Discussions similar to: Festival Cambodgien Montréal 19 juillet 2009
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Musique vietnamienne et khmer
Bonjour,

je serai au Cambodge et au Vietnam bientôt. Comme à mon habitude, j'aime écouter de la musique du pays durant mon voyage dans les moyens de transports par exemple. La musique complète les images du pays ou plutôt est-ce les images qui complètent la musique...lol. Toutefois je ne trouve aucune musique traditionnelle. Si vous avez des liens intéressants payants ou non je serais intéressée. J'ai fait le tour de mes disquaires et j'ai trouvé très peu.

merci beaucoup de vos judicieux conseils

oceannas
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Bons plans pour éviter la foule à Angkor?
Bonjour,

Je pars pour le Cambodge dans quelques jours, j'arrive à Siem Reap, et je reste 4 jours 1/2 pour visiter les temples d'Angkor. Je voyage en mode solo, et je souhaite donc éviter les hordes de touristes afin de faire de belles photos et une belle visite sur le site. Auriez-vous donc des conseils pour éviter les bus bondés de touristes? J'ai plus ou moins ma petite idée, à savoir faire la visite en sens inverse, commencer la visite à 5h du mat... L'exploit serait de faire une photo d'Angkor Vat au lever du soleil sans personne (mais je rêve...) Par avance merci.
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Retour de la Thaïlande, Vietnam, Cambodge (40 jours)


Retour de la Thailande, Vietnam et Cambodge (40 jours)

J'ai fais un périple de 40 jours dans ces 3 pays du 1er novembre au 9 décembre 2015. J'ai beaucoup utilisé le site de VoyageForum pour planifier mon voyage, j'y ai lu la plupart des critiques sur les endroits où j'avais l'intention de séjourner et cela m'a aidé énormément à faire le bon choix correspondant à mes goûts. Point important à préciser, j'avais planifié ce voyage en couple et à 2-3 jours avant le départ, ma conjointe a attrapé une pneumonie, donc impossible pour elle de prendre l'avion, je suis parti seul à l'aventure....

J'ai quitté Montréal sur Qatar Airways en destination de Bangkok. Après une toute 1er nuit en Asie près de l'aéroport, je suis parti visité l'ancienne capitale de la Thailande soit Ayutthaya, j'y ai séjourné 3 nuits. Par la suite, j'ai quitté pour le Nord du Vietnam, afin de profiter le plus possible d'une température clémente. Après 3 nuits à Hanoi, j'ai fais une croisière dans la baie d'Halong et par la suite j'ai fais un séjour à Ninh Binh. Ensuite, j'ai fais le vol Hanoi-Siem Reap au Cambodge, j'y ai passé 10 jours. Du Cambodge, je suis parti me reposer sur une île à Ko Yao Yai pour une semaine, île situé dans les sud de la Thailande et finalement retour sur Bangkok pour les 5 derniers jours de mon voyage.

Je ferai donc un court résumé de mon voyage en 6 parties 1-Ayutthaya 2-Baie d'Halong 3-Ninh Binh 4-Siem Reap 5-Ko Yao Yai 6-Bangkok

J'ai adoré mon voyage, difficile de dire ce que j'ai préféré le plus, je vais donc commencer par la partie qui m'a fait le plus de peine de quitter....j'y ai laissé, comme dans le classique de Sinatra, I left my heart in San Fransisco...non à Ninh Bihn pour moi. https://vimeo.com/150608787 Je fais un retour sur les 6 merveilleux jours que j'ai passé à Ninh Bihn et ce grâce à mon séjour au Nguyen Shack. Je suis arrivé là-bas un vendredi 13....novembre 2015....et je crois bien que cela m'a apporter beaucoup de chance ! L'accueil a été super et je ne pouvais demander mieux....En arrivant, j'ai fais la connaissance de la charmante Zum (hôtesse, guide, cuisinière, barmaid, et mananger à l'occasion) après un échange de civilités, elle m'a laissé que 2 minutes pour déposer mon sac dans mon bamboo-bungalow et je suis parti faire la visite guidée du village en vélo que j'ai trouvé très enrichissante (j'ai adoré le tofu fraîchement préparé et ce de façon très rudimentaire, cuisson sur de la braise...dans une petite maison privée....aussi, un couple donc le courage m'a impressionné, qui fabrique 1000 briques par jour, pour quelques dollars, mais qui gardent toujours le sourire...., la fabrique de vêtements, et finalement la visite d'une classe du village donc les élèves âgés d'une douzaine d'années étaient en préparation d'une fête). On repars en direction du "Shack" à la brunante, et par la suite on roule dans une noirceur d'où on devine seulement les ombrages, on se croit dans un théâtre d'ombres en 3 dimension....magique ! À l'arrivée, on croise des parents qui amènent leurs enfants pour la classe d'anglais.

Au retour de cette visite du village, j'ai fais la rencontre de Maxime (Québécois, super gentil, très polyvalent et le chum de Theu...le grand boss ) et il m'a fait une proposition que je ne pouvais pas refuser, une tournée de bouffe local...je suis donc reparti de plus belle, à peine le temps d'aller chercher une veste. Ce fut une soirée que je ne suis pas prêt d'oublier: départ dans une vieille jeep de l'armée russe datant des années '70 , alcool de geiko, baluts (oeuf de caille fécondé), grenouille, calmar, bières locales, etc....

Je me souviens qu'en me remémorant cette 1er journée , lorsque je me suis couché, je me suis dit: c'est le meilleur accueil que j'ai jamais eu dans tout les endroits que j'ai visité....et je le redis encore aujourd'hui...

J'ai lu presque toutes les critiques sur Nguyen Shack avant de partir et aucune ne mentionnaient ceci: vers 04h15, pour celui qui a l'oreille très fine et un sommeil très très léger (c'est mon cas, je peux presqu'entendre dans mon sommeil une souris qui circule dans une pièce) donc on peut entendre venant du village situé à quelques kilomètres, de la musique et des nouvelles de l'actualité (cela dure environ 20 minutes)....j'ai entendu cela lors de mes 2 premières nuits, à la 3e, 4e, et 5e nuit...mon cerveau s'est acclimaté à j'ai rien entendu. Maxime, le lendemain, m'a expliqué que le régime en place, diffuse des "bonnes nouvelles" pour dire au peuple que tout va très bien....madame la Marquise....que le régime contrôle la situation.....Cela doit être terrible de se faire réveiller comme ça tout les jours de l'année.....Ce scénario se répète plusieurs fois dans la journée. Je le répète, si personne n'a mentionné cela avant dans une critique c'est sans doute que personne n'a été importuné, sauf moi...j'étais encore sur le décalage horaire, pas évident de bouger 12 heures dans son horloge biologique !

Les jours suivants furent tout aussi merveilleux: mes deux sorties en moto pour visiter différents sites (avec un excellent chauffeur), la visite matinal du marché ainsi que le village de sculpture de pierres, ma longue randonnée en vélo aussi pour des visites touristiques, la montée des 476 marches de la montagne du Dragon (à quelques pas du "Shack")...Encore une chose que je n'avais pas lu mais qui n'est pas vraiment une critique, à certain endroit (surtout à Tràng An) et ce lorsqu'on voyage seul, on a l'expression d'être une vedette, une rock star.....plusieurs jeunes filles, mamans, groupe de jeunes veulent se faire photographier avec vous....c'est très bon pour son ego....Souvent, sur des lieux touristiques, j'étais le seul étranger....et un Canadien, passe difficilement incognito parmi des centaines de vietnamiens....

Ma dernière journée fut très relaxe, j'ai écouté mon corps qui me disait qu'après 4 jours super bien remplis, il avait bien besoin d'un peu de repos. J'ai alors étiré mon petit déjeuner, essayé finalement les hamacs de mon patio, fait des photos, préparé mon sac pour quitter le lendemain, participer à l'enseignement de la classe d'anglais...

Je m'attendais de passer ma dernière soirée tranquille, me coucher tôt.....mais Lam (un hôte, guide, prof d'anglais, barman) a décidé autrement.....À la fin de mon repas, Il m'a très gentiment présenté à deux ravissantes Britanniques et après un bref échange avec les deux jeunes filles, il est venu nous rejoindre pour leur demander s'il elles connaissaient le "Happy Dring"....ce fut le départ d'une soirée bien arrosée et mémorable...même si j'en ai perdu quelques bouts ! Ce que je retiens le plus de mon séjour, c'est que je m'y sentais en famille, entre ami(e)s, en pleine sécurité...je prend très rarement une brosse (environ une fois au dix ans) et je savais lors de cette dernière soirée que je pouvais prendre un verre de trop sans risquer de me retrouver dans une situation à critique....Zum et Lam m'ont reconduit à mon bungalow, celui le plus éloigné du restaurant-bar- accueil, c'est un petit bout que je me souviens...

J'aime faire toutes sortes de découvertes mais je crois pas que j'aurais essayé la bouffe de chien( au menu, mais faut commander 24hrs d'avance) à un autre endroit qu'au Nguyen Shack, je savais qu'il n'y avait aucun doute à avoir au sujet de la provenance et de la préparation de cette viande. Et en plus, avoir de la compagnie (et beaucoup d'alcool de riz...le Happy Dring) pour partager ce repas à été une façon super agréable de vivre cette bizarre expérience....

J'ai adoré l'ensemble de mon séjour: la bouffe super bonne, l'exotisme du bungalow, le personnel hyper aimable, le paysage ambiant, les visites inoubliables, les personnes rencontrées....La température fut excellente durant tout mon séjour, soleil, 30-32 degrés, chaud , j'adore la chaleur....

Avant d'arriver à Ninh Binh, plusieurs personnes ont semblées perplexes lorsque je leur disais que j'allais passer 6 jours à cet endroit, elles me disaient que c'était un peu trop long comme séjour....elles se trompaient royalement, je crois que c'est le minimum....

Pour conclure, si comme moi, vous visitez le Vietnam pour la 1er fois et vous n'avez pas beaucoup de temps, le numéro 1 sur votre liste c'est la baie d'Halong....et le numéro 2, Ninh Binh, une sorte de baie d'Halong terrestre d'où on y découvre un visage rural du Vietnam et des sites incroyables beaux et le meilleur lieu pour y séjourner, Nguyen Shack.

N.B. J'ai constaté beaucoup de chantiers de construction en cours dans les environs, le paysage de Ninh Binh risque de subir des transformations dans un très proche avenir, sûrement pas en bien.....
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Projection-Rencontre sur le Vietnam et le Cambodge à Montréal le 25 janvier 2011
Projection-Rencontre sur le Vietnam et le Cambodge:

Les Grands Explorateurs, en partenariat avec VoyageForum.com, vous invitent à une projection-rencontre sur le Vietnam et le Cambodge. Dans une ambiance intime et propice aux discussions, un film de 60 minutes réalisé par Cécile Clocheret et François Picard sera présenté et suivi d’un échange avec les réalisateurs.

Cette projection-rencontre aura lieu le 25 janvier 2011 à 19h00 au bistro-bar Le Petit Medley, au 6206 St-Hubert (coin Bellechasse). Bienvenus à tous! 🙂 Les billets sont en vente ICI ou par téléphone à la billetterie des Grands Explorateurs (514 521-1002). Important: mentionnez le code de promotion CAMBODGE. Le prix est de 13,50$ tout inclus. Les places sont limitées, faites vite!



LE FILM:

Voici un périple riche en émotions qui nous conduit sur la piste Ho Chi Minh, cet axe qui serpente le Vietnam, le Laos et le Cambodge. C’est sur ce chemin historique, surnommé la piste rouge, que de 1959 à 1975 la guerre du Vietnam s’est déroulée.

Pendant quatre mois, Cécile et François plongent avec une grande détermination sur cette route mythique, et ce malgré des chaleurs accablantes, la saison des pluies et la barrière de la langue. Sur 2 000 kilomètres, ils parcourent trois pays, trois histoires afin de réaliser les trois objectifs qu’ils se sont fixés: le défi sportif en marchant dans des sentiers non balisés, des rencontres et des échanges culturels, et enfin un témoignage avec un film-conférence présenté dans les pays de la francophonie.

LES EXPLORATEURS:

François Picard, après avoir été journaliste pendant une dizaine d’années, a réalisé plusieurs expéditions à travers le monde. Il est notamment l’auteur d’une traversée de la Chine à vélo, Caractères chinois et poussière rouge, film qu’il a d’ailleurs récemment présenté au Québec en tournée scolaire. Il est également le fondateur du Festival Culture-Aventure en France.

Cécile Clocheret, de son côté, a traversé avec une amie l’île de Madagascar à pied, une aventure de quatre mois qui lui a d’ailleurs inspiré un film. Leurs buts communs dans cette nouvelle expédition: marcher pour parvenir jusqu’aux endroits les plus inaccessibles, parcourir des territoires chargés d’histoire, vivre les réalités de pays au contexte géopolitique troublé, filmer et écrire afin de pouvoir partager l’émotion du voyage et proposer un point de vue différent des médias. Une aventure humaine hors du commun, à voir absolument!
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Cambodge Laos ou Laos Cambodge janvier février 2014
Bonjour, Cette fois la destination pour cet hiver mi janvier à fin février sera le Laos et le Cambodge ou Le Cambodge et le Laos... Comment décider le sens??? Côté climat, il me semble plus judicieux de débuter par le Cambodge. Côté expériences de mes amis VF, souvent les voyageurs commencent par le Laos, il semble plus logique de descendre le Mékong.... Pourquoi? C'est idiot mais cette décision à prendre me bloque pour déterminer notre voyage. Nous avons du temps pour aller de Phnom Pen à Luang Prabang ou le contraire, 6 grosses semaines mais plus je lis les messages sur le forum et plus je suis indécise. J'ai bien compris que c'est un voyage à faire lentement et pas toujours confortable au niveau des transports et j'aimerais un peu préserver nos vieux os et donc ne pas galérer si possible plusieurs jours de suite sur des routes inconfortables. Nous atterrirons et répartirons de Bangkok. A ceux qui ont un peu d'expérience, je suis avide de vos conseils, merci d'avance. Anne
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Nouvel an cambodgien (?) au Bois de Vincennes
Bonjour à tous,

est-ce qu'il y a qq qui saurait par hasard quand est-est-ce qu'elles ont lieu les festivités de nouvel an cambodgien (?) au Bois de Vincennes, à côté de la Pagode.

Une ou deux fois je suis venue me promener le dimanche matin aux alentour du nouvel an cambodgien (?) par là-bas et il y avait de la musique, la Pagode était ouverte aux visiteurs et il y avait également de nombreux stands avec des goumandises asiatiques faites maison (certains cuit directement sous vos yeux): brochettes, plats de légumes, viande, nouilles, beignets à la banane, jeunes noix de coco à boire, etc. C'était très sympa mais je n'ai plus réussi à connaître les dates, alors que normalement ces festivités y ont lieu tous les ans...
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Cambodge: le cinéma de Rithy Panh
« Depuis mon premier film, je ne cesse de remonter la piste qui mène au coeur de la même question qui a bouleversé mon existence et surtout celle de mon pays: pourquoi?» Toute la vie et l'œuvre du cinéaste franco-cambodgien Rithy Panh sont profondément marquées par le génocide des Khmers rouges. En attendant la sortie de son prochain film primé au festival de Cannes, découvrez son cinéma dans notre article avec des extraits de film: http://kramakhmershop.blogspot.fr/2013/08/le-cinema-de-rithy-panh.html
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Retour de 15 jours au Cambodge
Bonjour,

Ce matin j’ai pris une bonne résolution, je me suis dit que j’allais retranscrire mon voyage au Cambodge de décembre 2015 afin d’en faire profiter les VFistes. Ça fait longtemps en effet que je n’ai pas posté de contribution mais plutôt des questions. Modes de transport : Bus + 1 vol entre le sud et Siem Reap Vol pris : Arrivée PP retour de Siem Reap

Itinéraire : 2 jours à PP 1.5 j à Ko Dach 3 J : Kep 2 J Kampot 1 J Plage Otres beach 5 j Siem reap

J1 : visite Tuol Seng et le camp d’exécution de Choeung Ek avec 1 tuk-tuk pour la journée Journée très chargée en émotions. Certaines personnes prennent des photos de choses horribles, j’ai envie de vomir. Ces visites sont incontournables, pour le devoir de mémoire, pour essayer de comprendre ce que porte chaque cambodgien en lui, ces horreurs se sont déroulées hier.

Ballade du soir sur le quai Sisowath. C’est samedi, toutes les familles sont dehors et piquent-nique sur les pelouses, les enfants courent partout, c’est très chouette.

J2 : Palais royal + pagode d’argent + musée national + marchés (tout ça à pied). Les filles arrivent en fin de journée et on se dirige vers Ko Dach.

J3 : ballade moto le matin. Ballade vélo l’aprem. Me suis fait piquer mon sac (bon je l’avais mis ds le panier du vélo, quelle nouille). Aussitôt mobilisation et indignation de toute l’île (c’est petit Ko dach).

Le soir je me fais prendre en photo au poste de police de PP (qui me rassure que ce n’est pas pr mettre sur facebook mais obligatoire pour le dossier) et je récupère l’intégralité de mes affaires (liquide compris). Ne manque que mon tél embarqué par le complice. Me suis retenue de rire car ayant tout récupéré, je trouvais la séance photo assez cocasse. Petite Ile vraiment très chouette et reposante.

J4 : on perd un peu notre journée car j’ai tjs l’espoir de retrouver mon tel avec les photos de mon minipouce resté avec Papa à la maison (oui je suis une mère indigne). Bon il faut se faire une raison, on rentre sur PP.

J5 : Bus pour Kep. A kep : marché aux crabes (TOP et miam miam). Plage.

J6 : On loue des scoots pour la journée pour faire le tours des rizières et de la campagne autour de Kompong Trach, notamment le Vat Kiri Sela et une petite grotte pas loin où l’on peut se baigner avec 2 échoppes pour grignoter (miam) à côté. Petit arrêt dans une plantation de poivre. Marais salants près de la frontière vietnamienne. On croise un éléphant avec son cornac, plein d’animaux, des « villages » minuscules. Journée magique. Ce soir il y a une fête dans une GH à qq kms. On décide d’y aller après s’être fait rincés au whisky par des officiels cambodgiens qui par hasard étaient dans le même resto que nous. Ils nous expliquent qu’il va y avoir la fête de l’eau à kampot. L’ambiance de la soirée n’est pas vraiment à mon gôut. Au retour (long) on se paie un bain de minuit (bon il était plus tard mais l’idée est là). Et là c’est magique : chaque mouvement dans l’eau occasionne des lumières….

J7 : Ile du lapin. Journée farniente. On aurait aimé rester plus longtemps. Bus pour kampot.

J8 : Journée en scooter autour de Kampot (magique, magique). On a rayonné dans la campagne autour de la grotte de Phnom Chnork. On s’est posé pour manger dans une échoppe de bord de chemin. La dame qui tenait le stand avait une quantité de gamelles avec plein de trucs à manger et on choisit ce qu’on met dans l’assiette. Elle faisait en plus du jus de canne à sucre. Le pied.

Festival de la mer le soir. A faire. Ne serait-ce que pour gouter tout un tas de trucs bizarres et pour l’ambiance. J’ai gouté les vers blancs (beurk) et les petits criquets sautés avec des épices (miam – TB en apéro avec une bonne bière).

J9 : Visite de Kampot et de son marché (un peu de shopping qd même, en rentrant c’est Noël donc je fais le plein de belles écharpes en soie et d’autres choses). Le soir ballade sur la rivière pour voir les lucioles (bof).

J10 : On prend un bus pour Sianouk le matin. Nous avons un vol cet aprem pr SR. Donc à Sianouk on négocie avec un tuk-tuk pour qu’ils nous emmènent à Otres beach et qu’il nous récup dans l’aprem pour nous emmener à l’aéroport. Bonne journée glande dans un cadre paradisiaque.

J11 : On a loué un tuk-tuk pour la journée. Levé de soleil sur le Sras Srang (cool). Pre rup, East Mebon, Bantea Srey, Ta Som, Neak Pean, Preah Khan. C’est vraiment magnifique.

J12: Aujourd’hui c’est encore les temples d’Angkor mais à vélo cette fois vu que on a déjà fait le lever de soleil et les temples plus éloignés. On se fait Angkor Wat et Angkor Thom. Ensuite on rentre, petite overdose de temples (oui ça arrive). On se fait faire un petit massage à l’association http://www.krousar-thmey.org/ : asso qui comprend une école pour les enfants aveugles, une petite exposition très sympa sur la vie autour du Tonlé Sap, également Seing in the Dark, une expérience intéressante de 15 min totalement dans le noir, qui permet d’appréhender le quotidien des aveugles. Asso sérieuse. Les masseurs/masseuses sont tous des aveugles, certains professeurs de l’école sont d’anciens élèves.

J13 : Encore des temples à vélo : Banteay Kdei, Ta Prohm, Ta Keo. Séance piscine à l’hotel 20th street à côté de la GH et soirée à Pub Street au tuk-tuk bar à cocktail de Panya (les autres trucs nous branchaient pas en fait).

J14 : les filles décollent ce matin. Pour ma part je glandouille un peu et j’enfourche mon vélo pour une ballade en ville (j’adore rouler à la cambodgienne, je commence à être vraiment à l’aise) : chantiers écoles des artisans d’Angkor (bien), Wat Preah Prom Rath, Wat Bo. Le soir je ré enfourche ma monture pour un spectacle tout en poésie du cirque Phare (+++++). Pour info le cirque Phare a aussi une vocation sociale ce qui ne gâche rien.

J15 : Expédition à vélo à travers les rizières et les villages jusque Chong Kneas (village flottant). Enorme marché à poissons. Je prends l’excursion sur la rivière. Intéressante mais hors de prix pr le tps passé.

Les must do : - A PP : Tuol Seng et le camp d’exécution de Choeung Ek, ballade le soir sur le quai Sisowath - Kep : 1 bain de minuit avec les lucioles, 1 journée en scooter dans la cambrousse. L’ile du lapin (on regrette vraiment de ne pas y être restées toute la journée plus 1 nuit), le marché aux crabes - Kampot : la fête de l’eau, la campagne autour - Siem reap : les temples, le cirque Phare, l’asso krousar thmey, chantiers écoles bien aussi - Le vélo dans les rues de Siem Reap et dans l’enceinte d’Angkor (liberté, liberté)

Ce dont on aurait pu se passer : - - La ballade sur la rivière pour voir les lucioles à Kampot - - Restant plus lgtps à Siem Reap, j’avais pris un pass 7 jrs et les filles 1 pass 3 jours, je n’y suis allée que 3 jrs, à la fin j’en avais assez (ma perception personnelle bien sûr). - - La balade en bateau à Chong Kneas

Les trucs que j’aurais aimé faire : - - A Siem Reap un médecin donne des concerts de violoncelle (apparemment de bonne qualité). participation libre au profit de je ne sais plus quoi mais bref c’est l’idée. En général c’est en soirée donc une bonne idée de sortie. - - A la base on voulait aller à kompong chnang depuis PP mais avec mes mésaventures de Ko Dach on n’a pas pu. k J - Je me suis un peu calée sur les vols AR de mes acolytes afin qu'elles aient sufisamment de tps sur SR, sinon j'aurais probablement choisi Kompong Cham plutôt que Koh Dach (mais tb aussi) et poussé un peu dans cette direction.

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k

Mon impression : un gros coup de cœur pour le cambodge et sa douceur de vivre, la gentillesse des habitants, cette amour de la vie

Logements : PP : Alibi GH (TB) et un autre gros truc dont je ne me souviens plus le nom trouvé à l’arrache. Ko Dach : Chez Roger (TB aussi)

Kep : chez Lili (ou Lyly ?), sur la place où arrivent les bus : l’endroit est pratique, par contre les prix de son resto sont exhorbitants et elle est pas super aimable.

Kampot : notre coup de cœur : Bungalows Kampot River. Tarifs ultra compétitifs (6 ou 7$ pour 3 personnes la nuit), très bonne bouffe, accueil excellent, superbe vue sur la rivière, super playlist du gars de l’accueil (ai oublié son nom). Tenu par une petite famille cambodgienne, on se sent �� la maison (d’ailleurs nous on logeait dans la maison, pas un des bungalows). Ils louent des scoot en TB état avec les casques et tout et tout.

