tout seul et si je me plante c’est pour mes zigues. Le moral il faut que je me le soutienne tout seul.
Me voilà arrivé en un endroit que je n’avais pas du tout choisi, mais que je trouve à mon goût
Un fond de vallée, Attention pas une vallée genre Alpes, Auvergne, Pyrénées ou autres Vosges ou Jura (Je n’ai oublié personne ? )Une vallée du bush
Australien, entourée de collines, cent, deux cent mètres de hauteurs quelques arbres, très peu d’herbes et beaucoup de cailloux et beaucoup de terre rouge.
Deux grands arbres qui me donneront un peu d’ombre. Le coin rêvé pour un campement
Le fameux creek que j’ai traversé trente six mille fois bifurque un peu plus haut vers la gauche en s’engageant entre deux autres collines. Tout ceci n’est pas grand, d’où je suis, je peux distinguer la sortie du creek de l’autre coté sur ce qui me semble être une plaine. J’irais par-là bas demain matin.
Et pour la fin de journée je me réserve le petit champ en face sur l’autre rive du creek. Un peu comme à la pêche a la truite, le coup du soir.
Pour aujourd’hui Installation du matériel, bouffe et quelques photo de couchers de soleil si ça vaut le coup..
Le soleil est déjà pas mal haut quand je déterre ma première pépite. Le creek n’a rien donné et pourtant quand on voit tout ce sable on se dit…..
Pour le moment je suis dans la plaine que j’avais entre aperçus derrière les collines.
Deuxième pépite pas très loin de l’autre.
Une pépite c’est un coup de bol, elle a été oubliée par les autres, un accident quoi !!!
Deux pépites ça change la donne, que tu en oublies une, comme je le dis plus haut c’est un accident.
Que t’en oublies deux, là, ou t’es complètement mauvais ou alors…..le coin n’a jamais ete prospecté (c’est beau de réver).
Dans le doute, en général tu prends la deuxième solution.
Le terrain est vierge..Maintenant les choses sérieuses commencent.
De ton sac tu sors un bout de chaîne de un mètre, environ un à deux kgs tu y attaches une cordelette de un mètre cinquante et tu te la fixes a la taille. On appelle ça le chaînage.
Maintenant tu délimites une portion de terrain cent mètres sur cent mètres. Le plus souvent ce sont des éléments naturels qui font offices de balises, arbres, rochers. Et tu commences la détection. Un peu comme dans un champ de vigne, rangée par rangée. Mais là ce sont les traces de la chaîne sur la terre qui te guident. ET C’EST TRES TRES LONG !!!!!!!!
Vers treize heures toujours rien c’est sur que j’ai pas fait grand chose comme surface. Je rentre au 4x4 je reviendrais faire un tour en fin d’après midi.
Ma pose de midi a été plus longue que prévue, je vais donc finir la journée sur le terrain en face du campement.
Premier signal, une balle en plomb, on en trouve de partout. Reliques des chasseurs qui fournissaient la viande aux prospecteurs au début du siècle dernier. Viande payée en or évidemment.
Deuxième signal quelques mètres plus loin. Vu le bruit, certainement une canette ou autre conserve.
Je creuse quand même.
Cinq centimètres. Il faut que je vous dise que ces cinq premiers centimètres représentent en moyenne la couche de sédiment qui c’est agglomérée sur le sol au cours des cents dernières années, donc 99 fois sur 100 et je dirais mieux 999 fois sur 1000, de ce que l’on va trouver dans cette couche sera tout sauf de l’or.
Un petit coup de détecteur, mon speaker (petit haut-parleur qui remplace les écouteurs) hurle à tout va.
Dix centimètres. 50 pour cent de chance que ce soit de l’or.
Rebelotte pour un petit coup de détecteur.
Là le bruit commence à me plaire.
Vous avez compris que plus on creuse en profondeur plus les chances de trouver une pépite sont grandes.
Je fais l’impasse sur les quinze centimètres et à vingt cela sonne toujours.
Je creuse comme un fada. Cailloux, sable, terre, le tas de déblaies est devenu conséquent.
Petit coup de détecteur dans le trou. Silence complet.
Je regarde mon tas de terre et essaye d’y apercevoir quelque chose qui ressemble à du jaune. Nada.
J’éparpille un peu juste pour le plaisir. Re-Nada.
Je commence alors la danse sacrée du prospecteur.
Premier temps :
Du pied vous partagez en deux le tas de terre qui se trouve devant vous.
Deuxième temps :
Vous passez le détecteur sur les deux tas. Obligatoirement votre appareil va sonner sur l’un des deux.
Toujours en balançant votre pied vous balayez le tas stérile dans le trou et vous recommencez comme au premier temps ainsi de suite.
Facile!! Non ??
Maintenant j’ai à mes pieds l’équivalent de quatre grosses poignées de terre et de cailloux, j’enlève ceux ci, partage une dernière fois mon tas de terre, passe le détecteur, et….
Silence complet.
C’est quoi ce truc là ?
Je regarde le trou avec les cailloux que j’y ais mis, j’en prends une poignée. Détecteur. Rien du tout.
Je ramasse la dernière pierre genre, vingt centimètres sur sept et cinq d’épaisseur. Détecteur. Je ne vous dis pas !!! Le sismographe de Strasbourg a du enregistrer 6, 5 sur l’échelle de Richter. Avec l’épicentre au –28°48’41’’ et 121°40’ 49’’.
C’est un quartz, blanc a l’origine, mais rouge pour le moment. Quelques millions d’années dans la terre rouge ça laisse des traces.
Par contre pour l’or il est entièrement a l’intérieur.
Quartz fragmenté.A l'interieur 63grs d'or.
C’est bien beau tout ça mais la journée n’est pas terminée.
Dans l’espoir de trouver d’autres pépites je prospecte consciencieusement le terrain centimètre carré par centimètre carré et ceci pendant deux jours de suite.
Deux jours pendant lesquels moult balles de plomb, agrafes, capsules de canette et autres ferrailles sont venus remplir ma besace à rubbish (ordures). Mais d’or. Point.
Il n’est pas loin de dix heures, je sors du shop ou je suis allé faire mes courses pour la semaine
Je me dirige vers le Bottle shop qui ne va pas tarder à ouvrir et en passant près du 4x4, je remarque que le pneu avant droit à l’air un peu dégonflait.
Je lui vire un grand coup de pompe juste pour le tester (à ce geste on reconnaît le vrai mécano bricoleur) et là ma roue, sous le choc, fait un va et vient pas trop catholique.
Je la prends à deux mains, la secoue, et le jeu est vraiment important. »
Problème » me dis je.
Pas très prudent de partir dans le bush dans ces conditions.
Il existe à Laverton une casse dont le propriétaire un certain John est un grand ami de mon ange gardien André (voir dans les premiers épisodes).
Il lui avait parlé de moi quelques jours au paravent et m’avait dis qu’en cas de pépin je ne me gène pas d’aller le voir.
C’est beau la solidarité.
A la sortie du village, un grand champ de voiture, vous avez deviné comme moi que c’est la casse de l’ami John.
Je me gare à l’intérieur et un immense vieux s’approche.I am the friend from AndréAh! You are Peter the French man?Yes!What are you? Qu’il me ditI have a problem with a wheel of my car .Que je lui répond.Show me.
Et nous voilà pencher sous le 4x4 en trains d’ausculter la pièce traîtresse.
Entre parenthèse, vous avez vu que mon anglais tout en étant sommaire et assez explicite. Comme je dis toujours, ils me comprennent mieux avec mes cinquante mots de vocabulaire anglais que moi avec leurs cinq cent.
Fermons la parenthèse, pour en revenir à l’autopsie de ma rotule de direction car c’est bien cette pièce maîtresse qui m’a lâchée. Diagnostic : il faut la changer.
Dans ma tête je me vois déjà bloqué trois ou quatre jours en ville le temps de faire venir une rotule neuve de Kalgoorlie qui est à quand même à quatre cent bornes
Je pose innocemment la question.You have this piece here ?Yes, no worries.
Gros soupir de soulagement : Sauvé !!!
Sur ces entrefaites arrive une charmante Mammy, sa compagne, qui nous propose un petit breakfast.Your tea, with milk?Yes Madam.
Et nous voilà partie en grande discussion sur la France et ses problèmes (Novembre 2005) .L’or australien, il y en a de moins en moins, ce n’est plus comme avant et patati et patata. Le tout agrémenté de petits gâteaux arrosés d’un bon thé au lait.
Trois quarts d’heure plus tard retour dans l’atelier
Pièce en main mon ami John part dans son magasin, le champ de carcasses.No good. No good.
C’est à grands coups de tatane (Il doit chausser du 53) et de marteau qu’il teste les trains avant des pauvres Toy.
Enfin là voilà. Garantie neuve, trois cent mille km minimum. Fin du rodage. Quoi !!!
Un peu de graisse, deux tours de clé, la roue remise en place. La réparation est terminée.
Je pose la question.How many?
Je me dis”Tu vas voir, l’enfoiré il va te compter deux heures avec la pause thé incluse. Ce n’est pas a un assassinat que je vais être soumis mais au moins à un massacre.
Verdict.Forty minuts.
Dare dare je surenchéris, bon seigneur.One hour.God. Fifty dollards.
Affaire concluse.
Sur ce, je reprends la piste pour m’enfoncer dans le bush.
Tout compte fait j’ai passé une bonne matinée.
Salut Nuggets,
Beau récit, merci de nous faire partager tes aventures qui me semblaient, vu de chez moi, d'un autre siècle. Ca existe encore, cela me ravit.
A suivre 😏.
Depuis deux jours je suis dans un creek.
Ce n’est pas possible, j’ai du retourner des tonnes de sables et toujours rien.
Apres 20000km en avion.
4500km de route.
50km de piste.
6 h de marche.
A un moment T, en un point X sur le globe terrestre, je me pose la question.
<>(What I do in this creek)
Le mois dernier, un gars est sûrement passé par là, comme l’a fait un autre deux mois auparavant comme l’ont fait des dizaines, sinon des centaines d’autres le siècle dernier.Et toi t’es là encore à espérer.
.Si c’est à un moment T et un endroit X que je me suis posé The Question.
C’est au moment T+ 5 secondes ( le temps de réflexion) et au même endroit X que je me hisse hors du creek.
Pourquoi à cet endroit et pas plus loin?
La chance ?
Un prospecteur qui à du nez ?
Disons que pour contenter tout le monde.
Je suis un prospecteur chanceux qui a du nez.
Et de bons yeux.
Car a peine sorti de mon trou je me trouve yeux à yeux avec un beau quartz, de la grosseur d’un abricot, tout veiné d’or.
Tout simplement posé sur le sol.
Je pense à cette pierre qui devait être là depuis des milliers d’années en pleine nature, bravant les intempéries, qui a vu passer des centaines de prospecteurs et qui se retrouve en l’espace d’un instant au fond de la poche d’un gars qui n’est même pas du pays.
La suite vous vous en doutez.
Plus rien de toute la journée.
D’ailleurs j’ai remarqué que je marche par cycle de trois jours.
Deux négatifs pour un positif. Le contraire eut été mieux.
Mais comme le dit le fameux adage.
« Qui vivra verra ».
Lessive, ménage, douche, c’est dans l’ordre les taches hebdomadaires qui m ‘attendent au camping.
N’allez pas croire que je me lave qu’une seule fois par semaine. Dans le bush c’est douche tout les soirs et souvent le midi en rentrant de prospection.
Le grand bain du soir, trois litres d’eau maximum.
Un litre pour ce mouiller. Deux litres pour ce rincer.
Pour le midi, disons que c’est plutôt un rafraîchissement. Un litre suffit largement. Mais qu’est ce que ça fait du bien.
Pour le moment, oublié le bush pour quelques heures me voici au camplng de laverton.
En parlant d’heure cela me fait penser que c’est celui de l’apéro, un coca rhum en main et bien installé dans mon fauteuil, j’attends.
Je dis toujours que le monde appartient à ceux qui osent, mais t’en fait pas si tu n’oses pas les autres le feront pour toi.
Un gars arrive. Je suis sur le passage qui mène aux cuisines endroit stratégique pour lier conversation.
La cuisine c’est très bien car le gars qui y va, il a le temps, en général vers cinq heures c’est le moment de chercher sa bière ou son coke au frigo du camping.
Sur le chemin des toilettes ce n’est pas pareil, le gars était tranquillos dans sa caravane occupé à ce que vous voulez et d’un coup il a une envie pressante, donc à l’aller il languit d’arriver et au retour sa seule préoccupation c’est de reprendre l’activité qu’il avait laissé tomber disons avec précipitation ;
Ceci dit, j’en reviens à mon gars celui de tout à l’heure, arrivé a ma hauteur, question de parler car moi je suis assis et lui du haut de ses un mètre quatre vingt dix, il me domine plutôt.
Nous entamons la conversation.
Je lui propose un verre de ma mixture, on trinque et nous voilà parti sur des chemins cousus d’or.
