Question de curiosité... (et de planifier mes vacances de l'an prochain) je suis épatée de voir combien d'entre vous retournent et retournent encore en Amérique du Nord, dans l'Ouest surtout.
Et si vous n'avez pas envie d'aller aussi ailleurs... 🙂
Comment et pourquoi devient-on accro des voyages ?
Pour ma part, j'ai toujours soupçonné que le fait d'être né (il y a 50++ années) à proximité de la frontière belge a eu, dès mon plus jeune âge, une influence démesurée sur mon attraction pour tout ce qui est étranger et par extension tout ce qui est voyage.
En effet, quoi de plus étonnant qu'une frontière ? Une ligne souvent arbitraire et parfois invisible, mais qui dès qu'elle est franchie nous emmène dans un monde nouveau où plus rien (ou presque) ne ressemble à celui que l'on vient de quitter… à commencer, dans mes yeux de gamin, par les pièces de monnaie différentes et les panneaux routiers écrits dans une autre langue !
Une fois la frontière passée c'était à chaque fois une nouvelle aventure qui commencait. C'était en tout cas comment je ressentais nos fréquentes incursions en Belgique. Belgique Terre d'Aventures ! « Ca est bien une drôle d'histoire sais-tu !!! ».
Huit longues années plus tard, après un long voyage de plus de deux jours en voiture, je franchissais enfin ma deuxième frontière. Celle-ci était encore plus extraordinaire car pour l'atteindre il avait fallu survivre les nombreux virages de montagne. Mais quel extraordinaire moment de magie quand une fois arrivé au sommet, en plus du soleil d'été et des odeurs de pins, je découvrais la Mer Méditerranée et… l'Espagne. J'en suis sûr, je suis devenu accro à ce moment précis.
Depuis je suis en permanence à la poursuite de cet instant toujours aussi excitant qu'est le passage d'une frontière. Certes, au fil des années j'en ai connu certains plus délicats, plus stressants ou plus pénibles que d'autres mais l'excitation reste la même. Bien sur les frontières terrestres restent mes préférées, (surtout quand il faut franchir une rivière) mais je ne boude pas le plaisir d'arriver dans un aéroport et d'attendre avec une impatience grandissante le moment où les portes du hall des arrivées s'ouvriront enfin vers l'extérieur.
Quelle chance d'habiter en Europe quand on est addictif de frontières (border-freak). Lentement mais surement, je me suis assuré d'avoir mes 'doses' à intervalles réguliers. Certaines plus intenses, comme par exemple quand il s'agissait de passer de l'autre côté du 'rideau de fer' et d'autres plus exotiques quand la frontière du pays et aussi celle d'un nouveau continent.
Et puis un jour, j'ai réalisé que les 'effets' pouvaient se prolonger en habitant de l'autre côté d'une frontière. Habiter à l'étranger, et en particulier à Londres, me donnait l'impression d'être en vacances de manière permanente. Quelque temps plus tard, j'ai également réalisé que je pouvais 'contaminer' une autre personne et qu'ensemble nous pouvions facilement supporter de très fortes 'doses', c'est-à-dire partir plus loin et plus longtemps. A tel point qu'après plusieurs années de ce régime, nous ne sommes jamais plus 'redescendus' ou plutôt si, nous sommes redescendus mais bien plus loin que prévu puisque nous étions arrivés en Australie… Trente ans plus tard, nous y sommes toujours d'ailleurs !
Mais les choses étaient mal faites car le border-freak que j'étais devenu s'est retrouvé dans la plus grande ile au monde au milieu d'un univers sans frontière ?!
Après de longues années de sevrage, il était grand temps de contaminé notre progéniture. Cela n'a pas été compliqué seulement un peu couteux parfois mais qui compte les $ quand l'addiction s'appelle Voyages ?
Nos trois filles ont donc fait leur apprentissage en Asie du Sud-Est, proche et relativement bon marché, et parfois en Europe lorsque nous retrouvions nos familles respectives. Quand elles ont trouvé que bourlinguer avec les 'vieux' n'était plus si cool, elles se sont lancées chacune leur tour dans leur tour… du monde. Les élèves ont vite dépassé le maitre (enfin presque car j'avais une bonne longueur d'avance !).
Et puis ce fut aussi l'occasion pour nous de redécouvrir le bonheur de voyager juste à deux. Ainsi nous sommes allés plus loin, plus longtemps… et mieux encore plus souvent !!!
Maintenant je peux confirmer que ma mission est accomplie à 100%... puisqu'il y a toujours un membre de la famille en vadrouille à n'importe quel moment de l'année. Par contre, je crains que les passages de frontières les laissent totalement indifférentes… N'est pas border-freak qui veut !
To be continued...

Pour ma part, j'ai toujours soupçonné que le fait d'être né (il y a 50++ années) à proximité de la frontière belge a eu, dès mon plus jeune âge, une influence démesurée sur mon attraction pour tout ce qui est étranger et par extension tout ce qui est voyage.
En effet, quoi de plus étonnant qu'une frontière ? Une ligne souvent arbitraire et parfois invisible, mais qui dès qu'elle est franchie nous emmène dans un monde nouveau où plus rien (ou presque) ne ressemble à celui que l'on vient de quitter… à commencer, dans mes yeux de gamin, par les pièces de monnaie différentes et les panneaux routiers écrits dans une autre langue !
Une fois la frontière passée c'était à chaque fois une nouvelle aventure qui commencait. C'était en tout cas comment je ressentais nos fréquentes incursions en Belgique. Belgique Terre d'Aventures ! « Ca est bien une drôle d'histoire sais-tu !!! ».
Huit longues années plus tard, après un long voyage de plus de deux jours en voiture, je franchissais enfin ma deuxième frontière. Celle-ci était encore plus extraordinaire car pour l'atteindre il avait fallu survivre les nombreux virages de montagne. Mais quel extraordinaire moment de magie quand une fois arrivé au sommet, en plus du soleil d'été et des odeurs de pins, je découvrais la Mer Méditerranée et… l'Espagne. J'en suis sûr, je suis devenu accro à ce moment précis.
Depuis je suis en permanence à la poursuite de cet instant toujours aussi excitant qu'est le passage d'une frontière. Certes, au fil des années j'en ai connu certains plus délicats, plus stressants ou plus pénibles que d'autres mais l'excitation reste la même. Bien sur les frontières terrestres restent mes préférées, (surtout quand il faut franchir une rivière) mais je ne boude pas le plaisir d'arriver dans un aéroport et d'attendre avec une impatience grandissante le moment où les portes du hall des arrivées s'ouvriront enfin vers l'extérieur.
Quelle chance d'habiter en Europe quand on est addictif de frontières (border-freak). Lentement mais surement, je me suis assuré d'avoir mes 'doses' à intervalles réguliers. Certaines plus intenses, comme par exemple quand il s'agissait de passer de l'autre côté du 'rideau de fer' et d'autres plus exotiques quand la frontière du pays et aussi celle d'un nouveau continent.
Et puis un jour, j'ai réalisé que les 'effets' pouvaient se prolonger en habitant de l'autre côté d'une frontière. Habiter à l'étranger, et en particulier à Londres, me donnait l'impression d'être en vacances de manière permanente. Quelque temps plus tard, j'ai également réalisé que je pouvais 'contaminer' une autre personne et qu'ensemble nous pouvions facilement supporter de très fortes 'doses', c'est-à-dire partir plus loin et plus longtemps. A tel point qu'après plusieurs années de ce régime, nous ne sommes jamais plus 'redescendus' ou plutôt si, nous sommes redescendus mais bien plus loin que prévu puisque nous étions arrivés en Australie… Trente ans plus tard, nous y sommes toujours d'ailleurs !
Mais les choses étaient mal faites car le border-freak que j'étais devenu s'est retrouvé dans la plus grande ile au monde au milieu d'un univers sans frontière ?!
Après de longues années de sevrage, il était grand temps de contaminé notre progéniture. Cela n'a pas été compliqué seulement un peu couteux parfois mais qui compte les $ quand l'addiction s'appelle Voyages ?
Nos trois filles ont donc fait leur apprentissage en Asie du Sud-Est, proche et relativement bon marché, et parfois en Europe lorsque nous retrouvions nos familles respectives. Quand elles ont trouvé que bourlinguer avec les 'vieux' n'était plus si cool, elles se sont lancées chacune leur tour dans leur tour… du monde. Les élèves ont vite dépassé le maitre (enfin presque car j'avais une bonne longueur d'avance !).
Et puis ce fut aussi l'occasion pour nous de redécouvrir le bonheur de voyager juste à deux. Ainsi nous sommes allés plus loin, plus longtemps… et mieux encore plus souvent !!!
Maintenant je peux confirmer que ma mission est accomplie à 100%... puisqu'il y a toujours un membre de la famille en vadrouille à n'importe quel moment de l'année. Par contre, je crains que les passages de frontières les laissent totalement indifférentes… N'est pas border-freak qui veut !
To be continued...

