INDE DU SUD 02/09/2005 – 17/09/2005
Présentation caricaturale :
L’inde de l’extrême Sud se compose de 2 états séparés par une chaîne montagneuse. A l’ouest le Kérala plutôt très vert et à l’Est le Tamil Nadu plus sec. La chaîne montagneuse se situe à une altitude entre 1500 et 3500m.
Après avoir réservé le billet d’avion, j’avais prévu de visiter ces 2 états. La consultation de forum et la lecture de guide ont fait changer ce circuit en une visite du Kérala uniquement car nous aurions passé trop de temps dans les transports sans pouvoir profiter de la vie quotidienne indienne.
Pour les données chiffrées : 1 euro = 53 Indian Roupies INR.
Départ le 02/09/2005 Vol Air France Charles de Gaulle (opéré par Delta Airlines) 11h00
Arrivée Chennai (Anciennement Madras) le lendemain à 00h 45.
03/09/2005
Nous avons pu profiter dans ce vol de la compagnie américaine de 3 sièges pour nous 2. Cela nous permet d’arriver à Chennai assez reposés. Il est à noter que, même sur les vols longs courriers, les américains font payer les extras et notamment toutes boissons alcoolisées avec un taux de change 1 euro = 1 dollar (chaque boisson à 5 euros). A notre arrivée nous changeons un peu d’argent au bureau de change de l’aéroport dans la salle de réception des bagages : nous nous apercevrons plus tard que le taux appliqué est l’un des meilleurs. Nous devons rejoindre l’aéroport pour les vols nationaux qui se trouve à quelques dizaines de mètres de l’aéroport international. Nous y prenons un vol Jet Airways http://www.jetairways.com pour Kochi (Anciennement Cochin) à 06h30. Ce vol a été réservé par mail à l’agence de Paris car étonnamment et contrairement aux autres vols de la compagnie ils ne se font pas directement par internet. (105 euros/pers)
Nous avons le temps de profiter de la chaleur à l’extérieur de l’aéroport et d’essayer plusieurs sièges du hall !!
Notre arrivée à Kochi est à 08h00 et s’effectue sous la pluie.
J’avais négocié et réservé un package de 4 nuits au Malabar House http://www.malabarhouse.com/ (2 nuits à Kochi et 2 nuits dans les backwaters près d’Allepey). Dans ce package, un chauffeur de taxi nous attendait à notre arrivée avec une vieille Ambassador blanche : superbe. Les 35 km qui nous séparent de l’hôtel nous mettent dans l’ambiance au niveau du trafic et de la manière de conduire en Inde. Il faudra savoir fermer les yeux de temps en temps. Le Malabar House est conforme à ce que l’on attendait. Il se situe à Fort Cochin, la vieille ville. Pour y arriver nous devons traverser plusieurs ponts qui font ressentir que nous sommes en fait sur une île. L’hôtel est un vieux bâtiment merveilleusement meublé et décoré par un marchand d’art allemand. Nous y dormons immédiatement une paire d’heures pour nous remettre de notre voyage. En fin de matinée nous partons faire nos premières visites à pied malgré les incessantes demandes des auto rickshaws (les ferraris !) . Nous visitons en face de l’hôtel la plus vielle église chrétienne 1524, Vasco de Gama y fut inhumé pendant 14 ans, avant que sa dépouille soit ramenée à Lisbonne. Son tombeau est visible dans l’église.
Nous nous dirigeons vers la mer et les fameux pécheurs aux carrelets chinois. A Kochi, ils requièrent plusieurs hommes pour manœuvrer les contrepoids. Ces pécheurs très sympathiques invitent grand-mère à les aider. Il est l’heure de déjeuner et nous sommes invités à acheter le poisson au sortir des filets et de les faire cuisiner par les cuisines qui se trouvent le long des quais. Il est un peu difficile pour nous d’apprécier le prix raisonnable de ce poisson. Nous prenons une bonne part de Tiger prawns, grosses crevettes pour 200 INR. La cuisine « Le rendez-vous », nous les grille avec une portion de riz. Un délice.
