Au pays des trolls : la Norvège … un voyage pas toujours drôle ...
Cela faisait un an que nous n'avions pas voyagé en famille donc quand Thomas et Lucie ont proposé un petit voyage, difficile de dire non… Nous disposions de 10 jours , d'obligations financières. Nous leur avons laissé , comme cela s'est toujours fait , de la destinations mais avec quelques contraintes . Leur choix s'est porté sur la Norvège avec le côté historique et le côté Nature, du pas trop chaud pour Tom et pas trop froid pour Lucie, des envies de retrouver l'Islande ( mais on en est très loin) , l'ambiance des chalets Koa des US… Nous savions que cela serait cher mais plein de bonnes intentions pour y pallier, nous ne pouvions imaginer l'impact et l'ampleur que cela allait prendre sur notre voyage…
Ce carnet est un indicatif sur des lieux mais aussi un ressenti personnel. Comme pour le Mexique et la Chine, même si notre avis est très mitigé , je tenais à le publier. Ne prenez pas cela ni comme une plainte mais comme un constat personnel et encore moins comme une agression envers les fans de la Norvège . Pour cette fois , je me contenterai du rendu ' technique ' du voyage.
TRANSPORTS :
- TGV: 65 e AR par personnes et en sus 130 pour nous 4 pour les défaillances d'Air France ( comme d'hab !!!)
- Avion : 153 e par personne avec Air France ( c'est la dernière fois !!!) Paris / Oslo direct ( enfin en principe )
- Location de voiture : par www . locationdevoiture.fr avec comme grossiste car del mar et l'agence : hertz : 620 e pour 1à jours modèle break volve V50. Equipée pour télépéage . Location d'un GPS (oublié) 100 e.
- Routes et tunnels : impossible d'y échapper et très onéreux : 200 e en tout sur l'itinéraire !!
- Ferry : là aussi , impossible de faire autrement … Compter environ pour les trajets de 20mn : 150 kr et jusque 250 pour des traversées de 40 mn
- carburant : pour env 2000 km 1700 kr ; le diesel est à env 2e à 2,20
Coups de gueule Air France !!!!!!! 😠😠😠😠😠😠😠
Cinq voyages dans l'année , dont deux par Air France et deux gréves : Air France bien sûr ! Quelle délicatesse : un sms : votre vol de dimanche à 6H35 est annulé et remplacé par le vol de dimanche à 21H10 . Ben voyons … donc dimanche , on arrive à 23h à Paris , nous avons perdu nos billets de TGV , nous n'avons pas d'hôtel, pas de billets TGV pour le lendemain ( qui s'élèvent à 495 e) et nous ne serons pas au travail comme prévu… Hors de moi , je téléphone : la dame compatit !!!!!! Ben , il ne va pas falloir que compatir !!!! C'est non à prendre en charge nos frais de TGv et d'hôtellerie … J'ai mis plus d'une heure ( merci le forfait téléphone ) à réussir à négocier un oslo/ amsterdam/ lyon pour nous rapproche rde chez nous … Mais évidemment , nous en sommes de notre poche pour le billet Lyon / Valence !
Bref ; vous l'avez compris , Air France c'est pour moi une sinistre foutaise , la sncf de l'aérien , une succession d emauvais services et de gréve! Pas étonnant qu'ils soient au bord de la faillite … dorénavant nous nous en passerons !
VISITES
- Bergen Musée Hanséatique 70kr par personne et guide papier 35 ( quasi indispensable)
- Jardin des pierres Rosendal : gratuit ( oui, oui, cela arrive) : superbe !
- Le centre du saumon sauvage Laerdal : forfait famille 155 kr : très instructif ; prévoir deux heures
- Norsk muséum : tarif famille 260 kr : musée des glaciers . Génial !!! La vision de l'an 2100 fait froid dans le dos. 🙂🙂🙂
- Trondheim : package : cathédrale, musée lapidaire, joyaux de la couronne : famille 300 ( sinon 150 par pers)
- Lillehammer : musée de plein air : famille 350 ; parking en sus et à la journée :( 7e … bof pour nous car nous ne sommes pas fan des musées de plein air . Pour les amateurs , surement très bien.
- Musée du prix nobel Oslo : 7e par personne : On a adoré !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! 🙂🙂🙂
- Musée Much Oslo : gratuit moins 18 ans sinon 15 e par pers
HEBERGEMENTS :
Précisions: pour le hutte ( cabane) amenez duvets mais souvent oreillers fournis.
- Voringfossen : Lisbeth pension . 80 E la nuit
Hytte pour 4 personnes au creux d'une valet. Hytte fonctionnelle mais petite . Le strict minimum en affaires cuisine . Accueil peu chaleureux … dans la hutte , un wc avec eau froide. Douche commune mais 30 KR les 3 mn d'eau chaude !!!!!!!!
- Bergen : Lone camping : 135 e
Hytte pour 5 pers, beaucoup plus spacieuse et fonctionnelle . Bien situé à 15km de Bergen . le camping est au bord d'un lac mais mal aménagé ce qui lui donne un aspect plutôt moche . Emplacement des hytter très inégaux ( demandez la 7 ou 8 ) . Sans sanitaire. Reservation conseillée. Sanitaire commun propre mais à nouveau eau chaude 30 KR pour 5 mn ( ouf !)
- Flam : Brekke gard hostel : 900 Kr
L'emplacement set top car au milieu des champs , prés d'une cascade , au milieu des moutons … dans une vieille ferme restaurée. Cuisine équipée commune . Sanitaires communs . Le gros problème c'est l'insonorisation… zéro… priez pur ne pas avoir le voisin de chambre qui ronfle …
- Hafslo ( Sogndal) 1030 kr avec petit déjeuner : Lygmo Gjestahus 😕
Motel ou hutte . Nous avions une chambre familiale toute chambre ( pas de cuisine mais une douche chaude gratuite) . Se situe au bord de l'eau . demandez à la réception si besoin de chauffage et surveillez votre note … . Le côté très religieux ( non signalé) m'a mise mal à l'aise …
- Geiranger : Vinje camping : COUP DE COEUR !!! 1030kr 🙂🙂🙂
Hytte superbe pour 4 personnes, magnifiquement aménagée, tout confort, spacieuse, salle de bain privative et eau chaude … Camping très vert coincé entre une cascade et un torrent
… On y serait bien resté plus longtemps :)
Frei ( 10 km de Kristiansund) : Vikaneset : 1500 kr 🙂
Notre petite folie du voyage . Ancienne cabane de pêcheurs avec terasse suspendue. Très beau chalet sur deux niveaux, très bien équipé, vues superbes, très calme… mais trop cher pour être notre coups de coeur
Trondheim : hôtel Brattora : 140 e la nuit
Situé à Bakklandet avec vue superbe. Idéalement situé au coeur de Trondheim, un hôtel tout neuf et tout design . Grande chambre style très aseptisée , SDB . Mais petit déjeuner en sac plastique … une brique de jus de fruit, un sandwich style avion, un fruit… Très dommage pour un hôtel de ce style.
Oslo Gardemoen ( proche aéroport) : Best Western 120e la nuit
Classique quoi… Donné à la réservation pour une chambre familiale mais d'appellation franchement exagérée car un canapé lit pourri en guise de lit qui une fois deplié ne permet plus de déposer deux valises dans la chambre . Nos ados ont preféré dormir au sol pour vous dire l'état de la literie. Attention navette possible pour l'aéroport mais à 75 e AR pour 4 …
ITINERAIRE :
- Valence / Paris/ Oslo
- Oslo / Konberg / La route Numedal / Voringfossen
- Voringfossen / Bergen
- Bergen/ Stedenfossen / Mundheim / Arsnes /Fjord Hardanger / Rosendal / Sundal / Odda /Kinsarvick / Voss/ Flam
- Flam / Borgund / Laerdal / Kanpanger / Sogndal
- Sogndal / Balestrand / Skei / Fjaerland / Skei / Sandane / Stryn / Geiranger
- Geiranger / route des aigles / routes des trolls / Molde / Kristiansund
- Kristiansund / Trondheim
- Trondheim / Lillehamer /Oslo
- Oslo
- Oslo / Amsterdam/ Lyon / Valence
GUIDES :
- routard : archi nul !!!! 🤪
- guide bleu : je prefére les guides verts avec leurs itinéraires …
CHANGE :
GAB bien sûr sans problème partout , tout comme usage de la CB.
Taux : 1 euro = 7,4 Kr …. :(
NOUS AVONS AIMES :
- Le Geirandger fjord : notre favori loin devant les autres …🙂🙂🙂
- Les routes touristiques comme la route des aigles ou la route des trolls
- Le présentation des musées toujours claire, instructives, ludiques. On n'en ressort jamais barbés.
- La multitudes de chutes d'eau partout et toujours ...
- Les églises en bois debout
- Le couchage dans les hytter
- La cathédrale de Nidaros
NOUS N'AVONS PAS AIMES :
- les tunnels , encore et toujours des tunnels…. On finirait par se prendre pour des taupes :(😕😕
- La froideur des norvégiens à l'image du temps : maussade !😠😠😠
NOUS AVONS DETESTE :
- les PRIX !!!!!!!!
LE COUP DE GUEULE : La vie très chère certes mais être pris pour des pompes à fric , c'est vraiment désagréable !!!!!!!🏴☠️🏴☠️🏴☠️🏴☠️
Nous connaissions la réputation de la Norvège d'être chère mais devant le fait accompli et le porte-monnaie ouvert… que dis-je éventré… on hallucine ! Ce voyage ne nous a permis aucun écart. Pas de café, de restaurants , de glace ( bon j'avoue , là c'était facile vue les températures extérieures) et les courses quotidiennes pour nous sustenter , sont devenues notre cauchemar :( . Pique nique le midi , riz/ pâtes le soir quand nous avions de quoi chauffer , sinon re-pique nique….Ce n'était pas un séjour gastronomique que nous recherchions mais quand même …
A cela s'est ajouté une impression ( qui en fait est bien une réalité) que tout se monnaye : routes, ponts, tunnels, parking exorbitants, WC, entrée dans une église, et même les douches chaudes des campings !!!!!! et nous a donné très rapidement un sentiment d'exagération , d'exaspération… En tout cas même prévenus c'est dur à encaisser . Il va falloir essayer ne pas garder que cela de notre séjour!
LA METEO :
Nous avons eu en moyenne 12 degrés en journée . Beaucoup d'averses , deux longues journées de pluie et une magnifique journée de soleil… Le temps se dégrade aussi vite qu'il ne s'éclaircit. En montagne , parfois de la neige … Bref un pays nordique, le tout étant d'y être préparé et de s'adapter . La seule chose qui nous a handicapée c'est que nous n'avons jamais osé se lancer dans de longues randonnées face à un temps aussi changeant.
LIEN PHOTO :
https://www.facebook.com/...e=3&l=8cc174b1ad
Bonjour,
Mon copain est motard, et moi passionnée de voyage. Pour cet été, il aimerait partir en Norvège à moto. La destinaiton me convient parfaitement, mais je ne suis pas certaine que cela soit réalisable, étant donné qu'il ne peut prendre que 15 jours de vacances.
Je précise que je ne suis pas motarde, et que je ne veux pas faire de la moto toute la journée : si je vais là-bas, c'est pour profiter des paysages en faisant des rando et de la photo. Donc de la moto oui, mais pas que ! (Rassurez-vous, il est au courant : on a déjà fait la Corse et la Slovénie de cette façon).
Nous habitons l'est de la France (Franche-comté) : pensez-vous que 15 jours en moto, pour allez en Norvège et profiter sur place soit possible ?
Merci d'avance pour vos réponses,
Virginie
Mon copain est motard, et moi passionnée de voyage. Pour cet été, il aimerait partir en Norvège à moto. La destinaiton me convient parfaitement, mais je ne suis pas certaine que cela soit réalisable, étant donné qu'il ne peut prendre que 15 jours de vacances.
Je précise que je ne suis pas motarde, et que je ne veux pas faire de la moto toute la journée : si je vais là-bas, c'est pour profiter des paysages en faisant des rando et de la photo. Donc de la moto oui, mais pas que ! (Rassurez-vous, il est au courant : on a déjà fait la Corse et la Slovénie de cette façon).
Nous habitons l'est de la France (Franche-comté) : pensez-vous que 15 jours en moto, pour allez en Norvège et profiter sur place soit possible ?
Merci d'avance pour vos réponses,
Virginie
Appel aux cyclotouristes,
Après désistement de mon partenaire, je cherche quelqu'un de motivé pour pédaler et découvrir les paysages de Norvège cet été, du 20 juillet au 10 Août. Du sud vers le Nord, puis retour en train, bus ou ferry (ou l'inverse); dormir en camping sauvage dans les beaux spots, s'arrêter pour randonner ou découvrir les alentours si cela s'y prête, bref les plus belles vacances quoi. Personnellement j'ai 26 ans, plusieurs voyages du même type à mon actif (Highlands d'Ecosse, Pays Basque, Nord du Chili, Patagonie...), sportif, et de bonne humeur! Pour les détails n'hésitez pas à me contacter!
Fabien
Après désistement de mon partenaire, je cherche quelqu'un de motivé pour pédaler et découvrir les paysages de Norvège cet été, du 20 juillet au 10 Août. Du sud vers le Nord, puis retour en train, bus ou ferry (ou l'inverse); dormir en camping sauvage dans les beaux spots, s'arrêter pour randonner ou découvrir les alentours si cela s'y prête, bref les plus belles vacances quoi. Personnellement j'ai 26 ans, plusieurs voyages du même type à mon actif (Highlands d'Ecosse, Pays Basque, Nord du Chili, Patagonie...), sportif, et de bonne humeur! Pour les détails n'hésitez pas à me contacter!
Fabien
Bonjour,
Je souhaiterai (pour le moment à titre informatif) faire un road trip en Norvège cet été (environ 2 semaine et demi voir 3 si le budget suit). J'aimerai découvrir les Fjords, la route des Trolls et les îles Lofoten et surtout y faire de la rando. Seul bémol, un budget très serré entre 1500 et 1700 €. J'ai regardé ce qui se faisait sur internet pour avoir une petite idée des prix et du coup je ne sais pas trop ce qui est le mieux... faire un autotour (mais être bridée sur le parcours et les horaires) ou l'organiser moi-même. Pour le moment, je partirai seule, mais suis partante pour accueillir d'autres compagnons de voyage.
Pour les transports, j'hésite aussi, car autant l'avion reste raisonnable au niveau des prix, mais les locations de voitures sont extrêmement cher et je me demande, si ce ne serais pas mieux de prendre ma propre voiture et d'enchaîner avec les Ferry. Si je prends ma propre voiture, existe-t-il des ferry qui partent d’Allemagne (ou Danemark) pour aller direct aux Lofoten? et des Lofoten peux-t-on en prendre un autre jusqu'à Bergen (ou Alesund)?
Merci,
Je souhaiterai (pour le moment à titre informatif) faire un road trip en Norvège cet été (environ 2 semaine et demi voir 3 si le budget suit). J'aimerai découvrir les Fjords, la route des Trolls et les îles Lofoten et surtout y faire de la rando. Seul bémol, un budget très serré entre 1500 et 1700 €. J'ai regardé ce qui se faisait sur internet pour avoir une petite idée des prix et du coup je ne sais pas trop ce qui est le mieux... faire un autotour (mais être bridée sur le parcours et les horaires) ou l'organiser moi-même. Pour le moment, je partirai seule, mais suis partante pour accueillir d'autres compagnons de voyage.
Pour les transports, j'hésite aussi, car autant l'avion reste raisonnable au niveau des prix, mais les locations de voitures sont extrêmement cher et je me demande, si ce ne serais pas mieux de prendre ma propre voiture et d'enchaîner avec les Ferry. Si je prends ma propre voiture, existe-t-il des ferry qui partent d’Allemagne (ou Danemark) pour aller direct aux Lofoten? et des Lofoten peux-t-on en prendre un autre jusqu'à Bergen (ou Alesund)?
Merci,
Bonjour à tous !
J'envisage très sérieusement de marcher et camper le Nordkalottleden cet été, à cheval entre juillet et août et je recherche quelques informations précieuses.
Pour commencer, j'envisage l'itinéraire (approximatif) suivant: Départ de Kvikkjokk par la variante Padjelantaleden puis cap au nord-est pour rejoindre le Kungsleden entre Sälkastugorna et Kuoperjakka. De là, direction Abisko-Kilpisjärvi-Kautokeino. Sur les mois de juillet et août, y a-t-il une recommandation pour la direction nord-sud ou sud-nord ?
Et quelqu'un a-t-il une indication du nombre de jours nécessaires pour cet itinéraire ? Je marche vite, mais j'imagine que je vais un peu fatiguer sur la fin... 35 jours c'est crédible ?
J'ai quelques cartes qui datent de la partie nord du Kungsleden (Abisko-Kvikkjokk) en 2012: Fjällkartan Suède 1:100'000, BD 6, BD 8 et BD10. Quelqu'un peut-il me dire si je vise juste au sujet des cartes manquantes ? : BD 7 et BD 1 (BD 3 ou BD 9 nécessaires ?) + Turkart Norvège 1:100'000 n° 2599 et 2717. Est-ce correct ?