Tout fier je lui montre ma récolte de la semaine.
Il trouve le cailloux magnifique, pour les pépites, je me demande s’il les a vues.
« Wait a minut « qu’il me dit.
Va vers sa caravane et revient, comme il me l’avait dit, une minute plus tard, un boite a la main.
La renverse sur la table, et moi de mon coté manque de me renversé du fauteuil tellement le choc est violent, choc visuel s’entend .
Devant moi, étalé, plus d’un demi-kg d’or, j’en crois pas mes yeux, la plus grosse pépite doit faire dans les cent grs, de toutes les formes, la couleur de l’or change suivant la région ou il est trouvé, là je peux vous dire que toutes les régions aurifères d’Australie sont représentées.
Je pense encore a la misère que je lui ais montrée. Oh la honte.
Bon le gars est sympa il fait ne pas trop le cador, mais pour moi c’est quand même la honte.
Et puis je vais vous dire si nous les petits on n’existait pas les grands y s’auraient même pas qu’ils sont grands.
Indéniablement devant ce gars je ne fais pas le poids.
Mais comme le disait un grand bon homme de Gaule
« On a perdu une bataille mais pas la guerre »
« Wait a minut. » Que je lui dis.
Et je vais chercher mon ami André.
A ma gauche l’australo, un mètre quatre vingt dix, quatre vingt quinze kgs.
A ma droite Dédé le parigot, un mètre soixante dix, quatre vingt cinq kgs
Moi, un mètre soixante quinze, soixante deux kgs.
Vous l’avez deviné. J’arbitre.
DONGGG…(C’est le gong)
L’australien a déjà étalé son jeu sur la table. Grosso modo cinq cent grs d’or.
Je peux vous dire que c’est beau.
Maintenant à Dédé.
Dans sa main, un vrai battoir, d’ailleurs je lui disais que la prochaine fois que je revenais ici, je ne prendrais qu’un billet aller. Pour le retour, une bonne torgnole de sa part et je rentrais au pays sans toucher le sol et gratuitement en plus.
Revenons au match, donc je disais, dans sa main un pot de confiture.
Et vlan !!! Le voilà qu’il le renverse (le pot) sur sa moitié de table.
Cinq cent plus cinq cent, mille grs, soit un kilo d’or devant mes yeux.
Entre cent cinquante mille et deux cent mille francs étales sur une table de camping même plus coté à l’argus.
Toutes les formes, tous les poids, toutes les variantes de jaune s’offrent à moi.
Toute l’Australie Orpitheque sur un demi-mètre carré de formica. Ne cherchez pas le mot orpitheque dans le dico, je viens de l’inventer.
DONGGG…. Match terminé
Le vainqueur?
Il n’y en à qu’un.
L’OR.
Pendant l’heure qui suit, je vais faire le tour de l’Australie, auriferement parlant.
Le coca/rhum coule à flot ce qui a pour effet de délier les langues surtout celle de notre autochtone.
Une pépite de deux onces, soixante grs, dans les mains, il nous explique qu’il l’a trouvée dans un endroit qui s’appelle Anchor Mine.
Ni André, ni moi connaissons cette mine.
L’alcool aidant, d’un coté à posé des questions et de l’autre à y répondre.
Nous demandons, pas innocemment du tout ou se trouve ce coin.
Et là, la chance joue pour nous.
La carte que possède André, date de mathusalem, éditée pas mal d’années avant que la mine ne soit découverte. Donc pas d’Anchor Mine
Ni une ni deux notre ami va chercher la sienne.
La déroule, un vrai prospecteur ne plie pas sa carte, il la roule.
Bien déployée sur le capot du 4x4 nous suivons ce doigt indicateur qui nous amene peut être vers un hypothétique futur Eldorado.
« Anchor Mine, it is here”
En effet, la mine existe bien, mais moi ce qui m’intéresse, c’est les cinq ou six petites croix tracées au crayon qui l’entourent.
Le lendemain, je ne vous dirais pas vers ou je partais.
« Deux heures P.M. mon voisin de camping, Bryan, me propose une sortie avec son véhicule à une trentaine de km.
Ca ne m’enchante guère, j’ai l’habitude de partir avec mon 4x4 avec tout mon barda
J’accepte, mais à contre cœur.
Le paysage devant nous est immense, à perte de vue des arbres. Je ne connaissais pas du tout ce coin.
Une fois arriver, je prépare mon matériel et constate que j’ai oublié mon GPS.
Il n’y pas trente six solutions, il va falloir que je prospecte à vue du véhicule.
Bryan part de son coté nous nous donnons rendez-vous vers cinq six heures
Première alerte, je creuse, un rubbish. (Poubelle, ne pas confondre avec rubis).
Je surveille toujours du coin de l’œil le 4x4.
Deuxième alerte, toujours du rubbish
Je m’éloigne de plus en plus et il arrive ce qu’il devait arriver
« BIPPP!!! !!! je ne vois plus le 4x4 »
Pas d’affolement.
J’essaie de retrouver le dernier trou creusé d’où je voyais encore le véhicule.
Ni trou. Ni 4x4
Cela fait une bonne demi heure que je suis dans la panasse, l’angoisse commence à me prendre.
J’appelle, mais l’autre tordu, (je commence à lui en vouloir), avec ses écouteurs sur les oreilles doit rien entendre
Je décide de bouger le moins possible, mais l’attente est très longue et je ne peux m’empêcher de temps en temps de faire quelques pas dans une direction pour revenir dans une autre, ce qui finit par complètement me désorienter.
Le jour baisse, mon collègue devrait avoir terminer de prospecter..
« HHHHHEEEELLLPPP !!!!HHHHHEEEEEELLLLLPPPP »
« BBBBRRRRYYYYAAAANNNNNNN »
Apres chaque appel, je fais le silence pendant quelques secondes pour intercepter une hypothétique réponse. Toujours rien.
La nuit est tombée, la température passe d’une trentaine de degrés à une vingtaine cela n’a l’air de rien mais moi je me caille.
La fatigue, l’angoisse, la soif, le froid, avec tout ça je commence à avoir le moral en dessous du zéro.
Je me dis que mon collègue va sûrement allumer un feu pour signaler sa présence.
Je grimpe à un arbre, pour essayer de mieux voir mais je me retrouve au milieu des feuillages.
Comme poste d’observation c’est pas la panacée !
Un petit vent c’est levé ce qui accentue la sensation de froid, en tee shirt, short et sandalettes c’est loin d’être le confort.
Pour me protéger de la froidure, je ramasse des branches mortes et je bâtis un semblant de paravent.
A l’abri le réconfort est de courte durée.
Je stresse à mort, recroquevillé sur moi-même adossé a un tronc d’arbre, à soixante berges je pleure comme un gosse.
Je maudis l’Australie, la détection, mon collègue, le monde entier.
Une ou deux fois l’an on retrouve un véhicule abandonné dans le bush mais rarement le gars.
J’ai du mal à me voir bouffer par un prédateur.
C’est pas possible je dois faire un cauchemar, tout à l’heure je vais me réveiller.
Je ravale mes larmes, je me lève, d’avoir chialé m’a fait du bien, j’ai vidé mon trop plein émotionnel.
J’analyse la situation, en lisant ça fait très académique, ordonné. Sur le terrain chaque pensées sont accompagnées d’une bordée de jurons.
Ca réconforte.
Allons-y pour l’analyse: En partant du village, je sais à peu prés la direction dans laquelle on s’est dirigé.
La difficulté c’est qu’avec la nuit, le ciel nuageux et les vires vires que je me suis payé en détectant, il est impossible de me situer.
Mes gros problèmes pour le moment c’est la soif et le froid et ce n’est pas en restant ici que je les dénouerais.
Des pistes, quelques direction que je me dirige, je tomberais fatalement sur une, maintenant, il se peut que celle ci ne soit pas fréquentée et qu’il ne passe personne pendant des jours.
J’opte quand même pour cette solution.
Mon détecteur sur l’épaule, je trace en me faufilant entre les arbres.
Au bout d’un certain temps, une idée me vient en tête.
Dans toute la région aurifère du West Australia (a peu près grande comme la France)on fait des milliers de carottages pour chercher différents minerais.
Je me dis que les gars doivent aussi travailler de nuit et qu’avec les phares et les bruit des moteurs cela devrait me guider.
A taton, j’essaie de trouver un arbre un peu plus haut que les autres mais dans cette nuit d’encre il est impossible de voir quoi que se soit.
Je me base donc sur le diamètre des troncs pour estimer leur hauteur.
Plus le tronc est large, plus il est haut. Une théorie qui en vaut une autre, mais apparemment ça marche.
Coincé dans une fourche je surplombe d’une courte tête la canopée avoisinante.
Au bout de dix minutes, les membres ankylosés par ma position on ne peut plus instable je décide de descendre et continuer mon « chemin »
De lumières et de bruits de moteur. Nenni.
Reprenant mon détecteur au passage me revoilà louvoyant entre les eucalyptus et autres callitris pyramidatis.
Ce qu’il y a bien dans l’action c’est que le positif l’emporte sur le négatif.
Il y a quelques heures je pleurais au pied d’un arbre me voyant déjà a moitié mort bouffait par une bande de charognard.
Maintenant j’ai un but.
Il faut que je m’en sorte.
Je la trouverais cette Put1n de piste.
Depuis un moment les arbres me semblent plus disperser.
Il est temps que je trouve un observatoire.
J’ai beau scruter, écouter rien du tout. J’attends encore un peu, puis repart en essayant de garder toujours le même cap.
Et cette soif qui me tenaille. Moi qui boit mes deux ou trois litre d’eau par jour, d’accord ce n’est pas toujours que de l’eau mais c’est du liquide.
Je rêve d’une bière, non deux. La première cul sec parce que je meurt de soif et la deuxième.
« Garçon une autre et bien fraîche »J’en ai les babines qui en bave.
que j’ai soif. »
Le terrain est plat mais pas mal accidenté et du bois mort en veux tu ? En voilà.
Avec mes sandalettes je n’ose même pas penser à l’état de mes pieds.
Cela fait un bon quart d’heure que je suis au sommet de mon arbre a l’affût du moindre bruit ou de lumière.
Le vent c’est calmé puis arrêté. Ce qui facilite ma chasse.
Tout devant moi.
Il m’a semblé entendre un bruit sourd?
Est ce le fruit de mon imagination? Ou le passage d’un oiseau nocturne?
J’attends encore un peu.
Plus rien.
Je reprends ma route en direction du bruit supposé.
La foret est plus clairsemée ce qui facilite ma marche d’aveugle.
Dans l’air flotte quelque chose de bizarre que je n’arrive pas à définir.
Le terrain a changé, les arbres ont disparu le sol est devenu plus sablonneux, j’accélère le pas et Bingo !!
Je suis embourbé jusqu’aux chevilles. Perdant l’équilibre me voilà affalé dans la vase.
Mon trop fidèle détecteur ne m’a pas quitte d’un pouce et m’a suivi comme son ombre dans ce bain que certains diront de jouvence.
En d’autres temps cela aurait pu être une situation hilarante. Mais là pas trop.
Apres un court moment de désespoir je me relève avec un gros SFLEEUURT de succion et en quatre petits sfleurt a reculons je sors de ce merdier.
J’essaie, tant bien que mal, de me nettoyer mais je n’insiste pas trop, cela frise « Mission Impossible »
Je verrais avec l’age si c’était un bain de jouvence, mais pour le détecteur hormis le fait qu’il doit ressembler à une bouse, il se retrouve avec une fracture ouverte du manche. Pour l’instant c’est surtout moi qui vait souffrir pour le porter. Sur l’épaule ça aller mais maintenant il va falloir le porter sous le bras. Manière beaucoup moins pratique.
Qui dit boue ! Dit eau ! Non ?
Je contourne précautionneusement cette mare traîtresse et cherche à trouver le berceau de cette eau salvatrice. Car je creve de plus en plus de la soif..
Je la sens, elle n’est pas loin.
Un talus devant moi qui descend assez abruptement et enfin je la distingue, je devrais plutôt dire je la devine.
Quel plaisir de patauger !
Je me lave vite fait les mains, m’asperge la figure.
Catastrophe.
Je porte une poignée d’eau a ma bouche et la recrache aussitôt.
Je suis tombé sur un lac salé.
Désespoir, espoir.
Je ne vais pas m’appesantir sur le désespoir, vous en connaissez la raison. Il ne me reste plus qu’affaire avec.
Mais là vous vous dites « Il disjoncte le mec «
Il creves de soif a coté de trois millions de m3 d’eau SALEES et il parle encore d’espoir.
Eh Oui. Maintenant je sais ou je suis.
Par rapport à la ville ou je campe il n’y a qu’une région ou il y a des lacs salés.
Par contre le mystère : à quel endroit je me trouve au milieu de toute cette flotte.
Au nord, au sud, a l’est, l’ouest. Je vous épargne les nord/nord est etc. etc.
