Bonsoir,
Après réflexion, le tour des Annapurna envisagé va me sembler trop fréquenté à cette date.
Des idées, svp, pour un trek pas trop plan plan, en dessous de 6500 m (!) ?
Merci
Bonjour à tous.
J'envisage de faire la haute route de l'Everest en Mai 2018, en zappant le col de Kongma La qui a l'air vraiment au dessus de mes capacités. Donc je partirai à priori sur le "trek des 2 cols" 😄
Je me demandais si le mois de Mai était adapté pour ce parcours, ou si il serait préférable de partir plus tôt, c'est à dire en Avril. Mes interrogations portent sur la visibilité et les chutes de neige éventuelles. Sachant que je compte partir avec ma compagne sans guide ni porteur. Dans l'idée on ne serait pas contre payer un guide pour le passage du Cho La et Renjo La si besoin est.
On a un calendrier assez flexible pour l'instant, néanmoins le mois de Mai nous arrange pas mal.
Merci pour votre lecture !
Je me demandais si le mois de Mai était adapté pour ce parcours, ou si il serait préférable de partir plus tôt, c'est à dire en Avril. Mes interrogations portent sur la visibilité et les chutes de neige éventuelles. Sachant que je compte partir avec ma compagne sans guide ni porteur. Dans l'idée on ne serait pas contre payer un guide pour le passage du Cho La et Renjo La si besoin est.
On a un calendrier assez flexible pour l'instant, néanmoins le mois de Mai nous arrange pas mal.
Merci pour votre lecture !
salut salut, nous sommes 2 personnes de 27 ans partant pour le nepal en avril 2017. Le plan serait de faire l'ascension du GOKYO PEAK (5360m), passer par le col CHOLA PASS (5330m), puis somme du KALA PATAR (5545m). Nous sommes plutot sportifs (randos à 2000m d+ journee avec sac sur 2-3 jours). habitude de dormir vers les 3000m dans les Pyrénées en tente.
Mes questions sont les suivantes, est il possibles d'envisager ce trek (environ 20 jours) sans guides et sans porteurs MAIS PAS en autonomie complete (repas en lodges)?
Le probleme principal etant le ravitaillement en nourriture dans les lodges, est il possible de manger dans les lodges et dormir en tente un peu plus loin ? le parc nationnal le permet il ?
on me propose ce trek tout compris 20 jours (avion ktm/lukla, porteurs, guides, herbergements) pour 1300€, est ce dans la moyenne pour 2 personnes?
et bien sur, si des personnes ont deja faites ce trek je serai ravis d'échanger avec vous sur la faisabilité de mon projet. et encore si des gens veulent se greffer à notre projet c'est avec plaisir que nous les acceuillerons
sportivement nicolas
et bien sur, si des personnes ont deja faites ce trek je serai ravis d'échanger avec vous sur la faisabilité de mon projet. et encore si des gens veulent se greffer à notre projet c'est avec plaisir que nous les acceuillerons
sportivement nicolas
Bonjour à tous,
Je me rends au Népal et compte entreprendre lors de mon séjour, un trek ( fin février/début mars) sur une douzaine de jours au max, voire un peu moins, ce ne serait pas dérangeant. J'ai laissé de côté certains circuits ( tour de l'Annapurna, le sanctuaire, l'EBC...), considérant la saison, l'altitude et l'enneigement, et aussi le fait que je veuille marcher sans guide.
Mes recherches m'ont conduit vers 2 idées.
Première idée: les balcons sud de l'Annapurna, les bien nommés Muldai, khopra danda, Poon hill et Mohare danda. ce trek s'apparente à celui du khopra ridge/danda ou de l' Annapurna dhaulagiri community, avec peut être une ou deux variantes personnelles.
Deuxième idée: le mardi himal trek, sur lequel pour l'instant, je n'ai que quelques infos.
J'aimerais avoir vos commentaires, avis, préférences sur ces 2 idées. En quoi ces deux itinéraires pourraient ils être différents en termes d'ambiances, de paysages, etc...?
j'y vais dans le but de marcher, admirer les panoramas, prendre le pouls des sentiers et de la montagne, apprécier le temps qui passe ainsi que tout ce qui s'offrira à moi. je veux dire par là que le défi sportif n'est pas à l'ordre du jour, même si je ne suis pas bien sûr contre le fait de crapahuter un peu...L'effort, oui. La vitesse, non. 🙂
Merci d'avance pour votre aide et votre contribution,
Nico
Je me rends au Népal et compte entreprendre lors de mon séjour, un trek ( fin février/début mars) sur une douzaine de jours au max, voire un peu moins, ce ne serait pas dérangeant. J'ai laissé de côté certains circuits ( tour de l'Annapurna, le sanctuaire, l'EBC...), considérant la saison, l'altitude et l'enneigement, et aussi le fait que je veuille marcher sans guide.
Mes recherches m'ont conduit vers 2 idées.
Première idée: les balcons sud de l'Annapurna, les bien nommés Muldai, khopra danda, Poon hill et Mohare danda. ce trek s'apparente à celui du khopra ridge/danda ou de l' Annapurna dhaulagiri community, avec peut être une ou deux variantes personnelles.
Deuxième idée: le mardi himal trek, sur lequel pour l'instant, je n'ai que quelques infos.
J'aimerais avoir vos commentaires, avis, préférences sur ces 2 idées. En quoi ces deux itinéraires pourraient ils être différents en termes d'ambiances, de paysages, etc...?
j'y vais dans le but de marcher, admirer les panoramas, prendre le pouls des sentiers et de la montagne, apprécier le temps qui passe ainsi que tout ce qui s'offrira à moi. je veux dire par là que le défi sportif n'est pas à l'ordre du jour, même si je ne suis pas bien sûr contre le fait de crapahuter un peu...L'effort, oui. La vitesse, non. 🙂
Merci d'avance pour votre aide et votre contribution,
Nico
Bonjour tout le monde !
Moi et ma copine envisageons de faire le camp de base de l'Everest entre septembre et début décembre 2018 et nous aimerions savoir quel est le meilleur moment selon pour y aller puisque nous ne voulons pas être parmi beaucoup de touriste, même si nous savons très bien que c'est la période touristique! -Pour ceux et celle qui l'ont fait, est-ce qu'il y a un moment idéal dans cette période pour faire ce trek ? -Est-ce que ce Trek ce fait bien en septembre? Température? Touriste? Sentier fermé ? Nous allons probablement avoir un guide là-bas aussi...
Nous avons besoin d'aide puisqu'on arrive pas à se décider quand on y va ! MERCI ! :)
Moi et ma copine envisageons de faire le camp de base de l'Everest entre septembre et début décembre 2018 et nous aimerions savoir quel est le meilleur moment selon pour y aller puisque nous ne voulons pas être parmi beaucoup de touriste, même si nous savons très bien que c'est la période touristique! -Pour ceux et celle qui l'ont fait, est-ce qu'il y a un moment idéal dans cette période pour faire ce trek ? -Est-ce que ce Trek ce fait bien en septembre? Température? Touriste? Sentier fermé ? Nous allons probablement avoir un guide là-bas aussi...
Nous avons besoin d'aide puisqu'on arrive pas à se décider quand on y va ! MERCI ! :)
Bonjour,
Je prévois de partir au Népal afin d'y faire le trek jusqu'au camp de base de l'Everest seul sans passer par une agence. Par contre, j'ai des petit problème de dos c'est pourquoi j'aimerai faire porter mon sac entre les lodges. Je me suis renseigné auprès de certaines agences qui me proposent de suivre un groupe pour effectuer ce trek en 14/15 jours. J'aimerai le faire en 19 jours afin de me prévoir des journées d’acclimatation à Gokyo et Dragnag.
Cela est-il possible? Ya t il des risque de partir seul comme, par exemple, de ne pas trouver de lodge?
Merci d'avance pour vos conseils
Gilles
Je prévois de partir au Népal afin d'y faire le trek jusqu'au camp de base de l'Everest seul sans passer par une agence. Par contre, j'ai des petit problème de dos c'est pourquoi j'aimerai faire porter mon sac entre les lodges. Je me suis renseigné auprès de certaines agences qui me proposent de suivre un groupe pour effectuer ce trek en 14/15 jours. J'aimerai le faire en 19 jours afin de me prévoir des journées d’acclimatation à Gokyo et Dragnag.
Cela est-il possible? Ya t il des risque de partir seul comme, par exemple, de ne pas trouver de lodge?
Merci d'avance pour vos conseils
Gilles
Bonjour à tous,
Je viens recoller l'avis et conseils de la communauté. Je pars du 28/02 au 16/03 en direction de ce magnifique pays de la randonnée soit 16 jours sur place.
Je pars solo (ce n'est pas la première fois) et mon objectif est de marcher de la randonnée avec de magnifique paysage. Adepte de randonnées et de voyage en mode tente et nuit en sommet, j'ai décidé pour ce voyage de ne pas prendre ma tente mais de dormir chez l'habitant (Lodge ou petite maison de préférence).
J'ai l'habitude de chercher vraiment les zones le moins touristiques possibles mais si je sais d'avance que je ne vais pas pouvoir éviter le monde tout le temps au Népal. Le tour des Annapurna en passant par les petits sentiers et éviter au maximun la piste de 4x4 est une option mais il y a tellement d'autre endroit que j'attends de vos conseils.
Voyageant solo et ne voulant pas de guide, je sais que je suis bloqué our certains parc. J'aimerai avoir votre avis sur les meilleurs treks à réaliser et en favorisant les lieux les plus éloignés?
Merci de votre aide et conseil. Damien
Je viens recoller l'avis et conseils de la communauté. Je pars du 28/02 au 16/03 en direction de ce magnifique pays de la randonnée soit 16 jours sur place.
Je pars solo (ce n'est pas la première fois) et mon objectif est de marcher de la randonnée avec de magnifique paysage. Adepte de randonnées et de voyage en mode tente et nuit en sommet, j'ai décidé pour ce voyage de ne pas prendre ma tente mais de dormir chez l'habitant (Lodge ou petite maison de préférence).
J'ai l'habitude de chercher vraiment les zones le moins touristiques possibles mais si je sais d'avance que je ne vais pas pouvoir éviter le monde tout le temps au Népal. Le tour des Annapurna en passant par les petits sentiers et éviter au maximun la piste de 4x4 est une option mais il y a tellement d'autre endroit que j'attends de vos conseils.
Voyageant solo et ne voulant pas de guide, je sais que je suis bloqué our certains parc. J'aimerai avoir votre avis sur les meilleurs treks à réaliser et en favorisant les lieux les plus éloignés?
Merci de votre aide et conseil. Damien
Bonjour à tous!
C'est décidé, je vais passer les fetes de fin d'année au Nepal! J'en suis donc à la préparation d'un trek que je ferais avec mon compagnon, sans guide ni porteur. Nous arrivons à Kathmandu le 23 décembre et souhaiterions prendre un vol pour Lukla le 24. Notre vol de retour de Katmanthu est le 10 janvier. Du coup je compte environ 14 jours pleins pour faire ce trek. (Pour avoir de la marge au retour si jamais le vol Lukla-Kathmandu est annulé).
Le soucis est que plus je passe de temps sur internet, plus je deviens indécise sur le trajet à effectuer...🤪 Faire l'EBC? Faire les 3 pass? Faire un mix des 2? Gokyo? Alors pour le coup je compte sur vos retours d'experience pour me faire une idée... j'ai besoin de vos avis, coups de coeur, impressions totalement subjectives, ou conseils tout à fait importants!
Qu'avez vous pensé des different pass? Vaut-il le coup d'aller jusqu'au camp de base? La vue du Kala Patthar est-elle aussi belle que ce que j'imagine? Le kongma La est-il le plus beau des 3 pass? Pour aller à Gokyo vaut-il mieux passer par Thame ou bien Phortse? Est-ce que vous me conseillez de faire une journée "d'acclimatation" à Chukhung Ri?......?
Un grand merci d'avance pour vos retours!!
C'est décidé, je vais passer les fetes de fin d'année au Nepal! J'en suis donc à la préparation d'un trek que je ferais avec mon compagnon, sans guide ni porteur. Nous arrivons à Kathmandu le 23 décembre et souhaiterions prendre un vol pour Lukla le 24. Notre vol de retour de Katmanthu est le 10 janvier. Du coup je compte environ 14 jours pleins pour faire ce trek. (Pour avoir de la marge au retour si jamais le vol Lukla-Kathmandu est annulé).
Le soucis est que plus je passe de temps sur internet, plus je deviens indécise sur le trajet à effectuer...🤪 Faire l'EBC? Faire les 3 pass? Faire un mix des 2? Gokyo? Alors pour le coup je compte sur vos retours d'experience pour me faire une idée... j'ai besoin de vos avis, coups de coeur, impressions totalement subjectives, ou conseils tout à fait importants!
Qu'avez vous pensé des different pass? Vaut-il le coup d'aller jusqu'au camp de base? La vue du Kala Patthar est-elle aussi belle que ce que j'imagine? Le kongma La est-il le plus beau des 3 pass? Pour aller à Gokyo vaut-il mieux passer par Thame ou bien Phortse? Est-ce que vous me conseillez de faire une journée "d'acclimatation" à Chukhung Ri?......?
Un grand merci d'avance pour vos retours!!
Bonjour à tous !
Je compte me rendre au Népal du 10 au 18 mars avec ma copine (26 et 23 ans). C'est très court mais c'est le seul créneau qu'on ait pu obtenir, les billets sont à 300€ aller-retour à partir de Bangkok donc c'est l'occasion ! Durant ces 7 jours "pleins" on voudrait caser 4 ou 5 jours de trek comme vous vous en doutez... mais pour cela on hésite entre les 3 suivants (par ordre de préférence) :
1/ La vallée du Langtang sur 5 jours (3 jours de montée, 2 jours de descente)
1er Jour: Kathmandu à Shyabru Bensi en bus 2eme : Shyabru Bensi à Lama Hotel 3eme : Lama hotel à Langtang 4eme : Langtang à Kyanjin Gompa et alentours (Tserko Ri ?) 5eme : Alentours Kyanjin Gompa et retour à Langtang le soir 6eme : Langtang à Shyabru Bensi 7eme : Shyabru Bensi à Kathmandu en bus
ou quelque chose dans le genre (bus jusqu'à Dhunche plutôt ? Arrêt à Bamboo ?)
2/ Le lac sacré de Gosaikunda sur 4 ou 5 jours (faisable ?)
3/ Le Ghorepani/Poon Hill Trek de 5 jours (Ghandruk, Ghorepani, Poon Hill... Va-t-il jusqu'au ABC ?)
Sachant que l'on arrive à Katmandou le 10 mars vers 16h et qu'on en repart le 18 mars à 9h, on sait qu'il nous faudra 2 jours A-R en bus pour l'un ou l'autre trek, ce qui nous laisse peu de marge de manœuvre (du 12 au 16 mars en gros...)
Avec vos expériences personnelles lesquelles nous conseilleriez-vous ? On recherche avant tout les fabuleux paysages montagneux, la variété et l'authenticité. C'est d'ailleurs pour cela qu'on a choisi de mettre de côté le Helambu et le Tamang Heritage Trail... Les 3 treks ont l'air abordables au niveau physique donc on préférerait choisir celui qui nous en mettra plein la vue !
Je souhaite surtout savoir 2 choses :
- Est-il possible de faire une visite express du Langtang en 5 jours incluant le Kyanjin Gompa au lieu des 10 ou 12 habituellement prévus ? - Y'a-t-il vraiment beaucoup de touristes au mois de mars aux environs du Poon Hill ?
Toutes vos suggestions sont les bienvenues ! Merci beaucoup et bonne journée !
Je compte me rendre au Népal du 10 au 18 mars avec ma copine (26 et 23 ans). C'est très court mais c'est le seul créneau qu'on ait pu obtenir, les billets sont à 300€ aller-retour à partir de Bangkok donc c'est l'occasion ! Durant ces 7 jours "pleins" on voudrait caser 4 ou 5 jours de trek comme vous vous en doutez... mais pour cela on hésite entre les 3 suivants (par ordre de préférence) :
1/ La vallée du Langtang sur 5 jours (3 jours de montée, 2 jours de descente)
1er Jour: Kathmandu à Shyabru Bensi en bus 2eme : Shyabru Bensi à Lama Hotel 3eme : Lama hotel à Langtang 4eme : Langtang à Kyanjin Gompa et alentours (Tserko Ri ?) 5eme : Alentours Kyanjin Gompa et retour à Langtang le soir 6eme : Langtang à Shyabru Bensi 7eme : Shyabru Bensi à Kathmandu en bus
ou quelque chose dans le genre (bus jusqu'à Dhunche plutôt ? Arrêt à Bamboo ?)
