Bonsoir,
Je pars à new york de paris par continental airlines sur un boeing 767 ? je suis partie par air france les fois précédentes!pourriez vous me donner votre opinion sur continental airlines et également me dire comment sont les boeing 767 ?
merci à vous
Salut tout le monde !
Le 15 Septembre 2014 commençait pour nous une grande aventure, notre 1er voyage aux Etats Unis.
Nous c’est : - Charlotte 33 ans : prépare le programme, le road book, repère les hôtels et restos, fait le guide et le copilote. - Nico 37 ans : supervise les réservations, sert de coussin anti-stress dans l’avion 😛, conduit la voiture et prend les photos.
Ce voyage c’était notre quête, notre graal, et aussi accessoirement, notre voyage de noce. On étaient déjà un peu à l’ouest avant, mais maintenant c’est officiel : on n’est jamais complètement revenus ! J’ai souvent piqué des idées et des bonnes infos sur le forum et beaucoup lu vos carnets de voyage, alors, pour vous dire MERCI, à notre tour de vous raconter notre merveilleux voyage. Mais avant de commencer le récit, voici quelques infos pratiques liées au programme et au budget.
Itinéraire : 14 Septembre : Franche-Comté -> Paris 15 Septembre : Paris -> Denver 16 Septembre : Denver -> Aspen 17 Septembre : Aspen -> Moab 18 Septembre : Moab – Arches national Park 19 Septembre : Moab – Canyonlands national Park : Island in the sky 20 Septembre : Autour de Moab 21 Septembre : Moab –> Canyonlands National Park : The Needles -> Monticello 22 Septembre : Monticello -> Monument Valley 23 Septembre : Monument Valley -> Grand Canyon 24 Septembre : Grand Canyon -> Williams -> Flagstaff 25 Septembre : Flagstaff -> Page 26 Septembre : Page -> Coyote Butte South -> Page 27 Septembre : Page -> Antelope Canyon -> Tropic 28 Septembre : Tropic -> Bryce Canyon -> Springdale 29 Septembre : Zion 30 Septembre : Springdale -> Valley of Fire -> Las Vegas 1er Octobre : Las Vegas 2 et 3 Octobre : Las Vegas -> Paris -> Franche-Comté
Toutes les dépenses sont exprimées pour 2 personnes. Budget pour 17 nuits en hôtel ou motel : 1927 $ Budget repas – alimentation : 1062 $ (pique-niques midi, petits déj, et repas resto le soir) Budget essence : 257 $ Coût de location de la voiture : 777 euros (désolée je sais, c’est pas raccord avec le reste) Billets d’avion : 1893 euros Visites : 570 $
14 Septembre 2014 : La maison - Paris
Deux ans qu’on le prépare ce voyage. Deux ans de rêves, de recherches, de lecture, de révisions d’anglais. Selon nos habitudes, le planning est réglé comme du papier à musique, tous les hébergements sont réservés depuis longtemps, tout comme la voiture de location. La maison et le chat sont entre de bonnes mains (celles de papa en l’occurrence). La valise est bouclée. Bref, tout serait impec’ si les pilotes d’Air France n’avaient pas décrété 2 jours avant notre grand départ en voyage une grève qui risque de tout flanquer à l’eau !🤪
Et voilà que ces moments de joie se transforment en stress intense, et en heures perdues à essayer de joindre quelqu’un qui voudra bien sauver notre voyage. Des quatre vols de notre voyage, seul le premier doit être opéré par Air France. Ce sera sans doute notre chance, car nous sommes finalement contactés par Air France (suite à un message désespéré sur leur page Facebook). Nous voyagerons donc exclusivement avec Delta.
Notre voyage à l’aller se fait en deux temps. Il faut déjà prendre le train qui nous emmène à Paris. Depuis la Gare de l’Est nous attrapons tout de suite une navette qui nous mène à Charles de Gaulle. Ce soir, nous dormons dans un des hôtels autour de l’aéroport.
Sur le quai de la gare à Vesoul : c'est parti pour le grand voyage !
15 Septembre 2014 : Paris – Denver, le grand départ
Le lendemain matin, nous sommes de bonne heure à CDG. Nous découvrons cet aéroport, et trouvons sans problème notre porte d’embarquement. Premier contact avec les USA : un américain coiffé d’un beau stetson nous demande de l’aide pour s’orienter. Premier effort de compréhension : Monsieur vient de l’A-keeeen-za…. Euh…. Ah, OK ! L’Arkensas ! Et bien, bon retour chez toi et salue le Midwest pour nous.
Toutes les formalités se passent comme sur des roulettes, et en un clin d’œil, nous voilà à bord. Nous sommes placés à l’arrière de l’appareil qui n’est pas plein, il reste plein de places derrière nous. Le steward est très sympa, et sera aux petits soins avec nous tout au long du vol (il nous proposera même du cognac après le repas). Nous sommes agréablement surpris : la traditionnelle vidéo de sécurité est marrante, ce qui permet de se détendre un peu, il y a un grand choix de films, musique et jeux. L’avion est assez confortable et la nourriture est bonne (tout du moins à l’aller !).

9h30 de vol et 6777 km plus loin, nous atterrissons à Minneapolis. Nous serrons bien entendu, les derniers à passer l’immigration ! Super tentative de Nico de dérider la dame : « it’s our weeding travel »…. Euh, chéri, on dit « honeymoon ». Ca n’a pas marché, la dame nous a regardé comme s’il fallait nous coffrer d’urgence. Vite, vite, on récupère les bagages au tourniquet, on les remet sur le tapis derrière la porte automatique et on repasse la fouille (les derniers tant qu’à faire). Et là, ce sera moins cool. Comme nous voyageons avec un peu (mais juste un peu) de matériel informatique et photo (trois appareils photos, plusieurs zooms, 2 disques durs externes, ordi portable, go-pro), on a droit à l’inspection intégrale du matériel au papier anti-explosif. Je pars devant pour essayer de savoir par où il faut aller. Une charmante mamie vient à mon aide et m’indique notre porte d’embarquement pour Denver. Heureusement, l’aéroport est tout petit, et on arrive juste à temps. L’avion est déjà bondé. C’est clairement la classe en dessous de notre précèdent vol. Là, on passe en mode bétaillère. Même si on est moins bien installés, la fatigue se fait sentir, et je dormirais durant la majorité du vol qui dure 2h.
L’atterrissage se passe bien, nos bagages nous ont suivis (ô miracle !) et on trouve la sortie sans problème de même que le loueur auto. Chez Avis, il n’y a pas un choix phénoménal. On nous propose 3 véhicules, deux SUV et une Mustang. Nous choisissons un SUV Kia blanc. On charge tout le barda et en voiture Simone ! Direction l’hôtel, que j’ai pris soin de réserver le plus proche possible de l’aéroport. La prise en main de la voiture est un peu rock and roll, on n’a jamais conduit de boite automatique et ça demande un peu de rodage. Heureusement, nous arrivons à bon port sans trop de soucis (non on ne vous dira pas combien de fois on a calé, ni combien de fois, on a confondu l’embrayage et le frein ! 😊).
Le Baymont Inn and Suite est un bel hôtel de chaine. Notre chambre est juste super confortable, le lit queen suuuper bien, la salle de bain : une vraie salle de bal. Après presque 2 jours de voyage, on ne tient plus : une bonne douche et au lit pour faire une sieste histoire de recharger les batteries.

Quelques heures plus tard, nous sommes un peu reposés, et nous partons à la recherche d’un resto. Ce sera à quelques centaines de mètres de l’hôtel, le Moonlight Diner. La déco est très fifties, et c’est sans doute ça que l’on à le plus apprécié, plus que la nourriture. C’est pas que c’est mauvais, mais on n’a pas vraiment faim. En revanche, on reste scotchés par nos voisins qui engloutissent de vraies montagnes de pancakes recouverts de sirop d’érable et de chantilly… Vivement demain que le vrai voyage commence vraiment !


Le 15 Septembre 2014 commençait pour nous une grande aventure, notre 1er voyage aux Etats Unis.
Nous c’est : - Charlotte 33 ans : prépare le programme, le road book, repère les hôtels et restos, fait le guide et le copilote. - Nico 37 ans : supervise les réservations, sert de coussin anti-stress dans l’avion 😛, conduit la voiture et prend les photos.
Ce voyage c’était notre quête, notre graal, et aussi accessoirement, notre voyage de noce. On étaient déjà un peu à l’ouest avant, mais maintenant c’est officiel : on n’est jamais complètement revenus ! J’ai souvent piqué des idées et des bonnes infos sur le forum et beaucoup lu vos carnets de voyage, alors, pour vous dire MERCI, à notre tour de vous raconter notre merveilleux voyage. Mais avant de commencer le récit, voici quelques infos pratiques liées au programme et au budget.
Itinéraire : 14 Septembre : Franche-Comté -> Paris 15 Septembre : Paris -> Denver 16 Septembre : Denver -> Aspen 17 Septembre : Aspen -> Moab 18 Septembre : Moab – Arches national Park 19 Septembre : Moab – Canyonlands national Park : Island in the sky 20 Septembre : Autour de Moab 21 Septembre : Moab –> Canyonlands National Park : The Needles -> Monticello 22 Septembre : Monticello -> Monument Valley 23 Septembre : Monument Valley -> Grand Canyon 24 Septembre : Grand Canyon -> Williams -> Flagstaff 25 Septembre : Flagstaff -> Page 26 Septembre : Page -> Coyote Butte South -> Page 27 Septembre : Page -> Antelope Canyon -> Tropic 28 Septembre : Tropic -> Bryce Canyon -> Springdale 29 Septembre : Zion 30 Septembre : Springdale -> Valley of Fire -> Las Vegas 1er Octobre : Las Vegas 2 et 3 Octobre : Las Vegas -> Paris -> Franche-Comté
Toutes les dépenses sont exprimées pour 2 personnes. Budget pour 17 nuits en hôtel ou motel : 1927 $ Budget repas – alimentation : 1062 $ (pique-niques midi, petits déj, et repas resto le soir) Budget essence : 257 $ Coût de location de la voiture : 777 euros (désolée je sais, c’est pas raccord avec le reste) Billets d’avion : 1893 euros Visites : 570 $
14 Septembre 2014 : La maison - Paris
Deux ans qu’on le prépare ce voyage. Deux ans de rêves, de recherches, de lecture, de révisions d’anglais. Selon nos habitudes, le planning est réglé comme du papier à musique, tous les hébergements sont réservés depuis longtemps, tout comme la voiture de location. La maison et le chat sont entre de bonnes mains (celles de papa en l’occurrence). La valise est bouclée. Bref, tout serait impec’ si les pilotes d’Air France n’avaient pas décrété 2 jours avant notre grand départ en voyage une grève qui risque de tout flanquer à l’eau !🤪
Et voilà que ces moments de joie se transforment en stress intense, et en heures perdues à essayer de joindre quelqu’un qui voudra bien sauver notre voyage. Des quatre vols de notre voyage, seul le premier doit être opéré par Air France. Ce sera sans doute notre chance, car nous sommes finalement contactés par Air France (suite à un message désespéré sur leur page Facebook). Nous voyagerons donc exclusivement avec Delta.
Notre voyage à l’aller se fait en deux temps. Il faut déjà prendre le train qui nous emmène à Paris. Depuis la Gare de l’Est nous attrapons tout de suite une navette qui nous mène à Charles de Gaulle. Ce soir, nous dormons dans un des hôtels autour de l’aéroport.
Sur le quai de la gare à Vesoul : c'est parti pour le grand voyage !15 Septembre 2014 : Paris – Denver, le grand départ
Le lendemain matin, nous sommes de bonne heure à CDG. Nous découvrons cet aéroport, et trouvons sans problème notre porte d’embarquement. Premier contact avec les USA : un américain coiffé d’un beau stetson nous demande de l’aide pour s’orienter. Premier effort de compréhension : Monsieur vient de l’A-keeeen-za…. Euh…. Ah, OK ! L’Arkensas ! Et bien, bon retour chez toi et salue le Midwest pour nous.
Toutes les formalités se passent comme sur des roulettes, et en un clin d’œil, nous voilà à bord. Nous sommes placés à l’arrière de l’appareil qui n’est pas plein, il reste plein de places derrière nous. Le steward est très sympa, et sera aux petits soins avec nous tout au long du vol (il nous proposera même du cognac après le repas). Nous sommes agréablement surpris : la traditionnelle vidéo de sécurité est marrante, ce qui permet de se détendre un peu, il y a un grand choix de films, musique et jeux. L’avion est assez confortable et la nourriture est bonne (tout du moins à l’aller !).

9h30 de vol et 6777 km plus loin, nous atterrissons à Minneapolis. Nous serrons bien entendu, les derniers à passer l’immigration ! Super tentative de Nico de dérider la dame : « it’s our weeding travel »…. Euh, chéri, on dit « honeymoon ». Ca n’a pas marché, la dame nous a regardé comme s’il fallait nous coffrer d’urgence. Vite, vite, on récupère les bagages au tourniquet, on les remet sur le tapis derrière la porte automatique et on repasse la fouille (les derniers tant qu’à faire). Et là, ce sera moins cool. Comme nous voyageons avec un peu (mais juste un peu) de matériel informatique et photo (trois appareils photos, plusieurs zooms, 2 disques durs externes, ordi portable, go-pro), on a droit à l’inspection intégrale du matériel au papier anti-explosif. Je pars devant pour essayer de savoir par où il faut aller. Une charmante mamie vient à mon aide et m’indique notre porte d’embarquement pour Denver. Heureusement, l’aéroport est tout petit, et on arrive juste à temps. L’avion est déjà bondé. C’est clairement la classe en dessous de notre précèdent vol. Là, on passe en mode bétaillère. Même si on est moins bien installés, la fatigue se fait sentir, et je dormirais durant la majorité du vol qui dure 2h.
L’atterrissage se passe bien, nos bagages nous ont suivis (ô miracle !) et on trouve la sortie sans problème de même que le loueur auto. Chez Avis, il n’y a pas un choix phénoménal. On nous propose 3 véhicules, deux SUV et une Mustang. Nous choisissons un SUV Kia blanc. On charge tout le barda et en voiture Simone ! Direction l’hôtel, que j’ai pris soin de réserver le plus proche possible de l’aéroport. La prise en main de la voiture est un peu rock and roll, on n’a jamais conduit de boite automatique et ça demande un peu de rodage. Heureusement, nous arrivons à bon port sans trop de soucis (non on ne vous dira pas combien de fois on a calé, ni combien de fois, on a confondu l’embrayage et le frein ! 😊).
Le Baymont Inn and Suite est un bel hôtel de chaine. Notre chambre est juste super confortable, le lit queen suuuper bien, la salle de bain : une vraie salle de bal. Après presque 2 jours de voyage, on ne tient plus : une bonne douche et au lit pour faire une sieste histoire de recharger les batteries.

Quelques heures plus tard, nous sommes un peu reposés, et nous partons à la recherche d’un resto. Ce sera à quelques centaines de mètres de l’hôtel, le Moonlight Diner. La déco est très fifties, et c’est sans doute ça que l’on à le plus apprécié, plus que la nourriture. C’est pas que c’est mauvais, mais on n’a pas vraiment faim. En revanche, on reste scotchés par nos voisins qui engloutissent de vraies montagnes de pancakes recouverts de sirop d’érable et de chantilly… Vivement demain que le vrai voyage commence vraiment !


