Cuba ! Le Che, Fidel Castro, la Révolution, la Baie des Cochons, La Havane, les voitures américaines des années 50, les cigares Cohiba, le rhum, la salsa, les plages, ... Autant de symboles et d'images qui ont construit une icône mondiale d'un monde possible anti capitaliste et romantisé à l'extrême.
58 ans après la prise de la Havane par Fidel, que reste-t-il de cet immense espoir ?
Pour le savoir, durant 30 jours de Juillet et Août, nous avons sillonné Cuba, de Viñales à Santiago de Cuba en faisant halte dans une dizaine de villes.
Et bien, il faut être allé à Cuba pour le voir ... et le croire !
1°/ C'est un peuple dont le salaire mensuel d'Etat s'étale entre 8.50 € pour un employé et 25 €/mois pour un médecin, obligeant ces derniers, tout comme des milliers d’avocats, ingénieurs, radiologues, professeurs ou géologues à abandonner leur profession pour conduire les touristes, sous un soleil d'enfer, en pédalant sur un vélo - taxi, en faisant le ménage ou en louant une chambre ou deux de leur "casa" !
Nombre d'entre eux sont désespérés, et nourrissent un sentiment d'impuissance face à l'absurdité de la situation conduisant les "cerveaux" du pays à accomplir des tâches sans aucun rapport avec leurs études.
Les taxes et prélèvements peuvent atteindre 90% et les amendes aux motifs totalement ubuesques relèvent tout simplement d'un racket d'Etat accentuant encore le marché noir et autres magouilles pour s'en sortir.
Un système où les plus anciens renoncent à toucher leur maigre retraite insuffisante pour survivre et tentent d'avoir une petite activité, synonyme d'un quotidien un peu amélioré.
Certains quartiers de la Havane sont identiques à des zones qui auraient subi un bombardement tant ce qu'il reste des bâtiments s'apparente plus à un amas de gravats qu'à des constructions...
Certains sont d'ailleurs habités.
Des rues où des hommes et femmes par dizaines tuent le temps, assis devant le perron de leur maison, en regardant passer les voyageurs.
2°/ Dans de nombreux domaines, le comportement des cubains atteint une ... bêtise abyssale :
Un peuple sans aucune conscience écologique, jetant leurs déchets à même la rue, la plage ou la mer des Caraïbes !
- Jamais nous n'aurons vu de telles plages-poubelles, jonchée de détritus par milliers.
Au point que trouver une plage "praticable" relève de la gageure.
Déchets alimentaires, gobelets, assiettes en plastique, bouteilles de bières brisées à même les rochers, et ce sur des centaines des mètres ...
- A cela, il faut encore ajouter un manque de respect vis à vis des autres qui laisse pantois : les cubains n'hésiteront pas à mettre de la musique "à fond", à l'aide de baffles dignes d'une soirée en discothèque, sans jamais se soucier si le volume assourdissant peut gêner les personnes assises à moins de 2 mètres.
Ils n'hésiteront pas' non plus, à jeter à la mer la bouteille de rhum qu’ils auront bue en se baignant...
Que dire du harcèlement verbal dont sont victimes quotidiennement les touristes européennes avec des propositions sans équivoque ...
- Le surpoids et l'obésité qui touchent près des 43 % de la population, l'envie de consommer et la perte du respect de son compañero ont remplacé dans les ventres et les cerveaux les idéaux qui les nourrissaient il y a encore 20 ans.
(A ce sujet, la cuisine est très décevante : intoxication alimentaire (oui ! Et d'autres voyageurs rencontrés en ont été victimes également), plats pratiquement inmangeables tant le poisson ou le blanc de poulet manquaient de fraîcheur au point de ne pouvoir les couper, légumes ayant de toute évidence traînés dans le frigidaire, ou assiette de quelques fruits à un prix exorbitant ont accompagné notre périple de bout en bout.
On ne peut que trop vous inviter à vous méfier des langoustes dont la fraîcheur de la plupart d'entre elles restent à démontrer. Autant dans les casas que dans les restaurants).
- Rarement, nous n'avions été reçus avec autant de visages fermés et sans sourire. Marquant souvent une réelle antipathie, et parfois même de l'agressivité.
- Là encore, jamais nous n'aurons vécu de tentatives quasi systématiques d'arnaques, accompagnées de mensonges ou d'histoires à dormir debout.
Au restaurant, en prenant un taxi, en achetant une bouteille d'eau dans une "supérette" ou bien même un billet de bus.
Même la compagnie nationale de cars "Viazul" se livre à des stratagèmes incroyables pour obliger les touristes à prendre des taxis collectifs aux pratiques encore plus scandaleuses, à des tarifs souvent supérieurs et avec des temps de parcours.
Pour exemple, il nous aura fallu 7 heures pour parcourir 230 kilomètres, entassés à 17 dans un de ces taxis collectifs, après avoir été changés de véhicule, comme du bétail, séparés de nos premiers compagnons de route, sans aucune explication.
Pour finalement tous se retrouver dans le même véhicule lors des derniers kilomètres après que le chauffeur ait prétexté une panne imaginaire d'un autre taxi collectif...
Nous pourrions décliner en dizaines d'exemples la manière dont le mensonge est utilisé de manière récurrente par une large majorité de cubains qui ne voient dans le touriste qu'une bourse à vider.
3°/
- Que penser de la prostitution où de jeunes hommes et des femmes de tout âge se vendent pour une bière, et où des hommes n'hésitent pas à offrir leur épouse ou leur fille pour quelques Cuc, l'équivalent de quelques euros ?
Quand on pense que le Che parlait de l'Homme nouveau ...
- La corruption a gangrené toute la société obligeant les cubains à se livrer à "un negocio" plus ou moins illégal dans l'angoisse permanente d'être contrôlé et pris en flagrant délit.
Apprendre au détour d’une conversation qu'un cubain est mort, il y a quelques années, d'un infarctus lors un contrôle inopiné alors qu'il préparait "illégalement" une langouste à un touriste qu'il avait reçu dans sa "casa" laisse sans voix...
Enfin, entendre les mêmes témoignages dans toute l'île sur le sentiment d'impuissance, le désarroi ou la désillusion des cubains ne fait que renforcer l'idée que le romantisme révolutionnaire cubain est un mirage savamment entretenu.
Non, Cuba n'est pas le pays, ni le peuple que l'on pensait découvrir ou redécouvrir.
Le choc entre le fantasme et la réalité est rude et mettra vos certitudes en pièces si vos yeux et votre cerveau daignent en accepter l'existence.
Bien entendu, certains s'horrifieront à la lecture de ces lignes jurant qu'ils n'ont jamais rien vu de tel.
Et pour cause !
Certains voyageurs y seront allés dans des périodes de faible affluence ou hors vacances cubaines.
D'autres auront voyagé par l'intermédiaire de tour - opérateurs qui prennent grand soin de débarquer leurs clients dans les zones les plus touristiques de chaque ville en évitant soigneusement les quartiers dont l'image et les odeurs pestilentielles relèvent plus du tiers monde que de ce qu'en attendent des touristes avides d'entendre de la musique cubaine ou de boire un daikiri dans un des bars fréquenté par Ernest Hemingway !
Quant aux plages, ils préféreront réserver des chambres dans un des hôtels 5 étoiles de Varanero aux plages parfaitement propres et fréquentées exclusivement par des étrangers et sous bonne surveillance.
Sur ces plages-là, point de cubains ! Et pour cause ...
D'autres soutiendront avoir fréquenté des plages "cubaines".
C'est fort probable mais certainement pas pendant les mois de vacances de Juillet et Août !
Heureusement, dans ce pays en lente désagrégation politique, morale et sociétale, une petite minorité de cubains, très cultivée pour l'essentiel, tente de survivre dans ce qui était pour eux aussi un espoir. Celui de voir surgir de Cuba un monde équitable, juste et moderne.
Ce sont eux qui nous confié le plus souvent et le plus sincèrement leurs désillusions..
Eux aussi qui nous ont accueilli avec cœur, sincérité et envie d'expliquer la situation politique, économique et morale passée et actuelle.
(Ce sont d'ailleurs ces « casa particulares » là qui vous aideront dans l'organisation de votre périple et vous éviteront souvent de très nombreuses arnaques de taxis et restaurateurs sans scrupules.
De plus, ils vous proposeront une cuisine souvent authentique, fraîche et traditionnelle à des prix défiants toute concurrence.
Vous tiendrez là vos véritables anges gardiens même si les problèmes d'eau, électricité, climatisations plus ou moins défaillantes, literies ou tout simplement confort de base sont légions !
Et même si sur la douzaine de casas que nous avons habitées, très peu nous ont accueilli chaleureusement.
Souvent, la très bonne première impression se transforme rapidement en absence d'un réel intérêt pour leurs hôtes ou de manière plus pragmatique en relation exclusivement commerciale).
En résumé, celles et ceux d'entre vous qui viendront chercher ou ramener de Cuba les repères historiques et traditionnels de l'île y trouveront leur compte : images éternelles ou phrases célèbres de Fidel et du Che sur les murs, cigares authentiques ou non à gogo, musique cubaine dans presque tous les bars, rhum à volonté, ..
Pour les autres, vous voilà prévenus ...
Le Che avait en horreur le mensonge :
Hasta la verdad ( vérité )... Siempre ?
nous sommes un couple ( 65 a ) et partons en avril -mai 2020 pour une quinzaine de jours environ . départ montpellier
nous avons le choix
1 la havane - vallée vinales - trinidad - santo spirictu- remedios et retour havane
2 arrivée santiago de cuba - bayamo- Holguin- Gibara- Camaguey- Cayos ( moron) -trinidad- retour par la havane transfert bus ; taxi
Quel est le trajet le plus sympa ( rencontre, paysage ..) pour un aperçu de la vie cubaine
merci pour vos réponses
2 arrivée santiago de cuba - bayamo- Holguin- Gibara- Camaguey- Cayos ( moron) -trinidad- retour par la havane transfert bus ; taxi
Quel est le trajet le plus sympa ( rencontre, paysage ..) pour un aperçu de la vie cubaine
merci pour vos réponses
Un article intéressant sur l'implantation du WIFI à Cuba, mais le prix toujours rédhibitoire pour un Cubain
http://www.cubaenmiami.com/cuba-ofrecera-conexion-de-internet-wi-fi-a-5-cuc-la-hora/
http://www.cubaenmiami.com/cuba-ofrecera-conexion-de-internet-wi-fi-a-5-cuc-la-hora/
Salut à tous,
voici quelques prix de casas et autres transports aux divers endroits que nous avons visité à Cuba cet été, pour ceux qui veulent se faire une idée de prix.
Evidemment ce post est à fuir très rapidement pour ceux qui veulent lire des ressentis, des réflexions, des interrogations ? Sur Cuba...
LA HAVANE :
Nous avons bien aimé la Havane, capitale très tranquille, très aérée, une ville vraiment agréable.
- Le trajet depuis l’aéroport jusqu’à la Havana Vieja nous a coûté 25 CUC. Alors que l’inverse ne nous reviendra qu’à 15 CUC
Une bonne adresse à La Havane:
« LACHI Y YENI » Malecon 65 e/ Genios y Carcel Centro Habana.
Tel : (53 7) 867 1710
Mobil : 05 263 9408
Email : handyochoa@infomed.sld.cu
Grandes chambres ( 1 avec 2 lit doubles ; très grande et très propre, l’autre plus petite avec 1 lit double+ 1 lit simple ) La maison est très originalement décorée, donnant directement sur le Malecon l’accueil sympathique. 35 CUC la grande chambre 30 CUC l’autre. Petit dèj : 4 CUC/pers.
- Le trajet en bus VIAZUL depuis la Havane jusqu’à Vinales coûte 12 CUC / adulte
6 CUC / enfants
et dure +/- 4 heures.
VINALES :
Magnifique région que Vinales on dirait le Vang Vieng de Cuba ( pour ceux qui connaissent ) ; les chevaux en plus et les fêtards en moins. Une étape à mon avis indispensable pour ceux qui viennent à Cuba.
A Vinales je recommande fortement la casa
« RIDEL Y CLARIBEL » Salvador Cisnero (pasajeB) 203 cp 22400 Vinales
tel : 048 69 51 27
email : laurabr@princesa.pri.sld.cu
Ridel et Claribel un couple de médecins ( lui obstétricien, elle dentiste ) savent accueillir leurs hôtes avec chaleur et simplicité, leurs deux chambres sont nickelles; celle avec 2 grands lits et un balcon est parfaite pour un couple avec deux enfants comme nous.
25 CUC + 3 CUC/pers. pour le petit dèj.
Très belle vue sur les mogottes depuis le toit terrasse de la casa.
A « proximité » de Vinales ; Cayo Jutias. Ouais…Sympa… La mer y est très belle. 60 CUC en taxi pour la journée.
- Le trajet depuis Vinales jusqu’à la Havane nous a coûté 50 CUC jusqu’à La Havane ( 2 heures ) puis 35 CUC de La Havane à Varadero toujours en taxi ( 2 heures ).
VARADERO
Nous avions un mauvais apriori sur Varadero et finalement nous n’avons pas regretté de suivre les conseils d'un copain cubain; l'eau est effectivement très belle et l’ambiance est très relax. Le fait qu’il soit dorénavant possible de loger en casa particulares nous a définitivement décider à y aller ; nous avons bien fait !
- Une excellente casa à Varadero :
« BERTA Y ALFREDO » Calle 24, e/ avenida y playa, varadero
tèl : (53 45) 61 2833
Mobil : (+53) 53112186
Email : vistaalmarcuba@gmail.com
A deux pas de la plage. Deux chambres ; une double et une triple. 30 CUC ( possibilité de négocier mais pas en dessous de ce prix ) pour nous quatre + 4 CUC/pers. pour le petit dèj.
La casa, en plus d’être située à deux pas de la mer, est très agréable car très spacieuse. Berta et Alfredo sont très gentils.
- Le trajet Varadero-Cienfuegos en taxi nous a couté 55 CUC ( après négociations ) soit 7 CUC de plus qu’en bus VIAZUL ( 16 CUC/adulte. 8 CUC/enfant ). Avec un gain de temps de plus d’une heure par rapport au bus et le fait que le taxi vienne nous chercher devant la casa de Varadero et nous emmène devant celle de Cienfuegos ne nous a pas fait hésiter à prendre le taxi. ( 2h30 )
CIENFUEGOS
Cienfuegos est une « ville étape » très agréable, très tranquille. 2 ou 3 jours suffisent.
Une superbe demeure à Cienfuegos, immense ancienne maison coloniale avec beaucoup de cachet :
« DAGMARA Y ELIAS RAMOS » Calle 47- 5609 e/56y58
mobil : (+53) 53668918
email : eliasr1988@yahoo.es
Beaucoup de charme, parfaitement tenue. 30 CUC pour 4. Repas à la carte.
Juste en face :
« YVAN Y LILI » Calle 47 – 5604 e/56 y 58
Tèl : (53)(43) 527256
mobil : 01 52473192
email : ivanlili71@yahoo.es
Cette casa est aussi très bien et le couple qui la tient est vraiment charmant.
Les cascades « del Nicho » sont à voir absolument ( y aller assez tôt )
50 CUC l’aller-retour en taxi
Entrée 5 CUC/adulte. 2.5 CUC/enfants.
- Le trajet Cienfuegos-Trinidad : 25 CUC en taxi soit 3 CUC de plus que le bus Viazul :
6 CUC/adulte
5 CUC/enfant
1 heure.
TRINIDAD
Trinidad est vraiment très jolie, à visiter absolument.
Le Paladar SOL Y SON : N° 283 simon bolivar est très très bien ; le cadre, le service, la nourriture y sont parfaites, un poil cher quand même, mais bon …
La Playa Ancon est une très jolie plage, agréable pour passer la journée. 10 CUC l’aller-retour en taxi depuis Trinidad.
A « cause » du carnaval de Santiago de Cuba nous avons du prendre un taxi pour nous rendre à Camaguey car les bus étaient complets pour plusieurs jours. 80 CUC… 35 CUC de plus que ce que nous aurait couté le bus Viazul :
15 CUC/adulte
7.5 CUC/enfant
4 heures de trajet.
CAMAGUEY
Camaguey, à l’instar de Cienfuegos est une ville étape très sympa et, comme pour Cienfuegos, 2 ou 3 jours suffisent …
Une bonne casa à Camaguey :
« ALFREDO Y MILAGROS »
Cisnero, 124, San clemente
Tèl : 29 54 36
Bon accueil, très propre, un excellent rapport qualité/prix ( 25 CUC )
La maison est très agréable, spacieuse. 1 lit double + 2 lits simples
Pas évident de se rendre à Playa Santa Lucia depuis Camaguey, nous avons pu dégoter un taxi. Nous avons fait le trajet avec de filles de Bordeaux (très sympa d’ailleurs) pour 5 CUC/pers. Prix très raisonnable… 1h30 de route.
PLAYA SANTA LUCIA
Pas de casas à Santa Lucia, un hotel « économique » : L’hotel Escuela Tararaco qui n’est plus une école mais toujours un hotel : 64 CUC pour deux chambres doubles communicantes.
Ambiance un peu bizarroïde dans cet hotel : la légère impression d’être dans un hotel de l’Union Soviétique (la chaleur en plus) Un gros potentiel pas du tout exploité (mais alors pas du tout)
Nous avons trouvé la Playa Santa Lucia étroite, pleine d’algues, pas entretenue… Le sable est blanc mais comme il est caché par 30 cm d’algues sèches on ne s’en rend pas compte…Heureusement, à 30 minutes en calèche (12 CUC aller-retour en négociant) la Playa Los Cocos est elle très belle et l’eau est magnifique, juste après le petit village de La Boca qui ressemble un peu à un mini Beyrouth d’après guerre …
Si il n’est pas aisé de rallier Camaguey à Santa Lucia à moindre coût ; c’est mission impossible pour aller de Santa Lucia à Bayamo. Nous avons du débourser 85 CUC (après négo.) pour un taxi. Bon nous aurions pu prendre le taxi jusqu’à Las Tunas (50 CUC) puis bus jusqu’à Bayamo poue économiser quelques CUC…
BAYAMO
Une ville très tranquille avec une jolie place et une rue piétonne (général Garcia) assez délirante, une portion semble fausse ; créée en papier mâché ; pour les besoin d’un film. Très jolie en tout cas et très colorée, leur façon d’ « habiller » leur poteaux électrique est très originale …
Bon à savoir : pas mal de choses se payent en CUP à Bayamo ; restaurants, glaciers …
Le trajet de Bayamo à Santiago De Cuba dure +/- 2 heures et coûte 7 CUC/adulte
6 CUC/enfant
SANTIAGO DE CUBA
Quelques cubains nous avaient dit : « faites gaffe à Santiago, ce sont des embobineurs, des beaux parleurs, ils essayeront de vous arnaquer … » Des marseillais de Cuba, quoi ! Bon, cela ne nous à pas frappé du tout, malgré, c’est vrai, de nombreuses sollicitations aux terrasses de : musicos, prestidigitatos et autres taxicos …Finalement tous très sympas.
Par contre une chose nous a vraiment dérangé à Santiago, en plus de l’extrême chaleur; la pollution ! Ce fut assez pénible, les rues étant étroites, la circulation importante et le contrôle anti pollution pas encore en vigueur…
Une visite au « castillo del Moro » permet d’échpper quelques heures à ces nuisances. Belle forteresse avec de superbes points de vue 15 CUC aller-retour en taxi. Entrée du site : 4 CUC/adulte
0 CUC/enfant
Une bonne adresse de casa à Santiago :
Julio y Yinet : Diego Palacio N° 409 e/Pio rosario y Porfirio Valiente
Mobile : +53-52820342
Email : julio75@merided.scu.sld.cu
30 CUC la grande chambre équipé de deux lits doubles, casa nickelle tenue par un jeune couple sympa (surtout lui)
Bus Viazul Santiago-Baracoa
15 CUC/adulte
7.5 CUC/enfant
BARACOA
Baracoa…Cette ville, avec son air un peu décrépit est très agréable et la région qui l’entoure est extraordinaire. On le sent déjà sur le trajet quand le bus quitte la côte carabéenne pour rejoindre celle de L’atlantique ; quels paysages !
La plage de Maguana est correcte et l’eau très belle. Il faut éviter le dimanche si on aime la tranquilité. 15 CUC en taxi pour la journée, 30 à 40 minutes d’une route…très pas belle !
Nous n’avons pas pu faire l’ascension del Yunque, un peu trop éprouvante pour nos enfants.
Par contre nous n’avons pas regretté les 72 CUC (24CUC/adulte 12 CUC/enfant) déboursés pour une excursion dans le parc « Alejandro De Humboldt » comprenant 3 à 4 heures de marches à travers une superbe jungle, 1 heure de baignade sous une très belle petite cascade et 1 heure à Maguana.
L’excursion à Yumuri à 66 CUC (22/adulte 11/enfant) était aussi pas mal mais rien de comparable avec « Humboldt »
Pour ceux qui ont le temps d’aller jusqu’à Baracoa, cela en vaut vraiment la peine, enfin nous, on a vraiment bien aimé ce coin de Cuba …
Retour à Santiago pour prendre le bus de nuit pour la Havane 51.5 CUC/adulte
25.75 CUC/enfant
12 heures de trajet.
Bon à savoir : Le bus de 18h45 est un express et ne s’arrête qu’un quart d’heure à Camaguey et ne met donc « que » 12 heures pour rallier La Havane au lieu des 15 prévues pour les autres.
Une dernière chose : les touristes qui restent plus de 30 jours doivent renouveler leur carte de tourisme et pour ce faire, acheter 25 CUC de timbres fiscaux par personne… Il faut faire attention à ce que les timbres soit en parfait état, les nôtres avaient été mal découpés par la banque ou nous les avions acheté, la « dentelle » était un peu abîmée…Résultat : refus de nos timbres à l’immigration, obligation d’en racheter d’autres …
Voilà, voilà, si ça peut rendre service à quelqu'un ...
voici quelques prix de casas et autres transports aux divers endroits que nous avons visité à Cuba cet été, pour ceux qui veulent se faire une idée de prix.
Evidemment ce post est à fuir très rapidement pour ceux qui veulent lire des ressentis, des réflexions, des interrogations ? Sur Cuba...
LA HAVANE :
Nous avons bien aimé la Havane, capitale très tranquille, très aérée, une ville vraiment agréable.
