Discussions similar to: Araignées Laos
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Cambodge et Laos ayant une phobie des araignées et de gros insectes?
Bonjour, 🙂

Je ne suis pas un voyageur. Du tout. Hormis le Japon où je vais régulièrement pour y apprendre la langue. Mais je ne veux plus y aller. Je veux aller au Cambodge et au Laos pour une durée de 2 mois (à partager entre ces 2 pays). C'est donc la première fois que je me rends dans un pays tropical et ça me fait un peu peur car je supporte mal les grosses chaleurs et SURTOUT SURTOUT j'ai une phobie des araignées et des gros insectes.

Je serai très heureux d'avoir des avis de connaisseurs de ces 2 pays sur ce sujet. Je n'ai pas de dates. Je peux partir quand je veux. Ma question est donc : Quelle est la meilleure période pour éviter au maximum ces choses ? Est-ce que je peux les éviter tout court ou est-ce impossible à toutes saisons ? S'il est impossible de les éviter, je ne pourrai pas y aller.

Merci pour vos réponses. N'hésitez pas à être francs... 🙂
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La mousson en ce moment aux Philippines et au Laos?
Bonjour à tous,

Je cherche des infos sur le climat, pouvez-vous me renseigner sur comment est la mousson cette année, et surtout en ce moment ? J’ai cru comprendre que bien que juillet-août n’est à priori pas la période idéale pour visiter les Philippines, d’une année sur l’autre, ça dépend. J’hésite à prendre des billets en dernière minute car sur les sites météo que j’ai visité, je ne trouve pas d’infos précises… Merci pour votre aide !
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Bain d'éléphant près de Luang Prabang
Super balade à dos d'éléphant dans un lac-rivière près de Luang Prabang.Pour les amateurs du genre c'était super, la plus belle de toutes mes expérience en la matière. En forêt on a rencontré quelque belle araignées aussi 😉 qui ne s'intéressent pas du tout aux éléphants ni a leur charge ! Voir image sur le post sur les araignées.
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Laos: faire un saut à Nong Khiaw et Muang Ngoi?
Bonjour, je m'apprête à partir pour deux semaines au Laos suivi d'une semaine dans le sud de la Thailande et quelques questions existentielles subsistent... En dehors des classiques Luang Prabang, Vang Vieng et Vientiane, j'aimerais faire un saut à Nong Khiaw et Muang Ngoi. Est-il possible de faire des randonnées en solo (ou du vélo) à la journée dans ces endroits. (Pas des treks mais plutôt des ballades). J'ai notamment lu sur des blogs qu'il était possible de visiter des villages Hmong ou Akha, sont-ils facilement accessible sans guide ? Si oui, peut-on trouver un plan sur place ?

L'autre question concerne l'hébergement. J'ai bien compris qu'il était plutôt spartiate dans l'ensemble (ce qui ne me pose pas de problème) mais y'a t-il moyen d'éviter la présence d'araignées géantes dans mon lit ? J'ai bien peur de ne pas m'en remettre si j'en croise une dans ma chambre au beau milieu de la nuit... 🙂

Merci d'avance à ceux qui pourront me renseigner.
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Serpents et arraignées au Laos et au Cambodge
Bonjour j'aimerai connaitre les zones dans ces deux pays ou se trouvent les serpents venimeux, j'ai lu pas mal de choses sur la thailande, mais pour le laos et le cambodge je sais qu'il y en a des venimeux dans les zones reculés , mais quel sont leur périodes de prédilections des serpents venimeux?

Je sais que le risque reste faible et que le serpent a souvent plus peur que nous mais c'est un sujet sur lequel je ne me suis jamais vraiment renseigné avant de partir.

Je pense notamment au nord du Laos dans les zones moins habités, du coté des plateaux des bolovens et puis au cambodge dans les régions de kratie ...a angkor je doute qu'il en reste encore vue le monde sur place;

Pour les araignées, existe t'il des espèces dangereuses ?, bien que dégueulasses et moches ca jvous l'accorde, j'ai dormi avec des énormes monstres chez l'habitants en Birmanie durant un treck et sur le coup, çà m'a pas fait très rire, surtout qu'elle étaient là par dizaine sur le mur autours de nous.. voyant les locaux dormir avec ces monstres dans leur maison, jme suis endormi en me disant que si ils les laissent, il y à une raisons ( les moustiques en autre )

cordialement.
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Laos 2009: Vientiane, Luang Prabang et Vang Vieng
Voyage au Laos du 18 février au 6 mars 2009 : Vientiane, Luang Prabong, Vang Vieng.

Itinéraire :

18/02 : départ

19/02 : Luang Prabang

20/02 : Luang Prabang

21/02 : Luang Prabang

22/02 : Luang Prabang

23/02 : Luang Prabang

24/02 : Vang Vieng

25/02 : Vang Vieng

25/02 : Vang vieng

26/02 : Vientiane

27/02 : Vientiane

28/02 : Vang Vieng

01/03 : Vang Vieng

02/03 : Vang Vieng

03/03 : route vers Bkk

04/03 : Bkk

05/03 : Bkk

06/03 : retour en Belgique

Déplacements :

Bkk-Luang Prabang : en avion pour la rapidité. C’est horriblement cher mais tant pis ! 7295 baths (155 €) par personne pour 1 aller simple. Arrivée à Bkk à 6h50 et décollage pour LP à 9h30. Arrivée LP 11h20.

Luang Prabang-Vang Vieng : en bus VIP lunch et tuk tuk jusque la gare routière inclus : 150 000 kips/pers. Départ de la GH à 7h30. Le bus démarre à 7h55. Arrivée à VV 13h45. Durée 5h50.

Vang Vieng-Vientiane : en mini van : 80 000 kips/pers. Départ de la GH 8h45. On démarre à 9h25. Arrivée à 11h45. Durée 2h20.

Vientiane-Vang Vieng : en bus VIP : 50 000 kips/pers. Départ 15h. Arrivée …..21h15. Durée 6h15 car le bus a eu un accident avec une moto qui lui a foncé dessus !!! Nous sommes bloqués sur la route pendant plusieurs heures.

Vang Vieng-Bangkok : en bus VIP lunch inclus : 1000 baths/pers. Départ 14h. Arrivée à Vientiane 17h15. De là on reprend un tuk tuk qui nous conduit à la gare des bus. Départ 18h. On passe la frontière lao, on traverse le pont, on ressort du bus pour les formalités à la frontière thaie. Le bus repart à 19h20. On arrive à Nong Kai à 19h30. On change de bus. Nous avons un sleeping bus avec 1 télé, 1 hotesse, des couvertures et des oreillers. On reçoit même un paquet de biscuits et une bouteille d’eau. Arrêt à 00h20 pour le repas. On repart à 00h45. Arrivée à Bkk à 5h45.

Logements :

Luang Prabang : Rattana GH recommandée sur ce forum : 18 $, chambre en bois, pas très grande, sdb, eau chaude, belle terrasse commune en bois. On y était bien : rue assez calme, pas loin du marché de nuit, mais un peu loin du centre où il y a tous les temples. Tenue par une dame qui est médecin et parle français. Elle peut vous amener dans sa famille de l’autre côté du fleuve et aussi visiter une école dans son village. Profitez de cette occasion pour amener des fournitures scolaires. Il est mieux de les acheter sur place avec elle, comme ça on achète exactement ce dont ils ont besoin.

Vang Vieng : on y a testé 2 logements : Le jardin organique : 120 000 kips. Grande chambre dans un bâtiment tout neuf, bonne literie, sdb, eau chaude. Endroit calme pour dormir (très appréciable en Asie !). Belle terrasse calme un peu plus loin, au bord de l’eau où l’on prend le petit-déj : endroit magnifique. Le Thavonsouk : 250 000 kips petit-déj inclus. Belle grande chambre, sdb, eau chaude, terrasse commune en bois. Petit-déj correct sur la terrasse du restaurant au bord de l’eau, mais c’est moins calme qu’au jardin Organique. Franchement, si on y retourne, on n’hésitera pas une seconde : on ira au Jardin organique. Pour la différence de prix, y’a pas photo, on préférait celui-là !

Vientiane : Orchid GH : 650 baths. Hotel pas terrible, chambre non plus, sdb, eau chaude. C’est parce qu’on n’a rien trouvé d’autre et qu’on en avait marre de se balader avec les sacs sur le dos qu’on a finalement pris une chambre là. La situation, le long du Mékong n’est pas mal. Les chambres à l’arrière jouissent d’un calme relatif.

Près de Vientiane : Rivertime eco-lodge : nous avions l’intention d’y passer 1 ou 2 nuits car j’avais lu sur ce forum une appréciation très positive, mais après avoir vu l’endroit et visité les chambres, nous avons fui… ! Les chambres : soit un dortoir avec 4 lits et sdb commune à 8 $/pers, soit une chambre privée dans un bungalow avec sdb privée 28 $. Le bungalow est tout en bambou, ça sent le moisi (les draps aussi !) et on dirait que ça fait très longtemps que ça n’a pas été occupé. Dehors sur la terrasse, il y a de belles toiles d’araignées avec de très belles et grandes araignées, le jardin n’est pas du tout entretenu, le restaurant qui est sur la rivière est dans le même état que le reste, et je crois que nous sommes même les seuls clients. On décide quand même d’y rester, et on demande des vélos, puisqu’il y en a à disposition. Et là on nous sort de vieux machins qui ne sont pas en état de marche d’un hangar….Bref, c’est trop et on reprend nos bagages et on s’enfuit. Donc, vous l’aurez compris, je ne laisserai pas une appréciation positive sur cet éco-lodge ! Même si c’est éco, un minimum d’entretien s’impose ! Et en plus c’était très cher pour ce que c’était !

Bangkok : New Siam II : 840 baths. Belle chambre avec TV, sdb, eau chaude. Hotel bien situé, avec piscine, pas loin de Khao San Road et de Rambuttri. Pas loin non plus du fleuve d’où l’on peut prendre le bateau (très bon marché) pour se rendre dans pas mal d’endroits ou rejoindre le sky train. Réservation et paiement possibles par internet : je l’ai fait plusieurs fois : aucun problème, parfait !

Budget :

Billet d’avion réservé en août chez Connections : Bruxelles-Abu Dhabi-Bangkok 699 €/p. avec Etihad. Billet Bkk-Luang Prabang réservé en janvier sur le net : 155 €/pers. avec Bangkok air.

Sur place : 13 jours au Laos + 2 jours en Thaïlande : on a dépensé au total 1 050 € répartis comme suit :

Nourriture/boissons : 252 €

Logements (14 nuits) : 218 €

Visites/activités : 177 €

Transports : 165 €

Achats (cadeaux, …) : 103 €

Divers : 93 €

Visas : 42 €

Total : 2758 €

Prix de diverses visites et activités :

Musée du palais royal à LP : 30 000 kips/pers

Temple à LP : 20 000 kips/pers

Spectacle de danses traditionnelles à LP : 265 baths/pers

Excursion à Pak Ou : 70 000 kips/pers

Trek de 1 jour à LP : 300 000 kips/pers (www.white-elephant-adventures-laos.com)

Location de vélo : 10 000 kips/jour

Location de mobylette : 40 000 kips/ jour ou 50 000 kips/jour

Visite de grotte : 10 000 kips/pers

Temple Si Saket à Vientiane : 10 000 kips/pers

Temple Pha That Luang à Vientiane : 5 000 kips/pers

Trek de 1 jour à Vang Vieng : 200 000 kips/pers (chez Wonderful tours)
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Mon road trip culinaire en Asie du Sud-Est
Bonjour, Je suis cuisinier depuis 3 ans, et très intéressé par la cuisine asiatique, j'aimerais faire un road trip culinaire de 3 mois en Asie du sud est. Je voudrais aller au Cambodge, au Vietnam, Au Laos, et pour finir la Thaïlande. J'avais comme idée de base de commencer mon voyage a Phnom Penh au Cambogde, de voyager un peu jusqu'au sud vers Kampot suivre la côte a l'ouest vers Sihanouk ville et remonter au nord vers Siem Rap. J'aimerais dans l'idéal me trouver des restaurant sur le chemin, proposer mon aide bénévolement dans les restaurant qui me plaisent et pourquoi pas y faire quelques services (2-3). Ce trip au Cambogde durerait 2-3 semaines. Ensuite revenir a Phnom-Penh pour prendre un vol jusqu'a Hô-chi Minh-ville, au Vietnam pour descendre jusqu'au sud vers Bac Lieu. et remonter la Cote en transport en commun jusqu'au nord, en s’arrêtant dans les plus grandes villes, et toujours pareil, me dégoter des petits restaurants. La durée serait de 3 semaines. Aller ensuite jusqu'au Laos, monter au nord, pour redescendre a la capital au Sud. La durée serait de 3 semaines aussi. Finir par la Thaïlande, à Chiang Maï, prendre un vol en interne jusqu'a Bangkok, Pattaya... La durée serait de 3 semaines aussi.

Donc voila mes questions: -Est il préférable de traverser les pays du nord au sud ou d’atterrir dans une région et d'évoluer autour de celle ci? -Est ce qu'il est réellement possible de proposer ses services en restauration? Les gens sont ils réellement ouvert à cela? (toujours bénévolement, ou contre un logement, un repas) -Est ce que 3 semaines par pays est suffisant? -Auriez vous une petite liste d'adresse sympathique dans ces pays la? (je compte bien sur faire des recherche via les livres lonely planet).

Merci d'avance pour vos réponses.
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Deux mois au Laos, Cambodge et Birmanie
Hello, Je viens vous demander des conseils.

Je compte partir 2 mois entre ces 3 pays: Laos, Cambodge et Birmanie. Je compte ne pas prendre d'avion entre les pays.

3 semaines au Cambodge, 3 semaines au Laos, 3 semaines en Birmanie, est-ce que ca vous semble equilibrer? Ou conseillez vous de rester plus de temps en Birmanie?

Je precise que je me focalise sur ces pays (pas la peine de me recommander le Vietnam _j'y ai vecu enfant_ ou la Thailande _que je connais bien_).

Merci de vos recommandations, est si vous avez des consiels d'itineraires, ils sont bienvenus!

Cdt
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Cambodge - Laos - Vietnam: aspects de voyage
Bonjour à tous, J’ai l’intention d’aller en Asie dans l’année prochaine. J’aimerais faire donc une discussion sur les aspects de voyage au Cambodge, Vietnam et au Laos. Auriez-vous d’expériences, pourriez-vous me les partager et tout le monde ?

Merci beaucoup !

Eric
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Un mois au Laos - février 2015
Voici mon retour (avec plus ou moins de détails) de mon séjour au Laos en février 2015

Galerie photo : https://www.flickr.com/...s/72157651203348915/

Le Lonely Planet pour le Laos est très mal fait et je pense qu’ils ne s’y sont pas rendus depuis au moins 10 ans !

- Arrivée de Paris à Bangkok Suvarnabhumi Compagnie JetAirways avec escale de 1h30 à Bombay. Rien à signaler à part les repas Indien franchement pas terrible (à nous couper l’envie de remanger indien) Arrivée à Bangkok 18h40 et nous avons un vol Air Asia pour Chiang Mai qui décolle à 21h30 de l’aéroport de Don Muang. On trouve un taxi pour 600 baths (pas le temps de négocier) on lui fait comprendre qu’on est pressé il roulera à 130 km/h tout le long et nous arriverons juste à temps pour notre vol (ouf !)

-1 jour à Chiang Mai pour se remettre du vol 2 nuits à Julie Guesthouse (lit double avec douche chaude et ventilateur 500baths) Depuis notre passage en 2010 la ville a bien changé, énormément de jeunes européens avec des pantalons de clowns et les cheveux bleus, on ne se croyait limite plus en asie. La guesthouse est assez bruyante du coup et la nourriture proposée s’occidentalise un petit peu trop. Nous réservons notre minivan pour Chiang Khong le lendemain matin directement à la guesthouse et sortons profiter un petit peu de la fête des fleurs avant de quitter la ville au plus vite !

