Discussions similar to: Equipier voilier entre Indonésie Darwin Australie
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Cherche bateau Bali-Darwin en février ou mars 2009
Bonjour,

si tout se passe bien, j'arriverai a Bali vers la mi du mois de fevrier 2009 sans avoir pris le moindre avion depuis la France.

Je souhaite me rendre ensuite en Nouvelle Zelande mais je serais tres heureux de pouvoir embarquer sur un bateau qui ferait le trajet Bali-Darwin, comme equipier ou comme passager payant (enfin si c'est pas trop cher car 9 mois de voyage, ca creuse les poches...)

J'ai 29 ans, une toute petite experience (4 jours) de voilier et je suis tres motive.

Bons voyages.

Bruno
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Retour en France depuis l'Australie sans prendre l'avion?
Hello les voyageuses et voyageurs ! J'ai une idée dans la tête depuis un long moment qui est de rentrer en France par les terres/mers (donc sans prendre l'avion). Le pays de départ serait l'Australie, mais j'ai pas encore trop planifier la façon dont j'atteins l'Eurasie. Cependant je fais appel à votre expérience Oh ! Vous, mastodontes en péripéties surprenantes autant qu'aux maniac-organisé(e)s du calendrier (oui ce sont des nouveaux statuts, vous en entendrez bientôt parler), qui avez déjà accompli cette traversée, de bien vouloir me conseiller, m'aider en partageant votre itinéraire / idées, expériences, bref ce que vous voulez pour avoir une sorte de point de départ !

Je me dois de préciser que je souhaite quitter l'Australie début octobre pour rejoindre la France pour Noël 🤶 Niveau budget, sûrement serré... Hehe

Merci par avance ! Prenez soin de vous :)

Lucrece
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Voyage à voile de l'Australie vers la Nouvelle-Calédonie dangereux?
Bonjour tout le monde

Je réfléchis en ce moment à faire un voyage Sydney/Nouvelle Calédonie en passant par Papouasie Nouvelle Guinée et les Vanuatu : Est ce qu'un voilier d'occasion 30ft en état correct acheté pour ~20000au$ vous semble 'dangereux' pour faire un tel voyage ? On pense faire du cabotage et pas de traversées de plus de 400km. Quelle vitesse de croisière peut espérer faire un tel bateau ? Est ce que revendre le voilier, après 4/6mois de voyage, en nouvelle calédonie (où la vie est plus chère qu'en australie) pourrai nous permettre de revendre le voilier à notre prix d'achat ? Dernière question : est ce que ce voyage serai réalisable pendant l'hiver de l'hémisphère sud (vers avril 2009) où vaut il mieux le faire pendant l'été pour des raisons de météo en mer, où si aller là-bas est plus agréable en été ?

Voila merci d'avance pour vos réponses !

Bobz
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Recherche équipière pour la Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Zélande, Indonésie, etc...
Denis, 62 ans, propriétaire catamaran 14m, quatre couchettes doubles, équipé tour du monde, en ce moment à Nouméa, recherche équipière, plus si affinité, pour continuer son tour du monde. Une femme un peu aventureuse, passionnée par le voyage, la vie de la mer, la découverte d'autres pays et d'autres populations. Plongeuse très bien venue car le bateau est équipé pour la plongée sous-marine. Indépendante financièrement, si possible non fumeuse, bien dans sa peau. Partage de la caisse de bord. Le projet de navigation est la Nlle Zélande pour passer la saison cyclonique puis la Calédonie, le Vanuatu, les Salomon puis l'Indonésie ou les Philippines en passant par la Papouasie nouvelle Guinée mais n'est pas rigide et peux changer suivant les envies de chacun. L'expérience de la navigation n'est pas nécessaire mais surtout une grande motivation Pour plus d'info sur mon voyage : Mon blog http://mantasailtheworld.unblog.fr Mon Mail denispinard@gmail.fr Tel en Calédonie +687706878
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50 jours à pied dans L'Intérieur de la Papouasie, 1ère Partie
SECOND TOME, CHAPITRE XII - COUSIN ET TANTINE

La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.

- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -

Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ​? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c’est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’après nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déjà entendu parler du cargo cult ? Non ​? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
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Panama - Australie en bateau stop
Bonjour,

Je suis actuellement à Montreal et je voudrais joindre l'Australie. Alors je projete de prendre un avion pour panama city puis de trouver un voilier là bas qui puisse me prendre comme membre d'équipage.