- Le trajet depuis l’aéroport jusqu’à la Havana Vieja nous a coûté 25 CUC. Alors que l’inverse ne nous reviendra qu’à 15 CUC
Une bonne adresse à La Havane:
« LACHI Y YENI » Malecon 65 e/ Genios y Carcel Centro Habana.
Tel : (53 7) 867 1710
Mobil : 05 263 9408
Email : handyochoa@infomed.sld.cu
Grandes chambres ( 1 avec 2 lit doubles ; très grande et très propre, l’autre plus petite avec 1 lit double+ 1 lit simple ) La maison est très originalement décorée, donnant directement sur le Malecon l’accueil sympathique. 35 CUC la grande chambre 30 CUC l’autre. Petit dèj : 4 CUC/pers.
- Le trajet en bus VIAZUL depuis la Havane jusqu’à Vinales coûte 12 CUC / adulte
6 CUC / enfants
et dure +/- 4 heures.
VINALES :
Magnifique région que Vinales on dirait le Vang Vieng de Cuba ( pour ceux qui connaissent ) ; les chevaux en plus et les fêtards en moins. Une étape à mon avis indispensable pour ceux qui viennent à Cuba.
A Vinales je recommande fortement la casa
« RIDEL Y CLARIBEL » Salvador Cisnero (pasajeB) 203 cp 22400 Vinales
tel : 048 69 51 27
email : laurabr@princesa.pri.sld.cu
Ridel et Claribel un couple de médecins ( lui obstétricien, elle dentiste ) savent accueillir leurs hôtes avec chaleur et simplicité, leurs deux chambres sont nickelles; celle avec 2 grands lits et un balcon est parfaite pour un couple avec deux enfants comme nous.
25 CUC + 3 CUC/pers. pour le petit dèj.
Très belle vue sur les mogottes depuis le toit terrasse de la casa.
A « proximité » de Vinales ; Cayo Jutias. Ouais…Sympa… La mer y est très belle. 60 CUC en taxi pour la journée.
- Le trajet depuis Vinales jusqu’à la Havane nous a coûté 50 CUC jusqu’à La Havane ( 2 heures ) puis 35 CUC de La Havane à Varadero toujours en taxi ( 2 heures ).
VARADERO
Nous avions un mauvais apriori sur Varadero et finalement nous n’avons pas regretté de suivre les conseils d'un copain cubain; l'eau est effectivement très belle et l’ambiance est très relax. Le fait qu’il soit dorénavant possible de loger en casa particulares nous a définitivement décider à y aller ; nous avons bien fait !
- Une excellente casa à Varadero :
« BERTA Y ALFREDO » Calle 24, e/ avenida y playa, varadero
tèl : (53 45) 61 2833
Mobil : (+53) 53112186
Email : vistaalmarcuba@gmail.com
A deux pas de la plage. Deux chambres ; une double et une triple. 30 CUC ( possibilité de négocier mais pas en dessous de ce prix ) pour nous quatre + 4 CUC/pers. pour le petit dèj.
La casa, en plus d’être située à deux pas de la mer, est très agréable car très spacieuse. Berta et Alfredo sont très gentils.
- Le trajet Varadero-Cienfuegos en taxi nous a couté 55 CUC ( après négociations ) soit 7 CUC de plus qu’en bus VIAZUL ( 16 CUC/adulte. 8 CUC/enfant ). Avec un gain de temps de plus d’une heure par rapport au bus et le fait que le taxi vienne nous chercher devant la casa de Varadero et nous emmène devant celle de Cienfuegos ne nous a pas fait hésiter à prendre le taxi. ( 2h30 )
CIENFUEGOS
Cienfuegos est une « ville étape » très agréable, très tranquille. 2 ou 3 jours suffisent.
Une superbe demeure à Cienfuegos, immense ancienne maison coloniale avec beaucoup de cachet :
« DAGMARA Y ELIAS RAMOS » Calle 47- 5609 e/56y58
mobil : (+53) 53668918
email : eliasr1988@yahoo.es
Beaucoup de charme, parfaitement tenue. 30 CUC pour 4. Repas à la carte.
Juste en face :
« YVAN Y LILI » Calle 47 – 5604 e/56 y 58
Tèl : (53)(43) 527256
mobil : 01 52473192
email : ivanlili71@yahoo.es
Cette casa est aussi très bien et le couple qui la tient est vraiment charmant.
Les cascades « del Nicho » sont à voir absolument ( y aller assez tôt )
50 CUC l’aller-retour en taxi
Entrée 5 CUC/adulte. 2.5 CUC/enfants.
- Le trajet Cienfuegos-Trinidad : 25 CUC en taxi soit 3 CUC de plus que le bus Viazul :
6 CUC/adulte
5 CUC/enfant
1 heure.
TRINIDAD
Trinidad est vraiment très jolie, à visiter absolument.
Le Paladar SOL Y SON : N° 283 simon bolivar est très très bien ; le cadre, le service, la nourriture y sont parfaites, un poil cher quand même, mais bon …
La Playa Ancon est une très jolie plage, agréable pour passer la journée. 10 CUC l’aller-retour en taxi depuis Trinidad.
A « cause » du carnaval de Santiago de Cuba nous avons du prendre un taxi pour nous rendre à Camaguey car les bus étaient complets pour plusieurs jours. 80 CUC… 35 CUC de plus que ce que nous aurait couté le bus Viazul :
15 CUC/adulte
7.5 CUC/enfant
4 heures de trajet.
CAMAGUEY
Camaguey, à l’instar de Cienfuegos est une ville étape très sympa et, comme pour Cienfuegos, 2 ou 3 jours suffisent …
Une bonne casa à Camaguey :
« ALFREDO Y MILAGROS »
Cisnero, 124, San clemente
Tèl : 29 54 36
Bon accueil, très propre, un excellent rapport qualité/prix ( 25 CUC )
La maison est très agréable, spacieuse. 1 lit double + 2 lits simples
Pas évident de se rendre à Playa Santa Lucia depuis Camaguey, nous avons pu dégoter un taxi. Nous avons fait le trajet avec de filles de Bordeaux (très sympa d’ailleurs) pour 5 CUC/pers. Prix très raisonnable… 1h30 de route.
PLAYA SANTA LUCIA
Pas de casas à Santa Lucia, un hotel « économique » : L’hotel Escuela Tararaco qui n’est plus une école mais toujours un hotel : 64 CUC pour deux chambres doubles communicantes.
Ambiance un peu bizarroïde dans cet hotel : la légère impression d’être dans un hotel de l’Union Soviétique (la chaleur en plus) Un gros potentiel pas du tout exploité (mais alors pas du tout)
Nous avons trouvé la Playa Santa Lucia étroite, pleine d’algues, pas entretenue… Le sable est blanc mais comme il est caché par 30 cm d’algues sèches on ne s’en rend pas compte…Heureusement, à 30 minutes en calèche (12 CUC aller-retour en négociant) la Playa Los Cocos est elle très belle et l’eau est magnifique, juste après le petit village de La Boca qui ressemble un peu à un mini Beyrouth d’après guerre …
Si il n’est pas aisé de rallier Camaguey à Santa Lucia à moindre coût ; c’est mission impossible pour aller de Santa Lucia à Bayamo. Nous avons du débourser 85 CUC (après négo.) pour un taxi. Bon nous aurions pu prendre le taxi jusqu’à Las Tunas (50 CUC) puis bus jusqu’à Bayamo poue économiser quelques CUC…
BAYAMO
Une ville très tranquille avec une jolie place et une rue piétonne (général Garcia) assez délirante, une portion semble fausse ; créée en papier mâché ; pour les besoin d’un film. Très jolie en tout cas et très colorée, leur façon d’ « habiller » leur poteaux électrique est très originale …
Bon à savoir : pas mal de choses se payent en CUP à Bayamo ; restaurants, glaciers …
Le trajet de Bayamo à Santiago De Cuba dure +/- 2 heures et coûte 7 CUC/adulte
6 CUC/enfant
SANTIAGO DE CUBA
Quelques cubains nous avaient dit : « faites gaffe à Santiago, ce sont des embobineurs, des beaux parleurs, ils essayeront de vous arnaquer … » Des marseillais de Cuba, quoi ! Bon, cela ne nous à pas frappé du tout, malgré, c’est vrai, de nombreuses sollicitations aux terrasses de : musicos, prestidigitatos et autres taxicos …Finalement tous très sympas.
Par contre une chose nous a vraiment dérangé à Santiago, en plus de l’extrême chaleur; la pollution ! Ce fut assez pénible, les rues étant étroites, la circulation importante et le contrôle anti pollution pas encore en vigueur…
Une visite au « castillo del Moro » permet d’échpper quelques heures à ces nuisances. Belle forteresse avec de superbes points de vue 15 CUC aller-retour en taxi. Entrée du site : 4 CUC/adulte
0 CUC/enfant
Une bonne adresse de casa à Santiago :
Julio y Yinet : Diego Palacio N° 409 e/Pio rosario y Porfirio Valiente
Mobile : +53-52820342
Email : julio75@merided.scu.sld.cu
30 CUC la grande chambre équipé de deux lits doubles, casa nickelle tenue par un jeune couple sympa (surtout lui)
Bus Viazul Santiago-Baracoa
15 CUC/adulte
7.5 CUC/enfant
BARACOA
Baracoa…Cette ville, avec son air un peu décrépit est très agréable et la région qui l’entoure est extraordinaire. On le sent déjà sur le trajet quand le bus quitte la côte carabéenne pour rejoindre celle de L’atlantique ; quels paysages !
La plage de Maguana est correcte et l’eau très belle. Il faut éviter le dimanche si on aime la tranquilité. 15 CUC en taxi pour la journée, 30 à 40 minutes d’une route…très pas belle !
Nous n’avons pas pu faire l’ascension del Yunque, un peu trop éprouvante pour nos enfants.
Par contre nous n’avons pas regretté les 72 CUC (24CUC/adulte 12 CUC/enfant) déboursés pour une excursion dans le parc « Alejandro De Humboldt » comprenant 3 à 4 heures de marches à travers une superbe jungle, 1 heure de baignade sous une très belle petite cascade et 1 heure à Maguana.
L’excursion à Yumuri à 66 CUC (22/adulte 11/enfant) était aussi pas mal mais rien de comparable avec « Humboldt »
Pour ceux qui ont le temps d’aller jusqu’à Baracoa, cela en vaut vraiment la peine, enfin nous, on a vraiment bien aimé ce coin de Cuba …
Retour à Santiago pour prendre le bus de nuit pour la Havane 51.5 CUC/adulte
25.75 CUC/enfant
12 heures de trajet.
Bon à savoir : Le bus de 18h45 est un express et ne s’arrête qu’un quart d’heure à Camaguey et ne met donc « que » 12 heures pour rallier La Havane au lieu des 15 prévues pour les autres.
Une dernière chose : les touristes qui restent plus de 30 jours doivent renouveler leur carte de tourisme et pour ce faire, acheter 25 CUC de timbres fiscaux par personne… Il faut faire attention à ce que les timbres soit en parfait état, les nôtres avaient été mal découpés par la banque ou nous les avions acheté, la « dentelle » était un peu abîmée…Résultat : refus de nos timbres à l’immigration, obligation d’en racheter d’autres …
Voilà, voilà, si ça peut rendre service à quelqu'un ...
Bonjour,
J'aimerais avoir des "trucs de pro" qui peuvent simplifier une relation entre le Québec et Cuba. Je suis allée en vacances à Cuba dernièrement, et comme plusieurs autres, j'ai rencontré quelqu'un, avec qui j'ai passé pratiquement toute ma semaine, incluant du temps plus "normal" chez lui, avec sa famille, ses amis, j'ai dormi là, etc. Nous avons le même âge (ou presque), j'ai vraiment aimé sa compagnie, on a ri, jasé beaucoup, on s'entendait vraiment bien, oui, j'ai payé mon taxi, le resto et les drinks pour les soirées chez lui, mais en connaissant les prix, je sais que vraiment, il n'y a eu aucun "profitage", et par son attitude aussi, il m'a conseillée, aidée et a veillé sur moi tout le long, , ne m'a strictement rien demandé de plus que les dépenses liées à mes visites chez lui, et c'est quelqu'un qui m'aurait intéressé même ici (il faut dire que j'ai déjà fréquenté un cubain ici aussi...), et qu'avec ma vie d'ici et mes horaires, ça peut me prendre 2 mois pour passer autant de temps avec quelqu'un. Bref, à lire les histoires, nous sommes toutes des naïves finies qui se font embobiner, mais il y a quand même quelques "succes story" ou en tout cas, des histoires qui ont finies comme n'importe quel autre couple avec des hauts et des bas mais sans drame, et j'y crois, je crois en son honnêté, je crois que c'est quelqu'un de bien parce-que je l'ai vu aller dans son environnement et avec moi, et je n'ai jamais eu l'impression qu'il se forçait, et s'il a une femme et des enfants, il les cache bien parce-qu'il n'y avait rien de féminin dans son appartement. Depuis mon retour, nous nous écrivons par textos tous les jours, mais il faut avouer que ça monte des comptes assez vite le moindrement que l'on embarque dans une conversation pour la peine!!
J'aimerais vraiment apprendre le connaître plus, mais tout est tellement compliqué. Je partirais bien vivre là-bas pendant quelques mois, prendre le temps de le connaître lui, voir ce que ça peut donner, connaître la culture et tout, mais j'ai des enfants, alors ça complique beaucoup. Option B, je lui proposerais bien de venir visiter ici, ça me reviendrait moins cher de toute façon... mais 28 ans, pas d'enfants, il n'habite pas avec sa famille (son frère seulement), il a un travail "mais est-ce que ça va faire le poid?)... on peut pratiquement faire une croix sur le visa avant même d'essayer. Je peux retourner en visite, mais pas chez lui, et je ne suis pas sûre qu'il pourrait passer la semaine avec moi à la casa. Bref, on fait comment quand on veut réellement voir un potentiel de relation sans finir complètement ruiné??
Et bon, je crois en son honnêteté, mais tout ce qu'on lit, ça laisse planer un scepticisme. C'est SÛR qu'il veut partir de Cuba, on en a parlé. Il m'a dit par contre qu'il voulait partir par amour, que son ami avait trouvé quelqu'un et vivait à Toronto depuis 5 ans avec elle et avait 2 enfants. J'ai vraiment l'impression qu'il a été franc, ça s'est discuté ouvertement. C'est SÛR aussi que ça me fatigue de me demander constamment s'il ne fait pas la même chose avec 10 autres filles (mais à changer de place, qui ne ferait pas pareil?? et bon, il ne sait pas ce que je fais ici non plus, de son côté aussi il peut s'investir et se retrouver à se faire laisser parce-que je rencontre un gentil québécois en cours de route), que je me dis que je vais peut-être perdre 3 ans de ma vie à m'investir dans quelque chose pour arriver à destination et réaliser qu'il s'est sauvé au bout de 2 jours en arrivant ici. Comment on fait? Comment on fait pour arriver à déterminer si ça vaut la peine ou pas? En se voyant peu, en ayant des moyens limités pour se parler entre-temps, en n'ayant aucune idée et aucune façon de savoir ce qui est réellement pendant qu'on est pas là, en ayant tous les obstacles possibles finalement?
Je vais quand même retourner dès que je peux, prendre un casa pas loin de chez lui et re-passer du temps. Mais envisager des années à devoir attendre 6 mois d'avoir l'argent (et les vacances!!) pour une prochaine visite, pour savoir un peu plus (on s'entend que quand notre coeur est accroché à quelque part, et entre-temps devoir dépenser l'équivalent pour pouvoir se parler... ouf!!! Et l'option "laisse tomber"... pas envie!!😉 Vos solutions, vos conseils, vos histoires, mais pas trois tonnes de mises en garde svp, il y en a suffisamment partout comme ça, merci 🙂
J'aimerais avoir des "trucs de pro" qui peuvent simplifier une relation entre le Québec et Cuba. Je suis allée en vacances à Cuba dernièrement, et comme plusieurs autres, j'ai rencontré quelqu'un, avec qui j'ai passé pratiquement toute ma semaine, incluant du temps plus "normal" chez lui, avec sa famille, ses amis, j'ai dormi là, etc. Nous avons le même âge (ou presque), j'ai vraiment aimé sa compagnie, on a ri, jasé beaucoup, on s'entendait vraiment bien, oui, j'ai payé mon taxi, le resto et les drinks pour les soirées chez lui, mais en connaissant les prix, je sais que vraiment, il n'y a eu aucun "profitage", et par son attitude aussi, il m'a conseillée, aidée et a veillé sur moi tout le long, , ne m'a strictement rien demandé de plus que les dépenses liées à mes visites chez lui, et c'est quelqu'un qui m'aurait intéressé même ici (il faut dire que j'ai déjà fréquenté un cubain ici aussi...), et qu'avec ma vie d'ici et mes horaires, ça peut me prendre 2 mois pour passer autant de temps avec quelqu'un. Bref, à lire les histoires, nous sommes toutes des naïves finies qui se font embobiner, mais il y a quand même quelques "succes story" ou en tout cas, des histoires qui ont finies comme n'importe quel autre couple avec des hauts et des bas mais sans drame, et j'y crois, je crois en son honnêté, je crois que c'est quelqu'un de bien parce-que je l'ai vu aller dans son environnement et avec moi, et je n'ai jamais eu l'impression qu'il se forçait, et s'il a une femme et des enfants, il les cache bien parce-qu'il n'y avait rien de féminin dans son appartement. Depuis mon retour, nous nous écrivons par textos tous les jours, mais il faut avouer que ça monte des comptes assez vite le moindrement que l'on embarque dans une conversation pour la peine!!
J'aimerais vraiment apprendre le connaître plus, mais tout est tellement compliqué. Je partirais bien vivre là-bas pendant quelques mois, prendre le temps de le connaître lui, voir ce que ça peut donner, connaître la culture et tout, mais j'ai des enfants, alors ça complique beaucoup. Option B, je lui proposerais bien de venir visiter ici, ça me reviendrait moins cher de toute façon... mais 28 ans, pas d'enfants, il n'habite pas avec sa famille (son frère seulement), il a un travail "mais est-ce que ça va faire le poid?)... on peut pratiquement faire une croix sur le visa avant même d'essayer. Je peux retourner en visite, mais pas chez lui, et je ne suis pas sûre qu'il pourrait passer la semaine avec moi à la casa. Bref, on fait comment quand on veut réellement voir un potentiel de relation sans finir complètement ruiné??
Et bon, je crois en son honnêteté, mais tout ce qu'on lit, ça laisse planer un scepticisme. C'est SÛR qu'il veut partir de Cuba, on en a parlé. Il m'a dit par contre qu'il voulait partir par amour, que son ami avait trouvé quelqu'un et vivait à Toronto depuis 5 ans avec elle et avait 2 enfants. J'ai vraiment l'impression qu'il a été franc, ça s'est discuté ouvertement. C'est SÛR aussi que ça me fatigue de me demander constamment s'il ne fait pas la même chose avec 10 autres filles (mais à changer de place, qui ne ferait pas pareil?? et bon, il ne sait pas ce que je fais ici non plus, de son côté aussi il peut s'investir et se retrouver à se faire laisser parce-que je rencontre un gentil québécois en cours de route), que je me dis que je vais peut-être perdre 3 ans de ma vie à m'investir dans quelque chose pour arriver à destination et réaliser qu'il s'est sauvé au bout de 2 jours en arrivant ici. Comment on fait? Comment on fait pour arriver à déterminer si ça vaut la peine ou pas? En se voyant peu, en ayant des moyens limités pour se parler entre-temps, en n'ayant aucune idée et aucune façon de savoir ce qui est réellement pendant qu'on est pas là, en ayant tous les obstacles possibles finalement?
Je vais quand même retourner dès que je peux, prendre un casa pas loin de chez lui et re-passer du temps. Mais envisager des années à devoir attendre 6 mois d'avoir l'argent (et les vacances!!) pour une prochaine visite, pour savoir un peu plus (on s'entend que quand notre coeur est accroché à quelque part, et entre-temps devoir dépenser l'équivalent pour pouvoir se parler... ouf!!! Et l'option "laisse tomber"... pas envie!!😉 Vos solutions, vos conseils, vos histoires, mais pas trois tonnes de mises en garde svp, il y en a suffisamment partout comme ça, merci 🙂
Nous partons début décembre à Cuba pour 10 jours (deux couples). Après 3j à La Havane nous voulons louer une voiture pour 7 j ( Cienfuegos-Trinidad-Playa del Este-Vinales )J'ai entendu un ami me raconter une histoire d'un accident avec voiture de location à Cuba avec des suites très compliquées ( commissariat, retrait du passeport, garde à vue, ..) Connaissez-vous des histoires similaires ? Quels sont les risques en voiture à Cuba ? A quoi devons-nos faire attention ? Si nous voulons une voiture confortable pour 4 pax quel modèle devons-nous demander ? Merci pour vos tuyaux.
En janvier/février 2014, nous avons fait un très joli périple de 5 semaines à Cuba avec un chauffeur qui nous est devenu un ami. Comme nous avons pu pas mal discuter avec d'autres, nous avons constaté que beaucoup de personnes auraient préféré voyager de cette façon car cela nous est revenu moins cher que la plupart a payé pour une voiture de location. Nous avions des idées de ce que nous voulions faire et lui, il nous a conseillés et montré pleins de choses et cela a été parfait pour nous. Jamais il nous a imposé quoi que ce soit, mais il était toujours là pour nous aider dans notre choix aussi des casas. Il est professeur de formation et a donc beaucoup de connaissance. Sa voiture est une vieille américaine sans clim. et il ne parle pas beaucoup d'anglais. Des amis à nous l'ont entre-temps également engagé et ils ne parlent pas anglais. Ils ont dit que cela n'avait jamais été un problème et leur voyage avait été une réussite grâce à lui.
Si jamais ça peut aider quelqu'un ou intéresser, je vous donne volontiers ses coordonnés.
Maevita
Bonjour,
Je rentre d'un circuit de 15 jours à Cuba : vol sec, casas particulares.
et j'ai un sentiment d'une grande tristesse....
Seuls, sont qui sont en contact avec le tourisme s'en sortent : casas,
travail dans l'hôtellerie, vélos-taxis, restaurants etc... car ils ont des pourboires.
Les autres, c'est la grande misère !
Je suis attristée par leur niveau intellectel et la faiblesse de leurs revenus.
