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Tour du Dhaulagiri
Je publie aujourd'hui mon livre de bord concernant le trek du tour du Dhaulagiri en espérant qu'il puisse contribuer à la préparation de nouvelles aventures comme nous avons nous même été aidés au travers de ce forum. Le même texte avec les photos se trouve sur mon site (jeanfrancoisdeleval.com) Trek du Tour du Dhaulagiri

De Darbang à Marpha

Du 4 au 19 octobre 2013

Notre objectif:

Ce trek est en préparation depuis 2001, lorsque je descendais de Jomsom à Gorepani pour remonter pour la première fois vers le sanctuaire des Annapurna. Il y a 12 ans, l’imposante masse du Dhaulagiri faisant face aux profils dentelés des Annapurna, espacé par la vallée la plus profonde du monde, donnait des envies d’escapade : sortir des sentiers battus, déjà bien occupés. C’est un palier technique intéressant puisque la randonnée exige une plus grande autonomie que celle vécues au cours des précédents treks (Milam en octobre 2012 et Makalu inachevé en avril 2013), des bivouacs au-dessus de 5000m et la nécessité de chauffer l’eau avec un autre combustible que le bois.

Nous prévoyons d’effectuer le tour du Dhaulagiri en solo à partir du point terminal de la route, Darbang, puis, forts de notre acclimatation à l’altitude, rejoindre de l’autre côté de la vallée, le lac Tilicho – le lac le « plus haut » du monde, par le col du Mesokanto.

Préparation: Après les avatars du mois d’avril dans la région du Makalu (col bloqué par la neige), nous avons pris la résolution de partir à l’automne pour bénéficier des conditions météo les plus clémentes : la mousson d’été doit être passée et le froid hivernal en altitude être à venir.

Trajet : Nous préparons le trajet et les étapes à la lecture attentive du récit de Sébastien et Fabienne, 3 ans auparavant (http://www.blankpage.fr/voyages-et-treks/tour-du-dhaulagiri/)

Nous reportons leur trajet sur Google Earth et dans le GPS. Il sera la base de nos indications GPS.

Situation Sacs à dos: Nous prévoyons 7 jours d’autonomie en nourriture, soit 7 à 8 kg composés de jambon sec, saucisson, semoule, pain type wasa, comté, muesli, lait lyophilisé, chocolat, fruits secs, barres de céréales, palets bretons. La spiruline fait son entrée pour être testée (500g) : nous manquons toujours de vitamines en altitude et nous sommes rapidement en manque de fruits. Nous verrons si la cure comble ce manque.

Chaussures : LOWA - Tibet pro gtx

Sacs à dos : Osprey exos 58, Gregory Wander 70

Tente : Vaudé Power Lizard SUL 2 places

Réchaud : MSR XGK EX avec 900ml d’essence achetée à Pokhara

Matelas: Thermarest Néoair XLIT

Sacs de couchage: Valandré Bloody Mary

On embarque aussi 2 panchos qui serviront l’un à recouvrir les sacs à dos qui restent dehors la nuit et à protéger le sol de la tente légère mais fragile.

Je porte au départ 18kg en tout, avec l'essence et l'eau et Sylvie environ 14kg.

Accès: Nous avons pris un vol Malaysia, le moins cher au moment de l’achat mais qui fait faire un bon détour par Kuala Lumpur. C’est une bonne compagnie mais le voyage est un peu long à l’aller.

J1 :A Kathmandu, nous prenons nos TIMS et droits d’entrée dans le parc des Annapurna.

J2 : Bus Tourist de Kathmandu à Pokhara (faute d’avoir réservé, nous avons été serrés à côté du chauffeur). A Pokhara, l'apparition soudaine et irrélle du Macchapucchare, montagne sacrée, n'est pas pour nous rassurer. La mousson est bien toujours ancrée sur les himalaya alors qu'elle devait s'être évanouie depuis plusieurs semaines..

J3 : Bus de Pokhara à Beni à 7h le matin puis bus de Beni à Darbang. La route est effondrée vers Bablyachaur, nécessitant un changement de véhicule.

Agenda :

Altitude à l’étape

Altitude en fonction de la distance

Le trek au jour le jour

1er jour : De Darbang à Dharapani en 3 heures

Nous avons récupéré du voyage avec une bonne nuit. Le ciel est gris au réveil et une pluie fine tapisse les rues de Darbang. J’ai perdu mon kway dans le dernier bus hier après midi et la police m’avait promis de tout mettre en œuvre pour le récupérer alors que le bus était déjà reparti. Après un petit déjeuner copieux (milk tea, chapatis, omelette) la police nous fait prévenir que le Kway a été retrouvé ! Il nous sera très utile, précieux même, dans les jours qui suivent…

C’est une petite étape pour se mettre en jambes. Les sacs sont lourds et nous craignons les lombalgies… La pluie se tarit avant que nous ne sortions de Darbang. Il faut dés le départ, vers 10heures, longer la rive gauche de la Lyagdi khola. Nous longerons cette rivière jusqu’à sa source. Il fait bon, un peu plus de 20°C, et nous marchons sans difficulté sur un chemin bien tracé avec parfois déjà quelques éboulis.

Nous arrivons vers 13h et l’accueil est chaleureux à Dharapani. Nous profitons du soleil l’après midi pour la toilette et la lessive en compagnie des villageoises. Nous nous promenons dans ce beau village où poussent dans les jardins de grandes touffes de cannabis.

2ème jour : De Dharapani à Muri en 7 heures

Le temps reste gris mais il ne pleut pas. Après une première montée jusqu’à 1868m, nous descendons dans les rizières par des chemins gadouilleux pour éviter le détour par Phaliyagaon. Après la traversée d’un affluent, nous nous dirigeons vers une chute d’eau où nous prenons une douche délassante. Le chemin continue à monter sur le nouveau versant pour donner sur Muri à une altitude identique au point culminant de la journée.

Nous cherchons une maison hôte alors que la pluie commence à tomber. Après quelques hésitations, les villageois nous ouvrent une pièce sommaire mais propre et rapporte un lit d’on ne sait où. Nous sommes la curiosité des enfants et nous en profitons pour faire quelques photos. Le traditionnel dalbath nous sera servi le soir. Nous payons 1000Rs la chambre, les diner et petit déjeuner (chapatis, milk tea et omelettes)

3ème jour : De Muri à Boghara en 9 heures

Nous marchons à notre rythme, c'est-à-dire bien doucement. Le Dhaulagiri s’est dévoilé ce matin comme pour nous motiver.

Le temps reste doux et nous continuons à nous frayer dans les rizières. Le chemin disparait parfois complètement et nous nous embarquons dans une mauvaise direction. Le GPS indique bien un écart par rapport à l’itinéraire mais nous ne trouvons pas le bon chemin. Un paysan nous indique un pont en contre bas : nous sommes partis vers une vallée latérale… Nous le rejoignons en coupant à travers champs. Il nous faut parfois sauter prudemment les murets séparant les terrasses. Nous nous sommes mal engagés en commettant une telle erreur dans une région encore fort habitée… Qu’en aurait-il été à 5000m ? Cela nous inquiète.

Nous traversons de petits hameaux jusqu’à Naura. Nous y déjeunons dans une ferme accueillante après 4 heures de marche. Le soleil est toujours présent par intermittence. On nous indique qu’il faut 3 heures pour rejoindre Boghara.

Nous en mettrons près de 5 sur un chemin magnifique et vertigineux. La montée est rude sur 600m de dénivelé. Le temps est plus ensoleillé qu’hier mais nous voyons un bel arc-en-ciel sur le versant opposé.

Boghara est un beau village niché dans les rizières à 2000m d’altitude. La première maison nous offre l’hospitalité. Une poule couveuse est installée avec nous et défend son territoire. Nous nous battons avec une vache qui ne veut pas céder sa place au seul point d’eau pour faire nos toilettes et lessives .

Les enfants nombreux dans la maison font leurs devoirs avant le repas du soir.

4ème jour : de Boghara à Dobang en 9 heures Nous négocions gentiment avec le propriétaire qui nous demande 1750Rs dont 600Rs pour la chambre, aussi cher qu’à Kathmandu. C’est la preuve qu’il faut toujours demander les prix avant de s’installer…

Mais le ciel est totalement bleu ce matin et c’est bon pour le moral.

Montées et descentes nous épuisent et nous sommes heureux d’arriver à Phylankos kharka, une hutte où une femme nous prépare avec une grande gentillesse des nouilles chinoises qu’elle cuit avec des herbes délicieuses cueillies dans son jardin.

Un vieil homme qui vit avec elle nous indique qu’il faut 2.5 heures pour atteindre Dobang. Nous n’en mettrons que 3. Pas si mal !

Mais nous commençons à fatiguer en nous enfonçant dans une forêt humide, boueuse et tropicale. Dobang est une clairière sans activité agricole apparente. On nous propose une pièce au même prix que l’emplacement de la tente (400Rs). Nous choisissons la pièce pour gagner le temps du démontage demain matin. Le dalbath est à 300Rs, prix raisonnable à cette altitude. Nous passons une bonne soirée avec des convives un peu éméchés à l’alcool local.

5ème jour : De Dobang à Chauribang en 6 :30 heures

C’est une journée à marcher dans la boue et dans la forêt humide et tiède. Les passages difficiles se multiplient. Nous avançons en prenant bien garde de ne pas faire de faux pas. Nous avons tout notre temps. Nous nous arrêtons à 13h40 à Chauribang qui marque la fin de la forêt alors que nous avions prévu de monter jusqu’au camp des Italiens. Il reste théoriquement 3 heures et nous craignons autrement d’y arriver à la nuit tombée.

Nous nous installons à côté d’une cabane où on nous préparera l’éternel dalbath. Nous économisons ainsi nos provisions. Il est possible de s’installer sous un toit et sur la paille mais nous préférons tester nos équipements avant d’être dans des conditions plus difficiles, en particulier le réchaud. Il fonctionne parfaitement.

Le toilette se fait dans un torrent un peu chargé de terre car nous ne trouvons le filet d’eau de source (à l’entrée du site pourtant) qu’après quelques pérégrinations.6ème jour : De Chauribang au camp des Italiens en 4 heuresIl a plu une bonne partie de la nuit mais le ciel est bleu au réveil. C’est ce qui compte ! Nous rangeons la tente mouillée et les sacs de couchage humides.

Je commence la cure de spiruline ce matin (3 cuillères à soupe avec le thé). Dalbath le soir et chapati à la confiture d’orange au petit déjeuner ! Royal ! 1300Rs pour l’emplacement, diner et petit déjeuner.

Bien nous en a pris de nous arrêter à Chauribang ! Le chemin devient chaotique à la sortie de la forêt et sur la moraine. En fait, il n’y a bientôt plus de chemin car il a été emporté par une avalanche sur plusieurs centaines de mètres. (il y a deux mois nous dira-t-on au camp des Italiens). La progression s’apparente à de l’escalade à certains endroits. Nous devons même creuser dans la glace pour nous hisser dans un passage difficile.

Nous rencontrons les premiers trekkeurs depuis Dharapani. Ils arrivent en sens inverse alors que nous cherchons un passage pour traverser un torrent impétueux. Ils ont eu du beau temps en haut et cela nous rassure.

Nous nous égarons un peu dans les éboulis de l’avalanche avant de trouver l’extrémité du chemin. Un vieux short abandonné par terre était censé donner la direction à prendre…

Le Dhaulagiri se découvre majestueusement sur le côté. Nous nous en sommes bien rapprochés depuis la dernière fois que nous l’avons aperçu de Muri. Ca nous donne du courage pour continuer la montée !

En arrivant au camp des Italiens, une migraine légère s’est installée. Je prends du Dafalgan sans effet puis de l’Ibuprofène bien plus efficace. Nous sommes surpris d’y trouver deux groupes de trekkeurs avec leurs guides et porteurs. Ils font bien le tour en dans le même sens que nous et pourtant nous ne les avons pas vu dans la montée. Mystère. Ils marchent forcément plus vite que nous.

Le bain dans le torrent à côté du camp et le séchage au soleil sont un vrai moment de bonheur.

Les gérants du camp proposent un menu varié avec notamment d’excellents spaghetti, hasard ou volonté d’être à la hauteur du nom du lieu ? C’est encore une économie pour nos réserves et nous en profitons sans vergogne !

Le brouillard tombe avec la nuit et nous entendons de nombreuses avalanches qui nous mettent dans l’ambiance de la haute montagne. Il y en a tant qu’on pourrait croire qu’un orage se développe au dessus de nous.

7ème jour : Journée d’acclimatation au camp de base des Italiens

Il fait bon, 8°C entre les deux toits de la tente au réveil vers 6h. Le ciel est radieux et le panorama magnifique autour du camp. Nous sommes vraiment au pied du Dhaulagiri. C’est la première fois que nous nous rapprochons autant d’un tel monstre.

Les groupes sont partis vers le camp des Japonais lorsque nous revenons de la lessive. J’en profite pour installer une table et deux fauteuils pour notre confort avant l’arrivée d’éventuels nouveaux groupes…

Lors d’une promenade de reconnaissance, nous les voyons tels une colonie de fourmis à la queue leu leu en train de monter une énorme moraine en contre bas. Sylvie s’inquiète de la difficulté. Il est vrai que cette portion du trek est réputée difficile et dangereuse.

Quatre néozélandais et leurs porteurs et guides ainsi que deux jeunes tchèques autonomes se sont installés dans l’après midi.

Le ciel se couvre progressivement dans la soirée et la pluie se met à tomber dans la nuit.

8ème jour : Jour forcé d’acclimatation au camp des Italiens La pluie fine tombe toujours au réveil. Nous prenons notre petit déjeuner à 6 :30h comme nous l’avions commandé la veille en vue d’un départ vers 7:30h. Mais il continue de pleuvoir et le ciel est totalement bouché. On nous déconseille de partir. Les néozélandais décident, eux, de tenter leur chance. Nous restons avec les tchèques. La journée s’écoule avec lenteur sous la pluie. Les parties de Rummy* dans la tente font passer le temps.

*Sylvie a créé un jeu de Rummy cube (Okey en turc, car c'est là que nous l'avons découvert) avec des petits carrés de papier qui se rangent précieusement dans une boîte de Tictacs. Nous l'avons appelé, avec raison probablement, "le plus petit rummy du monde". Mine de rien, il a achevé avec succés son 3ème trek 9ème jour : du camp des Italiens au camp des Japonais en 6:30h

La température est tombée cette nuit à 0°C à l’extérieur. Le ciel s’est dégagé par la même occasion. Nous payons 7700Rs pour nos 2.5 jours. Nous retrouvons notre chemin qui descend brutalement vers le glacier puis nous attaquons la montée sur l’autre versant, tout aussi abrupte. Pour autant , nous ne nous sentons pas un instant en danger.

Les paysages sont grandioses et nous les découvrons sans cesse différents en progressant sur des chemins escarpés au pied des parois verticales. Nous dépassons une baraque cadenassée que nous avions pris, de loin, pour le camp des Japonais. Il s’agit plus probablement du camp des Français.

En quittant l’étroit couloir venteux qui donne sur le camp des Italiens, nous montons sur le glacier que nous ne quitterons qu’après le camp de base du Dhaulagiri. Nous arrivons au nouveau camp de base des Japonais vers 13 :45. Nouveau car il ne correspond pas à l’emplacement suggéré par les cartes. Nous retrouvons le couple tchèque et le jeune gardien d’une tente « hôtel ». Il propose un hébergement rustique depuis deux ans de septembre à novembre. ainsi qu’au CB du Dhaulagiri, tant qu’il y a quelqu’un sur place.