Le Kungsleden était tracé à merveille, presque trop bien, qu'en est-il du Nordkalottleden ?
Enfin, détail de taille, y a-t-il des possibilités de ravitaillement en route à part Abisko et les cabanes trouvées sur le chemin ? D'ailleurs, y a-t-il autant de cabanes que sur le Kungsleden ? Y a-t-il des semblants de "villages" qui ne figureraient pas sur les cartes ?
Merci d'avance pour vos réponses ! Jérôme
J'envisage très sérieusement de marcher et camper le Nordkalottleden cet été, à cheval entre juillet et août et je recherche quelques informations précieuses.
Pour commencer, j'envisage l'itinéraire (approximatif) suivant: Départ de Kvikkjokk par la variante Padjelantaleden puis cap au nord-est pour rejoindre le Kungsleden entre Sälkastugorna et Kuoperjakka. De là, direction Abisko-Kilpisjärvi-Kautokeino. Sur les mois de juillet et août, y a-t-il une recommandation pour la direction nord-sud ou sud-nord ?
Et quelqu'un a-t-il une indication du nombre de jours nécessaires pour cet itinéraire ? Je marche vite, mais j'imagine que je vais un peu fatiguer sur la fin... 35 jours c'est crédible ?
J'ai quelques cartes qui datent de la partie nord du Kungsleden (Abisko-Kvikkjokk) en 2012: Fjällkartan Suède 1:100'000, BD 6, BD 8 et BD10. Quelqu'un peut-il me dire si je vise juste au sujet des cartes manquantes ? : BD 7 et BD 1 (BD 3 ou BD 9 nécessaires ?) + Turkart Norvège 1:100'000 n° 2599 et 2717. Est-ce correct ?
Le Kungsleden était tracé à merveille, presque trop bien, qu'en est-il du Nordkalottleden ?
Enfin, détail de taille, y a-t-il des possibilités de ravitaillement en route à part Abisko et les cabanes trouvées sur le chemin ? D'ailleurs, y a-t-il autant de cabanes que sur le Kungsleden ? Y a-t-il des semblants de "villages" qui ne figureraient pas sur les cartes ?
Merci d'avance pour vos réponses ! Jérôme
Bonjour !
Nous sommes un jeune couple et nous voudrions partir en Norvège en tandem cet été, plutot vers Bergen et la région côtière. Et nous avons lu plusieurs post sur ce forum qui nous ont plutot démoralisés ! En effet nous n'avons pas une grande expérience du vélo (voyage en Bretagne pendant une semaine en 2008 et en Hongrie deux semaines en 09), nous avons donc un peu la trouille de nous lancer dans un tel périple... Nous avons donc plein de questions !
- Pensez vous qu'il est possible de faire un itinéraire sans trop trop de dénivelés dans la région de Bergen ? - Pleut-il vraiment bcp en juillet ?!! Nous avons l'intention de faire du camping sauvage, et la pluie c'est pas trop notre truc ! - Les moustiques = réel souci ou on peut survivre ?! - Avez vous déja transporté un vélo dans un avions de la Lufthansa ? - Est-ce possible de "longer" la côte ouest ? Ou les fjords font faire de trop grands détours ?
Merci beaucoup pour vos réponses ! On attend vos témoignages de cyclotouristes !! Juliette et Kevin
Nous sommes un jeune couple et nous voudrions partir en Norvège en tandem cet été, plutot vers Bergen et la région côtière. Et nous avons lu plusieurs post sur ce forum qui nous ont plutot démoralisés ! En effet nous n'avons pas une grande expérience du vélo (voyage en Bretagne pendant une semaine en 2008 et en Hongrie deux semaines en 09), nous avons donc un peu la trouille de nous lancer dans un tel périple... Nous avons donc plein de questions !
- Pensez vous qu'il est possible de faire un itinéraire sans trop trop de dénivelés dans la région de Bergen ? - Pleut-il vraiment bcp en juillet ?!! Nous avons l'intention de faire du camping sauvage, et la pluie c'est pas trop notre truc ! - Les moustiques = réel souci ou on peut survivre ?! - Avez vous déja transporté un vélo dans un avions de la Lufthansa ? - Est-ce possible de "longer" la côte ouest ? Ou les fjords font faire de trop grands détours ?
Merci beaucoup pour vos réponses ! On attend vos témoignages de cyclotouristes !! Juliette et Kevin
Bonjour à tous,
Nous sommes un couple de 25/27 ans qui voyagera cet été avec une petite fille d'un an sur le Costa Atlantica pour la croisière "Terres du Nord"
Comme c'est notre première croisière, nous sommes avides de tout savoir sur cette croisière ... Tous les conseils que vous pourrez nous donner sur le bateau ou les excursions dans les fjords !!!???
Pour ceux qui ont déjà voyagé avec un bébé, quels sont vos conseils ???
Merci d'avance !!!
Bonjour,
Je m'apprête à partir en voyage en vélo vers l'écosse. Arrivé là haut je pensais prendre un bateau pour la Norvège mais je ne trouve pas de liaison encore existante ? Quelqu'un a t il connaissance d'une compagnie de ferrie proposant cette liaison Ecosse vers Norvège ? Je suis déçu car je ne veux pas prendre l'avion pour me rendre en Norvège.
Merci d'avance pour votre aide !
Nicolas Pigaux
Je m'apprête à partir en voyage en vélo vers l'écosse. Arrivé là haut je pensais prendre un bateau pour la Norvège mais je ne trouve pas de liaison encore existante ? Quelqu'un a t il connaissance d'une compagnie de ferrie proposant cette liaison Ecosse vers Norvège ? Je suis déçu car je ne veux pas prendre l'avion pour me rendre en Norvège.
Merci d'avance pour votre aide !
Nicolas Pigaux
😄 Nous envisageons pour cet été un voyage en Norvège en camping-car. Nous souhaitons alterner les circuits routiers avec des randonnées pédestres (2 à 6 h de marche). Avez-vous une expérience à me communiquer? Dans quelles régions de ce pays pouvons-nous trouver plus facilement des chemins balisés ? Quels bouquins ?
bonjour les voyageurs
je pars en vélo vers le cap nord cet été
il faut faire des choix et je n'aurais pas le temps de faire le long détour vers les fjords autour de bergen + stavanger où se trouve le fameux pulpit rock qui domine le lysefjord
existent-t-ils des paysages similaires entre trondheim et nordkapp ??
merci pour vos infos !!
janick
je pars en vélo vers le cap nord cet été
il faut faire des choix et je n'aurais pas le temps de faire le long détour vers les fjords autour de bergen + stavanger où se trouve le fameux pulpit rock qui domine le lysefjord
existent-t-ils des paysages similaires entre trondheim et nordkapp ??
merci pour vos infos !!
janick
Bonjour,
L'été dernier en août, nous avons pédalé 5 jours sur les îles Aland, après avoir passé 5 jours à Stockholm. Nous avons adoré.
Cette année nous souhaiterions renouveler l'expérience, mais nous avons plus de temps (2 première semaines d'août).
Nous ne sommes pas des pros, nous ne faisons pas de vélo le reste de l'année (on faisait environ 50km par jour sur les îles Aland), nous avions loué les vélos sur place car nous n'avons pas d'équipement ou presque (une selle bien moelleuse, une gourde, un cuissard, une carriole pour les bagages et en avant!). Nous ne voulons pas camper, nous avions loué chaque soir de notre étape un B&B ou un gîte.
J'ai donc étudié le parcours de la côte Ouest de l'Irlande qui a l'air fantastique, mais j'ai 2 appréhensions : - est-il facile de trouver des logements qui ne soient pas des campings, tout au long de ce circuit? - l'état des routes et leur aménagement, qui nécessite de côtoyer les voitures.
Un peu échaudée j'ai donc regardé aussi les routes de Norvège, qui permettraient de mixer la partie visite d'Oslo, train jusqu'à Bergen, puis bien sûr Rallvagen, et peut-être la route du vieux lait...les choix sont nombreux (Pays-Bas, Danemark, Ecosse...)
Le site d'eurovelo regorge de pistes intéressantes et je ne sais que choisir...😕
Pourriez-vous m'aiguiller s'il vous plaît, tout en sachant que les critères principaux seront d'abord bien sûr la beauté des paysages, la relative facilité du parcours car nous sommes des cyclistes du dimanche, et la possibilité de dormir ailleurs qu'en camping sur la route...
Merci d'avance pour votre aide, je suis impatiente d'y voir plus clair!
L'été dernier en août, nous avons pédalé 5 jours sur les îles Aland, après avoir passé 5 jours à Stockholm. Nous avons adoré.
Cette année nous souhaiterions renouveler l'expérience, mais nous avons plus de temps (2 première semaines d'août).
Nous ne sommes pas des pros, nous ne faisons pas de vélo le reste de l'année (on faisait environ 50km par jour sur les îles Aland), nous avions loué les vélos sur place car nous n'avons pas d'équipement ou presque (une selle bien moelleuse, une gourde, un cuissard, une carriole pour les bagages et en avant!). Nous ne voulons pas camper, nous avions loué chaque soir de notre étape un B&B ou un gîte.
J'ai donc étudié le parcours de la côte Ouest de l'Irlande qui a l'air fantastique, mais j'ai 2 appréhensions : - est-il facile de trouver des logements qui ne soient pas des campings, tout au long de ce circuit? - l'état des routes et leur aménagement, qui nécessite de côtoyer les voitures.
Un peu échaudée j'ai donc regardé aussi les routes de Norvège, qui permettraient de mixer la partie visite d'Oslo, train jusqu'à Bergen, puis bien sûr Rallvagen, et peut-être la route du vieux lait...les choix sont nombreux (Pays-Bas, Danemark, Ecosse...)
Le site d'eurovelo regorge de pistes intéressantes et je ne sais que choisir...😕
Pourriez-vous m'aiguiller s'il vous plaît, tout en sachant que les critères principaux seront d'abord bien sûr la beauté des paysages, la relative facilité du parcours car nous sommes des cyclistes du dimanche, et la possibilité de dormir ailleurs qu'en camping sur la route...
Merci d'avance pour votre aide, je suis impatiente d'y voir plus clair!
Bonjour,
Après de nombreuses heures de lecture je me lance et souhaite vous soumettre un « pseudo programme » de mon futur passage en écosse cet été afin de bénéficier de votre expérience et de votre regard éclairé.
Je pars avec ma petite amie du 10/07 au 02/08, 22 jours complets sur place. L’idée est d’atterrir à Oslo, de louer une voiture et de visiter une partie de la région des grands fjords. Puis dans un second temps de rendre la voiture, de reprendre l’avion entre Oslo et Tromsoe et de louer une autre voiture pour visiter les îles Lofoten et autres. Notre vol retour part de Tromsoe le 02/08. Nous voyagerions en voiture avec notre tente et notre matériel de camping. D’où ma première question, pensez-vous que mon duvet ultralight Quechua (confort 5°, limit 0°) soit suffisant ? De même que nous adorons randonnée, nous faut-il un équipement réellement technique ou notre matériel décathlon de base suffit ?
1ère partie : grand fjord 8jours (nous ne ferons pas dans l’originale, nous y allons pour voir les grands classiques dont les photos nous font rêver)
-La rando du Preikestolen avec peut être un départ de nuit pour éviter la foule. Qu’en pensez-vous ?
-La rando de Trolltunga avec une interrogation sur la possibilité de faire cela : https://jouonsennorvege.wordpress.com/2016/06/13/trolltunga-hardangervidda/ Y a-t-il d’autres personnes qui ont expérimenté cette rando en juillet ?
-la crète de Bessengen, avec l’aller en bateau jusqu’à Memurubu. Toujours dans l’optique de marché sans trop de monde je me demandais s’il était possible de prendre un des derniers bateaux et de faire du camping sauvage autour de Memurubu pour partir tôt le lendemain?
2ème partie : le nord 13jours J’ai une idée moins précise pour le moment mais en gros :
-Départ de Tromsoe pour l’ile de Senja. J’ai l’envie d’y faire 2 randos: Glaervatnet et son sommet, Le Kneipen
-De Senja vers Andoya (si vous connaissez une ballade sympa pour l’étape je prends)
-D’Andoya vers les Lofoten. Là de nombreuses envie de randos comme le Geitgalien (mais avec la question de la difficulté de la rando qui se pose, avez-vous des retours ? j’ai lu qu’elle était assez aérienne), Hermanstalstinden, Reinebringen et Munkan. Mais aussi l’envie de faire une rando kayak sur une ou deux journée (sachant que nous sommes novice, même si nous avons un kayak pour nous balader en Bretagne). Avez-vous « des plans » pour ce type d’activité, un circuit, un loueur pas trop cher, un site internet autre que visit norway ? J’en demande peut être beaucoup !
-des Lofoten vers Vaoeroy (avec envie de rando sur place)
-de Vaoeroy vers Bodo et Rago (https://jouonsennorvege.wordpress.com/2016/07/02/rago/ la 1ère photo me fait rêver ! vous connaissez le coin ? la randonné ?)
-retour Tromsoe
Voilà, donc si vous avez des critiques à faire sur l’ordre, le choix d’endroits plutôt que d’autres, de randos plutôt que d’autres, je suis preneur. Je suis aussi à la recherche de quelques beaux campings sur le parcours car une douche de temps en temps ça ferait du bien !
Je me suis pas mal inspiré de https://voyageforum.com/v.f?post=6337815;search_string=randonne%20norvege et de https://voyageforum.com/v.f?post=7709640;search_string=kayak%20norvege et je les remercie pour leurs partages.
Bonne journée à vous.
Après de nombreuses heures de lecture je me lance et souhaite vous soumettre un « pseudo programme » de mon futur passage en écosse cet été afin de bénéficier de votre expérience et de votre regard éclairé.
Je pars avec ma petite amie du 10/07 au 02/08, 22 jours complets sur place. L’idée est d’atterrir à Oslo, de louer une voiture et de visiter une partie de la région des grands fjords. Puis dans un second temps de rendre la voiture, de reprendre l’avion entre Oslo et Tromsoe et de louer une autre voiture pour visiter les îles Lofoten et autres. Notre vol retour part de Tromsoe le 02/08. Nous voyagerions en voiture avec notre tente et notre matériel de camping. D’où ma première question, pensez-vous que mon duvet ultralight Quechua (confort 5°, limit 0°) soit suffisant ? De même que nous adorons randonnée, nous faut-il un équipement réellement technique ou notre matériel décathlon de base suffit ?
1ère partie : grand fjord 8jours (nous ne ferons pas dans l’originale, nous y allons pour voir les grands classiques dont les photos nous font rêver)
-La rando du Preikestolen avec peut être un départ de nuit pour éviter la foule. Qu’en pensez-vous ?
-La rando de Trolltunga avec une interrogation sur la possibilité de faire cela : https://jouonsennorvege.wordpress.com/2016/06/13/trolltunga-hardangervidda/ Y a-t-il d’autres personnes qui ont expérimenté cette rando en juillet ?
-la crète de Bessengen, avec l’aller en bateau jusqu’à Memurubu. Toujours dans l’optique de marché sans trop de monde je me demandais s’il était possible de prendre un des derniers bateaux et de faire du camping sauvage autour de Memurubu pour partir tôt le lendemain?
2ème partie : le nord 13jours J’ai une idée moins précise pour le moment mais en gros :
-Départ de Tromsoe pour l’ile de Senja. J’ai l’envie d’y faire 2 randos: Glaervatnet et son sommet, Le Kneipen
-De Senja vers Andoya (si vous connaissez une ballade sympa pour l’étape je prends)
-D’Andoya vers les Lofoten. Là de nombreuses envie de randos comme le Geitgalien (mais avec la question de la difficulté de la rando qui se pose, avez-vous des retours ? j’ai lu qu’elle était assez aérienne), Hermanstalstinden, Reinebringen et Munkan. Mais aussi l’envie de faire une rando kayak sur une ou deux journée (sachant que nous sommes novice, même si nous avons un kayak pour nous balader en Bretagne). Avez-vous « des plans » pour ce type d’activité, un circuit, un loueur pas trop cher, un site internet autre que visit norway ? J’en demande peut être beaucoup !
-des Lofoten vers Vaoeroy (avec envie de rando sur place)
-de Vaoeroy vers Bodo et Rago (https://jouonsennorvege.wordpress.com/2016/07/02/rago/ la 1ère photo me fait rêver ! vous connaissez le coin ? la randonné ?)
-retour Tromsoe
Voilà, donc si vous avez des critiques à faire sur l’ordre, le choix d’endroits plutôt que d’autres, de randos plutôt que d’autres, je suis preneur. Je suis aussi à la recherche de quelques beaux campings sur le parcours car une douche de temps en temps ça ferait du bien !
Je me suis pas mal inspiré de https://voyageforum.com/v.f?post=6337815;search_string=randonne%20norvege et de https://voyageforum.com/v.f?post=7709640;search_string=kayak%20norvege et je les remercie pour leurs partages.
Bonne journée à vous.
Bonjour à tous,

Il est tout frais le dernier carnet de notre voyage de cet été en Terre Polaire!