- Huyai xai Le trajet de Chiang Mai jusque Chiang Khong en minivan se passe plutôt bien et est assez rapide. Le chauffeur fait une pause de 20 minutes au temple blanc de Chiang Rai pour que l’on puisse le voir (sympa). On passe la frontière sans aucun soucis vers 17h environ 30 minutes (un dimanche). Nous passerons la nuit à Huyai Xai avant de reprendre le bus le lendemain matin à 7h pour Luang Namtha. C’est juste une étape obligatoire. Il y a rien de spécial dans la ville (rue). On se tâtait à partir 3 jours à Gibbon Experience mais on a croisé des anglais qui y allaient le lendemain et n’avions aucune envie de partager 3 jours avec eux, de plus le prix à 2 s’élevait à presque 500 euros… Guesthouse B.A.P. La patronne est un sacré personnage qui essayera à coup sûr de vous vendre tout ce qu’elle peut à un prix très élevé. Il y a 30 ans elle devait vendre de l’opium maintenant elle loue des chambres plutôt sommaires. On réservera notre bus pour Luang Namtha chez elle mais elle oubliera de nous faire payer le lendemain matin (+1 pour nous, elle avait qu’à être sympa)

- Luang Namtha Nous montons donc dans un vip bus avec couchette (il faut enlever ses chaussures en montant dans le bus). C’est assez confortable pour les 5h de trajet qui nous attendent mais pour ceux qui vont jusque Vang Vieng il devront tenir 22h…. Le trajet se passe bien, les locaux présents dans le bus supportent très mal le transport et vomissent chacun leur tour. Nous arrivons à la gare routière de Luang Namtha et de là il nous faut un tuk tuk pour rejoindre le centre ville. Là les chauffeurs sont très froids et à part money ils ne savent rien dire d’autre. Nous refusons de monter dans ces conditions et faisons mine de nous en aller. Un autre chauffeur arrive et on peut négocier le prix mais il ne faut pas le montrer aux autres chauffeurs. Sur ce forum j’avais trouvé la guesthouse Tie Dam à Luang Namtha. L’endroit est superbe, les bungalows tout confort avec une très belle vue sur un plan d’eau et des rizières, 50000kips/nuit. Seul soucis nous sommes arrivés avec une Suisse et il ne reste qu’une seule chambre. Elle n’a pas cédé la place donc mon amie et moi reprenons nos sacs et nous allons à Zuela guesthouse devant le marché de nuit. Là on nous propose une chambre double avec douche chaude pour 70000kips. L’endroit est très propre, nous sommes content quand même. Nous voulions faire un trek dans la région mais pensions attendre le lendemain matin pour s’y intéresser lorsque nous entendons des français parler à côté de nous, ils partaient en trek de 3 jours le lendemain matin et nous pouvions intégrer leur groupe pour que l’on paye tous moins cher. On s’est dit que d’être entre français serait surement plus drôle, nous jetons un œil à l’intitulé du trek et nous acceptons de les rejoindre. 35 euros par personne pour 3 jours avec l’eau et les repas fournis, vraiment pas cher. C’est l’agence qui est dans la Zuela guesthouse. Donc 3 jours dans la jungle, nous étions 7 et avions 4 guides avec nous. La marche était assez physique à travers la jungle sans compter le poids du sac avec chacun 2 bouteilles d’1L5 d’eau. Première nuit dans une cabane en pleine jungle (pleine de très grosses araignées) et repas cuit dans les bamboos. 2e jour, marche dans la jungle et nuit dans un village Lantern. Très sympa et après le repas le Lao lao coulait toujours à flôts. Le dernier jour Canoé sur la rivière, très physique aussi, retour à 18h à la guesthouse. Nous réservons tout de suite notre bus dans une agence pour partir le lendemain matin à Muang Khua (120000kips/personne). Nous souhaitons reprendre une nuit à Zuela avant de repartir mais bizarrement la chambre à 70000kips prise 3 jours avant était passée à 130000kips, nous décidons de ne pas dormir là du coup. Nous irons dans la rue juste en face du marché de nuit je ne me souviens plus du nom de la guesthouse mais il y en a qu’une avec restaurant. 650000kips mais vraiment glauque. Nous avons mangé au marché de nuit (qui ne propose que de la restauration). Nous avons très bien mangé en compagnie des femme Akhas qui vendent officiellement des bracelets, des sacs mais qui sont surtout là pour vendre de l’opium aux touristes. Nous ne craquerons bien sûr pas mais elles restent néanmoins très sympathiques.

-Muang Khua Le bus pour Muang Khua va jusque Dien Bien au Vietnam et est en fait un minivan pouvant à la base accueillir 10 personnes je dirais. Nous étions en fait 23 dedans, entassés les uns sur les autres. Les sacs sont sur le toit, nous avons eu une très grosse pluie de mousson juste avant d’arriver sur Muang Khua rendant toutes nos affaires trempées ! J’avais vu sur ce forum la guesthouse Manotham et nous n’avons pas été déçu, je pense que c’est la meilleur guesthouse de la ville. Il y a juste le karaoké juste à côté qui fait un peu de bruit mais à 22h tout est terminé. Il faut traverser le très beau pont suspendu, de l’autre côté prendre sur la gauche et c’est à 50m. Vous êtes dans le village Khmus et l’ambiance y est plus agréable que de l’autre côté. 70000kips la nuit (lit double, douche froide mais douche chaude commune). La vue de la chambre donne sur le pont et la rivière, très reposant. Nous avons mangé dans la rue qui mène à l’embarcadère, pas trop mal. Nous avons aussi testé le Nam Ou River Guesthouse pour y manger. En fait c’est les enfants de 12 ans qui servent (en buvant de la Lao Beer) donc mieux vaut ne vraiment pas être pressé. Nous resterons deux jours à Muang Khua le temps que tout notre linge soit sec. L’endroit est très calme. Il y a un centre d’information pour touristes mais ils ne parlent pas un mot d’anglais donc il s’avère inutile. Nous reprendrons la route sur la Nam Ou en direction de Muang Ngoi Neua. Le bateau ne se réserve pas à l’avance, il faut prendre son ticket le matin même à l’embarcadère entre 9h et 9h30 pour 100000kips par personne. Le bateau part à 9h30.

-Muang Ngoi Neua Le trajet en pirogue de Muang Khua jusque Muang Ngoi Neua se passe bien mais nous sommes entassés comme du bétail, attention les crampes !! La vie le long de la rivière est très belle, on voit des pêcheurs, des villageois, des enfants se baigner, des troupeaux de buffles…. Au plus on se rapproche de Muang Ngoi au plus c’est beau (les falaises Karstiques poussent à l’horizon) Nous ne verrons pas d’éléphant de tout le voyage, c’est à se demander s’il y a encore beaucoup d’animaux sauvages au Laos car à part des buffles nous ne verrons rien. Arrivés à Muang Ngoi il y a du monde qui cherche une chambre, du coup il faut faire vite pour trouver un bungalow avec hamac face à la rivière. Nous en trouverons un à la Veranda guesthouse (75000kips lit double et douche chaude) Le village est certainement l’un des plus bels endroits que nous avons vu. Pas de route, pas de béton, pas de voitures… Malheureusement une route est en construction et le village vit certainement ses derniers instants de tranquillité. Le premier soir nous avons voulu manger un bbq au riverside restaurant. Je le déconseille fortement, tous les plats sont congelés, nous n’y retournerons plus du séjour. Le lendemain nous partons visiter 3 villages aux alentours. Pas besoin de guide c’est assez simple (même si nous nous sommes perdus au milieu des rizière par 40 degrès) Le décor est magnifique avec toutes les montagnes karstiques. Le soir nous mangeons dans la rue, on peut acheter des saucisses grillées très bonnes pour 2000kips et croyez moi c’est bien meilleur que dans les restaurants en dur qui veulent trop souvent s’adapter aux touristes occidentaux et qui ne savent plus cuisiner avec leurs goûts. On retrouve le problème partout même en Thailande, un conseil mangez dans la rue pas dans les restaurants !

-Luang Prabang Nous avions prévu de faire une étape à Nong Khiaw avant de terminer à Luang Prabang mais après Muang Khua et Muang Ngoi la ville de Nong Khiaw n’est vraiment pas belle du coup on est tout de suite allé à la gare routière prendre un bus pour Luang Prabang. 60000kips à 2 pour le pire trajet en bus depuis le début. C’était un minibus encore une fois, ils avaient rajouté des banquettes à l’intérieur donc aucune place pour les jambes (re les crampes !) La route était interminable mais sommes arrivés à destination. C’était le nouvel an Chinois et tout le monde disait qu’il serait difficile de trouver une guesthouse sans avoir réservé (ce qui était notre cas). Effectivement tout était full et il y avait des troupeaux de chinois partout ! J’ai tenté une guesthouse que j’avais trouvé sur ce forum mais je ne me souviens plus du nom, il y avait de la place à 100000kips la chambre double mais tout était noir, très glauque très sombre, la maison de l’enfer en quelque sorte, on est pas resté. On a essayé 10 guesthouses mais toutes full nous n’y croyions plus puis nous avons fini par trouver à la paddichit guesthouse (130000kips la nuit, chambre double et douche chaude) très bien située, entre le Mékong, le morning market et le night market. Par contre la chambre était en rez de chaussée on aurait dit une cellule de prison, sans fenêtre. Mais bon nous n’avions pas le choix tout était full et les prix multipliés par 3 à cause des chinois ! Café et bananes gratuites… On était pas là pour rester dans la chambre de toute façon donc nous resterons là 3 jours. Nous irons forcément au night market. Depuis le début du voyage aucun magasin de souvenir au Laos, pas d’artisanat local, rien. Pour mon amie qui aime les bijoux le night market était comme une libération mais soyez prêt à négocier sévère ! En moyenne il faut diviser les prix par 2 ou par 3. Si vous ne négociez pas attendez vous à ne vraiment pas faire d’affaires. Nous avons mangé au night market mais mauvaise idée, les poissons grillés, le poulet et presque tout le reste à du passer sur le grill 3 ou 4 fois (3 ou 4 jours) avant de finir devant vous. Par la suite nous mangerons sur les terrasses surplombant le mékong. Pas extraordinaire non plus mais meilleur que le marché. La ville n’est pas très grande mais elle est très belle et très agréable. J’irai même jusqu’à dire que c’est ma ‘grande’ ville préférée d’Asie jusque là (mais je n’ai pas encore trop de comparatifs) Se promener dans ses ruelles est très agréable. Nous irons faire les chutes de KuangSi pensant que ca serait au moins aussi bien que les chutes d’Erawan en Thailande, il n’en est rien, l’eau est très bleue mais ca fait vraiment pas naturel ca ressemble plus à un parc d’attraction qu’à une vraie forêt. Avec des ours en cage où on te dit qu’on aime pas les animaux en cage mais où ils grandiront en cage donc bof. Là encore beaucoup trop de chinois durant notre séjour, on se serait cru sous la tour Eiffel, pire !. On se baigne un peu quand même mais sur le coup on repense à Erawan. Nous nous renseignerons à Green Discovery pour un trek ou des activités mais c’est super cher pour ce que c’est et comme nous avons vraiment bien profité de notre trek à Luang Namtha donc nous n’irons pas.

Nous nous renseignons du prix pour rejoindre Bangkok en avion car nous souhaitons passer quelques jours sur une île Thaï avant notre retour. 165 euros (1 personne) avec la Lao Airlines, un peu cher mais pas le choix si on veut pas perdre de temps. J’ai repéré l’île de Koh Kood en dessous de la grande Koh Chang. Nous prendrons donc l’avion jusque Bangkok puis un bus de ville jusque Trat et un bateau jusque Koh Chang. Il est 20h il faudra se poser à Koh Chang mais je n’ai pas d’adresse. On monte dans un tuk tuk et le long de la route c’est un défilé de bars de nuits avec prostituées, fétards et musique à fond. On est dépité avec mon amie, c’est tout ce que l’on déteste. On trouve une chambre au Night et Day restaurant (600baths, lit double et douche chaude) l’endroit ne nous convient pas mais la patronne est très sympa. On passe la nuit là et on réserve un speed boat pour Koh Kood le lendemain matin (30 euros pour 1 personne, cher !)

-Koh Kood Nous n’avions pas vraiment d’adresse non plus pour Koh Kood mais je savais qu’il serait difficile de trouver quelque chose de convenable pour moins de 50 euros la nuit. Le bateau arrive sur le ponton du Siam Beach Resort, l’eau est cristalline, on voit le fond et les poissons. Il y a des cocotiers tout le long de la plage et les bungalows sont à même le sable. C’est décidé on descend là ! On se dépêche de se renseigner du prix. 1200 baths le bungalow double avec douche chaude, sur le sable. On restera 7 jours donc on négocie le prix pour tomber à 1000baths. On cherche pas plus loin ca nous convient. La plage est superbe, le bungalow aussi, seul bémol le restaurant. On y mange pas très bien, tout est occidentalisé une fois de plus. C’est quand on a commandé une seafood salade qui est arrivée avec deux grosses cuillères de mayo qu’on a dit ca suffit on ne mangera plus ici. Seul soucis c’est qu’il n’y a pas d’autre restaurant sur la plage, il faut rejoindre la route principale 15 minutes à pieds mais ca grimpe pour trouver quelques stands de bord de route. Là on mangera la meilleure papaya salad de notre séjour. Il n’y a pas de voiture sur l’île, on peut louer des scooters pour 250baths la journée. On peut aller voir des waterfalls et 2 villages de pêcheurs où à part manger un poisson grillé à 400baths il n’y a pas grand chose à faire. Il n’y a pas d’ATM sur l’île ni aucune boutique. C’est ce qui fait tout son charme. Nous ferons une journée de snorkeling dans le parc national de Ayo Wai autour de l’île de Koh Krang. L’eau doit bien être à 30 degrès et il y a des milliers de poissons et de coraux. Un endroit magnifique. (1000 baths / personne pour une journée complète avec le matériel et gâteaux, repas et boissons sur le bateau)

Si vous arrivés sur la plage du Siam Beach, allez vers la droite, passez le pont en bois il y a d’autres bungalows que l’on avait pas vu en arrivant. Il y en a très jolis à 900baths (lit double et douche chaude) ou dans le style Robinson, un lit double entre 4 planche de bois tout au bord de l’eau pour 500baths sans wc et sans douche qui sont à l’extérieur. Vous profiterez de la même plage que le Siam Beach.

Nous rejoindrons Bangkok avec le katamaran rapide et un minivan depuis Koh Kood pour 800baths/personne

-Bangkok Nous ne souhaitions pas rester à Bangkok car la première fois nous n’avions pas trop aimé. Finalement nous y passerons 2 jours histoire de ne pas rester sur une mauvaise impression. Nous avions une adresse au Nouvo Hotel mais c’était hors de prix (75 euros la nuit) nous descendrons donc avec les autres passagers à Khao San Road… Mauvaise idée mais bon ! On trouve une chambre dans un peu truc juste en face du wild orchide guesthouse. 400baths la nuit pour deux lits simples et sdb partagée et ventilateur. Bon autant le dire tout de suite c’était vraiment pas top, le quartier non plus, zéro ! Bref, on va essayer de visiter un peu donc on sera pas trop dans le quartier. Je voulais faire les klongs en 2010 déjà avec Thuan mais il a disparu donc je n’ai pas pu prévoir cela avec lui. Arrivant à Bangkok alors que ca n’était pas prévu j’ai du essayer de trouver quelque chose à la dernière minute et sans internet…. Finalement j’ai trouvé un embarcadère qui m’a proposé un tour de klongs pour 1000baths à 2 sur un longtail boat. On a accepté ! C’était très sale et il n’y avait pas grand chose à voir, à mon avis c’était pas une bonne affaire mais bon c’est tout, j’étais mal renseigné. Du coup déçu. Nous avions trouvé une carte de Bangkok pour savoir où aller, nous y avions repéré des marchés d’artisanat et ‘handcraft’ en fait rien du tout, les marchés mentionnés sur la carte ont disparu ! De même que l’ancien Night Bazar où nous étions allé en 2010 à été revendu à un promoteur pour y construire un Mall ! donc rien ! Donc une nouvelle fois très déçu par Bangkok, je pense que je n’y retournerai pas ou alors juste pour un transit. La ville est sale, on enlève tout ce qui pouvait y faire son charme pour y construire des grands centres commerciaux comme on en trouve partout dans toutes les grandes villes du monde où les gens achètent les même choses… bref sans intérêt. On aura quand même fait 2/3 belles trouvailles avant de reprendre notre vol retour pour la France.

