Bonsoir, je souhaite partir dans l'ouest Américain et je voudrais savoir si vous êtes déjà parti avec l'agence " Black Roads" car j'aime beaucoup l'autotour qu'il propose ?
Merci d'avance😉
Le but est de partager l’expérience vécue aux USA en juillet 2011 avec mes 4 enfants, Pierre (22 ans), Eve (21 ans), Alex (16 ans) et Sam (10 ans). 5 semaines en voiture, avec une incursion au Canada, et pas une dispute !
Le programme était simple :
1) atterrir à New York,
2) louer une voiture (réservée 3 mois à l’avance !),
3) traverser d’est en ouest,
4) reprendre l’avion à San Francisco 5 semaines plus tard (avion réservé 2 mois à l’avance, sous peine de payer le triple !).
Itinéraire
Décidé au fur et à mesure en fonction des envies de visites. On voulait voir Chicago, j’avais lu que la route 66 n’était pas passionnante, ils voulaient voir le mont Rushmore, on a donc traversé par le nord, via l’interstate 90.
Préparation.
Nous sommes partis à l’aventure, sans aucune autre préparation que lire les articles de ce forum (encore merci à tous – modérateurs et internautes !!) et l’achat d’une dizaine de guides de voyage. Nous n’avons RIEN réservé à l’avance, pour ne pas être astreint par un planning et des horaires, excepté les trois premières nuits à New York, dans un hôtel « y’a pas moins cher » du routard.
La voiture
Nous avions tout imaginé. 1) Camping car : trop cher (6000 + assu +, +, +…), trop lent et pas admis partout. 2) Acheter une voiture sur place : impossible sans carte verte ou numéro de sécu. 3) Louer une vieille américaine : pas trouvé, sauf dans des agences de « dream cars » à 600 USD par jour et sans quasi pouvoir sortir de la ville. 4) Mettre une voiture (voire un minibus VW à revendre en Californie ?) dans un container : 2000 euro + taxe d’importation de 1000 USD et d’exportation de 2000 USD… Or, on trouve une voiture de location à partir de 1200 euro par mois, + 250 USD si on ne la rend pas au même endroit. Nous avions choisi un « standard SUV », un peu plus cher, pour pouvoir faire les pistes du sud ouest décrites dans ce forum. Arrivé à l’agence de New York (National) : pas de SUV disponible malgré la résa. « Il y a celui-ci, mais un peu plus cher… » et surtout plus gros ! On le prend. Par contre, louer un 4X4 à New York, ça n’existe pas !! Et nous voila en « SUV premium » au cœur de la ville.
Une voiture à New York ?
Aucun problème ! Il y a des parkings partout. Compter 35 USD par jour. Et découvrir la ville est ses quartiers en voiture est très pratique. Rappelons que nous sommes en juillet, début des vacances scolaires, ça roule bien.
Mardi 28 juin 2011
Vol Bruxelles - New York, arrivée à 21h. Il fait 24 degrés, nous sautons dans un taxi collectif conduit par un pakistanais qui nous dépose à notre hôtel à Chelsea tout en passant par Time Square, déposer une famille de californiens qui descendait à l’Hilton. Cette plongée directe dans la nuit éclairée newyorkaise nous enchante ! Nous y resterons 7 jours, au lieu des trois prévus, avec une ballade sur les plages sauvages de Long Island.
Mercredi 6 juillet 2011
Chutes du Niagara. Grandiose. Compter 9h de voiture. GPS obligatoire : les indications sont à usage local. On traverse de ravissants villages qui rappellent un peu nos Ardennes. C’est émouvant de penser que les premiers colons venus d’Europe ont commencé aussi par découvert ces mêmes paysages. Camping du coté Canadien. Aucun souci pour traverser la frontière. Par contre, les ratons laveurs mangent tous ce sui n’est pas enfermé dans la voiture ou le frigo ! Nous ne sommes pas encore dans le rythme du voyage et passons deux nuits le long du Niagara.
Les campings
Il y en a PARTOUT. Les emplacements sont énormes et disposent chacun d’un banc et d’un BBQ ! Il est préférable de réserver par internet dès qu’on sait à peu près où on arrivera le soir (accès internet gratuit dans tous les MacDo). Sinon, on a quasi toujours trouvé de la place. Dans les Parc Nationaux (12 à 18 USD l’emplacement), il faut impérativement arriver avant midi, mais on trouve toujours des campings privés (40 USD l’emplacement en moyenne) juste en dehors. Nous avions une tente QUECHUA. Conseil : prenez-la dans la cabine de l’avion ! Nous l’avons mise dans la soute (40 euro de supplément) et la première fois que nous l’avons dépliée, la fibre de verre des tiges est partie en morceaux ! A-t-elle gelé dans l’avion ? Ou été écrasée par un autre avion ? Bref, nous avons acheté au WALLMART, en même temps que la glacière « Philippe Schuler » en réclame, les matelas à 5 USD et les sacs de couchage à 10 USD, une tente 4 personnes pour 15 USD !
Les Motels
La solution de rechange lorsqu’on se retrouve nulle part en pleine nuit. Demandez le « prochain motel » au GPS. De 40 à 60 USD la chambre de deux lits doubles. Ils acceptent généralement une cinquième personne. L’occasion aussi de souffler, surfer de son lit, faire une lessive et prendre un bain dans la piscine.
Les hôtels
Inévitables dans les villes (mais on trouve des Motels dès la sortie des centres-villes), ils sont chers, surtout à New York. Le moins cher : de 30 à 40 USD par personne. Ils sont souvent complets sur internet, mais en arrivant sur place, on trouve généralement des chambres.
Vendredi 8 juillet 2011
Nous restons sur le coté Canadien du lac pour rejoindre Detroit, route qui nous fait passe à coté de Woodstock, London, Windsor mais aussi Waterloo et Paris. Le douanier américain, un peu étonné de nous voir rentrer aux Etats-Unis par là, nous demande où nous allons. « San Francisco. – (il en perd ses lunettes) WWHAT ? ». La ville renait mais il reste pas mal de traces de son déclin. Le musée FORD de Detroit est historiquement intéressant.
Samedi 9 juillet 2011
Chicago. Impressionnant ! On venait juste de voir le dernier « Transformers » dans un ciné à New York. Marrant de voir les décors en vrai. Ne pas négliger de faire le « loop » en métro. Shopping intéressant.
Dimanche 10 juillet 2011
Saviez-vous que Harley et Davidson sont de Milwaukee ? La visite du musée (sur le site historique de l’usine de moto) est réservée aux inconditionnels. Un petit détour par Oshkosh pour dire un petit bonjour à un grand oncle émigré là il y a 60 ans est l’occasion pour lui de ressortir son meilleur français, les souvenirs et les albums de famille. Le soir, nous arrivons à Brussels. Nous fêtons mon anniversaire dans ce petit village perdu (trois bars, une église) où bat la fête annuelle des « Belgian days », des drapeaux wallons sur toutes les maisons ! En effet, en 1852, des belges du brabant wallon et de liège ont colonisé cette presqu’ile dans le lac Michigan où ils sont encore majoritaire. Mais dans quelques années, les dernières personnes qui parlent encore le wallon auront disparu… Nous visitons Wépion, Rosière, Luxembourg et … Namur, la ville natale des enfants.
Mercredi 13 juillet 2011
Mont Rushmore. Après avoir traversé le Mississippi le matin et le Missouri le soir sur une même autoroute traversant en une ligne droite de 900 km le Wisconsin, le Minnesota et le Dakota, nous arrivons dans ce coin loin de tout mais très touristique ! Amusant. Attention : ni camping ni motels dans ce petit bout de Suisse.
Jeudi 14 juillet 2011
Après une nouvelle ligne droite de 600 km, nous traversons les Black Hills de Lucky Luke. Nous passerons trois jours dans Yellow Stones. No comment. Grand comme la moitié de la Belgique, il n’a pas usurpé le titre de plus beau parc des Etats-Unis.
Samedi 16 juillet 2011
Nous traversons sans nous arrêter le parc majestueux du Grand Teton. (Sam se demande pourquoi on l’appelle comme ça…) Nous dormons dans la surprenante mais sympathique petite ville qu’est Jackson Hole, après un bon rodéo et un verre dans le « One Million Dollars Cowboy Bar » dont les poignées de porte sont des colts et tous les sièges des … selles de cheval.
Dimanche 17 juillet 2011
Après avoir traversé par hasard un autre Paris, fondé en 1860 par des mormons (trois églises, pas de bar), nous faisons 300 km de détour simplement pour voir le lac salé, où tous les records de vitesse sur terre ont étés battus dans les années de mon enfance. Surréaliste ! Un des grands souvenirs des enfants (surtout que je les ai laissé conduire chacun à leur tour sur la piste !)
Lundi 18 juillet 2011
Salt Lake City. Aucun intérêt, sauf faire un « swap » de la voiture : en quittant New York, sur la 34e rue, un vietnamien nous a embouti avec sa Nissan et a démoli phares et pare choc du « SUV ». L’agence nous a dit que ce n’était rien et qu’on me donnerait une autre voiture dès que je passerais par une de leurs agences sur la route. En fait, ici, en Utah, dans la catégorie « SUV premium », j’ai reçu un « truck », un Ford F150, véritable 4X4 presque tout terrain ! Et à y regarder de plus près, un véhicule sur deux ici est un pick-up 3 ou 6 places.
Mardi 19 juillet 2011
Cedar Break est notre premier contact avec les paysages du Sud Ouest, mais on n’aurait pas du le faire, car c’est redondant avec Bryce et ça nous a amputé d’autant la visite de ce parc idyllique – onirique - qu’est Zion (où nous assistons au coucher et au levé de soleil).
Mercredi 20 juillet 2011
Les paysages de la route entre Zion et Bryce Canyon sont variés et un spectacle incroyable ! Quant à Bryce, c’est incontournable, même si la ballade au cœur des needles au couchez du soleil est plus fréquentée qu’un IKEA un jour de solde (nous assistons au coucher et au levé de soleil).
Jeudi 21 juillet 2011
Les paysages de la route no 12 entre Tropic et Torrey sont tout simplement fabuleux. Capitol Reef (de loin) puis Moab, où nous trouvons un camping « primitif » après s’être enfoncés de 10 miles au fond d’un canyon sauvage longeant le Colorado, mais les enfants préfèrent le classique « douche-piscine »… Visites des Arches (où nous assistons au coucher et au levé de soleil). Délicatesse et gigantisme !
Vendredi 22 juillet 2011
Nous skippons Canyonlands (il faut bien en laisser un peu pour la prochaine fois !), saluons Mexican Hat et lisons Wallpaper Rock avant de nous éclater sur les pistes du Valley of the Gods avec ce gros FORD qui montre enfin ce qu’il a dans les amortisseurs ! Coucher de soleil dans Monument Valley. Ensuite, je fais l’erreur de vouloir me rapprocher de Page, où TOUT est complet (camping, motels et hôtels) ! Un vendredi soir de juillet, le lac Powel attire du monde de toute la région pour le WE ! Au culot et en pleine nuit, nous entrons dans le camping très sélect de la marina où nous nous installons dans le premier emplacement (5 étoiles) libre. Nous sommes les seuls à ne pas trainer un énorme hors bord avec un énorme 4X4…
Samedi 23 juillet 2011
Je me lève à 7h du matin et fonce à Upper Antelope. On m’envoie 5 km plus loin, car il faut impérativement passer par une agence, soit en ville (ou via son hôtel) soit par une agence Navajo (une bâche tendue entre 4 piquets). Je suis le premier : je décroche 5 places pour la ballade de 11h, la meilleure pour l’ensoleillement du canyon. Le temps d’aller rechercher les enfants et nous voila dans un des endroits les plus incroyables sur la terre (140 USD quand même !). On laisse Lower Antelope pour la prochaine fois et, non sans s’arrêter à Horseshoe Bends, on arrive dans le Grand Canyon pour le coucher de soleil. Il n’existe tout simplement pas de mots pour traduire ce spectacle.
Dimanche 24 juillet 2011
Après le lever du soleil, ballade en avion qu dessus du grand canyon. Je pense que l’hélico est mieux, mais dure moins longtemps, coûte le double (200 USD/pers) et est complet jusque demain. Un bout de la route 66 et un village fantôme plus loin, nous arrivons à Las Vegas au coucher de soleil. Crazy ! Bizarrement, les chambres dans les palace-hôtels des casinos ne sont pas chères ! (On choisira un des plus vieux casinos : « Main Terminus »).
Lundi 25 juillet 2011
A midi, il fait 40 degrés. Nous quittons Las Vegas pour le pacifique, où Laguna Beach nous attend pour le coucher de soleil. Ca y est, c’est fait, nous avons traversé !!
Mardi 26 juillet 2011
Los Angeles, comme on le sait, c’est 80 km d’urbanisation ! On s’y perd, mais avec un plaisir mal dissimulé ! Hollywood, Santa Monica, Venice, Universal studio, Malibu…
Vendredi 29 juillet 2011
Hier soir, nous avons quitté Los Angeles pour un camping à l’entrée de Death Valley, que nous découvrons… sous la pluie !! Les mares se remplissent, les pistes redeviennent des rivières de boue. Des rideaux de pluie lardés d’éclairs n’atteignent parfois pas le sol. Il fait 36 degrés. Une crevaison (je n’aurais jamais du sortir des pistes !) nous prive d’une partie de la visite de ce site carrément surnaturel. N’envisagez pas une seconde de camper dans la vallée de la mort ! Soit vous la traversez, soit vous logez à l’hôtel (200 USD la chambre).
Dimanche 31 juillet 2011
Nous traversons Sequoia National Park National Park sous la pluie, de nouveau, mais cela n’enlève rien à la magie de cette forêt ! Entre Death Valley et Sequoia, nous traversons des paysages grandioses et des villages où ils n’ont apparemment jamais vu de touristes.
Lundi 1er août 2011
Nous pouvons enfin souffler trois jours ici, à San Francisco, au rythme de cette ville mythique, hébergés par la famille d’accueil dans laquelle ma fille a récemment passé un an. Alcatraz est complet jusqu’au 17 août. Pour le coup, nous aurions du réservé à l’avance !!
Mercredi 3 août 2011
A 17 heures, l’avion décolle de San Francisco pour Bruxelles…
Certains diront qu’on n’a rien vu, qu’on a visité des endroits formidables au pas de course. Notre but n’était pas de visiter mais de vivre une aventure commune, une épopée familiale, à l’écoute de chacun. On a adoré cette première découverte du pays et on en a eu pleins les yeux !
Le budget, à la louche, pour 5 personnes et 5 semaines (en euro):
Avion : 4000 (23 /jour/personne)
Voiture : 2000 (12/jour/personne)
Logement: 2000 (12/jour/personne)
Nourriture : 2000 (12/jour/personne)
Essence : 1000 (6/jour/personne)
Divers : 2000 (Parcs naturels, attractions, loisirs, souvenirs, survol du grand canyon…)
Tout se fait par carte de crédit, y compris retirer de l’agent dans les distributeurs : prévoir un plafond suffisant ou, comme nous, deux cartes VISA.
Bilan :
5 semaines,
12000 km,
12 états,
10 parcs nationaux,
6 grandes villes,
0 tracas !
Le programme était simple :
1) atterrir à New York,
2) louer une voiture (réservée 3 mois à l’avance !),
3) traverser d’est en ouest,
4) reprendre l’avion à San Francisco 5 semaines plus tard (avion réservé 2 mois à l’avance, sous peine de payer le triple !).
Itinéraire
Décidé au fur et à mesure en fonction des envies de visites. On voulait voir Chicago, j’avais lu que la route 66 n’était pas passionnante, ils voulaient voir le mont Rushmore, on a donc traversé par le nord, via l’interstate 90.
Préparation.
Nous sommes partis à l’aventure, sans aucune autre préparation que lire les articles de ce forum (encore merci à tous – modérateurs et internautes !!) et l’achat d’une dizaine de guides de voyage. Nous n’avons RIEN réservé à l’avance, pour ne pas être astreint par un planning et des horaires, excepté les trois premières nuits à New York, dans un hôtel « y’a pas moins cher » du routard.
La voiture
Nous avions tout imaginé. 1) Camping car : trop cher (6000 + assu +, +, +…), trop lent et pas admis partout. 2) Acheter une voiture sur place : impossible sans carte verte ou numéro de sécu. 3) Louer une vieille américaine : pas trouvé, sauf dans des agences de « dream cars » à 600 USD par jour et sans quasi pouvoir sortir de la ville. 4) Mettre une voiture (voire un minibus VW à revendre en Californie ?) dans un container : 2000 euro + taxe d’importation de 1000 USD et d’exportation de 2000 USD… Or, on trouve une voiture de location à partir de 1200 euro par mois, + 250 USD si on ne la rend pas au même endroit. Nous avions choisi un « standard SUV », un peu plus cher, pour pouvoir faire les pistes du sud ouest décrites dans ce forum. Arrivé à l’agence de New York (National) : pas de SUV disponible malgré la résa. « Il y a celui-ci, mais un peu plus cher… » et surtout plus gros ! On le prend. Par contre, louer un 4X4 à New York, ça n’existe pas !! Et nous voila en « SUV premium » au cœur de la ville.
Une voiture à New York ?
Aucun problème ! Il y a des parkings partout. Compter 35 USD par jour. Et découvrir la ville est ses quartiers en voiture est très pratique. Rappelons que nous sommes en juillet, début des vacances scolaires, ça roule bien.
Mardi 28 juin 2011
Vol Bruxelles - New York, arrivée à 21h. Il fait 24 degrés, nous sautons dans un taxi collectif conduit par un pakistanais qui nous dépose à notre hôtel à Chelsea tout en passant par Time Square, déposer une famille de californiens qui descendait à l’Hilton. Cette plongée directe dans la nuit éclairée newyorkaise nous enchante ! Nous y resterons 7 jours, au lieu des trois prévus, avec une ballade sur les plages sauvages de Long Island.
Mercredi 6 juillet 2011
Chutes du Niagara. Grandiose. Compter 9h de voiture. GPS obligatoire : les indications sont à usage local. On traverse de ravissants villages qui rappellent un peu nos Ardennes. C’est émouvant de penser que les premiers colons venus d’Europe ont commencé aussi par découvert ces mêmes paysages. Camping du coté Canadien. Aucun souci pour traverser la frontière. Par contre, les ratons laveurs mangent tous ce sui n’est pas enfermé dans la voiture ou le frigo ! Nous ne sommes pas encore dans le rythme du voyage et passons deux nuits le long du Niagara.
Les campings
Il y en a PARTOUT. Les emplacements sont énormes et disposent chacun d’un banc et d’un BBQ ! Il est préférable de réserver par internet dès qu’on sait à peu près où on arrivera le soir (accès internet gratuit dans tous les MacDo). Sinon, on a quasi toujours trouvé de la place. Dans les Parc Nationaux (12 à 18 USD l’emplacement), il faut impérativement arriver avant midi, mais on trouve toujours des campings privés (40 USD l’emplacement en moyenne) juste en dehors. Nous avions une tente QUECHUA. Conseil : prenez-la dans la cabine de l’avion ! Nous l’avons mise dans la soute (40 euro de supplément) et la première fois que nous l’avons dépliée, la fibre de verre des tiges est partie en morceaux ! A-t-elle gelé dans l’avion ? Ou été écrasée par un autre avion ? Bref, nous avons acheté au WALLMART, en même temps que la glacière « Philippe Schuler » en réclame, les matelas à 5 USD et les sacs de couchage à 10 USD, une tente 4 personnes pour 15 USD !
Les Motels
La solution de rechange lorsqu’on se retrouve nulle part en pleine nuit. Demandez le « prochain motel » au GPS. De 40 à 60 USD la chambre de deux lits doubles. Ils acceptent généralement une cinquième personne. L’occasion aussi de souffler, surfer de son lit, faire une lessive et prendre un bain dans la piscine.
Les hôtels
Inévitables dans les villes (mais on trouve des Motels dès la sortie des centres-villes), ils sont chers, surtout à New York. Le moins cher : de 30 à 40 USD par personne. Ils sont souvent complets sur internet, mais en arrivant sur place, on trouve généralement des chambres.
Vendredi 8 juillet 2011
Nous restons sur le coté Canadien du lac pour rejoindre Detroit, route qui nous fait passe à coté de Woodstock, London, Windsor mais aussi Waterloo et Paris. Le douanier américain, un peu étonné de nous voir rentrer aux Etats-Unis par là, nous demande où nous allons. « San Francisco. – (il en perd ses lunettes) WWHAT ? ». La ville renait mais il reste pas mal de traces de son déclin. Le musée FORD de Detroit est historiquement intéressant.
Samedi 9 juillet 2011
Chicago. Impressionnant ! On venait juste de voir le dernier « Transformers » dans un ciné à New York. Marrant de voir les décors en vrai. Ne pas négliger de faire le « loop » en métro. Shopping intéressant.
Dimanche 10 juillet 2011
Saviez-vous que Harley et Davidson sont de Milwaukee ? La visite du musée (sur le site historique de l’usine de moto) est réservée aux inconditionnels. Un petit détour par Oshkosh pour dire un petit bonjour à un grand oncle émigré là il y a 60 ans est l’occasion pour lui de ressortir son meilleur français, les souvenirs et les albums de famille. Le soir, nous arrivons à Brussels. Nous fêtons mon anniversaire dans ce petit village perdu (trois bars, une église) où bat la fête annuelle des « Belgian days », des drapeaux wallons sur toutes les maisons ! En effet, en 1852, des belges du brabant wallon et de liège ont colonisé cette presqu’ile dans le lac Michigan où ils sont encore majoritaire. Mais dans quelques années, les dernières personnes qui parlent encore le wallon auront disparu… Nous visitons Wépion, Rosière, Luxembourg et … Namur, la ville natale des enfants.
Mercredi 13 juillet 2011
Mont Rushmore. Après avoir traversé le Mississippi le matin et le Missouri le soir sur une même autoroute traversant en une ligne droite de 900 km le Wisconsin, le Minnesota et le Dakota, nous arrivons dans ce coin loin de tout mais très touristique ! Amusant. Attention : ni camping ni motels dans ce petit bout de Suisse.
Jeudi 14 juillet 2011
Après une nouvelle ligne droite de 600 km, nous traversons les Black Hills de Lucky Luke. Nous passerons trois jours dans Yellow Stones. No comment. Grand comme la moitié de la Belgique, il n’a pas usurpé le titre de plus beau parc des Etats-Unis.
Samedi 16 juillet 2011
Nous traversons sans nous arrêter le parc majestueux du Grand Teton. (Sam se demande pourquoi on l’appelle comme ça…) Nous dormons dans la surprenante mais sympathique petite ville qu’est Jackson Hole, après un bon rodéo et un verre dans le « One Million Dollars Cowboy Bar » dont les poignées de porte sont des colts et tous les sièges des … selles de cheval.
Dimanche 17 juillet 2011
Après avoir traversé par hasard un autre Paris, fondé en 1860 par des mormons (trois églises, pas de bar), nous faisons 300 km de détour simplement pour voir le lac salé, où tous les records de vitesse sur terre ont étés battus dans les années de mon enfance. Surréaliste ! Un des grands souvenirs des enfants (surtout que je les ai laissé conduire chacun à leur tour sur la piste !)
Lundi 18 juillet 2011
Salt Lake City. Aucun intérêt, sauf faire un « swap » de la voiture : en quittant New York, sur la 34e rue, un vietnamien nous a embouti avec sa Nissan et a démoli phares et pare choc du « SUV ». L’agence nous a dit que ce n’était rien et qu’on me donnerait une autre voiture dès que je passerais par une de leurs agences sur la route. En fait, ici, en Utah, dans la catégorie « SUV premium », j’ai reçu un « truck », un Ford F150, véritable 4X4 presque tout terrain ! Et à y regarder de plus près, un véhicule sur deux ici est un pick-up 3 ou 6 places.
Mardi 19 juillet 2011
Cedar Break est notre premier contact avec les paysages du Sud Ouest, mais on n’aurait pas du le faire, car c’est redondant avec Bryce et ça nous a amputé d’autant la visite de ce parc idyllique – onirique - qu’est Zion (où nous assistons au coucher et au levé de soleil).
Mercredi 20 juillet 2011
Les paysages de la route entre Zion et Bryce Canyon sont variés et un spectacle incroyable ! Quant à Bryce, c’est incontournable, même si la ballade au cœur des needles au couchez du soleil est plus fréquentée qu’un IKEA un jour de solde (nous assistons au coucher et au levé de soleil).
Jeudi 21 juillet 2011
Les paysages de la route no 12 entre Tropic et Torrey sont tout simplement fabuleux. Capitol Reef (de loin) puis Moab, où nous trouvons un camping « primitif » après s’être enfoncés de 10 miles au fond d’un canyon sauvage longeant le Colorado, mais les enfants préfèrent le classique « douche-piscine »… Visites des Arches (où nous assistons au coucher et au levé de soleil). Délicatesse et gigantisme !
Vendredi 22 juillet 2011
Nous skippons Canyonlands (il faut bien en laisser un peu pour la prochaine fois !), saluons Mexican Hat et lisons Wallpaper Rock avant de nous éclater sur les pistes du Valley of the Gods avec ce gros FORD qui montre enfin ce qu’il a dans les amortisseurs ! Coucher de soleil dans Monument Valley. Ensuite, je fais l’erreur de vouloir me rapprocher de Page, où TOUT est complet (camping, motels et hôtels) ! Un vendredi soir de juillet, le lac Powel attire du monde de toute la région pour le WE ! Au culot et en pleine nuit, nous entrons dans le camping très sélect de la marina où nous nous installons dans le premier emplacement (5 étoiles) libre. Nous sommes les seuls à ne pas trainer un énorme hors bord avec un énorme 4X4…
Samedi 23 juillet 2011
Je me lève à 7h du matin et fonce à Upper Antelope. On m’envoie 5 km plus loin, car il faut impérativement passer par une agence, soit en ville (ou via son hôtel) soit par une agence Navajo (une bâche tendue entre 4 piquets). Je suis le premier : je décroche 5 places pour la ballade de 11h, la meilleure pour l’ensoleillement du canyon. Le temps d’aller rechercher les enfants et nous voila dans un des endroits les plus incroyables sur la terre (140 USD quand même !). On laisse Lower Antelope pour la prochaine fois et, non sans s’arrêter à Horseshoe Bends, on arrive dans le Grand Canyon pour le coucher de soleil. Il n’existe tout simplement pas de mots pour traduire ce spectacle.
Dimanche 24 juillet 2011
Après le lever du soleil, ballade en avion qu dessus du grand canyon. Je pense que l’hélico est mieux, mais dure moins longtemps, coûte le double (200 USD/pers) et est complet jusque demain. Un bout de la route 66 et un village fantôme plus loin, nous arrivons à Las Vegas au coucher de soleil. Crazy ! Bizarrement, les chambres dans les palace-hôtels des casinos ne sont pas chères ! (On choisira un des plus vieux casinos : « Main Terminus »).
Lundi 25 juillet 2011
A midi, il fait 40 degrés. Nous quittons Las Vegas pour le pacifique, où Laguna Beach nous attend pour le coucher de soleil. Ca y est, c’est fait, nous avons traversé !!
Mardi 26 juillet 2011
Los Angeles, comme on le sait, c’est 80 km d’urbanisation ! On s’y perd, mais avec un plaisir mal dissimulé ! Hollywood, Santa Monica, Venice, Universal studio, Malibu…
Vendredi 29 juillet 2011
Hier soir, nous avons quitté Los Angeles pour un camping à l’entrée de Death Valley, que nous découvrons… sous la pluie !! Les mares se remplissent, les pistes redeviennent des rivières de boue. Des rideaux de pluie lardés d’éclairs n’atteignent parfois pas le sol. Il fait 36 degrés. Une crevaison (je n’aurais jamais du sortir des pistes !) nous prive d’une partie de la visite de ce site carrément surnaturel. N’envisagez pas une seconde de camper dans la vallée de la mort ! Soit vous la traversez, soit vous logez à l’hôtel (200 USD la chambre).
Dimanche 31 juillet 2011
Nous traversons Sequoia National Park National Park sous la pluie, de nouveau, mais cela n’enlève rien à la magie de cette forêt ! Entre Death Valley et Sequoia, nous traversons des paysages grandioses et des villages où ils n’ont apparemment jamais vu de touristes.
Lundi 1er août 2011
Nous pouvons enfin souffler trois jours ici, à San Francisco, au rythme de cette ville mythique, hébergés par la famille d’accueil dans laquelle ma fille a récemment passé un an. Alcatraz est complet jusqu’au 17 août. Pour le coup, nous aurions du réservé à l’avance !!
Mercredi 3 août 2011
A 17 heures, l’avion décolle de San Francisco pour Bruxelles…
Certains diront qu’on n’a rien vu, qu’on a visité des endroits formidables au pas de course. Notre but n’était pas de visiter mais de vivre une aventure commune, une épopée familiale, à l’écoute de chacun. On a adoré cette première découverte du pays et on en a eu pleins les yeux !
Le budget, à la louche, pour 5 personnes et 5 semaines (en euro):
Avion : 4000 (23 /jour/personne)
Voiture : 2000 (12/jour/personne)
Logement: 2000 (12/jour/personne)
Nourriture : 2000 (12/jour/personne)
Essence : 1000 (6/jour/personne)
Divers : 2000 (Parcs naturels, attractions, loisirs, souvenirs, survol du grand canyon…)
Tout se fait par carte de crédit, y compris retirer de l’agent dans les distributeurs : prévoir un plafond suffisant ou, comme nous, deux cartes VISA.
Bilan :
5 semaines,
12000 km,
12 états,
10 parcs nationaux,
6 grandes villes,
0 tracas !
Bonjour,
Je m'appelle Alexandra et avec mon copain Tom nous partons a l'aventure à travers l'Amérique du Sud en octobre.
Pour pouvoir profiter de notre voyage à fond nous recherchons un véhicule (de type 4x4 serait le top mais nous n'allons pas trop faire nos difficiles).
Comme budget (a discuter bien sûr), nous envisageons aux alentours de 4000euro pour une petite voiture ou bien 6-7000euro pour quelque chose de plus ''spacieux''. Notre priorité est l'état général de la voiture et sa fiabilité avant la taille. Nous avons basé nos prix sur olyx.com et clasipar.paraguay.com .D'ailleurs que pensez vous de ces sites?
Comme nous attérissons a Rio le 5 octobre et y restons une petite semaine, nous aimerions trouver une voiture aux alentours de mi octobre ou début novembre (où nous serons certainement au Paraguay).
Aussi, n'hésitez pas a nous faire part de vos avis et conseils concernant l'achat/location de voitures.
(je m'excuse s'il manque des accents mais je vous écris d'un clavier anglais - nous vivons actuellement à Dublin)
Nous vous remercions d'avance pour votre aide et/ou vos offres ! Au plaisir de vous croiser en Amérique du Sud également !!
Je m'appelle Alexandra et avec mon copain Tom nous partons a l'aventure à travers l'Amérique du Sud en octobre.
Pour pouvoir profiter de notre voyage à fond nous recherchons un véhicule (de type 4x4 serait le top mais nous n'allons pas trop faire nos difficiles).
Comme budget (a discuter bien sûr), nous envisageons aux alentours de 4000euro pour une petite voiture ou bien 6-7000euro pour quelque chose de plus ''spacieux''. Notre priorité est l'état général de la voiture et sa fiabilité avant la taille. Nous avons basé nos prix sur olyx.com et clasipar.paraguay.com .D'ailleurs que pensez vous de ces sites?
Comme nous attérissons a Rio le 5 octobre et y restons une petite semaine, nous aimerions trouver une voiture aux alentours de mi octobre ou début novembre (où nous serons certainement au Paraguay).
Aussi, n'hésitez pas a nous faire part de vos avis et conseils concernant l'achat/location de voitures.
(je m'excuse s'il manque des accents mais je vous écris d'un clavier anglais - nous vivons actuellement à Dublin)
Nous vous remercions d'avance pour votre aide et/ou vos offres ! Au plaisir de vous croiser en Amérique du Sud également !!
Bonjour,
Nous pensons séjourner 3 à 4 mois en Australie avec un départ courant mars 2013. Le trajet envisagé serait Sidney, Melbourne, Hobart, Adelaide, Alice springs, Broome?Darwin
Trajet avion entre Adelaïde et Alice-springs, Alice springs Broome.
Ces étapes vous semblent-elles réalisables compte tenu de la saison? Est-il préférable de louer les véhicules sur place en fonction de ses besoins ou bien tout louer avant le départ afin d'être sûr d'en disposer? ( adresses de loueurs fiables et à prix abordables);
Merci de votre aide, de vos suggestions et bons plans afin de nous organiser au mieux
Nous pensons séjourner 3 à 4 mois en Australie avec un départ courant mars 2013. Le trajet envisagé serait Sidney, Melbourne, Hobart, Adelaide, Alice springs, Broome?Darwin
Trajet avion entre Adelaïde et Alice-springs, Alice springs Broome.
Ces étapes vous semblent-elles réalisables compte tenu de la saison? Est-il préférable de louer les véhicules sur place en fonction de ses besoins ou bien tout louer avant le départ afin d'être sûr d'en disposer? ( adresses de loueurs fiables et à prix abordables);
Merci de votre aide, de vos suggestions et bons plans afin de nous organiser au mieux
Bonjour à tous !
Nous prévoyons de partir en famille avec trois enfants en Oman aux vacances de Noël. Vu que nous partons de Bucarest, nous souhaiterions passer par Dubaï , y louer une voiture et du matériel de camping et descendre sur Oman sur un circuit d'une dizaine de jours avant de reprendre l'avion à Dubaï pour rentrer au bercail.
L'un de vous aurais t'il une agence de loc de 4x4 et de matériel de camping à nous indiquer de Dubaï ? Comment cela se passe t'il à la frontière Omanaise ? J'ai aussi cru comprendre qu'il y avait une assurance supplémentaire pour rentrer en Oman.
De plus si vous avez des circuits à nous conseiller nous sommes preneurs avec plaisir ! Ca a l'air d'être une destination vraiment sympa pour les amateurs de nature que nous sommes .
Un grand merci d'avance pour vos tuyaux. ET ... Une bonne journée. Corinne
Nous prévoyons de partir en famille avec trois enfants en Oman aux vacances de Noël. Vu que nous partons de Bucarest, nous souhaiterions passer par Dubaï , y louer une voiture et du matériel de camping et descendre sur Oman sur un circuit d'une dizaine de jours avant de reprendre l'avion à Dubaï pour rentrer au bercail.
L'un de vous aurais t'il une agence de loc de 4x4 et de matériel de camping à nous indiquer de Dubaï ? Comment cela se passe t'il à la frontière Omanaise ? J'ai aussi cru comprendre qu'il y avait une assurance supplémentaire pour rentrer en Oman.
De plus si vous avez des circuits à nous conseiller nous sommes preneurs avec plaisir ! Ca a l'air d'être une destination vraiment sympa pour les amateurs de nature que nous sommes .
Un grand merci d'avance pour vos tuyaux. ET ... Une bonne journée. Corinne
Bonjour à tous,
Nous somme en pleine préparation avec mon amie d'un roadtrip sur les terres Andines de la Bolivie pour le moi de Septembre (2 semaines en 4x4 de loc, 1 semaine à pied/bus). Lors de nos recherches, nous sommes tombés sur un certain nombre de carnets de voyage qui nous ont étés très utiles, nous remercions au passage leurs auteurs (Krikri6792, Beregond...), mais nous avons aussi constaté qu'un certain nombre de personne cherchait les mêmes renseignements que nous pour des dates proches des nôtres. Aldo, de la fameuse agence de loc Petita rent a car, nous ayant confirmé qu'il n'avait plus de véhicules disponibles pour nos dates, nous en avons déduit qu'un certain nombre de personne naviguant sur ce forum avait potentiellement réservés chez lui pour le mois de Septembre. Nous nous disions donc que si certaines personnes effectuent le même voyage au même dates que nous, il serait sympa de pouvoir partager le fruits de nos préparations, pourquoi pas établir des points de rencontre sur place pour se tenir informé de l'état des routes (pour les itinéraires en sens opposés) ou même faire des petits bout de trajet ensemble pour les parties les plus techniques et/ou isolées, les randonnées à "risque" (Uturuncu?) histoire que chacun soit le back-up de l'autre en cas d'enlisement, casse ou tout simplement pour échanger sur la passion des voyages. Pour info, nous avons loué un Nissan Patrol chez Imbex rent a car, qui semble être une agence assez connue à la Paz. Le parcours: Arrivée Vendredi 12 à la Paz à 13h Samedi 13: Acclimatation Dimanche 14: Route des yungas en VTT Lundi 15 Septembre: La Paz -> Potosi Mardi 16: Mines Potosi + Potosi-> Sucre en shared taxi (pour ne pas trop dépasser le km max du 4x4) Mercredi 17: Visite sucre Jeudi 18: Cucre - > Potosi en shared taxi puis Potosi -> Tupiza Vendredi 19: Balade autour de Tupiza (bonnes adresses pour des rando à cheval?) Samedi 20: Tupiza -> San Antonio de lipez Dimanche 21: San Antonio-> Quetena chico Lundi 22: Ascension Uturuncu le matin, Uturuncu -> Laguna verde l'aprem Mardi 23: Laguna Verde -> Ojo de Perdiz Mercredi 24: Ojo de perdiz-> Salar de Uyuni Jeudi 25: Cimetière de train d'Uyuni -> Cerro Tunapa Vendredi 26: Cerro Tunapa -> Challapata Samedi 27: Challapata -> La paz Dimanche 28: Jour de battement en cas de pb avec le 4x4, ou si un endroit nous plait particulièrement pour prendre plus notre temps. Lundi 29 et Mardi 30: Repos à la paz Mercredi - Jeudi - Vendredi: Lake Titicaca, Isla del Sol Samedi04 Octobre, décollage de la Paz.
Nous sommes bien évidemment à l'écoute de tout bon conseil pour la préparation de ce voyage (temps de trajet, matériel nécessaire...)
Merci beaucoup
Maxime
Nous somme en pleine préparation avec mon amie d'un roadtrip sur les terres Andines de la Bolivie pour le moi de Septembre (2 semaines en 4x4 de loc, 1 semaine à pied/bus). Lors de nos recherches, nous sommes tombés sur un certain nombre de carnets de voyage qui nous ont étés très utiles, nous remercions au passage leurs auteurs (Krikri6792, Beregond...), mais nous avons aussi constaté qu'un certain nombre de personne cherchait les mêmes renseignements que nous pour des dates proches des nôtres. Aldo, de la fameuse agence de loc Petita rent a car, nous ayant confirmé qu'il n'avait plus de véhicules disponibles pour nos dates, nous en avons déduit qu'un certain nombre de personne naviguant sur ce forum avait potentiellement réservés chez lui pour le mois de Septembre. Nous nous disions donc que si certaines personnes effectuent le même voyage au même dates que nous, il serait sympa de pouvoir partager le fruits de nos préparations, pourquoi pas établir des points de rencontre sur place pour se tenir informé de l'état des routes (pour les itinéraires en sens opposés) ou même faire des petits bout de trajet ensemble pour les parties les plus techniques et/ou isolées, les randonnées à "risque" (Uturuncu?) histoire que chacun soit le back-up de l'autre en cas d'enlisement, casse ou tout simplement pour échanger sur la passion des voyages. Pour info, nous avons loué un Nissan Patrol chez Imbex rent a car, qui semble être une agence assez connue à la Paz. Le parcours: Arrivée Vendredi 12 à la Paz à 13h Samedi 13: Acclimatation Dimanche 14: Route des yungas en VTT Lundi 15 Septembre: La Paz -> Potosi Mardi 16: Mines Potosi + Potosi-> Sucre en shared taxi (pour ne pas trop dépasser le km max du 4x4) Mercredi 17: Visite sucre Jeudi 18: Cucre - > Potosi en shared taxi puis Potosi -> Tupiza Vendredi 19: Balade autour de Tupiza (bonnes adresses pour des rando à cheval?) Samedi 20: Tupiza -> San Antonio de lipez Dimanche 21: San Antonio-> Quetena chico Lundi 22: Ascension Uturuncu le matin, Uturuncu -> Laguna verde l'aprem Mardi 23: Laguna Verde -> Ojo de Perdiz Mercredi 24: Ojo de perdiz-> Salar de Uyuni Jeudi 25: Cimetière de train d'Uyuni -> Cerro Tunapa Vendredi 26: Cerro Tunapa -> Challapata Samedi 27: Challapata -> La paz Dimanche 28: Jour de battement en cas de pb avec le 4x4, ou si un endroit nous plait particulièrement pour prendre plus notre temps. Lundi 29 et Mardi 30: Repos à la paz Mercredi - Jeudi - Vendredi: Lake Titicaca, Isla del Sol Samedi04 Octobre, décollage de la Paz.
Nous sommes bien évidemment à l'écoute de tout bon conseil pour la préparation de ce voyage (temps de trajet, matériel nécessaire...)
Merci beaucoup
Maxime
Bonjour!!
J'organise un voyage en mongolie cet été avec un aller en transsib, et un retour prévu en avion.
Au cours de discutions sur ce forum, j'ai lu qu'il était bien moins onéreux de prendre son billet retour directement a UB, avant de partir.
pour me tranquilliser, je suis aller voir les billets retour vers le 20 aout (mon retour prévu) et j'ai trouvé des tarifs qui ne m'ont pas tranquilisés du tout!!
Je voulais juste savoir si certains d'entre vous avaient deja acheté des billets a UB à cette période de l'année, et pour quels tarifs!
Merci et a bientot!!
J'organise un voyage en mongolie cet été avec un aller en transsib, et un retour prévu en avion.
Au cours de discutions sur ce forum, j'ai lu qu'il était bien moins onéreux de prendre son billet retour directement a UB, avant de partir.
pour me tranquilliser, je suis aller voir les billets retour vers le 20 aout (mon retour prévu) et j'ai trouvé des tarifs qui ne m'ont pas tranquilisés du tout!!
Je voulais juste savoir si certains d'entre vous avaient deja acheté des billets a UB à cette période de l'année, et pour quels tarifs!
Merci et a bientot!!
Bonjour
Je pense que l'on pourrait mettre en commun nos codes de réductions récents qui marchent (j'en ai noté plein mais j'ai bien l'impression qu'ils ne marchent plus)
Pour AVIS j'ai J046307 mais il ne marche pas.
Par contre bon plan -5% chez avis avec Igraal
Igraal marche aussi chez hertz et autoeurope
Je cherche activement un bon tarif pour cet été je suis passé à côté d'un bon tarif sur avis.es
Je suis super déçue alors je fouille
Je cherche activement un bon tarif pour cet été je suis passé à côté d'un bon tarif sur avis.es
Je suis super déçue alors je fouille
Bonjour.
Nous venons en Australie pour 3 mois, d'octobre à décembre. Nous nous questionnons sur nos moyens de transport et de logements. Louer ou acheter, un van ou une voiture ?
Voici un petit descriptif pour aiguiller vos réponses: - Nous sommes une famille de 4 qui avons l'habitude de voyager, 2 adultes et 2 enfants (9 et 10 ans). Nous aimons la route, les rencontres, l'aventure, mais sommes également friand de bien dormir à certains moments (pour le bon équilibre familial :smile:. -Arrivee en avion et Alice Springs pendant 7 jours (arrivée et depart de AS). Pour cette étape nous pensons évidement louer... Mais quel type de véhicule ? - Arrivée à Cairns, visite dans les environs et direction Brisbane en 25 jours, dont quelques jours (3?) sur Fraser Island (location d'un 4X4 inévitable) - Nous restons dans une ferme (logés nourris) près de Nimbin pendant 3 semaine mais avons besoin d'un moyen de déplacement sur place - Nous reprenons la route vers Sydney pendant 25 jours puis depart en avion vers Melbourne - 8 jours dans la région et sur la Gréât Océan Road.
La question de location-achat est en fait pour Cairns-Sydney pendant 2,5mois dont 3 semaine logé à la ferme.
Si vous avez des avis, des conseils, des propositions... N'hésitez écrire sur cette page ! Merci davance pour ce partage d'expériences
Nous venons en Australie pour 3 mois, d'octobre à décembre. Nous nous questionnons sur nos moyens de transport et de logements. Louer ou acheter, un van ou une voiture ?
Voici un petit descriptif pour aiguiller vos réponses: - Nous sommes une famille de 4 qui avons l'habitude de voyager, 2 adultes et 2 enfants (9 et 10 ans). Nous aimons la route, les rencontres, l'aventure, mais sommes également friand de bien dormir à certains moments (pour le bon équilibre familial :smile:. -Arrivee en avion et Alice Springs pendant 7 jours (arrivée et depart de AS). Pour cette étape nous pensons évidement louer... Mais quel type de véhicule ? - Arrivée à Cairns, visite dans les environs et direction Brisbane en 25 jours, dont quelques jours (3?) sur Fraser Island (location d'un 4X4 inévitable) - Nous restons dans une ferme (logés nourris) près de Nimbin pendant 3 semaine mais avons besoin d'un moyen de déplacement sur place - Nous reprenons la route vers Sydney pendant 25 jours puis depart en avion vers Melbourne - 8 jours dans la région et sur la Gréât Océan Road.
La question de location-achat est en fait pour Cairns-Sydney pendant 2,5mois dont 3 semaine logé à la ferme.
Si vous avez des avis, des conseils, des propositions... N'hésitez écrire sur cette page ! Merci davance pour ce partage d'expériences
Bonjour,
A mon tour de présenter notre circuit concocté depuis décembre 2008 et fini ces derniers jours grace à tous les posts sur lesquels j'ai bien triché! Plus que 12 jours, et un peu d'angoisse surtout pour l'avion!!!on m'avait dit plus tu voyageras moins tu auras peur : et bien c'est tout le contraire surtout avec les enfants(12 et 9 ans)!!!!!!! donc :
vol bruxelles new york - new york- los angeles le 31 juillet(american airlines) retour los angeles -londres -londres bruxelles (british airways)le 19 aout ESTA accordé en mai. Tous les hotels réservés par internet directement avec l'hotel , 2 avec hotels.com.et en regardant les avis sur tripadvisor. Evidemment les hotels avec piscine pour les enfants (il faut penser à eux aussi !)sauf à San Francisco, et pas trop de route entre chaque étape (à part 1 ou 2 fois quand il n'y a pas trop le choix !):cela permet de mieux découvrir les sites et partir ou arriver quand on le souhaite
voiture de location ;4x4 chevrolet equinox chez alamo (internet 526 euros pour 18 jours)et achat d'un gps.
31 aout : arrivée los angeles 19h00: nuit au travelodge aéroport 1 juillet: los angeles -las vegas : nuit au travelodge ambassador strip inn 2. las vegas -grand canyon: nuit au holiday inn express à tusayan 3. grand canyon-monument valley : nuit au mexican hat lodge à mexican hat 4. mexican hat -page: nuit au super 8 de page ( départ tot pour profiter du lever de soleil à monument valley) 5. page :nuit au super 8 (antelope canyon, horseshoe bend , lees ferry et lake powell sur les 2 jours) 6. page-bryce canyon :nuit au ruby's inn 7. bryce canyon -zion-las vegas:nuit au travelodge ambassador strip inn 8. las vegas- valley de la mort-bishop : nuit au super 8 de bishop 9. bishop- yosemite park: nuit au best western gateway inn à oakhurst 10. yosemite et mariposa grove (même hotel) 11. Yosemite-san francisco:nuit au layne hotel 12. san francisco (visite de fisherman's wharf, golden gate, alcatraz(j'ai déjà les billets achetés sur internet pour le 13 aout 3:55 précisément)balade à pieds en ville concoctée à l'aide du petit futé), etc etc.....nuit à l'hotel layne (civic center) 13. san fransisco 14. san francisco-carmel-san luis obispo :nuit travelodge de santa maria 15. santa maria -santa barbara pour profiter un peu de la plage :nuit au holiday inn express and suites de carpinteria 16. santa barbara- los angeles :nuit au redondo inn and suites de redondo beach(2 blocs de la plage) 17.l los angeles : nuit redondo beach inn and suites (avec visite sur les 2 jours de beverly hills, venice beach, santa monica et bronzette à redondo avant le départ 18. los angeles-bruxelles décollage 15h00
voilà! j'ai du oublier certains quelques trucs en route........ah oui ;j'ai fais un road book (classeur à feuillets plastifiés)au jour le jour avec distances, hotel et n°de téléphone , cartes imprimées des sites , choses à voir etc.. mes ordonnances pour les medocs, factures des appareils photos et gps)bref bien organisée.......
j'attends vos commentaires et vos suggestions , et je remercie toutes les réponses et bon conseils qui nous ont été donné!
A mon tour de présenter notre circuit concocté depuis décembre 2008 et fini ces derniers jours grace à tous les posts sur lesquels j'ai bien triché! Plus que 12 jours, et un peu d'angoisse surtout pour l'avion!!!on m'avait dit plus tu voyageras moins tu auras peur : et bien c'est tout le contraire surtout avec les enfants(12 et 9 ans)!!!!!!! donc :
vol bruxelles new york - new york- los angeles le 31 juillet(american airlines) retour los angeles -londres -londres bruxelles (british airways)le 19 aout ESTA accordé en mai. Tous les hotels réservés par internet directement avec l'hotel , 2 avec hotels.com.et en regardant les avis sur tripadvisor. Evidemment les hotels avec piscine pour les enfants (il faut penser à eux aussi !)sauf à San Francisco, et pas trop de route entre chaque étape (à part 1 ou 2 fois quand il n'y a pas trop le choix !):cela permet de mieux découvrir les sites et partir ou arriver quand on le souhaite
voiture de location ;4x4 chevrolet equinox chez alamo (internet 526 euros pour 18 jours)et achat d'un gps.
31 aout : arrivée los angeles 19h00: nuit au travelodge aéroport 1 juillet: los angeles -las vegas : nuit au travelodge ambassador strip inn 2. las vegas -grand canyon: nuit au holiday inn express à tusayan 3. grand canyon-monument valley : nuit au mexican hat lodge à mexican hat 4. mexican hat -page: nuit au super 8 de page ( départ tot pour profiter du lever de soleil à monument valley) 5. page :nuit au super 8 (antelope canyon, horseshoe bend , lees ferry et lake powell sur les 2 jours) 6. page-bryce canyon :nuit au ruby's inn 7. bryce canyon -zion-las vegas:nuit au travelodge ambassador strip inn 8. las vegas- valley de la mort-bishop : nuit au super 8 de bishop 9. bishop- yosemite park: nuit au best western gateway inn à oakhurst 10. yosemite et mariposa grove (même hotel) 11. Yosemite-san francisco:nuit au layne hotel 12. san francisco (visite de fisherman's wharf, golden gate, alcatraz(j'ai déjà les billets achetés sur internet pour le 13 aout 3:55 précisément)balade à pieds en ville concoctée à l'aide du petit futé), etc etc.....nuit à l'hotel layne (civic center) 13. san fransisco 14. san francisco-carmel-san luis obispo :nuit travelodge de santa maria 15. santa maria -santa barbara pour profiter un peu de la plage :nuit au holiday inn express and suites de carpinteria 16. santa barbara- los angeles :nuit au redondo inn and suites de redondo beach(2 blocs de la plage) 17.l los angeles : nuit redondo beach inn and suites (avec visite sur les 2 jours de beverly hills, venice beach, santa monica et bronzette à redondo avant le départ 18. los angeles-bruxelles décollage 15h00
voilà! j'ai du oublier certains quelques trucs en route........ah oui ;j'ai fais un road book (classeur à feuillets plastifiés)au jour le jour avec distances, hotel et n°de téléphone , cartes imprimées des sites , choses à voir etc.. mes ordonnances pour les medocs, factures des appareils photos et gps)bref bien organisée.......
j'attends vos commentaires et vos suggestions , et je remercie toutes les réponses et bon conseils qui nous ont été donné!
Bonjour
Je profite du confinement pour faire un compte rendu de notre voyage qui s’est déroulé du 14 janvier au 1er février 2020.
Ci-dessous notre itinéraire : 14 janvier vol Paris – Abu Dhabi 15 janvier visite Abu Dhabi Vol Abu Dhabi – Mascate 16 janvier Mascate 17 janvier Wadi As Sahtan 18 janvier Wadi Mistall 19 janvier Wadi Bani Awf, Wadi Tanuf, Nizwa 20 janvier Nizwa 21 janvier El Hamra, Misfah, Jabal Shams 22 janvier Jabal Shams, Jabal Al Akdar 23 janvier Plateau de Sayq, Wadi Bani Habib 24 janvier Wadi Bani Khalid, Wahiba Sands 25 janvier Sur, Ras Al Jinz 26 janvier Sur, Jabal Bani Jabir 27 janvier Wadi Tiwi, Wadi Ash Shab, Fins 28 janvier Plateau de Salma, Umq Al RubaKh 29 janvier Wadi Al Arbiyyin, Wadi Dayqak 30 janvier As Sifah, Mutrah 31 janvier Mascate 1er Février vol Abu Dhabi – Paris
Quelques infos pratiques : Budget : avion 560 € par personne par Etihad Airways Location 4x4 : 1.077 € pour 16 jours par Thrifty (Toyota Fortuner 2,7 l essence auto) Carburant : 0,50 € le litre d’essence octane 91 Consommation : entre 12,5 l sur route à 18 l sur piste Restaurant : 3/5 € au coffee shop jusqu’à 10/15 € au restaurant Hôtel : 120 € à Abu Dhabi, 50/70 € à Oman Kilométrage parcouru : 2.500 km Change : 1 € = 3,783 AED (dirham Emirati) 1 OMR (Rial Omanais) =2,39 €
Mardi 14 janvier 2020
Départ de la maison à 6h00. Grève des transports oblige, nous allons à l’aéroport en voiture et nous réservons un parking longue durée à Roissy CDG . Notre vol Etihad sur Airbus A380 pour Abu Dhabi décolle à 10h30 et atterrit à 19h30 (16h30 heure française). Nous avons réservé une navette (40 €) au City Seasons Al Hamra Hotel où nous passerons la nuit. Après 45 mn de route, nous atteignons l’hôtel qui nous surclasse dans une immense suite. Premières impressions. Beaucoup de gros 4x4 V8 dans la circulation et ville comportant des gratte-ciels récents et semblant posée au milieu de nulle part. Larges autoroutes très éclairées de nuit.
Mercredi 15 janvier 2020
Pas d’eau chaude et coupure d’électricité ce matin à l’hôtel. Bon petit déj. Nous appelons un taxi (20 AED) qui nous dépose au musée du Louvre en 15 mn. Prix entrée au Louvre : prix normal 63 AED et 31,50 AED pour les + 65 ans (attention réduc non affichée à la billetterie). Très beau musée situé en bord de mer.
Nous passons deux heures dans ce lieu dont la majorité des œuvres exposées sont prêtées par les grands musées français. Il y a aussi des œuvres achetées par les Emirats.







Au loin, on aperçoit la Sky Line d’Abu Dhabi.

Nous reprenons un taxi qui nous ramène à notre hôtel où nous avons laissé nos bagages puis un autre taxi (prix 37 AED) pour nous rendre à la grande mosquée Cheikh Zayed. L’accès à la mosquée se fait par un souterrain où on peut laisser ses bagages dans une consigne. Cette mosquée édifiée en 2007, immense et magnifique, d’un blanc éblouissant peut contenir jusqu’à 40.000 personnes.













En fin d’après-midi, nous hélons un taxi qui nous emmène à l’aéroport (prix 44 AED). A noter que les taxis ont un compteur, donc pas de possibilité de facturer un prix trop élevé. Nous dînons au Burger King de l’aéroport.
Notre vol Etihad pour Mascate décolle à 21h25. Durée 1 h. Nous récupérons sans encombre notre Toyota Fortuner 4x4 chez Thrifty à Mascate où nous devons laisser un dépôt de garantie de 500 OMR par carte bancaire. Nous nous rendons au Muscat Gate Hotel près de l’aéroport où nous avons réservé 2 nuits (55 € la nuit). Hôtel au très bon rapport qualité/prix.
Ci-dessous notre itinéraire : 14 janvier vol Paris – Abu Dhabi 15 janvier visite Abu Dhabi Vol Abu Dhabi – Mascate 16 janvier Mascate 17 janvier Wadi As Sahtan 18 janvier Wadi Mistall 19 janvier Wadi Bani Awf, Wadi Tanuf, Nizwa 20 janvier Nizwa 21 janvier El Hamra, Misfah, Jabal Shams 22 janvier Jabal Shams, Jabal Al Akdar 23 janvier Plateau de Sayq, Wadi Bani Habib 24 janvier Wadi Bani Khalid, Wahiba Sands 25 janvier Sur, Ras Al Jinz 26 janvier Sur, Jabal Bani Jabir 27 janvier Wadi Tiwi, Wadi Ash Shab, Fins 28 janvier Plateau de Salma, Umq Al RubaKh 29 janvier Wadi Al Arbiyyin, Wadi Dayqak 30 janvier As Sifah, Mutrah 31 janvier Mascate 1er Février vol Abu Dhabi – Paris
Quelques infos pratiques : Budget : avion 560 € par personne par Etihad Airways Location 4x4 : 1.077 € pour 16 jours par Thrifty (Toyota Fortuner 2,7 l essence auto) Carburant : 0,50 € le litre d’essence octane 91 Consommation : entre 12,5 l sur route à 18 l sur piste Restaurant : 3/5 € au coffee shop jusqu’à 10/15 € au restaurant Hôtel : 120 € à Abu Dhabi, 50/70 € à Oman Kilométrage parcouru : 2.500 km Change : 1 € = 3,783 AED (dirham Emirati) 1 OMR (Rial Omanais) =2,39 €
Mardi 14 janvier 2020
Départ de la maison à 6h00. Grève des transports oblige, nous allons à l’aéroport en voiture et nous réservons un parking longue durée à Roissy CDG . Notre vol Etihad sur Airbus A380 pour Abu Dhabi décolle à 10h30 et atterrit à 19h30 (16h30 heure française). Nous avons réservé une navette (40 €) au City Seasons Al Hamra Hotel où nous passerons la nuit. Après 45 mn de route, nous atteignons l’hôtel qui nous surclasse dans une immense suite. Premières impressions. Beaucoup de gros 4x4 V8 dans la circulation et ville comportant des gratte-ciels récents et semblant posée au milieu de nulle part. Larges autoroutes très éclairées de nuit.
Mercredi 15 janvier 2020
Pas d’eau chaude et coupure d’électricité ce matin à l’hôtel. Bon petit déj. Nous appelons un taxi (20 AED) qui nous dépose au musée du Louvre en 15 mn. Prix entrée au Louvre : prix normal 63 AED et 31,50 AED pour les + 65 ans (attention réduc non affichée à la billetterie). Très beau musée situé en bord de mer.
Nous passons deux heures dans ce lieu dont la majorité des œuvres exposées sont prêtées par les grands musées français. Il y a aussi des œuvres achetées par les Emirats.







Au loin, on aperçoit la Sky Line d’Abu Dhabi.

Nous reprenons un taxi qui nous ramène à notre hôtel où nous avons laissé nos bagages puis un autre taxi (prix 37 AED) pour nous rendre à la grande mosquée Cheikh Zayed. L’accès à la mosquée se fait par un souterrain où on peut laisser ses bagages dans une consigne. Cette mosquée édifiée en 2007, immense et magnifique, d’un blanc éblouissant peut contenir jusqu’à 40.000 personnes.