L'année passée, certains d'entre vous avaient apprécié que je donne des nouvelles en direct. Pour moi c'était aussi l'occasion de garder le contact, de renseigner les forumeurs mais aussi de poser d'éventuelles questions à propos des imprévus qui avaient pu nous poser problème tel que le fait de ne pas trouver la notice du véhicule par exemple (Sedonax m'avait “dépannée”).
Alors cette année je réitère pour une nouvelle édition d'un circuit à l'ouest qui part de Las Vegas et nous ménera jusqu'au Sud Dakota en 4 semaines.
Jour 1 : Un voyage stressant !
On a beau tout préparer depuis une année, les choses ne vont pas toujours comme on le souhaite...
En ce jeudi 1er juillet, nous partons de Bruxelles pour un vol sans problème jusqu'à Heathrow, l'un des aéroports européen bénéficiant de nombreuses connexions pour l'ouest des USA.
C'est à partir d'ici que cela se complique.
J'avais lu sur le forum les mésaventures de cette belge qui avait eu un problème d'embarquement sous prétexte que son ESTA était refusé alors que depuis son domicile tout était en ordre... Je craignais pour les enfants qui venaient de refaire leurs passeports.
Et bien figurez-vous que c'est sur moi que le problème est tombé, moi qui ne suis pourtant pas belge mais française donc disposant d'un passeport français!!!
Arrivés au passage vers la zone internationale (zone d'embarquement ) du terminal 5, l'employée de British Airways m'annonce que mon ESTA n'est pas “accepted”. Alors nous sortons les documents imprimés depuis la maison qui indiquent que tout est en ordre mais rien n'y fait!
La dame tapote sur son ordinateur et retapote, rien n'y fait … 🙁
1ère explication : La dame me dit que je dois refaire une demande avec mes 3 prénoms pour que ce soit accepté...
Elle tapote et retapote et là, … toujours “not accepted” DAMNED ! 2me explication : J'ai fait ma demande ESTA avec mon nom de jeune fille (normal, c'est ce qui est sur mon passeport) alors que j'ai fait la réservation British Airways sous mon nom d'épouse.
Elle me propose de refaire une demande depuis son ordinateur. Comme il n'y a pas de file d'attente elle m'assiste pour remplir la nouvelle demande et là on doit attendre... combien de temps.. on ne sait pas, peut-être 1 heure.. L'angoisse monte, la colère aussi !...
La dame retapote sur l'interface de la British et rien n'y fait je suis toujours refusée. 🙁
C'est alors qu'intervient mon “sauveur”, le gentil collègue d'à côté qui regarde l'écran de la dame et lui fait remarquer que cette gourde s'est plantée dans la saisie du n° de mon passeport sur son écran (l'interface de la British)!... et du coup, O, miracle, me voici accepted !!!
Bon tout le monde peut se tromper ok mais j'attends toujours les excuses de cette gourdasse...🤪
Et c'est là qu'on se dit : British Airways, plus jamais !
Ensuite c'est une longue attente qui commence tempérée par un déjeuner sympa dans un restaurant branché style “asiatique fusion” (il me semble que c'est comme cela qu'on dit) où l'on peut commander du riz ou des nouilles asiatiques avec divers composants etc..
C'est bon et ça cale pour se remettre de toutes ces émotions.
Entre temps moi je ne suis pas tout à fait tranquille vu que la dame m'a refait faire une demande ESTA avec mon nom d'épouse, c'est à dire pas celui qui est sur le passeport (il n'y a indiqué mon nom de jeune fille épouse nom marital). Je crains d'avoir des problèmes à l'arrivée aux USA ...
Nous passons donc pas mal de temps a déembuler dans les boutiques du T5. Entre notre arrivée à 10h10 et notre départ de l'avion prévu pour 16h, il y a près de 6h d'attente !
Et c'est là qu'on se dit : “T'aurais pas pu choisir une escale un peu plus courte ?”
Une fois à bord de l'appareil qui doit décoller à 16h, on commence a s'aperçevoir d'un léger décalage dans le temps. C'est alors que le commandant et son équipage vous souhaite la bienvenue... Ah non pas tout à fait, c'est le commandant qui prend la parole pour nous expliquer que nous attendons car les bagages ne sont pas encore tous arrivés...
Il est 16h45 lorsque le pilote reprend la parole pour annoncer que le départ est imminent MAIS que suite au crash du système informatique de gestion des bagages à Heathrow, il nous manque 70% des bagages ! En d'autres termes nous sommes 300 passages à bord et nous n'emportons que 96 valises !...🤪
Il propose aux gens qui veulent descendre ...de descendre... en sachant qu'ils devront attendre plusieurs jours avant de repartir et sans savoir où sont leurs bagages ! What a joke !
Etonnament, personne ne veut descendre. Le commandant assure qu'aucune valise ne sera perdue et que chacun sera livré dans quelques jours, où qu'il se trouve aux USA. Il annonce également que des cartes de “compensation” seront attribuées pour permettre aux passagers d'effectuer les achats de première necesité. Il présente ses excuses au nom de la compagnie etc...
C'est alors que je me souviens de l'année passée, au retour de Los Angelès. Nous avions 1h30 d'escale et c'était trop court pour que nos valises suivent. A l'arrivée à Bruxelles il nous manquait nos 4 bagages mais on n'étaient pas angoissés, c'était au retour de vacances. Le lendemain matin elles nous avaient été livrées à notre domicile.
Mais je me rappelle aussi ce que m'avait raconté un ami. Il disait qu'une fois, à Heathrow, ils avaient eu un tel crash de leur système informatique de gestion des bagages que pour ne pas engorger l'aéroport et permettre au traffic de reprendre normalement, ils avaient du expédier tous les bagages en Italie pour les trier et les dispatcher à travers le monde... cela avait du prendre au moins une semaine voire plus!
Les angoisses de la plupart passagers concernant le décollage, le vol etc... cèdent la place à l'angoisse de ne plus revoir ses valises, de devoir tout acheter sur place etc... 🤪
C'est aussi là qu'en 30 secondes tu fais le point sur les endroits où il est possible que tu te trouves dans “quelques jours”, que tu fais le point sur les éventuelles modifs du parcours si tu dois revenir à Las Vegas. Tu fais aussi le point sur les trucs indispensables qui vont te manquer à commencer par les piqures pour mon mari qui a déjà fait une flébite suivi d'une embolie pulmonaire après un vol en avion, les médicaments que tu dois impérativement prendre tous les jours comme ceux que je prends contre l'hypertension car ceux que j'ai sur moi pourront me faire tenir une semaine au plus... ..et puis tous les petits trucs indispensables à ta “survie” genre shorts, sandales -vu que nous sommes partis en jean et chaussures de rando et qu'à l'arrivée il fera 35°, slips, chaussettes de randonnée , crème solaire, anti-moustiques, les bredequins en toile spécialement commandés sur internet pour faire “les narrows” à Zion... bref l'angoisse pour moi encore une fois, alors que d'habitude je suis la zénitude incarnée !🙁
Je n'ai pas le coeur à regarder les films, j'arrive tout de même à m'endormir un peu avec pas mal de difficultés. A une heure de l'arrivée, le personnel de bord nous sert notre “petit déjeuner sandwich aux comcombres (on est sur British Airways faut-il le rappeler).
C'est alors que le commandant prend la parole. Londres lui a fourni la liste des passagers dont les baggages sont restés à Londres. Si l'on est positif on peut se dire que c'est bon signe car au moins ont les a retrouvés! Il commence a égrèner les numéros des sièges concernés. Plus un bruit dans l'appareil... Nous avons nos sièges en 39A, B, C et D.
Nous entendons Thirty one, thirty two... pas de 39, ouf !!😐
C'est là que mon mari me dit “attends, il va redonner 2 autres listes dans 5 minutes !” Arghh c'est vrai, nous sommes 300 à bord et il y a au moins 200 personnes qui n'auront rien à l'arrivée ! Re prise de parole du commandant qui se veut toujours aussi rassurant et précise que les bagages seront livrés demain soir .
Et c'est là qu'on se dit que c'est utile de toujours prévoir un petit séjour sur place à l'arrivée !
On écoute toujours aussi attentivement le commandant lire les numéros des sièges. Tous les “thirty” y passent sauf le “nine”. On est bien content mais est-ce que l'on a bien entendu ? On ne pourra le savoir qu'à l'arrivée …
Il est 19h30 quand l'avion se pose avec un maximum de délicatesse. Nous devions attérie à 18h50, ça va, l'avion a dû voler plus vite sans le poids des bagages ! 🤪
Mon angoisse me reprends avec les formalités d'immigration. La file d'attente parait longue mais les guichets sont très efficaces et nous n'attendons pas 5' avant d'atteindre l'agent du service qui est très aimable comme d'habitude. En 5' à peine l'affaire est pliée.
Je re-maudit la fille de British Airways à Heathrow !
Nous nous précipitons alors vers le tapis roulant des bagages...et... ils sont tous là !! Soulagés nous quittons l'aéroport.
Il fait nuit, la chaleur est écrasante (100°F) et je me sens super mieux ! Etonnant non ?
Et c'est là qu'on se dit : Finalement une escale de 6 h à Heathrow c'est bien, ça aura au mois permis aux valises d'arriver très tôt pour être embarquées dans l'avion !
Nous embarquons dans la navette our le Mac Carran rental center, direction ALAMO hein..). Les employés de ce genre d'agence sont de redoutables vendeurs. On le sait bien, on avait déjà eu une proposition de véhicule de catégorie supérieure l'an passé par rapport à ce que j'avais réservé mais on ne s'en était pas plaint, au contraire, c'était super. Cette année j'avais réservé un Chevrolet Equinox et le gars nous propose la gatégorie au dessus en vrai 4X4 à un prix défiant toute concurrence évidemment... 😕 Je le savais, je le savais...
Bon, le modèle au dessus il est tout de même bien tentant et c'est un vrai 4X4 alors que sur internet je ne pouvais pas y accéder vu que non accepté à l'abandon à Rapid city.
Mais là vu que c'est Alamo qui le propose, allez go !! Evidemment c'est plus cher vu que Patrick prend aussi 'loption de l'assurance complémentaire pour frais de réparation “si l'on est perdu en plein désert” que dit le gars … 🤪 mais d'un autre côté, les frais d'abandon font 200$ de moins que annoncé par auto escape... comme quoi ...
Dans le parking il y a plein de SUV et tout au bout de l'allée face à nous, j'aperçois un gros bazar blanc... et j'ai comme l'intuition que c'est ça le JEEP COMMANDER que nous a loué le gars! BINGO !
Pour ceux qui ne connaissent pas c'est un modèle dont on ne peut pas dire que la ligne soit franchement design, mais c'est plus “haut sur pattes” que l'Equinox.
Le coffre n'est pas plus grand à cause des sièges supplémentaires qui sont rabbatus (ce modèle peut accueillir 7 passagers). Les bagages se retrouvent très en hauteur ce qui diminue un peu la visibilité à l'arrière mais d'après Patrick, le véhicule est agréable à conduire et très maniable. Moi je me dit que plus on est haut sur pattes, moins on a aura de problèmes dans des passages difficiles.
J'ai fait une check list pour quelques vérifications du véhicule (roue de secours – elle est dessous, etat du pare brise, km du prochain entretien, ). Il manque la notice et le double des clefs. Le gars nous dit qu'il n'y en a pas … Bon, ben on le prend quand même hein ?!
Il est environ 22h quand nous arrivons au Caesars Palace. Je vous fais grace des descriptions de couloirs interminables et de la chambre qui correspond à ma réservation.
FAIM nous avons … Il est 23h et le food court est fermé ...alors nous allons nous restaurer au MUNCH BURGER, hyper branché et bruyant mais salvateur et nous sommes au dodo vers 0h45.
Il est maintenant 07h45 du matin et cela fait près d'1h30 que je n'ai plus envie de dormir. J'arrête le récit de cette longue journée de voyage perturbé et vous adresse mes meilleures pensées et encore tous mes remerciements pour l'aide apportée sur le forum. 🙂
Alors cette année je réitère pour une nouvelle édition d'un circuit à l'ouest qui part de Las Vegas et nous ménera jusqu'au Sud Dakota en 4 semaines.
Jour 1 : Un voyage stressant !
On a beau tout préparer depuis une année, les choses ne vont pas toujours comme on le souhaite...
En ce jeudi 1er juillet, nous partons de Bruxelles pour un vol sans problème jusqu'à Heathrow, l'un des aéroports européen bénéficiant de nombreuses connexions pour l'ouest des USA.
C'est à partir d'ici que cela se complique.
J'avais lu sur le forum les mésaventures de cette belge qui avait eu un problème d'embarquement sous prétexte que son ESTA était refusé alors que depuis son domicile tout était en ordre... Je craignais pour les enfants qui venaient de refaire leurs passeports.
Et bien figurez-vous que c'est sur moi que le problème est tombé, moi qui ne suis pourtant pas belge mais française donc disposant d'un passeport français!!!
Arrivés au passage vers la zone internationale (zone d'embarquement ) du terminal 5, l'employée de British Airways m'annonce que mon ESTA n'est pas “accepted”. Alors nous sortons les documents imprimés depuis la maison qui indiquent que tout est en ordre mais rien n'y fait!
La dame tapote sur son ordinateur et retapote, rien n'y fait … 🙁
1ère explication : La dame me dit que je dois refaire une demande avec mes 3 prénoms pour que ce soit accepté...
Elle tapote et retapote et là, … toujours “not accepted” DAMNED ! 2me explication : J'ai fait ma demande ESTA avec mon nom de jeune fille (normal, c'est ce qui est sur mon passeport) alors que j'ai fait la réservation British Airways sous mon nom d'épouse.
Elle me propose de refaire une demande depuis son ordinateur. Comme il n'y a pas de file d'attente elle m'assiste pour remplir la nouvelle demande et là on doit attendre... combien de temps.. on ne sait pas, peut-être 1 heure.. L'angoisse monte, la colère aussi !...
La dame retapote sur l'interface de la British et rien n'y fait je suis toujours refusée. 🙁
C'est alors qu'intervient mon “sauveur”, le gentil collègue d'à côté qui regarde l'écran de la dame et lui fait remarquer que cette gourde s'est plantée dans la saisie du n° de mon passeport sur son écran (l'interface de la British)!... et du coup, O, miracle, me voici accepted !!!
Bon tout le monde peut se tromper ok mais j'attends toujours les excuses de cette gourdasse...🤪
Et c'est là qu'on se dit : British Airways, plus jamais !
Ensuite c'est une longue attente qui commence tempérée par un déjeuner sympa dans un restaurant branché style “asiatique fusion” (il me semble que c'est comme cela qu'on dit) où l'on peut commander du riz ou des nouilles asiatiques avec divers composants etc..
C'est bon et ça cale pour se remettre de toutes ces émotions.
Entre temps moi je ne suis pas tout à fait tranquille vu que la dame m'a refait faire une demande ESTA avec mon nom d'épouse, c'est à dire pas celui qui est sur le passeport (il n'y a indiqué mon nom de jeune fille épouse nom marital). Je crains d'avoir des problèmes à l'arrivée aux USA ...
Nous passons donc pas mal de temps a déembuler dans les boutiques du T5. Entre notre arrivée à 10h10 et notre départ de l'avion prévu pour 16h, il y a près de 6h d'attente !
Et c'est là qu'on se dit : “T'aurais pas pu choisir une escale un peu plus courte ?”
Une fois à bord de l'appareil qui doit décoller à 16h, on commence a s'aperçevoir d'un léger décalage dans le temps. C'est alors que le commandant et son équipage vous souhaite la bienvenue... Ah non pas tout à fait, c'est le commandant qui prend la parole pour nous expliquer que nous attendons car les bagages ne sont pas encore tous arrivés...
Il est 16h45 lorsque le pilote reprend la parole pour annoncer que le départ est imminent MAIS que suite au crash du système informatique de gestion des bagages à Heathrow, il nous manque 70% des bagages ! En d'autres termes nous sommes 300 passages à bord et nous n'emportons que 96 valises !...🤪
Il propose aux gens qui veulent descendre ...de descendre... en sachant qu'ils devront attendre plusieurs jours avant de repartir et sans savoir où sont leurs bagages ! What a joke !
Etonnament, personne ne veut descendre. Le commandant assure qu'aucune valise ne sera perdue et que chacun sera livré dans quelques jours, où qu'il se trouve aux USA. Il annonce également que des cartes de “compensation” seront attribuées pour permettre aux passagers d'effectuer les achats de première necesité. Il présente ses excuses au nom de la compagnie etc...
C'est alors que je me souviens de l'année passée, au retour de Los Angelès. Nous avions 1h30 d'escale et c'était trop court pour que nos valises suivent. A l'arrivée à Bruxelles il nous manquait nos 4 bagages mais on n'étaient pas angoissés, c'était au retour de vacances. Le lendemain matin elles nous avaient été livrées à notre domicile.
Mais je me rappelle aussi ce que m'avait raconté un ami. Il disait qu'une fois, à Heathrow, ils avaient eu un tel crash de leur système informatique de gestion des bagages que pour ne pas engorger l'aéroport et permettre au traffic de reprendre normalement, ils avaient du expédier tous les bagages en Italie pour les trier et les dispatcher à travers le monde... cela avait du prendre au moins une semaine voire plus!
Les angoisses de la plupart passagers concernant le décollage, le vol etc... cèdent la place à l'angoisse de ne plus revoir ses valises, de devoir tout acheter sur place etc... 🤪
C'est aussi là qu'en 30 secondes tu fais le point sur les endroits où il est possible que tu te trouves dans “quelques jours”, que tu fais le point sur les éventuelles modifs du parcours si tu dois revenir à Las Vegas. Tu fais aussi le point sur les trucs indispensables qui vont te manquer à commencer par les piqures pour mon mari qui a déjà fait une flébite suivi d'une embolie pulmonaire après un vol en avion, les médicaments que tu dois impérativement prendre tous les jours comme ceux que je prends contre l'hypertension car ceux que j'ai sur moi pourront me faire tenir une semaine au plus... ..et puis tous les petits trucs indispensables à ta “survie” genre shorts, sandales -vu que nous sommes partis en jean et chaussures de rando et qu'à l'arrivée il fera 35°, slips, chaussettes de randonnée , crème solaire, anti-moustiques, les bredequins en toile spécialement commandés sur internet pour faire “les narrows” à Zion... bref l'angoisse pour moi encore une fois, alors que d'habitude je suis la zénitude incarnée !🙁
Je n'ai pas le coeur à regarder les films, j'arrive tout de même à m'endormir un peu avec pas mal de difficultés. A une heure de l'arrivée, le personnel de bord nous sert notre “petit déjeuner sandwich aux comcombres (on est sur British Airways faut-il le rappeler).
C'est alors que le commandant prend la parole. Londres lui a fourni la liste des passagers dont les baggages sont restés à Londres. Si l'on est positif on peut se dire que c'est bon signe car au moins ont les a retrouvés! Il commence a égrèner les numéros des sièges concernés. Plus un bruit dans l'appareil... Nous avons nos sièges en 39A, B, C et D.
Nous entendons Thirty one, thirty two... pas de 39, ouf !!😐
C'est là que mon mari me dit “attends, il va redonner 2 autres listes dans 5 minutes !” Arghh c'est vrai, nous sommes 300 à bord et il y a au moins 200 personnes qui n'auront rien à l'arrivée ! Re prise de parole du commandant qui se veut toujours aussi rassurant et précise que les bagages seront livrés demain soir .
Et c'est là qu'on se dit que c'est utile de toujours prévoir un petit séjour sur place à l'arrivée !
On écoute toujours aussi attentivement le commandant lire les numéros des sièges. Tous les “thirty” y passent sauf le “nine”. On est bien content mais est-ce que l'on a bien entendu ? On ne pourra le savoir qu'à l'arrivée …
Il est 19h30 quand l'avion se pose avec un maximum de délicatesse. Nous devions attérie à 18h50, ça va, l'avion a dû voler plus vite sans le poids des bagages ! 🤪
Mon angoisse me reprends avec les formalités d'immigration. La file d'attente parait longue mais les guichets sont très efficaces et nous n'attendons pas 5' avant d'atteindre l'agent du service qui est très aimable comme d'habitude. En 5' à peine l'affaire est pliée.
Je re-maudit la fille de British Airways à Heathrow !
Nous nous précipitons alors vers le tapis roulant des bagages...et... ils sont tous là !! Soulagés nous quittons l'aéroport.
Il fait nuit, la chaleur est écrasante (100°F) et je me sens super mieux ! Etonnant non ?
Et c'est là qu'on se dit : Finalement une escale de 6 h à Heathrow c'est bien, ça aura au mois permis aux valises d'arriver très tôt pour être embarquées dans l'avion !
Nous embarquons dans la navette our le Mac Carran rental center, direction ALAMO hein..). Les employés de ce genre d'agence sont de redoutables vendeurs. On le sait bien, on avait déjà eu une proposition de véhicule de catégorie supérieure l'an passé par rapport à ce que j'avais réservé mais on ne s'en était pas plaint, au contraire, c'était super. Cette année j'avais réservé un Chevrolet Equinox et le gars nous propose la gatégorie au dessus en vrai 4X4 à un prix défiant toute concurrence évidemment... 😕 Je le savais, je le savais...
Bon, le modèle au dessus il est tout de même bien tentant et c'est un vrai 4X4 alors que sur internet je ne pouvais pas y accéder vu que non accepté à l'abandon à Rapid city.
Mais là vu que c'est Alamo qui le propose, allez go !! Evidemment c'est plus cher vu que Patrick prend aussi 'loption de l'assurance complémentaire pour frais de réparation “si l'on est perdu en plein désert” que dit le gars … 🤪 mais d'un autre côté, les frais d'abandon font 200$ de moins que annoncé par auto escape... comme quoi ...
Dans le parking il y a plein de SUV et tout au bout de l'allée face à nous, j'aperçois un gros bazar blanc... et j'ai comme l'intuition que c'est ça le JEEP COMMANDER que nous a loué le gars! BINGO !
Pour ceux qui ne connaissent pas c'est un modèle dont on ne peut pas dire que la ligne soit franchement design, mais c'est plus “haut sur pattes” que l'Equinox.
Le coffre n'est pas plus grand à cause des sièges supplémentaires qui sont rabbatus (ce modèle peut accueillir 7 passagers). Les bagages se retrouvent très en hauteur ce qui diminue un peu la visibilité à l'arrière mais d'après Patrick, le véhicule est agréable à conduire et très maniable. Moi je me dit que plus on est haut sur pattes, moins on a aura de problèmes dans des passages difficiles.
J'ai fait une check list pour quelques vérifications du véhicule (roue de secours – elle est dessous, etat du pare brise, km du prochain entretien, ). Il manque la notice et le double des clefs. Le gars nous dit qu'il n'y en a pas … Bon, ben on le prend quand même hein ?!
Il est environ 22h quand nous arrivons au Caesars Palace. Je vous fais grace des descriptions de couloirs interminables et de la chambre qui correspond à ma réservation.
FAIM nous avons … Il est 23h et le food court est fermé ...alors nous allons nous restaurer au MUNCH BURGER, hyper branché et bruyant mais salvateur et nous sommes au dodo vers 0h45.
Il est maintenant 07h45 du matin et cela fait près d'1h30 que je n'ai plus envie de dormir. J'arrête le récit de cette longue journée de voyage perturbé et vous adresse mes meilleures pensées et encore tous mes remerciements pour l'aide apportée sur le forum. 🙂
Hello à tous,
Une de mes bonnes résolutions 2017 : mettre en ligne le carnet de voyage de notre dernier road-trip. D'ailleurs, meilleurs vœux à tous ! Et comme il fait gris, froid et moche, j'ai bien envie de me replonger dans une ambiance un peu plus sympathique. Alors, si ça vous dit, embarquez avec nous ...
Il s'agissait d'un circuit de 16 jours, en couple, en Arizona et Nouveau-Mexique, avec une petite incursion au sud du Colorado, du 2 au 18 octobre, donc en automne.
· Notre premier voyage, l'été 2013 consistait en un circuit classique en famille (Californie, Arizona, Utah, Nevada). Carnet ici. · Notre deuxième voyage d'une dizaine de jours, à deux, en hiver, se concentrait sur la Californie et l'Utah. Carnet ici
Il nous reste donc, vous l'avez deviné, à revenir au printemps 😇
Voici notre parcours et, accessoirement, le plan de ce carnet qui vous permettra d'atteindre directement les sites qui vous intéressent plus particulièrement en cliquant simplement dessus (lorsqu'ils seront en ligne bien évidemment) et de passer ceux que vous trouverez prodigieusement ennuyeux.
Préambule : remerciements, partir en automne, j'ai testé J0 France > Phoenix : le voyage J1 Phoenix > Tuba City : Watson Lake, Sunset Crater Volcano, Wupatki nm J2 Tuba City > Holbrook : Coal Mine Canyon & Ha Ho No Geh, Little Painted Desert, Painted Desert J3 Holbrook > Chinle : Petrified Forest, Canyon de Chelly south rim - Scene de vie 1 - J4 Chinle > Mesa Verde : Hope Arch, White House trail, route via Lukachukai, Shiprock - Scene de vie 2 - J5 Mesa Verde > Durango : Mesa Verde avec Balcony House et Petroglyph trail, Durango J6 Durango : Bus Durango-Silverton, tour organisé en jeep ghost mines et retour en train Silverton-Durango J7 Durango > Gallup : Bisti Badland secteur south J8 Gallup > Albuquerque : El Morro, El Malpais secteur est, Albuquerque Old Town J9 Albuquerque > Santa Fe : Jemez Mountain Scenic Road, High road ou route des chapelles J10 Santa Fe : Tent Rocks, Santa Fe Old Town J11 Santa Fe >Alamogordo : White Sands Dunes J12 Alamogordo > Willcox : White Sand Alkali Flat trail, City of Rocks sp Scene de vie 3 J13 Willcox > Tucson : Chiricahua np J14 Tucson : Sonora Desert Museum, Old Tucson Studio, Saguaro np secteur ouest J15 Tucson > Apache Jonction via Apache Trail J16 Phoenix > France : Peralta Canyon Trail
Bon, je m'y mets tout de suite pour le préambule ...
Une de mes bonnes résolutions 2017 : mettre en ligne le carnet de voyage de notre dernier road-trip. D'ailleurs, meilleurs vœux à tous ! Et comme il fait gris, froid et moche, j'ai bien envie de me replonger dans une ambiance un peu plus sympathique. Alors, si ça vous dit, embarquez avec nous ...
Il s'agissait d'un circuit de 16 jours, en couple, en Arizona et Nouveau-Mexique, avec une petite incursion au sud du Colorado, du 2 au 18 octobre, donc en automne.
· Notre premier voyage, l'été 2013 consistait en un circuit classique en famille (Californie, Arizona, Utah, Nevada). Carnet ici. · Notre deuxième voyage d'une dizaine de jours, à deux, en hiver, se concentrait sur la Californie et l'Utah. Carnet ici
Il nous reste donc, vous l'avez deviné, à revenir au printemps 😇
Voici notre parcours et, accessoirement, le plan de ce carnet qui vous permettra d'atteindre directement les sites qui vous intéressent plus particulièrement en cliquant simplement dessus (lorsqu'ils seront en ligne bien évidemment) et de passer ceux que vous trouverez prodigieusement ennuyeux.
Préambule : remerciements, partir en automne, j'ai testé J0 France > Phoenix : le voyage J1 Phoenix > Tuba City : Watson Lake, Sunset Crater Volcano, Wupatki nm J2 Tuba City > Holbrook : Coal Mine Canyon & Ha Ho No Geh, Little Painted Desert, Painted Desert J3 Holbrook > Chinle : Petrified Forest, Canyon de Chelly south rim - Scene de vie 1 - J4 Chinle > Mesa Verde : Hope Arch, White House trail, route via Lukachukai, Shiprock - Scene de vie 2 - J5 Mesa Verde > Durango : Mesa Verde avec Balcony House et Petroglyph trail, Durango J6 Durango : Bus Durango-Silverton, tour organisé en jeep ghost mines et retour en train Silverton-Durango J7 Durango > Gallup : Bisti Badland secteur south J8 Gallup > Albuquerque : El Morro, El Malpais secteur est, Albuquerque Old Town J9 Albuquerque > Santa Fe : Jemez Mountain Scenic Road, High road ou route des chapelles J10 Santa Fe : Tent Rocks, Santa Fe Old Town J11 Santa Fe >Alamogordo : White Sands Dunes J12 Alamogordo > Willcox : White Sand Alkali Flat trail, City of Rocks sp Scene de vie 3 J13 Willcox > Tucson : Chiricahua np J14 Tucson : Sonora Desert Museum, Old Tucson Studio, Saguaro np secteur ouest J15 Tucson > Apache Jonction via Apache Trail J16 Phoenix > France : Peralta Canyon Trail
Bon, je m'y mets tout de suite pour le préambule ...
JOUR 1. LUNDI 1er NOVEMBRE 2004.
Aéroport de Roissy Charles de Gaulle, terminal 2C. Tous les vols à destination des USA opérés par Air France et Delta sont regroupés en zone 6. Nous franchissons un premier filtre où deux hôtesses vérifient nos billets, passeports, et surtout, que nous sommes bien prévus sur le vol du jour dans leur base de données. Au deuxième filtre, c’est au tour de deux agents de sécurité de nous demander si l’on sait ce qu’il y a dans nos valises, si nous avons nous-même fait nos valises, si quelqu’un d’autre que nous y a touché, si personne n’a tenté de nous faire transporter quelque chose... Les réponses étant négatives, nous continuons la file d’attente, puis enregistrons les deux valises. Nos places ayant été attribuées à la réservation, l’hôtesse nous confirme que nous serons dans un Boeing 747-400, rangée 41, sièges A et B. Il s’agit du vol Air France 90, embarquement à 9 heures 40 pour un décollage à 10 h 40. Après le traditionnel achat d’avant départ de journaux et magazines au Relay le plus proche, nous apercevons notre avion, immatriculé F-GITC ( Tango Charlie pour les intimes ). Il porte le numéro de série 889, et a été mis en service il y a 13 ans, en novembre 1991. Cet appareil est configuré tri-classes ( première, affaires, tempo ) et peut ainsi accueillir 390 passagers. Air France et Aéroports de Paris ont superbement aménagé la salle d’embarquement, avec des écrans plats TFT indiquant toutes les informations sur le déroulement du vol, l’avion, la destination, et le nom du commandant, monsieur Rocco. Une nouvelle fouille des bagages cabines se profile à l’horizon dans la passerelle d’accès à l’avion, mais nous passons au travers des mailles du filet. Les places que nous avions réservées sont idéales : elles se situent au niveau de l’issue gauche, derrière les ailes, sans personne à nos côtés. Le décollage intervient avec un retard ( de 40 minutes ), mais qui sera sans incidence sur l’horaire d’arrivée, Air France usant -et abusant- d’une ruse pour parfaire sa ponctualité : allonger artificiellement la durée de vol d’une heure. Ainsi, même avec trois quarts d’heure de retard au décollage, les passagers ont l’impression d’arriver un quart d’heure en avance. C’est notre cas aujourd’hui. Les 10 h 15 de temps de vol annoncées sont artificielles. Le comandant annonce 8 h 50 de vol pour une arrivée estimée à 14 h 10, heure locale. Après le décollage, un apéritif ( Jus de fruits et bretzels )nous est servi. Nous survolons Brest, puis, une fois au-dessus de l’atlantique vers 12 h 30, c’est au tour d’un repas chaud. Terrine de homard en entrée, choix entre un sauté de bœuf au paprika et carottes et du saumon fumé en julienne accompagné de pâtes, suivis de camembert, yaourt, tarte aux prunes et thé. Nous choisissons de ne pas suivre le film proposé, et de nous assoupir un peu. Une fois réveillés, nous remplissons les documents relatifs aux déclarations douanières. Nous devons notamment certifier ne jamais avoir été condamnés à plus de cinq années de prison, ne pas vouloir entrer aux États-Unis dans le but de commettre un crime, et surtout, ne pas avoir été liés au régime Nazi entre 1933 et 1944... Sans quoi “l’entrée sur le territoire américain nous serait refusé” . Quelle bonne blague ! Un nouveau repas froid nous est servi vers 18 heures. Nous amorçons ensuite la descente vers Miami après avoir survolé les Bahamas. L’océan est magnifique : mélanges de turquoise et d’émeraude. Perdant peu à peu de l’altitude, nous apercevons distinctement Miami Beach, Miami et les Everglades. Nous nous posons à 20 h 15 sur le tarmac de Miami International. Strictement à l’heure. Il est 14 h 15 sur place. Après une marche pénible dans l’aérogare F, nous atteignons les comptoirs de l’immigration. Et là, il faut s’armer de patience. Près d’une heure et demie à faire la queue pour le contrôle des passeports. Tous les messages sont en espagnol, tout le monde parle espagnol. Une fois notre tour arrivé, le douanier contrôle nos fiches, nous photographie, procède aux relevés bio métriques et d’empreintes digitales avant d’apposer son tampon magique sur nos passeports. Mais quand ils auront fiché le monde entier, comme ça, ils vont faire quoi ? Toutefois, le douanier, hispanique, est charmant. Nous nous dirigeons ensuite vers le stand d’Hertz, où nous n’avons strictement rien compris à ce que nous expliquait Patricia, la préposée. Mais elle a imprimé notre contrat de location, et invité a prendre la navette pour rejoindre le parking. C’est un système très astucieux et premier symbole de la vie facile à l’américaine. A la sortie de l’aérogare, un bus au couleurs d’Hertz attend les passagers, le conducteur regarde le contrat de location, et nous conduit dans un parking, à 2 miles de là ( 1 mile = 1600 mètres ), au pied du véhicule qui nous attend, portes ouvertes, clés sur le contact. Non seulement c’est rapide et pratique, mais c’est autrement plus efficace que le système en place à l’aéroport de Nice, par exemple ! La Ford Focus qui nous a été attribuée est grise métallisée, plein de carburant effectué, et 475 miles au compteur. Ca sent le “neuf” à l’intérieur ! Direction l’autoroute 195, l‘“Airport Express Way”, à péage ( 75 cents ). La vitesse y est limitée à 55 Mph ( 80 Km/h). Nous arrivons toutefois très rapidement à Miami Beach. Nous “descendons” Alton Road, puis prenons à gauche la 16ème rue, pour enfin remonter Collins Avenue jusqu’à la 21ème rue, où nous trouvons l’Holiday Inn sur notre droite. Le réceptionniste prend notre carte “Priority Club” et nous souhaite la bienvenue. Le parking est offert, nous allons donc stationner la voiture, puis prenons possession de notre chambre, d’où nous avons une superbe vue sur la plage, l’océan, la piscine et le jardin tropical de l’hôtel. Nous repartons aussitôt visiter les installations : 2 bars et restaurants, salle de gym, salle de jeux, jacuzzi... Des sensations oubliées depuis les Antilles resurgissent : 30°, moiteur ambiante et air marin. Nous nous dirigeons vers la plage et la promenade du front de mer, où nous marchons jusqu’à l’angle de la 17ème rue. C’est Lincoln Road, une rue piétonne plantée de palmiers et de fontaines, et bordée de boutiques de vêtements et de restaurants : un “must”. Ballade ensuite sur Ocean Drive, en bord de plage et en plein cœur du district Art déco. C’est une agréable surprise, car c’est très bien illuminé. Nous sommes ravis. Nous remontons Collins Avenue de la 5ème à la 17ème, puis effectuons une pause dîner chez Burger King, après avoir acheté une bouteille d’Evian à l’épicerie. Retour à l’hôtel, où nous nous endormons vers 20 h 45. Il est fait 2 h 45 du matin à Paris. Quelle longue et belle journée !
JOUR 2. MARDI 2 NOVEMBRE 2004.
Pas tout à fait remis du décalage horaire, nous nous réveillons à 5 heures du matin, lorsque le personnel de l’hôtel distribue le journal sous les portes des chambres. C’est “USA Today”, un quotidien national généraliste couvrant tout le territoire. Et d’information, il va en être question toute cette journée, car c’est aujourd’hui les élections présidentielles. Seront-elles aussi contestées -et contestables- qu’il y a quatre ans ? Rien n’est moins sûr. Dès hier, nous avons pu constater la façon ostentatoire qu’ont les américains de soutenir “leur” candidat. Badges au revers des vestes, autocollants sur les voitures, pancartes dans leur jardins, quand ce n’est pas hommes et femmes-sandwiches agitant des panneaux “Bush-Cheney” ou “Kerry-Edwards” aux carrefours ! Les résultats seront connus tard dans la nuit du 2 au 3. A 10 heures, nous quittons Miami Beach vers le nord, en empruntant Collins avenue, qui devient l’ A1A. L’A1A, sur laquelle nous allons rouler à maintes reprises ces premiers jours, est la route du bord de mer. Elle relie Miami à New York en ne s’éloignant que très rarement de l’océan. Elle compte entre 2 et 4 voies tout au plus et la vitesse y est limitée en général à 35 Mph. Le nord de Miami Beach est une succession d’hôtels, puis nous longeons la côte avec un décor identique miles après miles : villas luxueuses, gazon et jardins parfaitement entretenus, palmiers, plages, et océan atlantique ! Arrivés à Fort Lauderdale, c’est une vision encore plus “classe” à laquelle nous avons droit. Des yachts amarrés aux jardins des villas, elles-mêmes construites sur l’eau. Fort Lauderdale est une “Venise floridienne“. Des canaux et des bateaux pour décor, c’est le spectacle de “Las Olas Boulevard”, l’artère centrale de la ville. Reprenant l’ A1A, nous nous dirigeons à présent vers Boca Raton, “plus grande station balnéaire du monde“... en 1925. Là encore, parcs et copropriétés ornent le front de mer. Du luxe, encore plus de luxe. Nous imaginons ce que doit être Palm Beach ! Petit bémol toutefois, peu de commerces, pas de restaurants, encore moins d’entrepôts et d’usines. Nous pouvons comparer les endroits traversés à la palmeraie de Marrakech, BMW et Jaguar en moins! Il est midi, et nous commençons avoir faim. Nous décidons donc de “rentrer dans les terres” et de quitter l’A1A pour nous diriger vers Lake Worth, commune de la banlieue de Palm Beach, où se trouve notre hôtel. Nous espérons bien y trouver quelques fast-food pour déjeuner. En effet, la “Lake Worth Road” (route 802), est perpendiculaire à tous les axes nord-sud qui traversent l’agglomération. Successivement, nous croisons l’US1, la “nationale” à 2x4 voies qui relie Key West à la frontière canadienne ; l’ I95, l’autoroute qui relie Miami à Boston ; la voie de chemin de fer, et avant d’arriver à la “Florida Turnpike” (l’autoroute à péage qui relie Miami à Orlando), quelques commerces font leur apparition. Au premier KFC, nous nous arrêtons. La serveuse n’est autre qu’une vieille dame de plus de 75 ans, fatiguée et ridée, mais qui n’a pas dû pouvoir cotiser à un régime de retraite. Nous apercevons là la première grosse faille de cet eldorado américain. Les limites de l’ultra libéralisme. Seules les couches aisées de la population ont les moyens de se payer des assurances maladies et vieillesse... privées. Les plus pauvres, eux, sont condamnés à trimer jusqu’à leur mort. Quel beau programme, et surtout quelle honte de faire ainsi travailler les vieux ! Ensuite, nous allons nous installer à l’Holiday Inn West Palm Beach, où, malgré un décor quelque peu vieillot, l’ambiance est assez cosy, et les “standards” Holiday Inn sont bien là. Fatigués, nous faisons une courte sieste avant de repartir pour Palm Beach à 15 heures. Et là, passée la déception de “taille” ( Saint Trop’ est plus grand !), nous foulons les trottoirs de Worth Avenue, la Mecque du shopping de luxe. Armani, Chanel, Chopard, Dior, Lacoste, Van Cleef & Arpels... ils sont tous là ! Un véritable concentré de place Vendôme et de faubourg Saint-Honoré, les Roll’s en plus ! Mais nous voyons bien que c’est aujourd’hui les élections. Les rues sont désertes. Nous traversons à présent West Palm Beach, sur le “continent”, puis de retour à l’hôtel, nous allons faire quelques achats au supermarché voisin, à l’enseigne “Publix“. Pas de dîner ce soir, nous sommes trop fatigués pour ressortir. Nous allons donc nous coucher en gardant un oeil sur CNN pour “l’élection night”.
JOUR 3. MERCREDI 3 NOVEMBRE 2004.
Levés à 6 heures, nous nous préparons et décidons d’aller prendre un copieux petit-déjeuner au Mc Do de Lake Worth Road. Il est 7 h 15, et nous sommes au milieu des “Bus School” de ramassage scolaire. Le décor du Mc Do est génial, une Harley Davidson trône au milieu de la salle, et un train électrique aux couleurs de Coca-Cola fait le tour de la pièce. Repus par nos “Deluxe Breakfast” (steak, omelette, bacon, jus d’orange, pancakes et sirop d ’érable ), nous partons récupérer l’US 1, en direction du nord. Au programme aujourd’hui : le Centre Spatial Kennedy, à Cap Canaveral. Triste lendemain d’élections : ni vainqueur, ni vaincu, l’euphorie de la veille est retombée. Il faut recompter les voix dans l’Ohio, le sort de ces élections est aux mains des juristes. Bush paraît avoir une courte longueur d’avance, mais il n’y a pas d’annonce officielle. Nous nous abstiendrons de porter la moindre critique ou jugement, estimant que les Français et leur simulacre de plébiscite de 2002 n’ont pas de leçons à donner aux autres... L’US.1 paraît interminable. Vitesse limitée à 35 Mph en ville, 45 en agglomération, et 55 le reste du temps. Des croisements et des feux rouges tous les cinq cents mètres... une horreur. Nous tenons péniblement un petit 40 Km/h de moyenne. Nous n’arriverons pas au KSC pour 11 heures ! Nous y serons à midi au plus tôt. Regrettant d’avoir choisi cette “autoroute” qui n’en n’est pas une, nous prenons notre mal en patience ! Heureusement que la boite est automatique. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Les ouragans de la fin de l’été ont causé dans les régions traversées aujourd’hui de graves dommages : chaussées effondrées, palmiers arrachés, toits envolés, habitations désertées. Deux cent kilomètres à longer une “Space Coast” dévastée. Ils ont du pain sur la planche ! A midi moins le quart, nous arrivons au KSC, où nous stationnons facilement la Focus sur l’immense parking gratuit. C’est la première fois que nous utilisons nos passes “Florida Fun In The Sun” que nous remettons au guichet. Nous nous dirigeons vers le complexe des visiteurs. Après avoir récupéré les plans du site et guides de la visite, en français, nous nous asseyons sous le hall de l’Astronaut Encounter, où un véritable astronaute ayant déjà volé dans l’espace nous souhaite la bienvenue. Nous mangeons de bien fades hot dog accompagnés de chips et de soda. Puis le temps d’effectuer quelques prises de vues avec un astronaute en tenue, nous nous dirigeons à présent vers Rocket Garden, vaste “jardin” où sont plantées les différents types de fusées. Une petite pensée pour notre fils en passant devant le Children’s play dôme, aire de jeu géante où les petits peuvent piloter une réplique de navette. Enfin, il est l’heure du film Imax “Space Station”, en 3D, relatant, en 45 minutes, l’histoire de la station spatiale internationale. Nous enchaînons à 14 heures avec un autre film sur écran hémisphérique “The Dream is Alive”, film tourné dans la navette Discovery, avec de superbes vue de la terre ! Ensuite, nous sommes allés rendre hommage aux équipages de Challenger et de Columbia, ayant perdu leur vie en 1986 et 2003. Émouvant et chargé de souvenirs. Le clou de la visite arrive alors : une navette, Explorer, en “chair et en os”, à bord de laquelle on peut monter et prendre place ! Mémorable. La visite, ensuite, de Robots Scouts, ne nous laissera pas aussi réjouis : on n’a pas compris grand chose, et de plus, ce parcours émaillé de rencontres avec des robots communiquant -en anglais- avec nous depuis Mars, avait surtout l’air destiné aux enfants. Tout comme l’attraction Mission To Mars 2005, exclusivement réservée aux enfants. Nous terminons cette superbe visite par un tour à la boutique, où nous achetons un belle boite de jeu pour les enfants, et un livre-guide des lieux. Le tout, payé à Adrienne, charmante québécoise, avec qui nous pouvons -enfin- échanger quelques mots de français. Le retour à l’hôtel est rapide, puis nous nous installons, tout en trouvant que les lieux ont quelque peu souffert des récents ouragans. Cet hôtel est loin des standards de qualité et de confort auxquels Holiday Inn nous a habitués. Nous compensons cette déception par une détente d’une heure à la piscine au coucher du soleil, avant d’aller nous restaurer au Mc Do le plus proche. Boissons à volonté et salades pour ce soir. Demain, un peu moins de kilomètres sont prévus sur cette satanée US 1.
JOUR 4. JEUDI 4 NOVEMBRE 2004.
Le réveil intervient à 7 heures dans cet hôtel qui n’a pour lui que son emplacement. Certes, il jouit d’une vue imprenable sur les installations de la NASA, mais le confort est sommaire et la chambre relativement petite. Nous empruntons l’US 1 en direction de Daytona où nous avons choisi de déjeuner. Enfin, on peut rouler, et nous permettre quelques pointes à 60 Mph. Reprenant l’A 1 A peu avant Daytona Beach, nous longeons cette plage interminable en traversant cette ville auto-proclamée “berceau international des sports mécaniques”. Un bon petit déjeuner à Mc Do, après avoir fait le plein d’essence dans le Focus : 20 $ pour quelques 10 gallons ( 45 litres ), où nous avons dû demander de l’aide à un client pour comprendre le fonctionnement de la pompe... L’individu, souriant arrive vers nous, en véritable “cow-boy”, flingue au ceinturon, et nous explique qu’il faut lever un levier avant de se servir. Les 200 kilomètres d’aujourd’hui pour rejoindre Saint Augustine nous paraissent moins longs. Arrivés à l’hôtel, nous y stationnons la voiture et repartons visiter le centre historique à pied. Il est midi, et nous voici quatre siècles en arrière : Saint Augustine, plus vieille ville des États-Unis, fondée par les colons espagnols au 17ème siècle. Le centre historique est superbement conservé. Après avoir franchi les portes d’entrée de la ville, nous arpentons Saint George Street, rue piétonne et commerçante mais très (trop ?) touristique. Nous apercevons l’Oldest School : la plus ancienne école en bois du pays, retenue par des chaînes pour ne pas s’envoler... Le vieux quartier espagnol regroupe les constructions de l’époque restaurées et ses habitants déambulent en tenue d’époque. Nous en profitons pour nous offrir une spécialité gourmande locale : une boisson glacée “Piña Colada”, mélangée à des fraises broyées avec des glaçons et du lait. Original, copieux... et délicieux. Nous visitons quelques galeries commerciales éminemment touristiques ( boutiques de souvenirs en tous genres ), mais climatisées, ce qui fait du bien, en cette journée de forte chaleur. Arrivés place de la constitution, nous apercevons le Flagler Collège, à l’origine un hôtel construit par le magnat des chemins de fer Henry Flagler ; puis le Lightner Museum et l’hôtel de ville, datant, eux de la fin du 19ème siècle. Après avoir retiré 300 $ à la Bank Of America, nous faisons une pause ombragée sur la “plaza de la constitucion”, en écoutant les mélodies distillées par les cloches de la “Basilica Cathédral”. Une bouteille d’eau glacée ingurgitée plus tard, nous nous dirigeons vers le Castillo de San Marco, forteresse bâtie par les espagnols en 1672. Le prix d’entrée, raisonnable, de 5 $, nous permet de visiter, entre autres, les salles de garde et la plate-forme d’artillerie, accessibles après avoir franchi un pont-levis. Ce fort n’a jamais été vaincu : ni par les français, ni par les anglais lors des guerres d’indépendance ; et a servi de prison lors des guerres avec les indiens Séminoles. Les murs du fort font six mètres d’épaisseur, et sont construits en coquin, une roche formée de sédiments et de coquillages. Nous allons à présent manger ( il est quinze heures ), et nous rendons à Pizza Hut, sur le Ponce de Leon Boulevard, non loin de l’hôtel. Buffet de salade, pizza et boissons à volonté. Le service n’étant pas compris, les serveuses savent que c’est en se montrant aux petits soins qu’elles gagnent leur vie... Nous bénéficions donc d’un service irréprochable ! Nous repartons avec notre “doggy bag”, car il est de tradition, ici, d’emporter ses restes : nous aurons de quoi manger ce soir. Le check-in à l’hôtel est rapide, c’est ce soir un hôtel de luxe, composé de suites ! Après s’être reposés, nous repartons dans St Augustine en voiture, pour un tour “by night”. Le dîner se fera dans notre chambre avec les restes du déjeuner et quelques friandises achetées en fin de journée. Demain matin, nous entamons notre semaine de parcs d’attractions : grand départ, tôt, pour Orlando !
JOUR 5. VENDREDI 5 NOVEMBRE 2004.
Le réveil intervient à 6 heures, suivi des désormais séances de préparation habituelles. Nous quittons Saint Augustine en mettant du chauffage dans la voiture tant il fait froid. Sur l’autoroute I 95, puis I 4, nous pouvons enfin accélérer, la vitesse maximale autorisée étant de 70 Mph ( 120 Km/h). En moins d’une heure et quart, nous arrivons à Orlando, sur International Drive, qui est une large avenue bordée d’hôtels, de restaurants et de commerces, tout en reliant tous les parcs ( Universal au nord, Wet’n Wild et Sea World au centre, Walt Disney World au sud ). De belles pelouses, une ambiance de fête, des chaussées propres et lisses... tout est fait pour accueillir les 40 millions de touristes se rendant chaque année à Orlando ! Nous faisons une courte pause à l’Holiday Inn Express afin de vérifier si notre réservation y est bien enregistrée et confirmée... cet hôtel étant le seul de notre périple à ne plus faire partie officiellement du groupe Holiday Inn depuis notre réservation, en juin. Nous sommes néanmoins vite rassurés, l’hôtesse nous invitant à revenir après 16 heures pour le check-in, et nous souhaitant une bonne journée à Sea World. L’enseigne de l’hôtel a disparu et un simple écriteau indique “formerly holiday inn” (autrefois holiday inn ) ; il se nomme désormais “ I drive inn”. Cependant, il est idéalement situé, à distance de marche des parcs Universal, et en face du parc aquatique de Wet’n Wild. Nous arrivons à Sea World vers 9 heures, réglons les 8 $ de frais de parking, et entrons dans ce fameux “monde marin”. Aussitôt les plans -en français- remis, nous décidons d’effectuer la visite dans le sens des aiguilles d’une montre. Tropical Reef, est le premier aquarium à découvrir. La pelouse extérieure est peuplée de Flamands roses et d’Ibis rouges, l’intérieur renfermant un immense aquarium tropical, dans lequel nous sommes plongés dans le noir. Tide Pool, en face en sortant, est une piscine à courant dans laquelle s’ébattent une multitude de poissons d’eau douce. Au Turtle Point, nous observons d’énormes tortues de Floride se côtoyant dans l’eau. Le StingRay Lagoon est une autre piscine à courant, dans laquelle nagent des raies mantas que nous pouvons à loisir toucher. La première surprise de taille arrive ensuite : c’est le Dolphin Cove at Key West : le monde des dauphins. Innombrables, ils sont quasiment tous nés en captivité, ici. Bien sûr, on peut les toucher, les caresser, mais aussi les nourrir. Jamais nous n’aurions pensé pouvoir les approcher de si près. D’autant qu’il est ensuite possible d’observer leur ballet en vision sous-marine. Manatees est une attraction ayant pour thème la disparition des Lamantins. D’entrée, la question est posée : “The Last Generation?”. Sea World finance en réalité un vaste programme de recherche pour les sauver. C’est ce qui est expliqué dans un film en 360°, avant de pouvoir observer les bestiaux, d’abord à l’extérieur de leur bassin, ensuite en vision sous-marine. Sur le chemin des récentes attractions “à sensation”, un enclos peuplé d’Alligators s’offre à nous, où une pause est la bienvenue afin de les voir se dorer au soleil. Journey to Atlantis, dernière attraction du parc en date, nous réserve une première -bonne- surprise : pas d’attente, puis une moins bonne : les casiers pour y déposer nos effets personnels sont payants. Il s’agit d’une ballade en bûche, dans un univers sous marin, avant d’entamer une double descente de rapides, dont une en vrille. Époustouflant. Nous en ressortons bien mouillés, mais ravis. Profitant que nos sacs soient en lieu sûr, nous enchaînons avec l’autre attraction à -fortes- sensations du parc : Kraken. Nous n’avions jamais vu de montagnes russes et de grands huit aussi grands... nous ne le dirons plus à la fin du séjour ! Kraken, c’est trois minutes de secousses et d’inversions, la tête en bas, les jambes dans le vide. On en ressort déboussolé, voire nauséeux ! Pour nous remettre de nos émotions, direction le Penguin Encounter, “rencontre avec les pingouins”, dans leur milieu naturel. Un tapis roulant nous fait passer à petite vitesse devant les vitrines derrières lesquelles la banquise est reconstituée, dans un espace climatisé avec chute de neige et blocs de glace ! Belle mise en valeur, mais nous jugeons la visite un peu courte. Le Pacific Point Preserve, est un superbe bassin avec otaries, lions de mer et phoques, qui n’attendent qu’une chose : que les visiteurs leur donnent à manger... si toutefois on y arrive car de voraces oiseaux tentent d’attraper les poissons au vol! Nous nous dirigeons à présent vers le Waterfront, “le front de mer”, où se situent notamment les restaurants et les boutiques, au bord de l’immense lac, au centre du parc. Nous choisissons de nous restaurer au “Seafire Inn”, où nous nous régalons de nos plats de “Sea Food”, à base de crevettes et de frites, notamment. A midi, nous poursuivons les visites en passant sur l’autre rive, non sans avoir observé la “Dolphin Nursery”, où se reposent les mamans dauphins avec leurs bébés en nageant en bande, sous nos yeux. Le Shark Encounter, est un méga aquarium, qui offre une innovante et exceptionnelle visite permettant une vision sous-marine, en marchant dans des tunnels, sous des millions de litres d’eau, et une pression équivalente au poids de six cents éléphants. Et pendant ce temps, des requins -entre autres-, nous observent juste au dessus de nos têtes... Mais le plus émouvant allait arriver, avec Shamu Adventure, show d’une demi-heure où des baleines tueuses ( des orques ) et leurs dresseurs s’en donnent à cœur joie dans des chorégraphies époustouflantes, avec des figures, des nages et de l’action toutes plus ahurissantes les unes que les autres. Il faut toutefois éviter les premiers rangs : “la soak zone”, d’où les spectateurs sont assurés de ressortir trempés ! Le Sea Lion & Otter Stadium propose un autre show, avec phoques et otaries, plein de bouffonneries bon enfant, dans un décor de bateau de pirates, et devant près de mille personnes. Nous effectuons une courte pause ensuite au centre Anheuser-Busch, car il ne faut pas oublier que Sea World et Busch Gardens à Tampa sont la propriété du fabriquant de bière Anheuser et Budweiser. Nous sommes au pays de la publicité et du mécénat privé, donc nous pouvons boire gracieusement quelques verres de bière afin de déguster leurs produits. Toutefois, boire de la bière avant une attraction à sensations n’était pas la meilleure idée. Car Wild Artic, le clou du spectacle, vers lequel nous nous dirigeons désormais nous promet de finir la journée en beauté ! Deux possibilités s’offrent au visiteur : la visite à pied, ou en hélicoptère. Évidemment, nous choisissons la formule “by air”, où nous prenons place à bord d’un simulateur de vol. Très bien conçu et hyper réaliste, nous survolons la banquise, puis atterrissons sur la base polaire de Wild Artic ( l’Artique sauvage ). Et là, coup de bluff le plus total : nous apercevons, en milieu naturel, des bélugas, des ours polaires et un morse. Et la visite ne serait pas complète sans la possibilité de les observer en vision sous-marine ! Bravo ! De retour sur International Drive, nous nous installons dans notre chambre, la 1202, spacieuse et confortable, dans laquelle nous resterons sept nuits. Après s’être changés, nous partons découvrir International Drive de nuit, à pied, pour acheter de l’eau, et visiter quelques boutiques de souvenirs un rien minables. Il est trop tard pour Wet’n Wild aujourd’hui, nous essayerons de le caser sur le week-end. Puis c’est l‘heure du dîner, chez KFC, avec notamment d’excellentes apple pies ( tartes aux pommes et à la cannelle ) en dessert. Demain, nous partons à la découverte d’Universal Studios Florida !
JOUR 6. SAMEDI 6 NOVEMBRE 2004.
Levés à 6 heures 30, nous savons qu’il faut prendre le petit déjeuner à l’hôtel et être à Universal Studios pour 9 heures. Le buffet proposé est fort copieux : Jus de fruits, thé, fruits, muffins, pain, beurre, confiture, gâteaux, céréales. Nous levons le camp à 8 heures et quart, en voiture. Nous réglons les 8 $ de frais de parking, puis entrons dans ce monde sur-réaliste... Nous traversons tout d’abord “City Walk”, la ville donnant accès aux deux parcs. Tout y est : restaurants, boutiques... et musique ! Nous nous postons aux guichets d’entrée d’ Islands of Adventure, dont les portes ouvriront à 8 h 50. Nous entamerons la visite du parc dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Ce parc est composé de cinq zones que nous traverserons successivement : Seuus Landing, aire de jeux géante pour enfants, hyper-colorée, avec de nombreux manèges pour les plus jeunes ayant pour décors des bonbons géants ! Ensuite, c’est le monde perdu : “The Lost Continent”, dont l’attraction majeure est “Dueling Dragons”, montagnes russes dans lesquelles les passagers ont les jambes dans le vide, et le rail au dessus de la tête. Mais l’intérêt de l’attraction réside dans le fait que deux trains -un bleu, un rouge- (la glace et le feu) partent simultanément, et tout en suivant un parcours -fait de vrilles et de loopings- différent l’un de l’autre, et se croisant à plusieurs reprises... Sensations garanties. Même le parcours de la file d’attente, dans de sombres grottes, est déjà terrorisant! Nous osons et le feu et la glace ! The Poseidon Fury est un show fabuleux, où le spectateur, au gré de ses déplacements se retrouve au centre de l’action d’une bataille entre Zeus et Poséidon, où ded torrents d’eau et des jets de flammes jaillissent à tout instant. Malgré un début laborieux, la chute finale est fantastique. L’autre attraction -mineure- de cette partie du parc est The Flying Unicorn, un simple train dont la locomotive est en tête de licorne, dans le style du dragon du jardin d’acclimatation. Court et sans grandes sensations. Peu à peu, de drôles de bruits et un air musical connu nous font comprendre que l’on arrive dans l’antre de Jurassic Park. On se croirait réellement dans le film. Tout est superbement reconstitué sur place : Le Discovery Center, où l’on peut assister aux pseudo-expériences scientifiques de clonage des dinosaures, voir les oeufs de triceratops sous couveuses, et avoir accès à de nombreux points d’information multimédia sur les animaux préhistoriques. Puis le Camp Jurassic, constitué de constructions en bois, de cordes, de toboggans et de jeux d’eaux pour le plus grand plaisir des plus petits et... de quelques adultes ! Enfin, c’est le moment d’embarquer dans la River Adventure, promenade -pense t-on-, en bateau, au milieu de dinosaures... Nous traversons petit à petit la réserve, à l’abri des barbelés et des câbles haute tension, avant de se retrouver nez à nez avec un T-Rex qui semble nous avaler, au moment où le bateau fait une monumentale chute de plus de 30 mètres... pour terminer bien arrosés ! Quitte à être mouillés, nous courons vers Toon Lagoon, l’univers des héros de dessins animés tels Popeye, où les deux attractions principales font comprendre aux visiteurs la différence entre “Wet” et “Soak”. Car que ce soit aux Ripsaw Fall’s, ballade en rondins agrémentée de deux chutes vertigineuses, dont une de près de 45 mètres, et donc ultra-rapide ; ou sur Popeye’s Barges, où l’on embarque dans des radeaux en forme de bouées géantes pour dévaler une rivière à vagues... on ressort complètement trempés de Toon Lagoon. Heureusement qu’il est midi, et que les 30° attendus et le soleil sont là... Nous en profitons pour déjeuner un repas “italien” à base de pâtes fraîches pour 25 dollars. Nous pénétrons ensuite dans l’univers des Marvel Super Hero. D’Hulk à Spiderman, les “comics” sont tous là. Spiderman, d’ailleurs, présentée par les guides comme l’attraction majeure du parc, est réellement hors du commun. Un exceptionnel concentré de tout le savoir faire des créateurs d’Universal. Nous embarquons à bord d’un véhicule sur rails monté sur vérins hydrauliques, chaussés de lunettes en 3D. Nous vivons les chutes sensorielles de l’homme araignée telles que si l’on était à sa place. Fabuleux. Malgré 45 minutes d’attente, nous revivrons même deux fois ces aventures de Spiderman dans l’après-midi. Storm Force, l’attraction suivante, est un manège dans le style des tasses. De simples toupies, montées sur une base tournant elle-même en sens inverse, le tout sur un manège, tournant dans l’autre sens... dans des vitesses toutes différentes ! Puis Hulk, de monumentales montagnes russes vertes dans le même style que Kraken, de Sea World. Nous goûtons de nouveau aux plaisirs des vrilles, des grands huits et autres accélérations d’avion de chasse... N’ayant pas eu la possibilité de nous adonner aux deux seules attractions de ce parc qu’il nous restait à tester, nous rejoignons le parc voisin, Universal Studios, en se promettant de revenir ici demain, s’il nous reste du temps. A peine entrés dans les Studios, nous aurions pu vivre l’expérience de Terminator, mais notre montre ayant basculé -on ne sait pour quoi- sur l’heure de Chicago, nous nous sommes trompés d’une heure... Ce sera donc pour demain, aussi. Nous nous dirigeons vers les attractions des deux films ayant le plus marqué nos enfances respectives : E.T et Retour vers le futur. E.T., nous propose d’enfourcher des vélos (fixés à un rail aérien), et de survoler, en sa compagnie la Californie afin de le reconduire sur sa planète. E.T vouloir retourner maison, et grâce à nous, c’est fait ! Nous aurons même le plaisir de découvrir sa planète, véritable paradis tout en couleurs, et l’on comprend mieux pourquoi il voulait tant y retourner. Sentimentalement, la plus “belle” surprise de ce séjour. “Back To The Future”, où après une assez longue attente, et une tout aussi épuisante mise en condition, nous prenons place à bord de la fameuse De Lorean, afin de tenter de franchir le seuil des 88 Mph requis pour pouvoir modifier le fameux “continium espace temps” cher au Doc ! Le simulateur et les images en 3D projetées sur un écran haut comme un immeuble de 7 étages provoquent de telles sensations que nous ressortons de là tout de même un peu secoués ! “Jaws”, une des plus anciennes attractions du parc, parait dépassées en comparaison des autres. Le but du jeu est nous faire embarquer sur un bateau afin de voguer sur un lac truffé de faux requins, tandis que le capitaine du bateau tente de nous sauver en tirant sur ces “dents de la mer”. Ce show, même s’il est bien réalisé et met en oeuvre de nombreux effets spéciaux et quelques belles prouesses techniques, n’arrive pas à nous faire peur. On a même un peu pitié ! Les deux attractions suivantes ont pour thème les films catastrophe dont est friand le public américain. Earthquake nous fait embarquer dans une rame du métro de San Francisco, où après un départ tranquille, nous vivons en direct les sensations d’un tremblement de terre, avec quais éventrés, rupture des canalisations d’eau, camions-citerne atterrissant dans le métro avec une inévitable explosions... Du grand spectacle -de mauvais goût- mais qui permet de bien comprendre l’envers du décor et les techniques des trucages employées dans les films. Pour Twister, c’est un peu la même chose, mais là, il s’agit d’un ouragan. Et même si, sachant qu’il s’agit d’une attraction et que l’on ne risque rien, on prend plaisir à ressortir de là ébouriffés et mouillés ; on ne comprend pas que les gens du cru, malheureusement habitués à vivre de tels déjuges, soient en mal de revivre ces situations... Nous terminons la journée par un spectacle en 4D : Shrek. Une des nouveautés du parc. Simple film d’une vingtaine de minutes mettant en scène les personnages des aventures de Shrek, mais outre la vision en 3D derrière les lunettes ad hoc, les sens sont mis à rude épreuve, car la salle re-”sent” les bruits et les odeurs du film. Nous nous retrouvons scène après scène mouillés par un éternuement, mal-odorés par un pet, ou chatouillés par des souris dans nos pattes... Commençant à être fatigués nous effectuons un tour dans la boutique de Nickelodeon, puis nous quittons “l’Univers - Sale” (!) pour rejoindre I Drive, et ingurgiter un repas “All You Can Eat”, où pour 9.99 $, tout est à volonté. Une fois bien “full”, nous allons nous coucher.
JOUR 7. DIMANCHE 7 NOVEMBRE 2004.
Ayant pu faire toutes les attractions majeures des deux parcs hier, nous décidons de terminer ce que l’on a pas pu faire ni voir ce matin, puis de passer l’après midi au parc aquatique de Wet’n Wild. Donc, levés à 7 heures et après un petit déjeuner toujours aussi copieux, nous partons pour Universal Studios. Nous effectuons dès l’entrée une réservation pour pouvoir dîner dans City Walk au Motown Café, à 19 heures. A l’abordage du parc Universal Studios, nous nous dirigeons aussitôt vers Revenge of the Mummy, l’attraction la plus récente du parc, ayant été ouverte au public en Juillet 2004. Tout ce qu’on avait pu faire hier -même Spiderman- est ici surclassé. Un “best” absolu. Après un départ tranquille en train fantômatique, puis quelques accélérations délirantes en marche arrière, nous sommes propulsés dans des montagnes russes dans le noir absolu avec plusieurs inversions et loopings... Et pour le visuel, nombreux effets spéciaux en 4D, tantôt il pleut, tantôt nous évitons de -vraies- boules de feu... Un pur plaisir SEN-SA-TION-NEL !!! Tentant de reprendre nos esprits et de redescendre sur terre, nous traversons le parc en direction de Men In Black, sorte de jeu vidéo grandeur nature. Là encore, embarqués dans un chariot, munis d’un pistolet laser, nous devons dégommer des aliens. Dimitri gagne haut la main, avec plus de 12000 points ! Attraction aux sensations plus que moyennes, mais au décor fabuleux et très fidèles à l’univers du film. Le simulateur de Jimmy Neutron, bien que destiné aux enfants, secoue plus qu'on ne l'aurait imaginé. Toutefois, le film offre une ballade cybernétique au milieu des personnages -tous réunis- des dessins animés de Nickelodeon. Il est alors l’heure de nous rendre au show de Terminator 3D. Plus d’une demi-heure de spectacle, mais de grand spectacle... pour les fans ! Toutefois, on peut louer la qualité de la réalisation, car la salle se retrouve dans le film. Les images se prolongent sur scène grâce au jeu en direct de vrais acteurs. Universal nous démontre à quel point le cinéma est le trait d’union entre le réel et le virtuel. Quelques achats siglés “Dora l’exploratrice”, puis nous quittons les Studios pour un dernier “trip” à Islands of Adventure, modestement décrit par son créateur, Steven Spielberg, comme la 8ème merveille du monde ! Il est midi, et le show de Sindbad n’est qu’à 12h30. En attendant, nous effectuons un petit tour sur le carrousel de “The Cat On The Hat”, attraction pourtant destinée aux plus jeunes, mais qui est déconseillée aux gens sujets au mal des transports. Mais il se vengera à Wet’n Wild tout à l’heure ! Nous prenons place à présent dans l’arène de 1800 places pour assister au “huitième voyage de Sindbad”, après s’être offert une glace à l’ananas. Ce spectacle de Sindbad est un show à l’américaine de 30 minutes, avec feux d’artifices, cascades, coups de feu, pluie et arrosage du public... Du grand spectacle ! Nous quittons donc ensuite cet univers pas si sale (!) que ça, finalement, et retournons sur I Drive, pour manger, tout d’abord, au KFC jouxtant l’hôtel, avec la très désagréable impression de se faire escroquer par la serveuse, Bernadette. 2 $ seulement de perdus, mais on devait un peu trop ressembler à des touristes ; on a pris la même chose qu’il y a deux jours, et au lieu de 14.48, elle nous réclame 16.69 $ ! Déçus, mais tant pis, nous n’y retournerons pas, nous allons nous mettre en maillot de bain dans notre chambre, puis traversons I Drive pour entrer dans Wet’n Wild. Le premier parc aquatique du monde, l’ancêtre d’Aquaboulevard ! Nous commençons les festivités avec The Flyer, paisible descente de toboggan en bateau pneumatique. Nous enchaînons avec Mach 5, glissade la tête en avant sur un tapis. Pour continuer, The Blast est une descente à deux en bouée, en devant zigzaguer entre les jets d’eau. Ensuite, direction The Surge, autre descente en bouée, à deux, avec un parcours en toboggan partant de très haut, et donc très long. Nous le referons deux fois ! Un peu plus d’inquiétude et de sensations avec Black Hole : interminable toboggan dans le noir absolu. Nous éviterons Der Stucka et Bomb Bay, descentes en chute libre, d’où l’on est propulsé de 50 mètres de haut, avant de se réceptionner quelques secondes plus tard, dans une aire de freinage offrant une gerbe d’eau aux spectateurs ; mais oserons Blue Niagara, dont le départ s’effectue d’aussi haut, mais dont le parcours du toboggan, en vrille permanente, donne une sensation de vitesse inégalée. Que la descente paraît longue ! Un peu de repos en effectuant quelques tours sur la Lazy River, permettant une ballade en bouée sur un torrent d’eau chaude ; suivi du summum du plaisir des jeux aquatiques : The Storm : il s’agit d’une attraction en trois temps, chute vertigineuse, suivi d’une arrivée dans une centrifugeuse, où “la force est avec nous”, telle un courant de chasse d’eau, pour se terminer “jeté” dans un bassin d’eau chaude bouillonnante ! Enfin, nous nous essayerons au Bubba Tub, large bouée à bord de laquelle on effectue une descente à pic. Le soleil se couchant peu à peu, nous regagnons l’hôtel le temps de prendre un bonne douche à deux. Nous terminons l’après midi au Florida Mall, immense centre commercial de plus de 200 boutiques, puis retournons à City Walk où nous avons réservé notre repas du soir. Mais malgré notre réservation pour 19h, on nous annonce 45 minutes d’attente... pour pouvoir s’asseoir à une table. C’est ce qui s’appelle du foutage de gueule. Nous foutons le camp, puis dînons chez Wendy’s sur I Drive.
JOUR 8. LUNDI 8 NOVEMBRE 2004.
C’est l’heure de partir pour le World ! Le Walt Disney World, plus grand parc d’attractions au monde, 12 km de long sur 8 de large, près de 100 kilomètres carrés dédiés à l’univers Disney. Nous arrivons à 8 h 45 à “Downtown Disney“, qui fait office de centre ville, un peu à l’image de City Walk chez Universal. Là encore, cafés, restaurants, boites de nuits, et innombrables commerces. Le parking y est gratuit et c’est a priori un bon plan que de stationner ici afin de rejoindre ensuite les parcs à thèmes... Sauf que la combine ne fonctionne qu’en journée, et pas avant l’ouverture, car même si Disney dispose de son propre réseau de transports en communs (le TTC), il ne démarrent qu’ 9 heures... Nous sommes donc contraints de rejoindre le Magic Kingdom en voiture, et de régler 8 dollars de frais de parking. Une fois la voiture garée, on se dirige vers une sorte de tramway sur pneus qui nous conduira au TTC (Ticket & Transportation Center ). Il faut surtout bien mémoriser le nom du parking ( Pluto ), et le numéro de l’allée (18 ). Ensuite, on procède à l’échange de nos Florida Fun In The Sun Pass, contre les passes magnétiques définitifs, et valables un mois. Enfin, direction le monorail (métro automatique type Météor ), qui nous conduit au Magic Kingdom. A priori, le même parc qu’à Marne la vallée, en Seine et Marne. Mais en fait, malgré les noms des “lands” identiques, rien n’est pareil ni comparable, à commencer par le climat !!! De nombreuses attractions existantes dans un parc, n’existent pas dans l’autre, et pour celles qui ont le même nom, tel “Space Mountain”, elles n’ont rien à voir. Nous abordons le parc dans le sens des aiguilles d’une montre. Tout d’abord, Discoveryland, dont la première attraction, Swiss Family Treehouse, n’est autre qu’une cabane entière construite dans les arbres. Nous suivons la pseudo-visite à la queue leu-leu de la dite maison des Robinsons... Jungle Cruise, que nous referons d’ailleurs en fin de journée, est une ballade en bateau, avec un guide, qui nous rappelle “Jaws” des Studios Universal. Mais en traversant ce décor de jungle reconstituée, nous sommes entourés de faux animaux, fidèlement reproduits, et savamment animés selon le procédé “audio-animatronics”® . Pirates of the Carribean, est une nouvelle balade en bateau, individuels cette fois, mais malgré un réel soucis du détail dans la conception des décors, l’attraction ne nous a pas emballés, en se terminant notamment en queue de poisson... Ces pirates nous ont laissés sur notre faim ! Avant d’arriver à Frontierland, nous nous disons qu’il faut absolument cesser de comparer avec les parcs d’Universal, car Disney, par définition, s’adressant à toute la famille, ses attractions seront nécessairement plus orientées grand public, et sans doute un peu plus “mièvres”. Donc, vivons les comme elles sont, et tentons de nous immerger pour ces quatre jours dans l’ambiance du World”, nous, blasés de parisiens ! Première attraction, Splash Moutain, et superbe surprise. Vu de l‘extérieur, il s’agit d’une traditionnelle chute en rondin, mais qui en réalité, s’avère très longue, avec plusieurs chutes, de superbes décors, et d’où l’on ressort plus “wet” que “soak“. Nous la referons donc en fin de journée. Big Thunder Railroad, ensuite, n’est autre que le fameux train de la mine de Disneyland Paris, avec un décor identique, mais un parcours différent. Bonnes sensations bon enfant, qui plus est. La Tom Sawyer Island, est la destination de la courte ballade en radeau de bois sur lequel nous traversons le lac séparant Frontierland de Fantasyland. Nous nous retrouvons donc sur l’île de Tom Sawyer, dont la visite est agréable au milieu de décors sympas, rappelant le dessin animé phare de notre enfance : grottes, cabanes, mines et maisons. Instants de salutaire repos. The Haunted Mansion, conçue sur le même moule qu’à Paris, offre au visiteur des décors somptueux mais sans grandes sensations... Après avoir traversé la château de Cendrillon, nous allons manger au “Plaza Pavillon”, où les pizzas sont correctes, mais les boissons servies sont infectes et imbuvables ! Nous visitons à présent Tomorrowland, grâce au “Tomorrowland Transit Authority“, un métro aérien qui survole tout le land en pénétrant même dans les attractions ! Très reposant, tranquille et finalement s’avérant être une bonne surprise. Après avoir pris un Fastpass pour Space Mountain, (qui est un système permettant en théorie d’éviter les files d’attentes en donnant au visiteur un rendez-vous dans une tranche horaire précise pour venir faire l’attraction, en réduisant in fine l’attente à 15 minutes), nous enchaînons sur deux tours de l’Indy Speedway. Le premier tour étant nul, car le volant de la voiture fournie était cassé ; nous n’avons pas particulièrement apprécié le second tour non plus, à bord de ces simili-kartings, sans puissance et guidés par un rail. Bof ! Space Mountain, fait moins peur et moins mal qu’à Marne la Vallée, les passagers n’ayant à aucun moment la tête à l’envers, tout en conservant son principe de montagnes russes dans le noir ! Nous testons ensuite trois attractions pour enfants dans Fantasyland : Goofy, une montagne russe très courte et sans grand intérêt dans le style de ce qui est proposé au jeune public du jardin d’acclimatation. Le vol de Peter Pan, consiste en une ballade au dessus de Londres, dans la même style que ce que nous avons vécu pour E.T., l’émotion en moins ; et les aventures de Winnie the Pooh, où les 45 minutes d’attente ne valent pas ce (trop ?) simple tour à bord d’un pot de miel guidé par un rail. Toutefois, ce “Winnie” est très mignon, et nous a plus plu que Peter Pan et Goofy... A la tombée de la nuit, nous effectuons un dernier passage à Splash Mountain et à Jungle Cruise, puis nous quittons les World à 19 heures., après avoir récupéré la voiture et fait un plein pour 20 $. Le dîner de ce soir s’effectue chez Burger King sur International Drive.
JOUR 9. MARDI 9 NOVEMBRE 2004.
Levés à 7 heures 30, nous quittons l’hôtel sans prendre de petit déjeuner, car il nous est offert aujourd’hui au “Rainforest Café” à Animal Kingdom, dans le cadre de notre passe Florida Fun In The Sun. Nous arrivons à 8 heures 30 sur place, et nous installons dans ce restaurant au décor magnifique : aquariums, animaux animés, arbres, plantes ; bref, une ambiance de repas en pleine jungle ! Ce qui nous est apporté est gargantuesque : chocolat liégeois, thé, litres de soda, toasts, beurre, confiture... mais aussi pavé de steak, oeufs brouillés, pommes de terre sautées et... fraises ! Nous entendons même un peu de Français, du simple “au revoir” de la serveuse, à une conversation entière avec la guichetière d’entrée du parc, une Haïtienne... Nous voici donc désormais dans Animal Kingdom, le plus grand parc d’attractions au monde, et le dernier né des parcs Disney. Nous arrivons face au “Tree of Life”, l’arbre de la vie, un monumental -faux- arbre dont le tronc est composé de 325 sculptures d’animaux. Puis, nous pénétrons dans le tronc, pour assister au spectacle en 3D “It’s Though To Be A Bug”, traduction de “C’est dur d’être un insecte”. L’intérêt du film proposé consiste à nous mettre à la place d’insectes. De bonnes sensations, puisque nous ressentons par exemple les effets -violents- du déplacement d’air d’une tapette à mouches ou encore la désagréable sensation d’être aspergé d’insecticide (de fines gouttelettes d’eau à la citronnelle, en réalité ). Puis nous continuons la visite dans le sens contraire des aiguilles d’une montre ; et arrivons dans Dinoland USA. Disney a voulu surfer sur la vague de la “dinomania”... et copier Jurassic Park ! Mais une fois n’est pas coutume, ici, c’est plutôt réussi. Dinosaur, que nous referons deux fois dans la journée, est une ballade dans le temps en Range Rover sur rails monté sur vérins hydrauliques. Les décors et l’ambiance sont toutefois trop sombres, mais nous y ressentons de bonnes sensations, dont quelques descentes abruptes... Primeval Whirl, en sortant, sont des montagnes russes d’un nouveau type. On embarque dans des toupies tournant sur elles même avant d’être secoués dans tous les sens. Premier effet secondaire : ça donne le fou rire ; deuxième effet : ça ne donne ni le tournis, ni le mal de mer ! Direction l’Asie, à présent, et notamment Kali River Rapids, attraction ayant pour mission de sensibiliser le public sur les dangers de la déforestation ; mais nous en ressortirons une fois de plus complètement “Soak” ! Il s’agit en effet d’une désormais traditionnelle descente de chutes d’eau, en bouées, un peu comme pour Popeye à Islands of Adventure. Nous visitons ensuite le Maharajah Jungle Trek, correspondant à la partie “zoo” de l’Asie, où nous pouvons observer dans des conditions optimales, des chauves souris géantes, un tapir, des varans, une impressionnante colonie de tigres, et, enfin, une surprenante volière dont nous ne distinguons même pas les limites. Superbe ! Destination l’Afrique, ensuite, où après avoir pris un Fastpass pour le Safari, qui promet d’être l’attraction majeure d’Animal Kingdom ; nous arpentons le Pangani Forest Exploration Trail, un zoo forestier avec observation d’oiseaux, de poissons, de gorilles, d’hippopotames et de superbes singes noir et blanc. Un peu de repos ensuite en errant sur le “Mombassa Marketplace”, véritable place de village kenyan reconstituée, où l’on écoute un groupe de musiciens africains. Nous embarquons à présent dans le Wildlife Express Train, où nous découvrons les installations techniques de maintenance des zoos. La Conservation Station permet d’en apprendre un peu plus sur le programme de Disney de sauvegarde de l’environnement et du monde animal. Retour en train en “Afrique”, puis c’est l’heure du départ pour le Kilimandjaro Safari. Plus d’une demie heure de ballade en 4x4 à travers les différentes zones de non-prédation pour observer toutes sortes d’animaux sauvages en pleine liberté ( zèbres, girafes, gazelles, éléphants, rhinocéros et lions ). Époustouflant. Ce parc est une véritable prouesse. En un même lieu, un parc d’attraction avec, de vrais animaux. De l’imaginaire au réel, toutes les limites sont repoussées. Ce parc est le joyau des parcs Disney. Bravo ! Mais il commence à pleuvoir, de plus en plus sérieusement d’ailleurs, et nous en profitons pour refaire deux attractions : Dinosaur et Primeval Whirl. Ayant fait le tour de ce parc, nous le saluons d’un”ce n’est qu’un au revoir” puis nous rendons au MGM Disney Studios voisin. Il s’agit cette fois du plus petit des quatre parcs Disney, entièrement consacré au cinéma. Nous allons aussitôt filmer les installations de Playhouse Live, où sont montées les émissions de la chaîne Disney dédiée aux moins de sept ans. Nous assistons à un show en direct, où nous voyons défiler tous les personnages : L’ours Tibert, Luna, Rolie Polie Olie, et bien sûr, Winnie the Pooh. Nous partons ensuit faire les deux seules attractions à sensations de ce parc. The Twilignt Zone Tower Of Terror, où après avoir franchi la porte d’un hôtel plus ou moins désaffecté et emprunté un ascenseur pour rejoindre notre chambre... Nous montons tranquillement les douze étages de la tour, puis soudain, pénétrons dans “la quatrième dimension”. Des éclairs surgissent, puis, plongés dans l’obscurité, la cabine “s’envole“. Arrivés au sommet de l’édifice, les portes d’ouvrent, et nous pouvons un court instant jouir d’une superbe vue sur tout le parc. Mais aussitôt, les portes se referment, et l’ascenseur s’écrase au sous sol. Le sac à dos, posé devant nos pieds, s’envole !!! Nous pensons que les “festivités” s’arrêtent là, mais nous enchaînons sur une succession de 3 ou 4 montées et descentes à pleine vitesse. Réellement terrifiant. Rock’n Roller Aerosmith, ensuite, s’approche du Space Mountain que l’on connaît à Paris. C’est en fait un parcours à bord d’une limousine propulsée à 100 Km/h avec une accélération de Formule 1, et sur une bande son signée Aerosmith, un groupe de Hard-Rock, le tout débouchant sur de véritables montagnes russes, dans le noir le plus complet ! Seuls quelques panneaux d’indications routières apparaissent de temps à autre... Ce “Roller Coaster” provoque de réelles poussée d’adrénaline. Nous tentons de garder en permanence les yeux ouverts ! Le temps de nous remettre de nos émotions, nous traversons le parc en direction de l’arène où se produit le show d’Indiana Jones. Véritablement spectaculaire, une flopée d’acteurs et de cascadeurs reproduisent trois scènes de la trilogie, dans les décors d’origine, avec notamment, comme clou du spectacle, l’explosion de l’avion nazi ! Trente minute de grand show, ovationné par des applaudissements nourris. Nous assistons ensuite au Muppet’s Show, où le spectacle -en 4D- proposé se déroule dans un théâtre fidèlement reconstitué, avec notamment la présence remarquée des deux “vieux” au balcon! Nous terminons cette journée par “The Great Movie Ride”, une ballade de vingt minutes au travers des décors des plus grands films de Disney, de la MGM et de la Warner... ( Indiana Jones, Casablanca, Fantasia, Singin in the rain, Alien, Mary Poppin’s, Les Incorruptibles...), décors eux-même peuplés des personnages animés de Clint Eastwood ou de John Wayne, entre autres. Avant de quitter ce parc, où nous reviendrons toutefois demain, nous effectuons quelques achats de figurines Playhouse Disney, puis retournons sur International Drive, afin d’acheter un repas à emporter, que nous dégusterons dans notre chambre...
JOUR 10. MERCREDI 10 NOVEMBRE 2004.
Nous partons ce matin sans prendre de petit déjeuner en espérant trouver un ATM (distributeur automatique de billets ) entre l’hôtel et Disney World. N’en n’ayant pas trouvé, nous pourrons constater l’honnêteté et la naïveté des américains. Étant dans l’impossibilité de régler le parking autrement qu’en Carte Bancaire, le guichetier nous a gentiment fait passer gratuitement. Sitôt arrivés au “Guest Relations” -autrement dit, l’accueil- des Studios MGM / Disney, nous dialoguons un court instant avec “Blandine”, une Alsacienne travaillant ici. Puis nous retirons 300 $ au premier ATM venu. Nous retournons à The Twilight Zone Tower Of Terror. Ensuite, nous effectuons le “MGM Backlot Tour”, qui consiste en un tour de trente minutes en petit train, dans “l’envers du décor”. Nous voyons tour à tour les ateliers de couture des costumes, les menuisiers et peintres à l’ouvrage sur des décors, puis au moment où l’on s‘y attendait le moins, assistons à un show dans lequel un camion-citerne explose en pleine raffinerie, scène suivie d’un orage et d’un raz de marée, permettant de stopper les flammes ! Impressionnant ! Nous renonçons au Voyage de la “Little Mermaid”, un film en 3D ayant pour thème “la petite sirène”, en raison de l’attente : une heure ! Nous traversons le terrain de jeu de Honey, I Shrunk The Kids, sorte de petit square où le décor est à l’échelle des insectes : tout paraît ainsi démesuré. En se mettant en condition, on a vraiment l’impression d’avoir été rétrécis ! Mais cette aire de jeu est avant tout destinée aux plus jeunes enfants... Déception ensuite à Sounds Dangerous, spectacle dans le noir absolu, en Anglais (non sous-titré !), munis d’un casque émettant des sons censés nous faire peur. Raté ! Seules les quelques gouttes ayant arrosées nos visages nous ont surpris et même... énervés. Nous prenons notre repas de midi à “l’ABC Commissary”, où nous ingurgitons une sorte de riz au curry et un sandwich qui n’avait de “Cubain” que le nom. Bof ! Nous quittons donc à présent MGM Studios pour passer l’après-midi au parc aquatique de Typhoon Lagoon, et pour ce faire, empruntons le réseau de bus du TTC. Efficace et pratique, mais il ne faut néanmoins pas être pressés : une bonne demi-heure pour y arriver, dont une correspondance ! A l’entrée, nous réglons 5 $ de frais de location de casier dans lequel nous entreposons toutes nos affaires. Une fois pieds nus et en maillots de bains, voilà qu’il se met à pleuvoir ! Mais vu que nous sommes là pour nous baigner, et par là même, être mouillés, ce ne sera pas trop grave, d’autant que le mercure affiche toujours 28°. Le décor de ce parc aquatique est splendide. Entourés de vraie végétation, nous nous sentons en pleine forêt tropicale ! L’immense piscine à vagues du milieu du parc est d’un turquoise magnifique. Toutefois, il n’y a pas l’air d’avoir trop d’attractions à sensations comme à Wet’n Wild. Ce qui va d’ailleurs se confirmer... Humunga Kowabunga, le premier toboggan est le plus impressionnant : descente en chute libre et arrivée 50 mètres plus bas bien éclaboussés ! Les trois descentes de Storm Slide, sont elles, plus intéressantes : trois toboggans aux parcours différents “encastrés” dans les décors et la végétation. Ils sont agréables et assez rapides à la fois, nous les essayons tous ! Ensuite, nous effectuons la courte mais arrosée descente en rafting de Gang Plank Falls, où nous devons de plus subir une longue attente, tant l’attraction a l’air de plaire. Pourquoi? Puis nous enchaînons avec les deux descentes individuelles et en bouée de Keelhaul Falls et Mayday Falls, dont l’une présente un parcours très bosselé, ce qui est novateur. Nous ne ferons pas le tour de parc en bouée de la “Coastaway creek”, tant elle a l’air soporifique ! Nous retournons donc effectuer quelques descentes de Storm Slide, notamment celui du milieu, qui a offre un passage dans un tunnel ! Mais voilà... c’est fini ! Nous sommes bien loin des sensations ressenties à Wet’n Wild. Disney a sans doute voulu faire un gentil parc aquatique pour toute la famille... Dommage que l’autre parc aquatique Disney, Blizzard Beach, soit fermé pour travaux. Nous l’avons aperçu, et il avait l’air plus “hard”. Tant pis. Nous retournons au parking en bus, puis quittons le World pour passer la fin de journée à l’Orlando Premium Outlet, un centre commercial de fin de séries de grandes marques. Nou effectuons quelques achats dans ces magasins regorgeant de produits intéressants... Nous retournons passer la soirée à Downtown Disney, et là, il faut avouer que cela a été pour nous une agréable surprise, tant cette île du plaisir -comme son nom l’indique- (Pleasure Island) est un temple du monde de la nuit et surtout, bien mieux conçue que le ”City Walk” d’Universal. Trois zones composent ce “downtown “ : West Side, Pleasure Island et MarketPlace. Puis, nous retournons chez nous, sur I Drive, vers 20 heures 30, où nous nous effondrons de fatigue, sans même allumer la télévision !
JOUR 11 : JEUDI 11 NOVEMBRE 2004 ( Veteran’s Day )
Cette journée sera donc entièrement consacrée à EPCOT, acronyme de “ Experimental Prototype Community Of Tomorrow”. Ce prototype expérimental de la ville du futur, n’a jamais réellement vu le jour au sens où Walt Disney l’entendait. Le parc est plutôt devenu une sorte d’immense exposition universelle. Une fois dans le parc, où nous arrivons à 9 heures 30, après les habituels préparatifs et petit-déjeuner à l’hôtel, nous nous dirigeons aussitôt vers l’attraction majeure : Test Track. Attraction présentée par la General Motors -la première entreprise industrielle au monde-, dont la file d’attente, de trente minutes, traverse une exposition sur les différents stades de fabrication d’une voiture, et plus précisément sur les tests de fiabilité effectués. Mais l’attraction en elle-même se résume en un parcours de 1500 mètres à bord d’une voiture sur rails, dans laquelle tous les tests en question seront simulés : démarrage en côte, freinage sur sol mouillé, corrosion, dérapages, accélérations, anneau de vitesse, et... crash test ! Nous sommes quelque peu angoissés avant d’embarquer, mais en réalité, cela ne procure que peu de sensations “extrêmes” ! A l’issue du parcours, nous devons traverser un hall dans lequel sont mis en avant tous les produits G.M. On se croirait dans un salon de l’automobile. Ensuite, nous essayons “Universe Of Energy”, qui nous promet une exploration des forces qui alimentent notre vie. Rien de moins ! Mais cette exploration sera vite interrompue à cause d’un individu qui a quitté l’aventure en cours de route parce que son môme hurlait. Mais comme il est bien stipulé de bien rester assis (“Please Remain Seated”), et que ces deux imbéciles ont disparu dans les décors, en risquant une électrisation “High Voltage”, les alarmes se sont déclenchées, les lumières rallumées, la mécanique arrêtée, bref, tout leur cirque mis en panne, et les deux cent personnes dont nous faisions partie ont du accepter leur “Apologize To Inconvenient”... Mais là, personne n’a hurlé à la prise d’otage ; l’expression favorite des journaleux et des banlieusards en pareille situation dans le métro ou le RER ! Une fois sortis, nous sommes allés à SpaceShip Earth, un circuit soporifique en train-train à l’intérieur de la monumentale boule d’acier, symbole d’EPCOT. Le thème est la découverte des différentes étapes de la communication ( Cro-magnon, Gutemberg, le télégraphe, et Internet ). “Please Remain Seated” ! Nous nous sommes ensuite dirigés à The Living Seas, une exposition sur le monde marin. En réalité un gigantesque aquarium de 21 millions de litres d’eau, mais n’offrant strictement aucun intérêt. L’exposition part dans tous les sens, c’est un véritable fouillis. Nous avons trouvé cela nul -n’ayons pas peur de l’écrire-, surtout après avoir vu Sea World ! “Tout ça pour ça” a t-on envie de dire. Quel dommage, tant ils auraient pu faire, avec une telle débauche de moyens, tellement mieux que ce soi-disant voyage sous marin en ascenseur qui reste en réalité au niveau 0 !!! Comme nous commençons à avoir faim, et que les attractions présentées dans la première partie de ce parc ( Future World ) ne nous emballent guère, nous nous dirigeons vers le World Showcase, la deuxième partie d’EPCOT, qui nous promet un véritable tour du monde... En effet, onze pavillons, chacun représentant l’un des pays “amis” ayant bien voulu mettre la main au porte monnaie, pour se “vendre”. Nous commençons par le voisin du nord : le Canada, où de superbes totems amérindiens symbolisent l’entrée dans le domaine... Nous pouvons également admirer une belle reconstitution du parlement d’Ottawa, puis assister à la diffusion d’un film en 360 ° ayant pour thème les merveilleux paysages canadiens. Le Royaume-Uni, à côté, n’a guère fait d’efforts pour se mettre en valeur, si ce n’est la présence de quelques constructions en brique rouge typiquement britanniques. Puis, la France nous gratifie d’une réplique de la Tour Eiffel, et nous propose de nous promener dans des rues et des décors de la fin du 19ème siècle, avec quelques boutiques et restaurants. Nous y suivons également un film -datant malheureusement de la fin des années 70-, diffusé dans un véritable théâtre. Ce film a au moins le mérite d’esquiver les traditionnels clichés ( baguette, litre de rouge et béret ). Toutefois, les pauvres américains qui débarqueront à Barbès ou à Belleville seront sans doute surpris par la triste réalité de la France d’aujourd’hui ! Jouxtant le pavillon français, celui du Maroc, seul pays d’Afrique présent, et surtout seul pays “musulman” présent... Superbe reconstitution du minaret de la Koutoubia de Marrakech, avec de vrais décors en pierre. On s’y croirait. On retrouve même les odeurs envoûtantes des souks, et en profitons pour y déjeuner. Kebabs à base d’agneau et de poulet, avec quelques pâtisseries et thé en dessert, pour 30 dollars. Courte escale au Japon, sans pavillon à proprement parler, mais juste une immense boutique où l’on peut acquérir des “japoniaiseries”(!) proposées à des prix prohibitifs. Nous zappons volontairement le pavillon des USA, car nous pensons que 17 jours en immersion parmi eux nous en disent plus que 17 minutes dans un hangar à vocation publicitaire ! Le pavillon de l’Italie n’a rien non plus d’exceptionnel car il se limite à quelques boutiques et restaurants à des tarifs plutôt haut de gamme. Enfin, l’Allemagne, reconnaissons-le, a fait très fort, avec un circuit extérieur de train électrique, de belles bâtisses aux constructions rigoureuses, et de bons restaurants abordables. La Chine, ensuite, dévoile toute sa splendeur, mais pour les achats, les boutiques de Belleville sont moins chères !!! Les deux derniers pavillons ont le mérite de proposer une attraction digne de ce nom en plus de leur publicité et de leur restaurant : La Norvège nous invite à effectuer une ballade en drakkar avec quelques chutes sympathiques, dont une en marche arrière. Le Mexique, le voisin du Sud, outre un superbe pavillon contenant un restaurant appétissant, offre un parcours assez long -tant mieux- en bateau, permettant d’admirer des scènes de la vie mexicaine en audio-animatronics® . Heureuse surprise ! Finalement, ce sont les deux pays les plus pauvres de ce “top ten” -Maroc et Mexique- qui auront produit les deux pavillons les plus aboutis. Malgré ces propos quelque peu sarcastiques sur le contenu de ce World Showcase, notre jugement est en réalité plutôt positif. Ce fut un tour du monde sympathique, et nous n’avons pas vu le temps passer. Nous retournons dès lors au Future World pour effectuer les deux attractions manquantes à notre visite. Mission Space, tout d’abord, la nouveauté d’EPCOT, renferme un véritable simulateur de vol dans l’espace. Disney la présente comme l’expérience la plus extraordinaire de notre vie ! Rien que ça ! Mais malgré une très longue mise en condition, un briefing et des mises en garde suivies de recommandations ( attention au mal des transports, 1 mètre 32 requis, interdit aux moins de 12 ans, aux femmes enceintes...), nous embarquons enfin dans le fameux simulateur. Et là, la magie opère. Nous avons la sensation d’effectuer un vrai voyage dans l’espace, peu à peu, nous ne maîtrisons plus nos corps, nos estomacs et nos intestins ont l’impression de nous remonter à la gorge, nous ne contrôlons plus nos membres... Oui, ça y est, nous sommes en apesanteur, mais solidement harnachés. Des sacs “à vomi” sont même à notre gracieuse disposition. On va en avoir besoin... Oups ! Mais non, stop, plus de secousses, tout est soudain calme, nous sommes sur Mars. La mission est accomplie ! Mission Space ne sera peut-être pas notre attraction préférée d’Orlando, mais certainement la plus mémorable. Nous avons ensuite un besoin extrême de prendre l’air, de marcher tranquillement en respirant bien fort pour nous remettre de nos émotions. Nous terminons cette visite, après s’être reposés, par The Land, paisible parcours en bateau permettant de découvrir l’immense étendue des débouchés offerts par la culture sans terre. Véritablement bluffant. Ca y est, il est pour nous temps de quitter, non sans émotion, le World, après ces quatre jours d’immersion dans ce monde magique.
JOUR 12. VENDREDI 12 NOVEMBRE 2004.
Orlando, c’est fini. Levés à 6 heures 15, nous prenons notre ultime petit déjeuner à l’Holiday Inn Express d’International Drive, procédons au check-out, puis partons pour la baie de Tampa. Après une heure trente sur l’autoroute I 4, à enfin pouvoir rouler à 70 Mph, nous arrivons à Busch Gardens, le but de notre visite d’aujourd’hui. Le parc n’ouvre ses portes qu’à 10 heures, et nous devons prendre notre mal en patience durant trois quarts d’heure avant d’entrer dans ce parc d’attractions qui promet être un savant mélange de zoo et de fête foraine. Aussitôt entrés, nous nous dirigeons vers l’Egypte, où nous essayons Montu, immense montagne russe, où les passagers sont situés sous le rail en ayant les jambes dans le vide, un peu à la manière de Duelling Dragons d’Universal. Nous abordons ensuite Edge Of Africa, la partie du zoo qui se visite à pied. Nous y apercevons girafes, zèbres, impalas... Puis nous enchaînons avec le safari de “Serengeti Plain”, en train à vapeur. La voie de chemin de fer sillonne tout le parc et offre une vue imprenable sur nombre d’animaux en pleine liberté, à la manière de Thoiry. Nous partons ensuite à Tombouctou, pour nous adonner à “Cheeta Chase”, montagne russe toute légère, mais qui donne toutefois l’impression de tomber dans le vide à chaque virage. Puis nous arrivons au Congo, et effectuons la descente “River Rapids”, en bouée géante, d’où nous ressortirons complètement trempés, mais sans se plaindre aujourd’hui car il fait très chaud. Nous enchaînons d’ailleurs avec Kumba, la montagne russe la plus grande, la plus haute, la plus rapide et la plus impressionnante des États Unis. Nous en ressortons bien secoués, ayant eu droit entre autres vrilles et loopings, à trois longues secondes d’apesanteur ! Toujours pas calmés par ce genre de sensations, nous enfourchons aussitôt Python, une énième montagne russe, au parcours aussi bref qu’ultra rapide ! Et serons définitivement rassasiés après Scorpion, un ultime roller coaster ! Toujours au Congo, nous embarquons sur “Stanley Falls Fume”, à bord de ces multiples chutes en rondin, et prenons toujours autant de plaisir à se sentir projetés dans le vide avant la réception sur un matelas d’eau... bien éclaboussés. Deux expériences consécutives de ce long parcours ne seront pas de trop pour nous satisfaire ! Nous assistons ensuite à un spectacle en 4D, mettant en scène une histoire ayant pour thème un phare hanté (“Haunted Lighthouse”). Loin d’être extraordinaire, mais tout aussi intéressant que Shrek... Nous déjeunons ensuite au “Vivi restaurant”, en ingurgitant deux repas froids et, en dessert, un gâteau aux cerises et un cheese cake... On ne sait pas toujours vraiment ce qu’on mange ! Nous traversons ensuite “Land Of Dragons”, parc d’aventures rien que pour les enfants, vaste et très bien conçu. Nous apercevons quelques iguanes et autres dragons de komodo de l’autre côté de l’allée. A “Birds Gardens”, nous photographions quelques oiseaux virevoltant dans cette volière géante. Nous effectuons ensuite le survol du parc avec Skyride, un parcours en télécabine permettant d’avoir une vue imprenable sur toutes les installations de Busch Gardens. Puis, nous terminons avec le Rhino Rally, une sorte de safari en 4x4 rempli de surprises et de sensations, telle cette immobilisation sur un pont qui s’effondre, avec le véhicule qui se retrouve sur des bouées partant à la dérive... Sur le chemin de la sortie, nous traversons Curiosity Cavern, une grotte où vivent toutes sortes de reptiles ( iguanes, alligators, tortues, pythons, boas... ). Merveilleux ! Jusqu’au bout, nous aurons été enchantés par ce parc. C’est un peu le concept du jardin d’acclimatation, en vingt fois plus grand, mais où une fois l’entrée du parc payée, tout est à volonté. Un super-concentré de tous les parcs d’Orlando. Alors, forcément, après Universal et Disney, tout a ici un air de déjà vu ( hormis Kumba, vraiment hors du lot !) ; mais si le visiteur n’a qu’une seule journée à consacrer à un parc à thèmes en Floride -ce qui serait entre nous une hérésie-, c’est Busch Gardens qu’il faut choisir. Franchement, même Disney ne leur arrive pas à la cheville avec Animal Kingdom ! Et pourtant... Bravo sincère à Busch Gardens, appartenant, rappelons-le au même groupe que Sea World. Nous rejoignons ensuite notre hôtel, sur Fowler avenue, à quelques pas de là, où nous aurons pu constater qu’Holiday Inn Tampa “soigne” ses visiteurs français en les accueillant avec des bouteilles d’eau minérale “Dannon” et quelques cookies. Pas de surprise quant à la chambre avec lit King Size formatée... Après s’être installés, nous décidons de passer la soirée dans l’University Mall, un immense centre commercial de 200 commerces en face de l’hôtel, et nous en profitons pour procéder à l’achat de quelques cadeaux. Suit le traditionnel dîner à emporter à KFC -oui, on sait, ça devient une habitude, mais leurs “Twister” sont tellement bons-, puis nous endormons après avoir regardé 1001 pattes sur Disney Channel.
JOUR 13. SAMEDI 13 NOVEMBRE.
Le lever de ce matin est difficile tant nous sommes fatigués. Après le check-out, nous descendons la 22ème rue jusqu’à Ybor City. Ce quartier renferme d’anciennes fabriques de cigares datant du siècle dernier, reconverties en pseudo-quartier historique, tentant de respirer l’authenticité. Mais il se met alors à pleuvoir. Ce n’est pas de chance pour une ville qui annonce 362 jours de soleil par an ! Nous traversons ensuite le “Gandhi Bridge”, sous une pluie battante, en direction de Saint Petersburg, ville fondée au 19ème siècle par un riche immigré russe. Arrivés devant le Salavador Dali Museum, nous courrons pour ne pas être trempés, puis entamons la visite, qui s’étend sur sept salles principales. Nous pouvons à loisir admirer “les hallucinations du toréador”, où la salle consacrée aux esquisses de ”Vénus”. C’est un petit musée, mais qui regorge de documents originaux de et sur Dali. Nous achetons ensuite un recueil de cartes postales de reproduction de toiles, puis retournons à la voiture, toujours sous la pluie. Nous n’avons pas pu voir grand chose de notre traversée de la Tampa Bay par le Sunshine Bridge, à péage. Ayant faim en arrivant à Sarasota, nous faisons étape chez Burger King. Arrivés peu après dans le domaine Ringling, ancienne propriété du “roi” du cirque au début du siècle dernier, léguée à l’état depuis ; nous visitons tour à tour le Circus Museum, contenant plusieurs salles dédiées à l’art du cirque et au film “le plus grand chapiteau du monde” ; puis la magnifique villa “Ca’d Zan”, -la case de Jean, en vénitien-, résidence d’hiver des Ringling avec sa terrasse en marbre surplombant la baie de Sarasota sur le golfe du Mexique ; puis la roseraie regroupant une infinie variété de roses. Enfin, nous visitons le Museum Of Art, où les toiles de l’exposition permanente ne correspondent pas vraiment à nos goûts (baroque, moyen-âge, renaissance ), et surtout axée sur “l’école italienne”. Heureusement pour nous, l’exposition temporaire a pour thème le surréalisme et nous pouvons admirer quelques toiles de Mondrian, Klee, Picasso, Matta, peintres que nous connaissons déjà, mais aussi d’un certain Tanguy, dont les oeuvres nous ont agréablement surpris, contrairement à celles d’Ernst, frôlant l’indigeste. Nous achetons l’ouvrage sur le domaine Ringling avant de quitter les lieux et de reprendre la voiture sur cette US 41. Cette route 41, encore et toujours, également appelée “Tamiami trail” car elle relie Tampa à Miami, est longue, interminable... Après 80 miles et 95 feux rouges plus tard, nous arrivons à Fort Myers, charmant port de pêche sur les bords de la rivière Caloosahatchee. Il est toutefois trop tard pour suivre l’ultime visite guidée des Edison & Ford winter homes ( les résidences d’hiver de ces deux inventeurs-industriels autodidactes ). Nous devrons nous contenter de les observer par nos propres moyens, noyées dans un superbe parc planté de banians. L’hôtel Holiday Inn est situé sur le “Riverwalk”, le long des pontons permettant d’accéder aux bateaux amarrés. Les pontons ont énormément souffert de le tempête, mais l’hôtel est une véritable agréable surprise. Tout d’abord, nous traversons un superbe patio planté de palmiers, avec piscine, aire de jeux, bar-restaurant, et accès direct à la mer. Puis, notre chambre, la 281, n’en est pas une... C’est une suite, d’environ 50 m?, avec chambre et lit king size, cuisine américaine, bar, micro-ondes, réfrigérateur-congélateur, évier... mais aussi double salle de bains, cabinet de toilettes, bureau, salon, avec second téléviseur, et canapé convertible... le tout, donnant sur une terrasse privative surplombant la piscine ! Quand on pense que cette nuit ne nous revient qu’à 60 €... Dommage que nous ne restions là qu’une seule nuit, pour l’hôtel, et tant mieux, pour le reste, car Fort Myers nous fait penser à une ville fantôme. Rien à voir, rien à faire, et même pas de fast-food pour manger ! Obligés de nous faire livrer une pizza par Pizza Hut -qui, ici, livre en voiture-, et de manger dans notre suite, devant “Mission Impossible”.
JOUR 14. DIMANCHE 14 NOVEMBRE 2004.
Levés et prêts à huit heures et quart, nous quittons notre suite et cette ville fantôme pour cette journée qui s’annonce longue en terme de voyage en voiture : 7 heures sont prévues. Nous empruntons de nouveau l’US 41 puis traversons la ville de Naples, cité bourgeoise, où nous aurions peut-être mieux fait de faire étape la nuit dernière... Naples est, dans la lignée d’Agadir et de ses multiples parcours de golf, la capitale du golf aux USA avec pas moins de 55 terrains... pour 8000 habitants ! Puis, peu après, l’US 41 se rétrécit pour devenir une simple route droite de campagne à deux voies. Cela nous change des 2x7 voies auxquelles nous étions habitués! C’est que nous entrons dans le parc national des Everglades. Plus d’habitations, seulement des marécages à perte de vue, et quelques panneaux “Gator Crossing” nous mettant en garde sur le fait que des Alligators peuvent traverser la chaussée à tout instant. Nous arrivons ensuite dans la réserve indienne de Big Cypress, peuplée des derniers amérindiens Séminoles, massacrés aux 18ème et 19ème siècles, et dont il ne restait à l’époque que quelque deux cent survivants, réfugiés, là, dans ces eaux herbeuses, ( river glades ), d’où Everglades. Contrairement au Canada, où les références aux origines des “premières nations” sont érigées au rang de devoir national et permanent ; ici, les derniers survivants ont été parqués après avoir été quasi-exterminés. “Quand ils sont arrivés, dit le vieil indien, ils avaient la bible et nous avions la terre. Ils nous ont dit de fermer les yeux. Quand on les a rouverts, nous avions la bible, ils avaient les terres”. De plus, les pseudo-villages indiens traversés aujourd’hui ne respirent pas franchement l’authenticité! Nous déjeunerons tout de même au Miccosukee Restaurant, où nous nous régalons de bouchées d’alligators et de grenouilles (frites), et, donc irrémédiablement trop grasses. Quelques kilomètres après, nous entamons l’Everglades Safari Park, une aventure de plus de deux heures, que nous débutons par une ballade en air-boat (un bateau mu par deux hélices d’avion ) durant laquelle nous survolons des marécages peuplés de nénuphars et... d’alligators. Alligators que nous apercevons par dizaines, qui n’hésitent pas à s’approcher à quelques centimètres de nous. Séquences photo-vidéo ! Le bruit des hélices est insupportable, mais les sensations inoubliables ! Nous visitons ensuite la ferme d’alligators qui jouxte l’embarcadère des air-boat ; où nous assistons au repas de quatre alligators. Puis, le clou de la visite : on peut prendre un bébé alligator d’environ 60 centimètres dans nos bras. Nous reprenons alors la voiture, et avons droit à une bonne heure de pluie. Puis, c’est l’arrivée à Key Largo, la première île des “Keys“, succession d’îles toutes reliées par des ponts de Miami à Key West point le plus septentrional des États-Unis. Ce sera ensuite 200 kilomètres sur l’Overseas Highway (littéralement, autoroute au-dessus des mers ), où nous emprunterons pas moins de 42 ponts ( dont un de plus de 7 miles ). Cette “route” n’en est pas une à l’origine. Le magnat des chemins de fer, Henry Flagler, avait construit, en 1912 “l’Overseas Railroad“, et ces ponts supportaient donc une voie de chemin de fer. Mais un ouragan survenu en 1935 la détruisit, et il fut décidé de reconstruire une route à la place. Arrivés à Key West, après avoir eu la chance de bénéficier d’un splendide coucher de soleil durant notre trajet, nous nous installons à l’Holiday Inn situé juste à l’entrée de l’île, à 17 heures 30. Nous repartons ensuite à la découverte de cette île typiquement Caraïbe ! Nous stationnons la voiture sur un parking du front de mer, puis déambulons dans les quartiers ultra-animés autour de Duval Street, l’artère commerçante principale. Des restaurants, des bars, des terrasses, de la musique, bref, une ambiance de fête quasi-permanente sur cette île très “gay friendly” ! Nous nous offrons ce soir un excellent dîner sur Duval Street, où nous dégustons des plats à base de conques et de crevettes, arrosés de bière Corona, et de la fameuse “Key Lime Pie” (tarte au citron) de Key West en dessert. Repus, nous regagnons l’hôtel en sachant que nous poursuivrons les visites demain.
JOUR 15. LUNDI 15 NOVEMBRE 2004.
Check-out puis tour de l’île en voiture, et parking à Mallory Square. Ballade, ensuite, sur le front de mer où l’on observe un superbe paquebot amarré là durant la nuit. Nous trouvons le quartier de Mallory Square très touristique, puis arpentons de nouveau Duval Street dans les deux sens, qui est toutefois moins animée qu’hier soir. Nous n’avons pas suffisamment faim pour aller déjeuner dans un “All You Can Eat”, et nous nous rabattons sur un Burger King, une fois de plus. Après avoir récupéré la voiture, nous partons en direction de Whitehead Street pour voir la maison d’Ernest Hemingway, qui vivait là lorsqu’il était chargé -en tant qu’agent de la CIA- d’observer et d’espionner Cuba, située à 90 miles de là. Nous prenons quelques ultimes photos de cet idéal lieu de vacances, puis suivons les directions de Miami ! Les miles markers s’égrainent les unes après les autres... Marathon, le Seven Mile Bridge, Islamorada, Key Largo, puis... South Miami. Nous y arrivons vers 16 heures 30, en pleins embouteillages. Nous quittons l’US 1 pour découvrir l’opulent quartier de Coral Gables, en circulant au travers de rues verdoyantes ultra-résidentielles, marquées de pierres blanches et portant toutes un nom espagnol. Mais la visite tourne court car lire un plan tout en conduisant, qui plus est, en pleine heure de pointe, n’est pas des plus prudent ! Nous reprenons l’US 1 et traversons le Downtown ( centre-ville ) de Miami, y prenons quelques repères pour demain, puis arrivons à l’hôtel à 17 heures 30. Installés, changés et préparés, nous ressortons pour une ballade dans SoBe et surtout sur Lincoln Road, cette rue piétonne qui nous avait tant plu le premier soir. Nous dînons ce soir dans un fast-food indépendant servant des plateaux de Sea Food (assiettes de poissons et fruits de mer en beignets) puis retournons à l’hôtel.
JOUR 16. MARDI 16 NOVEMBRE 2004.
Nous partons filmer l’hôtel, sa piscine et la plage attenante. Puis, nous prenons la voiture pour un énième tour de SoBe de façon, surtout, à pouvoir filmer. Ensuite, route en direction du centre ville, jusqu’à BaySide, le quartier du port. Il y existe un centre commercial (le “MarketPlace“), mais qui a l’air d’être surtout destiné aux touristes débarquant des paquebots de croisière. Inintéressant, donc. Ce n’est pas là que l’on risque de faire de bonnes affaires ! Une fois dans le “Downtown” à proprement parler, notre ressenti est “circulez, y’a rien à voir” ! Ca ne ressemble pas à un centre ville, il n’y a aucune animation, mais seuls quelques buildings délabrés au milieu de chantiers, de grues et de pelleteuses. Minable ! Ce Downtown est toutefois survolé et traversé par le “Metromover”, métro automatique de type Orlyval sans conducteur et sans personnel, qui fait une boucle en dix minutes tout en desservant six stations... mais gratuit ! Les transports publics gratuits, une utopie gauchiste ? Il faut croire que non, la ville de Miami l’a inventé. Venir aux États-Unis pour découvrir cela, c’est le monde à l’envers ! Après avoir récupéré la voiture, nous traversons le quartier cubain de “Little Havana”. 80% des miamiens sont hispaniques, presque tous les réfugiés cubains ayant fuit le régime castriste. Nous roulons sur la “Calle Ocho”, la huitième rue, jusqu’au restaurant “Versailles”, unanimement présenté comme étant le meilleur restaurant de la ville. Ce que l’on sera en mesure de confirmer. C’est une très bonne cuisine caraïbe qui nous est servie : plats + vin + eau + desserts + taxes + service pour 50 $ à deux, rien à redire ! Nous poursuivons cette journée par la fin de la visite de Coral Gables entamée hier. Quartier qui, certes, pue le fric, mais qui est à nos yeux le lieu de villégiature idéal. Puis l’après-midi se poursuit dans le quartier de Coconut Grove, et son petit centre commercial “Cocowalk”, à la fréquentation bourgeoise et dont les produits sont plutôt orientés luxe. Nous apercevons un cheval de la police montée durant notre ballade jusqu’au barnacle, malheureusement fermé. Nous nous rendons ensuite à Vizcaya, une villa construite au début du siècle dernier par J. Deering, le fondateur des machines agricoles du même nom, et homosexuel milliardaire de son état. C’est une superbe propriété, avec d’élégants jardins à la française jouxtant une mini-forêt de mangrove, et aussi une immense terrasse face à l’Océan. Nous visitons l’intérieur de la villa, un véritable exemple d’architecture ! C’est sans conteste la visite à ne pas manquer à Miami. Ayant décidé de finir la journée à Adventura Mall, le plus grand centre commercial de Floride, sur la route de Fort Lauderdale, ce fut un fausse bonne idée, en raison d'un embouteillage monstre sur la route ! Du surplace pendant plus d’une heure ! Nous arpentons pendant près de deux heures toutes les coursives de ce méga-mall ( 305 boutiques sur trois niveaux, c’est bien plus grand que les quatre temps !), puis regagnons Miami Beach vers 21 heures.
JOUR 17. MERCREDI 17 NOVEMBRE 2004.
Eh oui, c’est aujourd’hui le grand départ. Levés à 7 heures 30, nous rangeons et trions ce qui va en soute et ce qui reste en cabine. Ne voulant pas repartir sans s’être au moins une fois baigné dans l’Océan... Nous enfilons donc un maillot de bain, attachons la serviette de bain de l’hôtel autour des tailles, puis direction la plage ! Il est 9 heures, il ne fait que 22°, et l’eau avoisine les 19°... Mais cruelle déception entre temps : Miami Beach est en fait une plage artificielle “construite” de dalles de béton recouvertes de sable ... C’est l’heure de la dernière douche dans la chambre, puis on enfile ce qui sera notre tenue de voyage : c’est le retour des jeans et des manches longues ! A 10 heures, tout est prêt, nous levons le camp. Check-out rapide, au-revoir à l’Holiday Inn, puis nous quittons Miami Beach par Collins Avenue. Après une dernière traversée du Downtown et de ses buildings de verre et d’acier, nous nous dirigeons vers Key Biscayne, île de milliardaires au large de Coconut Grove, sur laquelle se trouve le Seaquarium, dont la visite est au programme aujourd’hui. 1 $ de péage pour franchir l’immense pont de la “Causeway”, puis 5 $ de frais de parking à l’aquarium. Entrée chère (48 $) pour ceux qui payent ! Nos entrées, sont, elles, comprises dans nos passes Disney. Ouf ! Le Seaquarium, en gros, c’est Sea World en plus petit et en plus vieux. Il date de 1955. C’était la demeure des “Flipper le dauphin” de la série télé. Trois shows sont au programme : dauphins, otaries et orques. Le premier, à 11 heures, est une agréable surprise, car nous n’avions pu vu d’équivalent à Orlando. Nombreuses figures et belles chorégraphies, que cet animal est beau ! Ensuite, nous assistons au repas des lamantins. Il sont trois, et le Seaquarium ne les garde pas en captivité longtemps. Ils récupèrent en mer les blessés ou échoués, les soignent, les ré-acclimatent, puis les relâchent. Nous observons ensuite quelques petits requins. Puis, n’oublions pas que nous sommes en Floride, une ribambelle d’alligators et de tortues occupent un vaste enclos. Il est l’heure d’assister au spectacle d’Otaries, appelées ici “Sea Lion”. Le spectacle est plus centré sur l’animal avec un grand A qu’à Sea World, et c’est tant mieux ! Jeux du cirque, descentes en toboggan, jonglage, jeux de ballons et plongeons. Vingt minutes de réel amusement. Ensuite, nous visitons les aquariums tropicaux où de nombreuses espèces sont présentées. Le Seaquarium vieux de ses 50 ans ne souffre pas de la comparaison avec “Living in the seas” d’EPCOT. Le temps d’une courte pause-déjeuner composé de pizza individuelles et de soda orange, et nous nous dirigeons vers le “Killer Whales Stadium”, pour assister au show des orques. Trois petites et une grosse s’en donnent à cœur joie pour que le public soit complètement “Soak”. Plus ou moins le même spectacle qu’à Sea World pour “Shamu”...et même plaisir ! Nous quittons Key Biscayne en direction de l’Aéroport International, où nous restituons la Ford Focus chez Hertz. Aussitôt dit, aussitôt fait, puis navette jusqu’au terminal F, d’où partent et arrivent les avions d’Air France. Il est 16 heures 30, mais l’enregistrement n’est qu’à 19 heures 30, et l’embarquement à 22 heures 30... Bonjour l’attente ! Ces six heures passent finalement assez vite, entre ballades dans l’aérogare, shopping, lecture, et goûter-dîner chez Burger King. Il est enfin l’heure de l’enregistrement... où nous retrouvons brusquement ces français moyens que nous avions oubliés ! Un pitoyable groupe de toutouristes désorganisés -si tant est qu’ils puissent l’être un jour- nous bousculent, nous écrasent les pieds avec leurs valises et parlent fort... Comme prévu, nous voyagerons à bord d’un Airbus 340 d’Air France, aux places 35 J et K.
JOUR 18. JEUDI 18 NOVEMBRE 2004.
Il est alors déjà 4 heures du matin à Paris. L’embarquement du vol Air France 91 est annoncé. C’est le dernier vol international de la journée à quitter Miami. L’appareil à bord duquel nous prenons place est récent, c’est un A340-300, immatriculé F-GLZP, dont la mise en service remonte à février 1999. C’est le 260ème appareil des séries A330/340 à être sorti des chaînes de Toulouse. Il s’agit d’un quadri-réacteur très long courrier pouvant embarquer 252 passagers en configuration tri-classes. Le chef de cabine nous annonce qu’il fait actuellement 26° à Miami, et que nous atteindrons Paris Charles de Gaulle dans 8 heures et 35 minutes, où la température est de -2° ! Peu après le décollage, le dîner nous est servi, où les repas proposés sont identiques au vol aller. Pas de ventes hors-taxes sur ce vol de nuit, où les passagers sont invités, après l’extinction des feux, à se servir exclusivement de leur installation vidéo individuelle. Air France est en effet la première compagnie au monde a proposer à ses clients la vidéo numérique individuelle, même en classe économique, à bord de ses appareils les plus récents. Munis d’une télécommande, nous pouvons à loisir choisir un film parmi une sélection de douze, écouter un programme radio, jouer au solitaire ou aux échecs, ou encore suivre le programme de géovision, qui permet de savoir à tout instant où se trouve l’avion, son altitude, sa vitesse, et la distance restant à parcourir... Nous frôlons Mach 1, avec une vitesse de croisière de 1048 Km/h ! Rapidement, on peut assister à un superbe lever de soleil au dessus de l’Atlantique. Nous regardons “Spiderman 2”, puis “Le cou de la girafe”. A 13 heures, un petit-déjeuner nous est servi, et peu de temps après, le commandant de bord nous informe que nous débutons notre descente sur Roissy. Nous survolons la ville de Chantilly, puis F-GLZP se pose à 14 heures sur le tarmac de Roissy, avec un quart d’heure d’avance sur l’horaire prévu. Bravo Air France ! Les formalités d’entrée sur le territoire français sont sans commune mesure avec celles des États-Unis! Un simple coup d’œil sur nos passeports, puis nous voilà en France... De retour dans le terminal 2C, nous récupérons nos bagages, et sitôt sortis de la zone sous douane, nous retournons à Paris avec le RER B.
Aéroport de Roissy Charles de Gaulle, terminal 2C. Tous les vols à destination des USA opérés par Air France et Delta sont regroupés en zone 6. Nous franchissons un premier filtre où deux hôtesses vérifient nos billets, passeports, et surtout, que nous sommes bien prévus sur le vol du jour dans leur base de données. Au deuxième filtre, c’est au tour de deux agents de sécurité de nous demander si l’on sait ce qu’il y a dans nos valises, si nous avons nous-même fait nos valises, si quelqu’un d’autre que nous y a touché, si personne n’a tenté de nous faire transporter quelque chose... Les réponses étant négatives, nous continuons la file d’attente, puis enregistrons les deux valises. Nos places ayant été attribuées à la réservation, l’hôtesse nous confirme que nous serons dans un Boeing 747-400, rangée 41, sièges A et B. Il s’agit du vol Air France 90, embarquement à 9 heures 40 pour un décollage à 10 h 40. Après le traditionnel achat d’avant départ de journaux et magazines au Relay le plus proche, nous apercevons notre avion, immatriculé F-GITC ( Tango Charlie pour les intimes ). Il porte le numéro de série 889, et a été mis en service il y a 13 ans, en novembre 1991. Cet appareil est configuré tri-classes ( première, affaires, tempo ) et peut ainsi accueillir 390 passagers. Air France et Aéroports de Paris ont superbement aménagé la salle d’embarquement, avec des écrans plats TFT indiquant toutes les informations sur le déroulement du vol, l’avion, la destination, et le nom du commandant, monsieur Rocco. Une nouvelle fouille des bagages cabines se profile à l’horizon dans la passerelle d’accès à l’avion, mais nous passons au travers des mailles du filet. Les places que nous avions réservées sont idéales : elles se situent au niveau de l’issue gauche, derrière les ailes, sans personne à nos côtés. Le décollage intervient avec un retard ( de 40 minutes ), mais qui sera sans incidence sur l’horaire d’arrivée, Air France usant -et abusant- d’une ruse pour parfaire sa ponctualité : allonger artificiellement la durée de vol d’une heure. Ainsi, même avec trois quarts d’heure de retard au décollage, les passagers ont l’impression d’arriver un quart d’heure en avance. C’est notre cas aujourd’hui. Les 10 h 15 de temps de vol annoncées sont artificielles. Le comandant annonce 8 h 50 de vol pour une arrivée estimée à 14 h 10, heure locale. Après le décollage, un apéritif ( Jus de fruits et bretzels )nous est servi. Nous survolons Brest, puis, une fois au-dessus de l’atlantique vers 12 h 30, c’est au tour d’un repas chaud. Terrine de homard en entrée, choix entre un sauté de bœuf au paprika et carottes et du saumon fumé en julienne accompagné de pâtes, suivis de camembert, yaourt, tarte aux prunes et thé. Nous choisissons de ne pas suivre le film proposé, et de nous assoupir un peu. Une fois réveillés, nous remplissons les documents relatifs aux déclarations douanières. Nous devons notamment certifier ne jamais avoir été condamnés à plus de cinq années de prison, ne pas vouloir entrer aux États-Unis dans le but de commettre un crime, et surtout, ne pas avoir été liés au régime Nazi entre 1933 et 1944... Sans quoi “l’entrée sur le territoire américain nous serait refusé” . Quelle bonne blague ! Un nouveau repas froid nous est servi vers 18 heures. Nous amorçons ensuite la descente vers Miami après avoir survolé les Bahamas. L’océan est magnifique : mélanges de turquoise et d’émeraude. Perdant peu à peu de l’altitude, nous apercevons distinctement Miami Beach, Miami et les Everglades. Nous nous posons à 20 h 15 sur le tarmac de Miami International. Strictement à l’heure. Il est 14 h 15 sur place. Après une marche pénible dans l’aérogare F, nous atteignons les comptoirs de l’immigration. Et là, il faut s’armer de patience. Près d’une heure et demie à faire la queue pour le contrôle des passeports. Tous les messages sont en espagnol, tout le monde parle espagnol. Une fois notre tour arrivé, le douanier contrôle nos fiches, nous photographie, procède aux relevés bio métriques et d’empreintes digitales avant d’apposer son tampon magique sur nos passeports. Mais quand ils auront fiché le monde entier, comme ça, ils vont faire quoi ? Toutefois, le douanier, hispanique, est charmant. Nous nous dirigeons ensuite vers le stand d’Hertz, où nous n’avons strictement rien compris à ce que nous expliquait Patricia, la préposée. Mais elle a imprimé notre contrat de location, et invité a prendre la navette pour rejoindre le parking. C’est un système très astucieux et premier symbole de la vie facile à l’américaine. A la sortie de l’aérogare, un bus au couleurs d’Hertz attend les passagers, le conducteur regarde le contrat de location, et nous conduit dans un parking, à 2 miles de là ( 1 mile = 1600 mètres ), au pied du véhicule qui nous attend, portes ouvertes, clés sur le contact. Non seulement c’est rapide et pratique, mais c’est autrement plus efficace que le système en place à l’aéroport de Nice, par exemple ! La Ford Focus qui nous a été attribuée est grise métallisée, plein de carburant effectué, et 475 miles au compteur. Ca sent le “neuf” à l’intérieur ! Direction l’autoroute 195, l‘“Airport Express Way”, à péage ( 75 cents ). La vitesse y est limitée à 55 Mph ( 80 Km/h). Nous arrivons toutefois très rapidement à Miami Beach. Nous “descendons” Alton Road, puis prenons à gauche la 16ème rue, pour enfin remonter Collins Avenue jusqu’à la 21ème rue, où nous trouvons l’Holiday Inn sur notre droite. Le réceptionniste prend notre carte “Priority Club” et nous souhaite la bienvenue. Le parking est offert, nous allons donc stationner la voiture, puis prenons possession de notre chambre, d’où nous avons une superbe vue sur la plage, l’océan, la piscine et le jardin tropical de l’hôtel. Nous repartons aussitôt visiter les installations : 2 bars et restaurants, salle de gym, salle de jeux, jacuzzi... Des sensations oubliées depuis les Antilles resurgissent : 30°, moiteur ambiante et air marin. Nous nous dirigeons vers la plage et la promenade du front de mer, où nous marchons jusqu’à l’angle de la 17ème rue. C’est Lincoln Road, une rue piétonne plantée de palmiers et de fontaines, et bordée de boutiques de vêtements et de restaurants : un “must”. Ballade ensuite sur Ocean Drive, en bord de plage et en plein cœur du district Art déco. C’est une agréable surprise, car c’est très bien illuminé. Nous sommes ravis. Nous remontons Collins Avenue de la 5ème à la 17ème, puis effectuons une pause dîner chez Burger King, après avoir acheté une bouteille d’Evian à l’épicerie. Retour à l’hôtel, où nous nous endormons vers 20 h 45. Il est fait 2 h 45 du matin à Paris. Quelle longue et belle journée !
JOUR 2. MARDI 2 NOVEMBRE 2004.
Pas tout à fait remis du décalage horaire, nous nous réveillons à 5 heures du matin, lorsque le personnel de l’hôtel distribue le journal sous les portes des chambres. C’est “USA Today”, un quotidien national généraliste couvrant tout le territoire. Et d’information, il va en être question toute cette journée, car c’est aujourd’hui les élections présidentielles. Seront-elles aussi contestées -et contestables- qu’il y a quatre ans ? Rien n’est moins sûr. Dès hier, nous avons pu constater la façon ostentatoire qu’ont les américains de soutenir “leur” candidat. Badges au revers des vestes, autocollants sur les voitures, pancartes dans leur jardins, quand ce n’est pas hommes et femmes-sandwiches agitant des panneaux “Bush-Cheney” ou “Kerry-Edwards” aux carrefours ! Les résultats seront connus tard dans la nuit du 2 au 3. A 10 heures, nous quittons Miami Beach vers le nord, en empruntant Collins avenue, qui devient l’ A1A. L’A1A, sur laquelle nous allons rouler à maintes reprises ces premiers jours, est la route du bord de mer. Elle relie Miami à New York en ne s’éloignant que très rarement de l’océan. Elle compte entre 2 et 4 voies tout au plus et la vitesse y est limitée en général à 35 Mph. Le nord de Miami Beach est une succession d’hôtels, puis nous longeons la côte avec un décor identique miles après miles : villas luxueuses, gazon et jardins parfaitement entretenus, palmiers, plages, et océan atlantique ! Arrivés à Fort Lauderdale, c’est une vision encore plus “classe” à laquelle nous avons droit. Des yachts amarrés aux jardins des villas, elles-mêmes construites sur l’eau. Fort Lauderdale est une “Venise floridienne“. Des canaux et des bateaux pour décor, c’est le spectacle de “Las Olas Boulevard”, l’artère centrale de la ville. Reprenant l’ A1A, nous nous dirigeons à présent vers Boca Raton, “plus grande station balnéaire du monde“... en 1925. Là encore, parcs et copropriétés ornent le front de mer. Du luxe, encore plus de luxe. Nous imaginons ce que doit être Palm Beach ! Petit bémol toutefois, peu de commerces, pas de restaurants, encore moins d’entrepôts et d’usines. Nous pouvons comparer les endroits traversés à la palmeraie de Marrakech, BMW et Jaguar en moins! Il est midi, et nous commençons avoir faim. Nous décidons donc de “rentrer dans les terres” et de quitter l’A1A pour nous diriger vers Lake Worth, commune de la banlieue de Palm Beach, où se trouve notre hôtel. Nous espérons bien y trouver quelques fast-food pour déjeuner. En effet, la “Lake Worth Road” (route 802), est perpendiculaire à tous les axes nord-sud qui traversent l’agglomération. Successivement, nous croisons l’US1, la “nationale” à 2x4 voies qui relie Key West à la frontière canadienne ; l’ I95, l’autoroute qui relie Miami à Boston ; la voie de chemin de fer, et avant d’arriver à la “Florida Turnpike” (l’autoroute à péage qui relie Miami à Orlando), quelques commerces font leur apparition. Au premier KFC, nous nous arrêtons. La serveuse n’est autre qu’une vieille dame de plus de 75 ans, fatiguée et ridée, mais qui n’a pas dû pouvoir cotiser à un régime de retraite. Nous apercevons là la première grosse faille de cet eldorado américain. Les limites de l’ultra libéralisme. Seules les couches aisées de la population ont les moyens de se payer des assurances maladies et vieillesse... privées. Les plus pauvres, eux, sont condamnés à trimer jusqu’à leur mort. Quel beau programme, et surtout quelle honte de faire ainsi travailler les vieux ! Ensuite, nous allons nous installer à l’Holiday Inn West Palm Beach, où, malgré un décor quelque peu vieillot, l’ambiance est assez cosy, et les “standards” Holiday Inn sont bien là. Fatigués, nous faisons une courte sieste avant de repartir pour Palm Beach à 15 heures. Et là, passée la déception de “taille” ( Saint Trop’ est plus grand !), nous foulons les trottoirs de Worth Avenue, la Mecque du shopping de luxe. Armani, Chanel, Chopard, Dior, Lacoste, Van Cleef & Arpels... ils sont tous là ! Un véritable concentré de place Vendôme et de faubourg Saint-Honoré, les Roll’s en plus ! Mais nous voyons bien que c’est aujourd’hui les élections. Les rues sont désertes. Nous traversons à présent West Palm Beach, sur le “continent”, puis de retour à l’hôtel, nous allons faire quelques achats au supermarché voisin, à l’enseigne “Publix“. Pas de dîner ce soir, nous sommes trop fatigués pour ressortir. Nous allons donc nous coucher en gardant un oeil sur CNN pour “l’élection night”.
JOUR 3. MERCREDI 3 NOVEMBRE 2004.
Levés à 6 heures, nous nous préparons et décidons d’aller prendre un copieux petit-déjeuner au Mc Do de Lake Worth Road. Il est 7 h 15, et nous sommes au milieu des “Bus School” de ramassage scolaire. Le décor du Mc Do est génial, une Harley Davidson trône au milieu de la salle, et un train électrique aux couleurs de Coca-Cola fait le tour de la pièce. Repus par nos “Deluxe Breakfast” (steak, omelette, bacon, jus d’orange, pancakes et sirop d ’érable ), nous partons récupérer l’US 1, en direction du nord. Au programme aujourd’hui : le Centre Spatial Kennedy, à Cap Canaveral. Triste lendemain d’élections : ni vainqueur, ni vaincu, l’euphorie de la veille est retombée. Il faut recompter les voix dans l’Ohio, le sort de ces élections est aux mains des juristes. Bush paraît avoir une courte longueur d’avance, mais il n’y a pas d’annonce officielle. Nous nous abstiendrons de porter la moindre critique ou jugement, estimant que les Français et leur simulacre de plébiscite de 2002 n’ont pas de leçons à donner aux autres... L’US.1 paraît interminable. Vitesse limitée à 35 Mph en ville, 45 en agglomération, et 55 le reste du temps. Des croisements et des feux rouges tous les cinq cents mètres... une horreur. Nous tenons péniblement un petit 40 Km/h de moyenne. Nous n’arriverons pas au KSC pour 11 heures ! Nous y serons à midi au plus tôt. Regrettant d’avoir choisi cette “autoroute” qui n’en n’est pas une, nous prenons notre mal en patience ! Heureusement que la boite est automatique. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Les ouragans de la fin de l’été ont causé dans les régions traversées aujourd’hui de graves dommages : chaussées effondrées, palmiers arrachés, toits envolés, habitations désertées. Deux cent kilomètres à longer une “Space Coast” dévastée. Ils ont du pain sur la planche ! A midi moins le quart, nous arrivons au KSC, où nous stationnons facilement la Focus sur l’immense parking gratuit. C’est la première fois que nous utilisons nos passes “Florida Fun In The Sun” que nous remettons au guichet. Nous nous dirigeons vers le complexe des visiteurs. Après avoir récupéré les plans du site et guides de la visite, en français, nous nous asseyons sous le hall de l’Astronaut Encounter, où un véritable astronaute ayant déjà volé dans l’espace nous souhaite la bienvenue. Nous mangeons de bien fades hot dog accompagnés de chips et de soda. Puis le temps d’effectuer quelques prises de vues avec un astronaute en tenue, nous nous dirigeons à présent vers Rocket Garden, vaste “jardin” où sont plantées les différents types de fusées. Une petite pensée pour notre fils en passant devant le Children’s play dôme, aire de jeu géante où les petits peuvent piloter une réplique de navette. Enfin, il est l’heure du film Imax “Space Station”, en 3D, relatant, en 45 minutes, l’histoire de la station spatiale internationale. Nous enchaînons à 14 heures avec un autre film sur écran hémisphérique “The Dream is Alive”, film tourné dans la navette Discovery, avec de superbes vue de la terre ! Ensuite, nous sommes allés rendre hommage aux équipages de Challenger et de Columbia, ayant perdu leur vie en 1986 et 2003. Émouvant et chargé de souvenirs. Le clou de la visite arrive alors : une navette, Explorer, en “chair et en os”, à bord de laquelle on peut monter et prendre place ! Mémorable. La visite, ensuite, de Robots Scouts, ne nous laissera pas aussi réjouis : on n’a pas compris grand chose, et de plus, ce parcours émaillé de rencontres avec des robots communiquant -en anglais- avec nous depuis Mars, avait surtout l’air destiné aux enfants. Tout comme l’attraction Mission To Mars 2005, exclusivement réservée aux enfants. Nous terminons cette superbe visite par un tour à la boutique, où nous achetons un belle boite de jeu pour les enfants, et un livre-guide des lieux. Le tout, payé à Adrienne, charmante québécoise, avec qui nous pouvons -enfin- échanger quelques mots de français. Le retour à l’hôtel est rapide, puis nous nous installons, tout en trouvant que les lieux ont quelque peu souffert des récents ouragans. Cet hôtel est loin des standards de qualité et de confort auxquels Holiday Inn nous a habitués. Nous compensons cette déception par une détente d’une heure à la piscine au coucher du soleil, avant d’aller nous restaurer au Mc Do le plus proche. Boissons à volonté et salades pour ce soir. Demain, un peu moins de kilomètres sont prévus sur cette satanée US 1.
JOUR 4. JEUDI 4 NOVEMBRE 2004.
Le réveil intervient à 7 heures dans cet hôtel qui n’a pour lui que son emplacement. Certes, il jouit d’une vue imprenable sur les installations de la NASA, mais le confort est sommaire et la chambre relativement petite. Nous empruntons l’US 1 en direction de Daytona où nous avons choisi de déjeuner. Enfin, on peut rouler, et nous permettre quelques pointes à 60 Mph. Reprenant l’A 1 A peu avant Daytona Beach, nous longeons cette plage interminable en traversant cette ville auto-proclamée “berceau international des sports mécaniques”. Un bon petit déjeuner à Mc Do, après avoir fait le plein d’essence dans le Focus : 20 $ pour quelques 10 gallons ( 45 litres ), où nous avons dû demander de l’aide à un client pour comprendre le fonctionnement de la pompe... L’individu, souriant arrive vers nous, en véritable “cow-boy”, flingue au ceinturon, et nous explique qu’il faut lever un levier avant de se servir. Les 200 kilomètres d’aujourd’hui pour rejoindre Saint Augustine nous paraissent moins longs. Arrivés à l’hôtel, nous y stationnons la voiture et repartons visiter le centre historique à pied. Il est midi, et nous voici quatre siècles en arrière : Saint Augustine, plus vieille ville des États-Unis, fondée par les colons espagnols au 17ème siècle. Le centre historique est superbement conservé. Après avoir franchi les portes d’entrée de la ville, nous arpentons Saint George Street, rue piétonne et commerçante mais très (trop ?) touristique. Nous apercevons l’Oldest School : la plus ancienne école en bois du pays, retenue par des chaînes pour ne pas s’envoler... Le vieux quartier espagnol regroupe les constructions de l’époque restaurées et ses habitants déambulent en tenue d’époque. Nous en profitons pour nous offrir une spécialité gourmande locale : une boisson glacée “Piña Colada”, mélangée à des fraises broyées avec des glaçons et du lait. Original, copieux... et délicieux. Nous visitons quelques galeries commerciales éminemment touristiques ( boutiques de souvenirs en tous genres ), mais climatisées, ce qui fait du bien, en cette journée de forte chaleur. Arrivés place de la constitution, nous apercevons le Flagler Collège, à l’origine un hôtel construit par le magnat des chemins de fer Henry Flagler ; puis le Lightner Museum et l’hôtel de ville, datant, eux de la fin du 19ème siècle. Après avoir retiré 300 $ à la Bank Of America, nous faisons une pause ombragée sur la “plaza de la constitucion”, en écoutant les mélodies distillées par les cloches de la “Basilica Cathédral”. Une bouteille d’eau glacée ingurgitée plus tard, nous nous dirigeons vers le Castillo de San Marco, forteresse bâtie par les espagnols en 1672. Le prix d’entrée, raisonnable, de 5 $, nous permet de visiter, entre autres, les salles de garde et la plate-forme d’artillerie, accessibles après avoir franchi un pont-levis. Ce fort n’a jamais été vaincu : ni par les français, ni par les anglais lors des guerres d’indépendance ; et a servi de prison lors des guerres avec les indiens Séminoles. Les murs du fort font six mètres d’épaisseur, et sont construits en coquin, une roche formée de sédiments et de coquillages. Nous allons à présent manger ( il est quinze heures ), et nous rendons à Pizza Hut, sur le Ponce de Leon Boulevard, non loin de l’hôtel. Buffet de salade, pizza et boissons à volonté. Le service n’étant pas compris, les serveuses savent que c’est en se montrant aux petits soins qu’elles gagnent leur vie... Nous bénéficions donc d’un service irréprochable ! Nous repartons avec notre “doggy bag”, car il est de tradition, ici, d’emporter ses restes : nous aurons de quoi manger ce soir. Le check-in à l’hôtel est rapide, c’est ce soir un hôtel de luxe, composé de suites ! Après s’être reposés, nous repartons dans St Augustine en voiture, pour un tour “by night”. Le dîner se fera dans notre chambre avec les restes du déjeuner et quelques friandises achetées en fin de journée. Demain matin, nous entamons notre semaine de parcs d’attractions : grand départ, tôt, pour Orlando !
JOUR 5. VENDREDI 5 NOVEMBRE 2004.
Le réveil intervient à 6 heures, suivi des désormais séances de préparation habituelles. Nous quittons Saint Augustine en mettant du chauffage dans la voiture tant il fait froid. Sur l’autoroute I 95, puis I 4, nous pouvons enfin accélérer, la vitesse maximale autorisée étant de 70 Mph ( 120 Km/h). En moins d’une heure et quart, nous arrivons à Orlando, sur International Drive, qui est une large avenue bordée d’hôtels, de restaurants et de commerces, tout en reliant tous les parcs ( Universal au nord, Wet’n Wild et Sea World au centre, Walt Disney World au sud ). De belles pelouses, une ambiance de fête, des chaussées propres et lisses... tout est fait pour accueillir les 40 millions de touristes se rendant chaque année à Orlando ! Nous faisons une courte pause à l’Holiday Inn Express afin de vérifier si notre réservation y est bien enregistrée et confirmée... cet hôtel étant le seul de notre périple à ne plus faire partie officiellement du groupe Holiday Inn depuis notre réservation, en juin. Nous sommes néanmoins vite rassurés, l’hôtesse nous invitant à revenir après 16 heures pour le check-in, et nous souhaitant une bonne journée à Sea World. L’enseigne de l’hôtel a disparu et un simple écriteau indique “formerly holiday inn” (autrefois holiday inn ) ; il se nomme désormais “ I drive inn”. Cependant, il est idéalement situé, à distance de marche des parcs Universal, et en face du parc aquatique de Wet’n Wild. Nous arrivons à Sea World vers 9 heures, réglons les 8 $ de frais de parking, et entrons dans ce fameux “monde marin”. Aussitôt les plans -en français- remis, nous décidons d’effectuer la visite dans le sens des aiguilles d’une montre. Tropical Reef, est le premier aquarium à découvrir. La pelouse extérieure est peuplée de Flamands roses et d’Ibis rouges, l’intérieur renfermant un immense aquarium tropical, dans lequel nous sommes plongés dans le noir. Tide Pool, en face en sortant, est une piscine à courant dans laquelle s’ébattent une multitude de poissons d’eau douce. Au Turtle Point, nous observons d’énormes tortues de Floride se côtoyant dans l’eau. Le StingRay Lagoon est une autre piscine à courant, dans laquelle nagent des raies mantas que nous pouvons à loisir toucher. La première surprise de taille arrive ensuite : c’est le Dolphin Cove at Key West : le monde des dauphins. Innombrables, ils sont quasiment tous nés en captivité, ici. Bien sûr, on peut les toucher, les caresser, mais aussi les nourrir. Jamais nous n’aurions pensé pouvoir les approcher de si près. D’autant qu’il est ensuite possible d’observer leur ballet en vision sous-marine. Manatees est une attraction ayant pour thème la disparition des Lamantins. D’entrée, la question est posée : “The Last Generation?”. Sea World finance en réalité un vaste programme de recherche pour les sauver. C’est ce qui est expliqué dans un film en 360°, avant de pouvoir observer les bestiaux, d’abord à l’extérieur de leur bassin, ensuite en vision sous-marine. Sur le chemin des récentes attractions “à sensation”, un enclos peuplé d’Alligators s’offre à nous, où une pause est la bienvenue afin de les voir se dorer au soleil. Journey to Atlantis, dernière attraction du parc en date, nous réserve une première -bonne- surprise : pas d’attente, puis une moins bonne : les casiers pour y déposer nos effets personnels sont payants. Il s’agit d’une ballade en bûche, dans un univers sous marin, avant d’entamer une double descente de rapides, dont une en vrille. Époustouflant. Nous en ressortons bien mouillés, mais ravis. Profitant que nos sacs soient en lieu sûr, nous enchaînons avec l’autre attraction à -fortes- sensations du parc : Kraken. Nous n’avions jamais vu de montagnes russes et de grands huit aussi grands... nous ne le dirons plus à la fin du séjour ! Kraken, c’est trois minutes de secousses et d’inversions, la tête en bas, les jambes dans le vide. On en ressort déboussolé, voire nauséeux ! Pour nous remettre de nos émotions, direction le Penguin Encounter, “rencontre avec les pingouins”, dans leur milieu naturel. Un tapis roulant nous fait passer à petite vitesse devant les vitrines derrières lesquelles la banquise est reconstituée, dans un espace climatisé avec chute de neige et blocs de glace ! Belle mise en valeur, mais nous jugeons la visite un peu courte. Le Pacific Point Preserve, est un superbe bassin avec otaries, lions de mer et phoques, qui n’attendent qu’une chose : que les visiteurs leur donnent à manger... si toutefois on y arrive car de voraces oiseaux tentent d’attraper les poissons au vol! Nous nous dirigeons à présent vers le Waterfront, “le front de mer”, où se situent notamment les restaurants et les boutiques, au bord de l’immense lac, au centre du parc. Nous choisissons de nous restaurer au “Seafire Inn”, où nous nous régalons de nos plats de “Sea Food”, à base de crevettes et de frites, notamment. A midi, nous poursuivons les visites en passant sur l’autre rive, non sans avoir observé la “Dolphin Nursery”, où se reposent les mamans dauphins avec leurs bébés en nageant en bande, sous nos yeux. Le Shark Encounter, est un méga aquarium, qui offre une innovante et exceptionnelle visite permettant une vision sous-marine, en marchant dans des tunnels, sous des millions de litres d’eau, et une pression équivalente au poids de six cents éléphants. Et pendant ce temps, des requins -entre autres-, nous observent juste au dessus de nos têtes... Mais le plus émouvant allait arriver, avec Shamu Adventure, show d’une demi-heure où des baleines tueuses ( des orques ) et leurs dresseurs s’en donnent à cœur joie dans des chorégraphies époustouflantes, avec des figures, des nages et de l’action toutes plus ahurissantes les unes que les autres. Il faut toutefois éviter les premiers rangs : “la soak zone”, d’où les spectateurs sont assurés de ressortir trempés ! Le Sea Lion & Otter Stadium propose un autre show, avec phoques et otaries, plein de bouffonneries bon enfant, dans un décor de bateau de pirates, et devant près de mille personnes. Nous effectuons une courte pause ensuite au centre Anheuser-Busch, car il ne faut pas oublier que Sea World et Busch Gardens à Tampa sont la propriété du fabriquant de bière Anheuser et Budweiser. Nous sommes au pays de la publicité et du mécénat privé, donc nous pouvons boire gracieusement quelques verres de bière afin de déguster leurs produits. Toutefois, boire de la bière avant une attraction à sensations n’était pas la meilleure idée. Car Wild Artic, le clou du spectacle, vers lequel nous nous dirigeons désormais nous promet de finir la journée en beauté ! Deux possibilités s’offrent au visiteur : la visite à pied, ou en hélicoptère. Évidemment, nous choisissons la formule “by air”, où nous prenons place à bord d’un simulateur de vol. Très bien conçu et hyper réaliste, nous survolons la banquise, puis atterrissons sur la base polaire de Wild Artic ( l’Artique sauvage ). Et là, coup de bluff le plus total : nous apercevons, en milieu naturel, des bélugas, des ours polaires et un morse. Et la visite ne serait pas complète sans la possibilité de les observer en vision sous-marine ! Bravo ! De retour sur International Drive, nous nous installons dans notre chambre, la 1202, spacieuse et confortable, dans laquelle nous resterons sept nuits. Après s’être changés, nous partons découvrir International Drive de nuit, à pied, pour acheter de l’eau, et visiter quelques boutiques de souvenirs un rien minables. Il est trop tard pour Wet’n Wild aujourd’hui, nous essayerons de le caser sur le week-end. Puis c’est l‘heure du dîner, chez KFC, avec notamment d’excellentes apple pies ( tartes aux pommes et à la cannelle ) en dessert. Demain, nous partons à la découverte d’Universal Studios Florida !
JOUR 6. SAMEDI 6 NOVEMBRE 2004.
Levés à 6 heures 30, nous savons qu’il faut prendre le petit déjeuner à l’hôtel et être à Universal Studios pour 9 heures. Le buffet proposé est fort copieux : Jus de fruits, thé, fruits, muffins, pain, beurre, confiture, gâteaux, céréales. Nous levons le camp à 8 heures et quart, en voiture. Nous réglons les 8 $ de frais de parking, puis entrons dans ce monde sur-réaliste... Nous traversons tout d’abord “City Walk”, la ville donnant accès aux deux parcs. Tout y est : restaurants, boutiques... et musique ! Nous nous postons aux guichets d’entrée d’ Islands of Adventure, dont les portes ouvriront à 8 h 50. Nous entamerons la visite du parc dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Ce parc est composé de cinq zones que nous traverserons successivement : Seuus Landing, aire de jeux géante pour enfants, hyper-colorée, avec de nombreux manèges pour les plus jeunes ayant pour décors des bonbons géants ! Ensuite, c’est le monde perdu : “The Lost Continent”, dont l’attraction majeure est “Dueling Dragons”, montagnes russes dans lesquelles les passagers ont les jambes dans le vide, et le rail au dessus de la tête. Mais l’intérêt de l’attraction réside dans le fait que deux trains -un bleu, un rouge- (la glace et le feu) partent simultanément, et tout en suivant un parcours -fait de vrilles et de loopings- différent l’un de l’autre, et se croisant à plusieurs reprises... Sensations garanties. Même le parcours de la file d’attente, dans de sombres grottes, est déjà terrorisant! Nous osons et le feu et la glace ! The Poseidon Fury est un show fabuleux, où le spectateur, au gré de ses déplacements se retrouve au centre de l’action d’une bataille entre Zeus et Poséidon, où ded torrents d’eau et des jets de flammes jaillissent à tout instant. Malgré un début laborieux, la chute finale est fantastique. L’autre attraction -mineure- de cette partie du parc est The Flying Unicorn, un simple train dont la locomotive est en tête de licorne, dans le style du dragon du jardin d’acclimatation. Court et sans grandes sensations. Peu à peu, de drôles de bruits et un air musical connu nous font comprendre que l’on arrive dans l’antre de Jurassic Park. On se croirait réellement dans le film. Tout est superbement reconstitué sur place : Le Discovery Center, où l’on peut assister aux pseudo-expériences scientifiques de clonage des dinosaures, voir les oeufs de triceratops sous couveuses, et avoir accès à de nombreux points d’information multimédia sur les animaux préhistoriques. Puis le Camp Jurassic, constitué de constructions en bois, de cordes, de toboggans et de jeux d’eaux pour le plus grand plaisir des plus petits et... de quelques adultes ! Enfin, c’est le moment d’embarquer dans la River Adventure, promenade -pense t-on-, en bateau, au milieu de dinosaures... Nous traversons petit à petit la réserve, à l’abri des barbelés et des câbles haute tension, avant de se retrouver nez à nez avec un T-Rex qui semble nous avaler, au moment où le bateau fait une monumentale chute de plus de 30 mètres... pour terminer bien arrosés ! Quitte à être mouillés, nous courons vers Toon Lagoon, l’univers des héros de dessins animés tels Popeye, où les deux attractions principales font comprendre aux visiteurs la différence entre “Wet” et “Soak”. Car que ce soit aux Ripsaw Fall’s, ballade en rondins agrémentée de deux chutes vertigineuses, dont une de près de 45 mètres, et donc ultra-rapide ; ou sur Popeye’s Barges, où l’on embarque dans des radeaux en forme de bouées géantes pour dévaler une rivière à vagues... on ressort complètement trempés de Toon Lagoon. Heureusement qu’il est midi, et que les 30° attendus et le soleil sont là... Nous en profitons pour déjeuner un repas “italien” à base de pâtes fraîches pour 25 dollars. Nous pénétrons ensuite dans l’univers des Marvel Super Hero. D’Hulk à Spiderman, les “comics” sont tous là. Spiderman, d’ailleurs, présentée par les guides comme l’attraction majeure du parc, est réellement hors du commun. Un exceptionnel concentré de tout le savoir faire des créateurs d’Universal. Nous embarquons à bord d’un véhicule sur rails monté sur vérins hydrauliques, chaussés de lunettes en 3D. Nous vivons les chutes sensorielles de l’homme araignée telles que si l’on était à sa place. Fabuleux. Malgré 45 minutes d’attente, nous revivrons même deux fois ces aventures de Spiderman dans l’après-midi. Storm Force, l’attraction suivante, est un manège dans le style des tasses. De simples toupies, montées sur une base tournant elle-même en sens inverse, le tout sur un manège, tournant dans l’autre sens... dans des vitesses toutes différentes ! Puis Hulk, de monumentales montagnes russes vertes dans le même style que Kraken, de Sea World. Nous goûtons de nouveau aux plaisirs des vrilles, des grands huits et autres accélérations d’avion de chasse... N’ayant pas eu la possibilité de nous adonner aux deux seules attractions de ce parc qu’il nous restait à tester, nous rejoignons le parc voisin, Universal Studios, en se promettant de revenir ici demain, s’il nous reste du temps. A peine entrés dans les Studios, nous aurions pu vivre l’expérience de Terminator, mais notre montre ayant basculé -on ne sait pour quoi- sur l’heure de Chicago, nous nous sommes trompés d’une heure... Ce sera donc pour demain, aussi. Nous nous dirigeons vers les attractions des deux films ayant le plus marqué nos enfances respectives : E.T et Retour vers le futur. E.T., nous propose d’enfourcher des vélos (fixés à un rail aérien), et de survoler, en sa compagnie la Californie afin de le reconduire sur sa planète. E.T vouloir retourner maison, et grâce à nous, c’est fait ! Nous aurons même le plaisir de découvrir sa planète, véritable paradis tout en couleurs, et l’on comprend mieux pourquoi il voulait tant y retourner. Sentimentalement, la plus “belle” surprise de ce séjour. “Back To The Future”, où après une assez longue attente, et une tout aussi épuisante mise en condition, nous prenons place à bord de la fameuse De Lorean, afin de tenter de franchir le seuil des 88 Mph requis pour pouvoir modifier le fameux “continium espace temps” cher au Doc ! Le simulateur et les images en 3D projetées sur un écran haut comme un immeuble de 7 étages provoquent de telles sensations que nous ressortons de là tout de même un peu secoués ! “Jaws”, une des plus anciennes attractions du parc, parait dépassées en comparaison des autres. Le but du jeu est nous faire embarquer sur un bateau afin de voguer sur un lac truffé de faux requins, tandis que le capitaine du bateau tente de nous sauver en tirant sur ces “dents de la mer”. Ce show, même s’il est bien réalisé et met en oeuvre de nombreux effets spéciaux et quelques belles prouesses techniques, n’arrive pas à nous faire peur. On a même un peu pitié ! Les deux attractions suivantes ont pour thème les films catastrophe dont est friand le public américain. Earthquake nous fait embarquer dans une rame du métro de San Francisco, où après un départ tranquille, nous vivons en direct les sensations d’un tremblement de terre, avec quais éventrés, rupture des canalisations d’eau, camions-citerne atterrissant dans le métro avec une inévitable explosions... Du grand spectacle -de mauvais goût- mais qui permet de bien comprendre l’envers du décor et les techniques des trucages employées dans les films. Pour Twister, c’est un peu la même chose, mais là, il s’agit d’un ouragan. Et même si, sachant qu’il s’agit d’une attraction et que l’on ne risque rien, on prend plaisir à ressortir de là ébouriffés et mouillés ; on ne comprend pas que les gens du cru, malheureusement habitués à vivre de tels déjuges, soient en mal de revivre ces situations... Nous terminons la journée par un spectacle en 4D : Shrek. Une des nouveautés du parc. Simple film d’une vingtaine de minutes mettant en scène les personnages des aventures de Shrek, mais outre la vision en 3D derrière les lunettes ad hoc, les sens sont mis à rude épreuve, car la salle re-”sent” les bruits et les odeurs du film. Nous nous retrouvons scène après scène mouillés par un éternuement, mal-odorés par un pet, ou chatouillés par des souris dans nos pattes... Commençant à être fatigués nous effectuons un tour dans la boutique de Nickelodeon, puis nous quittons “l’Univers - Sale” (!) pour rejoindre I Drive, et ingurgiter un repas “All You Can Eat”, où pour 9.99 $, tout est à volonté. Une fois bien “full”, nous allons nous coucher.
JOUR 7. DIMANCHE 7 NOVEMBRE 2004.
Ayant pu faire toutes les attractions majeures des deux parcs hier, nous décidons de terminer ce que l’on a pas pu faire ni voir ce matin, puis de passer l’après midi au parc aquatique de Wet’n Wild. Donc, levés à 7 heures et après un petit déjeuner toujours aussi copieux, nous partons pour Universal Studios. Nous effectuons dès l’entrée une réservation pour pouvoir dîner dans City Walk au Motown Café, à 19 heures. A l’abordage du parc Universal Studios, nous nous dirigeons aussitôt vers Revenge of the Mummy, l’attraction la plus récente du parc, ayant été ouverte au public en Juillet 2004. Tout ce qu’on avait pu faire hier -même Spiderman- est ici surclassé. Un “best” absolu. Après un départ tranquille en train fantômatique, puis quelques accélérations délirantes en marche arrière, nous sommes propulsés dans des montagnes russes dans le noir absolu avec plusieurs inversions et loopings... Et pour le visuel, nombreux effets spéciaux en 4D, tantôt il pleut, tantôt nous évitons de -vraies- boules de feu... Un pur plaisir SEN-SA-TION-NEL !!! Tentant de reprendre nos esprits et de redescendre sur terre, nous traversons le parc en direction de Men In Black, sorte de jeu vidéo grandeur nature. Là encore, embarqués dans un chariot, munis d’un pistolet laser, nous devons dégommer des aliens. Dimitri gagne haut la main, avec plus de 12000 points ! Attraction aux sensations plus que moyennes, mais au décor fabuleux et très fidèles à l’univers du film. Le simulateur de Jimmy Neutron, bien que destiné aux enfants, secoue plus qu'on ne l'aurait imaginé. Toutefois, le film offre une ballade cybernétique au milieu des personnages -tous réunis- des dessins animés de Nickelodeon. Il est alors l’heure de nous rendre au show de Terminator 3D. Plus d’une demi-heure de spectacle, mais de grand spectacle... pour les fans ! Toutefois, on peut louer la qualité de la réalisation, car la salle se retrouve dans le film. Les images se prolongent sur scène grâce au jeu en direct de vrais acteurs. Universal nous démontre à quel point le cinéma est le trait d’union entre le réel et le virtuel. Quelques achats siglés “Dora l’exploratrice”, puis nous quittons les Studios pour un dernier “trip” à Islands of Adventure, modestement décrit par son créateur, Steven Spielberg, comme la 8ème merveille du monde ! Il est midi, et le show de Sindbad n’est qu’à 12h30. En attendant, nous effectuons un petit tour sur le carrousel de “The Cat On The Hat”, attraction pourtant destinée aux plus jeunes, mais qui est déconseillée aux gens sujets au mal des transports. Mais il se vengera à Wet’n Wild tout à l’heure ! Nous prenons place à présent dans l’arène de 1800 places pour assister au “huitième voyage de Sindbad”, après s’être offert une glace à l’ananas. Ce spectacle de Sindbad est un show à l’américaine de 30 minutes, avec feux d’artifices, cascades, coups de feu, pluie et arrosage du public... Du grand spectacle ! Nous quittons donc ensuite cet univers pas si sale (!) que ça, finalement, et retournons sur I Drive, pour manger, tout d’abord, au KFC jouxtant l’hôtel, avec la très désagréable impression de se faire escroquer par la serveuse, Bernadette. 2 $ seulement de perdus, mais on devait un peu trop ressembler à des touristes ; on a pris la même chose qu’il y a deux jours, et au lieu de 14.48, elle nous réclame 16.69 $ ! Déçus, mais tant pis, nous n’y retournerons pas, nous allons nous mettre en maillot de bain dans notre chambre, puis traversons I Drive pour entrer dans Wet’n Wild. Le premier parc aquatique du monde, l’ancêtre d’Aquaboulevard ! Nous commençons les festivités avec The Flyer, paisible descente de toboggan en bateau pneumatique. Nous enchaînons avec Mach 5, glissade la tête en avant sur un tapis. Pour continuer, The Blast est une descente à deux en bouée, en devant zigzaguer entre les jets d’eau. Ensuite, direction The Surge, autre descente en bouée, à deux, avec un parcours en toboggan partant de très haut, et donc très long. Nous le referons deux fois ! Un peu plus d’inquiétude et de sensations avec Black Hole : interminable toboggan dans le noir absolu. Nous éviterons Der Stucka et Bomb Bay, descentes en chute libre, d’où l’on est propulsé de 50 mètres de haut, avant de se réceptionner quelques secondes plus tard, dans une aire de freinage offrant une gerbe d’eau aux spectateurs ; mais oserons Blue Niagara, dont le départ s’effectue d’aussi haut, mais dont le parcours du toboggan, en vrille permanente, donne une sensation de vitesse inégalée. Que la descente paraît longue ! Un peu de repos en effectuant quelques tours sur la Lazy River, permettant une ballade en bouée sur un torrent d’eau chaude ; suivi du summum du plaisir des jeux aquatiques : The Storm : il s’agit d’une attraction en trois temps, chute vertigineuse, suivi d’une arrivée dans une centrifugeuse, où “la force est avec nous”, telle un courant de chasse d’eau, pour se terminer “jeté” dans un bassin d’eau chaude bouillonnante ! Enfin, nous nous essayerons au Bubba Tub, large bouée à bord de laquelle on effectue une descente à pic. Le soleil se couchant peu à peu, nous regagnons l’hôtel le temps de prendre un bonne douche à deux. Nous terminons l’après midi au Florida Mall, immense centre commercial de plus de 200 boutiques, puis retournons à City Walk où nous avons réservé notre repas du soir. Mais malgré notre réservation pour 19h, on nous annonce 45 minutes d’attente... pour pouvoir s’asseoir à une table. C’est ce qui s’appelle du foutage de gueule. Nous foutons le camp, puis dînons chez Wendy’s sur I Drive.
JOUR 8. LUNDI 8 NOVEMBRE 2004.
C’est l’heure de partir pour le World ! Le Walt Disney World, plus grand parc d’attractions au monde, 12 km de long sur 8 de large, près de 100 kilomètres carrés dédiés à l’univers Disney. Nous arrivons à 8 h 45 à “Downtown Disney“, qui fait office de centre ville, un peu à l’image de City Walk chez Universal. Là encore, cafés, restaurants, boites de nuits, et innombrables commerces. Le parking y est gratuit et c’est a priori un bon plan que de stationner ici afin de rejoindre ensuite les parcs à thèmes... Sauf que la combine ne fonctionne qu’en journée, et pas avant l’ouverture, car même si Disney dispose de son propre réseau de transports en communs (le TTC), il ne démarrent qu’ 9 heures... Nous sommes donc contraints de rejoindre le Magic Kingdom en voiture, et de régler 8 dollars de frais de parking. Une fois la voiture garée, on se dirige vers une sorte de tramway sur pneus qui nous conduira au TTC (Ticket & Transportation Center ). Il faut surtout bien mémoriser le nom du parking ( Pluto ), et le numéro de l’allée (18 ). Ensuite, on procède à l’échange de nos Florida Fun In The Sun Pass, contre les passes magnétiques définitifs, et valables un mois. Enfin, direction le monorail (métro automatique type Météor ), qui nous conduit au Magic Kingdom. A priori, le même parc qu’à Marne la vallée, en Seine et Marne. Mais en fait, malgré les noms des “lands” identiques, rien n’est pareil ni comparable, à commencer par le climat !!! De nombreuses attractions existantes dans un parc, n’existent pas dans l’autre, et pour celles qui ont le même nom, tel “Space Mountain”, elles n’ont rien à voir. Nous abordons le parc dans le sens des aiguilles d’une montre. Tout d’abord, Discoveryland, dont la première attraction, Swiss Family Treehouse, n’est autre qu’une cabane entière construite dans les arbres. Nous suivons la pseudo-visite à la queue leu-leu de la dite maison des Robinsons... Jungle Cruise, que nous referons d’ailleurs en fin de journée, est une ballade en bateau, avec un guide, qui nous rappelle “Jaws” des Studios Universal. Mais en traversant ce décor de jungle reconstituée, nous sommes entourés de faux animaux, fidèlement reproduits, et savamment animés selon le procédé “audio-animatronics”® . Pirates of the Carribean, est une nouvelle balade en bateau, individuels cette fois, mais malgré un réel soucis du détail dans la conception des décors, l’attraction ne nous a pas emballés, en se terminant notamment en queue de poisson... Ces pirates nous ont laissés sur notre faim ! Avant d’arriver à Frontierland, nous nous disons qu’il faut absolument cesser de comparer avec les parcs d’Universal, car Disney, par définition, s’adressant à toute la famille, ses attractions seront nécessairement plus orientées grand public, et sans doute un peu plus “mièvres”. Donc, vivons les comme elles sont, et tentons de nous immerger pour ces quatre jours dans l’ambiance du World”, nous, blasés de parisiens ! Première attraction, Splash Moutain, et superbe surprise. Vu de l‘extérieur, il s’agit d’une traditionnelle chute en rondin, mais qui en réalité, s’avère très longue, avec plusieurs chutes, de superbes décors, et d’où l’on ressort plus “wet” que “soak“. Nous la referons donc en fin de journée. Big Thunder Railroad, ensuite, n’est autre que le fameux train de la mine de Disneyland Paris, avec un décor identique, mais un parcours différent. Bonnes sensations bon enfant, qui plus est. La Tom Sawyer Island, est la destination de la courte ballade en radeau de bois sur lequel nous traversons le lac séparant Frontierland de Fantasyland. Nous nous retrouvons donc sur l’île de Tom Sawyer, dont la visite est agréable au milieu de décors sympas, rappelant le dessin animé phare de notre enfance : grottes, cabanes, mines et maisons. Instants de salutaire repos. The Haunted Mansion, conçue sur le même moule qu’à Paris, offre au visiteur des décors somptueux mais sans grandes sensations... Après avoir traversé la château de Cendrillon, nous allons manger au “Plaza Pavillon”, où les pizzas sont correctes, mais les boissons servies sont infectes et imbuvables ! Nous visitons à présent Tomorrowland, grâce au “Tomorrowland Transit Authority“, un métro aérien qui survole tout le land en pénétrant même dans les attractions ! Très reposant, tranquille et finalement s’avérant être une bonne surprise. Après avoir pris un Fastpass pour Space Mountain, (qui est un système permettant en théorie d’éviter les files d’attentes en donnant au visiteur un rendez-vous dans une tranche horaire précise pour venir faire l’attraction, en réduisant in fine l’attente à 15 minutes), nous enchaînons sur deux tours de l’Indy Speedway. Le premier tour étant nul, car le volant de la voiture fournie était cassé ; nous n’avons pas particulièrement apprécié le second tour non plus, à bord de ces simili-kartings, sans puissance et guidés par un rail. Bof ! Space Mountain, fait moins peur et moins mal qu’à Marne la Vallée, les passagers n’ayant à aucun moment la tête à l’envers, tout en conservant son principe de montagnes russes dans le noir ! Nous testons ensuite trois attractions pour enfants dans Fantasyland : Goofy, une montagne russe très courte et sans grand intérêt dans le style de ce qui est proposé au jeune public du jardin d’acclimatation. Le vol de Peter Pan, consiste en une ballade au dessus de Londres, dans la même style que ce que nous avons vécu pour E.T., l’émotion en moins ; et les aventures de Winnie the Pooh, où les 45 minutes d’attente ne valent pas ce (trop ?) simple tour à bord d’un pot de miel guidé par un rail. Toutefois, ce “Winnie” est très mignon, et nous a plus plu que Peter Pan et Goofy... A la tombée de la nuit, nous effectuons un dernier passage à Splash Mountain et à Jungle Cruise, puis nous quittons les World à 19 heures., après avoir récupéré la voiture et fait un plein pour 20 $. Le dîner de ce soir s’effectue chez Burger King sur International Drive.
JOUR 9. MARDI 9 NOVEMBRE 2004.
Levés à 7 heures 30, nous quittons l’hôtel sans prendre de petit déjeuner, car il nous est offert aujourd’hui au “Rainforest Café” à Animal Kingdom, dans le cadre de notre passe Florida Fun In The Sun. Nous arrivons à 8 heures 30 sur place, et nous installons dans ce restaurant au décor magnifique : aquariums, animaux animés, arbres, plantes ; bref, une ambiance de repas en pleine jungle ! Ce qui nous est apporté est gargantuesque : chocolat liégeois, thé, litres de soda, toasts, beurre, confiture... mais aussi pavé de steak, oeufs brouillés, pommes de terre sautées et... fraises ! Nous entendons même un peu de Français, du simple “au revoir” de la serveuse, à une conversation entière avec la guichetière d’entrée du parc, une Haïtienne... Nous voici donc désormais dans Animal Kingdom, le plus grand parc d’attractions au monde, et le dernier né des parcs Disney. Nous arrivons face au “Tree of Life”, l’arbre de la vie, un monumental -faux- arbre dont le tronc est composé de 325 sculptures d’animaux. Puis, nous pénétrons dans le tronc, pour assister au spectacle en 3D “It’s Though To Be A Bug”, traduction de “C’est dur d’être un insecte”. L’intérêt du film proposé consiste à nous mettre à la place d’insectes. De bonnes sensations, puisque nous ressentons par exemple les effets -violents- du déplacement d’air d’une tapette à mouches ou encore la désagréable sensation d’être aspergé d’insecticide (de fines gouttelettes d’eau à la citronnelle, en réalité ). Puis nous continuons la visite dans le sens contraire des aiguilles d’une montre ; et arrivons dans Dinoland USA. Disney a voulu surfer sur la vague de la “dinomania”... et copier Jurassic Park ! Mais une fois n’est pas coutume, ici, c’est plutôt réussi. Dinosaur, que nous referons deux fois dans la journée, est une ballade dans le temps en Range Rover sur rails monté sur vérins hydrauliques. Les décors et l’ambiance sont toutefois trop sombres, mais nous y ressentons de bonnes sensations, dont quelques descentes abruptes... Primeval Whirl, en sortant, sont des montagnes russes d’un nouveau type. On embarque dans des toupies tournant sur elles même avant d’être secoués dans tous les sens. Premier effet secondaire : ça donne le fou rire ; deuxième effet : ça ne donne ni le tournis, ni le mal de mer ! Direction l’Asie, à présent, et notamment Kali River Rapids, attraction ayant pour mission de sensibiliser le public sur les dangers de la déforestation ; mais nous en ressortirons une fois de plus complètement “Soak” ! Il s’agit en effet d’une désormais traditionnelle descente de chutes d’eau, en bouées, un peu comme pour Popeye à Islands of Adventure. Nous visitons ensuite le Maharajah Jungle Trek, correspondant à la partie “zoo” de l’Asie, où nous pouvons observer dans des conditions optimales, des chauves souris géantes, un tapir, des varans, une impressionnante colonie de tigres, et, enfin, une surprenante volière dont nous ne distinguons même pas les limites. Superbe ! Destination l’Afrique, ensuite, où après avoir pris un Fastpass pour le Safari, qui promet d’être l’attraction majeure d’Animal Kingdom ; nous arpentons le Pangani Forest Exploration Trail, un zoo forestier avec observation d’oiseaux, de poissons, de gorilles, d’hippopotames et de superbes singes noir et blanc. Un peu de repos ensuite en errant sur le “Mombassa Marketplace”, véritable place de village kenyan reconstituée, où l’on écoute un groupe de musiciens africains. Nous embarquons à présent dans le Wildlife Express Train, où nous découvrons les installations techniques de maintenance des zoos. La Conservation Station permet d’en apprendre un peu plus sur le programme de Disney de sauvegarde de l’environnement et du monde animal. Retour en train en “Afrique”, puis c’est l’heure du départ pour le Kilimandjaro Safari. Plus d’une demie heure de ballade en 4x4 à travers les différentes zones de non-prédation pour observer toutes sortes d’animaux sauvages en pleine liberté ( zèbres, girafes, gazelles, éléphants, rhinocéros et lions ). Époustouflant. Ce parc est une véritable prouesse. En un même lieu, un parc d’attraction avec, de vrais animaux. De l’imaginaire au réel, toutes les limites sont repoussées. Ce parc est le joyau des parcs Disney. Bravo ! Mais il commence à pleuvoir, de plus en plus sérieusement d’ailleurs, et nous en profitons pour refaire deux attractions : Dinosaur et Primeval Whirl. Ayant fait le tour de ce parc, nous le saluons d’un”ce n’est qu’un au revoir” puis nous rendons au MGM Disney Studios voisin. Il s’agit cette fois du plus petit des quatre parcs Disney, entièrement consacré au cinéma. Nous allons aussitôt filmer les installations de Playhouse Live, où sont montées les émissions de la chaîne Disney dédiée aux moins de sept ans. Nous assistons à un show en direct, où nous voyons défiler tous les personnages : L’ours Tibert, Luna, Rolie Polie Olie, et bien sûr, Winnie the Pooh. Nous partons ensuit faire les deux seules attractions à sensations de ce parc. The Twilignt Zone Tower Of Terror, où après avoir franchi la porte d’un hôtel plus ou moins désaffecté et emprunté un ascenseur pour rejoindre notre chambre... Nous montons tranquillement les douze étages de la tour, puis soudain, pénétrons dans “la quatrième dimension”. Des éclairs surgissent, puis, plongés dans l’obscurité, la cabine “s’envole“. Arrivés au sommet de l’édifice, les portes d’ouvrent, et nous pouvons un court instant jouir d’une superbe vue sur tout le parc. Mais aussitôt, les portes se referment, et l’ascenseur s’écrase au sous sol. Le sac à dos, posé devant nos pieds, s’envole !!! Nous pensons que les “festivités” s’arrêtent là, mais nous enchaînons sur une succession de 3 ou 4 montées et descentes à pleine vitesse. Réellement terrifiant. Rock’n Roller Aerosmith, ensuite, s’approche du Space Mountain que l’on connaît à Paris. C’est en fait un parcours à bord d’une limousine propulsée à 100 Km/h avec une accélération de Formule 1, et sur une bande son signée Aerosmith, un groupe de Hard-Rock, le tout débouchant sur de véritables montagnes russes, dans le noir le plus complet ! Seuls quelques panneaux d’indications routières apparaissent de temps à autre... Ce “Roller Coaster” provoque de réelles poussée d’adrénaline. Nous tentons de garder en permanence les yeux ouverts ! Le temps de nous remettre de nos émotions, nous traversons le parc en direction de l’arène où se produit le show d’Indiana Jones. Véritablement spectaculaire, une flopée d’acteurs et de cascadeurs reproduisent trois scènes de la trilogie, dans les décors d’origine, avec notamment, comme clou du spectacle, l’explosion de l’avion nazi ! Trente minute de grand show, ovationné par des applaudissements nourris. Nous assistons ensuite au Muppet’s Show, où le spectacle -en 4D- proposé se déroule dans un théâtre fidèlement reconstitué, avec notamment la présence remarquée des deux “vieux” au balcon! Nous terminons cette journée par “The Great Movie Ride”, une ballade de vingt minutes au travers des décors des plus grands films de Disney, de la MGM et de la Warner... ( Indiana Jones, Casablanca, Fantasia, Singin in the rain, Alien, Mary Poppin’s, Les Incorruptibles...), décors eux-même peuplés des personnages animés de Clint Eastwood ou de John Wayne, entre autres. Avant de quitter ce parc, où nous reviendrons toutefois demain, nous effectuons quelques achats de figurines Playhouse Disney, puis retournons sur International Drive, afin d’acheter un repas à emporter, que nous dégusterons dans notre chambre...
JOUR 10. MERCREDI 10 NOVEMBRE 2004.
Nous partons ce matin sans prendre de petit déjeuner en espérant trouver un ATM (distributeur automatique de billets ) entre l’hôtel et Disney World. N’en n’ayant pas trouvé, nous pourrons constater l’honnêteté et la naïveté des américains. Étant dans l’impossibilité de régler le parking autrement qu’en Carte Bancaire, le guichetier nous a gentiment fait passer gratuitement. Sitôt arrivés au “Guest Relations” -autrement dit, l’accueil- des Studios MGM / Disney, nous dialoguons un court instant avec “Blandine”, une Alsacienne travaillant ici. Puis nous retirons 300 $ au premier ATM venu. Nous retournons à The Twilight Zone Tower Of Terror. Ensuite, nous effectuons le “MGM Backlot Tour”, qui consiste en un tour de trente minutes en petit train, dans “l’envers du décor”. Nous voyons tour à tour les ateliers de couture des costumes, les menuisiers et peintres à l’ouvrage sur des décors, puis au moment où l’on s‘y attendait le moins, assistons à un show dans lequel un camion-citerne explose en pleine raffinerie, scène suivie d’un orage et d’un raz de marée, permettant de stopper les flammes ! Impressionnant ! Nous renonçons au Voyage de la “Little Mermaid”, un film en 3D ayant pour thème “la petite sirène”, en raison de l’attente : une heure ! Nous traversons le terrain de jeu de Honey, I Shrunk The Kids, sorte de petit square où le décor est à l’échelle des insectes : tout paraît ainsi démesuré. En se mettant en condition, on a vraiment l’impression d’avoir été rétrécis ! Mais cette aire de jeu est avant tout destinée aux plus jeunes enfants... Déception ensuite à Sounds Dangerous, spectacle dans le noir absolu, en Anglais (non sous-titré !), munis d’un casque émettant des sons censés nous faire peur. Raté ! Seules les quelques gouttes ayant arrosées nos visages nous ont surpris et même... énervés. Nous prenons notre repas de midi à “l’ABC Commissary”, où nous ingurgitons une sorte de riz au curry et un sandwich qui n’avait de “Cubain” que le nom. Bof ! Nous quittons donc à présent MGM Studios pour passer l’après-midi au parc aquatique de Typhoon Lagoon, et pour ce faire, empruntons le réseau de bus du TTC. Efficace et pratique, mais il ne faut néanmoins pas être pressés : une bonne demi-heure pour y arriver, dont une correspondance ! A l’entrée, nous réglons 5 $ de frais de location de casier dans lequel nous entreposons toutes nos affaires. Une fois pieds nus et en maillots de bains, voilà qu’il se met à pleuvoir ! Mais vu que nous sommes là pour nous baigner, et par là même, être mouillés, ce ne sera pas trop grave, d’autant que le mercure affiche toujours 28°. Le décor de ce parc aquatique est splendide. Entourés de vraie végétation, nous nous sentons en pleine forêt tropicale ! L’immense piscine à vagues du milieu du parc est d’un turquoise magnifique. Toutefois, il n’y a pas l’air d’avoir trop d’attractions à sensations comme à Wet’n Wild. Ce qui va d’ailleurs se confirmer... Humunga Kowabunga, le premier toboggan est le plus impressionnant : descente en chute libre et arrivée 50 mètres plus bas bien éclaboussés ! Les trois descentes de Storm Slide, sont elles, plus intéressantes : trois toboggans aux parcours différents “encastrés” dans les décors et la végétation. Ils sont agréables et assez rapides à la fois, nous les essayons tous ! Ensuite, nous effectuons la courte mais arrosée descente en rafting de Gang Plank Falls, où nous devons de plus subir une longue attente, tant l’attraction a l’air de plaire. Pourquoi? Puis nous enchaînons avec les deux descentes individuelles et en bouée de Keelhaul Falls et Mayday Falls, dont l’une présente un parcours très bosselé, ce qui est novateur. Nous ne ferons pas le tour de parc en bouée de la “Coastaway creek”, tant elle a l’air soporifique ! Nous retournons donc effectuer quelques descentes de Storm Slide, notamment celui du milieu, qui a offre un passage dans un tunnel ! Mais voilà... c’est fini ! Nous sommes bien loin des sensations ressenties à Wet’n Wild. Disney a sans doute voulu faire un gentil parc aquatique pour toute la famille... Dommage que l’autre parc aquatique Disney, Blizzard Beach, soit fermé pour travaux. Nous l’avons aperçu, et il avait l’air plus “hard”. Tant pis. Nous retournons au parking en bus, puis quittons le World pour passer la fin de journée à l’Orlando Premium Outlet, un centre commercial de fin de séries de grandes marques. Nou effectuons quelques achats dans ces magasins regorgeant de produits intéressants... Nous retournons passer la soirée à Downtown Disney, et là, il faut avouer que cela a été pour nous une agréable surprise, tant cette île du plaisir -comme son nom l’indique- (Pleasure Island) est un temple du monde de la nuit et surtout, bien mieux conçue que le ”City Walk” d’Universal. Trois zones composent ce “downtown “ : West Side, Pleasure Island et MarketPlace. Puis, nous retournons chez nous, sur I Drive, vers 20 heures 30, où nous nous effondrons de fatigue, sans même allumer la télévision !
JOUR 11 : JEUDI 11 NOVEMBRE 2004 ( Veteran’s Day )
Cette journée sera donc entièrement consacrée à EPCOT, acronyme de “ Experimental Prototype Community Of Tomorrow”. Ce prototype expérimental de la ville du futur, n’a jamais réellement vu le jour au sens où Walt Disney l’entendait. Le parc est plutôt devenu une sorte d’immense exposition universelle. Une fois dans le parc, où nous arrivons à 9 heures 30, après les habituels préparatifs et petit-déjeuner à l’hôtel, nous nous dirigeons aussitôt vers l’attraction majeure : Test Track. Attraction présentée par la General Motors -la première entreprise industrielle au monde-, dont la file d’attente, de trente minutes, traverse une exposition sur les différents stades de fabrication d’une voiture, et plus précisément sur les tests de fiabilité effectués. Mais l’attraction en elle-même se résume en un parcours de 1500 mètres à bord d’une voiture sur rails, dans laquelle tous les tests en question seront simulés : démarrage en côte, freinage sur sol mouillé, corrosion, dérapages, accélérations, anneau de vitesse, et... crash test ! Nous sommes quelque peu angoissés avant d’embarquer, mais en réalité, cela ne procure que peu de sensations “extrêmes” ! A l’issue du parcours, nous devons traverser un hall dans lequel sont mis en avant tous les produits G.M. On se croirait dans un salon de l’automobile. Ensuite, nous essayons “Universe Of Energy”, qui nous promet une exploration des forces qui alimentent notre vie. Rien de moins ! Mais cette exploration sera vite interrompue à cause d’un individu qui a quitté l’aventure en cours de route parce que son môme hurlait. Mais comme il est bien stipulé de bien rester assis (“Please Remain Seated”), et que ces deux imbéciles ont disparu dans les décors, en risquant une électrisation “High Voltage”, les alarmes se sont déclenchées, les lumières rallumées, la mécanique arrêtée, bref, tout leur cirque mis en panne, et les deux cent personnes dont nous faisions partie ont du accepter leur “Apologize To Inconvenient”... Mais là, personne n’a hurlé à la prise d’otage ; l’expression favorite des journaleux et des banlieusards en pareille situation dans le métro ou le RER ! Une fois sortis, nous sommes allés à SpaceShip Earth, un circuit soporifique en train-train à l’intérieur de la monumentale boule d’acier, symbole d’EPCOT. Le thème est la découverte des différentes étapes de la communication ( Cro-magnon, Gutemberg, le télégraphe, et Internet ). “Please Remain Seated” ! Nous nous sommes ensuite dirigés à The Living Seas, une exposition sur le monde marin. En réalité un gigantesque aquarium de 21 millions de litres d’eau, mais n’offrant strictement aucun intérêt. L’exposition part dans tous les sens, c’est un véritable fouillis. Nous avons trouvé cela nul -n’ayons pas peur de l’écrire-, surtout après avoir vu Sea World ! “Tout ça pour ça” a t-on envie de dire. Quel dommage, tant ils auraient pu faire, avec une telle débauche de moyens, tellement mieux que ce soi-disant voyage sous marin en ascenseur qui reste en réalité au niveau 0 !!! Comme nous commençons à avoir faim, et que les attractions présentées dans la première partie de ce parc ( Future World ) ne nous emballent guère, nous nous dirigeons vers le World Showcase, la deuxième partie d’EPCOT, qui nous promet un véritable tour du monde... En effet, onze pavillons, chacun représentant l’un des pays “amis” ayant bien voulu mettre la main au porte monnaie, pour se “vendre”. Nous commençons par le voisin du nord : le Canada, où de superbes totems amérindiens symbolisent l’entrée dans le domaine... Nous pouvons également admirer une belle reconstitution du parlement d’Ottawa, puis assister à la diffusion d’un film en 360 ° ayant pour thème les merveilleux paysages canadiens. Le Royaume-Uni, à côté, n’a guère fait d’efforts pour se mettre en valeur, si ce n’est la présence de quelques constructions en brique rouge typiquement britanniques. Puis, la France nous gratifie d’une réplique de la Tour Eiffel, et nous propose de nous promener dans des rues et des décors de la fin du 19ème siècle, avec quelques boutiques et restaurants. Nous y suivons également un film -datant malheureusement de la fin des années 70-, diffusé dans un véritable théâtre. Ce film a au moins le mérite d’esquiver les traditionnels clichés ( baguette, litre de rouge et béret ). Toutefois, les pauvres américains qui débarqueront à Barbès ou à Belleville seront sans doute surpris par la triste réalité de la France d’aujourd’hui ! Jouxtant le pavillon français, celui du Maroc, seul pays d’Afrique présent, et surtout seul pays “musulman” présent... Superbe reconstitution du minaret de la Koutoubia de Marrakech, avec de vrais décors en pierre. On s’y croirait. On retrouve même les odeurs envoûtantes des souks, et en profitons pour y déjeuner. Kebabs à base d’agneau et de poulet, avec quelques pâtisseries et thé en dessert, pour 30 dollars. Courte escale au Japon, sans pavillon à proprement parler, mais juste une immense boutique où l’on peut acquérir des “japoniaiseries”(!) proposées à des prix prohibitifs. Nous zappons volontairement le pavillon des USA, car nous pensons que 17 jours en immersion parmi eux nous en disent plus que 17 minutes dans un hangar à vocation publicitaire ! Le pavillon de l’Italie n’a rien non plus d’exceptionnel car il se limite à quelques boutiques et restaurants à des tarifs plutôt haut de gamme. Enfin, l’Allemagne, reconnaissons-le, a fait très fort, avec un circuit extérieur de train électrique, de belles bâtisses aux constructions rigoureuses, et de bons restaurants abordables. La Chine, ensuite, dévoile toute sa splendeur, mais pour les achats, les boutiques de Belleville sont moins chères !!! Les deux derniers pavillons ont le mérite de proposer une attraction digne de ce nom en plus de leur publicité et de leur restaurant : La Norvège nous invite à effectuer une ballade en drakkar avec quelques chutes sympathiques, dont une en marche arrière. Le Mexique, le voisin du Sud, outre un superbe pavillon contenant un restaurant appétissant, offre un parcours assez long -tant mieux- en bateau, permettant d’admirer des scènes de la vie mexicaine en audio-animatronics® . Heureuse surprise ! Finalement, ce sont les deux pays les plus pauvres de ce “top ten” -Maroc et Mexique- qui auront produit les deux pavillons les plus aboutis. Malgré ces propos quelque peu sarcastiques sur le contenu de ce World Showcase, notre jugement est en réalité plutôt positif. Ce fut un tour du monde sympathique, et nous n’avons pas vu le temps passer. Nous retournons dès lors au Future World pour effectuer les deux attractions manquantes à notre visite. Mission Space, tout d’abord, la nouveauté d’EPCOT, renferme un véritable simulateur de vol dans l’espace. Disney la présente comme l’expérience la plus extraordinaire de notre vie ! Rien que ça ! Mais malgré une très longue mise en condition, un briefing et des mises en garde suivies de recommandations ( attention au mal des transports, 1 mètre 32 requis, interdit aux moins de 12 ans, aux femmes enceintes...), nous embarquons enfin dans le fameux simulateur. Et là, la magie opère. Nous avons la sensation d’effectuer un vrai voyage dans l’espace, peu à peu, nous ne maîtrisons plus nos corps, nos estomacs et nos intestins ont l’impression de nous remonter à la gorge, nous ne contrôlons plus nos membres... Oui, ça y est, nous sommes en apesanteur, mais solidement harnachés. Des sacs “à vomi” sont même à notre gracieuse disposition. On va en avoir besoin... Oups ! Mais non, stop, plus de secousses, tout est soudain calme, nous sommes sur Mars. La mission est accomplie ! Mission Space ne sera peut-être pas notre attraction préférée d’Orlando, mais certainement la plus mémorable. Nous avons ensuite un besoin extrême de prendre l’air, de marcher tranquillement en respirant bien fort pour nous remettre de nos émotions. Nous terminons cette visite, après s’être reposés, par The Land, paisible parcours en bateau permettant de découvrir l’immense étendue des débouchés offerts par la culture sans terre. Véritablement bluffant. Ca y est, il est pour nous temps de quitter, non sans émotion, le World, après ces quatre jours d’immersion dans ce monde magique.
JOUR 12. VENDREDI 12 NOVEMBRE 2004.
Orlando, c’est fini. Levés à 6 heures 15, nous prenons notre ultime petit déjeuner à l’Holiday Inn Express d’International Drive, procédons au check-out, puis partons pour la baie de Tampa. Après une heure trente sur l’autoroute I 4, à enfin pouvoir rouler à 70 Mph, nous arrivons à Busch Gardens, le but de notre visite d’aujourd’hui. Le parc n’ouvre ses portes qu’à 10 heures, et nous devons prendre notre mal en patience durant trois quarts d’heure avant d’entrer dans ce parc d’attractions qui promet être un savant mélange de zoo et de fête foraine. Aussitôt entrés, nous nous dirigeons vers l’Egypte, où nous essayons Montu, immense montagne russe, où les passagers sont situés sous le rail en ayant les jambes dans le vide, un peu à la manière de Duelling Dragons d’Universal. Nous abordons ensuite Edge Of Africa, la partie du zoo qui se visite à pied. Nous y apercevons girafes, zèbres, impalas... Puis nous enchaînons avec le safari de “Serengeti Plain”, en train à vapeur. La voie de chemin de fer sillonne tout le parc et offre une vue imprenable sur nombre d’animaux en pleine liberté, à la manière de Thoiry. Nous partons ensuite à Tombouctou, pour nous adonner à “Cheeta Chase”, montagne russe toute légère, mais qui donne toutefois l’impression de tomber dans le vide à chaque virage. Puis nous arrivons au Congo, et effectuons la descente “River Rapids”, en bouée géante, d’où nous ressortirons complètement trempés, mais sans se plaindre aujourd’hui car il fait très chaud. Nous enchaînons d’ailleurs avec Kumba, la montagne russe la plus grande, la plus haute, la plus rapide et la plus impressionnante des États Unis. Nous en ressortons bien secoués, ayant eu droit entre autres vrilles et loopings, à trois longues secondes d’apesanteur ! Toujours pas calmés par ce genre de sensations, nous enfourchons aussitôt Python, une énième montagne russe, au parcours aussi bref qu’ultra rapide ! Et serons définitivement rassasiés après Scorpion, un ultime roller coaster ! Toujours au Congo, nous embarquons sur “Stanley Falls Fume”, à bord de ces multiples chutes en rondin, et prenons toujours autant de plaisir à se sentir projetés dans le vide avant la réception sur un matelas d’eau... bien éclaboussés. Deux expériences consécutives de ce long parcours ne seront pas de trop pour nous satisfaire ! Nous assistons ensuite à un spectacle en 4D, mettant en scène une histoire ayant pour thème un phare hanté (“Haunted Lighthouse”). Loin d’être extraordinaire, mais tout aussi intéressant que Shrek... Nous déjeunons ensuite au “Vivi restaurant”, en ingurgitant deux repas froids et, en dessert, un gâteau aux cerises et un cheese cake... On ne sait pas toujours vraiment ce qu’on mange ! Nous traversons ensuite “Land Of Dragons”, parc d’aventures rien que pour les enfants, vaste et très bien conçu. Nous apercevons quelques iguanes et autres dragons de komodo de l’autre côté de l’allée. A “Birds Gardens”, nous photographions quelques oiseaux virevoltant dans cette volière géante. Nous effectuons ensuite le survol du parc avec Skyride, un parcours en télécabine permettant d’avoir une vue imprenable sur toutes les installations de Busch Gardens. Puis, nous terminons avec le Rhino Rally, une sorte de safari en 4x4 rempli de surprises et de sensations, telle cette immobilisation sur un pont qui s’effondre, avec le véhicule qui se retrouve sur des bouées partant à la dérive... Sur le chemin de la sortie, nous traversons Curiosity Cavern, une grotte où vivent toutes sortes de reptiles ( iguanes, alligators, tortues, pythons, boas... ). Merveilleux ! Jusqu’au bout, nous aurons été enchantés par ce parc. C’est un peu le concept du jardin d’acclimatation, en vingt fois plus grand, mais où une fois l’entrée du parc payée, tout est à volonté. Un super-concentré de tous les parcs d’Orlando. Alors, forcément, après Universal et Disney, tout a ici un air de déjà vu ( hormis Kumba, vraiment hors du lot !) ; mais si le visiteur n’a qu’une seule journée à consacrer à un parc à thèmes en Floride -ce qui serait entre nous une hérésie-, c’est Busch Gardens qu’il faut choisir. Franchement, même Disney ne leur arrive pas à la cheville avec Animal Kingdom ! Et pourtant... Bravo sincère à Busch Gardens, appartenant, rappelons-le au même groupe que Sea World. Nous rejoignons ensuite notre hôtel, sur Fowler avenue, à quelques pas de là, où nous aurons pu constater qu’Holiday Inn Tampa “soigne” ses visiteurs français en les accueillant avec des bouteilles d’eau minérale “Dannon” et quelques cookies. Pas de surprise quant à la chambre avec lit King Size formatée... Après s’être installés, nous décidons de passer la soirée dans l’University Mall, un immense centre commercial de 200 commerces en face de l’hôtel, et nous en profitons pour procéder à l’achat de quelques cadeaux. Suit le traditionnel dîner à emporter à KFC -oui, on sait, ça devient une habitude, mais leurs “Twister” sont tellement bons-, puis nous endormons après avoir regardé 1001 pattes sur Disney Channel.
JOUR 13. SAMEDI 13 NOVEMBRE.
Le lever de ce matin est difficile tant nous sommes fatigués. Après le check-out, nous descendons la 22ème rue jusqu’à Ybor City. Ce quartier renferme d’anciennes fabriques de cigares datant du siècle dernier, reconverties en pseudo-quartier historique, tentant de respirer l’authenticité. Mais il se met alors à pleuvoir. Ce n’est pas de chance pour une ville qui annonce 362 jours de soleil par an ! Nous traversons ensuite le “Gandhi Bridge”, sous une pluie battante, en direction de Saint Petersburg, ville fondée au 19ème siècle par un riche immigré russe. Arrivés devant le Salavador Dali Museum, nous courrons pour ne pas être trempés, puis entamons la visite, qui s’étend sur sept salles principales. Nous pouvons à loisir admirer “les hallucinations du toréador”, où la salle consacrée aux esquisses de ”Vénus”. C’est un petit musée, mais qui regorge de documents originaux de et sur Dali. Nous achetons ensuite un recueil de cartes postales de reproduction de toiles, puis retournons à la voiture, toujours sous la pluie. Nous n’avons pas pu voir grand chose de notre traversée de la Tampa Bay par le Sunshine Bridge, à péage. Ayant faim en arrivant à Sarasota, nous faisons étape chez Burger King. Arrivés peu après dans le domaine Ringling, ancienne propriété du “roi” du cirque au début du siècle dernier, léguée à l’état depuis ; nous visitons tour à tour le Circus Museum, contenant plusieurs salles dédiées à l’art du cirque et au film “le plus grand chapiteau du monde” ; puis la magnifique villa “Ca’d Zan”, -la case de Jean, en vénitien-, résidence d’hiver des Ringling avec sa terrasse en marbre surplombant la baie de Sarasota sur le golfe du Mexique ; puis la roseraie regroupant une infinie variété de roses. Enfin, nous visitons le Museum Of Art, où les toiles de l’exposition permanente ne correspondent pas vraiment à nos goûts (baroque, moyen-âge, renaissance ), et surtout axée sur “l’école italienne”. Heureusement pour nous, l’exposition temporaire a pour thème le surréalisme et nous pouvons admirer quelques toiles de Mondrian, Klee, Picasso, Matta, peintres que nous connaissons déjà, mais aussi d’un certain Tanguy, dont les oeuvres nous ont agréablement surpris, contrairement à celles d’Ernst, frôlant l’indigeste. Nous achetons l’ouvrage sur le domaine Ringling avant de quitter les lieux et de reprendre la voiture sur cette US 41. Cette route 41, encore et toujours, également appelée “Tamiami trail” car elle relie Tampa à Miami, est longue, interminable... Après 80 miles et 95 feux rouges plus tard, nous arrivons à Fort Myers, charmant port de pêche sur les bords de la rivière Caloosahatchee. Il est toutefois trop tard pour suivre l’ultime visite guidée des Edison & Ford winter homes ( les résidences d’hiver de ces deux inventeurs-industriels autodidactes ). Nous devrons nous contenter de les observer par nos propres moyens, noyées dans un superbe parc planté de banians. L’hôtel Holiday Inn est situé sur le “Riverwalk”, le long des pontons permettant d’accéder aux bateaux amarrés. Les pontons ont énormément souffert de le tempête, mais l’hôtel est une véritable agréable surprise. Tout d’abord, nous traversons un superbe patio planté de palmiers, avec piscine, aire de jeux, bar-restaurant, et accès direct à la mer. Puis, notre chambre, la 281, n’en est pas une... C’est une suite, d’environ 50 m?, avec chambre et lit king size, cuisine américaine, bar, micro-ondes, réfrigérateur-congélateur, évier... mais aussi double salle de bains, cabinet de toilettes, bureau, salon, avec second téléviseur, et canapé convertible... le tout, donnant sur une terrasse privative surplombant la piscine ! Quand on pense que cette nuit ne nous revient qu’à 60 €... Dommage que nous ne restions là qu’une seule nuit, pour l’hôtel, et tant mieux, pour le reste, car Fort Myers nous fait penser à une ville fantôme. Rien à voir, rien à faire, et même pas de fast-food pour manger ! Obligés de nous faire livrer une pizza par Pizza Hut -qui, ici, livre en voiture-, et de manger dans notre suite, devant “Mission Impossible”.
JOUR 14. DIMANCHE 14 NOVEMBRE 2004.
Levés et prêts à huit heures et quart, nous quittons notre suite et cette ville fantôme pour cette journée qui s’annonce longue en terme de voyage en voiture : 7 heures sont prévues. Nous empruntons de nouveau l’US 41 puis traversons la ville de Naples, cité bourgeoise, où nous aurions peut-être mieux fait de faire étape la nuit dernière... Naples est, dans la lignée d’Agadir et de ses multiples parcours de golf, la capitale du golf aux USA avec pas moins de 55 terrains... pour 8000 habitants ! Puis, peu après, l’US 41 se rétrécit pour devenir une simple route droite de campagne à deux voies. Cela nous change des 2x7 voies auxquelles nous étions habitués! C’est que nous entrons dans le parc national des Everglades. Plus d’habitations, seulement des marécages à perte de vue, et quelques panneaux “Gator Crossing” nous mettant en garde sur le fait que des Alligators peuvent traverser la chaussée à tout instant. Nous arrivons ensuite dans la réserve indienne de Big Cypress, peuplée des derniers amérindiens Séminoles, massacrés aux 18ème et 19ème siècles, et dont il ne restait à l’époque que quelque deux cent survivants, réfugiés, là, dans ces eaux herbeuses, ( river glades ), d’où Everglades. Contrairement au Canada, où les références aux origines des “premières nations” sont érigées au rang de devoir national et permanent ; ici, les derniers survivants ont été parqués après avoir été quasi-exterminés. “Quand ils sont arrivés, dit le vieil indien, ils avaient la bible et nous avions la terre. Ils nous ont dit de fermer les yeux. Quand on les a rouverts, nous avions la bible, ils avaient les terres”. De plus, les pseudo-villages indiens traversés aujourd’hui ne respirent pas franchement l’authenticité! Nous déjeunerons tout de même au Miccosukee Restaurant, où nous nous régalons de bouchées d’alligators et de grenouilles (frites), et, donc irrémédiablement trop grasses. Quelques kilomètres après, nous entamons l’Everglades Safari Park, une aventure de plus de deux heures, que nous débutons par une ballade en air-boat (un bateau mu par deux hélices d’avion ) durant laquelle nous survolons des marécages peuplés de nénuphars et... d’alligators. Alligators que nous apercevons par dizaines, qui n’hésitent pas à s’approcher à quelques centimètres de nous. Séquences photo-vidéo ! Le bruit des hélices est insupportable, mais les sensations inoubliables ! Nous visitons ensuite la ferme d’alligators qui jouxte l’embarcadère des air-boat ; où nous assistons au repas de quatre alligators. Puis, le clou de la visite : on peut prendre un bébé alligator d’environ 60 centimètres dans nos bras. Nous reprenons alors la voiture, et avons droit à une bonne heure de pluie. Puis, c’est l’arrivée à Key Largo, la première île des “Keys“, succession d’îles toutes reliées par des ponts de Miami à Key West point le plus septentrional des États-Unis. Ce sera ensuite 200 kilomètres sur l’Overseas Highway (littéralement, autoroute au-dessus des mers ), où nous emprunterons pas moins de 42 ponts ( dont un de plus de 7 miles ). Cette “route” n’en est pas une à l’origine. Le magnat des chemins de fer, Henry Flagler, avait construit, en 1912 “l’Overseas Railroad“, et ces ponts supportaient donc une voie de chemin de fer. Mais un ouragan survenu en 1935 la détruisit, et il fut décidé de reconstruire une route à la place. Arrivés à Key West, après avoir eu la chance de bénéficier d’un splendide coucher de soleil durant notre trajet, nous nous installons à l’Holiday Inn situé juste à l’entrée de l’île, à 17 heures 30. Nous repartons ensuite à la découverte de cette île typiquement Caraïbe ! Nous stationnons la voiture sur un parking du front de mer, puis déambulons dans les quartiers ultra-animés autour de Duval Street, l’artère commerçante principale. Des restaurants, des bars, des terrasses, de la musique, bref, une ambiance de fête quasi-permanente sur cette île très “gay friendly” ! Nous nous offrons ce soir un excellent dîner sur Duval Street, où nous dégustons des plats à base de conques et de crevettes, arrosés de bière Corona, et de la fameuse “Key Lime Pie” (tarte au citron) de Key West en dessert. Repus, nous regagnons l’hôtel en sachant que nous poursuivrons les visites demain.
JOUR 15. LUNDI 15 NOVEMBRE 2004.
Check-out puis tour de l’île en voiture, et parking à Mallory Square. Ballade, ensuite, sur le front de mer où l’on observe un superbe paquebot amarré là durant la nuit. Nous trouvons le quartier de Mallory Square très touristique, puis arpentons de nouveau Duval Street dans les deux sens, qui est toutefois moins animée qu’hier soir. Nous n’avons pas suffisamment faim pour aller déjeuner dans un “All You Can Eat”, et nous nous rabattons sur un Burger King, une fois de plus. Après avoir récupéré la voiture, nous partons en direction de Whitehead Street pour voir la maison d’Ernest Hemingway, qui vivait là lorsqu’il était chargé -en tant qu’agent de la CIA- d’observer et d’espionner Cuba, située à 90 miles de là. Nous prenons quelques ultimes photos de cet idéal lieu de vacances, puis suivons les directions de Miami ! Les miles markers s’égrainent les unes après les autres... Marathon, le Seven Mile Bridge, Islamorada, Key Largo, puis... South Miami. Nous y arrivons vers 16 heures 30, en pleins embouteillages. Nous quittons l’US 1 pour découvrir l’opulent quartier de Coral Gables, en circulant au travers de rues verdoyantes ultra-résidentielles, marquées de pierres blanches et portant toutes un nom espagnol. Mais la visite tourne court car lire un plan tout en conduisant, qui plus est, en pleine heure de pointe, n’est pas des plus prudent ! Nous reprenons l’US 1 et traversons le Downtown ( centre-ville ) de Miami, y prenons quelques repères pour demain, puis arrivons à l’hôtel à 17 heures 30. Installés, changés et préparés, nous ressortons pour une ballade dans SoBe et surtout sur Lincoln Road, cette rue piétonne qui nous avait tant plu le premier soir. Nous dînons ce soir dans un fast-food indépendant servant des plateaux de Sea Food (assiettes de poissons et fruits de mer en beignets) puis retournons à l’hôtel.
JOUR 16. MARDI 16 NOVEMBRE 2004.
Nous partons filmer l’hôtel, sa piscine et la plage attenante. Puis, nous prenons la voiture pour un énième tour de SoBe de façon, surtout, à pouvoir filmer. Ensuite, route en direction du centre ville, jusqu’à BaySide, le quartier du port. Il y existe un centre commercial (le “MarketPlace“), mais qui a l’air d’être surtout destiné aux touristes débarquant des paquebots de croisière. Inintéressant, donc. Ce n’est pas là que l’on risque de faire de bonnes affaires ! Une fois dans le “Downtown” à proprement parler, notre ressenti est “circulez, y’a rien à voir” ! Ca ne ressemble pas à un centre ville, il n’y a aucune animation, mais seuls quelques buildings délabrés au milieu de chantiers, de grues et de pelleteuses. Minable ! Ce Downtown est toutefois survolé et traversé par le “Metromover”, métro automatique de type Orlyval sans conducteur et sans personnel, qui fait une boucle en dix minutes tout en desservant six stations... mais gratuit ! Les transports publics gratuits, une utopie gauchiste ? Il faut croire que non, la ville de Miami l’a inventé. Venir aux États-Unis pour découvrir cela, c’est le monde à l’envers ! Après avoir récupéré la voiture, nous traversons le quartier cubain de “Little Havana”. 80% des miamiens sont hispaniques, presque tous les réfugiés cubains ayant fuit le régime castriste. Nous roulons sur la “Calle Ocho”, la huitième rue, jusqu’au restaurant “Versailles”, unanimement présenté comme étant le meilleur restaurant de la ville. Ce que l’on sera en mesure de confirmer. C’est une très bonne cuisine caraïbe qui nous est servie : plats + vin + eau + desserts + taxes + service pour 50 $ à deux, rien à redire ! Nous poursuivons cette journée par la fin de la visite de Coral Gables entamée hier. Quartier qui, certes, pue le fric, mais qui est à nos yeux le lieu de villégiature idéal. Puis l’après-midi se poursuit dans le quartier de Coconut Grove, et son petit centre commercial “Cocowalk”, à la fréquentation bourgeoise et dont les produits sont plutôt orientés luxe. Nous apercevons un cheval de la police montée durant notre ballade jusqu’au barnacle, malheureusement fermé. Nous nous rendons ensuite à Vizcaya, une villa construite au début du siècle dernier par J. Deering, le fondateur des machines agricoles du même nom, et homosexuel milliardaire de son état. C’est une superbe propriété, avec d’élégants jardins à la française jouxtant une mini-forêt de mangrove, et aussi une immense terrasse face à l’Océan. Nous visitons l’intérieur de la villa, un véritable exemple d’architecture ! C’est sans conteste la visite à ne pas manquer à Miami. Ayant décidé de finir la journée à Adventura Mall, le plus grand centre commercial de Floride, sur la route de Fort Lauderdale, ce fut un fausse bonne idée, en raison d'un embouteillage monstre sur la route ! Du surplace pendant plus d’une heure ! Nous arpentons pendant près de deux heures toutes les coursives de ce méga-mall ( 305 boutiques sur trois niveaux, c’est bien plus grand que les quatre temps !), puis regagnons Miami Beach vers 21 heures.
JOUR 17. MERCREDI 17 NOVEMBRE 2004.
Eh oui, c’est aujourd’hui le grand départ. Levés à 7 heures 30, nous rangeons et trions ce qui va en soute et ce qui reste en cabine. Ne voulant pas repartir sans s’être au moins une fois baigné dans l’Océan... Nous enfilons donc un maillot de bain, attachons la serviette de bain de l’hôtel autour des tailles, puis direction la plage ! Il est 9 heures, il ne fait que 22°, et l’eau avoisine les 19°... Mais cruelle déception entre temps : Miami Beach est en fait une plage artificielle “construite” de dalles de béton recouvertes de sable ... C’est l’heure de la dernière douche dans la chambre, puis on enfile ce qui sera notre tenue de voyage : c’est le retour des jeans et des manches longues ! A 10 heures, tout est prêt, nous levons le camp. Check-out rapide, au-revoir à l’Holiday Inn, puis nous quittons Miami Beach par Collins Avenue. Après une dernière traversée du Downtown et de ses buildings de verre et d’acier, nous nous dirigeons vers Key Biscayne, île de milliardaires au large de Coconut Grove, sur laquelle se trouve le Seaquarium, dont la visite est au programme aujourd’hui. 1 $ de péage pour franchir l’immense pont de la “Causeway”, puis 5 $ de frais de parking à l’aquarium. Entrée chère (48 $) pour ceux qui payent ! Nos entrées, sont, elles, comprises dans nos passes Disney. Ouf ! Le Seaquarium, en gros, c’est Sea World en plus petit et en plus vieux. Il date de 1955. C’était la demeure des “Flipper le dauphin” de la série télé. Trois shows sont au programme : dauphins, otaries et orques. Le premier, à 11 heures, est une agréable surprise, car nous n’avions pu vu d’équivalent à Orlando. Nombreuses figures et belles chorégraphies, que cet animal est beau ! Ensuite, nous assistons au repas des lamantins. Il sont trois, et le Seaquarium ne les garde pas en captivité longtemps. Ils récupèrent en mer les blessés ou échoués, les soignent, les ré-acclimatent, puis les relâchent. Nous observons ensuite quelques petits requins. Puis, n’oublions pas que nous sommes en Floride, une ribambelle d’alligators et de tortues occupent un vaste enclos. Il est l’heure d’assister au spectacle d’Otaries, appelées ici “Sea Lion”. Le spectacle est plus centré sur l’animal avec un grand A qu’à Sea World, et c’est tant mieux ! Jeux du cirque, descentes en toboggan, jonglage, jeux de ballons et plongeons. Vingt minutes de réel amusement. Ensuite, nous visitons les aquariums tropicaux où de nombreuses espèces sont présentées. Le Seaquarium vieux de ses 50 ans ne souffre pas de la comparaison avec “Living in the seas” d’EPCOT. Le temps d’une courte pause-déjeuner composé de pizza individuelles et de soda orange, et nous nous dirigeons vers le “Killer Whales Stadium”, pour assister au show des orques. Trois petites et une grosse s’en donnent à cœur joie pour que le public soit complètement “Soak”. Plus ou moins le même spectacle qu’à Sea World pour “Shamu”...et même plaisir ! Nous quittons Key Biscayne en direction de l’Aéroport International, où nous restituons la Ford Focus chez Hertz. Aussitôt dit, aussitôt fait, puis navette jusqu’au terminal F, d’où partent et arrivent les avions d’Air France. Il est 16 heures 30, mais l’enregistrement n’est qu’à 19 heures 30, et l’embarquement à 22 heures 30... Bonjour l’attente ! Ces six heures passent finalement assez vite, entre ballades dans l’aérogare, shopping, lecture, et goûter-dîner chez Burger King. Il est enfin l’heure de l’enregistrement... où nous retrouvons brusquement ces français moyens que nous avions oubliés ! Un pitoyable groupe de toutouristes désorganisés -si tant est qu’ils puissent l’être un jour- nous bousculent, nous écrasent les pieds avec leurs valises et parlent fort... Comme prévu, nous voyagerons à bord d’un Airbus 340 d’Air France, aux places 35 J et K.
JOUR 18. JEUDI 18 NOVEMBRE 2004.
Il est alors déjà 4 heures du matin à Paris. L’embarquement du vol Air France 91 est annoncé. C’est le dernier vol international de la journée à quitter Miami. L’appareil à bord duquel nous prenons place est récent, c’est un A340-300, immatriculé F-GLZP, dont la mise en service remonte à février 1999. C’est le 260ème appareil des séries A330/340 à être sorti des chaînes de Toulouse. Il s’agit d’un quadri-réacteur très long courrier pouvant embarquer 252 passagers en configuration tri-classes. Le chef de cabine nous annonce qu’il fait actuellement 26° à Miami, et que nous atteindrons Paris Charles de Gaulle dans 8 heures et 35 minutes, où la température est de -2° ! Peu après le décollage, le dîner nous est servi, où les repas proposés sont identiques au vol aller. Pas de ventes hors-taxes sur ce vol de nuit, où les passagers sont invités, après l’extinction des feux, à se servir exclusivement de leur installation vidéo individuelle. Air France est en effet la première compagnie au monde a proposer à ses clients la vidéo numérique individuelle, même en classe économique, à bord de ses appareils les plus récents. Munis d’une télécommande, nous pouvons à loisir choisir un film parmi une sélection de douze, écouter un programme radio, jouer au solitaire ou aux échecs, ou encore suivre le programme de géovision, qui permet de savoir à tout instant où se trouve l’avion, son altitude, sa vitesse, et la distance restant à parcourir... Nous frôlons Mach 1, avec une vitesse de croisière de 1048 Km/h ! Rapidement, on peut assister à un superbe lever de soleil au dessus de l’Atlantique. Nous regardons “Spiderman 2”, puis “Le cou de la girafe”. A 13 heures, un petit-déjeuner nous est servi, et peu de temps après, le commandant de bord nous informe que nous débutons notre descente sur Roissy. Nous survolons la ville de Chantilly, puis F-GLZP se pose à 14 heures sur le tarmac de Roissy, avec un quart d’heure d’avance sur l’horaire prévu. Bravo Air France ! Les formalités d’entrée sur le territoire français sont sans commune mesure avec celles des États-Unis! Un simple coup d’œil sur nos passeports, puis nous voilà en France... De retour dans le terminal 2C, nous récupérons nos bagages, et sitôt sortis de la zone sous douane, nous retournons à Paris avec le RER B.
Nous avons patiemment attendu que notre fille soit en âge de voyager pour renouer avec la tradition des vacances lointaines. Cinq longues années à ronger notre frein... Maintenant qu'elle va sur ses six ans, le moment est venu de choisir la destination de nos rêves. Ce sera un séjour aux Etats-unis. Pour une première visite nous avons choisi un petit circuit classique en prenant soin de suivre les conseils "voyager aux USA avec enfant" trouvés sur ce forum.
La première partie nous emmènera en Arizona et en Utah depuis Las Vegas. Ensuite nous visiterons la côte Ouest de Los Angeles à San Francisco. Nous vous invitons à partager ces quelques pensées sur ces trois semaines d'explorations, émaillées de quelques déconvenues...
Alors voilà, here we go...:)
Après un long voyage voici donc Las Vegas. Cette ville n’est pas un but. Jamais je n’aurais imaginé passer tant de temps dans un long-courrier, subir une escale ennuyeuse à New York et emprunter un vol domestique de la Delta pour visiter la capitale du toc, du kitsch et du fric. Mais le vaste circuit que nous avons établi depuis Paris, grâce aux guides et au VF, nous a naturellement désigné la métropole du Nevada comme point d’arrivée.
Passer quatre journées dans ce que j’imagine être une kermesse exaspérante ne m’enchante pas, mais la perspective inverse de cuver mon décalage horaire sur les highways américaines, ajoutant le stress de la conduite au sommeil, m’apparait pire encore.
Dès le premier jour, je m’aperçois que je suis me suis trompé. Las Vegas n’est pas la foire au pire que j’imaginais. Les vastes casinos sont bel et bien là, mais baignés par une atmosphère plutôt agréable, plongés dans une perpétuelle pénombre et sans musique agressive. Je sais parfaitement que cet écrin de douceur cherche à retenir le joueur en abusant ses sens pour mieux le plumer. Mais moi, qui ne joue pas et me contente d’explorer l’endroit, je reste séduit par le soin apporté aux grands hôtels. Tout y flatte l’œil, les plantes gigantesques et les aquariums bigarrés, la démesure des imitations ou des boutiques de luxe.
La topologie de Las Vegas est simple. Les casinos et les hôtels qui les hébergent (à moins que ce ne soit l’inverse) sont alignés de part et d’autre d’un long et large boulevard nommé « strip ». Le tourisme consiste à descendre ou remonter le strip en visitant les palaces qui y sont installés. Surprise, la chaleur n’est pas si intense quoi que j’aie pu lire à ce sujet : rien à voir avec ce que j’ai pu vivre en Egypte ou dans certaines villes du sud de l’Europe où l’alliance entre soleil, pollution et puanteur était simplement intenable. Par ailleurs il faut savoir que les casinos-hôtels sont souvent reliés l’un à l’autre par des couloirs climatisés, somme toute l’on peut visiter le strip sans souffrir à l’excès du soleil.

