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Quand le 21 ème siècle peut sembler bien lointain-part.1
Le choix de la destination -la préparation:

Ayant déjà parcouru une partie de l'Ethiopie lors d'un précédent voyage effectué en 2008, ma femme et moi avions l'intention d'y repartir afin de mieux appréhender d'autres aspects de ce pays d'Afrique si différent du reste du continent. A l'occasion de notre première visite, nous avions visité le nord et l'est qui se caractérisent par une histoire ayant laissé de nombreuses traces dans les paysages et les villes traversées. Ayant voyagé par saut de puces en avion à cette occasion, nous n'avions pu approcher la réalité des campagnes et leurs diversités. Seul le retour depuis Harar à Addis en voiture nous avait permis de nous rendre compte, en partie, de la dure réalité de la vie rurale, en particulier ces longues files de paysans en marche le long des routes même à des lieux de tout endroit habité. Ce que nous recherchions dans le prochain séjour là-bas, c'était de rencontrer ces différentes ethnies, objet de nombreux documentaires, qui nous les présentaient comme une quasi exception en Afrique. C'était à nous de nous faire une idée réelle de la situation parce qu'entre la réalité et l'image véhiculée par la TV, nous avons appris à nous méfier !! Le choix du lieu étant défini, il fallait trouver le moyen pour nous y rendre. De plus, cette année, nous avions décidé d'emmener les enfants avec nous ce qui n'avait pas été le cas lors de notre premier circuit . Ils ont grandi ( 14 et 16 ans) et depuis quelques années déjà, ils nous suivent : après la Namibie en 2009, ils ont parcouru le Pérou en 2010, le Soudan et l'Afrique Australe en 2011. Malheureusment pour nous, ils ont pris goût à ces circuits lointains. La manière de voyager n'est pas le voyage organisé classique avec circuit en bus, hôtel et une trentaine d'autres Français . A l'autotour a succédé, les circuits personnalisés où nous disposions d'une logistique adaptée à nous seuls . Seule l'Afrique Australe a été visitée en groupe multinational convoyé en camion/bus et logé en camping. Cette dernière expérience a été la plus difficile à supporter en raison de personnalités d'une nationalité difficilement compatible avec la nôtre. Pour notre voyage en Ethiopie, nous avons recherché, tout d'abord, un organisme local qui pouvait proposer un circuit le plus complet possible en 3 semaines environ et bien sûr le moins cher !!! Après quelques envois de mails, nous avions deux choix possibles l'un avec un TO local avec qui nous avions voyagé en 2008 et qui avait été tout à fait correct dans ses prix et prestations et l'autre, un organisme français qui intervient par l'intermédiaire d'un local. Le premier s'engage sur un prix défiant toute concurrence puisqu'il propose d'emmener les ados gratuitement. Nous lui posons quelques questions supplémentaires mais il annonce , par un autre intervenant de l'entreprise, que ce circuit est difficile avec des enfants en raison des conditions climatiques (ce sera la saison des pluies). C'est quasiment la rupture avec lui. Nous sommes alors obligés de nous rabattre sur l'autre TO français. Le prix proposé est convenable après avoir vérifié sur le Net, quels étaient les prix de la concurrence en l'occurence les grands TO français qui ont cette destination à leurs programmes. Restaient à trouver les billets d'avion à des dates qui nous convenaient et bien sûr également les meilleurs marchés. Quelques clics plus tard, nous avions décidé des dates: départ Paris le 18 juillet, retour le 7 août. Durant le mois de juin, il a fallu prendre les visas et envoyé une partie du paiement par virement bancaire à Addis. Comme il s'agissait d'un acompte, le reste devant être payé en dollars sur place, il a fallu faire du change ce qui n'est pas très facile dans sa banque quotidienne. A quelques jours du départ , tout était fin prêt.