En tout cas le Laos nous en garderons de magnifiques souvenirs, sa tranquillité et le sourire de ses enfants au fond de la tête.
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Voyage Laos-Cambodge 27 jours
Bonsoir tout le monde, voila je suis en train de commencer a organiser un petit periple de 27 jours, je souhaite faire le Laos et le Cambodge, arrivant a Bangkok nous commencerons par le nord du laos et descendrons jusqu'au Cambodge.

je souhaiterais donc avoir l'avis des personnes ayant deja effectuer ce periple ou des personnes qui projette de le faire. Est il mieux de prendre lavion bangkok-luang prabang et de redescendre ou de faire bangkok-chiang rai pour arriver de la frontiere via Hua Xai. Je coince un peu sur l'organisation à l'arrivée a Bangkok, en faite, nous n'avons que 25 jours donc pas trop envie de perdre du temps inutilement... après si ces 2 jours de descente sur le mekong est LE truc a voir absolument je n'ai pas envie de le louper

merci pour vos avis
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Adresse à Nong Khiaw, Laos
Bonjour petits et grands voyageurs!

je ovulais simplemetn faire passer une bonne adresse, trop chouette. J'ai passé plusieurs mois dans la région de la Nam Ou, et j'ai des amis lao qui tiennent des petits bungalows, à prix tout à fait abordables pour tout voyageur. Ils sotn d'une grande générosité! Su vous accueillera avec une passion pour la langue française, et Bovan avec un sens de l'accueil incroyable, essayant de vous faire prendre des kilos en mangeant du riz ( si si c'est possible). Si tout est complet, n'hésitez pas à toquer à leur porte, quelle que soit l'heure, il y aura toujours de la place pour vous! Voilà, je les aime beaucoup beaucoup beaucoup et j'espère que vos routes croiseront la leur! A Nong Khiaw, de l'autre côté du pont, après le resto indien, une pancarte vous indiquant la bienvenue en français, chez les Lintong! bon séjour!
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Laos du Nord au Sud
Bonjour,

Rentrée depuis un peu plus d'une semaine, je commence l'écriture d'un petit carnet plus ou moins pratique. J'espère que ça sera utile à quelqu'un !

Qui ? Moi-même et mon compagnon (le Chauve, le Belge, ou Marc, selon mon humeur) Où ? Départ de Paris, passage par Bangkok, puis enfin le Laos Quand ? Trois semaines entre janvier et février, une bonne période Comment ? En indépendant. Sans avoir de budget, nous avons essayé de dépenser assez peu (nous partons pour un mois aux usa en Mars, il faut qu'il nous reste quelques économies !). Uniquement au Laos, nous avons dépensé 400€ chacun (sans compter le transit par la Thaïlande, donc).

Première partie : Aller au Laos, Luang Namtha, Luang Prabang.

Nous quittons Paris le vendredi 14 Janvier, au soir. Une escale à Oman (moi non plus, je ne savais pas trop où c'était) et nous sommes déjà samedi soir quand on atterrit à Bangkok, décalage horaire oblige. Rentrer en Thaïlande est très simple : on fait la queue, on sourit au monsieur, on tend le passeport, on se laisse prendre en photo et il donne un coup de tampon. Et tout ça gratuitement. Je ne citerai pas de noms, mais y'en a un ou deux qui pourraient en prendre de la graine... Le lendemain matin, nous prendrons le premier vol pour Chiang Rai. On opte donc pour la facilité : trouver un hôtel près de l'aéroport. J'avais lu que certains proposaient des navettes, mais impossible de les trouver. On s'en passera aisément : des "offices de tourisme" (qui n'ont rien d'officiel) se chargent de tout, moyennent commission. On est ainsi pris en charge jusqu'au lendemain, les deux taxis compris. Nous voilà au SP Power Lodge, un hôtel sans charme où il nous faut insister pour obtenir un lit double ("vous ne voulez pas deux lits séparés, vous êtes sûrs ?"), mais qui offre eau chaude, télévision, wifi et petit déjeuner. On n'en demandait pas tant, mais c'est appréciable. Je découvre les poignées de porte thaïlandaises, que nous retrouverons aussi au Laos : il faut enfoncer un bouton à l'intérieur pour fermer la porte, même de l'extérieur. Ce qui permet de faire des blagues très drôles, comme pousser le bouton de la porte de la salle de bain pour que la prochaine personne qui ferme la porte, la bloque. Ou comment, ayant fermé les toilettes pour la nuit, je n'ai pas su les ouvrir, quand je me suis levée pour faire pipi à 3h mu mat'. J'ai du aller déranger l'un des employés, qui jouait avec une voiture téléguidée, pour qu'il m'ouvre. Ils semblent avoir l'habitude, il avait tout un attirail pour ce genre de situation... mais aucune clef. Dimanche matin, nous embarquons avec Air Asia, la version asiatique de Ryanair : faut être ni gros ni grand, et heureusement que le vol était court. Chiang Rai est tout au nord de la Thaïlande, et c'est de là que nous allons pouvoir le plus facilement rejoindre le Laos. Et quand je dis facilement, je n'exagère rien : tout est extrêmement fluide et s'enchaîne parfaitement. Dans l'aéroport de Chiang Rai, on trouve un comptoir pour taxis prépayés, ça évite les surprises. Nous payons 200 baths pour aller jusqu'à la gare routière, pile pour le départ du bus pour Chiang Khong (130 baths). Il ne nous dépose pas tout à fait là où on le voudrait, et les tuk-tuk le savent bien : ils attendent les touristes pour les emmener à la frontière. Enfin, quand je dis frontière... C'est un vrai moulin percé, à tel point qu'il nous faut chercher le poste frontière pour le trouver, bien planqué. Un coup de tampon et nous voilà hors de Thaïlande, traversant le Mékong sur une petite pirogue pour rejoindre le Laos. Là, c'est exactement pareil, c'est à nous de chercher le poste frontière. On remplit des formulaires, on donne les passeports et surtout, on paye. 30$ pour moi, 35$ pour le Belge, plus 1$ chacun parce qu'on est dimanche (au retour on payera aussi parce qu'il sera plus de 16h...). On paye en dollars. De sombres calculs d'équivalences de monnaies, entre l'euro, le dollar et le kip laotien rendent celui-ci plus intéressant pour nous.



Un tuk-tuk plus tard nous voilà à la gare routière, tout contents d'être à l'heure pour le dernier bus de la journée en direction de Luang Namtha (il n'y en a que deux, un à 9h, l'autre à 12h30, ça nous coute 55 000 kips chacun). Le bus, remplis de locaux, de gros cartons, d'enfants et de poules met 4h30 à arriver à destination. Mais on perd une heure bêtement : au terminus, nous pensons naïvement être à Luang Namtha, puisque c'est la ville pour laquelle nous avions acheté un billet. Mais sur notre plan, on ne comprend pas très bien où on doit aller. On commence à marcher. On se fait indiquer une direction. On continue de marcher sans comprendre. Dans le Guide du Routard, la gare est à quelques centaines de mètres seulement du centre ville. On passe alors à côté d'une borne : Luang Namtha, 8km. Il y a en fait deux gares, mais le guide ne précise pas que celle qui est sur le plan ne correspond pas à tous les bus. On marche jusqu'à la tombée de la nuit, puis on se résout à prendre le premier tuk-tuk qui passe, parce qu'il y a des chiens partout...

Nous prenons une chambre au Darasavat (60 000/nuit). Il s'agit de petits bungalows en bois, très mignons, donnant sur un étang et la campagne. Seul défaut, c'est ni isolé ni chauffé, et à cette saison, les nuits sont fraiches. Et je ne parle pas de l'eau froide qui ne motivait pas franchement à prendre une douche. La première journée, nous passons à l'Office de Tourisme pour réserver un trek (moins cher que dans les agences privées) et récupérer un "plan" de la région. Celui-ci indique les chemins à prendre pour un grand tour de vélo autour de la ville. Pour 10 000 kips, je loue pour la journée un petit vélo sans vitesse pendant que son altesse le Belge ne peut assoir son popotin que sur un VTT à 15 000. Nous ferons une trentaine de kilomètres. Le trajet ne présente pas de grandes difficultés mais fait mal aux bras : les chemins caillouteux, ça ne pardonne pas. On commence par aller à la cascade de Nam Dee, un peu ridicule mais rafraichissante. On n'y reste pas longtemps cependant, un magnifique serpent traverse le sentier juste devant nous. Ce sera d'ailleurs la journée des serpents, puisqu'on en recroisera un mort et un vivant (puis plus du tout jusqu'au tout dernier jour). La première moitié du parcours est très sympa. On traverse des rizières sur de minuscules sentiers, qui disparaissaient parfois, nous laissant traverser les hautes herbes en chantant, pour éloigner les bestioles sympathiques qu'on trouve dans ces contrées. La deuxième moitié est moins agréable, on passe sur des routes plus larges, pleines de cailloux, de trous, et de poussière (une route au Laos est rarement goudronnée). Du coup, on rentre assez tôt à Luang Namtha.

La ville est construite de façon très simple : il y a une rue principale, où se trouvent les guesthouses, les restaurants, les agences, et puis il y a les rues parallèles, où on ne croise plus un seul blanc et où la nourriture est bien moins chère. On mange vietnamien en regardant un entrainement de foot-volley, un sport très impressionnant. Le soir, par contre, le meilleur endroit pour manger se trouve au cœur du "quartier touristique" : le marché de nuit. Quelques tables, quelques étals, et on choisit tous les trucs bizarres qu'on veut ! On essaye des brochettes, des choux, des pièces de poulet, etc. Et une vingtaine de chiens attend, patiemment, avec de grands yeux, qu'on leur donne les restes, ou qu'on tourne les yeux.

Le lendemain matin, on part pour nos deux jours de "trek". Je ne pense pas qu'on puisse appeler trek une expédition d'une si courte durée. Néanmoins, j'ai été très surprise par sa difficulté : des putains de dénivelés ! Sur la première partie, on fait des pauses constamment tellement ça monte. Et pour nous faciliter la tache, même si on s'en doutait, le chemin n'est pas des plus praticables. Enjamber des racines, ne pas regarder en bas, faire attention à sa tête, traverser sur des bouts de bambous, voire carrément remonter par le lit d'un ruisseau. Nous marcherons cinq heures le premier jour, et sept le second, pour rentrer par un chemin différent. Mais au final, les descentes sont plus douloureuses que les montées : bonjour les genoux.



En rentrant à Luang Namtha, nous prenons une chambre au Ulanan. Pour 10.000 kips de moins que notre précédentes guesthouse, nous perdons le charme, les moustiques et les araignées, mais gagnons une télé avec une chaîne anglaise, et de la presque eau chaude. Par contre, là encore, il nous faut insister pour avoir un grand lit double. Je commence à comprendre que la coupe ultra courte faite avant le départ les perturbe. Je me dis que d'autres indices devraient les mettre sur la voie, genre mes seins, mais ce sera pareil tout au long du voyage. Pire, ce soir là nous mangeons au marché de nuit et trois quinquagénaires solitaires se joignent à nous. Deux japonnais et un sud-coréen. Le Belge s'amuse à montrer ce qu'il sait dire dans les deux langues. Nous parlons des pays que nous avons aimé. Le coréen est impressionnant, c'est son deuxième voyage à vélo de chez lui au Laos, et il est déjà allé dans beaucoup d'autres endroits, toujours à vélo. Au fil de la discussion et de la bière (la première du Japonnais n°2 !), le sud-coréen (oui, vous m'excuserez, j'ai eu un peu de mal à retenir leurs noms) se détend et commence à m'expliquer que, de loin, avant de venir s'incruster, il pensait que j'étais le petit frère du Belge. Il me demande pardon, tout en rigolant, et je fais mine de ne pas me vexer, mais ça explique pourquoi on nous propose deux lits...

Jeudi matin, nous partons pour Luang Prabang. Ça ne semble pas loin, sur une carte, mais il faut la journée pour y aller. Le bus (80.000 chacun) avance lentement, s'arrête souvent pour charger des tonnes de marchandises, puis les décharger. Les paysages sont magnifiques, on ne s'ennuie pas. Mais 70 km avant d'arriver, le chauffeur casse sa boîte de vitesse. Impossible de repartir. Tout le monde doit sortir du bus. Comme nous sommes dans une côte et que le bus ne tient que par une cale en bois et quelques pierres, on ne se fait pas prier. Nous restons sur le bas côté, à rigoler avec les autres passagers. C'est à cet instant qu'on mesure les différences culturelles : personne ne râle ! Seconde différence, une demi-heure plus tard, un autre bus est là pour nous emmener à destination. Les dirigeants de la scnf devraient faire un stage ici ! Le nouveau bus est bien mieux que le précédent. Tout neuf, climatisé, grand, rapide. Mais le chauffeur décide de mettre une vidéo très mal filmée d'une chanteuse à la voix très aiguë avec le son à fond. Malgré les boule quiès (l'accessoire indispensable pour moi, il n'y a qu'une nuit où je m'en suis passée...), c'est avec de gros maux de crane que nous arrivons à Luang Prabang. Comme quoi, on était bien mieux dans notre vieux bus.

Le Belge négocie le tuk-tuk et nous nous enfilons dedans, direction le quartier des guesthouses. Leur nombre est assez dingue dans la rue, il n'y a que ça. Pourtant, il nous faudra en faire plusieurs pour en trouver une qui n'affiche pas complet et nous convienne (une fenêtre et un prix correct). Nous voilà chez Somjith (100.000 pour un balcon mais la salle de bain commune). Point positif : c'est un peu à l'écart du brouhaha de la rue principale. Point négatif : il faut enlever ses chaussures. Ça peut paraitre con, mais c'est super chiant. Au Laos, ils ne savent pas faire les salles de bain. Dans la même pièce, ils mettent une pomme de douche, un lavabo et les toilettes. Forcément, le sol est mouillé en permanence. Ah, et autre point commun à pratiquement tous les hôtels : les draps. Oui, ils ont tous des draps, forcément (quoique) mais surtout, des draps trop petits. Et je ne parle pas de 10cm, non quand je rentre mon 1m60 dans un lit fait au Laos, j'ai le choix entre couvrir bon buste et couvrir mes pieds. Formidable.



Nous passons la première journée à tourner dans la ville, plutôt agréable même si l'omniprésence des touristes est assez hallucinante. Je croyais le Laos relativement peu touristique, mais nous nous concentrons tous dans les mêmes endroits... On commence par une déconvenue. Alors que nous cherchons un bateau pour les grottes de Pak Ou, un homme nous dit qu'il cherche d'autres gens pour partir avec des clients qu'il a déjà. On s'accorde sur le prix, et il nous dit de revenir à midi. On se promène donc le long du Mékong. On visite un temple. Puis on revient. L'autre couple censé venir n'est pas là. On attend. Toujours rien. Un peu paniqué, l'homme revient nous voir et nous dit qu'il va trouver d'autres personnes, si on attend un peu. Il aurait un copain qui. Bref, on attend. Il trouve. On attend. Et personne ne vient. Ca fait plus d'une heure qu'on fixe le Mékong quand notre homme revient, un baril d'essence à la main, en nous disons qu'on peut y aller, on sera seuls mais ça ne sera pas beaucoup plus cher. On lui explique qu'on s'était mis d'accord sur un prix au départ, que ça n'est pas notre problème si les autres l'ont planté. Le ton monte un peu et on finit par s'en aller, question de principe. C'est un peu énervés et dégoutés d'avoir perdu ainsi une demi-journée qu'on se met en quete d'un restaurant où nous détendre. La rive du Mékong regorge de terrasses. On en choisit une qui ne paye pas de mine mais où les prix nous semble normaux : Mékhong Kongveha. Et on fait bien, c'est tellement bon qu'on y retournera deux jours plus tard. De nos trois semaines, c'est le meilleur resto qu'on ait fait. Et avec ça, le service était impeccable, la famille très gentille. Bref, bonne adresse. (Le menu est assez amusant dans ses approximations anglaises, mais reste compréhensible)



L'après midi, nous tentons d'aller voir de l'autre côté d'un des ponts de bambous. Il y en a deux, ils sont tous les deux payants, et ça ne vaut pas franchement la peine. Le premier donne accès à une "plage" avec un bar et un peu de sable. C'est "sympa" mais au bout de dix minutes on s'ennuie. Le second donne accès à... bah on n'a pas compris, en fait. On finit l'après-midi en gravissant le Mont Phousi (20 000), comme la plupart des touristes de la ville ! De là-haut, on a une vue panoramique sur toute la ville.

