Comme pour beaucoup de voyageurs, le Coronavirus a perturbé nos plans pour cette année. Notre road trip au Pérou est tombé à l’eau et la fermeture des frontières ne nous permettait pas de quitter la Suisse.
Heureusement, en Suisse, nous n’avons pas subi un confinement strict et nous pouvions nous déplacer librement dans le pays, en respectant certaines règles (distance de 2 mètres entres les personnes, rassemblements de maximum 5 personnes). De plus, une semaine avant notre départ, les magasins, restaurants et musées pouvaient ouvrir. Par contre, les campings, télécabines et télésièges sont restés fermés jusqu’au 6 juin.
Nous avons décidé de ne pas préparer un itinéraire fixe. Le but principal était le canton des Grisons que nous connaissions très peu. Pour y aller et pour revenir, nous avons traversé d’autres cantons où nous avons profité de faire des visites et randonnées. Certains endroits nous étaient bien connus, mais les voir sans les touristes habituels, asiatiques, indiens et américains, change complètement la perception des lieux. Imaginez, le fameux pont de la Chapelle à Lucerne, sans les hordes de touristes asiatiques qui l’envahissent tous les jours.
Nous avons loué un van, afin d’être autonome et libre. Notre choix s’est porté sur le VW California Ocean. Ce van est passe-partout, on peut facilement emprunter toutes les petites routes de montagnes et se parquer partout. Seul inconvénient, il n’a pas de salle de bain. La douche se fait à l’extérieur (eau froide), mais nous avons des toilettes portables. Le California Ocean est équipé avec une petite cuisine (un réchaud à gaz avec deux feux, un frigo de 42 litres, un petit évier). Il y a des placards sous la cuisine, au-dessus de la banquette et à l’arrière, ainsi qu’un grand tiroir sous la banquette. Les sièges avant se tournent, il y a deux tables, une à l’intérieur et une autre, encastrée dans la portière, pour l’extérieur. Les deux chaises pour l’extérieur sont encastrées dans la porte du coffre. Le toit se lève, on peut donc se mettre debout à l’intérieur du van. Le lit sous le toit est confortable, avec son sommier sur lequel sont fixé des ressorts. Un store extérieur nous protège du soleil lorsqu’on est à l’arrêt. Le chauffage stationnaire est bien agréable pour chauffer l’habitacle lorsqu’il fait froid. Il y a aussi plusieurs prises, dont une qui fonctionne avec la deuxième batterie et permet de charger le téléphone, tablette, etc. la nuit. Bref, ce petit van est vraiment fonctionnel.
Au dernier moment, nous avons décidé de prendre notre chien Tidou avec nous. Il a fallu adapter nos randonnées et visites. Eh oui, notre Tidou n’est plus tout jeune et il a des soucis avec son dos. Nous avons acheté un sac à dos spécifique, pour pouvoir le porter en terrain abrupte et lorsqu’il sera trop fatigué.
Nous avons chargé l’application park4night sur nos iPhones. Cette application est bien utile pour trouver des emplacements pour passer la nuit. Contrairement, à ce que l’on peut souvent lire, nous n’avons rencontré aucune difficulté pour passer la nuit. Le camping sauvage est donc possible en Suisse, si on ne s’installe pas pour plusieurs jours au même endroit. Concernant l’eau potable, on trouve de nombreuses fontaines, le plus souvent avec de l’eau potable.
je sors de mon habituelle part de forum (russie, meme si j'ai pas le temps, je veux faire le transiberien!) pour poser une petite question a toute personne ayant envie de mettre en marche son sense de la creativite et son imagination.
je vis a geneve, mais je suis en ce moment a boston, massachusetts, pour une anne de sejour linguistique. le 5 mai prochain, nous fetons International day dans mon ecole. etant donne que c'est une ecole de langue et que nous ne sommes que des etrangers, chaque eleve est invite a utiliser une chambre de classe pour presenter son pays. je me suis donc inscrite avec une fribourgeoise.
voila donc ma question: que vous soyez suisses ou non, que pourrions-nous mettre dans cette piece? le but est de presenter la suisse a des eleves qui n'y sont peut-etre jamais allees, qui viennent de colombie, coree, russie ou indonesie (et oui, c'est pas mal diversifie). ca peut etre n'importe quoi, de la musique, de la nourriture, des photos, des dances et si on arrive a se trouver une vache, pourquoi pas? le budget n'est pas enorme (50 dollars), donc l'idee est de bricoler.
j'attends toutes vos suggestions, conseils ou commentaires.
Bonjour je cherche des trains panoramique qui vont en montagne, dans la nature en hiver en Suisse. Donc soit des trains panoramique ou des trains touristiques qui amènent les gens vers des glaciers, des lacs ou des vue panoramique mais en hiver, se qui réduit bien sur les possibilités vue la neige sur certaines voies.