Au retour à l’hôtel, nous sympathisons avec un chauffeur d’auto rickshaw Babou, il nous propose de visiter l’île pour 50 INR. Babou ne se contente pas de nous conduire, il nous introduit aussi dans des sociétés de ventes d’épices en gros, de séchage de gingembre, de confection de sachets de chili liquide ou de pickles épicés (mangue au chili ou ananas au chili). Babou espérait beaucoup de la farce classique : faire goûter ces pickles à un occidental : malheureusement pour lui, je suis amateur de mets épicés et il est un peu dépité de m’entendre dire : « yes very soft » !!!. Babou ne manque pas non plus de nous emmener dans des magasins de souvenirs ou il nous demande d’y rentrer même si nous n’y achetons rien. Car s’il a 5% de nos achats je crois qu’il a une commission fixe pour emmener des touristes. Au deuxième, nous lui demandons d’arrêter et de nous faire visiter les lieux. Nous survolons avec sa ferrari les différents endroits que nous visiterons de façon approfondie et à pieds le lendemain. Le soir nous dînons à l’hôtel. Le dîner est servi au restaurant et dans la cour intérieur ou une scène est dressée pour le spectacle du soir. Des musiciens y prennent place pour jouer. Nous décidons de manger dans le restaurant par crainte des moustiques. Bien nous en a pris car 10 minutes après être assis, la pluie survint. Le dîner et les plats proposés sont très classes. Le chef doit être italien car aux mets purement indiens, des plats italo-indiens sont présents.
04/09/2005
Petit déjeuner à l’hôtel. Grand-mère prend le continental traditionnel, tandis que je m’essaye comme j’y suis invité au petit déjeuner indien. Le masala dosa, crêpe de farine de lentilles croustillante et dorée, fourrée et accompagnée de sauces pimentées, constitue la base de ce petit déjeuner.
Nous partons à la découverte de l’île et très rapidement la pluie survient et ne nous quittera plus de la journée. Sous capes, nous visitons le vieux Cochin. Les maisons des différentes époques coloniales sont dans la majorité d’entre elles en très mauvais état et proches du délabrement. Nous visitons le musée indo-portuguais . Situé dans de beaux jardins, ce musée ne vaut pas la visite pour son prix d’entrée (50 INR). Seuls quelques éléments vestimentaires religieux s’y trouvent. En prime le gardien essaye de nous vendre de ses parfums.
La basilique Santa-Cruz est très belle et paraît comme neuve puisque restaurée en 1902.
Nous déjeunons dans un restaurant modeste par son aspect et service mais plus qu’acceptable par les plats proposés « Addy’s restaurant » propose du poulet mollee c'est-à-dire une sauce épicée à base de coco. Nous nous perdons l’après midi dans les dédales de rues et canaux de Kochi, sous la pluie. Nous visitons le Mattancherry Palace ou Dutch Palace (4 INR) qui est très intéressant. Edifié en 1555 par les portuguais, les hollandais le rénovèrent en 1663. La salle de couronnement, de fabuleuses fresques qui dépeignent des scènes ou des légendes, d’anciennes cartes, l’appartement des femmes sont au nombre des joyaux de ce musée. En attendant la fin de la forte pluie, nous sympathisons avec la caissière et le gardien. A la sortie nous allons aux « toilets and baths » (qu’est ce qu’il va encore nous raconter celui-la !!!), et nous sympathisons avec dame-pipi qui est un jeune garçon du nom de Rémi. Nous discutons une heure dans ce lieu !!! Rémi est très désireux de parler et d’apprendre le Français. Il sort le vieux cahier pris par l’humidité où sont inscrites des phrases en Français, la traduction anglaise et la transcription phonétique du Français en indous. Cet étudiant travaille là la journée et le soir dans une cuisine sur les quais près des pécheurs « à la bonne franquette ». Nous ne pouvons lui promettre d’y être ce soir, nous avions prévu d’aller à l’Old Courtyard.
La synagogue et le quartier juif, comme la veille, sont fermés pour cause de jours fériés.
Le retour à l’hôtel se fait sous une pluie battante. Pluie qui nous empêchera de sortir le soir et donc nous dînons une nouvelle fois au Malabar House.