Apres m’être débarbouillé succinctement et de plus L’eau salée sur les égratignures ça pique, je reprends ma route.
A droite a gauche?
De toute façon il faut que j’aille de l’autre coté.
Dans mon grand malheur j’ai quand même la chance que tous ces lacs ne font que quelques centaines de mètres de diamètre.
Quelques centaines de mètres ça peut faire quand même entre cent et mille mètres.
Donc on a du petit qui peut être un peu grand.
Je ne sais pas si vous me suivez mais pendant que vous m’écoutiez, je suis partie sur la gauche et mon intuition me dit que j’ai bien fait.
Mentalement je me représente la courbe que je suis entrain de parcourir et toujours mon intuition me dit que je suis de l’autre coté et qu’il faut que je reparte perpendiculaire a la plage.
Aussitôt pensé, aussitôt fait.
Les arbres commencent à se faire plus présent il va falloir que je trouve un perchoir le plutôt possible.
Cela fait un bon moment que je suis à l’affût du moindre indice de vie. Mais rien.
Je prépare a descendre quand une légère brise m’apporte sur ces frêles ailes un vrombissement sourd qui n’a rien de naturel. J’attends encore un peu. Plus rien.
Je suis maintenant en pleine foret, ma vitesse est ralentie par les ramures.
Cela doit faire une dizaine d’heure que je suis perdu. Je dis une dizaine d’heure. Mais je n’en suis pas sur du tout.
La fatigue commence à gagner sur moi, je voudrais me reposer mais j’ai peur de m’endormir et demain de ne plus savoir dans quelle direction me diriger.
Le plus dur c’est la soif qui me tenaille, je n’aurais jamais cru que se serait si dur que ça à supporter.
La soif.
Mes pieds aussi me font souffrir pas quand je marche c’est surtout a l’arrêt ou alors quand je suis perché là haut.
Le terrain à l’air de s’élever, pas de beaucoup quelques mètres pas plus, il me semble être sur un mamelon.
Au sommet, je fais une petite halte.
Un flash devant moi.
Un éclair d’orage, une lumière parasite qui c’est faite en clignant des yeux.
Ou alors !!!
Toujours l’espoir.
J’ai le regard tellement scotché sur ce bout d’horizon que les yeux m’en piquent.
Les minutes passent le désarrois me gagne, j’en ai marre de tout.
Promis juré une fois que tout est terminé, je rentre en France et que l’on ne me parle plus de l’Australie.
Tout dans mes funestes pensées, une lueur apparaît et disparaît.
Cette fois ci je l’ai bien vu, un balayage plutôt qu’un éclair. Quelques secondes plus tard un bruit sourd mais lointain se fait entendre.
Il n’y a plus de doute, il y a de l’humain par la bas.
J’ai envie d’attendre pour voir si le phénomène se répète, mais je n’y tiens plus.
Mon détecteur sous le bras je descends vers la foret.
Sous les arbres je ne peux voir les lumières mais à intervalles réguliers me parvient le doux bruit d’un de camion diesel.
Maintenant je sais ou je suis.
Les camions transportent du minerai et font une rotation entre la mine et l’usine de traitement qui se trouve a quelques km du camping ou je crèche. Et je connais très bien ce track pour l’avoir pris plusieurs lorsque je partais en prospection.
Me voilà au bord de la piste, J’attends avec impatience le prochain passage.
Malgré la joie de m’en être sorti, la soif me tenaille tout autant. De plus avec le passage des véhicules l’air est saturé de poussière.
Enfin des phares, j’ai beau faire des signes le camion passe a toute berzingue sans s’arrêter.
Avec ma dégaine, couvert de boue, de poussière, en short et tee shirt hyper crade, ils doivent me prendre pour un Abo complètement défoncé.
A chaque passage je m’enhardis de plus en plus vers le milieu de la piste pour leur faire signe. Mais rien n’y fait. Si je ne m’écartais pas je crois que les gars me passeraient dessus.
Avec tout ce que j’avale mes poumons se sont fossilisés, j’ai du mal à respirer et mon gosier est
un enfer.
Le camion est a une dizaine de mètres pleins phares klaxon a fond, je dois commencer à le gonfler le mec a jouer au toréador. Je me jette de coté au dernier moment et me résigne a attendre le prochain passage.
C’est là que j���entends mon camion descendre ses vitesses suivies de grands coups de frein.
Enfin il s’est arrêté.
Je parcours en courrant, de peur qu’il ne reparte sans moi, les deux cent mètres qui nous séparent.
Je monte a bord. Je lui raconte ma mésaventure. Apparemment il n’en a rien à foutre, il faut dire que mon anglais est au ras des pâquerettes. Je lui parle de ma soif il s’en contrefout.
A trois km du village, lui, doit prendre la piste qui va vers l’usine et il me largue.
Le jour commence a se lever, il doit être vers les cinq six heures du matin cela fait donc une douzaine d’heures que je me suis paumé. Une douzaine d’heures que je marche.
La première maison apparaît.
Comme un voleur je me glisse dans le jardin. Par terre gît un tuyau d’arrosage comme un fil d’Ariane je le remonte jusqu’au robinet.
Ce n’est pas de la bière mais qu’est ce que c’est bon.
André et moi sommes autour du feu, les yeux rougis par l’émotion il fini de me narrer une mésaventure qu’il lui est arrivé il y a une dizaine d’année.
D’un revers de main il s’essuie une larme
"Putain!!! de fumée " Qu’il me dit
Apres un mois de prospection, j’ai pris mes habitudes .
Huit jours dans le bush et une petite journée au village, le temps de faire la lessive et de réapprovisionner le garde manger, sans oublier le carton de bière.
Huit jours en autonomie complète il faut avoir une gestion assez stricte mais non contraignante. D’abord la veille du départ qui correspond a quelque chose prés à l’arrivée au camping, Je fais cuire trois portions de riz sur le gaz de la cuisine commune. Toujours ça d’économisé.
Au shop le lendemain matin j’achète de la viande congelée, ce qui me permet de la garder deux jours de plus.
Des légumes, des fruits pour composer quelques recettes made in bush, et je termine invariablement mes courses par l’achat de trois bags de ice, (sac de glace) pour mon Eskit, glacière, au road house à la sortie du village .
Pyramide de Biere
Le Vieux campeur de Leonora
Je décide cette fois si d’aller un peu plus au nord dans un coin qui s’appelle Famous Blue Mine à cent cinquante km de Laverton.
Cette mine, comme toutes les autres de la région d’ailleurs ont connu leurs heures de gloire, il s’y est ramassé des tonnes d’or au siècle dernier.
Quand je pense qu’a l’époque les gars se tapaient tout ce chemin, Kalgoorie ce trouve a plus de cinq cent km, à pieds avec leur bardât sur le dos.
Avec mon 4x4 des fois je me sens tout petit. Me voici donc à Famous après trois heures de piste.
La première chose, c’est d’aller sur le site même et de s’éloigner de ce point de un à deux km, en général soit vers le nord ou le sud et de trouver un coin qui vous plaise, et a partir delà de promener sa poêle a frire.
Une fois le bon terrain trouvé et la voiture à l’ombre, les choses sérieuses peuvent commencer.
Apres deux alertes sur des bouts de ferrailles me voici propriétaires d’une belle nuggets de six grs.
Deux jours durant les alertes se multiplient sur de vielles boites de conserves, fourchettes, cuillers. De quoi me monter tout une ménagère.
En fait de bon terrain, je suis sur un ancien campement et la pépite trouvée a du tomber de la poche d’un mineur. Ce n’était pas la fortune, mais j’ai une pensée émue pour ce pauvre bougre.
Or
Le terrain s’y prêtant, je m’enfonce dans le bush en hors piste voir si sous d’autres cieux la fortune n’est pas plus souriante.
La conduite hors piste consiste, comme son nom l’indique à rouler hors de la piste.
Donc au bout de cinq minutes en se faufilant aux travers des arbres on se retrouve au milieu des arbres c’est à dire nulle part et partout à la fois.
Un petit objet du nom de GPS joue le rôle d’ange gardien. Sans lui la prospection moderne ne serait pas ce qu’elle est.
Aller plus loin en terre vierge et surtout revenir.
Au bout de vingt minutes à louvoyer, me voici a l’orée d’une grande plaine caillouteuse rendue inaccessible par un beau creek dont la profondeur empêche toute traversée.
Le matériel de détection sur le dos je franchis à pied le creek pour me retrouver devant l’immense plaine.
Waterloo ou Austerlitz ?
Tel Napoléon, avant d’attaquer, j’observe le terrain et déjà dans mon esprit les grandes lignes de ma stratégie se dessinent.
D’abord, plein Est.
Puis remonter vers le nord.
Surprendre l’ennemi en bifurquant vers l’Ouest.
Et fondre sur lui.
Le temps de deux tours de cadrant de la grosse aiguille d’une montre( maintenant avec le digital allez décrire ce majestueux mouvement) soit deux heures plus tard, l’or et moi on ne c’est toujours affronté.
Je dirais, si ce n’était la canicule qui m’oppresse que cet après midi ressemble à un remake de la Berezina.
Changement de stratégie.
Face à moi un mamelon d’une vingtaine de mètres de diamètre pour deux mètres de hauteurs, le sommet couronné de quelques arbustes et bon signe ceux ci entourent une résurgence de quartz appelée dans ce pays reef, qui s’ils ne sont pas stériles peuvent réserver de très bonnes surprises ! Auriferement parlant, s’entend.
A la première alerte, je creuse pour sortir un petit truc tout doré de deux grs. En fin d’après midi j’avais mes quatre pépites.
Petite anecdote. En contre bas de mon mamelon, un tronc d’arbre mort, sûrement victime de la foudre, est planté là comme une verrue au milieu de la figure. Dans ma tête défilent des images de trésor cachées sous ses racines. Je promène mon détecteur tout autours, et !!!!!
Le trésor n’est pas très gros mais bien là.
Ceci m’était aussi arrivé l’année d’avant ou dans une grande plaine constellée de petits arbustes, un arbre solitaire prônait au milieu et inconsciemment attiré par lui j’y avais découvert à proximité deux pépites.
Une autrefois encore, un arbre mort au pied d’un mamelon.
Ca sonne, je creuse, dix, vingt, trente cm, à cette profondeur il doit y en avoir pour 30grs au moins.
Résultat des courses une vielle boite de Pilchard. Pendant un instant j’avais été riche comme Crésus.
Retour vers le 4x4.
Gps en marche, fonction Return, je rejoins la piste. Direction Riccaboni Find Mine c’est à une dizaine de km, assez isolé, ce qui me laisse penser que le coin n’a pas été trop fréquenté.
En cours de route je croise une fence avec sa piste.
Petite explication : fence synonyme de clôture, et pour l’entretenir on la double d’une piste.
Pris de curiosité je me dis « je vais la suivre et arrivé à hauteur de Riccaboni je trouverais bien une transversale qui me ramènera à la mine »
Et vas-y que je roule, depuis belle lurette j’ai dépassé ma destination première.
D’après le GPS et le point sur la carte j’entreprends une grande boucle d’une cinquantaine de km mais a l’opposé de là ou je devais aller.
Ce n’est pas grave ; j’ai tout le temps devant moi et personne ne m’attend.
La piste est passée, au fil des kms, d’acceptable à passable.
Pas du tout fréquentée a part un véhicule il y a quelques jours vus les traces.
Je suis en limite du désert, sur ma droite je longe des dunes de sable rouge couvertes de spinnifex tandis que de l’autre coté les arbres prédominent.
Ceux ci autour de la piste forment de temps en temps un vrai tunnel de verdure. Bonjour la carrosserie. Malgré ma vitesse j’essaie d’éviter tant bien que mal les grosses branches et d’un coup c’est un grand boum.
Le choc me fait quitter la piste sur quelques mètres.
En surveillant trop assidûment les branches qui fouettaient le véhicule, je n’ai pas vu un tronc d’arbre qui dépassait sur la piste et qui vient de s’empaler sous l’échelle qui donne accès a la galerie.
Je m’arrête pour constater que la dite galerie à une drôle de gueule.
On redressera ce soir au bivouac.
D’ailleurs le bivouac il va falloir que j’y pense dare dare car le soleil décline.
Quelques km plus loin c’est devant un dénivelé d’une vingtaine de mètres que la piste emprunte que je décide de m’arrêter pour la nuit.
Tout seul j’hésite a prendre ce chemin par contre il n’est pas question que je face demi tour.
Ce n’est pas dans ma nature.
On verra demain.
ton post se lit facilement, c est comme un pote qui te raconte son histoire.
tu ne voudrais pas en faire un concernant le materiel utilisé pour la detection?
puis une question: tu en fais quoi, des dechets metaliques que tu deterres? tu les ré-enterres pour que le prochain vive les memes emotions?
a bientot
ciao
maxime
ci joint: golden eagle nugget, WA museum Kalgoorlie-Boulder
Prochain depart au mois de septembre.
Pour le materiel, depuis 2004 il a evolué.