bonjour, je dois partir en floride pour travailler chez disney a partir du 6 avril
jaimerais savoir sil yen a qui se sont inscrits pour ce programme
sinon est ce que ceux qui lont deja fait peuvent me donner plus de renseignements surce programme.
merci et a bientot
rvey19@yahoo.fr
rvey19@yahoo.fr
...en tant que voyageur individuel depuis pas mal d'années, j'en ai finalement assez peu croisé sur ma route. Sans doute leur espace de voyage est plus restreint que le notre pour des raisons politiques??
Tantôt ils sont détestés à cause de Bush, puis mis sur un piédestal avec Obama. On les annonce en déclin et moribonds, pourtant ils sont à l'origine de la plus formidable révolution technologique et culturelle de ces 50 dernières années. Révolution qui aura eu en plus le mérite de n'envoyer personne dans un camp.
Alors pourquoi détestez-vous autant les américains?
Je viens de voir cet article çi-dessous faire suivre, encore un détraqué dans la nature .
L'identité et la nationalité de l'homme soupçonné de ces abus sexuels sur des enfants, dont les plus jeunes sont âgés de six ans et les plus grands sont adolescents, n'ont pas pu être déterminées. Selon Interpol, l'homme voyagerait autour du monde pour assouvir ses penchants. «Nous avons essayé par tous les moyens possibles de l'identifier et de le traduire en justice mais nous sommes maintenant convaincus que sans l'aide du public, ce prédateur sexuel pourra continuer à violer et à abuser sexuellement des enfants», a déclaré le secrétaire général de l'organisation, Ronald K. Noble, cité par Interpol. . Suite ICI .
L'identité et la nationalité de l'homme soupçonné de ces abus sexuels sur des enfants, dont les plus jeunes sont âgés de six ans et les plus grands sont adolescents, n'ont pas pu être déterminées. Selon Interpol, l'homme voyagerait autour du monde pour assouvir ses penchants. «Nous avons essayé par tous les moyens possibles de l'identifier et de le traduire en justice mais nous sommes maintenant convaincus que sans l'aide du public, ce prédateur sexuel pourra continuer à violer et à abuser sexuellement des enfants», a déclaré le secrétaire général de l'organisation, Ronald K. Noble, cité par Interpol. . Suite ICI .
Bonjour, qui connait ROYAL DECAMERON SALINITAS a El Salvator.Je crois que c`est un nouvel hôtel !
Qui peut m `éclairer ? merci d`avance bye bye Stessy
Je saisis au vol cette remarque d'Attila (que je partage!)
Franchement, je serais le gouvernement, je demanderais l'asile en ...?... et dirais aux français, démerdez vous.
et cette autre :
On fait le coucou dans les discussions mais jamais on n'en entame une...
pour proposer un nouveau post sur un mode très différent de voyager.
Où aimeriez-vous partir vivre?
Bien sûr vous choisissez votre pays ou région d'accueil, on part du principe que ce n'est pas une obligation que l'on vous fait.
Et vous avez besoin de vous éloigner momentanément de votre lieu de vie habituel, pour quelque raison que ce soit.
Quels seraient les atouts locaux importants pour vous de cette nouvelle installation : population, climat, paysages, archéologie, autres .... ?
Franchement, je serais le gouvernement, je demanderais l'asile en ...?... et dirais aux français, démerdez vous.
et cette autre :
On fait le coucou dans les discussions mais jamais on n'en entame une...
pour proposer un nouveau post sur un mode très différent de voyager.
Où aimeriez-vous partir vivre?
Bien sûr vous choisissez votre pays ou région d'accueil, on part du principe que ce n'est pas une obligation que l'on vous fait.
Et vous avez besoin de vous éloigner momentanément de votre lieu de vie habituel, pour quelque raison que ce soit.
Quels seraient les atouts locaux importants pour vous de cette nouvelle installation : population, climat, paysages, archéologie, autres .... ?
salut tout le monde ! Pour une raison inconnue le post "travailler a Disney world floride" a été fermé.
J'ouvre donc ce post pour continuer de discuter sur les experiences, les news, les bons plans .....
A bientot !
A bientot !
Bonsoir!
Voilà, cela fais maintenant de nombreuses années qu'à chacun de mes voyages je fais appel à ce forum afin d'obtenir des informations sur les destinations qui me plaisent, les bons plans, les incontournables et les meilleurs itinéraires possibles.
Après avoir fais appel à vous pour l'Australie, le Mexique, la thaïlande, Cuba, la Côte ouest Américaine, Tanzanie et Zanzibar et j'en passe encore, j'aurai besoin de votre aide pour la Floride....
Aaaaah les Etats-Unis.... Nous sommes partis il y a maintenant 4 ans la première fois aux US, et sur la côte Ouest Américaine pour être plus précis.... Ce fût 1 mois magnifique grâce à vos conseils... Et bien que ce voyage date maintenant, il reste pour ma compagne et moi notre REEL COUP DE COEUR... Cela fait de nombreuses années que nous voulions revenir sur le sol américain, mais d'autres destinations se sont présentés à chaque fois à nous... Et a part un petit séjour d'une semaine à New York, nous nous y sommes plus revenus.... Et cela à dire vrai nous manque.... ahhh les states^^
Alors c'est décidé, 2015 sera l'année de notre retour sur le sol américain! nous disposons de 16 jours vol compris durant la période de pâques normalement... Pourquoi normalement? Et bien voici la première question que j'ai à vous poser, est ce que la période de fin mars début avril est propice pour une visite en Floride? Si oui, cela nous permettra de booker dès maintenant nos vols ou alors à essayer de déplacer nos vacances à une autre périodes....
Ensuite, j'ai lu beaucoup de carnet sur la floride avec de nombreux itinéraires possible, et n'ayant que 16 jours j'aurai voulu rendre au mieux notre voyage? Quel seraient selon vous un itinéraire intéressant pour nous? Sachant que nous aimerions tout de même passé à Orlando pour ces fameuses attractions, voir quelques plages, enfin revivre un magnifique road trip comme nous l avions vécu pour la côte Ouest.
Ensuite, je me demandais si la saison était favorable pour la baignade? Si oui y aurai t il un coin possible pour faire 2 jours de farniente sur une belle plage voir même un détour aux Bahamas ou cela viendrai vraiment trop short?
Enfin, beaucoup de question en ce moment mais aussi beaucoup d'enthousiasme pour revenir dans ce magnifique pays qui nous avait fais rêvé il y a quelques années en arrières.
Merci pour votre aide
Salutations
Voilà, cela fais maintenant de nombreuses années qu'à chacun de mes voyages je fais appel à ce forum afin d'obtenir des informations sur les destinations qui me plaisent, les bons plans, les incontournables et les meilleurs itinéraires possibles.
Après avoir fais appel à vous pour l'Australie, le Mexique, la thaïlande, Cuba, la Côte ouest Américaine, Tanzanie et Zanzibar et j'en passe encore, j'aurai besoin de votre aide pour la Floride....
Aaaaah les Etats-Unis.... Nous sommes partis il y a maintenant 4 ans la première fois aux US, et sur la côte Ouest Américaine pour être plus précis.... Ce fût 1 mois magnifique grâce à vos conseils... Et bien que ce voyage date maintenant, il reste pour ma compagne et moi notre REEL COUP DE COEUR... Cela fait de nombreuses années que nous voulions revenir sur le sol américain, mais d'autres destinations se sont présentés à chaque fois à nous... Et a part un petit séjour d'une semaine à New York, nous nous y sommes plus revenus.... Et cela à dire vrai nous manque.... ahhh les states^^
Alors c'est décidé, 2015 sera l'année de notre retour sur le sol américain! nous disposons de 16 jours vol compris durant la période de pâques normalement... Pourquoi normalement? Et bien voici la première question que j'ai à vous poser, est ce que la période de fin mars début avril est propice pour une visite en Floride? Si oui, cela nous permettra de booker dès maintenant nos vols ou alors à essayer de déplacer nos vacances à une autre périodes....
Ensuite, j'ai lu beaucoup de carnet sur la floride avec de nombreux itinéraires possible, et n'ayant que 16 jours j'aurai voulu rendre au mieux notre voyage? Quel seraient selon vous un itinéraire intéressant pour nous? Sachant que nous aimerions tout de même passé à Orlando pour ces fameuses attractions, voir quelques plages, enfin revivre un magnifique road trip comme nous l avions vécu pour la côte Ouest.
Ensuite, je me demandais si la saison était favorable pour la baignade? Si oui y aurai t il un coin possible pour faire 2 jours de farniente sur une belle plage voir même un détour aux Bahamas ou cela viendrai vraiment trop short?
Enfin, beaucoup de question en ce moment mais aussi beaucoup d'enthousiasme pour revenir dans ce magnifique pays qui nous avait fais rêvé il y a quelques années en arrières.
Merci pour votre aide
Salutations
Bon, voila je commence aujourd'hui ...
Tout ce que je sais c'est qu'il faut que je me fasse Hertz Gold pour ne pas perdre 3 plombes à l'aeroport ... et que je veux une bagnole américaine !
Tout ce que je sais c'est qu'il faut que je me fasse Hertz Gold pour ne pas perdre 3 plombes à l'aeroport ... et que je veux une bagnole américaine !
Tiens pour changer ...
Après … ou plutôt en même temps que, car je ne veux pas couper court aux autres sujets, « les petits moments de bonheur », les citations, cette destinée qui nous rattrape toujours, les « vrais » et les « faux » voyageurs ou autres questions existentielles, pourriez-vous nous raconter une de vos petites «galères» de voyage (ou considérées comme tel à leur arrivée) dont vous riez volontiers aujourd’hui?
Je lance le sujet avec cette anecdote recopiée d'un carnet.
« …ce n’est qu’à l’heure du BN que j’ai pu sortir du piège de ce fond de lit d’oued à sec dans lequel nous étions engagés depuis le milieu de matinée. Tout allait pourtant pour le mieux -du moins le croyais-je- jusqu’à l’arrivée au-dessus de cette cascade sèche, oh pas bien haute … même pas deux mètres, mais quand même infranchissable par mon compagnon d’infortune. Je veux citer Rantanplan, mon, parfois têtu et stupide - si, si j’vous jure- mulet, mais néanmoins solide, courageux et fidèle compagnon-porteur tout-terrain. Tout-terrain ? Pas tout à fait ! Bon, rien à dire face à la cascade sèche… Je me doutais bien qu’il n’allait pas sauter, pattes jointes, deux mètres plus bas rien que pour me faire plaisir. J'ai donc fait demi tour sans me prendre la tête, mais après… quand-même ! Me laisser plus de trois heures, sans aucun remord apparent, au fond d’une gorge, en pleine « cagna » de mi-journée parce que Monsieur refusait de retraverser le petit éboulis dont il s’était rit à l’aller, je trouve la plaisanterie un peu saumâtre.
Bon, la tension est retombée. Je suis maintenant tiré d’affaire, bien à l’ombre bienfaisante d’un genévrier thurifère centenaire préservé - par quel miracle ?- du massacre à la hache subi par ses diformes et squelettiques congénères. J’en ai assez pour la journée ! Le petit bivouac est installé, le thé au thym frémit gentiment sur les braises, Rantanplan broute ce qu’il peut entre les cailloux en attendant son repas du soir, je me remémore et laisse quelques traces écrites des événements de ces dernières heures.
Quand j’ai vu le mulet planter ses fers et s’immobiliser devant l’étranglement du passage et quelques cailloux polis, j’ai pensé qu’au vu des expériences précédentes, passer au-delà ne serait qu’une formalité ; d’autant plus qu’à l'aller il n’avait pas marqué la moindre hésitation.
J’ai donc commencé par le plus simple : l'accompagner en le tenant par la bride. Il n’a pas bougé les pattes d’un millimètre. Je suis passé derrière en lui donnant la traditionnelle tape sur la croupe accompagnée dans mon meilleur berbère du mot « ouchte » connu par tous les mulets de l’Atlas pour déclencher le mouvement. Rien. Une, deux, dix, vingt fois et plus sans succès, j’ai renouvelé ces gestes basiques. Sans y croire réellement j’ai vérifié qu’aucun animal rampant n’était caché dans les pierres à proximité. Si un serpent était dans coin il aurait de toutes façons fuit depuis longtemps. Je lui ai fait faire demi tour sur quelques mètres, pris par la bride et revenu en espérant passer ainsi comme si de rien n’était. Quand il s’est de nouveau planté devant la plus grosse pierre sans même l’effleurer du sabot, j’ai cru lire dans son regard « non mais tu me prends pour un con ? ». J’ai essayé de lui faire comprendre que non. Je lui ai susurré à l’oreille que c’était le plus gentil et courageux des mulets, qu’après avoir arpenté sans chuter des pierriers pentus et instables à la recherche d’une trace perdue, qu’après avoir franchi dans les rochers des passages en escaliers devant lesquels j’aurais fait demi tour sans hésiter si je n’avais pas vu les traces de fer sur les cailloux ou eu la garantie des bergers rencontrés que le passage était accessible aux mulets, qu’après avoir reculé sur plusieurs mètres, à trente mètres de la rivière en contre-bas, dans une vire de falaise étroite au point de ne pas pouvoir faire demi-tour, il ne devait pas se laisser ridiculiser par ces quelques cailloux certes un peu polis mais qu’il avait royalement toisé deux heures auparavant. Toujours rien. Fâché, j’ai fini par lui dire qu’il n’avait aucun orgueil, que je le revendrais à un méchant éleveur de chèvres dès que nous serions sortis de là, qu’il me regretterait en voyant la différence de traitement avec moi qui ne l’avais jamais battu. Je l'ai menacé de partir seul avec mon sac à dos en l’abandonnant là à son triste sort… Cela n’a pas semblé l’émouvoir. Je l’ai déchargé, fait plusieurs fois demi tour et revenu en montant dessus en croyant naïvement que si je lui montrais que je n’avais pas peur sur lui, il n’avait rien à craindre non plus. Ce ne fût pas un franc succès. J’ai ensuite pensé qu’une diversion viendrait à bout du caprice et l’ai entraîné jusqu’au petit filet d’eau qui ressurgissait en aval à une demi-heure de là. Il n’a pas voulu reboire. Moi si. Nous sommes restés là le temps de fumer une cigarette ( pas lui, moi ) et je l’ai fait trotter au retour en espérant qu’il passe dans la foulée… mais la foulée s’est figée une fois de plus à la vue du passage considéré comme délicat. Je lui ai bandé les yeux, et à nouveau tiré, poussé, monté à nouveau. Il y a eu un semblant de progrès. N’y voyant rien, il posait le premier sabot, mais dès celui-ci au contact de ce p….. de caillou c’était un « non » aussi franc que massif. Que faire ? Arrêter de se prendre la tête, passer là le reste de l’après-midi et la nuit et … demain serait un autre jour ? Imprudent. Même si je ne suis pas plus inquiet que cela sur la météo de ce mois de juillet, je n’aime pas dormir dans un endroit « sans issue ». Le laisser là et partir chercher de l’aide d’un conducteur de mulet plus expérimenté que moi ? C’était une option. De toute façon … il n’allait pas se sauver ! Construire une espèce de passerelle selon la technique locale éprouvée Tiens c’est une idée ça. Les cailloux c’est pas ce qui manque … de toutes tailles… Il n’y a plus qu’à les déplacer ! Le bois est plus rare, mais j’en ai vu ce matin qui avait du être charrié par l’eau cet hiver avant de coincer dans les rochers riverains… Il n’y a plus qu’a aller les chercher ! Au taf ! J’ai donc joué les terrassiers pendant plus d’une heure avant de, non pas m’émerveiller du labeur accompli dans la canicule de cette mi-journée, mais du moins estimer suffisant le résultat et envisager la fin de la plaisanterie. Je n’y ai pas cru longtemps ! L’animal était dans une phase d’humeur contrarié et la mienne d’humeur n’étant pas dans un cycle de jovialité, j’ai opté sagement pour une petite détente-collation destinée à faire chuter ma tension. Collation …? Et si asserdoun ( le mulet ) avait faim ? Lui aussi a généralement droit à sa ration d’orge de midi pendant que je déguste mes sardines à la tomate ou mon corned beef. Et si sa ration était alignée en petits tas tous les trente centimètres jusqu’à dépasser … ce que je ne peux toujours pas qualifier d’obstacle ? Je la tenais ma solution ! Collé à la paroi de la falaise pour profiter de la petite bande d’ombre qu’elle voulait bien dispenser, j’ai fini ma portion de Vache qui rit et mes figues ( et oui, aujourd’hui c’était fromage et dessert !) sans savoir si je devais rire ou pleurer. J’aurais du mal à décrire ici l’attitude ridicule adoptée par l’animal pour attraper le tas suivant après avoir avalé goulûment les trois premières poignées de grain, mais je me promets de la mimer à celles ou ceux qui m’en feront un jour la demande. Sachez seulement que ce cher Rantanaplan ne semblait pas décidé à esquisser le moindre petit pas en avant pour accéder au x autres petits tas de grain et finir son repas de midi. C’est cependant cette position grotesque qui m’a donné une nouvelle idée : l’encolure et la tête allongée au maximum, le naseau frémissant, les lèvres tendues trois centimètres devant sa dentition de jeune homme, et les deux pattes avant jointes formant un angle avec le sol à la limite de rupture d’équilibre … Suffirait-il de rompre la stabilité de cet inesthétique position pour qu’il fasse enfin ces deux pas en avant tant attendus depuis la fin de matinée ? Y avait qu’à … et pour cela une seule solution : le prendre par surprise car il reprendrait sa position bien campée dès que je m’approcherais.
La surprise, oui mais … Qui a déjà essayé de s’approcher d’un mulet sans se faire remarquer ?
La solution serait dans la corde qui sert à la fixation du chouari et du taghrart ( paniers de portage et sac de bât). J’ai attaché une extrémité de la corde à une des pattes avant et l’autre bout à une des pattes arrière, resservi à portée de gueule quelques grains pour l’aguicher, mis la corde en limite de tension et attendu patiemment trois mètres devant lui qu’ il essaye à nouveau d’attraper le tas suivant. L’instant propice n’a pas tardé plus d’une minute. Dès qu’il a atteint la position attendue j’ai tiré d’un coup sec simultanément sur les deux brins de la corde.
Bingo ! Déséquilibré réellement ou surpris par la tension brutale de la corde dans les chevilles, toujours est-il que plus de trois heures après s’être planté une première fois, Rantanplanfranchissait le misérable tas de cailloux, m’évitant ainsi d’avoir à exposer dans une langue où je ne connais que quelques « expressions de survie » le grotesque de la situation à la première bergerie trouvée.
Certes, la vie des montagnards locaux manque tellement de récréations que l’anecdote du roumi et asserdoun n’aurait pas manqué d’alimenter les discussions des veillées et certainement diverti le souk régional pendant des semaines… Mais j’avoue être un brin susceptible, alors … »
José
Après … ou plutôt en même temps que, car je ne veux pas couper court aux autres sujets, « les petits moments de bonheur », les citations, cette destinée qui nous rattrape toujours, les « vrais » et les « faux » voyageurs ou autres questions existentielles, pourriez-vous nous raconter une de vos petites «galères» de voyage (ou considérées comme tel à leur arrivée) dont vous riez volontiers aujourd’hui?
Je lance le sujet avec cette anecdote recopiée d'un carnet.
« …ce n’est qu’à l’heure du BN que j’ai pu sortir du piège de ce fond de lit d’oued à sec dans lequel nous étions engagés depuis le milieu de matinée. Tout allait pourtant pour le mieux -du moins le croyais-je- jusqu’à l’arrivée au-dessus de cette cascade sèche, oh pas bien haute … même pas deux mètres, mais quand même infranchissable par mon compagnon d’infortune. Je veux citer Rantanplan, mon, parfois têtu et stupide - si, si j’vous jure- mulet, mais néanmoins solide, courageux et fidèle compagnon-porteur tout-terrain. Tout-terrain ? Pas tout à fait ! Bon, rien à dire face à la cascade sèche… Je me doutais bien qu’il n’allait pas sauter, pattes jointes, deux mètres plus bas rien que pour me faire plaisir. J'ai donc fait demi tour sans me prendre la tête, mais après… quand-même ! Me laisser plus de trois heures, sans aucun remord apparent, au fond d’une gorge, en pleine « cagna » de mi-journée parce que Monsieur refusait de retraverser le petit éboulis dont il s’était rit à l’aller, je trouve la plaisanterie un peu saumâtre.
Bon, la tension est retombée. Je suis maintenant tiré d’affaire, bien à l’ombre bienfaisante d’un genévrier thurifère centenaire préservé - par quel miracle ?- du massacre à la hache subi par ses diformes et squelettiques congénères. J’en ai assez pour la journée ! Le petit bivouac est installé, le thé au thym frémit gentiment sur les braises, Rantanplan broute ce qu’il peut entre les cailloux en attendant son repas du soir, je me remémore et laisse quelques traces écrites des événements de ces dernières heures.
Quand j’ai vu le mulet planter ses fers et s’immobiliser devant l’étranglement du passage et quelques cailloux polis, j’ai pensé qu’au vu des expériences précédentes, passer au-delà ne serait qu’une formalité ; d’autant plus qu’à l'aller il n’avait pas marqué la moindre hésitation.
J’ai donc commencé par le plus simple : l'accompagner en le tenant par la bride. Il n’a pas bougé les pattes d’un millimètre. Je suis passé derrière en lui donnant la traditionnelle tape sur la croupe accompagnée dans mon meilleur berbère du mot « ouchte » connu par tous les mulets de l’Atlas pour déclencher le mouvement. Rien. Une, deux, dix, vingt fois et plus sans succès, j’ai renouvelé ces gestes basiques. Sans y croire réellement j’ai vérifié qu’aucun animal rampant n’était caché dans les pierres à proximité. Si un serpent était dans coin il aurait de toutes façons fuit depuis longtemps. Je lui ai fait faire demi tour sur quelques mètres, pris par la bride et revenu en espérant passer ainsi comme si de rien n’était. Quand il s’est de nouveau planté devant la plus grosse pierre sans même l’effleurer du sabot, j’ai cru lire dans son regard « non mais tu me prends pour un con ? ». J’ai essayé de lui faire comprendre que non. Je lui ai susurré à l’oreille que c’était le plus gentil et courageux des mulets, qu’après avoir arpenté sans chuter des pierriers pentus et instables à la recherche d’une trace perdue, qu’après avoir franchi dans les rochers des passages en escaliers devant lesquels j’aurais fait demi tour sans hésiter si je n’avais pas vu les traces de fer sur les cailloux ou eu la garantie des bergers rencontrés que le passage était accessible aux mulets, qu’après avoir reculé sur plusieurs mètres, à trente mètres de la rivière en contre-bas, dans une vire de falaise étroite au point de ne pas pouvoir faire demi-tour, il ne devait pas se laisser ridiculiser par ces quelques cailloux certes un peu polis mais qu’il avait royalement toisé deux heures auparavant. Toujours rien. Fâché, j’ai fini par lui dire qu’il n’avait aucun orgueil, que je le revendrais à un méchant éleveur de chèvres dès que nous serions sortis de là, qu’il me regretterait en voyant la différence de traitement avec moi qui ne l’avais jamais battu. Je l'ai menacé de partir seul avec mon sac à dos en l’abandonnant là à son triste sort… Cela n’a pas semblé l’émouvoir. Je l’ai déchargé, fait plusieurs fois demi tour et revenu en montant dessus en croyant naïvement que si je lui montrais que je n’avais pas peur sur lui, il n’avait rien à craindre non plus. Ce ne fût pas un franc succès. J’ai ensuite pensé qu’une diversion viendrait à bout du caprice et l’ai entraîné jusqu’au petit filet d’eau qui ressurgissait en aval à une demi-heure de là. Il n’a pas voulu reboire. Moi si. Nous sommes restés là le temps de fumer une cigarette ( pas lui, moi ) et je l’ai fait trotter au retour en espérant qu’il passe dans la foulée… mais la foulée s’est figée une fois de plus à la vue du passage considéré comme délicat. Je lui ai bandé les yeux, et à nouveau tiré, poussé, monté à nouveau. Il y a eu un semblant de progrès. N’y voyant rien, il posait le premier sabot, mais dès celui-ci au contact de ce p….. de caillou c’était un « non » aussi franc que massif. Que faire ? Arrêter de se prendre la tête, passer là le reste de l’après-midi et la nuit et … demain serait un autre jour ? Imprudent. Même si je ne suis pas plus inquiet que cela sur la météo de ce mois de juillet, je n’aime pas dormir dans un endroit « sans issue ». Le laisser là et partir chercher de l’aide d’un conducteur de mulet plus expérimenté que moi ? C’était une option. De toute façon … il n’allait pas se sauver ! Construire une espèce de passerelle selon la technique locale éprouvée Tiens c’est une idée ça. Les cailloux c’est pas ce qui manque … de toutes tailles… Il n’y a plus qu’à les déplacer ! Le bois est plus rare, mais j’en ai vu ce matin qui avait du être charrié par l’eau cet hiver avant de coincer dans les rochers riverains… Il n’y a plus qu’a aller les chercher ! Au taf ! J’ai donc joué les terrassiers pendant plus d’une heure avant de, non pas m’émerveiller du labeur accompli dans la canicule de cette mi-journée, mais du moins estimer suffisant le résultat et envisager la fin de la plaisanterie. Je n’y ai pas cru longtemps ! L’animal était dans une phase d’humeur contrarié et la mienne d’humeur n’étant pas dans un cycle de jovialité, j’ai opté sagement pour une petite détente-collation destinée à faire chuter ma tension. Collation …? Et si asserdoun ( le mulet ) avait faim ? Lui aussi a généralement droit à sa ration d’orge de midi pendant que je déguste mes sardines à la tomate ou mon corned beef. Et si sa ration était alignée en petits tas tous les trente centimètres jusqu’à dépasser … ce que je ne peux toujours pas qualifier d’obstacle ? Je la tenais ma solution ! Collé à la paroi de la falaise pour profiter de la petite bande d’ombre qu’elle voulait bien dispenser, j’ai fini ma portion de Vache qui rit et mes figues ( et oui, aujourd’hui c’était fromage et dessert !) sans savoir si je devais rire ou pleurer. J’aurais du mal à décrire ici l’attitude ridicule adoptée par l’animal pour attraper le tas suivant après avoir avalé goulûment les trois premières poignées de grain, mais je me promets de la mimer à celles ou ceux qui m’en feront un jour la demande. Sachez seulement que ce cher Rantanaplan ne semblait pas décidé à esquisser le moindre petit pas en avant pour accéder au x autres petits tas de grain et finir son repas de midi. C’est cependant cette position grotesque qui m’a donné une nouvelle idée : l’encolure et la tête allongée au maximum, le naseau frémissant, les lèvres tendues trois centimètres devant sa dentition de jeune homme, et les deux pattes avant jointes formant un angle avec le sol à la limite de rupture d’équilibre … Suffirait-il de rompre la stabilité de cet inesthétique position pour qu’il fasse enfin ces deux pas en avant tant attendus depuis la fin de matinée ? Y avait qu’à … et pour cela une seule solution : le prendre par surprise car il reprendrait sa position bien campée dès que je m’approcherais.
La surprise, oui mais … Qui a déjà essayé de s’approcher d’un mulet sans se faire remarquer ?
La solution serait dans la corde qui sert à la fixation du chouari et du taghrart ( paniers de portage et sac de bât). J’ai attaché une extrémité de la corde à une des pattes avant et l’autre bout à une des pattes arrière, resservi à portée de gueule quelques grains pour l’aguicher, mis la corde en limite de tension et attendu patiemment trois mètres devant lui qu’ il essaye à nouveau d’attraper le tas suivant. L’instant propice n’a pas tardé plus d’une minute. Dès qu’il a atteint la position attendue j’ai tiré d’un coup sec simultanément sur les deux brins de la corde.
Bingo ! Déséquilibré réellement ou surpris par la tension brutale de la corde dans les chevilles, toujours est-il que plus de trois heures après s’être planté une première fois, Rantanplanfranchissait le misérable tas de cailloux, m’évitant ainsi d’avoir à exposer dans une langue où je ne connais que quelques « expressions de survie » le grotesque de la situation à la première bergerie trouvée.
Certes, la vie des montagnards locaux manque tellement de récréations que l’anecdote du roumi et asserdoun n’aurait pas manqué d’alimenter les discussions des veillées et certainement diverti le souk régional pendant des semaines… Mais j’avoue être un brin susceptible, alors … »
José
Bonjour à tous les VFistes,
Le magazine Carnet d'Aventures propose un hors série intitulé Le Voyage Ecologique.
www.expemag.com/hors-serie/voyage-ecologique.html
un très bon outil de réflexion sur le sujet qui fera un très bon thème de discussions.
J'en profite pour joindre un petit article pour ceux qui douteraient encore de la nécessité de se préoccuper de la question.
Article publié le : 02/04/2008 Face au changement climatique, l’Europe au milieu du gué Le temps du déni est révolu et l’équation du salut désormais connue : la hausse des températures doit être enrayée, sous peine d’un emballement du climat aux effets inconnus mais potentiellement dangereux pour la vie sur Terre. A l’occasion du Conseil européen du 13 mars dernier, le Haut Représentant de la Commission, Javier Solana, a présenté ses conclusions aux chefs d’Etat des 27 : Un changement climatique non maîtrisé, avec une hausse supérieure à 2°C, débouchera sur des situations sans précédent en matière de sécurité, car un certain nombre de points de basculement risquent d'être atteints, au-delà desquels les changements climatiques pourraient encore s'accélérer, devenir irréversibles et en grande partie imprévisibles. Le rapport souligne que L'Union européenne occupe une position unique pour faire face aux conséquences des changements climatiques pour la sécurité internationale, compte tenu du rôle de premier plan qu'elle joue dans le domaine du développement et la politique climatique à l'échelle mondiale et du large éventail d'instruments dont elle dispose. Stabiliser la hausse des températures à +2°C d’ici à 2050 suppose une réduction drastique des émissions : - 25% au minimum en 2020, - 75% en 2050 pour les pays industrialisés.
Source : www.actu-environnement.com
Bonne lecture,
Wally
Le magazine Carnet d'Aventures propose un hors série intitulé Le Voyage Ecologique.
www.expemag.com/hors-serie/voyage-ecologique.html
un très bon outil de réflexion sur le sujet qui fera un très bon thème de discussions.
J'en profite pour joindre un petit article pour ceux qui douteraient encore de la nécessité de se préoccuper de la question.
Article publié le : 02/04/2008 Face au changement climatique, l’Europe au milieu du gué Le temps du déni est révolu et l’équation du salut désormais connue : la hausse des températures doit être enrayée, sous peine d’un emballement du climat aux effets inconnus mais potentiellement dangereux pour la vie sur Terre. A l’occasion du Conseil européen du 13 mars dernier, le Haut Représentant de la Commission, Javier Solana, a présenté ses conclusions aux chefs d’Etat des 27 : Un changement climatique non maîtrisé, avec une hausse supérieure à 2°C, débouchera sur des situations sans précédent en matière de sécurité, car un certain nombre de points de basculement risquent d'être atteints, au-delà desquels les changements climatiques pourraient encore s'accélérer, devenir irréversibles et en grande partie imprévisibles. Le rapport souligne que L'Union européenne occupe une position unique pour faire face aux conséquences des changements climatiques pour la sécurité internationale, compte tenu du rôle de premier plan qu'elle joue dans le domaine du développement et la politique climatique à l'échelle mondiale et du large éventail d'instruments dont elle dispose. Stabiliser la hausse des températures à +2°C d’ici à 2050 suppose une réduction drastique des émissions : - 25% au minimum en 2020, - 75% en 2050 pour les pays industrialisés.
Source : www.actu-environnement.com
Bonne lecture,
Wally
Hello les aficionados de voyages ! Un nouveau petit carnet pour vous raconter ma vadrouille au Pérou, en Bolivie et au Chili en 18 jours. Voyage intense, fatigant, mais au combien dépaysant... Je te laisse découvrir ça même si tu peux déjà retrouver la version complète ici :
onpartenvadrouille.over-blog.com/...-pas-l-pero...
Bonne lecture et n'hésite pas à me faire part de tes éventuels remarques / commentaires...
23 octobre C’est pas l’Pérou ? Si ! Quand j’étais petit, je n’étais pas grand… Normal, vas-tu me dire… Et quand j’étais petit, j’étais fasciné par la carte du monde. Comme mes vieux posters de Chris Waddle et de Jean-Pierre Papin, je la fixais comme un ahuri en me posant cette question toute bête : Qu’est-ce qu’il y a là-bas, de l’autre côté de la planète ? Mon envie de voyage a certainement commencé à poindre le bout de son nez à ce moment-là. Malheureusement pour mon porte-monnaie et pour ma femme, elle n’a fait que s’accroître avec le temps. Ma femme, justement, parlons-en !! Le jour (ou plus précisément la nuit) où nous avons dormi (ou plus précisément essayé de dormir) dans une maison (ou plus précisément dans une cabane) mal isolée (ou plus précisément pas isolée du tout) par une température revigorante (ou plus précisément glaciale) au fin fond de la Birmanie, elle a dit « Stop ! Finito ! Terminé ! Kaput ! Les voyages dans ces conditions, ce n’est plus de mon âge ! » Sauf que moi, premièrement, je ne fais pas son âge !!! S’en est donc suivi un voyage à Bali cet été dans des conditions à la brosser dans le sens du poil. Sauf que moi, deuxièmement, ça ne m’a pas comblé mon envie de dormir à l’arrache au milieu des cochons ! Et puis un voyage à quatre à Bali en conditions préférentielles, ça a un coup ! La cigale ayant dépensé tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. Sauf que moi, troisièmement, j’en ai gardé un peu sous le pied. Mais juste un tout p’tit peu… Juste pour une seule personne… Juste pour moi, en fait ! Sauf que moi, quatrièmement, je ne me vois pas partir en solo à l’assaut du monde pour dormir avec des cochons... Partenaire particulier, je cherche partenaire particulière, débloqué, pas trop timide et avec une bonne dose de savoir faire !
Et là, se pointe mon frère. Lors d’une soirée bien arrosée faisant suite à une journée de ski, il nous confesse que le générique des « Mystérieuses cités d’or » le hante au plus profond de son être depuis qu’il est tout petit et qu’il lui faut donc absolument étancher sa soif d’aller toiser le Machu Picchu en tête à tête. « Franck, pourquoi n’y emmènerais-tu pas ton frère ? » Incrédule ou femme parfaite, Dieu seul le sait ! En tout cas, Sandrine a prononcé ces quelques mots à 21h57. Sur le coup, je pense qu’elle ne perçoit pas la portée de ses mots. Crédule ou homme opportuniste, Dieu seul le sait ! En tout cas, je saisis l’opportunité par les deux mains et à 22h25, je suis scotché à mon écran en train de retourner le net pour y dénicher des billets d’avion pas chers. 22h49, emballé, c’est pesé, y’a plus rien à voir, cinq cents euros par personne, départ en octobre prochain !!! C’est ce qu’on appelle « battre le net tant qu’il est encore tôt ! » Je t’annonce donc solennellement que pour ce nouveau voyage, je prends la direction de l'Amérique du Sud, et plus précisément de la Cordillère des Andes, la plus longue chaîne de montagnes du monde... Une traversée de Lima au Pérou, jusqu’à San Pédro de Atacama au Chili en passant par La Paz en Bolivie, pour une durée totale de dix-huit jours sur place, du 23 octobre au 11 novembre. Au programme de ce roadtrip, des noms qui résonnent comme autant de lieux magiques… Les lignes de Nazca, l'incontournable Machu Picchu, la ville ancestrale de Cuzco, le Lac Titicaca, la tentaculaire capitale La Paz, le Salar d’Uyuni, le sud Lipez, le désert d'Atacama, … et bien d’autres de leurs amis qui riment avec Esteban, Tao et Zia ! Et tu l’as donc compris, dans la rubrique « C’est qui qui vient ? », je serai pour cette fois-ci accompagné par mon frère que je m’en vais te présenter de ce pas...
Pour commencer, soit-disant qu’il serait ma copie. Pâle, mais copie quand même dixit les personnes qui nous connaissent… Ensuite et c’est bien là le plus important, dormir avec des cochons ne le rebute pas du tout, bien au contraire ! Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, je parle bien de l’animal mâle… Enfin, sache qu’il a une dizaine d’années de moins que moi et qu’il se prénomme Sullivan. Voilà pour les présentations sommaires, tu en sauras plus sur lui en allant consulter son compte Tinder, ou tout au long de notre vadrouille qui débute… maintenant ! Car comme dirait ma grand-mère, « il y a de la route, faut y aller mes gamins ! » Trente minutes de voiture jusqu’à la gare TGV de Reims. Trente minutes supplémentaires de train pour gagner l’aéroport Charles de Gaulle. Neuf heures d’avion pour aller jusqu’à Atlanta, puis sept nouvelles heures de vol pour enfin atterrir à Lima. Ajoute à ça les temps d’attente dont les quatre heures d’escale à Atlanta, secoue le shaker et tu obtiens un résultat de vingt-et-une heures de transport !... Mais on est des oufs, nous ! Car je profite du fait d’être cette fois-ci exonéré de ralentisseurs plaintifs pour pousser le bouchon un peu plus loin. A cela, comprendre que je voyage léger, sans femme ni enfant. Pour gagner du temps, on enchaîne donc direct en arrivant à Lima avec une heure de taxi pour gagner la gare routière, trois heures d’attente sur un banc en pleine nuit, puis cinq heures de bus pour aller jusqu’à Ica. De là, on prend un nouveau taxi et terminus, tout le monde descend !!! Ouf, nous arrivons enfin à notre lieu de villégiature, Huacachina, pas moins de trente-trois heures après avoir regardé ma maison s’éloigner dans mon rétroviseur. Que retenir de ce voyage à part que ce fut extrêmement long ? Pas grand’chose à part qu’à l’immigration américaine, vu qu’on porte logiquement le même nom avec mon frère, on nous a demandé si nous étions mariés ensemble ; qu’on a tué le temps à l’aéroport d’Atlanta à boire des bières à la citrouille d’Halloween ; que nous avons été accueillis par des prostituées pratiquement nues dans les rues de Lima (merci à elles pour cette délicate attention), et que des affiches de Julien Clerc couvraient les murs de la ville. Oui, oui, « Lili voulait aller danser » a apparemment son public là-bas… Allez, maintenant, tu m’excuseras pour le caractère expéditif de cette fin de description de journée, mais le thermomètre ici affiche déjà près de trente degrés. Si on ajoute à l’équation le temps de transport, ainsi que les six heures de décalage horaire, on obtient deux français complètement crevés qui doivent aller se coucher pour être en forme demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
Bonne lecture et n'hésite pas à me faire part de tes éventuels remarques / commentaires...
23 octobre C’est pas l’Pérou ? Si ! Quand j’étais petit, je n’étais pas grand… Normal, vas-tu me dire… Et quand j’étais petit, j’étais fasciné par la carte du monde. Comme mes vieux posters de Chris Waddle et de Jean-Pierre Papin, je la fixais comme un ahuri en me posant cette question toute bête : Qu’est-ce qu’il y a là-bas, de l’autre côté de la planète ? Mon envie de voyage a certainement commencé à poindre le bout de son nez à ce moment-là. Malheureusement pour mon porte-monnaie et pour ma femme, elle n’a fait que s’accroître avec le temps. Ma femme, justement, parlons-en !! Le jour (ou plus précisément la nuit) où nous avons dormi (ou plus précisément essayé de dormir) dans une maison (ou plus précisément dans une cabane) mal isolée (ou plus précisément pas isolée du tout) par une température revigorante (ou plus précisément glaciale) au fin fond de la Birmanie, elle a dit « Stop ! Finito ! Terminé ! Kaput ! Les voyages dans ces conditions, ce n’est plus de mon âge ! » Sauf que moi, premièrement, je ne fais pas son âge !!! S’en est donc suivi un voyage à Bali cet été dans des conditions à la brosser dans le sens du poil. Sauf que moi, deuxièmement, ça ne m’a pas comblé mon envie de dormir à l’arrache au milieu des cochons ! Et puis un voyage à quatre à Bali en conditions préférentielles, ça a un coup ! La cigale ayant dépensé tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. Sauf que moi, troisièmement, j’en ai gardé un peu sous le pied. Mais juste un tout p’tit peu… Juste pour une seule personne… Juste pour moi, en fait ! Sauf que moi, quatrièmement, je ne me vois pas partir en solo à l’assaut du monde pour dormir avec des cochons... Partenaire particulier, je cherche partenaire particulière, débloqué, pas trop timide et avec une bonne dose de savoir faire !
Et là, se pointe mon frère. Lors d’une soirée bien arrosée faisant suite à une journée de ski, il nous confesse que le générique des « Mystérieuses cités d’or » le hante au plus profond de son être depuis qu’il est tout petit et qu’il lui faut donc absolument étancher sa soif d’aller toiser le Machu Picchu en tête à tête. « Franck, pourquoi n’y emmènerais-tu pas ton frère ? » Incrédule ou femme parfaite, Dieu seul le sait ! En tout cas, Sandrine a prononcé ces quelques mots à 21h57. Sur le coup, je pense qu’elle ne perçoit pas la portée de ses mots. Crédule ou homme opportuniste, Dieu seul le sait ! En tout cas, je saisis l’opportunité par les deux mains et à 22h25, je suis scotché à mon écran en train de retourner le net pour y dénicher des billets d’avion pas chers. 22h49, emballé, c’est pesé, y’a plus rien à voir, cinq cents euros par personne, départ en octobre prochain !!! C’est ce qu’on appelle « battre le net tant qu’il est encore tôt ! » Je t’annonce donc solennellement que pour ce nouveau voyage, je prends la direction de l'Amérique du Sud, et plus précisément de la Cordillère des Andes, la plus longue chaîne de montagnes du monde... Une traversée de Lima au Pérou, jusqu’à San Pédro de Atacama au Chili en passant par La Paz en Bolivie, pour une durée totale de dix-huit jours sur place, du 23 octobre au 11 novembre. Au programme de ce roadtrip, des noms qui résonnent comme autant de lieux magiques… Les lignes de Nazca, l'incontournable Machu Picchu, la ville ancestrale de Cuzco, le Lac Titicaca, la tentaculaire capitale La Paz, le Salar d’Uyuni, le sud Lipez, le désert d'Atacama, … et bien d’autres de leurs amis qui riment avec Esteban, Tao et Zia ! Et tu l’as donc compris, dans la rubrique « C’est qui qui vient ? », je serai pour cette fois-ci accompagné par mon frère que je m’en vais te présenter de ce pas...
Pour commencer, soit-disant qu’il serait ma copie. Pâle, mais copie quand même dixit les personnes qui nous connaissent… Ensuite et c’est bien là le plus important, dormir avec des cochons ne le rebute pas du tout, bien au contraire ! Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, je parle bien de l’animal mâle… Enfin, sache qu’il a une dizaine d’années de moins que moi et qu’il se prénomme Sullivan. Voilà pour les présentations sommaires, tu en sauras plus sur lui en allant consulter son compte Tinder, ou tout au long de notre vadrouille qui débute… maintenant ! Car comme dirait ma grand-mère, « il y a de la route, faut y aller mes gamins ! » Trente minutes de voiture jusqu’à la gare TGV de Reims. Trente minutes supplémentaires de train pour gagner l’aéroport Charles de Gaulle. Neuf heures d’avion pour aller jusqu’à Atlanta, puis sept nouvelles heures de vol pour enfin atterrir à Lima. Ajoute à ça les temps d’attente dont les quatre heures d’escale à Atlanta, secoue le shaker et tu obtiens un résultat de vingt-et-une heures de transport !... Mais on est des oufs, nous ! Car je profite du fait d’être cette fois-ci exonéré de ralentisseurs plaintifs pour pousser le bouchon un peu plus loin. A cela, comprendre que je voyage léger, sans femme ni enfant. Pour gagner du temps, on enchaîne donc direct en arrivant à Lima avec une heure de taxi pour gagner la gare routière, trois heures d’attente sur un banc en pleine nuit, puis cinq heures de bus pour aller jusqu’à Ica. De là, on prend un nouveau taxi et terminus, tout le monde descend !!! Ouf, nous arrivons enfin à notre lieu de villégiature, Huacachina, pas moins de trente-trois heures après avoir regardé ma maison s’éloigner dans mon rétroviseur. Que retenir de ce voyage à part que ce fut extrêmement long ? Pas grand’chose à part qu’à l’immigration américaine, vu qu’on porte logiquement le même nom avec mon frère, on nous a demandé si nous étions mariés ensemble ; qu’on a tué le temps à l’aéroport d’Atlanta à boire des bières à la citrouille d’Halloween ; que nous avons été accueillis par des prostituées pratiquement nues dans les rues de Lima (merci à elles pour cette délicate attention), et que des affiches de Julien Clerc couvraient les murs de la ville. Oui, oui, « Lili voulait aller danser » a apparemment son public là-bas… Allez, maintenant, tu m’excuseras pour le caractère expéditif de cette fin de description de journée, mais le thermomètre ici affiche déjà près de trente degrés. Si on ajoute à l’équation le temps de transport, ainsi que les six heures de décalage horaire, on obtient deux français complètement crevés qui doivent aller se coucher pour être en forme demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
Certains ont apprécié ma veille journalistique, donc, une nouvelle fournée :
1- Tourisme durable. Le climat change, les voyages aussi, Courrier International n°933, 18/09/08 J. Prades et A. De Cozar, El Pais
Le rechauffement modifie le comportement des voyageurs. De nouvelles destinations s’ouvrent, mais le tourisme ecolo peine a s’imposer. Eric Schmitt est passe de l’euphorie a l’inquietude lorsqu’il a pris conscience de l’importance de sa decouverte. C’etait en septembre 2005. A 60 ans, cet explorateur de l’universite de Berkeley, en Californie, a decouvert une nouvelle ile a 60 kilometres du cercle polaire arctique, dans le froid Groenland. Recouvert par la glace qui le reliait au littoral, le bout de terre etait passe inapercu pendant des siecles. Et c’est la que Schmitt a compris a quel point cette apparition etait preoccupante. Il s’agissait en effet d’une preuve evidente des repercussions des changements climatiques sur la planete. On peut bien sur tirer benefice de toute situation. L’ile du rechauffement est rapidement devenue une destination touristique courue. L’entreprise californienne Betchart Expeditions a su exploiter le filon, en organisant desormais des voyages en bateau sur l’ilot pour 3 700 a 5 100 euros. La fonte generalisee des glaciers et des calottes polaires et le rechauffement de la temperature de la surface oceanique ont contribue a l’elevation du niveau de la mer et a l’apparition de nouvelles reactions biologiques dans les ecosystemes et chez les especes. Le tourisme cherche a s’adapter a cette nouvelle realite. “Il est fort probable que les conditions climatiques qui attirent les touristes se deplacent vers des latitudes et des altitudes plus elevees. Ainsi, certaines zones touristiques populaires (la Mediterranee en ete, par exemple) vont perdre la position privilegiee qu’elles occupent parmi les destinations favorites”, a-t-on pu entendre lors du sommet ministeriel sur le tourisme et le changement climatique du 13 novembre 2007 qui s’est tenu a Londres.
“Ils viennent verifier ce qu’ils voient a la tele” Les pays du Nord ont donc commence a s’adapter au phenomene. En l’espace d’un peu plus de cinq ans, une foret de coniferes a pousse en face de chez Javier Gálvez, a Qassiarsuk, dans le sud du Groenland. Un miracle que les scientifiques attribuent au rechauffement et qui, outre transformer le monotone paysage de neiges infinies qu’il contemple depuis sa fenetre, a fait de Javier Gálvez un entrepreneur prospere. Il est proprietaire de Tasermuit, une petite agence qui organise les deplacements pour les expeditions scientifiques au Groenland et des randonnees a pied et en kayak pour les touristes espagnols. Avec le degel, il est passe de 200 visiteurs par an a plus de 400 en 2007. Ce jeune entrepreneur attribue au rechauffement climatique le succes du Groenland comme destination touristique. “Les gens viennent verifier que ce qu’ils voient au journal televise est reel”, explique-t-il. Et ils y parviennent ? “Oui et non, repond-il. Ils ne peuvent pas detecter les entailles orographiques qui signalent l’emplacement du glacier il y a un siecle. Mais ils voient comment a progresse le degel, ou a quel point il est difficile d’apercevoir des baleines – qui ont migre vers les eaux glacees du nord de l’ile –, ou comment la delicieuse crevette du Groenland a migre a la recherche d’eaux plus froides pour etre remplacee, dans nos assiettes, par le cabillaud.” Les guides de Tasermuit sont formes pour expliquer aux voyageurs les consequences du changement climatique. “C’est ce que souhaitent les touristes”, affirme Javier Gálvez, qui encourage egalement les Espagnols a cotoyer la population locale –qui subit quotidiennement les degats des transformations dues au rechauffement. “Ils sont presque ruines. Ils ont du mal a prendre du gibier et manquent d’alternatives. Ils sont desorientes.” Selon lui, les Espagnols rentrent chez eux avec l’impression que cela prendra de cinquante a trois cents ans, mais que s’en est fini du Groenland. Il existe egalement des excursions au glacier Perito Moreno, en Argentine, pour observer la chute de blocs de glace dans l’ocean. Ou encore pour prendre conscience de la disparition progressive des fjords norvegiens. En Finlande, la fonte des neiges a degage des chemins la ou, avant, il n’y avait que de la glace. Les principales agences de voyages finlandaises ont donc commence a troquer les motoneiges pour des autocars. Les affaires marchent bien : les hivers plus doux et plus courts favorisent le tourisme. La situation est la meme en Norvege, ou les entreprises du secteur ont remplace leurs offres de balades a pied autour des glaciers par des excursions en bateau. “Nous devons reagir rapidement. La situation n’est pas dramatique, mais elle est preoccupante. Dans notre pays, le changement climatique est un phenomene dont personne ne met en doute l’existence. Si nous ne nous preparons pas pour l’avenir, nous serons depasses bien plus vite qu’on le croit”, explique Helen Siverstol, de Fjord Norway. Selon l’une de ses collegues du secteur, Goril Ovesen, de l’entreprise Troms, on voit apparaitre des arbres sur des versants de montagnes ou il n’y en avait pas auparavant. “Quand on y pense, c’est terrible, parce que ca signifie que dans quelques annees peut-etre, il ne neigera plus au sommet.” Et moins il y a de neige, plus on aura besoin de canons a neige. La neige artificielle compensera en grande partie la remontee de la limite d’enneigement. Malgre cela, les previsions de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) pour certaines zones ou se pratique traditionnellement le ski, comme les Alpes, sont tres claires : les touristes seront de moins en moins nombreux a parcourir les pistes.
Choisir des destinations moins eloignees Toujours selon l’OMT, les gouvernements devront, pour lutter contre le rechauffement de la planete, prendre des mesures destinees a reduire les emissions de gaz a effet de serre (GES). Certaines de ces mesures pourraient influer sur le cout des transports, et en particulier de l’avion, l’un des moyens de deplacement les plus polluants. Pour les destinations eloignees comme les pays d’Asie du Sud-Est, l’Australie, la Nouvelle-Zelande et les Caraibes, la situation est preoccupante : il y a fort a parier que les politiques visant le ralentissement du rechauffement climatique affecteront leur economie nationale. En effet, les touristes des pays temperes, comme ceux du nord de l’Europe, sont ceux qui se deplacent le plus a l’international. D’apres l’OMT, ils pourraient etre amenes a “passer plus de temps dans leur pays de residence et adapter leurs habitudes de voyage pour profiter des nouvelles possibilites qu’offrent les destinations plus accessibles”. Les modifications des saisons touristiques – tant en termes de duree que de qualite (pour le tourisme de plage ou les sports d’hiver, par exemple) – “pourraient avoir une incidence importance sur la concurrence entre destinations et, par consequent, sur la rentabilite des entreprises touristiques”, explique une etude, qui prevoit egalement les difficultes d’adaptation que connaitront les fournisseurs de services touristiques et les tour-operateurs de certaines destinations. Voila, en bref, quels sont les effets du rechauffement sur le tourisme. Il faut voir maintenant a quel point le secteur du tourisme contribue au rechauffement et si des efforts sont faits pour reduire la part d’emissions de GES qui lui correspond. L’OMT chiffre a 5 % la part de l’industrie du tourisme dans les emissions mondiales, prenant notamment en compte les effets negatifs du deplacement de milliers de touristes, du logement et des activites de loisirs. Comment les entreprises du secteur peuvent-elles contribuer positivement ? “En reduisant leurs emissions, bien sur”, nous explique une representante de la compagnie aerienne a bas prix Norwegian Air. “Et de nos jours, on ne peut le faire qu’avec des avions plus propres. nous avons remplace nos vieux Boeing par le nouveau modele 737-800, qui emet de 20 % a 30 % de GES en moins. En 2014, nous aurons renouvele l’ensemble de notre flotte.” <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89421> __ 2- Tourisme durable. Comportement. Le touriste tente par la classe ecologique, Courrier International n°933, 18/09/08
Peut-on prendre l’avion et defendre l’environnement en meme temps ? C’est la question que se posent de plus en plus de personnes sensibles a la question du rechauffement climatique. James Brusslan est un avocat specialise en droit de l’environnement qui se sent concerne par le changement climatique. Il se rend au bureau a velo et travaille dans un cabinet qui compense ses emissions de carbone. Il place sur les 4 x 4 de ses amis des autocollants sur lesquels on peut lire : “Je change le climat ! Demandez-moi comment !” Cet homme de 50 ans a recemment depense 2 800 dollars [1 983 euros] dans un voyage d’une semaine dans la baie de Disco, au Groenland, a environ 300 kilometres au nord du cercle arctique. “Je voulais voir ce qui etait en train de se produire”, dit-il en contemplant un fjord ou un glacier est en train de se scinder en plusieurs icebergs. “Dans dix ans, il n’existera probablement plus.” James Brusslan projette d’aller voir ensuite la fonte des glaciers dans le Sichuan, en Chine. Le rechauffement planetaire a cree un nouveau creneau sur le marche porteur de l’ecotourisme : le tourisme climatique – a la recherche d’endroits ou le rechauffement a long terme commence a avoir un effet visible. Certains jugent paradoxal ce genre de tourisme : les voyages en train, avion ou bateau produisent des rejets de dioxyde de carbone qui contribuent au rechauffement. “A quoi bon se rendre aux Maldives si, a terme, elles doivent etre englouties” parce que les emissions de gaz a effet de serre (GES) des avions des ecotouristes contribuent au rechauffement mondial et a l’elevation du niveau des mers, observe Jeff Gazzard, de l’Aviation Environmental Federation, un groupe britannique qui lutte pour la reduction des emissions de GES des avions. Selon les Nations unies, plus de 1, 5 million de touristes visitent l’Arctique chaque annee, alors qu’on n’en comptait que 1 million au debut des annees 1990. Les etes plus longs et plus chauds font que les mers arctiques sont moins encombrees de glaces flottantes, ce qui permet certes aux bateaux de croisiere de visiter des endroits autrefois inaccessibles, mais represente aussi une menace pour l’environnement. Certains touristes se rendent sur l’archipel norvegien de Svalbard , dans l’Arctique, dans l’espoir d’apercevoir les nouvelles iles apparues avec la retraite de la calotte glaciaire. “Il n’y a que des rochers”, ironise Rune Bergstrom, responsable de l’environnement au bureau du gouverneur de l’archipel. Quelque 80 000 touristes se rendent au Svalbard chaque annee. La moitie arrivant en paquebot de croisiere, le debarquement de tous ces passagers a detruit la vegetation fragile de certaines iles. Le risque de maree noire etant egalement plus grand, une loi oblige desormais les bateaux qui se rendent dans l’est de l’archipel a utiliser du diesel maritime plutot que de l’huile lourde. La faune et la flore locales sont menacees, et pas seulement par le changement climatique. “Les zones ou vivaient des ours polaires etaient difficiles d’acces, mais, avec la fonte des glaces, les bateaux peuvent aujourd’hui s’y rendre, d’ou un risque accru d’incidents entre les hommes et les ours”, indique M. Bergstrom.
Des initiatives sont prises pour limiter l’ecotourisme Earthwatch Institute, une association americaine, organise des voyages pour les gens desireux d’apporter leur aide aux scientifiques qui etudient les recifs de corail des Bahamas ou les effets du changement climatique sur les orchidees en Inde. Le voyage de onze jours sur le theme “Changement climatique aux confins de l’Arctique” – d’un prix variant entre 2 849 et 4 349 dollars, vols non compris – inclut une escale au Manitoba, au Canada, pour mesurer la quantite de carbone stocke dans le permafrost. Dernierement, des initiatives ont ete prises pour empecher l’ecotourisme de prendre trop d’ampleur. Ainsi, l’International Ecotourism Society, implantee a Washington, a lance une campagne baptisee “Voyager en pensant au rechauffement” pour inciter les gens a “reduire au minimum leur empreinte ecologique” par un meilleur usage de l’energie et la compensation des emissions de carbone. En mars 2008, la compagnie aerienne SAS a inaugure un programme offrant la possibilite a ses passagers de payer une taxe – 8 euros pour un vol europeen – pour compenser les emissions produites durant leur vol. Cet argent ira financer un projet de developpement des energies renouvelables. Mais, bien que la compagnie transporte plus de quatre millions de passagers par mois, elle n’a recu a ce jour que 600 contributions. Meme s’ils sont loin d’etre les principaux responsables du rechauffement mondial, les touristes qui s’interessent au changement climatique reconnaissent etre en presence d’un dilemme. “Je suis curieuse de voir ces endroits, mais je suis consciente qu’en s’y rendant on contribue a accroitre les degats”, confie Anne Patrick, une enseignante americaine qui a visite l’Antarctique et le Groenland. “Comment faire face a ce probleme ? Je n’ai pas de reponse.” La plupart des touristes qui se rendent au Groenland visitent Ilulissat, une localite aux maisons colorees qui offre un panorama epoustouflant sur les icebergs. Ilulissat est devenue un symbole du rechauffement mondial. Les temperatures de janvier, qui tombaient a 40 °C au-dessous de zero, descendent aujourd’hui rarement en dessous de - 25 °C. Depuis 2002, le Jacobshavn, le glacier le plus proche, a recule de 15 kilometres. Dans la baie ou l’eau ne gele plus, on peche du fletan toute l’annee et les reserves s’epuisent. Cette annee, 35 000 touristes sont attendus a Ilulissat, contre 10 000 il y a cinq ans. La ville compte 5 000 habitants et un nombre bien plus important de chiens de traineau. “Les touristes sont les bienvenus, mais nous n’en voulons pas trop. Nous ne voulons pas non plus de grands hotels”, precise Anthon Frederiksen, le maire d’Ilulissat. “Nous tenons a preserver la nature et notre culture.” De nombreux touristes deboursent 300 dollars pour faire la traversee jusqu’au glacier Eqi. A l’endroit ou le glacier tombe dans la mer, d’enormes blocs de glace se detachent et forment des icebergs. Recemment, alors qu’un bateau plein de touristes se trouvait a proximite du front, haut de 75 metres, un pan de la taille d’une petite maison s’est effondre, soulevant une vague de deux metres. L’eau s’est abattue sur le bateau en le faisant fortement tanguer. “C’est tres excitant”, s’est exclamee Ingeborg Mathiesen, une Norvegienne de 68 ans, en s’agrippant au bastingage. La veille, une vague similaire avait blesse 17 touristes britanniques au Svalbard. Mme Mathiesen projette de visiter cet archipel l’ete prochain, pour voir les icebergs et les ours polaires. “Nous n’attendrons pas cinq ans, car ils pourraient avoir disparu d’ici la”, explique son mari. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89424> __ 3- Tourisme durable. Sanctuarisation. Parcs naturels : circulez, y a rien a voir, Courrier International n°933, 18/09/08 The Economist
Aux Etats-Unis, les ecologistes luttent pour limiter l’acces des parcs nationaux au public, alors meme qu’ils sont deja de moins en moins visites. On trouve toujours des explications au faible nombre de visiteurs du parc national de Yosemite, en Californie. Le nombre de personnes visitant la vallee la plus spectaculaire de tout cet Etat a baisse pendant neuf des treize dernieres annees et devrait enregistrer un nouveau recul en 2008. Meme en 2007, annee relativement faste, le total des visiteurs restait inferieur de 11 % aux chiffres records enregistres au milieu des annees 1990. Sur l’ensemble du territoire des Etats-Unis, la frequentation des parcs nationaux et des sites historiques n’a cesse de baisser depuis 1987.
Un desinteret qui pourrait couter tres cher Ce desamour pour ce que l’ecrivain Wallace Stegner appelait la “meilleure idee” qu’ait jamais eue l’Amerique est surprenant dans une region qui connait un acroissement aussi rapide de sa population. Depuis 1994, la Californie est passee de 31, 5 millions a plus de 38 millions d’habitants. Et Larry Swanson, du Center for Rocky Mountain West, remarque que la croissance demographique est plus forte a proximite des parcs nationaux et des forets. Pourtant, si les Americains sont convaincus que vivre pres des parcs est une bonne idee, ils sont de toute evidence de moins en moins enclins a les visiter. Neanmoins, au National Park Service , tout le monde n’est pas convaincu que la faiblesse de la frequentation soit un probleme, souligne Dean Reeder, le directeur du tourisme du NPS. Certains gardes forestiers considerent meme les visiteurs comme des entraves a la bonne gestion des parcs. Mais les plus pragmatiques savent que c’est absurde : si les parcs nationaux viennent a perdre de leur interet aux yeux des Americains, ces derniers seront d’autant moins disposes a les financer via les impots. Le cas des Hispaniques est d’ailleurs juge preoccupant par certains, car cette population en forte croissance semble sourde a l’appel de la nature. Comme souvent quand quelque chose va mal aux Etats-Unis, c’est a la television, a Internet et aux jeux video qu’est imputee la desaffection pour la nature. Mais cette explication est un peu courte. La frequentation des parcs a fortement augmente entre les annees 1950 et le milieu des annees 1980, alors meme que se democratisaient le petit ecran et les consoles. Il serait plus juste de dire que les Americains sont plus craintifs pour leurs enfants et rechignent de plus en plus a les laisser en compagnie d’etrangers, qu’ils aient un chapeau vert ou non. Mais la meilleure explication reste la concurrence d’autres destinations. La frequentation des parcs nationaux n’est pas la seule statistique a avoir atteint son apogee entre la fin des annees 1980 et le debut de la decennie suivante. En 1991, le taux d’homicides a atteint aux Etats-Unis 9, 8 pour 100 000 habitants. Nombre de grandes villes etaient alors notoirement sales et mal famees. Il n’y avait donc rien d’etonnant a ce que les vacanciers choisissent les grands espaces pour changer d’air. Puis le taux d’homicides a commence a baisser, pour s’etablir en 2000 a seulement 5, 5 pour 100 000 habitants. Les grandes villes, a commencer par New York, se sont embellies et ont regagne les faveurs des touristes. Fred Kent, de l’agence de consultants Project for Public Spaces, confirme que les Americains ont redecouvert les plaisirs des zones animees et densement peuplees comme les centres commerciaux recents – qui ont abandonne le modele du grand espace ferme pour devenir des imitations de centre-ville, ouvertes aux quatre vents.
