Salut a tous!!!
J'ai besoin de conseils sur ces 2 régions.
Je pars avec un pote en juillet. Nous comptons après quelques temps au tibet nous rendre dans ces régions.
Donc plusieurs questions.
Certains sites ne seraient ils pas fermés a cause du climat estival?
Quels sont les treks incontournables?J'ai entendu parlé de parc nationaux au sishuan sublimes. D'autres tendent a dire que ces parcs perdent de leurs valeurs a cause du tourisme croissant.Est il encore possible découvrir une nature a l'etat brut dans ces régions.
Enfin, est il facile de trouver un guidela bah??
Merci d'avance
Bonjour, nous sommes actuellement à Kangding, et nous nous interrogeons sur l'intérêt d'aller randonner à l'Emei Shan...
Nous avons des échos qui ne sont pas toujours très bons à son sujet.
Nous aimons randonner sur les sentiers. Conscients que nous aurons quelques difficultés à ressentir la solitude, le circuit à pied sur trois jours vaut il vraiment le coup?
Si vous avez des retours d'expérience à ce sujet, nous sommes preneurs, à savoir l'état du parcours, est ce bétonné tout le long comme les chinois savent le faire?
Concernant le monde sur place est ce si insupportable que ce que nous lisons?
Bonjour,
Nous partons presque 6 semaines cet été en chine (juillet aout). Nous voudrions commencer par la Mongolie intérieure puis descendre au Sichuan et si vraiment on a le temps, ce que je doute, faire un tour au Yunnan. Nous partons avec notre tente et notre Gps pour les randonnées. Mais nous ne savons pas trop quoi choisir comme randonnée dans le Sichuan qui ne soit pas trop touristique. Nous voudrions faire plusieurs petites randonnées (de 4 ou 5 jours) pour être autonome pour nous nourrir plutôt qu'une grande de 15 jours où nous serions obligé de prendre un guide. Que nous conseillez vous? Merci d'avance
Nous partons presque 6 semaines cet été en chine (juillet aout). Nous voudrions commencer par la Mongolie intérieure puis descendre au Sichuan et si vraiment on a le temps, ce que je doute, faire un tour au Yunnan. Nous partons avec notre tente et notre Gps pour les randonnées. Mais nous ne savons pas trop quoi choisir comme randonnée dans le Sichuan qui ne soit pas trop touristique. Nous voudrions faire plusieurs petites randonnées (de 4 ou 5 jours) pour être autonome pour nous nourrir plutôt qu'une grande de 15 jours où nous serions obligé de prendre un guide. Que nous conseillez vous? Merci d'avance
Bonjour à tous et toutes.
Je publie mon premier carnet de voyage sur voyageforum, et j'ai choisi la Chine. Je m'essaie à cette épreuve sans aucune expérience de l'écriture. Je possède une page facebook (page publique et accessible en signature si vous voulez suivre tous mes autres voyages), mais le format facebook, c'est beaucoup d'images et peu de texte (bien que parfois j'essaie de faire des commentaires fournis), c'est le format moderne, on consomme très vite, il faut que ça "parle" immédiatement...
Avec ce carnet, je change donc de format, à savoir beaucoup de texte et peu d'images. J'ai réalisé cette traversée de la Chine en Juin 2016, et j'ai commencé à écrire ce carnet début Avril 2017 aidé par mes photographies qui ont ravivé mes souvenirs. Ne vous attendez pas à un carnet style "compte rendu d'agence de voyage" avec les détails de tous les repas, les horaires des bus et compte rendu sur le confort de la chambre d'hôtel... Il y en aura peut-être un peu de temps en temps, mais ce sont juste mes souvenirs que j'essaie de coucher sur papier. De même certaines journées seront bien développées, alors que d'autres seront vite expédiées. Ben oui, certains jours il ne s'est rien passé de bien intéressant dans mon voyage, en tout cas rien qui justifie que je le détaille sur ce carnet. D'autres journées pourront vous paraître sans intérêt particulier (les journées "d'organisations" par exemple), mais elles font partie à part entière de mon voyage. N'hésitez pas à mettre tous vos commentaires, qu'ils soient bons ou franchement mauvais, je suis ouvert à toutes les réflexions et promis, je ne me vexerais pas si on me dit que j'écris comme un pied ou que ma prose est soporifique!
Contexte du récit: Je m'appelle Denis, je suis un homme voyageant seul, 40 ans révolus au moment des faits, et j'ai quitté mon travail, rendu mon logement, vendu voiture, moto et des tonnes de choses qui composaient mon confort quotidien pour partir "à l'aventure" autour du monde sans date de retour précise... Bref j'ai laissé une vie tranquille et aisée pour m'en aller voir le Monde. Je voyage en "mode backpacker", c'est à dire de manière autonome, la plus économique possible, et sans réelle planification. Je n'avais d'ailleurs pas choisi d'aller en Chine au départ, je pensais plutôt aller en Indonésie et Australie après 6 mois passés en Inde et en Asie du sud-est (le grand classique des voyageurs au long cours!!). Et puis, à cause d'une pensée insignifiante, tout un enchaînement s'est produit dans mon esprit et j'ai finalement radicalement changé mes plans, j'ai bifurqué vers le nord depuis le Vietnam en direction de la Mongolie, et, la Chine étant sur la route, je me suis dit: "Après tout, pourquoi pas?..." C'est parti, je me lance....
Jeudi 2 Juin:
Ce carnet ne commence pas en Chine ou même dans un quelconque aéroport à attendre un vol vers l'empire du milieu, mais au Vietnam, à Hanoi.
Je suis content.
J'ai récupéré hier mon passeport à l'ambassade de Chine, et ô soulagement, il y avait à l'intérieur un visa valide de 30 jours! Ouf! Pourquoi ouf? Tout simplement car je n'étais vraiment pas sûr d'obtenir mon visa. En effet, si on s'en tient à l'ambassade de France, il n'est pas possible d'obtenir un visa chinois à Hanoi (info obsolète et fausse) mais si on écoute tout ce que dit le ministère des affaires étrangères, on ne voyage pas et on reste cloîtré chez soi, mais c'est un autre sujet! Pareil pour les agences à Hanoï: Visa chinois pour un français? Non, trop difficile à avoir selon les unes; oui, mais c'est cher et pas garanti selon les autres....
Bref, n'étant jamais mieux servi que par soi-même, j'ai fait les démarches tout seul et j'ai obtenu mon visa en temps et en heure! Je passerai sur les détails et la montagne de paperasse et de justificatifs nécessaires, mais je dois avouer que j'étais vraiment soulagé quand j'ai ouvert mon passeport et que j'ai vu le visa collé à l'intérieur... Donc je suis content, je suis à mon hôtel à Hanoï, il est 15h, dans une demi-heure je prends un bus pour Lao Cai, ville frontière où je dormirai cette nuit avant de passer demain matin en Chine, il était temps car demain c'est mon dernier jour autorisé au Vietnam!
Sauf que à 16h, puis 16h20, puis 16h45 toujours pas de bus... Le réceptionniste de l'hôtel (à qui j'ai acheté le billet de bus) m'annonce tout penaud après plusieurs coups de fils qu'il y a eu un "empêchement", que je ne peux pas prendre mon bus mais qu'il m'a réservé une place dans le bus du lendemain à la même heure et que pour se faire pardonner il m'offre la nuit d'hôtel... Je ne suis pas encore parti en Chine que déjà ça commence bien....
J'explique alors fermement, mais poliment (mais fermement!) au réceptionniste et à son patron qui l'a rejoint que je ne peux pas attendre un jour de plus, que mon visa vietnamien expire demain, que je dois absolument partir ce soir pour Lao Cai et vu que je lui ai acheté le billet il y a une semaine (une preuve de sortie du territoire vietnamien était nécessaire pour obtenir le visa Chinois, ne me demandez pas pourquoi: si je demande un visa pour aller en Chine, c'est bien que j'ai l'intention de partir du Vietnam, enfin il me semble...), je ne comprends pas cette annulation. Enfin si, je la comprends très bien c'est du surbooking classique...
Bref, après moult négociations et coups de fil, me voici embarqué à 21h dans un bus de nuit pour Sa Pa, avec l'assurance qu'il me laissera à Lao Cai aux environs de 5h du matin...
Mon œil!!
Comme je le craignais, le chauffeur du bus me jette à l'embranchement de la route de Sa Pa et de Lao Cai à 2h du matin et ne daigne même pas faire le très long détour de 4 km pour me laisser au centre-ville....
Bref, je fais un heureux: un chauffeur de taxi qui attendait là et n'espérait plus voir quelqu'un au milieu de la nuit! Ignorant ses sollicitations pour me conduire à "son" hôtel, je lui demande de m'emmener le plus près possible du poste frontière, et lui indique que je me débrouillerai ensuite. Effectivement, le gus me laisse 5 minutes plus tard devant l'entrée d'un bel hôtel qu'il me montre avec insistance... Mais un simple coup d'œil m'indique rapidement que le standing de cet hôtel est bien supérieur au standing de mon portefeuille!
Je remercie le chauffeur de taxi et je repère une terrasse de restaurant couverte par un auvent et avec un grand escalier en bois à plusieurs volées qui m'a l'air bien excentré et à l'abri des regards. Je n'ai aucune envie de chercher d'autres hôtels pour un résultat incertain, je vais donc terminer ma nuit ici, il ne fait pas froid, il fait même bon. Et puis j'ai réussi à dormir un peu dans le bus, même si tous ceux qui connaissent le standard des bus de nuit vietnamiens pourront confirmer que les couchettes ne sont pas, mais alors vraiment pas du tout adaptées à mon mètre 87 et mes 100 kgs!! De plus, demain je serais prêt à partir: le restaurant est situé pile en face du poste frontière vietnamien!
Que demande le peuple?
Un lit....
Vendredi 3 Juin
Quelque chose gratte ma chaussure et me réveille.
Un rat!!!!
Un coup de pied réflexe le fait fuir et je me relève. Le soleil vient de se lever, j'ai mal dormi (comment pouvait-il en être autrement?) et un coup d'œil aux alentours me montre que l'activité a déjà bien commencé: une petite foule attend déjà l'ouverture, prête à se ruer côté chinois. Pour l'instant des barrières empêchent l'accès au pont qui enjambe la rivière rouge, qui sert de frontière naturelle entre les 2 pays.

Il me reste un peu d'eau, je me débarbouille vite fait pour essayer de masquer ma tête de "celui qui a très mal dormi" et je vais m'installer avec les personnes déjà présentes devant le bâtiment des douanes et qui attendent l'ouverture des portes prévue à 8h pétantes.
Un jeune Viet changeur de monnaie au noir m'aborde et me proposant de me racheter mes derniers dongs avec des yuans. Il me reste environ l'équivalent d'une quinzaine de dollars, je lui demande son prix et après un rapide calcul (j'avais vérifié les taux la veille), je m'aperçois qu'il se prend plus de 15% de commission (!) et je lui signifie que je ne suis pas intéressé à ce prix. L'ouverture des portes approchant, il revient régulièrement à la charge avec un prix qui baisse tout aussi régulièrement. Finalement, alors que les portes se sont ouvertes et que la file avance (et moi avec), j'arrive finalement à négocier une petite com' de 5% pour lui que je trouve bien plus honnête. Comme je ne suis pas né de la dernière pluie, je me fais remettre les billets de 5 yuans un par un dans ma main que je recompte au fur et à mesure pour éviter les tours de passe-passe, puis je prends mes billets, assez content de moi. Tiens, il me semblait qu'il y avait la tête de Mao sur tous les billets chinois... Ceux-là ne l'ont pas, bizarre... "Chinese money??" demandai-je à 2 ou 3 personnes dans la file, et leur réponse positive me rassure.
Le passage au poste frontière fut très rapide, tant du côté vietnamien que du côté chinois, et en moins d'un quart d'heure, je suis passé à Hékou en Chine avec un "Welcome to China!" accompagné d'un large sourire de l'officier d'immigration! Il est 8h30 et il me reste toute la journée pour aller à Yuanyang, ma première destination.
Vous connaissez l'application MAPS.ME pour smartphone? C'est une application fantastique. C'est un peu l'équivalent de google maps, mais surtout ça marche hors ligne, sans aucun réseau ni aucune connection à internet! Il suffit juste de télécharger les cartes à l'avance lorsqu'on a par exemple une connection wi-fi et c'est tout! Grace à MAPS.ME, je sais qu'il y a un distributeur de billets de la Bank of China à 450 m sur la 4ème rue à gauche, et je sais que la station des bus se situe à un peu plus de 4 km au nord de la ville. De plus tous les noms de lieu sont écrits en anglais et en chinois, ce qui me simplifiera énormément la vie pour la suite de mon voyage: en cas de difficultés de compréhension, je n'aurais qu'à montrer mon écran et la ville, le lieu ou la rue et l'adresse où je veux aller pour débloquer bien des situations!
Dans le même ordre d'idée, j'ai aussi téléchargé un petit dictionnaire franco-mandarin qui me sera très utile. Beaucoup de chinois (surtout ceux travaillant dans le tourisme en fait!) ont également ce genre d'appli sur leur smartphone (mandarin-anglais), et la barrière de la langue s'estompe alors très fortement! C'est fou ce que la technologie change les choses! Je pense que cela devait être sinon plus difficile, du moins beaucoup plus long de se faire comprendre ne serait-ce que quelques années en arrière! Il n'y a pas à dire, c'est vraiment extrêmement facile de voyager partout dans le monde à l'heure actuelle...
Revenons à Hékou où je prends un taxi qui me conduit à la gare routière pour la somme raisonnable de 10 yuans (env. 1,40 euros). Au moment de payer, je donne 2 billets de 5 au chauffeur qui les refuse en me demandant 10. "C'est bien 10 yuans" lui dis-je en montrant le chiffre 5 sur les 2 billets -No no, mao, mao! me rétorque-t’il. Puis il sort de son portefeuille un billet de 10 yuans et me lance un "Kuai, kuai OK!!" en me faisant comprendre que ce sont ces billets là qu'il veut. Je réalise à cet instant que mon petit changeur à la sauvette m'a bien eu. Il m'a bien refilé de la vraie monnaie chinoise, mais ce sont des "jiaos" ("mao" dans le langage courant), et il faut 10 jiaos pour faire un yuan (un "kuai" dans ce même langage courant)... Je pensais être un vrai baroudeur aguerri du style "les petites arnaques à 2 balles on me les fait pas à moi", et bien si, on me la fait et bien comme il faut!! Il a bien du rigoler après coup mon petit changeur à la sauvette!!... Bref, mon égo en prend un coup de s'être fait posséder de manière si grossière, mais finalement au bout de 5 secondes je prends ça avec le sourire, tout en me promettant intérieurement que c'est la dernière fois que je me fais avoir.... Je paye le chauffeur de taxi avec un billet de 100 yuans fraîchement sorti quelques minutes plus tôt du distributeur et me dirige vers les guichets de la gare routière.
La préposée aux tickets de bus parlant quelques mots d'anglais, c'est sans problèmes que je me retrouve assis dans le bus pour Yuanyang qui décolle à 10 h précises! Arrivée prévue entre 13 et 14 h, c'est parfait!
C'est un bus local et ça se voit...

Il y a des seaux dans l'allée, et je ne vois pas pourquoi. En fait, je comprendrai très vite après le départ: les chinois (et les chinoises!) ont la très mauvais habitude de cracher bruyamment par terre, et ces seaux sont là pour récupérer les glaviots... Même en Inde où les hommes crachent leur bétel d'un rouge immonde dans la rue, ils arrivent à se retenir et à ne pas cracher dans les bus... Ici ce n'est visiblement pas le cas! Beurk, bienvenue en Chine!
Alors que le trajet se déroule sans encombre pour la plupart des passagers, il n'en est pas de même pour moi... Un courant d'air frais ainsi que (je pense) mon repas de la veille commencent à remuer mes entrailles... Très vite il va falloir que j'aille me soulager... Je profite donc pour étrenner ma jolie appli sur mon smartphone et je lance la traduction de "WC urgent s'il vous plait" et la montre au chauffeur qui n'a pas l'air de comprendre, ainsi que d'autres passagers... Je tente donc "malade ventre WC" (mon appli est basique et ne peut traduire que des mots et pas des phrases)... Toujours pas de résultats et l'incompréhension est visible chez mes interlocuteurs...
Je me résous donc à adopter la bonne vieille méthode du langage des signes: je sors un rouleau de PQ de mon sac à dos, je vais voir le chauffeur en me tenant le ventre de la main gauche, en lui montrant de rouleau de la main droite et lui demande en faisant une belle grimace: "STOP PLEASE!!!" Le chauffeur éclate alors de rire (rapidement suivi par le reste des passagers), puis s'arrête 200 m plus loin en me montrant un buisson derrière lequel je cours me soulager. Finalement la technologie a ses limites dans la communication, et rien ne vaut les vieux trucs éprouvés pour se faire comprendre!
Après ce passage très glamour, mon bus arrive à Yuanyang. Mais ce n'est pas ma destination finale, la ville est dans une vallée, je dois prendre un autre bus pour accéder aux rizières et à leurs villages, situés tout la haut sur les montagnes à plus de 2000 m d'altitude. Visiblement les employés de la gare routière doivent avoir l'habitude de voir débarquer des occidentaux qui veulent aller voir les rizières, car je me retrouve très rapidement dans un minibus juste après avoir prononcé les mots "Yuanyang rice fields"! Ça monte et ça tourne beaucoup jusqu'au village, dans le brouillard et la pluie!
A ma descente de car, un petit bout de femme se précipite sur moi (c'est le mot juste) en me criant des "taxi, taxi!!! Hôtel!!! Hôtel!!!" tout en me montrant sa voiture flambant neuve. Je lui montre l'adresse de mon hôtel (réservé sur booking) et m'annonce un prix de 20 yuans (env 2.80 euros), proposition que j'accepte, ayant auparavant appris grâce à MAPS.ME que mon hôtel se situait dans un autre village distant d'une bonne dizaine de km.
Nouvelle parenthèse scatologique, mes intestins me tortillant à nouveau. J'aurais pu vous épargner ce passage mais finalement non, je me suis dit que ça faisait partie du voyage et de ses... découvertes! Suite à ma demande expresse (j'ai gagné du temps cette fois ci en lui montrant directement mon rouleau de PQ), Mya (puisque c'est son nom) m'indique les toilettes publiques, situées de l'autre côté du parking des bus.
Et là, j'ai cru que j'allais vomir...
Je pensais avoir tout vu en Inde et au Népal en matière d'insalubrité et de manque d'hygiène, mais je me trompais...
Les toilettes publiques du village, c'est 4 murs en briques recouverts d'un toit en tôle. Le sol est entièrement bétonné, et est traversé en son centre par une tranchée en pente d'une quarantaine de cm de large et d'environ un mètre de profondeur. C'est tout. Tout le monde s'accroupit à la queue-leu-leu et se soulage ainsi au vu de tous les autres, aucune cloison, aucune intimité... La tranchée doit être lavée quand le responsable doit la juger trop "pleine", mais visiblement, cela n'a pas été fait depuis longtemps... Au dégoût visuel s'ajoute une odeur absolument écœurante qui me fait hésiter quelques secondes avant de rentrer, mais l'envie est trop forte et je vais rejoindre les 2 chinois déjà en place, non sans avoir pris une grande inspiration avant de passer la porte! Je ressors de cet enfer pour m'apercevoir qu'il pleut des cordes! Le temps de faire les 50 mètres qui me séparent de la voiture de Mya et je suis trempé!!
P***** c'est quoi ce pays?!?!!!!
Il est 4 h de l'après-midi, et pour l'instant depuis hier mes premiers pas en Chine ne sont pas ce qu'on peut appeler un promenade de santé! Je ne suis pas difficile et les voyages "à la roots" ne m'effraient pas, mais là c'est quand même pas mal! Si le reste du pays et du voyage est du même tonneau, je sens que je vais me plaire ici!
Heureusement, les galères vont s'arrêter là, et dans sa grande bonté, le Dieu protecteur des voyageurs (s’il existe) va maintenant inverser la tendance pour ramener un peu d'équilibre!
Tout d'abord je m'aperçois que Mya a embarqué d'autres touristes dans son "taxi": 2 femmes et un petit garçon d'environ 4-5 ans. Nous faisons rapidement connaissance puisque tout comme moi, elles sont Françaises. Cool, ça me remonte un peu le moral de rencontrer des compatriotes! Stéphanie voyage avec sa maman et son fils pour une quinzaine de jours dans le Yunnan et à Shangai. Mais surtout Stéphanie a vécu et travaillé 5 ans en Chine et parle couramment le chinois. Et ça, c'est un avantage considérable!
Pendant le trajet, Stéphanie discute avec Mya, et elle nous apprend qu'il faut d'abord acheter un pass de 100 Yuans (env. 14 euros) pour visiter les rizières. Enfin, techniquement c'est pour avoir accès à tous les points de vue, points de vue qui ont été équipés de barrières à péage depuis que le lieu a été inscrit au patrimoine de l'UNESCO, ils ne perdent pas le Nord ces Chinois! Mya nous informe également que des navettes font régulièrement la liaison entre tous les points de vue, mais elle se propose de nous guider avec sa voiture pour 400 yuans la journée. Stéphanie arrive à négocier 300 yuans (soit 100 yuans chacun) et nous disons banco pour demain.
Finalement, ce sera bien mieux de visiter avec une "locale" à notre rythme, et surtout avec Stéphanie qui enlève complètement la barrière de la langue. Mya me dépose à mon hôtel (le K2 youth hostel) que j'avais pris soin de réserver au préalable sur booking afin de ne pas m'em.... bêter à chercher sur place pour cette première journée. RDV est pris pour le lendemain 8 h devant l'hôtel.
Première bonne surprise: l'hôtel est tout neuf et très clean. Le petit jeune réceptionniste parle suffisamment anglais pour que nous nous comprenions correctement et il me montre le lit dans le dortoir que j'ai réservé. Nouvelle bonne surprise: je suis tout seul dans l'hôtel et j'aurais la chambre entière pour moi, coooool!!! De plus, le dortoir possède une grande baie vitrée qui donne sur une magnifique vue de la vallée et des rizières, d'autant plus que la pluie a disparu et que le soleil est revenu!