En fin d’après-midi, nous hélons un taxi qui nous emmène à l’aéroport (prix 44 AED). A noter que les taxis ont un compteur, donc pas de possibilité de facturer un prix trop élevé. Nous dînons au Burger King de l’aéroport.
Notre vol Etihad pour Mascate décolle à 21h25. Durée 1 h. Nous récupérons sans encombre notre Toyota Fortuner 4x4 chez Thrifty à Mascate où nous devons laisser un dépôt de garantie de 500 OMR par carte bancaire. Nous nous rendons au Muscat Gate Hotel près de l’aéroport où nous avons réservé 2 nuits (55 € la nuit). Hôtel au très bon rapport qualité/prix.
Bonjour
Voilà notre compte rendu de voyage et je tiens à remercier tous ceux qui ont rédigé des messages et répondu à mes interrogations. (Gilfov en particulier)
Nous revenons absolument enchantés et avec une seule envie celle d'y retourner. Nous avons rencontré un peuple d'un accueil incroyable et d'une gentillesse inouïe.
Le profil de notre voyage : 9.5 jours à Oman et 2.5 jrs à Dubaï. Hôtel à Oman 5 nuits + 4 jours de camping. Nous avions pris en bagage à main 2 matelas gonflables + 2 sacs à viande + 2 petits duvets. Nous avons dormi dans la voiture les 4 nuits de camping. Nous avons 54 et 51 ans et mon compagnon aime beaucoup conduire.
Oman Off Road, indispensable, que nous avions déjà (rapporté par des amis qui avaient été à Oman qq semaines avant)
Vols : Toulouse -Mascate à l'aller et Dubaï Toulouse au retour. Trajet en bus entre Mascate et Dubaï.
Budget : 1500€ par personne tout compris dans les 2 pays.
Location 4x4 Prado par le biais de Europcar pour 550€ kilométrage illimité et 2 chauffeurs. Excellent véhicule. Mes craintes sur le type de voiture ont été inutiles. (Ils indiquent tous le temps Prado ou similaire )
Dimanche 12 : arrivée 10h à Mascate. Visa 10 jours + prise en main du véhicule. Pas top Europcar car la livraison, ils vous donnent la voiture sans aucune explication sur le véhicule. Nous partons à la recherche du Carrefour (que nous ne trouverons jamais... ça commençait bien ...) Nous trouvons un grand Lulu pour acheter de l'eau, qq provisions et un petite bouteille de gaz. Tout le long du voyage nous avons eu un carton d'eau minérale et un carton d'eau du robinet que nous remplissions dans les stations services, les mosquées ou dans la rue sans problème.
Nous nous perdons pas mal dans les autoroutes de Mascate et finissons par trouver la route pour SUR.
Arrivée à Sur en fin d'après-midi. Installation à l'hôtel Sur. Bon rapport qualité prix, le moins cher de notre voyage. 40 € / nuit.
Lundi 13 : Wadi Shab + Wadi Tiwi. Ballades et baignades. La chaleur nous empêche et faire une rando. plus importante que prévu dans le Tiwi. Belle journée. Retour à Sur pour la nuit.
Mardi 14 : Lever de bonne heure pour profiter de la "fraîcheur" : baignade matinale à Sur, visite des ateliers de Boutres et départ pour le wadi Bani Khali. Un peu déçus car trop aménagé même si l'endroit est très agréable. Baignade et accès à la grotte. Départ pour Mintarib et le désert. Nous nous engageons dans le désert avec au départ une certaine appréhension surtout que nous n'avions pas dégonflés les pneus. J'ai pourri mon compagnon pendant 1/2h... Bref malgré cette imprudence nous sommes bien passés, sans aucune difficulté, nous avons fait une vingtaine de km en suivant le camp de 1000 nuits et comme la nuit commençait nous avons trouvé un endroit "tranquille" à côté d'un arbre pour passer la nuit. Il a fallu nettoyer les ordures et bouteilles en plastique laissées par d'autres... c'est dingue ce que les gens peuvent laisser !!!😠 Nuit magnifique à la belle étoile malgré le bruit de 4x4 puissants qui passaient le long de la piste. C'est vraiment un endroit magique.
Mercredi 15 : lever à l'aube , ballade dans les dunes et retour vers Mintarib. J'ai conduit au retour, c'est vraiment super on a l'impression de conduire sur la neige .... sans le verglas😛. Moi qui n'y connait rien aux voitures (j'ai un Twingo) ... ce Prado est vraiment extra !!!
Arrêt à Ibra où nous avions vu qu'il y avait un marché le mercredi censé être réservé aux femmes en fait pas de problème pour mon compagnon. Quelques achats de fruits que nous n'avons pas payé, de thon pour le bivouac du soir à un prix donné. 1 omr pour plus d'un kilo de poisson. Nous en mangerons 3 jours... Achat d'un petit matelas plus confortable pour mon dos fragile et nous récupérons des cartons pour caller le déniveler dans le 4x4 quand nous voulons y dormir. Départ pour le plateau de Sayq par une route incroyable et splendide. Contrôle police sur le véhicule (4x4 indispensable en dépit de l'état de la route excellent et des papiers). Nous apprécions la beauté des villages et la fraîcheur. C'est la saison de la cueillette des roses vraiment très beau. Nous visitons plusieurs villages avant de nous installer à Sayq près du terrain de foot pour passer la nuit. Invitation à prendre le café et les dattes chez un jeune étudiant du village dans une somptueuse maison. Dans cette région comme dans beaucoup d'autres endroit on voit des maisons immenses luxueuses, vraiment il y a un très haut niveau de vie dans ce pays en tout cas pour les omanais. Les salaires sont d'ailleurs plus élevés que les nôtres pour des métiers similaires, l'essence est donnée, la nourriture pas chère et ils disent ne pas payer d'impôts !!!
Retour à notre campement et cuisson de notre kilo de thon !!! Belle nuit au frais.
Jeudi 16 : lever à l'aube ou presque. Nous sommes invités à petit déjeuner par une dame qui habite non loin de notre voiture. Elle insiste pour nous venions , nous ne sommes pas très présentables après 2 jours sans douche...
Bref nous acceptons cette offre toujours dans une immense maison luxueuse. La dame ne parle pas l'anglais on comprend qu'elle a 30 ans et 8 enfants. (je connais une quarantaine de mots en arabe) Elle a invité ses voisines qui viennent nous voir ; vraiment bizarre de se retrouver observés 😊 . Nous quittons notre haute pour redescendre dans la plaine et la chaleur vers Nizwa. Nous nous arrêtons vers 9h à l'hôtel Majan à l'entrée de la ville. Excellent accueil nous pouvons prendre la chambre de suite et nous doucher. 55€ petit déj compris.
Départ pour Al Hamar et Misfat. Belle journée de visite des 2 villages et promenades dans les palmeraies , les falaj. Je suis un peu déroutée par le délabrement du vieux village de EL Hamar qui mériterait vraiment qu'on y consacre un peu d'attention surtout quand on voit l'argent dépensé pour construites des routes, des ponts et des immeuble. On a vraiment l'impression qu'ils ont fric fou dans ce pays et qu'il faut le dépenser. Bref je ne comprends pas tout...
Retour par Misfat vraiment splendide ++. Arrêt dans le village en bas pour un passage chez le barbier pour mon compagnon et de se rafraîchir et rafraîchissement dans un petit bar à jus de fruit frais. Un régal.
Nuit à Nizwa.
Vendredi 17 : marché de Nizwa le vendredi pour voir les transactions de autour de la vente du bétail très animé et très intéressant. Visite du Souk sans intérêt quand on a vu d'autres marchés du moyen orient en Egypte, en Syrie ou en Turquie. Visite du fort sans plus.
Départ pour le wadi Ghul. Splendide +++. Puis montée vers le Djebel Shams. Route super et beau panorama en haut sur le même wadi Ghul que nous avions vu le matin. Rando facile vers les villages abandonnés à faire l'après-midi pour ne être trop au soleil. Campement à l'arrivée de la rando non loin des habitations des bergers au milieu des chèvres aussi adorables qu'impertinentes. Réveil de bonne heure par les chèvres qui se sont attaquées au cartons de nos bouteilles d'eau😮. !!!
Samedi 18 : Nous redescendons par la même route et nous revenons dans le wadi Ghul pour aller jusqu'au bout jusqu'à Al Nakhur pour visualiser à nouveau l'impressionnant cañon. Spendide.
Nous continuons vers al Hamrar pour monter vers de Wadi Bani Awf. Quelle route et quelle piste !!! Extraordinaire !!! Arrêt à Hat pour pique niquer. Continuation vers l'extraordinaire village de Balad Sayt. Une merveille !!! rencontre avec un jeune omanais qui nous conduit au château et longue discussion avec lui sur la vie du pays et les conditions de vie très difficiles des travailleurs émigrés indous, bengalis, népalais... Nous aurons la confirmation de leur situation à Dubaï....
Nous quittons le village pour nous installer plus bas au fond du wadi non loin de la sortie de snake cañon. Bivouac au milieu de moustiques très voraces😠.
Dimanche 19 : lever de bonne heure. Nous partons à pied vers le cañon où ils n'y a pas vraiment d'eau . Nous reprenons la voiture pour accéder plus bas à l'autre entrée qui est splendide. Nous faisons quelques mètres dans l'eau sans pouvoir vraiment se baigner.
Nous continuons et comme nous adorons les pistes nous décidons de s'en faire encore un peu plus et de passer par le wadi Kharus pour rejoindre la route. Là malgré des indications du OOR nous nous perdons et ne sauront jamais vraiment où nous seront et finiront par rejoindre une route goudronnée. Nous quittons à regret les pistes et les somptueux paysages pour revenir à Mascate.
Cette fois-ci nous repérons très bien et nous trouvons aisément de Nassen Hôtel réservé face au port sur la corniche ou nous avons pris le petit déj. Sentiment bizarre se retrouver en ville même si cette capitale est bien tranquille. Visite du Souk sympathique.
Lundi 20 : Visite de la mosquée Qaboos. Très beau monument à faire absolument. Nous décidons de visiter Mascate, le quartier des ambassades, la plage de Qurm. Retour à l'hôtel pour ranger et préparer le retour vers lendemain de bonne heure vers Dubaï.
Mardi 21 : lever de bonne heure pour aller prendre le bus à 6h à la gare routière de Ruwi vers DubaÏ. Prix modique, voyage un peu long, interminables contrôles à la frontière.
Pourquoi Dubaï ??? D'abord on n'y avait jamais été et puis comme on n'était à côté c'était l'occasion de voir cette ville si étonnante. Arrivée Dubaï vers 13h. Impossible de trouver un taxi qui connaisse l'endroit où nous avons réservés notre hôtel. Nous arrivons à Deira et notre hôtel est à Bur. Bref nous trouvons une bouche de métro et nous rejoignons notre logement proche d'un ligne de métro pour faciliter nos déplacements. J'avais trouvé un hôtel qui loue en fait des appartement. pour 70 € la nuit nous avons eu droit à un appartement de 80 m2 pour le prix d'une chambre. Donc très confortable avec cuisine équipé et petite piscine sur le toit. Quel changement !!!!
Après midi consacré à la visite de Deira avec traversée du bras de mer avec un petit bateau, souk de l'or, du poisson et des légumes.
Mercredi 22 : Journée entière pour visiter cette ville dingue !!! Nous sommes bien loin d'Oman. Ils construisent partout jours et nuits. La vie des ouvriers loin de leur pays et de leur famille qui bossent par 35°c est terrible !!! On a appris que leur salaire ne dépassait pas 200 € pour certains. Mais ce n'est pas l'endroit pour engager une discussion autour des excès de cette ville.
Mais j'ai été scandalisée par l'étalage de richesse et par ces centres commerciaux immenses, la piste de ski , la patinoire quand il fait 35° dehors, les arrêts de bus climatisés, le monde entier en train d'acheter des articles de luxe. Bref on a tout vu et j'avais réservé la BURJ Khalifa. Encore un truc de dingue ! Le spectacle pour le 1 er arrêt est déjà impressionnant et déjà assez cher. très beau spectacle de fontaines le soir en bas de la tour.
Retour à l'hôtel pour notre dernière nuit.
Jeudi 23 : dernier jour. Nous avons l'avion vers minuit. Nous restons traîner à l'hôtel le matin pour nous poser un peu et profiter des installations. L'hôtel nous garde les bagages.
Départ pour la mosquée Jumeirah. Bof Bof... Puis vers la plage du même nom. Visite d'un quartier qui ressemble à Disney tant c'est artificiel avec toujours autant de luxe ostentatoire. Nous terminons la journée à tuer le temps dans un immense centre commercial avant de nous rendre à l'aéroport en métro.
Dubaï c'est une autre vie que la mienne après il faut le voir pour savoir que ça existe mais en 2 jours on a tout vu. Je suis partagée entre la fascination et l'écoeurement.
vendredi 24 ; retour en France.
Voila le compte rendu de notre voyage. Si je devais changer quelques détails : Partir un mois avant pour avoir plus d'eau dans les wadi, moins chaud pour randonner et plus de verdure. Prendre un tente peut être plus confortable que le 4x4. Essayer de me baigner plus dans la mer car en fait on n'en a pas profité.
Mais vraiment on a beaucoup , beaucoup aimé .
Voila le compte rendu de notre voyage. Si je devais changer quelques détails : Partir un mois avant pour avoir plus d'eau dans les wadi, moins chaud pour randonner et plus de verdure. Prendre un tente peut être plus confortable que le 4x4. Essayer de me baigner plus dans la mer car en fait on n'en a pas profité.
Mais vraiment on a beaucoup , beaucoup aimé .
Bonsoir,
Je lance cette discussion pour mettre en place mon voyage et recueillir le plus d'informations possibles.
J'ai décidé il y a quelques jours de partir 6 mois à travers l'Australie, La Nouvelle Zélande, La Nouvelle Calédonie et l'Indonésie. Ayant l'autorisation de prendre 6 mois de congés sans soldes, je fonce et souhaiterai construire ce voyage avec votre aide.
Je compte partir seul en Novembre et voulais votre avis sur ce qui serait le mieux à faire en premier en fonction des saisons.
Je pensais peut être commencer par l'Australie pour profiter du nord avant la saison des pluies et le débarquement des méduses sur la côte. Ensuite, je visiterai un peu toutes les régions (aucun itinéraire de prévu pour le moment). Je pensais visiter l'Australie 3 mois dont un mois à travailler. Je souhaiterai visiter ce pays en van pour être le plus libre et autonome possible. Je suis très porté nature et grands espaces. Je lis que ce n'est pas la meilleure chose à faire que d'acheter un van et le revendre pour "si peu de temps", un avis ? En louer un 3 mois coûterait une petite fortune et je veux voyager simplement, sans me ruiner.
Ensuite la Nouvelle Zélande à fond pendant un mois. Là encore, je ne sais pas concernant le véhicule (achat, location). Comme je veux du sauvage, de l'autonomie, pour un mois j'opterai pour un break. Aucun itinéraire non plus
Ensuite la Nouvelle Calédonie. Je souhaiterai visiter une île pas trop éloigné mais assez sauvage et nature donc j'ai pensé à la Nouvelle Calédonie pour sa faune et flore très riche. Un mois serait correct pour prendre le temps de visiter il me semble ?
Pour finir, un mois en Indonésie où la vie sera bien moins cher. Je veux un pays avec une culture différente et j'ai eu de nombreux échos quant à la gentillesse des gens.
Cela vous semble faisable ? Il y a peu d'informations pour le moment mais je veux que cela prenne forme. Il faut que j'achète mon billet d'avion pour le premier pays. Ensuite ça se fera au jour le jour. Je veux laisser place à l'imprévu donc je ne planifiera pas beaucoup. Il peut être possible de changer de pays, de passer moins de temps dans l'un et en visiter un autre (Malaisie par exemple).
D'ici Novembre, je pense avoir comme budget 8000€. Cela vous semble correct ? J'essayerai de travailler un mois en Australie et je souhaite vraiment vivre de manière simple en dormant dans le véhicule, couch surfing pourquoi pas, etc...
Merci d'avance pour tous les infos utiles que je récolterai.
Julien
Je lance cette discussion pour mettre en place mon voyage et recueillir le plus d'informations possibles.
J'ai décidé il y a quelques jours de partir 6 mois à travers l'Australie, La Nouvelle Zélande, La Nouvelle Calédonie et l'Indonésie. Ayant l'autorisation de prendre 6 mois de congés sans soldes, je fonce et souhaiterai construire ce voyage avec votre aide.
Je compte partir seul en Novembre et voulais votre avis sur ce qui serait le mieux à faire en premier en fonction des saisons.
Je pensais peut être commencer par l'Australie pour profiter du nord avant la saison des pluies et le débarquement des méduses sur la côte. Ensuite, je visiterai un peu toutes les régions (aucun itinéraire de prévu pour le moment). Je pensais visiter l'Australie 3 mois dont un mois à travailler. Je souhaiterai visiter ce pays en van pour être le plus libre et autonome possible. Je suis très porté nature et grands espaces. Je lis que ce n'est pas la meilleure chose à faire que d'acheter un van et le revendre pour "si peu de temps", un avis ? En louer un 3 mois coûterait une petite fortune et je veux voyager simplement, sans me ruiner.
Ensuite la Nouvelle Zélande à fond pendant un mois. Là encore, je ne sais pas concernant le véhicule (achat, location). Comme je veux du sauvage, de l'autonomie, pour un mois j'opterai pour un break. Aucun itinéraire non plus
Ensuite la Nouvelle Calédonie. Je souhaiterai visiter une île pas trop éloigné mais assez sauvage et nature donc j'ai pensé à la Nouvelle Calédonie pour sa faune et flore très riche. Un mois serait correct pour prendre le temps de visiter il me semble ?
Pour finir, un mois en Indonésie où la vie sera bien moins cher. Je veux un pays avec une culture différente et j'ai eu de nombreux échos quant à la gentillesse des gens.
Cela vous semble faisable ? Il y a peu d'informations pour le moment mais je veux que cela prenne forme. Il faut que j'achète mon billet d'avion pour le premier pays. Ensuite ça se fera au jour le jour. Je veux laisser place à l'imprévu donc je ne planifiera pas beaucoup. Il peut être possible de changer de pays, de passer moins de temps dans l'un et en visiter un autre (Malaisie par exemple).
D'ici Novembre, je pense avoir comme budget 8000€. Cela vous semble correct ? J'essayerai de travailler un mois en Australie et je souhaite vraiment vivre de manière simple en dormant dans le véhicule, couch surfing pourquoi pas, etc...
Merci d'avance pour tous les infos utiles que je récolterai.
Julien
Récit d'un séjour de 14 jours en famille en Islande
Nous sommes une famille de 2 adultes et 2 enfants (fille de 13 ans et garçon de 9 ans). Nous avons fait un voyage de 14 jours en Islande entre fin juillet et début août 2015. En voici le récit qui peut aider d'autres familles à préparer ce beau voyage.
Nous avons acheté les billets d'avion Paris-Reykjavik en janvier. 270 € l'aller-retour par personne. Aller avec la compagnie Lowcost Wowair et retour avec Icelandair. Meilleure impression avec Wowair. Temps de vol environ 3h.
Sur place, nous avons réservé un 4x4 chez Ace Car Rental (http://www.acecarrental.is/). Nous avons choisi cette petite compagnie après une longue recherche... Au final, elle nous a pleinement satisfait : très bonne communication par mail, bon prix (1700 € pour un Dacia Duster toutes assurances comprises et conducteur additionnel), transfert de/vers l'aéroport qui est à 5'. Nous la recommandons pleinement.
Les hébergements ont été réservés depuis la France : plus simple avec les enfants et puis ça laisse plus de temps dans la journée pour visiter plutôt que de rechercher des chambres disponibles. Cela permet aussi de sélectionner des hébergements à des tarifs maîtrisés (en moyenne 120 € par nuit).
Niveau budget : environ 5500€ pour les deux semaines. Transport (TGV+avion)=1300€, location 4x4=1700€, essence=250€, hébergement=1500€, alimentaire=300€, loisirs+resto=700€
Nous ne l'avions pas réservé mais nous avons aussi bénéficié d'un super temps pendant tout le séjour quasiment sans pluie 🙂
J1 (mercredi 22) : Départ de Paris à 12h45 et arrivée à Kevlavik à 14h heure locale. Nous récupérons le 4x4. Pour se mettre immédiatement dans l'ambiance, nous prenons les routes 43 puis 42 pour éviter Reykjavik et visiter le site géothermique de Krisuvik (aussi appelé Seltun). Ce site n'est pas le plus extraordinaire mais à peine débarqué de l'avion, ça donne le ton. Route vers l'hébergement à Grimsnes (60 kms). Cottage extra réservé via AirBnb : vue totalement dégagée, bien équipé, Hot tube et barbecue sur la terrasse, accueil très sympa du propriétaire.
J2 (jeudi 23) : Visite classique du cercle d'Or : Geysir, Gulfoss et Tingvellir. Environ 200km de route qui se font bien car c'est une totale découverte. Nuit au même cottage.
J3 (vendredi 24): Journée de transition vers le sud par la route 1. Arrêt aux chutes de Seljalandsfoss (on peut passer derrière la chute, douche assurée !) et Skógafoss quelques kilomètres plus loin. Arrêt à Vik (plage de galet et de sable noir, observation des nombreux macareux à Dyrhólaey juste avant Vik). Nuit en cabane dans le camping à Kirkjubæjarklaustur (http://kirkjubaer.vpweb.com/). Cabane sommaire mais c'est tout ce que nous avons trouvé dans le coin, certainement d'autres possibilités en s'y prenant à l'avance.
J4 (samedi 25): Journée au Landmannalaugar par la route F-208. Notre première F-road !!! Au programme une vraie piste avec passage de gués, une sacrée expérience mais le Duster s'en sort très bien. En venant du sud, le premier gué sur la F-208 est quasiment le plus impressionnant, ensuite il y en a une bonne vingtaine à passer avant d'arriver au camping du Landmannalaugar. De Kirkjubæjarklaustur, compter environ 3h de route. Nous partons pour une petite balade d'1h autour du refuge. Possibilité de se baigner dans des sources d'eau chaude mais il y a déjà pas mal de monde. Au retour stop à Fjaðrárgljúfur, joli petit canyon. Nuit au camping.
J5 (dimanche 26): Route jusqu'à Höfn. Nous nous arrêtons au parc Skaftafell pour une balade jusqu'à la chute de Svartifoss. Sentier super balisé, pas mal de monde et pas notre chute préférée. Second stop 10 km plus loin au pied du glacier bien plus impressionnant. Nous poursuivons la route 1 jusqu'au lac Fjallsárlón. Balade en zodiac sur le lac entre les petits icebergs : super !!! Moins de monde et moins chers que dans le lac plus connu Jokulsarlon quelques kilomètres plus loin. Nuit dans cabane réservée à Lambhus, 30 km avant Höfn (http://www.lambhus.is/). Cabane très bien équipée avec coin cuisine (vaisselle, casseroles, ...), WC et douche chaude.
J6 (lundi 27): Journée un peu plus tranquille. Office de tourisme de Höfn et course le matin. Nouvelle balade vers le glacier à Hoffell. Piste de 4 kms avant d'arriver sur le site. Toujours aussi extraordinaire ce glaciel d'autant que nous sommes absolument seuls. Nuit à Lambhus.
J7 (mardi 28): Journée de transition vers le nord. Nous avons fait le choix de faire l'impasse sur les fjords de l'est que nous découvrons quand même en voiture. Pas mal de route (400 kms) pour atteindre notre prochain hébergement à Modrudalur (route 901). Ravitaillement au passage à Egilstadir. L'arrivée à Modrudalur est extraordinaire : paysage lunaire, belle lumière et super météo. Nous prenons l'apéro sur la terrasse du restaurant !!! Nous observons même des petits renards polaires qui font l'attraction. Nous logeons dans des chambres dans une maison à part, nous avons réservé 4 nuits (http://www.fjalladyrd.is/). Grande cuisine et douche communes.
J8 (mercredi 29): Visite environs de Mytvan : site géothermique de Hverir (le plus impressionnant du séjour avec ses marmites de boue en ébullition et ses cheminées style cocote minute, attention à la forte odeur de souffre qui peut incommoder), balade au sommet du cratère Hverfjall, pique-nique au bord du lac et pour finir relaxation aux bains naturels de Mytvan. Ces bains sont un "petit Blue Lagoon" et pour avoir vu le vrai Blue Lagoon le dernier jour nous ne regrettons rien : beaucoup moins de monde (nombreux cars de touristes asiatiques au Blue Lagoon) et beaucoup moins chers. Nuit à Modrudalur.
J9 (jeudi 30): Direction Husavik où nous sacrifions à la sortie baleine. 3h de bateau et 150€ pour ne rien voir : ça ressemble à la grosse arnaque ! Ils annoncent pourtant 98% de chance d'en voir, nous doutons de ce chiffre. Nous faisons une boucle par la route 85 avec pique-nique sur la cote et retour par la route 864 pour voir les chutes de Detifoss et Selfoss (ma préférée). Nuit à Modrudalur.
J10 (vendredi 31): Nous retrouvons des amis français pour une grosse sortie 4x4 jusqu'à Askja (routes F-905 puis F-910). Seulement 3 gués sur cette F-road que le Duster passe bien. La piste est très cassante et il faut quasiment 3h pour faire les 80km jusqu'à Askja. Par contre les paysages sont fantastiques et nous nous sentons seuls au monde. Sur la route des rangers nous déconseille la balade sur Askja (trop de neige) mais nous incite à poursuivre encore 15 kms après pour approcher la dernière coulée de lave de l'hiver dernier. Nous voyons encore certaines parties fumer et comble du plaisir nous nous baignons dans une rivière qui passe sous la lave et ressort à 40° !!! Dernière nuit à Modrudalur.
J11 (samedi 01): Journée transition entre le nord est et le centre. Route 1 puis F35 jusqu'à Kjölur. Arrêt à la chute de Godafoss puis à Akureyri pour le ravitaillement. Avant de nous embarquer sur la F-35 nous visitons la ferme de Glaumbær : très intéressant. La F-35 jusqu'au refuge de Hveravellir est en très bon état, on roule facilement à 60 km/h. Nous avons réservé 4 lits en dortoir au refuge de Hveravellir (http://hveravellir.is/). Encore un site géothermique, nous faisons une petite balade très sympa autour du site et nous finissons dans la "piscine" d'eau chaude pour l'apero.
J12 (dimanche 02): Nous partons assez tôt direction Kerlingarfjöll. La piste est en bien plus mauvais état. Arrivée à Kerlingarfjöll vers 10h, nous laissons la voiture au refuge et partons pour la marche (environ 2h30) pour atteindre le site géothermique : superbe !!! On peut y accéder plus rapidement en voiture mais la balade vaut vraiment le coup et l'arrivée sur le site en est encore plus magique ! Nous revenons au refuge par la piste et nous faisons même du stop car ça n'a pas grand intérêt. Nous reprenons la F-35 vers notre hébergement à coté de Geysir (http://www.geysirhestar.com/).
J13 (lundi 03): Nous envisageons une sortie en cheval mais le prix nous rebute (60€/h, 240€ pour les 4!!!). Nous roulons sans but bien précis sur la route 30 (beau canyon sur la rivière Hvita). En peu plus loin nous nous initions au footgolf ! Nous prenons la route 32 pour aller nous perdre une dernière fois dans ces beaux paysages avant de gagner Reykjavik en fin d'après midi. Nous avons réservé notre dernière nuit à la Guesthouse Aurora. Bien placée à proximité du centre, nous laissons la voiture et flânons dans Reykjavik : très agréable.
J14 (mardi 04): Visite de la Harpe à Reykjavik le matin puis encore un petit tour dans la ville. Notre vol retour est à 1h dans la nuit. En fin d'après-midi, nous nous dirigeons vers Keflavik en faisant un détour par le Blue Lagoon, la côte sud ouest par la 425, Miðlína (pont entre les continents) et restaurant à Garður.
Fin de l'aventure.
Nous sommes une famille de 2 adultes et 2 enfants (fille de 13 ans et garçon de 9 ans). Nous avons fait un voyage de 14 jours en Islande entre fin juillet et début août 2015. En voici le récit qui peut aider d'autres familles à préparer ce beau voyage.
Nous avons acheté les billets d'avion Paris-Reykjavik en janvier. 270 € l'aller-retour par personne. Aller avec la compagnie Lowcost Wowair et retour avec Icelandair. Meilleure impression avec Wowair. Temps de vol environ 3h.
Sur place, nous avons réservé un 4x4 chez Ace Car Rental (http://www.acecarrental.is/). Nous avons choisi cette petite compagnie après une longue recherche... Au final, elle nous a pleinement satisfait : très bonne communication par mail, bon prix (1700 € pour un Dacia Duster toutes assurances comprises et conducteur additionnel), transfert de/vers l'aéroport qui est à 5'. Nous la recommandons pleinement.
Les hébergements ont été réservés depuis la France : plus simple avec les enfants et puis ça laisse plus de temps dans la journée pour visiter plutôt que de rechercher des chambres disponibles. Cela permet aussi de sélectionner des hébergements à des tarifs maîtrisés (en moyenne 120 € par nuit).
Niveau budget : environ 5500€ pour les deux semaines. Transport (TGV+avion)=1300€, location 4x4=1700€, essence=250€, hébergement=1500€, alimentaire=300€, loisirs+resto=700€
Nous ne l'avions pas réservé mais nous avons aussi bénéficié d'un super temps pendant tout le séjour quasiment sans pluie 🙂
J1 (mercredi 22) : Départ de Paris à 12h45 et arrivée à Kevlavik à 14h heure locale. Nous récupérons le 4x4. Pour se mettre immédiatement dans l'ambiance, nous prenons les routes 43 puis 42 pour éviter Reykjavik et visiter le site géothermique de Krisuvik (aussi appelé Seltun). Ce site n'est pas le plus extraordinaire mais à peine débarqué de l'avion, ça donne le ton. Route vers l'hébergement à Grimsnes (60 kms). Cottage extra réservé via AirBnb : vue totalement dégagée, bien équipé, Hot tube et barbecue sur la terrasse, accueil très sympa du propriétaire.
J2 (jeudi 23) : Visite classique du cercle d'Or : Geysir, Gulfoss et Tingvellir. Environ 200km de route qui se font bien car c'est une totale découverte. Nuit au même cottage.
J3 (vendredi 24): Journée de transition vers le sud par la route 1. Arrêt aux chutes de Seljalandsfoss (on peut passer derrière la chute, douche assurée !) et Skógafoss quelques kilomètres plus loin. Arrêt à Vik (plage de galet et de sable noir, observation des nombreux macareux à Dyrhólaey juste avant Vik). Nuit en cabane dans le camping à Kirkjubæjarklaustur (http://kirkjubaer.vpweb.com/). Cabane sommaire mais c'est tout ce que nous avons trouvé dans le coin, certainement d'autres possibilités en s'y prenant à l'avance.
J4 (samedi 25): Journée au Landmannalaugar par la route F-208. Notre première F-road !!! Au programme une vraie piste avec passage de gués, une sacrée expérience mais le Duster s'en sort très bien. En venant du sud, le premier gué sur la F-208 est quasiment le plus impressionnant, ensuite il y en a une bonne vingtaine à passer avant d'arriver au camping du Landmannalaugar. De Kirkjubæjarklaustur, compter environ 3h de route. Nous partons pour une petite balade d'1h autour du refuge. Possibilité de se baigner dans des sources d'eau chaude mais il y a déjà pas mal de monde. Au retour stop à Fjaðrárgljúfur, joli petit canyon. Nuit au camping.
J5 (dimanche 26): Route jusqu'à Höfn. Nous nous arrêtons au parc Skaftafell pour une balade jusqu'à la chute de Svartifoss. Sentier super balisé, pas mal de monde et pas notre chute préférée. Second stop 10 km plus loin au pied du glacier bien plus impressionnant. Nous poursuivons la route 1 jusqu'au lac Fjallsárlón. Balade en zodiac sur le lac entre les petits icebergs : super !!! Moins de monde et moins chers que dans le lac plus connu Jokulsarlon quelques kilomètres plus loin. Nuit dans cabane réservée à Lambhus, 30 km avant Höfn (http://www.lambhus.is/). Cabane très bien équipée avec coin cuisine (vaisselle, casseroles, ...), WC et douche chaude.
J6 (lundi 27): Journée un peu plus tranquille. Office de tourisme de Höfn et course le matin. Nouvelle balade vers le glacier à Hoffell. Piste de 4 kms avant d'arriver sur le site. Toujours aussi extraordinaire ce glaciel d'autant que nous sommes absolument seuls. Nuit à Lambhus.
J7 (mardi 28): Journée de transition vers le nord. Nous avons fait le choix de faire l'impasse sur les fjords de l'est que nous découvrons quand même en voiture. Pas mal de route (400 kms) pour atteindre notre prochain hébergement à Modrudalur (route 901). Ravitaillement au passage à Egilstadir. L'arrivée à Modrudalur est extraordinaire : paysage lunaire, belle lumière et super météo. Nous prenons l'apéro sur la terrasse du restaurant !!! Nous observons même des petits renards polaires qui font l'attraction. Nous logeons dans des chambres dans une maison à part, nous avons réservé 4 nuits (http://www.fjalladyrd.is/). Grande cuisine et douche communes.
J8 (mercredi 29): Visite environs de Mytvan : site géothermique de Hverir (le plus impressionnant du séjour avec ses marmites de boue en ébullition et ses cheminées style cocote minute, attention à la forte odeur de souffre qui peut incommoder), balade au sommet du cratère Hverfjall, pique-nique au bord du lac et pour finir relaxation aux bains naturels de Mytvan. Ces bains sont un "petit Blue Lagoon" et pour avoir vu le vrai Blue Lagoon le dernier jour nous ne regrettons rien : beaucoup moins de monde (nombreux cars de touristes asiatiques au Blue Lagoon) et beaucoup moins chers. Nuit à Modrudalur.
J9 (jeudi 30): Direction Husavik où nous sacrifions à la sortie baleine. 3h de bateau et 150€ pour ne rien voir : ça ressemble à la grosse arnaque ! Ils annoncent pourtant 98% de chance d'en voir, nous doutons de ce chiffre. Nous faisons une boucle par la route 85 avec pique-nique sur la cote et retour par la route 864 pour voir les chutes de Detifoss et Selfoss (ma préférée). Nuit à Modrudalur.
J10 (vendredi 31): Nous retrouvons des amis français pour une grosse sortie 4x4 jusqu'à Askja (routes F-905 puis F-910). Seulement 3 gués sur cette F-road que le Duster passe bien. La piste est très cassante et il faut quasiment 3h pour faire les 80km jusqu'à Askja. Par contre les paysages sont fantastiques et nous nous sentons seuls au monde. Sur la route des rangers nous déconseille la balade sur Askja (trop de neige) mais nous incite à poursuivre encore 15 kms après pour approcher la dernière coulée de lave de l'hiver dernier. Nous voyons encore certaines parties fumer et comble du plaisir nous nous baignons dans une rivière qui passe sous la lave et ressort à 40° !!! Dernière nuit à Modrudalur.
J11 (samedi 01): Journée transition entre le nord est et le centre. Route 1 puis F35 jusqu'à Kjölur. Arrêt à la chute de Godafoss puis à Akureyri pour le ravitaillement. Avant de nous embarquer sur la F-35 nous visitons la ferme de Glaumbær : très intéressant. La F-35 jusqu'au refuge de Hveravellir est en très bon état, on roule facilement à 60 km/h. Nous avons réservé 4 lits en dortoir au refuge de Hveravellir (http://hveravellir.is/). Encore un site géothermique, nous faisons une petite balade très sympa autour du site et nous finissons dans la "piscine" d'eau chaude pour l'apero.
J12 (dimanche 02): Nous partons assez tôt direction Kerlingarfjöll. La piste est en bien plus mauvais état. Arrivée à Kerlingarfjöll vers 10h, nous laissons la voiture au refuge et partons pour la marche (environ 2h30) pour atteindre le site géothermique : superbe !!! On peut y accéder plus rapidement en voiture mais la balade vaut vraiment le coup et l'arrivée sur le site en est encore plus magique ! Nous revenons au refuge par la piste et nous faisons même du stop car ça n'a pas grand intérêt. Nous reprenons la F-35 vers notre hébergement à coté de Geysir (http://www.geysirhestar.com/).
J13 (lundi 03): Nous envisageons une sortie en cheval mais le prix nous rebute (60€/h, 240€ pour les 4!!!). Nous roulons sans but bien précis sur la route 30 (beau canyon sur la rivière Hvita). En peu plus loin nous nous initions au footgolf ! Nous prenons la route 32 pour aller nous perdre une dernière fois dans ces beaux paysages avant de gagner Reykjavik en fin d'après midi. Nous avons réservé notre dernière nuit à la Guesthouse Aurora. Bien placée à proximité du centre, nous laissons la voiture et flânons dans Reykjavik : très agréable.
J14 (mardi 04): Visite de la Harpe à Reykjavik le matin puis encore un petit tour dans la ville. Notre vol retour est à 1h dans la nuit. En fin d'après-midi, nous nous dirigeons vers Keflavik en faisant un détour par le Blue Lagoon, la côte sud ouest par la 425, Miðlína (pont entre les continents) et restaurant à Garður.
Fin de l'aventure.
Salut,
Ça fait un an maintenant que je prépare mon voyage en Argentine. Nous partons avec ma copine au mois d’octobre prochain, et en ce moment je suis dans la partie Budget….. 🤪
Je sais qu’il y a une forte inflation en Argentine, et que les prix d’il y a un an ne sont plus valables aujourd’hui. Nous sommes à un mois et demi du départ et je pense que je devrai maintenant avoir une bonne idée de ce que seront les prix durant mon voyage.
La pêche aux infos n’étant pas toujours facile, je viens solliciter votre aide. Si vous aviez quelques infos sur les prix des points ci-dessous :
- Une nuit d’hôtel pour 2 A Buenos Aires ? Sachant que nous ne cherchons pas des hôtels de luxe. Auberge de jeunesse, ou une ou deux étoiles tout simple nous conviendra parfaitement. Le minimum de confort sera ok pour nous
- Une nuit d’hôtel pour 2 A Salta ou Mendoza ?
- Le prix d’un tour tout compris par personne pour 4 jours dans le Sud lipez (nourriture, location 4x4x avec chauffeur et hebergement) ? D’ailleurs nous voulons faire le salar de Uyuni, la laguna verde, et la laguna colorada, 3 jours c’est ok , ou vaut-il mieux prendre 4 jours ?
- Prix de location pour une journée d’une voiture type Ford Ka ou VW GOL du coté de salta et mendoza ? nous compter louer une voiture 6 jours
- Prix d’un litre d’essence ? la je fais un peu mon flemard, je suis sur que je peux trouver l’info rapidement sur le net 😎😎
- Prix d’un pti resto avec formule (par personne) ?
- Prix d’une formule sandwich + boisson ?
Voila je crois avoir fait le tour des mes questions !!
Merci pour les réponses à venir 😉
tom
Ça fait un an maintenant que je prépare mon voyage en Argentine. Nous partons avec ma copine au mois d’octobre prochain, et en ce moment je suis dans la partie Budget….. 🤪
Je sais qu’il y a une forte inflation en Argentine, et que les prix d’il y a un an ne sont plus valables aujourd’hui. Nous sommes à un mois et demi du départ et je pense que je devrai maintenant avoir une bonne idée de ce que seront les prix durant mon voyage.
La pêche aux infos n’étant pas toujours facile, je viens solliciter votre aide. Si vous aviez quelques infos sur les prix des points ci-dessous :
- Une nuit d’hôtel pour 2 A Buenos Aires ? Sachant que nous ne cherchons pas des hôtels de luxe. Auberge de jeunesse, ou une ou deux étoiles tout simple nous conviendra parfaitement. Le minimum de confort sera ok pour nous
- Une nuit d’hôtel pour 2 A Salta ou Mendoza ?
- Le prix d’un tour tout compris par personne pour 4 jours dans le Sud lipez (nourriture, location 4x4x avec chauffeur et hebergement) ? D’ailleurs nous voulons faire le salar de Uyuni, la laguna verde, et la laguna colorada, 3 jours c’est ok , ou vaut-il mieux prendre 4 jours ?
- Prix de location pour une journée d’une voiture type Ford Ka ou VW GOL du coté de salta et mendoza ? nous compter louer une voiture 6 jours
- Prix d’un litre d’essence ? la je fais un peu mon flemard, je suis sur que je peux trouver l’info rapidement sur le net 😎😎
- Prix d’un pti resto avec formule (par personne) ?
- Prix d’une formule sandwich + boisson ?
Voila je crois avoir fait le tour des mes questions !!
Merci pour les réponses à venir 😉
tom
Bonjour,
Nous partons en juillet-août avec notre petit garçon de 2 ans.
Nous aimerions reserver que les deux premières nuits puis trouver nos logements sur place. Est ce possible en juillet-août ou nous allons galérer?
Nous ne voulons pas loger à l'hôtel mais plus en losmen et notre budget maxi par nuit si possible 25euros. Pourrons-nous trouver des logements dans notre budget où on rêve?
S'il est préférable de réserver, connaissez-vous un site internet où on peut réserver chambre chez l'habitant?
Pour nos deux premières nuits en arrivant, où faut-il se loger? Quelqu'un a t-il une adresse à nous conseiller où l'on peut réserver par internet?
Nous aimerions faire le tour de bali, passer 2-3jours lombok et 2-3 île gilli Avez-vous des itinéraire à nous conseiller et un ordre d'idée de temps à rester dans chaque endroit?
lOCATION DE VOITURE: est ce intéressant d'en louer une? Quel est le tarif par jour? a quoi faut-il faire attention lors de la location? ont-ils des sièges auto à louer?
Merci d'avance à tous pour vos réponses et si d'autres conseils, infos à nous donner, nous sommes preneur.
Steph, greg et enzo.
Nous aimerions faire le tour de bali, passer 2-3jours lombok et 2-3 île gilli Avez-vous des itinéraire à nous conseiller et un ordre d'idée de temps à rester dans chaque endroit?
lOCATION DE VOITURE: est ce intéressant d'en louer une? Quel est le tarif par jour? a quoi faut-il faire attention lors de la location? ont-ils des sièges auto à louer?
Merci d'avance à tous pour vos réponses et si d'autres conseils, infos à nous donner, nous sommes preneur.
Steph, greg et enzo.
Bonjour,
Je parcours plusieurs forum depuis qq temps et je me lance dans mon itinéraire Namibie Botswana et vous remercie par avance de toute aide et commentaires. J'ai pris note de la conversation en cours entre autre avec alexandra et parcouru le séjour de pierre77n -superbes photos- Pour nous cette destination marquera le début de notre périple pour 1 année sabbatique à voyager. Alors pas question de faire fondre notre budget!!! Pour nous ce sera donc location de 4*4 tente sur le toit et camping obligatoire-pas le choix mais la Namibie reste une destination onéreuse-
Arrivée mi septembre 2012
Windhoek 1 nuit londiningi guest house(le temps d’atterrir, faire les courses et louer l'auto).
direction le KALAHARI
2 nuits -Anib Lodge Camp-
direction SOSSUSVLEI-SESSRIEM CANYON-NAUKLUFT
3 nuits camping de sesriem, tsauchab river camp, tsondam valley river camp
direction SOLITAIRE-WALVISBAY-SWAKOPMUND
1 nuit
direction le DAMARALAND
5 nuits : 1 nuit region de spitzkoppe -sitzkoppe rest camp ou camp xaragu/ 2 nuits région Brandgerg au brandberg white lady camp avec un aller retour cape cross./ 1 nuit dans le coin de Twyfellontein au Aba Huab Campiste/1nuit région de palmwag au palmwag lodge qui fait camping
Direction le KAOKOLAND
5-6 nuits??pas facile de prévoir le parcours sur cette région dites moi ce que vous en pensez!! j'ai compris qu'il faut être en autonomie totale
1 nuit sesfontein et allez voir warmquelle / direction Purros 2 nuits direction orumpembe-rooidrom-otitanda-otjijanjasemo.
En combien de temps déjà faire ce coin là et où stopper ?? des noms de camping? du camping sauvage??
Aller jusqu 'à Epupa falls 2nuits direction rucana falls 1 nuit et peut on faire un direct rucaba /etoscha et en combien de temps ?
Faut il laisser tomber epupe falls et aller direct de otijanjasemo -epembe- ruacana- etoscha
ou descendre direct otijanjasemo-opuwo- etoscha
PARC ETOSCHA 3 nuits sossus oasis camp 1 nuit à rundu
Direction CAPRIVI 7 nuits: MAHANGO 2 nuits goabaca campiste près de popa falls/ 2 nuits du coté de MUDUMU -Nambwa campiste/ direct KASANE 3 nuits pour victoria falls et chobe
BOTSWANA 3 nuits réserve Moremi-xakapaxa campsite 1 nuit après je sais pas faut il comme en namibie puis retour Maun ghanzi 1 nuit et direct Windhoek 1 nuit
environs 8500 km!!
j'ai calculé 1 budget: une moyenne de 10€/j/per/ en camping soit 1700€ plus 3 nuits en guest house 2000€ achat de nourriture?? mystère 1000€ location de véhicule j'attends des devis , j'ai vu un site 50€/jours : 1700€ entrée des parcs: 500€ essence 12l/100km??:1000€ 7200€🤪 je me trompe ou pas??
Comme je l'ai lu aussi, nous n'avons jamais voyagé aussi cher et là c'est trop il faut faire des coupes mais où??..et c'est très particulier de programmer 1 an à l'avance pour être sur d'avoir de la place ds les campings.
coté location 4*4: Avez vous des noms de loueur à me recommander chaudement, j'ai pris note de :camping car hire, kwenda safari, Odysée car hire?? Qui a testé les tentes sur le toit à 5? Nous sommes 2 adultes et 3 enfants de 13,10 et5 ans. Faut il une tente par terre en plus??
passage des frontières: est ce que c'est ok avec tous les loueurs?? j'espère que notre parcours est clair?? je veux bien de l'aide sur le budget et le kaokoland et sur le parc moremi au plaisir de vous lire lélia
ou descendre direct otijanjasemo-opuwo- etoscha
PARC ETOSCHA 3 nuits sossus oasis camp 1 nuit à rundu
Direction CAPRIVI 7 nuits: MAHANGO 2 nuits goabaca campiste près de popa falls/ 2 nuits du coté de MUDUMU -Nambwa campiste/ direct KASANE 3 nuits pour victoria falls et chobe
BOTSWANA 3 nuits réserve Moremi-xakapaxa campsite 1 nuit après je sais pas faut il comme en namibie puis retour Maun ghanzi 1 nuit et direct Windhoek 1 nuit
environs 8500 km!!
j'ai calculé 1 budget: une moyenne de 10€/j/per/ en camping soit 1700€ plus 3 nuits en guest house 2000€ achat de nourriture?? mystère 1000€ location de véhicule j'attends des devis , j'ai vu un site 50€/jours : 1700€ entrée des parcs: 500€ essence 12l/100km??:1000€ 7200€🤪 je me trompe ou pas??
Comme je l'ai lu aussi, nous n'avons jamais voyagé aussi cher et là c'est trop il faut faire des coupes mais où??..et c'est très particulier de programmer 1 an à l'avance pour être sur d'avoir de la place ds les campings.
coté location 4*4: Avez vous des noms de loueur à me recommander chaudement, j'ai pris note de :camping car hire, kwenda safari, Odysée car hire?? Qui a testé les tentes sur le toit à 5? Nous sommes 2 adultes et 3 enfants de 13,10 et5 ans. Faut il une tente par terre en plus??
passage des frontières: est ce que c'est ok avec tous les loueurs?? j'espère que notre parcours est clair?? je veux bien de l'aide sur le budget et le kaokoland et sur le parc moremi au plaisir de vous lire lélia
Maintenant, ça y est, nous sommes revenus depuis quelques semaines (zut, quelques mois…, zut, plus que ça...). Mais il est temps de se replonger dans ce qu’on peut déjà appeler des « souvenirs » de notre périple.
Je vais essayer de garder un peu de logique dans mon carnet de voyage, mais il est possible que ça ait quelques fois tendance à partir dans toutes les directions… Je pense que je glisserai les infos au moment où elles me reviendront en mémoire (dans la description des différentes étapes). Néanmoins, voici les quelques éléments de base. Nous sommes parti en indépendant avec une voiture de location (4x4 avec tente de toit). Cela fait maintenant plus d'un et demi que nous sommes rentrés, mais je me devais de tenir ma promesse et de publier ce carnet sur le forum, ne serait-ce que pour partager à nouveau mon expérience, après tout ce que j'ai trouvé d'utile dans les textes publiés ici. N'hésitez pas à m'envoyer questions et commentaires, ce sera avec plaisir que j'essaierai de répondre !
1) notre itinéraire :
Nous sommes partis à cheval sur septembre et octobre 2009.
J1 : Paris-> Francfort, décollage pour Windhoek J2 : Arrivée à Windhoek, nuit chez Londiningi B&B J3 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J4 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J5 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J6 : Namib Naukluft campsite J7 : Sesriem campsite J8 : Sesriem campsite J9 : Swakopmund, Pension Rapmund J10 : Spitzkoppe campsite J11 : Mowani campsite (région de Twyfelfontein) J11 : Ongongo community campsite (Sesfontein) J12 : Purros community campsite J13 : Purros community campsite J14 : Palmwag lodge J15 : Okaukuejo campsite (Etosha) J16 : Halali campsite (Etosha) J17: Namutoni campsite (Etosha) J18 : Mahangu Safari Lodge campsite (près de Mahango) J19 : Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi) J20 : Kubu Lodge campsite (Kasane) J21 : Maramba River lodge (Livingstone) J22 : The garden on the Chobe River Lodge (Kasane) J23 : Ihaha campsite (Chobe National Park) J24: Planet Baobab campsite J25 : Audi Camp campsite (Maun) J26 : Third bridge campsite (Moremi) J27 : Audi Camp campsite (Maun) J28 : Audi Camp campsite (Maun) J29 : Zelda Guest Farm campsite J30 : Londiningi B&B (Windhoek) J31 : vol vers Francfort puis Paris
2) l’avant préparation
J’ai commencé la préparation plus d’un an avant de partir. Mon objectif était d’emmener mon amoureuse en Namibie et au Botswana en lui faisant une surprise, et ça a été au final réussi, elle n’a appris que 3 heures avant le départ du vol Air Namibia depuis Francfort que nous allions en Namibie. Depuis un an et demi auparavant, le nom de code de la destination était « Maubeuge ».
J’ai utilisé les guides Bradt, pour ceux qui ne sont pas rebutés par l’anglais, je trouve qu’ils sont vraiment très bien faits (Namibie et Botswana). J’ai l’impression qu’ils sont piles comme un guide de voyage doit être fait : à chaque fois que je m’attendais à trouver une info elle était là de manière logique, sans avoir à aller chercher 200 pages plus loin, les conseils avisés, les descriptions des logements pointues et relativement à jour.
Concernant la réservation des hébergements et de certaines activités sur place, je suis passé par Tourmaline, qui a maintes et maintes fois été recommandé sur ce forum, et que je ne peux que recommander à mon tour. Ils m’ont aidé à améliorer un peu mon parcours, ont effectué toutes les réservations. A notre arrivée à l’aéroport nous avons été accueillis par un guide de l’agence super gentil, qui nous a remis un carnet de route hyper détaillé et très soigné, bourré d’informations sur chaque étape. Nous avons aussi reçu un carnet détaillé sur la Namibie (géographie, histoire, populations…) les fameuses cartes Shell Veronica Rodt Namibie et Botswana, et enfin le guide touristique de cette même Veronica Rodt pour le Botswana. Il a passé presque une demi-journée avec nous pour tout nous présenter en détail. Le tout pour un prix assez modique (aux alentours de 80 euros au total). J’ai trouvé en tout cas que la qualité de service était irréprochable, et pour ceux qui souhaitent partir en ayant toutes les réservations effectuées, je dirais que c’est s’éviter la partie frustrante de la préparation où les gens ne répondent pas aux mails, etc. Ils se sont également chargés de la réservation de la voiture de location.
Nous avons choisi de partir avec le circuit complètement bouclé et réservé (à part deux jours au Botswana que nous avons organisés sur place). Le débat entre les gens qui préfèrent tout réserver avant ou bien tout faire au jour le jour a déjà donné lieu à des discussions sur le forum. Je souhaitais pour ma part arriver en étant sûr d’avoir des places dans tous les endroits que je souhaitais voir, sans avoir à nous demander chaque jour où nous allions dormir le soir. Ca procure un certain confort d’avoir tout payé auparavant, de donner un bon en arrivant et de se poser. Ca évite les tensions de voyage sur ce que chacun préfèrerait, et puis ce n’est pas parce qu’on a réservé quelque chose qu’on ne peut pas faire une autre option, au pire on perd le prix de la location et puis voilà. A noter qu’il y a certains endroits où on ne peut pas réserver (Spitzkoppe, Purros, Ongongo), et d’autres où à la saison touristique une réservation est utile pour être sûr d’avoir une place (Etosha, Sesriem). Concernant l’arnaque (oups, ça m’a échappé) des campsites des parcs nationaux au Botswana, j’y reviendrai plus loin
3) la voiture Nous avons opté pour un 4x4. Nous avions à l’origine demandé un simple cabine (moins cher), mais nous nous sommes retrouvés avec un double pour le même prix. Avec le recul, je pense que le double cabine est quand même mieux, ne serait-ce que pour pouvoir laisser les affaires personnelles sur les sièges arrières, à portée de main d’une part, et surtout à l’abri de la poussière qui s’infiltre assez facilement dans la benne, même couverte. Le Hilux n’est pas je pense un « vrai » 4x4 d’aventurier (je crois que le Defender ou un bon vieux LandCruiser rentre mieux dans cette catégorie), mais il est amplement suffisant pour un voyage « classique ».
Une nouvelle fois, le débat « 4x4 ou pas 4x4 » a déjà eu lieu sur le forum, mais voici mon opinion au regard de nos expériences de ce voyage. Il est clair que l’immense majorité des routes de Namibie et d’une partie du Botswana est accessible en véhicule standard. Cependant, je pense qu’au niveau sécurité (la première sécurité consistant de toute façon à ne pas rouler trop vite, etc !), on est plus assuré de ne pas sortir de la route ou casser une roue au premier nid de poule avec une voiture faite pour rouler sur du cailloutis qu’avec une voiture taillée pour le goudron. Pas mal de véhicules sont équipés de 2 roues de secours (à vérifier à la location), et puis il est pratique d’avoir sa maison sur le toit et de pouvoir promener tout un équipement de camping facilement. Après pour certaines zones (Purros, Moremi, Chobe), on peut y aller, alors que l’accès est impossible en voiture standard.
Nous n’avons pas pris de réduction de franchise. Sur une longue durée, la réduction de franchise coute très cher, et les exclusions sont de toute façon tellement nombreuses que je n’ai pas estimé que le risque justifiait l’investissement. La probabilité qu’un accident sérieux arrive en étant dans les conditions de l’assurance est à mon avis assez faible, ce qui fait que l’accident qui se produira sera à la charge du client, franchise ou pas. C’est ce que je pense… J’avais par contre pris une assurance pare brise et pneus. Nous n’avons pas eu à nous en servir (pas de crevaisons sur un mois, et pas de casse pare brise non plus), mais si vous êtes tentés par cette assurance, demandez avant aussi les conditions d’application : j’ai découvert en arrivant que l’assurance ne couvrait que deux pneus et 1 pare brise… Encore une fois, faire son calcul et analyser les risques.
Nous avions pris l'option frigo dans la voiture. Cela nous a bien servi, mais il n'y a rien de miraculeux non plus: le frigo (chez notre loueur en tout cas) tirait sur la batterie de la voiture (pas sur une batterie dédiée), donc pas question de le laisser allumé la nuit quand le moteur ne tourne pas. Il est possible de demander un câble (pas inclus dans le kit « de base » pour nous) pour le brancher au secteur dans les campsites, mais nous avons rarement eu accès à l'électricité sur les sites (qui sont par ailleurs parfaits pour tout le reste). En conséquence, le frigo nous a servi surtout pour stocker les aliments frais jusqu'au soir même, sans par exemple pouvoir faire de réserves de viandes pour plusieurs jours car n'étant jamais sûrs de la présence d'électricité aux campsites. Peut-être que certains loueurs permettent d'avoir plus d'autonomie avec leurs dispositifs, mais demandez, car tout ne va pas automatiquement de soi.
Enfin, nous avons emporté un téléphone satellite (même si notre itinéraire ne le justifiait pas vraiment) qui permet malgré tout de pouvoir se raccrocher au monde en cas de pépin. A noter que le nôtre a refusé de marcher durant les deux dernières semaines, ce qui nous a valu un remboursement partiel de la somme (grâce à Tourmaline qui est intervenu auprès du loueur de téléphone).
4) la saison
Le choix du mois de septembre s’est fait un peu par défaut du fait de raisons professionnelles et ça a été plutôt chouette. Nous n’avons pas été noyé dans trop de monde (mais bon, je pense que la Namibie est assez tranquille au niveau « foules » même au mois de juillet !).
Le climat était plutôt agréable, chaud la journée sans être étouffant, et les nuits fraiches, juste assez pour se blottir dans son duvet sans mourir de chaud. Nous n’avons presque pas eu de pluie. Je dis « presque », mais en fait nous nous attendions à la saison sèche, alors que nous avons eu pas mal de pluie dans les Nxai Pans et Moremi au Botswana, puis lors de notre dernière nuit dans le Kalahari. C’était parfois des orages énormes qui duraient toute la nuit. Je n’ai pas réussi à savoir si c’était commun pour la période (fin septembre, début octobre).
Enfin, nous avons croisé des moustiques, les premiers à Etosha (si si !) puis dans la bande de Caprivi. Rien de bien grave, il y a eu quelques soirs où il a fallu se couvrir de DEET. Le corollaire des moustiques dans ce coin là est le paludisme. D’après ce que j’ai pu trouver, le risque est quasiment nul à cette période, mais nous avons pris de la Malarone. Encore une fois, le débat a eu lieu, je pense que c’est encore une fois une question d’évaluation du risque…
5) Etape par étape
Je vais passer maintenant aux étapes, en essayant à chaque fois de donner nos impressions et autres renseignements qui pourraient être utiles, sait-on jamais. L’en-tête à côté du ‘Jn’ correspond à l’endroit où nous avons passé la nuit à la fin du jour en question.
J1 : Paris-> Francfort, décollage pour Windhoek J2 : Arrivée à Windhoek, nuit chez Londiningi B&B
Le vol Air Namibia nous dépose à l’heure à l’aéroport de Windhoek, le vol s’est bien passé, le service est plutôt pas mal (j’espère ne pas passer pour un snob des vols aériens), en tout état de cause, je dirais « bon rapport qualité/prix ». Nous sommes accueillis par le guide de Tourmaline qui nous amène chez Londiningi. L’auberge est très chouette, l’accueil très bon, enfin bref, rien à redire. Nous avons droit à un briefing extensif de la part du guide sur tout notre parcours, explications diverses et variées, le carnet de route est parfait, les bons de réservation sont là. Nous passons également récupérer la voiture chez African Tracks. L’équipement de camping est un peu vieillot (on se rend bien compte qu’il n’est pas de toute première jeunesse), mais là encore, le rapport qualité/prix a l’air assez bon. La première expérience de conduite est un peu stressante au début, il faut conduire à gauche, et surtout le plus dur je trouve est de s’habituer au gabarit ! Moi qui suis plutôt habitué au format Twingo, j’ai eu l’impression de conduire un char Leclerc. Mais bon, ça vient vite, et on apprend (un peu trop) vite à avoir confiance dans les rétroviseurs pour les marches arrière !
Nous partons vaguement à pied dans le quartier, c’est le coin chic de Windhoek, il y a des grandes maisons joliment arborées, mais par contre les barbelés sont omniprésents… On fait quelques emplettes sur place (notre premier biltong, de la viande séchée qui va devenir notre plat national pour les pique-nique par la suite !). Il y a des gardes un peu partout, l’ambiance est assez curieuse. Nous avons aussi acheté une carte de téléphone portable prépayée, mais nos téléphones que je croyais débloqués ne devaient pas l’être tant que ça vu que ça n’a jamais marché.
Nous dinons le soir au Joes’s Beerhouse, un super restau pas loin de l’auberge. Le décor est super réussi, on mange dehors sur des grosses tables en bois, les portions de viandes grillées sont généreuses, et le prix… namibien ! Ca cale le niveau : dans un bon restau dans les quartiers « chics » de Windhoek, on peut se faire péter le bidon pour péniblement 10 euros chacun binouse comprise.
J3 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J4 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J5 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental)
Le lendemain, ça y est, l'aventure commence, direction le sud et le Kalahari. Je me suis amusé à rentrer les étapes dans le GPS (Garmin et www.tracksforafrica.com), et visiblement, ça marche super bien (au moins pour sortir de Windhoek, après, on peut pas dire qu'on risque beaucoup de se perdre !). Sur la route on croise nos premiers « animaux », quelques babouins qui traversent nonchalamment. Pour nous deux petits européens fraichement débarqués de l'avion, ça fait son petit effet.
On se dirige vers Mariental pour trois jours de relâche chez Bagatelle. La durée de notre séjour s'étant allongée quelques mois avant le départ parce qu'Air Namibia avait annulé ses départs depuis Londres et que nous ne pouvions pas arriver plus tard (le trajet était bouclé), on a décidé (enfin, j'ai, surprise oblige !) de se poser trois jours sans faire grand chose dans un endroit confortable où on peut se poser pour bouquiner au milieu des dunes sans avoir de soucis. L'accueil était vraiment super, les petites maisons dans les dunes sont mignonnes, confortables, y'a une petite bouteille de vin à l'arrivée. Le soir on prend les repas sous les étoiles, les bouteilles de vin ne sont vraiment pas chères. Bref, pour nous qui ne sommes pas des habitués des hôtels au standing un peu élevé, il faut bien reconnaître qu'il n'est pas désagréable de se laisser un peu aller, dans une ambiance de dépaysement total, hors du monde... Nous participons à leur « game drive » dans leur réserve privée, nous découvrons notre première girafe, nos premiers gnous, zèbres, springboks, oryx. Ils ne sont guère nombreux, mais comme ce sont les premiers, nous sommes éblouis. Le paysage est vraiment somptueux à la lumière de fin du jour, l'herbe jaune (vraiment couleur jaune, pas juste séchée), le vert des arbres et le rouge du sable, le tout au coucher du soleil avec le petit apéro qui va bien que le guide sort au moment opportun, c'est absolument magique, pile ce qu'il nous fallait après une longue année de dur labeur.
Les trois jours sur place ne sont pas indispensables, mais pour nous ils sont passés finalement assez vite, au gré du sable rouge, des autruches devant la maison le matin, de « l'afternoon tea » et petits gâteaux l'après midi et des paons nombreux autour de la petite piscine (glacée d'ailleurs). Le dernier soir, une petite bouteille de champagne local attendait dans la chambre. Bref, un séjour sur la lune, une entrée en matière parfaite pour un voyage d'un mois qui s'annonçait comme un rêve éveillé. Et pour redescendre sur Terre, le tout pour un prix pas exorbitant, en tout cas le rapport qualité prix était vraiment excellent. Je recommande.
J6 : Namib Naukluft campsite
Ce matin départ pour une traversée vers l'ouest. Après 80 km, on s'aperçoit qu'on a oublié le carnet de route et tous les bons au lodge... Marche arrière donc, ils ont bien tout gardé, ouf ! Les paysages sont plutôt rudes, on croise péniblement une voiture toutes les dix minutes. Nous abordons notre première route gravillonnée, c'est vrai que ça ressemble à une route goudronnée, on a l'impression qu'on peut se transformer en pilote, mais gare, ça glisse, et mine de rien y'a quelques nids de poules ou cailloux isolés qui sont traitres. On croise plusieurs niveleuses qui corrigent la surface de la route. Au bord de la route, on voit aussi quelques fois des roulottes, au milieu de nulle part... Suite au prochain épisode !
Nous croisons en fin de journée une petite voiture sur le bord de la route arrêtée. Je m'arrête pour leur demander si tout va bien. C'est une bande de quatre « jeunes » (oulà, je me sens ancien combattant en disant ça, je n'ai que 28 ans en fait, 26 au moment des faits), ils sont en rade, leur pneu arrière gauche a éclaté, et... ils ne savent pas changer une roue... Je leur donne un coup de main, et je découvre qu'en fait ils sont partis le matin même pour quelques jours de ballade dans le pays. Ils sont volontaires internationaux, et ont loué une petite voiture pas chère pour se balader. Ils n'ont même pas une vraie carte, ils cherchent à aller a Sesriem, ils roulent dans la mauvaise direction, loin du but et la nuit tombe... C'est le premier événement qui m'a fait dire que louer un 4x4 rend quand même service parce que c'est fait pour aller sur ce terrain là, tu as tes deux roues de secours, etc... Eux après une journée étaient déjà dans la mouise... Ils n'avaient probablement pas mis toutes les chances de leur côté, mais je me suis revu étudiant où en voyage, je comptais les sous, j'aurais pu être à leur place quelques années plus tôt ! C'est bien de gagner sa vie quand même !
Nous arrivons au campsite de Naukluft à la nuit tombée, il faut manœuvrer le « tank » dans un espace tout petit, c'est pas évident. C'est notre premier campsite, et on découvre que nous avons sur notre emplacement eau, foyer, grille, tout ce qu'il faut... Surprenant (dans le bon sens !), et ça durera tout le séjour. Les campings européens n'ont qu'a bien se tenir. Premier montage de notre tente de toit, non pas que ce soit très sorcier, mais bon la première fois on y passe quand même un peu de temps. Tant que j'y suis pour ne pas oublier après, deux conseils : n'hésitez pas à acheter du bois dans les supermarchés dès que vous en croisez, on n'en trouve pas partout, et il ne faut pas en prendre n'importe où. Ensuite, nous avions amené une lampe à gaz avec une connexion vissable, mais nous n'avons pas trouver de recharges de ce type dans tous les magasins que nous avons vus, seulement des cartouches perçables, donc... Voilà, c'est dit.
Nous nous endormons pour la première fois dans notre petit nid sur le toit.
J7 : Sesriem campsite
On se lève le matin au bruit des babouins qui vident les poubelles métalliques du camp. Au pliage de la tente, je me rappelle dans un éclair de lucidité un conseil que j'avais lu au détour du forum, laisser les duvets dépliés dans la tente avant de la replier ! Ça marche, et ça évite de passer « plein de temps » chaque jour à plier et déplier le sac de couchage. Direction l'Olive Trail. Il n'y a personne, le paysage est plutôt sympa et sauvage, la dernière partie (descente du cours de la rivière asséchée) est assez spectaculaire (toutes proportions gardées...), avec une végétation épatante : des « arbres » accrochés aux falaises, on se demande comment ils font pour tenir là, et puis au fond de la rivière, quelques beaux arbres très verts à cause de l'eau qui affleure sous les cailloux. La dernière partie du parcours nécessite un petit peu d'attention, avec notamment un passage avec des chaines à flanc de rocher au dessus d'une grande boutasse pleine d'une eau pas très alléchante. Nous n'avons croisé au niveau bestioles que des petites bêtes format marmotte qui elles aussi se doraient au soleil.
Nous prenons la route vers Sesriem où nous arrivons en milieu d'après-midi. Au fil de la journée, la lumière change tout doucement, et les paysages sont vraiment magiques. C'est assez brut : montagnes aux formes simples, tracé rectiligne de la route, immensité des plaines herbeuses à la couleur toujours jaune riche. Le site est bien aménagé, avec plein de place sur les emplacements. Certains sites situés très à l'ouest ont une vue vraiment très chouette sur le départ de la chaine de dunes. On repart vite fait vers la Elim Dune pour essayer de profiter la lumière de fin de journée sur le paysage. Une fois arrivés (c'est à quelques minutes du campsite de Sesriem), mon amoureuse arme son appareil photo, tandis que je me rend compte que je vais passer une mauvaise nuit si je ne monte pas jusqu'en haut de la dune. Je me lance, dans le sable rouge, au milieu des herbes qui poussent ici et là et des scarabées qui dévalent les pentes à toute berzingue. A chaque fois qu'on croit être arrivé, il en reste encore un bout, mais finalement le sommet est là et ça en vaut vraiment la peine. On voit d'un côté le cordon de dunes qui s'en va vers l'horizon, de l'autre la plaine et les montages rocailleuses, le tout éclairé par la lumière rasante de la fin du jour, c'est vraiment magnifique. Je redescends en courant comme un fou dans la sable, j'arrive en bas complètement à bout, mais heureux de me dire que j'ai été mettre le pied là haut. L'aller retour m'a pris une heure, à la louche, mais j'ai vraiment cherché à aller au bout de mes forces. J'ai fini sur les rotules (au sens propre) poursuivi dans le sable par une fourmi immense et têtue.
Le soir, nous savourons nos Savanah Dry (un genre de cidre sud africain en petites bouteilles qui est devenu notre boisson nationale depuis quelques jours) au coin du feu. Le réveil sera très très tôt demain matin.
J8 : Sesriem campsite
C'est parti pour un jour de magie... Le réveil sonne très tôt, pour profiter de l'ouverture matinale de la porte du parc. Les résidents du campsite peuvent rentrer avant ceux qui séjournent dans les divers lodges de la région. Tout le monde s'élance, mais au bout de quelques kilomètres tout est assez dilué (il semble que le 80 km/h ne soit pas au même endroit sur tous les compteurs de vitesse). On se pose à la Dune 45 avant le lever du soleil. Cela prend une petite demi-heure de l'escalader sur l'étroite crête. Il y a avec nous pas mal d'overlanders, mais ça reste acceptable. Le lever de soleil en tant que tel est chouette, mais c'est davantage la découverte du paysage par le haut sous une belle lumière qui vaut le détour. La route s'étire dans une plaine entourée de deux immenses cordons de dunes rouge, immenses. C'est à se demander comment tous ces grains de sable tiennent pour former des montagnes aussi grandes...
L'expérience est sympa, mais je pense que ça vaut davantage la peine soit de finir la route directement vers Sossusvlei, soit de se poser à une autre dune pour voir le lever du soleil. Peu sont accessibles (pas de pistes depuis la route), mais le paysage sera aussi chouette que la « Dune 45 », avec personne d'autre que votre petite famille et les petits scarabées qui dévalent partout.
Il ne reste pas beaucoup de trajet jusqu'à la fin de la route goudronnée. Sossusvlei et Deadvlei sont quelques kilomètres plus loin. Pour les atteindre, il faut utiliser les navettes, ou bien si vous avez un engin adapté (4x4 obligatoire, cf. les panneaux !) on peut finir soit même la route. C'est du bon sable bien profond, mais les « rails » sont bien marqués, et il n'y pratiquement qu'à se laisser guider. Je suis assez novice en conduite « tout-terrain », donc je suis passé en 4x4 standard par défaut, mais ça doit surement marcher en mode 2x4. En bon élève, j'avais aussi dégonflé les pneus.
Tout au bout de la piste on arrive donc à Sossusvlei, après avoir croisé Deadvlei sur la gauche. Il y a un genre d'immense aire de pique- nique, avec des tables réparties sous les quelques arbres disponibles. Il y a aussi des toilettes sèches. Il faut marcher un peu (enfin « il faut », c'est pas un truc horrible quand même, vu le lieu !) pour grimper sur la dune qui surplombe le lac salé. Le paysage est absolument grandiose, y'a pas grand chose d'autre à dire... Les possibilités de ballades dans les dunes sont plus ou moins infinies, moyennant d'avoir de l'eau (beaucoup), un chapeau et de la crème solaire pour ne pas finir transformé en homard. Je recommande de marcher pieds nus dans le sable, c'est beaucoup plus confortable que d'essayer de mettre des chaussures qui se toute façon se rempliront de sable, et puis je trouve que ça donne l'impression d'être en liberté, les pieds dans la tiédeur confortable des petits grains rouges... Faites attention à tous les scarabées qui dévalent la dune à toute allure. D'ailleurs, d'où il viennent tous ces scarabées ? Parce qu'on les voit toujours descendre très vite, comme apparus de nulle part. Ça a été pour moi une révélation quand j'ai « percé le secret ». Si jamais ce n'est pas évident pour vous, cherchez bien, et vous trouverez :-)
Ensuite (nous sommes à la mi-journée, pour donner une idée de l 'échelle de temps), nous avons passé quelques heures sous notre arbre à pique-niquer et bouquiner, pour faire passer les heures les plus chaudes et aller à Deadvlei sous un soleil un peu moins écrasant (pour les hommes comme pour les photographes). J'avais lu un peu tard dans notre guide qu'il est possible de monter tout en haut de la très haute dune qui surplombe le paysage à Deadvlei, et après 15 minutes de marche je renonce en me disant qu'il est idiot de monter la haut tout seul en cas de problème, et puis mon amoureuse n'étant pas tentée par l'aventure, je ne voulais pas la laisser toute seule trop longtemps, quand même. Nous commençons la marche vers le Deadvlei (il y a une petite demi-heure de marche depuis le « parking ») un peu trop tôt, vers 15h30. Il fait encore très chaud, et le sable est presque brulant (il ne faut pas laisser le même pied par terre trop longtemps !). La lumière n'est pas encore parfaite. Par contre, nous sommes absolument seuls au monde. L'environnement est absolument magique, je ne peux pas vraiment décrire ce qu'il y a dans nos cervelles, mais c'est quelque chose qui restera à vie dans nos têtes, un endroit qui nous aura marqué, comme quelques autres déjà dans les parties du monde que nous avons déjà pu voir.
On s'en retourne au campsite à la lumière du soleil qui se couche tout doucettement, à l'heure où les gens commencent à arriver en nombre dans les dunes. La route est ponctuée d'autruches, de troupes généreuses de springboks et d'oryx.
Le regret que j'aurais sur la journée est de ne pas avoir pu monter la grande dune. Si vous êtes du genre à vouloir « aller en haut », essayez de le caler dans la journée, le matin doit être plus judicieux, car il doit bien falloir 1 ou 2 heures pour faire l'aller retour. Mais ce n'est que très annexe au vu de tout le reste...
J9 : Swakopmund, Pension Rapmund
Départ matinal, la route est longue jusqu'à Swakopmund. Le paysage est toujours aussi beau, à la lumière du matin. La piste est plutôt bonne, une nouvelle fois, il est vraiment nécessaire de ne pas se laisser « endormir » et appuyer inconsidérément sur le champignon. Arrêt à Solitaire, évidement. L'endroit porte bien son nom, le décor fait un peu « Route 66 » (que je n'ai jamais vue en fait... !), et puis bien évidemment, nous n'échappons pas au struddle (un gâteau allemand aux pommes) ! La portion est généreuse, et n'ayant aucune référence en matière de struddle, nous trouvons ça plutôt un super régal. A noter qu'ils mettent des raisons secs dedans (je dis ça pour prévenir, parce que ma chère et tendre n'aime pas les raisins secs).
Plus nous avançons vers le nord, plus le paysage devient « rugueux ». Chose curieuse, on circule sur un plateau, et les cols à passer sont en fait des canyons dans lesquels il faut descendre et remonter de l'autre côté. Le paysage devient complètement lunaire une fois qu'on rentre à nouveau dans le Namib Naukluft. Il ne ferait franchement pas bon tomber en panne ici (en fait pas plus ni moins qu'ailleurs, mais bon...). L'arrivée à Walvis Bay se fait dans une ambiance de fin du monde, ciel un peu brumeux, tempête qui promène le sable des dunes sur la route et qui fouette les vitres... Au loin sur l'océan, les nombreux rigs de forage qui attendent patiemment leur tour de chantier rappellent que nous ne sommes pas si loin que ça d'une zone du monde plus ou moins troublée, et en tout cas le tout est une sorte de retour sur terre un peu brutal. Je ne me sens pas bien jusqu'à l'arrivée à Swakopmund, un mélange d'impressions noircies par ce monde industriel qui nous retombe dessus, cette tempête, bref, ce trou d'air dans le nuage sur lequel nous étions.
Nous sommes installés à la pension Rapmund, chambre avec vue sur mer, pour un prix hyper raisonnable. Si je rajoute la qualité du petit déjeuner du lendemain, je recommande chaudement le lieu, excellent rapport qualité prix. Je vous épargnerai le cliché de la rigueur à l'allemande... oups, je ne l'ai pas évité !
A noter que le bureau des parcs nationaux est tout prêt de l’hôtel, où il est possible d'acheter les permis pour le Welwitschia Drive.
Le soir nous allons manger au Tug, apparemment le restaurant chouette de Swakopmund, et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est monstrueux. On se lâche, on prend le plus gros plateau de fruits de mer et un plat de homard grillé. Attention, le plat de homard c'est un homard et demi dans l'assiette (ou trois demis homards), avec force garniture et sauces. Avec le vin, on s'en sort pour 70 € à deux, pour des plats que nous n'aurions jamais pris en France parce qu'ils auraient été franchement en dehors de nos moyens.
J10 : Spitzkoppe campsite
Après un gros ravitaillement au Spar local, on se met en route avec pour objectif du jour le Spitzkope. Un désir personnel de voir quelques unes des curiosités naturelles locales m'a finalement convaincu d'acheter un permis pour le Welwitschia Drive. Nous trouvons la route, qui traverse notamment le « moon landscape ». Chose curieuse, on a presque l'impression qu'il a plu durant la nuit, le sol semble presque humide. Etant donné que je crois avoir lu que c'est un des endroits les plus arides du monde, j'ai un sérieux doute, mais le ressenti est étrange. Certains guides il me semble indiquent que la route est vraiment mauvaise, mais elle nous a semblé être tout à fait praticable pour un véhicule standard. Le « drive » en lui même est un cul se sac, les seuls embranchements qui la quittent sont privés et desservent au regard des panneaux des concessions de mines d'uranium.
Les paysages sont sympas, mais si vous ne tenez pas absolument, contrairement à moi, à croiser les fameux welwitschias, le détour ne s'impose probablement pas. Ce sont des plantes vraiment curieuses, qui ressemblent à un « tas » de feuilles vertes (il n'y en a que deux, malgré les apparences) qui survivraient là depuis 2000 ans dans des conditions extrêmes... Assurément, unique en son genre.
Nous tentons un peu plus loin de visiter la mine d'uranium Rio Tinto (les plus gros camions du monde, dixit le Bradt !!), mais même mon plus beau sourire et mes plus grands yeux doux n'auront pas raison de la sécurité du site. Cependant il est possible de la visiter, moyennant de prévoir ça suffisamment avant. La personne à l'entrée m'a donné un numéro à appeler, je l'ai peut-être encore si cela intéresse des gens.
Aujourd'hui, nous avons éclairci le mystères des pelleteuses-roulottes, que je laissais planer depuis quelques jours. Les « grader » qui se baladent sur les routes pour en corriger la surface promènent en fait une petite roulotte le soir (ou le matin...), une fois qu'ils ont fini (ou avant de commencer) leur quota kilométrique de la journée, afin de loger leur chauffeur pendant la nuit. Il doit y avoir dans le pays toute une corporation de gars qui passent leur temps à traverser le pays pour refaire les routes, de 40 kilomètres en 40 kilomètres... Insignifiant probablement, mais un concept que je trouve à la limite du poétique...
Le long de la route, il y a quelques petits villages, avec des micro étalages et des gens qui accourent quand ils entendent la voiture arriver. Le site du Spitzkoppe est vraiment splendide, le confort est rudimentaire, et il faut bien penser à conserver le site dans son état naturel. Je pars en expédition une bonne heure sur les flancs accessibles de la montagne par un bout de sentier, au milieu d'un tas de plantes toutes plus exotiques les unes que les autres, les couleurs du coucher de soleil sont vraiment très chouettes. Notre site est par contre « mal exposé », nous perdons donc le soleil très vite. Mais il y a le choix (le camp s'étend sur plusieurs kilomètres). Soirée au coin du feu, grillades, Savanah Dry et bouquinage, classique quoi !
J11 : Mowani campsite (région de Twyfelfontein)
Destination la région de Twyfelfontein. Au nord de Uis nous prenons un genre de raccourci qui nous permettra de rencontrer notre premier panneau « éléphant » (sans les éléphants qui vont avec). Le paysage commence petit à petit à changer, à devenir plus « dur », au fur et à mesure qu'on remonte vers le nord. Nous sommes installés ce soir au Mowani Moutain Camp, sur les campsites du lodge. La situation est magnifique, de grands sites, avec une douche entre deux rochers, en pleine nature, avec une belle vue dégagée sur la vallée, splendide. Le lodge en lui même est un peu plus loin, et n'a pas l'air mal non plus.
J11 : Ongongo community campsite (Sesfontein)
Nous remontons aujourd'hui vers Ongongo campsite. Nous ne sommes pas allés voir les peintures rupestres, ce n'est pas vraiment notre tasse de thé. Quand à la montagne brulée et aux orgues basaltiques, nous nous sommes dit qu'il y avait plus de chances d'être “déçus” que réellement émerveillés, donc nous avons aussi passé notre chemin.
La route vers le nord est relativement monotone, il y a très (très) peu de monde. On croise quelques zèbres. Au nord de Palmwag, le paysage devient plus rude (enfin, c'est l'impression qu'il me fait). Peut-être est-ce aussi parce que le ciel est un peu gris et poussiéreux...
Peu avant Sesfontein il faut trouver au milieu d'un village la route qui sur la droite se dirige vers le campsite. C'est très sérieusement caillouteux. Je pense que ça doit passer avec prudence dans un véhicule standard. Par contre certains emplacements du camps eux ne sont pas accessibles aux voitures de base. Des tas de petits mômes courent autour de la voiture pour nous vendre ou demander des bidouilles. Le campement est nettement moins alléchant que les précédents, c'est plus petit, il n'y a pas une vue spectaculaire.
Nous avons passé la fin de la journée au bord de la petite piscine naturelle, assez agréable, mais le caractère “chaud” de la source me laisse songeur. Peut-être n'est-ce pas du tout une source chaude ? Je m'attendais à une sorte de jacuzzi naturel, et ce n'était pas ça.
Le gars qui s'occupe du camp nous a proposé d'aller faire un tour pour voir des éléphants, des lions, ou des himbas, (dans la même phrase)... Devant notre air dubitatif, il s'est senti obligé de mimer de manière assez disgracieuse (pour ne pas dire obscène) une femme au postérieur généreux. Ca nous a conforté dans notre idée de ne pas faire ce genre d'excursion “culturelle”, en tout cas pas en sa compagnie, et de laisser ces gens tranquilles.
J12 : Purros community campsite
Aujourd'hui départ pour “la grande aventure” vers Purros. On avait naïvement pensé pouvoir faire du ravitaillement à Sesfontein, erreur ! Le magasin propose des aliments de base (farine, huile, sucre, levure), mais pas de pain, pas non plus de vague fruit. Il y a un peu de bidoche congelée. Tout ça pour dire qu'il ne faut pas craindre de prévoir large en partant de Swakopmund, nous n'avons pas croisé de magasin “grand” jusqu'à Outjo deux jours plus tard. On repart donc avec de la farine et de la levure, on se fera notre pain...
La route vers Purros est très chouette, elle s'ouvre assez vite dans une grande vallée dont on suit le cours. Le chemin est tour à tour caillouteux, sableux, quelques lits de rivière (asséchés) à traverser. On croise quelqu'un en chemin qui nous demande un outil pour resserrer les cosses de sa batterie. Sur le moment on ne pense qu'au couteau suisse de mon amoureuse, qui parvient à faire son office, après qu'il nous a bien fait comprendre pour autant que notre outil n'était pas terrible. Le gars nous demande si ça ne dérangerait qu'on lui fasse cadeau du couteau pour qu'il puisse resserrer la cosse un peu plus loin au cas où. Devant notre refus, il part sans même dire merci... On a fait quelque chose de pas bien ?
En route on aperçoit des girafes qui se reposent dans le lit de la rivière.
Le campement est vraiment superbe, magnifique, au milieu des arbres sur le bord du lit de la rivière. Notre site est sous un arbre qui forme un petit espace privé avec un bac pour faire la vaisselle et un robinet, à quelques mètres, des sanitaires sont aménagés sous un autre arbre, le tout bien ratissé, c'est incroyable de trouver ça ici. Un vrai petit coin de paradis.
On part à la recherche d'éléphants en compagnie du guide (qui s'occupe aussi de gérer le campement). Il s'installe dans notre voiture et nous emmène là où il pense qu'on puisse voir des bestiaux. Il nous fait descendre un lit de rivière où coule encore un peu d'eau. On découvre notre premier éléphant (du désert, en plus !). C'est vrai que c'est sacrément majestueux... On en trouve un autre un peu plus loin, et on en profite pour s'enliser dans de la bouillasse, avec l'éléphant pas très loin. Instant de panique (pour moi), mais en fait un coup de vitesse lente nous permet de sortir sans problème. Le guide a en fait bien plus confiance dans les capacités motrices de la voiture que moi... On croise un tas de girafes en revenant vers le village. Le guide nous a aussi raconté entre temps que l'équipe de “Rendez-vous en Terre Inconnue” était venue par là pour tourner et qu'il avait servi d’interprète pour l'émission, étant himba lui même. Apparemment, Muriel Robin serait même revenue quelques jours seulement avant notre arrivée. Sur le moment on pense qu'il essaie de nous faire plaisir en nous faisant croire à une sorte de coïncidence sympathique. Nous verrons une émission quelques mois après notre retour qui nous fera penser que c'était peut-être tout à fait vrai...
On se fait un bonne petite soirée au coin du feu avec notre pain cuit au feu de bois (façon patate, enrobé dans de l'alu, c'est pas mal, mais on expérimentera en galette sur la grille du barbeuk plus tard, c'est pas mal non plus), des tas de petites bougies et un bon bouquin. Il y a des vaches dans le camp qui font du bruit, mais la nuit, on a vite fait d'imaginer que c'est un éléphant qui va surgir de nulle part...
J13 : Purros community campsite
Journée “repos” dans le petit coin de bout du monde de Purros, grasse matinée, bouquinage sous les arbres... Histoire de se remettre de nos émotions, et de nous préparer à toutes celles qui arrivent !
J14 : Palmwag lodge
Au matin, nous partons traquer le lion, toujours en compagnie du même guide. Il nous fait descendre à nouveau le cours de la rivière : les bestiaux à crinière ont apparemment déjeuné la veille d'un zèbre, dont la carcasse est toujours en place et que le guide pense toujours assez appétissante pour les faire revenir. Cependant, nous ne les verrons pas montrer le bout de leur museau. Ca ne peut pas marcher à tous les coups, et paradoxalement, ça nous rassure presque de voir que tous les animaux de cette région ne sont pas trop humanisés et prévisibles.
Au retour vers le campsite, nous passons amener le guide chez lui dans le village voisin. Il souhaite faire coucou à sa famille avant de retourner prendre son poste au camp. Tout son petit monde habite une petite case sans toit. Ne sachant trop que faire et n'étant en fait pas très à l'aise à l'idée d'aller jouer les touristes en mal d'intégration, nous n'osons pas trop descendre du véhicule et aller nous incruster à ce moment de tendresse familiale : nous échangeons des sourires avec les petits mômes qui sont là, et qui ont l'air aussi gênés que nous. Nous ne sommes distants que de quelques mètres, mais on mesure qu'un monde entier de modes de vie et de certitudes nous sépare... Ca ressemble probablement à de la philosophie de comptoir, mais c'est ce que je ressens à ce moment là. Je me sens un peu idiot là, dans ma grosse voiture, à ne pas trop savoir que faire...
Nous reprenons la route vers Palmwag (la même qu'à l'aller, l'étape à Ongongo en moins, ça se fait très bien dans la journée). Elle est ponctuée au départ de Purros d'éléphants du désert batifolant dans le lit asséché de la rivière, et de tas de girafes en arrivant à Palmwag.
Nous avions réservé le camp, mais en arrivant, on décide de se mettre dans une chambre du lodge parce que, parce que bon... ! Chambre qui au demeurant est très agréable. Le thé et les gâteaux de l'après-midi sont en libre service au bar. Sur le trajet qui mène à la piscine du lodge, on voit en contrebas des passerelles des traces de pieds tailles 245, qui doivent correspondre aux pas des éléphants qui se baladent dans le coin... Nous profitons du coucher du soleil sur la terrasse du restaurant, surplombant la nature environnante ou un pachyderme nonchalant ne tarde pas à faire son apparition. Je ne vous épargnerai donc pas le cliché du coktail en terrasse au coucher du soleil avec vue sur une grosse bébête, parce que mine de rien, ça doit correspondre dans notre subconscient à une expérience de luxo-aventuro-naturo-vacances dont nous rêvions avant d'être là... Le repas au restaurant est très bien, de même que la nuit qui suivra (sous la couette, pas dans le restaurant...).
J15 : Okaukuejo campsite (Etosha)
Au matin après un petit déjeuner gargantuesque, surprise au moment du chargement, la commande à distance de l'ouverture des portes ne fonctionne pas. Surprenant, d'autant plus que le témoin lumineux sur la commande fonctionne, lui. Ouverture “à l'ancienne”, et petit coup d'adrénaline, la voiture ne démarre pas. Eclair de lucidité : les phares dont je suis conscient depuis le début du périple que je vais au moins une fois oublier de les éteindre ont choisi la veille pour exercer leur traitrise. Plus de batterie donc. Heureusement nous sommes sur le parking d'un lodge, donc la leçon n'est pas trop violente et nous trouvons deux espagnols contents de nous rendre service, d'autant plus que quelques jours avant ils avaient été eux laissés sur le bord de la route sans aide au désenlisage... Mine de rien, démarrer un gros diesel avec des câbles ne va pas de soi. Il faut faire accélerer le moteur du véhicule en marche, le ralenti seul n'étant pas suffisant pour délivrer la puissance nécessaire au démarrage de l'autre. Cette astuce (qui en est une en tout cas pour moi, n'ayant que quelques connaissances très basiques en mécanique automobile) nous a été enseignée par une personne du lodge, que nous avions été quérir en panique après de nombreux essais infructueux.
Route vers Outjo, où nous arrivons à la sortie des écoles. Une marée d'écoliers de tous âges se promène dans la ville, chacun dans l'uniforme de son institution. Gros ravitaillement au Spar et bottle shop locaux. On effectue aussi un raid dans une boucherie où on se charge biltong maison (épicé et nature) qui s'avèrera être un immense cru : un peu gras, pas trop sec, fondant sous la dent, un vrai régal. Je fais également l'acquisition d'un steak de koudou, qu'une cuisson ultérieure se voulant à point transformera avec application en semelle Méphisto. Néanmoins, la pointe d'exotisme sera présente au diner !
Direction ensuite Etosha et son entrée sud. Nous nous installons au camp d'Okaukuejo vers 17h. Le camp pour le coup est beaucoup moins “sexy” que ceux que nous avons croisés jusqu'à maintenant, et on comprend que la réservation était importante étant donné le monde. Le point d'eau est à quelques pas à peine, ambiance salle de cinéma, bancs surplombant la boutasse avec quelques barbelés pour isoler les deux pattes des quatre pattes et des plumes. Pour le moment, quelques zèbres et girafes sont là. Au fur et à mesure que l'horizon remonte vers le soleil rougissant, de nombreuses girafes s'approchent de l'eau, mêlant leurs cous et donnant des reflets très photogéniques à la lumière du couchant. Des armées de “dindons” sont à la parade : oiseaux format poulet, noirs à tâches blanches, qui ont apparemment oublié leur aptitude à voler. Ils cavalent sans cesse autour du point d'eau, en espérant désespérément attirer l'attention. La mienne en tout cas leur est acquise, et j'ai monté un fan club dindons, pour faire reconnaitre le mal qu'ils se donnent pour nous.
Aller retour à la voiture pour ramener des munitions buvables à bulles pour accompagner le biltong, et apparition du premier rhino. Je crois que ce sont des rhinocéros noirs, apparemment assez rares. Peu après, un springbok baguenaudant dans le coin détalle sans crier gare, pour laisser place à Mme. et M. Lions. Ce sont nos premiers. Des flashes de photographes éclatent autour du bassin, je ne suis pas convaincu que ce soit une très bonne idée... Un deuxième rhino se présente, ainsi que des éléphants qui viennent s'abreuver. A la jumelle et dans le peu de lumière donnée par l'éclairage du plan d'eau, on s'aperçoit que la lionne est accompagnée de deux petits lionceaux.
Après le repas, on retourne au trou d'eau, où deux nouveaux rhinos sont là. D'autres éléphants montrent le bout de leurs trompes... Des chacals se promènent dans les environs du camp, probablement attirés par les reliquats de koudous trop cuit et autres déchets comestibles. C'est vraiment une soirée magnifique, même si le cadre est un peu plus “zoo”, le ballet de tous ces animaux qui se succèdent, se chassent est vraiment un spectacle inoubliable.
J16 : Halali campsite (Etosha)
La nuit a été un peu difficile, ponctuée d'un côté par les hurlements probables de chacals et supposés de lions, et de l'autre par les ronronnements du frigo, qui pour la première fois depuis notre départ fonctionne de nuit (conséquemment au premier campsite que nous rencontrons disposant de prises de courant). Le départ est très matinal pour essayer d'apercevoir les bébêtes avant qu'elles ne s'endorment à l'ombre dans le chaud de la journée. Nous croisons nos premières hyènes. La tournée des trous d'eau suit un parcours assez « standard ». Le taux de répétabilité des rencontres est probablement très bas, mais voici nos principales observations : Olifantsbad : deux magnifiques lions à la parade Charistaub : une bande d'éléphants tassés sous un arbres, avec plein de petits dans les pattes de leurs mamans Salvadora : des centaines de zèbres, avec des petits, certains prennent une pose toute douce en plaçant leurs truffes dans leurs cous respectifs. Nous ne savons pas trop quelle est la signification de ce comportement, mais il semble empreint d'une grande tendresse zébresque Rietfontein : une bande d'une vingtaine d'éléphants pataugent avec délectation dans la bouillasse, des petits font des noeuds avec leur trompe Homob : deux lions au repos sous un arbre. De manière générale, le paysage est ponctué de troupeaux immenses de zèbres, springboks, gnus et autres herbivores, éléphants compris. Nous prenons notre repas de midi au buffet du camp Halali, avant de prendre le soleil près de la piscine et de se laisser aller à une bonne sieste. Nous retournons à Rietfontein voir si nos éléphant sont toujours là, mais ils ont disparu et cédé la place à une lionne qui passe sa fin d'après-midi là.
Le trou d'eau du campement restera désert, mis à part quelques dindons et une hyène qui viendra se perdre là. La nuit est relativement chaude dans mon souvenir, probablement parce que j'y ai mal dormi.
J17: Namutoni campsite (Etosha)
Lever difficile après une nuit agitée. Départ pour Goas. Sur la route, pas encore très loin du camp, on se fait insulter par un gars dans son pick-up qui nous reproche d'avoir pris une route en travaux et qui est fermée, alors que nous n'avons pas vu le moindre panneau. Il s'avérera en fait qu'il était par terre, selon le responsable du chantier c'est « your people » qui l'ont enlevé, en gros, ces salauds de touristes dont le loisir principal est d'enlever les panneaux. Le gars est presque à devenir violent quand nous expliquons que nous n'avons voulu embêter personne, nous opérons donc un repli défensif stratégique et prendrons une autre route pour commencer la journée. Je comprends qu'il ne soit pas content que des gens viennent retarder son chantier, cela arrive peut-être tous les jours pour lui, nous ne sommes pas à sa place. Néanmoins, c'est la première fois que nous avons l'impression de gêner, et ce genre d'événements ont le don de me ruiner une journée, ma cervelle ressassant sans cesse les mauvais moments avant d'accepter tous les bons. Nous croisons un beau lion solitaire dans la savane, mais peu de bestiaux (non plus que de gens d'ailleurs) durant la matinée.
Nous aurons le bonheur cependant au détour d'un virage de croiser une scène mémorable. Trois lions épluchent une carcasse de girafe déjà bien entamée. Un troupeau de hyènes est positionné en retrait, avec une tactique (ou un comportement que nous interprétons comme tel) d'étouffement des lions, qui finissent par abandonner la carcasse. Les hyènes prennent position et semblent se délecter des restes puants de viande faisandée, pataugent là dedans puis se roulent dans la poussière. Elles déambulent autour des quelques véhicules observant la scène, c'est très impressionnant. Ces bêtes ont vraiment la gueule de l'emploi (enfin, du leur). On n'imaginerait pas un charognard autrement. Chose curieuse, sous un certain profil, elles ont presque l'air sympathiques et câlines... J'ai pris un film de la scène, principalement pour garder en mémoire les bruits de craquements d'os, de grognements... Des petits chacals se joignent à la fête et boulottent notamment ce qui était il y a peu une tête de girafe.
Nous finissons la matinée à Chudob, où nous assistons à un spectacle d'herbivores en tout genre et en grand nombre, l'ensemble formant une joyeuse carte postale. On y trouve notamment nos premiers phacochères, ainsi qu'une énorme bête que nous baptisons « Eland », en prenant le bestiau le plus proche en dessin dans notre guide.
Après-midi au camp de Namutoni, la piscine est d'un beau vert, qui malgré tout ne donne guère d'espoir d'aller nous y baigner... Nous nous posons cependant sur les transats au soleil et gouleyons quelques frites de la baraque voisine.
Nous repartons à nos trous d'eau l'après midi, mais cela ne sera guère fructueux.
Les bâtiments de Namutoni sont assez particuliers, il semble que ce soit une ancienne prison, le tout réaménagé en magasins et cafés, assez sympathiques au demeurant. Bien fatigués que nous sommes, nous passons la soirée au coin du feu et très vite au fond des duvets.
J18 : Mahangu Safari Lodge campsite (près de Mahango)
Très grosse étape aujourd'hui, la plus longue du séjour en fait (640 km), direction, le nord. Au sortir du camp le matin, on dérape presque sur un gros chat à tâches qui traverse la route devant nous. Nous cherchons à le revoir dans les fourrés, mais il a du se cacher très vite... guépard ou léopard donc, on en a vu un !
Une fois partis, la route se déroule, à peu de chose près rectiligne dans la garrigue locale. Plus on avance vers le nord, plus les petits villages se succèdent. On ravitaille à Rundu, ville atmosphère bout du monde plutôt grande, à l'ambiance joyeusement bordélique. Essence, supermarché, tout est dispo ici.
Nous avons un emplacement extra au Mahangu Safari lodge, au bord du fleuve Okavango. C'est d'ailleurs curieux de retrouver un cours d'eau aussi important, après tout ce temps passé dans des paysages très arides. La chaleur est très humide, et nous apprécions la petite piscine, même si elle est plutôt fraiche. Le camp est plein de panneaux « attention hippopotames », et propose des ballades en bateau sur le fleuve pour les découvrir (nous n'y avons pas participé).
Nous nous endormons le soir au bruit des batifolements des hippos dans la rivière. C'est très impressionnant, d'autant qu'on se doute qu'ils ne sont pas très loins, mais qu'on ne les voit pas du tout. Nous avons aujourd'hui pris notre premier comprimé de Malarone, cf. les commentaires du début sur le palu. Nous avons en fait vu nos premiers moustiques à Etosha (en nombre très limité pour autant).
J19 : Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi)
Le matin visite au parc de Mahangu. On descend la branche qui suit plus ou moins la rivière. Nous n'y trouverons pas profusion de bestioles, mais découvrirons nos premiers hippopotames (enfin, juste leur tête sur l'eau), ainsi qu'un beau crocodile dans le courant d'un bras de fleuve. Arrivés au bas de la boucle, nous essayons de remonter par la piste de l'intérieur des terres, mais je m'enlise au bout de quelques mètres dans le sable, et nous préférons rebrousser chemin et tracer notre route vers la destination du soir directement.
Nous déroulons donc la route de la bande de Caprivi, direction Namushasha, en franche ligne droite. Pique-nique sur une « aire », à quelques kilomètres de la frontière avec l'Angola. Un peu avant Kongola, droite toute.
Le lodge se situe au dessus de la rivière Kwando (je crois), dans un paysage de marécages et d'eau. Fini les étendues arides et désertiques. La terrasse du lodge domine superbement le paysage, et les logement en dur du lodge ont l'air pas mal du tout. Ils sont cependant tous pleins, et nous ne pourrons pas nous « upgrader ». Verre de rouge sur cette même terrasse avec vue sur les éléphants au coucher du soleil, rien à redire.
Le camp est bien pourvu, douches chauffées au bois (peut-être pas si développement durable que ça, il faut fournir le bois...). Comme à Purros, nous nous faisons notre pain nous même, farine et levure de boulanger, mais en remplaçant la cuisson aluminium sur braises par une méthode galette sur grilles de barbecue, et ça donne un résultat plutôt sympa. Assurément, en cas de coup dur, y'a de quoi se caler comme il faut !
J20: Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi)
Aujourd'hui, on se fait la « totale » au lodge. Croisière (toutes proportions gardées...) en bateau le matin dans des labyrinthes de papyrus et nénuphars en tout genre. Le guide nous amène tout près d'hippos dans leur piscine, nous verrons aussi un gros lézard vert à ventre jaune, immédiatement baptisé comme tel dans notre carnet de route.
L'après-midi, « nature-drive » dans un énorme camion judicieusement appelé « monster », dont je ne parviendrai à tenir le volant que pendant une pause photo... Nous y verrons des groupes d'éléphants relativement proches, ainsi que notre premier buffle et un hippopotame hors de l'eau. La ballade est sympa, mais probablement pas indispensable.
Nous prenons notre repas du soir au lodge, c'est un buffet et la nourriture ne nous laissera pas un souvenir impérissable, mais le cadre est vraiment très chouette. Demain, route vers le Botswana ! Mon palpitant commence à battre un peu plus fort au moment ou j'écris, quand je repense à ce lendemain en question...
J20 : Kubu Lodge campsite (Kasane)
Mouvement donc vers la frontière par la route principale de la bande de Caprivi. Passage de la frontière à Ngoma, les douaniers des deux bords sont très accueillant, bref, on leur proposerait bien un job à Roissy pour remplacer les nôtres... La voiture est cependant fouillée à la recherche de viande, les roues et chaussures passées dans un bain de désinfectant, dont j'ignore si les bactéries s'enfuient vraiment tant ce bain a l'air là depuis longtemps...
Route vers Kasane, dès l'arrivée on commence à se faire une idée de l'endroit : les voitures s'arrêtent au milieu de la route pour laisser traverser... les éléphants ! Nous sommes posés au campsite du Kubu Lodge, c'est un peu rustique (du niveau d'un camping français en fait...), mais d'après les conseils de Tourmaline, c'est ce qu'il y a de moins pire à Kasane. Nous nous réservons une nuit au « The Garden on the Chobe River lodge » pour deux jours plus tard, étant donné que deux nuits sont libres dans notre planning (que nous avons laissées comme telles pour tenter d'avoir une place à Ihaha, malgré le prétendu et fameux « fully-booked » annoncé, j'y reviendrai). Kasane est une ville assez originale, globalement rectiligne le long du fleuve, et succession de lodge tous plus beaux les uns que les autres, dans une ambiance clairement beaucoup plus « téléobjectifs gilets plein de poches » que « compact camping barbecue ». Nous nous situons entre les deux, je n'ai plein de poches que dans mon short en convenant que c'est bien utile, mais j'ai gardé l'appareil compact plus pratique à promener.
Ensuite, départ pour la croisière du soir sur le Chobe. Nous partons avec une voiture du lodge qui nous amène à un petit embarcadère où nous prenons place sur une petite barcasse, peu nombreux et uniquement avec des français.
Je ne préfère pas essayer de décrire ce que nous avons ressenti durant ces quelques heures sur le fleuve. Hippopotames, éléphants et buffles par centaines, troupeau d'éléphants qui traverse le fleuve à quelques mètres du bateau pour aller se prélasser dans des marres de boue, lumière magnifique... Un moment qui restera, comme Sossusvlei, dans les plus beaux moments de rêve que nous avons vécus.
Deux conseils qui me paraissent importants : faire ce tour en bateau absolument, même si vous n'avez que quelques jours, mais en revanche, essayez de ne pas commencer par là, étant donné que la suite vous paraitra d'une certaine manière un peu plus fade...
Diner au restaurant du Kubu lodge, très bien tant au niveau agrément de l'endroit que ce qu'il y a dans l'assiette. De toute façon, nous sommes encore perdus dans notre petit nuage d'images de cette ballade, et on pourrait manger des choux de Bruxelles crus qu'on trouverait de toute façon délicieux...
J21 : Maramba River lodge (Livingstone)
Départ pour la Zambie, direction les Chutes Victoria. Nos transferts ont été organisés par Tourmaline et sont assurés par Bushtracks. De peur d'oublier plus tard, je les recommande, tout était réglé comme du papier à musique et à fonctionné parfaitement. Nous avons au final je pense gagné beaucoup de temps, et probablement pas perdu tant d'argent que ça.
J'avais en effet choisi de ne pas faire passer notre voiture en Zambie, suite à de nombreux compte-rendus que j'avais lu sur le forum. Je n'ai pas eu à le regretter. Nous avons passé les frontières comme des fleurs (pas trouvé meilleure image !), avec une barque rien que pour nous, presque pas d'attente du côté Zambien (la personne de Bushtracks doit avoir ses entrées dans le bureau de l'immigration). Particulièrement du côté Zambie, la frontière est un immense chaos, camions par centaines (alors que seulement quelques bacs bringuebalant les prennent un par un !), voitures, foule, bureaux apparemment multiples. Il y a je pense de quoi y perdre beaucoup de temps et de sang froid, et certainement aussi d'argent quand on est un touriste un peu perdu qui cherche à se sortir de ce bourbier.
Même si vous n'êtes là que pour une nuit (en l'occurrence comme nous), je vous conseille de prendre le visa « multiple entries » de la Zambie (cf. plus loin)...
Notre chauffeur nous dépose au Maramba river lodge (entre Livingstone et les chutes, bon rapport qualité prix), puis direction les chutes en taxi (prix modique, car je ne m'en rappelle plus). Déception à l'arrivée du côté Zambie : il n'y a pour ainsi dire pas d'eau, et donc... pas de chutes ! J'avais bien lu que le mois de septembre n'est pas l'époque où les chutes sont les plus belles, mais là, c'est la douche froide (ce n'est pas le cas de le dire...). La configuration des lieux fait qu'il est indispensable de passer au Zimbabwe pour profiter vraiment du spectacle, ce que je n'avais pas prévu de faire, pour raisons vaguement idéologiques et peut-être financières. Mais bon, nous n'avons pas fait tout ce chemin pour nous arrêter là, et nous gagnons bien notre vie, donc, direction le Zimbabwe ! Enfin, d'abord, direction le distributeur du Zambezi Sun...
On repasse l'immigration Zambienne, puis taxi jusqu'au poste du Zinmbabwe en passant sur le pont qui enjambe le Zambèze. La distribution commence : coût du visa pour le Zimbabwe (je ne l'ai plus en tête, mais plusieurs dizaines de dollars par tête, à vérifier à votre départ), puis 20 ou 30 dollars d'entrée du parc national.
La ballade en revanche le long des chutes est là beaucoup plus spectaculaire, on va tout près, et il n'y a pour ainsi dire personne.
Retour au poste frontière du Zimbabwe pour sortir, puis re-taxi vers le poste Zambien, ou il faut repayer le visa single-entry plein pot (je ne rappelle plus, plusieurs dizaines de dollars également, mais il était très très rentable de prendre de base le multiple-entries).
Retour au lodge et diner sur la terrasse au dessus du bras de rivière envahi par les jacinthes d'eau.
J22 : The garden on the Chobe River Lodge (Kasane)
Avant de rentrer à Kasane, petit plaisir : visite matinale à Livingstone Island, au milieu du Zambèze, juste au dessus des chutes. Départ du Royal Livingstone en petit bateau, traversée de l'ile à pied, on se met en tenue de bain, et hop, à pied et à la nage dans le Zambèze, à quelques mètres des chutes ! C'est vraiment très excitant, le guide nous amène jusqu'à une sorte de piscine vraiment à l'aplomb des chutes, il y a même moyen de plonger d'un rocher de manière, sur la photo que le guide prend, à avoir l'air de se jeter dans le vide. C'est vraiment très très spectaculaire, et l'adrénaline est bien là... Ensuite, on nous offre un petit déjeuner gargantuesque sur la petite ile.
Cette excursion est vraiment à faire selon moi, le prix est assez raisonnable au regard de la qualité de ce qui est proposé et des émotions et souvenirs qui en restent. En tout cas, si vous choisissez de ne pas aller au Zimbabwe, c'est vraiment une manière originale de profiter des chutes du côté Zambien. Signe peut-être du destin, j'ai perdu la carte mémoire qui contenait « la » fameuse photo où je semble sauter dans le vide...
Retour au Maramba lodge pour reprendre les sacs à dos, puis direction Kasane via la Zambie.
Mis à part le taxi Maramba ↔ Chutes, tous les transferts avaient été organisés par Bustracks, millimétrés, nous avons vraiment profité de ces deux journées à fond sans soucis techniques d'organisation locale. Ce n'est certes pas très aventurier, mais, vraiment, je suis convaincu que ça économise énormément de soucis, qui, si vous n'êtes là que peu de temps peuvent vite prendre le pas sur le plaisir et gâcher des moments potentiellement inoubliables.
A Kasane, nous sommes donc au The Garden on the Chobe River lodge. C'est la première fois que nous sommes dans un lodge vraiment « luxe » (d'avantage que Bagatelle), et il faut avouer que se prélasser dans une chambre pleines de fleurs, avec sa petite terrasse, une super salle de bain, c'est vraiment agréable... Nous nous laissons aller tout l'après-midi à bouquiner et faire la sieste, avant de prendre un repas du soir somptueux. Tout le monde dine à la même table, le vin est « à volonté ». Malgré quelques coupures de courant intempestives, la soirée est dans la lignée de ces derniers jours : magique...
J23 : Ihaha campsite (Chobe National Park)
Petit-déj' de luxe dans notre lodge de luxe (qui nous coutera en fait 100 dollars de moins que prévu, super affaire !), puis direction le Chobe Riverfront. A l'entrée du Parc, nous n'avons aucune difficulté à obtenir un permis pour la nuit au campsite d'Ihaha.
Petite parenthèse du coup sur les parcs du Botswana. Lors de la préparation du voyage, j'avais compris qu'il était assez dur d'avoir des places réservées, les camps étant supposément tous pleins plus d'un an à l'avance. J'avais néanmoins également en tête les rapports de nombreuses personnes qui étaient parvenues sans soucis à trouver des places au jour le jour. Désireux cependant d'assurer le coup au maximum, j'avais demandé à Tourmaline d'organiser des réservations, sans véritablement me rendre compte qu'ils utilisent pour ça les services d'un agent au Botswana qui vous est refacturé 240 dollars ! La nuit que nous avons passée à Ihaha était prétendument fully-booked, de même qu'une nuit ensuite à Moremi que nous n'avons pas eu de mal à trouver sur place... Nous avons au final payé ces 240 dollars pour avoir un permis d'entrée au parc acheté à l'avance, étant donné que l'agent facture quel que soit le résultat... La conclusion de ça pour moi est donc en effet de confirmer que s'il n'est pas vain de tenter de réserver directement auprès du service des parcs, acheter les services d'un courtier est inutile, et même proche de l'arnaque. J'avais raccroché mon chapeau d'aventurier sur ce coup-là en voulant trop contrôler les événements, et je m'en suis mordu les doigts.
Le river front regorge en particulier d'éléphants, très nombreux. Nous croisons aussi des « antilopes à rond blanc sur les fesses » et des hippotragues à tête noire (à vos souhaits). Plusieurs fois, nous rebrousserons chemin pour éviter de passer trop prêt de groupes de pachydermes dont le chef apparent nous reluquait d'un œil mauvais. Une zone de pique-nique est disponible le long du parcours, tout aussi dangereuse a priori qu'ailleurs, où il est part contre interdit de descendre...
Cela dit, le campsite est du même acabit : notre emplacement est un peu à l'écart, une sorte de déversoir pour visiteurs en excès. Il n'est pas aménagé, et le trajet entre le site et le bloc sanitaire est long et, plus ennuyeux, ponctué de buffles allongés sous les arbres. Ambiance.
Nous établissons notre campement auprès d'un gros fourré, à la lisière de la grande plaine herbeuse où au loin s'écoule le fleuve. Au détour d'une chaise déchargée du coffre, je vois à quelques mètres à peine derrière un buisson une tête d'éléphant... Le temps de prévenir les voisins qui ne l'ont pas vue, nous opérons un repli stratégique dans la voiture, terrorisés à l'idée qu'elle puisse être sur leur route malgré les précautions que nous pensions avoir prises... La petite troupe passera finalement calmement entre les deux emplacements pour aller profiter de la fin de journée sur la plaine... Point positif : on peut maintenant se vanter d'avoir eu un jour dans notre vie la visite d'éléphants sur notre site de camping... et ce n'est pas fini... !
Diner à la bougie au coin du feu, une soirée de plus qui restera dans les annales de nos souvenirs !
Durant la nuit qui s'ensuit, ma compagne est réveillée par des bruits plus ou moins douteux. Au réveil le lendemain matin, nos voisins qui ont veillé nous informerons du passage d'un groupe de lions sur notre emplacement, correspondant parfaitement à la période où ma compagne s'est réveillée.
J24: Planet Baobab campsite
Nous continuons la boucle du river front jusqu'à Ngoma gate, avant de reprendre au sud direction Maun, par Nata et Gweta. Après de très longues hésitations, je n'ai pas choisi de prendre par Savuti, suite à divers avis publiés sur le forum et aussi aux conseils de Tourmaline. Je me suis dit que pour une première fois, nous ne tenterions pas le diable d'une traversée potentiellement compliquée.
La route Kasane Nata est en fait une galère, certes d'un autre genre probablement que le sable de Savuti. Plus on va vers le sud, plus des nids de poules (enfin, de poules aux hormones, format dindon...) se multiplient très dangereusement, imposant un slalom permanent, et ne permettant pas de rouler à une vitesse digne d'une route goudronnée. C'est assez dangereux, bien plus en tout cas que ce à quoi je me serais attendu si l'on m'avait dit de faire attention à des nids de poules. A noter que nous avons également croisé de nombreuses zones de travaux, probablement une réponse à la situation véritablement désastreuse de cette route.
Nous voyons aussi nos premières gouttes de pluie. Le campsite de Planet Baobab est plutôt agréable, sans être beaucoup plus original qu'une étape sur la longue route, ce qu'il est en fait... Durant la nuit que nous passerons ici, nous aurons de la pluie, et nous verrons aussi un orage passer au loin... Nous ne nous attendions pas à ça pour la saison !
J25 : Audi Camp campsite (Maun)
En route pour Maun, nous visitons le Nxai Pan, sous des averses régulières. Sous de gros nuages noirs, le paysage est presque un peu lugubre, d'autant plus qu'il y a très peu d'animaux, qui ne sont pas là en cette saison. Nxai est en fait d'avantage une zone où l'eau doit s'accumuler à la saison humide qu'un lac salé. La piste qui y conduit était fraichement tracée, praticable mais très sableuse. L'événement notable de cette matinée, c'est une famille d'autruches composée d'un adulte et d'une myriade de petits gentiment en chemin sur la route, que nous rattrapons donc... Mais ils ne souhaitent pas sortir, pas du tout... tant est si bien que sans pourtant avoir trop insisté, nous nous retrouvons chargés par maman autruche, toutes ailes dehors !
Nous faisons un détour par les Baobabs de Baines, un groupes de très beaux arbres qui poussent au bord d'un lac salé. Le site est vraiment très chouette, un peu à l'écart, propice à un pique nique sympa. Il y a pas loin un site de camp, dont je ne sais pas s'il on peut facilement y dormir ou pas.
Nous finissons la route vers Maun, ponctuée de troupeaux d'animaux domestiques qui imposent de fréquents ralentissements (enfin, pas à tout le monde, mais nous tenons à nos vies et à notre franchise...). A Maun, nous récupérons le permis d'accès à Moremi chez le courtier dont j'ai parlé un peu au dessus. Plus de commentaires à ce stade... Le Audi Camp est pour le coup le site le moins bien que nous ayons vu, tout le monde est relativement empilé. Une arrivée de bonne heure semble permettre d'être installé sur la parcelle de gazon qui est à l'entrée, et ainsi éviter d'être compacté tout au fond du camp. L'espace restau et piscine est plutôt agréable. Le camp est à la sortie nord de Maun et donc sur la route de Moremi. Cependant, je ne vois pas ça comme un élément suffisamment décisif pour ne pas essayer d'en trouver un autre à Maun, le jour où nous serons de retour !
J26 : Third bridge campsite (Moremi)
Aujourd'hui, départ de bonne heure pour le parc de Moremi, muni de notre « sésame » (rire jaune...) chèrement payé pour l'entrée plus une nuit à South Gate (cf. plus haut). Arrivée à la porte, on nous confirme qu'il y a naturellement de la place pour ce soir à Third Bridge, et qu'il n'y a qu'à s'arranger avec le ranger sur place. Il pleut ce matin, et les forêts des alentours de la piste qui nous conduit vers le Moremi nous rappellent un peu un automne chez nous, il fait gris, il pleut, les couleurs sont un peu passées, bref, moins dépaysant qu'imaginé. Nous ne voyons quasiment aucun animal. Les pistes sont en bon état, mais on imagine bien ce que ça peut devenir en saison des pluies, la terre a l'air très fine, et la moindre petite marre est très bouillasseuse. Un des deux premiers ponts (je ne me rappelle plus lequel) n'est plus vraiment praticable, et il faut traverser dans un gué à côté.
Arrivés à Third Bridge, pas de ranger en vue, nous suivons donc les conseils d'un sudaf' local qui nous conseille de nous trouver un arbre, de nous poser dessous et d'attendre de voir ce qui se passe.
Nous repartons faire le tour de Mboma Island, le paysage est très sauvage, et à la pointe de l'ile, la petite station de bateau fait très « bout du monde ». Du côté est, nous croisons quelques éléphants. La route étant très étroite et entourée d'arbres, ces mêmes éléphants se découvrent pour certains au dernier moment, et du coup très très prêt de la voiture, et les possibilités de faire demi-tour sont... compliquées. Nous n'aurons pas ce besoin, mais néanmoins, l'adrénaline est montée quelque fois ! A ceux qui craindraient de rayer leurs véhicules, ne pas passer par là, ces mêmes arbres très serrés autour de la voiture sont potentiellement les meilleurs amis de votre carrossier. Notre loueur ne dira rien, mais sûrement parce que nous aurons de quoi porter ses yeux ailleurs... (cf. plus loin).
De retour au camp, nous finirons l'après-midi à bouquiner, en observant les babouins se déchainer sur les installations d'un site voisin dont les propriétaires sont partis en ballade : la bâche de protection montée sur piquets est devenue un trampoline pour babouins, qui s'en donnent à cœur joie, c'est très impressionnant. Le seul moyen de les éloigner serait d'aller à leur emplacement et d'y rester, mais ce serait délaisser le nôtre qui serait ravagé à son tour. En un moment d'inattention, l'un de ces babouins est monté dans notre voiture dont nous avions oublié de fermer la porte, et il a fallu le chasser séance tenante, juste le temps pour lui de chaparder un bout de papier qui trainait dans un vide-poche.
La soirée sera bien plus calme qu'à Ihaha, pas d'éléphants dans le camping ni de lions...
J27 : Audi Camp campsite (Maun)
Lever de bonne heure pour profiter de la matinée dans les pistes de Moremi. On nous a la veille indiqué un coin où une belle bande de lions était susceptible de camper. Après quelques recherches parmi les (très très) nombreuses pistes « annexes », nous les repérons finalement. Une belle bande de 10 lionnes qui font la grasse matinée, en prenant la pose devant les quelques voitures hérissées de téléobjectifs et autres jumelles. Très impressionnant d'être tout prêt d'une telle bande de carnassiers... Nous continuerons la matinée à découvrir les multitudes de petites pistes (toutes méthodiquement répertoriées dans la cartographie GPS de Tracks4africa, peut-être l'endroit où ce même GPS a été le plus utile d'ailleurs, même si ce n'est pas très aventurier...). Quelques petites bêtes par ci par là, de belles marres à hippos, quelques herbivores terrestres. Pour les férus conducteurs tout terrain, il y a là vraiment moyen de tester les capacités de son véhicule (notamment des traversées de bras de rivières), mais en tout cas, nous ne tenterons pas l'aventure, vu que je ne suis pas sûr de maitriser tous les éléments. Rester planté au fond d'une marre de boue ne me tente guère (et le prix du dépannage encore moins!). Par contre, un arbre pas très vigilant a décidé de traverser le chemin durant notre seule marche arrière de la journée (la seule où j'avais un peu pris confiance, depuis presque un mois...)... On devrait toujours faire attention aux arbres qui traversent... Bref, une aile arrière pliée, un pare-choc bousillé et un phare cassé, ça va faire mal à la carte bleue... Les petites rayures d'hier feront du coup office de cerise sur le gâteau...
Le coup psychologique est rude, du coup on se rentre un peu choqués (surtout moi, même si y'a pas mort d'homme, ça fait mal de perdre 1000 euros en se disant que si machin bidule on aurait pas fait trucmuche et que du coup voilà). Pour se remonter le moral, tequila sunrise et poulet frite sur la terrasse du Audi Camp feront l'affaire ! Nous sommes cette fois-ci installés sur la pelouse à l'entrée du camp, qui est bien plus agréable que la partie du site où nous avons passé la première nuit (arriver tôt, y'a pas de miracle!).
Au final cette visite de Moremi nous laissera une impression mitigée, le temps déjà n'était pas franchement au rendez-vous, les animaux bien que nombreux ne se sont pas montrés dans la même profusion qu'à Chobe, et puis nous avons fini sur une mauvaise note avec cette aile ravagée. Inconsciemment aussi, la fin du voyage pointe le bout de son nez et il reste moins à faire que ce que nous avons déjà vu...
Point positif, la facilité (administrative et terrestre) de visite de ces parcs du Botswana est « surprenante » au regard de ce que je pensais avant d'arriver. A noter, au cas où je ne l'aurais pas déjà dit avant, nous avons entendu dans notre lodge de Kasane un guide dire qu'il était à l'ordre du jour de fermer l'accès au public au parc de Chobe, et de le réserver aux seules visites guidées et organisées. Je ne sais pas ce qu'il en est à ce jour...
J28 : Audi Camp campsite (Maun)
Au programme de ce dernier jour entier au Botswana nous partons en mokoro dans le delta, une ballade organisée par le Audi Camp. Le transfert jusqu'au départ se fait dans une espèce d'énorme camion qui traverse des routes inondées, enfin bref, un truc de « mec » quoi...
Nous embarquons dans notre frêle esquif, et la sensation est immédiate : on glisse au fil de l'eau, on entend le bruit des nénuphars et autres roseaux qui frottent contre la coque, on se faufile dans des petits canaux d'eau claire, c'est vraiment très agréable, et une façon vraiment originale de profiter des lieux.
Nous déchantons dès que la promenade dans le bush commence. Le guide ne parle absolument pas, malgré toutes mes tentatives de questions, il faut vraiment insister pour lui arracher un mot. Il reste la plupart du temps à marcher tout seul devant sans rien dire. C'est vraiment dommage : étant donné que l'environnement est relativement ingrat (prairie sèche, quelques arbres, marres) la valeur ajoutée d'une telle promenade vient avant tout du guide, sans quoi elle se transforme en randonnée sans intérêt sous un soleil de plomb... C'est curieux, il a son téléphone portable autour du coup et passe une partie de son temps à envoyer des SMS, il n'a pas une goute d'eau, comme on ne veut pas le laisser crever de soif nous lui proposons de la nôtre, qu'il finira par accepter. Durant la pause déjeuner, il reste à l'écart sous un arbre à envoyer des textos pendant que nous mangeons notre panier repas, nous en venons à nous demander si nous sommes sensés lui proposer « nos restes ». Bref, tout ça respire un peu l'amateurisme et l'attraction touristique bas de gamme où le guide se doit de ne pas être un coût trop cher au tour operator.
Durant le retour en mokoro, il nous abandonne pendant 10 minutes en plein cagnard sur la pirogue pour aller se baigner tout seul un peu plus loin, sans nous laisser penser le moins du monde que nous sommes bienvenus pour faire de même. Nous voyons un hippo au loin, et il ne se donne absolument pas la peine d'évoquer le sujet et encore moins de s'arrêter (je précise que la sécurité dans la configuration de l'endroit ne pouvait pas être la cause de ce non-arrêt). Nous lui laissons malgré tout un pourboire, mais le cœur n'y est pas. Nous n'en voulons même pas au guide en lui même (il avait peut-être un problème familial, on ne sait jamais), mais tout laisse à penser que c'est l'organisateur de ce tour en particulier qui fait que les guides ne doivent pas être très motivés (pas d'eau, pas de repas, et peut-être pas de salaire autre que le pourboire ?). Du coup, une mauvaise affaire pour tout le monde (ce n'est malgré tout pas donné). Conclusion, je recommanderais autant que possible de choisir avec attention la promenade en mokoro si vous la faites (peut-être attendre d'être sur place et consulter des gens en direct, ce que nous n'avons pas fait). C'est très clairement un moyen génial de profiter de la nature des environs, mais ça peut vite se transformer en une mixture un peu malsaine si on tombe mal.
La soirée est grasse et salée à souhait au restau du Audi Camp. Durant la nuit, un gros orage nous réveille qui durera jusqu'au matin. Saison sèche, où es-tu ?
J29 : Zelda Guest Farm campsite
Ce matin, j'avais prévu une autre surprise pour mon amoureuse, uns survol du delta en petit avion. J'étais plutôt angoissé par la tempête, mais elle s'est calmée suffisamment pour permettre au petit coucou (un Cessna 172) de décoller. J'avais planifié le jour de longue date (enfin croyait), mais l'agence nous avait en fait attendu la veille ! Malgré tout, il a été très facile semble-t-il de réveiller le pilote qui est arrivé dare dare. Tout ça pour dire que vous pouvez semble-t-il vous décider au dernier moment avec de bonnes chances de réussite.
Le vol est vraiment un souvenir mémorable, en particulier la vision depuis le ciel d'un grand troupeau d'éléphant est vraiment magique. Le vent est très fort et l'avion avance en crabe en remuant beaucoup, ça a l'air de ressembler à la conduite d'une deux chevaux en haute montagne. On survole un des lodges grand luxe du delta, c'est vrai qu'on ne doit pas être trop mal installé là dedans... Atterrissage... et d'une certaine manière c'est le début de la fin, nous prenons la route pour la Namibie où notre séjour s'achève dans deux jours...
Sur la route, nous croiserons de nombreux barrages. A l'un d'eux, le policier me fait reculer de 200 mètres sous prétexte que je ne me suis pas arrêté à un stop qu'il avait placé très en amont de sa position, peut-être pour une raison valable, mais en tout cas semble-t-il d'avantage justifié par l'envie de « piéger » tous les gens se présentant à lui (la voiture qui est passée après nous s'est aussi faite avoir) que par un souci de fluidifier la circulation. On m'aura demandé deux fois en une journée mon permis de conduire (une première fois à Maun le matin même) au Botswana, alors que je ne me suis jamais fait contrôler en France... Comme quoi... A un autre de ces barrages, on découvre dans notre coffre un fond de biltong et de droewors, que nous mangeons du coup sur le champ... Nous devons au passage signer un registre établissant qu'on nous a « confiscated » des produits interdits.
Le passage de la frontière se fait sans encombre, puis nous traçons notre route sur la Trans-Kalahari Highway jusqu'au Zelda Guest Farm. Une nouvelle fois, site de camp parfait, bien équipé, bref, la « routine » ! Le site est vide, à part deux françaises qui démarrent leur circuit, à qui du coup nous donnons quelques tuyaux et des restes de nourriture que nous n'arriverons pas à écluser.
Le propriétaire des lieux participe à un programme de sauvegarde des félins (capturés par d'autres fermiers qui les amènent là plutôt que de les tuer, si j'ai bien compris l'esprit de la manœuvre), et nous avons donc droit à une séance de nourrissage de 4 guépards et d'un léopard. C'est très spectaculaire, surtout les guépards qui se déchainent littéralement sur les morceaux de viande d'âne que le fermier leur donne, en faisant des bruits atroces dignes des hyènes d'Etosha, se précipitent sur les grillages, bref, nous sommes bien content de ne pas être à leur portée. Le léopard pour sa part est beaucoup plus « digne », et semble ne pas souhaiter se joindre à cette curée.
La soirée se fait dans une ambiance menaçante et électrique d'orage, le ciel est marbré d'éclairs. L'atmosphère est épaisse et ventée, nous nous réfugions tant bien que mal dans un abris du camp pour manger notre dernier repas sauvage de ces vacances... Finalement, les circonstances naturelles épicent l'angoisse du départ... L'orage durera encore une bonne partie de la nuit, en plein Kalahari...
J30 : Londiningi B&B (Windhoek)
Fin de la route jusqu'à Windhoek et repas cancérigène et obésifiant dans un KFC glauque (quelques fois, des pulsions incompréhensibles font commettre des erreurs !). Devant l'étendue des dégâts nous nous sommes arrangés avec le loueur pour rendre la voiture un jour plus tôt pour qu'il puisse faire les réparations au plus vite, moyennant qu'ils nous dépose à l'aéroport le lendemain. Bien que l'addition fasse mal (+/- 1000 euros de carrosserie), ils sont professionnels, pas de pinaillage sur l'état des lieux, et nous n'avons pas l'impression de nous être fait arnaquer vu ce qu'il y a à faire. De toute façon même en réduisant la franchise, nous ne nous y serions pas retrouvés vu le coût d'assurance supplémentaire, et qui n'aurait peut-être même pas marché au final vu le caractère « non-standard » de l'endroit où l'arbre a traversé la route derrière nous (à vérifier dans les petites lignes du contrat, je n'ai pas pris la peine de le faire de toute façon).
Le soir diner chez Londiningi, de nouveau sous l'orage...
J31 : vol vers Francfort puis Paris
On profite autant que possible du petit déj' fabuleux de Londiningi, mais le cœur n'y est plus... Nous allons faire quelques emplettes de souvenirs au centre ville de Windhoek. J'adopte pour ma part une famille sculptée de mes fameux dindons, tant qu'à faire kitsch, autant y aller franchement. A peine achetés, je me rappelle que je m'était promis de ne pas acheter de produits en bois travaillé pour ne pas inciter au coupage sauvage des arbres... Raté pour cette fois.
Nous faisons notamment escale au Namibia Craft Centre (je crois), un groupement de nombreuses boutiques d'objets normalement fabriqués dans des communautés et dont les revenus doivent leur bénéficier. L'endroit est plutôt agréable, et si mes souvenirs sont bons, un charmant petit café propose de très bons plats dans un cadre agréable...
Nous en sommes réduits à admirer la beauté de la lumière de la fin du jour sur les parkings de l'aéroport. Contrastes de couleurs saisissants... Le cœur est ailleurs, mais hélas pas l'avion, qui lui est bien là, fidèle au poste, pour nous ramener dans le monde réel. L'atterrissage a déjà commencé...
Je vais essayer de garder un peu de logique dans mon carnet de voyage, mais il est possible que ça ait quelques fois tendance à partir dans toutes les directions… Je pense que je glisserai les infos au moment où elles me reviendront en mémoire (dans la description des différentes étapes). Néanmoins, voici les quelques éléments de base. Nous sommes parti en indépendant avec une voiture de location (4x4 avec tente de toit). Cela fait maintenant plus d'un et demi que nous sommes rentrés, mais je me devais de tenir ma promesse et de publier ce carnet sur le forum, ne serait-ce que pour partager à nouveau mon expérience, après tout ce que j'ai trouvé d'utile dans les textes publiés ici. N'hésitez pas à m'envoyer questions et commentaires, ce sera avec plaisir que j'essaierai de répondre !
1) notre itinéraire :
Nous sommes partis à cheval sur septembre et octobre 2009.
J1 : Paris-> Francfort, décollage pour Windhoek J2 : Arrivée à Windhoek, nuit chez Londiningi B&B J3 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J4 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J5 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J6 : Namib Naukluft campsite J7 : Sesriem campsite J8 : Sesriem campsite J9 : Swakopmund, Pension Rapmund J10 : Spitzkoppe campsite J11 : Mowani campsite (région de Twyfelfontein) J11 : Ongongo community campsite (Sesfontein) J12 : Purros community campsite J13 : Purros community campsite J14 : Palmwag lodge J15 : Okaukuejo campsite (Etosha) J16 : Halali campsite (Etosha) J17: Namutoni campsite (Etosha) J18 : Mahangu Safari Lodge campsite (près de Mahango) J19 : Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi) J20 : Kubu Lodge campsite (Kasane) J21 : Maramba River lodge (Livingstone) J22 : The garden on the Chobe River Lodge (Kasane) J23 : Ihaha campsite (Chobe National Park) J24: Planet Baobab campsite J25 : Audi Camp campsite (Maun) J26 : Third bridge campsite (Moremi) J27 : Audi Camp campsite (Maun) J28 : Audi Camp campsite (Maun) J29 : Zelda Guest Farm campsite J30 : Londiningi B&B (Windhoek) J31 : vol vers Francfort puis Paris
2) l’avant préparation
J’ai commencé la préparation plus d’un an avant de partir. Mon objectif était d’emmener mon amoureuse en Namibie et au Botswana en lui faisant une surprise, et ça a été au final réussi, elle n’a appris que 3 heures avant le départ du vol Air Namibia depuis Francfort que nous allions en Namibie. Depuis un an et demi auparavant, le nom de code de la destination était « Maubeuge ».
J’ai utilisé les guides Bradt, pour ceux qui ne sont pas rebutés par l’anglais, je trouve qu’ils sont vraiment très bien faits (Namibie et Botswana). J’ai l’impression qu’ils sont piles comme un guide de voyage doit être fait : à chaque fois que je m’attendais à trouver une info elle était là de manière logique, sans avoir à aller chercher 200 pages plus loin, les conseils avisés, les descriptions des logements pointues et relativement à jour.
Concernant la réservation des hébergements et de certaines activités sur place, je suis passé par Tourmaline, qui a maintes et maintes fois été recommandé sur ce forum, et que je ne peux que recommander à mon tour. Ils m’ont aidé à améliorer un peu mon parcours, ont effectué toutes les réservations. A notre arrivée à l’aéroport nous avons été accueillis par un guide de l’agence super gentil, qui nous a remis un carnet de route hyper détaillé et très soigné, bourré d’informations sur chaque étape. Nous avons aussi reçu un carnet détaillé sur la Namibie (géographie, histoire, populations…) les fameuses cartes Shell Veronica Rodt Namibie et Botswana, et enfin le guide touristique de cette même Veronica Rodt pour le Botswana. Il a passé presque une demi-journée avec nous pour tout nous présenter en détail. Le tout pour un prix assez modique (aux alentours de 80 euros au total). J’ai trouvé en tout cas que la qualité de service était irréprochable, et pour ceux qui souhaitent partir en ayant toutes les réservations effectuées, je dirais que c’est s’éviter la partie frustrante de la préparation où les gens ne répondent pas aux mails, etc. Ils se sont également chargés de la réservation de la voiture de location.
Nous avons choisi de partir avec le circuit complètement bouclé et réservé (à part deux jours au Botswana que nous avons organisés sur place). Le débat entre les gens qui préfèrent tout réserver avant ou bien tout faire au jour le jour a déjà donné lieu à des discussions sur le forum. Je souhaitais pour ma part arriver en étant sûr d’avoir des places dans tous les endroits que je souhaitais voir, sans avoir à nous demander chaque jour où nous allions dormir le soir. Ca procure un certain confort d’avoir tout payé auparavant, de donner un bon en arrivant et de se poser. Ca évite les tensions de voyage sur ce que chacun préfèrerait, et puis ce n’est pas parce qu’on a réservé quelque chose qu’on ne peut pas faire une autre option, au pire on perd le prix de la location et puis voilà. A noter qu’il y a certains endroits où on ne peut pas réserver (Spitzkoppe, Purros, Ongongo), et d’autres où à la saison touristique une réservation est utile pour être sûr d’avoir une place (Etosha, Sesriem). Concernant l’arnaque (oups, ça m’a échappé) des campsites des parcs nationaux au Botswana, j’y reviendrai plus loin
3) la voiture Nous avons opté pour un 4x4. Nous avions à l’origine demandé un simple cabine (moins cher), mais nous nous sommes retrouvés avec un double pour le même prix. Avec le recul, je pense que le double cabine est quand même mieux, ne serait-ce que pour pouvoir laisser les affaires personnelles sur les sièges arrières, à portée de main d’une part, et surtout à l’abri de la poussière qui s’infiltre assez facilement dans la benne, même couverte. Le Hilux n’est pas je pense un « vrai » 4x4 d’aventurier (je crois que le Defender ou un bon vieux LandCruiser rentre mieux dans cette catégorie), mais il est amplement suffisant pour un voyage « classique ».
Une nouvelle fois, le débat « 4x4 ou pas 4x4 » a déjà eu lieu sur le forum, mais voici mon opinion au regard de nos expériences de ce voyage. Il est clair que l’immense majorité des routes de Namibie et d’une partie du Botswana est accessible en véhicule standard. Cependant, je pense qu’au niveau sécurité (la première sécurité consistant de toute façon à ne pas rouler trop vite, etc !), on est plus assuré de ne pas sortir de la route ou casser une roue au premier nid de poule avec une voiture faite pour rouler sur du cailloutis qu’avec une voiture taillée pour le goudron. Pas mal de véhicules sont équipés de 2 roues de secours (à vérifier à la location), et puis il est pratique d’avoir sa maison sur le toit et de pouvoir promener tout un équipement de camping facilement. Après pour certaines zones (Purros, Moremi, Chobe), on peut y aller, alors que l’accès est impossible en voiture standard.
Nous n’avons pas pris de réduction de franchise. Sur une longue durée, la réduction de franchise coute très cher, et les exclusions sont de toute façon tellement nombreuses que je n’ai pas estimé que le risque justifiait l’investissement. La probabilité qu’un accident sérieux arrive en étant dans les conditions de l’assurance est à mon avis assez faible, ce qui fait que l’accident qui se produira sera à la charge du client, franchise ou pas. C’est ce que je pense… J’avais par contre pris une assurance pare brise et pneus. Nous n’avons pas eu à nous en servir (pas de crevaisons sur un mois, et pas de casse pare brise non plus), mais si vous êtes tentés par cette assurance, demandez avant aussi les conditions d’application : j’ai découvert en arrivant que l’assurance ne couvrait que deux pneus et 1 pare brise… Encore une fois, faire son calcul et analyser les risques.
Nous avions pris l'option frigo dans la voiture. Cela nous a bien servi, mais il n'y a rien de miraculeux non plus: le frigo (chez notre loueur en tout cas) tirait sur la batterie de la voiture (pas sur une batterie dédiée), donc pas question de le laisser allumé la nuit quand le moteur ne tourne pas. Il est possible de demander un câble (pas inclus dans le kit « de base » pour nous) pour le brancher au secteur dans les campsites, mais nous avons rarement eu accès à l'électricité sur les sites (qui sont par ailleurs parfaits pour tout le reste). En conséquence, le frigo nous a servi surtout pour stocker les aliments frais jusqu'au soir même, sans par exemple pouvoir faire de réserves de viandes pour plusieurs jours car n'étant jamais sûrs de la présence d'électricité aux campsites. Peut-être que certains loueurs permettent d'avoir plus d'autonomie avec leurs dispositifs, mais demandez, car tout ne va pas automatiquement de soi.
Enfin, nous avons emporté un téléphone satellite (même si notre itinéraire ne le justifiait pas vraiment) qui permet malgré tout de pouvoir se raccrocher au monde en cas de pépin. A noter que le nôtre a refusé de marcher durant les deux dernières semaines, ce qui nous a valu un remboursement partiel de la somme (grâce à Tourmaline qui est intervenu auprès du loueur de téléphone).
4) la saison
Le choix du mois de septembre s’est fait un peu par défaut du fait de raisons professionnelles et ça a été plutôt chouette. Nous n’avons pas été noyé dans trop de monde (mais bon, je pense que la Namibie est assez tranquille au niveau « foules » même au mois de juillet !).
Le climat était plutôt agréable, chaud la journée sans être étouffant, et les nuits fraiches, juste assez pour se blottir dans son duvet sans mourir de chaud. Nous n’avons presque pas eu de pluie. Je dis « presque », mais en fait nous nous attendions à la saison sèche, alors que nous avons eu pas mal de pluie dans les Nxai Pans et Moremi au Botswana, puis lors de notre dernière nuit dans le Kalahari. C’était parfois des orages énormes qui duraient toute la nuit. Je n’ai pas réussi à savoir si c’était commun pour la période (fin septembre, début octobre).
Enfin, nous avons croisé des moustiques, les premiers à Etosha (si si !) puis dans la bande de Caprivi. Rien de bien grave, il y a eu quelques soirs où il a fallu se couvrir de DEET. Le corollaire des moustiques dans ce coin là est le paludisme. D’après ce que j’ai pu trouver, le risque est quasiment nul à cette période, mais nous avons pris de la Malarone. Encore une fois, le débat a eu lieu, je pense que c’est encore une fois une question d’évaluation du risque…
5) Etape par étape
Je vais passer maintenant aux étapes, en essayant à chaque fois de donner nos impressions et autres renseignements qui pourraient être utiles, sait-on jamais. L’en-tête à côté du ‘Jn’ correspond à l’endroit où nous avons passé la nuit à la fin du jour en question.
J1 : Paris-> Francfort, décollage pour Windhoek J2 : Arrivée à Windhoek, nuit chez Londiningi B&B
Le vol Air Namibia nous dépose à l’heure à l’aéroport de Windhoek, le vol s’est bien passé, le service est plutôt pas mal (j’espère ne pas passer pour un snob des vols aériens), en tout état de cause, je dirais « bon rapport qualité/prix ». Nous sommes accueillis par le guide de Tourmaline qui nous amène chez Londiningi. L’auberge est très chouette, l’accueil très bon, enfin bref, rien à redire. Nous avons droit à un briefing extensif de la part du guide sur tout notre parcours, explications diverses et variées, le carnet de route est parfait, les bons de réservation sont là. Nous passons également récupérer la voiture chez African Tracks. L’équipement de camping est un peu vieillot (on se rend bien compte qu’il n’est pas de toute première jeunesse), mais là encore, le rapport qualité/prix a l’air assez bon. La première expérience de conduite est un peu stressante au début, il faut conduire à gauche, et surtout le plus dur je trouve est de s’habituer au gabarit ! Moi qui suis plutôt habitué au format Twingo, j’ai eu l’impression de conduire un char Leclerc. Mais bon, ça vient vite, et on apprend (un peu trop) vite à avoir confiance dans les rétroviseurs pour les marches arrière !
Nous partons vaguement à pied dans le quartier, c’est le coin chic de Windhoek, il y a des grandes maisons joliment arborées, mais par contre les barbelés sont omniprésents… On fait quelques emplettes sur place (notre premier biltong, de la viande séchée qui va devenir notre plat national pour les pique-nique par la suite !). Il y a des gardes un peu partout, l’ambiance est assez curieuse. Nous avons aussi acheté une carte de téléphone portable prépayée, mais nos téléphones que je croyais débloqués ne devaient pas l’être tant que ça vu que ça n’a jamais marché.
Nous dinons le soir au Joes’s Beerhouse, un super restau pas loin de l’auberge. Le décor est super réussi, on mange dehors sur des grosses tables en bois, les portions de viandes grillées sont généreuses, et le prix… namibien ! Ca cale le niveau : dans un bon restau dans les quartiers « chics » de Windhoek, on peut se faire péter le bidon pour péniblement 10 euros chacun binouse comprise.
J3 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J4 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental) J5 : Bagatelle Kalahari Game Lodge (proche Mariental)
Le lendemain, ça y est, l'aventure commence, direction le sud et le Kalahari. Je me suis amusé à rentrer les étapes dans le GPS (Garmin et www.tracksforafrica.com), et visiblement, ça marche super bien (au moins pour sortir de Windhoek, après, on peut pas dire qu'on risque beaucoup de se perdre !). Sur la route on croise nos premiers « animaux », quelques babouins qui traversent nonchalamment. Pour nous deux petits européens fraichement débarqués de l'avion, ça fait son petit effet.
On se dirige vers Mariental pour trois jours de relâche chez Bagatelle. La durée de notre séjour s'étant allongée quelques mois avant le départ parce qu'Air Namibia avait annulé ses départs depuis Londres et que nous ne pouvions pas arriver plus tard (le trajet était bouclé), on a décidé (enfin, j'ai, surprise oblige !) de se poser trois jours sans faire grand chose dans un endroit confortable où on peut se poser pour bouquiner au milieu des dunes sans avoir de soucis. L'accueil était vraiment super, les petites maisons dans les dunes sont mignonnes, confortables, y'a une petite bouteille de vin à l'arrivée. Le soir on prend les repas sous les étoiles, les bouteilles de vin ne sont vraiment pas chères. Bref, pour nous qui ne sommes pas des habitués des hôtels au standing un peu élevé, il faut bien reconnaître qu'il n'est pas désagréable de se laisser un peu aller, dans une ambiance de dépaysement total, hors du monde... Nous participons à leur « game drive » dans leur réserve privée, nous découvrons notre première girafe, nos premiers gnous, zèbres, springboks, oryx. Ils ne sont guère nombreux, mais comme ce sont les premiers, nous sommes éblouis. Le paysage est vraiment somptueux à la lumière de fin du jour, l'herbe jaune (vraiment couleur jaune, pas juste séchée), le vert des arbres et le rouge du sable, le tout au coucher du soleil avec le petit apéro qui va bien que le guide sort au moment opportun, c'est absolument magique, pile ce qu'il nous fallait après une longue année de dur labeur.
Les trois jours sur place ne sont pas indispensables, mais pour nous ils sont passés finalement assez vite, au gré du sable rouge, des autruches devant la maison le matin, de « l'afternoon tea » et petits gâteaux l'après midi et des paons nombreux autour de la petite piscine (glacée d'ailleurs). Le dernier soir, une petite bouteille de champagne local attendait dans la chambre. Bref, un séjour sur la lune, une entrée en matière parfaite pour un voyage d'un mois qui s'annonçait comme un rêve éveillé. Et pour redescendre sur Terre, le tout pour un prix pas exorbitant, en tout cas le rapport qualité prix était vraiment excellent. Je recommande.
J6 : Namib Naukluft campsite
Ce matin départ pour une traversée vers l'ouest. Après 80 km, on s'aperçoit qu'on a oublié le carnet de route et tous les bons au lodge... Marche arrière donc, ils ont bien tout gardé, ouf ! Les paysages sont plutôt rudes, on croise péniblement une voiture toutes les dix minutes. Nous abordons notre première route gravillonnée, c'est vrai que ça ressemble à une route goudronnée, on a l'impression qu'on peut se transformer en pilote, mais gare, ça glisse, et mine de rien y'a quelques nids de poules ou cailloux isolés qui sont traitres. On croise plusieurs niveleuses qui corrigent la surface de la route. Au bord de la route, on voit aussi quelques fois des roulottes, au milieu de nulle part... Suite au prochain épisode !
Nous croisons en fin de journée une petite voiture sur le bord de la route arrêtée. Je m'arrête pour leur demander si tout va bien. C'est une bande de quatre « jeunes » (oulà, je me sens ancien combattant en disant ça, je n'ai que 28 ans en fait, 26 au moment des faits), ils sont en rade, leur pneu arrière gauche a éclaté, et... ils ne savent pas changer une roue... Je leur donne un coup de main, et je découvre qu'en fait ils sont partis le matin même pour quelques jours de ballade dans le pays. Ils sont volontaires internationaux, et ont loué une petite voiture pas chère pour se balader. Ils n'ont même pas une vraie carte, ils cherchent à aller a Sesriem, ils roulent dans la mauvaise direction, loin du but et la nuit tombe... C'est le premier événement qui m'a fait dire que louer un 4x4 rend quand même service parce que c'est fait pour aller sur ce terrain là, tu as tes deux roues de secours, etc... Eux après une journée étaient déjà dans la mouise... Ils n'avaient probablement pas mis toutes les chances de leur côté, mais je me suis revu étudiant où en voyage, je comptais les sous, j'aurais pu être à leur place quelques années plus tôt ! C'est bien de gagner sa vie quand même !
Nous arrivons au campsite de Naukluft à la nuit tombée, il faut manœuvrer le « tank » dans un espace tout petit, c'est pas évident. C'est notre premier campsite, et on découvre que nous avons sur notre emplacement eau, foyer, grille, tout ce qu'il faut... Surprenant (dans le bon sens !), et ça durera tout le séjour. Les campings européens n'ont qu'a bien se tenir. Premier montage de notre tente de toit, non pas que ce soit très sorcier, mais bon la première fois on y passe quand même un peu de temps. Tant que j'y suis pour ne pas oublier après, deux conseils : n'hésitez pas à acheter du bois dans les supermarchés dès que vous en croisez, on n'en trouve pas partout, et il ne faut pas en prendre n'importe où. Ensuite, nous avions amené une lampe à gaz avec une connexion vissable, mais nous n'avons pas trouver de recharges de ce type dans tous les magasins que nous avons vus, seulement des cartouches perçables, donc... Voilà, c'est dit.
Nous nous endormons pour la première fois dans notre petit nid sur le toit.
J7 : Sesriem campsite
On se lève le matin au bruit des babouins qui vident les poubelles métalliques du camp. Au pliage de la tente, je me rappelle dans un éclair de lucidité un conseil que j'avais lu au détour du forum, laisser les duvets dépliés dans la tente avant de la replier ! Ça marche, et ça évite de passer « plein de temps » chaque jour à plier et déplier le sac de couchage. Direction l'Olive Trail. Il n'y a personne, le paysage est plutôt sympa et sauvage, la dernière partie (descente du cours de la rivière asséchée) est assez spectaculaire (toutes proportions gardées...), avec une végétation épatante : des « arbres » accrochés aux falaises, on se demande comment ils font pour tenir là, et puis au fond de la rivière, quelques beaux arbres très verts à cause de l'eau qui affleure sous les cailloux. La dernière partie du parcours nécessite un petit peu d'attention, avec notamment un passage avec des chaines à flanc de rocher au dessus d'une grande boutasse pleine d'une eau pas très alléchante. Nous n'avons croisé au niveau bestioles que des petites bêtes format marmotte qui elles aussi se doraient au soleil.
Nous prenons la route vers Sesriem où nous arrivons en milieu d'après-midi. Au fil de la journée, la lumière change tout doucement, et les paysages sont vraiment magiques. C'est assez brut : montagnes aux formes simples, tracé rectiligne de la route, immensité des plaines herbeuses à la couleur toujours jaune riche. Le site est bien aménagé, avec plein de place sur les emplacements. Certains sites situés très à l'ouest ont une vue vraiment très chouette sur le départ de la chaine de dunes. On repart vite fait vers la Elim Dune pour essayer de profiter la lumière de fin de journée sur le paysage. Une fois arrivés (c'est à quelques minutes du campsite de Sesriem), mon amoureuse arme son appareil photo, tandis que je me rend compte que je vais passer une mauvaise nuit si je ne monte pas jusqu'en haut de la dune. Je me lance, dans le sable rouge, au milieu des herbes qui poussent ici et là et des scarabées qui dévalent les pentes à toute berzingue. A chaque fois qu'on croit être arrivé, il en reste encore un bout, mais finalement le sommet est là et ça en vaut vraiment la peine. On voit d'un côté le cordon de dunes qui s'en va vers l'horizon, de l'autre la plaine et les montages rocailleuses, le tout éclairé par la lumière rasante de la fin du jour, c'est vraiment magnifique. Je redescends en courant comme un fou dans la sable, j'arrive en bas complètement à bout, mais heureux de me dire que j'ai été mettre le pied là haut. L'aller retour m'a pris une heure, à la louche, mais j'ai vraiment cherché à aller au bout de mes forces. J'ai fini sur les rotules (au sens propre) poursuivi dans le sable par une fourmi immense et têtue.
Le soir, nous savourons nos Savanah Dry (un genre de cidre sud africain en petites bouteilles qui est devenu notre boisson nationale depuis quelques jours) au coin du feu. Le réveil sera très très tôt demain matin.
J8 : Sesriem campsite
C'est parti pour un jour de magie... Le réveil sonne très tôt, pour profiter de l'ouverture matinale de la porte du parc. Les résidents du campsite peuvent rentrer avant ceux qui séjournent dans les divers lodges de la région. Tout le monde s'élance, mais au bout de quelques kilomètres tout est assez dilué (il semble que le 80 km/h ne soit pas au même endroit sur tous les compteurs de vitesse). On se pose à la Dune 45 avant le lever du soleil. Cela prend une petite demi-heure de l'escalader sur l'étroite crête. Il y a avec nous pas mal d'overlanders, mais ça reste acceptable. Le lever de soleil en tant que tel est chouette, mais c'est davantage la découverte du paysage par le haut sous une belle lumière qui vaut le détour. La route s'étire dans une plaine entourée de deux immenses cordons de dunes rouge, immenses. C'est à se demander comment tous ces grains de sable tiennent pour former des montagnes aussi grandes...
L'expérience est sympa, mais je pense que ça vaut davantage la peine soit de finir la route directement vers Sossusvlei, soit de se poser à une autre dune pour voir le lever du soleil. Peu sont accessibles (pas de pistes depuis la route), mais le paysage sera aussi chouette que la « Dune 45 », avec personne d'autre que votre petite famille et les petits scarabées qui dévalent partout.
Il ne reste pas beaucoup de trajet jusqu'à la fin de la route goudronnée. Sossusvlei et Deadvlei sont quelques kilomètres plus loin. Pour les atteindre, il faut utiliser les navettes, ou bien si vous avez un engin adapté (4x4 obligatoire, cf. les panneaux !) on peut finir soit même la route. C'est du bon sable bien profond, mais les « rails » sont bien marqués, et il n'y pratiquement qu'à se laisser guider. Je suis assez novice en conduite « tout-terrain », donc je suis passé en 4x4 standard par défaut, mais ça doit surement marcher en mode 2x4. En bon élève, j'avais aussi dégonflé les pneus.
Tout au bout de la piste on arrive donc à Sossusvlei, après avoir croisé Deadvlei sur la gauche. Il y a un genre d'immense aire de pique- nique, avec des tables réparties sous les quelques arbres disponibles. Il y a aussi des toilettes sèches. Il faut marcher un peu (enfin « il faut », c'est pas un truc horrible quand même, vu le lieu !) pour grimper sur la dune qui surplombe le lac salé. Le paysage est absolument grandiose, y'a pas grand chose d'autre à dire... Les possibilités de ballades dans les dunes sont plus ou moins infinies, moyennant d'avoir de l'eau (beaucoup), un chapeau et de la crème solaire pour ne pas finir transformé en homard. Je recommande de marcher pieds nus dans le sable, c'est beaucoup plus confortable que d'essayer de mettre des chaussures qui se toute façon se rempliront de sable, et puis je trouve que ça donne l'impression d'être en liberté, les pieds dans la tiédeur confortable des petits grains rouges... Faites attention à tous les scarabées qui dévalent la dune à toute allure. D'ailleurs, d'où il viennent tous ces scarabées ? Parce qu'on les voit toujours descendre très vite, comme apparus de nulle part. Ça a été pour moi une révélation quand j'ai « percé le secret ». Si jamais ce n'est pas évident pour vous, cherchez bien, et vous trouverez :-)
Ensuite (nous sommes à la mi-journée, pour donner une idée de l 'échelle de temps), nous avons passé quelques heures sous notre arbre à pique-niquer et bouquiner, pour faire passer les heures les plus chaudes et aller à Deadvlei sous un soleil un peu moins écrasant (pour les hommes comme pour les photographes). J'avais lu un peu tard dans notre guide qu'il est possible de monter tout en haut de la très haute dune qui surplombe le paysage à Deadvlei, et après 15 minutes de marche je renonce en me disant qu'il est idiot de monter la haut tout seul en cas de problème, et puis mon amoureuse n'étant pas tentée par l'aventure, je ne voulais pas la laisser toute seule trop longtemps, quand même. Nous commençons la marche vers le Deadvlei (il y a une petite demi-heure de marche depuis le « parking ») un peu trop tôt, vers 15h30. Il fait encore très chaud, et le sable est presque brulant (il ne faut pas laisser le même pied par terre trop longtemps !). La lumière n'est pas encore parfaite. Par contre, nous sommes absolument seuls au monde. L'environnement est absolument magique, je ne peux pas vraiment décrire ce qu'il y a dans nos cervelles, mais c'est quelque chose qui restera à vie dans nos têtes, un endroit qui nous aura marqué, comme quelques autres déjà dans les parties du monde que nous avons déjà pu voir.
On s'en retourne au campsite à la lumière du soleil qui se couche tout doucettement, à l'heure où les gens commencent à arriver en nombre dans les dunes. La route est ponctuée d'autruches, de troupes généreuses de springboks et d'oryx.
Le regret que j'aurais sur la journée est de ne pas avoir pu monter la grande dune. Si vous êtes du genre à vouloir « aller en haut », essayez de le caler dans la journée, le matin doit être plus judicieux, car il doit bien falloir 1 ou 2 heures pour faire l'aller retour. Mais ce n'est que très annexe au vu de tout le reste...
J9 : Swakopmund, Pension Rapmund
Départ matinal, la route est longue jusqu'à Swakopmund. Le paysage est toujours aussi beau, à la lumière du matin. La piste est plutôt bonne, une nouvelle fois, il est vraiment nécessaire de ne pas se laisser « endormir » et appuyer inconsidérément sur le champignon. Arrêt à Solitaire, évidement. L'endroit porte bien son nom, le décor fait un peu « Route 66 » (que je n'ai jamais vue en fait... !), et puis bien évidemment, nous n'échappons pas au struddle (un gâteau allemand aux pommes) ! La portion est généreuse, et n'ayant aucune référence en matière de struddle, nous trouvons ça plutôt un super régal. A noter qu'ils mettent des raisons secs dedans (je dis ça pour prévenir, parce que ma chère et tendre n'aime pas les raisins secs).
Plus nous avançons vers le nord, plus le paysage devient « rugueux ». Chose curieuse, on circule sur un plateau, et les cols à passer sont en fait des canyons dans lesquels il faut descendre et remonter de l'autre côté. Le paysage devient complètement lunaire une fois qu'on rentre à nouveau dans le Namib Naukluft. Il ne ferait franchement pas bon tomber en panne ici (en fait pas plus ni moins qu'ailleurs, mais bon...). L'arrivée à Walvis Bay se fait dans une ambiance de fin du monde, ciel un peu brumeux, tempête qui promène le sable des dunes sur la route et qui fouette les vitres... Au loin sur l'océan, les nombreux rigs de forage qui attendent patiemment leur tour de chantier rappellent que nous ne sommes pas si loin que ça d'une zone du monde plus ou moins troublée, et en tout cas le tout est une sorte de retour sur terre un peu brutal. Je ne me sens pas bien jusqu'à l'arrivée à Swakopmund, un mélange d'impressions noircies par ce monde industriel qui nous retombe dessus, cette tempête, bref, ce trou d'air dans le nuage sur lequel nous étions.
Nous sommes installés à la pension Rapmund, chambre avec vue sur mer, pour un prix hyper raisonnable. Si je rajoute la qualité du petit déjeuner du lendemain, je recommande chaudement le lieu, excellent rapport qualité prix. Je vous épargnerai le cliché de la rigueur à l'allemande... oups, je ne l'ai pas évité !
A noter que le bureau des parcs nationaux est tout prêt de l’hôtel, où il est possible d'acheter les permis pour le Welwitschia Drive.
Le soir nous allons manger au Tug, apparemment le restaurant chouette de Swakopmund, et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est monstrueux. On se lâche, on prend le plus gros plateau de fruits de mer et un plat de homard grillé. Attention, le plat de homard c'est un homard et demi dans l'assiette (ou trois demis homards), avec force garniture et sauces. Avec le vin, on s'en sort pour 70 € à deux, pour des plats que nous n'aurions jamais pris en France parce qu'ils auraient été franchement en dehors de nos moyens.
J10 : Spitzkoppe campsite
Après un gros ravitaillement au Spar local, on se met en route avec pour objectif du jour le Spitzkope. Un désir personnel de voir quelques unes des curiosités naturelles locales m'a finalement convaincu d'acheter un permis pour le Welwitschia Drive. Nous trouvons la route, qui traverse notamment le « moon landscape ». Chose curieuse, on a presque l'impression qu'il a plu durant la nuit, le sol semble presque humide. Etant donné que je crois avoir lu que c'est un des endroits les plus arides du monde, j'ai un sérieux doute, mais le ressenti est étrange. Certains guides il me semble indiquent que la route est vraiment mauvaise, mais elle nous a semblé être tout à fait praticable pour un véhicule standard. Le « drive » en lui même est un cul se sac, les seuls embranchements qui la quittent sont privés et desservent au regard des panneaux des concessions de mines d'uranium.
Les paysages sont sympas, mais si vous ne tenez pas absolument, contrairement à moi, à croiser les fameux welwitschias, le détour ne s'impose probablement pas. Ce sont des plantes vraiment curieuses, qui ressemblent à un « tas » de feuilles vertes (il n'y en a que deux, malgré les apparences) qui survivraient là depuis 2000 ans dans des conditions extrêmes... Assurément, unique en son genre.
Nous tentons un peu plus loin de visiter la mine d'uranium Rio Tinto (les plus gros camions du monde, dixit le Bradt !!), mais même mon plus beau sourire et mes plus grands yeux doux n'auront pas raison de la sécurité du site. Cependant il est possible de la visiter, moyennant de prévoir ça suffisamment avant. La personne à l'entrée m'a donné un numéro à appeler, je l'ai peut-être encore si cela intéresse des gens.
Aujourd'hui, nous avons éclairci le mystères des pelleteuses-roulottes, que je laissais planer depuis quelques jours. Les « grader » qui se baladent sur les routes pour en corriger la surface promènent en fait une petite roulotte le soir (ou le matin...), une fois qu'ils ont fini (ou avant de commencer) leur quota kilométrique de la journée, afin de loger leur chauffeur pendant la nuit. Il doit y avoir dans le pays toute une corporation de gars qui passent leur temps à traverser le pays pour refaire les routes, de 40 kilomètres en 40 kilomètres... Insignifiant probablement, mais un concept que je trouve à la limite du poétique...
Le long de la route, il y a quelques petits villages, avec des micro étalages et des gens qui accourent quand ils entendent la voiture arriver. Le site du Spitzkoppe est vraiment splendide, le confort est rudimentaire, et il faut bien penser à conserver le site dans son état naturel. Je pars en expédition une bonne heure sur les flancs accessibles de la montagne par un bout de sentier, au milieu d'un tas de plantes toutes plus exotiques les unes que les autres, les couleurs du coucher de soleil sont vraiment très chouettes. Notre site est par contre « mal exposé », nous perdons donc le soleil très vite. Mais il y a le choix (le camp s'étend sur plusieurs kilomètres). Soirée au coin du feu, grillades, Savanah Dry et bouquinage, classique quoi !
J11 : Mowani campsite (région de Twyfelfontein)
Destination la région de Twyfelfontein. Au nord de Uis nous prenons un genre de raccourci qui nous permettra de rencontrer notre premier panneau « éléphant » (sans les éléphants qui vont avec). Le paysage commence petit à petit à changer, à devenir plus « dur », au fur et à mesure qu'on remonte vers le nord. Nous sommes installés ce soir au Mowani Moutain Camp, sur les campsites du lodge. La situation est magnifique, de grands sites, avec une douche entre deux rochers, en pleine nature, avec une belle vue dégagée sur la vallée, splendide. Le lodge en lui même est un peu plus loin, et n'a pas l'air mal non plus.
J11 : Ongongo community campsite (Sesfontein)
Nous remontons aujourd'hui vers Ongongo campsite. Nous ne sommes pas allés voir les peintures rupestres, ce n'est pas vraiment notre tasse de thé. Quand à la montagne brulée et aux orgues basaltiques, nous nous sommes dit qu'il y avait plus de chances d'être “déçus” que réellement émerveillés, donc nous avons aussi passé notre chemin.
La route vers le nord est relativement monotone, il y a très (très) peu de monde. On croise quelques zèbres. Au nord de Palmwag, le paysage devient plus rude (enfin, c'est l'impression qu'il me fait). Peut-être est-ce aussi parce que le ciel est un peu gris et poussiéreux...
Peu avant Sesfontein il faut trouver au milieu d'un village la route qui sur la droite se dirige vers le campsite. C'est très sérieusement caillouteux. Je pense que ça doit passer avec prudence dans un véhicule standard. Par contre certains emplacements du camps eux ne sont pas accessibles aux voitures de base. Des tas de petits mômes courent autour de la voiture pour nous vendre ou demander des bidouilles. Le campement est nettement moins alléchant que les précédents, c'est plus petit, il n'y a pas une vue spectaculaire.
Nous avons passé la fin de la journée au bord de la petite piscine naturelle, assez agréable, mais le caractère “chaud” de la source me laisse songeur. Peut-être n'est-ce pas du tout une source chaude ? Je m'attendais à une sorte de jacuzzi naturel, et ce n'était pas ça.
Le gars qui s'occupe du camp nous a proposé d'aller faire un tour pour voir des éléphants, des lions, ou des himbas, (dans la même phrase)... Devant notre air dubitatif, il s'est senti obligé de mimer de manière assez disgracieuse (pour ne pas dire obscène) une femme au postérieur généreux. Ca nous a conforté dans notre idée de ne pas faire ce genre d'excursion “culturelle”, en tout cas pas en sa compagnie, et de laisser ces gens tranquilles.
J12 : Purros community campsite
Aujourd'hui départ pour “la grande aventure” vers Purros. On avait naïvement pensé pouvoir faire du ravitaillement à Sesfontein, erreur ! Le magasin propose des aliments de base (farine, huile, sucre, levure), mais pas de pain, pas non plus de vague fruit. Il y a un peu de bidoche congelée. Tout ça pour dire qu'il ne faut pas craindre de prévoir large en partant de Swakopmund, nous n'avons pas croisé de magasin “grand” jusqu'à Outjo deux jours plus tard. On repart donc avec de la farine et de la levure, on se fera notre pain...
La route vers Purros est très chouette, elle s'ouvre assez vite dans une grande vallée dont on suit le cours. Le chemin est tour à tour caillouteux, sableux, quelques lits de rivière (asséchés) à traverser. On croise quelqu'un en chemin qui nous demande un outil pour resserrer les cosses de sa batterie. Sur le moment on ne pense qu'au couteau suisse de mon amoureuse, qui parvient à faire son office, après qu'il nous a bien fait comprendre pour autant que notre outil n'était pas terrible. Le gars nous demande si ça ne dérangerait qu'on lui fasse cadeau du couteau pour qu'il puisse resserrer la cosse un peu plus loin au cas où. Devant notre refus, il part sans même dire merci... On a fait quelque chose de pas bien ?
En route on aperçoit des girafes qui se reposent dans le lit de la rivière.
Le campement est vraiment superbe, magnifique, au milieu des arbres sur le bord du lit de la rivière. Notre site est sous un arbre qui forme un petit espace privé avec un bac pour faire la vaisselle et un robinet, à quelques mètres, des sanitaires sont aménagés sous un autre arbre, le tout bien ratissé, c'est incroyable de trouver ça ici. Un vrai petit coin de paradis.
On part à la recherche d'éléphants en compagnie du guide (qui s'occupe aussi de gérer le campement). Il s'installe dans notre voiture et nous emmène là où il pense qu'on puisse voir des bestiaux. Il nous fait descendre un lit de rivière où coule encore un peu d'eau. On découvre notre premier éléphant (du désert, en plus !). C'est vrai que c'est sacrément majestueux... On en trouve un autre un peu plus loin, et on en profite pour s'enliser dans de la bouillasse, avec l'éléphant pas très loin. Instant de panique (pour moi), mais en fait un coup de vitesse lente nous permet de sortir sans problème. Le guide a en fait bien plus confiance dans les capacités motrices de la voiture que moi... On croise un tas de girafes en revenant vers le village. Le guide nous a aussi raconté entre temps que l'équipe de “Rendez-vous en Terre Inconnue” était venue par là pour tourner et qu'il avait servi d’interprète pour l'émission, étant himba lui même. Apparemment, Muriel Robin serait même revenue quelques jours seulement avant notre arrivée. Sur le moment on pense qu'il essaie de nous faire plaisir en nous faisant croire à une sorte de coïncidence sympathique. Nous verrons une émission quelques mois après notre retour qui nous fera penser que c'était peut-être tout à fait vrai...
On se fait un bonne petite soirée au coin du feu avec notre pain cuit au feu de bois (façon patate, enrobé dans de l'alu, c'est pas mal, mais on expérimentera en galette sur la grille du barbeuk plus tard, c'est pas mal non plus), des tas de petites bougies et un bon bouquin. Il y a des vaches dans le camp qui font du bruit, mais la nuit, on a vite fait d'imaginer que c'est un éléphant qui va surgir de nulle part...
J13 : Purros community campsite
Journée “repos” dans le petit coin de bout du monde de Purros, grasse matinée, bouquinage sous les arbres... Histoire de se remettre de nos émotions, et de nous préparer à toutes celles qui arrivent !
J14 : Palmwag lodge
Au matin, nous partons traquer le lion, toujours en compagnie du même guide. Il nous fait descendre à nouveau le cours de la rivière : les bestiaux à crinière ont apparemment déjeuné la veille d'un zèbre, dont la carcasse est toujours en place et que le guide pense toujours assez appétissante pour les faire revenir. Cependant, nous ne les verrons pas montrer le bout de leur museau. Ca ne peut pas marcher à tous les coups, et paradoxalement, ça nous rassure presque de voir que tous les animaux de cette région ne sont pas trop humanisés et prévisibles.
Au retour vers le campsite, nous passons amener le guide chez lui dans le village voisin. Il souhaite faire coucou à sa famille avant de retourner prendre son poste au camp. Tout son petit monde habite une petite case sans toit. Ne sachant trop que faire et n'étant en fait pas très à l'aise à l'idée d'aller jouer les touristes en mal d'intégration, nous n'osons pas trop descendre du véhicule et aller nous incruster à ce moment de tendresse familiale : nous échangeons des sourires avec les petits mômes qui sont là, et qui ont l'air aussi gênés que nous. Nous ne sommes distants que de quelques mètres, mais on mesure qu'un monde entier de modes de vie et de certitudes nous sépare... Ca ressemble probablement à de la philosophie de comptoir, mais c'est ce que je ressens à ce moment là. Je me sens un peu idiot là, dans ma grosse voiture, à ne pas trop savoir que faire...
Nous reprenons la route vers Palmwag (la même qu'à l'aller, l'étape à Ongongo en moins, ça se fait très bien dans la journée). Elle est ponctuée au départ de Purros d'éléphants du désert batifolant dans le lit asséché de la rivière, et de tas de girafes en arrivant à Palmwag.
Nous avions réservé le camp, mais en arrivant, on décide de se mettre dans une chambre du lodge parce que, parce que bon... ! Chambre qui au demeurant est très agréable. Le thé et les gâteaux de l'après-midi sont en libre service au bar. Sur le trajet qui mène à la piscine du lodge, on voit en contrebas des passerelles des traces de pieds tailles 245, qui doivent correspondre aux pas des éléphants qui se baladent dans le coin... Nous profitons du coucher du soleil sur la terrasse du restaurant, surplombant la nature environnante ou un pachyderme nonchalant ne tarde pas à faire son apparition. Je ne vous épargnerai donc pas le cliché du coktail en terrasse au coucher du soleil avec vue sur une grosse bébête, parce que mine de rien, ça doit correspondre dans notre subconscient à une expérience de luxo-aventuro-naturo-vacances dont nous rêvions avant d'être là... Le repas au restaurant est très bien, de même que la nuit qui suivra (sous la couette, pas dans le restaurant...).
J15 : Okaukuejo campsite (Etosha)
Au matin après un petit déjeuner gargantuesque, surprise au moment du chargement, la commande à distance de l'ouverture des portes ne fonctionne pas. Surprenant, d'autant plus que le témoin lumineux sur la commande fonctionne, lui. Ouverture “à l'ancienne”, et petit coup d'adrénaline, la voiture ne démarre pas. Eclair de lucidité : les phares dont je suis conscient depuis le début du périple que je vais au moins une fois oublier de les éteindre ont choisi la veille pour exercer leur traitrise. Plus de batterie donc. Heureusement nous sommes sur le parking d'un lodge, donc la leçon n'est pas trop violente et nous trouvons deux espagnols contents de nous rendre service, d'autant plus que quelques jours avant ils avaient été eux laissés sur le bord de la route sans aide au désenlisage... Mine de rien, démarrer un gros diesel avec des câbles ne va pas de soi. Il faut faire accélerer le moteur du véhicule en marche, le ralenti seul n'étant pas suffisant pour délivrer la puissance nécessaire au démarrage de l'autre. Cette astuce (qui en est une en tout cas pour moi, n'ayant que quelques connaissances très basiques en mécanique automobile) nous a été enseignée par une personne du lodge, que nous avions été quérir en panique après de nombreux essais infructueux.
Route vers Outjo, où nous arrivons à la sortie des écoles. Une marée d'écoliers de tous âges se promène dans la ville, chacun dans l'uniforme de son institution. Gros ravitaillement au Spar et bottle shop locaux. On effectue aussi un raid dans une boucherie où on se charge biltong maison (épicé et nature) qui s'avèrera être un immense cru : un peu gras, pas trop sec, fondant sous la dent, un vrai régal. Je fais également l'acquisition d'un steak de koudou, qu'une cuisson ultérieure se voulant à point transformera avec application en semelle Méphisto. Néanmoins, la pointe d'exotisme sera présente au diner !
Direction ensuite Etosha et son entrée sud. Nous nous installons au camp d'Okaukuejo vers 17h. Le camp pour le coup est beaucoup moins “sexy” que ceux que nous avons croisés jusqu'à maintenant, et on comprend que la réservation était importante étant donné le monde. Le point d'eau est à quelques pas à peine, ambiance salle de cinéma, bancs surplombant la boutasse avec quelques barbelés pour isoler les deux pattes des quatre pattes et des plumes. Pour le moment, quelques zèbres et girafes sont là. Au fur et à mesure que l'horizon remonte vers le soleil rougissant, de nombreuses girafes s'approchent de l'eau, mêlant leurs cous et donnant des reflets très photogéniques à la lumière du couchant. Des armées de “dindons” sont à la parade : oiseaux format poulet, noirs à tâches blanches, qui ont apparemment oublié leur aptitude à voler. Ils cavalent sans cesse autour du point d'eau, en espérant désespérément attirer l'attention. La mienne en tout cas leur est acquise, et j'ai monté un fan club dindons, pour faire reconnaitre le mal qu'ils se donnent pour nous.
Aller retour à la voiture pour ramener des munitions buvables à bulles pour accompagner le biltong, et apparition du premier rhino. Je crois que ce sont des rhinocéros noirs, apparemment assez rares. Peu après, un springbok baguenaudant dans le coin détalle sans crier gare, pour laisser place à Mme. et M. Lions. Ce sont nos premiers. Des flashes de photographes éclatent autour du bassin, je ne suis pas convaincu que ce soit une très bonne idée... Un deuxième rhino se présente, ainsi que des éléphants qui viennent s'abreuver. A la jumelle et dans le peu de lumière donnée par l'éclairage du plan d'eau, on s'aperçoit que la lionne est accompagnée de deux petits lionceaux.
Après le repas, on retourne au trou d'eau, où deux nouveaux rhinos sont là. D'autres éléphants montrent le bout de leurs trompes... Des chacals se promènent dans les environs du camp, probablement attirés par les reliquats de koudous trop cuit et autres déchets comestibles. C'est vraiment une soirée magnifique, même si le cadre est un peu plus “zoo”, le ballet de tous ces animaux qui se succèdent, se chassent est vraiment un spectacle inoubliable.
J16 : Halali campsite (Etosha)
La nuit a été un peu difficile, ponctuée d'un côté par les hurlements probables de chacals et supposés de lions, et de l'autre par les ronronnements du frigo, qui pour la première fois depuis notre départ fonctionne de nuit (conséquemment au premier campsite que nous rencontrons disposant de prises de courant). Le départ est très matinal pour essayer d'apercevoir les bébêtes avant qu'elles ne s'endorment à l'ombre dans le chaud de la journée. Nous croisons nos premières hyènes. La tournée des trous d'eau suit un parcours assez « standard ». Le taux de répétabilité des rencontres est probablement très bas, mais voici nos principales observations : Olifantsbad : deux magnifiques lions à la parade Charistaub : une bande d'éléphants tassés sous un arbres, avec plein de petits dans les pattes de leurs mamans Salvadora : des centaines de zèbres, avec des petits, certains prennent une pose toute douce en plaçant leurs truffes dans leurs cous respectifs. Nous ne savons pas trop quelle est la signification de ce comportement, mais il semble empreint d'une grande tendresse zébresque Rietfontein : une bande d'une vingtaine d'éléphants pataugent avec délectation dans la bouillasse, des petits font des noeuds avec leur trompe Homob : deux lions au repos sous un arbre. De manière générale, le paysage est ponctué de troupeaux immenses de zèbres, springboks, gnus et autres herbivores, éléphants compris. Nous prenons notre repas de midi au buffet du camp Halali, avant de prendre le soleil près de la piscine et de se laisser aller à une bonne sieste. Nous retournons à Rietfontein voir si nos éléphant sont toujours là, mais ils ont disparu et cédé la place à une lionne qui passe sa fin d'après-midi là.
Le trou d'eau du campement restera désert, mis à part quelques dindons et une hyène qui viendra se perdre là. La nuit est relativement chaude dans mon souvenir, probablement parce que j'y ai mal dormi.
J17: Namutoni campsite (Etosha)
Lever difficile après une nuit agitée. Départ pour Goas. Sur la route, pas encore très loin du camp, on se fait insulter par un gars dans son pick-up qui nous reproche d'avoir pris une route en travaux et qui est fermée, alors que nous n'avons pas vu le moindre panneau. Il s'avérera en fait qu'il était par terre, selon le responsable du chantier c'est « your people » qui l'ont enlevé, en gros, ces salauds de touristes dont le loisir principal est d'enlever les panneaux. Le gars est presque à devenir violent quand nous expliquons que nous n'avons voulu embêter personne, nous opérons donc un repli défensif stratégique et prendrons une autre route pour commencer la journée. Je comprends qu'il ne soit pas content que des gens viennent retarder son chantier, cela arrive peut-être tous les jours pour lui, nous ne sommes pas à sa place. Néanmoins, c'est la première fois que nous avons l'impression de gêner, et ce genre d'événements ont le don de me ruiner une journée, ma cervelle ressassant sans cesse les mauvais moments avant d'accepter tous les bons. Nous croisons un beau lion solitaire dans la savane, mais peu de bestiaux (non plus que de gens d'ailleurs) durant la matinée.
Nous aurons le bonheur cependant au détour d'un virage de croiser une scène mémorable. Trois lions épluchent une carcasse de girafe déjà bien entamée. Un troupeau de hyènes est positionné en retrait, avec une tactique (ou un comportement que nous interprétons comme tel) d'étouffement des lions, qui finissent par abandonner la carcasse. Les hyènes prennent position et semblent se délecter des restes puants de viande faisandée, pataugent là dedans puis se roulent dans la poussière. Elles déambulent autour des quelques véhicules observant la scène, c'est très impressionnant. Ces bêtes ont vraiment la gueule de l'emploi (enfin, du leur). On n'imaginerait pas un charognard autrement. Chose curieuse, sous un certain profil, elles ont presque l'air sympathiques et câlines... J'ai pris un film de la scène, principalement pour garder en mémoire les bruits de craquements d'os, de grognements... Des petits chacals se joignent à la fête et boulottent notamment ce qui était il y a peu une tête de girafe.
Nous finissons la matinée à Chudob, où nous assistons à un spectacle d'herbivores en tout genre et en grand nombre, l'ensemble formant une joyeuse carte postale. On y trouve notamment nos premiers phacochères, ainsi qu'une énorme bête que nous baptisons « Eland », en prenant le bestiau le plus proche en dessin dans notre guide.
Après-midi au camp de Namutoni, la piscine est d'un beau vert, qui malgré tout ne donne guère d'espoir d'aller nous y baigner... Nous nous posons cependant sur les transats au soleil et gouleyons quelques frites de la baraque voisine.
Nous repartons à nos trous d'eau l'après midi, mais cela ne sera guère fructueux.
Les bâtiments de Namutoni sont assez particuliers, il semble que ce soit une ancienne prison, le tout réaménagé en magasins et cafés, assez sympathiques au demeurant. Bien fatigués que nous sommes, nous passons la soirée au coin du feu et très vite au fond des duvets.
J18 : Mahangu Safari Lodge campsite (près de Mahango)
Très grosse étape aujourd'hui, la plus longue du séjour en fait (640 km), direction, le nord. Au sortir du camp le matin, on dérape presque sur un gros chat à tâches qui traverse la route devant nous. Nous cherchons à le revoir dans les fourrés, mais il a du se cacher très vite... guépard ou léopard donc, on en a vu un !
Une fois partis, la route se déroule, à peu de chose près rectiligne dans la garrigue locale. Plus on avance vers le nord, plus les petits villages se succèdent. On ravitaille à Rundu, ville atmosphère bout du monde plutôt grande, à l'ambiance joyeusement bordélique. Essence, supermarché, tout est dispo ici.
Nous avons un emplacement extra au Mahangu Safari lodge, au bord du fleuve Okavango. C'est d'ailleurs curieux de retrouver un cours d'eau aussi important, après tout ce temps passé dans des paysages très arides. La chaleur est très humide, et nous apprécions la petite piscine, même si elle est plutôt fraiche. Le camp est plein de panneaux « attention hippopotames », et propose des ballades en bateau sur le fleuve pour les découvrir (nous n'y avons pas participé).
Nous nous endormons le soir au bruit des batifolements des hippos dans la rivière. C'est très impressionnant, d'autant qu'on se doute qu'ils ne sont pas très loins, mais qu'on ne les voit pas du tout. Nous avons aujourd'hui pris notre premier comprimé de Malarone, cf. les commentaires du début sur le palu. Nous avons en fait vu nos premiers moustiques à Etosha (en nombre très limité pour autant).
J19 : Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi)
Le matin visite au parc de Mahangu. On descend la branche qui suit plus ou moins la rivière. Nous n'y trouverons pas profusion de bestioles, mais découvrirons nos premiers hippopotames (enfin, juste leur tête sur l'eau), ainsi qu'un beau crocodile dans le courant d'un bras de fleuve. Arrivés au bas de la boucle, nous essayons de remonter par la piste de l'intérieur des terres, mais je m'enlise au bout de quelques mètres dans le sable, et nous préférons rebrousser chemin et tracer notre route vers la destination du soir directement.
Nous déroulons donc la route de la bande de Caprivi, direction Namushasha, en franche ligne droite. Pique-nique sur une « aire », à quelques kilomètres de la frontière avec l'Angola. Un peu avant Kongola, droite toute.
Le lodge se situe au dessus de la rivière Kwando (je crois), dans un paysage de marécages et d'eau. Fini les étendues arides et désertiques. La terrasse du lodge domine superbement le paysage, et les logement en dur du lodge ont l'air pas mal du tout. Ils sont cependant tous pleins, et nous ne pourrons pas nous « upgrader ». Verre de rouge sur cette même terrasse avec vue sur les éléphants au coucher du soleil, rien à redire.
Le camp est bien pourvu, douches chauffées au bois (peut-être pas si développement durable que ça, il faut fournir le bois...). Comme à Purros, nous nous faisons notre pain nous même, farine et levure de boulanger, mais en remplaçant la cuisson aluminium sur braises par une méthode galette sur grilles de barbecue, et ça donne un résultat plutôt sympa. Assurément, en cas de coup dur, y'a de quoi se caler comme il faut !
J20: Namushasha Lodge campsite (Bande de Caprivi)
Aujourd'hui, on se fait la « totale » au lodge. Croisière (toutes proportions gardées...) en bateau le matin dans des labyrinthes de papyrus et nénuphars en tout genre. Le guide nous amène tout près d'hippos dans leur piscine, nous verrons aussi un gros lézard vert à ventre jaune, immédiatement baptisé comme tel dans notre carnet de route.
L'après-midi, « nature-drive » dans un énorme camion judicieusement appelé « monster », dont je ne parviendrai à tenir le volant que pendant une pause photo... Nous y verrons des groupes d'éléphants relativement proches, ainsi que notre premier buffle et un hippopotame hors de l'eau. La ballade est sympa, mais probablement pas indispensable.
Nous prenons notre repas du soir au lodge, c'est un buffet et la nourriture ne nous laissera pas un souvenir impérissable, mais le cadre est vraiment très chouette. Demain, route vers le Botswana ! Mon palpitant commence à battre un peu plus fort au moment ou j'écris, quand je repense à ce lendemain en question...
J20 : Kubu Lodge campsite (Kasane)
Mouvement donc vers la frontière par la route principale de la bande de Caprivi. Passage de la frontière à Ngoma, les douaniers des deux bords sont très accueillant, bref, on leur proposerait bien un job à Roissy pour remplacer les nôtres... La voiture est cependant fouillée à la recherche de viande, les roues et chaussures passées dans un bain de désinfectant, dont j'ignore si les bactéries s'enfuient vraiment tant ce bain a l'air là depuis longtemps...
Route vers Kasane, dès l'arrivée on commence à se faire une idée de l'endroit : les voitures s'arrêtent au milieu de la route pour laisser traverser... les éléphants ! Nous sommes posés au campsite du Kubu Lodge, c'est un peu rustique (du niveau d'un camping français en fait...), mais d'après les conseils de Tourmaline, c'est ce qu'il y a de moins pire à Kasane. Nous nous réservons une nuit au « The Garden on the Chobe River lodge » pour deux jours plus tard, étant donné que deux nuits sont libres dans notre planning (que nous avons laissées comme telles pour tenter d'avoir une place à Ihaha, malgré le prétendu et fameux « fully-booked » annoncé, j'y reviendrai). Kasane est une ville assez originale, globalement rectiligne le long du fleuve, et succession de lodge tous plus beaux les uns que les autres, dans une ambiance clairement beaucoup plus « téléobjectifs gilets plein de poches » que « compact camping barbecue ». Nous nous situons entre les deux, je n'ai plein de poches que dans mon short en convenant que c'est bien utile, mais j'ai gardé l'appareil compact plus pratique à promener.
Ensuite, départ pour la croisière du soir sur le Chobe. Nous partons avec une voiture du lodge qui nous amène à un petit embarcadère où nous prenons place sur une petite barcasse, peu nombreux et uniquement avec des français.
Je ne préfère pas essayer de décrire ce que nous avons ressenti durant ces quelques heures sur le fleuve. Hippopotames, éléphants et buffles par centaines, troupeau d'éléphants qui traverse le fleuve à quelques mètres du bateau pour aller se prélasser dans des marres de boue, lumière magnifique... Un moment qui restera, comme Sossusvlei, dans les plus beaux moments de rêve que nous avons vécus.
Deux conseils qui me paraissent importants : faire ce tour en bateau absolument, même si vous n'avez que quelques jours, mais en revanche, essayez de ne pas commencer par là, étant donné que la suite vous paraitra d'une certaine manière un peu plus fade...
Diner au restaurant du Kubu lodge, très bien tant au niveau agrément de l'endroit que ce qu'il y a dans l'assiette. De toute façon, nous sommes encore perdus dans notre petit nuage d'images de cette ballade, et on pourrait manger des choux de Bruxelles crus qu'on trouverait de toute façon délicieux...
J21 : Maramba River lodge (Livingstone)
Départ pour la Zambie, direction les Chutes Victoria. Nos transferts ont été organisés par Tourmaline et sont assurés par Bushtracks. De peur d'oublier plus tard, je les recommande, tout était réglé comme du papier à musique et à fonctionné parfaitement. Nous avons au final je pense gagné beaucoup de temps, et probablement pas perdu tant d'argent que ça.
J'avais en effet choisi de ne pas faire passer notre voiture en Zambie, suite à de nombreux compte-rendus que j'avais lu sur le forum. Je n'ai pas eu à le regretter. Nous avons passé les frontières comme des fleurs (pas trouvé meilleure image !), avec une barque rien que pour nous, presque pas d'attente du côté Zambien (la personne de Bushtracks doit avoir ses entrées dans le bureau de l'immigration). Particulièrement du côté Zambie, la frontière est un immense chaos, camions par centaines (alors que seulement quelques bacs bringuebalant les prennent un par un !), voitures, foule, bureaux apparemment multiples. Il y a je pense de quoi y perdre beaucoup de temps et de sang froid, et certainement aussi d'argent quand on est un touriste un peu perdu qui cherche à se sortir de ce bourbier.
Même si vous n'êtes là que pour une nuit (en l'occurrence comme nous), je vous conseille de prendre le visa « multiple entries » de la Zambie (cf. plus loin)...
Notre chauffeur nous dépose au Maramba river lodge (entre Livingstone et les chutes, bon rapport qualité prix), puis direction les chutes en taxi (prix modique, car je ne m'en rappelle plus). Déception à l'arrivée du côté Zambie : il n'y a pour ainsi dire pas d'eau, et donc... pas de chutes ! J'avais bien lu que le mois de septembre n'est pas l'époque où les chutes sont les plus belles, mais là, c'est la douche froide (ce n'est pas le cas de le dire...). La configuration des lieux fait qu'il est indispensable de passer au Zimbabwe pour profiter vraiment du spectacle, ce que je n'avais pas prévu de faire, pour raisons vaguement idéologiques et peut-être financières. Mais bon, nous n'avons pas fait tout ce chemin pour nous arrêter là, et nous gagnons bien notre vie, donc, direction le Zimbabwe ! Enfin, d'abord, direction le distributeur du Zambezi Sun...
On repasse l'immigration Zambienne, puis taxi jusqu'au poste du Zinmbabwe en passant sur le pont qui enjambe le Zambèze. La distribution commence : coût du visa pour le Zimbabwe (je ne l'ai plus en tête, mais plusieurs dizaines de dollars par tête, à vérifier à votre départ), puis 20 ou 30 dollars d'entrée du parc national.
La ballade en revanche le long des chutes est là beaucoup plus spectaculaire, on va tout près, et il n'y a pour ainsi dire personne.
Retour au poste frontière du Zimbabwe pour sortir, puis re-taxi vers le poste Zambien, ou il faut repayer le visa single-entry plein pot (je ne rappelle plus, plusieurs dizaines de dollars également, mais il était très très rentable de prendre de base le multiple-entries).
Retour au lodge et diner sur la terrasse au dessus du bras de rivière envahi par les jacinthes d'eau.
J22 : The garden on the Chobe River Lodge (Kasane)
Avant de rentrer à Kasane, petit plaisir : visite matinale à Livingstone Island, au milieu du Zambèze, juste au dessus des chutes. Départ du Royal Livingstone en petit bateau, traversée de l'ile à pied, on se met en tenue de bain, et hop, à pied et à la nage dans le Zambèze, à quelques mètres des chutes ! C'est vraiment très excitant, le guide nous amène jusqu'à une sorte de piscine vraiment à l'aplomb des chutes, il y a même moyen de plonger d'un rocher de manière, sur la photo que le guide prend, à avoir l'air de se jeter dans le vide. C'est vraiment très très spectaculaire, et l'adrénaline est bien là... Ensuite, on nous offre un petit déjeuner gargantuesque sur la petite ile.
Cette excursion est vraiment à faire selon moi, le prix est assez raisonnable au regard de la qualité de ce qui est proposé et des émotions et souvenirs qui en restent. En tout cas, si vous choisissez de ne pas aller au Zimbabwe, c'est vraiment une manière originale de profiter des chutes du côté Zambien. Signe peut-être du destin, j'ai perdu la carte mémoire qui contenait « la » fameuse photo où je semble sauter dans le vide...
Retour au Maramba lodge pour reprendre les sacs à dos, puis direction Kasane via la Zambie.
Mis à part le taxi Maramba ↔ Chutes, tous les transferts avaient été organisés par Bustracks, millimétrés, nous avons vraiment profité de ces deux journées à fond sans soucis techniques d'organisation locale. Ce n'est certes pas très aventurier, mais, vraiment, je suis convaincu que ça économise énormément de soucis, qui, si vous n'êtes là que peu de temps peuvent vite prendre le pas sur le plaisir et gâcher des moments potentiellement inoubliables.
A Kasane, nous sommes donc au The Garden on the Chobe River lodge. C'est la première fois que nous sommes dans un lodge vraiment « luxe » (d'avantage que Bagatelle), et il faut avouer que se prélasser dans une chambre pleines de fleurs, avec sa petite terrasse, une super salle de bain, c'est vraiment agréable... Nous nous laissons aller tout l'après-midi à bouquiner et faire la sieste, avant de prendre un repas du soir somptueux. Tout le monde dine à la même table, le vin est « à volonté ». Malgré quelques coupures de courant intempestives, la soirée est dans la lignée de ces derniers jours : magique...
J23 : Ihaha campsite (Chobe National Park)
Petit-déj' de luxe dans notre lodge de luxe (qui nous coutera en fait 100 dollars de moins que prévu, super affaire !), puis direction le Chobe Riverfront. A l'entrée du Parc, nous n'avons aucune difficulté à obtenir un permis pour la nuit au campsite d'Ihaha.
Petite parenthèse du coup sur les parcs du Botswana. Lors de la préparation du voyage, j'avais compris qu'il était assez dur d'avoir des places réservées, les camps étant supposément tous pleins plus d'un an à l'avance. J'avais néanmoins également en tête les rapports de nombreuses personnes qui étaient parvenues sans soucis à trouver des places au jour le jour. Désireux cependant d'assurer le coup au maximum, j'avais demandé à Tourmaline d'organiser des réservations, sans véritablement me rendre compte qu'ils utilisent pour ça les services d'un agent au Botswana qui vous est refacturé 240 dollars ! La nuit que nous avons passée à Ihaha était prétendument fully-booked, de même qu'une nuit ensuite à Moremi que nous n'avons pas eu de mal à trouver sur place... Nous avons au final payé ces 240 dollars pour avoir un permis d'entrée au parc acheté à l'avance, étant donné que l'agent facture quel que soit le résultat... La conclusion de ça pour moi est donc en effet de confirmer que s'il n'est pas vain de tenter de réserver directement auprès du service des parcs, acheter les services d'un courtier est inutile, et même proche de l'arnaque. J'avais raccroché mon chapeau d'aventurier sur ce coup-là en voulant trop contrôler les événements, et je m'en suis mordu les doigts.
Le river front regorge en particulier d'éléphants, très nombreux. Nous croisons aussi des « antilopes à rond blanc sur les fesses » et des hippotragues à tête noire (à vos souhaits). Plusieurs fois, nous rebrousserons chemin pour éviter de passer trop prêt de groupes de pachydermes dont le chef apparent nous reluquait d'un œil mauvais. Une zone de pique-nique est disponible le long du parcours, tout aussi dangereuse a priori qu'ailleurs, où il est part contre interdit de descendre...
Cela dit, le campsite est du même acabit : notre emplacement est un peu à l'écart, une sorte de déversoir pour visiteurs en excès. Il n'est pas aménagé, et le trajet entre le site et le bloc sanitaire est long et, plus ennuyeux, ponctué de buffles allongés sous les arbres. Ambiance.
Nous établissons notre campement auprès d'un gros fourré, à la lisière de la grande plaine herbeuse où au loin s'écoule le fleuve. Au détour d'une chaise déchargée du coffre, je vois à quelques mètres à peine derrière un buisson une tête d'éléphant... Le temps de prévenir les voisins qui ne l'ont pas vue, nous opérons un repli stratégique dans la voiture, terrorisés à l'idée qu'elle puisse être sur leur route malgré les précautions que nous pensions avoir prises... La petite troupe passera finalement calmement entre les deux emplacements pour aller profiter de la fin de journée sur la plaine... Point positif : on peut maintenant se vanter d'avoir eu un jour dans notre vie la visite d'éléphants sur notre site de camping... et ce n'est pas fini... !
Diner à la bougie au coin du feu, une soirée de plus qui restera dans les annales de nos souvenirs !
Durant la nuit qui s'ensuit, ma compagne est réveillée par des bruits plus ou moins douteux. Au réveil le lendemain matin, nos voisins qui ont veillé nous informerons du passage d'un groupe de lions sur notre emplacement, correspondant parfaitement à la période où ma compagne s'est réveillée.
J24: Planet Baobab campsite
Nous continuons la boucle du river front jusqu'à Ngoma gate, avant de reprendre au sud direction Maun, par Nata et Gweta. Après de très longues hésitations, je n'ai pas choisi de prendre par Savuti, suite à divers avis publiés sur le forum et aussi aux conseils de Tourmaline. Je me suis dit que pour une première fois, nous ne tenterions pas le diable d'une traversée potentiellement compliquée.
La route Kasane Nata est en fait une galère, certes d'un autre genre probablement que le sable de Savuti. Plus on va vers le sud, plus des nids de poules (enfin, de poules aux hormones, format dindon...) se multiplient très dangereusement, imposant un slalom permanent, et ne permettant pas de rouler à une vitesse digne d'une route goudronnée. C'est assez dangereux, bien plus en tout cas que ce à quoi je me serais attendu si l'on m'avait dit de faire attention à des nids de poules. A noter que nous avons également croisé de nombreuses zones de travaux, probablement une réponse à la situation véritablement désastreuse de cette route.
Nous voyons aussi nos premières gouttes de pluie. Le campsite de Planet Baobab est plutôt agréable, sans être beaucoup plus original qu'une étape sur la longue route, ce qu'il est en fait... Durant la nuit que nous passerons ici, nous aurons de la pluie, et nous verrons aussi un orage passer au loin... Nous ne nous attendions pas à ça pour la saison !
J25 : Audi Camp campsite (Maun)
En route pour Maun, nous visitons le Nxai Pan, sous des averses régulières. Sous de gros nuages noirs, le paysage est presque un peu lugubre, d'autant plus qu'il y a très peu d'animaux, qui ne sont pas là en cette saison. Nxai est en fait d'avantage une zone où l'eau doit s'accumuler à la saison humide qu'un lac salé. La piste qui y conduit était fraichement tracée, praticable mais très sableuse. L'événement notable de cette matinée, c'est une famille d'autruches composée d'un adulte et d'une myriade de petits gentiment en chemin sur la route, que nous rattrapons donc... Mais ils ne souhaitent pas sortir, pas du tout... tant est si bien que sans pourtant avoir trop insisté, nous nous retrouvons chargés par maman autruche, toutes ailes dehors !
Nous faisons un détour par les Baobabs de Baines, un groupes de très beaux arbres qui poussent au bord d'un lac salé. Le site est vraiment très chouette, un peu à l'écart, propice à un pique nique sympa. Il y a pas loin un site de camp, dont je ne sais pas s'il on peut facilement y dormir ou pas.
Nous finissons la route vers Maun, ponctuée de troupeaux d'animaux domestiques qui imposent de fréquents ralentissements (enfin, pas à tout le monde, mais nous tenons à nos vies et à notre franchise...). A Maun, nous récupérons le permis d'accès à Moremi chez le courtier dont j'ai parlé un peu au dessus. Plus de commentaires à ce stade... Le Audi Camp est pour le coup le site le moins bien que nous ayons vu, tout le monde est relativement empilé. Une arrivée de bonne heure semble permettre d'être installé sur la parcelle de gazon qui est à l'entrée, et ainsi éviter d'être compacté tout au fond du camp. L'espace restau et piscine est plutôt agréable. Le camp est à la sortie nord de Maun et donc sur la route de Moremi. Cependant, je ne vois pas ça comme un élément suffisamment décisif pour ne pas essayer d'en trouver un autre à Maun, le jour où nous serons de retour !
J26 : Third bridge campsite (Moremi)
Aujourd'hui, départ de bonne heure pour le parc de Moremi, muni de notre « sésame » (rire jaune...) chèrement payé pour l'entrée plus une nuit à South Gate (cf. plus haut). Arrivée à la porte, on nous confirme qu'il y a naturellement de la place pour ce soir à Third Bridge, et qu'il n'y a qu'à s'arranger avec le ranger sur place. Il pleut ce matin, et les forêts des alentours de la piste qui nous conduit vers le Moremi nous rappellent un peu un automne chez nous, il fait gris, il pleut, les couleurs sont un peu passées, bref, moins dépaysant qu'imaginé. Nous ne voyons quasiment aucun animal. Les pistes sont en bon état, mais on imagine bien ce que ça peut devenir en saison des pluies, la terre a l'air très fine, et la moindre petite marre est très bouillasseuse. Un des deux premiers ponts (je ne me rappelle plus lequel) n'est plus vraiment praticable, et il faut traverser dans un gué à côté.
Arrivés à Third Bridge, pas de ranger en vue, nous suivons donc les conseils d'un sudaf' local qui nous conseille de nous trouver un arbre, de nous poser dessous et d'attendre de voir ce qui se passe.
Nous repartons faire le tour de Mboma Island, le paysage est très sauvage, et à la pointe de l'ile, la petite station de bateau fait très « bout du monde ». Du côté est, nous croisons quelques éléphants. La route étant très étroite et entourée d'arbres, ces mêmes éléphants se découvrent pour certains au dernier moment, et du coup très très prêt de la voiture, et les possibilités de faire demi-tour sont... compliquées. Nous n'aurons pas ce besoin, mais néanmoins, l'adrénaline est montée quelque fois ! A ceux qui craindraient de rayer leurs véhicules, ne pas passer par là, ces mêmes arbres très serrés autour de la voiture sont potentiellement les meilleurs amis de votre carrossier. Notre loueur ne dira rien, mais sûrement parce que nous aurons de quoi porter ses yeux ailleurs... (cf. plus loin).
De retour au camp, nous finirons l'après-midi à bouquiner, en observant les babouins se déchainer sur les installations d'un site voisin dont les propriétaires sont partis en ballade : la bâche de protection montée sur piquets est devenue un trampoline pour babouins, qui s'en donnent à cœur joie, c'est très impressionnant. Le seul moyen de les éloigner serait d'aller à leur emplacement et d'y rester, mais ce serait délaisser le nôtre qui serait ravagé à son tour. En un moment d'inattention, l'un de ces babouins est monté dans notre voiture dont nous avions oublié de fermer la porte, et il a fallu le chasser séance tenante, juste le temps pour lui de chaparder un bout de papier qui trainait dans un vide-poche.
La soirée sera bien plus calme qu'à Ihaha, pas d'éléphants dans le camping ni de lions...
J27 : Audi Camp campsite (Maun)
Lever de bonne heure pour profiter de la matinée dans les pistes de Moremi. On nous a la veille indiqué un coin où une belle bande de lions était susceptible de camper. Après quelques recherches parmi les (très très) nombreuses pistes « annexes », nous les repérons finalement. Une belle bande de 10 lionnes qui font la grasse matinée, en prenant la pose devant les quelques voitures hérissées de téléobjectifs et autres jumelles. Très impressionnant d'être tout prêt d'une telle bande de carnassiers... Nous continuerons la matinée à découvrir les multitudes de petites pistes (toutes méthodiquement répertoriées dans la cartographie GPS de Tracks4africa, peut-être l'endroit où ce même GPS a été le plus utile d'ailleurs, même si ce n'est pas très aventurier...). Quelques petites bêtes par ci par là, de belles marres à hippos, quelques herbivores terrestres. Pour les férus conducteurs tout terrain, il y a là vraiment moyen de tester les capacités de son véhicule (notamment des traversées de bras de rivières), mais en tout cas, nous ne tenterons pas l'aventure, vu que je ne suis pas sûr de maitriser tous les éléments. Rester planté au fond d'une marre de boue ne me tente guère (et le prix du dépannage encore moins!). Par contre, un arbre pas très vigilant a décidé de traverser le chemin durant notre seule marche arrière de la journée (la seule où j'avais un peu pris confiance, depuis presque un mois...)... On devrait toujours faire attention aux arbres qui traversent... Bref, une aile arrière pliée, un pare-choc bousillé et un phare cassé, ça va faire mal à la carte bleue... Les petites rayures d'hier feront du coup office de cerise sur le gâteau...
Le coup psychologique est rude, du coup on se rentre un peu choqués (surtout moi, même si y'a pas mort d'homme, ça fait mal de perdre 1000 euros en se disant que si machin bidule on aurait pas fait trucmuche et que du coup voilà). Pour se remonter le moral, tequila sunrise et poulet frite sur la terrasse du Audi Camp feront l'affaire ! Nous sommes cette fois-ci installés sur la pelouse à l'entrée du camp, qui est bien plus agréable que la partie du site où nous avons passé la première nuit (arriver tôt, y'a pas de miracle!).
Au final cette visite de Moremi nous laissera une impression mitigée, le temps déjà n'était pas franchement au rendez-vous, les animaux bien que nombreux ne se sont pas montrés dans la même profusion qu'à Chobe, et puis nous avons fini sur une mauvaise note avec cette aile ravagée. Inconsciemment aussi, la fin du voyage pointe le bout de son nez et il reste moins à faire que ce que nous avons déjà vu...
Point positif, la facilité (administrative et terrestre) de visite de ces parcs du Botswana est « surprenante » au regard de ce que je pensais avant d'arriver. A noter, au cas où je ne l'aurais pas déjà dit avant, nous avons entendu dans notre lodge de Kasane un guide dire qu'il était à l'ordre du jour de fermer l'accès au public au parc de Chobe, et de le réserver aux seules visites guidées et organisées. Je ne sais pas ce qu'il en est à ce jour...
J28 : Audi Camp campsite (Maun)
Au programme de ce dernier jour entier au Botswana nous partons en mokoro dans le delta, une ballade organisée par le Audi Camp. Le transfert jusqu'au départ se fait dans une espèce d'énorme camion qui traverse des routes inondées, enfin bref, un truc de « mec » quoi...
Nous embarquons dans notre frêle esquif, et la sensation est immédiate : on glisse au fil de l'eau, on entend le bruit des nénuphars et autres roseaux qui frottent contre la coque, on se faufile dans des petits canaux d'eau claire, c'est vraiment très agréable, et une façon vraiment originale de profiter des lieux.
Nous déchantons dès que la promenade dans le bush commence. Le guide ne parle absolument pas, malgré toutes mes tentatives de questions, il faut vraiment insister pour lui arracher un mot. Il reste la plupart du temps à marcher tout seul devant sans rien dire. C'est vraiment dommage : étant donné que l'environnement est relativement ingrat (prairie sèche, quelques arbres, marres) la valeur ajoutée d'une telle promenade vient avant tout du guide, sans quoi elle se transforme en randonnée sans intérêt sous un soleil de plomb... C'est curieux, il a son téléphone portable autour du coup et passe une partie de son temps à envoyer des SMS, il n'a pas une goute d'eau, comme on ne veut pas le laisser crever de soif nous lui proposons de la nôtre, qu'il finira par accepter. Durant la pause déjeuner, il reste à l'écart sous un arbre à envoyer des textos pendant que nous mangeons notre panier repas, nous en venons à nous demander si nous sommes sensés lui proposer « nos restes ». Bref, tout ça respire un peu l'amateurisme et l'attraction touristique bas de gamme où le guide se doit de ne pas être un coût trop cher au tour operator.
Durant le retour en mokoro, il nous abandonne pendant 10 minutes en plein cagnard sur la pirogue pour aller se baigner tout seul un peu plus loin, sans nous laisser penser le moins du monde que nous sommes bienvenus pour faire de même. Nous voyons un hippo au loin, et il ne se donne absolument pas la peine d'évoquer le sujet et encore moins de s'arrêter (je précise que la sécurité dans la configuration de l'endroit ne pouvait pas être la cause de ce non-arrêt). Nous lui laissons malgré tout un pourboire, mais le cœur n'y est pas. Nous n'en voulons même pas au guide en lui même (il avait peut-être un problème familial, on ne sait jamais), mais tout laisse à penser que c'est l'organisateur de ce tour en particulier qui fait que les guides ne doivent pas être très motivés (pas d'eau, pas de repas, et peut-être pas de salaire autre que le pourboire ?). Du coup, une mauvaise affaire pour tout le monde (ce n'est malgré tout pas donné). Conclusion, je recommanderais autant que possible de choisir avec attention la promenade en mokoro si vous la faites (peut-être attendre d'être sur place et consulter des gens en direct, ce que nous n'avons pas fait). C'est très clairement un moyen génial de profiter de la nature des environs, mais ça peut vite se transformer en une mixture un peu malsaine si on tombe mal.
La soirée est grasse et salée à souhait au restau du Audi Camp. Durant la nuit, un gros orage nous réveille qui durera jusqu'au matin. Saison sèche, où es-tu ?
J29 : Zelda Guest Farm campsite
Ce matin, j'avais prévu une autre surprise pour mon amoureuse, uns survol du delta en petit avion. J'étais plutôt angoissé par la tempête, mais elle s'est calmée suffisamment pour permettre au petit coucou (un Cessna 172) de décoller. J'avais planifié le jour de longue date (enfin croyait), mais l'agence nous avait en fait attendu la veille ! Malgré tout, il a été très facile semble-t-il de réveiller le pilote qui est arrivé dare dare. Tout ça pour dire que vous pouvez semble-t-il vous décider au dernier moment avec de bonnes chances de réussite.
Le vol est vraiment un souvenir mémorable, en particulier la vision depuis le ciel d'un grand troupeau d'éléphant est vraiment magique. Le vent est très fort et l'avion avance en crabe en remuant beaucoup, ça a l'air de ressembler à la conduite d'une deux chevaux en haute montagne. On survole un des lodges grand luxe du delta, c'est vrai qu'on ne doit pas être trop mal installé là dedans... Atterrissage... et d'une certaine manière c'est le début de la fin, nous prenons la route pour la Namibie où notre séjour s'achève dans deux jours...
Sur la route, nous croiserons de nombreux barrages. A l'un d'eux, le policier me fait reculer de 200 mètres sous prétexte que je ne me suis pas arrêté à un stop qu'il avait placé très en amont de sa position, peut-être pour une raison valable, mais en tout cas semble-t-il d'avantage justifié par l'envie de « piéger » tous les gens se présentant à lui (la voiture qui est passée après nous s'est aussi faite avoir) que par un souci de fluidifier la circulation. On m'aura demandé deux fois en une journée mon permis de conduire (une première fois à Maun le matin même) au Botswana, alors que je ne me suis jamais fait contrôler en France... Comme quoi... A un autre de ces barrages, on découvre dans notre coffre un fond de biltong et de droewors, que nous mangeons du coup sur le champ... Nous devons au passage signer un registre établissant qu'on nous a « confiscated » des produits interdits.
Le passage de la frontière se fait sans encombre, puis nous traçons notre route sur la Trans-Kalahari Highway jusqu'au Zelda Guest Farm. Une nouvelle fois, site de camp parfait, bien équipé, bref, la « routine » ! Le site est vide, à part deux françaises qui démarrent leur circuit, à qui du coup nous donnons quelques tuyaux et des restes de nourriture que nous n'arriverons pas à écluser.
Le propriétaire des lieux participe à un programme de sauvegarde des félins (capturés par d'autres fermiers qui les amènent là plutôt que de les tuer, si j'ai bien compris l'esprit de la manœuvre), et nous avons donc droit à une séance de nourrissage de 4 guépards et d'un léopard. C'est très spectaculaire, surtout les guépards qui se déchainent littéralement sur les morceaux de viande d'âne que le fermier leur donne, en faisant des bruits atroces dignes des hyènes d'Etosha, se précipitent sur les grillages, bref, nous sommes bien content de ne pas être à leur portée. Le léopard pour sa part est beaucoup plus « digne », et semble ne pas souhaiter se joindre à cette curée.
La soirée se fait dans une ambiance menaçante et électrique d'orage, le ciel est marbré d'éclairs. L'atmosphère est épaisse et ventée, nous nous réfugions tant bien que mal dans un abris du camp pour manger notre dernier repas sauvage de ces vacances... Finalement, les circonstances naturelles épicent l'angoisse du départ... L'orage durera encore une bonne partie de la nuit, en plein Kalahari...
J30 : Londiningi B&B (Windhoek)
Fin de la route jusqu'à Windhoek et repas cancérigène et obésifiant dans un KFC glauque (quelques fois, des pulsions incompréhensibles font commettre des erreurs !). Devant l'étendue des dégâts nous nous sommes arrangés avec le loueur pour rendre la voiture un jour plus tôt pour qu'il puisse faire les réparations au plus vite, moyennant qu'ils nous dépose à l'aéroport le lendemain. Bien que l'addition fasse mal (+/- 1000 euros de carrosserie), ils sont professionnels, pas de pinaillage sur l'état des lieux, et nous n'avons pas l'impression de nous être fait arnaquer vu ce qu'il y a à faire. De toute façon même en réduisant la franchise, nous ne nous y serions pas retrouvés vu le coût d'assurance supplémentaire, et qui n'aurait peut-être même pas marché au final vu le caractère « non-standard » de l'endroit où l'arbre a traversé la route derrière nous (à vérifier dans les petites lignes du contrat, je n'ai pas pris la peine de le faire de toute façon).
Le soir diner chez Londiningi, de nouveau sous l'orage...
J31 : vol vers Francfort puis Paris
On profite autant que possible du petit déj' fabuleux de Londiningi, mais le cœur n'y est plus... Nous allons faire quelques emplettes de souvenirs au centre ville de Windhoek. J'adopte pour ma part une famille sculptée de mes fameux dindons, tant qu'à faire kitsch, autant y aller franchement. A peine achetés, je me rappelle que je m'était promis de ne pas acheter de produits en bois travaillé pour ne pas inciter au coupage sauvage des arbres... Raté pour cette fois.
Nous faisons notamment escale au Namibia Craft Centre (je crois), un groupement de nombreuses boutiques d'objets normalement fabriqués dans des communautés et dont les revenus doivent leur bénéficier. L'endroit est plutôt agréable, et si mes souvenirs sont bons, un charmant petit café propose de très bons plats dans un cadre agréable...
Nous en sommes réduits à admirer la beauté de la lumière de la fin du jour sur les parkings de l'aéroport. Contrastes de couleurs saisissants... Le cœur est ailleurs, mais hélas pas l'avion, qui lui est bien là, fidèle au poste, pour nous ramener dans le monde réel. L'atterrissage a déjà commencé...
Bonjour,
La destination estivale de nos prochaines vacances est arrêtée, ce sera la Namibie . Mais pour le reste, j' avoue ne pas savoir faire ... c' est pourquoi je me tourne vers vous ! C' est la première fois que nous envisageons un tel voyage . Les précédents se sont toujours décidés dans l' urgence et ne nécessitaient pas de préparation particulière . A bord de notre fourgon aménagé, le choix d' une destination pour notre famille pouvait se faire la veille, voire le Jour J . C' est ainsi que nous nous sommes rendus en Italie, Croatie, Hongrie, Autriche, Rép. Tchèque, Sicile, Sardaigne, Portugal, Écosse, Maroc, Turquie ... J' ai essayé de préparer un petit peu sur le net, mais sur les Forums, je n' ai reçu que des avis contradictoires . Plus paumé qu' au départ, j' ai laissé tombé, n' écoutant que nos propres envies, au moment présent .
Je ne peux raisonnablement pas envisager la Namibie dans ces mêmes conditions ! Me reste à déterminer quelques éléments essentiels et personnels tels le nombre de participants au voyage (enfants ayant atteint leur majorité), date à laquelle s' effectuera le voyage (en tenant compte de celles du bac et examens) ... Mais ensuite, par où débuter ?!
Les bases sont grossièrement les suivantes :Durée du voyage : environ un mois au cours de l' été, genre du 20/07 au 20/08Participants : deux adultes + 1 ou 2 adosLocation d' un 4X4 équipé camping pour la totalité du voyageJe désirerais organiser personnellement ce voyage de A à Z, mais ne parlant que deux ou trois mots d' anglais (et souvent pas ceux que je pourrais placer dans une conversation se rapportant à l' organisation du voyage !) est-ce envisageable ou est-il préférable de contacter quelqu' un sur place qui me prépare le terrain ?!
Mes dates et le nombre de participants déterminés, je commence par l' avion ?! Où trouver ?! J' ai consulté sur le net quelques sites proposant soi-disant des vols pas cher . Ils se révèlent sensiblement + cher que des grands organismes connus ?!
Ensuite (ou avant ?!), la location du véhicule ?! Où ?! Comment (in french please !)
Y aurait elle des choses essentielles qui m' échapperaient totalement dans ce début de recherches, est-il trop tôt, trop tard ?! De combien de temps je dispose encore ?!
Bon, mais çà suffit pour ce premier post, j' ai planté le décor, et de vos réponses naîtront tout naturellement de nouvelles interrogations . Je suis encore bien loin de l' élaboration d' un circuit, mais pour çà, je sais où trouver, il y a tous ces récits ici sur le Forum ou sur vos sites perso, souvent fantastiques, ce sont eux qui m' ont donné l' envie de me rendre en Namibie .
Merci de m' aiguiller un peu ... Je ne sais vraiment pas faire, je pense que c' est les débuts qui seront les plus difficiles, après, pris dans le truc, tout devrait s' enchaîner ?!
Amicalement . Jean-Fi .
La destination estivale de nos prochaines vacances est arrêtée, ce sera la Namibie . Mais pour le reste, j' avoue ne pas savoir faire ... c' est pourquoi je me tourne vers vous ! C' est la première fois que nous envisageons un tel voyage . Les précédents se sont toujours décidés dans l' urgence et ne nécessitaient pas de préparation particulière . A bord de notre fourgon aménagé, le choix d' une destination pour notre famille pouvait se faire la veille, voire le Jour J . C' est ainsi que nous nous sommes rendus en Italie, Croatie, Hongrie, Autriche, Rép. Tchèque, Sicile, Sardaigne, Portugal, Écosse, Maroc, Turquie ... J' ai essayé de préparer un petit peu sur le net, mais sur les Forums, je n' ai reçu que des avis contradictoires . Plus paumé qu' au départ, j' ai laissé tombé, n' écoutant que nos propres envies, au moment présent .
Je ne peux raisonnablement pas envisager la Namibie dans ces mêmes conditions ! Me reste à déterminer quelques éléments essentiels et personnels tels le nombre de participants au voyage (enfants ayant atteint leur majorité), date à laquelle s' effectuera le voyage (en tenant compte de celles du bac et examens) ... Mais ensuite, par où débuter ?!
Les bases sont grossièrement les suivantes :Durée du voyage : environ un mois au cours de l' été, genre du 20/07 au 20/08Participants : deux adultes + 1 ou 2 adosLocation d' un 4X4 équipé camping pour la totalité du voyageJe désirerais organiser personnellement ce voyage de A à Z, mais ne parlant que deux ou trois mots d' anglais (et souvent pas ceux que je pourrais placer dans une conversation se rapportant à l' organisation du voyage !) est-ce envisageable ou est-il préférable de contacter quelqu' un sur place qui me prépare le terrain ?!
Mes dates et le nombre de participants déterminés, je commence par l' avion ?! Où trouver ?! J' ai consulté sur le net quelques sites proposant soi-disant des vols pas cher . Ils se révèlent sensiblement + cher que des grands organismes connus ?!
Ensuite (ou avant ?!), la location du véhicule ?! Où ?! Comment (in french please !)
Y aurait elle des choses essentielles qui m' échapperaient totalement dans ce début de recherches, est-il trop tôt, trop tard ?! De combien de temps je dispose encore ?!
Bon, mais çà suffit pour ce premier post, j' ai planté le décor, et de vos réponses naîtront tout naturellement de nouvelles interrogations . Je suis encore bien loin de l' élaboration d' un circuit, mais pour çà, je sais où trouver, il y a tous ces récits ici sur le Forum ou sur vos sites perso, souvent fantastiques, ce sont eux qui m' ont donné l' envie de me rendre en Namibie .
Merci de m' aiguiller un peu ... Je ne sais vraiment pas faire, je pense que c' est les débuts qui seront les plus difficiles, après, pris dans le truc, tout devrait s' enchaîner ?!
Amicalement . Jean-Fi .
Bonjour,
Mieux vaut tard que jamais! Je vous fais enfin part de notre voyage d'un mois à Bali-Lombok-Java réalisé en été 2008 en famille ( 2 adultes et 3 enfants de 6, 9 et 12 ans). Cela fait plusieurs fois que j'essaye de poster ce message sans succès...
Voyage Indonésie : été 2008
Note : le petit déj est toujours inclus.
BALI Voyage avec Qatar Airways ( ++). A l'arrivée, sortir de l'aéroport de Denpasar, kiosque des taxis à droite. DAB à côté. Aéroport-Jimbaran en taxi : 50000 rps
1. JIMBARAN p 128 LP ; p418 GDR; p117 F ; 4 nuits: 9/10/11/12 juillet Plusieurs hotels fermés. Hotel :Puri Indra Prastha, très moyen avec piscine. 2 ch x 4 j = 1 700 000 roupies ( 200000-250000 la ch). Non conseillé. Hotel Puri Bambu serait mieux mais + cher - plage sympa, calme, sable. - restau poisson et fruits de mer 1er soir, Lia Café, centre, TB, 234000 rps/famille 2e soir: restau au sud. 736000 rps/famille avec langouste et homard ( langouste : 350000 rps/kg; homard: 100 000 rps/kg) 3e soir : restau au nord : danse legong - coucher soleil
Excursion avec guide + chauffeur francophone le 11/07 : 40 euros/j . Guide: Gus'man Dipa ( tél : 085 238 458 870; email: gus.man72@yahoo.com). Très sympa. - marché de Denpasar (achat épices + sarong) - péninsule de Bukit : plage Dreamland pour voir surfers + Temple Pura Luhur Ulu Watu au coucher de soleil pour voir danse Kecak ( TB) p133 LP
2. OUEST BALI : chauffeur Jimbaran- Gilimanuk : 580000 rps avec arrêt au Temple Pura Tanah Lot p 267 LP + route des épices jusqu'à la traversée d'un arbre près de Manggissari Nuit à Gilimanuk à l'hôtel Sari (2 ch pour 200000 rps). C'est le seul hôtel correct!
3. JAVA Départ par ferry le matin ( 30 mns; 0.70 euros ). A Java, bemo chartérisé 600000 roupies pour aller jusqu'à Cemoro Lawang ( Mont Bromo). Le mieux aurait été de louer une voiture. - Nuit à l'hôtel Lava View Lodge (à réserver : 0335501020) p 329 GDR: 600000 rps la suite ( TB).Arrivée en milieu d'aprem : ballade ( très beau paysage) + réservation excursion pour la nuit. - départ 4h ( il fait très froid) pour voir volcan Bromo au lever de soleil. Réserver une jeep la veille à l'hôtel 24euros . Spectacle grandiose de la plateforme où nous emmène la jeep puis après le lever du soleil, la jeep nous ramène au pied du Bromo pour l'ascension à cheval du volcan ( 3 chevaux : 300000rps). Après l'ascension, la jeep nous ramène à l'hôtel vers 8h pour petit déj. Pour repartir de Cemoro Lawang, bémo (taxi collectif)jusqu'à Probolinggo. De là, bus jusqu'au port de Java : arnaque + bus qui s'arrête tout le temps alors que c'était un soi-disant express! On conseille soit de louer une voiture du port de Java pour aller jusqu'au volcan et la rendre au retour, soit chartériser un bémo pour l'aller et le retour entre le port de Java et le Bromo directement. Ferry puis de nouveau nuit au Sari à Gilimanuk à Bali( 1 ch = 186000 rps) Bémo chartérisé pour Gilimanuk-Lovina(Kalibukbuk): 250000 rps.
4. LOVINA p 257 LP : 16/17/18/19 juillet Location 4x4 : 12 euros/j; essence 6000 rps/l 4 nuits à l'hotel Bayu Kartika dans les bungalows face à la piscine et à la mer : meilleur rapport qualité-prix; superbe piscine, bien situé, beau cadre. 300 000 rps les 2 bungalows/j Le 17 : repos + marché de Singaraja Le 18 : temple Pura Ulun Danu sur le lac Bratan ( sur la route, cérémonie puis singes) puis accrobranche au Bali Treetop Adventure ¨Park à Candikuning.Super! Le 19 : excursion ( tour : 300 000 rps): temple bouddhiste+ sources chaudes Air Panas banjar ( p 263 LP)+ rizières +Munduk+ lacs + cascades de Git Git Le 20: départ très tôt (vers 5.30-6h) avec pêcheur pour voir dauphins en pleine mer au lever du soleil ( 60000 rps /pers).Retour hôtel à 8h pour petit déj puis départ à 9h avec autre bateau pour snorkeling ( 60000 rps/pers). Très beaux fonds et poissons. Retour à 11h. Changement d'hôtel pour dernière nuit à Lovina : hôtel Melka excelsior (réservé en arrivant à Lovina) . 2 ch = 60 dollars - A l'hôtel, nage avec dauphins dans piscine: 600 000 rps pack family ( environ 1/2h pour la famille) + spectacle de dauphins. Pas très écolo mais les enfants ont adoré! Négociation pour garder la voiture pour 10 euros/j et la rendre à Padangbai avant d'aller sur l'île de Lombok.
5. EST : AMED ( p 231 LP; p 474 GDR; p 184 F) Seul endroit où on a galéré pour trouvé un hébergement. 1 nuit (21/07)au Amed café dans beau bungalow pour 450000 rps. - snorkeling en face restau sama sama café - Jemeluk : point de vue Restau Sama Sama très bon poisson barracuda Le 22 : route de Culik à Candidasa (belles rizières) puis tirtatangga water palace. Choix de l'hôtel à Candidasa puis village traditionnel de Tenganan.
6. CANDIDASA 2 nuits ( 22/23 juillet) au Sekar Orchid Beach bungalows : 360000 rps / fam/j. Maison d'hôte, magnifique jardin face à la mer, succulent petit déj. Recommandé. Le 23: -Plage p 225 Lp Pasir Putih à l'est de Candidasa ( 7 kms) - rizières de Sidemen( route qui relie Lung-Kung à Sidemen et Iseh); route de Rendang à Amlapura 210 LP; p 455 GDR
7.PADANGBAI Pour aller à Padangbai de Candidasa, compter 1h30. A Padangbai ( 216 Lp; 463 GDR; 165 F): Padangbai beach inn le 24/07 : 225000 les 2 ch. Bon accueil. - plage Blue Lagoon Réservation par l'hôtel du transfert jusqu'à Gili Trawangan le 25/07 Pick-up pour aller de l'hôtel au port + ferry (6h)+ bemo à Lombok + bateau entre Lombok et île Gili Trawangan: avec agence Wisata ( 120000 rps/adulte; 60000 rps/enfant). Départ 8h30; arrivée 19h
8. GILI TRAWANGAN p 296 LP; 517 GDR; 276 F du 25/07 au 29/07.4 nuits. On a adoré! Arrivée le soir : difficile de trouver un hébergement. On a rechangé le lendemain matin pour loger à l'écart sur la côte est plus au nord : Gili Ranta ( 2 bungalows neufs pour 500000 rps/j ).Coin très sympa, calme, très peu de touristes( à l'inverse du centre). Recommandé - tour de l'île en cidomo ( carriole à cheval): 60000 rps le 26/07 - location de vélo du 26 à 16h au 27 à 16h : 150000 rps les 5 vélos. Tour de l'île en vélo pour voir le coucher de soleil au Nord le 26. - Le 27 : tour des 3 îles ( Gili Trawangan + Meno+Air) en bateau à fond de verre + snorkeling : tortues, beaux fonds, poissons) pour 400 000 rps. L'après-midi, promenade en vélo dans le village. - Pas de DAB ( prévoir argent) - plage + snorkeling + ballades + vélo + jeux avec les petites indonésiennes( famille et voisines). - couveuse à tortues Pour repartir, on a chartérisé un bateau puis à Lombok, taxi jusqu'à Sengiggi où on a cherché à louer une voiture que l'on garderait jusqu'à notre départ vers Bali ( remise au port): 12 euros/j. De Sengiggi, nous sommes allés à Kuta (Lombok)
19. KUTA LOMBOK ( 5 nuits)du 29/07 au 2/08. Kuta Indah hotel avec belle piscine : 300000 rps les 2 bungalows/j - marché de Kuta mercredi matin - Plages Taugung Aun + Taun à l'est; à l'ouest, plages Mawun, Selong Blanaak , Mawi. - excursion au marché de Sengkol le jeudi avant 10h et village de Rembitan - Excellent restau végétarien avec magnifique vue. Départ le 02 pour le port, remise de la voiture, traversée en ferry. On avait réservé un chauffeur au Padangbai Beach Inn pour aller jusqu à Ubud.
10. UBUD p 170 LP du 03/08/au 10/08 Hotel Dewi Sri : 2 bungalows pour 350000 rps. Magnifique cadre. Location de voiture: 120000rps/j ; voiture que l'on rendra à Kuta. Restaus : Café wayan ++le 03/08(banquet dimanche soir à réserver); Bumbu Bali le 06/08 ( bien); casa luna (jalan raya)le 07/08 bien; 3 monkeys ++ le 10/08 ; le 08/08 :réservation au Ketut's Place ( un peu décevant). - palais le 03/08 + spectacle legong barong le 06/08 ( 240000rps/famille) - Sacred Monkey Forest ou Mandala Wisata Wanara p 174 LP le 03/08 - Le 07/08: rafting Sungai Ayung A FAIRE : 200000 rps / pers ( transport, rafting, repas inclus) ++ - spectacles théatre Wayang Kulit le05/08 - le 08/08 : Trekking vers village de Kiliki : 3h de marche dans les rizières avec Dolit ++ ( 08 155 79 14 33) (retour motorisé).Celui-ci nous a emmenés chez lui : repas + instruments+peinture. A ne pas rater! - achats : marionnettes, intruments, ... - le 05/08 : Volcan Batur + procession au temple Tirta Empul - Le 06/08: crémation à Kintamani - Le 09/08:- Bali Bird Park p 198 LP + Rimba Reptil Park p 198 LP . Pour les 2 parcs: 15/7.50 dollars. www.bali-bird-park.com.Les enfants ont adoré (dragons du komodo; parc où on peut porter tortues et autres iguanes) - Puaya près de Sukawati (sud d'Ubud) et Peliatan (à l'est) : fabrication de marionnettes - artisanat (environs) Le 10/08, derniers achats puis départ pour Kuta
11. KUTA: 1 nuit New Arena Hotel: 2 ch communicantes; piscine; déj non inclus ( 500000rps) Shopping le 11/08:Waterbom Park au Sud de Kuta (Bali)à Tuban p 103 LP : parc aquatique www.waterbom-com. Mega-surprise pour les enfants! Départ le soir de l'hôtel pour aéroport.
Départ : prévoir taxe aéroport 150000 roupies /pers ( demander à l'arrivée )
1 euros : 14396 rps
Voyage Indonésie : été 2008
Note : le petit déj est toujours inclus.
BALI Voyage avec Qatar Airways ( ++). A l'arrivée, sortir de l'aéroport de Denpasar, kiosque des taxis à droite. DAB à côté. Aéroport-Jimbaran en taxi : 50000 rps
1. JIMBARAN p 128 LP ; p418 GDR; p117 F ; 4 nuits: 9/10/11/12 juillet Plusieurs hotels fermés. Hotel :Puri Indra Prastha, très moyen avec piscine. 2 ch x 4 j = 1 700 000 roupies ( 200000-250000 la ch). Non conseillé. Hotel Puri Bambu serait mieux mais + cher - plage sympa, calme, sable. - restau poisson et fruits de mer 1er soir, Lia Café, centre, TB, 234000 rps/famille 2e soir: restau au sud. 736000 rps/famille avec langouste et homard ( langouste : 350000 rps/kg; homard: 100 000 rps/kg) 3e soir : restau au nord : danse legong - coucher soleil
Excursion avec guide + chauffeur francophone le 11/07 : 40 euros/j . Guide: Gus'man Dipa ( tél : 085 238 458 870; email: gus.man72@yahoo.com). Très sympa. - marché de Denpasar (achat épices + sarong) - péninsule de Bukit : plage Dreamland pour voir surfers + Temple Pura Luhur Ulu Watu au coucher de soleil pour voir danse Kecak ( TB) p133 LP
2. OUEST BALI : chauffeur Jimbaran- Gilimanuk : 580000 rps avec arrêt au Temple Pura Tanah Lot p 267 LP + route des épices jusqu'à la traversée d'un arbre près de Manggissari Nuit à Gilimanuk à l'hôtel Sari (2 ch pour 200000 rps). C'est le seul hôtel correct!
3. JAVA Départ par ferry le matin ( 30 mns; 0.70 euros ). A Java, bemo chartérisé 600000 roupies pour aller jusqu'à Cemoro Lawang ( Mont Bromo). Le mieux aurait été de louer une voiture. - Nuit à l'hôtel Lava View Lodge (à réserver : 0335501020) p 329 GDR: 600000 rps la suite ( TB).Arrivée en milieu d'aprem : ballade ( très beau paysage) + réservation excursion pour la nuit. - départ 4h ( il fait très froid) pour voir volcan Bromo au lever de soleil. Réserver une jeep la veille à l'hôtel 24euros . Spectacle grandiose de la plateforme où nous emmène la jeep puis après le lever du soleil, la jeep nous ramène au pied du Bromo pour l'ascension à cheval du volcan ( 3 chevaux : 300000rps). Après l'ascension, la jeep nous ramène à l'hôtel vers 8h pour petit déj. Pour repartir de Cemoro Lawang, bémo (taxi collectif)jusqu'à Probolinggo. De là, bus jusqu'au port de Java : arnaque + bus qui s'arrête tout le temps alors que c'était un soi-disant express! On conseille soit de louer une voiture du port de Java pour aller jusqu'au volcan et la rendre au retour, soit chartériser un bémo pour l'aller et le retour entre le port de Java et le Bromo directement. Ferry puis de nouveau nuit au Sari à Gilimanuk à Bali( 1 ch = 186000 rps) Bémo chartérisé pour Gilimanuk-Lovina(Kalibukbuk): 250000 rps.
4. LOVINA p 257 LP : 16/17/18/19 juillet Location 4x4 : 12 euros/j; essence 6000 rps/l 4 nuits à l'hotel Bayu Kartika dans les bungalows face à la piscine et à la mer : meilleur rapport qualité-prix; superbe piscine, bien situé, beau cadre. 300 000 rps les 2 bungalows/j Le 17 : repos + marché de Singaraja Le 18 : temple Pura Ulun Danu sur le lac Bratan ( sur la route, cérémonie puis singes) puis accrobranche au Bali Treetop Adventure ¨Park à Candikuning.Super! Le 19 : excursion ( tour : 300 000 rps): temple bouddhiste+ sources chaudes Air Panas banjar ( p 263 LP)+ rizières +Munduk+ lacs + cascades de Git Git Le 20: départ très tôt (vers 5.30-6h) avec pêcheur pour voir dauphins en pleine mer au lever du soleil ( 60000 rps /pers).Retour hôtel à 8h pour petit déj puis départ à 9h avec autre bateau pour snorkeling ( 60000 rps/pers). Très beaux fonds et poissons. Retour à 11h. Changement d'hôtel pour dernière nuit à Lovina : hôtel Melka excelsior (réservé en arrivant à Lovina) . 2 ch = 60 dollars - A l'hôtel, nage avec dauphins dans piscine: 600 000 rps pack family ( environ 1/2h pour la famille) + spectacle de dauphins. Pas très écolo mais les enfants ont adoré! Négociation pour garder la voiture pour 10 euros/j et la rendre à Padangbai avant d'aller sur l'île de Lombok.
5. EST : AMED ( p 231 LP; p 474 GDR; p 184 F) Seul endroit où on a galéré pour trouvé un hébergement. 1 nuit (21/07)au Amed café dans beau bungalow pour 450000 rps. - snorkeling en face restau sama sama café - Jemeluk : point de vue Restau Sama Sama très bon poisson barracuda Le 22 : route de Culik à Candidasa (belles rizières) puis tirtatangga water palace. Choix de l'hôtel à Candidasa puis village traditionnel de Tenganan.
6. CANDIDASA 2 nuits ( 22/23 juillet) au Sekar Orchid Beach bungalows : 360000 rps / fam/j. Maison d'hôte, magnifique jardin face à la mer, succulent petit déj. Recommandé. Le 23: -Plage p 225 Lp Pasir Putih à l'est de Candidasa ( 7 kms) - rizières de Sidemen( route qui relie Lung-Kung à Sidemen et Iseh); route de Rendang à Amlapura 210 LP; p 455 GDR
7.PADANGBAI Pour aller à Padangbai de Candidasa, compter 1h30. A Padangbai ( 216 Lp; 463 GDR; 165 F): Padangbai beach inn le 24/07 : 225000 les 2 ch. Bon accueil. - plage Blue Lagoon Réservation par l'hôtel du transfert jusqu'à Gili Trawangan le 25/07 Pick-up pour aller de l'hôtel au port + ferry (6h)+ bemo à Lombok + bateau entre Lombok et île Gili Trawangan: avec agence Wisata ( 120000 rps/adulte; 60000 rps/enfant). Départ 8h30; arrivée 19h
8. GILI TRAWANGAN p 296 LP; 517 GDR; 276 F du 25/07 au 29/07.4 nuits. On a adoré! Arrivée le soir : difficile de trouver un hébergement. On a rechangé le lendemain matin pour loger à l'écart sur la côte est plus au nord : Gili Ranta ( 2 bungalows neufs pour 500000 rps/j ).Coin très sympa, calme, très peu de touristes( à l'inverse du centre). Recommandé - tour de l'île en cidomo ( carriole à cheval): 60000 rps le 26/07 - location de vélo du 26 à 16h au 27 à 16h : 150000 rps les 5 vélos. Tour de l'île en vélo pour voir le coucher de soleil au Nord le 26. - Le 27 : tour des 3 îles ( Gili Trawangan + Meno+Air) en bateau à fond de verre + snorkeling : tortues, beaux fonds, poissons) pour 400 000 rps. L'après-midi, promenade en vélo dans le village. - Pas de DAB ( prévoir argent) - plage + snorkeling + ballades + vélo + jeux avec les petites indonésiennes( famille et voisines). - couveuse à tortues Pour repartir, on a chartérisé un bateau puis à Lombok, taxi jusqu'à Sengiggi où on a cherché à louer une voiture que l'on garderait jusqu'à notre départ vers Bali ( remise au port): 12 euros/j. De Sengiggi, nous sommes allés à Kuta (Lombok)
19. KUTA LOMBOK ( 5 nuits)du 29/07 au 2/08. Kuta Indah hotel avec belle piscine : 300000 rps les 2 bungalows/j - marché de Kuta mercredi matin - Plages Taugung Aun + Taun à l'est; à l'ouest, plages Mawun, Selong Blanaak , Mawi. - excursion au marché de Sengkol le jeudi avant 10h et village de Rembitan - Excellent restau végétarien avec magnifique vue. Départ le 02 pour le port, remise de la voiture, traversée en ferry. On avait réservé un chauffeur au Padangbai Beach Inn pour aller jusqu à Ubud.
10. UBUD p 170 LP du 03/08/au 10/08 Hotel Dewi Sri : 2 bungalows pour 350000 rps. Magnifique cadre. Location de voiture: 120000rps/j ; voiture que l'on rendra à Kuta. Restaus : Café wayan ++le 03/08(banquet dimanche soir à réserver); Bumbu Bali le 06/08 ( bien); casa luna (jalan raya)le 07/08 bien; 3 monkeys ++ le 10/08 ; le 08/08 :réservation au Ketut's Place ( un peu décevant). - palais le 03/08 + spectacle legong barong le 06/08 ( 240000rps/famille) - Sacred Monkey Forest ou Mandala Wisata Wanara p 174 LP le 03/08 - Le 07/08: rafting Sungai Ayung A FAIRE : 200000 rps / pers ( transport, rafting, repas inclus) ++ - spectacles théatre Wayang Kulit le05/08 - le 08/08 : Trekking vers village de Kiliki : 3h de marche dans les rizières avec Dolit ++ ( 08 155 79 14 33) (retour motorisé).Celui-ci nous a emmenés chez lui : repas + instruments+peinture. A ne pas rater! - achats : marionnettes, intruments, ... - le 05/08 : Volcan Batur + procession au temple Tirta Empul - Le 06/08: crémation à Kintamani - Le 09/08:- Bali Bird Park p 198 LP + Rimba Reptil Park p 198 LP . Pour les 2 parcs: 15/7.50 dollars. www.bali-bird-park.com.Les enfants ont adoré (dragons du komodo; parc où on peut porter tortues et autres iguanes) - Puaya près de Sukawati (sud d'Ubud) et Peliatan (à l'est) : fabrication de marionnettes - artisanat (environs) Le 10/08, derniers achats puis départ pour Kuta
11. KUTA: 1 nuit New Arena Hotel: 2 ch communicantes; piscine; déj non inclus ( 500000rps) Shopping le 11/08:Waterbom Park au Sud de Kuta (Bali)à Tuban p 103 LP : parc aquatique www.waterbom-com. Mega-surprise pour les enfants! Départ le soir de l'hôtel pour aéroport.
Départ : prévoir taxe aéroport 150000 roupies /pers ( demander à l'arrivée )
1 euros : 14396 rps
Cherche à réunir séniors ou retraité(e)s style routard(e)s
1 164 réponses · 21 639 affichages · Partager
Je cherche à réunir des Séniors ou Retraité (e)s style Routard (e)s pour envisager de voyager ensemble ou simplement échanger des infos sur ce forum. Si comme moi vous n'aimez pas voyager seuls, mais par contre vous voulez prendre du bon temps et partager des super moments, on peut peut-être dans un premier temps communiquer pour voir si nos profils correspondent. Plusieurs fois j'ai eu la chance de voyager avec des gens extras et j'ai dans mon sac-à-dos pleins de souvenirs formidables. Nous sommes nombreux sur ce forum à correspondre depuis plusieurs années. J'avais posté un message similaire qui est devenu une véritable discussion et à permis des super rencontres et des voyages collectifs. Beaucoup se reconnaîtront (je ne vais pas les nommer, ils sont trop nombreux) et j'espère qu'ils vont à nouveau apporter leur contribution Cette nouvelle discussion s'adresse à celles et à ceux qui conçoivent le voyage en transports locaux (quelque fois taxis ou loc de 4x4), hébergements très simples (petits hôtels, aub. de jeunesse ou chez l'habitant), repas sur les marchés ou dans petites gargotes, maximum de contacts avec la population locale et convivialité et solidarité avec mes coéquipier (éres). Personnellement je n'attends que l'occasion se présente ! Enfin ma motivation pour poster ce message: j'ai la chance de partager ma vie avec une femme formidable, son seul défaut : elle déteste les voyages ! Et moi c'est ma passion (Je pense que beaucoup sont dans mon cas!) Alors si vous vous reconnaissez laissez un message, je suis sûr que nous allons être nombreux à souhaiter faire connaissance.
Cordialement
Didier
1 164 réponses · 21 639 affichages · Partager
Je cherche à réunir des Séniors ou Retraité (e)s style Routard (e)s pour envisager de voyager ensemble ou simplement échanger des infos sur ce forum. Si comme moi vous n'aimez pas voyager seuls, mais par contre vous voulez prendre du bon temps et partager des super moments, on peut peut-être dans un premier temps communiquer pour voir si nos profils correspondent. Plusieurs fois j'ai eu la chance de voyager avec des gens extras et j'ai dans mon sac-à-dos pleins de souvenirs formidables. Nous sommes nombreux sur ce forum à correspondre depuis plusieurs années. J'avais posté un message similaire qui est devenu une véritable discussion et à permis des super rencontres et des voyages collectifs. Beaucoup se reconnaîtront (je ne vais pas les nommer, ils sont trop nombreux) et j'espère qu'ils vont à nouveau apporter leur contribution Cette nouvelle discussion s'adresse à celles et à ceux qui conçoivent le voyage en transports locaux (quelque fois taxis ou loc de 4x4), hébergements très simples (petits hôtels, aub. de jeunesse ou chez l'habitant), repas sur les marchés ou dans petites gargotes, maximum de contacts avec la population locale et convivialité et solidarité avec mes coéquipier (éres). Personnellement je n'attends que l'occasion se présente ! Enfin ma motivation pour poster ce message: j'ai la chance de partager ma vie avec une femme formidable, son seul défaut : elle déteste les voyages ! Et moi c'est ma passion (Je pense que beaucoup sont dans mon cas!) Alors si vous vous reconnaissez laissez un message, je suis sûr que nous allons être nombreux à souhaiter faire connaissance.
Cordialement
Didier
Pour ceux que ça intéresse qui comme moi se rendent bientôt sur les rives de l'Okavongo :
http://www.letakasafaris.com/2015-okavango-flood-update/
Pas beaucoup d'eau semble t'il, la circulation dans Moremi s'en trouvera facilitée mais peut-être que les bords de la Boteti risquent d'être un peu désertés... Nous verrons bien sur place 😎
http://www.letakasafaris.com/2015-okavango-flood-update/
Pas beaucoup d'eau semble t'il, la circulation dans Moremi s'en trouvera facilitée mais peut-être que les bords de la Boteti risquent d'être un peu désertés... Nous verrons bien sur place 😎
Hello everyone,
For our latest 3-week family trip (yes, the kids are growing up, and two of them are about to enter the working world), we’re heading to South America! For our first time on this continent, I had planned a classic 3-week loop in Peru.
But since we won’t be returning to this part of the world anytime soon, I thought: why not follow in the footsteps of Franck, aka Bibouns51, who, in 18 days, didn’t just stick to Peru but also added two of the planet’s most stunning landscapes to his itinerary... the Salar de Uyuni in Bolivia and its neighbor, the fabulous Atacama Desert in northern Chile !!
So, I set about the tricky task of limiting the regions we’d visit in Peru to those we considered must-sees, to avoid rushing too much. The visit schedules were optimized, including several comfortable overnight buses that have the huge advantage of letting us hop between regions.
So, we’re off on a somewhat adventurous trip with three domestic flights (two on the first day and one on the last), two overnight buses for quick hops, several car rentals, the services of a few drivers to make the trip more comfortable, and even a tour operator for crossing the Salar...
Our main concern is altitude sickness, and we’re bringing Diamox, aspirin, etc., just in case.
Our second worry before departure was not even getting off the ground... Yes, for once, we’re leaving from France—Marseille, to be exact. The week before our departure, with the surprise air traffic controllers’ strike, I remembered why we usually prefer to leave from abroad, like Turin or Barcelona... In the end, it wasn’t the air traffic controllers who made us nervous but the early July wildfires that paralyzed the airport a few days before our departure. Fortunately, the fires were quickly brought under control, and on the big day, everything was smooth sailing!
Detailed itinerary (which changed on Day 1 due to departure hiccups): Day 0: Flight Marseille - Madrid - Lima PERU Theoretical and abandoned Day 1: Flight Lima - Cuzco and visit Cuzco (Puka Pukara, Tambomachay, Cristo Blanco Observatory, Sacsayhuaman sunset) - Night in Cuzco Day 2: Taxi -> Chinchero - Moray - Maras Salt Mines - Ollantaytambo - Train to Aguas Calientes Day 3: Machu Picchu - Return train to Ollantaytambo Day 4: 2-day taxi -> Pisac - Tipon - Andahuaylillas - Huaro - Night in San Pedro Day 5: Palcoyo - Checacupe - Vinicunca - Return and night in Cuzco Day 6: Day in Cuzco (catch-up on Sacsayhuaman, San Blas district, Temple of the Sun) - Overnight bus to Arequipa Day 7: Rental car -> On the road to Colca Canyon, night in Cabanaconde Day 8: Descent to the bottom of Colca Canyon, night at Oasis Sangalle Day 9: Ascent from the canyon - Maca - Chivay - Return and night in Arequipa Day 10: Visit Arequipa (Santa Catalina Convent, La Recoleta Church and Monastery, La Compañía Church, Cathedral) - Overnight bus to Puno Day 11: Lake Titicaca - Night in Puno BOLIVIA Day 12: Shared taxi -> Road to La Paz, visit downtown La Paz - Night 1 in La Paz Day 13: Moon Valley and Las Animas Valley - Night 2 in La Paz Day 14: Day in La Paz - Night 3 in La Paz Day 15: Flight to Uyuni - Day 1 of Salar de Uyuni tour - Night at the edge of the Salar Day 16: Crossing the Lipez region and lagoons - Night near Laguna Colorada Day 17: Sol de Mañana CHILE Day 17 cont.: Pre-booked transfer to SPDA - 4x4 rental - Pukara de Quitor - Stargazing tour - Night 1 in SPDA Day 18: Death Valley and Moon Valley - Night 2 in SPDA Day 19: Miscanti and Miniques Lagoons, Salar de Aguas Calientes and its Piedra Roja, Tebenquiche Lagoon and Quebrada del Diablo - Night 3 in SPDA Day 20: Rainbow Valley and swim in the Puritama River - Night 4 in SPDA Day 21: Tebenquiche Lagoon - Bus to Calama - Flight to Santiago Day 22: Return Santiago - Madrid - Marseille
Day 0 - 11/07: Destination Lima
Our first flight from Marseille went smoothly to our Iberia layover in Madrid.
In Madrid, just after getting off the plane around 8 PM, and as we were walking through the terminal, we got a rude awakening!!
We saw the word "Cancelled" next to our flight number on the display boards. Thinking it must be a glitch, we checked another screen, but the system was stubborn, and the same dreaded word appeared !
So, we headed to the Iberia counter, where an agent confirmed that our Friday evening flight was canceled and rescheduled for the next morning. The reason? A breakdown and no replacement plane, even though we were in Madrid, Iberia’s home base!
To make matters worse, I remembered our super-tight schedule, planned to the minute, with no buffer day in Lima. Since I’m a bit phobic of megacities and hadn’t found anything appealing in the Peruvian capital in our guidebooks, we’d planned to leave Lima as soon as possible for Cusco, the heart of the Sacred Valley, to spend our first day there.
Bad idea, because we already knew the 4-hour buffer wouldn’t be enough, and we’d miss the domestic flight, which was, of course, non-refundable and non-changeable. So, we had to call LATAM from Madrid to find another flight for Saturday evening and negotiate a rate to recover some of our initial outlay.
After an hour on the phone with customer service, several endless holds, and three failed attempts to dictate our credit card number over the phone to a Spaniard speaking English with a thick accent, we finally managed to confirm the transaction, securing our new flight tickets for a moderate extra cost of just 150 € total.
At first, we were pretty bummed about losing a day and incurring extra fees to reschedule the domestic flight, but then, when we learned from an Iberia customer service rep that we’d receive the max compensation of 600 € per traveler, we even ended up grinning... because 3000 € in refunds for only losing the first day in Cusco? We’d sign up for that 10 times over!!
Iberia then took care of us, putting us up in a hotel where we had dinner before a short 5-hour night and an early morning departure. I took the opportunity to improvise a quick day of sightseeing in Lima, focusing on the Barranco and Miraflores districts.
For our latest 3-week family trip (yes, the kids are growing up, and two of them are about to enter the working world), we’re heading to South America! For our first time on this continent, I had planned a classic 3-week loop in Peru.
But since we won’t be returning to this part of the world anytime soon, I thought: why not follow in the footsteps of Franck, aka Bibouns51, who, in 18 days, didn’t just stick to Peru but also added two of the planet’s most stunning landscapes to his itinerary... the Salar de Uyuni in Bolivia and its neighbor, the fabulous Atacama Desert in northern Chile !!
So, I set about the tricky task of limiting the regions we’d visit in Peru to those we considered must-sees, to avoid rushing too much. The visit schedules were optimized, including several comfortable overnight buses that have the huge advantage of letting us hop between regions.
So, we’re off on a somewhat adventurous trip with three domestic flights (two on the first day and one on the last), two overnight buses for quick hops, several car rentals, the services of a few drivers to make the trip more comfortable, and even a tour operator for crossing the Salar...
Our main concern is altitude sickness, and we’re bringing Diamox, aspirin, etc., just in case.
Our second worry before departure was not even getting off the ground... Yes, for once, we’re leaving from France—Marseille, to be exact. The week before our departure, with the surprise air traffic controllers’ strike, I remembered why we usually prefer to leave from abroad, like Turin or Barcelona... In the end, it wasn’t the air traffic controllers who made us nervous but the early July wildfires that paralyzed the airport a few days before our departure. Fortunately, the fires were quickly brought under control, and on the big day, everything was smooth sailing!
Detailed itinerary (which changed on Day 1 due to departure hiccups): Day 0: Flight Marseille - Madrid - Lima PERU Theoretical and abandoned Day 1: Flight Lima - Cuzco and visit Cuzco (Puka Pukara, Tambomachay, Cristo Blanco Observatory, Sacsayhuaman sunset) - Night in Cuzco Day 2: Taxi -> Chinchero - Moray - Maras Salt Mines - Ollantaytambo - Train to Aguas Calientes Day 3: Machu Picchu - Return train to Ollantaytambo Day 4: 2-day taxi -> Pisac - Tipon - Andahuaylillas - Huaro - Night in San Pedro Day 5: Palcoyo - Checacupe - Vinicunca - Return and night in Cuzco Day 6: Day in Cuzco (catch-up on Sacsayhuaman, San Blas district, Temple of the Sun) - Overnight bus to Arequipa Day 7: Rental car -> On the road to Colca Canyon, night in Cabanaconde Day 8: Descent to the bottom of Colca Canyon, night at Oasis Sangalle Day 9: Ascent from the canyon - Maca - Chivay - Return and night in Arequipa Day 10: Visit Arequipa (Santa Catalina Convent, La Recoleta Church and Monastery, La Compañía Church, Cathedral) - Overnight bus to Puno Day 11: Lake Titicaca - Night in Puno BOLIVIA Day 12: Shared taxi -> Road to La Paz, visit downtown La Paz - Night 1 in La Paz Day 13: Moon Valley and Las Animas Valley - Night 2 in La Paz Day 14: Day in La Paz - Night 3 in La Paz Day 15: Flight to Uyuni - Day 1 of Salar de Uyuni tour - Night at the edge of the Salar Day 16: Crossing the Lipez region and lagoons - Night near Laguna Colorada Day 17: Sol de Mañana CHILE Day 17 cont.: Pre-booked transfer to SPDA - 4x4 rental - Pukara de Quitor - Stargazing tour - Night 1 in SPDA Day 18: Death Valley and Moon Valley - Night 2 in SPDA Day 19: Miscanti and Miniques Lagoons, Salar de Aguas Calientes and its Piedra Roja, Tebenquiche Lagoon and Quebrada del Diablo - Night 3 in SPDA Day 20: Rainbow Valley and swim in the Puritama River - Night 4 in SPDA Day 21: Tebenquiche Lagoon - Bus to Calama - Flight to Santiago Day 22: Return Santiago - Madrid - Marseille
Day 0 - 11/07: Destination Lima
Our first flight from Marseille went smoothly to our Iberia layover in Madrid.
In Madrid, just after getting off the plane around 8 PM, and as we were walking through the terminal, we got a rude awakening!!
We saw the word "Cancelled" next to our flight number on the display boards. Thinking it must be a glitch, we checked another screen, but the system was stubborn, and the same dreaded word appeared !
So, we headed to the Iberia counter, where an agent confirmed that our Friday evening flight was canceled and rescheduled for the next morning. The reason? A breakdown and no replacement plane, even though we were in Madrid, Iberia’s home base!
To make matters worse, I remembered our super-tight schedule, planned to the minute, with no buffer day in Lima. Since I’m a bit phobic of megacities and hadn’t found anything appealing in the Peruvian capital in our guidebooks, we’d planned to leave Lima as soon as possible for Cusco, the heart of the Sacred Valley, to spend our first day there.
Bad idea, because we already knew the 4-hour buffer wouldn’t be enough, and we’d miss the domestic flight, which was, of course, non-refundable and non-changeable. So, we had to call LATAM from Madrid to find another flight for Saturday evening and negotiate a rate to recover some of our initial outlay.
After an hour on the phone with customer service, several endless holds, and three failed attempts to dictate our credit card number over the phone to a Spaniard speaking English with a thick accent, we finally managed to confirm the transaction, securing our new flight tickets for a moderate extra cost of just 150 € total.
At first, we were pretty bummed about losing a day and incurring extra fees to reschedule the domestic flight, but then, when we learned from an Iberia customer service rep that we’d receive the max compensation of 600 € per traveler, we even ended up grinning... because 3000 € in refunds for only losing the first day in Cusco? We’d sign up for that 10 times over!!
Iberia then took care of us, putting us up in a hotel where we had dinner before a short 5-hour night and an early morning departure. I took the opportunity to improvise a quick day of sightseeing in Lima, focusing on the Barranco and Miraflores districts.
Carnet solitaire en Tanzanie Juillet-Aout 2010 - Une histoire improbable
800 – Trajet