Notre palace, The Mirage, se révèle assez sobre, et héberge même des restaurants intéressants. Mais on ne comprend pas très bien la thématique du lieu : aquarium, ménagerie, parade de dauphins, piscine (pour humains), jungle tropicale et vrai-faux volcan sont les attractions offertes. Est-ce un palace sponsorisé par Ushuaïa ?
L’aquarium, derrière le comptoir d’accueil, est sans grand intérêt malgré sa dimension, d’autant plus qu’on trouvera bien mieux au Mandalay, dont je parlerai plus loin. Pour ceux que cela intéresse, la ménagerie entretient quelques félins albinos. Quand nous y sommes allés, comme dans toutes les ménageries de l’univers, les tigres et autres lions dormaient paisiblement ou se déplaçaient d’un air las. Si la parade de dauphins (payante) est classique et sans surprise, il ne faut surtout pas oublier de prendre l’escalier et descendre sous le bassin pour contempler les cétacés à travers de vastes hublots, le principal attrait du lieu.
La piscine est une réussite avec ses bassins généreux, sa vraie cascade, ses jeunes sauveteurs et sauveteuses en une pièce rouge droit sortis de Bay Watch. Et devant l’hôtel, tous les soirs un volcan entre en éruption : jeux d’eaux et de feu au son d’une mélopée tribale.