2/ Le lac sacré de Gosaikunda sur 4 ou 5 jours (faisable ?)
3/ Le Ghorepani/Poon Hill Trek de 5 jours (Ghandruk, Ghorepani, Poon Hill... Va-t-il jusqu'au ABC ?)
Sachant que l'on arrive à Katmandou le 10 mars vers 16h et qu'on en repart le 18 mars à 9h, on sait qu'il nous faudra 2 jours A-R en bus pour l'un ou l'autre trek, ce qui nous laisse peu de marge de manœuvre (du 12 au 16 mars en gros...)
Avec vos expériences personnelles lesquelles nous conseilleriez-vous ? On recherche avant tout les fabuleux paysages montagneux, la variété et l'authenticité. C'est d'ailleurs pour cela qu'on a choisi de mettre de côté le Helambu et le Tamang Heritage Trail... Les 3 treks ont l'air abordables au niveau physique donc on préférerait choisir celui qui nous en mettra plein la vue !
Je souhaite surtout savoir 2 choses :
- Est-il possible de faire une visite express du Langtang en 5 jours incluant le Kyanjin Gompa au lieu des 10 ou 12 habituellement prévus ? - Y'a-t-il vraiment beaucoup de touristes au mois de mars aux environs du Poon Hill ?
Toutes vos suggestions sont les bienvenues ! Merci beaucoup et bonne journée !
Bonjour,
Je viens de prendre mes billets pour le Népal, départ le 26/10/2014 de Lyon et retour le 14/11/2014 de Katmandou. Etant plutôt sportive, j'ai l'intention d'y faire le max de trek. Cela fait toutefois 10 ans que je n'ai pas voyagé seule et j'appréhende un peu.
En lisant les blogs et forums, j'ai l'impression que le Népal c'est un peu l'autoroute du Trek alors j’hésite entre partir marcher seule au risque de me retrouver pendant trois semaines confrontée à ma solitude ou avec un groupe de 15 personnes genre colo de vieux croûtons.
Je caricature ou pas ?
Merci de vos réactions
Agathe
Je viens de prendre mes billets pour le Népal, départ le 26/10/2014 de Lyon et retour le 14/11/2014 de Katmandou. Etant plutôt sportive, j'ai l'intention d'y faire le max de trek. Cela fait toutefois 10 ans que je n'ai pas voyagé seule et j'appréhende un peu.
En lisant les blogs et forums, j'ai l'impression que le Népal c'est un peu l'autoroute du Trek alors j’hésite entre partir marcher seule au risque de me retrouver pendant trois semaines confrontée à ma solitude ou avec un groupe de 15 personnes genre colo de vieux croûtons.
Je caricature ou pas ?
Merci de vos réactions
Agathe
Bonjour, nous sommes un groupe de 5 trentenaires intéressés par un 1er trek au Népal pour une durée de 3 semaines , notre choix de départ était le Tour des Annapurnas mais en lisant plusieurs compte rendu j ai l impression que ce trek victime de son succés a perdu de son authenticité, de par sa fréquentation importante, le commerce qu il engendre et la piste qui mange une partie du trek...
Du coup en m interessant aux nombreux treks du pays mon oeil s est porté sur Le tour du Manaslu ( un équivalent du tour des annapurnas plus authentique? aussi beau? ) et par " l everest camp via le lac gokyo" .
J aimerai connaitre votre avis sur ces differents trek sachant qu on recherche avant tout a en prendre plein les yeux , les paysages sont pour nous la priorité mais si on peut allié l authenticité des villages avec ce n est que mieux...
Si vous avez d autres treks à nous proposer dans le meme style nous sommes preneurs.
Merci d avance.
Bonjour, un petit retour en forme de guide de voyage sur le trek du camp de base du Mardi Himal effectué du 15 au 21 novembre. Il vous faudra une petite semaine pour monter à 4500m d’altitude en partant de Pokhara et y revenir.
Jour 1 : De Pokhara lake side, direction Baglung bus station (400rps en taxi ou 1h30 de marche ou bus local). Demandez le bus pour Phedi, c’est le départ du trek. 1h de bus, 100rps. Vous pouvez avec le même bus continuer 1 heure de plus pour aller à Kande (départ alternatif du trek). Si vous voulez alléger un peu l’énorme liasse de roupies qui constitue votre budget pour une semaine de trek, vous pouvez prendre un taxi jusqu’à Phedi pour 1200 roupies (à peu près, cela dépendra de votre aptitude à la négociation tarifaire).
Phedi (1130m) – (upper)Dampus (1650). C’est court mais intense. Vous descendez du bus, traversez la route et commencez directement à monter des marches d’escalier. Courage, cela prendra 1h30 pour venir à bout des 3650 marches restantes. Je vais vous épargner les détails, mais je m’arrête à Dampus une semaine. D’abord car je vais chez des amis et puis la vue est pas mal du tout ! Libre à vous de continuer vers Pothana (1 petite heure), voir Deurali (encore 1 heure supplémentaire).
Jour 2 : Dampus – Pothana – Deurali (2100) – Forest Camp (2540) En sortant de Dampus, il faut stopper au bureau de l’ACAP pour présenter ses papiers en règle, à savoir le TIMS et le droit d’entrée ACAP. Attention, le droit d’entrée ACAP se paie 2000 roupies à Katmandu ou Pokhara. Ici, c’est 6000 rps…véritable insulte aux têtes de linotte et autres procrastinateurs. En sortant de ce bureau, digne truchement de la corruption ambiante de ce beau pays montagneux, ne manquez pas l’occasion de vous procurer dans le dernier magasin de Dampus, un magnifique bâton de marche taillé dans du véritable bois d’arbre, pour la modique somme de 100 roupies. Ensuite, entamez votre montée vers Pothana, charmant village aux doux airs alpins puis suivez la crête encore 1 heure en montant vers Deurali, à 2100m. C’est un ensemble de 3 ou 4 guest house qui constitue une halte agréable avec une superbe vue sur les collines invitant à la méditation. A la sortie de Deurali, le sentier à gauche descend vers Landruk et le trek de l’abc. Si vous n’avez pas changé d’avis sur votre choix de trek, il serait judicieux d’emprunter le sentier sur votre droite. Vous allez alors pénétrer dans une forêt dense pour y passer les 4 prochaines heures. Oubliez les récits de touristes esseulés croqués par des léopards, et autres bûcherons solitaires morcelés par des ours, et continuez d’avancer sur ce sentier peu emprunté. Vous allez penser que l’investissement de 100 roupies pour acheter un bâton n’était décidément pas une fantaisie. Vous serez toutefois seul face à vous-même jusqu’au moment d’apercevoir entre les arbres et les fougères une modeste bâche qui abrite un autochtone entretenant un feu et ravi de vous proposer une tasse de café. Puis les arbres s’espacent enfin et laissent passer la lumière crue du jour qui illumine le panneau « Welcome to Forest Camp ». C’est un ensemble de 4 ou 5 guest house. Après un rapide tour d’horizon, Je sélectionne le « Jungle embassy Hotel » qui affiche fièrement ses 5 étoiles au-dessus de l’entrée du dining hall. Le jeune propriétaire de l’hôtel étale son ambition en proposant 2 salles de bain commune. C’est du jamais vu dans le secteur. Et en plus, il y a de l’eau chaude. La literie est neuve et confortable. Le cuistot me prépare des succulents spaghettis. L’endroit mérite décidément ses 5 étoiles.
Sympa la vue de Dampus? Je vous l'avais dit...
Pothana, un ptit air de ricolaaaa!!
Merci Bim pour les spaghettis, tu gères !
A suivre
Jour 1 : De Pokhara lake side, direction Baglung bus station (400rps en taxi ou 1h30 de marche ou bus local). Demandez le bus pour Phedi, c’est le départ du trek. 1h de bus, 100rps. Vous pouvez avec le même bus continuer 1 heure de plus pour aller à Kande (départ alternatif du trek). Si vous voulez alléger un peu l’énorme liasse de roupies qui constitue votre budget pour une semaine de trek, vous pouvez prendre un taxi jusqu’à Phedi pour 1200 roupies (à peu près, cela dépendra de votre aptitude à la négociation tarifaire).
Phedi (1130m) – (upper)Dampus (1650). C’est court mais intense. Vous descendez du bus, traversez la route et commencez directement à monter des marches d’escalier. Courage, cela prendra 1h30 pour venir à bout des 3650 marches restantes. Je vais vous épargner les détails, mais je m’arrête à Dampus une semaine. D’abord car je vais chez des amis et puis la vue est pas mal du tout ! Libre à vous de continuer vers Pothana (1 petite heure), voir Deurali (encore 1 heure supplémentaire).
Jour 2 : Dampus – Pothana – Deurali (2100) – Forest Camp (2540) En sortant de Dampus, il faut stopper au bureau de l’ACAP pour présenter ses papiers en règle, à savoir le TIMS et le droit d’entrée ACAP. Attention, le droit d’entrée ACAP se paie 2000 roupies à Katmandu ou Pokhara. Ici, c’est 6000 rps…véritable insulte aux têtes de linotte et autres procrastinateurs. En sortant de ce bureau, digne truchement de la corruption ambiante de ce beau pays montagneux, ne manquez pas l’occasion de vous procurer dans le dernier magasin de Dampus, un magnifique bâton de marche taillé dans du véritable bois d’arbre, pour la modique somme de 100 roupies. Ensuite, entamez votre montée vers Pothana, charmant village aux doux airs alpins puis suivez la crête encore 1 heure en montant vers Deurali, à 2100m. C’est un ensemble de 3 ou 4 guest house qui constitue une halte agréable avec une superbe vue sur les collines invitant à la méditation. A la sortie de Deurali, le sentier à gauche descend vers Landruk et le trek de l’abc. Si vous n’avez pas changé d’avis sur votre choix de trek, il serait judicieux d’emprunter le sentier sur votre droite. Vous allez alors pénétrer dans une forêt dense pour y passer les 4 prochaines heures. Oubliez les récits de touristes esseulés croqués par des léopards, et autres bûcherons solitaires morcelés par des ours, et continuez d’avancer sur ce sentier peu emprunté. Vous allez penser que l’investissement de 100 roupies pour acheter un bâton n’était décidément pas une fantaisie. Vous serez toutefois seul face à vous-même jusqu’au moment d’apercevoir entre les arbres et les fougères une modeste bâche qui abrite un autochtone entretenant un feu et ravi de vous proposer une tasse de café. Puis les arbres s’espacent enfin et laissent passer la lumière crue du jour qui illumine le panneau « Welcome to Forest Camp ». C’est un ensemble de 4 ou 5 guest house. Après un rapide tour d’horizon, Je sélectionne le « Jungle embassy Hotel » qui affiche fièrement ses 5 étoiles au-dessus de l’entrée du dining hall. Le jeune propriétaire de l’hôtel étale son ambition en proposant 2 salles de bain commune. C’est du jamais vu dans le secteur. Et en plus, il y a de l’eau chaude. La literie est neuve et confortable. Le cuistot me prépare des succulents spaghettis. L’endroit mérite décidément ses 5 étoiles.
Sympa la vue de Dampus? Je vous l'avais dit...

Pothana, un ptit air de ricolaaaa!!

Merci Bim pour les spaghettis, tu gères !

A suivre
Bonjour!
Je pars pour visiter le Népal dès mi-Octobre 2012 prochain et je veux effectuer un Trekk, de préférence le tour des Annapurnas.
1) J'hésite beaucoup à réserver d'avance avec une agence un groupe tout inclus car je suis très insécure de me rendre labas et d'organiser tout cela sur place. Mes amis me suggère d'attendre d'y être et de prendre un tour de là au besoin. Qu'en pensez-vous?
Je n'ai pas d'expérience vraiment en trekking, je pars seule et je voudrais un porteur et un guide pour ma randonnée. Le tour que j'ai vu ici est 2200$ canadiens ce qui est très dispendieux! Mais si c'est pour me coûter quasiment le même prix en engagent un porteur, un guide, en payant mon hébergement et mes repas et en louant certains équipements je suis peut être mieux de prendre le tour organisé ??
2) Combien coûte un guide et un porteur par jour environ??
Merci Zu
Je pars pour visiter le Népal dès mi-Octobre 2012 prochain et je veux effectuer un Trekk, de préférence le tour des Annapurnas.
1) J'hésite beaucoup à réserver d'avance avec une agence un groupe tout inclus car je suis très insécure de me rendre labas et d'organiser tout cela sur place. Mes amis me suggère d'attendre d'y être et de prendre un tour de là au besoin. Qu'en pensez-vous?
Je n'ai pas d'expérience vraiment en trekking, je pars seule et je voudrais un porteur et un guide pour ma randonnée. Le tour que j'ai vu ici est 2200$ canadiens ce qui est très dispendieux! Mais si c'est pour me coûter quasiment le même prix en engagent un porteur, un guide, en payant mon hébergement et mes repas et en louant certains équipements je suis peut être mieux de prendre le tour organisé ??
2) Combien coûte un guide et un porteur par jour environ??
Merci Zu
Namasté,
Quel sont vos avis sur cette incroyable photo prise il y a quelques semaines au sommet de l'Everest ? (Source "Le Dauphiné Libéré")
Et l'article à lire : https://www.ledauphine.com/france-monde/2019/05/24/trois-nouveaux-morts-sur-un-everest-embouteille
De vous lire,
Le Belu
Quel sont vos avis sur cette incroyable photo prise il y a quelques semaines au sommet de l'Everest ? (Source "Le Dauphiné Libéré")
Et l'article à lire : https://www.ledauphine.com/france-monde/2019/05/24/trois-nouveaux-morts-sur-un-everest-embouteille
De vous lire,
Le Belu
Bonjour,
Je prévois de faire le trek des 3 cols jusqu'au camp de base de l'Everest vers fin octobre / novembre. Est ce faisable sans matériel de bivouac, seulement en logeant de lodge en lodge sans réservation ?
Merci et bonne journée
Je prévois de faire le trek des 3 cols jusqu'au camp de base de l'Everest vers fin octobre / novembre. Est ce faisable sans matériel de bivouac, seulement en logeant de lodge en lodge sans réservation ?
Merci et bonne journée
Bonjour à tous,
Avec 2 amis et moi même nous souhaiterions passer 2 semaines en Août 2016 au Népal. Je me suis un peu renseigné mais j'aurais souhaité avoir vos avis et recommandations vis-à-vis de ce projet.
Nos critères sont les suivants : Nous cherchons un voyage à pied, où la priorité est à la contemplation et à la marche plus qu'à la performance physique liée à l’ascension de sommets prestigieux, avec des sentiers tranquilles donc peu fréquentés.
Faut-il pour un projet de ce type engager un guide/porteur ? Mes expériences en terme de Trek sont les suivantes --> Alpes françaises, Alpes Autrichiennes, Carpates (Pologne et Slovaquie), Massif Central, Pyrénées.
Je vous remercie d'avance pour vos réponses.
Avec 2 amis et moi même nous souhaiterions passer 2 semaines en Août 2016 au Népal. Je me suis un peu renseigné mais j'aurais souhaité avoir vos avis et recommandations vis-à-vis de ce projet.
Nos critères sont les suivants : Nous cherchons un voyage à pied, où la priorité est à la contemplation et à la marche plus qu'à la performance physique liée à l’ascension de sommets prestigieux, avec des sentiers tranquilles donc peu fréquentés.
Faut-il pour un projet de ce type engager un guide/porteur ? Mes expériences en terme de Trek sont les suivantes --> Alpes françaises, Alpes Autrichiennes, Carpates (Pologne et Slovaquie), Massif Central, Pyrénées.
Je vous remercie d'avance pour vos réponses.