Pour lire le carnet avec photos, cartes et vidéos, cliquez ici
SVALBARD, juillet 2010
IL ETAIT UNE FOIS
Il était une fois... un rêve de voyage polaire, partagé par un père et sa fille.... Ça faisait des années que je rêvais de découvrir cet archipel situé à mi-chemin entre le Cap Nord et le Pôle Nord, sans vraiment y croire.... Trop rude pour une découverte en autonomie en kayak de mer ou à pied. Pas envie non plus de me retrouver sur un gros bateau de croisière, trop frustrant pour moi, l'impression d'être au cinéma et pas dans la vraie vie... Je m'étais bien renseignée pour une virée sur un voilier de charter mais ils ne voulaient pas d'enfants de moins de 15 ans....
Bref, le Svalbard végétait dans un coin de mon cerveau quand mon père, à Noël 2009, du haut de ses 71 ans, m'annonce tout de go qu'il va revendre son trimaran (https://sites.google.com/site/sibellelamer/Home) pour s'acheter un bateau plus costaud pour ...aller au Svalbard!!
En 2 secondes, c'est décidé! On va le rejoindre là-haut! Tant pis pour le boulot! En effet, on a déjà acheté les billets d'avion pour un voyage en Alaska en août mais... on ne vit qu'une fois, mieux vaut tenir que courir, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, etc...etc... Fred lui est coincé par son boulot, il tiendra compagnie aux chats! Et réciproquement. Le pauvre....
2 mois plus tard, en février, le Tri Eole a trouvé un nouveau marin et mon père ramène à Quiberon un solide Halberg Rassy 31 (10 m donc) qu'il a trouvé en Grande Bretagne. C'est un bateau très marin, fabriqué en Suède, amoureusement entretenu par ses anciens propriétaires. https://sites.google.com/site/sibellelamer/les-navigations-de-papy-boom-hr-31
Du coup, je prends des billets d'avion pour les enfants (Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) et moi. C'est superfacile d'aller au Svalbard depuis Nancy : vol Francfort-Oslo-Longyearbyen (6h tout compris, 427 euro/pers A/R)
C'est nettement plus compliqué d'y organiser un voyage en autonomie! En effet, l'Archipel est gouverné par le Sysselmann (en l'occurrence une woman en ce moment, très sympa parait-il), nommé par la Couronne norvégienne. Compte-tenu du caractère sauvage de l'archipel, des aléas climatiques, de l'absence de routes, de la présence d'ours polaires, il faut montrer patte blanche avant d'y être admis si on voyage sans guide. Il faut donc déposer plusieurs mois à l'avance auprès du Sysselman un dossier qui présente le parcours prévisionnel, détaille l'expérience du skipper, énumère les équipements de sécurité présents à bord (entre autres, un téléphone satellite, une balise de détresse et un fusil obligatoire pour débarquer ailleurs qu'à proximité de Longyearbyen) Il faut également souscrire à une assurance « frais de recherche et de secours (pas donnée du tout!) ou alors déposer une caution bancaire pour financer d'éventuels secours.
Mon père se charge de toute cette partie administrative, ouf! http://www.sysselmannen.no/hoved.aspx?m=44365 Il pousse même le zèle, lui qui a horreur des armes, à prendre des cours de tir dans un club local. Il révise le bateau de fond en comble, change la grand-voile, ajoute une éolienne et divers bidules électroniques. On profite de son passage imprévu à Nancy en avril (voir carnet de Lanzarote) pour faire un énorme ravitaillement dont il remplira les cales du bateau, histoire de limiter les achats au Spitzberg.
Il a beau avoir de la bouteille, je ne suis pas rassurée à l'idée de le voir naviguer en solitaire dans des zones potentiellement envahies par les glaces. Après quelques échanges de mail (enthousiastes!) voici le plan: Son copain Alain Denis qui est d'ailleurs déjà allé au Spitzberg (http://captainigloo.heoblog.com/) en 2008 le rejoindra à Alesund en Norvège. Ainsi ils seront deux pour gérer les glaces, pas inhabituelles durant la traversée de Tromso au Spitzberg. Difficile en effet en solitaire de veiller nuit et jour pour parer les glaçons! Ensuite nous prendrons le relai d'Alain pendant 15 jours pour une boucle à partir de Longyearbyen. Puis Thienan (de VF) et François nous relaieront pour la redescente depuis Longyearbyen vers la Norvège jusqu'aux Lofoten. Lien vers les différents carnets.
Svalbard/Spitzberg : Késako? Je ne pense pas pouvoir faire mieux que cette présentation du Spitzberg en dix questions, extraite du très bon livre de Christian Kempf intitulé « En voyage au Spitzberg, terre Polaire » éditions de l'Escargot Savant.
Où se trouve le Spitzberg? C'est l'île principale de l'archipel du Svalbard (1,5 fois la superficie de la Suisse) situé à mi-chemin entre le Cap Nord en Norvège et le Pôle Nord. Le Spitzberg est couvert à 60% de glaces : c'est une terre polaire qui se trouve à environ 3328km au Nord de Paris.
Le Spitzberg est-il loin du Pôle Nord? Le Nord de l'archipel situé à plus de 81° de latitude est à environ 900 km du Pôle Nord : c'est pourquoi l'archipel est souvent entouré par la banquise.
Y fait-il froid? Non. Les températures hivernales sont proches de celles des Alpes ou des Vosges. (En France, les extrêmes sont inférieurs à -40°C) En été, le thermomètre peut grimper à +25°C au soleil. Les températures moyennes (environ +6°C en juillet, -15°C en février) y sont moins extrêmes que dans les Alpes ou les Pyrénées, grâce à la présence de la mer. En revanche, éloignement, et durée de l'hiver (huit mois) font de l'archipel un lieu difficile de séjour, même si le climat s'y est réchauffé depuis un siècle.
Y a-t-il des « eskimos »? En raison des immenses et puissants courants marins séparant le Nord de la Scandinavie d'une part et le Groenland d'autre part, du Spitzberg, les Inuits n'ont pas pu atteindre et coloniser le Spitzberg.
A qui « appartient » le Spitzberg? Longtemps sans statut, l'archipel du Svalbard est régi par le traité de Sèvres, signé en 1920 et désigné comme « terre internationale ». Depuis, la Norvège considère cette terre comme appartenant à la Couronne. Selon le traité, c'est en fait une terre démilitarisée où les activités économiques peuvent s'exercer librement par les signataires du traité. De ce fait, l'URSS puis la Russie y entretiennent plusieurs concessions charbonnières.
Quelles sont les activités économiques au Spitzberg? Après la graisse de baleine (XVII-XVIe), puis les fourrures (XVIII-XIXe), ce sont aujourd'hui le charbon (400000 tonnes par an) et le tourisme (30 à 50000 personnes par an) qui constituent les ressources de l'archipel.
Quels sont les animaux du Spitzberg? Toute la faune polaire (ours blancs, morses, phoques...) mais surtout les oiseaux, grâce à la présence d'une mer plus chaude sur la côte ouest. Le caractère insulaire explique par ailleurs l'absence de quelques espèces arctiques pourtant connues en Sibérie ou en Laponie.
Quel explorateur a découvert le Spitzberg? En 1596, le Hollandais Barents a découvert le Spitzberg, déjà connu des Vikings dès 1194. Par la suite, l'île fut le point de départ de nombreux raids polaires.
Quelles sont les plus belles régions? Les pics et les glaciers de la côte Nord-Ouest (Baies de la Madeleine, de Smeerenburg, du Roi, Liefdefjord...) Les paysages les plus impressionnants s'étendent sur l'Est (Nordaustlandet, avec un glacier de 230 km de...large). La côte Nord est superbe et sauvage.
Peut-on communiquer facilement depuis le Spitzberg? Oui, il existe à Ny Alesund par exemple, trois cabines téléphoniques face aux glaciers et les téléphones mobiles fonctionnent à Longyearbyen. Des lignes régulières d'avion au départ d'Oslo ou de Tromso se posent plusieurs fois par semaine à Longyearbyen, où l'on trouve « tout », même un cercle d'adeptes de la planche à voile...
Voici aussi un bon article de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Svalbard
puis c'est l'Attente du jour J, ponctuée par les échanges de messages avec mon père dont je suis la progression toujours plus au Nord. Alors qu'ici les bourgeons s'épanouissent, que les oiseaux gazouillent, que les fleurs du printemps embaument, je guette la lente désintégration de la banquise tout là-haut... Il y a quelques années, le fjord de Longyearbyen est resté gelé tout l'été : dans ces conditions tout notre plan si bien ficelé tomberait « à l'eau ». Voir les cartes des glaces.http://polarview.met.no/ Finalement fin juin, il ne reste qu'un peu de glace à la pointe sud-ouest du Spitzberg : il « suffit » de la contourner et c'est gagné!
Di 11/07/10 Voilà l'aéroport! Ça fait un moment que l'avion descend en traversant une épaisse couche de nuages... le ciel est bien bas! Sitôt entrevu le sol, c'est l'atterrissage, sous une pluie fine. Il est presque minuit, il fait gris mais jour! L'aéroport de Longyearbyen n'est pas bien grand et on récupère très vite nos bagages, sur l'unique tapis roulant, surveillé de près par un gros ours polaire empaillé. Eh oui, ici il y a des ours polaires, environ 5000 sur tout l'archipel, si bien que le port d'un fusil est obligatoire dès que l'on s'éloigne des zones habitées. Il paraît qu'un ours a même été vu il y a quelques mois dans les rues de Longyearbyen, principal village (2000 hab) du Svalbard qui lui compte environ 2700 habitants dont 400 russes. Mon père est venu à pied depuis le port où nous attend le Papy Boom, du coup il a du prendre son fusil qu'il a tout de même du laisser à l'accueil de l'aéroport. On saute dans le bus (50 Kr pour... 4 km jusqu'au port) et on découvre avec plaisir le bateau, que nous n'avons encore pas eu l'occasion de voir « en vrai » C'est le plus petit bateau du port mais il a fière allure avec son joli pont en teck! A l'intérieur, c'est douillet et bien pensé et... il y a du chauffage! A 1h, on est au lit! On rangera mieux demain...
Lu 12/07/10 On a très bien dormi malgré la luminosité ambiante. Un peu de rangement... Un petit tour sur le port et un gros poutou à ce bon chien qui s'apprête à passer ici l'hiver prochain avec son maître à bord d'un voilier polonais je crois. Voici le cargo qui ravitaille Longyearbyen quand la banquise le permet. Un coup d'oeil vers la ville : bof, une autre fois hein! Après avoir fait les pleins d'eau (180l) et de fuel (170l) on appareille vers 10h sous un ciel couvert et la pétole, en route vers Trygghamna, une baie située un peu au NO de Longyearbyen. On se fait dépasser par Albarquel, un bateau-charter français. Je jubile de voir tous ces glaciers qui nous entourent! Je crois bien ne jamais être passée à un endroit au Spitzberg d'où l'on ne voit pas au moins un glacier! C'est incroyable! Avec ce temps le décor est d'une austérité totale! Nous croisons ce beau cotre anglais puis mouillons en fin d'après-midi au fond de la baie, à l'embouchure d'une rivière issue de 2 lacs que nous allons essayer d'atteindre. Papi explique à Arnaud le fonctionnement des fusées anti-ours. En effet l'ours polaire est protégé et il ne faut bien sûr tirer qu'en cas de légitime défense. Si on tue un ours, il faut le déclarer dans les meilleurs délais au Sysselmann qui mène alors une enquête. Ça ne rigole pas. Bon à savoir aussi : si on doit tirer il ne faut pas viser la tête, trop dure et qui risque de faire ricocher la balle, mais au défaut de l'épaule... En plus du fusil, des balles et des fusées anti-ours, on emmène aussi le téléphone satellite et le GPS pour pouvoir indiquer notre position en cas de problème. Tout ça est obligatoire. On laisse toutefois la balise de détresse à bord du bateau. Même si on sait que théoriquement les ours partent avec la banquise et vont vers le nord et la côte est en été, avec tout ça, on est moyennement rassuré quand on grimpe sur la moraine dont la courbure empêche de voir ce qu'il y a au-delà. On a beau freiner les enfants ils sont toujours devant, sans fusil (bon, je lève de suite le suspens, on ne verra pas d'ours, juste les zhommes qui ont vu l'ours!) J'adore quand il n'y a pas de sentier et que chacun donne son avis et ses arguments pour passer ici ou là! On reste un moment à observer ce labbe parasite (je crois) qui se sent chez lui et n'a pas la moindre envie de céder le terrain. Il faut dire que ça doit faire un moment qu'il nous a repérés: on distingue le bateau au loin à l'embouchure de la rivière. Marion le filme sous tous les angles tandis que les grands s'étonnent de la diversité de couleurs des cailloux. C'est tout de même l'été et il y a des fleurs! On finit par surplomber le lac inférieur et nous découvrons ce curieux sol polygonal, fruit du gel et de la neige. Des cailloux, des cailloux, encore des cailloux... Vers 22h il y a un peu de soleil au fond de la baie...
Mardi 13/07/10 Minuit pile : ça s'arrange! Je suis réveillée aux aurores (heu... façon de parler!) par la chaleur et les cris des sternes arctiques. A 6h30, je passe la tête dans le cockpit, émerveillée... A l'avant du bateau, la vallée où on s'est baladé hier. A droite: A gauche: Derrière: Et le ciel! Wouah! Branlebas de combat, tout le monde sur le pont! Il faut en profiter! On a à peine levé l'ancre qu'on voit apparaître un énorme bateau de croisière tout rouge : l'Expedition duquel s'échappent bientôt une dizaine de zodiacs qui envahissent la baie. On le croise pour nous diriger vers Alkhornet, une falaise abrupte qui marque l'entrée du fjord de Trygghamna et qui abrite une colonie d'oiseaux. On aperçoit des rennes qui broutent à son pied l'herbe qui profite bien des déjections des volatiles. On a un peu de vent (rare) et il est portant (encore plus rare!) Les cris des oiseaux sont assourdissants et masquent le bruit de ces belles cascades.
Plus à l'ouest la côte devient très plate et laisse deviner derrière, au NO, les montagnes de Prinz Karl Forland, une longue île qui délimite avec celle du Spitzberg le Forlandsundet, long détroit de presque 100 km de long dont la profondeur est insuffisante pour les paquebots de croisière. Comme dans un rêve on voit Albarquel croiser devant les montagnes et la brume. Le vent se maintient et c'est après une bonne journée de voile que nous mouillons au pied du glacier Eidembukta. L'endroit est si beau que j'en ai les larmes aux yeux, du coup impossible de ne pas mettre plein (trop) de photos de cet endroit. Aussitôt débarqués, je remarque de curieuses dépressions dans les galets de la plage, que je devine avoir été crées par des morses. Il y a un autre voilier au mouillage, le cotre anglais d'hier avec sa belle petite annexe en bois. Malgré la présence de lacs il n'y a pratiquement pas de moustiques au Spitzberg, l'été est trop court je pense. Les eiders apprécient ces étendues d'eau douce dont les rives sont jonchées de plumes et duvet. Ici, comparé à hier, la végétation est « « « luxuriante » » », même si les arbustes comme le saule arctique ne dépassent pas quelques centimètres de haut. On trouve d'abord du poil de renne, des crottes de renne, puis des bois de renne (plein!), une tête de renne (hum!) et des vrais rennes, un peu trouillards mais aussi très curieux si bien qu'ils nous tournent un peu autour tout en gardant leurs distances. Il n'y a pas d'arbres au Spitzberg mais il y a beaucoup de bois : du bois flotté venu des forêts de Sibérie et charrié jusqu'à la mer par les rivières en crue. Ces billes de bois ont permis autrefois l'installation de (relativement!) nombreux trappeurs, pêcheurs, chasseurs de baleines, morses, phoques en leur procurant de quoi s'abriter, se chauffer, et faire fondre la graisse des baleines pour en extraire l'huile. Sans tout ce bois apporté par le courant de Sibérie, il est probable que les incroyables massacres perpétrés dès le XVIIème siècle n'auraient pas eu une telle ampleur. Extrait du livre de C Kempf qui rapporte les paroles du découvreur du Spitzberg, W. Barrents: « Une terre nouvelle, où les baleines s'ébattaient comme carpes en viver et les morses se reposaient en obstruant les plages. Dès 1606, l'expédition de Bennett tua 700 morses en 6 heures à l'ïle aux Ours, puis 900 quelques jours plus tard... Dès 1604 Henri Hudson confirmait le grand nombre de baleines au Spitzberg et en 1610 Jonas Poole y débutait le grand massacre. Aujourd'hui la baleine franche est devenue très rare au Spitzberg et les morses, totalement disparus en 1920, sont aujourd'hui environ 2000 (contre probablement 100000 en 1600 (chiffres extraits du livre de C. Kempf) Peut-être ce bois torturé a-t-il été le témoin de ces tueries? De retour à notre annexe, nous apercevons, pile sur le trajet de la plage au bateau, un magnifique morse, en pleine forme! Un des équipiers anglais qui a débarqué nous rassure en nous expliquant doctement que ces bêtes- là (qui pèsent de 600 à 1200 kg!) sont très gentilles et qu'il n'y a rien à craindre. On l'observe donc mettre tranquillement à l'eau sa très belle coquille de noix, puis godiller sur un rythme tranquille en direction du cotre... quand le morse le repère et se met à nager dans sa direction! Gloups, l'anglais accélère le rythme mais il est évident que c'est utopique de vouloir distancer un morse ailleurs que sur la terre ferme. Heureusement, celui-ci, que sa myopie supposée avait sans doute empêcher d'identifier cet OFNI, s'en désintéresse soudain et retourne à son rocher parfaire sa toilette! On en profite pour l'observer un bon moment depuis notre rocher puis prudemment on décide de porter l'annexe quelques centaines de mètres plus loin avant de la mettre à l'eau.