Voila je cherche surtout dans la partie Ouest de la Suisse. Je cherche surtout à me balader en train pour voir du paysage , les stations de ski ne m'intéressent pas trop.
Peut-on dormir sans problèmes dans l'aéroport de Bale ou a-t-il une heure de fermeture (arriver à minuit pour prendre un avion vers les 6 heure)? Comme je viens d'ailleurs, je me dis qu'un petit aéroport suisse c'est peut-être différent?
On parle souvent de la date d’ouverture du col du Gothard (la route pavée, pas le tunnel) mais jamais de sa date de fermeture. La route du col est elle généralement ouverte début octobre? J’aimerais l’emprunter à vélo pour aller à Rome.
Ce n’est pas renseigné sur le site du TCS. Je n’ai pas tellement envie de prendre le train et ne veux pas être prise au dépourvu par la neige. Merci pour votre aide.
Bonjour,
Demain je dois me rendre à l'aéroport de Genève, ne souhaitant pas prendre de vignette j'ai recherché un itinéraire qui contournerais l'autoroute . Je dois donc passé par le viaduc de lecu, mais Google map me met en garde contre une fermeture possible selon les heures et les jours. Avez vous des renseignements à ce propos?
Je vous remercie d'avance
Est-ce que quelqu'un a plus ou moins récemment passé la nuit à l'aéroport de Genève?
En fouillant dans les forums, certains disent que c'est possible, malgré la fermeture de l'aéroport entre minuit et 4H. Pour ceux qui l'ont fait, les messages dates de quelques années en arrière, peut-être les règles ont-elles changé depuis... J'ai un vol très tôt le matin et ne peux pas me permettre de réserver l'hôtel. Je me fiche de bien dormir ou pas, j'aimerai juste me mettre dans un coin en attendant mon vol. ^^
Je pars fin juin de Strasbourg en direction de Gênes (Italie) et je dois pour cela passer par le tunnel du St-Gotthard en Suisse.
Ayant appris la fermeture momentanée de ce tunnel, je voulais savoir quel était le meilleur itinéraire afin de contourner ce tunnel sans pour autant passer par la France ou avoir à franchir des cols trop abruptes.
Je vais aller à bâle , faire une journée sur place, je me posait quelque question.
Es que sur bâle l'euro est accepté ou je suis obliger de faire du change.
Et ensuite je me demande, si je vais faire un tours au zoo de bâle, es que le tarif à 12 franc suisse est valable pour moi si je montre ma pièce d'identité vu que j'ai moins de 26 ans ? Car ca fait toujours ca de gagner entre 12 franc et le plein tarif à 18 franc suisse.
Ayant le projet de rejoindre l'Autriche via le sud de la Suisse en Juin 2014 Quelqu'un peut il me confirmer que l'itinéraire suivant est possible en camping car (en raison des cols de haute altitude): Chamonix RN 506 Martigny A9 Sion Brig (Furkapass) Andermat RN19 (Oberalp pass) Chur Liechtenstein Feldkirch (Autriche) Les guides déconseillent et proposent le ferroutage pour le Furkapass mais rien pour l'Oberalp pass. Pour l'Autriche merci aussi de vos conseils notamment de stationnement nocturne. D'avance merci de votre expérience; Amitiés campingcaristes
Cet été je planifie de faire un tour à vélo avec 5 amis. L'année passée nous sommes aller de Fribourg ( ma ville) jusqu'au lac des quatre cantons et nous avons énormement apprécié.
J'ai fais pas mal de recherche et mon seul problème est de trouvé le meilleur moyen de passer nos alpes.
Nous irions donc jusqu'au lac de Brienz et de là la meilleure possibilité semble de passer le Grimselpass. Par contre après ça se complique, devrait-on prendre le col du Nufenen et après se rendre facilement jusqu'à Airolo ou alors passer le col de la Furka et le col du St-Gothard?
Je ne sais pas vraiment quel choix faire, Nufenen semble plus physique mais plus court, le St-Gothard moins facile à cause de ces pavés.
Donc je voulais savoir si vous aviez plus d'information sur la difficulté physique et la possibilité (et plaisir) de ces deux solutions.
Ha et en passant, on va ( si possible) dormir sous tente donc peut-être faut-il prendre ça en compte au niveau du choix de col.
Bonjour à tous, chers "forumeux", amis Suisses, Français, ou d'Ailleurs!
Je commence à travailler au 1er Mars à Genève mais serai résident coté frontière française. Je suis donc en train de m'occuper de toutes les démarches pour pouvoir réussir au mieux mon déménagement ainsi que mon installation sur place.
Je me trouve par contre avec 2 questions qui me préoccupe plus que certaines; à savoir:
1°) Je dois ouvrir un compte en Suisse pour le versement de mon salaire: les travailleurs frontaliers / résidents suisses peuvent-ils me faire part de leur expériences ?