Que rajouter? Un très bon repas préparé à l'hôtel même: une succulente et copieuse assiette de fried rice (oui je dois penser à mon estomac!) avec divers légumes et morceaux de poulets me revigore.
Ouf! Cette fois ci, l'entrée en matière est terminée, il est temps de songer à découvrir la Chine dès demain!
Samedi 4 Juin
Comme prévu, Mya me récupère ce matin à 8 h et nous partons pour une journée qui s’avérera magnifique.
Autant la veille nous avons eu de la pluie et du brouillard, autant aujourd'hui nous bénéficierons d'un temps bien ensoleillé dans l'ensemble. Mya nous confirme que nous avons de la chance sur la météo, car cela faisait plusieurs jours qu'il pleuvait. Et le temps redeviendra maussade dès le lendemain.
La majorité des touristes viennent ici en Novembre Décembre, quand les rizières n'ont pas de plants de riz et sont uniquement remplies d'eau, ce qui donne alors aux paysages des allures fantastiques de miroirs en escaliers. En Juin, les rizières sont vertes, mais cela n'enlève rien à leur beauté selon moi. Les rizières sont étagées en escaliers sur plus de 1000 m de dénivelé et sur des milliers d'hectares!

Le travail pour façonner et modeler ainsi la montagne a dû être colossal! Il a été effectué au cours des siècles par les hanis qui vivent ici. L'entretien de ces rizières est tout aussi fastidieux et nous restons admiratifs face aux explications données par Mya. Mya nous emmène bien entendu aux plus beaux points de vue, mais elle nous fait aussi découvrir des petits villages et nous promène jusqu'au milieu même des rizières.

Dans un de ces villages, nous sommes invités à visiter une maison traditionnelle Hani, mais entièrement reconstruite avec tout le confort moderne. En effet, la culture du riz est difficile et il ne se vend pas plus cher parce qu'il vient de Yuanyuang. Du coup, beaucoup de jeunes préfèrent se tourner vers le tourisme qui explose (et qui rapporte bien plus!) et de construire des hôtels ou guest-houses bien laids en béton gris, ou alors aller chercher des opportunités de travail en ville, à Kunming... Le gouvernement local a donc lancé un projet de rénovation des habitats traditionnels en partie pour essayer de retenir les paysans producteurs de riz, et aussi pour donner une "vitrine" à la vue des touristes.

Coup de chance (?), l'architecte responsable du projet est justement dans cette maison aujourd'hui et nous explique l'ordonnancement et l'aménagement intérieur des maisons Hanis autour d'un très bon café que nous avons commandé à la maitresse de maison (qui fait aussi restaurant, mais nous n'avons pas prévenu). Très honnêtement, je n'ai pas retenu grand-chose des explications de l'architecte et de la visite de la maison, car au moment de partir, j'ai demandé combien coutaient les 3 cafés que nous avions commandés, et la réponse de notre hôte me surprend: "One hundred and forty, please".
On se regarde avec Stéphanie, puis elle pose la même question en chinois, histoire d'éviter les malentendus... "Non non, me confirme-elle. C'est bien 140 yuans".
Soit 20 euros pour 3 cafés...
On paye avec le sourire (juste de façade le sourire hein!) vu que tout le monde sourit (sauf nous qui avons été "un poil" surpris du prix), puis nous sortons pour continuer notre promenade dans les rizières en se félicitant de n'avoir pas réservé le repas ici! Bref, cette anecdote est vite oubliée et nous reprenons notre route à travers ces superbes paysages!

Ne voulant pas dépenser des cent et des mille pour le repas de midi, nous demandons à Mya de nous indiquer une gargote locale. Elle nous emmène alors dans un petit boui-boui en nous demandant si nous aimons le buffle. Nous sommes OK pour tester, et nous voici attablés sur des chaises en plastique avec des paysans chinois qui nous regardent amusés en se demandant ce que nous sommes venus faire dans cet endroit, alors qu'il y a tellement de restaurants pour touristes sur les routes principales!! Stéphanie demande alors s’il y a du buffle à manger, mais plusieurs réponses affirmatives ne la rassurent qu'à moitié, et elle demande à la cuisinière de s'approcher pour regarder à l'intérieur de la marmite. Elle revient alors vers nous avec une petite moue et nous annonce que ce qu'on s'apprête à nous servir est bien du buffle, mais des tripes de buffle bouillies!! Et des tripes entières en plus... Ce n'est franchement pas appétissant et nous nous rabattons au dernier moment sur du porc plus classique et pas spécialement mauvais! Pas facile de manger avec des baguettes! J'avais pu m'entraîner un peu au Vietnam, mais là, plus question de demander une fourchette si je n'y arrive pas...
La journée se poursuit ainsi entre magnifiques points de vue officiels qui dominent des vallées encaissées donc les flancs sont recouverts de rizières et promenades au sein de charmants villages et de leurs habitants.

J'ai beaucoup aimé Yuanyuang et j'en ai gardé un bon souvenir.
Tout d'abord parce que c'est la première fois que je voyais des rizières en terrasses aussi gigantesques. J'en avais bien vues quelques-unes au Népal au départ du trek des Annapurnas, mais là on est dans une tout autre échelle! J'aurais pu en voir à Sa Pa au Vietnam, mais la pluie et le brouillard en ont décidé autrement... Ces paysages sont vraiment magnifiques, encore mieux que les photos de rizières en terrasse qui ornaient mes livres de géographie au collège...
Ensuite c'était ma première étape en Chine, ma première étape dans un nouveau pays. Comme je voyage au long cours, les 2-3 premiers jours qui suivent un changement de pays ont une saveur particulière: il faut s'adapter à un nouvel environnement, à une nouvelle langue, à une nouvelle monnaie, à une nouvelle organisation, à une nouvelle manière de vivre et une nouvelle "ambiance", c'est un sentiment que j'attends et que j'apprécie à chaque passage de frontière, et qui fait un des nombreux charmes de mon voyage...
Pour ce soir, j'indique à Mya que je compte me rendre demain à Kunming et elle me répond qu'il y a un bus direct qui part à 9h30. Stéphanie et sa maman ont la même destination que moi, rendez-vous est donc pris pour le lendemain avec Mya qui nous conduira jusqu'à la station de bus!
Pour l'heure, nous finissons la visite de ces très belles rizières et ces superbes paysages avant que le soleil déclinant nous indique qu'il est l'heure de rentrer!




Je publie mon premier carnet de voyage sur voyageforum, et j'ai choisi la Chine. Je m'essaie à cette épreuve sans aucune expérience de l'écriture. Je possède une page facebook (page publique et accessible en signature si vous voulez suivre tous mes autres voyages), mais le format facebook, c'est beaucoup d'images et peu de texte (bien que parfois j'essaie de faire des commentaires fournis), c'est le format moderne, on consomme très vite, il faut que ça "parle" immédiatement...
Avec ce carnet, je change donc de format, à savoir beaucoup de texte et peu d'images. J'ai réalisé cette traversée de la Chine en Juin 2016, et j'ai commencé à écrire ce carnet début Avril 2017 aidé par mes photographies qui ont ravivé mes souvenirs. Ne vous attendez pas à un carnet style "compte rendu d'agence de voyage" avec les détails de tous les repas, les horaires des bus et compte rendu sur le confort de la chambre d'hôtel... Il y en aura peut-être un peu de temps en temps, mais ce sont juste mes souvenirs que j'essaie de coucher sur papier. De même certaines journées seront bien développées, alors que d'autres seront vite expédiées. Ben oui, certains jours il ne s'est rien passé de bien intéressant dans mon voyage, en tout cas rien qui justifie que je le détaille sur ce carnet. D'autres journées pourront vous paraître sans intérêt particulier (les journées "d'organisations" par exemple), mais elles font partie à part entière de mon voyage. N'hésitez pas à mettre tous vos commentaires, qu'ils soient bons ou franchement mauvais, je suis ouvert à toutes les réflexions et promis, je ne me vexerais pas si on me dit que j'écris comme un pied ou que ma prose est soporifique!
Contexte du récit: Je m'appelle Denis, je suis un homme voyageant seul, 40 ans révolus au moment des faits, et j'ai quitté mon travail, rendu mon logement, vendu voiture, moto et des tonnes de choses qui composaient mon confort quotidien pour partir "à l'aventure" autour du monde sans date de retour précise... Bref j'ai laissé une vie tranquille et aisée pour m'en aller voir le Monde. Je voyage en "mode backpacker", c'est à dire de manière autonome, la plus économique possible, et sans réelle planification. Je n'avais d'ailleurs pas choisi d'aller en Chine au départ, je pensais plutôt aller en Indonésie et Australie après 6 mois passés en Inde et en Asie du sud-est (le grand classique des voyageurs au long cours!!). Et puis, à cause d'une pensée insignifiante, tout un enchaînement s'est produit dans mon esprit et j'ai finalement radicalement changé mes plans, j'ai bifurqué vers le nord depuis le Vietnam en direction de la Mongolie, et, la Chine étant sur la route, je me suis dit: "Après tout, pourquoi pas?..." C'est parti, je me lance....
Jeudi 2 Juin:
Ce carnet ne commence pas en Chine ou même dans un quelconque aéroport à attendre un vol vers l'empire du milieu, mais au Vietnam, à Hanoi.
Je suis content.
J'ai récupéré hier mon passeport à l'ambassade de Chine, et ô soulagement, il y avait à l'intérieur un visa valide de 30 jours! Ouf! Pourquoi ouf? Tout simplement car je n'étais vraiment pas sûr d'obtenir mon visa. En effet, si on s'en tient à l'ambassade de France, il n'est pas possible d'obtenir un visa chinois à Hanoi (info obsolète et fausse) mais si on écoute tout ce que dit le ministère des affaires étrangères, on ne voyage pas et on reste cloîtré chez soi, mais c'est un autre sujet! Pareil pour les agences à Hanoï: Visa chinois pour un français? Non, trop difficile à avoir selon les unes; oui, mais c'est cher et pas garanti selon les autres....
Bref, n'étant jamais mieux servi que par soi-même, j'ai fait les démarches tout seul et j'ai obtenu mon visa en temps et en heure! Je passerai sur les détails et la montagne de paperasse et de justificatifs nécessaires, mais je dois avouer que j'étais vraiment soulagé quand j'ai ouvert mon passeport et que j'ai vu le visa collé à l'intérieur... Donc je suis content, je suis à mon hôtel à Hanoï, il est 15h, dans une demi-heure je prends un bus pour Lao Cai, ville frontière où je dormirai cette nuit avant de passer demain matin en Chine, il était temps car demain c'est mon dernier jour autorisé au Vietnam!
Sauf que à 16h, puis 16h20, puis 16h45 toujours pas de bus... Le réceptionniste de l'hôtel (à qui j'ai acheté le billet de bus) m'annonce tout penaud après plusieurs coups de fils qu'il y a eu un "empêchement", que je ne peux pas prendre mon bus mais qu'il m'a réservé une place dans le bus du lendemain à la même heure et que pour se faire pardonner il m'offre la nuit d'hôtel... Je ne suis pas encore parti en Chine que déjà ça commence bien....
J'explique alors fermement, mais poliment (mais fermement!) au réceptionniste et à son patron qui l'a rejoint que je ne peux pas attendre un jour de plus, que mon visa vietnamien expire demain, que je dois absolument partir ce soir pour Lao Cai et vu que je lui ai acheté le billet il y a une semaine (une preuve de sortie du territoire vietnamien était nécessaire pour obtenir le visa Chinois, ne me demandez pas pourquoi: si je demande un visa pour aller en Chine, c'est bien que j'ai l'intention de partir du Vietnam, enfin il me semble...), je ne comprends pas cette annulation. Enfin si, je la comprends très bien c'est du surbooking classique...
Bref, après moult négociations et coups de fil, me voici embarqué à 21h dans un bus de nuit pour Sa Pa, avec l'assurance qu'il me laissera à Lao Cai aux environs de 5h du matin...
Mon œil!!
Comme je le craignais, le chauffeur du bus me jette à l'embranchement de la route de Sa Pa et de Lao Cai à 2h du matin et ne daigne même pas faire le très long détour de 4 km pour me laisser au centre-ville....
Bref, je fais un heureux: un chauffeur de taxi qui attendait là et n'espérait plus voir quelqu'un au milieu de la nuit! Ignorant ses sollicitations pour me conduire à "son" hôtel, je lui demande de m'emmener le plus près possible du poste frontière, et lui indique que je me débrouillerai ensuite. Effectivement, le gus me laisse 5 minutes plus tard devant l'entrée d'un bel hôtel qu'il me montre avec insistance... Mais un simple coup d'œil m'indique rapidement que le standing de cet hôtel est bien supérieur au standing de mon portefeuille!
Je remercie le chauffeur de taxi et je repère une terrasse de restaurant couverte par un auvent et avec un grand escalier en bois à plusieurs volées qui m'a l'air bien excentré et à l'abri des regards. Je n'ai aucune envie de chercher d'autres hôtels pour un résultat incertain, je vais donc terminer ma nuit ici, il ne fait pas froid, il fait même bon. Et puis j'ai réussi à dormir un peu dans le bus, même si tous ceux qui connaissent le standard des bus de nuit vietnamiens pourront confirmer que les couchettes ne sont pas, mais alors vraiment pas du tout adaptées à mon mètre 87 et mes 100 kgs!! De plus, demain je serais prêt à partir: le restaurant est situé pile en face du poste frontière vietnamien!
Que demande le peuple?
Un lit....
Vendredi 3 Juin
Quelque chose gratte ma chaussure et me réveille.
Un rat!!!!
Un coup de pied réflexe le fait fuir et je me relève. Le soleil vient de se lever, j'ai mal dormi (comment pouvait-il en être autrement?) et un coup d'œil aux alentours me montre que l'activité a déjà bien commencé: une petite foule attend déjà l'ouverture, prête à se ruer côté chinois. Pour l'instant des barrières empêchent l'accès au pont qui enjambe la rivière rouge, qui sert de frontière naturelle entre les 2 pays.

Il me reste un peu d'eau, je me débarbouille vite fait pour essayer de masquer ma tête de "celui qui a très mal dormi" et je vais m'installer avec les personnes déjà présentes devant le bâtiment des douanes et qui attendent l'ouverture des portes prévue à 8h pétantes.
Un jeune Viet changeur de monnaie au noir m'aborde et me proposant de me racheter mes derniers dongs avec des yuans. Il me reste environ l'équivalent d'une quinzaine de dollars, je lui demande son prix et après un rapide calcul (j'avais vérifié les taux la veille), je m'aperçois qu'il se prend plus de 15% de commission (!) et je lui signifie que je ne suis pas intéressé à ce prix. L'ouverture des portes approchant, il revient régulièrement à la charge avec un prix qui baisse tout aussi régulièrement. Finalement, alors que les portes se sont ouvertes et que la file avance (et moi avec), j'arrive finalement à négocier une petite com' de 5% pour lui que je trouve bien plus honnête. Comme je ne suis pas né de la dernière pluie, je me fais remettre les billets de 5 yuans un par un dans ma main que je recompte au fur et à mesure pour éviter les tours de passe-passe, puis je prends mes billets, assez content de moi. Tiens, il me semblait qu'il y avait la tête de Mao sur tous les billets chinois... Ceux-là ne l'ont pas, bizarre... "Chinese money??" demandai-je à 2 ou 3 personnes dans la file, et leur réponse positive me rassure.
Le passage au poste frontière fut très rapide, tant du côté vietnamien que du côté chinois, et en moins d'un quart d'heure, je suis passé à Hékou en Chine avec un "Welcome to China!" accompagné d'un large sourire de l'officier d'immigration! Il est 8h30 et il me reste toute la journée pour aller à Yuanyang, ma première destination.
Vous connaissez l'application MAPS.ME pour smartphone? C'est une application fantastique. C'est un peu l'équivalent de google maps, mais surtout ça marche hors ligne, sans aucun réseau ni aucune connection à internet! Il suffit juste de télécharger les cartes à l'avance lorsqu'on a par exemple une connection wi-fi et c'est tout! Grace à MAPS.ME, je sais qu'il y a un distributeur de billets de la Bank of China à 450 m sur la 4ème rue à gauche, et je sais que la station des bus se situe à un peu plus de 4 km au nord de la ville. De plus tous les noms de lieu sont écrits en anglais et en chinois, ce qui me simplifiera énormément la vie pour la suite de mon voyage: en cas de difficultés de compréhension, je n'aurais qu'à montrer mon écran et la ville, le lieu ou la rue et l'adresse où je veux aller pour débloquer bien des situations!
Dans le même ordre d'idée, j'ai aussi téléchargé un petit dictionnaire franco-mandarin qui me sera très utile. Beaucoup de chinois (surtout ceux travaillant dans le tourisme en fait!) ont également ce genre d'appli sur leur smartphone (mandarin-anglais), et la barrière de la langue s'estompe alors très fortement! C'est fou ce que la technologie change les choses! Je pense que cela devait être sinon plus difficile, du moins beaucoup plus long de se faire comprendre ne serait-ce que quelques années en arrière! Il n'y a pas à dire, c'est vraiment extrêmement facile de voyager partout dans le monde à l'heure actuelle...
Revenons à Hékou où je prends un taxi qui me conduit à la gare routière pour la somme raisonnable de 10 yuans (env. 1,40 euros). Au moment de payer, je donne 2 billets de 5 au chauffeur qui les refuse en me demandant 10. "C'est bien 10 yuans" lui dis-je en montrant le chiffre 5 sur les 2 billets -No no, mao, mao! me rétorque-t’il. Puis il sort de son portefeuille un billet de 10 yuans et me lance un "Kuai, kuai OK!!" en me faisant comprendre que ce sont ces billets là qu'il veut. Je réalise à cet instant que mon petit changeur à la sauvette m'a bien eu. Il m'a bien refilé de la vraie monnaie chinoise, mais ce sont des "jiaos" ("mao" dans le langage courant), et il faut 10 jiaos pour faire un yuan (un "kuai" dans ce même langage courant)... Je pensais être un vrai baroudeur aguerri du style "les petites arnaques à 2 balles on me les fait pas à moi", et bien si, on me la fait et bien comme il faut!! Il a bien du rigoler après coup mon petit changeur à la sauvette!!... Bref, mon égo en prend un coup de s'être fait posséder de manière si grossière, mais finalement au bout de 5 secondes je prends ça avec le sourire, tout en me promettant intérieurement que c'est la dernière fois que je me fais avoir.... Je paye le chauffeur de taxi avec un billet de 100 yuans fraîchement sorti quelques minutes plus tôt du distributeur et me dirige vers les guichets de la gare routière.
La préposée aux tickets de bus parlant quelques mots d'anglais, c'est sans problèmes que je me retrouve assis dans le bus pour Yuanyang qui décolle à 10 h précises! Arrivée prévue entre 13 et 14 h, c'est parfait!
C'est un bus local et ça se voit...