Après l’installation du campement, nous allons prendre un thé (100Rs*2). L’emplacement coute 300Rs. Nous préparons nos premiers repas.

10ème jour : du camp des Japonais à proximité du CB du Dhaulagiri en 7 :30h Nous nous rôdons à la répartition des travaux liés à l’autonomie. Pendant que Sylvie range la tente, je prépare le petit déjeuner (muesli+ lait + cappuccino). Mais nous ne partons qu’à 8h. La marche est alerte et nous profitons des paysages spectaculaires.

Le chemin est assez visible mais nous ne retrouvons pas le camp indiqué par Sébastien (28°44'44.65"N - 83°27'50.95"E). Les écarts entre le chemin est les points GPS doivent s’expliquer par le mouvement du glacier. Nous apercevons d’un surplomb sur le glacier un camp (toiles plastiques colorées) que nous interprétons comme le CB du Dhaulagiri. Nous voyons en même temps à mi distance notre couple tchèque parti plus tôt que nous ce matin. C’est peu après, vers 11h que nous perdons la trace du chemin.

Il nous semble impossible de rejoindre le campement bien visible mais sur la rive droite du glacier alors que nous sommes maintenant sur sa rive gauche. Nous retrouvons les tchèques qui ont tenté de le traverser à plusieurs endroits et sans succès. Je leur propose de suivre strictement mes points GPS. Il s’avère que ceux-ci nous permettent de traverser à un endroit totalement sûr. Il s’avère aussi que le camp vu plus avant n’est pas le CB du Dhaulagiri indiqué par le GPS, plus en amont d’un km environ. Nous retrouvons d’ailleurs les débris de l’ancien camp.

Nos amis tchèques préfèrent redescendre au nouveau camp. Nous nous installons à proximité de l’ancien camp à un emplacement qui nous paraît sûr.

Pendant que nous installons notre campement et que je vais chercher de l’eau dans une infractuosité du glacier, le ciel se couvre d’une couche nuageuse fort basse et nous craignons la neige.

La nuit tombe et nous nous sentons bien seuls dans cet environnement devenu lugubre avec les craquements du glacier et les avalanches incessantes. Nous nous calfeutrons dans la petite tente où nous tenons à peine assis pour un diner réconfortant. La neige se met à tomber.

11ème jour : Journée d’acclimatation forcée au CB Dhaulagiri

Il a neigé toute la nuit et cela continue de plus belle au petit matin. La neige s’accumule sur le toit. Les contacts du toit avec le sous-toit provoquent une condensation très désagréable. Nous ne nous pressons pas pour autant pour nous lever car nous savons que nous ne pourrons pas partir et que la journée sera longue.

Il fait rapidement chaud dans la tente, jusque 18°C alors qu’il fait doux dehors : 7°C. La neige tient bon pourtant. Les duvets, mouillés sur leurs couche extérieure avec la condensation de cette nuit, sèchent vite. C’est une excellente nouvelle.

Nous attendons dans la bonne humeur mais non sans appréhension. Les craquements du glacier et le tonnerre des avalanches est quasi continu. Etre totalement seuls dans cet univers minéral et hostile donne le sentiment d’être très petits. C’est bien l’ambiance que nous avons cherché, nous n’allons pas nous plaindre !

Nous profitons d’une accalmie pour partir faire un repérage à l’aide du GPS. Nous découvrons des cairns alignés près du campement. Nous sommes près du chemin ou d’un chemin abandonné depuis peu. Nous progressons vers l’amont en accord avec le GPS sur près d’un km. Nous sommes très probablement sur le bon chemin.

La neige recommence à tomber et nous nous calfeutrons dans la tente. La journée se termine une fois de plus avec des parties interminables de Rummy auxquelles je perds sans discontinuer.

12ème jour : Seconde journée au CB du Dhaulagiri La neige continue de tomber. Tout est maintenant recouvert d’une épaisse couche blanche. Il fait à peine froid dehors: 0°C. L’eau s’est infiltrée dans la tente mais nous arrivons à éponger sans difficulté. Nous ne voulons pas nous risquer sur un chemin incertain, sans visibilité et dans la neige.

La température monte vite jusqu’à 20°C dans la tente. Il fait presque trop chaud.

Le vent se lève par rafales dans l’après-midi et la neige et le grésil redoublent. Nous nous acclimatons bien en tous cas car il n’est plus question de mal de tête même s’il nous est difficile d’accomplir des efforts prolongés.

Nous avons suffisamment de nourriture pour tenir encore 5 jours au moins mais l’ennui se fait sentir au bout de la seconde journée d’attente. Il n’était pas possible de prévoir un aussi mauvais temps en octobre alors que la mousson devrait être terminée depuis près d’un mois.

Dans ces circonstances, nous envisageons l’avenir de la boucle sur le lac Tilicho de moins en moins probable.

13ème jour : du CB du Dhaulagiri jusqu’au camp des Deleval 😉en 9 h Il ne neige plus ce matin mais le brouillard entoure notre campement, nous empêchant de voir les parois montagneuses à proximité.

Nous nous apprêtons à partir quand nous voyons se rapprocher deux silhouettes par l’aval. Ce sont des guides qui explorent la possibilité de partir pour un groupe coincé au camp un km plus bas. Ils nous annoncent que la météo doit s’améliorer dans la journée. Ils ont eu une communication par téléphone satellite. Ca tombe bien car nous avions décidé de partir, de toutes façons, l’attente devenant intenable.

Nous suivons les cairns et le GPS. Nos traces d’avant-hier sont bien-sûr complètement effacées. Nous arrivons au bout de la vallée qui se sépare en deux. Nous ne trouvons plus de cairn et nous cherchons à rejoindre le prochain point GPS en suivant le ruisseau de gauche.

Le groupe, conduit par nos deux guides de ce matin, nous rejoint alors que nous cherchons notre chemin. Ils nous indiquent la direction : il faut progresser sur la crête séparant les deux vallées. Le groupe est composé d’allemands que nous avions rencontrés au camp des Italiens. Ils sont autant surpris que nous de se retrouver dans un endroit aussi abandonné…

C’est toujours sous un ciel bas et gris que nous décidons de nous arrêter. Nous ne pourrons pas dépasser la French pass dans la journée. Autant trouver un endroit sûr pour passer la nuit. Je descends dans la vallée de gauche pour trouver une surface à peu près plane et un peu plus protégée du vent, sans succès. Epuisé et manquant d’air, j’ai beaucoup de mal à remonter. Nous décidons de rester à côté du chemin en retirant et en tassant la neige pour y planter la tente.

Je fonds la neige avec le réchaud pour faire du thé. Nous nous sommes déshydratés aujourd’hui car l’eau n’était disponible que sous forme de neige que nous avons mangée en quantité insuffisante.

Nous sommes installés à 17 :30 et il fait 4°C dans la tente. Nous n’avons pas pu profiter de la vue sur la montagne aujourd’hui mais nous sommes sur le bon chemin et nous gardons toutes nos chances pour une bonne surprise demain. Notre installation à 5100m dans la neige nous aguerrit et c’est une expérience qui nous réjouit.

14ème jour : du camp des Deleval 😉 à Hidden Valley en 4 :20h

On se lève avec le jour et le ciel est limpide ce matin ! Un environnement extraordinaire nous entoure. Il nous éblouit d’autant plus que nous n’avons rien vu la veille. Il fait -11°C dehors et -4°C dans la tente. Le petit déjeuner attendra, nous profitons d’abord et sans retenue du spectacle. Le soleil illumine progressivement les cimes du Dhaulagiri puis ses glaciers. La lumière passe du jaune doré au blanc cru.

Les efforts des jours derniers se justifient d’un coup et les doutes s’évanouissent. Ici, l’imagination est dépassée par la réalité.

Les nuages arrivent vite et j’aperçois au loin, devant nous, le groupe de nos amis allemands en file indienne attaquer la French Pass (5362m). Nous partons vers 9h et nous essayons de marcher sur la neige sans rompre la couche de glace pour éviter d’enfoncer les pieds jusqu’aux chevilles. L’exercice est mal aisé et la montée en pente douce nous fatigue. Lorsque nous arrivons vers 10 :20h le brouillard nous entoure. Un vent glacé nous gifle le visage.

La Hidden Valley porte bien son nom : il nous faut amorcer la descente pour entrevoir un paysage sec et plat, surprenant à cette hauteur. Le vent souffle toujours et nous ne trouvons pas d’emplacement un peu protégé pour bivouaquer. Un petit torrent coule à proximité. Il ne faudra pas faire fondre de neige aujourd’hui pour manger.

Le temps se lève en soirée et nous permet d’apprécier ce lieu magique. Nous imaginons une nuit glaciale en perspective. Il n’en sera rien !

15ème jour : de Hidden Valley à Yak kharka en 8 :30h Nous nous levons trop tard à 6 :20 car le ciel est déjà chargé de nuages bas qui cachent partiellement les hautes montagnes autour de nous. Du Dhaulagiri, nous ne voyons que la cime. Il n’a pas fait assez froid pour libérer le ciel : -5°C à l’extérieur.

Nous partons vers 9h sans nous presser car nous pensons nous arrêter à un camp intermédiaire indiqué sur notre carte. La montée vers Dhampus Pass (5270m) est longue. Le temps se gâche avant 11h. Nous sommes pris dans un brouillard glacé dans un premier temps. La neige se met à tomber par rafales de plus en plus violentes. Les traces du chemin ne tardent pas à complètement s’effacer et nous serions perdus sans le GPS. La lecture en est rendue difficile. Nous rencontrons deux porteurs qui hésitent autant que nous.

Nous ne trouvons pas le camp intermédiaire. Il aurait été très difficile de toutes façons de planter la tente dans de telles conditions. Ce n’est qu’en arrivant face à la vallée de la Kali Gandaki que le temps se lève un peu pour nous faire entrevoir le massif des Annapurna dans un ciel très perturbé.

La vallée la plus profonde du monde s’ouvre devant nous.

Nous arrivons bien fatigués à Yak kharka et nous sommes heureux d’y trouver un sympathique jeune népalais qui nous offre du thé et une soupe aux tomates fraîches mémorable.

Au moins, ce soir, il ne neige pas pour planter la tente.

16ème jour : De Yak kharka à Marpha en 3 :30h

Le vent et la glace d’hier ont scarifié nos visages mal protégés. Nos lèvres ont doublé de volume. C’est le visage boursouflé que nous nous réveillons.

Il a encore une fois plus toute la nuit. De grands coups de vent secouent la tente. Quelques éclaircies nous permettent quand même d’apprécier la présence proche des Annapurna. Le point de vue ici est encore plus exceptionnel que celui de Poon hill plus éloigné et moins élevé.

Le dénivelé d’hier était important (1080m). Le dénivelé d’aujourd’hui le surpasse : 1500m. Le temps s’adoucit avec la descente mais nos pieds souffrent ; j’essaie de progresser en marche arrière pour éviter l’écrasement à répétition de mes orteils. Pendant ces exercices périlleux, Sylvie marche en crabe.

Nous arrivons à Marpha en longeant le grand monastère puis en plongeant dans les ruelles pour nous retrouver dans un monde policé par le tourisme. Le choc est rude. D’autant plus que nos visages brûlent par le manque de protection d’hier. Les pieds et les genoux quant à eux demandent grâce. Cela tombe bien car un grand choix de restaurants s’offre à nos yeux et notre odorat.

C’est dans cette débauche de luxe que s’arrête notre odyssée, au pays de la pomme et sous une pluie fine qui se remet de la partie : le mauvais temps ne nous abandonnera pas comme ça.

Comme il n’y a pas de moyen de transport en début d’après midi pour Beni, il ne nous reste plus qu’à choisir un guest house et entamer des parties de rummiy qui nous donneront la réputation des français aux petits papiers… Petits papiers qui nous ont sauvés de la déprim à 5000m quand la neige et le vent s’acharnait sur notre petite tente.

Retour :

Nous partons le lendemain à 7 :30 en bus pour Beni et ce n’est pas une sinécure. La pluie a ravagé la piste qui ressemble plus à certains endroits à un torrent de boue ou à de grosses mares insondables dans lesquelles il faut jeter de nombreux blocs de pierres pour pouvoir passer.

Nous nous précipitons d’un seul mouvement hors du bus en enjambant toutes sortes de colis et bidons alors le véhicule en pleine accélération patine et glisse dangereusement vers la paroi montagneuse. Nous avons plus de chance qu’une jeep qui s’écrasera 500m plus bas le même jour causant la mort de ses huit occupants.

Nous prenons un taxi à Beni pour Pokhara et c’est un grand soulagement de retrouver notre guest house et ses sympathiques propriétaires.

Enseignements :

Une liste semble incontournable pour éviter d’oublier d’emporter des produits aussi élémentaires que la crème solaire !

La tente ne pèse pas lourd, 1 kg, mais un séjour de plus de 5 jours est pesant pour le moral surtout dans des conditions météo difficiles. Rechercher pour quelques centaines de grammes un volume plus grand pour des treks de durée similaire ou plus long.

Nous avons emporté trop de nourriture car nous rapportons près de 2 kilos. On peut donc affiner la quantité nécessaire à 750g/2personnes.jour. en limitant aussi la spiruline dont l’effet n’a pas été démontré à 20g/j.personne pour une future expérience de plus long terme. Il n’est pas possible de considérer la spiruline comme un aliment du fait de son goût et de sa consistance (paillettes)

La quantité d'essence consommée n'excède pas 350ml pour 7 jours d'autonomie car nous avons rapporté 550ml environ. On peut donc compter 50ml/jour.2personnes avec une sécurité pour les prochains treks.

Les chaussures ont été parfaites concernant le confort et l’étanchéité dans des conditions difficiles (plusieurs jours dans l’eau et la boue puis la neige). La grande descente de Dampus pass à Marpha a laissé nos orteils en mauvais état. Le handicap aurait été important pour continuer vers le lac Tilicho avec sa montée et surtout sa descente abrupte de 5200 à 2700 m. Des sandales de marche ouvertes pourraient être une solution ?

La montée vers le lac Tilicho a été annulée. Ce sera l’occasion d’une nouvelle aventure, probablement par le trajet inverse et en couplant le trek à d’autres passages hors des sentiers battus car le chemin longeant la route de Marpha à Tatopani a bien changé depuis 2001. Faire la course avec ou cotoyer les véhicules à moteur de toutes sortes n’est vraiment engageant...

Le trek du tour du Dhaulagiri est en train de se métamorphoser : il est fort probable que des refuges seront installés tout au long du parcours d’ici peu pendant la haute saison de septembre à novembre. La seule rupture actuellement se situe dans Hidden Valley. L’offre est très limitée sur Camps des Italiens, Camps des Japonais, CB du Dhaulagiri et Yak Kharka mais elle existe. Les marges possibles sur les repas sont très importantes et le marché existe. L’esprit s’en trouvera modifié mais il restera encore une bonne marge pour sentir le vent de l’aventure.

Nous sommes prêts pour affronter des périodes plus longues d’autonomie (jusque 10j). En attendant, nous reviendrons sur le trek du Makalu en mai 2014 pour une visite à nos amis de Khandbari, Seduwa et Chyaksa danda et l'East pass pour chatouiller les 6000m.

