Le départ est prévu au Puy pour la mi-mai 2010.
Je prépare les détails de la soixantaine d'étapes.
Mes préoccupations sont les suivantes :
- la longueur des étapes 33 km maxi mais ça me paraît beaucoup
- quel est l'entraînement préalable pour pouvoir faire 25 km tous les jours quand on a 6O ans.
- hébergement camping et hôtel (une nuitée sur 3. quel guide prendre ? ou télécharger
- recensement des terrains de camping en France et en Espagne
Si vous avez des conseils, je vous remercie par avance
Halt
Bonjour,
Je projette de faire le voyage du Puy en Velay à Saint jacques de Compostelle avec un vélo route de randonnée, j'ai étudié un itinéraire qui emprunte la route goudronnée au plus près du chemin traditionnel.
Si Quelqu'un a déja réalisé ce périple je sui preneur d'informations ( durée, difficultés, longueur des étapes, gîtes et hébergements etc... )
merci de vos conseils
bernard
Je projette de faire le voyage du Puy en Velay à Saint jacques de Compostelle avec un vélo route de randonnée, j'ai étudié un itinéraire qui emprunte la route goudronnée au plus près du chemin traditionnel.
Si Quelqu'un a déja réalisé ce périple je sui preneur d'informations ( durée, difficultés, longueur des étapes, gîtes et hébergements etc... )
merci de vos conseils
bernard
Bonjour,
Du classique chez moi, pas de Tibet ni de Pérou, mais Le Puy en Velay - Saint Jacques de Compostelle, 1600 km quand même.
Je pars en avril 2007, j'ai tout l'équipement, y compris tente et matériel de couchage.
Je cherche des tuyaux, astuces, pièges à éviter... vous voyez ce que je veux dire.
C'est ma première grande randonnée de ce genre.
Je m'exerce régulièrement....
Merci de vos précieux conseils
P.S. j'ai 56 ans
P.S. j'ai 56 ans
bonjours
je voulait juste savoir si c'était possible d'aller jusqu'à saint-jacques de compostel.Je voudrait partir pendant environ 1 mois, 1.5 mois.est-ce possible durant mes mois d'été, et de revenir, plus vite bien entendu.
je voudrait faire le tout à pied, partir du Puy.
merci d'avance
Ma femme et moi, nous avons fait le chemin de Saint Jacques de Compostelle du Puy à Santiago, en 65 jours cette année.
Au mois de juillet 2011, nous envisageons de faire le Stevenson puis rejoindre Alès et Avignon ou alors rejoindre le GR 700 jusqu'à Saint Gilles.
Nous serions très heureux d'avoir vos témoignages sur ces itinéraires.
Est-il facile de trouvez des gîtes ?
Merci d'avance
bonjour :
j'écris pour mon mari, qui n'est pas un adepte des forums !!
présentation : il est âgé de 55 ans, et projette depuis longtemps de faire le pélerinage du Puy à Compostelle, en une seule fois, dès qu'il serait à la retraite. Pour plusieurs raisons, il se retrouve sans activité de façon prématurée, à compter de janvier 2008. Il est confronté à des problèmes de santé : insuffisance rénale nécessitant à très court terme une dialyse, ce qui l'empêcherait de prendre la route et de vivre son rêve ! Il est donc pressé par le temps... Ses motivations ? marcher malgré la fatigue et la maladie, et pour le reste je me perds en supputations😉. Mais laissons lui ses rêves ! Il a une volonté inébranlable !
Projet : dès le feu vert médical, il partirait vers fin janvier/début février, avec "miam-miam-dodo-dodo" en bonne place dans sa poche. Il partirait avec une amie retraitée, éventuellement avec le mari. Le puy/compostelle en une traite, mais en prenant le temps, surtout qu'il n'a pas marché depuis lontemps. Au début, il se garderait un jour de repos par semaine.
Question : j'ai regardé les messages concernant le pélerinage. Il en ressort que l'hiver est une bien mauvaise saison, en particulier pour le froid en Aubrac et surtout dans les Pyrénées. De plus, il y a de nombreux gites fermés.Quelques uns d'entre vous ont voulu tenter l'expérience l'an passé, mais je ne sais pas comment ça s'est passé. Pour les personnes concernées, serait-il possible de me dire qelles ont été les difficultés principales auxquelles elles ont été confrontée, en terme d'intempéries, d'accessibilité des chemins et d'accès aux "dodo". Vos expériences m'intéressent.
mille excuses si je fais de la redite, mais à priori je n'ai pas vu de fils de discussions avec les réponses qui concernent le cas de figure de mon mari.
merci pour tout
sidosud
j'écris pour mon mari, qui n'est pas un adepte des forums !!
présentation : il est âgé de 55 ans, et projette depuis longtemps de faire le pélerinage du Puy à Compostelle, en une seule fois, dès qu'il serait à la retraite. Pour plusieurs raisons, il se retrouve sans activité de façon prématurée, à compter de janvier 2008. Il est confronté à des problèmes de santé : insuffisance rénale nécessitant à très court terme une dialyse, ce qui l'empêcherait de prendre la route et de vivre son rêve ! Il est donc pressé par le temps... Ses motivations ? marcher malgré la fatigue et la maladie, et pour le reste je me perds en supputations😉. Mais laissons lui ses rêves ! Il a une volonté inébranlable !
Projet : dès le feu vert médical, il partirait vers fin janvier/début février, avec "miam-miam-dodo-dodo" en bonne place dans sa poche. Il partirait avec une amie retraitée, éventuellement avec le mari. Le puy/compostelle en une traite, mais en prenant le temps, surtout qu'il n'a pas marché depuis lontemps. Au début, il se garderait un jour de repos par semaine.
Question : j'ai regardé les messages concernant le pélerinage. Il en ressort que l'hiver est une bien mauvaise saison, en particulier pour le froid en Aubrac et surtout dans les Pyrénées. De plus, il y a de nombreux gites fermés.Quelques uns d'entre vous ont voulu tenter l'expérience l'an passé, mais je ne sais pas comment ça s'est passé. Pour les personnes concernées, serait-il possible de me dire qelles ont été les difficultés principales auxquelles elles ont été confrontée, en terme d'intempéries, d'accessibilité des chemins et d'accès aux "dodo". Vos expériences m'intéressent.
mille excuses si je fais de la redite, mais à priori je n'ai pas vu de fils de discussions avec les réponses qui concernent le cas de figure de mon mari.
merci pour tout
sidosud
Bonjour à tous, et à toutes,
Je suis une jeune femme dans la mi-vingtaine et je désire partir faire le chemin de Compostelle, seule. J'ai parcouru le site pour connaître un peu ce qui m'attendait, au niveau de la sécurité, et cela ne me fait pas reculer.
Mon père a fait le chemin de Compostelle, il y a quatre ans et ce fût une expérience inoubliable.
C'est maintenant à mon tour de vouloir partir. Par contre, je ne sais pas comment m'y prendre, par où commencer ma préparation, etc. J'aimerais savoir si vous avez des conseils à me donner, au niveau des étapes de préparation... Si vous avez des sites internet qui me seraient utiles, car je sais qu'il y en a BEAUCOUP.
J'aimerais partir dans quelques mois, fin printemps 2011. Je sais que c'est rapide mais je me sens prête, depuis le temps que j'en entends parler. De plus, ma forme physique est excellente et je marche déjà beaucoup.
Merci de bien vouloir m'aider à réaliser ce rêve.
Je désire faire la parti en France, et pas celle en Espagne. Je désire partir 3-4 semaines, pas plus (contrainte d'emploi).
Merci, et bonne journée.
Arianne
Je suis une jeune femme dans la mi-vingtaine et je désire partir faire le chemin de Compostelle, seule. J'ai parcouru le site pour connaître un peu ce qui m'attendait, au niveau de la sécurité, et cela ne me fait pas reculer.
Mon père a fait le chemin de Compostelle, il y a quatre ans et ce fût une expérience inoubliable.
C'est maintenant à mon tour de vouloir partir. Par contre, je ne sais pas comment m'y prendre, par où commencer ma préparation, etc. J'aimerais savoir si vous avez des conseils à me donner, au niveau des étapes de préparation... Si vous avez des sites internet qui me seraient utiles, car je sais qu'il y en a BEAUCOUP.
J'aimerais partir dans quelques mois, fin printemps 2011. Je sais que c'est rapide mais je me sens prête, depuis le temps que j'en entends parler. De plus, ma forme physique est excellente et je marche déjà beaucoup.
Merci de bien vouloir m'aider à réaliser ce rêve.
Je désire faire la parti en France, et pas celle en Espagne. Je désire partir 3-4 semaines, pas plus (contrainte d'emploi).
Merci, et bonne journée.
Arianne
La « magie » du chemin ! Compostelle = le chemin de l’étoile.
Ce récit de voyage n’est ni religieux, ni historique, ni géographique et, encore moins, un exploit sportif ! Et je n’ai pas voulu écrire un descriptif du voyage, jour après jour, mais plutôt écrire des réflexions personnelles (qui n’engagent que moi !) et d’autres réflexions (qui n’engagent que leurs auteurs…)
Réflexions avant de partir. Au départ, pas besoin d’être croyant pour faire le chemin. A chacun sa croyance, à chacun ses convictions. Jacques Brel a écrit : « Dieu est en chaque homme. Malheureusement, ils ne le savent pas ! » Je pense que le jour où les 6 milliards d’individus de la planète auront chacun leur secte, tout ira pour le mieux… Nous sommes tous des « créateurs » ; en chacun de nous vit une âme d’artiste. Le tout est de trouver sa voie… Chacun doit avoir SA liberté, SON droit d’agir et de penser. Finis les « on-dit » (des voisins, familles, …) Bienvenue aux « non-dit » (dites « je t’aime »). (réflexions personnelles) Je veux, chaque jour de mon voyage, apprendre quelque chose de moi et sur moi que j’ignorais la veille. Collecter les perles, les pensées, les paroles, les rencontres, les actes… Sur « quoi » j’ai buté ? Fatigue, doute, solitude, pensées négatives, … Etre sur le chemin comme dans une méditation. Etre dans une attention à ce que je vis « ici et maintenant ». (Framboise de Toulouse) Eveiller les cinq sens, regarder tout ce qui se passe, écrire des mots… (le soir : écrire un texte). (stage d’écriture à Nismes) Le chemin t’attend, Saint-Jacques t’attend, Tu prendras ta part de soleil et de poussière, Tes pas seront tes mots, Et le chemin deviendra ta chanson, La fatigue sera ta prière, Mais alors, alors seulement, le silence pourra enfin te parler. (Association belge des amis de Saint-Jacques) Le pèlerin est un être libre « irradié » par une joie intérieure insoupsonnée ; c’est l’ivresse du bonheur, il est habité par « l’essentiel »… il redécouvre son antique condition nomade et la joie qui accompagne cette nouvelle liberté. La route travaille l’humain en profondeur ; ce bonheur est difficilement descriptible, il est possible si l’on accepte d’être heureux avec peu de choses. Le pèlerin redevient lui-même et vit des joies simples qu’il avait oublié dans sa vie d’ « installé » ; il le prend avec joie et philosophie ; il s’en accomode car « trop de confort aliène l’être humain » ! C’est dans le dénuement de tous les encombrants qu’il a le cœur léger, l’esprit libre et l’âme ouverte à la transparence. La solitude lui est nécessaire : enfin, il se retrouve après s’être trop longtemps perdu ! C’est le prix du bonheur ! (Pierre de l’association belge des amis de Saint-Jacques) Cadencer son pas ; pas trop d’arrêts. S’arrêter avant d’être fatigué. (Gilles, un pèlerin de l’association belge des amis de Saint-Jacques) Prends bien soin de toi. (Eric, mon filleul) Ma sœur, Christine, a parcouru le chemin de Stevenson (Cévennes), il y a plusieurs années, et elle aurait souhaité faire le chemin de Compostelle en ma compagnie, mais elle ne pouvait se permettre de s’absenter si longtemps…
J’ai écrit sur le chemin. Faire le chemin, c’est se couper de son propre monde, pour s’ouvrir sur un nouveau monde. On n’est jamais seul sur le chemin ! J’ai inventé un nouveau mot : BEAUJOUR ! Ben oui, pourquoi toujours « Bonjour » ? Personnellement, je préfère que la journée soit plutôt belle que bonne… Sur le livre d’or du refuge de Saint-Roch, j’ai écrit : « Il faut que tu saches que : tu es responsable de TON bonheur, et le seul responsable ; tu ne dois juger personne (les juges sont là pour ça) ; tu es libre de ta vie, de décider, de choisir. On t’a imposé des limites, tu PEUX les dépasser ; le soleil brille TOUJOURS derrière les nuages (ne désespère pas) ; tu es le meilleur, quoi qu’il arrive… Mais n’oublie pas que la perfection n’est pas de ce monde ; l’amour est la plus belle chose au monde ; l’amour de qui tu veux, mais, d’abord, de toi-même. Si tu assimiles ces quelques réflexions, ton chemin n’en sera que meilleur ! Au bout du chemin, tu seras une autre personne : TOI !!! Ultreïa… (expression espagnole signifiant : « plus loin »)
Par après, j’ai ajouté dans mon journal : il n’y a pas de hasard !!! chaque jour est une naissance ; chaque jour est un commencement ; chaque jour est une vie (Louis Chedid) ; aujourd’hui est un jour très important car c’est le premier jour du reste de ta vie ( ?) ; vis chaque jour comme si c’était le dernier ; rêve tant que tu veux, tant que tu peux ; tous les rêves sont permis. Mais surtout VIS tes rêves ; ne te trouve pas d’excuse. Sinon, à la fin de ta vie, tu regretteras et tu partiras l’âme en peine… reste enfant dans ta tête. La vie est un jeu ; joue toute ta vie ; ne te prends pas trop au sérieux. Quand on sait ce qu’on sait, qu’on voit ce qu’on voit, qu’on entend ce qu’on entend, … On peut penser ce qu’on pense ! Sur le chemin, il n’y a pas de nationalités, pas de frontières. Dépendant ou indépendant ? Sur le chemin, vous êtes tout à fait indépendant… vous faites ce que vous voulez ! Mais, en même temps, vous êtes dépendant de vous-mêmes !!! Pour l’eau, la nourriture, le logement, la fatigue… S’il vous manque de l’eau, la soif devient vite un problème. Idem pour la nourriture (vous faites parfois 15 km sans trouver eau et/ou nourriture !) Pour la fatigue, il vous arrivera des moments d’anéantissement ! Parfois, plusieurs dans la journée… (et ici, pas de voiture-balai !!!). Le sens de la marche et de la démarche. En faisant le chemin, on se rend compte que nous marchons à contresens de la société actuelle ; En fait, nous reprenons la direction de l’ »authentique » (cfr Jean de Florette), des vraies valeurs de la vie terrestre, alors que la société va de plus en plus dans le sens de la consommation, et surtout de la consommation débile, du genre « télé-réalité » !!! Sur le chemin, on prend son temps… alors que dans la société, on est toujours pressé ! On marche, on marche… alors que les autres prennent la voiture pour aller chercher le pain à 200 mètres… Sur le chemin, on vit dans le « réel », alors que la société va de plus en plus vers le virtuel (internet, chat…) Sur le chemin, on n’est pas « bouffé » par la publicité… Le plus atypique des tableaux se situe quand nous passons au-dessus d’une autoroute et que l’on s’arrête quelques minutes pour regarder passer les véhicules…