Il y a des seaux dans l'allée, et je ne vois pas pourquoi. En fait, je comprendrai très vite après le départ: les chinois (et les chinoises!) ont la très mauvais habitude de cracher bruyamment par terre, et ces seaux sont là pour récupérer les glaviots... Même en Inde où les hommes crachent leur bétel d'un rouge immonde dans la rue, ils arrivent à se retenir et à ne pas cracher dans les bus... Ici ce n'est visiblement pas le cas! Beurk, bienvenue en Chine!
Alors que le trajet se déroule sans encombre pour la plupart des passagers, il n'en est pas de même pour moi... Un courant d'air frais ainsi que (je pense) mon repas de la veille commencent à remuer mes entrailles... Très vite il va falloir que j'aille me soulager... Je profite donc pour étrenner ma jolie appli sur mon smartphone et je lance la traduction de "WC urgent s'il vous plait" et la montre au chauffeur qui n'a pas l'air de comprendre, ainsi que d'autres passagers... Je tente donc "malade ventre WC" (mon appli est basique et ne peut traduire que des mots et pas des phrases)... Toujours pas de résultats et l'incompréhension est visible chez mes interlocuteurs...
Je me résous donc à adopter la bonne vieille méthode du langage des signes: je sors un rouleau de PQ de mon sac à dos, je vais voir le chauffeur en me tenant le ventre de la main gauche, en lui montrant de rouleau de la main droite et lui demande en faisant une belle grimace: "STOP PLEASE!!!" Le chauffeur éclate alors de rire (rapidement suivi par le reste des passagers), puis s'arrête 200 m plus loin en me montrant un buisson derrière lequel je cours me soulager. Finalement la technologie a ses limites dans la communication, et rien ne vaut les vieux trucs éprouvés pour se faire comprendre!
Après ce passage très glamour, mon bus arrive à Yuanyang. Mais ce n'est pas ma destination finale, la ville est dans une vallée, je dois prendre un autre bus pour accéder aux rizières et à leurs villages, situés tout la haut sur les montagnes à plus de 2000 m d'altitude. Visiblement les employés de la gare routière doivent avoir l'habitude de voir débarquer des occidentaux qui veulent aller voir les rizières, car je me retrouve très rapidement dans un minibus juste après avoir prononcé les mots "Yuanyang rice fields"! Ça monte et ça tourne beaucoup jusqu'au village, dans le brouillard et la pluie!
A ma descente de car, un petit bout de femme se précipite sur moi (c'est le mot juste) en me criant des "taxi, taxi!!! Hôtel!!! Hôtel!!!" tout en me montrant sa voiture flambant neuve. Je lui montre l'adresse de mon hôtel (réservé sur booking) et m'annonce un prix de 20 yuans (env 2.80 euros), proposition que j'accepte, ayant auparavant appris grâce à MAPS.ME que mon hôtel se situait dans un autre village distant d'une bonne dizaine de km.
Nouvelle parenthèse scatologique, mes intestins me tortillant à nouveau. J'aurais pu vous épargner ce passage mais finalement non, je me suis dit que ça faisait partie du voyage et de ses... découvertes! Suite à ma demande expresse (j'ai gagné du temps cette fois ci en lui montrant directement mon rouleau de PQ), Mya (puisque c'est son nom) m'indique les toilettes publiques, situées de l'autre côté du parking des bus.
Et là, j'ai cru que j'allais vomir...
Je pensais avoir tout vu en Inde et au Népal en matière d'insalubrité et de manque d'hygiène, mais je me trompais...
Les toilettes publiques du village, c'est 4 murs en briques recouverts d'un toit en tôle. Le sol est entièrement bétonné, et est traversé en son centre par une tranchée en pente d'une quarantaine de cm de large et d'environ un mètre de profondeur. C'est tout. Tout le monde s'accroupit à la queue-leu-leu et se soulage ainsi au vu de tous les autres, aucune cloison, aucune intimité... La tranchée doit être lavée quand le responsable doit la juger trop "pleine", mais visiblement, cela n'a pas été fait depuis longtemps... Au dégoût visuel s'ajoute une odeur absolument écœurante qui me fait hésiter quelques secondes avant de rentrer, mais l'envie est trop forte et je vais rejoindre les 2 chinois déjà en place, non sans avoir pris une grande inspiration avant de passer la porte! Je ressors de cet enfer pour m'apercevoir qu'il pleut des cordes! Le temps de faire les 50 mètres qui me séparent de la voiture de Mya et je suis trempé!!
P***** c'est quoi ce pays?!?!!!!
Il est 4 h de l'après-midi, et pour l'instant depuis hier mes premiers pas en Chine ne sont pas ce qu'on peut appeler un promenade de santé! Je ne suis pas difficile et les voyages "à la roots" ne m'effraient pas, mais là c'est quand même pas mal! Si le reste du pays et du voyage est du même tonneau, je sens que je vais me plaire ici!
Heureusement, les galères vont s'arrêter là, et dans sa grande bonté, le Dieu protecteur des voyageurs (s’il existe) va maintenant inverser la tendance pour ramener un peu d'équilibre!
Tout d'abord je m'aperçois que Mya a embarqué d'autres touristes dans son "taxi": 2 femmes et un petit garçon d'environ 4-5 ans. Nous faisons rapidement connaissance puisque tout comme moi, elles sont Françaises. Cool, ça me remonte un peu le moral de rencontrer des compatriotes! Stéphanie voyage avec sa maman et son fils pour une quinzaine de jours dans le Yunnan et à Shangai. Mais surtout Stéphanie a vécu et travaillé 5 ans en Chine et parle couramment le chinois. Et ça, c'est un avantage considérable!
Pendant le trajet, Stéphanie discute avec Mya, et elle nous apprend qu'il faut d'abord acheter un pass de 100 Yuans (env. 14 euros) pour visiter les rizières. Enfin, techniquement c'est pour avoir accès à tous les points de vue, points de vue qui ont été équipés de barrières à péage depuis que le lieu a été inscrit au patrimoine de l'UNESCO, ils ne perdent pas le Nord ces Chinois! Mya nous informe également que des navettes font régulièrement la liaison entre tous les points de vue, mais elle se propose de nous guider avec sa voiture pour 400 yuans la journée. Stéphanie arrive à négocier 300 yuans (soit 100 yuans chacun) et nous disons banco pour demain.
Finalement, ce sera bien mieux de visiter avec une "locale" à notre rythme, et surtout avec Stéphanie qui enlève complètement la barrière de la langue. Mya me dépose à mon hôtel (le K2 youth hostel) que j'avais pris soin de réserver au préalable sur booking afin de ne pas m'em.... bêter à chercher sur place pour cette première journée. RDV est pris pour le lendemain 8 h devant l'hôtel.
Première bonne surprise: l'hôtel est tout neuf et très clean. Le petit jeune réceptionniste parle suffisamment anglais pour que nous nous comprenions correctement et il me montre le lit dans le dortoir que j'ai réservé. Nouvelle bonne surprise: je suis tout seul dans l'hôtel et j'aurais la chambre entière pour moi, coooool!!! De plus, le dortoir possède une grande baie vitrée qui donne sur une magnifique vue de la vallée et des rizières, d'autant plus que la pluie a disparu et que le soleil est revenu!

Que rajouter? Un très bon repas préparé à l'hôtel même: une succulente et copieuse assiette de fried rice (oui je dois penser à mon estomac!) avec divers légumes et morceaux de poulets me revigore.
Ouf! Cette fois ci, l'entrée en matière est terminée, il est temps de songer à découvrir la Chine dès demain!
Samedi 4 Juin
Comme prévu, Mya me récupère ce matin à 8 h et nous partons pour une journée qui s’avérera magnifique.
Autant la veille nous avons eu de la pluie et du brouillard, autant aujourd'hui nous bénéficierons d'un temps bien ensoleillé dans l'ensemble. Mya nous confirme que nous avons de la chance sur la météo, car cela faisait plusieurs jours qu'il pleuvait. Et le temps redeviendra maussade dès le lendemain.
La majorité des touristes viennent ici en Novembre Décembre, quand les rizières n'ont pas de plants de riz et sont uniquement remplies d'eau, ce qui donne alors aux paysages des allures fantastiques de miroirs en escaliers. En Juin, les rizières sont vertes, mais cela n'enlève rien à leur beauté selon moi. Les rizières sont étagées en escaliers sur plus de 1000 m de dénivelé et sur des milliers d'hectares!

Le travail pour façonner et modeler ainsi la montagne a dû être colossal! Il a été effectué au cours des siècles par les hanis qui vivent ici. L'entretien de ces rizières est tout aussi fastidieux et nous restons admiratifs face aux explications données par Mya. Mya nous emmène bien entendu aux plus beaux points de vue, mais elle nous fait aussi découvrir des petits villages et nous promène jusqu'au milieu même des rizières.

Dans un de ces villages, nous sommes invités à visiter une maison traditionnelle Hani, mais entièrement reconstruite avec tout le confort moderne. En effet, la culture du riz est difficile et il ne se vend pas plus cher parce qu'il vient de Yuanyuang. Du coup, beaucoup de jeunes préfèrent se tourner vers le tourisme qui explose (et qui rapporte bien plus!) et de construire des hôtels ou guest-houses bien laids en béton gris, ou alors aller chercher des opportunités de travail en ville, à Kunming... Le gouvernement local a donc lancé un projet de rénovation des habitats traditionnels en partie pour essayer de retenir les paysans producteurs de riz, et aussi pour donner une "vitrine" à la vue des touristes.

Coup de chance (?), l'architecte responsable du projet est justement dans cette maison aujourd'hui et nous explique l'ordonnancement et l'aménagement intérieur des maisons Hanis autour d'un très bon café que nous avons commandé à la maitresse de maison (qui fait aussi restaurant, mais nous n'avons pas prévenu). Très honnêtement, je n'ai pas retenu grand-chose des explications de l'architecte et de la visite de la maison, car au moment de partir, j'ai demandé combien coutaient les 3 cafés que nous avions commandés, et la réponse de notre hôte me surprend: "One hundred and forty, please".
On se regarde avec Stéphanie, puis elle pose la même question en chinois, histoire d'éviter les malentendus... "Non non, me confirme-elle. C'est bien 140 yuans".
Soit 20 euros pour 3 cafés...
On paye avec le sourire (juste de façade le sourire hein!) vu que tout le monde sourit (sauf nous qui avons été "un poil" surpris du prix), puis nous sortons pour continuer notre promenade dans les rizières en se félicitant de n'avoir pas réservé le repas ici! Bref, cette anecdote est vite oubliée et nous reprenons notre route à travers ces superbes paysages!

Ne voulant pas dépenser des cent et des mille pour le repas de midi, nous demandons à Mya de nous indiquer une gargote locale. Elle nous emmène alors dans un petit boui-boui en nous demandant si nous aimons le buffle. Nous sommes OK pour tester, et nous voici attablés sur des chaises en plastique avec des paysans chinois qui nous regardent amusés en se demandant ce que nous sommes venus faire dans cet endroit, alors qu'il y a tellement de restaurants pour touristes sur les routes principales!! Stéphanie demande alors s’il y a du buffle à manger, mais plusieurs réponses affirmatives ne la rassurent qu'à moitié, et elle demande à la cuisinière de s'approcher pour regarder à l'intérieur de la marmite. Elle revient alors vers nous avec une petite moue et nous annonce que ce qu'on s'apprête à nous servir est bien du buffle, mais des tripes de buffle bouillies!! Et des tripes entières en plus... Ce n'est franchement pas appétissant et nous nous rabattons au dernier moment sur du porc plus classique et pas spécialement mauvais! Pas facile de manger avec des baguettes! J'avais pu m'entraîner un peu au Vietnam, mais là, plus question de demander une fourchette si je n'y arrive pas...
La journée se poursuit ainsi entre magnifiques points de vue officiels qui dominent des vallées encaissées donc les flancs sont recouverts de rizières et promenades au sein de charmants villages et de leurs habitants.

J'ai beaucoup aimé Yuanyuang et j'en ai gardé un bon souvenir.
Tout d'abord parce que c'est la première fois que je voyais des rizières en terrasses aussi gigantesques. J'en avais bien vues quelques-unes au Népal au départ du trek des Annapurnas, mais là on est dans une tout autre échelle! J'aurais pu en voir à Sa Pa au Vietnam, mais la pluie et le brouillard en ont décidé autrement... Ces paysages sont vraiment magnifiques, encore mieux que les photos de rizières en terrasse qui ornaient mes livres de géographie au collège...
Ensuite c'était ma première étape en Chine, ma première étape dans un nouveau pays. Comme je voyage au long cours, les 2-3 premiers jours qui suivent un changement de pays ont une saveur particulière: il faut s'adapter à un nouvel environnement, à une nouvelle langue, à une nouvelle monnaie, à une nouvelle organisation, à une nouvelle manière de vivre et une nouvelle "ambiance", c'est un sentiment que j'attends et que j'apprécie à chaque passage de frontière, et qui fait un des nombreux charmes de mon voyage...
Pour ce soir, j'indique à Mya que je compte me rendre demain à Kunming et elle me répond qu'il y a un bus direct qui part à 9h30. Stéphanie et sa maman ont la même destination que moi, rendez-vous est donc pris pour le lendemain avec Mya qui nous conduira jusqu'à la station de bus!
Pour l'heure, nous finissons la visite de ces très belles rizières et ces superbes paysages avant que le soleil déclinant nous indique qu'il est l'heure de rentrer!




Morceaux de Chine, un bout de Sichuan et du Guizhou.
1. Guizhou
Préambule
Dans ce carnet je ne vais pas raconter jour par jour les évènements mais décrire lieu par lieu. Je dispose de 3 semaines. La période de voyage choisie étant mi-Novembre, parce que par expérience je trouve que c’est probablement l’une des meilleures période pour voyager dans l’hémisphère nord, en raison du temps globalement clement et du peu de tourisme en cette période. On voyage à 4, ce qui a pour avantage de réduire certains frais, tout en restant assez petit pour ne pas avoir à scinder le groupe. La Chine étant très vaste je préfère cibler une ou deux régions, les explorer, plutôt que de faire un long parcours. La Chine possèdent également une variété ethnique impressionnante, on ne peut pas embrasser tous ces aspects en 3 semaines, ni même en 2 mois je pense. La diversité culturelle est trop variée dans ces 5 coins.
2.Sichuan
3. Sichuan, un moine taoïste.
1. Guizhou

Préambule
Dans ce carnet je ne vais pas raconter jour par jour les évènements mais décrire lieu par lieu. Je dispose de 3 semaines. La période de voyage choisie étant mi-Novembre, parce que par expérience je trouve que c’est probablement l’une des meilleures période pour voyager dans l’hémisphère nord, en raison du temps globalement clement et du peu de tourisme en cette période. On voyage à 4, ce qui a pour avantage de réduire certains frais, tout en restant assez petit pour ne pas avoir à scinder le groupe. La Chine étant très vaste je préfère cibler une ou deux régions, les explorer, plutôt que de faire un long parcours. La Chine possèdent également une variété ethnique impressionnante, on ne peut pas embrasser tous ces aspects en 3 semaines, ni même en 2 mois je pense. La diversité culturelle est trop variée dans ces 5 coins.
2.Sichuan