Quels sont mes chances d'après vous de trouver un voilier là bas si j'arrive entre mi juin et fin juin ?

Est ce que la marina de colon est vraiment infréquentable ? Est ce que je vais pouvoir trouver un logement sécuriraire ?

Sinon il y a les marinas du côté pacifique: Balboa et Flamenco qui semblent moins dangereuses. Mes les chances de trouver son ticket gagnant sont il parait alors très diminués.

Je prévoyais d'aller d'abord aux antilles et de trouver un bateau là bas mais vu que la saison des cyclones arrive, je suppose qu'ils doivent être en train de partir...

Je précise que je n'ai pas d'expérience dans la navigation ce qui devrait rendre ma tâche encore plus compliqué.

sinon il reste l'avion !

Je suis ouvert à vos commentaires

Merci,

Fabien
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Noumea-Sydney en voilier....
bonjour a tous, Je voudrai savoir s'il etait possible de rejoindre sydney en partant de noumea par voilier...??? J'aimerai bien tenter cette experience; je n'ai pas de notion de voile... mais ayant des origines bretonnes, je n'ai pas du tout le mal de mer!!! c deja ça!!!! je suis motivee pour apprendre, donner un coup de main.... mon depart serai prevu pour debut septembre, alors si qqun a une place sur son voilier a me proposer je suis preneuse!!! a bientot
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Recherche bateau stop Australie-Nouvelle-Calédonie
Salut!

nous sommes un couple (24 et 27 ans) actuellement en voyage en australie et nous cherchons un embarquement pour traverser en nouvelle caledonie debut avril.

je regarde le form depuis un bout de temps sans trouver de solutions dc je me lance...

Je fais de la voile regulierement, mon niveau est tres correct et je peux sans pb servir d equipier/skipper.

La date de depart est assez flexible dc n hesitez pas a nous contacter par mail!

Merci et a bientot
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Traversée de l'Amérique du Sud vers l'Australie en bateau?
Bonjour ! Je pars bientôt avec une amie faire le tour de l'amérique latine et de l'australie !🙂 On aimerait pouvoir, en partant de l'amérique latine, rejoindre l'australie par bateau, mais je n'arrive pas à trouver énormement d'infos sur ce sujet : est ce possible? à quel prix? le temps qu'il faut prévoir? ... J'ai entendu dire que les liaisons maritimes entre l'amérique du sud et l'australie n'étaient pas très développées....

L'idéal pour nous serait de partir de Santiago du Chili vers mai 2011 et vers nimporte quelle ville en Australie !

Est ce que l'un d'entre vous l'a déjà fait ou à des infos là dessus ? Existe t-il des compagnies de bateau ou est ce possible de travailler à bord d'un bateau pour la traversée ?
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Meilleur trajet en voilier Nouvelle-Calédonie-Australie ou l'inverse
Bonjour,

Nous devrions passer 2 mois et demi cet hiver en nouvelle calédonie/australie. Nous aurions aimé trouver un bon plan pour voyager en voilier. La question: vaut mieux aller de NC en Australie ou l'inverse? En dehors des agences de loc, existe-t-il des particuliers qui louent? Mon ami est compétent en tant que skipper.

Merci pour vos infos!
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Bateau-stop Polynésie - Nouvelle-Zélande - Australie
Bonjour tout le monde.

J'ai une petite question pour les adeptes des voyages en voiliers: est-ce possible de trouver un bateau (en faisant du stop) qui va de la Polynésie à l'Australie, en passant par la Nouvelle-Zélande, le tout entre les mois d’août et novembre? A la base je partirai du Chili mais en fouillant dans différents forums j'ai cru comprendre que du bateau-stop du Chili à la Polynésie ça ne se faisait pas trop trop puisque les matelots partent souvent du Panama pour aller vers l’Océanie :( du coup obligation de prendre un vol Santiago-Papeete avant.

Merci d'avance ;)
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Du Panama vers l'Australie en voilier
Bonjour a tous,

Actuellement au Costa Rica, je serais à Panama en Juin (dates encore imprecises) et j'aimerais pouvoir embarquer sur un voilier, catamaran, afin de me rendre en Australie, ou même Nouvelle Zelande. Je parle couramment l'espagnol et l'anglais. Je suis operationnelle pour participer aux frais, honorable seront-ils. Je suis super agréable et fraiche comme la rosé du matin. Ideal pour les traversée a demi solitaire !

La saison est-elle de rigueur pour traverser le pacifique ? ai-je des chances de trouver des sailors directement en me rendant dans les marinas de la côte pacifique du panama ?