En quittant le Mirage pour l’autre côté du strip, le Venetian offre une gigantesque surprise : dans une aube éternelle – tel est l’effet étonnant produit par l’éclairage du lieu, surmonté d’une immense et artificielle voute céleste – un véritable canal empli d’eau sillonne le quartier marchand. Quelques gondoles se trouvent là, dans l’attente de touristes. En se promenant dans les ruelles l’on trouve une reconstitution de la place Saint Marc, toujours avec ce ciel en trompe l’œil plus vrai que nature. L’on a beau être allergique aux tics et aux paillettes, la reconstitution laisse baba. J’ai rarement ressenti cette impression d’avoir abdiqué tout repère d’heure et d’endroit. Jet lag aidant, je me serais cru sous l’emprise d’une drogue planante ou à côté de Di Caprio dans une scène d’Inception.

En descendant le boulevard voici le Caesar palace dont le luxe pseudo-latin ne me touche pas. Le palace est célèbre depuis le film The Hangover (en français, Very Bad Trip), tout comme le Bellagio l’est devenu avec Ocean’s eleven. Le spectacle est dehors, avec la fontaine géante (le plus grande du monde ?) qui entrecroise jets et effets au rythme de "Con te partiró". J’avoue mon faible goût pour la reconstitution de Paris dans le palace homonyme, pas vraiment impressionnante avec sa Tour Eiffel et son Arc de Triomphe flanqués d’une fausse montgolfière. Quel intérêt ? L’intérieur fait songer à Amélie Poulain, c’est dire. Pas très loin de là, le Flamingo fonde sa communication sur les véritable flamants roses de sa ménagerie. C’est aussi le problème, car du coup le casino sent la volaille – de là à se faire plumer… quant aux flamants ils sont là et bien roses. Leur rendre visite est déjà bien suffisant tant leur contemplation est barbante – connaissez-vous animal plus patibulaire ? La palourde, peut-être... Alors, un séjour au Flamingo, non merci.

Je ferai un peu le même constat que pour Paris avec le New York, New York. L’esprit new-yorkais et si éloigné de la superficialité végasienne que le mélange fait flop. Ou alors, à réserver aux gens qui n’aiment pas la Grosse Pomme, rien ici ne viendra mettre en question leurs certitudes.
A deux pas de là, l’Excalibur fait craindre le pire avec son moyen-âge de carton-pâte et son sous-sol dédié à un casino pour enfants. A noter que les gamins ne gagnent pas de sous, évidemment, mais des tickets que l’on échange en fin de parcours contre des babioles. L’Excalibur héberge un bar très connu où l’on vient pour se faire insulter : idée stupide sans doute mais qui je ne sais pourquoi flatte agréablement une part de mon esprit, peut-être parce qu’elle s’oppose à l’image lisse et niaise trop souvent offerte par la ville.

Le Luxor (vu dans Mars Attacks) oublie la demi-mesure avec sa forme de pyramide égyptienne gardée par un sphinx et ses statues gigantesques imitées d’Abu Simbel. Mais que l’intérieur déçoit, tant l’endroit semble vide ! C’est beau de faire une pyramide, encore faut-il pouvoir la remplir… Oubliez les ascenseurs qui montent de travers : l’expérience inoubliable promise par le Guide du Routard (qui on le verra ne lésine pas sur les âneries en tout genre) ne vaut décidément pas le déplacement. Enorme, tape-à-l’œil et en définitif creux : une bouffissure endémique.

Divine surprise avec le Mandalay Bay, palais pour une fois de bon goût. Les architectes ont été inspirés par l’Asie et la sagesse indiennes. Fontaines discrètes, murs amples et plus vrais que nature, ambiance pénétrée de rumeurs de jongle. Le Mandalay Bay abrite un fort bel aquarium que l'on parcourt avec ravissement. L'on y trouve un espace réservé où les enfants peuvent toucher quelques animaux marins : roussettes, raies et même limules, arthropodes venus de la nuit des temps et maladroitement appelés « crabe fer à cheval », car, n’importe quel amateur un peu éclairé vous le confirmera, ce n’est certainement pas un crabe. Une belle découverte pour le plus réussi des palaces.

La première partie nous emmènera en Arizona et en Utah depuis Las Vegas. Ensuite nous visiterons la côte Ouest de Los Angeles à San Francisco. Nous vous invitons à partager ces quelques pensées sur ces trois semaines d'explorations, émaillées de quelques déconvenues...
Alors voilà, here we go...:)
Après un long voyage voici donc Las Vegas. Cette ville n’est pas un but. Jamais je n’aurais imaginé passer tant de temps dans un long-courrier, subir une escale ennuyeuse à New York et emprunter un vol domestique de la Delta pour visiter la capitale du toc, du kitsch et du fric. Mais le vaste circuit que nous avons établi depuis Paris, grâce aux guides et au VF, nous a naturellement désigné la métropole du Nevada comme point d’arrivée.
Passer quatre journées dans ce que j’imagine être une kermesse exaspérante ne m’enchante pas, mais la perspective inverse de cuver mon décalage horaire sur les highways américaines, ajoutant le stress de la conduite au sommeil, m’apparait pire encore.Dès le premier jour, je m’aperçois que je suis me suis trompé. Las Vegas n’est pas la foire au pire que j’imaginais. Les vastes casinos sont bel et bien là, mais baignés par une atmosphère plutôt agréable, plongés dans une perpétuelle pénombre et sans musique agressive. Je sais parfaitement que cet écrin de douceur cherche à retenir le joueur en abusant ses sens pour mieux le plumer. Mais moi, qui ne joue pas et me contente d’explorer l’endroit, je reste séduit par le soin apporté aux grands hôtels. Tout y flatte l’œil, les plantes gigantesques et les aquariums bigarrés, la démesure des imitations ou des boutiques de luxe.
La topologie de Las Vegas est simple. Les casinos et les hôtels qui les hébergent (à moins que ce ne soit l’inverse) sont alignés de part et d’autre d’un long et large boulevard nommé « strip ». Le tourisme consiste à descendre ou remonter le strip en visitant les palaces qui y sont installés. Surprise, la chaleur n’est pas si intense quoi que j’aie pu lire à ce sujet : rien à voir avec ce que j’ai pu vivre en Egypte ou dans certaines villes du sud de l’Europe où l’alliance entre soleil, pollution et puanteur était simplement intenable. Par ailleurs il faut savoir que les casinos-hôtels sont souvent reliés l’un à l’autre par des couloirs climatisés, somme toute l’on peut visiter le strip sans souffrir à l’excès du soleil.

Notre palace, The Mirage, se révèle assez sobre, et héberge même des restaurants intéressants. Mais on ne comprend pas très bien la thématique du lieu : aquarium, ménagerie, parade de dauphins, piscine (pour humains), jungle tropicale et vrai-faux volcan sont les attractions offertes. Est-ce un palace sponsorisé par Ushuaïa ?
L’aquarium, derrière le comptoir d’accueil, est sans grand intérêt malgré sa dimension, d’autant plus qu’on trouvera bien mieux au Mandalay, dont je parlerai plus loin. Pour ceux que cela intéresse, la ménagerie entretient quelques félins albinos. Quand nous y sommes allés, comme dans toutes les ménageries de l’univers, les tigres et autres lions dormaient paisiblement ou se déplaçaient d’un air las. Si la parade de dauphins (payante) est classique et sans surprise, il ne faut surtout pas oublier de prendre l’escalier et descendre sous le bassin pour contempler les cétacés à travers de vastes hublots, le principal attrait du lieu.
La piscine est une réussite avec ses bassins généreux, sa vraie cascade, ses jeunes sauveteurs et sauveteuses en une pièce rouge droit sortis de Bay Watch. Et devant l’hôtel, tous les soirs un volcan entre en éruption : jeux d’eaux et de feu au son d’une mélopée tribale.

En quittant le Mirage pour l’autre côté du strip, le Venetian offre une gigantesque surprise : dans une aube éternelle – tel est l’effet étonnant produit par l’éclairage du lieu, surmonté d’une immense et artificielle voute céleste – un véritable canal empli d’eau sillonne le quartier marchand. Quelques gondoles se trouvent là, dans l’attente de touristes. En se promenant dans les ruelles l’on trouve une reconstitution de la place Saint Marc, toujours avec ce ciel en trompe l’œil plus vrai que nature. L’on a beau être allergique aux tics et aux paillettes, la reconstitution laisse baba. J’ai rarement ressenti cette impression d’avoir abdiqué tout repère d’heure et d’endroit. Jet lag aidant, je me serais cru sous l’emprise d’une drogue planante ou à côté de Di Caprio dans une scène d’Inception.

En descendant le boulevard voici le Caesar palace dont le luxe pseudo-latin ne me touche pas. Le palace est célèbre depuis le film The Hangover (en français, Very Bad Trip), tout comme le Bellagio l’est devenu avec Ocean’s eleven. Le spectacle est dehors, avec la fontaine géante (le plus grande du monde ?) qui entrecroise jets et effets au rythme de "Con te partiró". J’avoue mon faible goût pour la reconstitution de Paris dans le palace homonyme, pas vraiment impressionnante avec sa Tour Eiffel et son Arc de Triomphe flanqués d’une fausse montgolfière. Quel intérêt ? L’intérieur fait songer à Amélie Poulain, c’est dire. Pas très loin de là, le Flamingo fonde sa communication sur les véritable flamants roses de sa ménagerie. C’est aussi le problème, car du coup le casino sent la volaille – de là à se faire plumer… quant aux flamants ils sont là et bien roses. Leur rendre visite est déjà bien suffisant tant leur contemplation est barbante – connaissez-vous animal plus patibulaire ? La palourde, peut-être... Alors, un séjour au Flamingo, non merci.

Je ferai un peu le même constat que pour Paris avec le New York, New York. L’esprit new-yorkais et si éloigné de la superficialité végasienne que le mélange fait flop. Ou alors, à réserver aux gens qui n’aiment pas la Grosse Pomme, rien ici ne viendra mettre en question leurs certitudes.
A deux pas de là, l’Excalibur fait craindre le pire avec son moyen-âge de carton-pâte et son sous-sol dédié à un casino pour enfants. A noter que les gamins ne gagnent pas de sous, évidemment, mais des tickets que l’on échange en fin de parcours contre des babioles. L’Excalibur héberge un bar très connu où l’on vient pour se faire insulter : idée stupide sans doute mais qui je ne sais pourquoi flatte agréablement une part de mon esprit, peut-être parce qu’elle s’oppose à l’image lisse et niaise trop souvent offerte par la ville.


Le Luxor (vu dans Mars Attacks) oublie la demi-mesure avec sa forme de pyramide égyptienne gardée par un sphinx et ses statues gigantesques imitées d’Abu Simbel. Mais que l’intérieur déçoit, tant l’endroit semble vide ! C’est beau de faire une pyramide, encore faut-il pouvoir la remplir… Oubliez les ascenseurs qui montent de travers : l’expérience inoubliable promise par le Guide du Routard (qui on le verra ne lésine pas sur les âneries en tout genre) ne vaut décidément pas le déplacement. Enorme, tape-à-l’œil et en définitif creux : une bouffissure endémique.