Le circuit jour après jour : 18 juillet : Nous quittons notre domicile en taxi à 5h30, direction Roissy, terminal 1 - A 6 h nous commençons l'enregistrement des bagages qui prendra un temps certain (plus d'une heure). Nous voyageons avec Turkish airlines : c'est la première fois que nous partons avec cette compagnie aérienne. Pour rejoindre Addis Abeba, nous passons par Istanbul. Dans notre choix des billets, nous avons pu profiter d'une escale longue afin de pouvoir envisager une visite rapide de cette ville. Nous avions pris sur le net tous les renseignements possibles en ce qui concerne la manière de rejoindre le centre ville depuis l'aéroport. En principe, nous disposions de près de près de 3 heures sur place d'autant que nous disposions des cartes d'embarquement pour le second vol. Après un décollage avec une petite demie heure de retard, le vol de 3 heures et demies s'est déroulé sans problème, une collation très complète nous étant servie. A l'arrivée à Istanbul, nous nous dépêchons de passer les contrôles douaniers et nous nous rendons au métro qui se trouve dans l'enceinte même de l'aéeoport. Nous prenons des livres turques pour disposer de monnaie à un distributeur automatique CB. Le voyage s'effectue sans accroc. Nous quittons le métro pour prendre ensuite le tramway qui nous dépose en plein centre historique à proximité de ste Sophie et de Topkapi. Pour ma femme et moi, c'est le deuxième passage à Istanbul. C'est la découverte pour les enfants. Beaucoup de touristes dans ces quartiers pittoresques et historiques. Malgré tout, Istanbul n'est plus vraiment la porte de l'Orient comme cela était présenté auparavant : la présence de très nombreuses mosquées ne fait pas oublier une occidentalisation très visible en particulier dans la banlieue istanbouliote. Nous piqueniquons devant Ste Sophie. Nous parcourons, ensuite, l'esplanade entre Ste Sophie et la Mosquée Bleue que nous visitons. Nous nous promenons dans les quartiers adjacents qui possèdent de belles maisons ottomannes. Devant le temps qui reste, nous décidons de rentrer à pied jusqu'au terminus du métro qui dessert l'aéroport. Cela nous permet de voir de nombreuses mosquées et d'approcher le quartier du Grand Bazar qui sera l'objet d'une visite plus complète à l'occasion d'un vrai séjour en Turquie. 30 minutes de métro suffisent pour rejoindre l'aéroport Ataturk. Nous décollons avec 30 minutes de retard. Nous profitons de la fin de soirée en vol pour voir le coucher de soleil sur le Bosphore et les îles des Princes. La nuit arrive alors que nous sommes au-dessus d'Antalya. Direction plein sud vers Addis : après avoir traversé la Méditerranée nous remontons le Nil. A Louxor puis Assouan illuminés, succède le Soudan que nous avons parcouru en 2011. Ce fut un très beau voyage dans un pays trop peu visité aux multiples sites archéologiques et au peuple charmant. Nous arrivons à minuit et demi à Addis. Passage en douane et récupération des bagages sans problème : contrôle des bagages à la sortie de l'aéroport où nous attendait notre hôte Yared. Après les présentations, nous nous rendons à l'hôtel en minibus. A 2h15, extinction des feux dans des chambres confortables du Panorama hôtel qui semble neuf. 19 juillet : Courte nuit puisque nous nous levons à 8H30. Petit déjeuner correct avec un personnel très attentionné. Nos guide et chauffeur se présentent à 10 heures comme convenu nous entamons notre visite d'Addis Abeba par le musée national devant lequel un film se tourne pour la TV éthiopienne. Notre guide francophone Leonardo nous présente les différentes salles en nous commentant laconiquement chaque vitrine, ce qui nous suffit . Après ce passage au musée, nous nous dirigeons vers le Mercato, le plus grand marché d'Afrique : en raison des risques des vols et des pickpockets, nous ne nous y arrêtons pas, d'autant que l'intérêt est réduit. Déjà en 2008, nous n'avions fait qu'un court passage. Par rapport, à cette année là, les embouteillages semblent plus importants d'autant que les feux tricolores ne fonctionnent plus aux différents carrefours. Il pleut et la température est douce, ce qui est normal en cette période de l'année. Nous prenons notre premier déjeuner, en plein air, au restaurant situé dans l'enceinte du musée national. Pas de nourriture locale mais beaucoup d'emprunt à la gastronomie italienne, pâtes, pizzas ce qui sera souvent le cas au cours de notre séjour. Après le repas, nous visitons l'ancien palais d'Hailé Sélassié qui appartient maintenant à l'Université. Sur deux étages, nous revivons la période faste de la vie de cet empereur en traversant les différentes pièces gardées toujours par son ancien majordome et maintenues dans un excellent état. Après cette visite, nous partons à Entoto, un quartier périphérique d'Addis où l'empereur Ménélik II à la fin du 19 ème siècle installa son premier palais. De 2350 m nous montons jusqu'à 3000 m d'altitude . La météo n'est pas favorable, la pluie et la brume se sont installées ce qui ne nous permet pas d'avoir un superbe panorama sur la ville qui s'étend au pied de la colline d'Entoto qui est un des lieux de détente des habitants de la capitale et également un des lieux religieux les plus visités lors des cérémonies orthodoxes. En effet, les Ethiopiens appartiennent en majorité à cette religion. Addis est une capitale récente puisqu'elle a été établie à la fin du XIX ème siècle seulement. Jusqu'alors, la capitale était itinérante en fonction de l'ethnie du Négus régnant. Nous visitons le palais de Ménélik qui est une simple demeure au toit de chaume et à deux niveaux dont nous traversons les différentes pièces vides de tout meuble mais affectées chacune à une fonction bien définie. Nous redescendons ensuite dans la capitale en traversant des forêts d'eucalyptus, qui servent de bois de cuisson et de chauffage, transportés sur le dos par des norias de femmes. Nous traversons un quartier où se vendent des tissus très colorés confectionnés par l'ethnie dorze que nous aurons l'occasion de voir dans quelques jours Nous nous rendons à la cathédrale orthodoxe de la Sainte Trinité qui abrite les sarcophages d'Hailé Sélassié, le dernier Négus, et de sa femme. La cathédrale abrite de nombreux vitraux et fresques relatant des événements impériaux importants du XX ème siècle ainsi que les trônes impériaux. De retour à l'hôtel, nous profitons du bar afin de déguster nos premières bières éthiopiennes. Le diner pris au restaurant de l'hôtel se compose d'un buffet copieux où le riz est présenté sous de nombreuses formes afin de faire plaisir à la nombreuse clientèle chinoise de l'établissement. 20 juillet : C'est vraiment le départ : à 9h30, Yared arrive ainsi que les véhicules qui vont nous transporter. 2 4X4 Toyota Lx en très état conduits par Sami et Makonen . Nous disposons d'un véhicule pour la logistique parce que ce circuit est mixte : nous logeons soit à l'hôtel, soit en camping en raison du manque d'hébergement dans certains lieux éloignés de toute ville touristique. Pour les repas pris en camping, il nous faut un cuisinier : c'est Santayo qui va tenir ce rôle. Notre guide qui nous accompagne est Leonardo francophone après avoir fait toutes ses études au lycée français d'Addis. C'est un métisse italo-éthiopien . Son grand-père était venu coloniser l'Ethiopie sous la didacture de Mussolini. Cette équipe très sympathique sera aux petits soins pour nous. Nous nous installons à six dans un véhicule sans toutefois être serré après le chargement des bagages dans l'autre voiture. Aujourd'hui direction Jimma en pays gouragué. Nous quittons Addis, sa pollution, ses embouteillages., cela prend bien une heure car la ville est très étendue. Le temps est frais mais sans pluie. La route est goudronnée sur tout le trajet. Nous traversons des plateaux verdoyants très cultivés mais de manière rudimentaire : pas de tracteurs, seulement des labours à l'araire tirée par des bœufs. Ce sera la règle durant tout notre périple. Quelle que soit l'ethnie rencontrée, les pratiques agricoles sont ancestrales. Encore très peu de mécanisation malgré des surfaces cultivées qui peuvent être importantes. Dans ce cas, il y a regroupement des paysans qui mettent en commun leurs bras et leurs bœufs. Au cours de cette matinée, nous visitons la case d'une famille gouragué grâce à notre guide, nous aurons ainsi l'occasion de pénétrer dans de nombreuses habitations des multiples ethnies que nous rencontrerons. Cela nous permet de connaître leurs habitudes et leurs modes de vie. Le plus souvent, l'intérieur de ces huttes est vide de tout meuble, les quelques vêtements possédés par les familles sont posés sur des fils à linge accrochés à l'armature en bois des habitations. Ici, les animaux sont également logés à l'intérieur. Peu d'ustensiles de cuisine qui est faite directement sur un foyer constitué de pierres. Quelques calebasses servent de verres. Une grand plaque métallique sert à la cuisson de l'injera, le plat traditionnel éthiopien qui est une sorte de crêpe réalisée à partir de farine de teff. Cette céréale endémique est de la famille du mil. Les plats cuisinés sont versés sur l'injera qui sert également d'assiette. Il n'y a pas d'électricité dans ces huttes circulaires faites de bardage de bois d'eucalyptus et d'un toit de chaume. En raison de l'absence de cheminée, l'atmosphère est le plus souvent enfumée et vite irrespirable pour nos poumons occidentaux. Toutes ces habitations fument de toute part et pour nous il nous semble qu'elles vont s'embraser. Nous quittons notre famille après avoir laissé quelques birrs pour le dédommagement et l'accueil charmant. Pour elle aussi, la rencontre avec des enfants étrangers est une découverte. Nous nous arrêtons à Welkite pour manger dans unrestaurant confortable. Les enfants seront gâtés en choisisant des pâtes assaisonnées d'une très bonne sauce tomate. Ce sera souvent leur repas. Pour la viande, ce sera des chicken cutlets, sorte de nuggets de poulet préparés maison. Nôtre équipe d'assitance mange de son côté, . Nous reprenons la route après un arrêt d'environ une heure. Les paysages deviennent plus vallonnés et même montagneux. Nous longeons la rivière Gibé qui devient un peu plus loin l'Omo. Il y a construction de barrages importants dans la région afin de produire de l'électricité qui manque encore cruellement en Ethiopie. Les coupures sont fréquentes même dans Addis. A la fin des travaux de construction, le pays pourra envisager l'exportation de son courant vers les pays limitrophes ( Soudan, Djibouti). Nous faisons quelques arrêts pour nous dérouiller les jambes en particulier au marché d'Abelti. Vers 16 heures, nous arrivons à Jimma où nous logeons à l'hôtel . Nous disposons de deux chambres. Les salles de bain sont déjà bien détériorées pour un établissement qui semble récent. L'eau chaude n' est pas au rendez-vous pour la douche ! Il faut aller se plaindre à l'accueil. Nous faisons le tour du propriétaire et découvrons une piscine de bonne s dimensions mais le climat frais ne nous permet pas d'envisager un plongeon. Le restaurant est sur une terrasse en plein air. Des coupures de courant retarderont notre dîner . Une grosse averse vient perturber la fin de soirée. La rencontre avec des blattes dans la salle de bain fait crier notre fille encore peu habituée à l' Afrique profonde. 21 juillet : Aujourd'hui, nous prenons la direction du sud. La pluie est au rendez-vous. Ce matin , pas d'électricité dans la chambre, l'eau chaude n'est pas au rendez-vous non plus : tout cela est un des défauts inhérents à l'Ethiopie. Ce pays manque pour l'instant d'une production autosuffisante en électricité ce qui nécessite des délestages Pour ce nous concerne , c'est l'installation électrique de l'hôtel qui est en cause. Le petit déjeuner est impacté par ces petits problèmes d'intendance : le café ne peut être fait de même que le pain grillé. Nous quittons Jimma vers 9 h. Fini le goudron , nous entamons notre périple sur piste . Nous nous dirigeons vers Mizan Teferi afin d'y voir des plantations de café. Nous traversons de nombreuses forêts de résineux. Nous nous arrêtons à Bonga pour déjeuner. Il pleut des cordes. Malgré czela, nous mangeons à l'extérieur sous des parasols plutôt des parapluies. L'après midi, nous traversons des plantations de thé. La piste est de plus en plus difficile en raison des chutes de pluie. Des ornières profondes perturbent notre circulation. Il est nécessaire pour Sami, notre chauffeur, de passer en 4X4 afin de se sortir d'embûches désormais quasi permanentes. Cela ralentit notre marche vers le sud. A 16 heures, nous commençons à chercher un lieu pour camper. La pluie s'arrête mais le temps reste bien gris. Ce doit être notre premier campement et cela va se passer dans de difficiles conditions. Leonardo, notre guide, s'emploie à nous trouver un coin sympa pour poser nos tentes nous pensons l'avoir trouvé à proximité d'un hameau Dizi, l'ethnie peuplant la région . Pour cela, il est nécessaire de faire la demande au chef de village qui n'a pa trop l'habitude de recevoir des touristes. Nous bivouaqueront dans un champ surplombant la route et qui abrite plusieurs granges et étables. Devant l'humidité du sol, notre équipe installe nos tentes à l'intérieur même d'une de ces granges. Le temps s'améliore avant le crépuscule. Santayo, notre cuisinier s'installe dans uns hutte servant habituellement de poulailler. Avec la nuit, il est nécessaire de mettre un pull over de plus car l'humidité est bien présente. Durant toute notre installation, la population des alentours s'est densifiée autour du camp car les toursites ne sont légion dans le coin. Les enfants et les adultes s'invitent au camp éphémère Ils nous apportent du bois pour faire un feu qui nous réchauffera durant le repas pris à l'extérieur. Une table a été installée, garnie d'une nappe. Notre équipe mange de son côté et nous sommes servis comme des princes avec notre cuisinier en grande tenue, toque et veste blanche ce qui est totalement incongru dans le lieu. Cela nous amuse et nous prenons des photos de ce premier repas pris en camping . Soupe de légumes, pâtes à la tomate, fruits sont au menu. A la fin du repas, nous nous regroupons tous autour du feu de bois qui crépite. Le cuisinier, jongleur à ses heures, nous fait une démonstration avec des pommes. Nous applaudissons son exhibition réussie. Vers 21 herues nous nous couchons dans notre grange. 22 Juillet : Réveil ver 7h30, après notre première de camping qui s'est passée sans problèmes. Il n'a pas fait froid et le soleil est au rendez-vous sur un très beau paysage de moyenne montagne. Le cuisinier s'st mis en quatre pour notre premier petyit déjeuner, œufs, tartines, confitures, nutella et café éthiopien, bien sûr. Nous le prévenons que les œufs, le matin , ce n'est pas dans nos habitudes culinaires. Il nos propose des pancakes qui feront bientôt notre bonheur à cette heure matinale. Comme lors de tous les repas qu'il nous oprépare , il est en toque et en veste blanche... Vers 9h, nous reprenons la route après avoir marché le long de la route pendant quelques minutes, le temps que notre équipe range le matériel dans les voitures. Cela nous permet de rentrer dans un dispensaire de campagne où ma femme, infirmière, remarque les installations réduites en qualité et en quantité dont dispose son homologue éthiopienne. Mais il est possible tout de même d'y réaliser des accouchements, à condition , toutefois, qu'il n'y est pas de complications. Le premier hôpital est à plus de 3 heures de piste. Nous pénétrons également dans une case de l'ethnie Dizi. Nous prenons le chemein de Mizan Teferi mais après une heure de route, nous apprenons que celle-ci est coupée en raison des fortes pluies récentes. Nous devons envisager de ne pas faire étape dans cette ville où nous devions visiter une plantation de café, la région étant une grande productrice de cette plante d'origine locale. La piste est de plus en plus difficile , des ponts ayant été emportés par des rivières en crue. Vers 11h, nous arrivons à Tum, un gros village entouré d'une végétation tropicale. Nous prévoyons d'y manger. Pour cela, notre cuisinier s'installe dans la cour d'un hôtel local . Nous faisons le tour du propriétaire et visitons les chambres placées tout autour de la cour qui sert de parking, de laverie. Le femmes demandent où se trouvent les toilettes et à leur grande stupéfaction, celles-ci sont derrière l'établissement dans des cabanes en tôle où il est difficile de pénétrer tant les odeurs sont difficilement supportables. Ce sera une des situations les plus désagréables que l'on aura à supporter durant ce circuit. En effet, pour les Ethiopiens, les toilettes ne sont pas primordiales et leur entretien laisse souvent à désirer. Après le déjeuner servi dans le coin bar de l'hôtel, nous reprenons la route pour rejoindre directement Kibbish pour aller à la rencontre du peuple Surma, ethnie belliqueuse du sud éthiopien qi vit le long de l'Omo. Après quelques kilomètres, nous tombons sur une rivière que nous devons passer à gué. Nos chauffeurs s'aperçoivent bien vite que le passage sera délicat voire impossible. D'autres véhicules se présentent : tout d'abord un camion qui réussit à franchir les eaux en furie. Un 4X4 ne tente même pas le passage après que des hommes l'aient fait. L'eau leur arrivait au-dessus du genou. Commes les variations de niveau sont rapides en période d'orage, nous patientons une bonne heure mais le niveau ne baissant pas notre équipe décide de faire demi-tour. En chemin , nous visitons uns famille dizi qui nous fait l'amabilité de nous recevoir chez elle. Grâce à notre guide, nous apprenons à connaître son mode de vie, les cultures qu'elle pratique (maïs, bananier, mil, sorgho) et les animaux qu'elle élève. Comme dans toutes nos visites, nous nous enfumons dans ces cases ne possédant pas d'autre ouverture que la porte d'entrée. Nous les remercions par de menus cadeaux pour les enfants. Nous sommes de retour à l'hôtel où nous avions déjeuné. Nous nous installons dans une chambre pour la nuit en connaissant les inconvénients du lieu. La chambre est propre sans autre mobilier que les lits. Avant la nuit, nous partons au marché qui se tient tout près de l'hôtel. C'est le lieu de rencontre qui permet d'échanger les productions particulières à chacune des ethnies des environs et de trouver la future âme sœur car souvent la tradition nécessite de ne pas se marier avec une personne de son village. De retour à l'hôtel nous croisons un couple de touristes espagnols voyageant comme nous avec chauffeur, guide et cuistot. Cela nous permet de croiser nos informations. Ils doivent également se rendre dans le sud. Notre guide nous annonce que nous tenterons le lendemain un nouveau passage du gué. Sinon, il faudra envisager un etour anticipé et utiliser différemment les journées perdues. Après le souper, nous repartons visiter Tum entourés par une nuée de gamins tout contents d'en voir des différents. Il est vrai qu'il est rare de voyager avec des ados. Les nôtres ont pris l'habitude de ces immersions en terre lointaine ce qui leur a permis d'en apprendre un peu plus sur le monde qui les entoure et de la chance qu'ils ont malgré les problèmes que nous rencontrons. Un enfant nous propose un pose-nuque, ustensile possédé par tous les hommes du sud éthiopien qui leur sert la nuit et également le jour pour s'asseoir. Ce sera notre premier achat de souvenir. A notre retour à la chambre, nous trouvons devant celle-ci un pot pour ne pas avoir à utiliser les toilettes la nuit....... 23 juillet : Pas de moustique, nuit calme mais un problème survient : rejoindre les toilettes. Il faut faire avec les conditions locales . Après ce désagrément passager, nous prenons un bon petit déjeuner avec crêpes au menu. Impeccable. Durant ce moment les chauffeurs sont allés faire un tour au gué. Ils reviennent avec une mauvaise nouvelle, l'eau est encore montée par rapport à la veille. Donc nous abandonnons l'idée de rjoindre Kibbish. Leonardo va s'occuper de comment utiliser les 2 ou 3 jours qui suivent avant de reprendre le cours normal du circuit. Pour cela, il s'entrtient par téléphone avec son patron Yared resté à Addis. Le portable a vraiment du bon. Même dans ces régions très isolées, les liaisons passent bien. Nous remontons comme prévu mais plus tôt à Jimma. Ce sera la journée de la pluie. Celle-ci nous suit ou nous précède. En effet, nous sommes bloqués plusieurs fois par des files de véhicules embourbés et ne disposant pas de la motricité d'un 4X4. Sur certains tronçons en travaux, la boue crée des ornières de plus de 20 centimètres difficiles à emprunter. Cela permet de faire des photos originales. A midi, il est difficile de sortir de la voiture tant l'orage est violent pour rejoindre le restaurant d'un petit village. Durant tout le circuit, nous sommes en pension complète excepté pour les boissons. Si pour les parents, celles-ci sont le plus souvent des bières locales, les enfants bénéficient de Coca ou de Pepsi, les deux marques sont présentes sur le marché éthiopien . Dans ce pays, il n'y a pas encore de canettes et ces boissons sont servies en bouteilles consignées, même dans les endroits les plus reculés du pays. Cela a l'avantage de ne pas voir trop de détritus dans les rues. De même, les sacs plastiques n'existent pas trop. Seules des bouteilles plastiques ont fait leur apparition pour l'eau minérale. A la fin du repas, la pluie a diminué en intensité ce qui nous permet de rejoindre les voitures sans trop patauger. Nous arrivons à jimma en fin d'après midi et retrouvons notre hôtel. La pluie n'a pas amélioré la qualité de ses installations et il est difficle de prendre une douche. L'électricité n'est pas non plus au rendez-vous et je suis dans l'obligation de bidouiller un disjoncteur avec du sparadrap afin de rétablir le courant bien utile pour recharger les différentes batteries des appareils photo et consoles de jeu qui occupent les jeunes durant la route. L'eau de la piscine est marron suite aux intempéries ce qui ne perturbe pas des locaux de s'y tremper dedans. L'heure du repas est retardée en raison des coupures intempestives d'électricité. 24 juillet : Nuit sans moustiques ce qui n'avait pas été le cas lors de notre premier passage. Ce matin , il fait beau, nous partons pour Sodo vers 9h. Nos voitures sont marquées par les passages dans la boue et leur couleur a viré du blanc au marron. Jour de piste. Celle-ci est récente et permet de s'éviter un gros détour pour rejoindre l'autre rive de l'Omo et la vallée du Rift. Nous rencontrons de magnifiques paysages de montagne très verdoyants. Comme partout en Ethiopie, nous croisons beaucoup de monde le long de la route malgré l'espacement des villages. La piste est très sinueuse et parfaitement réalisée avec des barrières de sécurité dans chaque virage. Nous nous arrêtons plusieurs fois afin de rencontrer la population locale en visitant leurs habitations. Les ethnies se succédent mais le mode de vie change peu. Des agriculteurs qui vivent de cultures et d'élevage logeant dans des cases dotées d'un minimum d'équipement. Ils dorment le plus souvent à même le sol en terre battue, couchés sur des peaux de vache. Très peu d'ethnies dorment sur des lits tressés montés sur des armatures de bois. Des callebasses servent de récipients et de louches. Le foyer est fait de pierres où seule une marmite métallique constitue le seul élément moderne de leur matériel usuel. Des bâtiments de culte sont dispersés dans la campagne, même en dehors de tout village. Des églises le plus souvent orthodoxes et circulaires ou bien des mosquées. A midi, nous nous installons dans un hôtel restaurant disposant d'un superbe bar assez irréel pour le lieu très isolé qui nous accueille. L'après midi nous franchissons l'Omo sur le dernier pont existant avant son delta dans le lac Turkana distant de plus de 300 km. Le paysage de gorge est très beau . La chaleur qui ne nous avait pas accompagné depuis notre départ, est enfin là . Plus de 30 ° au thermomètre de la voiture. L'eau du fleuve est brune, chargée d'alluvions suite aux fotes pluies. Cela crée de belles couleurs dans le paysage très verdoyant des rives. La région est très montagneuse aves des sommets qui avoisinent les 3000 m. Nous faisons de nombreux arrêts en raison des beaux points de vue que l'on a sur la rivière et les gorges. Nous arrivons vers 16h30 à Sodo où il pleut à.....seau. Nous nous installons dans deux chambres dont une seule disposera d'eau pour la douche. C'est pourtant le meilleur établissement de la ville !!! Toutes les organisations humanitaires s'y pressent. Dans le jardin de l'hôtel nous croisons une invitée inattendue : une tortue d'environ 40 kg qui se promène tranquillement. Nous prenons l'apéritif sur la terrasse dominant la ville qui semble très active. Au loin, nous entendons des chants religieux provenant d'une église et relayés par des hauts parleurs efficients. Le souper est long et la carte bien que longue ne dispose pas de tous les plats qu'elle propose. Le choix est restreint mais fait le bonheur de tous malgré tout. Heureusement que les pâtes à la tomate sont toujours là !!! 25 juillet : Il a plu beaucoup une bonne partie de la nuit. Ce matin , réveil vers 7h30. Nous nous dirigeons vers Arba Minch, ville située au bord du lac Chamo à environ 150 km. Après la montagne, nous parcourons une plaine souvent marécageuse ce qui permet de voir une faune ornithologique importante. Il y a pas mal d'occasion de s'arrêter : des oiseaux en pagaille, une chute d'eau très embrumée en raison du niveau des eaux, des rivières en crue qu'il faut passer à gué que l'on soit, en automobile, à pieds -humains comme bétail !! Nous longeons les lacs Abaya et Chamo qui possédent une population très importante de crocodiles et d'hippopotames ainsi que des colonies de marabouts et Nous arrivons pour midi et nous installons dans l'hôtel aux chambres confortables et où tout semble fonctionner (eau et électricité). Bonne nourriture également avec, pour les jeunes, des frites et du poulet, tout un programme. Dans le jardin de l'hôtel où nous prenons notre café à la mode éthiopienne, gambade un dik-dik qui fait la joie de tous les enfants présents et même des adultes. Cette après midi nous partons visiter un village de l'ethnie Dorzé qui habite à près de 3000 m d'altitude à environ 30 km d'Arba Minch. Nous quittons la route principale pour s'engager sur une piste qui traverse une forêt de résineux qui nous rappelle celle de nos Alpes d'autant que le temps couvert s'embrume de plus en plus. En sortant des voitures, nous sommes presque transis de froid (6°). Nous visitons le village constitué de huttes en forme de tête d'éléphant caractéristiques de l'ethnie dorze. Celles-ci sont mieux équipées que celles précédemment visitées. Des chaises en bois tendues de peux de vache constituent l'essentiel du mobilier ainsi que des lits. La pièce d'habitation est séparée de celle dédiée aux animaux par une cloison tressée de fibres de faux bananiers (enset). Ceux-ci fournissent une sève qui est extraite de l'écorce pour en faire une pâte (godjo) qui est consommée après une maturation de plus de 3 mois, ensevelie dans le sol et enveloppée dans des feuilles de l'arbre. Les Dorze sont d'excellents tisserands, ce que nous voyons lors de la visite d'un atelier de tissage de coton où seuls travaillent les hommes. Leurs productions sont vendus sur le marché d'Addis dans le quartier situé au pied de la colline d'Entoto. Nous achetons une sorte de plaid aux couleurs éthiopiennes. Le climat est très froid et cela m'inquiète car à la fin du circuit nous nous rendons au parc national de Balé où l'altitude moyenne est de 3000 m, la même que celle d'aujourd'hui. Si les conditions atmosphériques sont les mêmes, il sera difficile de profiter du site et d'y rencontrer ses habitants rares, les loups d'Abyssinie et les nyalas des montagnes. De retour à Arba Minch, je pars parcourir les environs de l'hôtel en particulier l'église de Saint Gabriel dont le parc se remplit d'une foule importante, pendant que le reste de la famille profite du confort des chambres. Après le souper pris dans les jardins de l'hôtel copieusement garni par la bonne société locale, nous allons nous coucher. 26 juillet : Je viens de passer la pire nuit depuis bien longtemps. Hier soir, après un retour à la chambre relativement tôt, la préparation des bagages pour le lendemain étant faite, je rédige un court compte rendu de la journée passée afin de garder plus précisément les petits évènements du voyage, c'est à ce moment que j'entends un chant liturgique issu d'un haut parleur situé à peu de distance de l'hôtel : j'ai vite compris que cela venait de l'église orthodoxe Saint Gabriel située quasiment en face de notre hébergement. Le taux de décibels est très élevé. Je m'en accommode pensant , il était 21h15 environ, que cela allait durer, comme pour nos messes catholiques, environ moins de deux heures. Je me couche et cherche à trouver le sommeil malgré le bruit assourdissant qui envahit la pièce. Le temps passe. Près de 2 heures après le début de l'office, un arrêt des sermons et chants s'effectue. Ouf, cela est fini. Hélas quelques minutes après, les chants liturgiques reprennent . Il en sera ainsi jusqu'au lendemain matin. 7 minutes d'arrêt par heure seulement. Vers 3 heures du matin , j'ai craqué et suis sorti de la chambre en ayant envie de tirer dans les hauts parleurs d'autant que le gardien de l'hôtel que je suis allé voir pour demander des explications, disposé d'une kalachnikov !!!! et cela a duré toute la nuit jusqu'au midi suivant. Je ne suis pas pratiquant, mais la religion orthodoxe ne me comptera pas prochainement dans ses fidèles !!!! N'ayant pas dormi de la nuit, le reste de la famille non plus d'ailleurs, je prends une douche qui me permettra de tenir la journée sans sommeil. Ce matin , excursion en bateau sur le lac Chamo afin de voir ses habitants : crocodiles , hippopotames, et oiseaux, pélicans, marabouts, aigles pêcheurs. Leonardo nous accompagne et servira à pousser l'embarcation quand celle-ci reste tanquée dans la vase d'un haut fond à proximité immédiate des sauriens. Nous en voyons de nombreux, de toute taille, alanguis sur la grève à l'embouchure d'une rivière se déversant dans le lac. Nous restons une heure en s'approchant de plus en plus de ces crocodiles du Nil qui approchent les 6 m. Il y a également de nombreux hippopotames mais ils sont difficiles à photographier car ils nagent et sont le plus souvent immergés. Leur apparition fortuite est courte, le temps de respirer et ils s'enfoncent de nouveau très vite dans les eaux du lac. 2 heures de navigation. Nous rentrons à l'hôtel pour nous restaurer et charger les bagages. Après le repas, nous partons en direction du sud en longeant tout d'abord le lac Chamo. Nous faisons quelques arrêts photo dans la campagne où les champs de maïs succédent à ceux de sorgho et de mil, quand tout n'est pas mélangé !! Pour protéger ces cultures de la voracité des oiseaux, des petites estrades faites de branches d'arbre parsèment les champs. Dessus des enfants armés d'une fronde lancent des cailloux du matin au soir pour effrayer les volatiles trop entreprenants. Dans un village, nous voyons des jeunes jouant au loto , disposant d'un système digne de nore tirage du loto. Une petite cabane en tôle abrite toute une installation pour recharger les batteries de téléphone portable à partir d'un générateur à moteur. En effet, les villages ne disposent pas d'électricité mais par contre, le téléphone portable est bien développé. Tous les 10 km, nous trouvons des réémetteurs ce qui permet de disposer d'un réseau efficace de téléphonie mobile dont on pourrait s'inspirer !!! Nous nous arrêtons au marché de Konso où différents ethnies se retrouvent pour échanger du maïs en particulier. Nous sommes très bien accueillis et aucune animosité envers les touristes se dégage de ces quelques minutes de rencontre. Nous reprenons la route jusqu'à Weyto, un village situé à un carrefour menant vers Jinka et Turmi, les deux portes pour aller visiter les peuples du sud. Nous plantons la tente dans ce qui devait être la cour d'un hôtel, mais de celui-ci, il ne reste que les chambres alignées sur un niveau. Les toilettes sont installées dans des cabanes en tôle où l'odeur est insupportable. Souvenir d'un passé plus glorieux, des restes d'installation sportive en particulier de quoi faire de la gymnastique avec des barres parallèles ou de l'haltérophilie. Sous des abris au toit de chaume, nous trouvons un bar et ce qui devait être une salle de restaurant qui servira à notre cuistot de cuisine. Ce soir, la chaleur est au rendez-vous mais malgré cela nous ne pourrons pas prendre de douche ne disposant que d'un lavabo planté là en plein air. Comme tous les soirs de camping, notre cuisinier nous fait un bon dîner avec en particulier des pizzas, le tout arrosé d'un vin local que nos accompagnateurs nous ont offert. Je tiens à préciser qu'il ne fait pas oublier même un VDQS de chez nous !!! 27 juillet : Avec la fatigue accumulée par le manque de sommeil de la veille, nous dormons très bien d'autant que la nuit a été très douce. Avant le reste de la famille , je pars à la découverte du village et de ses habitants tant humains qu'animaux. Je découvre ainsi les éboueurs locaux : les vautours qui ont pris pension dans toutes les cours des habitations pour les nettoyer. Les enfants conduisent les troupeaux de chèvres et de moutons dans les environs. A mon retour, la famille est prête à prendre le petit déjeuner. Vers 9 h, nous quittons Weyto en direction de Key Afer , village où se mêlent différentes ethnies en particulier, les Tsemaïs, les Bannas et les Hamers. Nous nous arrêtons pour voir un village tsemaï, ethnie très peu différente de celle des Hamers, la différence étant une question de prononciation dans leur langue. Les hommes peuvent épouser jusqu'à 5 femmes qui vivent séparément. Ils peuvent également épouser des Hamers. D'ailleurs, les mariages s'effectuent à partir de villages différents afin de minimiser le risque de consanguinité. Pour nous, à partir de maintenant nous éprouvons un sentiment désagréable car il faut payer pour réaliser des photos. Ce n'est pas le prix qui est en cause mais la manière de faire : les femmes, les enfants s'alignent et l'on choisit qui l'on veut prendre en photo !! Cela ressemble un peu au marché aux esclaves ou au choix d'une prostituée dans une maison close. Je pose la question au guide de donner une somme globale que le village se partagerait, mais ce n'est pas envisageable car ces ethnies sont très individualistes. Il faut faire avec, les us et coutumes du tourisme local !! Nous reprenons la route en traversant de vastes champs dévolus à la culture du coton. Bientôt, la savane deviendra la terre de culture de la cane à sucre au détriment des ethnies qui seront déplacées si les mesures envisagées par le gouvernement éthiopien sont appliquées. Nous arrivons pour midi à Key Afer où nous nous installons pour la nuit. Nous campons dans le jardin d'un hôtel . Nous avons à notre disposition une chambre et sa salle de bain . A midi, beignets de courgette et macaroni au menu accompagnés de viande panée. L'après midi, Leonardo nous emmène dans la campagne environnante afin d'aller à la rencontre de l'ethnie Banna. Nous parcourons pendant 3 heures les chemins tracés entre les champs de maïs, de mil , de tournesol et de sorgho qui constituent l'essentiel des cultures pratiquées dans la région. Nous pénétrons dans des cases afin de connaître la manière de vivre de cette ethnie qui semble vivre comme au temps du néolithique. Les femmes sont habillées de peau de bête. L'intérieur des cases est minimaliste du point de vue de l'aménagement. Une partie est réservée aux animaux (vaches, chèvres). Nous partageons avec eux la boisson qu'ils proposent aux invités : une décoction faite d'enveloppes de grain de café. En effet, lorsqu'ils en cultivent, ils vendent les grains à un bon prix et conservent l'enveloppe de moindre valeur. Grâce à notre guide, et à un guide local qui sert de traducteur entre l'amharique et le banna, nous apprenons que l'allumette n'a fait son apparition ici qu'il y a 5 ans !!Comme chez les Tsemaïs, le Banna peut avoir 5 femmes. Il n'y a aucune notion de temps : l'âge des individus est inconnu. Même la notion d'année n'existe pas ce qui permettrait de se répérer. Le foyer est fait à l'intérieur même de la case d'où une fumée vite suffocante. De plus, en raison de la faible taille de l'ouverture, la pénombre est quasi constante. En plus de la hutte d'habitation, chaque famille dispose de granges cylindriques placées sur pilotis afin de se protéger des rongeurs principalement et associées à chacune des cultures pratiquées. De même les poulaillers faits en branchage d'épineux sont surélevés afin de protéger la volaille des prédateurs tels que les hyènes. Au cours de notre promenade, nous croisons des hommes qui sont le plus souvent armés de fusil type kalachnikov : ce sont des gardiens de troupeau qui se protégent ainsi de mauvaises rencontres !! En effet, dans ces régions du sud de l'Ethiopie, les razzias pour voler du bétail ne sont pas rares entre ethnies. Nous sommes de retour au campement après avoir visité des formations géologiques de bad lands situées à proximité même du village. 28 juillet : La nuit a été bonne sous tente excepté la fin qui a été bruyante en raison de la messe orthodoxe à partir de 5 h du mat . Les hauts parleurs à fond ont trnsmis les chants et les sermons des prêtres. Aujourd'hui piste pour Jinka que nous atteignons en fin de matinée après quelques arrêts pour prendre des clichés de la vie rurale . Pour atteiindre l'hôtel situé à l'entrée de la ville nous traversons à gué une rivière qui sera dans quelques heures infranchissable. L'hôtel est situé dans un magnifique parc très bien fleuri. Nous disposons de 2 chambres spacieuses mais sans eau;Il faudra de nombreux dialogues avec la réception pour en obtenir. Le restaurant est très agréable et nous buvons le café sur la terrasse en regardant l'ouverture des Jerux Olympiques. Nos guide et chauffeur viennent nous cherfcher vers 14h30 pour aller visiter le marché local. Quelques centaines de mètres nous séparent du centre ville où se trouve la piste d'atterrissage de l'aéroport !!! Les avions ne se posent plus en particulier durant la période des pluies qui rendent impraticables cette piste en herbe. L'activité est très importante sur ce marché hebdomadaire où de nombreuses ethnies viennent échanger leurs productions. Nous voyons également le marché aux bestiaux où l'on trouve de magnifiques bœufs. Le prix y sont très importants puisque un bœuf peut atteindre les 1500 euros. (30000 birrs). Le qat est également vendu de même que des feuilles de tabac. La principale ethnie rencontrée est celle des Aris. Ce jour, pas de Mursis peut être en raison de la saison des pluies qui perturbent les déplacements sur de longues distances. Pour transporter les grosses charges ce sont des ânes qui servent de moyen de transport. Ils ont même un parc de stationnement qui leur est affecté durant la période de marché. Le textile est de plus en plus importé de Chine ce qui fait une perte d'identité pour les différentes ethnies dans les costumes. C'est surtout évident pour les hommes. La mode vestimentaire locale reste surtout l'apanage des femmes. Les maillots d'équipe de foot font sensation chez les jeunes garçons principalement. Et pourtant le football n'est pas réellement pratiqué en ethiopie et en particulier dans les campagnes. C'est le développement de la télévision qui a entraîné cet engouement. Nous restons une paire d'heures sur le marché de Jinka avant de rejoindre un autre marché à une dizaine de kilomètres de là. Il est établi sur une vaste place herbeuse où de nombreuses femmes ont installé leur stand. Celui-ci est souvent une toile posée à même le sol où sont installées les différentes productions agricoles. (maïs, pois, oignons). Quelques unes proposent des plats cuisinés pour restaurer les visiteurs et vendeurs. Peu de produits locaux en ce qui concerne l'habillement et le textile. Seules quelques cotonnades locales sont venues. Bientôt arrive un violent orage qui entraîne un pliage rapide des stands et un repli stratégique vers des abris de fortune. Nous rentrons à l'hôtel précipitamment ce que nous ne regrettons pas car il faut franchir une rivière à gué qui sera en crue. Nous la verrons monter en quelques minutes de plus de 3 mètres. Impossible de la franchir, ce qui dérange les piétons qui devront emprunter une passerelle de fortune pendant quelques heures, le temps que le niveau baisse. Quelques intrépides se lancent tout de même à passer ce qui laisse à penser que la situation est fréquente. Pour nous , la fin d'après midi se passe à l'hôtel à se reposer et à profiter d'une bonne douche dès lors que l'eau chaude revient.