05/09/2005
Nous quittons Kochi pour le lac Vembanad, et le Privacy du Malabar http://www.malabarescapes.com/html/privacy.htm . Cette dépendance du Malabar House est une maison à 2 chambres qui n’est louée qu’à un client à la fois. Ainsi nous disposons de tout le staff de l’hôtel pour nous seuls. Cette merveille se trouve au bord du lac Vembanad à Tannirmukkam, dans un village de pécheur qui n’a pas encore été atteint par le tourisme. Les pistes y menant sont défoncées et inondées. Nous avons la possibilité de faire du vélo mais nous préférons randonner à pieds vu l’état des routes. Notre ballade de l’après-midi, sous les parapluies, est fantastique. Au milieu d’une végétation luxuriante, nous traversons des villages paisibles et des habitants surpris de voir des touristes. Une dame, croisée dans le chemin, sympathise avec nous et nous invite à venir chez elle. Nous la suivons dans un chemin sous bois et arrivons à un groupe de maisons dont la sienne. A notre surprise, sa maison est en dur. Cette dame doit être aisée. Elle nous présente sa vieille maman et rameute ses enfants. Elle nous offre le thé, demande à son fils d’aller chercher le voisin qui est ingénieur et qui s’exprime un peu mieux en Anglais. Lorsque nous lui proposons de faire la photo de famille et de lui envoyer, elle a dans les yeux toute la fierté d’avoir des étrangers dans sa maison. Elle nous emmène voir un voisin qui fabrique des tapis avec le crin des noix de coco. La fabrication y est faite de a à z.
En retournant vers notre maison, nous arrêtons à la place du village où jouent des villageois et des enfants au badminton, j’y participe un peu jusqu’à ce qu’une pluie forte a raison des grands sportifs. Dominique, notre maître d’hôtel qui nous attendait sur le seuil de la propriété et qui regardait la scène, était positivement étonné et amusé par le comportement de ces Français avec sacs à dos. Il nous avouera que les touristes venant dans ce lieu sont là avec des valises et en général n’osent pas sortir de la propriété. Dans le package nous avions prévu cet isolement et pris la pension complète. Bien nous en a pris car dans les alentours visités nous n’avons vu aucun restaurant. Les repas servis sont délicieux. C’est là que la cuisinière nous a concocté notre premier dîner végétarien, très fins et goûteux. Dominique et tout le personnel sont très attentionnés et donnent l’impression d’être honorés d’avoir des invités. Il nous dira que cette maison est relativement peu utilisée. (5 à 10 clients par mois).
Dominique aime nous préparer des dîners romantiques sous la véranda. Il nous allume les tortillons anti-moustiques et les bougies. Nous nous restaurons alors que vers 19 heures les pêcheurs aux carrelets chinois commencent à travailler devant nous. Ces pécheurs travailleront une bonne partie de la nuit et recommenceront au crépuscule.
06/09/2005
Une nouvelle journée de pluie nous attend. Sous les parapluies, nous nous baladons aux environs et repérons les lieux pour partir demain. Nous avons une route, fréquentée par des bus, qui se situe à quelques centaines de mètres de l’habitation. Nous y prendrons le bus demain pour Alappuzha (anciennement Allepey). Grand-mère est très sensible à la météo lors des voyages. La pluie la déprime et Dominique nous indique, que d’après lui, la pluie devrait durer encore une semaine. Cette année la mousson tarde à s’en aller, les nuages n’arrivent pas à passer la chaîne montagneuse et restent sur le Kérala. Le niveau du lac est très haut. Les pécheurs aux carrelets chinois en face de la maison et sur le lac devront arrêter car le niveau est au dessus de leur plate-forme. Nous décidons de lentement nous diriger vers le Tamil Nadu voisin qui est ensoleillé d’après les journaux.
07/09/2005
Pluie torrentielle ce matin nous obligeant à demander à Dominique de commander un auto rickshaw pour nous emmener jusqu’à l’arrêt de bus. Le conducteur nous fait le prix du Malabar (50 INR). Par chance, le bus (17INR) nous emmenant à Allepey (30km) a 2 places libres à l’avant avec un dégagement pour y poser nos sacs à dos. Très vite le bus est surchargé. La conduite du bus est encore pire que celle des taxis. C’est la loi du plus fort.