3. Sichuan, un moine taoïste.

Hi there, my friend and I are heading to Sichuan and the Kham region in August and we’d love to do a 4- to 5-day trek around Tagong. I’ve got a few questions:
1/ Is it possible to find a guide on the spot in Kangding, Litang, or Tagong at the last minute? Or better yet, do you have the contact details for a guide you’d recommend?
2/ I’ve found Chinese guides online, but no Tibetan guides. It seems to me that a Tibetan guide would be a better fit. What do you think?
3/ The listed prices are really high, especially because of the porter services (tents, cooking gear, etc.) and the fact that, on top of the high-mountain guide, there’s also an English-speaking translator. We’re used to hiking independently in the high mountains, we carry our own backpacks, and we don’t need a cook. Is it possible to hire a guide without porter services or with limited porter support?
I’d love to hear about your experiences! Thanks in advance! 😊
I’d love to hear about your experiences! Thanks in advance! 😊
Bonjour à toutes et à tous!
Je suis Alexandra, presque 30 ans, et dans quelques mois je m'apprête à partir en Inde et au Népal, et l'envie de faire un tour au Sichuan pour avoir un aperçu du Tibet me trotte de plus en plus dans la tête. Je ne suis jamais allée en Chine, je n'ai aucune idée du budget, de la facilité de prendre les transports, etc. Je pensais prendre un vol Delhi/Chengdu, et ensuite aller vers l'ouest. Je voyage avec un budget plutôt petit, est-ce qu'il est facile de trouver des guesthouses à petit prix, et sans réservation dans les campagnes chinoises, et de se rendre d'un village à l'autre en bus? J'aimerais aller voir Tagong, faire quelques randonnées... n'est-ce pas dangereux pour une femme seule? Je vous remercie par avance, et vous souhaite une belle journée!
Alexandra
Je suis Alexandra, presque 30 ans, et dans quelques mois je m'apprête à partir en Inde et au Népal, et l'envie de faire un tour au Sichuan pour avoir un aperçu du Tibet me trotte de plus en plus dans la tête. Je ne suis jamais allée en Chine, je n'ai aucune idée du budget, de la facilité de prendre les transports, etc. Je pensais prendre un vol Delhi/Chengdu, et ensuite aller vers l'ouest. Je voyage avec un budget plutôt petit, est-ce qu'il est facile de trouver des guesthouses à petit prix, et sans réservation dans les campagnes chinoises, et de se rendre d'un village à l'autre en bus? J'aimerais aller voir Tagong, faire quelques randonnées... n'est-ce pas dangereux pour une femme seule? Je vous remercie par avance, et vous souhaite une belle journée!
Alexandra
J'ai visité le Yunnan en 2006, j'envisage de visiter le pays Kham en partant de Zongdian pour rejoindre dege puis revenir sur Chengdu .
Sommes nous autorisés à nouveau à visiter le pays Kham en individuel c'est à dire sans utiliser d'agence Chinoise ? (comme c'était le cas avant la tension diplomatique France / Chine d'avant les jeux olympiques)
Merci de vos précieux renseignements
Nous sommes une famille de 4: 2 adultes et 2 grandes ados.
Nous partons lundi 13 juillet pour environ 4 semaines dans le Sichuan.
Nous voudrions faire l'itinéraire suivant :Chengdu. Daban. Tagong. Emeishan. Chengdu. Est-ce réalisable par bus dans ce sens? Ou bien faut-il l'envisager à l'envers? J'ai lu dans certains messages que la route était bloquée à cause des tremblements de terre entre ChengDu et Daban est-ce toujours vrai actuellement?
Merci pour votre réponse rapide.YUNCAI
Bonjour ,
Ayant planifié en juillet/aout d'aller dans la région du Qinghai et du Gansu , je suis à la recherche d'informations apparemment difficiles à trouver dans les divers forums , et notamment sur :
* Des endroits insolites , communautés et monastères méconnus , villages traditionnels (ou pas trop développés), paysages préservés , lieux de treks , sans (trop de) touristes , etc , etc , .....
* Des adresses ou contacts de guides vraiment locaux sur place et connaissant donc très bien leur milieu proche .
Merci d'avance pour vos aides et expériences précieuses
Xie xie ni
Paulot9
Ayant planifié en juillet/aout d'aller dans la région du Qinghai et du Gansu , je suis à la recherche d'informations apparemment difficiles à trouver dans les divers forums , et notamment sur :
* Des endroits insolites , communautés et monastères méconnus , villages traditionnels (ou pas trop développés), paysages préservés , lieux de treks , sans (trop de) touristes , etc , etc , .....
* Des adresses ou contacts de guides vraiment locaux sur place et connaissant donc très bien leur milieu proche .
Merci d'avance pour vos aides et expériences précieuses
Xie xie ni
Paulot9
Bonjour à vous connaisseurs de ce pays/continent,
Nous commençons à préparer notre voyage de cet été ou pour la première fois nous irons en Chine.
Nos objectifs de ce premier voyage de 30 jours (visa max)
Culture Nature et animaux (oiseaux+++ et mammifères++) Paysages "Minorités" Bouddhisme et marches du Tibet Cuisine
Pas prioritaire sur ce voyage :
Mégapoles très hauts lieux touristiques (Beijing, grande muraille, Xi' an) Grand nord, Tibet...
Donc nous nous dirigeons naturellement vers
Yunnan Sichuan Guizhou Guangxi
Mais là... que privilégier ?
Merci de nous donner vos coups de cœurs.
Yann et Anne PS: nous avons l'habitude de voyager, les trajets longs et pas forcement confortables ne nous font pas (trop) peur.
Culture Nature et animaux (oiseaux+++ et mammifères++) Paysages "Minorités" Bouddhisme et marches du Tibet Cuisine
Pas prioritaire sur ce voyage :
Mégapoles très hauts lieux touristiques (Beijing, grande muraille, Xi' an) Grand nord, Tibet...
Donc nous nous dirigeons naturellement vers
Yunnan Sichuan Guizhou Guangxi
Mais là... que privilégier ?
Merci de nous donner vos coups de cœurs.
Yann et Anne PS: nous avons l'habitude de voyager, les trajets longs et pas forcement confortables ne nous font pas (trop) peur.
Bonjour,
Je suis à la recherche d'informations sur des treks (entre 1 semaine à 15 jours) à faire dans le Sichuan, principalement dans la région de Zonghdiang (?) ou Shangri-La (qui est à peu près la même chose je crois). Ou encore des treks entre le Yunnan et le Sichuan, j'ai lu quelques trucs par-ci par-là mais rien de bien précis alors j'attends vos expériences ou conseils.
Merci A bientôt
Je suis à la recherche d'informations sur des treks (entre 1 semaine à 15 jours) à faire dans le Sichuan, principalement dans la région de Zonghdiang (?) ou Shangri-La (qui est à peu près la même chose je crois). Ou encore des treks entre le Yunnan et le Sichuan, j'ai lu quelques trucs par-ci par-là mais rien de bien précis alors j'attends vos expériences ou conseils.
Merci A bientôt
Le fil conducteur de ce voyage était de rester autant que possible en altitude pour échapper la canicule qui sévit presque partout en Chine en août.
J1 : arrivée assez tard à Chengdu. Bus 303 impossible à rater devant le terminal : 10 Y jusqu'au centre ville. A partir de là, la galère : impossible de trouver un taxi libre (les gens du cru m'ont confirmé que c'état un gros problème). On a dû marcher jusqu'à l'hôtel, qui était loin. Mention spéciale aux habitants de Chengdu qui (souvent spontanément) nous ont longuement accompagnés sur le trajet pour nous guider.
Hotel : le Buddha Zen : 500 Y la nuit, cher, mais justifié : superbe bâtiment neuf décoré en bois, architecture traditionnelle avec 6 cours carrées. A éviter probablement en hiver, à cause des coursives en plein air. Le personnel à l'accueil parle correctement anglais. Situé à deux pas du monastère Wenshu, dans un quartier piéton très calme la nuit. Cet hôtel sera proche d'une station de la ligne de métro qui doit ouvrir fin 2010, et qui s'appellera justement Monastère Wenshu.
J2 : Visite du parc des pandas : taxi (un groom de l'hôtel nous a aidés à en avoir un) : 30 Y. A partir de 10 heures, il n'y a plus grand-chose à voir, car les pandas dorment jusqu'au lendemain. Pas de problème de taxi pour le retour. Visite du monastère Wenshu l'après-midi : parc agréable
J3-J8 : parcours dans les zones tibétaines à l'ouest de Chengdu, en voiture avec chauffeur. Principales étapes : Ya'an – Luding - Danba – Tagong – Kangding – Leshan – Emeishan. Ya'an ne mérite pas de s'y arrêter (on a été obligés à cause de l'état de la route), pour les autres étapes, oui, c'est à voir.
Les routes : il faut être très patient ! La route directe Chengdu – Danba par le col de Bulanshan est toujours coupée depuis le tremblement de terre de 2008. La route Ya'an – Danba était coupée aussi (ce n'était pas prévu : une journée de perdue). Ailleurs nous avons été plusieurs fois bloqués plusieurs heures (route fermée temporairement pour cause de chantier). Et quand la route n'est pas fermée, c'est à peine mieux : coulées de boue, chutes de rochers, … compter 30 km/h dans le meilleur cas, mais on fait des tronçons à 15 km/h. Mais les paysages sont superbes et variés.
Notre chauffeur : une perle ! excellent conducteur sur ces mauvaises routes, plus prudent que la moyenne chinoise, toujours de bonne humeur, connaissant bien la région et nous proposant au fur et à mesure des variantes adaptées à nos centres d'intérêt, ne comptant pas ses heures. Je le recommanderai volontiers par MP, mais attention : son véhicule assez inconfortable n'est pas un 4x4 (on a pris des pistes incroyables, mais il y a quand même des limites), et il ne parle pas un mot d'anglais. Son tarif : 500 Y par jour (essence et péages inclus), plus une chambre d'hôtel à 40Y et la nourriture, disons moins de 600Y par jour. On en a vraiment eu pour notre argent, et si je reviens à Chengdu, c'est sûrement à lui que je m'adresserai en premier.
Les hôtels : 40 à 50Y la nuit, dénichés par notre chauffeur. Ca allait du très correct au "jamais plus". Le seul facile à trouver par un étranger : le Snowland Guesthouse à Tagong (chambres et personnel très bien).
Falaise des mille Bouddhas, à proximité de Leshan : intéressant, mais pas très facile d'accès. Ne mérite pas de faire des acrobaties logistiques pour y aller.
J9-J11 : randonnée depuis le pied d'Emeishan jusqu'au sommet. Aucune difficulté technique, mais 2500m de dénivelée quand même, et même plus, car le chemin redescend souvent. Aucun problème de place pour coucher dans les temples sur le trajet. En règle générale, tout (eau, nourriture, hébergement) est 2, 5 à 3 fois plus cher qu'ailleurs, mais c'est compréhensible : absolument tout est apporté à dos d'homme.
Emeishan est perpétuellement dans les nuages, et même si les paysages sur le trajet sont intéressants, nous avons été plutôt déçus par rapport à la célébrité du lieu. Je ne suis pas persuadé de l'intérêt d'aller directement au sommet en en car et téléphérique.
Pas de problème avec les singes : il suffit de les aborder lentement avec les mains ouvertes vers le bas, et ils nous ont laissés tranquilles. Nous avons vu des Chinois prendre des risques stupides avec ces animaux qui font quand même 10-15 kg à l'âge adulte, et un qui s'était fait salement griffer la veille.
J12 : retour sur Chengdu, visite de Sanxingdui : 80Y, musée remarquablement présenté (notices bilingues) avec des pièces superbes et uniques au monde. A voir absolument par les passionnés d'archéologie.
Hotel : Garden City Hotel : 310Y, bon rapport qualité prix, situé à 10 minutes à pied du terminus du bus 303 qui dessert l'aéroport, par un trajet ultra-simple. Personnel anglophone à l'accueil. Check-out en 40s chrono (un record!), alors que nous n'étions pas pressés.
J13 : trajet en avion Chengdu – Jiuzhaigou. Le billet d'avion est très cher pour 40 minutes de vol, mais la route a été endommagée par le tremblement de terre, et les 10-12h indiquées par les guides touristiques sont optimistes, d'après notre chauffeur de la semaine précédente. Trajet depuis l'aéroport en bus (30Y ? j'ai oublié)
Hotel à Jiuzhaigou : Gesang hotel (360 Y), bon rapport qualité prix. Personnel très serviable, rarement anglophone, mais ils trouvaient toujours un collègue anglophone pour dépanner quand mon chinois n'était pas à la hauteur. Situé à 6km de l'entrée du parc, mais aucun problème pour avoir un taxi (15Y) dans les deux sens.
J14 : parc de Huanglong (taxi à la journée, tarif forfaitaire de 350Y, 2, 5 heures dans chaque sens). Cher, mais c'est notre préféré dans ce voyage, très bien mis en valeur. A voir absolument. On a pris le téléphérique pour monter, mais ce n'est pas indispensable. Si on monte à pied, aller quand même au point de vue qui est tout près de la gare supérieure du téléphérique. Une demi-journée sur place suffit pour visiter.
J15-J16 : parc de Jiuzhaigou. Un jour, c'est trop court, et deux jours c'est un peu trop. Disons qu'en se levant tôt, on peut envisager de faire Jiuzhaigou en un jour. Cher (220 Y, plus 90Y pour le bus, incontournable, car ce qui est le plus intéressant est à 15-25km de l'entrée), mais justifié par les infrastructures considérables (100km de sentiers en passerelles de bois!)
J17 : taxi vers l'aéroport (200Y, tarif forfaitaire), et retour à Beijing via Chengdu… snif!
Au total, je n'ai pas regretté d'être allé à Jiuzhaigou / Huanglong, bien au contraire, mais ce n'est pas une destination pour routards fauchés, même si on peut dépenser beaucoup moins que nous.
J1 : arrivée assez tard à Chengdu. Bus 303 impossible à rater devant le terminal : 10 Y jusqu'au centre ville. A partir de là, la galère : impossible de trouver un taxi libre (les gens du cru m'ont confirmé que c'état un gros problème). On a dû marcher jusqu'à l'hôtel, qui était loin. Mention spéciale aux habitants de Chengdu qui (souvent spontanément) nous ont longuement accompagnés sur le trajet pour nous guider.
Hotel : le Buddha Zen : 500 Y la nuit, cher, mais justifié : superbe bâtiment neuf décoré en bois, architecture traditionnelle avec 6 cours carrées. A éviter probablement en hiver, à cause des coursives en plein air. Le personnel à l'accueil parle correctement anglais. Situé à deux pas du monastère Wenshu, dans un quartier piéton très calme la nuit. Cet hôtel sera proche d'une station de la ligne de métro qui doit ouvrir fin 2010, et qui s'appellera justement Monastère Wenshu.
J2 : Visite du parc des pandas : taxi (un groom de l'hôtel nous a aidés à en avoir un) : 30 Y. A partir de 10 heures, il n'y a plus grand-chose à voir, car les pandas dorment jusqu'au lendemain. Pas de problème de taxi pour le retour. Visite du monastère Wenshu l'après-midi : parc agréable
J3-J8 : parcours dans les zones tibétaines à l'ouest de Chengdu, en voiture avec chauffeur. Principales étapes : Ya'an – Luding - Danba – Tagong – Kangding – Leshan – Emeishan. Ya'an ne mérite pas de s'y arrêter (on a été obligés à cause de l'état de la route), pour les autres étapes, oui, c'est à voir.
Les routes : il faut être très patient ! La route directe Chengdu – Danba par le col de Bulanshan est toujours coupée depuis le tremblement de terre de 2008. La route Ya'an – Danba était coupée aussi (ce n'était pas prévu : une journée de perdue). Ailleurs nous avons été plusieurs fois bloqués plusieurs heures (route fermée temporairement pour cause de chantier). Et quand la route n'est pas fermée, c'est à peine mieux : coulées de boue, chutes de rochers, … compter 30 km/h dans le meilleur cas, mais on fait des tronçons à 15 km/h. Mais les paysages sont superbes et variés.
Notre chauffeur : une perle ! excellent conducteur sur ces mauvaises routes, plus prudent que la moyenne chinoise, toujours de bonne humeur, connaissant bien la région et nous proposant au fur et à mesure des variantes adaptées à nos centres d'intérêt, ne comptant pas ses heures. Je le recommanderai volontiers par MP, mais attention : son véhicule assez inconfortable n'est pas un 4x4 (on a pris des pistes incroyables, mais il y a quand même des limites), et il ne parle pas un mot d'anglais. Son tarif : 500 Y par jour (essence et péages inclus), plus une chambre d'hôtel à 40Y et la nourriture, disons moins de 600Y par jour. On en a vraiment eu pour notre argent, et si je reviens à Chengdu, c'est sûrement à lui que je m'adresserai en premier.
Les hôtels : 40 à 50Y la nuit, dénichés par notre chauffeur. Ca allait du très correct au "jamais plus". Le seul facile à trouver par un étranger : le Snowland Guesthouse à Tagong (chambres et personnel très bien).
Falaise des mille Bouddhas, à proximité de Leshan : intéressant, mais pas très facile d'accès. Ne mérite pas de faire des acrobaties logistiques pour y aller.
J9-J11 : randonnée depuis le pied d'Emeishan jusqu'au sommet. Aucune difficulté technique, mais 2500m de dénivelée quand même, et même plus, car le chemin redescend souvent. Aucun problème de place pour coucher dans les temples sur le trajet. En règle générale, tout (eau, nourriture, hébergement) est 2, 5 à 3 fois plus cher qu'ailleurs, mais c'est compréhensible : absolument tout est apporté à dos d'homme.
Emeishan est perpétuellement dans les nuages, et même si les paysages sur le trajet sont intéressants, nous avons été plutôt déçus par rapport à la célébrité du lieu. Je ne suis pas persuadé de l'intérêt d'aller directement au sommet en en car et téléphérique.
Pas de problème avec les singes : il suffit de les aborder lentement avec les mains ouvertes vers le bas, et ils nous ont laissés tranquilles. Nous avons vu des Chinois prendre des risques stupides avec ces animaux qui font quand même 10-15 kg à l'âge adulte, et un qui s'était fait salement griffer la veille.
J12 : retour sur Chengdu, visite de Sanxingdui : 80Y, musée remarquablement présenté (notices bilingues) avec des pièces superbes et uniques au monde. A voir absolument par les passionnés d'archéologie.
Hotel : Garden City Hotel : 310Y, bon rapport qualité prix, situé à 10 minutes à pied du terminus du bus 303 qui dessert l'aéroport, par un trajet ultra-simple. Personnel anglophone à l'accueil. Check-out en 40s chrono (un record!), alors que nous n'étions pas pressés.
J13 : trajet en avion Chengdu – Jiuzhaigou. Le billet d'avion est très cher pour 40 minutes de vol, mais la route a été endommagée par le tremblement de terre, et les 10-12h indiquées par les guides touristiques sont optimistes, d'après notre chauffeur de la semaine précédente. Trajet depuis l'aéroport en bus (30Y ? j'ai oublié)
Hotel à Jiuzhaigou : Gesang hotel (360 Y), bon rapport qualité prix. Personnel très serviable, rarement anglophone, mais ils trouvaient toujours un collègue anglophone pour dépanner quand mon chinois n'était pas à la hauteur. Situé à 6km de l'entrée du parc, mais aucun problème pour avoir un taxi (15Y) dans les deux sens.
J14 : parc de Huanglong (taxi à la journée, tarif forfaitaire de 350Y, 2, 5 heures dans chaque sens). Cher, mais c'est notre préféré dans ce voyage, très bien mis en valeur. A voir absolument. On a pris le téléphérique pour monter, mais ce n'est pas indispensable. Si on monte à pied, aller quand même au point de vue qui est tout près de la gare supérieure du téléphérique. Une demi-journée sur place suffit pour visiter.
J15-J16 : parc de Jiuzhaigou. Un jour, c'est trop court, et deux jours c'est un peu trop. Disons qu'en se levant tôt, on peut envisager de faire Jiuzhaigou en un jour. Cher (220 Y, plus 90Y pour le bus, incontournable, car ce qui est le plus intéressant est à 15-25km de l'entrée), mais justifié par les infrastructures considérables (100km de sentiers en passerelles de bois!)
J17 : taxi vers l'aéroport (200Y, tarif forfaitaire), et retour à Beijing via Chengdu… snif!
Au total, je n'ai pas regretté d'être allé à Jiuzhaigou / Huanglong, bien au contraire, mais ce n'est pas une destination pour routards fauchés, même si on peut dépenser beaucoup moins que nous.
Je prévois d'aller en Chine fin mars 2007. Comment sont les paysages et les lieux touristiques ? Je pense faire un circuit classique Pékin, La Grande Muraille, Shaolin, Xian, Shangai. On doit aussi emprunter les trains chinois pour certains déplacements. Quelqu'un a-t-il fait ce genre de voyage et peut-il me faire part de ses souvenirs sur le pays, la nourriture, les spécialités intéressantes, les bons plans, ce qu'il faut éviter. Les guides c'est très bien, mais le vécu d'un voyageur il me semble que c'est encore mieux. Merci par avance à ceux ou celles qui répondront à mon message. MIAFRA.
Bonjour à tous,
Je me permets d'écrire sur le forum car j'ai pour projet de partir eux voire trois semaines en Chine l'été prochain. J'aimerai savoir en fonction de vos expériences respectives quel parcours peut être intéressant à faire ? (Pékin, Changhai, Hong Kong...?)
Je suis ouverte à toute proposition : grande ville et petite ville d'escale...
Merci de votre retour :)
Je me permets d'écrire sur le forum car j'ai pour projet de partir eux voire trois semaines en Chine l'été prochain. J'aimerai savoir en fonction de vos expériences respectives quel parcours peut être intéressant à faire ? (Pékin, Changhai, Hong Kong...?)
Je suis ouverte à toute proposition : grande ville et petite ville d'escale...
Merci de votre retour :)
A- INFORMATIONS PRATIQUES ET IMPRESSION
Concernant mon récent voyage en Chine, j’étais surpris de trouver si peu d’informations sur les forums francophones ou anglophones. Je comprends la raison maintenant ! La chine n’est pas du tout un pays touristique pour les non chinois ! j’ai pu le constater sur place en ne croisant quasiment aucun touriste étranger, seul mon voyage en Papouasie nouvelle guinée a été encore moins susceptible d’en rencontrer !1000 messages sur la Chine sur VF depuis 2 années dont +/- 150 sur le Yunnan et +/- 50 sur le Sichuan. 95% des touristes étrangers passent par une agence ! un peu comme en Ethiopie.