Notre deuxième jour sera bien plus intéressant. Nous louons un scooter (190 000 pour un 125 automatique sans le plein, c'est assez cher) et partons en direction de Kuang Si. A une trentaine de kilomètres de Luang Prabang, on découvre des ours, et surtout, un lieu paradisiaque, mêlant piscines naturelles et cascades, le tout dans la foret, avec de petits sentiers, de petits ponts et une eau limpide. Tout en haut, une cascade encore plus haute, avec un panneau "to the top". Forcément, on monte. Et on le regrette : c'est de la véritable escalade pour ne rien voir, la vue étant bouchée par les arbres ! En redescendant, le Belge s'arrête dans la plus basse piscine, histoire de tester l'eau, quand même. Et apparemment, c'était agréable !



L'après-midi, nous roulons vers le Nord, sans rien trouver de passionnant. Au final, on regrettera de ne pas être restés dans l'eau.



Pour notre troisième et dernier jour, on réessaie d'aller aux grottes de Pak Ou. Nous payons 80 000 chacun à une agence, le long du Mékong. Ils nous emmènent à l'embarcadère où une petite cinquantaine de touristes est divisée en groupes de cinq ou six. Les bateaux partent alors à la queue leu leu. Il nous faudra plus d'une heure pour rejoindre la grotte, et découvrir que l'entrée n'était pas inclue (20 000), et que la-dite entrée ne comprend pas le prix des toilettes ("donation"). En chemin, on s'arrête dans un village. Dans Le Routard, ça avait l'air sympa. En vrai, c'est juste horrible. Les touristes errent, tels des zombies, dans les rues d'un village transformé en Disneyland. Il n'y a pas une seule maison qui ne soit pas une boutique, on est sollicité de tous les côtés, même par des enfants. Les magasins vendent les classiques, tissus, bijoux et bestioles dans de l'alcool. Nos compagnons de bateau étant aussi passionnés que nous, on ne tarde pas à repartir. Les grottes seront également assez décevantes. Bah, ce sont des trous avec des Bouddhas partout...
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Préférez-vous Nong Khiaw ou Muang Ngoi Neua? (Laos)
Bonjour, j'aimerais connaitre l'avis de ceux qui ont fait ces 2 villages assez récemment (Nong Khiaw et Muang Ngoi Neua), à 1 heure de bateau l'un de l'autre.

D'après ce que j'ai lu, dans les 2 il est possible de faire des ballades à la journée sans guide, ce qui m'intéresse. Muang Ngoi Neua semble plus petit mais aussi plus touristique (j'y serai en juillet ou août!).

Voilà, si vous pouviez me donner vos impression, ce serai super! Merci
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"Gibbon experience" et descente du Mekong jusqu'à Luang Prabang (Laos)
Bonjour,

De retour du Laos, je souhaitais juste faire connaître "the Gibbon experience", une formidable expérience pour découvrir une magnifique forêt, dans la province de Bokéo, au Nord du Laos. Cela se situe dans la ville de Houai Xai, à la frontière entre le Laos et la Thailande. Nous avons passé 2 nuits dans des cabanes construites dans la canopée, à 30 ou 40 m de hauteur, à nous déplacer d'arbres en arbres en tyroliennes (certaines font plusieurs centaines de mètres de longueur) ! Le temps de rêver, la tête dans les nuages, à filer comme des oiseaux au-dessus d'une immensité verte ! Exceptionnel !

Ensuite nous sommes descendus sur le Mekong jusqu'à Luang PRabang, en réservant une croisière 3 jours 2 nuits chez Luang Say. Nous avons été déçus des prestations, cela nous semble trop cher pour ce que c'est. Il n'empêche que la croisière jusqu'à Luang Prabang est une très bonne option, mais à mon avis, il est aussi bien de réserver sur place un bateau lent, le parcours est le même.

Voilà, ce ne sont que nos impressions, mais si ça peut aider les futurs voyageurs...

Véro
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Laos, aux confins de la province de Phongsaly, quarante jours de lentes balades à pied
Laos, aux confins de la province de Phongsaly, quarante jours de lentes balades à pied En compagnie des Akha, des Hô et des Lolo, des Hmong, des Yao, des Sila...

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« Je constatai ici encore combien l'argument de l'intérêt commun mène plus vite à la confiance que les cadeaux, par exemple, qui ne font bien souvent que fortifier la méfiance. » H. A. Bernatzik

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Un an plus tôt, à l'extrême nord du Laos, une première expédition de trente-quatre journées, effectuée seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes qui s'étendent sur la fascinante province de Phongsaly, me permettait d'y effectuer de nombreux repérages. Retour sur les lieux l'année suivante pour me diriger, à nouveau sans accompagnateur et uniquement à pied, vers les confins de la province, étonnantes enclaves isolées du monde, et même du reste du pays. Après cette fois au total quarante-huit journées sur place, dont quarante et autant de nuits passées exclusivement chez l'habitant, en compagnie des innombrables minorités ethniques montagnardes présentes dans la région, il en subsiste quelques anecdotes, que je propose de relater ici.

Parmi celles-ci, une étourdissante journée de navigation sur la portion la plus sauvage de la rivière Nam Ou, des offices chamaniques de guérison chez les Hô et chez les Hmong, le sacrifice rituel simultané d'une chèvre, cinq cochons, deux poules et douze poussins dans un village Akha, la récolte de l'opium puis "l'art" de le fumer, l'exténuante technique agraire dite de friche sur abattis-brûlis pratiquée sur les pentes par les montagnards, les pieds réduits d'une grand-mère "chinoisante", des huttes de l'ethnie Hmong abritant plus de cinquante personnes, le cœur de la très méconnue réserve naturelle de Phou Den Din, des marchands de cheveux itinérants chinois, une rencontre avec la très minoritaire et discrète ethnie Sila, un trafic transfrontalier de papillons, les délirants accoutrements des femmes Akha, des geysers d'étincelles lors d'une fête bouddhiste rurale, la première présence d'un falang, d'un Blanc occidental, dans certains villages depuis près de vingt ans, et fort probablement premier touriste depuis toujours.
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Laos, au cœur de la province de Phongsaly, trente-cinq jours d'itinérance à pied
Laos, au cœur de la province de Phongsaly, trente-cinq jours d'itinérance à pied Aux côtés des minorités ethniques montagnardes, les Akha, les Moutchi, les Poussang, les Khamu, les Hmong, les Yao et les Taï Lue

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« C'est en leur accordant notre attention que nous faisons apparaître des endroits merveilleux, et non en trouvant des endroits "vierges" qui nous émerveillent. » D. G. Haskell

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Lors de précédentes pérégrinations dans cette région du monde, après d'innombrables randonnées effectuées à la journée, j'entrepris finalement trois traversées un peu plus ambitieuses. D'abord un trajet d'une durée de cinq jours entre Vieng Phuka et Muang Long, un autre d'un peu plus d'une semaine entre Muang Long et Muang Sing - accédant à cette occasion à des villages des ethnies Khui, Akha et Hmong, via la montagne et à une époque où aucune piste ne reliait encore les deux premiers de ces bourgs de la province de Luang Nam Tha - puis un itinéraire en boucle de quatre ou cinq journées en amont de la ville de Phongsaly, dans la province du même nom, en direction des premiers groupes de villages Akha localisés dans le secteur.

J'égarai malheureusement assez rapidement les notes que je rapportai de ces premières expériences mais, au delà de ce regret, celles-ci confortèrent mon envie d'entreprendre désormais des périples plus engagés, tant au regard de leurs durées que des étendues de territoires parcourus. Le texte qui suit se présente donc, chronologiquement, comme le premier que je propose. Il résume un séjour de quarante-deux journées au Laos, dont trente-cinq de marche, seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes de la fascinante province septentrionale de Phongsaly, à la rencontre des innombrables minorités ethniques qui y résident, parmi lesquelles les divers groupes Akha - Nuqui, Nutchi, Eupa, Djepiah, Luma, Oma, Pouli Noy, etc. - ainsi que les Moutchi, les Poussang, les Khamu, les Hmong, les Yao et les Taï Lue. La totalité des nuits se déroulèrent en compagnie de ces villageois.

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TABLE - 18 & 19 septembre - Vientiane - La capitale - 20 & 21 septembre - Luang Prabang - La route - 22 septembre - Ban Phanasa - Les tuniques - 23 septembre - Ban Khouansi - Les foyers - 24 septembre - Ban Loupha - Les sentiers - 25 septembre - Ban Shika - L'alcool - 26 septembre - Ban Kioukhan Khao - Les ethnies - 27 septembre - Ban Souphsoy Khao - La fête - 28 septembre - Ban Likna - L'étape - 29 septembre - Ban Silé - Le chamanisme - 30 septembre - Ban Xiang - La hutte - 1er octobre - Ban Sakhan - L'opiomanie (1) - 2 octobre - Ban Lahang - L'opiomanie (2) - 3 octobre - Ban Khaoso - Le ya-baa - 4 octobre - Ban Likna - La police - 5 octobre - Phongsaly - Le commerce - 6 octobre - Ban Mohan Taï - La nature - 7 octobre - Ban Vanaïkho - La boue - 8 octobre - Ban Sumpoy Neu - Le massage - 9 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les animaux - 10 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les trafiquants - 11 octobre - Ban Poutcha Khao - Les crétins - 12 octobre - Ban Poutcha Khao - L'intimité - 13 octobre - Ban Pamlan Khao - Les vautours - 14 octobre - Ban Ouychoun - Les aigrettes - 15 octobre - Ban Soulane Noy - La rivière - 16 octobre - Ban Poukhoua Khao - L'argent - 17 octobre - Ban Nanoy - Le retour - 18 octobre - Ban Nanoy - La cabane - 19 octobre - Ban Nongfeu - Les bêtes - 20 octobre - Ban Moukhang - L'eau - 21 octobre - Ban Moukhang - Le coton - 22 octobre - Ban Moukhang - L'habitat - 23 octobre - Ban Kioukho - La riziculture - 24 octobre - Ban Nangoy Kho - La veillée funèbre - 25 octobre - Boun Neua - Les obsèques - 26 octobre - Oudomxaï - Le bordel - 27 octobre - Luang Prabang - La mixité - 28 octobre - Vientiane - Le transport - 29 octobre - Vientiane - La fin
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Un mois dans le nord du Laos, un concentré de nature!
Bonjour à tous,

Je voulais partager avec vous le récit du petit mois que je viens de passer dans le nord du Laos avec mon conjoint, car cette destination m’a littéralement enchantée… Nous nous sommes baladés de Huay Xai à Vientiane en passant par la jungle de Bokéo, Luang Namtha, Phongsaly, Muang Khua, Muang Ngoi, Nong Kwiaw et Luang Prabang. Le récit est ci-dessous, pour ceux qui veulent des infos plus pratiques (budget, bonnes adresses) c’est par ici : smilingaroundtheworld.com/2016/03/21/bilan-laos/ Le récit commence à la frontière entre Thaïlande et Laos.

J1 - De Thaïlande au Laos

Le passage de la frontière s’effectue en plusieurs étapes – d’abord obtenir le tampon de sortie de Thaïlande, puis attendre et prendre le bus qui traverse le no man’s land entre les deux pays, puis remplir la fiche d’entrée au Laos, la donner avec le passeport et la photo d’identité, et enfin attendre qu’on nous appelle pour récupérer et payer le visa. Nous prenons ensuite un tuk-tuk jusqu’à Huay Xai, qui se trouve à une douzaine de kilomètres de la frontière. Nous voilà arrivés !

Notre arrivée à Huay Xai est marquée par un gros changement de programme. Le projet initial était de dormir ici une nuit puis de prendre le bateau qui conduit le long du Mékong jusqu’à Luang Prabang, en deux jours de navigation. C’était sans compter une Hollandaise rencontrée dans le bus, qui nous parle de la Gibbon Experience… Il s’agit d’un tour de 2 ou 3 jours dans la jungle de Bokéo, entre tyroliennes géantes et randonnée, à la recherche des gibbons sauvages. Nous n’en avions jamais entendu parler, mais nous sommes immédiatement tentés… Le bureau de la Gibbon Experience se situe dans la rue principale de Huay Xai et nous filons rapidement nous renseigner. Deux tours partent demain, un de deux jours et un de trois jours, et il reste deux places dans le tour de trois jours qui est également celui où les chances de voir les gibbons sont maximales… C’est cher et totalement imprévu, mais c’est une opportunité qui ne se représentera peut-être pas ! Après quelques discussions nous réservons donc, selon le bon principe que « Les folies sont les seules choses que l’on ne regrette jamais » (proverbe ne s’appliquant sans doute pas à toutes les situations, mais jusqu’à présent toujours efficace en voyage -)). Yeeeha, à nous les tyroliennes et les gibbons ! L’excitation et le stress se mélangent… A la fois j’ai hâte hâte hâte, et à la fois la perspective des tyroliennes sur la canopée, à plus de 100 mètres de hauteur m’effraie totalement. On verra bien !

Nous dînons chez Daauw Home Restaurant & Homestay, une fondation qui vient en aide aux femmes hmongs. Nous partageons un dîner vegan avec les bénévoles qui y travaillent et deux voyageurs suédois très sympas, Bo et Tünde. Durant le dîner le courant se coupe à plusieurs reprises, bienvenue au Laos… Nos lampes frontales vont être bien utiles. En discutant avec Bo et Tünde nous nous apercevons que nous logeons dans la même guesthouse et qu’ils ont réservé le même tour de trois jours pour demain, c’est chouette !

De retour à la chambre nous préparons nos sacs pour le lendemain et nous couchons rapidement, réveil programmé pour 6H oblige -)

J2, J3, J4 : La Gibbon Experience, ou trois jours dans la jungle laotienne, entre tyroliennes, cabanes dans les arbres et gibbons

Notre arrivée au Laos fut donc marquée par un coup de folie, la réservation du parcours 3 jours/2 nuits avec Gibbon Experience. Derrière cette dénomination un peu pompeuse se cachent en fait trois grands plaisirs :

- Dormir dans des cabanes perchées dans de hauts arbres - Passer la journée à faire de la tyrolienne au-dessus de la canopée - Et guetter les gibbons !

Nous avons donc passé trois jours dans la jungle de Bokéo, à crapahuter dans la forêt, à passer d’une vallée à une autre à coup de tyroliennes époustouflantes, et à guetter les gibbons… que nous avons finalement vus à deux reprises, et surtout entendus ! Leur chant est très particulier et totalement hallucinant, on dirait qu’il est électronique…

Les tyroliennes sont impressionnantes, suspendues qu’elles sont à plus de 100 mètres du sol, sur des distances allant jusqu’à 440 mètres. La première fut terrifiante, les autres totalement excitantes… Filer ainsi à toute vitesse au-dessus des arbres, accrochée à un filin d’acier, est absolument indescriptible. Je croyais voler…

Les cabanes quant à elles sont des rêves pour adultes ayant gardé leur âme d’enfant, jugez un peu… Des maisons à trois voire quatre niveaux, perchées au sommet d’arbres immenses, des ouvertures partout sur la forêt environnantes… J’ai particulièrement aimé la salle de bains, ce n’est pas tous les jours que l’on peut se doucher dans un tel cadre -)

Les photos parleront mieux que les mots pour vous donner une idée de ces trois jours suspendus… dans le temps et dans les airs :-)





J5, J6, J7 : Luang Namtha, un coup de cœur immédiat !

Quatre bonnes heures de bus séparent Huay Xai de Luang Namtha, où nous arrivons en début d’après-midi. Le voyage se passe très bien, nous profitons des paysages laotiens en écoutant de la musique, nous nous sentons au paradis ! Nous faisons le trajet avec Bo et Tünde, nos amis suédois de la Gibbon Experience. Ils étaient déjà venus à Luang Namtha avant d’aller à Huay Xai, et ne font cette fois que passer pour récupérer une jupe dans un restaurant (une histoire délicieusement improbable, en gros Tünde a acheté une jupe laotienne, et des dames lui ont dit qu’il lui manquait une ceinture, du coup elle leur a laissé la jupe pendant le reste de son voyage au Laos et doit la récupérer avec la ceinture aujourd’hui) et prendre un avion pour Vientiane. Ils nous recommandent quelques adresses et nous nous disons au revoir après 4 jours passés ensemble, c’était une rencontre bien sympathique.