Lui, en voiture Moi, à pied Il roule à 130 km/h à 4, 5 ou 6 km/h Il peut faire 1000 km/jour 25 – 30, c’est bien ! Il connaît les infos moi, rien ! Il veut « gagner du temps » je regarde le temps passer Etc, etc… Pélerin, marcheur ou randonneur ? Moi : « cheminant » Le mot « pélerin » fait trop penser à la religion ; Marcheur et randonneur font penser à un loisir, ce qui n’est pas le cas ici (en tout cas pour moi !). Et ça peut faire penser aussi à « performance »… (encore moins mon cas !). Il est vrai que, chaque jour, en moyenne, nous faisons 30.000 pas ! Ce qui fait plus de 2 millions de pas sur les deux mois !!! «Cheminant », car je fais le chemin ! Je chemine tout au long des jours… Bon courage, Bonne route ? Moi : « Bon chemin » La moitié des personnes vous souhaitent « Bon courage ». Or, il n’est pas du tout question de courage, selon moi ! Je préfère « Bonne route » et encore mieux « Bon chemin » ou « Buen camino » (en Espagne). Le courage, je dirais que c’est juste la « volonté » d’avoir décidé de « faire le chemin ». Mais, uns fois qu’on est parti, on n’a pas besoin de courage, le matin, pour démarrer. On a « envie » d’avancer, sans savoir pourquoi, la plupart du temps ! On avance, on avance, jusqu’au bout de ses forces, de ses capacités. Rares sont les jours où l’on n’est pas allé plus loin que ses propres limites ! « Bon chemin » signifie pour moi : que tout se passe bien sur ton chemin ; que tu ne rencontres aucun problème particulier. Plus beau encore comme expression que j’ai entendue, c’est « Vaya con Dios » (que Dieu te garde)… Sécurité, protection, confiance… Le premier jour : messe des pélerins à la cathédrale puis bénédiction par l’évèque. Suite à cela, on se sent « protégé » tout au long du chemin, comme si rien de mauvais ou désagréable ne pouvait vous arriver ! Par exemple, on laisse toujours trainer son sac n’importe où ! On se sent « en sécurité » sur le chemin et dans les villages ou villes de haltes. Et, tout au long du chemin, on « sent » une totale confiance réciproque entre les « cheminants » et ceux qui les accueuillent !!! Expérience, pas performance ! Faire le chemin ne doit jamais être considéré comme une performance. C’est une expérience, tout simplement. On a envie, ou pas, de faire le chemin… On ne le fait pas pour prouver quoi que ce soit aux autres, ni même pour se prouver quelque chose à soi-même. On le fait pour « se » découvrir, au fil des jours, grâce au vécu, au ressenti, aux rencontres, aux découvertes, aux idées qui germent dans la tête. On fait le vide en soi, on pense autrement et plus loin que dans la vie de tous les jours. On « sent » ce que l’on veut, d’abord pour soi et aussi pour les autres… On envisage la vie et l’avenir autrement, on sait surtout, ce que l’on ne veut plus !… La vie prend un autre sens, une autre direction ; on choisit sa « voie ». On est plus « serein », « conscient », « vivant », « à l’écoute » des autres et de soi-même… Le plus beau jour de mon chemin. C’est l’étape des Pyrénées (bien que j’ai compris que je ne serai jamais un grimpeur !) Il faut préciser que le chemin du Puy est le plus escarpé des chemins français. En effet, jusque Compostelle, le dénivellé total dépasse les 21.000 mètres, ce qui représente plus de deux fois le plus haut sommet du monde, l’Everest ! Un pèlerin français m’a fait la remarque : « oui, mais on les descend !!! » Heureusement ! Autrement, on serait carrément au-dessus des avions… Ca a commencé par le « p’tit dèj extra » au gîte d’Orisson (quelques km après Saint-Jean-Pied-de-port). Puis, j’ai discuté avec le patron (Jean-Jacques, un pur basque !) et il m’a gonflé le moral à bloc ! Il m’a dit que je viendrais m’installer dans cette région… Pourquoi pas ? J’ai grimpé les Pyrénées sans effort aucun, comme si j’étais « soulevé » du sol ! J’ai « touché » le ciel et les nuages, j’ai attrapé l’inaccessible étoile (si chère à Jacques Brel) et je suis resté sur mon nuage jusque Roncevaux ! La vie me paraît légère, comme le nuage sur lequel je me suis installé !!! J’ai placé l’étoile dans mon cœur, j’avais l’impression d’avoir des ailes !…
Différences France Espagne Nbre pélerins/jour (moy.) 10 + de 100 Nationnalité toutes 90% espagnols Et italiens Repas: En terrasse souvent rarement PrixTTC 10 à 12 6 à 10 Prix nuitée 8 à 12 3 à 6 Chemin: Indication bien très bien Goudron 30 à 40 % 20 à 25 % Propreté impec affreux Souvent… calme bruyant On entend… bon courage buen camino Nombre de vélos (moy.) 1/jour 40 – 50 On marche… le jour le matin Internet 1/30 jours 1/jour Chaussures + bottines + sandales Réservation gîte possible impossible Eglises 90 % ouvertes 90 % fermées Chiens 90 % liberté 90 % attachés ( non, non, pas de rapport entre les deux derniers !!!) Ce que je n’ai pas apprécié sur le chemin… (Plus de 90 % de ces considérations concernent l’Espagne, bien que je n’ai aucun à priori vis-à-vis de ce pays, mais c’est une réalité « vécue » !) D’abord, les vélos: la plupart des cyclistes ne disent pas bonjour ; on n’est pas prévenu de leur arrivée, d’où sursaut dans la méditation, les rêveries, les idées, … Ensuite, le bruit: les marcheurs (espagnols, italiens, allemands) et le long des routes nationales. Je n’ajouterai pas l’inconfort ; pour moi, il fait partie du chemin ! Ainsi que l’hygiène qui laisse à désirer ! Le non-respect du sommeil des autres: ils se lèvent à 5 heures et estiment que tu peux être éveillé ! La course aux gîtes, du fait que les réservations sont impossibles. Le soir (uniquement en Espagne), on rencontre rarement des personnes parlant français ; mon espagnol est très limité et mon anglais ne me permet pas d’entreprendre une discussion « profonde » ! On se sent donc assez « seul » ; de la journée, c’est normal, mais les soirées semblent longues… Pourquoi faire le chemin « seul » ? pour une raison physique : si un marche à 4 km/h et l’autre, à 5 km/h ; si un désire marcher 4 heures et l’autre 8 heures, si un lève-tôt et un lève-tard. Pas évident d’avoir le même rythme… On « croit » connaître la personne avec qui on compte faire le chemin, mais, au bout de 8 jours de discussion 16 h sur 24, on se rend vite compte que l’on est très différent ! Pour mieux savoir se « centrer » sur soi-même, sur ses pensées, sur la vie, sur « sa » vie, … Par ailleurs (et c’est toujours un avis personnel), sur le chemin, on n’a pas besoin de portable ! Vu que l’on se coupe du monde ! On trouve régulièrement des cabines téléphoniques. Et aussi : pour moi, pas de réservation de gîte ; on n’est pas au « Club Med » !!! De toute façon, le matin, vous ne savez pas le nombre de kilomètres que vous serez capables de faire… Alors, si vous avez réservé, soit vous arrivez au gîte et constatez que vous auriez pu encore faire plusieurs kilomètres, soit le gîte est vraiment trop loin et vous peinez pour y arriver ! Corps + esprit = 1. Pour faire le chemin, il faut que le corps et l’esprit ne fassent « qu’un » ! Si l’esprit commande au corps plus qu’il ne peut en faire, il va « réagir » par des ampoules, des crampes, une tendinite, … D’où, un repos forcé ! Le corps doit connaître ses limites « naturellement ». Quand tu puises dans tes réserves, tu le « paies » par après ! Le corps n’est pas une machine… Marcher ou courir ? A partir du 1er juillet, j’ai « appris » à marcher, jour après jour… Les 15 premiers jours ont été un peu « souffrance »… La 6ème semaine, je faisais 30 km en moyenne, puis 2 jours à 40 km. Mon corps était capable de les faire. Puis, j’ai dit « stop » ! J’arrivais tard, fatigué, juste le temps de la douche et de manger… Puis au lit à 22 heures (obligé !) et éveillé à 05 heures par les premiers partis. Faire le chemin, ce n’est pas courir, mais prendre son temps. Personne n’arrivera le premier à Santiago !!! Ce n’est pas une course ! Grain de folie ? Faut-il un grain de folie pour faire le chemin ? (surtout 1600 km d’une seule traite). Peut-être… Moi, je dirais plutôt un grain de folie de la vie… Un grain de vie… Pour moi, le chemin, c’est la vie… On voit les choses différemment, on se détache de sa vie de tous les jours, même si on y pense souvent, surtout pour faire des comparaisons. On comprend que la vie, en fait, ce n’est pas « avoir », mais « être », ce n’est pas « paraître », mais « être », ce n’est pas « prendre », mais « donner », ce n’est pas « survivre », mais « vivre », ce n’est pas « garder pour soi », mais « partager », ce n’est pas « s’isoler », mais « rencontrer », ce n’est pas « se taire », mais « dialoguer », ce n’est pas « suspecter », mais « faire confiance »,
(remarque « post-chemin » : Ingrid d’Anvers m’a fait remarquer que ces réflexions ne concernent que le moment où l’on fait le chemin. Effectivement ! Elle précise : « Personnellement, je ne ressens pas les choses de la même façon quand tu écris "La vie c'est: pas prendre mais donner ; pas s'isoler mais rencontrer... etc. " Je comprends ce que tu veux dire bien sûr, à savoir qu'il ne faut pas trop s'isoler dans la vie, ce qui est vrai ou ne pas "prendre" sans cesse égoïstement sans "donner", je comprends. Mais la vie c'est les DEUX, je pense - toujours les 2 polarités: donner + prendre (puisque accepter, donc prendre, un cadeau ou quoi que ce soit = également une forme de don à l'autre). Les 2 polarités sont toujours là, c'est comme inspirer- expirer, jour, nuit, soleil, lune, yin, yang, etc. Il y a des moments pour s'isoler (pour rentrer en soi) et d'autres pour rencontrer, les deux sont nécessaires et inévitables pour une vie harmonieuse, il me semble. Je comprends que ce sont des conclusions que tu as tirées ce jour-là ou ce que tu as compris à ce stade de ton chemin, mais tel que c'est écrit là, cela fait un peu catégorique pour moi ». A Saint-Jacques de Compostelle, j’ai acheté un T-shirt orné d’une grande flèche jaune sur fond bleu ; c’est très symbolique pour moi : mes deux couleurs préférées ; mon étoile en direction de la flèche ; flèches jaunes tout au long du chemin ; flèche = symbole du sagitaire que je suis ; symbole de l’arrivée à Compostelle. Livres à emporter Le topo-guide « Le chemin du Puy vers Saint-Jacques-de-Compostelle : Du Velay aux Pyrénées » (Rando Editions) est le plus utile. Il existe en un ou trois guides pour le même parcours ; j’avais pris l’édition regroupée, mais, à refaire, je prendrais les 3 guides (un rien plus lourds, mais mieux détaillés). Pour l’Espagne, le « condensé » seul existe. J’avais pris également le « Miam-Miam Dodo » (je suppose que vous comprenez de quoi il s’agit !!!). Je ne l’ai pas trouvé très utile, sauf pour ceux qui veulent s’écarter du chemin.
J’ai lu sur le chemin. « Ma santé à moi, c’est le sport : jamais de sport !!! » (Winston Churchill) Ce n’est pas le bout du chemin qui compte ; Ce qui compte, c’est le chemin. (proverbe gitan) « Je marcherai sous le soleil trop lourd, Sous la pluie à verse et dans la tourmente, En marchant, le soleil réchauffera mon cœur de pierre, La pluie fera de mes déserts un jardin, A force d’ user mes chaussures, j’userai mes habitudes, Je marcherai, et ma marche sera démarche, J’irai moins au bout de la route qu’au bout de moi-même, Je serai pèlerin, je ne partirai pas seulement en voyage, Je deviendrai moi-même un voyage, un pèlerinage. » (Jean Debruyne) Bienheureux les félés, Car ils laissent passer la lumière ! (au gîte chez Régine) Il faudrait essayer d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple… (idem) Le chemin de Saint-Jacques mène au paradis. A quoi sert de voyager si tu t’enmènes avec toi ? C’est d’âme qu’il faut changer, non de climat ! (Sénèque) Le voyageur est encore ce qui compte le plus dans un voyage. (Suarec) Les pélerins de Compostelle ont le regard qui irradie ; comme si brillaient dans leurs yeux quelques rayons de l’Etoile qu’ils ont trouvée ou qu’ils sont en train de chercher. Tel est sans doute le plus grand piège du chemin. Il redonne l’espérance lorsqu’on est au fond du trou. La foi du Christ entre par les pieds… Chaque homme doit inventer son chemin. (J-P Sartre) Les vrais voyageurs sont ceux qui partent pour partir… (Baudelaire) Le voyage est un retour vers l’essentiel. (proverbe thibétain) En haut, il n’y a pas de Dieu ; Dieu, c’est le bien que l’on fait l’un pour l’autre… (Dorothé Solle) Et l’on fait le chemin pour découvrir ce « bon » ou ce « bien »… (Hugo – Anvers) Le petit endroit Vous qui venez ici dans une humble posture, De vos flancs alourdis décharger le fardeau, Veuillez quand vous aurez soulagé la nature Et déposé dans l’urne un modeste cadeau, Epancher dans l’amphore, un courant d’onde pure Et sur l’autel fumant, placer le chapiteau. Le couvercle arrondi dont l’auguste pointure, Aux parfums indiscrets, doit servir de tombeau. (Alfred de Musset pour George Sand) « De même qu’il est parfois nécessaire de se taire pour entendre ce que les autres ont à dire, la pensée, elle-même, doit faire silence pour pouvoir penser à autre chose qu’à elle-même. Le mystère de la vie n’est pas un problème à résoudre, c’est une réalité à éprouver. » (Alan Watts) (envoyé par Framboise de Toulouse) Pèlerin, ne cours pas… L’arrivée que tu rencontreras C’est « toi-même » !