Divine surprise avec le Mandalay Bay, palais pour une fois de bon goût. Les architectes ont été inspirés par l’Asie et la sagesse indiennes. Fontaines discrètes, murs amples et plus vrais que nature, ambiance pénétrée de rumeurs de jongle. Le Mandalay Bay abrite un fort bel aquarium que l'on parcourt avec ravissement. L'on y trouve un espace réservé où les enfants peuvent toucher quelques animaux marins : roussettes, raies et même limules, arthropodes venus de la nuit des temps et maladroitement appelés « crabe fer à cheval », car, n’importe quel amateur un peu éclairé vous le confirmera, ce n’est certainement pas un crabe. Une belle découverte pour le plus réussi des palaces.

Ryanair, Europe’s favourite airline, today (23 Dec) launched its new United States Ryanair website, making it even easier for US customers to book Europe’s lowest fares on www.ryanair.com/us.Thousands of American customers explore Europe every year on Ryanair’s low fares with London, Dublin, Barcelona, Rome and Paris the top five destinations for US customers, with the most visitors coming from California, New York, Texas, Florida and New Jersey.
US customers can now book Ryanair’s low fares in dollars.
See more at: http://corporate.ryanair.com/news/news/141223-ryanair-launches-new-us-website/?market=en#sthash.fHY2yVi1.dpuf
Ryanair a ouvert un site spécialement pour ses clients habitant les Etats-Unis, qui peuvent y acheter leurs billets en dollars.Ils viennent principalement de Californie, New York, Texas, Floride et New Jersey et leurs destinations préférées sont Londres, Dublin, Barcelone, Rome et Paris.
Ryanair a ouvert un site spécialement pour ses clients habitant les Etats-Unis, qui peuvent y acheter leurs billets en dollars.Ils viennent principalement de Californie, New York, Texas, Floride et New Jersey et leurs destinations préférées sont Londres, Dublin, Barcelone, Rome et Paris.
N'ayant pas reçu toutes les réponses à mes questions dans un précédent post 🤪, je me permets d'en ouvrir un nouveau en espérant avoir plus de chance!
Je pars cet été dans l'ouest des USA pour une boucle classique avec mon mari et mes 2 enfants de 10 et 7 ans.
La rando cathedral wash est elle conseillée avec des enfants? A Arches, je compte faire le devil's garden trail, mais j'hésite entre un aller retour ou un retour par primitive trail: n'est ce pas trop difficile ou long avec des enfants?
Merci
La rando cathedral wash est elle conseillée avec des enfants? A Arches, je compte faire le devil's garden trail, mais j'hésite entre un aller retour ou un retour par primitive trail: n'est ce pas trop difficile ou long avec des enfants?
Merci
Et voilà, après de longs mois de travail, je vous livre le récit de mes pérégrinations dans le Sud Ouest du pays de l’Oncle Sam. Pas trop tôt dirons certains mais vous verrez qu’il y a de la matière à lire et que c’est plus prêt du roman que du carnet ! 😊
Je procéderais comme pour mes carnets précédents, par épisodes pour faire durer le plaisir et avec simplement une ou deux photos à chaque fois car je suis convaincu que VF n’est pas l’endroit ou afficher de nombreuses photos. Comme les fois précédentes également, pour les impatients ou ceux qui veulent voir toutes les photos, tout est en ligne sur mon site ( voir signature ).
Cette fois, quand j'ai dit que je voulais aller aux Etats- Unis, la question « Mais pourquoi ce pays ? » ne m'a pas été posée. Ce qui n'est guère étonnant étant donné qu'il suffit de prononcer les noms de San Francisco, Monument Valley, Grand Canyon, Death Valley ou Las Vegas pour que cela évoque à la plupart d'entre nous de somptueuses images. Nous avons tous vu des images ou des films qui magnifient les paysages de l'Ouest américain, et si l'on y rajoute la culture américaine dans laquelle on baigne qu'on le veuille ou non, il suffit de saupoudrer d'une pincée de baisse du cour$ du dollar face à l'€uro pour obtenir une envie irrépressible d'aller voir tout ça de plus près … Pour préparer ce voyage, j'ai dans un premier temps, dans une sorte de réflexe pavlovien, acheté la quasi-totalité des guides de voyage sur la destination, ce qui c'est révélé d'une inutilité absolue puisque … je ne m'en suis jamais servi ! Pourtant, ce voyage a bénéficié d'un temps de préparation hors normes puisque d'abord prévu pour septembre 2008, il fut annulé puis finalement reprogrammé pour juin 2009. Pour cette préparation j'ai uniquement utilisé Voyage Forum, le forum de discussion francophone qui met les voyages individuels à la portée de tous. Le début a été ardu puisqu'il m'a fallu un bon moment pour commencer à ne plus confondre les sites de Bryce Canyon, Zion, Canyonland, Island in the Sky, Grand Canyon, Monument Valley, Arches ou Yosemite ! Quelques mois plus tard j'avais concocté un circuit en vague forme de 8, démarrant à San Francisco et se terminant 18 jours plus tard à Las Vegas. Pour ne pas perdre de temps chaque jour à trouver un hôtel et surtout pour être sûr de pouvoir dormir au cœur des Parcs Nationaux, là où les hôtels sont rares et complets des mois à l'avance, j'ai réservé toutes mes nuitées longtemps avant. Et comme je devais faire ce voyage seul puisque ma femme et ma fille ne pouvaient venir, j'en ai profité pour me louer un cabriolet et fixer certaines règles qui auraient été difficiles à tenir dans un voyage en famille : tout d'abord, la priorité serait donnée aux levers et couchers de soleil ainsi qu'à la meilleure lumière possible pour les photos. Et comme en juin le soleil se lève tôt, cela signifierait se lever très tôt et ne pas perdre de temps en choses aussi « futiles » qu'un breakfast ! Pareil pour le déjeuner, pas question de construire les journées avec un arrêt « repas » en plein milieu, ça fait perdre trop de temps et je suis bien décidé à voir le maximum de choses. Quant à pique-niquer, je fais ça tous les midis depuis 25 ans que je travaille et je vous avouerai que l'aspect sympathique de la chose s'est évaporé depuis bien longtemps ! Une fois l'itinéraire défini, les randonnées cadrées, les réservations faites et confirmées, il ne restait plus qu'à imprimer tout ça pour en faire un road book et à attendre le dimanche 7 juin 2009 pour que le trip commence…
Dimanche 7 juin - Jour 1
Ca y est, on a décollé ! Le Boeing 747- 400 d'Air France s'est arraché du sol, les immenses ailes qui, lorsque nous étions au sol, étaient supportées par le fuselage, ont fléchi lorsqu'elles sont devenues le support du fuselage et nous volons maintenant vers San Francisco. Une fois en l'air, je décompresse puisque comme d'hab' les 24 dernières heures ont été « Crescendo Stress » !!! Sans raisons particulières. Juste parce que je suis comme ça. A peine avons-nous décollé qu'on nous sert un apéritif. Je profite encore un peu du « way of life » français en sirotant un verre de champagne ! J'observe autour de moi, pour les Américains, c'est Diet Coke ou Tomato Juice … Beuark !! 9000 km plus tard, on se pose à peu près à l'heure prévue et je passe l'immigration sans problèmes. Il faut dire qu'on nous a distribué la fameuse fiche verte, le formulaire I-94W, dès le décollage, nous avons donc eu 12 heures pour nous appliquer à la remplir correctement. Dans ces conditions, difficile de trouver des excuses au couple de Français qui se fait éjecter sur le côté parce qu'ils n'ont rempli qu'un tiers de ce qu'il fallait. Pour moi, après avoir collé mes 10 doigts sur le scanner à empreintes, je rentre officiellement aux USA ! Les bagages sont là, tout va bien ! Je prends la navette, un métro aérien en l'occurrence, pour rejoindre les loueurs de voiture qui sont regroupés dans un bâtiment un peu plus loin. Si jusque là tout s'est déroulé comme sur des roulettes, je manque de prendre racine devant le comptoir de Dollar, le loueur final chez qui l'intermédiaire « elocationdevoitures.fr » m'a réservé une Chrysler Sebring décapotable. Je décline tout ce que me propose le gars de chez Dollar, le GPS puisque j'ai le mien (au moins je suis sûr d'en maîtriser le fonctionnement !), les assurances complémentaires non comprises dans le contrat (c'est-à-dire l'assurance pour le conducteur car je suis déjà couvert avec ma carte de crédit) et l'assurance dépannage 24/24. Surprise, malgré que j'aie décliné toutes les extensions, le type m'annonce un surcoût de 104 $ !?? Allez, c'est parti : « Excuse me, could you please explain why I have to pay 104 $ ? ». Il maugrée, recalcule et m'annonce ... 17$ de taxes diverses ! Là ça me va déjà mieux ! Les voitures sont au niveau inférieur. Là, un gars pas plus aimable que ça me donne les clés et m'indique où est la voiture : emplacement I-13. A cause d'expériences précédentes, je suis un peu méfiant vis-à-vis des loueurs et je fais attentivement le tour de la voiture, ce qui me permet de repérer plusieurs traces de frottements sur la portière. Je le signale au type qui n'en a visiblement rien à faire mais comme j'insiste, il ressort une des feuilles du contrat de location et me la tend pour que j'indique sur le croquis représentant une voiture où sont les traces. Je m'exécute puis lui ramène la feuille. Sans même y jeter un œil il la signe puis me la rend. Ouais … de toutes façons je suis assuré tout risque et sans franchise, non ? L'autre « bonne surprise » - mais celle là je m'y attendais - c'est que mes deux sacs de voyage ne tiennent pas dans le coffre ! D'ailleurs je ne suis même pas sûr qu'une valise classique tienne car les 2/3 du coffre sont réservés pour ranger le toit lorsqu'on décapote !! ( pour voir la place dans le coffre d'une décapotable cliquez >ICI< ) Eh oui, un cabriolet c'est bien mais c'est surtout pour faire le cake le long de la plage, pas pour un road trip de presque 3 semaines ! Heureusement, j'ai un plan B qui consistera à « ranger » les affaires du second sac dans les recoins de la bagnole. D'emménager dans la voiture en quelque sorte ! Mais pour l'instant je mets le sac sur le siège arrière, le GPS sur le pare-brise et c'est parti … « If you're going to San Francisco, be sure to wear some flowers in your hair », dit la chanson ... Je n'ai pas les fleurs dans les cheveux, j'espère que ça ne posera pas de problèmes !


Je procéderais comme pour mes carnets précédents, par épisodes pour faire durer le plaisir et avec simplement une ou deux photos à chaque fois car je suis convaincu que VF n’est pas l’endroit ou afficher de nombreuses photos. Comme les fois précédentes également, pour les impatients ou ceux qui veulent voir toutes les photos, tout est en ligne sur mon site ( voir signature ).
Cette fois, quand j'ai dit que je voulais aller aux Etats- Unis, la question « Mais pourquoi ce pays ? » ne m'a pas été posée. Ce qui n'est guère étonnant étant donné qu'il suffit de prononcer les noms de San Francisco, Monument Valley, Grand Canyon, Death Valley ou Las Vegas pour que cela évoque à la plupart d'entre nous de somptueuses images. Nous avons tous vu des images ou des films qui magnifient les paysages de l'Ouest américain, et si l'on y rajoute la culture américaine dans laquelle on baigne qu'on le veuille ou non, il suffit de saupoudrer d'une pincée de baisse du cour$ du dollar face à l'€uro pour obtenir une envie irrépressible d'aller voir tout ça de plus près … Pour préparer ce voyage, j'ai dans un premier temps, dans une sorte de réflexe pavlovien, acheté la quasi-totalité des guides de voyage sur la destination, ce qui c'est révélé d'une inutilité absolue puisque … je ne m'en suis jamais servi ! Pourtant, ce voyage a bénéficié d'un temps de préparation hors normes puisque d'abord prévu pour septembre 2008, il fut annulé puis finalement reprogrammé pour juin 2009. Pour cette préparation j'ai uniquement utilisé Voyage Forum, le forum de discussion francophone qui met les voyages individuels à la portée de tous. Le début a été ardu puisqu'il m'a fallu un bon moment pour commencer à ne plus confondre les sites de Bryce Canyon, Zion, Canyonland, Island in the Sky, Grand Canyon, Monument Valley, Arches ou Yosemite ! Quelques mois plus tard j'avais concocté un circuit en vague forme de 8, démarrant à San Francisco et se terminant 18 jours plus tard à Las Vegas. Pour ne pas perdre de temps chaque jour à trouver un hôtel et surtout pour être sûr de pouvoir dormir au cœur des Parcs Nationaux, là où les hôtels sont rares et complets des mois à l'avance, j'ai réservé toutes mes nuitées longtemps avant. Et comme je devais faire ce voyage seul puisque ma femme et ma fille ne pouvaient venir, j'en ai profité pour me louer un cabriolet et fixer certaines règles qui auraient été difficiles à tenir dans un voyage en famille : tout d'abord, la priorité serait donnée aux levers et couchers de soleil ainsi qu'à la meilleure lumière possible pour les photos. Et comme en juin le soleil se lève tôt, cela signifierait se lever très tôt et ne pas perdre de temps en choses aussi « futiles » qu'un breakfast ! Pareil pour le déjeuner, pas question de construire les journées avec un arrêt « repas » en plein milieu, ça fait perdre trop de temps et je suis bien décidé à voir le maximum de choses. Quant à pique-niquer, je fais ça tous les midis depuis 25 ans que je travaille et je vous avouerai que l'aspect sympathique de la chose s'est évaporé depuis bien longtemps ! Une fois l'itinéraire défini, les randonnées cadrées, les réservations faites et confirmées, il ne restait plus qu'à imprimer tout ça pour en faire un road book et à attendre le dimanche 7 juin 2009 pour que le trip commence…
Dimanche 7 juin - Jour 1
Ca y est, on a décollé ! Le Boeing 747- 400 d'Air France s'est arraché du sol, les immenses ailes qui, lorsque nous étions au sol, étaient supportées par le fuselage, ont fléchi lorsqu'elles sont devenues le support du fuselage et nous volons maintenant vers San Francisco. Une fois en l'air, je décompresse puisque comme d'hab' les 24 dernières heures ont été « Crescendo Stress » !!! Sans raisons particulières. Juste parce que je suis comme ça. A peine avons-nous décollé qu'on nous sert un apéritif. Je profite encore un peu du « way of life » français en sirotant un verre de champagne ! J'observe autour de moi, pour les Américains, c'est Diet Coke ou Tomato Juice … Beuark !! 9000 km plus tard, on se pose à peu près à l'heure prévue et je passe l'immigration sans problèmes. Il faut dire qu'on nous a distribué la fameuse fiche verte, le formulaire I-94W, dès le décollage, nous avons donc eu 12 heures pour nous appliquer à la remplir correctement. Dans ces conditions, difficile de trouver des excuses au couple de Français qui se fait éjecter sur le côté parce qu'ils n'ont rempli qu'un tiers de ce qu'il fallait. Pour moi, après avoir collé mes 10 doigts sur le scanner à empreintes, je rentre officiellement aux USA ! Les bagages sont là, tout va bien ! Je prends la navette, un métro aérien en l'occurrence, pour rejoindre les loueurs de voiture qui sont regroupés dans un bâtiment un peu plus loin. Si jusque là tout s'est déroulé comme sur des roulettes, je manque de prendre racine devant le comptoir de Dollar, le loueur final chez qui l'intermédiaire « elocationdevoitures.fr » m'a réservé une Chrysler Sebring décapotable. Je décline tout ce que me propose le gars de chez Dollar, le GPS puisque j'ai le mien (au moins je suis sûr d'en maîtriser le fonctionnement !), les assurances complémentaires non comprises dans le contrat (c'est-à-dire l'assurance pour le conducteur car je suis déjà couvert avec ma carte de crédit) et l'assurance dépannage 24/24. Surprise, malgré que j'aie décliné toutes les extensions, le type m'annonce un surcoût de 104 $ !?? Allez, c'est parti : « Excuse me, could you please explain why I have to pay 104 $ ? ». Il maugrée, recalcule et m'annonce ... 17$ de taxes diverses ! Là ça me va déjà mieux ! Les voitures sont au niveau inférieur. Là, un gars pas plus aimable que ça me donne les clés et m'indique où est la voiture : emplacement I-13. A cause d'expériences précédentes, je suis un peu méfiant vis-à-vis des loueurs et je fais attentivement le tour de la voiture, ce qui me permet de repérer plusieurs traces de frottements sur la portière. Je le signale au type qui n'en a visiblement rien à faire mais comme j'insiste, il ressort une des feuilles du contrat de location et me la tend pour que j'indique sur le croquis représentant une voiture où sont les traces. Je m'exécute puis lui ramène la feuille. Sans même y jeter un œil il la signe puis me la rend. Ouais … de toutes façons je suis assuré tout risque et sans franchise, non ? L'autre « bonne surprise » - mais celle là je m'y attendais - c'est que mes deux sacs de voyage ne tiennent pas dans le coffre ! D'ailleurs je ne suis même pas sûr qu'une valise classique tienne car les 2/3 du coffre sont réservés pour ranger le toit lorsqu'on décapote !! ( pour voir la place dans le coffre d'une décapotable cliquez >ICI< ) Eh oui, un cabriolet c'est bien mais c'est surtout pour faire le cake le long de la plage, pas pour un road trip de presque 3 semaines ! Heureusement, j'ai un plan B qui consistera à « ranger » les affaires du second sac dans les recoins de la bagnole. D'emménager dans la voiture en quelque sorte ! Mais pour l'instant je mets le sac sur le siège arrière, le GPS sur le pare-brise et c'est parti … « If you're going to San Francisco, be sure to wear some flowers in your hair », dit la chanson ... Je n'ai pas les fleurs dans les cheveux, j'espère que ça ne posera pas de problèmes !


Miami, la grande métropole de Floride a vraiment beaucoup d’atouts pour séduire les voyageurs amateurs de photos. Là-bas, les clichés à saisir y sont nombreux : de la célèbre South Beach et ses immeubles aux pimpantes façades Art déco en passant, entre autre, par les gigantesques buildings de Downtown …
Dans cet album, seuls quelques aspects de Miami y sont présentés.
Un partage qui évoquera à certains quelques souvenirs de voyage et qui incitera, peut-être à d’autres, l’envie de partir découvrir cette ville du sud est des Etats-Unis.
Sky line

Miami ne serait pas vraiment une grande métropole d’Amérique du nord s’il n’y avait pas des gratte-ciel et une ligne d’horizon à photographier. La skyline prise en contrebas de la route qui mène à Key Biscayne est un parfait point de vue sur les hauts buildings du quartier d’Affaires de Downtown. La présence dans le cadrage de palmes de cocotiers signe le côté tropical de ce lieu de Floride. En prenant cette photo, je pensais que ce panorama devait être idéalement photogénique à la tombée de la nuit, au moment de la fameuse « heure bleue » … avec des immeubles illuminés et des reflets sur des eaux calmes et lisses …
Miami Beach
On associe souvent cette ville à un rêve de plage … Elle est bien présente à South Beach, immense, charmante et relaxante avec, comme il se doit, son sable blanc et ses eaux bleu turquoise. Ici, à l’horizon, un ciel plombé annonciateur d’une brève averse tropicale. Et quel contraste de tonalités ! Du gris, du bleu et des teintes sable, plus claires.
Culte du corps

La plage n’est pas seulement un lieu de farniente et de baignade. Marche, jogging, musculation … South Beach est un vrai terrain de sport. Entre le front de mer et le rivage sablonneux, la piste (en sable dur) le long de la plage est idéale pour un jogging matinal. On peut aussi effectuer des mouvements de musculation afin de parvenir à ressembler aux lifeguards bodybuildés.
Lifeguards
Leur poste de secours en bois ponctuent, environ tous les 200 mètres, le long ruban de sable. Tous différents, colorés et originaux. C’est un des charmes de South Beach et aussi un bon sujet de photos, j’avoue que j’ai un faible pour celui aux couleurs de la bannière étoilée.

Archi, style Art Déco

Après la plage, un peu de culture … elle est ici architecturale avec le quartier historique dont de nombreux immeubles de style Art Déco sont classés au patrimoine mondial de l’Unesco. Des bâtiments construits dans les années 1920 à 1930 qui ont subi depuis des rénovations très réussies. Tons pastel ou éclatants, formes arrondies ou lignes verticales, motifs géométriques et bas-reliefs sculptés. Nous sommes sur Ocean Drive, en front de mer, ou sur Collins avenue et les immeubles anciens se succèdent. Tous transformés en hôtels, restaurants ou boutiques de stylistes très tendance.

SoBe by night
SoBe ? L’abrévation de South Beach … Même si Ocean Drive est animée tout au long de la journée, c’est surtout en soirée que l’activité y bat son plein. Va et vient incessants de cabriolets de luxe, de limousines et autres taxis jaune. Lieu festif s’il en est, les restaurants, bars et boîtes sont bondés et les rythmes musicaux s’y mélangent dans une cacophonie indescriptible ! On vient ici en soirée pour s’amuser ou simplement pour voir l’ambiance mai aussi souvent pour être vu … Pour les amateurs de photos, tous ces néons colorés inondant de lumières vives les façades incitent à réaliser des clichés en nocturne. Au gré de ma balade, voilà que les lumières du Breakwater attirent mon objectif d’autant qu’elles se reflètent idéalement sur cette carrosserie.

Belles Américaines

Et que ca brille ! A grand renfort de mousse cet employé astique la carrosserie de cette Ford Thunderbird stationnée devant l’hôtel Avalon. Elles sont nombreuses, ces berlines de collections bien mises en valeur devant les immeubles. Cela ajoute, un peu plus, un air rétro au quartier. Pour un peu, on se croirait presque au temps de la Prohibition et voilà qu’on imagine Al Capone débarquant avec ses acolytes, borsalinos sur la tête et imperméables aux cols relevés …
Taxis jaune

Bien plus nombreux que les voitures de luxe ou de sport, les célèbres taxis jaunes sillonnent en permanence les rues tracées en damier de South Beach. De jour comme de nuit, par beau temps ou même sous la pluie … Miami est renommée pour son agréable climat mais en septembre, les averses tropicales peuvent être journalières. Heureusement et en dehors des cyclones, elles ne durent pas très longtemps. Juste le temps de faire briller le bitume et d’inonder les caniveaux, et voilà qu’un chaud et généreux soleil réapparaît. Retour à la plage, les gros nuages menaçants ont disparu du cadre de la photo, seul un bel arc en ciel rompt l’uniformité bleutée du ciel. Un arc (presque un double !) dont les courbes lumineuses semblent se prolonger sur le sable avec la vue en premier plan des traces de pneus des véhicules des sauveteurs.
Entre plage et front de mer
Une vraie cocoteraie ! Le Parc Lummus situé entre la plage et Ocean Drive est un lieu très plaisant, une sorte de transition entre le paisible bord de mer et l’agitation du front de mer. On peut le parcourir en sportif (jogging, vélo, skate ou rollers …) ou tout simplement en flânant à pied. Certains y font une pause (pique-nique ou sieste …), l’ombre des palmes et la pelouse y sont très appréciés ! Une vue depuis la pelouse et une autre complémentaire, capturée dans le sens opposé, depuis la terrasse d’un hôtel.

Ocean Drive au quotidien
Sur les trottoirs du Parc Lummus, le matin, on balade les gentils toutous à Madame … Dans les allées on fait du vélo (avec une ombrelle !), on se promène avant d’aller à la plage, on fait un jogging ou du roller … et même du skate sur le bitume, en zigzaguant parmi les voitures sur Océan Drive !
Courbes d’écume dans le port
Au loin les buildings masquent en partie l’horizon marin. Nous sommes dans le port de Miami, à la fois commercial avec ses alignements de conteneurs mais aussi dédié aux imposants bateaux de croisières qui font escale ici avant de naviguer vers Key West, les îles des Bahamas ou le Golfe du Mexique. Un canal que l’on n’empreinte pas sans autorisation, les gardes côtes veillent. Voyez ce plaisancier, presque arraisonné par cette vedette de sécurité … une belle image avec ces longs sillages d’écume.
Îles et villas
South Beach, évoquée plus haut, est une vraie île reliée au reste de la ville par des voies rapides et des ponts … mais des îles, il y en a beaucoup d’autres dans la baie de Miami. Des lieux réservés à quelques privilégiés, plusieurs stars en vue y possèdent une résidence. Voici un point de vue plongeant sur ces îlots de rêve … au-delà des palmiers on aperçoit quelques unes de ces charmantes villas. Leur accès est protégé des curieux, on n’y pénètre pas facilement, des vigiles en contrôlent l’entrée. De luxueuses villas entourées de jardins tropicaux dont certaines possèdent un ponton où sont amarrés yatchs et jetskis, un must … pour fortunés !
Prestigieux Biltmore
Avec sa haute silhouette on le repère facilement parmi les immeubles du quartier de Coral Gables. Construit en 1926, le Baltimore Hôtel est une adresse haut de gamme à Miami. Une architecture méditerranéenne mariant les influences italiennes, mauresques et espagnoles. 275 luxueuses chambres, un luxuriant jardin tropical, une immense piscine et des terrains de golf et de tennis … Pris dans les embouteillages, j’ai le temps de le photographier. Avec ce fond de ciel plombé, la teinte claire de ses murs ressort parfaitement.
Art et design

Miami, une ville de bord de mer dédiée aux vacances balnéaires et aux soirées festives ? Pas seulement ! L’art et la culture y sont présents. Le quartier de Design District, entre la 41th street et la 36 th, en est la preuve. Ici, les galeries d’art s’y succèdent. Ces « hangars » zébrés en black & white abritent des boutiques d’objets d’art, juste à côté, ces murs couverts de graffitis ornent les murs de bars très tendance.
Ambiance créole à Little Haïti
Le street art et les graffitis muraux sont également visible en un autre lieu de Miami, précisément à Little Haïti. Haut lieu de l’importante communauté haïtienne, celle constituée d’îliens ayant fuit, dans les années soixante, la dictature de la famille Duvalier.
Ces fresques naïves de marché évoquent les tableaux des artistes du pays.
Miami, la cosmopolite, on la rencontre aussi à Little Havana, le long de la Calle Ocho où se sont établis les nombreux émigrés cubains.
Evidemment, dans ces quartiers de Miami, le niveau de vie moyen est à mille lieux de celui observé à Miami Beach ou dans celui des affaires de Downtown !
Sunrise on the beach

A savoir pour les amateurs de photos de couchers de soleil avec reflets sur la mer et embrasement du ciel, la plage de Miami n’est pas le meilleur endroit de Floride pour ce type de cliché, certes classique, mais tellement plaisant à contempler et à capturer. En effet, le rivage est orienté vers l’Est ! Mais à défaut de sunset, le spectacle est offert aux lèves-tôt ! Les sunrisesont souvent superbes avec un soleil qui apparaît au dessus de l’horizon.
D'autres photos et souvenirs de Floride avec mon carnet de voyage : Sur la route des keys et escale à Key West Sur VF : http://voyageforum.com/forum/usa_floride_route_keys_entre_iles_ponts_D5648471/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_tout_au_sud_floride_escale_key_west_D5659443/
Sky line

Miami ne serait pas vraiment une grande métropole d’Amérique du nord s’il n’y avait pas des gratte-ciel et une ligne d’horizon à photographier. La skyline prise en contrebas de la route qui mène à Key Biscayne est un parfait point de vue sur les hauts buildings du quartier d’Affaires de Downtown. La présence dans le cadrage de palmes de cocotiers signe le côté tropical de ce lieu de Floride. En prenant cette photo, je pensais que ce panorama devait être idéalement photogénique à la tombée de la nuit, au moment de la fameuse « heure bleue » … avec des immeubles illuminés et des reflets sur des eaux calmes et lisses …
Miami Beach

On associe souvent cette ville à un rêve de plage … Elle est bien présente à South Beach, immense, charmante et relaxante avec, comme il se doit, son sable blanc et ses eaux bleu turquoise. Ici, à l’horizon, un ciel plombé annonciateur d’une brève averse tropicale. Et quel contraste de tonalités ! Du gris, du bleu et des teintes sable, plus claires.
Culte du corps

La plage n’est pas seulement un lieu de farniente et de baignade. Marche, jogging, musculation … South Beach est un vrai terrain de sport. Entre le front de mer et le rivage sablonneux, la piste (en sable dur) le long de la plage est idéale pour un jogging matinal. On peut aussi effectuer des mouvements de musculation afin de parvenir à ressembler aux lifeguards bodybuildés.
Lifeguards

Leur poste de secours en bois ponctuent, environ tous les 200 mètres, le long ruban de sable. Tous différents, colorés et originaux. C’est un des charmes de South Beach et aussi un bon sujet de photos, j’avoue que j’ai un faible pour celui aux couleurs de la bannière étoilée.

Archi, style Art Déco

Après la plage, un peu de culture … elle est ici architecturale avec le quartier historique dont de nombreux immeubles de style Art Déco sont classés au patrimoine mondial de l’Unesco. Des bâtiments construits dans les années 1920 à 1930 qui ont subi depuis des rénovations très réussies. Tons pastel ou éclatants, formes arrondies ou lignes verticales, motifs géométriques et bas-reliefs sculptés. Nous sommes sur Ocean Drive, en front de mer, ou sur Collins avenue et les immeubles anciens se succèdent. Tous transformés en hôtels, restaurants ou boutiques de stylistes très tendance.

SoBe by night

SoBe ? L’abrévation de South Beach … Même si Ocean Drive est animée tout au long de la journée, c’est surtout en soirée que l’activité y bat son plein. Va et vient incessants de cabriolets de luxe, de limousines et autres taxis jaune. Lieu festif s’il en est, les restaurants, bars et boîtes sont bondés et les rythmes musicaux s’y mélangent dans une cacophonie indescriptible ! On vient ici en soirée pour s’amuser ou simplement pour voir l’ambiance mai aussi souvent pour être vu … Pour les amateurs de photos, tous ces néons colorés inondant de lumières vives les façades incitent à réaliser des clichés en nocturne. Au gré de ma balade, voilà que les lumières du Breakwater attirent mon objectif d’autant qu’elles se reflètent idéalement sur cette carrosserie.

Belles Américaines

Et que ca brille ! A grand renfort de mousse cet employé astique la carrosserie de cette Ford Thunderbird stationnée devant l’hôtel Avalon. Elles sont nombreuses, ces berlines de collections bien mises en valeur devant les immeubles. Cela ajoute, un peu plus, un air rétro au quartier. Pour un peu, on se croirait presque au temps de la Prohibition et voilà qu’on imagine Al Capone débarquant avec ses acolytes, borsalinos sur la tête et imperméables aux cols relevés …
Taxis jaune

Bien plus nombreux que les voitures de luxe ou de sport, les célèbres taxis jaunes sillonnent en permanence les rues tracées en damier de South Beach. De jour comme de nuit, par beau temps ou même sous la pluie … Miami est renommée pour son agréable climat mais en septembre, les averses tropicales peuvent être journalières. Heureusement et en dehors des cyclones, elles ne durent pas très longtemps. Juste le temps de faire briller le bitume et d’inonder les caniveaux, et voilà qu’un chaud et généreux soleil réapparaît. Retour à la plage, les gros nuages menaçants ont disparu du cadre de la photo, seul un bel arc en ciel rompt l’uniformité bleutée du ciel. Un arc (presque un double !) dont les courbes lumineuses semblent se prolonger sur le sable avec la vue en premier plan des traces de pneus des véhicules des sauveteurs.
Entre plage et front de mer

Une vraie cocoteraie ! Le Parc Lummus situé entre la plage et Ocean Drive est un lieu très plaisant, une sorte de transition entre le paisible bord de mer et l’agitation du front de mer. On peut le parcourir en sportif (jogging, vélo, skate ou rollers …) ou tout simplement en flânant à pied. Certains y font une pause (pique-nique ou sieste …), l’ombre des palmes et la pelouse y sont très appréciés ! Une vue depuis la pelouse et une autre complémentaire, capturée dans le sens opposé, depuis la terrasse d’un hôtel.

Ocean Drive au quotidien

Sur les trottoirs du Parc Lummus, le matin, on balade les gentils toutous à Madame … Dans les allées on fait du vélo (avec une ombrelle !), on se promène avant d’aller à la plage, on fait un jogging ou du roller … et même du skate sur le bitume, en zigzaguant parmi les voitures sur Océan Drive !
Courbes d’écume dans le port

Au loin les buildings masquent en partie l’horizon marin. Nous sommes dans le port de Miami, à la fois commercial avec ses alignements de conteneurs mais aussi dédié aux imposants bateaux de croisières qui font escale ici avant de naviguer vers Key West, les îles des Bahamas ou le Golfe du Mexique. Un canal que l’on n’empreinte pas sans autorisation, les gardes côtes veillent. Voyez ce plaisancier, presque arraisonné par cette vedette de sécurité … une belle image avec ces longs sillages d’écume.
Îles et villas

South Beach, évoquée plus haut, est une vraie île reliée au reste de la ville par des voies rapides et des ponts … mais des îles, il y en a beaucoup d’autres dans la baie de Miami. Des lieux réservés à quelques privilégiés, plusieurs stars en vue y possèdent une résidence. Voici un point de vue plongeant sur ces îlots de rêve … au-delà des palmiers on aperçoit quelques unes de ces charmantes villas. Leur accès est protégé des curieux, on n’y pénètre pas facilement, des vigiles en contrôlent l’entrée. De luxueuses villas entourées de jardins tropicaux dont certaines possèdent un ponton où sont amarrés yatchs et jetskis, un must … pour fortunés !
Prestigieux Biltmore

Avec sa haute silhouette on le repère facilement parmi les immeubles du quartier de Coral Gables. Construit en 1926, le Baltimore Hôtel est une adresse haut de gamme à Miami. Une architecture méditerranéenne mariant les influences italiennes, mauresques et espagnoles. 275 luxueuses chambres, un luxuriant jardin tropical, une immense piscine et des terrains de golf et de tennis … Pris dans les embouteillages, j’ai le temps de le photographier. Avec ce fond de ciel plombé, la teinte claire de ses murs ressort parfaitement.
Art et design

Miami, une ville de bord de mer dédiée aux vacances balnéaires et aux soirées festives ? Pas seulement ! L’art et la culture y sont présents. Le quartier de Design District, entre la 41th street et la 36 th, en est la preuve. Ici, les galeries d’art s’y succèdent. Ces « hangars » zébrés en black & white abritent des boutiques d’objets d’art, juste à côté, ces murs couverts de graffitis ornent les murs de bars très tendance.
Ambiance créole à Little Haïti
Le street art et les graffitis muraux sont également visible en un autre lieu de Miami, précisément à Little Haïti. Haut lieu de l’importante communauté haïtienne, celle constituée d’îliens ayant fuit, dans les années soixante, la dictature de la famille Duvalier.
Ces fresques naïves de marché évoquent les tableaux des artistes du pays.
Miami, la cosmopolite, on la rencontre aussi à Little Havana, le long de la Calle Ocho où se sont établis les nombreux émigrés cubains.
Evidemment, dans ces quartiers de Miami, le niveau de vie moyen est à mille lieux de celui observé à Miami Beach ou dans celui des affaires de Downtown !Sunrise on the beach

A savoir pour les amateurs de photos de couchers de soleil avec reflets sur la mer et embrasement du ciel, la plage de Miami n’est pas le meilleur endroit de Floride pour ce type de cliché, certes classique, mais tellement plaisant à contempler et à capturer. En effet, le rivage est orienté vers l’Est ! Mais à défaut de sunset, le spectacle est offert aux lèves-tôt ! Les sunrisesont souvent superbes avec un soleil qui apparaît au dessus de l’horizon.
D'autres photos et souvenirs de Floride avec mon carnet de voyage : Sur la route des keys et escale à Key West Sur VF : http://voyageforum.com/forum/usa_floride_route_keys_entre_iles_ponts_D5648471/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_tout_au_sud_floride_escale_key_west_D5659443/
Bonjour tout le monde,
Je serais qq jours à LAS VEGAS cet été et je projetais de survoler le grand canyon .
Certaines personnes me l'ont déconseillé au motif que ce vol serait dangereux et que des accidents se produiraient fréquemment lors de ce type d'excursion .
En cherchant dans les discussions anciennes du forum j'ai d'ailleurs pu lire que l'un des intermaute avait vu son vol reporté en raison d'un accident la veille ... 🏴☠️
Il me semble que cette activité est pourtant répandue et que les agences parraissent sérieuse, notamment l'agence papillon qui est la plus souvent citée sur le forum (mais je me dis que s'il existe vraiment un rique il ne le mettront certainement pas en avant sur leur site).
Je vous remercie donc d'avance de me faire profiter de toutes les infos que vous pourriez avoir sur ces prétendus risques .
MERCI à tous 🙂
Je serais qq jours à LAS VEGAS cet été et je projetais de survoler le grand canyon .
Certaines personnes me l'ont déconseillé au motif que ce vol serait dangereux et que des accidents se produiraient fréquemment lors de ce type d'excursion .
En cherchant dans les discussions anciennes du forum j'ai d'ailleurs pu lire que l'un des intermaute avait vu son vol reporté en raison d'un accident la veille ... 🏴☠️
Il me semble que cette activité est pourtant répandue et que les agences parraissent sérieuse, notamment l'agence papillon qui est la plus souvent citée sur le forum (mais je me dis que s'il existe vraiment un rique il ne le mettront certainement pas en avant sur leur site).
Je vous remercie donc d'avance de me faire profiter de toutes les infos que vous pourriez avoir sur ces prétendus risques .
MERCI à tous 🙂
En cet fin d’automne hivernal, alors que les jours raccourcissent et que les nuits s’allongent, que parfois le blues s’installe avec la grisaille persistante, je vous invite à un voyage au soleil, notre voyage, le premier aux USA. Il est certes classique, sans doute banal, rien avoir avec les merveilles publiées par nos chers « piliers » du forum. J’ai longtemps hésité à le poster, doutant de son intérêt et voilà, aujourd’hui je me lance. Que chacun y prenne ce qu’il souhaite ! C’est cela, après tout, l’esprit du forum. 🙂
Notre voyage a été une réussite et c’est en grande partie grâce à vous, à vos carnets de voyage, vos réflexions, vos blogs, vos réponses à mes questions, vos avis, vos conseils, vos discussions que j’ai souvent suivies dans l’ombre. Je ne citerai personne, j’en oublierais c’est certain, mais je pense que beaucoup se reconnaitront. A vous tous pour votre temps donné, partagé, MERCI ! 😏
Ce compte rendu comporte quelques remarques pratiques et surtout, des impressions personnelles qui pourront surprendre et qui ne sont donc pas forcément celles de tout le monde.
Road trip prévu du 12 juillet au 1er aout 2013 :
Arrivée PHOENIX, 1 nuit
PHOENIX > SEDONA, 1 nuit
SEDONA > GRAND CANYON, 1 nuit
GRAND CANYON > MONUMENT VALLEY, 1 nuit
MV > PAGE via Navajo National Monument, 2 nuits
PAGE > BRYCE CANYON via Kanab, 2 nuits
BRYCE > LAS VEGAS via Zion NP et Red Cliffs, 2 nuits
LAS VEGAS > DEATH VALLEY via scenic road, 1 nuit
DEATH VALLEY > MAMMOTH LAKES via Lone Pine & Alabama Hills, 2 nuits
MAMMOTH LAKES > EL PORTAL via Tioga road, 1 nuit
EL PORTAL > FISH CAMP, 1 nuit
FISH CAMP > SAN FRANCISCO, 4 nuits
Participants : famille de 4 personnes avec 2 ados de 19 et 16 ans, fille et garçon.
Hôtels :
Réservation de tous les hôtels soit par booking.com, soit directement, presque 10 mois avant, tous annulables sans frais. Aucun problème sur place et aucune surprise niveau prix.
Nous avons choisi en priorité des hôtels dans ou proche des parcs (objectif : gagner du temps et profiter au max), souvent avec piscine (on n’y reste jamais longtemps mais qu’est ce que ça fait du bien, en soirée, de s’y détendre un moment !), gamme de prix moyen/sup (pas mal de Best Western) et, lorsque c’était possible (en l’occurrence 11 nuits sur 19) avec 3 couchages (3 lits ou 2 lits + canapé lit). Mes ados sont en effet de taille conséquente et pas toujours enclins à une promiscuité quotidienne. Ceci a été le gage d’une certaine « sérénité » pour un surcoût consenti.
A 2 reprises (Las Vegas et Mammoth Lakes soit 4 nuits) nous avons loué un véritable appartement, 2 chambres et une vraie cuisine ce qui nous a permis de rompre avec la routine pique-nique, restaurant et de faire une pause en prenant un peu plus nos aises, appréciable sur un trip de presque 3 semaines.
Vols :
Réservés bien après les hôtels.
Départ du Luxembourg vers 11h30 via British Airways, 2h30 d’escale à Londres et arrivée 17h à Phoenix. Pour le retour, départ de SF vers 19h, 2h30 d’escale à Londres et arrivée Lux à 18h.
Aucun problème à l’aller comme au retour. À l’aller, Il a bien fallu 1h30 pour changer de terminal, beaucoup de monde aux différents contrôles. Par contre, au retour, 30 minutes auraient suffi. L’aéroport de Londres Heathrow est très bien indiqué, avec du personnel partout pour renseigner et orienter les voyageurs. Impossible de s’y perdre.
Sur British Airways : écrans individuels, 6 films en français, beaucoup plus en anglais (normal non ?) Bonne surprise au niveau des repas qu’on a trouvé vraiment bon (pourtant, je vous assure que je suis difficile) et personnel naviguant très sympathique et souriant ce qui ne gâche rien. Bref, une bonne surprise là aussi.
Voiture :
Réservée avec locationdevoiture.fr pour leur prix et la clarté de leurs contrats. Prestataire Alamo.
Après avoir longtemps hésité, SUV, pas SUV, nous avons opté pour un Dodge Grand Caravan. Oui je sais, c’est grand pour 4 mais on n’avait pas envie de s’embêter et là, c’était juste génial niveau coffre et confort. On avait 4 gros sacs de voyage, 4 petits sacs à dos (pas toujours si petits que ça) auxquels se sont rapidement rajouté une énorme glacière, un sac d’épicerie diverse et bien sûr l’inévitable sac de linge sale sans compter les bidons d’eau de réserve, les chaussures, bref tout le foutoir qui s’accumule inévitablement au fil des jours.
Assurance : formule complète avec garantie pneus, dessous de caisse et bris de glace parce que je suis d’un naturel plutôt stressé. Évidemment, c’est toujours quand on l’a qu’on n’en a pas besoin ! Tant mieux, ça m’arrange !
Pas d’attente au comptoir à l’arrivée (si, c’est possible), l’employée nous informe des assurances optionnelles et devant mon visage fermé et mon « no thank you » peut-être un peu trop catégorique me rassure : « c’est juste pour que vous soyez au courant » sans insister d’avantage. OUF !
Voiture sans problème, 2 jeux de clé (séparés !), roue de secours, notice dans la boite à gant, vidange faite récemment. Consommation : un peu plus de 9l/100km (après conversions diverses) sur 4200 km. On l’a abandonnée à l’aéroport de San Francisco avec regrets.
Repas :
10 petits-déjeuners sur les 19 nuits étaient inclus dans le prix des chambres, les autres ont été pris à l’extérieur ou dans la chambre.
A midi : pique-nique à chaque fois, sandwichs, salades, fruits, gâteaux … sauf à San Francisco.
Le soir : 3 restaurants et sinon, repas dans la chambre (salades, soupes, plats cuisinés congelés ou non et 1 seule fois un mac do). Je sais, on n’a pas privilégié la gastronomie locale mais franchement, le soir on était crevé.
Résultat : un bilan nourriture bien inf��rieur à 15 $/pers/j boissons comprises.
Remarques : on trouve tout, ABSOLUMENT TOUT, PARTOUT, des fruits nettoyés ou non, des légumes pour les salades en rayons entiers, des pâtes, du thon, des condiments (huile d’olive, vinaigre balsamique !!!), du jambon, du fromage (même si je n’ai pas trouvé le meilleur) etc … et tout cela en supermarché. D’accord, il n’y a pas la baguette de chez nous mais des pains de mie, aux céréales, au lait … Franchement, il faut arrêter de dire que la nourriture est mauvaise et le choix restreint ! J’avais lu tellement d’âneries à ce sujet que j’avais fini par y croire 😮 alors, si je peux un peu inverser le mouvement …
J’en ai fini avec les considérations générales. Promis, la prochaine fois, on rentre dans le vif du sujet.
A bientôt ! 😉
Notre voyage a été une réussite et c’est en grande partie grâce à vous, à vos carnets de voyage, vos réflexions, vos blogs, vos réponses à mes questions, vos avis, vos conseils, vos discussions que j’ai souvent suivies dans l’ombre. Je ne citerai personne, j’en oublierais c’est certain, mais je pense que beaucoup se reconnaitront. A vous tous pour votre temps donné, partagé, MERCI ! 😏
Ce compte rendu comporte quelques remarques pratiques et surtout, des impressions personnelles qui pourront surprendre et qui ne sont donc pas forcément celles de tout le monde.
Road trip prévu du 12 juillet au 1er aout 2013 :
Arrivée PHOENIX, 1 nuit
PHOENIX > SEDONA, 1 nuit
SEDONA > GRAND CANYON, 1 nuit
GRAND CANYON > MONUMENT VALLEY, 1 nuit
MV > PAGE via Navajo National Monument, 2 nuits
PAGE > BRYCE CANYON via Kanab, 2 nuits
BRYCE > LAS VEGAS via Zion NP et Red Cliffs, 2 nuits
LAS VEGAS > DEATH VALLEY via scenic road, 1 nuit
DEATH VALLEY > MAMMOTH LAKES via Lone Pine & Alabama Hills, 2 nuits
MAMMOTH LAKES > EL PORTAL via Tioga road, 1 nuit
EL PORTAL > FISH CAMP, 1 nuit
FISH CAMP > SAN FRANCISCO, 4 nuits
Participants : famille de 4 personnes avec 2 ados de 19 et 16 ans, fille et garçon.
Hôtels :
Réservation de tous les hôtels soit par booking.com, soit directement, presque 10 mois avant, tous annulables sans frais. Aucun problème sur place et aucune surprise niveau prix.
Nous avons choisi en priorité des hôtels dans ou proche des parcs (objectif : gagner du temps et profiter au max), souvent avec piscine (on n’y reste jamais longtemps mais qu’est ce que ça fait du bien, en soirée, de s’y détendre un moment !), gamme de prix moyen/sup (pas mal de Best Western) et, lorsque c’était possible (en l’occurrence 11 nuits sur 19) avec 3 couchages (3 lits ou 2 lits + canapé lit). Mes ados sont en effet de taille conséquente et pas toujours enclins à une promiscuité quotidienne. Ceci a été le gage d’une certaine « sérénité » pour un surcoût consenti.
A 2 reprises (Las Vegas et Mammoth Lakes soit 4 nuits) nous avons loué un véritable appartement, 2 chambres et une vraie cuisine ce qui nous a permis de rompre avec la routine pique-nique, restaurant et de faire une pause en prenant un peu plus nos aises, appréciable sur un trip de presque 3 semaines.
Vols :
Réservés bien après les hôtels.
Départ du Luxembourg vers 11h30 via British Airways, 2h30 d’escale à Londres et arrivée 17h à Phoenix. Pour le retour, départ de SF vers 19h, 2h30 d’escale à Londres et arrivée Lux à 18h.
Aucun problème à l’aller comme au retour. À l’aller, Il a bien fallu 1h30 pour changer de terminal, beaucoup de monde aux différents contrôles. Par contre, au retour, 30 minutes auraient suffi. L’aéroport de Londres Heathrow est très bien indiqué, avec du personnel partout pour renseigner et orienter les voyageurs. Impossible de s’y perdre.
Sur British Airways : écrans individuels, 6 films en français, beaucoup plus en anglais (normal non ?) Bonne surprise au niveau des repas qu’on a trouvé vraiment bon (pourtant, je vous assure que je suis difficile) et personnel naviguant très sympathique et souriant ce qui ne gâche rien. Bref, une bonne surprise là aussi.
Voiture :
Réservée avec locationdevoiture.fr pour leur prix et la clarté de leurs contrats. Prestataire Alamo.
Après avoir longtemps hésité, SUV, pas SUV, nous avons opté pour un Dodge Grand Caravan. Oui je sais, c’est grand pour 4 mais on n’avait pas envie de s’embêter et là, c’était juste génial niveau coffre et confort. On avait 4 gros sacs de voyage, 4 petits sacs à dos (pas toujours si petits que ça) auxquels se sont rapidement rajouté une énorme glacière, un sac d’épicerie diverse et bien sûr l’inévitable sac de linge sale sans compter les bidons d’eau de réserve, les chaussures, bref tout le foutoir qui s’accumule inévitablement au fil des jours.
Assurance : formule complète avec garantie pneus, dessous de caisse et bris de glace parce que je suis d’un naturel plutôt stressé. Évidemment, c’est toujours quand on l’a qu’on n’en a pas besoin ! Tant mieux, ça m’arrange !
Pas d’attente au comptoir à l’arrivée (si, c’est possible), l’employée nous informe des assurances optionnelles et devant mon visage fermé et mon « no thank you » peut-être un peu trop catégorique me rassure : « c’est juste pour que vous soyez au courant » sans insister d’avantage. OUF !
Voiture sans problème, 2 jeux de clé (séparés !), roue de secours, notice dans la boite à gant, vidange faite récemment. Consommation : un peu plus de 9l/100km (après conversions diverses) sur 4200 km. On l’a abandonnée à l’aéroport de San Francisco avec regrets.
Repas :
10 petits-déjeuners sur les 19 nuits étaient inclus dans le prix des chambres, les autres ont été pris à l’extérieur ou dans la chambre.
A midi : pique-nique à chaque fois, sandwichs, salades, fruits, gâteaux … sauf à San Francisco.
Le soir : 3 restaurants et sinon, repas dans la chambre (salades, soupes, plats cuisinés congelés ou non et 1 seule fois un mac do). Je sais, on n’a pas privilégié la gastronomie locale mais franchement, le soir on était crevé.
Résultat : un bilan nourriture bien inf��rieur à 15 $/pers/j boissons comprises.
Remarques : on trouve tout, ABSOLUMENT TOUT, PARTOUT, des fruits nettoyés ou non, des légumes pour les salades en rayons entiers, des pâtes, du thon, des condiments (huile d’olive, vinaigre balsamique !!!), du jambon, du fromage (même si je n’ai pas trouvé le meilleur) etc … et tout cela en supermarché. D’accord, il n’y a pas la baguette de chez nous mais des pains de mie, aux céréales, au lait … Franchement, il faut arrêter de dire que la nourriture est mauvaise et le choix restreint ! J’avais lu tellement d’âneries à ce sujet que j’avais fini par y croire 😮 alors, si je peux un peu inverser le mouvement …
J’en ai fini avec les considérations générales. Promis, la prochaine fois, on rentre dans le vif du sujet.
A bientôt ! 😉
Bonjour à tous,
Les vacances approchent à grands pas, départ le 6 aout, direction road trip ouest USA.
3700 km en 3 semaines, voiture loué chez ALAMO de type Ford Fusion, nous sommes 4, 3 adultes et 1 ado.
Petit souci, il y a 2 mois je me suis fait une hernie discale L3-L4, un mois plus tard je rentrais aux urgences, j'étais bloqué du dos, une infiltration m'a été faite et depuis ça va beaucoup mieux, sauf qu'entre temps j'ai eu une cruralgie, sorte de sciatique mais sur l'intérieur de la jambe et non l'extérieur. Résultat, des difficultés pour marcher, une zone sensible à l'intérieur du genou droit et de la difficulté de dormir plus de 4 ou 5h.
Le neurochirurgien a donné son aval, il ne voit aucune objection à ce que je parte, sauf qu'il va falloir que je gère mes douleurs et mes efforts.
Depuis 3 semaines, kiné et rééducation intensive, ça va mieux, demain 2ième infiltration qui devrait encore améliorer les choses.
Bref, tout ça pour dire, ne vaudrait il pas changer de véhicule du type Ford Fusion comme prévu pour passer vers un mid size SUV style Ford escape ou Hyundai IX35 ? Etant plus haut, la position de conduite serait peut être indiqué dans mon cas.
Seul souci le coffre de ces SUV qui semblerait plus petit que celui de la Ford Fusion, d'autant que je sais plus ou j'ai lu ça, il parrait qu'ils n'ont pas plage arrière et donc l'intérieur du coffre est visible.
Si oui, peut on demander sur place un changement de catégorie moyennant supplément et choisir celui qui a un coffre suffisamment grand ?
Notre agence de location, nous avait annoncé en mars, 300 dollars de plus que la Ford Fusion pour un SUV midSize, ça me semble beaucoup.
Merci pour vos avis :)
Les vacances approchent à grands pas, départ le 6 aout, direction road trip ouest USA.
3700 km en 3 semaines, voiture loué chez ALAMO de type Ford Fusion, nous sommes 4, 3 adultes et 1 ado.
Petit souci, il y a 2 mois je me suis fait une hernie discale L3-L4, un mois plus tard je rentrais aux urgences, j'étais bloqué du dos, une infiltration m'a été faite et depuis ça va beaucoup mieux, sauf qu'entre temps j'ai eu une cruralgie, sorte de sciatique mais sur l'intérieur de la jambe et non l'extérieur. Résultat, des difficultés pour marcher, une zone sensible à l'intérieur du genou droit et de la difficulté de dormir plus de 4 ou 5h.
Le neurochirurgien a donné son aval, il ne voit aucune objection à ce que je parte, sauf qu'il va falloir que je gère mes douleurs et mes efforts.
Depuis 3 semaines, kiné et rééducation intensive, ça va mieux, demain 2ième infiltration qui devrait encore améliorer les choses.
Bref, tout ça pour dire, ne vaudrait il pas changer de véhicule du type Ford Fusion comme prévu pour passer vers un mid size SUV style Ford escape ou Hyundai IX35 ? Etant plus haut, la position de conduite serait peut être indiqué dans mon cas.
Seul souci le coffre de ces SUV qui semblerait plus petit que celui de la Ford Fusion, d'autant que je sais plus ou j'ai lu ça, il parrait qu'ils n'ont pas plage arrière et donc l'intérieur du coffre est visible.
Si oui, peut on demander sur place un changement de catégorie moyennant supplément et choisir celui qui a un coffre suffisamment grand ?
Notre agence de location, nous avait annoncé en mars, 300 dollars de plus que la Ford Fusion pour un SUV midSize, ça me semble beaucoup.
Merci pour vos avis :)
Bonjour,
J'ai acheté du vin pour ma famille américaine et j'aimerai savoir 1. si c'est autorisé de mettre des bouteilles dans la soute et 2. comment emballer 4 bouteilles dans une valise qui sera balancé sans précaution?😠
Tous les conseils seront les bienvenus!
Merci.
J'ai cherché si le sujet avait été lancé. Ne l'ayant pas trouvé, je le lance. Si je me suis trompé, je m'en excuse.
NEW YORK (AFP) — L'avionneur européen Airbus a décidé d'envoyer ses enquêteurs à New York pour tenter d'élucider les origines de l'accident d'un A320 qui s'est abîmé jeudi dans l'Hudson, se refusant toutefois pour l'instant à une "quelconque spéculation sur les causes de l'accident".
"Airbus a le regret de confirmer qu'un Airbus A320, opérant pour le compte de la compagnie US Airways, s'est trouvé impliqué dans un accident (jeudi, ndlr) peu après 15h30 heures locales", indique vendredi Airbus dans un communiqué.
La compagnie aérienne va dépêcher sur place une de ses équipes techniques de spécialistes ("Go-team of flight safety investigators") chargée d'apporter son assistance aux enquêteurs américains, ainsi que des membres de son Bureau Enquête et Accident, précise le communiqué.
"L'enquête relève de l'entière responsabilité des autorités compétentes et il serait inapproprié pour Airbus d'entrer dans une quelconque forme de spéculation sur les causes de l'accident" à l'heure actuelle, est-il ajouté.
Airbus précise par ailleurs que l'avion impliqué dans l'accident était enr gistré sous le numéro N106US (numéro de série du fabricant 1044) et avait été livré à US Airways le 2 août 1999. Un Airbus A320 de la compagnie aérienne US Airways avec 155 personnes à bord s'est abîmé jeudi peu après son décollage de l'aéroport La Guardia à destination de Charlotte (Caroline du Nord) dans le fleuve Hudson à New York. Tous les occupants de l'avion ont survécu au crash et ont pu être évacués à la suite d'un spectaculaire sauvetage par bateaux et hélicoptères.
Les télévisions américaines ont diffusé des images spectaculaires des passagers attendant sur l'aile de l'appareil d'embarquer à bord de bateaux venus à leur secours. Le visage marqué, une femme munie d'un gilet de sauvetage jaune montait dans un des bateaux, cheveux et vêtements dégoulinant d'eau. Jeudi, la température de l'air était de -7 degrés et celle de l'eau, de seulement 6 degrés. L'accident s'est produit à 15h03 locales (20h03 GMT), peu après le décollage de l'avion de l'aéroport new-yorkais de LaGuardia. Les passagers ont été transportés par bateaux sur les quais de New York, où fourmillaient pompiers, policiers et journalistes. "Nous ne pensons pas qu'il y ait aucun blessé grave. Quelques personnes ont été emmenées à l'hôpital. Ils sont dans un état stable", a indiqué le maire de New York Michael Bloomberg lors d'une conférence de presse. A la tombée de la nuit, l'avion avait été remorqué jusqu'à un quai de l'Hudson et arrimé par des câbles. L'image de l'Airbus dans le fleuve, au pied des gratte-ciels illuminés de l'ouest de Manhattan, offrait une vision saisissante.
Selon l'Administration de l'avion civile américaine (FAA), l'accident a sans doute été provoqué par une collision avec des oiseaux. La FAA a indiqué que des enquêteurs allaient se rendre sur place pour tenter de comprendre le déroulement des faits. Et d'expliquer comment le pilote avait réussi à maîtriser l'avion en détresse, parvenant à se frayer un chemin dans le ciel de New York, pour descendre jusqu'au fleuve et éviter une catastrophe en pleine ville.
La photo du pilote, Chesley Sullenberger, âgé de 67 ans, était diffusée en boucle sur les chaînes de télévision américaines, et le maire de New York a salué son héroïsme et son professionnalisme. "On dirait que le pilote a effectué un coup de maître en posant l'avion sur le fleuve, et en s'assurant ensuite que tout le monde était sorti", a-t-il affirmé. "J'ai parlé longuement avec le pilote. Il a parcouru l'avion à deux reprises après que tout le monde était sorti. Il a vérifié que personne ne restait à bord", a ajouté M. Bloomberg. Selon le New York Daily News, qui titrait "Le héros de l'Hudson" sur son site internet, l'homme est un vétéran de l'US Air Force.
Un témoin de l'accident a raconté sur CNN que l'avion avait effectué une descente très progressive avant de toucher le fleuve, laissant penser que le pilote était effectivement parvenu à maîtriser l'appareil jusqu'au bout. "Je l'ai vu toucher l'eau. Cela a fait une grande gerbe d'eau", a-t-il dit, précisant que la descente de l'avion avait été très graduelle", a expliqué ce témoin, Ben Vonklemperer.
Revenant sur le récit de l'accident, l'un des passagers, Alberto Panero, a déclaré sur CNN avoir entendu un "bang" juste après le décollage de l'appareil. "Soudain, le pilote a dit +préparez-vous au choc+ et c'est là que nous avons compris qu'on allait toucher l'eau", a-t-il dit.