Pour voir des photos de ce voyage et du voyage effectué en 2008: http://www.panoramio.com/user/2279867/tags/P-Ethiopie-Ethiopia
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Retour d'Ethiopie - 12 jours au nord du pays en octobre 2016
Hello tous,

Ca y est le carnet est prêt 🙂 .... ici version blog avec photos

Je vais commencer par les préparatifs pour enchaîner par ce qui fâche avant de vous narrer le carnet lui-même 😉

Notre itinéraire: AXUM - GHERALTA - MEKELE - DANAKIL - MEKELE - ABY ADDI - LALIBELA - ADDIS ABEBA

Amateur de volcan de de paysages extraordinaires, le Danakil, depuis que j’en ai vu des photos, m’a attiré. En me documentant, j’ai appris qu’une route goudronnée a été construite pour arriver au cœur du Danakil afin de faciliter le développement de l’exploitation minière. Cette donne risque de changer profondément la configuration des lieux et la consommation d’eau risque de faire disparaître le lac de lave, du moins c’est une possibilité. Du coup il nous a paru « urgent » d’y aller avant tous ces changements.



Lorsque j’ai commencé à étudier la destination, j’ai découvert un pays passionnant offrant de nombreux points d’intérêts : outre les paysages époustouflants (Danakil, Tigray, Simiens) il y a une vraie histoire et une civilisation ancienne dont les origines recoupent notre propre mythologie chrétienne (royaume de Saba, roi Salomon, etc, ..), de plus il y a de nombreuses possibilités de randonner. Les églises du Tigray sont un bon exemple de ce « mixte ».



En revanche on ne peut pas conduire en Ethiopie et nous ne sommes pas routards dans l’âme, donc exit les bus qui roulent à tombeau ouvert le long des précipices.

Je commence donc à chercher un contact ou une agence avec laquelle je puisse travailler. Dans un premier temps je regarde avec les réceptifs francophones locaux. Malheureusement ils sont tous basés à Addis Abeba, hors comme notre séjour est relativement court et ciblé sur le nord du pays, j’ai privilégié un itinéraire nous faisant arriver à Axum et repartir de Lalibela. Pour une agence de Addis Abeba cela revient à envoyer un chauffeur qui va rouler 3 jours à vide pour rejoindre Axum et qui va rouler 2 jours à vide après nous avoir laissé à Lalibela. Cela est naturellement onéreux. En parallèle j’aime bien avoir un « contact » sur place, avec qui je puisse créer un « lien » autre qu’une carte de crédit. En général je trouve (Jean-Pierre au Vietnam, Win en Birmanie, …). Là je trouve un site Makeda Voyages tenu par un Français installé à Mekele qui fait guide et tient une Guesthouse. Impeccable, je regarde avec lui pour qu’il nous serve de guide un ou deux jours et lui propose de loger dans sa Guesthouse les deux jours que nous avons prévu de passer à Mekele. Pour le reste je lui demande conseil pour une agence locale. Il me conseille soit Magma Flow réputé pour leur connaissance du Danakil ou Naizgi Tour qui est plus généraliste et « chaleureux ». Je contacte donc les deux, Naizgi étant plus rapide à répondre et les prix étant équivalents nous traiterons avec lui.

A un mois du départ j’envoie un et puis plusieurs mails à mon contact français de Mekele, notamment concernant la sécurité et l’opportunité d’amener des habits à offrir. Point de réponse, du coup je contacte Naizgi qui au bout d’un moment me répond que le gars a disparu de la circulation sans rien dire !. Ok ça commence bien !. Du coup on réserve un hôtel à la place de la Guesthouse et exit le contact privilégié local. Concernant Naizgi, il devient aussi moins prompt à la réponse …

L’AGENCE Naizgi Tours : Lorsque nous arriverons à Addis Abeba, nous lui enverrons un mail pour demander quelques précisions, nous n’aurons jamais de réponses. Arrivée à Axum : il y avait bien un guide qui nous attendait, qui a d’ailleurs tenté de se faire passer pour un guide francophone au début mais qui a rapidement avoué qu’il ne connaissait qu’une dizaine de mots … nous avions payé pour un guide qui parle notre langue car on trouvait que les explications historiques seraient plus simples pour nous à comprendre dans notre langue. Tout le reste du voyage sera de la même « veine ». Le chauffeur parle peu de nature et encore moins anglais, le véhicule est un mini bus assez âgé et les pneus ont perdu leurs crampons il y a plusieurs années. Arrivée à Mekele : le chauffeur, qui a l’origine devait nous accompagnés tout du long, nous annonce que c’est fini pour lui et qu’il retourne à Axum. Naizgi viendra lui-même nous prendre en charge le lendemain matin à 8h30 … Naturellement il ne viendra jamais et ne répondra à aucun sms. Lorsque l’hôtel l’a appelé il a répondu qu’il arrivait. En fait c’est un guide de ETT qui est venu à sa place et c’est avec eux qu’on a fait le Danakil. Dire qu’à l’origine je n’avais pas voulu travailler avec eux pour ne pas être avec 15 autres personnes à faire le Danakil … ben on a tout de même fini à 17. Au retour du Danakil le « contact » local de Naizgi tour (soit disant son frère) est venu nous voir pour nous expliquer qu’on aurait dû visiter le Danakil avec un couple d’Allemands et le véhicule de Naizgi Tour mais qu’ils ont eu un accident et que c’est pour cela qu’il nous a reporté sur ETT … Pour la suite du voyage nous aurons un bon chauffeur et un bon véhicule a-t-il dit … nous aurons un petit jeune qui a passé son temps à frôler les précipices, accélérer en ville pour faire le cacou rouler en tenant le volant à une main. Le véhicule n’était pas adapté à la piste que nous allions faire avec des pneus encore plus lisses que sur le précédent véhicule. De plus on nous avait annoncé un temps de trajet de 3 à 4 heures pour le lendemain (entre Abbiy Addi et Bilbila) au final nous mettrons 12 h avec la pause de midi !. En revanche il faut reconnaitre que le « contact local » de Naizgi à Lalibela avait tout bien organisé, ce fut un presque sans faute (il avait oublié qu’un touriste ça peut avoir des bagages …). Etait également prévu lors de notre escale retour à Addis Abeba un city tour … qui fut des plus sommaires dans une Yaris … heureusement que nous sommes de petits gabarits et que nous n’avons pas de grosses valises.

Bref je ne peux pas recommander cette agence, certes nous avons fait tout ce qui était prévu mais les « standards » éthiopiens ne sont pas les « standards » européens et nous ne sont pas habitués à une telle « nonchalance » . 🤪

Maintenant que le sujet qui fâche est passé, l'Ethiopie c'est aussi ça ....

















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Ethiopie, le pays des origines
Bonjour à tous,

De retour d'un premier voyage en Éthiopie, je tenais à vous faire partager cette expérience inoubliable et fantastique.

Nous sommes partis 10 jours c'est peu mais on n'a pas couru du tout. C'est notre passion pour les volcans qui nous a conduit vers cette destination. Nous rêvions de voir le Dallol et l'Erta Ale.

Grâce à ce forum et à Jean Louis, un de ses membres, nous avons été aiguillés vers l'agence Bella Abyssinia tenu par Yonas, un francophone. Ce fut un excellent choix.