Une anesthésite gagne 20 CUC par mois soit 15 € par mois....
Une vendeuse d'un beau magasin d'état : 15 CUC par mois
Un retraité : 10 CUC par mois.
Et que dire de tous ces gens qui font de l'auto-stop le long de l'autopista ?
C'est la première fois que je rentre de voyage avec cette immense tristesse !
Que pouvons-nous faire pour les aider ?
J'ai rencontré un Français qui travaille "d'arrache-pied".... dans une ville du Centre.
Par prudence, je ne peux citer son nom.
Une association est créée en France. Par ce biais, je vais pouvoir l'aider....
en versant une somme substancielle.... Avec Cela, il vient en aide
à un orphelinat et aussi à des jeunes qui "rêvent d'un avenir meilleur".
Je suis contente d'avoir visité CUBA mais ne suis pas prête d'y retourner
tellement je m'y sentie très mal.
Est-ce que d'autres voyageurs ont eu le même ressenti que moi ?
ou bien est-ce que j'exagère ?
Merci de votre réponse !
Solène
Toutes les images après le passage de Sandy a Santiago, vu par Jacques JDSDF, sur place.
Pour Voir les photos de Santiago, après le passage du cyclone Sandy. https://plus.google.com/photos/115256053938645850822/albums/5814906565569375009
Et aussi vous trouverez ci dessous le lien du tour réalisé par JDSDF en scooter à Cuba, de Santiago à Santiago en contournant totalement a Sierra Maestra, jusqu'à la Comandancia, avec de superbes images, qui compléteront la lecture de ce document.
Toutes les photos de ce périple sont à voir avec le lien suivant : https://plus.google.com/photos/115256053938645850822/albums/5814919808501763249
Cuba - Contournement de la Sierra Maestra en scooter.
Premier jour. 21 10 2012
Lors de mon récent voyage à Cuba, j’ais projeté de faire le tour complet de la Sierra Maestra en scooter. Connaissant ce parcours pour l’avoir réalisé 3 fois en voiture dans les 2 sens, j’imaginais que le spectacle et l’aventure en serait différents, car avoir une vision panoramique à 360°, cela doit tout changer tout. Les contacts doivent être différents.
Arrivée en avion depuis La Havane à Santiago de Cuba, je me prépare tranquillement sur place. Je prévois de faire entre 500 et 600 km au total en 3 jours ou plus, avec un scooter de location de marque Sym. Santiago >> Pilon >> Manzanillo >> Santo Domingo >> Bayamo >> El Cobre >> Santiago.
Au mécanicien de la place Dolores, un mordu de moto, je lui parle de mon projet, il en est tout heureux et a envie de venir vivre ces moments de liberté absolue, avec moi. Il me donne un bidon de 1 litre d’huile de mélange, si nécessaire. Comme je dois passer par une autre région, celle de Granma, le loueur me prévient qu’ils n’interviendront que sur la région de Santiago. Peu m’importe, je ne m’attendais pas à plus de la part de ces loueurs, qui sont là que pour prendre de l’argent et qui veulent toujours faire le minimum. Car en réalité, il y a la même société qui se trouve sur Granma et sur les autres régions. Mais c’est Cuba, il faut accepter ! Je fais gonfler les pneus dans un lieu où il y a un manomètre pour vérifier la bonne pression, au maximum. Il ne faut pas être sous gonflé pour le passage de certains petits trous sur la route, que l’on ne peut pas éviter. A l’entrée dans un trou tout va bien, mais à sa sortie, c’est souvent là que le danger peut exister, car il y a souvent une arrête franche qui fait face au pneu….
Bref, me voilà prêt à partir avec l’équipement suivant : Sous la selle, 3 litres d’essence en réserve, dans une bouteille en plastique, un bidon de 1 litre d’huile de mélange, une gourde filtrante Katadyn d’une capacité de 600 ml capable de filtrer les impuretés jusqu’à 3 microns, une veste et pantalon pour la pluie, un carton et 2 journaux en cas de temps froid et humide. Une paire de tong. Dans le vide poche du scooter, mon appareil photo, serviettes rafraîchissantes et un tube pour la protection du soleil.
Sur le dos, un petit sac, qui reposera en partie sur la selle, et à l’intérieur le strict minimum. Slips et chaussettes de rechange, une chemise manche courte, un pantalon de toile ultra léger pour le soir et pour la toilette de tout petits tubes (style avion). Un paréo léger qui servira pour la plage et la toilette, un spray désinfectant, quelques sparadraps, un spray contre les moustiques, un couteau multi outils et un baladeur pour la musique. Une trousse cadeau, remplie de petites choses utiles et agréables, que je remettrai à un coup de cœur au gré de des rencontres. Soit au total environ 4/5 kg environ, sac compris.
Sur la tête, des lunettes de soleil fermées sur les cotés, une casquette en dessous du casque pour me protéger du soleil sur la nuque ou bien de face. Très agréable aussi pour baisser la température sous le casque. Sur les avants bras des brassières, style de grandes chaussettes bariolées et ajustables pour modérer les coups de soleils. Au mains, des gants fins avec protection en gel, en cas de chute.
Le départ à lieu, le dimanche 21 octobre à 11 h, réservoir plein, en direction de Chivirico, pour emprunter la route côtière, celle de la Mar Verde. La route est bonne jusqu’à environ le Caleton Blanco et son Campismo. Elle se détériore un peu par la suite, mais pas de problème particulier.
Il fait beau et je me suis en forme et heureux de me sentir libre sur cette route et ses paysages variés qui défilent devant moi. Plus loin, comme d’habitude, je m’arrête à la plage d’El Frances. J’adore ce coin, j’y ai de bons souvenirs et c’est magnifique, c’est authentique. Je prends un verre en compagnie de la belle serveuse, Maria qui vous inonde avec tous les vaqueros présents de son sourire naturel. Devant la plage, il y a une large prairie qui glisse en pente douce jusqu’à la mer sur laquelle des chevaux et des chèvres paissent tranquillement. Plus loin, je croise un pêcheur isolé en mer, sur sa barque, c’est assez rare de voir cela, alors que Cuba est une île !
A Chivirico, je prends un peu d’essence, et mange un bon poisson dans un superbe lieu, un petit restaurant le Vista del Sol, réalisé et décoré avec soin par Eva Tabares, propriétaire des lieux. Il est situé en bord de mer, sur la gauche de la plage, les pieds dans l’eau ! La route, est toujours correcte, mais souvent étriquée, ou l’on voit les attaques successives des marées violentes qui la ronge peu à peu. Survient ensuite un pont avec un pilier à moitié affaissé, mais qui supporte sans problème les voitures à vitesse réduite, et les camions passent par en dessous. Puis la route de bord de mer devient plus abîmée et le revêtement n’existe plus. C’est un chemin, empierré, assez large et bien concassé, le niveau est à 2 mètres au dessus de la mer. Je passe doucement pour éviter de faire souffrir les pneus. Mais c’est beau, c’est merveilleux, pose photos et repos de l’esprit, je peux écouter tous les éléments, je suis seul… mais pas pour longtemps, arrivent à cheval deux vaqueros avec leurs chiens, ils sont chargés à bloc ! Cette vision est superbe, je n’en demandai pas tant, je claque des photos et ils sont surpris de me voir avec ce scooter dans ce lieu magique. On se croirait au bout du monde, perdu, et coincé entre la falaise de la Sierra Maestra qui nous surplombe, et qui nous laisse juste un passage avec ce chemin, entre elle et la mer, cette mer étincelante, calme et d’un magnifique bleu s’étale au loin à perte de vue. Un décor de cinéma !
A cinq heure de l’après midi, j’arrive au Rio Turquino. Du pont qui le domine j’entrevois des lavandières qui profitent de cette eau douce avant de se disperser dans la mer. A coté, de l’embouchure, Il y a le Campismo de La Mula, en bord de mer, qui accepte les étrangers. Je décide d’y passer la nuit. C’est simple et sympa, prix correct et un bon accueil par le personnel. Les bungalows et le repas ne sont pas terribles, mais ce n’est pas grave. Le lieu, par contre c’est le top, avec ce Rio Turquino, à l’eau transparente qui forme une piscine naturelle à débordement au dessus de la mer à marée basse. Que demander de plus ?
Demain matin, je prendrai ma douche dans ce Rio à l’eau tempérée, dans ma grande piscine privée à débordement !
Second jour.
Le soir, devant la mer, j’ai pu m’entretenir avec des jeunes Cubains qui venait de faire le trek du Pic Turquino. Nous parlons de tout les sujets librement et tous les avis s’expriment.
Qu’elle était bonne cette douche du matin dans ce Rio Turquino, je m’en souviendrai.
Lundi 22 octobre, départ pour Pilon. En route je croise une grand-mère de 90 ans avec son ombrelle et qui va voir à pied ses petits enfants situés 7 km plus loin, nous parlons et je décide de l’emmener avec moi, toute fière, elle monte sur le scooter. Après l’arrivée en allure modérée (âge oblige), elle a décidé en cours de route, de se marier avec moi, mais comme je n’ai pas le temps, je lui laisse la trousse et lui promet de revenir l’année prochaine. J’ai droit à un beau baiser !
La route s’écoule et je sais qu’il me reste encore un passage, certainement le plus difficile A la Palmita, avec pour cadre la Sierra Maestra et son sommet le plus haut qui a souvent la tête dans les nuages, je prends un bocadido et café en compagnie des villageois étonnés de me voir là avec la motorolina, comme ils disent. J’engage la conversation, on parle un peu, ils sont curieux, mais n’osent pas trop s’engager….
Plus loin arrive le passage très étroit avec un cap qui avance sur la mer. Je me souviens, une année, avec une voiture je n’avais pas pu passer suite à un cyclone, car la brigade de nettoyage et réhabilitation du secteur n’était pas encore intervenue. J’avais du passer par la montagne en suivant un vieux chemin établi pour la pose des lignes électriques pour éviter ce cap. Il reste aussi des traces encore visibles d’un ancien tunnel jamais terminé et aujourd’hui désaffecté. Là aussi, il n’y a plus d’asphalte et le chemin est plus gorgé de sable que de pierrailles, le compactage n’est pas excellent. Il faut préciser que le niveau de la mer se trouve que un mètre plus bas à marée haute à cet endroit, et donc les vagues le submergent certainement assez souvent. Mais je m’arrête pour profiter de l’air marin et de cette quiétude. Je croise une personne à pied, où va-t-elle ? Je ne sais pas, je n’ai pas vu de maisons depuis pas mal de km…. Arrive un autre pont, avec un pilier qui penche et son tablier un petit peu relevé, mais aucun problème, c’est du solide ces constructions de l’époque de l’URSS.
De mémoire je sais, que la route est bonne pour rejoindre Manzanillo. Jusqu’à Pilon, les paysages sont toujours aussi magnifiques avec la mer et la nature de part et d’autre. La route s’élève et surplombe ces panoramas, un peu comme des montagnes russes, en prenant de l’altitude pour replonger a nouveau à ses pieds et ainsi de suite. C’est grandiose !
A Marea del Portillo, je me détends et déjeune au restaurant du Club Amigo, qui a une jolie petite piscine….vide, mais avec deux maîtres nageurs et aussi une jolie vue sur la baie. A partir de Pilon, je vais en direction de l’intérieur des terres, pour rejoindre une vaste et basse plaine adossée à La Sierra Maestra, productrice de cannes à sucre et de riz. Si la route est très correcte, je vois surgir une menace au loin, un très gros grain noir. J’en profite pour faire un stop à Pilon, faire le plein d’essence et de m’équiper des vêtements de pluie, lorsque arrive une pluie diluvienne. Trente minutes plus tard me voilà de nouveau sur le scooter et sur une route mouillée en direction de Manzanillo. La pluie me rattrapera 60 km avant Manzanillo, et par sa violence ainsi que le vent de face, elle me forcera à m’arrêter 10 km plus loin et à mettre les 2 journaux (Granma !) et le carton sur la poitrine pour ne pas prendre froid.
Je profite de l’abri d’une petite maison désaffectée pour cela, et où je rencontre 2 braves paysans qui attendent tranquillement que tout se passe avec une bouteille de rhum (ron). Je ne refuse pas le petit coup à boire (un trago) de cet excellent rhum non refino, il me paraissait plus être de l’Agua Ardiente (eau de vie) mélangée avec du rhum ….cela donne chaud, que bueno !!! Mais comme le temps passe, je décide de repartir malgré la pluie pour éviter de rouler de nuit. Finalement j’arriverai à Manzanillo mouillé et sans encombre sous le coup de 17h30 à la casa de Ruben Fonseca, au 256 rue Leon, tel 57 51 60. La pluie ne m’aura pas épargné pour la fin de ce parcours. Ruben m’accueille tout étonné et m’apprends qu’une tourmente tropicale de catégorie 1 qui répond au nom de Sandy, est en gestation au large, mais que sa route n’est pas encore bien définie. Après une bonne douche chaude et un bon repas, la météorologie de la télé, ne me donne pas plus d’informations ou messages d’alerte. Seulement un peu de pluie pour l’après midi du Mardi 23. Dans ce cas, demain matin j’irai dans la Sierra Maestra, tout en haut, à Santo Domingo, pour saluer les guides qui font visiter la Comandancia et assure le trek pour le Pic Turquino.
Troisième jour. Mardi 23 octobre, Etape Manzanillo Bayamo.
Ce matin, le ciel est mitigé, nuages et ciel bleu. A radio Reloj, la radio de la propagande et de l’information permanente, concernant la météo, la dépression Sandy est toujours classé comme tourmente tropicale de catégorie 1 et au large de Cuba, rien de plus. Mais ce qui me préoccupe le plus, c’est la pluie. Ouf il ne pleuvra pas avant la fin de soirée !
Départ à 9 h pour Santo Domingo. Nouveau plein d’essence, remplissage du mélangeur d’huile et vérification de la pression des pneus avec un manomètre. Comme je connais l’état de la route, je ne sur gonfle pas cette fois. Je prends la route de Bayamo et à Yara oblique sur Bartolomé Maso ou se trouve l’agréable petit hôtel avec piscine, le Balcon de la Sierra. Situé sur un mont, il domine tout les alentours et la vue est splendide à 360° et spécialement sur la Sierra Maestra. Commence les premières petites côtes jusqu’au Campismo la Sierrita et je constate que le chemin d’accès n’a pas encore été remis en état. Mais les bungalows sont magnifiques et sa situation est excellente, et il y a un Rio qui permet de se baigner ou pêcher. Les étrangers sont acceptés et les prix sont corrects. Plus loin, à l’entrée de Providencia je traverse un pont gué tout en béton posé sur le Rio, et qui recouvre d’énormes tuyaux pour le passage de la tumultueuse rivière. Du solide ! J’attaque ensuite la Carretera de la Plata qui mène directement à Santo Domingo et La Plata, cette route renommée de par ses montées et des descentes vertigineuses est assez extraordinaire. Elle attaque directement la montagne, pour redescendre dans une autre vallée et ainsi de suite. Chez nous il y aurait des lacets pour monter au sommet, ici c’est tout droit avec des courbes et quelques virages serrés.
La pente est assez élevée, je n’en connais pas le pourcentage exact, et il y a des risques de faire chauffer les freins en descente, et il est fortement conseillé d’utiliser le frein moteur, pour ne pas faire chauffer les freins des véhicules. La route est en béton, avec des rainures perpendiculaires assez importantes pour favoriser l’adhérence et le freinage et aussi éviter les écoulements de pluies torrentielles.
Sur chaque coté de la route, il y a une partie lisse d’un mètre de large, elle est réservée aux chariots de bois avec des roulements a billes : les chivichanas. Il y a aussi de chaque coté une large rigole d’écoulement qui suit la route.
J’en rencontre deux ou trois sur la route. Les chivichanas, ces engins dévalent à toute vitesse ces pentes, à 5 cm du sol, avec pour unique freins deux morceaux de pneu qui servent en même temps de repose pieds. Une petite corde relie le timon avant, elle sert de direction, de volant. Le conducteur la tient fermement de ses deux mains. Sur le châssis composé de trois rondins de bois, il y a le siège du conducteur et devant lui une fiole d’huile pour refroidir les roulements. Derrière le conducteur, une plateforme pour transporter toutes choses nécessaires à la vie de tous les jours. Certains sont équipés pour transporter rapidement des personnes malades au premier dispensaire. Ils sont aussi utilisés par les femmes et les enfants. De les voir et entendre descendre dans un bruit de ferraille, c’est assez impressionnant !
Sur la route de la Plata, je rencontre aussi quelques mules très chargées et des cavaliers, mais en réalité pas grand monde. Les mules pour ne pas déraper avec leur charge, montent et descendent les côtes tout naturellement en zigzag, en passant d’un bord à l’autre de la route. Elles le font par instinct. Quand à moi, avec une charge totale de +/- 90 kg, je monte progressivement, manette de gaz à fond à 20 a l’heure en utilisant la bande réservée aux chivichanas pour éviter les vibrations des rainures, le scooter ne souffre pas trop. Je suis à l’écoute du moteur.
Dans les descentes, je comprends vite que si je veux utiliser le frein moteur pour éviter de trop faire chauffer les freins, du fait qu’il s’agit d’un scooter avec boite automatique, je dois le maintenir un peu accélérer, sinon il se retrouve en roue libre. J’en prends vite l’habitude et ne me sert des freins avant et arrière que par à coups. Mais j’en conviens, les freins sont bons et le disque avant bien ventilé. Par la suite dans les montées, les mules m’ont donné une idée, je fais comme elles, je monte en zigzag et cela me permet de rouler à 30 km/h ! Je rencontre de nombreux troupeaux de chèvres, de jolies petites chèvres de toutes les couleurs allongées sur la route, qui se reposent en toute quiétude, ma présence ne les dérangent pas beaucoup…
Le décor est grandiose, il y a de jolis panoramas qui permettent de voir l’enfilade de la route au loin et de son ruban qui suit la vallée. Mais le plus surprenant, c’est le silence, seulement troué par le chant d’oiseaux exotiques. Dans un ruisseau je récupère de l’eau pour me désaltérer à l’aide de ma gourde filtrante Katadyn. Tout va bien, et je ne suis pas loin du but. La dernière descente avant d’arriver sur Santo Domingo est des plus impressionnante, certainement la plus pentue, avec en ligne de mire l’énorme pont au loin qui enjambe la rivière à plus de cinquante mètres de hauteur.
Il me reste peu de temps pour repartir après avoir bu une bonne bière avec les guides de la Comandancia, de faire une photo souvenir et me restaurer.
Le retour se fait sans anicroches, le scooter et moi sommes en pleine forme. Je rencontre de nouveau les mules qui avancent lentement, mais sûrement, les chèvres sont toujours là….
Bayamo est atteint à 16h30, sans une seule goutte de pluie. Je dors chez Arturo et Esmeralda Reyes au 56 rue Zenea, tél 42 40 51. Arturo est un excellent chef cuisinier, qui me fait goûter sa nouvelle spécialité : Le poisson de mer à la sauce maison aux fruits exotiques, juste après un mojito bien dosé et mérité.
Mais, la météo est différente, il y a de nombreuses alertes, car Sandy a changé subitement de catégorie, c’est maintenant un ouragan et il devient un problème qui se rapproche lentement de Cuba. Il doit pénétrer sur l’île le lendemain à +/- 1h30 du matin, et il est clair pour moi qu’il passera sur Santiago, où je dois retourner pour récupérer ma valise et déposer le scooter. J’ai donc du temps devant moi.
Quatrième jour et dernier jour. Mercredi 24 octobre, Etape Bayamo Santiago.
Le lendemain Mercredi 24, je pars sans trop d’inquiétudes, malgré que sur les ¾ du parcours entre Bayamo et Santiago se fera sous une pluie pas trop violente, mais persistante. A Palma Soriano au lieu de prendre l’autoroute, je bifurque et prends l’excellente CC (Carretera Central) qui descend en pente douce jusqu’à Santiago. Au passage, je fais un stop au village du Cobre, et face à la cathédrale je prends des forces avec une pizza à 5 pesos MN. Déjà, les vendeurs de souvenirs commencent à tout ranger et prépare leur petite cabane pour l’arrivée de l’ouragan.
Départ pour Santiago, la pluie redouble de force, (je dois installer à nouveau les 2 journaux et le carton de protection pour ne pas avoir froid), l’eau envahie la chaussée de plus en plus et par endroits il y a d’énormes flaques, le vent devient violent, mais j’ai décidé de ne pas m’arrêter. Je pénètre dans la ville par l’Avenida de Los Liberatores. En ville, il n’y a pratiquement plus personne dans les rues, pas même un policier, tous les gens sont chez eux en attendant Sandy. Je vais en faire autant en rejoignant la casa Maria Carmen et Yanet au 667 rue Trinidad, Tél. 65 82 40, où doit m’attendre un bon repas avant le déluge.
Pour conclure, je suis très heureux d’avoir fait cette petite expédition, dont je rêvais depuis trop longtemps de la faire en moto ou scooter, bien que l’ayant déjà faites en voiture. Il a fallut seulement une petite préparation pour la réaliser. Durant ce voyage, j’ai rencontré et communiqué avec beaucoup de personnes, je pense que le moyen de transport utilisé y est pour quelque chose, car il permet des contacts directs et rapides. C’est plus simple, pas de vitre à baisser, il faut juste enlever ses lunettes de soleil pour établir un contact franc. Je me suis senti totalement libre et sans contraintes. Tout fut parfait, excepté la pluie et Sandy qui a un peu perturbé la fin du voyage. Je conseille vraiment à de nombreuses personnes de pouvoir réaliser ce parcours, d’une beauté sauvage à couper le souffle, c’est réellement une façon de découvrir Cuba, et de voir certainement l’un des plus beaux paysages de ce pays. Ce n’est pas plus compliqué en scooter, qu’en voiture ou à vélo. C’est même relativement simple en scooter, plus fun dirai-je, et il n’y a aucun problème majeur. Il faut juste prendre son temps pour apprécier.
Au total, la distance parcourue en 4 jours est de 595 km. Le scooter : Sym Jet 4 R 50 2 T Consommation essence : 18 litres au total, soit une moyenne de 3.3 pour 100 km. Capacité du réservoir : 5,2 litres. Réserve à prévoir : 3 litres d’essence et 1 litre d’huile de mélange (fourni par le loueur) Montant de la location : 20 Cuc jour. Nota : J’ai oublié dans ma préparation de prendre une petite bombe pour vélo (c'est suffisant), pour réparer les crevaisons alors que je la conseille à tous ceux qui partent faire des circuits vélos à Cuba.
