Pour passer sur un autre post que celui de Bayernd77 nous nous posions la question
Le long voyage du type un an deux ans... une vie comme Bayernd77 la motivation c'est la recherche du bonheur, une fuite, une thérapie, un genre de suicide ou tout autre chose ? Le débat est ouvert
Nous avns notre avis mais bon c'est ouvert..... vous avez la parole
Tout est relatif, et dépend de chacun ;-)
Pour certains (la majorité) vivre dans la société "de manière classique", et ce qu'elle propose, cliché "métro, boulot, couple, gamins, conso, dodo'" c'est ce qu'ils veulent, et trouvent "agreables", ou vivable, ou supportable; Souvent par conformisme, moutonnisme ?, pression sociale, peur d'être et de faire différent;
Pour eux, ceux qui s'éloignent ou quittent radicalement ce mode de vie, sont surement des "oufs", des suicidaires, des 'inadaptés", ou que sais-je, ou des courageux qu'ils envient secrêtement
Pour d'autres (moins nombreux, ou ceux qui n'en veulent clairement pas ou plus), ce système n'est tout simplement pas leur rêve, ni ce qui leur apporte le bonheur, il peut même être pour eux insupportable, insensé, révoltant, surtout vu les inégalités pour "obtenir tout ça" et tout le monde n'y arrivera pas;
Dans ce cas, vivre dans cette société injuste, violente, égoiste, consumériste, destuctrice envers la nature, envers les autres et soi-même, est parfois une forme de suicide, une mort lente, à l'encontre de ses rêves;
A ce système qu'on essaye d'imposer à la planète entière, troquer le "marche ou crêve" par le "roule et rêve" (ou toute autre manière de vivre) peut être une solution
Vagabonder et trouver un autre sens à sa vie, suivre ses vrais rêves, peut être une quête de bonheur, de sa liberté, et de fuite à la fois; Si ce n'est qu'une fuite, une réaction au malheur connu ailleurs, il y a peu de chance de cette échappée belle dure longtemps; mais s'il y a une réelle avancée positive, elle peut devenir une autre façon de vivre ou voir la vie;
Voyager comme le fait David doit procurer un bonheur certain et en fait donc rêver plus d'un, car enfermés dans notre quotidien on rêve tous parfois de s'évader, de ressentir cette liberte qu'apporte le voyage à vélo, c'est donc un véritable choix de vie dans son cas car sur du très long terme et ça traduit donc une fuite par rapport à la vie antérieure.
Je reste persuadé qu'il n'est pas nécessaire de partir 1 an, 2 ans... une vie pour avoir le bonheur de ressentir les mêmes joies sur son vélo. Un long week-end de 3-4 jours à 200km de son domicile peut devenir très vite dépaysant dès lors qu'il y a une vraie rupture avec le mode de vie habituel. De toute façon, avec le travail c'est impossible de partir si longtemps sauf si congé sabbatique.
Quand on veut partir pour plusieurs années ou toute une vie, il faut donc quitter son travail et là naturellement je pense qu'on doit se marginaliser. J'ai même envie de dire que quitte à partir 2-3 ans, autant partir à vie (avec souvent l'obligation de retravailler en chemin dans ce cas, le voyage prend alors une autre dimension) car le retour aux sources doit être hyper compliqué et là les nombreuses joies du voyage peuvent vite laisser place à toutes sortes de galère.
Je ne l'ai pas vécu mais si certains ont connu ça, ça m'intéresserait vraiment de connaître l'état d'esprit dans lequel ils étaient après être revenu d'un long voyage à vélo et comment c'est passé cet "après voyage"; beaucoup disent d'ailleurs qu'une fois que t'y as goûté, tu ne penses qu'à repartir... Ce qui se vérifie déjà pour des voyages de quelques jours ou semaines, là grosse différence étant que tu ne t'es pas "désociabilisé", car même si on en rêve tous parfois opter pour une vie de nomade a forcemment de grosses conséquences, à assumer par la suite en échange du bonheur que ça peut procurer.
De 20 à 25 ans j'avais une amie et un ami qui avaient un projet de voyage en voilier autour du monde.
Chacun après ses études a construit son voilier et est parti plusieurs années, donc nécessité de travailler en cours de route.
Mon amie avec son mari après plusieurs années de bourlinguage est revenue en France puis depuis a une vie classique; boulot, enfant etc.
Mon autre ami a rencontré une femme au brésil, a continué à voyager puis je l'ai perdu de vue.
Tout ceci se passait fin année 1970 jusqu'à environ fin année 1980
A aucun moment je n'ai entendu parlé de rêve, de fuite mais plutôt de voyager de voir du pays, de gouter à une vie exceptionnelle. Il n'y avait chez eux aucun malaise, aucune situation d'échec, de mauvaise intégration dans la société.
Tous deux savaient dès le départ que c'était exceptionnel donc que ça avait une fin.
Mon amie et son mari n'ont pas connu de galère pour le boulot. Ils ont ouvert un commerce de ski (location et vente). Après la mer la montagne !
Fin 70 ils y avait plein de gens qui partaient pour 1, 2 ans ou plus, en vélo, en moto, en voilier. Pour tous c'était le voyage d'une vie et aucun n'a jamais réitéré. J'achetais leurs bouquins. Aucun à part Moitessier sur son voilier tenait un discours très anti-société. Il souhaitait une société différente et nulle doute qu'il avait le projet de se construire une autre vie. Mais là aussi je ne vois pas de fuite, simplement une solution à un problème: je n'attends pas que la société change alors je change ma vie. Il en faut du courage pour construire un voilier et ensuite mener une vie plutôt précaire et pauvre sur un voiler rudimentaire. Sans compter que traverser une mer n'est pas tout le temps une sinécure.