Siem Reap : Happy GH. idem. Tenu par une famille cambodgienne. Rapport qualité – prix – accueil au top. Si vous arrivez par avion, demandez-leur de vous envoyer 1 tuk tuk, c gratos (le tuk tuk prend sur lui de vous transporter gratos en espérant que vous solliciterez ses services pr Angkor – soyez sympas si vous ne le faites pas, payez lui la course).

En espérant que ce petit récap serve à certains.

Profitez bien de l'instant présent et à bientôt pour de nouvelles aventures.
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À vélo de Phnom Penh jusqu'au Vietnam en suivant le Mékong
Peut on aller de Pnom Penh à Chau Doc par la frontière de Kaam Samnor (Cambodge) -Vinh Xuong(Vietnam ) à vélo et si oui quel est l'état de la piste qui est indiquée sur la carte Reise 1/600 000 à partir de Neak Loeang? Le cas échéant connaissez vous les horaires des bateaux lents de Neak Loeang à Chau Doc?
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Livre: "Le papier ne peut pas envelopper la braise" (Cambodge)
des dialogues d'une banalité affligeante, des situations irréelles sorties tout droit de l'imagination d'un romancier en mal de sujet ? ceci est la 1° réaction a la lecture de ce livre, mais, quand on sait qu'il est tiré d'un long métrage tourné par un Cambodgien avec une camera vérité qui se fait oubliée pour laisser libre cours aux intervenantes, en refermant ce livre (fin pour le livre, pas pour les situations) la question est: jusqu'ou peut aller le désespoir ?

le sujet, les critiques: http://www.lemonde.fr/cinema/article/2007/03/30/le-papier-ne-peut-pas-envelopper-la-braise-rithy-panh-redonne-une-dignite-aux-prostituees_889940_3476.html

un extrait du long métrage: http://www.vodeo.tv/lire/4-32-4303-le-papier-ne-peut-pas-envelopper-la-braise.html

ou le trouver ?

France: http://www.grasset.fr/Grasset/CtlPrincipal?controlerCode=CtlCatalogue&requestCode=afficherArticle&codeArticle=9782246710011&ligneArticle=0

Thaïlande: http://voyageurasie.canalblog.com/archives/2008/04/02/index.html

Cambodge: Librairie Francophone du Cambodge. Phnom Penh : Centre culturel français. 218, rue Kéo Chéa. BP 827. Siem Reap : 333, boulevard Sivatha. Tél : (855) (0) 12 799 959 / Courriel : ojeandel@gmail.com
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Trajet Paksé - Kratie: possible avec un seul bus et obtention du visa?
Bonjour.

Me trouvant à Vientiane, je partirai à Paksé prochainement, d'où je veux rejoindre le Cambodge en bus. Cela soulève plusieurs questions: - peut-on réserver à Paksé la totalité du trajet pour Kratie? - dans ce cas, doit-on changer de bus à la frontière? si oui, est-on attribué à un bus précis? - quel est le prix? - comment se passe le passage à la frontière? (le bus attend-il vraiment les voyageurs devant faire leur visa?)

Je m'interroge aussi sur le visa de 30 jours: je veux entrer au Cambodge dans 8 jours pour y rester 30 jours; dois-je attendre la frontière pour faire le visa ou puis-je le faire faire à Vientiane? Je me demande en effet si le décompte de 30 jours commence à l'émission du visa ou au passage de la frontière.

Malgré des recherches, je n'ai trouvé aucune réponse sur Internet et dans mes guides...

Merci d'avance pour vos réponses.
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Itinéraire d'un mois en Thaïlande et au Cambodge: vos conseils?
Bonjour!

Voilà pas mal de temps que je parcours le forum et lis mon petit guide et j'ai ainsi pu etablir un petit planning de mon voyage en thailande (et au cambodge). J'aurais besoin de conseils pour savoir si mon itinéraire est cohérent et au besoin "l'affiner". J'ai egalement pas mal de questions que je poserais plus bas

Bon j'y vais 😐

J'arrive à Bangkok le 18/09/10 (12H45)et repars de là bas le 17/10/10 (00H05) 18/09: arrivée à BKK et visite de BKK 19:depart pour le cambodge tôt et arrivée à Siem Reap en fin d'apres midi 20:Angkor Wat 21:Angkor Wat 22:Angkor Wat 23:depart le matin pour BKK puis reste de la journée à BKK 24:Kachanburi 25:Parc national d'Erawan (cascade des 7 rebonds) 26:Lopburi (+ eventuellement Ayuthaya..) 27:sukhotai 28:sukhotai 29:Lampang (+ centre des elephants) 30: 01/10: 02: 03: 04: 05: 06: 07:Depart le soir depuis Chiang Mai vers Phuket (depart 22h25, arrivée 00h35) 08:Festival vegetarien de Phuket 09:Festival vegetarien de Phuket 10:Ko Tao 11:Ko Tao 12:Ko Tao 13:Ko Tao 14:Ayuthaya ou Pataya (ou je reste à Ko Tao) 15:BKK 16:BKK 17:BKK puis vol vers la France à 00h05

Voici donc mes questions:

Je souhaites me rendre au festival de Phuket (qui debute le 8 Octobre) et j'ai donc baser mon plan de voyage sur l'idée de prendre l'avion de Chiang Mai le 7 Octobre au soir. 2 jours sont ils suffisants pour un bon appercu? tous les jours (manifestations, activités..) sont ils similaires?

En consequence de ce choix (d'atterir le 8/10 à Phuket) je n'ai pas d'autre choix que de faire BKK à la fin (pour les achats notamment) et le Cambodge au debut. Ca me laisse egalement 8 jours pour faire le "nord". Est ce suffisant? Quels villes/villages me conseillez vous? Chiang Mai, Chiang Rai, Pai, Soppong, Mae Salong, Chiang Dao? Je pensais faire Chiang Mai, Chaing Rai, Pai ou Mae Hong Son et le triangle d'or...

J'hesite a aller a Ayuthaya pour avoir une journée supplémentaire pour le nord, est ce une bonne idée?

A cette periode Ko Tao est elle un bon choix? je l'ai choisi car je voudrais faire du snorkeling et car je n'aime pas les ambiances "boites de nuits"😊

Une dernière: faut il reserver les trains de nuits?

Je sais c'est un lon message 😕 mais votre aide sera trés appréciée!!!

Merci d'avance!
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C'est comment la Fête des eaux au Cambodge?
Je suis déjà partie 3 fois au Cambodge.. mais cette fois-ci j'arriverai une semaine avant la fête des eaux à Phnom Penh.

Si vous avez des témoignages sur la Fête des eaux à Sihanoukville, Phnom Penh ou Siem Reap. Que se passe t il exactement? J'ai uniquement entendu parlé d'activités nautiques sur le Tonlé Sap.. Es ce aussi festif que Songkran Day en Thailande??

Je serais super intéressée d'avoir des infos, pour savoir si je reste à PP ou direction Shville.

Merci d'avance pour vos réponses!
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Retour du Cambodge du 6 au 19 avril
Bonjour Je ne souhaite pas ré-écrire mon journal de bord ici, mais plus simplement donné mes impressions, un peu à chaud, c'est vrai je l'avoue.

Je vais certainement “faire grincer beaucoup de dents” lorsque ces lignes seront lues. J’ai une approche très mitigée sur ce pays, C’est vrai aussi que 15 jours c’est bien évidemment trop court, mais c’est ma réflexion par rapport à mon vécu.

MES + : 1-les 3 temples Angkor Vat, Ta Prohm et Banteay Srey

2-la discussion avec les 2 jeunes femmes cambodgiennes rencontrées par hasard sur un marché le soir du 16 avril et qui nous ont aidé pour choisir notre menu (et même payé) 3-La rencontre avec Sariom SAM, à Battambang, qui propose de voir « autrement » sa région (aller coucher chez lui, dans sa maison d’hôte « chez SAM », il faut l’aider, il démarre son activité, il est plein d’énergie, il est franco-cambodgien, ou plutôt l’inverse) 4-la séance de massage par les aveugles à Battambang.

MES – 1-je passe rapidement sur toutes les petites arnaques quotidiennes aux touristes mais qui à la longue finissent par lasser : toujours recompter et vérifier les billets que l’on vous rend, il y a souvent des « erreurs » ; je ne connais tjs pas le « vrai » prix du timbre pour la France, entre 0.75 USD à l’hôtel, 0.90 à la librairie et encore mieux 1 USD à la poste – et sans doute la moitié pour la guichetière qui ne voulait pas que je colle moi-même le 2 ème timbre de 2000 riels, etc, etc 2-je ne comprends pas pourquoi il faut payer un Pass de 40 USD pour visiter les temples. A quoi sert cet argent ? Il me semble qu’il y a plein de sponsors pour restaurer certains temples, les autres sont plus ou moins abandonnés. Pourquoi ce ne sont que les étrangers qui payent ? Quand je rentre dans une église, je ne paye pas, quand je visite le château de Versailles, tout le monde paye, les français comme les étrangers. 3-je ne supporte pas de payer en USD : cela fausse toute comparaison avec le niveau économique réel du pays 4-Les massages chez les aveugles de Siem Reap : dans une impasse, des locaux glauques et sales (il leur faudrait une « voyante » pour faire un peu de ménage), les masseurs qui n’arrêtent pas se parler et de rire entre eux 5-Les marchés flottants : encore une arnaque à touristes 6-ASPASA Tour : pour gagner un peu de temps sur le voyage entre PP et BAT, j’avais gardé en mémoire le conseil donné sur ce forum d’utiliser cette compagnie de transport. Nous achetons donc dans une agence Aspsara Tour nos billets 8 USD /pax le mardi pour partir le jeudi. Nous nous présentons à la gare routière munis de nos billets et nous nous retrouvons dans un bus local de la compagnie SORYA avec des passagers ayant payés 20000 r (soient moins de 5USD) Chercher l’erreur ? Ce ne fut pas désagréable en soit, mais je n’aime pas me faire avoir de la sorte

L’ARNAQUE : L’ILE DE LA SOIE Faisant confiance aux infos données sur ce forum, nous avions décidé de passer 3 nuits sur place. Contrairement à ce qui est écrit, je n’ai trouvé aucun tuk tuk qui accepte de nous emmener pour 15 USD (bateau compris) la bas. Ils n’acceptent pas de payer le ferry. (25 USD pour une journée A/R, hors bateau) Et je comprends pourquoi : j’ai payé 4 USD l’aller pour 2 personnes et le tuk tuk !! Dans la guest house, nous n’avons pas eu de cocktail à l’arrivée, (ni vin au départ, que dalle !!) Par contre, en cours de route, une charmante jeune femme nous a accueilli pour « venir visiter sa maison, voir sa maman, sa sœur, son frère, son…… »dans un français approximatif mais sympa. C’était bien sur pour nous vendre de la soie. Refus de notre part, on ne l’a pas revue Dans la GH Koch Dach, nous avons eu droit au numéro de charme de la nouvelle femme de Michel :visite de la maison, avec la maman, la sœur, le frère, la tante, l’oncle, l’amie, les poules, le canard, les photos du mariage, etc., etc.…et le métier à tisser ( entre les crottes de poules et la poussière), et les dizaines de rouleaux de soie qui arrivent de je ne sais où ( chine ???) comme par enchantement, et la bien sur, par ras-le-bol, on se laisse tenter : 3.2 m de soie naturelle ( ???) pour 20 euros, on a pas çà chez nous, surtout quand on nous dit qu’il faut 5 jours pour faire cette pièce, et comme on a pas encore de moyen de comparaison, et bien BINGO, on achète. On nous a prêté un vélo à la GH, on s’est un peu perdu, c’est vrai que c’est calme, il faut quand même se méfié des motos, qui roulent vite lorsqu’il y a juste un peu de terre plate et pas trop de trous ou de flaques d’eau. L’ILE DE LA SOIE restera notre plus mauvais souvenir du Cambodge Retour sur terre : 3 jours plus tard, avec le même tuk tuk venu nous rechercher, je me plaints des 4 USD du transport aller, car maintenant je sais que les locaux payent 1000 r (voir même 500) alors pourquoi moi 2 fois plus. Réduction comme par enchantement à 2USD. Marché Russe de PP : le fameux morceaux de tissu en soie fait sur place payé 20 USD, le même, exactement le même, comparé sur place, confirmé plus tard par une tierce personne, prix 3 USD, provenance : Chine !!!!nous affirme le vendeur du marché . Allez comprendre quelque chose. Il y a plus rien à dire. Ah si encore une petite chose : certains sur ce site ont écrit qu’après l’ambiance bruyante de PP, l’ile de la soie était bien reposante, je leur propose une adresse dans le limousin, encore plus calme, sans le stress de savoir à quel moment on va se faire avoir !!
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Thaïlande et Cambodge, départ dans un an (novembre 2009)
Salut à tous. Etant donné que la Thailande nous manque et quen nous n'avons toujours pas visité Angkor .. So I'm back ! Et sauf catastrophe, ce voyage sera pour pile poil dans un an ... Comme je le disais dans mon titre original ça va être une longue attente !!

Gentil message pour vous prévenir que je vais - de nouveau - vous gonfler pdt de lonnnnnnnnng mois pour monter ce trip ! 😎😎😎

Iti préssenti : Paris - BKK BKK - Preah Vihear ( vu ce que je viens de lire ce sera probablement en avion même si je vais avoir un soucis de surcharge bagage, mon seul sac photo pesant plus des 15 kg ! ) Visite d'Ankgor PV - Thailande Nord BKK - Paris

Durée préssentie :

3 semaines ...

To be continued !
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Itinéraire de 3 semaines au Cambodge
Bonjour à tous,

Me voilà dans le hall d'aéroport en direction du Cambodge et je viens à mon tour soumettre mon itinéraire de 3 semaines à vos précieux conseils avisés.

J'atterrirai le 1er novembre au soir à Siem Reap et compte sortir du territoire par la frontière terrestre vers le Laos le 21 novembre. Bien évidemment que je souhaiterais avoir le temps de tout pouvoir découvrir... Mais ce n'est pas le cas et je me suis donc concentrée sur ce qui me plairait le plus :

Jour 1: arrivée à Siem Reap le soir, dodo! Jour 2 à 4: temples d'Angkor Jour 5 et 6: alentours de Siem Reap (notamment Me Chrey avec kayaking) puis bus de nuit vers Sihanoukville le 6 au soir. Jour7: arrivée tôt le matin à Sihanoukville puis bus vers Andoung Tuek + bateau vers Chi-Phat et les Cardamoms Mountains. Jour 8 à 10: trek de 3 jours et 2 nuit à Chi Phat (ou 2 jours et 1 nuit + autre activité sur place) Jour 11: trajet vers Phnom Penh avec arrivée en fin d'aprém je suppose. Petit tour en ville. Jour 12 et 13: Phnom Penh Jour 13 au soir ou jour 14 au matin: bus direction Sen Monorom (Mondulkiri) --> Est-ce que vous savez s'il existe un bus de nuit pour faire ce trajet de 8h? Dans le LP, ils ne parlent que d'un bus partant à 7h30 ce qui fait donc perdre une journée :-(.

Jour 14: Arrivée à Sen Monorom. Jours 15 à 18 : trek de 3 ou 4jours Jour 19 tôt le matin: bus vers Kratie + premières découvertes du Mekong Jour 20: Kampi et dauphins Jour 21: direction la frontière terrestre et le Laos.

Je orends avec plaisir vos conseils et commentaires. Et non, pas de plage pour moi cette fois-ci :-)

Sophie
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Itinéraire et passage frontière entre Laos et Cambodge
Bonjour,

je serai au Laos et Cambodge en mars et je suis en train d'essayer de faire mon itinéraire… J'ai surtout des questions concernant le passage entre le nord Laos et le Cambodge. Voici où j'en suis, merci de me dire si c'est faisable ou pas ou si vous avez des remarques!

Jour 1 : bus de nuit vientiane/Paksé Jour 2 arrivée à Paksé le matin. -> départ pour aller à Champasak (apparement c'est juste à côté 30km) (nuit à Champasak) Jour 3 : visite de Wat Phou Jour 4 : départ pour les 4000 îles / soit Don Khong soit Don Khone Jour 5 : journée et nuit sur l'une des îles jour 6 : départ vers Phnom Penh

J'ai diverses questions : - Est-ce que ça vaut le coup de dormir à Champasak le jour 2, ou bien je dors à Paksé le jour 2 et je fais Champasak et Wat Phou le jour 3 ? - Quelles sont les îles les plus intéressantes? Ce serait pour me balader et me reposer un peu - Est-ce que c'est possible de partir directement vers le Cambodge depuis les 4000 îles? J'ai lu dans les guides que oui, mais je me demande si c'est facile/pratique.

Voilà, merci de votre aide.
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Passage au poste frontière Thaïlande/Cambodge d'O smach en ce moment?
Bonjour, j'entame cette nouvelle discution car je souhaite rejoindre surin à sisophon en novembre en passant par le poste frontiere d'O smach et je souhaite savoir si les évement politique avec le cambodge rendent l'endroit délicat ??? Si cela est calme et que quelqu un peu me rensigner sur les possibilités de transports (prix, moyens), hebergements(à samraong ???, sisophon) et facilités à la frontiére. Je ne vais pas à siem rep (je connais déja) je pense prendre un bamboo train entre sisophon et battambang puis le bus jusqu' à phom penh. Merci de votre aide.
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Four-Week Journey Through Southern Thailand and Angkor
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam. The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.

Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.

Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.

A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.

12/07/2013

The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people. So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom. That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.

We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.

Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver. Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!

We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.

After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.



At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.

We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.



That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.

Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.

Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.

We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.

Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
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Récit d'un voyage d'un mois - Vietnam et Cambodge
Salut à tous ! Voici le récit du périple que nous avons effectué récemment, avec mon amie, au Vietnam et au Cambodge. Nous souhaitons ainsi le partager, notamment afin que les potentiels vacanciers y trouvent de quoi nourir leur programme. Je suis disponible pour toute question pouvant vous aider à préparer un voyage extraordinaire, dans ces deux pays qui ne le sont pas moins !

Vendredi 30 août : Levés à 7h10 pour finaliser les baguages, nous filons à la gare de Strasbourg pour prendre le TGV de 9h44, direction Roissy Charles de Gaulle. Le trajet se passe tranquillement, sans aucun retard (ouf !). Arrivés à l'aéroport, nous courons pour ne pas être en retard ... puis en fait, nous constatons une foule énorme en train de s'enregistrer ! Nous finissons par avoir 30 minutes de retard au décollage. Peu importe, nous ne sommes pas à ça près ! C'est parti pour 11h30 de vol ... C'est long, très long ! Surtout sans sommeil et coincés dans des sièges construits pour des asiatiques ! Le seul film disponible est une daube en vietnamien sous-titrée en anglais. On s'ennuie ferme, avant de compter les heures qui ne passent pas ...

Samedi 31 août : Arrivée à l'aéroport d'Hanoï vers7h. Les formalités pour le visa se font rapidement, à noter le peu de sympathie du douanier derrière le guichet ... Petit moment "habituel" de flottement à la sortie de l'aéroport : la fatigue se conjugue avec la perte complète de nos repères, ce qui nous laisse errant sur le trottoir à la recherche d'un bus qu'on met bien trop de temps à trouver. Nous finissons par le dégoter, attendons 30 minutes qu'il se remplisse avant de prendre le chemin du centre ville de Hanoï. 45 minutes plus tard, arrivée au centre ville, près du lac de Hoan Kiem. Nous n'avons alors qu'une envie, celle de trouver rapidement notre hôtel pour poser nos affaires et nous reposer. Nous arrivons au Camelia Hotel, très bien situé dans une ruelle calme de la Vieille Ville et près du lac. Nous obtenons la grande chambre du 4ème étage, avec double lit double et balcon ! Le tout est propre, avec une belle salle de bain. Nous nous effondrons ensuite de sommeil, pour nous réveiller vers midi avec une faim terrible !

Direction le BUN CHA NEM CUA BE DAC KIM (et oui !) pour un premier repas dans un restaurant de rue, et quel délice : porc grillé accompagné de nems, le tout enseveli sous les herbes fraiches ! Revigorés, nous faisons le tour de la vieille ville, en naviguant dans les ruelles dont le nom de chacune signifie le type de produit qui y est vendu. Le trafic est intense, les klaxons envahissants, mais quel dépaysement ! Nous faisons un tour par le marché de DONG XUAN. En fin d'après-midi, nous réservons 2 places pour le spectacle de marionnettes sur l'eau (théâtre municipal d'Hanoï) de 18h30 avant d'aller nous reposer une petite heure. A l'heure dite, nous voilà en train d'assister à un spectacle traditionnel très joli, retraçant des épisodes mythologiques du Vietnam et les particularités de certaines ethnies. Après le spectacle, repas au Highway4, pour une collation légère faite de soupe de riz et de nems au poissons chats. Nous ne faisons pas long feu et allons nous coucher rapidement.

Dimanche 1er septembre : Très grosse nuit de sommeil(couchés à 21h, levés à 9h !) puis petit déjeuner frugal (et européen) à l'hôtel, avant de nous rendre au très solennel mausolée d'Ho Chi Minh, sous la pluie. Toute l'esthétique communiste se retrouve dans l'architecture de type blockhaus du bâtiment, surveillé par plusieurs gardes ayant instruction de ne pas sourire et qui rappellent à l'ordre les visiteurs sans ménagement. Ce pauvre oncle Ho ne souhaitait d'ailleurs aucunement un tel monument pour sa mort, mais sa quasi déification a un sens certain pour des autorités voulant construire une nation unifiée. Nous avons juste le temps de voir le temps d'un passage rapide et après 20 minutes d'attente dans une file encadrée par des gardes, le corp sprétendument momifiés de l'Oncle HO, même s'il ressemble bien plus à une statue de cire ...

Nous avons ensuite rdv à midi chez Jimmy (HelViet sur ce forum !), qui nous invite à confectionner et déguster des nems avec sa famille. Nous prenons un taxi à la sortie du mausolée, direction le quartier de Long Bien. A l'arrivée, la note est de 370000 dongs (soit environ 14 euros), on se dit donc que le taxi est aussi onéreux qu'en France ! Nous arrivons chez Jimmy et faisons rapidement connaissance avec lui, sa femme, sa belle-mère et leur petit garçon. Nous mangeons les très bons nems que nous l'aidons à préparer et discutons de tout et de rien, en préparant aussi les étapes de notre périple dans le Nord du Vietnam. Nous partons de chez lui vers 17h, en n'ayant pas vu passer l'après-midi, direction la vieille ville et notre hôtel et là, quelle surprise, le taxi ne coûte que 30000 dongs ... Nous actons donc notre première vraie arnaque, le 1er taxi nous ayant coûté plus de 10 fois ce montant ... Petit détour à la Cathédral Saint-Joseph où nous pouvons constater l'affluence d'un jour de messe. Puis diner dans un restaurant de rue à côté de notre hôtel, avec une très bonne soupe aux nouilles! Direction ensuite la gare routière de Hanoi pour prendre le bus de nuit de 20h30 pour HA GIANG. Nous nous retrouvons au fond du bus, sur la plage arrière qui accueille 5 couchettes. Nous faisons connaissance avec nos 2 compagnons de route vietnamiens, qui ne parlent pas un mot d'anglais et qui sont tout étonnés de côtoyer 2 européens. Fou rire garanti ! Le bus emprunte la route nationale n°2 jusqu'à TUYEN QUANG pour une pause à minuit, avant de reprendre la route jusqu'à HA GIANG où nous arrivons à 5h15. Gros dodo jusqu'à 7h10 dans le bus garé. Nous sommes réveillés par les gens en train de le nettoyer à grandes eaux.