C’est la mode du « blog du voyage » ou l’on parle de sa vie « MOI JE » « MOI JE » …. Ou l’on met aucune information pratique et aucune critique sur le pays visité…… (si vous connaissez un bon blog de voyage non égoïste et individualiste faîtes-moi signe svp).
C’est pénible les vforistes qui écrivent un « itinéraire prévu » souvent irréalisable en demandant des conseils et qui ne font jamais aucun retour de leur voyage…. Pour un guide de voyage francophone ou anglophone récent sur la chine et en particulier la chine du centre c’est la BEREZINA pour 3 raisons!! Les guides sur la chine ne sont pas rentables…. La Chine est un pays qui avance à une vitesse folle depuis 15 ans et un guide qui sort le 1 janvier donc fait selon une enquête de l’année précédente sera obsolète dés sa sortie concernant les prix et les infrastructures ! Le Yunnan et Sichuan sont moins visités que Pekin Shangai Xian ou Hong Kong Concernant le budget pour visiter la Chine ce n’est pas donner à toutes les bourses !! C’est cher de visiter la Chine en 2015 ! La croissance à 10% depuis 15 années a fait augmenter le coût de la vie, c’est fini les usines à bas coût en chine. Le prix des sites touristiques font exploser le budget ! si on est en voyage de 2 à 3 semaines ça va encore mais pour les toudumondiste c’est HORS BUDGET ! d’ailleurs j’ai déjà rencontré dans d’autre voyages des toudumondistes qui visitent de – en – les sites touristiques….. Procurez-vous une carte étudiante internationale si vous le pouvez…. Le prix du VISA qui est passé à 100 euros récemment avec 50 documents à communiquer ! jamais vu un visa aussi cher Le logement en dortoir ou hôtel bas moyen de gamme reste toute fois abordable de 6 euros à 20 euros la nuit dans cette partie de la Chine La nourriture est devenu cher … bien sûr j’ai trouvé des resto locaux ou l’on remplit son estomac pour 3 euros mais ce n’est pas le cas partout……Pour le choc culturel, l’attitude des chinois avec les touristes, le transport et la barrière de la langue voici mon opinion et quelques indications Ne vous inquiétez pas pour la langue tout est traduit en anglais dans les aéroports gares ferroviaires ou lieux touristiques, seul les billets de bus ne sont pas traduit en anglais.
Pour acheter un billet de train on peut l’acheter sur internet mais problème de langue donc on va sur place dans la gare ou il y’a des machines en chinois et anglais ! cela permet de trouver son train et les horaires ainsi que de vérifier si il reste de places car voyager en train en Chine est très populaire et c’est souvent plein ! donc on gagne du temps avant d’aller au guichet ! les chinois vont tous vouloir passer devant vous ils en ont rien à faire du touriste ! à vous de vous faire respecter ! c’est un peu la même chose en inde ….
IL est important de savoir que les contrôles de sécurité sont important dans les gares donc ARRIVER 30 minutes à 1 heure avant le départ du train. Pas de remboursement possible si on manque le train, un changement de billet possible. D’ailleurs, la France devrait s’inspirer de la chine pour la sécurité dans les gares avec contrôle de bagage au scanner et contrôle du billet avec portillon….
Pour les billets de bus, avant d’aller au guichet marqué sur un papier ou smartphone la destination en chinois et la date : moins difficile de trouver des places dans un bus que dans le train. Les bus longue distance sont confortables mais les bus courte moyenne distance pas vraiment des bus du 21 siècle…. Les caissières (métier féminin à 100% en chine) sont pour la plupart assez patiente avec l’étranger c’est juste les chinois qui font la queue qui sont exécrables….
L’attitude des chinois vis-à-vis des touristes est assez « étonnante » même si j’ai eu l’opportunité de rencontrer des chinois sympathiques…. On reproche aux français d’être peu accueillants avec les touristes mais croyez-moi les français sont sympa à côté….. Quand tu demandes de l’aide on te regarde bizarrement…. J’ai voyagé sur les 5 continents dans des pays qui ne parlaient pas l’anglais aussi mais je n’ai jamais eu ce sentiment d’être invisible… le côté positif c’est qu’on est tranquille et aucun problème de sécurité… Encore une fois il y’à des chinois sympathiques mais en dehors des grandes villes
Ce blog datant de 2013 donne des informations toujours d’actualité sur les transports
http://www.novo-monde.com/article-transport-en-chine.php
Ou encore utiliser ce site pour acheter billet d’avion ou même de train (mais retrait au guichet compliqué) : les billets d’avion sont plus cher à acheter sur les sites francophones classiques !
http://fr.ctrip.com/ LA METEO / 80 % des attractions touristiques en CHINE sont des paysages ! Celle-ci est primordiale pour réussir votre voyage en CHINE ! Il faut être chanceux pour avoir du soleil et bien choisir sa saison en fonction de la région que l’on visite…. INTERNET voici ce qui ne fonctionne pas : tout ce qui concerne Google (gmail youtube android store) ainsi que Facebook et twitter. Pour le moteur de recherche utiliser BING. Si vous êtes accro installez un VPN avant de partir ça marche très bien. Bing est moins performant que Google au niveau moteur de recherche. Pour le WIFI dans les stations de bus, gare et dans le train tout est indiqué en chinois donc très difficile de l’utiliser il demande le numéro de téléphone chinois ainsi que d’installer un logiciel….. Dans les auberges ou hôtel aucun problème. SECURITE / surement le pays le plus sûr que j’ai visité personne ne vous volera rien et même les chauffeurs de taxi sont honnêtes sauf exception !!
Concernant mon récent voyage en Chine, j’étais surpris de trouver si peu d’informations sur les forums francophones ou anglophones. Je comprends la raison maintenant ! La chine n’est pas du tout un pays touristique pour les non chinois ! j’ai pu le constater sur place en ne croisant quasiment aucun touriste étranger, seul mon voyage en Papouasie nouvelle guinée a été encore moins susceptible d’en rencontrer !1000 messages sur la Chine sur VF depuis 2 années dont +/- 150 sur le Yunnan et +/- 50 sur le Sichuan. 95% des touristes étrangers passent par une agence ! un peu comme en Ethiopie.
C’est la mode du « blog du voyage » ou l’on parle de sa vie « MOI JE » « MOI JE » …. Ou l’on met aucune information pratique et aucune critique sur le pays visité…… (si vous connaissez un bon blog de voyage non égoïste et individualiste faîtes-moi signe svp).
C’est pénible les vforistes qui écrivent un « itinéraire prévu » souvent irréalisable en demandant des conseils et qui ne font jamais aucun retour de leur voyage…. Pour un guide de voyage francophone ou anglophone récent sur la chine et en particulier la chine du centre c’est la BEREZINA pour 3 raisons!! Les guides sur la chine ne sont pas rentables…. La Chine est un pays qui avance à une vitesse folle depuis 15 ans et un guide qui sort le 1 janvier donc fait selon une enquête de l’année précédente sera obsolète dés sa sortie concernant les prix et les infrastructures ! Le Yunnan et Sichuan sont moins visités que Pekin Shangai Xian ou Hong Kong Concernant le budget pour visiter la Chine ce n’est pas donner à toutes les bourses !! C’est cher de visiter la Chine en 2015 ! La croissance à 10% depuis 15 années a fait augmenter le coût de la vie, c’est fini les usines à bas coût en chine. Le prix des sites touristiques font exploser le budget ! si on est en voyage de 2 à 3 semaines ça va encore mais pour les toudumondiste c’est HORS BUDGET ! d’ailleurs j’ai déjà rencontré dans d’autre voyages des toudumondistes qui visitent de – en – les sites touristiques….. Procurez-vous une carte étudiante internationale si vous le pouvez…. Le prix du VISA qui est passé à 100 euros récemment avec 50 documents à communiquer ! jamais vu un visa aussi cher Le logement en dortoir ou hôtel bas moyen de gamme reste toute fois abordable de 6 euros à 20 euros la nuit dans cette partie de la Chine La nourriture est devenu cher … bien sûr j’ai trouvé des resto locaux ou l’on remplit son estomac pour 3 euros mais ce n’est pas le cas partout……Pour le choc culturel, l’attitude des chinois avec les touristes, le transport et la barrière de la langue voici mon opinion et quelques indications Ne vous inquiétez pas pour la langue tout est traduit en anglais dans les aéroports gares ferroviaires ou lieux touristiques, seul les billets de bus ne sont pas traduit en anglais.
Pour acheter un billet de train on peut l’acheter sur internet mais problème de langue donc on va sur place dans la gare ou il y’a des machines en chinois et anglais ! cela permet de trouver son train et les horaires ainsi que de vérifier si il reste de places car voyager en train en Chine est très populaire et c’est souvent plein ! donc on gagne du temps avant d’aller au guichet ! les chinois vont tous vouloir passer devant vous ils en ont rien à faire du touriste ! à vous de vous faire respecter ! c’est un peu la même chose en inde ….
IL est important de savoir que les contrôles de sécurité sont important dans les gares donc ARRIVER 30 minutes à 1 heure avant le départ du train. Pas de remboursement possible si on manque le train, un changement de billet possible. D’ailleurs, la France devrait s’inspirer de la chine pour la sécurité dans les gares avec contrôle de bagage au scanner et contrôle du billet avec portillon….
Pour les billets de bus, avant d’aller au guichet marqué sur un papier ou smartphone la destination en chinois et la date : moins difficile de trouver des places dans un bus que dans le train. Les bus longue distance sont confortables mais les bus courte moyenne distance pas vraiment des bus du 21 siècle…. Les caissières (métier féminin à 100% en chine) sont pour la plupart assez patiente avec l’étranger c’est juste les chinois qui font la queue qui sont exécrables….
L’attitude des chinois vis-à-vis des touristes est assez « étonnante » même si j’ai eu l’opportunité de rencontrer des chinois sympathiques…. On reproche aux français d’être peu accueillants avec les touristes mais croyez-moi les français sont sympa à côté….. Quand tu demandes de l’aide on te regarde bizarrement…. J’ai voyagé sur les 5 continents dans des pays qui ne parlaient pas l’anglais aussi mais je n’ai jamais eu ce sentiment d’être invisible… le côté positif c’est qu’on est tranquille et aucun problème de sécurité… Encore une fois il y’à des chinois sympathiques mais en dehors des grandes villes
Ce blog datant de 2013 donne des informations toujours d’actualité sur les transports
http://www.novo-monde.com/article-transport-en-chine.php
Ou encore utiliser ce site pour acheter billet d’avion ou même de train (mais retrait au guichet compliqué) : les billets d’avion sont plus cher à acheter sur les sites francophones classiques !
http://fr.ctrip.com/ LA METEO / 80 % des attractions touristiques en CHINE sont des paysages ! Celle-ci est primordiale pour réussir votre voyage en CHINE ! Il faut être chanceux pour avoir du soleil et bien choisir sa saison en fonction de la région que l’on visite…. INTERNET voici ce qui ne fonctionne pas : tout ce qui concerne Google (gmail youtube android store) ainsi que Facebook et twitter. Pour le moteur de recherche utiliser BING. Si vous êtes accro installez un VPN avant de partir ça marche très bien. Bing est moins performant que Google au niveau moteur de recherche. Pour le WIFI dans les stations de bus, gare et dans le train tout est indiqué en chinois donc très difficile de l’utiliser il demande le numéro de téléphone chinois ainsi que d’installer un logiciel….. Dans les auberges ou hôtel aucun problème. SECURITE / surement le pays le plus sûr que j’ai visité personne ne vous volera rien et même les chauffeurs de taxi sont honnêtes sauf exception !!
Bonjour,
Je pars au mois d'octobre au Sichuan je suis a la recherche d'un 4x4 avec chauffeur au départ de Chengdu. Si éventuellement vous pourriez me recommander quelqu’un je vous serais reconnaissant. Je vous remercie d'avance. Edouard
Je pars au mois d'octobre au Sichuan je suis a la recherche d'un 4x4 avec chauffeur au départ de Chengdu. Si éventuellement vous pourriez me recommander quelqu’un je vous serais reconnaissant. Je vous remercie d'avance. Edouard
Bonjour
Nous pensons partir un mois en avril au Yunnan. Nous sommes un couple de retraités habitués à voyager seuls, sac à dos et bus locaux, nombreux voyages en Asie et Amérique du sud. Après des recherches infructueuses, j'ai trouvé une combinaison de vols avec Cathay Pacific à un prix correct : 620 euros et j'aimerais ne pas tarder à réserver car nous serons à la limite des vacances chinoises. Idéalement : Paris-Kunming le 27 mars avec retour Kunming-HK le 26 avril ( 30 jours sur place du visa ) et HK-Paris le 30 avril.
C'est la solution la plus simple, tout est réservé et payé, si nous nous limitons au Yunnan. Mais en 30 jours sur place, pouvons-nous envisager un élargissement au Sichuan dans la 2ème partie du séjour avant de rejoindre HK ? Durée ? Allons-nous trop courir ? Nous aimons tout : paysages grandioses, villages, villes anciennes, culture, populations. Comment articuler les 2 régions ? Nous commencerions par le Yunnan à cause des rizières et du climat. Dans ce cas, ce n'est plus de Kunming qu'il faut repartir.
Ce qui me soucie, c'est la réservation des vols internes qui ne peut se faire maintenant et qui peuvent être complets à cette période.
Le plus important est le vol de Chine continentale à HK pour quitter le pays le 30ème jour. Celui-ci, je veux le réserver maintenant. Et la question est donc : repartir de Kunming ? ou d'ailleurs si le temps et la météo nous permettent d'aller au Sichuan ?
Nous ne parlons pas chinois. De temps en temps, quand un tour est trop compliqué, nous pouvons prendre un guide local pour 1 ou 2 jours.
Visa : est- ce vrai que l'on ne peut le prendre que moins de 30 jours avant ? Obligation d'aller à Paris ? et pour le reprendre ? Ce court délai est un peu stressant s'il y a un problème.
Merci beaucoup pour vos conseils à venir.
Bien cordialement.
Vulcanie
Nous pensons partir un mois en avril au Yunnan. Nous sommes un couple de retraités habitués à voyager seuls, sac à dos et bus locaux, nombreux voyages en Asie et Amérique du sud. Après des recherches infructueuses, j'ai trouvé une combinaison de vols avec Cathay Pacific à un prix correct : 620 euros et j'aimerais ne pas tarder à réserver car nous serons à la limite des vacances chinoises. Idéalement : Paris-Kunming le 27 mars avec retour Kunming-HK le 26 avril ( 30 jours sur place du visa ) et HK-Paris le 30 avril.
C'est la solution la plus simple, tout est réservé et payé, si nous nous limitons au Yunnan. Mais en 30 jours sur place, pouvons-nous envisager un élargissement au Sichuan dans la 2ème partie du séjour avant de rejoindre HK ? Durée ? Allons-nous trop courir ? Nous aimons tout : paysages grandioses, villages, villes anciennes, culture, populations. Comment articuler les 2 régions ? Nous commencerions par le Yunnan à cause des rizières et du climat. Dans ce cas, ce n'est plus de Kunming qu'il faut repartir.
Ce qui me soucie, c'est la réservation des vols internes qui ne peut se faire maintenant et qui peuvent être complets à cette période.
Le plus important est le vol de Chine continentale à HK pour quitter le pays le 30ème jour. Celui-ci, je veux le réserver maintenant. Et la question est donc : repartir de Kunming ? ou d'ailleurs si le temps et la météo nous permettent d'aller au Sichuan ?
Nous ne parlons pas chinois. De temps en temps, quand un tour est trop compliqué, nous pouvons prendre un guide local pour 1 ou 2 jours.
Visa : est- ce vrai que l'on ne peut le prendre que moins de 30 jours avant ? Obligation d'aller à Paris ? et pour le reprendre ? Ce court délai est un peu stressant s'il y a un problème.
Merci beaucoup pour vos conseils à venir.
Bien cordialement.
Vulcanie
Bonjour,
J'aimerai connaitre les conditions meteo de la mi-novembre a decembre dans le Sichuan, Kham et l'Amdo ?
Je suppose que la journee est supportable et que la nuit les temperatures sont negatives ? Les hotels sont-ils depourvus de chauffage ? eau chaude ?
Merci.
Je suppose que la journee est supportable et que la nuit les temperatures sont negatives ? Les hotels sont-ils depourvus de chauffage ? eau chaude ?
Merci.
Je prévois êrtre au Sichuan vers la mi-juillet et comptais passer par Ganzi , Serxi (shiqu) et traverser au Qinghai pour rejoindre Xining par la route.
Est-ce que quelqu'un sait les régions qui sont en ce moment fermées ?
Je vois que l'an dernier toute la préfecture de Ganzi avait été fermée de même que Aba, mais que Songpan était ouvert. Quelqu'un sait si cette année la situation semble la même ?
Et est-ce que cela est valide pour Litang et Kangding de la même façon ?
Bref savez-vous comment on peut savoir autrement qu'à l'auberge en arrivant à Chengdu ?
Merci
Je vois que l'an dernier toute la préfecture de Ganzi avait été fermée de même que Aba, mais que Songpan était ouvert. Quelqu'un sait si cette année la situation semble la même ?
Et est-ce que cela est valide pour Litang et Kangding de la même façon ?
Bref savez-vous comment on peut savoir autrement qu'à l'auberge en arrivant à Chengdu ?
Merci
Bonjour à tous,
J'arrive le 16 mai à Chengdu où je compte m'aventurer dans les zones tibétaines de la province du Sichuan, et ce via l'itinéraire (encore approximatif) suivant : Chengdu - Kangding - Ganzi - Manigango - Dege - Litang - Chengdu, d'où je prendrai un vol intérieur pour Shangai où je finirai mon voyage (avion du retour).
Toutefois, étant donné la situation actuelle, je me demande si cette escapade va être possible. En effet, les zones Tibétaines du Sichuan sont encore interdites aux touristes à l'heure actuelle, et ne seront peut-être pas encore ouvertes lorsque j'arriverai en Chine (sources : http://kekexili.typepad.com/life_on_the_tibetan_plate/)
Je suis donc en train de réfléchir à des itinéraires alternatifs... Je recherche principalement des coins peu touristiques, avec des coins naturels intéressants.
J'avais pensé à deux alternatives possibles :
1) De Chengdu, descendre dans le Yunnan, et visiter les classiques gorges du saut du tigre, Dali, Lijiang, Kunming, Zongdhian, Dequin, etc. Bien que je pense que les sites naturels soient spectaculaires dans cette région, j'ai vraiment peur que ce soit trop touristique.
2) A partir de Chengdu, me rendre à Chongqing et de là descendre le fleuve Yangtze jusque Shashi (donc passage du barrage des 3 gorges) et ensuite continuer en suivant le fleuve (mais sur la terre ferme), en passant par Wuhan, la montagne Huang Shan (montagne jaune), et ensuite visiter Shangai et ses alentours.
J'avoue que je suis un peu pris au dépourvu, car ça fait plusieurs moirs que je me prépare pour le Sichuan, et à un mois du départ je me rends compte que ce ne sera sans doute pas possible.
Je suis donc preneur de tous vos avis/conseils/idées qui pourront m'aider dans la préparation de mon itinéraire bis.
Un grand merci pour vos réponses !
J'arrive le 16 mai à Chengdu où je compte m'aventurer dans les zones tibétaines de la province du Sichuan, et ce via l'itinéraire (encore approximatif) suivant : Chengdu - Kangding - Ganzi - Manigango - Dege - Litang - Chengdu, d'où je prendrai un vol intérieur pour Shangai où je finirai mon voyage (avion du retour).
Toutefois, étant donné la situation actuelle, je me demande si cette escapade va être possible. En effet, les zones Tibétaines du Sichuan sont encore interdites aux touristes à l'heure actuelle, et ne seront peut-être pas encore ouvertes lorsque j'arriverai en Chine (sources : http://kekexili.typepad.com/life_on_the_tibetan_plate/)
Je suis donc en train de réfléchir à des itinéraires alternatifs... Je recherche principalement des coins peu touristiques, avec des coins naturels intéressants.
J'avais pensé à deux alternatives possibles :
1) De Chengdu, descendre dans le Yunnan, et visiter les classiques gorges du saut du tigre, Dali, Lijiang, Kunming, Zongdhian, Dequin, etc. Bien que je pense que les sites naturels soient spectaculaires dans cette région, j'ai vraiment peur que ce soit trop touristique.
2) A partir de Chengdu, me rendre à Chongqing et de là descendre le fleuve Yangtze jusque Shashi (donc passage du barrage des 3 gorges) et ensuite continuer en suivant le fleuve (mais sur la terre ferme), en passant par Wuhan, la montagne Huang Shan (montagne jaune), et ensuite visiter Shangai et ses alentours.
J'avoue que je suis un peu pris au dépourvu, car ça fait plusieurs moirs que je me prépare pour le Sichuan, et à un mois du départ je me rends compte que ce ne sera sans doute pas possible.
Je suis donc preneur de tous vos avis/conseils/idées qui pourront m'aider dans la préparation de mon itinéraire bis.
Un grand merci pour vos réponses !
bonjour à tout le monde,
Nous préparons notre itinéraire pour juillet et aout 2005.Nous partons à quatre et aimerions éviter les trop grosses concentrations touristiques hormis quand c'est inévitable.
Toutes vos remarques seront les bienvenues :
pékin.Yangshuo.Ping'an.Chengyang.Zhaoxing.Xijiang.Guiyang.Kunming.Lijiang.
Gorges saut du tigre.Zhongdian.Xiangcheng.Litang.Tagong.Kangding.Chengdu.
Songpan.Zoige.Langmusi.Xiahe.Lanzhou.Dunhuang.Xian.Pekin