Comment optimiser le transfert entre banque suisse et banque française en terme de couts (sans pour autant opter pour un taux de change fixé avec la banque en France?
Quels sont les points importants dont il faut absolument parler avec le conseiller (j'avais lu sur le forum un message de Knibe ou Vic disant qu'il pouvait y avoir des frais relatifs à la fermeture du compte) , en bref, pouvez vous me donner vos avis sur les points à ne pas oublier.
2°) Je cherche un logement à Ferney Voltaire ou Prevessin, si quelqu'un a des pistes / offres à proposer, ou quitte un logement dans ces villages....merci de m'en faire part par MP
Je vous remercie d'avance pour votre aide!
PS: J'ai bien évidement lu les messages relatifs à ces sujets figurant sur e forum avant de poster mon sujet!
Bonjour,
Nous passerons ce week end dans la région d'Interlaken (nous serons logés à Grindelwald).
J'aimerais avoir vos suggestions de visite, de lieux à ne pas manquer (bon, en 2 jours, on n'aura qu'un petit aperçu de la région).
Nous pensons prendre le train pour le Jungfraujoch. Y-a-t-il des possibilités de réduction ? (excepté le 1e train du matin qui part à 7h !).
Avez-vous d'autres suggestions de visite ? Nos points d'intérêt sont surtout les sites naturels, les villes ou villages typiques et les balades en pleine nature. Nous aimons aussi les "routes panoramiques" en voiture.
Y-a-t-il une balade à ne pas manquer (pas trop longue, ni trop escarpée car nous serons avec nos enfants de 4 et 6 ans -- ceci dit, ils aiment marcher et ont un bon rythme de marche) ?
Je pars en Italie le 03 août en voiture et je rentre le 30 août, l'année dernière j'y suis allée en passant par le gothard, pour l'aller il n'y a pas eu de problème mais pour le retour en août il était fermée (cause travaux !), et nous avons été déviés. j'aimerai savoir avant de partir si des fermetures du tunnel sont prévues à cette période, afin d'envisager un autre itinéraire éventuellement. D'avance merci à Tous
Je poste mon premier message sur ce forum car j'ai besoin de conseils !
Nous sommes un petit groupe à partir en camionnette de Strasbourg jusqu'à Livourne où nous devons prendre le ferry à 8h le samedi 24 Août au matin (et donc y être 2h avant).
L'itinéraire le plus logique nous fait passer par le tunnel du Saint Gothard (vers 23h le vendredi 23/08) et j'angoisse au niveau du traffic car si nous ratons le ferry nos vacances risquent d'être gâchées...
Quelqu'un aurait un retour d'expérience à me faire sur le traffic à cette période ? Nous avons prévu de regarder le traffic en temps réel, mais en cas de soucis, avons-nous une alternative qui ne nous ferait par perdre trop de temps?
Bonjour, en janvier 2017 j'ai acheté un billet d'avion via Iberia Zurich, la Havane avec escale à Madrid.
Pour le retour, en raison d'un imprévu, je souhaiterais m'arrêter à Madrid sans prendre la dernière correspondance Madrid/Zurich.
J'ai voulu faire ce changement auprès de la compagnie, et annuler ce dernier vol, mais cela m'aurait coûté 1000 euros (soit le double du prix du billet).
Ainsi, j'aimerais savoir s'il est tout simplement possible pour moi de m'arrêter à Madrid pour le retour, et s'il faudra que j'informe à l'embarquement ? Faut-il nécessairement que je prenne un bagage cabine dans ce cas, car je ne pourrais récupérer mon bagage en soute pendant la durée de correspondance ?
Comme le poste à suscité pas mal d'attention (700 lectures en une semaine), je vous propose un second extrait de mon aventure sur le chemin de Compostelle depuis la Suisse. A lire plus bas !
Salut à tous !
Au début du printemps de l'année passé (avril 2013) je suis parti à pied sur le chemin de St-Jacques de Compostelle depuis Lausanne en Suisse. A ce moment, j'ai 23 ans, je viens de terminer mes études en tourisme et suis en ce que l'on appelle "année sabbatique" (année de congé que l'on prend à la fin de ses études pour voyager et prendre du recule). Je décide de façon toute à fait irrationnelle en l'espace de 3-4 semaines de partir sur le chemin de St-Jacques de Compostelle et d'y expérimenter le détachement matériel et monétaire.
Je pars sans montre, sans téléphone portable, sans rasoir à barbe (oui ça me fera une sacrée barbe au final !), sans carte bancaire et avec un montant de ~500€ pour un voyage estimé à 100 jours de marche sur ~2'000 kilomètres. Je n'ai évidemment pas de billet de retour depuis Compostelle car je ne sais pas à quel moment j'atteindrai le kilomètre 0 du chemin. Et j'embarque un pote dans l'aventure qui m'accompagnera jusqu'au Puy-en-Velay (à 18 jours de marche, 430 kilomètres).