Annexe : points GPS notés sur GE à partir du tracé effectué

Dharapani 28°27'10.46"N 83°22'32.49"E 28°27'13.84"N 83°22'25.59"E 28°27'18.61"N 83°22'20.13"E 28°27'31.30"N 83°22'12.13"E 28°28'10.04"N 83°21'34.87"E 28°29'11.93"N 83°20'43.39"E 28°29'50.02"N83°20'21.43"E pont 28°30'19.36"N 83°19'55.53"E douche à la chute d'eau 28°30'21.05"N 83°19'55.47"E 28°30'19.78"N 83°20'34.35"E 28°30'32.46"N 83°20'53.83"E Muri 28°30'58.27"N 83°20'41.22"E après ce pt erreur 28°31'0.27"N 83°20'41.97"E reprise bon trajet 28°31'43.09"N 83°21'10.50"E 28°31'23.93"N 83°21'27.94"E 28°31'17.34"N 83°21'39.39"E Naura 28°32'9.06"N 83°21'59.03"E 28°32'46.37"N 83°22'8.91"E 28°33'3.78"N 83°22'38.30"E Bhogara 28°33'52.14"N 83°22'45.56"E 28°34'5.83"N 83°23'3.40"E 28°34'17.79"N 83°23'0.74"E 28°34'32.90"N 83°23'7.50"E 28°35'17.13"N 83°23'5.08"E Dobang 28°36'10.15"N 83°23'14.98"E 28°36'55.59"N 83°23'27.06"E pt arrêt long 28°37'43.82"N83°23'33.42"E 28°38'9.61"N 83°24'0.73"E 28°38'48.55"N 83°24'17.39"E passage à gué 28°39'4.95"N 83°24'34.35"E Chauribang 28°39'20.35"N 83°24'30.80"E 28°39'47.99"N 83°24'58.30"E 28°40'31.48"N 83°25'40.21"E camp des italiens 28°41'30.34"N 83°26'13.92"E 28°41'50.41"N 83°26'24.15"E 28°42'30.42"N 83°26'16.49"E 28°44'2.85"N 83°26'49.13"E camp des japonais 28°44'22.87"N 83°27'15.03"E 28°44'23.98"N 83°27'44.49"E 28°44'47.98"N 83°28'17.13"E 28°44'52.47"N 83°28'41.76"E 368 28°44'53.14"N 83°29'0.97"E 369 28°44'53.20"N 83°29'15.04"E 28°44'49.94"N 83°29'45.94"E 28°44'51.69"N 83°30'4.13"E 28°44'50.14"N 83°30'12.13"E mauvais côté apparemment 28°44'47.48"N83°30'17.98"E 28°44'47.60"N 83°30'21.04"E 28°44'50.24"N 83°30'22.22"E 28°44'53.19"N 83°30'26.47"E prox ancien cb Dhaulagiri 28°44'57.02"N 83°30'29.49"E 28°45'4.14"N 83°30'35.92"E 28°45'12.67"N 83°30'43.05"E 28°45'19.59"N 83°30'47.76"E 28°45'27.22"N 83°30'53.37"E probable écart/ chemin 28°45'32.86"N 83°30'52.05"E 28°45'36.09"N 83°30'55.16"E vers la crête 28°45'40.01"N 83°30'55.87"E sur la crête 28°45'42.17"N 83°30'55.33"E Camp des Deleval 28°46'7.48"N 83°31'23.74"E 28°46'24.59"N 83°31'41.10"E 28°46'38.24"N 83°31'47.40"E French pass 28°46'55.45"N 83°31'52.29"E 28°47'0.30"N 83°31'59.41"E 28°47'21.19"N 83°32'34.56"E Hidden valley 28°47'44.89"N 83°33'14.39"E 28°47'51.90"N 83°33'27.64"E 28°47'51.76"N 83°33'34.53"E 28°47'46.73"N 83°33'49.46"E 28°47'46.25"N 83°34'7.96"E 373 28°47'48.70"N 83°34'32.94"E Dhampus pass 28°47'46.26"N 83°34'47.55"E 28°47'29.99"N 83°35'12.19"E 28°46'50.80"N 83°35'43.79"E 28°46'56.19"N 83°36'0.12"E 28°46'23.05"N 83°36'56.37"E 28°46'15.47"N 83°37'34.33"E 28°45'57.13"N 83°37'59.37"E 28°45'26.46"N 83°38'38.46"E Yak Kharka probable 28°45'20.60"N 83°39'3.43"E 28°45'39.24"N 83°39'33.99"E 28°45'27.36"N 83°40'1.43"E 28°45'11.14"N 83°40'10.23"E 28°45'8.10"N 83°40'33.30"E 28°45'4.12"N 83°40'51.58"E Marpha 28°45'11.08"N 83°41'11.70"E
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Randonnée False Kiva le 10 avril 2017 (États-Unis)
Bonjour,

Tout est dans le titre: une balade à False Kiva... Je transmets à tous ceux qui hésitent à la faire ainsi qu'à tous les convaincus, quelques infos, photos et surtout ressentis totalement subjectifs

Conditions de "l'expédition": 10 Avril 2017 - Beau temps frais - sol sec - départ 11h30 Distance 3 miles AR correspondant effectivement à notre mesure GPS à un poil près. Temps mis: 3h35 - photos - pique nique inclus - difficultés de déplacement malheureusement incluses.... mais l'effort vaut les douleurs... Fréquentation très faible: 1 personne à l'aller et 2 couples au retour et False Kiva pour nous tout seuls! Matériel: Panasonic F200 et Samsung A5/2017 - Clichés non retouchés

Depuis le temps que je "bavais" devant les clichés de Tom Till, j'avais projeté d'y aller puisque cette année, Canyonlands nous voyait arpenter ses sentiers pour la 3ème fois. Je remercie tous (toutes) les membres qui m'ont aidé, volontairement ou non... et qui m'ont donné envie découvrir cet endroit unique.

False Kiva n'est pas une rando officielle, mais les Rangers fournissent des infos et ne dissuadent pas de s'y rendre. La charmante employée du Visitor Center m'a expliqué que la Kiva avait été en partie détruite par des touristes.

Le parking pour la voiture: Alcove Springs, sur la route qui mène à Upheaval Dome. Il faut alors remonter à pied et à droite la route sur une centaine de mètres jusqu'à un virage gauche où des branchages astucieusement disposés empêchent tout stationnement





Le sentier est bien marqué, il n'y a qu'à le suivre. Un peu sableux par endroits, peu d'ombre, végétation caractéristique de l'Utah: un peu de genévriers, des cactus Engelman, sagebrush et rabbitbrush - un peu d'ombre de temps à autre.



Au bout d'une quinzaine de minutes de marche, un obstacle: un aplomb rocheux infranchissable au premier abord.



Pour descendre, il suffit alors de ..... remonter sur la gauche. Ne pas hésiter à grimper assez haut (30 à 50m) pour redescendre facilement sur du slickrock. Aucun risque de se perdre: on voit le sentier en dessous et il y a force cairns.



Une fois cet obstacle franchi, un faux plat amène vers le rebord de la falaise. Le point de vue est superbe.



Dans la descente raide qui suit, faire attention aux pierres parfois roulantes qui pullulent sur cette partie.



Et toujours pas de False Kiva, qui est toujours cachée sous la falaise. Un petit espace plat se dégage alors avant d'attaquer l'avant dernière étape de la balade: un étroit sentier, longeant des éboulis avec toujours une vue extraordinaire.



False Kiva se trouve dans une alcôve qui n'est toujours pas visible. Après avoir longé ce chemin, bifurcation à 150° à droite, en suivant le chemin. Inratable puisque, sinon, il n' a plus de sentier!

Une dernière partie à la pente plus accentuée, qui se termine dans de gros éboulis, et 2/3 cailloux à grimper. Et là...

Ben là, vous êtes arrivés!



Quant à la destruction de l'endroit évoquée au début de ce compte rendu, il ne m'est apparu de différence vraiment flagrante entre les photos de Tom Till et ce que nous avons observé.

Aucune description - Vous y allez et vous verrez.

On trouve dans l'alcôve, une boîte métallique, incluant une explication des fouilles entreprises, un carnet de commentaires (plein, depuis un bout de temps- si qqn peut en apporter un nouveau ce serait sympa pour les suivants!) et un crayon.



La mi-journée n'est pas un bon plan pour les photographes, mieux vaut tôt le matin ou tard l'après midi: sinon, la kiva se trouve "coupée" en 2 , ce fût notre cas. Un grand angle est indispensable.

Le retour est plus rapide que l'aller. Attention en descendant les éboulis de la 1ère partie.

Impressions: - le cheminement est très agréable et l'aspect paumatoire exclus sauf mauvaise volonté, ce qui, par effet "Kiss Cool" m'a un peu déçu car j'avais compulsé force sites pour enregistrer des traces GPS qui ne m'ont strictement servi à rien. - la vue depuis le sentier et la Kiva, remarquable - le ressenti mystique du lieu assez intense, j'ai trouvé cet endroit un peu "chargé" (non, je ne l'étais pas!) - un spot à l'écart qui se mérite - pas recommandé avec des enfants ( je le classe PG 10) - Fréquentation faible - site et accès propres

Alain

PS Naturellement, les auteurs des sites références, bien connus, peuvent, s'ils le souhaitent, piocher à loisir dans les infos que je partage. Normal ...

PPS: non, pas de carnet en vue, trop de choses à faire. Et, qu'ajouter d'original sur cette partie de l'Ouest qui n'ait été déjà décrite à maintes reprises ? Sinon, un CR comme celui-ci sur Coal Mine Canyon, Yellow Rock ou Strike Valley Overlook pourrait peut être intéresser quelques membres....
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Préserver le dos en randonnée
Bonjour,

Vaste question (😏) pour vous autres adeptes, certainement plus informés que moi : quels sont vos trucs pour préserver votre dos en randonnée ?

Certains ne connaissent pas ce souci ou à peine, mais dans mon cas c'est le dos le maillon faible... et je pense bien ne pas être le seul.

Voilà à peu près les trucs que j'ai trouvés (même si je ne le fais pas suffisamment !) : - pour l'âge, on n'y peut pas grand-chose si le temps qui passe rend moins souple ! - avant, un peu de musculation du bas du dos, avec nos vies de sédentaires et la position assise (grrrr Internet !), il y a déjà près d'1 Français sur 3 qui souffre du mal de dos, il me semble. - pendant, étirements le matin et le soir.

- le sac à dos : très difficile de trouver sac à son pied 😠 Par ex., achat récent d'un Gelert Horizon 45, c'est un bide (pour moi) : la ceinture de hanches glisse et ce sont les épaules qui portent ! d'autre part les repose-mains, beaucoup trop haut, sont inutilisables. Donc, très bien pour les sorties à la journée à moins de 5kg, mais pas pour la rando au-dessus de 6-7 kg. C'est un avis perso uniquement car nous sommes tous construits différemment...

- Allègement : la solution préconisée par les adeptes de la randonnée légère (voir leur site et leur forum). J'ai donc considérablement allégé le poids à porter, avec limite à 10% de mon propre poids (soit 8 kg). C'est très faisable pour les affaires (pour l'été, je descends à 5-6kg avec couchage, même avec le nécessaire pour s'alimenter), mais beaucoup plus difficile si on intègre le poids de l'eau et des aliments.

Le problème, c'est que les sacs à dos qui préservent le dos sont lourds ! c'est le serpent qui se mort la queue... Par ex., ce sac proposé par D4 : http://www.decathlon.fr/sac-a-dos-forclaz-40-air-id_8243262.html Mais c'est déjà 1,6 kg pour 40 L seulement. L'intérêt de se restreindre en volume est évidemment d'accéder à des sacs moins gros (genre 60 L) donc moins lourds.

- Récupération : le confort du dodo pour reposer le dos, j'ai troqué le matelas en mousse contre un matelas gonflable. Ex : http://www.arklight-design.com/PBSCProduct.asp Probablement la meilleure idée que j'aie eu jusqu'à présent... mais inutilisable pas plus tard que la semaine dernière dans une forêt de châtaigniers ! d'où dodo à même le sol et abandon de la rando dès le lendemain, dos complètement en vrille ... (ça m'apprendra à mieux préparer mes randos, en cherchant des infos sur les espèces végétales du coin...)

- Aux pieds, vu le type de sentier que je pratique (dénivelés faibles ou moyens, plaine ou moyenne montagne), j'ai pu opter pour des sandales, avec des bâtons pour équilibrer la marche et éviter les entorses... et alléger le poids pesant sur le bas du corps. C'est assez efficace.

Il y a plein d'autres solutions, comme par exemple le chariot qu'on traîne derrière soi avec un harnais, ou remplacer le bivouac par des gîtes et supprimer ainsi tout ce qui pèse lourd, mais c'est plus du tout pareil, d'abord pour le budget (!), on se prive en plus du plaisir du bivouac et une rando sans bivouac, ça m'enlèverait même l'envie de la rando !

Tous vos avis et conseils sont bienvenus, merci d'avance. Olivier, randonneur en guerre civile contre son propre dos !
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GR20 en Corse en juillet 2013: refuges, partenaires
Bonjour à tous,

Après avoir complété le GR10 l'été passé, j'aimerais faire le GR20 en juillet 2013.

Pour le GR10, je l'ai fait en 3 fois, toujours en juillet puisque je n'ai pas trop d'autres choix de vacances :

- 2010 : 18 jours de marche d'Hendaye à Arrens (à 2 en camping) - 2011 : 17 jours d'Arrens à St-Elye (seule en gîtes, refuges et cabanes) - 2012 : 21 jours de St-Elye à Banyuls (seule également et dans les même conditions)

Les 2 dernières années, même si j'étais seule au départ, j'ai souvent rencontré des partenaires de marche pour quelques jours et c'était super de pouvoir partager notre enthousiasme devant tout ce qui nous était donné de voir. J'ai adoré mon expérience même si ça n'a pas toujours été facile... Entre autres, j'ai dû terminer les 300 derniers kms en sandales...

Je pense donc, sans être une athlète, être assez en forme et persévérante pour le GR20 l'été prochain. La seule chose qui m'inquiète un peu, ce sont certains passages périlleux et vertigineux de la partie Nord... Ce pourquoi j'aimerais mieux le faire avec quelqu'un...

Je sais que pour le ravitaillement, il n'y a pas de problèmes... mais j'aimerais avoir vos suggestions et conseils pour les couchers... Est-il hasardeux de trouver une place dans les refuges en juillet. Est-il possible de réserver ? Ou bien est-il préférable d'apporter la tente ?

Et puis, même si c'est pas évident de trouver des partenaires de même niveau, avec qui on s'entend bien et disponibles au même moment.... sait-on jamais ? Si quelqu'un est intéressé ... n'hésitez pas à me contacter ;)

Mbel

de Montréal
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Traversée des Pyrénées par la HRP
Je viens de réaliser la traversée de Banyuls à Hendaye par la Haute randonnée Pyrénéenne. Ce fut un fabuleux voyage d'altitude dont j'ai essayé de traduire l'ambiance par ce récit

1er épisode:

Les Pyrénées Orientales

25 août: Banyuls – Fontaine de la Massana + 1140m - 230m 5h30 L'aube à peine naissante, mon compagnon et moi quittons le camping de Banyuls, déterminés mais quand même quelque peu circonspects sur les difficultés qui nous attendent dans cette traversée. La ville rapidement dépassée, c'est par un chemin facile au milieu des vignes et des chênes liège que nous débutons notre grimpette. Je pressentais que cette première heure serait longue et pénible: pourtant, nous sommes partis tôt. Des entrées maritimes accrochent les sommets des Albères et l'air moite est saturé d'humidité, Au bout d'un quart d'heure je suis trempé malgré l'allure d'escargot que je me suis imposé. L'eau claire de la fontaine des chasseurs est la bienvenue pour se rafraîchir et compléter les bouteilles. Quelques réglages du sac et il faut repartir en évitant de penser qu'il est bien lourd et qu'il meurtrit les épaules. Quelques coups d'œil sur l'altimètre permettent de se donner du courage; 400, 500, 600 ….mètres, puis le premier sommet, le pic Sailfort à presque 1000 mètres est bientôt en vue qui offrira un bel emplacement de pique nique. Les brumes s'enroulent autour des roches déchiquetées de la crête et, maintenant, l'air est presque frais. Requinqué après la pause je repars pour parcourir la vaste crête balisée de bornes numérotées en pierre matérialisant la frontière. Nous avions décidé de nous « roder » sur des premières étapes courtes et quand le sentier passe à proximité de la fontaine de la Massana nous cherchons un emplacement adapté pour le bivouac: un douillet replat herbeux dans une clairière bordée d''un maigre ruisseau fera notre bonheur. Montage de la tente, organisation du rangement du contenu du sac, toilette, courte sieste réparatrice occuperont donc facilement la fin de l'après-midi.