- SI (Rudyard KIPLING) Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie Et sans dire un seul mot te remettre à rebâtir, Ou perdre d’un seul coup le gain de cent parties Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d’amour, Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour, Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles Travesties par des gueux pour exciter des sots, Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles Sans mentir toi-même d’un seul mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire, Si tu peux rester peuple en conseillant les rois Et si tu peux aimer tous tes amis en frère sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ; Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître, Penser sans n’être qu’un penseur;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage, Si tu peux être brave et jamais imprudent, Si tu sais être bon, si tu sais être sage Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite Et recevoir ces deux menteurs d’un même front, Si tu peux conserver ton courage et ta tête Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire Seront à tout jamais tes esclaves soumis Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire, Tu seras un homme, mon fils. - Pèlerin, qui t’appelle ? (Eugène GARABAY) Poussière, boue, soleil et pluie C'est le Chemin de Saint-Jacques Des millions de pèlerins Et plus d'un millier d'années. Pèlerin, qui t'appelle ? Quelle est cette force obscure qui t'attire ? Ni le champ des étoiles, Ni les grandes cathédrales.
Ce n'est pas la bravoure navarraise, Ni le vin de ceux de la Rioja, Ni les fruits de mer des Galiciens, Ni les champs castillans.
Pèlerin, qui t'appelle ? Quelle est cette force obscure qui t'attire ? Ni les gens du Chemin, Ni les coutumes rurales.
Ce n'est pas l'histoire et sa culture, Ni le coq de la Calzada, Ni le palais de Gaudi, Ni le château de Ponferrada. Tout cela, je le vois au passage Et ce m'est une joie de tout voir, Mais la voix qui, moi, m'appelle, Je la ressens au plus profond.
La force qui, moi, me pousse, La force qui, moi, m'attire, Je ne sais même pas l'expliquer. Seul Celui d'en-haut le sait. Marcher, c’est perdre peu à peu tout ce que l’on a acquis de superflu, y compris les superlatifs. C’est se mettre en doute et en question dans un monde mécanisé. C’est ressentir et entendre preque aussitôt les réponses de son propre corps, confronté à une nouvelle expérience. Marcher, c’est se mettre à l’écoute du corps qui n’en revient pas d’être ainsi sollicité et libéré. (Jacques Lanzmann)
J’ai entendu sur le chemin. Les traits de caractère ressortent sur le chemin. (Léonie, allemande). (mon sac étant trop lourd) Ce n’est pas le sac qu’il faut savoir faire ; c’est l’homme qu’il faut faire… (un pèlerin français). (après avoir dit à une pélerine que j’irais jusque Compostelle si mes pieds me portaient et si je me « supportais » jusque là, elle m’a répondu…) Les pieds sont dans la tête !!! L’avenir de l’humain, c’est de sortir de la société de consommation. (un VRP dans un resto). Sur le chemin, le mur des conneries tombe… On n’est plus « coincé » ! (Paolo, suisse) Thérèse de Miradoux (un « personnage » du chemin, ) a dit : On n’est jamais totalement guéri d’une dépression ; Il est important de se créer une bulle ; Quand tu as un coup dur dans la vie, tu changes. Les noirs disent : « You have the watch ; we have the time » càd : Vous avez la montre ; nous avons le temps ! (Hugo – Anvers) « Partir, marcher, me libérer, respirer, faire une coupure dans ma vie, aller au bout de mes moyens, me prouver que je peux relever un défi, réfléchir à ce qui compte pour moi dans la vie, méditer, … (voilà ce que disent ceux qui décident de prendre le chemin) Rien à voir… Rien à dire… Rien à sentir… Tout à « ressentir » Ce que disent les français : La plus belle partie du chemin se trouve entre Le Puy et Conques. Personnellement, j’ai trouvé tous les paysages très beaux jusqu’aux Pyrénées… Mais, en Espagne, j’ai été déçu, sauf les 200 derniers km en Galice. A le refaire, je préfèrerais deux fois les 800 km de France… Les gîtes espagnols sont toujours complets car des espagnols se font amener au gîte pour s’offrir des vacances pas chères. Faux ! Avec les portes fermées à 22 heures et éveillés à 05 heures, je ne trouve pas que ce sont des vacances ! Sauf, éventuellement, à la fin du parcours où, ayant effectué les 100 derniers km, ils inscrivent le chemin sur leur C.V. ! Ce n’est pas toi qui fais le chemin… C’est le chemin qui te fait ! On fait le chemin pour « se donner du sens »… (Louis de Montpellier) Il n’y a rien de bien… rien de mal… C’est ! (proverbe thibétain) (dit par Louis) Deux sortes de personnes sur le chemin : ceux qui savent qu’ils vont rentrer ; ceux qui découvrent qu’ils n’ont pas de racines et prêts à s’installer n’importe où… (Richard de Grenoble) L’avenir m’intéresse, Car c’est là que j’ai l’intention de passer mes prochaines années… On ne peut s’empêcher de vieillir, mais on peut s’empêcher de devenir vieux. Ce qui compte avec l’âge, c’est de donner de la vie aux années et non des années à la vie ! Le chemin est la comtemplation de la création. (Roberta, italienne de 35 ans, qui est venue « combattre » son cancer sur le chemin…) Jusque Compostelle, le chemin représente la mort. De Compostelle à Finistère, c’est la renaissance ! (Roberta)
Le chemin.
En avril 2005, Barbara, une amie de longue date habitant à Chimay, m’a conseillé de faire le chemin de Saint-Jacques de Compostelle… (du fait que je vivais dans la « mélancolie » depuis plus de quatre longues années !). J’en avais entendu parler, mais jamais l’idée de le faire ne m’était passée par la tête…
Le vendredi 13 mai : je me suis retrouvé à Castres (près de Toulouse), en face d’une librairie qui présentait à la vente toutes sortes d’ouvrages sur le chemin de Compostelle. J’en ai acheté deux, et, le soir même, je décidais de commencer le chemin le 1er juillet. Je dis bien « commencer », car je ne savais pas jusqu’où je pourrais aller, étant donné que je n’ai jamais fait de sport de ma vie !
Le 06 juin, je me suis rendu à la réunion mensuelle des amis de Compostelle à Bruxelles ; j’ai acquis la crédenciale (ce document est cacheté à chaque étape, dans les gîtes, églises ou mairies, et est surtout obligatoire en Espagne pour être accepté dans les gîtes ; cela sert également pour recevoir le « diplôme » à Compostelle) et j’ai discuté avec des pélerins, notamment Gilles qui a fait le chemin d’Arles…
Le 30 juin 2005, je me trouvais au Puy-en-Velay, ville de départ choisie. Je me suis rendu à l’accueil des pélerins et j’ai appris que cette année était exceptionnelle, car c’était l’année du jubilé (année où le vendredi saint tombe le 25 mars ; cela arrvive 2 à 3 fois par siècle !). Après la messe, nous sommes allés au baptistère où nous avons été baptisés « symboliquement » (cfr jubilé) et nous avons reçu notre écharpe de baptème… Sur le livre d’or, j’ai écrit : « Je m’appelle Antoine, je viens d’être baptisé ; merci Marie ». Ensuite, visite de la cathédrale où nous avons reçu une médaille de la vierge noire. Vu le poids de mon sac à dos (18 Kgs), il m’a été conseillé d’enlever un maximum de choses… J’ai pu enlever 4 Kgs. Un reporter a pris une photo pour sa chronique hebdomadaire dans un journal local. Le soir : pot du pèlerin avec une suisse, une canadienne, un américain, un couple d’allemands et… une française ! (ceci afin de démontrer le côté cosmopolite du chemin…)
Le lendemain, vendredi 1er juillet, je suis allé à la messe dite par l’évèque qui a béni les pélerins présents. Pendant l’office, une sœur a lu ma phrase du livre d’or…
Résumé du chemin : 1er juillet : départ du Puy. 1er août : Saint-Jean-Pied-de-Port. 1er septembre : Saint-Jacques de Compostelle. 4 septembre : Finistère. Donc : 1600 km en 2 mois ; une moyenne de 26 km/jour. Sur les 2 mois : 8 heures de pluie (sans compter les orages de nuit). 5 septembre : retour en car jusque Nîmes. En 24 heures, j’ai parcouru le même nombre de kilomètres et j’ai vu plus de pluie (inondations dans le midi) qu’en 2 mois !!!
Chansons fredonnées sur le chemin. (j’ai repris les phrases les plus « parlantes » pour le chemin…)
Jean-Jacques Goldman : au bout de mes rêves. Et même s'il faut partir Changer de terre et de trace S'il faut chercher dans l'exil L'empreinte de mon espace Et même si les tempêtes Les dieux mauvais les courants Nous feront courber la tête Plier les genoux sous le vent J'irai au bout de mes rêves Tout au bout de mes rêves Où la raison s'achève Tout au bout de mes rêves Jean-Jacques Goldman : Là-bas. Faut du cœur et faut du courage Mais tout est possible à mon âge Si tu as la force et la foi L'or est à portée de tes doigts C'est pour ça que j'irai là-bas Jean-Jacques Goldman : Puisque tu pars. Que la vie t'apprenne Mais que tu restes le même Si tu te trahissais nous t'aurions tout à fait perdu Garde cette chance Que nous t'envions en silence Cette force de penser que le plus beau reste à venir Et loin de nos villes Comme octobre l'est d'avril Sache qu'ici reste de toi comme une empreinte indélébile Sans drame, sans larme Pauvres et dérisoires armes Parce qu'il est des douleurs qui ne pleurent qu'à l'intérieur Puisque ta maison Aujourd'hui c'est l'horizon Dans ton exil essaie d'apprendre à revenir Mais pas trop tard Dans ton histoire Garde en mémoire Notre au revoir Puisque tu pars
KOD : Chacun sa route. Chacun sa route Chacun son chemin Passe le message à ton voisin...
Chacun sa route Chacun son chemin Chacun son rêve Chacun son destin
Les chemins où tu ris sont-les-mêmes que ceux où tu pleures La vie est une aventure il ne faut pas avoir peur
Angelo Branduardi : Vas où le vent te mène.
Danse la, la vie qui t'aime au rythme du monde qui va Oublie les mots qui t'enchaînent Va où le vent te mène, va Sacha Distel : Toute la pluie tombe sur moi. Toute la pluie tombe sur moi Et comme pour quelqu'un dont les souliers Sont trop étroits, Tout va de guingois Toute la pluie tombe sur moi De tous les toits A chaque instant, je me demande vraiment Ce qui m'arrive et ce que j'ai fait au Bon Dieu Ou à mes aïeux pour Qu'autant de pluie tombe, soudain comme ça... sur moi Mais je me dis qu'au fond J'en ai reçu bien d'autres dans ma vie Que je m'en suis toujours sorti avec le sourire Toute la pluie tombe sur moi Oui mais... moi je fais comme si je ne la sentais pas Je ne bronche pas, car J'ai le moral et je me dis qu'après la pluie... Vient le beau temps et moi j'ai tout mon temps Oui, je sais bien qu'après la pluie Vient le beau temps Et moi j'ai tout mon temps Aznavour : Le temps. Le temps qui va Le temps qui sommeille Le temps sans joie Le temps des merveilles Le temps d'un jour Temps d'une seconde Le temps qui court Et celui qui gronde
Le temps, le temps Le temps et rien d'autre Le tien, le mien Celui qu'on veut nôtre
Le temps passé Celui qui va naître Le temps d'aimer Et de disparaître Le temps des pleurs Le temps de la chance Le temps qui meurt Le temps des vacances Le temps glorieux Le temps d'avant-guerre Le temps des jeux Le temps des affaires Le temps joyeux Le temps des mensonges Le temps frileux Et le temps des songes Le temps des crues Le temps des folies Le temps perdu Le temps de la vie Le temps qui vient Jamais ne s'arrête Et je sais bien Que la vie est faite
Du temps des uns Et du temps des autres Le tien, le mien Peut devenir nôtre
Le temps, le temps, le temps Michel Fugain : Je n’aurai pas le temps. Même en courant Plus vite que le vent Plus vite que le temps Même en volant Je n'aurai pas le temps Pas le temps De visiter Toute l'immensité D'un si grand univers Même en cent ans Je n'aurai pas le temps De tout faire
J'ouvre tout grand mon cœur J'aime de tous mes yeux C'est trop peu Pour tant de cœurs Et tant de fleurs Des milliers de jours C'est bien trop court
Et pour aimer Comme l'on doit aimer Quand on aime vraiment Même en cent ans Je n'aurai pas le temps Pas le temps
Serge Lama : Seul tout seul. Un peu plus tard, un peu plus tôt Par l'avion ou par le métro Ou simplement En prenant tout son temps. Les gens comme nous, ne savent pas Ce qui fait avancer leurs pas, Mais on s'en va, on s'en va, Pour Paris ou pour Tombouctou Pour Compostelle (changé !) ou pour n'importe où Quand on a le coeur à genoux La destination, on s'en fout On dit qu'on s'en fout, mais mon oeil Les gens comme nous, ils sont tout seuls.