J'arrive à Compostelle après 90 jours de marche, 2'200 kilomètres parcourus (j'ai fait un petit détour en chemin) et 350€ en poche (oui le chemin est magique, je peux très bien vivre sans argent durant des périodes d'une semaine/dix jours)...
Aujourd'hui, 16 mois après mon retour en Suisse, je suis en train de rédiger un livre sur cette aventure à la fois humaine et spirituelle, difficile à vivre et magique, vallonnée et régulière. Je vous en propose ici un extrait. Nous en sommes à notre troisième jour de marche. Nous avons passé la nuit au bord du lac Léman en Suisse, entre Lausanne et Genève, et n'avons plus de provisions de nourriture...
Le lendemain matin je suis réveillé par les rayons du soleil et le clapotis des vagues contre le bord du lac. C’est plutôt agréable comme sensation. Je me sens étonnement bien malgré les vingt-cinq kilomètres de marche que nous avons parcours la veille presque contre notre gré. J’ai aussi passé une bonne nuit de sommeil. Je pense que l’air frais sur mon visage – même si initialement je craignais de dormir dehors – à fait énormément de bien à mon corps. Je pensais me lever courbaturé de douleur pour avoir dormi par terre après la journée intense de la veille, mais il n’en est rien. Ce que je considérais à priori comme un échec (le fait de se retrouver dehors pour notre deuxième nuit de voyage) s’est révélé plutôt bénéfique au final.
Je rédige mes « pages du matin » dans mon cahier de voyage alors qu’Oscar prépare un feu sauvage pour faire chauffer de l’eau dans une casserole qu’il a emportée dans son sac. Ce matin notre petit-déjeuner est composé exclusivement d’un thé servi dans une bouteille en plastique avec un peu de sucre. Nous avons les deux faims et sommes d’accord sur le fait qu’il faudra être plus efficace que la veille pour trouver de quoi se nourrir aujourd’hui. Nous prévoyons de faire un tour à travers Nyon et de nous présenter dans les boulangeries ou autre commerces d’alimentation pour demander du pain de la veille ou autres invendus.
Nos sacs sont prêt et nous amorçons la monté depuis le bord du lac en direction du bourg. Nous arrivons sur une place d’où nous apercevons un apéritif en plein air avec tables, boissons, pâtisseries, fruits… Ni une ni deux je propose à Oscar que l’on essaie de s’y incruster. En arrivant nous sommes tout de suite remarqués par les personnes présentes, normal avec nos dégaines de pèlerins tout juste sorti du lit !
Je lance sur un ton amusé à un homme qui s’est tourné vers nous :
- Vous acceptez aussi les pèlerins à votre apéro ?
Il me répond en souriant que je dois m’adresser à leur maire – organisateur de l’événement – qui se situe à quelques mètres de lui. Je m’approche et reformule ma question. L’homme me répond un brin agacé que cet apéritif est organisé pour les collaborateurs de la mairie. Puis il ajoute, voyant que la question bien que posé sur le ton du rire est sérieuse (on doit quand même avoir l’air d’avoir faim j’imagine) :
- Vous pouvez peut-être repasser à la fin de l’apéro, s’il reste quelque chose…
Je lui réponds que ce serait avec plaisir et lui demande à quelle heure.
- Vers les midis… Nous répond-t-il.
Bien. Nous avons déjà au moins une option si nos recherches de nourriture à travers la petite ville devaient restées vaines jusque-là.
Nous continuons notre chemin à travers Nyon et apercevons une boulangerie. Nous décidons de nous y rendre en expliquant que nous sommes des pèlerins sur le chemin de St-Jacques de Compostelle et en demandant s’ils seraient d’accord de nous céder du pain de la veille ou autres invendus. Premier essai, première réponse négative :
- Non, ce n’est pas quelque chose que nous faisons.
Mince ! Bon continuons. Deuxième boulangerie :
- Non, le pain de la veille ils viennent le chercher chaque soir à la fermeture.
Un peu plus loin, nous tentons un troisième essai : même réponse que la deuxième…
Un peu démoralisés nous nous décidons à attendre midi pour aller voir si le maire tiendra parole en nous donnant quelques restes de son apéro. En Suisse lors d’un apéro – qui plus est, organisé par l’Etat – normalement il y a toujours quelques restes.
A midi, nous sommes de retour sur la place de la mairie où nous retrouvons notre maire. Nous l’abordons en disant :
- Re-bonjour, on est venu voir s’il y a quelques restes pour nous comme convenu…
Le maire nous informe qu’il attend encore quelques collaborateurs mais nous propose une pomme et un jus de fruit. Ce n’est pas grand-chose, mais déjà de quoi mettre en route notre estomac.
