Vazyvite a déjà exprimé l'essentiel, et je me bornerai à de modestes compléments.
1°) Non seulement, on trouve plus de monuments d'intérêt en Iran (mais le pays est plus vaste), mais en sus des sites religieux (plus nombreux, avec les imanzadehs, les sanctuaires de "saints" propres au chiisme), il y a des bâtiments civils, entre autres palais (par ex. Chehel Sotun à Ispahan) et demeures patriciennes (tout particulièrement les villas qadjars à Kashan).
2°) les sites historiques appartiennent à toutes les époques, même si ceux antérieurs à l'invasion mongole et à Tamerlan (la 2ème lame du rasoir exterminateur) sont rares, et que les tremblements de terre imposent leur lot annuel de destruction. Entre autres, pas mal de bâtiments de l'ère qadjar (principalement XIXe).
3°) il y a peu de lieux en Iran concentrant autour d'une place plusieurs sites de grand intérêt comme on peut les voir à Boukhara (Lyabi Hauz, ensemble Kalon) ou à Samarcande (Registan). En Iran, les sites sont généralement isolés. Mais exception superbissime de la place Naqsh-e Jahan à Ispahan.
4°) depuis la destruction de Bam par un tremblement de terre, il n'y a plus en Iran de villes-musée comme l'est Khiva en Kharezm.
5°) les grands bazars historiques sont plus conséquents, cf. Téhéran, Tabriz, Ispahan, Shiraz.
6°) cadre particulier des villes du désert en Iran, par ex. Kerman, Yazd, et Kashan. Une réalité que je n'ai pas approché dans les cités-oasis de l'Ouzbékistan encerclées par l'urbanisation soviétique.
7°) des cultures différentes, même si l'une et l'autre appartenant à l'aire Norouz et imprégnées par l'Islam, ne serait-ce que du fait du rôle central du chiisme en Iran.
8°) plats culinaires différents, avec une plus grande diversité en Iran. Même si le riz joue une place centrale tant en Ouzbékistan qu'en Iran, il est accommodé assez différemment. Pas de plov en Iran. Même les nans (pains) correspondent à des réalités différentes.
9°) En Iran, l'alcool n'est pas ouvertement disponible, de même que la charcuterie basée sur le porc (haram!). La vodka n'y est pas entrée l'héritage culturel (cf. influence russe en Ouzbékistan).
10°) une plus grande diversité de paysages en Iran sous réserve d'explorer d'autres régions que celle de l'axe central entre Téhéran et Shiraz. Ainsi, le verdoyant Gilan au bord de la Caspienne, les paysages montagneux de l'Alborz et du Zagros.
D'autres points me reviendront peut-être à l'esprit.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.