NEW YORK (AFP) — L'avionneur européen Airbus a décidé d'envoyer ses enquêteurs à New York pour tenter d'élucider les origines de l'accident d'un A320 qui s'est abîmé jeudi dans l'Hudson, se refusant toutefois pour l'instant à une "quelconque spéculation sur les causes de l'accident".
"Airbus a le regret de confirmer qu'un Airbus A320, opérant pour le compte de la compagnie US Airways, s'est trouvé impliqué dans un accident (jeudi, ndlr) peu après 15h30 heures locales", indique vendredi Airbus dans un communiqué.
La compagnie aérienne va dépêcher sur place une de ses équipes techniques de spécialistes ("Go-team of flight safety investigators") chargée d'apporter son assistance aux enquêteurs américains, ainsi que des membres de son Bureau Enquête et Accident, précise le communiqué.
"L'enquête relève de l'entière responsabilité des autorités compétentes et il serait inapproprié pour Airbus d'entrer dans une quelconque forme de spéculation sur les causes de l'accident" à l'heure actuelle, est-il ajouté.
Airbus précise par ailleurs que l'avion impliqué dans l'accident était enr gistré sous le numéro N106US (numéro de série du fabricant 1044) et avait été livré à US Airways le 2 août 1999. Un Airbus A320 de la compagnie aérienne US Airways avec 155 personnes à bord s'est abîmé jeudi peu après son décollage de l'aéroport La Guardia à destination de Charlotte (Caroline du Nord) dans le fleuve Hudson à New York. Tous les occupants de l'avion ont survécu au crash et ont pu être évacués à la suite d'un spectaculaire sauvetage par bateaux et hélicoptères.
Les télévisions américaines ont diffusé des images spectaculaires des passagers attendant sur l'aile de l'appareil d'embarquer à bord de bateaux venus à leur secours. Le visage marqué, une femme munie d'un gilet de sauvetage jaune montait dans un des bateaux, cheveux et vêtements dégoulinant d'eau. Jeudi, la température de l'air était de -7 degrés et celle de l'eau, de seulement 6 degrés. L'accident s'est produit à 15h03 locales (20h03 GMT), peu après le décollage de l'avion de l'aéroport new-yorkais de LaGuardia. Les passagers ont été transportés par bateaux sur les quais de New York, où fourmillaient pompiers, policiers et journalistes. "Nous ne pensons pas qu'il y ait aucun blessé grave. Quelques personnes ont été emmenées à l'hôpital. Ils sont dans un état stable", a indiqué le maire de New York Michael Bloomberg lors d'une conférence de presse. A la tombée de la nuit, l'avion avait été remorqué jusqu'à un quai de l'Hudson et arrimé par des câbles. L'image de l'Airbus dans le fleuve, au pied des gratte-ciels illuminés de l'ouest de Manhattan, offrait une vision saisissante.
Selon l'Administration de l'avion civile américaine (FAA), l'accident a sans doute été provoqué par une collision avec des oiseaux. La FAA a indiqué que des enquêteurs allaient se rendre sur place pour tenter de comprendre le déroulement des faits. Et d'expliquer comment le pilote avait réussi à maîtriser l'avion en détresse, parvenant à se frayer un chemin dans le ciel de New York, pour descendre jusqu'au fleuve et éviter une catastrophe en pleine ville.
La photo du pilote, Chesley Sullenberger, âgé de 67 ans, était diffusée en boucle sur les chaînes de télévision américaines, et le maire de New York a salué son héroïsme et son professionnalisme. "On dirait que le pilote a effectué un coup de maître en posant l'avion sur le fleuve, et en s'assurant ensuite que tout le monde était sorti", a-t-il affirmé. "J'ai parlé longuement avec le pilote. Il a parcouru l'avion à deux reprises après que tout le monde était sorti. Il a vérifié que personne ne restait à bord", a ajouté M. Bloomberg. Selon le New York Daily News, qui titrait "Le héros de l'Hudson" sur son site internet, l'homme est un vétéran de l'US Air Force.
Un témoin de l'accident a raconté sur CNN que l'avion avait effectué une descente très progressive avant de toucher le fleuve, laissant penser que le pilote était effectivement parvenu à maîtriser l'appareil jusqu'au bout. "Je l'ai vu toucher l'eau. Cela a fait une grande gerbe d'eau", a-t-il dit, précisant que la descente de l'avion avait été très graduelle", a expliqué ce témoin, Ben Vonklemperer.
Revenant sur le récit de l'accident, l'un des passagers, Alberto Panero, a déclaré sur CNN avoir entendu un "bang" juste après le décollage de l'appareil. "Soudain, le pilote a dit +préparez-vous au choc+ et c'est là que nous avons compris qu'on allait toucher l'eau", a-t-il dit.

Bonjour 🙂
Nous voilà de retour depuis presque deux semaines et il faut que je me colle à ma tablette tant que mes souvenirs sont encore bien ancrés dans ma tête de sexagénaire !!Bon je me lance !! Quand je vois les superbes comptes rendus ça craint !! L’ordi et moi c’est pas une longue histoire d’amour, je tape avec deux doigts et je n’ai pas la plume facile !! Alors soyez indulgents !! J’espere surtout que ça pourra servir à d’autres comme ceux déjà écrits m’ont été utiles. Comme je vais mettre longtemps à tout retranscrire, n’hesitez pas à me contacter en MP si ça urge Tout d’abord un immense merci à tous ceux qui m’ont aidée à préparer cette virée du 7 au 24 septembre 2017 en répondant à mes nombreuses questions par leurs conseils avisés ( je ne les nomme pas, ils se reconnaîtront !! ) Tout d’abord nous !! On est 4 amis entre 59 et 62 ans ( la vieille, c’est moi !!!). On habite le Var et on se connaît depuis plus de 20 ans Mimi ( Michèle) : la plus petite, la rigolote, celle de la bande qui parle le mieux anglais et n’a pas la langue dans sa poche si on la chatouille Maumau ( Maurice) : son mari, le renard argenté à moustache, de l’humour ponctué d’expressions provençales poilantes, un de nos chauffeurs DD ( André) : le barbu, mon petit mari depuis 39 ans, le plus sérieux de la bande, notre deuxième chauffeur Marcalamar (Martine): moi, la blonde à lunettes, la pipelette de service, qui ai passé des heures sur les forums en ayant une peur bleue de ne pas réussir l’organisation du voyage
B23 avril : Roissy
Dès que je regarde le tableau d’affichage des vols, je comprends que les ennuis viennent de commencer. Mon vol est le seul à être reporté de plus d’une heure. Aucune chance d’attraper ma correspondance à Dallas dans ces conditions. Déjà que la journée promettait d’être longue… Une première occasion de râler. Je ne le sais pas encore, mais ce ne sera pas la dernière. L’embarquement se traine. Puis le vol, interminable, comme d’habitude. Il doit y avoir deux ou trois films doublés en français de disponibles et je les ai tous vus. Pas génial la banque d’images d’American Airlines. Même le jeune américain très sympa qui est installé à côté de moi est dépité devant la piètre qualité de l’écran. Seul bon point : je me trouve près d’un hublot.
Arrivée à Dules en milieu d’après-midi. Il me reste encore une petite chance d’avoir ma correspondance. A la sortie de l’avion, quelques stickers colorés « express transfert » accrochés au mur attendent les voyageurs en transit. Ils vont permettre au personnel de l’aéroport de nous identifier et de nous faire passer les contrôles plus rapidement. A la douane, je fais la connaissance d’une petite famille de trois qui se trouve dans la même situation que moi. Ils se rendent aussi à Vegas, mais pour y rester la semaine. Je les encourage à en sortir un peu, ne serait-ce que pour effectuer une petite virée à Valley Of Fire. Coup de bol, le vol pour Vegas a également du retard et nous parvenons à l’attraper. Cette seconde partie du voyage est beaucoup plus agréable. Le paysage est dégagé et nous survolons une partie du Grand Canyon que je n’arrive pas à identifier. Puis le Hoover dam, reconnaissable entre mille.

Il fait déjà nuit lorsque je me rends chez Alamo. Assez peu de choix parmi les SUV standards. Trois véhicules seulement. Je porte mon choix sur un Ford Eagle Titanium car c’est le seul à arborer une inscription « AWD » à l’arrière. J’ai réservé ma première nuit au Day’s Inn qui se trouve sur Tropicana Bld North, un peu en retrait du Strip, juste derrnière le New York New York. Je préfère généralement m’offrir un hôtel-casino sur le Strip – pour le fun -, mais nous sommes un vendredi soir, jour où les prix de ceux-ci triplent par rapport aux jours de semaines, et j’ai décidé d’investir aussi peu que possible dans ce voyage (financièrement s’entend).
Bon, même si je suis bien crevé, ce serait dommage de ne pas aller faire quelques pas sur le Strip, même s’il faut marcher un bon quart d’heure avant d’y arriver depuis le Day’s Inn. C’est curieux Vegas. Il y a des soirs ou on ne voit que les lumières et où on se laisse emporter par la démesure et le glamour des méga casinos. Et il y a des soirs où l’on ne remarque plus que le pathétique et le sordide. C’est un de ces soirs. L’image qui me reste de cette courte promenade, c’est cette femme SDF, assise sur la passerelle surplombant Harmon avenue, hurlant « Leave me alone ! Leave me alone ! » à un type étrange qui reste là, immobile, à la regarder avec un mauvais sourire. Glaçant. Seule chose à trouver grâce à mes yeux ce soir-là, ce groupe musical installé devant le New York New York. De bonnes tronches authentiques de musiciens country, même si le chanteur est quand même un peu braillard.

24 avril : Las Vegas.
La première chose qu’on fait en se réveillant dans un motel, c’est d’ouvrir le rideau afin de vérifier l’état du ciel. Et celui-ci est tout bleu. Heureusement car ma destination du jour, Little Finland, perd une bonne part de son intérêt sous la grisaille.
Pour le petit déjeuner, je m’offre le buffet de l’Excalibur. Assez cher quand même. Du coup, je le transforme en repas complet. Puis je fais quelques pas à travers le casino et son voisin, le Louxor, histoire de raviver quelques bons souvenirs.
Départ vers le nord sur l’Interstate 15 qui est assez simple à trouver depuis Tropicana bld. Il y a pas mal de circulation et je décide de ne pas stopper dans la banlieue de Vegas pour me ravitailler. On verra ça plus tard, sur la route. Sauf que sur la route il n’y a pas grand-chose. Glendale, seule localité indiquée sur le chemin avant que je ne doive quitter l’I15, n’est guère constituée que d’une station-service et de quelques mobiles homes. Je continue donc un peu plus loin que prévu, jusqu’à Mesquite. Cela m’obligera à refaire quelques miles en sens inverse, mais rien de rédhibitoire.
Merquite est une de ces nombreuses villes-casino de Nevada, un mini Vegas. On y trouve de tout. Et surtout un WallMart pour se ravitailler. Quelques conserves, trois gallons d’eau, des sandwitchs, des muffins, un gros sachet de « trail mix » et des zip bags pour le partitionner et me voilà prêt à m’enfoncer dans le Wilderness. Malheureusement, le ciel s’est couvert au fil de la matinée. L’espoir d’un coucher de soleil sur les formations ciselées de Little Finland est en train de s’éloigner. Tant pis, on y va quand même. On ne sait jamais, sur un malentendu…
Le long chemin d’accès à cette curieuse zone se découpe en quatre parties distinctes. La première consiste en une petite route pas si mauvaise -malgré les nombreux nids de poules - qui se transforme progressivement en une piste facile et roulante.
Puis, à partir de Whitney pockett, la piste devient caillouteuse et moins agréable. Une demi-heure plus tard, un embranchement me conduit à la troisième partie. Cette fois, la piste devient carrément mauvaise, voire épouvantable. Je roule à deux à l’heure en guettant les moindres écueils. Je ne suis jamais tranquille sur une piste. Je n’ai encore jamais crevé et je n’ai aucune envie de commencer sur celle-ci. Après quelques miles très pénibles, je me retrouve dans la toute dernière partie qui consiste à suivre le « Mud Wash road », un lit de rivière à sec. Ces derniers miles sont plus agréables. On doit un peu improviser son chemin parmi toutes les traces qui parsèment le wash mais rien de bien compliqué. La seule difficulté est la barre rocheuse au-delà de laquelle une barrière avait été posée quelques années auparavant. Mais un passage a depuis été tracé sur la gauche et cela ne pose plus vraiment de problème.
Au final, il m’a fallu une bonne heure pour parcourir les 7.5 derniers miles. Ce qui nous donne une moyenne remarquable d’environ 13 km/h.
J’arrive sur le site en milieu d’après-midi sous un ciel lourd et gris. Désappointement. Il va falloir faire son deuil des jolies photos de la « Golden hour ». L’endroit lui-même est assez peu hospitalier. C’est sans doute mieux sous le soleil.

Je fais contre mauvaise fortune bon cœur et me mets à arpenter le site. J’ai imprimé une planche avec les photos d 'un site allemand mais j’ai du mal à retrouver ses formations, hormis l’une des plus belles, « le rapace », qui est extrêmement facile à repérer. Je ne suis pas très inspiré photographiquement parlant et je pense que l’absence de lumière y est pour beaucoup.



Un rayon de soleil arrive à percer pendant quelques secondes, donnant une idée de ce que serait cette séance photo dans de meilleures conditions.

Il y a une zone assez étrange, pleine de dépôts blanchâtres, au nord du site, et que je ne me souviens pas avoir vu souvent représentée. C’est pourtant assez graphique, je trouve.

Je me pose la question d’attendre le soir, dans l’espoir que le ciel s’éclaircisse. Mais les chances me semblent faibles, au contraire de celles de voir un orage se déclarer. Et il parait que la Mush wash road devient rapidement impraticable par temps de pluie. Je décide donc de refaire au moins les 7.5 derniers miles à l’envers de façon à ne pas risquer de me retrouver bloqué ici.
Une heure et demie plus tard, je suis de retour à Whitney pockett. Il y a là un grand parking, idéal pour passer la nuit.

Au loin, dans la direction de Little Finland que je viens de quitter, le ciel s’est entrouvert et laisse passer un large rideau de lumière doré. Peut-être ai-je finalement raté quelque chose. C’est comme ça. Il faut souvent faire des choix de cet ordre dans l’ouest, et ils ne sont pas toujours gagnants. Je me couche après m’être régalé d’une boite de miettes de poulet froid. C’est la fête.
Dès que je regarde le tableau d’affichage des vols, je comprends que les ennuis viennent de commencer. Mon vol est le seul à être reporté de plus d’une heure. Aucune chance d’attraper ma correspondance à Dallas dans ces conditions. Déjà que la journée promettait d’être longue… Une première occasion de râler. Je ne le sais pas encore, mais ce ne sera pas la dernière. L’embarquement se traine. Puis le vol, interminable, comme d’habitude. Il doit y avoir deux ou trois films doublés en français de disponibles et je les ai tous vus. Pas génial la banque d’images d’American Airlines. Même le jeune américain très sympa qui est installé à côté de moi est dépité devant la piètre qualité de l’écran. Seul bon point : je me trouve près d’un hublot.
Arrivée à Dules en milieu d’après-midi. Il me reste encore une petite chance d’avoir ma correspondance. A la sortie de l’avion, quelques stickers colorés « express transfert » accrochés au mur attendent les voyageurs en transit. Ils vont permettre au personnel de l’aéroport de nous identifier et de nous faire passer les contrôles plus rapidement. A la douane, je fais la connaissance d’une petite famille de trois qui se trouve dans la même situation que moi. Ils se rendent aussi à Vegas, mais pour y rester la semaine. Je les encourage à en sortir un peu, ne serait-ce que pour effectuer une petite virée à Valley Of Fire. Coup de bol, le vol pour Vegas a également du retard et nous parvenons à l’attraper. Cette seconde partie du voyage est beaucoup plus agréable. Le paysage est dégagé et nous survolons une partie du Grand Canyon que je n’arrive pas à identifier. Puis le Hoover dam, reconnaissable entre mille.

Il fait déjà nuit lorsque je me rends chez Alamo. Assez peu de choix parmi les SUV standards. Trois véhicules seulement. Je porte mon choix sur un Ford Eagle Titanium car c’est le seul à arborer une inscription « AWD » à l’arrière. J’ai réservé ma première nuit au Day’s Inn qui se trouve sur Tropicana Bld North, un peu en retrait du Strip, juste derrnière le New York New York. Je préfère généralement m’offrir un hôtel-casino sur le Strip – pour le fun -, mais nous sommes un vendredi soir, jour où les prix de ceux-ci triplent par rapport aux jours de semaines, et j’ai décidé d’investir aussi peu que possible dans ce voyage (financièrement s’entend).
Bon, même si je suis bien crevé, ce serait dommage de ne pas aller faire quelques pas sur le Strip, même s’il faut marcher un bon quart d’heure avant d’y arriver depuis le Day’s Inn. C’est curieux Vegas. Il y a des soirs ou on ne voit que les lumières et où on se laisse emporter par la démesure et le glamour des méga casinos. Et il y a des soirs où l’on ne remarque plus que le pathétique et le sordide. C’est un de ces soirs. L’image qui me reste de cette courte promenade, c’est cette femme SDF, assise sur la passerelle surplombant Harmon avenue, hurlant « Leave me alone ! Leave me alone ! » à un type étrange qui reste là, immobile, à la regarder avec un mauvais sourire. Glaçant. Seule chose à trouver grâce à mes yeux ce soir-là, ce groupe musical installé devant le New York New York. De bonnes tronches authentiques de musiciens country, même si le chanteur est quand même un peu braillard.

24 avril : Las Vegas.
La première chose qu’on fait en se réveillant dans un motel, c’est d’ouvrir le rideau afin de vérifier l’état du ciel. Et celui-ci est tout bleu. Heureusement car ma destination du jour, Little Finland, perd une bonne part de son intérêt sous la grisaille.
Pour le petit déjeuner, je m’offre le buffet de l’Excalibur. Assez cher quand même. Du coup, je le transforme en repas complet. Puis je fais quelques pas à travers le casino et son voisin, le Louxor, histoire de raviver quelques bons souvenirs.
Départ vers le nord sur l’Interstate 15 qui est assez simple à trouver depuis Tropicana bld. Il y a pas mal de circulation et je décide de ne pas stopper dans la banlieue de Vegas pour me ravitailler. On verra ça plus tard, sur la route. Sauf que sur la route il n’y a pas grand-chose. Glendale, seule localité indiquée sur le chemin avant que je ne doive quitter l’I15, n’est guère constituée que d’une station-service et de quelques mobiles homes. Je continue donc un peu plus loin que prévu, jusqu’à Mesquite. Cela m’obligera à refaire quelques miles en sens inverse, mais rien de rédhibitoire.
Merquite est une de ces nombreuses villes-casino de Nevada, un mini Vegas. On y trouve de tout. Et surtout un WallMart pour se ravitailler. Quelques conserves, trois gallons d’eau, des sandwitchs, des muffins, un gros sachet de « trail mix » et des zip bags pour le partitionner et me voilà prêt à m’enfoncer dans le Wilderness. Malheureusement, le ciel s’est couvert au fil de la matinée. L’espoir d’un coucher de soleil sur les formations ciselées de Little Finland est en train de s’éloigner. Tant pis, on y va quand même. On ne sait jamais, sur un malentendu…

Le long chemin d’accès à cette curieuse zone se découpe en quatre parties distinctes. La première consiste en une petite route pas si mauvaise -malgré les nombreux nids de poules - qui se transforme progressivement en une piste facile et roulante.
Puis, à partir de Whitney pockett, la piste devient caillouteuse et moins agréable. Une demi-heure plus tard, un embranchement me conduit à la troisième partie. Cette fois, la piste devient carrément mauvaise, voire épouvantable. Je roule à deux à l’heure en guettant les moindres écueils. Je ne suis jamais tranquille sur une piste. Je n’ai encore jamais crevé et je n’ai aucune envie de commencer sur celle-ci. Après quelques miles très pénibles, je me retrouve dans la toute dernière partie qui consiste à suivre le « Mud Wash road », un lit de rivière à sec. Ces derniers miles sont plus agréables. On doit un peu improviser son chemin parmi toutes les traces qui parsèment le wash mais rien de bien compliqué. La seule difficulté est la barre rocheuse au-delà de laquelle une barrière avait été posée quelques années auparavant. Mais un passage a depuis été tracé sur la gauche et cela ne pose plus vraiment de problème.
Au final, il m’a fallu une bonne heure pour parcourir les 7.5 derniers miles. Ce qui nous donne une moyenne remarquable d’environ 13 km/h.
J’arrive sur le site en milieu d’après-midi sous un ciel lourd et gris. Désappointement. Il va falloir faire son deuil des jolies photos de la « Golden hour ». L’endroit lui-même est assez peu hospitalier. C’est sans doute mieux sous le soleil.

Je fais contre mauvaise fortune bon cœur et me mets à arpenter le site. J’ai imprimé une planche avec les photos d 'un site allemand mais j’ai du mal à retrouver ses formations, hormis l’une des plus belles, « le rapace », qui est extrêmement facile à repérer. Je ne suis pas très inspiré photographiquement parlant et je pense que l’absence de lumière y est pour beaucoup.



Un rayon de soleil arrive à percer pendant quelques secondes, donnant une idée de ce que serait cette séance photo dans de meilleures conditions.

Il y a une zone assez étrange, pleine de dépôts blanchâtres, au nord du site, et que je ne me souviens pas avoir vu souvent représentée. C’est pourtant assez graphique, je trouve.

Je me pose la question d’attendre le soir, dans l’espoir que le ciel s’éclaircisse. Mais les chances me semblent faibles, au contraire de celles de voir un orage se déclarer. Et il parait que la Mush wash road devient rapidement impraticable par temps de pluie. Je décide donc de refaire au moins les 7.5 derniers miles à l’envers de façon à ne pas risquer de me retrouver bloqué ici.
Une heure et demie plus tard, je suis de retour à Whitney pockett. Il y a là un grand parking, idéal pour passer la nuit.

Au loin, dans la direction de Little Finland que je viens de quitter, le ciel s’est entrouvert et laisse passer un large rideau de lumière doré. Peut-être ai-je finalement raté quelque chose. C’est comme ça. Il faut souvent faire des choix de cet ordre dans l’ouest, et ils ne sont pas toujours gagnants. Je me couche après m’être régalé d’une boite de miettes de poulet froid. C’est la fête.
Bonjour,
nous partons en octobre prochain pour un road trip "classique" dans l'ouest américain San Francisco > Yosemite > Death Valley > LV > Page > Grand Canyon > Los Angeles. Avant de partir, pour se mettre dans le bain, on aimerait (re)voir des films mythiques (ou non...) qui se déroulent sur notre chemin.
Pour l'instant, en vrac, on a prévu : * "Bagdad Café" tourné au Bagdad Café sur la route 66. * "L'évadé d'Alcatraz" et "Mission Alcatraz" à... Alcatraz * "The Game" à San Francisco * "Casino" pour LV * La série "Entourage" se déroulant majoritairement à LA
A Los Angeles, ce n'est pas les films qui manquent, auriez vous des idées de bon/beau film s'y déroulant ?
Niveau western, on n'y connait pas grand chose, des idées de films mythique ayant pour décor l'ouest américain ?
Merci d'avance :)
nous partons en octobre prochain pour un road trip "classique" dans l'ouest américain San Francisco > Yosemite > Death Valley > LV > Page > Grand Canyon > Los Angeles. Avant de partir, pour se mettre dans le bain, on aimerait (re)voir des films mythiques (ou non...) qui se déroulent sur notre chemin.
Pour l'instant, en vrac, on a prévu : * "Bagdad Café" tourné au Bagdad Café sur la route 66. * "L'évadé d'Alcatraz" et "Mission Alcatraz" à... Alcatraz * "The Game" à San Francisco * "Casino" pour LV * La série "Entourage" se déroulant majoritairement à LA
A Los Angeles, ce n'est pas les films qui manquent, auriez vous des idées de bon/beau film s'y déroulant ?
Niveau western, on n'y connait pas grand chose, des idées de films mythique ayant pour décor l'ouest américain ?
Merci d'avance :)
Mes chers heureux voyageurs,
Je suis rentré il y a déjà deux mois de mon second voyage dans le grand ouest américain. Et si j’ai peu de temps en ce moment pour pouvoir finaliser le carnet rapidement vous en trouverez ici le début puisque j’ai eu diverses demandes de curieux qui trainent sur ce forum.
Je n’ai pas terminé la lecture des superbes carnets de plusieurs d’entre vous qui ont été publiés récemment. Je pense notamment aux 4 « tomes » récents de Philippe, connu sous le pseudo de Sedonax et sans qui je n’aurais jamais pu faire un aussi beau voyage. Mais je les finirai tous, c’est promis!
Introduction
Allez, je me lance. Je dis « je » mais à partir de maintenant le récit sera aussi parfois à la première personne du pluriel puisque j’ai eu cette année le bonheur de parcourir les terres colorées de l’ouest en compagnie de mon père. C’était la première fois que nous nous retrouvions ensembles pendant aussi longtemps, plus de trois semaines, ce qui a bien sûr encore accentué le plaisir du voyage. Anecdotes de nos deux vies, discussions sur l’avenir de notre monde, escapades et aventures à deux. Vous ne lirez « que » les anecdotes et témoignages du voyage mais puisqu’il lira forcément le carnet j’en profite pour lui redire ici que j’ai adoré ces moments à ses côtés, que s’il a besoin de se remémorer un seul souvenir de mon ressenti avec lui, qu'il pense à « Valley of Fire » lors du dernier sunset de notre voyage. J’ai particulièrement aimé que ce soit un voyage lointain qui nous ait rassemblés. Parce je sais qu’il a soif de découverte de ces mondes éloignés, et parce que ces dernières années j’ai eu la chance de beaucoup voyager et c’est parmi ce que j’ai de plus fort à partager.
J’arrête les fleurs, on n’est pas là pour ça, vous êtes tranquilles... Mais avant de commencer le récit de nos jours américains, j’explique les circonstances qui nous ont menées à ce voyage à deux. Lui, il a gagné un billet à petit prix pour un A/R Paris <-> San Francisco en s’achetant deux jeans dans une pauvre boutique de banlieue parisienne. Logique. Et moi je devais initialement aller à Los Angeles pour mon boulot et le rejoindre ensuite sur place. Lorsque ma mission a été annulée pour des raisons budgétaires fumeuses, j’avais déjà commencé la préparation du voyage, verdi tous les voyants d’envie intérieurs et imaginé le périple à ses côtés. Je n’ai donc pas hésité longtemps, j’ai maintenu le voyage et même rajouté une semaine bonus pour porter mon séjour américain à 30 jours et je suis parti sur mes propres deniers. Logique. Vous verrez, avec moi beaucoup de choses sont logiques. La logique, c'est pratique.
J’avais déjà été découvrir le grand ouest l’année dernière avec trois potes (voir carnet ici pour les grands curieux et les courageux qui sont passés à côté : http://voyageforum.com/...ricain_1_2_D2516242/). Nous étions restés seulement 8 jours au milieu de ces paysages, à faire uniquement les classiques, et à un rythme totalement déluré. Cette année j’étais donc en charge de l’organisation puisque j’avais déjà repéré depuis un an tous les coins que j’aimerais arpenter lors de mon futur voyage. Un voyage un peu moins speed (encore que?) et plus centré sur des sites moins connus et en dehors des sentiers battus. J’avais en effet l’avantage de connaître ici certains d’entre vous qui m’avez été d’une aide précieuse. Encore une fois un grand merci à toi Philippe pour toute ton aide proposée spontanément pour parfaire notre circuit. Mon père te remercie également pour toute cette gentillesse et cette générosité, l’un de ses meilleurs souvenirs étant d’ailleurs le fameux White & Red canyon. Je risque d’en oublier certains et je m’en excuse mais je remercie aussi tous ceux qui m’ont adorablement renseigné ou avec qui j’ai simplement pris plaisir à discuter du grand ouest... Thibaud, Val, Alain-Pierre, Patrick, Marie, Laurence, JP, Jean-François, Jacqueline…
Beaucoup (trop ?) de remerciements et de dédicaces mais ils me semblent justes vu les échanges agréables que nous avons eus, et je peux désormais réellement parler de notre voyage…
Notre parcours final, qui intègre les remaniements sur place. Si on ajoute les km des trajets annexes on arrive à 7000km sur nos trois semaines de nature : Parcours
Hôtels : Quelques informations sur nos hôtels qui méritent une appréciation, tous des double queen sauf à San Francisco : - San Francisco : moi chez mon pote Morgan (reconnu comme le meilleur hôtel de la ville), mon père à l'hotel North Beach sur Kearny Street, très bien situé, pour seulement 45€ la nuit mais un confort minimum qui ne conviendrait pas forcément à tout le monde. Monterey : motel El Dorado Inn à 60$. Le moins cher qu’on ait trouvé sur place sans pré-réservation.
- Las Vegas : Excalibur. Chambre de qualité, bien situé en bout de strip là où ça commence à être « intéressant ». 100$ par nuit en moyenne, en incluant du week end où les tarifs sont plus onéreux dans toute la ville. Bien mieux que le Luxor de l’année dernière.
- Page : chez Bob’s Bashful Motel. Un très bon rapport qualité/prix ou quantité/prix en fait. Les appartements sont avec deux chambres, salon et cuisine pour 45$. Par contre il ne faut pas s’attendre au grand luxe, tout y est un peu vieillot. Bob tient le motel depuis des années, il est adorable et son fils Rick aussi. J'y étais déjà passé l'année dernière.
- Moab : Motel « Inca Inn ». Je ne le recommande pas du tout, douche abominable impossible d’avoir de l’eau à température constante, doublé d'une mauvaise foi évidente à l’accueil assez rare aux USA. De quoi me gonfler en fait. Oui, j'ai un caractère de daube parfois.
- Torrey : Days Inn. Très bonne chaîne, rien à redire.
- Tropic : Bulberry Inn B&B. Prix honnête et accueil de qualité, de bons petits déjeuners maison. Je recommande largement de dormir à Tropic plutôt qu’à Bryce, c’est à 15min en voiture et nettement moins cher. Seul inconvénient c’est d’aller à Bryce pour manger après 20h30, sur Tropic tout est fermé.
Restaurants Seulement ceux qui nous ont particulièrement enjoué et à retenir sans hésiter, la plupart conseillés ou repérés avant notre départ :
San Francisco : Je connaissais déjà la majorité de ces adresses de mes années précédentes à San Francisco, elles m’ont été conseillées par mon pote qui vit là bas, plutôt un gage de qualité il me semble ; et surtout largement vérifié sur place : « Chez Mama’s » : brunch sur Washington Square « Town’s end » : brunch tout près de 2nd Street « Balboa Café of San Francisco » : brunch dans le quartier Fillmore / Lombard Street « MSB - Marina Sushi Bar » : resto japonais sur Lombard Street « House of Nanking » : resto chinois sur Kearny Street « Lemon Grass Thai cuisine » : resto thai sur Polk Street « Mel’s Drive Inn » : un classique « cuisine » US. Il ne faut pas s’attendre à de la cuisine fine évidemment mais c’est typique américain, de bon cru (burgers, Fish&Chips & co) et parfait à 3h du mat’ après les sorties bar. J’y ai d’ailleurs dormi deux fois en deux ans, une fois la tête sur la table et cette année j’ai osé les toilettes. Hum. Monterey : « Hula’s Island Grill ». Restaurant avec cuisine insulaire de très bonne qualité. Torrey : « Stackers », de très bons burgers, avec un accueil charmant. Page : « Fiesta Mexicana », petite chaîne mexicaine de bonne qualité pas trop chère. Moab : « Sing Ha Thai Cuisine ». Un bon thaï dans une ville où il est assez difficile de bien manger. Escalante : « Escalante Outfitters ». Pizzeria perdue dans l’arrière pays et recommandée partout. Génial. Tropic/Bryce : “Bryce Canyon Lodge” : buffet à volonté, un peu l’usine mais très bien.
Location de voiture Via locationsdevoiture.com comme l’année dernière, meilleur rapport qualité/prix trouvé avec toutes les assurances nécessaires. J’avais fait un sujet ici sur les locations aux USA qui a été très bien complété pendant plus d’un an par les autres forumeurs: http://voyageforum.com/...etats_unis_D2439235/
Budget approximatif global : En intégrant mon billet A/R Paris-SF trouvé à 480€ et sans les achats et sorties en extra. 2800€ /pers pour un peu plus de 4 semaines (3 semaines de nature + 1 semaine de San Francisco).
Passé les détails techniques et l'introduction d'usage avec les informations pour forumeurs en recherche de bons plans, on peut enfin commencer le récit avec la ville de San Francisco!
San Francisco
Mon passage par San Francisco est un peu particulier parce que je connais bien la ville pour y avoir été trois fois ces dernières années. Je ne vais pas l’évoquer de façon chronologique comme le reste de notre parcours mais donner mes ressentis globaux et assortir ces mots de quelques photos. J’y passerai un peu de temps parce que j’adore cette ville. Sûrement parce que j’y ai un bon ami et donc la chance de pouvoir la découvrir de l’intérieur et pas uniquement visiter les endroits touristiques. Parce que l’accueil réservé là bas a toujours été festif et agréable. C’est une ville de vie, qui ne ressemble à aucune autre aux USA (de ma maigre expérience), une ville aérée, mixte. Elle est plaisante par sa configuration globale, entourée d’eau et traversée de ses fameuses rues « serpentées ». Elle est intéressante par le mélange des populations, l’ouverture d’esprit globale et ses quartiers aux styles et ambiances diversifiés.
Commençons le lever du carnet de voyage par un lever de soleil capturé par mon père encore non remis du décalage horaire, le premier jour de son arrivée.


Mon père pour qui j’avais prévu une liste de choses à faire sur 4 jours mais qui en avait fait quasi un tiers entre 5h et midi avant même qu’on se soit encore retrouvés. 4500 photos aussi déjà, logique !
Le port, la baie, avec la prison d’Alcatraz dans le fond perché sur son île :


Ou le traditionnel Golden Gate (et sans brume !)

On continue avec une belle vue du Financial District depuis la Coït Tower

Depuis l’intérieur du Financial District :


« Salut Gandhi, la pêche ? En fait t’es aussi grand qu’une tour mon gars ! »

Le quartier de l’embarcadero où les travailleurs du Financial District envahissent le lieu le midi. Il y a un côté île et ensoleillé avec ses grands palmiers :


Autour de Union Square, sorte de Champs Elysées de la ville avec toutes les enseignes de Luxe notamment. Pas le plus fun de la ville mais pas désagréable non plus :



Un détour par le quartier de Washington Square ainsi que l’axe Colombus Avenue qui passe à proximité et qui font partie de mes coins préférés de la ville. Il s’agit du quartier italien. Une jolie église, des cafés italiens avec des tables dehors (assez rare dans les villes américaines), une belle boutique de chapeaux, un vieux disquaire adorable même s’il n’a pas su trouver l’introuvable album « Grin » de « Coroner » que je voulais rapporter à un pote féru de m��tal ou encore le square investi par les chinois en mode Tai Chi censé apporter harmonie et équilibre des forces naturelles.


Chez Mama’s, où je me fais une jolie combo « Carot Cake » + « Eggs Benedict ». J’ai un problème avec les œufs Benedict, j’adore ça. C’est presque orgasmique. Et donc indispensable à chaque brunch. Je bug. J’aime ce genre de bug orienté cuisine d’ailleurs. Pas de photo des œufs Benedict, trop occupé à les manger. Ma femme s'appelera Bénédicte. Logique. Par contre mon père n'aime pas les oeufs Benedict. Nul.


Colombus avenue :




Avec l’imposante pyramide du Financial district dans le fond qui contraste avec ce vieil immeuble vert stylé qui appartient à Francis Ford Coppola.

L’intérieur rez de chaussée de l’immeuble, un café aux couleurs films et aux tendances bistrot à l’européenne :

Une vue figée du spectacle pourtant fort vivant et musical, la messe Gospell de Glide Church. A privilégier le dimanche à 11h quand on a la chance d’y être sur le week end. Si on retire la grosse demi heure de fin où le prêtre nous a passablement ennuyés vu notre faible penchant pour la religion, le reste était génial. Belle ambiance, des gens joyeux. Etonnant et je recommande vivement !

Le célèbre Chinatown, l’un voire le plus grand du monde même s’il n’est pas si impressionnant que ça je trouve, il se concentre essentiellement sur deux rues parallèles Grant et Stockton Street. Avec la porte principale qui en marque le début :


Un parc où j’aime faire ma sieste / repos de marche, sous les cerisiers fleuris (mes trois séjours étaient en Avril/Mai), le Yerba Buena Park, près du musée d’art moderne :


Une virée sur Alcatraz, que je recommande vivement. L’île et sa flore sont belles, la vue sur la ville magnifique par beau temps, et ce lieu mythique regorge d’histoire récente en plus de bien montrer les conditions de vie des détenus. On peut même se lâcher sur le système audio pour touristes que je n’affectionne pas en temps normal mais particulièrement intéressant pour avoir des détails sur la vie de la prison. Il faut par contre y aller si possible en dehors des créneaux de foule, le choix du premier bateau vers 9h est très bien par exemple. Il parait que c’est sympa de nuit aussi, avec la dernière navette mais je n’ai pas eu l’occasion d’essayer. A savoir qu’il faut absolument réserver avant le voyage pour avoir une chance d’y passer.
Depuis le bateau navette :


Une cellule reconstituée :

San Francisco, c’est bien sûr les multiples rues en pente où on voit essentiellement son capot :


Ou les fameux « Cable Car » :


Lombard Street et ses méandres de verdure pour contrer la vigueur de la pente, tout au loin :

On s’éloigne du « centre », aux abords du quartier de « Haight Ashbury », avec quelques maisons victoriennes colorées et un joli parc à flanc de colline, le « Buena Vista Park » :


Le quartier d’Haight Ashbury donc, avec ses multiples boutiques décalées, branchées musique, fumette, piercing, métal ou zen attitude :




Une maison de schtroumpfs :

Le quartier gay du Castro que j’ai découvert seulement cette année parce qu’il est excentré. Sympa d’y faire un saut mais pas indispensable à mes yeux. A moins d’y avoir des attraits particuliers ou surement en temps que lieu de sortie le soir. Je pense qu’il faut mieux connaître pour apprécier.


Un quartier étonnant aussi par la taille et le jeu de couleurs de leurs antennes radio :

L’une des vues que je préfère de la ville depuis Twin Peaks, lieu rendu célèbre à travers le monde par David Lynch et sa série puis son film :


L’autre côté de la baie de San Francisco présente aussi de nombreux intérêts. Le beau parc de grands Sequoia, le parc de « Muir Woods », la ville de Sausalito avec ses maisons sur l’eau ou Tiburon pour la vue sur la ville par temps clair.
Muir Woods, parsemé d’une autre espèce de Sequoia que les plus gros qu’on trouve en Sierra Nevada à Yosemite ou à Sequoia National Park. Un petit parc parfait pour la promenade du dimanche des locaux.


L'arbre poilu :

La vue depuis Tiburon :



Pour finir la zone photo, la photo carte postale classique, avec les maisons victoriennes d’Alamo Square en premier plan et le Financial district au loin. Bon ok, j’ai aussi un chien casse bonbon et quelques voitures en trop :

J’ai zappé un certain nombre de classiques de la ville parce qu’ils sont souvent vus et revus ici même, le Golden Gate Park, Fisherman’s Wharf notamment. Mais vous pouvez y faire un tour !
Avec le recul de ces trois séjours à San Francisco, mes préférences portent sur le quartier hippie de Haight Ashbury pour son côté rétro et déluré, celui de Colombus/Washington Square pour son ambiance aérée et chaleureuse et sur le quartier de Fillmore/Lombard où les jeunes se retrouvent pour sortir. San Francisco est une ville qui à mes yeux mérite bien 4 jours de visite surtout si on souhaite profiter de ses alentours de l’autre côté de la baie (petites villes de Sausalito et Tiburon, parc de Muir Woods).
Au final, dans cette ville on est très loin des clichés américains que sortent souvent à tord les français et autres européens sur nos confrères américains. Cette ville est globalement emplie de gens ouverts d’esprits et chaleureux, prêts à vous aider, finalement prêt à tout pour vous faire aimer leur pays dont ils sont particulièrement fiers.
Avant de quitter San Francisco pour longer le pacifique le long de la route 1 vers le sud, un complément d’adresses pour les férus de musique. Il s’agit des lieux de San Francisco où l’on peut espérer trouver quelques pépites musicales d’occasion à prix léger. J’ai un peu galéré pour établir cette liste, elle n’est pas exhaustive mais si elle peut vous servir tant mieux :
“Amoeba music” : 1855 Haight Street
“Recycled Records” : 1377 Haight Street
“Ceiba Records” : 1364 Haight Street
“Heavy Metal record qstore”, en face d’Amoeba sur Haight Street.
“101 Music” près du carrefour Grant Street / Green Street
Et pour ceux qui cherchent un vrai chapeau de Cowboy, San Francisco n’est pas trop la ville pour ça, vous en trouverez uniquement dans le quartier mexicain. Notamment la boutique où j'en ai acheté un et dont je viens de retrouver le nom, quelque chose comme "Ok Corral"
La suite pour le départ vers des contrées moins urbaines … quand je trouverai un peu de temps !
On peut trouver la suite ici : http://voyageforum.com/...ost=3485696;#3485696
Je suis rentré il y a déjà deux mois de mon second voyage dans le grand ouest américain. Et si j’ai peu de temps en ce moment pour pouvoir finaliser le carnet rapidement vous en trouverez ici le début puisque j’ai eu diverses demandes de curieux qui trainent sur ce forum.
Je n’ai pas terminé la lecture des superbes carnets de plusieurs d’entre vous qui ont été publiés récemment. Je pense notamment aux 4 « tomes » récents de Philippe, connu sous le pseudo de Sedonax et sans qui je n’aurais jamais pu faire un aussi beau voyage. Mais je les finirai tous, c’est promis!
Introduction
Allez, je me lance. Je dis « je » mais à partir de maintenant le récit sera aussi parfois à la première personne du pluriel puisque j’ai eu cette année le bonheur de parcourir les terres colorées de l’ouest en compagnie de mon père. C’était la première fois que nous nous retrouvions ensembles pendant aussi longtemps, plus de trois semaines, ce qui a bien sûr encore accentué le plaisir du voyage. Anecdotes de nos deux vies, discussions sur l’avenir de notre monde, escapades et aventures à deux. Vous ne lirez « que » les anecdotes et témoignages du voyage mais puisqu’il lira forcément le carnet j’en profite pour lui redire ici que j’ai adoré ces moments à ses côtés, que s’il a besoin de se remémorer un seul souvenir de mon ressenti avec lui, qu'il pense à « Valley of Fire » lors du dernier sunset de notre voyage. J’ai particulièrement aimé que ce soit un voyage lointain qui nous ait rassemblés. Parce je sais qu’il a soif de découverte de ces mondes éloignés, et parce que ces dernières années j’ai eu la chance de beaucoup voyager et c’est parmi ce que j’ai de plus fort à partager.
J’arrête les fleurs, on n’est pas là pour ça, vous êtes tranquilles... Mais avant de commencer le récit de nos jours américains, j’explique les circonstances qui nous ont menées à ce voyage à deux. Lui, il a gagné un billet à petit prix pour un A/R Paris <-> San Francisco en s’achetant deux jeans dans une pauvre boutique de banlieue parisienne. Logique. Et moi je devais initialement aller à Los Angeles pour mon boulot et le rejoindre ensuite sur place. Lorsque ma mission a été annulée pour des raisons budgétaires fumeuses, j’avais déjà commencé la préparation du voyage, verdi tous les voyants d’envie intérieurs et imaginé le périple à ses côtés. Je n’ai donc pas hésité longtemps, j’ai maintenu le voyage et même rajouté une semaine bonus pour porter mon séjour américain à 30 jours et je suis parti sur mes propres deniers. Logique. Vous verrez, avec moi beaucoup de choses sont logiques. La logique, c'est pratique.
J’avais déjà été découvrir le grand ouest l’année dernière avec trois potes (voir carnet ici pour les grands curieux et les courageux qui sont passés à côté : http://voyageforum.com/...ricain_1_2_D2516242/). Nous étions restés seulement 8 jours au milieu de ces paysages, à faire uniquement les classiques, et à un rythme totalement déluré. Cette année j’étais donc en charge de l’organisation puisque j’avais déjà repéré depuis un an tous les coins que j’aimerais arpenter lors de mon futur voyage. Un voyage un peu moins speed (encore que?) et plus centré sur des sites moins connus et en dehors des sentiers battus. J’avais en effet l’avantage de connaître ici certains d’entre vous qui m’avez été d’une aide précieuse. Encore une fois un grand merci à toi Philippe pour toute ton aide proposée spontanément pour parfaire notre circuit. Mon père te remercie également pour toute cette gentillesse et cette générosité, l’un de ses meilleurs souvenirs étant d’ailleurs le fameux White & Red canyon. Je risque d’en oublier certains et je m’en excuse mais je remercie aussi tous ceux qui m’ont adorablement renseigné ou avec qui j’ai simplement pris plaisir à discuter du grand ouest... Thibaud, Val, Alain-Pierre, Patrick, Marie, Laurence, JP, Jean-François, Jacqueline…
Beaucoup (trop ?) de remerciements et de dédicaces mais ils me semblent justes vu les échanges agréables que nous avons eus, et je peux désormais réellement parler de notre voyage…
Notre parcours final, qui intègre les remaniements sur place. Si on ajoute les km des trajets annexes on arrive à 7000km sur nos trois semaines de nature : Parcours
Hôtels : Quelques informations sur nos hôtels qui méritent une appréciation, tous des double queen sauf à San Francisco : - San Francisco : moi chez mon pote Morgan (reconnu comme le meilleur hôtel de la ville), mon père à l'hotel North Beach sur Kearny Street, très bien situé, pour seulement 45€ la nuit mais un confort minimum qui ne conviendrait pas forcément à tout le monde. Monterey : motel El Dorado Inn à 60$. Le moins cher qu’on ait trouvé sur place sans pré-réservation.
- Las Vegas : Excalibur. Chambre de qualité, bien situé en bout de strip là où ça commence à être « intéressant ». 100$ par nuit en moyenne, en incluant du week end où les tarifs sont plus onéreux dans toute la ville. Bien mieux que le Luxor de l’année dernière.
- Page : chez Bob’s Bashful Motel. Un très bon rapport qualité/prix ou quantité/prix en fait. Les appartements sont avec deux chambres, salon et cuisine pour 45$. Par contre il ne faut pas s’attendre au grand luxe, tout y est un peu vieillot. Bob tient le motel depuis des années, il est adorable et son fils Rick aussi. J'y étais déjà passé l'année dernière.
- Moab : Motel « Inca Inn ». Je ne le recommande pas du tout, douche abominable impossible d’avoir de l’eau à température constante, doublé d'une mauvaise foi évidente à l’accueil assez rare aux USA. De quoi me gonfler en fait. Oui, j'ai un caractère de daube parfois.
- Torrey : Days Inn. Très bonne chaîne, rien à redire.
- Tropic : Bulberry Inn B&B. Prix honnête et accueil de qualité, de bons petits déjeuners maison. Je recommande largement de dormir à Tropic plutôt qu’à Bryce, c’est à 15min en voiture et nettement moins cher. Seul inconvénient c’est d’aller à Bryce pour manger après 20h30, sur Tropic tout est fermé.
Restaurants Seulement ceux qui nous ont particulièrement enjoué et à retenir sans hésiter, la plupart conseillés ou repérés avant notre départ :
San Francisco : Je connaissais déjà la majorité de ces adresses de mes années précédentes à San Francisco, elles m’ont été conseillées par mon pote qui vit là bas, plutôt un gage de qualité il me semble ; et surtout largement vérifié sur place : « Chez Mama’s » : brunch sur Washington Square « Town’s end » : brunch tout près de 2nd Street « Balboa Café of San Francisco » : brunch dans le quartier Fillmore / Lombard Street « MSB - Marina Sushi Bar » : resto japonais sur Lombard Street « House of Nanking » : resto chinois sur Kearny Street « Lemon Grass Thai cuisine » : resto thai sur Polk Street « Mel’s Drive Inn » : un classique « cuisine » US. Il ne faut pas s’attendre à de la cuisine fine évidemment mais c’est typique américain, de bon cru (burgers, Fish&Chips & co) et parfait à 3h du mat’ après les sorties bar. J’y ai d’ailleurs dormi deux fois en deux ans, une fois la tête sur la table et cette année j’ai osé les toilettes. Hum. Monterey : « Hula’s Island Grill ». Restaurant avec cuisine insulaire de très bonne qualité. Torrey : « Stackers », de très bons burgers, avec un accueil charmant. Page : « Fiesta Mexicana », petite chaîne mexicaine de bonne qualité pas trop chère. Moab : « Sing Ha Thai Cuisine ». Un bon thaï dans une ville où il est assez difficile de bien manger. Escalante : « Escalante Outfitters ». Pizzeria perdue dans l’arrière pays et recommandée partout. Génial. Tropic/Bryce : “Bryce Canyon Lodge” : buffet à volonté, un peu l’usine mais très bien.
Location de voiture Via locationsdevoiture.com comme l’année dernière, meilleur rapport qualité/prix trouvé avec toutes les assurances nécessaires. J’avais fait un sujet ici sur les locations aux USA qui a été très bien complété pendant plus d’un an par les autres forumeurs: http://voyageforum.com/...etats_unis_D2439235/
Budget approximatif global : En intégrant mon billet A/R Paris-SF trouvé à 480€ et sans les achats et sorties en extra. 2800€ /pers pour un peu plus de 4 semaines (3 semaines de nature + 1 semaine de San Francisco).
Passé les détails techniques et l'introduction d'usage avec les informations pour forumeurs en recherche de bons plans, on peut enfin commencer le récit avec la ville de San Francisco!
San Francisco
Mon passage par San Francisco est un peu particulier parce que je connais bien la ville pour y avoir été trois fois ces dernières années. Je ne vais pas l’évoquer de façon chronologique comme le reste de notre parcours mais donner mes ressentis globaux et assortir ces mots de quelques photos. J’y passerai un peu de temps parce que j’adore cette ville. Sûrement parce que j’y ai un bon ami et donc la chance de pouvoir la découvrir de l’intérieur et pas uniquement visiter les endroits touristiques. Parce que l’accueil réservé là bas a toujours été festif et agréable. C’est une ville de vie, qui ne ressemble à aucune autre aux USA (de ma maigre expérience), une ville aérée, mixte. Elle est plaisante par sa configuration globale, entourée d’eau et traversée de ses fameuses rues « serpentées ». Elle est intéressante par le mélange des populations, l’ouverture d’esprit globale et ses quartiers aux styles et ambiances diversifiés.
Commençons le lever du carnet de voyage par un lever de soleil capturé par mon père encore non remis du décalage horaire, le premier jour de son arrivée.


Mon père pour qui j’avais prévu une liste de choses à faire sur 4 jours mais qui en avait fait quasi un tiers entre 5h et midi avant même qu’on se soit encore retrouvés. 4500 photos aussi déjà, logique !
Le port, la baie, avec la prison d’Alcatraz dans le fond perché sur son île :


Ou le traditionnel Golden Gate (et sans brume !)

On continue avec une belle vue du Financial District depuis la Coït Tower

Depuis l’intérieur du Financial District :


« Salut Gandhi, la pêche ? En fait t’es aussi grand qu’une tour mon gars ! »

Le quartier de l’embarcadero où les travailleurs du Financial District envahissent le lieu le midi. Il y a un côté île et ensoleillé avec ses grands palmiers :


Autour de Union Square, sorte de Champs Elysées de la ville avec toutes les enseignes de Luxe notamment. Pas le plus fun de la ville mais pas désagréable non plus :



Un détour par le quartier de Washington Square ainsi que l’axe Colombus Avenue qui passe à proximité et qui font partie de mes coins préférés de la ville. Il s’agit du quartier italien. Une jolie église, des cafés italiens avec des tables dehors (assez rare dans les villes américaines), une belle boutique de chapeaux, un vieux disquaire adorable même s’il n’a pas su trouver l’introuvable album « Grin » de « Coroner » que je voulais rapporter à un pote féru de m��tal ou encore le square investi par les chinois en mode Tai Chi censé apporter harmonie et équilibre des forces naturelles.


Chez Mama’s, où je me fais une jolie combo « Carot Cake » + « Eggs Benedict ». J’ai un problème avec les œufs Benedict, j’adore ça. C’est presque orgasmique. Et donc indispensable à chaque brunch. Je bug. J’aime ce genre de bug orienté cuisine d’ailleurs. Pas de photo des œufs Benedict, trop occupé à les manger. Ma femme s'appelera Bénédicte. Logique. Par contre mon père n'aime pas les oeufs Benedict. Nul.


Colombus avenue :




Avec l’imposante pyramide du Financial district dans le fond qui contraste avec ce vieil immeuble vert stylé qui appartient à Francis Ford Coppola.

L’intérieur rez de chaussée de l’immeuble, un café aux couleurs films et aux tendances bistrot à l’européenne :

Une vue figée du spectacle pourtant fort vivant et musical, la messe Gospell de Glide Church. A privilégier le dimanche à 11h quand on a la chance d’y être sur le week end. Si on retire la grosse demi heure de fin où le prêtre nous a passablement ennuyés vu notre faible penchant pour la religion, le reste était génial. Belle ambiance, des gens joyeux. Etonnant et je recommande vivement !

Le célèbre Chinatown, l’un voire le plus grand du monde même s’il n’est pas si impressionnant que ça je trouve, il se concentre essentiellement sur deux rues parallèles Grant et Stockton Street. Avec la porte principale qui en marque le début :


Un parc où j’aime faire ma sieste / repos de marche, sous les cerisiers fleuris (mes trois séjours étaient en Avril/Mai), le Yerba Buena Park, près du musée d’art moderne :


Une virée sur Alcatraz, que je recommande vivement. L’île et sa flore sont belles, la vue sur la ville magnifique par beau temps, et ce lieu mythique regorge d’histoire récente en plus de bien montrer les conditions de vie des détenus. On peut même se lâcher sur le système audio pour touristes que je n’affectionne pas en temps normal mais particulièrement intéressant pour avoir des détails sur la vie de la prison. Il faut par contre y aller si possible en dehors des créneaux de foule, le choix du premier bateau vers 9h est très bien par exemple. Il parait que c’est sympa de nuit aussi, avec la dernière navette mais je n’ai pas eu l’occasion d’essayer. A savoir qu’il faut absolument réserver avant le voyage pour avoir une chance d’y passer.
Depuis le bateau navette :


Une cellule reconstituée :

San Francisco, c’est bien sûr les multiples rues en pente où on voit essentiellement son capot :


Ou les fameux « Cable Car » :


Lombard Street et ses méandres de verdure pour contrer la vigueur de la pente, tout au loin :

On s’éloigne du « centre », aux abords du quartier de « Haight Ashbury », avec quelques maisons victoriennes colorées et un joli parc à flanc de colline, le « Buena Vista Park » :


Le quartier d’Haight Ashbury donc, avec ses multiples boutiques décalées, branchées musique, fumette, piercing, métal ou zen attitude :




Une maison de schtroumpfs :

Le quartier gay du Castro que j’ai découvert seulement cette année parce qu’il est excentré. Sympa d’y faire un saut mais pas indispensable à mes yeux. A moins d’y avoir des attraits particuliers ou surement en temps que lieu de sortie le soir. Je pense qu’il faut mieux connaître pour apprécier.


Un quartier étonnant aussi par la taille et le jeu de couleurs de leurs antennes radio :

L’une des vues que je préfère de la ville depuis Twin Peaks, lieu rendu célèbre à travers le monde par David Lynch et sa série puis son film :


L’autre côté de la baie de San Francisco présente aussi de nombreux intérêts. Le beau parc de grands Sequoia, le parc de « Muir Woods », la ville de Sausalito avec ses maisons sur l’eau ou Tiburon pour la vue sur la ville par temps clair.
Muir Woods, parsemé d’une autre espèce de Sequoia que les plus gros qu’on trouve en Sierra Nevada à Yosemite ou à Sequoia National Park. Un petit parc parfait pour la promenade du dimanche des locaux.


L'arbre poilu :

La vue depuis Tiburon :



Pour finir la zone photo, la photo carte postale classique, avec les maisons victoriennes d’Alamo Square en premier plan et le Financial district au loin. Bon ok, j’ai aussi un chien casse bonbon et quelques voitures en trop :

J’ai zappé un certain nombre de classiques de la ville parce qu’ils sont souvent vus et revus ici même, le Golden Gate Park, Fisherman’s Wharf notamment. Mais vous pouvez y faire un tour !
Avec le recul de ces trois séjours à San Francisco, mes préférences portent sur le quartier hippie de Haight Ashbury pour son côté rétro et déluré, celui de Colombus/Washington Square pour son ambiance aérée et chaleureuse et sur le quartier de Fillmore/Lombard où les jeunes se retrouvent pour sortir. San Francisco est une ville qui à mes yeux mérite bien 4 jours de visite surtout si on souhaite profiter de ses alentours de l’autre côté de la baie (petites villes de Sausalito et Tiburon, parc de Muir Woods).
Au final, dans cette ville on est très loin des clichés américains que sortent souvent à tord les français et autres européens sur nos confrères américains. Cette ville est globalement emplie de gens ouverts d’esprits et chaleureux, prêts à vous aider, finalement prêt à tout pour vous faire aimer leur pays dont ils sont particulièrement fiers.
Avant de quitter San Francisco pour longer le pacifique le long de la route 1 vers le sud, un complément d’adresses pour les férus de musique. Il s’agit des lieux de San Francisco où l’on peut espérer trouver quelques pépites musicales d’occasion à prix léger. J’ai un peu galéré pour établir cette liste, elle n’est pas exhaustive mais si elle peut vous servir tant mieux :
“Amoeba music” : 1855 Haight Street
“Recycled Records” : 1377 Haight Street
“Ceiba Records” : 1364 Haight Street
“Heavy Metal record qstore”, en face d’Amoeba sur Haight Street.
“101 Music” près du carrefour Grant Street / Green Street
Et pour ceux qui cherchent un vrai chapeau de Cowboy, San Francisco n’est pas trop la ville pour ça, vous en trouverez uniquement dans le quartier mexicain. Notamment la boutique où j'en ai acheté un et dont je viens de retrouver le nom, quelque chose comme "Ok Corral"
La suite pour le départ vers des contrées moins urbaines … quand je trouverai un peu de temps !
On peut trouver la suite ici : http://voyageforum.com/...ost=3485696;#3485696
Hello
Je m'adresse à tous les passionnés de voyage, car j'ai un problème, et compte sur votre aide.
J'ai déjà visité Yellowstone NP un certain nombre de fois, et y ai rencontré beaucoup d'animaux (en fait, beaucoup plus il y a 20 ou 25 ans que ces 5-10 dernières années, probablement l'influence de la fréquentation de plus en plus massive par les touristes). Beaucoup d'animaux, oui, mais jamais d'ours ou de grizzli (en tous cas, au Yellowstone) ! Or les compte-rendu de voyages, sur VF ou ailleurs, rapportent souvent une rencontre avec un ours. Serais-je donc maudit !
Aussi, lors de ma prochaine visite, je compte mettre toutes les chances de mon coté. D'abord elle aura lieu extrême fin Mai prochain et extrême début Juin, à une période moins fréquentée par les touristes (mes visites précédentes étaient toujours en Juillet ou en Aout). Ensuite, j'essayerai d'optimiser trajets et horaires, pour maximiser ma probabilité de rencontre avec ces gentilles petites bêtes. J'ai prévu de trainer sur la Lamar Valley Road, également sur la Chittenden Rd puis de faire à pied l'ascension Du Mount Washburn. Quels sont les autres lieux où des ours sont parfois rencontrés ? Et à quel moment de la journée (les problèmes d'intendance nous ferons passer les nuits à Old Faithful, à Lake Village, et à Mammoth Hot Spring. Mais jamais à Canyon Village, dont le lodge n'ouvre que le 4 Juin. Il est donc irréaliste de me conseiller d'être à la tombée du jour dans la région de Dunraven Pass ou de Mt Washburn ).
Toutes info venant de personnes ayant vu un ours sont donc bienvenues (mais pas d'homme ayant vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours). Merci par avance.
Je m'adresse à tous les passionnés de voyage, car j'ai un problème, et compte sur votre aide.
J'ai déjà visité Yellowstone NP un certain nombre de fois, et y ai rencontré beaucoup d'animaux (en fait, beaucoup plus il y a 20 ou 25 ans que ces 5-10 dernières années, probablement l'influence de la fréquentation de plus en plus massive par les touristes). Beaucoup d'animaux, oui, mais jamais d'ours ou de grizzli (en tous cas, au Yellowstone) ! Or les compte-rendu de voyages, sur VF ou ailleurs, rapportent souvent une rencontre avec un ours. Serais-je donc maudit !
Aussi, lors de ma prochaine visite, je compte mettre toutes les chances de mon coté. D'abord elle aura lieu extrême fin Mai prochain et extrême début Juin, à une période moins fréquentée par les touristes (mes visites précédentes étaient toujours en Juillet ou en Aout). Ensuite, j'essayerai d'optimiser trajets et horaires, pour maximiser ma probabilité de rencontre avec ces gentilles petites bêtes. J'ai prévu de trainer sur la Lamar Valley Road, également sur la Chittenden Rd puis de faire à pied l'ascension Du Mount Washburn. Quels sont les autres lieux où des ours sont parfois rencontrés ? Et à quel moment de la journée (les problèmes d'intendance nous ferons passer les nuits à Old Faithful, à Lake Village, et à Mammoth Hot Spring. Mais jamais à Canyon Village, dont le lodge n'ouvre que le 4 Juin. Il est donc irréaliste de me conseiller d'être à la tombée du jour dans la région de Dunraven Pass ou de Mt Washburn ).
Toutes info venant de personnes ayant vu un ours sont donc bienvenues (mais pas d'homme ayant vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours). Merci par avance.
Ben oui, j'ose 😎😎😎😎
En espérant que j'arrive à concrétiser cette fois !! 🤪🙂
Ce dont on se doutait déjà sur les agents des loueurs US mais à ce point là quand même !
https://consumerist.com/2008/01/15/6-confessions-of-an-alamo-car-rental-agent/
Je suis effaré du mépris témoigné dans l'article . Pour être un bon client respectable et non un client cheap , il faut donc accepter de se faire arnaquer et refiler toutes options inutiles à prix d'or même si déjà incluses quitte à payer 3 fois le prix de sa location .
😕
https://consumerist.com/2008/01/15/6-confessions-of-an-alamo-car-rental-agent/
Je suis effaré du mépris témoigné dans l'article . Pour être un bon client respectable et non un client cheap , il faut donc accepter de se faire arnaquer et refiler toutes options inutiles à prix d'or même si déjà incluses quitte à payer 3 fois le prix de sa location .
😕
Bonjour,
J'aimerais avoir des renseignements sur le fait de voyager en 1 année au même endroit (Houston) à 3 ou 4 mois d'intervalle! La première fois je suis allée à Houston fin decembre 2012 pour la nouvelle année je suis resté 14 jours, je compte y retourné 17 jours fin avril debut mai!
Avant ce dernier voyages, en Juin 2012 je suis partis aux états unis à Dallas (immigration faites à Charlotte) et je suis repartis de Houston pour le retour!
Puis-je être inquietée par l'immigration?
merci pour vos réponses
J'aimerais avoir des renseignements sur le fait de voyager en 1 année au même endroit (Houston) à 3 ou 4 mois d'intervalle! La première fois je suis allée à Houston fin decembre 2012 pour la nouvelle année je suis resté 14 jours, je compte y retourné 17 jours fin avril debut mai!
Avant ce dernier voyages, en Juin 2012 je suis partis aux états unis à Dallas (immigration faites à Charlotte) et je suis repartis de Houston pour le retour!
Puis-je être inquietée par l'immigration?
merci pour vos réponses
Je reviens du sud Est Usa ( Chicago , Memphis , New Orleans et floride ) et je voulais juste mettre en garde ceux qui aurait l'idée de reserver un hôtel dans la region de Fort myers ....
Petit récit :
On arrive dans la chambre de cet Hôtel qui d'apparence est tout à fait convenable et propre mais quel est notre surprise en rentrant du resto de voir 2 énorme cafards à côté du lit .... de suite nous allons voir la reception qui vient munis d'une bombe anti blatte en nous disant que si on les voit ; on les écrasent ou on les aspergent ...bref on demande de changer de chambre .
Elle accepte , on rentre donc dans notre nouvelle chambre et là on aperçoit encore un cafard se cacher sous la télé .... On retourne la voir et nous dit que ça peut venir de nos bagages , elle se fout clairement de nous car on venait de faire une machine et qu'on avait vidés nos sacs ...
Finalement après avoir passé la relève a sa collègue cette dernière fait mine de pas nous comprendre , a bout on quitte l'Hôtel et on part sur dormir avant Naples dans un best western ou il n'y aura aucun problème ....
Je rajoute également qu'on a dormi dans travelodge à Florida city ou tout était parfait .
Ceux qui ont des questions sur Chicago , memphis , New orleans , la région d'ocala , sarasota , keys west et miami , n'hésitez pas ....
Notre voyage à été vraiment superbe .....le 3 eme aux Usa , le retour à la réalité est dur ....
On arrive dans la chambre de cet Hôtel qui d'apparence est tout à fait convenable et propre mais quel est notre surprise en rentrant du resto de voir 2 énorme cafards à côté du lit .... de suite nous allons voir la reception qui vient munis d'une bombe anti blatte en nous disant que si on les voit ; on les écrasent ou on les aspergent ...bref on demande de changer de chambre .
Elle accepte , on rentre donc dans notre nouvelle chambre et là on aperçoit encore un cafard se cacher sous la télé .... On retourne la voir et nous dit que ça peut venir de nos bagages , elle se fout clairement de nous car on venait de faire une machine et qu'on avait vidés nos sacs ...
Finalement après avoir passé la relève a sa collègue cette dernière fait mine de pas nous comprendre , a bout on quitte l'Hôtel et on part sur dormir avant Naples dans un best western ou il n'y aura aucun problème ....
Je rajoute également qu'on a dormi dans travelodge à Florida city ou tout était parfait .
Ceux qui ont des questions sur Chicago , memphis , New orleans , la région d'ocala , sarasota , keys west et miami , n'hésitez pas ....
Notre voyage à été vraiment superbe .....le 3 eme aux Usa , le retour à la réalité est dur ....
J 9. Mercredi 20/06
West Yellowstone > WYOMING > Madison (14 Mi) Deuxième jour de visite au Yellowstone.