Mercredi 14/07/10 Temps couvert égayé par la rencontre avec une colonie de morses à Poolepynten sur Prinz Karl Forland. On mouille à une distance prudente de la colonie, histoire de ne pas encore avoir à porter l'annexe même si elle n'est pas bien lourde. Les morses sont hyperplacides et il faut vraiment s'en approcher d'assez près avant qu'ils nous remarquent. Les sternes arctiques sont nettement plus agitées : on doit être dans une zone de nidification et elles ne nous laissent aucun répit. Comme ce sont des gringalettes (environ 100g, même si ce sont les championnes de la migration puisqu'elles volent jusqu'en Antarctique parcourant ainsi plus de 35000 km), protégés par un bonnet, nous ne risquons rien mais il est plus agréable d'éviter leurs attaques en leur tendant un bâton en guise de leurre (elles attaquent toujours le point le plus haut, c'est cool) Avec ce temps, on n'a aucun mal à se mettre dans la peau des chasseurs d'antan qui devaient habiter cette petite cabane décorée avec « raffinement ». Admirez le flegme de Marion qui ne se laisse pas impressionner par les gringalettes.
La journée se poursuit sous les nuages, nous remontons le Forlandsundet vers le Nord en direction de Ny Alesund où nous arrivons vers minuit après avoir admiré une fugace lueur solaire sur un glacier du coin. L'absence de nuit facilite grandement la navigation : on n'est jamais pressé par la crainte de se retrouver à naviguer dans le noir dans une zone pratiquement dépourvue de balisage.
Jeudi 15/07/10 On est réveillé à 8h par l'Expedition qui se met à quai : grondements de moteur et bruits de chaînes. Le temps est couvert et on flemmarde un peu : pas envie de visiter Ny Alesund en même temps que les passagers de l'Expedition. On se prend une bonne douche au centre de recherche marine (on apprendra le lendemain que ce n'est plus là qu'il faut aller mais dans la maison communale, pour la modique somme de 70 kr!), on fait le plein d'eau (chaude?!) puis on va visiter le village alors que les touristes de l'Expedition regagnent déjà leur bord. Le port est tout petit mais assez bien abrité, on y trouve un étrange vaisseau tout droit sorti de l'univers de Jules Verne... Quelques zodiacs utilisés par les scientifiques pour aller faire leurs relevés... Quelques voiliers de temps en temps... Et plusieurs fois par semaine des paquebots de croisière. Ny Alesund est un ancien village minier dont l'activité a cessé en 1963 suite à plusieurs coups de grisou faisant de nombreuses victimes, et qui s'est reconverti en structure d'accueil pour les scientifiques venus d'une dizaine de pays différents Il y a environ 25 habitants en hiver et cinq fois plus en été. Le village est aussi à présent une halte incontournable pour les paquebots de croisière, même si la cohabitation entre scientifiques qui sont là pour des missions de plusieurs mois et touristes (20000/an!) qui débarquent pour une paire d'heures et envahissent le village n'est pas des plus chaleureuses. L'accueil des sternes lui, est franchement hostile puisqu'on nous sommes dans une de leur zone de nidification favorites, du fait de la présence (surtout historique) de chiens de traineau éloignant les renards arctiques. Nous apercevrons tout de même fugacement de petits renardeaux nichant sous une maison. Il n'y a presque pas de voitures (qq km de routes tout au plus) et les scientifiques se déplacent le plus souvent à vélo. Tiens tiens il y a des Français par ici!
En effet.
Ny Alesund se situe dans le Kongsfjorden (la Baie du Roi) au fond duquel se jette le Kongsbreen (Glacier du Roi) : on décolle tranquillement en début d'après-midi en espérant que le temps se lève un peu car pour le moment on ne voit le glacier que sur la carte! Peu à peu la brume s'effiloche, juste assez lentement pour que le paysage garde encore un peu de son mystère. Le soleil joue avec les nuages. On découvre peu à peu quelques pièces du puzzle... Il y a de plus en plus de glaçons, surveillé de près par Arnaud. Enfin le front glaciaire apparaît, très impressionnant. Les nuages se disloquent encore plus et une magnifique colline rouge apparaît : c'est cette roche qui donne à l'eau de mer cette belle teinte rosée. Le fond remonte soudain et nous ne pensons pas raisonnable d'approcher plus, compte-tenu du tirant d'eau du bateau (2m) Le front de glace paraît tout proche et pourtant d'après le GPS nous en sommes à 1 km! Nous faisons lentement demi-tour, dérangeant au passage quelques oiseaux. C'est fou comme la sortie est encombrée à présent : la coque du bateau est en polyester et il faut éviter de percuter l'un de ces growlers. On va tout doucement, ce qui laisse le temps au soleil de chasser définitivement les derniers nuages. On est baba devant un tel spectacle! Bleu du ciel et de la glace, blanc de la neige et rouge de la roche : c'est tout simplement sublime! On se balade toute l'après-midi au milieu des icebergs : on se faufile au plus près en nous émerveillant des crépitements causés par la fonte de la glace. Avec ce soleil, ça dégouline de partout et le spectacle est bien sûr visuel mais aussi acoustique! Cerises sur le gâteau (ou plutôt nunataks sur le glacier : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nunatak), au loin apparaissent 3 montagnes acérées, dont les flancs ont été taillés par le gel : les Tre Krone (Trois couronnes, 1225m. Le point culminant du Svalbard est plus au sud : 1431 m) Elles sont absolument fascinantes! Si j'étais alpiniste, je crois que je ferais une fixation dessus! Tout est gigantesque, on distingue à peine ce magnifique schooner hollandais, le Norderlicht qui fait pourtant plus de 40 m hors-tout, mouillé au pied de la falaise! Nous préférons mouiller plus loin du glacier, notre coque n'étant pas faite pour fricoter de trop près avec la glace, et trouvons un joli mouillage à Ny London, en face de Ny Alesund. Cette toute petite crique permettait autrefois l'accès à une carrière de marbre. Nous remettons la visite des vestiges au lendemain car il est bien tard.
Vendredi 16/07/10 2h du matin, le vent se lève, du sud et la houle entre tout droit dans notre petite crique. Le rivage est tout proche, on n'aurait aucune marge si l'ancre venait à chasser, il faut partir. Pas de nuit, heureusement.... On s'habille bien chaudement car avec le manque de sommeil et le vent, ça ravigote! Il n'y a pas beaucoup d'abris dans le coin alors on décide d'aller vers le Glacier du 14 juillet dans le Krossfjorden. Il y a une langue morainique qui devrait nous permettre de trouver un mouillage abrité de la houle. Hélas, l'endroit est infesté de glaçons, impossible même de s'en approcher. Demi-tour vers Alesund : on passe devant le Cap Mitra, joliment éclairé par le rayon de 5h du mat. Un peu plus tard on aperçoit le Noorderlicht qui lui aussi a du quitter son mouillage, très exposé au pied de la falaise. La houle est très courte et hachée et comme je m'en doutais, le temps de descendre faire un petit pipi (ce qui nécessite tout de même un certain temps avec le harnais, la veste de ciré, la salopette...), j'ai le mal de mer. Quelques heures plus tard, les enfants, qui ont fini leur nuit, émergent un à un pour venir respirer un peu d'air frais. Finalement on est tous malades sauf Papi of course. Grosse partie de rigolade (un peu jaune!) quand on se retrouve tous les 4 à vomir en coeur! En effet, Alesund n'est plus très loin et on sait que nous allons bientôt retrouver la terre ferme. On y arrive en milieu de journée et après une grosse sieste, le beau temps étant revenu on décide de refaire un petit tour à terre. L'ancien train qui reliait la mine au quai de Ny Alesund a été restauré. Voici la poste la plus septentrionale du monde. Plus haut dans le village se trouve le buste de Roald Amundsen, explorateur norvégien qui fut en 1926 le premier à conquérir le pôle nord au moyen d'un dirigeable. Il partit, accompagné de l'Italien Umberto Nobile, de l'américain Ellsworth et de 12 hommes d'équipage, le 11 mai de Ny Alesund et arriva en Alaska le 15 mai après un parcours de 5500 km.
Biographie d'Admunsen : http://agora.qc.ca/dossiers/Roald_Amundsen
Le pylône qui servit de point d'amarrage au Norge est toujours là, intact. On imagine fort bien l'excitation de ces hommes au moment de couper les amarres pour s'élancer vers le Nord!
Un peu plus loin se trouve le « camping officiel », à gauche après le pont, précédé de ses toilettes(!). Quelques rennes peu farouches se baladent dans le coin, habitués aux hommes.
Samedi 17/07/10 Nuit paisible au ponton mais réveil en fanfare par l'arrivée quasi simultanée de 2 paquebots! Cette fois la responsable du port vient encaisser la nuitée (300 kr, et encore c'est un « prix d'ami ») La météo annonce des vents du sud pour plusieurs jours et nous préférons ne pas aller plus au nord car le retour serait vraiment long avec le vent dans le pif et l'avion est déjà dans une semaine. La mer est moins hachée que la veille et le bateau bien calé à la gîte taille régulièrement sa route vers le Forlandsundet. Plus loin, nous prenons 2 ris car le vent, sans doute canalisé par le relief, forcit jusqu'à 30 noeuds.. Le paysage est spectaculaire, le relief me fait penser à la Patagonie (que je ne connais pas...encore) Sur des dizaines de miles, les fronts glaciaires se succèdent, austères, hostiles, impressionnants. Après 12h de près, on mouille sur la côte est de Prinz Karl Forland dans la baie de Selvagen, bien abritée de la houle. Ouf!
Dimanche 18/07/10 Petite traversée tranquille jusqu'à Farmhamna de l'autre côté du Forlandsundet. Le vent est tombé et le ciel se dégage en fin de journée. On en profite pour aller se balader à terre. Un coup d'oeil sur le bateau : ça va, le mouillage est calme. Je vois Papi et les enfants qui semblent observer quelque chose. Des rennes! Pas étonnant car ici le paysage est assez bucolique même si nous sommes cernés par les glaciers. Ils sont très curieux et passent et repassent pour mieux nous observer : c'est réciproque et on ne s'en lasse pas. Leur hardiesse nous étonne car tout près d'ici habite une famille de trappeurs qui malheureusement était en vacances (à la voile vers la Norvège continentale) quand nous sommes passés. Je vous invite à aller faire un tour sur leur site (en Norvégien mais avec Google Translate on se débrouille) pour découvrir la vie de ce couple de trappeurs et leurs filles. http://www.farmhamna.no/doku.php?id=start On est seulement mi-juillet et la toundra commence déjà à prendre ses couleurs d'automne.
Le ciel, tourmenté, est superbe!
Lundi 19/07/10 Journée qui ne restera pas dans les annales : pluie, pétole, étape de transition jusqu'à Longyearbyen. Zéro photo!
Mardi 20/07/10 Après une bonne nuit à couple de Cochize, un beau sloop anglo-italien, nous allons faire un tour « en ville » munis de nos sacs à dos pour faire un ravitaillement en produits frais. Ce doit sans doute être le Kebab le plus septentrional de la planète! Nous arpentons la principale rue commerçante de la ville. C'est la porte de la banque!
Les skidoos sont au repos en attendant la neige qui reviendra dès octobre. Attirail du parfait petit Norvégien amoureux de nature.
Longyearbyen n'a pas grand charme même si on y trouve un niveau d'équipements équivalents à des villes beaucoup plus grandes sur la Norvège continentale. Le gouvernement norvégien a toutefois fait le choix de rapatrier sur le continent tous les habitants trop faibles (physiquement ou économiquement) pour se débrouiller seuls. Ainsi, il n'y a aucune infrastructure pour les personnes âgées.
Seule la mine N°7 est encore exploitée (principalement pour chauffer la ville) et la recherche scientifique (il y a même une université « UNIS ») et le tourisme sont en plein essort. Le passé minier resurgit un peu partout sur la côte ouest du Spitzberg avec des « vestiges » qualifiés d'historiques.... Je pense que c'est un argument facile pour éviter aux gouvernement norvégiens et russes d'évacuer leurs cochonneries!
Nous appareillons en début d'après-midi cap à l'est A hauteur de Diabasodden, Papi remarque de curieux « glaçons » isolés : il s'agit en fait de belugas! Ils sont environ une demi-douzaine à longer la côte tranquillement. Nous les suivons, captivés par le spectacle, quand soudain nous talonnons violemment. Nous sommes pourtant assez loin de la côte et la carte ne mentionne pas de cailloux! Le bateau s'arrête net et mon père part le nez en avant contre la barre de maintien de la capote. Branlebas de combat, il pisse le sang : la monture de ses lunettes a entaillé la peau de la base du nez. J'ai beau comprimer longuement, un petit vaisseau continue de saigner... Dire que ça fait 15 ans que je me trimballe à chacun de nos voyages « exotiques » du matériel de suture! Pour cette fois, je ne l'ai pas pris et il faut nous contenter de quelques malheureux stéristrips qui ne collent pas et d'un paquet de kleenex! Pendant que je m'occupe du pif de Papi, les enfants ont affalé la grand-voile, nettoyé le cockpit « ensanglanté » (bon j'exagère un peu!) et vérifient à plusieurs reprises qu'il n'y a pas d'eau dans les fonds. Tout va bien! Pendant ce temps, le vent s'est levé, on l'a dans le pif (c'est le cas de la dire!) tout comme le clapot, très court : du coup on décide d'aller mouiller dans la baie de Skansbukta à l'entrée du Billefjorden. On y arrive en même temps que Flocon de Mer, un OVNI 395 déjà rencontré à Tromso par mon père et Alain. C'est fou le nombre de voiliers français au Spitzberg : c'est vraiment et de loin la nationalité la plus représentée. On passe ensemble au pied d'une falaise couverte d'oiseaux, quel vacarme! On mouille un peu plus loin, à l'abri du vent et du clapot tandis que Flocon de Mer qui est un dériveur, en profite pour aller encore plus au fond, bien à l'abri.
Mercredi 21/07/10 On décolle de bonne heure pour avancer vers le fond du Billefjorden avant que le vent ne forcisse au cours de la journée. En route donc vers Pyramiden, une incroyable ville fantôme russe. On longe quelques montagnes très colorées au pied desquelles on remarque une tente identique à la nôtre! Enfin on reconnaît sans hésitation la forme caractéristique de la montagne qui surplombe la ville de Pyramiden. Cette ancienne ville minière soviétique a compté jusqu'à 1000 habitants en 1990. C'était la 2ème ville minière soviétique (la première, Barentsburg, à l'entrée de l'Isfjord est toujours en activité) La concession est fermée depuis 1998, et il a ensuite fallu attendre 2 ou 3 ans avant que ses habitants soient enfin évacués par un bateau russe, sous la pression internationale. En effet, après de la Perestroika et de la dissolution de l'Union Soviétique en 1991, puis la fermeture de la mine par son propriétaire l'Arktikugol en 1998, les gens de Pyramiden ont été littéralement oublié par le gouvernement russe et totalement abandonnés à leur sort. Ils ont pendant des années survécu grâce à l'aide de la Norvège. Finalement, les russes ont enfin décidé d'évacuer les habitants de Pyramiden, dans l'urgence, si bien qu'en se baladant dans la ville on a souvent l'impression que la vie s'est arrêtée d'un coup, comme après un holocauste nucléaire.
On estime que compte-tenu du climat froid et sec, il faudra au moins 500 ans avant que le fjord ne retrouve son aspect naturel. Ce chiffre me paraît très optimiste quand on considère la quantité de ferraille, béton, machines-outils, produits chimiques accumulée au pied de la Pyramide. La ville est abandonnée depuis 20 ans et seule une poignée d'hommes (4 ou 5) de l'Arktigugol y maintiennent une présence « stratégique ».
Dans ce décor de décadence post-industrielle, on remarque de suite 2 conteneurs rouges vifs posés sur la quai, ils appartiennent à une mission scientifique tchèque. Un peu plus loin 3 conteneurs bleus pimpants abritent des français, chercheurs de fossiles, qui sont là pour quelques semaines : http://caracolexpedition.wordpress.com/tag/pyramiden/page/2/
Nous avons eu la chance de visiter Pyramiden sous le soleil. Je vous laisse imaginer l'impression qu'elle peut donner par mauvais temps!