Notre programme était simple :

J 1 : Vol Marseille-Munich-Doha-Addis sur Lufthansa et Qatar Airways J 2 : Visite d'Addis J 3 : Vol Addis-Mekele, prise en charge par l'agence et visite de Gheralta Rock (Maryam Korkor) J 4 : Route vers le campement Hamed Ela, repos et caravanes de sel J 5 : Dallol, les montagnes de sel, les marres bouillonnantes, les travailleurs de sel et le lac Asale. J 6 : Piste vers Erta Ale, repos et montée du volcan en soirée. Nuit au sommet à observer le cratère. J 7 : Descente du cratère et route vers Mekele. J 8 : Route vers Lalibela das des paysages grandioses J 9 : Les églises de Lalibela J10: Vol Lalibela-Addis et shopping J11: Vol Addis-Doha-Paris et TGV vers Marseille

Budget : Les billets choisis : Qatar Airways 690€/pers modifiables et remboursables avec frais de 70€ Les vols intérieurs : Ethiopian 322€ par personne les 2 vols L'agence locale : Bella Abyssinia : du J3 au J8 en pension complète : 1770€/pers Pour cette agence, ils demandent un acompte par chèque à Jean Louis, un français qui voyage souvent avec eux et qui leur remet l'argent quand il y va. Le solde a été réglé sur place en Euro, en espèces. Hotels : Addis Abeba J1-2 : Hôtel Addissinia 85€/nuit pour 2 Mekele J3 : Planet Hotel 70€ la nuit pour 2 Lalibela J8-9 : Sora Lodge 45€ la nuit pour 2 Addis Abeba J10 : Hotel Addissinia 85€ la nuit pour 2 Les visites : Addis : 100€ pour le chauffeur à la journée / 5€ pour les guides des musées et des églises. Gheralta : 15€ pour 2 pour le guide Dallol : 15€ pour le guide Afar Lalibela : 45€ pour l'entrée par personne / 25€ pour le guide

Nous avons choisi de retirer une partie de la somme en France en Euro avant le départ, une partie en dollar à Doha, lors de l'escale. On payait les hôtels en dollars, on nous rendait la monnaie en Birr (ce qui nous a fait de la monnaie pour les resto et pourboires)

Voici maintenant le récit

Jour 1 : Samedi 28/11/2015 : Le grand départ

Trois vols nous attendent. La Lufthansa n'est plus en grève, tout s'annonce serein. Le transfert à Munich est agréable, les vols de Qatar se passent bien aussi. Cette compagnie mérite ses 5* mais tout le personnel n'est pas forcément agréable. Certaines hôtesses sont très hautaines, alors que d'autres sont adorables. Les repas sont TOP, le programme de divertissement aussi. Les sièges sont un peu dures et la place pour les jambes, pas terrible sur les 787 Dreamliner.



Nous arrivons à 2h du matin, achetons les visas à l'arrivée et sortons en moins d'une heure de l'aéroport, bagages récupérés et douane passée. Nous sommes au Vieux Terminal, le 1.

Le chauffeur n'est pas là, j'appelle donc l'hôtel, ce dernier s'est trompé de terminal, il arrive donc dans les 5 minutes. Tout va bien.

La nuit est courte. Nous nous couchons à 3h00 et devons nous lever à 7h30 pour la visite.

Jour 2 : Dimanche 29/11/2015 : La Nouvelle Fleur Soleil 20°C

L'hôtel nous a organisé à ma demande la visite d'Addis Abeba. Abi, le chauffeur anglophone est là à 8h30 pour nous emmener.

Nous commençons par le très intéressant musée ethnologique : Un guide nous fait la visite de cette Éthiopie humaine, riche de culture, de traditions et d'histoire. Nous découvrons les monarques du pays, l’implantation des religions et les aspects de la vie locale.



Nous nous rendons ensuite sur la colline Entoto, où nous visitons l'église.



Puis nous mettons le cap sur le musée National. Un autre guide nous prend en charge et nous présente Lucy, notre ancêtre, parmi d'autres reliques de la préhistoire. Nous remontons ensuite les siècles dans l'histoire de l’Éthiopie.



Le déjeuner se déroule au Lucy Restaurant à côté du musée. Il y a ici beaucoup de touristes, mais la nourriture est bonne et le cadre très agréable.

La visite reprend avec l'église de la Trinité. Le prêtre nous fait la visite des vitraux, représentant l'ancien testament, puis les tombeaux du roi Selassié… Nous flânons ensuite dans les jardins bien agréables.



Abi, nous conduit ensuite pour un City Tour : Nous allons au Mercato (juste pour voir, nous ne nous y arrêtons pas), puis aux Nations Unies.



Enfin, nous allons voir la nouvelle église et rentrons à l'hôtel.

Nous sommes claqués et fatigués, nous nous couchons à 21h00. J'ai la surpise d'avoir un coup de fil du directeur de l'hôtel pour savoir si notre séjour se passe bien !!
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Quelle compagnie aérienne pour l'Éthiopie?
Bonjour à tous,

Voilà mon ami et moi voudrions partir en ethiopie pour la période suivante: du 1er au 15 août 2009 à Addis-abeba

Je ne suis jamais partie dans un pays comme celui-là et surtout je suis une grande peureuse! Pour commencer, je voudrai donc avoir des avis sur les compagnies aerienne, en particulier sur Egyptair qui propose des prix assez attractifs! Je suis de ceux qui n'ont pas beaucoup de moyen (étudiante) mais qui veulent absolument faire ce dont ils ont décidé et que rien n'arrete... sauf peut-être lorsqu'il s'agit de la sécurité. Bref je veux bien payer pas cher à condition que l'on me garantisse une bonne sécurité des avions. Si la scurité d'Egyptair vaut celle de Air France alors y a pas de souci je prends les billetsà 600€ (Egyptair) au lieu de 900€ (Airfrance). Si la différence de prix se trouve dans les services prosposés et que la sécurité reste la même alors c'est cool! Si ce n'est pas le cas alors je préfere payer 300€ de plus!!!

Si non une fois sur place nous voudrions louer une voiture et un guide qui puisse nous faire visiter, en priorité la capitale et apres quelques lieux touristiques, si possible. Au niveau de l'hébergement, nous cherchons un hôtel avec tout le confort necessaire(eau, WC, chambre pour 2 et un resto) et dans un quartier sécurisé et calme!🤪 Toujours au centre d'Addis. Ah! j'oubliais! Atuellement, quelqu'un peut me dire quelles est la situation du pays? Surtout au niveau politique. Si vous avez un lien qui informe bien je suis prenante. Et enfin pour terminer, y-a-t-il des personnes qui reviennent d'un voyage rescent et qui pourraient me faire une breve description sur un ensemble de chose. Comme par exemple, le meilleur moyen pour se déplacer, au niveau de la sécurité dans les rues, dans les hôtels...enfin quelques conseils pour des jeunes qui n'ont jamais voyager dans ce type de pays! Autant les aspects négatifs que positifs qui peuvent nous aider à respecter le pays, à éviter des poblêmes que d'autres ont pu rencontrer et faire que tout se passe au mieux pour un agreable séjour.😎

Si quelqu'un a des photos d'addis-abeba, s'il vous-plaît, pourrais-je les voir? Ou même un film😉 Cela pourrai me rassurer! Merci 🙂et à bientôt
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Danakil, octobre ou avril?
Bonjour à tous,

J'ai déjà posé la question à droite et à gauche et surtout à des agences locales en Ethiopie et les réponses divergent sensiblement, du coup je ne sais que penser 😮

En effet je peux aller en Ethiopie pour voir l'Erta Ale et le Danakil soit du 20 au 31 octobre 2016 soit du 8 au 22 avril 2017

La première agence que j'ai interrogée m'a répondu "malheureux pas en octobre le Danakil est inondé !" ... ce fut la seule qui semblait aussi alarmiste. 😕 D'autres m'ont dit "avril c'est mieux car vous avez plus de jours" .. oui mais c'est pas vraiment ce que j'ai demandé ... Lorsque je vais sur le site d'Aventures et Volcans ils disent qu'il faut qu'il y ai pas mal d'eau pour alimenter le volcan et les "piscines", donc ça militerait pour octobre.

Bref je n'arrive pas à me décider ... par avance merci pour vos remarques conseils qui me permettront de me forger une opinion 😛

Merci d'avance

Max
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Informations pratiques sur l'Éthiopie (2014)
- 1 € = environ 26 Birrs

- Visa à l'arrivée à l'aéroport = 17 €

- Connaître un nom d'hôtel à Addis ( même si on n'y dort pas ) car les officiers de l'immigration qui nous questionnent à ce sujet avant de donner le visa semblent hésiter à l'accorder si l'on n'en fournit pas les coordonnées.

- Taxi de l'aéroport de Bole vers le quartier d'Olympia : 200 B maxi

ADDIS

- Attention! Les noms de rue sont rarement indiqués, une même rue peut porter deux noms différents. Une photocopie d'un plan d'Addis pour faciliter son repérage en ville est bien utile.

- Pas vraiment de centre-ville à Addis mais plusieurs quartiers avec leurs points de repères distinctifs. D'abord connaître le quartier ( Bole, Olympia, Piazza, Arat Kilo, Siddist Kilo... etc...) où l'on veut se rendre avant de citer une adresse, quand on demande son chemin, sinon on a de bonnes chances de tourner longtemps avant d'arriver à destination.

- L'Hôtel Wanza ( quartier Olympia) cité dans le guide Bradt, n'existe plus. L'immeuble était en démolition en février 2014. L'Almaz Pension, un peu plus haut au fond de l'impasse, existe toujours, mais n'est pas indiqué de façon manifeste; ça peut être déroutant.

- De nuit, l'arrivée au Mr Martin's Cozy Place ( quartier Bole), également cité dans le Bradt, peut franchement donner une impression de coupe-gorge. Situé au fond d'une impasse, mal indiqué, sans panneau apparent à l'entrée, et pour peu que, par malheur, il y ait une coupure d'électricité au même moment; qu'on vous accueille à la bougie sans un franc sourire, pour vous conduire vers une chambre où l'on cherche comment se ferme la porte; on a plutôt envie de prendre la poudre d'escampette ( ce que l'on a fait). Le quartier semble tranquille et fréquenté par une classe plutôt aisée mais la présence patente de prostituées dans la rue peut achever de décourager. Si vous arrivez après la tombée de la nuit, il semble plus facile de se diriger vers Piazza qui (à condition qu'il n'y ait pas de coupure d'électricité, évidemment!) paraît beaucoup plus animé, vivant et engageant que les deux quartiers précédents.

- Pas de grosse criminalité à Addis, semble-t-il, mais plein de petits arnaqueurs; qui ne manqueront pas d'essayer leurs méthodes sur vous, d'autant plus facilement si vous n'êtes pas avertis. Les modes opératoires peuvent varier; soyez vigilants quand vous vous baladez en ville. Un classique: les pickpockets. Dans la rue ou dans les bus, ils sont souvent organisés à plusieurs. Par exemple: Des enfants orphelins qui vivent dans la rue et y vendent des chewing-gum ou autres babioles, vont s'approcher de vous pour vous vendre quelque chose, mendier, attirer votre attention, pendant que l'un d'entre eux, arrivant d'une autre direction, va tenter en vous bousculant de vous dérober ce qu'il peut au passage. C'est d'autant plus facile dans les lieux où l'affluence est forte: arrêt de bus, bus. Les minibus présentent moins de risques, sur ce point. Les pickpockets ne sévissent pas exclusivement sur les touristes; la population locale en fait aussi les frais; les passants seront donc plutôt solidaires si vous en êtes victime; mais mieux vaut éviter d'afficher de façon ostentatoire que vous avez quelque chose à voler! ... Autre arnaque rencontrée : de gentils rastas, étudiants en français et musiciens qui, sous couvert de faire une simple causette désintéressée, vont cerner ce qui vous intéresse ( dans notre cas : la musique éthiopienne) et vont essayer de vous délester généreusement de quelques billets. Pour info: un CD de musique ( original, pas une copie) coûte seulement 25 Birrs et non pas 250 - après une soi-disant réduction , ö combien magnanime!- comme ces petits filous peuvent l'annoncer avec désinvolture.

- Perso, je trouve que c'est plutôt une bonne idée de ne pas s'attarder dans la capitale à l'arrivée et de garder cette découverte pour la fin du voyage; on est ainsi mieux préparés à affronter les tracas et bizarreries de la grande ville.

- Un mot sur l'Heure. Les Éthiopiens utilisent, selon les cas, l'heure éthiopienne ou l'heure "internationale". La différence étant de 6 heures entre les deux; bien se faire préciser la nature de l'heure utilisée, quand on vous donne un horaire de départ, d'arrivée, ou un rendez-vous, pour éviter quelques surprises, erreurs, et déconvenues. Pour faciliter la compréhension des choses, il peut être utile de se munir d'une montre à aiguilles ( et non pas digitale) sur laquelle l'heure éthiopienne (H.E) apparaît diamétralement opposée à l'heure "internationale" (H.I) indiquée par la petite aiguille. Mais comme on compte sur 24 H et eux sur 12 H; bien se faire préciser s'il s'agit du matin ou de l'après midi !

Soit :

Midi ou Minuit (H.I) = 6 H (H.E) 1 H ou 13 H = 7 H 2 H ou 14 H = 8 H 3 H ou 15 H = 9 H 4 H ou 16 H = 10 H 5 H ou 17 H = 11 H 6 H ou 18 H = 12 H 7 H ou 19 H = 1 H 8 H ou 20 H = 2 H 9 H ou 21 H = 3 H 10H ou 22 H = 4 H 11H ou 23 H = 5 H

- Les bus Selam ou Skybus pour Harrar et Dire Dawa partent à 5 H 30 du matin (H.I) de la Place Meskel. Mieux vaut arriver en avance pour être sûrs de ne pas rater son bus . Un chauffeur de taxi au ralenti peut vous gâcher la journée.

- Un billet pour Dire Dawa (Skybus) : 270 B Si on souhaîte s'arrêter à Awash, on peut se faire déposer au passage (tous les bus qui vont à Harrar ou Dire Dawa traversent la ville d'Awash Saba) mais attention; ils ne s'arrêtent pas automatiquement donc bien spécifier son arrêt avant départ (aussi pour ne pas payer le plein tarif jusqu'au terminus) et rester vigilant pendant le trajet afin de ne pas manquer l'arrêt.

- Les minibus, sur les longs trajets, sont plus rapides et moins chers que les bus . C'est, certes, moins confortable, car les minibus sont souvent, voire toujours, bondés; mais l'ambiance est plus conviviale et animée. Les arrêts sont à la demande et la solidarité, les échanges, entre les voyageurs, créent une atmosphère autrement plus intéressante que dans un bus où tout est plus monotone. Pour avoir un peu d'air, ne pas souffrir d'une musique parfois à fond, et s'épargner les gaz d'échappement et la chaleur du moteur, préferer les places tout à l'arrière du minibus, près de la fenêtre. Par contre, si on a l'intention de dormir, mieux vaut prendre le bus.

Pour les horaires et tarifs des bus Selam; c'est par ici Pour les horaires et tarifs des bus Skybus; c'est par ici

AWASH

- A Awash, le Buffet d'Aouache est une bonne adresse. C'est bien indiqué depuis la route principale, et fait l'effet d'un oasis verdoyant avec son petit jardin bien entretenu, où les oiseaux piaillent dans les branches du frangipanier. C'est un surprenant contraste avec l'aridité de la savane alentours. Les chambres ont un charme décati, où le confort d'autrefois, sans entretien conséquent, semble aujourd'hui (particulièrement au niveau des sanitaires) assez rudimentaire. Une chambre spacieuse dotée d'une salle de bains avec baignoire ne garantit ni l'eau chaude, ni l'eau courante tout court, autrement que par goutte à goutte. Mieux vaut s'en faire une raison. Mais c'est un endroit plaisant, relaxant et la nourriture qui est cuisinée sur place est bonne.

- Pour visiter le parc national d'Awash , on peut s'organiser sur place, à Awash Saba (et peut-être aussi depuis Metahara, l'autre ville à proximité, le parc étant à mi-chemin des deux). Pas simple, mais faisable. Mieux vaut s'organiser la veille pour une visite tôt le matin afin d'avoir le plus de chances d'observer des animaux. A mi-journée, il fait trop chaud pour bien apprécier la visite et beaucoup d'animaux restent à couvert. Compter environ 1900 Birrs, comprenant : la location d'un véhicule (minibus)avec chauffeur (1400 B), un garde ("scout") armé (400 B) et l'entrée du parc (100 B/ pers)

- A mon sens, les points forts de la visite sont : Awash Falls et l'espace arboré de campement au bord de la rivière. Possibilité en effet de dormir en campant sur place ( c'est le plus économique) mais pas de matos disponible dans les parages donc si veut camper; c'est possible, à condition de venir avec son propre équipement. Compter 40 B/ pers. pour le droit de camper.

- Pour ceux qui ont vraiment des moyens, Awash Falls Lodge(100 $ la nuit !!!) est extrêment bien située, en surplomb des chutes, avec un cachet d'éco-lodge à l'attrait indéniable, avec ses petites huttes en toit végétal de facture traditionnelle, qui se fondent bien dans le paysage.

- Kerayu Lodge, par contre, qui se situe en hauteur, dans un espace nu sans un poil d'ombre, avec les gorges de l'Awash en contrebas, semble être un désastre, tant esthétique que financier. L'endroit paraît presque abandonné, comme une tentative infructueuse de modernité inadaptée à l'environnement , ce qui jure dans ce cadre grandiose. Je décrirais ça comme des mobil-homes en tôle ondulée sous un cagnard de folie; où il semble inconcevable de séjourner.

- Personnellement, même si j'ai adoré Awash Falls, j'ai été globalement déçue par le parc d'Awash; et j'ai largement préféré les berges du lac Ziway (voir plus loin) tant au niveau paysage que pour l'observation des oiseaux.