- Artists Paints Pots Ici, la terre vit, respire, travaille en permanence, notamment dans ces marmites de boue à la surface desquelles des bulles éclatent en chuchotant. On dirait un vaste plat de Chantilly ! Nombreuses marmottes (voir photo de mon pseudo).

18 essais avant de réussir la photo suivante : une bulle de gaz avant son éclatement !

- Lower Geyser Basin (Paints Pots) Un peu semblable au précédent mais beaucoup plus de monde et pas d'animaux. Jolies gentianes.

- Middway Geyser Basin La source "Grand Prismatic" est l'une des merveilles du parc. Au centre, l'eau est d'un bleu profond car elle dissous la silice contenue dans les roches. Des algues vertes colonisent les parois. Enfin, des bactéries jaunes, oranges et brunes se développent dans les coulées, chaque couleur correspondant à une température précise. Les photos aériennes de ce site sont bien connues mais nous devons, hélas, nous contenter de l'immortaliser d'en bas (enfin presque, on a tout de même grimpé sur un banc !)


- Black Sand Basin D'autres sources (Opalescent, Emerald et Rainbow Pools) offrent tout un festival de couleurs irréelles.


- Upper Geyser Basin (Old Faithfull) et West Thumb Geyser Basin Le Yellowstone compte 200 geysers, tous différents. C'était mon deuxième voyage dans ce lieu mais la 1ère fois, je n'avais pas eu droit à un tel spectacle. Le hasard a fait que, cette fois, les plus grands geysers étaient en activité. "Great Fountain" jaillit toutes les 8 à 12 heures et monte à ± 30m.

"Grand Geyser" est le plus haut du parc. Il monte à ± 60 m toutes les 6 à 15 heures.

Vedette incontestée, l'Old Faithfull (le Vieux Fidèle) ne doit pas sa notoriété à sa taille (±30m) mais surtout à sa régularité. Pour connaître l'heure de l'éruption suivante, il suffit de consulter les panneaux du Visitor Center, des boutiques ou des restaurants.

Adieu Yellowstone ! Après 2 visites, je ne m'en lasse toujours pas. J'aimerais beaucoup venir le voir en hiver.
> South Entrance (22 Mi) > Grand Teton N.P North Entrance (8 Mi)
Les crêtes dentelées de la Teton Range s'élèvent brusquement dans la plaine et culminent à 4197m. Un chapelet de lacs glaciaires s'égrène au pied des pics bleutés.

> Jackson Lake Junction (16 Mi) > Teton Park Road (20 Mi) Moose Junction > HWY 26/89/191 S > Jackson Hole (8Mi) Le centre ville est entièrement bâti en bois, trottoirs compris. 4 arches, édifiées en bois de cerf, marquent chaque coin du square central. La statue du cow-boy, qui en orne le centre, figure sur toutes les plaques de voitures du Wyoming.

Total : 250 km
J 10. Jeudi 21/06
Jakson > SR 22 (très pentue - elle traverse les Tetons !) > IDAHO > SR 33 > Victor (23 Mi) > SR31 > Swan Valley (21 Mi) > HWY 26 W > Idaho Falls (46 Mi)> HWY 20/26 W (44 Mi) > HWY 20/26 W
Les plaines désertiques de l'Idaho ont constitué un lieu propice pour établir un centre d'essai atomique.
* Experimental Breeder Reactor Visite gratuite du premier réacteur ayant produit de l'électricité nucléaire et du musée attenant. A l'extérieur, on peut voir 2 autres énormes réacteurs expérimentaux, mis au point par l'Air Force en 1956, pour développer un avion à puissance nucléaire. Après 10 ans de recherches et 1 milliard de $ dépensés, le président Kennedy mit fin à cette expérimentation.

> Arco (30 M) > HWY 23/26/93 S (19 Mi)
* Craters of the Moon N.M. Sous un soleil torride, nous parcourons en voiture un circuit de 7 Mi dans un paysage noirâtre de toute beauté. De nombreuses promenades mènent aux lieux d'intérêt : cônes de cendres, champs de lave et grottes, où la glace s'accumule durant l’hiver (prévoir une lampe de poche car les parcours souterrains ne sont pas éclairés) Nous, on l’avait oubliée.

> Carey (25 Mi) > Shoshone (39 Mi) > Twin Falls (27 Mi)
* Shoshone Falls Au sud de l'Idaho, la Snake River coule au cœur d'un plateau de basalte, relique d'une éruption magmatique d'il y a 15 000 ans. A Twin Falls, les chutes franchissent en plusieurs bonds, une hauteur de 63 m. A proximité, un effondrement de la roche conserve les eaux de la fonte des neiges et forme une piscine naturelle, le lac Dierkes, où il fait bon se baigner.

Logement dans un motel de la grand rue commerciale de Twin Falls.
Total : 464 km
J 11.Vendredi 22/06
Twin Falls > HWY 93 S (43 Mi) > NEVADA > Jackpot Cette ville fait honneur à son nom. Des casinos s'alignent tout au long de la route n°93. > Wells (68 Mi) Avec Jackpot, Wells est la seule autre ville rencontrée au cours des 305 km de cette étape. > I 80 E > UTAH > West Wendover (58 Mi)
Vestige d'une mer préhistorique 13 fois plus étendue, le Grand Lac Salé nous offre aujourd'hui son immensité lumineuse et blanche, en contraste complet avec les cratères noirs d'hier . * Bonneville Speedway Sur cette étendue plate à l'infini, toutes sortes de bolides, dragsters monstrueux ou automobiles transformées en fusées, ont tenté de battre le record de vitesse sur terre. Nous n'avons pas failli à la tradition en poussant à fond sur l'accélérateur. Mais notre voiture s'en est sortie incroyablement encrassée par le sel. Il colle, s'accroche et s'incruste pour longtemps sur la carrosserie ! Le nettoyage de la voiture s'avère, par la suite, indispensable.


> Salt Lake City (123 Mi) > sortie 115 > HWY 186 E > City Center
Temple Square, au centre de la ville des Mormons, est un espace fleuri où se rassemblent les principaux monuments de la secte. Partout, des fontaines et des ruisseaux tentent vainement de rafraîchir l'atmosphère. C'est le jour des mariages et de nombreux couples, robe longue et costume cravate, transpirent beaucoup pour les poses photos, sous 40° à l'ombre ! - North Visitor Center : un christ géant accueille les visiteurs sous une voûte étoilée, c'est d'un kitch ! (comme d'ailleurs toutes les peintures naïves qui ornent les bâtiments) - Hall de l'Assemblée des Saints des Derniers Jours. - Tabernacle, vaste salle de concert de 6500 places et grandes orgues de 12 000 tuyaux. - Le Temple, imposant édifice de granit, n'est accessible qu'aux Mormons.

- Bibliothèque : entrée libre dans ce centre mondial de la recherche généalogique. Registres, microfilms, base de données et Internet sont à votre disposition pour connaître l'histoire de votre famille, pour autant qu'elle soit reliée à l'ancêtre d'un émigré mormon. > I 15 S > Lehi (banlieue de Salt Lake City, où nous logeons dans un motel à proximité d'un centre commercial)
Total : 557 km J 12. Samedi 23/06
Lehi > I 15 S > Provo (16 Mi) > Spanish Fork (13 Mi) > HWY 6 > Price (68 Mi) > HWY 6/191 (58 Mi) > I 70 E > Crescent Junction (25 Mi) (sortie 182) > HWY 191 S > Moab (29 Mi) Après le noir et le blanc, voici le rouge le plus flamboyant, que ce soit celui des roches ou celui de nos visages en sueur ! * Arches N.P. En effet, c'est une journée torride : 41° à l'ombre et il n'y en a pas, dans cet univers minéral. Sitôt l'entrée franchie, le spectacle commence. De superbes pitons de grès, vieux de 150 millions d'années, se dressent dans un désert rocailleux (Park Avenue).

A d'autres endroits, les dépôts de sel d'une mer antérieure furent dissous par la pluie, sous des roches plus résistantes. Elles constituèrent alors des dômes, alors que les versants plus fragiles, étaient érodés, formant des arches. Chaque site vaut un arrêt mais demande une petite randonnée pour être admiré (Balanced Rock, Windows Section, Devil's Garden et la plus pénible à atteindre : Delicate Arch ). C’est la formation qui figure sur les plaques des voitures de l'Utah. On est pas allé au bout du parc pour voir les autres. Il faisait vraiment trop chaud et mon fils ne voulait plus quitter la fraîcheur de la voiture.

> R128 (Colorado River Scenic Byway) (47 Mi) > I 70 E > COLORADO > Fruita Route encadrée de rochers rouges qui longe un serpent vert, la rivière Colorado. J'avais, en 1999, fait la descente en rafting de ce superbe parcours mais, pour cause d'éclaboussures, je n'avais pas pu prendre de photos. Une lacune réparée.

> Grand Junction (59 Mi) Logement dans un motel à proximité de l'aéroport local, heureusement peu actif la nuit. Total : 578 km
J 13. Dimanche 24/06
Grand Junction > R 50 Nous manquons de renverser un cerf qui traversait la route. Freinage en catastrophe pour l'éviter. > Delta (40 Mi) Les murs aveugles des maisons de cette petite ville sont couverts de fresques en trompe l'œil, évoquant les façades des boutiques d'autrefois ou les paysages du Colorado.

> Montrose (21 Mi)
* Black Canyon of the Gunnison N.P. Le Black Canyon est l'œuvre de la rivière Gunnison. Ce cours d'eau, qui descend d'une vingtaine de mètres par kilomètre, a creusé une faille de plus de 600 m de profondeur dans la roche noire. Petites balades à chaque site intéressant. A la sortie du parc, arrêt pique-nique au bord du lac de retenue Curecanti.


> R50 ( 7 Mi) > Gunnison ville (56 Mi) > Salida (61 Mi) Le passage du Monarch Pass (3770m), entre Gunnison et Salida, prend beaucoup de temps car les pentes sont très raides et on ne sait pas doubler les nombreux camping-cars et camions. Nous rejoignons directement Cañon City sans avoir le temps de visiter la Royal Gorge. Bref arrêt au "Pinacle Rock" (nombreux cactus en fleurs). > Cañon City (57 Mi) Logement dans un motel au centre de cette ville rue.
Total : 459 km
J 14. Lundi 25/06
Cañon City > HWY 50 > Penrose > R115.> Colorado Springs > HWY24
* Garden of the Gods Le jardin des Dieux rassemble de nombreux monolithes de grès rouge qui, selon une légende indienne, auraient été des envahisseurs pétrifiés par le grand Manitou. Autrefois, c’était une propriété privée appartenant à Charles Perkins. A sa mort, il la légua à la ville de Colorado Springs, en précisant que son accès devait rester gratuit pour le public. Ce parc est absolument splendide et fort bien aménagé. Il demande plusieurs heures de visite.

* Pikes Peak Nous continuons vers Manitou Springs pour rejoindre le funiculaire de Pikes Peak. Il y a un monde fou ! Heureusement, notre réservation par Internet a bien été enregistrée. Durant la montée d’1h15, commentaires en anglais par le conducteur. Beaucoup de marmottes. Au sommet (4301m), le temps est magnifique. Nous nous promenons parmi les amas de neige et les blocs de grès rose. Toutefois, dès que cela grimpe un peu, on ressent le manque d’oxygène. Possibilité de faire la montée en voiture par une route non revêtue, sur laquelle a lieu chaque année un rallye célèbre. On n'a pas osé s'y risquer !

Retour vers Manitou Springs et Colorado Springs par la HWY 24. Logement dans un motel à l'extérieur de la ville.
Total : 102 km
J 15.Mardi 26/06
Colorado Springs > I 25 N (USAF Academy vue de loin) > HWY 470 (54 Mi) > I 70 (17 Mi) > sortie 232 (29 Mi) > Empire > SR 40 > Granby (44 Mi) - Arrêt pique-nique au bord du lac > R 34 (15 Mi)

* Rocky Mountains N.P Le début du parcours est magnifique mais, bientôt, nous entrons dans les nuages et la visibilité devient quasi nulle : pas de superbes panoramas ! Il fait 6°, un sacré écart de température par rapport à samedi dernier ! Heureusement, le Visitor Center est chauffé et très intéressant à visiter. Je sors tout de même pour parcourir le sentier botanique, fort bien aménagé et tout étiqueté. Bien qu'on ne voit rien à plus de 2 m, c’est suffisant pour découvrir les petites fleurs printanières des Rocheuses, qui poussent dès que la neige fond.

Nous repartons vers Denver dans une purée de pois totale. De plus, des travaux encombrent la moitié de la route. Aux USA, on n'installe pas de feux alternatifs temporaires comme chez nous. Une personne vous barre le passage avec un panneau et il faut attendre qu’une voiture pilote vous emmène à travers le chantier. Par chance, il y en a une qui démarre juste devant nous et qui nous guide, non seulement dans les travaux, mais aussi dans l’épais brouillard. Sans elle, je crois que nous n’aurions peut-être pas évité les ravins ! (Pt culminant de la route : 3713 m - troupeau de wapitis) > Deer Ridge Junction > Estes Park (3 Mi)

> Boulder (38 Mi) > HWY 36 > après Louisville > sortie Indiana Street S > R72 > Denver (20 Mi) > Ralstor Road > Kipling Street > 49e ave. Nous logeons à l'ouest de Denver dans un motel différent du premier, car plus proche des centres commerciaux. C'est le moment de faire nos derniers achats.
Total : 448 km
J 16. Mercredi 27/06
> 49e Ave > Kipling Street > I 70 E > Peña Bld > Aéroport (47 km)
Total voyage : 5062 km
Nous partons tôt car c’est l’heure de pointe à Denver et les formalités de départ risquent d’être longues. Reprise du véhicule, rapide et sans discussion pour le problème de l'essence : on nous déduit le plein de notre facture. Une navette démarre immédiatement pour nous conduire à l'aéroport. Là, le compostage des billets et l'enregistrement des bagages se font par des bornes interactives et des écrans tactiles. Hélas, notre anglais est insuffisant pour comprendre toutes les subtilités de l'opération. Nous devons faire appel à une préposée qui, d'un air condescendant, accepte de s'occuper de ces ignares d'étrangers ! Au contrôle des passagers et des bagages à main, la file est tellement longue qu'elle déborde des innombrables zigzags prévus dans l'immense salle et se prolonge dans une autre partie de l'aérogare. 40 min d'attente ! Départ prévu à 11h30 mais l'avion part avec ¼ d'heure d'avance. Un mail m'avait été envoyé pour me prévenir 2 jours avant le départ. Hélas, mon ordinateur était, lui aussi, parti en vacances, pour réparation. Nous avions eu raison de quitter le motel très tôt ! Conséquence heureuse, l’escale à Washington, moins tardive, nous permet de ne pas courir pour le départ de la correspondance (on craignait vraiment de la rater).

J17. Jeudi 28/06
Arrivée tôt le matin à Bruxelles. Je retrouve le ciel gris et pluvieux de la Belgique mais j'ai encore dans les yeux toutes les lumières et les couleurs de ce merveilleux périple. Elles y resteront longtemps puisque, presque 2 ans plus tard, je pense encore à vous en livrer le récit. Ravie si cela peut vous aider pour vos prochaines vacances !
Cette année, j'ai rouvert l'atlas des USA. J'y prépare un circuit en Nouvelle-Angleterre pour fin septembre.
West Yellowstone > WYOMING > Madison (14 Mi) Deuxième jour de visite au Yellowstone.

- Artists Paints Pots Ici, la terre vit, respire, travaille en permanence, notamment dans ces marmites de boue à la surface desquelles des bulles éclatent en chuchotant. On dirait un vaste plat de Chantilly ! Nombreuses marmottes (voir photo de mon pseudo).

18 essais avant de réussir la photo suivante : une bulle de gaz avant son éclatement !

- Lower Geyser Basin (Paints Pots) Un peu semblable au précédent mais beaucoup plus de monde et pas d'animaux. Jolies gentianes.

- Middway Geyser Basin La source "Grand Prismatic" est l'une des merveilles du parc. Au centre, l'eau est d'un bleu profond car elle dissous la silice contenue dans les roches. Des algues vertes colonisent les parois. Enfin, des bactéries jaunes, oranges et brunes se développent dans les coulées, chaque couleur correspondant à une température précise. Les photos aériennes de ce site sont bien connues mais nous devons, hélas, nous contenter de l'immortaliser d'en bas (enfin presque, on a tout de même grimpé sur un banc !)


- Black Sand Basin D'autres sources (Opalescent, Emerald et Rainbow Pools) offrent tout un festival de couleurs irréelles.


- Upper Geyser Basin (Old Faithfull) et West Thumb Geyser Basin Le Yellowstone compte 200 geysers, tous différents. C'était mon deuxième voyage dans ce lieu mais la 1ère fois, je n'avais pas eu droit à un tel spectacle. Le hasard a fait que, cette fois, les plus grands geysers étaient en activité. "Great Fountain" jaillit toutes les 8 à 12 heures et monte à ± 30m.

"Grand Geyser" est le plus haut du parc. Il monte à ± 60 m toutes les 6 à 15 heures.

Vedette incontestée, l'Old Faithfull (le Vieux Fidèle) ne doit pas sa notoriété à sa taille (±30m) mais surtout à sa régularité. Pour connaître l'heure de l'éruption suivante, il suffit de consulter les panneaux du Visitor Center, des boutiques ou des restaurants.

Adieu Yellowstone ! Après 2 visites, je ne m'en lasse toujours pas. J'aimerais beaucoup venir le voir en hiver.
> South Entrance (22 Mi) > Grand Teton N.P North Entrance (8 Mi)
Les crêtes dentelées de la Teton Range s'élèvent brusquement dans la plaine et culminent à 4197m. Un chapelet de lacs glaciaires s'égrène au pied des pics bleutés.

> Jackson Lake Junction (16 Mi) > Teton Park Road (20 Mi) Moose Junction > HWY 26/89/191 S > Jackson Hole (8Mi) Le centre ville est entièrement bâti en bois, trottoirs compris. 4 arches, édifiées en bois de cerf, marquent chaque coin du square central. La statue du cow-boy, qui en orne le centre, figure sur toutes les plaques de voitures du Wyoming.

Total : 250 km
J 10. Jeudi 21/06
Jakson > SR 22 (très pentue - elle traverse les Tetons !) > IDAHO > SR 33 > Victor (23 Mi) > SR31 > Swan Valley (21 Mi) > HWY 26 W > Idaho Falls (46 Mi)> HWY 20/26 W (44 Mi) > HWY 20/26 W
Les plaines désertiques de l'Idaho ont constitué un lieu propice pour établir un centre d'essai atomique.
* Experimental Breeder Reactor Visite gratuite du premier réacteur ayant produit de l'électricité nucléaire et du musée attenant. A l'extérieur, on peut voir 2 autres énormes réacteurs expérimentaux, mis au point par l'Air Force en 1956, pour développer un avion à puissance nucléaire. Après 10 ans de recherches et 1 milliard de $ dépensés, le président Kennedy mit fin à cette expérimentation.

> Arco (30 M) > HWY 23/26/93 S (19 Mi)
* Craters of the Moon N.M. Sous un soleil torride, nous parcourons en voiture un circuit de 7 Mi dans un paysage noirâtre de toute beauté. De nombreuses promenades mènent aux lieux d'intérêt : cônes de cendres, champs de lave et grottes, où la glace s'accumule durant l’hiver (prévoir une lampe de poche car les parcours souterrains ne sont pas éclairés) Nous, on l’avait oubliée.

> Carey (25 Mi) > Shoshone (39 Mi) > Twin Falls (27 Mi)
* Shoshone Falls Au sud de l'Idaho, la Snake River coule au cœur d'un plateau de basalte, relique d'une éruption magmatique d'il y a 15 000 ans. A Twin Falls, les chutes franchissent en plusieurs bonds, une hauteur de 63 m. A proximité, un effondrement de la roche conserve les eaux de la fonte des neiges et forme une piscine naturelle, le lac Dierkes, où il fait bon se baigner.

Logement dans un motel de la grand rue commerciale de Twin Falls.
Total : 464 km
J 11.Vendredi 22/06
Twin Falls > HWY 93 S (43 Mi) > NEVADA > Jackpot Cette ville fait honneur à son nom. Des casinos s'alignent tout au long de la route n°93. > Wells (68 Mi) Avec Jackpot, Wells est la seule autre ville rencontrée au cours des 305 km de cette étape. > I 80 E > UTAH > West Wendover (58 Mi)
Vestige d'une mer préhistorique 13 fois plus étendue, le Grand Lac Salé nous offre aujourd'hui son immensité lumineuse et blanche, en contraste complet avec les cratères noirs d'hier . * Bonneville Speedway Sur cette étendue plate à l'infini, toutes sortes de bolides, dragsters monstrueux ou automobiles transformées en fusées, ont tenté de battre le record de vitesse sur terre. Nous n'avons pas failli à la tradition en poussant à fond sur l'accélérateur. Mais notre voiture s'en est sortie incroyablement encrassée par le sel. Il colle, s'accroche et s'incruste pour longtemps sur la carrosserie ! Le nettoyage de la voiture s'avère, par la suite, indispensable.


> Salt Lake City (123 Mi) > sortie 115 > HWY 186 E > City Center
Temple Square, au centre de la ville des Mormons, est un espace fleuri où se rassemblent les principaux monuments de la secte. Partout, des fontaines et des ruisseaux tentent vainement de rafraîchir l'atmosphère. C'est le jour des mariages et de nombreux couples, robe longue et costume cravate, transpirent beaucoup pour les poses photos, sous 40° à l'ombre ! - North Visitor Center : un christ géant accueille les visiteurs sous une voûte étoilée, c'est d'un kitch ! (comme d'ailleurs toutes les peintures naïves qui ornent les bâtiments) - Hall de l'Assemblée des Saints des Derniers Jours. - Tabernacle, vaste salle de concert de 6500 places et grandes orgues de 12 000 tuyaux. - Le Temple, imposant édifice de granit, n'est accessible qu'aux Mormons.

- Bibliothèque : entrée libre dans ce centre mondial de la recherche généalogique. Registres, microfilms, base de données et Internet sont à votre disposition pour connaître l'histoire de votre famille, pour autant qu'elle soit reliée à l'ancêtre d'un émigré mormon. > I 15 S > Lehi (banlieue de Salt Lake City, où nous logeons dans un motel à proximité d'un centre commercial)
Total : 557 km J 12. Samedi 23/06
Lehi > I 15 S > Provo (16 Mi) > Spanish Fork (13 Mi) > HWY 6 > Price (68 Mi) > HWY 6/191 (58 Mi) > I 70 E > Crescent Junction (25 Mi) (sortie 182) > HWY 191 S > Moab (29 Mi) Après le noir et le blanc, voici le rouge le plus flamboyant, que ce soit celui des roches ou celui de nos visages en sueur ! * Arches N.P. En effet, c'est une journée torride : 41° à l'ombre et il n'y en a pas, dans cet univers minéral. Sitôt l'entrée franchie, le spectacle commence. De superbes pitons de grès, vieux de 150 millions d'années, se dressent dans un désert rocailleux (Park Avenue).

A d'autres endroits, les dépôts de sel d'une mer antérieure furent dissous par la pluie, sous des roches plus résistantes. Elles constituèrent alors des dômes, alors que les versants plus fragiles, étaient érodés, formant des arches. Chaque site vaut un arrêt mais demande une petite randonnée pour être admiré (Balanced Rock, Windows Section, Devil's Garden et la plus pénible à atteindre : Delicate Arch ). C’est la formation qui figure sur les plaques des voitures de l'Utah. On est pas allé au bout du parc pour voir les autres. Il faisait vraiment trop chaud et mon fils ne voulait plus quitter la fraîcheur de la voiture.

> R128 (Colorado River Scenic Byway) (47 Mi) > I 70 E > COLORADO > Fruita Route encadrée de rochers rouges qui longe un serpent vert, la rivière Colorado. J'avais, en 1999, fait la descente en rafting de ce superbe parcours mais, pour cause d'éclaboussures, je n'avais pas pu prendre de photos. Une lacune réparée.

> Grand Junction (59 Mi) Logement dans un motel à proximité de l'aéroport local, heureusement peu actif la nuit. Total : 578 km
J 13. Dimanche 24/06
Grand Junction > R 50 Nous manquons de renverser un cerf qui traversait la route. Freinage en catastrophe pour l'éviter. > Delta (40 Mi) Les murs aveugles des maisons de cette petite ville sont couverts de fresques en trompe l'œil, évoquant les façades des boutiques d'autrefois ou les paysages du Colorado.

> Montrose (21 Mi)
* Black Canyon of the Gunnison N.P. Le Black Canyon est l'œuvre de la rivière Gunnison. Ce cours d'eau, qui descend d'une vingtaine de mètres par kilomètre, a creusé une faille de plus de 600 m de profondeur dans la roche noire. Petites balades à chaque site intéressant. A la sortie du parc, arrêt pique-nique au bord du lac de retenue Curecanti.


> R50 ( 7 Mi) > Gunnison ville (56 Mi) > Salida (61 Mi) Le passage du Monarch Pass (3770m), entre Gunnison et Salida, prend beaucoup de temps car les pentes sont très raides et on ne sait pas doubler les nombreux camping-cars et camions. Nous rejoignons directement Cañon City sans avoir le temps de visiter la Royal Gorge. Bref arrêt au "Pinacle Rock" (nombreux cactus en fleurs). > Cañon City (57 Mi) Logement dans un motel au centre de cette ville rue.
Total : 459 km
J 14. Lundi 25/06
Cañon City > HWY 50 > Penrose > R115.> Colorado Springs > HWY24
* Garden of the Gods Le jardin des Dieux rassemble de nombreux monolithes de grès rouge qui, selon une légende indienne, auraient été des envahisseurs pétrifiés par le grand Manitou. Autrefois, c’était une propriété privée appartenant à Charles Perkins. A sa mort, il la légua à la ville de Colorado Springs, en précisant que son accès devait rester gratuit pour le public. Ce parc est absolument splendide et fort bien aménagé. Il demande plusieurs heures de visite.

* Pikes Peak Nous continuons vers Manitou Springs pour rejoindre le funiculaire de Pikes Peak. Il y a un monde fou ! Heureusement, notre réservation par Internet a bien été enregistrée. Durant la montée d’1h15, commentaires en anglais par le conducteur. Beaucoup de marmottes. Au sommet (4301m), le temps est magnifique. Nous nous promenons parmi les amas de neige et les blocs de grès rose. Toutefois, dès que cela grimpe un peu, on ressent le manque d’oxygène. Possibilité de faire la montée en voiture par une route non revêtue, sur laquelle a lieu chaque année un rallye célèbre. On n'a pas osé s'y risquer !

Retour vers Manitou Springs et Colorado Springs par la HWY 24. Logement dans un motel à l'extérieur de la ville.
Total : 102 km
J 15.Mardi 26/06
Colorado Springs > I 25 N (USAF Academy vue de loin) > HWY 470 (54 Mi) > I 70 (17 Mi) > sortie 232 (29 Mi) > Empire > SR 40 > Granby (44 Mi) - Arrêt pique-nique au bord du lac > R 34 (15 Mi)

* Rocky Mountains N.P Le début du parcours est magnifique mais, bientôt, nous entrons dans les nuages et la visibilité devient quasi nulle : pas de superbes panoramas ! Il fait 6°, un sacré écart de température par rapport à samedi dernier ! Heureusement, le Visitor Center est chauffé et très intéressant à visiter. Je sors tout de même pour parcourir le sentier botanique, fort bien aménagé et tout étiqueté. Bien qu'on ne voit rien à plus de 2 m, c’est suffisant pour découvrir les petites fleurs printanières des Rocheuses, qui poussent dès que la neige fond.

Nous repartons vers Denver dans une purée de pois totale. De plus, des travaux encombrent la moitié de la route. Aux USA, on n'installe pas de feux alternatifs temporaires comme chez nous. Une personne vous barre le passage avec un panneau et il faut attendre qu’une voiture pilote vous emmène à travers le chantier. Par chance, il y en a une qui démarre juste devant nous et qui nous guide, non seulement dans les travaux, mais aussi dans l’épais brouillard. Sans elle, je crois que nous n’aurions peut-être pas évité les ravins ! (Pt culminant de la route : 3713 m - troupeau de wapitis) > Deer Ridge Junction > Estes Park (3 Mi)

> Boulder (38 Mi) > HWY 36 > après Louisville > sortie Indiana Street S > R72 > Denver (20 Mi) > Ralstor Road > Kipling Street > 49e ave. Nous logeons à l'ouest de Denver dans un motel différent du premier, car plus proche des centres commerciaux. C'est le moment de faire nos derniers achats.
Total : 448 km
J 16. Mercredi 27/06
> 49e Ave > Kipling Street > I 70 E > Peña Bld > Aéroport (47 km)
Total voyage : 5062 km
Nous partons tôt car c’est l’heure de pointe à Denver et les formalités de départ risquent d’être longues. Reprise du véhicule, rapide et sans discussion pour le problème de l'essence : on nous déduit le plein de notre facture. Une navette démarre immédiatement pour nous conduire à l'aéroport. Là, le compostage des billets et l'enregistrement des bagages se font par des bornes interactives et des écrans tactiles. Hélas, notre anglais est insuffisant pour comprendre toutes les subtilités de l'opération. Nous devons faire appel à une préposée qui, d'un air condescendant, accepte de s'occuper de ces ignares d'étrangers ! Au contrôle des passagers et des bagages à main, la file est tellement longue qu'elle déborde des innombrables zigzags prévus dans l'immense salle et se prolonge dans une autre partie de l'aérogare. 40 min d'attente ! Départ prévu à 11h30 mais l'avion part avec ¼ d'heure d'avance. Un mail m'avait été envoyé pour me prévenir 2 jours avant le départ. Hélas, mon ordinateur était, lui aussi, parti en vacances, pour réparation. Nous avions eu raison de quitter le motel très tôt ! Conséquence heureuse, l’escale à Washington, moins tardive, nous permet de ne pas courir pour le départ de la correspondance (on craignait vraiment de la rater).

J17. Jeudi 28/06
Arrivée tôt le matin à Bruxelles. Je retrouve le ciel gris et pluvieux de la Belgique mais j'ai encore dans les yeux toutes les lumières et les couleurs de ce merveilleux périple. Elles y resteront longtemps puisque, presque 2 ans plus tard, je pense encore à vous en livrer le récit. Ravie si cela peut vous aider pour vos prochaines vacances !
Cette année, j'ai rouvert l'atlas des USA. J'y prépare un circuit en Nouvelle-Angleterre pour fin septembre.
est-ce normal la neige au Grand Canyon fin mai?
Samedi 15 septembre :
Nous quittons rapidement ce camping qu’il nous faut vite oublier, direction Canyonlands, plus précisément Mesa Arch pour assister au lever du soleil. Nous arrivons à 7h30 sur le parking où le départ de la randonnée s’effectue.
Après une courte marche, nous arrivons sur les lieux déjà investis par un couple. Malheureusement, le ciel est encore chargé ce matin et les rayons du soleil ont du mal à se frayer un chemin… Nous patientons mais il faut se rendre à l’évidence : l’embrasement de Mesa Arch tant attendu n’aura pas lieu.
Un peu déçus, nous rebroussons chemin et décidons de modifier quelque peu notre itinéraire en nous dirigeant directement vers Monument Valley via Gooseneck.
Tout à coup, sur le chemin du retour, Fabien fait un bond d’un mètre et pousse un cri de surprise. Un petit serpent taureau, espèce de couleuvre très présente dans l’ouest des Etats-Unis, déambule tout près du sentier.

Ce petit intermède passé, nous décidons d’aller saluer une dernière fois Canyonlands National Park au Grand View Point overlook, duquel le panorama sur Islands in the Sky est fantastique. Ici, le Colorado a littéralement grignoté le plateau pendant des dizaines de millions d’années. L’impression qui en ressort est un aveu d’impuissance de la part de la roche, comme si chaque strate s’avouait vaincue face à la puissance incommensurable du fleuve.

Cette dernière vision nous redonne quelque peu le sourire aux lèvres, c’est pourquoi nous quittons les lieux moins contrariés qu’une heure plus tôt. Une fois n’est pas coutume, c’est en sortant du parc que nous nous prenons en photo devant le panneau indiquant officiellement l’entrée dans le site classé.

Direction maintenant Monument Valley, avec un crochet par Goosenecks State Park. Pour ce faire, nous devons retourner sur Moab, où le prix de l’essence attractif nous incite à faire le plein. Nous traversons sur notre chemin les villes désertes de Monticello, Blanding, White Mesa et Bluff. Seule cette dernière se détache des autres par une activité importante due à un concours de rodéo. Ici, les clichés de l’ouest américain pur et dur sont tenaces… Quelques miles après Bluff, nous dévions vers Goosenecks State Park. Et bonne surprise à l’arrivée, ce State Park est gratuit. Tout comme deux couples de Russes, nous observons émerveillés ce nouveau miracle de la nature : il est encore une fois l’œuvre du Colorado, qui a dessiné 3 méandres quasiment parfaitement symétriques… D’autant plus impressionnant que les dimensions sont énormes. En effet, le puissant Colorado se trouve quelques 300 mètres plus bas par rapport au lieu de la prise de vue !

La suite des événements nous amène à Monument Valley, que j’attends particulièrement. Nous passons à Mexican Hat qui marque l’entrée officielle dans la réserve indienne Navajo, même si depuis une heure ou deux déjà, l’omniprésence de l’influence indienne se ressent énormément. Puis nous arrivons sur la célèbre longue ligne droite qui débouche sur Monument Valley. En dépit d’un ciel nuageux, nous faisons un arrêt afin d’immortaliser l’instant.

Il est 16h, nous décidons d’aller dans un premier temps réserver un emplacement de camping avant de passer la fin d’après-midi à l’intérieur de la réserve indienne. Le choix est limité : soit le camping de la réserve indienne bien situé mais sommaire, soit le Goulding’s campground un peu plus loin mais équipé de douches. Nous optons pour le second choix. Ici, nous flirtons sans arrêt entre deux Etats qui n’ont pas le même fuseau horaire… Au camping, nous sommes en Utah (-8h par rapport à la France) alors que lorsque nous nous rendons sur le site de Monument Valley à deux pas, nous nous retrouvons en Arizona (-9h). Comme à Arches National Park, le ciel se dégage en fin de journée. Le soleil embrase du même coup les West Mitten, East Mitten et Merrick Buttes, pour notre plus grand bonheur.

Nous nous attaquons à la piste de Monument Valley qui offre de jolis points de vue sur les plus célèbres « mesas » de la réserve. L’allure y est très modérée car la piste est bien défoncée. Au niveau de Totem Pole, la panoplie de couleurs est extraordinaire en cette fin de journée.

Par endroits, la végétation me donne l’impression d’être au beau milieu de la savane africaine. Ne manquent plus que les lions, les girafes et les zèbres…

Bien que l’on présente souvent Monument Valley comme un petit parc dont on a vite fait le tour, il offre parfois un aperçu sur des étendues vierges gigantesques.

Juste avant de quitter la réserve, depuis le parking du parc nous assistons au coucher de soleil. Nous regagnons notre campement déjà dans la pénombre et choisissons d’aller faire un saut à la piscine du camping avant de manger. Mais la fraîcheur de son eau nous amène aux douches plus tôt que prévu. En arrivant, j’avais vu une pizzeria le long de la route qui mène au camping. C’est pourquoi ce soir, nous nous faisons un plaisir d’y aller se restaurer. Mais mauvaise surprise, à l’heure où nous arrivons les fourneaux sont déjà éteints. Il faudra une fois de plus se contenter d’un dîner frugal et concis…
Dimanche 16 septembre : Debout de bonne heure et de bonne humeur comme d’habitude ce matin. Après un petit coup de fil à la famille en France où la journée est déjà sur la fin, nous plions bagage direction Page et le Lac Powell. Sur les 200 kilomètres à parcourir, nous traversons 2 villes, Kayenta et Kaibeto, sachant que la 2ème citée doit abriter 500 âmes maximum… Sûrement le trajet où la présence humaine s’est faite la plus discrète. Par contre, peu avant notre arrivée du côté du Lac Powell, nous doublons un train de fret qui doit mesurer plus d’un kilomètre, tant le nombre de wagons est énorme. Encore un cliché croisé de l’ouest américain. Fred dort comme un loir lorsque Fabien et moi croyons assister la formation d’une tornade au-dessus d’un champ sur notre gauche. Une colonne sombre sortant d’un cumulo-nimbus menaçant semble se diriger vers le sol. Mais la tentative est vaine. Nous arrivons à Page dans l’heure de midi. Nous déjeunons en contrebas de la Scenic View drive, d’où nous pouvons voir l’immense Glen Canyon Dam, le barrage dont la construction a engendré le Lac Powell. A présent, nous nous dirigeons vers Horse Shoe Bend, un méandre du Colorado qui doit son nom à sa forme de fer à cheval. Il se situe à la sortie sud de la ville, nous y sommes vite rendus. La marche qui suit pour y accéder est une formalité puisqu’elle ne fait même pas un kilomètre. Comme toujours, le Colorado ne fait pas dans la dentelle : le fleuve, d’un vert très profond, se situe 340 mètres plus bas que nous ! Quelques bateaux qui en font le tour nous permettent d’avoir un ordre d’idée de l’échelle, tout comme une espèce de cabane que je repère tout près d’une rive. Moi qui n’ai pas le vertige, je ne suis pas rassuré lorsqu’il s’agit de m’approcher un peu du précipice afin de faire une photo souvenir.

Vers 15h, nous rentrons au camping de Wahweap où nous espérons trouver un emplacement. Le ciel se noircit dangereusement, l’orage est très proche. C’est donc sous des trombes d’eau que nous pénétrons le Glen Canyon National Recreational Area, où se situe Wahweap.
Mais quelques minutes plus tard, le soleil règne à nouveau en maître dans le ciel et notre installation dans un camping quasiment vide peut se faire aisément. Nous allons ensuite faire un petit tour sur une des multiples plages du lac. Le vent et la multitude de camping-cars rendant la chose assez peu agréable, nous ne nous y éternisons pas. Pendant toute la soirée, les orages éclatent autour de nous, sans jamais parvenir à nous atteindre.
Lundi 17 septembre : Ce matin, c’est objectif Upper Antelope Canyon, dont la visite n’a d’intérêt que si le temps est au beau fixe. Et bonne nouvelle, après 3 jours où les nuages furent assez nombreux, le ciel est complètement bleu. Nous nous conduisons donc sereins dans le fameux canyon aux mille puits de lumière. Nous sommes sur place vers 10h car nous savons que le site est assez fréquenté. Après un premier péage au niveau du parking, l’addition se corse avec l’entrée du canyon. Il n’y a pas tant de monde que ça mais on nous fait comprendre qu’il va falloir patienter car les pick-up qui font l’aller-retour vers l’entrée du canyon ne sont pas très nombreux. Notre sourire se crispe un peu plus quand nous voyons débarquer un groupe d’Asiatiques qui nous passe devant le nez et remplit les pick-up que nous étions censés occuper. Tout comme un couple qui exprime son mécontentement, en bons Français nous commençons à ronchonner. Mais finalement, nous atteignons l’entrée du canyon à 11h et là, nous oublions rapidement ces quelques désagréments pour focaliser notre attention sur ce nouveau chef-d'œuvre de la nature.

Antelope Canyon est un slot cayon, c’est-à-dire qu’il se caractérise par une forte étroitesse. Ses galeries sculptées par l’érosion combinée de l’eau et du vent laissent néanmoins laisser passer quelques puits de lumière en été, lorsque le soleil est au zénith. Après quelques minutes de marche au milieu d’un univers orangé, nous apercevons enfin le premier filet de lumière venant taper sur le sol sableux de la galerie.

Difficile d’imaginer par le biais de ces photos la foule qui occupe la galerie. Heureusement, les guides Navajos sont là pour faire un peu la police et pour permettre à chacun de rentrer à la maison avec un souvenir tronqué mais vierge de ce surprenant site, où la blancheur des puits de lumière paraît parfois irréelle tant elle contraste avec le reste du décor.

En 1997, 9 touristes, pris au piège par un violent orage, ont péri noyés dans Lower Antelope Canyon, l’autre partie du canyon. Pas si étonnant que ça malheureusement quand on lève la tête et on se rend compte qu’en cas de fortes pluies, il n’y a aucune issue de secours…

Sur la fin du parcours, le soleil s’invite plus généreusement au sein du canyon, rendant les parois encore plus flamboyantes.

Avant de sortir de cette galerie fantastique, j’immortalise une dernière fois cette étrangéité uniquement modelée par la force des éléments.

Nous repartons ravis de notre passage dans ce slot canyon qui ne déçoit jamais. Maintenant il faut se poser la question du logement pour la nuit à venir. Avant de partir, nous nous étions dit que nous dormirions une nuit à l’hôtel lors de notre escale autour du Lac Powell, la ville de Page étant bien garnie de ce point de vue là. Quelques provisions s’imposent dans le Walmart du coin, au même titre qu’un plein d’essence pour réapprovisionner notre gros consommateur de pétrole. Après une rapide comparaison avec son voisin le Super 8 Motel, nous choisissons de nous établir au Motel 6, malgré l’antipathie des hôtesses d’accueil. Nous apprécions cependant de nous détendre une heure dans la piscine. Pour le coucher de soleil, nous choisissons Alstrom Point qui offre un admirable panorama sur le Lac Powell. Nous savons la piste longue et accidentée pour y parvenir, c’est pourquoi nous partons de Page en milieu d’après-midi. Première difficulté, Big Water. Aucun de nous trois ne remarque cette « ville », d’où la bifurcation se fait pour aller à Alstrom Point. Suspicieux, nous faisons donc demi-tour après quelques miles et en étant bien concentrés, nous trouvons enfin Big Water. Mis à part une arrivée d’eau pour pompiers qui éclabousse de toute sa pression la route et qui permet de laver un peu notre voiture, rien à signaler dans ce village qui a l’air déserté. La piste pour Alstrom Point est assez mal indiquée mais c’est bien elle que nous empruntons. Deuxième obstacle, un petit cours d’eau qui traverse la piste et dont la profondeur nous interpelle. Une bonne accélération et le piège est franchi. Le paysage est vraiment démesuré et lunaire à cet endroit, Fabien semble ridicule à côté d’un rocher arrivé au bord de la piste par je ne sais quel miracle.

Cela fait déjà 1h30 que nous roulons sur cette piste en bien mauvais état et d’après la carte que nous suivons avec attention, Alstrom Point paraît encore assez éloigné. En même temps, à 20 ou 30 km/h, les distances sont longues… Malgré tout, la curiosité des lieux m’envoûte et je ne porte pas trop de crédit au temps qui passe.

Il est 17h30 lorsque nous tombons sur une espèce de parking, qui selon nous forme le point de départ de la petite marche qui mène au point de vue. Le temps presse maintenant et il s’agit de se rapprocher rapidement des rives du lac pour assister au coucher du soleil. Mais nous nous rendons vite compte que le point de vue tant recherché est encore quelques centaines de mètres plus loin… Tant pis, de toute façon le soleil est désormais trop bas pour pouvoir en profiter pleinement. Nous nous satisfaisons de la vue qui nous est offerte pour contempler ce décor « carton-pâte ». Nous pouvons facilement observer les effets de la sécheresse qui dure depuis fin 2000 dans la région. La haut de la bande blanche (qui mesure pas moins de 30 mètres), représente le niveau d’eau d’il y a 7 ans ! Le lac n’est actuellement rempli qu’à 60% de sa capacité…

Nous repartons un brin déçus de ne pas avoir pu assister à la tombée de la nuit à l’endroit voulu. Mais la piste est longue et l’obscurité se fait de plus en plus grande, il est temps de rentrer. Avant de retourner à l’hôtel, nous faisons un saut par le Mac Donald’s de Page où un certain Gerald nous attend. Une fois le ventre plein, nous pouvons nous diriger vers le Motel 6. Une connexion internet nous permet de donner quelques rapides nouvelles aux amis et à la famille avant de se mettre au lit.
Mardi 18 septembre : L’avant-dernière étape de notre périple nous amène au Grand Canyon. Plus de 2h de route sont prévues. Quelques miles avant l’entrée dans le parc, nous faisons un arrêt pour jeter un œil au Litlle Colorado, affluent de son grand frère. Des Indiens occupent le long de la route dans leurs stands et autres baraques, plutôt délabrés, et proposent une multitude de babioles. Il est 12h30 lorsque nous arrivons dans le parc.

Nous faisons une première halte au niveau de Desert View où trône au bord du précipice une tour d’observation. Nous ne nous attardons pas à son rez-de-chaussée consacré aux commerçants et montons directement au dernier étage afin d’observer cette immensité, derrière les carreaux. Et l’impression de gigantisme nous saisit. Cependant, étant donné le peu de repères, difficile d’imaginer que la « rim » nord se trouve à 15 kilomètres ! Nous déjeunons dans l’un des nombreux restaurants de Grand Canyon. Pour l’après-midi, nous prévoyons une marche reliant South Kaibab à Cedar Ridge Point. Nous prenons le bus du parc pour rejoindre le point de départ du parcours. Le soleil n’étant pas très violent, nous l’attaquons vers 15h. La première descente affiche la couleur d’une randonnée que Fred finira non sans mal…

Le beau temps est là mais curieusement nous ne croisons pas grand monde sur le sentier, si l’on excepte une femme seule qui recherche désespérément de la ventoline. Aucun de nous trois n’en possède, j’ai l’impression désolée de laisser cette personne face à une situation plus que problématique… Mis à part cet intermède assez surréaliste, pour l’instant la balade se passe bien, notre rythme de croisière est bon. Nous descendons un peu à tâtons sans vraiment connaître la durée de notre excursion, mais avec un grand sourire aux lèvres.

Nous arrivons à Cedar Ridge Point à peine une heure après notre départ. De ce point de vue, nous voyons bien les départs d’incendie qui sévissent depuis quelques jours sur la rim nord : une fumée grisâtre vient contrarier le bleu pur du ciel.

Sachant que la remontée qui nous attend s’annonce autrement plus pénible, nous n’allons pas plus loin et faisons prudemment demi-tour. Et en effet, le retour est comme prévu plus difficile. Nous multiplions les pauses rafraîchissement, même si cela ne parvient pas à redonner des jambes neuves à Fred. Nous croisons un groupe de jeunes Américains dont quelques-uns sont équipés de claquettes pour effectuer la descente... Finalement, Fabien et moi bouclons la randonnée quelques minutes avant Fred, que nous nous amusons à observer du haut du plateau et qui paraît bien petit au milieu de ces monstres de falaises de plusieurs centaines de mètres. Il est maintenant 17h30, l’heure de nous diriger vers Mather Point pour assister, comme presque tous les soirs, au coucher de soleil. Nous reprenons le bus et arrivés sur place, nous ne sommes pas seuls à vouloir regarder le Grand Canyon prendre des teintes orangées.

Un dernier adieu à ce Grand Canyon dont les reliefs disparaissent avec la pénombre et nous allons faire nos dernières provisions du séjour. Dans le magasin, en hommage à Davy Crockett, Fabien s’essaie à un chapeau de fourrure. Dehors, avec la nuit le froid fait son grand retour, une semaine après Bryce Canyon. Les 2000 mètres d’altitude se ressentent tout de suite. C’est donc de nuit et dans une atmosphère plutôt frisquette que nous aménageons notre emplacement réservé dans le Mather campground. Une fois de plus, Fred va prendre sa douche payante seul. Juste avant de nous endormir, Fabien nous raconte sa rencontre avec ce qu’il pense être un cerf non loin de là. En journée, de nombreux touristes fréquentent Grand Canyon National Park mais à la nuit tombée, la nature reprend ses droits et le site devient soudainement plus sauvage. C’est littéralement emmitouflés dans nos duvets que nous nous couchons pour affronter cette drôle d’ambiance.
Mercredi 19 septembre : Tout à coup, en pleine nuit, une étrange sirène retentit, sans que l’on n’en connaisse les raisons. Sûrement un incendie à proximité étant donné le risque élevé qui subsiste depuis quelques jours dans le coin. Ca ne m’empêche pourtant pas de replonger profondément dans mon sommeil. Au programme aujourd’hui le village considéré comme le plus isolé des Etats-Unis : Supai, et ses chutes d’eau paradisiaques… 16 kilomètres de marche pour y accéder, nous savons que l’épreuve est rude mais la perspective de piquer une tête dans ces eaux turquoise nous regonfle à bloc. Avant de nous lancer dans l’effort, il s’agit déjà d’atteindre le parking de Hualapai Hilltop, d’où le départ de la longue marche s’effectue. Notre itinéraire est fait depuis un moment déjà, nous avons décidé de nous essayer au trajet le plus court, en passant par la gare fantôme d’Anita à Woodin. 3 heures sont annoncées pour parcourir les 67 miles de piste. Inutile de préciser qu’il n’y a aucune ville entre le point de départ et le point d’arrivée. Le début de l’itinéraire est simple puisque nous roulons sur la belle route n°180 qui relie Grand Canyon à Flagstaff, une des villes les plus importantes de l’Arizona. C’est lorsque nous empruntons la route NF-686, c’est-à-dire très rapidement, que cela se complique : une piste caillouteuse, parfois assez bosselée, sur laquelle il est impossible de dépasser les 50 km/h. A partir de ce moment-là, nous nous en remettons plus ou moins à notre feeling car les cartes que nous possédons ne mentionnent pas ce type de chemins. Après une grosse demi-heure, nous sommes enfin heureux de voir la gare d’Anita, même si nous pensions la trouver plus rapidement. Nous devons ensuite logiquement enchaîner sur l’Anita Road. Problème : plusieurs pistes partent dans différentes directions, sans qu’aucune indication ne puisse nous aider. Collectivement, nous décidons de prendre ce que nous pensons être la bonne piste. Les minutes passent et le doute s’installe. Les maigres indices que nous laisse notre itinéraire ne correspondent pas vraiment à ce que nous voyons.

Après une heure et demie, nous arrivons dans une ferme… en cul-de-sac. Nous comprenons alors que nous avons dû emprunter un mauvais chemin. Fabien et moi descendons de la voiture pour chercher une quelconque présence humaine qui pourrait nous renseigner. Seul un chien qui aboie nous accueille dans cette ferme pour le moins isolée. Nous prenons notre courage à deux mains et décidons d’aller voir dans la maison. Un cadavre de bœuf jonche le jardin qui permet d’y accéder. Nous frappons à la porte, en vain. Il faut désormais prendre une décision rapide car les heures tournent et une longue marche éprouvante nous attend. Nous choisissons donc de faire demi-tour jusqu’au « carrefour » précédent. Les nerfs sont de plus en plus tendus et notre enthousiasme s’éteint petit à petit. Nous bifurquons donc quelques miles en arrière vers une autre piste que seuls le soleil et notre sens d’orientation nous demandent de suivre. La suite ressemble à une course d’orientation dans un environnement assez hostile à cette pratique : piste littéralement défoncée par endroits, aucune indication et impatience grandissante. Trois heures après notre départ, alors que nous devrions être rendus au parking, un nouvel obstacle se dresse sur notre chemin. Une barrière en travers de la route, avec une feuille sur le bord de la route nous demandant de nous inscrire pour entrer sur ces terres. Fred y jette un œil et le dernier inscrit remonte à plusieurs mois… Rien de rassurant ! Nous suivons la procédure demandée et continuons notre route. De plus en plus d’affleurements rocheux sur la piste viennent ralentir notre périple. Après une énième fausse piste nous obligeant à faire demi-tour, Fabien et Fred sont à deux doigts de craquer. J’essaie de rester calme et positif, sinon je sais que nous ne verrons jamais Havasupai. Cela fait maintenant quatre heures de tâtonnements, et toujours rien qui puisse nous remonter le moral, si ce n’est une deuxième ferme à l’horizon. Malheureusement, celle-ci est également déserte. Tout à coup, comme un mirage, Fabien aperçoit au loin un cheval accompagné d’une femme ! Nous pensons rêver. L’excitation regagne la voiture, nous allons enfin pouvoir demander notre chemin. La personne en question reste pantoise lorsque nous lui indiquons le chemin que nous avons fait. Elle nous explique aussi que nous sommes tout près du but, et c’est bien là l’essentiel… Elle nous dévoile une information précieuse (qui aurait pu écourter notre galère) en nous révélant qu’il ne fallait pas hésiter à soulever les barrières rencontrées. Nous revenons jusqu’à sa ferme, passons deux de ces barrières et nous envolons vers le parking tant recherché. Il est quasiment 15h, soit 2h plus tard que prévu, lorsque nous nous garons sur le parking de Hualapai Hilltop. Nous avalons un repas léger et préparons notre paquetage constitué entre autres d’un matelas, d’une tente, d’un sac de couchage, de nourriture et de quelques vêtements. C’est donc avec entre 15 et 20 kilos chacun sur le dos que nous attaquons la fameuse randonnée.

Avec le poids des sacs, nos épaules commencent à souffrir, c’est pourquoi nous effectuons une première bonne pause une heure environ après être partis.

Nous n’avons croisé personne depuis le départ, peut-être sommes-nous un peu trop tardifs. Après trois heures de marche à un rythme plutôt soutenu, nos épaules sont en miettes mais nous atteignons Supai. Enfin pourrait-on dire étant donné l’état physique dans lequel nous sommes. La vision paraît irréelle : dans ce village des chevaux partout, des baraquements précaires et une poussière omniprésente. Un peu plus loin, alors que l’office de tourisme est fermé, un indien nous indique que le camping se situe à 2-3 miles. Fred étant légèrement en retrait, Fabien et moi décidons de garder cette fâcheuse information pour nous, afin de ne pas décourager totalement Fred déjà en mauvaise posture. Pour corser un peu la chose, Fabien se fait mordiller par un des nombreux chiens errants rencontrés. Nous comprenons que nous nous approchons sérieusement du camping lorsque le bruit sourd d’Havasu Fall se fait de plus en plus fort. La nuit tombe, il ne fallait vraiment pas arriver plus tard. C’est complètement exténués par cette journée aussi bien difficile sur le plan physique que sur le plan moral que nous bâclons le montage de nos tentes sur le premier emplacement trouvé. Il nous faut maintenant prendre quelques forces, nous passons donc à table. Au menu, une grosse boîte de raviolis et quelques chips. Pendant la cuisson, quelques papillons de nuit, attirés par la lumière du feu du camping-gaz, tournent autour de la casserole. L’un d’entre eux vient misérablement s’échouer dans le plat. Cette fois, c’en est trop, nous coupons court au repas et décidons d’aller nous coucher, avec l’intention d’aller tôt le lendemain matin à l’office de tourisme voir les modalités pour revenir en hélicoptère…
Jeudi 20 septembre : Fred, plus motivé que jamais à l’idée de se faire rapatrier en hélico, est le premier debout à 6h30. La seule et unique fois du séjour. A peine sortis de leur tente, un groupe de randonneurs fait remarquer à Fabien et Fred que les scorpions adorent se nicher dans les chaussures laissées au pied des tentes. Jamais nous n’aurons pris autant le soin de vérifier le contenu de celles-ci. Nous partons le ventre vide au village avec pour but de négocier un retour en hélico dans la journée, Fred ne voulant pas entendre parler d’un éventuel retour à pieds. Une heure de marche pour bien commencer la journée et lorsque nous arrivons à Supai, on nous dit que la personne qui gère les réservations n’arrivera pas avant 2h. Nous patientons donc gentiment près de la piste d’atterrissage. Fabien en profite pour aller régurgiter son repas de la veille, le papillon de nuit lui restant encore en travers de la gorge. Nous nous inscrivons ensuite sur la liste en espérant pouvoir prendre un hélico dans l’après-midi, histoire de pouvoir profiter quand même un peu des divines chutes d’eau. Nous retournons donc vers le camping pour plier bagage et nous dirigeons vers Havasu Fall. La chance nous sourit puisque le soleil commence tout juste à s’imposer très largement dans le ciel bleu de Supai. Une petite baignade dans ces eaux turquoise s’impose.

Fabien, lui, décide de ne pas goûter à la fraîcheur des flots et s’occupe des photos. Fred et moi, revigorés par ce bain, nous amusons dans les bassins naturels formés par les courants.

Ici, l’eau est translucide et d’une pureté incroyable. C’est d’ailleurs cette eau potable qui alimente le camping situé en contrebas.

Je pars faire une dernière photo en haut d’un rocher depuis lequel la vue offerte est sympathique…

Après une baignade d’une petite heure, nous quittons les lieux avec notre paquetage sur le dos en direction de l’héliport. Un dernier effort dont la difficulté est accentuée par la poussière que produit le passage des chevaux sur le sentier ainsi que par la température qui monte.

Arrivés au village, nous constatons avec satisfaction que nos noms figurent toujours sur la liste des passagers ayant réservé leurs places. Après environ une demi-heure d’attente, nous embarquons, en contrepartie de 85 dollars chacun, à bord d’un engin un peu vieillot et assez contigu. Les rangers du coin, qui conduisent l’hélicoptère, partent du parking de Hualapai Hilltop avec des ravitaillements en nourriture et autres produits de 1ère consommation et repartent avec des touristes qui, comme nous, veulent s’épargner d’un retour à pieds plutôt pénible. Le vol est perturbé par des rafales de vent assez violentes qui viennent quelque peu déséquilibrer l’appareil mais nous arrivons tout de même sains et saufs, et surtout beaucoup moins fatigués que prévu !

Tout heureux de notre sort, nous récupérons notre voiture qui doit nous amener vers la dernière étape de notre périple, le Lac Mead. Fabien et Fred sont à l’avant, j’en profite pour faire une petite sieste de quelques minutes. Pas grand chose à signaler sur le trajet si ce n’est une ligne parfaitement droite d’une trentaine de kilomètres parallèle à l’historique route 66 juste avant d’arriver à Kingman, 2ème ville de l’Arizona. C’est d’ailleurs dans cette ville que nous déjeunons pour une énième fois dans un restaurant dont l’emblème est un grand M jaune. Nous faisons une escale au Hoover Dam, énorme barrage sur le Lac Mead de 221 mètres de haut et de 201 mètres de largeur à sa base, qui retient la modique masse de 45 milliards de m3 d’eau… Et nous tombons sur les deux couples de Russes croisés cinq jours plus tôt à Goosenecks State Park, qui se trouve à 700 kilomètres d’ici ! Ce barrage marque aussi la frontière entre l’Arizona et le Nevada, ainsi nous croisons un premier casino quelques centaines de mètres seulement après l’avoir franchi. Nous décidons alors de passer notre dernière nuit sous tente au camping du Lac Mead, dans lequel nous entrons vers 18h. A cette heure-ci, le soleil donne de jolies couleurs aux rivages d’un lac qui s’assèche aussi dangereusement que son voisin Powell.