Ecrit et réalisé par Jacques DEPOLLIER du site JDSDF a Cuba http://pagesperso-orange.fr/jdsdf
Pour Voir les photos de Santiago, après le passage du cyclone Sandy. https://plus.google.com/photos/115256053938645850822/albums/5814906565569375009
Et aussi vous trouverez ci dessous le lien du tour réalisé par JDSDF en scooter à Cuba, de Santiago à Santiago en contournant totalement a Sierra Maestra, jusqu'à la Comandancia, avec de superbes images, qui compléteront la lecture de ce document.
Toutes les photos de ce périple sont à voir avec le lien suivant : https://plus.google.com/photos/115256053938645850822/albums/5814919808501763249
Cuba - Contournement de la Sierra Maestra en scooter.
Premier jour. 21 10 2012
Lors de mon récent voyage à Cuba, j’ais projeté de faire le tour complet de la Sierra Maestra en scooter. Connaissant ce parcours pour l’avoir réalisé 3 fois en voiture dans les 2 sens, j’imaginais que le spectacle et l’aventure en serait différents, car avoir une vision panoramique à 360°, cela doit tout changer tout. Les contacts doivent être différents.
Arrivée en avion depuis La Havane à Santiago de Cuba, je me prépare tranquillement sur place. Je prévois de faire entre 500 et 600 km au total en 3 jours ou plus, avec un scooter de location de marque Sym. Santiago >> Pilon >> Manzanillo >> Santo Domingo >> Bayamo >> El Cobre >> Santiago.
Au mécanicien de la place Dolores, un mordu de moto, je lui parle de mon projet, il en est tout heureux et a envie de venir vivre ces moments de liberté absolue, avec moi. Il me donne un bidon de 1 litre d’huile de mélange, si nécessaire. Comme je dois passer par une autre région, celle de Granma, le loueur me prévient qu’ils n’interviendront que sur la région de Santiago. Peu m’importe, je ne m’attendais pas à plus de la part de ces loueurs, qui sont là que pour prendre de l’argent et qui veulent toujours faire le minimum. Car en réalité, il y a la même société qui se trouve sur Granma et sur les autres régions. Mais c’est Cuba, il faut accepter ! Je fais gonfler les pneus dans un lieu où il y a un manomètre pour vérifier la bonne pression, au maximum. Il ne faut pas être sous gonflé pour le passage de certains petits trous sur la route, que l’on ne peut pas éviter. A l’entrée dans un trou tout va bien, mais à sa sortie, c’est souvent là que le danger peut exister, car il y a souvent une arrête franche qui fait face au pneu….
Bref, me voilà prêt à partir avec l’équipement suivant : Sous la selle, 3 litres d’essence en réserve, dans une bouteille en plastique, un bidon de 1 litre d’huile de mélange, une gourde filtrante Katadyn d’une capacité de 600 ml capable de filtrer les impuretés jusqu’à 3 microns, une veste et pantalon pour la pluie, un carton et 2 journaux en cas de temps froid et humide. Une paire de tong. Dans le vide poche du scooter, mon appareil photo, serviettes rafraîchissantes et un tube pour la protection du soleil.
Sur le dos, un petit sac, qui reposera en partie sur la selle, et à l’intérieur le strict minimum. Slips et chaussettes de rechange, une chemise manche courte, un pantalon de toile ultra léger pour le soir et pour la toilette de tout petits tubes (style avion). Un paréo léger qui servira pour la plage et la toilette, un spray désinfectant, quelques sparadraps, un spray contre les moustiques, un couteau multi outils et un baladeur pour la musique. Une trousse cadeau, remplie de petites choses utiles et agréables, que je remettrai à un coup de cœur au gré de des rencontres. Soit au total environ 4/5 kg environ, sac compris.
Sur la tête, des lunettes de soleil fermées sur les cotés, une casquette en dessous du casque pour me protéger du soleil sur la nuque ou bien de face. Très agréable aussi pour baisser la température sous le casque. Sur les avants bras des brassières, style de grandes chaussettes bariolées et ajustables pour modérer les coups de soleils. Au mains, des gants fins avec protection en gel, en cas de chute.
Le départ à lieu, le dimanche 21 octobre à 11 h, réservoir plein, en direction de Chivirico, pour emprunter la route côtière, celle de la Mar Verde. La route est bonne jusqu’à environ le Caleton Blanco et son Campismo. Elle se détériore un peu par la suite, mais pas de problème particulier.
Il fait beau et je me suis en forme et heureux de me sentir libre sur cette route et ses paysages variés qui défilent devant moi. Plus loin, comme d’habitude, je m’arrête à la plage d’El Frances. J’adore ce coin, j’y ai de bons souvenirs et c’est magnifique, c’est authentique. Je prends un verre en compagnie de la belle serveuse, Maria qui vous inonde avec tous les vaqueros présents de son sourire naturel. Devant la plage, il y a une large prairie qui glisse en pente douce jusqu’à la mer sur laquelle des chevaux et des chèvres paissent tranquillement. Plus loin, je croise un pêcheur isolé en mer, sur sa barque, c’est assez rare de voir cela, alors que Cuba est une île !
A Chivirico, je prends un peu d’essence, et mange un bon poisson dans un superbe lieu, un petit restaurant le Vista del Sol, réalisé et décoré avec soin par Eva Tabares, propriétaire des lieux. Il est situé en bord de mer, sur la gauche de la plage, les pieds dans l’eau ! La route, est toujours correcte, mais souvent étriquée, ou l’on voit les attaques successives des marées violentes qui la ronge peu à peu. Survient ensuite un pont avec un pilier à moitié affaissé, mais qui supporte sans problème les voitures à vitesse réduite, et les camions passent par en dessous. Puis la route de bord de mer devient plus abîmée et le revêtement n’existe plus. C’est un chemin, empierré, assez large et bien concassé, le niveau est à 2 mètres au dessus de la mer. Je passe doucement pour éviter de faire souffrir les pneus. Mais c’est beau, c’est merveilleux, pose photos et repos de l’esprit, je peux écouter tous les éléments, je suis seul… mais pas pour longtemps, arrivent à cheval deux vaqueros avec leurs chiens, ils sont chargés à bloc ! Cette vision est superbe, je n’en demandai pas tant, je claque des photos et ils sont surpris de me voir avec ce scooter dans ce lieu magique. On se croirait au bout du monde, perdu, et coincé entre la falaise de la Sierra Maestra qui nous surplombe, et qui nous laisse juste un passage avec ce chemin, entre elle et la mer, cette mer étincelante, calme et d’un magnifique bleu s’étale au loin à perte de vue. Un décor de cinéma !
A cinq heure de l’après midi, j’arrive au Rio Turquino. Du pont qui le domine j’entrevois des lavandières qui profitent de cette eau douce avant de se disperser dans la mer. A coté, de l’embouchure, Il y a le Campismo de La Mula, en bord de mer, qui accepte les étrangers. Je décide d’y passer la nuit. C’est simple et sympa, prix correct et un bon accueil par le personnel. Les bungalows et le repas ne sont pas terribles, mais ce n’est pas grave. Le lieu, par contre c’est le top, avec ce Rio Turquino, à l’eau transparente qui forme une piscine naturelle à débordement au dessus de la mer à marée basse. Que demander de plus ?
Demain matin, je prendrai ma douche dans ce Rio à l’eau tempérée, dans ma grande piscine privée à débordement !
Second jour.
Le soir, devant la mer, j’ai pu m’entretenir avec des jeunes Cubains qui venait de faire le trek du Pic Turquino. Nous parlons de tout les sujets librement et tous les avis s’expriment.
Qu’elle était bonne cette douche du matin dans ce Rio Turquino, je m’en souviendrai.
Lundi 22 octobre, départ pour Pilon. En route je croise une grand-mère de 90 ans avec son ombrelle et qui va voir à pied ses petits enfants situés 7 km plus loin, nous parlons et je décide de l’emmener avec moi, toute fière, elle monte sur le scooter. Après l’arrivée en allure modérée (âge oblige), elle a décidé en cours de route, de se marier avec moi, mais comme je n’ai pas le temps, je lui laisse la trousse et lui promet de revenir l’année prochaine. J’ai droit à un beau baiser !
La route s’écoule et je sais qu’il me reste encore un passage, certainement le plus difficile A la Palmita, avec pour cadre la Sierra Maestra et son sommet le plus haut qui a souvent la tête dans les nuages, je prends un bocadido et café en compagnie des villageois étonnés de me voir là avec la motorolina, comme ils disent. J’engage la conversation, on parle un peu, ils sont curieux, mais n’osent pas trop s’engager….
Plus loin arrive le passage très étroit avec un cap qui avance sur la mer. Je me souviens, une année, avec une voiture je n’avais pas pu passer suite à un cyclone, car la brigade de nettoyage et réhabilitation du secteur n’était pas encore intervenue. J’avais du passer par la montagne en suivant un vieux chemin établi pour la pose des lignes électriques pour éviter ce cap. Il reste aussi des traces encore visibles d’un ancien tunnel jamais terminé et aujourd’hui désaffecté. Là aussi, il n’y a plus d’asphalte et le chemin est plus gorgé de sable que de pierrailles, le compactage n’est pas excellent. Il faut préciser que le niveau de la mer se trouve que un mètre plus bas à marée haute à cet endroit, et donc les vagues le submergent certainement assez souvent. Mais je m’arrête pour profiter de l’air marin et de cette quiétude. Je croise une personne à pied, où va-t-elle ? Je ne sais pas, je n’ai pas vu de maisons depuis pas mal de km…. Arrive un autre pont, avec un pilier qui penche et son tablier un petit peu relevé, mais aucun problème, c’est du solide ces constructions de l’époque de l’URSS.
De mémoire je sais, que la route est bonne pour rejoindre Manzanillo. Jusqu’à Pilon, les paysages sont toujours aussi magnifiques avec la mer et la nature de part et d’autre. La route s’élève et surplombe ces panoramas, un peu comme des montagnes russes, en prenant de l’altitude pour replonger a nouveau à ses pieds et ainsi de suite. C’est grandiose !
A Marea del Portillo, je me détends et déjeune au restaurant du Club Amigo, qui a une jolie petite piscine….vide, mais avec deux maîtres nageurs et aussi une jolie vue sur la baie. A partir de Pilon, je vais en direction de l’intérieur des terres, pour rejoindre une vaste et basse plaine adossée à La Sierra Maestra, productrice de cannes à sucre et de riz. Si la route est très correcte, je vois surgir une menace au loin, un très gros grain noir. J’en profite pour faire un stop à Pilon, faire le plein d’essence et de m’équiper des vêtements de pluie, lorsque arrive une pluie diluvienne. Trente minutes plus tard me voilà de nouveau sur le scooter et sur une route mouillée en direction de Manzanillo. La pluie me rattrapera 60 km avant Manzanillo, et par sa violence ainsi que le vent de face, elle me forcera à m’arrêter 10 km plus loin et à mettre les 2 journaux (Granma !) et le carton sur la poitrine pour ne pas prendre froid.
Je profite de l’abri d’une petite maison désaffectée pour cela, et où je rencontre 2 braves paysans qui attendent tranquillement que tout se passe avec une bouteille de rhum (ron). Je ne refuse pas le petit coup à boire (un trago) de cet excellent rhum non refino, il me paraissait plus être de l’Agua Ardiente (eau de vie) mélangée avec du rhum ….cela donne chaud, que bueno !!! Mais comme le temps passe, je décide de repartir malgré la pluie pour éviter de rouler de nuit. Finalement j’arriverai à Manzanillo mouillé et sans encombre sous le coup de 17h30 à la casa de Ruben Fonseca, au 256 rue Leon, tel 57 51 60. La pluie ne m’aura pas épargné pour la fin de ce parcours. Ruben m’accueille tout étonné et m’apprends qu’une tourmente tropicale de catégorie 1 qui répond au nom de Sandy, est en gestation au large, mais que sa route n’est pas encore bien définie. Après une bonne douche chaude et un bon repas, la météorologie de la télé, ne me donne pas plus d’informations ou messages d’alerte. Seulement un peu de pluie pour l’après midi du Mardi 23. Dans ce cas, demain matin j’irai dans la Sierra Maestra, tout en haut, à Santo Domingo, pour saluer les guides qui font visiter la Comandancia et assure le trek pour le Pic Turquino.
Troisième jour. Mardi 23 octobre, Etape Manzanillo Bayamo.
Ce matin, le ciel est mitigé, nuages et ciel bleu. A radio Reloj, la radio de la propagande et de l’information permanente, concernant la météo, la dépression Sandy est toujours classé comme tourmente tropicale de catégorie 1 et au large de Cuba, rien de plus. Mais ce qui me préoccupe le plus, c’est la pluie. Ouf il ne pleuvra pas avant la fin de soirée !
Départ à 9 h pour Santo Domingo. Nouveau plein d’essence, remplissage du mélangeur d’huile et vérification de la pression des pneus avec un manomètre. Comme je connais l’état de la route, je ne sur gonfle pas cette fois. Je prends la route de Bayamo et à Yara oblique sur Bartolomé Maso ou se trouve l’agréable petit hôtel avec piscine, le Balcon de la Sierra. Situé sur un mont, il domine tout les alentours et la vue est splendide à 360° et spécialement sur la Sierra Maestra. Commence les premières petites côtes jusqu’au Campismo la Sierrita et je constate que le chemin d’accès n’a pas encore été remis en état. Mais les bungalows sont magnifiques et sa situation est excellente, et il y a un Rio qui permet de se baigner ou pêcher. Les étrangers sont acceptés et les prix sont corrects. Plus loin, à l’entrée de Providencia je traverse un pont gué tout en béton posé sur le Rio, et qui recouvre d’énormes tuyaux pour le passage de la tumultueuse rivière. Du solide ! J’attaque ensuite la Carretera de la Plata qui mène directement à Santo Domingo et La Plata, cette route renommée de par ses montées et des descentes vertigineuses est assez extraordinaire. Elle attaque directement la montagne, pour redescendre dans une autre vallée et ainsi de suite. Chez nous il y aurait des lacets pour monter au sommet, ici c’est tout droit avec des courbes et quelques virages serrés.
La pente est assez élevée, je n’en connais pas le pourcentage exact, et il y a des risques de faire chauffer les freins en descente, et il est fortement conseillé d’utiliser le frein moteur, pour ne pas faire chauffer les freins des véhicules. La route est en béton, avec des rainures perpendiculaires assez importantes pour favoriser l’adhérence et le freinage et aussi éviter les écoulements de pluies torrentielles.
Sur chaque coté de la route, il y a une partie lisse d’un mètre de large, elle est réservée aux chariots de bois avec des roulements a billes : les chivichanas. Il y a aussi de chaque coté une large rigole d’écoulement qui suit la route.
J’en rencontre deux ou trois sur la route. Les chivichanas, ces engins dévalent à toute vitesse ces pentes, à 5 cm du sol, avec pour unique freins deux morceaux de pneu qui servent en même temps de repose pieds. Une petite corde relie le timon avant, elle sert de direction, de volant. Le conducteur la tient fermement de ses deux mains. Sur le châssis composé de trois rondins de bois, il y a le siège du conducteur et devant lui une fiole d’huile pour refroidir les roulements. Derrière le conducteur, une plateforme pour transporter toutes choses nécessaires à la vie de tous les jours. Certains sont équipés pour transporter rapidement des personnes malades au premier dispensaire. Ils sont aussi utilisés par les femmes et les enfants. De les voir et entendre descendre dans un bruit de ferraille, c’est assez impressionnant !
Sur la route de la Plata, je rencontre aussi quelques mules très chargées et des cavaliers, mais en réalité pas grand monde. Les mules pour ne pas déraper avec leur charge, montent et descendent les côtes tout naturellement en zigzag, en passant d’un bord à l’autre de la route. Elles le font par instinct. Quand à moi, avec une charge totale de +/- 90 kg, je monte progressivement, manette de gaz à fond à 20 a l’heure en utilisant la bande réservée aux chivichanas pour éviter les vibrations des rainures, le scooter ne souffre pas trop. Je suis à l’écoute du moteur.
Dans les descentes, je comprends vite que si je veux utiliser le frein moteur pour éviter de trop faire chauffer les freins, du fait qu’il s’agit d’un scooter avec boite automatique, je dois le maintenir un peu accélérer, sinon il se retrouve en roue libre. J’en prends vite l’habitude et ne me sert des freins avant et arrière que par à coups. Mais j’en conviens, les freins sont bons et le disque avant bien ventilé. Par la suite dans les montées, les mules m’ont donné une idée, je fais comme elles, je monte en zigzag et cela me permet de rouler à 30 km/h ! Je rencontre de nombreux troupeaux de chèvres, de jolies petites chèvres de toutes les couleurs allongées sur la route, qui se reposent en toute quiétude, ma présence ne les dérangent pas beaucoup…
Le décor est grandiose, il y a de jolis panoramas qui permettent de voir l’enfilade de la route au loin et de son ruban qui suit la vallée. Mais le plus surprenant, c’est le silence, seulement troué par le chant d’oiseaux exotiques. Dans un ruisseau je récupère de l’eau pour me désaltérer à l’aide de ma gourde filtrante Katadyn. Tout va bien, et je ne suis pas loin du but. La dernière descente avant d’arriver sur Santo Domingo est des plus impressionnante, certainement la plus pentue, avec en ligne de mire l’énorme pont au loin qui enjambe la rivière à plus de cinquante mètres de hauteur.
Il me reste peu de temps pour repartir après avoir bu une bonne bière avec les guides de la Comandancia, de faire une photo souvenir et me restaurer.
Le retour se fait sans anicroches, le scooter et moi sommes en pleine forme. Je rencontre de nouveau les mules qui avancent lentement, mais sûrement, les chèvres sont toujours là….
Bayamo est atteint à 16h30, sans une seule goutte de pluie. Je dors chez Arturo et Esmeralda Reyes au 56 rue Zenea, tél 42 40 51. Arturo est un excellent chef cuisinier, qui me fait goûter sa nouvelle spécialité : Le poisson de mer à la sauce maison aux fruits exotiques, juste après un mojito bien dosé et mérité.
Mais, la météo est différente, il y a de nombreuses alertes, car Sandy a changé subitement de catégorie, c’est maintenant un ouragan et il devient un problème qui se rapproche lentement de Cuba. Il doit pénétrer sur l’île le lendemain à +/- 1h30 du matin, et il est clair pour moi qu’il passera sur Santiago, où je dois retourner pour récupérer ma valise et déposer le scooter. J’ai donc du temps devant moi.
Quatrième jour et dernier jour. Mercredi 24 octobre, Etape Bayamo Santiago.
Le lendemain Mercredi 24, je pars sans trop d’inquiétudes, malgré que sur les ¾ du parcours entre Bayamo et Santiago se fera sous une pluie pas trop violente, mais persistante. A Palma Soriano au lieu de prendre l’autoroute, je bifurque et prends l’excellente CC (Carretera Central) qui descend en pente douce jusqu’à Santiago. Au passage, je fais un stop au village du Cobre, et face à la cathédrale je prends des forces avec une pizza à 5 pesos MN. Déjà, les vendeurs de souvenirs commencent à tout ranger et prépare leur petite cabane pour l’arrivée de l’ouragan.
Départ pour Santiago, la pluie redouble de force, (je dois installer à nouveau les 2 journaux et le carton de protection pour ne pas avoir froid), l’eau envahie la chaussée de plus en plus et par endroits il y a d’énormes flaques, le vent devient violent, mais j’ai décidé de ne pas m’arrêter. Je pénètre dans la ville par l’Avenida de Los Liberatores. En ville, il n’y a pratiquement plus personne dans les rues, pas même un policier, tous les gens sont chez eux en attendant Sandy. Je vais en faire autant en rejoignant la casa Maria Carmen et Yanet au 667 rue Trinidad, Tél. 65 82 40, où doit m’attendre un bon repas avant le déluge.
Pour conclure, je suis très heureux d’avoir fait cette petite expédition, dont je rêvais depuis trop longtemps de la faire en moto ou scooter, bien que l’ayant déjà faites en voiture. Il a fallut seulement une petite préparation pour la réaliser. Durant ce voyage, j’ai rencontré et communiqué avec beaucoup de personnes, je pense que le moyen de transport utilisé y est pour quelque chose, car il permet des contacts directs et rapides. C’est plus simple, pas de vitre à baisser, il faut juste enlever ses lunettes de soleil pour établir un contact franc. Je me suis senti totalement libre et sans contraintes. Tout fut parfait, excepté la pluie et Sandy qui a un peu perturbé la fin du voyage. Je conseille vraiment à de nombreuses personnes de pouvoir réaliser ce parcours, d’une beauté sauvage à couper le souffle, c’est réellement une façon de découvrir Cuba, et de voir certainement l’un des plus beaux paysages de ce pays. Ce n’est pas plus compliqué en scooter, qu’en voiture ou à vélo. C’est même relativement simple en scooter, plus fun dirai-je, et il n’y a aucun problème majeur. Il faut juste prendre son temps pour apprécier.
Au total, la distance parcourue en 4 jours est de 595 km. Le scooter : Sym Jet 4 R 50 2 T Consommation essence : 18 litres au total, soit une moyenne de 3.3 pour 100 km. Capacité du réservoir : 5,2 litres. Réserve à prévoir : 3 litres d’essence et 1 litre d’huile de mélange (fourni par le loueur) Montant de la location : 20 Cuc jour. Nota : J’ai oublié dans ma préparation de prendre une petite bombe pour vélo (c'est suffisant), pour réparer les crevaisons alors que je la conseille à tous ceux qui partent faire des circuits vélos à Cuba.
Ecrit et réalisé par Jacques DEPOLLIER du site JDSDF a Cuba http://pagesperso-orange.fr/jdsdf
Bonsoir,
Nous envisageons un itinéraire très classique à l'ouest de Cuba. Départ dans 2 mois. Entre prévisions et improvisations, quelques questions se posent:
Etant donné que nous aurons un peu de temps et une voiture, est-il intéressant de rejoindre Vinales par la route côtière plutôt que l'autoroute? Y a-t-il des plages ou des sites à découvrir? Une halte pour une nuit? L'état de la route n'est-t-il pas trop mauvais? Y a-t-il des randos sympa à faire vers Las Terrazas et où faut-il choisir de passer la nuit? Peut-on trouver des petites iles épargnées par le tourismes de masse et facilement accessibles entre Caribarien et Cardenas?