Pourquoi la Tanzanie Parce que nous avions été très frustrés de ne pas voir de félin au Botswana. On voulait « assurer le coup ».
Pourquoi en solitaire Parce qu’on aime ça. Sans aucun doute aussi pour contrarier tous ces empêcheurs de voyager en rond qui nous prédisaient tous les malheurs du monde, leur démontrer qu’il ne sert à rien de faire peur, juste pour vendre un TO copain. Merci à eux : ils nous ont motivés… Parce que OUI, définitivement OUI c’est tout à fait possible de faire la Tanzanie en solitaire, avec son 4x4, comme en Namibie, en AFS, au Botswana etc : Les risques, les plaisirs, les aléas, les possibilités sont les mêmes, EXACTEMENT les mêmes. Et OUI, on peut rentrer dans les parcs SANS guide. Les personnes qui tiennent les comptoirs d’entrée des parcs n’en sont que plus prévenantes, plus à l’écoute, et comme toujours en Tanzanie encore plus inclines à vous rendre service, à vous donner des conseils, à vous montrer su une carte où sont les bons endroits.
La sécurité Les gens sont vraiment très gentils. Ils discutent, proposent mais n insistent pas. Nous n’avons pas rencontré d’agressivité ni de sensation de se faire agresser, encore moins dans les coins les plus reculés, dans les villages lointains, là où ils ne voient que très peu de Blancs. La sécurité n’est pas non plus un argument pour vous empêcher d y aller seuls.
La conduite sur piste La conduite sur piste Tanzanienne se fait obligatoirement avec un 4x4. On voit quelques locaux en voitures mais rarement sur les pistes lointaines. Les pistes Tanzaniennes sont de vraies bonnes (~mauvaises) pistes « africaines » (mais qu’est ce qu’une piste « africaine » … ? on verra ça plus tard). Ma seule recommandation : prévoir peu de km par jour. Moins de 200 km, pour avoir le temps de profiter des endroits où l’on arrive, pour éviter d’arriver fatigué. Oui il vaut mieux avoir une certaine expérience de la conduite sur piste, mais ce n’est pas une obligation. L’expérience s’acquiert en pratiquant, et au bout de quelques jours on comprend vite que pour rouler vite, il faut freiner avant les trous… ! mais surtout que pour aller loin, il faut rouler doucement. La conduite du 4x4, si on a déjà pratiqué, n’est pas non plus un argument pour ne pas voyager seul en Tanzanie. Et j’ajouterai au contraire : il nous aurait été IMPOSSIBLE de faire ce voyage, assis derrière, dans un vieux Land Rover à amortisseurs à lames (dur dur pour le dos) d’un TO Local. Choisissez votre 4x4. Prenez plaisir à conduire vous-même. Compressé contre un co-voyageur inconnu sur la banquette aurait été pour nous un calvaire : - « excusez moi, je vous ai touché avec mon bras » - « pardon, puis je me pencher au dessus de votre sandwich à la crème, le temps de faire une photo de ce magnifique léopard qui… mince trop tard… Merci, pardon…, non c’est pas grave, je vous en prie… »
IL FAUT SAVOIR que nous avons fait ce trajet avec une tente sur le toit, MAIS CECI N EST PAS INDISPENSABLE. On peut très bien voyager en Tanzanie avec une tente au sol car les Public Camp site sont suffisamment pleins pour dissuader les bêbêtes.
Quoi d’autre… bah rien Alors allons-y…
Jour 1 – Dar Es Salam – Lusotho L’avion du Samedi, réservé en Décembre 2009, 647 euros A/R par personne, taxes et assurances inclues. RàS à part un retard de deux heures à l’escale au Caire. Les bagages nous suivront tranquillement, la nuit sera courte.
Le Dimanche à 6h15, incroyable mais vrai : 10 minutes, montre en main, pour sortir de l’aéroport : formulaire, douane, bagages inclus. On ne nous demande pas le vaccin contre la fièvre jaune. On ne nous le demandera pas non plus pour prendre l avion vers Mafia.
Improbable 4x4. Le seul 4x4 avec tente pas trop trop cher a été trouvé à Nairobi. Il me facture 300 euros pour me livrer la voiture à Dar et 150 euros par jour. Le loueur s’est réveillé deux jours avant pour nous demander s il s’agissait de 5h15 le matin ou l’après midi… Bah il était temps… ! LE MATIN qu’on t’a déjà dit 17 fois… ! ! ! Est-il là pour nous accueillir ? Beaucoup de panneaux attendent leurs interlocuteurs à la sortie, pas nous… Au bureau des renseignements, il n y est pas non plus, sur le parking… sur le parking… UN 4X4 avec tente sur le toit… Youpi. Le chauffeur est absent, on attend 5 minutes, il arrive… Ouuuuffff ! ! !
On a nos bagages, on a un 4x4… 8 ou 10 mois de préparation de ce voyage qui vont pouvoir se concrétiser… Choueeeeette !
Bon le 4x4 est un essence, pas un Diesel… Grrrr ! Ah bon, le 4x4 a une boîte automatique… Re-Grrrrr. On va consommer 20% de plus…Choueeette. On fera effectivement du 20 litres au 100 kms sans appuyer. Soit un budget essence de 680 euros au lieu des 500 euros prévus… pour nos 3900 km (au lieu de 3800 kms prévus ;-) Bon le 4x4 a 110 000 kms au lieu des 60 000 promis… Re-Re-Grrrr. Ça promet sur la probité du loueur… En ce qui le concerne, le pire est à venir.
Monsieur exige un déposit absolument pas prévu du tout, ni sur son Site, ni dans les emails malgré mes questions explicites. J’étais averti par Michèle à qui j avais donné ses coordonnées… mal m’en a pris, Pardon Michèle. Elle a été plus que moi très mal servie par ce loueur très indélicat. Elle a la gentillesse de m’avertir par SMS dès son arrivée à Nairobi, et de me raconter ses déboires de 4x4 en « avance de phase », puisqu’elle a trois semaines d’avance sur moi sur les pistes. Cooool... Super Merci Michèle. Il veut me prendre 2500 euros de caution (alors qu’il a pris environ 1500 euros à Michèle). C’est du grand n’importe quoi.
Ce loueur s’appelle Wago Wago, safariskenya.com, budgetcarhirekenya.com, carhire-kenya.com, africancenter.eu (se sont tous la même société). NE PASSEZ PAS PAR LUI, c’est un escroc… ! Do not rent your car with them…
Mais je lui ferai une petite « publicité » très personnalisée par ailleurs.
Il manque les couvertures et le frigidaire, les ustensiles de cuisine sont incomplets, les chaises de camping sont presque craquées… mais le gas-cooker est présent avec une bouteille pleine. Heureusement. On peut dire que le Gas-cooker et la très bonne qualité des pneus ont sauvé ce voyage !
On finit par partir au bout de 3 heures…
Obligé de passer par Dar, la ville est ceinte d’un « boulevard extérieur » saturé. Le GPS nous indiquera tranquillement une route de contournement. Merci Garmin, merci T4A. Mais la sortie de Dar par le nord nous prendra quand même deux bonnes heures, pour faire les 50 kms nécessaires à trouver une route (goudronnée) plus tranquille. On va pouvoir rouler. Mais attention, la police veille. Radar – jumelle comme à la maison.
005 – l’Afrique tout de suite…
007