26 août: Fontaine de la Massana – saint Martin de l'Albère + 550m -860m 4h30 C'est en excellente forme, toutes traces de fatigue de la veille effacées, que je me réveille. La brume dessine des figures fantomatiques dans la forêt avant que le soleil ne perce. Le claquement du vent sur la tente et le frissonnement des arbres ont ponctué mon sommeil, à peine troublé par l’ululement d'une chouette. Je repars donc rasséréné sur le sentier qui monte tranquillement vers la crête dentelée sur laquelle les brumes s'effilochent. Un long cheminement de niveau entre forêts et prairies permet d'atteindre le pied du pic Neulos. Devant nous 200 mètres de pente raide, premier véritable test d'aptitude de cette traversée. Je démarre très lentement et petit à petit je prends confiance: malgré la lourdeur du sac je débouche au sommet sans être essoufflé et pressens qu'à ce rythme lent je pourrai franchir les dénivellations plus importantes qui m'attendent. Le sentier descend ensuite gaillardement au milieu de prairies avant de plonger dans une forêt de pins. Arrivés en début d'après midi à Saint Martin d'Albère nous discutons avec un sympathique habitant qui nous propose d'installer notre bivouac au bord de son chemin près d'une fontaine. Nous nous installons donc tranquillement alors que les cumulus enflent rapidement et c'est bien à l'abri de notre tente que nous attendrons la fin de l'orage.

27 août: saint Martin de l'Albère – Las Illas + 615m -715m 5h15 C'est, aujourd'hui', une étape de liaison qui présente peu de points d'intérêt et qui se déroule exclusivement sur de longues pistes et de petites routes au milieu de zones forestières. Je redoute un peu cette journée qui risque d'être fort monotone, d'autant plus que nous devons redescendre à basse altitude vers le col du Perthus et que la chaleur risque d'être éprouvante. Heureusement, une légère tramontane vient tempérer les ardeurs du soleil et la perspective de prochaines étapes plus attrayantes m'aide à « avaler » les heures de marche sans lassitude. Pourquoi donc s'engager dans une telle « aventure » de plus de 40 jours et quitter sa famille et son confort quotidien ? Certains comprendraient mal pourquoi on corse l'affaire en s'y engageant en autonomie avec le poids de la tente, du matelas, du duvet, du réchaud...et des vivres pour 5 à 6 jours. Peut être pour tenir le défi de propos prononcés rapidement un jour d'euphorie: « et si on faisait la HRP ! ». Sans doute, aussi, pour mesurer ses limites, vérifier qu'on est capable d'atteindre un objectif fixé en toute liberté. Mais, plus certainement, pour « voyager » réellement, vagabonder sans autre contrainte que les besoins élémentaires de la vie, échanger avec les personnes rencontrées sans avoir l'œil rivé sur une horloge, être immergé dans la nature et la voir se transformer au jour le jour, découvrir l'évolution progressive des paysages au pas lent du marcheur, être fasciné par le soleil qui réapparaît chaque jour et les couleurs changeantes du ciel. A l'arrivée à Las Illas nous découvrons avec bonheur une aire aménagée et engazonnée qui fera un confortable site pour installer notre bivouac

28 août: Las Illas – Amélie les Bains + 1000m - 1260m 7h30 La vie « à bord » de l'espace réduit de la tente s'organise et chaque matin un ordre immuable, quasi-militaire, s'instaure naturellement pour ranger le sac et plier la tente ce qui nous permet d'être rapidement prêts pour le départ. C'est par un agréable cheminement en forêt en louvoyant de part et d'autre de la frontière que nous atteignons le roc de France, belvédère rocheux au vaste panorama avec, en face de nous, l'imposant massif du Canigou qui sera le but des prochains jours. La suite de l'étape me confirme une des difficultés pressenties de cette traversée: les longues descentes qui éprouvent les genoux, les chevilles et le dos. Heureusement, nous ne sommes pas pressés et c'est avec beaucoup de précautions que nous abordons le raide sentier qui dévale vers Amélie les Bains.

29 août: Amélie les Bains – gîte de Batère + 1270m - 55m 6h15 Au réveil, je constate avec soulagement que toutes les traces de la longue descente de la veille ont disparu durant la nuit. Voilà qui est de bon augure pour la suite de notre périple:repartir chaque jour sans accumulation de fatigue est indispensable pour tenir la distance, d'autant que de rudes journées nous attendent. Partir de 220 mètres pour atteindre le sommet du Canigou à 2784 mètres, nous rentrons dans le vif du sujet ! Le départ est tardif car nous devons attendre l'ouverture des magasins. Avec le sac rempli pour 6 jours d'autonomie et la chaleur pesante il s'agit donc de ne pas se hâter sur le raide sentier qui escalade les pentes abruptes dominant Amélie. La suite de l'étape se déroule sur de longues pistes qui n'offrent pas de panorama très dégagé jusqu'à la tour de Batère. Au-delà, la perspective s'ouvre et le Canigou apparaît, malheureusement englouti par les nuages en cette fin d'après midi.

30 août: gîte de Batère – les Cortalets + 1020m -360m 6h Au petit matin, le cheminement vers le col de la Cirère, au milieu des prairies, est particulièrement agréable avec une large vue sur le Roussillon. Je découvre ensuite une autre dimension de cette traversée qui m'avait un peu échappée à l'examen du topo-guide et des cartes: pour progresser d'est en ouest il ne suffit pas de gravir des cols et des sommets puis d'en redescendre, il faut également parcourir de longs sentiers horizontaux, ou presque, pour contourner les nombreux et parfois profonds vallonnements qui ceinturent les massifs montagneux, C'est particulièrement vrai autour du Canigou où nous naviguons sur d'interminables sentiers balcons sans grande variété. Heureusement, l'itinéraire gravit ensuite une crête redressée puis contourne quelques escarpements rocheux offrant un vaste panorama sur le massif du Canigou.

31 août: les Cortalets – Mariailles + 680m - 1075m 5h45 Ce matin, je vis un de ces moments privilégiés que procurent les bivouacs en altitude. Alors que le soleil inonde généreusement de ses rayons le sommet du Canigou, une mer de nuages s'étale à nos pieds. C'est un spectacle dont je ne me lasse jamais. L'ascension du Canigou, sommet emblématique de la Catalogne est presque une formalité sur un large sentier bien tracé au milieu des rhododendrons puis des pierriers. Du sommet le panorama est exceptionnel. Pour descendre, il faut emprunter un raide couloir de gradins rocheux sans difficulté mais dont la hauteur est suffisante pour que l'impression de vide soit palpable. Je m'y engage donc avec précaution, attentif, les muscles tendus pour éviter d'être déséquilibré par le poids du sac. Puis, petit à petit, la confiance s'installe et je prends un grand plaisir à cette désescalade d'une bonne centaine de mètres. La pente s'apaise ensuite et le sentier, parfois bien caillouteux, serpente dans une zone d'alpages puis contourne quelques inévitables vallons avant d'atteindre Mariailles. Le temps menaçant nous incite à nous installer dans la maison forestière et la fin de la journée confirmera nos craintes par quelques belles averses.

1er septembre: Mariailles – Mantet + 860m - 1030m 5h Au cours d'une randonnée de cette durée il est inévitable de composer avec les conditions météorologiques. La pluie dans la soirée d'hier, le pessimisme du gardien du gîte et les nuages d'altitude qui zèbrent le ciel matinal nous incitent à modifier notre itinéraire pour éviter les hauts plateaux où l'orientation serait très délicate par temps de brouillard. Nous redescendons donc vers la vallée, ce qui nous permet de découvrir les villages de Py et de Mantet aux solides maisons de pierre confortablement blottis sur des pentes ensoleillées de part et d'autre du col de Mantet. Nos réserves de vivres étant limitées nous décidons de passer la nuit au gîte « chez Cazenave » où nous retrouvons 2 autres comparses randonneurs qui parcourent aussi la HRP et sont partis de Banyuls le même jour que nous. Magie des rencontres... Ce sera l'occasion d'une fort sympathique soirée animée par nos hôtes Angéline et Richard qui nous racontent avec verve l'histoire de leur famille et du vignoble catalan.

2 septembre: Mantet – col de Tirapitz + 1640m - 500m 6h30 J’apprécie beaucoup les départs matinaux. C'est généralement le matin que je me sens au mieux de ma forme et je reste toujours fasciné comme un enfant par ces premiers rayons de soleil qui embrasent les hauts sommets avant de venir progressivement caresser les flancs des vallées. Dans un périple comme celui-ci c'est également un moyen d'arriver assez tôt à l'étape afin de profiter calmement de la fin de la journée et, aussi, souvent, d'éviter les orages. C'est donc dès l'aube, qu'aujourd'hui encore, nous remontons d'un pas régulier et lent le long vallon qui mène à la porteille de Mantet. C'est un vrai plaisir de sentir, qu'une fois les muscles échauffés, la progression s'effectue avec un effort minimal et de parcourir le chemin sans autre préoccupation que d'observer le paysage. Arrivés en début d'après midi au refuge d'Ull de Ter nous nous sentons en bonne forme, il fait beau et nous décidons de continuer plus loin: ce sera du temps de gagné pour l'étape du lendemain qui s'annonce longue. C'est donc d'un pas de sénateur que je m'engage pour 500 mètres de dénivellation supplémentaire. La perspective d'une belle nuit en haute altitude me motive et c'est sans peine que j'arrive à l'orry blotti dans la pente sous le col de Tirapitz à l'abri du vent qui balaye les crêtes. Pour y pénétrer il faut ramper dans un étroit tunnel et il fait un noir d'encre à l'intérieur. Mon premier réflexe de claustrophobe incurable est de ressortir de ce « trou à rat » et de chercher un emplacement pour ma tente. Mais le terrain est tellement pentu que la partie est perdue et, en outre, à 2700 mètres la température risque d'être très fraîche... Je me fais violence, allume ma lampe frontale pour examiner l'intérieur qui, avec un peu de lumière, prend une apparence plus accueillante. Finalement, une fois bien installé, je finis par trouver cet abri relativement confortable d'autant plus que le vent souffle dehors avec violence. Dans la soirée une souris grassouillette tente de flairer nos provisions et bien vite nous installons une étagère de fortune inaccessible. Sa curiosité la poussera quand même à tenter de visiter nos sacs à plusieurs reprises durant la nuit.

3 septembre: col de Tirapitz – Eyne + 610m - 1650m 6h Nous quittons notre abri sommaire au lever du jour pour un long parcours de crêtes. Les brumes et les rafales de vent ont rafraichi la température et, pour la première fois depuis Banyuls, je sors gants et cagoule. Des hardes d'isards gambadent joyeusement dans les pentes herbeuses. Le décor est grandiose, les éclairages changeant à chaque instant sous l'effet des brumes balayées par le vent. Mais, au sommet du Noufonts, les bourrasques de vent rabattent les nuages qui nous cachent brutalement toute visibilité. Une lecture un peu rapide de la boussole, un examen sommaire de la carte qui s'obstine à se replier sous le vent, le sac lourd qui nous presse d'avancer et nous voilà partis dans la mauvaise direction. Quelques cairns, des traces de passage nous incitent à descendre jusqu'à ce qu'une éclaircie opportune nous fasse comprendre notre erreur. Il ne reste plus qu'à remonter péniblement au sommet pour reprendre la bonne direction, à nouveau évidente car, entretemps, le ciel s'est dégagé. Arrivés au col de Nuria nous bifurquons dans la vallée d'Eyne pour une longue descente au milieu des prairies où paissent vaches et chevaux. Dans le village nous apprenons avec désespoir qu'il n'y a pas de ravitaillement, Il faudra attendre le lendemain en espérant que les commerces du prochain village seront ouverts le dimanche. Sur les conseils d'un habitant nous poursuivons notre route sur le sentier archéologique pour trouver un champ accueillant où dresser nos tentes rapidement car l'averse menace.

4 septembre: Eyne – Estany Sec + 810m - 210m 6h Ce matin, tout est humide autour de nous. La réputation d'ensoleillement de la Cerdagne serait-elle usurpée? Quand je préparais cette traversée des Pyrénées j'avais évidemment envisagé que la météo nous jouerait quelques mauvais tours. Et il n'est évidemment pas possible d'attendre sur place le retour incertain du beau temps. Il faut donc plier la tente bien mouillée, protéger son sac et se mettre en route malgré la fine bruine qui commence à tomber. Cette étape se déroule essentiellement sur de petites routes et des pistes donc la gêne causée par la pluie sera minime. Notre principale préoccupation est autre: il s'agit de savoir si nous trouverons du ravitaillement; c'est donc avec soulagement que nous apercevons une supérette ouverte à Bolquère. Les sacs bien remplis, nous reprenons notre cheminement sur une longue piste rectiligne et monotone au milieu de la forêt de pins sous un ciel sans couleur. La piste s'interrompt brutalement pour découvrir un décor de lacs glaciaires environnés de prairies et de blocs de granit à proximité du lac des Bouillouses. Quelques belles éclaircies nous incitent à poursuivre jusqu'au bord de l'Estany Sec, décor de rêve pour un bivouac. Mais les averses me laisseront à peine le temps de monter ma tente avant d'effacer brutalement le bleu du ciel. Je suis évidemment assez déçu de ne pas pouvoir profiter de ce superbe emplacement. La pluie ne laissera aucun répit dans la soirée m'empêchant même de faire chauffer mon repas; je me contenterai donc d'un modeste sandwich au jambon avant de m'endormir un peu inquiet sur l'évolution pour le lendemain.

5 septembre: Estany Sec – Cortal Rosso + 1120m - 1105m 7h30 La pluie a cessé dans la nuit et, au réveil, un brouillard diffus enveloppe les lacs. Mon premier souci est évidemment d'interroger le ciel mais il se montre réticent à répondre et laisse planer le doute sur l'évolution. Il faut alors parier pour choisir le bon itinéraire et on ne gagne pas à tous les coups... Aujourd'hui, le choix est entre traversée du Carlit ou contournement. Si le temps s'aggrave la traversée risque d'être compliquée et l'orientation délicate, mais le contournement rallongerait de manière importante l'itinéraire. Donc, nous parions sur le retour du beau temps et...nous gagnons. De fugitives éclaircies illuminent la montagne et les nuages déchirés par le vent ne cessent de se reformer tandis que nous nous rapprochons de la longue arête rocheuse qui défend le sommet. Mais, le vent finit par avoir le dessus et nous gravissons les derniers ressauts sous le soleil. Il reste ensuite à descendre le raide et impressionnant couloir d'éboulis et de pierrailles qui parcourt toute la face ouest: grâce à la pluie le terrain s'est ameubli et cette longue descente sera finalement plus aisée que la pente ne le laissait craindre. Le décor change au pied du couloir et nous découvrons un superbe panorama de ruisseaux et de lacs entourés de pelouses aux tons déjà mordorés. La journée est loin d'être finie car il faut encore remonter vers la portella de Lanos sous le chaud soleil de l'après midi. Au pied du col une vaste cuvette herbeuse bien ensoleillée où paissent quelques chevaux nous invite à installer le bivouac. Dans la soirée, les chevaux curieux viendront nous distraire avec le tintement de leurs cloches.