Nous nous mettons à discuter. Notre interlocuteur nous demande des détails de notre voyage. Depuis quand sommes-nous déjà en route ? Combien de kilomètres y a-t-il jusqu’à St-Jacques de Compostelle depuis ici, etc. Je réponds à ses questions et explique la dimension non-monétaire dans laquelle nous souhaitons réaliser notre voyage - d’où le fait que nous soyons venu quémander de quoi manger à cet apéritif. Oscar rajoute que nous avons passé la nuit au bord du lac avec comme seul petit-déjeuner un thé préparé sur un petit feu improvisé. Le maire étonné nous demande alors :
- Et vous n’avez pas été inquiété sur la plage pour dormir ?
Nous répondons naïvement :
- Non, non. Il y avait bien quelques personnes sur la place jusqu’à minuit, mais nous n’avons pas été dérangés.
- Quand je vais ai demandé si vous n’avez pas été inquiété je pensais à la police, parce que faire du camping sauvage sur la commune de Nyon c’est interdit normalement.
Oups, nous avions un peu oublié que nous étions en face du maire en personne ! Mais il ne nous en veut pas. Il nous demande où nous allons passer la nuit suivante. Nous l’informons que nous allons reprendre la route en direction de Genève et que nous dormirons à plusieurs kilomètres d’ici…
Au final, nous aurons encore droit à une pomme, mais rien de plus. Nous n’insistons pas et reprenons notre route à travers Nyon. Deux fruits et un jus ça n’est pas suffisant pour que nous quittions tout de suite la ville, surtout que nous ne savons pas si nous passerons par d’autres magasins d’alimentation prochainement. Je propose la solution d’urgence à Oscar : aller au restaurant Migros qui est en libre-service et nous servir à manger dans les assiettes de restes que les gens déposent dans les charriots de débarrassage à la fin de leur repas.
Oscar valide ma proposition et nous voici sur place. Les restaurants Migros en Suisse sont des lieux peu compliqués. On peut s’y rendre pour boire un thé ou manger quelque chose en se servant soi-même au buffet et en passant à la caisse où l’on reçoit un ticket qui certifie que l’on a bien payé les éléments que l’on est en train de consommer. A la fin du repas, on prend son plateau et on l’amène sur des charriots que le personnel vient régulièrement changer lorsque ceux-ci sont pleins.
Avec Oscar nous prenons place à une table et nous nous servons de deux verres d’eau du robinet dans des verres en plastiques qui sont à disposition gratuitement. Nous nous équipons également de deux fourchettes disponibles à la sortie des caisses pour la suite.
Le plan est simple : nous sommes assis face-à-face, chacun guettant ce qui se passe dans une moitié du restaurant. Lorsqu’un client se lève pour débarrasser son plateau-repas, il s’agit d’identifier s’il y a des restes intéressants dans son assiette.
Bien que l’idée vienne de moi, c’est Oscar qui passe à l’action en premier : il nous ramène une salade à peine touchée. C’est un bon début. Il me faut un peu de temps pour me mettre dans le bain, au début je suis encore trop freiné par le regard de gens. Mais au final nous prenons goût au jeu et enchaînons les restes laissés par les clients du self-service : assiette à frites à moitié mangée, carcasse de poulet encore bien garnie, légumes, encore des frites et du poulet… Nous passons plus ou moins inaperçu. En fait, je ne regarde pas autour de nous et je m’en fous de ce que pensent les gens. J’ai faim et il y a de bonnes choses à manger gratuitement. Ces aliments ont été payés donc il n’y a pas de raison de s’en priver. Nous restons une quinzaine de minutes sur place avant de nous éclipser…
En début d’après-midi nous quittons finalement Nyon en rigolant de vive voix en repesant à la manière dont nous nous y sommes pris pour assouvir notre faim. D’abord l’épisode avec le maire à qui nous avons raconté comme nous avons fait du camping sauvage sans autorisation sur sa commune, et puis ensuite la scène du restaurant Migros où nous avons joué aux piques assiettes.
Aujourd’hui il faut beau pour la troisième journée consécutive mais la pluie est annoncé pour la soirée. Nous marcherons très probablement moins que la veille pour éviter de nous surmener, et commencerons nos recherches d’hébergement suffisamment tôt pour ne pas être surpris par la pluie.
Après quelques kilomètres, le chemin nous amène au travers d’un petit village dans lequel un magasin d’alimentation se présente. Quelques réserves de nourritures seraient bonnes à prendre, nous décidons donc d’y adresser notre demande malgré les nombreux refus que nous avons récemment essuyés en ville de Nyon. Oscar formule notre sollicitation à la caissière qui nous demande de patienter le temps d’appeler la propriétaire du magasin. Cette dernière se rapproche et je reformule notre demande. Après un bref instant, le temps de saisir notre demande apparemment inhabituelle, je vois les traits du visage de notre interlocutrice s’adoucir pour devenir un sourire. Elle nous répond par la positive et se dirige vers l’étagère de boulangerie. Elle emballe quatre croissants dans un petit sachet en papier, avant de continuer vers les rayons des fruits où elle emballe cette fois deux oranges, deux pommes, deux bananes.