si vous avez des bons plans sur ces villes, sur les idées de ballades à faire dans leurs environs on est preneur.
Si certaines ne méritent pas le détour dites le nous.
Ou bien si vous avez d'autres suggestions le programme n'est pas définitif.Le seul impératif est d'être à litang le 31 juillet
merci d'avance pour toutes vos contributions
a bientôt
Nous préparons notre itinéraire pour juillet et aout 2005.Nous partons à quatre et aimerions éviter les trop grosses concentrations touristiques hormis quand c'est inévitable.
Toutes vos remarques seront les bienvenues :
pékin.Yangshuo.Ping'an.Chengyang.Zhaoxing.Xijiang.Guiyang.Kunming.Lijiang.
Gorges saut du tigre.Zhongdian.Xiangcheng.Litang.Tagong.Kangding.Chengdu.
Songpan.Zoige.Langmusi.Xiahe.Lanzhou.Dunhuang.Xian.Pekin
si vous avez des bons plans sur ces villes, sur les idées de ballades à faire dans leurs environs on est preneur.
Si certaines ne méritent pas le détour dites le nous.
Ou bien si vous avez d'autres suggestions le programme n'est pas définitif.Le seul impératif est d'être à litang le 31 juillet
merci d'avance pour toutes vos contributions
a bientôt
Bonjour je me renseigne pas mal pour un voyage cette année ( septembre 2016 ) ou l'année prochaine dans l'Amdo ou le Kham depuis Lanzhou ou Chengdu...
Les monastères et lieux de pèlerinages et la culture dans cette zone m'attirent beaucoup
Je planche sur le kham avec ect itinéraire: Chengdu> kangding > luding > danba > larung gar > Sertar > Garze > Dege > Baiyu > Yarchen - xilong > litang > Chengdu
OU dans l'AMDO ( ou les routes me semblent moins risquées avec moins de risque de route bloqué avec neige, moins en altitude et peut être moins difficile... )peut être que je me trompe...?
J'avais en tête de partir depuis Lanzhou par exemple pour faire ceci: Lanzhou > Labrang/tongren > Langmusi>Xiahe ...ou l'inverse depuis Chendgu Chengdu >Danba > Ma'erkang > Langmusi > Xiahe > Tongren/Labrang
Durée: 3 Semaines pour l'une des deux régions...
Mon problème: Trouver un chauffeur local, puis-je trouver cela sur place sur Chengdu ou Lanzhou??...les agences francophone me proposent des prix exorbitants...sinon en transport locaux?
Ce qui m’intéresse surtout ce sont les lieux spirituels, les monastères bouddhistes et la culture tibétaines sur ces terres.
Je prend le temps d'organiser ce voyage, si il le faut je le repousse pour 2017 pour voyager en sac à dos, car je sais que la Chine sans y parler chinois, c'est vite compliqué et je n'ai que les week ends pour organiser. bref... .je suis déjà passé par le Guizhou l'an passé, avec un guide mais le reste de mon voyage ( Guangxi ) était en autonomie...cela s'est bien passé, mais ces zones ( Amdo ) me paraissent vraiment isolés...donc difficile d'accès en transports locaux...
Ps: je prend toute agence locale ou guide locale/ chauffeur sur Chengdu ou Lanzhou pouvant me proposer un circuit à la carte et de ce type avec qui je peux discuter par mail avant le départ.
Je suis passé par atoutibet pour un devis l'an passé mais le tarif est trop élevé étant seul...intéressent en groupe mais pas seul.
Cordialement Nicolas.
Les monastères et lieux de pèlerinages et la culture dans cette zone m'attirent beaucoup
Je planche sur le kham avec ect itinéraire: Chengdu> kangding > luding > danba > larung gar > Sertar > Garze > Dege > Baiyu > Yarchen - xilong > litang > Chengdu
OU dans l'AMDO ( ou les routes me semblent moins risquées avec moins de risque de route bloqué avec neige, moins en altitude et peut être moins difficile... )peut être que je me trompe...?
J'avais en tête de partir depuis Lanzhou par exemple pour faire ceci: Lanzhou > Labrang/tongren > Langmusi>Xiahe ...ou l'inverse depuis Chendgu Chengdu >Danba > Ma'erkang > Langmusi > Xiahe > Tongren/Labrang
Durée: 3 Semaines pour l'une des deux régions...
Mon problème: Trouver un chauffeur local, puis-je trouver cela sur place sur Chengdu ou Lanzhou??...les agences francophone me proposent des prix exorbitants...sinon en transport locaux?
Ce qui m’intéresse surtout ce sont les lieux spirituels, les monastères bouddhistes et la culture tibétaines sur ces terres.
Je prend le temps d'organiser ce voyage, si il le faut je le repousse pour 2017 pour voyager en sac à dos, car je sais que la Chine sans y parler chinois, c'est vite compliqué et je n'ai que les week ends pour organiser. bref... .je suis déjà passé par le Guizhou l'an passé, avec un guide mais le reste de mon voyage ( Guangxi ) était en autonomie...cela s'est bien passé, mais ces zones ( Amdo ) me paraissent vraiment isolés...donc difficile d'accès en transports locaux...
Ps: je prend toute agence locale ou guide locale/ chauffeur sur Chengdu ou Lanzhou pouvant me proposer un circuit à la carte et de ce type avec qui je peux discuter par mail avant le départ.
Je suis passé par atoutibet pour un devis l'an passé mais le tarif est trop élevé étant seul...intéressent en groupe mais pas seul.
Cordialement Nicolas.
Bonjour. Nous sommes actuellement en voyage autour du monde, et nous en sommes à la Chine. Nous n'avions pas prévu d'itinéraire particulier, nous sommes arrivés par Kashgar et avons suivi les conseils du lonely planet ce qui nous a ammené à Zhangye dans le Gansu. Le petit problème, c'est que les sites conseillés par le lonely sont pour le moment assez touristiques et un peu trop cher pour notre budget. Nous cherchons donc des idées d'itinéraires moins touristiques (nature, villages etc...), sachant que nous devons être à Pekin dans un moi. Je me debrouille un peu en Mandarin, on a une tente et pas peur d'être perdu dans des coins reculés:)...
Merci de vos conseils
Merci de vos conseils
J arrive à Chengdu par le train et je voudrais rejoindre Kangding. A qu elle gare routiere dois je me rendre et quelqu un connait il les horaires des bus pour Kangding.
Combien de temps faut il pour le trajet.
Est il toujours necessaire de souscrire une assurance (PICC il me semble) pour voyager en bus dans le sichuan?
Qu el hotel choisir (pas cher) a Kangding et que faut il y voir?
Kangding litang, quelqu un connait il et a t il des tuyaux?
merci par avance.
thierry
bonjour,
je suis sur le point de partir en chine avec ma copinne. nous atterissions a pekin le 25 juillet, restons 4 jours a pekin et souhaitons prendre le train pour lhassa et rester une dizaine de jour au tibet avant de repartir en train sur shanghai.
je suis en train de m arranger pour qu on nous achete les billets de train pour lhassa, j ai contacter différentes agences pour le permis et le "package" disneyland tibet, qui m ont toutes affichés des prix assez cher, trop cher pour nos bourses. apres avoir discuté par téléphonne avec une personne d une agence, elle m a dit que si je me pointais a lhassa et que j essayais de m arranger sur place pour ce permis (apparament indispensable depuis mars 2010), je pourais sans doute trouver des alternatives moin cher en me mutualisant avec d autres personnes dans mon cas.
nous sommes donc sur le point de tenter le coups de prendre le train sans permis et de regler ca une fois arrivé la lhassa.
la question est donc : en prenant le train pekin-lhassa sans permis, risque t on de se faire refouler dans le train? y a t il des controles dans le train ou a la gare de lhassa? (nous aurons l air d un couple de deux jeunes touristes francais avec sacs a dos). j ai déja bien étudié les messages du forum, mais je n ai pas trouvé de témoignage clair récent? je voudrais donc récolter les témoignages de personnes ayant pris ce train, avec ou sans permis et savoir si ils ont étés controlés dans le train ou en descendant du train a lhassa?
enfin, si jamais nous voyons que tout cela est trop compliqué ou hors de portée financierement, nous pensions peut etre aller vers xining et descendre jusque chengdu (en une dizaine de jours) en nous disant que ces régions serait peut etre un peu identiques au tibet, nous pensions que c etait peut etre une bonne alternative au tibet (en tout cas, ca allait nous couter trois a quatre fois moin cher). si vous avez des témoignages sur ces régions elles sont également le bienvenue.
merci pour vos réponses.
francois.
bonjour,
de nouvelles questions et conseils a demander par rapport a notre voyage en chine de cet été.
je pars 20 jours avec ma copinne (fin juillet > mi-aout), et nous voulions éventuellement tenter d aller au tibet.
je pensais donc a l'itinéraire suivant :
- atterissage a pekin (3 jours sur place avec des amis y vivant).
- train jusque lhassa (48 heure de train, mais cela ne effraie pas plus que ca, au contraire, il parait que les derniers tronçons sont magnifiques).
- 7/8 jours au tibet (pas encore trop potassé sur ou aller, mais me fais pas trop de soucis, on va peut etre essayer sans guide, on verra sur place, dans tous les cas, on va prendre le permis, mais voir si on peut esquiver le pack guide/tour operator ou on le prendra sur place).
- retour par la route (avec tour operator?) jusque chengdu
- quelques jours a shangai (de chengdu a shangai par le train).
- retour a pekin pour prendre l avion et rentrer a paris.
je sais que ca parait tres ambitieux et qu on risque de passer a coté de pas mal de truc, et surtout pas mal de temps dans les transports. mais on y va pour une premiere approche, on ne peut malheureusement pas avoir plus de vacance. et passer du temps dans les transports fait partie intégrante du voyage pour nous (notament le train entre pekin et lhassa). et le tibet nous attire beaucoup (peut etre auriez vous d autre régions un peu similaire a conseiler comme les zones du yunan, sichuan et gansu frontatliere au tibet). est ce que quelqu un sait si c est facile et pas trop cher d organiser un voyage lhassa-chengdu (ou autre ville du yunan ou du sichuan qui dessert shangai en train) avec une agence de voyage depuis lhassa? j immagine que tenter le coup avec les transports publics est juste impossible (surtout si on a des impératifs de temps). merci de vos réponse.
je sais que ca parait tres ambitieux et qu on risque de passer a coté de pas mal de truc, et surtout pas mal de temps dans les transports. mais on y va pour une premiere approche, on ne peut malheureusement pas avoir plus de vacance. et passer du temps dans les transports fait partie intégrante du voyage pour nous (notament le train entre pekin et lhassa). et le tibet nous attire beaucoup (peut etre auriez vous d autre régions un peu similaire a conseiler comme les zones du yunan, sichuan et gansu frontatliere au tibet). est ce que quelqu un sait si c est facile et pas trop cher d organiser un voyage lhassa-chengdu (ou autre ville du yunan ou du sichuan qui dessert shangai en train) avec une agence de voyage depuis lhassa? j immagine que tenter le coup avec les transports publics est juste impossible (surtout si on a des impératifs de temps). merci de vos réponse.
Bonjour à tous et toutes,
Aux mois d'avril-mai prochain, je serai en Chine pour 5 semaines. Ma destination ultime étant le Yunnan, j'aimerais visiter des villes/régions durant mon déplacement (en train). Je pensais aller vers l'ouest pour arrêter à Yulin, Yinchuan, Lanzhou et finalement Chengdu. De là, j'irais dans le Yunnan. Que pensez-vous de ces arrêts ? Y aurait-il des endroits à privilégier plutôt que d'autres ?
Si vous avez des commentaires pour le Yunnan et son itinéraire assez classique, je suis tout ouïe.
Je reviendrais sûrement en vol intérieur vers Pékin à la fin de mon voyage.
Certains d'entre-vous (pour ne pas vous nommer) m'avez très bien guidés lors de mon premier voyage Pékin-Hong Kong et celui de l'an passé entre Shanghai et Guiyang. (que ce soit Zhangjiajie , Zhaoxing, Le village Dong de Huanggang dans le Guizhou, Datong, Hongcun, Suzhou, Xi'an, etc... j'aime pratiquement tout, et j'accepte les touristes quand c'est beau, c'est beau... et je pars tôt le matin et je suis hors-saison).
Si je retourne à Pékin c'est que j'ai beaucoup aimé la ville (contrairement à Shanghai) et pour ma conjointe il s'agira de la première fois.
Merci à tous, Suite à vos commentaires, je vais bâtir un itinéraire que j'ajouterais à la discussion par la suite.
Aux mois d'avril-mai prochain, je serai en Chine pour 5 semaines. Ma destination ultime étant le Yunnan, j'aimerais visiter des villes/régions durant mon déplacement (en train). Je pensais aller vers l'ouest pour arrêter à Yulin, Yinchuan, Lanzhou et finalement Chengdu. De là, j'irais dans le Yunnan. Que pensez-vous de ces arrêts ? Y aurait-il des endroits à privilégier plutôt que d'autres ?
Si vous avez des commentaires pour le Yunnan et son itinéraire assez classique, je suis tout ouïe.
Je reviendrais sûrement en vol intérieur vers Pékin à la fin de mon voyage.
Certains d'entre-vous (pour ne pas vous nommer) m'avez très bien guidés lors de mon premier voyage Pékin-Hong Kong et celui de l'an passé entre Shanghai et Guiyang. (que ce soit Zhangjiajie , Zhaoxing, Le village Dong de Huanggang dans le Guizhou, Datong, Hongcun, Suzhou, Xi'an, etc... j'aime pratiquement tout, et j'accepte les touristes quand c'est beau, c'est beau... et je pars tôt le matin et je suis hors-saison).
Si je retourne à Pékin c'est que j'ai beaucoup aimé la ville (contrairement à Shanghai) et pour ma conjointe il s'agira de la première fois.
Merci à tous, Suite à vos commentaires, je vais bâtir un itinéraire que j'ajouterais à la discussion par la suite.
Un an après avoir voyagé un mois en Chine (le compte-rendu se trouve ici https://voyageforum.com/discussion/retour-chine-hebei-mongolie-interieure-gansu-sichuan-d8245845/ et il fourmille d'infos pratiques très utiles 😎), je reviens d'un nouveau voyage en Chine qui m'aura cette fois conduit jusqu'aux contreforts de l'Everest. En voici le compte-rendu. Je précise encore que je ne recherche pas forcément l'hôtel ou le moyen de déplacement le moins cher. Je fais avec ce qu'il y a, mais quand j'ai le choix je m'accorde un minimum de confort. Je ne recherche pas le défi du truc le plus roots.
KUNMING Première chose très importante : loger à proximité d'une station de métro, ça facilite grandement les déplacements. J'avais pris un Airbnb, il était un peu à l'écart du métro et c'était franchement galère. Point positif : ça m'a permis de tester les scooters-taxi ! N'importe quel scooter arrêté sur un trottoir avec quelqu'un qui scrute les alentours est un taxi potentiel. C'est plus cher que la voiture, mais plus rapide aussi. Pour se faire une idée du prix, il suffit de demander à un premier, de décliner poliment, puis de demander à un autre un peu plus loin. Depuis l'aéroport, le métro permet de gagner facilement le centre-ville. Je me suis surtout servi de Kunming (où j'ai passé 3 nuits) pour digérer le décalage horaire et me mettre tranquillement dans le rythme. Il y a un bon après-midi à passer entre le temple Yuantong et le parc d'émeraude à proximité. Je suis également allé à la forêt de pierres de Kunming : les bus partent de la gare routière est, accessible en métro. Quelque chose comme 40 yuans le trajet + 175 pour l'accès au site. 175 yuans !! Et encore, je n'ai pas pris l'option petite voiturette qui conduit à l'entrée pour 25 yuans supplémentaires. J'ai préféré faire les 2km à pied (les panneaux indiquent 3km, mais c'est bien 2). Le parc est sympa, certes, mais rien d'extraordinaire. J'ai vu des choses bien plus impressionnantes que ça en Chine, et pour un prix moins prohibitif. Bref, une visite pas indispensable. De même (mais ça c'est entièrement ma faute) que la fête de la bière de Kunming ! Ca dure 2 semaines environ au mois d'août, et c'était juste au moment de ma présence dans la ville. La manie des Chinois de copier ce qui se passe ailleurs touche à son paroxysme : tout est fait pour se croire à Munich (bières, nourriture, costumes, décorations, grande tente, alignement des tables) ; il manque une seule chose : les gens ! A Munich, pour avoir une place sous un chapiteau, il faut arriver à 11h du matin. A Kunming, je suis arrivé un soir de semaine vers 20h, il devait y avoir 100 personnes à tout casser. Ceci dit ils avaient l'air contents d'être là et tout le monde a repris YMCA en chinois, avec la chorégraphie !
DALI J'ai fait le trajet en train depuis Kunming, mais attention, la vieille ville de Dali est très loin de la gare. Je suppose que la plupart des hôtels proposent un service de taxi, mais ça n'est pas donné (60 yuans pour le mien, heureusement on était 2). Suite à une légère incompréhension, j'ai dormi au Guanshan Jiayuan Boutique Hostel. Endroit très sympa situé en dehors de la vieille ville, mais bon, 200 yuans quand même (pour une double où j'étais seul, et sans petit déjeuner). Je suis évidemment allé visiter les Trois Pagodes et l'enfilade de temples qui se cachent derrière. 121 yuans l'entrée, mais de mon point de vue ça les vaut carrément. L'endroit est facilement accessible à pied depuis la vieille ville. Je me suis trouvé à Dali un samedi soir du mois d'août, les ruelles de la vieille ville étaient archi blindées, je ne me suis donc pas trop attardé. Mais pour ceux qui veulent des bars et manger à l'occidental, y a de quoi faire.
LIJIANG J'ai fait le trajet en train une nouvelle fois, mais cette fois la ville n'est pas trop loin de la gare. Le bus 18 fait le trajet pour une poignée de yuans. J'ai dormi chez l'incontournable Mama Naxi (40 yuans en dortoir). J'ai pas été emballé : lers dortoirs sont pas spécialement propres ou spacieux, et l'ensemble donne surtout l'impression d'un gros truc sans âme. Bon, je dis ça mais je n'y ai passé qu'une nuit. Je m'en suis surtout servi de base pour organiser le trek de la gorge du saut du tigre. Excellente nouvelle : l'entrée dans la vieille ville de Lijiang n'est plus payante !! C'est toujours ça en moins à débourser. En revanche, l'accès au parc du Dragon Noir l'est (80 yuans). Toutefois, en allant plus à l'est que l'entrée officielle, il est possible d'accéder au parc par des petits sentiers pas surveillés et de monter jusqu'au promontoire qui offre une belle vue sur l'ensemble. Mais dans ce cas, il faut redescendre par le même chemin, sinon vous allez croiser un gardien et il vous demandera ce que vous faites là. Si vous prenez une entrée officielle et souhaitez monter jusqu'au promontoire, il faut se présenter à 4 et passer avant 16h. En attendant un peu, vous finirez bien par constituer un petit groupe.
Gorge du saut du tigre Un grand moment !! Toutes les infos pratiques sont données dans le récit qu'en a fait Denis007 (https://voyageforum.com/v.f?do=post_view_flat;post=8102904;page=2;search_string=mama%20naxi;sb=post_latest_reply;so=ASC;mh=20;, page 2). Rien n'a changé : on part de son hôtel (Mama Naxi guest house pour moi), le bus nous laisse à la "Jane Tibetan Guest House", et de là c'est parti pour 2 jours de marche. Par contre, je nuancerais quand même la description qu'en a fait Denis : ça n'est pas un trek facile ! Si vous n'avez pas une bonne condition physique, ne vous lancez pas. Les deux premières heures en montée sont par moment assez dures. Elles sont certes suivies d'une descente jusqu'au village naxi où il est possible de déjeuner (bien et pour pas cher), mais les 28 virages qui suivent se font pour une large partie sur d'énormes cailloux. Mangez le matin (ça paraît évident, mais en quittant Lijiang à 7h ça n'est pas si simple) et emportez de l'eau car vous allez transpirer. Sinon, il y a pas mal de petits "stands" en route pour se ravitailler. En weed aussi, mais ça je crois qu'il vaut mieux éviter. Une fois les 28 virages terminés, la suite est assez simple (mais longue) jusqu'à la Tea Horse, puis la Half Way GH. Je suis allé jusqu'à la seconde, et franchement elle est très bien. Avec 2 voyageurs rencontrés sur le chemin, on s'est pris une triple avec salle de bains pour 80 yuans par personne. La nourriture y est bonne et pas trop chère alors qu'ils pourraient carrément se faire plaisir (tout le monde arrive bien essoré). Le lendemain, la descente jusqu'à la Tina's n'est pas très dure, même s'il y a des passages assez étroits à flanc de montagne. Une fois arrivé, deux possibilités : attendre le bus de 15h30 (pour Lijiang ou Shangri la) ou descendre au fond de la gorge. J'ai opté pour la seconde option, et là aussi j'insiste : c'est dur ! L'idéal c'est d'arriver vers 11h/11h30 (donc de partir de la Half Way vers 9h) pour se donner le temps de faire la montée et la descente "tranquilllement". Je me suis lancé dans la descente vers 12h15, et franchement le retour a été très dur. La montée en bus vers Shangri la prend environ 3h. Elle est ultra agréable car enfin on peut reposer ses jambes !
SHANGRI LA J'ai logé dans un endroit super sympa : le Dragoncloud guesthouse. Une petite chambre individuelle pour 80 yuans par nuit avec salle de bains et toilettes à l'intérieur, plus une couverture chauffante pour les nuits fraîches. Certes c'est petit, mais j'ai trouvé ça très bien. Possibilité de faire une lessive pour 10 yuans, petit déj avec café et toasts et excellent emplacement dans la vieille ville. D'ailleurs, si vous arrivez en bus et logez dans la vieille ville, n'hésitez pas à demander au chauffer de vous déposer en route. C'est mieux que d'aller jusqu'au terminal pour ensuite revenir en arrière. La vieille ville est évidemment très animée le soir, avec les danses et les lumières. Il y a pléthore d'endroits où manger, suffit juste d'oser franchir la porte. Le monastère situé au nord de la ville est très facilement accessible avec le bus numéro 3 (pour la gare de bus, c'est le numéro 1). L'entrée coûte 115 yuans, un autre bus conduit ensuite au pied du monastère. Sur la place principale (après le long escalier), un des trois temples permet de monter sur le toit, d'où la vue est absolument magnifique. C'est celui du milieu ou le plus à droite, je ne sais plus. Suffit de regarder sur les côtés dès que vous entrez : s'il y a des escaliers, prenez-les et aller jusqu'en haut. La promenade autour du lac est aussi très agréable et offre de belles perspectives sur le monastère. Tant qu'à faire, autant rentrer à pied jusqu'à l'entrée (où vous avez acheté les billets) !