Je suis ouverte à toute propositions, plans, tuyaux, site, adresses, appareils photos ...

Merci de faire avancer mon tour du monde 😉

Celine
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Bateau-stop en Océanie/océan Pacifique
Bonjour à tous !

Je suis actuellement en Nouvelle Zélande, et j'aimerais voyager en bateau-stop vers une nouvelle destination. Pour ceux qui ne connaissent pas le principe du bateau-stop, c'est le même que celui du Woofing (travailler dans les fermes en échange du gîte et du couvert). Il s'agit donc de travailler sur le bateau en échange de sa traversée. Un principe de partage et d'échange qui me plaît beaucoup !

Mon idée serait donc de quitter le territoire de Nouvelle-Zélande (fin 2014 ou en 2015) ou d'Australie (début 2015), en bateau-stop, pour aller sur une ile du Pacifique (Fidji, Samoa, Tonga ou autres...).

Est ce que quelqu'un pourrait me renseigner sur les périodes de départ des bateaux et des voiliers dans le Pacifique ?

Connaitriez-vous des sites web où je pourrais chercher un équipage ? Est-ce que certains d'entre vous ont déjà entrepris un voyage en bateau stop ? Si oui, je serais ravie que vous partagiez votre expérience s'il vous plaît ! :)

Bien sur, si l'un d'entre vous, par chance, aurait des contacts pour la réalisation de mon projet, n'hésitez pas à me contacter s'il vous plaît :)

Merci d'avance !
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Location bareboat pour croisière dans les Whitsundays (Australie)
Hello,

Je me demandais si parmis vous, certains avaient louer un bateau pour faire sa propre croisière dans les Whitsundays. J'ai reperé quelques sites avec des propositions de locations, mais quand on n'y connait pas grand chose comment ça se passe. La seule fois ou j'ai conduis un bateau à moteur c'est à Port Barcarès sur l'étang de Salses Leucate 🤪

Merci pour vos conseils !
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De l'Australie en Nouvelle Calédonie par bateau
routard en quéte de découverte j'aimerais aller en NC par la mer!

Connaissez des plans interessants, en voilier, ou sur porte conténaires peut importe le but premier étant de voyager sans passer par l'avion (trop couteux!!!!)

Merci pour les infos! 🙂
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Traversée de l'Australie à la Nouvelle-Calédonie: deux équipiers supers motivés recherchent un voilier
Bonjour!! 🙂 Je m'appelle Chloé, je suis française, j'ai 22 ans, et je suis très attirée par le monde de la mer et de la navigation! Mon oncle, qui a fait le tour du monde en voilier, habite maintenant en Nouvelle-Calédonie! Moi, je suis actuellement en Australie, et j'aimerais bcp me rendre en Nouvelle-Calédonie en voilier! Je voyage avec mon petit ami, 23, Anglais. On est très très motivés par cette aventure, très enthousiastes, curieux et impatients d'apprendre! On pourra vous aider dans toutes les tâches! Nous recherchons donc un embarquement depuis l'Australie (peut importe la ville), au courant de juin- juillet - août 2010 (ou même plus tard, à vrai dire tout dépend de ce qu'on trouve!).

Merci bcp d'avance! 😉
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Travailler sur un voilier en Australie
Bonjour a tous,

Je suis motivé pour partir travailler en Australie sur un voilier en tant qu'équipier ou en construction navale. J ai de l expérience dans les 2 (3 transatlantiques et je suis ingénieur en construction navale). Est ce que c est facile dans trouver a travailler dans ces domaines? Dans quels coins? Je suis preneur de toute infos et bons plans!!🙂

Merci tchoo
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Départ dans 20 jours pour l'Australie au départ de Nouméa
Bonjour à tous, Je vais repartir avec mon voilier sur l'Australie, puis la Papouasie, l'Indonésie et les Philippines. Si vous êtes intéressés par ce voyage en tant qu'équipier vous pouvez me contacter. Je cherche en priorité des personnes qui m'apportent qq chose. Par exemple un musicien ;) un informaticien qui développe etc. Des personnes débrouillardes surtout. A bientôt
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Recherche équipière au long cours pour voyage en voilier Vancouver-Australie au printemps 2010
Marin, écrivain, longue expérience maritime et Pacifique Sud, recherche équipière au long-cours réellement motivée. Priorité donnée (avant expérience bateau) à qualités relationnelles et motivations. Départ Vancouver printemps 2010 pour Western Australie par Mexique, Polynésie, Fiji, Calédonie, Vanuatu, Océan indien, etc… Voilier d’exception (réplique légendaire Tahiti Ketch), sorti refonte intégrale chantier US 2009, super-équipé haute mer. Seules les belles équipes accomplissent de belles choses. Difficile de prendre part à une discussion en cours de navigation. Mais je peux recevoir vos messages en mer par : calisto.5@hotmail.com - Dans tous les cas infos et photos à votre disposition
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Équipière débutante cherche voilier en Australie
Bonjour a tous,