A peine le bateau laborieusement amarré au quai branlant, Arnaud part en exploration. Nous sommes bien à l'abri du quai, la nuit devrait être calme. C'est vraiment une expérience incroyable de se balader librement dans un tel endroit. L'accès aux bâtiments fermés est interdit (bah oui, n'oublions pas que ce sont des « vestiges ») mais autrement on peut aller partout à sa guise, avec prudence toutefois car tout est un peu déglingué et rien n'est sécurisé bien sûr.
Ici, le propriétaire est toujours-depuis 1931- la Cie Russe Arktikugol dont un représentant viendra nous faire payer 200 kr pour passer la nuit amarré à ce quai délabré...
Le pilote d'un hélicoptère chargé de transporter du matériel pour construire une antenne sur une montagne du coin viendra très gentiment nous recommander de tout bien fixer sur le bateau. La vue en hélico doit être éblouissante. Les vols touristiques sont fort heureusement interdits au Spitzberg mais les Cies minières semblent avoir tous les droits.
Le temps de prendre le repas de midi, les passagers du Polargirl, arrivé peu après nous, ont déjà fini leur petit tour à Pyramiden. Pas de temps à perdre pour ce bateau de croisière qui organise des virées à la journée depuis Longyearbyen.
La ville est à nous!
Premiers pas sur le quai...
1ères bouteilles...
Sur le site de Pyramiden, le sol est complètement pollué entre autres par le charbon. Avec la fonte estivale de la couche superficielle du sol, le terrain devient absolument dégueulasse (c'est pareil à Longyearbyen) et les « conduites de vie » sont bien pratiques pour se déplacer. Ces tunnels de bois acheminaient l'eau, le chauffage et l'électricité dans chacun des bâtiments de la ville. On retrouve d'ailleurs le même système, à plus petite échelle, à Ny Alesund.
On a vraiment regretté de ne pas lire le cyrillique!
Cette maison donne l'impression d'être encore parfois habitée. Grosse rigolade des enfants en découvrant le PQ : un livre de math en russe! Il faut croire qu'après le boulot, les ouvriers avaient encore de l'énergie...
Ce ne sont pas des bouteilles de vodka...
On monte vers l'atelier de (grosse) mécanique. Quel décor de cinéma! Cette maison est fermée, dommage! Si quelqu'un lit le russe...
Dans l'atelier de mécanique:
Un peu plus loin on se dirige vers une sorte de funiculaire qui descendait de la montagne, percée de 60 km de galeries! Des glissements de terrain sabotent peu à peu les installations. Des oiseaux ont pris possession des lieux, on dirait du Hitchcock! Quel vacarme!
Pas de doute cette croix est postérieure à la chute de l'URSS. Ça n'aurait pas plus à ce vieux Lénine... Monumentââle allée.
L'école.
Les maisons d'habitation.
L'hôpital. 20 ans que cet arbre n'a pas été arrosé et il a encore ses feuilles!
Pas frileux!
Il y avait une piscine et même une étable/porcherie.
Tiens voilà l'équipage de Flocon de Mer! Long bavardage sous le soleil pour nous raconter nos aventures réciproques : ces veinards ont vu une ourse polaire et ses 2 petits un peu au Nord du Fjord de la Madeleine. Ils ont pu les accompagner le long de la côte en les suivant en bateau pendant plus de 2 heures, la chance! Ils les ont quittés quand la mère a commencé à montrer des signes d'énervement et d'agressivité. J'apprendrais plus tard que 2 kayakistes ont aussi vu un ours mais de trop près : l'un d'eux s'est fait grièvement blesser à la tête avant que son compagnon ne puisse tuer l'ours. Ils se sont fait attaquer alors qu'ils dormaient dans leur tente, glups!
La petite équipe qui maintient une présence russe occupe le Pyramiden Hotel dont la visite vaut la peine : hauts plafonds à coffrages, couleurs criardes, dorures, atmosphère surchauffée, posters de la « grande époque », « boutique souvenir » avec des poupées russes et des chapkas et à la sortie « art soviétique » pour maintenir le moral des troupes!
C'est paradoxal mais malgré l'impact environnemental désastreux de cette cité abandonnée, on a adoré la visiter. Les enfants au moins autant que nous les adultes alors qu'ils n'ont que des notions très floues de guerre froide et d'équilibre est-ouest. Depuis la Perestroïka, l'accès de Pyramiden (et de Barentsburg, encore en activité) est libre, tout simplement.
Superbe lumière en fin de journée.
Jeudi 22/07/10 Nuit calme à quai, Flocon de Mer n'est plus là ce matin. On le retrouve mouillé devant le Nordenskiöldbreen dans la baie en face de Pyramiden : la houle s'est levée au petit matin et le côté exposé du quai est vite devenu intenable. Ils ont terminé leur « nuit » devant ce glacier. Nous mouillons à notre tour et débarquons pour nous dégourdir un peu les jambes : l'endroit est très austère et n'invite pas vraiment à la balade d'autant que la marche dans la moraine instable n'est pas facile. Voilà qu'il se met à pleuvioter, retour au bateau... Peu à peu la quantité de glaçons flottant à la surface de l'eau augmente et nous préférons retourner dormir à Skansbukta car même s'ils ne sont pas bien gros, ça fait un bruit terrible quand ils viennent frotter la coque.
Vendredi 23/07/10 En route vers le fond du Tempelfjord et le Von Postbreen. La géologie du Tempelfjord est assez spectaculaire avec ses pentes ravinées par l'érosion. On approche le glacier de Von Postbreen qui ressemble à une belle piste bleue. Avec plus de temps, j'aurais bien aimé débarquer sur cette petite langue morainique. Le fond remonte rapidement : demi-tour! On trouve un joli mouillage dans une baie à l'entrée du Tempelfjord sur sa côte nord. On rencontre 3 norvégiens venus en zodiac depuis Longyearbyen passer le WE. Il y a une ou deux cabanes dont les fenêtres sont protégées des ours polaires par des barbelés et de longues pointes dépassant vers l'extérieur! Ici aussi on rencontre des rennes.
Samedi 24/07/10 On retrouve Longyearbyen en fin d'après-midi. Il y a « un monde fou » au port, plein de Français encore une fois. C'est le WE et le moment de changer d'équipage pour les bateaux-charters. Douche, bagages, bavardages...
Dimanche 25/07/10 Lever de bonne heure pour attendre le bus qui nous emmène à l'aéroport. Petit aéroport très convivial. Pas mal de monde, principalement des croisiéristes.
Décollage à 8h, arrivée à Nancy 12h plus tard. Des images plein la tête et une énorme envie d'y retourner avec Fred le plus vite possible! Dans quelques heures Thienan et François vont retrouver mon père pour redescendre vers les Lofoten. Le Papy Boom et son capitaine regagneront Quiberon fin septembre, en pleine forme, après 4mois et demi de mer et 6000 miles. Une belle aventure!

Il est tout frais le dernier carnet de notre voyage de cet été en Terre Polaire!
Pour lire le carnet avec photos, cartes et vidéos, cliquez ici
SVALBARD, juillet 2010
IL ETAIT UNE FOIS
Il était une fois... un rêve de voyage polaire, partagé par un père et sa fille.... Ça faisait des années que je rêvais de découvrir cet archipel situé à mi-chemin entre le Cap Nord et le Pôle Nord, sans vraiment y croire.... Trop rude pour une découverte en autonomie en kayak de mer ou à pied. Pas envie non plus de me retrouver sur un gros bateau de croisière, trop frustrant pour moi, l'impression d'être au cinéma et pas dans la vraie vie... Je m'étais bien renseignée pour une virée sur un voilier de charter mais ils ne voulaient pas d'enfants de moins de 15 ans....
Bref, le Svalbard végétait dans un coin de mon cerveau quand mon père, à Noël 2009, du haut de ses 71 ans, m'annonce tout de go qu'il va revendre son trimaran (https://sites.google.com/site/sibellelamer/Home) pour s'acheter un bateau plus costaud pour ...aller au Svalbard!!
En 2 secondes, c'est décidé! On va le rejoindre là-haut! Tant pis pour le boulot! En effet, on a déjà acheté les billets d'avion pour un voyage en Alaska en août mais... on ne vit qu'une fois, mieux vaut tenir que courir, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, etc...etc... Fred lui est coincé par son boulot, il tiendra compagnie aux chats! Et réciproquement. Le pauvre....
2 mois plus tard, en février, le Tri Eole a trouvé un nouveau marin et mon père ramène à Quiberon un solide Halberg Rassy 31 (10 m donc) qu'il a trouvé en Grande Bretagne. C'est un bateau très marin, fabriqué en Suède, amoureusement entretenu par ses anciens propriétaires. https://sites.google.com/site/sibellelamer/les-navigations-de-papy-boom-hr-31
Du coup, je prends des billets d'avion pour les enfants (Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) et moi. C'est superfacile d'aller au Svalbard depuis Nancy : vol Francfort-Oslo-Longyearbyen (6h tout compris, 427 euro/pers A/R)
C'est nettement plus compliqué d'y organiser un voyage en autonomie! En effet, l'Archipel est gouverné par le Sysselmann (en l'occurrence une woman en ce moment, très sympa parait-il), nommé par la Couronne norvégienne. Compte-tenu du caractère sauvage de l'archipel, des aléas climatiques, de l'absence de routes, de la présence d'ours polaires, il faut montrer patte blanche avant d'y être admis si on voyage sans guide. Il faut donc déposer plusieurs mois à l'avance auprès du Sysselman un dossier qui présente le parcours prévisionnel, détaille l'expérience du skipper, énumère les équipements de sécurité présents à bord (entre autres, un téléphone satellite, une balise de détresse et un fusil obligatoire pour débarquer ailleurs qu'à proximité de Longyearbyen) Il faut également souscrire à une assurance « frais de recherche et de secours (pas donnée du tout!) ou alors déposer une caution bancaire pour financer d'éventuels secours.
Mon père se charge de toute cette partie administrative, ouf! http://www.sysselmannen.no/hoved.aspx?m=44365 Il pousse même le zèle, lui qui a horreur des armes, à prendre des cours de tir dans un club local. Il révise le bateau de fond en comble, change la grand-voile, ajoute une éolienne et divers bidules électroniques. On profite de son passage imprévu à Nancy en avril (voir carnet de Lanzarote) pour faire un énorme ravitaillement dont il remplira les cales du bateau, histoire de limiter les achats au Spitzberg.
Il a beau avoir de la bouteille, je ne suis pas rassurée à l'idée de le voir naviguer en solitaire dans des zones potentiellement envahies par les glaces. Après quelques échanges de mail (enthousiastes!) voici le plan: Son copain Alain Denis qui est d'ailleurs déjà allé au Spitzberg (http://captainigloo.heoblog.com/) en 2008 le rejoindra à Alesund en Norvège. Ainsi ils seront deux pour gérer les glaces, pas inhabituelles durant la traversée de Tromso au Spitzberg. Difficile en effet en solitaire de veiller nuit et jour pour parer les glaçons! Ensuite nous prendrons le relai d'Alain pendant 15 jours pour une boucle à partir de Longyearbyen. Puis Thienan (de VF) et François nous relaieront pour la redescente depuis Longyearbyen vers la Norvège jusqu'aux Lofoten. Lien vers les différents carnets.
Svalbard/Spitzberg : Késako? Je ne pense pas pouvoir faire mieux que cette présentation du Spitzberg en dix questions, extraite du très bon livre de Christian Kempf intitulé « En voyage au Spitzberg, terre Polaire » éditions de l'Escargot Savant.
Où se trouve le Spitzberg? C'est l'île principale de l'archipel du Svalbard (1,5 fois la superficie de la Suisse) situé à mi-chemin entre le Cap Nord en Norvège et le Pôle Nord. Le Spitzberg est couvert à 60% de glaces : c'est une terre polaire qui se trouve à environ 3328km au Nord de Paris.
Le Spitzberg est-il loin du Pôle Nord? Le Nord de l'archipel situé à plus de 81° de latitude est à environ 900 km du Pôle Nord : c'est pourquoi l'archipel est souvent entouré par la banquise.
Y fait-il froid? Non. Les températures hivernales sont proches de celles des Alpes ou des Vosges. (En France, les extrêmes sont inférieurs à -40°C) En été, le thermomètre peut grimper à +25°C au soleil. Les températures moyennes (environ +6°C en juillet, -15°C en février) y sont moins extrêmes que dans les Alpes ou les Pyrénées, grâce à la présence de la mer. En revanche, éloignement, et durée de l'hiver (huit mois) font de l'archipel un lieu difficile de séjour, même si le climat s'y est réchauffé depuis un siècle.
Y a-t-il des « eskimos »? En raison des immenses et puissants courants marins séparant le Nord de la Scandinavie d'une part et le Groenland d'autre part, du Spitzberg, les Inuits n'ont pas pu atteindre et coloniser le Spitzberg.
A qui « appartient » le Spitzberg? Longtemps sans statut, l'archipel du Svalbard est régi par le traité de Sèvres, signé en 1920 et désigné comme « terre internationale ». Depuis, la Norvège considère cette terre comme appartenant à la Couronne. Selon le traité, c'est en fait une terre démilitarisée où les activités économiques peuvent s'exercer librement par les signataires du traité. De ce fait, l'URSS puis la Russie y entretiennent plusieurs concessions charbonnières.
Quelles sont les activités économiques au Spitzberg? Après la graisse de baleine (XVII-XVIe), puis les fourrures (XVIII-XIXe), ce sont aujourd'hui le charbon (400000 tonnes par an) et le tourisme (30 à 50000 personnes par an) qui constituent les ressources de l'archipel.
Quels sont les animaux du Spitzberg? Toute la faune polaire (ours blancs, morses, phoques...) mais surtout les oiseaux, grâce à la présence d'une mer plus chaude sur la côte ouest. Le caractère insulaire explique par ailleurs l'absence de quelques espèces arctiques pourtant connues en Sibérie ou en Laponie.
Quel explorateur a découvert le Spitzberg? En 1596, le Hollandais Barents a découvert le Spitzberg, déjà connu des Vikings dès 1194. Par la suite, l'île fut le point de départ de nombreux raids polaires.
Quelles sont les plus belles régions? Les pics et les glaciers de la côte Nord-Ouest (Baies de la Madeleine, de Smeerenburg, du Roi, Liefdefjord...) Les paysages les plus impressionnants s'étendent sur l'Est (Nordaustlandet, avec un glacier de 230 km de...large). La côte Nord est superbe et sauvage.
Peut-on communiquer facilement depuis le Spitzberg? Oui, il existe à Ny Alesund par exemple, trois cabines téléphoniques face aux glaciers et les téléphones mobiles fonctionnent à Longyearbyen. Des lignes régulières d'avion au départ d'Oslo ou de Tromso se posent plusieurs fois par semaine à Longyearbyen, où l'on trouve « tout », même un cercle d'adeptes de la planche à voile...
Voici aussi un bon article de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Svalbard
puis c'est l'Attente du jour J, ponctuée par les échanges de messages avec mon père dont je suis la progression toujours plus au Nord. Alors qu'ici les bourgeons s'épanouissent, que les oiseaux gazouillent, que les fleurs du printemps embaument, je guette la lente désintégration de la banquise tout là-haut... Il y a quelques années, le fjord de Longyearbyen est resté gelé tout l'été : dans ces conditions tout notre plan si bien ficelé tomberait « à l'eau ». Voir les cartes des glaces.http://polarview.met.no/ Finalement fin juin, il ne reste qu'un peu de glace à la pointe sud-ouest du Spitzberg : il « suffit » de la contourner et c'est gagné!
Di 11/07/10 Voilà l'aéroport! Ça fait un moment que l'avion descend en traversant une épaisse couche de nuages... le ciel est bien bas! Sitôt entrevu le sol, c'est l'atterrissage, sous une pluie fine. Il est presque minuit, il fait gris mais jour! L'aéroport de Longyearbyen n'est pas bien grand et on récupère très vite nos bagages, sur l'unique tapis roulant, surveillé de près par un gros ours polaire empaillé. Eh oui, ici il y a des ours polaires, environ 5000 sur tout l'archipel, si bien que le port d'un fusil est obligatoire dès que l'on s'éloigne des zones habitées. Il paraît qu'un ours a même été vu il y a quelques mois dans les rues de Longyearbyen, principal village (2000 hab) du Svalbard qui lui compte environ 2700 habitants dont 400 russes. Mon père est venu à pied depuis le port où nous attend le Papy Boom, du coup il a du prendre son fusil qu'il a tout de même du laisser à l'accueil de l'aéroport. On saute dans le bus (50 Kr pour... 4 km jusqu'au port) et on découvre avec plaisir le bateau, que nous n'avons encore pas eu l'occasion de voir « en vrai » C'est le plus petit bateau du port mais il a fière allure avec son joli pont en teck! A l'intérieur, c'est douillet et bien pensé et... il y a du chauffage! A 1h, on est au lit! On rangera mieux demain...