A suivre......
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Des difficultés de camping sauvage en Italie? Est-ce même possible?
Des difficultés de camping sauvages en Italie?! Est-ce même possible? | Jour 7 de la TMB à Courmayer, Rifugio G. Bertone

Dans l'épisode d'aujourd'hui du Tour du Mont-Blanc, nous sommes passés de Plan de Veny à Courmayer, Rifugio G. Bertone, en Italie.

Regardez la vidéo complète ici: https://youtu.be/AjFtpe8JhBE N'oubliez pas de cliquer sur les sous-titres français dans la vidéo.

La matinée de ce jour était très nuageuse et froide avec beaucoup d'humidité dans l'air. C'était l'un des premiers matins nuageux sur le sentier. Nous nous sommes réveillés assez tôt à 6 heures du matin et nous nous sommes détendus dans la tente pendant un moment. Nous étions si reconnaissants pour l'emplacement privilégié dans lequel nous avons campé hier soir. Les vues depuis le site étaient incroyables avec les énormes rochers et les cascades qui les descendaient juste devant nous. C'était tellement beau qu'Angelina a même eu envie de dessiner une rapide esquisse de cette vue, juste pour l'amour du souvenir.

Nous sommes sortis du camping assez tard à 11h car nous avons eu un accident avec cette application de carte que nous utilisons pour le GPS. Il a été accidentellement supprimé avec toutes les cartes des pays et des régions lorsque vous tentez de mettre à jour une autre application et de libérer de l'espace. Nous avons donc dû les télécharger à nouveau. Et comme l'accès à Internet avait une limite d'utilisation de 500 Mo, il a fallu un peu de temps pour le faire.

Nous savions que devant nous il y avait une autre montagne à gravir et nous ne voulions pas le faire aujourd'hui car nous faisions une montagne tous les jours ces derniers jours et étions un peu fatigués. Nous avions donc un plan pour nous rendre au village de Courmayer, puis pour regarder autour de nous à la recherche du camping.

Tout au long de la première partie du sentier, nous marchions le long de la route pavée avec une douce descente qui semblait si facile et si agréable. Et heureusement, il n'y avait pas beaucoup de circulation dessus. Nous avons toujours la vue imprenable sur les montagnes, le Mont Blanc dans les nuages, les cascades et les glaciers. Environ une heure plus tard, nous étions dans le village de Courmayer. Nous espérions au supermarché au dernier moment avant la fermeture de la salle pour faire la sieste et acheter des produits locaux comme du fromage, du pain focaccio, des cerises et des yogourts. Il y avait beaucoup de variations de fromages sur les étagères et beaucoup d'entre elles n'avaient jamais été vues auparavant.

La ville de Croumayer était un joli village avec beaucoup de bâtiments en pierre et de belles vues tout autour. Nous aimerions même y rester un moment car nous aimons beaucoup ce genre de villages de montagne. Il y avait beaucoup de pizzerias aussi, donc nous avions définitivement l'intention d'essayer la pizza un jour.

Nous avons pris notre collation et avons commencé à sortir de la ville. Malheureusement, comme il n'y avait pas de camping à proximité du village, nous avons dû continuer sur le sentier en montant pour trouver un endroit. Nous avons vu qu'il y avait des endroits plats non loin du chemin, mais ils étaient tous trop accessibles depuis la route et le stationnement en aval du sentier. Nous avons donc pensé que ce ne serait pas une bonne idée de s'arrêter là. De plus, nous avons continué à voir les panneaux de camping croisés sans feu, aucun panneau à jeter, mais nous voulions toujours croire qu’il s’agissait d’un camping de jour et non d’un camping sauvage pour une nuit.

Le sentier montait en zigzag et c'était assez facile tout au long. Il traversait la forêt avec beaucoup d'ombre et le temps était très confortable aussi. Les prévisions météorologiques étaient apparemment fausses, disant qu'il y aurait des orages toute la journée. Et c'était super parce que la pluie est capable de gâcher beaucoup de projets. Nous étions juste assez fatigués pour en profiter parce que, tous les derniers jours, nous avons conquis la montagne et poussé vers les mêmes groupes musculaires, ce qui les a rendus assez douloureux. Nous avons également rencontré un écureuil sur le chemin, ce qui a été une rencontre très agréable.

En une heure et demie environ, nous sommes arrivés au sommet de la colline et nous avons dû faire 800 m d'altitude, de 1 200 m à 2 000 m. Il y avait une maison de réfugiés au sommet de la montagne et nous voulions leur demander s'il était possible d'installer une tente près d'eux. Nous avons demandé à la réceptionniste à ce sujet et il a définitivement nié. Il a dit que dans cette région d'Italie, le camping sauvage n'est autorisé dans aucun endroit. Les maisons de réfugiés sont une entreprise privée et si le propriétaire voit la tente sur sa propriété, il en sera mécontent. Il a également dit qu'il y avait des gardes forestiers et que les gens pouvaient recevoir une amende, mais pas toujours. Vous pouvez donc le faire à vos risques et périls. Nous nous sommes sentis vraiment déçus à ce sujet. À notre avis, il est injuste pour les personnes comme nous de ne pas permettre de rester sous la tente, ce qui était notre choix et nos préférences personnelles. Et nous étions même prêts à payer un prix fixe pour la place et l’utilisation des toilettes, mais cela ne nous a même pas été offert. Ce n'était même pas une option. La France pourrait faire les choses différemment en laissant le bivouac pour une nuit et nous ne comprenions pas pourquoi il devrait être si différent dans les pays voisins du même massif montagneux. Malheureusement, nous constatons qu’il est très commercialisé car ce sentier est très prisé et que les prix sont très élevés pour tout. Nous sommes sûrs qu'il y a des gens comme nous qui aiment rester dans des tentes et cuisiner leur propre nourriture et n'aiment pas les dortoirs et les espaces communs.

Donc, après avoir cherché pendant un bon bout de temps en descente et en montée presque sans puissance, nous avons heureusement trouvé un bon endroit pour camper. On aurait dit que c'était juste fait pour tente - si plat que c'était. C'était donc une vraie récompense à la fin de la journée. Nous avons donc eu notre sarrasin mélangé avec du riz et du fromage pour le dîner et très épuisé en espérant que personne ne nous dérangera nous a couché.

Quelle est votre opinion sur l'interdiction du camping sauvage?
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Randonnée dans les gorges de l'Allier
Depuis le Moure de la Gardille jusque Brioude, l'Allier a creusé son lit au coeur de plateaux étendus et sauvages. La rivière, souvent encaissée dans des gorges profondes, ne rencontre que de rares villages et aucune route ne la longe. Seule l'audacieuse voie ferrée, où circule encore le célèbre "cévenol", réussit au prix de nombreux viaducs et tunnels à en suivre le cours au plus près. Ce train permet au randonneur de rejoindre très facilement les lieux de départ et d'arrivée et d'adapter la durée du parcours à ses envies. C'est ainsi que nous avons a entrepris la découverte de ce bel itinéraire depuis Langeac jusque Labastide Puylaurent.

La randonnée, décrite en détail dans le topo "vallée et gorges de l'Allier" de l'association Chamina, ne présente pas de difficulté particulière mais le balisage très vieux et souvent effacé mériterait d'être rénové pour mettre en valeur cette traversée fort intéressante mais visiblement très peu parcourue.

De Langeac à Prades: 19,1 kms, 530 m de dénivellation, 5h de marche

Après avoir longé les rives de l'Allier dominées par le clocher de la collégiale Saint Gal nous nous éloignons de la rivière pour quitter Langeac par de larges chemins serpentant au milieu de prairies. Les premiers mamelons apparaissent et les pentes douces permettent de s'échauffer en douceur. En cette fin de printemps la nature éclate de couleurs: champs à l'herbe bien grasse, fleurs abondantes et ruisseaux à l'eau claire composent un tableau bucolique. Des traces de l'activité humaine passée subsistent: des cheminées de brique témoignent du travail de la mine d'autrefois tandis que fontaines, lavoirs et massives demeures en pierre rappellent l'importance des villages. Mais, dorénavant, ceux que nous traversons paraissent bien calmes et endormis. Arrivés sur les crêtes nous découvrons à nouveau la vallée de l'Allier avec, en toile de fond, les montagnes du Velay. Il faut maintenant redescendre vers le village de Chanteuges appuyé sur un piton volcanique au bord de la rivière et efficacement protégé par son abbaye aux fortifications imposantes. Par une succession de montées et de descentes sur de larges chemins tantôt au milieu des prairies, tantôt dans la forêt, nous poursuivons vers Bourleyre étalé sur un vaste plateau avant de retrouver un cheminement en balcon au dessus de l'Allier. Peu avant Saint Julien des Chazes la vue plonge sur la rivière et la chapelle sainte Marie des Chazes dans son écrin de verdure. Une rapide descente conduit au bord de l'Allier . Nous traversons le village sans rencontrer âme qui vive puis, sur la rive droite, rejoignons la chapelle romane située au pied d'une falaise de basalte. Nous posons les sacs au pied de l'escalier pour admirer cet édifice sobre aux proportions harmonieuses quand les cris d'autres visiteurs nous alertent et nous font revenir précipitamment pour découvrir 2 couleuvres enlacées sur l'escalier à proximité des sacs et qui ne semblent nullement dérangées par nos allées et venues ... En poursuivant à proximité de la rivière nous atteignons ensuite rapidement le village de Prades, magnifiquement situé dans un méandre au pied d'un escarpement d'orgues basaltiques.

De Prades à Saugues:18,1 kms, 710 m de dénivellation, 5h de marche

Une averse brutale nous surprend au moment du départ. Mais, après un arrêt pour le ravitaillement dans la boulangerie/épicerie/bar du village la pluie cesse, les nuages se déchirent et des rayons de soleil font leur apparition. C'est donc plein d'enthousiasme que nous gravissons le raidillon qui franchit les rives abruptes de l'Allier. Sur les conseils de notre hôtesse du gîte des escargots bleus nous évitons les rives de la Seuge dont la traversée risque d'être délicate compte tenu des pluies abondantes du printemps et nous rejoignons directement le rebord du plateau de la Margeride après environ 45 minutes de montée. Le paysage s'ouvre alors sur de grands espaces de prairies vallonnées et bordées de genêts éclatants de lumière sous le soleil revenu. Jusqu'au village de Charraix le sentier en balcon offre des vues plongeantes sur Prades et la vallée de l'Allier , en particulier vers le chaos rocheux du Bounou. Ici, les constructions massives en granit sont impressionnantes et d'énigmatiques croix à boules balisent les chemins. En suivant de petites routes serpentant entre hameaux et prairies, sous l'oeil placide des troupeaux, nous rejoignons l'itinéraire prévu initialement à Cubelles dont l'église est surmontée d'un élégant clocher à peigne. En poursuivant sur le vaste plateau illuminé à perte de vue par les buissons de genêts nous atteignons la Seuge que nous longeons jusqu'aux abords de la petite ville de Saugues, étape fréquentée sur le chemin de Compostelle.

De Saugues à Monistrol: 12,9 kms, 210 m de dénivellation, 3h30 de marche

L'étape du jour est courte. Nous en profitons pour visiter tranquillement les ruelles tortueuses de Saugues bordées de solides bâtisses de granit. Empruntant ensuite "à l'envers" le chemin de Compostelle nous remontons sur les hauteurs dominant la ville. Les grands espaces de la Margeride s'ouvrent derrière nous. Troupeaux de vaches et de moutons témoignent encore de la permanence d'une activité pastorale. Le contraste avec les journées précédentes est surprenant: nous n'avions rencontré jusqu'à présent aucun autre marcheur et, aujourd'hui, nous ne cessons de croiser des pèlerins très étonnés en nous voyant avancer dans la direction opposée à la leur. Quelques uns s'effrayent même, croyant s'être trompés de route et redoutant durant quelques instants de devoir parcourir des kilomètres supplémentaires !!! Sur ce parcours le balisage est omniprésent: il n'est plus vraiment nécessaire d'avoir l'oeil rivé sur la carte et le GPS. Même les panneaux publicitaires abondent, indiquant ici où là un gîte ou une auberge et, aussi, quelques oeuvres d'art évoquant le pèlerinage : aucun risque de se perdre. Le ciel se fait soudain menaçant nous incitant à allonger le pas. Dans la raide descente vers Monistrol la pluie s'invite. Heureusement, une grotte à l'intérieur de laquelle est construite la chapelle sainte Madeleine nous accueille pour patienter avant l'accalmie. Dans le creux de la vallée, blotti au bord de l'Allier, émergeant des brumes, Monistrol apparaît et une petite route nous conduit rapidement vers notre gîte. De tous temps Monistrol a été un important point de franchissement de l'Allier et un pont moderne a remplacé les barques empruntées jadis par les pèlerins.

De Monistrol à Pourcheresse: 21 kms, 1000 m de dénivellation, 6h15 de marche

Nous quittons les rives de l'Allier en suivant le creux d'un vallon au milieu d'un épais sous-bois de feuillus. Le chemin remonte ensuite sur le plateau au milieu des pâtures et des champs de céréales colorés par les coquelicots et les bleuets. Dans les hameaux traversés quelques habitants s'activent déjà à préparer le prochain hiver en tronçonnant le bois de chauffage. Une fois atteint Douchanez, de grands espaces de forêts et de landes se découvrent devant nous. L'Allier apparaît au fond de profondes gorges séparant le plateau de la Margeride de celui du Devès. Les villages se font rares et seuls quelques troupeaux animent ce paysage sauvage. A nouveau, nous sommes seuls et ne rencontrons pas âme qui vive. Dans les hameaux, de confortables maisons de pierre superbement restaurées jouxtent des bâtisses abandonnées et lézardées. La marche est très agréable au milieu de ces vastes paysages étendus verdoyants. Une fois La Bastide dépassée le sentier dévale une pente bien raide au sein d'une forêt profonde pour rejoindre la vallée de l'Allier à proximité de la zone touristique de pont d'Alleyras. Mais la journée n'est pas finie. Il nous faut maintenant remonter 350 mètres de dénivellation pour rejoindre le haut du plateau. Auparavant nous découvrons la petite église romane de Vabres avec son clocher à peigne et son étonnant appareillage de pierres mêlant granite et basalte. Le chemin de montée est heureusement ombragé. Il est, en outre, agrémenté de quelques personnages inattendus réalisés en paille et en tissu par des habitants du village qui incitent ainsi les promeneurs à découvrir les chemins "fabluleux" de la commune d'Alleyras. Et, pour terminer cette longue journée, nous serons chaleureusement accueilli par nos hôtes à Pourcheresse.