Seul tout seul pas plus que ceux qui, le ciel plein les yeux Meurent d'une indigestion d'étoiles.
EN CONCLUSION… Ce que j’ai vu sur le chemin… Ce qui m’a le plus surpris, c’est la totale confiance et sécurité sur le chemin ! Une femme seule peut faire le chemin sans aucun préjugé, sans aucune arrière pensée, sans aucune peur… J’ai vu la nature d’une façon différente (paysages, animaux, …). J’ai vu la vie sous un autre angle ; on ne peut apprécier une région qu’en marchant ; en voiture, on ne voit rien, je trouve ! J’ai été frappé par la différence entre ceux qui prennent le temps de vivre et ceux qui courent. Etonnant, 80 % des personnes avec qui j’ai discuté sont non-croyantes… Ce que j’ai constaté, c’est que l’intimité et la pudeur sont bafouées sur le chemin, principalement en Espagne (douches communes, WC qui ne ferment pas, matelas un contre l’autre, …) Souvent, une pancarte disant : « Le touriste exige, le pèlerin dit « merci » ». Et c’est certainement vrai ; nous ne sommes pas exigeants, mais contents de ce que l’on nous sert ! Beaucoup de personnes nous disent « Bonjour » ; comme quand j’étais gamin et que l’on nous avait appris à dire bonjour à tous les habitants du village… Ou on te fait signe d’une voiture… Sur le chemin, principalement en France, des personnes mettent à votre disposition de l’eau fraîche, des biscuits, ou des fruits.! Je trouvais ce petit geste « génial » !!! Ce que le chemin m’a appris… Je dirai, en premier lieu, la sérénité, le calme intérieur. Avant le chemin, j’étais très anxieux intérieurement ; maintenant, je suis serein, je suis un « sage », et content de l’être ! J’ai pu percevoir les personnes qui étaient « bien dans leurs baskets » et les différencier des personnes qui font le chemin comme s’ils prenaient des vacances… J’ai appris – d’une façon automatique – la fusion du corps et de l’esprit. L’esprit ne doit pas commander le corps, sinon, des problèmes apparaissent inévitablement. Pour moi, cela s’est « produit » après 15 jours de marche ; je disais toujours : « je ne marche pas, c’est mon corps qui avance ! C’est tout naturel… ». J’ai appris qu’il fallait tout voir, tout entendre… et ne rien dire ! Mais j’ai dit aussi ce que je pensais pour faire réagir l’autre, dans le bon sens… Et ça a marché ! J’ai appris que l’on vit « chacun son chemin » ! Toutes les personnes avec qui j’ai dialogué avaient une vision différente du chemin ; le chemin que l’on vit en déambulant, le chemin vers l’intérieur de soi-même et… le chemin de la vie ! Après chaque discussion, je leur chantais : « chacun sa route, chacun son chemin ; passe le message à ton voisin ! ». Je n’ai peut-être pas appris ce que je voulais vivre après le chemin, mais j’ai surtout appris ce que je ne voulais plus vivre !!! La mesquinerie, l’hypocrisie, la méchanceté gratuite, éviter les personnes négatives, … Je dirais que le chemin est une « renaissance » du fait que l’on prend le temps de voir les choses essentielles de la vie : boire, manger, partager, rencontrer, dialoguer, … Parfois, jai eu soif, j’ai eu faim, j’ai mal dormi… (j’ai passé 20 nuits à la belle étoile). J’ai eu aussi très, très chaud… (8 jours de canicule dans le Gers et un peu plus en Espagne, dans la meseta). J’ai appris à respecter davantage la nature. Enfin, j’ai appris à voir la vie autrement, d’un œil différent, d’un regard un peu distant, en retrait par rapport à ce qui se passe. Analyser les choses et la façon dont réagissent les autres face à un imprévu, une remarque, une situation, un fait anodin, … Le chemin aide à trouver (ou retrouver) ses « bases » de vie : ses marques, ses repères, ses valeurs, ses motivations, … Bref : son « livre de vie » ! Savoir comment, on veut vivre ! Conscientiser sa vie ! En étant « acteur », plutôt que « spectateur ». Lui donner un sens, différent de la routine quotidienne…
La fin du chemin, c’est le début de la vie, d’une autre vie… le camino donne un sens à notre existence. (à ajouter : les personnages du chemin et les rencontres sur le chemin)
Réflexions avant de partir. Au départ, pas besoin d’être croyant pour faire le chemin. A chacun sa croyance, à chacun ses convictions. Jacques Brel a écrit : « Dieu est en chaque homme. Malheureusement, ils ne le savent pas ! » Je pense que le jour où les 6 milliards d’individus de la planète auront chacun leur secte, tout ira pour le mieux… Nous sommes tous des « créateurs » ; en chacun de nous vit une âme d’artiste. Le tout est de trouver sa voie… Chacun doit avoir SA liberté, SON droit d’agir et de penser. Finis les « on-dit » (des voisins, familles, …) Bienvenue aux « non-dit » (dites « je t’aime »). (réflexions personnelles) Je veux, chaque jour de mon voyage, apprendre quelque chose de moi et sur moi que j’ignorais la veille. Collecter les perles, les pensées, les paroles, les rencontres, les actes… Sur « quoi » j’ai buté ? Fatigue, doute, solitude, pensées négatives, … Etre sur le chemin comme dans une méditation. Etre dans une attention à ce que je vis « ici et maintenant ». (Framboise de Toulouse) Eveiller les cinq sens, regarder tout ce qui se passe, écrire des mots… (le soir : écrire un texte). (stage d’écriture à Nismes) Le chemin t’attend, Saint-Jacques t’attend, Tu prendras ta part de soleil et de poussière, Tes pas seront tes mots, Et le chemin deviendra ta chanson, La fatigue sera ta prière, Mais alors, alors seulement, le silence pourra enfin te parler. (Association belge des amis de Saint-Jacques) Le pèlerin est un être libre « irradié » par une joie intérieure insoupsonnée ; c’est l’ivresse du bonheur, il est habité par « l’essentiel »… il redécouvre son antique condition nomade et la joie qui accompagne cette nouvelle liberté. La route travaille l’humain en profondeur ; ce bonheur est difficilement descriptible, il est possible si l’on accepte d’être heureux avec peu de choses. Le pèlerin redevient lui-même et vit des joies simples qu’il avait oublié dans sa vie d’ « installé » ; il le prend avec joie et philosophie ; il s’en accomode car « trop de confort aliène l’être humain » ! C’est dans le dénuement de tous les encombrants qu’il a le cœur léger, l’esprit libre et l’âme ouverte à la transparence. La solitude lui est nécessaire : enfin, il se retrouve après s’être trop longtemps perdu ! C’est le prix du bonheur ! (Pierre de l’association belge des amis de Saint-Jacques) Cadencer son pas ; pas trop d’arrêts. S’arrêter avant d’être fatigué. (Gilles, un pèlerin de l’association belge des amis de Saint-Jacques) Prends bien soin de toi. (Eric, mon filleul) Ma sœur, Christine, a parcouru le chemin de Stevenson (Cévennes), il y a plusieurs années, et elle aurait souhaité faire le chemin de Compostelle en ma compagnie, mais elle ne pouvait se permettre de s’absenter si longtemps…
J’ai écrit sur le chemin. Faire le chemin, c’est se couper de son propre monde, pour s’ouvrir sur un nouveau monde. On n’est jamais seul sur le chemin ! J’ai inventé un nouveau mot : BEAUJOUR ! Ben oui, pourquoi toujours « Bonjour » ? Personnellement, je préfère que la journée soit plutôt belle que bonne… Sur le livre d’or du refuge de Saint-Roch, j’ai écrit : « Il faut que tu saches que : tu es responsable de TON bonheur, et le seul responsable ; tu ne dois juger personne (les juges sont là pour ça) ; tu es libre de ta vie, de décider, de choisir. On t’a imposé des limites, tu PEUX les dépasser ; le soleil brille TOUJOURS derrière les nuages (ne désespère pas) ; tu es le meilleur, quoi qu’il arrive… Mais n’oublie pas que la perfection n’est pas de ce monde ; l’amour est la plus belle chose au monde ; l’amour de qui tu veux, mais, d’abord, de toi-même. Si tu assimiles ces quelques réflexions, ton chemin n’en sera que meilleur ! Au bout du chemin, tu seras une autre personne : TOI !!! Ultreïa… (expression espagnole signifiant : « plus loin »)
Par après, j’ai ajouté dans mon journal : il n’y a pas de hasard !!! chaque jour est une naissance ; chaque jour est un commencement ; chaque jour est une vie (Louis Chedid) ; aujourd’hui est un jour très important car c’est le premier jour du reste de ta vie ( ?) ; vis chaque jour comme si c’était le dernier ; rêve tant que tu veux, tant que tu peux ; tous les rêves sont permis. Mais surtout VIS tes rêves ; ne te trouve pas d’excuse. Sinon, à la fin de ta vie, tu regretteras et tu partiras l’âme en peine… reste enfant dans ta tête. La vie est un jeu ; joue toute ta vie ; ne te prends pas trop au sérieux. Quand on sait ce qu’on sait, qu’on voit ce qu’on voit, qu’on entend ce qu’on entend, … On peut penser ce qu’on pense ! Sur le chemin, il n’y a pas de nationalités, pas de frontières. Dépendant ou indépendant ? Sur le chemin, vous êtes tout à fait indépendant… vous faites ce que vous voulez ! Mais, en même temps, vous êtes dépendant de vous-mêmes !!! Pour l’eau, la nourriture, le logement, la fatigue… S’il vous manque de l’eau, la soif devient vite un problème. Idem pour la nourriture (vous faites parfois 15 km sans trouver eau et/ou nourriture !) Pour la fatigue, il vous arrivera des moments d’anéantissement ! Parfois, plusieurs dans la journée… (et ici, pas de voiture-balai !!!). Le sens de la marche et de la démarche. En faisant le chemin, on se rend compte que nous marchons à contresens de la société actuelle ; En fait, nous reprenons la direction de l’ »authentique » (cfr Jean de Florette), des vraies valeurs de la vie terrestre, alors que la société va de plus en plus dans le sens de la consommation, et surtout de la consommation débile, du genre « télé-réalité » !!! Sur le chemin, on prend son temps… alors que dans la société, on est toujours pressé ! On marche, on marche… alors que les autres prennent la voiture pour aller chercher le pain à 200 mètres… Sur le chemin, on vit dans le « réel », alors que la société va de plus en plus vers le virtuel (internet, chat…) Sur le chemin, on n’est pas « bouffé » par la publicité… Le plus atypique des tableaux se situe quand nous passons au-dessus d’une autoroute et que l’on s’arrête quelques minutes pour regarder passer les véhicules…
Lui, en voiture Moi, à pied Il roule à 130 km/h à 4, 5 ou 6 km/h Il peut faire 1000 km/jour 25 – 30, c’est bien ! Il connaît les infos moi, rien ! Il veut « gagner du temps » je regarde le temps passer Etc, etc… Pélerin, marcheur ou randonneur ? Moi : « cheminant » Le mot « pélerin » fait trop penser à la religion ; Marcheur et randonneur font penser à un loisir, ce qui n’est pas le cas ici (en tout cas pour moi !). Et ça peut faire penser aussi à « performance »… (encore moins mon cas !). Il est vrai que, chaque jour, en moyenne, nous faisons 30.000 pas ! Ce qui fait plus de 2 millions de pas sur les deux mois !!! «Cheminant », car je fais le chemin ! Je chemine tout au long des jours… Bon courage, Bonne route ? Moi : « Bon chemin » La moitié des personnes vous souhaitent « Bon courage ». Or, il n’est pas du tout question de courage, selon moi ! Je préfère « Bonne route » et encore mieux « Bon chemin » ou « Buen camino » (en Espagne). Le courage, je dirais que c’est juste la « volonté » d’avoir décidé de « faire le chemin ». Mais, uns fois qu’on est parti, on n’a pas besoin de courage, le matin, pour démarrer. On a « envie » d’avancer, sans savoir pourquoi, la plupart du temps ! On avance, on avance, jusqu’au bout de ses forces, de ses capacités. Rares sont les jours où l’on n’est pas allé plus loin que ses propres limites ! « Bon chemin » signifie pour moi : que tout se passe bien sur ton chemin ; que tu ne rencontres aucun problème particulier. Plus beau encore comme expression que j’ai entendue, c’est « Vaya con Dios » (que Dieu te garde)… Sécurité, protection, confiance… Le premier jour : messe des pélerins à la cathédrale puis bénédiction par l’évèque. Suite à cela, on se sent « protégé » tout au long du chemin, comme si rien de mauvais ou désagréable ne pouvait vous arriver ! Par exemple, on laisse toujours trainer son sac n’importe où ! On se sent « en sécurité » sur le chemin et dans les villages ou villes de haltes. Et, tout au long du chemin, on « sent » une totale confiance réciproque entre les « cheminants » et ceux qui les accueuillent !!! Expérience, pas performance ! Faire le chemin ne doit jamais être considéré comme une performance. C’est une expérience, tout simplement. On a envie, ou pas, de faire le chemin… On ne le fait pas pour prouver quoi que ce soit aux autres, ni même pour se prouver quelque chose à soi-même. On le fait pour « se » découvrir, au fil des jours, grâce au vécu, au ressenti, aux rencontres, aux découvertes, aux idées qui germent dans la tête. On fait le vide en soi, on pense autrement et plus loin que dans la vie de tous les jours. On « sent » ce que l’on veut, d’abord pour soi et aussi pour les autres… On envisage la vie et l’avenir autrement, on sait surtout, ce que l’on ne veut plus !… La vie prend un autre sens, une autre direction ; on choisit sa « voie ». On est plus « serein », « conscient », « vivant », « à l’écoute » des autres et de soi-même… Le plus beau jour de mon chemin. C’est l’étape des Pyrénées (bien que j’ai compris que je ne serai jamais un grimpeur !) Il faut préciser que le chemin du Puy est le plus escarpé des chemins français. En effet, jusque Compostelle, le dénivellé total dépasse les 21.000 mètres, ce qui représente plus de deux fois le plus haut sommet du monde, l’Everest ! Un pèlerin français m’a fait la remarque : « oui, mais on les descend !!! » Heureusement ! Autrement, on serait carrément au-dessus des avions… Ca a commencé par le « p’tit dèj extra » au gîte d’Orisson (quelques km après Saint-Jean-Pied-de-port). Puis, j’ai discuté avec le patron (Jean-Jacques, un pur basque !) et il m’a gonflé le moral à bloc ! Il m’a dit que je viendrais m’installer dans cette région… Pourquoi pas ? J’ai grimpé les Pyrénées sans effort aucun, comme si j’étais « soulevé » du sol ! J’ai « touché » le ciel et les nuages, j’ai attrapé l’inaccessible étoile (si chère à Jacques Brel) et je suis resté sur mon nuage jusque Roncevaux ! La vie me paraît légère, comme le nuage sur lequel je me suis installé !!! J’ai placé l’étoile dans mon cœur, j’avais l’impression d’avoir des ailes !…