Lu 12/07/10 On a très bien dormi malgré la luminosité ambiante. Un peu de rangement... Un petit tour sur le port et un gros poutou à ce bon chien qui s'apprête à passer ici l'hiver prochain avec son maître à bord d'un voilier polonais je crois. Voici le cargo qui ravitaille Longyearbyen quand la banquise le permet. Un coup d'oeil vers la ville : bof, une autre fois hein! Après avoir fait les pleins d'eau (180l) et de fuel (170l) on appareille vers 10h sous un ciel couvert et la pétole, en route vers Trygghamna, une baie située un peu au NO de Longyearbyen. On se fait dépasser par Albarquel, un bateau-charter français. Je jubile de voir tous ces glaciers qui nous entourent! Je crois bien ne jamais être passée à un endroit au Spitzberg d'où l'on ne voit pas au moins un glacier! C'est incroyable! Avec ce temps le décor est d'une austérité totale! Nous croisons ce beau cotre anglais puis mouillons en fin d'après-midi au fond de la baie, à l'embouchure d'une rivière issue de 2 lacs que nous allons essayer d'atteindre. Papi explique à Arnaud le fonctionnement des fusées anti-ours. En effet l'ours polaire est protégé et il ne faut bien sûr tirer qu'en cas de légitime défense. Si on tue un ours, il faut le déclarer dans les meilleurs délais au Sysselmann qui mène alors une enquête. Ça ne rigole pas. Bon à savoir aussi : si on doit tirer il ne faut pas viser la tête, trop dure et qui risque de faire ricocher la balle, mais au défaut de l'épaule... En plus du fusil, des balles et des fusées anti-ours, on emmène aussi le téléphone satellite et le GPS pour pouvoir indiquer notre position en cas de problème. Tout ça est obligatoire. On laisse toutefois la balise de détresse à bord du bateau. Même si on sait que théoriquement les ours partent avec la banquise et vont vers le nord et la côte est en été, avec tout ça, on est moyennement rassuré quand on grimpe sur la moraine dont la courbure empêche de voir ce qu'il y a au-delà. On a beau freiner les enfants ils sont toujours devant, sans fusil (bon, je lève de suite le suspens, on ne verra pas d'ours, juste les zhommes qui ont vu l'ours!) J'adore quand il n'y a pas de sentier et que chacun donne son avis et ses arguments pour passer ici ou là! On reste un moment à observer ce labbe parasite (je crois) qui se sent chez lui et n'a pas la moindre envie de céder le terrain. Il faut dire que ça doit faire un moment qu'il nous a repérés: on distingue le bateau au loin à l'embouchure de la rivière. Marion le filme sous tous les angles tandis que les grands s'étonnent de la diversité de couleurs des cailloux. C'est tout de même l'été et il y a des fleurs! On finit par surplomber le lac inférieur et nous découvrons ce curieux sol polygonal, fruit du gel et de la neige. Des cailloux, des cailloux, encore des cailloux... Vers 22h il y a un peu de soleil au fond de la baie...
Mardi 13/07/10 Minuit pile : ça s'arrange! Je suis réveillée aux aurores (heu... façon de parler!) par la chaleur et les cris des sternes arctiques. A 6h30, je passe la tête dans le cockpit, émerveillée... A l'avant du bateau, la vallée où on s'est baladé hier. A droite: A gauche: Derrière: Et le ciel! Wouah! Branlebas de combat, tout le monde sur le pont! Il faut en profiter! On a à peine levé l'ancre qu'on voit apparaître un énorme bateau de croisière tout rouge : l'Expedition duquel s'échappent bientôt une dizaine de zodiacs qui envahissent la baie. On le croise pour nous diriger vers Alkhornet, une falaise abrupte qui marque l'entrée du fjord de Trygghamna et qui abrite une colonie d'oiseaux. On aperçoit des rennes qui broutent à son pied l'herbe qui profite bien des déjections des volatiles. On a un peu de vent (rare) et il est portant (encore plus rare!) Les cris des oiseaux sont assourdissants et masquent le bruit de ces belles cascades.
Plus à l'ouest la côte devient très plate et laisse deviner derrière, au NO, les montagnes de Prinz Karl Forland, une longue île qui délimite avec celle du Spitzberg le Forlandsundet, long détroit de presque 100 km de long dont la profondeur est insuffisante pour les paquebots de croisière. Comme dans un rêve on voit Albarquel croiser devant les montagnes et la brume. Le vent se maintient et c'est après une bonne journée de voile que nous mouillons au pied du glacier Eidembukta. L'endroit est si beau que j'en ai les larmes aux yeux, du coup impossible de ne pas mettre plein (trop) de photos de cet endroit. Aussitôt débarqués, je remarque de curieuses dépressions dans les galets de la plage, que je devine avoir été crées par des morses. Il y a un autre voilier au mouillage, le cotre anglais d'hier avec sa belle petite annexe en bois. Malgré la présence de lacs il n'y a pratiquement pas de moustiques au Spitzberg, l'été est trop court je pense. Les eiders apprécient ces étendues d'eau douce dont les rives sont jonchées de plumes et duvet. Ici, comparé à hier, la végétation est « « « luxuriante » » », même si les arbustes comme le saule arctique ne dépassent pas quelques centimètres de haut. On trouve d'abord du poil de renne, des crottes de renne, puis des bois de renne (plein!), une tête de renne (hum!) et des vrais rennes, un peu trouillards mais aussi très curieux si bien qu'ils nous tournent un peu autour tout en gardant leurs distances. Il n'y a pas d'arbres au Spitzberg mais il y a beaucoup de bois : du bois flotté venu des forêts de Sibérie et charrié jusqu'à la mer par les rivières en crue. Ces billes de bois ont permis autrefois l'installation de (relativement!) nombreux trappeurs, pêcheurs, chasseurs de baleines, morses, phoques en leur procurant de quoi s'abriter, se chauffer, et faire fondre la graisse des baleines pour en extraire l'huile. Sans tout ce bois apporté par le courant de Sibérie, il est probable que les incroyables massacres perpétrés dès le XVIIème siècle n'auraient pas eu une telle ampleur. Extrait du livre de C Kempf qui rapporte les paroles du découvreur du Spitzberg, W. Barrents: « Une terre nouvelle, où les baleines s'ébattaient comme carpes en viver et les morses se reposaient en obstruant les plages. Dès 1606, l'expédition de Bennett tua 700 morses en 6 heures à l'ïle aux Ours, puis 900 quelques jours plus tard... Dès 1604 Henri Hudson confirmait le grand nombre de baleines au Spitzberg et en 1610 Jonas Poole y débutait le grand massacre. Aujourd'hui la baleine franche est devenue très rare au Spitzberg et les morses, totalement disparus en 1920, sont aujourd'hui environ 2000 (contre probablement 100000 en 1600 (chiffres extraits du livre de C. Kempf) Peut-être ce bois torturé a-t-il été le témoin de ces tueries? De retour à notre annexe, nous apercevons, pile sur le trajet de la plage au bateau, un magnifique morse, en pleine forme! Un des équipiers anglais qui a débarqué nous rassure en nous expliquant doctement que ces bêtes- là (qui pèsent de 600 à 1200 kg!) sont très gentilles et qu'il n'y a rien à craindre. On l'observe donc mettre tranquillement à l'eau sa très belle coquille de noix, puis godiller sur un rythme tranquille en direction du cotre... quand le morse le repère et se met à nager dans sa direction! Gloups, l'anglais accélère le rythme mais il est évident que c'est utopique de vouloir distancer un morse ailleurs que sur la terre ferme. Heureusement, celui-ci, que sa myopie supposée avait sans doute empêcher d'identifier cet OFNI, s'en désintéresse soudain et retourne à son rocher parfaire sa toilette! On en profite pour l'observer un bon moment depuis notre rocher puis prudemment on décide de porter l'annexe quelques centaines de mètres plus loin avant de la mettre à l'eau.
Mercredi 14/07/10 Temps couvert égayé par la rencontre avec une colonie de morses à Poolepynten sur Prinz Karl Forland. On mouille à une distance prudente de la colonie, histoire de ne pas encore avoir à porter l'annexe même si elle n'est pas bien lourde. Les morses sont hyperplacides et il faut vraiment s'en approcher d'assez près avant qu'ils nous remarquent. Les sternes arctiques sont nettement plus agitées : on doit être dans une zone de nidification et elles ne nous laissent aucun répit. Comme ce sont des gringalettes (environ 100g, même si ce sont les championnes de la migration puisqu'elles volent jusqu'en Antarctique parcourant ainsi plus de 35000 km), protégés par un bonnet, nous ne risquons rien mais il est plus agréable d'éviter leurs attaques en leur tendant un bâton en guise de leurre (elles attaquent toujours le point le plus haut, c'est cool) Avec ce temps, on n'a aucun mal à se mettre dans la peau des chasseurs d'antan qui devaient habiter cette petite cabane décorée avec « raffinement ». Admirez le flegme de Marion qui ne se laisse pas impressionner par les gringalettes.
La journée se poursuit sous les nuages, nous remontons le Forlandsundet vers le Nord en direction de Ny Alesund où nous arrivons vers minuit après avoir admiré une fugace lueur solaire sur un glacier du coin. L'absence de nuit facilite grandement la navigation : on n'est jamais pressé par la crainte de se retrouver à naviguer dans le noir dans une zone pratiquement dépourvue de balisage.
Jeudi 15/07/10 On est réveillé à 8h par l'Expedition qui se met à quai : grondements de moteur et bruits de chaînes. Le temps est couvert et on flemmarde un peu : pas envie de visiter Ny Alesund en même temps que les passagers de l'Expedition. On se prend une bonne douche au centre de recherche marine (on apprendra le lendemain que ce n'est plus là qu'il faut aller mais dans la maison communale, pour la modique somme de 70 kr!), on fait le plein d'eau (chaude?!) puis on va visiter le village alors que les touristes de l'Expedition regagnent déjà leur bord. Le port est tout petit mais assez bien abrité, on y trouve un étrange vaisseau tout droit sorti de l'univers de Jules Verne... Quelques zodiacs utilisés par les scientifiques pour aller faire leurs relevés... Quelques voiliers de temps en temps... Et plusieurs fois par semaine des paquebots de croisière. Ny Alesund est un ancien village minier dont l'activité a cessé en 1963 suite à plusieurs coups de grisou faisant de nombreuses victimes, et qui s'est reconverti en structure d'accueil pour les scientifiques venus d'une dizaine de pays différents Il y a environ 25 habitants en hiver et cinq fois plus en été. Le village est aussi à présent une halte incontournable pour les paquebots de croisière, même si la cohabitation entre scientifiques qui sont là pour des missions de plusieurs mois et touristes (20000/an!) qui débarquent pour une paire d'heures et envahissent le village n'est pas des plus chaleureuses. L'accueil des sternes lui, est franchement hostile puisqu'on nous sommes dans une de leur zone de nidification favorites, du fait de la présence (surtout historique) de chiens de traineau éloignant les renards arctiques. Nous apercevrons tout de même fugacement de petits renardeaux nichant sous une maison. Il n'y a presque pas de voitures (qq km de routes tout au plus) et les scientifiques se déplacent le plus souvent à vélo. Tiens tiens il y a des Français par ici!
En effet.
Ny Alesund se situe dans le Kongsfjorden (la Baie du Roi) au fond duquel se jette le Kongsbreen (Glacier du Roi) : on décolle tranquillement en début d'après-midi en espérant que le temps se lève un peu car pour le moment on ne voit le glacier que sur la carte! Peu à peu la brume s'effiloche, juste assez lentement pour que le paysage garde encore un peu de son mystère. Le soleil joue avec les nuages. On découvre peu à peu quelques pièces du puzzle... Il y a de plus en plus de glaçons, surveillé de près par Arnaud. Enfin le front glaciaire apparaît, très impressionnant. Les nuages se disloquent encore plus et une magnifique colline rouge apparaît : c'est cette roche qui donne à l'eau de mer cette belle teinte rosée. Le fond remonte soudain et nous ne pensons pas raisonnable d'approcher plus, compte-tenu du tirant d'eau du bateau (2m) Le front de glace paraît tout proche et pourtant d'après le GPS nous en sommes à 1 km! Nous faisons lentement demi-tour, dérangeant au passage quelques oiseaux. C'est fou comme la sortie est encombrée à présent : la coque du bateau est en polyester et il faut éviter de percuter l'un de ces growlers. On va tout doucement, ce qui laisse le temps au soleil de chasser définitivement les derniers nuages. On est baba devant un tel spectacle! Bleu du ciel et de la glace, blanc de la neige et rouge de la roche : c'est tout simplement sublime! On se balade toute l'après-midi au milieu des icebergs : on se faufile au plus près en nous émerveillant des crépitements causés par la fonte de la glace. Avec ce soleil, ça dégouline de partout et le spectacle est bien sûr visuel mais aussi acoustique! Cerises sur le gâteau (ou plutôt nunataks sur le glacier : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nunatak), au loin apparaissent 3 montagnes acérées, dont les flancs ont été taillés par le gel : les Tre Krone (Trois couronnes, 1225m. Le point culminant du Svalbard est plus au sud : 1431 m) Elles sont absolument fascinantes! Si j'étais alpiniste, je crois que je ferais une fixation dessus! Tout est gigantesque, on distingue à peine ce magnifique schooner hollandais, le Norderlicht qui fait pourtant plus de 40 m hors-tout, mouillé au pied de la falaise! Nous préférons mouiller plus loin du glacier, notre coque n'étant pas faite pour fricoter de trop près avec la glace, et trouvons un joli mouillage à Ny London, en face de Ny Alesund. Cette toute petite crique permettait autrefois l'accès à une carrière de marbre. Nous remettons la visite des vestiges au lendemain car il est bien tard.
Vendredi 16/07/10 2h du matin, le vent se lève, du sud et la houle entre tout droit dans notre petite crique. Le rivage est tout proche, on n'aurait aucune marge si l'ancre venait à chasser, il faut partir. Pas de nuit, heureusement.... On s'habille bien chaudement car avec le manque de sommeil et le vent, ça ravigote! Il n'y a pas beaucoup d'abris dans le coin alors on décide d'aller vers le Glacier du 14 juillet dans le Krossfjorden. Il y a une langue morainique qui devrait nous permettre de trouver un mouillage abrité de la houle. Hélas, l'endroit est infesté de glaçons, impossible même de s'en approcher. Demi-tour vers Alesund : on passe devant le Cap Mitra, joliment éclairé par le rayon de 5h du mat. Un peu plus tard on aperçoit le Noorderlicht qui lui aussi a du quitter son mouillage, très exposé au pied de la falaise. La houle est très courte et hachée et comme je m'en doutais, le temps de descendre faire un petit pipi (ce qui nécessite tout de même un certain temps avec le harnais, la veste de ciré, la salopette...), j'ai le mal de mer. Quelques heures plus tard, les enfants, qui ont fini leur nuit, émergent un à un pour venir respirer un peu d'air frais. Finalement on est tous malades sauf Papi of course. Grosse partie de rigolade (un peu jaune!) quand on se retrouve tous les 4 à vomir en coeur! En effet, Alesund n'est plus très loin et on sait que nous allons bientôt retrouver la terre ferme. On y arrive en milieu de journée et après une grosse sieste, le beau temps étant revenu on décide de refaire un petit tour à terre. L'ancien train qui reliait la mine au quai de Ny Alesund a été restauré. Voici la poste la plus septentrionale du monde. Plus haut dans le village se trouve le buste de Roald Amundsen, explorateur norvégien qui fut en 1926 le premier à conquérir le pôle nord au moyen d'un dirigeable. Il partit, accompagné de l'Italien Umberto Nobile, de l'américain Ellsworth et de 12 hommes d'équipage, le 11 mai de Ny Alesund et arriva en Alaska le 15 mai après un parcours de 5500 km.
Biographie d'Admunsen : http://agora.qc.ca/dossiers/Roald_Amundsen
Le pylône qui servit de point d'amarrage au Norge est toujours là, intact. On imagine fort bien l'excitation de ces hommes au moment de couper les amarres pour s'élancer vers le Nord!
Un peu plus loin se trouve le « camping officiel », à gauche après le pont, précédé de ses toilettes(!). Quelques rennes peu farouches se baladent dans le coin, habitués aux hommes.
Samedi 17/07/10 Nuit paisible au ponton mais réveil en fanfare par l'arrivée quasi simultanée de 2 paquebots! Cette fois la responsable du port vient encaisser la nuitée (300 kr, et encore c'est un « prix d'ami ») La météo annonce des vents du sud pour plusieurs jours et nous préférons ne pas aller plus au nord car le retour serait vraiment long avec le vent dans le pif et l'avion est déjà dans une semaine. La mer est moins hachée que la veille et le bateau bien calé à la gîte taille régulièrement sa route vers le Forlandsundet. Plus loin, nous prenons 2 ris car le vent, sans doute canalisé par le relief, forcit jusqu'à 30 noeuds.. Le paysage est spectaculaire, le relief me fait penser à la Patagonie (que je ne connais pas...encore) Sur des dizaines de miles, les fronts glaciaires se succèdent, austères, hostiles, impressionnants. Après 12h de près, on mouille sur la côte est de Prinz Karl Forland dans la baie de Selvagen, bien abritée de la houle. Ouf!