008
On roule tranquille jusqu’à Lusotho. On est accueillis par des chants Luthériens du Collège, dans un grand jardin, un chemin qui serpente jusqu’aux quelques chambres louées. Superbe. Budget super cool : Douche chaude, repas du soir, petit déjeuner le matin avec des crêêêêpes… huuuummmm… ! Tout ça pour environ 40 dollars.
On y fera des provisions de confitures, de vin, de fromage… Huuummmmm ! « Si c’est ça la vie que tous les moines ont… » Ce sera le dernier fromage du voyage… 😠 (on ne compte pas les « Vache Qui Rit » et toutes leurs imitations).
Cette région est magnifique. Les randonneurs ont de quoi s’éclater pendant des jours dans des montagnes gentilles, sur des pistes rouges au milieu d’une végétation luxuriante, avec des paysages à couper le souffle… ou des nappes de brouillards improbables qui bouche la vue d’un seul coup…
010 - Heaven bar
Au loin la Montagne Masaï, début du territoire éponyme.
020 – Salle de jeu à Heaven bar
A Lesotho il y a un concours de gentillesse : les Luthériens se « disputent » avec les évangélistes, avec les Attentiste du Dernier Jour, avec les catholicistes, avec les JésusChrisistes, et toutes sortes de congrégations qui rivalisent de sourires et de prévenances. Première impression d un pays et de gens sublimes qui contraste beaucoup avec certains messages du Forum. Le Grand Méchant Loup ne nous croquera pas cette année… !
Les auto-stoppeuses sont des bonnes-sœurs qui vont nous accompagner au marché, un professeur… aveugle qui priera Dieu pour nous, une femme enceinte qui nous remercie mille fois… Que des gentils. Ce coin là, il fait envie d y vivre, moi je vous le dit…
025
Mais c’est déjà le départ pour le Kili…
J2 – Lusotho – Moshi Kili Kili Kili Improbable Kili
La route est tranquille jusqu’à Moshi, mais attention aux radars mobiles… !
« Le premier qui le voit a gagné une bière… » Mais tout le monde a perdu. Pas de Kili. Perdu dans les nuages, même depuis la porte Marungu (merci A-M) : Enveloppé dans une énorme écharpe de nuages, il ne montrera pas ses cheveux blancs. On aurait bien voulu le voir… Sa majesté en a décidé autrement. Si on avait su, pour gagner un jour, on serait allé directement à Arusha…
On dort à Chem-Chem (S3 17 48.6 E37 31 29.3), un petit terrain de camping accolé au Marangu Hotel qui propose repas du soir et petit-déjeuner. Super cool, douche froide, calme.
Au village de Mahungu : ATM et des dizaines de propositions d’accompagnement pour une escalade : pas assez sportif pour cela (je crois que 60% des gens échouent à mi-parcours), nous on a choisit sport mécanique…
Les couvertures empruntées à Egyptair seront bien utiles. Le loueur de 4x4 nous a promis de nous livrer les couvertures et le frigidaire ce soir à Arusha. Arrivé là bas on apprend qu’il n’arrive que demain matin : encore une occasion de nous mentir…
J3 – Moshi - Arusha Improbable piste nord pour rejoindre Arusha.
On prend la route après avoir fait les provisions à Moshi. Les Super Marchés n’existant pas ou alors sont bien cachés. On trouve des superettes qui ont presque tout, sauf des sacs poubelles. Boulangerie par ici : Ali Abbas Pastry shop (S3 20 52.1 E37 20 25.2) superette juste en face.
On fait le plein comme à chaque fois que c’est possible (il y a beaucoup de pompes à essence en Tanzanie, surtout sur les routes du nord très fréquentées par les touristes).
Puis on prend la route vers l’ouest, puis une route à droite ici Boma Ngombe Village (S3 19 56.1 E37 09 02.3), pour quitter le « highway ». Un policier nous arrête : un touriste immatriculé au Kenya, qui va à Arusha en passant par le nord, il n’y croit pas beaucoup ! Et les policiers sont vigilants dans cette partie du pays, il y intérêt à ralentir en arrivant dans les villages. On lui explique, on lui montre qu’on a une carte (Google Earth avec notre Trace), et il finit par sourire… Puis on tourne à gauche ici S3 08 53.2 E37 01 31.5 pour faire la piste parallèle à 25 km de la route principale. Piste assez difficile. On y rencontre des « vrais gens » qui sont très étonnés de trouver des Blancs-Becs par ici…
030 - « c’est qui ces Blancs-Becs… ? »
L’arrivée sur le parc d’Arusha par le nord est jôôli tout plein…
040 – Arrivée à Arusha par le Nord
Improbable Tarif des Parcs. D’abord savoir que les parcs du nord préfèrent les cartes Visa. Tarangire sera très réticent à accepter nos Dollars en liquides, que j’avais pris soin d’acheter en Janvier avant la baisse de l’Euro (ce qui m’a fait gagner environ 500 euros). Bon ! Les parcs du sud s’en fichent. Je ne crois pas que Ruaha et Selous aient un lecteur de carte Visa. Le parc Marin de Mafia ne veut QUE du liquide, et des dollars supérieurs à 2006… ou des euros !
En plus, contrairement à ce que j’avais compris, ce n’est pas seulement la nationalité du voyageur qui fait le prix, mais aussi celle de la VOITURE : 10000 TSh (environ 7 euros) pour une voiture Tanzanienne, 40 Dollars (américains) pour une étrangère. La mienne est Kényane… Pas cool ! 🤪 😠
050 – Tarifs des Parcs
055
Le parc d’Arusha est très joli, pas bien grand, avec des pistes principale assez faciles, et des pistes divergentes asses difficiles, comme par exemple celle qui monte sur le bord du cratère Ngurdoto (S3 17 44.2 E36 54 17.4) : l’aller-retour prend une petite heure, on ne peut pas croiser une autre voiture (je me demande encore aujourd’hui comment on aurait fait dans cette pente pentue… ), et la vue est très belle sur le cratère, sans doute une caldeira.
Les lacs sont beaux. Le coin Pique-nique très fréquenté : je vous conseille de manger juste en face, sur un promontoire improbable de l’autre côté du lac (Small Momela Viewpoint : S3 13 08.8 E36 53 45.3).
Des girafes et autres « habituels », des flamands roses qui courent sur l’eau…
060
Ou qui volent « dans le ciel bleu d’azur » (un peu couvert quand même)
070 – Elles ne sont pas rasées sous les bras !
C’est beau, c’est très beau. Un peu cher mais très beau.
Improbable douche On dormira le soir à Colobus Camp site, juste après la sortie Sud, à droite, à 300 m de la piste principale, accolé au lodge (S3 18 56.7 E36 52 38.9). Pas de douche chaude, et ce soir là... pas de douche du tout… (Juste un filet d’eau) !
On va cailler comme jamais (du moins on le croit…) Je rappelle que nos couvertures nous attendent (peut être) demain à Arusha. Les sacs polaires apportés + les couvertures Egyptair seront très très juste.s Il doit faire environ 12 degrés le matin en se réveillant dans un brouillard qui se déplace à la vitesse… d’un nuage.
J3 – Arusha – Natron par La Rivière aux Moustiques
On passe à Arusha pour récupérer la couverture et le frigidaire… 080 – Improbable rendez-vous
A coup de frais téléphoniques importants on apprend qu’on a rendez-vous dans un hôtel… qui n’existe pas : personne ne connait, tout le monde veut nous aider, mais rien à faire. Allez, c’est bon, encore un mauvais point pour ce loueur : On apprendra à ne pas manger de fromage
On part sur le goudron, vers le sud-ouest (Merci gps). En direction de Mto Wa Mbu, à la queue leu-leu avec les 4x4 des TO qui roulent plus vite que nous. On fait les courses et on échange des sourires
090 – Tout l’or du monde :
Puis on cherche la piste Nord indiquée sur T4A (« fermée, prenez celle qui est 300 m plus à l’ouest … ») La piste est belle et c’est le début de 2500 km de piste dont une très grande partie de tôle ondulée.
On traverse des villages Masaï.
100 - Boite Postale ?
Bien sur un auto-stoppeur, un papi tout gentil, tout en longueur, tout mince… C’est seulement quand il descendra à Selalei qu’Elisabeth verra la longue dague qu’il porte à la ceinture. Mais aucune crainte, au lieu de nous curer les dents, il nous promet de prier pour nous tous les dieux de la terre et du ciel Masaï, et je crois qu’ils sont nombreux dans sa « religion ».
Petite pause sous un arbre, en contre-versent du Ngoro, pour notre soupe – tomate – riz – bananes rouges (Huuuummmm) quotidiens.
110 – Contreforts du Ngorongoro
On reprend la route pour la partie plus difficile. On passe souvent en première, dans des lits de rivières creusées par les coulées du volcan. C’est beau, mais c’est tape-cul.
120
Après 7 heures de piste, on arrive au Lac.
130 – Moivaro Campsite (ET Special Camp)
Il est beau ce lac, il est sauvage, il est loin, tranquille, peuplé de gens super-gentils
140 – Photo prise par Thomas
145 – Montagne Sacrée

Thomas nous « guide » jusqu’au lac. C’est surtout bien sur, l’occasion de bavarder. Il nous fait arrêter juste devant une dizaine de femmes qui fabriquent de magnifiques bijoux Masaïs. On se promène, il nous confisque le petit appareil photo numérique, et il mitraille, zoom à fond dans les pixels… « C’est quoi, c’est une mouche ?, non, non c’est un pixel… » Franche rigolade… mais pas trop parce que fierté et orgueil sont visibles.
150 - Thomas
En rentrant je lui prête le volant (boîte automatique, c’est facile). Il a déjà conduit une fois et se débrouille très bien pour caresser les arbustes… Et comme tous les mâles de la terre quand ils sont au volant, il veut frimer devant ses copains en arrivant à Moivaro, accélère et frôle le poteau avec le rétro.. Rien de cassé. Ca serait dommage, un si beau 4x4 !
160 – Un mec au volant
Je vais lui envoyer la photo, il sera content… Ou si quelqu’un y va bientôt, je lui envoie la photo pour qu’il la donne à Thomas, vous verrez, c’est génial de leur montrer les photos dont ils n’ont vu que la face avant du téléobjectif… !
D’ailleurs en rentrant au camping, je lui donne les photos prise par Anne-Marie (merci A-M) pour qu’il les donne à son guide qui n’est pas là ce soir.
Petit repas au milieu du camping tranquille, juste à côté des Tented Camp à 100 ou 300 dollars pppn…
170 – Boma
Un petit diner aux chandelles…
175 – Bon anniversaire Zaza…
Puis dodo : il est 20h30 !
J4 – Natron – Lobo (Serengeti) Improbable raccourci… trouvé !
Au premier croisement, la piste part à droite vers Liliondo : continuer sur la gauche (photo ci-dessous)
180
Ce matin à Moaviro, on a posé des questions aux gens qui venaient de Serengeti. L’un d’eux nous indique très clairement le deuxième croisement où il faut quitter Eco Trail qui part au nord et prendre à droite.
Magnifique. La piste semble meilleure que Eco-trail et longe le Lac. On se régale.
190 – Lac Natron
On se régale aussi de rencontres de masaï qui nous vente sa fortune : 80 vaches et 60 brebis, obligé de vendre une vache pour marier sa sœur, son père mort quand il avait 5 ans. Il est beau comme un Légionnaire en rouge (private joke Colibry…), son oncle l’accompagne, il traduit la conversation… Puis s’en vont totalement spontanément quand on sert la soupe, malgré les bols et les cuillères sortis pour eux… très polis ces gens là, très dignes, très respectueux, très classe.
200 - Piste nord Natron
La piste est encore longue et difficile. On aura en tout 20 ou 30 km (sur 230) où l on pourra rouler à 60 km/h, Plus de la moitié des km à petite vitesse, et un seul endroit où la piste se perdra dans un village incertain… Vive le GPS Garmin avec T4A bien sur ! En fait, dans ce village très éparpillé, il faut rester sur éco-trail (que l on a rejoint un peu avant Wasso).
A Klein Gate (Serengeti), le caissier ainsi qu’un guide nous félicitent d’avoir fait cette piste tout seul (ah bon… ?), mais ne s’étonnent pas du tout de nous voir rentrer seuls dans le Parc sans guide, c’est le cadet de leurs soucis, faut dire que les pistes de Serengeti sont vraiment plus faciles que celle qui arrivent ici.
Le camping Lobo 25 km après la Gate est tranquille. Il y un petit bar juste au dessus où la bière est nettement moins cher qu’au Lodge juste en dessous.
Les Sud Af qui arriveront tard ne feront du bruit que jusqu’à 21h30 😛 La douche est propre et… pas trop froide. Les babouins ne sont pas trop téméraires ; la vue à perte de vue.
J5 – Lobo – Seronera Les félins au rendez-vous
On apprendra ce soir qu’on a raté une migration (un « crossing » !) de gnous qui traversaient la rivière Mara à 25 km de là. Mais bon… c’est la vie… !
« Alors, on prend la petite piste parallèle pour descendre à Seronera, comme repéré sur MapSource, ou on reste sur la piste principale ? »
La petite piste parallèle semble… petite et lente. On rattrape la piste principale qui s’avère redoutable de tôle ondulée.
Une autruche pleine de désiiiiiiirr, qui court après sa belle….
210 – Tu peux toujours courir… t'en auras pas du ça qu'est bon...
Puis nos premiers lions.
220 – Lion qui boude
Sérengeti est, il est vrai, un grand bestiaire. A partir du sud de Lobo, il y a de plus en plus d’animaux.
Tourner à droite ici S2 19 17.1 E34 50 45.9, pour rejoindre Hippo Pool qui est une grosse baignoire à hippos. Il paraît qu’il y a des mouches Tse-Tse… Tse-Tse je na sais pas mais qui piquent ça c’est sûr… purée !
230 – Priorité à droite, pas de soucis… !
232
On fait le tour par KubuKubu Lodge en suivant la rivière, jolis paysages : il doit y a voir du gibier, mais on ne le voit pas. Puis on rejoint la piste principale (tôle ondulée)
Quelques km, proche de Broken Bridge (qui n’est plus cassé), on croise un TO qui conseille à tout le monde de tourner à gauche. - « Cheetah at 500 meters, in the tree, just close to the road… »
Facile à repérer… 240 - Léopard
Quoi, vous ne le voyez pas ? Mais Nooon, pas celui qui est sur la roue de secours…
Celui-là :
250 – Il ne veut pas montrer sa bouille… Tant pis.
On arrive tranquille à Seronera Ranger Head Quater juste pour… voir. La petite boutique est vraiment petite (eau, chips, …), il y a du monde, les guides attendent. - Bonjour, on cherche un guide juste pour 2 heures - Demandez à ce monsieur - Good afternoon, my name is Franky - Hello, my name is Franky4 ! ! !
Il va nous montrer les endroits où il y a des lions, mais à 200 mètres, il confond les hyènes et les lionnes ! ! ! Il finit par nous raconter qu’il est stagiaire – chercheur en première année. Pas grave, on repère les coins le long de la rivière pour demain matin, puis deux lions et deux lionnes en chasse après un groupe de Gazelles… Pfff tu parles, elles courent 50 m et abandonnent.
Mais quand même, c’est beau… !
260 – Lionne en chasse - unsucceed
270 – Lion qui fait le beau
On traine ainsi autour des Kopjes à la recherche de ces fainéants…
Puis retour vers le campsite. Il y a trois Public Camp Site. On réussit à éviter la foule de Dik-Dik, Temba est fermé provisoirement, en poussant 300 m plus loin, il y a de la place et une douche… froide « mais pas trop »… ! 😛
Et de jolis oiseaux
280
J6 – Seronera – Ngorongoro Improbable Léo… ?
290 – Tiens ! Voilà mon « copain »…
On se lève tôt puis on traine toute la matinée autour de la rivière, on repère les lions qui roupillent…
300
Puis à nouveau un guide prolixe
- Hello - Bonjour - Vous êtes français ? - Oui oui… - Tournez par ici, il y un Léopard dans un arbre
Et celui-ci va daigner montrer son museau…
Quel régal !
Les photos seront de mauvaise qualité car je privilégie le regard direct… Il est beau. Le voilà l’objet de nos convoitises depuis plusieurs années de frustration… !
310 – Merci Léo…
On descend le long de la rivière, pas grand-chose à se mettre sous l’objectif.
On rejoint, puis on quitte par la gauche la piste principale pour une piste parallèle plus roulante, qui passe autour des kopjes… Personne, ça roule un peu mieux que sur la tôle ondulée. Franchement, les pistes de Seronera dans un vieux 4x4, je plains les pauvres gens qui ont mal au dos… !
320 – Piste Seronera
Personne sur cette piste parallèle moins ondulée que la piste principale. On roule tranquille en direction d un monticule vers Simba Kopjes ( ! ), virage à droite… 6 LIONS… ! WAAOOOOHHHH Ils sont là à 5 mètres, sur le monticule à se faire dorer la pilule… un septième de l’autre côté de la piste.
330 – Elle rouspète quand je passe les bras par la fenêtre… !
Les petits jouent à cache-cache. C’est sur, à 50 mètres, dans les herbes, personne ne les verrait
340 – Invisible…
On va rester de longues dizaines de minutes, seuls à contempler leur théâtre, certains se « disputent » une place, d’autre signifie au mâle que ce n’est pas « l’heure »…
C’est beau… inoubliable…
Puis piste – tôle jusqu’à la Gate de sortie de Seronera qui est aussi la Gate d’entrée de Ngoro. Et là il faut calculer… 24h00 = 200 dollars mais 24h00 + une minute = deux jours = 2 x 200 dollars… ! Et encore 200 dollars de plus pour descendre dans le cratère, pas plus de 6 heures (+ 20 Doll mini pour le guide OBLIGATOIRE).
Pique-nique à la Gate… on passe le temps jusqu’à 15h00… avec les autres dizaines de touristes qui engloutissent leurs Lunch-boxes. On leur explique qu’on voyage seuls, ils nous refilent les restes de leurs sandwiches… on doit avoir vraiment l’air de clochards… ça fait longtemps qu’on n’avait pas vu un gâteau au chocolat… ! Et ils s’étonnent de nous voir seuls…
350 - Bain de midi

Nous passons aux gorges d’Olduvaï où une fausse piste nous fera découvrir ce joli rapace…
360 – Chasseur sachant chasser…
Si vous ne rentrez pas dans le « musée » vous ne payez pas, mais si vous vous pointez à la caisse en hésitant, vous payez quand même, pour avoir le droit d’être sur le site… !
Pour compléter le tableau, en arrivant au Cratère, un Guépard à 100 mètres, sur la colline. Cette fois, nous sommes comblés…
Simba Public Camp Site A (le B est Special Camp Site réservé par les TO). Le Camp est juste au dessus du cratère…
370 – Quelques minutes de « grand » soleil.
Le gardien du camping nous pique notre papier d’entrée du parc… impossible de le récupérer. Ce sera sa monnaie d’échange contre la certitude que je prendrai un guide demain matin pour le cratère… ! Les allemands qui sont là tout seul aussi ont subi le même sort… Les douches sont ch… froides et sales (normal vu le nombre de personnes), alors ce sera lingettes ce soir et demain matin (même si le camping n’est vraiment pas plein) Brrrr. On va cailler comme jamais… On fait chauffer la soupe sur le Gaz-Cooker dans le coffre. Impossible de manger dehors à cause du vent qui se lève. Soupe « Minestrone spéciale Afrique » (dénommée ainsi par Liebig), achetée à Iringa… dégueulasse… à déguster assis sur les sièges avant, la « soupe » posée sur l’accoudoir : deux clochards de luxe, qui vont se venger sur quatre bananes roses… hhhuuuuummmmmm ! ! !
380 – Délicieuses, sucrées... !
Puis couchés tôt : 19h30, il fait nuit noire, faut se lever tôt, et il fait très froid, du brouillard. Collant de sport d’hiver, polaires, sac polaire, couverture achetée à Arusha 15 euro pièce… ! Bonne nuit… ! Brrrrr !
J7 – Ngoro – Karatu Lutherian Hostel Improbable Soleil… !
Réveil en pleine nuit pour un truc complètement inhabituel : p… Il fait grand froid et très humide… Brrrrr Puis réveil à 5h15 pour être sur d’être à la Gate du Cratère à 6h00. Le café froid est un régal, la banane rose avec de la confiture dessus : superbe… ! Le guide (obligatoire pour descendre dans le cratère. Coût 20 dollars minimum « plus si vous voulez ») nous attend à la porte du camping. On est les premiers, on ne voit personne d’autre que nous pendant environ une heure, mais pas de Léo, pas de Guépard, pas de Rhino ni noir, ni bleu, ni vert, ni blanc…
Je suis content de pouvoir quand même suivre les traces que j’avais prévues, entre autre Table Crater indiqué par BLESL : vue superbe sur le Cratère. Puis une jolie chasse de lionnes sur des buffles… ratées…. Oh mince… On ne verra pas un festin de lions se tartiner les babines avec du sang tout frais… mince !
- Did you prefer the lion catch the buffalo, or are you happy for the Buffalo… ? - I don’t know… I am not God... !
390 – Cath me if you can… not
Voilà, c’est à peu près tout pour cette matinée, faut ressortir avant midi. On va raccompagner le guide au Ranger Post, et on quitte la montagne embrumée…
Jusqu’à Karutu Lutherian Guest House (à gauche en haut de la côte en arrivant au village) : très sympa, chambre propre et douche… chauauaude… huummm ! Double ration svp… !
Un grand tour dans la ville à rencontrer des gens très gentils, tirer des sous aux ATM sous protection, faire laver le 4x4…
Il y a une poussière dans ce pays, du fèche-fèche très fin qui se comporte comme de l’eau qui fait des vagues quand on arrive dedans, et qui s’infiltre partout. Et surtout, il y a un espace grand comme ça entre la portière du coffre et la carrosserie, bonjour les tas de sable sur les valises… !
On rencontre plein de locaux, on bavarde, on échange des emails, on fait des photos qu’on leur enverra à notre retour, ils sont contents comme tout.
Le soir diner au restau pour changer des pâtes et du riz, alors on a… du riz… ! Et du bon pain huuummm délicieux.
Puis re-douche et dodo bien mérité… Demain Manyara, ce n’est pas loin.
J8 – Karatu – Manyara – Tarangire Camp Site Improbable Hot Spring
Manyara est un parc charmant. Facile à faire, on ne peut pas se perdre, on descend et on remonte quasiment par la même piste.
Les lions sont dans les arbres, mais les arbres il n y a que ça. Manyara est une forêt au bord du lac éponyme. Belles photos à faire près du lac, pélicans, cigognes, beaucoup de singes, y compris des Blue Balls, des Dos Bleu et de très jolis oiseaux au Pique-nique (interdit de nourrir les oiseaux svp…).
400 – Hydravion
410 – Je ne pouvais pas rater ça…
420 – Il a du en manger des cacahuètes avariées pour devenir comme ça ?
Puis une belle ballade à la recherche de la Source Chaude en s’engouffrant dans le sud du parc qui est plus sauvage. On trouvera la source au retour, par hasard, sous une roche en contrebas…
430 – Improbable source d’eau chaude
Sortie du parc en milieu d’après midi en ayant pris un peu notre temps, puis direction Tarangire Public Camp Site à 5 km de la Gate de Tarangire. Ils ne voulaient pas de nos dollars, trop peur qu’ils soient faux, ils voulaient une Carte Visa. Le chef va passer 10 minutes à observer bêtement chaque billet, mais bon…
Le camping est très sympa. 2 douches seulement (froides), mais comme on est 2 dans le camping, ça tombe bien…
440 - Tarangire
450
Un énorme troupeau d impalas rodera une partie de la nuit autour des deux tentes, suivie d’une « migration » de gnous et zèbres… des milliers qui passent pendant presque une heure, pendant notre petit déjeuner du lendemain matin…. C’est beau… ! C’est dingue… !
J9 – Tanrangire – Kondoa Improbable goudron…
Une grande ballade toute une grande matinée dans le parc, qui est très beau. On verra beaucoup de gnous et zèbres qui courent dans la même direction… Mais où vont-ils ? Il y a des soldes chez Prisunic ?
460 – Boire un coup ?
Puis une grande ballade pour trouver (tout seul) des lions qui viennent de terminer leur repas. Les lionnes ont les babines presque propres, toutes léchées, et les petits ont encore plein de sang autour de la gueule… ils vont se coucher sous un arbre, se dorloter, se papouiller, s’allonger… s’endormir…. Huuuummmm ! Profitez-en, vous ne mangerez rien pendant 2 ou 3 jours… !
470
Pique-nique oiseaux… Qu’est ce qu’ils sont beaux ces oiseaux. C’est vrai que ça vaut le coup de faire un safari – oiseaux… (Bernard : )
485 – Un Rouge Gorge qui a mal tourné
Toujours et encore des singes…
490
492
494
Puis départ pour ce que je pensais être une belle route goudronnée. Heureusement que Michèle m’a confirmé qu’il fallait couper le trajet en deux entre Tarangire et Iringa, donc une halte à Kondoa.
Mapsource et T4A ne font pas la distinction entre « goudronnée » et « en construction » : la trace est rouge dans les deux cas, et j ai pas fait attention à la note de bas de page : j’avais bien vu A104 (une autoroute comme chez nous… ? choueeeetttte… !) mais je n’avais pas vu « bad condition » ! ! !
On s’attendait donc à du goudron : que de la piste qui tape, et des tronçons de travaux qui rétrécissent la piste, difficile de doubler les bus, les camions, les charrettes, les poules, les troupeaux, les trous, les bosses, les écoliers, les marchands, les ouvriers de la route, les machines outils, … Purée, je pensais rouler à 80, on roule à 25 km/h. A ce rythme là… Mais bon… Dernière station à Babati (S4 12 55.8 E35 44 54.8). Attention toutes les stations n’ont pas du Super.
On arrive à Kondoa vers 17h00.
Kondoa… ! Là tu te dis que tu es vraiment loin de tout, en Afrique pour de vrai… Superbe petite ville au fin fond de l’Afrique, une place de marché où les gens rigolent de nous voir confondre les graines d’haricots avec des cacahuètes (l’appel de l’apéro…), des rues perpendiculaires, et des gens super gentils… pas un blanc, un p’tit gars qui nous propose une visite guidée…Les ados qui viennent éprouver leur Anglais… Une vraie grande sensation de se sentir très très loin de tout…
On finira la journée au Restau derrière hôtel New Planet… Cool : un morceau de poulet et… du riz tout frais !
500 – Pour changer…
Douche… froide. Hotel 15 euros. Pas de petit déjeuner. Bonne nuit… avec une grosse angoisse pour les 400 kms qui nous attendent demain. Si le goudron ne fait pas son apparition, on risque bien d’arriver très très tard à Iringa… - Chérie, si on passe le cap de cette journée, tu pourras tout supporter de moi… ! 😕
J10 – Kondoa – Iringa Improbable goudron (bis)
La piste sera difficile tout le long, jusqu’à Iringa. A peine plus tendre après le barrage de Mtera, 50 km avant Iringa. Difficile de rouler à bonne allure, faut rester très concentré, c’est assez fatiguant.
On espère le goudron en le voyant apparaître en arrivant à la capitale, on se dit que celle ci pourrait être reliée par une « voie rapide » vers le grand sud, mais rien à faire, la piste ardue (tôle ondulée) reprend ses droits 3 km après la sortie de la ville d’où le GPS nous sortira des petites rues.
Dodoma Bon… plus que 280 kms… va t on y arriver… ?
La piste est dure… mais les paysages sont beaux. Piste rouge, baobabs, villages dans les baobabs, forêt à perte de vue, le barrage au loin, très peu de véhicules…
510
520
On arrive à finalement à Iringa vers 16h30. Le temps de repérer la boulangerie et Internet Café pour vérifier le compte en banque, si le loueur a débité quelque chose, comme il l’a fait aux copains qui m ont précédé et informé jour par jour de leurs mésaventures sur la piste cabossée, et sur la piste magnétique de leur CB… ! Puis Iringa River Side Camp Site… bungalow mérité (35 $)… Eau ? Chaude… Youpi !
On rencontre des gens qui vivent là pour apprendre le Swahili (canadiens, Sud’Af, Ecossaise, Italiens…). Une personne y est depuis trois mois… elle devrait aller parler avec des vrais gens… Ils vivent là en espèce de communauté.
- Je vais chercher une bouteille d’eau ? - Non, non on a une bouteille en commun. - … ???
A peine le temps de profiter d’un petit cours pour nous enseigner les balbutiements…
Bon repas. Bonne nuit. Bon petit déjeuner, et départ pour Ruaha…
J11 – Iringa – Ruaha - J12 – Ruaha
Départ pour deux nuits à Ruaha… On va pouvoir se reposer… dans un cadre superbe.
On passe par Iringa, faire des courses chez Mama J Myo (S7 47 03.2 E35 41 25.9) : il y a vraiment de tout chez Mama J Myo.
530 – Chez Mama Myo, y a tout c’qui faut
Boulangerie et marchand de vin près du marché, à l’autre bout de la ville.
Ah au fait, le 4x4 commence à tomber en miettes : j ai perdu une biellette de barre anti-roulis que j’ai du finir de démonter. Du coup la roue avant gauche fait un peu près ce qu’elle veut, on croirait une danseuse qui fait des pointes… et hop… Talon… Pointe… Talon… Pointe… Au moins on gagne en débattement… !
Puis la piste encore difficile, et belle, qui traverse plein de villages (pas un coin tranquille pour pi…) et concours d’obédiences…
540
550
A la Gate, je ne suis pas sur qu’ils aient un lecteur de carte visa. Tarifs standards pour tous les camps. On paye en liquide, dollars achetés en janvier à l’époque où il ne valait pas trop cher. - Vous avez une Banda de libre (10 euros plus cher que le camping, ça évitera de fermer la tente pour partir en drive) Il appelle avec son GSM… - Yes, it’s OK - Asante. Ansante sana.
Début d’un petit paradis. Je retrouve les sensations de Moremi : Beau, sauvage, rivière, calme, couleurs, diversité, pistes, solitude, grand… très grand. Sur mon GPS j ai téléchargé 2 drives de 150 kms chacun… ! Il y a de quoi faire, et évidemment, on fera moins de 80 kms sur deux jours.
Il y a de tout ici, y compris de très jolis oiseaux…
Celui-ci est mon préféré. Et pour une fois que je réussis une photo…
560 – Mon préféré
Celui-là, avec un « joli flou » autour… 😛
570
Et même celui-ci
580 – Camaïeux de bleu
Des lions non loin des bandas (petite cabane en tôle sans électricité, sans eau, juste deux lits avec draps) dont on verra les traces un matin en se levant…
Et les éléphants la nuit, qui picorent, qui souffle, qui gratouillent, qu’on aperçoit à travers le petit grillage de la banda… Heureusement que je ne suis pas sorti pi… Tomber nez à nez avec lui, enfin nez à nez si je puis dire. Je devrais dire « trompe à trompe »… enfin « trompe à trompe » si je puis dire…
Et les impalas par dizaines qui passeront une partie de la nuit à quelques mètres…
Je vous dis… c’est beau… !
Les ballades le long de la rivière sont superbes, vers le nord-est comme vers le sud-ouest, on ne fait pas du 10 kms/heure, on s’arrête dans tous les recoins.
Une girafe par ci
590
Un Sac à Main par là… 600
Des lions, mâles et femelles…, des steacks…
605 – Feuilles de chou
Bon, il y a aussi un peu de monde, mais vraiment beaucoup moins que dans les parcs du nord.
610
On passe deux jours et demi de grand plaisir. On a réussi à trouver à Iringa de quoi faire un apéro, coucher de soleil, rivière, éléphants qui s’approchent… Pffff… veux pas rentrer… Sniff… !
620
Le lendemain rebelote, mais avant il faut trouver d’où vient ce bruit depuis Iringa, quand je passe dans certaines bosses… Je me glisse en dessous… Pfff facile, le pot d’échappement est coupé net derrière le silencieux, la cinquième soudure n’a pas tenu. Colère Il n y a plus qu’à le démonter… Transpire un peu… Je vais en faire quoi maintenant : je le ramène, donc je lui dis au loueur – voleur, ou je le mets à la poubelle ?
Bon je l’accroche là, au moins il ne prendra pas de place… !
630 - Comme toi O grand arbre, j’ai les racines en l’air…
Mais le bruit persiste. Ça fait des grands KLONK dont je ne trouve pas l’origine. Direct au garage qui a la bonne idée d’exister dans ce parc. Le petit gars costaud trouve le problème : un amortisseur (pas le ressort) s’est déboité de son emplacement, impossible de le remettre, le pas de vis est foiré… Bah tant pis, pas besoin d’amorto, j’ai le ressort, ça suffit… Du coup, j’ai une patte folle à l’avant gauche et un kangourou à l’arrière gauche, un morceau de pot d’échappement en moins, une porte arrière entre-ouverte, une biellette dans le coffre… etc etc.
Ruaha, c’est deux jours de bonheur…
J13 – Ruaha – Iringa – Baobab Valley Improbable goudron…
Puis le départ… Bouhouhou
La piste dans l’autre sens, moins rapide qu’on pourrait le croire, tôle ondulée, amortisseurs en vrac… ! Puis Iringa à nouveau pour faire les pleins, puis enfin, le goudron… enfin presque, beaucoup de travaux, des temps d’attente pour les one way, des camions de travaux qui arrivent à fond en face sur ces one way, obligé de se jeter sur le bas côté… ! Et les kms qui n’avancent pas. Puis quelques dizaines de km en virage, route dangereuse.
640 – Tu as raison, planque ton vélo…
On voulait peut être s’arrêter à Mukomi NP, mais finalement on va (encore) suivre les conseils de JC : Stop à Baobab Valley 60 km avant Mukomi
Jolie douche chaude sous le baobab, campsite solitaire, et des baobabs… cool. Bonne étape pour le repos. Bière fraiche.
J14 – Baobab Valley – Jukumu Improbable goudron…
Le goudron qui traverse Mikumi NP, rouler doucement, voir des bêbêtes, des petites, pas de grosses…
Morogoro, grande ville, c’est un peu le bazar, suivre le GPS pour trouver la piste sud qui part vers Selous (bizarre, on ne prononce pas le « s » final…).
JC avait dit 6h00 pour faire ce trajet entre Morogoro et Selous, ça fait du 25 km/h, ça parait pas très pessimiste… pourtant c’est ça. On ne pourra pas atteindre Tagalala Public Campsite à l intérieur de Selous… Lente mais superbe, la piste est magnifique, luxuriante, peuplée, beaucoup de villages, petits et plus gros à traverser, piste rouge, ma – gni – fi – que. On se sent vraiment au fond de l’Afrique, on ne croise pas un Blanc, très peu de voitures (normal, t as vu la piste ?). Sur les conseils de JC on s’arrêtera à Jukumu Scoot Station Campsite.
- oooops, j’ai raté la piste qui monte à droite (S7 17 17.4 E37 50 46.4).
650 – Jukumu
Petite piste bordée de hautes herbes. Quelques centaines de mètres, on arrive, un bâtiment qui sert de salle de classe ( ? ), des latrines (qui ne sentent pas mauvais, non non !), et un grand champ arboré… Plus seul au monde tu meures !
Puis papy qui arrive en mobylette - Comment il sait qu’on est là ? - Bah ! le tam-tam africain… !
Il nous prend 20 000 TSh pour la nuit, puis nous emmène à la source, pour puiser de l’eau dans nos petits seaux, on rencontre plein de gens tous aussi gentils les uns que les autres, qui nous laissent passer pour prendre de l’eau ( …), qui rigolent de nous voir patauds, qui cherchent la conversation, comme nous…
- Madame, tu veux une couverture ? - Asante sana, asante… ! et un grand sourire.
Puis Papy nous ramène au campsite, on « discute », on « bavarde », on gesticule, cours de diction, on rigole, on écrit sur le tableau noir, on dessine, on boit un coup…
- Bon ! c’est pas tout ça mais on aimerait bien prendre une douche
Comme Marahanga (c’est le nom du Papy) descend au village pour déposer les 20 000 Tsh dans la caisse du comptable ou pour se désaltérer (devine…), on en profite pour faire douche : bouteille de 8 litres sur le toit, tuyau, aspiration dans le tuyau et vas-y mon kiki, tout nu dans la nature, instants sympathiques, douche, savon, douche chacun son tour… Super Cooool.
660
Puis un bon feu de bois et Marahanga qui revient en zigzagant très fort (le comptable a perdu), partager deux trois morceaux de notre repas, puis au lit.
Silence, 20h15, nuit noire
Puis des chants en contrebas, les femmes qui entonnent des chants rigolos, puis les hommes qui répondent. Ça dure quelques dizaines de minutes, berceuse efficace, seuls au monde, avec Marahanga qui garde le camp (il se lèvera toutes les deux heures pour faire sa ronde, incroyable), et le ciel comme vous l’imaginez : inimaginable !
Encore un « hôtel » qui se mérite, mais à recommander…
J15 – Jukumu – Selous river camp
Réveil. Partager un bon café noir avec Marahanga.
Puis départ pour Selous. Piste difficile… on commence à fatiguer de ces pistes difficiles. Ma douce va finir par craquer. Mais les gens croisés, les fruits et légumes achetés par-ci par-là nous changent les idées.
Puis Selous Gate. Le parc le plus cher de Tanzanie (après Ngoro bien sur), tarif normal + 35 $ d’éco-participation.
JC avait dit « c’est le seul parc où je conseille éventuellement un guide ». C’eut été une bonne idée. On s’en est sorti sans guide mais les pistes sont dans tous les sens, beaucoup de « rivières » à traverser, « ponts » cassés impraticables, à moitié bloqué en croisement de pont, obligé de faire le grannnnnnd tour…, obligé de monter au nord ouest pour trouver la piste principale qui part vers le sud est… C’est déroutant, c’est le cas de le dire, mais on progresse. Les paysages sont beaux. On parvient à Tagalala Lake. On s’arrête près du lac où le GPS nous indique le campsite. Encore seuls au monde. L’endroit est paradisiaque. Sauvage à souhait, plein de bestioles, des grosses, des petites, des gros oiseaux, des petites libellules…
670 – Paradis trouvé
Et un gros hippopotame à 3 mètres ! 3 mètres… pas 5, pas 10 : 3 mètres.
On finissait de manger, on avait rangé tout le matériel (heureusement), posé les appareils photo sur le siège arrière, près à partir… - Tu veux un café… ? - Oui je veux bien… Tu as vu l’hippo à 100 mètres, il vient de plonger… - Tiens j’ai mis du sucre… Schlip Schlop Schlip Schlop… quitouille… quitouille… quitouille… (bruit de la cuillère dans le verre).
Et là figé, on entend un gros bruit d’une masse qui sort de l’eau bruyamment, on se retourne dans le même geste, moi le verre à la main, Elisabeth la cuillère… Hippo à 3 mètres, juste au bord de l’eau, il y a juste un pauvre buisson avec trois branchouilles toute maigres entre lui et nous…
- Glups… (bruit du café qui a du mal à passer la glotte…) - Monte dans la voiture Viiiite…. (pas le moment de se tromper de côté…)
J’ai balancé le café, jeté le verre vide dans le carton, claqué la porte arrière et grimpé dans le 4x4 en moins de temps que vous n’avez mis pour lire cette phrase, ça c’est sur… !
Il est là juste derrière… adulte, énorme.
- Non pas de photo… Rouououououuuuuleeee… ! - Tu as raison, il risquerait de nous réclamer des royalties… !
Bah purée… Dire qu’on a faillit camper ici ??????
Puis on déambule à chercher la piste principale.
Ce parc est magnifique.
Les lacs les plus intéressants sont le premier et le troisième en venant du sud. Les lacs sont beaux. Ils drainent toute la faune africaine. Ce parc est magnifique (je l’ai déjà dit… ?)
680 – Quelqu’un peut il s’assoir dans l’arbre svp, pour la photo ?
On va se régaler les yeux (peu de photos) jusqu’en fin d’après midi, arrivée à la Gate sud…
Inoubliable… à demain… Comme on est rentré à 10h30 à la Gate nord, on aura le temps de revenir jusqu’au premier lac, quelques heures dans le parc demain matin dès l’ouverture (6h00)…
Bonne nuit à Selous River Camp.
On commence à lever le pied. On prend bandas (grande, douche…froide) au bord de la rivière Rufiji… Purée c’est magni…
Coucher de soleil… Bière fraiche… Cacahuètes… Enfoncés dans un fauteuil…
Repas sympa (full board : 90 $ pour deux), éléphants qui se promènent sur le parking, puis dans le camp la nuit. Bonne nuit les petits…
J16 – Selous River Camp
Morning walk.
Nez à nez avec un éléphant à 10 mètres. On se regarde, on recule, il retourne à ses occupations. Ces face-à-face à pied sont toujours impressionnants, comme avant hier à Ruaha face à une gazelle, le regard vivant, scrutant, inquiètant… Qui va baisser les yeux, qui va essayer de s’imposer. Une réelle sensation profonde d’appartenir à cette faune et de n’être rien qu’un fétu de paille.
Le guide nous apprend « les chose de la nature » : l’ébène qui n’est pas noir à l’extérieur, les bou-boules qui contiennent des fourmis pour protéger l’arbre des girafes qui grignotent,
690
Les escargots géants (30 cm…), les feuilles qui se ferment quand on les caresse…
Et des singes rares pour satisfaire mon apprentissage du « joli flou autour »
Blue Back qui se lime les ongles
700
Colobus qui fuient dès qu’ils se sentent repérés parce qu’ils étaient chassés il y a peu.
710
Belle ballade, toute simple, bien sympa.
Puis repos, repas, sieste (ça faisait longtemps)… on décompresse.
Un petit saut au dispensaire du village voisin, puis un joli boat drive en fin d’après midi.
L’occasion de voir et écouter une chorale
720
Quelques crocodiles par trop gros, des hippos inquiétants qui coulent…
De jolis Magala King Fisher…
730
Un king fisher qui fish 740
« Encore » un joli coucher de soleil. 😛
750
L’endroit est très beau, la patronne une anglaise un peu « british », les repas un peu frugaux, le camping très serré les uns sur les autres, notre banda à l’écart est au calme… impeccable !
760
Encore une bonne nuit et un départ aux aurores pour boucler la boucle à boucler… Direction Dar pour l’avion vers Mafia.
J17 – Selou – Dar es Salaam – Mafia
C’est incroyable comme JC avait raison : il avait dit 2h30 pour rallier le goudron, j’ai mis 2h15… Que des humps et des bumps, et j’ai failli partir en tonneau à cause de l’amortisseur arrière qui manque : le 4x4 se met en travers, il part dans le fossé gauche se met en crabe, une grosse crevasse se rapproche très vite, lâcher les freins pour retrouver de la motricité… on eu chaud.
Puis 30 km, j’ai bien dit les seuls 30 km de piste rapide que l’on aura vus en Tanzanie : on roule à 80, quel bonheur, incroyable !
770
Puis Dar es Salaam Le « rendu 4x4 » sera épique ! Il n’a pas le double du déposit avec lui. On le menace de tous les noms, de garder les clés. Puis on lui fait signer le contrat comme quoi il nous doit la caution. Purée les nerfs… ! A ce jour, nous sommes toujours en litige. Il a remboursé 1600 euros sur les 2400 volés… Il s’appelle wago-wago, ou budgetcarhirekenya, ou safariskenya.com et il ne faut surtout pas travailler avec lui.
Bref, avion vers Mafia pour se reposer beaucoup…
On est inquiet parce que les gens qui partaient à Mafia ce matin n’ont pas pu atterrir à cause de la tempête « tropicale » à Mafia. Ils ont du faire demi-tour… Mais bon, tout se passera bien avec à peine deux heures de retard.
De fait, on n’aura vraiment qu’une seule journée de soleil. Du coup, partir pour la plongée (avec ou sans bouteille), ça ne vaut pas vraiment le coup. Alors on ne va rien faire… ( Alain : 😛 )
Trois jours de plaisir : sieste, repas enfin bons (même s’ils auraient pu nous faire du poisson grillé au lieu des boulettes de poisson), sieste, ballade en bateau jusqu’à l’ile de Cholé, sieste, poisson grillé sur la plage avec le « business local », sieste, petit tour à Kilindoni en Tchouk-Tchouk dont il faut durement négocier le prix… - naaaaan pas 15000 Ths, allez 12000… ? - Bon d’accord La négo, c’est vraiment pour la forme.
780
Petite visite à Cholé.
J’avais imprimé et emporté là encore des photos transmises par Alain… (merci Alain). C’est un vrai bonheur de montrer leurs photos à ces gens qui ne se voient jamais, ils sont heureux, ils rigolent de se voir, de voir leurs copains de classe, ils se reconnaissent, citent les noms, éclatent de rire. C’est vraiment magique. Mama aura la même réaction de fierté de se voir avec ses neveux. Elle est contente, elle demande une autre photo pour la donner à son neveu « Ok pas de soucis… »
790
Si vous voulez emporter des photos, n’hésitez pas.
On va passer trois jours super calmes. Je n’avais pas de quoi décharger et trier mes photos, alors on fait sieste, sur le dos, sur le ventre, sur la plage, sur la terrasse de le chambre, dans le jardin… Et du poisson grillé avec les potes du village d’à côté, sur la plage…
Et je peux enfin lire le mode d’emploi de mon appareil photo…
On atterrit à Dar le soir et on reprend le Gros N’Avion le lendemain matin à 6h00…
Le taxi du soir sera tout gentil de venir nous chercher le lendemain à 4h00… L’hôtel est petit, bruyant, sale, très sale (cafard ou punaise, je ne sais pas, une fois étalée sur le carrelage dégueulasse, on ne reconnait plus). On a dormi tout habillés, on s’est aspergé de tout l’anti-moustique qui restait… ! Le soir il y a concours de chant à l’extérieur : chants traditionnels assénés à travers un haut parleur qui grésille, muézine qui est content de rompre le jeûne avec la prière du soir (qu’est ce qu’ il chante faux…), la « gardienne » des lieux qui écoute la télé. La nuit il y a de nombreux aller-retour dans une chambre à côté avec à chaque fois la porte qui claque…. Grrrrr ! Le lendemain matin à 4h15 on part en claquant la porte, 3 fois, en frappant à la porte de la chambre d’à côté, en réveillant brutalement la « surveillante », en oubliant de payer…Trop c’est trop !
L’avion sera… dormant… !
Et le retour sera… Pfffff Retour !
Voili-voilou… On a fait un super voyage, inoubliable…
La prochaine fois… On restera plusieurs looooonnnnngs jours à Ruaha et à Selous (4 lacs = 4 jours)… j’ai déjà un parcours en tête, jusqu’au Malawi, en passant par chez Didier à Tanganyika… D’autres regrets ? Non pas du tout.
On a dépensé exactement ce qui était prévu (on ramène 80 dollars et 40 euros) on a fait 3900 kms au lieu de 3800 prévus.
Et on est vraiment bien contents d’être partis tout seul, avec la petite maison sur le toit, sans guide, parce que je vous le dit et vous le répète : on peut partir sans guide en Tanzanie… !
Trop de kilomètres ? En ce qui me concerne j’aime la piste, toute sorte de pistes. Bon ! Ma petite femme en avait un peu marre. Faut dire pour celui qui ne conduit pas, être balloté à côté, ce n’est pas toujours un grand bonheur, surtout vers la fin, avec un kangourou à l’arrière… !
Bref… on y retourne quand vous voulez… Peut être avec vous tous… Mais avec vous tout seul hein… ! Et avec les Tanzaniens qui sont tellement mais tellement gentils… !
Un grand merci à Anne Marie qui m’a transmis sa passion pour ce pays, à Jean-Charles qui m’a donné tellement de bons tuyaux, et Alain qui m’a raconté son périple et transmis de bien beaux passeports sous formes de photo d’un précédent voyage. Merci à Joss et à Michèle qui m’ont raconté leur voyage quasiment en direct puisqu’elles étaient sur place 3 semaines avant moi et qu’elles m’envoyaient des messages.
Merci aussi à BLESL (Bernard) pour son site très complet sur les parcs tanzaniens http://www.safari-tanzanie.com/
Et merci aussi à ceux qui ont cherché à me dissuader : ils m’ont donné envie…
Puissè-je vous transmettre cette même envie, mais TOUT en positif.
Bises à tous…
800 – Trajet

Pourquoi la Tanzanie Parce que nous avions été très frustrés de ne pas voir de félin au Botswana. On voulait « assurer le coup ».
Pourquoi en solitaire Parce qu’on aime ça. Sans aucun doute aussi pour contrarier tous ces empêcheurs de voyager en rond qui nous prédisaient tous les malheurs du monde, leur démontrer qu’il ne sert à rien de faire peur, juste pour vendre un TO copain. Merci à eux : ils nous ont motivés… Parce que OUI, définitivement OUI c’est tout à fait possible de faire la Tanzanie en solitaire, avec son 4x4, comme en Namibie, en AFS, au Botswana etc : Les risques, les plaisirs, les aléas, les possibilités sont les mêmes, EXACTEMENT les mêmes. Et OUI, on peut rentrer dans les parcs SANS guide. Les personnes qui tiennent les comptoirs d’entrée des parcs n’en sont que plus prévenantes, plus à l’écoute, et comme toujours en Tanzanie encore plus inclines à vous rendre service, à vous donner des conseils, à vous montrer su une carte où sont les bons endroits.
La sécurité Les gens sont vraiment très gentils. Ils discutent, proposent mais n insistent pas. Nous n’avons pas rencontré d’agressivité ni de sensation de se faire agresser, encore moins dans les coins les plus reculés, dans les villages lointains, là où ils ne voient que très peu de Blancs. La sécurité n’est pas non plus un argument pour vous empêcher d y aller seuls.
La conduite sur piste La conduite sur piste Tanzanienne se fait obligatoirement avec un 4x4. On voit quelques locaux en voitures mais rarement sur les pistes lointaines. Les pistes Tanzaniennes sont de vraies bonnes (~mauvaises) pistes « africaines » (mais qu’est ce qu’une piste « africaine » … ? on verra ça plus tard). Ma seule recommandation : prévoir peu de km par jour. Moins de 200 km, pour avoir le temps de profiter des endroits où l’on arrive, pour éviter d’arriver fatigué. Oui il vaut mieux avoir une certaine expérience de la conduite sur piste, mais ce n’est pas une obligation. L’expérience s’acquiert en pratiquant, et au bout de quelques jours on comprend vite que pour rouler vite, il faut freiner avant les trous… ! mais surtout que pour aller loin, il faut rouler doucement. La conduite du 4x4, si on a déjà pratiqué, n’est pas non plus un argument pour ne pas voyager seul en Tanzanie. Et j’ajouterai au contraire : il nous aurait été IMPOSSIBLE de faire ce voyage, assis derrière, dans un vieux Land Rover à amortisseurs à lames (dur dur pour le dos) d’un TO Local. Choisissez votre 4x4. Prenez plaisir à conduire vous-même. Compressé contre un co-voyageur inconnu sur la banquette aurait été pour nous un calvaire : - « excusez moi, je vous ai touché avec mon bras » - « pardon, puis je me pencher au dessus de votre sandwich à la crème, le temps de faire une photo de ce magnifique léopard qui… mince trop tard… Merci, pardon…, non c’est pas grave, je vous en prie… »
IL FAUT SAVOIR que nous avons fait ce trajet avec une tente sur le toit, MAIS CECI N EST PAS INDISPENSABLE. On peut très bien voyager en Tanzanie avec une tente au sol car les Public Camp site sont suffisamment pleins pour dissuader les bêbêtes.
Quoi d’autre… bah rien Alors allons-y…
Jour 1 – Dar Es Salam – Lusotho L’avion du Samedi, réservé en Décembre 2009, 647 euros A/R par personne, taxes et assurances inclues. RàS à part un retard de deux heures à l’escale au Caire. Les bagages nous suivront tranquillement, la nuit sera courte.
Le Dimanche à 6h15, incroyable mais vrai : 10 minutes, montre en main, pour sortir de l’aéroport : formulaire, douane, bagages inclus. On ne nous demande pas le vaccin contre la fièvre jaune. On ne nous le demandera pas non plus pour prendre l avion vers Mafia.
Improbable 4x4. Le seul 4x4 avec tente pas trop trop cher a été trouvé à Nairobi. Il me facture 300 euros pour me livrer la voiture à Dar et 150 euros par jour. Le loueur s’est réveillé deux jours avant pour nous demander s il s’agissait de 5h15 le matin ou l’après midi… Bah il était temps… ! LE MATIN qu’on t’a déjà dit 17 fois… ! ! ! Est-il là pour nous accueillir ? Beaucoup de panneaux attendent leurs interlocuteurs à la sortie, pas nous… Au bureau des renseignements, il n y est pas non plus, sur le parking… sur le parking… UN 4X4 avec tente sur le toit… Youpi. Le chauffeur est absent, on attend 5 minutes, il arrive… Ouuuuffff ! ! !
On a nos bagages, on a un 4x4… 8 ou 10 mois de préparation de ce voyage qui vont pouvoir se concrétiser… Choueeeeette !
Bon le 4x4 est un essence, pas un Diesel… Grrrr ! Ah bon, le 4x4 a une boîte automatique… Re-Grrrrr. On va consommer 20% de plus…Choueeette. On fera effectivement du 20 litres au 100 kms sans appuyer. Soit un budget essence de 680 euros au lieu des 500 euros prévus… pour nos 3900 km (au lieu de 3800 kms prévus ;-) Bon le 4x4 a 110 000 kms au lieu des 60 000 promis… Re-Re-Grrrr. Ça promet sur la probité du loueur… En ce qui le concerne, le pire est à venir.
Monsieur exige un déposit absolument pas prévu du tout, ni sur son Site, ni dans les emails malgré mes questions explicites. J’étais averti par Michèle à qui j avais donné ses coordonnées… mal m’en a pris, Pardon Michèle. Elle a été plus que moi très mal servie par ce loueur très indélicat. Elle a la gentillesse de m’avertir par SMS dès son arrivée à Nairobi, et de me raconter ses déboires de 4x4 en « avance de phase », puisqu’elle a trois semaines d’avance sur moi sur les pistes. Cooool... Super Merci Michèle. Il veut me prendre 2500 euros de caution (alors qu’il a pris environ 1500 euros à Michèle). C’est du grand n’importe quoi.
Ce loueur s’appelle Wago Wago, safariskenya.com, budgetcarhirekenya.com, carhire-kenya.com, africancenter.eu (se sont tous la même société). NE PASSEZ PAS PAR LUI, c’est un escroc… ! Do not rent your car with them…
Mais je lui ferai une petite « publicité » très personnalisée par ailleurs.
Il manque les couvertures et le frigidaire, les ustensiles de cuisine sont incomplets, les chaises de camping sont presque craquées… mais le gas-cooker est présent avec une bouteille pleine. Heureusement. On peut dire que le Gas-cooker et la très bonne qualité des pneus ont sauvé ce voyage !
On finit par partir au bout de 3 heures…
Obligé de passer par Dar, la ville est ceinte d’un « boulevard extérieur » saturé. Le GPS nous indiquera tranquillement une route de contournement. Merci Garmin, merci T4A. Mais la sortie de Dar par le nord nous prendra quand même deux bonnes heures, pour faire les 50 kms nécessaires à trouver une route (goudronnée) plus tranquille. On va pouvoir rouler. Mais attention, la police veille. Radar – jumelle comme à la maison.
005 – l’Afrique tout de suite…
007

008

On roule tranquille jusqu’à Lusotho. On est accueillis par des chants Luthériens du Collège, dans un grand jardin, un chemin qui serpente jusqu’aux quelques chambres louées. Superbe. Budget super cool : Douche chaude, repas du soir, petit déjeuner le matin avec des crêêêêpes… huuuummmm… ! Tout ça pour environ 40 dollars.
On y fera des provisions de confitures, de vin, de fromage… Huuummmmm ! « Si c’est ça la vie que tous les moines ont… » Ce sera le dernier fromage du voyage… 😠 (on ne compte pas les « Vache Qui Rit » et toutes leurs imitations).
Cette région est magnifique. Les randonneurs ont de quoi s’éclater pendant des jours dans des montagnes gentilles, sur des pistes rouges au milieu d’une végétation luxuriante, avec des paysages à couper le souffle… ou des nappes de brouillards improbables qui bouche la vue d’un seul coup…
010 - Heaven bar

Au loin la Montagne Masaï, début du territoire éponyme.
020 – Salle de jeu à Heaven bar

A Lesotho il y a un concours de gentillesse : les Luthériens se « disputent » avec les évangélistes, avec les Attentiste du Dernier Jour, avec les catholicistes, avec les JésusChrisistes, et toutes sortes de congrégations qui rivalisent de sourires et de prévenances. Première impression d un pays et de gens sublimes qui contraste beaucoup avec certains messages du Forum. Le Grand Méchant Loup ne nous croquera pas cette année… !
Les auto-stoppeuses sont des bonnes-sœurs qui vont nous accompagner au marché, un professeur… aveugle qui priera Dieu pour nous, une femme enceinte qui nous remercie mille fois… Que des gentils. Ce coin là, il fait envie d y vivre, moi je vous le dit…
025

Mais c’est déjà le départ pour le Kili…
J2 – Lusotho – Moshi Kili Kili Kili Improbable Kili
La route est tranquille jusqu’à Moshi, mais attention aux radars mobiles… !
« Le premier qui le voit a gagné une bière… » Mais tout le monde a perdu. Pas de Kili. Perdu dans les nuages, même depuis la porte Marungu (merci A-M) : Enveloppé dans une énorme écharpe de nuages, il ne montrera pas ses cheveux blancs. On aurait bien voulu le voir… Sa majesté en a décidé autrement. Si on avait su, pour gagner un jour, on serait allé directement à Arusha…
On dort à Chem-Chem (S3 17 48.6 E37 31 29.3), un petit terrain de camping accolé au Marangu Hotel qui propose repas du soir et petit-déjeuner. Super cool, douche froide, calme.
Au village de Mahungu : ATM et des dizaines de propositions d’accompagnement pour une escalade : pas assez sportif pour cela (je crois que 60% des gens échouent à mi-parcours), nous on a choisit sport mécanique…
Les couvertures empruntées à Egyptair seront bien utiles. Le loueur de 4x4 nous a promis de nous livrer les couvertures et le frigidaire ce soir à Arusha. Arrivé là bas on apprend qu’il n’arrive que demain matin : encore une occasion de nous mentir…
J3 – Moshi - Arusha Improbable piste nord pour rejoindre Arusha.
On prend la route après avoir fait les provisions à Moshi. Les Super Marchés n’existant pas ou alors sont bien cachés. On trouve des superettes qui ont presque tout, sauf des sacs poubelles. Boulangerie par ici : Ali Abbas Pastry shop (S3 20 52.1 E37 20 25.2) superette juste en face.
On fait le plein comme à chaque fois que c’est possible (il y a beaucoup de pompes à essence en Tanzanie, surtout sur les routes du nord très fréquentées par les touristes).
Puis on prend la route vers l’ouest, puis une route à droite ici Boma Ngombe Village (S3 19 56.1 E37 09 02.3), pour quitter le « highway ». Un policier nous arrête : un touriste immatriculé au Kenya, qui va à Arusha en passant par le nord, il n’y croit pas beaucoup ! Et les policiers sont vigilants dans cette partie du pays, il y intérêt à ralentir en arrivant dans les villages. On lui explique, on lui montre qu’on a une carte (Google Earth avec notre Trace), et il finit par sourire… Puis on tourne à gauche ici S3 08 53.2 E37 01 31.5 pour faire la piste parallèle à 25 km de la route principale. Piste assez difficile. On y rencontre des « vrais gens » qui sont très étonnés de trouver des Blancs-Becs par ici…
030 - « c’est qui ces Blancs-Becs… ? »

L’arrivée sur le parc d’Arusha par le nord est jôôli tout plein…
040 – Arrivée à Arusha par le Nord

Improbable Tarif des Parcs. D’abord savoir que les parcs du nord préfèrent les cartes Visa. Tarangire sera très réticent à accepter nos Dollars en liquides, que j’avais pris soin d’acheter en Janvier avant la baisse de l’Euro (ce qui m’a fait gagner environ 500 euros). Bon ! Les parcs du sud s’en fichent. Je ne crois pas que Ruaha et Selous aient un lecteur de carte Visa. Le parc Marin de Mafia ne veut QUE du liquide, et des dollars supérieurs à 2006… ou des euros !
En plus, contrairement à ce que j’avais compris, ce n’est pas seulement la nationalité du voyageur qui fait le prix, mais aussi celle de la VOITURE : 10000 TSh (environ 7 euros) pour une voiture Tanzanienne, 40 Dollars (américains) pour une étrangère. La mienne est Kényane… Pas cool ! 🤪 😠
050 – Tarifs des Parcs

055

Le parc d’Arusha est très joli, pas bien grand, avec des pistes principale assez faciles, et des pistes divergentes asses difficiles, comme par exemple celle qui monte sur le bord du cratère Ngurdoto (S3 17 44.2 E36 54 17.4) : l’aller-retour prend une petite heure, on ne peut pas croiser une autre voiture (je me demande encore aujourd’hui comment on aurait fait dans cette pente pentue… ), et la vue est très belle sur le cratère, sans doute une caldeira.
Les lacs sont beaux. Le coin Pique-nique très fréquenté : je vous conseille de manger juste en face, sur un promontoire improbable de l’autre côté du lac (Small Momela Viewpoint : S3 13 08.8 E36 53 45.3).
Des girafes et autres « habituels », des flamands roses qui courent sur l’eau…
060

Ou qui volent « dans le ciel bleu d’azur » (un peu couvert quand même)
070 – Elles ne sont pas rasées sous les bras !

C’est beau, c’est très beau. Un peu cher mais très beau.
Improbable douche On dormira le soir à Colobus Camp site, juste après la sortie Sud, à droite, à 300 m de la piste principale, accolé au lodge (S3 18 56.7 E36 52 38.9). Pas de douche chaude, et ce soir là... pas de douche du tout… (Juste un filet d’eau) !
On va cailler comme jamais (du moins on le croit…) Je rappelle que nos couvertures nous attendent (peut être) demain à Arusha. Les sacs polaires apportés + les couvertures Egyptair seront très très juste.s Il doit faire environ 12 degrés le matin en se réveillant dans un brouillard qui se déplace à la vitesse… d’un nuage.
J3 – Arusha – Natron par La Rivière aux Moustiques
On passe à Arusha pour récupérer la couverture et le frigidaire… 080 – Improbable rendez-vous
A coup de frais téléphoniques importants on apprend qu’on a rendez-vous dans un hôtel… qui n’existe pas : personne ne connait, tout le monde veut nous aider, mais rien à faire. Allez, c’est bon, encore un mauvais point pour ce loueur : On apprendra à ne pas manger de fromage
On part sur le goudron, vers le sud-ouest (Merci gps). En direction de Mto Wa Mbu, à la queue leu-leu avec les 4x4 des TO qui roulent plus vite que nous. On fait les courses et on échange des sourires
090 – Tout l’or du monde :

Puis on cherche la piste Nord indiquée sur T4A (« fermée, prenez celle qui est 300 m plus à l’ouest … ») La piste est belle et c’est le début de 2500 km de piste dont une très grande partie de tôle ondulée.
On traverse des villages Masaï.
100 - Boite Postale ?

Bien sur un auto-stoppeur, un papi tout gentil, tout en longueur, tout mince… C’est seulement quand il descendra à Selalei qu’Elisabeth verra la longue dague qu’il porte à la ceinture. Mais aucune crainte, au lieu de nous curer les dents, il nous promet de prier pour nous tous les dieux de la terre et du ciel Masaï, et je crois qu’ils sont nombreux dans sa « religion ».
Petite pause sous un arbre, en contre-versent du Ngoro, pour notre soupe – tomate – riz – bananes rouges (Huuuummmm) quotidiens.
110 – Contreforts du Ngorongoro

On reprend la route pour la partie plus difficile. On passe souvent en première, dans des lits de rivières creusées par les coulées du volcan. C’est beau, mais c’est tape-cul.
120

Après 7 heures de piste, on arrive au Lac.
130 – Moivaro Campsite (ET Special Camp)

Il est beau ce lac, il est sauvage, il est loin, tranquille, peuplé de gens super-gentils
140 – Photo prise par Thomas
145 – Montagne Sacrée

Thomas nous « guide » jusqu’au lac. C’est surtout bien sur, l’occasion de bavarder. Il nous fait arrêter juste devant une dizaine de femmes qui fabriquent de magnifiques bijoux Masaïs. On se promène, il nous confisque le petit appareil photo numérique, et il mitraille, zoom à fond dans les pixels… « C’est quoi, c’est une mouche ?, non, non c’est un pixel… » Franche rigolade… mais pas trop parce que fierté et orgueil sont visibles.
150 - Thomas

En rentrant je lui prête le volant (boîte automatique, c’est facile). Il a déjà conduit une fois et se débrouille très bien pour caresser les arbustes… Et comme tous les mâles de la terre quand ils sont au volant, il veut frimer devant ses copains en arrivant à Moivaro, accélère et frôle le poteau avec le rétro.. Rien de cassé. Ca serait dommage, un si beau 4x4 !
160 – Un mec au volant

Je vais lui envoyer la photo, il sera content… Ou si quelqu’un y va bientôt, je lui envoie la photo pour qu’il la donne à Thomas, vous verrez, c’est génial de leur montrer les photos dont ils n’ont vu que la face avant du téléobjectif… !
D’ailleurs en rentrant au camping, je lui donne les photos prise par Anne-Marie (merci A-M) pour qu’il les donne à son guide qui n’est pas là ce soir.
Petit repas au milieu du camping tranquille, juste à côté des Tented Camp à 100 ou 300 dollars pppn…
170 – Boma

Un petit diner aux chandelles…
175 – Bon anniversaire Zaza…

Puis dodo : il est 20h30 !
J4 – Natron – Lobo (Serengeti) Improbable raccourci… trouvé !
Au premier croisement, la piste part à droite vers Liliondo : continuer sur la gauche (photo ci-dessous)
180

Ce matin à Moaviro, on a posé des questions aux gens qui venaient de Serengeti. L’un d’eux nous indique très clairement le deuxième croisement où il faut quitter Eco Trail qui part au nord et prendre à droite.
Magnifique. La piste semble meilleure que Eco-trail et longe le Lac. On se régale.
190 – Lac Natron

On se régale aussi de rencontres de masaï qui nous vente sa fortune : 80 vaches et 60 brebis, obligé de vendre une vache pour marier sa sœur, son père mort quand il avait 5 ans. Il est beau comme un Légionnaire en rouge (private joke Colibry…), son oncle l’accompagne, il traduit la conversation… Puis s’en vont totalement spontanément quand on sert la soupe, malgré les bols et les cuillères sortis pour eux… très polis ces gens là, très dignes, très respectueux, très classe.
200 - Piste nord Natron

La piste est encore longue et difficile. On aura en tout 20 ou 30 km (sur 230) où l on pourra rouler à 60 km/h, Plus de la moitié des km à petite vitesse, et un seul endroit où la piste se perdra dans un village incertain… Vive le GPS Garmin avec T4A bien sur ! En fait, dans ce village très éparpillé, il faut rester sur éco-trail (que l on a rejoint un peu avant Wasso).
A Klein Gate (Serengeti), le caissier ainsi qu’un guide nous félicitent d’avoir fait cette piste tout seul (ah bon… ?), mais ne s’étonnent pas du tout de nous voir rentrer seuls dans le Parc sans guide, c’est le cadet de leurs soucis, faut dire que les pistes de Serengeti sont vraiment plus faciles que celle qui arrivent ici.
Le camping Lobo 25 km après la Gate est tranquille. Il y un petit bar juste au dessus où la bière est nettement moins cher qu’au Lodge juste en dessous.
Les Sud Af qui arriveront tard ne feront du bruit que jusqu’à 21h30 😛 La douche est propre et… pas trop froide. Les babouins ne sont pas trop téméraires ; la vue à perte de vue.
J5 – Lobo – Seronera Les félins au rendez-vous
On apprendra ce soir qu’on a raté une migration (un « crossing » !) de gnous qui traversaient la rivière Mara à 25 km de là. Mais bon… c’est la vie… !
« Alors, on prend la petite piste parallèle pour descendre à Seronera, comme repéré sur MapSource, ou on reste sur la piste principale ? »
La petite piste parallèle semble… petite et lente. On rattrape la piste principale qui s’avère redoutable de tôle ondulée.
Une autruche pleine de désiiiiiiirr, qui court après sa belle….
210 – Tu peux toujours courir… t'en auras pas du ça qu'est bon...

Puis nos premiers lions.
220 – Lion qui boude

Sérengeti est, il est vrai, un grand bestiaire. A partir du sud de Lobo, il y a de plus en plus d’animaux.
Tourner à droite ici S2 19 17.1 E34 50 45.9, pour rejoindre Hippo Pool qui est une grosse baignoire à hippos. Il paraît qu’il y a des mouches Tse-Tse… Tse-Tse je na sais pas mais qui piquent ça c’est sûr… purée !
230 – Priorité à droite, pas de soucis… !

232

On fait le tour par KubuKubu Lodge en suivant la rivière, jolis paysages : il doit y a voir du gibier, mais on ne le voit pas. Puis on rejoint la piste principale (tôle ondulée)
Quelques km, proche de Broken Bridge (qui n’est plus cassé), on croise un TO qui conseille à tout le monde de tourner à gauche. - « Cheetah at 500 meters, in the tree, just close to the road… »
Facile à repérer… 240 - Léopard

Quoi, vous ne le voyez pas ? Mais Nooon, pas celui qui est sur la roue de secours…
Celui-là :
250 – Il ne veut pas montrer sa bouille… Tant pis.

On arrive tranquille à Seronera Ranger Head Quater juste pour… voir. La petite boutique est vraiment petite (eau, chips, …), il y a du monde, les guides attendent. - Bonjour, on cherche un guide juste pour 2 heures - Demandez à ce monsieur - Good afternoon, my name is Franky - Hello, my name is Franky4 ! ! !
Il va nous montrer les endroits où il y a des lions, mais à 200 mètres, il confond les hyènes et les lionnes ! ! ! Il finit par nous raconter qu’il est stagiaire – chercheur en première année. Pas grave, on repère les coins le long de la rivière pour demain matin, puis deux lions et deux lionnes en chasse après un groupe de Gazelles… Pfff tu parles, elles courent 50 m et abandonnent.
Mais quand même, c’est beau… !
260 – Lionne en chasse - unsucceed

270 – Lion qui fait le beau

On traine ainsi autour des Kopjes à la recherche de ces fainéants…
Puis retour vers le campsite. Il y a trois Public Camp Site. On réussit à éviter la foule de Dik-Dik, Temba est fermé provisoirement, en poussant 300 m plus loin, il y a de la place et une douche… froide « mais pas trop »… ! 😛
Et de jolis oiseaux
280

J6 – Seronera – Ngorongoro Improbable Léo… ?
290 – Tiens ! Voilà mon « copain »…

On se lève tôt puis on traine toute la matinée autour de la rivière, on repère les lions qui roupillent…
300

Puis à nouveau un guide prolixe
- Hello - Bonjour - Vous êtes français ? - Oui oui… - Tournez par ici, il y un Léopard dans un arbre
Et celui-ci va daigner montrer son museau…
Quel régal !
Les photos seront de mauvaise qualité car je privilégie le regard direct… Il est beau. Le voilà l’objet de nos convoitises depuis plusieurs années de frustration… !
310 – Merci Léo…

On descend le long de la rivière, pas grand-chose à se mettre sous l’objectif.
On rejoint, puis on quitte par la gauche la piste principale pour une piste parallèle plus roulante, qui passe autour des kopjes… Personne, ça roule un peu mieux que sur la tôle ondulée. Franchement, les pistes de Seronera dans un vieux 4x4, je plains les pauvres gens qui ont mal au dos… !
320 – Piste Seronera

Personne sur cette piste parallèle moins ondulée que la piste principale. On roule tranquille en direction d un monticule vers Simba Kopjes ( ! ), virage à droite… 6 LIONS… ! WAAOOOOHHHH Ils sont là à 5 mètres, sur le monticule à se faire dorer la pilule… un septième de l’autre côté de la piste.
330 – Elle rouspète quand je passe les bras par la fenêtre… !

Les petits jouent à cache-cache. C’est sur, à 50 mètres, dans les herbes, personne ne les verrait
340 – Invisible…

On va rester de longues dizaines de minutes, seuls à contempler leur théâtre, certains se « disputent » une place, d’autre signifie au mâle que ce n’est pas « l’heure »…
C’est beau… inoubliable…
Puis piste – tôle jusqu’à la Gate de sortie de Seronera qui est aussi la Gate d’entrée de Ngoro. Et là il faut calculer… 24h00 = 200 dollars mais 24h00 + une minute = deux jours = 2 x 200 dollars… ! Et encore 200 dollars de plus pour descendre dans le cratère, pas plus de 6 heures (+ 20 Doll mini pour le guide OBLIGATOIRE).
Pique-nique à la Gate… on passe le temps jusqu’à 15h00… avec les autres dizaines de touristes qui engloutissent leurs Lunch-boxes. On leur explique qu’on voyage seuls, ils nous refilent les restes de leurs sandwiches… on doit avoir vraiment l’air de clochards… ça fait longtemps qu’on n’avait pas vu un gâteau au chocolat… ! Et ils s’étonnent de nous voir seuls…
350 - Bain de midi

Nous passons aux gorges d’Olduvaï où une fausse piste nous fera découvrir ce joli rapace…
360 – Chasseur sachant chasser…

Si vous ne rentrez pas dans le « musée » vous ne payez pas, mais si vous vous pointez à la caisse en hésitant, vous payez quand même, pour avoir le droit d’être sur le site… !
Pour compléter le tableau, en arrivant au Cratère, un Guépard à 100 mètres, sur la colline. Cette fois, nous sommes comblés…
Simba Public Camp Site A (le B est Special Camp Site réservé par les TO). Le Camp est juste au dessus du cratère…
370 – Quelques minutes de « grand » soleil.

Le gardien du camping nous pique notre papier d’entrée du parc… impossible de le récupérer. Ce sera sa monnaie d’échange contre la certitude que je prendrai un guide demain matin pour le cratère… ! Les allemands qui sont là tout seul aussi ont subi le même sort… Les douches sont ch… froides et sales (normal vu le nombre de personnes), alors ce sera lingettes ce soir et demain matin (même si le camping n’est vraiment pas plein) Brrrr. On va cailler comme jamais… On fait chauffer la soupe sur le Gaz-Cooker dans le coffre. Impossible de manger dehors à cause du vent qui se lève. Soupe « Minestrone spéciale Afrique » (dénommée ainsi par Liebig), achetée à Iringa… dégueulasse… à déguster assis sur les sièges avant, la « soupe » posée sur l’accoudoir : deux clochards de luxe, qui vont se venger sur quatre bananes roses… hhhuuuuummmmmm ! ! !
380 – Délicieuses, sucrées... !

Puis couchés tôt : 19h30, il fait nuit noire, faut se lever tôt, et il fait très froid, du brouillard. Collant de sport d’hiver, polaires, sac polaire, couverture achetée à Arusha 15 euro pièce… ! Bonne nuit… ! Brrrrr !
J7 – Ngoro – Karatu Lutherian Hostel Improbable Soleil… !
Réveil en pleine nuit pour un truc complètement inhabituel : p… Il fait grand froid et très humide… Brrrrr Puis réveil à 5h15 pour être sur d’être à la Gate du Cratère à 6h00. Le café froid est un régal, la banane rose avec de la confiture dessus : superbe… ! Le guide (obligatoire pour descendre dans le cratère. Coût 20 dollars minimum « plus si vous voulez ») nous attend à la porte du camping. On est les premiers, on ne voit personne d’autre que nous pendant environ une heure, mais pas de Léo, pas de Guépard, pas de Rhino ni noir, ni bleu, ni vert, ni blanc…
Je suis content de pouvoir quand même suivre les traces que j’avais prévues, entre autre Table Crater indiqué par BLESL : vue superbe sur le Cratère. Puis une jolie chasse de lionnes sur des buffles… ratées…. Oh mince… On ne verra pas un festin de lions se tartiner les babines avec du sang tout frais… mince !
- Did you prefer the lion catch the buffalo, or are you happy for the Buffalo… ? - I don’t know… I am not God... !
390 – Cath me if you can… not

Voilà, c’est à peu près tout pour cette matinée, faut ressortir avant midi. On va raccompagner le guide au Ranger Post, et on quitte la montagne embrumée…
Jusqu’à Karutu Lutherian Guest House (à gauche en haut de la côte en arrivant au village) : très sympa, chambre propre et douche… chauauaude… huummm ! Double ration svp… !
Un grand tour dans la ville à rencontrer des gens très gentils, tirer des sous aux ATM sous protection, faire laver le 4x4…
Il y a une poussière dans ce pays, du fèche-fèche très fin qui se comporte comme de l’eau qui fait des vagues quand on arrive dedans, et qui s’infiltre partout. Et surtout, il y a un espace grand comme ça entre la portière du coffre et la carrosserie, bonjour les tas de sable sur les valises… !
On rencontre plein de locaux, on bavarde, on échange des emails, on fait des photos qu’on leur enverra à notre retour, ils sont contents comme tout.
Le soir diner au restau pour changer des pâtes et du riz, alors on a… du riz… ! Et du bon pain huuummm délicieux.
Puis re-douche et dodo bien mérité… Demain Manyara, ce n’est pas loin.
J8 – Karatu – Manyara – Tarangire Camp Site Improbable Hot Spring
Manyara est un parc charmant. Facile à faire, on ne peut pas se perdre, on descend et on remonte quasiment par la même piste.
Les lions sont dans les arbres, mais les arbres il n y a que ça. Manyara est une forêt au bord du lac éponyme. Belles photos à faire près du lac, pélicans, cigognes, beaucoup de singes, y compris des Blue Balls, des Dos Bleu et de très jolis oiseaux au Pique-nique (interdit de nourrir les oiseaux svp…).
400 – Hydravion

410 – Je ne pouvais pas rater ça…

420 – Il a du en manger des cacahuètes avariées pour devenir comme ça ?

Puis une belle ballade à la recherche de la Source Chaude en s’engouffrant dans le sud du parc qui est plus sauvage. On trouvera la source au retour, par hasard, sous une roche en contrebas…
430 – Improbable source d’eau chaude

Sortie du parc en milieu d’après midi en ayant pris un peu notre temps, puis direction Tarangire Public Camp Site à 5 km de la Gate de Tarangire. Ils ne voulaient pas de nos dollars, trop peur qu’ils soient faux, ils voulaient une Carte Visa. Le chef va passer 10 minutes à observer bêtement chaque billet, mais bon…
Le camping est très sympa. 2 douches seulement (froides), mais comme on est 2 dans le camping, ça tombe bien…
440 - Tarangire

450

Un énorme troupeau d impalas rodera une partie de la nuit autour des deux tentes, suivie d’une « migration » de gnous et zèbres… des milliers qui passent pendant presque une heure, pendant notre petit déjeuner du lendemain matin…. C’est beau… ! C’est dingue… !
J9 – Tanrangire – Kondoa Improbable goudron…
Une grande ballade toute une grande matinée dans le parc, qui est très beau. On verra beaucoup de gnous et zèbres qui courent dans la même direction… Mais où vont-ils ? Il y a des soldes chez Prisunic ?
460 – Boire un coup ?

Puis une grande ballade pour trouver (tout seul) des lions qui viennent de terminer leur repas. Les lionnes ont les babines presque propres, toutes léchées, et les petits ont encore plein de sang autour de la gueule… ils vont se coucher sous un arbre, se dorloter, se papouiller, s’allonger… s’endormir…. Huuuummmm ! Profitez-en, vous ne mangerez rien pendant 2 ou 3 jours… !
470

Pique-nique oiseaux… Qu’est ce qu’ils sont beaux ces oiseaux. C’est vrai que ça vaut le coup de faire un safari – oiseaux… (Bernard : )
485 – Un Rouge Gorge qui a mal tourné

Toujours et encore des singes…
490

492

494

Puis départ pour ce que je pensais être une belle route goudronnée. Heureusement que Michèle m’a confirmé qu’il fallait couper le trajet en deux entre Tarangire et Iringa, donc une halte à Kondoa.
Mapsource et T4A ne font pas la distinction entre « goudronnée » et « en construction » : la trace est rouge dans les deux cas, et j ai pas fait attention à la note de bas de page : j’avais bien vu A104 (une autoroute comme chez nous… ? choueeeetttte… !) mais je n’avais pas vu « bad condition » ! ! !
On s’attendait donc à du goudron : que de la piste qui tape, et des tronçons de travaux qui rétrécissent la piste, difficile de doubler les bus, les camions, les charrettes, les poules, les troupeaux, les trous, les bosses, les écoliers, les marchands, les ouvriers de la route, les machines outils, … Purée, je pensais rouler à 80, on roule à 25 km/h. A ce rythme là… Mais bon… Dernière station à Babati (S4 12 55.8 E35 44 54.8). Attention toutes les stations n’ont pas du Super.
On arrive à Kondoa vers 17h00.
Kondoa… ! Là tu te dis que tu es vraiment loin de tout, en Afrique pour de vrai… Superbe petite ville au fin fond de l’Afrique, une place de marché où les gens rigolent de nous voir confondre les graines d’haricots avec des cacahuètes (l’appel de l’apéro…), des rues perpendiculaires, et des gens super gentils… pas un blanc, un p’tit gars qui nous propose une visite guidée…Les ados qui viennent éprouver leur Anglais… Une vraie grande sensation de se sentir très très loin de tout…
On finira la journée au Restau derrière hôtel New Planet… Cool : un morceau de poulet et… du riz tout frais !
500 – Pour changer…

Douche… froide. Hotel 15 euros. Pas de petit déjeuner. Bonne nuit… avec une grosse angoisse pour les 400 kms qui nous attendent demain. Si le goudron ne fait pas son apparition, on risque bien d’arriver très très tard à Iringa… - Chérie, si on passe le cap de cette journée, tu pourras tout supporter de moi… ! 😕
J10 – Kondoa – Iringa Improbable goudron (bis)
La piste sera difficile tout le long, jusqu’à Iringa. A peine plus tendre après le barrage de Mtera, 50 km avant Iringa. Difficile de rouler à bonne allure, faut rester très concentré, c’est assez fatiguant.
On espère le goudron en le voyant apparaître en arrivant à la capitale, on se dit que celle ci pourrait être reliée par une « voie rapide » vers le grand sud, mais rien à faire, la piste ardue (tôle ondulée) reprend ses droits 3 km après la sortie de la ville d’où le GPS nous sortira des petites rues.
Dodoma Bon… plus que 280 kms… va t on y arriver… ?
La piste est dure… mais les paysages sont beaux. Piste rouge, baobabs, villages dans les baobabs, forêt à perte de vue, le barrage au loin, très peu de véhicules…
510

520

On arrive à finalement à Iringa vers 16h30. Le temps de repérer la boulangerie et Internet Café pour vérifier le compte en banque, si le loueur a débité quelque chose, comme il l’a fait aux copains qui m ont précédé et informé jour par jour de leurs mésaventures sur la piste cabossée, et sur la piste magnétique de leur CB… ! Puis Iringa River Side Camp Site… bungalow mérité (35 $)… Eau ? Chaude… Youpi !
On rencontre des gens qui vivent là pour apprendre le Swahili (canadiens, Sud’Af, Ecossaise, Italiens…). Une personne y est depuis trois mois… elle devrait aller parler avec des vrais gens… Ils vivent là en espèce de communauté.
- Je vais chercher une bouteille d’eau ? - Non, non on a une bouteille en commun. - … ???
A peine le temps de profiter d’un petit cours pour nous enseigner les balbutiements…
Bon repas. Bonne nuit. Bon petit déjeuner, et départ pour Ruaha…
J11 – Iringa – Ruaha - J12 – Ruaha
Départ pour deux nuits à Ruaha… On va pouvoir se reposer… dans un cadre superbe.
On passe par Iringa, faire des courses chez Mama J Myo (S7 47 03.2 E35 41 25.9) : il y a vraiment de tout chez Mama J Myo.
530 – Chez Mama Myo, y a tout c’qui faut

Boulangerie et marchand de vin près du marché, à l’autre bout de la ville.
Ah au fait, le 4x4 commence à tomber en miettes : j ai perdu une biellette de barre anti-roulis que j’ai du finir de démonter. Du coup la roue avant gauche fait un peu près ce qu’elle veut, on croirait une danseuse qui fait des pointes… et hop… Talon… Pointe… Talon… Pointe… Au moins on gagne en débattement… !
Puis la piste encore difficile, et belle, qui traverse plein de villages (pas un coin tranquille pour pi…) et concours d’obédiences…
540

550

A la Gate, je ne suis pas sur qu’ils aient un lecteur de carte visa. Tarifs standards pour tous les camps. On paye en liquide, dollars achetés en janvier à l’époque où il ne valait pas trop cher. - Vous avez une Banda de libre (10 euros plus cher que le camping, ça évitera de fermer la tente pour partir en drive) Il appelle avec son GSM… - Yes, it’s OK - Asante. Ansante sana.
Début d’un petit paradis. Je retrouve les sensations de Moremi : Beau, sauvage, rivière, calme, couleurs, diversité, pistes, solitude, grand… très grand. Sur mon GPS j ai téléchargé 2 drives de 150 kms chacun… ! Il y a de quoi faire, et évidemment, on fera moins de 80 kms sur deux jours.
Il y a de tout ici, y compris de très jolis oiseaux…
Celui-ci est mon préféré. Et pour une fois que je réussis une photo…
560 – Mon préféré

Celui-là, avec un « joli flou » autour… 😛
570

Et même celui-ci
580 – Camaïeux de bleu

Des lions non loin des bandas (petite cabane en tôle sans électricité, sans eau, juste deux lits avec draps) dont on verra les traces un matin en se levant…
Et les éléphants la nuit, qui picorent, qui souffle, qui gratouillent, qu’on aperçoit à travers le petit grillage de la banda… Heureusement que je ne suis pas sorti pi… Tomber nez à nez avec lui, enfin nez à nez si je puis dire. Je devrais dire « trompe à trompe »… enfin « trompe à trompe » si je puis dire…
Et les impalas par dizaines qui passeront une partie de la nuit à quelques mètres…
Je vous dis… c’est beau… !
Les ballades le long de la rivière sont superbes, vers le nord-est comme vers le sud-ouest, on ne fait pas du 10 kms/heure, on s’arrête dans tous les recoins.
Une girafe par ci
590

Un Sac à Main par là… 600

Des lions, mâles et femelles…, des steacks…
605 – Feuilles de chou

Bon, il y a aussi un peu de monde, mais vraiment beaucoup moins que dans les parcs du nord.
610

On passe deux jours et demi de grand plaisir. On a réussi à trouver à Iringa de quoi faire un apéro, coucher de soleil, rivière, éléphants qui s’approchent… Pffff… veux pas rentrer… Sniff… !
620

Le lendemain rebelote, mais avant il faut trouver d’où vient ce bruit depuis Iringa, quand je passe dans certaines bosses… Je me glisse en dessous… Pfff facile, le pot d’échappement est coupé net derrière le silencieux, la cinquième soudure n’a pas tenu. Colère Il n y a plus qu’à le démonter… Transpire un peu… Je vais en faire quoi maintenant : je le ramène, donc je lui dis au loueur – voleur, ou je le mets à la poubelle ?
Bon je l’accroche là, au moins il ne prendra pas de place… !
630 - Comme toi O grand arbre, j’ai les racines en l’air…

Mais le bruit persiste. Ça fait des grands KLONK dont je ne trouve pas l’origine. Direct au garage qui a la bonne idée d’exister dans ce parc. Le petit gars costaud trouve le problème : un amortisseur (pas le ressort) s’est déboité de son emplacement, impossible de le remettre, le pas de vis est foiré… Bah tant pis, pas besoin d’amorto, j’ai le ressort, ça suffit… Du coup, j’ai une patte folle à l’avant gauche et un kangourou à l’arrière gauche, un morceau de pot d’échappement en moins, une porte arrière entre-ouverte, une biellette dans le coffre… etc etc.
Ruaha, c’est deux jours de bonheur…
J13 – Ruaha – Iringa – Baobab Valley Improbable goudron…
Puis le départ… Bouhouhou
La piste dans l’autre sens, moins rapide qu’on pourrait le croire, tôle ondulée, amortisseurs en vrac… ! Puis Iringa à nouveau pour faire les pleins, puis enfin, le goudron… enfin presque, beaucoup de travaux, des temps d’attente pour les one way, des camions de travaux qui arrivent à fond en face sur ces one way, obligé de se jeter sur le bas côté… ! Et les kms qui n’avancent pas. Puis quelques dizaines de km en virage, route dangereuse.
640 – Tu as raison, planque ton vélo…

On voulait peut être s’arrêter à Mukomi NP, mais finalement on va (encore) suivre les conseils de JC : Stop à Baobab Valley 60 km avant Mukomi
Jolie douche chaude sous le baobab, campsite solitaire, et des baobabs… cool. Bonne étape pour le repos. Bière fraiche.
J14 – Baobab Valley – Jukumu Improbable goudron…
Le goudron qui traverse Mikumi NP, rouler doucement, voir des bêbêtes, des petites, pas de grosses…
Morogoro, grande ville, c’est un peu le bazar, suivre le GPS pour trouver la piste sud qui part vers Selous (bizarre, on ne prononce pas le « s » final…).
JC avait dit 6h00 pour faire ce trajet entre Morogoro et Selous, ça fait du 25 km/h, ça parait pas très pessimiste… pourtant c’est ça. On ne pourra pas atteindre Tagalala Public Campsite à l intérieur de Selous… Lente mais superbe, la piste est magnifique, luxuriante, peuplée, beaucoup de villages, petits et plus gros à traverser, piste rouge, ma – gni – fi – que. On se sent vraiment au fond de l’Afrique, on ne croise pas un Blanc, très peu de voitures (normal, t as vu la piste ?). Sur les conseils de JC on s’arrêtera à Jukumu Scoot Station Campsite.
- oooops, j’ai raté la piste qui monte à droite (S7 17 17.4 E37 50 46.4).
650 – Jukumu

Petite piste bordée de hautes herbes. Quelques centaines de mètres, on arrive, un bâtiment qui sert de salle de classe ( ? ), des latrines (qui ne sentent pas mauvais, non non !), et un grand champ arboré… Plus seul au monde tu meures !
Puis papy qui arrive en mobylette - Comment il sait qu’on est là ? - Bah ! le tam-tam africain… !
Il nous prend 20 000 TSh pour la nuit, puis nous emmène à la source, pour puiser de l’eau dans nos petits seaux, on rencontre plein de gens tous aussi gentils les uns que les autres, qui nous laissent passer pour prendre de l’eau ( …), qui rigolent de nous voir patauds, qui cherchent la conversation, comme nous…
- Madame, tu veux une couverture ? - Asante sana, asante… ! et un grand sourire.
Puis Papy nous ramène au campsite, on « discute », on « bavarde », on gesticule, cours de diction, on rigole, on écrit sur le tableau noir, on dessine, on boit un coup…
- Bon ! c’est pas tout ça mais on aimerait bien prendre une douche
Comme Marahanga (c’est le nom du Papy) descend au village pour déposer les 20 000 Tsh dans la caisse du comptable ou pour se désaltérer (devine…), on en profite pour faire douche : bouteille de 8 litres sur le toit, tuyau, aspiration dans le tuyau et vas-y mon kiki, tout nu dans la nature, instants sympathiques, douche, savon, douche chacun son tour… Super Cooool.
660

Puis un bon feu de bois et Marahanga qui revient en zigzagant très fort (le comptable a perdu), partager deux trois morceaux de notre repas, puis au lit.
Silence, 20h15, nuit noire
Puis des chants en contrebas, les femmes qui entonnent des chants rigolos, puis les hommes qui répondent. Ça dure quelques dizaines de minutes, berceuse efficace, seuls au monde, avec Marahanga qui garde le camp (il se lèvera toutes les deux heures pour faire sa ronde, incroyable), et le ciel comme vous l’imaginez : inimaginable !
Encore un « hôtel » qui se mérite, mais à recommander…
J15 – Jukumu – Selous river camp
Réveil. Partager un bon café noir avec Marahanga.
Puis départ pour Selous. Piste difficile… on commence à fatiguer de ces pistes difficiles. Ma douce va finir par craquer. Mais les gens croisés, les fruits et légumes achetés par-ci par-là nous changent les idées.
Puis Selous Gate. Le parc le plus cher de Tanzanie (après Ngoro bien sur), tarif normal + 35 $ d’éco-participation.
JC avait dit « c’est le seul parc où je conseille éventuellement un guide ». C’eut été une bonne idée. On s’en est sorti sans guide mais les pistes sont dans tous les sens, beaucoup de « rivières » à traverser, « ponts » cassés impraticables, à moitié bloqué en croisement de pont, obligé de faire le grannnnnnd tour…, obligé de monter au nord ouest pour trouver la piste principale qui part vers le sud est… C’est déroutant, c’est le cas de le dire, mais on progresse. Les paysages sont beaux. On parvient à Tagalala Lake. On s’arrête près du lac où le GPS nous indique le campsite. Encore seuls au monde. L’endroit est paradisiaque. Sauvage à souhait, plein de bestioles, des grosses, des petites, des gros oiseaux, des petites libellules…
670 – Paradis trouvé

Et un gros hippopotame à 3 mètres ! 3 mètres… pas 5, pas 10 : 3 mètres.
On finissait de manger, on avait rangé tout le matériel (heureusement), posé les appareils photo sur le siège arrière, près à partir… - Tu veux un café… ? - Oui je veux bien… Tu as vu l’hippo à 100 mètres, il vient de plonger… - Tiens j’ai mis du sucre… Schlip Schlop Schlip Schlop… quitouille… quitouille… quitouille… (bruit de la cuillère dans le verre).
Et là figé, on entend un gros bruit d’une masse qui sort de l’eau bruyamment, on se retourne dans le même geste, moi le verre à la main, Elisabeth la cuillère… Hippo à 3 mètres, juste au bord de l’eau, il y a juste un pauvre buisson avec trois branchouilles toute maigres entre lui et nous…
- Glups… (bruit du café qui a du mal à passer la glotte…) - Monte dans la voiture Viiiite…. (pas le moment de se tromper de côté…)
J’ai balancé le café, jeté le verre vide dans le carton, claqué la porte arrière et grimpé dans le 4x4 en moins de temps que vous n’avez mis pour lire cette phrase, ça c’est sur… !
Il est là juste derrière… adulte, énorme.
- Non pas de photo… Rouououououuuuuleeee… ! - Tu as raison, il risquerait de nous réclamer des royalties… !
Bah purée… Dire qu’on a faillit camper ici ??????
Puis on déambule à chercher la piste principale.
Ce parc est magnifique.
Les lacs les plus intéressants sont le premier et le troisième en venant du sud. Les lacs sont beaux. Ils drainent toute la faune africaine. Ce parc est magnifique (je l’ai déjà dit… ?)
680 – Quelqu’un peut il s’assoir dans l’arbre svp, pour la photo ?

On va se régaler les yeux (peu de photos) jusqu’en fin d’après midi, arrivée à la Gate sud…
Inoubliable… à demain… Comme on est rentré à 10h30 à la Gate nord, on aura le temps de revenir jusqu’au premier lac, quelques heures dans le parc demain matin dès l’ouverture (6h00)…
Bonne nuit à Selous River Camp.
On commence à lever le pied. On prend bandas (grande, douche…froide) au bord de la rivière Rufiji… Purée c’est magni…
Coucher de soleil… Bière fraiche… Cacahuètes… Enfoncés dans un fauteuil…
Repas sympa (full board : 90 $ pour deux), éléphants qui se promènent sur le parking, puis dans le camp la nuit. Bonne nuit les petits…
J16 – Selous River Camp
Morning walk.
Nez à nez avec un éléphant à 10 mètres. On se regarde, on recule, il retourne à ses occupations. Ces face-à-face à pied sont toujours impressionnants, comme avant hier à Ruaha face à une gazelle, le regard vivant, scrutant, inquiètant… Qui va baisser les yeux, qui va essayer de s’imposer. Une réelle sensation profonde d’appartenir à cette faune et de n’être rien qu’un fétu de paille.
Le guide nous apprend « les chose de la nature » : l’ébène qui n’est pas noir à l’extérieur, les bou-boules qui contiennent des fourmis pour protéger l’arbre des girafes qui grignotent,
690

Les escargots géants (30 cm…), les feuilles qui se ferment quand on les caresse…
Et des singes rares pour satisfaire mon apprentissage du « joli flou autour »
Blue Back qui se lime les ongles
700

Colobus qui fuient dès qu’ils se sentent repérés parce qu’ils étaient chassés il y a peu.
710

Belle ballade, toute simple, bien sympa.
Puis repos, repas, sieste (ça faisait longtemps)… on décompresse.
Un petit saut au dispensaire du village voisin, puis un joli boat drive en fin d’après midi.
L’occasion de voir et écouter une chorale
720

Quelques crocodiles par trop gros, des hippos inquiétants qui coulent…
De jolis Magala King Fisher…
730

Un king fisher qui fish 740

« Encore » un joli coucher de soleil. 😛
750

L’endroit est très beau, la patronne une anglaise un peu « british », les repas un peu frugaux, le camping très serré les uns sur les autres, notre banda à l’écart est au calme… impeccable !
760

Encore une bonne nuit et un départ aux aurores pour boucler la boucle à boucler… Direction Dar pour l’avion vers Mafia.
J17 – Selou – Dar es Salaam – Mafia
C’est incroyable comme JC avait raison : il avait dit 2h30 pour rallier le goudron, j’ai mis 2h15… Que des humps et des bumps, et j’ai failli partir en tonneau à cause de l’amortisseur arrière qui manque : le 4x4 se met en travers, il part dans le fossé gauche se met en crabe, une grosse crevasse se rapproche très vite, lâcher les freins pour retrouver de la motricité… on eu chaud.
Puis 30 km, j’ai bien dit les seuls 30 km de piste rapide que l’on aura vus en Tanzanie : on roule à 80, quel bonheur, incroyable !
770

Puis Dar es Salaam Le « rendu 4x4 » sera épique ! Il n’a pas le double du déposit avec lui. On le menace de tous les noms, de garder les clés. Puis on lui fait signer le contrat comme quoi il nous doit la caution. Purée les nerfs… ! A ce jour, nous sommes toujours en litige. Il a remboursé 1600 euros sur les 2400 volés… Il s’appelle wago-wago, ou budgetcarhirekenya, ou safariskenya.com et il ne faut surtout pas travailler avec lui.
Bref, avion vers Mafia pour se reposer beaucoup…
On est inquiet parce que les gens qui partaient à Mafia ce matin n’ont pas pu atterrir à cause de la tempête « tropicale » à Mafia. Ils ont du faire demi-tour… Mais bon, tout se passera bien avec à peine deux heures de retard.
De fait, on n’aura vraiment qu’une seule journée de soleil. Du coup, partir pour la plongée (avec ou sans bouteille), ça ne vaut pas vraiment le coup. Alors on ne va rien faire… ( Alain : 😛 )
Trois jours de plaisir : sieste, repas enfin bons (même s’ils auraient pu nous faire du poisson grillé au lieu des boulettes de poisson), sieste, ballade en bateau jusqu’à l’ile de Cholé, sieste, poisson grillé sur la plage avec le « business local », sieste, petit tour à Kilindoni en Tchouk-Tchouk dont il faut durement négocier le prix… - naaaaan pas 15000 Ths, allez 12000… ? - Bon d’accord La négo, c’est vraiment pour la forme.
780

Petite visite à Cholé.
J’avais imprimé et emporté là encore des photos transmises par Alain… (merci Alain). C’est un vrai bonheur de montrer leurs photos à ces gens qui ne se voient jamais, ils sont heureux, ils rigolent de se voir, de voir leurs copains de classe, ils se reconnaissent, citent les noms, éclatent de rire. C’est vraiment magique. Mama aura la même réaction de fierté de se voir avec ses neveux. Elle est contente, elle demande une autre photo pour la donner à son neveu « Ok pas de soucis… »
790

Si vous voulez emporter des photos, n’hésitez pas.
On va passer trois jours super calmes. Je n’avais pas de quoi décharger et trier mes photos, alors on fait sieste, sur le dos, sur le ventre, sur la plage, sur la terrasse de le chambre, dans le jardin… Et du poisson grillé avec les potes du village d’à côté, sur la plage…
Et je peux enfin lire le mode d’emploi de mon appareil photo…
On atterrit à Dar le soir et on reprend le Gros N’Avion le lendemain matin à 6h00…
Le taxi du soir sera tout gentil de venir nous chercher le lendemain à 4h00… L’hôtel est petit, bruyant, sale, très sale (cafard ou punaise, je ne sais pas, une fois étalée sur le carrelage dégueulasse, on ne reconnait plus). On a dormi tout habillés, on s’est aspergé de tout l’anti-moustique qui restait… ! Le soir il y a concours de chant à l’extérieur : chants traditionnels assénés à travers un haut parleur qui grésille, muézine qui est content de rompre le jeûne avec la prière du soir (qu’est ce qu’ il chante faux…), la « gardienne » des lieux qui écoute la télé. La nuit il y a de nombreux aller-retour dans une chambre à côté avec à chaque fois la porte qui claque…. Grrrrr ! Le lendemain matin à 4h15 on part en claquant la porte, 3 fois, en frappant à la porte de la chambre d’à côté, en réveillant brutalement la « surveillante », en oubliant de payer…Trop c’est trop !
L’avion sera… dormant… !
Et le retour sera… Pfffff Retour !
Voili-voilou… On a fait un super voyage, inoubliable…
La prochaine fois… On restera plusieurs looooonnnnngs jours à Ruaha et à Selous (4 lacs = 4 jours)… j’ai déjà un parcours en tête, jusqu’au Malawi, en passant par chez Didier à Tanganyika… D’autres regrets ? Non pas du tout.
On a dépensé exactement ce qui était prévu (on ramène 80 dollars et 40 euros) on a fait 3900 kms au lieu de 3800 prévus.
Et on est vraiment bien contents d’être partis tout seul, avec la petite maison sur le toit, sans guide, parce que je vous le dit et vous le répète : on peut partir sans guide en Tanzanie… !
Trop de kilomètres ? En ce qui me concerne j’aime la piste, toute sorte de pistes. Bon ! Ma petite femme en avait un peu marre. Faut dire pour celui qui ne conduit pas, être balloté à côté, ce n’est pas toujours un grand bonheur, surtout vers la fin, avec un kangourou à l’arrière… !
Bref… on y retourne quand vous voulez… Peut être avec vous tous… Mais avec vous tout seul hein… ! Et avec les Tanzaniens qui sont tellement mais tellement gentils… !
Un grand merci à Anne Marie qui m’a transmis sa passion pour ce pays, à Jean-Charles qui m’a donné tellement de bons tuyaux, et Alain qui m’a raconté son périple et transmis de bien beaux passeports sous formes de photo d’un précédent voyage. Merci à Joss et à Michèle qui m’ont raconté leur voyage quasiment en direct puisqu’elles étaient sur place 3 semaines avant moi et qu’elles m’envoyaient des messages.
Merci aussi à BLESL (Bernard) pour son site très complet sur les parcs tanzaniens http://www.safari-tanzanie.com/
Et merci aussi à ceux qui ont cherché à me dissuader : ils m’ont donné envie…
Puissè-je vous transmettre cette même envie, mais TOUT en positif.
Bises à tous…
bonjour à tous,
Après avoir épluché les posts sur ce sujet, j'avoue de plus fort m'y retrouver !!!
Pour les vols, de Dusseldorf, Londres ou Munich, je ne trouve rien en dessous de 1000 euros A/R et point de vue budget, cela va dans tous les sens, du budget raisonnable à l'érésie de parler budget pour une telle destination.
Nous projetons de partir en été, à 2 familles de 4 et 5, donc 5 enfants en tout, et en bas âge. Nous sommes Bruxellois mais pouvons partir de France, Allemagne, UK, pas de souci.
Que me conseilleriez-vous comme Cie aérienne ou site de recherche, le temps du booking approche...
Aussi, et avec des enfants, que conseilleriez-nous comme formule de voyage, mobilhome ? et quel budget réaliste devrions-nous prévoir pour un tour "classique" sans luxe mais logistique correcte évidemment avec des petits bouts.
Milles mercis à tous
Marie
Bonjour, amis passionnés de l'Ouest !
Pour notre 3e voyage dans le Southwest (2e pour nos enfants âgés de 13, 11 et 7 ans) cet été, du 13 juillet au 4 août 2018, nous souhaitions absolument découvrir l'incroyable Yellowstone. J'ai donc préparé dans un premier temps une boucle classique de 3 semaines : Denver – Cheyenne – Dakota du Sud – Cody – Yellowstone – Grand Teton – Dinosaur NM – Colorado NM – Moab – Denver.
Mais ce parcours manquait à notre goût de Red Rocks dont nous sommes si friands, et nous souhaitions pouvoir profiter de la région Saint-George, Kanab-Page, en particulier de Coyote Buttes South (dont le permis s'obtient assez facilement en juillet-août) et White Pocket (encore exonéré de permis).
De belles promos sur des billets Turin – Los Angeles (550 €/pers) avec départ-retour un samedi en juillet-août, nous ont incités à bouleverser le programme. Le gain financier était tel qu'il valait bien quelques heures de route supplémentaires par rapport à Las Vegas, par exemple, qui aurait été bien mieux placée.
Cela signifie donc de faire beaucoup de route les 2 premiers jours : c'est moi seul qui vais m'y coller, mais je sais déjà que l'excitation compensera largement la fatigue ! En profitant du jet-lag, je prévois donc deux levers très matinaux, pour faire 2 grosses matinées de route, tout en profitant des après-midis pour visiter. Enfin, c'est ce qui est prévu...
J1 : Snow Canyon SP - Yant Flat J2 : Journée de route : Salt Lake City – Arrivée Grand Teton NP J3 : Grand Teton NP – Yellowstone J4-7 : Yellowstone J8:Yellowstone – Cody J9 : Red Flaming Gorge - Dinosaur NM J10 : Dinosaur NM – Fantasy Canyon J11 : Rattlesnake Canyon – Colorado NM J12 : Moab : Delta pool – Tusher tunnel – baignade Mill Creek – Corona Arch J13 : Arches : North Windows – Delicate Arch (par le bas) – Fiery Furnace – Devils Garden jusqu'à Double O Arch – Delicate Arch (rando) J14 : Dead Horse Point – Shafer Trail – Potash Road – Moonscape Overlook J15 : Capitol Reef (Cassidy Arch) – Après-midi « Hole in the Rock Road » J16 : Sunrise Bryce – Cottonwood Canyon Road - Crevaison - CBS J17 : White Pocket – Wire Pass- Buckskin Gulch J18 : Antelope Canyon (Lower et Upper) – Horseshoe Bend – Cathedral wash J19 : Zion Est (Jughandles Arch raté, puis Progeny Peak) – Grafton – Balade Kolob Terrace J20 : Mojave National Preserve – Joshua Tree NP J21 : Matinée Los Angeles – Vol retour
Quelques infos pratiques : Equipements emportés : 2 GPS de rando, plaques de désensablage, compresseur 12V, câble de remorquage, système filtrant, 2 douches solaires et autre matos de camping. Presque tout servira... 😏
On a pour habitude d'alterner camping et motels, pour être au plus près de certains sites tout en allégeant le budget. Après 3 nuits en camping, on aime bien le confort d'un bon matelas...
Justement en parlant de matelas : cette fois-ci exit les matelas Thermarest légers auto-gonflants de compét', mais avec seulement 3,5 cm d'épaisseur 🤪, qu'on a remplacé par des matelas basiques à 20 € de D4, mais de 18 cm d'épaisseur. On a aussi acheté 2 pompes de gonflage dont 1 de secours, rechargeables sur allume-cigare (parfait pour ne pas dépendre de prises secteur). Après test, une pompe chargée permet de gonfler 6 matelas 2 personnes, donc on part tranquilles.
On s'est aussi équipés de 4 sacs Camelbak avec poche à eau de 3 L, destinés à éviter les arrêts boissons intempestifs et chronophages lors des randos, et permettre aux enfants de mieux s'hydrater. Ce système ne nous aura vraiment pas convaincus, loin de là... A part au Yellowstone et Grand Teton, l'eau a chauffé très vite malgré des gaines sur le flexible censées protéger de la chaleur. Et sans poudre protéinée, l'eau prend systématiquement un goût de caoutchouc à vomir 😠 ! D'après un collègue qui fait des trails, ça serait même inévitable !!
Autre achat qui nous a semblé vital depuis notre rencontre avec un serpent à sonnettes en 2015 : une balise RescueMe d'Ocean Signal. L'investissement paraît conséquent (250 €), mais la pile au lithium a une durée de vie garantie de 7 ans. En pratique, c'est 7 ans 5 mois, donc en l'achetant juste avant un voyage, la balise sert à 8 voyages. Quand on se promène dans des coins perdus sans réseau GSM, c'est le genre de matériel hyper assurant. Cette balise ne fait pas GPS comme la Garmin Inreach Explorer, mais au tarif du Garmin (450 €), il y a presque de quoi s'acheter un vrai GPS en plus de la balise. Elle ne permet pas non plus de recevoir et envoyer de SMS via satellite (gros intérêt du Garmin), mais cela ne nous intéresse pas car nous nous suffisons à nous-mêmes. Le gros avantage de cette balise (à acheter obligatoirement pré-enregistrée dans son pays de domicile), c'est qu'il suffit de s'enregistrer sous 15 jours, et qu'ensuite, tout est GRATUIT. Pas d'abonnement mensuel coûteux à contracter à chaque fois (contrairement à Garmin), et l'assistance en cas d'urgence vitale est également gratuite, financée par les Etats.
Enfin, dernier matériel acheté suite à la lecture d'un carnet d'Oliv2019 et que je recommande vivement : un harnais Cotton Carrier Strapshot qu'on peut fixer sur la bretelle du sac-à-dos, qui permet de soulager les cervicales tout en sécurisant le portage. Vu le tarif, j'hésitais à l'acheter, mais l'essayer, c'est l'adopter, et j'en suis devenu esclave. Ce produit respire la solidité et semble increvable. Le seul point négatif de ce dispositif est sa compatibilité avec l'attache du trépied : celle du Cotton Carrier est circulaire (logique pour faire pivoter le dispositif avant de récupérer le reflex), alors que celle du trépied est carrée. Il faut donc toujours avoir une clé à laine sur soi pour monter et démonter...
Et maintenant, assez palabré, place au récit...
Pour notre 3e voyage dans le Southwest (2e pour nos enfants âgés de 13, 11 et 7 ans) cet été, du 13 juillet au 4 août 2018, nous souhaitions absolument découvrir l'incroyable Yellowstone. J'ai donc préparé dans un premier temps une boucle classique de 3 semaines : Denver – Cheyenne – Dakota du Sud – Cody – Yellowstone – Grand Teton – Dinosaur NM – Colorado NM – Moab – Denver.
Mais ce parcours manquait à notre goût de Red Rocks dont nous sommes si friands, et nous souhaitions pouvoir profiter de la région Saint-George, Kanab-Page, en particulier de Coyote Buttes South (dont le permis s'obtient assez facilement en juillet-août) et White Pocket (encore exonéré de permis).
De belles promos sur des billets Turin – Los Angeles (550 €/pers) avec départ-retour un samedi en juillet-août, nous ont incités à bouleverser le programme. Le gain financier était tel qu'il valait bien quelques heures de route supplémentaires par rapport à Las Vegas, par exemple, qui aurait été bien mieux placée.
Cela signifie donc de faire beaucoup de route les 2 premiers jours : c'est moi seul qui vais m'y coller, mais je sais déjà que l'excitation compensera largement la fatigue ! En profitant du jet-lag, je prévois donc deux levers très matinaux, pour faire 2 grosses matinées de route, tout en profitant des après-midis pour visiter. Enfin, c'est ce qui est prévu...
J1 : Snow Canyon SP - Yant Flat J2 : Journée de route : Salt Lake City – Arrivée Grand Teton NP J3 : Grand Teton NP – Yellowstone J4-7 : Yellowstone J8:Yellowstone – Cody J9 : Red Flaming Gorge - Dinosaur NM J10 : Dinosaur NM – Fantasy Canyon J11 : Rattlesnake Canyon – Colorado NM J12 : Moab : Delta pool – Tusher tunnel – baignade Mill Creek – Corona Arch J13 : Arches : North Windows – Delicate Arch (par le bas) – Fiery Furnace – Devils Garden jusqu'à Double O Arch – Delicate Arch (rando) J14 : Dead Horse Point – Shafer Trail – Potash Road – Moonscape Overlook J15 : Capitol Reef (Cassidy Arch) – Après-midi « Hole in the Rock Road » J16 : Sunrise Bryce – Cottonwood Canyon Road - Crevaison - CBS J17 : White Pocket – Wire Pass- Buckskin Gulch J18 : Antelope Canyon (Lower et Upper) – Horseshoe Bend – Cathedral wash J19 : Zion Est (Jughandles Arch raté, puis Progeny Peak) – Grafton – Balade Kolob Terrace J20 : Mojave National Preserve – Joshua Tree NP J21 : Matinée Los Angeles – Vol retour
Quelques infos pratiques : Equipements emportés : 2 GPS de rando, plaques de désensablage, compresseur 12V, câble de remorquage, système filtrant, 2 douches solaires et autre matos de camping. Presque tout servira... 😏
On a pour habitude d'alterner camping et motels, pour être au plus près de certains sites tout en allégeant le budget. Après 3 nuits en camping, on aime bien le confort d'un bon matelas...
Justement en parlant de matelas : cette fois-ci exit les matelas Thermarest légers auto-gonflants de compét', mais avec seulement 3,5 cm d'épaisseur 🤪, qu'on a remplacé par des matelas basiques à 20 € de D4, mais de 18 cm d'épaisseur. On a aussi acheté 2 pompes de gonflage dont 1 de secours, rechargeables sur allume-cigare (parfait pour ne pas dépendre de prises secteur). Après test, une pompe chargée permet de gonfler 6 matelas 2 personnes, donc on part tranquilles.
On s'est aussi équipés de 4 sacs Camelbak avec poche à eau de 3 L, destinés à éviter les arrêts boissons intempestifs et chronophages lors des randos, et permettre aux enfants de mieux s'hydrater. Ce système ne nous aura vraiment pas convaincus, loin de là... A part au Yellowstone et Grand Teton, l'eau a chauffé très vite malgré des gaines sur le flexible censées protéger de la chaleur. Et sans poudre protéinée, l'eau prend systématiquement un goût de caoutchouc à vomir 😠 ! D'après un collègue qui fait des trails, ça serait même inévitable !!
Autre achat qui nous a semblé vital depuis notre rencontre avec un serpent à sonnettes en 2015 : une balise RescueMe d'Ocean Signal. L'investissement paraît conséquent (250 €), mais la pile au lithium a une durée de vie garantie de 7 ans. En pratique, c'est 7 ans 5 mois, donc en l'achetant juste avant un voyage, la balise sert à 8 voyages. Quand on se promène dans des coins perdus sans réseau GSM, c'est le genre de matériel hyper assurant. Cette balise ne fait pas GPS comme la Garmin Inreach Explorer, mais au tarif du Garmin (450 €), il y a presque de quoi s'acheter un vrai GPS en plus de la balise. Elle ne permet pas non plus de recevoir et envoyer de SMS via satellite (gros intérêt du Garmin), mais cela ne nous intéresse pas car nous nous suffisons à nous-mêmes. Le gros avantage de cette balise (à acheter obligatoirement pré-enregistrée dans son pays de domicile), c'est qu'il suffit de s'enregistrer sous 15 jours, et qu'ensuite, tout est GRATUIT. Pas d'abonnement mensuel coûteux à contracter à chaque fois (contrairement à Garmin), et l'assistance en cas d'urgence vitale est également gratuite, financée par les Etats.
Enfin, dernier matériel acheté suite à la lecture d'un carnet d'Oliv2019 et que je recommande vivement : un harnais Cotton Carrier Strapshot qu'on peut fixer sur la bretelle du sac-à-dos, qui permet de soulager les cervicales tout en sécurisant le portage. Vu le tarif, j'hésitais à l'acheter, mais l'essayer, c'est l'adopter, et j'en suis devenu esclave. Ce produit respire la solidité et semble increvable. Le seul point négatif de ce dispositif est sa compatibilité avec l'attache du trépied : celle du Cotton Carrier est circulaire (logique pour faire pivoter le dispositif avant de récupérer le reflex), alors que celle du trépied est carrée. Il faut donc toujours avoir une clé à laine sur soi pour monter et démonter...
Et maintenant, assez palabré, place au récit...
Bonjour à tous,
nous revenons enchantés de notre 2ème voyage à madagascar sac au dos (le premier était il y a 10 ans) et voulions faire partager des infos pratiques qui j'espère vous aiderons à avoir une idée des tarifs en vigueur et qq contacts intéressants sur place. Nous sommes un couple de 38 et 39 ans, sans enfants.
voici donc la liste exhaustive de nos dépenses et remarques diverses lors des 3 semaines que nous venons de passer dans la moitié nord de Madagascar (de Tana à Diego) plus quelques conseils généraux :
-prévoir une lampe frontale ou une lampe d'appoint, car in est fréquent qu'il n'y ai du courant dans les hébergement qu'à certaines heures - dans la même veine, si vous avez pas mal d'appareils électroniques une batterie portable pour recharcher tablette, téléphone et gopro est très appréciable - une cape de pluie (poncho) ne sert pas qu'à la pluie ; très utile sur les bateaux/pirogues dans la région de diego pour éviter d'être trempés jusqu'aux os -écoutez les recommandations des guides quant à la quantité d'eau à emmener : on boit beaucoup plus que d'habitude, même quand on est des habitués de la randonnée -essayez d'avoir toujours qq petits billets pour les porteurs ou autres petits achats dans la rue : c'est souvent difficile pour les gens d'avoir la monnaie sur un billet de 10 000 Ar, et parfois ils en profitent pour gonfler le sprix (encore plus que d'habitude) -TOUJOURS négocier le prix du bateau/ taxi/taxi brousse AVANT de monter devant. bien faire préciser si c'st par personne ou pour le véhicule - un taxi "spécial" ça veut dire réservé juste pour vous (plus cher mais on s'a^^etre pas partout et il part tout de suite), un taxi "collectif" c'est le contraire ... - une carte SIM orange (il y a aussi TELMA et AIRTEL) coûte 1000 Ar et après on peut acheter, même dans des petits villages) des crédits/recharges par coupon de 1000 Ar (permet environ deux appels locaux courts, et 7 sms en local. Il y a un bureau orange à l'aéroport d Tana, prévoir 10-15 minutes pour créer le dossier -ne pas oublier l'argent pour le visa à l'entrée, en espèces et avoir l'appoint (tarif variable selon la durée de séjour, 25 euros par personne jusqu'à 30 jours)
impossible de réserver un taxi brousse depuis l'étranger, sauf cotisse et encore il faut passer régler au bureau au plus tard la veille sinon ils annulent la réservation. m^me sur place, les chauffeurs demandent toujours un numéro de portable malgache, pour vous prévenir au dernier moment de l'heure de rdv. voir avec l'hotel éventuellement si on a pas de portable local (ils ne veulent pas appeler vers un portable international, ça coute trop cher)
ANTANANARIVO taxi ivato (aéroport) - la ribaudiere avec attente et embouteillages 75000 (essence comprise, 4x4, Sam, réservé par La Ribaudière). env 1h30 (embouteillages +++). tarif normal 55000 repas la ribaudiere 113 000+ 13000 de pourboire sandwich pour le lendemain midi : 20000/ sandwich (très bon et copieux) taxi la ribaudiere - lycée français : 15000 taxi lycée français - gare routiere Ambodivona ( prononcer amboudivoune): 20000 (trop cher) taxi gare routière - la ribaudiere 20 000 (trop cher) dîner kudeta env 140000 taxi la ribaudiere - kudeta aller 5000 taxi kudeta la ribaudiere retour 5000 2 nuits la ribaudiere sur booking.com , chambre standard promo 57euros(20200Ar) petits dej: 14000 par personne (1fois) paiment par CB repas et nuits (3-4 euros de frais en plus pour paiment par CB) taxi la ribaudiere - ambodivona 10000 (dimanche matin, pas d'embouteillages, tarif ok) cooperative de taxi brousse "cotisse" tana-majunga. départ 8h30 de la gare routière d'Ambodivona. arrivée prévue 16h00 parc d'Ankarafantsika (arrivée réelle 17h30, sans problème, un arrêt pour manger dans un petit resto local env 7000 Ar pour )
parc de l'Ankarafantsika (env 2-3h de Majunga) : très chouette, pas mal d'animaux
navette parc Ankarafantsika - village : gratuit si il reste de la place dans celle des employés (celle avec le nom du parc dessus) ou sinon taxi brousse (1000/ps/aller). droit d'entrée dans le parc 55000 par personne guidage pour un groupe jusqu'à 4 ps grand circuit comprenant le canyon 65000. se fait en une demi journée. possible de combiner l'après midi avec le circuit du lac (frais de guidage en sus) mais nous a semblé moins intéressant, surtout en saison sèche (peu d'oiseaux). Notre guide s'appelait "Modeste" et était très bien repas à l'hotely des employés : 5000/plat. très basique mais ok taxi brousse majunga-ambanja : 40 000/ps, réservé par l'intermédiaire du blue vanga lodge (impossibilité à réserver moi même malgré de nombreux appels, chauffeurs parlent très peu français). départ quasi exclusivement en fin de journée (18h30 pour nous, au niveau du village situé à 4 km du parc) en réalité est passé vers 19h30-20h et est arrivé à ambanja le matin (7h). Très longue nuit en taxi brousse (NE PAS OUBLIER LES BOULES QUIES, MUSIQUE A FOND GARANTIE POUR TENIR LE CHAUFFEUR EVEILLE)
AMBANJA
taxi ambanja -ankify 5000/ps en collectif (voiture type break). il a fallu 1h pour le remplir et 45 minutes pour aller à Ankify pirogue ankify - nosy komba collectif environ 8ps départ pas avant 11h (ou plus tard, quand elle est pleine...). 10000 par personne. environ 1h de trajet avec plusieurs arrêts. passer prendre un ticket à la capitainerie, qui s'arrange pour remplir les bateaux . possibilité d'acheter de l'eau, des petits trucs à manger (beignets, paquets de gateaux, galettes et poisson frit ..), toilettes (payantes, pas cher) et du credit orange attention aux porteurs qui veulent absolument prendre vos sacs et après réclament des pourboire indécents (les touristes de Nosy Be le sont mal habitués ...)
NOSY KOMBA : notre plus gros coup de coeur du voyage, on prévoit déjà d'y retourner ...
pas de distributeur de billets: retirer à Hell Ville (Nosy Be) ou Ambanja. retraits max 400 000 par retrait mais possible dans faire plusieurs (commission de 6.5euros à chaque fois, aïe ...) sortie randonnée sommet depart 8h45 env et retour 15h15 env . guide Mario super , 35000 par personne pour le guidage. repas 20000/personne poulet coco riz coco salade papaye banane et infusion citronnelle. très bon. payé directement au femmes du village qui préparent le repas. achat dans le village d'épices (cannelle et cacao) 5000 ar le sachet et vanille 40000 pour 23 gousses. 10000 de don pour contribution à l'école (optionnel) hébergement illo village nuitée bungalow double 30€. versement acompte a la resa par virement sur compte en métropole. très bonne adresse. très jolis bungalows mais eau froide (comme partout, sauf peut être dans les hôtels haut de gamme de l'île). propriétaires sympatiques et serviables, SUPER bon restau, connexion wifi, gardiens qui surveillent les bungalows jour et nuit. petits dej maison 15000 ar par personne. boisson entre 5000 et 8000. entrées 12000. plats 22000. desserts 8000 à 10000. possibilité d'acheter des bouteille d'eau au village 3000 (mais pas fraiches) makis vers 16h-17h sur le début du chemin qui mène à la montagne. femelles marron et males noir entrée réserve tanikely 20000 ar par personne formation niveau 1 nosy komba plongée 700€ pour 2. club génial, tout le monde est adorable, drôle et compétent. hébergement floraly komba. résa et paiement sur expedia (on avait plus assez d'espèces) 1 nuit bungalow vue mer avec demi pension ( dîner et petit déjeuner, mais pas d petit dej avant 7h le matin, là encore comme partout ou presque) 64€ - 10% si resa à la dernière minute. Très sympa, bon dîner et bon cocktails. douche froide les bateaux à moteur pour nosy be partent le matin des plages entre 6h et 6h30, 5000 Ar par personne. env 1h si s'arrête un peu partout. arrivée hell-ville pieds dans l'eau boueuse ! prévoir shorts et tongs ... arrivée à 7h30
HELL VILLE :
distributeur à 5 minutes à pied prise en charge par rabatteur de "Jimmy B 320509716" qui a plusieurs minimus mazda rouges et qq chauffeurs dont lui même (l'appeler en cas de doute pour vérifier que c'est bien un de ses travailleurs): formalités avec passeport à la capitainerie puis bateau rapide (env 30min) vers ankify (12000 par ps, tarif fixe) départ d'ankify vers 9h - 10h sans arrêt à Ambanja et arrivée à Mahamasina à 13h15 (1 seule pause)
MAHAMASINA / PARC DE L'ANKARANA :
logement "chez aurelien" juste à l'entrée est du parc. tenu par un guide du parc (Aurélien) et son fils "Jean Jacques, lui aussi guide dans le parc). génial. hébergement rustique (sauf les grands bungalows familiaux ronds , mieux que les autres) mais accueil formidable de Jean Jacques en particulier mais de tout le monde dans l'ensemble. bungalow 50000 (ou moins selon la catégorie) avec sdb. super repas 20000 par ps. sandwiches pour le midi 10000 par ps entrée parc 65000 par ps. frais de guidage petit circuit 50000+ grand circuit 90000. valable pour un groupe jusqu'à 4 ps, ne pas hésiter à se grouper avec d'autres touristes. env 10h en tout, avec beaucoup de pauses photos et une bonne pause le midi. prévoir 2 bouteilles par ps pour la journée. prévoir une lampe pour la grotte, crême solaire et anti moustique. attention passages vertigineux et dans une grotte. voir avec le guide en cas de phobie...
ANKARANA - DIEGO; en passant par les TSINGY ROUGES :
location 4x4 avec chauffeur essence comprise avec retour à vide 300 000 (demander à Jean Jacques ou Aurélien , ils connaissent des chauffeurs); frais de guidage (avec jean jacques qui est venu avec nous) 70 000 la journée car on ne peut accéder au lac sacré et aux tsingy sans guide entrée lac sacré 10000/ps. 4 km aller à pied si trop boueux pour accès en 4x4. finalement nous n'y sommes pas allé entrée tsingy rouges 10000/ps. env 17km de piste vraiment 4x4 (pas accessible en voiture légère). 45 minutes aller. prévoir son pique-nique, tables à disposition
DIEGO / RAMENA : très venté de mai a octobre en moyenne
Taxi "special" diego-ramena 50 000 (idem dans l'autre sens) taxi ramena - baie de sakalava (spécial) 35000 mais 4x4 qui fait le chemin pour les pratiquants de kite surf rando des les 3 baies : prévoir 10000 par ps pour paiement au niveau du camp militaire. super mais prévoir de l'eau et beaucoup de crème solaire. possible de se baigner dans les baie des dunes et la baie des pigeons (paradisiaque) Ramena : bungalows double "la case en falafy" 50000 avec de l'eau chaude. taxe de séjour 1000 /jr et taxe touristique 1000/j) .bonne ambiance, équipe très sympa, 2 piscines, wifi au resto et autour côté piscine. tres joli et bon restaurant, prix raisonnables. langouste 38000, entrecôte de zebu 25000 sinon en moyenne entre 15000 et 20000 pour les pats. petits dej 12000 bof. un vendeur de pains au chocolat passe tous les matins (2000 pièce) simone la masseuse aux doigts de fée : 10000 par demi-heure, au bord de la piscine... flacons d'huile de massage 5000 pièce sortie mer d'émeraude, en passant par "la case en falafy" : 60000 par ps comprenant les 10000 d'entrée dans le parc marin. super. délicieux repas. préciser avant départ si allergie poisson /fruits de mer car que ça prévu au repas (pas de viande au menu) . possibilité sur place de se faire tresser les cheveux (10000 à 20000 et masser 15000 la 1/2 heure). très sympa mais si assez touristique ne pas acheter coquillages et carapace de tortue vendus partout : pas bon pour la planète même si très tentant !! taxi ramena -diego avec attente pendant qu'on fait la visite de la montagne des français ( prendre un taxi de confiance recommandé par l'hébergement , il va surveiller vos bagages pendant votre abscence) : 60 000 montagne des français : super. vue sur baie de diego et forêt. à éviter si on a le vertige (enfin surtout les points de vue). plein de nouvelles installations en construction. 10000/ps pour entrée et 20000 pour frais de guidage (par groupe) la terrasse du voyageur (diego) : 40000 pour double avec ventilo+ 4000 taxe. resto/terrasse sympa au dernier étage. taxi brousse avec jimmy B 032 0509716 (m^me compagnie qu'à l'aller mais chauffeur différent) départ de diego vers 1h du mat direction ankify ( arrivée vers 8h +/- 1h). 20000 /ps. ne pas attendre à cette heure là dans la rue. le chauffeur vient nous chercher dans l'hotel
NOSY BE
taxi special hell ville - andilana 45000 taxi brousse andilana (pris au retour, à l'aller on était trop crevé après la nuit en TB) 2000 par personne!! passent fréquemment hotel le grand bleu (à 2,5km) de la plage d'andilana : très salle de resto et piscine à débordement avec vue sur la baie. travaux en cours, pour encore améliorer l'endroit (déjà très bien) 30€ la nuit pour le "bungalow randonneur " simple mais joli et confortable, eau froide. demi pension le grand-bleu : 18€ par ps (dîner entrée plat dessert 2 choix pour chaque + petit déjeuner. sinon possible de manger à la carte. service "snack" le midi possibilité d'excursion mais aussi location vtt et kayak à prix raisonnable. plage d'andilana : resto aux rideaux bleu + effigie de jimmy hendrix. repas a 20000 ( proposé initialement à 25000) entrée crudités, poisson ou crevette ou calamar (selon pêche et dispo) avec riz coco + fruit frais en dessert. équipe sympa, très bon. Hell- ville : au marché : environ 5000 Ar le sachet, boutique homeo pharma très bien et supermarché "shampion" (oui avec un S): meilleur prix pour acheter du rhum.repas à Nandibo : deco sympa, très bonnes pâtes. taxi spécial pour l'aéroport : 25000
Voilà, pas très sexy présenté comme ça mais bien plus pratique et utile qu'une longue diatribe sur ce magnifique pays ... Côté insécurité aucun problème tant qu'on respecte les consignes donnés par les hôtels (ne pas laisser son bungalow ouvert ) et qu'on ne ne balade pas n'importe où la nuit ou avec son appareil en bandoulière dans des quartiers isolés et chelous. Par contre méfiance à l'aéroport. On avait acheté un masque qui ne rentrait pas dans notre sac à dos. la douane nous a demandé la facture et a pinaillé sur un pseudo numéro qui devrait s'y trouver tout en nous laissant repartir sans demandé d'argent (bizarre). et comme pas hasard notre masque n'est jamais arrivé à la réunion ... Donc un conseil, cachez vos achat dans un sac, si possible fermé d'un cadenas ...
nous revenons enchantés de notre 2ème voyage à madagascar sac au dos (le premier était il y a 10 ans) et voulions faire partager des infos pratiques qui j'espère vous aiderons à avoir une idée des tarifs en vigueur et qq contacts intéressants sur place. Nous sommes un couple de 38 et 39 ans, sans enfants.
voici donc la liste exhaustive de nos dépenses et remarques diverses lors des 3 semaines que nous venons de passer dans la moitié nord de Madagascar (de Tana à Diego) plus quelques conseils généraux :
-prévoir une lampe frontale ou une lampe d'appoint, car in est fréquent qu'il n'y ai du courant dans les hébergement qu'à certaines heures - dans la même veine, si vous avez pas mal d'appareils électroniques une batterie portable pour recharcher tablette, téléphone et gopro est très appréciable - une cape de pluie (poncho) ne sert pas qu'à la pluie ; très utile sur les bateaux/pirogues dans la région de diego pour éviter d'être trempés jusqu'aux os -écoutez les recommandations des guides quant à la quantité d'eau à emmener : on boit beaucoup plus que d'habitude, même quand on est des habitués de la randonnée -essayez d'avoir toujours qq petits billets pour les porteurs ou autres petits achats dans la rue : c'est souvent difficile pour les gens d'avoir la monnaie sur un billet de 10 000 Ar, et parfois ils en profitent pour gonfler le sprix (encore plus que d'habitude) -TOUJOURS négocier le prix du bateau/ taxi/taxi brousse AVANT de monter devant. bien faire préciser si c'st par personne ou pour le véhicule - un taxi "spécial" ça veut dire réservé juste pour vous (plus cher mais on s'a^^etre pas partout et il part tout de suite), un taxi "collectif" c'est le contraire ... - une carte SIM orange (il y a aussi TELMA et AIRTEL) coûte 1000 Ar et après on peut acheter, même dans des petits villages) des crédits/recharges par coupon de 1000 Ar (permet environ deux appels locaux courts, et 7 sms en local. Il y a un bureau orange à l'aéroport d Tana, prévoir 10-15 minutes pour créer le dossier -ne pas oublier l'argent pour le visa à l'entrée, en espèces et avoir l'appoint (tarif variable selon la durée de séjour, 25 euros par personne jusqu'à 30 jours)
impossible de réserver un taxi brousse depuis l'étranger, sauf cotisse et encore il faut passer régler au bureau au plus tard la veille sinon ils annulent la réservation. m^me sur place, les chauffeurs demandent toujours un numéro de portable malgache, pour vous prévenir au dernier moment de l'heure de rdv. voir avec l'hotel éventuellement si on a pas de portable local (ils ne veulent pas appeler vers un portable international, ça coute trop cher)
ANTANANARIVO taxi ivato (aéroport) - la ribaudiere avec attente et embouteillages 75000 (essence comprise, 4x4, Sam, réservé par La Ribaudière). env 1h30 (embouteillages +++). tarif normal 55000 repas la ribaudiere 113 000+ 13000 de pourboire sandwich pour le lendemain midi : 20000/ sandwich (très bon et copieux) taxi la ribaudiere - lycée français : 15000 taxi lycée français - gare routiere Ambodivona ( prononcer amboudivoune): 20000 (trop cher) taxi gare routière - la ribaudiere 20 000 (trop cher) dîner kudeta env 140000 taxi la ribaudiere - kudeta aller 5000 taxi kudeta la ribaudiere retour 5000 2 nuits la ribaudiere sur booking.com , chambre standard promo 57euros(20200Ar) petits dej: 14000 par personne (1fois) paiment par CB repas et nuits (3-4 euros de frais en plus pour paiment par CB) taxi la ribaudiere - ambodivona 10000 (dimanche matin, pas d'embouteillages, tarif ok) cooperative de taxi brousse "cotisse" tana-majunga. départ 8h30 de la gare routière d'Ambodivona. arrivée prévue 16h00 parc d'Ankarafantsika (arrivée réelle 17h30, sans problème, un arrêt pour manger dans un petit resto local env 7000 Ar pour )
parc de l'Ankarafantsika (env 2-3h de Majunga) : très chouette, pas mal d'animaux
navette parc Ankarafantsika - village : gratuit si il reste de la place dans celle des employés (celle avec le nom du parc dessus) ou sinon taxi brousse (1000/ps/aller). droit d'entrée dans le parc 55000 par personne guidage pour un groupe jusqu'à 4 ps grand circuit comprenant le canyon 65000. se fait en une demi journée. possible de combiner l'après midi avec le circuit du lac (frais de guidage en sus) mais nous a semblé moins intéressant, surtout en saison sèche (peu d'oiseaux). Notre guide s'appelait "Modeste" et était très bien repas à l'hotely des employés : 5000/plat. très basique mais ok taxi brousse majunga-ambanja : 40 000/ps, réservé par l'intermédiaire du blue vanga lodge (impossibilité à réserver moi même malgré de nombreux appels, chauffeurs parlent très peu français). départ quasi exclusivement en fin de journée (18h30 pour nous, au niveau du village situé à 4 km du parc) en réalité est passé vers 19h30-20h et est arrivé à ambanja le matin (7h). Très longue nuit en taxi brousse (NE PAS OUBLIER LES BOULES QUIES, MUSIQUE A FOND GARANTIE POUR TENIR LE CHAUFFEUR EVEILLE)
AMBANJA
taxi ambanja -ankify 5000/ps en collectif (voiture type break). il a fallu 1h pour le remplir et 45 minutes pour aller à Ankify pirogue ankify - nosy komba collectif environ 8ps départ pas avant 11h (ou plus tard, quand elle est pleine...). 10000 par personne. environ 1h de trajet avec plusieurs arrêts. passer prendre un ticket à la capitainerie, qui s'arrange pour remplir les bateaux . possibilité d'acheter de l'eau, des petits trucs à manger (beignets, paquets de gateaux, galettes et poisson frit ..), toilettes (payantes, pas cher) et du credit orange attention aux porteurs qui veulent absolument prendre vos sacs et après réclament des pourboire indécents (les touristes de Nosy Be le sont mal habitués ...)
NOSY KOMBA : notre plus gros coup de coeur du voyage, on prévoit déjà d'y retourner ...
pas de distributeur de billets: retirer à Hell Ville (Nosy Be) ou Ambanja. retraits max 400 000 par retrait mais possible dans faire plusieurs (commission de 6.5euros à chaque fois, aïe ...) sortie randonnée sommet depart 8h45 env et retour 15h15 env . guide Mario super , 35000 par personne pour le guidage. repas 20000/personne poulet coco riz coco salade papaye banane et infusion citronnelle. très bon. payé directement au femmes du village qui préparent le repas. achat dans le village d'épices (cannelle et cacao) 5000 ar le sachet et vanille 40000 pour 23 gousses. 10000 de don pour contribution à l'école (optionnel) hébergement illo village nuitée bungalow double 30€. versement acompte a la resa par virement sur compte en métropole. très bonne adresse. très jolis bungalows mais eau froide (comme partout, sauf peut être dans les hôtels haut de gamme de l'île). propriétaires sympatiques et serviables, SUPER bon restau, connexion wifi, gardiens qui surveillent les bungalows jour et nuit. petits dej maison 15000 ar par personne. boisson entre 5000 et 8000. entrées 12000. plats 22000. desserts 8000 à 10000. possibilité d'acheter des bouteille d'eau au village 3000 (mais pas fraiches) makis vers 16h-17h sur le début du chemin qui mène à la montagne. femelles marron et males noir entrée réserve tanikely 20000 ar par personne formation niveau 1 nosy komba plongée 700€ pour 2. club génial, tout le monde est adorable, drôle et compétent. hébergement floraly komba. résa et paiement sur expedia (on avait plus assez d'espèces) 1 nuit bungalow vue mer avec demi pension ( dîner et petit déjeuner, mais pas d petit dej avant 7h le matin, là encore comme partout ou presque) 64€ - 10% si resa à la dernière minute. Très sympa, bon dîner et bon cocktails. douche froide les bateaux à moteur pour nosy be partent le matin des plages entre 6h et 6h30, 5000 Ar par personne. env 1h si s'arrête un peu partout. arrivée hell-ville pieds dans l'eau boueuse ! prévoir shorts et tongs ... arrivée à 7h30
HELL VILLE :
distributeur à 5 minutes à pied prise en charge par rabatteur de "Jimmy B 320509716" qui a plusieurs minimus mazda rouges et qq chauffeurs dont lui même (l'appeler en cas de doute pour vérifier que c'est bien un de ses travailleurs): formalités avec passeport à la capitainerie puis bateau rapide (env 30min) vers ankify (12000 par ps, tarif fixe) départ d'ankify vers 9h - 10h sans arrêt à Ambanja et arrivée à Mahamasina à 13h15 (1 seule pause)
MAHAMASINA / PARC DE L'ANKARANA :
logement "chez aurelien" juste à l'entrée est du parc. tenu par un guide du parc (Aurélien) et son fils "Jean Jacques, lui aussi guide dans le parc). génial. hébergement rustique (sauf les grands bungalows familiaux ronds , mieux que les autres) mais accueil formidable de Jean Jacques en particulier mais de tout le monde dans l'ensemble. bungalow 50000 (ou moins selon la catégorie) avec sdb. super repas 20000 par ps. sandwiches pour le midi 10000 par ps entrée parc 65000 par ps. frais de guidage petit circuit 50000+ grand circuit 90000. valable pour un groupe jusqu'à 4 ps, ne pas hésiter à se grouper avec d'autres touristes. env 10h en tout, avec beaucoup de pauses photos et une bonne pause le midi. prévoir 2 bouteilles par ps pour la journée. prévoir une lampe pour la grotte, crême solaire et anti moustique. attention passages vertigineux et dans une grotte. voir avec le guide en cas de phobie...
ANKARANA - DIEGO; en passant par les TSINGY ROUGES :
location 4x4 avec chauffeur essence comprise avec retour à vide 300 000 (demander à Jean Jacques ou Aurélien , ils connaissent des chauffeurs); frais de guidage (avec jean jacques qui est venu avec nous) 70 000 la journée car on ne peut accéder au lac sacré et aux tsingy sans guide entrée lac sacré 10000/ps. 4 km aller à pied si trop boueux pour accès en 4x4. finalement nous n'y sommes pas allé entrée tsingy rouges 10000/ps. env 17km de piste vraiment 4x4 (pas accessible en voiture légère). 45 minutes aller. prévoir son pique-nique, tables à disposition
DIEGO / RAMENA : très venté de mai a octobre en moyenne
Taxi "special" diego-ramena 50 000 (idem dans l'autre sens) taxi ramena - baie de sakalava (spécial) 35000 mais 4x4 qui fait le chemin pour les pratiquants de kite surf rando des les 3 baies : prévoir 10000 par ps pour paiement au niveau du camp militaire. super mais prévoir de l'eau et beaucoup de crème solaire. possible de se baigner dans les baie des dunes et la baie des pigeons (paradisiaque) Ramena : bungalows double "la case en falafy" 50000 avec de l'eau chaude. taxe de séjour 1000 /jr et taxe touristique 1000/j) .bonne ambiance, équipe très sympa, 2 piscines, wifi au resto et autour côté piscine. tres joli et bon restaurant, prix raisonnables. langouste 38000, entrecôte de zebu 25000 sinon en moyenne entre 15000 et 20000 pour les pats. petits dej 12000 bof. un vendeur de pains au chocolat passe tous les matins (2000 pièce) simone la masseuse aux doigts de fée : 10000 par demi-heure, au bord de la piscine... flacons d'huile de massage 5000 pièce sortie mer d'émeraude, en passant par "la case en falafy" : 60000 par ps comprenant les 10000 d'entrée dans le parc marin. super. délicieux repas. préciser avant départ si allergie poisson /fruits de mer car que ça prévu au repas (pas de viande au menu) . possibilité sur place de se faire tresser les cheveux (10000 à 20000 et masser 15000 la 1/2 heure). très sympa mais si assez touristique ne pas acheter coquillages et carapace de tortue vendus partout : pas bon pour la planète même si très tentant !! taxi ramena -diego avec attente pendant qu'on fait la visite de la montagne des français ( prendre un taxi de confiance recommandé par l'hébergement , il va surveiller vos bagages pendant votre abscence) : 60 000 montagne des français : super. vue sur baie de diego et forêt. à éviter si on a le vertige (enfin surtout les points de vue). plein de nouvelles installations en construction. 10000/ps pour entrée et 20000 pour frais de guidage (par groupe) la terrasse du voyageur (diego) : 40000 pour double avec ventilo+ 4000 taxe. resto/terrasse sympa au dernier étage. taxi brousse avec jimmy B 032 0509716 (m^me compagnie qu'à l'aller mais chauffeur différent) départ de diego vers 1h du mat direction ankify ( arrivée vers 8h +/- 1h). 20000 /ps. ne pas attendre à cette heure là dans la rue. le chauffeur vient nous chercher dans l'hotel
NOSY BE
taxi special hell ville - andilana 45000 taxi brousse andilana (pris au retour, à l'aller on était trop crevé après la nuit en TB) 2000 par personne!! passent fréquemment hotel le grand bleu (à 2,5km) de la plage d'andilana : très salle de resto et piscine à débordement avec vue sur la baie. travaux en cours, pour encore améliorer l'endroit (déjà très bien) 30€ la nuit pour le "bungalow randonneur " simple mais joli et confortable, eau froide. demi pension le grand-bleu : 18€ par ps (dîner entrée plat dessert 2 choix pour chaque + petit déjeuner. sinon possible de manger à la carte. service "snack" le midi possibilité d'excursion mais aussi location vtt et kayak à prix raisonnable. plage d'andilana : resto aux rideaux bleu + effigie de jimmy hendrix. repas a 20000 ( proposé initialement à 25000) entrée crudités, poisson ou crevette ou calamar (selon pêche et dispo) avec riz coco + fruit frais en dessert. équipe sympa, très bon. Hell- ville : au marché : environ 5000 Ar le sachet, boutique homeo pharma très bien et supermarché "shampion" (oui avec un S): meilleur prix pour acheter du rhum.repas à Nandibo : deco sympa, très bonnes pâtes. taxi spécial pour l'aéroport : 25000
Voilà, pas très sexy présenté comme ça mais bien plus pratique et utile qu'une longue diatribe sur ce magnifique pays ... Côté insécurité aucun problème tant qu'on respecte les consignes donnés par les hôtels (ne pas laisser son bungalow ouvert ) et qu'on ne ne balade pas n'importe où la nuit ou avec son appareil en bandoulière dans des quartiers isolés et chelous. Par contre méfiance à l'aéroport. On avait acheté un masque qui ne rentrait pas dans notre sac à dos. la douane nous a demandé la facture et a pinaillé sur un pseudo numéro qui devrait s'y trouver tout en nous laissant repartir sans demandé d'argent (bizarre). et comme pas hasard notre masque n'est jamais arrivé à la réunion ... Donc un conseil, cachez vos achat dans un sac, si possible fermé d'un cadenas ...
Voyage en famille à Java et Bali
bonjour à tous, Je viens rechercher de l'aide pour organiser au mieux mon voyage de cet été à Java et Bali. Nous sommes une famille de quatre personnes dont deux adolescents (17 et 15 ans) dont les attentes sont différentes et liées à leur âge. Donc cela est à prendre en compte afin de diversifier les activités et découvertes. A signaler que c'est le 2ième voyage que j'organise, le premier étant dans l'ouest américain pendant un mois. Je l'ai fait avec l'aide de personnes sur les forums et tout c'est super bien passé...Je voudrais refaire la même chose avec vous pour l'Indonésie.
Je vais réserver mes vols cette semaine avec en résumé une arrivée à Jakarta le vendredi 13 juillet à 15h40 et un départ le jeudi 2 aout à 00h40 de Jakarta via Dubai avec 2 nuits la-bas histoire de poursuivre un peu le rêve.
Je vais donc commencer par vous poser quelques questions basiques afin de commencer à cerner ce voyage. D'après ce que j'ai lu, il n'y a aucun intéret à rester à Jakarta longtemps et beaucoup conseillent de prendre directement un vol intérieur pour yogiakarta...Est-ce exact ?
Ensuite comme je ne suis jamais allée en Asie, je voudrais avoir la confirmation qu'il est possible de faire ce voyage avec vos conseils ou s' il vaut mieux que je fasses appel à un organisme de type Bali passion etc...Car je me demande comment faire pour trouver un chauffeur guide parlant francais qui puisse nous faire découvrir le pays ?? Comment réserver les hotels sans avoir à courir chaque matin pour le faire ??
Question vaccinations ?? est-ce vraiment très prudent de ne faire aucun vaccin pour ce voyage ?? Ni de traitement anti paludéen ?? car je me sens particulièrement responsable de ma famille étant une ancienne infirmière. J'angoisse un peu sur ce sujet. Notamment sur les risques hépatites ...
voila déja dans un premier temps pour les questions générales.
Pour la visite de Java, j'ai déja un peu regardé ce qui nous intéresserait de voir : - visite de yogiakarta - visite du temple Borobudur - visite de temple Prambanan - ascension du mont Bromo - ascension du volcan kawah Ijen
Que ne faut-il pas louper aussi ?? Toute suggestion sera bien accueillie.
Pour Bali, cela est plus flou...Mes ados me réclament de la plongée avec masque et tuba, ma fille veut monter sur le dos d'un éléphant. Il faut que j'incluse dans le programme des choses ludiques (excursion à vélo...), ne pas trop les "barber" avec que des temples ou des randos. Je souhaite favoriser les rencontres avec les habitants mais aussi se faire une nuit ou deux dans de vrais hotels de charme....
Je souhaite dormir dans des lieux avec un peu de confort et non des boui-bouis mais comment faire ?
Merci grandement de prendre le temps de me briffer sur tous ces points...car il y en aura sans doute d'autres. Patricia.
bonjour à tous, Je viens rechercher de l'aide pour organiser au mieux mon voyage de cet été à Java et Bali. Nous sommes une famille de quatre personnes dont deux adolescents (17 et 15 ans) dont les attentes sont différentes et liées à leur âge. Donc cela est à prendre en compte afin de diversifier les activités et découvertes. A signaler que c'est le 2ième voyage que j'organise, le premier étant dans l'ouest américain pendant un mois. Je l'ai fait avec l'aide de personnes sur les forums et tout c'est super bien passé...Je voudrais refaire la même chose avec vous pour l'Indonésie.
Je vais réserver mes vols cette semaine avec en résumé une arrivée à Jakarta le vendredi 13 juillet à 15h40 et un départ le jeudi 2 aout à 00h40 de Jakarta via Dubai avec 2 nuits la-bas histoire de poursuivre un peu le rêve.
Je vais donc commencer par vous poser quelques questions basiques afin de commencer à cerner ce voyage. D'après ce que j'ai lu, il n'y a aucun intéret à rester à Jakarta longtemps et beaucoup conseillent de prendre directement un vol intérieur pour yogiakarta...Est-ce exact ?
Ensuite comme je ne suis jamais allée en Asie, je voudrais avoir la confirmation qu'il est possible de faire ce voyage avec vos conseils ou s' il vaut mieux que je fasses appel à un organisme de type Bali passion etc...Car je me demande comment faire pour trouver un chauffeur guide parlant francais qui puisse nous faire découvrir le pays ?? Comment réserver les hotels sans avoir à courir chaque matin pour le faire ??
Question vaccinations ?? est-ce vraiment très prudent de ne faire aucun vaccin pour ce voyage ?? Ni de traitement anti paludéen ?? car je me sens particulièrement responsable de ma famille étant une ancienne infirmière. J'angoisse un peu sur ce sujet. Notamment sur les risques hépatites ...
voila déja dans un premier temps pour les questions générales.
Pour la visite de Java, j'ai déja un peu regardé ce qui nous intéresserait de voir : - visite de yogiakarta - visite du temple Borobudur - visite de temple Prambanan - ascension du mont Bromo - ascension du volcan kawah Ijen
Que ne faut-il pas louper aussi ?? Toute suggestion sera bien accueillie.
Pour Bali, cela est plus flou...Mes ados me réclament de la plongée avec masque et tuba, ma fille veut monter sur le dos d'un éléphant. Il faut que j'incluse dans le programme des choses ludiques (excursion à vélo...), ne pas trop les "barber" avec que des temples ou des randos. Je souhaite favoriser les rencontres avec les habitants mais aussi se faire une nuit ou deux dans de vrais hotels de charme....
Je souhaite dormir dans des lieux avec un peu de confort et non des boui-bouis mais comment faire ?
Merci grandement de prendre le temps de me briffer sur tous ces points...car il y en aura sans doute d'autres. Patricia.
Voici le récit d'un voyage fait durant l'été 2010 en Afrique australe. Merci au forumeurs présents sur VF qui nous ont aidés à organiser ce qui n'était qu'un projet.
Présentation des aventuriers « C’est qui qui vient ? »
Nous sommes une famille de 4 personnes.
Notre ainée (20 ans déjà !) ne nous accompagne pas cette année. Elle travaille durant tout le mois de juillet et part ensuite au mois d’août en vacances avec des amis.
Maxime, notre fils de 16 ans vient avec nous. Homme à tout faire et encyclopédie animalière, il a été durant toutes les vacances notre référant lorsque nous ne savions pas à quel animal nous avions affaire.
Isabelle, photographe: n’avait pas grande idée de ce que seraient ces vacances et nuits partagées entre camping et lodges.
Fred, photographe et écrivain : a préparé à l’aide de divers forums les vacances et a établi comme chaque année et quasi démocratiquement la destination de ce voyage.
Pas des baroudeurs mais un certain goût (ou un goût certain) pour les voyages.
La genèse ou « Pourquoi on en est arrivé là »
Enfant, je rêvais à la lecture des aventures de Tintin et de celles de Tarzan, l’homme singe. Je refaisais les histoires et sortais souvent vainqueur de mes combats avec des bêtes sauvages.
Mon goût prononcé pour la culture anglo-saxonne m’a fait imaginer le Docteur Livingstone et les chutes de la reine Victoria
La lecture de plusieurs récits de voyage a fini par me décider dès l’entrée de l’hiver 2010. Cette année nous partirons en Namibie.
Pour paraphraser un copain, il faut juste oublier que c’est en Afrique et que c’est au sud. Là-bas, en Afrique australe, à cette période c’est l’hiver.
Ben c’est pas grave, on se couvrira.
La carte du trajet ou « C’est par là qu’on va »
1
Le voyage ou "Notre aventure pas à pas »
Mardi 13 juillet
Dernier jour de travail. Quelques messages sur VF pour faire mes adieux sur le forum "Afrique Centrale et de l'Ouest". Je travaille jusqu'au dernier moment et laisse la responsabilité à Isabelle et Maxime de boucler les valises et de tout apporter à l'aéroport au terminal 2E de Roissy CDG où nous devons nous retrouver. Je les rejoins pour ma part en transports en commun.
Notre avion décolle à 23h20 de Roissy Charles de Gaulle en direction de Johannesburg. Nous voyageons sur Air France à bord du A380.
2
Le vol se déroule sans histoires et nous atterrissons en Afrique du Sud à 9h15.
Mercredi 14 juillet
Nous récupérons tous nos bagages et nous nous dirigeons vers les correspondances dans l’aérogare à la recherche du comptoir de South Africa airways pour un décollage prévu à 13h20 en direction de Windhoek. L’aide d’un porteur dûment équipé d’un gilet aux couleurs de l’aéroport nous permet de passer le check in sans faire la queue. Manque de chance, notre porteur est fan de football. Nous échangeons nos impressions sur le foot et le « jeu à la française » mais surtout de l’image envoyée au monde lors de la piètre prestation de notre équipe nationale. Nous réfléchissons à l’opportunité de nous faire passer pour belges pour le reste du séjour mais renonçons assez vite à cette idée et décidons d’assumer les railleries. Elles ne seront finalement pas si nombreuses. Le vol en direction de Windhoek se déroule sans encombre. Je suis placé à côté d’un citoyen américain qui fait le voyage plusieurs fois par an. Il habite à Salt Lake City (UT) et nous échangeons durant une heure nos souvenirs de voyages dans la région de Moab et de Capitol Reef. L’arrivée à Windhoek se fait à 14h20 comme prévu. Notre loueur de voiture a dépêché un chauffeur avec un véhicule pour venir nous chercher à l’aéroport.
3 - Aéroport de Windhoek
Nous prenons la route à destination de Windhoek et découvrons le paysage.
4
Une demi-heure plus tard nous sommes arrivés à destination chez African Tracks et prenons possession de notre 4x4 NISSAN. Il n’est pas neuf et a 139.000km au compteur. Par contre, il est chaussé de pneus récents qui nous permettrons de ne pas subir une seule crevaison durant tout le voyage. Accueillis par le prestataire qui s’est occupé de la réservation et de l’intendance de notre voyage, nous nous rendons à notre première étape hôtelière tous les 3 dans le 4x4. Bon.... passer les vitesses avec la main gauche... tiens, la première c’est dans le même sens, en haut à gauche. Première intersection, je me retrouve sur la file de droite (à contre sens donc) en ayant déclenché les essuies glaces au lieu du clignotant. Les commandes essuie glace et clignotant sont inversées et prêtent à confusion). Ca sera d’ailleurs une constante durant tout le voyage. J’ai l’impression de conduire face à un miroir. Le trajet se déroule finalement correctement. Nous arrivons à notre hôtel: The Bougain Villa Guesthouse dans le quartier de Klein Windhoek.
5 - Bougain Villa guesthouse
Nous posons nos affaires et après un rapide repérage des lieux nous reprenons la route pour dîner un peu plus loin dans un restaurant le Kubata où nous avalons des parts de viande de 600g!!! Nous rentrons nous coucher, allumons le chauffage car il fait un peu frisquet tout de même et nous nous lovons dans les draps. Demain, direction le Sud !!
Jeudi 15 juillet
Après un solide petit déjeuner pris à l’hôtel, nous partons vers 8h30 en direction du désert du Kalahari ; Non sans avoir fait au préalable des courses dans un petit supermarché de Klein Windhoek (Pates, riz, quelques boites de conserves, de l’eau, du charbon, papier essuie tout et une bouteille de vin blanc Sud Africain). Bref, tout ce qui est primordial d’emmener face à une nature que nous n’espérons pas hostile.
Nous prenons ensuite la route goudronnée (B1) en direction de Rehoboth. Je voulais dans un premier temps attaquer directement les pistes mais afin de me faire la main avec cette damnée conduite à gauche, je renonce. Les premiers kilomètres consistent à éviter les jeunes babouins qui traversent la route. Le Nissan se révèle poussif et a du mal à dépasser le 90 km/h. Nous sommes très chargés et les réservoirs sont pleins. Etrangement, plus tard dans notre voyage, j’arriverai à rouler à presque 120 km/h. Je ne me suis pas expliqué cette différence. Quelques photos sont faites sur la route mais rien de génial. Arrivé à Rehoboth, nous prenons la piste C25.
6
La route est belle et nous apercevons nos premiers animaux sauvages. Nous sommes néanmoins surpris de constater que la route est bordée de clôture. Nos clichés nous laissent sur notre faim, on ne va jamais oser montrer nos photos, les gens vont penser que nous étions au zoo de Saint Vrain!!
7 - Nids Républicain social
8 - koudous
Les dunes succèdent aux dunes, nous prenons ensuite la piste D1212 puis D1215 qui longe un pan. Nous ne croisons aucun véhicule. Nous arrivons au Bagatelle Kalahari game lodge vers 15 h 00. Celui-ci se situe sur la D1268. L’accueil est bon, notre hôte nous convoie jusqu’à notre emplacement de camping.
9

Celui-ci possède son propre sanitaire avec WC, lavabo et douche avec de l’eau chaude produite grâce à un chauffe-eau au gaz. Nous montons pour la première fois les tentes sur le toit de notre véhicule et nous nous en sortons bien. Nous déballons la table, les chaises, les caisses de matériel de camping. Que de manutention!! C’est invariable durant tout le séjour. Maxime qui se demandait pourquoi on l’emmenait a sa réponse. Il grimpe dans le pick up et donne de sa personne, toujours avec enthousiasme et bonne humeur.
Une petite balade dans les dunes, nous apercevons des Springboks.
10

Nous allumons notre premier feu, prenons notre premier repas et recevons la visite d’un springbok apprivoisé ou tout du moins habitué à la présence humaine et au lodge. Il fait froid.
Nous allons nous coucher dès la nuit noire tombée.... à 19h00.
Vendredi 16 juillet
La nuit a été pour le moins très froide. Il y a de la glace sur la face intérieure de la tente le matin lorsque nous nous levons à 6h30 !!! Renseignement pris au lodge, la température est descendue à 4°C cette nuit. Le petit déjeuner nous réchauffe un peu, les mains contre le mug de café, mais bien moins que les premiers rayons de soleil qui inondent la plaine.
Le Springbok qui nous a accompagnés lors du repas la veille au soir est encore là ce matin.
Nous plions les tentes pour la première fois. On est bon, ça se fait sans grand problème excepté le fait que les sangles qui maintiennent les tentes pliées sur le toit de la voiture sont gelées. Le froid nous meurtri les chairs (j’exagère un peu mais c’est pour mieux vous tenir en haleine).
Nous quittons le camp à 8h00 en direction de Sesriem. La route (C19) est bitumée jusqu’à Maltahöhe et se transforme ensuite en piste (36). Celle-ci est belle et je maitrise de mieux en mieux la conduite parfois acrobatique de ce type de revêtement. Les paysages se succèdent. Tsarishoogte pass se traverse sans difficulté et le pique-nique du midi se fera d’ailleurs au pied de cette dernière. L’ouvre-boite étant inaccessible dans le coffre, nous opérons la conserve achetée la veille au tournevis et au marteau tant bien que mal au pied d’un arbre.
11

La piste devient plus rude (D826) et les passagers sont soumis à d’incessantes vibrations dues à l’effet “tôle ondulée”. Enfin, nous arrivons au camping de Sesriem.
Nous nous présentons à la réception avec notre voucher et profitons de ce moment pour acheter les places qui nous permettrons le lendemain de visiter le site de Sossusvlei. Acheter ces places la veille nous évitera de faire la queue le lendemain matin et de perdre du temps.
L’emplacement N°3 nous est attribué.
12

Le camping est sympa, bien que très poussiéreux et peuplé de touristes. Le soir, restaurant avec de belles pièces de viande et un T-bone de compétition.
Coucher vers 20h30
Samedi 17 juillet
La porte d’accès au site ouvre à 7h30. Néanmoins l’accès pour les campeurs se fait une heure avant. Dès 6h00, bruits de portières, moteurs qui ronflent durant de longues minutes (on se demande quel plaisir ont les gens à faire tourner leur moteur durant 20 minutes mais bon....)
Pour notre part nous décidons de nous intercaler entre les 2 départs et prenons la route des dunes vers 7h00. L’avantage est que nous sommes seuls sur la route. Tout le monde est parti depuis une demi-heure déjà et les suivants ne passeront la ligne que dans 30 minutes. Personne devant, personne derrière pendant 45 km.
Le soleil se lève et nous profitons de la golden hour.
13

14

15

Une autruche tente de faire la course.
Arrivés à la Dune 45 (au 45ème kilomètre du site), nous constatons qu’il y a déjà plusieurs voitures dont 2-3 tours opérateurs avec les chauffeurs et guides qui préparent le petit déjeuner pendant que leurs clients grimpent la Dune. C’est pas con ça...
Nous entamons la montée par la crête... et tout de suite, c’est l’enfer... A chaque pas que l’on fait en direction du sommet, une force appelée “gravité” fait redescendre le pied de la moitié du pas exécuté (tu me suis là?)
Tu montes de 30 cm et redescends de 15 cm...Et tout ça sous un vent extrêmement violent. D’ailleurs, ce jour, pas de vol en montgolfière.
16 17 - dune 45

On arrive quand même quasiment au sommet. On reprend notre souffle tant bien que mal et redescendons. Même principe. Tu fais un pas de 30 cm et glisse vers le bas de 15 cm, mais là, c’est cool.
Maxime, lui, préfère couper court et dévale la dune en ligne droite.
Arrivés en bas, nous nous restaurons de quelques gâteaux secs et de jus d’orange et reprenons le chemin en direction de Dead Vlei. Nous parcourons à nouveau une quinzaine de kilomètres avant de nous garer pour visiter Dead Vlei
18

19

Après une marche d’environ 1 km à travers quelques dunes que nous gravissons cette fois sans efforts démesurés, nous arrivons sur le site.
20 - Dead Vlei

Dead Vlei est une cuvette d’argile où des marais s’étaient formés lors d’inondations et de crus des rivières environnantes.
Des acacias ont poussé dans ce marécage et sont morts lorsque le marais s’est asséché à cause des dunes environnantes qui ont coupé l’accès de l’eau au Vlei.
L’endroit est magnifique. Le contraste du sable rouge oxydé et de l’argile blanche est saisissant.
21 - Dead Vlei

Après un moment passé sur place, nous retournons à notre véhicule en direction de Sossusvlei. Nous atteignons le parking que les véhicules 2x4 ne doivent pas dépasser et qui marque la fin de la route bitumée. Là, des chauffeurs avec des navettes se proposent de nous emmener à Sossusvlei. Je refuse et me drape dans ma dignité.
L’arrêt technique est rapide pour dégonfler les pneus à 1,8 bar et nous attaquons les 5 kilomètres de piste sablonneuse pas trop rassurés. Nous suivons les traces qu’ont laissées nos prédécesseurs et nous nous en sortons pas si mal que ça. C’est même assez amusant en fait et je prends un peu d‘assurance. On s’ensable finalement une fois car j‘ai perdu de la vitesse à cause d’un moment d’hésitation… Aïe… vitesse courte, marche arrière, marche avant et ça repart au grand soulagement de chacun.
Nous arrivons enfin sur le parking de Sossusvlei.
Nous randonnons au pied des dunes dans la rivière asséchée la Tsauchab.
22

23

24 Panorama vallée Tsauchaub

25

Nous pique-niquons à l’ombre d’un arbre sur une des tables laissées à disposition des touristes.
Des oiseaux peu farouches nous tiennent compagnie, alléchés par les miettes de pain que nous leur offrons.
26-27

Nous reprenons la piste en direction de la sortie. Quelques hésitations dans la partie sablonneuse car les traces partent un peu dans tous les sens sur le plateau mais nous arrivons sans encombre au parking 2x4. Je renonce à regonfler les 4 pneus avec la pompe manuelle et décide d’attendre de relier une station service afin de procéder à cela.
Après avoir acheté quelques sodas bien frais à la réception du camping, nous partons en direction du canyon de Sesriem qui se situe 5 km plus loin.
La piste qui y mène est assez rude et très caillouteuse mais sans difficulté majeure.
Le parking en partie haute du canyon est quasi désert. 2 véhicules stationnés seulement. Nous descendons dans le canyon par un accès facilité par des marches. Après avoir croisé quelques visiteurs, nous entamons notre marche à l’intérieur du canyon. Celui-ci s’élargit assez vite et la balade se fait sous le soleil.
28 - Canyon de Sesriem
29
30
31
Après trois quart d’heure de marche, nous faisons demi-tour, les mouches sont envahissantes.
Au retour nous pénétrons la partie étroite du canyon mais devons nous arrêter rapidement car de l’eau bloque le passage. Nous nous remémorons alors notre visite à Water hole Canyon à Page (AZ) et retournons à notre véhicule.
Nous réinstallons le campement.
32
Après l’apéritif et un barbecue, nous nous couchons. Les nuits sont plus chaudes, ça va bien.
Dimanche 18 juillet
Lever à 7h00 sans précipitation. Aujourd’hui, peu de route pour rejoindre le Gecko camp. Petit déjeuner tranquille, vaisselle de la veille et nous quittons Sesriem à 9h00 après avoir fait le plein d’essence et remis la pression des pneus à leur valeur de 2,2 bar.
Direction le parc de Naukluft.
33
Nous arrivons au parc assez tard finalement. Mauvaise appréciation du temps nécessaire à relier la route.
34 - accès à Olive trail
Nous débutons le parcours de l’Olive trail vers midi. Nous voyons à bonne distance des zèbres que nous supposons être des zèbres des montagnes et des oréotragues.
35 - Zèbres dans le parc de Naukluft
Nous pique-niquons sur place. Puis nous faisons un arrêt à Solitaire où nous dégustons un fameux apple strudel.
36 - Solitaire
37 - Boutique à Solitaire
Nous reprenons la piste en direction de Gecko camp. Après avoir lu pas mal de commentaires sur ce camp, nous nous attendions à un accueil chaleureux. Il n’en a rien été et nous sommes allé seuls nous installer au Hilltop campsite en suivant les indications vaguement données par nos hôtes. Le camping de la colline possède un seul emplacement. Le nôtre. Les sanitaires sont sympas, une table avec 2 bancs nous attendent. Très sympa. Un vrai sentiment de « Out of Africa ».
38 - Panorama depuis hilltop campsite Gecko camp
39
La nuit sur cet emplacement sera mauvaise à cause du vent violent qui bat les toiles de tente jusqu’à une heure du matin.
Lundi 19 juillet
Réveil à 6h00. J’allume le Donkey pour que l’eau de la douche soit chaude et nous petit-déjeunons.
La douche se révèle froide. Je n’ai pas du mettre assez de bois. L’apprentissage se fait aux dépends d’Isabelle. Bon… l’eau froide, c’est bon pour la peau dit-on.
40

Nous quittons Gecko camp. La piste pour Walvis Bay est longue et monotone. Difficile parfois à cause des trous, des bosses, etc.
41
42
Grand moment du voyage, nous passons le tropique du Capricorne et sacrifions à la photo souvenir...
43
Nous stoppons à Walvis et parcourons le front de mer. Nous déjeunons au Raft, restaurant sur pilotis qui sert des pizzas, burgers et seafood. Adresse sympa. Quelques vendeurs à la sauvette nous accostent. Nous aurons noté durant l’ensemble de notre voyage en Namibie l’amabilité et la gentillesse de ces commerçants qui ne sont jamais agressifs bien que ne lâchant pas facilement l’affaire. En règle générale, les namibiens avec qui nous aurons à faire ont toujours été sympathiques.
Nous achetons quelques souvenirs et joignons la route vers Swakopmund et le Brigadoon lodge où nous passerons 2 nuits.
44 - chambre Brigadoon lodge
Bed and Breakfast à deux pas de la plage, très bonne adresse.
Mardi 20 juillet
Lever à 7h30 et petit déjeuner copieux à 8h00 sur la terrasse de notre chambre.
A 8h30, nous partons avec Desert Explorers faire du quad dans les dunes. C’est une activité très sympa. 2 heures à faire du roller coster.
Nous faisons quelques courses au supermarché pour le pique-nique du jour. De retour au B&B, décidons finalement de monter finalement à Cape Cross qui se situe 125 km au nord. En chemin, nous nous arrêtons à Hentiesbaai pour nous restaurer et 45 km plus loin arrivons à Cape Cross pour visiter une colonie d’otaries.
Nous nous acquittons des droits d’entrée (30N$ par personne) et immédiatement nous sentons que nous sommes arrivés. Quand j’écris nous sentons, c’est un euphémisme. L’odeur pique les yeux et si tu as perdu l’odorat, il te reste le bruit.
45
46
47
Malgré tout, cette colonie peuplée de milliers d’individus est très impressionnante. Le retour se fait dans l’après-midi sur cette belle piste lisse de Schiste mais dans un brouillard à couper au couteau. De toute façon, nous ne manquons rien car le paysage est des plus monotone.
48 - Retour de Cape Cross
Le soir, dîner au Lighthouse restaurant.
Mercredi 21 juillet
Comme c’est devenu la coutume, nous quittons Swakopmund de bonne heure le matin. L’arrêt à la station service pour faire le plein (en moyenne nous mettrons 100 litres à chaque fois), vérifier la pression des pneus et les niveaux nous prend encore une fois une demi-heure. C’est un moment que nous mettons à profit (et rolle) pour échanger avec le pompiste qui s’occupe de nous.
Après avoir gagné Hentiesbaai par la C34, nous prenons la piste (C35) en direction de Uis
Cette route vers Uis est la plus…barbante de tout le voyage. 100 km de ligne droite, légèrement montante. Le 4x4 est durant tout ce tronçon hésitant entre la 4° vitesse rugissante et la 5° mollassonne. Nous croisons de nombreux Himbas assis à l’ombre d’un panneau routier ou d’un arbre ainsi que des boutiques tenues par des Hereros. Nous nous arrêtons faire quelques achats et échanger mais c’est décevant. On peut prendre des photos moyennant 10 N$ par photo.
Puis nous traversons le plateau du Brandberg par la 2612 à travers de splendides paysages.
Un véhicule est arrêté sur le bord de la piste comme à l’affut. Comme souvent dans ce cas, nous ralentissons. Le chauffeur nous fait signe de nous arrêter et nous apercevons alors entre les arbres deux éléphants à une centaine de mètres. Ce sont les premiers que nous voyons et nous sommes tout excités.
49 - Image furtive de nos premiers éléphants
Quelques photos plus tard, nous arrivons au Mowani Mountain Camp.
Accueil pour le moins… froid du propriétaire qui nous précise sans ménagement que nous sommes à l’accueil du lodge. Nous versons notre écot et nous nous replions vers le terrain de camping, le « coin des pauvres ». Nous n’avons droit à aucune des facilités du lodge, même pas le droit de jeter un œil à la partie hôtelière. Pour l’hospitalité, on repassera.
Le camping se situe à droite de l’entrée gardée du lodge. Quelque centaines de mètres de piste facile et nous voilà sur notre emplacement. Adossés à une colline, l’endroit est vraiment agréable et beau si ce n’était la présence des mouches qui gâche notre plaisir.
50
51
52 - La douche
53 - Vue depuis la douche...
Nous attendons que la nuit tombe pour que ces dernières nous laissent tranquille. Une douche à l’air libre nous rafraichi et nous dînons d’une plâtrée de pâtes avant de nous coucher.
Jeudi 22 juillet
Le rituel du petit déjeuner, des tentes pliées et de la douche froide passé, nous partons de bonne heure en direction du site de Twyfelfontein. La visite débute à 8h30 et partons accompagnés de notre guide et d’un couple d’anglo-sud-africains visiter l’art rupestre ancestral des bushmen. La visite est plaisante et dure une petite heure.
54 - site de Twyfelfontein
55 - Lion man
Nous enchainons par la visite de Organ pipes et Burnt Mountain. Ces 2 sites ne présentent pas un grand intérêt mais leur proximité de Twyfelfontein en fait des lieux incontournables.
56-57 - Organ pipes et burnt mountain

Nous reprenons la piste, direction Palmwag où nous devons passer la nuit en lodge (avec les riches donc si on en croit l’accueil de la veille).
Arrivés en début d’après-midi sur place, nous patientons au bord de la piscine le temps que nos chambres soient prêtes.
Sevrés que nous sommes de rencontres avec les animaux depuis plusieurs jours, nous investissons 400 N$ par personne et partons à 15 heures faire un game drive.
Celui-ci s’avère correct, notre chauffeur Everest (qui pourtant n’en fait pas toute une montagne) est très agréable et pas économe d’anecdotes et de renseignements quant à la vie des animaux.
Lorsque nous quittons la route principale pour nous lancer à travers la savane sur une piste caillouteuse, le terme de safari prend tout son sens. La conduite est assez violente et nous sommes ballotés comme dans le tambour d’une machine à laver. Nous croisons nombre d’animaux et apercevons un éléphant qui s’abreuve dans le lit de la rivière.
58
59
Après un apéritif organisé par Everest (qui tombe à pic) au soleil couchant.
60 - Apéritif dans le bush
61
Nous nous retournons vers le lodge.
Dîner sur place. Menu identique pour tous les pensionnaires. Roti de Springbok que nous accompagnons d’un délicieux vin Sud-africain.
Vendredi 23 juillet
Après une bonne nuit dans un lit douillet, nous quittons Palmwag dans la mâtiné en direction de Ongongo et sa source d’eau chaude.
Nous reprenons la piste rocailleuse que nous avons parcouru partiellement la veille lors du game drive lorsque Maxime aperçoit un troupeau de girafes. Elles sont en contrebas de la route.
62
Le voyage se poursuit lentement, nous profitons du paysage et sommes à l’affût d’animaux que nous sommes susceptibles de voir à tout instant. De nombreux panneaux routiers nous indiquent que nous pouvons rencontrer des éléphants. Il n’en sera rien.
Je jette un œil à la jauge d’essence et estime que nous devons faire le plein. Un œil à la carte et nous dépassons le village d’Ongongo pour aller plus loin à Seisfontein. Nous croisons en route une Outarde Curie qui est le plus grand oiseau volant.
Las, arrivé à Seisfontein il n’y a plus d’essence. La station service est en rupture d’approvisionnement et après avoir jeté un œil au fort transformé en hôtel (dans un cadre très sympa d’ailleurs) et fait quelques courses en ville, nous retournons sur nos pas en direction de Ongongo community camp. Demain, il faudra trouver de l’essence et vite.
La piste rocailleuse qui mène au camp fait une dizaine de kilomètres. Arrivés au camp, nous descendons vers la rivière et prenons possession de l’emplacement le plus proche de celle-ci. Nous déjeunons ici puis finalement remontons occuper une place plus grande et plus pratique dans la partie haute du camping. Bien nous en a pris, les milliers de grenouilles ont fait un vacarme extraordinaire durant toute le nuit. Vacarme atténué par le fait que nous étions loin de la rivière.
L’après-midi se passe en mode « repos » à Warmquelle, piscine naturelle d’eau chaude où nous nous baignons dans une eau limpide et turquoise réservée à nous seuls.
63 - Warmquelle
Le soir, douche dans la plus grande salle de bain du monde, dîner et coucher.
64
65-Bloc sanitaire vu de l'extérieur - 66 - douche

67 - Dans la douche, la plus grande salle de bain du monde... vue imprenable
Samedi 24 juillet
Le petit déjeuner avalé et les tentes pliées, nous continuons notre route vers le nord et Epupa où nous devons être ce soir. Durée du trajet prévisionnel 6 heures.
Des allemands rencontrés la veille nous ont dit tout le bien qu’ils pensaient de Epupa falls, nous préviennent que la route sera longue… et qu’il n’y a pas de carburant à Seisfontein. Oui, merci, je savais.
La piste (D3704) en direction de Opuwo est assez roulante. Soudain, au détour d’un virage, on a l’impression qu’elle n’existe plus. Nous croyons être dans le lit pierreux d’une rivière à sec durant une cinquantaine de mètres. On imagine mal des camions passer par là mais nous en croiserons un néanmoins plus tard.
Un peu plus loin, nous arrivons à Joubert Pass. La piste est bitumée. Nous comprenons rapidement pourquoi. La pente est si forte que le 4x4 perd de la vitesse au point de refuser d’avancer plus loin. Je stoppe, passe la première et essaye de démarrer au frein à main. Impossible. Je me questionne, chacun à bord se demande comment on peut monter une telle côte avec un tel pourcentage !! Au moment où je me dis que je vais faire une marche arrière pour essayer de prendre un peu de vitesse dans la descente précédente, je me ravise et pense à passer la première « low gear ». La puissance du couple permet au véhicule de grimper la déclivité et, au pas, d’arriver au sommet.
Coup de chaud…
Arrivés à Opuwo, nous faisons le plein, (110 litres encore une fois) et sommes assaillis par les enfants qui veulent garder notre voiture pendant que nous faisons quelques courses et par les vendeuses de souvenirs. Après les courses au supermarché, nous repartons vers Epupa, 180 km plus loin.
Quelques kilomètres après Opuwo, nous nous arrêtons sous un arbre pour déjeuner. 2 enfants d’une dizaine d’année sur un âne arrivent à leur tour et nous dévisagent. Nous leur offrons des bonbons afin der rompre la glace. Quelques minutes plus tard leurs parents arrivent à leur tour sur un âne, charriant du bois. La conversation s’engage en anglais. Ils nous expliquent qu’ils vivent dans le bush à une petite distance de là. Nous les laissons là, sous leur arbre qui est le point de ralliement entre les parents et les enfants. L’homme nous demande quelque chose à manger. Nous leur offrons des gâteaux secs, du pain et nous poursuivons notre chemin.
Les paysages sont superbes, les troupeaux de bétail toujours aussi nombreux et nous atteignons Epupa en milieu d’après-midi.
68 - Cattle
Nous resterons 2 nuits au Epupa community campsite. C’est le camping le plus proche des chutes. Une magnifique terrasse en bois domine à une hauteur de 6 m la rivière Kuenene et après un rapide passage aux chutes, nous y buvons un verre en profitant du coucher de soleil et de l’endroit féerique.
69 - Epupa falls
70 - Ponton bar restaurant du community camp
71 - vue depuis le ponton
Dimanche 25 juillet
La veille, dès notre arrivée, nous avons été approchés par un guide qui nous a proposé ses services pour visiter un village Himba ou faire une randonnée.
Nous optons pour la visite d’un village Himba qui est le but de notre voyage dans cette région.
La visite du village est très intéressante. Notre guide Anita, nous révèle les coutumes Himba et nous facilite grandement les échanges avec ces gens d’une gentillesse infinie. Nous sommes très touchés par leur accueil. Nous avions peur de nous retrouver face à des bêtes de foire. Comment rester respectueux de ces gens et ne pas arriver en pays conquis en photographiant tout ce qui passe à portée d’objectif ?
Anita nous met à l’aise et les habitants du village aussi. Nous offrons des bonbons aux enfants mais devant leur difficulté à les manger nous nous rendons compte qu’ils n’ont pas retiré le papier transparent qui entoure celui-ci. Une autre culture…
72
73
74
75
76
Nous quittons au bout de 2 heures à regret le village avec l’énorme sentiment d’avoir fait une rencontre réelle. Qu’en sera-t-il dans quelques années ?
Aujourd’hui, seules les femmes Himbas perpétuent les traditions. Les hommes sont revêtus de maillots de foot d’équipes européennes et ont un GSM à la main.
On a probablement contribué un peu ce matin à la disparition des coutumes ancestrales des Himbas.
De retour au camp, Anita nous guide le long de la rivière Kuenene en amont des chutes. Nous voyons des crocodiles à quelques mètres d’habitants se lavant dans la rivière, et plus loin des Velvets se nourrissant de noix de macadamia. Elle nous montre aussi la flore et nous conte des anecdotes.
77
78 - Palmiers Makalani

L’après-midi sera dédié au repos au campement au bord de la rivière. En fin d’après-midi nous montons sur la colline avoisinante pour avoir les chutes en grand large…
79 - Epupa falls
80
Lundi 26 juillet
Nous repartons vers le sud et empruntons à nouveau la piste qui relie Epupa à Opuwo.
Après 3 h 00 de route, à l’intersection nous empruntons la route C41 puis plus loin la C35 qui nous mène à Hobatere lodge. La route est bitumée, roulante. Il faut juste faire attention aux troupeaux de bétail qui sont sur les bas côtés ou carrément au beau milieu de la route. Pour une voie limitée à 120 km/h, c’est surprenant. This is Africa.
Le paysage est ennuyant au possible.
Nous arrivons à l’entrée de la concession Hobatere lodge à 14 h 00. Celui-ci se trouve au bout d’une piste de 16 km dans la concession privée. Nous apercevons des girafes et des koudous. Ceci augure bien du reste de l’après-midi.
Nous sommes accueillis chaleureusement à la réception de l’hôtel avec un jus de fruit. Nous prenons possession de notre chambre et sommes invités par Shawn à prendre le thé à 15h00 au restaurant.
Le thé est offert aux résidents avec quelques gâteaux faits maison. Shawn qui est le patron du lieu a toujours vécu ici depuis l’enfance. Ce sont ses parents qui ont monté l’affaire. Questionné, il nous explique que c’est lui qui s’occupe du ravitaillement en volant avec son propre avion. Il y a en effet un petit aérodrome contigu au lodge.
En dehors des clôtures du lodge, un hide a été construit. Shawn nous y accompagne à bord d’un vieux Range Rover de 1979. Tout est mécanique sur cet engin nous explique-t-il. Il n’y a que les phares qui soient électriques. C’est mieux pour l’entretien.
Le hide est située à 1 km du lodge à proximité d’un point d’eau très fréquenté par les animaux.
81
Pas question d’y aller à pied. Effectivement, nous passons à côté d’éléphants, c’est très impressionnant.
82
Nous restons 1h30 à observer les zèbres qui s’abreuvent sous le regard de 3 lionnes. L’agitation et l'anxieté qui s’empare du troupeau de zèbres est palpable.
83
L’une des lionnes viendra à proximité du point d’eau en fin d’après-midi.
84
Repas au lodge autour d’un grand feu, nuit calme et reposante.
Mardi 27 juillet
Nous quittons à regret Hobatere après un super petit déjeuner en direction de Etosha NP.
Le parc d’Etosha doit être un grand moment du voyage. Nous sommes un peu sur notre faim quant aux animaux croisés depuis le début de notre aventure. Des Springboks craintifs nous en avons vu des quantités industrielles mais peu d’éléphants ou de girafes. Les zèbres, vus la veille on satisfait notre soif de rayures.
Nous refaisons les 16 km de piste pour relier la route principale (C35) et arrivons à la gate de Etosha vers midi. Nous payons les droits d’entrée pour 3 jours, le garde nous précise que nous devons ressortir avant 12 h 00 maximum vendredi 30 juillet.
Après avoir fait le check in pour accéder au camping, nous roulons sur la partie nord ouest du parc. Ca ne commence pas mal. Gnous, secretary bird, Oryx, springboks, de nombreux animaux sont là.
85 - Secretary
86 - Oryx
Le soir, petit tour au point d’eau d’Okaukuejo. Le meilleur de tous les points d’eau éclairés de Etosha. C’est un ballet incessant de rhinocéros, d’éléphants et de girafes qui viennent s’abreuver sous les projecteurs.
87 - Rhinocéros
88 - Une photo loupée parmi tant d'autres....
Mercredi 28 juillet
Journée consacrée à Etosha NP. Nous sillonnons le parc toute la journée de point d’eau en point d’eau, échangeant avec les véhicules croisés des informations sur la nature des rencontres à faire ou déjà faites.
89 - Point d'eau d'Okaukuejo
90
Le point d’eau de Goas marquera l’apogée de la journée, nous apercevons une lionne tapie à l’ombre. A notre arrivée, elle de lève et va nonchalamment se coucher un peu plus loin.
90
Les portes du parc ferment à 17h45, nous restons jusqu’au dernier moment sur les pistes afin de profiter des belles lumières et des nombreux troupeaux de girafes.
91
Aujourd’hui, pas d’éléphant.
Nous dormons le soir dans un chalet bush du camp de Halali. Apéritif et barbecue sont au rendez-vous d’une soirée tranquille qui sera marquée par la visite d’un ratel.
Jeudi 29 juillet
Aujourd’hui, nous rallions le camp de Halali au camp de Namutoni où nous camperons. De la même façon que la veille, nous explorons les pistes du parc.
En fin de matinée, nous sommes seuls (ce qui est exceptionnel tout de même dans ce parc assez fréquenté) à observer une lionne couchée à l’ombre scrutant le point d’eau et les animaux qui s’y abreuvent.
92
93
Le reste de la journée se déroule sur les pistes avec un arrêt en début d’après-midi dans le camping herbeux de Namutoni où nous prenons nos marques et un peu de repos.
Reprenant la route plus tard, nous verrons un rhinocéros au loin, un éléphant et toujours de nombreuses et somptueuses girafes.
94
En rentrant au camp, une lionne traverse la route juste devant notre véhicule. Nous sommes si surpris et la rencontre est si rapide que nous manquons l’occasion de faire de belles photos.
Vendredi 30 juillet
Après un dernier tour dans Etosha à la recherche de Dik dik nous quittons le parc pour Tsintsabis à la rencontre des Bushmen.
95
Nous arrivons en début d’après-midi au Treesleeper camp. Camp communautaire au milieu d’une forêt, très sympa… et pas bondé comme les camps d’Etosha.
Nous décidons suite à la proposition de notre hôte de faire la visite d’un camp bushmen. 300N$ par personne la balade, ça promet d’être sympa.
Nous quittons le camp à pied avec notre guide (qui est aussi barman-réceptionniste-traducteur et bushman) en direction de Tsintsabis qui est à une grosse demi-heure du camp. Nous faisons quelques achats d’aliments à l’épicerie communautaire pour les offrir aux bushmen qui nous accueillent.
Nous sommes vendredi 30 juillet. Jour de paye. C’est la fête au village. Sono avec des rythmes zouk à fond, alcool à gogo, nous sommes sur nos gardes, il n’y a pas de raison que l’alcool ne rende pas moins idiots les namibiens que les français.
Actuellement, une route se construit reliant Windhoek à l’Angola. Les ouvriers du chantier sont basés à Tsintsabis. Il y a en conséquence beaucoup de communautés et de peuples différents qui s’y croisent. Ceci a pour effet d’engendrer une délinquance et malheureusement pas mal de problème d’alcool et de bagarres. Un poste de police s’est même installé ici alors qu’avant le plus proche était à Tsumeb à 60 km au sud.
Nous voilà repartis à pied durant une demi-heure vers le village bushman.
Arrivés sur place, nous constatons que les femmes ont quitté le camp pour faire des courses (jour de paye) pendant que les hommes boivent en ville (jour de paye). Sympa la balade.
Visite d’une première famille… ils sont absents. Ben tu parles… A la place nous voyons des voisins qui tiennent siège. Notre guide échange quelques mots avec les locataires du lieu et nous partons.
Deuxième famille une centaine de mètres plus loin. Tout le monde est là. Assis à même le sol en train de fumer cigarette sur cigarette. On se regarde tous les trois, j’interroge le guide du regard. Il échange quelques mots avec une femme, nous tournons quelques minutes sur place faisant semblant de nous intéresser à ce que nous voyons sous le regard des habitants et repartons pour une heure de marche en direction du camping.
Nous ne faisons pas de photo, l’ambiance ne s’y prête pas. Nous avons l’impression de visiter un bidonville.
Durée de la visite, 2 h 15, marche et courses incluses.
Au retour, je parle avec notre guide. Il m��explique que les bushmen qui sont là ont été déportés de Etosha où ils vivaient. Le gouvernement leur a offert 2 vaches, une chèvre et des terres et les a obligés à se sédentariser sur cette parcelle. Pour un peuple qui est historiquement une communauté de chasseurs et nomade, ça ne le fait pas vraiment.
Nous comprenons mieux l’impression de pauvreté et de laisser-aller que nous a donné ce village.
Nous ne souhaitions pas une visite avec un faux folklore, mais Treesleeper qui essaye via son association de pérenniser la culture Bushmen a vraiment des soucis à se faire.
Le soir, nous sommes sous les arbres et dormons en entendant au loin la musique provenant de l’épicerie.
Samedi 31juillet
Journée de liaison entre Tsintsabis et Bagani où nous devons loger ce soir près du delta de l’Okavongo.
Nous quittons les pistes pour une route bitumée pour joindre Rundu où nous ferons quelques courses. Tout au long de cette voie (B8) nous voyons de nombreux villages de part et d’autre.
Nous ne savons pas si c’est un rituel du au samedi mais de nombreuses femmes et enfants portent des bidons, tantôt vides et tantôt pleins d’eau. Les hommes sont plus souvent assis, à l’ombre des arbres dans les villages.
L’arrivée à Rundu est épique. La ville est noire de monde. Ca circule plus ou moins à contresens et dans une parfaite anarchie. Etant parisien, je connais ce type de circulation mais en roulant à gauche c’est nettement plus rock and roll. Les gens sont endimanchés et l’atmosphère est bon enfant. Devant retirer de l’argent à un ATM, je renonce, il y a 30 minutes de queue. Nous profitons du supermarché pour faire quelques courses.
Le reste du voyage se passe tranquillement et nous prenons place au camping du Mahangu safari lodge au bord de la rive l’Okavongo. A la réception, nous avançons nos montres d’une heure, et sommes à l’heure du Botswana. Les sanitaires sont corrects, l’emplacement aussi.
96 - Manhangu camp
97 - L'Okavongo
Une bonne adresse. Durant la nuit, les hippopotames investissent le camp et grognent. A l’abri dans les tentes sur toit, nous dormons du sommeil du juste jusqu’au moment où une envie naturelle me fait descendre. Cette envie est satisfaite à 2 m à peine de l’échelle d’accès à la tente et je remonte illico entendant non loin les hippopotames.
Dimanche 1er août
Après un solide petit déjeuner au lodge (la qualité des breakfasts est une constante) nous partons visiter le parc de Mahangu à proximité.
Je m’arrête pour payer l’entrée aux représentants du NWR et lorsque je ressors du bungalow Isabelle et Maxime m’apprennent qu’ils ont aperçu un troupeau d’éléphants traverser la piste. Le game promet !!!
Le Parc de Mahangu se divise en 3 pistes. Une le long de l’Okavongo, une deuxième côté forêt et une troisième qui traverse le parc à la manière d’une autoroute et rejoins la frontière Botswanienne. La première est la plus courue car la liste des animaux que nous sommes susceptibles de voir est longue. Durant les 40 km que dure le drive, nous verrons des babouins, un baobab, un museau d’hippopotame à 300 m (notre premier, on a pris 1265 photos). Rien de génial donc excepté que le parc est très joli. Ah si… 3-4 autruches aussi.
98
Nous allons ensuite au Xaro lodge après avoir traversé la frontière.
Nous nous demandions quel était l’intérêt qu’avait le prestataire à nous faire passer la frontière pour aller rejoindre ce lodge. Nous avons compris dès notre arrivée.
Nous sommes accueillis très aimablement. A la demande de la réceptionniste nous vidons le coffre de la voiture et montons à bord d’un bateau chargés de nos valises et de notre matériel photographique. Vingt minutes plus loin nous arrivons à destination Ce trajet sur l’Okavongo est agréable et riche en rencontre avec des crocodiles paisiblement ( ?) couchés sur la rive.
99-100 Xaro lodge

101
102
Nous dormirons dans des tentes sur pilotis avec salle de bain individuelle. Le grand luxe, une infinie gentillesse de nos hôtes, le paradis sur terre, loin de tout. Le soir nous retrouvons des sud africains, des allemands et un couple de français originaires de Toulouse entrevus le premier jour à Windhoek à table et discutons ensembles de nos voyages.
Lundi 2 août
Petit déjeuner au lodge, retour en bateau et nous reprenons possession de notre véhicule resté sur le parking. Comme la visite de la veille n’a pas été fructueuse, nous décidons de visiter à nouveau le parc de Mahangu après avoir repassé la frontière. Nous payons une fois de plus l’entrée et reprenons la même piste.
Cette fois, dans sa première partie, nous voyons des zèbres, des hippotragues et des girafes. Toujours pas d’éléphants.
Nous roulons ensuite en direction de Kongola où, après un petit ravitaillement nous séjournerons pour une nuit au camping du Mazambala island lodge.
Mardi 3 août
Nous plions une dernière fois les tentes sur toit, enlevons les duvets, offrons à une jeune fille du camping une couette que nous avions acheté à Mariental après notre première nuit si froide et repassons la frontière aujourd’hui encore pour aller au Botswana à Kasane. Cette fois, nous passons au pont de Ngoma. A cet endroit, le poste de frontière est plus grand que la veille. Il y a même… une barrière sanitaire. Nous n’avons pas le droit de faire passer de la viande de bœuf crue au Botswana en venant de Namibie. Pas de problème, nous n’avons que du biltong, viande de bœuf séchée. Ben oui… mais c’est cru quand même et je me fais saisir l’équivalent de 17€ de viande !!! Faut être bête quand même !!! Si nous avions mis le Biltong ailleurs que dans la glacière ou le frigo, on l’aurait passé mais bon…
De l’autre côté de la frontière, nous empruntons la route nord qui traverse le parc de Chobe. Nous voyons à plusieurs reprises des éléphants traverser la route ou stationner en bordure. Nous sommes éberlués. Enfin des éléphants tout prêts de nous.
103
104

Nous arrivons à Kasane en début d’après-midi et faisons le check in au Water Lily lodge.
Ce n’est pas le super luxe mais l’hôtel est correct. La chambre un peu vieillotte, un matelas jeté au sol pour faire le troisième couchage…
105
Vers 15h nous partons avec un couple d’anglais pour un game drive à Chobe.
Les compagnies qui peuvent emmener des touristes sont assez nombreuses à Kasane. Nous faisons confiance à l’hôtel pour nous organiser ça.
Nous payons les droits d’entrée du parc élevés 120 pulas par personne et 300 pula pour le drive.
Les pistes de Chobe sont très sablonneuses et nous apprécions d’avoir un chauffeur pour nous conduire dans le parc qui ne possède pas ou si peu de signalisation. Nous longeons la rivière et voyons de nombreux éléphants, girafes, hippopotames et enfin des buffles après lesquels nous courrions depuis plusieurs jours.
106
107
Soudain, En fin de drive vers 17 h00, effervescence entre les chauffeurs des différentes compagnies. Un léopard a été vu non loin. Nous nous rendons sur place à toute vitesse et là, c’est un embouteillage en règle et chacun y va de son autorité pour permettre à ses clients de voir l’animal. Heureusement, personne ne s’attarde outrageusement mais la bête n’est surement pas dans son état normal.
108
Nous avons presque réalisé le Big Five. Il manque le guépard mais un léopard fera l’affaire.
Nous rentrons ensuite au lodge dans le froid et la nuit.
Nous dînons à l’hôtel le soir. Service lent mais plats corrects.
Mercredi 4 août
Lors de l’élaboration du voyage, un des projets consistait à voir les chutes Victoria. De ce fait, on doit laisser notre véhicule à Kasane. Un prestataire arrive vers midi récupérer le 4x4 avec le réservoir vide (ou presque).
Une fois le véhicule parti, nous allons en ville échanger quelques euros en pulas.
En revenant de la banque, nous nous arrêtons à la poste où pour 1€ nous avons accès à internet. C’est pas du haut débit mais comme nous n’avons pas pu nous connecter depuis 2 semaines, je souhaite donner des nouvelles à nos proches.
Première chose, jeter un œil sur les comptes bancaires. Bien nous en a prit. Nous constatons que ma carte Visa a été piratée et que nous avons 5.700€ d’achat en attente de débit fin août. Un message vite fait à la banque (enfin vite fait avec la touche @ qui marche pas et avec le stress de la découverte ça le fait pas trop) pour prévenir du fait et notre demi-heure de haut débit 56k est terminée. Pour les nouvelles à la famille, on enverra des textos.
Du coup, carte Visa bloquée, on finira avec la Mastercard d’Isabelle.
L’après-midi est consacré à la détente et à divers échanges téléphoniques avec le banquier jusqu’au départ en bateau à 15 h 00 pour un « boat-cruise » la rivière Chobe.
Nous sommes à bord d’un petit bateau pouvant recevoir 8 personnes et nous sommes… trois plus le capitaine.
Comme pour le game en voiture, nous payons à nouveau l’entrée du parc et de la balade en bateau.
La petitesse du bateau nous permet de nous faufiler dans des bras de la rivière que les gros catamarans (avec parfois 100 personnes à bord) ne peuvent pas atteindre. Nous prenons beaucoup de plaisir à voguer sur les eaux calmes entre les crocodiles, les hippopotames et autres varans, éléphants, etc.
109
110
111
112
113
114
115
Nous voyons, une des plus belles images de nos vacances. Plusieurs centaines d’éléphants, environ 500 d’après notre cap’ tain passent sur un banc de terre et se dirigent vers un endroit où pousse de l’herbe tendre et grasse.
116
117
Nous restons peut-être une demi-heure sur place, bateau échoué à attendre la bonne lumière. C’est magique.
Nous retournons au lodge à 18h30 satisfaits, l’impression d’avoir eu un truc pour nous seuls. Quel bel après-midi!
Jeudi 5 août
Comme tu as tout suivi, tu as remarqué que nous n’avions plus de voiture.
Ce matin, il est prévu que l’on passe nous chercher à 9h30 pour nous conduire à Victoria Falls.
A 8h30 nous sommes prêts et patientons au bord de la piscine. A 9h00, notre chauffeur arrive. Il nous conduit avec d’autres voyageurs à la frontière Zambienne pour certains d’entre nous et Zimbabwéenne pour d’autres où un autre chauffeur nous attend, de l’autre côté de la barrière marquant le passage entre les deux Etats. Nous avons l’impression d’être à Check Point Charlie du temps de la guerre froide et nous passons avec nos valises à la main en essayant de ne rien oublier.
Notre nouveau chauffeur s’appelle Frederick. Il a un prénom super sympa.
Arrivés à Victoria Falls, je me rends compte que j’ai oublié mon chapeau (un Stetson acheté à Kanab en Utah en 2007). Là, je suis vert…A tous les coups, je l’ai probablement oublié lorsqu’on a payé les visas pour entrer au Zimbabwe. Je fais part à Frederick de mon désarroi et lui demande s’il retourne sur place aujourd’hui ou demain faire un transfert de voyageurs de jeter un œil dans le bureau de la douane.
Le Victoria falls Hôtel est un très vieil établissement au charme suranné de l’Empire Anglais de la reine Victoria.
Nous héritons d’une chambre vieillotte en bout de couloir mais bon… ça roule quand même.
En début d’après-midi nous partons visiter le site des chutes Victoria. Nous sommes accompagnés d’un policier entre la sortie de l’hôtel et l’entrée du site des chutes. C’est un peu lourd en fait, surtout que nous n’avons pas l’impression que ça craint, mais on ne peut pas y échapper. Quelques vendeurs à la sauvette nous accompagnent.
Les chutes de Niagara sont les plus grandes en débit, les chutes de Iguaçu sont les plus larges et les chutes Victoria sont les plus hautes. C’est du moins ce que nous lisons à l’entrée du site. Comme ça, tout le monde il est content !
L’entrée est payante. Tu parles, 30 US$ par personne! C’est extrêmement cher, surtout que ce n’est pas le président Mugabe qui les a creusées en personne…
Le site est magnifique, la rain Forest très impressionnante et au bout de 2 heures nous sommes au bout du site. Nous avons vue sur le pont qui enjambe la rivière Zambèze marquant la frontière entre le Zimbabwe où nous sommes et la Zambie.
118
119
120
Nous faisons l’impasse sur toutes les activités possible et imaginable dans un tel cadre (vol en ULM, hélicoptère, base dump, tyrolienne, safari, château de sable, etc.) qui sont toujours très chères.
Nous faisons une incursion en ville à pied pour sentir un peu l’atmosphère. La vie est très difficile au Zimbabwe et la population souffre énormément. Les vendeurs de souvenirs sont assez pressants (c’est un mot faible) et nous faisons demi-tour assez vite, on n’a pas envie aujourd’hui d’être harcelés.
Nous rentrons à l’hôtel et lorsque nous arrivons à la chambre, la réception appelle. Notre chauffeur Frederick nous fait demander, il a mon chapeau. J’arrache un (gros) billet de mon porte-monnaie et cours à la rencontre de mon sauveur. Il est là, le Stetson à la main.
Frederick m’explique que j’ai perdu mon couvre-chef le matin en montant dans le van. Apparemment des gens l’on vu et nous ont appelés mais nous avons été sourds à leurs cris. Frederick est retourné sur place l’après-midi, le chapeau l’attendait posé sur un poteau.
Je le remercie chaleureusement, cet objet est plus qu’un chapeau pour moi.
Nous dînons à l’hôtel.
Vendredi 6 août
Petit déjeuner à volonté au Victoria falls hôtel. Le meilleur et toujours à l’anglaise. Nous adorons cela.
En matinée, nous nous rendons à un point de vue entre la seconde et la troisième gorge. De là nous voyons le Zambèze et la frontière avec la Zambie.
121
Initialement nous souhaitions nous rendre en Zambie voir les chutes sous un autre angle que la veille. Le prix du visa (20 US$ par personne) et de l’entrée au site (30 US$ par personne) nous fait reculer.
Nous allons ensuite au Curio village acheter quelques souvenirs. Ca se fait un peu dans la douleur, les commerçants sont très pressants et lorsqu’ils sont à bout d’argument pour vendre des statuettes qui sont toutes identiques, veulent procéder à des échanges de tee-shirt, chaussures et même de nos chaussettes. Ce n’est pas évident.
L’après-midi, la piscine s’offre à nous. Une demi-journée de pur repos à glander sans rien faire sur 24 jours, c’est peu finalement et chacun à droit au repos. J'en profite pour faire des photos de l'hôtel.
122 - Victoria Falls hôtel
123
124
125

En milieu d’après-midi, je ne tiens plus en place et je retourne seul à pied au point de vue où nous étions le matin pour avoir une autre lumière mais le site est à l’ombre. Je suis déçu.
Samedi 7 août
Nous décollons à 13h20 de Victoria falls airport en direction de Johannesburg et à 19h30 de Johannesburg pour Paris.
Le voyage, comme d’habitude est long et l’arrivée le dimanche matin à Roissy CDG à 6h30 un cauchemar. Nous récupérons nos valises, rentrons à la maison. Lundi 9 août
Au boulot…c’est brutal…
Le bilan :
Le retour a eu lieu il y a 5 semaines déjà.
Le voyage s’est décanté.
Si dans un premier temps nous n’étions pas aussi enthousiastes que lors de nos voyages aux USA, nous avons depuis révisé notre jugement et avons profondément aimé la région, les gens et la liberté que nous ont procurés ces vacances.
J’ai aimé cette lumière, si pure le matin et le soir, que je n’avais jamais eu auparavant. Ces nuits étoilées...
Merci à Vilcanota qui m'a prêté une partie du matériel photographique et grâce à qui j'ai réussi à faire quelques clichés... 😛
Présentation des aventuriers « C’est qui qui vient ? »
Nous sommes une famille de 4 personnes.
Notre ainée (20 ans déjà !) ne nous accompagne pas cette année. Elle travaille durant tout le mois de juillet et part ensuite au mois d’août en vacances avec des amis.
Maxime, notre fils de 16 ans vient avec nous. Homme à tout faire et encyclopédie animalière, il a été durant toutes les vacances notre référant lorsque nous ne savions pas à quel animal nous avions affaire.
Isabelle, photographe: n’avait pas grande idée de ce que seraient ces vacances et nuits partagées entre camping et lodges.
Fred, photographe et écrivain : a préparé à l’aide de divers forums les vacances et a établi comme chaque année et quasi démocratiquement la destination de ce voyage.
Pas des baroudeurs mais un certain goût (ou un goût certain) pour les voyages.
La genèse ou « Pourquoi on en est arrivé là »
Enfant, je rêvais à la lecture des aventures de Tintin et de celles de Tarzan, l’homme singe. Je refaisais les histoires et sortais souvent vainqueur de mes combats avec des bêtes sauvages.
Mon goût prononcé pour la culture anglo-saxonne m’a fait imaginer le Docteur Livingstone et les chutes de la reine Victoria
La lecture de plusieurs récits de voyage a fini par me décider dès l’entrée de l’hiver 2010. Cette année nous partirons en Namibie.
Pour paraphraser un copain, il faut juste oublier que c’est en Afrique et que c’est au sud. Là-bas, en Afrique australe, à cette période c’est l’hiver.
Ben c’est pas grave, on se couvrira.
La carte du trajet ou « C’est par là qu’on va »
1
Le voyage ou "Notre aventure pas à pas »
Mardi 13 juillet
Dernier jour de travail. Quelques messages sur VF pour faire mes adieux sur le forum "Afrique Centrale et de l'Ouest". Je travaille jusqu'au dernier moment et laisse la responsabilité à Isabelle et Maxime de boucler les valises et de tout apporter à l'aéroport au terminal 2E de Roissy CDG où nous devons nous retrouver. Je les rejoins pour ma part en transports en commun.
Notre avion décolle à 23h20 de Roissy Charles de Gaulle en direction de Johannesburg. Nous voyageons sur Air France à bord du A380.
2
Le vol se déroule sans histoires et nous atterrissons en Afrique du Sud à 9h15.
Mercredi 14 juillet
Nous récupérons tous nos bagages et nous nous dirigeons vers les correspondances dans l’aérogare à la recherche du comptoir de South Africa airways pour un décollage prévu à 13h20 en direction de Windhoek. L’aide d’un porteur dûment équipé d’un gilet aux couleurs de l’aéroport nous permet de passer le check in sans faire la queue. Manque de chance, notre porteur est fan de football. Nous échangeons nos impressions sur le foot et le « jeu à la française » mais surtout de l’image envoyée au monde lors de la piètre prestation de notre équipe nationale. Nous réfléchissons à l’opportunité de nous faire passer pour belges pour le reste du séjour mais renonçons assez vite à cette idée et décidons d’assumer les railleries. Elles ne seront finalement pas si nombreuses. Le vol en direction de Windhoek se déroule sans encombre. Je suis placé à côté d’un citoyen américain qui fait le voyage plusieurs fois par an. Il habite à Salt Lake City (UT) et nous échangeons durant une heure nos souvenirs de voyages dans la région de Moab et de Capitol Reef. L’arrivée à Windhoek se fait à 14h20 comme prévu. Notre loueur de voiture a dépêché un chauffeur avec un véhicule pour venir nous chercher à l’aéroport.
3 - Aéroport de Windhoek
Nous prenons la route à destination de Windhoek et découvrons le paysage.
4
Une demi-heure plus tard nous sommes arrivés à destination chez African Tracks et prenons possession de notre 4x4 NISSAN. Il n’est pas neuf et a 139.000km au compteur. Par contre, il est chaussé de pneus récents qui nous permettrons de ne pas subir une seule crevaison durant tout le voyage. Accueillis par le prestataire qui s’est occupé de la réservation et de l’intendance de notre voyage, nous nous rendons à notre première étape hôtelière tous les 3 dans le 4x4. Bon.... passer les vitesses avec la main gauche... tiens, la première c’est dans le même sens, en haut à gauche. Première intersection, je me retrouve sur la file de droite (à contre sens donc) en ayant déclenché les essuies glaces au lieu du clignotant. Les commandes essuie glace et clignotant sont inversées et prêtent à confusion). Ca sera d’ailleurs une constante durant tout le voyage. J’ai l’impression de conduire face à un miroir. Le trajet se déroule finalement correctement. Nous arrivons à notre hôtel: The Bougain Villa Guesthouse dans le quartier de Klein Windhoek.
5 - Bougain Villa guesthouse
Nous posons nos affaires et après un rapide repérage des lieux nous reprenons la route pour dîner un peu plus loin dans un restaurant le Kubata où nous avalons des parts de viande de 600g!!! Nous rentrons nous coucher, allumons le chauffage car il fait un peu frisquet tout de même et nous nous lovons dans les draps. Demain, direction le Sud !!
Jeudi 15 juillet
Après un solide petit déjeuner pris à l’hôtel, nous partons vers 8h30 en direction du désert du Kalahari ; Non sans avoir fait au préalable des courses dans un petit supermarché de Klein Windhoek (Pates, riz, quelques boites de conserves, de l’eau, du charbon, papier essuie tout et une bouteille de vin blanc Sud Africain). Bref, tout ce qui est primordial d’emmener face à une nature que nous n’espérons pas hostile.
Nous prenons ensuite la route goudronnée (B1) en direction de Rehoboth. Je voulais dans un premier temps attaquer directement les pistes mais afin de me faire la main avec cette damnée conduite à gauche, je renonce. Les premiers kilomètres consistent à éviter les jeunes babouins qui traversent la route. Le Nissan se révèle poussif et a du mal à dépasser le 90 km/h. Nous sommes très chargés et les réservoirs sont pleins. Etrangement, plus tard dans notre voyage, j’arriverai à rouler à presque 120 km/h. Je ne me suis pas expliqué cette différence. Quelques photos sont faites sur la route mais rien de génial. Arrivé à Rehoboth, nous prenons la piste C25.
6
La route est belle et nous apercevons nos premiers animaux sauvages. Nous sommes néanmoins surpris de constater que la route est bordée de clôture. Nos clichés nous laissent sur notre faim, on ne va jamais oser montrer nos photos, les gens vont penser que nous étions au zoo de Saint Vrain!!
7 - Nids Républicain social
8 - koudous
Les dunes succèdent aux dunes, nous prenons ensuite la piste D1212 puis D1215 qui longe un pan. Nous ne croisons aucun véhicule. Nous arrivons au Bagatelle Kalahari game lodge vers 15 h 00. Celui-ci se situe sur la D1268. L’accueil est bon, notre hôte nous convoie jusqu’à notre emplacement de camping.
9
Celui-ci possède son propre sanitaire avec WC, lavabo et douche avec de l’eau chaude produite grâce à un chauffe-eau au gaz. Nous montons pour la première fois les tentes sur le toit de notre véhicule et nous nous en sortons bien. Nous déballons la table, les chaises, les caisses de matériel de camping. Que de manutention!! C’est invariable durant tout le séjour. Maxime qui se demandait pourquoi on l’emmenait a sa réponse. Il grimpe dans le pick up et donne de sa personne, toujours avec enthousiasme et bonne humeur.
Une petite balade dans les dunes, nous apercevons des Springboks.
10
Nous allumons notre premier feu, prenons notre premier repas et recevons la visite d’un springbok apprivoisé ou tout du moins habitué à la présence humaine et au lodge. Il fait froid.
Nous allons nous coucher dès la nuit noire tombée.... à 19h00.
Vendredi 16 juillet
La nuit a été pour le moins très froide. Il y a de la glace sur la face intérieure de la tente le matin lorsque nous nous levons à 6h30 !!! Renseignement pris au lodge, la température est descendue à 4°C cette nuit. Le petit déjeuner nous réchauffe un peu, les mains contre le mug de café, mais bien moins que les premiers rayons de soleil qui inondent la plaine.
Le Springbok qui nous a accompagnés lors du repas la veille au soir est encore là ce matin.
Nous plions les tentes pour la première fois. On est bon, ça se fait sans grand problème excepté le fait que les sangles qui maintiennent les tentes pliées sur le toit de la voiture sont gelées. Le froid nous meurtri les chairs (j’exagère un peu mais c’est pour mieux vous tenir en haleine).
Nous quittons le camp à 8h00 en direction de Sesriem. La route (C19) est bitumée jusqu’à Maltahöhe et se transforme ensuite en piste (36). Celle-ci est belle et je maitrise de mieux en mieux la conduite parfois acrobatique de ce type de revêtement. Les paysages se succèdent. Tsarishoogte pass se traverse sans difficulté et le pique-nique du midi se fera d’ailleurs au pied de cette dernière. L’ouvre-boite étant inaccessible dans le coffre, nous opérons la conserve achetée la veille au tournevis et au marteau tant bien que mal au pied d’un arbre.
11
La piste devient plus rude (D826) et les passagers sont soumis à d’incessantes vibrations dues à l’effet “tôle ondulée”. Enfin, nous arrivons au camping de Sesriem.
Nous nous présentons à la réception avec notre voucher et profitons de ce moment pour acheter les places qui nous permettrons le lendemain de visiter le site de Sossusvlei. Acheter ces places la veille nous évitera de faire la queue le lendemain matin et de perdre du temps.
L’emplacement N°3 nous est attribué.
12
Le camping est sympa, bien que très poussiéreux et peuplé de touristes. Le soir, restaurant avec de belles pièces de viande et un T-bone de compétition.
Coucher vers 20h30
Samedi 17 juillet
La porte d’accès au site ouvre à 7h30. Néanmoins l’accès pour les campeurs se fait une heure avant. Dès 6h00, bruits de portières, moteurs qui ronflent durant de longues minutes (on se demande quel plaisir ont les gens à faire tourner leur moteur durant 20 minutes mais bon....)
Pour notre part nous décidons de nous intercaler entre les 2 départs et prenons la route des dunes vers 7h00. L’avantage est que nous sommes seuls sur la route. Tout le monde est parti depuis une demi-heure déjà et les suivants ne passeront la ligne que dans 30 minutes. Personne devant, personne derrière pendant 45 km.
Le soleil se lève et nous profitons de la golden hour.
13
14
15
Une autruche tente de faire la course.
Arrivés à la Dune 45 (au 45ème kilomètre du site), nous constatons qu’il y a déjà plusieurs voitures dont 2-3 tours opérateurs avec les chauffeurs et guides qui préparent le petit déjeuner pendant que leurs clients grimpent la Dune. C’est pas con ça...
Nous entamons la montée par la crête... et tout de suite, c’est l’enfer... A chaque pas que l’on fait en direction du sommet, une force appelée “gravité” fait redescendre le pied de la moitié du pas exécuté (tu me suis là?)
Tu montes de 30 cm et redescends de 15 cm...Et tout ça sous un vent extrêmement violent. D’ailleurs, ce jour, pas de vol en montgolfière.
16 17 - dune 45
On arrive quand même quasiment au sommet. On reprend notre souffle tant bien que mal et redescendons. Même principe. Tu fais un pas de 30 cm et glisse vers le bas de 15 cm, mais là, c’est cool.
Maxime, lui, préfère couper court et dévale la dune en ligne droite.
Arrivés en bas, nous nous restaurons de quelques gâteaux secs et de jus d’orange et reprenons le chemin en direction de Dead Vlei. Nous parcourons à nouveau une quinzaine de kilomètres avant de nous garer pour visiter Dead Vlei
18
19
Après une marche d’environ 1 km à travers quelques dunes que nous gravissons cette fois sans efforts démesurés, nous arrivons sur le site.
20 - Dead Vlei
Dead Vlei est une cuvette d’argile où des marais s’étaient formés lors d’inondations et de crus des rivières environnantes.
Des acacias ont poussé dans ce marécage et sont morts lorsque le marais s’est asséché à cause des dunes environnantes qui ont coupé l’accès de l’eau au Vlei.
L’endroit est magnifique. Le contraste du sable rouge oxydé et de l’argile blanche est saisissant.
21 - Dead Vlei
Après un moment passé sur place, nous retournons à notre véhicule en direction de Sossusvlei. Nous atteignons le parking que les véhicules 2x4 ne doivent pas dépasser et qui marque la fin de la route bitumée. Là, des chauffeurs avec des navettes se proposent de nous emmener à Sossusvlei. Je refuse et me drape dans ma dignité.
L’arrêt technique est rapide pour dégonfler les pneus à 1,8 bar et nous attaquons les 5 kilomètres de piste sablonneuse pas trop rassurés. Nous suivons les traces qu’ont laissées nos prédécesseurs et nous nous en sortons pas si mal que ça. C’est même assez amusant en fait et je prends un peu d‘assurance. On s’ensable finalement une fois car j‘ai perdu de la vitesse à cause d’un moment d’hésitation… Aïe… vitesse courte, marche arrière, marche avant et ça repart au grand soulagement de chacun.
Nous arrivons enfin sur le parking de Sossusvlei.
Nous randonnons au pied des dunes dans la rivière asséchée la Tsauchab.
22
23
24 Panorama vallée Tsauchaub
25
Nous pique-niquons à l’ombre d’un arbre sur une des tables laissées à disposition des touristes.
Des oiseaux peu farouches nous tiennent compagnie, alléchés par les miettes de pain que nous leur offrons.
26-27
Nous reprenons la piste en direction de la sortie. Quelques hésitations dans la partie sablonneuse car les traces partent un peu dans tous les sens sur le plateau mais nous arrivons sans encombre au parking 2x4. Je renonce à regonfler les 4 pneus avec la pompe manuelle et décide d’attendre de relier une station service afin de procéder à cela.
Après avoir acheté quelques sodas bien frais à la réception du camping, nous partons en direction du canyon de Sesriem qui se situe 5 km plus loin.
La piste qui y mène est assez rude et très caillouteuse mais sans difficulté majeure.
Le parking en partie haute du canyon est quasi désert. 2 véhicules stationnés seulement. Nous descendons dans le canyon par un accès facilité par des marches. Après avoir croisé quelques visiteurs, nous entamons notre marche à l’intérieur du canyon. Celui-ci s’élargit assez vite et la balade se fait sous le soleil.
28 - Canyon de Sesriem
29
30
31
Après trois quart d’heure de marche, nous faisons demi-tour, les mouches sont envahissantes.
Au retour nous pénétrons la partie étroite du canyon mais devons nous arrêter rapidement car de l’eau bloque le passage. Nous nous remémorons alors notre visite à Water hole Canyon à Page (AZ) et retournons à notre véhicule.
Nous réinstallons le campement.
32
Après l’apéritif et un barbecue, nous nous couchons. Les nuits sont plus chaudes, ça va bien.
Dimanche 18 juillet
Lever à 7h00 sans précipitation. Aujourd’hui, peu de route pour rejoindre le Gecko camp. Petit déjeuner tranquille, vaisselle de la veille et nous quittons Sesriem à 9h00 après avoir fait le plein d’essence et remis la pression des pneus à leur valeur de 2,2 bar.
Direction le parc de Naukluft.
33
Nous arrivons au parc assez tard finalement. Mauvaise appréciation du temps nécessaire à relier la route.
34 - accès à Olive trail
Nous débutons le parcours de l’Olive trail vers midi. Nous voyons à bonne distance des zèbres que nous supposons être des zèbres des montagnes et des oréotragues.
35 - Zèbres dans le parc de Naukluft
Nous pique-niquons sur place. Puis nous faisons un arrêt à Solitaire où nous dégustons un fameux apple strudel.
36 - Solitaire
37 - Boutique à Solitaire
Nous reprenons la piste en direction de Gecko camp. Après avoir lu pas mal de commentaires sur ce camp, nous nous attendions à un accueil chaleureux. Il n’en a rien été et nous sommes allé seuls nous installer au Hilltop campsite en suivant les indications vaguement données par nos hôtes. Le camping de la colline possède un seul emplacement. Le nôtre. Les sanitaires sont sympas, une table avec 2 bancs nous attendent. Très sympa. Un vrai sentiment de « Out of Africa ».
38 - Panorama depuis hilltop campsite Gecko camp
39
La nuit sur cet emplacement sera mauvaise à cause du vent violent qui bat les toiles de tente jusqu’à une heure du matin.
Lundi 19 juillet
Réveil à 6h00. J’allume le Donkey pour que l’eau de la douche soit chaude et nous petit-déjeunons.
La douche se révèle froide. Je n’ai pas du mettre assez de bois. L’apprentissage se fait aux dépends d’Isabelle. Bon… l’eau froide, c’est bon pour la peau dit-on.
40
Nous quittons Gecko camp. La piste pour Walvis Bay est longue et monotone. Difficile parfois à cause des trous, des bosses, etc.
41
42
Grand moment du voyage, nous passons le tropique du Capricorne et sacrifions à la photo souvenir...
43
Nous stoppons à Walvis et parcourons le front de mer. Nous déjeunons au Raft, restaurant sur pilotis qui sert des pizzas, burgers et seafood. Adresse sympa. Quelques vendeurs à la sauvette nous accostent. Nous aurons noté durant l’ensemble de notre voyage en Namibie l’amabilité et la gentillesse de ces commerçants qui ne sont jamais agressifs bien que ne lâchant pas facilement l’affaire. En règle générale, les namibiens avec qui nous aurons à faire ont toujours été sympathiques.
Nous achetons quelques souvenirs et joignons la route vers Swakopmund et le Brigadoon lodge où nous passerons 2 nuits.
44 - chambre Brigadoon lodge
Bed and Breakfast à deux pas de la plage, très bonne adresse.
Mardi 20 juillet
Lever à 7h30 et petit déjeuner copieux à 8h00 sur la terrasse de notre chambre.
A 8h30, nous partons avec Desert Explorers faire du quad dans les dunes. C’est une activité très sympa. 2 heures à faire du roller coster.
Nous faisons quelques courses au supermarché pour le pique-nique du jour. De retour au B&B, décidons finalement de monter finalement à Cape Cross qui se situe 125 km au nord. En chemin, nous nous arrêtons à Hentiesbaai pour nous restaurer et 45 km plus loin arrivons à Cape Cross pour visiter une colonie d’otaries.
Nous nous acquittons des droits d’entrée (30N$ par personne) et immédiatement nous sentons que nous sommes arrivés. Quand j’écris nous sentons, c’est un euphémisme. L’odeur pique les yeux et si tu as perdu l’odorat, il te reste le bruit.
45
46
47
Malgré tout, cette colonie peuplée de milliers d’individus est très impressionnante. Le retour se fait dans l’après-midi sur cette belle piste lisse de Schiste mais dans un brouillard à couper au couteau. De toute façon, nous ne manquons rien car le paysage est des plus monotone.
48 - Retour de Cape Cross
Le soir, dîner au Lighthouse restaurant.
Mercredi 21 juillet
Comme c’est devenu la coutume, nous quittons Swakopmund de bonne heure le matin. L’arrêt à la station service pour faire le plein (en moyenne nous mettrons 100 litres à chaque fois), vérifier la pression des pneus et les niveaux nous prend encore une fois une demi-heure. C’est un moment que nous mettons à profit (et rolle) pour échanger avec le pompiste qui s’occupe de nous.
Après avoir gagné Hentiesbaai par la C34, nous prenons la piste (C35) en direction de Uis
Cette route vers Uis est la plus…barbante de tout le voyage. 100 km de ligne droite, légèrement montante. Le 4x4 est durant tout ce tronçon hésitant entre la 4° vitesse rugissante et la 5° mollassonne. Nous croisons de nombreux Himbas assis à l’ombre d’un panneau routier ou d’un arbre ainsi que des boutiques tenues par des Hereros. Nous nous arrêtons faire quelques achats et échanger mais c’est décevant. On peut prendre des photos moyennant 10 N$ par photo.
Puis nous traversons le plateau du Brandberg par la 2612 à travers de splendides paysages.
Un véhicule est arrêté sur le bord de la piste comme à l’affut. Comme souvent dans ce cas, nous ralentissons. Le chauffeur nous fait signe de nous arrêter et nous apercevons alors entre les arbres deux éléphants à une centaine de mètres. Ce sont les premiers que nous voyons et nous sommes tout excités.
49 - Image furtive de nos premiers éléphants
Quelques photos plus tard, nous arrivons au Mowani Mountain Camp.
Accueil pour le moins… froid du propriétaire qui nous précise sans ménagement que nous sommes à l’accueil du lodge. Nous versons notre écot et nous nous replions vers le terrain de camping, le « coin des pauvres ». Nous n’avons droit à aucune des facilités du lodge, même pas le droit de jeter un œil à la partie hôtelière. Pour l’hospitalité, on repassera.
Le camping se situe à droite de l’entrée gardée du lodge. Quelque centaines de mètres de piste facile et nous voilà sur notre emplacement. Adossés à une colline, l’endroit est vraiment agréable et beau si ce n’était la présence des mouches qui gâche notre plaisir.
50
51
52 - La douche
53 - Vue depuis la douche...
Nous attendons que la nuit tombe pour que ces dernières nous laissent tranquille. Une douche à l’air libre nous rafraichi et nous dînons d’une plâtrée de pâtes avant de nous coucher.
Jeudi 22 juillet
Le rituel du petit déjeuner, des tentes pliées et de la douche froide passé, nous partons de bonne heure en direction du site de Twyfelfontein. La visite débute à 8h30 et partons accompagnés de notre guide et d’un couple d’anglo-sud-africains visiter l’art rupestre ancestral des bushmen. La visite est plaisante et dure une petite heure.
54 - site de Twyfelfontein
55 - Lion man
Nous enchainons par la visite de Organ pipes et Burnt Mountain. Ces 2 sites ne présentent pas un grand intérêt mais leur proximité de Twyfelfontein en fait des lieux incontournables.
56-57 - Organ pipes et burnt mountain
Nous reprenons la piste, direction Palmwag où nous devons passer la nuit en lodge (avec les riches donc si on en croit l’accueil de la veille).
Arrivés en début d’après-midi sur place, nous patientons au bord de la piscine le temps que nos chambres soient prêtes.
Sevrés que nous sommes de rencontres avec les animaux depuis plusieurs jours, nous investissons 400 N$ par personne et partons à 15 heures faire un game drive.
Celui-ci s’avère correct, notre chauffeur Everest (qui pourtant n’en fait pas toute une montagne) est très agréable et pas économe d’anecdotes et de renseignements quant à la vie des animaux.
Lorsque nous quittons la route principale pour nous lancer à travers la savane sur une piste caillouteuse, le terme de safari prend tout son sens. La conduite est assez violente et nous sommes ballotés comme dans le tambour d’une machine à laver. Nous croisons nombre d’animaux et apercevons un éléphant qui s’abreuve dans le lit de la rivière.
58
59
Après un apéritif organisé par Everest (qui tombe à pic) au soleil couchant.
60 - Apéritif dans le bush
61
Nous nous retournons vers le lodge.
Dîner sur place. Menu identique pour tous les pensionnaires. Roti de Springbok que nous accompagnons d’un délicieux vin Sud-africain.
Vendredi 23 juillet
Après une bonne nuit dans un lit douillet, nous quittons Palmwag dans la mâtiné en direction de Ongongo et sa source d’eau chaude.
Nous reprenons la piste rocailleuse que nous avons parcouru partiellement la veille lors du game drive lorsque Maxime aperçoit un troupeau de girafes. Elles sont en contrebas de la route.
62
Le voyage se poursuit lentement, nous profitons du paysage et sommes à l’affût d’animaux que nous sommes susceptibles de voir à tout instant. De nombreux panneaux routiers nous indiquent que nous pouvons rencontrer des éléphants. Il n’en sera rien.
Je jette un œil à la jauge d’essence et estime que nous devons faire le plein. Un œil à la carte et nous dépassons le village d’Ongongo pour aller plus loin à Seisfontein. Nous croisons en route une Outarde Curie qui est le plus grand oiseau volant.
Las, arrivé à Seisfontein il n’y a plus d’essence. La station service est en rupture d’approvisionnement et après avoir jeté un œil au fort transformé en hôtel (dans un cadre très sympa d’ailleurs) et fait quelques courses en ville, nous retournons sur nos pas en direction de Ongongo community camp. Demain, il faudra trouver de l’essence et vite.
La piste rocailleuse qui mène au camp fait une dizaine de kilomètres. Arrivés au camp, nous descendons vers la rivière et prenons possession de l’emplacement le plus proche de celle-ci. Nous déjeunons ici puis finalement remontons occuper une place plus grande et plus pratique dans la partie haute du camping. Bien nous en a pris, les milliers de grenouilles ont fait un vacarme extraordinaire durant toute le nuit. Vacarme atténué par le fait que nous étions loin de la rivière.
L’après-midi se passe en mode « repos » à Warmquelle, piscine naturelle d’eau chaude où nous nous baignons dans une eau limpide et turquoise réservée à nous seuls.
63 - Warmquelle
Le soir, douche dans la plus grande salle de bain du monde, dîner et coucher.
64
65-Bloc sanitaire vu de l'extérieur - 66 - douche
67 - Dans la douche, la plus grande salle de bain du monde... vue imprenable
Samedi 24 juillet
Le petit déjeuner avalé et les tentes pliées, nous continuons notre route vers le nord et Epupa où nous devons être ce soir. Durée du trajet prévisionnel 6 heures.
Des allemands rencontrés la veille nous ont dit tout le bien qu’ils pensaient de Epupa falls, nous préviennent que la route sera longue… et qu’il n’y a pas de carburant à Seisfontein. Oui, merci, je savais.
La piste (D3704) en direction de Opuwo est assez roulante. Soudain, au détour d’un virage, on a l’impression qu’elle n’existe plus. Nous croyons être dans le lit pierreux d’une rivière à sec durant une cinquantaine de mètres. On imagine mal des camions passer par là mais nous en croiserons un néanmoins plus tard.
Un peu plus loin, nous arrivons à Joubert Pass. La piste est bitumée. Nous comprenons rapidement pourquoi. La pente est si forte que le 4x4 perd de la vitesse au point de refuser d’avancer plus loin. Je stoppe, passe la première et essaye de démarrer au frein à main. Impossible. Je me questionne, chacun à bord se demande comment on peut monter une telle côte avec un tel pourcentage !! Au moment où je me dis que je vais faire une marche arrière pour essayer de prendre un peu de vitesse dans la descente précédente, je me ravise et pense à passer la première « low gear ». La puissance du couple permet au véhicule de grimper la déclivité et, au pas, d’arriver au sommet.
Coup de chaud…
Arrivés à Opuwo, nous faisons le plein, (110 litres encore une fois) et sommes assaillis par les enfants qui veulent garder notre voiture pendant que nous faisons quelques courses et par les vendeuses de souvenirs. Après les courses au supermarché, nous repartons vers Epupa, 180 km plus loin.
Quelques kilomètres après Opuwo, nous nous arrêtons sous un arbre pour déjeuner. 2 enfants d’une dizaine d’année sur un âne arrivent à leur tour et nous dévisagent. Nous leur offrons des bonbons afin der rompre la glace. Quelques minutes plus tard leurs parents arrivent à leur tour sur un âne, charriant du bois. La conversation s’engage en anglais. Ils nous expliquent qu’ils vivent dans le bush à une petite distance de là. Nous les laissons là, sous leur arbre qui est le point de ralliement entre les parents et les enfants. L’homme nous demande quelque chose à manger. Nous leur offrons des gâteaux secs, du pain et nous poursuivons notre chemin.
Les paysages sont superbes, les troupeaux de bétail toujours aussi nombreux et nous atteignons Epupa en milieu d’après-midi.
68 - Cattle
Nous resterons 2 nuits au Epupa community campsite. C’est le camping le plus proche des chutes. Une magnifique terrasse en bois domine à une hauteur de 6 m la rivière Kuenene et après un rapide passage aux chutes, nous y buvons un verre en profitant du coucher de soleil et de l’endroit féerique.
69 - Epupa falls
70 - Ponton bar restaurant du community camp
71 - vue depuis le ponton
Dimanche 25 juillet
La veille, dès notre arrivée, nous avons été approchés par un guide qui nous a proposé ses services pour visiter un village Himba ou faire une randonnée.
Nous optons pour la visite d’un village Himba qui est le but de notre voyage dans cette région.
La visite du village est très intéressante. Notre guide Anita, nous révèle les coutumes Himba et nous facilite grandement les échanges avec ces gens d’une gentillesse infinie. Nous sommes très touchés par leur accueil. Nous avions peur de nous retrouver face à des bêtes de foire. Comment rester respectueux de ces gens et ne pas arriver en pays conquis en photographiant tout ce qui passe à portée d’objectif ?
Anita nous met à l’aise et les habitants du village aussi. Nous offrons des bonbons aux enfants mais devant leur difficulté à les manger nous nous rendons compte qu’ils n’ont pas retiré le papier transparent qui entoure celui-ci. Une autre culture…
72
73
74
75
76
Nous quittons au bout de 2 heures à regret le village avec l’énorme sentiment d’avoir fait une rencontre réelle. Qu’en sera-t-il dans quelques années ?
Aujourd’hui, seules les femmes Himbas perpétuent les traditions. Les hommes sont revêtus de maillots de foot d’équipes européennes et ont un GSM à la main.
On a probablement contribué un peu ce matin à la disparition des coutumes ancestrales des Himbas.
De retour au camp, Anita nous guide le long de la rivière Kuenene en amont des chutes. Nous voyons des crocodiles à quelques mètres d’habitants se lavant dans la rivière, et plus loin des Velvets se nourrissant de noix de macadamia. Elle nous montre aussi la flore et nous conte des anecdotes.
77
78 - Palmiers Makalani
L’après-midi sera dédié au repos au campement au bord de la rivière. En fin d’après-midi nous montons sur la colline avoisinante pour avoir les chutes en grand large…
79 - Epupa falls
80
Lundi 26 juillet
Nous repartons vers le sud et empruntons à nouveau la piste qui relie Epupa à Opuwo.
Après 3 h 00 de route, à l’intersection nous empruntons la route C41 puis plus loin la C35 qui nous mène à Hobatere lodge. La route est bitumée, roulante. Il faut juste faire attention aux troupeaux de bétail qui sont sur les bas côtés ou carrément au beau milieu de la route. Pour une voie limitée à 120 km/h, c’est surprenant. This is Africa.
Le paysage est ennuyant au possible.
Nous arrivons à l’entrée de la concession Hobatere lodge à 14 h 00. Celui-ci se trouve au bout d’une piste de 16 km dans la concession privée. Nous apercevons des girafes et des koudous. Ceci augure bien du reste de l’après-midi.
Nous sommes accueillis chaleureusement à la réception de l’hôtel avec un jus de fruit. Nous prenons possession de notre chambre et sommes invités par Shawn à prendre le thé à 15h00 au restaurant.
Le thé est offert aux résidents avec quelques gâteaux faits maison. Shawn qui est le patron du lieu a toujours vécu ici depuis l’enfance. Ce sont ses parents qui ont monté l’affaire. Questionné, il nous explique que c’est lui qui s’occupe du ravitaillement en volant avec son propre avion. Il y a en effet un petit aérodrome contigu au lodge.
En dehors des clôtures du lodge, un hide a été construit. Shawn nous y accompagne à bord d’un vieux Range Rover de 1979. Tout est mécanique sur cet engin nous explique-t-il. Il n’y a que les phares qui soient électriques. C’est mieux pour l’entretien.
Le hide est située à 1 km du lodge à proximité d’un point d’eau très fréquenté par les animaux.
81
Pas question d’y aller à pied. Effectivement, nous passons à côté d’éléphants, c’est très impressionnant.
82
Nous restons 1h30 à observer les zèbres qui s’abreuvent sous le regard de 3 lionnes. L’agitation et l'anxieté qui s’empare du troupeau de zèbres est palpable.
83
L’une des lionnes viendra à proximité du point d’eau en fin d’après-midi.
84
Repas au lodge autour d’un grand feu, nuit calme et reposante.
Mardi 27 juillet
Nous quittons à regret Hobatere après un super petit déjeuner en direction de Etosha NP.
Le parc d’Etosha doit être un grand moment du voyage. Nous sommes un peu sur notre faim quant aux animaux croisés depuis le début de notre aventure. Des Springboks craintifs nous en avons vu des quantités industrielles mais peu d’éléphants ou de girafes. Les zèbres, vus la veille on satisfait notre soif de rayures.
Nous refaisons les 16 km de piste pour relier la route principale (C35) et arrivons à la gate de Etosha vers midi. Nous payons les droits d’entrée pour 3 jours, le garde nous précise que nous devons ressortir avant 12 h 00 maximum vendredi 30 juillet.
Après avoir fait le check in pour accéder au camping, nous roulons sur la partie nord ouest du parc. Ca ne commence pas mal. Gnous, secretary bird, Oryx, springboks, de nombreux animaux sont là.
85 - Secretary
86 - Oryx
Le soir, petit tour au point d’eau d’Okaukuejo. Le meilleur de tous les points d’eau éclairés de Etosha. C’est un ballet incessant de rhinocéros, d’éléphants et de girafes qui viennent s’abreuver sous les projecteurs.
87 - Rhinocéros
88 - Une photo loupée parmi tant d'autres....
Mercredi 28 juillet
Journée consacrée à Etosha NP. Nous sillonnons le parc toute la journée de point d’eau en point d’eau, échangeant avec les véhicules croisés des informations sur la nature des rencontres à faire ou déjà faites.
89 - Point d'eau d'Okaukuejo
90
Le point d’eau de Goas marquera l’apogée de la journée, nous apercevons une lionne tapie à l’ombre. A notre arrivée, elle de lève et va nonchalamment se coucher un peu plus loin.
90
Les portes du parc ferment à 17h45, nous restons jusqu’au dernier moment sur les pistes afin de profiter des belles lumières et des nombreux troupeaux de girafes.
91
Aujourd’hui, pas d’éléphant.
Nous dormons le soir dans un chalet bush du camp de Halali. Apéritif et barbecue sont au rendez-vous d’une soirée tranquille qui sera marquée par la visite d’un ratel.
Jeudi 29 juillet
Aujourd’hui, nous rallions le camp de Halali au camp de Namutoni où nous camperons. De la même façon que la veille, nous explorons les pistes du parc.
En fin de matinée, nous sommes seuls (ce qui est exceptionnel tout de même dans ce parc assez fréquenté) à observer une lionne couchée à l’ombre scrutant le point d’eau et les animaux qui s’y abreuvent.
92
93
Le reste de la journée se déroule sur les pistes avec un arrêt en début d’après-midi dans le camping herbeux de Namutoni où nous prenons nos marques et un peu de repos.
Reprenant la route plus tard, nous verrons un rhinocéros au loin, un éléphant et toujours de nombreuses et somptueuses girafes.
94
En rentrant au camp, une lionne traverse la route juste devant notre véhicule. Nous sommes si surpris et la rencontre est si rapide que nous manquons l’occasion de faire de belles photos.
Vendredi 30 juillet
Après un dernier tour dans Etosha à la recherche de Dik dik nous quittons le parc pour Tsintsabis à la rencontre des Bushmen.
95
Nous arrivons en début d’après-midi au Treesleeper camp. Camp communautaire au milieu d’une forêt, très sympa… et pas bondé comme les camps d’Etosha.
Nous décidons suite à la proposition de notre hôte de faire la visite d’un camp bushmen. 300N$ par personne la balade, ça promet d’être sympa.
Nous quittons le camp à pied avec notre guide (qui est aussi barman-réceptionniste-traducteur et bushman) en direction de Tsintsabis qui est à une grosse demi-heure du camp. Nous faisons quelques achats d’aliments à l’épicerie communautaire pour les offrir aux bushmen qui nous accueillent.
Nous sommes vendredi 30 juillet. Jour de paye. C’est la fête au village. Sono avec des rythmes zouk à fond, alcool à gogo, nous sommes sur nos gardes, il n’y a pas de raison que l’alcool ne rende pas moins idiots les namibiens que les français.
Actuellement, une route se construit reliant Windhoek à l’Angola. Les ouvriers du chantier sont basés à Tsintsabis. Il y a en conséquence beaucoup de communautés et de peuples différents qui s’y croisent. Ceci a pour effet d’engendrer une délinquance et malheureusement pas mal de problème d’alcool et de bagarres. Un poste de police s’est même installé ici alors qu’avant le plus proche était à Tsumeb à 60 km au sud.
Nous voilà repartis à pied durant une demi-heure vers le village bushman.
Arrivés sur place, nous constatons que les femmes ont quitté le camp pour faire des courses (jour de paye) pendant que les hommes boivent en ville (jour de paye). Sympa la balade.
Visite d’une première famille… ils sont absents. Ben tu parles… A la place nous voyons des voisins qui tiennent siège. Notre guide échange quelques mots avec les locataires du lieu et nous partons.
Deuxième famille une centaine de mètres plus loin. Tout le monde est là. Assis à même le sol en train de fumer cigarette sur cigarette. On se regarde tous les trois, j’interroge le guide du regard. Il échange quelques mots avec une femme, nous tournons quelques minutes sur place faisant semblant de nous intéresser à ce que nous voyons sous le regard des habitants et repartons pour une heure de marche en direction du camping.
Nous ne faisons pas de photo, l’ambiance ne s’y prête pas. Nous avons l’impression de visiter un bidonville.
Durée de la visite, 2 h 15, marche et courses incluses.
Au retour, je parle avec notre guide. Il m��explique que les bushmen qui sont là ont été déportés de Etosha où ils vivaient. Le gouvernement leur a offert 2 vaches, une chèvre et des terres et les a obligés à se sédentariser sur cette parcelle. Pour un peuple qui est historiquement une communauté de chasseurs et nomade, ça ne le fait pas vraiment.
Nous comprenons mieux l’impression de pauvreté et de laisser-aller que nous a donné ce village.
Nous ne souhaitions pas une visite avec un faux folklore, mais Treesleeper qui essaye via son association de pérenniser la culture Bushmen a vraiment des soucis à se faire.
Le soir, nous sommes sous les arbres et dormons en entendant au loin la musique provenant de l’épicerie.
Samedi 31juillet
Journée de liaison entre Tsintsabis et Bagani où nous devons loger ce soir près du delta de l’Okavongo.
Nous quittons les pistes pour une route bitumée pour joindre Rundu où nous ferons quelques courses. Tout au long de cette voie (B8) nous voyons de nombreux villages de part et d’autre.
Nous ne savons pas si c’est un rituel du au samedi mais de nombreuses femmes et enfants portent des bidons, tantôt vides et tantôt pleins d’eau. Les hommes sont plus souvent assis, à l’ombre des arbres dans les villages.
L’arrivée à Rundu est épique. La ville est noire de monde. Ca circule plus ou moins à contresens et dans une parfaite anarchie. Etant parisien, je connais ce type de circulation mais en roulant à gauche c’est nettement plus rock and roll. Les gens sont endimanchés et l’atmosphère est bon enfant. Devant retirer de l’argent à un ATM, je renonce, il y a 30 minutes de queue. Nous profitons du supermarché pour faire quelques courses.
Le reste du voyage se passe tranquillement et nous prenons place au camping du Mahangu safari lodge au bord de la rive l’Okavongo. A la réception, nous avançons nos montres d’une heure, et sommes à l’heure du Botswana. Les sanitaires sont corrects, l’emplacement aussi.
96 - Manhangu camp
97 - L'Okavongo
Une bonne adresse. Durant la nuit, les hippopotames investissent le camp et grognent. A l’abri dans les tentes sur toit, nous dormons du sommeil du juste jusqu’au moment où une envie naturelle me fait descendre. Cette envie est satisfaite à 2 m à peine de l’échelle d’accès à la tente et je remonte illico entendant non loin les hippopotames.
Dimanche 1er août
Après un solide petit déjeuner au lodge (la qualité des breakfasts est une constante) nous partons visiter le parc de Mahangu à proximité.
Je m’arrête pour payer l’entrée aux représentants du NWR et lorsque je ressors du bungalow Isabelle et Maxime m’apprennent qu’ils ont aperçu un troupeau d’éléphants traverser la piste. Le game promet !!!
Le Parc de Mahangu se divise en 3 pistes. Une le long de l’Okavongo, une deuxième côté forêt et une troisième qui traverse le parc à la manière d’une autoroute et rejoins la frontière Botswanienne. La première est la plus courue car la liste des animaux que nous sommes susceptibles de voir est longue. Durant les 40 km que dure le drive, nous verrons des babouins, un baobab, un museau d’hippopotame à 300 m (notre premier, on a pris 1265 photos). Rien de génial donc excepté que le parc est très joli. Ah si… 3-4 autruches aussi.
98
Nous allons ensuite au Xaro lodge après avoir traversé la frontière.
Nous nous demandions quel était l’intérêt qu’avait le prestataire à nous faire passer la frontière pour aller rejoindre ce lodge. Nous avons compris dès notre arrivée.
Nous sommes accueillis très aimablement. A la demande de la réceptionniste nous vidons le coffre de la voiture et montons à bord d’un bateau chargés de nos valises et de notre matériel photographique. Vingt minutes plus loin nous arrivons à destination Ce trajet sur l’Okavongo est agréable et riche en rencontre avec des crocodiles paisiblement ( ?) couchés sur la rive.
99-100 Xaro lodge
101
102
Nous dormirons dans des tentes sur pilotis avec salle de bain individuelle. Le grand luxe, une infinie gentillesse de nos hôtes, le paradis sur terre, loin de tout. Le soir nous retrouvons des sud africains, des allemands et un couple de français originaires de Toulouse entrevus le premier jour à Windhoek à table et discutons ensembles de nos voyages.
Lundi 2 août
Petit déjeuner au lodge, retour en bateau et nous reprenons possession de notre véhicule resté sur le parking. Comme la visite de la veille n’a pas été fructueuse, nous décidons de visiter à nouveau le parc de Mahangu après avoir repassé la frontière. Nous payons une fois de plus l’entrée et reprenons la même piste.
Cette fois, dans sa première partie, nous voyons des zèbres, des hippotragues et des girafes. Toujours pas d’éléphants.
Nous roulons ensuite en direction de Kongola où, après un petit ravitaillement nous séjournerons pour une nuit au camping du Mazambala island lodge.
Mardi 3 août
Nous plions une dernière fois les tentes sur toit, enlevons les duvets, offrons à une jeune fille du camping une couette que nous avions acheté à Mariental après notre première nuit si froide et repassons la frontière aujourd’hui encore pour aller au Botswana à Kasane. Cette fois, nous passons au pont de Ngoma. A cet endroit, le poste de frontière est plus grand que la veille. Il y a même… une barrière sanitaire. Nous n’avons pas le droit de faire passer de la viande de bœuf crue au Botswana en venant de Namibie. Pas de problème, nous n’avons que du biltong, viande de bœuf séchée. Ben oui… mais c’est cru quand même et je me fais saisir l’équivalent de 17€ de viande !!! Faut être bête quand même !!! Si nous avions mis le Biltong ailleurs que dans la glacière ou le frigo, on l’aurait passé mais bon…
De l’autre côté de la frontière, nous empruntons la route nord qui traverse le parc de Chobe. Nous voyons à plusieurs reprises des éléphants traverser la route ou stationner en bordure. Nous sommes éberlués. Enfin des éléphants tout prêts de nous.
103
104
Nous arrivons à Kasane en début d’après-midi et faisons le check in au Water Lily lodge.
Ce n’est pas le super luxe mais l’hôtel est correct. La chambre un peu vieillotte, un matelas jeté au sol pour faire le troisième couchage…
105
Vers 15h nous partons avec un couple d’anglais pour un game drive à Chobe.
Les compagnies qui peuvent emmener des touristes sont assez nombreuses à Kasane. Nous faisons confiance à l’hôtel pour nous organiser ça.
Nous payons les droits d’entrée du parc élevés 120 pulas par personne et 300 pula pour le drive.
Les pistes de Chobe sont très sablonneuses et nous apprécions d’avoir un chauffeur pour nous conduire dans le parc qui ne possède pas ou si peu de signalisation. Nous longeons la rivière et voyons de nombreux éléphants, girafes, hippopotames et enfin des buffles après lesquels nous courrions depuis plusieurs jours.
106
107
Soudain, En fin de drive vers 17 h00, effervescence entre les chauffeurs des différentes compagnies. Un léopard a été vu non loin. Nous nous rendons sur place à toute vitesse et là, c’est un embouteillage en règle et chacun y va de son autorité pour permettre à ses clients de voir l’animal. Heureusement, personne ne s’attarde outrageusement mais la bête n’est surement pas dans son état normal.
108
Nous avons presque réalisé le Big Five. Il manque le guépard mais un léopard fera l’affaire.
Nous rentrons ensuite au lodge dans le froid et la nuit.
Nous dînons à l’hôtel le soir. Service lent mais plats corrects.
Mercredi 4 août
Lors de l’élaboration du voyage, un des projets consistait à voir les chutes Victoria. De ce fait, on doit laisser notre véhicule à Kasane. Un prestataire arrive vers midi récupérer le 4x4 avec le réservoir vide (ou presque).
Une fois le véhicule parti, nous allons en ville échanger quelques euros en pulas.
En revenant de la banque, nous nous arrêtons à la poste où pour 1€ nous avons accès à internet. C’est pas du haut débit mais comme nous n’avons pas pu nous connecter depuis 2 semaines, je souhaite donner des nouvelles à nos proches.
Première chose, jeter un œil sur les comptes bancaires. Bien nous en a prit. Nous constatons que ma carte Visa a été piratée et que nous avons 5.700€ d’achat en attente de débit fin août. Un message vite fait à la banque (enfin vite fait avec la touche @ qui marche pas et avec le stress de la découverte ça le fait pas trop) pour prévenir du fait et notre demi-heure de haut débit 56k est terminée. Pour les nouvelles à la famille, on enverra des textos.
Du coup, carte Visa bloquée, on finira avec la Mastercard d’Isabelle.
L’après-midi est consacré à la détente et à divers échanges téléphoniques avec le banquier jusqu’au départ en bateau à 15 h 00 pour un « boat-cruise » la rivière Chobe.
Nous sommes à bord d’un petit bateau pouvant recevoir 8 personnes et nous sommes… trois plus le capitaine.
Comme pour le game en voiture, nous payons à nouveau l’entrée du parc et de la balade en bateau.
La petitesse du bateau nous permet de nous faufiler dans des bras de la rivière que les gros catamarans (avec parfois 100 personnes à bord) ne peuvent pas atteindre. Nous prenons beaucoup de plaisir à voguer sur les eaux calmes entre les crocodiles, les hippopotames et autres varans, éléphants, etc.
109
110
111
112
113
114
115
Nous voyons, une des plus belles images de nos vacances. Plusieurs centaines d’éléphants, environ 500 d’après notre cap’ tain passent sur un banc de terre et se dirigent vers un endroit où pousse de l’herbe tendre et grasse.
116
117
Nous restons peut-être une demi-heure sur place, bateau échoué à attendre la bonne lumière. C’est magique.
Nous retournons au lodge à 18h30 satisfaits, l’impression d’avoir eu un truc pour nous seuls. Quel bel après-midi!
Jeudi 5 août
Comme tu as tout suivi, tu as remarqué que nous n’avions plus de voiture.
Ce matin, il est prévu que l’on passe nous chercher à 9h30 pour nous conduire à Victoria Falls.
A 8h30 nous sommes prêts et patientons au bord de la piscine. A 9h00, notre chauffeur arrive. Il nous conduit avec d’autres voyageurs à la frontière Zambienne pour certains d’entre nous et Zimbabwéenne pour d’autres où un autre chauffeur nous attend, de l’autre côté de la barrière marquant le passage entre les deux Etats. Nous avons l’impression d’être à Check Point Charlie du temps de la guerre froide et nous passons avec nos valises à la main en essayant de ne rien oublier.
Notre nouveau chauffeur s’appelle Frederick. Il a un prénom super sympa.
Arrivés à Victoria Falls, je me rends compte que j’ai oublié mon chapeau (un Stetson acheté à Kanab en Utah en 2007). Là, je suis vert…A tous les coups, je l’ai probablement oublié lorsqu’on a payé les visas pour entrer au Zimbabwe. Je fais part à Frederick de mon désarroi et lui demande s’il retourne sur place aujourd’hui ou demain faire un transfert de voyageurs de jeter un œil dans le bureau de la douane.
Le Victoria falls Hôtel est un très vieil établissement au charme suranné de l’Empire Anglais de la reine Victoria.
Nous héritons d’une chambre vieillotte en bout de couloir mais bon… ça roule quand même.
En début d’après-midi nous partons visiter le site des chutes Victoria. Nous sommes accompagnés d’un policier entre la sortie de l’hôtel et l’entrée du site des chutes. C’est un peu lourd en fait, surtout que nous n’avons pas l’impression que ça craint, mais on ne peut pas y échapper. Quelques vendeurs à la sauvette nous accompagnent.
Les chutes de Niagara sont les plus grandes en débit, les chutes de Iguaçu sont les plus larges et les chutes Victoria sont les plus hautes. C’est du moins ce que nous lisons à l’entrée du site. Comme ça, tout le monde il est content !
L’entrée est payante. Tu parles, 30 US$ par personne! C’est extrêmement cher, surtout que ce n’est pas le président Mugabe qui les a creusées en personne…
Le site est magnifique, la rain Forest très impressionnante et au bout de 2 heures nous sommes au bout du site. Nous avons vue sur le pont qui enjambe la rivière Zambèze marquant la frontière entre le Zimbabwe où nous sommes et la Zambie.
118
119
120
Nous faisons l’impasse sur toutes les activités possible et imaginable dans un tel cadre (vol en ULM, hélicoptère, base dump, tyrolienne, safari, château de sable, etc.) qui sont toujours très chères.
Nous faisons une incursion en ville à pied pour sentir un peu l’atmosphère. La vie est très difficile au Zimbabwe et la population souffre énormément. Les vendeurs de souvenirs sont assez pressants (c’est un mot faible) et nous faisons demi-tour assez vite, on n’a pas envie aujourd’hui d’être harcelés.
Nous rentrons à l’hôtel et lorsque nous arrivons à la chambre, la réception appelle. Notre chauffeur Frederick nous fait demander, il a mon chapeau. J’arrache un (gros) billet de mon porte-monnaie et cours à la rencontre de mon sauveur. Il est là, le Stetson à la main.
Frederick m’explique que j’ai perdu mon couvre-chef le matin en montant dans le van. Apparemment des gens l’on vu et nous ont appelés mais nous avons été sourds à leurs cris. Frederick est retourné sur place l’après-midi, le chapeau l’attendait posé sur un poteau.
Je le remercie chaleureusement, cet objet est plus qu’un chapeau pour moi.
Nous dînons à l’hôtel.
Vendredi 6 août
Petit déjeuner à volonté au Victoria falls hôtel. Le meilleur et toujours à l’anglaise. Nous adorons cela.
En matinée, nous nous rendons à un point de vue entre la seconde et la troisième gorge. De là nous voyons le Zambèze et la frontière avec la Zambie.
121
Initialement nous souhaitions nous rendre en Zambie voir les chutes sous un autre angle que la veille. Le prix du visa (20 US$ par personne) et de l’entrée au site (30 US$ par personne) nous fait reculer.
Nous allons ensuite au Curio village acheter quelques souvenirs. Ca se fait un peu dans la douleur, les commerçants sont très pressants et lorsqu’ils sont à bout d’argument pour vendre des statuettes qui sont toutes identiques, veulent procéder à des échanges de tee-shirt, chaussures et même de nos chaussettes. Ce n’est pas évident.
L’après-midi, la piscine s’offre à nous. Une demi-journée de pur repos à glander sans rien faire sur 24 jours, c’est peu finalement et chacun à droit au repos. J'en profite pour faire des photos de l'hôtel.
122 - Victoria Falls hôtel
123
124
125
En milieu d’après-midi, je ne tiens plus en place et je retourne seul à pied au point de vue où nous étions le matin pour avoir une autre lumière mais le site est à l’ombre. Je suis déçu.
Samedi 7 août
Nous décollons à 13h20 de Victoria falls airport en direction de Johannesburg et à 19h30 de Johannesburg pour Paris.
Le voyage, comme d’habitude est long et l’arrivée le dimanche matin à Roissy CDG à 6h30 un cauchemar. Nous récupérons nos valises, rentrons à la maison. Lundi 9 août
Au boulot…c’est brutal…
Le bilan :
Le retour a eu lieu il y a 5 semaines déjà.
Le voyage s’est décanté.
Si dans un premier temps nous n’étions pas aussi enthousiastes que lors de nos voyages aux USA, nous avons depuis révisé notre jugement et avons profondément aimé la région, les gens et la liberté que nous ont procurés ces vacances.
J’ai aimé cette lumière, si pure le matin et le soir, que je n’avais jamais eu auparavant. Ces nuits étoilées...
Merci à Vilcanota qui m'a prêté une partie du matériel photographique et grâce à qui j'ai réussi à faire quelques clichés... 😛