Merci de vos réponses
Nous envisageons un itinéraire très classique à l'ouest de Cuba. Départ dans 2 mois. Entre prévisions et improvisations, quelques questions se posent:
Etant donné que nous aurons un peu de temps et une voiture, est-il intéressant de rejoindre Vinales par la route côtière plutôt que l'autoroute? Y a-t-il des plages ou des sites à découvrir? Une halte pour une nuit? L'état de la route n'est-t-il pas trop mauvais? Y a-t-il des randos sympa à faire vers Las Terrazas et où faut-il choisir de passer la nuit? Peut-on trouver des petites iles épargnées par le tourismes de masse et facilement accessibles entre Caribarien et Cardenas?
Merci de vos réponses
quels conseils au retour de Vinales pour rejoindre Cienfuegos ; repasser par la périphérie de La Havane ou bien "couper" au travers ; à Candelaria tourner à droite pour Artemisa , Alquizar, Guira de Melina , Batabano jusqu'à Guines avant de rejoindre l'autopista A1 . Sur une carte chez soi , cela paraît simple mais in situ ...
Question importante 😎
est il plus intéressant de réserver son logement chez l'habitant à l'avance sur internet ou bien au jour le jour sur place?
De nature, j'aime bien tout organiser à l'avance et savoir ou je vais dormir le soir.
il existe plusieurs sites pour réserver sur le net mais j'avoue être un peu perdu!
De nature, j'aime bien tout organiser à l'avance et savoir ou je vais dormir le soir.
il existe plusieurs sites pour réserver sur le net mais j'avoue être un peu perdu!
Bonjour à tous,
Je suis rentrée lundi d'un voyage de 3 semaines à Cuba. Je suis partie avec mon compagnon et nous avons voyagé en bus viazul et en taxi collectifs et nous avons logé en casas particulares. Nous avons fait le parcours suivant : - la havane - vinales - pinar del rio - la havane (pour le concert des rolling stones - super : ) - santiago - holguin - camaguey - santa clara - trinidad - cienfuegos - playa larga - la havane
C'était un premier voyage et si cela était à refaire, je choisirai d'effectuer moins d'étapes pour un peu plus de temps de découvertes.
Je regrette que nous n'ayons pas loué une voiture pour avoir plus d'autonomie et avoir la possibilité de nous arrêter dans des endroits un peu plus à l'écart des centres touristiques et de moins subir les assauts de jineteros. Seulement, la location de voiture coute un bras....
Un conseil : partir avec une téléphone doté d'un bon gps et de cartes consultables hors ligne, cela nous a bien aidé chaque jour.
Nous avons trouvé que Cuba était une belle ile, pittoresque, photogénique. Nous avons été fascinés par les jardins botaniques, la vallée de Vinales, l'architecture éclectique. Nous avons trouvé très intéressant de découvrir le pays de l'intérieur compte tenu de sa situation très particulière... En revanche, nous avons été profondément déçus par l'attitude de l'essentiel des cubains que nous avons rencontrés.
Je précise que je suis partie bien consciente de leurs conditions de vie, je sais qu'ils manquent de tout, que leurs salaires sont tout à fait dérisoires et que régulièrement, il y a des pénuries de produits essentiels.
Peut-être s'agit-il de naiveté de ma part, mais j'avais cru volontiers tous les gens qui m'avaient dit que les cubains étaient fort sympathiques, chaleureux et accueillants.
Nous avons trouvé au contraire qu'ils étaient désagréables, malpolis voire parfois insultants et enfin uniquement intéressés par la manne financière que l'on représente en tant que touriste. Sur trois semaines, on a peut-être eu trois ou quatre conversations sincères avec des cubains. Autrement, on a essayé de nous arnaquer tous les jours, plusieurs fois par jours (pour ne pas dire continuellement). Tous les jours on nous a proposé avec insistance des superbes affaires de (faux) cigares, tous les jours des supers restos, la casa de la maman, le taxi du cousin, la paladar du frangin (heureusement nous étions au courant pour les commissions, mais difficile d'y échapper parfois). On a essayé de nous pousser à rentrer dans des superettes pour acheter de l'eau pour des bébés (autre arnaque bien connue). Impossible d'obtenir des tickets a certaines caisses de superettes (arnaque sur le prix des bouteille d'eau bien connue). On nous a demandé des sommes plus ou moins importantes comme çà, dans la rue et cela, jamais avec le sourire, parce que bon, faut pas pousser. Au bout de 15 jours, j'en avais tellement marre que je voulais rentrer, je me sentais harcelée. La dernière semaine, on a fait semblant de rien comprendre à ce que l'on nous disait... Plus d'interaction...
Je précise ici que nous voyagions avec nos sacs à dos et que mis a part un appareil photo chacun, nous ne faisions pas étalage de richesses (que nous n'avons pas ; )
Si jamais on ne prenait pas les petits déjeuners ou les diners dans les casa, les propriétaires nous faisaient clairement la gueule. N. B. : on peut trouver les équivalents d'un petit déjeuner de casa dans les cafétérias d'état pour 5 fois moins chers. On paye son repas deux fois moins cher dans les paladars que dans les casas (et 4 fois moins chers dans les restaurants d'état). Donc forcément, on veut bien que les cubains accèdent à un meilleur niveau de vie grâce au tourisme, mais la note devient très vite salée si on prend tous ses repas en casas...
Les seules personnes avec qui il nous a été possible de discuter, ce sont les cubains qui ont eu l'opportunité de voyager. Nous avons rencontré un propriétaire de casa de double nationalité qui avait vécu 8 ans en Espagne et plusieurs cubains qui avaient voyagé grâce à leur métiers.
Je ne veux pas dissuader les gens de partir, mais partez en connaissance de cause. Tapez dans un moteur de recherche "arnaques cubaines" et "déception cuba" et allez lire quelques blogs avant de partir, histoire de partir en connaissance de cause et éviter ainsi d'être trop décu par l'attitude des cubains.
Si je repars à Cuba, ce sera uniquement pour l'architecture. Je comprends ceux qui conseillent de partir en voyage organisé. Si l'on part pour admirer les beautés naturelles de l'ile, j'imagine que c'est encore la meilleure solution de voyage.
A bon entendeur...
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Je suis rentrée lundi d'un voyage de 3 semaines à Cuba. Je suis partie avec mon compagnon et nous avons voyagé en bus viazul et en taxi collectifs et nous avons logé en casas particulares. Nous avons fait le parcours suivant : - la havane - vinales - pinar del rio - la havane (pour le concert des rolling stones - super : ) - santiago - holguin - camaguey - santa clara - trinidad - cienfuegos - playa larga - la havane
C'était un premier voyage et si cela était à refaire, je choisirai d'effectuer moins d'étapes pour un peu plus de temps de découvertes.
Je regrette que nous n'ayons pas loué une voiture pour avoir plus d'autonomie et avoir la possibilité de nous arrêter dans des endroits un peu plus à l'écart des centres touristiques et de moins subir les assauts de jineteros. Seulement, la location de voiture coute un bras....
Un conseil : partir avec une téléphone doté d'un bon gps et de cartes consultables hors ligne, cela nous a bien aidé chaque jour.
Nous avons trouvé que Cuba était une belle ile, pittoresque, photogénique. Nous avons été fascinés par les jardins botaniques, la vallée de Vinales, l'architecture éclectique. Nous avons trouvé très intéressant de découvrir le pays de l'intérieur compte tenu de sa situation très particulière... En revanche, nous avons été profondément déçus par l'attitude de l'essentiel des cubains que nous avons rencontrés.
Je précise que je suis partie bien consciente de leurs conditions de vie, je sais qu'ils manquent de tout, que leurs salaires sont tout à fait dérisoires et que régulièrement, il y a des pénuries de produits essentiels.
Peut-être s'agit-il de naiveté de ma part, mais j'avais cru volontiers tous les gens qui m'avaient dit que les cubains étaient fort sympathiques, chaleureux et accueillants.
Nous avons trouvé au contraire qu'ils étaient désagréables, malpolis voire parfois insultants et enfin uniquement intéressés par la manne financière que l'on représente en tant que touriste. Sur trois semaines, on a peut-être eu trois ou quatre conversations sincères avec des cubains. Autrement, on a essayé de nous arnaquer tous les jours, plusieurs fois par jours (pour ne pas dire continuellement). Tous les jours on nous a proposé avec insistance des superbes affaires de (faux) cigares, tous les jours des supers restos, la casa de la maman, le taxi du cousin, la paladar du frangin (heureusement nous étions au courant pour les commissions, mais difficile d'y échapper parfois). On a essayé de nous pousser à rentrer dans des superettes pour acheter de l'eau pour des bébés (autre arnaque bien connue). Impossible d'obtenir des tickets a certaines caisses de superettes (arnaque sur le prix des bouteille d'eau bien connue). On nous a demandé des sommes plus ou moins importantes comme çà, dans la rue et cela, jamais avec le sourire, parce que bon, faut pas pousser. Au bout de 15 jours, j'en avais tellement marre que je voulais rentrer, je me sentais harcelée. La dernière semaine, on a fait semblant de rien comprendre à ce que l'on nous disait... Plus d'interaction...
Je précise ici que nous voyagions avec nos sacs à dos et que mis a part un appareil photo chacun, nous ne faisions pas étalage de richesses (que nous n'avons pas ; )
Si jamais on ne prenait pas les petits déjeuners ou les diners dans les casa, les propriétaires nous faisaient clairement la gueule. N. B. : on peut trouver les équivalents d'un petit déjeuner de casa dans les cafétérias d'état pour 5 fois moins chers. On paye son repas deux fois moins cher dans les paladars que dans les casas (et 4 fois moins chers dans les restaurants d'état). Donc forcément, on veut bien que les cubains accèdent à un meilleur niveau de vie grâce au tourisme, mais la note devient très vite salée si on prend tous ses repas en casas...
Les seules personnes avec qui il nous a été possible de discuter, ce sont les cubains qui ont eu l'opportunité de voyager. Nous avons rencontré un propriétaire de casa de double nationalité qui avait vécu 8 ans en Espagne et plusieurs cubains qui avaient voyagé grâce à leur métiers.
Je ne veux pas dissuader les gens de partir, mais partez en connaissance de cause. Tapez dans un moteur de recherche "arnaques cubaines" et "déception cuba" et allez lire quelques blogs avant de partir, histoire de partir en connaissance de cause et éviter ainsi d'être trop décu par l'attitude des cubains.
Si je repars à Cuba, ce sera uniquement pour l'architecture. Je comprends ceux qui conseillent de partir en voyage organisé. Si l'on part pour admirer les beautés naturelles de l'ile, j'imagine que c'est encore la meilleure solution de voyage.
A bon entendeur...
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Nous rentrons de 2 semaines à Cuba et malgré un assez bon séjour en général je confirme que 24h a la Havane sont bien suffisantes!!! nous etions dans une casa du vieja habana pourtant plébiscitée sur tripadvisor et bien quelle déception, une micro chambre dans un immeuble sordide comme les 9/10eme du reste a la Havane chez des gens qui se foutaient pas mal des touristes mais surtout à s'en mettre plein les poches, un seul diner ( à 19h svp sinon après plus d'électricité!!!) chez eux nous a suffi camarones plutôt vulgaires crevettes congelées, on les a vues sortir du congel! on a donc essayé les restos de la Havane pas mieux en particulier le fameux Jardin d'oriente!!! ah celui la a fuir non seulement le personnel est désagréable au possible mais comme nous avions encore faim apres un plat de crevettes et oui encore......nous avons demandé des spaghettis a 20H30 et bien réponse on en a plus!!! on croit réver.
Nous avons quitté la Havane et sa pollution avec grand plaisir avec notre loc ation de voiture en direction de Vinales ou bien sur nous avons eu droit a l'arret sous un pont d'un jinitero se faisant passer pour la police pour mieux nous arnaquer mais bon on était au courant et je lui ai répondu en espagnol comme il le méritait.....
Nous aussi une casa chez des gens adorables a Vinales "Casa Margarita" ou la jeune Yuliet nous a un peu reconfortés apres nos 3 jours très pénibles à la Havane et je lui ai laissé plein d'échantillons de parfums comme a chaque casa ainsi que des savons sauf celle de la Havane la famille Ténardier locale.....
Nous sommes ensuite passé a Playa larga pour visiter la cienega de Zapata et ses oiseaux endemiques , bon sympa mais pas grand chose à voir en réalité et nous nous sommes surtout fait bouffer par les moustiques, quant au snorkeling a côté idem très pauvre en poissons! et surtout glacée!
Trinidad ensuite avec une casa chez des gens adorables et d'une grande générosité , je leur ai dit en passant que je n'arrivais pas a acheter de miel aucune boutique n'en vendant et bien il est parti dans sa cuisine en m'offrant un litre de miel qu'il n'a jamais voulu que je lui paie sans compter ses petits café a chacun de nos retours et un pti rhum le soir en guise de somnifere il nous disait! alors je recommande vivement cette casa chez Elvis et Mercedes. La plage de Playa Ancon meme si elle est large et belle, l'eau est trouble et oui meme en Janvier pas tres chaude en tout cas moins qu'a Varadero et surtout je m'y suis a nouveau fait dévorer par tous les insectes moustiques, fourmis, puces bref la totale! Quelqu'un m'avait recommandé la plage de la Boca, tres mauvaise info c'est un port ou se deverse toutes les merdes du coin!!!! Ah j'oubliais pour se garer a Playa larga comme à Playa Ancon il faut cracher au bassinet du soit disant gardien du parking et oui je répéte on est les vaches à lait sur cette ile!
Sinon Trinidad Jolie ville mais nous nous attendions a autre chose.....assez surfait j'avoue et hyper touristique plus rien de très authentique si ce n'est les vendeuses de broderie et encore..... quant a la casa de la musica et la trova surtout fief de jiniteros avec européennes plus que matures et vieux pépés délabrés avec de jeunes putes du coin! c'est la vie vous me direz et bien moi ça me dégoute et surtout c'est un bar plus que quelconque.sans oublier de préciser que mi janvier il faisait très frais aussi bien a la Havane, vinales, pl larga et Trinidad seul Varadero avait une btemperature agréable en soiirée
Au final Varadero, jolie maison chez des gens assez sympa (et a 50 m de la superbe plage ou la personne! loin des all inclusive au moins ou s'entassent moultes populations qu'on voit défiler parfois dans la ville avec leurs bracelets echappés d'on ne sait quel ghetto !) dans cette casa beaucoup de blablabla de la part du proprietaire sur sa façon de cuisiner la langosta et qui se la racontait un peu beaucoup..... en résumé la langouste était tres seche sans saveur et tres surement congelée....comme partout! en plus mon mari a été malade le dernier soir , un peu trop de soleil.... et sa femme a été adorable a ne plus savoir quoi faire, pendant ce temps son mari nous servait comme si de rien n'était son diner la de camarones toujours minuscules et trop cuites en s'inquietant de notre départ du lendemain et insistant sur le fait qu'il fallait impérativement qu'on parte le lendemain au plus tard a 14h ! n'ayant rien mangé non plus du fait de la situation je lui ai demandé de garder le diner pour le lendemain midi et bien il a fallu insister pour l'avoir le lendemain donc malgré le fait que cette casa était tres agreable malgré de temps en temps des odeurs indefinissables.... et que l'hotesse est adorable son mari devrait apprendre un minimum de savoir vivre ....
C'était la premiere fois pour moi a Cuba, la seconde pour mon mari mais je n'y retournerai pas on sent trop que le touriste est la vache à lait, les gens sincères comme ceux rencontrés a Vinales et Trinidad dans les casas sont une faible minorité alors il existe plein d'endroits magnifiques dans le monde autant aller en visiter d'autres
Nous aussi une casa chez des gens adorables a Vinales "Casa Margarita" ou la jeune Yuliet nous a un peu reconfortés apres nos 3 jours très pénibles à la Havane et je lui ai laissé plein d'échantillons de parfums comme a chaque casa ainsi que des savons sauf celle de la Havane la famille Ténardier locale.....
Nous sommes ensuite passé a Playa larga pour visiter la cienega de Zapata et ses oiseaux endemiques , bon sympa mais pas grand chose à voir en réalité et nous nous sommes surtout fait bouffer par les moustiques, quant au snorkeling a côté idem très pauvre en poissons! et surtout glacée!
Trinidad ensuite avec une casa chez des gens adorables et d'une grande générosité , je leur ai dit en passant que je n'arrivais pas a acheter de miel aucune boutique n'en vendant et bien il est parti dans sa cuisine en m'offrant un litre de miel qu'il n'a jamais voulu que je lui paie sans compter ses petits café a chacun de nos retours et un pti rhum le soir en guise de somnifere il nous disait! alors je recommande vivement cette casa chez Elvis et Mercedes. La plage de Playa Ancon meme si elle est large et belle, l'eau est trouble et oui meme en Janvier pas tres chaude en tout cas moins qu'a Varadero et surtout je m'y suis a nouveau fait dévorer par tous les insectes moustiques, fourmis, puces bref la totale! Quelqu'un m'avait recommandé la plage de la Boca, tres mauvaise info c'est un port ou se deverse toutes les merdes du coin!!!! Ah j'oubliais pour se garer a Playa larga comme à Playa Ancon il faut cracher au bassinet du soit disant gardien du parking et oui je répéte on est les vaches à lait sur cette ile!
Sinon Trinidad Jolie ville mais nous nous attendions a autre chose.....assez surfait j'avoue et hyper touristique plus rien de très authentique si ce n'est les vendeuses de broderie et encore..... quant a la casa de la musica et la trova surtout fief de jiniteros avec européennes plus que matures et vieux pépés délabrés avec de jeunes putes du coin! c'est la vie vous me direz et bien moi ça me dégoute et surtout c'est un bar plus que quelconque.sans oublier de préciser que mi janvier il faisait très frais aussi bien a la Havane, vinales, pl larga et Trinidad seul Varadero avait une btemperature agréable en soiirée
Au final Varadero, jolie maison chez des gens assez sympa (et a 50 m de la superbe plage ou la personne! loin des all inclusive au moins ou s'entassent moultes populations qu'on voit défiler parfois dans la ville avec leurs bracelets echappés d'on ne sait quel ghetto !) dans cette casa beaucoup de blablabla de la part du proprietaire sur sa façon de cuisiner la langosta et qui se la racontait un peu beaucoup..... en résumé la langouste était tres seche sans saveur et tres surement congelée....comme partout! en plus mon mari a été malade le dernier soir , un peu trop de soleil.... et sa femme a été adorable a ne plus savoir quoi faire, pendant ce temps son mari nous servait comme si de rien n'était son diner la de camarones toujours minuscules et trop cuites en s'inquietant de notre départ du lendemain et insistant sur le fait qu'il fallait impérativement qu'on parte le lendemain au plus tard a 14h ! n'ayant rien mangé non plus du fait de la situation je lui ai demandé de garder le diner pour le lendemain midi et bien il a fallu insister pour l'avoir le lendemain donc malgré le fait que cette casa était tres agreable malgré de temps en temps des odeurs indefinissables.... et que l'hotesse est adorable son mari devrait apprendre un minimum de savoir vivre ....
C'était la premiere fois pour moi a Cuba, la seconde pour mon mari mais je n'y retournerai pas on sent trop que le touriste est la vache à lait, les gens sincères comme ceux rencontrés a Vinales et Trinidad dans les casas sont une faible minorité alors il existe plein d'endroits magnifiques dans le monde autant aller en visiter d'autres
Bonjour tout le monde,
Désolée pour ceux qui suivent un autre forum fréquenté qui traite de Cuba, vous pouvez vous épargner une deuxième lecture de mon pavé car c'est du copier coller 😉 ( pour les autres ne faites pas trop attention au remarque appelant à ne pas me lincher, vous connaissez la tendance des français à polémiquer et gueuler à la moindre occasion hihi, sur ce forum ils sont plus soft en général)
Donc...
L'idée de ce post m'a été soufflé par un forumiste qui me demandait mon avis sur un itinéraire et quelques conseils avant de partir. Il m'a proposé de le mettre sur le forum pour que ça puisse servir à d'autres et c'est vrai que jusqu'à présent je n'avais fait que répondre en privé aux demandes de ce type. Et c'est vrai que si ça peut aider d'autres voyageurs, alors c'est à tenter!
Je me suis demandée comment j'allais commencer ce message et puis je suis allée jetter un oeil sur les kilomètres de lignes que j'ai écrit à propos de Cuba pour des amis ou des inconnus qui me demandaient des conseils pour leur voyages sur l'île. Je vais essayer d'être synthétique et de donner quelques conseils clé, parfois juste du bon sens mais qui étant évident en France devant son écran ne le sont plus toujours une fois sur place, dans le feu de l'action. Je sais qu'il pourra y avoir mille réactions puisque sur chaque sujet il est possible de débattre des heures.
Comme d'habitude (ça permet de calmer les ardeurs de certains prêt à bondir sur leur clavier!), mes propos seront forcement subjectifs en écho à ma vie d'ici (28 ans, parisienne, en couple, sans enfants, voyageuse, curieuse, danseuse, .. non pas que je veuille vous raconter ma vie mais ça vous permet de comprendre ma vision des choses) et mon experience la bas (6 mois de voyages cumulés, mes premiers pas à Varadero pour un voyage en famille, suivi de 2 mois à l'université de la Havane en mode vie à la cubaine et de plusieurs autres voyages principalement dans la capitale, une histoire avec un cubain qui s'est très bien passée, des amis cubains à Cuba, à l'étranger et en France, un grand intérêt pour le cinéma, la musique, l'art, la littérature, .. en faites toutes les formes d'art venues de cette île ).
J'organise mes propos par thèmes pour faciliter la lecture et vous permettre d'aller d'une rubrique à l'autre en laissant de côtés les sujets qui ne vous intéressent pas.
Au passage je demande un peu d'indulgence, pas la peine que certains me sautent à la gorge pour avoir oublié une info!