1h30 après nous arrivons à Allepey où nous prendrons le bateau public (à 11h30) qui va nous mener à Kottayam par les backwaters. La traversée d’Allepey à Kottayam dure 2h30 (20INR), traverse le Vembanad et croise plusieurs villages dont les habitations sont bâties sur les digues des canaux. Parfois le bateau se fraye son chemin dans des champs de nénuphars qui se referme aussitôt le passage effectué. Les pluies incessantes et l’eau venant de la montagne Munnar et Peryar font que les villages traversés sont inondés. Le bateau avance lentement pour ne pas créer de vagues trop importantes, la population inquiète a quand même un sourire à notre passage. L’arrivée à Kottayam doit se faire en déchaussant car les quais de débarquement sont inondés. Nous arrivons à 14h et nous décidons d’aller directement à la station des bus. Le conducteur de rickshaw essaye de nous vendre un taxi jusqu’à Peryar en nous disant que les bus n’accèdent plus à Péryar car les routes sont inondées. Nous ne l’écoutons pas et prenons un bus pour effectuer immédiatement les 120 km (105INR) qui nous séparent de Kumily – Peryar. Ce trajet se fera en 4 heures et nous arrivons vers 18h30. Les paysages que nous traversons sont superbes (malgré la faible visibilité due à la pluie). A l’approche de Peryar la montagne est sculptée par les plantations de thé. A kumily nous logerons au Michael’s inn (1200INR) qui a des chambres et un restaurant corrects.
08/09/2005
Kumily est la ville la plus fournie en hôtel et restauration aux abords de la réserve Peryar. Elle doit être à une altitude de 1500m. De cette ville, il est possible de visiter les plantations de thé, les jardins d’épices, de randonner avec guide ou de visiter la réserve par bateau ou de se promener à dos d’éléphants. Nous décidons de randonner dans la réserve par nos propres moyens. La réserve (300INR) s’étend sur 777 km² et comprend un lac artificiel de 26 km². Dans cette réserve, les tigres semblent avoir disparu complètement. Inutile de vous préciser que cette journée se fera également sous parapluie.
09/09/2005
Nous décidons de rentrer dans l’état Tamil Nadu et de nous rendre par bus à Kodaikanal qui se trouve à 2400m d’altitude. Nous prenons le premier bus vers 6h30, avec un changement au bas de Kodaikanal (108INR) qui fera les 120km en 6 heures. A noter que les 2 bus avaient une sono à la limite du supportable.
La transition Kérala – Tamil Nadu est impressionnante. Dès le passage de la frontière nous remarquons lors de traversée dans les villages, la pauvreté est beaucoup plus visible.
Nous arrivons à destination en début d’après-midi, nous déposons nos bagages au sympathique et calme hôtel Garden Manor (1600INR). Pour le week end l’hôtel est complet, aussi le lendemain nous aurons à changer. A Kodaikanal, nous sommes dans les nuages, nous arpentons cet agréable village. Pour fêter notre anniversaire de mariage, nous décidons de dîner au Carlton et de profiter du buffet. Comme indiqué dans nos guides, la classe de l’hôtel fait que ce repas est un peu décevant.
10/09/2005
Nous déménageons nos bagages à l’hôtel Sivapriya (650INR) qui est très moyen. Le temps nuageux nous incite à ne pas randonner trop loin du village aussi nous faisons le Coaker’s walk (9INR) d’où nous ne voyons rien car tout est dans un nuage. Nous visitons l’agréable jardin Bryant Park (35INR) et nous faisons le tour du lac soit une dizaine de km. Nous déjeunons dans un restaurant végétarien Mana Bakery qui propose un célèbre crumble aux pommes délicieux. A la sortie du restaurant, une pluie torrentielle nous pousse à rentrer à l’hôtel. Dehors il fait 12°, les locaux sont emmitouflés comme nous pourrions l’être en plein hiver dans nos contrées. Le soir nous dînons à l’excellant restaurant tibétain Tibetan’s brothers (200INR).
Nous décidons de redescendre dès le lendemain vers Madurai. Nous avions prévu de passer 2 jours à Madurai au Taj Garden Retreat. Nous décidons d’y aller 2 jours plus tôt et d’y rester 4 jours.
11/09/2005
Le matin tôt nous allons à la station de bus pour y prendre le premier départ vers Madurai. En attendant, un rabatteur nous propose de faire le trajet en taxi pour 300 INR soit 140km. Après de maintes vérifications et négociations, il nous laissera au Taj hotel pour 400INR.
En descendant le temps s’améliore et nous pouvons visiter sur la route quelques cascades dont l’une des plus hautes au monde : 980m de tombée.