- Quitter Awash en transports en commun vers Harrar peut s'avérer assez problématique. S'attendre à des informations contradictions et s'armer de patience. Il n'y a pas de gare routière. La "Mobil Station" où l'on nous annonce un bus qui part à 5 H 30 du matin (H.I) n'existe pas non plus. A vrai dire, il n'y a pas de bus du tout. En fait, il y a bien les bus qui partent d'Addis à 5 H 30 et qui passeront donc à Awash Saba 3 H ou 4 H plus tard mais il n'est certain qu'ils s'arrêteront pour vous s'ils sont déjà plein et si aucun des passagers ne stoppe à Awash. Aléatoire, donc. A cette heure-là, ne circulent que des camions qui peuvent accepter de vous emmener. Les plus aventureux auront peut-être envie de tenter l'expérience bien que la vue relativement fréquente de camions renversés sur le bas-côté et la promesse de longues heures de tape-cul soient à mon goût suffisamment dissuasive... Toujours pas de bus. On peut rester à l'attendre longtemps... les gens assis au bord de la route principale, qui boivent un café en attendant... ( on ne saura jamais quoi!) ne sont pas d'un grand secours et rendent la situation encore plus confuse.... Toute cette attente pour découvrir finalement, au lever du jour, qu'il y a bien des minibus qui vont à Harrar, mais qui ne partent pas du même côté de la OilLybia Station. Compter 200 B jusqu'à Harrar. La route est assez sympa. On quitte la savane pour un paysage plus vert et un relief gentiment montagneux, où la route monte et descend imperturbablement en ligne droite, au lieu d’effectuer des lacets comme on en a l'habitude. C'est rigolo. Après la jonction où les routes d'Harrar et de Dire Dawa se séparent, il faut éventuellement changer de véhicule mais pas de supplément à payer; les conducteurs s'arrangent entre eux. Chemin faisant, la traversée des petites villes d'Asbe Tefari et Hirna, est plaisante et semble valoir le coup de faire une escale pour ceux qui en ont le temps.

(Suite dans message suivant)
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Trois semaines en Ethiopie: compte-rendu et conseils
Bonjour à toutes et à tous,

Nous voilà revenus de 3 semaines passées en Ethiopie et l'heure est venue de partager avec vous nos expériences et nos conseils.

Je précise ici que tout ce qui sera écrit plus bas relève de notre expérience personnelle et donc reste complètement subjectif.

Tout d'abord nous avons choisi de voler avec Turkish qui proposait un tarif compétitif mais nous n'avons donc pas été éligibles aux tarifs réduits sur les vols internes proposés par Ethiopian Airlines. Si vous avez l'intention de prendre des vols intérieurs je vous conseille vivement de vous pencher sur les calculs car les prix sont divisés par 2 lorsqu'on arrive en Ethiopie avec EA.

Nous avons passé la première nuit à Addis au Mr Martin's cozy place. Endroit correct, plutôt propre. Personnel relativement prêt à aider (selon celui ou celle sur qui vous tombez). Il y a apparemment d'autres endroits peut-être moins chers et plus sympas à Addis.

Nous y avons passé une journée entière avant de partir pour le nord. Franchement si vous avez peu de temps à votre disposition ne vous attardez pas trop à Addis : c'est une grande ville pas belle avec peu de points d'intérêts. Votre temps sera bien mieux investi dans d'autres régions super intéressantes. Méfiez vous si vous y passez du temps, il y a par-ci par là des jeunes (voire des enfants) qui sniffent de la collent et qui peuvent être un peu agressifs (certains vous saisissent le bras très fort pendant qu'un autre vous fait les poches, c'est un guide local qui nous a raconté ça).

Nous avons choisi d'éviter les bus locaux pour aller du point A au point B, et vu ce que les touristes qui l'ont fait nous ont raconté, on a bien fait. A priori c'est une expérience longue et déplaisante.

Nous avons réussi à chaque fois à trouver des trajets en "private car", c'est à dire qu'il y a beaucoup de minibus, vans et 4x4 qui circulent à vide dans le pays car ils amènent des touristes ou vont les chercher et font un des trajets sans personne. Il y a donc moyen de se débrouiller pour trouver des trajets bcp plus agréables que le bus local mais bcp moins coûteux et polluants que l'avion.

Nous avons trouvé un trajet Addis-Gondar pour 25$ par personne par l'intermédiaire d'ETT à Addis.

Sur place nous avons parlé à Ilyas dont je vous conseille de vous méfier : il promet beaucoup mais accomplit peu.

En effet, le jour du départ personne n'est venu. Nous avons du relancer par téléphone (je vous recommande au passage de vous acheter une SIM locale, c'est pas cher et ça rend service car on ne peut pas compter sur le wifi pour communiquer, peu présent et de piètre qualité), quelqu'un de ETT est venu nous récupérer pour nous amener aux bureaux de la compagnie etc. Bref, au lieu de partir à 7h comme prévu, nous sommes partis à 10h. Comme m'a dit un gars de l'agence, Welcome to Africa... Je dois cependant nuancer mes propos car outre cette première expérience malheureuse, les chauffeurs ont toujours été super ponctuels pendant les 3 semaines.

Nous avons dû passer une nuit à Bahir Dar car le trajet était trop long (et nous sommes partis trop tard) pour le faire en un jour. Comme nous sommes repartis très tôt le matin, je n'ai rien de spécial à dire sur cette ville que nous n'avons pas eu le temps de visiter. On a quand même regardé un match Manchester City - Liverpool dans un bar local, c'estait une super expérience.

Je ne me rappelle plus du nom de l'hôtel où nous avons dormi mais il était franchement moyen. Ramenez une moustiquaire, ça vous sera très utile.

La route jusqu'à Gondar vaut le coup. Si vous avez le temps, dommage de prendre l'avion et de râter ça. Cette remarque est valable pour la plupart des trajets. Elle est aussi en mauvais état et par conséquent, en général la moyenne des trajets est de 30 ou 40 km/h, la route servant aussi de trottoir pour les humains, les ânes, les chèvres et les vaches.

J'avoue que j'ai été surpris par le sang froid des conducteurs : la plupart conduisent vraiment bien, dans des conditions pas évidentes.

Gondar : franchement pas exceptionnelle. Les châteaux sont intéressants à voir mais il n'y a aucun panneau et donc sans guide on ne comprend pas grand chose. Il y a une petite église qui est sensée être une des plus belles d'Ethiopie et qui franchement ne nous a pas impressionnés plus que ça. J'en profite pour vous mettre en garde : la plupart des prix que vous voyez dans les guides ont changé. Exemple pour cette petite église dont le prix début 2018 était de 50 birrs (moins de 2€) et qui est désormais de 200 birrs par personne ! Ils profitent de l'attrait touristique de certains sites pour matraquer les prix et à certains endroits c'est franchement exagéré, c'est limite du racket. Surtout quand on voit que rien n'est fait avec cet argent pour entretenir ou mettre en valeur le patrimoine.

Nous n'avons pas trouvé la ville de Gondar très agréable. Nous avons dormi au L-Shape hotel qui est assez moyen mais correct. Je vous recommande le petit resto juste en face, très bon et vraiment pas cher (même notre chauffeur a halluciné sur les prix, c'est tout dire...)

Comme dans bcp d'endroits en Ethiopie, on essaie de vous taxer de l'argent dès que vous mettez le nez dehors. En plus, comme c'est le point de départ des treks vers les Simien, c'est rempli de pseudos-guides qui essaient de vous accoster pour vous vendre leurs services.

Les Ethiopiens ne sont pas du tout agressifs dans leur approche et quand vous les remerciez, ils s'en vont sans trop insister. Mais vu le nombre qui vous alpague, c'est plutôt usant à la longue.

Pour les Simien nous avons payé 250$/personne, ce qui est bcp trop, comme nous l'avons appris par la suite. Nous étions dans un groupe d'une dizaine, très sympa, mais nous avons appris que certains avaient payé 180 pour la même presta...

Conclusion : ne réservez rien à Addis ou trop à l'avance, ça revient bcp plus cher.

Le trek était organisé par ETT et franchement niveau logistique c'était très bien géré. Ils s'occupent de tout (transport des sacs, mise en place du campement, repas etc.) Tout est bien fait et la nourriture était très bonne.

Le guide était franchement nul mais nous avons appris par la suite que c'est plus ou moins la norme là-bas. La plupart n'aiment visiblement pas ce qu'ils font, ça ne les passionne pas et ils le font bien sentir (exemple : notre guide marchait seul, 50m avant tout le monde, des écouteurs dans les oreilles). C'est dommage.

Les Simien c'est TOP. Franchement rien que pour ça ça vaut le coup d'aller en Ethiopie. Je ne mets pas de photos pour ne pas vous spoiler le spectacle mais c'est vraiment grandiose. A faire absolument. Nous avons fait 3 jours et 2 nuits, certains font 4 voire 6 jours mais d'après les échos que nous avons reçus ça n'est pas forcément utile.

APrès le trek nous avons dormi à Debark, ville de passage sans grand intérêt. Le lendemain nous sommes partis à Axum, toujours en "private car", que nous avons négocié avec le prix du trek.

La route entre Debark et Axum est très belle, ça vaut le coup.

La ville d'Axum n'est pas très grande, plutôt agréable. Nous avons dormi au Atse Kaleb hotel qui a un très joli jardin avec un bon resto pas cher (les chambres coûtent environ 300-350 birrs de mémoire). A noter : le restaurant Antico cultural restaurant, bien que recommandé, est assez moyen et cher pour ce qui est proposé.

Les sites d'Axum ne sont pas exceptionnels même si les guides papier et locaux en font tout un plat. Là aussi les prix ont explosé (300 birrs pour les sites archéologiques et 200 supplémentaires pour voir l'église Ste Marie de Tsion). Nous avons pris un guide (Biggy) avec l'agence Covenant tours, qui était un des rares à tenir la route en Ethiopie. 600 birrs pour la journée. Il y a à côté de cette agence une petite dame fort sympathique qui vend des articles de vannerie faits par des villageoises (et elle-même), pas cher et sympa comme cadeau.

Nous avons pris un pack avec Dallol tours (qui se trouvent dans l'hôtel Atse Kaleb) avec l'aide de Haftom, que je recommande. Il n'est pas bien avenant mais il a tenu parole, ce qui est à souligner, notamment par rapport à d'autres touristes rencontrés qui se sont fait enfler par leurs agences. Le pack incluait : transport depuis Axum jusqu'aux églises du Tigray, visite du temple de Yeha, visite de l'église Abuna Yemata, visite de Myriam et Daniel Korkor, nuit à Hawzien, visite de Abraha Wahatsbeha, transport à Mekele, nuit à Mekele, aller-retour en 1 jour au Danakil et transport à Lalibela, le tout pour 200$.

Conseil important : ne changez pas tous vos euros en birrs ! La plupart des tours opérateurs vous feront des réductions substantielles si vous payez tout ou partie en euros.

Deuxième conseil important : lorsque vous concluez un deal avec une agence, faîtes écrir noir sur blanc sur votre reçu ce qui est inclus dans le prix (d'autres touristes de notre groupe l'ont appris à leur dépens).

Temple de Yeha : pas une expérience exceptionnelle en ce qui nous concerne. Le guide était vraiment nul et a essayé d'escroquer une des membres du groupe, ce qui n'a pas amélioré l'expérience. Si vous manquez de temps, vous pouvez le zapper et vous consacrer aux églises du Tigray, bcp plus impressionnantes.

L'église de Abuna Yemata est franchement impressionnante. Enfin, surtout son environnement. C'est celle où il y a un bout d'escalade et un passage de quelques mètres avec le vide à côté de soi. Là aussi le guide était moyen. Pour le passage un peu hard, on essaie de vous louer un harnais pour 150 birrs par personne, ce qui est franchement scandaleux. Par principe je ne l'ai pas pris et honnêtement ça se fait bien car des locaux vous assistent tout au long de la montée et de la descente (moyennant bakhchiche). J'ai aussi eu l'occasion en haut de négocier le montant du pourliche avec le prêtre qui nous a montré l'église... une première assez curieuse en ce qui me concerne.

Myriam et Daniel Korkor valent aussi le détour, notamment pour la grimpete et les très beaux paysages qu'on peut y observer. C'est un peu physique.

Hawzien ne présente pas d'intérêt. Nous avons dormi et mangé à l'hôtel Habesha qui était très propre, la nourriture bonne et le patron hyper sympa et serviable. Le miel servi au petit déjeuner est le meilleur que nous ayons trouvé en Ethiopie.

L'église Abraha Wahatsbeha est à voir (si vous n'avez pas encore fait le tour des églises d'Ethiopie) mais méfiez vous des petits gars locaux qui se font passer pour des guides, parlent très mal anglais et essaient de vous sous-tirer des sommes exorbitantes pour leur piètre prestation.

Nous avons trouvé Mekele plutôt agréable (petite coupe de cheveux à 40 birrs au passage en ce qui me concerne), surout les petites rues du centre. La population locale est détendue et on y est moins sollicité qu'ailleurs. Nous avons dormi au Geralta pension, très propre et pas trop cher (400 birrs la nuit) mais un peu excentré. Nous avons mangé au Karibu café qui est très pris��, notamment des touristes et qui est plutôt bon.

Danakil : nous avons choisi de faire l'aller-retour dans la journée et de zapper le volcan. Certains touristes que nous avons rencontrés nous ont dit qu'il était peu actif et donc se taper 6h de jepp plus les frais pour voir quelques fumerolles ne nous intéressait pas plus que ça. Mais d'autres nous ont dit que c'était cool, chacun se fera son opinion... Dallol ça vaut vraiment le détour ! Nous sommes partis à 4h du matin pour un retour vers 16h. Le spectacle est franchement unique (et j'ai déjà vu la mer morte, les piscines de souffre de Nouvelle Zélande et autres). Il fait très chaud (40 degrés à 11h en novembre). On peut y voir les mineurs de sel qui découpent à la hache dans le sol des blocs de sel pour les tailler et les revendre alors qu'on se liquéfie rien qu'à les regarder faire. Une expérience frappante en ce qui me concerne, on relativise beaucoup après ça...

La route de Mekele à Lalibela est très belle et elle prend la journée.

Lalibela : nous avons dormi à Villa Lalibela. En fait nous avions réservé pour Bet Emanuel guest house mais il s'avère que c'est une adresse fictive qui sert de vitrine pour un petit gars nommé Samy qui rabat les touristes vers d'autres adresses. Peu importe, nous avons payé 14$ pour une chambre affichée à 30. Les chambres sont nickels mais comme ailleurs les sdb et wc sont très dégradés (propres mais en mauvais état d'entretien). Hôtel un peu excentré mais les bajaj ne coutent pas grand chose alors ça n'est pas grave. Sur place je vous recommande le restaurant "unique", tenu par une petite dame bien sympa, déco typique, nourriture très bonne et prix très raisonnables. Nous avons également testé le Ben Abeba. La nourriture est vraiment un niveau au dessus, produits locaux, propriétaire écossaise déjantée et un bâtiment qui à lui tout seul vaut le détour. Privilégier l'heure du coucher de soleil pour un panorama exceptionnel sur la région. Plus cher que la moyenne (10€ par personne environ) mais c'est entièrement justifié.

Les églises de Lalibla : assez décevantes. Le pass de 5 jours coute désormais 45€/personne pour des monuments qui ne sont en rien mis en valeur et dont les seules infrastructures ont été financées par l'union eurpoéenne ou l'unesco. C'est franchement trop cher. Bcp disent qu'il faut 2 jours pour les voir. Une demie-journée suffit largement. Ici également la plupart des guides sont plus que médiocres. Le marché du samedi est très sympa en revanche, si vous avez l'occasion allez-y. A faire également : une soirée au torpedo pour goûter le Tej (vin de miel) et halluciner sur les danses locales.

Nous avons ensuite fait un trek de 3 jours dans les montagnes de Lalibela, probablement la meilleure expérience de tout notre voyage. Pour cela nous avons fait appel à Mareg (+251910144206) que je vous recommande les yeux fermés. Il est d'une grande gentillesse, il aime vraiment son pays et on voit qu'il a plaisir à le faire découvrir. Il parle très bien anglais et il est super serviable. Nous avons passé deux nuits dans un village (soirée avec les villageois, les vaches et les ânes, nuit en hutte) et avons marché trois jours. Magnifiques panoramas, rencontres agréables, bref le top. Notre guide était Abeba (le frère de Mareg) qui lui aussi était vraiment super. Nous avons payé 45€/personne/jour, tout inclus.

Nous sommes retournés à Addis en "coaster" (un van à touristes de 20 places). Le trajet prend environ 16h. Ceux qui l'ont fait en 1 journée en garde un souvenir compliqué. Nous l'avons fait en 2 jours et ça passe bien (30€/pers). Nous avons dormi à Kombolcha dans une pension pour locaux, pas l'endroit le plus propre ou agréable mais ça faisait l'affaire. Evitez de passer la nuit à Dessie qui est vraiment dégueu.

La dernière journée à Addis s'est passée tranquillement, nous avons voulu donner une deuxième chance à la ville et avons donc visité quelques lieux d'intérêt (musée d'ethnologie, mercato etc) qui ne nous laisseront pas un souvenir impérissable.

Retour en France.

