Départ un vendredi midi de novembre, depuis Berne. Nous avons décidé de notre destination dans la matinée: l’Ardèche, en passant par Grenoble à l’aller et Lyon au retour.
Nous arrivons à Grenoble fin d’après-midi pour une visite familiale. Nous mangeons au Rousseau. Un accueil surprenant, car ils n’acceptent pas les chiens. Nous pouvons rester quand même, et commandons du vin nature (vin vivant, dit-on aussi en France), des menus. Préparation très soignée, on recommande! Nous dormons sur Grenoble et partons le lendemain, le ventre rempli de croissants et viennoiseries, direction Montélimar.
Petit arrêt pour le repas de midi à Montélimar, on achète du nougat et on s'informe sur l’Ardèche. L’office de tourisme de Montélimar n’a pas beaucoup d’informations sur l’Ardèche même, mais plutôt sur la vallée du Rhône et les Mont d’Ardèche.
Nous roulons vers Alba la romaine, superbe village avec un château médiéval impressionnant. Petit café. Le village est bien tranquille.
Prochaine halt: Valgorce, où nous faisons le sentier botanique (1h) pour que le chien se dégourdisse les pattes. Visite du village, ça vaut la peine, comme tant d’autres dans le coin. Souper au restaurant La Table de mon fils à Vallon Pont d’Arc.
Remarque générale: mi-novembre, il y a très peu de restaurants ou bars ouverts. Les châteaux sont fermés, les musées aussi. Fermeture annuelle et ouverture mi-mars, voilà ce qui est stipulé partout. Nous dormons dans le bus, fatigués, sur un parking au bord des gorges de l’Ardèche, en dehors du village. Parking vide, un seul autre camping-car s’y est perdu comme nous.
Lendemain sportif prévu, départ pour une balade dans les gorges, jusqu’au point où il faut traverser les gorges à pied, les pieds dans l’eau. En été, ça va, mais en novembre quand il fait 7 degrés, on évite. Alors on rebrousse chemin, car rien n’avait été indiqué. On décide de partir pour les Mont d’Ardèche, pour Joannas plus précisément. Là-bas se déroule la Castagnade, la dernière de la saison: la fête de la châtaigne, des marrons, qui se déroule dans plusieurs villages depuis le mois d’octobre. Sympathique fête campagnarde, avec stands divers de producteurs de châtaignes et produits dérivés, bières et confitures. On y passe l’après-midi. Il s’y déroule un concours d’épluchage de châtaignes, c’est très divertissant. Nous n’avions pas croisé grand monde le jour d’avant, là ça change! Nous cherchons un restaurant pour le repas du soir, pas gagné. Nous roulons, roulons, suivons des indications qui s’avèrent fausses, rebroussons chemin, suivant, celles justes, d’une infirmière d’une maison de retraite. Merci madame. On se retrouve à Rocles, chez Laurent Poirot et sa femme qui tiennent un minuscule restaurant qui fait bar et café, mais aussi pizzeria et crêperie. On y mange la meilleure pizza française de notre vie, on y vit une ambiance campagnarde et de village unique, de jeux de belote, ragots sur les voisins, apéros qui dérapent et familles originales. On dort dans le bus, dans le coin, sur un chemin... de campagne.
On retourne chez les Poirot le lendemain, pour le café et le croissant matinal. Idéal. Le plus âgé du village a déjà commandé un boc, une petite bière d’un décilitre. Depuis Rocles, nous démarrons une randonnée de 5h pour le Mont Aigu, en passant au travers les centaines de châtaigniers, les forêts et les rochers. Partie de chasse dans le coin, nous mettons nos gilets jaunes, recommandés par le vieux du village. Sur les hauts, une vue sur toute l’Ardèche, des monts par centaines. Ciel bleu et herbes sèches. Descente moins sportive que la montée jusqu’au village.
Nous reprenons la voiture après s’être débarbouillés, direction Joyeuse, en passant par Les Deux Aygues, magnifique village, et ce vallon escarpé, les gorges sublimes, pas un chat sur le route, outre une Renault 4 roulant à toute vitesse.
À Joyeuse, nous prenons l’apéro dans le pub du village, seul bar ouvert en ce jour de l’Armistice. Nous mangeons dans le seul restaurant ouvert de la région, l’hôtel de l’Europe. Simple mais bon, pour l’occasion. On est moins exigeant quand on a pas le choix. Avec le chien, c’est pas toujours gagné, certaines fois il n’est pas le bienvenu. Mais souvent, nous recevons quelques bouts de viande, et un service plutôt sympathique. Nous dormons sur le parking près de la plage (nous utilisons toujours l’application Park4night pour trouver des endroits idéaux pour dormir), tranquille, froid. On frôle le zéro degré pendant la nuit, mais sous la couette, on a bien chaud. Le chien est emballé dans son duvet.
Nous partons le lendemain pour Labeaume, village fabuleux, perdu dans les temps, et ses gorges, qui nous avaient été recommandées par un monsieur croisé à Rocles (décidément, un arrêt inestimable!). Balade dans les gorges, bronzette au soleil torse nu (mi-novembre!), visite du village médiéval, village de caractère.
Nous partons dans l’après-midi pour Lyon, car le week-end prolongé touche à sa fin. Nous avons trouvé un gîte abordable et sympathique, avec charme, dans la vielle ville, à côté de la basilique. Ça grimpe, mais c’est splendide. Home Sweet Home. Madame est très gentille et la chambre très confortable. Nous mangeons chez Daniel et Denise dans Saint-Jean, un bouchon lyonnais bien connu, avec un service très sympathique et une bonne qualité des plats. Les vins sont un peu chers.
Nous passons la soirée dans ce bouchon et revenons bien fatigués dans notre gîte.
Lendemain: visite de la ville, du quartier de la Croix-Rousse et de Saint-Jean. Petite emplettes. Et retour maison!
Original post
Cordialement
Timothée









On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those sublime doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a bit of saffron, and occasionally some rose water.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (worn during the week and daytime, with colors more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you might see men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small tassel on the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go all out with it! "It smells like the tassel" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not the burka—more like the chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, and bare shoulders and midriffs for the hotel terrace, but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the intro! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!





Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...

I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, Nishiki Market:







Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.

Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
A little sneak peek?











The karst site:





(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)







Laundry and trucks washed in the same stream.



We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.