Pour se rendre à Cuba depuis la France/quitter Cuba
Les vols (mais j'oublie surement des compagies) pour la Havane :
- Air France : direct, de temps en temps des promos - Air Canada : bons prix parfois mais correspondances souvent longues au Canada - Condor : je crois qu'une partie de l'année il n'y a quasi pas ou plus de vols - Air Europa : souvent moins cher en passant par un site de comparateurs de vol type govoyage - meilleur rapport qualité prix pour moi - correspondance à Madrid, un peu la course au retour - Cubana de aviacion : apparemment une bonne ambiance en vol, bon prix par contre à chaque fois que je me suis retrouvée à l'aéroport de la Havane un vol de la cubana etait annulé..
Depuis que Iberia a stoppé ses vols j'ai l'impression qu'il est encore plus difficiles de trouver des bons prix.. Il est interessant aussi de voir les vols qui arrivent à Varadero. Viazul propose des trajets la havane/aéroport de Varadero pour même pas 10 euros (10 CUC). Apparemment cela peut également être intéressant de partir de Bruxelles.
Les formalités administratives
Pour un touriste lambda il faut une carte de tourisme (ou visa touristique) qu'on se procure auprès du consulat cubain soit en se rendant directement dans leur bureau à Paris soit en faisant une demande par voie postale. C'est rapide et toutes les infos se trouvent sur leur site internet : http://www.cubadiplomatica.cu/francia/FR/ServicesConsulaires.aspx#VisaTourisme Par contre si vous voulez avoir le consulat au téléphone armez vous de patience et dites vous que ce sera un bon exercice pour ce qui vous attend la bas!
Faites attention à votre visa, c'est un petit bout de papier qui se perd et s'envole très facilement!
Depuis quelques temps il faut aussi que vous puissiez prouver par une attestation d'assurance que vous êtes couvert au cas où il vous arriverez quelque chose (accident, maladie, ..) sur place. On ne m'a jamais demandé ce document à la douane mais j'en ai toujours fais la demande auprès du service visa premier avant de partir (prévoir un délai de quelques semaines pour être sur de l'avoir à temps).
Au moment de quitter Cuba vous devrez vous acquitter d'une taxe d'aéroport de 25 CUC, il faut donc penser à garder cette somme. Il y a un bureau spécial pour la régler, cela ne se fait pas au moment de l'enregistrement.
Santé
Pas de vaccins obligatoires
Prévoyez la petite trousse de premiers secours mais sinon ne vous affolez pas, il y a de très bons médecins et des pharmacies dans les grandes villes. Et comme pour beaucoup de choses à Cuba, avec des CUC tout peut se trouver!
Guides/préparation de voyage
Il existe plein de guides papiers (lonely planet, routard, petit futée, .. pour ne citer que les plus connus), de sites internet dédiés à l'île, de forums animés (s'il est besoin de le préciser!) à propos de Cuba. Comme l'île n'est pas très grande il est donc facile de se faire une bonne idée du sujet. Pas besoin de réserver des mois à l'avance une casa ou une place de bus, vous pouvez donc y aller à la cool! IL n'y a que si vous souhaitez vous rendre dans des endroits cayo levisa qu'il faudra anticiper un peu.
A mon sens il vaut donc mieux garder ses sous pour se payer des excursions ou des guides sur places pour approfondir un sujet, avoir accès à des connaissances culturels, historiques plutôt que de payer quelqu'un pour vous faire un itinéraire et vous réserver des casas ou des hôtels. Mais certains auront les moyens de se payer les deux services donc pourquoi se priver c'est vrai!
L'hébèrgement
Il n'existe pas d'auberge de jeunesse et le camping sauvage est interdit. Partez aussi du principe qu'il n'est pas possible de loger chez un cubain qui n'a pas de licence de casa particular (oui oui je vous vois venir les habitués du forum, dans les faits c'est plus compliqué mais pour le voyageur classique je pense qu'on peut s'en tenir à ça)
Les deux modes d'hebergement sont donc la casa particular (l'équivalent de nos chambres d'hôtes) et l'hôtel (il est peut etre aussi possible de faire du camping dans les espaces consacrés à cet effet mais je n'ai pas trop de retour d'experience sur cette possibilité là)
La casa particular vous permet d'être au contact des gens mais attention, les propriétaires restent des commerçants et certains malheureusement restent dans ce rôle là. Dans de très nombreux cas vous allez reserver une casa et en arrivant sur place on vous dira que la chambre est occupée. Sachez que c'est très fréquent et que même si cela vous parrait intolérable, gacher de l'énergie à vous rebeller contre ça ne changera rien.. En effet, les propriétaires sont soumis à un impôt important qu'ils paient que la chambre soit occupée ou non. Comme certains voyageurs sont peu délicats, les annulations, retards ne sont pas toujours annoncés, du coup la quasi totalité des propriétaires préfèrent louer à quelqu'un qui se présentera avant vous plutot que de prendre le risque de ne jamais vous voir arriver, peu importe que vous ayez confirmé 20 fois.
Mon conseil est donc de toujours avoir un plan B, C voir D car on trouvera toujours où vous reloger chez le frère, l'ami, le voisin mais les prestations ne seront pas forcement celles que vous attendiez ou souhaitiez. Il y a plein de sites (je ne rentrerai pas dans la polemique de un tel prend une commission ou pas) et de guide pour arriver avec une liste de casa pour un éventuel repli en connaissant ses prix. Tentez de négociez les prix et notamment ceux des repas, petits dej, et surtout mettez vous d'accord de manière claire et certaine sur le prix des prestations (prix de la nuit, des boissons mises à dispo, des repas, ...).
Un propriétaire de casa légal vous demandera toujours votre passeport et votre visa pour aller vous inscrire à l'immigration. Sans ça il risque une grosse amende. Du coup déplacez vous toujours avec vos papiers si vous passez une nuit dans une casa.
Tout cubain qui rentrera avec vous dans une casa particular devra présenter sa pièce d'identité au propriétaire. Respectez cette règle pour votre sécurité (un cubain qui refuse de donner son identité en casa c'est très louche) et celle de votre logeur.
Argent
Deux monnaies en circulation : le CUC et le Pesos. 1 CUC = 23/24 pesos (= environs 1 dollar US)
Essayez de regarder sur internet à quoi ressemble les billets et pièces pour vous faire une petite idée car on pourrait essayer de vous faire passer des pesos pour des CUC
En CUC : la majorité des restaurants (tous les restau pour touristes), les casas particulares, les souvenirs, la majorités des bars (tous les bars à touristes), les superettes, ...
En pesos : certains restau et bars, les fruits et legumes sur les marchés et chez les vendeurs de rue (une banane vaut 1 peso, à vous de compter combien il y en a! sinon le prix est souvent indiqué donc pas de risque de vous faire rouler), la nourriture de rue (cajita ou boite en carton rempli de nourriture, petit beignet, "pizzas", ...), les taxis collectifs, le bus en ville, la plupart des "boutiques" installées au coin d'une fenetre ou sous un porche, ..
Quasiment tout peut se payer en CUC (si le prix est en pesos on vous rendra la monnaie en pesos et il faudra être attentif dans les calculs) mais il peut être interessant d'avoir quelques pesos.
Il n'y a quasiement pas de distributeurs automatiques de billets si ce n'est à la Havane ou Santiago. Pour changer de l'argent rendez vous à la banque ou mieux à la Cadeca. Anticipez un peu parce qu'entre les horaires, les fermetures exceptionnelles, les fumigations, les queues, ... ça peut prendre 2 min et ou se transformer en véritable expédition
Contact avec la population/relation avec les cubains
Sans relancer les débats passionnés sur la question il faut avoir à l'esprit certaines choses.
En tant qu'étranger présent dans un lieu touristique vous serez obligatoirement sollicité. Mais vous n'avez pas le monopole de ce type de comportement, les cubains de l'étranger ou s'affichant comme ayant de l'argent se font aussi abordés. C'est souvent pénible car répétitif et incessant mais ce n'est jamais agressif. Dites non de manière ferme mais avec le sourire et on vous laissera tranquille.
Souvent cette approche de l'étranger se fait avec un mélange de drague, véritable sport national!
L'approche est directe, la manière de parler est cash, sans fausse pudeur mais là encore c'est leur manière de faire, parfois dérangeante pour quelqu'un qui n'est pas habitué mais il ne s'agit pas d'un manque de respect, c'est juste une manière différente de se comporter, ni mieux, ni moins bien, il faut juste ne pas se braquer et ne pas juger trop vite selon ses références.
Vous verrez souvent le terme de jinetero revenir dans les conversations. Cela englobe un peu tout et n'importe quoi mais disons qu'on range dans cette catégorie les cubains qui vivent des relations avec les touristes en profitant d'eux : de la petite arnaque pour la commission à la fausse amitié ou relation amoureuse en passant par la prostitution. Certains vous diront que ce n'est qu'une forme d'expression de la "lucha" (la lutte pour survivre). Malheureusement beaucoup de jeunes se laissent aujourd'hui séduire par cette dérive pour pouvoir s'acheter des fringues à la mode, un téléphone, ... on arnaque pas seulement son voisin ou l'étranger pour remplir son assiette. Après cela ne doit pas faire oublier la situation extrêmement précaire dans laquelle se trouve bon nombre de cubains. Ce n'est pas parce que vous rencontrez 10 minets avec des t shirt D&G au m2 dans habana vieja qu'il faut croire qu'un complot international existe pour nous faire croire que les cubains sont pauvres.
De manière générale méfiez vous des cubains qui viennent vous aborder, preferez ceux qui ne demandent rien. Beaucoup de voyageurs reviennent avec l'image d'un peuple voleur, arnaqueur et profiteur mais ceux qui colportent ce type de réputation n'ont souvent jamais fait l'effort d'aller vers l'autre et ont choisi la facilliter de se faire bercer par les douces paroles des jineteros professionnels.. Donc ne soyez pas parano mais dans les zones touristiques ne soyez pas trop naifs.
Pour celui qui sait être attentif, curieux et ne joue pas de malchance c'est un peuple généreux, cultivé, intéressant, à l'écoute et très drôle qui l'attend!
Pour ceux qui iraient dans l'idée de faire des rencontres ou qui se laisseraient charmés, quelques conseils :
- un cubain n'est pas une oeuvre de charité. Il est parfois tentant et facile de se dire qu'on fait une bonne action en aidant la jolie demoiselle qui vous raconte, les yeux humides, qu'elle doit nourrir sa famille de 15 personnes. Si c'est "l'amour" qui vous motive interrogez vous sur les conséquences de votre démarche et les suites de votre relation qui au mieux sera complètement faussée par ce rapport à l'argent au pire complètement bidon parce que la personne aura vu en vous le grand sensible tendance mère Theresa. - pas la peine de raconter au cubain que vous allez rencontrer que vous le ramenerai dans votre pays, que vous lui offrirai une nouvelle vie et plein de belles choses pour arriver à vos fins. Faire des promesses en l'air pour avoir plus de chance de serrer ou ne pas payer c'est nul et cruel. - amenez vos propres préservatifs car il est parfois difficile de s'en procurer et/ou ils sont de mauvaises qualité - vous aurez l'impression d'être une princesse ou un dieu greque, c'est normal, les 25 précédent(e)s avaient le même sentiment - si vous avez l'impression d'avoir trouvé l'amour de votre vie essayez d'y retourner souvent, ne faites pas de cadeaux, n'envoyez pas d'argent, vivez à la cubaine, apprenez l'espagnol, ... et ce n'est pas parce qu'il ou elle vous présentera mamie, la petite cousine et tata Jacqueline qu'il ou elle sera completement in love.
Arnaques et sécurité
Histoire que le voyage ne soit pas gâché il peut être bon de se tenir au courant des dernières arnaques en parcourant un peu les forums (pas trop non plus sinon vous allez finir parano!).
Les classiques consistent à :
- vous emmener dans un endroit où on vous promet une super ambiance, un concert, .. et au final rien d'extraordinaire si ce n'est le montant de la note des consommations de votre ange gardien que vous devrez régler.Repérez les bonnes adresses et ne croyez pas sur parole quelqu'un qui vous dit que l'endroit que vous cherchez est fermé (raison souvent donnée : une fumigation) mais que c'est tant mieux car il a mieux à vous proposer! Demandez à voir les cartes avec les prix aussi. - se tromper lorsqu'on vous rend la monnaie - vous faire croire que les cubains ont un meilleur taux de change - vous creuver un pneu et vous emmener chez un garagiste complice - vous voler des affaires en atteignant le coffre via les sieges passagers - vous embrouiller entre les CUC et les pesos ...
Ne confiez JAMAIS à PERSONNE, pour quelque raison que ce soit, votre argent, carte de crédit ou passeport (sauf au propriétaire de la casa qui en a besoin pour vous inscrire).
Il y a peu de violence physique et en appliquant les mêmes règles de sécurité et de prudence qu'à Paris ou à Barcelone on ne risque pas grand chose. Evitez donc de vous rendre dans des quartiers sensibles, de suivre des inconnus aussi gentils et polis soient ils, n'acceptez pas de verres qui n'auraient pas été faits devant vous (cela vaut même plus pour les hommes, il y a des cas d'hommes drogués et dépouillés!), faites attention à vos sacs et n'affichez pas ostensiblement vos signes de richesses surtout à 3h du matin sur le Malecon de la Havane, ..
Contrairement à ce que certaines personnes veulent faire croire, vous ne vous exposez pas à un risque de mort ou d'agression violente en vous rendant en Oriente. Fruit du fantasme de certains, cette réputation de région coupe gorge est plus qu'exagérée (elle frise même le ridicule par moment..)
Danse
Les touristes et salseros pensent que Cuba est LA destination pour danser et apprendre cette danse. Erreur erreur... Alors certes vous trouverez des endroits ou danser et des professeurs prêts à se faire payer grassement pour vous enseigner la salsa mais vous trouverez d'aussi bons professeurs et de meilleurs endroits où sortir danser dans plein d'autres villes du monde. Le touriste veut de la salsa alors on lui en donne, le cubain en cadeau (enfin rémunéré par l'école de danse ou dans l'attente d'un petit retour sur investissement après avoir passé 2h à vous apprendre les pas de base..). Après je ne nie pas la très belle place que tient ce genre musicale dans la culture et l'histoire cubaine. Il est possible de voir de très bons groupes et d'excellents musiciens, même (voir surtout!) dans des lieux touristiques.
Mais Cuba a également d'excellents musiciens en musique classique, rock, électro, rumba, trova, nueva trova, son, changui, jazz, reggaeton...ouvrez vos oreilles, vos yeux et soyez ouverts à ces autres mouvements musicaux qui rythment tout autant, sinon plus, la vie et le coeur des cubains.
Pour la programmation musicale de lieux classiques pour les touristes faites un tour sur le site d'egrem : http://promociones.egrem.co.cu. Attention, vous y trouverez forcement, plus ou moins de manière importante, des jineteros. Parfois cela gâche un peu la fête.
Un forumiste a listé des endroits où sortir danser sur ce post : http://voyageforum.com/discussion/lieux-concerts-musique-danse-cubaine-d5473916/ Tout n'est pas à jour mais il y a de quoi faire! Sinon regardez dans vos guides, interrogez les gens dans votre casa particular, ...
Cuba absolutely est un site qui propose un calendrier des évènements culturels dont des évènements musicaux à la Havane mois par mois (sous pdf en version francaise disponible) : http://www.cubaabsolutely.com/whaton/WhatsOn.php
Transport
Il y a principalement deux façons de se déplacer à Cuba : le bus et la voiture
Pour les plus patients et plus aventuriers d'entre vous il est possible de faire du stop (coger botella en espagnol) ou d'emprunter des camions où voyagent les cubains.
Pour les déplacements en voiture soit vous pouvez louer une voiture soit vous pouvez payer les services d'un chauffeur. Il n'y a pas une option meilleure que l'autre. Tout dépend de votre niveau d'organisation, vos besoins, le temps dont vous disposez, vos finances, le nombre que vous êtes, ... Sachez que des chauffeurs proposant leurs services se trouvent presque toujours à proximité des stations de bus viazul. Sinon vous pouvez demander dans votre casa. Pour ceux qui souhaiteraient louer une voiture faites un tour sur les forums pour vous renseigner sur les modalités de location, les arnaques en cours, l'état des routes que vous envisagez d'emprunter et surtout ne roulez pas de nuit. Il y a très peu de trafic, peu de panneaux, toute sortes de choses sur les routes (nids de poules, calèches, animaux, vélos, ...) et beaucoup de cubains entrain de faire du stop.
Pour les déplacements en bus utilisez les services de la société viazul (http://www.viazul.com). Elle relie toutes les moyennes et grandes villes de l'île. Il existe un systeme de réservation en ligne maintenant. Les conditions de voyage sont bonnes et les horaires sont respectés. Prévoir absolument un bon pull (il peut y faire extrêmement froid, beaucoup de touriste se font avoir!)
La seconde société de bus a Cuba s'appelle Astro. Elle est en principe réservée aux cubains.
La cubana propose des vols intérieurs
Il existe aussi des trains mais on ne sait jamais quand ils vont partir ni quand ils vont arriver!
Quoi mettre dans son sac quand on se ballade à Cuba
Voici ce que j'embarque avec moi quasiment où que j'aille de jour comme de nuit, du pratico pratique ! :
- un éventail - une petite serviette éponge ou un mouchoir en tissu pour éponger la sueur (on ne se moque pas c'est tres pratique!) - mouchoir en papier ou un peu de papier toilette pris en casa pour les cas où je n'aurais pas de monnaie pour payer à l'entrée des toilettes, où il n'y aurait pas de papier, où il n'y aurait qu'un buisson à disposition - un élastique pour les cheveux en période de chaleur - un petit gel anti bacterien (vous aussi si vous preniez le metro tous les jours vous en auriez toujours sur vous) notamment parce que souvent il n'y a pas de savon et que si je peux voyager et loger sans grand confort je ne peux pas sortir des toilettes sans me laver les mains - la carte de ma casa si je ne connais pas l'adresse par coeur - les pages du routard avec les plans de la ville ou du quartier (oui je maltraite mes guides) - un sachet réutilisable du type de ceux qu'on peut acheter chez monop' ou picard qui se replient ou se chiffonnent et prennent peu de place - en période de pluie ou de grosse chaleur un petit parapluie pour s'abriter du soleil ou de la pluie - un petit vaporisateur du type de ceux qui répondent aux normes pour aller en cabine d'avion dans lequel je mets un peu de creme solaire ou de produit anti moustique (ça c'est si vous êtes comme moi et que le soleil et les moustiques aiment particulierement votre peau...) - un petit portefeuille pour les CUC et un autre pour les pesos - la photocopie de mon passeport
On dirait que je me trimballe avec une valise mais en fait tout ça prend peu de place!
Ne pas oublier son guide, sans avoir le nez plongé dedans à tout moment, et de quoi se couvrir lorsqu'on se rend dans un endroit climatisé (elle est a fond!)
Derniers conseils en vrac :
- Cuba ce n'est ni rhum-cigare-salsa ni dictature-répression-arnaque sous les tropiques. Ou en fait c'est un peu de ça et beaucoup d'autres choses. Oubliez vos idées et vos certitudes à propos du pays, laissez vous surprendre, soyez curieux et acceptez d'être parfois un portefeuille sur pattes, parfois une source d'ouverture sur le monde, parfois une occasion de pratiquer son français sans arrière pensée, .. Cela dépendra de vous, du hasard des rencontres
- ne soyez pas trop français hehe à savoir ne ralez pas pour toutes les choses qui n'iront pas comme vous voulez (au restau, à la banque, taxi, ...) parce que sinon vous allez passer votre séjour en mode colère! le niveau de service s'améliore mais il est souvent très mauvais (Faites semblant de me payer je ferai semblant de travailler n'a jamais eu autant de sens!)
- mettez vous d'accord de manière très claire et précise sur le montant et la nature de la prestation que vous allez payer. Cela vaut pour les casas particulares et les taxis principalement.
- On mange souvent mieux et pour moins cher en casa, excepté peut etre à la Havane.
- faites attention à l'endroit où vous faites sécher votre linge (ah vous l'avez pas vu venir ce conseil là!) parce que je me suis récoltée des taches de rouille sur plein de fringues et à chaque voyage!
Quelques mots utiles à connaitre :
- "Buenas" : c'est le mot utilisé pour dire bonjour. Mais dans les zones touristiques les gens vous saluent souvent en disant "hola" - "Guagua" : signifie bus, par contre la station de bus se dit "estacion de omnibus" - "Ultimo" : Cuba est un pays où l'on fait très souvent la queue, même si ce fait échappe souvent au voyageur. Il est donc d'usage lorsqu'on arrive dans l'une d'elle de demander "ultimo?" à savoir "dernier?" pour savoir derrière qui on est (voir parfois on demande le penultimo ou avant dernier au cas où le dernier partirait). On pourrait passer du temps a expliquer le concept de la file d'attente à Cuba... c'est assez déroutant pour un étranger puisqu'il est normal de commencer à faire la queue, de partir un moment, de demander à quelqu'un de dire au prochain qu'on revient, d'attendre en dehors de la file.. alors que dans notre logique si tu n'es pas dans la file c'est que tu ne fais pas la queue. Ne soyez donc pas étonné si un jour vous vous retrouvez dans une situation où vous aurez l'impression que 15 personnes vous sont passées devant alors qu'elles n'étaient pas physiquement devant vous lorsque vous êtes arrivé ou que quelqu'un vous regarde en vous demandant "ultimo?" - "pinga" : traduit comme ça cela signifie bite mais c'est un mot qu'on retrouve beaucoup dans le langage familier et milles expressions cubaines. C'est vraiment vulgaire donc si vous entendez quelqu'un le placer toutes les 3 phrases vous saurez à qui vous avez à faire! - "yuma" : aujourd'hui ce mot désigne un étranger
Voila, j'ai l'impression d'avoir fait le tour en rassemblant ici tous les petits conseils dispersés autour de moi depuis quelques années, en espérant que cela servent à de futurs voyageurs!
PS: j'ai relu mais je suis sure qu'il reste des fautes d'orthographe.. comme d'habitude.. on dira que c'est ma griffe!
Marie
Désolée pour ceux qui suivent un autre forum fréquenté qui traite de Cuba, vous pouvez vous épargner une deuxième lecture de mon pavé car c'est du copier coller 😉 ( pour les autres ne faites pas trop attention au remarque appelant à ne pas me lincher, vous connaissez la tendance des français à polémiquer et gueuler à la moindre occasion hihi, sur ce forum ils sont plus soft en général)
Donc...