Une dernière fois, nous sommes confrontés à l’absence de douches donc nous optons pour le lavage à la bouteille. L’eau qui sort du robinet près de notre emplacement est au moins à 30°C, le lavage qui s’annonçait précaire est finalement plutôt agréable. Un dernier repas peu diététique et une dernière partie de cartes et nous pouvons nous endormir dans la chaleur moite du Nevada.

Vendredi 21 septembre : Pour ce dernier jour, nous programmons la visite de Las Vegas. Nous nous arrêtons sur la route à Boulder City, banlieue aisée de Las Vegas où les villas sont toutes plus impressionnantes les unes que les autres. C’est dans l’heure de midi que nous bouclons notre boucle de 3000 kilomètres. Notre premier objectif est de nettoyer notre 4x4, qui a beaucoup souffert depuis deux semaines. Ensuite, nous nous rendons au Comfort Inn situé sur la Paradise Road, non loin du Strip, que Fabien a réservé début juin. Nous prenons notre repas dans la chambre, puis Fabien et Fred partent piquer une tête dans la piscine de l’hôtel pendant que je flemmarde devant des combats de catch à la télé. Nous partons à la visite de Sin City en milieu d’après-midi. Comme nous pouvions nous y attendre, Las Vegas nous surprend par son architecture kitsch et son incessant développement marqué par de nombreux chantiers de construction, le tout en plein désert… Mais, une fois notre conscience écologique de côté, nous ne rechignons pas à flâner dans cette ville décidément hallucinante. Nous passons dans l’inévitable magasin M&M’s, dont les deux étages sont entièrement consacrés au bonbon et à ses multiples dérivés. Nous vadrouillons dans les galeries commerçantes à la recherche d’un petit souvenir pour nos bien-aimées. A la nuit tombée, la ville s’illumine de mille feux dans le but de mettre en valeur les casinos, véritables symboles d’une cité où l’argent coule à flots. Au milieu du Strip, le Paris Las Vegas en impose avec ses 112 mètres de haut et sa réplique à l’échelle 1/2 de la Tour Eiffel.

En face, nous pénétrons dans le luxueux Bellagio dont la partie hôtel compte quasiment 4000 chambres et plus de 500 suites. Son casino possède lui aussi des proportions ahurissantes : ses tables de jeux et machines à sous sont réparties sur 10 776 m², soit plus d’un hectare ! Pas étonnant du coup que le soir où il ouvrit ses portes, en 1998, le casino gagna 88 millions de dollars… A l’extérieur, malgré un orage qui persiste, nous revenons plusieurs fois assister au magnifique spectacle musical de jets d'eau offert par les fontaines du Bellagio.

Pour terminer la soirée, et notre séjour, nous décidons de monter en haut de la Stratosphere Tower, située un peu plus au nord sur le Strip. Cette tour de 350 mètres offre à son sommet un panorama complet sur la ville.

Des cordes s’abattent toujours sur Las Vegas, c’est pourquoi au guichet on nous informe que la plateforme d’observation est inaccessible. Nous devons nous contenter d’un étage inférieur, qu nous laisse tout de même une bonne impression.

Le Luxor, 3ème plus grand hôtel du monde avec ses quelques 4407 chambres, se distingue dans cette jungle urbaine, grâce à son puissant projecteur, bien visible d’ici.

En rentrant à l’hôtel, nous prenons conscience que la fin du séjour est très proche. Nous préparons nos valises et nous couchons. Mais une foule d’images de ces deux semaines passées défilent dans ma tête, j’ai du mal à trouver le sommeil.
Samedi 22 septembre : Après une nuit plutôt mauvaise, nous nous levons de bonne heure et allons directement prendre notre ultime petit-déjeuner gracieusement offert par l’hôtel. Cependant, vu la nourriture proposée et la réaction de Fabien et Fred lorsqu’ils l’avalent, je préfère jeûner… En rangeant la voiture, je retrouve les cinq cartes postales que j’étais persuadé avoir égarées du côté de Monument Valley. Il était temps ! Nous prenons dans un premier temps la direction de l’agence Alamo pour rendre notre 4x4 qui nous aura été bien utile à plusieurs reprises. La restitution dure 2 minutes chrono, le temps pour l’employé de passer le détecteur de code-barres sur la vitre avant du véhicule. Nous prenons ensuite le bus qui nous amène dans un aéroport où des milliers de touristes affluent vers les différents terminaux. Une dernière photo souvenir d’une affiche représentant John Wayne, alias George Abitbol, et nous pouvons dire au revoir à cet ouest américain dont les merveilles nous ont et nous feront encore rêver pendant un long moment…

Ce petit intermède passé, nous décidons d’aller saluer une dernière fois Canyonlands National Park au Grand View Point overlook, duquel le panorama sur Islands in the Sky est fantastique. Ici, le Colorado a littéralement grignoté le plateau pendant des dizaines de millions d’années. L’impression qui en ressort est un aveu d’impuissance de la part de la roche, comme si chaque strate s’avouait vaincue face à la puissance incommensurable du fleuve.

Cette dernière vision nous redonne quelque peu le sourire aux lèvres, c’est pourquoi nous quittons les lieux moins contrariés qu’une heure plus tôt. Une fois n’est pas coutume, c’est en sortant du parc que nous nous prenons en photo devant le panneau indiquant officiellement l’entrée dans le site classé.

Direction maintenant Monument Valley, avec un crochet par Goosenecks State Park. Pour ce faire, nous devons retourner sur Moab, où le prix de l’essence attractif nous incite à faire le plein. Nous traversons sur notre chemin les villes désertes de Monticello, Blanding, White Mesa et Bluff. Seule cette dernière se détache des autres par une activité importante due à un concours de rodéo. Ici, les clichés de l’ouest américain pur et dur sont tenaces… Quelques miles après Bluff, nous dévions vers Goosenecks State Park. Et bonne surprise à l’arrivée, ce State Park est gratuit. Tout comme deux couples de Russes, nous observons émerveillés ce nouveau miracle de la nature : il est encore une fois l’œuvre du Colorado, qui a dessiné 3 méandres quasiment parfaitement symétriques… D’autant plus impressionnant que les dimensions sont énormes. En effet, le puissant Colorado se trouve quelques 300 mètres plus bas par rapport au lieu de la prise de vue !

La suite des événements nous amène à Monument Valley, que j’attends particulièrement. Nous passons à Mexican Hat qui marque l’entrée officielle dans la réserve indienne Navajo, même si depuis une heure ou deux déjà, l’omniprésence de l’influence indienne se ressent énormément. Puis nous arrivons sur la célèbre longue ligne droite qui débouche sur Monument Valley. En dépit d’un ciel nuageux, nous faisons un arrêt afin d’immortaliser l’instant.

Il est 16h, nous décidons d’aller dans un premier temps réserver un emplacement de camping avant de passer la fin d’après-midi à l’intérieur de la réserve indienne. Le choix est limité : soit le camping de la réserve indienne bien situé mais sommaire, soit le Goulding’s campground un peu plus loin mais équipé de douches. Nous optons pour le second choix. Ici, nous flirtons sans arrêt entre deux Etats qui n’ont pas le même fuseau horaire… Au camping, nous sommes en Utah (-8h par rapport à la France) alors que lorsque nous nous rendons sur le site de Monument Valley à deux pas, nous nous retrouvons en Arizona (-9h). Comme à Arches National Park, le ciel se dégage en fin de journée. Le soleil embrase du même coup les West Mitten, East Mitten et Merrick Buttes, pour notre plus grand bonheur.

Nous nous attaquons à la piste de Monument Valley qui offre de jolis points de vue sur les plus célèbres « mesas » de la réserve. L’allure y est très modérée car la piste est bien défoncée. Au niveau de Totem Pole, la panoplie de couleurs est extraordinaire en cette fin de journée.

Par endroits, la végétation me donne l’impression d’être au beau milieu de la savane africaine. Ne manquent plus que les lions, les girafes et les zèbres…

Bien que l’on présente souvent Monument Valley comme un petit parc dont on a vite fait le tour, il offre parfois un aperçu sur des étendues vierges gigantesques.

Juste avant de quitter la réserve, depuis le parking du parc nous assistons au coucher de soleil. Nous regagnons notre campement déjà dans la pénombre et choisissons d’aller faire un saut à la piscine du camping avant de manger. Mais la fraîcheur de son eau nous amène aux douches plus tôt que prévu. En arrivant, j’avais vu une pizzeria le long de la route qui mène au camping. C’est pourquoi ce soir, nous nous faisons un plaisir d’y aller se restaurer. Mais mauvaise surprise, à l’heure où nous arrivons les fourneaux sont déjà éteints. Il faudra une fois de plus se contenter d’un dîner frugal et concis…
Dimanche 16 septembre : Debout de bonne heure et de bonne humeur comme d’habitude ce matin. Après un petit coup de fil à la famille en France où la journée est déjà sur la fin, nous plions bagage direction Page et le Lac Powell. Sur les 200 kilomètres à parcourir, nous traversons 2 villes, Kayenta et Kaibeto, sachant que la 2ème citée doit abriter 500 âmes maximum… Sûrement le trajet où la présence humaine s’est faite la plus discrète. Par contre, peu avant notre arrivée du côté du Lac Powell, nous doublons un train de fret qui doit mesurer plus d’un kilomètre, tant le nombre de wagons est énorme. Encore un cliché croisé de l’ouest américain. Fred dort comme un loir lorsque Fabien et moi croyons assister la formation d’une tornade au-dessus d’un champ sur notre gauche. Une colonne sombre sortant d’un cumulo-nimbus menaçant semble se diriger vers le sol. Mais la tentative est vaine. Nous arrivons à Page dans l’heure de midi. Nous déjeunons en contrebas de la Scenic View drive, d’où nous pouvons voir l’immense Glen Canyon Dam, le barrage dont la construction a engendré le Lac Powell. A présent, nous nous dirigeons vers Horse Shoe Bend, un méandre du Colorado qui doit son nom à sa forme de fer à cheval. Il se situe à la sortie sud de la ville, nous y sommes vite rendus. La marche qui suit pour y accéder est une formalité puisqu’elle ne fait même pas un kilomètre. Comme toujours, le Colorado ne fait pas dans la dentelle : le fleuve, d’un vert très profond, se situe 340 mètres plus bas que nous ! Quelques bateaux qui en font le tour nous permettent d’avoir un ordre d’idée de l’échelle, tout comme une espèce de cabane que je repère tout près d’une rive. Moi qui n’ai pas le vertige, je ne suis pas rassuré lorsqu’il s’agit de m’approcher un peu du précipice afin de faire une photo souvenir.

Vers 15h, nous rentrons au camping de Wahweap où nous espérons trouver un emplacement. Le ciel se noircit dangereusement, l’orage est très proche. C’est donc sous des trombes d’eau que nous pénétrons le Glen Canyon National Recreational Area, où se situe Wahweap.
Mais quelques minutes plus tard, le soleil règne à nouveau en maître dans le ciel et notre installation dans un camping quasiment vide peut se faire aisément. Nous allons ensuite faire un petit tour sur une des multiples plages du lac. Le vent et la multitude de camping-cars rendant la chose assez peu agréable, nous ne nous y éternisons pas. Pendant toute la soirée, les orages éclatent autour de nous, sans jamais parvenir à nous atteindre.
Lundi 17 septembre : Ce matin, c’est objectif Upper Antelope Canyon, dont la visite n’a d’intérêt que si le temps est au beau fixe. Et bonne nouvelle, après 3 jours où les nuages furent assez nombreux, le ciel est complètement bleu. Nous nous conduisons donc sereins dans le fameux canyon aux mille puits de lumière. Nous sommes sur place vers 10h car nous savons que le site est assez fréquenté. Après un premier péage au niveau du parking, l’addition se corse avec l’entrée du canyon. Il n’y a pas tant de monde que ça mais on nous fait comprendre qu’il va falloir patienter car les pick-up qui font l’aller-retour vers l’entrée du canyon ne sont pas très nombreux. Notre sourire se crispe un peu plus quand nous voyons débarquer un groupe d’Asiatiques qui nous passe devant le nez et remplit les pick-up que nous étions censés occuper. Tout comme un couple qui exprime son mécontentement, en bons Français nous commençons à ronchonner. Mais finalement, nous atteignons l’entrée du canyon à 11h et là, nous oublions rapidement ces quelques désagréments pour focaliser notre attention sur ce nouveau chef-d'œuvre de la nature.

Antelope Canyon est un slot cayon, c’est-à-dire qu’il se caractérise par une forte étroitesse. Ses galeries sculptées par l’érosion combinée de l’eau et du vent laissent néanmoins laisser passer quelques puits de lumière en été, lorsque le soleil est au zénith. Après quelques minutes de marche au milieu d’un univers orangé, nous apercevons enfin le premier filet de lumière venant taper sur le sol sableux de la galerie.

Difficile d’imaginer par le biais de ces photos la foule qui occupe la galerie. Heureusement, les guides Navajos sont là pour faire un peu la police et pour permettre à chacun de rentrer à la maison avec un souvenir tronqué mais vierge de ce surprenant site, où la blancheur des puits de lumière paraît parfois irréelle tant elle contraste avec le reste du décor.

En 1997, 9 touristes, pris au piège par un violent orage, ont péri noyés dans Lower Antelope Canyon, l’autre partie du canyon. Pas si étonnant que ça malheureusement quand on lève la tête et on se rend compte qu’en cas de fortes pluies, il n’y a aucune issue de secours…

Sur la fin du parcours, le soleil s’invite plus généreusement au sein du canyon, rendant les parois encore plus flamboyantes.

Avant de sortir de cette galerie fantastique, j’immortalise une dernière fois cette étrangéité uniquement modelée par la force des éléments.

Nous repartons ravis de notre passage dans ce slot canyon qui ne déçoit jamais. Maintenant il faut se poser la question du logement pour la nuit à venir. Avant de partir, nous nous étions dit que nous dormirions une nuit à l’hôtel lors de notre escale autour du Lac Powell, la ville de Page étant bien garnie de ce point de vue là. Quelques provisions s’imposent dans le Walmart du coin, au même titre qu’un plein d’essence pour réapprovisionner notre gros consommateur de pétrole. Après une rapide comparaison avec son voisin le Super 8 Motel, nous choisissons de nous établir au Motel 6, malgré l’antipathie des hôtesses d’accueil. Nous apprécions cependant de nous détendre une heure dans la piscine. Pour le coucher de soleil, nous choisissons Alstrom Point qui offre un admirable panorama sur le Lac Powell. Nous savons la piste longue et accidentée pour y parvenir, c’est pourquoi nous partons de Page en milieu d’après-midi. Première difficulté, Big Water. Aucun de nous trois ne remarque cette « ville », d’où la bifurcation se fait pour aller à Alstrom Point. Suspicieux, nous faisons donc demi-tour après quelques miles et en étant bien concentrés, nous trouvons enfin Big Water. Mis à part une arrivée d’eau pour pompiers qui éclabousse de toute sa pression la route et qui permet de laver un peu notre voiture, rien à signaler dans ce village qui a l’air déserté. La piste pour Alstrom Point est assez mal indiquée mais c’est bien elle que nous empruntons. Deuxième obstacle, un petit cours d’eau qui traverse la piste et dont la profondeur nous interpelle. Une bonne accélération et le piège est franchi. Le paysage est vraiment démesuré et lunaire à cet endroit, Fabien semble ridicule à côté d’un rocher arrivé au bord de la piste par je ne sais quel miracle.

Cela fait déjà 1h30 que nous roulons sur cette piste en bien mauvais état et d’après la carte que nous suivons avec attention, Alstrom Point paraît encore assez éloigné. En même temps, à 20 ou 30 km/h, les distances sont longues… Malgré tout, la curiosité des lieux m’envoûte et je ne porte pas trop de crédit au temps qui passe.

Il est 17h30 lorsque nous tombons sur une espèce de parking, qui selon nous forme le point de départ de la petite marche qui mène au point de vue. Le temps presse maintenant et il s’agit de se rapprocher rapidement des rives du lac pour assister au coucher du soleil. Mais nous nous rendons vite compte que le point de vue tant recherché est encore quelques centaines de mètres plus loin… Tant pis, de toute façon le soleil est désormais trop bas pour pouvoir en profiter pleinement. Nous nous satisfaisons de la vue qui nous est offerte pour contempler ce décor « carton-pâte ». Nous pouvons facilement observer les effets de la sécheresse qui dure depuis fin 2000 dans la région. La haut de la bande blanche (qui mesure pas moins de 30 mètres), représente le niveau d’eau d’il y a 7 ans ! Le lac n’est actuellement rempli qu’à 60% de sa capacité…

Nous repartons un brin déçus de ne pas avoir pu assister à la tombée de la nuit à l’endroit voulu. Mais la piste est longue et l’obscurité se fait de plus en plus grande, il est temps de rentrer. Avant de retourner à l’hôtel, nous faisons un saut par le Mac Donald’s de Page où un certain Gerald nous attend. Une fois le ventre plein, nous pouvons nous diriger vers le Motel 6. Une connexion internet nous permet de donner quelques rapides nouvelles aux amis et à la famille avant de se mettre au lit.
Mardi 18 septembre : L’avant-dernière étape de notre périple nous amène au Grand Canyon. Plus de 2h de route sont prévues. Quelques miles avant l’entrée dans le parc, nous faisons un arrêt pour jeter un œil au Litlle Colorado, affluent de son grand frère. Des Indiens occupent le long de la route dans leurs stands et autres baraques, plutôt délabrés, et proposent une multitude de babioles. Il est 12h30 lorsque nous arrivons dans le parc.

Nous faisons une première halte au niveau de Desert View où trône au bord du précipice une tour d’observation. Nous ne nous attardons pas à son rez-de-chaussée consacré aux commerçants et montons directement au dernier étage afin d’observer cette immensité, derrière les carreaux. Et l’impression de gigantisme nous saisit. Cependant, étant donné le peu de repères, difficile d’imaginer que la « rim » nord se trouve à 15 kilomètres ! Nous déjeunons dans l’un des nombreux restaurants de Grand Canyon. Pour l’après-midi, nous prévoyons une marche reliant South Kaibab à Cedar Ridge Point. Nous prenons le bus du parc pour rejoindre le point de départ du parcours. Le soleil n’étant pas très violent, nous l’attaquons vers 15h. La première descente affiche la couleur d’une randonnée que Fred finira non sans mal…

Le beau temps est là mais curieusement nous ne croisons pas grand monde sur le sentier, si l’on excepte une femme seule qui recherche désespérément de la ventoline. Aucun de nous trois n’en possède, j’ai l’impression désolée de laisser cette personne face à une situation plus que problématique… Mis à part cet intermède assez surréaliste, pour l’instant la balade se passe bien, notre rythme de croisière est bon. Nous descendons un peu à tâtons sans vraiment connaître la durée de notre excursion, mais avec un grand sourire aux lèvres.

Nous arrivons à Cedar Ridge Point à peine une heure après notre départ. De ce point de vue, nous voyons bien les départs d’incendie qui sévissent depuis quelques jours sur la rim nord : une fumée grisâtre vient contrarier le bleu pur du ciel.

Sachant que la remontée qui nous attend s’annonce autrement plus pénible, nous n’allons pas plus loin et faisons prudemment demi-tour. Et en effet, le retour est comme prévu plus difficile. Nous multiplions les pauses rafraîchissement, même si cela ne parvient pas à redonner des jambes neuves à Fred. Nous croisons un groupe de jeunes Américains dont quelques-uns sont équipés de claquettes pour effectuer la descente... Finalement, Fabien et moi bouclons la randonnée quelques minutes avant Fred, que nous nous amusons à observer du haut du plateau et qui paraît bien petit au milieu de ces monstres de falaises de plusieurs centaines de mètres. Il est maintenant 17h30, l’heure de nous diriger vers Mather Point pour assister, comme presque tous les soirs, au coucher de soleil. Nous reprenons le bus et arrivés sur place, nous ne sommes pas seuls à vouloir regarder le Grand Canyon prendre des teintes orangées.

Un dernier adieu à ce Grand Canyon dont les reliefs disparaissent avec la pénombre et nous allons faire nos dernières provisions du séjour. Dans le magasin, en hommage à Davy Crockett, Fabien s’essaie à un chapeau de fourrure. Dehors, avec la nuit le froid fait son grand retour, une semaine après Bryce Canyon. Les 2000 mètres d’altitude se ressentent tout de suite. C’est donc de nuit et dans une atmosphère plutôt frisquette que nous aménageons notre emplacement réservé dans le Mather campground. Une fois de plus, Fred va prendre sa douche payante seul. Juste avant de nous endormir, Fabien nous raconte sa rencontre avec ce qu’il pense être un cerf non loin de là. En journée, de nombreux touristes fréquentent Grand Canyon National Park mais à la nuit tombée, la nature reprend ses droits et le site devient soudainement plus sauvage. C’est littéralement emmitouflés dans nos duvets que nous nous couchons pour affronter cette drôle d’ambiance.
Mercredi 19 septembre : Tout à coup, en pleine nuit, une étrange sirène retentit, sans que l’on n’en connaisse les raisons. Sûrement un incendie à proximité étant donné le risque élevé qui subsiste depuis quelques jours dans le coin. Ca ne m’empêche pourtant pas de replonger profondément dans mon sommeil. Au programme aujourd’hui le village considéré comme le plus isolé des Etats-Unis : Supai, et ses chutes d’eau paradisiaques… 16 kilomètres de marche pour y accéder, nous savons que l’épreuve est rude mais la perspective de piquer une tête dans ces eaux turquoise nous regonfle à bloc. Avant de nous lancer dans l’effort, il s’agit déjà d’atteindre le parking de Hualapai Hilltop, d’où le départ de la longue marche s’effectue. Notre itinéraire est fait depuis un moment déjà, nous avons décidé de nous essayer au trajet le plus court, en passant par la gare fantôme d’Anita à Woodin. 3 heures sont annoncées pour parcourir les 67 miles de piste. Inutile de préciser qu’il n’y a aucune ville entre le point de départ et le point d’arrivée. Le début de l’itinéraire est simple puisque nous roulons sur la belle route n°180 qui relie Grand Canyon à Flagstaff, une des villes les plus importantes de l’Arizona. C’est lorsque nous empruntons la route NF-686, c’est-à-dire très rapidement, que cela se complique : une piste caillouteuse, parfois assez bosselée, sur laquelle il est impossible de dépasser les 50 km/h. A partir de ce moment-là, nous nous en remettons plus ou moins à notre feeling car les cartes que nous possédons ne mentionnent pas ce type de chemins. Après une grosse demi-heure, nous sommes enfin heureux de voir la gare d’Anita, même si nous pensions la trouver plus rapidement. Nous devons ensuite logiquement enchaîner sur l’Anita Road. Problème : plusieurs pistes partent dans différentes directions, sans qu’aucune indication ne puisse nous aider. Collectivement, nous décidons de prendre ce que nous pensons être la bonne piste. Les minutes passent et le doute s’installe. Les maigres indices que nous laisse notre itinéraire ne correspondent pas vraiment à ce que nous voyons.

Après une heure et demie, nous arrivons dans une ferme… en cul-de-sac. Nous comprenons alors que nous avons dû emprunter un mauvais chemin. Fabien et moi descendons de la voiture pour chercher une quelconque présence humaine qui pourrait nous renseigner. Seul un chien qui aboie nous accueille dans cette ferme pour le moins isolée. Nous prenons notre courage à deux mains et décidons d’aller voir dans la maison. Un cadavre de bœuf jonche le jardin qui permet d’y accéder. Nous frappons à la porte, en vain. Il faut désormais prendre une décision rapide car les heures tournent et une longue marche éprouvante nous attend. Nous choisissons donc de faire demi-tour jusqu’au « carrefour » précédent. Les nerfs sont de plus en plus tendus et notre enthousiasme s’éteint petit à petit. Nous bifurquons donc quelques miles en arrière vers une autre piste que seuls le soleil et notre sens d’orientation nous demandent de suivre. La suite ressemble à une course d’orientation dans un environnement assez hostile à cette pratique : piste littéralement défoncée par endroits, aucune indication et impatience grandissante. Trois heures après notre départ, alors que nous devrions être rendus au parking, un nouvel obstacle se dresse sur notre chemin. Une barrière en travers de la route, avec une feuille sur le bord de la route nous demandant de nous inscrire pour entrer sur ces terres. Fred y jette un œil et le dernier inscrit remonte à plusieurs mois… Rien de rassurant ! Nous suivons la procédure demandée et continuons notre route. De plus en plus d’affleurements rocheux sur la piste viennent ralentir notre périple. Après une énième fausse piste nous obligeant à faire demi-tour, Fabien et Fred sont à deux doigts de craquer. J’essaie de rester calme et positif, sinon je sais que nous ne verrons jamais Havasupai. Cela fait maintenant quatre heures de tâtonnements, et toujours rien qui puisse nous remonter le moral, si ce n’est une deuxième ferme à l’horizon. Malheureusement, celle-ci est également déserte. Tout à coup, comme un mirage, Fabien aperçoit au loin un cheval accompagné d’une femme ! Nous pensons rêver. L’excitation regagne la voiture, nous allons enfin pouvoir demander notre chemin. La personne en question reste pantoise lorsque nous lui indiquons le chemin que nous avons fait. Elle nous explique aussi que nous sommes tout près du but, et c’est bien là l’essentiel… Elle nous dévoile une information précieuse (qui aurait pu écourter notre galère) en nous révélant qu’il ne fallait pas hésiter à soulever les barrières rencontrées. Nous revenons jusqu’à sa ferme, passons deux de ces barrières et nous envolons vers le parking tant recherché. Il est quasiment 15h, soit 2h plus tard que prévu, lorsque nous nous garons sur le parking de Hualapai Hilltop. Nous avalons un repas léger et préparons notre paquetage constitué entre autres d’un matelas, d’une tente, d’un sac de couchage, de nourriture et de quelques vêtements. C’est donc avec entre 15 et 20 kilos chacun sur le dos que nous attaquons la fameuse randonnée.

Avec le poids des sacs, nos épaules commencent à souffrir, c’est pourquoi nous effectuons une première bonne pause une heure environ après être partis.

Nous n’avons croisé personne depuis le départ, peut-être sommes-nous un peu trop tardifs. Après trois heures de marche à un rythme plutôt soutenu, nos épaules sont en miettes mais nous atteignons Supai. Enfin pourrait-on dire étant donné l’état physique dans lequel nous sommes. La vision paraît irréelle : dans ce village des chevaux partout, des baraquements précaires et une poussière omniprésente. Un peu plus loin, alors que l’office de tourisme est fermé, un indien nous indique que le camping se situe à 2-3 miles. Fred étant légèrement en retrait, Fabien et moi décidons de garder cette fâcheuse information pour nous, afin de ne pas décourager totalement Fred déjà en mauvaise posture. Pour corser un peu la chose, Fabien se fait mordiller par un des nombreux chiens errants rencontrés. Nous comprenons que nous nous approchons sérieusement du camping lorsque le bruit sourd d’Havasu Fall se fait de plus en plus fort. La nuit tombe, il ne fallait vraiment pas arriver plus tard. C’est complètement exténués par cette journée aussi bien difficile sur le plan physique que sur le plan moral que nous bâclons le montage de nos tentes sur le premier emplacement trouvé. Il nous faut maintenant prendre quelques forces, nous passons donc à table. Au menu, une grosse boîte de raviolis et quelques chips. Pendant la cuisson, quelques papillons de nuit, attirés par la lumière du feu du camping-gaz, tournent autour de la casserole. L’un d’entre eux vient misérablement s’échouer dans le plat. Cette fois, c’en est trop, nous coupons court au repas et décidons d’aller nous coucher, avec l’intention d’aller tôt le lendemain matin à l’office de tourisme voir les modalités pour revenir en hélicoptère…
Jeudi 20 septembre : Fred, plus motivé que jamais à l’idée de se faire rapatrier en hélico, est le premier debout à 6h30. La seule et unique fois du séjour. A peine sortis de leur tente, un groupe de randonneurs fait remarquer à Fabien et Fred que les scorpions adorent se nicher dans les chaussures laissées au pied des tentes. Jamais nous n’aurons pris autant le soin de vérifier le contenu de celles-ci. Nous partons le ventre vide au village avec pour but de négocier un retour en hélico dans la journée, Fred ne voulant pas entendre parler d’un éventuel retour à pieds. Une heure de marche pour bien commencer la journée et lorsque nous arrivons à Supai, on nous dit que la personne qui gère les réservations n’arrivera pas avant 2h. Nous patientons donc gentiment près de la piste d’atterrissage. Fabien en profite pour aller régurgiter son repas de la veille, le papillon de nuit lui restant encore en travers de la gorge. Nous nous inscrivons ensuite sur la liste en espérant pouvoir prendre un hélico dans l’après-midi, histoire de pouvoir profiter quand même un peu des divines chutes d’eau. Nous retournons donc vers le camping pour plier bagage et nous dirigeons vers Havasu Fall. La chance nous sourit puisque le soleil commence tout juste à s’imposer très largement dans le ciel bleu de Supai. Une petite baignade dans ces eaux turquoise s’impose.

Fabien, lui, décide de ne pas goûter à la fraîcheur des flots et s’occupe des photos. Fred et moi, revigorés par ce bain, nous amusons dans les bassins naturels formés par les courants.

Ici, l’eau est translucide et d’une pureté incroyable. C’est d’ailleurs cette eau potable qui alimente le camping situé en contrebas.

Je pars faire une dernière photo en haut d’un rocher depuis lequel la vue offerte est sympathique…

Après une baignade d’une petite heure, nous quittons les lieux avec notre paquetage sur le dos en direction de l’héliport. Un dernier effort dont la difficulté est accentuée par la poussière que produit le passage des chevaux sur le sentier ainsi que par la température qui monte.

Arrivés au village, nous constatons avec satisfaction que nos noms figurent toujours sur la liste des passagers ayant réservé leurs places. Après environ une demi-heure d’attente, nous embarquons, en contrepartie de 85 dollars chacun, à bord d’un engin un peu vieillot et assez contigu. Les rangers du coin, qui conduisent l’hélicoptère, partent du parking de Hualapai Hilltop avec des ravitaillements en nourriture et autres produits de 1ère consommation et repartent avec des touristes qui, comme nous, veulent s’épargner d’un retour à pieds plutôt pénible. Le vol est perturbé par des rafales de vent assez violentes qui viennent quelque peu déséquilibrer l’appareil mais nous arrivons tout de même sains et saufs, et surtout beaucoup moins fatigués que prévu !

Tout heureux de notre sort, nous récupérons notre voiture qui doit nous amener vers la dernière étape de notre périple, le Lac Mead. Fabien et Fred sont à l’avant, j’en profite pour faire une petite sieste de quelques minutes. Pas grand chose à signaler sur le trajet si ce n’est une ligne parfaitement droite d’une trentaine de kilomètres parallèle à l’historique route 66 juste avant d’arriver à Kingman, 2ème ville de l’Arizona. C’est d’ailleurs dans cette ville que nous déjeunons pour une énième fois dans un restaurant dont l’emblème est un grand M jaune. Nous faisons une escale au Hoover Dam, énorme barrage sur le Lac Mead de 221 mètres de haut et de 201 mètres de largeur à sa base, qui retient la modique masse de 45 milliards de m3 d’eau… Et nous tombons sur les deux couples de Russes croisés cinq jours plus tôt à Goosenecks State Park, qui se trouve à 700 kilomètres d’ici ! Ce barrage marque aussi la frontière entre l’Arizona et le Nevada, ainsi nous croisons un premier casino quelques centaines de mètres seulement après l’avoir franchi. Nous décidons alors de passer notre dernière nuit sous tente au camping du Lac Mead, dans lequel nous entrons vers 18h. A cette heure-ci, le soleil donne de jolies couleurs aux rivages d’un lac qui s’assèche aussi dangereusement que son voisin Powell.

Une dernière fois, nous sommes confrontés à l’absence de douches donc nous optons pour le lavage à la bouteille. L’eau qui sort du robinet près de notre emplacement est au moins à 30°C, le lavage qui s’annonçait précaire est finalement plutôt agréable. Un dernier repas peu diététique et une dernière partie de cartes et nous pouvons nous endormir dans la chaleur moite du Nevada.

Vendredi 21 septembre : Pour ce dernier jour, nous programmons la visite de Las Vegas. Nous nous arrêtons sur la route à Boulder City, banlieue aisée de Las Vegas où les villas sont toutes plus impressionnantes les unes que les autres. C’est dans l’heure de midi que nous bouclons notre boucle de 3000 kilomètres. Notre premier objectif est de nettoyer notre 4x4, qui a beaucoup souffert depuis deux semaines. Ensuite, nous nous rendons au Comfort Inn situé sur la Paradise Road, non loin du Strip, que Fabien a réservé début juin. Nous prenons notre repas dans la chambre, puis Fabien et Fred partent piquer une tête dans la piscine de l’hôtel pendant que je flemmarde devant des combats de catch à la télé. Nous partons à la visite de Sin City en milieu d’après-midi. Comme nous pouvions nous y attendre, Las Vegas nous surprend par son architecture kitsch et son incessant développement marqué par de nombreux chantiers de construction, le tout en plein désert… Mais, une fois notre conscience écologique de côté, nous ne rechignons pas à flâner dans cette ville décidément hallucinante. Nous passons dans l’inévitable magasin M&M’s, dont les deux étages sont entièrement consacrés au bonbon et à ses multiples dérivés. Nous vadrouillons dans les galeries commerçantes à la recherche d’un petit souvenir pour nos bien-aimées. A la nuit tombée, la ville s’illumine de mille feux dans le but de mettre en valeur les casinos, véritables symboles d’une cité où l’argent coule à flots. Au milieu du Strip, le Paris Las Vegas en impose avec ses 112 mètres de haut et sa réplique à l’échelle 1/2 de la Tour Eiffel.

En face, nous pénétrons dans le luxueux Bellagio dont la partie hôtel compte quasiment 4000 chambres et plus de 500 suites. Son casino possède lui aussi des proportions ahurissantes : ses tables de jeux et machines à sous sont réparties sur 10 776 m², soit plus d’un hectare ! Pas étonnant du coup que le soir où il ouvrit ses portes, en 1998, le casino gagna 88 millions de dollars… A l’extérieur, malgré un orage qui persiste, nous revenons plusieurs fois assister au magnifique spectacle musical de jets d'eau offert par les fontaines du Bellagio.

Pour terminer la soirée, et notre séjour, nous décidons de monter en haut de la Stratosphere Tower, située un peu plus au nord sur le Strip. Cette tour de 350 mètres offre à son sommet un panorama complet sur la ville.

Des cordes s’abattent toujours sur Las Vegas, c’est pourquoi au guichet on nous informe que la plateforme d’observation est inaccessible. Nous devons nous contenter d’un étage inférieur, qu nous laisse tout de même une bonne impression.

Le Luxor, 3ème plus grand hôtel du monde avec ses quelques 4407 chambres, se distingue dans cette jungle urbaine, grâce à son puissant projecteur, bien visible d’ici.

En rentrant à l’hôtel, nous prenons conscience que la fin du séjour est très proche. Nous préparons nos valises et nous couchons. Mais une foule d’images de ces deux semaines passées défilent dans ma tête, j’ai du mal à trouver le sommeil.
Samedi 22 septembre : Après une nuit plutôt mauvaise, nous nous levons de bonne heure et allons directement prendre notre ultime petit-déjeuner gracieusement offert par l’hôtel. Cependant, vu la nourriture proposée et la réaction de Fabien et Fred lorsqu’ils l’avalent, je préfère jeûner… En rangeant la voiture, je retrouve les cinq cartes postales que j’étais persuadé avoir égarées du côté de Monument Valley. Il était temps ! Nous prenons dans un premier temps la direction de l’agence Alamo pour rendre notre 4x4 qui nous aura été bien utile à plusieurs reprises. La restitution dure 2 minutes chrono, le temps pour l’employé de passer le détecteur de code-barres sur la vitre avant du véhicule. Nous prenons ensuite le bus qui nous amène dans un aéroport où des milliers de touristes affluent vers les différents terminaux. Une dernière photo souvenir d’une affiche représentant John Wayne, alias George Abitbol, et nous pouvons dire au revoir à cet ouest américain dont les merveilles nous ont et nous feront encore rêver pendant un long moment…
Il y a un an et demi, nous avions fait notre premier voyage dans l’Ouest Américain. Je n’avais pas fait de carnet mais je me suis tellement aidée de ceux des autres pour notre prochain voyage de cet été que je me dis que ce serait la moindre des choses, que j’apporte ma petite contribution.
Donc voilà nos 15 jours, entre Las Vegas et Yellowstone avec nos filles de 10 et 12 ans.
J1 : Vol Nice-Las Vegas Premier Vol Nice-New York sur DELTA , sans encombre avec un passage de l'immigration en 20 min. L'officier s'est contenté de nous montrer par signes comment placer les doigts pour les empreintes sans nous dire un mot ! Même chose pour le passage de douane. Quelle déception, je m'étais préparée à toutes leurs questions et je n’ai pas eu besoin de dire un mot. En tout, cela nous a pris 1h30. Par contre, les choses ont été plus compliquées pour le vol N.Y-Las Vegas qui a décollé avec plusieurs heures de retard pour cause d’orage. On est finalement arrivés à Las Vegas vers minuit bien fatigués mais contents d'être au Luxor que l'on repère de très loin grâce à son laser, ça nous a évité de sortir le GPS. Au Luxor, il n’y avait pas de chambre non fumeur de disponible et on nous a reclassé dans une énorme suite rutilante (ou très kitch, c’est selon) avec deux salles de bain, un coin cuisine un énorme salon mais un seul lit king size pour 4. Vu la taille de l’hôtel, l’attente pour avoir un lit pliant supplémentaire a semblé interminable, on était tellement fatigués que l’on aurait pu dormir par terre !
J2 : Las Vegas Matinée shopping dans l'Outlet du nord, pour faire plaisir aux filles car mystère de la génétique, elles adorent faire les boutiques contrairement à leurs parents : excellents prix pour Levi’s, bien pour Guess mais pas terribles pour les Converses . Moi, je n’ai pas été très subjuguée mais comme je l’ai dit, faire les magasins ne fait pas partie de mes activités favorites. Puis un petit passage à la piscine du Luxor (très grande mais à peine plus profonde qu'une pataugeoire !), avant d’aller voir l’expo « Bodies » qui se tenait dans l’hôtel (très étonnant) et d'attaquer la visite du Strip. On a beau avoir vu des photos, c’est quand même incroyable ! Des lumières partout, des hôtels plus surprenants les uns que les autres ... Après presque 3 heures de marche sous 42 °C, plus le décalage horaire, les filles étaient mortes et nous sommes rentrés en bus (billets achetés à la machine devant l'arrêt, 5 $/pers tout de même, pour faire un kilomètre).
Hôtel New York- New York Hôtel Luxor
J3 : Grand Canyon Départ matinal pour le Grand Canyon avec 5 heures de route où l’on ne croise pas grand monde, ça change de la Côte d’Azur l’été mais au même temps, on se dit qu’il vaudrait mieux ne pas tomber en panne. Arrêt à l'hôtel à Tusayan pour déposer les bagages puis direction le parc qui est juste à côté. Nous avons laissé la voiture au 1er parking pour prendre une première navette qui mène au départ de la navette d'Hermits Route mais on peut aller jusque là avec son propre véhicule, il faut juste réussir à se garer, ce qui peut être difficile en fin de journée. La première vision du Grand Canyon m'a laissée sans voix et pourtant je suis bavarde ! Nous sommes descendus au 1er arrêt pour marcher environ 1h30 le long du Canyon. C'était juste extraordinaire, il n'y avait pratiquement personne, un silence impressionnant et cette vision limpide du canyon que l'on n'a pas sur les photos qui écrasent les perspectives. J'ai vraiment ressenti une énorme émotion, l’impression d’être minuscule. Mais tout d'un coup, des nuages bien noirs qui s'approchaient depuis un moment se sont transformés en une grosse averse et le Canyon si clair jusque là, a pratiquement disparu sous nos yeux. Nous sommes donc rentrés sans voir le couché de soleil. Tant pis !

J4 : Grand Canyon – Page Survol matinal avec Papillon. La veille nous étions passés confirmer le vol, ce qui nous évitait un coup de fil beaucoup plus compliqué vu notre niveau d’anglais. Au passage, nous avons su que le vol en Ecostar se faisait avec des hélicos sur lesquels il était écrit "Grand Canyon" et non Papillon. Bon, je vais être honnête, bien que placée devant et dans des conditions excellentes, je n'ai pas ressenti les émotions de la veille et tout compte fait, vu le prix du vol, cela ne m'a pas paru indispensable de survoler le Grand Canyon pour pleinement l'apprécier. Inutile de dire que les filles ont par contre préféré l'hélico à la marche ... Départ ensuite pour Page par la Desert View, très beaux points de vue. En arrivant à Page, arrêt àHorseshoe Bend. Inratable puisqu'il y a un panneau et plein de voitures sur le parking. Les mots vont me manquer pour dire ce que nous avons ressenti. J’avais déjà vu des photos mais la vue que l'on découvre au dernier moment au bord du précipice, mérite à elle seule tout ce voyage. INOUBLIABLE ! D’ailleurs, les filles qui ne sont pas du genre à s’extasier devant un paysage, ont poussé en cœur un « OHHHH !!! » en voyant ce panorama extraordinaire.

J5 : Page-Monument Valley A 8 heures nous étions déjà devant l'entrée d'Antelope lower, patientant derrière quelques voitures. Nous étions les premiers à faire la visite de 8h30 avec Justin, un jeune guide Navajo très sympathique (comme tous les autres Navajos croisés pendant le voyage). C'est très beau mais les couleurs un peu décevantes par rapport aux photos que j'avais vues. C'est quelquefois l'inconvénient de trop préparer un voyage. 2h30 heures de route plus tard et après un petit arrêt au barrage de Glen Canyon Dam, nous étions à Monument Valley. Nous avons fait le tour dans notre voiture. Cela permet de s'arrêter où l'on veut (en particulier à toutes les échoppes de bijoux Navajo, pour les filles...) et d'avaler moins de poussière. Nous avions prévu une balade à cheval à M. V. ou Yellowstone. Les 35°C, sans ombre et la poussière, ont permis un consensus immédiat : ce serait à Yellowstone ! Monument Valley est un endroit magnifique et très photogénique (impossible de rater ses photos même quand on est peu doué comme moi) mais c’est le lieu qui nous a procuré le moins d’émotion.

J6 : Monument Valley – Moab Petit dej au Goulding's Lodge que nous avons beaucoup apprécié pour sa situation géographique et moins pour sa restauration (on paye le quasi monopole !) et départ pour Moab. La chambre d'hôtel n'étant pas prête à notre arrivée vers midi, nous avons poursuivi la route jusqu'à Dead Horse Point State Park. Très honnêtement, nous avons été déçus et sommes assez vite repartis vers Island in the Sky où nous avons fait le Upheaveal Dome trail. Malgré la chaleur (35°C), je n'ai ressenti que du bonheur. Le paysage est magnifique. Nous avons adoré Canyonland. Le « Grand View Point Overlook » offre une vue particulièrement extraordinaire.

J7 : Moab Départ (pas assez matinal) pour Arches, au programme « Devils Garden Trailhead ». Une rando fantastique à elle seule et qui permet en plus de voir des arches ... Pendant presque 4 heures, on monte et on descend sur d'énormes rochers, on se faufile dans des passages plus étroits. Si on aime faire de la rando, c'est un vrai régal ! Maintenant un petit bémol. Un individu sain d'esprit évite de le faire en août avec 35°C ou alors il part à 7h du matin quand il fait encore 22°C. Si on est toutefois obligé de le faire dans ces conditions, il y a quelques précautions à prendre pour éviter que cette marche magnifique ne ressemble à un chemin de croix: - de bonnes chaussures de rando qui agrippent bien la roche - beaucoup d'eau (nous avons bu 1,5 L chacun et en avions prévu plus encore) et le détail qui change tout ... mon mari qui porte l'eau dans un sac de rando isotherme qui permet de la garder fraiche grâce aux glaçons que l'on trouve dans tous les hôtels et qu'il suffit de placer dans des sacs de congélation. Malgré tout, les filles et moi (qui ne portions rien...) étions cuites à la fin de la marche et l'après-midi a été honteusement consacrée à faire la sieste, aller à la piscine et faire un tour à Moab au lieu de faire la rando à Delicate Arche !
Landscape Arch
Double O Arch
J8 : Moab Au programme une matinée de rafting sur le Colorado. Surtout s'inscrire au plus vite. Le jour de notre arrivé, il n'y avait plus de places pour les deux jours suivant avec Moab Adventures qui est la plus grosse agence. Par chance, il était possible d'en faire le surlendemain avec Canyon Voyages. En plus d'être très sympas (les autres aussi d'ailleurs) ils ont été très pros et on s'est beaucoup amusés bien que ce soit une petite descente tranquille. En fin d'après-midi, retour à Canyonland pour faire la petite marche de « Grand View Point ». Une petite balade de santé sur du plat!
J9 : Salt Lake City Petite balade matinale à Arches pour voir Double Arche et départ pour Salt Lake City, presque 5 heures de route. La visite de Temple Square est assez rapide puisque le Temple ne se visite pas. Par contre, on peut, au visitor center à coté, voir des vidéos de l'intérieur et une belle maquette. Salt Lake City est une belle ville composée de bâtiments imposants mais on l’a trouvée bien triste, il faut dire aussi que c’était un dimanche.

J10 : Jackson Hole Route pour Jackson (6h !), petite ville charmante et très touristique. Spectacle de rue qui, comme le souligne Le Routard, plait beaucoup aux Américains ... et à mes filles aussi. Puis à 20h, rodéo. Bon, autant le dire tout de suite, nous ne sommes restés qu'une heure et demie et le spectacle autour de nous dans les gradins, m'a paru plus amusant que le rodéo lui-même. Le discours avant le rodéo, avec l’hymne national chanté par tout le monde la main sur le cœur, c’est surprenant !


J11,12,13,14 : Yellowstone Enfin, Yellowstone but initial de notre voyage, que nous rêvions de voir un jour ! Nous y sommes restés 4 jours et je vais juste parler du plus beau car sinon, il faudrait remplir plusieurs pages :
- Midway Geyser Basin et son Grand Prismatic Spring que tout le monde a vu mille fois en photo : sublime ! Surtout, il faut monter sur la colline au sud-est en face pour le voir de haut. Comme ce n'est pas un chemin de rando officiel, la montée est difficile et la descente pas facile non plus quand on n’a comme moi aucun sens de l’équilibre, donc, ne pas partir en tongues.
- Upper Geyser Basin avec bien sûr Old faithful qui a le bon goût d'être régulier et avec un peu de chance, d'autres Geysers. Pour nous, le souvenir inoubliable, c'est la douche magistrale que nous avons prise (et l'eau était froide contre toute attente!) en nous approchant de Beehive Geyser, quand le vent à soudainement tourné.
- Le Canyon et ses chutes d'eau. Beaucoup de marches à descendre et surtout à remonter mais un spectacle magnifique.
- Mammoth hot Springs. Attention quand on arrive par le bas, on voit d'horribles terrasses grisâtres. L'eau coule dans des directions différentes dans le temps et les terrasses extraordinaires sont maintenant en haut.
- Hayden Valley et ses bisons qui traversent la route devant les voitures. Nous avons aussi vu deux coyotes mais pas d'ours. J'ai oublié de dire qu'il y a des cerfs et des écureuils (chipmunks et autres) partout.
Lake Yellowstone Hotel

Upper Geyser Basin
Grotto Geyser
Grand Prismatic Spring
Grand Prismatic Spring vu de la colline en face
Cerfs devant l'hôtel de Mammoth Hot Springs

Canary Spring à Mammoth Hot Springs

Pronghoorn à Hayden Valley
Canyon
J 15 : retour à Salt Lake city C’est déjà fini … Longue route pour rentrer à Salt Lake City pour reprendre l’avion le lendemain.
En résumé, que du bonheur et des vacances sans stress. Et en 2 semaines, un condensé de paysages extraordinaires et variés qui m’a laissé sur un petit nuage longtemps après notre retour.
Hôtels testés : Las Vegas : Le Luxor (très bien mais au bout du Strip) Grand Canyon : Holiday Inn Express à Tusayan (correct mais on paye clairement sa proximité avec le parc, proche du départ des hélicoptères donc pratique pour un survol matinal). Page : Courtyard by Marriott (très, très beau et excellent petit déj) Monument Valley : Gouldin’s lodge (proche de M.V, correct, restauration par contre pas terrible). Moab : River Canyon Lodge (pratique pour plusieurs jours en famille car beaucoup de rangements) Salt Lake City : Shilo Inn (bien situé, pas de charme particulier) Quality inn Salt Lake City Airport (bof, bof, mais près de l’aéroport) Jackson : Painted Buffalo (un motel classique, propre et fonctionnel) Yellowstone : - cabins au Lake Yellowstone Hotel ( bungalows rustiques au calme, l’hôtel où l’on mange bien a beaucoup de charme) - Mammoth Hot Springs Hotel (un charme fou mais le bruit du parquet la nuit fait regretter de ne pas avoir pris un bungalow) - Yellowstone Park Hotel à West Yellowstone ( très bien mais évidemment, on n’est plus dans le parc).
J1 : Vol Nice-Las Vegas Premier Vol Nice-New York sur DELTA , sans encombre avec un passage de l'immigration en 20 min. L'officier s'est contenté de nous montrer par signes comment placer les doigts pour les empreintes sans nous dire un mot ! Même chose pour le passage de douane. Quelle déception, je m'étais préparée à toutes leurs questions et je n’ai pas eu besoin de dire un mot. En tout, cela nous a pris 1h30. Par contre, les choses ont été plus compliquées pour le vol N.Y-Las Vegas qui a décollé avec plusieurs heures de retard pour cause d’orage. On est finalement arrivés à Las Vegas vers minuit bien fatigués mais contents d'être au Luxor que l'on repère de très loin grâce à son laser, ça nous a évité de sortir le GPS. Au Luxor, il n’y avait pas de chambre non fumeur de disponible et on nous a reclassé dans une énorme suite rutilante (ou très kitch, c’est selon) avec deux salles de bain, un coin cuisine un énorme salon mais un seul lit king size pour 4. Vu la taille de l’hôtel, l’attente pour avoir un lit pliant supplémentaire a semblé interminable, on était tellement fatigués que l’on aurait pu dormir par terre !
J2 : Las Vegas Matinée shopping dans l'Outlet du nord, pour faire plaisir aux filles car mystère de la génétique, elles adorent faire les boutiques contrairement à leurs parents : excellents prix pour Levi’s, bien pour Guess mais pas terribles pour les Converses . Moi, je n’ai pas été très subjuguée mais comme je l’ai dit, faire les magasins ne fait pas partie de mes activités favorites. Puis un petit passage à la piscine du Luxor (très grande mais à peine plus profonde qu'une pataugeoire !), avant d’aller voir l’expo « Bodies » qui se tenait dans l’hôtel (très étonnant) et d'attaquer la visite du Strip. On a beau avoir vu des photos, c’est quand même incroyable ! Des lumières partout, des hôtels plus surprenants les uns que les autres ... Après presque 3 heures de marche sous 42 °C, plus le décalage horaire, les filles étaient mortes et nous sommes rentrés en bus (billets achetés à la machine devant l'arrêt, 5 $/pers tout de même, pour faire un kilomètre).
Hôtel New York- New York Hôtel LuxorJ3 : Grand Canyon Départ matinal pour le Grand Canyon avec 5 heures de route où l’on ne croise pas grand monde, ça change de la Côte d’Azur l’été mais au même temps, on se dit qu’il vaudrait mieux ne pas tomber en panne. Arrêt à l'hôtel à Tusayan pour déposer les bagages puis direction le parc qui est juste à côté. Nous avons laissé la voiture au 1er parking pour prendre une première navette qui mène au départ de la navette d'Hermits Route mais on peut aller jusque là avec son propre véhicule, il faut juste réussir à se garer, ce qui peut être difficile en fin de journée. La première vision du Grand Canyon m'a laissée sans voix et pourtant je suis bavarde ! Nous sommes descendus au 1er arrêt pour marcher environ 1h30 le long du Canyon. C'était juste extraordinaire, il n'y avait pratiquement personne, un silence impressionnant et cette vision limpide du canyon que l'on n'a pas sur les photos qui écrasent les perspectives. J'ai vraiment ressenti une énorme émotion, l’impression d’être minuscule. Mais tout d'un coup, des nuages bien noirs qui s'approchaient depuis un moment se sont transformés en une grosse averse et le Canyon si clair jusque là, a pratiquement disparu sous nos yeux. Nous sommes donc rentrés sans voir le couché de soleil. Tant pis !

J4 : Grand Canyon – Page Survol matinal avec Papillon. La veille nous étions passés confirmer le vol, ce qui nous évitait un coup de fil beaucoup plus compliqué vu notre niveau d’anglais. Au passage, nous avons su que le vol en Ecostar se faisait avec des hélicos sur lesquels il était écrit "Grand Canyon" et non Papillon. Bon, je vais être honnête, bien que placée devant et dans des conditions excellentes, je n'ai pas ressenti les émotions de la veille et tout compte fait, vu le prix du vol, cela ne m'a pas paru indispensable de survoler le Grand Canyon pour pleinement l'apprécier. Inutile de dire que les filles ont par contre préféré l'hélico à la marche ... Départ ensuite pour Page par la Desert View, très beaux points de vue. En arrivant à Page, arrêt àHorseshoe Bend. Inratable puisqu'il y a un panneau et plein de voitures sur le parking. Les mots vont me manquer pour dire ce que nous avons ressenti. J’avais déjà vu des photos mais la vue que l'on découvre au dernier moment au bord du précipice, mérite à elle seule tout ce voyage. INOUBLIABLE ! D’ailleurs, les filles qui ne sont pas du genre à s’extasier devant un paysage, ont poussé en cœur un « OHHHH !!! » en voyant ce panorama extraordinaire.

J5 : Page-Monument Valley A 8 heures nous étions déjà devant l'entrée d'Antelope lower, patientant derrière quelques voitures. Nous étions les premiers à faire la visite de 8h30 avec Justin, un jeune guide Navajo très sympathique (comme tous les autres Navajos croisés pendant le voyage). C'est très beau mais les couleurs un peu décevantes par rapport aux photos que j'avais vues. C'est quelquefois l'inconvénient de trop préparer un voyage. 2h30 heures de route plus tard et après un petit arrêt au barrage de Glen Canyon Dam, nous étions à Monument Valley. Nous avons fait le tour dans notre voiture. Cela permet de s'arrêter où l'on veut (en particulier à toutes les échoppes de bijoux Navajo, pour les filles...) et d'avaler moins de poussière. Nous avions prévu une balade à cheval à M. V. ou Yellowstone. Les 35°C, sans ombre et la poussière, ont permis un consensus immédiat : ce serait à Yellowstone ! Monument Valley est un endroit magnifique et très photogénique (impossible de rater ses photos même quand on est peu doué comme moi) mais c’est le lieu qui nous a procuré le moins d’émotion.

J6 : Monument Valley – Moab Petit dej au Goulding's Lodge que nous avons beaucoup apprécié pour sa situation géographique et moins pour sa restauration (on paye le quasi monopole !) et départ pour Moab. La chambre d'hôtel n'étant pas prête à notre arrivée vers midi, nous avons poursuivi la route jusqu'à Dead Horse Point State Park. Très honnêtement, nous avons été déçus et sommes assez vite repartis vers Island in the Sky où nous avons fait le Upheaveal Dome trail. Malgré la chaleur (35°C), je n'ai ressenti que du bonheur. Le paysage est magnifique. Nous avons adoré Canyonland. Le « Grand View Point Overlook » offre une vue particulièrement extraordinaire.

J7 : Moab Départ (pas assez matinal) pour Arches, au programme « Devils Garden Trailhead ». Une rando fantastique à elle seule et qui permet en plus de voir des arches ... Pendant presque 4 heures, on monte et on descend sur d'énormes rochers, on se faufile dans des passages plus étroits. Si on aime faire de la rando, c'est un vrai régal ! Maintenant un petit bémol. Un individu sain d'esprit évite de le faire en août avec 35°C ou alors il part à 7h du matin quand il fait encore 22°C. Si on est toutefois obligé de le faire dans ces conditions, il y a quelques précautions à prendre pour éviter que cette marche magnifique ne ressemble à un chemin de croix: - de bonnes chaussures de rando qui agrippent bien la roche - beaucoup d'eau (nous avons bu 1,5 L chacun et en avions prévu plus encore) et le détail qui change tout ... mon mari qui porte l'eau dans un sac de rando isotherme qui permet de la garder fraiche grâce aux glaçons que l'on trouve dans tous les hôtels et qu'il suffit de placer dans des sacs de congélation. Malgré tout, les filles et moi (qui ne portions rien...) étions cuites à la fin de la marche et l'après-midi a été honteusement consacrée à faire la sieste, aller à la piscine et faire un tour à Moab au lieu de faire la rando à Delicate Arche !
Landscape Arch
Double O ArchJ8 : Moab Au programme une matinée de rafting sur le Colorado. Surtout s'inscrire au plus vite. Le jour de notre arrivé, il n'y avait plus de places pour les deux jours suivant avec Moab Adventures qui est la plus grosse agence. Par chance, il était possible d'en faire le surlendemain avec Canyon Voyages. En plus d'être très sympas (les autres aussi d'ailleurs) ils ont été très pros et on s'est beaucoup amusés bien que ce soit une petite descente tranquille. En fin d'après-midi, retour à Canyonland pour faire la petite marche de « Grand View Point ». Une petite balade de santé sur du plat!
J9 : Salt Lake City Petite balade matinale à Arches pour voir Double Arche et départ pour Salt Lake City, presque 5 heures de route. La visite de Temple Square est assez rapide puisque le Temple ne se visite pas. Par contre, on peut, au visitor center à coté, voir des vidéos de l'intérieur et une belle maquette. Salt Lake City est une belle ville composée de bâtiments imposants mais on l’a trouvée bien triste, il faut dire aussi que c’était un dimanche.

J10 : Jackson Hole Route pour Jackson (6h !), petite ville charmante et très touristique. Spectacle de rue qui, comme le souligne Le Routard, plait beaucoup aux Américains ... et à mes filles aussi. Puis à 20h, rodéo. Bon, autant le dire tout de suite, nous ne sommes restés qu'une heure et demie et le spectacle autour de nous dans les gradins, m'a paru plus amusant que le rodéo lui-même. Le discours avant le rodéo, avec l’hymne national chanté par tout le monde la main sur le cœur, c’est surprenant !


J11,12,13,14 : Yellowstone Enfin, Yellowstone but initial de notre voyage, que nous rêvions de voir un jour ! Nous y sommes restés 4 jours et je vais juste parler du plus beau car sinon, il faudrait remplir plusieurs pages :
- Midway Geyser Basin et son Grand Prismatic Spring que tout le monde a vu mille fois en photo : sublime ! Surtout, il faut monter sur la colline au sud-est en face pour le voir de haut. Comme ce n'est pas un chemin de rando officiel, la montée est difficile et la descente pas facile non plus quand on n’a comme moi aucun sens de l’équilibre, donc, ne pas partir en tongues.
- Upper Geyser Basin avec bien sûr Old faithful qui a le bon goût d'être régulier et avec un peu de chance, d'autres Geysers. Pour nous, le souvenir inoubliable, c'est la douche magistrale que nous avons prise (et l'eau était froide contre toute attente!) en nous approchant de Beehive Geyser, quand le vent à soudainement tourné.
- Le Canyon et ses chutes d'eau. Beaucoup de marches à descendre et surtout à remonter mais un spectacle magnifique.
- Mammoth hot Springs. Attention quand on arrive par le bas, on voit d'horribles terrasses grisâtres. L'eau coule dans des directions différentes dans le temps et les terrasses extraordinaires sont maintenant en haut.
- Hayden Valley et ses bisons qui traversent la route devant les voitures. Nous avons aussi vu deux coyotes mais pas d'ours. J'ai oublié de dire qu'il y a des cerfs et des écureuils (chipmunks et autres) partout.
Lake Yellowstone Hotel
Upper Geyser Basin
Grotto Geyser
Grand Prismatic Spring
Grand Prismatic Spring vu de la colline en face
Cerfs devant l'hôtel de Mammoth Hot Springs
Canary Spring à Mammoth Hot Springs

Pronghoorn à Hayden Valley
CanyonJ 15 : retour à Salt Lake city C’est déjà fini … Longue route pour rentrer à Salt Lake City pour reprendre l’avion le lendemain.
En résumé, que du bonheur et des vacances sans stress. Et en 2 semaines, un condensé de paysages extraordinaires et variés qui m’a laissé sur un petit nuage longtemps après notre retour.
Hôtels testés : Las Vegas : Le Luxor (très bien mais au bout du Strip) Grand Canyon : Holiday Inn Express à Tusayan (correct mais on paye clairement sa proximité avec le parc, proche du départ des hélicoptères donc pratique pour un survol matinal). Page : Courtyard by Marriott (très, très beau et excellent petit déj) Monument Valley : Gouldin’s lodge (proche de M.V, correct, restauration par contre pas terrible). Moab : River Canyon Lodge (pratique pour plusieurs jours en famille car beaucoup de rangements) Salt Lake City : Shilo Inn (bien situé, pas de charme particulier) Quality inn Salt Lake City Airport (bof, bof, mais près de l’aéroport) Jackson : Painted Buffalo (un motel classique, propre et fonctionnel) Yellowstone : - cabins au Lake Yellowstone Hotel ( bungalows rustiques au calme, l’hôtel où l’on mange bien a beaucoup de charme) - Mammoth Hot Springs Hotel (un charme fou mais le bruit du parquet la nuit fait regretter de ne pas avoir pris un bungalow) - Yellowstone Park Hotel à West Yellowstone ( très bien mais évidemment, on n’est plus dans le parc).