Bonjour à tous,
Nous (ma compagne et moi) sommes en train de prévoir notre trek au Népal pour octobre 2013, et si l'organisation du trek (principalement le choix du parcours, tour des Annapurnas en 15 jours) est globalement prévue, nous avons plein de questions pratiques.
Guide : - à la base nous étions partis pour le faire sans guide. Est-ce réaliste ? - s'il vaut mieux prendre un guide, nous comptons le faire sur place (long voyage, nous avons le temps de chercher un peu). Vaut-il mieux chercher à l'arrivée à Katmandou, ou la ville de départ du trek que nous avons repérée Besi Sahar ? - quel tarif faut-il prévoir pour un guide (avec ou sans porteur) - est-ce que l'affluence d'octobre ne risque pas d'être un problème pour trouver un guide "à la dernière minute"?
Transport : Nous souhaitons nous débrouiller par nous-même pour les déplacements, à moindre frais bien sûr. Bus et train (?) principalement, je pense que c'est tout à fait faisable, mais est-ce qu'il y a spécialement des choses à anticiper / éviter. Nous pensons notamment à la fin du trek entre Chandrakot et Pokhara que notre guide papier conseille de faire en transport (4x4).
Administratif : - le billet d'avion sera pris avec une carte Visa Premier qui couvre certains frais et le rapatriement. Mais là on parle de montagne, est-ce qu'il faut prévoir une assurance spécifique, j'ai vu que le Vieux Campeur en propose une pour un faible tarif avec couverture pour altitude > 4000m - puisque c'est organisé seuls, faut-il prendre le permis de trek au népal (TIM) avant le départ, ou est-ce que c'est à voir sur place avec les autorités ou le guide ?
Equipement : - ce trek au Népal est la première partie d'un grand voyage de plusieurs mois. En conséquence nous allons prendre nos affaires chaudes nécessaires à cette étape. Mais est-ce qu'il faut tout prévoir où est-ce qu'on peut ajouter des choses sur place (est-il facile de trouver des vêtements chauds).
Je pense (j'espère) que j'ai fait le tour, nous vous remercions d'avance pour vos réponses ! Et désolé si des questions du même genre ont déjà été posées, j'ai passé du temps à glaner des infos par-ci par-là, mais un avis de gens ayant fait cette expérience est toujours précieuse !
Nicolas
Nous (ma compagne et moi) sommes en train de prévoir notre trek au Népal pour octobre 2013, et si l'organisation du trek (principalement le choix du parcours, tour des Annapurnas en 15 jours) est globalement prévue, nous avons plein de questions pratiques.
Guide : - à la base nous étions partis pour le faire sans guide. Est-ce réaliste ? - s'il vaut mieux prendre un guide, nous comptons le faire sur place (long voyage, nous avons le temps de chercher un peu). Vaut-il mieux chercher à l'arrivée à Katmandou, ou la ville de départ du trek que nous avons repérée Besi Sahar ? - quel tarif faut-il prévoir pour un guide (avec ou sans porteur) - est-ce que l'affluence d'octobre ne risque pas d'être un problème pour trouver un guide "à la dernière minute"?
Transport : Nous souhaitons nous débrouiller par nous-même pour les déplacements, à moindre frais bien sûr. Bus et train (?) principalement, je pense que c'est tout à fait faisable, mais est-ce qu'il y a spécialement des choses à anticiper / éviter. Nous pensons notamment à la fin du trek entre Chandrakot et Pokhara que notre guide papier conseille de faire en transport (4x4).
Administratif : - le billet d'avion sera pris avec une carte Visa Premier qui couvre certains frais et le rapatriement. Mais là on parle de montagne, est-ce qu'il faut prévoir une assurance spécifique, j'ai vu que le Vieux Campeur en propose une pour un faible tarif avec couverture pour altitude > 4000m - puisque c'est organisé seuls, faut-il prendre le permis de trek au népal (TIM) avant le départ, ou est-ce que c'est à voir sur place avec les autorités ou le guide ?
Equipement : - ce trek au Népal est la première partie d'un grand voyage de plusieurs mois. En conséquence nous allons prendre nos affaires chaudes nécessaires à cette étape. Mais est-ce qu'il faut tout prévoir où est-ce qu'on peut ajouter des choses sur place (est-il facile de trouver des vêtements chauds).
Je pense (j'espère) que j'ai fait le tour, nous vous remercions d'avance pour vos réponses ! Et désolé si des questions du même genre ont déjà été posées, j'ai passé du temps à glaner des infos par-ci par-là, mais un avis de gens ayant fait cette expérience est toujours précieuse !
Nicolas
Bonjour,
Nous partons pour le Népal le 25 Octobre, en arrivant sur Katmandou.
Nous avons 15j pour profiter de ce magnifique pays. Nous souhaitons mixer notre voyage entre des visites de sites et un trek de 5/6 jours. Nous pensons rester en autonomie (sans guide et sans porteur) étant habitué aux randonnées et sportifs.
Pouvez vous nous aider à trouver un itinéraire?
Merci d'avance.
olivier
Fin novembre, début décembre:
Pour rejoindre le point de départ du trek Mohare Danda depuis Tatopani, est-il hypothétique d'attendre un bus pour faire Tatopani - Béni, mais en descendant à Galeshwor, endroit de départ du Mohare Danda?
Pour l'étape Nangi - Mohare Danda: y a-t-il un logement possible pour scinder cette étape en deux?
Merci pour vos réponses avisées.
Luc.
Je voudrais partir faire un trek de difficulte moyenne au Nepal en Octobre/Novembre 2013. Quelle agence locale me conseillez-vous?
Bonjour,
Je souhaite partir en trekking au Népal pour cet été pour 3 mois (vive la mousson)
Je compte partir en solo, peut être avec un guide sur place (pas sûr)
Nouvellement arrivé sur ce forum pour glaner les renseignements qui vont bien (équipement a avoir, finance, visa, etc)
Je lance juste cette discution à tous ceux qui seront sur place pendant cette période
Histoire de partager l'expérience, voir même, peut être partager un petit bout de chemin ensemble.
je compte partir de katmandou sans avion, et faire 2 mois de trek a mon rythme (surtout pour gerer le MAM)
Je souhaite partir en trekking au Népal pour cet été pour 3 mois (vive la mousson)
Je compte partir en solo, peut être avec un guide sur place (pas sûr)
Nouvellement arrivé sur ce forum pour glaner les renseignements qui vont bien (équipement a avoir, finance, visa, etc)
Je lance juste cette discution à tous ceux qui seront sur place pendant cette période
Histoire de partager l'expérience, voir même, peut être partager un petit bout de chemin ensemble.
je compte partir de katmandou sans avion, et faire 2 mois de trek a mon rythme (surtout pour gerer le MAM)
Bonjour à tous,
Après avoir parcouru le forum et demandé de multiples avis, je n'ai toujours pas de réponse concrète à ma question: pensez vous que faire le camp de base de l'everest en mai est une mauvaise idée? La visibilité sera vraiment réduite et gâchera la beauté des lieux?
Merci d'avance
Merci d'avance
Hello,
A few years ago, I visited Nepal. I have wonderful memories of it. My friend (77) and I (73) would like to go back. We’re still in good shape! But let’s not exaggerate either. So, we’re looking for a relaxed trek in the mid-mountains, in touch with the local people, passing near monasteries, and with beautiful views of the peaks. And no agencies!
Can you give us some tips?
Thanks a million
Bonjour
Avec mon compagnon nous allons partir pour le Népal dans deux semaines. Nous avons pris le même guide que son frère pour faire le tour des Annapurnas l'année dernière.
Il nous propose 1850 USD par personne... en regardant sur d'autres sites de trekeurs, je remarque que ce tarif est celui payé pour deux personnes en moyenne... soit moins de 1000€ par personne.
Est-ce que nous sommes en train de nous faire arnaquer? Si on peut parler d'arnaque (nous ne partons pas avec une agence afin de verser la totalité de l'argent au guide et aux sherpas). Il faut savoir que nous serons que deux personnes.
Quel est votre avis? Avez-vous des guides à nous conseiller?
Merci d'avance,
Vanessa
Avec mon compagnon nous allons partir pour le Népal dans deux semaines. Nous avons pris le même guide que son frère pour faire le tour des Annapurnas l'année dernière.
Il nous propose 1850 USD par personne... en regardant sur d'autres sites de trekeurs, je remarque que ce tarif est celui payé pour deux personnes en moyenne... soit moins de 1000€ par personne.
Est-ce que nous sommes en train de nous faire arnaquer? Si on peut parler d'arnaque (nous ne partons pas avec une agence afin de verser la totalité de l'argent au guide et aux sherpas). Il faut savoir que nous serons que deux personnes.
Quel est votre avis? Avez-vous des guides à nous conseiller?
Merci d'avance,
Vanessa
Bonjour a tous
Je voudrais connaitre les différences entre plusieurs tours des annapurnas sur des durées différentes? On me propose: Trek de 14j:
J01: Kathmandu - Bulbule (transport en bus 6-7h), En bus local ensuite marche jusque Ngadi. 2h J02: Ngadi – Jagat (930-1300m) 7h en longeant la rivière Marsyangdi
J03: Jagat - Dharapani (1300-1860m) 6h. Entre falaises et rivière, les premières maisons tibétaines.
J04: Dharapani - Chame (1860-2670m) 5h30. La forêt remplace les champs en terrasses.
J05: Chame – Upper Pisang (2650-3300m) 5h30. Très beaux paysages alpins. La vallée s’élargit 6h.
Possibilité de rajouter une journée pour un detour de 6h au camp de base de Pisang peak (4380m). Nuit a Ghyaru.(3670m). J06: Upper Pisang – Ngawal (3300-3660m) 4h30. Beau panorama.
J07: Ngawal - Manang (3660-3540m) 3hrs
J08: Manang - Journée de repos ou d'exploration de Ice Lake (4600m ) 8h. Prevoyez 2 jours en plus pour monter jusqu’au lac de Tilicho (4920m)
J09: Manang - Letdar (3540-4200m) 5h. Longue montée très régulière. Vues panoramiques sur la chaine des Annapurnas.
J10: Letdar - Thorong Phedi (4200-4450m) 3h30 ou High camp (4700m) 4h
J11: Thorong Phedi - Thorung La – Muktinath (4550-5416-3800m) 8h30. Départ matinal en direction du col (environ 3h d'ascension). Redescente vers
Muktinath royaume du Mustang.
J12: Muktinath - Jomsom (3760m – 2720m). Etape de 4h. Possibilité d'aller au villages de Marpha et Thini Gaon.
J13: Jomsom – Pokhara
J14 : Pokhara - KTM
Trek de 16j:
Le 16 jours de trek au tour des Annapurnas. Une partie de voyage ce faites en voiture du Jomsom Tatopani et continue le trek passant par Ghorepani, ulleri Birethanti puis en voiture jusqu'à Pokhara
Trek de 19j:
Le 19 Jours de trek au tour des Annapurnas pareille mais on passe par Ghorepani, Ghandruk, Pothana , Dhampus phedi et en voiture a Pokhara.
Trek de 22j:
Le 22 Jours trajet en voiture du Jomsoms a Tatopani puis trek continue jusqu'au camp de base de l'Annapurna Sanctuaires. Passant par tatopani, ghorepani, Chhomrung, Bambou , MBS, ABS Dobang, Jhinu Danda, Pokhara, KTM
Quelles sont les différences sur tous ses treks a par la durée, ça ne se passe pas au même endroi? Je fais de la photo et selon vous, quel est celui avec les plus beaux paysages?
Merci beaucoup pour votre aide
Je voudrais connaitre les différences entre plusieurs tours des annapurnas sur des durées différentes? On me propose: Trek de 14j:
J01: Kathmandu - Bulbule (transport en bus 6-7h), En bus local ensuite marche jusque Ngadi. 2h J02: Ngadi – Jagat (930-1300m) 7h en longeant la rivière Marsyangdi
J03: Jagat - Dharapani (1300-1860m) 6h. Entre falaises et rivière, les premières maisons tibétaines.
J04: Dharapani - Chame (1860-2670m) 5h30. La forêt remplace les champs en terrasses.
J05: Chame – Upper Pisang (2650-3300m) 5h30. Très beaux paysages alpins. La vallée s’élargit 6h.
Possibilité de rajouter une journée pour un detour de 6h au camp de base de Pisang peak (4380m). Nuit a Ghyaru.(3670m). J06: Upper Pisang – Ngawal (3300-3660m) 4h30. Beau panorama.
J07: Ngawal - Manang (3660-3540m) 3hrs
J08: Manang - Journée de repos ou d'exploration de Ice Lake (4600m ) 8h. Prevoyez 2 jours en plus pour monter jusqu’au lac de Tilicho (4920m)
J09: Manang - Letdar (3540-4200m) 5h. Longue montée très régulière. Vues panoramiques sur la chaine des Annapurnas.
J10: Letdar - Thorong Phedi (4200-4450m) 3h30 ou High camp (4700m) 4h
J11: Thorong Phedi - Thorung La – Muktinath (4550-5416-3800m) 8h30. Départ matinal en direction du col (environ 3h d'ascension). Redescente vers
Muktinath royaume du Mustang.
J12: Muktinath - Jomsom (3760m – 2720m). Etape de 4h. Possibilité d'aller au villages de Marpha et Thini Gaon.
J13: Jomsom – Pokhara
J14 : Pokhara - KTM
Trek de 16j:
Le 16 jours de trek au tour des Annapurnas. Une partie de voyage ce faites en voiture du Jomsom Tatopani et continue le trek passant par Ghorepani, ulleri Birethanti puis en voiture jusqu'à Pokhara
Trek de 19j:
Le 19 Jours de trek au tour des Annapurnas pareille mais on passe par Ghorepani, Ghandruk, Pothana , Dhampus phedi et en voiture a Pokhara.
Trek de 22j:
Le 22 Jours trajet en voiture du Jomsoms a Tatopani puis trek continue jusqu'au camp de base de l'Annapurna Sanctuaires. Passant par tatopani, ghorepani, Chhomrung, Bambou , MBS, ABS Dobang, Jhinu Danda, Pokhara, KTM
Quelles sont les différences sur tous ses treks a par la durée, ça ne se passe pas au même endroi? Je fais de la photo et selon vous, quel est celui avec les plus beaux paysages?
Merci beaucoup pour votre aide
Bonjour à tous, Namaste !
J'aimerais votre avis, des conseils et remarques sur mon itinéraire de trek au Népal que j'aimerais réaliser en octobre en solitaire, pendant 1 mois. Si cela est réalisable, trop ambitieux (altitude, temps trajets, etc...) merci d'avance !
01 -04 - arrivé : découverte de Katmandou et alentour + administratif - 4/5 jours 05 - Katmandou direction Chamje (1410m) en bus - 1 jour 06 - Chamje - Dharapani (1960m) - 1 jour 07 - Dharapani - Chame (2710m) - 1 jour 08 - Chame - Upper Pisang (3310m) - 1 jour 09 - Upper Pisang - Ngawal (3660m) - 1 jour 10 - Ngawal - Manang (3540m) - 1 jour 11 - 12 - Acclimatation à Manang - promenade a Gangapurna icefall / Bragha /Icelake (4620m)/ Khangsar (3750m) - 2/3 jrs 13 - Manang - Yak Kharka (4020m) - 1 jour 14 - Yak Kharka - Thorung Phedi (4540m) - 1 jour 15 - Thorung Phedi - High Camp (4850m) - 1 jour 16 - High Camp - Thorung La (5416m) - 1 jour 17 - Thorung La - Muktinath (3800m) - 1 jour 18 - Muktinath - Kagbeni (2840m) - 1 jour 19 - Kagbeni - Jomsom (2760m) - 1 jour 20 - Jomsom - Pokhara (avion ou bus) 1 jour 21 - Pokhara 1 ou 2 jours - direction Katmandou + 2/3 jours de sécu - on sait jamais (mam, transport, etc...) Finir à Katmandou, visites, promenade etc
Je vous remercie par avance de toutes vos remarques, conseils :)
Davide
J'aimerais votre avis, des conseils et remarques sur mon itinéraire de trek au Népal que j'aimerais réaliser en octobre en solitaire, pendant 1 mois. Si cela est réalisable, trop ambitieux (altitude, temps trajets, etc...) merci d'avance !