Grosse bourgade capitale de la province du même nom, Luang Namtha est comme posée au milieu d’une plaine entourée de montagnes. Nous nous y sentons immédiatement à notre aise, et après l’intensité folle des trois jours de Gibbon Experience nous ressentons le besoin de nous poser un peu afin de digérer tout cela. Il y a ici tout ce qu’il faut pour cela et nous nous créons un petit cocon bien agréable durant ces quelques jours. Nous nous installons à la Sing Sa Moud Guesthouse, une guesthouse toute neuve où nous avons une chambre archi propre avec un matelas confortable. Le wifi est de bonne qualité et nous permet de téléphoner en France sans que cela ne coupe toutes les deux minutes – ce qui avait été la constante des dernières tentatives ! Côté repas nous prenons rapidement nos habitudes à Lai’s Place le midi, où nous alternons cuisine laotienne et quelques plats internationaux. Le soir nous dînons au marché de nuit où une dame propose des soupes faites devant nous avec les ingrédients de notre choix. Et le matin, c’est mango with sticky rice à la chambre, nous investissons dans la canette de lait concentré et nous nous le préparons nous-même avec des mangues et du riz du marché. Nous trouvons également une dame qui fait de la laundry pour 10 000 kips le kg (1,10 euros), nous lui confions l’intégralité de notre garde-robe… Un bon lavage en machine, il n’y a que ça de vrai ^^ Bref, à Luang Namtha nous nous sentons comme à la maison, et on en profite !



L’objectif initial de notre séjour à Luang Namtha est de faire un trek dans la réserve naturelle de Nam Tha. J’avais repéré ce grand parc national sur la carte du Laos lorsque je préparais notre séjour ici, et avais immédiatement été tentée… Luang Namtha fourmille d’agences spécialisées, pas facile de faire son choix ! Il faut aussi essayer de constituer un groupe, car le tarif est fonction du nombre de participants. Après un petit benchmarking nous jetons finalement notre dévolu sur Forest Retreat, une agence qui nous fait bonne impression et qui propose un trek « survivor » de deux jours dans la jungle, avec longues journées de marche, découverte de la nourriture disponible dans la jungle et construction de notre abri pour la nuit ( !) Nous sommes les seuls fadas tentés par ce trek apparemment, mais pour 2 c’est plus de 100USD/personne, totalement hors budget surtout après la Gibbon Experience. Nous ne sommes pas pressés et nous décidons donc d’attendre qu’un groupe se constitue… Nous voudrions être au moins 4, et au maximum 6-7. C’est très pratique et bien rodé, on laisse un acompte à l’agence en précisant exactement ce que l’on veut faire et combien de participants on veut, et ils font ensuite leur possible pour constituer un groupe. S’ils y parviennent on y va, sinon on a le choix entre partir à deux pour plus cher, ou bien laisser tomber et récupérer notre acompte.

Nous profitons de ces premiers jours à Luang Namtha pour visiter un peu les environs. Le deuxième jour, nous louons des vélos et filons plein sud jusqu’à l’aéroport, minuscule mais avec tout ce qu’il faut. Il est comme posé au milieu des champs avec une mini tour de contrôle, j’adore :-) Il y a 4 avions par jour, 2 qui arrivent de Vientiane et 2 qui y repartent, avec 2 compagnies différentes… mais les mêmes horaires à 30 minutes près, cherchez l’erreur ! Nous découvrons également un joli temple habité par plein de jeunes moines. Nous essayons ensuite de pousser un peu plus loin jusqu’à de petits villages, mais la route goudronnée laisse place à de la terre battue et les vélos de ville que nous avons loués ne sont vraiment pas adaptés, on laisse tomber.

Le troisième jour, nous montons à pied jusqu’au temple et au stûpa qui surplombent la ville la balade n’est pas difficile et de là-haut la vue sur la plaine et les montagnes est très belle. Durant nos balades nous sommes étonnés de découvrir de multiples énormes maisons, soit toutes neuves soit en construction, dans un style très chinois… C’est étrange de voir ces énormes bâtisses voisiner avec de petites maisons de bois, et nous nous interrogeons quant à leurs propriétaires. La frontière chinoise n’est qu’à une cinquantaine de kilomètres, est-ce que ce sont des Chinois qui viennent faire construire ici où le coût de la vie est moins cher ? Est-ce que ce sont de riches Laotiens qui sont propriétaires ? Nous n’aurons pas la réponse… Mercredi 1er mars au soir nous apprenons que le groupe pour le trek est constitué, nous serons donc sept. Départ demain matin aux aurores, opération survie on !

J8 et J9 : Deux jours dans l’enfer vert

Il est à peine 7 heures lorsque nous retrouvons le reste du groupe à l’agence pour le début de notre trek de deux jours en mode « survivor ». Nous allons passer ces deux jours avec un couple de Belges très sympathiques avec lesquels le courant passe tout de suite, et trois nord-Américains (deux Américains et une Canadienne) avec lesquels c’est moins évident de prime abord, impression qui se confirmera tout au long du trek (disons qu’on aurait aimé trouver le bouton « pause », mais qu’il était visiblement absent…) Nous petit-déjeunons ensemble puis grimpons dans la camionnette qui va nous conduire au début du trek. Une bonne heure de route plus tard nous arrivons au village d’où nous allons partir. Trois guides sont avec nous ils chargent leurs sacs de provisions et nous donnent les sacs de riz vides qui nous serviront de hamac ce soir.

Première étape, traverser la rivière… On commence mollo, l’agence a tout prévu et un petit canoë gonflable nous attend. Trop facile le mode survie ! Bon, on ne pavoise pas longtemps, ça ne dure pas et la première montée juste après la rivière a vite fait de nous remettre les idées en place… C’est raide de chez raide, le sentier est étroit et gadouilleux, et les premières chutes ne tardent pas. Nous enchaînons ainsi plusieurs montées bien raides et des descentes tout aussi à pic, et je ne sais pas bien ce qui est le pire des deux. Nous sommes entourés d’une végétation luxuriante, mais nous n’en profitons qu’à moitié, occupé que nous sommes à surveiller sans cesse où nous mettons les pieds pour ne pas nous étaler ! Le gérant de l’agence nous avait dit que le trek serait « challenging », on comprend bien ce qu’il voulait dire ^^ Nous avançons lentement et le guide principal commence à s’inquiéter, nous risquons d’arriver à la nuit tombée au bivouac…

La pause déjeuner fait du bien à tout le monde. Les guides vont cueillir de grandes feuilles de palmier et de bananier et disposent tout un tas de mets appétissants dessus : sauce tomate, riz gluant, tofu frit, légumes verts sautés… Nous nous régalons et savourons cette pause ! L’après-midi se poursuit sur la même lancée que la matinée, on monte et on descend sans cesse. Le petit sentier du matin a disparu et nous traçons désormais notre route dans la jungle, précédés par nos guides qui coupent les plus grosses branches à coup de machette. Les guides nous montrent quelques fruits locaux et empreintes, c’est sympa. Il y a beaucoup de bambous, souvent gigantesques, Benoît se sent comme un pou sur une tête chevelue -), quant à moi je suis attaquée par une sangsue au bord d’un cours d’eau, brrr ! L’effort physique est intense mais le moral est plutôt bon, sauf pour l’Américaine qui a du mal à suivre le rythme et devient de plus en plus renfrognée.

Nous arrivons finalement à 17H30 au sommet de la montagne où nous allons passer la nuit, pile poil dans les temps pour le coucher de soleil, hip hip hip hourra ! La vue sur la jungle est magnifique, nous sommes fiers de l’effort accompli pour arriver jusque-là…. Nous profitons des dernières lueurs du jour pour préparer nos abris pour la nuit. Nous découvrons que le bambou sert à tout, piliers et jointures d’abri, plats pour la cuisine, et même cordes lorsqu’on le coupe en fines lamelles… Nous enfilons les sacs de riz sur de longs bambous, tenus écartés en haut et en bas par un morceau de bambou transversal. Voilà nos hamacs ! Nous installons tout cela sous un demi-toit fait de bambou et de feuillage, et mettons la moustiquaire (pleine de trous) en place. Nous voilà prêts !

Nous dînons de nouveau sur de grandes feuilles de bananier, c’est un peu la lutte car les quantités ne sont pas énormes, et autant dire que nous avons tous archi faim après cette journée de marche… Il y a du riz à gogo mais peu de garnitures, enfin cela ira. Nous passons ensuite un bon moment à discuter avec les Belges autour du feu de camp, en admirant les étoiles… Le ciel est très clair et on les voit très bien. A 20H30 tout le monde est KO et file se coucher.

C’est là que le vrai cauchemar commence. Je découvre en me couchant qu’une autoroute des fourmis passe à quelques centimètres de ma tête. Qu’à cela ne tienne, on bourre des vêtements dessus pour qu’elles dévient leur chemin, et nous nous couchons comme cela. Il fait étonnamment chaud, nous nous glissons simplement dans nos draps de soie et laissons les sacs de couchage de côté pour le moment. Les hamacs ne sont pas si inconfortables que cela et nous finissons par nous endormir.

Je me réveille deux heures plus tard alertée par une drôle de lumière orangée, et j’aperçois alors de grandes flammes à quelques mètres de notre bivouac… Les flammes sont immenses et montent vers le ciel, cela me fait penser à un début d’incendie. Déterminée à ne pas rôtir dans la jungle, je me lève pour voir ce qu’il se passe au final c’est simplement le plus jeune guide qui a décidé de ranimer le feu à minuit. Nous apprendrons le lendemain qu’il y a pas mal d’ours dans le coin, ainsi que des éléphants sauvages et même quelques tigres… A-t-il entendu quelque chose, avait-il simplement froid, nous ne le saurons pas !

Lorsque je retourne vers mon hamac je réalise que les fourmis n’ont pas du tout dévié leur route, mais qu’elles ont en fait complètement colonisé les vêtements que nous avions posés, en appelant leurs copines à la rescousse… Je frôle l’hystérie et décide alors de changer de sens sur le hamac. Je préfère avoir un peu la tête en bas – le hamac était un peu en pente - que dormir avec des dizaines de fourmis près de ma tête… Je fais la manip’ et me réinstalle sur la couchette, qui avec tout ça ne tarde pas à éjecter le morceau de bambou écarteur, faisant s’effondrer le lit. Je ne sais plus bien à ce moment-là si je dois rire ou pleurer… Je le récupère par terre, Benoît m’aide à le remettre et, plein de pitié, me donne son hamac qui a l’air plus solide… jusqu’à ce qu’il s’effondre aussi quelques heures plus tard, suivi de peu par le sien qu’il rattrape in extremis. Je finis par me rendormir avant d’être réveillée par le froid qui est tombé, mais mon sac de couchage aussi… il est par terre, plein de feuilles pourries et de terre humide, joie, bonheur. Je le récupère et prie pour qu’il n’y ait pas de bestiole dedans… A cinq heures du matin c’est la pluie qui nous réveille, comme nous avons changé de sens sur le hamac nous ne sommes plus du tout protégés et il nous pleut littéralement dessus. Nous échangeons un regard résigné, avant de rabattre notre sac de couchage sur notre tête d’un même geste. On n’est plus à ça près… Enfin, la nuit se termine par la découverte d’une énorme araignée, certainement cousine germaine des tarentules, juste au-dessus de ma tête à l’intérieur de la moustiquaire.

Après cette nuit cauchemardesque la deuxième journée de trek est bien difficile… autant hier nous avions la pêche, autant aujourd’hui nous avons hâte que tout cela se termine. Nous commençons la journée par une petite heure de descente jusqu’à la rivière, où nous dévorons la soupe de nouilles qui nous est servie. Nous découvrons à cette occasion le « Jungle Camp », nettement plus confortable que nos abris de fortune ! La matinée se passe comme hier entre montées et descentes au cœur de la jungle… Nous comprenons mieux désormais l’horreur vécue par les soldats lors de la guerre du Vietnam, entre la chaleur, la boue, les insectes, c’est vraiment l’enfer vert ici…

Après le déjeuner, le guide nous annonce que c’en est fini de monter et de descendre, hip hip hip hourra ! Notre joie est de courte durée, certes nous avançons sur du « plat »… mais c’est au cœur d’un lit de rivière boueux, végétouffu (il me fallait bien un néologisme pour décrire cela…), avec plein de pierres glissantes et de troncs de bananiers pourris qu’il faut escalader. Cela nous achève… Soudain Benoît me fait signe de m’arrêter et d’écouter j’entends alors un doux bruit de scooter dans le lointain, la civilisation est proche !!! Cela ravive notre motivation, il y a de l’espoir ! Une petite heure plus tard nous rejoignons la rivière principale que nous retraversons en canoë, avant de rentrer à Luang Namtha en minibus. Victoire, on l’a fait, on a survécu… et maintenant on rentre :-D

Nous retrouvons avec bonheur notre petite chambre à Luang Namtha. Nous récupérons le guide du Laos laissé à notre intention à l’accueil de la guesthouse par deux Stéphanoises rencontrées il y a quelques jours. Nous passons ensuite une soirée tranquille entre dépôt de linge à la laundry – il en a bien besoin après ces deux jours…, western food pour le dîner et enfin petite série à la chambre…

J10 : En scooter dans la campagne laotienne

Pour notre dernière journée à Luang Namtha nous décidons de louer un scooter afin de partir explorer les environs. C’est une première pour nous, nous n’avons jamais conduit de deux roues ! Nous retournons chez le même loueur que pour les vélos, et après avoir laissé notre passeport en caution nous nous installons sur notre engin motorisé. Quelques tours de pâté de maison plus tard nous nous sentons en confiance, c’est parti !

Nous commençons par aller voir That Phum Phuk, un stûpa construit sur les ruines d’un autre détruit par les bombardements de la guerre du Vietnam. L’endroit est très paisible. La route pour y aller traverse de nombreux champs et rizières où nous apercevons pas mal de buffles. La route quant à elle est souvent occupée par des poules, des coqs voire des chèvres, il faut faire attention !

Nous retournons à Luang Namtha pour le déjeuner puis reprenons la route en direction des cascades de Namdee, qui sans être exceptionnelles sont néanmoins l’occasion d’une agréable balade à la fraîche.

Nous filons ensuite plein sud vers la « boucle des villages », une boucle d’une vingtaine de kilomètres traversant plusieurs hameaux occupés par diverses ethnies, notamment des Black Thaïs. C’est celle que nous avions commencé à faire en vélo au début de notre séjour, avant de renoncer. Nous repassons devant l’aéroport puis nous nous encanaillons sur des routes de terre battue. La ville disparaît rapidement et nous nous retrouvons en plein cœur de la campagne, entre rizières et champs. Plusieurs petits villages se succèdent, avec leurs maisons de bois et bambou devant lesquelles sèchent ail, oignons et autres plantes moins connues. Les animaux déambulent en liberté et s’enfuient en nous voyant arriver. Les enfants nous font de grands signes en nous criant « Sabaidie » (bonjour) lorsque nous passons, c’est chou :-) Nous savourons cette virée en mode liberté !

Nous roulons ainsi jusqu’à la tombée de la nuit, et après un joli coucher de soleil sur la campagne laotienne nous rendons notre scooter sans encombre. Mine de rien après une journée dessus nous sommes bien fatigués, c’est que c’est plus physique qu’on ne le pense – surtout quand on n’est pas habitués ! En tout cas nous sommes bien contents d’avoir sauté le pas de la location de scooter il faut être prudent, mais la liberté que ce mode de transport procure est géniale.

Nous récupérons notre linge et passons une dernière soirée au marché de nuit avant de filer préparer nos bagages. Luang Namtha nous a décidément bien plu, mais il est temps de reprendre la route :-)

J11 et J12 : Luang Namtha – Oudomxai – Phongsaly, un long trajet pour le bout du monde

Notre prochaine étape est Phongsaly, tout au nord du Laos. Un bus direct s’y rend chaque jour mais est interdit aux étrangers car il traverse la Chine. Nous sommes donc obligés de couper le trajet en deux : un premier trajet jusqu’à Oudomxai, ce qui est un peu rageant car c’est plein sud alors que l’on va plein nord, puis un bus d’Oudomxai à Phongsaly. Les deux bus ne sont pas coordonnés et nous devons donc passer une nuit à Oudomxai. Phongsaly, ça se mérite !