L'idée de ce post m'a été soufflé par un forumiste qui me demandait mon avis sur un itinéraire et quelques conseils avant de partir. Il m'a proposé de le mettre sur le forum pour que ça puisse servir à d'autres et c'est vrai que jusqu'à présent je n'avais fait que répondre en privé aux demandes de ce type. Et c'est vrai que si ça peut aider d'autres voyageurs, alors c'est à tenter!
Je me suis demandée comment j'allais commencer ce message et puis je suis allée jetter un oeil sur les kilomètres de lignes que j'ai écrit à propos de Cuba pour des amis ou des inconnus qui me demandaient des conseils pour leur voyages sur l'île. Je vais essayer d'être synthétique et de donner quelques conseils clé, parfois juste du bon sens mais qui étant évident en France devant son écran ne le sont plus toujours une fois sur place, dans le feu de l'action. Je sais qu'il pourra y avoir mille réactions puisque sur chaque sujet il est possible de débattre des heures.
Comme d'habitude (ça permet de calmer les ardeurs de certains prêt à bondir sur leur clavier!), mes propos seront forcement subjectifs en écho à ma vie d'ici (28 ans, parisienne, en couple, sans enfants, voyageuse, curieuse, danseuse, .. non pas que je veuille vous raconter ma vie mais ça vous permet de comprendre ma vision des choses) et mon experience la bas (6 mois de voyages cumulés, mes premiers pas à Varadero pour un voyage en famille, suivi de 2 mois à l'université de la Havane en mode vie à la cubaine et de plusieurs autres voyages principalement dans la capitale, une histoire avec un cubain qui s'est très bien passée, des amis cubains à Cuba, à l'étranger et en France, un grand intérêt pour le cinéma, la musique, l'art, la littérature, .. en faites toutes les formes d'art venues de cette île ).
J'organise mes propos par thèmes pour faciliter la lecture et vous permettre d'aller d'une rubrique à l'autre en laissant de côtés les sujets qui ne vous intéressent pas.
Au passage je demande un peu d'indulgence, pas la peine que certains me sautent à la gorge pour avoir oublié une info!
Pour se rendre à Cuba depuis la France/quitter Cuba
Les vols (mais j'oublie surement des compagies) pour la Havane :
- Air France : direct, de temps en temps des promos - Air Canada : bons prix parfois mais correspondances souvent longues au Canada - Condor : je crois qu'une partie de l'année il n'y a quasi pas ou plus de vols - Air Europa : souvent moins cher en passant par un site de comparateurs de vol type govoyage - meilleur rapport qualité prix pour moi - correspondance à Madrid, un peu la course au retour - Cubana de aviacion : apparemment une bonne ambiance en vol, bon prix par contre à chaque fois que je me suis retrouvée à l'aéroport de la Havane un vol de la cubana etait annulé..
Depuis que Iberia a stoppé ses vols j'ai l'impression qu'il est encore plus difficiles de trouver des bons prix.. Il est interessant aussi de voir les vols qui arrivent à Varadero. Viazul propose des trajets la havane/aéroport de Varadero pour même pas 10 euros (10 CUC). Apparemment cela peut également être intéressant de partir de Bruxelles.
Les formalités administratives
Pour un touriste lambda il faut une carte de tourisme (ou visa touristique) qu'on se procure auprès du consulat cubain soit en se rendant directement dans leur bureau à Paris soit en faisant une demande par voie postale. C'est rapide et toutes les infos se trouvent sur leur site internet : http://www.cubadiplomatica.cu/francia/FR/ServicesConsulaires.aspx#VisaTourisme Par contre si vous voulez avoir le consulat au téléphone armez vous de patience et dites vous que ce sera un bon exercice pour ce qui vous attend la bas!
Faites attention à votre visa, c'est un petit bout de papier qui se perd et s'envole très facilement!
Depuis quelques temps il faut aussi que vous puissiez prouver par une attestation d'assurance que vous êtes couvert au cas où il vous arriverez quelque chose (accident, maladie, ..) sur place. On ne m'a jamais demandé ce document à la douane mais j'en ai toujours fais la demande auprès du service visa premier avant de partir (prévoir un délai de quelques semaines pour être sur de l'avoir à temps).
Au moment de quitter Cuba vous devrez vous acquitter d'une taxe d'aéroport de 25 CUC, il faut donc penser à garder cette somme. Il y a un bureau spécial pour la régler, cela ne se fait pas au moment de l'enregistrement.
Santé
Pas de vaccins obligatoires
Prévoyez la petite trousse de premiers secours mais sinon ne vous affolez pas, il y a de très bons médecins et des pharmacies dans les grandes villes. Et comme pour beaucoup de choses à Cuba, avec des CUC tout peut se trouver!
Guides/préparation de voyage
Il existe plein de guides papiers (lonely planet, routard, petit futée, .. pour ne citer que les plus connus), de sites internet dédiés à l'île, de forums animés (s'il est besoin de le préciser!) à propos de Cuba. Comme l'île n'est pas très grande il est donc facile de se faire une bonne idée du sujet. Pas besoin de réserver des mois à l'avance une casa ou une place de bus, vous pouvez donc y aller à la cool! IL n'y a que si vous souhaitez vous rendre dans des endroits cayo levisa qu'il faudra anticiper un peu.
A mon sens il vaut donc mieux garder ses sous pour se payer des excursions ou des guides sur places pour approfondir un sujet, avoir accès à des connaissances culturels, historiques plutôt que de payer quelqu'un pour vous faire un itinéraire et vous réserver des casas ou des hôtels. Mais certains auront les moyens de se payer les deux services donc pourquoi se priver c'est vrai!
L'hébèrgement
Il n'existe pas d'auberge de jeunesse et le camping sauvage est interdit. Partez aussi du principe qu'il n'est pas possible de loger chez un cubain qui n'a pas de licence de casa particular (oui oui je vous vois venir les habitués du forum, dans les faits c'est plus compliqué mais pour le voyageur classique je pense qu'on peut s'en tenir à ça)
Les deux modes d'hebergement sont donc la casa particular (l'équivalent de nos chambres d'hôtes) et l'hôtel (il est peut etre aussi possible de faire du camping dans les espaces consacrés à cet effet mais je n'ai pas trop de retour d'experience sur cette possibilité là)
La casa particular vous permet d'être au contact des gens mais attention, les propriétaires restent des commerçants et certains malheureusement restent dans ce rôle là. Dans de très nombreux cas vous allez reserver une casa et en arrivant sur place on vous dira que la chambre est occupée. Sachez que c'est très fréquent et que même si cela vous parrait intolérable, gacher de l'énergie à vous rebeller contre ça ne changera rien.. En effet, les propriétaires sont soumis à un impôt important qu'ils paient que la chambre soit occupée ou non. Comme certains voyageurs sont peu délicats, les annulations, retards ne sont pas toujours annoncés, du coup la quasi totalité des propriétaires préfèrent louer à quelqu'un qui se présentera avant vous plutot que de prendre le risque de ne jamais vous voir arriver, peu importe que vous ayez confirmé 20 fois.
Mon conseil est donc de toujours avoir un plan B, C voir D car on trouvera toujours où vous reloger chez le frère, l'ami, le voisin mais les prestations ne seront pas forcement celles que vous attendiez ou souhaitiez. Il y a plein de sites (je ne rentrerai pas dans la polemique de un tel prend une commission ou pas) et de guide pour arriver avec une liste de casa pour un éventuel repli en connaissant ses prix. Tentez de négociez les prix et notamment ceux des repas, petits dej, et surtout mettez vous d'accord de manière claire et certaine sur le prix des prestations (prix de la nuit, des boissons mises à dispo, des repas, ...).
Un propriétaire de casa légal vous demandera toujours votre passeport et votre visa pour aller vous inscrire à l'immigration. Sans ça il risque une grosse amende. Du coup déplacez vous toujours avec vos papiers si vous passez une nuit dans une casa.
Tout cubain qui rentrera avec vous dans une casa particular devra présenter sa pièce d'identité au propriétaire. Respectez cette règle pour votre sécurité (un cubain qui refuse de donner son identité en casa c'est très louche) et celle de votre logeur.
Argent
Deux monnaies en circulation : le CUC et le Pesos. 1 CUC = 23/24 pesos (= environs 1 dollar US)
Essayez de regarder sur internet à quoi ressemble les billets et pièces pour vous faire une petite idée car on pourrait essayer de vous faire passer des pesos pour des CUC
En CUC : la majorité des restaurants (tous les restau pour touristes), les casas particulares, les souvenirs, la majorités des bars (tous les bars à touristes), les superettes, ...
En pesos : certains restau et bars, les fruits et legumes sur les marchés et chez les vendeurs de rue (une banane vaut 1 peso, à vous de compter combien il y en a! sinon le prix est souvent indiqué donc pas de risque de vous faire rouler), la nourriture de rue (cajita ou boite en carton rempli de nourriture, petit beignet, "pizzas", ...), les taxis collectifs, le bus en ville, la plupart des "boutiques" installées au coin d'une fenetre ou sous un porche, ..
Quasiment tout peut se payer en CUC (si le prix est en pesos on vous rendra la monnaie en pesos et il faudra être attentif dans les calculs) mais il peut être interessant d'avoir quelques pesos.
Il n'y a quasiement pas de distributeurs automatiques de billets si ce n'est à la Havane ou Santiago. Pour changer de l'argent rendez vous à la banque ou mieux à la Cadeca. Anticipez un peu parce qu'entre les horaires, les fermetures exceptionnelles, les fumigations, les queues, ... ça peut prendre 2 min et ou se transformer en véritable expédition
Contact avec la population/relation avec les cubains
Sans relancer les débats passionnés sur la question il faut avoir à l'esprit certaines choses.
En tant qu'étranger présent dans un lieu touristique vous serez obligatoirement sollicité. Mais vous n'avez pas le monopole de ce type de comportement, les cubains de l'étranger ou s'affichant comme ayant de l'argent se font aussi abordés. C'est souvent pénible car répétitif et incessant mais ce n'est jamais agressif. Dites non de manière ferme mais avec le sourire et on vous laissera tranquille.
Souvent cette approche de l'étranger se fait avec un mélange de drague, véritable sport national!
L'approche est directe, la manière de parler est cash, sans fausse pudeur mais là encore c'est leur manière de faire, parfois dérangeante pour quelqu'un qui n'est pas habitué mais il ne s'agit pas d'un manque de respect, c'est juste une manière différente de se comporter, ni mieux, ni moins bien, il faut juste ne pas se braquer et ne pas juger trop vite selon ses références.
Vous verrez souvent le terme de jinetero revenir dans les conversations. Cela englobe un peu tout et n'importe quoi mais disons qu'on range dans cette catégorie les cubains qui vivent des relations avec les touristes en profitant d'eux : de la petite arnaque pour la commission à la fausse amitié ou relation amoureuse en passant par la prostitution. Certains vous diront que ce n'est qu'une forme d'expression de la "lucha" (la lutte pour survivre). Malheureusement beaucoup de jeunes se laissent aujourd'hui séduire par cette dérive pour pouvoir s'acheter des fringues à la mode, un téléphone, ... on arnaque pas seulement son voisin ou l'étranger pour remplir son assiette. Après cela ne doit pas faire oublier la situation extrêmement précaire dans laquelle se trouve bon nombre de cubains. Ce n'est pas parce que vous rencontrez 10 minets avec des t shirt D&G au m2 dans habana vieja qu'il faut croire qu'un complot international existe pour nous faire croire que les cubains sont pauvres.
De manière générale méfiez vous des cubains qui viennent vous aborder, preferez ceux qui ne demandent rien. Beaucoup de voyageurs reviennent avec l'image d'un peuple voleur, arnaqueur et profiteur mais ceux qui colportent ce type de réputation n'ont souvent jamais fait l'effort d'aller vers l'autre et ont choisi la facilliter de se faire bercer par les douces paroles des jineteros professionnels.. Donc ne soyez pas parano mais dans les zones touristiques ne soyez pas trop naifs.
Pour celui qui sait être attentif, curieux et ne joue pas de malchance c'est un peuple généreux, cultivé, intéressant, à l'écoute et très drôle qui l'attend!
Pour ceux qui iraient dans l'idée de faire des rencontres ou qui se laisseraient charmés, quelques conseils :
- un cubain n'est pas une oeuvre de charité. Il est parfois tentant et facile de se dire qu'on fait une bonne action en aidant la jolie demoiselle qui vous raconte, les yeux humides, qu'elle doit nourrir sa famille de 15 personnes. Si c'est "l'amour" qui vous motive interrogez vous sur les conséquences de votre démarche et les suites de votre relation qui au mieux sera complètement faussée par ce rapport à l'argent au pire complètement bidon parce que la personne aura vu en vous le grand sensible tendance mère Theresa. - pas la peine de raconter au cubain que vous allez rencontrer que vous le ramenerai dans votre pays, que vous lui offrirai une nouvelle vie et plein de belles choses pour arriver à vos fins. Faire des promesses en l'air pour avoir plus de chance de serrer ou ne pas payer c'est nul et cruel. - amenez vos propres préservatifs car il est parfois difficile de s'en procurer et/ou ils sont de mauvaises qualité - vous aurez l'impression d'être une princesse ou un dieu greque, c'est normal, les 25 précédent(e)s avaient le même sentiment - si vous avez l'impression d'avoir trouvé l'amour de votre vie essayez d'y retourner souvent, ne faites pas de cadeaux, n'envoyez pas d'argent, vivez à la cubaine, apprenez l'espagnol, ... et ce n'est pas parce qu'il ou elle vous présentera mamie, la petite cousine et tata Jacqueline qu'il ou elle sera completement in love.
Arnaques et sécurité
Histoire que le voyage ne soit pas gâché il peut être bon de se tenir au courant des dernières arnaques en parcourant un peu les forums (pas trop non plus sinon vous allez finir parano!).
Les classiques consistent à :
- vous emmener dans un endroit où on vous promet une super ambiance, un concert, .. et au final rien d'extraordinaire si ce n'est le montant de la note des consommations de votre ange gardien que vous devrez régler.Repérez les bonnes adresses et ne croyez pas sur parole quelqu'un qui vous dit que l'endroit que vous cherchez est fermé (raison souvent donnée : une fumigation) mais que c'est tant mieux car il a mieux à vous proposer! Demandez à voir les cartes avec les prix aussi. - se tromper lorsqu'on vous rend la monnaie - vous faire croire que les cubains ont un meilleur taux de change - vous creuver un pneu et vous emmener chez un garagiste complice - vous voler des affaires en atteignant le coffre via les sieges passagers - vous embrouiller entre les CUC et les pesos ...
Ne confiez JAMAIS à PERSONNE, pour quelque raison que ce soit, votre argent, carte de crédit ou passeport (sauf au propriétaire de la casa qui en a besoin pour vous inscrire).
Il y a peu de violence physique et en appliquant les mêmes règles de sécurité et de prudence qu'à Paris ou à Barcelone on ne risque pas grand chose. Evitez donc de vous rendre dans des quartiers sensibles, de suivre des inconnus aussi gentils et polis soient ils, n'acceptez pas de verres qui n'auraient pas été faits devant vous (cela vaut même plus pour les hommes, il y a des cas d'hommes drogués et dépouillés!), faites attention à vos sacs et n'affichez pas ostensiblement vos signes de richesses surtout à 3h du matin sur le Malecon de la Havane, ..
Contrairement à ce que certaines personnes veulent faire croire, vous ne vous exposez pas à un risque de mort ou d'agression violente en vous rendant en Oriente. Fruit du fantasme de certains, cette réputation de région coupe gorge est plus qu'exagérée (elle frise même le ridicule par moment..)
Danse
Les touristes et salseros pensent que Cuba est LA destination pour danser et apprendre cette danse. Erreur erreur... Alors certes vous trouverez des endroits ou danser et des professeurs prêts à se faire payer grassement pour vous enseigner la salsa mais vous trouverez d'aussi bons professeurs et de meilleurs endroits où sortir danser dans plein d'autres villes du monde. Le touriste veut de la salsa alors on lui en donne, le cubain en cadeau (enfin rémunéré par l'école de danse ou dans l'attente d'un petit retour sur investissement après avoir passé 2h à vous apprendre les pas de base..). Après je ne nie pas la très belle place que tient ce genre musicale dans la culture et l'histoire cubaine. Il est possible de voir de très bons groupes et d'excellents musiciens, même (voir surtout!) dans des lieux touristiques.
Mais Cuba a également d'excellents musiciens en musique classique, rock, électro, rumba, trova, nueva trova, son, changui, jazz, reggaeton...ouvrez vos oreilles, vos yeux et soyez ouverts à ces autres mouvements musicaux qui rythment tout autant, sinon plus, la vie et le coeur des cubains.
Pour la programmation musicale de lieux classiques pour les touristes faites un tour sur le site d'egrem : http://promociones.egrem.co.cu. Attention, vous y trouverez forcement, plus ou moins de manière importante, des jineteros. Parfois cela gâche un peu la fête.
Un forumiste a listé des endroits où sortir danser sur ce post : http://voyageforum.com/discussion/lieux-concerts-musique-danse-cubaine-d5473916/ Tout n'est pas à jour mais il y a de quoi faire! Sinon regardez dans vos guides, interrogez les gens dans votre casa particular, ...
Cuba absolutely est un site qui propose un calendrier des évènements culturels dont des évènements musicaux à la Havane mois par mois (sous pdf en version francaise disponible) : http://www.cubaabsolutely.com/whaton/WhatsOn.php
Transport
Il y a principalement deux façons de se déplacer à Cuba : le bus et la voiture
Pour les plus patients et plus aventuriers d'entre vous il est possible de faire du stop (coger botella en espagnol) ou d'emprunter des camions où voyagent les cubains.
Pour les déplacements en voiture soit vous pouvez louer une voiture soit vous pouvez payer les services d'un chauffeur. Il n'y a pas une option meilleure que l'autre. Tout dépend de votre niveau d'organisation, vos besoins, le temps dont vous disposez, vos finances, le nombre que vous êtes, ... Sachez que des chauffeurs proposant leurs services se trouvent presque toujours à proximité des stations de bus viazul. Sinon vous pouvez demander dans votre casa. Pour ceux qui souhaiteraient louer une voiture faites un tour sur les forums pour vous renseigner sur les modalités de location, les arnaques en cours, l'état des routes que vous envisagez d'emprunter et surtout ne roulez pas de nuit. Il y a très peu de trafic, peu de panneaux, toute sortes de choses sur les routes (nids de poules, calèches, animaux, vélos, ...) et beaucoup de cubains entrain de faire du stop.
Pour les déplacements en bus utilisez les services de la société viazul (http://www.viazul.com). Elle relie toutes les moyennes et grandes villes de l'île. Il existe un systeme de réservation en ligne maintenant. Les conditions de voyage sont bonnes et les horaires sont respectés. Prévoir absolument un bon pull (il peut y faire extrêmement froid, beaucoup de touriste se font avoir!)
La seconde société de bus a Cuba s'appelle Astro. Elle est en principe réservée aux cubains.
La cubana propose des vols intérieurs
Il existe aussi des trains mais on ne sait jamais quand ils vont partir ni quand ils vont arriver!
Quoi mettre dans son sac quand on se ballade à Cuba
Voici ce que j'embarque avec moi quasiment où que j'aille de jour comme de nuit, du pratico pratique ! :
- un éventail - une petite serviette éponge ou un mouchoir en tissu pour éponger la sueur (on ne se moque pas c'est tres pratique!) - mouchoir en papier ou un peu de papier toilette pris en casa pour les cas où je n'aurais pas de monnaie pour payer à l'entrée des toilettes, où il n'y aurait pas de papier, où il n'y aurait qu'un buisson à disposition - un élastique pour les cheveux en période de chaleur - un petit gel anti bacterien (vous aussi si vous preniez le metro tous les jours vous en auriez toujours sur vous) notamment parce que souvent il n'y a pas de savon et que si je peux voyager et loger sans grand confort je ne peux pas sortir des toilettes sans me laver les mains - la carte de ma casa si je ne connais pas l'adresse par coeur - les pages du routard avec les plans de la ville ou du quartier (oui je maltraite mes guides) - un sachet réutilisable du type de ceux qu'on peut acheter chez monop' ou picard qui se replient ou se chiffonnent et prennent peu de place - en période de pluie ou de grosse chaleur un petit parapluie pour s'abriter du soleil ou de la pluie - un petit vaporisateur du type de ceux qui répondent aux normes pour aller en cabine d'avion dans lequel je mets un peu de creme solaire ou de produit anti moustique (ça c'est si vous êtes comme moi et que le soleil et les moustiques aiment particulierement votre peau...) - un petit portefeuille pour les CUC et un autre pour les pesos - la photocopie de mon passeport
On dirait que je me trimballe avec une valise mais en fait tout ça prend peu de place!
Ne pas oublier son guide, sans avoir le nez plongé dedans à tout moment, et de quoi se couvrir lorsqu'on se rend dans un endroit climatisé (elle est a fond!)
Derniers conseils en vrac :
- Cuba ce n'est ni rhum-cigare-salsa ni dictature-répression-arnaque sous les tropiques. Ou en fait c'est un peu de ça et beaucoup d'autres choses. Oubliez vos idées et vos certitudes à propos du pays, laissez vous surprendre, soyez curieux et acceptez d'être parfois un portefeuille sur pattes, parfois une source d'ouverture sur le monde, parfois une occasion de pratiquer son français sans arrière pensée, .. Cela dépendra de vous, du hasard des rencontres
- ne soyez pas trop français hehe à savoir ne ralez pas pour toutes les choses qui n'iront pas comme vous voulez (au restau, à la banque, taxi, ...) parce que sinon vous allez passer votre séjour en mode colère! le niveau de service s'améliore mais il est souvent très mauvais (Faites semblant de me payer je ferai semblant de travailler n'a jamais eu autant de sens!)
- mettez vous d'accord de manière très claire et précise sur le montant et la nature de la prestation que vous allez payer. Cela vaut pour les casas particulares et les taxis principalement.
- On mange souvent mieux et pour moins cher en casa, excepté peut etre à la Havane.
- faites attention à l'endroit où vous faites sécher votre linge (ah vous l'avez pas vu venir ce conseil là!) parce que je me suis récoltée des taches de rouille sur plein de fringues et à chaque voyage!