Le 4x4 c'est le meme sauf le moteur qui m'a laché en septembre 2008.
Le GPS:le Geko 201 de chez Garmin, sera surement changé cette année.
Telephone Satellitte Iridium: ça c'est mon St Bernard.
Deux panneaux solaires.
Une batterie auxiliaire
Un Freezer qui descend à -18° ce qui m'assure de la glace pour mon Eskit (glaciere) et de la viande congelée pour 3 semaines.
Le Detecteur du GP 3000 je suis passé au GP 4500.
Pour la musique :Du Camembert bouffeur de CD je roule maintenant en clef(clée) USB.Mais gare a la chaleur avec ce systeme?Ca craint.
Pour les dechets metaliques, je les remets en terre.C'est pas tres ecolo, je sais. mais quand on est une centaine sur une surface aussi grande que la France, je ne pense pas que cela est une grande importance nefaste ecologiquement parlant.
Par contre je trimballe mes poubelles jusqu'au village.
iAu petit matin, je fais un repérage de cette foutue piste qui m’a l’air plus adapté a une chèvre qu’au 4x4.
A deux véhicules le problème ne se poserait même pas.
A la limite, avec un coéquipier on met ses appréhensions de coté.
Mais tout seul, en cas de pépin c’est tout pour ma pomme.
Peut être une autre solution.
Un large plateau s’étend sur ma droite.
Déception.
Si de loin il semblait uniforme, de près, c’est tout un enchevêtrement de ravines infranchissable.
Verdict: la piste.
Première difficulté des le départ.
Un virage à quatre vingt dix degrés avec deux marches d’une trentaine de cm.
Ce n’est pas large et il y a le ravin.
Ca secoue mais je passe.
A partir de maintenant, il n’est plus question de revenir en arrière, techniquement et moralement.
J’aime bien ces situations ou la seule fuite c’est d’aller vers l’avant.
Obligé de ce surpasser, avec cette montée d’adrénaline qui nous fait dire.
« I am the king of the road. »
Plus rien ne peut nous résister. Jusqu'à la prochaine misère.
Devant moi, coté gauche, le ravin est a droite, un rognon de rocher dépasse du sol d’au moins deux pans de main.
Impossible de l’éviter la piste a été taillée sur mesure, une largeur de 4x4 pas plus.
La roue avant attaque a la vitesse d’escargot le roc, que dis je ? La montagne. Plus j’avance plus je penche.
Cela m’a toujours impressionné les dévers que peuvent supporter ces véhicules.
Tout doucement je me redresse.
Maintenant la roue arrière.
Pour vous donner une image, des quarantes prochaines secondes.
Vous êtes sur un petit voilier avec un vent de force quatorze au moins avec un horizon qui se balade à la verticale ou presque et c’est l’impression que j’ai à ce moment là. Je me demande ou est placé mon centre de gravité. Puis tout doucement mon horizon s’horizontalise et moi je reprends ma verticale.
Deux autres ressauts et voilà mon calvaire terminé.
OUF !!!
J’ai décidé qu’aujourd’hui serais une journée tourisme.
Un petit break dans la détection.
Avec ce passage ma dose d’émotion est saturée.
La piste traverse une région de colline, des paysages de rêve.
On aime ou on aime pas.
Beaucoup vous diront qu’il n’y a rien à voir, que du sable, des pierres et des arbres. C’est vrai pas très folichon.
Mais ajoutez-y un brin d’ambiance et vous vous retrouvez dans le paysage le plus beau du monde.
On aime ou on aime pas. Moi j’aime.
Tout doucement je quitte mes collines et fonds de vallée pour attaquer la grande plaine du bush.
Au loin se profile un village aborigène.
Nurra Kurramano.
Avant de traverser le hameau je cache ma camera qui est fixée en permanence sur le tableau de bord du 4X4 sous une serviette. Déjà qu’ils n’aiment pas trop que l’on se balade par chez eux il est inutile d’en rajouter en se pavanant avec ses appareils photo.
La rue principale n’est pas goudronnée, en fait c’est la continuité de la piste.
Je roule au ralenti pour ne soulever que le minimum de poussière.
Dans tous les coins, des voitures les quatre roues en l’air, de vieux meubles, des maisons éventrées, un boxon pas possible.
Et au milieu de ce bric à brac une ribambelle de gosses joue.
Pas à l’aise, je ne m’attarde pas trop.
Me voici revenu à mon point de départ de la veille et c’est par le plus court chemin que je rejoins Riccaboni Find Mine.
On est en plein milieu de l’après midi, vous dire qu’il fait très chaud serait un euphémisme.
Pas un brin d’herbe, que des arbustes, des cailloux, de la terre rouge, noire.
Une terre de désolation.
Je sens l’angoisse qui monte, cela m’est arrivé quelque fois déjà. La solution, le téléphone satellite. Deux trois minutes de discussion avec la famille en France et tout rentre dans l’ordre.
Mais là perdu au milieu de cette immensité le stress est trop fort. Je plie bagage et décide de rentrer sur Laverton
Trois heures de route et la nuit tombe.
Pour les Kangourous, rien a craindre, le bullbar devant mon véhicule est largement suffisant, deux expériences en ce domaine se sont révellées concluantes à mon avantage. Ce que je crains, les bœufs, et il y en a pas mal dans cette région. Heureusement il y a un bon dieu pour les bêtes et pour moi.
Au loin les premières lumière de la ville.
Il était temps.
Reconnaissance
Depuis deux jours je sillonne les pistes autour de Riccaboni. Je n’arrive pas à trouver le terrain qui m’interpelle.
Un coup il est trop comme çi un autre coup il est trop comme ça.
Jusqu’au moment, ou à quelques centaines de mètres d’une mine je trouve un coin ou sous chaque pierre devrait se cacher une pépite..
Pas mal d’arbre, je m’installe à l’ombre et déballe mon matériel.
Des trous (diggings.), des traces de chaînage, je ne suis pas le premier à fouler ce spot.
Ce qui est intéressant se sont les trous, gold or rubbish, that is the question.
La meilleure façon de savoir c’est de déblayer la terre à l’intérieur et de voir jusqu’ou le gars a creusé.
Jusqu’a cinq cm c’est à coup sur une merdouille, en dessous, presque toujours de l’or.
Sur ce trou quinze cm, le type n’est pas reparti les mains vides.
Je commence mes vas et viens, .
Pour le moment, balles en plomb, boites de conserves, agrafes.
Pour celles ci, j’ai vraiment la haine, il y en a de partout. Cela vient qu’à l’époque, pour marquer les concessions, ils plantaient des piquets en bois aux quatre coins du terrain et sur un morceau de fer blanc ils inscrivaient une suite de numéros et fixaient cette étiquette à l’aide des fameuses agrafes.
Les années passant et le bois se dégradant nos gentilles petites attaches ont retrouvé leur liberté au grand dam des détecteurs et de leurs utilisateurs.
Ce qu’il y a de bien avec la détection c’est que ton avenir il est toujours devant toi.
Si tu n’as rien trouvé les cinq dernières minutes, tu as toutes tes chances pour les cinq suivantes. Donc tu vas vers l’avant..
Apres quatre heures sous la chaleur et les doux murmures stridulant de ton détecteur, il arrive un moment ou il faut que tu décompresses.
Pour certains, ils se fument un joint, d’autres, plient tout leur matériel et font un arrêt bistrot pour finir la journée. Personnellement, je philosophe.
Je refais mon monde.
Pas part, snobisme ou autre dandysme intellectuel, mais tout simplement:
Je ne fume pas et le premier pub est à cent cinquante bornes.
Un simple changement dans les tonalités du détecteur, te remet vite les pieds sur terre.
Quelque chose de ferreuxnonferreux ce trouve enfoui devant toi.
Alors au boulot.
Pour les non initiés, grosso modo, le détecteur fait de la discrimination, il va te dire si l’objet enterré contient du fer ou non.
S’il en a ce n’est pas de l’or et s’il n’en a pas ça peut être de l’or.
Maintenant coté dialogue, il ne faut pas s’attendre à : « Salut, salut. On est aujourd’hui le lundi 3 octobre c’est la St Gérard, Le soleil c’est levé à 6h 15 et se couchera à 19h 27. Il est 11h AM et la température est de 32°. En collaboration avec votre détecteur nous venons de déceler à cinq cm de profondeur une capsule de canette de bière. Veuillez ne pas creuser inutilement. Nous vous remercions de votre confiance » Et s’ensuit trente secondes de pub.
Peut être dans quelques années cela se passera comme ça, mais aujourd’hui c’est.
« TUUUUUUUUuuuuUUUUUUUU » Pour les ferreux et TUUUUUUUUuuUUUUUUUU « Pour l’or
Vous avez entendu ou plutôt vu que la différence est infinitésimale.
Deux petits « u «
Les « u « représentent le sommet d’une sinusoïde.
Pour les ferreux c’est un son continu qui va crescendo jusqu’aux « uuuu » et décrescendo après
Et pour l’or c’est le même principe sauf qu’arrivé au sommet de ma sinusoïde les deux « u » sont plus brefs.
Pour faire simple, car je vois que vous êtes complètement paumé.
En musique on dirait.
Trois blanches pour tout ce qui est rubbish.
Une blanche, une noire, une blanche pour l’or. Soit, un demi-temps de moins.
Pour les pas très férus de solfège vous avez tous entendu le célèbre « Une blanche vaut deux noires » ?.
Non ???
Alors vous faites comme moi, vous creusez comme je le fais dans quatre vingt quinze pour cent des cas.
St Thomas ne croyait que ce qu’il voyait, moi je creuse sur presque tout ce qui sonne.
Ce qui m’a permis une fois de trouver, sur un signal de quatre « u » ou trois blanches, un quartz avec soixante trois grs d’or à l’intérieur.
Donc, je reviens quelques lignes plus hautes, au moment ou mon détecteur me prévenait qu’un objet non ferreux sollicitait ma bienveillance de le sortir de sa gangue terreuse.
Piochon en main, je nettoie d’un balayage du pied la surface convoitée.
Passage du détecteur, ça sonne.
Je creuse, recontrolle, le signal est plus forte.
Dix centimètres plus tard, silence total.
A coté du trou un tas de terre ou se trouve obligatoirement la Chose.
Vu la profondeur je n’ai aucun doute de son origine aurifère.
Et le rite tant de fois répété commence.
D’abord du plat du pied, presque nonchalamment, on fait durer le plaisir, je partage l’amas de terre en deux parties.
Un petit coup de détecteur sur les deux tas, on écarte le mauvais et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il ne reste plus que quelques poignées de terre.
A partir de là, le plaisir qui n’était qu’auditif devient physique.
Poignée par poignée on finit de passer la terre devant le détecteur.
Obligatoirement a un moment la main que vous présentez va déclencher le signal.
Et c’est là que ça devient jouissif.
Je n’ouvre pas la main en regardant à l’intérieur, en disant bêtement «Tiens une pépite»
Lentement, la main fermée, je fais écouler la terre dans mon autre main.
Et quel que soit son poids, lorsque la pépite passe d’un coté pour aller de l’autre, vous sentez, moment sublime, le choc qu’elle génère dans la main réceptrice.
Opération que je répète plusieurs fois simplement pour l’extase qu’elle me procure.
Tout ce roman pour deux grs d’or.
Je ne vous ai jamais dis que je faisais ça pour faire fortune..
Fin d’après midi.
Je déplace mon véhicule un peu plus bas vers le creek. Je décide d’aller sur le terrain une paire d’heure avant que le soleil ne se couche.
La rivière et large ce qui permet d’augmenter ses chances de passer là où personne n’a mis les pieds ; mais j’ai beau brasser des tonnes de sable pas la moindre molécule d’or.
En remontant vers le 4x4 je balade sans trop y croire le détecteur et.. TUUUU…….. Avec, il me semble les deux fameux petits » u ». Deux ou trois ? De toute manière je vais creuser alors deux ou trois !!!
Eh bien mes loulous !!!! C’était deux petits « u » et s’ils étaient petits, la pépite, elle fait bien ses dix grammes. Apres ces instants magiques, je remonte vers le campement.
Eh là, une dizaine de mètres plus loin !!!!!
Rebelotte. »TUUU… »
Premier geste, nettoyer la surface du sol d’un balayage du pied.
Je repasse le détecteur, rien.
Sûrement une BIPPP!!! qui traînait parterre, et comme d’habitude je contrôle toujours ce qui a mis en alerte mon appareil, on ne sait jamais on peut tomber sur un objet insolite, une pièce de monnaie ou pourquoi pas une pépite
Bingo !!!! Quinze grammes qu’elle fait.
Posée à même le sol. Incrustée d’ironstone (pierre noire).
Une beauté.
Combien de coup de pied au cul elle a du recevoir car à l’endroit ou elle est, il est impossible qu’elle n’ait pas été détectée !
Toujours contrôler.
Le soleil se couche et pour moi commence une longue nuit d’attente car il me tarde le lendemain pour ratisser le terrain.