Lundi 2 septembre : La journée débute par un bon petit déjeuner local (soupe avec poulet et nouilles de riz), la location moto vers 9h et, après une prise en main rapide de notre conductrice de chic et de choc, en route pour DONG VAN, soit environ 150 km au Nord. Dès la sortie de la ville, ce n'est plus que paysages spectaculaires, vallées encaissées avec profondeur de vue fantastique, les pics lointains se dessinant tels des spectres brumeux à l'horizon. Les rizières sont d'un joli vert éclatant, tirant parfois vers le jaune, créant ainsi un joli dégradé de couleurs, comme si un peintre avait imaginé un paysage par touches successives, parcelle par parcelle, alternant le vert émeraude et le jaune plus ou moins pâle. Les arrêts observation et photos sont nombreux, mais à chaque fois le spectacle offert est toujours plus impressionnant.

Arrêt à QUAN BAN pour admirer la belle vue du haut du belvédère sur le village de TAN SON et ses montagnes karstiques en forme de poitrine de fée, comme le veut la légende. Arrêt ensuite à LUNG TAN, village de Mhongs blancs qui fabrique du tissu en chanvre. On assiste au tissage du chanvre, avec une machine à tisser artisanale elle aussi faite à la main, ainsi qu'au "lissage" du tissu obtenu à l'aide d'une bûche ronde sur laquelle une femme en équilibre sur une pierre plate écrase les fibres de tissu.

Pause déjeuner à YEN MINH, dans un restaurant dont la cuisine est ... "authentique" ! Nous reprenons ensuite la route.

Moment de stress : la station d'essence où l'on voulait aller à YEN MINH a brûlé ! On roule encore, craignant la panne sèche, mais on finit par tomber sur une pompe mécanique après PHAO CAO. On décide alors de faire un petit détour vers PHO BANG, village frontière avec la Chine. Onvoit le long de la route des Hmongs très jeunes porter des paniers aussi hauts qu'eux, remplis de végétaux pour les cochons. On en voit même un couché sur son panier en train de tirer la langue ... En arrivant au village frontière, nous n'avons pas le droit de franchir le poste de garde, mais Jimmy en a la possibilité et se rend jusqu'à la borne séparant les deux pays.

Après ce détour de quelques kilomètres, nous poursuivons notre route, en passant à côté du Palais du dernier roi Hmong, avant d'arriver à DONG VAN vers 19h, fourbus par cette première étape mais heureux de trouver un hôtel confortable et un lit douillet. Nous dinons agréablement avec un couple de français en vadrouille, Greg et Sophie. Le tout arrosé d'alcool de maïs ...

Mardi 3 septembre : On débute la journée par un bol de riz gluant, puis une boisson chaude prise dans le très beau café de PHO CO, au cœur d'une vieille maison bien conservée. On fait ensuite une marche, d'abord dans la vieille ville de DONG VAN puis le long des rizières, là encore d'un beau vert que le soleil rend encore plus éclatant.

Plus tard, direction LUNG CO, ville la plus au Nord du Vietnam, à la frontière avec la Chine. On y arrive sous la pluie, le temps pour nous de nous abriter dans un restaurant tenu à ce moment-là par une gamine de ... 12 ans ! Elle et Jimmy, parti chercher de la viande et des légumes, nous concoctent un super repas, qu'on partage cette fois-ci avec deux françaises, Claire et Carole. Après avoir repris des force set la pluie ayant cessé, nous grimpons les 1000 marches qui mènent à la tour du drapeau, la plus haute du Vietnam !

Paysage légèrement brumeux mais vues imprenables tout de même entre les nuages. Nous voyons les collines chinoises au loin. Jimmy nous y rejoint en moto, alors qu'une pluie torrentielle s'abat sur nous à nouveau, nous bloquant dans la tour le temps de laisser passer le gros de l'orage. Nous reprenons les motos pour un retour à DONG VAN sous la pluie qui tombe dru. La route est parsemée de torrent d'eau ou de boue, bref, c'est l'aventure ! Arrivés trempés à l'hôtel, nous décidons de nous récompenser de nos mésaventures par un bon canard, que nous a préparé un petit restaurant. Encore un repas délicieux arrosé d'alcool de maïs et en présence de nos deux compatriotes de la journée.

Mercredi 4 septembre : Départ vers 9h par le col de MA PILENG direction MEO VAC, par la "route du bonheur", la plus belle du Vietnam. Sur la route, la pluie s'acharne et nous traversons des passages chaotiques fait d'éboulements et de coulées de boue. Le paysage, bien que brumeux, est très impressionnant, fait de pics rocheux, de falaises abruptes et de cours d'eau encaissés. Nous faisons une halte dans une école primaire sur le bord de la route, complètement perdue dans un paysage abyssal. Nous interrompons la récréation de deux classes d'enfants Hmongs qui nous accueillent avec des grands sourires et de la timidité, à qui nous distribuons des nougats. Enfin arrivés à MEO VAC vers 10h30, nous prenons un café (un vrai café vietnamien arabica ...) et un thé dans un restaurant puis partons visiter le marché et acheter des LONG ANE, délicieux petits fruits au goût incomparable (à la rigueur un lointain cousin du litchi).

Direction NIEN SON pour la suite du voyage où nous nous arrêtons dans un restaurant en bord de route, tenu par une famille charmante, dont le père nous concocte un bon repas (bonne omelette!), avalé dans une pièce avec deux billards, un ordinateur portable, du papier journal comme papier peint et de la tôle au plafond. Entre modernité et tradition ...

Un petit arrêt pour la traversée d'une grosse marre de boue dans un hameaux sur la route, où nous en profitons pour distribuer des biscuits aux enfants du village, d'abord une poignée mais rapidement rejoint par une véritable meute hurlante et souriante. Encore un moment de stress ensuite dans un passage de boue ... avec au bilan une chaussure toute embourbée mais plus de peur que de mal.

Arrivée à BOAO LAC vers 17h. Petite balade dans la ville où nous sommes alpagués par des enfants pour un anniversaire, qui souhaitent nous faire rentrer chez leurs parents, eux plutôt dépités ...Nous déclinons aimablement mais recevons de leur part des chips et une sucette, sucette qui fera le bonheur d'une petite fille quelques centaines de mètres plus loin. Puis direction le marché pour choisir une oie qui sera sacrifiée pour notre dîner ! Au menu du soir donc notre oie, dégustée en compagnie d'un couple de français, Jean-Pierre et Corine de leur guide DON et de leur chauffeur LAN. Là encore alcool de maïs ....

Jeudi 5 septembre : RDV le lendemain tôt pour le marché ....Nous commençons par un petit déjeuné offert par LAN .... délicieuses galettes de riz à la vapeur et saucisse de porc ! Miam !

Nous déambulons le long des travées du marché ethnique de BAO LAC (LOLO NOIRS, SAN CHI, TAY, NUNG, DAO ROUGE, KINH), hautement coloré et proposant toutes sortes de choses, de la babiole chinoise, en passant par une grappe de grenouilles vivantes, chiens, chats, poules, oies, cochons dans des paniers tressés en bambou, un rapace en cage, des fruits exotiques, de la viande sur les étales et des chiens destinés à la boucherie ! Nous y restons quasiment 2 heures, à échanger sourires et regards avec les locaux, là encore tout étonnés de nous voir.

Nous partons ensuite pour faire une balade en moto autour de BAO LAC en fin de matinée, direction CO BA à la frontière sino-vietnamienne, mais la route impraticable nous fait rebrousser chemin vers BAO LAC.

Déjeuné en ville puis direction la montage et le village LOLO NOIRS de COC XA, où nous parcourons une partie de la montée à moto, dans un véritable champs de boue et poursuivons à pied, avec des femmes LOLO NOIRS qui rentraient du marché que nous rencontrons par hasard lors de notre ascension. Nous les accompagnons sur les 5 derniers kilomètres vers leur village, COC XA, en leur proposant de porter à leur place leur lourde charge, ce qui a le don de les étonner et les faire rire ! A notre arrivée au village, après une pente boueuse et particulièrement casse-gueule, nous sommes invités par nos compagnons de route à manger des poires vietnamiennes et boire"quelques" verres d'alcool de riz ... (1ere maison chez M. TUYEN pour 8 verres, 2ème maison chez la belle sœur de M TUYEN pour 2 verres et la troisième celle du chef du village absent où nous sommes "reçus" parun cartographe ! Dernière maison celle de la dernière compagne de notre marche où nous sommes très chaleureusement reçus, avec 5 verres supplémentaires derrière la cravate !!). M. TUYEN nous propose de coucher chez lui pour la nuit, malheureusement, en bons européens que nous sommes, nous avons besoin de divers ustensiles que nous n'avons pas sur nous (boîte à lentilles, brosse à dents...). Nous leur proposons en revanche de revenir tôt le lendemain pour passer une journée avec eux, en les aidants aussi bien dans les rizières que pour aller chercher du bois, avant de passer soirée et nuit chez eux. C'est donc euphoriques, heureux de cette magnifique, et impromptue, rencontre que nous repartons en titubant et en glissant sur les chemins escarpés du village. Le retour se fera rapidement, en échangeant nos impressions sur cette rencontre imprévisible et irréaliste. Quelques cascades avec les motos, de nuit sur la route boueuse, un repas rapidement avalé et au lit !

Vendredi 6 septembre : Grosse pluie dès le matin qui annule toute possibilité de remonter à COC XA. Grosse déception mais ce n'est que partie remise à une prochaine fois !!! .... départ vers midi pour CAO BANG, toujours sous la pluie. Arrêt à environ 15Km avant TINH TUC pour manger dans un buibui un peu crasseux mais où sont préparés des plats délicieux (nous assistons à un beau combat de chien fraternel !).

On roule ensuite sans s'arrêter, sur notre première belle route en très bon état, pour arriver avant la nuit à CAO BANG. Une fois dans la ville, nous décidons de poursuivre jusqu'à QUANG YEN, village plus proche de nos étapes suivantes. Nous arrivons finalement à QUANG YEN vers 18h30, épuisés après avoir roulé de nuit aux côtés de gros camions jouant les Fangio sur la route. Pause dîné puis dodo à 20h !!! Ce soir c'est chez l'habitant, chez M. KIEU.

Samedi 7 septembre : Nous prenons un petit déjeuner rapide, fait de galettes de riz cuites à la vapeur. Départ de chez M. KIEU qui nous reçoit vers les magnifiques chutes de BAN GIOC, frontière naturelle et conflictuelle avec la Chine. Le spectacle est grandiose, la puissance des chutes impressionnantes. Nous ne pouvons résister à piquer une tête dans le bassin des chutes, côté vietnamien, avant d'aller prendre un repas dans un restaurant très typé "touriste", mais tout aussi bon que les autres !Après le repas, nous prenons des petites routes pour nous rendre aux grottes de NGUON NGAO, dites les "grottes du tigre", pour une visite souterraine grandiose, au milieu de salles gigantesques et de leurs stalactites et stalagmites énormes. Le plus impressionnant restant le calme régnant dans ces lieux, tout juste perturbé par le bruit des gouttes dévalant les pierres. Au passage, avant de nous rendre dans les grottes, nous faisons un arrêt photo surréaliste devant la borne 835 qui délimite la frontière entre la Chine et le Vietnam, fréquentée par des bus de chinois qui viennent s'y faire prendre en photo et acheter des produits dans un marché installé à côté, tous ces produits étant importés illégalement de la Chine ! Retour vers 17h30 chez M. KIEU, après un tour au marché, pour préparer le repas du soir en famille. Au menu nems maisons, fabriqués de nos grosses mains maladroites et canard accompagnés de légumes et de riz .... et d'alcool de maïs ! La soirée est très sympathique et nous permet d'échanger avec nos hôtes.

Dimanche 8 septembre : Départ matinal pour une marche de 18 km dans les montagnes autour de QUANG YEN, M. KIEU faisant office de guide. Nous passons dans des champs, des forêts escarpées et dans différents villages (confection de papier et forgerons...). Le midi, nous mangeons un piquenique (sandwich, œufs et mangues) chez un neveu de M. KIEU, sur une natte installée dans son salon. Notre route croise celle de plusieurs serpents, que nous tâchons d'effrayer en donnant systématiquement des coups de bâtons dans les fourrés alentours tout en avançant.

Départ 17h pour le dernier trajet à moto vers CAO BANG, durant lequel, à 7 kilomètres de la ville, nous prenons la dernière et la plus importante de nos rincées, avec vent violent et pluie torrentielle qui achève de remouiller les vêtements que nous avons eu tant de mal à faire sécher. A 18h, nous rendons les motos en les confiant à un hôtel qui se chargera de les renvoyer à HA GIANG. Très bon repas pris rapidement avant d'aller prendre le bus de nuit, direction HANOI ! Etrangement, ou peut-être est-ce dû au rythme de la journée, nous nous endormons très rapidement dans le bus, il est vrai dans un confort que nous n'avions pas connu à l'aller : seuls au fond sur la banquette de 5 places, avec boules quies et somnifères !

Lundi 9 septembre : Nous nous éveillons à Hanoi, dans le bus, vers 4h30 du matin. Jimmy nous invite chez lui, où nous nous recouchons pour 3 heures de complément de sommeil.

Après le réveil, nous laissons Jimmy pour nous rendre dans Hanoï et prendre un petit déjeuner au KINH DO CAFE, rendu célèbre pour avoir accueilli Catherine Deneuve pour une scène du film Indochine. Le petit déjeuner en lui-même est très "français", avec petit pain au chocolat, café et croque-madame.

Direction ensuite le "Temple de la Littérature". Une fois à l'intérieur, nous apprécions d'abord le calme de l'endroit, certes entouré de routes passantes mais joliment arboré et reposant. Nous faisons la visite des jardins successifs ainsi que des pagodes et des stèles des docteurs diplômés. Le soleil est au rdv en plus ! Nous nous reposons sur un banc, profitant au maximum de l'harmonie du lieu tout en observant une foule de touriste plutôt conséquente, chose inconnue pour nous depuis notre périple dans le Nord.

Après ce moment paisible, nous retournons dans l'enfer des klaxons d'Hanoï, en croisant toujours les doigts lors de nos folles traversées des routes sur lesquelles déboulent comme des démons les conducteurs de deux roues. A midi, direction le QUAN AN NGON, sorte d'institution gastronomique de la ville, pour un repas très léger, assez déçus globalement par le lieu, vraiment énorme et très fréquenté ! Après le repas, tentative de retour sur le site du mausolée d'Ho Chi Minh, malheureusement fermé le lundi. Nous nous baladons dans la vieille ville, allons prendre une boisson CAFE PHO CO, établissement difficile à trouver puisque bien caché dans l'arrière-court d'une boutique de soie. Le personnel est peu accueillant mais nous prenons notre boisson au 4ème étage, sur une sorte de balcon avec une vue magnifique du lac de HOAN KIEM ensoleillé.

Après avoir repris des forces, nous décidons d'aller visiter la lugubre et tristement célèbre prison de HOALO, qui a accueilli des vietnamiens puis des américain selon les périodes ...La visite est intéressante, on entrevoit les conditions terribles dans lesquelles étaient emprisonnés les détenus au temps des colonies, alors que la pénibilité de celles des américains semble amoindrie ! Le tout glorifie le régime révolutionnaire, peut-être sans réelle nuance. Après cette difficile journée, quoi de mieux qu'une séance dans un salon de massage, où Christine se fait faire une manucure. Nous enchaînons par un massage complet du corps pendant une heure, détendus par les mains expertes mais parfois un peu fermes de nos masseuses. C'est donc reposés et contents de notre journée que nous retrouvons Jimmy devant le théâtre municipal pour nous rendre ensuite dans un restaurant qu'il connaît, où nous mangeons superbement bien tout un ensemble de plats typiques qu'il a sélectionnés. La soirée est très agréable, mais nous allons nous coucher vers minuit car le lendemain, le bus pour la baie d'Along est fort matinal !

Mardi 10 septembre : Le réveil se fait à 5h30 du matin … dur ! Le temps de rassembler les affaires et d'avaler un petit déjeuner à côté de chez Jimmy (soupe de nouilles de riz avec poisson frit) et nous voilà partis en direction de la gare routière de Long Bien pour prendre le bus de 7h15 en partance pour HAI PHONG. Ce n'est que la première étape car : autre bus, 2h30 plus tard, du centre d'HAI PHONG pour le port, puis un bateau rapide jusqu'à l'île de CAT BA, ensuite re-bus jusqu'au port de CAT BA de l'autre côté de l'île et enfin camionnette (5 minutes seulement) pour un port de plaisance proche !

Enfin, nous faisons la connaissance à midi de l'équipage de la jonque ECO FRIENDLY et c'est sous un beau soleil que nous appareillons vers la baie de LAN HA. Le temps de nous installer et de découvrir notre cabine, nous sommes déjà au milieu d'un décor superbe, fait d'affleurement rochers et de pics karstiques verdoyants, le tout sous le soleil.

Le repas de midi servi par le cuisinier est tout bonnement délicieux, pris dans une petite salle à manger avec vue sur les magnifiques alentours. L'après-midi se partagera entre bronzette/lecture sur le pont, baignade dans les eaux émeraudes ou encore kayaks de mer à la découverte de grottes cachées et de lagons isolés. Nous nous reposons vraiment de notre première partie de périple vietnamien en profitant de la beauté de ce patrimoine mondial qu'est la baie d'Along, que nous rejoignons en cours de journée. La jonque s'isole dans un recoin de la baie pour la nuit, après nous avoir permis d'assister à un joli coucher de soleil, puis nous prenons un copieux diner avant de se reposer et de s'endormir dans notre cabine.

Mercredi 11 septembre : Réveil sous la pluie, qui a fini par nous rattraper ! Le petit déjeuner est européen et servi dans la grisaille. Le temps de se préparer et la météo a déjà changé. Nous abordons alors une partie particulièrement houleuse de la baie : la jonque avance, chevauchant les vagues lourdes et puissantes, dans un remous rendant un peu malade ! En fin de matinée, le temps est de nouveau au beau et c'est sous le soleil que nous prenons notre repas de midi, dans la baie de BAI TU LONG. L'après-midi est propice au kayak, au concours de plongé (ou plutôt saut ...) dans la mer ou encore à la lecture. Nous profitons de notre passage dans un lagon isolé pour "faire un peu le ménage" en recueillant dans notre kayak les quelques déchets flottants que nous nous acharnons à récupérer jusqu'au dernier. Nous décidons de baptiser ce lagon "le lagon Christieu" en l'honneur de ceux qui l'ont (très temporairement) nettoyé.

La jonque se rend ensuite dans un village de pêcheur flottant dont nous visitons les élevages de poissons et de calamars, l'un d'eux nous fournissant d'ailleurs notre repas du soir. Nous pouvons constater la voracité des poissons lorsqu'un des membres de notre équipage pêche des petits poissons qu'il jette ensuite dans un bassin où les gros poissons se ruent sur ces petits repas tombés du ciel. Le calamar sera, lui, servi dans un autre recoin isolé de la baie, après que nous ayons assisté là encore à un magnifique coucher de soleil dont les couleurs roses et rouges nous ont émerveillé. C'est donc repus et heureux que nous profitons de notre dernière nuit à bord.

Jeudi 12 septembre : Nouveau réveil sous la pluie. Cette fois-ci, elle ne nous quittera pas avant de débarquer de la jonque à 13h. Avant cela, nous avons tenté de voir des singes sur "l'île aux singes", mais ces derniers devaient être à l'abri des gouttes. Arrivés à 13h au port de CAT BA, nous reprenons le bus dans l'autre sens avant d'emprunter le bateau rapide jusqu'au port d'HAI PHONG, où nous attend un chauffeur qui doit nous transférer à TAM COC, à côté de NINH BINH. Et c'est donc parti pour 3 heures d'angoisse et de fatigue, les routes et les conducteurs vietnamiens faisant la part belle aux dépassements dangereux et sans visibilité. Le trajet est très long et c'est fatigués que nous arrivons à notre hôtel (DUC THUONG) à TAM COC vers 18h30.

Après un court repos dans notre chambre, nous remontons la rue principale (et quasiment unique) de TAM COC, le long de l'embarcadère permettant de visiter la fameuse "baie d'Along terrestre". Là s'alignent les restaurants pour touristes, chacun souhaitant à notre passage nous inviter pour manger chez lui plutôt que chez un autre. La ville tourne beaucoup autour du tourisme et nous nous sentons déjà comme deux portemonnaies ambulants. De guerre lasse, et n'ayant pas bien compris les indications de Jimmy sur la bonne adresse du coin, nous nous arrêtons dans un restaurant en peu à l'écart de la route, constatant trop tardivement la présence d'un groupe de plusieurs français attablés, signe du caractère plutôt touristique de celui-ci. Et nous ne nous sommes pas trompés : tout est fait pour que nous prenions un menu faussement varié et en définitif insipide, mal cuisiné et en plus cher pour ce que c'est (170000 dongs par personne). Nous sortons de là un peu dégoûté d'avoir vécu là notre 2ème réelle arnaque de notre séjour (après le taxi vers chez Jimmy). Nous sommes néanmoins heureux de pouvoir nous coucher dans un bon lit, fatigués de cette journée de transition.

Vendredi 13 septembre : Réveil matinal au son du marché mais surtout grâce (ou à cause) de la radio locale qui criait et scandait dès 5h du matin, sur un ton de fanatique prêchant les préceptes du communisme. Petit tour au marché, bien pâle par rapport à celui de BAO LAC ...

Retour à l'hôtel pour un petit déjeuner pour lequel nous sont servies des baguettes de pain vietnamiennes, gonflées à la pompe à air ... A 8h, nous sommes devant l'embarcadère et prenon sensuite place dans une barque, direction "la baie d'Along terrestre". Notre capitaine de barque est une femme souriante, qui nous épate lorsqu'elle se met à ramer avec les pieds ! Nous naviguons donc le long de la rivière, à la découverte de très beaux paysages, qui plus est ensoleillés. Le tout porte très bien son nom, la ressemblance avec la baie d'Along se vérifiant au gré des pics déchiquetés et des trois grottes que nous traversons. Le tout, aller-retour, dure deux bonnes heures. Avant de rebrousser chemin, nous n'évitons pas l'amicale et souriante pression commerciale d'une vendeuse ambulante qui nous a suivi en barque tout du long, qui prétexte la fatigue de notre guide pour nous vendre une boisson et un paquet de gâteau, à lui offrir. Nous partons là-dessus, mais ce ne sera pas sans suite, puisqu'à notre retour àl'embarcadère, notre guide nous réclame également de l'argent, mais nous lui rétorquons que le pourboire est constitué de ce que nous lui avons acheté (la combine entre les deux étant un peu "grosse" , nous n'avons pas voulu être les pigeons de l'histoire !). TAM COC a définitivement un côté"attrape-touristes" !

Nous poursuivons nos visites en louant des vélos, pour nous rendre dans un temple isolé. La route n'est pas très bonne mais nous nous amusons bien avec nos vélos, à éviter les trous et les flaques. Le temple en lui-même n'a rien d'exceptionnel, si ce n'est son vieux gardien, qui insiste auprès de chacun de nous pour qu'on fasse une donation ... Nous leur en faisons une de 2000 dongs (soit 7 centimes d'euro ...), en bons mécréants que nous sommes !!!

Nous reprenons nos plus beaux vélos pour aller cette fois-ci à la pagode de BICH DONG. Celle-ci, située à environ 2 kilomètres de TAM COC au terme d'une bonne route goudronnée, est autrement plus jolie que le temple. Le site comporte en fait plusieurs pagodes réparties entre 3 niveaux, auxquels on accède par plusieurs escaliers. La vue de l'endroit le plus élevé est impressionnante. Le site est en revanche très fréquenté, aussi d'ailleurs par des vietnamiens qui ont fini par se mettre sur la gueule à la sortie ! Moment tension donc avant de reprendre les vélos.

Nous revenons pour midi à TAM COC et se pose alors la question fondamentale du repas dans ce repère d'attrape-touristes. Nous rappelons Jimmy et cette fois-ci, nous comprenons mieux ses indications et aboutissons au "Father cooking", restaurant qui ne paye pas de mine, dans l'artère centrale de la ville, mais qui s'avère être tout à fait délicieux et tenu par une vietnamienne chaleureuse. Nous dégustons un repas qui nous fait oublier l'erreur (et l'horreur) de la veille. Entre nems, omelette, soupe, liserons d'eau et autres, le repas est divin et au surplus peu onéreux (200000 dongs pour 2 !).