Différences France Espagne Nbre pélerins/jour (moy.) 10 + de 100 Nationnalité toutes 90% espagnols Et italiens Repas: En terrasse souvent rarement PrixTTC 10 à 12 6 à 10 Prix nuitée 8 à 12 3 à 6 Chemin: Indication bien très bien Goudron 30 à 40 % 20 à 25 % Propreté impec affreux Souvent… calme bruyant On entend… bon courage buen camino Nombre de vélos (moy.) 1/jour 40 – 50 On marche… le jour le matin Internet 1/30 jours 1/jour Chaussures + bottines + sandales Réservation gîte possible impossible Eglises 90 % ouvertes 90 % fermées Chiens 90 % liberté 90 % attachés ( non, non, pas de rapport entre les deux derniers !!!) Ce que je n’ai pas apprécié sur le chemin… (Plus de 90 % de ces considérations concernent l’Espagne, bien que je n’ai aucun à priori vis-à-vis de ce pays, mais c’est une réalité « vécue » !) D’abord, les vélos: la plupart des cyclistes ne disent pas bonjour ; on n’est pas prévenu de leur arrivée, d’où sursaut dans la méditation, les rêveries, les idées, … Ensuite, le bruit: les marcheurs (espagnols, italiens, allemands) et le long des routes nationales. Je n’ajouterai pas l’inconfort ; pour moi, il fait partie du chemin ! Ainsi que l’hygiène qui laisse à désirer ! Le non-respect du sommeil des autres: ils se lèvent à 5 heures et estiment que tu peux être éveillé ! La course aux gîtes, du fait que les réservations sont impossibles. Le soir (uniquement en Espagne), on rencontre rarement des personnes parlant français ; mon espagnol est très limité et mon anglais ne me permet pas d’entreprendre une discussion « profonde » ! On se sent donc assez « seul » ; de la journée, c’est normal, mais les soirées semblent longues… Pourquoi faire le chemin « seul » ? pour une raison physique : si un marche à 4 km/h et l’autre, à 5 km/h ; si un désire marcher 4 heures et l’autre 8 heures, si un lève-tôt et un lève-tard. Pas évident d’avoir le même rythme… On « croit » connaître la personne avec qui on compte faire le chemin, mais, au bout de 8 jours de discussion 16 h sur 24, on se rend vite compte que l’on est très différent ! Pour mieux savoir se « centrer » sur soi-même, sur ses pensées, sur la vie, sur « sa » vie, … Par ailleurs (et c’est toujours un avis personnel), sur le chemin, on n’a pas besoin de portable ! Vu que l’on se coupe du monde ! On trouve régulièrement des cabines téléphoniques. Et aussi : pour moi, pas de réservation de gîte ; on n’est pas au « Club Med » !!! De toute façon, le matin, vous ne savez pas le nombre de kilomètres que vous serez capables de faire… Alors, si vous avez réservé, soit vous arrivez au gîte et constatez que vous auriez pu encore faire plusieurs kilomètres, soit le gîte est vraiment trop loin et vous peinez pour y arriver ! Corps + esprit = 1. Pour faire le chemin, il faut que le corps et l’esprit ne fassent « qu’un » ! Si l’esprit commande au corps plus qu’il ne peut en faire, il va « réagir » par des ampoules, des crampes, une tendinite, … D’où, un repos forcé ! Le corps doit connaître ses limites « naturellement ». Quand tu puises dans tes réserves, tu le « paies » par après ! Le corps n’est pas une machine… Marcher ou courir ? A partir du 1er juillet, j’ai « appris » à marcher, jour après jour… Les 15 premiers jours ont été un peu « souffrance »… La 6ème semaine, je faisais 30 km en moyenne, puis 2 jours à 40 km. Mon corps était capable de les faire. Puis, j’ai dit « stop » ! J’arrivais tard, fatigué, juste le temps de la douche et de manger… Puis au lit à 22 heures (obligé !) et éveillé à 05 heures par les premiers partis. Faire le chemin, ce n’est pas courir, mais prendre son temps. Personne n’arrivera le premier à Santiago !!! Ce n’est pas une course ! Grain de folie ? Faut-il un grain de folie pour faire le chemin ? (surtout 1600 km d’une seule traite). Peut-être… Moi, je dirais plutôt un grain de folie de la vie… Un grain de vie… Pour moi, le chemin, c’est la vie… On voit les choses différemment, on se détache de sa vie de tous les jours, même si on y pense souvent, surtout pour faire des comparaisons. On comprend que la vie, en fait, ce n’est pas « avoir », mais « être », ce n’est pas « paraître », mais « être », ce n’est pas « prendre », mais « donner », ce n’est pas « survivre », mais « vivre », ce n’est pas « garder pour soi », mais « partager », ce n’est pas « s’isoler », mais « rencontrer », ce n’est pas « se taire », mais « dialoguer », ce n’est pas « suspecter », mais « faire confiance »,
(remarque « post-chemin » : Ingrid d’Anvers m’a fait remarquer que ces réflexions ne concernent que le moment où l’on fait le chemin. Effectivement ! Elle précise : « Personnellement, je ne ressens pas les choses de la même façon quand tu écris "La vie c'est: pas prendre mais donner ; pas s'isoler mais rencontrer... etc. " Je comprends ce que tu veux dire bien sûr, à savoir qu'il ne faut pas trop s'isoler dans la vie, ce qui est vrai ou ne pas "prendre" sans cesse égoïstement sans "donner", je comprends. Mais la vie c'est les DEUX, je pense - toujours les 2 polarités: donner + prendre (puisque accepter, donc prendre, un cadeau ou quoi que ce soit = également une forme de don à l'autre). Les 2 polarités sont toujours là, c'est comme inspirer- expirer, jour, nuit, soleil, lune, yin, yang, etc. Il y a des moments pour s'isoler (pour rentrer en soi) et d'autres pour rencontrer, les deux sont nécessaires et inévitables pour une vie harmonieuse, il me semble. Je comprends que ce sont des conclusions que tu as tirées ce jour-là ou ce que tu as compris à ce stade de ton chemin, mais tel que c'est écrit là, cela fait un peu catégorique pour moi ». A Saint-Jacques de Compostelle, j’ai acheté un T-shirt orné d’une grande flèche jaune sur fond bleu ; c’est très symbolique pour moi : mes deux couleurs préférées ; mon étoile en direction de la flèche ; flèches jaunes tout au long du chemin ; flèche = symbole du sagitaire que je suis ; symbole de l’arrivée à Compostelle. Livres à emporter Le topo-guide « Le chemin du Puy vers Saint-Jacques-de-Compostelle : Du Velay aux Pyrénées » (Rando Editions) est le plus utile. Il existe en un ou trois guides pour le même parcours ; j’avais pris l’édition regroupée, mais, à refaire, je prendrais les 3 guides (un rien plus lourds, mais mieux détaillés). Pour l’Espagne, le « condensé » seul existe. J’avais pris également le « Miam-Miam Dodo » (je suppose que vous comprenez de quoi il s’agit !!!). Je ne l’ai pas trouvé très utile, sauf pour ceux qui veulent s’écarter du chemin.
J’ai lu sur le chemin. « Ma santé à moi, c’est le sport : jamais de sport !!! » (Winston Churchill) Ce n’est pas le bout du chemin qui compte ; Ce qui compte, c’est le chemin. (proverbe gitan) « Je marcherai sous le soleil trop lourd, Sous la pluie à verse et dans la tourmente, En marchant, le soleil réchauffera mon cœur de pierre, La pluie fera de mes déserts un jardin, A force d’ user mes chaussures, j’userai mes habitudes, Je marcherai, et ma marche sera démarche, J’irai moins au bout de la route qu’au bout de moi-même, Je serai pèlerin, je ne partirai pas seulement en voyage, Je deviendrai moi-même un voyage, un pèlerinage. » (Jean Debruyne) Bienheureux les félés, Car ils laissent passer la lumière ! (au gîte chez Régine) Il faudrait essayer d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple… (idem) Le chemin de Saint-Jacques mène au paradis. A quoi sert de voyager si tu t’enmènes avec toi ? C’est d’âme qu’il faut changer, non de climat ! (Sénèque) Le voyageur est encore ce qui compte le plus dans un voyage. (Suarec) Les pélerins de Compostelle ont le regard qui irradie ; comme si brillaient dans leurs yeux quelques rayons de l’Etoile qu’ils ont trouvée ou qu’ils sont en train de chercher. Tel est sans doute le plus grand piège du chemin. Il redonne l’espérance lorsqu’on est au fond du trou. La foi du Christ entre par les pieds… Chaque homme doit inventer son chemin. (J-P Sartre) Les vrais voyageurs sont ceux qui partent pour partir… (Baudelaire) Le voyage est un retour vers l’essentiel. (proverbe thibétain) En haut, il n’y a pas de Dieu ; Dieu, c’est le bien que l’on fait l’un pour l’autre… (Dorothé Solle) Et l’on fait le chemin pour découvrir ce « bon » ou ce « bien »… (Hugo – Anvers) Le petit endroit Vous qui venez ici dans une humble posture, De vos flancs alourdis décharger le fardeau, Veuillez quand vous aurez soulagé la nature Et déposé dans l’urne un modeste cadeau, Epancher dans l’amphore, un courant d’onde pure Et sur l’autel fumant, placer le chapiteau. Le couvercle arrondi dont l’auguste pointure, Aux parfums indiscrets, doit servir de tombeau. (Alfred de Musset pour George Sand) « De même qu’il est parfois nécessaire de se taire pour entendre ce que les autres ont à dire, la pensée, elle-même, doit faire silence pour pouvoir penser à autre chose qu’à elle-même. Le mystère de la vie n’est pas un problème à résoudre, c’est une réalité à éprouver. » (Alan Watts) (envoyé par Framboise de Toulouse) Pèlerin, ne cours pas… L’arrivée que tu rencontreras C’est « toi-même » !
- SI (Rudyard KIPLING) Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie Et sans dire un seul mot te remettre à rebâtir, Ou perdre d’un seul coup le gain de cent parties Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d’amour, Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour, Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles Travesties par des gueux pour exciter des sots, Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles Sans mentir toi-même d’un seul mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire, Si tu peux rester peuple en conseillant les rois Et si tu peux aimer tous tes amis en frère sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ; Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître, Penser sans n’être qu’un penseur;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage, Si tu peux être brave et jamais imprudent, Si tu sais être bon, si tu sais être sage Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite Et recevoir ces deux menteurs d’un même front, Si tu peux conserver ton courage et ta tête Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire Seront à tout jamais tes esclaves soumis Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire, Tu seras un homme, mon fils. - Pèlerin, qui t’appelle ? (Eugène GARABAY) Poussière, boue, soleil et pluie C'est le Chemin de Saint-Jacques Des millions de pèlerins Et plus d'un millier d'années. Pèlerin, qui t'appelle ? Quelle est cette force obscure qui t'attire ? Ni le champ des étoiles, Ni les grandes cathédrales.
Ce n'est pas la bravoure navarraise, Ni le vin de ceux de la Rioja, Ni les fruits de mer des Galiciens, Ni les champs castillans.
Pèlerin, qui t'appelle ? Quelle est cette force obscure qui t'attire ? Ni les gens du Chemin, Ni les coutumes rurales.
Ce n'est pas l'histoire et sa culture, Ni le coq de la Calzada, Ni le palais de Gaudi, Ni le château de Ponferrada. Tout cela, je le vois au passage Et ce m'est une joie de tout voir, Mais la voix qui, moi, m'appelle, Je la ressens au plus profond.