Dimanche 18/07/10 Petite traversée tranquille jusqu'à Farmhamna de l'autre côté du Forlandsundet. Le vent est tombé et le ciel se dégage en fin de journée. On en profite pour aller se balader à terre. Un coup d'oeil sur le bateau : ça va, le mouillage est calme. Je vois Papi et les enfants qui semblent observer quelque chose. Des rennes! Pas étonnant car ici le paysage est assez bucolique même si nous sommes cernés par les glaciers. Ils sont très curieux et passent et repassent pour mieux nous observer : c'est réciproque et on ne s'en lasse pas. Leur hardiesse nous étonne car tout près d'ici habite une famille de trappeurs qui malheureusement était en vacances (à la voile vers la Norvège continentale) quand nous sommes passés. Je vous invite à aller faire un tour sur leur site (en Norvégien mais avec Google Translate on se débrouille) pour découvrir la vie de ce couple de trappeurs et leurs filles. http://www.farmhamna.no/doku.php?id=start On est seulement mi-juillet et la toundra commence déjà à prendre ses couleurs d'automne.
Le ciel, tourmenté, est superbe!
Lundi 19/07/10 Journée qui ne restera pas dans les annales : pluie, pétole, étape de transition jusqu'à Longyearbyen. Zéro photo!
Mardi 20/07/10 Après une bonne nuit à couple de Cochize, un beau sloop anglo-italien, nous allons faire un tour « en ville » munis de nos sacs à dos pour faire un ravitaillement en produits frais. Ce doit sans doute être le Kebab le plus septentrional de la planète! Nous arpentons la principale rue commerçante de la ville. C'est la porte de la banque!
Les skidoos sont au repos en attendant la neige qui reviendra dès octobre. Attirail du parfait petit Norvégien amoureux de nature.
Longyearbyen n'a pas grand charme même si on y trouve un niveau d'équipements équivalents à des villes beaucoup plus grandes sur la Norvège continentale. Le gouvernement norvégien a toutefois fait le choix de rapatrier sur le continent tous les habitants trop faibles (physiquement ou économiquement) pour se débrouiller seuls. Ainsi, il n'y a aucune infrastructure pour les personnes âgées.
Seule la mine N°7 est encore exploitée (principalement pour chauffer la ville) et la recherche scientifique (il y a même une université « UNIS ») et le tourisme sont en plein essort. Le passé minier resurgit un peu partout sur la côte ouest du Spitzberg avec des « vestiges » qualifiés d'historiques.... Je pense que c'est un argument facile pour éviter aux gouvernement norvégiens et russes d'évacuer leurs cochonneries!
Nous appareillons en début d'après-midi cap à l'est A hauteur de Diabasodden, Papi remarque de curieux « glaçons » isolés : il s'agit en fait de belugas! Ils sont environ une demi-douzaine à longer la côte tranquillement. Nous les suivons, captivés par le spectacle, quand soudain nous talonnons violemment. Nous sommes pourtant assez loin de la côte et la carte ne mentionne pas de cailloux! Le bateau s'arrête net et mon père part le nez en avant contre la barre de maintien de la capote. Branlebas de combat, il pisse le sang : la monture de ses lunettes a entaillé la peau de la base du nez. J'ai beau comprimer longuement, un petit vaisseau continue de saigner... Dire que ça fait 15 ans que je me trimballe à chacun de nos voyages « exotiques » du matériel de suture! Pour cette fois, je ne l'ai pas pris et il faut nous contenter de quelques malheureux stéristrips qui ne collent pas et d'un paquet de kleenex! Pendant que je m'occupe du pif de Papi, les enfants ont affalé la grand-voile, nettoyé le cockpit « ensanglanté » (bon j'exagère un peu!) et vérifient à plusieurs reprises qu'il n'y a pas d'eau dans les fonds. Tout va bien! Pendant ce temps, le vent s'est levé, on l'a dans le pif (c'est le cas de la dire!) tout comme le clapot, très court : du coup on décide d'aller mouiller dans la baie de Skansbukta à l'entrée du Billefjorden. On y arrive en même temps que Flocon de Mer, un OVNI 395 déjà rencontré à Tromso par mon père et Alain. C'est fou le nombre de voiliers français au Spitzberg : c'est vraiment et de loin la nationalité la plus représentée. On passe ensemble au pied d'une falaise couverte d'oiseaux, quel vacarme! On mouille un peu plus loin, à l'abri du vent et du clapot tandis que Flocon de Mer qui est un dériveur, en profite pour aller encore plus au fond, bien à l'abri.
Mercredi 21/07/10 On décolle de bonne heure pour avancer vers le fond du Billefjorden avant que le vent ne forcisse au cours de la journée. En route donc vers Pyramiden, une incroyable ville fantôme russe. On longe quelques montagnes très colorées au pied desquelles on remarque une tente identique à la nôtre! Enfin on reconnaît sans hésitation la forme caractéristique de la montagne qui surplombe la ville de Pyramiden. Cette ancienne ville minière soviétique a compté jusqu'à 1000 habitants en 1990. C'était la 2ème ville minière soviétique (la première, Barentsburg, à l'entrée de l'Isfjord est toujours en activité) La concession est fermée depuis 1998, et il a ensuite fallu attendre 2 ou 3 ans avant que ses habitants soient enfin évacués par un bateau russe, sous la pression internationale. En effet, après de la Perestroika et de la dissolution de l'Union Soviétique en 1991, puis la fermeture de la mine par son propriétaire l'Arktikugol en 1998, les gens de Pyramiden ont été littéralement oublié par le gouvernement russe et totalement abandonnés à leur sort. Ils ont pendant des années survécu grâce à l'aide de la Norvège. Finalement, les russes ont enfin décidé d'évacuer les habitants de Pyramiden, dans l'urgence, si bien qu'en se baladant dans la ville on a souvent l'impression que la vie s'est arrêtée d'un coup, comme après un holocauste nucléaire.
On estime que compte-tenu du climat froid et sec, il faudra au moins 500 ans avant que le fjord ne retrouve son aspect naturel. Ce chiffre me paraît très optimiste quand on considère la quantité de ferraille, béton, machines-outils, produits chimiques accumulée au pied de la Pyramide. La ville est abandonnée depuis 20 ans et seule une poignée d'hommes (4 ou 5) de l'Arktigugol y maintiennent une présence « stratégique ».
Dans ce décor de décadence post-industrielle, on remarque de suite 2 conteneurs rouges vifs posés sur la quai, ils appartiennent à une mission scientifique tchèque. Un peu plus loin 3 conteneurs bleus pimpants abritent des français, chercheurs de fossiles, qui sont là pour quelques semaines : http://caracolexpedition.wordpress.com/tag/pyramiden/page/2/
Nous avons eu la chance de visiter Pyramiden sous le soleil. Je vous laisse imaginer l'impression qu'elle peut donner par mauvais temps!
A peine le bateau laborieusement amarré au quai branlant, Arnaud part en exploration. Nous sommes bien à l'abri du quai, la nuit devrait être calme. C'est vraiment une expérience incroyable de se balader librement dans un tel endroit. L'accès aux bâtiments fermés est interdit (bah oui, n'oublions pas que ce sont des « vestiges ») mais autrement on peut aller partout à sa guise, avec prudence toutefois car tout est un peu déglingué et rien n'est sécurisé bien sûr.
Ici, le propriétaire est toujours-depuis 1931- la Cie Russe Arktikugol dont un représentant viendra nous faire payer 200 kr pour passer la nuit amarré à ce quai délabré...
Le pilote d'un hélicoptère chargé de transporter du matériel pour construire une antenne sur une montagne du coin viendra très gentiment nous recommander de tout bien fixer sur le bateau. La vue en hélico doit être éblouissante. Les vols touristiques sont fort heureusement interdits au Spitzberg mais les Cies minières semblent avoir tous les droits.
Le temps de prendre le repas de midi, les passagers du Polargirl, arrivé peu après nous, ont déjà fini leur petit tour à Pyramiden. Pas de temps à perdre pour ce bateau de croisière qui organise des virées à la journée depuis Longyearbyen.
La ville est à nous!
Premiers pas sur le quai...
1ères bouteilles...
Sur le site de Pyramiden, le sol est complètement pollué entre autres par le charbon. Avec la fonte estivale de la couche superficielle du sol, le terrain devient absolument dégueulasse (c'est pareil à Longyearbyen) et les « conduites de vie » sont bien pratiques pour se déplacer. Ces tunnels de bois acheminaient l'eau, le chauffage et l'électricité dans chacun des bâtiments de la ville. On retrouve d'ailleurs le même système, à plus petite échelle, à Ny Alesund.
On a vraiment regretté de ne pas lire le cyrillique!
Cette maison donne l'impression d'être encore parfois habitée. Grosse rigolade des enfants en découvrant le PQ : un livre de math en russe! Il faut croire qu'après le boulot, les ouvriers avaient encore de l'énergie...
Ce ne sont pas des bouteilles de vodka...
On monte vers l'atelier de (grosse) mécanique. Quel décor de cinéma! Cette maison est fermée, dommage! Si quelqu'un lit le russe...
Dans l'atelier de mécanique:
Un peu plus loin on se dirige vers une sorte de funiculaire qui descendait de la montagne, percée de 60 km de galeries! Des glissements de terrain sabotent peu à peu les installations. Des oiseaux ont pris possession des lieux, on dirait du Hitchcock! Quel vacarme!
Pas de doute cette croix est postérieure à la chute de l'URSS. Ça n'aurait pas plus à ce vieux Lénine... Monumentââle allée.
L'école.
Les maisons d'habitation.
L'hôpital. 20 ans que cet arbre n'a pas été arrosé et il a encore ses feuilles!
Pas frileux!
Il y avait une piscine et même une étable/porcherie.
Tiens voilà l'équipage de Flocon de Mer! Long bavardage sous le soleil pour nous raconter nos aventures réciproques : ces veinards ont vu une ourse polaire et ses 2 petits un peu au Nord du Fjord de la Madeleine. Ils ont pu les accompagner le long de la côte en les suivant en bateau pendant plus de 2 heures, la chance! Ils les ont quittés quand la mère a commencé à montrer des signes d'énervement et d'agressivité. J'apprendrais plus tard que 2 kayakistes ont aussi vu un ours mais de trop près : l'un d'eux s'est fait grièvement blesser à la tête avant que son compagnon ne puisse tuer l'ours. Ils se sont fait attaquer alors qu'ils dormaient dans leur tente, glups!
La petite équipe qui maintient une présence russe occupe le Pyramiden Hotel dont la visite vaut la peine : hauts plafonds à coffrages, couleurs criardes, dorures, atmosphère surchauffée, posters de la « grande époque », « boutique souvenir » avec des poupées russes et des chapkas et à la sortie « art soviétique » pour maintenir le moral des troupes!
C'est paradoxal mais malgré l'impact environnemental désastreux de cette cité abandonnée, on a adoré la visiter. Les enfants au moins autant que nous les adultes alors qu'ils n'ont que des notions très floues de guerre froide et d'équilibre est-ouest. Depuis la Perestroïka, l'accès de Pyramiden (et de Barentsburg, encore en activité) est libre, tout simplement.
Superbe lumière en fin de journée.
Jeudi 22/07/10 Nuit calme à quai, Flocon de Mer n'est plus là ce matin. On le retrouve mouillé devant le Nordenskiöldbreen dans la baie en face de Pyramiden : la houle s'est levée au petit matin et le côté exposé du quai est vite devenu intenable. Ils ont terminé leur « nuit » devant ce glacier. Nous mouillons à notre tour et débarquons pour nous dégourdir un peu les jambes : l'endroit est très austère et n'invite pas vraiment à la balade d'autant que la marche dans la moraine instable n'est pas facile. Voilà qu'il se met à pleuvioter, retour au bateau... Peu à peu la quantité de glaçons flottant à la surface de l'eau augmente et nous préférons retourner dormir à Skansbukta car même s'ils ne sont pas bien gros, ça fait un bruit terrible quand ils viennent frotter la coque.
Vendredi 23/07/10 En route vers le fond du Tempelfjord et le Von Postbreen. La géologie du Tempelfjord est assez spectaculaire avec ses pentes ravinées par l'érosion. On approche le glacier de Von Postbreen qui ressemble à une belle piste bleue. Avec plus de temps, j'aurais bien aimé débarquer sur cette petite langue morainique. Le fond remonte rapidement : demi-tour! On trouve un joli mouillage dans une baie à l'entrée du Tempelfjord sur sa côte nord. On rencontre 3 norvégiens venus en zodiac depuis Longyearbyen passer le WE. Il y a une ou deux cabanes dont les fenêtres sont protégées des ours polaires par des barbelés et de longues pointes dépassant vers l'extérieur! Ici aussi on rencontre des rennes.
Samedi 24/07/10 On retrouve Longyearbyen en fin d'après-midi. Il y a « un monde fou » au port, plein de Français encore une fois. C'est le WE et le moment de changer d'équipage pour les bateaux-charters. Douche, bagages, bavardages...
Dimanche 25/07/10 Lever de bonne heure pour attendre le bus qui nous emmène à l'aéroport. Petit aéroport très convivial. Pas mal de monde, principalement des croisiéristes.
Décollage à 8h, arrivée à Nancy 12h plus tard. Des images plein la tête et une énorme envie d'y retourner avec Fred le plus vite possible! Dans quelques heures Thienan et François vont retrouver mon père pour redescendre vers les Lofoten. Le Papy Boom et son capitaine regagneront Quiberon fin septembre, en pleine forme, après 4mois et demi de mer et 6000 miles. Une belle aventure!
Bonjour,
Je suis en train de préparer un itinéraire pour la Norvège l'été prochain en fourgon aménagé.
Je me pose une question sur les temps de trajet donnés par Google: incluent-ils une estimation du temps d'attente et de passage en ferry? Voici un exemple: pour un trajet Bratland-Nesna-Bronnosund-Kongsmoen Google me dit 328km et 7h de route. Faut il rajouter les attentes de ferry et les traversées ( j'ai tendance à suspecter cela) ou cela vous parait inclus? Je n'arrive pas du tout à m'en rendre compte.
Merci d'avance
Bonjour,
J'envisage donc d'effectuer plus précisément Angers(Loire à Vélo)-Nantes-Roscoff... traverser l'Irlande, l'Ecosse jusqu'aux Iles Shetland, et la Norvège jusqu'au Cap Nord pour un retour en avion, a priori, faute de temps imparti.
L'idée est de réaliser cela l'été prochain et de peaufiner le voyage au maximum, notamment pour essayer d'obtenir des subventions.
Je cherche donc: - des infos sur les itinéraires: balisage, état des routes, cartes, temps nécessaire... bref, toute la logistique du voyage - des infos sur les subventions envisageables que ça soit pour obtenir du matériel, rentabiliser les tonnes de photos prises (ayant déjà vadrouillé en Norvège notamment, j'ai du matériel pour attester de la qualité des photos), en produisant un carnet de route ou d'autres astuces? sans tomber dans le pseudo-humanitaire bidon !
D'après mes "savants calculs fait à la louche", cela représente environ 5000 km, au rythme en moyenne de 100 km/jour qui me semble abordable, cela fait.... 50 jours... donc bien 2 mois avec les 4 traversées en bateau, sans compter les divers arrêts le long du trajet.
PS: J'ai déjà regardé les sites de non-information type ecf.com où la documentation est bien pauvre en dehors de l'EV6 et trouvé une carte du réseau général. Je cherche plus quelque chose s'approchant du topoguideduroutardàvélo.
J'envisage donc d'effectuer plus précisément Angers(Loire à Vélo)-Nantes-Roscoff... traverser l'Irlande, l'Ecosse jusqu'aux Iles Shetland, et la Norvège jusqu'au Cap Nord pour un retour en avion, a priori, faute de temps imparti.
L'idée est de réaliser cela l'été prochain et de peaufiner le voyage au maximum, notamment pour essayer d'obtenir des subventions.
Je cherche donc: - des infos sur les itinéraires: balisage, état des routes, cartes, temps nécessaire... bref, toute la logistique du voyage - des infos sur les subventions envisageables que ça soit pour obtenir du matériel, rentabiliser les tonnes de photos prises (ayant déjà vadrouillé en Norvège notamment, j'ai du matériel pour attester de la qualité des photos), en produisant un carnet de route ou d'autres astuces? sans tomber dans le pseudo-humanitaire bidon !
D'après mes "savants calculs fait à la louche", cela représente environ 5000 km, au rythme en moyenne de 100 km/jour qui me semble abordable, cela fait.... 50 jours... donc bien 2 mois avec les 4 traversées en bateau, sans compter les divers arrêts le long du trajet.
PS: J'ai déjà regardé les sites de non-information type ecf.com où la documentation est bien pauvre en dehors de l'EV6 et trouvé une carte du réseau général. Je cherche plus quelque chose s'approchant du topoguideduroutardàvélo.
Avec 3 couples d'amis nous avons réservé cette magnifique croisière au départ de Hambourg.
Çà va être une belle aventure jusqu'au Cap Nord, un rêve...
Pour se rendre au port, on ne sait pas encore si ce sera en voiture ou en avion.
Ce forum nous permettra d'échanger avec des personnes qui ont déjà fait ce circuit.