- Voilà et bonne route.
Nous la remercions chaleureusement avant de nous diriger vers la sortie. Dans le magasin, des clients nous jettent des regards mêlés de curiosité et d’étonnement. C’est un étrange sentiment pour moi, je suis un peu gêné mais ça va. Je suis surtout très touché par la générosité dont a fait preuve inconditionnellement cette dame. Son geste me va droit au cœur.
Arrivé dehors, nous nous exclamons :
- Purée comment ça fait trop plaisir !
- T’as vu comment ça s’est passé ? Au début je pensais qu’on allait se prendre un refus dans la tronche, mais la proprio était trop sympa !
- On a quatre croissants et six fruits mec. C’est la fête !
Toutefois, avant de nous mettre à manger, nous décidons de marcher une certaine distance pour ne pas que l’on nous voit nous goinfrer directement à côté du magasin. Nous ne voulons pas avoir une attitude qui pourrait paraître irrespectueuse.
Nous passons la suite de l’après-midi sans nous presser, faisant une pause pour profiter de ce que nous avons reçu à manger et prévoyant de guetter les occasions où nous pourrions nous mettre à chercher un endroit où passer la nuit. Nous voulons éviter à tout prix le scénario d’hier qui nous a poussés à dépasser largement les 20 kilomètres de marche, sans savoir réellement où nous voulions nous arrêter pour la nuit.
Aux alentours des 17 heures, nous arrivons à Commugny, un petit village du canton de Vaud peu avant de passer sur le sol genevois. Nous passons à côté d’une église devant laquelle se trouve un sceau pour les pèlerins. Nous tamponnons notre carnet et nous arrêtons pour réfléchir. Est-ce que nous commençons nos recherches d’hébergement ici ?
C’est qu’il n’y a pas grand monde dans les parages et nous ne nous voyons pas aller sonner chez des gens pour leurs demander l’hospitalité… Nous décidons de faire un tour dans le coin pour voir si nous trouvons un endroit du village plus fréquenté où nous pourrions éventuellement aborder des gens afin de les solliciter comme hospitaliers spontanés.
Après avoir un peu marché nous arrivons dans ce qui semble être le centre du village. Le bâtiment communal s’y situe ainsi que la déchetterie qui crée beaucoup d’aller et venue de gens qui viennent amener leurs déchets. Nous abordons une dame. Nous nous présentons en expliquant que nous sommes à la recherche d’un endroit où passer la nuit. Elle nous informe qu’il existe un accueil jacquaire dans le village. Il s’agit de gens qui accueillent bénévolement les pèlerins chez eux en offrant un repas, une place où dormir ainsi qu’un petit-déjeuner. Avant de partir, le pèlerin paie un montant qu’il détermine lui-même en fonction de sa bonne-volonté.
J’ai beaucoup de respect pour les gens qui pratique l’accueil jacquaires chez eux. Néanmoins, vu la manière dont nous avons décidé de voyager, c'est-à-dire sans dépenser d’argent en dehors des cas d’urgence, il ne serait pas honnête de nous rendre dans un accueil jacquaire sans laisser d’argent derrière nous après notre séjour.
Nous remercions donc la dame de nous avoir donné ces informations, mais nous allons poursuivre nos recherches en comptant plutôt sur l’envie spontanée de quelqu’un de nous accueillir chez lui ou de nous offrir un endroit où passer la nuit, même s’il ne porte pas l’étiquette « accueil jacquaire » écrit sur son front. L’hospitalité ne devrait selon moi pas être détenu par certaines personnes en particuliers, même si celle-ci sont des habitués des pèlerins. Au contraire, je constaterai même plus tard lors de mon voyage, que l’on a souvent les meilleures échanges et discutions avec des personnes qui ne sont justement pas des habituées des pèlerins et qui sont beaucoup plus curieux et attentifs aux anecdotes de voyage que l’on a à leurs raconter.
Plutôt que d’aborder chaque passant, et de risquer de nous voir indiquer l’accueil jacquaire dont nous connaissons déjà l’existence à chaque fois, nous optons une nouvelle fois pour un écriteau. Je décide d’en créer un nouveau, plus grand cette fois sur lequel j’inscrirai la même phrase que la première fois : « pèlerins aimables cherchent hébergement pour la nuit ». Pour le support, je déniche un morceau de carton de la déchetterie à côté de laquelle nous nous trouvons, et je m’applique pour présenter une belle écriture, qui donnera envie à n’importe qui de nous ouvrir la porte pour la nuit !