La force qui, moi, me pousse, La force qui, moi, m'attire, Je ne sais même pas l'expliquer. Seul Celui d'en-haut le sait. Marcher, c’est perdre peu à peu tout ce que l’on a acquis de superflu, y compris les superlatifs. C’est se mettre en doute et en question dans un monde mécanisé. C’est ressentir et entendre preque aussitôt les réponses de son propre corps, confronté à une nouvelle expérience. Marcher, c’est se mettre à l’écoute du corps qui n’en revient pas d’être ainsi sollicité et libéré. (Jacques Lanzmann)
J’ai entendu sur le chemin. Les traits de caractère ressortent sur le chemin. (Léonie, allemande). (mon sac étant trop lourd) Ce n’est pas le sac qu’il faut savoir faire ; c’est l’homme qu’il faut faire… (un pèlerin français). (après avoir dit à une pélerine que j’irais jusque Compostelle si mes pieds me portaient et si je me « supportais » jusque là, elle m’a répondu…) Les pieds sont dans la tête !!! L’avenir de l’humain, c’est de sortir de la société de consommation. (un VRP dans un resto). Sur le chemin, le mur des conneries tombe… On n’est plus « coincé » ! (Paolo, suisse) Thérèse de Miradoux (un « personnage » du chemin, ) a dit : On n’est jamais totalement guéri d’une dépression ; Il est important de se créer une bulle ; Quand tu as un coup dur dans la vie, tu changes. Les noirs disent : « You have the watch ; we have the time » càd : Vous avez la montre ; nous avons le temps ! (Hugo – Anvers) « Partir, marcher, me libérer, respirer, faire une coupure dans ma vie, aller au bout de mes moyens, me prouver que je peux relever un défi, réfléchir à ce qui compte pour moi dans la vie, méditer, … (voilà ce que disent ceux qui décident de prendre le chemin) Rien à voir… Rien à dire… Rien à sentir… Tout à « ressentir » Ce que disent les français : La plus belle partie du chemin se trouve entre Le Puy et Conques. Personnellement, j’ai trouvé tous les paysages très beaux jusqu’aux Pyrénées… Mais, en Espagne, j’ai été déçu, sauf les 200 derniers km en Galice. A le refaire, je préfèrerais deux fois les 800 km de France… Les gîtes espagnols sont toujours complets car des espagnols se font amener au gîte pour s’offrir des vacances pas chères. Faux ! Avec les portes fermées à 22 heures et éveillés à 05 heures, je ne trouve pas que ce sont des vacances ! Sauf, éventuellement, à la fin du parcours où, ayant effectué les 100 derniers km, ils inscrivent le chemin sur leur C.V. ! Ce n’est pas toi qui fais le chemin… C’est le chemin qui te fait ! On fait le chemin pour « se donner du sens »… (Louis de Montpellier) Il n’y a rien de bien… rien de mal… C’est ! (proverbe thibétain) (dit par Louis) Deux sortes de personnes sur le chemin : ceux qui savent qu’ils vont rentrer ; ceux qui découvrent qu’ils n’ont pas de racines et prêts à s’installer n’importe où… (Richard de Grenoble) L’avenir m’intéresse, Car c’est là que j’ai l’intention de passer mes prochaines années… On ne peut s’empêcher de vieillir, mais on peut s’empêcher de devenir vieux. Ce qui compte avec l’âge, c’est de donner de la vie aux années et non des années à la vie ! Le chemin est la comtemplation de la création. (Roberta, italienne de 35 ans, qui est venue « combattre » son cancer sur le chemin…) Jusque Compostelle, le chemin représente la mort. De Compostelle à Finistère, c’est la renaissance ! (Roberta)
Le chemin.
En avril 2005, Barbara, une amie de longue date habitant à Chimay, m’a conseillé de faire le chemin de Saint-Jacques de Compostelle… (du fait que je vivais dans la « mélancolie » depuis plus de quatre longues années !). J’en avais entendu parler, mais jamais l’idée de le faire ne m’était passée par la tête…
Le vendredi 13 mai : je me suis retrouvé à Castres (près de Toulouse), en face d’une librairie qui présentait à la vente toutes sortes d’ouvrages sur le chemin de Compostelle. J’en ai acheté deux, et, le soir même, je décidais de commencer le chemin le 1er juillet. Je dis bien « commencer », car je ne savais pas jusqu’où je pourrais aller, étant donné que je n’ai jamais fait de sport de ma vie !
Le 06 juin, je me suis rendu à la réunion mensuelle des amis de Compostelle à Bruxelles ; j’ai acquis la crédenciale (ce document est cacheté à chaque étape, dans les gîtes, églises ou mairies, et est surtout obligatoire en Espagne pour être accepté dans les gîtes ; cela sert également pour recevoir le « diplôme » à Compostelle) et j’ai discuté avec des pélerins, notamment Gilles qui a fait le chemin d’Arles…
Le 30 juin 2005, je me trouvais au Puy-en-Velay, ville de départ choisie. Je me suis rendu à l’accueil des pélerins et j’ai appris que cette année était exceptionnelle, car c’était l’année du jubilé (année où le vendredi saint tombe le 25 mars ; cela arrvive 2 à 3 fois par siècle !). Après la messe, nous sommes allés au baptistère où nous avons été baptisés « symboliquement » (cfr jubilé) et nous avons reçu notre écharpe de baptème… Sur le livre d’or, j’ai écrit : « Je m’appelle Antoine, je viens d’être baptisé ; merci Marie ». Ensuite, visite de la cathédrale où nous avons reçu une médaille de la vierge noire. Vu le poids de mon sac à dos (18 Kgs), il m’a été conseillé d’enlever un maximum de choses… J’ai pu enlever 4 Kgs. Un reporter a pris une photo pour sa chronique hebdomadaire dans un journal local. Le soir : pot du pèlerin avec une suisse, une canadienne, un américain, un couple d’allemands et… une française ! (ceci afin de démontrer le côté cosmopolite du chemin…)
Le lendemain, vendredi 1er juillet, je suis allé à la messe dite par l’évèque qui a béni les pélerins présents. Pendant l’office, une sœur a lu ma phrase du livre d’or…
Résumé du chemin : 1er juillet : départ du Puy. 1er août : Saint-Jean-Pied-de-Port. 1er septembre : Saint-Jacques de Compostelle. 4 septembre : Finistère. Donc : 1600 km en 2 mois ; une moyenne de 26 km/jour. Sur les 2 mois : 8 heures de pluie (sans compter les orages de nuit). 5 septembre : retour en car jusque Nîmes. En 24 heures, j’ai parcouru le même nombre de kilomètres et j’ai vu plus de pluie (inondations dans le midi) qu’en 2 mois !!!
Chansons fredonnées sur le chemin. (j’ai repris les phrases les plus « parlantes » pour le chemin…)
Jean-Jacques Goldman : au bout de mes rêves. Et même s'il faut partir Changer de terre et de trace S'il faut chercher dans l'exil L'empreinte de mon espace Et même si les tempêtes Les dieux mauvais les courants Nous feront courber la tête Plier les genoux sous le vent J'irai au bout de mes rêves Tout au bout de mes rêves Où la raison s'achève Tout au bout de mes rêves Jean-Jacques Goldman : Là-bas. Faut du cœur et faut du courage Mais tout est possible à mon âge Si tu as la force et la foi L'or est à portée de tes doigts C'est pour ça que j'irai là-bas Jean-Jacques Goldman : Puisque tu pars. Que la vie t'apprenne Mais que tu restes le même Si tu te trahissais nous t'aurions tout à fait perdu Garde cette chance Que nous t'envions en silence Cette force de penser que le plus beau reste à venir Et loin de nos villes Comme octobre l'est d'avril Sache qu'ici reste de toi comme une empreinte indélébile Sans drame, sans larme Pauvres et dérisoires armes Parce qu'il est des douleurs qui ne pleurent qu'à l'intérieur Puisque ta maison Aujourd'hui c'est l'horizon Dans ton exil essaie d'apprendre à revenir Mais pas trop tard Dans ton histoire Garde en mémoire Notre au revoir Puisque tu pars
KOD : Chacun sa route. Chacun sa route Chacun son chemin Passe le message à ton voisin...
Chacun sa route Chacun son chemin Chacun son rêve Chacun son destin
Les chemins où tu ris sont-les-mêmes que ceux où tu pleures La vie est une aventure il ne faut pas avoir peur
Angelo Branduardi : Vas où le vent te mène.
Danse la, la vie qui t'aime au rythme du monde qui va Oublie les mots qui t'enchaînent Va où le vent te mène, va Sacha Distel : Toute la pluie tombe sur moi. Toute la pluie tombe sur moi Et comme pour quelqu'un dont les souliers Sont trop étroits, Tout va de guingois Toute la pluie tombe sur moi De tous les toits A chaque instant, je me demande vraiment Ce qui m'arrive et ce que j'ai fait au Bon Dieu Ou à mes aïeux pour Qu'autant de pluie tombe, soudain comme ça... sur moi Mais je me dis qu'au fond J'en ai reçu bien d'autres dans ma vie Que je m'en suis toujours sorti avec le sourire Toute la pluie tombe sur moi Oui mais... moi je fais comme si je ne la sentais pas Je ne bronche pas, car J'ai le moral et je me dis qu'après la pluie... Vient le beau temps et moi j'ai tout mon temps Oui, je sais bien qu'après la pluie Vient le beau temps Et moi j'ai tout mon temps Aznavour : Le temps. Le temps qui va Le temps qui sommeille Le temps sans joie Le temps des merveilles Le temps d'un jour Temps d'une seconde Le temps qui court Et celui qui gronde
Le temps, le temps Le temps et rien d'autre Le tien, le mien Celui qu'on veut nôtre
Le temps passé Celui qui va naître Le temps d'aimer Et de disparaître Le temps des pleurs Le temps de la chance Le temps qui meurt Le temps des vacances Le temps glorieux Le temps d'avant-guerre Le temps des jeux Le temps des affaires Le temps joyeux Le temps des mensonges Le temps frileux Et le temps des songes Le temps des crues Le temps des folies Le temps perdu Le temps de la vie Le temps qui vient Jamais ne s'arrête Et je sais bien Que la vie est faite
Du temps des uns Et du temps des autres Le tien, le mien Peut devenir nôtre
Le temps, le temps, le temps Michel Fugain : Je n’aurai pas le temps. Même en courant Plus vite que le vent Plus vite que le temps Même en volant Je n'aurai pas le temps Pas le temps De visiter Toute l'immensité D'un si grand univers Même en cent ans Je n'aurai pas le temps De tout faire
J'ouvre tout grand mon cœur J'aime de tous mes yeux C'est trop peu Pour tant de cœurs Et tant de fleurs Des milliers de jours C'est bien trop court
Et pour aimer Comme l'on doit aimer Quand on aime vraiment Même en cent ans Je n'aurai pas le temps Pas le temps
Serge Lama : Seul tout seul. Un peu plus tard, un peu plus tôt Par l'avion ou par le métro Ou simplement En prenant tout son temps. Les gens comme nous, ne savent pas Ce qui fait avancer leurs pas, Mais on s'en va, on s'en va, Pour Paris ou pour Tombouctou Pour Compostelle (changé !) ou pour n'importe où Quand on a le coeur à genoux La destination, on s'en fout On dit qu'on s'en fout, mais mon oeil Les gens comme nous, ils sont tout seuls.
Seul tout seul pas plus que ceux qui, le ciel plein les yeux Meurent d'une indigestion d'étoiles.
EN CONCLUSION… Ce que j’ai vu sur le chemin… Ce qui m’a le plus surpris, c’est la totale confiance et sécurité sur le chemin ! Une femme seule peut faire le chemin sans aucun préjugé, sans aucune arrière pensée, sans aucune peur… J’ai vu la nature d’une façon différente (paysages, animaux, …). J’ai vu la vie sous un autre angle ; on ne peut apprécier une région qu’en marchant ; en voiture, on ne voit rien, je trouve ! J’ai été frappé par la différence entre ceux qui prennent le temps de vivre et ceux qui courent. Etonnant, 80 % des personnes avec qui j’ai discuté sont non-croyantes… Ce que j’ai constaté, c’est que l’intimité et la pudeur sont bafouées sur le chemin, principalement en Espagne (douches communes, WC qui ne ferment pas, matelas un contre l’autre, …) Souvent, une pancarte disant : « Le touriste exige, le pèlerin dit « merci » ». Et c’est certainement vrai ; nous ne sommes pas exigeants, mais contents de ce que l’on nous sert ! Beaucoup de personnes nous disent « Bonjour » ; comme quand j’étais gamin et que l’on nous avait appris à dire bonjour à tous les habitants du village… Ou on te fait signe d’une voiture… Sur le chemin, principalement en France, des personnes mettent à votre disposition de l’eau fraîche, des biscuits, ou des fruits.! Je trouvais ce petit geste « génial » !!! Ce que le chemin m’a appris… Je dirai, en premier lieu, la sérénité, le calme intérieur. Avant le chemin, j’étais très anxieux intérieurement ; maintenant, je suis serein, je suis un « sage », et content de l’être ! J’ai pu percevoir les personnes qui étaient « bien dans leurs baskets » et les différencier des personnes qui font le chemin comme s’ils prenaient des vacances… J’ai appris – d’une façon automatique – la fusion du corps et de l’esprit. L’esprit ne doit pas commander le corps, sinon, des problèmes apparaissent inévitablement. Pour moi, cela s’est « produit » après 15 jours de marche ; je disais toujours : « je ne marche pas, c’est mon corps qui avance ! C’est tout naturel… ». J’ai appris qu’il fallait tout voir, tout entendre… et ne rien dire ! Mais j’ai dit aussi ce que je pensais pour faire réagir l’autre, dans le bon sens… Et ça a marché ! J’ai appris que l’on vit « chacun son chemin » ! Toutes les personnes avec qui j’ai dialogué avaient une vision différente du chemin ; le chemin que l’on vit en déambulant, le chemin vers l’intérieur de soi-même et… le chemin de la vie ! Après chaque discussion, je leur chantais : « chacun sa route, chacun son chemin ; passe le message à ton voisin ! ». Je n’ai peut-être pas appris ce que je voulais vivre après le chemin, mais j’ai surtout appris ce que je ne voulais plus vivre !!! La mesquinerie, l’hypocrisie, la méchanceté gratuite, éviter les personnes négatives, … Je dirais que le chemin est une « renaissance » du fait que l’on prend le temps de voir les choses essentielles de la vie : boire, manger, partager, rencontrer, dialoguer, … Parfois, jai eu soif, j’ai eu faim, j’ai mal dormi… (j’ai passé 20 nuits à la belle étoile). J’ai eu aussi très, très chaud… (8 jours de canicule dans le Gers et un peu plus en Espagne, dans la meseta). J’ai appris à respecter davantage la nature. Enfin, j’ai appris à voir la vie autrement, d’un œil différent, d’un regard un peu distant, en retrait par rapport à ce qui se passe. Analyser les choses et la façon dont réagissent les autres face à un imprévu, une remarque, une situation, un fait anodin, … Le chemin aide à trouver (ou retrouver) ses « bases » de vie : ses marques, ses repères, ses valeurs, ses motivations, … Bref : son « livre de vie » ! Savoir comment, on veut vivre ! Conscientiser sa vie ! En étant « acteur », plutôt que « spectateur ». Lui donner un sens, différent de la routine quotidienne…
La fin du chemin, c’est le début de la vie, d’une autre vie… le camino donne un sens à notre existence. (à ajouter : les personnages du chemin et les rencontres sur le chemin)
Bonjour à tous,
j'ai fait plusieurs recherches mais je n'ai pas trouvé la réponse exacte à ma question. J'aimerais savoir s'il est absolument nécessaire de réserver les gites sur ce chemin (pour les mois d'avril ou de juillet -août). Sur chaque discussion que j'ai pu suivre , les gens parlent de réserver mais ça ne correspond pas à ma vision du voyage à pied.