Nous quittons donc Luang Namtha le samedi 5 mars au matin, non sans un petit pincement au cœur. Nous nous sommes vraiment sentis bien dans cette ville ! Les trois heures de bus vers Oudomxai se passent sans encombre et nous trouvons rapidement une chambre à quelques pas du centre-ville. La chambre est assez miteuse, la tuyauterie fuit dans la salle de bains et les ressorts semblent prêts à sortir des matelas, mais ça ira pour une nuit…

Autant le dire tout de suite, Oudomxai ne nous fera pas chavirer, loin de là… De notre arrivée à notre départ le lendemain, tout est soit compliqué soit sans génie. Cela commence avec le déjeuner j’ai lu beaucoup d’éloges d’un petit restaurant ici, Souphailins Restaurant. Partout est indiqué que la cuisine est tellement délicieuse qu’il faut persévérer en dépit de la file d’attente souvent longue, du coup nous décidons d’y aller tout de suite pour déjeuner. Cela s’avère en définitive une déception, nous ne trouvons pas les plats extraordinaires. Passe encore sur le « Gaspacho » qui me tentait tant et qui s’avère être une salade de légumes cuits et crus en sauce blanche sucrée - ce n’est pas une recette locale, je peux le comprendre – mais le reste des plats 100% laotiens ne nous convainquent pas plus. Seule petite consolation, il n’y avait absolument personne, nous n’avons donc pas attendu des heures pour finalement être déçus -)

L’après-midi passe lentement, il n’y a pas grand-chose à faire et nous nous sentons vraiment en transit sur la route de Phongsaly. Benoît se pose à la chambre entre PC et album photo, quant à moi je pars faire un tour en ville. Je monte notamment au sommet de la colline Phu That, dont le temple surplombe la ville. Il n’est pas extraordinaire mais disons que cela occupe ! Là-haut je fais la connaissance de trois jeunes Laotiens qui sont ravis de pouvoir parler un peu anglais, ils me posent toutes les questions qu’ils ont apprises à l’école, ça fait un peu interrogatoire mais c’est mignon.

Le soir nous nous mettons en quête d’un restaurant, que nous ne trouverons pas. Benoît termine dans un boui-boui avec une soupe de nouilles, et moi je finis le reste de mes nouilles pas bonnes de ce midi. Il y a des jours comme ça… !

Nous nous couchons ensuite comme nous pouvons entre deux ressorts le lendemain matin la malédiction d’Oudomxai nous poursuit, nous ne trouvons presque rien à acheter en prévision du long voyage qui nous attend. Nous partons « la fleur au fusil » comme dirait Benoît avec juste un peu de riz et un paquet de chips, ça risque d’être long et de gargouiller…

Le trajet pour Phongsaly prend neuf heures, sur une route de montagne, sinueuse et étroite, parfois en cours de travaux. Les virages se succèdent au rythme des haut-le-cœur et des vomissements des Laotiens, visiblement très sujets au mal des transports. Je garde les yeux fixés sur le paysage pour éviter le même sort pendant que Benoît bouquine, le petit veinard ! Nous nous enfonçons dans une région encore très enclavée et cela se voit, les paysages sont très campagnards, les villages que nous traversons sont petits et les constructions rudimentaires.

Nous nous arrêtons pour déjeuner à 10H45, on ne se fait pas prier pour attaquer riz, bok choy et pois cuisinés ! Nous reprenons ensuite la route, le bus s’arrête régulièrement pour prendre de nouveaux passagers. Au beau milieu de nulle part un autre couple de Français monte, ils viennent du Vietnam tout proche. Leur bus les a déposés là et ils étaient prêts à marcher jusqu’à ce qu’un bus pour Phongsaly passe… La chance était de leur côté on dirait ! Nous sommes bien contents d’arriver enfin à Phongsaly. Notre aventure de transports n’est néanmoins pas tout à fait terminée, la gare routière est à trois kilomètres du centre-ville… Nous commençons à marcher puis les Français quelques mètres devant nous arrêtent un pick-up qui accepte de les monter en ville. Le chauffeur nous fait signe de nous incruster également, on ne se fait pas prier !

Commence ensuite le grand challenge de chaque arrivée dans un nouveau lieu : trouver une chambre pas trop miteuse pour pas trop cher, le tout au calme et pas trop loin du centre (challenge, quand tu nous tiens…) La recherche commence mal, les chambres que l’on visite sont sales, humides et chères. Nous finissons par trouver notre bonheur dans une petite guesthouse à une rue de la rue principale, la chambre est correcte, le matelas est bon (c’est un nouveau critère de choix depuis la chambre à Oudomxai -)) et le robinet signé Philippe Starck (au moins) achève de nous convaincre… !

Une bonne douche plus tard nous ressortons dîner. Il n’est pas très tard mais nous ne voulons pas courir le risque de rater le coche, et nous faisons bien, Phongsaly n’a pas l’air très animée la nuit tombée. Ici il faut oublier les restaurants avec menus, on choisit directement dans le frigo ce que l’on veut manger. Nous optons pour des pois mangetout avec du tofu, mais la cuisinière refuse le tofu pour une raison qui nous échappe encore aujourd’hui. Ce sera donc pois mangetout et haricots verts, le tout avec une belle montagne de riz blanc. Nos estomacs sont plus que ravis !

Nous nous couchons contents d’avoir triomphé de tout cela et d’être enfin arrivés à destination. Nous nous sentons vraiment au bout du monde, cela m’enchante mais Benoît a encore besoin d’être convaincu -)

J13, J14, J15, J16 : Phongsaly, au bout du monde

Encore très enclavée et relativement à l’écart des circuits touristiques classiques, Phongsaly a un sérieux goût de bout du monde qui me plaît tout de suite. J’avais eu cette même impression à Kirkenes, le sentiment de me retrouver dans un endroit où l’on pourrait croire que le temps s’est arrêté. Entre affiches de propagande communiste placardées dans la ville, portraits de Mao dans les restos – où l’on choisit son repas directement dans le frigo, les menus n’existent pas – couvre-feu à 23 heures et chants patriotiques / nouvelles de la région diffusées matin et soir par des haut-parleurs partout dans la ville, sans oublier le clairon bi-journalier, je me sens sur une autre planète....

Nous ne devions rester que deux jours à Phongsaly, nous y resterons finalement trois – un peu involontairement, puisque le jour où nous devions louer un scooter il n’y en avait plus – mais je dois dire que rester un jour de plus dans ce bout du monde n’est pas pour me déplaire… Nous nous baladons en ville, explorons les environs, et surtout je m’imprègne de cette atmosphère si différente de tout ce que je connais. Nous apprécions aussi d’avoir moins chaud, nous avons pris de l’altitude et après la Thaïlande où l’on a littéralement cuit cela fait du bien. Seul bémol, les gens ne sont pas toujours très souriants ni accueillants et à plusieurs reprises nous nous sentons un peu comme un cheveu sur la soupe. Quant aux chiens, ils doivent être racistes… ! On ne compte plus le nombre de fois où on s’est fait aboyer/grogner dessus, alors que les Laotiens passaient sans encombre. Benoît manque même se faire mordre à deux pas de la guesthouse, nous nous équiperons pas la suite régulièrement de bâtons et de pierres à visée dissuasive.

Côté balades, il y a de quoi faire dans le coin. La ville en tant que telle offre déjà pas mal d’options, entre le marché ultra vivant, la vieille ville, plusieurs bassins dont on peut faire le tour, un temple… Je pars aussi en exploration dans l’hôpital, une expérience étonnante puisque celui-ci s’avère ouvert mais totalement désert. Je me sentirais presque en Urbex, c’est pour dire -) Quant au pourquoi de l’absence de patients, je ne saurais le dire…

Nous visitons également l’intéressant musée des groupes ethniques, qui détaille les différentes ethnies qui existent au Laos et explique certaines caractéristiques de leurs modes de vie et croyances. Cette visite nous permettra par la suite de mieux comprendre certaines choses et certains détails, on recommande ! Par contre arrivez tôt si vous voulez prendre votre temps, les dames ont une fâcheuse tendance à vouloir fermer (très) en avance, visite terminée ou pas. Une autre balade facile et sympa consiste à monter jusqu’au sommet du mont Phou Fa, qui avec ses 1625m surplombe la ville. Nous sommes toujours aussi fans des vues panoramiques, et celle-ci répond totalement aux critères -)

Le deuxième jour nous partons en randonnée dans les villages environnants. La balade fait 18kms A/R et nous conduit jusqu’aux villages de Khounsouk Noy puis Khounsouk Luang, sur une route en terre battue qui offre un joli panorama sur les champs et les plantations de thé alentours.



Le dernier jour nous louons un scooter pour nous rendre à Ban Komaen, où se trouve une plantation de thé vieille de 400 ans. Les arbres à thé ont été cultivés puis abandonnés, et ont donc grandi jusqu’à atteindre des tailles que l’on ne voit habituellement jamais dans ce type de plantation – jusqu’à six mètres pour les plus hauts. Les paysages sur la route sont assez proches de ceux que nous avons vus la veille nous traversons de nouveau plusieurs villages où les gens vaquent à leurs occupations. La plantation de thé quant à elle tient ses promesses, on peut se balader à côté et un petit musée donne pas mal d’infos intéressantes. Quelques villageois vendent le produit de leur récolte, sous une forme inhabituelle pour nous puisqu’ici le thé se présente sous forme de… cigares, si, si. Bon, cela ne se fume pas hein (en tout cas on n’a pas testé -)).

Nous quittons Phongsaly avec des ressentis différents quant à cette étape. Je suis pour ma part très contente d’être venue jusqu’ici, j’ai trouvé que le coin avait vraiment un goût d’aventure… Pour Benoît c’est différent, il a apprécié les balades mais le fait de devoir lutter pour tout (manger, trouver un scooter qui fonctionne etc) lui laisse une impression en demi-teinte. Prochaine étape Muang Khua que nous allons rejoindre avec un nouveau moyen de transport : à nous le bateau !

J17 et J18 : En bateau pour Muang Khua !

Nous quittons Phongsaly aux aurores le jeudi 10 mars, et un tuk-tuk, un bus, un bateau et un autre bus plus tard nous arrivons à Muang Khua, 200 kms plus au sud. Prendre le bateau nous change du bus, et je ne me lasse pas de regarder le paysage au fur et à mesure que nous descendons la Nam Ou. La végétation est magnifique et de temps en temps un petit village apparaît, comme bâti au milieu de nulle part. Un barrage a été construit en contrebas il y a quelques années et on voit clairement l’impact de celui-ci sur l’environnement avec des arbres noyés, des villages abandonnés… Nous voyageons avec une famille de Danois assez sympa, et quelques Laotiens se succèdent au fil des villages où nous accostons.

Il y a de l’animation à Muang Khua, un mariage se prépare dans l’hôtel chic de la ville et autant dire que ça va envoyer du lourd… Les tables sont dressées, des centaines de chaises installées, et d’énormes enceintes n’attendent plus que le DJ pour entrer en action. Le hic c’est que la plupart des hôtels sont situés dans la même zone… Benoît finit par nous dénicher une petite guesthouse dans une rue un peu plus éloignée, on devrait pouvoir dormir cette nuit.

Muang Khua se situe au confluent entre la Nam Pak et la Nam Ou et est entourée de petites montagnes karstiques, c’est joli comme tout. Le long de la rivière les habitants cultivent de petits potagers bien organisés. La ville semble toutefois en pleine extension/construction, et les balades à pied dans les environs sont du coup limitées… La campagne environnante a quasiment disparu au profit de large excavations et travaux de terrassement, c’est dommage et cela ternit un peu notre séjour ici. Nous faisons tout de même un petit tour, et puis nous nous baladons en ville entre marché, temple, bords de rivière… Nous allons également faire nos curieux au mariage qui bat effectivement son plein une bonne partie de la nuit, mais notre hôtel s’avère un excellent choix niveau tranquillité. Le lendemain ils remettent ça avec un anniversaire, c’est qu’il y a de l’ambiance ici !

Muang Khua ne sera pas notre étape fétiche au Laos mais s’y arrêter un jour ou deux (ou plus si vous voulez randonner dans les environs) n’est pas désagréable. Pour notre part nous continuons ensuite à redescendre vers le sud, direction Muang Ngoi !

J19 et J20 : Muang Ngoi, un joli coin de campagne (où nous avons failli dormir à la belle étoile)

C’est de nouveau en bateau que nous rejoignons Muang Ngoi. Nous apprécions décidément beaucoup ce moyen de transport, qui présente le double avantage de nous offrir de superbes paysages tout en limitant les heures de route sur les routes sinueuses de la montagne laotienne ! Le bateau est rempli à son maximum, nous sommes près d’une vingtaine serrés à bord – à tel point que nous sommes à plusieurs reprises contraints de débarquer le temps que le bateau puisse passer des rapides en étant moins chargé. Le capitaine décharge alors la moitié des passagers, fait traverser l’autre moitié, les décharge à leur tour et revient chercher le premier groupe, le tout en manœuvrant comme un as à contre-courant.

A Muang Ngoi nous nous mettons en quête d’une chambre, mais une mauvaise surprise nous attend : tout semble complet. Nous nous séparons alors, Benoît garde les sacs pendant que je continue les recherche partout la réponse est la même, « full, full, full ». C’est la première fois que cela nous arrive… Nous ne réservons jamais nos hébergements en Asie et nous n’avions jusqu’à présent jamais eu de souci de ce type. Un monsieur finit par nous expliquer ce qu’il se passe, ce week-end il y a deux mariages et une « fête de funérailles « (si, si) en même temps… Du coup toutes les familles concernées ont réservé des chambres. Le village n’est pas immense et j’ai bientôt fait le tour de toutes les options possibles. Un bungalow me passe sous le nez à deux minutes près, c’est rageant… On me propose ensuite une chambre en plein travaux, sans portes ni fenêtre ni salle de bains, je décline… on me parle enfin d’un village à 3kms de là où il devrait y avoir des chambres, bref, ça craint ! Alors que je n’y croyais plus je finis par trouver une chambre pour laquelle la réservation vient d’être annulée – c’est miteux et en plein sur la rue principale, mais nous ne sommes vraiment pas en position de faire la fine bouche, on prend ! On ne proteste même pas lorsque l’hôtelier vient nous demander une rallonge de 20 000 kips, c’est pour dire… On a un toit sur la tête pour ce soir et c’est présentement tout ce qui compte.

La recherche de logement nous a mis KO et nous passons la fin de la journée tranquillement. Nous déjeunons puis faisons un tour en ville. Muang Ngoi s’organise autour de sa rue principale, bordée quasi-exclusivement de guesthouses et restos. Le soir nous nous trouvons un resto indien pour dîner, cela enchante nos papilles quelques peu lassées de la nourriture laotienne… Nous faisons ensuite un tour by night en ville, où nous tombons sur la « fête de funérailles ». Les convives boivent et mangent tout en regardant un match de boxe, le tout autour du cercueil, c’est assez étonnant... Nous n’avons vraiment pas l’habitude de cela dans notre culture ! Le soir nous profitons comme prévu de la sono du mariage, enfin avec les boules quiès ça passe !

Le lendemain la journée commence bien avec un copieux petit-déjeuner buffet servi dans la guesthouse juste en face de la nôtre. Gaufres, crêpes, omelette aux pommes de terre, fruits, on se régale. Nous bouclons ensuite nos sacs et déménageons, un bungalow face à la rivière que j’avais repéré hier s’est libéré, c’est cool ! Nous avons même une petite terrasse avec hamac, le tout pour le même prix que notre chambre de la nuit dernière.

Nous partons ensuite en balade dans les environs de Muang Ngoi. La campagne autour se prête bien à la randonnée sur un jour ou deux, les chemins sont bien tracés et balisés et il y a pas mal de petits villages où l’on peut faire étape pour déjeuner voire passer la nuit. Notre premier arrêt est pour la grotte de Tham Kang, à 3kms du village. Une fois de plus nous sommes frappés entre les différences en terme de conditions de sécurité entre le Laos et l’Europe… en France une telle grotte serait soit interdite d’accès, soit ultra balisée à l’intérieur, ici rien de tout cela, on peut juste y entrer et s’y promener à ses risques et périls. Nous installons nos lampes frontales et zou, c’est parti. Nous avons chacun la nôtre, hors de question de reproduire la mésaventure de la carrière de marbre de Paros, dans les Cyclades, où nous nous étions retrouvés sans lumière ! La grotte est immense et très impressionnante. C’est fou de voir à quel point on pourrait s’y perdre facilement, nous avons fait très attention au chemin que nous avons emprunté et pourtant pour le retour nous devons être vigilants, tout se ressemble…



Nous poursuivons ensuite notre balade dans la campagne laotienne, entre rizières, pics karstiques dans le lointain, petits cours d’eau… C’est joli et bucolique à souhait, et nous ne croisons pas grand monde. Cette balade restera parmi nos meilleurs souvenirs de rando laotienne, on vous la recommande vivement si vous passez dans le secteur ! Nous marchons jusqu’au village de Ban Na puis de Hoy Bo, où nous nous arrêtons pour un déjeuner tardif. La dame qui tient le restaurant est un poème à elle toute seule, elle piapiate sans arrêt, tente de nous faire changer notre commande et de nous vendre le produit de ses travaux de tissage – je craquerai à la fin pour une écharpe ! – déverse sur notre table un sac plein de photos des gens qui sont passés par son resto… C’est totalement surréaliste et cela nous fait beaucoup rire.