Je suis actuellement sur Darwin en Australie et cherche a embarquer sur un voilier. Je suis ouverte sur les directions..Indonesie, Nouvelle-Zelande, Nouvelle caledonie, autre! Une seule envie: Prendre le large et apprendre a naviguer. J`ai fait de la voile en club plus jeune et avec mon oncle qui a son voilier. J`ai embarque il y deux mois sur un catamaran avec une equipe geniale, de Cairns a Darwin, et cela m`a rappele au combien j`aimais ca! La motivation et l`envie reunie...J`attends vos reponses! christine
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Recherche équipiers pour Indonésie-Malaisie-Thaïlande-Inde-Madagascar (maintenant à Bali)
Selamat Pagi!(bonjour en bahasa indonesia) Nous sommes maintenant a Benoa ( Bali) et recherchons 1 ou 2 coequipiers avec ou sans experience pour continuer la route. Nous sommes une joyeuse equipe internationnale: Kieran,36 ans le capitaine (Pays de Gale)15 ans d, experience en navigation Steve , le pere du capitaine (Croatie) Noam, debut vingtaine (mi Canadien, mi-Israelien) Anne-Christine, 60 (France) et moi , Nathalie, 36, Canadienne et conjointe du capitaine!

A l<exception de Kieran et moi, la composition de l<equipe change en cours de route. Nous serons en thailande pour Noel et le jour de l<an. pour plus d<info voir en premier lieu le site web: www.lillybolero.co.uk et si serieusement interesse , text or phone us :0821 45 379 484

Magnifique voilier (vieux grement)

Au plaisir de faire votre rencontre! Nathalie :)

ps.pas acces tres souvent a internet quand nous sommes en mer...
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Océanie 5 mois début septembre 2015-fin janvier 2016
2 amis retraité(e)s recherche co-équipier(e)s pour un départ début septembre 2015 jusqu'à fin janvier 2016 pour un grand voyage à vélo en Australie, Tasmanie, Nouvelle-Zélande. hébergement camping, HI, voire hôtel parfois. Laisser le temps à la contemplation, à la rencontre, à l'échange. si vous êtes intéressés, on vous attend, nous avons prévu de prendre nos billets début MARS 2015 à cause des prix.
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Auberges de jeunesse YHA en Australie et Nouvelle-Zélande
Bonjour!!

Je suis en train de préparer mon voyage en Australie et Nouvelle-Zélande. Comme je pars six mois, je n'ai pas de parcours précis. Par contre, j'ai essayé de me renseigner au niveau des auberges de jeunesse.

Que me conseillez-vous?

J'ai déjà voyagé dans les YHA (pas les moins chères il me semble). Je trouve pratique de pouvoir réserver depuis l'auberge où on loge pour les nuits suivantes. Et ce sont des auberges assez propres il me semble.

Est-ce qu'il y une autre "agence" d'auberge moins chère? Est-il utile d'avoir la carte membre?

Voilà je cherche quelques infos pour trouver le moins chère possible, mais le plus pratique et propre ;)

Merci d'avance!!
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Visite de l'Australie début juin
Bonjour, j'aimerais effectuer une visite de l’Australie début juin, mais je n'ai aucune idée d'ou commencer et quels serait le mieux pour moi, étant donné que je compte voyager seul. j'aimerais visiter un maximum.

Partir juste avec un sac a dos?

Louer un van?

Les circuits organisés sont en général fort cher ce pourquoi je cherche d'autre possibilité, je compte y rester 20 jours.

Si vous avez des idées je suis preneur, merci
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Retour de plongées à Pulau Weh en Indonésie
Bonjour,

je rentre juste de Pulau Weh au Nord de Sumatra, voila qq informations.