J'ai marché 3 fois sur le chemin de Saint -Jacques: la première fois Saint-Jean-Pied de Port_Léon puis Le Puy en velay_Fisterra et enfin Toulouse-Logrogno et je n'ai jamais réservé aucun hébergement. Je n'ai eu des difficultés qu'une fois ou j'ai dû marché 47 km pour trouvé un toit et c'était dans le pays Basque un premier week-end d'août pour mon deuxième voyage.
J'aime l'idée de liberté. De pouvoir faire 5 km si on est fatigué ou 40 si on est en forme. Réservé chaque soir de chez soi, avant d'avoir posé un pas sur le Chemin ne m'inspire pas.
J'aimerai donc avoir des témoignages de personnes qui ont dormi en gîtes sans réserver, avez-vous eu des difficultés à avoir un lit; et sinon pour les autres, les gites était-ils pleins à craquer aux mois pré-cités. Si c'est le cas je crois que je partirai avec ma tente.
Merci de m'avoir lue et de me répondre
Bonjour,
Pour la première fois je décide de partir seule en rando sur GR70, pour une semaine.
J'ai tracé mon itinéraire, acheter mon matériel, réserver mes billets de train. Enfin je suis presque prête sauf un petit détail le dodo, j'étais parti pour bivouaquer mais voilà plusieurs jours que mon compagnon me raconte que dans les faits divers y a pleins de joggueuses qui sont retrouvé morte et notamment pas loins de là où je vais. Je pensais pas que ses remarques me touchaient pas mais au final ça fait deux, trois jours que je me demande si il ne serait pas plus sûr de s'arrêter dans les campings, ce qui n'était pas prévu sur mon itinéraire à la base donc à tout retravailler.
J'aimerais avoir les retours d'expérience des femmes du forum bien évidemment. Le camping est-il plus prudent que le bivouac? Je n'en suis pas convaincu a 100% et puis à la base cette rando c'était vraiment pour me déconnecter de tout. J'avais quand même deux campings de prévu pour ravitaillement et petite douche.
J'attend vos avis avec impatience.
Bon dimanche à toutes :)
Pour la première fois je décide de partir seule en rando sur GR70, pour une semaine.
J'ai tracé mon itinéraire, acheter mon matériel, réserver mes billets de train. Enfin je suis presque prête sauf un petit détail le dodo, j'étais parti pour bivouaquer mais voilà plusieurs jours que mon compagnon me raconte que dans les faits divers y a pleins de joggueuses qui sont retrouvé morte et notamment pas loins de là où je vais. Je pensais pas que ses remarques me touchaient pas mais au final ça fait deux, trois jours que je me demande si il ne serait pas plus sûr de s'arrêter dans les campings, ce qui n'était pas prévu sur mon itinéraire à la base donc à tout retravailler.
J'aimerais avoir les retours d'expérience des femmes du forum bien évidemment. Le camping est-il plus prudent que le bivouac? Je n'en suis pas convaincu a 100% et puis à la base cette rando c'était vraiment pour me déconnecter de tout. J'avais quand même deux campings de prévu pour ravitaillement et petite douche.
J'attend vos avis avec impatience.
Bon dimanche à toutes :)
Bonjour, ayant en projet de faire le pèlerinage vers Saint Jacques de Compostelle à pied depuis Le Puy en Velay en 2015, je recherche des personnes avec ce mme projet et d'échanger sur leur préparation du voyage, .......
J'aimerais faire la marche de Saint jacques de compostelle, en démarant le 2 avril de Puy en Velay, j'ai 52 ans, et je désire faire cette marche avec mon chien. J'aimerai savoir si les gites d'étapes acceptent facilement les chiens sur cette voie. Ou vaut-il mieux que je prenne une tente. J'aimerai faire cette marche relax, et aimerait savoir quel est le budget qu'il faudrait envisager. Je vous remercie d'avance pour les renseignement🙂
j'ai fait le chemin de Saint Jacques de Compostelle de Tours à Santiago, à pied avec une amie et j'envisage de faire seule le chemin de Stevenson avec un âne au mois de septembre 2008
j'aimerais avoir quelques témoignages sur ce chemin, est-il compliqué de le faire seule avec un âne, l'organisation est-il indispensable ? merci de votre aide
Bonjour 34 ans et débutante , je souhaite partir de puy en Velay a partir de 24 mars et arriver à Cahors pendant la semaine. Qui est motivé pour faire ce parcours. Jespere que la date ne soit pas très tôt pour commencer car je vois qu'il y'a encore quelques hébergements fermes à la date.
La grande traversée du Parc du Livradois-Forez(1)
L’axe Nord-Sud du Massif Forez et les Hautes Chaumes du Haut Forez peuvent être une excellente façon de débuter le parcours…
Vous laissez votre voiture et vous prenez le Train Express Régional en direction de Clermont-Ferrand- , pour gravir les premiers contreforts des Monts du Forez…
A Noirétable(800 mètres d’altitude) vous n’êtes plus qu’à 4 kms du fameux GR3 qui traverse du Nord au Sud le Parc du Livradois-Forez…
Ne pas oublier de faire des réserves d’eau et des provisions de bouche, vous ne trouverez plus de point de ravitaillement avant 28 kms…
Et là, le GR 3 une fois atteint, plus de goudron, plus de voitures, des mélèzes, des épicéas, des champs de myrtilles et de gentianes auxquels vous accéderez au fur et à mesure que vous prenez de l’altitude…
La crête des Monts du Forez a la particularité de vous permettre de découvrir en même temps le Puy de Sancy(à 170 kms) le Mont d’Or et le Puy de Dôme (à 120 kms)et, cerise sur le gâteau, le Mont Blanc et la chaîne des Alpes ( Bâle n’est qu’à 350 kms)…
Par temps clair, c’est un émerveillement…vous parvenez très vite sur les Hautes Chaumes, au milieu de troupeaux d’estive, et, à part quelques essaims sauvages égarés sur le parcours, deux ou trois randonneurs, une cavalière, vous avez l’impression d’être seul au monde…
L’impression est presque ‘aussi irréelle que dans le Parc du Vercors, avec un bon point, c’est que le parc du Livradois-Forez n’est pas encore ouvert au tourisme de masse…
C’est l’occasion de se ressourcer, même si vous êtes païen, à chaque calvaire croisé, à chaque crucifix égaré qui vous rappelle que vous êtes en terre romane...
L’axe Nord-Sud du Massif Forez et les Hautes Chaumes du Haut Forez peuvent être une excellente façon de débuter le parcours…
Vous laissez votre voiture et vous prenez le Train Express Régional en direction de Clermont-Ferrand- , pour gravir les premiers contreforts des Monts du Forez…
A Noirétable(800 mètres d’altitude) vous n’êtes plus qu’à 4 kms du fameux GR3 qui traverse du Nord au Sud le Parc du Livradois-Forez…
Ne pas oublier de faire des réserves d’eau et des provisions de bouche, vous ne trouverez plus de point de ravitaillement avant 28 kms…
Et là, le GR 3 une fois atteint, plus de goudron, plus de voitures, des mélèzes, des épicéas, des champs de myrtilles et de gentianes auxquels vous accéderez au fur et à mesure que vous prenez de l’altitude…
La crête des Monts du Forez a la particularité de vous permettre de découvrir en même temps le Puy de Sancy(à 170 kms) le Mont d’Or et le Puy de Dôme (à 120 kms)et, cerise sur le gâteau, le Mont Blanc et la chaîne des Alpes ( Bâle n’est qu’à 350 kms)…
Par temps clair, c’est un émerveillement…vous parvenez très vite sur les Hautes Chaumes, au milieu de troupeaux d’estive, et, à part quelques essaims sauvages égarés sur le parcours, deux ou trois randonneurs, une cavalière, vous avez l’impression d’être seul au monde…
L’impression est presque ‘aussi irréelle que dans le Parc du Vercors, avec un bon point, c’est que le parc du Livradois-Forez n’est pas encore ouvert au tourisme de masse…
C’est l’occasion de se ressourcer, même si vous êtes païen, à chaque calvaire croisé, à chaque crucifix égaré qui vous rappelle que vous êtes en terre romane...
Bonjour
Une amie et moi même avons décidé de nous lancer dans les traces de M. Stevenson, mais sans la compagnie d'une descendance de Modestine.
Le départ est prévu le 8 mai 2010 .. Plus la date approche, plus nos jambes fourmillent !!
Voici les étapes que nous avons décidé : Puy en Velay => Le Monastier => Le Boucher Saint Nicolas => Pradelles => Cheylard l'Eveque => Bastide Puy Laurent => Le Bleymard => Pont de Montvers => Florac => Cassagnas => Pont de Burgen => Saint Jean du Gard => Ales. En ce qui concerne l'hébergement, nous optons pour des gites en autonomie pour la plupart. Les réservations sont en cours.
Cette Randonnée sera notre premiere longue randonnée, et nous serions preneuses de vos conseils concernant : - Un entrainement physique préalable. - Les Etapes choisies
- Les gîtes à éviter - La Pharmacie à prévoir - Les vêtements à emporter - Les choses indispensables diverses et variées, que bien entendu nous nous rendrons comptes une fois en route, que nous ne les avons pas ...
Enfin voilà , toutes vos remarques seront les bienvenues ..
Merci
Une amie et moi même avons décidé de nous lancer dans les traces de M. Stevenson, mais sans la compagnie d'une descendance de Modestine.
Le départ est prévu le 8 mai 2010 .. Plus la date approche, plus nos jambes fourmillent !!
Voici les étapes que nous avons décidé : Puy en Velay => Le Monastier => Le Boucher Saint Nicolas => Pradelles => Cheylard l'Eveque => Bastide Puy Laurent => Le Bleymard => Pont de Montvers => Florac => Cassagnas => Pont de Burgen => Saint Jean du Gard => Ales. En ce qui concerne l'hébergement, nous optons pour des gites en autonomie pour la plupart. Les réservations sont en cours.
Cette Randonnée sera notre premiere longue randonnée, et nous serions preneuses de vos conseils concernant : - Un entrainement physique préalable. - Les Etapes choisies
- Les gîtes à éviter - La Pharmacie à prévoir - Les vêtements à emporter - Les choses indispensables diverses et variées, que bien entendu nous nous rendrons comptes une fois en route, que nous ne les avons pas ...
Enfin voilà , toutes vos remarques seront les bienvenues ..
Merci
je pars à pied sur GR 65 de le PUY vers Compostelle, je voudrai prendre le train depuis BAYONNE, pour me rendre au PUY !
sur les tarifs SNCF et itinéraires, c'est la galère!
pouvez vous m'aider, si vous connaissez,
merci;
jm.elizetxe
jm.elizetxe
salut à tous les vététistes!
à 45 ans j'ai un rêve (peu être un peu fou) en tous cas je vais m'efforcer de l'assouvir! je suis en bonne forme physique, et j'aimerai faire le chemin de St Jacques de Compostelle au départ du Puy-en Velay! Alors je sais il y a plein de sites qui en parlent, mais moi j'ai besoin de rentrer en contact avec des gens qui l'ont vraiment réalisé!! des gens qui l'on vraiment vécu de l'intérieur!! avec leurs tripes!! (pas des marcheurs, que je respecte au plus haut point!! des vététistes!!) Notament 2 ou 3 questions, malgrè la lecture de quasiment tous les sites, restent sans réponse: combien de temps faut-il environ, nom de dieu, pour faire l'aller et le retour en tenant compte que le retour sera fait en train, autocar ou autre? dois-je transporter ma tente par sécurité ou vais-je rencontrer des campings tout au long du périple? le parcours est fait de routes, ou de chemins? j'ai une sainte horreur de faire de la route bitumée, c'est dangeureux pour les vélos!! et enfin dernière question récurente: quel niveau de vtt faut-il pour m'aventurer dans cette aventure!!
Voilà, je sais, j'ai été un peu long mais si quelqu'un pouvait m'aider!! pourquoi pas trouver un (ou plusieurs!!) partenaires pour accomplir ce voyage!! CIAO à tous et à toutes bye
Je désire faire un grand tour depuis Paris jusqu'à Nantes et ensuite descendre jusqu'à Alès... quel sont les chemins les plus appropriés..?
Bonjour,
Je compte partir du Puy en Veley jusque Saint Jacques de Compostelle à pieds.
Quelqu'un aurait il une idée tu temps nécessaire pour ce voyage en sachant que je marche probablement normalement et que l'objectif n'est pas de faire une marche forcée.. Et de plus je souhaite prendre des photos tout au long du parcours et cela va me prendre un peu de temps.
D'autres part si quelqu'un à une idée du budget par jour ( plutôt routard )
Je devrais partir fin mai ou début juin en espérant que ce ne soit pas la pire période.
Merci de toutes vos informations
Bruno
Je compte partir du Puy en Veley jusque Saint Jacques de Compostelle à pieds.
Quelqu'un aurait il une idée tu temps nécessaire pour ce voyage en sachant que je marche probablement normalement et que l'objectif n'est pas de faire une marche forcée.. Et de plus je souhaite prendre des photos tout au long du parcours et cela va me prendre un peu de temps.
D'autres part si quelqu'un à une idée du budget par jour ( plutôt routard )
Je devrais partir fin mai ou début juin en espérant que ce ne soit pas la pire période.
Merci de toutes vos informations
Bruno
Bonjour
Je pars début août seul faire le chemin de St Jacques de Compostelle du Puy en Velay à Conques. Je cherche à dormir dans les gites avec dortoir. Je n'ai pas besoin d'un grand confort.
Y a t-il toujours des places disponibles ou faut-il que je reserve avant ?
J'aimerai faire ce chemin sans réserver mais je me demande si ce n'est pas trop risqué...
Merci de vos conseils
Je pars début août seul faire le chemin de St Jacques de Compostelle du Puy en Velay à Conques. Je cherche à dormir dans les gites avec dortoir. Je n'ai pas besoin d'un grand confort.
Y a t-il toujours des places disponibles ou faut-il que je reserve avant ?
J'aimerai faire ce chemin sans réserver mais je me demande si ce n'est pas trop risqué...