Ce que tu dis est à mon sens vrai; mais comme tu le dis : tes deux ami(e)s avaient leur projet en voilier comme un "voyage pour voir du pays", ils n'avaient pas forcément de mal ou de mal-être à vivre en société 'classique"; et ont voulu se mettre en couple, souvent gamins etc;
alors que ceux qui partent pour vivre une autre vie, ont une vision et nature souvent assez différente : ils veulent vivre leur rêve ou le mode de vie qui leur convient, et ils ne veulent souvent pas ou plus de la vie "sociale imposée";
C'est donc une approche assez différente
Un marcheur du dimanche, part faire un petit tour et puis revient
Un pelerin vagabond, vit sur la route et poursuit sa libération spirituelle de cette façon
Un touriste visitant les plaines americaines, rentre chez lui en ville après le voyage
Un indien des plaines vivait et mourrait dans ces mêmes plaines
En continuant dans le sens du voilier, je ne sais pas si certains d'entre vous ont regardé Thalassa d'hier. Ils exposent différents modes de coupure de ce monde de consommation.
Pour certains c'est un vrai gout de l'aventure, la recherche de la solitude et parfois d'un danger ... Je trouve que l'exemple le plus intéressant est celui du jeune homme de 24 ans qui est parti seul en bateau au Cap Horn ... On peut percevoir une volonté de débrouille et de ne rien devoir à personne, chose plaisante, mais aussi la "volonté" de découvrir autre chose, de nouvelles rencontres.
Ce document à quand même des limites car, un couple se dit voyageur (voir une plage en bateau à moteur où s'entassent les touristes j'appelle pas çà une aventure).
C"est bien cela et il y a bien deux états : le voyage d'une vie ( comme David) a une limite dans le temps et le voyage à vie !
Maintenant la vie de SDF car dormir dehors ( bivouac) cela s'appelle bien SDF n'est pas durable tout de même ! Une petite expérience de temps en temps histoire de... ais sur plusieurs mois...!
salut a tous
pour repondre aux sujet en cours tous sa et tre dur de nos jours de pouvoir partir plusieurs mois comme sa en voyage faire un tour du monde (financierements) 🙁 par contre de partir en velo ou sac sur le dos partir 1 semaine come sa m'arrive sa fait une bonne coupure 😏 sortir de son confort train train
Il y a autant de raisons de partir que de voyageurs, mais, je pense, la plus mauvaise est de partir pour fuir quelque chose.
Ma première "escapade" à l'âge de 14 ans, hier en 1955 dix années après la fin de la guerre, je voulais voir autre chose que la misère. Trois mois après et 2000 Kms en France le retour au point de départ pour me rendre compte qu'il n'y a pas beaucoup de différences.
En 1963 après l'épisode de la guerre d'Algerie et trente deux mois de service militaire, je suis repartie pour trois ans, cette fois-ci pour l'Afrique que j'ai sillonnée du nord au sud , de l'ouest en est, pour me rendre compte que j'étais plus voyeur que voyageur, je n'apportais rien aux gens ni aux pays que je traversais. Je suis rentré en pensant que je ne repartirais plus.
Après une formation de plongeur pour travaux sous marin, je me suis spécialisé dans la plongée profonde, ou toutes périodes confondues, je ne devais travailler que trois ou quatre mois par an. Il fallait entre deux périodes de travail que je m'oxygène, et tout naturellement je me suis retrouvé sur un vélo sur les pistes et les routes de notre terre.
Mais là ou est la différence c'est que je laissais le vélo est une grande partie du matériel sur place avant chaque retour. J'avais ainsi la chance de rouler que sur du matériel neuf. Fini les galères que j'avais connu quelques années auparavant en Afrique.
Tout cela pour expliquer que même avec de très mauvaises raisons, lorsque vous avez été contaminé par le virus de la route vous repartirez.
Bonne route à toutes et tous, quant à mois, depuis quelques années, je ne visite que la France, et j'ai encore beaucoup de choses a voir, et de rencontres a faire.
la plus mauvaise est de partir pour fuir quelque chose.
Pour moi, c'est au contraire la seule raison valable. Voyager est gravé dans notre mémoire génétique. C'est l'instinct de survie qui nous ordonne de nous barrer en cas de danger imminent. C'est la façon de percevoir ce danger qui diffère ; il s'agit de fuir la misère pour les uns ou de fuir un monde matérialiste sans queue ni tête pour d'autres ... La façon dont cet instinct s'est aiguisé au fil du temps aussi, varie d'un individu à l'autre. Les gens ayant subis des traumatismes dans l'enfance, étant sans doute plus prédisposés à déclencher ce genre de mécanisme. D'ailleurs, beaucoup de grands voyageurs avaient déjà des tendances à la fugue dès l'adolescence ...
En fait, cette discussion me fait dire qu'il y aurait deux définitions de la "fuite": Une positive, "le salut est dans la fuite", c'est celle que Erikavélo met en avant et qu'il m'est arrivé de pratiquer si nécessaire. Il y aurait aussi une autre définition négative et assimilée à de la lâcheté, celle par exemple où on se barrerait en laissant nos potes se débrouiller d'une situation où notre aide, notre solidarité leur serait précieuse. Je ne pense pas pouvoir voyager la conscience tranquille dans ce cas là.