01 -04 - arrivé : découverte de Katmandou et alentour + administratif - 4/5 jours 05 - Katmandou direction Chamje (1410m) en bus - 1 jour 06 - Chamje - Dharapani (1960m) - 1 jour 07 - Dharapani - Chame (2710m) - 1 jour 08 - Chame - Upper Pisang (3310m) - 1 jour 09 - Upper Pisang - Ngawal (3660m) - 1 jour 10 - Ngawal - Manang (3540m) - 1 jour 11 - 12 - Acclimatation à Manang - promenade a Gangapurna icefall / Bragha /Icelake (4620m)/ Khangsar (3750m) - 2/3 jrs 13 - Manang - Yak Kharka (4020m) - 1 jour 14 - Yak Kharka - Thorung Phedi (4540m) - 1 jour 15 - Thorung Phedi - High Camp (4850m) - 1 jour 16 - High Camp - Thorung La (5416m) - 1 jour 17 - Thorung La - Muktinath (3800m) - 1 jour 18 - Muktinath - Kagbeni (2840m) - 1 jour 19 - Kagbeni - Jomsom (2760m) - 1 jour 20 - Jomsom - Pokhara (avion ou bus) 1 jour 21 - Pokhara 1 ou 2 jours - direction Katmandou + 2/3 jours de sécu - on sait jamais (mam, transport, etc...) Finir à Katmandou, visites, promenade etc
Je vous remercie par avance de toutes vos remarques, conseils :)
Davide
Bonjour à tous,
Sur le tour du Manaslu , est-il possible de se balader a partir de Pangshing et Philim en empruntant la Shar khola ?Est-ce possible de rejoindre Bih en effectuant une boucle ou faut-il revenir sur ses pas?
Cela vaut-il le coup ?Est-ce que les coins au dessus de Sumdo sont préférables (vers les cols notamment ?)
Quelle est la frequentation du tour du Manaslu par rapport aux annapurnas ou a l Everest BC ?
Merci à tous pour vos renseignements.
Bertrand
Sur le tour du Manaslu , est-il possible de se balader a partir de Pangshing et Philim en empruntant la Shar khola ?Est-ce possible de rejoindre Bih en effectuant une boucle ou faut-il revenir sur ses pas?
Cela vaut-il le coup ?Est-ce que les coins au dessus de Sumdo sont préférables (vers les cols notamment ?)
Quelle est la frequentation du tour du Manaslu par rapport aux annapurnas ou a l Everest BC ?
Merci à tous pour vos renseignements.
Bertrand
Bonjour à tous!
Voilà, je souhaite venir découvrir le Népal un mois en avril. Cette destination m'est chère et symbolique au lendemain de mes 30 ans. J'économise depuis de longs mois pour avoir le luxe du temps une fois sur place. Je souhaite rester au moins 1 mois avant de rentrer, peut-être.. Je pars seule et m interroge sur les circuits de trek. Bien sûr j'ai contacté plusieurs agences et j'attends leurs devis mais je ne trouve pas encore exactement ce que je souhaite. Peut-être parce que je veux tout (^^) et voilà ça devient compliqué.. Vos expériences avisées pourraient m'aider à trancher ..?
Ce que je veux dire par « t o u t » ? trek + rencontre/hébergement habitants + rencontre/hébergement monastères + paysages somptueux (genre lac turquoise…).
voilà, c’est ça mon tout! J'aimerais, si l'occasion se présentait, avoir la flexibilité de rester une nuit de plus sur place parce que la rencontre y est propice, qu'il s'est "passé qqch.." Je ne recherche pas l'exploit sportif, je préfère prendre le temps de rencontrer des habitants, et méditer face à des paysages magnifiques.
Pourriez-vous me conseiller sur les circuits?
Je suis tentée par EBC + Gokyo mais je crois que pour l’immersion dans le vrai quotidien d’un népalais ce n’est pas l’idéal, et je crois qu’il n’y a pas bcp de temples à visiter ? je suis fascinée par le côté reculé et authentique du dolpo et du mustang mais on m'a avertie que la rencontre/hébergement avec les habitants serait aussi très rare alors pourquoi pas du côté des Annapurnas ? Y - a t-il aussi ces merveilles (oui, je crois bien être tombée en admiration..) de lacs turquoise ?
Je suis en train de rechercher une agence ou un guide pour m’ accompagner sur ce trek, pour le reste du voyage je me débrouillerai au grès des rencontres, voir même au dernier moment sur place. (C'est envisageable de partir pas "vraiment" organisée au Népal?)
Peut-être qu'il me faudra abandonner l’idée de combiner immersion x trek ? et partir à la rencontre des habitants à mon retour, vous allez me dire..
Un grand merci par avance pour vos précieux conseils
Voilà, je souhaite venir découvrir le Népal un mois en avril. Cette destination m'est chère et symbolique au lendemain de mes 30 ans. J'économise depuis de longs mois pour avoir le luxe du temps une fois sur place. Je souhaite rester au moins 1 mois avant de rentrer, peut-être.. Je pars seule et m interroge sur les circuits de trek. Bien sûr j'ai contacté plusieurs agences et j'attends leurs devis mais je ne trouve pas encore exactement ce que je souhaite. Peut-être parce que je veux tout (^^) et voilà ça devient compliqué.. Vos expériences avisées pourraient m'aider à trancher ..?
Ce que je veux dire par « t o u t » ? trek + rencontre/hébergement habitants + rencontre/hébergement monastères + paysages somptueux (genre lac turquoise…).
voilà, c’est ça mon tout! J'aimerais, si l'occasion se présentait, avoir la flexibilité de rester une nuit de plus sur place parce que la rencontre y est propice, qu'il s'est "passé qqch.." Je ne recherche pas l'exploit sportif, je préfère prendre le temps de rencontrer des habitants, et méditer face à des paysages magnifiques.
Pourriez-vous me conseiller sur les circuits?
Je suis tentée par EBC + Gokyo mais je crois que pour l’immersion dans le vrai quotidien d’un népalais ce n’est pas l’idéal, et je crois qu’il n’y a pas bcp de temples à visiter ? je suis fascinée par le côté reculé et authentique du dolpo et du mustang mais on m'a avertie que la rencontre/hébergement avec les habitants serait aussi très rare alors pourquoi pas du côté des Annapurnas ? Y - a t-il aussi ces merveilles (oui, je crois bien être tombée en admiration..) de lacs turquoise ?
Je suis en train de rechercher une agence ou un guide pour m’ accompagner sur ce trek, pour le reste du voyage je me débrouillerai au grès des rencontres, voir même au dernier moment sur place. (C'est envisageable de partir pas "vraiment" organisée au Népal?)
Peut-être qu'il me faudra abandonner l’idée de combiner immersion x trek ? et partir à la rencontre des habitants à mon retour, vous allez me dire..
Un grand merci par avance pour vos précieux conseils
Ces dernières années ont été développés plusieurs treks destinés à renouveler l'attrait de la région des Annapurnas, pénalisée d'une part par la progression des routes (tant côté Manang que côté Jomsom), d'autre part une surfréquentation (cf. ABC, Poon Hill...).
Ainsi, en sus des treks de Khopra Danda, Mohare Danda, Mardi Himal Base Camp, viennent désormais s'ajouter :
- le (court) trek de Lalupate / Poinsettia, entre Besisahar et Tal tout en évitant la route, décrit in www.trekwithpremrai.com/...upate-poinsettia.htm. Plusieurs modalités possibles, dont une boucle.
- le trek des 7 cols des Annapurnas, de la Vallée de la Dudh Khola (fin du Tour du Manaslu) à la Vallée de la Kali Gandaki via le Naar Phu et le Mesokanto La, présenté in honeyguideapps.com/...na-seven-passes-trek, et décrit in www.trekwithpremrai.com/...s-trail-is-very.html. Citipati (VoyageForum) a réalisé 2 fois les segments Naar Phu + Mesokanto La, cf. voyageforum.com/...anto-nepal-d6414982/.
- le trek du camp de base Nord de l'Annapurna (NABC Trek, aussi baptisé Maurice Herzog), reprenant en grande partie l'itinéraire suivi par l'expédition Herzog de 1950. Décrit in www.trekwithpremrai.com/...a-base-camptrek.html.
Textes en anglais seulement.
A ce jour, autonomie requise pour le trek des 7 cols et pour le trek du NABC.
N'ayant fait aucun de ces 3 treks, je ne peux indiquer plus que ces sources qui me semblent de qualité.
A noter que le rédacteur du blog référencé, Prem Rai, est le co-auteur du guide NATT (Natural Annapurna Trekking Trails, 4e édition en 2019) avec Andrées de Ruiter. Ses descriptions des treks de Khopra Danda et du Mardi Himal BC m'avaient suffi pour réaliser ces 2 treks par moi-même, d'autant que le marquage y était plutôt de qualité. Temps indiqués à peu près en ligne avec mes propres réalisations, donc représentatifs d'un trekkeur ordinaire.
Fabrice
Ainsi, en sus des treks de Khopra Danda, Mohare Danda, Mardi Himal Base Camp, viennent désormais s'ajouter :
- le (court) trek de Lalupate / Poinsettia, entre Besisahar et Tal tout en évitant la route, décrit in www.trekwithpremrai.com/...upate-poinsettia.htm. Plusieurs modalités possibles, dont une boucle.
- le trek des 7 cols des Annapurnas, de la Vallée de la Dudh Khola (fin du Tour du Manaslu) à la Vallée de la Kali Gandaki via le Naar Phu et le Mesokanto La, présenté in honeyguideapps.com/...na-seven-passes-trek, et décrit in www.trekwithpremrai.com/...s-trail-is-very.html. Citipati (VoyageForum) a réalisé 2 fois les segments Naar Phu + Mesokanto La, cf. voyageforum.com/...anto-nepal-d6414982/.
- le trek du camp de base Nord de l'Annapurna (NABC Trek, aussi baptisé Maurice Herzog), reprenant en grande partie l'itinéraire suivi par l'expédition Herzog de 1950. Décrit in www.trekwithpremrai.com/...a-base-camptrek.html.
Textes en anglais seulement.
A ce jour, autonomie requise pour le trek des 7 cols et pour le trek du NABC.
N'ayant fait aucun de ces 3 treks, je ne peux indiquer plus que ces sources qui me semblent de qualité.
A noter que le rédacteur du blog référencé, Prem Rai, est le co-auteur du guide NATT (Natural Annapurna Trekking Trails, 4e édition en 2019) avec Andrées de Ruiter. Ses descriptions des treks de Khopra Danda et du Mardi Himal BC m'avaient suffi pour réaliser ces 2 treks par moi-même, d'autant que le marquage y était plutôt de qualité. Temps indiqués à peu près en ligne avec mes propres réalisations, donc représentatifs d'un trekkeur ordinaire.
Fabrice
Je publie aujourd'hui mon livre de bord concernant le trek du tour du Dhaulagiri en espérant qu'il puisse contribuer à la préparation de nouvelles aventures comme nous avons nous même été aidés au travers de ce forum. Le même texte avec les photos se trouve sur mon site (jeanfrancoisdeleval.com)
Trek du Tour du Dhaulagiri
De Darbang à Marpha
Du 4 au 19 octobre 2013
Notre objectif:
Ce trek est en préparation depuis 2001, lorsque je descendais de Jomsom à Gorepani pour remonter pour la première fois vers le sanctuaire des Annapurna. Il y a 12 ans, l’imposante masse du Dhaulagiri faisant face aux profils dentelés des Annapurna, espacé par la vallée la plus profonde du monde, donnait des envies d’escapade : sortir des sentiers battus, déjà bien occupés. C’est un palier technique intéressant puisque la randonnée exige une plus grande autonomie que celle vécues au cours des précédents treks (Milam en octobre 2012 et Makalu inachevé en avril 2013), des bivouacs au-dessus de 5000m et la nécessité de chauffer l’eau avec un autre combustible que le bois.
Nous prévoyons d’effectuer le tour du Dhaulagiri en solo à partir du point terminal de la route, Darbang, puis, forts de notre acclimatation à l’altitude, rejoindre de l’autre côté de la vallée, le lac Tilicho – le lac le « plus haut » du monde, par le col du Mesokanto.
Préparation: Après les avatars du mois d’avril dans la région du Makalu (col bloqué par la neige), nous avons pris la résolution de partir à l’automne pour bénéficier des conditions météo les plus clémentes : la mousson d’été doit être passée et le froid hivernal en altitude être à venir.
Trajet : Nous préparons le trajet et les étapes à la lecture attentive du récit de Sébastien et Fabienne, 3 ans auparavant (http://www.blankpage.fr/voyages-et-treks/tour-du-dhaulagiri/)
Nous reportons leur trajet sur Google Earth et dans le GPS. Il sera la base de nos indications GPS.
Situation
Sacs à dos:
Nous prévoyons 7 jours d’autonomie en nourriture, soit 7 à 8 kg composés de jambon sec, saucisson, semoule, pain type wasa, comté, muesli, lait lyophilisé, chocolat, fruits secs, barres de céréales, palets bretons. La spiruline fait son entrée pour être testée (500g) : nous manquons toujours de vitamines en altitude et nous sommes rapidement en manque de fruits. Nous verrons si la cure comble ce manque.
Chaussures : LOWA - Tibet pro gtx
Sacs à dos : Osprey exos 58, Gregory Wander 70
Tente : Vaudé Power Lizard SUL 2 places
Réchaud : MSR XGK EX avec 900ml d’essence achetée à Pokhara
Matelas: Thermarest Néoair XLIT
Sacs de couchage: Valandré Bloody Mary
On embarque aussi 2 panchos qui serviront l’un à recouvrir les sacs à dos qui restent dehors la nuit et à protéger le sol de la tente légère mais fragile.
Je porte au départ 18kg en tout, avec l'essence et l'eau et Sylvie environ 14kg.
Accès: Nous avons pris un vol Malaysia, le moins cher au moment de l’achat mais qui fait faire un bon détour par Kuala Lumpur. C’est une bonne compagnie mais le voyage est un peu long à l’aller.
J1 :A Kathmandu, nous prenons nos TIMS et droits d’entrée dans le parc des Annapurna.
J2 : Bus Tourist de Kathmandu à Pokhara (faute d’avoir réservé, nous avons été serrés à côté du chauffeur). A Pokhara, l'apparition soudaine et irrélle du Macchapucchare, montagne sacrée, n'est pas pour nous rassurer. La mousson est bien toujours ancrée sur les himalaya alors qu'elle devait s'être évanouie depuis plusieurs semaines..
J3 : Bus de Pokhara à Beni à 7h le matin puis bus de Beni à Darbang. La route est effondrée vers Bablyachaur, nécessitant un changement de véhicule.
Agenda :
Altitude à l’étape
Altitude en fonction de la distance
Le trek au jour le jour
1er jour : De Darbang à Dharapani en 3 heures
Nous avons récupéré du voyage avec une bonne nuit. Le ciel est gris au réveil et une pluie fine tapisse les rues de Darbang. J’ai perdu mon kway dans le dernier bus hier après midi et la police m’avait promis de tout mettre en œuvre pour le récupérer alors que le bus était déjà reparti. Après un petit déjeuner copieux (milk tea, chapatis, omelette) la police nous fait prévenir que le Kway a été retrouvé ! Il nous sera très utile, précieux même, dans les jours qui suivent…
C’est une petite étape pour se mettre en jambes. Les sacs sont lourds et nous craignons les lombalgies… La pluie se tarit avant que nous ne sortions de Darbang. Il faut dés le départ, vers 10heures, longer la rive gauche de la Lyagdi khola. Nous longerons cette rivière jusqu’à sa source. Il fait bon, un peu plus de 20°C, et nous marchons sans difficulté sur un chemin bien tracé avec parfois déjà quelques éboulis.
Nous arrivons vers 13h et l’accueil est chaleureux à Dharapani. Nous profitons du soleil l’après midi pour la toilette et la lessive en compagnie des villageoises. Nous nous promenons dans ce beau village où poussent dans les jardins de grandes touffes de cannabis.
2ème jour : De Dharapani à Muri en 7 heures
Le temps reste gris mais il ne pleut pas. Après une première montée jusqu’à 1868m, nous descendons dans les rizières par des chemins gadouilleux pour éviter le détour par Phaliyagaon. Après la traversée d’un affluent, nous nous dirigeons vers une chute d’eau où nous prenons une douche délassante. Le chemin continue à monter sur le nouveau versant pour donner sur Muri à une altitude identique au point culminant de la journée.