De Pourcheresse à Saint Haon: 19,5 kms, 610 m de dénivellation, 5h10 de marche

Après une sympathique soirée riche de discussions et de découvertes sur la vie de ces hauts plateaux nous reprenons notre route au milieu des prés, enchantés en permanence par les paysages étendus et colorés que nous parcourons. De nombreux massifs de genêts apportent leur note de lumière joyeuse tandis que des cumulus joufflus décorent le ciel. Quelques points de vue remarquables laissent apparaître l'Allier bien loin en contrebas. Ensuite, l'itinéraire rejoint la petite commune de saint Vénérand peuplée d'une cinquantaine d'âmes puis saint Christophe d'Allier et ses 140 habitants: c'est le grand calme et il n'y a évidemment aucun commerce pour compléter notre ravitaillement. Même le boulanger itinérant, que nous croisons au hasard d'un carrefour, ne peut nous dépanner car il est à court de pain... Le cheminement n'est pas toujours facile à suivre dans certains sentiers envahis de hautes herbes avec un balisage très ancien et souvent inexistant. Et voilà que quelques tiques profitent de notre passage pour jouer les passagers clandestins... Eglises romanes avec leurs élégants clochers à peigne et croix de granit ponctuent notre route. Leur sobriété s'accorde bien avec la rudesse de cette terre. De grandes zones de cultures et de pâturages occupent les deux plateaux dominant l'Allier nous offrant des perspectives élargies. Nous pouvons même apercevoir au loin saint Haon où nous ferons étape ce soir. Chapeauroux est remarquablement situé au confluent de deux rivières et les ouvrages de la ligne ferroviaire montrent l'audace de ses constructeurs. Nous quittons dorénavant la rive gauche et partons à la découverte du Nouveau Monde: un nom propice à stimuler l'imagination des voyageurs en quête d'aventure ! Pour terminer la journée il faut rejoindre saint Haon situé sur le plateau en empruntant un chemin panoramique qui grimpe allègrement vers une coulée de lave abrupte puis débouche près du hameau du Thor dont les maisons semblent en piteux état. Il faut ensuite louvoyer au mieux sur un chemin humide et boueux qui alourdit la semelle de nos chaussures. Par de larges chemins plus fréquentables nous rejoignons enfin saint Haon, un peu endormi en cette chaude après-midi. La douceur de la fin de journée nous permet de découvrir tranquillement les jolies constructions de granit de ce village.

De Saint Haon à Pradelles: 21,2 kms, 610 m de dénivellation, 5h15 de marche

Le paysage prend, aujourd'hui, un autre aspect avec ses grands champs cultivés de lentilles. D'anciens volcans aux formes arrondies caractéristiques émergent de ce plateau volcanique. Le sentier qui contourne saint Haon par les Coustilles est envahi par les herbes hautes encore humides de la rosée de la nuit: visiblement, l'itinéraire n'est pas très fréquenté... Au niveau d'une première crête, peu après la croix de Chamblas curieusement ornée d'un coeur, la vue porte très loin vers le sud et, pour la première fois, nous apercevons le Moure de la Gardille près duquel l'Allier s'extrait de la terre. A proximité de Landos le chemin longe un maar (ancien cratère volcanique) dans lequel s'est formée une tourbière. Nous rejoignons ensuite le célèbre chemin de Stevenson, itinéraire très fréquenté et sur lequel nous retrouvons évidemment beaucoup de randonneurs. Aujourd'hui, notre cheminement reste constamment en altitude et s'éloigne des rives de l'Allier pour parcourir un vaste plateau cultivé où nous bénéficions de vues étendues sur les lointains. Seuls quelques vallons parcourus par des ruisseaux nous plongent dans la fraîcheur de sous-bois peu étendus. Au passage nous observons le viaduc d'Arquejol supportant une voie ferrée abandonnée et reconvertie en itinéraire pour vélo-rail. Quelques kilomètres avant l'arrivée le village médiéval de Pradelles apparaît, stratégiquement installé sur un éperon pour mieux surveiller la vallée. Dans le village, quelques nobles demeures aux façades de pierre témoignent de l'importance passée de cette étape pour les marchands et les pélerins en route vers saint Gilles.

De Pradelles à Fouzilhac: 22,2 kms, 570 m de dénivellation, 5h30 de marche

Une belle lumière rasante éclaire les champs dès le début de cette fraîche matinée. Puis, très vite les nuages envahissent le ciel et diffusent un pâle éclairage peu propice aux photos. Et pourtant, nous arrivons dans "le sud" en franchissant les limites de la Lozère à proximité de Langogne atteinte au terme d'une longue descente. La cité paisible est nichée au bord de l'Allier . Nous profitons du petit supermarché idéalement situé à l'entrée de la ville pour compléter notre ravitaillement. Après avoir traversé les faubourgs le large chemin reprend doucement de l'altitude pour rejoindre le plateau et s'enfonce ensuite dans un vaste massif forestier. Nous abandonnons l'itinéraire de Stevenson et sa cohorte de randonneurs afin de poursuivre sur le sentier des gorges de l'Allier où, comme d'habitude, nous sommes seuls. Quelques clairières dans la hêtraie laissent de rares aperçus sur la vallée de l'Allier en contrebas ou sur les massifs situés plus au sud. L'impression de solitude est forte et les rares hameaux traversés sont déserts. Les lieux sont propices à la retraite et à la méditation et c'était sans nul doute l'objectif des créateurs du monastère laïque découvert près du hameau de Choisinès... ne courte descente permet de franchir la vallée du tumultueux torrent de Langouyrou avant de rejoindre les Huttes où nous sommes surpris de découvrir dans ce bout du monde des maisons de villégiature très récentes. Le gîte de Cheylard L' Evêque étant complet, nous sommes contraints de faire un détour par Fouzilhac où nous avons réservé un hébergement dans une yourte dont nous allons tester le confort au cours d'une soirée humide et fraîche.

De Fouzilhac à Labastide Puylaurent: 25,2 kms, 565 m de dénivellation, 6h de marche

Nous partons de bon matin pour notre dernière étape et ce sera la plus longue. Très rapidement, nous pénétrons dans la forêt de Mercoire que nous ne quitterons quasiment plus jusqu'à l'arrivée. Un court arrêt à Cheylard l'Evêque nous permet d'admirer un dernier clocher à peigne avant de suivre la longue piste forestière qui doit nous mener sur la crête tout près des sources de l'Allier à 1500m d'altitude. Tant que nous suivons le chemin de Stevenson tout va bien....mais quand nous l'abandonnons pour suivre celui décrit dans notre topo des gorges de l'Allier les choses se compliquent. En effet, un immense domaine de chasse occupe tout le versant situé sous le Moure de la Gardille et il est ceinturé de kilomètres de clôture: évidemment, notre topo de 1998, non réactualisé, nous propose une traversée directe. Après quelques minutes de perplexité et de recherche, voulant vraiment éviter de retourner sur nos pas, nous découvrons qu'un large chemin semble suivre l'extérieur de la clôture et, d'après notre GPS, rejoindre plus loin l'itinéraire prévu. De fait, nous n'imaginions pas que ce domaine était si étendu et nous avons eu quelques difficultés à trouver le bon cheminement pour rejoindre enfin la crête. Un simple panneau d'information aurait pu aiguiller les randonneurs sur l'itinéraire de contournement que nous avons découvert de retour à la maison !!! Une fois arrivés sur la crête une observation attentive et insistante du terrain assistée du GPS est nécessaire pour découvrir la sente qui descend vers la source de l'Allier: mais nous aurions vraiment regretté de ne pas trouver cette source située dans une petite combe au milieu de la hêtraie. Ensuite, le sentier parcourt longuement la ligne de crête offrant une vue panoramique avant d'entamer sa descente au milieu des buissons de genêts et des pâturages. Il rejoint enfin le chemin de Stevenson avant de redescendre vers Labastide, terme de notre randonnée.
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L'Annapurna Dhaulagiri Community / Khopra Trek ou le Mardi Himal?
Bonjour à tous,

Je me rends au Népal et compte entreprendre lors de mon séjour, un trek ( fin février/début mars) sur une douzaine de jours au max, voire un peu moins, ce ne serait pas dérangeant. J'ai laissé de côté certains circuits ( tour de l'Annapurna, le sanctuaire, l'EBC...), considérant la saison, l'altitude et l'enneigement, et aussi le fait que je veuille marcher sans guide.

Mes recherches m'ont conduit vers 2 idées.

Première idée: les balcons sud de l'Annapurna, les bien nommés Muldai, khopra danda, Poon hill et Mohare danda. ce trek s'apparente à celui du khopra ridge/danda ou de l' Annapurna dhaulagiri community, avec peut être une ou deux variantes personnelles.

Deuxième idée: le mardi himal trek, sur lequel pour l'instant, je n'ai que quelques infos.

J'aimerais avoir vos commentaires, avis, préférences sur ces 2 idées. En quoi ces deux itinéraires pourraient ils être différents en termes d'ambiances, de paysages, etc...?

j'y vais dans le but de marcher, admirer les panoramas, prendre le pouls des sentiers et de la montagne, apprécier le temps qui passe ainsi que tout ce qui s'offrira à moi. je veux dire par là que le défi sportif n'est pas à l'ordre du jour, même si je ne suis pas bien sûr contre le fait de crapahuter un peu...L'effort, oui. La vitesse, non. 🙂

Merci d'avance pour votre aide et votre contribution,

Nico
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GR 51 de Menton à Grasse
bonjour

j'ai lu sur le forum que le GR51 de Menton à Grasse ne présentait aucun intérêt en raison de la disparition du sentier (pas de balisage, constructions, incendies...). Ces discussions dataient un peu ( 2008 - 2009). Pourriez-vous m'indiquer si ce trajet est faisable cette année. Je compte le faire mi-mai. Merci Poulpren
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Rapport sur deuxième voyage axé sur la montagne en Géorgie en juin/juillet 2012
J'avais deja fait un voyage en Georgie en 2010 dont vous pouvez lire le rapport http://voyageforum.com/v.f?post=3726515; pour commencer car je ne vais pas repeter ici ce que j'avais ecrit il y a 2 ans. - Voyage par Lufthansa via Munich. 220 euros tout compris. Excellent service. Mais l'aller et le retour se font la nuit. - L'Euro a perdu 13 % de sa valeur en 2 ans, par contre les prix en Laris sont stables - Peu de touristes en juin. Pas du tout la masse de voyageurs israeliens que j'avais rencontres en 2010 (peut etre ne viennent ils qu'en aout septembre) - Pas du tout le beau temps stable et la canicule non plus cette annee. Nuages, orages, pluie, vent violent. En montagne, les conditions ont parfois ete tres dures. - Enormement de fleurs en montagne en cette saison. Exceptionnel. Notamment des pentes entieres de rhododendrons en fleur. Aussi dans les magasins beaucoup de fruits cerises, groseilles, abricots, fraises de 1 a 2 euros le kilo.

TBILISSI

- Si on arrive a l'aeroport la nuit, il y a un train a 04:00. Mais la gare (et tout) est ferme en ville - On vend du CG (et tout l'equipement de trek) chez www.magelani.ge a Saburtalo - Il y a de nombreux nouveux homestays et aussi 'hostels'. On peut trouver une chambre (plutot qu'un dortoir) a 25 laris par personne, dans le quartier de Marjanishvili, que je prefere. La meilleure adresse: Marina, mais toujours plein. Sinon aussi 'Green Stairs' et en face au numero 66, Tamar (elle possede une chambre une personne, ce qui est rare).

ONI (Racha)

- Mashrutka a 9 heures de Didube. Passe par 2 beaux lacs. - Tres bon homestay, le Family Hotel Gallery. Mais mon but etait Shovi et Shovi est totalement ferme avant le 1er juillet. Pas d'hotels ni de transports

SVANETI

- La route est terminee. Ne prend plus que 3 heures 30 (et plus de long arret boisson). Par contre, le prix n'a pas baisse, 20 laris (le seul mashrutka de Georgie qui surcharge les touristes) Le mashrutka est parti a 15:00. - Descendu a l'intersection pour Becho. Peu de homestays a Becho (en plus du cher Grand Hotel Ushba). Marche une heure et sejourne chez Giri Tserediani (A Nashkoti, a g de la route, 20 minutes avant Mazeri). Trop cher, basique mais agreable. Cela en vaut la peine pour faire peut-etre les 2 meilleures journees de marche en Svaneti 1) l'excursion d'un jour au Glacier Ushba (longue journee, inclut 100 m tres raides, on peut marcher sur le glacier couvert de pierres, il faut emporter le passeport) 2) le lendemain la rando a Mestia par le col de Guli (longue journee; au col, on peut monter 200 metres plus haut sur des eboulis raides pour une vue imbattable des 2 tours d'Ushba; mais dans ce cas, il faudra peut-etre camper) - Le centre ville de Mestia est toujours un horrible chantier - USHGULI: homestay economique en prenant le chemin a gauche apres le pont, grand signe 'Guest House' (2e maison je crois). Les touristes en 4x4 viennent seulement de 11 heures a 3 heures, le reste du temps Ushguli est traditionnel et calme - Rando Ushguli - Basse Svanetie: il y a une 'piste' le long de la nouvelle ligne a haute tension Ipiali - Chevpi, facile a suivre. Depuis Ushguli flechage et sentier 'intermittent' montant raide au dessus de Murkmeli jusqu'a la crete, on la suit jusqu'au col de Latpari, puis redescendu a Chevpi par la piste. Une bonne journee (si vous comptez faire les randos dont je parle, je peux vous donner plus de details). En basse Svanetie, une mashrutka la matin pour Lentekhi et Kutaisi (juste au dessus de Lentekhi, belle gorge)

KUTAISI - Georgi Homestay; toujours agreable mais dommage ne sert plus le diner

KAZBEGI, SHATILI, ...

- Tres bon homestay moderne a Kazbegi: Nino Gigauri (Internet, TV5) - Glcier de Devdoraki: attention, il y a un poste frontiere, on m'a empeche de continuer (il fallait un permis) - Gorge de Truso: attention, le chemin au fond de la gorge s'arrete a un pont detruit. Pour aller dans la haute vallee, il faut emprunter une autre piste qui monte tres haut sur le versant Sud - Pense rester une nuit a Kvesheti mais le seul hotel etait l'arnaque (le seul cas que j'ai rencontre) - Au retour de Kazbegi, descendez du Mashrutka a l'eglise d'Ananuri. En vaut la peine. Mashrutkas locaux pour continuer a Tbilissi. - Marche par Juta, col de Chaukki, Roshka puis par la route jusque Shatili. Il n'est passe aucun vehicule pour faire du stop ce jour-la (en juin et en semaine. Le week-end il vient pas mal de 4x4) . Homestay pas cher a Shatili: la derniere maison a gauche, de l'autre cote du petit pont. Continue par Mutso, Ardoti, puis par petit sentier (et hors sentier) par Khakhabo et un col a 2800 m pour rejoindre la piste juste avant le col de Davits Jvari. - Bonne Guest House a Korcha. Bus Korcha-Tbilissi-Korcha les mardi, mercredi, vendredi, dimanche. Les autres jours, on peut prendre le bus 8 km plus bas dans la vallee.