Nous sommes assis là avec nos sacs à dos de pèlerins et la coquille St-Jacques d’Oscar bien visible à nos côtés. Je tiens notre écriteau de recherche d’hébergement dans les mains et affiche un sourire plutôt naturel. Je me suis déjà souvent retrouvé dans des situations où je m’affiche avec un panneau pour faire du stop sur de longues distances, et je trouve ça à chaque fois assez drôle. Le sourire me vient assez facilement face à l’inhabituel de la situation et à la réaction des passants.
Beaucoup de gens se parquent à côté de la déchetterie, amènent leurs poubelles ou différents déchets recyclés, puis repartent. Un homme de retour à se voiture, n’ayant visiblement pas pris le temps de lire notre écriteau, nous conseils de nous rendre à la route principale : nous y aurons plus de chance pour trouver une voiture pour nous prendre en stop. Je lui lance :
- C’est pas une voiture qu’on cherche, mais un hébergement pour la nuit !
- Ah d’accord, carrément ! Bonne chance.
Vient un moment où une dame apparait à vélo dans notre champ de vision depuis la droite. Elle ne roule pas vite car elle est accompagnée de sa petite fille qui n’est pas encore très rapide sur deux roues. Elle passe à quelques mètres devant nous en nous regardant d’un air intrigué. Elle a vu que nous avions un panneau sur lequel est un inscrit une demande, mais elle ne le lit pas. Je la salue toujours souriant et elle nous répond avant de poursuivre sur quelques mètres. Je la suis du regard un instant puis redirige mon attention sur le parking de la déchetterie. Trouverons-nous des gens spontanément ouvert à nous accueillir chez eux ce soir ?
Puis mon attention se replace sur la dame à vélo qui s’est arrêté à quelques mètres. Je n’ose pas encore croire à ce que je pense. Après tout, elle s’est peut-être arrêtée pour n’importe quelle raison que nous ne connaissons pas. Elle se retourne et nous demande :
- Qu’est-ce qui est écrit sur votre panneau ?
Je lui explique qui nous sommes et le voyage que nous avons amorcé vers Compostelle en Espagne. Je continue en disant que nous sommes à la recherche d’un endroit où passer la nuit. Il est d’autant plus important que nous soyons à couvert car de la pluie est annoncée pour la soirée. Nous discutons quelques instants puis notre interlocutrice nous informe que leur maison est actuellement en travaux, notamment au salon. Si elle nous accueille ce serait dans une maison en chantier. Nous lui expliquons que nous sommes tout sauf exigeants et que nous serions tout à fait enchantés de pouvoir être reçu chez elle. Entre-temps sa fille qui avait pris de l’avance à vélo a fait demi-tour et nous à rejoint. Elle écoute notre conversation d’un air concentré.
La dame conclus en disant qu’elle va rejoindre sa maison à vélo avec sa fille et se concerter avec son mari avant de venir nous rechercher. Très bien, nous attendrons.
Youpi ! On dirait que la chance nous sourit. Après une deuxième journée un peu mitigée en termes de rencontres généreuses, nous nous rattrapons aujourd’hui.
Très peu de temps après, une autre dame avec deux petits garçons vient nous aborder. Elle nous a vus discuter avec la dame à vélo, et nous pose également des questions sur notre voyage. Nous lui disons que nous allons probablement être accueillis chez cette dernière qui est allé en parler à son mari avant de revenir.
Notre nouvelle interlocutrice d’origine italienne est sympathique. Elle nous dit qu’elle habite dans un petit appartement avec son mari et ses deux fils. Malgré le peu de place nous pourrions éventuellement trouver accueil chez eux ce soir si notre hôte devait se désister. Waouh, quel enchainement de rencontres positives d’un seul coup ! Merci beaucoup. Si nous sommes encore là ce soir parce que notre hôte se serait désistée, ce serait avec plaisir !
Une voiture se gare à quelques mètres de nous dans le parking de la déchetterie communale. A son volant, la dame que nous avons croisée à vélo quelques minutes plus tôt. Elle nous informe que nous pouvons passer la nuit chez elle, mais que comme annoncé précédemment, le rez-de-chaussée est en travaux et qu’il ne faudra pas trop être étonné.
Nous la remercions d’avance et chargeons nos sac à dos dans la voiture et nous mettons en route. Nous arrivons peu de temps après dans un petit quartier de villas. Nous nous arrêtons devant sa maison et sortons nos affaires. Son mari nous accueille d’un ton jovial. Au fait, nous sommes Oscar et Stephan, nous ne nous étions encore que présentés comme « des pèlerins sur le chemin de Compostelle » sans préciser notre nom. Nos hôtes s’appellent Gil et Angela. Merci pour l’accueil !