L’arrivée au Tah hôtel est impressionnante car l’hôtel http://www.tajhotels.com/..., MADURAI/default.htm
Se situe en périphérie de Madurai et sur une colline lui appartenant totalement. Cet établissement est magnifique, nos chambres supérieures ont une énorme terrasse en balcon de la ville de Madurai. Nous avons négocié avec l’hôtel 2 ½ journées de taxi pour visiter les environs. L’après midi est consacrée à visiter le parc et les installations de l’hôtel. A noter que quelques gouttes de pluie tomberont ce qui n’était plus arrivé dans la région depuis plus de 6 mois !!!
12/09/2005 – 13/09/2005 – 14/09/2005
La visite du plus grand temple d’Inde Le Sri Meenakshi Temple est très intréssante. Construit en 1560, ce temple couvre une superficie de 6 ha et comporte 4 très hautes tours de 45 à 50m. Elles sont agrémentées de près d’un millier de sculptures. Un mandapam à l’intérieur du temple comporte mille colonnes sculptées. (985 exactement).
La visite des marchés aux abords du temple est très intéressante également.
L’air ambiant, comme dans beaucoup d’endroits, révèle successivement des odeurs épicées puis fleuries puis nauséabondes.
La pression des rabatteurs, des guides, des vendeurs, des mendiants est à son comble autour du temple.
Un jour suivant, nous visitons 3 temples touristiquement plus confidentiels et auxquels vont mes préférences et mes souvenirs. Le Pazhamudir Cholai se trouve à 30 km de Madurai et est très proche du second temple Alagar Koil. Ces temples de « campagne » ont une activité intense mais beaucoup plus zen que le grand temple de Madurai. Ils n’en sont pas moins richement décorés et intéressants. Le troisième temple se trouve dans Madurai Koodal Alagar Perumal Temple. Un guide à l’entrée nous en fait la visite (200INR) et se révèle être très instructifs.
Le temps bien que couvert, lors de ces 4 jours, nous permet de profiter de la piscine et des services de l’hôtel. Grand-mère essaye même le massage ayurvédique.
Je dois préciser que le Taj nous permet de complimenter un membre du personnel et cela doit être très important pour eux car les salariés se démènent pour vous rendre service. Cela fait que le service est très personnalisé et rend ce séjour encore plus agréable. Un exemple de ce comportement : le Taj est reconnu pour ses buffets (effectivement rien à voir avec le buffet du Carlton à Kodaikanal). Au bout du 2ème jour, nous trouvions lassants, le système de buffet. Le chef cuistot Joseph s’en aperçut et pour les 2 dernières soirées nous préparât un menu complètement personnalisé un soir avec des spécialités du Tamil Nadu et l’autre du Kérala.
16/09/2005
Aujourd’hui, nous retournons à Chennai (anciennement Madras) par un vol Indian Airlines http://indian-airlines.nic.in/scripts/index.asp (75 euros) que nous avions réservé depuis la France par Internet.
Notre point de chute à Chennai sera Le Royal Méridien http://www.lemeridien.com/...i/hotel_in1632.shtml qui bien qu’étant un hôtel de grande classe est cependant impersonnel et froid humainement.
17/09/2005
Nous visitons la ville de Chennai sous un soleil de plomb.
Sans nuage, la chaleur est à peine supportable. Notre marche sur la plage de Madras sera écourtée, de ce fait.
Nous ressentons dans l’activité et la circulation de cette ville, les près de 7 millions d’habitants.
En fin de journée, nous dînons à l’hôtel avant de partir pour l’aéroport et prendre le vol pour Paris à 02h45 du matin.
Cette visite de l’Inde a été volontairement très différente de nos autres voyages notamment au niveau du logement. Nous avions une crainte de recevoir de plein fouet la pauvreté et la situation du pays. Pour s’en protéger et pour se ressourcer, nous avons choisi des hôtels de grande classe. Une autre raison est de voir que la fréquentation de tels établissements participe à l’emploi dans l’établissement et hors de celui-ci. Le personnel y est très nombreux et d’une compétence rare.
L’Inde est un pays immense dans sa réalité géographique mais aussi humaine, culturelle ….
Il est très difficile de capter et de comprendre un tel pays.
De ce court voyage, nous ne pouvons qu’en tirer des connaissances partielles. Mais ce qui est sur : l’Inde marque le voyageur à jamais. Les questions sur l’humain et le fonctionnement de notre monde s’en trouvent exacerbées et demeurent que … des questions.
Original post
Carpe Diem