Les tops : - montagnes du Simien - églises du Tigray - Dallol - montagnes de Lalibela - les trajets et leurs paysages

Les flops : - Gondar - Axum

Ce que nous n'avons pas apprécié: Nous avons visité pas mal de pays dont certains très pauvres mais jamais nous n'avons été autant harcelés par des demandes d'argent, par tout le monde (enfants, adultes, femmes, personnes âgées). C'est très pénible à longueur de journée. L'argent est omniprésent et nous avons eu du mal à nouer une relation avec qui que ce soit sans que celle-ci ne se termine par une demande d'argent. On nous a régulièrement menti et il faut sans cesse se battre et négocier pour faire valoir ce qui avait été "promis". Les routes sont dans un état désastreux, même celles qui sont récentes car mal construites et mal entretenues. En conséquence les trajets sont très chronophages (en ce qui nous concerne 7 jours passés à rouler sur 20 en tout). La plupart des guides sont franchement mauvais : ils parlent mal anglais, traitent leur métier comme un job de bureau et n'ont qu'une hâte c'est de boucler leur journée le plus tôt possible, sans oublier de vous demander un pourliche. Les tips : on vous en demande pour tout, de tous les montants imaginables, sans cesse. On nous a traité comme des distributeurs à billet tout au long de notre séjour ce qui a été plutôt déplaisant. Le patrimoine n'est pas mis en valeur (c'est le moins qu'on puisse dire), est mal entretenu et pourtant les prix ne cessent d'augmenter jusqu'à atteindre des sommes délirantes dans certains cas. Les habitants, bien que pas méchants, ne sont pas bien sympathiques pour autant. Même entre eux on ne les a pas trouvé très souriants. Peu d'activités peuvent être faites en freelance, ce qui rend ce voyage assez coûteux. Et encore, quand nous avons comparé avec d'autres touristes nous avons constaté que d'autres s'en étaient bcp moins bien sortis.

Je dirais que l'Ethiopie n'est pas une destination "agréable" à cause de l'ambiance que les touristes subissent et pur certaines autres raisons.

Malgré tout, l'Ethiopie reste un très beau pays qui mérite le détour, ne serait-ce que pour ses paysages. C'était notre première expérience en Afrique et bcp de touristes qui en ont vu d'autres pays d'Afrique nous ont dit que l'Ethiopie en était très différente, pas nécessairement en bien. Nous y avons quand même fait quelques belles rencontres et cela restera une expérience forte qui nous laissera des souvenirs pour un bon moment.
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Voyage en Ethiopie
Bonsoir,

Nouvelle sur ce site, je commencerai par une question très simple. Je prévois de partir en Ethiopie faire un trip de 3 semaines mais j'ignore encore tout de ce pays et je ne sais par où commencer. Quels sont les endroits indispensables à voir? Août est il une bonne période pour partir? Au niveau des vaccinations, quels sont les conseils et les choses à savoir impérativement avant de partir? ...Enfin vous avez compris j'imagine. Toute info sera la bienvenue! Je ne veux rien louper de cette nouvelle aventure! Merci d'avance.
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Tristes éthiopiques?
J'avais mon billet ! Le 28 septembre, j'atterrirais à Addis-Abeba, capitale de la mythique terre des " faces brûlées ". Etrange pays où l'on ignorait l'heure solaire et préférait la calculer lorsque la nuit tombe. Rares étaient les messages qui lui étaient consacrés sur ce site. Je les ai lus. Plus je lisais, plus j'avais l'impression qu'on aimait passionnément l'Ethiopie ou qu'on l'avait détestée... viscéralement. Pas de " bof ", " mouais c'était pas mal " ou autre constat mitigé. Certains échanges dégénéraient plutôt à grands coups de " toi, ta gueule ! ! " quand on n'accusait pas le voyageur dégoûté de xénophobie. Les propos les plus violents étaient vite supprimés. Mon voyage a eu lieu et je continue de lire les discussions. Elles sont plus modérées... mais le fond ne change pas : l'Ethiopie subjugue ou fait mal. Moi, elle m'a fait mal. Depuis je ne cesse de me demander pourquoi. Alors que j'espérais y couler des jours relativement paisibles, épuisée je m'y suis effondrée en larmes. On m'y a insultée. Elle est le seul pays que j'ai voulu quitter au plus vite.

Arrivée à Addis-Abeba. Ville à la topographie extravagante... dénivelés incroyables. Nous sommes deux, nous allons faire la petite boucle dans le nord via ce que l'on appelle " la route chinoise ". Ni Candide, encore moins Cunégonde, nous partons à la recherche d'un autre Eldorado : l'Abyssinie. En bus. Sans agence. Sans guide. Ca a peut-être été notre tort.
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Réduction de tarifs des vols intérieurs avec Ethiopian Airlines
Bonjour,

Je vous sollicite afin de savoir si les tarifs des vols intérieurs étaient moins élevés si ceux ci été achetés sur place (en Ethiopie) et à la dernière minute ?

Je sais qu'en prenant vol international avec Ethiopian airlines, les vols domestiques opérés par la même compagnie peuvent bénéficient de tarifs réduits. Ce qui n'est plus le cas si on y arrive via une compagnie autre que la compagnie nationale. Le hic, c'est que les billets proposés par Ethiopian sont en moyenne 200eur plus chers que ceux de la Lufthansa par exemple pour un trajet Paris/Addis Abeba. D'ou ma question :-)

Un grand merci à celles et ceux qui auront le temps et la gentillesse d'apporter quelques réponses.

Mamoudou
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Éthiopie en solo en mode backpacker: itinéraire
Bonjour,

Je souhaite voyager seule en Ethiopie en mars 2018. Je me donne en fonction de l'accord de mon employeur 2 à 3 semaines pour faire ce voyage. Je dispose hors billet d'avion d'un budget max de 1500 euros pour ce voyage. J'avais fait une première demande de devis à Evaneos pour un circuit mais le montant à 2800 euros m'a semblé exhorbitant. Du coup, j'ai choisi de construire mon voyage seule en consultant divers sites et mon guide lonely planet, quitte à solliciter une agence que pour une partie du voyage.

Voici l'itinéraire qui me fait envie : - Addis-Abeba - lac tana - gondar - mont simiens (randonnée pédestre) - Aksoum - mekele - danakil - diré-Daoua - Harar - hawassa + parc national des mont Balé - shashamane - Langano

La destination est-elle sûre pour une femme qui voyage seule ?

Pensez-vous que cet itinéraire soit réaliste en 15 jours au vu de mon budget ? Cette destination est-elle adaptée aux voyageurs à petit budget ? Niveau hébergement, je pense viser uniquement les hôtels bon marché.

Je devrai au moins prendre 2 ou 3 vols internes pour les grandes distances. Faut-il que je réserve mes billets en même temps que mon vol départ pour Addis avec la compagnie Air Ethiopian ?

J'aimerais faire une partie de mes trajets en bus locaux par soucis d'économie et vivre une immersion dans la vie locale. Quelles villes et sites nécessitent absolument d'avoir un chauffeur ? Lesquelles peuvent être faites en bus local sans problème ?

De façon générale, est-il possible de faire appel à un chauffeur qui fasse aussi office de guide ?

Pour les villes choisies quelles sont les meilleurs connexions ? Certaines villes choisies ne servent que de points d'étape vers une plus grande ville.

J'ai lu qu'il n'était possible de visiter la dépression de Danakil que via une agence. La destination est-elle sûre aujourd'hui ? Est-il possible de se joindre à un circuit en contactant une agence locale une fois sur place ou faut-il s'y prendre en avance ? Avez-vous des agences locales à me recommander ?

Merci d'avance pour votre aide.

Bénédicte
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Nord de l'Ethiopie: entre émerveillement et déception...
Nous voici fraichement rentrés d’un voyage de 15 jours en Ethiopie. J’avais lu des carnets avant de partir(ceux de Max et de Michant en particulier, d’autres également et tous agrémentés de belles photos), je vais donc en rédiger un qui ne sera sans doute pas très original, mais vous y trouverez mes impressions , quelques détails d’ordre plus pratique et bien sûr des photos. Cela faisait un moment que j’avais envie de découvrir ce pays. Nous n’avons pas une grande connaissance de l’Afrique ayant surtout voyagé en Asie et sur le continent Américain. Mais nous nous sommes quand même rendus au Kenya, en Tanzanie, en Namibie et au Zimbabwe. C’est important de le préciser car nous avons souvent comparé notre ressenti en Ethiopie par rapport à ce qu’on avait vécu dans ces autres pays d’Afrique. J’ai personnellement trouvé le voyage en Ethiopie plus difficile. On dit souvent que l’Inde ne peut laisser indifférent. On aime ou on déteste. C��est un peu la même chose au sujet de l’Ethiopie. On en revient pas indemne. Pour ma part, il y a eu des moments où j’ai adoré ce voyage et d’autres où j’avais du mal à supporter certaines choses. Avant de partir, je pensais que les impressions négatives des uns et des autres étaient exagérées. Je les ai trouvé justifiées par la suite même si nous sommes tous d’accord au final pour dire que le voyage vaut largement le détour. Les paysages sont souvent magnifiques et le patrimoine culturel est bien présent. Nous sommes passés par une agence locale de Lalibela qui s’est occupée de nous réserver un 4X4 avec chauffeur. Sinon, nous nous sommes « débrouillés » sur place. L’agence nous avait aussi réservé un circuit de 2 jours/1 nuit dans le Danakyl et un trek d’une journée au dessus de Lalibela. Nous n’avons pas rencontré beaucoup de voyageurs ayant choisi cette option. Beaucoup étaient en groupe et se déplaçaient donc avec le minibus de l’agence. Les voyageurs en individuel suivaient un programme qu’ils avaient totalement réservé auprès d’une agence et avaient un guide durant toute la durée de leur séjour. A la réflexion, cela peut être une bonne option quand on ne veut pas se prendre la tête avec les négociations sans fin concernant les guides sur place, les scouts etc…Au moins, cela évite d’avoir conscience de l’énormité des sommes demandées parfois pour visiter une église ou autre… J’y reviendrai ...
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Achat de billets d'avion: mauvaise expérience sur le site de Mytrip
Bonjour à tous,

je viens vous faire part de ma mauvaise experience sur le site Mytrip.com.

Ca fait de nombreuses année que je voyage et je vis actuellement à Cape Town mais je me suis fait avoir par le site mytrip.com.

J'ai réservé un vol cape town addis abbeba pr tte la famille sur ce site. D'habitude je passe tjs directement par la companie mais bon... Erreur!! Le vol allé (qui comporte une escale) a été décalé. Du coup je n'ai que 5 minutes pour faire ma correspondance. Ce qui est impossible. J'appelle Mytrip.com et ils m'informent qu'il faut soit contacter la compagnie aérienne soit payer 27€/pers pour qu'ils commencent à faire des démarches (ns sommes 5).

Chose que j'avais pas fait attention ... Erreur... c'est que le 1er vol est fait par Air namibian et non par Ethiopian comme le reste du vol.

Du coup les compagnies se rejettent la responsabilité et mytrip ne fait rien. Il faut payer pour discuter.

Je me permets de vs faire partager cette expérience au cas ou vous avez déjà été confronté à celle-ci mais surtout pour vs dire d'éviter à tout prix mytrip.con!!! Je ne connaissais pas encore ces pratiques plus que douteuse...
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Agence de voyage sérieuse en Éthiopie?
bonjour apres 15jours de discussion sur un projet de voyage dans le nord de l'Ethiopie avec Imagine Ethiopa Tours et apres etre tombé d'accord sur l'itinéraire et le prix , plouff plus de nouvelles !!!comment faire confiance à une agence ???Avez vous des infos à ce sujet???
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Merveilles d'Abyssinie
Au moment de Noël 2019, c'est l'occasion de me faire un cadeau. Je fouille une nouvelle fois dans mes rêves d'enfant et l'Abyssinie sort de mon chapeau. Toute la magie à l'évocation de ce nom me revient en pleine face : Les hauts plateaux, le loup, la reine Saba, Salomon, Lalibela, l'homme aux semelles de vent ... Et puis je ne suis plus allé en Afrique depuis 2011. Cela me manque. C'est décidé, j'irai en Ethiopie avant la saison des pluies. Je peux poser 2 semaines de vacances après le 7 mars.

Je me rapproche d'une agence avec qui je définis un itinéraire classique dans le Nord du Pays qui sera affiné grâce aux renseignements et conseils glanés sur ce forum. Je précise que je me mets bien avec un 4x4, un chauffeur et un guide francophone.

Le 9 mars, je suis donc à CDG dans la file d'enregistrement du vol Ethiopian Airlines avec mon sac léger : quelques affaires, quelques médicaments, du saucisson sec et des pastilles Ricola à l'orange, le livre l'Abyssin de Ruffier, le guide Olizane, et mon smartphone ( je regrette de ne pas avoir pris un vrai appareil photo !!!) . J'ai aussi un bon paquet de tshirt et sweat, des paquets de stylos qui alourdissent mon bagage mais qui feront nombre d'heureux sur les routes des hauts plateaux.



Le 10 mars au petit matin, après avoir changé des euros au rutilant terminal international de l'aéroport d'Adis , je rejoins le terminal des vols domestiques, moins rutilant. Je cherche un peu pour rejoindre ce terminal, je repasse par les contrôles de sécurité par lesquels je viens de passer mais cette fois ci à l'envers.



Et j'attends mon vol pour Lalibela. Attendre, c'est aussi ce que j'aime en Afrique, cette conception du temps tellement différente de la notre. Je m'y cale rapidement et éprouve une certaine joie à contempler tantôt le monde extérieur, tantôt mon monde intérieur. Je dois contempler trop longtemps une jolie jeune fille. Quelques minutes après, elle vient briser mon silence et s’asseoir à coté de moi. La salle d'embarquement se vide, le vol pour Baher Dar va décoller. Ma jolie voisine reste, elle habite Lalibela et va prendre comme moi le prochain vol.

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Traverser la frontière Éthiopie-Kenya près du Turkana?
Bonjour, je souhaiterai, si c'est possibe, faire le nord kenyan puis traverser la frontiere au niveau du turkana pour poursuivre jusqu'a addis . je pense utiliser les services d'une agence kenyanne jusqu'a la frontiere puis relais avec une agence ethiopienne.les voyages en solo c'est pas pour moi. qq'un l'a t-il deja fait ? est-ce realisable ? vaut-il mieux passer par lodwar-lokitaung-todenyang puis traverser l'omo en barque ou bien par sibiloi-ileret-fort banya ? y a t-il des postes frontieres aux 2 endroits ? j'ai lu qquepart qu'entre fort banya et la premiere ville ethiopienne (omorate ?) il faut 1 jour et demi de marche ?! toute info me serait precieuse .
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Bons baisers d'Abyssinie
Il faut d'abord savoir que l'Ethiopie est grande comme deux fois la France, et possede la deuxieme population du continent. C'est pour ces deux raisons que j'ai choisi d'y voyager: une telle taille et une telle population assuraient assez de diversite pour trois mois de voyage (decembre, janvier, fevrier) sans sortir des frontieres, comme par hasard la duree du visa accorde. Apres une dizaine de jours de baroude, il est temps de tirer quelques conclusions. Je rappelle avant tout mon mode de voyage: aucun vehicule personnel, aucun guide humain, aucun guide bouquin, aucune montre. 1Eur = 25Birrs

Climat Malgre quelques mises en garde contre l'altitude des hauts plateaux, une intuition m'a decide a ne rien emporter de plus lourd que deux chemises. Pari gagnant, meme la nuit! Contrairement a la plupart des regions tropicales et equatoriales l'air est assez sec (en decembre, le mois le plus froid de l'annee), ce qui n'oblige pas a se doucher deux ou trois fois par jour comme aux Indes. Les hauts plateaux se situent dans un grand cercle autour de la capitale, et s'aplatissent en deserts des que les frontieres approchent (Soudan, Kenya, Somalie) pour ressembler a l'Afrique telle que l'on se l'imagine (savanes de safaris).

Gastronomie Excellente. L'une des meilleures cuisines du monde. Nourriture Le plat-roi: l'injeera, a la fois assiette et aliment. Sorte d'immense galette de tef (variete de mil, cereale) elle se presente sous forme spongieuse et permet d'attraper les accompagnements sans presque se salir les doigts, un peu comme les chapatis indiens. Le gout est un peu amer lors des premieres fois mais excellent ensuite qui se mange sans faim, et on s'apercoit que le gout de l'injeera se marie bien avec les differents aliments, legumes le plus souvent (haricots, lentilles, patates, tomates) poses en petites piles sur la galette etalee. Quelques tout petits stands de viande se tiennent dans les rues, le plus souvent accoles a leur restaurant ou la viande est alors servie sur cette meme injeera, en morceaux predecoupes. De facon generale on n'utilise que les doigts de la main droite (a rincer avant et apres) et jamais de couverts, sauf pour les pates (heritage italien) qui viennent parfois, sans gout, accompagnees d'une sorte de sauce tomate tres epicee. L'injeera se mange dans un seul grand plat, soit seul soit en groupe; plus il y a de convives plus le plat sera grand. On peut parfois porter une bouchee a vos levres en signe d'amitie, ce qui surprend les premieres fois puis fait saisir notre rapport occidental (voire meme typiquement francais) different a l'acte de nourriture (ceremoniel dans l'ensemble, couverts, tables). Si vous etes curieux de la decouvrir sans prendre un vol pour Addis, mon ami Etienne me l'a fait decouvrir au Godjo (pres du Pantheon, a Paris) (20Eur le menu soit...500B) Injeera vegetarienne (fasting food) = 10-15B Injeera carnivore = 30-35B 'Spaghetti-beurk' = 10-15B Aussi quelques boulangeries proposant des 'pain au ble' sympa pour le petit-dej, et des patisseries proposant quelques sucreries pas mauvaises mais un peu epaisses et pas donnees (8-10B la part de simili-quatre-quarts) Boissons Le cafe. Je n'en bois jamais en France, mais celui d'Ethiopie est si bon que je le pense l'un des meilleurs du monde. Dans le moindre village il y aura un ou plusieurs 'stands' de tasses alignees et de cafetieres assises juste derriere, et d'instruments de cuisson en terre qui servent a secher les grains au feu, les torrefier et donnent evidemment un gout incomparable a la tasse de cafe servi donc extremement pur, qui n'a meme pas d'effets 'enervants'! 2-3B la tasse, et 5B la version 'deluxe' macchiato dans les villes. Le the. Pas mauvais, dispo aux memes stand que les cafes, produit localement, encore moins cher que le cafe, bonne option pour une boisson de soiree apres le diner. 1B le verre. Le jus de fruits: une institution. Plusieurs fruits disponibles: avocat, mangue, kiwi, orange... On peut choisir un seul de ces fruits ou un panache, et la consistance est si epaisse que cela forme des 'etages' a deguster a la cuiller! 7-15B le verre a biere. Bieres: je ne suis pas fan, mais ca se boit bien, souvent et frais pour 10B. Rien de plus fort.