C'est donc heureux et rassasiés que nous chevauchons nos fiers vélos vers la grotte de MUA, cette fois-ci à environ 4 kilomètres de la ville. Le paysage autour est très agréable, fait de champs et de rizières, même si un peu de pluie se rappelle à nos bons souvenirs. En arrivant à la grotte de MUA, le temps se remet au beau. Nous visitons d'abord le jardin, agrémenté de cours d'eau, de petits ponts et de statues de personnages burlesques. Un amphithéâtre en plein air, encadrés de jolis dragons, achève de faire de ce lieu un site de représentation. La grotte en elle-même n'a que peu d'intérêt mais, en revanche, un escalier de 465 marches mène à un sanctuaire dédié à la déesse de la Miséricorde, tout en haut d'une crête dont on voyait un versant lors de notre visite de la baie d'Along terrestre. La vue est magnifique et nous en profitons pour nous reposer et nous sécher après une montée particulièrement éprouvante qui a mis nos vêtements à rude épreuve ... Après ce temps de repos, nous achevons nos genoux avec la descente avant de reprendre nos vélos et de revenir à TAM COC.

Arrêt pour un café au "father cooking", puis douche et préparation pour la longue nuit qu inous attend : ce soir, c'est bus de nuit vers HUE ! Embarquement à 20h, après un autre repas au "Father cooking", définitivement une superbe adresse, puis nous nous retrouvons coincés à l'arrière du bus, dans un réduit aux apparences de cercueil. C'est le début d'une longue, très longue nuit, qui s'achèvera à 8h le lendemain matin, soit après 12 heures passées dans une boîte !

Samedi 14 septembre Arrivés à HUE vers 8h, direction le quartier "routard" pour prendre une chambre au HUENINO hôtel, très, très agréable endroit au service impeccable et à la déco un peu surprenante, mais surtout qui sert une confiture de fruit de la passion à se damner, généreusement servie pour un petit déjeuner "bonus" proposé dès notre arrivée !

Nous prenons nos quartiers au 3ème étage et commençons cette journée par une grosse lessive. Il y en avait besoin après plus de 10 jours de vadrouille dans le Nord. La chambre finit recouverte de vêtements à sécher. Heureusement il fait beau et cela devrait aller vite !

Départ 11h30 pour une petite promenade vers le restaurant "chez OVI", histoire de se mettre en appétit. Nous arrivons, heureux de trouver un havre de paix et un peu de fraicheur dans le magnifique jardin du restaurant. Nous sommes les seuls clients et nous dégustons tranquillement un menu composé de 8 plats tous plus colorés, décorés et délicieux les uns que les autres ! Chaque plat mélange harmonieusement une multitude de saveurs.

Après le repas nous rejoignons notre guide pour une après-midi de visite de la cité impériale et de la cité interdite. Nous sommes d'abord étonnés par le peu de vestiges restant de cette période, les guerres successive ayant détruit de nombreux bâtiments. Mais qu'à cela ne tienne nous découvrons le palais royal, la bibliothèque, le palais de la reine mère, le théâtre ... et faisons travailler notre imagination pour reconstituer le reste de la cité. Nous ne regrettons pas d'avoir pris un guide pour nous aider à mieux comprendre l'histoire du site et c'est vers 17h30 que nous nous séparons de celui-ci. Un petit verre en rentrant puis au lit, après une grosse journée et surtout la fatigue du bus de la nuit précédente.

Dimanche 15 septembre Petit déjeuner revigorant servi au HUENINO, puis location d'une moto pour la journée : au programme, visite des mausolées de la dynastie de NGUYEN, en plus sous un temps très agréable.

En route donc pour le mausolée de MING MANG, le plus au Sud de la série que nous voulons visiter. En chemin, une gentille dame nous fait remarquer que notre clignotant est allumé, puis elle nous propose de nous conduire jusqu'au mausolée puisque sa maison est juste à côté et qu'elle "a le temps". Nous acceptons un peu naïvement ... Nous découvrons ensuite le mausolée, le plus beau peut-être et le plus grandiose, à la hauteur de la mégalomanie du personnage ... Nous retrouvons ensuite la gentille dame, qui souhaite nous inviter chez elle. Elle nous y sert un thé et nous discutons joyeusement ... pour au final, au moment du départ, qu'elle nous demande de l'argent ! Très gênés par la situation, nous lui indiquons que ce genre de procédé ne fonctionne pas avec nous et c'est donc sur un sentiment de déception que nous partons et mettons fin à un moment qui aurait pu être très cordial.

Nous nous rendons ensuite au mausolée de KHAI DINH, où nous nous émerveillons des figures de mandarin en pierre de la cour ainsi que des couleurs chatoyantes des mosaïques tapissant l'intérieur du mausolée. Tout cela est sans aucune commune mesure avec le peu d'importance de l'Empereur en question, celui-ci n'ayant été globalement qu'une marionnette aux mains des français.

Direction ensuite le mausolée de TU DUC, l'Empereur poète. Le site est gigantesque et nous passons beaucoup de temps à visiter l'ensemble des monuments éparpillés dessus, ceux-ci concernant tant l'Empereur que sa femme, sa mère ainsi que son enfant adoptif. Le site est très champêtre et nous prenons du plaisir à le parcourir tranquillement.

Nous achevons ces visites au moment de rejoindre Claire, compatriote française rencontrée lors de notre périple dans le Nord, qui travaille dans un orphelinat situé au Sud de HUE, près justement du mausolée de TU DUC. Nous allons manger ensemble avant qu'elle ne nous fasse visiter les locaux de l'orphelinat. Nous la quittons après avoir discuté longuement avec elle, alors que la pluie fait un passage court mais remarqué.

Nous poursuivons en cherchant assez longuement "l'arène des tigres", monument perdu au milieu de nul part, malheureusement quasiment inaccessible au public mais néanmoins drôle lorsqu'on sait que les combats organisés entre éléphants, symboles du pouvoir impérial, et les tigres étaient complètement tronqués du fait que les pauvres tigres n'avaient plus ni dents ni griffes ... Nous faisons ensuite un arrêt à la pagode TU HIEU, lieu isolé dans une forêt servant de monastère, où nous assistons à une séance de psalmodies, chants lancinants et répétitifs sur fonds d'instruments percutants, le tout enrobé dans des vapeurs d'encens ... Moment psychédélique intense ! Nous en profitons également pour apprécier la beauté du site.

Nous achevons cette journée d'abord par un petit tour par l'esplanade arborée de NAM GIAO pour ensuite traverser la ville et terminer par la visite de la pagode THIEN MU, haut lieu de la contestation vietnamienne. Le site est en revanche très touristique.

Avant de rendre notre moto vers 18h, nous faisons le tour de la cité impériale, participant ainsi au flot impressionnant de la circulation dans les rues étroites de HUE. A nouveau piétons, direction "la Boulangerie Française", boulangerie - salon de thé dans lequel sont vendues les productions des apprentis boulangers formés à l'orphelinat où travaille Claire avec au menu : chausson aux pommes etAmandine, a compagnés de café et de jus d'ananas. Un délice ! Nous ne dinerons pas ce soir, fatigués de cette journée visite passionnante et motorisée !

Lundi 16 septembre Notre objectif du jour est de partir à HOI AN pour la suite du voyage. Nous optons, sur les conseils précieux de Jimmy, pour la location d'un véhicule avec chauffeur afin de pouvoir nous arrêter, tout le long de la route (environ 120 km) aux endroit intéressants. Départ donc pour 8h30, après un ultime petit déjeuner délicieux au HUENINO, qui est très clairement une adresse géniale.

La première étape est un petit village de pêcheur où nous faisons quelques photos. La seconde est la baie de LANG CO avec sa très belle plage, avant la montée vers "le Col des Nuages", d'où le point de vue d'un côté est LANG CO et la mer, et de l'autre DA NANG. Arrêt ensuite à "China Beach" à DA NANG puis aux "montages de Marbre". Celles-ci se visitent, tant pour leurs grottes souterraines que pour ses temples troglodytes et ses pagodes construites dans leurs hauteurs. La visite est vraiment bien et également fatigante, en raison des marches et de la chaleur du soleil. Nous nous rafraichissons dans les grottes en hauteur, parfois aux allures de cathédrales, impressionnantes d'envergure comme de leur ambiance sacrée.

C'est au final vers 13h que nous arrivons à HOI AN. Le temps de déposer nos affaires au HOA BINH HOTEL et nous voilà ensuite installés à la terrasse du MINH HIENQUAN CHAY RESTAURANT, restaurant végétarien où nous commandons trois fois trop de choses pour nous, certes très bonnes, mais sacrément épicées !

L'après-midi sera consacrée à la visite de la vieille ville de HOI AN : maisons anciennes, pont japonais, congrégation chinoise de Fugian. La ville est très jolie et bien conservée, en revanche un peu trop touristique, les boutiques de vêtements ou de souvenirs s'alignant les unes à côté des autres dans toutes les rues. Fatigués en fin de journée, nous nous retrouvons à notre hôtel, sans diner, pour nous coucher vers... 20h30 !

Mardi 17 septembre Petit déjeuner gargantuesque ! Pancakes, tartines, fruits (fruits de la passion, ananas, pastèque !), omelette... et tant d'autres choses ! Nous mangeons tout cela au bord de la piscine, revigorés pour cette nouvelle journée de découverte.

A 8h30 ce matin, nous sommes cherchés en moto pour une matinée plutôt alléchante : découverte d'un village réputé pour ses potagers, présentation et travaux pratiques, cours de cuisine et dégustation. Le personnel qui nous reçoit est des plus chaleureux et l egroupe dans lequel nous sommes intégrés l'est aussi ( 2 canadiens, un australien et une néo-zélandaise). La présentation des diverse herbes aromatiques est intéressante et impressionnante (on comprend mieux pourquoi la nourriture locale est tellement bonne) mais le plus drôle arrive lorsqu'on doit mettre en pratique, habillés en agriculteurs vietnamiens, les démonstrations de bêchage, de plantation et d'arrosage des parcelles. Fous rires garantis ! Suivent les cours de cuisine, avec confection de nouilles et de galettes de riz puis de deux autres recettes que nous nous empressons d'effectuer. Le résultat est plutôt encourageant puisque nous dégustons nos productions avec délice, accompagnées de mets supplémentaires préparés par nos hôtes, le tout pour un repas vraiment agréable et délicieux. Le temps est alors vraiment devenu pluvieux, heureusement juste après notre passage dans les champs. C'est vers 13h que nous revenons vers HOI AN, alors que la pluie redouble. L'après-midi sera faite de repos et de lecture à l'hôtel, avec une sortie au REACHING OUT TEA HOUSE pour une session "cafés-cookies" plutôt satisfaisante, avant d'aller diner le soir au "MORNING GLORY", fabuleux restaurant où nous nous régalons de quelques plats locaux parfaitement cuisinés.

La journée s'achève après une ultime ballade nocturne dans la ville illuminée et épargnée alors par la pluie: c'est le dernier soir de la "fête des enfants" et ces derniers envahissent certaines rues, déguisés en dragon de couleurs différentes et entrant au rythme des tambours dans les boutiques et les restaurants. L'ambiance est joyeuse, à peine atteinte par une pluie qui va se remettre à tomber fortement en fin de soirée, que l'on entendra très distinctement au moment de nous endormir.
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Intérêt de visiter le Myanmar et le Cambodge?
Quel est l'intérêt de visiter ces deux pays que sont le Myanmar et le Cambodge ?

Merci de ne pas donner seulement des idées personnelles mais plutôt la réalité des lieux.

Les peuples de ces deux pays sont-ils plus chaleureux qu'en Thaïlande et qu'au Vietnam?

Les paysages sont-ils plus spectaculaires au Myanmar plutôt qu'au Cambodge ?

Dans quelles villes de ces deux pays faut-il aller pour être loin des profiteurs, des arnaqueurs et des gens intéressés ?

Je recherche à créer des liens amicaux dans des coins où les gens ne sont pas avides d'argent.

Je voudrais voyager dans ces deux pays sans être déçu.
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Le Cambodge: un héritage exceptionnel
Après son histoire chaotique et dramatique, le Cambodge ouvre maintenant ses bras au monde et nous avons très vite succombé à la magie de ce pays charmant et passionnant. Nous étions éblouis et saisis d’émotion par les temples majestueux, séduits par sa capitale fascinante et pleine de vie. Nous avons parcouru la campagne cambodgienne et ses paysages de rizières éblouissantes et nous avons pris le temps de flâner dans les provinces. Nous avons longé et navigué sur ses cours d’eau et ses lacs, rejoints les villages des minorités ethniques et admirés la beauté du Nord Est. Nous avons gouté et savouré la cuisine khmère à la fois subtile et épicée. Surtout, nous avons découvert un peuple chaleureux, souriant, serviable et heureux de nous recevoir : c’est la plus grande richesse de ce pays. Notre voyage dans le royaume Khmer nous a tout simplement ravis.

Nous avons pris notre temps. Trois semaines de libert�� pour flâner, faire crochets et détours, nous attarder dans les temples et les contrées lointaines. Nous avons circulé en bus locaux sur les grands axes, en bateaux sur les fleuves et les lacs, en tuk-tuk autour des temples de Siem Reap, en moto dop et en moto à Battambang Kratie et Ban Lung, en taxis, en pick-up et en mini-van, et aussi à pied, bien sûr ! Que d’opportunités de faire des rencontres magnifiques, passionnantes, étonnantes et enrichissantes.

Ce voyage, je l’ai d’abord rêvé. Puis je l’ai préparé pendant des mois à force de documentation, de conseils et d’aides sur Voyage Forum, le rendez-vous des amoureux du voyage. J’ai changé souvent mon fusil d’épaule et finalement nous sommes partis, Daniel et moi avec nos sacs, nos dollars, notre guide Lonely Planet, quelques bonnes adresses, quelques réponses à nos attentes et pratiquement aucune réservation. Nous sommes revenus, le cœur emplis d’admiration et de sympathie pour ce peuple magnifique, et les yeux pleins d’images et de souvenirs inoubliables. Siem Reap : la cité des temples

Premier étonnement : notre arrivée à Siem Reap ! Nous avions quitté un village, il y a 10 ans, avec des routes en terre, d’anciennes maisons coloniales, quelques guesthouses et restaurants le long de la rivière. La visite et l’exploration des temples se faisaient alors à la façon des pèlerins d’antan. Aujourd’hui, Siem Reap est devenue une fierté nationale pour les Cambodgiens. C’est une ville dynamique avec ses grands hôtels avec spa, ses bars, ses nombreux restaurants, et, évidemment ses embouteillages de cars de touristes. Heureusement, nous avons retrouvé notre guesthouse qui s’est enrichi d’une piscine, bien agréable après les visites par 38°C à l’ombre, quand il y a de l’ombre !

Nous avons exploré pendant six jours les temples proches et les sites plus éloignés. Des styles et des époques d’une incroyable diversité. Il nous a fallu jongler avec le temps pour essayer d’éviter la foule et la cohue. Donc, départ à 6 heures tous les matins avec l’édition « Angkor, Cité khmère » sous le bras ! Fidèle au rendez-vous, Thor, notre tuk-tuk driver !

Notre programme de tous les jours : grimper les escaliers aux marches irrégulières, longer les sentiers qui mènent d’Angkor Vat à Angkor Thom, escalader les pierres et les racines de Ta Prohm. Nous nous sommes isolés au temple de Banteay Samré, magnifiquement conservé avec sa terrasse cruciforme. Nous avons flâné autour du Banteay Kdei, séduisant temple bouddhiste et petite version de Ta Prohm. Nous avons repris nos forces à Sray Srang, un lieu calme et reposant, pour terminer enfin par un très beau coucher de soleil au Pre Sup.

Puis nous avons parcouru à l’aube la campagne jusqu’à Banteay Srei, la citadelle des femmes avec sa délicatesse et la finesse de ses bas et hauts reliefs. Notre pénible montée par le joli sentier de 2 kms à travers la jungle de Kbal Spean a été récompensée par une baignade dans la rivière de lingas sculptés et dans les cascades qui l’entourent.

Par une route difficile nous avons rejoint Koh Ker, lieu qui semble abandonné dans les forêts du nord de Siem Reap. Là aussi se trouve, entre autre, le temple de Bang Mealea, envahi par une végétation luxuriante. C’est là que Jean Jacques Annaud a tourné le film « Deux Frères ». Plus loin, des temples du groupe de Roluos, avec l’élégant Preak Kô et le temple montagne de Bakong. Nous avons enfin terminé notre parcours Angkorien par Prasat Kravan, Ta Som, Preah Khan, Neak Pean.

On est sollicité sans cesse autour des temples. Mangues, bananes, ananas, boissons, livres, DVD et bracelets nous sont proposés partout par des enfants souriants et à qui il est très difficile de dire non ! Daniel, trempé par la chaleur, achète une belle collection de teeshirt d’Angkor à une vendeuse d’une dizaine d’année qui lui fait le reproche de retourner à son hôtel dans cet état ! Et comment ne pas craquer pour les bracelets de cette petite fille qui a débité en quelques secondes le nom de notre président, la capitale de la France et le nombre d’habitants, sans oublier Carla Bruni !!!

Il n’y a pas que des temples à voir à Siem Reap. Le nouveau musée National Angkor est fascinant et avec une technologie multimédia des plus sophistiquées : un voyage au travers de la gloire de l’histoire et de la civilisation khmère d’Angkor.

Les pagodes récentes de la ville contrastent avec les anciens temples et méritent aussi un peu de temps. Le Vat Dam Nak avec des jardins magnifiquement soignés et agencés et sa bibliothèque française en pleine effervescence. Dans le parc de la pagode, The Giant Puppet Project préparait la grande parade qui partant du Old Market a rejoint les jardins du Palais royal en longeant la rivière. Cette association permet aux enfants des écoles locales, des orphelinats et des enfants de la rue à s’exprimer à travers l’art. Tous ont défilé avec leur création de marionnettes immenses, papillons, chauves souris, singes etc. dans la joie et la bonne humeur. Un spectacle joyeux, spontané et plein de joie !

Et le soir se perdre dans Bar Street, particulièrement animé où tous se retrouve pour prendre un verre, savourer les cuisines du monde entier et se faire masser les pieds par pleins de petits poissons dans des grands aquariums.

Battambang, la petite ville au milieu de la campagne

La majeure partie de la population cambodgienne vit à la campagne et après une légère « overdose de temples », nous avons sillonné en moto, les chemins de terre des environs de Battambang pour découvrir les villages, les artisans, les champs et les vergers.

Le trajet en bateau au départ de Siem Reap traverse les villages flottants, des marécages, d’étroits chenaux et peut être un magnifique voyage. En saison sèche il peut devenir un véritable cauchemar ! On nous avait prévenu mais tant pis !

Un pick–up à 6h du matin fait la tournée des guesthouses et on s’entasse à 14 avec sacs à dos et nos valises. Le bateau semble très vieux et fragile. Des bancs en bois, durs et inconfortables servent de sièges passagers mais il y a plus de personnes sur le bateau que de places ! Un bruit d’enfer d’un moteur sans échappement et une chaleur insoutenable ! Et nous voilà partis pour un voyage de 9 heures !

A travers les villages flottants et les paysages magnifiques, le bateau s’arrête partout pour prendre les locaux, déposés par les barques qui nous accostent. Ils sont surchargés avec leur sacs à provisions, les poulets, la farine, les poissons, les fruits ! Au bout d’une heure le bateau était devenu le radeau de la Méduse ! Un vrai capharnaüm. Tout le long de la berge, des enfants s’amusent de nous voir et nous lancent de bruyants « hello » et s’empressent de nous montrer leurs prouesses dans l’eau. Nous croisons de nombreux longtails qui transportent de tout : la famille, les provisions, des matériaux de construction, etc…

A l’approche de Battambang, le niveau de la rivière est tellement bas que le bateau s’échoue plusieurs fois sur des bancs de sable.

Un trajet très éprouvant mais quel souvenir !!!

Les moyens de transports sont nombreux, variés et faciles au Cambodge. C’est certainement la meilleure façon de vivre avec la population, de partager et de participer à leur vie de tous les jours. Les voyages en bus sont assez folkloriques. Même si les déplacements deviennent plus faciles sur quelques rares routes goudronnées, les bus sont souvent près à rendre l’âme : compteurs kilométriques qui n’indiquent plus de chiffre (par peur ou par lassitude ?), la climatisation fièrement annoncée au moment de l’achat du billet ne fonctionne que si le moteur ne chauffe pas trop, et les pannes sont nombreuses. Nous avons vécu un éclatement spectaculaire d’un pneu en rase campagne ; tout le monde est descendu et a attendu au bord de la route, en plein soleil. Les pauses pipi se font en groupe, les hommes d’un coté de la route et les femmes de l’autre, sans gène ni pudeur !

Il n’y a pas d’arrêt de bus, il s’arrête n’importe où, les gens montent, d’autres descendent, et quand il n’y a plus de places, on en retrouve ! Assis sur les marches, dans les allées, ou à trois sur un même siège, rien n’est un problème. Les Cambodgiens s’adaptent à toutes les situations, grands et petits ont une patience et une nonchalance étonnantes. Les enfants mangent, dorment, sourient et passent des heures dans les transports sur les genoux des parents sans se plaindre.

Nos enfants ont là une leçon à apprendre quand ils se plaignent juste pour traverser Paris !!!

Autres moyens de sillonner les routes de province : les minibus. Ils sont bon marché et souvent bondés. On nous conseille d’acheter une place supplémentaire pour voyager confortablement pour le trajet de Kratie à Ban Lung, route longue et pénible. Excellent conseil car nous nous sommes retrouvés à 21 personnes avec le chauffeur dans un minibus de 9 places ! Nous étions avec un américain à trois sur une banquette de quatre place et nous étions quelque peu gênés de voir les Cambodgiens assis en quinconce les uns sur les autres qui sympathisaient avec nous en nous gratifiant de grands sourires.

Les longtails naviguent sur toutes les rivières, lacs et cours d’eau. Ils sont bruyants mais les emprunter reste pratique et agréable. Ils nous permettent de visiter des villages des minorités sur les rives du Tonlé San, le village flottante de Kompong Khleang sur le Tonlé Sap. Au-delà de son histoire sinistre Kampong Poy ou Barrage de la Mort qui servait aux khmers rouges à éliminer les ennemis de la révolution, est devenu un lieu de ballade pour les Cambodgiens avec son immense jardin de lotus et ses fermes de pêcheurs perchés sur pilotis. Encore des aventures : alors que nous étions arrêtés pour admirer un magnifique coucher du soleil le batelier a rompu le fil du démarreur. Alors qu’il commence à ramer pour rentrer, mais avec une seule rame la technologie nous sauve. Il appelle avec son portable un copain qui vient nous secourir avec son bateau. En arrivant près de notre embarcation, il casse son gouvernail et finalement tombe en panne d’essence ! Nous revenons finalement au bord du lac avec un bon fou rire quelque peu nerveux mais qui clôturera joyeusement cette journée tourmentée !

Un autre moyen de transport excitant : le moto-dop (guide-conducteur et moi en passager) et Daniel seul sur une autre moto. C’est ainsi que nous avons traversé la campagne sur des pistes avec les nids de poules énormes, des chemins en terre dans lesquels les roues de la moto s’enfonçaient, avec une poussière qui s’infiltre partout, dans les cheveux, les narines, les oreilles. Les masques chirurgicaux, tant prisées par les Asiatiques, feront dorénavant partie de nos accessoires indispensables.

Que de bons moments autour de Battambang, avec les paysans dans leur champs et les femmes qui viennent nous accueillir à l’entrée de leur village. Elles rient de bon cœur en étant impressionnées par le ventre de Daniel, mes rondeurs et la taille de mes seins !

Et au détour d’un chemin, ce merveilleux mariage Khmer sous un énorme chapiteau. Sans manières, nous sommes cordialement invités à y participer. Les gens insistent pour que nous prenions des photos et des films. Nous sentons très bien leur envie de partager avec nous leur joie et leur bonheur. Nous admirons les magnifiques costumes colorés des mariés avec leurs garçons et demoiselles d’honneur. On nous invite à nous asseoir avec eux et leur hospitalité et amitié, toutes simples nous fait si chaud au cœur.