XIANGCHENG Je suis arrivé en bus depuis Shangri la (85 yuans, départ à 8h). Pourquoi Xiangcheng et pas Daocheng, par exemple ? Parce que je n'aime pas les longs trajets en bus et que mon objectif était surtout Litang. Donc Shangri la-Xiangcheng le premier jour puis Xiangcheng-Litang le second, ça m'a paru assez bien équilibré. Et il faut bien reconnaître qu'il n'y a quasiment aucun étranger à Xiangcheng, ce qui est une sensation très agréable. Parti de Shangri la à 8h, je suis arrivé à 13h30, ce qui est beaucoup moins que les 8h annoncés à la guest house. Pourtant la route n'est pas goudronnée en totalité, et certains passages ont été rendus très difficiles par des éboulements récents. Quoiqu'il en soit, ça m'a donné davantage de temps que prévu pour me balader à Xiangcheng. J'en ai profité pour aller au monastère qui domine la ville. Ambiance paisible, absolument personne (sauf les moines évidemment), c'était magnifique. J'ai pu en profiter pour entendre les prières. A part ça, il n'y a rien de spécial à faire dans Xiangcheng même, si ce n'est déambuler. La présence policière commence à se faire très visible, on sent qu'on est entré en territoire tibétain. Pour se loger, Booking ne dit absolument rien. J'avais relevé le nom d'une guest house, mais je ne l'ai pas trouvée. Aucun souci, la rue principale est bordée d'hôtels. Le Qihu Binguan propose des doubles à 80 yuans qui semblent plutôt propres, mais avec toilettes à la turque. Ca m'a pas trop emballé. Un peu plus loin j'ai trouvé le Dele grand hôtel, qui est l'exact opposé puisqu'il est super classe et propose des chambres tout confort. 200 yuans la nuit pour une chambre avec deux lits. Et le petit déjeuner (chinois) est compris.
LITANG J'avais profité de mon après-midi à Xiangcheng pour repérer où se trouvaient les chauffeurs de taxis collectifs pour Litang (je ne crois pas qu'il y ait de bus direct) et m'enquérir du prix : 100 yuans, pas moyen de le faire baisser, mais ça correspond à peu près à ce que j'avais recueilli comme information. Je me suis donc tranquillement pointé devant la gare routière vers 9h45, où un chauffeur m'attendait. Je suis monté seul, je m'attendais évidemment à ce qu'il récupère d'autres personnes, mais à part deux femmes tibétaines montées entre deux villages reculés, absolument personne. J'ai donc quasiment eu le droit à un chauffeur privé pour 100 yuans, bon plan ! Les 80 premiers kilomètres, jusqu'à une petite ville qui sert d'embranchement entre Litang d'un côté et Daocheng de l'autre, sont absolument horribles. Ce sont des petites routes de montagne somptueuses, en majeure partie non goudronnées (même si des travaux sont en cours un peu partout) et très tape-fesses. Je suis bien content de ne pas avoir vécu ça dans un bus ! A partir de la petite ville en question, c'est une route parfaitement goudronnée jusqu'à Litang, où je suis arrivé environ 5h plus tard. Je m'attendais à ce que mon chauffeur me demande un petit supplément vu que j'avais voyagé seul, mais en fait pas du tout. Il m'a déposé devant la gare routière, à deux pas du Potala Inn, où je suis resté. J'ai eu une chambre individuelle avec grand lit et salle de bains à l'intérieur pour 100 yuans par nuit. Pour ce prix là, il ne faut pas s'attendre à du luxe. La chambre était pleine de petits défauts et manquait clairement d'entretien, mais au moins j'étais tranquille. La salle de bains se résumait à un wc assis, une douche juste au-dessus et un évier qui fuyait. Cet hôtel manque clairement d'un vrai lobby où les voyageurs pourraient discuter et échanger des infos. D'ailleurs, j'ai été assez surpris du peu de voyageurs rencontrés dans les rues de Litang. Shangri la est vraiment un terminus pour beaucoup de monde, ce qui est bien dommage car les paysages plus au nord sont grandioses. Litang n'est pas une ville très passionnante, mais ça vaut toujours le coup de déambuler dans les rues. Je ne sais pas si le M. Zheng que le LP décrivait (dans une vieille édition) comme une mine d'informations pour tous les voyageurs est toujours en exercice, mais en tout cas il a ajouté "Lonely Planet" à son enseigne ! Sinon, le monastère situé au nord de la ville et les collines qui l'entourent sont un lieu de balade intéressant, de même que le lieu de naissance du 7ème Dalaï Lama et un temple situé à l'ouest de la ville. Attention, Litang est à 4000 mètres et les soirées peuvent être très fraîches, y compris au mois d'août.
GANZI (GARZE) Pour me rendre à Ganzi depuis Litang, j'avais réservé une place (oralement) la veille dans un taxi collectif. Départ prévu à 8h30, le mec est venu frapper à ma porte au Potala Inn 10mn avant ! Autant j'avais pu faire le trajet Xiangcheng-Litang très tranquillement, autant là y avait du monde dans la voiture. Et beaucoup de marchandises aussi ! Entre les arrêts vomis des uns et des autres et le changement de chauffeur, je suis arrivé à Ganzi environ 5h plus tard. La route est parfaitement goudronnée, malgré quelques pierres sur la chaussée de temps en temps. Le chemin se fait en deux temps : de Litang à Xinlong avec le premier chauffeur (qui prend 70 yuans), puis de Xinlong à Ganzi avec un second (50 yuans). A Ganzi, j'ai logé au Dzachusama dans le quartier tibétain. Endroit superbe, calme, de l'espace, ultra propre, avec wc assis, douche chaude et bonne restauration. C'est un petit peu excentré au nord de la ville : avec les bagages un taxi s'impose (8 à 10 yuans). Sans, c'est une belle petite balade de 25mn. La guesthouse est située au pied d'un monastère. J'y suis monté en fin de journée, et je me suis retrouvé entouré d'une centaine de moines très curieux. Dommage que la barrière de la langue nous ait empêché d'échanger. En tout cas, ils m'ont laissé entrer dans le temple où ils allaient prendre leur repas. Je me suis mis dans un coin et j'ai observé : très rigolo ! Au moment de la distribution du repas, il y a ceux qui récitent des prières, mais aussi ceux (souvent les plus jeunes) qui chahutent. En revanche, dès que tout le monde est servi, c'est le silence le plus total. C'est le moment que j'ai choisi pour sortir. Le lendemain, je suis allé à Darjay Gompa, un monastère situé à une trentaine de kilomètres de Ganzi. Plusieurs possibilités : le bus numéro 12 qui passe pas loin du Dzachusama, une place dans une voiture partagée (ce qui suppose de se rendre au point de rencontre des chauffeurs) ou le stop. Ayant raté le bus et les chauffeurs m'ayant légèrement saoûlé, j'ai choisi la troisième option. Au bout de 5mn, j'étais dans une voiture ! Au-delà du monastère en lui-même, il y a de magnifiques balades à faire entre les villlages tibétains à proximité. Avec à chaque fois, comme dans Ganzi, des sourires de tout le monde, des plus petits aux plus anciens, et des "hello" ou des "tashi délé" à profusion. Le jour d'après, c'est à Yarchen gar que je suis allé, une sorte de ville monastique. Je me suis rendu tranquillement au point de rencontre des chauffeurs en milieu de matinée et je n'ai pas mis longtemps à décoller. 45 yuans pour environ 2h de route, et un petit contrôle de la police chinoise en arrivant sur les lieux (mais rien de méchant). La vue sur le villlage des nonnes depuis la colline où trône une statue géante est saisissante : ce n'est rien d'autre qu'un immense bidonville qu'on a sous les yeux. Il est possible de s'en approcher et de traverser le pont, mais les hommes ne peuvent pas entrer dans le bidonville. Ils sont simplement autorisés à longer la "promenade" le long de la rivière. Ceci dit, c'est largement suffisant pour constater qu'il s'agit d'un amas de tôle et de plastique sans aucune hygiène. La rivière sert aussi bien à faire ses besoins qu'à laver son linge. Pour rentrer à Ganzi, même principe que pour venir : attendre qu'une voiture se remplisse.
KANGDING Ne voulant pas faire d'une traite la route entre Ganzi et Chengdu, je me suis arrêté à Kangding pour la nuit. Connaissant déjà cette ville, je n'y ai absolument rien fait, si ce n'est manger et dormir. De Ganzi, le trajet dure quasiment 8h en voiture partagée (150 yuans), mais avec quelques arrêts car les paysages sont absolument magnifiques, notamment à partir de Bamei et autour de Tagong. Chose amusante : ma voiture était composée de trois tibétains (le chauffeur, son acolyte et une fille absolument sublime) et quatre chinois, et lorsque les tibétains se sont arrêtés pour déjeuner, les chinois sont restés dehors à attendre. Moi aussi parce que j'avais à manger, mais je suis certain qu'ils m'auraient accepté avec eux. J'en suis moins certain pour les chinois. Ah les relations sino-tibétaines, si seulement je pouvais échanger avec les gens sur place pour en savoir plus...
CHENGDU Pour le trajet Kangding-Chengdu, prévu pour durer quelques heures, deux options : le bus ou le taxi collectif. Le premier est très long (8h l'an dernier), donc je me suis immédiatement intéressé au second. Et j'ai découvert que le taxi collectif ne coûtait pas beaucoup plus cher (150 yuans, contre 135 pour le bus) pour un temps de parcours évidemment plus court ; je n'ai donc pas hésité. Et effectivement, en partant vers 9h15 de Kangding, je suis arrivé peu après 14h à Chengdu. Seule contrariété : la beauté des paysages, que j'avais tant appréciés l'an dernier, m'a totalement échappé cette année car à un certain moment, on a emprunté des tunnels que le bus de l'an dernier n'avait pas utilisés (travaux pas terminés ou pas d'autorisation ? je ne sais pas). A Chengdu, j'ai logé chez Mrs Panda (pour 133 yuans/nuit dans une chambe individuelle avec salle de bains + toilettes). Cet hostel présente l'avantage d'être juste à côté de la gare de bus Xiannamen, avec en plus des chambres propres, un personnel anglophone très réactif et un lobby très sympa. La clientèle est évidemment jeune et très majoritairement occidentale. J'ai passé davantage de temps que j'aurais dû à Chengdu, mais j'en ai profité pour me reposer car les deux premières semaines, et plus spécifiquement la traversée du Sichuan tibétain, m'avaient pas mal fatigué. A part me balader un peu en ville et retourner au centre de recherche sur les pandas, je n'ai pas fait grand chose. En plus, en raison de la chaleur écrasante, les pandas sont restés dans leurs salles climatisées (les veinards !). On ne pouvait les voir qu'à travers les vitres, sauf les pandas roux qui se promenaient tranquillement dehors. Peut-être le fait qu'ils aient une fourrure moins imposante explique qu'ils sont moins sensibles à la chaleur ? Pour aller au centre, je n'ai pas cherché à savoir si l'hostel organisait quelque chose car j'étais trop crevé pour me lever à 6h du matin, et j'avais déjà assisté au nourrissage matinal l'an dernier. J'ai donc pris le métro jusqu'à la gare du nord, puis un taxi (environ 40 yuans). Pour le retour, les taxis ne veulent pas mettre le compteur, mais négocier un tarif. Ils ont commencé à 100 yuans (les comiques), puis ont rapidement accepter 50 yuans pour aller cette fois à la gare de l'est, plus lointaine que la gare du nord. Autre épisode amusant : le change. Je suis allé dans une agence de Bank of China, j'y ai été accueilli par un employé de le banque, sauf qu'il ne m'a pas dirigé vers un comptoir... mais vers un agent de sécurité qui a effectué le change de manière totalement officieuse. Dans une agence de Bank of China ! On s'est retrouvé planqué dans un coin de l'agence à compter nos billets. Ce n'est pas la première fois que je fais du change au marché noir dans une agence de Bank of China, mais d'habitude ça ne se fait pas avec des officiers des sécurité. Dans un pays comme la Chine, ça ne cessera jamais de m'étonner.
XINING J'y suis allé en train depuis Chengdu. Pour info, on est arrivés avec 5h de retard. Pas de processus d'indemnisation, même pas une bouteille d'eau ou un peu de nourriture (perso je n'avais plus rien). Quand je pense à ce que prend la SNCF au moindre retard... Xining était mon point de départ pour le Tibet. Il n'empêche que j'ai trouvé cette ville plutôt agréable pour se balader. Elle est à 2500 mètres, donc le climat y est bon, surtout que j'ai eu droit à un très beau soleil, et c'est un bon point d'acclimatation avant d'aller plus haut. Xining a également marqué, d'une certaine manière, la fin de mon voyage puisque la suite au Tibet était entièrement organisée. Avant cela, il y a tout de même eu le voyage en train Xining-Lhassa. Je suis parti à 14h, arrivé à 11h30 le lendemain. Je n'ai réellement pu profiter des paysages que durant les dernières heures. Au départ de Xining, le temps était gris et pluvieux.
TIBET Je suis parti (en tout cas je le pensais) avec Tibet Highland Tours pour un séjour de 8 jours qui devait m'amener jusqu'au camp de base de l'Everest, à 5200 mètres. A l'arrivée du train de Xining, toutes les personnes venues avec des agences (les occidentaux, mais pas seulement) ont été regroupées pour un dispatch dans les hôtels et quelques infos. Honnêtement, l'organisation frôlait le zéro. Il a fallu qu'un guide vienne jusqu'à l'hôtel où on m'avait débarqué pour régler ma situation. Sans compter qu'une erreur avait été commise dans mon permis Tibet, qui prévoyait une sortie par le Népal alors que depuis le début j'avais bien précisé que je repartirai en avion pour Chengdu. Ce point sera solutionné par la suite, mais de toute façon le permis Tibet n'est pas contrôlé à la sortie par l'aéroport de Lhassa. Le jour de mon arrivée, une fois toutes les formalités passées, j'ai pu me balader seul dans Lhassa. Ma première impression : c'est vraiment la Chine ! Même autour des lieux tibétains les plus sacrés, on voit profusion de drapeaux et de touristes chinois, ce qui n'est pas autant le cas dans les régions du Kham et de l'Amdo. Le tour proprement dit a commencé le deuxième jour, avec d'abord la visite des monastères de Drepung et de Sera sur une journée, puis le Potala et le Jokhang le lendemain. Tout cela aurait pu être très intéressant, mais la foule a rendu ces visites bien chiantes, surtout le second jour. Je ne rêvais que d'une chose : qu'on me laisse seul et que je puisse déambuler à ma guise où je le voulais. C'est malheureusement impossible au Tibet, et je le savais évidemment en arrivant. Ces 3 jours à Lhassa m'ont tout de même permis de régler mon problème de permis Tibet, et d'enfin rencontrer (le 3ème jour) quelqu'un de THT. En fait, comme THT n'avait pas suffisamment de monde pour constituer un groupe, ils m'ont reversé à une autre agence (Tibet Vista). En soi je peux le comprendre, j'aurais juste aimé qu'ils me préviennent, ce qu'ils n'ont pas fait. Communication zéro. Si les voyages THT se déroulent avec Tibet Vista, autant s'inscrire directement chez Tibet Vista. C'est en tout cas ce que je ferai si je retourne au Tibet. Après Lhassa, de longues journées en mini-bus (très confortable, c'est déjà ça) nous attendaient avec Lhassa-Shigatsé, puis Shigatsé-Everest, Everest-Shigasté et Shigasté-Lhassa. Que d'heures passées dans le mini-bus : quasiment 10 par jour ! Alors certes on s'est beaucoup arrêté sur la route, on a pu voir des paysages absolument superbes, mais c'est fatigant de passer 4 journées d'affilée dans un mini-bus. Je ne m'attendais pas à ça. Le programme communiqué au préalable par THT (qui aura donc eu quasiment tout faux) parlait de 5 à 6h de trajet quotidien. Au-delà de ça, ce programme a fait que toute interaction avec les Tibétains était impossible. Bien sûr, ne parlant ni tibétain, ni chinois, ça aurait forcément été compliqué, mais dans les régions du Kham et de l'Amdo on peut tout de même échangé des sourires, voire quelques mots. Au Tibet on est juste dans un bus, on s'arrête quand le programme nous dit qu'on peut s'arrêter, on fait quelques photos au milieu des autres groupes et c'est tout. Très frustrant. Les Tibétains que l'on croise sont juste là pour essayer de nous vendre quelques babioles sans intérêt. Bien sûr, il reste la possibilité de se promener le soir, mais quand vous arrivez à Shigatsé après 10h de bus, vous êtes surtout complètement crevés. Pour autant, je me suis retrouvé dans un groupe très hétéroclite et très sympa, et la vision de l'Everest en arrivant au camp de base était absolument sublime. On n'a pas dormi dans les grosses tentes, mais dans une guest house située quelques centaines de mètres plus bas. 7 lits par chambre (mais 5 occupés dans ma chambre) , pas de douche et des toilettes comme vous pouvez les imaginer si vous connaissez la Chine. L'Everest mérite bien ces quelques contrariétés !
CHENGDU Le dernier jour, une navette a fait le tour des hôtels pour amener tout le monde à l'aéroport de Lhassa. De là, j'ai rejoint Chengdu pour une petite demi-journée de balade. Il existe des consignes à l'aéroport de Chengdu (aux T1 et T2) et le métro permet ensuite de rejoindre le centre-ville pour 5 yuans. C'était le point final d'un nouveau voyage en Chine, puisque le soir-même je prenais un vol direct pour Paris. Voyager en Chine ça n'est pas toujours simple, c'est parfois un vrai challenge, mais c'est aussi un vrai plaisir. A suivre donc !
KUNMING Première chose très importante : loger à proximité d'une station de métro, ça facilite grandement les déplacements. J'avais pris un Airbnb, il était un peu à l'écart du métro et c'était franchement galère. Point positif : ça m'a permis de tester les scooters-taxi ! N'importe quel scooter arrêté sur un trottoir avec quelqu'un qui scrute les alentours est un taxi potentiel. C'est plus cher que la voiture, mais plus rapide aussi. Pour se faire une idée du prix, il suffit de demander à un premier, de décliner poliment, puis de demander à un autre un peu plus loin. Depuis l'aéroport, le métro permet de gagner facilement le centre-ville. Je me suis surtout servi de Kunming (où j'ai passé 3 nuits) pour digérer le décalage horaire et me mettre tranquillement dans le rythme. Il y a un bon après-midi à passer entre le temple Yuantong et le parc d'émeraude à proximité. Je suis également allé à la forêt de pierres de Kunming : les bus partent de la gare routière est, accessible en métro. Quelque chose comme 40 yuans le trajet + 175 pour l'accès au site. 175 yuans !! Et encore, je n'ai pas pris l'option petite voiturette qui conduit à l'entrée pour 25 yuans supplémentaires. J'ai préféré faire les 2km à pied (les panneaux indiquent 3km, mais c'est bien 2). Le parc est sympa, certes, mais rien d'extraordinaire. J'ai vu des choses bien plus impressionnantes que ça en Chine, et pour un prix moins prohibitif. Bref, une visite pas indispensable. De même (mais ça c'est entièrement ma faute) que la fête de la bière de Kunming ! Ca dure 2 semaines environ au mois d'août, et c'était juste au moment de ma présence dans la ville. La manie des Chinois de copier ce qui se passe ailleurs touche à son paroxysme : tout est fait pour se croire à Munich (bières, nourriture, costumes, décorations, grande tente, alignement des tables) ; il manque une seule chose : les gens ! A Munich, pour avoir une place sous un chapiteau, il faut arriver à 11h du matin. A Kunming, je suis arrivé un soir de semaine vers 20h, il devait y avoir 100 personnes à tout casser. Ceci dit ils avaient l'air contents d'être là et tout le monde a repris YMCA en chinois, avec la chorégraphie !
DALI J'ai fait le trajet en train depuis Kunming, mais attention, la vieille ville de Dali est très loin de la gare. Je suppose que la plupart des hôtels proposent un service de taxi, mais ça n'est pas donné (60 yuans pour le mien, heureusement on était 2). Suite à une légère incompréhension, j'ai dormi au Guanshan Jiayuan Boutique Hostel. Endroit très sympa situé en dehors de la vieille ville, mais bon, 200 yuans quand même (pour une double où j'étais seul, et sans petit déjeuner). Je suis évidemment allé visiter les Trois Pagodes et l'enfilade de temples qui se cachent derrière. 121 yuans l'entrée, mais de mon point de vue ça les vaut carrément. L'endroit est facilement accessible à pied depuis la vieille ville. Je me suis trouvé à Dali un samedi soir du mois d'août, les ruelles de la vieille ville étaient archi blindées, je ne me suis donc pas trop attardé. Mais pour ceux qui veulent des bars et manger à l'occidental, y a de quoi faire.
