Bonjour Marine !
Comme presque toujours à 20 ans, le désir et l’impatience de faire des expériences en tout genre, dont celle de découvrir le monde, créent souvent une espèce de frénésie intérieure qui parfois fait prendre des décisions à la va-vite sans avoir forcément pesé les différentes conséquences à court, moyen et long terme.
« vivre la vie que j'entends et qui me rendra j'en suis sûre plus heureuse ? ».
Je pense que ta priorité devrait être de définir ce que tu entends par « bonheur ». Sujet ô combien difficile, à 20 ans… comme à 50 !!!
Pour cela, sans vivre forcément dans un schéma préétabli et irrémédiable, il est important d’avoir quelques idées sur la façon dont tu vois ton avenir pour, disons, au moins les 10 à 15 ans à venir (échéance 30-35 ans) :
- sur le plan personnel (te marier ?, avoir des enfants ?, préférer rester seule mais « libre ? », etc…
- sur le plan « professionnel » (quelles compétences à proposer ?, à acquérir ?, avoir des responsabilités ?, quelles langues utiliser ?, sens du lien social ?, etc…)
- sur le plan pratique, bien se dire que voyager pour le plaisir de la découverte et faire des séjours plus ou moins longs dans des pays pour y travailler sont deux choses TRES différentes (j’ai sur ce sujet des expériences africaines que je ne voudrais vraiment pas revivre !)
Ayant ainsi esquissé un projet de vie, intégrer la possibilité de changements de direction choisis ou subis : c’est pour cela que l’échéance de 30-35 ans est importante, surtout pour les femmes qui se découvriraient des envies de maternité sur le tard.
Pour le long terme, une chose très importante, les droits à la retraite. Je vois d’ici des sourires ou de franches rigolades à la lecture de ces mots, et je suis le premier à les partager : parler de retraite à 20 ans !!!!
Le sujet peut ne pas être très drôle : il se trouve qu’une de mes cousines a travaillé toute sa vie dans des pays étrangers pour terminer en Suisse à 66 ans, avec pour projet de passer sa retraite en France, son pays de naissance. N’ayant jamais travaillé en France, et donc n’ayant jamais cotisé un kopeck à la sécu, la Sécu de Lyon lui a dit qu’elle ne pouvait être couverte si elle restait en France et qu’elle devait prendre sa retraite dans le dernier pays où elle a travaillé, soit en Suisse. Vu d’une part l’obligation de résider en Suisse pour être couverte par la sécu suisse et le niveau de vie dans ce beau pays aux loyers exorbitants, d’autre part le montant de ses ressources cumulées , impossible. Que faire ?? Heureusement que son mari est d’origine italienne et a travaillé plusieurs années dans son pays avant de s’expatrier : elle a pu obtenir la double nationalité franco-italienne et ils ont pu se poser en Italie. Depuis elle déprime grave, car ce n’était absolument pas son projet pour cette dernière partie de sa vie (éloignement de sa famille, de ses amis, pb de langue, etc…).
Conclusion : même à un âge où les centres d’intérêt sont très éloignés de ce sujet, être très vigilant sur cet aspect des choses de la vie.
Pour finir, une suggestion : as-tu pensé à l’humanitaire ? Voyages et émotions garanties dans un cadre relativement structuré.
Bonnes réflexions !