Nous cherchons une maison hôte alors que la pluie commence à tomber. Après quelques hésitations, les villageois nous ouvrent une pièce sommaire mais propre et rapporte un lit d’on ne sait où. Nous sommes la curiosité des enfants et nous en profitons pour faire quelques photos. Le traditionnel dalbath nous sera servi le soir. Nous payons 1000Rs la chambre, les diner et petit déjeuner (chapatis, milk tea et omelettes)
3ème jour : De Muri à Boghara en 9 heures
Nous marchons à notre rythme, c'est-à-dire bien doucement. Le Dhaulagiri s’est dévoilé ce matin comme pour nous motiver.
Le temps reste doux et nous continuons à nous frayer dans les rizières. Le chemin disparait parfois complètement et nous nous embarquons dans une mauvaise direction. Le GPS indique bien un écart par rapport à l’itinéraire mais nous ne trouvons pas le bon chemin. Un paysan nous indique un pont en contre bas : nous sommes partis vers une vallée latérale… Nous le rejoignons en coupant à travers champs. Il nous faut parfois sauter prudemment les murets séparant les terrasses. Nous nous sommes mal engagés en commettant une telle erreur dans une région encore fort habitée… Qu’en aurait-il été à 5000m ? Cela nous inquiète.
Nous traversons de petits hameaux jusqu’à Naura. Nous y déjeunons dans une ferme accueillante après 4 heures de marche. Le soleil est toujours présent par intermittence. On nous indique qu’il faut 3 heures pour rejoindre Boghara.
Nous en mettrons près de 5 sur un chemin magnifique et vertigineux. La montée est rude sur 600m de dénivelé. Le temps est plus ensoleillé qu’hier mais nous voyons un bel arc-en-ciel sur le versant opposé.
Boghara est un beau village niché dans les rizières à 2000m d’altitude. La première maison nous offre l’hospitalité. Une poule couveuse est installée avec nous et défend son territoire. Nous nous battons avec une vache qui ne veut pas céder sa place au seul point d’eau pour faire nos toilettes et lessives .
Les enfants nombreux dans la maison font leurs devoirs avant le repas du soir.
4ème jour : de Boghara à Dobang en 9 heures Nous négocions gentiment avec le propriétaire qui nous demande 1750Rs dont 600Rs pour la chambre, aussi cher qu’à Kathmandu. C’est la preuve qu’il faut toujours demander les prix avant de s’installer…
Mais le ciel est totalement bleu ce matin et c’est bon pour le moral.
Montées et descentes nous épuisent et nous sommes heureux d’arriver à Phylankos kharka, une hutte où une femme nous prépare avec une grande gentillesse des nouilles chinoises qu’elle cuit avec des herbes délicieuses cueillies dans son jardin.
Un vieil homme qui vit avec elle nous indique qu’il faut 2.5 heures pour atteindre Dobang. Nous n’en mettrons que 3. Pas si mal !
Mais nous commençons à fatiguer en nous enfonçant dans une forêt humide, boueuse et tropicale. Dobang est une clairière sans activité agricole apparente. On nous propose une pièce au même prix que l’emplacement de la tente (400Rs). Nous choisissons la pièce pour gagner le temps du démontage demain matin. Le dalbath est à 300Rs, prix raisonnable à cette altitude. Nous passons une bonne soirée avec des convives un peu éméchés à l’alcool local.
5ème jour : De Dobang à Chauribang en 6 :30 heures
C’est une journée à marcher dans la boue et dans la forêt humide et tiède. Les passages difficiles se multiplient. Nous avançons en prenant bien garde de ne pas faire de faux pas. Nous avons tout notre temps. Nous nous arrêtons à 13h40 à Chauribang qui marque la fin de la forêt alors que nous avions prévu de monter jusqu’au camp des Italiens. Il reste théoriquement 3 heures et nous craignons autrement d’y arriver à la nuit tombée.
Nous nous installons à côté d’une cabane où on nous préparera l’éternel dalbath. Nous économisons ainsi nos provisions. Il est possible de s’installer sous un toit et sur la paille mais nous préférons tester nos équipements avant d’être dans des conditions plus difficiles, en particulier le réchaud. Il fonctionne parfaitement.
Le toilette se fait dans un torrent un peu chargé de terre car nous ne trouvons le filet d’eau de source (à l’entrée du site pourtant) qu’après quelques pérégrinations.6ème jour : De Chauribang au camp des Italiens en 4 heuresIl a plu une bonne partie de la nuit mais le ciel est bleu au réveil. C’est ce qui compte ! Nous rangeons la tente mouillée et les sacs de couchage humides.
Je commence la cure de spiruline ce matin (3 cuillères à soupe avec le thé). Dalbath le soir et chapati à la confiture d’orange au petit déjeuner ! Royal ! 1300Rs pour l’emplacement, diner et petit déjeuner.
Bien nous en a pris de nous arrêter à Chauribang ! Le chemin devient chaotique à la sortie de la forêt et sur la moraine. En fait, il n’y a bientôt plus de chemin car il a été emporté par une avalanche sur plusieurs centaines de mètres. (il y a deux mois nous dira-t-on au camp des Italiens). La progression s’apparente à de l’escalade à certains endroits. Nous devons même creuser dans la glace pour nous hisser dans un passage difficile.
Nous rencontrons les premiers trekkeurs depuis Dharapani. Ils arrivent en sens inverse alors que nous cherchons un passage pour traverser un torrent impétueux. Ils ont eu du beau temps en haut et cela nous rassure.
Nous nous égarons un peu dans les éboulis de l’avalanche avant de trouver l’extrémité du chemin. Un vieux short abandonné par terre était censé donner la direction à prendre…
Le Dhaulagiri se découvre majestueusement sur le côté. Nous nous en sommes bien rapprochés depuis la dernière fois que nous l’avons aperçu de Muri. Ca nous donne du courage pour continuer la montée !
En arrivant au camp des Italiens, une migraine légère s’est installée. Je prends du Dafalgan sans effet puis de l’Ibuprofène bien plus efficace. Nous sommes surpris d’y trouver deux groupes de trekkeurs avec leurs guides et porteurs. Ils font bien le tour en dans le même sens que nous et pourtant nous ne les avons pas vu dans la montée. Mystère. Ils marchent forcément plus vite que nous.
Le bain dans le torrent à côté du camp et le séchage au soleil sont un vrai moment de bonheur.
Les gérants du camp proposent un menu varié avec notamment d’excellents spaghetti, hasard ou volonté d’être à la hauteur du nom du lieu ? C’est encore une économie pour nos réserves et nous en profitons sans vergogne !
Le brouillard tombe avec la nuit et nous entendons de nombreuses avalanches qui nous mettent dans l’ambiance de la haute montagne. Il y en a tant qu’on pourrait croire qu’un orage se développe au dessus de nous.
7ème jour : Journée d’acclimatation au camp de base des Italiens
Il fait bon, 8°C entre les deux toits de la tente au réveil vers 6h. Le ciel est radieux et le panorama magnifique autour du camp. Nous sommes vraiment au pied du Dhaulagiri. C’est la première fois que nous nous rapprochons autant d’un tel monstre.
Les groupes sont partis vers le camp des Japonais lorsque nous revenons de la lessive. J’en profite pour installer une table et deux fauteuils pour notre confort avant l’arrivée d’éventuels nouveaux groupes…
Lors d’une promenade de reconnaissance, nous les voyons tels une colonie de fourmis à la queue leu leu en train de monter une énorme moraine en contre bas. Sylvie s’inquiète de la difficulté. Il est vrai que cette portion du trek est réputée difficile et dangereuse.
Quatre néozélandais et leurs porteurs et guides ainsi que deux jeunes tchèques autonomes se sont installés dans l’après midi.
Le ciel se couvre progressivement dans la soirée et la pluie se met à tomber dans la nuit.
8ème jour : Jour forcé d’acclimatation au camp des Italiens La pluie fine tombe toujours au réveil. Nous prenons notre petit déjeuner à 6 :30h comme nous l’avions commandé la veille en vue d’un départ vers 7:30h. Mais il continue de pleuvoir et le ciel est totalement bouché. On nous déconseille de partir. Les néozélandais décident, eux, de tenter leur chance. Nous restons avec les tchèques. La journée s’écoule avec lenteur sous la pluie. Les parties de Rummy* dans la tente font passer le temps.
*Sylvie a créé un jeu de Rummy cube (Okey en turc, car c'est là que nous l'avons découvert) avec des petits carrés de papier qui se rangent précieusement dans une boîte de Tictacs. Nous l'avons appelé, avec raison probablement, "le plus petit rummy du monde". Mine de rien, il a achevé avec succés son 3ème trek 9ème jour : du camp des Italiens au camp des Japonais en 6:30h
La température est tombée cette nuit à 0°C à l’extérieur. Le ciel s’est dégagé par la même occasion. Nous payons 7700Rs pour nos 2.5 jours. Nous retrouvons notre chemin qui descend brutalement vers le glacier puis nous attaquons la montée sur l’autre versant, tout aussi abrupte. Pour autant , nous ne nous sentons pas un instant en danger.
Les paysages sont grandioses et nous les découvrons sans cesse différents en progressant sur des chemins escarpés au pied des parois verticales. Nous dépassons une baraque cadenassée que nous avions pris, de loin, pour le camp des Japonais. Il s’agit plus probablement du camp des Français.
En quittant l’étroit couloir venteux qui donne sur le camp des Italiens, nous montons sur le glacier que nous ne quitterons qu’après le camp de base du Dhaulagiri. Nous arrivons au nouveau camp de base des Japonais vers 13 :45. Nouveau car il ne correspond pas à l’emplacement suggéré par les cartes. Nous retrouvons le couple tchèque et le jeune gardien d’une tente « hôtel ». Il propose un hébergement rustique depuis deux ans de septembre à novembre. ainsi qu’au CB du Dhaulagiri, tant qu’il y a quelqu’un sur place.
Après l’installation du campement, nous allons prendre un thé (100Rs*2). L’emplacement coute 300Rs. Nous préparons nos premiers repas.
10ème jour : du camp des Japonais à proximité du CB du Dhaulagiri en 7 :30h Nous nous rôdons à la répartition des travaux liés à l’autonomie. Pendant que Sylvie range la tente, je prépare le petit déjeuner (muesli+ lait + cappuccino). Mais nous ne partons qu’à 8h. La marche est alerte et nous profitons des paysages spectaculaires.
Le chemin est assez visible mais nous ne retrouvons pas le camp indiqué par Sébastien (28°44'44.65"N - 83°27'50.95"E). Les écarts entre le chemin est les points GPS doivent s’expliquer par le mouvement du glacier. Nous apercevons d’un surplomb sur le glacier un camp (toiles plastiques colorées) que nous interprétons comme le CB du Dhaulagiri. Nous voyons en même temps à mi distance notre couple tchèque parti plus tôt que nous ce matin. C’est peu après, vers 11h que nous perdons la trace du chemin.
Il nous semble impossible de rejoindre le campement bien visible mais sur la rive droite du glacier alors que nous sommes maintenant sur sa rive gauche. Nous retrouvons les tchèques qui ont tenté de le traverser à plusieurs endroits et sans succès. Je leur propose de suivre strictement mes points GPS. Il s’avère que ceux-ci nous permettent de traverser à un endroit totalement sûr. Il s’avère aussi que le camp vu plus avant n’est pas le CB du Dhaulagiri indiqué par le GPS, plus en amont d’un km environ. Nous retrouvons d’ailleurs les débris de l’ancien camp.
Nos amis tchèques préfèrent redescendre au nouveau camp. Nous nous installons à proximité de l’ancien camp à un emplacement qui nous paraît sûr.
Pendant que nous installons notre campement et que je vais chercher de l’eau dans une infractuosité du glacier, le ciel se couvre d’une couche nuageuse fort basse et nous craignons la neige.
La nuit tombe et nous nous sentons bien seuls dans cet environnement devenu lugubre avec les craquements du glacier et les avalanches incessantes. Nous nous calfeutrons dans la petite tente où nous tenons à peine assis pour un diner réconfortant. La neige se met à tomber.
11ème jour : Journée d’acclimatation forcée au CB Dhaulagiri
Il a neigé toute la nuit et cela continue de plus belle au petit matin. La neige s’accumule sur le toit. Les contacts du toit avec le sous-toit provoquent une condensation très désagréable. Nous ne nous pressons pas pour autant pour nous lever car nous savons que nous ne pourrons pas partir et que la journée sera longue.
Il fait rapidement chaud dans la tente, jusque 18°C alors qu’il fait doux dehors : 7°C. La neige tient bon pourtant. Les duvets, mouillés sur leurs couche extérieure avec la condensation de cette nuit, sèchent vite. C’est une excellente nouvelle.
Nous attendons dans la bonne humeur mais non sans appréhension. Les craquements du glacier et le tonnerre des avalanches est quasi continu. Etre totalement seuls dans cet univers minéral et hostile donne le sentiment d’être très petits. C’est bien l’ambiance que nous avons cherché, nous n’allons pas nous plaindre !
Nous profitons d’une accalmie pour partir faire un repérage à l’aide du GPS. Nous découvrons des cairns alignés près du campement. Nous sommes près du chemin ou d’un chemin abandonné depuis peu. Nous progressons vers l’amont en accord avec le GPS sur près d’un km. Nous sommes très probablement sur le bon chemin.
La neige recommence à tomber et nous nous calfeutrons dans la tente. La journée se termine une fois de plus avec des parties interminables de Rummy auxquelles je perds sans discontinuer.
12ème jour : Seconde journée au CB du Dhaulagiri La neige continue de tomber. Tout est maintenant recouvert d’une épaisse couche blanche. Il fait à peine froid dehors: 0°C. L’eau s’est infiltrée dans la tente mais nous arrivons à éponger sans difficulté. Nous ne voulons pas nous risquer sur un chemin incertain, sans visibilité et dans la neige.
La température monte vite jusqu’à 20°C dans la tente. Il fait presque trop chaud.
Le vent se lève par rafales dans l’après-midi et la neige et le grésil redoublent. Nous nous acclimatons bien en tous cas car il n’est plus question de mal de tête même s’il nous est difficile d’accomplir des efforts prolongés.
Nous avons suffisamment de nourriture pour tenir encore 5 jours au moins mais l’ennui se fait sentir au bout de la seconde journée d’attente. Il n’était pas possible de prévoir un aussi mauvais temps en octobre alors que la mousson devrait être terminée depuis près d’un mois.
Dans ces circonstances, nous envisageons l’avenir de la boucle sur le lac Tilicho de moins en moins probable.
13ème jour : du CB du Dhaulagiri jusqu’au camp des Deleval 😉en 9 h Il ne neige plus ce matin mais le brouillard entoure notre campement, nous empêchant de voir les parois montagneuses à proximité.
Nous nous apprêtons à partir quand nous voyons se rapprocher deux silhouettes par l’aval. Ce sont des guides qui explorent la possibilité de partir pour un groupe coincé au camp un km plus bas. Ils nous annoncent que la météo doit s’améliorer dans la journée. Ils ont eu une communication par téléphone satellite. Ca tombe bien car nous avions décidé de partir, de toutes façons, l’attente devenant intenable.
Nous suivons les cairns et le GPS. Nos traces d’avant-hier sont bien-sûr complètement effacées. Nous arrivons au bout de la vallée qui se sépare en deux. Nous ne trouvons plus de cairn et nous cherchons à rejoindre le prochain point GPS en suivant le ruisseau de gauche.
Le groupe, conduit par nos deux guides de ce matin, nous rejoint alors que nous cherchons notre chemin. Ils nous indiquent la direction : il faut progresser sur la crête séparant les deux vallées. Le groupe est composé d’allemands que nous avions rencontrés au camp des Italiens. Ils sont autant surpris que nous de se retrouver dans un endroit aussi abandonné…
C’est toujours sous un ciel bas et gris que nous décidons de nous arrêter. Nous ne pourrons pas dépasser la French pass dans la journée. Autant trouver un endroit sûr pour passer la nuit. Je descends dans la vallée de gauche pour trouver une surface à peu près plane et un peu plus protégée du vent, sans succès. Epuisé et manquant d’air, j’ai beaucoup de mal à remonter. Nous décidons de rester à côté du chemin en retirant et en tassant la neige pour y planter la tente.