Culture Autour de la capitale Addis et dans la region d'Oromia, signes visibles de culture distinctive (par rapport a l'Occident) presque inexistants en-dehors de la gastronomie. C'est du systeme D pour survivre, voire meme Z. Les villes se presentent en tres longues rues, souvent sans reel centre ou marche comme le monde de l'islam en a le secret. Les maisons de bitume precaire remplacent de plus en plus le pise et la terre. Le sexe masculin porte presque toujours jean-ticheurte, tandis que les femmes continuent en majorite a enrouler une grande jupe autour de leurs jambes (pour combien de temps encore?). Constat a moderer peut-etre apres la visite d'autres regions, notamment les tribus du Sud (Mursis, Hamer, Omo) et les eglises rupestres du Nord. Cela a ete toute une histoire d'arriver a Shek Husen, lieu de pelerinage musulman, mais c'etait sympa: le lieu se visite nu-pieds sur un terrain de pierraille, dont les croyants du lieu avalent poussiere et graviers en signe de devotion. En periode de pelerinage ce doit etre encore mieux a vivre, mais attention ce n'est qu'un hameau, pas meme d'hotel. (l'habitant vous depannera certainement en attendant le prochain bus)

Religion 50% de la population est chretienne, 30% musulmane (surtout vers l'Est et la Somalie) et 20% 'autre chose'. A premiere vue assez peu de signes visibles de religion dans les rues, et en dehors de la croix de bois nue, simple emouvante que la presque-totalite des chretiens porte a son cou (le pays a ete le premier du monde a embrasser la religion chretienne). Eglises sises en hangars, mosquees baties en toles d'aluminium. Le Noel et le Nouvel An orthodoxe se situent mi-janvier, j'essaierai d'attraper les festivites dans une petite ville hors de la 'route historique' du Nord.

Relations humaines Pour le moins decomplexees, presqu'enfantines. Du rire, du rire, encore du rire et toujours du rire: c'est une vraie cure de rire, pour tout et n'importe quoi. Les salutations se font souvent en se serrant la main et en se choquant l'un l'autre l'epaule droite. Se preparer a etre la star a tout moment, l'equivalent d'un Brad Pitt ou Angelina Jolie. Chaque regard de chaque seconde de la journee est le prelude a une nouvelle interaction. Sous peine de partir en vrille il faut donc savoir faire le tri: ne repondre aux poignees de main que des personnes du meme age et plus agees, se composer un masque dur et s'eloigner immediatement lorsqu'un attroupement se forme immanquablement autour de soi. De facon generale montrer une attitude ferme et decidee. Anglais tres peu parle, souvent de facon tres basique. Les conversations se composent beaucoup de signes, de noms de ville, tournent autour du cafe ou de l'injeera. Contrairement a l'Asie, les incomprehensions frequentes ne font perdre la face a personne et l'Africain continuera toujours de nourrir la conversation jusqu'a la separation (presque toujours provoquee par le farenji). Les Ethiopiens sont tres fiers de leur pays et ne manqueront pas de vous rappeler qu'il est le seul du continent a n'avoir jamais ete colonise. Hospitalite possible: souvent lorsqu'il s'agit d'offrir un cafe ou de parteger une injeera avec un groupe, un peu plus rares mais reelles des qu'il s'agit d'heberger. J'ai dormi trois fois chez l'habitant en trois nuits, attention car cela s'accompagne souvent de demande d'argent, de facon faible et reelle, ce qui mene au chapitre suivant:

Le sexe et l'argent Indissociables de tout voyage en Afrique. Apres un seul coup d'oeil neutre, une jeune femme m'a propose d'aller tout de suite dans ma chambre d'hotel, 'for free'. Apres un seul sourire, une fillette de six ou sept ans m'a repondu d'un regard aguicheur en faisant les signes 'dormir' et 'argent'. Les hommes me designent souvent les femmes d'un air coquin. Le sexe semble tres libre dans cette region, et dans tout le continent de ce que j'ai lu (hors islam). Mes conversations 'entre hommes' ont toujours eu leur partie 'bordel', que chaque localite semble posseder et que je n'ai pas encore eu la curiosite (chance?) de visiter. A un moment de la plupart des rencontres prolongees, la question de l'argent se montrera toujours, souvent debutee par un 'I am poor (...)' et formulee de facon faible mais explicite. J'ai resolu la question en gardant la regle de fer que je me suis donnee depuis le debut de mes voyages: je n'ai jamais rien donne, ne donne jamais et ne donnerai jamais rien pour rien. Au besoin pretexter ne pas comprendre par un 'I speak bad English'. Cela arrive souvent que l'on m'offre un cafe, un repas ou un lit, dans ce cas je rends l'invitation la fois suivante (s'il y en a), dans un principe de reciprocite, mais si l'on commence a donner sans aucun service rendu cela mene au fameux cercle vicieux et l'alimente. Il est clair que ce n'est pas une destination a recommander aux voyageurs debutants, qui se feraient probablement plumer constamment. La 'double-tarification double' envers le farenji reste une legende pour le moment: je verifie tres souvent aupres des locaux, et regle toujours le prix 'habesha', ethiopien; une tenanciere m'a meme fait une reduction 'farenji' de moitie par rapport au prix habesha! Le secret reste bien sur de rester a l'ecart des autoroutes touristiques, d'eviter les activites personnelles et particulieres (nature, rando, safaris humains), et de consommer les memes services que la population locale (hotels, nourriture, bus), et le prix 'normal' sera toujours demande. C'est la consequence logique d'une certaine forme de voyage qui n'est pas la mienne.

Hotels Ou pensions. Autre nom: Hoteela. S'annoncent toujours en pancartes d'alphabet romain, donc aucun souci pour les localiser (malgre le quasi-monopole par ailleurs de l'alphabet amharic (tres particulier, descendant des langues mesopotamiennes)). Veritables institutions et lieux de rencontre des localites, sans doute parce qu'ils offrent souvent aussi restaurant et cafe. Une nuit en chambre simple avec salle de bains commune revient autour de 100B a Addis, 70B dans la peripherie, et de 30 a 50B dans le reste du pays. La literie est, etonnamment, presqu'irreprochable (le matelas, un drap propre, un autre drap propre, une couverture et un pardessus de lit), mais les sanitaires sont souvent une horreur sans nom: a la turque, une corbeille, aucun papier ni broc d'eau propre a portee de main: c'est une expedition. Meme topo pour les douches, souvent bouchees, mais dont l'eau reste heureusement tiede sans aucun chauffage grace au climat equatorial tres clement. Hors d'Addis point de pressing; possible de donner une ou deux pieces d'habits a laver au tenancier de l'hotel, souvent sans surcout.

Transports La campagne est etonnamment populeuse, ce qui assure des bus assez frequents, qui se rarefient toutefois apres le dejeuner. Pas necessaire donc de se lever systematiquement avant le soleil. Meme dans les villages recules il y aura au moins un bus dans les deux sens, on ne reste donc jamais bloque tres longtemps. Tarifs de l'ordre de 50B les 100km. Le farenji aura souvent d'office sa place reservee au meilleur endroit, pres du chauffeur face au grand pare-brise. Tres bons endroits pour sympathiser, voire meme souvent offrir un point de chute a l'arrivee. Les Ethiopiens ont aussi l'habitude d'accomplir de longs trajets au sein de leur pays en changeant de bus deux ou trois fois par jour, et en cas de trajet complique quelqu'un suivra souvent la meme route que vous qui servira de compagnon tout au long du voyage.

Divers Presque tout le monde a un tel portable (pour le meilleur et pour le pire), il est donc facile de garder contact avec les gens. Cafes Internet jusque dans les petites villes, factures a la minute (0.10B a Addis, jusqu'a 0.40B ailleurs).

Voila, en esperant avoir donne envie a quelques-uns! Je me dirige maintenant vers les tribus du Sud (Omo, Hamer, Mursis) par les chemins detournes (en descendant depuis Mizan Teferi), dans le but d'aller vivre parmi eux sans aucun guide et en influant le moins possible sur leurs coutumes.

Bonnes ethiopiques a tous!
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Vol Éthiopie Saudi Arabian Airlines
bonjour, je souhaite partir en ethiopie cet ete. j'ai lu sur le forum que saoudien était une compagnie a éviter (problème d'expulsion d'éthiopiens depuis l'Arabie), mais les billets sont beaucoup moins chers qu'ailleurs. Est ce que plusieurs voyageurs ont des avis bons ou mauvais sur cette compagnie? merci
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Trekking en Éthiopie dans le massif du Simien
Bonjour,

J'aimerais partir en solo mi novembre-décembre en ethiopie. J'aimerais faire un TREK de 5-9 jours dans le Massif du Simien. J'aimerais organiser ce trek depuis là bas ( depuis Gondar ou Débark). Est-ce possible? Est-ce réaliste?

Ou, est-ce qu'il faudrait mieux que je le fasse avec une agence depuis la suisse (Terre d'aventure, UCPA, Club aventure)?

Je pense qu'un tout dans le massif du Simien est possible depuis là bas, mais je n'aimerais pas le faire dans 2-3 jours en restant quasiment toute la journée dans le bus.

En attendant vos suggestions, bonne soirée.
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Éthiopie avec bébé
Bonjour,

A partir de quel âge peut on emmener un enfant en Ethiopie à votre avis pour un circuit dans le nord en voiture avec chauffeur et en faisant attention à la (qualité) de l'hébergement ? Un bébé allaité, est ce inconscient ? Je précise que j'y ai effectué un cours séjour dans le centre l'année dernière mais ma femme ne connaît pas.

Merci d'avance à ceux qui connaissent bien le pays de leurs conseils.
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Ethiopie 2008 -3000 ans d'histoire en 10 jours
Pourquoi notre séjour là bas ? La présence sur place d’un ami français de longue date, qui nous a déjà fait partager son amour des pays exotiques, méconnus et riches de sites souvent classés au patrimoine mondial de l’Unesco.

Comment nous nous y sommes rendus ? Grâce à Internet, nous avons trouvé un circuit proposé par la compagnie aérienne locale:Ethiopian Airlines. Des contingences matérielles nous obligeaient à cibler une durée d’environ 10 jours sur place. Pour ce laps de temps, nous avons étudié le circuit nous permettant d’approcher, au mieux, les sites les plus intéressants de la destination. Adaptant un voyage existant, nous avons sillonné le pays par vols aériens afin de raccourcir les temps de parcours entre les points de chute envisagés. En effet, nous avions décidé de ne pas nous cantonner au seul nord du pays mais également de pousser vers l’est afin d’entrevoir une autre Ethiopie. Le sud, oublié lors de ce séjour, sera peut être une de nos prochaines destinations afin d’y rencontrer des ethnies maintenant des rites multiséculaires en voie de disparition.

Et maintenant, partons à la découverte de ce pays Jour 1: Arrivés à Addis Abeba après un vol d’environ 8 heures, nous avons tout d’abord découvert la ville grâce à notre ami qui nous a conduit à travers les grandes artères d’une ville récente (histoire vieille d’environ un siècle au plus) très vallonnée et où l’air se fait rare en raison de l’altitude. La visite d’échoppes d’artisanat nous a permis de faire connaissance avec les différentes ethnies que nous allions rencontrer au cours de notre périple. Ustensiles de la vie courante associés aux sculptures sur bois et même ivoire interdite bien sûr à l’exportation nous ont fait découvrir la multiplicité des religions qui s’entremêlent et se respectent mutuellement. Ici, la majorité de la population de confession orthodoxe croise une minorité musulmane dont elle adopte certaines pratiques en particulier lors des cérémonies religieuses. Ce premier jour nous a permis de nous acclimater à l’altitude et de rencontrer une population calme et disciplinée très différente de l’exubérance africaine telle que l’on se l’imagine. Le climat frais est peut-être une des composantes à l’origine de ce comportement.

Jour 2: Partis à l’aube, nous volons vers Bahar Dar. La ville est posée au bord du lac Tana, d’une superficie de 3500km² et parsemé de 37 îles. Quelques unes ont été le refuge de moines orthodoxes au cours de l’histoire mouvementée de l’Ethiopie lors du moyen âge. Ils y ont établi des monastères et des églises toujours en activité qui maintiennent les rites vieux de plus de 1500 ans. Les livres religieux sont écrits en gueze, écriture, d’origine sémitique, utilisée pour la seule liturgie. En canot, nous rejoignons la péninsule de Zéghé afin de visiter l’église Ura Kidhane Mehret bâtie en torchis et célèbre pour ses peintures du XVI ème siècle . De retour à Bahar Dar, nous faisons un crochet par l’île monastère où les peintures ont été restaurées durant le XIXème siècle.

L’autre centre d’intérêt de la région réside dans les chutes du Nil Bleu qui est le déversoir du lac Tana. Celles-ci, à environ 40 km de distance, sont accessibles après avoir traversé le fleuve en amont des chutes. Lors de notre passage en fin de saison sèche, le niveau des eaux est au plus bas et malgré cela, la vision de ces flots tumultueux à proximité desquels paissent des troupeaux de buffles est très apaisante

Jour 3: Un saut de puce en avion nous permet de franchir le lac Tana et de rejoindre Gondar, la première cité impériale éthiopienne de l’histoire récente. Nous d��couvrons un ensemble de châteaux et palais construits au cours des 17 et 18ème siècles sous la conduite d’architectes portugais et indiens ce que confirment des bas reliefs sculptés. L’instigateur de ces demeures quasiment uniques dans l’Afrique subsaharienne est l’empereur Fasiladès qui fixe sa capitale alors qu’auparavant celle-ci était itinérante en fonction de la situation politique de la région et de l’avancée des musulmans en provenance de l’est et du nord.

Cet ensemble de palais est complété par les bains impériaux, situés en contrebas dans la ville, toujours utilisés lors des fêtes de l’Epiphanie pour une purification en nombre des croyants orthodoxes. Nous visitons l’après midi l’église de Debré Birham au magnifique plafond du XVII ème siècle rempli de visages d’ange fixant les officiants et les fidèles.

Jour 4: Vol vers Lalibela, le site touristique emblématique de l’Ethiopie. A notre arrivée à l’aéroport distant d’une vingtaine de km, nos guide et chauffeur nous attendent pour grimper dans le village aux 11 églises monolithes construites à l’époque de nos cathédrales. Après avoir déposer nos bagages à l’hôtel où nous serons les seuls clients, nous rejoignons l’ensemble des églises situées en plein centre du village. La plus grande est protégée par un dais récent lui évitant l’érosion du temps ( Beta Medhane Alem). Il faut s’imaginer les architectes d’une telle œuvre creusant la roche sur une profondeur de 11 m.

La semaine sainte fait que chacun des sanctuaires visités résonne des chants liturgiques orthodoxes chantés en gueze par les prêtres. La visite se termine par Saint Georges, l’église à la forme de croix grecque et emblème du site. Des ermites se sont faits placer, à leur mort, dans des excavations des murs extérieurs et leurs momies se sont conservées au fil des siècles.

L’après midi, notre guide nous a proposé une excursion dans une église antérieure (Yemrehana Kristos) à celles de Lalibela dans un site distant d’une quarantaine de kilomètres. Cela nous permettra de voir la vie pastorale du centre de l’Ethiopie. Pour cela, nous prenons un 4 x 4 permettant d’avaler rapidement la piste qui nous mène dans un cirque montagneux cerné de forêts. Nous grimpons en tirant la langue la dernière pente qui nous sépare de la cavité rocheuse qui abrite l’église de style axoumite aux bandes horizontales marron et blanche en fonction du revêtement des murs. Derrière une paroi en parpaing empêchant l’approche des animaux et des importuns, nous découvrons protégées par le toit naturel de la grotte, deux constructions cubiques aux murs éclairés par de petites fenêtres. Le guide nous fait ouvrir la plus grande par le prêtre qui officie en ce lieu. Le faible éclairage des torches électriques nous permet d’admirer des peintures du XII ème siècle dans un bon état de conservation représentant l’ancien et le nouveau testament. Sorties du sanctuaire, l’officiant nous présente des exemples de croix en or et en argent massifs servant toujours lors des cérémonies et datant de plusieurs siècles.

Le fond de la grotte contient l’ensemble funéraire du roi fondateur de ces églises et des centaines de squelettes de pèlerins accumulés au fil des siècles. Jour 5: Changement de paysage lors de notre arrivée à Axoum, la ville la plus septentrionale de l’Ethiopie que nous allons visiter. Nous sommes à peu de distance de l’Erythrée, pays avec lequel l’Ethiopie a été longtemps en guerre et où la frontière n’est toujours pas sécurisée. L’altitude ayant baissé, nous sommes maintenant à 1800m, l’air est plus chaud et le temps toujours aussi beau qu’auparavant. A Axoum, nous faisons un bond en arrière dans l’histoire puisque la ville aurait abrité la reine de Saba et sa capitale à l’époque du roi Salomon c’est-à-dire plus de 1000 ans avant notre ère. Toute la dynastie des empereurs éthiopiens jusqu’à Hailé Délassié dont il serait le 256 ème successeur, est issue des amours de ces célébrités antiques.