Quelques mots utiles à connaitre :
- "Buenas" : c'est le mot utilisé pour dire bonjour. Mais dans les zones touristiques les gens vous saluent souvent en disant "hola" - "Guagua" : signifie bus, par contre la station de bus se dit "estacion de omnibus" - "Ultimo" : Cuba est un pays où l'on fait très souvent la queue, même si ce fait échappe souvent au voyageur. Il est donc d'usage lorsqu'on arrive dans l'une d'elle de demander "ultimo?" à savoir "dernier?" pour savoir derrière qui on est (voir parfois on demande le penultimo ou avant dernier au cas où le dernier partirait). On pourrait passer du temps a expliquer le concept de la file d'attente à Cuba... c'est assez déroutant pour un étranger puisqu'il est normal de commencer à faire la queue, de partir un moment, de demander à quelqu'un de dire au prochain qu'on revient, d'attendre en dehors de la file.. alors que dans notre logique si tu n'es pas dans la file c'est que tu ne fais pas la queue. Ne soyez donc pas étonné si un jour vous vous retrouvez dans une situation où vous aurez l'impression que 15 personnes vous sont passées devant alors qu'elles n'étaient pas physiquement devant vous lorsque vous êtes arrivé ou que quelqu'un vous regarde en vous demandant "ultimo?" - "pinga" : traduit comme ça cela signifie bite mais c'est un mot qu'on retrouve beaucoup dans le langage familier et milles expressions cubaines. C'est vraiment vulgaire donc si vous entendez quelqu'un le placer toutes les 3 phrases vous saurez à qui vous avez à faire! - "yuma" : aujourd'hui ce mot désigne un étranger
Voila, j'ai l'impression d'avoir fait le tour en rassemblant ici tous les petits conseils dispersés autour de moi depuis quelques années, en espérant que cela servent à de futurs voyageurs!
PS: j'ai relu mais je suis sure qu'il reste des fautes d'orthographe.. comme d'habitude.. on dira que c'est ma griffe!
Marie
Bonjour
je prépare un séjour a Cuba je cherche une carte avec les temps de route d'une ville à l'autre , michelin & mappy semblent inopérant!
d'autre part , les route sont elles sures et quelles genre de voiture sont à louer (européennes , américaine, asiatique) ?
merci
je prépare un séjour a Cuba je cherche une carte avec les temps de route d'une ville à l'autre , michelin & mappy semblent inopérant!
d'autre part , les route sont elles sures et quelles genre de voiture sont à louer (européennes , américaine, asiatique) ?
merci
la chanteuse cubaine Sara Gonzales vient de décéder à la Havane à l'age de 60 ans ; elle avait chanté Giron (la baie des Cochons) un lieu dont on parle parfois sur ce forum : écoutons la ensemble en regardant les images
http://www.youtube.com/watch?v=Dh2Tz7vPTKg&feature=player_embedded
http://www.youtube.com/watch?v=Dh2Tz7vPTKg&feature=player_embedded
Bonjour,
nous souhaitons partir 15 jours à Cuba en février 2017.
Nous avons 2 enfants en bas age (1 et 3 ans), donc on veut éviter de trop bouger pour ne pas changer d'hôtel tous les 2 jours et passer notre temps sur la route...
Ceci étant dit, nous avons l'intention de passer du temps à la Havane bien sur (nous y atterrissons) et Varadero pour profiter de la plage, pourquoi pas aller du côté de Vinales aussi.
Concernant Varadero qui est souvent déconseillé, y a t-il un autre endroit près de la Havane où on peut trouver des plages similaires à Varadero ?
J'ai lu que Trinidad valait le détour, mais un peu loin de la Havane, cela vaut-il vraiment la peine d'y aller quelques jours ?
Et pour Vinales, peut-on y faire une excursion d'une journée deouis la Havane ?
Et pour les transports, nous pensions peut-être prendre les bus Viazul, est-ce fiable ou le prend-on à la Havane ?
Merci pour vos conseils.
Concernant Varadero qui est souvent déconseillé, y a t-il un autre endroit près de la Havane où on peut trouver des plages similaires à Varadero ?
J'ai lu que Trinidad valait le détour, mais un peu loin de la Havane, cela vaut-il vraiment la peine d'y aller quelques jours ?
Et pour Vinales, peut-on y faire une excursion d'une journée deouis la Havane ?
Et pour les transports, nous pensions peut-être prendre les bus Viazul, est-ce fiable ou le prend-on à la Havane ?
Merci pour vos conseils.
Salut!
Mes petits- enfants surchargés de travail n'ont pas le temps de s'occuper de cela alors je pense leur donner un coup de main avec l'aide du forum!
Age du couple 28 ans chacun. Comme je ne sais rien de la destination je recherche pour eux une idée d'itinéraire en utilisant un agent local, quelques jours de plage pourquoi pas avec un budget de 2500 à 3000 € par personne inclus le vol.
Merci par avance de votre aide
Bonjour!
Je suis déjà allée à Cuba par le passé. Mais cette fois-ci je partirais avec mon petit coco de 3 ans. Je me demandais donc quels étaient les meilleurs choix d'hôtels pour partir avec un enfant de cet âge-là? J'ai vu des hôtels avec des mini-clubs. Nous sommes à la recherche d'un hôtel 4 étoiles.
Merci!
Merci!
Bonjour,
Nous pensons partir en famille pour une dizaine de jours à Cuba. Nos enfants ont 15 et 17 ans et je m'interroge un peu sur leurs activités. Nous avons l'habitude de voyager mais à cet age, nous ressentons qu'ils en ont maintenant parfois un peu marre des marches en ville et moins sensibles aux vieilles pierres ... Je m'interroge donc sur les activités aussi à faire pour eux, sans doute pas de magasin pour changer un peu. Pas sûr de leur sensibilité à la musique cubaine tout le long du voyage, non plus. Y a-t-il internet en général dans les hotes, casas et restaurants? Votre avis sur ses activités ados ?
Merci de votre retour.
Olivier
Nous pensons partir en famille pour une dizaine de jours à Cuba. Nos enfants ont 15 et 17 ans et je m'interroge un peu sur leurs activités. Nous avons l'habitude de voyager mais à cet age, nous ressentons qu'ils en ont maintenant parfois un peu marre des marches en ville et moins sensibles aux vieilles pierres ... Je m'interroge donc sur les activités aussi à faire pour eux, sans doute pas de magasin pour changer un peu. Pas sûr de leur sensibilité à la musique cubaine tout le long du voyage, non plus. Y a-t-il internet en général dans les hotes, casas et restaurants? Votre avis sur ses activités ados ?
Merci de votre retour.
Olivier
Je prépare notre voyage à Cuba pour Octobre avec mon mari et mes deux fils. Nous avions prévu de visiter Baracoa. En consultant un blog de voyage, j'ai découvert d’après un spécialiste que Baracoa est la capitale de la pédophilie de la prostitution et de la vente de drogue.
Je me pose la question pour m'y rendre avec mes enfants.
Ou dois je éviter cette région ???
Je me pose la question pour m'y rendre avec mes enfants.
Ou dois je éviter cette région ???
Bonjour,
nous (un couple + 1 ado de 15 ans) serons sur Cuba 6 jours en juillet avant de partir deux semaines au Yucatan.
Pour l'instant nous avons réservé 6 nuits à la Havane, mais je voudrais partir deux jours histoire de voir autre chose.
1 - avez vous des conseils sur une destination en particulier, à pas plus de 3 heures de Cuba? à ce stade, j'hésite entre Vinales ou faire une autre ville (Trinidad?), nous pourrions y séjourner deux nuits.
2 - en termes d'organisation pour les trajets, que conseillez vous ? Bus, train ? Est-ce facile de trouver des taxis pour des longs trajets sans réserver à l'avance ? J'ai regardé les agences de voyage locales mais les prix me paraissent très élevés. En connaissez-vous des recommandables?
3 - une fois sur place, même question sur les transports (exemple à Vinales pour aller voir les plantations de tabac) : est-il facile de trouver un transport / guide à la journée?
je précise qu’habituellement nous louons toujours une voiture quand nous voyageons. La seule fois où nous n'avons pas loué, c'était en Thaïlande et là-bas, tout était très facile pour se déplacer, il y avait des taxis/chauffeurs partout...
J'ai l'impression que c'est plus compliqué à Cuba, mais ce n'est peut-être qu'une impression...
Merci pour votre aide et vos conseils
nous (un couple + 1 ado de 15 ans) serons sur Cuba 6 jours en juillet avant de partir deux semaines au Yucatan.
Pour l'instant nous avons réservé 6 nuits à la Havane, mais je voudrais partir deux jours histoire de voir autre chose.
1 - avez vous des conseils sur une destination en particulier, à pas plus de 3 heures de Cuba? à ce stade, j'hésite entre Vinales ou faire une autre ville (Trinidad?), nous pourrions y séjourner deux nuits.
2 - en termes d'organisation pour les trajets, que conseillez vous ? Bus, train ? Est-ce facile de trouver des taxis pour des longs trajets sans réserver à l'avance ? J'ai regardé les agences de voyage locales mais les prix me paraissent très élevés. En connaissez-vous des recommandables?
3 - une fois sur place, même question sur les transports (exemple à Vinales pour aller voir les plantations de tabac) : est-il facile de trouver un transport / guide à la journée?
je précise qu’habituellement nous louons toujours une voiture quand nous voyageons. La seule fois où nous n'avons pas loué, c'était en Thaïlande et là-bas, tout était très facile pour se déplacer, il y avait des taxis/chauffeurs partout...
J'ai l'impression que c'est plus compliqué à Cuba, mais ce n'est peut-être qu'une impression...
Merci pour votre aide et vos conseils
Bonjour à tous,
Ma compagne, mon fils 2 ans et moi envisageons de partir 3 semaines à Cuba en juin prochain. Je commence à lire tous vos carnets de route , ..... J'ai acheté le LP et bientot le routard.
Une des 1eres questions que je me pose pour établir mon itinéraire : en arrivant à La Havane, j'ai l'impression que vous partez , la plupart sur une bloucle en taxi ou bus. Pas trop long pour aller jusque Santiago? ou est-il préférable de prendre l'avion jusque Santiago et de faire les étapes en remontant? le train est trop long, non?
Je reviendrai surement vers vous quand on aura une idée d'itiénaire pour vous le proposer :-)
Merci d'avance
Ma compagne, mon fils 2 ans et moi envisageons de partir 3 semaines à Cuba en juin prochain. Je commence à lire tous vos carnets de route , ..... J'ai acheté le LP et bientot le routard.
Une des 1eres questions que je me pose pour établir mon itinéraire : en arrivant à La Havane, j'ai l'impression que vous partez , la plupart sur une bloucle en taxi ou bus. Pas trop long pour aller jusque Santiago? ou est-il préférable de prendre l'avion jusque Santiago et de faire les étapes en remontant? le train est trop long, non?
Je reviendrai surement vers vous quand on aura une idée d'itiénaire pour vous le proposer :-)
Merci d'avance
Bonjour,
J'ai rencontré un cubain, on se parle tous les jours depuis déjà 3 mois. Je voulais savoir s'il est possible que je réserve un tout inclus et qu'il vienne me rejoindre à l’hôtel pour y passer la semaine avec moi?
Est-ce que c'est déjà arrivé à quelqu'un?
Commentaire chiant s'abstenir s.v.p. Merci !!!
J'ai rencontré un cubain, on se parle tous les jours depuis déjà 3 mois. Je voulais savoir s'il est possible que je réserve un tout inclus et qu'il vienne me rejoindre à l’hôtel pour y passer la semaine avec moi?
Est-ce que c'est déjà arrivé à quelqu'un?
Commentaire chiant s'abstenir s.v.p. Merci !!!
Bonjour à toutes et à tous,
Nous partirons à Cuba du 22 janvier au 12 février (3 semaines). Les billets d'avion sont réservés. J'ai lu et relu les échanges sur le forum concernant les itinéraires et du coup maintenant tout s'emmêle alors je me décide à vous donner ma première idée d'itinéraire afin d'avoir vos avis, commentaires, astuces et infos Nous sommes un couple âgé de 56 ans et nous aimons randonner, découvrir la nature mais nous aimons également découvrir les villes et leurs cultures et "buller" également sur une belle plage de sable fin. Nous séjournerons dans les casas et nous louerons une voiture. Il et vrai que nous aimerions bien visiter Cuba dans son ensemble (visiblement la région de Baracoa est belle et authentique) mais si vous pensez que le programme est trop speed, trop chargé et bien nous ne ferons pas l'oriente et nous nous concentrerons sur le reste de l'île
Cela donne pour le moment mais sans rien avoir vraiment "affiner":
J1: Arrivée en fin de journée à La Havane J2: LA HAVANE J3: LA HAVANE J4: Location de voiture et départ pour VINALES J5 :VINALES J6: VINALES (peut-être journée à cayo levisa) J7: Départ de Vinales - PLAYA LARGA J8:PLAYA LARGA J9: Départ de Playa Larga pour TRINIDAD en passant par Cienfuegos J10: TRINIDAD J11: TRINIDAD J12: Départ de Trinidad pour CAMARGUEY J13: CAMARGUEY J14 : Départ de Camarguey pour HOLGUIN J15 : HOLGUIN J16 : Départ de Holguín pour BARACOA J17 : BARACOA J18 : BARACOA J19 : Départ de Baracoa pour Santiago de cuba J20 : Santiago de cuba J21 : Départ de Santiago de cuba pour La Havane par avion (restitution de la voiture) J22 : LA HAVANE - retour par vol en soirée sur Paris
par avance Merci beaucoup
Nous partirons à Cuba du 22 janvier au 12 février (3 semaines). Les billets d'avion sont réservés. J'ai lu et relu les échanges sur le forum concernant les itinéraires et du coup maintenant tout s'emmêle alors je me décide à vous donner ma première idée d'itinéraire afin d'avoir vos avis, commentaires, astuces et infos Nous sommes un couple âgé de 56 ans et nous aimons randonner, découvrir la nature mais nous aimons également découvrir les villes et leurs cultures et "buller" également sur une belle plage de sable fin. Nous séjournerons dans les casas et nous louerons une voiture. Il et vrai que nous aimerions bien visiter Cuba dans son ensemble (visiblement la région de Baracoa est belle et authentique) mais si vous pensez que le programme est trop speed, trop chargé et bien nous ne ferons pas l'oriente et nous nous concentrerons sur le reste de l'île
Cela donne pour le moment mais sans rien avoir vraiment "affiner":
J1: Arrivée en fin de journée à La Havane J2: LA HAVANE J3: LA HAVANE J4: Location de voiture et départ pour VINALES J5 :VINALES J6: VINALES (peut-être journée à cayo levisa) J7: Départ de Vinales - PLAYA LARGA J8:PLAYA LARGA J9: Départ de Playa Larga pour TRINIDAD en passant par Cienfuegos J10: TRINIDAD J11: TRINIDAD J12: Départ de Trinidad pour CAMARGUEY J13: CAMARGUEY J14 : Départ de Camarguey pour HOLGUIN J15 : HOLGUIN J16 : Départ de Holguín pour BARACOA J17 : BARACOA J18 : BARACOA J19 : Départ de Baracoa pour Santiago de cuba J20 : Santiago de cuba J21 : Départ de Santiago de cuba pour La Havane par avion (restitution de la voiture) J22 : LA HAVANE - retour par vol en soirée sur Paris
par avance Merci beaucoup
Bonjour,
Nous voyageons avec nos deux filles 13 et 16 ans.
Je souhaiterais connaitre les possibilités de chambre à 4 dans les casas pour les villes suivantes :
La Havane , Vinales, Cienfuegos , Trinidad , Santa Clara , Camarey.
D'avance merci,
Bonjour quels sont les plages que vous me conseillerez a CUBA? (a part varadero) . MERCI 😎😎😎😎
Fidel Castro serait "dans un état végétatif" après une importante attaque, selon un médecin vénézuelien repris notamment par la presse américaine et l'agence Associated Press. «Il a subi un accident vasculaire cérébral et ne reconnaît absolument personne», a déclaré le Dr Marquina au sujet de l'ex-chef d'État âgé de 86 ans. «Les gens qui sont cet état ont du mal à manger et finissent par perdre leurs capacités neurologiques», a-t-il ajouté. «Il pourrait ne pas y avoir de changement dans son état pendant plusieurs semaines, a noté le Dr Maquina. Mais une chose est certaine : le public n'aura plus l'occasion de le revoir.»
Des rumeurs annonçant sa mort ont circulé, démenties par des sources officielles cubaines. La santé du "Lider maximo" est de toute façon un sujet de sécurité nationale à Cuba, où la communication sur le sujet est rare et incomplète
source:http://www.letelegramme.com
source:http://www.letelegramme.com
Avant chaque voyage, je parcours les différents forums, recueillant vos avis, conseils sur une destination que je ne connais pas…A mon tour, de retour de Cuba, de donner mes impressions, cela sera peut-être utile pour certains. Nous voyageons en couple, routards depuis les années 70, pas de réservations, on reste ou on reste pas quelque part suivant les sensations, on improvise, on privilégie les rencontres, avec l’âge on a plus de moyens financiers, donc on recherche un peu plus de confort, mais l’esprit est toujours là.
Nous avions donc juste acheté les billets d’avion pour 23 jours sur place. On avait hésité à réserver une voiture depuis la France, attendant de voir sur place si ce serait vraiment nécessaire. Et bien oui, au bout d’1 semaine on a craqué, on a donc loué. C’est sûr qu’à la Havane, c’est inutile, pour aller à Vinales ou Varadero non plus, même pas la peine de réserver de bus Viazul, plein de taxis collectifs y vont au même prix. Par contre, on s’est vite aperçu que pour sortir de ces sites, il n’y avait plus de transports collectifs (ex : Soroa, cayo Juitias, …) , et que ça revenait vite très cher et compliqué en déplacements individuels. La location de voiture revient cher, 70 CUC/jour (50location+20assurance) plus l’essence, 3200km parcourus en 15jours (1.2cuc/l), mais ça nous semble indispensable pour sortir des sentiers battus, pour l’autonomie, et pour rencontrer (toujours plein d’auto-stoppeurs dans la voiture). Juste quelques conseils, rouler de nuit est très dangereux (vélos, charrettes n’ont pas de feux), avec une voiture de base l’essence ordinaire (regular) est suffisante et bien moins chère, et toujours payer quelqu’un pour surveiller la voiture de jour comme de nuit, certains ont voulu l’économiser et l’ont regretté.
Pour l’hébergement, toujours en casa particular, on n’a jamais réservé, on arrivait quelque part, on demandait , au besoin on donnait 1ou 2 cuc aux fameux « jineteros »(que l’on a trouvé finalement fort utiles) et il n’y a jamais eu de problèmes. Toujours bien accueilli, bien nourri, bien logé, il faut compter en moyenne 25 logement + 20 repas du soir + 6 pdj, pour un couple. Donc à mon avis, ne pas se prendre la tête à chercher les meilleures adresses (le guide du routard n’est pas fiable d’après ouï-dire) ni réserver à l’avance.
En résumé notre parcours, ce qui nous parait intéressant et le temps passé sur place (il faut compter en plus les trajets, les haltes non-prévues suivant les rencontres), ce n’est qu’un avis personnel qui se veut juste indicatif pour ceux qui voyagent comme nous.
La HAVANE : 3 jours (Habana Vieja, Vedado, musées+ l’autre côté de la baie avec la « lancha »)
VINALES : 2j (1 pour rando dans la vallée, 1 pour cayo Jutias). Oublier le circuit des grottes et le mur de la préhistoire
PINAR DEL RIO : fabrique de cigares et usine de liqueur, bof…
VARADERO : sympa pour 2 j, loger vers calle 60, beau parc, belle plage, musique le soir.
CIENFUEGOS : belle ville, ½ j
TRINIDAD : 2j, magnifique petite ville à visiter tôt le matin ou tard le soir. Belle route et beau point de vue pour aller à Topas de Collantes, mais la rando jusqu’à salto de Caburni nous a déçus, 3h A/R pentues pour pas grand-chose. Jolie plage à playa Ancon.
SANCTI SPIRITUS : une petite halte de 2h sur la route de Camaguey nous a suffi.
CAMAGUEY : ½ j nous semble suffisant
Ensuite nous avons pris la route côtière entre Pilon et Santiago, et là ce fut l’aventure. On avait lu les guides, on s’était renseigné auprès des cubains, on savait que c’était magnifique mais difficile, ce fut le cas. Pont cassé, il faut se dévier par des pistes, route bonne par tronçons mais dévastée sur d’autres à cause des tempêtes, sable, rochers sur la route, peu de villages, seuls quelques camions surélevés passent. On a souffert, la voiture surtout, sans rien casser heureusement, et avec l’aide des cubains auto-stoppeurs, on a réussi à passer (des français rencontrés plus tard n’ont pas osé et ont rebroussé chemin, mais ça fait faire un sacré détour). 170km en 7h , prévoyez donc la journée si vous souhaitez le faire, mais c’est vraiment magnifique.
SANTIAGO : 1j, très déçus, ville bruyante, polluée, une circulation agressive, beaucoup de monuments en ville et en dehors, mais rien d’exceptionnel. Seules l’animation et la musique omniprésente nous ont séduits.
BARACOA : 3j Petite ville tranquille, sympa, des cubains encore plus cool qu’ailleurs, une végétation exubérante. Les randos au Yunque et au parc Humbolt sont très intéressantes, la ballade à Yumuri beaucoup moins. Un coup de cœur.
Depuis Baracoa, on est remonté en 1 journée jusqu’à
CAYO COCO et GUILLERMO : 1j Magnifiques plages, la plus belle est au bout de cayo Guillermo (playa Pilon)
REMEDIOS et SANTA CLARA : ½ j 2 haltes intéressantes à visiter sur la route de la Havane.
Voilà en résumé notre voyage, 3200 km en 15j ( il peut être intéressant de louer à la Havane et laisser la voiture à Santiago, retour en bus). Pays très varié (randos dans les parcs, visites, plages, …), population adorable et accueillante, musique, climat parfait en mars ( 2 courtes averses, 30° le jour, 20° la nuit), pas de moustique.
3 semaines nous ont permis de faire ce tour tranquille, voiture indispensable, pas de réservation, le seul bémol de ce voyage sera le coût, car Cuba est une destination chère.
J’espère que ce résumé sera utile aux futurs voyageurs désirant se rendre à Cuba, si vous avez des questions, n’hésitez pas. Et puis si vous avez envie de voir ce résumé illustré vous pouvez aller sur mon blog (http://mes-voyages-en-video.over-blog.com/) http://0z.fr/cTVOf
Bon vent à tous