Environ vingt cinq grammes d’or. Combien y en a t’il encore ?
Dans la soirée avec le Satphone je préviens mon ami André de ma découverte et que demain matin au lever du jour et même un peu avant, je commence à chaîner l’endroit et que je l’invite donc à venir partager cet olympe.
Cette nuit là, j’ai bien du regarder la montre au moins un million de fois. Pour être honnête disons deux millions. Des secondes qui duraient des heures. Minuit cinq minutes trente quatre secondes et si mon horloge avait eu les dixièmes ou même les centièmes je les aurais comptés.
Enfin quelques milliards de secondes plus tard, le jour se lève.
Pas de beaucoup, . Mais suffisamment pour m’inciter à aller sur le terrain.
Vers dix heures du mat, j’aperçois un peu plus bas vers le creek un 4x4 qui tourne, en rond. C’est mon ami qui à l’air de me chercher.
Je lui fais de grands gestes et il fonce vers moi.
Il m’a vu.
Malgré les coordonnées que je lui ai données, il a eu du mal à me trouver.
Apres contrôle nos deux Gps ont une différence de cent quarante mètres. Une broutille, mais dans le bush it. is very important. Vous pouvez passer à quelques dizaine de mètres de votre véhicule sans le voir.
Il est parti très tôt ce matin de Leonora à quatre cent km et c’est un peu perdu en voulant prendre des raccourcis.
Je lui montre mes trouvailles et l’endroit ou je les ai dénichées
Assis autours du feu de bois, bien calés dans nos fauteuils de camping, un gobelet de rhum dans la main, on fait le bilan de la journée. Zéro !!!
Mais ou est donc passé l’or. ?
J’ajoute du bois dans le foyer, André refait le niveau dans les verres, on n’est pas près de se coucher. Demain matin c’est la bouteille qui va avoir une drôle de gueule.
Nous aussi.
Il pleut, il pleut.
Ce n’est rien de le dire, il faut le voir.
Le déluge de Noé à coté, c’est de la petite bruine bretonne.
Il y a une semaine, j’ai quitté mon campement favori pour m’enfoncer plus avant vers le nord.
Toujours plus loin.
Je cherche mon El Dorado.
Plus loin vers le nord c’est s’imprégner encore plus de silence, encore plus de solitude.
Je baigne dans le bush.
Le coin est idyllique. Si j’osais je dirais que je suis en terre vierge.
Des collines à perte de vue, la végétation est dense mais cela respire le désert.
Le bush ça ne se décrit pas ça ce vie.
Je me suis installé à mi-pente d’un mamelon au-dessus d’un creek.
Un creek c’est une rivière qui ne coule que lorsqu’il pleut.
Et depuis ce matin, pas une accalmie.
De l’intérieur du 4x4 ou je me suis abrité, j’observe l’inexorable montée des eaux.
D’abord timide, un mince filet d’eau a réussit à faire son chemin dans les méandres de sable qui tapissent le fond de la rivière.
Le tapis de sable et devenu eau et maintenant un flot tumultueux de boue rougeâtre cavalcade entre les rives du creek.
Bien que celui ci se trouve une cinquantaine de mètre en contre bas, sécurité oblige je décide de me replier un peu plus haut.
La nuit tombe. La pluie n’a pas cessé.
Sous moi la terre tremble du choc des rochers charriés par les flots en furies.
Par précaution, de temps en temps j’envoie un coup de lampe torche vers le creek, histoire de suivre l’escalade des eaux.
Mais a une cinquantaine de mètres de distance, en pleine nuit et avec la densité du rideau de pluie je ne distingue rien, ce qui ajoute à mon inquiétude.
Le plus terrible dans tout cela, c’est le bruit.
La pluie sur le toit du véhicule et plus angoissant les bruits sourds du fleuve de boue qui coule à mes cotés.
Amplifié par la cécité nocturne, le chaos vous assiége, et à grands coups de boutoir vous démoli moralement.
A ce moment là, on se demande ce que l’on fait ici.
Mon paradis est devenu enfer.
Les heures passent, très lentement, trop lentement.
J’attends avec impatience qu’un soupçon de clarté éclaire les ténèbres.
Enfin le voici.
A l’image de l’aiguille des minutes d’une horloge qui n’a jamais l’air d’avancer. Oh ! temps suspend ton vol.
Le jour se lève.
Le jour c’est levé.
Le moteur tourne, je fais marcher le chauffage, plus pour chasser l’humidité de l’air que le froid.
Au fur et a mesure que la lumière s’élève, je découvre le paysage autour de moi.
Point de catastrophisme.
Hormis le creek en pleine effervescence, le panorama qui m’entoure est tout à fait naturel.
Une grosse touche de soleil en moins. Quand même !
Qui dit petit matin ! Dit petit déjeuner.
Mon 4x4 est équipé pour dormir à l’intérieur, mais pour ce qui est de la cuisine c’est à l’extérieur que cela se passe.
Mais vu les trombes d’eau qui me tombent sur la tête depuis vingt quatre heures, il va falloir le réaménager occasionnellement.
Apres une heure de contorsionnement, de Put..n, C…n et Me..de, me voici prêt a faire ma popote.
Un thé
Deux thés
Trois thés
Quand il n’y a rien à faire, boire, cela occupe, mais l’inconvénient c’est qu’à l’inverse du tonneau des Danaïdes notre vessie a un fond et quand elle est pleine il faut la vider.
Surtout avec le thé et un peu plus tard la bière.
Pas question d’aller braver la tempête.
Re contorsionnement vers l’arrière du véhicule.
Une bouteille plastique.
On la coupe en deux.
Et voilà un mini WC bien pratique.
Pour les hommes !!!
Je vous raconte tout ça et n’importe quoi pour meubler car je suis resté coincé dans cinq mètres carrés pendant trois jours.
Au début de ce troisième jours, le moral est au plus bas.
J’ai bu, j’ai mangé, j’ai lu, j’ai dormi, j’ai rebu, remangé, relu, redormi.
Et j’ai même participé à un concours.
Là il faut que je vous raconte.
Troisième jours de pluie.
Six heures du matin dans le Western Australia.
Seize heures, heure française.
Comme je l’ai dit plus haut, le moral est au plus bas.
Je prends donc mon téléphone satellite. Le fil d’Ariane qui me relie au monde des hommes
C’est pour la sécurité.
Dans le bush, l’accident le plus bénin peut être fatal. Donc avec mon téléphone je peux appeler les secours en cas de besoin.
« Allô !! »
« Good Day mister of the Police. »
“Yes”
“I have a big problem with a snake (j’ai un gros probleme avec un serpent) Il m’a mordu”
“What colors”
“Yellow with blacks rayures”
“That is a Mamba”
“It is dangerous?”
“Mortal”
“What I do?”(Qu’est ce que je fais?)
« Repeat after me »
“Yes”
“Our father who are in the sky……” (Notre père qui etes aux cieux)
Je ne suis pas très sur de la traduction
Ecrit là comme ça, ç’a à l’air marrant mais sur le terrain a trois heures de route du premier village je me pose souvent la question.
Téléphone en main, antenne déployée, j’appelle mon épouse en France.
Un samedi à cette heure çi elle est a son club de lettre.
C’est pas l’académie française mais on s’y amuse bien. Culturellement parlant.
Angoisse ou pas angoisse, à trois dollars la minute il ne faut pas trop s’étendre sur ses états d’ame
« Allo ! Salut c’est moi »
« Ca va ? »
« Ouais !! » »
« T’es ou ? »
« Un peu plus loin que la dernière fois »
Ding !!! Une minute . Trois dollars. Qu’est ce qu’elles passent vite les secondes !
Suit une minute de conversation privée. Trois dollars de plus.
Bon maintenant on est plus a trois dollars prêts.
« C’est quoi le thème d’aujourd’hui ? »Là je parle du club de lettre. A chaque séance un sujet est donné..
« Pour aujourd’hui c’est trois mots à placer dans un texte »
« Ah oui !! Lesquels ? »
« Hippie.Autrefois aujourd’hui et la cuisine d’un grand restaurant. »
« C’est compliqué ça »
« Boff !! »
« Bon allez. A+ »
Hippie. Autrefois, aujourd’hui. La cuisine d’un grand restaurant.
Inlassablement, comme le tambourinement de la pluie sur la toiture du véhicule, ce groupe de mots harcèle mon cerveau.
Autrefois, aujourd’hui, hippie ……..
Mes doigts sur le clavier du computer commencent une sarabande qui durera quatre heures.
_est-ce que ta vie dépend de ton gps?Est-ce que tu en as deux?
_pourquoi quand tu prospecte tu n'as pas de téléphone célullaire avec toi?Et un kit de survie(pastille pour rendre l'eau potable, bouffe hiofilisé en sachet?
Je pense à l'épisode ou tu t'es retrouvé au milieu des lacs salés.
Ce n'est pas moi qui m'etais perdu.C'est André; Je ne fais que raconter son histoire.Cela c'est passé il y a une quinzaine d'années.
Le GPS te permet d'aller plus loin, l'esprit tranquille.Je ne me verrais pas prospecter sans.
Je me deplace toujours avec un sac à dos.
Une bouteille d'eau, des fruits, barres energetiques.
Une trousses de secours avec deux bandes, du sparadra, un couteaux, des allumettes, papier toilette pour allumer un feu, des piles en reserve pour le GPS, un sifflet, un deuxieme GPS, le telephone satellite
Autrefois, aujourd'hui.
Quatre heures de delire dans le bush.Coincé dans le 4x4.
« Si elle n’était pas partie, j’aurais foutu le camp de toute façon. »C'est de mon ex. que je parle
Depuis une heure je monologue avec mon cinq ou sixième WhyskeyBaby. Mes psychos comme je les appelle.
Le Bar du Zinc c’est l’arrêt obligatoire d’après travail, celui qui me permet de retardé le plus longtemps possible le moment ou je vais retrouver l’espèce de mansarde qui me sert de logement depuis mon divorce.
« Putain, déjà onze heures «
L’empafé qui m’empoisonne depuis deux ans avec son alcool passe et repasse son chiffon sur le comptoir immaculé, une façon de me faire comprendre qu’il est tard et que ça fait belle lurette qu’on est en duo.
« Angelo, un autre Baby .Comme on dit, le dernier pour la route. »
Je souris grassement de ma connerie. Lui pas du tout.
Moi je pars du principe que le client est roi.
« Dessuite monsieur Lippi »
Mon nom c’est Lippi.L. I P. P. I. Inspecteur de police deuxième échelon, pas prêt de passer le premier.Trop vieux et depuis quelques temps trop alcoolo. D’autres diront trop con
Au boulot on m’appelle le Hippie.
C’est plus facile de dire » Untel tu pars avec le Hippie » qu’avec « Le Lippi » qui aurait sûrement tourné en « Lapin « Une consœur qui te dit « Tu viens mon lapin » Ca ferait jaser dans le poste.
Du Hippie j’ai pris la dégaine, Jeans délavé, veste cuir noir que certains prétendent limite crade. Moi je dis patiné légèrement auréolé. Et les cheveux longs, noirs de jaie a une certaine époque mais devenus filasseux grisonnant avec le temps et le laissé allé.
«Tiens-y’a vos collègues qui sont au Grand Restaurant »
P’tain l’Angelo y fait des progrès depuis qu’on se fréquente c’est la première fois qu’il me dit plus de trois mots. D’habitude c’est:
Oui Monsieur Lippi.
Sur Monsieur Lippi.
« Faut bien qu’ils fassent marcher la concurrence, moi je viens chez toi eux y vont chez les autres»
« C’est pas ça que je veux dire. Monsieur Lippi. Ils ont les gyrophares »
Je me retourne, et je vois de l’autre coté de la place les lueurs blafardes et tournoyantes des deux voitures de services.
Mon vibro se met en branle. Je décroche.
»Ouais Mandoline……Au Bar du Zinc..Je vous voie…Qu’est ce qui se passe? ….Trop long? Ouais !!! Il en reste encore un petit peu…D’accord..J’arrive
« Angelo, tu marques tout ça. Passes moi la bouteille de whisky. Tu la rajoutes. »
« Oui monsieur Lippi »
Lugubre dehors. Le brouillard commence a s’installé et la lumière bleu des gyros en rajoute encore une couche.
Le Grand Restaurant c’est le resto classe de la ville. Là où le gratin aime se montrer. Il a été repris il y a quelques années par un asiatique qui a gardé l’ancienne enseigne. Soit par économie, soit pour la notoriété. De toute façon il a réussi les deux. Sauf que tout le monde l’appelle le restaurant chinois.
Mandoline est aussi inspecteur deuxième échelon, mais vu qu’il a quinze ans de moins que moi il me prend pour le chef. Vie bien rangée femme et enfants, ça plait a la hiérarchie, un de ces jours il va décrocher son premier degré.
Mandoline c’est le surnom que je lui ai donné car son vrai nom c’est Thard T.H.A.R.D et son connard de père l’a prénommé Guy.