Je fonds la neige avec le réchaud pour faire du thé. Nous nous sommes déshydratés aujourd’hui car l’eau n’était disponible que sous forme de neige que nous avons mangée en quantité insuffisante.
Nous sommes installés à 17 :30 et il fait 4°C dans la tente. Nous n’avons pas pu profiter de la vue sur la montagne aujourd’hui mais nous sommes sur le bon chemin et nous gardons toutes nos chances pour une bonne surprise demain. Notre installation à 5100m dans la neige nous aguerrit et c’est une expérience qui nous réjouit.
14ème jour : du camp des Deleval 😉 à Hidden Valley en 4 :20h
On se lève avec le jour et le ciel est limpide ce matin ! Un environnement extraordinaire nous entoure. Il nous éblouit d’autant plus que nous n’avons rien vu la veille. Il fait -11°C dehors et -4°C dans la tente. Le petit déjeuner attendra, nous profitons d’abord et sans retenue du spectacle. Le soleil illumine progressivement les cimes du Dhaulagiri puis ses glaciers. La lumière passe du jaune doré au blanc cru.
Les efforts des jours derniers se justifient d’un coup et les doutes s’évanouissent. Ici, l’imagination est dépassée par la réalité.
Les nuages arrivent vite et j’aperçois au loin, devant nous, le groupe de nos amis allemands en file indienne attaquer la French Pass (5362m). Nous partons vers 9h et nous essayons de marcher sur la neige sans rompre la couche de glace pour éviter d’enfoncer les pieds jusqu’aux chevilles. L’exercice est mal aisé et la montée en pente douce nous fatigue. Lorsque nous arrivons vers 10 :20h le brouillard nous entoure. Un vent glacé nous gifle le visage.
La Hidden Valley porte bien son nom : il nous faut amorcer la descente pour entrevoir un paysage sec et plat, surprenant à cette hauteur. Le vent souffle toujours et nous ne trouvons pas d’emplacement un peu protégé pour bivouaquer. Un petit torrent coule à proximité. Il ne faudra pas faire fondre de neige aujourd’hui pour manger.
Le temps se lève en soirée et nous permet d’apprécier ce lieu magique. Nous imaginons une nuit glaciale en perspective. Il n’en sera rien !
15ème jour : de Hidden Valley à Yak kharka en 8 :30h Nous nous levons trop tard à 6 :20 car le ciel est déjà chargé de nuages bas qui cachent partiellement les hautes montagnes autour de nous. Du Dhaulagiri, nous ne voyons que la cime. Il n’a pas fait assez froid pour libérer le ciel : -5°C à l’extérieur.
Nous partons vers 9h sans nous presser car nous pensons nous arrêter à un camp intermédiaire indiqué sur notre carte. La montée vers Dhampus Pass (5270m) est longue. Le temps se gâche avant 11h. Nous sommes pris dans un brouillard glacé dans un premier temps. La neige se met à tomber par rafales de plus en plus violentes. Les traces du chemin ne tardent pas à complètement s’effacer et nous serions perdus sans le GPS. La lecture en est rendue difficile. Nous rencontrons deux porteurs qui hésitent autant que nous.
Nous ne trouvons pas le camp intermédiaire. Il aurait été très difficile de toutes façons de planter la tente dans de telles conditions. Ce n’est qu’en arrivant face à la vallée de la Kali Gandaki que le temps se lève un peu pour nous faire entrevoir le massif des Annapurna dans un ciel très perturbé.
La vallée la plus profonde du monde s’ouvre devant nous.
Nous arrivons bien fatigués à Yak kharka et nous sommes heureux d’y trouver un sympathique jeune népalais qui nous offre du thé et une soupe aux tomates fraîches mémorable.
Au moins, ce soir, il ne neige pas pour planter la tente.
16ème jour : De Yak kharka à Marpha en 3 :30h
Le vent et la glace d’hier ont scarifié nos visages mal protégés. Nos lèvres ont doublé de volume. C’est le visage boursouflé que nous nous réveillons.
Il a encore une fois plus toute la nuit. De grands coups de vent secouent la tente. Quelques éclaircies nous permettent quand même d’apprécier la présence proche des Annapurna. Le point de vue ici est encore plus exceptionnel que celui de Poon hill plus éloigné et moins élevé.
Le dénivelé d’hier était important (1080m). Le dénivelé d’aujourd’hui le surpasse : 1500m. Le temps s’adoucit avec la descente mais nos pieds souffrent ; j’essaie de progresser en marche arrière pour éviter l’écrasement à répétition de mes orteils. Pendant ces exercices périlleux, Sylvie marche en crabe.
Nous arrivons à Marpha en longeant le grand monastère puis en plongeant dans les ruelles pour nous retrouver dans un monde policé par le tourisme. Le choc est rude. D’autant plus que nos visages brûlent par le manque de protection d’hier. Les pieds et les genoux quant à eux demandent grâce. Cela tombe bien car un grand choix de restaurants s’offre à nos yeux et notre odorat.
C’est dans cette débauche de luxe que s’arrête notre odyssée, au pays de la pomme et sous une pluie fine qui se remet de la partie : le mauvais temps ne nous abandonnera pas comme ça.
Comme il n’y a pas de moyen de transport en début d’après midi pour Beni, il ne nous reste plus qu’à choisir un guest house et entamer des parties de rummiy qui nous donneront la réputation des français aux petits papiers… Petits papiers qui nous ont sauvés de la déprim à 5000m quand la neige et le vent s’acharnait sur notre petite tente.
Retour :
Nous partons le lendemain à 7 :30 en bus pour Beni et ce n’est pas une sinécure. La pluie a ravagé la piste qui ressemble plus à certains endroits à un torrent de boue ou à de grosses mares insondables dans lesquelles il faut jeter de nombreux blocs de pierres pour pouvoir passer.
Nous nous précipitons d’un seul mouvement hors du bus en enjambant toutes sortes de colis et bidons alors le véhicule en pleine accélération patine et glisse dangereusement vers la paroi montagneuse. Nous avons plus de chance qu’une jeep qui s’écrasera 500m plus bas le même jour causant la mort de ses huit occupants.
Nous prenons un taxi à Beni pour Pokhara et c’est un grand soulagement de retrouver notre guest house et ses sympathiques propriétaires.
Enseignements :
Une liste semble incontournable pour éviter d’oublier d’emporter des produits aussi élémentaires que la crème solaire !
La tente ne pèse pas lourd, 1 kg, mais un séjour de plus de 5 jours est pesant pour le moral surtout dans des conditions météo difficiles. Rechercher pour quelques centaines de grammes un volume plus grand pour des treks de durée similaire ou plus long.
Nous avons emporté trop de nourriture car nous rapportons près de 2 kilos. On peut donc affiner la quantité nécessaire à 750g/2personnes.jour. en limitant aussi la spiruline dont l’effet n’a pas été démontré à 20g/j.personne pour une future expérience de plus long terme. Il n’est pas possible de considérer la spiruline comme un aliment du fait de son goût et de sa consistance (paillettes)
La quantité d'essence consommée n'excède pas 350ml pour 7 jours d'autonomie car nous avons rapporté 550ml environ. On peut donc compter 50ml/jour.2personnes avec une sécurité pour les prochains treks.
Les chaussures ont été parfaites concernant le confort et l’étanchéité dans des conditions difficiles (plusieurs jours dans l’eau et la boue puis la neige). La grande descente de Dampus pass à Marpha a laissé nos orteils en mauvais état. Le handicap aurait été important pour continuer vers le lac Tilicho avec sa montée et surtout sa descente abrupte de 5200 à 2700 m. Des sandales de marche ouvertes pourraient être une solution ?
La montée vers le lac Tilicho a été annulée. Ce sera l’occasion d’une nouvelle aventure, probablement par le trajet inverse et en couplant le trek à d’autres passages hors des sentiers battus car le chemin longeant la route de Marpha à Tatopani a bien changé depuis 2001. Faire la course avec ou cotoyer les véhicules à moteur de toutes sortes n’est vraiment engageant...
Le trek du tour du Dhaulagiri est en train de se métamorphoser : il est fort probable que des refuges seront installés tout au long du parcours d’ici peu pendant la haute saison de septembre à novembre. La seule rupture actuellement se situe dans Hidden Valley. L’offre est très limitée sur Camps des Italiens, Camps des Japonais, CB du Dhaulagiri et Yak Kharka mais elle existe. Les marges possibles sur les repas sont très importantes et le marché existe. L’esprit s’en trouvera modifié mais il restera encore une bonne marge pour sentir le vent de l’aventure.
Nous sommes prêts pour affronter des périodes plus longues d’autonomie (jusque 10j). En attendant, nous reviendrons sur le trek du Makalu en mai 2014 pour une visite à nos amis de Khandbari, Seduwa et Chyaksa danda et l'East pass pour chatouiller les 6000m.
Annexe : points GPS notés sur GE à partir du tracé effectué
Dharapani 28°27'10.46"N 83°22'32.49"E 28°27'13.84"N 83°22'25.59"E 28°27'18.61"N 83°22'20.13"E 28°27'31.30"N 83°22'12.13"E 28°28'10.04"N 83°21'34.87"E 28°29'11.93"N 83°20'43.39"E 28°29'50.02"N83°20'21.43"E pont 28°30'19.36"N 83°19'55.53"E douche à la chute d'eau 28°30'21.05"N 83°19'55.47"E 28°30'19.78"N 83°20'34.35"E 28°30'32.46"N 83°20'53.83"E Muri 28°30'58.27"N 83°20'41.22"E après ce pt erreur 28°31'0.27"N 83°20'41.97"E reprise bon trajet 28°31'43.09"N 83°21'10.50"E 28°31'23.93"N 83°21'27.94"E 28°31'17.34"N 83°21'39.39"E Naura 28°32'9.06"N 83°21'59.03"E 28°32'46.37"N 83°22'8.91"E 28°33'3.78"N 83°22'38.30"E Bhogara 28°33'52.14"N 83°22'45.56"E 28°34'5.83"N 83°23'3.40"E 28°34'17.79"N 83°23'0.74"E 28°34'32.90"N 83°23'7.50"E 28°35'17.13"N 83°23'5.08"E Dobang 28°36'10.15"N 83°23'14.98"E 28°36'55.59"N 83°23'27.06"E pt arrêt long 28°37'43.82"N83°23'33.42"E 28°38'9.61"N 83°24'0.73"E 28°38'48.55"N 83°24'17.39"E passage à gué 28°39'4.95"N 83°24'34.35"E Chauribang 28°39'20.35"N 83°24'30.80"E 28°39'47.99"N 83°24'58.30"E 28°40'31.48"N 83°25'40.21"E camp des italiens 28°41'30.34"N 83°26'13.92"E 28°41'50.41"N 83°26'24.15"E 28°42'30.42"N 83°26'16.49"E 28°44'2.85"N 83°26'49.13"E camp des japonais 28°44'22.87"N 83°27'15.03"E 28°44'23.98"N 83°27'44.49"E 28°44'47.98"N 83°28'17.13"E 28°44'52.47"N 83°28'41.76"E 368 28°44'53.14"N 83°29'0.97"E 369 28°44'53.20"N 83°29'15.04"E 28°44'49.94"N 83°29'45.94"E 28°44'51.69"N 83°30'4.13"E 28°44'50.14"N 83°30'12.13"E mauvais côté apparemment 28°44'47.48"N83°30'17.98"E 28°44'47.60"N 83°30'21.04"E 28°44'50.24"N 83°30'22.22"E 28°44'53.19"N 83°30'26.47"E prox ancien cb Dhaulagiri 28°44'57.02"N 83°30'29.49"E 28°45'4.14"N 83°30'35.92"E 28°45'12.67"N 83°30'43.05"E 28°45'19.59"N 83°30'47.76"E 28°45'27.22"N 83°30'53.37"E probable écart/ chemin 28°45'32.86"N 83°30'52.05"E 28°45'36.09"N 83°30'55.16"E vers la crête 28°45'40.01"N 83°30'55.87"E sur la crête 28°45'42.17"N 83°30'55.33"E Camp des Deleval 28°46'7.48"N 83°31'23.74"E 28°46'24.59"N 83°31'41.10"E 28°46'38.24"N 83°31'47.40"E French pass 28°46'55.45"N 83°31'52.29"E 28°47'0.30"N 83°31'59.41"E 28°47'21.19"N 83°32'34.56"E Hidden valley 28°47'44.89"N 83°33'14.39"E 28°47'51.90"N 83°33'27.64"E 28°47'51.76"N 83°33'34.53"E 28°47'46.73"N 83°33'49.46"E 28°47'46.25"N 83°34'7.96"E 373 28°47'48.70"N 83°34'32.94"E Dhampus pass 28°47'46.26"N 83°34'47.55"E 28°47'29.99"N 83°35'12.19"E 28°46'50.80"N 83°35'43.79"E 28°46'56.19"N 83°36'0.12"E 28°46'23.05"N 83°36'56.37"E 28°46'15.47"N 83°37'34.33"E 28°45'57.13"N 83°37'59.37"E 28°45'26.46"N 83°38'38.46"E Yak Kharka probable 28°45'20.60"N 83°39'3.43"E 28°45'39.24"N 83°39'33.99"E 28°45'27.36"N 83°40'1.43"E 28°45'11.14"N 83°40'10.23"E 28°45'8.10"N 83°40'33.30"E 28°45'4.12"N 83°40'51.58"E Marpha 28°45'11.08"N 83°41'11.70"E
Trek du Tour du DhaulagiriDe Darbang à Marpha
Du 4 au 19 octobre 2013
Notre objectif:
Ce trek est en préparation depuis 2001, lorsque je descendais de Jomsom à Gorepani pour remonter pour la première fois vers le sanctuaire des Annapurna. Il y a 12 ans, l’imposante masse du Dhaulagiri faisant face aux profils dentelés des Annapurna, espacé par la vallée la plus profonde du monde, donnait des envies d’escapade : sortir des sentiers battus, déjà bien occupés. C’est un palier technique intéressant puisque la randonnée exige une plus grande autonomie que celle vécues au cours des précédents treks (Milam en octobre 2012 et Makalu inachevé en avril 2013), des bivouacs au-dessus de 5000m et la nécessité de chauffer l’eau avec un autre combustible que le bois.
Nous prévoyons d’effectuer le tour du Dhaulagiri en solo à partir du point terminal de la route, Darbang, puis, forts de notre acclimatation à l’altitude, rejoindre de l’autre côté de la vallée, le lac Tilicho – le lac le « plus haut » du monde, par le col du Mesokanto.
Préparation: Après les avatars du mois d’avril dans la région du Makalu (col bloqué par la neige), nous avons pris la résolution de partir à l’automne pour bénéficier des conditions météo les plus clémentes : la mousson d’été doit être passée et le froid hivernal en altitude être à venir.
Trajet : Nous préparons le trajet et les étapes à la lecture attentive du récit de Sébastien et Fabienne, 3 ans auparavant (http://www.blankpage.fr/voyages-et-treks/tour-du-dhaulagiri/)
Nous reportons leur trajet sur Google Earth et dans le GPS. Il sera la base de nos indications GPS.
Situation
Sacs à dos:
Nous prévoyons 7 jours d’autonomie en nourriture, soit 7 à 8 kg composés de jambon sec, saucisson, semoule, pain type wasa, comté, muesli, lait lyophilisé, chocolat, fruits secs, barres de céréales, palets bretons. La spiruline fait son entrée pour être testée (500g) : nous manquons toujours de vitamines en altitude et nous sommes rapidement en manque de fruits. Nous verrons si la cure comble ce manque.Chaussures : LOWA - Tibet pro gtx
Sacs à dos : Osprey exos 58, Gregory Wander 70
Tente : Vaudé Power Lizard SUL 2 places
Réchaud : MSR XGK EX avec 900ml d’essence achetée à Pokhara
Matelas: Thermarest Néoair XLIT
Sacs de couchage: Valandré Bloody Mary
On embarque aussi 2 panchos qui serviront l’un à recouvrir les sacs à dos qui restent dehors la nuit et à protéger le sol de la tente légère mais fragile.