Tout çà pour dire qu'il ne faut pas craindre d'assumer ce que l'on fuit quand on part pour un long voyage. Parfois, on en a marre et on veut prendre de la distance. Il n'y a rien de mal à cela. Au contraire, c'est plutôt courageux et libérateur pour nous et nos proches.
Merci Gabey d'avoir ouvert cette discussion, le côté psychologique du voyageur à vélo m'intéresse particulièrement :)
Contrairement à ce qui a pu être dit plus haut je pense que plus le voyage est long plus il ressemble à une fuite. Je doute que celui qui part deux semaines en été fuit quelque chose, par contre je n'ai aucun doute quant au fait que celui qui part 15 ans fuit des conditions de vies qu'il ne supportent plus. J'ai rencontré quelqu'un il y a quelque mois qui s’apprêtait à partir pour 5 ans, le constat était clair et il ne s'en caché d'ailleurs pas. Je ne vois aucun mal à cela car le plus important dans la vie est bien le bonheur et si l'on est plus heureux sur le vélo qu'au boulot alors autant pédaler. Ceci dit, j'y vois une contradiction et un brin d’égoïsme : fuir la société sous prétexte que l'on y a pas notre place et continuer à profiter des avantages de celle ci sans apporter sa pierre à l'édifice. S'il n'y avait personne pour construire les routes sur lesquelles le cyclo roule, pour faire fonctionner les transports en commun qui permettent au cyclo de traverser les océans, pour créer la nourriture que le cyclo consomme... il n'y aurait tout simplement pas de cyclo. Et à ce titre, profiter du travail des autres pour réaliser ses "rêves" c'est être égoïste et c'est fuir ses responsabilités de citoyen. A l'inverse de celui qui partirait dans le bois vivre en autarcie sans ne rien demander à personne.
Reste à savoir si voyager toute une vie rend réellement heureux. Car au début tout est nouveau, tout est sujet à l'émerveillement, puis avec le temps la nouveauté devient routine et le voyage perd de son sens. J'ai rencontré au Laos un français qui avait partagé plusieurs semaines de route avec un cyclo parti de chez lui il y a plus de 20 ans. Il était lui même sur la route depuis 1 an et demi et suite à cette rencontre il n'était plus convaincu que le voyage comme raison d'être était source de bonheur et ne souhaitait surtout pas finir comme ça. J'ai par la suite rencontré un espagnol en route depuis 15 ans, et je n'ai pas retrouver cette étincelle dans l’œil caractéristique des autres voyageurs à vélo plus "raisonnables" que j'ai pu croiser. Sylvain Tesson en est le parfait exemple, toute une vie à courir après les kilomètres et il explique lui même dans son dernier livre que vivre dans la cabane, l’ermitage, lui a apporté l’apaisement que les kilomètres ne lui apportaient plus. Et a voir le film de son séjour en cabane, j'ai la sensation qu'il est plus proche du suicide que de l'éveil spirituel ! Il me semble que comme toute décision extrémiste, partir à vélo à durée indéterminé est un choix désespéré qui ne mène à rien. Pas au bonheur en tout cas.
J'aimerais que des voyageurs sur la route depuis dix ans ou plus viennent témoigner et m'expliquer en toute honnêteté qu'est ce que le voyage leur à apporté de plus sur le plan personnel passé la première année de route, si ce n'est qu'ils étaient plus heureux sur la route qu'au boulot, car être "plus heureux" n'est pas être "heureux" et donc la solution est à chercher ailleurs que dans le voyage.
Pour parler de ma propre expérience, j'ai passé un an sur le vélo et lorsque je suis parti j'avais une grosse envie d'aventure certe, mais il y avait tout de même un fond de fuite, je ne m'en cache pas (pourtant j'aimais mon travail). Lorsque je suis arrivé à Vancouver (d'où j'ai prit l'avion pour rentrer en France), je n'avais qu'une envie, rejoindre Ushuaïa. J'étais très heureux sur mon vélo, cependant continuer à voyager ne m'aurait apporté absolument plus rien sur le plan humain et ne pas rentrer aurait été une fuite pure et simple. Pour la première fois depuis le départ j'ai fait preuve de courage et je suis rentré !
J'ai adoré ce voyage, voyager un an pour une première fois était top, mais aujourd'hui je pense qu'il est préférable de partir deux trois mois à plusieurs reprises plutôt que de "torcher" le monde une bonne fois pour toute en plusieurs années - heureusement en "seulement" un an j'ai encore matière à faire et rêver. Le voyage doit rester occasionnel et doit être entrecouper de retour à la "réalité" pour conserver son intensité et son intérêt. Quand la sensation d'être chez soit partout survient, c'est mort. Quand le voyage devient un mode de vie, c'est la fuite.
Le bonheur est en nous, non à l'extérieur, quelqu'un qui n'est pas heureux là où il est, ne sera heureux ni sur le vélo ni nul part ailleurs. La vérité absolue ou perfection se trouve dans l'équilibre non dans les extrêmes.
Je précise que ce n'est que mon avis, je ne prétends pas détenir cette vérité absolue mais raisonner par écrit m'aide aussi à me remettre les idées en place en cette période post tour du monde où l'appel de la route est toujours très fort ;)
D'accord sur le fait que bien sûr le bonheur, de même pour le malheur, est avant tout un "état d'esprit", interieur, durable s'il est vrai, et que dans l'absolu il est independant du contexte exterieur ou de la situation "physique" de chacun, qui lui est par nature impermanent, changeant et jamais "parfait";
Par contre pour rester sur l'équilibre, interieur-exterieur, il est clair que dans ce monde relatif, le monde exterieur influence toujours plus ou moins les gens et les êtres, dans leur "état d'esprit", donc dans leur bien-être ou mal-être (à moins d'être un sage détaché de toutes choses);
Dans ce contexte donc, il est clair qu'il y a des conditions de vie qui favorisent le bonheur, et d'autres qui y nuisent;
Et je suis sûr qu'un jeune cambodgien exploité dans une usine, sera certainement bien moins heureux, ou dans de bien moins bonnes conditions de vie pour l'être, plutot que le voyageur, le touriste ou le "rentier", qui se baladent et se prélassent pour leur plaisir, sans trop de contraintes;
Or, la société humaine, d'ici ou d'ailleurs, le ou les "systèmes" sont tout sauf "parfaits", ou propices à engendrer les bases essentielles au bonheur, que sont entre autre : la liberté et l'independance totale de chacun, la paix, le respect de la nature et de tous les êtres vivants (et pas seulement humains), la fraternité, l'égalité, la justice etc;
Je dirais même que ce système (au niveau mondial, national, local, etc) est presque l'inverse : c'est un système marchand, basé sur le travail, l'exploitation économique des êtres et des choses (de la nature aussi et de ses ressources), donc sur l'exploitation et le marchandage de la vie; La crise écologique, démographique (surpopulation humaine), économique, le sur consumérisme, les inégalités, l'exploitation du vivant (forêts, océans, faunes, flores etc) et sa destruction, l'exploitation des gens, l'autoritarisme des états, des religions, des familles, etc, etc; tout cela ne fait qu'engendrer toujours plus de malheurs sur terre, d'oppressions, de peurs, de dominations et rapports de force à tous les étages; Ce système qui est proposé et imposé partout et de plus en plus, est un système d'esclaves, de "moutons", du "marche ou crêve", où "dieu" a été remplacé souvent par la course au fric (le dieu vénéré moderne); Les gens ne se soumettent plus à une "volonté divine", mais à la quête d'argent, des possessions matérielles, de relations, du sexe, de la propriété privée, de la "pseudo respectabilité" que l'on pense trouver en se conformant à un conformisme, comme celle du dictat de la famille, gamins, de la voiture pour tous (qui est une forme de dépendance, et de fausse liberté, qu'ont réussi à "vendre" aux peuples les commerciaux industriels, bref les pollueurs, et j'en passe;
Tout ce système attise l'avidité, la haine, les rivalités, et ne mets pas fin à l'insatisfaction, à la souffrance des êtres, de leur naissance à leur mort; Conditionnement par l'uniformisation du mode de vie, à commencer par "l'éducation" des gamins, qui est surtout une forme de bourrage de crane, et de lavage de cerveaux, et qui tue leur liberté, souvent leur joie de vivre naturelle, pour faire d'eux, de bons petits soldats qui perpétueront le système;
Dire que partir (à vélo ou autres) est une fuite, même si on reste en bonne part "en contact" avec les gens et le monde (ne serait-ce que pour acheter sa nourriture, ou quelques transports), est donc en parti vrai; mais est-ce péjoratif de "fuir" ou d'essayer en tous cas de fuir un système pareil ?
A chacun de voir, mais le désarroi des nouveaux arrivants ou de certains d'entre eux, dans ce monde où ils se demandent s'ils vont devoir s'y conformer et "perdre leur vie à la gagner", me parait légitime, et le questionnement et les choix jugés "extrêmes" par certains, pas forcément plus "extrémiste" que ce modèle de société qui détruit chaque jour la terre, la vie, les océans, la liberté, la paix, la compassion, ce qui n'a pas de prix, et qui seul a vraiment de la valeur
J'ajoute en guise de résumé, que si on ne peut pas "changer un système", ou le supprimer, que ce soit les "états", les hierarchies, les "pseudo pouvoirs", gouvernements, et sociétés, les modes de vie liberticides; il ne reste qu'à se "changer soi même" et quitter tous ces systèmes, peu à peu, ou d'un seul coup, les boycotter pour cesser de les alimenter, s'en libérer, et tracer son propre chemin
C'est juste le mot " fuite " qui est péjoratif dans nos sociétés. C'est normal si l'on songe que dans bien des cas, il est synonyme de " refus de se soumettre ". Enfin pas pour tout le monde. Un fils de bonne famille qui par faire le tour du monde, on dira qu'il va s'enrichir d'expériences nouvelles mais un pauvre qui fait la même chose, sera perçu comme un lâche et un bon à rien.
je viens de parcouriir les différents avis et tous méritent une lecture plus appliquées... je vais donc prendre mon temps....Ce que je retiens par contre et je suis un peu de cet avis plus le voyage est long et sans destination précise une errance en fait , plus cela ressemble à une fuite mais aussi à un genre de suicide révélateur d'un mal être profond c'est certain. D'ailleurs sur un autre registre ne peut on pas penser que les efforts extrèmes style marathon, ironman etc.. sont un peu une destruction de soi?
Ce que je retiens par contre et je suis un peu de cet avis plus le voyage est long et sans destination précise une errance en fait , plus cela ressemble à une fuite mais aussi à un genre de suicide révélateur d'un mal être profond c'est certain.
Chacun apporte sa pierre à l'édifice et de l'eau pour alimenter le moulin, à notre tour de vous faire partager notre philosophie du voyage à vélo!
Ayant travaillés tous deux durant de longues années en prenant soins d'éduquer nos enfants et maintenant grands parents, il ne nous était pas possible de partir plus de 5 mois de suite et rentrions à chaque fois frustrés de ne pas pouvoir continuer.
Bientôt libre de tout engagement, nous envisageons un long voyage à vélo sur plusieurs années, c'est à dire sans date de retour définie et ce sans destination précise, au gré de nos envies, cela a toujours été notre mode de fonctionnement, le moins de contrainte possible sur nos vélos. Ceci dit, nous n'avons aucun sentiment de fuire quoi que ce soi en encore moins de tendance suicidaire🤪 mais tout simplement l'envie de voir, découvrir, rencontrer, goûter, partager, aussi simple qu'un coup de pédale.
D'ailleurs sur un autre registre ne peut on pas penser que les efforts extrêmes style marathon, ironman etc.. sont un peu une destruction de soi?
Pour avoir pratiqué pas mal d'activités tels des 100 km à pied, ascension de sommets, compétition de vélo, raids en montagne, vous ne pouvez vous imaginer les joies et plaisirs euphoriques que ce genre de dépassement de soi vous procurent, n'avez vous jamais entendu parler de cette hormone, l'endorphine que sécrète le corps lors d'efforts physique intense, c'est exactement l'inverse de ce que vous affirmez. Il n'est jamais trop tard pour y goûter.😏
n'avez vous jamais entendu parler de cette hormone, l'endorphine que sécrète le corps lors d'efforts physique intense, c'est exactement l'inverse de ce que vous affirmez. Il n'est jamais trop tard pour y goûter.😏
J'ai fait un peu de compet et de la CAP mais je n'ai jamais ressenti de sensation d'euphorie à ce point. De la satisfaction oui mais pas de quoi passer pour un " drogué ". Ça doit être très personnel. Au contraire, un entrainement raté était plus souvent source de frustration pour moi.
Et c'est justement pour ça que j'ai décidé d’arrêter de rouler en regardant mon chrono. J'ai juste conservé le réflexe de controler ma FC pour mieux gérer mon effort et éviter de trop me fatiguer car je n'ai plus 20 ans ...
Bientôt libre de tout engagement, nous envisageons un long voyage à vélo sur plusieurs années, c'est à dire sans date de retour définie et ce sans destination précise, au gré de nos envies, cela a toujours été notre mode de fonctionnement, le moins de contrainte possible sur nos vélos. Ceci dit, nous n'avons aucun sentiment de fuire quoi que ce soi en encore moins de tendance suicidaire🤪 mais tout simplement l'envie de voir, découvrir, rencontrer, goûter, partager, aussi simple qu'un coup de pédale.
Soit mais je conçois qu'un couple puisse avoir un idéal commun et là on peut parler de partage etc... Une personne seul au fond d'un bois en bivouac qui se cache pour ne pas être viré et qui est sur la route depuis disons deux ans ! bon c'est peut être un homme heureux pourquoi pas !
En ce qui concerne les efforts longs , les hormones etc... et sans vouloir polémiquer j'ai aussi pratiqué ce genre d'efforts. Tu as parfaitement raison cela procure de grands plaisirs mais à quel prix ! Les entraînements par exemple pour le marathon. Suivre un plan d'entraînement à la lettre, se culpabiliser quand tu ne peux pas aller t'entraîner, les blessures en ce qui concerne la course à pied qui au départ est un sport censé apporter le bien être ! les séances de kiné, le froid sur les muscles. j'ai fait pas mal de courses très longues et j'ai vu des gars ou des filles qui ne semblaient pas prendre un grand plaisir. Ensuite le bien être pour la santé par exemple des tests ont été fait sur des participants à l'ironman d'embrun. Ces tests ont mis au jour le vieillissement prématuré du coeur sur ce genre d'épreuve. Non franchement certes les endomorphines etc.. donc la drogue et d'où la notion de suicide voir le nombre d'anciens sportifs de haut niveau ou pas d'ailleurs drogués et pas de manière naturelle. le sport ok les extremes pas certain du positif!
I’m landing in Madagascar with a buddy before the end of April 2026. We’re planning to bike around for about twenty days or so. We don’t have a specific goal other than exploring the country and meeting the locals.
Ideally, we’d prefer a loop route starting from Antananarivo with a good chunk of it along the coast. On the bike side, we’re used to riding 6 to 8 hours a day, depending on the needs, encounters, and mood 😉 Any feedback or tips from trips around this length?
Hi there,
who has already done the EURO VELO 1 in Norway from the south to the North Cape, and what are the main difficulties:
elevation gain, etc.......
Otherwise, who has already done the EURO VELO 7 from south to north, crossing Sweden up to the North Cape? If so, what are the difficulties, elevation gain, and does it pass through villages for supplies, etc.......
Hi everyone,
I’m heading to Madagascar in early October to cycle from Tana to Diego along the east coast.
I really want to visit the Masoala Peninsula and its primary forest. If anyone’s interested, I’m open to company.
Maybe see you soon!
I’d been watching this ultra-light travel movement or trend for a while.
So I gave it a try—goodbye to the 5 panniers and rear racks.
A 15L saddle bag for clothes and a stove cookset.
Two cages on the fork blades: 2x5L—mattress on one side, tent on the other.
A 5L frame bag for miscellaneous items: battery, camera, small bits and pieces.
And one on the handlebar for the sleeping bag.
I tested it this summer on a crossing from Valence to Perpignan via the Massif Central.
My conclusions:
The obvious advantage is the reduced weight. In total, I had 12 kg on the bike, which makes climbing in the mountains much easier.
Another benefit I hadn’t considered is the significantly lower wind resistance compared to a traditional setup—you really feel it when the wind’s against you.
Of course, it’s not all perfect...
For example, it’s impossible to carry a food stock. You buy just enough before each meal or go to a restaurant!
You also have to accept a more spartan comfort level at stops.
In conclusion, I think for summer trips in regions where resupplying is easy, it’s an interesting option—especially if there’s significant elevation gain.
On the other hand, it doesn’t allow for enough autonomy, so some trips are off the table.
On the bike side, I swapped my Shimano 11/34 cassette for an 11/40. Even though Shimano doesn’t recommend it with a 105 derailleur and a 46/30 double chainring, it works really well.
The only limit is avoiding the 46/40 gear ratio.
Hi,
what are the easiest ways to get back from Nordkapp without pedaling—
train, boat, or plane?
Has anyone already done this?
Thanks for sharing your tips!
Hi, does anyone have recent info on the Shikoku pilgrimage? We’re traveling as a pair by bike, and I plan to camp whenever possible because from what I’ve seen, accommodations are pretty expensive, especially for long trips. I’d love any info or tips—thanks in advance! Aichatou
I’m planning to leave Nice for Toulouse around 10/15 and I’m looking for tips / great deals regarding:
- The route: I was thinking of taking Nice - Grasse - Draguignan - Salernes - Cadarache - Cavaillon - Arles, then the Camargue, Sète, and the Canal du Midi to Toulouse. The idea is to avoid high-traffic roads and too many steep climbs. Are there any spots to avoid or must-see stops? Since it’s been a while since I’ve been on the road, I was thinking that sleeping indoors might be preferable. If you have any budget-friendly accommodation suggestions along part of the route, don’t hesitate!
Thanks in advance, and if you’re in the area around that time, we could ride together... Ciao.
Hi,
I need to arrive in Thessaloniki by bike at the end of September and I plan to head to Istanbul along the coast.
Could anyone help me pick the best route? Safety, difficulty.
Thanks in advance.
Marc
Hi everyone! Thanks for welcoming me to the forum :)
I’m preparing for a long trip heading to Nepal, with stops along the way depending on my mood, work needs, and the season. I cycle a lot, but this will be my first big touring adventure. I’d like to camp regularly to keep costs down, so I’ll be riding on all kinds of surfaces: smooth and rough roads, main highways and rocky paths to find my camping spots, flat terrain and the occasional steep slopes.
For my bike model, I’m prioritizing durability, versatility, and repairability. From that perspective, I prefer a steel frame and fork with rim brakes since I’m used to them. I’ve narrowed my choices down to four models:
- The VSF Fahrradmanufaktur T-700 LTD (1400 €): steel frame, aluminum fork, hydraulic rim brakes, 28" wheels, 40mm tires, 36 spokes (2 mm), lightweight rear rack (max 20 kg), no front rack included, smallest gear ratio of 0.72, weight of 13.9 kg.
- The VSF Fahrradmanufaktur TX-400 (2200 €): steel frame and fork, hydraulic rim brakes, 26" wheels, 50mm tires, 36 spokes (2.34 mm), front and rear racks included (40+18 kg), smallest gear ratio of 0.71, weight of 15.9 kg.
- The Genesis Tour de Fer 30 (2150 €): steel frame and fork, mechanical disc brakes, 28" wheels, 36 spokes, 40mm tires, front and rear racks included (27+10 kg), smallest gear ratio of 0.77, weight of 15.9 kg.
- The Rockrider ADTV 900 from Decathlon (1700 €): aluminum frame and fork, mechanical disc brakes, USB port, 28" wheels, 47mm tires, 28 spokes, front and rear racks included (40+20 kg), smallest gear ratio of 0.71, weight of 17.1 kg. This is the successor to the Riverside Touring 900, which was a hit.
I’ve got a few questions:
1/ Should I go for 26" or 28" wheels for my trip? 26" wheels seem better for rough terrain, but 28" wheels feel more comfortable on roads. I’ve also read that 26" tires/tubes are easier to find.
2/ Do you recommend a steel frame and fork over aluminum? I’m guessing a high-quality aluminum frame and fork would be better than a low-quality steel one, right?
3/ Regarding the smallest gear ratio, is 0.71 a good number for a loaded bike in the mountains?
4/ Finally, what do you think of these four models for my project? My heart leans toward the TX-400—it seems to combine the versatility and robustness I’m looking for. But the price difference with the T-700 LTD is making me think twice!
Thanks so much for reading and sharing your thoughts!
17 days, 1,400 km, and 17,500 m of elevation gain cycling in northern Vietnam! 🇻🇳 🚴🇻🇳
From the misty Fansipan to the breathtaking landscapes of the Ha Giang Loop, from remote villages to vibrant markets...
I cycled through the north of the country, getting up close with its people—through mud, heat, endless mountain passes, and unforgettable encounters.
Most importantly, I discovered a Vietnam far different from the usual tourist circuits.
Join me on this adventure through a video that captures these 17 days of travel. :)
If Vietnam calls to you, come ride a stretch with me!
Hi,
can anyone give us some tips on how to get to North Cape from Lyon Gerland?
What’s the best route to join the EuroVelo 7?
How many kilometers is it from Lyon to North Cape via EuroVelo 7?
The best month to leave—we’re thinking early May.
Thanks for any advice!
Looking for a female travel companion for a cycling trip (arriving by plane in Porto Alegre, Brazil, and cycling toward Montevideo, Uruguay, returning by plane to France from Buenos Aires, Argentina) – 1,500 km
Hello everyone!
I’m planning a cycling trip across Brazil, Uruguay, and Argentina, with a departure set for late October, November, or December. I’m looking for a travel companion to share this long-distance adventure with.
Experience:
I already have solid experience in bicycle touring in Georgia, Kazakhstan, and Kyrgyzstan. Currently, I maintain excellent physical condition by cycling an average of 250 km over 3 days per week (4 hours a day at 20 km/h).
The trip & the pace:
Daily pace: Between 50 and 80 km per day, to make steady progress while taking time to explore.
Accommodation: Flexible and authentic. We’ll alternate between wild camping, campsites, Warmshowers, small guesthouses, and budget hotels depending on opportunities and the weather.
Looking forward to reading your message and planning this amazing journey together!
Another long-time dream of Claudio’s: the Petit Mont Cenis pass and the dam at the eponymous lake.
A place where many Italians, including my father, worked in the 1950s–60s.
Faverges → St-Michel-de-Maurienne → Lanslebourg → Petit Mont Cenis → return. 315 km, 3 days. Bivouac at St-Michel-de-M.
Brouter link
Leg One: Faverges → St-Michel-de-Maurienne
Leg Two: St-Michel → Lanslebourg → Mont Cenis Lake → St-Michel
Leg Three: St-Michel → Faverges
And it finally happened in August 2026: in the Maurienne Valley about the famous cycle route known as the V67
🇷🇼 Cycling in Rwanda: 4 episodes, an off-the-beaten-path adventure
After 3 weeks and nearly 1,200 km by bike across Rwanda, I made 4 videos to share this adventure in a different way: the landscapes, the encounters, the villages… but above all, all those incredible scenes of everyday life.
The 4 episodes are available here:
👉 https://www.youtube.com/playlist?list=PLGnfbxjccWAg
The 4th episode focuses on rural Rwandan life: simple, authentic, and sometimes surprising scenes that you only truly discover when you take the time to travel by bike.
If you have a few minutes, let yourself be transported to Rwanda…
Hi,
We bought the MSR bike tent model (2-person + large awning that can fit 2 bikes) back in 2005. It’s served us really well, especially during a year-long trip in Africa. Now, one of the poles is broken, and we’d love to replace it since that’s the only issue with the tent—we still love it! The poles are 9.35 mm in diameter, with 8 sections of 49 cm and 2 sections of 28 cm. Total length when assembled: 416 cm. Actually, two large sections are broken: one straight and one curved. It’s a pain to find replacements since this model is no longer sold anywhere.
Would anyone have this model lying around unused and be willing to sell me a pole?
Hi everyone,
In early April, I’m redoing the Vélo Francette (La Rochelle to Ouistreham), and then I’d like to cycle along the Cotentin Peninsula (which I don’t know at all), follow the coast up to Cherbourg, and then head back down to at least Saint-Malo. I’d love to know if it’s pleasant for cycling—are the roads nice? Not too windy? What are the must-see spots? Any great campsites? All your tips and advice are more than welcome, and I thank you in advance.
After testing it for three years across various modes of transport, I’m sharing this video of a bike packing case. It’s made from recycled cardboard and shrink-wrapped, with adjustable thickness and added bubble wrap depending on the level of protection you want.
Installing spacers at the fork and chainstays makes the packaging compact. With the fifteen-odd euros for shrink-wrapping at the airport, this case travels really well.
https://youtu.be/_GDJi-GqmkM
- Low bulk (1.10m x 0.70m x 0.25m for a large frame), it fits vertically in train luggage compartments and the total dimensions (x+y+z) don’t exceed 2.40m.
- Two carrying solutions for public transport and easy handling by airport staff (no more tears in the cardboard from openings).
- Discreet packaging when dealing with bus drivers and train conductors, as it looks like an ordinary parcel.
- No need to return to the starting point to retrieve the case from your outbound trip, which you’d otherwise have to store somewhere, or deal with a bulky cover to pack in your panniers.
- You can still check tire pressure through the plastic film without damaging the packaging too much.
Drawbacks: Around 3 hours for this lengthy and meticulous process—removing the wheels, pedals, handlebars, and derailleur without misaligning them, then securing all components to the frame.
If you get a chance to test it, send me your feedback for future improvements.
I just took a trip in Tunisia from Tozeur to Douz, skirting Chott el Jerid to the south. I’m back with the urge to keep going further south via the 4x4 tracks to connect Douz to Ksar Ghilane. Has anyone driven this route recently or explored southern Tunisia?
Thanks for your tips!
fix
😎Fellow traveling cyclists or not, all of you who love travel, the pleasure of physical effort, nature, beautiful machines, people with true passions they seek to fulfill, and who also enjoy reading great literature about all this—the *200* magazine is for you just as it is for me. I should mention I have no financial or other interest in this (in an era where we accuse our politicians of all sorts of vile interests, I prefer to take precautions). I’ve been subscribed since the beginning, and every three months, I get my 130 pages of dreams (the magazine just went from 110 to 130 pages).
It covers everything from the trans-America route to the TCR (Trans Continental Race) from Belgium to a small town in Turkey, with mind-blowing averages—4,000 km and 80,000 m of elevation gain in 8 days and 15 hours for the winner. Let that sink in, and all of it without assistance—accepting a patch could penalize you. There’s also a story about crossing Iran, encountering one of the world’s most welcoming populations, following in the footsteps of Nicolas Bouvier, as well as retirees leisurely traversing France. The common thread in all these stories? Beautiful writing. Take, for example, a stunning article: *"Passengers of the Cold: From Edinburgh to Thurso, at the very north of Scotland, 550 km of moors, coasts, and icy wind. In Thurso, the road ends at a quay, facing the Orkney Islands. We wanted a November trip, off-season. We wanted to surprise winter. Just before the snow."* A sublime piece on the experience of facing adversity and the chance encounters along the road and in the elements.
Before I embarked on my own bike trips, I dreamed a lot about them—from the Atacama to the Gobi, along the Mekong, and not forgetting France. And now, these 130 pages every quarter keep those dreamy vibes alive through stories written in the most beautiful prose.
I’ll stop here because it might sound like I’m advertising, but if you don’t know *200*, I invite you to discover it. It’ll give you wings for the most incredible challenges or simply reinforce your desire for slow rides with your eyes open to others and nature.
A little news to wrap up: Axel Carion and a friend just broke the record for crossing South America from Colombia to Ushuaia in 59 days. On its own, that doesn’t mean much, but I can’t help it—it makes me dream. You should see how he talks about it, the flashes of that wild nature he’s stored away: a snowstorm at Paso Jama and the surreal sight of the suddenly snow-covered Licancabur!
Luc
PS: The magazine is called *200* because a day’s ride starts at 200 km—well, I’ve never done a ride like that since my longest was 167 km (with 18 kg of luggage, mind you), but why not one day? The magazine will explain how to tackle your first 200, and then the question in conclusion: when will you do your first 300?😏
I’ve got my flight ticket sorted—departing in mid-November and returning in mid-March. I’ll arrive in Santiago and leave from Buenos Aires.
I’ve already been to southern Argentina, specifically Torres del Paine National Park, and I’d love to go back to do the full W trek (I only did the shorter version last time).
I also want to do some hiking and maybe even tackle a summit. I climb and occasionally do some mountaineering, so I’ll definitely be going with a guide.
I plan to start around Temuco in Chile, with the idea of heading toward the lakes, then taking the Carretera Austral.
I’m not sure if I’ll go all the way to Ushuaia—it’s supposed to not be *that* worth it, except for the bragging rights of saying you’ve been to the end of the world.
I saw there are lakes in Argentina too.
I don’t have a precise itinerary, but what I’d love is, once I reach the southernmost point of my trip, to take a mini-cruise to see some wildlife. Any tips for that?
What kind of sleeping bag did you take? Is a 0°C (32°F) one enough?
And one last question: white gas stove or can I get by with my gas stove?
I'm developing a free and open-source web app for planning walking and cycling trips (and even car trips). You can create a route by clicking directly on the map to add waypoints, and it can consist of multiple stages. The app provides tools to edit the stages and the overall route, and to display useful information (distances, altitudes, and elevation changes). A relief profile can be shown as a graph for a specific stage or the entire route.
Once the route is ready, it can be exported as a GPX file, which can then be used with a GPS or a mobile navigation app.
The app is built in JavaScript and runs entirely in the web browser. It uses the Leaflet library and several OpenStreetMap-based services. Initially developed for my personal needs (I enjoy hiking and cycle touring), I’d be happy to share it with anyone who might find it useful. It’s free to use, doesn’t require an account, and the source code is available.
hello fellow cycling enthusiasts
here’s a travel journal of the cycling tour through the Rhône-Alpes Auvergne region by Claudio
zouli
it was the plan
http://cbandiera.free.fr/parcours/auvergne-Ralpes/
the trip was completed
story being posted online soon
1100 km in 11 days
beautiful and varied regions
Hello,
We’d like to go on a 3- to 4-month bike trip starting in December, crossing from Assam (northeast India) to New Delhi via Nepal.
Are there routes with light traffic along the Brahmaputra and through Nepal?
We’re also looking for any info on accommodations, wild camping, local interactions, etc.
Thanks,
Michel
I’m planning to cycle from Morlaix to Brest (via Roscoff and the V45 coastal route). We’ll start riding on August 16th for 13 days (with stops for island visits, surfing, etc.). Is there a lot of traffic at this time of year? I’ve got two kids, 11 and 13, and we don’t like riding in the middle of cars (we’ve already done the Vélomaritime—Caen to Cherbourg—the Loire route from Orléans to Saumur, the Vélodyssée from Nantes to Royans, and the canals like the Nivernais and Bourgogne, where there were plenty of bike-only lanes, which isn’t the case on this route).
Thanks for your help if you’ve already done this route in late August!
Virginie
Hi there,
I’ve been road cycling for several years, and I’m about to switch to gravel in the next few days—I’m waiting for my bike, which should arrive this week.
I’m planning a bikepacking trip in a few weeks along the Véloroute V81, also known as the Vélosud, from Biarritz to Le Barcarès.
Has anyone here already done this route? Any info is welcome, whether it’s about the route itself, gear, or accommodation. I’ll prioritize staying with locals as much as possible. On that note, I just signed up for the brand-new site *Guidon et Couette* ((www.guidon-et-couette.fr)), which offers free accommodation between cyclists across the country, but there’s almost no one listed along my route!
Thanks in advance.
Laurent.