LAGODEKHI

- Le circuit de 3 jours dans le Parc National n'existe plus. Marche pour la cascade, mais on peut aussi marcher a 'METEO' dans les prairies sur la crte, on peut y loger dans le refuge ou camper. Pour aller jusqu'au lac, il faut prendre un guide - Bonne Guesthouse toute neuve juste avant l'entree du PN (avec un signe HOTEL): 'Kavkashoni'

BORJOMI

- 'Leo's Homestay' en fait tenu par sa mere Marina (pour etre franc, je n'aime pas trop Leo): petit appartement (apres le musee), bien si pas trop de monde, excellents repas - Traversee du parc par chemin #2 (au debut #3) de Atskuri vers Marelisi: en 3 jours, recommande - A Abustumani (ancienne station thermale tres en ruine) excellent hotel moderne KAPA - Il y a une partie du PN Borjomi la-bas. Obtenir le permis a Borjomi. Refuge de Didmagala. Ce morceau de parc est beau et tres peu frequente.
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Premier trek au Népal
Bonjour,

Actuellement en voyage sur plusieurs mois en Asie/Océanie, j'ai prévu d'être au Népal début avril pour en prendre ma dose de haute montagne et en prendre plein les yeux !

Nous serions sur place pour environ 3 semaines.

C'est très subjectif je l'entends, mais quel serait selon vous un bon de choix de premier trek au Népal et pourquoi ?

J'ai beaucoup de mal à faire un choix, surtout que 2 personnes de ma famille viennent nous rejoindre, pas envie de les décevoir 😉.

J'avoue que l'EBC par Gokyo me fait rêver. Le tour des Annapurnas a l'air pas mal, plus de villages, plus de contact avec la population mais très (trop?) touristique. Existe-t-il au moment ou j'écris ces lignes des nouveaux trek à la mode tout aussi jolie que ce dernier ? Tour du Manuslu ?

Bref, je prends tout conseil.

Merci
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3 semaines en Nouvelle-Zélande en avril avec beaucoup de randonnées
Bonjour à tous,

Cette fois ça y est, fini de baver sur les voyages des autres, à notre tour de partir en Nouvelle-Zélande!! On est un couple autour de la trentaine, sportifs et passionnés de rando et autres sports de plein air, donc autant dire qu'on a très hâte d'aller découvrir ce petit paradis. Officiellement c'est notre voyage de noce, mais c'est surtout une bonne excuse pour voyager 😛...

On est encore dans la phase d'élaboration de notre circuit, mais après avoir bien parcouru les guides touristiques et sites internet, ça commence à prendre forme et on commence surtout à avoir pas mal de questions pour finaliser tout ça. D'ailleurs, en parlant de guides touristiques, pour ceux qui lisent l'anglais je conseille très fortement les Rough guides, que je trouve plus complets que les Lonely planet et surtout un peu plus orienté routard et «aventure».

Donc nos dates exactes ne sont pas encore déterminées (ça va dépendre du boulot), mais en gros ça sera 3 semaines en avril, et on va principalement suivre les parc nationaux et passer le minimum de temps en ville pour profiter au max des grands espaces. On pense passer plus de temps au sud, donc surement une semaine au nord et deux au sud, et on va louer une voiture, hébergement prévu pas mal en backpakers ou camping.

île du nord: Arrivée à Auckland, passage par la région de Rotorua et Te Urewera puis Tongariro National Park avec évidemment le Tongariro alpine crossing. Ensuite, soit descendre directement vers Wellington soit passage par Egmont National Park et si le temps le permet, l'ascension du volcan.

Questions île du nord: Est-ce que Egmont NP vaut le coup après avoir fait Tongariro ou est-ce que ça va sonner un peu répétitif et il vaut mieux en profiter pour descendre au sud rapidement? Est-ce qu'on rate vraiment quelque chose à ne pas faire le nord de l'île et Coromandel?

île du sud: Abel Tasman NP où on compte passer probablement 3 jours pour un combo kayak/rando, ensuite le circuit reste vraiment à définir mais clairement ça impliquera de la rando dans les Alpes, les glaciers et les fjords (et surement une rando sur 2-3 jours si ça rentre dans le timing, surement le Routeburn Track) pour la côte ouest et côte est: un passage obligé par Timaru voir des amis, musée de l'Antarctique à Christchurch et retour en Europe depuis Christchurch.

Questions île du sud: Kairkoura m'attire beaucoup pour les dauphins et baleines, mais le côté masse de touristes en bateau beaucoup moins. Est-ce que ça vaut quand même le coup? Est-ce qu'il y a des bons spots d'observation depuis la rive? Ou est-ce qu'on va perdre du temps pour pas grand chose si on fait le détour pour y aller?

Pour Abel Tasman, des retours d'expérience de ceux qui ont fait kayak et rando? Des compagnies à recommander? On ne fera pas l'intégralité du circuit je pense, et il y a pas mal d'option possibles, soit partir en Kayak et continuer à pied vers le nord, soit kayak et revenir sur ses pas à pied. Est-ce qu'il y a une section du parc qui mérite vraiment le coup plus que les autres (à pied)?

Pour les fjords, on combinerait bien la rando à une découverte de Milford sound sur l'eau. Est-ce que ça vaut le coup? Et là, bateau ou kayak? J'imagine qu'en bateau on se déplace plus vite et que donc on voit plus de choses mais on aime faire du kayak et c'est aussi plus tranquille... des avis?

Pour les glaciers, des suggestions de compagnies avec guide pour aller marcher sur le glacier avec crampons etc.?

Questions générales: J'ai très envie de profiter des sources chaudes et de voir au moins un geyser. Je pense que l'île du nord est mieux pour ça, est-ce que certains ont des endroits à recommander? Il y a pléthore de spa en tout genre, mais je cherche plutôt quelque chose de pas trop bondé ou trop aménagé. Si même vous connaissez des sources naturelles en pleine nature et libre d'accès, je prend.

On a déjà fait du rafting (classe 4/5), accompagné d'un guide, et si on a le temps on en referait bien là bas... mais idem, dur de savoir lequel choisir!! Il y a tellement d'offres! Donc si certains on de bonnes expériences à partager, ça m'intéresse ^^

On voudrait aller se balader un peu sous terre aussi (j'ai fait plusieurs années de spéléologie), j'ai repéré plusieurs grottes sympa, mais est-ce qu'il y en a à ne pas manquer? Et surtout, on veut voir les glowworms, est-ce ça vaut le coup de payer pour faire Waitomo ou est-ce que les grottes en libre accès valent autant le coup? L'idée étant aussi de prendre le temps de faire de belles photos.

Enfin, question météo et ensoleillement, vu qu'on y va en avril, est-ce qu'il vaudrait mieux commencer par le sud et finir au nord pour bénéficier d'une meilleure météo au sud? Ou est-ce que ça ne fera pas franchement de grosse différence?

Un IMMENSE merci par avance à ceux qui sont allés jusqu'au bout de mon message et encore plus à ceux qui prendront le temps de répondre! On sera vraiment en mode plein air / rando / kayak etc. donc si certains ont des endroits de rêve à nous suggérer auquel on n'a pas pensé n'hésitez pas 😉

Laure
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Trek boucle à Mae Hong Son
Bonjour à tous En janvier 2019 je serai Nord Thaïlande et après une nuit à Chiang Mai j'envisage 7 nuits boucle Mae Hong Son ...route nord en bus avec 3 stops PAI 2 nuits..THAM LOT 2 nuits et MAE HONG SON 3 nuits pour treks et balades.. Sur PAI j'ai lu pas mal d'avis pour et contre et je me posais la question si çà valait le coup ou plutôt faire un stop plus long à MAE HONG SON ? Ensuite direction CHIANG RAI et MAE SALONG..Obligée de faire des choix vu le peu de temps nord Thaïlande (12 nuits) avant de passer la frontiére pour le Laos ou je reste 1 mois.. Merçi pour des conseils et aussi adresses récentes guests sympas , calmes dans les 2 secteurs..budget 400/500 baths chambre double avec douche .. A bientôt Viviane
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Bords de la Laïta (GR34 et environs)
Bonjour,

Dix kilomètres, tout juste. Et encore...C'est la distance que j'ai parcourue à pied le long d'un bout de GR34 en plusieurs fois sur trois jours.

C'est en lisant la carte topographique de Quimperlé que l'idée m'est venue de parcourir une partie de ce GR, un bien modeste tronçon, celui là même qui longe la Laïta (fleuve) et traverse la forêt domaniale de Carnoët dans le département du Finistère.

Non, je n'étais pas à la recherche d'un druide, ni de sources d'eau, mais plutôt à la recherche de l'inspiration pour quelques essais de photos dans le domaine du vivant.

A la base, ce parcours m'apparaissait suffisant pour quelques essais, l'objectif n'étant pas d'avaler les kilomètres et d'user outre mesure mes souliers ; sans compter que plus on marche, moins on fait des photos... A cet égard, je crois avoir obtenu ce que j'étais venu chercher.

La Laïta coule du nord vers le sud depuis Quimperlé avant de se jeter dans l'anse du Pouldu. La Laïta représente également la limite administrative entre les deux départements du Morbihan (56) et du Finistère (29).

Le GR34 dans la zone géographique considérée, permet d'atteindre Quimperlé depuis le Pont de Saint-Maurice après 16 km de marche. A l'opposé (vers le sud), on prend la direction du Pouldu qu'on atteint après environ 4 km de marche.

Pour être tout à fait honnête, je me suis en partie écarté du strict tracé du GR, véritable autoroute des randonneurs, déjà par curiosité et ensuite pour y trouver une certaine sérénité/sécurité nécessaire avant un déballage de matériel de prise de vue.

- Ballade 1 : sentier parallèle au GR34 depuis le Pont de Saint-Maurice vers le NNE

Le point de départ se trouve au sud du pont où un parking véhicules est aménagé (en bordure de D.162). Cette première ballade emprunte un ensemble de sentiers situés sur la rive gauche de la Laïta (parallèles au GR34) et qui aboutissent au village de Kervardel. Les milieux traversés sont d'une grande diversité, représentés par des espaces forestiers, les rives de la Laïta et des milieux cultivés.

En ce début de mois de mai, il est impossible d'échapper au jaune soufre du colza et à ses nombreux pollinisateurs. Les abeilles en particulier, très courtisées, hyperactives et mobiles, travaillent sans répit.

1 : fougère et colza

Et puis il y a les papillons, mouches et moucherons, bourdons et autres cétoines. La parcelle est étendue et le gisement considérable. Quelle ambiance.

2 : piéride sur colza

3 : cétoine sur colza

Non loin, après avoir honoré le jaune, voici qu'apparaît le pourpre du trèfle lui aussi en pleine floraison.

4 : trèfle cultivé, de jachère ou de fourrage

Ces parcelles cultivées jouxtent une forêt mixte où dominent le pin maritime, le pin de Douglas et le châtaigner. L'ajonc et le houx sont eux aussi en fleurs et très présents à mi pente, sur les bords creusés par le fleuve.

5 : pin de Douglas sur les hauteurs de la Laïta

Dans le sous-bois, on sent ses pieds comprimer un épais tapis constitué par l'accumulation de feuilles mortes, de rameaux, de bogues et de mousses que la fougère épiscopale est parvenue une fois de plus à transpercer verticalement pour accéder au peu de lumière que les grands arbres ont bien voulu lui concéder.

6 : fougère à la lisière d'un bois

En contrebas, la Laïta avec ses berges et ses bancs de sable, apparaît comme un paradis pour les amateurs de sports d'eau (kayak, canoë, voile, paddle, ...)

7 : la Laïta (fleuve)

Le dénivelé n'a rien d'himalayen (50 m) et le parcours, bien que jalonné de cailloux et de racines qui dépassent, est à la portée de tous.

Après le jaune, le pourpre et les verts plus ou moins soutenus, le brun rugueux des troncs de résineux, un bleu surgit : celui d'une printanière typique de sous-bois, la jacinthe sauvage. J'arrive au bon moment pour pouvoir scruter ce bleu indéfinissable situé quelque part entre mauve et indigo.

8 : jacinthes sauvages sous un jeune châtaigner

9 : détail sur jacinthe sauvage

10 : fougère et jacinthes

Le soleil en fonction de sa course, joue avec elles au chat et à la souris, les sortant de l'ombre ici, puis là, sous un pinceau de lumière. Une araignée d'une taille ridicule, y tend un piège et semble bien inspirée car les visiteurs de ce sous-bois et de ces fleurs odorantes, proies potentielles, sont nombreux.

11 : araignée (Thiridiidae) ayant élu domicile dans une station de jacinthes sauvages

12 : arum et gaillet dans le sous-bois humide

Cette demi-journée aura été riche en découvertes, et j'ai pensé que si on emprunte ces sentiers pour la marche pure et dure parfois, on peut aussi le faire avec plus de pondération pour profiter de la vue et des ambiances.

Ballades suivantes à suivre (quand j'aurai le temps de les écrire).
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Retour de trek Everest Base Camp + Gokyo (novembre - décembre 2018)
Je viens de rentrer de 3 semaines au Nepal dont 2 semaines trek EBC+Gokyo. réservé avec une agence népalaise, nous étions 4 + guide et porteurs. mi nov à debut dec. si vous avez des questions n'hésitez pas

j'en garde de tres bons souvenirs, tres belle météo meme si il faisait la froid la nuit et le matin...
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Santo Antão: West-East and North-South crossings
Hi everyone. Good evening! I’m back from Sententon. I’ve recovered now. What a beautiful, beautiful island—did it both ways. The crossing I’d call the "Madman’s Crossing" (a nod to another well-known one) is the one from Tarrafal to Ponta do Sol, which I did in 4.5 hours without speeding like Gonzalez. Then there’s what I’d call the "Grogue Diagonal"—the north-south route from Ribeira do Paul to the Janela Lighthouse, passing through Cova, Pico da Cruz, and Silva. A day and a half of pure enjoyment, wrapping up my visit to the island in supreme beauty. In my opinion, here are the island’s 7 must-dos: - The most stunning *bordeira* – the *bordeira do norte* - The most fantastic – the climb from João do Bento to Orgueiro - The most pleasant – the *vereda* Cova/Pico da Cruz/Silva - The most overrated – the northern coastal path - The most beautiful paved section – Ribeira de Penede’s lower part - The most grueling – Figueira de Cima to Chupador - The toughest – the climb to Salto Preto

And for any hiker, the Norte plateau is a must. Unfortunately, I couldn’t make it to Tope de Coroa—my only rainy day—but it was still good, even with the summit shrouded in clouds all day.

Here are my initial thoughts. I’m happy to share more with anyone planning the same crossings. I’m currently posting the route details on my blog and might share a few here. Though since the forum’s text editor isn’t top-notch without HTML, I’m not sure how it’ll turn out. In the meantime, you can check it out here --> Cape Verde. Should be of interest to hikers. Bye
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Chemin de Compostelle sans argent ni nourriture
Salut à tous !

Je réfléchis actuellement à faire le pèlerinage de Compostelle à pied depuis la Suisse. Petite spécificité : j'aimerais partir sans argent et sans nourriture, et faire le chemin en recevant ce que les gens me donnent (ou pas), en dormant là où je peux (dehors, chez des gens, etc.). Cette idée m'est venue car j'aimerais être libre et ne pas avoir de souci matériel, donc de partir avec le moins de choses possibles également.

J'aimerais savoir si certaines personnes ont réalisé le chemin de Compostelle (ou autre voyage) dans des conditions similaires ? Avez-vous des témoignages, conseils à me donner ?

Merci d'avance ! Amicalement
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Treks et camping sauvage en Nouvelle-Zélande
Bonjour à tous,

En voyage depuis 5 mois en Asie, j'ai décidé de prolonger ma route jusqu'à la Nouvelle Zélande. J'attéri le 1er février à Auckland. Mon souhait est de randonner un maximum. Je pensais consacrer deux semaines à l'île du Nord et quatre à celle du Sud. Je me déplacerais principalement en autostop car j'ai un budget limité.