Je porte au départ 18kg en tout, avec l'essence et l'eau et Sylvie environ 14kg.
Accès: Nous avons pris un vol Malaysia, le moins cher au moment de l’achat mais qui fait faire un bon détour par Kuala Lumpur. C’est une bonne compagnie mais le voyage est un peu long à l’aller.
J1 :A Kathmandu, nous prenons nos TIMS et droits d’entrée dans le parc des Annapurna.
J2 : Bus Tourist de Kathmandu à Pokhara (faute d’avoir réservé, nous avons été serrés à côté du chauffeur). A Pokhara, l'apparition soudaine et irrélle du Macchapucchare, montagne sacrée, n'est pas pour nous rassurer. La mousson est bien toujours ancrée sur les himalaya alors qu'elle devait s'être évanouie depuis plusieurs semaines..
J3 : Bus de Pokhara à Beni à 7h le matin puis bus de Beni à Darbang. La route est effondrée vers Bablyachaur, nécessitant un changement de véhicule.
Agenda :

Altitude à l’étape

Altitude en fonction de la distance

Le trek au jour le jour
1er jour : De Darbang à Dharapani en 3 heures
Nous avons récupéré du voyage avec une bonne nuit. Le ciel est gris au réveil et une pluie fine tapisse les rues de Darbang. J’ai perdu mon kway dans le dernier bus hier après midi et la police m’avait promis de tout mettre en œuvre pour le récupérer alors que le bus était déjà reparti. Après un petit déjeuner copieux (milk tea, chapatis, omelette) la police nous fait prévenir que le Kway a été retrouvé ! Il nous sera très utile, précieux même, dans les jours qui suivent…
C’est une petite étape pour se mettre en jambes. Les sacs sont lourds et nous craignons les lombalgies… La pluie se tarit avant que nous ne sortions de Darbang. Il faut dés le départ, vers 10heures, longer la rive gauche de la Lyagdi khola. Nous longerons cette rivière jusqu’à sa source. Il fait bon, un peu plus de 20°C, et nous marchons sans difficulté sur un chemin bien tracé avec parfois déjà quelques éboulis.
Nous arrivons vers 13h et l’accueil est chaleureux à Dharapani. Nous profitons du soleil l’après midi pour la toilette et la lessive en compagnie des villageoises. Nous nous promenons dans ce beau village où poussent dans les jardins de grandes touffes de cannabis.
2ème jour : De Dharapani à Muri en 7 heures
Le temps reste gris mais il ne pleut pas. Après une première montée jusqu’à 1868m, nous descendons dans les rizières par des chemins gadouilleux pour éviter le détour par Phaliyagaon. Après la traversée d’un affluent, nous nous dirigeons vers une chute d’eau où nous prenons une douche délassante. Le chemin continue à monter sur le nouveau versant pour donner sur Muri à une altitude identique au point culminant de la journée.
Nous cherchons une maison hôte alors que la pluie commence à tomber. Après quelques hésitations, les villageois nous ouvrent une pièce sommaire mais propre et rapporte un lit d’on ne sait où. Nous sommes la curiosité des enfants et nous en profitons pour faire quelques photos. Le traditionnel dalbath nous sera servi le soir. Nous payons 1000Rs la chambre, les diner et petit déjeuner (chapatis, milk tea et omelettes)
3ème jour : De Muri à Boghara en 9 heures
Nous marchons à notre rythme, c'est-à-dire bien doucement. Le Dhaulagiri s’est dévoilé ce matin comme pour nous motiver.
Le temps reste doux et nous continuons à nous frayer dans les rizières. Le chemin disparait parfois complètement et nous nous embarquons dans une mauvaise direction. Le GPS indique bien un écart par rapport à l’itinéraire mais nous ne trouvons pas le bon chemin. Un paysan nous indique un pont en contre bas : nous sommes partis vers une vallée latérale… Nous le rejoignons en coupant à travers champs. Il nous faut parfois sauter prudemment les murets séparant les terrasses. Nous nous sommes mal engagés en commettant une telle erreur dans une région encore fort habitée… Qu’en aurait-il été à 5000m ? Cela nous inquiète.
Nous traversons de petits hameaux jusqu’à Naura. Nous y déjeunons dans une ferme accueillante après 4 heures de marche. Le soleil est toujours présent par intermittence. On nous indique qu’il faut 3 heures pour rejoindre Boghara.
Nous en mettrons près de 5 sur un chemin magnifique et vertigineux. La montée est rude sur 600m de dénivelé. Le temps est plus ensoleillé qu’hier mais nous voyons un bel arc-en-ciel sur le versant opposé.
Boghara est un beau village niché dans les rizières à 2000m d’altitude. La première maison nous offre l’hospitalité. Une poule couveuse est installée avec nous et défend son territoire. Nous nous battons avec une vache qui ne veut pas céder sa place au seul point d’eau pour faire nos toilettes et lessives .
Les enfants nombreux dans la maison font leurs devoirs avant le repas du soir.
4ème jour : de Boghara à Dobang en 9 heures Nous négocions gentiment avec le propriétaire qui nous demande 1750Rs dont 600Rs pour la chambre, aussi cher qu’à Kathmandu. C’est la preuve qu’il faut toujours demander les prix avant de s’installer…
Mais le ciel est totalement bleu ce matin et c’est bon pour le moral.
Montées et descentes nous épuisent et nous sommes heureux d’arriver à Phylankos kharka, une hutte où une femme nous prépare avec une grande gentillesse des nouilles chinoises qu’elle cuit avec des herbes délicieuses cueillies dans son jardin.
Un vieil homme qui vit avec elle nous indique qu’il faut 2.5 heures pour atteindre Dobang. Nous n’en mettrons que 3. Pas si mal !
Mais nous commençons à fatiguer en nous enfonçant dans une forêt humide, boueuse et tropicale. Dobang est une clairière sans activité agricole apparente. On nous propose une pièce au même prix que l’emplacement de la tente (400Rs). Nous choisissons la pièce pour gagner le temps du démontage demain matin. Le dalbath est à 300Rs, prix raisonnable à cette altitude. Nous passons une bonne soirée avec des convives un peu éméchés à l’alcool local.
5ème jour : De Dobang à Chauribang en 6 :30 heures
C’est une journée à marcher dans la boue et dans la forêt humide et tiède. Les passages difficiles se multiplient. Nous avançons en prenant bien garde de ne pas faire de faux pas. Nous avons tout notre temps. Nous nous arrêtons à 13h40 à Chauribang qui marque la fin de la forêt alors que nous avions prévu de monter jusqu’au camp des Italiens. Il reste théoriquement 3 heures et nous craignons autrement d’y arriver à la nuit tombée.
Nous nous installons à côté d’une cabane où on nous préparera l’éternel dalbath. Nous économisons ainsi nos provisions. Il est possible de s’installer sous un toit et sur la paille mais nous préférons tester nos équipements avant d’être dans des conditions plus difficiles, en particulier le réchaud. Il fonctionne parfaitement.
Le toilette se fait dans un torrent un peu chargé de terre car nous ne trouvons le filet d’eau de source (à l’entrée du site pourtant) qu’après quelques pérégrinations.6ème jour : De Chauribang au camp des Italiens en 4 heuresIl a plu une bonne partie de la nuit mais le ciel est bleu au réveil. C’est ce qui compte ! Nous rangeons la tente mouillée et les sacs de couchage humides.
Je commence la cure de spiruline ce matin (3 cuillères à soupe avec le thé). Dalbath le soir et chapati à la confiture d’orange au petit déjeuner ! Royal ! 1300Rs pour l’emplacement, diner et petit déjeuner.
Bien nous en a pris de nous arrêter à Chauribang ! Le chemin devient chaotique à la sortie de la forêt et sur la moraine. En fait, il n’y a bientôt plus de chemin car il a été emporté par une avalanche sur plusieurs centaines de mètres. (il y a deux mois nous dira-t-on au camp des Italiens). La progression s’apparente à de l’escalade à certains endroits. Nous devons même creuser dans la glace pour nous hisser dans un passage difficile.
Nous rencontrons les premiers trekkeurs depuis Dharapani. Ils arrivent en sens inverse alors que nous cherchons un passage pour traverser un torrent impétueux. Ils ont eu du beau temps en haut et cela nous rassure.
Nous nous égarons un peu dans les éboulis de l’avalanche avant de trouver l’extrémité du chemin. Un vieux short abandonné par terre était censé donner la direction à prendre…
Le Dhaulagiri se découvre majestueusement sur le côté. Nous nous en sommes bien rapprochés depuis la dernière fois que nous l’avons aperçu de Muri. Ca nous donne du courage pour continuer la montée !
En arrivant au camp des Italiens, une migraine légère s’est installée. Je prends du Dafalgan sans effet puis de l’Ibuprofène bien plus efficace. Nous sommes surpris d’y trouver deux groupes de trekkeurs avec leurs guides et porteurs. Ils font bien le tour en dans le même sens que nous et pourtant nous ne les avons pas vu dans la montée. Mystère. Ils marchent forcément plus vite que nous.
Le bain dans le torrent à côté du camp et le séchage au soleil sont un vrai moment de bonheur.
Les gérants du camp proposent un menu varié avec notamment d’excellents spaghetti, hasard ou volonté d’être à la hauteur du nom du lieu ? C’est encore une économie pour nos réserves et nous en profitons sans vergogne !
Le brouillard tombe avec la nuit et nous entendons de nombreuses avalanches qui nous mettent dans l’ambiance de la haute montagne. Il y en a tant qu’on pourrait croire qu’un orage se développe au dessus de nous.
7ème jour : Journée d’acclimatation au camp de base des Italiens
Il fait bon, 8°C entre les deux toits de la tente au réveil vers 6h. Le ciel est radieux et le panorama magnifique autour du camp. Nous sommes vraiment au pied du Dhaulagiri. C’est la première fois que nous nous rapprochons autant d’un tel monstre.
Les groupes sont partis vers le camp des Japonais lorsque nous revenons de la lessive. J’en profite pour installer une table et deux fauteuils pour notre confort avant l’arrivée d’éventuels nouveaux groupes…
Lors d’une promenade de reconnaissance, nous les voyons tels une colonie de fourmis à la queue leu leu en train de monter une énorme moraine en contre bas. Sylvie s’inquiète de la difficulté. Il est vrai que cette portion du trek est réputée difficile et dangereuse.
Quatre néozélandais et leurs porteurs et guides ainsi que deux jeunes tchèques autonomes se sont installés dans l’après midi.
Le ciel se couvre progressivement dans la soirée et la pluie se met à tomber dans la nuit.
8ème jour : Jour forcé d’acclimatation au camp des Italiens La pluie fine tombe toujours au réveil. Nous prenons notre petit déjeuner à 6 :30h comme nous l’avions commandé la veille en vue d’un départ vers 7:30h. Mais il continue de pleuvoir et le ciel est totalement bouché. On nous déconseille de partir. Les néozélandais décident, eux, de tenter leur chance. Nous restons avec les tchèques. La journée s’écoule avec lenteur sous la pluie. Les parties de Rummy* dans la tente font passer le temps.
*Sylvie a créé un jeu de Rummy cube (Okey en turc, car c'est là que nous l'avons découvert) avec des petits carrés de papier qui se rangent précieusement dans une boîte de Tictacs. Nous l'avons appelé, avec raison probablement, "le plus petit rummy du monde". Mine de rien, il a achevé avec succés son 3ème trek 9ème jour : du camp des Italiens au camp des Japonais en 6:30h
La température est tombée cette nuit à 0°C à l’extérieur. Le ciel s’est dégagé par la même occasion. Nous payons 7700Rs pour nos 2.5 jours. Nous retrouvons notre chemin qui descend brutalement vers le glacier puis nous attaquons la montée sur l’autre versant, tout aussi abrupte. Pour autant , nous ne nous sentons pas un instant en danger.
Les paysages sont grandioses et nous les découvrons sans cesse différents en progressant sur des chemins escarpés au pied des parois verticales. Nous dépassons une baraque cadenassée que nous avions pris, de loin, pour le camp des Japonais. Il s’agit plus probablement du camp des Français.
En quittant l’étroit couloir venteux qui donne sur le camp des Italiens, nous montons sur le glacier que nous ne quitterons qu’après le camp de base du Dhaulagiri. Nous arrivons au nouveau camp de base des Japonais vers 13 :45. Nouveau car il ne correspond pas à l’emplacement suggéré par les cartes. Nous retrouvons le couple tchèque et le jeune gardien d’une tente « hôtel ». Il propose un hébergement rustique depuis deux ans de septembre à novembre. ainsi qu’au CB du Dhaulagiri, tant qu’il y a quelqu’un sur place.
Après l’installation du campement, nous allons prendre un thé (100Rs*2). L’emplacement coute 300Rs. Nous préparons nos premiers repas.
10ème jour : du camp des Japonais à proximité du CB du Dhaulagiri en 7 :30h Nous nous rôdons à la répartition des travaux liés à l’autonomie. Pendant que Sylvie range la tente, je prépare le petit déjeuner (muesli+ lait + cappuccino). Mais nous ne partons qu’à 8h. La marche est alerte et nous profitons des paysages spectaculaires.
Le chemin est assez visible mais nous ne retrouvons pas le camp indiqué par Sébastien (28°44'44.65"N - 83°27'50.95"E). Les écarts entre le chemin est les points GPS doivent s’expliquer par le mouvement du glacier. Nous apercevons d’un surplomb sur le glacier un camp (toiles plastiques colorées) que nous interprétons comme le CB du Dhaulagiri. Nous voyons en même temps à mi distance notre couple tchèque parti plus tôt que nous ce matin. C’est peu après, vers 11h que nous perdons la trace du chemin.
Il nous semble impossible de rejoindre le campement bien visible mais sur la rive droite du glacier alors que nous sommes maintenant sur sa rive gauche. Nous retrouvons les tchèques qui ont tenté de le traverser à plusieurs endroits et sans succès. Je leur propose de suivre strictement mes points GPS. Il s’avère que ceux-ci nous permettent de traverser à un endroit totalement sûr. Il s’avère aussi que le camp vu plus avant n’est pas le CB du Dhaulagiri indiqué par le GPS, plus en amont d’un km environ. Nous retrouvons d’ailleurs les débris de l’ancien camp.
Nos amis tchèques préfèrent redescendre au nouveau camp. Nous nous installons à proximité de l’ancien camp à un emplacement qui nous paraît sûr.
Pendant que nous installons notre campement et que je vais chercher de l’eau dans une infractuosité du glacier, le ciel se couvre d’une couche nuageuse fort basse et nous craignons la neige.
La nuit tombe et nous nous sentons bien seuls dans cet environnement devenu lugubre avec les craquements du glacier et les avalanches incessantes. Nous nous calfeutrons dans la petite tente où nous tenons à peine assis pour un diner réconfortant. La neige se met à tomber.
11ème jour : Journée d’acclimatation forcée au CB Dhaulagiri
Il a neigé toute la nuit et cela continue de plus belle au petit matin. La neige s’accumule sur le toit. Les contacts du toit avec le sous-toit provoquent une condensation très désagréable. Nous ne nous pressons pas pour autant pour nous lever car nous savons que nous ne pourrons pas partir et que la journée sera longue.
Il fait rapidement chaud dans la tente, jusque 18°C alors qu’il fait doux dehors : 7°C. La neige tient bon pourtant. Les duvets, mouillés sur leurs couche extérieure avec la condensation de cette nuit, sèchent vite. C’est une excellente nouvelle.
Nous attendons dans la bonne humeur mais non sans appréhension. Les craquements du glacier et le tonnerre des avalanches est quasi continu. Etre totalement seuls dans cet univers minéral et hostile donne le sentiment d’être très petits. C’est bien l’ambiance que nous avons cherché, nous n’allons pas nous plaindre !
Nous profitons d’une accalmie pour partir faire un repérage à l’aide du GPS. Nous découvrons des cairns alignés près du campement. Nous sommes près du chemin ou d’un chemin abandonné depuis peu. Nous progressons vers l’amont en accord avec le GPS sur près d’un km. Nous sommes très probablement sur le bon chemin.
La neige recommence à tomber et nous nous calfeutrons dans la tente. La journée se termine une fois de plus avec des parties interminables de Rummy auxquelles je perds sans discontinuer.