A Battambang, nous avons passé trois jours chez Sam, jeune franco –khmer qui est retourné au pays où il a aménagé la maison familiale avec trois chambres pour ses hôtes. Il nous a fait découvrir sa ville et les alentours en évitant totalement les circuits touristiques classiques. Sam a su partager avec nous l’amour de son pays. Son enthousiasme et sa gentillesse nous a rendu ce séjour inoubliable. Nous avons vécu des moments d’intense émotion : la sortie par milliers des chauves souris de la montagne, le ballet des cormorans et des aigrettes au soleil couchant, des familles chinoises et vietnamiennes qui nous invitent pour le nouvel an et la fête de Têt. On brûle avec elles de faux billets de banques, des dollars, francs et euros pour se remémorer nos ancêtres disparus. Nous goûtons aussi des mets cambodgiens sur le bord des chemins: du rat et les blettes grillés, des œufs de canard avec, à l’intérieur, l’embryon, ses plumes et son bec, des gâteaux de bambous au lait de coco, de riz gluant et des haricots noirs, des galettes de riz et de l’alcool de palme. Je retrouve encore l’odeur inoubliable de la pâte à poisson fermentant dans les cuves géantes, difficile à supporter !

Un peu en dehors de la ville, nous empruntons le Bamboo train sur lequel nous avons placé nos motos. Nous nous sommes bien cramponnés pour filer à travers la campagne avec ce train original dans claquement métallique et infernal des rails à peine parallèles.

Ban Lung : le pays de la Terre Rouge

La province de Ratanakiri est réputée pour la beauté de ses sites naturels mais aussi pour ses routes en très mauvais état ! Pendant la saison sèche, les routes sont envahies par une poussière ocre d’où le surnom de la région : « Terre rouge». Nous étions très vite recouverts de cette couleur de la tête aux pieds. Seule une grosse brosse à chiendents peut nous aider à retrouver une apparence humaine normale !

J’ai grimpé sur la moto de Lena, notre guide et Daniel a emprunté la moto de sa femme. C’est ainsi que nous avons visité des villages où vivent plusieurs minorités. On a garé nos motos et on s’est baigné dans le lac volcanique de Yeak Lom malgré les mystérieuses créatures peuplant les eaux selon les légendes des ethnies locales. Nous nous sommes recueillis dans les cimetières noyés dans la jungle. Les morts sont enterrés et leurs tombes sont entourées de sculptures en bois les représentant dans leurs activités durant leur vie.

Les ethnies vénèrent les esprits de la Terre, du Ciel et de leurs ancêtres. Le village que notre guide visite d’habitude a eu trop de malédictions récemment et les habitants du village sont persuadés que les étrangers en passant dans leur cimetière ont dérangé ces esprits. Lena nous emmène dans un village qu’il n’a jamais visité. Nous payons l’entrée dans le village, nous payons pour prendre des photos, nous sommes étroitement surveillés et on nous accompagne partout. Nous sommes également priés d’acheter un paquet de biscuit dans une boutique du village pour honorer les esprits et mettre des offrandes sur les tombes des ancêtres. Finalement, c’est notre surveillant du village qui a mangé tout le paquet !!! Je n’apprécie pas trop cet accueil et Lena non plus et il décide de ne plus revenir avec ses touristes. L’avantage est que nous étions toujours seuls, pas de Coréens ou d’américains dans ces contrées si primitives ! Si ces visites sont toujours intéressantes, souvent j’éprouve une certaine gêne, un sentiment de voyeurisme qui me met mal à l’aise.

Nous n’y avons pas fait de trek mais nous avons pris une douche tonique dans les cascades de Chaa Ong Ka tieng et Kinchaan. Nous avons aussi cherché des améthystes et du zircon dans les mines de pierres précieuses qui sont exploitées sur les bords des routes.

A Ban Lung nous avons logé dans la villa en bois de l’ancien gouverneur de Ban Lung, devenu le « Lodge des Terres Rouges », une oasis de calme et de sérénité, dans un grand jardin luxuriant de belles plantes, fleurs et orchidées sauvages et décoré de totems Jaraï.

Les mariés de la région viennent pour des séances de photos dans ces jardins et autour de la magnifique piscine. Pour moi, massages tous les soirs dans le somptueux spa de l’auberge. Nous avons diné un soir avec Lena et sa femme, qui ne parle pas anglais, qui, une fois passée sa timidité du premier contact, s’est avérée être une jeune femme souriante et curieuse de notre mode de vie. Que des moments de grand bonheur.

Kratie : les dauphins d’eau douce

On aurait pu se passer de notre journée à Kratie sans grand intérêt mais qui nous a permit de faire une pause. Nous avons parcouru la campagne et visité quelques pagodes en moto. Nous avons navigué sur le Mékong pour voir les quelques rares dauphins de l’Irrawaddy et de très beaux paysages tout le long des berges.

Là encore quelques belles rencontres.

Les jeunes lycéens viennent sur les berges au moment du coucher du soleil. Ils engagent la conversation dans le but de pratiquer leur anglais. C’était le cas de ces deux jeunes garçons de 17 ans, en dernière année du lycée, qui habitent à 20 kms de Kratie et retournent chez eux pour le weekend. Ils ont déjà un très bon niveau d’anglais et souhaitent continuer leurs études en langues. Mais les frais de scolarité (300$ pour l’année) et la vie à Phnom Penh, où ils devraient poursuivre leurs études, représentent une somme trop importante pour leurs familles. Les bourses sont rares et souvent ne suffisent pas. Une autre jeune fille de 12 ans s’approche de nous pour discuter et nous invite à venir manger chez ses parents. Daniel et moi, fan de l’émission d’Antoine de Maximy « J’irai dormir chez vous » nous amusons de cette invitation. Elle parle très bien l’anglais et elle nous demande de l’aider à acheter un dictionnaire pour ses études en lui donnant un peu d’argent. Je lui propose d’aller l’acheter directement. Elle est très étonnée et semble si heureuse. Malheureusement il est déjà tard et la librairie est fermée. Elle n’était pas au rendez vous que nous avions fixé pour le lendemain. J’étais vraiment très triste de ne pas pouvoir l’aider.

Nous sommes monté sur le Phnom Sombok (300marches) où j’ai faillit avoir une insolation. Deux nonnes discutent et nous nous arrêtons pour nous reposer à côté d’elles. L’une, sans âge, fume sa cigarette comme si elle fumait un joint et l’autre prend soin de moi en me faisant de l’air avec son éventail. Notre conversation est très limitée car elles ne parlent que le khmer mais, comme d’habitude, nous échangeons sourires et signes de sympathie. Elles nous permettent de les photographier, des modèles hors du temps.

Phnom Penh : La renaissance d’une capitale

Phnom Penh est une ville fascinante où richesse et pauvreté se côtoient à chaque coin de rue. Les mendiants sont nombreux, adultes et enfants mutilés, souvent victimes des mines,

blessés pendant la guerre ou en travaillant et en jouant dans les champs. En haillons ils dorment directement sur le sol le long du Mekong. Triste spectacle.

La ville s’éveille dès 6 heures du matin avec les bruits intenses d’une vie quotidienne trépidantes. Le soir l’animation est entretenue par les cocktails des happy hours et un amok délicieux dans un bon restaurant khmer.

Les nombreux bâtiments du Palais Royal dominent la ville de leurs flèches étincelantes. Dans les jardins luxuriants du Palais, des pagodes couvertes de dorures et la pagode d’Argent qui brille de mille feux au soleil. Le musée national renferme une magnifique collection de sculptures khmères et les salles ouvertes sur un très joli patio qui permet de se reposer à l’ombre des frangipaniers et de faire de nouvelles rencontres.

Le Happy Hour au FCC (Foreign Correspondants Club) sur le quai est une étape incontournable. Fréquenté par les expatriés du monde entier, sa terrasse offre une vue imprenable sur le Tonlé Sap qui se jette lentement dans le Mekong. L’ambiance y est agréable, confortable, très « coloniale ».

Le somptueux Hôtel Le Royal (du groupe Raffles) est imprégné de son passé glorieux et cela se ressent aussi bien dans son style, sa décoration que dans le service. Y prendre un café ou un jus de fruit et se reposer après une longue promenade dans le centre ville est un moment de grand délice.

Le Vat Phnom, site de mille légendes, se dresse sur la seule colline de la ville et nous nous trouvons plongés parmi toutes les festivités du Nouvel An Chinois. Beaucoup sont venus pour prier et pour porter des offrandes : guirlandes de jasmins, fruits, morceaux de viande et os, dégoulinant de graisse que l’on offre aux lions qui gardent l’escalier, les nombreuses statues disséminées sur le chemin qui mène au sommet de la colline, les esprits gardiens aux allures terrifiantes, Vishnou et Nâga. Les vendeurs d’oiseaux sollicitent les visiteurs pour faire des offrandes et les libérer. Surprenant, si l’on observe ce manège, on se rend compte qu’ils sont dressés à revenir dans leur cage ! D’énormes tables sont dressées couvertes de nourriture, de boissons et de billets de banque. Il faut croire que les esprits sont particulièrement gourmands !!!

Le Psar Tuol Tom Pong ou le marché russe grouille de monde et se trouve être un des meilleurs endroits pour acheter des souvenirs et des vêtements. On trouve de tout : objets d’artisanat, des soieries, des bijoux, des instruments de musique, de la maroquinerie, des contrefaçons de tout genre plus une multitude de marchands allant du tailleur au vendeur de pneu, de quincailler aux esthéticiennes. Très amusant et un lieu incontournable !

Le S-21 ou le musée Tuol Sleng est un témoignage des atrocités commises par les Khmer rouges. Comme à Auschwitz la banalité de l’endroit rend la visite très éprouvante. Le film « Bophana » (1996), le documentaire du réalisateur franco-cambodgien Rithy Panh est projeté tous les jours sur place, relatant l’histoire de la révolution Khmer Rouge et racontant le pays transformé en « une prison sans mur ». Ce régime priva les Cambodgiens de ce à quoi ils tenaient le plus : la famille, la nourriture, la terre et la foi. Le génocide a fait plus de deux millions de victimes.

Le Cambodge se reconstruit aujourd’hui mais il y a encore du chemin à faire. Les gens sont heureux et souriants mais vivent encore avec le souvenir de l’horreur des années du régime khmer rouge et évoquent souvent leurs tragédies personnelles, leurs familles décimées et les souffrances endurées. Générations anciennes et nouvelles vivent avec ce traumatisme. La vie est difficile pour les Cambodgiens et le pays reste l’un des plus pauvres d’Asie. Les revenus de nombreux Cambodgiens stagnent, les maigres salaires ne leur permettent pas de vivre décemment. Et malgré des années de massacres, de misère et d’instabilité politique ils on gardé le sourire. On ne peut quitter les splendeurs du Cambodge sans un sentiment d’affection et d’admiration pour son peuple. Et selon les différentes facettes que l’on découvre, le Cambodge a deux visages: un pays qui enchante et déconcerte à la fois, le yin et le yang du Cambodge.

Février/Mars 2010
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Angkor What, est-ce vraiment indispensable?
Voilà, la question peut-paraitre saugrenue ! J'envisage aller 7 jours au cambodge que je ne connais pas, j'avais prévu rester 5 jours à Siem Reap et deux jours à Phnom phen. Circuit normal , mais je me pose la question , s'il est vraiment utile de découvrir le Cambodge en passant par la case Angkor what , bourré de touristes , vu et revu sur internet et dans les médias. Ne serait-il pas plus judicieux de visiter les alentours de PP , Sinahouk city , Battagang pour bien s'imprégner de l'authenticité de la vie Cambodgienne?. D'autant plus que si la vie me le permet , j'envisage l'année prochaine, una autre visite?
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Anghkor Wat, Ta Promh, Anghkor Thom, encore, encore, encore. Bienvenue à Siem Reap!
De sortie de plusieurs semaines de gueule de bois laossienne, Je suis fin prêt pour vous montrer de quel bois je me chauffe. Mon pote Steve est repartit vers des horizons tous thaïlandais, Et moi, je redécouvre les plaisirs de l'écriture face à la page blanche.

Mise à part les histoires renversantes de scooters renversés, nous en étions restés à ce qui remonte maintenant à plus d'un mois, l'arrivée à Siem Reap et la visite annoncée des temples parmi les plus enchanteurs de la planète et de ses environs, ceux d'Angkhor et de sa banlieue de jadis. Vous avez donc repris votre place dans votre siège préféré, le printemps a renvoyé l'automne jusqu'à l'année prochaine, le PSG se remet à perdre des matchs par 3 buts d'écart, la normalité reprend ses droits. Seule chose qui a changé dans l'intervalle, j'ai soufflé mes 33 grains de riz et suis donc encore plus plein de sagesse qu'avant, mouvement sans doute contre-balancé par la perte de quelques cheveux supplémentaires, on ne peut pas tout avoir...

La ceinture de sécurité est donc attachée, tous les signaux sont au vert, on est prêt à partir. Veillez quand même à garder les bras à l'intérieur de la cabine, ça secoue pas mal! Après, je sais, ce n'est pas très pratique pour prendre des photos, mais sachez que ça aussi, je m'en charge, vous n'avez qu'à cliquer sur l'icone cambodgienne.

En Turquie, je suis allé et j'ai vu des cailloux de partout. En Syrie, en Jordanie, je suis aussi allé et j'ai vu des cailloux de partout. En Egypte, j'ai vu des tas de cailloux comme des montagnes. Au Népal, j'ai vu des montagnes faites de cailloux. En Thaïlande, ça s'est calmé. Mais au Cambodge... Ca repart dans la démesure

A Siem Reap, avec Maman et Pedro, on est donc comme je l'ai déjà décrit comme des coqs en pâte. Le soleil brille. Le est parti et au matin du 21, on rencontre notre nouveau guide Savout qui nous accompagnerapour les 5-6 jours suivants. Deja bien échaudés ou refroidis par le débit constant façon mitraillette de Le, Madro et moi étions bien impatients de rencontrer Savout et les premiers instants ont consisté à l'explication claire de nos souhaits : pas de cours magistral sur chaque micro-portion de bas-relief, les explications à l'intérieur des temples c'est mieux qu'à 100 mètres de distance, le minibus peut être un agréable moyen de locomotion si on a pas en permanence à se concentrer sur l'histoire de la moindre feuille tombée à terre ou sur le récit en douze volumes de ce qu'on peut voir en un clin d'oeil. Ca a l'air barbare comme procédé de dire à un guide même gentiment de la fermer quand c'est pas nécessaire, mais au moins ça a servi à quelque chose, Savout nous laisse bien souvent quartier libre tout en prenant la peine de décrire, dans la limite du raisonnable, l'essentiel de ce qu'il est intéressant de savoir.

J'en arrêterais donc là sur Savout en ajoutant que c'est un prénom assez facile à retenir sauf quand on s'appelle Bibi. Pour tenter de m'en souvenir, en gros malin que je suis, je me sers du français "sa voute". Seulement après quelques jours, je suis complètement paumé et ne cesse de l'appeler "ta soute". Et comme c'est pas son prénom, je comprends mieux maintenant pourquoi il ne tourne pas systématiquement la tête quand je l'interpelle... (sic)

Ce premier matin à Siem Reap, on est donc gonflé à bloc, avides de visites. Et on est pas deçu! En 5 heures de temps, on enchaine 4 temples différents!!! Tout ici étant dans un rayon assez restreint c'est facile de faire des sauts de puce d'un sîte à l'autre, c'est pour ça; on est pas des machines je vous rassure! A chaque visite, on prend le temps de flaner, de regarder les arbres centenaires, de dénicher l'angle parfait pour le cliché parfait itou, de boire un peu d'eau car malgré l'ombre forestière, il fait un temps à espérer une prochaine ère glacière. D'ailleurs en parlant de glacière, on en a en permanence une dans le minibus et c'est pas du luxe si on excepte le fait qu'à l'intérieur on trouve aussi des petites lingettes jetables raffraichissantes qui font la joie des déchèteries pour peu qu'elles y finissent!

Les temples s'enfilent donc les uns après les autres entre chaleur extérieur et climatisation automobile.

A chaque nouvelle visite également, on est assailli par les gamins qui ont tous quelque chose à vendre : des babioles, des livres, des vêtements, etc... Et comme Maman et Pedro ont déjà craqué à l'appel de l'achat de souvenir, c'est maintenant mon tour de distribuer quelques billets. Je jète mon dévolu sur un pantalon de pêcheur à taille unique et une chemisette blanche de taille M. On quitte les environs dans la foulée et alors que l'on est dans la voiture, je me prends de faire une scéance d'essayage et bien m'en a pris. Ne réalisant pas que les cambodgiens font en moyenne 1m65 et 40kg, ma chemise est immettable, chez nous ce serait du 12 ans!!! Demi-tour, illaritée générale chez les petites vendeuses, l'échange se passe dans la joie et la bonne humeur. Et comme avant, à partir de maintenant je n'ai plus besoin de rien concernant mon trousseau, donc plus de dépense futile. Enfin on verra bien...

La dernière visite de la journée s'effectue à Ta Prohm et est, à n'en pas douter, un écarteur de mirettes en puissance. On arrive sur les lieux en traversant une grande terrasse pavée et la première chose qui saute aux yeux est un arbre qui pousse à travers la terrasse. Comme dirait Pierre Fulat, il est d'un assez beau gabarit! Ses racines explosent une à une les pierres environnantes pour couvrir une superficie plus grande que mon ancien appartement parisien. Après avoir vu celui-ci, on se prend à regarder les arbres plus particulièrement, et on constate qu'ici, la spécialité locale c'est pas le bonzaï!! En regardant vers la façade de Ta Prohm, on en remarque deux autres. Le premier est devant le temple et a poussé sans entraves. Derrière son tronc, une armée entière pourrait se cacher, il faudrait peut-être 20 personnes se donnant la main pour en faire le tour. Le deuxième est bizarrement installé; alors qu'on est devant la façade, celui-ci semble pousser tout contre celle-ci mais à l'intérieur du temple, faisant fi du toit s'il y en a un, faisant fi des murs de pierres de 3 mètres d'épaisseur et c'est bien ça qu'il y a ici. En entrant dans le temple, on comprend alors ce qui se passe et ce qui fait le renom de Ta Prohm : les frangipaniers et autres ficus ont été laissés tels quels par les archéologues permettant de voir la force avec laquelle les arbres servent du temple pour se structurer. Et ce 1er exemple à l'entrée est un exemple de choix si on en croit le nombre de japonais et autres coréens se faisant prendre en photo devant. Pour tout vous dire, il m'a fallu près de dix minutes pour pouvoir déclencher!! Même avec des cartons jaunes, c'est pas possible!!! Ils sont trop nombreux, et moi, trop bon trop con, comme d'hab'.

On passera près d'une heure et demi ici à slalomer entre les groupes et même dans ces conditions, c'est une tuerie intégrale. A chaque virage, on est le cul par terre, littéralement écrasé par la nature envahissante. Pour les connaisseurs, c'est pas un pays pour Jayce, c'est le royaume des monstro-plantes!!!!! Et la seule raison pour laquelle on repart de là, c'est qu'on a rien mangé depuis 7h30 du matin, qu'il est déjà 14h et qu'on se mettrait bien une fourchette garnie entre les dents. Si on ajoute en plus le fait que tous les visiteurs aillant mangés à un heure traditionnelle commencent à débarquer en masse, il est grand temps!!

On convient donc d'un retour à la case Siem Reap, d'un plouf dans la piscine ou d'une sieste après un repas bien mérité, et d'un rendez-vous avec Mazout (NDLR : c'est Savout mais c'est pour voir si vous suivez...) pour se délecter d'un coucher de soleil sur Angkhor Wat depuis une colline environnante.

Et à 17h, on est tout ragaillardi, il est l'or, l'or de se réveiller...

C'est donc un retour dans le minibus jusqu'aux pieds du Phnom Bakheng, le temple en haut de la colline. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on est pas les seuls à avoir eu cette idée lumineuse décroissante du coucher de soleil... Pour accéder au sommet, il faut longer un petit chemin qui ressemble à cette heure au centre-ville de Bangkok! C'est la course des appareils photos pour déterminer qui aura la place la plus stratégique. Nous au sommet, on est pas pressé, ça grouille déjà. Un groupe d'une demi-douzaine d'éléphants attend patiemment le retour des appareils photos pour la descente au pas de pachiderme. C'est l'occasion d'aller taté la bêête. Aussi l'occasion de se rendre compte que la montée à dos d'éléphant coute plus cher que la descente, pas fous les cambodgiens, ils savent y faire!!!

Le coucher de soleil en lui-même est pas mal mais sans plus comme en conviendra aussi Madro ce qui n'arrange rien quand on le partage avec tous les appareils autofocus des environs. En tout cas, cette ballade aura eu le mérite de nous donner à voir un chouette point de vue mais qui n'est rien à côté du chemin retour lorsqu'on demande au chauffeur d'arrêter le van à hauteur d'Anghkor Wat éclairé de mille feux alors que la nuit est déjà tombée. Sublime!! Vivement demain!!

La soirée s'est vite enchaînée, nos corps meurtris par l'effort d'une journée de découverte (trop dur...). La soirée s'est vite enchaînée, nos corps alertés par le réveil du lendemain à 5H30 pour le lever de soleil à Angkhor Wat (trop dur...).

Le 22 commence donc à la nuit noire et tout le monde, y compris votre serviteur, est debout de bon pied bon oeil, plein d'entrain et d'expectative. On quitte l'hotel alors que tout le monde dort tranquille, du moins en apparence... En apparence car comme la veille au soir, j'ai l'impression que tous les touristes à 1000km à la ronde se sont donnés rendez-vous pour partager notre petit déjeuner! C'est la première fois qu'on pénètre dans l'enceinte du temple. A l'intérieur, les dimensions sont gigantesques, la perspective à couper le souffle et la lumière sublime. Malgré la foule des flashs qui crépitent, on arrive à se frayer un chemin jusqu'à avoir un petit lac à l'eau stagnante à nos pieds avec derrière le temple majestueux, et avec le reflet, ça fait deux trésors pour le prix d'un! Que demande le peuple? Deux heures à regarder le soleil se lever, voilà ce qu'il demande le peuple! Et en plus, il l'obtient!! Du coup, il est content le peuple!! A l'heure où on quitte le temple, on est quasiment les derniers à avoir assisté au lever de soleil. C'est l'heure où nous croisons ceux qui ne se sont pas levés aux aurores qui vont à leur tour s'entasser à notre place.

Nous, on quitte Angkhor Wat pour nous diriger vers un temple plus petit et peut-être plus tranquille, le Banteay Srei. C'est d'ailleurs un temple qui comme de nombreux autres temples des environs est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, l'UNESCO qui, s'ils ont une place de conservateur à mi-temps, je suis preneur. A bon entendeur... Et bien pas de bol, notre petit temple tout mignon, reputé pour ses sculptures fines comme de la dentelle, est également pris d'assault. Nom de dieu c'est pas possible!!!! Ils sont partout!!! Ahhhhh, elle est loin la Syrie... Pour ma part, submergé par le flot inninterrompu des visiteurs et la chaleur micro-ondesque, la visite se fera au pas de course. A l'extérieur du délicat édifice, de la musique se fait entendre. Un groupe de musiciens mutilés joue des airs traditionnels, et à l'ombre en plus. C'est plus qu'il n'en fallait! Ajoutez à cela de l'eau fraiche et une cloppe, ça fait du bien par où ça passe!