Tout est entrepris pour eloigner le touriste Le Yosemite ne manque pas de panoramas epoustouflants, mais n’offre guere de divertissements. L’offre de loisirs dans le parc a meme diminue. Scott Gediman, son porte-parole, raconte qu’il y avait autrefois un concessionnaire Cadillac et un zoo. Et, quoique charmants, les hotels sont ici bien sommaires compares a ceux qu’on trouve dans la plupart des grandes villes. La crue de la Merced, en 1997, a quasiment divise par deux le nombre d’emplacements de camping dans la vallee de Yosemite. Il n’y en a plus aujourd’hui que 464, avec une capacite d’accueil maximum de 2 700 personnes. L’administration du parc souhaiterait en construire de nouveaux, sans pour autant atteindre le nombre d’avant les inondations. Mais cette initiative, qui fait partie d’un modeste projet d’amelioration des infrastructures du parc et de son offre hoteliere, est contestee par les associations ecologistes locales, au motif qu’elle ne tiendrait pas compte des menaces pour l’equilibre naturel de la vallee de Yosemite. Pour l’heure, les opposants a ce projet sont parvenus a bloquer les renovations et ont egalement ouvert un front plus large dans la bataille contre les constructions. Il y a quelques mois, un tribunal federal a impose au National Park Service de limiter l’exploitation humaine de la vallee de Yosemite. Ce qui pourrait se traduire par un plafonnement du nombre de visiteurs quotidien. Si le Yosemite adoptait cette decision, il pourrait faire des emules dans tout le pays. On tendrait alors a vouloir resoudre les problemes environnementaux en dissuadant les gens de visiter les espaces naturels. Cela serait tres facheux, voire contre-productif. Le mouvement ecologiste americain est apparu au XIXe siecle en revendiquant la creation des parcs nationaux. Au XXe, il les a vantes et vendus au public par des photos et des articles. Et, aujourd’hui, il semble vouloir detourner les Americains de leurs parcs. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89425> __ 4- Tourisme durable. Tendance. La quete de l’impossible, Courrier International n°933, 18/09/08
Un trek vers Katmandou ou un sejour avec les nomades du Kalahari : cela n’est plus suffisamment exotique pour certains touristes a la recherche du lieu le plus rare et le plus extreme. Ils preferent le grand canyon d’Oman ou les voyages dans le proche espace, rapporte The Guardian. Le quotidien britannique rappelle a ceux qui l’auraient oubliee “la contradiction profonde du tourisme moderne, consistant a faire debarquer des milliers de riches dans des contrees d’une pauvrete a peine imaginable ou a detruire la tranquillite du petit coin sauvage que nous cherchons tous”. Dans le cas des “touristes de l’extreme”, il s’agit avant tout de deux categories de riches. Il y a “ceux qui veulent se reconnecter avec leur moi authentique a travers le miroir d’une autre culture, conscients que notre vie moderne manque d’un ‘lien entre le sol et ce que nous y faisons pousser’ et ceux qui obeissent sans scrupule a l’envie d’etre les originaux qui font la mode et degottent les coins les plus exotiques, les ‘chasseurs de trophees’”, explique le journal londonien. Dans les deux cas, cette recherche est vouee a l’echec, car l’idee qu’il existe des terres vierges ou des cultures authentiques qui n’ont jamais ete touchees par la pollution ou la technologie et que l’on peut visiter durant deux semaines d’un coup d’avion est simplement un mythe. A bon entendeur, salut. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89426> __ 5- Tourisme durable. Crise. Et le sable vint a manquer, Courrier International n°933, 18/09/08 Peter Popham, The Independent
Les plages de Lecce, dans les Pouilles, sont menacees. Leur sauvetage se heurte a un imbroglio politico-environnemental. Mauro Della Valle est un officier de l’armee italienne mais aussi un passionne de mer et de plage. Il passe tout son temps libre a Soleluna, une plage amenagee dont sa femme et lui sont les gerants a San Cataldo, la station balneaire de Lecce, dans les Pouilles. Il sert des boissons et des en-cas au bar, bavarde avec les habitues et, comme il est l’un des deux bagnini (maitres nageurs) de la plage, il passe un grand nombre d’heures les yeux rives sur la mer. Et ce qu’il voit est desolant. La plage de San Cataldo, comme des dizaines d’autres en Italie, est en train de disparaitre, emportee par le vent. Elle retrecit saison apres saison, de meme que son avenir en tant que destination de vacances.
Un plan d’intervention est pret depuis 2001 Soleluna est un groupe de cabanes d’un blanc eclatant et d’abrivents aux toits rouge tomate, a l’extremite nord de la plage de San Cataldo. Le probleme est qu’il se rapproche de plus en plus du vide. Il y a vingt ans, il y avait 15 metres de sable descendant en pente douce vers les eaux bleu-vert. “Mais aujourd’hui la plage mesure a peine 5 metres de large”, explique un chauffeur de taxi. “Les gens ne vont plus a San Cataldo. Il n’y a plus de sable. Ils descendent plus bas sur la cote, ou le sable est toujours la. C’est dommage. San Cataldo a toujours ete la principale station balneaire du coin. Mes parents m’ont raconte que, lorsqu’ils etaient jeunes, toute la ville allait a San Cataldo par le tram.” Le conseil municipal de Lecce s’est battu pendant des annees pour sauver sa station. Lorsqu’on regarde vers le bas depuis le bar de Soleluna, on voit des sortes de digues faites de rochers qui partent de la plage a intervalles reguliers. Elles servent a minimiser l’effet du vent sur le sable qu’il reste. Mais ces bras plongeant dans la mer ont surtout ete mis la pour accueillir du sable pris ailleurs dans l’Adriatique, et reconstituer la plage. Cette technique, connue sous le nom de “rechargement des plages”, a ete appliquee dans le monde entier avec plus ou moins de succes. C’est un remede que l’Italie va devoir utiliser de plus en plus souvent dans les annees a venir si elle veut garder les millions de touristes nationaux et etrangers qui passent leurs vacances sur ses 3 952 kilometres de plages, parce que 42, 5 % d’entre elles sont en train de disparaitre a cause de l’erosion. Dans les Pouilles, ce taux atteint 64, 6 %, et dans le Molise, plus au nord, 91 %. Et, avec un niveau de la mer cense monter de 18 a 30 centimetres dans les cent prochaines annees, les choses ne peuvent qu’empirer. Pour “recharger” une plage, il faut trouver un banc de sable du meme type et de la meme consistance que celui qui est en train de disparaitre, en aspirer des milliers de metres cubes dans la cale d’un dragueur, l’amener pres de la cote et le deverser a l’endroit desire a l’aide d’un tuyau. Lecce a resolu son probleme – en theorie – il y a sept ans. “Un hydrographe engage par la ville a repere une enorme reserve de sable a 6 milles au large de Brindisi et par 90 metres de fond, explique Mauro della Valle. Ce sable est exactement du meme type que le notre. L’idee est d’en aspirer 250 000 metres cubes, soit l’equivalent de 20 terrains de football. C’est beaucoup, mais d’apres le specialiste il y a 2 millions de metres cubes de sable la-dessous. Le transferer a San Cataldo prendrait un mois. Le plan est pret depuis 2001, et le conseil municipal a obtenu une promesse de financement de 5, 5 millions d’euros de la part de l’Union europeenne.” Le projet a ete approuve sans discussion par deux commissions successives et le gouvernement regional lui a donne son feu vert environnemental. Mais, juste au moment ou l’operation allait commencer, la politique est venue jouer les trouble-fete. Le sable vise se trouve a une distance de 6 milles, mais pas de Lecce, de Brindisi. Or les deux villes sont des ennemies jurees depuis plusieurs siecles. Alors, quand le maire de Brindisi, Michele Errico, a appris que Lecce etait sur le point de “piller le sable de Brindisi”, il n’aurait pas ete un politicien italien digne de ce nom s’il n’avait pas saute sur l’occasion. Brindisi s’est mise sur-le-champ en mode “attaque”. Les ecologistes ont forme une chaine humaine le long de la plage. Les touristes ont ete bombardes de petitions et, comme la version qui leur etait racontee etait que Lecce voulait voler le sable de la plage de Brindisi, 10 000 d’entre eux ont signe. Une troisieme commission, peut-etre influencee par toute cette mauvaise publicite, a encore plus deconcerte Lecce en se prononcant contre le projet.
On a frole l’incident diplomatique avec l’Albanie Voila pourquoi a San Cataldo la colere monte. La principale personnalite politique de la ville est Adriana Poli Bortone, senatrice, ancien maire et aujourd’hui adjointe au maire. C’est elle qui a impulse le projet de sauvetage de la plage. Aujourd’hui, elle ne decolere pas. “Nous sommes confrontes a une longue serie de defaillances de la region des Pouilles risquant de reduire a neant tout le travail realise depuis des annees par le conseil municipal de Lecce, qui a notamment fait faire des etudes tres poussees sur le remplacement du sable, alors que c’est la region qui aurait du s’en charger, s’emporte-t-elle. Maintenant, si le gouvernement regional ne peut pas presenter son plan littoral avant la fin de l’annee, nous risquons de perdre la subvention de 5, 5 millions d’euros accordee pour sauvegarder la cote de Lecce.” Brindisi et ses allies politiques au conseil regional n’ont pas repondu a cette attaque. Mais l’ancien maire de Lecce n’etait pas a court de munitions. “Brindisi ne veut pas nous donner le sable ? Tant pis, nous le prendrons en Albanie”, a-t-elle lance au debut du mois de juillet 2008. L’Albanie a deja aide Corfou a reconstituer ses plages, et son Premier ministre, Sali Berisha, avec qui Mme Bortone se vante d’entretenir d’excellentes relations, serait pret, selon elle, a en faire autant pour Lecce. Malheureusement pour Lecce, le virus de la democratie est aussi arrive a Tirana. Mme Bortone a peut-etre conclu un accord avec M. Berisha, mais celui-ci n’en a manifestement pas fait part a son Parlement. Du coup, les deputes albanais sont restes abasourdis lorsque le chef de file des socialistes, Erion Brace, a attaque M. Berisha en lui disant que la cote de l’Albanie n’etait pas son fief personnel. Il faut dire que, lorsque l’Albanie a aide Corfou dans les annees 1990, l’ecologie etait un concept inconnu en Albanie. Aujourd’hui, c’est une force avec laquelle il faut compter. Et, maintenant que ce dernier espoir s’est envole, il semble bien que San Cataldo se voie bientot contraint a demander les derniers sacrements. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89427> __ 6- Tourisme durable. Resistance. La croisiere n’amuse pas tout le monde, Courrier International n°933, 18/09/08 Kent Paterson, Corpwatch
Un village mexicain a empeche la construction d’un terminal pour paquebots qui aurait bouleverse son ecosysteme. A Zihuatanejo, sur la cote pacifique du Mexique, les defenseurs de l’environnement et de la vie locale ont celebre l’annulation d’un projet de terminal de navires de croisiere qui aurait pu accueillir simultanement deux “hotels flottants” de plus de 300 metres de long. Les detracteurs du projet craignaient que cet immense debarcadere face a la plage principale de la bourgade n’augmente la pollution dans la baie et ne prive Zihuatanejo de cette ambiance de petite ville debordante de charme qui lui vaut la fidelite de ses visiteurs. Pendant des mois, le collectif des Habitants pour la defense de la baie a organise des rassemblements, envoye des petitions sur Internet et inonde de lettres les responsables du gouvernement, en particulier les urbanistes du ministere federal des Communications et des Transports (SCT). Sur la plage principale de Zihuatanejo, la Casa Marina etait un foyer de contestation. Sur plusieurs etages, banderoles et pancartes contre le nouveau terminal ornaient ce batiment ou sont installees de petites entreprises. A l’interieur, dans sa boutique, la commercante et militante ecologiste Natalia Rodriguez Krebs vend des vetements et des objets d’art et d’artisanat indiens qui attirent l’œil. Avec les autres habitants, elle accueille depuis longtemps les passagers des navires de croisiere qui jettent l’ancre, un a la fois, dans la baie de Zihuatanejo. Ils sont achemines par de petits canots, les “tenders”, jusqu’a la jetee, ou une enfilade d’agences locales proposent leurs excursions.
Le Mexique compte 22 ports pour paquebots de luxe L’accueil de bateaux toujours plus grands engendre par ailleurs une transformation du milieu naturel et une redistribution des ressources locales. Ces navires draguent le fond des baies, se branchent sur les approvisionnements en eau des communes cotieres et dechargent leurs dechets. Pres des terminaux, les voies navigables sont fermees, les routes d’acces elargies pour le passage des cars d’excursion et les commerces parfois menaces de demenagement. Sans oublier les animaux venus d’ailleurs qui voyagent avec les bateaux de croisiere et peuvent perturber l’ecosysteme local. Selon la Florida Caribbean Cruise Association, un groupement de professionnels du secteur, le nombre de passagers se rendant dans les eaux mexicaines a double entre 2000 et 2007, passant de 3, 2 millions de personnes a 6, 4. Le Mexique – destination numero un des croisieres dans le monde – compte desormais 22 ports accueillant des navires de croisiere, et les autorites federales ont le projet de leur faire une plus large place encore. Appareillant depuis des ports de Californie et de Floride, Americains et Canadiens representent l’immense majorite des passagers rejoignant ainsi le Mexique. Or, Zihuatanejo, qui connait une croissance rapide depuis la fin des annees 1970, souffre deja d’innombrables problemes environnementaux. Les rejets d’eaux usees non traitees dans la baie sont tels que les habitants ne se baignent plus a la plage principale. Ecologistes et responsables federaux accusent une jetee non achevee, construite dans le cadre de l’expansion d’un complexe hotelier, de retenir la pollution dans l’anse. Selon les plongeurs, les depots de dechets au fond de la baie atteignent desormais plusieurs dizaines de centimetres. “La construction d’un autre debarcadere ne fera qu’aggraver la situation”, ecrivait l’annee derniere l’ecologiste Silvestre Pacheco au SCT. Ceux qui militaient contre le nouveau terminal denoncaient par ailleurs un processus de decision ferme, accusant le ministere de faire pour leur ville des choix a huis clos. Dans une lettre au groupe de defense de l’environnement SOS Bahia, Angel González Rul, directeur des installations portuaires au SCT, avait replique que les autorites locales etaient parfaitement informees des etudes de viabilite concernant le nouveau terminal. De son cote, le pecheur Alfonso Pintor, qui fait partir son petit bateau de la plage ou devait etre construit l’embarcadere, assure que ni lui ni ses confreres n’ont jamais ete consultes. “C’etait parfait pour les amateurs de croisieres, mais mauvais pour nous, explique-t-il. Ils nous auraient mis dehors.” En promenade sur les planches au bord de la plage, plusieurs visiteurs venus en croisiere s’etonnaient d’apprendre qu’une polemique faisait rage. Ce duel entre geants des mers et petits bateaux parle pourtant immediatement a Laura Dale, Californienne du Sud “tres attachee a la mer”, nee dans une famille de pecheurs. Elle se souvient qu’un beau jour sa famille s’est entendu dire par les autorites americaines que leur petit bateau n’etait pas assez sur pour naviguer dans les eaux bordant les Channel Islands, en Californie. Les embarcations du coin ont disparu, rapidement remplacees par de gigantesques chaluts coreens equipes de filets derivants. En fin de compte, c’est tout un mode de vie qui a disparu. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89428> __ 7- Le Rwanda veut se placer sur le marche du tourisme animalier, AFP, 19/09/08 Parc de l'Akagera (AFP) - 10h06 -
A deux heures de route de Kigali, a la frontiere tanzanienne, le parc national de l'Akagera se veut la reponse rwandaise, encore modeste, aux grandes reserves animalieres du Kenya, de Tanzanie, ou d'Afrique du Sud qui attirent des visiteurs du monde entier. Place au rang de priorite par le gouvernement pour developper un pays demuni de ressources naturelles, le tourisme est en plein essor au Rwanda, ravage en 1994 par un genocide ayant fait 800.000 morts selon l'ONU. En 2007, le secteur a realise un chiffre d'affaires de 140 millions de dollars (100 millions d'euros), contribuant a hauteur de 3, 7% du PIB, selon les chiffres officiels. L'objectif du gouvernement est de faire mieux en 2008, grace notamment a une augmentation de la capacite hoteliere de la capitale, avec l'ouverture en 2007 d'un nouvel hotel de luxe. A Kigali, le tourisme est essentiellement culturel et historique. Les visiteurs s'interessent principalement aux lieux de memoire lies au genocide, comme le Memorial national de Gisozi, afin de "comprendre comment et pourquoi ca s'est passe", explique-t-on a l'Office du tourisme rwandais. L'attraction principale du pays en terme d'image reste cependant les gorilles des montagnes vivant en liberte sur les coteaux brumeux de la chaine volcanique des Virungas, dans le nord du pays, aux frontieres avec la Republique democratique du Congo et l'Ouganda. Mais la rencontre, tres impressionnante, avec ces primates aux attitudes tellement humaines est un privilege rare et cher. Pour proteger cette espece en danger, seuls 56 permis de visite sont delivres par jour, au prix de 500 dollars (360 euros). Il est difficile de promouvoir un tourisme grand public avec de tels tarifs et un nombre de places aussi limite. Aussi, pour attirer les touristes etrangers en quete de nouvelles destinations, le Rwanda mise sur les parcs de la foret primaire de Nyungwe (sud) et de l'Akagera. La foret primaire de Nyungwe, a environ cinq heures de route de Kigali, est plus facilement accessible et presque aussi riche que les Virungas. Recouvrant une zone montagneuse, elle abrite quelque 260 types d'arbres, 140 especes d'orchidees et des singes en quantite, notamment des chimpanzes. Cree en 1934, le parc de l'Akagera s'etendait a l'origine sur 2.500 kilometres carres. Mais au lendemain du genocide, environ deux-tiers de sa surface ont ete attribuees aux populations rentrant d'exil. Depuis, la reserve naturelle, ou alternent savanes, collines, lacs et marais, voit sa faune, victime collaterale de la tragedie de 1994, se regenerer petit a petit. A la mi-septembre, seuls deux ou trois vehicules en moyenne passent chaque jour la barriere d'entree sud, l'un des deux acces du parc. D'un seul coup, cinq hippopotames plongent dans le lac Ihema dans une enorme gerbe d'eau, deranges par l'un des rares visiteurs a penetrer en cette fin de saison seche dans le parc. A quelques jours du debut de la saison des pluies, les animaux se terrent encore. Les elephants, une centaine, ont ete signales plusieurs dizaines de kilometres plus au nord. Plus accessible que les lions -il en resterait une dizaine-, une famille de huit elegantes girafes massai se laisse photographier a l'heure du dejeuner. "Pour avoir le plus de chances de voir les animaux, mieux vaut venir entre octobre et decembre et camper sur place", explique Charles, l'un des guides les plus experimentes. Plusieurs sites ont ete amenages a cet effet et des tentes sont louees pour quelques dollars a l'entree du parc. <http://www.tv5.org/...42e0ceb240ad.1e1.xml>
1- Tourisme durable. Le climat change, les voyages aussi, Courrier International n°933, 18/09/08 J. Prades et A. De Cozar, El Pais
Le rechauffement modifie le comportement des voyageurs. De nouvelles destinations s’ouvrent, mais le tourisme ecolo peine a s’imposer. Eric Schmitt est passe de l’euphorie a l’inquietude lorsqu’il a pris conscience de l’importance de sa decouverte. C’etait en septembre 2005. A 60 ans, cet explorateur de l’universite de Berkeley, en Californie, a decouvert une nouvelle ile a 60 kilometres du cercle polaire arctique, dans le froid Groenland. Recouvert par la glace qui le reliait au littoral, le bout de terre etait passe inapercu pendant des siecles. Et c’est la que Schmitt a compris a quel point cette apparition etait preoccupante. Il s’agissait en effet d’une preuve evidente des repercussions des changements climatiques sur la planete. On peut bien sur tirer benefice de toute situation. L’ile du rechauffement est rapidement devenue une destination touristique courue. L’entreprise californienne Betchart Expeditions a su exploiter le filon, en organisant desormais des voyages en bateau sur l’ilot pour 3 700 a 5 100 euros. La fonte generalisee des glaciers et des calottes polaires et le rechauffement de la temperature de la surface oceanique ont contribue a l’elevation du niveau de la mer et a l’apparition de nouvelles reactions biologiques dans les ecosystemes et chez les especes. Le tourisme cherche a s’adapter a cette nouvelle realite. “Il est fort probable que les conditions climatiques qui attirent les touristes se deplacent vers des latitudes et des altitudes plus elevees. Ainsi, certaines zones touristiques populaires (la Mediterranee en ete, par exemple) vont perdre la position privilegiee qu’elles occupent parmi les destinations favorites”, a-t-on pu entendre lors du sommet ministeriel sur le tourisme et le changement climatique du 13 novembre 2007 qui s’est tenu a Londres.
“Ils viennent verifier ce qu’ils voient a la tele” Les pays du Nord ont donc commence a s’adapter au phenomene. En l’espace d’un peu plus de cinq ans, une foret de coniferes a pousse en face de chez Javier Gálvez, a Qassiarsuk, dans le sud du Groenland. Un miracle que les scientifiques attribuent au rechauffement et qui, outre transformer le monotone paysage de neiges infinies qu’il contemple depuis sa fenetre, a fait de Javier Gálvez un entrepreneur prospere. Il est proprietaire de Tasermuit, une petite agence qui organise les deplacements pour les expeditions scientifiques au Groenland et des randonnees a pied et en kayak pour les touristes espagnols. Avec le degel, il est passe de 200 visiteurs par an a plus de 400 en 2007. Ce jeune entrepreneur attribue au rechauffement climatique le succes du Groenland comme destination touristique. “Les gens viennent verifier que ce qu’ils voient au journal televise est reel”, explique-t-il. Et ils y parviennent ? “Oui et non, repond-il. Ils ne peuvent pas detecter les entailles orographiques qui signalent l’emplacement du glacier il y a un siecle. Mais ils voient comment a progresse le degel, ou a quel point il est difficile d’apercevoir des baleines – qui ont migre vers les eaux glacees du nord de l’ile –, ou comment la delicieuse crevette du Groenland a migre a la recherche d’eaux plus froides pour etre remplacee, dans nos assiettes, par le cabillaud.” Les guides de Tasermuit sont formes pour expliquer aux voyageurs les consequences du changement climatique. “C’est ce que souhaitent les touristes”, affirme Javier Gálvez, qui encourage egalement les Espagnols a cotoyer la population locale –qui subit quotidiennement les degats des transformations dues au rechauffement. “Ils sont presque ruines. Ils ont du mal a prendre du gibier et manquent d’alternatives. Ils sont desorientes.” Selon lui, les Espagnols rentrent chez eux avec l’impression que cela prendra de cinquante a trois cents ans, mais que s’en est fini du Groenland. Il existe egalement des excursions au glacier Perito Moreno, en Argentine, pour observer la chute de blocs de glace dans l’ocean. Ou encore pour prendre conscience de la disparition progressive des fjords norvegiens. En Finlande, la fonte des neiges a degage des chemins la ou, avant, il n’y avait que de la glace. Les principales agences de voyages finlandaises ont donc commence a troquer les motoneiges pour des autocars. Les affaires marchent bien : les hivers plus doux et plus courts favorisent le tourisme. La situation est la meme en Norvege, ou les entreprises du secteur ont remplace leurs offres de balades a pied autour des glaciers par des excursions en bateau. “Nous devons reagir rapidement. La situation n’est pas dramatique, mais elle est preoccupante. Dans notre pays, le changement climatique est un phenomene dont personne ne met en doute l’existence. Si nous ne nous preparons pas pour l’avenir, nous serons depasses bien plus vite qu’on le croit”, explique Helen Siverstol, de Fjord Norway. Selon l’une de ses collegues du secteur, Goril Ovesen, de l’entreprise Troms, on voit apparaitre des arbres sur des versants de montagnes ou il n’y en avait pas auparavant. “Quand on y pense, c’est terrible, parce que ca signifie que dans quelques annees peut-etre, il ne neigera plus au sommet.” Et moins il y a de neige, plus on aura besoin de canons a neige. La neige artificielle compensera en grande partie la remontee de la limite d’enneigement. Malgre cela, les previsions de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) pour certaines zones ou se pratique traditionnellement le ski, comme les Alpes, sont tres claires : les touristes seront de moins en moins nombreux a parcourir les pistes.
Choisir des destinations moins eloignees Toujours selon l’OMT, les gouvernements devront, pour lutter contre le rechauffement de la planete, prendre des mesures destinees a reduire les emissions de gaz a effet de serre (GES). Certaines de ces mesures pourraient influer sur le cout des transports, et en particulier de l’avion, l’un des moyens de deplacement les plus polluants. Pour les destinations eloignees comme les pays d’Asie du Sud-Est, l’Australie, la Nouvelle-Zelande et les Caraibes, la situation est preoccupante : il y a fort a parier que les politiques visant le ralentissement du rechauffement climatique affecteront leur economie nationale. En effet, les touristes des pays temperes, comme ceux du nord de l’Europe, sont ceux qui se deplacent le plus a l’international. D’apres l’OMT, ils pourraient etre amenes a “passer plus de temps dans leur pays de residence et adapter leurs habitudes de voyage pour profiter des nouvelles possibilites qu’offrent les destinations plus accessibles”. Les modifications des saisons touristiques – tant en termes de duree que de qualite (pour le tourisme de plage ou les sports d’hiver, par exemple) – “pourraient avoir une incidence importance sur la concurrence entre destinations et, par consequent, sur la rentabilite des entreprises touristiques”, explique une etude, qui prevoit egalement les difficultes d’adaptation que connaitront les fournisseurs de services touristiques et les tour-operateurs de certaines destinations. Voila, en bref, quels sont les effets du rechauffement sur le tourisme. Il faut voir maintenant a quel point le secteur du tourisme contribue au rechauffement et si des efforts sont faits pour reduire la part d’emissions de GES qui lui correspond. L’OMT chiffre a 5 % la part de l’industrie du tourisme dans les emissions mondiales, prenant notamment en compte les effets negatifs du deplacement de milliers de touristes, du logement et des activites de loisirs. Comment les entreprises du secteur peuvent-elles contribuer positivement ? “En reduisant leurs emissions, bien sur”, nous explique une representante de la compagnie aerienne a bas prix Norwegian Air. “Et de nos jours, on ne peut le faire qu’avec des avions plus propres. nous avons remplace nos vieux Boeing par le nouveau modele 737-800, qui emet de 20 % a 30 % de GES en moins. En 2014, nous aurons renouvele l’ensemble de notre flotte.” <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89421> __ 2- Tourisme durable. Comportement. Le touriste tente par la classe ecologique, Courrier International n°933, 18/09/08
Peut-on prendre l’avion et defendre l’environnement en meme temps ? C’est la question que se posent de plus en plus de personnes sensibles a la question du rechauffement climatique. James Brusslan est un avocat specialise en droit de l’environnement qui se sent concerne par le changement climatique. Il se rend au bureau a velo et travaille dans un cabinet qui compense ses emissions de carbone. Il place sur les 4 x 4 de ses amis des autocollants sur lesquels on peut lire : “Je change le climat ! Demandez-moi comment !” Cet homme de 50 ans a recemment depense 2 800 dollars [1 983 euros] dans un voyage d’une semaine dans la baie de Disco, au Groenland, a environ 300 kilometres au nord du cercle arctique. “Je voulais voir ce qui etait en train de se produire”, dit-il en contemplant un fjord ou un glacier est en train de se scinder en plusieurs icebergs. “Dans dix ans, il n’existera probablement plus.” James Brusslan projette d’aller voir ensuite la fonte des glaciers dans le Sichuan, en Chine. Le rechauffement planetaire a cree un nouveau creneau sur le marche porteur de l’ecotourisme : le tourisme climatique – a la recherche d’endroits ou le rechauffement a long terme commence a avoir un effet visible. Certains jugent paradoxal ce genre de tourisme : les voyages en train, avion ou bateau produisent des rejets de dioxyde de carbone qui contribuent au rechauffement. “A quoi bon se rendre aux Maldives si, a terme, elles doivent etre englouties” parce que les emissions de gaz a effet de serre (GES) des avions des ecotouristes contribuent au rechauffement mondial et a l’elevation du niveau des mers, observe Jeff Gazzard, de l’Aviation Environmental Federation, un groupe britannique qui lutte pour la reduction des emissions de GES des avions. Selon les Nations unies, plus de 1, 5 million de touristes visitent l’Arctique chaque annee, alors qu’on n’en comptait que 1 million au debut des annees 1990. Les etes plus longs et plus chauds font que les mers arctiques sont moins encombrees de glaces flottantes, ce qui permet certes aux bateaux de croisiere de visiter des endroits autrefois inaccessibles, mais represente aussi une menace pour l’environnement. Certains touristes se rendent sur l’archipel norvegien de Svalbard , dans l’Arctique, dans l’espoir d’apercevoir les nouvelles iles apparues avec la retraite de la calotte glaciaire. “Il n’y a que des rochers”, ironise Rune Bergstrom, responsable de l’environnement au bureau du gouverneur de l’archipel. Quelque 80 000 touristes se rendent au Svalbard chaque annee. La moitie arrivant en paquebot de croisiere, le debarquement de tous ces passagers a detruit la vegetation fragile de certaines iles. Le risque de maree noire etant egalement plus grand, une loi oblige desormais les bateaux qui se rendent dans l’est de l’archipel a utiliser du diesel maritime plutot que de l’huile lourde. La faune et la flore locales sont menacees, et pas seulement par le changement climatique. “Les zones ou vivaient des ours polaires etaient difficiles d’acces, mais, avec la fonte des glaces, les bateaux peuvent aujourd’hui s’y rendre, d’ou un risque accru d’incidents entre les hommes et les ours”, indique M. Bergstrom.
Des initiatives sont prises pour limiter l’ecotourisme Earthwatch Institute, une association americaine, organise des voyages pour les gens desireux d’apporter leur aide aux scientifiques qui etudient les recifs de corail des Bahamas ou les effets du changement climatique sur les orchidees en Inde. Le voyage de onze jours sur le theme “Changement climatique aux confins de l’Arctique” – d’un prix variant entre 2 849 et 4 349 dollars, vols non compris – inclut une escale au Manitoba, au Canada, pour mesurer la quantite de carbone stocke dans le permafrost. Dernierement, des initiatives ont ete prises pour empecher l’ecotourisme de prendre trop d’ampleur. Ainsi, l’International Ecotourism Society, implantee a Washington, a lance une campagne baptisee “Voyager en pensant au rechauffement” pour inciter les gens a “reduire au minimum leur empreinte ecologique” par un meilleur usage de l’energie et la compensation des emissions de carbone. En mars 2008, la compagnie aerienne SAS a inaugure un programme offrant la possibilite a ses passagers de payer une taxe – 8 euros pour un vol europeen – pour compenser les emissions produites durant leur vol. Cet argent ira financer un projet de developpement des energies renouvelables. Mais, bien que la compagnie transporte plus de quatre millions de passagers par mois, elle n’a recu a ce jour que 600 contributions. Meme s’ils sont loin d’etre les principaux responsables du rechauffement mondial, les touristes qui s’interessent au changement climatique reconnaissent etre en presence d’un dilemme. “Je suis curieuse de voir ces endroits, mais je suis consciente qu’en s’y rendant on contribue a accroitre les degats”, confie Anne Patrick, une enseignante americaine qui a visite l’Antarctique et le Groenland. “Comment faire face a ce probleme ? Je n’ai pas de reponse.” La plupart des touristes qui se rendent au Groenland visitent Ilulissat, une localite aux maisons colorees qui offre un panorama epoustouflant sur les icebergs. Ilulissat est devenue un symbole du rechauffement mondial. Les temperatures de janvier, qui tombaient a 40 °C au-dessous de zero, descendent aujourd’hui rarement en dessous de - 25 °C. Depuis 2002, le Jacobshavn, le glacier le plus proche, a recule de 15 kilometres. Dans la baie ou l’eau ne gele plus, on peche du fletan toute l’annee et les reserves s’epuisent. Cette annee, 35 000 touristes sont attendus a Ilulissat, contre 10 000 il y a cinq ans. La ville compte 5 000 habitants et un nombre bien plus important de chiens de traineau. “Les touristes sont les bienvenus, mais nous n’en voulons pas trop. Nous ne voulons pas non plus de grands hotels”, precise Anthon Frederiksen, le maire d’Ilulissat. “Nous tenons a preserver la nature et notre culture.” De nombreux touristes deboursent 300 dollars pour faire la traversee jusqu’au glacier Eqi. A l’endroit ou le glacier tombe dans la mer, d’enormes blocs de glace se detachent et forment des icebergs. Recemment, alors qu’un bateau plein de touristes se trouvait a proximite du front, haut de 75 metres, un pan de la taille d’une petite maison s’est effondre, soulevant une vague de deux metres. L’eau s’est abattue sur le bateau en le faisant fortement tanguer. “C’est tres excitant”, s’est exclamee Ingeborg Mathiesen, une Norvegienne de 68 ans, en s’agrippant au bastingage. La veille, une vague similaire avait blesse 17 touristes britanniques au Svalbard. Mme Mathiesen projette de visiter cet archipel l’ete prochain, pour voir les icebergs et les ours polaires. “Nous n’attendrons pas cinq ans, car ils pourraient avoir disparu d’ici la”, explique son mari. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89424> __ 3- Tourisme durable. Sanctuarisation. Parcs naturels : circulez, y a rien a voir, Courrier International n°933, 18/09/08 The Economist
Aux Etats-Unis, les ecologistes luttent pour limiter l’acces des parcs nationaux au public, alors meme qu’ils sont deja de moins en moins visites. On trouve toujours des explications au faible nombre de visiteurs du parc national de Yosemite, en Californie. Le nombre de personnes visitant la vallee la plus spectaculaire de tout cet Etat a baisse pendant neuf des treize dernieres annees et devrait enregistrer un nouveau recul en 2008. Meme en 2007, annee relativement faste, le total des visiteurs restait inferieur de 11 % aux chiffres records enregistres au milieu des annees 1990. Sur l’ensemble du territoire des Etats-Unis, la frequentation des parcs nationaux et des sites historiques n’a cesse de baisser depuis 1987.
Un desinteret qui pourrait couter tres cher Ce desamour pour ce que l’ecrivain Wallace Stegner appelait la “meilleure idee” qu’ait jamais eue l’Amerique est surprenant dans une region qui connait un acroissement aussi rapide de sa population. Depuis 1994, la Californie est passee de 31, 5 millions a plus de 38 millions d’habitants. Et Larry Swanson, du Center for Rocky Mountain West, remarque que la croissance demographique est plus forte a proximite des parcs nationaux et des forets. Pourtant, si les Americains sont convaincus que vivre pres des parcs est une bonne idee, ils sont de toute evidence de moins en moins enclins a les visiter. Neanmoins, au National Park Service , tout le monde n’est pas convaincu que la faiblesse de la frequentation soit un probleme, souligne Dean Reeder, le directeur du tourisme du NPS. Certains gardes forestiers considerent meme les visiteurs comme des entraves a la bonne gestion des parcs. Mais les plus pragmatiques savent que c’est absurde : si les parcs nationaux viennent a perdre de leur interet aux yeux des Americains, ces derniers seront d’autant moins disposes a les financer via les impots. Le cas des Hispaniques est d’ailleurs juge preoccupant par certains, car cette population en forte croissance semble sourde a l’appel de la nature. Comme souvent quand quelque chose va mal aux Etats-Unis, c’est a la television, a Internet et aux jeux video qu’est imputee la desaffection pour la nature. Mais cette explication est un peu courte. La frequentation des parcs a fortement augmente entre les annees 1950 et le milieu des annees 1980, alors meme que se democratisaient le petit ecran et les consoles. Il serait plus juste de dire que les Americains sont plus craintifs pour leurs enfants et rechignent de plus en plus a les laisser en compagnie d’etrangers, qu’ils aient un chapeau vert ou non. Mais la meilleure explication reste la concurrence d’autres destinations. La frequentation des parcs nationaux n’est pas la seule statistique a avoir atteint son apogee entre la fin des annees 1980 et le debut de la decennie suivante. En 1991, le taux d’homicides a atteint aux Etats-Unis 9, 8 pour 100 000 habitants. Nombre de grandes villes etaient alors notoirement sales et mal famees. Il n’y avait donc rien d’etonnant a ce que les vacanciers choisissent les grands espaces pour changer d’air. Puis le taux d’homicides a commence a baisser, pour s’etablir en 2000 a seulement 5, 5 pour 100 000 habitants. Les grandes villes, a commencer par New York, se sont embellies et ont regagne les faveurs des touristes. Fred Kent, de l’agence de consultants Project for Public Spaces, confirme que les Americains ont redecouvert les plaisirs des zones animees et densement peuplees comme les centres commerciaux recents – qui ont abandonne le modele du grand espace ferme pour devenir des imitations de centre-ville, ouvertes aux quatre vents.
Tout est entrepris pour eloigner le touriste Le Yosemite ne manque pas de panoramas epoustouflants, mais n’offre guere de divertissements. L’offre de loisirs dans le parc a meme diminue. Scott Gediman, son porte-parole, raconte qu’il y avait autrefois un concessionnaire Cadillac et un zoo. Et, quoique charmants, les hotels sont ici bien sommaires compares a ceux qu’on trouve dans la plupart des grandes villes. La crue de la Merced, en 1997, a quasiment divise par deux le nombre d’emplacements de camping dans la vallee de Yosemite. Il n’y en a plus aujourd’hui que 464, avec une capacite d’accueil maximum de 2 700 personnes. L’administration du parc souhaiterait en construire de nouveaux, sans pour autant atteindre le nombre d’avant les inondations. Mais cette initiative, qui fait partie d’un modeste projet d’amelioration des infrastructures du parc et de son offre hoteliere, est contestee par les associations ecologistes locales, au motif qu’elle ne tiendrait pas compte des menaces pour l’equilibre naturel de la vallee de Yosemite. Pour l’heure, les opposants a ce projet sont parvenus a bloquer les renovations et ont egalement ouvert un front plus large dans la bataille contre les constructions. Il y a quelques mois, un tribunal federal a impose au National Park Service de limiter l’exploitation humaine de la vallee de Yosemite. Ce qui pourrait se traduire par un plafonnement du nombre de visiteurs quotidien. Si le Yosemite adoptait cette decision, il pourrait faire des emules dans tout le pays. On tendrait alors a vouloir resoudre les problemes environnementaux en dissuadant les gens de visiter les espaces naturels. Cela serait tres facheux, voire contre-productif. Le mouvement ecologiste americain est apparu au XIXe siecle en revendiquant la creation des parcs nationaux. Au XXe, il les a vantes et vendus au public par des photos et des articles. Et, aujourd’hui, il semble vouloir detourner les Americains de leurs parcs. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89425> __ 4- Tourisme durable. Tendance. La quete de l’impossible, Courrier International n°933, 18/09/08
Un trek vers Katmandou ou un sejour avec les nomades du Kalahari : cela n’est plus suffisamment exotique pour certains touristes a la recherche du lieu le plus rare et le plus extreme. Ils preferent le grand canyon d’Oman ou les voyages dans le proche espace, rapporte The Guardian. Le quotidien britannique rappelle a ceux qui l’auraient oubliee “la contradiction profonde du tourisme moderne, consistant a faire debarquer des milliers de riches dans des contrees d’une pauvrete a peine imaginable ou a detruire la tranquillite du petit coin sauvage que nous cherchons tous”. Dans le cas des “touristes de l’extreme”, il s’agit avant tout de deux categories de riches. Il y a “ceux qui veulent se reconnecter avec leur moi authentique a travers le miroir d’une autre culture, conscients que notre vie moderne manque d’un ‘lien entre le sol et ce que nous y faisons pousser’ et ceux qui obeissent sans scrupule a l’envie d’etre les originaux qui font la mode et degottent les coins les plus exotiques, les ‘chasseurs de trophees’”, explique le journal londonien. Dans les deux cas, cette recherche est vouee a l’echec, car l’idee qu’il existe des terres vierges ou des cultures authentiques qui n’ont jamais ete touchees par la pollution ou la technologie et que l’on peut visiter durant deux semaines d’un coup d’avion est simplement un mythe. A bon entendeur, salut. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89426> __ 5- Tourisme durable. Crise. Et le sable vint a manquer, Courrier International n°933, 18/09/08 Peter Popham, The Independent
Les plages de Lecce, dans les Pouilles, sont menacees. Leur sauvetage se heurte a un imbroglio politico-environnemental. Mauro Della Valle est un officier de l’armee italienne mais aussi un passionne de mer et de plage. Il passe tout son temps libre a Soleluna, une plage amenagee dont sa femme et lui sont les gerants a San Cataldo, la station balneaire de Lecce, dans les Pouilles. Il sert des boissons et des en-cas au bar, bavarde avec les habitues et, comme il est l’un des deux bagnini (maitres nageurs) de la plage, il passe un grand nombre d’heures les yeux rives sur la mer. Et ce qu’il voit est desolant. La plage de San Cataldo, comme des dizaines d’autres en Italie, est en train de disparaitre, emportee par le vent. Elle retrecit saison apres saison, de meme que son avenir en tant que destination de vacances.
Un plan d’intervention est pret depuis 2001 Soleluna est un groupe de cabanes d’un blanc eclatant et d’abrivents aux toits rouge tomate, a l’extremite nord de la plage de San Cataldo. Le probleme est qu’il se rapproche de plus en plus du vide. Il y a vingt ans, il y avait 15 metres de sable descendant en pente douce vers les eaux bleu-vert. “Mais aujourd’hui la plage mesure a peine 5 metres de large”, explique un chauffeur de taxi. “Les gens ne vont plus a San Cataldo. Il n’y a plus de sable. Ils descendent plus bas sur la cote, ou le sable est toujours la. C’est dommage. San Cataldo a toujours ete la principale station balneaire du coin. Mes parents m’ont raconte que, lorsqu’ils etaient jeunes, toute la ville allait a San Cataldo par le tram.” Le conseil municipal de Lecce s’est battu pendant des annees pour sauver sa station. Lorsqu’on regarde vers le bas depuis le bar de Soleluna, on voit des sortes de digues faites de rochers qui partent de la plage a intervalles reguliers. Elles servent a minimiser l’effet du vent sur le sable qu’il reste. Mais ces bras plongeant dans la mer ont surtout ete mis la pour accueillir du sable pris ailleurs dans l’Adriatique, et reconstituer la plage. Cette technique, connue sous le nom de “rechargement des plages”, a ete appliquee dans le monde entier avec plus ou moins de succes. C’est un remede que l’Italie va devoir utiliser de plus en plus souvent dans les annees a venir si elle veut garder les millions de touristes nationaux et etrangers qui passent leurs vacances sur ses 3 952 kilometres de plages, parce que 42, 5 % d’entre elles sont en train de disparaitre a cause de l’erosion. Dans les Pouilles, ce taux atteint 64, 6 %, et dans le Molise, plus au nord, 91 %. Et, avec un niveau de la mer cense monter de 18 a 30 centimetres dans les cent prochaines annees, les choses ne peuvent qu’empirer. Pour “recharger” une plage, il faut trouver un banc de sable du meme type et de la meme consistance que celui qui est en train de disparaitre, en aspirer des milliers de metres cubes dans la cale d’un dragueur, l’amener pres de la cote et le deverser a l’endroit desire a l’aide d’un tuyau. Lecce a resolu son probleme – en theorie – il y a sept ans. “Un hydrographe engage par la ville a repere une enorme reserve de sable a 6 milles au large de Brindisi et par 90 metres de fond, explique Mauro della Valle. Ce sable est exactement du meme type que le notre. L’idee est d’en aspirer 250 000 metres cubes, soit l’equivalent de 20 terrains de football. C’est beaucoup, mais d’apres le specialiste il y a 2 millions de metres cubes de sable la-dessous. Le transferer a San Cataldo prendrait un mois. Le plan est pret depuis 2001, et le conseil municipal a obtenu une promesse de financement de 5, 5 millions d’euros de la part de l’Union europeenne.” Le projet a ete approuve sans discussion par deux commissions successives et le gouvernement regional lui a donne son feu vert environnemental. Mais, juste au moment ou l’operation allait commencer, la politique est venue jouer les trouble-fete. Le sable vise se trouve a une distance de 6 milles, mais pas de Lecce, de Brindisi. Or les deux villes sont des ennemies jurees depuis plusieurs siecles. Alors, quand le maire de Brindisi, Michele Errico, a appris que Lecce etait sur le point de “piller le sable de Brindisi”, il n’aurait pas ete un politicien italien digne de ce nom s’il n’avait pas saute sur l’occasion. Brindisi s’est mise sur-le-champ en mode “attaque”. Les ecologistes ont forme une chaine humaine le long de la plage. Les touristes ont ete bombardes de petitions et, comme la version qui leur etait racontee etait que Lecce voulait voler le sable de la plage de Brindisi, 10 000 d’entre eux ont signe. Une troisieme commission, peut-etre influencee par toute cette mauvaise publicite, a encore plus deconcerte Lecce en se prononcant contre le projet.
On a frole l’incident diplomatique avec l’Albanie Voila pourquoi a San Cataldo la colere monte. La principale personnalite politique de la ville est Adriana Poli Bortone, senatrice, ancien maire et aujourd’hui adjointe au maire. C’est elle qui a impulse le projet de sauvetage de la plage. Aujourd’hui, elle ne decolere pas. “Nous sommes confrontes a une longue serie de defaillances de la region des Pouilles risquant de reduire a neant tout le travail realise depuis des annees par le conseil municipal de Lecce, qui a notamment fait faire des etudes tres poussees sur le remplacement du sable, alors que c’est la region qui aurait du s’en charger, s’emporte-t-elle. Maintenant, si le gouvernement regional ne peut pas presenter son plan littoral avant la fin de l’annee, nous risquons de perdre la subvention de 5, 5 millions d’euros accordee pour sauvegarder la cote de Lecce.” Brindisi et ses allies politiques au conseil regional n’ont pas repondu a cette attaque. Mais l’ancien maire de Lecce n’etait pas a court de munitions. “Brindisi ne veut pas nous donner le sable ? Tant pis, nous le prendrons en Albanie”, a-t-elle lance au debut du mois de juillet 2008. L’Albanie a deja aide Corfou a reconstituer ses plages, et son Premier ministre, Sali Berisha, avec qui Mme Bortone se vante d’entretenir d’excellentes relations, serait pret, selon elle, a en faire autant pour Lecce. Malheureusement pour Lecce, le virus de la democratie est aussi arrive a Tirana. Mme Bortone a peut-etre conclu un accord avec M. Berisha, mais celui-ci n’en a manifestement pas fait part a son Parlement. Du coup, les deputes albanais sont restes abasourdis lorsque le chef de file des socialistes, Erion Brace, a attaque M. Berisha en lui disant que la cote de l’Albanie n’etait pas son fief personnel. Il faut dire que, lorsque l’Albanie a aide Corfou dans les annees 1990, l’ecologie etait un concept inconnu en Albanie. Aujourd’hui, c’est une force avec laquelle il faut compter. Et, maintenant que ce dernier espoir s’est envole, il semble bien que San Cataldo se voie bientot contraint a demander les derniers sacrements. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89427> __ 6- Tourisme durable. Resistance. La croisiere n’amuse pas tout le monde, Courrier International n°933, 18/09/08 Kent Paterson, Corpwatch
Un village mexicain a empeche la construction d’un terminal pour paquebots qui aurait bouleverse son ecosysteme. A Zihuatanejo, sur la cote pacifique du Mexique, les defenseurs de l’environnement et de la vie locale ont celebre l’annulation d’un projet de terminal de navires de croisiere qui aurait pu accueillir simultanement deux “hotels flottants” de plus de 300 metres de long. Les detracteurs du projet craignaient que cet immense debarcadere face a la plage principale de la bourgade n’augmente la pollution dans la baie et ne prive Zihuatanejo de cette ambiance de petite ville debordante de charme qui lui vaut la fidelite de ses visiteurs. Pendant des mois, le collectif des Habitants pour la defense de la baie a organise des rassemblements, envoye des petitions sur Internet et inonde de lettres les responsables du gouvernement, en particulier les urbanistes du ministere federal des Communications et des Transports (SCT). Sur la plage principale de Zihuatanejo, la Casa Marina etait un foyer de contestation. Sur plusieurs etages, banderoles et pancartes contre le nouveau terminal ornaient ce batiment ou sont installees de petites entreprises. A l’interieur, dans sa boutique, la commercante et militante ecologiste Natalia Rodriguez Krebs vend des vetements et des objets d’art et d’artisanat indiens qui attirent l’œil. Avec les autres habitants, elle accueille depuis longtemps les passagers des navires de croisiere qui jettent l’ancre, un a la fois, dans la baie de Zihuatanejo. Ils sont achemines par de petits canots, les “tenders”, jusqu’a la jetee, ou une enfilade d’agences locales proposent leurs excursions.
Le Mexique compte 22 ports pour paquebots de luxe L’accueil de bateaux toujours plus grands engendre par ailleurs une transformation du milieu naturel et une redistribution des ressources locales. Ces navires draguent le fond des baies, se branchent sur les approvisionnements en eau des communes cotieres et dechargent leurs dechets. Pres des terminaux, les voies navigables sont fermees, les routes d’acces elargies pour le passage des cars d’excursion et les commerces parfois menaces de demenagement. Sans oublier les animaux venus d’ailleurs qui voyagent avec les bateaux de croisiere et peuvent perturber l’ecosysteme local. Selon la Florida Caribbean Cruise Association, un groupement de professionnels du secteur, le nombre de passagers se rendant dans les eaux mexicaines a double entre 2000 et 2007, passant de 3, 2 millions de personnes a 6, 4. Le Mexique – destination numero un des croisieres dans le monde – compte desormais 22 ports accueillant des navires de croisiere, et les autorites federales ont le projet de leur faire une plus large place encore. Appareillant depuis des ports de Californie et de Floride, Americains et Canadiens representent l’immense majorite des passagers rejoignant ainsi le Mexique. Or, Zihuatanejo, qui connait une croissance rapide depuis la fin des annees 1970, souffre deja d’innombrables problemes environnementaux. Les rejets d’eaux usees non traitees dans la baie sont tels que les habitants ne se baignent plus a la plage principale. Ecologistes et responsables federaux accusent une jetee non achevee, construite dans le cadre de l’expansion d’un complexe hotelier, de retenir la pollution dans l’anse. Selon les plongeurs, les depots de dechets au fond de la baie atteignent desormais plusieurs dizaines de centimetres. “La construction d’un autre debarcadere ne fera qu’aggraver la situation”, ecrivait l’annee derniere l’ecologiste Silvestre Pacheco au SCT. Ceux qui militaient contre le nouveau terminal denoncaient par ailleurs un processus de decision ferme, accusant le ministere de faire pour leur ville des choix a huis clos. Dans une lettre au groupe de defense de l’environnement SOS Bahia, Angel González Rul, directeur des installations portuaires au SCT, avait replique que les autorites locales etaient parfaitement informees des etudes de viabilite concernant le nouveau terminal. De son cote, le pecheur Alfonso Pintor, qui fait partir son petit bateau de la plage ou devait etre construit l’embarcadere, assure que ni lui ni ses confreres n’ont jamais ete consultes. “C’etait parfait pour les amateurs de croisieres, mais mauvais pour nous, explique-t-il. Ils nous auraient mis dehors.” En promenade sur les planches au bord de la plage, plusieurs visiteurs venus en croisiere s’etonnaient d’apprendre qu’une polemique faisait rage. Ce duel entre geants des mers et petits bateaux parle pourtant immediatement a Laura Dale, Californienne du Sud “tres attachee a la mer”, nee dans une famille de pecheurs. Elle se souvient qu’un beau jour sa famille s’est entendu dire par les autorites americaines que leur petit bateau n’etait pas assez sur pour naviguer dans les eaux bordant les Channel Islands, en Californie. Les embarcations du coin ont disparu, rapidement remplacees par de gigantesques chaluts coreens equipes de filets derivants. En fin de compte, c’est tout un mode de vie qui a disparu. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89428> __ 7- Le Rwanda veut se placer sur le marche du tourisme animalier, AFP, 19/09/08 Parc de l'Akagera (AFP) - 10h06 -
A deux heures de route de Kigali, a la frontiere tanzanienne, le parc national de l'Akagera se veut la reponse rwandaise, encore modeste, aux grandes reserves animalieres du Kenya, de Tanzanie, ou d'Afrique du Sud qui attirent des visiteurs du monde entier. Place au rang de priorite par le gouvernement pour developper un pays demuni de ressources naturelles, le tourisme est en plein essor au Rwanda, ravage en 1994 par un genocide ayant fait 800.000 morts selon l'ONU. En 2007, le secteur a realise un chiffre d'affaires de 140 millions de dollars (100 millions d'euros), contribuant a hauteur de 3, 7% du PIB, selon les chiffres officiels. L'objectif du gouvernement est de faire mieux en 2008, grace notamment a une augmentation de la capacite hoteliere de la capitale, avec l'ouverture en 2007 d'un nouvel hotel de luxe. A Kigali, le tourisme est essentiellement culturel et historique. Les visiteurs s'interessent principalement aux lieux de memoire lies au genocide, comme le Memorial national de Gisozi, afin de "comprendre comment et pourquoi ca s'est passe", explique-t-on a l'Office du tourisme rwandais. L'attraction principale du pays en terme d'image reste cependant les gorilles des montagnes vivant en liberte sur les coteaux brumeux de la chaine volcanique des Virungas, dans le nord du pays, aux frontieres avec la Republique democratique du Congo et l'Ouganda. Mais la rencontre, tres impressionnante, avec ces primates aux attitudes tellement humaines est un privilege rare et cher. Pour proteger cette espece en danger, seuls 56 permis de visite sont delivres par jour, au prix de 500 dollars (360 euros). Il est difficile de promouvoir un tourisme grand public avec de tels tarifs et un nombre de places aussi limite. Aussi, pour attirer les touristes etrangers en quete de nouvelles destinations, le Rwanda mise sur les parcs de la foret primaire de Nyungwe (sud) et de l'Akagera. La foret primaire de Nyungwe, a environ cinq heures de route de Kigali, est plus facilement accessible et presque aussi riche que les Virungas. Recouvrant une zone montagneuse, elle abrite quelque 260 types d'arbres, 140 especes d'orchidees et des singes en quantite, notamment des chimpanzes. Cree en 1934, le parc de l'Akagera s'etendait a l'origine sur 2.500 kilometres carres. Mais au lendemain du genocide, environ deux-tiers de sa surface ont ete attribuees aux populations rentrant d'exil. Depuis, la reserve naturelle, ou alternent savanes, collines, lacs et marais, voit sa faune, victime collaterale de la tragedie de 1994, se regenerer petit a petit. A la mi-septembre, seuls deux ou trois vehicules en moyenne passent chaque jour la barriere d'entree sud, l'un des deux acces du parc. D'un seul coup, cinq hippopotames plongent dans le lac Ihema dans une enorme gerbe d'eau, deranges par l'un des rares visiteurs a penetrer en cette fin de saison seche dans le parc. A quelques jours du debut de la saison des pluies, les animaux se terrent encore. Les elephants, une centaine, ont ete signales plusieurs dizaines de kilometres plus au nord. Plus accessible que les lions -il en resterait une dizaine-, une famille de huit elegantes girafes massai se laisse photographier a l'heure du dejeuner. "Pour avoir le plus de chances de voir les animaux, mieux vaut venir entre octobre et decembre et camper sur place", explique Charles, l'un des guides les plus experimentes. Plusieurs sites ont ete amenages a cet effet et des tentes sont louees pour quelques dollars a l'entree du parc. <http://www.tv5.org/...42e0ceb240ad.1e1.xml>
Bonjour !
J'ai une petite question à poser à ceux qui sont venus visiter mon petit coin de pays.
Au cours de l'année 2005, j'ai eu la chance d'héberger des "touristes" (Français et Belges) chez moi afin qu'ils puissent visiter un peu la ville de Québec. Un commentaire "négatif" ressort à chaque fois : le coût de la vie à Québec.
J'aimerais avoir votre opinion sur ce sujet.
Certes, les taxes ne sont pas incluses dans les prix et il faut ajouter 15% à chaque fois... sans compter le 15% additionnel si on va au restaurant pour le pourboire. Toutefois, pour avoir passé trois semaines en Europe il y a deux mois, je reste surprise face à ces commentaires. Il me semble que le coût de la vie en France est beaucoup plus élevé qu'ici !
Bref, je suis simplement curieuse d'avoir votre avis sur ce sujet...
Merci et bonne journée !
Alixia !
J'ai une petite question à poser à ceux qui sont venus visiter mon petit coin de pays.
Au cours de l'année 2005, j'ai eu la chance d'héberger des "touristes" (Français et Belges) chez moi afin qu'ils puissent visiter un peu la ville de Québec. Un commentaire "négatif" ressort à chaque fois : le coût de la vie à Québec.
J'aimerais avoir votre opinion sur ce sujet.
Certes, les taxes ne sont pas incluses dans les prix et il faut ajouter 15% à chaque fois... sans compter le 15% additionnel si on va au restaurant pour le pourboire. Toutefois, pour avoir passé trois semaines en Europe il y a deux mois, je reste surprise face à ces commentaires. Il me semble que le coût de la vie en France est beaucoup plus élevé qu'ici !
Bref, je suis simplement curieuse d'avoir votre avis sur ce sujet...
Merci et bonne journée !
Alixia !
Bonjour, je suis actuellement aux Etats-unis dans le cadre de l'ESTA
J'ai donc droit à 3 mois sur le territoire sans visa.
Le temps passe vite et j'aimerais séjourner plus longtemps dans le pays. J'ai dans l'idée de passer la frontière vers le mexique par voie terrestre et d'y revenir pour avoir droit à une autre durée de 3 mois. Queqlu'un l'a-t-il déjà fait ? Est-ce possible ? Y-a-t'il un délai d'attente avant de pouvoir retourner aux Etats-unis ?
Ou existe-t-il une autre solution rapide pour revenir légalement sur le territoire ?
Merci de vos réponses
Le temps passe vite et j'aimerais séjourner plus longtemps dans le pays. J'ai dans l'idée de passer la frontière vers le mexique par voie terrestre et d'y revenir pour avoir droit à une autre durée de 3 mois. Queqlu'un l'a-t-il déjà fait ? Est-ce possible ? Y-a-t'il un délai d'attente avant de pouvoir retourner aux Etats-unis ?
Ou existe-t-il une autre solution rapide pour revenir légalement sur le territoire ?
Merci de vos réponses
Bonsoir tout le monde!!
Je reviens tout juste d'un ptit voyage a Miami....
Ce voyage étéiat un test pour savoir si la vie là bas pouvait me plaire, il s'avère que mon mec et moi on est completement tombés sous le Charme de la floride!!!
Mon copain travaille actuellemnt dans une boite americaine, on vit actuellemnt sur Bordeaux, il se trouve kil a une possibilité de mutation à Miami..
On aimeriont commencer petit à petit les démarches a faire, mais on est un peu pommé, on ne sait pas trop par où commencé....
Alors on recherche des personnes pouvant nous aider...si vous savez comment faire exactement...
dans l'attente de vos reponses...
A bientot
bizzzz
anais
anais
Bonjour à tous!
Simple curiosité: combien de pays avez-vous visité? Et quels sont les pays que vous avez visité plusieurs fois, tellement c'était bien?
Bonne journée
Marliese
Simple curiosité: combien de pays avez-vous visité? Et quels sont les pays que vous avez visité plusieurs fois, tellement c'était bien?
Bonne journée
Marliese
Bonjour tout le monde,
J'aurai besoin d'aide car je ne sais serieusement plus quoi faire. En effet, je voudrai partir à partir de février 2008 dans un pays anglophone pour une durée minimum de 3 mois. Et je ne sais pas où, et quel type de séjour. Niveau argent je n'ai pas de soucis. Donc si vous pourriez me donner des petits conseils merci d'avance.
Bonne soirée
Antoine
J'aurai besoin d'aide car je ne sais serieusement plus quoi faire. En effet, je voudrai partir à partir de février 2008 dans un pays anglophone pour une durée minimum de 3 mois. Et je ne sais pas où, et quel type de séjour. Niveau argent je n'ai pas de soucis. Donc si vous pourriez me donner des petits conseils merci d'avance.
Bonne soirée
Antoine
Hello les fous de voyage !
Cette année, Claire (my love d'amour à moi) et moi même, avons fait un roadtrip dans le nord ouest, bien moins prisé du tourisme de masse que le Sud ouest (qu'on adore soit dit en passant)(Et si on met à part Yellowstone😏). Et c'était vraiment génial, grandiose, les superlatifs me manquent... j'ai pas les mots... enfin... si ... il va falloir pour faire ce carnet !
J'en profite pour faire les traditionnels remerciements aux forumeurs qui auront pu m'aider pour l'élaboration de ce roadtrip, je vous adore 😉
Bon, va falloir se lancer dans la prose, vous aviez bien aimé mon CR de l'an dernier en Californie, on va essayer de faire au moins aussi bien 😛, enfin, pas pire quoi ! voyageforum.com/...embre-2017-d8309811/
Donc au programme de ces 3 semaines de juin 2018:
- Olympic National Parc - Seattle - North Cascades National Park - Winthrop - Spokane - West Glacier - East Glacier - Yellowstone - Cody - BigHorn Canyon - Devils Tower - Sturgis - Badlands National Park - Mount Rushmore - Cheyenne - Fort Collins - Denver - Maison (Orgie de Camembert et saucisson)