LIJIANG J'ai fait le trajet en train une nouvelle fois, mais cette fois la ville n'est pas trop loin de la gare. Le bus 18 fait le trajet pour une poignée de yuans. J'ai dormi chez l'incontournable Mama Naxi (40 yuans en dortoir). J'ai pas été emballé : lers dortoirs sont pas spécialement propres ou spacieux, et l'ensemble donne surtout l'impression d'un gros truc sans âme. Bon, je dis ça mais je n'y ai passé qu'une nuit. Je m'en suis surtout servi de base pour organiser le trek de la gorge du saut du tigre. Excellente nouvelle : l'entrée dans la vieille ville de Lijiang n'est plus payante !! C'est toujours ça en moins à débourser. En revanche, l'accès au parc du Dragon Noir l'est (80 yuans). Toutefois, en allant plus à l'est que l'entrée officielle, il est possible d'accéder au parc par des petits sentiers pas surveillés et de monter jusqu'au promontoire qui offre une belle vue sur l'ensemble. Mais dans ce cas, il faut redescendre par le même chemin, sinon vous allez croiser un gardien et il vous demandera ce que vous faites là. Si vous prenez une entrée officielle et souhaitez monter jusqu'au promontoire, il faut se présenter à 4 et passer avant 16h. En attendant un peu, vous finirez bien par constituer un petit groupe.
Gorge du saut du tigre Un grand moment !! Toutes les infos pratiques sont données dans le récit qu'en a fait Denis007 (https://voyageforum.com/v.f?do=post_view_flat;post=8102904;page=2;search_string=mama%20naxi;sb=post_latest_reply;so=ASC;mh=20;, page 2). Rien n'a changé : on part de son hôtel (Mama Naxi guest house pour moi), le bus nous laisse à la "Jane Tibetan Guest House", et de là c'est parti pour 2 jours de marche. Par contre, je nuancerais quand même la description qu'en a fait Denis : ça n'est pas un trek facile ! Si vous n'avez pas une bonne condition physique, ne vous lancez pas. Les deux premières heures en montée sont par moment assez dures. Elles sont certes suivies d'une descente jusqu'au village naxi où il est possible de déjeuner (bien et pour pas cher), mais les 28 virages qui suivent se font pour une large partie sur d'énormes cailloux. Mangez le matin (ça paraît évident, mais en quittant Lijiang à 7h ça n'est pas si simple) et emportez de l'eau car vous allez transpirer. Sinon, il y a pas mal de petits "stands" en route pour se ravitailler. En weed aussi, mais ça je crois qu'il vaut mieux éviter. Une fois les 28 virages terminés, la suite est assez simple (mais longue) jusqu'à la Tea Horse, puis la Half Way GH. Je suis allé jusqu'à la seconde, et franchement elle est très bien. Avec 2 voyageurs rencontrés sur le chemin, on s'est pris une triple avec salle de bains pour 80 yuans par personne. La nourriture y est bonne et pas trop chère alors qu'ils pourraient carrément se faire plaisir (tout le monde arrive bien essoré). Le lendemain, la descente jusqu'à la Tina's n'est pas très dure, même s'il y a des passages assez étroits à flanc de montagne. Une fois arrivé, deux possibilités : attendre le bus de 15h30 (pour Lijiang ou Shangri la) ou descendre au fond de la gorge. J'ai opté pour la seconde option, et là aussi j'insiste : c'est dur ! L'idéal c'est d'arriver vers 11h/11h30 (donc de partir de la Half Way vers 9h) pour se donner le temps de faire la montée et la descente "tranquilllement". Je me suis lancé dans la descente vers 12h15, et franchement le retour a été très dur. La montée en bus vers Shangri la prend environ 3h. Elle est ultra agréable car enfin on peut reposer ses jambes !
SHANGRI LA J'ai logé dans un endroit super sympa : le Dragoncloud guesthouse. Une petite chambre individuelle pour 80 yuans par nuit avec salle de bains et toilettes à l'intérieur, plus une couverture chauffante pour les nuits fraîches. Certes c'est petit, mais j'ai trouvé ça très bien. Possibilité de faire une lessive pour 10 yuans, petit déj avec café et toasts et excellent emplacement dans la vieille ville. D'ailleurs, si vous arrivez en bus et logez dans la vieille ville, n'hésitez pas à demander au chauffer de vous déposer en route. C'est mieux que d'aller jusqu'au terminal pour ensuite revenir en arrière. La vieille ville est évidemment très animée le soir, avec les danses et les lumières. Il y a pléthore d'endroits où manger, suffit juste d'oser franchir la porte. Le monastère situé au nord de la ville est très facilement accessible avec le bus numéro 3 (pour la gare de bus, c'est le numéro 1). L'entrée coûte 115 yuans, un autre bus conduit ensuite au pied du monastère. Sur la place principale (après le long escalier), un des trois temples permet de monter sur le toit, d'où la vue est absolument magnifique. C'est celui du milieu ou le plus à droite, je ne sais plus. Suffit de regarder sur les côtés dès que vous entrez : s'il y a des escaliers, prenez-les et aller jusqu'en haut. La promenade autour du lac est aussi très agréable et offre de belles perspectives sur le monastère. Tant qu'à faire, autant rentrer à pied jusqu'à l'entrée (où vous avez acheté les billets) !
XIANGCHENG Je suis arrivé en bus depuis Shangri la (85 yuans, départ à 8h). Pourquoi Xiangcheng et pas Daocheng, par exemple ? Parce que je n'aime pas les longs trajets en bus et que mon objectif était surtout Litang. Donc Shangri la-Xiangcheng le premier jour puis Xiangcheng-Litang le second, ça m'a paru assez bien équilibré. Et il faut bien reconnaître qu'il n'y a quasiment aucun étranger à Xiangcheng, ce qui est une sensation très agréable. Parti de Shangri la à 8h, je suis arrivé à 13h30, ce qui est beaucoup moins que les 8h annoncés à la guest house. Pourtant la route n'est pas goudronnée en totalité, et certains passages ont été rendus très difficiles par des éboulements récents. Quoiqu'il en soit, ça m'a donné davantage de temps que prévu pour me balader à Xiangcheng. J'en ai profité pour aller au monastère qui domine la ville. Ambiance paisible, absolument personne (sauf les moines évidemment), c'était magnifique. J'ai pu en profiter pour entendre les prières. A part ça, il n'y a rien de spécial à faire dans Xiangcheng même, si ce n'est déambuler. La présence policière commence à se faire très visible, on sent qu'on est entré en territoire tibétain. Pour se loger, Booking ne dit absolument rien. J'avais relevé le nom d'une guest house, mais je ne l'ai pas trouvée. Aucun souci, la rue principale est bordée d'hôtels. Le Qihu Binguan propose des doubles à 80 yuans qui semblent plutôt propres, mais avec toilettes à la turque. Ca m'a pas trop emballé. Un peu plus loin j'ai trouvé le Dele grand hôtel, qui est l'exact opposé puisqu'il est super classe et propose des chambres tout confort. 200 yuans la nuit pour une chambre avec deux lits. Et le petit déjeuner (chinois) est compris.
LITANG J'avais profité de mon après-midi à Xiangcheng pour repérer où se trouvaient les chauffeurs de taxis collectifs pour Litang (je ne crois pas qu'il y ait de bus direct) et m'enquérir du prix : 100 yuans, pas moyen de le faire baisser, mais ça correspond à peu près à ce que j'avais recueilli comme information. Je me suis donc tranquillement pointé devant la gare routière vers 9h45, où un chauffeur m'attendait. Je suis monté seul, je m'attendais évidemment à ce qu'il récupère d'autres personnes, mais à part deux femmes tibétaines montées entre deux villages reculés, absolument personne. J'ai donc quasiment eu le droit à un chauffeur privé pour 100 yuans, bon plan ! Les 80 premiers kilomètres, jusqu'à une petite ville qui sert d'embranchement entre Litang d'un côté et Daocheng de l'autre, sont absolument horribles. Ce sont des petites routes de montagne somptueuses, en majeure partie non goudronnées (même si des travaux sont en cours un peu partout) et très tape-fesses. Je suis bien content de ne pas avoir vécu ça dans un bus ! A partir de la petite ville en question, c'est une route parfaitement goudronnée jusqu'à Litang, où je suis arrivé environ 5h plus tard. Je m'attendais à ce que mon chauffeur me demande un petit supplément vu que j'avais voyagé seul, mais en fait pas du tout. Il m'a déposé devant la gare routière, à deux pas du Potala Inn, où je suis resté. J'ai eu une chambre individuelle avec grand lit et salle de bains à l'intérieur pour 100 yuans par nuit. Pour ce prix là, il ne faut pas s'attendre à du luxe. La chambre était pleine de petits défauts et manquait clairement d'entretien, mais au moins j'étais tranquille. La salle de bains se résumait à un wc assis, une douche juste au-dessus et un évier qui fuyait. Cet hôtel manque clairement d'un vrai lobby où les voyageurs pourraient discuter et échanger des infos. D'ailleurs, j'ai été assez surpris du peu de voyageurs rencontrés dans les rues de Litang. Shangri la est vraiment un terminus pour beaucoup de monde, ce qui est bien dommage car les paysages plus au nord sont grandioses. Litang n'est pas une ville très passionnante, mais ça vaut toujours le coup de déambuler dans les rues. Je ne sais pas si le M. Zheng que le LP décrivait (dans une vieille édition) comme une mine d'informations pour tous les voyageurs est toujours en exercice, mais en tout cas il a ajouté "Lonely Planet" à son enseigne ! Sinon, le monastère situé au nord de la ville et les collines qui l'entourent sont un lieu de balade intéressant, de même que le lieu de naissance du 7ème Dalaï Lama et un temple situé à l'ouest de la ville. Attention, Litang est à 4000 mètres et les soirées peuvent être très fraîches, y compris au mois d'août.
GANZI (GARZE) Pour me rendre à Ganzi depuis Litang, j'avais réservé une place (oralement) la veille dans un taxi collectif. Départ prévu à 8h30, le mec est venu frapper à ma porte au Potala Inn 10mn avant ! Autant j'avais pu faire le trajet Xiangcheng-Litang très tranquillement, autant là y avait du monde dans la voiture. Et beaucoup de marchandises aussi ! Entre les arrêts vomis des uns et des autres et le changement de chauffeur, je suis arrivé à Ganzi environ 5h plus tard. La route est parfaitement goudronnée, malgré quelques pierres sur la chaussée de temps en temps. Le chemin se fait en deux temps : de Litang à Xinlong avec le premier chauffeur (qui prend 70 yuans), puis de Xinlong à Ganzi avec un second (50 yuans). A Ganzi, j'ai logé au Dzachusama dans le quartier tibétain. Endroit superbe, calme, de l'espace, ultra propre, avec wc assis, douche chaude et bonne restauration. C'est un petit peu excentré au nord de la ville : avec les bagages un taxi s'impose (8 à 10 yuans). Sans, c'est une belle petite balade de 25mn. La guesthouse est située au pied d'un monastère. J'y suis monté en fin de journée, et je me suis retrouvé entouré d'une centaine de moines très curieux. Dommage que la barrière de la langue nous ait empêché d'échanger. En tout cas, ils m'ont laissé entrer dans le temple où ils allaient prendre leur repas. Je me suis mis dans un coin et j'ai observé : très rigolo ! Au moment de la distribution du repas, il y a ceux qui récitent des prières, mais aussi ceux (souvent les plus jeunes) qui chahutent. En revanche, dès que tout le monde est servi, c'est le silence le plus total. C'est le moment que j'ai choisi pour sortir. Le lendemain, je suis allé à Darjay Gompa, un monastère situé à une trentaine de kilomètres de Ganzi. Plusieurs possibilités : le bus numéro 12 qui passe pas loin du Dzachusama, une place dans une voiture partagée (ce qui suppose de se rendre au point de rencontre des chauffeurs) ou le stop. Ayant raté le bus et les chauffeurs m'ayant légèrement saoûlé, j'ai choisi la troisième option. Au bout de 5mn, j'étais dans une voiture ! Au-delà du monastère en lui-même, il y a de magnifiques balades à faire entre les villlages tibétains à proximité. Avec à chaque fois, comme dans Ganzi, des sourires de tout le monde, des plus petits aux plus anciens, et des "hello" ou des "tashi délé" à profusion. Le jour d'après, c'est à Yarchen gar que je suis allé, une sorte de ville monastique. Je me suis rendu tranquillement au point de rencontre des chauffeurs en milieu de matinée et je n'ai pas mis longtemps à décoller. 45 yuans pour environ 2h de route, et un petit contrôle de la police chinoise en arrivant sur les lieux (mais rien de méchant). La vue sur le villlage des nonnes depuis la colline où trône une statue géante est saisissante : ce n'est rien d'autre qu'un immense bidonville qu'on a sous les yeux. Il est possible de s'en approcher et de traverser le pont, mais les hommes ne peuvent pas entrer dans le bidonville. Ils sont simplement autorisés à longer la "promenade" le long de la rivière. Ceci dit, c'est largement suffisant pour constater qu'il s'agit d'un amas de tôle et de plastique sans aucune hygiène. La rivière sert aussi bien à faire ses besoins qu'à laver son linge. Pour rentrer à Ganzi, même principe que pour venir : attendre qu'une voiture se remplisse.
KANGDING Ne voulant pas faire d'une traite la route entre Ganzi et Chengdu, je me suis arrêté à Kangding pour la nuit. Connaissant déjà cette ville, je n'y ai absolument rien fait, si ce n'est manger et dormir. De Ganzi, le trajet dure quasiment 8h en voiture partagée (150 yuans), mais avec quelques arrêts car les paysages sont absolument magnifiques, notamment à partir de Bamei et autour de Tagong. Chose amusante : ma voiture était composée de trois tibétains (le chauffeur, son acolyte et une fille absolument sublime) et quatre chinois, et lorsque les tibétains se sont arrêtés pour déjeuner, les chinois sont restés dehors à attendre. Moi aussi parce que j'avais à manger, mais je suis certain qu'ils m'auraient accepté avec eux. J'en suis moins certain pour les chinois. Ah les relations sino-tibétaines, si seulement je pouvais échanger avec les gens sur place pour en savoir plus...
CHENGDU Pour le trajet Kangding-Chengdu, prévu pour durer quelques heures, deux options : le bus ou le taxi collectif. Le premier est très long (8h l'an dernier), donc je me suis immédiatement intéressé au second. Et j'ai découvert que le taxi collectif ne coûtait pas beaucoup plus cher (150 yuans, contre 135 pour le bus) pour un temps de parcours évidemment plus court ; je n'ai donc pas hésité. Et effectivement, en partant vers 9h15 de Kangding, je suis arrivé peu après 14h à Chengdu. Seule contrariété : la beauté des paysages, que j'avais tant appréciés l'an dernier, m'a totalement échappé cette année car à un certain moment, on a emprunté des tunnels que le bus de l'an dernier n'avait pas utilisés (travaux pas terminés ou pas d'autorisation ? je ne sais pas). A Chengdu, j'ai logé chez Mrs Panda (pour 133 yuans/nuit dans une chambe individuelle avec salle de bains + toilettes). Cet hostel présente l'avantage d'être juste à côté de la gare de bus Xiannamen, avec en plus des chambres propres, un personnel anglophone très réactif et un lobby très sympa. La clientèle est évidemment jeune et très majoritairement occidentale. J'ai passé davantage de temps que j'aurais dû à Chengdu, mais j'en ai profité pour me reposer car les deux premières semaines, et plus spécifiquement la traversée du Sichuan tibétain, m'avaient pas mal fatigué. A part me balader un peu en ville et retourner au centre de recherche sur les pandas, je n'ai pas fait grand chose. En plus, en raison de la chaleur écrasante, les pandas sont restés dans leurs salles climatisées (les veinards !). On ne pouvait les voir qu'à travers les vitres, sauf les pandas roux qui se promenaient tranquillement dehors. Peut-être le fait qu'ils aient une fourrure moins imposante explique qu'ils sont moins sensibles à la chaleur ? Pour aller au centre, je n'ai pas cherché à savoir si l'hostel organisait quelque chose car j'étais trop crevé pour me lever à 6h du matin, et j'avais déjà assisté au nourrissage matinal l'an dernier. J'ai donc pris le métro jusqu'à la gare du nord, puis un taxi (environ 40 yuans). Pour le retour, les taxis ne veulent pas mettre le compteur, mais négocier un tarif. Ils ont commencé à 100 yuans (les comiques), puis ont rapidement accepter 50 yuans pour aller cette fois à la gare de l'est, plus lointaine que la gare du nord. Autre épisode amusant : le change. Je suis allé dans une agence de Bank of China, j'y ai été accueilli par un employé de le banque, sauf qu'il ne m'a pas dirigé vers un comptoir... mais vers un agent de sécurité qui a effectué le change de manière totalement officieuse. Dans une agence de Bank of China ! On s'est retrouvé planqué dans un coin de l'agence à compter nos billets. Ce n'est pas la première fois que je fais du change au marché noir dans une agence de Bank of China, mais d'habitude ça ne se fait pas avec des officiers des sécurité. Dans un pays comme la Chine, ça ne cessera jamais de m'étonner.
XINING J'y suis allé en train depuis Chengdu. Pour info, on est arrivés avec 5h de retard. Pas de processus d'indemnisation, même pas une bouteille d'eau ou un peu de nourriture (perso je n'avais plus rien). Quand je pense à ce que prend la SNCF au moindre retard... Xining était mon point de départ pour le Tibet. Il n'empêche que j'ai trouvé cette ville plutôt agréable pour se balader. Elle est à 2500 mètres, donc le climat y est bon, surtout que j'ai eu droit à un très beau soleil, et c'est un bon point d'acclimatation avant d'aller plus haut. Xining a également marqué, d'une certaine manière, la fin de mon voyage puisque la suite au Tibet était entièrement organisée. Avant cela, il y a tout de même eu le voyage en train Xining-Lhassa. Je suis parti à 14h, arrivé à 11h30 le lendemain. Je n'ai réellement pu profiter des paysages que durant les dernières heures. Au départ de Xining, le temps était gris et pluvieux.
TIBET Je suis parti (en tout cas je le pensais) avec Tibet Highland Tours pour un séjour de 8 jours qui devait m'amener jusqu'au camp de base de l'Everest, à 5200 mètres. A l'arrivée du train de Xining, toutes les personnes venues avec des agences (les occidentaux, mais pas seulement) ont été regroupées pour un dispatch dans les hôtels et quelques infos. Honnêtement, l'organisation frôlait le zéro. Il a fallu qu'un guide vienne jusqu'à l'hôtel où on m'avait débarqué pour régler ma situation. Sans compter qu'une erreur avait été commise dans mon permis Tibet, qui prévoyait une sortie par le Népal alors que depuis le début j'avais bien précisé que je repartirai en avion pour Chengdu. Ce point sera solutionné par la suite, mais de toute façon le permis Tibet n'est pas contrôlé à la sortie par l'aéroport de Lhassa. Le jour de mon arrivée, une fois toutes les formalités passées, j'ai pu me balader seul dans Lhassa. Ma première impression : c'est vraiment la Chine ! Même autour des lieux tibétains les plus sacrés, on voit profusion de drapeaux et de touristes chinois, ce qui n'est pas autant le cas dans les régions du Kham et de l'Amdo. Le tour proprement dit a commencé le deuxième jour, avec d'abord la visite des monastères de Drepung et de Sera sur une journée, puis le Potala et le Jokhang le lendemain. Tout cela aurait pu être très intéressant, mais la foule a rendu ces visites bien chiantes, surtout le second jour. Je ne rêvais que d'une chose : qu'on me laisse seul et que je puisse déambuler à ma guise où je le voulais. C'est malheureusement impossible au Tibet, et je le savais évidemment en arrivant. Ces 3 jours à Lhassa m'ont tout de même permis de régler mon problème de permis Tibet, et d'enfin rencontrer (le 3ème jour) quelqu'un de THT. En fait, comme THT n'avait pas suffisamment de monde pour constituer un groupe, ils m'ont reversé à une autre agence (Tibet Vista). En soi je peux le comprendre, j'aurais juste aimé qu'ils me préviennent, ce qu'ils n'ont pas fait. Communication zéro. Si les voyages THT se déroulent avec Tibet Vista, autant s'inscrire directement chez Tibet Vista. C'est en tout cas ce que je ferai si je retourne au Tibet. Après Lhassa, de longues journées en mini-bus (très confortable, c'est déjà ça) nous attendaient avec Lhassa-Shigatsé, puis Shigatsé-Everest, Everest-Shigasté et Shigasté-Lhassa. Que d'heures passées dans le mini-bus : quasiment 10 par jour ! Alors certes on s'est beaucoup arrêté sur la route, on a pu voir des paysages absolument superbes, mais c'est fatigant de passer 4 journées d'affilée dans un mini-bus. Je ne m'attendais pas à ça. Le programme communiqué au préalable par THT (qui aura donc eu quasiment tout faux) parlait de 5 à 6h de trajet quotidien. Au-delà de ça, ce programme a fait que toute interaction avec les Tibétains était impossible. Bien sûr, ne parlant ni tibétain, ni chinois, ça aurait forcément été compliqué, mais dans les régions du Kham et de l'Amdo on peut tout de même échangé des sourires, voire quelques mots. Au Tibet on est juste dans un bus, on s'arrête quand le programme nous dit qu'on peut s'arrêter, on fait quelques photos au milieu des autres groupes et c'est tout. Très frustrant. Les Tibétains que l'on croise sont juste là pour essayer de nous vendre quelques babioles sans intérêt. Bien sûr, il reste la possibilité de se promener le soir, mais quand vous arrivez à Shigatsé après 10h de bus, vous êtes surtout complètement crevés. Pour autant, je me suis retrouvé dans un groupe très hétéroclite et très sympa, et la vision de l'Everest en arrivant au camp de base était absolument sublime. On n'a pas dormi dans les grosses tentes, mais dans une guest house située quelques centaines de mètres plus bas. 7 lits par chambre (mais 5 occupés dans ma chambre) , pas de douche et des toilettes comme vous pouvez les imaginer si vous connaissez la Chine. L'Everest mérite bien ces quelques contrariétés !
CHENGDU Le dernier jour, une navette a fait le tour des hôtels pour amener tout le monde à l'aéroport de Lhassa. De là, j'ai rejoint Chengdu pour une petite demi-journée de balade. Il existe des consignes à l'aéroport de Chengdu (aux T1 et T2) et le métro permet ensuite de rejoindre le centre-ville pour 5 yuans. C'était le point final d'un nouveau voyage en Chine, puisque le soir-même je prenais un vol direct pour Paris. Voyager en Chine ça n'est pas toujours simple, c'est parfois un vrai challenge, mais c'est aussi un vrai plaisir. A suivre donc !