De retour à Muang Ngoi nous découvrons avec dépit que notre petit resto indien est fermé ce soir, tant pis, ce sera le grand retour des nouilles sautées ! Nous passons une bonne nuit dans notre bungalow, accompagnés par un petit crapaud (in)visiblement caché dans les murs et qui donne de la voix à intervalles réguliers. Le lendemain matin après un dernier petit-déjeuner buffet nous reprenons le bateau, direction Nong Khiaw !

J21 et J22 : Rando et vélo à Nong Khiaw

Après notre agréable étape à Muang Ngoi, nous reprenons notre lente descente vers le sud, toujours en bateau. Cette fois le trajet est court puisqu’il faut à peine une heure pour rejoindre Nong Khiaw. Comme lors de nos derniers trajets en bateau les paysage sont très beaux avec beaucoup de végétation, quelques villages et de temps en temps une petite crique sableuse. Nous trouvons cette fois très rapidement notre logement il y a de la place dans l’hôtel que nous avions repéré et nous nous installons dans un adorable bungalow face à la rivière. Il est très propre, pas cher et nous avons une jolie terrasse, c’est parfait ! Nous profitons immédiatement de notre belle terrasse ensoleillée pour attaquer la lessive – les lessives à la main sont décidément le côté obscur des voyages au long cours, quant au séchage des affaires n’en parlons pas… Notre premier réflexe lorsque nous visitons une chambre avec terrasse est de se dire « chouette, on va pouvoir laver nos affaires », c’est pour vous dire ^^

Nous filons ensuite déjeuner au resto du Nong Kiau River Side, qui est l’hôtel chic du coin – d’après le Routard la cuisine y est délicieuse et à peine plus chère qu’ailleurs. Le restaurant surplombe la rivière et nos spaghettis (on vous a déjà dit que nous n’en pouvions plus de la nourriture laotienne… ?) sont délicieux. C’est décidé, on prend pension ici pour les repas -) Benoît se pose ensuite à la chambre pendant que je pars à pied visiter les grottes de Pha Tok, à quelques kilomètres du centre-ville. La balade est jolie, la ville est entourée de hauts pics karstiques qui se détachent à contre-jour dans le ciel. Les grottes en revanche s’avèrent moins spectaculaires que celle que nous avons visitée à Muang Ngoi celle qui est facilement accessible est immense mais très ouverte sur l’extérieur, quant aux autres grottes elles sont plus ou moins interdites d’accès… J’y fais un petit tour mais ne trouvant pas de passage évident pour vraiment m’enfoncer à l’intérieur, je renonce. J’hésite ensuite à continuer jusqu’à des cascades indiquées par un petit panneau, mais je n’ai aucune idée de la distance à laquelle elles sont, et entre la longue marche et la chaleur je commence à être bien KO. Je fais donc demi-tour, et après une petite pause banana milk-shake puis visite de temple j’arrive dans le centre de Nong Khiaw pile pour le coucher du soleil, timing parfait !

Nous passons une bonne nuit dans notre petit bungalow – on passera juste sur l’épisode où un énorme coléoptère a littéralement traversé notre toit de bambou pour venir atterrir sur notre plancher – et nous décidons de changer les plans et de prolonger notre séjour ici. Nous ne devions rester qu’une nuit car nous sommes un peu justes niveau timing (notre vol pour Tokyo part dans 12 jours de Bangkok), mais entre notre bungalow archi confortable, les bons restos et les jolies balades à faire dans les environs, Nong Khiaw nous a pris dans ses filets !

Le lendemain nous louons des vélos et partons en direction des cascades Hoiy Qang que j’avais repérées la veille. J’ai bien fait de ne pas y aller à pied, elles s’avèrent à une dizaine de kilomètres du centre-ville. Nous galérons un peu pour les trouver, il n’y a pas beaucoup de panneaux mais deux commerçantes et l’institutrice d’un village que nous traversons nous donnent un petit coup de main sur la fin. Plus qu’une cascade il s’agit en fait d’un ensemble de cascades, accessibles via un chemin qui serpente dans la forêt. Nous passons près de deux heures à nous balader d’une cascade à l’autre, nous sommes tous seuls et nous jouons les explorateurs !

De retour à Nong Khiaw nous rendons les vélos puis filons déjeuner dans le même resto que la veille. C’est qu’il nous faut prendre des forces, le sport n’est pas fini pour aujourd’hui... Le point de vue de Nong Khiaw nous attend ! Le principe est simple, il s’agit tout simplement de grimper au sommet de l’une des montagnes qui surplombe la ville… La balade est plus longue que ce que nous pensions mais se fait bien. Nous traversons différents types de végétation, d’abord des bananeraies puis vraiment de la jungle avec des lianes etc, avant de finir par un dernier tronçon plus aride et pierreux. De là-haut la vue est brumeuse mais tout de même jolie, et nous regardons le soleil couchant se dissoudre dans les nuages. La descente est moins sympa, la nuit tombe assez vite et les araignées sortent chasser, il y en a partout sur le chemin et les bas-côtés. Nos lampes font briller leurs yeux, du coup on ne peut pas les louper… Elles sont grosses sans être énormes, mais il y en a clairement trop pour moi et je pousse un grand ouf de soulagement en retrouvant la rue principale de Nong Khiaw !

Nous passons ensuite une soirée tranquille. Nous resterions bien une ou deux nuits de plus dans notre petit bungalow face à la Nam Ou, mais bon, Luang Prabang nous attend !

J23, J24, J25 : Luang Prabang, ou trois jours de farniente sur les bords du Mékong

Fini le bateau – enfin, on aurait pu mais c’était vraiment hors budget car il fallait en privatiser un- c’est en minibus que nous rejoignons Luang Prabang. Les quatre heures de route se font bien et après la traditionnelle recherche de logement nous posons nos valises dans une petite guesthouse plutôt mignonne, où nous réservons d’emblée pour deux nuits.

J’avais passé six jours à Luang Prabang en 2012, et la ville n’a pas tellement changé depuis. Quelques hôtels de charme supplémentaires sont apparus et les bords de Mékong ont été un peu réaménagés, mais en dehors de cela je reconnais bien les lieux. Luang Prabang est toujours aussi agréable et facile à visiter, cela nous rappelle Chiang Mai. Disons que pour l’authenticité laotienne on repassera, mais que pour buller quelques jours entre hôtel confortable, nourriture variée et balades tranquilles en ville et dans les environs, c’est juste parfait. Nous retrouvons avec joie les petits stands de nourriture variée comme en Thaïlande, et nous nous régalons de jus de fruits frais pressés, de sandwichs à l’avocat et de rouleaux de printemps. Notre seule déception gustative sera pour le marché de nuit… On y trouve des stands de type « buffet » où l’on peut remplir son assiette pour 10 000 ou 15 000 kips (environ 1,5 euros), et j’y avais pris mes quartiers en 2012. J’y amène donc Benoît le premier soir, on se sert et on commence à manger… lorsque je vois Benoît blêmir face à un asticot gigotant sous un légume. Petite pause citation dans le texte pour vous retranscrire au mieux la situation via ce cri de désespoir de Benoît face à un vermisseau tentant désormais de fuir discrètement sur le bord de son assiette... « Ah, si seulement il avait été cuit, ça aurait été autre chose, mais là… » Bref, cela nous coupe l’appétit ! Nous parvenons à nous faire rembourser l’assiette et nous filons vers des horizons moins véreux -) Cela corrobore plusieurs récits de voyageurs ayant été malades après avoir mangé au marché de nuit. Les soirs suivants nous nous contenterons de profiter des jolis stands du marché de nuit, en mangeant ailleurs, pas fous !

La ville est très arborée et fleurie, c’est très agréable. Les boutiques sont jolies et donnent envie d’y entrer, quant aux bords de Mékong il est toujours aussi agréable de s’y promener. Nous marchons pas mal en ville, flânant d’un temple à l’autre, ou plutôt d’un parc de temple à l’autre -) Dans l'un des temples se tient une jolie expo photo sur la méditation à Luang Prabang. Nous entrons également dans l'Institut français, ancien logement du directeur de l'école primaire dans les années 1950. Pierre Desproges y passa d'ailleurs une partie de son enfance, son père étant alors directeur de l'école. Le bâtiment est joli en revanche les dessins affichés à l'intérieur nous étonnent... Les enfants ont illustré des mots français dont nous trouvons le choix étrange : "tap-tap", "vigousse", "fada"... Je fais aussi un tour du côté de l’étang de Boua Kang Bung, un quartier étonnant de Luang Prabang où de petites maisons sont bâties autour d’étangs marécageux. Entre deux balades nous faisons des pauses jus de fruits frais et/ou pâtisseries françaises –il y a plusieurs chouettes pâtisseries ici – bref c’est la belle vie :-)



Nous empruntons également le pont de bambou qui traverse le fleuve afin d’aller voir Ban Xangkhong, un village spécialisé dans le tissage (soie et coton) et dans la fabrication de papier artisanal avec inclusions de fleurs et de feuilles séchées. On résiste comme on peut, mais nous ferons tout de même quelques emplettes au marché de nuit !

Le premier soir nous assistons à la projection en plein air du film Chang, un documentaire américain de 1927 absolument passionnant sur la vie d’une famille de paysans dans la jungle du Siam. Les deux réalisateurs (Cooper et Schoedsack) ont vécu dans la jungle durant 18 mois pour réaliser ce film… avant de réaliser, quelques années plus tard, le fameux King Kong. Le film est projeté jusqu’en octobre 2016 tous les soirs dans deux hôtels de la ville (à 19h au Sanctuary Hotel, à 19H30 au Victoria Xieng Thong Palace) et vraiment on vous recommande d’y aller. Le deuxième soir nous grimpons au sommet du mont Phousi pour voir le coucher de soleil, nous ne sommes pas tous seuls et la brume rend le spectacle un peu décevant. Une fois de plus le soleil se dissout dans les nuages sans véritablement se coucher. Nous testons ensuite l’Utopia, un bar atypique en bord de Mékong où les Monaco citron – colorés en vert, St Patrick oblige - descendent tous seuls -)

Le dernier matin nous mettons le réveil à 5H30 pour aller assister à l’aumône des moines tous les moines sortent des temples pour aller mendier leur nourriture, en longues processions orange. Autant en 2012 j’avais été frappée par le peu de respect de certains touristes qui gênaient la procession pour prendre des photos voire toucher les moines, autant cette fois je trouve qu’il y a beaucoup moins de monde et que les gens gardent leurs distances. Nous avons vu plusieurs affiches en ville insistant sur l’importance de respecter cette cérémonie religieuse, ceci explique peut-être cela. Juste à côté se tient le marché du matin.

Nous quittons Luang Prabang très contents de cette étape. J’avais beaucoup aimé cette ville lors de mon séjour en 2012 et cette impression s’est confirmée lors de ce deuxième séjour. Quant à Benoît il a lui aussi été conquis. Nous nous disons juste qu’un jour il faudra qu’on y retourne en budget « vacances » et pas TDM, certains hôtels de charme nous ont vraiment fait de l’œil ! En tout cas pour qui veut découvrir le Laos sans trop sacrifier son confort, c’est vraiment une étape idéale…

En ce qui nous concerne le confort attendra encore un peu, nous quittons Luang Prabang pour Vientiane en bus de nuit, option « VIP » s’il vous plaît ! Cela sonnait bien sur le papier, dans la vraie vie l’inscription en gros sur le pare-brise « KING OF BUS » instille un sérieux doute dans nos esprits, et la découverte de nos couchettes doubles crasseuses au lieu des mignonnes couchettes individuelles comme celles que j’avais eues en 2012 achève de détruire nos espoirs. Enfin, nous devons être cyniques car certains gardent malgré tout un optimisme à toute épreuve, l’un des passagers se met à chercher le signal wifi du bus, ce qui à défaut d’aboutir aura le mérite de nous faire rire -)

J26 et J27 : Comme un air de France à Vientiane

Notre nuit n’est finalement pas si mauvaise – on se réveille toutes les une à deux heures, mais on arrive à se rendormir à chaque fois - et nous nous mettons à la recherche d’une chambre dès notre arrivée. C’est de nouveau un peu la galère, il est tôt et la plupart des gens n’ont pas encore checké out. Lorsque nous trouvons enfin une chambre libre, l’hôtelier nous demande une rallonge pour avoir la chambre tout de suite alors qu’elle est vide. C’est la première fois que cela nous arrive et nous tournons les talons. Nous finissons par trouver notre bonheur (ou presque) à la Mixay Paradise Guesthouse. Ce ne sont pas vraiment des rigolos – des listes d’interdiction diverses et variées sont placardées partout dans l’hôtel et ils sont vraiment très à cheval sur les règles – mais l’hôtel et la chambre sont propres et à un tarif correct pour la capitale (100 000 kips soit 9 euros pour une chambre double avec ventilateur et sdb commune). On réserve !

Comme Luang Prabang, Vientiane est fidèle à mes souvenirs. J’ai une grande affection pour cette petite capitale souvent mal aimée des touristes, je la trouve très attachante… En plus il y a pas mal de choses à faire et à visiter. Nous nous baladons en ville, je fais découvrir à Benoît mes coins préférés. Nous montons au sommet du Patuxai, le grand arc de triomphe de Vientiane, nous nous baladons au bord du Mékong entre marché nocturne et cours de gym en musique...

Et puis, nous prenons nos quartiers avec joie dans les divers boulangeries et restos français de la ville, vestiges de son passé colonial. Viennoiseries, salade de chèvre chaud et pizza pour moi, camembert pané et escalope milanaise pour Benoît, soufflé aux fruits, après trois mois de voyage en Asie on se fait plaisir sans (trop) attaquer le budget. Je retrouve aussi avec joie mon petit buffet végé du marché Khua Din, la soupe de taro au lait de coco est toujours aussi bonne ! Nous passons également une matinée à l’Alliance Française à bouquiner, on apprécie de retrouver des magazines et BD en français.