Vu qu’on fait souvent équipe, vous voyez le topo le matin après le briefing.
« Le Hippie tu prends la Guitare »
Des fois je me demande si nos chefs sont conscients que l’on a un 9 mm à la ceinture.
« Alors Grandin on se les caille dehors»
« Faut bien des baisers chef »
« La hiérarchie mon petit. Premier arrivé, premier servi »
Avec ses six mois d’ancienneté il n’a pas fini de se les geler.
« Passez par derrière chef. »
Pour trouver l’entrée c’est pas difficile, il suffit de suivre les ordures qui parsèment le sol.
Avant de toucher la porte j’enfile mes gants. Dans le jargon de la flicaille ont dit, préservatif
Vous avez tous vu ça dans les feuilletons a la télé.
La Nana, oui parce que maintenant c’est plus les mecs qui dirigent les enquêtes, enfile ses capotes et commence à tourné sur la scène du crime. La prochaine fois regardez bien il n’y a qu’elle et son alcoolite qui sont protégés tous les autres a main nue.
J’ouvre.
Mandoline et deux gars de la brigade sont dans le couloir menant aux cuisines
« Tiens je t ai ramené le remontant »et je lui tends mon Carte Noire.
« Qui c’est le responsable ? »
« T’es le plus ancien, c’est toi »
« Merci Mandoline. C’est quand que tu vas le grimper ce putain échelon ? Que vous m’emmerdiez plus avec vos responsabilités ! »
« A voir vos tronches, je ne pense pas que ce soit une cambriole. »
Nous louvoyons entre les tables de travail, chariots et autres piles de casseroles.
Enfin nous y voilà.
Heureusement que j’étais passé au Bar du Zinc avant de venir.
Je comprends maintenant la pâleur de mes collègues tout à l’heure.
« C’est quoi ? De l’eau ?»
« Non de l’huile. »
« Et le cadavre ?«
« Le proprio »
« Vous etes sur ?«
« C’est la veuve qui l’a découvert et qui nous a appelé. Elle est à l’étage avec le docteur.»
« Bon envoie quelqu’un pour l’interyouver et pas comme des brutes, mettez y des gants. »
« A elle aussi ? »
Je mets quelques secondes à comprendre la méprise de mon collègue. Lui aussi.
Du coup l’atmosphère se dilate un peu.
« Bon ! Mandoline, on va s’occuper de la friture. »
Là ça tourne complètement au délire.
« Oh !! les gars du calme, un peu de respect y’a un cadavre »
« Pas de souchi chef »
Une friteuse, soixante cm de diamètre sur soixante dix cm de profondeur, pleine d’huile bouillante. Notre type y a été plongé tête première jusqu'à ce que mort s’ensuive.
J’espère pour lui qu’il était mort auparavant.
Maintenant il gît allongé scotché comme un colis postal sur une table de travail contiguë. La tête complètement frite. C’est comme ça que sa femme l’a trouvé, avec un détail troublant, une feuille de papier A4 épinglée sur son dos avec deux mots écris en chinois.
« Préviens chez toi que tu rentreras tard ce soir. Les autres aussi »
« Des que la police scientifique est passée, tu suis la routine »
« Et fait moi un max. de photos. Moi je me casse, c’était ton tour de service ce soir ? Non ?»
« Au fait Mandoline, d’après toi, ils vont s’en resservir de l’huile »
Je crois que le Grand Restaurant vient de perdre un client, a tout jamais.
Sur la place, Grandin c’est mis a l’abri dans un des véhicules et a éteint les gyros. Walkman sur les oreilles il a l’air d’être partis dans ces rêves de jeunes.
Je m’engage sur la Grande Rue.
Le Grand resto, la Grand rue, Place du grand Marché, rue de la Grande Armée, ça fait grandiloquent pour une petite ville. Peut être une manière de s’affirmer.
Il fait bon de marcher dans la rue seulement accompagnée par le brouillard. La fraîcheur a fini de me dégriser. Il va falloir que je pense sérieusement à freiner sur les Babys.
Chick Chick Chick Tchac tchac tchac Chick Chick Chick
Mon supplice de tous les soirs.
L’enseigne du Pharmacien.
Vous savez ces trucs en néon vert qui clignotent une fois verticalement et l’autre horizontalement.
Située à quelque chose près au milieu de la Grand rue qui est malheureusement très grande, il me faut environ dix minutes pour l’atteindre.
Dix minutes obsessionnelles.
Deux pas Chick Chick Chick
Deux autres pas Tchac Tchac Tchac.
D’ailleurs j’ai depuis longtemps réglé ma marche sur la cadence de ce tromboscope.
Je pense aux gens qui forniquent la nuit dans l’immeuble d’en face.
Un coup je te vois un coup je te vois pas.
« Chérie, tu me préfères avec les rayures en hauteur ou en largeur. »
Chick Chick Chick Tchac Tchac Tchac.
La lumière verdâtre s’estompe je m’enfonce dans l’obscurité et dans mes pensées.
J’appelle Mandoline.
« Guy ? Ouais c’est moi l’Hippie. Et non. Je ne te fais pas la gueule parce que je t ‘appelle guy. C’est juste que pour un futur chef je trouve que cela faisait mieux.
C’est ça je fais de la lèche. »
C’est au sujet de la feuille de papier. Mets sous sceller tout ce qui est ordinateur photocopieur et rame de papier.
Elle vous a traduit les chintoqueries ? Ah !!C’est du Japonais !!
Et alors. ?
Autrefois aujourd’hui ?
Ca nous avance guère.
Allez tchao. »
Autre fois aujourd’hui ? Je ne suis pas prêt de m’endormir ce soir.
Au loin la lumière verdâtre semble me faire des clins d’œil.
Chick Chick Chick Tchac Tchac Tchac
Je ne pourrais vous dire quand la pluie à cessée.
Plongé dans l’écriture de mon texte, le monde a continué de tourner sans moi.
Un coup d’œil à la pendule du tableau de bord.
Trois heures p.m
L’état du terrain autour de moi ne me donne guère envie d’aller faire un tour dehors.
Un sol complètement détrempé ou l’on doit s’enfoncer jusqu’aux chevilles, par-dessus ça vous mettez une couche de vent, qui, s’il a l’avantage de chasser les nuages, il rend passablement plus frisquet l’atmosphère.
Et toujours en contrebas mon creek plein a ra bord.
En gros, pour résumer la situation je suis bloqué ici pour une dizaine de jours.
C’est pas beau !!!
Qui n’a pas rêvé un jour de se retrouvé, solitaire, sur une île déserte au milieu de la mer ?
Robinson Crusoé nous a laissé un héritage génétique.
Et aujourd‘hui j’ai touché le Jack Pot. (l’héritage).
Mon île à moi c’est ce petit mamelon et mon océan, les centaines de km de bush qui me séparent du premier village.
Ne vous attendez pas à ce que je vous décrive une partie de pêche mémorable dans la rivière avec une épingle a nourrice trouvée dans la boite à couture avec comme ligne un fil de laine défait de mon pull en pur coton. Oui je sais, de la laine dans du pur coton ça ne fait pas très sérieux. C’est de l’humour au second degré.
Ni d’aller ramasser des papayes ou autres fruits exotiques.
Ici, pour moi, humble individu issu de notre société de consommation ou chaque geste est conditionné par la mode, la TV et l’assistanat; je suis dans le désert complet.
Mon ravitaillement, il est dans les coffres du 4x4.
Environ soixante dix litres d’eau
Une dizaine de litres de bière. A première vue cela semble beaucoup, mais ça ne fait grosso modo qu’une trentaine de canette de trente sept centilitres. A trois canettes par jour, le calcul est vite fait.
Dix jours.
Pour la bouffe pas de problème non plus.
Du riz en vois tu en voilà.
Les pates n’en parlons pas. Entre spaghettis, tortellinis, fuselinis, raviolis et gnocchis je pourrais ouvrir ici en plein milieu de rien du tout (woop woop en australien)une trattoria.
Resterais plus qu’à trouver la clientèle.
Donc coté ravitaillement pas de problème.
Les trois jours qui suivent, c’est lire dormir manger, je crois que maintenant on appelle cela le cocooning. A l’époque le farniente.
Ce matin je suis parti une petite heure pour tâter le terrain.
Le creek est pratiquement à sec. Quelques flaques dans le creux des roches, le sable lui, a repris ces droits.
La boue est quasi inexistante, le soleil et le vent ont eu raison de l’humidité.
Je pense que demain je devrais reprendre la prospection.
Pour l’instant c’est grand ménage dans le 4x4.
L’après midi c’est terminé par un super coucher de soleil. Un des plus beau qu’il m’a été donné de voir. Quarante minutes de folie.
La nuit tombe, le ciel c’est complètement dégagé.
Au zénith, la voie Lactée avec les constellations du Sagittaire et du Scorpion.
Un verre de rhum à la main, bien calé dans mon fauteuil je me laisse envoûter par ce théâtre de lucioles.
Ce matin comme les autres matins j’ai changé de maîtresse.
Des bras de Morphée je suis passé dans ceux d’Aurore.
Apres cette semaine de pluie et ce frisquet vent du sud, je retournerais bien dans les bras de la première.
Programme du jour.
Prospection.
Huit jours sans, je déprime à fond les vélos et j’ai bien du perdre trente grs d’or.Ca c’est mon coté vénal.
Petit dej : Un bol de thé, quatre sucres et un soupçon de lait.
Je sors les panneaux solaires pour recharger la batterie auxiliaire.
Prépare mon matériel de détection.
Réapprovisionne mon sac dos.
Et me voilà fin prêt à aller chercher fortune ou plus simplement à aller me balader.
La fortune en prospection ? J’ai un gros doute sur la véracité de cet état de fait.
Donc avec mon détecteur je vais me promener et advienne que pourra.
Mes pas m’emmènent tout naturellement vers le creek.
Ca descend. Et d’après les lois de la physique; tout corps lancer en l’air retombe par terre. Sauf le boomerang qui lui te revient dans la gueule.
La rivière est à mes pieds, complètement à sec. Une saignée de deux mètres de profondeur sur cinq à six mètres de large.
Apres dix minutes de crapahu parmi les branches et les racines je trouve enfin un passage.
Par endroit le sol a été complètement nettoyé de son sable, le bed rock, le lit mère de la rivière, s’étale sur des dizaines de mètres.
Le travail du détecteur est limité en profondeur.
Tout dépend de la grosseur de l’objet décelé.
Une pépite de 0, 5 grs fera réagir l’appareil jusqu’à dix centimètres et une grosse masse métallique jusqu’à un mètre.
Je vous dirais que si vous creusez un mètre dans un terrain quasiment vierge il y a de fortes chances que vous frisiez l’infarctus.
Donc bonne aubaine pour la prospection, car sans le sable, qui peut représenter une couche qui peut atteindre plusieurs centimètre d’épaisseur, l’on se trouve directement en contact avec d’hypothétiques pépites qui se seraient glissées dans les failles.
Une autre raison de me réjouir, le creek étant le collecteur de toutes les merdouilles, balles de plomb, barbelés, agrafes et autres boites de conserves qui traînent dans les collines avoisinantes. Il devient vite pénible de travailler dans de tels endroits.
Je fais des trous, des petits trous, encore des petits trous
Des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous
Y a de quoi devenir dingue (vous connaissez !!!)
Sauf que là a chaques fois ce sont de grands trous.
En general au bout d'une heure on remonte dare dare en jurant les grands dieux que l'on n'y remettraait plus les pieds.
Donc devant moi un beau bed rock vierge de sable.
Je délimite une zone et commence à travailler sur les petites fissures, c’est plus facile s’il y a de l’or il se trouvera à fleur de roche.
Deux alertes.
Une pépite.
A vu d’œil cinq, six grs.
Elle brillait en surface comme un sou neuf. Même pas le plaisir de creuser.
Jamais content, quand il faut creuser, on râle et quand on ne creuse pas on râle encore.
Je le sens bien ce coin. Facile à dire maintenant que j’ai fait une première découverte.
J’ausculte centimètre carré par centimètre carré. Tout en évitant de passer sur les grosses failles. Je me les réserve pour après.
Je sens un gros truc là dedans.
Pris par l’excitation j’ai shunté le repas de midi.
Rentrée vers le 4x4 au coucher de soleil.
Collecte de bois pour le feu. Pas trop envie de me préparer à bouffer.
Ce soir se sera, un bout de fromage, cornichons et une bière.
Pas très détiétique tout çà mais ce n’est pas tous les jours que l’on trouve trente cinq grammes d’or.
Ce soir je ne regarde pas les étoiles.
A la lueur du feu de bois je contemple mes pépites éparpillées sur la table de camping..
Ce matin j’ai les pupilles encore pleines de pépites.
Devant le creek, je me pose la question.
Par ou, vais je commencer ?
Je continue vers les bancs de sable en contrebas du creek ? Ou bien j’attaque directement les grosses failles ?