Les plongees:

Les plongees sont tres belles, il reste peu de coraux en surface mais de superbes gorgonnes a partir de 20m. Enormement de poissons (pas de peche industrielle ou a la dynamite ici), et on revise toute la gamme des poissons tropicaux; les plongees se font jusqu'au 30-35m maximum, ou moins selon les sites . Il peut y avoir pas mal de courants sur certains site en fonction des marees, certains sites sont reserves aux plongeurs experimentes.

Les clubs de plongee:

2 sur la plage d'Iboih, Rubiah Tirta Divers et un autre qui a ouvert il y a moins d'une semaine (connait pas le nom).

1 sur la plage de Gapang, en face d'Iboih, Lumba-Lumba.

Rubiah et Lumba-lumba ont tous les 2 un site Web, vous y trouverez les tarrifs en faisant un coup de google.

Rubiah est un peu moins cher (150 Euros pour 10 plongees, location equipement compris), mais beaucoup plus amateur dans l'organisation des plongees: pas (ou tres peu) de briefing avant les plongees, les guides sont tout au plus advanced PADI (pas le niveau RESCUE), et ne verifient pas si les plongeurs sont OK. On a fait une plongee avec le boss du club (pourtant 1 mec qui a plusieurs milliers de plongees), il nous a fait nager par 27m contre un courant assez fort pendant 20 min, ne s'est jamais retourne pour voir si tout allait bien, et quand mon equipier a fait un essoufflement, il n'a pas pu intervenir car n'a rien vu. On s'en ai sorti tout seul ....

Bref, par defaut, je recommande plutot Lumba-Lumba.

Le logement:

La meilleure plage, en tout cas celle qui a le plus d'ame, est Iboih. Pas de pb si vous plongez avec Lumba-Lumba, ils viennent vous chercher. Bengalows basiques, surplombant la mer, avec balcon, hamac et moustiquaire. En general, douche et WC partages, sauf chez Erik qui a de loin les chambres les plus confortables (c'est neuf, et SdB privee). En principe entre 40.000 et 70.000rp par nuit. Moins si vous rester plusieurs jours (50.000 chez Erik si sejour d'au moins 5 jours). Plus si vous ne venez que le WE (a cause des NGOs qui ont souvent des salaires de 4000-5000 Euros par mois, donc se font plomber sur les prix).

Cote resto, allez chez Mama, tres bonne bouffe le soir, avec "familly diner", tres bonne ambiance, la mama et ses filles sont sympas comme tout.

Pour y aller depuis Banda Aceh:

Speed boat le matin et l'apres midi, 60.000Rp. Slow boat a midi, 15.000Rp.

Ensuite faut prendre un taxi ou mini bus pour aller sur les plages, prix fixe de 50.000Rp (tres cher, impossible de faire baisser meme a 8 dans le mini bus).

Conclusion:

Un superbe endroit ou aller pour plonger. N'attendez pas trop pour y aller, ca va vite changer: Air-Asia va voler a B.Aceh depuis KL a partir d'Aout, et pas mal d'investisseurs etrangers s'interessent a cet endroit (il y a un projet d'hotel-club qui va demarer bientot).

Pour plus d'infos, vous pouvez me contacter.
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De l'Australie à la Nouvelle-Calédonie
Salut à tous !

En naviguant sur le web afin de préparer mon voyage en Australie, je suis abouti sur le site web de tourisme de la Nouvelle-Calédonie. J'ai été abasourdi par les paysages magnifiques qu'offre se petit coin de paradis et je me suis senti obligé de passser par là durant mon voyage !🙂

Je me demandais si qqn avait déjà fait l'expérience de quitter l'Australie jusqu'en N-C (ou vice-versa) ? Est-ce loin des côtes australiennes ? Peut-on s'y rendre en bateau ?? Est-ce cher ?

Si vous avez des expériences à partager concernant la vie en N-C, j'aimerais que vous m'en fassiez part!!!😉

Merci beaucoup,

Alex l'explorateur xoxox
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Des infos pratiques et photos pour les Raja Ampat! (Indonésie)
Salut à tous ! les infos sur les Raja ampat étant difficiles à trouver sur le net, je vous propose de vous faire part des miennes ! Il est possible de séjourner aux Raja avec un budget correct ! Se loger dans un guesthouse sur une plage déserte, genre bungalow + 3 repas pour 14€/ jour /pers, boat trips (snorkeling) à partir de 10€ /pers, dive 40€ , comment y aller, tarifs des moyens de transports etc.. Bref, les infos sur les homestays, les séjours, la plongée. Si cela vous interresse, faite le moi savoir, je vous aiderai avec plaisir !
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