Donc, vol AF Montpellier Paris sans encombre, en une heure j'ai eu le temps de saouler qu'une hotesse...
Petite attente à CDG, le temps de faire les duty free et de perde mon passeport dans un magasin... je vous dis pas le stress, on a fait chier tous les employés d'un magasin pour retrouver mon passeport qui était en fait ... dans la poche intérieure de ma veste... ouai ... bon ... fallait bien que je me fasse remarquer 😊 Bref après ce petit intermède un rien émotionnel, petite détente devant notre bus Delta


Vol sans encombre de 10h à parler avec tous les PNC car les films étaient pas terribles, bien fait pour eux ! 😏
Bref, là t'arrives à Seattle le cul en forme de siège de classe éco, t'as juste envie de fumer une clope (même 10) ( Le tabac est dangereux pour la santé) et là, pas de bol, t'arrives en même temps que plein d'autres avions à l'immigration ... naaaannnn pas encore ça... ben si ! En plus je pensais avoir droit à des bornes , mais une employée nous rabat tous dans un coral à bétail qui mettra 2h30 avant que nous arrivions devant l'officier qui te parle comme si t'avais vécu toute ta vie aux USA et que tu parles le slang comme lui... ptain moi qui ai prit des cours de perfectionnement pendant 3 mois avant de venir, il m'a pété le moral en moins de deux, même Claire qui comprend super bien , elle a capté autant que moi 🏴☠️... limite ses lèvres bougeaient même pas... un ventriloque le type !.. J'imaginais le cas inverse où un Américain qui a prit des cours de Français, serait reçu à Paris par un gars de la police des frontière qui parle comme dans les chtis VS les marseillais 😄. Bref, heureusement , la confiance est vite revenue car on comprenait très bien les autres ! On est enfin passé, et là tu te rends compte que à coté t'avais un espace avec des bornes automatiques ... AARRRGGHHH ! Bon bref, on sort de l'aéroport, vite une clope... et là partout dans la rue , des interdictions de fumer de partout ! partout à perte de vue... les boules... On prend le shuttle Avis et on fumera aux loueurs... Pareil aux loueurs... NAAAANNNNN ... Je demande désespéré au gars du guichet où on peut fumer... le gars trop cool nous a accompagné au fond du parking derrière un panneau , il nous a dit, vous pouvez fumer ici, personne vous verra... tain, trop l'impression de fumer une clope dans la cours du collège à esquiver le regard des pions... Bref... une fois la dose salvatrice de nicotine ingurgitée, on prend possession de notre carrosse, une Toyota Corolla toute neuve... et c'est l'heure d'aller jusqu'à ... Port Angeles à 3h de route ... Oui j'ai voulu faire le warrior à taper 3h de route à l'arrivée ... en fait je le conseille pas 😏