J’opte pour le sable.
A midi toujours rien a part une grosse fatigue.
A quatorze heures j’abandonne Complètement extenué d’avoir déplacé l’équivalent de la dune du Pilat en une demi-journée.
Je rentre au campement, bois une bonne bière
Apres une heure de farniente. Je prépare mentalement mon repas.
Des pates, du riz. Boff. !!!
J’ai envie de quelques chose de mieux.
Un bon goulasch avec des patates.
J’allume un feu de bois.
Sors la viande du freezer.
Là je lis en vous du scepticisme.
Qu’il sorte de la viande du freezer d’accord !
Mais le freezer d’où le sort il?
Ce Carnet de route n’en est pas un.
Il n’y a aucun ordre chronologique.
Cette « aventure » qui a l’air de se dérouler sur deux ou trois mois est en fait une série de petites choses qui me sont arrivées sur quatre ans.
Jusqu’à maintenant je me suis tenu dans une certaine réalité mais comme le dis l’adage : de la réalité au rêve il n’y a qu’un pasCe pas, de plus en plus fréquemment je le franchis pour mon plaisir et j’espère pour le vôtre.
Recette du goulasch façon bush.
Découpez la viande de ce que vous voulez en petits cubes parallelipediques (21m/m sur 28m/m) .Elle cuira plus vite.
Tranchez les oignons en fines lamelles, 3m/m d'épaisseur maxi, .Voila pour la préparation.
Prenez une casserole, que vous n'avez pas nettoyé depuis 3 jours, c'est pour récupérer le gras. Surtout ne dépassez les 3 jours, après on a un léger goût de rance
mettez-y une rasade d'huile d'olive, ajoutez les oignons et faites les dorer a feux doux.
Ajoutez la viande et faire revenir 4 a 5 minutes.
Une fois la viande saisie ajoutez une boite de tomate, sel poivre, quelques herbes et une bonne dose de Tabasco, alors là n'hésitez pas, il faut que sa arrache
Maintenant c'est le moment crucial. Le geste qui va donner au goulasch sa personnalité australienne. Ouvrez une cannette de 4XXXX(bière), vous buvez les 3 premières lampées, c'est pour enlever le goût de la capsule et vous versez le tout dans la casserole tout en remuant
Laissez cuire un certain temps et dégustez avec des patates cuites à la braise
Ce matin j’ai les pupilles encore pleines de pépites.
Devant le creek, je me pose la question.
Par ou, vais je commencer ?
Je continue vers les bancs de sable en contrebas du creek ? Ou bien j’attaque directement les grosses failles ?
J’opte pour le sable.
A midi toujours rien a part une grosse fatigue.
A quatorze heures j’abandonne Complètement extenué d’avoir déplacé l’équivalent de la dune du Pilat en une demi-journée.
Je rentre au campement, bois une bonne bière
Apres une heure de farniente. Je prépare mentalement mon repas.
Des pates, du riz. Boff. !!!
J’ai envie de quelques chose de mieux.
Un bon goulasch avec des patates.
J’allume un feu de bois.
Sors la viande du freezer.
Là je lis en vous du scepticisme.
Qu’il sorte de la viande du freezer d’accord !
Mais le freezer d’où le sort il?
Ce Carnet de route n’en est pas un.
Il n’y a aucun ordre chronologique.
Cette « aventure » qui a l’air de se dérouler sur deux ou trois mois est en fait une série de petites choses qui me sont arrivées sur quatre ans.
Jusqu’à maintenant je me suis tenu dans une certaine réalité mais comme le dis l’adage : de la réalité au rêve il n’y a qu’un pasCe pas, de plus en plus fréquemment je le franchis pour mon plaisir et j’espère pour le vôtre.
Recette du goulasch façon bush.
Découpez la viande de ce que vous voulez en petits cubes parallelipediques (21m/m sur 28m/m) .Elle cuira plus vite.
Tranchez les oignons en fines lamelles, 3m/m d'épaisseur maxi, .Voila pour la préparation.
Prenez une casserole, que vous n'avez pas nettoyé depuis 3 jours, c'est pour récupérer le gras. Surtout ne dépassez les 3 jours, après on a un léger goût de rance
mettez-y une rasade d'huile d'olive, ajoutez les oignons et faites les dorer a feux doux.
Ajoutez la viande et faire revenir 4 a 5 minutes.
Une fois la viande saisie ajoutez une boite de tomate, sel poivre, quelques herbes et une bonne dose de Tabasco, alors là n'hésitez pas, il faut que sa arrache
Maintenant c'est le moment crucial. Le geste qui va donner au goulasch sa personnalité australienne. Ouvrez une cannette de 4XXXX(bière), vous buvez les 3 premières lampées, c'est pour enlever le goût de la capsule et vous versez le tout dans la casserole tout en remuant
Laissez cuire un certain temps et dégustez avec des patates cuites à la braise
La prospection, c’est comme d’allé à l’usine.
Les jours se suivent et se ressemblent.
Personnellement je préfère quand même la prospection.
Le « petit » plus de ce loisir, c’est qu’a chaque seconde de détection vous pouvez tomber sur le gros lot.
Aujourd’hui comme hier, je descends de plus en plus loin dans le creek à la recherche du bed rock.
Mais pour l’instant c’est un grand lit de sable que je retourne.
Chaque alerte c’est un quart de mètre cube que je déplace.
Et les alertes je ne les compte plus.
Bon je crois que je vais laisser tomber.
Le découragement me gagne.
Deux jours sans rien trouver.
Plus une dizaine coincée par la pluie.
Je rentre au village..
Il est treize heures. J’ai quatre heures de pistes. Je devrais arriver avant la nuit.
Je remonte vers le 4x4.
Range les panneaux solaires.
M’installe au volant. Et vogue la galère
Surprise en arrivant au Caravan Park.
Il est complet !!!
Le gérant, compatissant, me trouve quand même une place.
Mitoyenne avec les poubelles.
Je me dis, que, hormis l’odeur, j’ai de la chance.
Je n’aurais pas beaucoup de chemin à faire pour jeter les miennes.
Il y a toujours un coté positif dans une situation négative.
Avec cette philosophie on est toujours ou presque, heureux.
Un camping complet au mois d’octobre en Australie ce n’est pas normal.
Octobre dans l’hémisphère austral ça correspond grosso modo au mois d’avril chez nous en Europe.
Donc complètement hors saison. Il doit y avoir une raison et effectivement il y en a une.
Déjà il faut que je vous explique ou se trouve Laverton.
Laverton c’est ce village de 256 ames, recensement 2001 ou une fois tous les dix ou quinze jours je vais faire mon marché.
A partir de Perth, pour mieux vous situer, vous prenez plein Est.
Six cent km plus loin vous arrivez à Kalgoorlie.
Là, direction Nord vers Leonora à deux cent trente km.
Arrivé dans ce village vous allez faire le plein de gaz oil. Boire une ou deux bières. Evacuer celles ci.
Puis vous vous dirigez plein Est vers Laverton à cent trente km de distance.
Apres Laverton, sur mille cinq cent km, il n’y a plus que du désert
Sur une carte vous comprendrez mieux
Oui c’est bien de l’or.
D’ailleurs vous avez tous entendu parlé de la carte au très Or
Bien là vous en avez une.
Bon, pour en revenir à la question. Pourquoi le camping était complet en plein mois d’octobre ? Après renseignement, il s’agissait d’une concentration de voiture pour un telethon.
Explication.
En sortant de la douche, je rencontre un quidam, pardon, en Australie et surtout dans le Western Australia on dit un cow boy.
Avec mon anglais de sixième et cinquième des années cinquante neuf, soixante. Je lui pose la question.
« You do partie of this Armada? »
“Yes”.
“And what is it”
Aimablement, il avait comprit que je n’étais pas du pays et que je maîtrisais avec peine le langage de Chatkiexpire. Il me répondit avec des mots simples.
« That is a travel for children living in hospital”
Un quart d’heure plus tard, j’étais au courrant, du quand, du pourquoi et du comment.
En fait c’est un voyage organisé avec voitures personnelles et personnalisées.
Le départ à lieu à Perth et l’arrivée à Alice Springs soit deux mille cinq cent km dont mille cinq cent de piste.
Au fait, je ne me suis jamais comment ils revenaient. ?
Chaque personne, paye sa cote part.
Chaque véhicule est un vrai panneau publicitaire, publicité payante.
L’argent est reversé à une association qui s’occupe des enfants hospitalisés.
Tout ce groupe est accompagné par un camion cuisine, genre semi-remorque, d’un camion garage et d’un camion balai.
La classe comme organisation.
Ce soir là, on eut droit a un concert country.
nuggets
prends tu une ballise?
ballise personelle "Epirb"
on l' utilise en voilier et en montagne aussi
elle coute dans les 250 dollars
cette balise est relier par satellite et tu la declanges en cas de SOS
elle fonctionne plusieurs jours et allerte les secours.
Bravo pour ton carnet de voyage, riche en émotion et en information. J'envisage également de partir en Australie prochainement avec un ami et tes photos m'ont rendu très impatient. Revenu en France il y à 4 ans après une précédente aventure au Congo, j'ai de nouveau besoin de changer d'air et d'aventure. Malgrès tout, une aventure comme celle-ci ce prépare, et le budget qu'elle necessite reste important.
J'espère que nous aurons l'occasion de nous croisé sur place :p
J'attends avec impatience la suite de tes aventures ;)
Pas de balise mais un satphone.Ce qui est securisant et permet de communiquer, mais a quel prix!!!!!😠, avec la famille.
Je serais a Nambour a partir du mercredi 24 juin;je te contacterais a mon arrivée.
A+
Pour la suite il faudra attendre debut 2010;
Lundi depart pour 6 mois.
Toujours dans le bush.
Toujours pour la prospection
Personnellement pour la preparation , c'est devenu de la routine, dejà six voyages.
Le budget, c'est une autre question.Il est inversement proportionnel a la routine.
Demain, je pars pour Sovereign Hill, tu parlais d'un voyage de 6 mois avec retour début 2010... nous nous "croisons" presque en pays d'Oz !
Je penserai à toi demain, pendant ma remontée à l'époque fastueuse des Gold diggers... je marcherai sur tes traces..😎
J'adore ton récit, je nous revoie sur la terrasse quand tu nous racontai tout cela, très chouette de l'avoir retranscrit !
A très vite pour lire la suite.
Seeya mate' ! 😉
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Enfin prendre le temps de se poser, de fermer les yeux et de se reveiller.. un an... un an d aventure au bout du monde.. je ne pourrais jamais retracer un an…
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Bonjour tout le monde, nous voici rentrés d'un RT USA organisé par nos soins du 31/07/2026 au 26/08/2026.
La destination : Le Sud-Ouest USA avec le Texas, l'Arizona et le Nouveau-Mexique. 7000 kilomètres effectués à la louche.
L'Auto : Une Chevrolet Equinoxe pour deux en passant par BSP Auto et Avis. Et dedans 2 valises, un sac de voyage, deux valises cabines, la glacière de chez Walmart, le matos photos et les bouteilles d'eau (pack de 40).
Le trajet : Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo et Dallas pour finir avec départ sur DFW.
Les voyageurs : Deux séniors bien avancés dans l'âge (73 et 75) mais toujours en activité (pas épuisante physiquement) (pour rester vivants et financer les voyages), autonomes physiquement à 100%, intellectuellement beaucoup moins, passionnés des USA, pays où tout est possible, plus marcheurs que randonneurs, plutôt hôtels à partir de 3 étoiles que motels de bord de route, plutôt restos Italiens que nourriture US, adeptes des arrêts fréquents pour les photos, plutôt musées que rien, Plutôt sieste que marches forcées. Pas trop râleurs, juste ce qu'il faut pour rester français au pays du grand Satan qu'ils disent.
Pas trés doués pour les langues, Anglais des rues (mais bien pratique), Espagnol nul pour moi hormis : " Hola ! Una Cerveza por Favor ! " Cela fait court. Madame comprend tout mais refuse de parler.
Le coût du RT : Environ 12 000 euros avec les vols AF, Auto, Essence, cadeaux, visites et tutti quanti. Bien maitrisé puisque 13500 euros prévus au départ.
Le bilan positif : Un régal avec les longues routes à perte de vue. Des Musées à découvrir. Le constat de la présence Hispanique et de son Histoire importante dans ce secteur de l'Amérique. Des locaux adorables. Des touristes plus ou moins sympas. Un accent Texan abominable et difficile à comprendre. Des stations Gas qui sont de véritables magasins avec nourriture préparée et autre alcools vendus en Arizona et Nouveau-Mexique et des employés au top ! Toujours prêts à rigoler !
Le bilan négatif : La chaleur tout au long du séjour...43° sur Dallas en fin de séjour. Impossible de sortir dans les rues. Beaucoup de "Homeless" dans les rues de l'Hyper Centre de Dallas. Les breakfasts Hôtel toujours les mêmes. On s'y fait.