Après la lecture des messages sur ce forum et avoir passé beaucoup de temps sur l'excellent site web du DOC, voici mes questions :

Pour l'île du Nord, je pensais faire le tour du Tongariro et l'ascension du mont Rapehu. Aller voir le lac Taupo. Puis, faire l'AMC trek autour du volcan Teranaki : - J'ai lu que l'ascension du sommet du Teranaki était faisable mais aucun sentier n'est répertorié. Depuis Syme Hut, on doit monter à vue sans sentier ? - Y a t-il des effets volcanique à voir sur ce trek ? - Tous les sites volcaniques près de Rotura sont très cher (35$)... N'y en a t'il pas certains à Rotura ou ailleurs gratuit ?

- Est-il envisageable de faire du camping sauvage autour du lac Taupo ? Des idées de spots sympa ?

Île du Sud : - J'aimerais enchaîner le Caples trek et le Routeburn. Malheureusement, ce dernier est un "great walk" et il faut réserver, chose difficile quand on voyage en autostop est qu'on ne peut pas savoir exactement qu'on sera prêt à partir. Pensez vous qu'en fin février, il soit possible de réserver pour un campeur 3 jours avant ? Ça me laisserait le temps de faire le Caples trek et ensuite attaquer le Routeburn par le Nord.

- Peut-on faire du camping sauvage sur le Caples trek ? Je ne suis pas bien au clair sur les lois qui régisse le camping sauvage en NZ...

- Peut-on passer le Copland Pass pour regagner l'autre vallée ou est-ce technique (alpinisme) ?

Merci de votre aide,

Julien
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Trek ou randonnée des volcans à Java
bjr aux forumeurs, alors voila, je vous présente ma question existentielle. je pars sur java fin juillet, j'ai pris mes billets d'avion et je me suis dit: "c'est cool, je vais m'balader en indo autour des volcans"...et puis en commençant à m'renseigner, je me rends compte que le tourisme par là-bas semble pour le moins très organisé...et ça m plait moyen...

bref étant habitué à partir en autonomie (pas mal en himalaya et ds les alpes) sur plusieurs semaines avec pas gd monde autour de moi, les plans: "panorama du bromo avec 500 gonzes", ça me branche moyen. si je veux du monde j'vais en ville pas en haut d'un volcan. bref je vous fait le coup du gars classique: j'suis touriste mais j'aime pas trop les touristes...

bref j'partirai bien tente et rechaud ds le sac pour prendre le temps (sur plusieurs jours...le portage n'est pas un pb) et aller dans des endroits plus calmes (même si je me dis qu'il y a moyen d'aller au bromo et de s'éloigner des foules)

j'arrive à Subaraja et j'voudrais m'poser à malang. certains connaissent-ils le gunung arjuna (ça a l'air sympa de se balader sur plusieurs jours)? passer par malang pour aller au séméru et bromo (partir à pied depuis tumpang?)? des infos sur l'eau potable disponible en chemin? d'ailleurs les chemins? paumatoires (en même temps qd on vise un sommet ou un volcan, il s voit non?) pas de guide, ça me fatigue et j'voyage pour m'sentir libre (on l'est déjà peu le reste du temps). me paumer un peu ne me dérange pas (ça fait partie du voyage), de toute façon, y aura tjs un peu de riz au fond d'un bol à manger...

sans doute le kawa ijen car après je rejoins des potes sur bali.

si vous avez des infos, ça me plait bien. si vous avez des plans autres sur java Est aussi. si vous vous dites que je me trompe de destination pour ce genre de truc, dites le moi aussi... merci d'avance.
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Randonnée entre Villa Nova et Porto Covo
Voici une petite randonnée en image de 20 km de randonnée entre Villa Nova et Porto Covo dans un chemin ensablé bordé de végétations enchanteresse, le long d’un littoral préservé et tout simplement beau !, Le tracé est incomplet au début ayant démarré mon compteur un peu tardivement. Ceci dit le chemin n’est pas bien compliqué, c’est tout droit.

Durée : 6 h La marche dans le sable est assez physique, par contre elle peut se faire pied nu Constamment à découvert ... ettention au soleil Bus depuis Lisbonne : rede-expressos.pt

le lien : Randonnée entre Villa Nova et Porto Covo
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Trek et authenticité pour 2 semaines dans le sud de la Thaïlande
Hello à tous,

J'avais initialement prévu de partir dans le nord e la Thaïlande, mais après réflexions (et conseils d'un membre du forum Kemai) je pense aussi et surtout au sud désormais.

J'aurais besoin de l'aide de la communauté pour trouver 2-3 endroits où me poser pour explorer et vivre de belles expériences

Je pars du 1 au 16 mars, en solo, mode sac à dos.

Je suis en recherche de : > authenticité > randonnée pleine nature (pourquoi pas trek sur 2-3 jours) > nature > plongées > Guest house sur la plage > détente > contact habitants

Pour infos j'ai déjà fait : - Ko Tao (adoré) - Ko Pha Ngan - Patong (beurk) - Phi-Phi (à faire une fois ok) - Kanchanaburi (superbe)

J'ai entendu parler de : > Koh Mook (émeraude cave) > Kao Sok (barrage) > Phatthalung > Ko Phayam

J'aimerais (vous vous en doutez) m'éloigner des iles paradisiaques surchargées de touristes et de béton etc comme Phuket / Patong / phi phi .. n'hésitez pas si vous avez des reco, de lieux insolites etc .. >> Ce qui est sur pour moi, c'est que je veux aller à Khao SOK, du coup si dans le coin .. :)

Merci bcp pour votre aide ! PS : posez-moi toutes les questions que vous voulez si besoin.

Guillaume
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Népal: traversée du Tilmann La (Pass)?
Salutations!

Je cherche à lire des récits de traversée du Tilmann La (de la vallée du langtang vers le Sud du col). et je trouve quasiment rien sur le Net sauf les itinéraires d'agences de trek... Rien non plus dans le Lonely Planet "Trekking in the Nepal Himalaya" , 8ième édition, 2004. Quelques infos dans une édition plus récente? No se.

Par exemple: je sais même pas si, générallement, on traverse à Kyangin Gompa par le pont pour se retrouver du côté sud du cours d'eau ou alors s'il existe un moyen de traverser le cours d'eau impétueux (dont je me rappelle plus le nom) qui se trouverait plus loin que Langshisha Karka dans la vallée, vers l'est; pour se diriger vers le col?

Je sais qu'il n'y aura aucun lodge/possibilité de ravitaillement après Kyangin, mais après la traversée du col? Combien de jours de marche (après avoir traversé le col) avant d'arriver à un village? Si vous avez fait en trek organisé, merci de bien vouloir me résumer votre expérience.

Un grand merci d'avance pour toute bribe d'info!

J'aime être hors des sentiers battus au Népal, et fort heureusement c'est encore très possible de se retrouver isolés dans des coins magnifiques. Si, par exemple, vous vous demandez si cela en vaut la chandelle de camper au camp de base du Cho Oyo, je vous répondrais que cet endroit est tout simplement époustouflant et que le lever du soleil dans cette cuvette est inoubliable...

Marc de Montréal
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GR20: Balisage vers l'Incudine
Bonjour à tous,

J'aimerais m'adresser à ceux qui ont fait le GR20 cette année. L'étape 13 : Usciolu - Asinau passant par l'Incudine est-elle encore possible ? Je sais qu'en 2013, le balisage du GR20 avait été effacé mais qu'il restait bien visible grâce à la peinture grise posée par-dessus. Qu'en est-il aujourd'hui ? Le PNRC en a-t-il fait une variante maintenant que l'itinéraire a été modifié ? Quelqu'un parmi vous l'a-t-il fait ?

PS : En 2013, nous avons été stoppé à Usciolu à cause d'une tendinite au genou. Nous projetons de "finir" les étapes qu'il nous restait.

En vous remerciant pour vos retours,

Cécile
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Trek de la boucle de Zagori: rejoindre le point de départ depuis Thessalonique
Bonjour,

Nous sommes deux amies à rejoindre la Grèce en juillet prochain. Nous visons de faire le trek de la boucle de Zagoria dont le départ se fait à Kapesovo, près de Ioannina. Nous atterrissons à Thessalonique. Quel est le meilleur moyen pour rejoindre Kapesovo? Est-ce jouable en stop en une journée? Ou bien en bus? Nous ne désirons pas louer de voiture.

Merci de vos réponses!

Audrey
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Randonnée au Piton de la Fournaise (la Réunion)
Bonjour,

Je cherche des infos sur les randonnées actuellement possibles au Piton de la Fournaise. En théorie le tour des cratères est possible mais il semble qu'il soit actuellement fermé. Je ne trouve pas de site "à jour" me permettant de déterminer combien de temps je devrais consacrer à cette rando, selon l'itinéraire qu'il est possible de faire. Nous partons en juillet 2013.

Merci !
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Voyager en sécurité à Madagascar
Bonjour les Voyageurs ! Je prépare mon voyage sur Madagascar où nous comptons nous déplacer (4x4 avec chauffeur et treks) et je voulais connaître les astuces que vous pourriez me communiquer pour randonner avec sac à dos en ayant sur soi de l'argent liquide car on ne trouvera pas de distributeurs à la campagne. Donc, votre argent liquide où le cachez vous ? Quels accessoires ? OK pour photocopie du passport pour éviter de le perdre ou... OK pour des pochettes étanches pour traverser les rivières... Mais où cacher tout ça ? Une pochette à la taille et dans le slip OK mais les "contrôleurs" de route connaissent tout ça OK pour un porte monnaie avec de la petite monnaie à remettre pour éviter le pire... Mais encore. J'attends vos réponses et vos idées. Merci et c'est pour dans UN mois et oui ce n'est pas la meilleure période. Si vous avez en complément d'info des idées de circuits courts (2, 3 ou 4 jours) à partir de Tana (où je séjourne un mois en airbnb). Merci de me les proposer. J'adore ce site d'échanges de bonnes pratiques !
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Vallée Markha sans guide (Inde)
En septembre 2016, j'envisage la Markha vallée en parcours libre. J'ai lu pas mal de conseils sur ce forum et d'autres, mais je me pose encore quelques questions. Est-il toujours possible de trouver un hébergement chez l'habitant tout au long du parcours ( j'ai vu que dans certains endroits, il n'y avait que quelques maisons) Au camp de Nimaling, y a-t-il de la place dans les tentes ? Peut-on y prendre des repas ? Y a-t-il des couvertures ou faut-il amener un bon duvet ? Au camp de Nimaling, peut-on trouver le matériel nécessaire (piolet, crampons...) pour faire éventuellement l'ascension du Kang Yatse ? Merci pour vos réponses
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Singalila trek en 5 jours
Nous (2 personnes) venons d'effectuer (fin octobre2014) le Singalila trek en 5 jours, quelques informations pour aider les futurs marcheurs. Notre itinéraire : Premier jour : Départ à 8 heures de Darjeeling pour Mane Bhanjhang en jeep privée avec notre guide trouvé grâce à notre hôtel. Environ 1 heure de route. Présentation des passeports, ce qu'il faudra faire environ 5 fois puisque nous slalomerons entre l'Inde et le Népal. Début de la marche vers Tumling. Environ 5 heures de marche pour 1000 mètres de dénivellé. Bon sentier et quelques pas sur la piste des jeeps qui n'est jamais très loin. Le lodge à Tumling est 5 étoiles. Petit feu de cheminée, chambres propres, eau chaude (en sceau) et repas copieux. Nous retrouvons là 9 autres marcheurs, mais un seul nous accompagnera demain les autres ne réalisant pas la totalité du trek. Météo correcte, nous avons pu aller voir un joli coucher de soleil un peu plus haut. Deuxième jour. Réveil 5h15 pour aller voir le lever de soleil sur la chaine de montagne (10mn de marche). Magnifique vue sur la chaine de l'Himalaya. (Everest, Makalu, Khangchendzodnga...). Beau temps ce matin. Ensuite début de la marche vers Sandakpu. 1200 mètres de dénivelé. Beau sentier en forêt le matin, nous retrouvons la piste à Jeep l'après midi pour la montée finale vers le lodge qui se trouve à 3600 mètres. Il fait plus froid et humide. Pas d'eau chaude ce soir mais une bouillotte bienvenue pour la nuit. Troisième jour : Temps un peu couvert ce matin qui nous empêchera d'admirer le lever de soleil. Départ vers Phalut. Nous restons seuls désormais. Très belle marche alternant forêt et terrain dégagé. 750 mètres dénivelé. 5 heures de marche. Arrivée de bonne heure au refuge, heureusement car la pluie s'abat ensuite, assez forte. Pensées pour un groupe de Japonais agés sous la tente, juste à coté du refuge. Il fait froid, le vieux refuge est assez lugubre dans ces conditions. Nous trouvons là un couple de Nepalais, 50-60 ans qui mange une soupe avant de continuer pour 3 heures sous la pluie et dans la nuit. Presque impensable pour nous. Pourtant nous sommes sportif et bons marcheurs...Ils veulent une photo avec les étrangers. Nous échangeons quelques mots et des sourires. Quatrième jour : Le soleil est de retour et nous montons 10mn pour découvrir à nouveau le magnifique panorama des montagnes. Les Japonais sont enfin aux anges...Petit déjeuner et route quasiment jusqu'à Rimbik. Nous avons décidé de rallonger l'étape pour être plus tôt à Darjeeling et pouvoir découvrir cette ville, chose que nous n'avions pas pu faire en arrivant trop tard du au retard du train. Donc presque 30km de descente 2100 mètres négatif. Très beau sentier boisé (bambous, rhododendrons, fougères...), descente régulière jusqu'à Gorkey et Ramman, plus raide ensuite, sans doute le raccourci du guide. Arrivée vers 16H30 dans un joli petit lodge ou nous avons pour nous tout seul une petite maison très confort. Cinquième jour : 1 petite heure de marche tranquille pour arriver à Rimbik. De là presque 4 heures de jeep collective jusqu'à Darjeeling. Conclusion : Ce trek malgré quelques belles montées est techniquement facile mais...A 3600 mètres il fait froid et humide et les nuits malgré plusieurs couches de couettes et couvertures sont rudes. Les repas sont de bonnes qualité, heureusement, et les sourires sont toujours présents. Matériel nécessaire : Sac à dos 35-45 litres, duvet leger (c'est mieux, sac à viande possible, couvertures et couettes quasi à volonté). Tenue chaude et étanche, bonnet, gants, doudoune parfait, et tenue d'automne pour la journée, tee shirt possible. Nous étions en octobre et il parait qu'en janvier et février il fait encore plus froid. Equipez vous chaudement sinon vous allez souffrir. Le guide est bien mais n'appréhende peut être pas toujours les adaptations des occidentaux, notamment au froid. Bel itinéraire, varié mais en dehors des oiseaux peu de chance de voir des animaux. Nous avons payé en tout compris, transport, bons lodges, nourriture et guide 15.000 roupies par personne. Belle et bonne expérience, le seul petit regret est d'arriver au refuge souvent de bonne heure et en dehors de se glisser sous couette en essayant de ne pas claquer des dents trop fort il y a peu à faire en cas de mauvais temps. Pas de pièce collective chauffée par exemple. Mais les vues sur les montagnes le matin efface ces quelques désagréments. Bien à tous. M.
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Avis sur agences pour trek au Népal
Bonjour à tous

Je prépare mon futur départ pour le Népal en septembre 2014 . J'ai envoyé plusieurs demande de devis et j'aimerai avoir vos avis concernant ces agences : Agence Celtic Trekking Nepal Ecology Treks

Merci pour vos conseils
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