Et cette petite pause à l'ombre, il fallait bien ça car la suite du programme est orientée "sport". L'ascension d'une nouvelle colline est prévu par la face nord. A moins que ce soit la face sud. Pas sur... En tout cas 1200m, non pas de dénivelé mais de long, à gravir avec tous les 100m, un petit panneau indiquant combien il reste pour atteindre le "sommet", ça rassure le chaland. Et au sommet, l'intéret est multiple. Une rivière serpente lentement et dans le lit du ruisseau se trouve de nouvelles sculptures multi-centenaires. Un crocodile par ici, un vishnou par là, c'est plaisir. Mais ce qui est encore plus plaisir, c'est qu'ici, c'est la maison de milliers de papillons qui volent en tous sens. Il y en a tellement que certains ne savent plus où se poser et atterrissent avec légèreté soit sur mes bras, soit sur mes jambes, soit sur ma tête; jusqu'à trois papillons en même temps entre mon nez et mon front. - "Eh, papillons, il y a pas écrit piste d'atterrissage ici!! On restera là-haut le temps de sécher un peu et c'est pas du luxe! Déjà quand je marche, c'est rapidement les Grandes Eaux du Chateau de Versailles, alors imagine quand je gravis!!

Et le déjeuner dans tout ça? C'est pour maintenant. Comme la veille, il est 14H30 quand on arrive à table. Un croc, un plouf, une sieste, on est pas des boeufs et on peut pas gravir toute le journée!! Les après-midi sont douces à Siem Reap et les apéros avec Madro quotidiens grace à deux bouteilles de vins de nos contrées et une bouteille de whisky qu'on sera loin de finir, la faute sans doute au climat. Et ouais, on est ni en Ecosse, ni en Irlande.

On en arrive au 23, ça va vite. La journée va encore être marquée par quelques plats de résistance à commencer par la cité fortifiée d'Angkhor Thom, ancienne capitale khmer, peuplée jadis d'un million d'habitants quand Londres n'en comptait encre que 25.000. L'endroit, eu égard à son immense notoriété, est une nouvelle fois la proie de la foule et en son centre se trouve son joyau, le Bayon, qui arrive en tête ou pas loin des fréquentations. Et tout ce monde attire quoi, je vous le demande. Des p'tits vendeurs par centaines. Comme j'ai déjà acheté tout ce dont j'avais besoin, je me suis promis de ne pas céder à la pression des gamins qui nous suivent sur plusieurs centaines de mètres pour nous vendre fleurs ou bracelets. Et j'ai tenu bon!! Enfin jusqu'au stratagème d'une petite géniale. Elle me dit : - "Si je te bas au morpion, tu m'achètes mes cartes postales!" - "OK! Ca roule!" Je ne sais pas si quelqu'un a déjà perdu en jouant aux morpions mais c'est quasiment impossible, toutes les parties finissant par un match nul. C'est donc le jeu le plus con du monde à égalité avec la bataille. En plus, la gamine ne commence pas en mettant sa croix au centre comme chacun ferait, facile... Seulement je ne sais pas pourquoi, sans doute avais-je un peu de peine pour ma petite effrontée, mais moi non plus je ne me suis pas installé gracement dans la case du milieu, préférant choisir sans réfléchir un autre angle. Et bien en deux coups de cuillères à pot c'était réglé, je me suis fait explosé au morpion!!! Par une gamine de 8 ans!!!! Résultat des courses, j'ai 10 cartes postales cambodgiennes que je me traine depuis! Et ca fait plus d'un mois!! Comment j'ai pû perdre au morpion?!? Un moment d'absence sans doute... Mais la prochaine fois, je sais. Pas de pitié, je prendrais la case du milieu, y'a pas écrit que con là!!!

On a ensuite fini par rentrer au Bayon et dès la porte franchie, ç'en était fini de mes malheurs aux jeux et à nouveau la Claque. La spécificité du temple, ce sont les visages hauts de 2 mètres qui sont sculptés dans la roche. Il y en a des dizaines et ça donne un aspect mystique certain à l'ensembl? Vas-y je t'en prie. Je veux faire une photo, tu passes devant comme un conn..d, c'est pas grave? non...

En tout cas, avec Ta Prohm, le Bayon est la chose la plus remarquable de tout l'ensemble qui m'ait été donné de voir ici. Il faudrait que j'étoffe ma liste de superlatifs pour bien en retranscrire la mesure parce que WHAOUUUU!!! En plus, juste à côté, toujours sur le sîte d'Angkhor Thom, se trouve d'autres sîtes de beauté égale ou presque : la terrasse du roi lépreux et celle des éléphants. Au cours de cette visite, je rencontre deux moines avec lesquels je discute quelques minutes et ces deux moines, on les retrouve moins d'une heure plus tard pour la visite plus approfondie qu'au lever de soleil d'Angkhor Wat, le plus emblématique des temples. Chose surprenante, cette fois-ci, nous sommes pour ainsi dire tout seul dans le batiment. C'est à n'y rien comprendre... Ca me permettra de rediscuter avec mes amis drappés de jaune orangé et de prendre d'eux des clichés que je chéris. Merci les gars!!

Il est comme d'hab' 14h ou plus quand on va déjeuner. Cette fois-ci on choisit un endroit qui s'appelle le Butterfly Garden. C'est un resto niché dans un jardin qui a la particularité d'être une serre à papillons. Tout le jardin est entouré jusqu'au plafond d'une sorte de grande passoire en métal qui permet aux papillons de voleter gaiement devant les yeux de ceux qui s'en mettent plein la panse! La seule chose, c'est qu'il n'y a pas de steack de papillon ou de cuisse de papillon au menu mais soit!

L'après-midi est une nouvelle fois un joyeux vautrage entre lit en chambre climatisée et piscine en jardin fleuri. Mais la journée ne serait pas close sans un petit dessert : le coucher de soleil directement à Angkhor Wat et pas sur la colline maudite où les gens s'entassent comme sur une plage méditerranéenne. Encore une fois, un peu de monde et beaucoup de plaisir! Monbut nous permet de rester jusqu'à plus soif, jusqu'à la fermeture des portes.

Et quand t'as plus soif, t'as encore soif, apéro sur la terrasse, un dîner, un suppo et au lit! Le programme du lendemain a été un tantinet modifié par nos soins, le réveil sonnera aux aurores et on retournera à Ta Prohm admirer le lever de soleil sans la foule des badots, youpi!!!

Et comme prévu, paradis sur terre, on est quasiment les seuls, tu parles d'une différence énorme. Tout autour n'est qu'un festival de sons et lumières, le cri des oiseaux magnifiant le paysage. Dans ces cas-là, impossible de rêver à une grasse matinée, le rêve se passe éveillé, les yeux grands ouverts.

On poursuit la matinée avec la visite d'un grand bassin malheureusement à sec dû à la saison sèche. Saison sèche au dessus de la tête mais trempée sous le T-shirt, je ne vais pas revenir sur la chaleur...

Et après une ultime visite de temple, à nouveau superbe, dont j'ai malheureusement oublié le nom, il est temps de revenir à notre douce routine Dèj-piscine-sieste.

Ce 24 s'achève sur un tour en ville par la rencontre avec les Artisants d'Angkhor qui à longueur de journée, peignent, laquent, poncent, vernissent, sculptent, dorent à l'or fin les statuettes qui iront garnir les étagères des vendeurs de souvenirs de la ville. C'est d'autant plus agréable que pour l'occasion Tacrout laisse la place à un guide féminin, il était temps!!!

Un nouveau resto plus tard et on en a fini avec Siem Reap côté terre. Il est temps de voir la zone côté lac. En effet, au sud de Siem Reap s'étale le Tonle Sap, un lac qui s'alimente de l'eau du Mékong et qui entre la saison sèche et la saison humide voit sa superficie être multipliée par 4!!!!!

Le 25 est donc tout entier tourné vers lui. C'est donc vers 9h du matin qu'on embarque sur un petit bateau de bois en direction du bureau du parc national, lui même posé sur l'eau dans un village flottant où tout flotte de l'école au bureau de police. C'est là qu'on obtient notre sésame pour pénétrer Prek Toal, une biosphère considérée comme la première réserve d'oiseaux en Asie du sud-est. Pour ma part, je n'ai jamais été, et ça fait con de le dire, un grand fan d'oiseaux. En grand parisien, mes principales connaissances se limitent aux rats volants qu'on appelle aussi des pigeons et aux moineaux qui ont le mérite d'être plus petits et donc moins salissants quand une fiente vient à vous frapper au front. Mais ici, c'est une toute autre échelle. Il y a là notamment des grues, des cigognes, des ibis, des pélicans, des grues... Et le truc, c'est qu'ils sont partouts par dizaines voire par centaines. Quand le bateau navigue, les zozios s'envolent sur notre passage, c'est magnifique!

Comme d'habitude, et ce même si on est à des années lumières de notre rythme habituel, on s'arrête peu avant 15h pour déjeuner sur un restaurant flottant au milieu du lac. La vue est chouette mais ce qui détonne, c'est la faune locale. Dans un coin du restaurant trone une immense glacière bleue. Et à l'intérieur dort ou presque un boa de plusieurs mètres de long prêt à être cuisiner. Impossible de résister à la tentation de toucher l'animal pour moi. Un cambodgien passe alors derrière et lui ne résiste pas à la tentation de soulever le serpent de sa nouvelle et éphémère maison en plastique pour nous montrer son courage ou sa démence, au choix... Autre particularité du restaurant flottant, il y a là un enclos pour crocodiles. Ils sont une dizaine et ceux-là, pas moyen de les toucher!!!! En tout cas, ça a au moins le mérite d'être insolite pour nos yeux franchouillards, merci les crocos!!! Et considérant ce qu'on trouve ici, pour la baignade, ce sera pour un autre jour!!! Ou pas!!!!!!

On est finalement rentré à l'hotel à la nuit tombée et célébré ce qui est notre dernier soir ensemble, plus mon anniversaire à venir, non pas avec un gateau à la crème ou au chocolat mais avec une glace, ce qui est évidemment bien plus approprié ici bas. Parce que le chocolat ici, c'est un peu comme la nourriture casher à Gaza, s'il y en a, il y a forcément un piège...

Le lendemain, 26, ne sera qu'aux revoirs et bisous car Madro est parti bien de bonne heure. J'ai profité de ma chambre de nabab jusqu'à la dernière minute, c'est à dire 11H59 pour profiter de l'eau chaude, la clim et même un petit peu de télé. Je ne sais pas quand sera la prochaine fois car le prochain mouvement prévu est un déménagement chez Naga GH (guesthouse) avec ses chambres à 3 dollars la nuit. Et à ce prix là, la télé et la clim', c'est tintin!!!

Merci de ta patience cher lecteur, chère lectrice, madame, mademoiselle, monsieur

Et s'il te reste ne serait-ce qu'un peu de forces, je t'avoue bien volontier que ce serait bien sympathique de pouvoir lire quelques commentaires encourageant. Je laisse des quantités astronomiques de mon temps sur la route pour te pondre des récits pas piqués des hannetons et quand je vois qu'ils disparaissent de la liste apr-ès trois jours car je ne récolte aucuns commentaires, c'est bien rageant quand je vois aussi les autres articles qui pour beaucoup ne sont qu'une énumération de noms d'hotels avec leur description sur deux lignes. Merci d'avance. Mon plaisir, c'est ton plaisir. Mi casa es su casa
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Vos impressions sur le Cambodge?
Je reviens d'un mois en Birmanie, sac à dos, ghest houses mini prix, à suivre ma routarde de fille. (elle voyage 1 an la veinarde !)

Trop bien ! Je ne parle pas de politique (nous avons eues qq aperçus désagréables), mais du peuple, des contacts, des aventures de transport (train incroyable, bus, mini bus bondés, trishaw, moto...), de notre guide pour le treck ...

Par contre, j'ai passé 10 jours au Cambodge (un peu court, mais c'est la faute de Bangkok !!!) . Bien sûr, Ankor est magnifique. Bien sûr, Phnom Penh est super interessant, mais j'ai moins aimé le contact avec la population, du moins la population avec laquelle nous devions avoir un rapport commercial.

J'aimerais avoir votre avis car je ne veux pas rester sur une mauvaise impression, n'étant pas restée suffisemment longtemps pour arrèter mon jugement. Merci de me répondre. Amitiés MF
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Bienvenue au Pays du sourire, un bout de route qui date: Laos et Cambodge en février 2002
Bienvenue au pays du sourire ! 13/01/2002 Ce voyage commence par une étape à Hanoï, d’où part notre correspondance pour Vientiane le lendemain. Un charmant petit hôtel (d’état) nous accueille, sur la route principale de l’aéroport. Les seuls souvenirs que j’en conserve c’est que les services d’immigration du Viet Nam conservent les passeports des passagers en transit, que cet endroit est le royaume du klaxon, et que je vis mes premiers et habituels soucis gastriques.

14/01/2002 Premières impressions, la dolce vita de Vientiane ! Cette petite capitale possède un air de province : ses habitants montrent une certaine nonchalance (qui nous gagne!) et ne contient que 130 000 habitants. Il fait bon se promener sur les berges du Mékong, où des vendeurs de brochettes, de riz, de boissons s'installent à la tombée du jour, et admirer le coucher de soleil sur le fleuve mythique. C'est magnifique, avec les pécheurs sur leurs barques. Sur l'autre rive c'est la Thaïlande. Les jeunes laos (et laotiennes!) circulent en 2 roues. Subtil mélange de traditions et de modernité, sans complexe : jupes longues ornés de motifs traditionnels pour les femmes, avec casques de moto et portable !! Mais les laos sont moins « méridionaux » que les birmans ! Ils n'interpellent pas les touristes en pleine rue, avec charme et spontanéité. Les portails sont toujours ouverts à Vientiane et pèle mèle dans la rue on trouve des bonzes en robe orange, des chats, des chiens, des papillons, des routards.... Adresse à noter à Vientiane avant de s'enfoncer dans le Laos profond : le restaurant Nazim, de la communauté tamoule, sur le quai Fa Gnum. Correct.

15/01/2002 le Vat Sisaket : c'est le seul stupa intact à Vientiane, qui a échappé à la mise à sac par les Siam dans les années 18.... J'ai malheureusement encore trop à l'esprit les splendides pagodes birmanes et la dévotion installée autour.

Le Vat That Luang : c'est un très joli stupa doré, à la magnifique charpente et entouré d'un cloître. La ville est parsemée de pagodes et de monastères (reconstruits). Sékwassa un vat ?? le vat désigne l'enceinte où résident les moines bouddhistes. À éviter : l'expérience du massage à Vientiane (et peut être dans tout le Laos?). J'ai failli me faire broyer les os au Mixay Massages. Je vous rassure de suite, le massage n'a rien eu de tendancieux ou d'ambigü! C'était médical au possible !

à essayer le soir sur les berges du Mékong : les petits restaurants improvisés (à la condition de pouvoir vérifier que la nourriture est soit archi chimique, soit bien cuite), et les paillotes sur pilotis. Je me suis laissée tenter par un Tom Yam aux poissons du Mékong : traduction soupe épicée aux champignons, écorces de citrons, végétaux divers, le tout cuit avec des tronçons de poissons. J'ai vainement cherché l'extincteur, car j'ai immédiatement pris feu ! On peut se contenter de brochettes de boeuf ou du riz gluant ! Eric a été bien plus malin. Penser aussi à se couvrir la nuque, les bras et les jambes en dépit de la chaleur : les hordes de moustiques du Mékong vous attendent avec impatience. Et ceux-là vous transmettent le paludisme de souche 3 (dixit l'institut Pasteur !! ça m'avait fait rire).

16/01/2002 Trajet vers le Nord, et Lung Phra Bang. Il faut compter 9 heures de bus, et donc prévoir un départ tôt le matin si possible avant 7 heures. L'architecture de la banlieue de Vientiane est moche et complètement hétéroclite. Puis les rizières forment le principal paysage, jusqu'au district de Vang Vieng : c'est un long village au bord d'une rivière, bordé par des collines verdoyantes. On traverse ensuite le « fameux » district de Kasi (très décrié par le Ministère des affaires étrangères en France, avec de nombreuses mises en garde). Le paysage qui s'étend est formé par des montagnes immenses en pain de sucre. Au bord des routes, une végétation luxuriante de bananiers et de flamboyants. Certains endroits sont visiblement reboisés !! Les villages traversés sont faits de bois ou de bambous, sur pilotis, pour les périodes de mousson. Les enfants courent le long de la nationale, parfois à poil ! Sur quelques maisons au toit de chaume on aperçoit de paraboles!!

Luang Phra Bang On y parvient après plus de 10 heures de bus. Malgré les conditions un peu pénibles, les voyageurs laos du bus et le chauffeur montrent une grande gentillesse. Arrivés à Luang Phra Bang, il vaut mieux chercher d'autres touristes et se grouper pour aller vers les petits hôtels. Les réservations ne sont pas respectées. Les laos sont affables, mais devant les entourloupes sur les trajets ou les hôtels, il faut se montrer ferme.

17/01/2002 Luang Phra bang

La literie du VANIDA GH n'est pas au top, mais la maison et l'ameublement ont un certain cachet.

À voir : l'aumône quotidienne des moines en procession dans la rue principale. Il faut se lever à 5h30 et le défilé est magique. Un petit lao qui vend du riz gluant dans des feuilles de bananier m'échange une portion contre mon berlingot de lait concentré sucré. Il est ravi ! Visiblement il connaissait le contenu du berlingot ! Beaucoup de touristes donnent des offrandes aux moines. Attention les moines ne peuvent rien prendre de la main d'une femme.

Toutes les matinées, la ville de LPB se cache dans un brouillard épais et humide, où la température n'excède pas 20°C. Parfois le fameux crachin tonkinois suit ce brouillard. Puis vers midi le ciel se dégage et la chaleur arrive.

L'essentiel de la ville de LPB se situe sur une presqu'île, mais il est intéressant de s'enfoncer dans les petits faubourgs histoire de s'imprégner de la vie un peu plus authentique des laos. Je me doute bien que la presqu'île doit constituer un peu leur « Montmartre ». Dans toute la ville se succèdent de magnifiques pagodes, habitées et entretenues par les moines. Le site entier est classé au patrimoine mondial par l'Unesco. Les moines sont beaux, ils ont l'air doux, et heureux. Un chouette artisanat est aussi à découvrir au gré des rues.

La grotte des buddhas cassés de pak Ou : C'est l'occasion d'une splendide promenade en pirogue sur la rivière Nam Ou. Le mieux est encore de se grouper à plusieurs touristes, pour faire baisser un peu le prix de l'aller-retour, sauf si bien sur on ne souhaite pas renoncer à une totale tranquillité. Le hic : avant l'arrivée à la grotte, la pirogue fait halte dans un village qui a tout du supermarché à touristes, avec parcours imposé devant les échoppes de textiles et bijoux.

Pak Ou : le site consiste en l'amas de statuettes de buddha endommagées, dans deux grottes auxquelles on accède par de beaux escaliers. Ils sont entreposés là mais plus dignes d'être vénérés. On peut tout de même faire sa petite offrande. La lampe de poche est bien utile dans la seconde grotte qui est très sombre.

18/01/2002 Le départ vers Pakbeng : (vers le nord ouest) Une pirogue part chaque matin de la plage, entre 8h30 et 8h45. Les routards, les sacs, les laos s'entassent au fond de la pirogue à moteur. Pour les laos, cette saison est l'hiver, ils sont tous emmitouflés et encapuchonnés en particulier les enfants aux bouilles adorables. Certains portent même des gants de ski !! Le moteur fait un bruit d'enfer. Des engins appelés speed-boat naviguent également sur le Mékong. Ca ressemble à peu près à ça : une coque de pirogue traditionnelle sur laquelle est monté des moteurs superpuissants, qui font un boucan digne de la formule 1. La vitesse les transforme en bombes potentielles. Les occupants du speed-boat m'évoquent les playmobils, avec leurs casques et gilets de sauvetage.

Aujourd'hui la navigation sur le Mékong possède quelque chose de magique : les européens et les laos sont entassés sur un bateau qui remonte le fleuve; l'eau est vivante et certains passages sont rapides, entre de gros rochers et des bancs de sable, le tout entouré d'une végétation orgiaque. Une brume épaisse recouvre la forêt et l'eau marron du Mékong.

La vie des villages est organisée autour des arrêts des pirogues sur les berges. Je fais des échanges de berlingots de lait et d'échantillons de parfum. Passé midi, la brume se lève : on découvre d'autres pirogues, des potagers, des troupeaux de buffles, des cabanes. Devant, près de la cabine de pilotage, les laos qui accompagnent un moine ont installé une tablette en rotin rose et joliment décorée. Ils déjeunent tranquillement. De temps à autres, au gré du courant, le bateau s'agite.

Pakbeng : Le village consiste en une rue unique mais animée, où les petits commerces sont éclairés le soir à la bougie. Un générateur électrique permet tout de même au village de disposer du courant entre 18h30 et 22h30. Les restaurants et les GH du coin ont une ambiance très routards anglo-saxons avec guitare. Mais nous nous retrouvons dans l'exception ! Nous choisissons une chambre avec SDB et eau (froide bien sur) et terrasse magnifique sur le Mékong, au SALIKA GH (la plus belle de Pakbeng) et ce pour la somme astronomique de 10 USD. La piaule est impeccable. Il y a même une lampe pour le matin, quelle délicate attention ! Depuis quelques jours nous partageons la route avec une routarde française établie à Londres. Nous lui offrons un dessert de choix extra-luxe au Laos : un mini-mars.

19/01/2002 Le bateau du retour vers LPB :

C'est de bonne heure que nous repartons de Pakbeng, mais cette pirogue n'a été louée que par des touristes occidentaux, principalement anglo-saxons. L'ambiance n'est pas la même. Trois jeunes têtes brûlées d'israéliens sont du voyage. Ils se montrent assez exubérants ; la pirogue fait un arrêt de 10 mn sur le rivage : ils laissent derrière eux un amas de canettes au bord du Mékong. La pirogue démarre difficilement après quelques tours de manivelle et un nuage de fumée opaque. La redescente est juste ponctuée par la découverte d'une grosse araignée jaune qui laisse les touristes dans l'effroi car elle s'est réfugiée sous des planches. Séquence peur : Eric choisit de voyager sur le toit de la pirogue et je ne suis pas du tout rassurée, surtout lorsque l'embarcation traverse des zones de remous et de forts courants.

20/01/2002 Luang Phra Bang Je profite du marché pour me faire tailler un pantalon sur mesure, bleu et doré, orné de motifs à éléphants, pour l'équivalent de 60 Francs.

Luang Phra bang est écrasée par la chaleur ; on se réfugie dans la magnifique pagode vat Xieng Thong : elle se compose de plusieurs sanctuaires. Prévoir un droit d'entrée. Certains petits vats sont recouverts de mosaïque rouge et bleue, représentant des scènes de la vie du Buddha ou prince Siddharta Gautama. On en prend plein les yeux, cet art est magnifique. Je craque en particulier pour la grande mosaïque représentant l'arbre de vie. Un petit vat sert de remise où sont entreposés des buddhas debout les mains tendues vers le sol dans un geste très gracieux (la position dite de la pluie). On aperçoit aussi quelques pièces et billets de l'époque coloniale, des bas-reliefs, et au milieu un dragon monté sur des essieux de voiture formant ainsi un char. L'ambiance de cet Vat Xieng thong est paisible. Des enfants s'amusent sur leurs vélos, d'autres escaladent des arbres ou font fuir les poules.

Une musique nous attire un peu + loin : celle des percussions que font les bonzes sur leurs gongs et cymbales, touchante, harmonieuse et envoûtante. Certains moines s'occupent d'enfants en leur témoignant beaucoup de patience.

A faire à la fin de la journée, en dépit du côté « rendez vous des touristes » : on escalade le Vat Tham Phu Si qui domine la ville pour y admirer le coucher du soleil. L'endroit est rempli de touristes, c'est pas génial pour les photos, dans le viseur, on trouve des arbres ou des poteaux électriques !! Mais le coin donne un joli aperçu de la presqu'île. Prévoir un droit d'entrée, un peu cher pour ce que c'est. Personne ne pense à prendre le chemin du retour de l'autre côté du vat, où l'on peut admirer un joli buddha couché. Les paillottes du bord du mékong se disputent la clientèle de touristes. Ce n'est pas très authentique, mais ça a le mérite de présenter une bonne cuisine lao. Séquence frayeurs : en rentrant à l'hôtel, et en déposant les sacs à dos par terre, on découvre un petit bout de papier qui dépasse à l'extérieur d'un sac à dos : ce sont juste 3 billets de 100 USD qu'on avait planqué dans une lanière, de façon à éviter les vols par une fouille à l'intérieur du sac. Nous avons failli perdre ces 300 dollars, en prenant bêtement la décision de les cacher là et de les oublier !!! La douche de Vanida GH est dotée d'une installation électrique digne du 19ème siècle : des fils nus et des interrupteurs descellés sont dans la douche.