Bref au bout de cette route qui nous a paru interminable vu notre état de fatigue avancé (les trentenaires ça tient plus la route de nos jours) on arrive à Port Angeles, checkin à l'hotel, on lutte pour pas dormir, on sort chercher un burger dans un drive (super bon soit dit en passant) et extinction des feux, on est en place, le voyage commence demain avec la première journée à Olympic 😎
Cette année, Claire (my love d'amour à moi) et moi même, avons fait un roadtrip dans le nord ouest, bien moins prisé du tourisme de masse que le Sud ouest (qu'on adore soit dit en passant)(Et si on met à part Yellowstone😏). Et c'était vraiment génial, grandiose, les superlatifs me manquent... j'ai pas les mots... enfin... si ... il va falloir pour faire ce carnet !
J'en profite pour faire les traditionnels remerciements aux forumeurs qui auront pu m'aider pour l'élaboration de ce roadtrip, je vous adore 😉
Bon, va falloir se lancer dans la prose, vous aviez bien aimé mon CR de l'an dernier en Californie, on va essayer de faire au moins aussi bien 😛, enfin, pas pire quoi ! voyageforum.com/...embre-2017-d8309811/
Donc au programme de ces 3 semaines de juin 2018:
- Olympic National Parc - Seattle - North Cascades National Park - Winthrop - Spokane - West Glacier - East Glacier - Yellowstone - Cody - BigHorn Canyon - Devils Tower - Sturgis - Badlands National Park - Mount Rushmore - Cheyenne - Fort Collins - Denver - Maison (Orgie de Camembert et saucisson)