Donc, positif certes mais le concept commence à fatiguer. Il se pourrait que le modèle RT autonome soit repensé pour le prochain. SI celui qui est en haut nous prête vie.
Pour la suite, attendons les premières photos triées et passées à la moulinette.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
Si je ferme les yeux et pense au sultanat d’Oman, je sens d’abord un léger parfum d’encens, la chaleur d'un rayon de soleil sur ma peau, avant de sentir le sable couler dans ma main… J’ai sur la langue le goût et le moelleux d’une datte, véritable bonbon, puis celui du café avec une pointe de cardamome et d’eau de rose.... J’entends le vent du désert siffler à mes oreilles, au loin l’appel d’un muezzin, puis le murmure de l’eau. J’ouvre les yeux, je vois des sourires, des signes de bienvenue, je vois une mer turquoise, des roches allant de l’ocre au pourpre, des wadis profonds d’où jaillissent des torrents, des dunes oranges, des plages de sable blanc où de petits crabes filent à toute allure. Je vois des oasis incroyables qui surgissent entre les montagnes arides. Je vois des villages abandonnés que l’on rêverait pleins de vie, des forteresses imposantes dominant des vallées, et des souks animés où la proposition est délicate et la négociation une politesse mutuelle…
Tout cela, et bien plus encore.
C’est ce que j’ai essayé de traduire dans mon carnet de voyage dessiné, que je complèterai çà et là de photos.
Ce carnet, je l’ai dessiné « à froid », après mon retour (en fait je l’ai réalisé cet été alors que notre voyage date de cet hiver). Il est d’un format assez spécial je l’avais acheté au japon, sans trop savoir ce que j’allais en faire. Et bien il a trouvé son usage ! Voici ci-dessous une photo de ce carnet, en mode accordéon : là, il n’est que partiellement ouvert, car tout déplié cela fait 5 mètres de long !
Pour les amateurs de dessin : Le format en accordéon est à la fois une contrainte (chaque feuillet fait un format 9 cm X 27 cm), et une liberté (on peut faire une fresque). Le papier est aussi un peu spécial : il n’offre pas une grande finesse de trait, mais il prend bien l’encre (feutre liner). En revanche, tout doit être fait presque d’un jet (avec une esquisse très légère au crayon) car il se gomme très mal. Il boit trop l’eau pour colorer au feutre ou à l’aquarelle (ou alors sans utiliser la détrempe), en revanche il porte bien le pastel à l’huile et son utilisation au pinceau avec de l’essence. Tirant sur le jaune, il m’a permis de créer des contrastes y compris avec le pastel blanc.
A droite, le "marqueur" de l'accueil, ces dattes qu'on vous offre partout en signe d'hospitalité. A gauche, un hommage à ces sublimes portes usées par les temps, qu'on admire un peu partout dans les quartiers anciens, y compris ceux qui sont abandonnés.
Oman est un des grands producteurs de résine d'encens. Les brûleurs d'encens sont partout, du plus simple en terre au plus précieux en argent ciselé...
L'hospitalité vous conduira à accepter aussi souvent un petit café, un "omani café", très léger, parfumé subtilement avec de la cardamome, pourquoi pas un peu de safran, et éventuellement un peu d'eau de rose.
J'ai ici représenté un homme dans l'habit commun usuel de tous les omanais : la dishdasha, majoritairement blanche (en semaine, en journée, la couleur est davantage pour le soir ou le vendredi et le samedi). Même si l'on voit des hommes habillés à l'occidentale, ils sont très peu nombreux. La dishdasha blanche est vraiment l'habit commun partagé par tous les hommes. La dishdasha, qui n'a pas de capuche, se distingue par un petit pompon accroché au col, la furakha, qu'on imbibe de parfum. Et croyez moi, les omanais en abusent! "ça sent le pompon" est une expression qui est maintenant passée dans notre langage commun, à mon mari et moi.
Autre incontournable de la tenue masculine, la kuma, ce petit couvre-chef rond, la plupart du temps blanc rehaussé de motifs aux couleurs vives. Le keffieh est aussi porté (mais sans le cordon appelé agal dans les pays arabes), et il est plutôt arboré par ceux dont les racines sont dans le désert, de ce que j'en ai compris.
Et les femmes, me direz vous? Voilées, pour certaines en noir intégral (mais pas la burka, plutôt le chador + Abaya), du fait de l'influence de l'Arabie et des émirats arabes unis, alors que le vêtement traditionnel était auparavant plutôt une superposition de robes très colorées. La plupart des femmes que nous avons vues portaient plutôt une tenue neutre, un voile uni sur les cheveux, mais le visage découvert. Nous avons vu aussi beaucoup de saris et de voiles colorés, il ne faut pas oublier que 40% de la population est constituée d'immigrants indiens, népalais, bengalais, qui travaillent beaucoup dans le tourisme, l'hôtellerie et la restauration, les services, mais aussi tous les travaux ouvriers.
Je précise qu'en tant que touriste il n'y a aucune pression pour porter un voile, jamais de regards désapprobateurs d'aucune sorte. Bien sûr, on gardera pour la terrasse de l'hôtel les mini shorts, les décolletés plongeants, les épaules et ventres dénudés, mais j'ai envie de dire que c'est pareil pour les hommes et les femmes et que le soleil étant vif c'est aussi meilleur pour la peau.
Voici pour cette introduction ! Au prochain post, je vous parlerai de mon itinéraire et on pourra se lancer!
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
C’est une ville ancienne qui respire, c’est une source qui vit.
Ici, pas de pancartes kitsch du genre « Tu me manques à Fengyu », ni de faux objets anciens fabriqués à la chaîne.
Les maisons centenaires portent encore les traces du vent et de la pluie;le matin, on entend les coqs chanter,et au crépuscule, la fumée s’élève doucement des cuisines.
Cette ville n’essaie de plaire à personne:comme l’eau de source qui la traverse, elle continue simplement de vivre, à son propre rythme.
Située dans le comté d’Eryuan, dans la préfecture de Dali au Yunnan, la ville ancienne de Fengyu est classée ville historique et culturelle nationale. On la surnomme la « terre des lettrés et de l’encre »:sous la dynastie Qing, l’académie Fengxiang a formé quatre jinshi et onze juren aux examens impériaux. Les familles bai y ont fait de l’étude et du travail de la terre un véritable héritage. Même les jours de marché, on y trouve des étals de calligraphies et de peintures, tandis que les linteaux et les murs-écrans sont couverts de maximes familiales.
Fengyu était aussi une étape importante de l’ancienne route du thé et des chevaux. Elle conserve le deuxième plus grand ensemble architectural bai de Chine, juste après Xizhou. Le célèbre voyageur Xu Xiake y a passé sept jours et l’a comparée au « paradis des fleurs de pêcher ».
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Le dernier carnet sur le Turkménistan date de 2019. Voici donc un court retour sur ce vaste pays désertique qui se visite un peu plus facilement qu'auparavant.
C'est mon premier carnet. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Le pays s'ouvre lentement mais il est possible de visiter des sites où vous serez tout seul. En 5 jours, j'ai vu 2 hongkongais, quelques allemands et un chilien au cratère, 10 chinois dans un bazar de la capitale, et c'est tout !
Il est possible de visiter le Turkménistan depuis l'Ouzbékistan. Le plus simple et le plus économique est de se rendre en taxi jusqu'à la frontière depuis Boukhara. Le trajet prend un peu plus d'une heure.
Le passage de la frontière est assez long puisque de nombreux Turkmènes ramènent des objets achetés en Ouzbékistan afin de pouvoir les revendre au Turkménistan. Par exemple des couches, des produits pour bébés ou des produits de beauté.
Il m'a fallu plus de 2h30 pour franchir la frontière. Il est obligatoire pour visiter le Turkménistan d'avoir un guide et de passer par une agence de voyage. Les agences britanniques proposent souvent des séjours de trois, cinq ou sept jours à plus de 1 500 ou 2 000 euros.
Mais si votre budget est plus limité, il vous suffit de contacter quelques agences turkmènes directement par mail qui vous feront une proposition entre 700 et 1 300 euros pour trois à sept jours. J'ai pris un séjour de 5 jours de Turkmenabat dans le Nord-Est du pays jusqu'à Dashoguz dans le Nord. L'objectif est de visiter les principaux sites classés à l'Unesco, dont Merv, et les sites archéologiques comme Nisa ou Gonur Tepe.
Votre guide sera également le chauffeur. Il viendra vous chercher à la frontière. Les formalités sont très longues car les douaniers doivent multiplier les tampons et l'obtention du visa que vous avez préalablement demandé à votre agence de voyage nécessite plusieurs contrôles. Mais le passage se fait relativement aisément même si chaque étape est assez longue.
Une fois de l'autre côté, première surprise, l'autoroute est très récente jusqu'à Turkmenabat. Une très longue file de camions s'étend sur plusieurs kilomètres du côté turkmène afin de pouvoir passer la frontière et aller en Ouzbékistan. En effet, selon mon guide, les camions turkmènes transportent du gaz, du coton (pas à cette saison puisque la récolte a lieu en septembre), mais ont surtout un réservoir plein car le prix du carburant est beaucoup moins cher au Turkménistan. Un plein pour une voiture vaut à peu près 3 euros, ce qui est défiant toute concurrence.
Depuis le poste frontière de Farap, l'objectif est d'atteindre la ville de Mary qui abrite dans sa banlieue, à une trentaine de kilomètres, le site classé à l'UNESCO de Merv. Cette cité est connue comme étant une fondation d'Alexandre le Grand au IVe siècle avant Jésus-Christ sous le nom d'Alexandrie de Margiane. Plusieurs forteresses sont visibles.
Après plus de trois heures de route, nous déjeunons dans un restaurant turc qui s'appelle Aladdin. Plusieurs citations du président sont visibles sur l'autoroute, mais la route est de qualité et on avance aisément. Ce sera de loin la meilleure route du pays. ça se gâtera largement par la suite.
Les ronds-points sont particulièrement intéressants puisqu'on y retrouve des emblèmes de la culture turkmène, soit le chien, soit un tapis, soit le cheval Ahal Teke soit des symboles musulmans, même si la présence d'artefacts islamiques est assez réduite.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
Il arrive souvent qu'on nous demande quoi visiter en Belgique .
Et les réponses ramènent le plus souvent à Bruges , Gand, Anvers et Bruxelles , avec raison , ces villes valant la peine d'être visitées 😉 .
Toutefois, la Belgique, bien que petite , ne se limite pas à ces 4 villes .
J'habite l'une d'entre elles ( Bruxelles) , passe avec plaisir du temps dans les trois autres , mais j'ai envie d'aborder d'autres coins moins connus , qui pourront compléter le séjour de ceux qui ont envie d'en voir un peu plus , ou de voir autre chose .
C'est qu'entre deux voyages , j'aime bien visiter l'un ou l'autre coin du pays où j'habite .
D'où l'idée d'un carnet de balades .
La plupart des endroits dont je vais parler peuvent être visités en faisant l'aller-retour le même jour , au départ de Bruxelles , que ce soit en transports en commun ou en voiture .
Dans l'ordre chronologique des sujets abordés :
- Le barrage de la Gileppe ( province de Liège) -message 2 , page 1
- Le domaine de La Hulpe ( Brabant wallon ) - message 3 , page 1
- Malines ( province d'Anvers ) message 4 , page 1
- La côte - message 5 , page 1
- Le Westhoek , au départ de La Panne - message 6 , page 1
- Le Zwin, au départ de Knokke - message 7 , page 1
- Lier ( entre Malines et Anvers ) - message 8 , page 1
- Mons (Hainaut) - message 9 , page 1
- La région de Florenville . - message 12 , page 1
- Les Cantons de l'Est - message 13 , page 1
- Dinant - message 18 , page 1
- Le jardin japonais d'Hasselt - message 24 , page 2
- Louvain message 29 , page 2
- Louvain-la-neuve - message 32 , page 2
- Ostende - message 42 (page 3) et message 166 (page 9)
- Les floralies de Grand-Bigard . - message 43 , page 3
- Le bois de Halle -message 44 , page 3
- Les pralines - message 54 , page 3
- Charleroi - message 68 , page 4
- Namur - message 92 , page 5
- Le Bois du Cazier ( Marcinelle) - message 95 , page 5
- Les couques et les gozettes - message 96 , page 5
- Liège - message 99 , page 5
- Tournai - message 115 , page 6 .
- Audenarde ( Oudenaarde ) - message 121, page 7
- Jardin botanique de Meise - message 124, page 7 .
- Tongres ( Tongeren ) - message 125 , page 7 .
- Château de Beersel ( Brabant flamand) - message 126, page 7 .
- Bruxelles confinée ( messages 150 et 154 , page 8 )
- L'hôpital Notre Dame à la Rose , à Lessines ( messages 161 et 162 , page 9 ) .
- Westende ( message 167, page 9)
je complète cette liste au fur et à mesure de l'avancement du carnet ...
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations