Les villes du sud au départ d'Atlanta
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GE Genevois Veteran ·
Par contre, si cela intéresse quelqu'un, j'ai mis sur Youtube quelques vidéos prises dans les bars tant de Nashville que de Memphis. Contactez-moi en MP et je vous donne les infos pour les retrouver.
BL Bluequark Veteran ·
Bonjour,

  Ah Cécile ... Comme tu lis mes carnets, tu sais bien que je suis légèrement (si ce n'est plus) allergique à poster des photos

Oui oui, mais je sais aussi que parfois, quand la demande est grande, tu veux bien faire un post spécial photos. 😉 alors je tente ma chance.😛

Je veux bien les liens vers les vidéos.
AN Angyfanfan ·
bonjour,

merci car ça m'intéresse!!

bonne suite pour le voyage et profitez bien

angy
GE Genevois Veteran ·
Trois petites heures de route par l’Interstate 40. Voila ce qui sépare ces deux villes mythiques du Tennessee. Même Etat, même passion pour la musique, mais si différente pourtant. L’arrivée dans la ville est facile avec notre GPS. Une fois encore, notre logement sera chez un particulier, toujours via le même site. Nous sommes dans le quartier tranquille de Cooper, à environ 15 minutes de Downtown en voiture, selon le trafic routier. Georges, notre hôte, n’est pas là, mais il a laissé une clé dans sa boîte à lettres. Nous aurons la maison entière pour nous durant deux jours, car il ne dort pas sur place et aucune autre personne n’occupe les deux autres chambres. Un classeur contient plein d’infos utiles sur la ville et les endroits à visiter et Georges a même eu la délicatesse de mettre 6 bières au frais à notre intention.

Une fois les bagages sortis du coffre, nous ne traînons pas. Direction Downtown, pour découvrir un peu la ville, surtout que le soleil a refait son apparition et qu’il fait suffisamment chaud pour être en t-shirt. Comme à Nashville, se garer au centre n’est pas si aisé. Il est difficile d’échapper au parking privé, souvent gardé. Ici, 10$ pour le temps que l’on veut jusqu’à 06h00 le lendemain matin. C’est bien moins cher qu’à Nashville où nous avions payé 15$ pour 2 heures … Après 18 heures, les parcmètres ne sont plus obligatoires, alors il y a aussi la possibilité de tourner dans les petites rues adjacentes du centre pour espérer trouver une place. Mais ce n’est pas si évident, il y en a peu, enfin surtout le weekend, lorsque Beale est bondée.

Nous descendons sur le bord du Mississipi, mais une petite île, Mud Island, nous sépare du cours d’eau. Quelques bateaux sont là, en attente du touriste qui voudrait aller naviguer sur les eaux brunâtres du fleuve. Rien de bien spécial sur les bords du Mississipi, à part peut-être le pont de l’Interstate 40 qui le franchit en direction de l’Etat voisin, sur l’autre berge. Un peu plus haut direction Nord, il y a bien Harbour Town, avec quelques restaurants, mais cela ne mérite pas un détour particulier.

Retour dans le secteur de Beale Street, l’équivalent de Broadway à Nashville ou de Bourbon à la Nouvelle-Orléans. Sur Main Street, un vieux tramway fonctionne encore tout au long de l’avenue, faisant un bruit de ferraille dès qu’il se met en branle. Un tramway d’époque, c’est sûr. Nous voilà enfin sur Beale. Une rue bien plus courte que Broadway et surtout que Bourbon. Nous sommes lundi de Pâques et l’animation est faible, peu de gens aujourd’hui. Pourtant, une fois encore le spectacle sera de qualité. En premier lieu, tout près du parking où nous avons garé notre voiture, sous un porche, un groupe de musiciens de rue joue devant quelques badauds. Un chanteur, une lead guitar, une basse et un batteur. Malgré la faible assistance, la musique est de qualité. Le chanteur, un Afro-Américain d’une soixantaine d’années, acceptera notre demande de jouer une version magnifique de Knockin’ on the Heaven’s Door de Bob Dylan. Une chanson reprise par tant d’artistes mais qui a été une fois encore personnalisée aujourd’hui. Nous restons là, assis sur un banc à regarder le show, pour lequel nous verserons notre contribution dans un seau. Une contribution appréciée semble-t-il vu la poignée de main du chanteur. Tous n’ont pas la chance de se produire dans des bars ou des clubs, et la débrouille fait parfois le reste.

En continuant notre balade, avant d’entrer dans les bars, nous tombons sur le FedEx Forum, la salle où jouent ce soir les Memphis Grizzlies contre les Spurs de San Antonio dans le championnat NBA. La foule se dirige vers les entrées et le marché noir bat son plein. « Tickets, tickets », bon nombre de places se vendent plus ou moins discrètement dans la rue, quasiment à la vue de tous.

Les bars sont encore bien vides et très peu de groupes sont sur scène. Nous décidons alors d’aller manger et ce sera au Flying Fish sur la 2ème avenue. Du catfish, des crevettes, ou les deux, ainsi que quelques autres spécialités de poissons. Les policiers du Memphis PD viennent y manger en uniforme, c’est en principe un assez bon signe. Le service est original : on commande ses plats au comptoir, on reçoit un numéro, on part s’asseoir et on nous appelle quand c’est prêt. Un très bon repas, pas cher du tout.

Bon, il est temps maintenant d’écouter de la musique, nous sommes venus à Memphis pour cela tout de même. Nous arpentons Beale et nous ne mettrons pas longtemps à entrer dans un bar pour écouter le Dr. Feelgood Potts Band. Un chanteur que l’on pourrait croire sorti tout droit d’une plantation de coton, habillé d’une vieille salopette, chapeau sur la tête et qui chante un Blues incroyable. Il a une bonne dizaine d’harmonicas autour de la taille, dans une cartouchière, et il s’en sert ma foi fort bien ! Nous restons un bon moment à écouter ce groupe tellement il est bon. Mais le chanteur, plus tout jeune, a besoin d’une pause au bout d’une heure (on le comprend) et nous en profitons pour changer de bar.

Quelques mètre plus loin, c’est un autre groupe, composé de Blancs celui-là, qui joue un excellent Blues également. Différent, moins « black » forcément, mais excellent. A un moment donné, une femme noire sera invitée à monter sur scène et elle chantera 2 chansons magnifiques, étant presque en transe en chantant le Blues, une émotion qu’elle partage avec la salle à travers sa voix et ses expressions.

Deux concerts gratuits, si ce n’est la contribution laissée dans les seaux, et les consommations (pas toujours obligatoires). Quelle qualité musicale !

Dernier petit tour de la soirée dans le Hard Rock Café local. Une dizaines de femmes chantent un gospel sur la scène. Apparemment, elles faisaient partie du public et il s’agit d’une improvisation. Beau chœur, rythmé et communicatif, comme souvent avec le gospel. Mais le clou, ce n’était pas le chant, non, le clou c’est ce gamin de 5 ans environ qui s’installe à la batterie. Et il va accompagner le groupe, puis faire un solo avec les baguettes plus longues que son bras… Un gosse de 5 ans qui a déjà tout compris au rythme et qui a une belle confiance en lui. La salle est debout, elle n’en croit ni ses yeux, ni ses oreilles.

Nous venons de quitter Nashville, alors évidemment nous ne pouvons nous empêcher de comparer les deux villes. Attention, ce qui suit n’est qu’un avis personnel qui n’engage que moi. Même Etat, même passion pour la musique et pourtant si différente disais-je en début de texte. A peine arrivés dans le quartier de Beale, nous avons immédiatement senti cette différence. Beaucoup plus de gens des rues à Memphis, la pauvreté se voit, se sent. Même au cœur du quartier touristique, on fait encore les poubelles pour trouver des restes. Les rues sont plus sales aussi. Ici, ce n’est pas la « frime » en chemise à carreaux et bottes à 400 $ aux pieds. Ici, c’est un très fort taux de chômage dans la population Afro-Américaine, c’est un taux de criminalité important dans certains quartiers, c’est un certain nombre de gens vivant avec le minimum. Ici, c’est le Blues. D’ailleurs, autant nous n’avions vu que peu de policiers à Nashville, autant à Memphis on voit beaucoup de voitures de patrouille dans les rues. Un signe qui souvent ne trompe pas. Pourtant, on ne sent pas d’insécurité particulière autour de Beale, mais le Memphis PD est très présent sur les lieux, ce qui n’était pas le cas à Nashville. Les belles demeurent existent bien sûr, le long de Central Avenue par exemple, mais elles contrastent avec certaines parties de Elvis Presley Boulevard.

Malgré cela, la magie opère. Sans doute à travers la musique, authentique, qui traduit les difficultés quotidiennes, la souffrance, la privation ou encore les cicatrices de la vie. Le Blues. Nous ne préférons pas Memphis à Nashville, mais ce sont deux villes, avec deux ambiances si différentes, qu’il ne faut surtout pas comparer. Chacune se vit et s’apprécie différemment. Une chose aussi nous a frappés. Memphis rime avec Elvis. Pourtant dans les bars de Beale, aucune trace du King. Nous aurons notre dose demain à Graceland, mais nous nous attendions à l’entendre ce soir. Mais il faut dire que Beale, c’est avant tout l’Amérique Noire, la rue des Afro-Américains au temps de la ségrégation.

Graceland. Une visite incontournable à Memphis. Peut-être même un pèlerinage pour certains. Un peu en dehors de la ville, le long du Elvis Presley Boulevard, on pourrait presque la manquer. J’avais idée d’une maison de maître dans un quartier cossu. Mais Graceland se fond dans le paysage, sur un large boulevard où se succèdent fast-food et station-service, comme partout dans les banlieues américaines.

Un grand parking payant (10$) accueille les visiteurs. On peut même y venir avec son camper qui a droit à son emplacement derrière le Heartbreak Hôtel. Graceland, c’est avant tout une formidable affaire commerciale. Plus de 600'000 visiteurs par an, à 40 $ de moyenne par personne, plus les produits dérivés, l’hôtel, les restaurants, le parking. Une affaire qui se compte par millions de dollars. Mais une affaire incontournable, Elvis reste Elvis, pour l'éternité. Une fois les tickets pris, il faut faire la queue pour aller visiter la demeure du King. Un minibus traverse la route et conduit les groupes à la maison. Système un peu fastidieux, car il y a de l’attente, mais qui a l’avantage de ne pas surcharger la visite qui s’étale ainsi. Seul le rez-de-chaussée de la maison se visite, le premier étage était l’espace privatif d’Elvis, il le reste encore aujourd’hui.

Tout y est évidemment très kitsch, de la décoration aux objets. Mais il ne faut pas oublier que rien n’a bougé depuis plus de 35 ans, certainement la mode de l’époque. Au sous-sol et à l’arrière de la maison, c’est là que les fans seront ravis avec une incroyable collection de disques d’or, d’affiches, de vêtements, d’objets. Le tout agrémenté d’images de l’époque et de musique retransmise avec le guide audio remis au début de la visite.

En sortant, l’instant est solennel, puisque les tombes d’Elvis et de ses parents se trouvent là. Des fleurs, des messages personnels, des objets amenés par les admirateurs ornent sa pierre tombale.

La suite de la visite se fait au retour, de l’autre côté du Boulevard, pour autant que l’on ait acheté l’option adéquate. Sa collection de voitures, son enfance à Tupelo/Mississipi, la visite de ses deux avions, sa relation avec Hawaii, bref, un bon complément à la visite de base, pour 3 dollars de plus. Au total, 2 à 3 heures passées sur place, on ne peut quitter Memphis sans venir ici, c’est certain.

Une affaire commerciale, oui, quand même. Car à la sortie de chaque visite, on doit passer par un magasin de souvenirs à l’effigie du King. C’est presque dommage, car cela gâche le mythe Elvis Presley et cela respire un peu trop le billet vert.

Deuxième visite du jour, le Rock’n Soul Museum, au centre de Memphis à côté du FedEx Forum. Autre ambiance évidemment, avec l’histoire de la musique dans la ville. De la naissance de la Country et du Blues, aux mêmes racines de la vie rurale, en passant par la Soul. Une histoire de la musique, mais également une part de l’Histoire américaine, avec une large session dédiée aux droits civiques des Noirs, pour lesquels la musique a joué un rôle important. Des affiches, des panneaux explicatifs, de nombreuses chansons, un petit film, un musée très intéressant, là-aussi avec un audio-guide, mais tout en anglais.

Une journée de visite, parfaite au vu de la météo du jour. L’embellie d’hier n’était que temporaire, le froid est revenu de plus belle, en même temps que la pluie. De quoi nous foutre le Blues !

Dernière soirée à Memphis, avant un retour sur Atlanta à travers le Mississipi et l’Alabama. Avant un retour surtout sur l’Europe avec notre vol de vendredi. Nous mangeons au Soul Fish Café, dans le quartier de Cooper, où comme son nom l’indique la spécialité est le poisson cuisiné à la façon du sud. Ce sera donc Catfish, avec des pickles de tomates vertes et du chou cajun style. Notre hôte Georges nous a convié à ce repas avec un de ses amis, retraité mais encore actif dans l’industrie musicale. Dans sa jeunesse, il nous explique avoir côtoyé Elvis, non pas comme ami, mais en affaire. Il nous parle aussi avec passion de sa ville, de cette ambiance du sud, de la différence avec Nashville. Il nous confirme que Memphis est sans doute plus populaire, plus bigarrée aussi. Et au final, il nous invite avec Georges !

Nous décidons de descendre une ultime fois sur Beale. Ce soir pas de souci pour trouver un parking dans la rue. Le froid, la pluie et le début de semaine sont autant d’arguments pour ne pas attirer la grande foule. Les bars sont quasi déserts, mais il y a tout de même 2 ou 3 groupes sur les scènes. Notamment au Blues Hall Juke Joint, où nous avions déjà écouté un excellent Blues hier soir. Assurément une très bonne adresse. Autre groupe en ce mardi, Miss Nickki accompagne un groupe sur les planches. Une chanteuse entre le Blues et la Soul, avec une présence incroyable, jouant avec le public clairsemé. Et évidemment une super voix. Une excellente prestation, une fois de plus.

4 jours de musique entre Nashville et Memphis. 4 jours de très bonne musique. Nous avions choisi ces destinations pour ce motif, nous sommes comblés. Ces deux villes sont hors des circuits touristiques traditionnels, mais elles ont leur place à part entière dans la découverte de cette Amérique si grande, si vaste, si diversifiée et si passionnante.

Prochaine étape, Atlanta, une courte visite. Une transition plutôt, entre la fin de notre périple et notre retour en Europe.
PA PapJ59 Globetrotter ·
Bien le Bonjour l'Ami Laurent,

Super... ce compte rendu comme si nous y étions !

Nashville, et Memphis à ne pas comparer, j'ai bien noté le message (et les bonnes adresses).

Il me tarde d'y être.

Bien cordialement. Jean.
NÉ Néfer Globetrotter ·
Bonjour,

La beauté du texte compense largement l'absence de photos qui se ressemblent toutes.😎

Au sujet des trolleys, ils ont tous été restaurés et viennent d'un peu partout, de Porto au Portugal, comme d'Australie.

Sur Beale il y a cette institution, un magasin général, qui se nomme A" Schwab.

Pourtant dans les bars de Beale, aucune trace du King. Nous aurons notre dose demain à Graceland, mais nous nous attendions à l’entendre ce soir. Mais il faut dire que Beale, c’est avant tout l’Amérique Noire, la rue des Afro-Américains au temps de la ségrégation.

Il y a quand même une statue grandeur nature du King en face de l'Orpheum. Au Rock 'N' Soul Museum on dit bien que Beale st. était: "The Main street of America's negroes" et la station de radio WDIA était "The voice of Black Memphis"

Graceland: En sortant, l’instant est solennel, puisque les tombes d’Elvis et de ses parents se trouvent là. Des fleurs, des messages personnels, des objets amenés par les admirateurs ornent sa pierre tombale.

J'ai eu la même impression, le recueillement en prime, même à 08:00 où nous étions que 12 fidèles.

Un seul petit oubli dans cette belle description de Memphis: le coton. Memphis était LA ville où se décidait le prix du coton. L'édifice de la Bourse du coton est sur Front st. On y a aménagé un intéressant petit musée.

" Oh I wish I was in the land of cotton Old things they are not forgotten Look away, look away, look away dixieland..."
BL Bloody450 Regular ·
Merci pour ce rare carnet de voyage sur le sud est des états unis. Etant fan de musique country, rock, ton recit m'a reconforté d'un jour faire un trip vers nashville. Les videos sont extras. Dommage pour les photos, c est bien la premiere fois que je lis un carnet sans photos, mais il en vaut la peine.
NÉ Néfer Globetrotter ·
And the Grammy goes to: http://www.youtube.com/watch?v=cPEOX05JhQY

😎
GE Genevois Veteran ·
C'est sans doute pour ne pas faire comme tout le monde ...😉😉😉

Disons que je trouve dommage de publier des photos. J'aime découvrir, voir de mes propres yeux, si tu voyages avant même ton départ parce que tu as déjà quasi tout vu, cela ne gâche-t-'il pas cet aspect découverte ?

Avec le texte, tu te fais ta propre idée, ta propre image, et ensuite, une fois sur place, tu vis le texte avec la réalité... C'est ma manière de fonctionner. Je trouve aussi que les mots sont souvent plus forts que l'image, à travers les mots, tu ressens l'émotion...

Bref, voilà pour les photos.

N'hésite pas, pars pour Nashville, mais il faut l'inclure dans un trip plus général, plus complet, Nashville n'a pas le statut de destination principale comme peut l'avoir New York, Washington ou d'autres grandes villes. Tu pourras occuper sans souci tes soirées, mais le jour, tu vas vite limiter les choix. A moins de partir sur les routes du Tennessee...

A + l'ami.
GE Genevois Veteran ·
Ah oui, le "Barbu"... Une voix, une belle présence sur scène et en plus un gars super sympa. J'ai bu une bière avec lui dans un bar de Nashville entre deux riffs. Il ne se prenait pas la tête et franchement, il est super bon. J'aurais aimé en filmer plus, mais la batterie de mon Iphone était presque à plat ...

Difficile pour l'Award, parce que j'ai bien aimé le Blues de Memphis aussi, le Dr. Feelgood Band, Miss Nickki. Un autre style, mais vraiment bon aussi.

Allez, c'est l'école des fans, tout le monde gagne !

Merci pour ta précision sur la maison du coton et des trams, j'apprends quelque chose de plus. Cela servira sans doute aux prochains visiteurs de Memphis.

C'est vrai, j'aurais aussi pu parler de Schwab, son "épicerie" familiale où on trouve de tout, mais surtout des produits d'époque, comme les élixirs qui soignent à peu près tout et surtout pas grand-chose. Ou ces chemises en coton drû qui devait gratter autant que la laine ! Les planchers qui craquent, les vieilles photos, un beau retour sur une époque révolue...

Pour Elvis, je me suis mal exprimé. En fait, je m'attendais à l'entendre, car c'est vrai qu'on le voit sur Beale. Mais comme tu le rappelles, Beale est une rue historiquement Afro-Américaine, Elvis ayant déjà une grosse part du côté de Graceland ...

Merci encore pour tes compléments, le but des textes et des messages est d'être utiles aux voyageurs. Et là, c'est vraiment le cas !
PA PapJ59 Globetrotter ·
Salut Laurent,

"J'aime découvrir, voir de mes propres yeux, si tu voyages avant même ton départ parce que tu as déjà quasi tout vu, cela ne gâche-t-'il pas cet aspect découverte ?

Avec le texte, tu te fais ta propre idée, ta propre image, et ensuite, une fois sur place, tu vis le texte avec la réalité... C'est ma manière de fonctionner. Je trouve aussi que les mots sont souvent plus forts que l'image, à travers les mots, tu ressens l'émotion... "

Quelle belle citation !!! et c'est aussi ma façon de voir malgré une hyper préparation, il FAUT laisser une part de découverte, de surprise.

Bon retour dans la réalité...

Cordialement Jean.
NÉ Néfer Globetrotter ·
Salut,

C'est toi que j'ai maintenant hâte de lire; quelle sera ta part de découverte et de surprises?

On verra bien.
PA PapJ59 Globetrotter ·
Bien le Bonjour de France...

Il n'y aura que des découvertes et des surprises car mes connaissances à ce jour ... ne sont que théoriques !

Je suis assez "bon public" et toujours émerveillé (tu vois, ce n'est même pas une question d'âge).

à chaque voyage il faut trouver un thème, et surtout ne pas comparer avec le précédent...

Bien cordialement. Jean.
NÉ Néfer Globetrotter ·
Une découverte que tu pourrais faire dont le Genèvois et moi n'avons pu profiter c'est le Beale Street Landing (aux pieds de Beale st.) qui devrait être plus animé au moment où tu y seras.
GE Genevois Veteran ·
Il y a deux composantes essentielles pour l'animation : le beau temps et la fin de semaine. En gros, plus de chances de s'éclater un vendredi soir où il fait beau et chaud qu'un lundi pluvieux ... A Memphis ou Nashville comme partout.

L'idéal serait de combiner un circuit pour passer du jeudi au samedi dans chacune des deux deux villes et faire autre chose entre les deux. Mais ce n'est pas si simple, à moins de descendre le long du Mississippi par exemple sur la Natchez Trace ... Ou toute autre bonne idée !!!
GE Genevois Veteran ·
La route est longue pour retourner à Atlanta. Même via les Interstates. Un départ du Tennessee, une traversée du Mississipi et de l’Alabama puis une arrivée en Géorgie. On comprend mieux maintenant la distance qui sépare les deux villes. Au bas mot 6 heures de route, plus les arrêts en chemin.

Si nous venons à Atlanta, je dois avouer que c’est parce que notre avion en repart. La ville ne m’attire pas plus que cela. Ce sentiment est confirmé lorsque j’arrive Downtown pour loger à l’Holiday Inn du coin. Rien à voir avec New York ou Washington. Bien sûr, il y a des choses à voir ici et encore heureux vu les quelque 6 millions de personnes qui vivent dans la région. Mais cette ville n’a sans doute pas l’attrait d’autres cités américaines, tout du moins d’après moi. L’Holiday Inn reste bien placé, au cœur de la cité et près des principaux centres d’intérêt. Un petit-déjeuner gratuit, un parking à proximité directe, une bonne adresse. Mais nous bougerons demain déjà pour nous rapprocher de l’aéroport, notre vol décollant vendredi matin pour l’aéroport de Dulles à Washington puis Genève.

Nous avons tout de même prévu d’aller visiter l’aquarium demain, le plus grand du monde ! Qui n’est qu’à une dizaine de minutes à pied de l’hôtel, juste en face du musée Coca-Cola pour les amateurs de bulles.

Entrée assez chère, près de 40 dollars par personne, et du monde, beaucoup de monde. Des enfants notamment, qui courent dans tous les sens, excités par la visite. Que dire de l’endroit ? Un bel aquarium assurément, notamment le gigantesque bassin des requins-baleine et des raies manta. Sinon, une belle expo de grenouilles, si, si, des otaries, des dauphins Beluga, des poissons de toutes les tailles, de toutes les couleurs, bref, un bel aquarium. Mais n’espérez pas être seuls ici, c’est peuplé dans les bassins, mais aussi dans les couloirs !

Evidemment, il y a bien plus à faire à Atlanta. Mais comme je l’ai dit, il s’agissait pour nous d’une transition et non d’un but en soi.

L’après-midi, nous gagnons notre dernier hôtel, proche de l’aéroport en vue de notre départ demain. La sortie d’Atlanta est impressionnante. 7 pistes sur l’autoroute, quasi toutes bien remplies, il faut bien anticiper la sortie à prendre, sous risque de rester bloquer sur les voies du milieu. Le Sleep Inn est un hôtel fonctionnel, mais bien organisé. Navette gratuite pour le Terminal, un restaurant juste à côté, WiFi et laverie pour mettre des affaires propres dans les valises, bref parfait pour nous.

Demain, notre itinéraire nous conduira d’abord à Washington, puis un vol direct sur Genève nous ramènera à la maison. Avec comme à chaque fois des images plein la tête, mais avec le son cette fois !
DO Dolma Globetrotter ·
Merci pour cette très agréable balade. Si je connais les villes de ta première partie de voyage, je ne connais pas les suivantes et tes mots nous font entendre la musique... Un régal.

Dolma
GE Genevois Veteran ·
Merci Dolma et tous les autres pour vos commentaires positifs.

Lors de tous mes voyages, j'essaie de retransmettre le vécu, les émotions, les anecdotes, les infos utiles, bref, je fais au mieux...

Atlanta est derrière, le prochain ce sera sans doute Java-Bali en septembre.
PL Pluto Regular ·
Une maigre contribution sur le periple Atlanta:Tenessee... Perso, j'ai apprécié qu'une seule chose à Atlanta, la maison natale de ML KIng! J'étais loin de me douter qu'il venait d'un milieu très aisé, il y avait même une domestique pour s'occuper de la famille de 5 personnes. Le Coca Cola World est une escroquerie complète. Savannah? Franchement si on a déjà vu la Nouvelle Orléans ou San Augustine en Floride, c'est un déplacement bien inutile. Les maisons à visiter n'ont que peu d'histoire à raconter. Memphis et Beale St: Graceland m'a étonné par sa modestie, comparé aux revenus du King. pas mal! Beale St: la rue de la soif. Le premier soir, un groupe sympa au King's Palace, le lendemain que des groupes tocards. C'est très très calme, limite l'ennui! Nashville, et Broadway: l'autre rue de la soif. La différence avec Memphis est que c'est beaucoup plus animé, et les musicaux y sont blancs à 90%, contre l'inverse à Memphis. L'ambiance de ces deux villes est plaisante, mais c'est quand même des attrapes gogos.

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