21/01/2002 Luang Phra Bang Certains touristes occidentaux pratiquent le Tai chi, dans les cours, ou près de vats; les laos ne connaissent pas cet art martial, le voir les rend hilares. A visiter : le Palais royal qui est devenu un musée depuis la déportation du prince héritier du Laos, vers une grotte au nord du pays où il périt avec le reste de sa famille. Cruel destin parfois que celui des princes ! Il laisse une bien belle demeure, avec tous ses meubles, son trône, ses statuettes de Buddha, ses costumes de prince, son gramophone et sa collection de disques. Je décide d'acheter de l'artisanat local sur le marché, ou bien de l'échanger parfois contre des petites fioles de parfum. On mange aussi sur le marché : des cuisinières proposent du bouillon de légumes, non épicé. J'ai juste le temps de faire signe avant qu'elles n'y versent de la viande crue. On passe la fin de la journée au Vat Aham, le soleil descend lentement, très loin de l'agitation occidentale. C'est aujourd'hui à cette heure, que je me suis sentie plongée dans le Laos profond : les enfants pédalent sur leurs vélos, les ados jouent au chinlon, sous le regard chaleureux et bienveillants des moines. Au bord de la route, toute une famille est rassemblée autour d'un feu où grillent quelques brochettes, à côté de leur étal.

22/01/2002 Retour à Vientiane, prévu à 6h du matin, en bus, au départ d'une gare routière quasi déserte. Au cours du trajet, je désespère devant le comportement parfois à la limite du mépris de certains touristes vis-à-vis des laos : un touriste scandinave laisse un sachet (visiblement sa poubelle) dans le bus en le quittant, pensant sans doute qu'un lao pourra bien le ramasser. Petite séquence frayeur (mais pas pour moi !!) :Le bus fait une halte dans un village du district de Vang vieng, où j'entreprends une petite marche histoire que mes jambes ne ressemblent pas à des poteaux électriques en arrivant à Vientiane. Devant une chaumière, deux femmes font la tambouille, entourée de jeunes enfants et d'un bébé. Je m'approche pour leur donner des berlingots de lait sucré. Dès qu'il me voit, le plus jeune des enfants crie d'effroi à ma vue et s'agrippe à sa mère !!

Séquence « un retraité français à Vientiane » : Nous arrivons à la Villa sisavad GH (pas la même qu'à notre arrivée au laos). Tong, le laotien à qui appartient la GH a visiblement vécu en France et parle très bien français. Tong fait quelques réparations de plomberie avant de nous laisser la chambre. Un français qui l'accompagne, la cinquantaine, un peu bedonnant, nous aborde pensant que nous sommes américains. Il est « jeune marié et expatrié » ici au Laos. Il a quitté la France après sa mise à la retraite de « CRS dans une banlieue paumée ». A écouter son discours désobligeant au possible sur son pays d'origine, j'en déduis qu'il est totalement inadapté à la France ; donc un pays tel que le Laos lui permet d'avoir la vie belle et facile d'un nabab, lorsqu'on est blanc. D'ailleurs il ne veut pas revenir en France, où sa famille « de souche » ne comprend pas cet exil ! Comme je le comprends : il vaut mieux vivre comme un prince au Laos que de se retrouver totalement paumé en France. Sa situation m'évoque le roman de G. Orwell, « une histoire birmane ».

23/01/2002 Vientiane On visite quelques vats, notamment le Pha Kew. Un petit tour amusant à la superette du quai Fa gnum appelée Minimart, où on trouve à peu près tout, y compris des cartes téléphoniques qui marchent !! Et qui permettent à Eric d'appeler la Corse pour rassurer sa petite famille.

Le marché du matin : il est situé sur l'avenue qui mène du Mékong au Patuxay, à droite. C'est une grande bâtisse, style usine, à 2 étages. C'est Le supermarché de Vientiane ! On y trouve quelques boutiques de fringues, de cosmétiques, de hifi et de produits ménagers, qu'on ne voit pas du tout en ville. On se traine du côté de l'artisanat lao, jupes, foulards, articles religieux bouddhistes, bois, bijoux en jade, montres, enfin des fournitures scolaires, des cosmétiques indiens, encore de la hifi japonaise et des perruques. Le 2ème étage, c'est surtout les sous vêtements, les tongues, Tshirts thaïs, et pompes en tous genres. A 16h30, nous décidons de profiter de la piscine de la villa sisavad GH. Nous trouvons un resto pour occidentaux, le Nam Phou, sur la place du même nom. La démarche reste exceptionnelle de notre part, bien moins authentique que le boui-boui lao ou la paillote, mais au moins on peut savourer des crudités-salade sans trop de risques. Bonne adresse aussi : le Just for fun restaurant. A priori végétarien, mais ouvert aux non-veg à la demande.

24/01/2002 Vientiane, dernière journée Nous marchons Eric et moi jusqu'au Patuxay. Il ressemble à un arc de triomphe. A l'intérieur on voit rapidement que le monument est inachevé. A l'intérieur, dans les étages du monument, des vendeurs laos ont investi le peu de place pour y mettre leur étal d'artisanat ou de T shirt. D'énormes câbles électriques parcourent le sommet du Patuxay. Une ribambelle d'enfants (d'une école ?) admire la vue sur la capitale. Je remarque que la ville est restée très boisée : bananiers, banians, palmiers et quelques gigantesques caoutchoucs. Pas étonnant qu'on trouve autant de papillons en plein centre ville ! On se traine – car il fait chaud – jusqu'au marché du matin, sur Lane Xang avenue, où j'achète 2 T shirts thaï complètement délire.

On engloutit de succulents rouleaux de printemps et le fameux laap, le plat traditionnel lao qui consiste en un ragoût de canard en morceaux, plus ou moins épicé selon le cuisto, avec ail, oignon, piment rouge, basilic et menthe. Très bon, à condition de faire un peu de tri (oui je sais je suis restée un peu cuisine française et j'ai un peu honte !). Le coucher du soleil sur le Mékong restera notre dernier aperçu de Vientiane. Des laos sont descendus sur une longue bande de terre au milieu du fleuve. Les buvettes du quai Fa Gnum commencent à s'installer pour le soir. Des jeunes filles proposent du lait de coco directement dans la noix. Ensuite, rien ne se perd ! On épluche l'écorce et on rape la chair de coco pour la cuisine. Le laos est le pays champion de la vente de sodas de toutes les couleurs et archi chimiques et sucrés. Je tente un mirinda vert, tandis que les moustiques entreprennent de me butiner le dessus des pieds.

25/01/2002 trajet en bus entre Vientiane et Savannakhet (Sud laos)

La route longe le Mékong, le trajet est plat, avec peu de virages, ce qui change du trajet Vientiane -LPB. A la sortie de Vientiane, j'aperçois 2 déchetteries où des employés font du tri. Le long de la route je remarque des surfaces importantes consacrées au reboisement. J'ignorais qu'un si petit pays avait déjà compris cet enjeu majeur de l'écologie. Partout au bord de la route, on trouve des buvettes avec des hamacs. Vers 8h du matin, le bus s'arrête et une ribambelle de petites vendeuses investissent le bus. Il n'y a pas vraiment le choix, comme petidèje mais c'est bon : brochette de foies de volaille et boulette de riz gluant !

Le second arrêt, à Thakket je suppose, est prévu vers 11h. Arrivée à Savannakhet vers 16h. La ville a l'air paisible et un peu moderne, et m'évoque Nyang Schwe, au bord du lac Inle, en Birmanie. La Sayamunkhum GH est une excellente surprise : la ghesthouse a été monté avec goût dans une vieille maison coloniale refaite, par un vieux militaire Lao qui a servi l'armée française. L'ambiance du patio est géniale et cool. Savannakhet a été construite sur u plan en damier, au bord du Mékong, par les français, qui y ont « importé » la communauté viet-namienne. Le culte catholique est à l'origine vietnamien, d'où l'église Ste Thérèse au centre de Savannakhet. On décide de trainer le long du Mékong et profiter d'un coucher de soleil magique. Les laos, en particulier les jeunes, nous abordent facilement pour discuter, qu'ils soient bègues ou qu'ils parlent un anglais déplorable, beaucoup font un effort impressionnant. Nous tentons le restaurant « les 4 saisons » conseillé par le GDR, entre nous soit dit une véritable arnaque culinaire. Soupe aux légumes insipide et spaghettis cuits à l'eau de vaisselle, recouverts d'une immonde sauce tomate sucrée. Une horreur. La cerise sur le gâteau si j'ose dire c'est un cafard énorme qui dort dans un coin.... en revenant sur nos pas, au milieu d'échoppes modestes, on aperçoit un magasin de location de dvd : comme dit Eric, les laos sont passés directement « du 19ème au 21ème siècle ».

26/01/2002 Savannakhet Ce matin, dans un resto chinois, j'ai honte mais je savoure un petit déjeuner « occidental » qui me fait beaucoup de bien. Muesli et yaourt. Nous partons explorer les principaux vats de la ville.

Le vat Sayaphoum : C'est le plus vieux de la province, construit en 1896, grand, paisible et rempli d'arbres. Nous sommes assis près d'une magnifique voûte d'arbres, près d'une grande volière. A l'intérieur, des perroquets aux couleurs magnifiques et des mainates à colerette jaune. Le fait d'écrire et de dessiner sur un carnet me « protège » et en même temps attise la curiosité des laos. Eric regarde un match de foot disputé par des enfants à l'intérieur du vat.

On erre du côté nord de la ville, où on découvre un autre vat. Il est rempli de moines et d'enfants, qui s'interpellent, dans une ambiance très cool. Un moine vient nous dire bonjour; sans complexe, en découvrant que nous sommes français, il nous demande de lui donner une leçon de français. Et là à l'improviste, nous partageons un moment exceptionnel. Sur un banc, abrité sous un arbre, Eric et moi tentons de lui apprendre quelques rudiments, via l'anglais. Nous sommes entourés d'enfants et de moines, mais la timidité disparaît. Je le sens intelligent; sa curiosité de la langue est impressionnante et il ne cède pas au découragement. C'est une magnifique leçon pour nous aussi. Ils sont curieux quand je leur montre une photo de famille; puis ils montrent aussi les leurs. Nous quittons notre moine et les enfants; je lui laisse un stylo noir, souvenir de notre passage. Mais, des années après, je me souviens de son perfectionnisme, de sa curiosité et de son ouverture d'esprit, et surtout de ces instants magiques où l'on découvre quelqu'un, pour la première fois.

Le soir, nous arrivons à une gargotte au bord du Mékong, après les heures les plus chaudes de la journée. Je réalise à quel point le laos doit être un pays insignifiant aux yeux de bien des occidentaux... et pourtant, loin de posséder un patrimoine tel que celui de l'Inde ou la Birmanie, nous avons croisé des habitants emprunts de gentillesse et de générosité. Si seulement je pouvais faire preuve d'autant de simplicité et de sérénité!

Le soleil disparaît dans la grisaille au dessus de la Thaïlande. D'après les propos que j'entends de laotiens vivant ici et parlant correctement l'anglais, le gouvernement communiste du Laos souhaite éviter aux habitants les bouleversements d'un capitalisme sauvage, comme en Thailande.

27/01/2002 trajet Savannakhet vers Paksé

Le départ de Savannakhet a lieu à 5h30, c'est un peu violent....le conducteur de tuktuk se plaint, une fois arrivé à la gare routière, que 6000 kips pour la course (pourtant prévus au départ) ce n'est pas assez. On refuse, alors il insiste en réclamant un café, qu'on n'a pas le coeur de lui refuser. Ensuite bureaucratie, à 5h30 du matin, un dimanche. Contrôle du 1er passeport, puis du second, et enfin, il fait souscrire une assurance transport ! Première fois que je voie ça ! Au fait en cas de décès lié à un accident de la route, on est remboursé de ... 80 francs.

Le bus est un vieux tacot qui ne possède plus aucune vitre. Je porte ma veste népalaise assez épaisse, mes vieilles kickers et un pantalon; mais Eric a choisi de voyager en T shirt, short et tongues. En attendant que le jour se lève, le bus est infesté de moustiques ! Après avoir ramassé quelques voyageurs laos à la bourre, qui tentent comme ils peuvent de tenir à 2 sur un siège, on décolle ... dans le froid. J'enfonce mes mains dans mes poches et je planque ma tête dans la capuche, mais Eric est au bord de la « congélation ». Puis le jour se lève un peu et la température monte, enfin.

D'abord la route est correcte et goudronnée. Mais le trajet Savannakhet-Paksé est en travaux sur de sérieux tronçons! On slalome de part et d'autres de la grande route en construction. C'est de la piste, et le bus soulève un nuage de poussière à chaque passage, ce qui incommode beaucoup les laos. Ils passent leur temps à s'épousseter furieusement et à se couvrir le visage. A chaque arrêt une ribambelle de petites marchandes sorties de nulle part se précipite vers le bus pour vendre aux voyageurs des oeufs durs, , boissons, des boulettes de riz gluant, des brochettes de poulet, des grenouilles et autre ANI (animaux non identifiés). Les affaires marchent bien.

Le trajet me paraît long, et ennuyeux. On traverse des endroits plutôt moches : rizières asséchées ou brûlées, taudis au bord de la route, villes du style far-ouest sordides où des chiens jaunes et squelettiques se battent dans la poussière, baraquements en bois abandonnés.... Les pompes à essence consistent en des bidons surmontés de bocaux, pour voir la couleur du carburant, le tout sous une ombrelle. La route en construction se poursuit : ce sont des ouvriers et ouvrières qui fabriquent (comme en Inde) la route de leurs mains, sans aide d'engins de BTP.

Puis nous arrivons, à Paksé, le bled qu'on peut décrire comme le plus sordide de tout le Laos. Le centre ville est loin, notre tuktuk avance, sous la chaleur, sur une longue route, avant de franchir un pont. Il nous largue devant la Vanapha GH, correcte. Je me cogne la tête sur la tôle en sortant de l'engin. Rien de grave, mais j'en ai tellement marre de ce trajet, de la fatigue et de la chaleur que je manque d'en pleurer.... Sous la douche, on se décrotte comme on peut. Il fait une telle chaleur que mon pantalon et ma veste népalaise sont secs en une nuit. Malgré la douche, je sens encore la poussière de la route accrochée à mes cheveux.

Nous explorons cette bourgade sordide sous une chaleur digne de l'enfer. Plus rien de commun avec la fraîcheur du nord du Laos. Nous ne trouvons d'ouvert qu'un boui-boui où on tente de reprendre des forces à l'aide de riz gluant froid et du pepsi chaud.... en fin d'après midi on cherche l'embarcadère pour l'île de Khong.

28/01/2002 trajet Paksé- Ban Sène – île de Khong

On attend pendant 2 heures, entassés, le départ du bateau. Départ à 9h. Le niveau de l'eau est très bas et le bateau est chargé – j'ignore depuis combien de temps il n'a pas plu.... Le bateau s'enlise mais le conducteur garde (volontairement ?) un visage serein. Il faut environ 7 h pour parvenir à Khong. Les vieilles laotiennes s'occupent des nombreux enfants et bébés à l'arrière de l'embarcation. Trois vigiles ou militaires se sont installés sur le toit. Au bout d'une heure 30 de navigation, on arrive à l'embarcadère de Champassak. Nous avons une petite hésitation quant à aller visiter les ruines Khmères de vat Phou, où se produit un festival entre le 25 et le 29 janvier. Sachant que nous prévoyons de visiter Angkor Vat à la fin du séjour, nous décidons de poursuivre notre route vers Khong. Parmi les touristes qui m'ont intéressée, je citerai notamment un jeune anglais, fou de l'Inde, qui me transmets son amour pour l'ancien joyau de la couronne Britannique.

On accoste à Ban Sène à 18h30. Un nique tuktuk nous embarque vers Khong et nous laisse devant un pont, indiquant d'un vague geste le « coin des ghesthouses ». Nous atterrissons à Pon's GH : très belle maison en bois, chambre ouvrant sur le Mékong, douche chaude et WC à chq étage. On déguste au restaurant d'à côté des rouleaux de printemps délicieux devant un lever de lune superbe.

29/01/2002 Don Khong – Ban Sène On décide de louer des vélos pour faire le tour de l'île; nous partons de Bn Khong (sud est de l'ile) vers le nord. On loue le vélo 10000 kips jusque 5 h du soir. Un peu d'exercice nous fait du bien, et l'île est somme toute assez plate. Nous faisons beaucoup de photos de rizières, d'enfants, de buffles et de vats. Les laos ont installés sur le devant de leurs vélos des paniers métalliques bien pratiques pour les sacs. A 10h30 du matin, le soleil est haut dans le ciel et la chaleur grimpe. Les bouteilles d'eau se vident! Nous arrivons à la petite ville de ban Sène (l'embarcadère) pour la pause de midi. Le menu du resto Duang Ta Vanh fait l'affaire. J'apprends l'expression « Sep laï » qui veut dire bon appétit !

Tout au long du voyage, selon que je trouve mon interlocuteur sympa, ou que je veux faire plaisir à un enfant, ou bien pour « débloquer » un petit marchandage, j'ai des petits échantillons de parfum avec moi. J'en distribue aussi rien que pour voir les expressions de surprise et les yeux qui se mettent à briller. A la fin de l'après midi je pédale sans force alors que le soleil me grille les bras ! Arrivant à notre point de retour, je slalome devant Eric et c'est le carambolage. Nous chutons tous les 2, heureusement rien de grave, mais il faut expliquer dans un anglais sommaire pourquoi la chaine du vélo pendouille !!! J'ai pris des couleurs ridicules, style « agricole » sur les jambes et les bras, et j'ai le visage rouge écrevisse. Avec un lao, je discute des combats d'animaux en tous genres dont les asiatiques sont particulièrement friands : combats de coqs, de chats, de chiens et même de scarabées.

30-01-2002 Don Khône et Dêt Le boss de notre ghesthouse propose un départ en pirogue vers Khône et Det, le matin, ce qui génère quelques négociations. Le départ a lieu à 7h30, l'athmosphère sur le Mékong est très douce. Des pécheurs aux chapeaux coniques avancent silencieusement sur leurs pirogues. Les paysages sont remplis de cocotiers, de baraques en bois sur pilotis. Dêt est un petit paradis, relié à Khône par un pont construit par les français.

L'île de Khône est aussi un petit coin paradisiaque, avec des cascades et des vasques où se baigner. Quelques jolies maisons coloniales subsistent. Khône et Dêt ne sont ni cimentées, ni électrifiées. Depuis Khône, on peut demander à des pirogues de nous amener vers des dauphins d'eau douce. Ca revient cher et je me pose la question : ils supportent la pollution ?? Je me baigne dans le Mékong, je le sais c'est une réaction stupide, mais je n'ai pas trop confiance en voyant la couleur de l'eau; comme si c'était forcément lié à la couleur !! L'île fonctionne aux lampes à pétrole à partir de 18h, coucher du soleil. La douche du soir à la lueur de la lampe a quelque chose de magique !!

31/01/2002 Don Khône Nous sommes au paradis du hamac; les laos s'y bercent à n'importe quelle heure de la journée. Nous consacrons ces deux jours à la marche, aux heures les moins chaudes, et à nous régaler de nouilles et de petits rouleaux de printemps.

1-02-2002 transport Khône - Paksé Départ à 8h en pirogue jusqu'à Ban Nakasang, et de la plus ou moins 3 h de bus jusqu'à cette sordide ville de Paksé. C'est notre dernier trajet sur le Mékong. L'arrivée se fait sur un « parking » de pirogues, devant la rue principale de Ban Nakasang, qu'on remonte à pied, une petite inquiétude au ventre : bus or not bus ??? On mate rapidement ; finalement un camion aménagé (comme à Madagascar mais en version lao) attend sur le côté gauche de la rue, enfin de la piste, quoi. Dans le bus qu'on va prendre, il y a le Laos tout entier : poules, canards, poissons, sacs de riz .... et quelques touristes « falangs » au milieu. Pour ce qui est du ticket rien d'affiché, mais c'est quand même prévu, un peu plutôt à la tête du client. On parcourt 30 mn de piste, comme à Madagascar, avec des trous énormes et à 4 km/heure. Puis tout le reste du trajet sur une belle route bien droite.

C'est notre dernière journée au Laos. Je regarde les petites marchandes, les huttes de paysans au bord de la rivière, les fameuses station-service(2 bidons sous abri équipés de tuyaux), les buffles dans les marécages. A l'approche de Paksé, un Lao croit flairer la bonne affaire en arrêtant le bus 2 km avant l'arrivée à la gare routière, en fait à 8 km de Paksé, et ainsi embarquer tous les touristes falangs jusqu'au centre ville. Les négociations aboutissent enfin à 3000 k par personne. On embarque tous. 5 mn après, panne sèche après une côte « béton », et arrêt à la station service. Les laos poussent le tuktuk pour le refaire démarrer. Panne suivante : un essieu pète. Tous les falangs embarquent alors dans d'autres tuktuk. Et on se retrouve ainsi à notre Vanapha GH, sous une chaleur et une poussière écrasantes, dans cette ville far-west toujours aussi sordide.... Un tour de même pas une heure à pied dans le centre me fracasse. Je suis à la recherche de quelques objets : hamac et panier à riz. Sur la route principale de Paksé, en ciment !, les enfants sortis de classe s'amusent avant le repas du soir. Je découvre un enfant avec des rollers aux pieds ! (pieds nus bien sur). Nous dînons au Maikhams, un resto chinois moderne et sans style, ambiance mariage anonyme, mais très bonne cuisine.

2/02/2008 vols Paksé - Vientianne - Phnom Penh

Certains prennent le premier métro. Pour nous ce matin là, de très bonne heure, ce fut le premier samlo (principe du tuktuk mais en vélo). Il a gagné sa journée en accompagnant 2 falangs à l' »aéroport international » de Paksé !

Le Laos nous laisse une impression de douceur et de tranquillité. C'est de loin le meilleur accueil de tous nos voyages. Nous dépensons nos derniers kips dans l'aéroport de Wattay, à Vientiane. J'aperçois dans un snack une part de pizza surgelée, avec une olive noire dessus. L'olive me fait fantasmer, après 3 semaines de bouffe asiatique. Je la paye cher, même si elle n'a que le goût d'une pizza surgelée. Le voyage continue à partir de 15h sur le sol cambodgien, à l'aéroport de Pochantong de Phnom Penh. Le service de visas touristes se fait sur place, il est très rapide et efficace : 1 formulaire, un passeport, 2 photos d'identité et basta. Le service vaut 20 USD. Direction le service des taxis de l'aéroport de Pochantong, à l'organisation quasi-germanique ! Chaque client présente un ticket estampillé, et avance dans l'ordre, vers son taxi, dans une file d'attente ! Nous avons choisi de loger au Café Freedom & Lodge. Mais notre taxi en connaît un autre et nous bassine pour nous embarquer ailleurs. J'en ai marre de me faire baratiner et je me montre ferme, quitte à manifester ouvertement que je descendrai sinon. Souvent avec les taxis ou les tuktuks c'est la même chose, il faut se montrer presque menaçant et ça me fatigue ... Le café Freedom & Lodge est situé au fond d'une impasse que personne ne saurait dessiner !! Au milieu de cette misère, on trouve quelques GH. Superbe terrasse sur le petit lac de Phnom Penh, musique anglo saxonne cool, GH élégante et clean sur pilotis, moustiquaire, douche perso, le tout tenu par un écossais dynamique, marié avec une thaï. On est loin de l'hôtel crade que nous prédisait le chauffeur de taxi. Quand on sort de l'impasse, une mosquée fait le coin, et on se retrouve sur l'artère principale de Phnom Penh. Une circulation de dingues par rapport à Vientiane !