12ème jour : Seconde journée au CB du Dhaulagiri La neige continue de tomber. Tout est maintenant recouvert d’une épaisse couche blanche. Il fait à peine froid dehors: 0°C. L’eau s’est infiltrée dans la tente mais nous arrivons à éponger sans difficulté. Nous ne voulons pas nous risquer sur un chemin incertain, sans visibilité et dans la neige.
La température monte vite jusqu’à 20°C dans la tente. Il fait presque trop chaud.
Le vent se lève par rafales dans l’après-midi et la neige et le grésil redoublent. Nous nous acclimatons bien en tous cas car il n’est plus question de mal de tête même s’il nous est difficile d’accomplir des efforts prolongés.
Nous avons suffisamment de nourriture pour tenir encore 5 jours au moins mais l’ennui se fait sentir au bout de la seconde journée d’attente. Il n’était pas possible de prévoir un aussi mauvais temps en octobre alors que la mousson devrait être terminée depuis près d’un mois.
Dans ces circonstances, nous envisageons l’avenir de la boucle sur le lac Tilicho de moins en moins probable.
13ème jour : du CB du Dhaulagiri jusqu’au camp des Deleval 😉en 9 h Il ne neige plus ce matin mais le brouillard entoure notre campement, nous empêchant de voir les parois montagneuses à proximité.
Nous nous apprêtons à partir quand nous voyons se rapprocher deux silhouettes par l’aval. Ce sont des guides qui explorent la possibilité de partir pour un groupe coincé au camp un km plus bas. Ils nous annoncent que la météo doit s’améliorer dans la journée. Ils ont eu une communication par téléphone satellite. Ca tombe bien car nous avions décidé de partir, de toutes façons, l’attente devenant intenable.
Nous suivons les cairns et le GPS. Nos traces d’avant-hier sont bien-sûr complètement effacées. Nous arrivons au bout de la vallée qui se sépare en deux. Nous ne trouvons plus de cairn et nous cherchons à rejoindre le prochain point GPS en suivant le ruisseau de gauche.
Le groupe, conduit par nos deux guides de ce matin, nous rejoint alors que nous cherchons notre chemin. Ils nous indiquent la direction : il faut progresser sur la crête séparant les deux vallées. Le groupe est composé d’allemands que nous avions rencontrés au camp des Italiens. Ils sont autant surpris que nous de se retrouver dans un endroit aussi abandonné…
C’est toujours sous un ciel bas et gris que nous décidons de nous arrêter. Nous ne pourrons pas dépasser la French pass dans la journée. Autant trouver un endroit sûr pour passer la nuit. Je descends dans la vallée de gauche pour trouver une surface à peu près plane et un peu plus protégée du vent, sans succès. Epuisé et manquant d’air, j’ai beaucoup de mal à remonter. Nous décidons de rester à côté du chemin en retirant et en tassant la neige pour y planter la tente.
Je fonds la neige avec le réchaud pour faire du thé. Nous nous sommes déshydratés aujourd’hui car l’eau n’était disponible que sous forme de neige que nous avons mangée en quantité insuffisante.
Nous sommes installés à 17 :30 et il fait 4°C dans la tente. Nous n’avons pas pu profiter de la vue sur la montagne aujourd’hui mais nous sommes sur le bon chemin et nous gardons toutes nos chances pour une bonne surprise demain. Notre installation à 5100m dans la neige nous aguerrit et c’est une expérience qui nous réjouit.
14ème jour : du camp des Deleval 😉 à Hidden Valley en 4 :20h
On se lève avec le jour et le ciel est limpide ce matin ! Un environnement extraordinaire nous entoure. Il nous éblouit d’autant plus que nous n’avons rien vu la veille. Il fait -11°C dehors et -4°C dans la tente. Le petit déjeuner attendra, nous profitons d’abord et sans retenue du spectacle. Le soleil illumine progressivement les cimes du Dhaulagiri puis ses glaciers. La lumière passe du jaune doré au blanc cru.
Les efforts des jours derniers se justifient d’un coup et les doutes s’évanouissent. Ici, l’imagination est dépassée par la réalité.
Les nuages arrivent vite et j’aperçois au loin, devant nous, le groupe de nos amis allemands en file indienne attaquer la French Pass (5362m). Nous partons vers 9h et nous essayons de marcher sur la neige sans rompre la couche de glace pour éviter d’enfoncer les pieds jusqu’aux chevilles. L’exercice est mal aisé et la montée en pente douce nous fatigue. Lorsque nous arrivons vers 10 :20h le brouillard nous entoure. Un vent glacé nous gifle le visage.
La Hidden Valley porte bien son nom : il nous faut amorcer la descente pour entrevoir un paysage sec et plat, surprenant à cette hauteur. Le vent souffle toujours et nous ne trouvons pas d’emplacement un peu protégé pour bivouaquer. Un petit torrent coule à proximité. Il ne faudra pas faire fondre de neige aujourd’hui pour manger.
Le temps se lève en soirée et nous permet d’apprécier ce lieu magique. Nous imaginons une nuit glaciale en perspective. Il n’en sera rien !
15ème jour : de Hidden Valley à Yak kharka en 8 :30h Nous nous levons trop tard à 6 :20 car le ciel est déjà chargé de nuages bas qui cachent partiellement les hautes montagnes autour de nous. Du Dhaulagiri, nous ne voyons que la cime. Il n’a pas fait assez froid pour libérer le ciel : -5°C à l’extérieur.
Nous partons vers 9h sans nous presser car nous pensons nous arrêter à un camp intermédiaire indiqué sur notre carte. La montée vers Dhampus Pass (5270m) est longue. Le temps se gâche avant 11h. Nous sommes pris dans un brouillard glacé dans un premier temps. La neige se met à tomber par rafales de plus en plus violentes. Les traces du chemin ne tardent pas à complètement s’effacer et nous serions perdus sans le GPS. La lecture en est rendue difficile. Nous rencontrons deux porteurs qui hésitent autant que nous.
Nous ne trouvons pas le camp intermédiaire. Il aurait été très difficile de toutes façons de planter la tente dans de telles conditions. Ce n’est qu’en arrivant face à la vallée de la Kali Gandaki que le temps se lève un peu pour nous faire entrevoir le massif des Annapurna dans un ciel très perturbé.
La vallée la plus profonde du monde s’ouvre devant nous.
Nous arrivons bien fatigués à Yak kharka et nous sommes heureux d’y trouver un sympathique jeune népalais qui nous offre du thé et une soupe aux tomates fraîches mémorable.
Au moins, ce soir, il ne neige pas pour planter la tente.
16ème jour : De Yak kharka à Marpha en 3 :30h
Le vent et la glace d’hier ont scarifié nos visages mal protégés. Nos lèvres ont doublé de volume. C’est le visage boursouflé que nous nous réveillons.
Il a encore une fois plus toute la nuit. De grands coups de vent secouent la tente. Quelques éclaircies nous permettent quand même d’apprécier la présence proche des Annapurna. Le point de vue ici est encore plus exceptionnel que celui de Poon hill plus éloigné et moins élevé.
Le dénivelé d’hier était important (1080m). Le dénivelé d’aujourd’hui le surpasse : 1500m. Le temps s’adoucit avec la descente mais nos pieds souffrent ; j’essaie de progresser en marche arrière pour éviter l’écrasement à répétition de mes orteils. Pendant ces exercices périlleux, Sylvie marche en crabe.
Nous arrivons à Marpha en longeant le grand monastère puis en plongeant dans les ruelles pour nous retrouver dans un monde policé par le tourisme. Le choc est rude. D’autant plus que nos visages brûlent par le manque de protection d’hier. Les pieds et les genoux quant à eux demandent grâce. Cela tombe bien car un grand choix de restaurants s’offre à nos yeux et notre odorat.
C’est dans cette débauche de luxe que s’arrête notre odyssée, au pays de la pomme et sous une pluie fine qui se remet de la partie : le mauvais temps ne nous abandonnera pas comme ça.
Comme il n’y a pas de moyen de transport en début d’après midi pour Beni, il ne nous reste plus qu’à choisir un guest house et entamer des parties de rummiy qui nous donneront la réputation des français aux petits papiers… Petits papiers qui nous ont sauvés de la déprim à 5000m quand la neige et le vent s’acharnait sur notre petite tente.
Retour :
Nous partons le lendemain à 7 :30 en bus pour Beni et ce n’est pas une sinécure. La pluie a ravagé la piste qui ressemble plus à certains endroits à un torrent de boue ou à de grosses mares insondables dans lesquelles il faut jeter de nombreux blocs de pierres pour pouvoir passer.
Nous nous précipitons d’un seul mouvement hors du bus en enjambant toutes sortes de colis et bidons alors le véhicule en pleine accélération patine et glisse dangereusement vers la paroi montagneuse. Nous avons plus de chance qu’une jeep qui s’écrasera 500m plus bas le même jour causant la mort de ses huit occupants.
Nous prenons un taxi à Beni pour Pokhara et c’est un grand soulagement de retrouver notre guest house et ses sympathiques propriétaires.
Enseignements :
Une liste semble incontournable pour éviter d’oublier d’emporter des produits aussi élémentaires que la crème solaire !
La tente ne pèse pas lourd, 1 kg, mais un séjour de plus de 5 jours est pesant pour le moral surtout dans des conditions météo difficiles. Rechercher pour quelques centaines de grammes un volume plus grand pour des treks de durée similaire ou plus long.
Nous avons emporté trop de nourriture car nous rapportons près de 2 kilos. On peut donc affiner la quantité nécessaire à 750g/2personnes.jour. en limitant aussi la spiruline dont l’effet n’a pas été démontré à 20g/j.personne pour une future expérience de plus long terme. Il n’est pas possible de considérer la spiruline comme un aliment du fait de son goût et de sa consistance (paillettes)
La quantité d'essence consommée n'excède pas 350ml pour 7 jours d'autonomie car nous avons rapporté 550ml environ. On peut donc compter 50ml/jour.2personnes avec une sécurité pour les prochains treks.
Les chaussures ont été parfaites concernant le confort et l’étanchéité dans des conditions difficiles (plusieurs jours dans l’eau et la boue puis la neige). La grande descente de Dampus pass à Marpha a laissé nos orteils en mauvais état. Le handicap aurait été important pour continuer vers le lac Tilicho avec sa montée et surtout sa descente abrupte de 5200 à 2700 m. Des sandales de marche ouvertes pourraient être une solution ?
La montée vers le lac Tilicho a été annulée. Ce sera l’occasion d’une nouvelle aventure, probablement par le trajet inverse et en couplant le trek à d’autres passages hors des sentiers battus car le chemin longeant la route de Marpha à Tatopani a bien changé depuis 2001. Faire la course avec ou cotoyer les véhicules à moteur de toutes sortes n’est vraiment engageant...
Le trek du tour du Dhaulagiri est en train de se métamorphoser : il est fort probable que des refuges seront installés tout au long du parcours d’ici peu pendant la haute saison de septembre à novembre. La seule rupture actuellement se situe dans Hidden Valley. L’offre est très limitée sur Camps des Italiens, Camps des Japonais, CB du Dhaulagiri et Yak Kharka mais elle existe. Les marges possibles sur les repas sont très importantes et le marché existe. L’esprit s’en trouvera modifié mais il restera encore une bonne marge pour sentir le vent de l’aventure.
Nous sommes prêts pour affronter des périodes plus longues d’autonomie (jusque 10j). En attendant, nous reviendrons sur le trek du Makalu en mai 2014 pour une visite à nos amis de Khandbari, Seduwa et Chyaksa danda et l'East pass pour chatouiller les 6000m.
Annexe : points GPS notés sur GE à partir du tracé effectué
Dharapani 28°27'10.46"N 83°22'32.49"E 28°27'13.84"N 83°22'25.59"E 28°27'18.61"N 83°22'20.13"E 28°27'31.30"N 83°22'12.13"E 28°28'10.04"N 83°21'34.87"E 28°29'11.93"N 83°20'43.39"E 28°29'50.02"N83°20'21.43"E pont 28°30'19.36"N 83°19'55.53"E douche à la chute d'eau 28°30'21.05"N 83°19'55.47"E 28°30'19.78"N 83°20'34.35"E 28°30'32.46"N 83°20'53.83"E Muri 28°30'58.27"N 83°20'41.22"E après ce pt erreur 28°31'0.27"N 83°20'41.97"E reprise bon trajet 28°31'43.09"N 83°21'10.50"E 28°31'23.93"N 83°21'27.94"E 28°31'17.34"N 83°21'39.39"E Naura 28°32'9.06"N 83°21'59.03"E 28°32'46.37"N 83°22'8.91"E 28°33'3.78"N 83°22'38.30"E Bhogara 28°33'52.14"N 83°22'45.56"E 28°34'5.83"N 83°23'3.40"E 28°34'17.79"N 83°23'0.74"E 28°34'32.90"N 83°23'7.50"E 28°35'17.13"N 83°23'5.08"E Dobang 28°36'10.15"N 83°23'14.98"E 28°36'55.59"N 83°23'27.06"E pt arrêt long 28°37'43.82"N83°23'33.42"E 28°38'9.61"N 83°24'0.73"E 28°38'48.55"N 83°24'17.39"E passage à gué 28°39'4.95"N 83°24'34.35"E Chauribang 28°39'20.35"N 83°24'30.80"E 28°39'47.99"N 83°24'58.30"E 28°40'31.48"N 83°25'40.21"E camp des italiens 28°41'30.34"N 83°26'13.92"E 28°41'50.41"N 83°26'24.15"E 28°42'30.42"N 83°26'16.49"E 28°44'2.85"N 83°26'49.13"E camp des japonais 28°44'22.87"N 83°27'15.03"E 28°44'23.98"N 83°27'44.49"E 28°44'47.98"N 83°28'17.13"E 28°44'52.47"N 83°28'41.76"E 368 28°44'53.14"N 83°29'0.97"E 369 28°44'53.20"N 83°29'15.04"E 28°44'49.94"N 83°29'45.94"E 28°44'51.69"N 83°30'4.13"E 28°44'50.14"N 83°30'12.13"E mauvais côté apparemment 28°44'47.48"N83°30'17.98"E 28°44'47.60"N 83°30'21.04"E 28°44'50.24"N 83°30'22.22"E 28°44'53.19"N 83°30'26.47"E prox ancien cb Dhaulagiri 28°44'57.02"N 83°30'29.49"E 28°45'4.14"N 83°30'35.92"E 28°45'12.67"N 83°30'43.05"E 28°45'19.59"N 83°30'47.76"E 28°45'27.22"N 83°30'53.37"E probable écart/ chemin 28°45'32.86"N 83°30'52.05"E 28°45'36.09"N 83°30'55.16"E vers la crête 28°45'40.01"N 83°30'55.87"E sur la crête 28°45'42.17"N 83°30'55.33"E Camp des Deleval 28°46'7.48"N 83°31'23.74"E 28°46'24.59"N 83°31'41.10"E 28°46'38.24"N 83°31'47.40"E French pass 28°46'55.45"N 83°31'52.29"E 28°47'0.30"N 83°31'59.41"E 28°47'21.19"N 83°32'34.56"E Hidden valley 28°47'44.89"N 83°33'14.39"E 28°47'51.90"N 83°33'27.64"E 28°47'51.76"N 83°33'34.53"E 28°47'46.73"N 83°33'49.46"E 28°47'46.25"N 83°34'7.96"E 373 28°47'48.70"N 83°34'32.94"E Dhampus pass 28°47'46.26"N 83°34'47.55"E 28°47'29.99"N 83°35'12.19"E 28°46'50.80"N 83°35'43.79"E 28°46'56.19"N 83°36'0.12"E 28°46'23.05"N 83°36'56.37"E 28°46'15.47"N 83°37'34.33"E 28°45'57.13"N 83°37'59.37"E 28°45'26.46"N 83°38'38.46"E Yak Kharka probable 28°45'20.60"N 83°39'3.43"E 28°45'39.24"N 83°39'33.99"E 28°45'27.36"N 83°40'1.43"E 28°45'11.14"N 83°40'10.23"E 28°45'8.10"N 83°40'33.30"E 28°45'4.12"N 83°40'51.58"E Marpha 28°45'11.08"N 83°41'11.70"E