De ce long passé, il reste des palais récemment découverts et des stèles énigmatiques que les archéologues ont du mal à faire parler. Il y a encore peu d’explication sur le rôle de ces monuments disposés sur des tombes royales vidées de leur contenu dès l’Antiquité, enfouies au pied de ces obélisques sculptées et hautes parfois de plus de 20m. La plus haute (33m) a été détruite au cours des premiers siècles de notre ère et pesait 335 t ce qui pose le problème de son érection et de son transport depuis la carrière distante de 4 km. La fin de la visite se termine par la descente dans la tombe du roi mage Balthazar.

Jour 6: Retour à Addis Abeba en avion pour le vendredi saint. Nous visitons la ville moderne et entrons dans le parc entourant les églises orthodoxes de la sainte Trinité, où est enterré Hailé Sélassié et de la colline d’Entotto, érigée à la fin du XIXème siècle par Ménélik II à l’origine de la capitale actuelle. Les cérémonies très suivies par une population profondément religieuse nous empêchent de visiter l’intérieur des monuments où il est nécessaire de quitter ces chaussures.

Nous entamons ensuite un parcours dans la ville païenne afin de visiter le marché d’Afrique le plus étendu : le Mercato. Nous le traversons en minibus, le guide ne préférant pas nous laisser seuls dans une foule où se mêlent toutes les ethnies du pays dans un entrelacs de boutiques et d’échoppes le long de ruelles traversées par des artères déversant des hordes de véhicules de toute sorte et de tous âges.

Jour 7: Départ très matinal d’Addis Abeba pour rejoindre Dire Dawa et Harrar. Nous quittons les hauts plateaux du centre pour l’est et la bordure du territoire afar. Nous trouvons une autre culture à la fois plus africaine et plus moyen-orientale que les régions visitées jusqu’à présent. Les costumes traditionnels sont plus colorés et malgré la présence d’une population musulmane, les voiles pour les femmes ne sont pas légion. La culture du tef, céréale à la base de la nourriture éthiopienne, est remplacée par celle du café et du qat, plante euphorisante qui se consomme dans toute la corne de l’Afrique et au Yémen. La vente sur les marchés s’effectue par les femmes qui trient les branches de ces arbustes afin de différencier les qualités suivant la fraîcheur et la verdure. Les prix varient ensuite du simple au quadruple. Les familles y engloutissent une part importante de leur revenu d’autant plus qu’ici, les femmes consomment le qat à la différence du Yémen où seuls les hommes sont usagers.

Lorsque nous pénétrons dans Harrar, c’est jour de marché à la fois chez les chrétiens et les musulmans qui se sont partagés les emplacements. A l’extérieur de la vieille ville, dans des traverses étroites, boueuses et parfois sous une lumière bleue, s’établit le marché chrétien et aux abords des murailles, les étals des marchandes musulmanes, aux vêtements très colorés, proposent le qat à des acheteurs très empressés. Passés l’enceinte des murs par l’une des cinq portes, nous découvrons des ruelles pavées qui sont associées chacune à une activité : bouchers découpant la viande fraîche et sanguinolente qui sera servie aux festivités de la nuit de pâques, tailleurs assis devant leur échoppe et s’agitant fébrilement sur leur machine à coudre mécanique afin de répondre à des clientes attentives et très décidées sur la mode. Les maisons blanchies à la chaux datent de plus d’un siècle et sont enserrées dans des murs ceinturant une cour qui protège la vie familiale.

Dans le dédale des voies étroites, nous atteignons la place principale de la vieille ville où la vie semble s’être arrêtée à l’aube du XXème siècle: Des ribambelles de mulets poussées par des femmes Oromos aux magnifiques costumes chamarrés portent des fagots qui servent de bois de chauffe. D’où une déforestation importante contrecarrée en partie par le remplacement par l’eucalyptus des espèces domestiques. Désuets pour nous, sont également les taxis d’Harrar : de vieilles 404 Peugeot bleues et blanches circulent encore, chargées d’un bric-à-brac hétéroclite. Les véhicules privés ne sont pas légion en raison du faible niveau de vie et les déplacements s’effectuent le plus souvent en bus sur de longues distances ou en taxi à l’intérieur des cités. La fin de l’après midi nous permet de faire des achats typiques dans les étals des marchés : cafetière servant lors de la cérémonie du café, savon de Somalie. A la nuit tombée, nous rejoignons les abords des murs de la vieille ville afin de voir un étonnant spectacle : le repas des hyènes. Nous pensions que cette saynète était réalisée pour les touristes. Non pas ! Tout d’abord nous n’étions qu’une dizaine à être entourée par ces animaux tachetés appelés par leur nom par un héritier d’une longue dynastie de nourrisseur de ces équarisseurs de l’Afrique. Tous les soirs, une douzaine de ces canidés rapplique de nulle part afin de festoyer avec des restes de carcasse apportées par cet homme. Il distribue les morceaux sur un bâton tenu à la bouche que chaque hyène vient arracher méticuleusement. Les touristes sont autorisés à faire de même mais peu y sont enclin.

Jour 8 : C’est le grand jour: en effet c’est Pâques et donc jour de fête pour les orthodoxes mais les musulmans en profitent aussi en raison d’une bonne entente au niveau religieux. Seules les chèvres n’apprécient pas car elles sont au menu des festivités et comme nous sommes dans un pays au faible niveau de vie, il n’y a pas de petits bénéfices et leur peau, si elle est de bonne qualité, est vendue à un négociant qui a pignon sur rue.

Après le petit déjeuner, nous continuons notre visite d’Harrar avec le passage quasi obligé à la « maison de Rimbaud », maison remise en état par l’Unesco où le poète, négociant en armes à la fin de sa vie ne vécut jamais. Tout l’historique de la ville est présenté dans ce musée de même que des témoignages du poète lui-même et ses impressions de la vie dans ces contrées lointaines dans la deuxième moitié du XIXème siècle.

Après ce passage dans ce qui aurait pu être un coin de France si la vérité malheureusement méconnue avait pu être respectée, nous poursuivons nos pérégrinations à travers Harrar. Nous ne verrons pas non plus la villa du navigateur et trafiquant Henri de Monfreid qui venait lors des fortes chaleurs à Djibouti se rafraîchir sur les hauteurs de Babille, ville que notre guide n’a pas voulu nous faire découvrir, l’après midi, en raison de risques tribaux. Il a préféré rester en famille pour fêter Pâques. Nous visiterons également la demeure où vécut enfant, Haïlé Sélassié dernier empereur d’Ethiopie, son père étant préfet de la région sous Ménélik II. Le musée ethnographique qui y a été installé, permet de découvrir les costumes et les us et coutumes à la fin du XIXème siècle.

Jour 9 : Après un dernier petit déjeuner pris sur la terrasse –restaurant de notre hôtel d’Harrar dominant toute la ville ancienne, nous prenons le chemin de l’Awash par une route de crêtes permettant d’admirer de profondes vallées verdoyantes parsemées de terrasses cultivées et de champs où paissent des troupeaux de chèvres et de bovins. Nous traversons peu de village, les maisons étant clairsemées au milieu des champs. Ce type d’habitat permet d’expliquer la valeur des coureurs de fond éthiopiens devant, dès leur plus jeune âge, parcourir de grande distance afin de se rendre à l’école du village. Les points d’eau constituent un lieu de rassemblement des enfants et des femmes qui viennent se ravitailler aidés par des mulets.

Durant ce temps, les pères sont dans les champs pour conduire l’araire tirée par des bœufs, comme on peut se l’imaginer il y a quelques siècles chez nous.

L’heure tourne et bientôt nous quittons la montagne pour rejoindre l’Awash et la route menant à Djibouti. La fraîcheur fait place à une chaleur torride, à un temps voilé. C’est à ce moment que nous choisissons de crever ce qui nous retarde et nous fait avaler nos dernières réserves de boisson. L’arrivée a l’hôtel est bien venue et nous pouvons nous reposer avant d’aller visiter un parc animalier en fin d’après midi. Nous ne croiserons pas de grands carnivores ni les herbivores africains que l’on imagine trouver lors d’un safari. Nous apercevons des dik-diks, des oryx aux longues cornes rectilignes. Toutefois, nous verrons le dernier lion abyssin, en cage, et le long de la rivière Awash, un crocodile et des singes colobes. Dans ce parc, le site le plus intéressant que nous approcherons, sera constitué par les chutes de la rivière Awash plus sauvages que celles du Nil bleu.

Jusqu’à la nuit, notre chauffeur- guide tentera de nous faire observer des grands koudous mais nous observerons seulement un groupe de pintades, un renard et quelques lapins. Le soir, nous fréquenterons le « buffet de la gare d’Aouache », cité dans tous les guides touristiques d’Ethiopie mais qui a perdu de sa superbe.

Jour 10 : Retour à Addis après avoir visité de fond en comble la gare d’Awash. La ligne Djibouti –Addis est en cours de réfection et plus aucun train ne la parcourt. C’est pourtant le seul lien qui permet de joindre et d’approvisionner l’Ethiopie depuis l’océan indien si l’on veut éviter la noria de camions.

La chaleur est moins accablante que la veille et nous en profitons pour admirer le paysage volcanique du rift, à l’endroit même où l’Afrique est en train de se fractionner en deux. A partir de Debré Zeit jusqu’à Addis sur une bonne cinquantaine de kilomètres, nous faisons du touche-touche avec les véhicules qui projettent des fumées noires en raison de mauvais réglages et de l’altitude. L’après midi, nous visitons le musée national éthiopien où nous croisons une copie du squelette de notre ancêtre vieille de 3 millions d’année: Lucy trouvée par Y.Coppens dans les territoires Afars. Une exposition temporaire retrace la vie du premier grand coureur africain :Abébé Bikila, vainqueur de 2 marathons olympiques dans les années 60.

Le soir, dîner de gala chez notre hôte dans sa résidence située à l’intérieur de l’ambassade de France. Nous côtoyons des invités de la bonne société éthiopienne, ou assimilée.

Jour 11 : Dernier jour en Ethiopie, nous profitons du cadre magnifique dans lequel se situe ce petit coin de France pour nous reposer de nos levers matinaux. Nous commençons à rassembler nos souvenirs matériels et moraux, les images fortes qui ont marqué notre voyage.

Le repas partagé avec notre ami, nous partons faire nos dernières emplettes alors que la pluie tant attendue va venir perturber cette fin de circuit.

Encore quelques heures et nous serons de nouveau dans l’avion qui nous ramènera en France et nous laissera avec nos souvenirs d’un superbe voyage où s’entremêlent, déjà, les pierres d’un château, les peintures d’une église, la chute d’une rivière, le toit vert d’une mosquée, et les dromadaires, les ânes, les taxis bleus et blancs, les obélisques de granit. A l’aéroport de Bolé, un dernier clin d’œil: Dans ce pays de coureurs à pied, nous croisons le plus grand sauteur à la perche de tous les temps: Sergueï Bubka
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Itinéraire de 3 semaines en Éthiopie
Bonjour

Nous envisageons de partir pour 3 semaines au mois de Juin pour l’Ethiopie. Déjà est-ce que cette durée n’est pas trop longue ? Pourtiez-vous nous conseiller un itinéraire avec aucun risque de sécurité.Le but serait de rencontrer la population faire de belles randonnées, admirer de beaux paysages, observer les bêtes sauvages ... Sans faire que de la route sans arrêt mais savoir se poser et apprécier. Est-ce qu’un périple sur Djibouti est intéressant ? Je sais que si on part avec Ethiopian Airlines les vols intérieurs sont moins chers donc cela serait un gain de remps Merci pour vos recommandations et votre aide. A bientôt Gilles
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Piégeac en Ethiopie
Si certains d’entre vous souhaitent se faire pigeonner, j’ai une bonne adresse : Jinka Resort Hotel (à Jinka, bien entendu). Pour 460 birrs (ce qui est un des prix les plus élevés d’Ethiopie et place cet hôtel dans la catégorie « grand luxe »), j’ai eu droit à une assez grande chambre, lumineuse et plutôt agréable…sans eau. Arrivant d’une longue étape, je l’ai immédiatement signalé à la personne qui m’avait conduit à cette chambre. La réponse fut : « Je m’en occupe ». Après une demi-heure d’attente, ma compagne est allée rappeler la situation à la réception et a obtenu la même réponse. Après une novelle demi-heure, c’est notre ami Ethiopien qui est allé réclamer. Il lui fut répondu que les choses seraient normales à partir de 17 heures. A 17 heures 30, toujours rien. Je suis allé voir le directeur qui m’a fait un cours sur le fonctionnement du chauffe-eau (qu’il ne connaissait manifestement pas bien). L’ayant contraint à venir constater sur place, sans reconnaître l’anomalie, il m’a proposé de changer de chambre, ce que j’ai accepté. J’ai eu une chambre où j’ai pu prendre une douche. Mais elle était beaucoup plus petite et plus sombre que la première (mais au même prix) et il a été impossible à ma compagne de dormir tant il y avait d’insectes. Puces et cafards de toutes sortes en nombre tel que je n’avais jamais vu dans les hôtels d’Ethiopie où j’ai eu l’occasion de séjourner. Le lendemain matin, vers 7 heures…pas d’eau. Voilà ce que j’ai obtenu pour le prix des meilleurs hôtels d’Arba Minch, d’Awasa, de Lalibela et autres lieux.
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Éthiopie: les Surma
J'aimerais aller chez les Surma, j'ai quelques infos concernant le parcours, Addis, Jimma, Mizan Teferi, que l'on peut faire en bus mais après, comment faire sans voiture? surtout, est-ce faisable sans voiture? si oui, faut-il prévoir des marches de longue durée ? si on part en voiture, jusqu'où peut-on aller? les pistes sont comment? doit-on prendre des guides? où? Voyage prévu en novembre, Merci à tous
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Visa pour Djibouti à la frontière éthiopienne?
Salut Actuellement au Caire, je dois rejoindre Djibouti pour travailler pour l'ADR (qui fais un appel aux bénévols dans les forums d'humanitaire) Je descends par le Soudan et l'Ethiopie mais ici au Caire, l'ambassade de Djibouti est un peu longue pour délivrer les visas et il me manque une lettre de confirmation de ma mission que je dois recevoir par fax Or il faut que je parte au plus vite Sauriez vous s'il est possible d'obtenir un visa temporaire à la frontière Ethiopie/Djibouti ? J'entrerai dans le pays par le train : Addis Abeba-Djibouti Merci d'avance
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Retour d'Éthiopie
Retour d Ethiopie Apres 4 semaines en Ethiopie je suis prêt a répondre a vos questions si vous êtes intéressés
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Avis itinéraire d'un mois en mode backpackers en Éthiopie
bonjour à tous,

Nous voyageons actuellement en mode backpackers mon mari et moi, et nous arriverons en Éthiopie dans quelques jours... je n’ai pas vraiment l’habitude d’écrire sur des forums, mais j’aurai bien besoin d’un petit coup de pouce.

Nous avons 1 mois à disposition, et nous comptons faire la boucle du Nord le tout uniquement en bus (nous volons avec Kenya Airways). J’ai donc toute une série de questions qui me trottent dans la tête. L’itinéraire plus ou moins serait le suivant:

- ADD (2nuits) - BAHIR DAR (2nuits): j’ai lu qu’une longue journée suffisait pour faire le lac Tana et les chutes du Nil. Après 10h de bus la veille pour arriver depuis ADD est-ce envisageable de trouver une agence et enchaîner sur la visite?

- GONDAR(1nuit): la distance en bus Bahir - Gondar est de 3h? Si le bus arrive dans la matinée/midi, l’après-midi est-il suffisant pour visiter la ville?

- SIMIEN (3nuits), j’ai noté les coordonnées du guide DAVE, je dois encore le contacter. Pouvez vous me donner une idée de prix? Le départ/arrivée est de Gondar ou de Debark? À l’arrivée est-ce facile de trouver un transport pour AXOUM?

- AXOUM (4nuits): il serait peut être mieux d’y passer 3 jours? Certains disent qu’une journée suffit à la visite des églises, mais ne serait-ce que pour récupérer du trek Simien... C’est à partir de là qu’il est mieux de réserver la visite du Tigray? 1jour ou 2 jours? À la fin du circuit, est-il possible d’aller directement à Mekele?

- MEKELE (2nuits): comme base pour visiter Dallol (j’ai lu que certaines excursions partent à 4h et retour à 16h). Nous avons très envie de voir la dépression du Danakil, par contre j’ai lu que le volcan Erta Ale ne valait pas le coup..

- LALIBELA(5 nuits): j’ai également pris note d’un guide des recommandé, Mareg pour faire éventuellement un trek autour de Lalibela. Combien de temps me conseillez vous d’y passer? Le retour en bus sur ADD prend 2jours... comment est le trajet??

En faisant comme ça, il resterai 3/4 jours disponibles depuis ADD pour visiter un parc dans le Sud... mais j’ai peur que ça nous oblige à courir tout le temps...

Je remercie déjà tous ceux qui auront la gentillesse de me donner leurs conseils ☺️
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