On se décide pour une petite marche, autour du marché central, à l'architecture très originale. C'est le classique supermarché du Tiers monde où on vend de tout : fringues, légumes, poissons, artisanat, bijoux, hifi. Génial à voir, même si c'est déjà 17h passées et que beaucoup de commerçants commencent à fermer boutique. On part repérer le Vat Phnom, la colline centrale de Phnom Penh. Droit d'entrée 1 USD pour les falangs. Il y a un bel éléphant, et des petits singes dans les arbres. Les alentours sont très boisés. De retour au café Freedom & Lodge, je mange un repas à l'occidentale, avec des crudités ! Un super luxe.

3/02/2002 Phnom Penh

Aujourd'hui dimanche 3 février ont lieu des élections communales et beaucoup de sites ont fermé leurs portes. Le mieux reste encore une bonne marche le long du quai qui borde le Tonlé sap, aux allures de « Prom » comme disent les niçois. On y trouve quelques resto style colonial et rotin, très occidental. Au milieu quelques restos d'alimentation khmère, bien sympas, accueillants. Ici les taxis sont aussi des moto-taxis ! Comme ils gagnent mal leur journée, à cause des élections, ils se relaient pour nous demander où nous emmener. Mais ils sont souriants et pas insistants du tout. On passe devant le Musée national, la Pagode d'argent, le Palais royal, tous fermés. On trouve de jolies maisons coloniales. La guerre et le génocide (1975-1979) ont du raser et effacer beaucoup de sites. On trouve le « vieux marché et on s'y enfonce. Grandiose de couleurs, d'odeurs et d'images. Pourtant certains occidentaux pourraient s'évanouir à la vue de ce marché : entre les étals, cailloux, terre, détritus, déchets de légumes, et de très fortes effluves.

On crapahute après le repas jusqu'au Tuol Sleng, le musée du génocide. Absolument terrifiant. La folie monstrueuse des KR.

Tuol Sleng : petit historique Le génocide cambodgien a eu lieu entre 1975 et 1979. A l'origine, c'est une chouette petite école bâtie par les français. Après leur prise de pouvoir, les Khmers rouges ont transformé les bâtiments en prison et centre de torture. Les soldats vietnamiens qui ont découvert cette prison et libéré les 7 survivants du S21 ont tout laissé en l'état.

Brève description : l'ancienne école aujourd’hui musée est entourée de barbelés. Dans le bâtiment A, salles de torture. On y trouve aussi des lits ou plutôt des sommiers en métal, des piquets où les prisonniers étaient enchainés. Aux murs, les photos des détenus tels que les soldats vietnamiens les ont trouvés. On trouve d'innombrables photos dans le bâtiment B. C'est « Douch », le dirigeant du camp, qui les a prises. Il était particulièrement méticuleux en ce qui concernait la confection des dossiers individuels de ses détenus. Beaucoup de clichés ont été pris juste avant leur exécution. Des sourires ou des rictus étranges et dérangeants sont à jamais figés sur ces visages d'hommes, de femmes, de vieillards et d'enfants préalablement torturés pour la plupart. Dans le bâtiment C, on traverses des mini-cellules construites à la va-vite, à l'aide de bois et de briques. Le bâtiment D : c'est plutôt l'horreur. Des photos prises au cours de torture... les visages et les corps sont parfois des bouillies de sang. Parfois, on voit des femmes avec leurs enfants. Méthodes : arrachage de dents, d'ongles, de sein, piqûres de scorpion, noyade, pendaison, fouets. Des photos encore, de l'arrivée des KR dans Phnom Penh, de l'évacuation ou plutôt de la déportation forcée de milliers de cambodgiens vers les campagnes. Dans une salle on trouve une oeuvre « originale » : des crânes humains empilés forment une carte du Cambodge, le Tonlé Sap qui traverse le pays est un long sillon de sang. Les 2 tiers de la population cambodgienne ont fini dans les charniers illustrés par le film désormais célèbre de « la déchirure ». Au cours de mes lectures, le témoignage de la française Laurence Picq, intitulé « au delà du ciel » a particulièrement marqué ma mémoire.

Pour se « changer » les idées, on file en moto taxi dans un endroit calme et boisé : le Vat Phnom. On traverse une capitale qui renait peu à peu après cette tragédie qui date de 23 ans. Le Vat est situé en centre ville en haut d'une colline boisée, et abrite une ferveur bien agréable. Les buddhas, les décorations sont belles et les offrandes généreuses, souvent des fruits ou des colliers de fleurs. Une femme rafraichit le visage de son petit garçon à la bassine d'eau bénite et parfumée à la fleur de lotus. Un éléphant vit au Vat phnom. Il est complètement libre, à l'ombre du vat, et il bouffe. Des petits singes peuplent aussi le parc. Des cambodgiens (plus très jeunes) font une partie de badmington. Des motos circulent avec des familles entières dessus.

4/02/2002 trajet en bateau sur le Tonlé Sap, vers Siem Reap

Nous quittons Phnom Penh à 7 h du matin, sur un grand speed boat confortable, mais très bruyant. La remontée du lac-rivière Tonlé sap jusqu'à Siem reap dure 5 heures. Brian, le proprio du Café freedom & Lodge nous a vendu un package à 24 dollars US par pers. pour 1 petit dèje, transfert jusqu'au port et remontée jusqu'à Siem reap. Les rives du Tonlé sap sont recouvertes de mangroves et de rizières. En approchant de Siem reap, le fleuve devient si large qu'un dirait une mer intérieure. L'arrivée à Siem Reap est désorganisée au possible, sous une chaleur éprouvante, mais dans un décor lacustre magnifique : maisons flottantes rafistolées avec des bidons en métal, pirogues pour faire les courses, jardins, poulaillers flottants ... tout est organisé de façon à vivre en permanence sur le Tonlé Sap, sans avoir à toucher terre. Les enfants ont leur propre petite embarcation à rames, ce sont de vrais petits hommes. Beaucoup de pêcheurs.

Sur la rive les taxis se bousculent et hèlent les touristes. Comme Brian nous l'avait promis, un jeune chauffeur nous attend pour nous emmener jusqu'au Popular GH. La route est cabossée, et ressemble plus à une piste. Popular GH : 1 chambre double avec SDB et WC, sans petit dèje : 5 dollars US. Il y a un ventilateur !! La bouffe européenne est chère, mais la bouffe khmère est douce et délicieuse, et ne coûte rien !! Principe du pass pour les temples d'Angkor : 40 dollars Us pour 3 jours de circuit, payable sur place à l'entrée (penser à fournir une photo d'identité), il faut ensuite trouver le chauffeur car le site s'étale sur des dizaines de km. Je décide de me faire masser en début de soirée. Les tarifs sont dérisoires. Ce sont des aveugles qui pratiquent en général cette profession, ce qui leur permet d'avoir un petit revenu. L'ambiance est agréable, au son de la flûte, la pièce abrite 5 tables de massage. Des khmers viennent régulièrement se faire masser. Je suis la seule falang, mais ça ne me dérange pas. Une heure de massage coûte 3 USD. Et au moins je ne sors pas de là fracassée comme à Vientiane !

Vers 19h, on peut visiter le marché du soir de Siem Reap, qui contient essentiellement de l'artisanat, et qui reste ouvert tard. Le livre de Maurice Glaize sur les temples d'Angkor est épais et me décourage. On décide d'aller manger en évitant le centre ville truffé de restaurants pour groupes de touristes. Les estropiés et les mendiants les guettent à l'entrée de ces cantines. Près d'un pont nous découvrons un restaurant-karaoké khmer plutôt classe (le son est bas !!). Les serveurs se jettent sur nous ! On constate être les seuls falangs de tout le resto, très bon, mais cher. C'est aussi l'inconvénient sans doute de se trouver sur un fabuleux site.

Il fait nuit tôt. La terrasse du popular GH est désertée à 9h du soir ; j'en profite seule ! Il ne reste plus que quelques employés et le boss de la ghest house qui regardent la télé.

5/02/2002 Angkor vat. en 1296, un voyageur chinois, Tchéou Ta Kouan, arrive à Angkor Thom. Il écrit alors ces mots, restés célèbres : « je salue la perfection ». Son récit décrit notamment les fabuleuses cérémonies royales qui se déroulaient sur le site : des remparts d'étendards et de fanions, cortèges de centaines de jeunes filles aux cheveux fleuris, défilés d'éléphants, troupes de femmes en armes, épouses et concubines dans des palanquins d'or, précédant le roi lui-même, brandissant son épée du haut d'un éléphant. Sans oublier les chants, la musique, les cierges ...

Les 5 tours d'Angkor Vat se dressent vers le ciel, bâtiments carrés qui s'imbriquent les uns dans les autres, un labyrinthe à l'architecture parfaite. Quelques bustes ont la tête sciée : les pillards de toutes les époques sont passés par là, y compris les khmers rouges dans leur folie dévastatrice. Les bas-relief couvrent les galeries et les couloirs, longues de parfois 800 m sur une largeur de 2 m. S'étalent les vies, les femmes, les danseuses, les guerres et les victoires du roi Jayavarman.

Le temple central est dédié à Vishnou et Shiva, mais quelques buddhas y sont placés et font l'objet de dévotion (encens et offrandes). 3 heures après nous partons vers Angkor Thom : on parvient au Bayon majestueux aux milliers de visages. En dépit de la chaleur écrasante, on admire la terrasse des éléphants, la terrasse du roi lépreux et le Palais royal.

Le Bayon : il se situe au coeur d'Angkor Thom; son nom signifie la « montagne magique » mais il reste entouré de mystère. Le Bayon consiste en une forêt de têtes gigantesques regardant dans toutes les directions : 200 visages aux yeux inquiétants et aux sourires énigmatiques. « Ils sont de proportion tellement surhumaines, ces masques sculptés en l'air, qu'il faut un moment pour les comprendre; ils sourient sous leurs grands nez plats et gardent les paupières mi-closes, avec je ne sais quelle féminité caduque; on dirait de vieilles dames discrètement narquoises; images auxquelles, depuis des siècles, ni le lent travail de la forêt, ni les lourdes pluies dissolvantes n'ont pu enlever l'expression, l'ironique bonhomie, plus inquiétante encore que le rictus des monstres de la Chine » (Pierre LOTI, Un pèlerin d'Angkor).

Le Bayon est formé d'une pyramide à 3 niveaux, haut de 43 mètres, une sorte de dédale. On ne parvient pas à se faire une idée du plan, on se sent en permanence observés par ces visages.

L'origine du Bayon : Après avoir longtemps cru à un lieu de culte dédié à Shiva ou Brahma, puis bouddhiste, les archéologues ont conclu qu'il s'agissait sans doute d'un temple édifié par Jayavarman 7 à une époque prise entre brahmanisme et bouddhisme. Les bas reliefs du Bayon méritent autant d'attention que ceux d'Angkor Vat : les sanglants exploits de l'armée angkorienne contre les Chams, la vie quotidienne des Khmers au 12ème siècle, la bataille du grand lac (le Tonlé sap).

Le Beantey Kdei ou « citadelle des cellules » : vaste monastère du 12ème siècle (époque phare de la civilisation d'Angkor). Le site a été dégagé de la végétation et remonté en 1920. L'entrée est gardée par des garudas (dieu-oiseaux), avant de parvenir à une entrée surmontée par 4 visages de Bodhisattva (qui deviendra Buddha). Le Beantey Kdei se différencie des autres pièces du site par ses fabuleux bas-reliefs, piliers et linteaux extrèmement bien conservés, ce qui permet d'apprécier tout le raffinement de la culture khmère. Le clou du site : la salle de danse où les dizaines d'apsaras dansaient pour le roi.

La piscine du Sras Srang : c'est un édifice gigantesque de 800 m sur 400 où les éléphants de la cour royale se baignaient....

Tha Phrom : c'est une splendeur que les premiers explorateurs occidentaux ont laissée envahie par les fromagers tentaculaires. Situé non loin du Tha Keo et construit par Jayavarman 7 en 1186. Les pierres qui constituaient le prestigieux Tha Phrom ont été disloquées et éparpillées par cette nature exubérante. Les graines du fromager sont dispersées par les oiseaux. L'arbre et ses racines sont puissants et immenses. Cet espace supposé être un « monastère du roi » abritait probablement dans les 12000 personnes, qui vivaient dans des conditions luxueuses. La forêt contribue à la magie du lieu.

6/02/2002 Siem Reap Le temple du Beantey Srei : c'est un joyau ciselé dans le moindre détail, dans un état de conservation impressionnant. C'est dans ce temple que l'écrivain Malraux essaya de dérober un linteau. La merveille attire trop de touristes, on se croirait dans le métro. Dommage.

Aujourd'hui, moyennant un petit supplément, le « driver » nous propose un circuit un peu en dehors des sentiers battus : la rivière aux mille nagas de Kbal Spean : la route est longue, dont en bonne partie non asphaltée, donc bien poussiéreuse. On y parvient bronzés et couverts de poussière. Prévoir une petite marche d'approche un peu costaud, parfois obscure, chargée de lianes et de milliers de papillons colorés. Les cars de tours-opérators évitent souvent cette étape un peu physique. Nous sommes donc peu nombreux sur le site, ouvert depuis peu de temps aux visiteurs.

On arrive à une cascade paradisiaque. Les papillons, les pierres gravées et amoncelées, la voûte de végétation créent une magie incomparable. Quelques bas reliefs apparaissent presque intacts. C'est un peu un jeu de piste. N devine un réseau d'irrigation élaboré, faits de bassins et de canaux taillés dans la pierre, où sont sculptés des bas reliefs brahmaniques et shivaïtes. Quelques touristes en ont profité pour se baigner, en respectant la magie du lieu. Il faut ensuite prévoir 1h30 de route en moto de retour jusqu'à Siem Reap.

En route vers le « groupe de Roluos »: Départ de Siem reap en milieu d'après midi; comme ce matin sur la route vers le Beantey Srei et les nagas, les sites se trouvent dans la campagne, au milieu des fermes, où des enfants courent tous nus sur les sentiers qui mènent aux rizières, avec à la main des cerfs-volants faits de 4 bouts de bois assemblés et du sachet plastic récupéré. Ingénieux ! On croise aussi un motard qui transporte 2 cochons d'au moins 80 kgs, posés en travers de son engin. C'est ça le Cambodge.

Le « groupe de Roluos» est constitué de 3 temples pré-angkoriens du 9ème siècle. La capitale du royaume khmer était appelée alors Hariharalaya (essayer de prononcer c'est amusant), installée à cet endroit, avant de prendre de l'essor et de migrer vers le nord. C'est à Roluos qu'apparaissent les premiers talents d'architecture et de sculpture khmères.

Lolei : Les 4 tours sont dans un triste état en dépit des jolis frontons. La végétation qui envahit le sommet et les reliefs et linteaux forment un curieux et sympathique mélange.

Preah Ko : C'est le temple funéraire de Jayavarman 2 et de ses ancêtres, édifié en premier dans le groupe de Roluos, probablement à proximité d'un palais royal disparu depuis. Le temple funéraire constitué d'un ensemble de 6 tours est dédié à Shiva (dont le symbole ou animal est le taureau).

Le Bakong est le + joli et le mieux conservé. J'aperçois un enfant qui grimpe dans un arbre haut de 3 étages pour y chercher des fruits. Élaboré en grès, en forme de temple-montagne, rappelant le Mont Méru, constitué de plusieurs étages selon la hiérarchie des divinités. Certains éléments ont été ajoutés par les Khmers à l'édifice, et reconstitués par les conservateurs français.

Petite spécificité angkorienne actuelle, apprise sur le site même : Le site des temples d'Angkor est une concession (ou tribu de guerre) faite par l'état cambodgien à l'hôtel Sokha, propriété de quelques hauts dignitaires cambodgiens mais surtout vietnamiens, qui ont délivré le pays de KR. L'hôtel Sokha a ensuite institué un droit ou « péage » exhorbitant de 40 dollars pour 3 jours de visite, et fait curieusement des bénéfices miraculeux. De tout cet argent apporté par les touristes en payant ce « pass », la Conservation d'Angkor n'en voit pas un kopeck. L'hôtel Sokha et quelques nantis du gouvernement cambodgien empochent presque tout. C'est un soulagement pour moi quelque par d'apprendre ces faits avant le dernier jour de visite : si je l'avais su avant je pense que j'aurais songé à boycotter le site.

7/02/2002 Siem Reap

C'est en visitant les temples d'Angkor que je perçois pour la première fois le pouvoir restreint de la photo et des descriptions sur mon carnet de voyage. Photographier les temples chargés de décorations et de détails, restituer leur intégralité, les lumières contrastées, la végétation, est une tâche difficile. Les temples d'Angkor sont un univers merveilleux en 3 D que la photo ou les mots ne restituent qu'en partie.

Le temple de Preah Khan est génial, immense et quasi désert, proche du Bayon, où on entre par un long sentier. C'est une véritable ville encerclée de douves, qui rappelle le Ta Phrom où la végétation a repris possession des lieux. Preah Khan devait signifier « l'épée sacrée du roi », était une ville habitée par 10000 personnes et de nombreuses danseuses. En dépit des pillages, et des saccages de statues bouddhistes par des brahmanistes du 13ème siècle, quelques bas reliefs et statues sont encore présentes. Le site abrite la célèbre scène du « barattage de la mer de lait » : les dieux et démons tirent le serpent mythique qui entoure la montagne, afin d'en retirer l'ambroisie.

Le bassin de Neak Pean est construit par Jayavarman 7, au 12ème siècle, en pleine civilisation khmère florissante. Des formes animales sculptées sur les temples et les bassins. Le lieu était constitué d'un immense bassin bordé d'escalier, où se dressait en son centre un sanctuaire posé sur une île. Le grand bassin était lui même entouré de 4 bassins plus petits et carrés. On peut dire que ce qu'il en reste aujourd'hui a bénéficié d'une restauration réussie. Le grand bassin passe pour être une réplique du lac himalayen Anatapta, où les pélerins venaient s'asperger d'eau sacrée, tandis que les 4 déversoirs symbolisent les sources des 4 grands fleuves sacrés, le Yang tsé, le Huang hé, le Mékong et le Chaidamuhé.

Neak pean

Le Ta Som : grandiose, il ressemble étrangement au ta Phrom par son atmosphère romantique et engloutie par la nature. Les banians et les fromagers ont entièrement pris possession de l'oeuvre humaine. Les khmers nous apprennent que se faire prendre en photo devant un monument ou un temple est devenu une tradition asiatique, qu'on soit chinois, japonais, cambodgien ou coréen. Un groupe de japonais se fait prendre en photo devant l'énorme banian de la porte sud. Une touriste incommodée par la chaleur sort un petit ventilateur de poche à piles. C'est à Ta Som que la fin du voyage se profile pour nous et que la mélancolie envahit peu à peu mes pensées.

Le Mébon oriental , au sud du Ta Phrom. C'est un temple en briques, entouré de 4 éléphants, et orné de motifs de la mythologie hindoue, situé sur une île, au centre du Baray oriental, un réservoir d'eau immense remplacé aujourd'hui par des rizières. L'édification du temple daterait de 950. La capitale se situait ici au 10ème siècle, fondée par le roi Rajendravarman. On y retrouve nos copains Shiva (sur son taureau), Skanda, Indra et même mon petit préféré, Ganesh (the god of good luck).

A la même époque fut édifié le Pre Rup, sorte de pyramide de briques formée par plusieurs niveaux, en fait un temple funéraire dédié à Shiva. L'usure du temps rend la perception de l'architecture initiale très difficile. On voudrait distinguer les tours et les galeries mais on n'y parvient pas.

Nous revenons en moto assomés par la chaleur. Nous offrons à nos chauffeurs à boire et des lingettes pour qu'il se décrassent de toute cette poussière ! Il me propose de réserver 2 places pour un spectacle d'une heure de danse khmère, à l'hôtel Koulen 2. Je suis tentée de découvrir, surtout pour les costumes et les postures. Je ne suis pas déçue; je n'accroche pas pour la musique et le son, mais les costumes sont éblouissants : jupes de soie colorées, diadèmes dorés à pointe qui rappellent étrangement les apsaras des temples.

8/02/2002 Siem Reap

Les blancs ici sont appelés falang ou farang, ce qui signifie long nez (ou occidental !). Nous avons regretté par la suite de ne pas avoir visité les villages et jardins flottants du Tonlé sap à proximité de Siem reap. Nous cherchons la croix rouge cambodgienne pour laisser des médicaments et leurs notices : le local est situé dans une petite maison, tout est sérieusement organisé, archives, ordinateurs pour inventorier les dons; nous sommes remerciés chaleureusement par la jeune équipe. Un tour au marché de l'artisanat me permet de faire cette acquisition, pour 43 dollars (négociés mais bof bof) qui ne m'a plus quittée depuis :

Séquence nostalgie : on boit un verre au Grand hôtel d'Angkor, magnifique bâtiment au style colonial : service impeccable, déco intérieure rétro, tapis, parquets, meubles en rotin, affiches encadrées, la piscine est une splendeur !! Le casse croute consiste en un thé Fauchon Assam + une part de tarte aux myrtilles et un jus d'orange, le tout pour 11 dollars !! Dans le salon d'à côté, une famille nombreuse de japonais déguste un monticule de pâtisseries, il doit y en avoir pour une fortune sur la table !! Amusant à demander en Asie : la bière Alain Delon !!
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Visiter Angkor à vélo ou à pied?
Bonjour à tous,

Je me rends au Cambodge en novembre (je pense), j'ai lu que le mieux pour visiter les temples d'Angkor était le tuk-tuk, mais j'aurais bien aimé le faire à vélo ou à pied pour être plus libre, est-ce que certains parmi vous qui l'ont fait ? Est-ce si vraiment galère que ce que l'on dit (bus de touristes de tous les côtés, etc...), est-ce qu'il existe peut-être des routes moins fréquentées, moins touristiques etc....

Merci à tous pour vos réponses
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Avis sur itinéraire de trois semaines en Thaïlande et une semaine au Cambodge
Bonjour,

Je pars en voyage de noces en Thaïlande et au Cambodge du 25/01/08 au 23/02/08. J'ai préparer un premier itinéraire, mais je ne sais pas s'il y a trop de choses, si les étapes que j'ai choisies vallent la peine, si j'ai oublié quelque chose d'important...Tous les conseils sont les bienvenus.

Voici mon itinéraire : 1er jour Paris -> Bangkok 2è jour Visite Bangkok (temples et palais) : wat phra kae, grand palais, wat pho, wat suthat Chatu chak park 3è jour Marché flottant Damnoen Saduek le matin Nakhon Pathom l’après midi Retour à Bankgok le soir 4è jour Ayutthaya : temples et circuit en bateau On dort à Ayutthaya ou Bangkok ? 5è jour : Trajet Ayutthaya -> Sukhotai (train, bus ?) Visite cité royale Sukhotai On dort à Sukhotai 6è jour : visite Sukhotai On dort à Sukhotai 7è jour : Parc de Si Satchanalai On dort à Sukhotai 8è jour Trajet Sukhotai -> Lampang (train, bus ?) On dort à Lampang 9è jour Lamphun et temple de Lampang (wat phra that) On dort à Lampang 10è jour : Visite Chiang Mai On dort à Chiang Mai 11è jour Parc national Doi Inthanon On dort à Chiang Mai 12è jour Elephant training center Chiang Dao On dort à Chiang Mai 13è et 14è jour Trekking près de Chiang Mai 15è jour : Chiang Mai -> Bangkok -> Phnom Penh en avion 16è jour Visite Phnom penh 17è jour Visite Phnom penh Trajet Phnom penh -> Siem Rep 18è et 19è jour Visite Angkor 20è jour Siem rep -> Phuket en avion Visite phuket 21è jour Visite de l’île de phuket en scooter 22è jour Mu Ko Similan On dort à Phuket 23è jour Baie de Phang Nga On dort à Phang Nga 24è jour Baie Ao Pra Nang + Krabi On dort à Krabi 25è jour Krabi -> Ko Phi Pi Visite Ko Phi Pi 26è jour Snorkelling à Ko Phi Phi

Est-ce mieux d’aller à Ko Phi Phi ou Ko Tarutao ???

28è jour Retour Bangkok 29è jour Bangkok -> Paris

Merci pour votre aide
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