Donc, vol AF Montpellier Paris sans encombre, en une heure j'ai eu le temps de saouler qu'une hotesse...
Petite attente à CDG, le temps de faire les duty free et de perde mon passeport dans un magasin... je vous dis pas le stress, on a fait chier tous les employés d'un magasin pour retrouver mon passeport qui était en fait ... dans la poche intérieure de ma veste... ouai ... bon ... fallait bien que je me fasse remarquer 😊 Bref après ce petit intermède un rien émotionnel, petite détente devant notre bus Delta


Vol sans encombre de 10h à parler avec tous les PNC car les films étaient pas terribles, bien fait pour eux ! 😏
Bref, là t'arrives à Seattle le cul en forme de siège de classe éco, t'as juste envie de fumer une clope (même 10) ( Le tabac est dangereux pour la santé) et là, pas de bol, t'arrives en même temps que plein d'autres avions à l'immigration ... naaaannnn pas encore ça... ben si ! En plus je pensais avoir droit à des bornes , mais une employée nous rabat tous dans un coral à bétail qui mettra 2h30 avant que nous arrivions devant l'officier qui te parle comme si t'avais vécu toute ta vie aux USA et que tu parles le slang comme lui... ptain moi qui ai prit des cours de perfectionnement pendant 3 mois avant de venir, il m'a pété le moral en moins de deux, même Claire qui comprend super bien , elle a capté autant que moi 🏴☠️... limite ses lèvres bougeaient même pas... un ventriloque le type !.. J'imaginais le cas inverse où un Américain qui a prit des cours de Français, serait reçu à Paris par un gars de la police des frontière qui parle comme dans les chtis VS les marseillais 😄. Bref, heureusement , la confiance est vite revenue car on comprenait très bien les autres ! On est enfin passé, et là tu te rends compte que à coté t'avais un espace avec des bornes automatiques ... AARRRGGHHH ! Bon bref, on sort de l'aéroport, vite une clope... et là partout dans la rue , des interdictions de fumer de partout ! partout à perte de vue... les boules... On prend le shuttle Avis et on fumera aux loueurs... Pareil aux loueurs... NAAAANNNNN ... Je demande désespéré au gars du guichet où on peut fumer... le gars trop cool nous a accompagné au fond du parking derrière un panneau , il nous a dit, vous pouvez fumer ici, personne vous verra... tain, trop l'impression de fumer une clope dans la cours du collège à esquiver le regard des pions... Bref... une fois la dose salvatrice de nicotine ingurgitée, on prend possession de notre carrosse, une Toyota Corolla toute neuve... et c'est l'heure d'aller jusqu'à ... Port Angeles à 3h de route ... Oui j'ai voulu faire le warrior à taper 3h de route à l'arrivée ... en fait je le conseille pas 😏

Bref au bout de cette route qui nous a paru interminable vu notre état de fatigue avancé (les trentenaires ça tient plus la route de nos jours) on arrive à Port Angeles, checkin à l'hotel, on lutte pour pas dormir, on sort chercher un burger dans un drive (super bon soit dit en passant) et extinction des feux, on est en place, le voyage commence demain avec la première journée à Olympic 😎
sur la suggestion de Kashtin je reprends son post à mon compte pour poursuivre les récits de petites histoires vécues près de la nature en invitant tous ceux qui pourraient en avoir à nous les faire partager.
Sauver les ours de la décharge de Z
Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.
Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.
(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )
Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.
Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂
Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).
La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.
Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).

Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).
Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.
Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…" - --
Les ablutions du grizzly
Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique... Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican😉...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors ...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''😮... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir .. J'en reste bouche bée pendant un instant😮😮 car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..

le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--
Le prospecteur intrépide
En Amérique du Nord pendant, disons …un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune( strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.
Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière ( depuis le Néolithique à vrai dire… çà ne date pas d’hier😉), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.
La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.

Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague . A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !! . . L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère…
Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois...
Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord…..où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires ( a couple of nice deals comme il disait) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question… comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘’y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien…’’ . Il est venu, il a vu, il est revenu mais .. sans son avion😠. Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique. Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion… doit toujours être là bas quelque part dans la montagne…au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis😉…
L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur . Qu’est ce que ce truc peut bien être… cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions…Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité . Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été😮 . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans….tabarouet…il est pas mal maganné son char me dit Raynald
Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été déçus …. En effet ils n’ont pas eu de chance… au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide😠. Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac . ‘’Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger…’’.
Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder
cochize
Sauver les ours de la décharge de Z
Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.
Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.
(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.
Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂
Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).
La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.
Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).

Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).
Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.
Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…" - --
Les ablutions du grizzly
Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique... Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican😉...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors ...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''😮... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir .. J'en reste bouche bée pendant un instant😮😮 car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..

le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--
Le prospecteur intrépide
En Amérique du Nord pendant, disons …un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune( strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.
Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière ( depuis le Néolithique à vrai dire… çà ne date pas d’hier😉), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.
La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.

Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague . A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !! . . L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère…
Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois...
Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord…..où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires ( a couple of nice deals comme il disait) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question… comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘’y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien…’’ . Il est venu, il a vu, il est revenu mais .. sans son avion😠. Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique. Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion… doit toujours être là bas quelque part dans la montagne…au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis😉…
L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur . Qu’est ce que ce truc peut bien être… cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions…Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité . Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été😮 . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans….tabarouet…il est pas mal maganné son char me dit Raynald
Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été déçus …. En effet ils n’ont pas eu de chance… au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide😠. Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac . ‘’Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger…’’.
Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder
cochize
bonsoir à tous.
Je me permet donc d'ouvrir le fil de cette croisière qui sera surement passionnante en rencontres puisque nous sommes déjà plusieurs inscrits. Nous avons beaucoup de temps pour la préparer , mais c'est déjà du "bon" temps car cela fera durer le plaisir!
Je me permet donc d'ouvrir le fil de cette croisière qui sera surement passionnante en rencontres puisque nous sommes déjà plusieurs inscrits. Nous avons beaucoup de temps pour la préparer , mais c'est déjà du "bon" temps car cela fera durer le plaisir!
Juste une petite question de curiosité.
On entend toujours à travers le monde que les français mangent des choses "ragoutantes" comme les escargots ou les cuisses de grenouilles.
Mais vous, n'avez vous pas eu à manger, à l'occasion d'un voyage, quelque viande ou spécialité un peu "particulière" voire "ragoutante" au premier abord ?
A vos souvenirs et si vous avez en plus une façon de la cuisiner ....
nathalie
Mais vous, n'avez vous pas eu à manger, à l'occasion d'un voyage, quelque viande ou spécialité un peu "particulière" voire "ragoutante" au premier abord ?
A vos souvenirs et si vous avez en plus une façon de la cuisiner ....
nathalie
Bonjour à toutes et à toutes et excellente année 2007 🙂
Je vous propose de se retrouver autour d'un petit repas le dimanche 21 janvier à midi.
🤪 La raison : il faut une raison pour se retrouver ensemble ?
😮 Le thème : pas de thème. Que vous aimiez l'Afrique ou le Canada, que vous partiez en voyage ou que vous en reveniez, que vous soyez à court d'idées ou que vous ayez une idée de destination toutes les 3 minutes, que vous "trekkiez" comme un fou ou que vos os délicats préfèrent la douceur d'un bon lit, vous êtes cordialement invités à vous inscrire sur ce post.
😛 Le restaurant : buffet syrien, déjeuner tibétain, tex mex/thaïlandais ... ou brunch, je ne sais pas encore. D'ici le 21, j'aurais bien trouvé quelque chose ...
Qu'en dites vous ?
Je vous propose de se retrouver autour d'un petit repas le dimanche 21 janvier à midi.
🤪 La raison : il faut une raison pour se retrouver ensemble ?
😮 Le thème : pas de thème. Que vous aimiez l'Afrique ou le Canada, que vous partiez en voyage ou que vous en reveniez, que vous soyez à court d'idées ou que vous ayez une idée de destination toutes les 3 minutes, que vous "trekkiez" comme un fou ou que vos os délicats préfèrent la douceur d'un bon lit, vous êtes cordialement invités à vous inscrire sur ce post.
😛 Le restaurant : buffet syrien, déjeuner tibétain, tex mex/thaïlandais ... ou brunch, je ne sais pas encore. D'ici le 21, j'aurais bien trouvé quelque chose ...
Qu'en dites vous ?
Après avoir lu au fil des années beaucoup de messages sur le forum indiquant que le plus interessant était de retirer au distributeur avec sa CB alors que nous privilégions plutôt les paiements avec la CB, voilà le constat des frais bancaires pour un voyage de 3 mois avec une CB Visa au Crédit Agricole.
Retrait au distributeur :
Frais fixes 3,50 € + 1,75% de la somme tirée
Paiement par CB :
Frais fixes 0,20 € + 2% de la somme ( avec un minimum de 1,25 € )
(ce qui correspond à un plancher d'environ 52 €)
Par ex pour les sommes que nous avons dépensé :
Pour 2656,31 € de retrait DAB. soit 98,98 € de frais
Pour 2643,73 € de paiement par CB, soit 70,38 € de frais
Il n'y a pas photo, nous privilegerons toujours les paiements par CB aux retraits.
Pour le restant du voyage nous avions emmené une partie en € et une partie en $ et là aussi il y aurait beaucoup à dire.
Bonjours a Tous
Je me présente je suis un étudiant dans le sud de la France et souhaite à la fin de ma licence partir 1 ans en voyage .
Je fait du surf depuis quelque année et certaine destination me font rêver depuis un certain temps , d'où l'envie de ce grand voyage .
Mon voyage serai :
France => États-Unis => Bahamas => Costa Rica => Hawaï => Australie => Fidji => Affrique du Sud => Brésil => Bali => Tahiti => Japon => France
Ce tracer peut sembler peut traditionnel mais je suis les saisons des vagues xD .
Je souhaite faire ce voyage en 1 ans , Un mois par pays a peu près exception de l'Australie ou je compte rester 3 mois .
J'ai prit connaissance il y a peu des billet ' Tour du monde ' mais les villes ne coïncident jamais avec mon parcours .
J'ai donc regarder le prix global de chaque trajet cela me reviendrai à plus de 15 000€ .
Je me demande donc si par les billet ' tour du monde ' peut on choisir ces destination et donc réduire ce budget .
Merci de me renseigner d'avance
Je me présente je suis un étudiant dans le sud de la France et souhaite à la fin de ma licence partir 1 ans en voyage .
Je fait du surf depuis quelque année et certaine destination me font rêver depuis un certain temps , d'où l'envie de ce grand voyage .
Mon voyage serai :
France => États-Unis => Bahamas => Costa Rica => Hawaï => Australie => Fidji => Affrique du Sud => Brésil => Bali => Tahiti => Japon => France
Ce tracer peut sembler peut traditionnel mais je suis les saisons des vagues xD .
Je souhaite faire ce voyage en 1 ans , Un mois par pays a peu près exception de l'Australie ou je compte rester 3 mois .
J'ai prit connaissance il y a peu des billet ' Tour du monde ' mais les villes ne coïncident jamais avec mon parcours .
J'ai donc regarder le prix global de chaque trajet cela me reviendrai à plus de 15 000€ .
Je me demande donc si par les billet ' tour du monde ' peut on choisir ces destination et donc réduire ce budget .
Merci de me renseigner d'avance
Hello !
Impossible de trouver réponse à cette question : quels sont vos meilleurs "worldwide" spots de snorkeling en partant de la plage...
Alors je me lance pour vous faire partager ma modeste expérience en espérant que vous serez nombreux à alimenter ce post : Par ordre de préférence (je précise les dates en espérant que ça n'a pas trop changé là où je suis allée il y a longtemps) 1-Australie 2003 -Petite barrière de corail (Western Australia) depuis Exmouth (je n'ai pas pu testé Ningaloo, il y avait trop de vent quand nous y sommes passés. La grande barrière à l'est est chouette aussi, mais il faut prendre le bateau. 2-Mexique / Yucatan 2002-Akumal entre playa de carmen et Tulum (tortues) 3-La Réunion 2009 : St Pierre et l'ermitage (il parait que Saint Leu vaut la peine aussi mais je n'ai fait qu'y passer) 4-Malaisie 1995 : Iles Perhentians et Tioman (c'était mon premier snorkeling)
Et j'ai aussi trouvé ce lien en anglais (mais ce n'est pas forcément que depuis la plage) http://www.travellady.com/issues/November06/3639Snorkeling.htm
A vous maintenant !
Impossible de trouver réponse à cette question : quels sont vos meilleurs "worldwide" spots de snorkeling en partant de la plage...
Alors je me lance pour vous faire partager ma modeste expérience en espérant que vous serez nombreux à alimenter ce post : Par ordre de préférence (je précise les dates en espérant que ça n'a pas trop changé là où je suis allée il y a longtemps) 1-Australie 2003 -Petite barrière de corail (Western Australia) depuis Exmouth (je n'ai pas pu testé Ningaloo, il y avait trop de vent quand nous y sommes passés. La grande barrière à l'est est chouette aussi, mais il faut prendre le bateau. 2-Mexique / Yucatan 2002-Akumal entre playa de carmen et Tulum (tortues) 3-La Réunion 2009 : St Pierre et l'ermitage (il parait que Saint Leu vaut la peine aussi mais je n'ai fait qu'y passer) 4-Malaisie 1995 : Iles Perhentians et Tioman (c'était mon premier snorkeling)
Et j'ai aussi trouvé ce lien en anglais (mais ce n'est pas forcément que depuis la plage) http://www.travellady.com/issues/November06/3639Snorkeling.htm
A vous maintenant !
Nous nous posons parfois des questions du style :
Pourquoi les médecins ont des avis si différents par rapport à d'autres quant à la médication des futurs voyageurs, en parcourant le site du ministère de la santé, je suis tombée sur ça : http://www.sante.gouv.fr/
Recommandations sanitaires pour les voyageurs 2003 (à l'attention des professionnels de santé) BEH n° 26- 27/ 2003 117
Deux critères interviennent dans l'établissement d'un programme de vaccinations destiné à un voyageur. Le premier de ces critères est l'obligation administrative qui correspond plus à la protection du pays contre un risque infectieux venant de l'extérieur qu'aux risques encourus par le voyageur. Les risques réels encourus par le voyageur constituent, quant à eux, le second critère et varient en fonction de plusieurs paramètres : la situation sanitaire du pays visité ; les conditions et la durée du séjour ; les caractéristiques propres du voyageur, en particulier l'âge et aussi le statut vaccinal antérieur.
Le choix de la prophylaxie médicamenteuse tient compte des zones visitées (classées en groupe 1, 2 et 3 selon la fréquence de la résistance à la chloroquine et au proguanil, le groupe 0 correspondant à un risque nul de paludisme), de la durée du voyage et aussi de la personne : l'âge, les antécédents pathologiques, une intolérance aux antipaludiques, une possible interaction médicamenteuse, une grossesse (ou son éventualité). Quelque soit l'antipaludique choisi, il est conseillé de prendre ce médicament au cours d'un repas. Aucun antipaludique n'étant toujours parfaitement toléré, il peut être admissible, dans une zone à très faible transmission et correctement médicalisée, d'avoir recours à la seule protection contre les moustiques. La répartition des zones de résistance de Plasmodium falciparum : la chimiorésistance peut être appréciée de façon quantitative par l'étude in vivo ou in vitro, ou par le génotypage des souches responsables d'accès, auprès d'échantillons de populations non immunes vivant en zone d'endémie ou de voyageurs non chimioprophylactisés. 2.2.3.1 - Cas général Pays du groupe 0 : zones sans paludisme, pas de chimioprophylaxie Afrique : Lesotho, Libye, Ile de la Réunion, Ile Sainte Hélène, Seychelles, Tunisie. Amérique : toutes les villes et Antigua et Barbuda, Antilles néerlandaises, Bahamas, Barbade, Bermudes, Canada, Chili, Cuba, Dominique, Etats- Unis, Guadeloupe, Grenade, Iles Caïmans, IIes Malouines, Iles Vierges, Jamaïque, Martinique, Porto- Rico, Sainte- Lucie, Trinidad et Tobago, Uruguay. Asie : toutes les villes et Brunei, Georgie, Guam, HongKong, îles Christmas, îles Cook, Japon, Kazakhstan, Kirghizistan, Macao, Maldives, Mongolie, Singapour, Taiwan. Europe : tous les pays (y compris Açores, Canaries, Chypre, Fédération de Russie, Etats Baltes, Ukraine, Belarus et Turquie d'Europe). Proche et Moyen Orient : toutes les villes et Bahreïn, Israël, Jordanie, Koweït, Liban, Qatar. Océanie : toutes les villes et Australie, Fidji, Hawaï, Mariannes, Marshall, Micronésie, Nouvelle- Calédonie, Nouvelle- Zélande, île de Pâques, Polynésie française, Samoa, Tonga, Tuvalu, Wallis et Futuna, Kiribati, Cook, Samoa occidentales, Nive, Nauru, Palau. Cas particulier des zones de transmission faible Compte tenu de la faiblesse de la transmission dans ces pays, il est admissible de ne pas prendre de chimioprophylaxie, quelle que soit la durée du séjour. Il est cependant indispensable d'être en mesure, dans les mois qui suivent le retour, de consulter en urgence en cas de fièvre. Afrique : Algérie, Cap- Vert, Egypte, Maroc, Ile Maurice Asie : Arménie, Azerbaïdjan, Corée du Sud, Corée du Nord, Ouzbékistan, Turkménistan. Proche et Moyen Orient : Emirats arabes unis, Oman, Syrie, Turquie Pour tous les autres pays, il est nécessaire de prendre une chimioprophylaxie adaptée à la zone visitée.
Par ailleurs, il est important de savoir que la répartition des zones de résistance de Plasmodium falciparum telle qu'indiquée dans le tableau 1 doit être nuancée en fonction des niveaux de transmission. La connaissance du pays de destination est insuffisante et il faut aussi tenir compte de la région visitée, des conditions de séjour, de la saison, des particularités locales... Par exemple, un séjour en Thaïlande ou au Vietnam mais sans nuitée en zones forestières ne nécessite, a priori, pas de prévention anti- paludique. Il en est de même pour toutes les villes d'Asie (sauf parfois en Inde) ou d'Amérique. De la même façon, le paludisme ne se transmet habituellement pas au- dessus de 1 500 mètres d'altitude en Afrique et de 2 500 mètres en Amérique ou en Asie. Ainsi, d'une manière générale, pour un court séjour touristique ou professionnel (inférieur à sept jours : durée minimum d'incubation du paludisme
La possession d'un médicament de réserve en zone d'endémie palustre peut se justifier lors d'un séjour de plus d'une semaine avec déplacements en zone très isolée mais aussi dans des circonstances qui incitent à ne plus poursuivre la chimioprophylaxie antipaludique, telles que les voyages fréquents et répétés ou une expatriation très prolongée
C'est en séjournant dans les pays à faible niveau d'hygiène que les voyageurs en provenance des pays industrialisés sont le plus exposés au risque de diarrhée. L'incidence est influencée par la saison, la pathologie pré- existante du voyageur et son comportement alimentaire. La prudence recommande d'éviter l'ingestion d'aliments et de boissons à risque (crudités ou aliments cuits consommés froids, même conservés au réfrigérateur, eau locale non embouteillée et glaçons). Il n'y a pas encore de vaccination disponible. La chimioprophylaxie est déconseillée, à l'exception de situations particulières. Le traitement curatif est souvent un auto- traitement pour lequel il est pratique de disposer de médicaments dont on se sera muni avant le départ.
et bien d'autres encore... maintenant je sais pourquoi certains médecins préconisent toutes sortes de traitements et vaccins !
Mon médecin me conseille les vaccins habituels à jour et la savarine et surtout des répulsifs et précautions d'usages car je vais dans une partie du Mékong où il y a énormément d'animaux et d'eaux stagnantes ! Il ne m'a pas conseillé ni l'hép. A ni contre l'encéphalite Jap... quoique comme il dit nous ne sommes pas encore en nov et d'ici là il y aura des avis sanitaires si un danger survenait dans ces pays !!!
Donc, comme le dit LI, il est important de voir avec son médecin et son itinéraire de voyage pour prendre les précautions qui s'imposent.
Si vous partez à l'aveuglette... au hasard des rencontres qu'elles soient humaines ou animales... il est normal que les médecins restent dans la prévention et vous indiquent plusieurs traitements ! Si vous ne savez pas où vous allez, eux savent ce que vous pouvez rencontrez comme maladies !!!
Et puis, je pars du principe qu'il vaut mieux prévenir que guérir... et le trou de la sécu est suffisamment grand pour ne pas en rajouter !
C'est certain que les voyageurs avertis et rôdés ne prennent pas ou plus de traitement, mais pour celui qui se posent des questions et bien, voilà un début de réponse... à étudier avec votre médecin !
Bon voyage !
Pourquoi les médecins ont des avis si différents par rapport à d'autres quant à la médication des futurs voyageurs, en parcourant le site du ministère de la santé, je suis tombée sur ça : http://www.sante.gouv.fr/
Recommandations sanitaires pour les voyageurs 2003 (à l'attention des professionnels de santé) BEH n° 26- 27/ 2003 117
Deux critères interviennent dans l'établissement d'un programme de vaccinations destiné à un voyageur. Le premier de ces critères est l'obligation administrative qui correspond plus à la protection du pays contre un risque infectieux venant de l'extérieur qu'aux risques encourus par le voyageur. Les risques réels encourus par le voyageur constituent, quant à eux, le second critère et varient en fonction de plusieurs paramètres : la situation sanitaire du pays visité ; les conditions et la durée du séjour ; les caractéristiques propres du voyageur, en particulier l'âge et aussi le statut vaccinal antérieur.
Le choix de la prophylaxie médicamenteuse tient compte des zones visitées (classées en groupe 1, 2 et 3 selon la fréquence de la résistance à la chloroquine et au proguanil, le groupe 0 correspondant à un risque nul de paludisme), de la durée du voyage et aussi de la personne : l'âge, les antécédents pathologiques, une intolérance aux antipaludiques, une possible interaction médicamenteuse, une grossesse (ou son éventualité). Quelque soit l'antipaludique choisi, il est conseillé de prendre ce médicament au cours d'un repas. Aucun antipaludique n'étant toujours parfaitement toléré, il peut être admissible, dans une zone à très faible transmission et correctement médicalisée, d'avoir recours à la seule protection contre les moustiques. La répartition des zones de résistance de Plasmodium falciparum : la chimiorésistance peut être appréciée de façon quantitative par l'étude in vivo ou in vitro, ou par le génotypage des souches responsables d'accès, auprès d'échantillons de populations non immunes vivant en zone d'endémie ou de voyageurs non chimioprophylactisés. 2.2.3.1 - Cas général Pays du groupe 0 : zones sans paludisme, pas de chimioprophylaxie Afrique : Lesotho, Libye, Ile de la Réunion, Ile Sainte Hélène, Seychelles, Tunisie. Amérique : toutes les villes et Antigua et Barbuda, Antilles néerlandaises, Bahamas, Barbade, Bermudes, Canada, Chili, Cuba, Dominique, Etats- Unis, Guadeloupe, Grenade, Iles Caïmans, IIes Malouines, Iles Vierges, Jamaïque, Martinique, Porto- Rico, Sainte- Lucie, Trinidad et Tobago, Uruguay. Asie : toutes les villes et Brunei, Georgie, Guam, HongKong, îles Christmas, îles Cook, Japon, Kazakhstan, Kirghizistan, Macao, Maldives, Mongolie, Singapour, Taiwan. Europe : tous les pays (y compris Açores, Canaries, Chypre, Fédération de Russie, Etats Baltes, Ukraine, Belarus et Turquie d'Europe). Proche et Moyen Orient : toutes les villes et Bahreïn, Israël, Jordanie, Koweït, Liban, Qatar. Océanie : toutes les villes et Australie, Fidji, Hawaï, Mariannes, Marshall, Micronésie, Nouvelle- Calédonie, Nouvelle- Zélande, île de Pâques, Polynésie française, Samoa, Tonga, Tuvalu, Wallis et Futuna, Kiribati, Cook, Samoa occidentales, Nive, Nauru, Palau. Cas particulier des zones de transmission faible Compte tenu de la faiblesse de la transmission dans ces pays, il est admissible de ne pas prendre de chimioprophylaxie, quelle que soit la durée du séjour. Il est cependant indispensable d'être en mesure, dans les mois qui suivent le retour, de consulter en urgence en cas de fièvre. Afrique : Algérie, Cap- Vert, Egypte, Maroc, Ile Maurice Asie : Arménie, Azerbaïdjan, Corée du Sud, Corée du Nord, Ouzbékistan, Turkménistan. Proche et Moyen Orient : Emirats arabes unis, Oman, Syrie, Turquie Pour tous les autres pays, il est nécessaire de prendre une chimioprophylaxie adaptée à la zone visitée.
Par ailleurs, il est important de savoir que la répartition des zones de résistance de Plasmodium falciparum telle qu'indiquée dans le tableau 1 doit être nuancée en fonction des niveaux de transmission. La connaissance du pays de destination est insuffisante et il faut aussi tenir compte de la région visitée, des conditions de séjour, de la saison, des particularités locales... Par exemple, un séjour en Thaïlande ou au Vietnam mais sans nuitée en zones forestières ne nécessite, a priori, pas de prévention anti- paludique. Il en est de même pour toutes les villes d'Asie (sauf parfois en Inde) ou d'Amérique. De la même façon, le paludisme ne se transmet habituellement pas au- dessus de 1 500 mètres d'altitude en Afrique et de 2 500 mètres en Amérique ou en Asie. Ainsi, d'une manière générale, pour un court séjour touristique ou professionnel (inférieur à sept jours : durée minimum d'incubation du paludisme
La possession d'un médicament de réserve en zone d'endémie palustre peut se justifier lors d'un séjour de plus d'une semaine avec déplacements en zone très isolée mais aussi dans des circonstances qui incitent à ne plus poursuivre la chimioprophylaxie antipaludique, telles que les voyages fréquents et répétés ou une expatriation très prolongée
C'est en séjournant dans les pays à faible niveau d'hygiène que les voyageurs en provenance des pays industrialisés sont le plus exposés au risque de diarrhée. L'incidence est influencée par la saison, la pathologie pré- existante du voyageur et son comportement alimentaire. La prudence recommande d'éviter l'ingestion d'aliments et de boissons à risque (crudités ou aliments cuits consommés froids, même conservés au réfrigérateur, eau locale non embouteillée et glaçons). Il n'y a pas encore de vaccination disponible. La chimioprophylaxie est déconseillée, à l'exception de situations particulières. Le traitement curatif est souvent un auto- traitement pour lequel il est pratique de disposer de médicaments dont on se sera muni avant le départ.
et bien d'autres encore... maintenant je sais pourquoi certains médecins préconisent toutes sortes de traitements et vaccins !
Mon médecin me conseille les vaccins habituels à jour et la savarine et surtout des répulsifs et précautions d'usages car je vais dans une partie du Mékong où il y a énormément d'animaux et d'eaux stagnantes ! Il ne m'a pas conseillé ni l'hép. A ni contre l'encéphalite Jap... quoique comme il dit nous ne sommes pas encore en nov et d'ici là il y aura des avis sanitaires si un danger survenait dans ces pays !!!
Donc, comme le dit LI, il est important de voir avec son médecin et son itinéraire de voyage pour prendre les précautions qui s'imposent.
Si vous partez à l'aveuglette... au hasard des rencontres qu'elles soient humaines ou animales... il est normal que les médecins restent dans la prévention et vous indiquent plusieurs traitements ! Si vous ne savez pas où vous allez, eux savent ce que vous pouvez rencontrez comme maladies !!!
Et puis, je pars du principe qu'il vaut mieux prévenir que guérir... et le trou de la sécu est suffisamment grand pour ne pas en rajouter !
C'est certain que les voyageurs avertis et rôdés ne prennent pas ou plus de traitement, mais pour celui qui se posent des questions et bien, voilà un début de réponse... à étudier avec votre médecin !
Bon voyage !
Quel que soit son matériel autant savoir à quels types de prises électriques on sera confronté en voyage...
Seul problème: il n'existe pas réellement de norme mondiale universelle en la matière aussi bien pour ce qui est du type de prises qu'au niveau du voltage ou des fréquences électriques.
1 - Voltage et fréquence
Voltage
Le voltage correspond à la tension électrique dont un appareil a besoin pour fonctionner. Pour faire simple il existe selon les pays deux niveaux de voltages qu'on qualifie de 120 ou 230 Volts.
Le 120 (ou autre entre 100 et 127 Volts dans certains endroits) est ce qu'on retrouve dans nombre de pays du continent américain, à commencer par le Canada et les États-Uni, plus quelques rares autres destinations ailleurs (Japon, Taiwan...). Le 230 (ou 220 et 240 Volts) est le plus répandu et la norme dans une majorité d'endroits. A noter que dans une dizaine de pays (dont le Brésil et Madagascar) selon les régions ou les lieux on peut aussi bien avoir du 120 que du 230 Volts.
De façon générale, les appareils électriques de chaque pays sont à la base prévus pour fonctionner sur le voltage utilisé dans celui-ci ou un voltage proche (entre 100 et 127 pour un 120 Volts et entre 220 et 240 Volts pour un 230 Volts). Mais de plus en plus, nombre d'appareils sont équipés d'un transformateur qui permet l'utilisation dans les deux gammes.
Donc si votre matériel possède un transfo intégré pas de soucis, sinon il faudra alors investir dans un "convertisseur de tension" ou mieux un "transformateur". Même s'il est un peu plus cher que le convertisseur, ce dernier présente l'avantage de pouvoir fonctionner en continu contrairement à l'autre dont l'utilisation est souvent limitée à deux heures d'affilées. Théoriquement lorsqu'on achète de tels appareils il faut également s'assurer du nombre de watts qu'ils sont censés supporter. Mais comme l'équipement du voyageur est gén��ralement limité à de petits appareils les modèles standards font parfaitement l'affaire.
Fréquence
La fréquence électrique est l'autre élément qui permet à un appareil de fonctionner convenablement. Voltage et fréquence sont généralement liés. C'est ainsi qu'on trouvera du 50 Hertz dans les pays utilisant le 230 Volts, et du 60 dans ceux avec du 120 Volts.
Sauf mention contraire, les appareils peuvent parfois ne pas bien fonctionner et présenter accessoirement de petits risques de détérioration s'ils sont utilisés avec une autre fréquence que prévue. Cela dit la plupart des appareils électroniques comme les appareils photos, ordinateurs, chargeurs, etc, sont maintenant bi-tension 50/60 Hertz (c'est d'ailleurs généralement indiqué) et ne posent aucun problème.
2 - Prises électriques
Il existe officiellement 14 types de prises utilisées dans le monde avec chacune leurs caractéristiques, sans qu'il y ait forcément compatibilité entre les différents modèles. D'où la nécessité à l'occasion d'avoir l'adaptateur adéquat ou plus simplement un adaptateur universel qui permettra le branchement de ses appareils partout dans le monde
Sur l'ensemble trois catégories de prises sont les plus répandues et concernent en premier lieu le voyageur. Par commodité on les appellera les "prises françaises", les "prises anglaises" et les "prises US" même si chacune possède sa dénomination officielles correspondant à une lettre de A à N.
Les prises françaises
C'est traditionnellement la prise à deux fiches rondes qu'on retrouve en France et dans toute l'Europe (hors Royaume-Uni), en Russie, et nombre d'anciennes colonies françaises d'Afrique. C'est la plus répandue au monde.
Le modèle d'origine (type C) se décline en 6 autres variantes à deux ou trois fiches désignées officiellement sous les lettres E, F, J, K, L et N. Ces déclinaisons se retrouvent dans un plus ou moins grand nombre de pays selon les modèles, y compris parfois dans un seul comme le type J utilisé uniquement en Suisse.
En attendant si vous disposez de prises de modèle standard à deux fiches rondes vous pourrez utiliser sans problème n'importe laquelle de ces variantes (mais l'inverse n'est pas toujours vrai).
Les prises anglaises
Ce sont d'assez grosses prises avec trois grosses broches plates (type G). Elle sont utilisées en Grande-Bretagne, Irlande, Malte, Malaisie, Singapour, au Moyen-Orient plus, souvent au même titre que d'autres catégories de prises, dans quelques autres pays généralement anglophones. Elles nécessitent un adaptateur pour les formats français ou US.
Les prises US
Il s'agit de prises avec deux broches plates parallèles telles qu'on les retrouve dans toute l'Amérique du Nord et au Japon, largement en Amérique centrale et dans les Caraïbes, plus quelques autres endroits d'Asie, d'Amérique du Sud ou du Pacifique où elles sont utilisées en même temps que d'autres catégories de prises. Dans tous les cas prévoir un adaptateur si on a des prises françaises ou anglaises.
Le modèle standard (type A) possède une variante avec une troisième fiche ronde de mise à la terre (type B).
Autres catégories
Il existe encore 4 autres catégories de prises utilisées souvent dans peu de pays et/ou en parallèle avec d'autres modèles.
Les types D et M sont de grosses prises particulières avec trois grosses broches rondes. C'était autrefois le modèle standard britannique. On trouve ces catégories essentiellement en Inde, Sri Lanka, Népal, Afrique du Sud et Namibie. Dans tous les cas elles nécessitent un adaptateur pour les prises US ou anglaises.
Le type I est un modèle utilisé en Australie, Nouvelle-Zélande et beaucoup d'îles du Pacifique, en Chine ou encore en Argentine. Ces prises comportent trois fiches plates dont deux positionnées en V et nécessitent un adaptateur.
Enfin le type H est une prise utilisée uniquement en Israël mais compatible avec les "prises françaises" de type C.