Bienvenue
Maghnia et René


Bonjour,
voilà, mon homme et moi sommes parents de trois enfants de 5, 10 et 12 ans. nous avons un budget minuscule... pour ne pas dire pas de budget du tout ! et je rêve d'emmener ma petite famille en vacances en août prochain. j'hésite entre l'Ecosse ou l'Irlande (ce qui serait super pour aider mon ainé à améliorer son anglais) et la Norvège que j'adore. Je me pose plein de questions. D'abord, est-il nécessaire de tout réserver avant de partir et donc de tout planifier : ferries, hôtels... ensuite, quelle serait la formule la plus économique pour 5 personnes ? déjà, hors de question de partir de la région Lyonnaise directement avec notre vieille voiture. alors louer un camping car ici ? prendre l'avion jusqu'à Londres, Dublin ou Oslo et louer sur place ? ou alors partir en train, à l'aventure, sans rien plannifier. est-ce-que quelqu'un a déjà fait ça avec des enfants ? bref, que feriez vous à ma place ? sachant que si j'arrive à mettre 2000 € de côté d'ici août, ce sera bysance !
Bonjour,
Je cherche des personnes qui ont fait la croisiere au départ d'Hambourg vers les fjords norvégiens, afin de partager leur expérience.
Merci pour vos réponses
Bonjour
J'envisage de partir à vélo en Avril 2014 depuis l'Alsace. Je commence à rassembler le matériel nécessaire. Je sais très bien que je vais souvent rouler sous la pluie. Pourrais-je avoir des informations sur les vêtements à prendre. Je ne sais pas quels gants et veste acheter ? Le gore-tex ou autre matière de ce genre, est- il vraiment nécessaire et efficace ? Merci pour votre expérience et vos "tuyaux" lol Christophe
J'envisage de partir à vélo en Avril 2014 depuis l'Alsace. Je commence à rassembler le matériel nécessaire. Je sais très bien que je vais souvent rouler sous la pluie. Pourrais-je avoir des informations sur les vêtements à prendre. Je ne sais pas quels gants et veste acheter ? Le gore-tex ou autre matière de ce genre, est- il vraiment nécessaire et efficace ? Merci pour votre expérience et vos "tuyaux" lol Christophe
Bonjour à tous,
Je vais faire une croisière avec Costa en juin 2010 et, pour l'escale à Bergen - Norvège -, je n'ai pas pris d'excursion proposée, mais j'envisage plutôt un petit tour dans Bergen en "libre". Est-ce un bon choix, c'est à dire, le stationnement du bateau est-il loin de la ville ou suffisement proche pour se faire à pied dans le temps d'escale disponible. Google maps ne m'a pas été d'un grand secours. Alors si certains ou certaines peuvent me répondre, par avance merci. Jean-Michel
Je vais faire une croisière avec Costa en juin 2010 et, pour l'escale à Bergen - Norvège -, je n'ai pas pris d'excursion proposée, mais j'envisage plutôt un petit tour dans Bergen en "libre". Est-ce un bon choix, c'est à dire, le stationnement du bateau est-il loin de la ville ou suffisement proche pour se faire à pied dans le temps d'escale disponible. Google maps ne m'a pas été d'un grand secours. Alors si certains ou certaines peuvent me répondre, par avance merci. Jean-Michel
Bonjour,
toujours en train de planifier mon tour d'europe en pouce, j'aurais souhaité avoir quelques informations sur les traversées entre Newcastle(angleterre) et Bergen(norvège), ainsi que Stockholm(suède)-Gdansk (pologne) (prix, sites, résevation?, durée, etc..)
merci beaucoup!!!
Salut salut, de retour d'Islande, déjà une idée trotte dans notre tête: atteindre le Nord du Nord de la Norvège, la ville du Cap Nord.
Alors rien est sûr, mais si les gens qui ont déjà tenté cette aventure pouvaient nous faire partager leurs informations:
dans le genre: est-ce faisable, est ce reellement cher (apparemment le coût d'accès via un tunnel l'est), les conditions climatiques (par exemple, pire qu'en Islande, avec un vent qui vous stoppe en descente???), enneigement conséuent ou non, les possibilités de ravitaillement, et autres info diverses (risque de croiser des mammouths, ou autres petites bêtes dans le même genre)
Merci d'avance
Merci d'avance
Bjr,
Je découvre ce forum,
Je projette un séjour vers le cap Nord avec mon CC profilé, je recherche les incontournables et surtout les meilleurs conseils pour découvrir ce pays, en particulier la meilleure saison.
( les bons plans sont bienvenus : pour s'y rendre, sites insolites à découvrir, ce qu'il faut éviter...mais aussi ce qu'il ne faut pas rater)
Merci à vous,
Durée du voyage souple en fonction des éléments recueillis ( entre 3 et 5 semaines)
Et de grâce les donneurs de leçons sont dispensés de répondre... ceux qui ne veulent pas aider prétextant que tout a déjà été dit... je n'attends que les réponses des passionnés du pays capables de me donner envie ! JMP3
Et de grâce les donneurs de leçons sont dispensés de répondre... ceux qui ne veulent pas aider prétextant que tout a déjà été dit... je n'attends que les réponses des passionnés du pays capables de me donner envie ! JMP3
Bonjour,
Pour notre voyage de noces, nous souhaitons faire un road trip dans les pays scandinave mais aussi, et surtout, une mini croisière afin de découvrir les fjords.
J'ai donc effectué un tas de recherches infructueuse sur le net.
Voici nos souhaits:
Durée de 3 à 5 jours Taille de bateau réduite (nous ne voullons pas un bateau avec 2000 "vieux touristes") Départ et retour du bateau depuis un port du nord, allemand, danois, suédois, ... Pas contre un voilier Je ne vais dire que je me fou du prix mais étant donné que je compte ne me marrier qu'une fois, je souhaite faire quelques chose de mémorable...
Pour notre voyage de noces, nous souhaitons faire un road trip dans les pays scandinave mais aussi, et surtout, une mini croisière afin de découvrir les fjords.
J'ai donc effectué un tas de recherches infructueuse sur le net.
Voici nos souhaits:
Durée de 3 à 5 jours Taille de bateau réduite (nous ne voullons pas un bateau avec 2000 "vieux touristes") Départ et retour du bateau depuis un port du nord, allemand, danois, suédois, ... Pas contre un voilier Je ne vais dire que je me fou du prix mais étant donné que je compte ne me marrier qu'une fois, je souhaite faire quelques chose de mémorable...
Bonjour
Nous avons l'idée de partir en norvege avec un combi t3 depuis Strasbourg. Ça roule à 90 km/h Max. Objectif : 3 semaines, monter jusqu'au Lofoten, puis redescendre par les fjords.
Est ce que cela vous semble jouable dans le délai prévu ? (Nous sommes de bons rouleurs, mais ur place on veut profiter quand même).
Merci d'avance !!!!
Elodie.
Nous avons l'idée de partir en norvege avec un combi t3 depuis Strasbourg. Ça roule à 90 km/h Max. Objectif : 3 semaines, monter jusqu'au Lofoten, puis redescendre par les fjords.
Est ce que cela vous semble jouable dans le délai prévu ? (Nous sommes de bons rouleurs, mais ur place on veut profiter quand même).
Merci d'avance !!!!
Elodie.
Bonjour,
j'aimerais avoir un avis de voyageurs qui ont fait ces deux pays car j'hésite encore les deux pays sont très beaux et intéressants, les deux ont des paysages magnifiques que me conseillez-vous ?
Merci d'avance pour vos réponses
Bonjour à tous,
Et bien voilà, l’heure du retour a sonné, c’est donc le moment de partager les 3 semaines que nous avons passées en Norvège cette année 🙂

Allez en vrac, quelques précisions avant d'embarquer pour de bon !
Qui : Mon mari, moi et notre fille qui a fêté ses 8 ans pendant le voyage
Quand : Du 5 au 28 juillet 2019, 3 semaines complètes sur place
Quoi : Un aller « simple » de Oslo jusqu’à Tromso, avec au menu des fjords, les îles Lofoten et tellement d’autres choses ! Comme il faut bien faire des choix, et parce le pays est grand, nous avons dû exclure le sud autour de Stavanger (on pensait aussi que les randos du coin seraient trop dures pour nous). On a aussi choisi de ne pas aller jusqu’à Bergen. Notre objectif était de pouvoir passer du temps dans les îles du Nord.
Le trajet jusqu'à Bodo :

Le trajet des Lofoten à Tromso

Comment : En camping car, ce choix, même si économiquement parlant n’est pas donné, est vraiment idéal pour ce pays, par sa facilité de faire du camping sauvage notamment, et ainsi de pouvoir adapter son parcours très facilement en fonction de la météo, et de ses envies. Je recommande à 200%. C’était une première pour nous et nous avons adoré. Pouvoir patienter au chaud, en cas d’averse, où se doucher après une bonne rando, etc, bref très très pratique !! Bon par contre attention, nous avons quand même eu des galères. La batterie annexe (qui alimente l’arrière) a claqué, obligé de trouver un garage pour nous la changer. Et là plus grosse galère, sur une route étroite, j’ai explosé le rétro en croisant un autre camping car 🏴☠️
Budget : Oh là, vaste sujet ! Pour être honnête, je n’ai pas fait le total… parce que je n’en avais pas envie… Tout coûte plus cher évidemment… Au supermarché par exemple. Du coup je n’ai pas voulu calculer, ce sont les vacances, on était pas là pour compter chaque centime même si évidemment on ne roule pas sur l’or ! Les ferrys courant assez cher, notamment avec un camping car, mais pas vraiment le choix… Beaucoup de route à péage aussi. Enfin quand on va là bas, il faut s’attendre à sortir le porte monnaie !!!
La météo : On ne savait pas trop à quoi s’attendre avant de partir, ou plutôt on s’attendait à du mauvais temps. Très bonne surprise, nous avons eu quasiment que du beau temps, un peu plus perturbé sur la fin mais franchement très peu de pluie. Du coup les chemins de rando étaient très peu (pas ?) boueux. Sinon effectivement ça doit quand même être galère et très très glissant ! Niveau température on a également été gâté. Ça a oscillé plutôt entre 15 et 21. Dis comme ça, ça fait frais. Mais franchement, avec le soleil ça chauffe bien et c’est suffisant pour être en short et en teeshirt quasiment en permanence, ce que je ne pensais pas avant le départ. Par contre la température est glaciale. L’océan glacial arctique porte bien son nom !! On a eu du mal à rester les pieds dans l’eau, pourtant avec de telles plages aux eaux turquoises, ça faisait envie !!!
Quelques astuces pour la préparation :
Pour le camping sauvage : utiliser Park4night, l’appli est géniale pour indiquer des coins, et partager nos découvertes. Nous n’aurions jamais osé nous aventurer sur certaines routes ou chemins.
Pour les randos : Pas toujours simple de trouver des randos dans les fjords, disons accessibles en dénivelé, difficultés, et temps. On a quand même réussi à en trouver avec les blogs et sites d’office de tourisme. Mais nous avons surtout privilégie la rando dans les îles Lofoten, grâce au site rando-lofoten mais aussi 68north et outt. Sans surprise le niveau est assez relevé. Mais en prenant des « faciles » on s’en est sorti sans être super entraînés et on a vu des points de vue fantastiques !
Alors ne tardons plus et hop c'est parti, suivez moi !
Pour ceux qui veulent la version "qui bouge", retrouvez la vidéo ici, à la page 3 : https://voyageforum.com/v.f?post=9817074;live=1;#9817074
Et bien voilà, l’heure du retour a sonné, c’est donc le moment de partager les 3 semaines que nous avons passées en Norvège cette année 🙂

Allez en vrac, quelques précisions avant d'embarquer pour de bon !
Qui : Mon mari, moi et notre fille qui a fêté ses 8 ans pendant le voyage
Quand : Du 5 au 28 juillet 2019, 3 semaines complètes sur place
Quoi : Un aller « simple » de Oslo jusqu’à Tromso, avec au menu des fjords, les îles Lofoten et tellement d’autres choses ! Comme il faut bien faire des choix, et parce le pays est grand, nous avons dû exclure le sud autour de Stavanger (on pensait aussi que les randos du coin seraient trop dures pour nous). On a aussi choisi de ne pas aller jusqu’à Bergen. Notre objectif était de pouvoir passer du temps dans les îles du Nord.
Le trajet jusqu'à Bodo :

Le trajet des Lofoten à Tromso

Comment : En camping car, ce choix, même si économiquement parlant n’est pas donné, est vraiment idéal pour ce pays, par sa facilité de faire du camping sauvage notamment, et ainsi de pouvoir adapter son parcours très facilement en fonction de la météo, et de ses envies. Je recommande à 200%. C’était une première pour nous et nous avons adoré. Pouvoir patienter au chaud, en cas d’averse, où se doucher après une bonne rando, etc, bref très très pratique !! Bon par contre attention, nous avons quand même eu des galères. La batterie annexe (qui alimente l’arrière) a claqué, obligé de trouver un garage pour nous la changer. Et là plus grosse galère, sur une route étroite, j’ai explosé le rétro en croisant un autre camping car 🏴☠️
Budget : Oh là, vaste sujet ! Pour être honnête, je n’ai pas fait le total… parce que je n’en avais pas envie… Tout coûte plus cher évidemment… Au supermarché par exemple. Du coup je n’ai pas voulu calculer, ce sont les vacances, on était pas là pour compter chaque centime même si évidemment on ne roule pas sur l’or ! Les ferrys courant assez cher, notamment avec un camping car, mais pas vraiment le choix… Beaucoup de route à péage aussi. Enfin quand on va là bas, il faut s’attendre à sortir le porte monnaie !!!
La météo : On ne savait pas trop à quoi s’attendre avant de partir, ou plutôt on s’attendait à du mauvais temps. Très bonne surprise, nous avons eu quasiment que du beau temps, un peu plus perturbé sur la fin mais franchement très peu de pluie. Du coup les chemins de rando étaient très peu (pas ?) boueux. Sinon effectivement ça doit quand même être galère et très très glissant ! Niveau température on a également été gâté. Ça a oscillé plutôt entre 15 et 21. Dis comme ça, ça fait frais. Mais franchement, avec le soleil ça chauffe bien et c’est suffisant pour être en short et en teeshirt quasiment en permanence, ce que je ne pensais pas avant le départ. Par contre la température est glaciale. L’océan glacial arctique porte bien son nom !! On a eu du mal à rester les pieds dans l’eau, pourtant avec de telles plages aux eaux turquoises, ça faisait envie !!!
Quelques astuces pour la préparation :
Pour le camping sauvage : utiliser Park4night, l’appli est géniale pour indiquer des coins, et partager nos découvertes. Nous n’aurions jamais osé nous aventurer sur certaines routes ou chemins.
Pour les randos : Pas toujours simple de trouver des randos dans les fjords, disons accessibles en dénivelé, difficultés, et temps. On a quand même réussi à en trouver avec les blogs et sites d’office de tourisme. Mais nous avons surtout privilégie la rando dans les îles Lofoten, grâce au site rando-lofoten mais aussi 68north et outt. Sans surprise le niveau est assez relevé. Mais en prenant des « faciles » on s’en est sorti sans être super entraînés et on a vu des points de vue fantastiques !
Alors ne tardons plus et hop c'est parti, suivez moi !
Pour ceux qui veulent la version "qui bouge", retrouvez la vidéo ici, à la page 3 : https://voyageforum.com/v.f?post=9817074;live=1;#9817074
Bonjour à toutes et tous,
Qui peut-me conseiller sur la meilleur option pour un retour en FRANCE, depuis le CAP-NORD en NORVEGE?
Revenir par la SUEDE ou la FINLANDE en vélo?
Bien cordialement
Didouche
Qui peut-me conseiller sur la meilleur option pour un retour en FRANCE, depuis le CAP-NORD en NORVEGE?
Revenir par la SUEDE ou la FINLANDE en vélo?
Bien cordialement
Didouche
Bonjour,
Nous ferons en juin 2013 une croisière avec le Celebrity Infinity de 11 jours qui nous mènera de Harwich en Angleterre en Islande, en passant par les îles Faroé, puis dans les fjords de Norvège. Si vous avez déjà fait une croisière semblable ou connaissez l'un ou l'autre des ports où nous arrêterons, je serais heureux de lire vos commentaires et conseils principalement en ce qui concerne les excursions, qu'est-ce qu'il faut voir selon vous et est-ce possible (facile) de s'organiser sur place ? Voici plus précisément les endroits où nous arrêterons : Harwich (départ), Torshavn (île Faroé), Reykjavik (Islande), Akureyri (Islande), Geiranger (Norvège), Bergen (Norvège). Les escales sont en général assez courtes sauf à Rejkavik où nous y passerons une nuit et près de deux jours.
Avez-vous des conseils sur la meilleure façon pour se rendre au port d'Harwich depuis Londres? Nous pensons prendre le train, mais peut-être y a-t-il d'autres options ou des choses qu'il serait bien de savoir.
Merci de nous faire partager vos expériences qui nous aideront à faire un plus merveilleux voyage...
Marc