Merci de vos conseils
Bonjour !
Après quelques hésitations et une discussion dans ce forum (ma douce et moi avons laissé tomber l’idée du Massif l’été dernier), cette fois-ci est la bonne. Les billets d'avion sont achetés, nous serons en voyage à vélo dans le Massif central pour une ballade qui durera un peu moins d’un mois.
Voici le trajet proposé. Il a été élaboré grâce aux précieux conseils de Wegg qui m’a donné tout un coup de main, merci ! J’ai élaboré le trajet dans Openrunner, et il a été divisé en 5 sections, vous n’avez qu’à cliquer sur les liens plus bas pour voir le parcours détaillé. N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de l’itinéraire et à faire des suggestions.
On prend l’avion Montréal-Toulouse fin juin. S’il nous reste encore un peu d’énergie une fois que les vélos seront remontés et que nous serons sortis de l’aéroport, on se rendra à Cahors en TER le jour de l’arrivée. Sinon on prendra le train le lendemain, après un dodo dans un camping.
Comme vous tous, on préfère de loin les routes tranquilles, mais on a l’expérience qu’il faut pour rouler « dans le trafic » sans être trop stressés, lorsqu’il le faut ou pour voir de belles choses. On aime les beaux paysages plus que les vieilles pierres, bien qu’il nous arrive de faire des visites lorsqu’on prend une journée d’arrêt ou au hasard de la route. Nous avons fait trois voyages dans les Alpes et on aime bien les montées, sauf lorsque de fortes inclinaisons (plus que 12%) se prolongent.
Voici le trajet plus détaillé : La première section (Cahors-Aurillac) longe le Lot puis se dirige vers le nord-est jusqu’à Aurillac.
Pour la seconde section, j’ai encore deux version du trajet, je me demande encore s’il vaut la peine de pousser jusqu’à Issoire (Aurillac-Issoire) puis de se balader un peu dans le parc de Livradois-Forez jusqu’à La-Chaise-Dieu, ou si on coupe plus au sud en passant à Brioude (Aurillac-Brioude) puis on remonte vers La-Chaise-Dieu ?
La troisième section (Brioude-Langogne) part de Brioude en passant par la Chaise-Dieu, Puy-Mary, fait un détour vers l’est par Les Estables et le lac d’Issarlès pour redescendre vers Langogne.
La quatrième section (Langogne-Florac) part de Langogne vers puis longe La Borne puis l’Altier pour ensuite grimper au Mont-Lozère et ensuite longer le Tarn jusqu’à Florac.
La cinquième section part de Florac pour se terminer à Rodez. Wegg connaissait moins bien ce coin de pays alors n’hésitez pas à me faire part de vos suggestions sur cette section. On prendra ensuite un TER pour retourner à Toulouse.
Au plaisir de vous lire!
Après quelques hésitations et une discussion dans ce forum (ma douce et moi avons laissé tomber l’idée du Massif l’été dernier), cette fois-ci est la bonne. Les billets d'avion sont achetés, nous serons en voyage à vélo dans le Massif central pour une ballade qui durera un peu moins d’un mois.
Voici le trajet proposé. Il a été élaboré grâce aux précieux conseils de Wegg qui m’a donné tout un coup de main, merci ! J’ai élaboré le trajet dans Openrunner, et il a été divisé en 5 sections, vous n’avez qu’à cliquer sur les liens plus bas pour voir le parcours détaillé. N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de l’itinéraire et à faire des suggestions.
On prend l’avion Montréal-Toulouse fin juin. S’il nous reste encore un peu d’énergie une fois que les vélos seront remontés et que nous serons sortis de l’aéroport, on se rendra à Cahors en TER le jour de l’arrivée. Sinon on prendra le train le lendemain, après un dodo dans un camping.
Comme vous tous, on préfère de loin les routes tranquilles, mais on a l’expérience qu’il faut pour rouler « dans le trafic » sans être trop stressés, lorsqu’il le faut ou pour voir de belles choses. On aime les beaux paysages plus que les vieilles pierres, bien qu’il nous arrive de faire des visites lorsqu’on prend une journée d’arrêt ou au hasard de la route. Nous avons fait trois voyages dans les Alpes et on aime bien les montées, sauf lorsque de fortes inclinaisons (plus que 12%) se prolongent.
Voici le trajet plus détaillé : La première section (Cahors-Aurillac) longe le Lot puis se dirige vers le nord-est jusqu’à Aurillac.
Pour la seconde section, j’ai encore deux version du trajet, je me demande encore s’il vaut la peine de pousser jusqu’à Issoire (Aurillac-Issoire) puis de se balader un peu dans le parc de Livradois-Forez jusqu’à La-Chaise-Dieu, ou si on coupe plus au sud en passant à Brioude (Aurillac-Brioude) puis on remonte vers La-Chaise-Dieu ?
La troisième section (Brioude-Langogne) part de Brioude en passant par la Chaise-Dieu, Puy-Mary, fait un détour vers l’est par Les Estables et le lac d’Issarlès pour redescendre vers Langogne.
La quatrième section (Langogne-Florac) part de Langogne vers puis longe La Borne puis l’Altier pour ensuite grimper au Mont-Lozère et ensuite longer le Tarn jusqu’à Florac.
La cinquième section part de Florac pour se terminer à Rodez. Wegg connaissait moins bien ce coin de pays alors n’hésitez pas à me faire part de vos suggestions sur cette section. On prendra ensuite un TER pour retourner à Toulouse.
Au plaisir de vous lire!
Bonjour a tous,
Je souhaite faire St Jaques de compostelle cet été et j'aimerai savoir si il existe des groupes organises pour faire le chemin en entier (environ 2mois et demi). Au départ du Puy en Velay en début juillet.
Si vous cherchez des compagnons de route n'hésitez pas à me contacter via le forum.
Merci de vos réponses.
Bonjour tout le monde
Je projette, dans environ 3 semaines, de réaliser le pèlerinage du Puy à St Jacques de Compostelle. Pour cela, j'aimerais savoir si quelqu'un veut se "débarrasser" de son miam miam dodo ( me les vendre ou les prêter), qui est apparemment les livres indispensable pour trouver les hébergements. Il est grand temps de préparer les affaires !!! Merci à vous et bonne journée.
Je projette, dans environ 3 semaines, de réaliser le pèlerinage du Puy à St Jacques de Compostelle. Pour cela, j'aimerais savoir si quelqu'un veut se "débarrasser" de son miam miam dodo ( me les vendre ou les prêter), qui est apparemment les livres indispensable pour trouver les hébergements. Il est grand temps de préparer les affaires !!! Merci à vous et bonne journée.
Bonjour,
Je voudrais savoir si certains d'entre vous avaient déjà réaliser le pèlerinage depuis le Puy en fast hiking ?
Autrement dit, je souhaiterais parcourir le chemin en 1 mois avec des étapes de 40 kms.
Je m'entraîne actuellement en trail et m'équipe en ultra-léger de sorte à pouvoir courir avec mon sac.
Je sais que le pèlerinage est une pérégrination lente au gré des pas mais j'aimerais y rajouter un peu d'endorphines...
Je vous remercie d'avance,
Julien
Je voudrais savoir si certains d'entre vous avaient déjà réaliser le pèlerinage depuis le Puy en fast hiking ?
Autrement dit, je souhaiterais parcourir le chemin en 1 mois avec des étapes de 40 kms.
Je m'entraîne actuellement en trail et m'équipe en ultra-léger de sorte à pouvoir courir avec mon sac.
Je sais que le pèlerinage est une pérégrination lente au gré des pas mais j'aimerais y rajouter un peu d'endorphines...
Je vous remercie d'avance,
Julien
Bonjour chers amis,
Après ce temps de confinement / déconfinement, periode incertaine, periode de questionnement, je souhaite faire 2 / 3 etapes de marche sur le chemin de compostelle du 31 juillet 2020 au 03 juillet 2020. J'ai fait le chemin jusqu'à Chanaleilles. Ce fut une belle aventure 2018 en compagnie de Florian, Veronique et Rudy. Arrivée le 30 à Chanaleilles et départ la marche le 31 vers Aumon Aubrac
Etes vous déjà sur le chemin? voulez vous on marche ensemble ou se rejoindre dans les gites d'etapes?
Merci de me faire savoir
A bientot peut etre!
Après ce temps de confinement / déconfinement, periode incertaine, periode de questionnement, je souhaite faire 2 / 3 etapes de marche sur le chemin de compostelle du 31 juillet 2020 au 03 juillet 2020. J'ai fait le chemin jusqu'à Chanaleilles. Ce fut une belle aventure 2018 en compagnie de Florian, Veronique et Rudy. Arrivée le 30 à Chanaleilles et départ la marche le 31 vers Aumon Aubrac
Etes vous déjà sur le chemin? voulez vous on marche ensemble ou se rejoindre dans les gites d'etapes?
Merci de me faire savoir
A bientot peut etre!
Bonjour à tous(tes)!
En juin prochain, j'ai l'intention d'aller faire un petit bout sur le Chemin de Compostelle, de Puy-en-Velay jusqu'aux environs de Cahors. Ma première question concerne les gîtes. J'ai déjà commencé à m'informer sur le sujet, mais je me demande s'il est préférable de réserver les gîtes quelques jours d'avance ou le jour même (nous serons deux). Si nous les réservons d'avance et que nous n'avons pas nos téléphones cellulaires avec nous, on réserve par Internet j'imagine (premier séjour en Europe)?
Ensuite, nous voulons aller quelques jours à Barcelone, mais un ami m'a dit qu'il valait vraiment la peine de passer par Carcassonne. Le moyen le plus facile serait-il de prendre un train de Cahors à Toulouse, ensuite un autre vers Carcassonne? Puis ensuite de Carcassonne, est-ce qu'il y a un train qui va à Barcelone? ou je suis mieux de prendre l'avion? ou de retourner à Toulouse? Est-ce que c'est réalisable ou je perds trop de temps en allant à Carcassonne? Avez-vous de bonnes compagnies de train/avion à petits prix à me conseiller? Est-ce que je suis mieux d'acheter mes billets de train d'avance?
Merci pour votre aide!
En juin prochain, j'ai l'intention d'aller faire un petit bout sur le Chemin de Compostelle, de Puy-en-Velay jusqu'aux environs de Cahors. Ma première question concerne les gîtes. J'ai déjà commencé à m'informer sur le sujet, mais je me demande s'il est préférable de réserver les gîtes quelques jours d'avance ou le jour même (nous serons deux). Si nous les réservons d'avance et que nous n'avons pas nos téléphones cellulaires avec nous, on réserve par Internet j'imagine (premier séjour en Europe)?
Ensuite, nous voulons aller quelques jours à Barcelone, mais un ami m'a dit qu'il valait vraiment la peine de passer par Carcassonne. Le moyen le plus facile serait-il de prendre un train de Cahors à Toulouse, ensuite un autre vers Carcassonne? Puis ensuite de Carcassonne, est-ce qu'il y a un train qui va à Barcelone? ou je suis mieux de prendre l'avion? ou de retourner à Toulouse? Est-ce que c'est réalisable ou je perds trop de temps en allant à Carcassonne? Avez-vous de bonnes compagnies de train/avion à petits prix à me conseiller? Est-ce que je suis mieux d'acheter mes billets de train d'avance?
Merci pour votre aide!
Bonjour à tous !
Mon amie et moi même voudrions faire la grande traversée du massif central de Clermont Ferrand à Sète en vingt jours environ, en juin.
La seule chose, c'est que nous ne pratiquons pas (encore) spécialement le vélo et n'avons jamais fait de trip à vélo. Par contre, on est toutes les deux très sportives et les défis ne nous font pas peur.
Pour ceux qui l'auraient déjà fait, ou qui s'y connaissent un peu, ça vous semble jouable ou ça risque d'être un enfer ?
Sachant qu'on compte bien s'équiper et qu'on a (un peu) de temps avant pour s'entrainer :)
Merci beaucoup d'avance pour vos réponses et éclairages !!
...
After Southern Tanzania, I’m sharing a travel story about the Cantal region with you...
...
For us, at the start of 2025, Le CANTAL was a true “Terra Incognita”!!
After seeing some tempting TV reports, we decided to fill this gap—especially in terms of landscapes. On the same trip, we’ll also head to the Arcachon Basin, the International Seaplane Gathering in Biscarrosse, and my native Landes region...
So, on May 20th, we left Marseille in the rain and thunder, heading toward Nîmes, Saint-Hippolyte, Mont Aigoual, Florac, and stopping in Marvejols to give my arthritic back a break for the night.


The next morning, we decided to revisit the Parc aux Loups du Gévaudan (Europe’s largest wolf park). As someone used to photo safaris in the wilds of East Africa, I’m not a fan of zoos at all—but I *do* have a deep admiration for wolves!!

Since it’s pretty unlikely I’ll ever see one in the wild, I’ll settle for this Parc aux Loups in Marvejols. This will be our third visit to this incredible gathering of these fascinating canines.
Some are still finishing their chilly night...


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After Southern Tanzania, I’m sharing a travel story about the Cantal region with you...
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For us, at the start of 2025, Le CANTAL was a true “Terra Incognita”!!
After seeing some tempting TV reports, we decided to fill this gap—especially in terms of landscapes. On the same trip, we’ll also head to the Arcachon Basin, the International Seaplane Gathering in Biscarrosse, and my native Landes region...
So, on May 20th, we left Marseille in the rain and thunder, heading toward Nîmes, Saint-Hippolyte, Mont Aigoual, Florac, and stopping in Marvejols to give my arthritic back a break for the night.


The next morning, we decided to revisit the Parc aux Loups du Gévaudan (Europe’s largest wolf park). As someone used to photo safaris in the wilds of East Africa, I’m not a fan of zoos at all—but I *do* have a deep admiration for wolves!!

Since it’s pretty unlikely I’ll ever see one in the wild, I’ll settle for this Parc aux Loups in Marvejols. This will be our third visit to this incredible gathering of these fascinating canines.
Some are still finishing their chilly night...


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J'aimerais avoir une check-list du matériel pour le pèlerinage de Compostelle : départ Avril 2010 ; en couple
Merci d'avance