3 - Récapitulatif
Les "systèmes" font référence aux différents types de prises utilisées sur place. Si plusieurs modèles existent dans un pays, cela ne veut pas dire pour autant que chacun sera présent partout ou tout le temps.
- AFRIQUE - + ||+ Voltage (fréquence) ||+ Syst. français ||+ Syst. anglais ||+ Syst. US ||+ Autre système
Afrique du Nord
+ Algérie || 230 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Égypte || 220 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Libye || 127/230 V (50 Hz) || F || - || - || D + Maroc || 220 V (50 Hz) || C + E || - || - || - + Tunisie || 230 V (50 Hz) || C + E || - || - || -
Afrique de l'Ouest et du Centre
+ Bénin || 220 V (50 Hz) || E || - || - || - + Burkina Faso || 220 V (50 Hz) || C + E || - || - || - + Cameroun || 220 V (50 Hz) || C + E || - || - || - + Cap Vert || 230 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Centrafrique || 220 V (50 Hz) || C + E || - || - || - + Congo || 230 V (50 Hz) || C + E || - || - || - + Côte d'Ivoire || 220 V (50 Hz) || C + E || - || - || - + Gabon || 220 V (50 Hz) || C || - || - || - + Gambie || 230 V (50 Hz) || - || G || - || - + Ghana || 230 V (50 Hz) || - || G || - || D + Guinée || 220 V (50 Hz) || C + F + K || - || - || - + Guinée-Bissau || 220 V (50 Hz) || C || - || - || - + Guinée équatoriale || 220 V (50 Hz) || C + E || - || - || - + Liberia || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Mali || 220 V (50 Hz) || C + E || - || - || - + Mauritanie || 220 V (50 Hz) || C || - || - || - + Niger || 220 V (50 Hz) || C + E + F || - || A + B || D + Nigéria || 230 V (50 Hz) || - || G || - || D + R.D.C. || 220 V (50 Hz) || C + E || - || - || D + Sao Tomé || 230 V (50 Hz) || C + L || - || - || - + Sénégal || 230 V (50 Hz) || C + E + K || - || - || D + Sierra Leone || 230 V (50 Hz) || - || G || - || D + Tchad || 220 V (50 Hz) || E + F || - || - || D + Togo || 220 V (50 Hz) || C || - || - || -
Afrique de l'Est et Australe
+ Afrique du Sud || 230 V (50 Hz) || N || - || - || D + M + Angola || 220 V (50 Hz) || C || - || - || - + Botswana || 230 V (50 Hz) || - || G || - || D + Burundi || 220 V (50 Hz) || C + E || - || - || - + Djibouti || 220 V (50 Hz) || C + E || - || - || - + Érythrée || 230 V (50 Hz) || C + L || - || - || - + Éthiopie || 220 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Kenya || 240 V (50 Hz) || - || G || - || - + Lesotho || 220 V (50 Hz) || - || - || - || M + Malawi || 230 V (50 Hz) || - || G || - || - + Mozambique || 220 V (50 Hz) || C + F || - || - || M + Namibie || 220 V (50 Hz) || - || - || - || D + M + Ouganda || 240 V (50 Hz) || - || G || - || - + Rwanda || 230 V (50 Hz) || C + J || - || - || - + Soudan (N & S) || 230 V (50 Hz) || C || - || - || D + Swaziland || 230 V (50 Hz) || - || - || - || M + Tanzanie || 230 V (50 Hz) || - || G || - || D + Zambie || 230 V (50 Hz) || C || G || - || D + Zimbabwe || 240 V (50 Hz) || - || G || - || D
Océan Indien Africain
+ Comores || 220 V (50 Hz) || C + E || - || - || - + Madagascar || 127/220 V (50 Hz) || C + E + J + K || - || - || D + Maurice || 230 V (50 Hz) || C || G || - || - + Mayotte || 230 V (50 Hz) || E || - || - || - + Réunion || 230 V (50 Hz) || E || - || - || - + Seychelles || 240 V (50 Hz) || - || G || - || -
- AMERIQUE - + ||+ Voltage (fréquence) ||+ Syst. français ||+ Syst. anglais ||+ Syst. US ||+ Autre système
Amérique du Nord
+ Canada || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + États-Unis || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Groenland || 230 V (50 Hz) || K || - || - || - + Québec || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + St-Pierre Miquelon || 115 V (60 Hz) || - || - || A + B || -
Amérique Centrale
+ Belize || 110/220 V (60 Hz) || - || G || B || - + Costa Rica || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Guatemala || 120 V (60 Hz) || - || G || A + B || I + Honduras || 110 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Mexique || 127 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Nicaragua || 120 V (60 Hz) || - || - || A || - + Panama || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Salvador || 115 V (60 Hz) || C || G || A + B || I
Antilles
+ Anguilla || 110 V (60 Hz) || - || - || A || - + Antigua & Barbuda || 230 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Aruba || 120 V (60 Hz) || F || - || A + B || - + Bahamas || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Barbade || 115 V (50 Hz) || - || - || A + B || - + Bermudes || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Caïmans || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Cuba || 110/220 V (60 Hz) || C + L || - || A + B || - + Dominique || 230 V (50 Hz) || - || G || - || D + Grenade || 230 V (50 Hz) || - || G || - || - + Guadeloupe || 230 V (50 Hz) || C + E || - || - || D + Haïti || 110 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Jamaïque || 110 V (50 Hz) || - || - || A + B || - + Martinique || 220 V (50 Hz) || C + E || - || - || D + Montserrat || 230 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Pays-Bas caribéens || 127/220 V (50 Hz) || F || - || A + B || - + Puerto Rico || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Rép. Dominicaine || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + St Barthélemy || 230 V (60 Hz) || C + E || - || - || - + St Kitts-et-Nevis || 230 V (60 Hz) || - || G || - || D + St Martin || 110/220 V (60 Hz) || C || - || A + B || - + St Vincent Grenadines || 230 V (50 Hz) || C + E + K || G || A || I + Ste-Lucie || 230 V (50 Hz) || - || G || - || - + Trinité et Tobago || 115 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Turques et Caïques || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Vierges américaines || 110 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Vierges britanniques || 110 V (60 Hz) || - || - || A + B || -
Amérique du Sud
+ Argentine || 220 V (50 Hz) || C || - || - || I + Bolivie || 230 V (50 Hz) || C || - || A || - + Brésil || 127/220 V (60 Hz) || N || - || - || - + Chili || 220 V (50 Hz) || C + L || - || - || - + Colombie || 110 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Équateur || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Galapagos || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Guyana || 240 V (60 Hz) || - || G || A + B || D + Guyane || 220 V (50 Hz) || C + E || - || - || D + Malouines || 240 V (50 Hz) || - || G || - || - + Paraguay || 220 V (50 Hz) || C || - || - || - + Pérou || 220 V (60 Hz) || C || - || A + B || - + Surinam || 127 V (60 Hz) || C + F || - || - || - + Uruguay || 220 V (50 Hz) || C + F + L || - || - || I + Vénézuela || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || -
- PACIFIQUE - + ||+ Voltage (fréquence) ||+ Syst. français ||+ Syst. anglais ||+ Syst. US ||+ Autre système
+ Australie || 240 V (50 Hz) || - || - || - || I + Cook || 240 V (50 Hz) || - || - || - || I + Fidji || 240 V (50 Hz) || - || - || - || I + Hawaï || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Kiribati || 240 V (50 Hz) || - || - || - || I + Micronésie || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Nauru || 240 V (50 Hz) || - || - || - || I + Nouvelle-Calédonie || 220 V (50 Hz) || F || - || - || - + Nouvelle-Zélande || 230 V (50 Hz) || - || - || - || I + Palau || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Papouasie Nlle-Guinée || 240 V (50 Hz) || - || - || - || I + Pâques || 220 V (50 Hz) || C + L || - || - || - + Polynésie Française || 220 V (50/60 Hz) || C + E || - || - || - + Samoa || 230 V (50 Hz) || - || - || - || I + Samoa US || 120 V (60 Hz) || F || - || A + B || I + Tonga || 240 V (50 Hz) || - || - || - || I + Vanuatu || 230 V (50 Hz) || - || - || - || I
- ASIE - + ||+ Voltage (fréquence) ||+ Syst. français ||+ Syst. anglais ||+ Syst. US ||+ Autre système
Asie du Nord-Est
+ Chine || 220 V (50 Hz) || C || - || A || I + Corée du Nord || 110/220 V (60 Hz) || C || - || A || - + Corée du Sud || 110/220 V (60 Hz) || C + F || - || A + B || - + Hong-Kong || 220 V (50 Hz) || - || G || - || - + Japon || 100 V (50/60 Hz) || - || - || A + B || - + Macao || 220 V (50 Hz) || - || G || - || D + Taïwan || 110 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Tibet || 220 V (50 Hz) || C || - || A || I
Asie du Sud-Est
+ Birmanie || 230 V (50 Hz) || C + F || G || - || D + Brunei || 240 V (50 Hz) || - || G || - || - + Cambodge || 230 V (50 Hz) || C || G || A || - + Indonésie || 230 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Laos || 230 V (50 Hz) || C + E + F || - || A + B || - + Malaisie || 240 V (50 Hz) || - || G || - || - + Philippines || 220 V (60 Hz) || C || - || A + B || - + Singapour || 230 V (50 Hz) || - || G || - || - + Thaïlande || 230 V (50 Hz) || C || - || A + B || - + Timor Oriental || 220 V (50 Hz) || C + E + F || - || - || I + Vietnam || 220 V (50 Hz) || C || G || A || -
Asie du Sud
+ Bangladesh || 220 V (50 Hz) || C + K || G || - || D + Bhoutan || 230 V (50 Hz) || F || G || - || D + Inde || 230 V (50 Hz) || C || - || - || D + M + Maldives || 230 V (50 Hz) || J + K + L || G || - || D + Népal || 230 V (50 Hz) || C || - || - || D + M + Sri Lanka || 230 V (50 Hz) || - || G || - || D + M
Asie Centrale
+ Kazakhstan || 220 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Kirghizistan || 220 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Mongolie || 230 V (50 Hz) || C + E || - || - || - + Ouzbékistan || 220 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Pakistan || 230 V (50 Hz) || C || - || - || D + Russie || 220 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Tadjikistan || 220 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Turkménistan || 220 V (50 Hz) || C + F || - || - || -
- MOYEN-ORIENT - + ||+ Voltage (fréquence) ||+ Syst. français ||+ Syst. anglais ||+ Syst. US ||+ Autre système
+ Arabie Saoudite || 127/220 V (60 Hz) || C || G || A + B || - + Arménie || 230 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Azerbaïdjan || 220 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Bahreïn || 230 V (50 Hz) || - || G || - || - + Émirats Arabes Unis || 240 V (50 Hz) || - || G || - || - + Géorgie || 220 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Irak || 230 V (50 Hz) || C || G || - || D + Iran || 230 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Israël || 230 V (50 Hz) || - || - || - || H + Jordanie || 230 V (50 Hz) || C + F + J || G || - || D + Koweït || 240 V (50 Hz) || C || G || - || - + Liban || 230 V (50 Hz) || C || G || - || D + Oman || 240 V (50 Hz) || C || G || - || - + Palestine || 230 V (50 Hz) || - || - || - || H + Qatar || 240 V (50 Hz) || - || G || - || D + Syrie || 220 V (50 Hz) || C + E + L || - || - || - + Yémen || 230 V (50 Hz) || - || G || A || D
- EUROPE - + ||+ Voltage (fréquence) ||+ Syst. français ||+ Syst. anglais ||+ Syst. US ||+ Autre système
Europe de l'Ouest
+ Açores || 230 V (50 Hz) || C + F || - || B || - + Allemagne || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Andorre || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Autriche || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Belgique || 230 V (50 Hz) || E || - || - || - + Canaries || 230 V (50 Hz) || C + E + L || - || - || - + Danemark || 230 V (50 Hz) || E + F + K || - || - || - + Espagne || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Féroé || 230 V (50 Hz) || E + F + K || - || - || - + Finlande || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + France || 230 V (50 Hz) || E || - || - || - + Gibraltar || 230 V (50 Hz) || C || G || - || - + Grande-Bretagne || 230 V (50 Hz) || - || G || - || - + Irlande || 230 V (50 Hz) || - || G || - || - + Islande || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Italie || 230 V (50 Hz) || F + L || - || - || - + Liechtenstein || 230 V (50 Hz) || J || - || - || - + Luxembourg || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Madère || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Malte || 230 V (50 Hz) || - || G || - || - + Monaco || 230 V (50 Hz) || E + F || - || - || - + Norvège || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Pays-Bas || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Portugal || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Saint-Marin || 230 V (50 Hz) || F + L || - || - || - + Suède || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Suisse || 230 V (50 Hz) || J || - || - || -
Europe de l'Est
+ Albanie || 230 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Biélorussie || 220 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Bosnie-Herzégovine || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Bulgarie || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Chypre || 230 V (50 Hz) || - || G || - || - + Croatie || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Estonie || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Grèce || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Hongrie || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Kosovo || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Lettonie || 230 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Lituanie || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Macédoine || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Moldavie || 230 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Monténégro || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Pologne || 230 V (50 Hz) || E || - || - || - + République Tchèque || 230 V (50 Hz) || E || - || - || - + Roumanie || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Serbie || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Slovaquie || 230 V (50 Hz) || E || - || - || - + Slovénie || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Turquie || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Ukraine || 230 V (50 Hz) || C + F || - || - || -
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1 - Voltage et fréquence
Voltage
Le voltage correspond à la tension électrique dont un appareil a besoin pour fonctionner. Pour faire simple il existe selon les pays deux niveaux de voltages qu'on qualifie de 120 ou 230 Volts.
Le 120 (ou autre entre 100 et 127 Volts dans certains endroits) est ce qu'on retrouve dans nombre de pays du continent américain, à commencer par le Canada et les États-Uni, plus quelques rares autres destinations ailleurs (Japon, Taiwan...). Le 230 (ou 220 et 240 Volts) est le plus répandu et la norme dans une majorité d'endroits. A noter que dans une dizaine de pays (dont le Brésil et Madagascar) selon les régions ou les lieux on peut aussi bien avoir du 120 que du 230 Volts.
De façon générale, les appareils électriques de chaque pays sont à la base prévus pour fonctionner sur le voltage utilisé dans celui-ci ou un voltage proche (entre 100 et 127 pour un 120 Volts et entre 220 et 240 Volts pour un 230 Volts). Mais de plus en plus, nombre d'appareils sont équipés d'un transformateur qui permet l'utilisation dans les deux gammes.
Donc si votre matériel possède un transfo intégré pas de soucis, sinon il faudra alors investir dans un "convertisseur de tension" ou mieux un "transformateur". Même s'il est un peu plus cher que le convertisseur, ce dernier présente l'avantage de pouvoir fonctionner en continu contrairement à l'autre dont l'utilisation est souvent limitée à deux heures d'affilées. Théoriquement lorsqu'on achète de tels appareils il faut également s'assurer du nombre de watts qu'ils sont censés supporter. Mais comme l'équipement du voyageur est gén��ralement limité à de petits appareils les modèles standards font parfaitement l'affaire.
Fréquence
La fréquence électrique est l'autre élément qui permet à un appareil de fonctionner convenablement. Voltage et fréquence sont généralement liés. C'est ainsi qu'on trouvera du 50 Hertz dans les pays utilisant le 230 Volts, et du 60 dans ceux avec du 120 Volts.
Sauf mention contraire, les appareils peuvent parfois ne pas bien fonctionner et présenter accessoirement de petits risques de détérioration s'ils sont utilisés avec une autre fréquence que prévue. Cela dit la plupart des appareils électroniques comme les appareils photos, ordinateurs, chargeurs, etc, sont maintenant bi-tension 50/60 Hertz (c'est d'ailleurs généralement indiqué) et ne posent aucun problème.
2 - Prises électriques
Il existe officiellement 14 types de prises utilisées dans le monde avec chacune leurs caractéristiques, sans qu'il y ait forcément compatibilité entre les différents modèles. D'où la nécessité à l'occasion d'avoir l'adaptateur adéquat ou plus simplement un adaptateur universel qui permettra le branchement de ses appareils partout dans le monde
Sur l'ensemble trois catégories de prises sont les plus répandues et concernent en premier lieu le voyageur. Par commodité on les appellera les "prises françaises", les "prises anglaises" et les "prises US" même si chacune possède sa dénomination officielles correspondant à une lettre de A à N.
Les prises françaises
C'est traditionnellement la prise à deux fiches rondes qu'on retrouve en France et dans toute l'Europe (hors Royaume-Uni), en Russie, et nombre d'anciennes colonies françaises d'Afrique. C'est la plus répandue au monde.
Le modèle d'origine (type C) se décline en 6 autres variantes à deux ou trois fiches désignées officiellement sous les lettres E, F, J, K, L et N. Ces déclinaisons se retrouvent dans un plus ou moins grand nombre de pays selon les modèles, y compris parfois dans un seul comme le type J utilisé uniquement en Suisse.
En attendant si vous disposez de prises de modèle standard à deux fiches rondes vous pourrez utiliser sans problème n'importe laquelle de ces variantes (mais l'inverse n'est pas toujours vrai).
Les prises anglaises
Ce sont d'assez grosses prises avec trois grosses broches plates (type G). Elle sont utilisées en Grande-Bretagne, Irlande, Malte, Malaisie, Singapour, au Moyen-Orient plus, souvent au même titre que d'autres catégories de prises, dans quelques autres pays généralement anglophones. Elles nécessitent un adaptateur pour les formats français ou US.
Les prises US
Il s'agit de prises avec deux broches plates parallèles telles qu'on les retrouve dans toute l'Amérique du Nord et au Japon, largement en Amérique centrale et dans les Caraïbes, plus quelques autres endroits d'Asie, d'Amérique du Sud ou du Pacifique où elles sont utilisées en même temps que d'autres catégories de prises. Dans tous les cas prévoir un adaptateur si on a des prises françaises ou anglaises.
Le modèle standard (type A) possède une variante avec une troisième fiche ronde de mise à la terre (type B).
Autres catégories
Il existe encore 4 autres catégories de prises utilisées souvent dans peu de pays et/ou en parallèle avec d'autres modèles.
Les types D et M sont de grosses prises particulières avec trois grosses broches rondes. C'était autrefois le modèle standard britannique. On trouve ces catégories essentiellement en Inde, Sri Lanka, Népal, Afrique du Sud et Namibie. Dans tous les cas elles nécessitent un adaptateur pour les prises US ou anglaises.
Le type I est un modèle utilisé en Australie, Nouvelle-Zélande et beaucoup d'îles du Pacifique, en Chine ou encore en Argentine. Ces prises comportent trois fiches plates dont deux positionnées en V et nécessitent un adaptateur.
Enfin le type H est une prise utilisée uniquement en Israël mais compatible avec les "prises françaises" de type C.

3 - Récapitulatif
Les "systèmes" font référence aux différents types de prises utilisées sur place. Si plusieurs modèles existent dans un pays, cela ne veut pas dire pour autant que chacun sera présent partout ou tout le temps.
- AFRIQUE - + ||+ Voltage (fréquence) ||+ Syst. français ||+ Syst. anglais ||+ Syst. US ||+ Autre système
Afrique du Nord
+ Algérie || 230 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Égypte || 220 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Libye || 127/230 V (50 Hz) || F || - || - || D + Maroc || 220 V (50 Hz) || C + E || - || - || - + Tunisie || 230 V (50 Hz) || C + E || - || - || -
Afrique de l'Ouest et du Centre
+ Bénin || 220 V (50 Hz) || E || - || - || - + Burkina Faso || 220 V (50 Hz) || C + E || - || - || - + Cameroun || 220 V (50 Hz) || C + E || - || - || - + Cap Vert || 230 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Centrafrique || 220 V (50 Hz) || C + E || - || - || - + Congo || 230 V (50 Hz) || C + E || - || - || - + Côte d'Ivoire || 220 V (50 Hz) || C + E || - || - || - + Gabon || 220 V (50 Hz) || C || - || - || - + Gambie || 230 V (50 Hz) || - || G || - || - + Ghana || 230 V (50 Hz) || - || G || - || D + Guinée || 220 V (50 Hz) || C + F + K || - || - || - + Guinée-Bissau || 220 V (50 Hz) || C || - || - || - + Guinée équatoriale || 220 V (50 Hz) || C + E || - || - || - + Liberia || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Mali || 220 V (50 Hz) || C + E || - || - || - + Mauritanie || 220 V (50 Hz) || C || - || - || - + Niger || 220 V (50 Hz) || C + E + F || - || A + B || D + Nigéria || 230 V (50 Hz) || - || G || - || D + R.D.C. || 220 V (50 Hz) || C + E || - || - || D + Sao Tomé || 230 V (50 Hz) || C + L || - || - || - + Sénégal || 230 V (50 Hz) || C + E + K || - || - || D + Sierra Leone || 230 V (50 Hz) || - || G || - || D + Tchad || 220 V (50 Hz) || E + F || - || - || D + Togo || 220 V (50 Hz) || C || - || - || -
Afrique de l'Est et Australe
+ Afrique du Sud || 230 V (50 Hz) || N || - || - || D + M + Angola || 220 V (50 Hz) || C || - || - || - + Botswana || 230 V (50 Hz) || - || G || - || D + Burundi || 220 V (50 Hz) || C + E || - || - || - + Djibouti || 220 V (50 Hz) || C + E || - || - || - + Érythrée || 230 V (50 Hz) || C + L || - || - || - + Éthiopie || 220 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Kenya || 240 V (50 Hz) || - || G || - || - + Lesotho || 220 V (50 Hz) || - || - || - || M + Malawi || 230 V (50 Hz) || - || G || - || - + Mozambique || 220 V (50 Hz) || C + F || - || - || M + Namibie || 220 V (50 Hz) || - || - || - || D + M + Ouganda || 240 V (50 Hz) || - || G || - || - + Rwanda || 230 V (50 Hz) || C + J || - || - || - + Soudan (N & S) || 230 V (50 Hz) || C || - || - || D + Swaziland || 230 V (50 Hz) || - || - || - || M + Tanzanie || 230 V (50 Hz) || - || G || - || D + Zambie || 230 V (50 Hz) || C || G || - || D + Zimbabwe || 240 V (50 Hz) || - || G || - || D
Océan Indien Africain
+ Comores || 220 V (50 Hz) || C + E || - || - || - + Madagascar || 127/220 V (50 Hz) || C + E + J + K || - || - || D + Maurice || 230 V (50 Hz) || C || G || - || - + Mayotte || 230 V (50 Hz) || E || - || - || - + Réunion || 230 V (50 Hz) || E || - || - || - + Seychelles || 240 V (50 Hz) || - || G || - || -
- AMERIQUE - + ||+ Voltage (fréquence) ||+ Syst. français ||+ Syst. anglais ||+ Syst. US ||+ Autre système
Amérique du Nord
+ Canada || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + États-Unis || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Groenland || 230 V (50 Hz) || K || - || - || - + Québec || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + St-Pierre Miquelon || 115 V (60 Hz) || - || - || A + B || -
Amérique Centrale
+ Belize || 110/220 V (60 Hz) || - || G || B || - + Costa Rica || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Guatemala || 120 V (60 Hz) || - || G || A + B || I + Honduras || 110 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Mexique || 127 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Nicaragua || 120 V (60 Hz) || - || - || A || - + Panama || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Salvador || 115 V (60 Hz) || C || G || A + B || I
Antilles
+ Anguilla || 110 V (60 Hz) || - || - || A || - + Antigua & Barbuda || 230 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Aruba || 120 V (60 Hz) || F || - || A + B || - + Bahamas || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Barbade || 115 V (50 Hz) || - || - || A + B || - + Bermudes || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Caïmans || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Cuba || 110/220 V (60 Hz) || C + L || - || A + B || - + Dominique || 230 V (50 Hz) || - || G || - || D + Grenade || 230 V (50 Hz) || - || G || - || - + Guadeloupe || 230 V (50 Hz) || C + E || - || - || D + Haïti || 110 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Jamaïque || 110 V (50 Hz) || - || - || A + B || - + Martinique || 220 V (50 Hz) || C + E || - || - || D + Montserrat || 230 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Pays-Bas caribéens || 127/220 V (50 Hz) || F || - || A + B || - + Puerto Rico || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Rép. Dominicaine || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + St Barthélemy || 230 V (60 Hz) || C + E || - || - || - + St Kitts-et-Nevis || 230 V (60 Hz) || - || G || - || D + St Martin || 110/220 V (60 Hz) || C || - || A + B || - + St Vincent Grenadines || 230 V (50 Hz) || C + E + K || G || A || I + Ste-Lucie || 230 V (50 Hz) || - || G || - || - + Trinité et Tobago || 115 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Turques et Caïques || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Vierges américaines || 110 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Vierges britanniques || 110 V (60 Hz) || - || - || A + B || -
Amérique du Sud
+ Argentine || 220 V (50 Hz) || C || - || - || I + Bolivie || 230 V (50 Hz) || C || - || A || - + Brésil || 127/220 V (60 Hz) || N || - || - || - + Chili || 220 V (50 Hz) || C + L || - || - || - + Colombie || 110 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Équateur || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Galapagos || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Guyana || 240 V (60 Hz) || - || G || A + B || D + Guyane || 220 V (50 Hz) || C + E || - || - || D + Malouines || 240 V (50 Hz) || - || G || - || - + Paraguay || 220 V (50 Hz) || C || - || - || - + Pérou || 220 V (60 Hz) || C || - || A + B || - + Surinam || 127 V (60 Hz) || C + F || - || - || - + Uruguay || 220 V (50 Hz) || C + F + L || - || - || I + Vénézuela || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || -
- PACIFIQUE - + ||+ Voltage (fréquence) ||+ Syst. français ||+ Syst. anglais ||+ Syst. US ||+ Autre système
+ Australie || 240 V (50 Hz) || - || - || - || I + Cook || 240 V (50 Hz) || - || - || - || I + Fidji || 240 V (50 Hz) || - || - || - || I + Hawaï || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Kiribati || 240 V (50 Hz) || - || - || - || I + Micronésie || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Nauru || 240 V (50 Hz) || - || - || - || I + Nouvelle-Calédonie || 220 V (50 Hz) || F || - || - || - + Nouvelle-Zélande || 230 V (50 Hz) || - || - || - || I + Palau || 120 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Papouasie Nlle-Guinée || 240 V (50 Hz) || - || - || - || I + Pâques || 220 V (50 Hz) || C + L || - || - || - + Polynésie Française || 220 V (50/60 Hz) || C + E || - || - || - + Samoa || 230 V (50 Hz) || - || - || - || I + Samoa US || 120 V (60 Hz) || F || - || A + B || I + Tonga || 240 V (50 Hz) || - || - || - || I + Vanuatu || 230 V (50 Hz) || - || - || - || I
- ASIE - + ||+ Voltage (fréquence) ||+ Syst. français ||+ Syst. anglais ||+ Syst. US ||+ Autre système
Asie du Nord-Est
+ Chine || 220 V (50 Hz) || C || - || A || I + Corée du Nord || 110/220 V (60 Hz) || C || - || A || - + Corée du Sud || 110/220 V (60 Hz) || C + F || - || A + B || - + Hong-Kong || 220 V (50 Hz) || - || G || - || - + Japon || 100 V (50/60 Hz) || - || - || A + B || - + Macao || 220 V (50 Hz) || - || G || - || D + Taïwan || 110 V (60 Hz) || - || - || A + B || - + Tibet || 220 V (50 Hz) || C || - || A || I
Asie du Sud-Est
+ Birmanie || 230 V (50 Hz) || C + F || G || - || D + Brunei || 240 V (50 Hz) || - || G || - || - + Cambodge || 230 V (50 Hz) || C || G || A || - + Indonésie || 230 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Laos || 230 V (50 Hz) || C + E + F || - || A + B || - + Malaisie || 240 V (50 Hz) || - || G || - || - + Philippines || 220 V (60 Hz) || C || - || A + B || - + Singapour || 230 V (50 Hz) || - || G || - || - + Thaïlande || 230 V (50 Hz) || C || - || A + B || - + Timor Oriental || 220 V (50 Hz) || C + E + F || - || - || I + Vietnam || 220 V (50 Hz) || C || G || A || -
Asie du Sud
+ Bangladesh || 220 V (50 Hz) || C + K || G || - || D + Bhoutan || 230 V (50 Hz) || F || G || - || D + Inde || 230 V (50 Hz) || C || - || - || D + M + Maldives || 230 V (50 Hz) || J + K + L || G || - || D + Népal || 230 V (50 Hz) || C || - || - || D + M + Sri Lanka || 230 V (50 Hz) || - || G || - || D + M
Asie Centrale
+ Kazakhstan || 220 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Kirghizistan || 220 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Mongolie || 230 V (50 Hz) || C + E || - || - || - + Ouzbékistan || 220 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Pakistan || 230 V (50 Hz) || C || - || - || D + Russie || 220 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Tadjikistan || 220 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Turkménistan || 220 V (50 Hz) || C + F || - || - || -
- MOYEN-ORIENT - + ||+ Voltage (fréquence) ||+ Syst. français ||+ Syst. anglais ||+ Syst. US ||+ Autre système
+ Arabie Saoudite || 127/220 V (60 Hz) || C || G || A + B || - + Arménie || 230 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Azerbaïdjan || 220 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Bahreïn || 230 V (50 Hz) || - || G || - || - + Émirats Arabes Unis || 240 V (50 Hz) || - || G || - || - + Géorgie || 220 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Irak || 230 V (50 Hz) || C || G || - || D + Iran || 230 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Israël || 230 V (50 Hz) || - || - || - || H + Jordanie || 230 V (50 Hz) || C + F + J || G || - || D + Koweït || 240 V (50 Hz) || C || G || - || - + Liban || 230 V (50 Hz) || C || G || - || D + Oman || 240 V (50 Hz) || C || G || - || - + Palestine || 230 V (50 Hz) || - || - || - || H + Qatar || 240 V (50 Hz) || - || G || - || D + Syrie || 220 V (50 Hz) || C + E + L || - || - || - + Yémen || 230 V (50 Hz) || - || G || A || D
- EUROPE - + ||+ Voltage (fréquence) ||+ Syst. français ||+ Syst. anglais ||+ Syst. US ||+ Autre système
Europe de l'Ouest
+ Açores || 230 V (50 Hz) || C + F || - || B || - + Allemagne || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Andorre || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Autriche || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Belgique || 230 V (50 Hz) || E || - || - || - + Canaries || 230 V (50 Hz) || C + E + L || - || - || - + Danemark || 230 V (50 Hz) || E + F + K || - || - || - + Espagne || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Féroé || 230 V (50 Hz) || E + F + K || - || - || - + Finlande || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + France || 230 V (50 Hz) || E || - || - || - + Gibraltar || 230 V (50 Hz) || C || G || - || - + Grande-Bretagne || 230 V (50 Hz) || - || G || - || - + Irlande || 230 V (50 Hz) || - || G || - || - + Islande || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Italie || 230 V (50 Hz) || F + L || - || - || - + Liechtenstein || 230 V (50 Hz) || J || - || - || - + Luxembourg || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Madère || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Malte || 230 V (50 Hz) || - || G || - || - + Monaco || 230 V (50 Hz) || E + F || - || - || - + Norvège || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Pays-Bas || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Portugal || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Saint-Marin || 230 V (50 Hz) || F + L || - || - || - + Suède || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Suisse || 230 V (50 Hz) || J || - || - || -
Europe de l'Est
+ Albanie || 230 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Biélorussie || 220 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Bosnie-Herzégovine || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Bulgarie || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Chypre || 230 V (50 Hz) || - || G || - || - + Croatie || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Estonie || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Grèce || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Hongrie || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Kosovo || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Lettonie || 230 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Lituanie || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Macédoine || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Moldavie || 230 V (50 Hz) || C + F || - || - || - + Monténégro || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Pologne || 230 V (50 Hz) || E || - || - || - + République Tchèque || 230 V (50 Hz) || E || - || - || - + Roumanie || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Serbie || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Slovaquie || 230 V (50 Hz) || E || - || - || - + Slovénie || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Turquie || 230 V (50 Hz) || F || - || - || - + Ukraine || 230 V (50 Hz) || C + F || - || - || -
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