Nous visitons également le visitor center de la COPE, une ONG qui fabrique des prothèses et offre des soins, notamment de réhabilitation physique, aux personnes victimes d’engins explosifs et dont j’avais manqué la visite en 2012. Le Laos détient en effet le triste record de pays le plus bombardé en rapport avec son nombre d’habitant. Durant la guerre du Vietnam, les Américains l’ont en effet bombardé non stop, alors que le pays était neutre dans ce conflit. Oui, mais il était situé sur le trajet des avions américains rentrant à leur base… et comme atterrir avec encore des bombes à bord était trop dangereux, les pilotes larguaient leurs cargaison sur le chemin du retour. Quarante ans après le sol laotien est encore truffé de plusieurs dizaines de millions d’engins explosifs depuis la fin de la guerre (1974) 20 000 Laotiens ont été tués ou gravement blessés par ces bombes non explosées. Parmi eux, 13 500 ont perdu un membre et 40% sont des enfants. On estime qu’actuellement une centaine de Laotiens sont encore tués ou blessés chaque année par ces engins. Associé aux conditions sanitaires limitées, cela conduit à des dizaines d’amputation, blessures lourdes et cécités tous les ans… L’objectif de la COPE est de fournir des soins de rééducation de qualité pour ces personnes, notamment lorsqu’une amputation a dû être réalisée. Ils prennent en charge la personne, font des prothèses adaptées, et effectuent le travail de rééducation jusqu’à ce que la personne sache se débrouiller avec sa prothèse, et puisse rentrer dans son village. Outre l’impact pour les victimes, le fait que le sol soit ainsi contaminé limite de manière importante le développement du pays (comment développer ses champs et construire sur un sol plein de bombes). Des travaux de déminage sont en cours, mais cela prend du temps, d’autant plus que les aides financières apportées par les responsables, notamment les USA, restent très inférieures à ce qui serait nécessaire et à ce qui a été dépensé durant la guerre pour justement bombarder. Injustice, quand tu nous tiens… Enfin, nous avons trouvé la visite passionnante et très bien faite avec panneaux, objets, témoignages et films. Si vous passez par Vientiane, n’hésitez pas ! Mais prévoyez bien deux heures si vous voulez avoir un bon aperçu des choses. Nos deux jours à Vientiane passent à toute vitesse et nous quittons définitivement le Laos le lendemain matin… Pas de doute, on reviendra !
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Bateau au Laos: Luang Prabang, Nong Khiaw, Muang Khua
A mon avis, le bateau est un des moyens de transport les plus agréables du Laos. Il vous laisse le temps d'admirer le paysage, est naturellement climatisé (brise pendant le trajet) et est relativement confortable (cela dit, le confort varie suivant les bateaux). Voici donc quelques indications concernant quelques trajets en bateau au Laos. 1)de Luang Prabang à Nong Khiaw : malheureusement, il n'y a plus de bateau de ligne sur ce trajet en raison de la construction d'un barrage sur la Nam Ou (en tout, 7 barrages sont prévus, semble-t-il). Par contre, en contactant l'agence Jewel Travel Laos à Luang Prabang ou à Nong Khiaw, il est possible d'affréter un bateau pour 8 passagers. L'agence de Nong Khiaw nous a donné les renseignements suivants : il y a deux possibilités pour aller de Nong Khiaw à Luang Prabang en bateau privé ; soit affréter un bateau qui vous emmène jusqu'au barrage, puis prendre un minibus jusqu'à Luang Prabang (env. 1h30 de minibus) ; cette solution coûte 240 dollars en tout (minibus compris) et le prix est à partager entre les passagers ; soit prendre un bateau jusqu'au barrage, puis un tuk-tuk (rickshaw) sur quelques kms puis un autre bateau jusqu'à Luang Prabang ; le prix est alors de 320 dollars, toujours à partager entre les passagers. La difficulté est de trouver des passagers prêts à partir en même temps que vous. Nous avons fait la tentative à Nong Khiaw, mais n'avons pas trouvé d'autres passagers ; finalement, nous sommes allés à Luang Prabang en minibus (80000 kips, soit 10 dollars pour environ 3 h de route). L'agence Jewel Travel à Luang Prabang se trouve sur la rue Sisavangvong (la rue principale où se tient le marché touristique le soir). Elle semble être la seule à proposer ce trajet (les autres agences contactées étaient soit évasives, soit pas au courant de cette possibilité). 2)de Nong Khiaw à Muang Ngoi (et vice-versa) : bateaux réguliers, départs tous les jours ; 1 h de trajet, 25000 kips (soit environ 3 dollars). 3) de Nong Khiaw à Muang Khua : bateaux réguliers ; 5 h de trajet, 120000 kips (environ 15 dollars). Nous sommes allés à Muang Khua et en sommes revenus en bateau. Le niveau de confort était très différent entre l'aller et le retour. A l'aller, bateau équipé de sièges confortables (probablement des sièges de bus recyclés), une dizaine de passagers à bord, 1 ou 2 passagers embarqués en route. Au retour, le même type de bateau mais sans sièges cette fois (uniquement des banquettes de chaque côté). Il y avait 18 passagers dès le départ et le batelier a encore embarqué 5 ou 6 personnes en cours de route avec tout un tas de bagages (le villageois hèlent le bateau depuis la rive quand ils en ont besoin). Bateau plutôt surchargé, donc, et comme il enfonçait un peu plus, on se faisait arroser chaque fois qu'il y avait des passages un peu plus rapides. Arrivée sans encombres à Muang Ngoi (escale) puis Nong Khiaw.

Le trajet de Nong Khiaw à Muang Khua est vivement recommandé pour la beauté du paysage. Toutefois, il faut souligner que le paysage est exceptionnel pendant environ 1h30-1h45 depuis Nong Khiaw (paysage karstique avec pics aux formes étranges). Ensuite, c'est un paysage de collines plutôt douces. Cela dit, le trajet en bateau permet de voir des pêcheurs, des radeaux, d'apercevoir des villages, bref, de contempler la vie au fil de l'eau. C'est très agréable et paisible. Pour ceux qui n'auraient pas le temps d'aller jusqu'à Muang Khua, il est certainement possible de louer un bateau depuis Nong Khiaw ou Muang Ngoi pour faire la partie du trajet la plus intéressante. On trouve facilement des bateaux à louer dans les villages (par exemple, lorsque nous avons visité les grottes près du village de Hatsao, à 3,5 km à pied de Nong Khiaw, nous sommes revenus en bateau - ou plutôt en barque - jusqu'à Nong Khiaw).
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Mon parcours au Laos (novembre-décembre)
Bonjour, Je viens de terminer mon circuit; le départ est pour dans 10 jours.J'attends vos avis, vos conseils... Merci LAOS Du 12 au 19 nov : LUANG PRABANG SABAIDEE GH (sabaigh@hotmail.com) FR Du 19 au 22 nov : VANG VIENG JAMMES GH ban muang song Du 22 au 24 nov : VIENTIANE SUKSAVANH River2 (fa nguam road) AVION POUR PAKSE Du 24 au 25 nov : PAKSE PHI DAO Hôtel (phidaohotel@gmail.com) Du 25 au 26 nov : CHAMPASAK SI AMPHONE (phaythavone5@yahoo.com) Du 26 au 27 nov : Ile de Don DONE THE SUNSET PARADISE 55918447 FR Du 27 au 29 nov : PAKSE PHI DAO Hôtel (phidaohotel@gmail.com) Du 29 au 30 nov : cascade TAD LO , ,, ?? Du 30 au 1er déc : PAKSE PHI DAO Hôtel (phidaohotel@gmail.com) AVION POUR LE CAMBODGE Du 1er au 6 déc : SIEM REAP ANGKOR LA LOVELY GH 855/12.242.429 FR Du 6 au 9 déc : BATTAMBANG VY CHHE HOTEL Romchek ratanak Du 9 au 10 déc : PURSAT THAN SOUR THMEI HOTEL Du 10 au 11 déc : PHNON PHEN ALIBI Guest house 85516901590 FR Du 11 au 13 déc : KAMPOT MAGIC SPONGE (sur facebook) FR Du 13 au 16 déc : KEP REGA Guest house 855889595130 FR Du 16 au 19 déc : PHNON PHEN ALIBI Guest house 85516901590 FR PS: où il y a FR à la fin, c'est qu'on y parle français...intéressant pour moi qui ne parle pas anglais. MARIE
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Voyage au Laos: serpents?
Bonjour, Je dois partir au Laos avec une amie en début d'année prochaine mais elle me bassine en me disant qu'il y a plein de serpents là bas !!!! Y en a t-il autant que ça ? je n'ai jamais entendu parler de cela - parmi ceux qui connaissent, pouvez vous me répondre ? merci
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Trafics d'opium et cætera, un mois à pied dans les montagnes du Nord Laos (province de Phongsaly)
Trafics d'opium et cætera, un mois à pied dans les montagnes du Nord Laos (province de Phongsaly) Un mois à pied, de village en village, en forêt toujours, en montagne toujours, aux côtés des Hmong, des Hanyi, des Akha, des Hô

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« Groupes d'esprits étrangers et chinois, Groupes d'esprits parents, Prenez tous de l'opium, Prenez du thé au complet, Car il va falloir partir dénombrer les esprits vitaux. Il y a bien des évènements en perspective, Il y a bien des incidents en perspective, Mais ne craignez rien ! »

Service chamanique Hmong (extrait)

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Pour parvenir au village de Sinchay Khong depuis Vientiane, la capitale du Laos, il faut commencer par endurer trois longues et éprouvantes journées de bus vers l'extrême nord du pays, jusqu'à atteindre la petite ville de Phongsaly, chef-lieu de la province du même nom. Le lendemain, encore deux heures de véhicule tout-terrain sont nécessaires, puis tout le reste du jour se passe en laborieuse navigation, en pirogue durant huit heures, sur la sauvage et bouillonnante rivière Nam Ou, vers son amont et au pied de vertigineuses frondaisons vertes de forêts denses. Une nuit dans un village Taï Lü, la journée suivante dans un village Hmong à une heure de navigation supplémentaire, toujours aussi chaotique, sur le même cours d'eau tumultueux, seul passager avec quatre bateliers pour guider, tracter parfois à la force des bras et à l'aide de cordes, la frêle embarcation dans les époustouflants rapides. Le sixième jour, après une heure trente de navigation sur la rivière Nam Khang, affluent du cours remonté les deux jours précédents, puis seulement deux heures de marche on y parvient enfin, au village de Sinchay Khong, point de départ, demain ou plus tard, de la première d'une trentaine de journées à parcourir seul, lentement et à pied, la fascinante province de Phongsaly, et d'autant de nuits à passer exclusivement chez l'habitant.

Sinchay Khong, village de l'ethnie "chinoisante" Hanyi, isolé dans une des régions les plus sauvages et naturellement préservées du Laos. On ne se souvient pas exactement de la date de passage du dernier falang - du dernier homme Blanc occidental - dans le village, c'était il y a plus de vingt-cinq ans. À peine arrivé chez mes hôtes, un vieillard opiomane étendu sur sa natte et deux femmes brodant entourées d'une douzaine de tout jeunes gamins enjoués, que deux hommes font irruption dans la semi obscurité de la hutte. Exténués, haletants, échines courbées sous le poids de leurs énormes charges sur le dos, de solides harnais de bambou et des feuilles de bananiers garrottant les larges plaies débordantes de viscères des deux lourdes masses sombres : la bête, noire, entière, coupée en deux, sectionnée au niveau de l'abdomen. Elle est jetée sur le sol de terre battue
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Le Gibbon Experience dans le nord du Laos: ça vaut le ''coût''?
Bonjour, J'aimerais savoir si quelqu'un a fait le gibbon experience dans nord du Laos et si vous avez apprécié. L'expérience me semble fort impressionnante, mais plutôt dispendieuse. De plus, j'aimerais savoir si vous connaissez en gros quelle option semble la plus intéressante, soit le trek, ou l'autre plus relax (dans le fond, connaître les points forts et faibles des 2 options) Merci!
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Laos: vaccins pour un long séjour
Bonjour,

je pars dans un mois au Laos pour une longue durée. Le vaccin contre la rage : OK. trousse de secours et médicaments : OK. Prévention paludisme : pas ok. Je pars pour peut-être plus de trois mois. Il n'existe pas de traitement au-delà de cette durée. De plus, l'achat d'un médicament préventif qui se prend quotidiennement revient très cher : plus de 400 euros. vaccin encephaly japonaise : pas le temps de le faire.

Ma question : que faire ? Et si je fais pas, est-ce un gros risque ?
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Boucle Vietnam - Laos de trente-quatre jours début 2013
Bonjour à tous

Nous sommes un couple parisien de 36 et 38 ans, et nous partons pour un périple Vietnam-Laos en Janvier Février 2013. Nous avons réservé nos billets d'avion, arrivée le 21 Janvier au matin à Ho Chi Minh Ville, départ pour Paris le 23 Février en fin de matinée, soit 34 jours. (Pour info : compagnie aéroflot, vol Paris - Moscou, escale 1h30, et vol Moscou - HCM. Prix total pour 2, taxes comprises :1350 Euros).

Après lecture des discussions sur le forum, et échange avec quelques-uns d'entre vous, en particulier Abalone, voici notre projet d'itinéraire.

Nous tenons compte de la saison, et privilégions le Delta du Mékong et les plateaux du centre. Nous passons la période du Têt au Laos. Parmi les impératifs, nous irons à Muong Lai, dans le Nord, la ville d'origine de la famille maternelle de ma compagne.

voici donc le programme prévisionnel : Jour 01 - 21 janvier : arrivée à 9h30 à Ho Chi Minh-Ville, découverte de la ville Jour 02 - 22 janvier : Ho Chi Minh-Ville, puis trajet vers My Tho en taxi, arrivée à My Tho en fin d'après midi, nuit à My Tho Jour 03 - 23 janvier : My Tho, puis trajet vers Chau Doc, nuit à Chau Doc Jour 04 - 24 janvier : Chau Doc et environs, nuit à Chau Doc Jour 05 - 25 janvier : Trajet vers Can Tho, visite Can Tho, nuit à Can THo Jour 06 - 26 janvier : Can Tho et environs, nuit à Can Tho Jour 07 - 27 janvier : Can Tho, trajet vers Ho Chi Minh-Ville en bus, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 08 - 28 janvier : Trajet vers DaNang (avion), Hoi An, nuit à Hoi An Jour 09 - 29 janvier : Découverte Hoi An, puis trajet vers Hué, nuit à Hué Jour 10 - 30 janvier : Hué, nuit à Hué Jour 11 - 31 janvier : Hué, nuit dans le train entre Hué et Hanoï Jour 12 - 1e février : Hanoï, nuit à Hanoï Jour 13 - 02 février : Hanoï, nuit à Hanoï Jour 14 - 03 février : Trajet vers Ha long en Bus, début de croisière sur la baie d'Halong Jour 15 - 04 février : Croisière Baie d'Halong, nuit sur une jonque Jour 16 - 05 février : Fin de croisière, retour à Ha long, Trajet vers Muong Lai en bus, nuit à Muong Lai Jour 17 - 06 février : Muong Lai, puis trajet vers Hanoï, nuit à Hanoï Jour 18 - 07 février : Trajet vers Luang Prabang (avion), arrivée à Luang Prabang, Laos, nuit à Luang Prabang Jour 19 - 08 février : Luang Prabang, nuit à Luang Prabang Jour 20 - 09 février : Trajet vers Vientiane en bus, nuit à Vientiane Jour 21 - 10 février : Vientiane, nuit à Vientiane Jour 22 - 11 février : Trajet vers Savannakhet en bus, nuit à Savannakhet Jour 23 - 12 février : Savannakhet en environs, nuit à Savannakhet Jour 24 - 13 février : Trajet vers Paksé en bus, nuit à Paksé Jour 25 - 14 février : Paksé, nuit à Paksé Jour 26 - 15 février : Trajet vers KonTum en bus, retour au Vietnam, nuit à Kontum Jour 27 - 16 février : KonTum, nuit à Kontum Jour 28 - 17 février : Trajet vers Buon Ma Thuot en bus, nuit à Buon Ma Thuot Jour 29 - 18 février : Buon Ma Thuot et environs, nuit à Buon Ma Thuot Jour 30 - 19 février : Trajet vers DaLat en bus, nuit à DaLat Jour 31 - 20 février : DatLat et environs, nuit à DaLat Jour 32 - 21 février : Trajet vers Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 33 - 22 février : Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 34 - 23 février : Départ pour la France à 11H.

Voilà... Je suis en attente de vos commentaires, conseils, bon plans, questions éventuelles, pour affiner tout cela. Notamment : Quelles compagnies de bus choisir? Quelles bonnes adresses pour hébergement, repas? Vos avis si vous estimez que j'oublie des endroits ou que je passe trop de temps à d'autres, ou pas assez? Visite d'endroits sur mon parcours qui ne sont pas dans les guides lonely ou routard? ...

Bonne(s) Route(s) à tous,

Matthieu
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Laos, un bout du nord à pied, chroniques expresses, mais sauvages!
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De l'opium pour le bébé ! (chez les Akha) De l'opium pour le défunt ! (chez les Hmong)

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Cette année-là je parcourus durant un mois, comme à mon habitude uniquement à pied, une des régions les plus reculées et les plus méconnues du Nord-Laos, une région restée particulièrement sauvage et située aux marges de la fascinante province septentrionale de Phongsaly. La zone concernée est un territoire frontalier montagnard très peu peuplé, et dont les hauteurs sont occupées essentiellement par des groupes des ethnies Hmong et Akha Loma. C'est en la seule compagnie de ces deux groupes de populations, allant de l'un à l'autre au gré de mes pérégrinations, que je résidai durant cette trentaine de jours. Ces courtes chroniques relatent quelques petites scènes et évènements observés ou vécus à cette occasion sur les sentiers ou dans les villages. Ce séjour s'est déroulé au cours des mois de juillet et août, c'est-à-dire au plus fort de la saison des pluies.
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