Nous retrouvons également la petite fille à vélo que nous avons déjà rencontrée tout à l’heure, ainsi que sa grande sœur. La plus jeune explique que nous entreprenons un long voyage à pied et que nous cherchons chaque jour un endroit où passer la nuit. Elle a un sourire de petite gamine dont il manque quelques dents de lait récemment tombées. Les deux sœurs ont sept et treize ans, elles s’appellent respectivement Lya et Tehora.
Nous posons nos affaires dans un salon vide, dont les meubles et la décoration ont été entreposés sur la terrasse couverte durant les travaux de peinture. Le lendemain, il nous faudra libérer l’espace avant 7h30 du matin pour laisser la place aux travailleurs. Pas de problème, nous sommes tellement reconnaissant de pouvoir dormir à l’intérieur que nous n’allons bien évidemment pas être exigent en quoi que ce soit !
Nos hôtes nous proposent un jus de pomme frais, qui est tout simplement délicieux. Il s’écoule à travers ma gorge en me revitalisant de l’intérieur. Je crois que je n’ai encore jamais autant apprécié un jus de pomme qu’après une journée de marche comme celle-là. Nous discutons autour du petit bar qui avoisine la cuisine où Angela qui n’était qu’une passante anonyme il y a quelques minutes commence à préparer le repas du soir. Nous résumons notre début d’aventure, et je me rends compte que nous marchons depuis déjà trois jours. Cela peut paraître court mais avec notre recherche d’hébergement non-concluante d’hier soir et notre chasse à la nourriture à travers Nyon ce matin, je n’avais pas réalisé que ce laps de temps s’était déjà écoulé depuis notre départ depuis la cathédrale de Lausanne. J’ai souvent entendu que ce sont les trois premiers jours de suite de pratique d’un sport qui sont difficile pour le corps (par exemple pour le ski). Au-delà de cette période, le corps s’habitue à cet effort régulier. Il nous reste environ 97 jours ou moins de 1’900 km de marche jusqu’à Compostelle selon mon estimation, et nous commençons à être rodé !
Nos hôtes nous proposent d’utiliser la douche qui se trouve au premier étage, chose que nous acceptons avec plaisir. Plus tard nous pourrons même mettre notre linge sale à la machine et au séchoir pour pouvoir le remporter comme neuf le lendemain.
Après la douche, et toujours en papotant autour du bar, Gil nous demande si notre pèlerinage nous devait nous empêcher de boire un petit coup de vin. Pas du tout, nous commençons même à être des habitués ! Une bouteille de vin blanc est ouverte et des cacahuètes viennent accompagner l’apéritif. Nous nous sommes tellement contentés de peu ces deux derniers jours, que le jus de pomme suivi du vin et des cacahuètes aurait presque suffit à nous remplir le ventre pour aller dormir. Mais nous nous réjouissons quand même au moment de passer à table. Nous avons droit à une généreuse salade mêlée suivi de pâtes à la sauce tomate et au thon, tout cela accompagné de vin rouge. Miam, quel délice ! Au moment où je rédige ces lignes, j’en ai encore l’eau à la bouche…
Durant le repas, nous entendons le bruit d’un orage qui éclate et se rapproche avant de laisser place à la pluie. Nous nous rappelons de la chance que nous avons en étant reçu chez cette famille pour la nuit.
Oscar raconte comment nous nous y sommes pris au restaurant Migros de Nyon pour nous nourrir à midi. Je suis un peu gêné lorsque je l’entends raconter la scène mais je ne peux me retenir de lâcher un rire, d’abord un peu nerveux puis ensuite plus décontracté. L’anecdote ne manque pas de faire rire les deux sœurs et apporte une atmosphère détendue au repas. Cela nous mène à discuter de la manière dont fonctionne la société où tout s’achète et se vend. J’explique que c’est avec l’idée d’échapper au système monétaire et ses règles durant un certain temps que j’ai voulu initier ce voyage. C’est osé, mais je ne pense pas, en voyageant ainsi, abuser de la bonté des gens que je rencontre en sollicitant leur aide spontanément. Bien que je ne donne pas d’argent en échange de ce qu’ils m’offrent, je pense leur apporter en échange ma bonne humeur, ma présence et mes récits et anecdotes de voyage. Cela deviendra particulièrement vrai plus j’approcherai de la ville de Santiago de Compostela en traversant la France puis l’Espagne, où je me présenterai ensuite comme « un peregrino venido a pied desde Suiza.... ».
Plus tard, nos hôtes nous proposent de prendre le petit-déjeuner avec eux le lendemain matin avant que n’arrivent les travailleurs et que nous ne reprenions la route. Nous acceptons volontiers, je suis presque même gêné lorsqu’il nous est demandé ce que nous mangeons habituellement le matin…
En fin de soirée, nous installons nos tapis de sol et sacs de couchage sur le sol du salon pour y passer la nuit. Nos hôtes nous informent qu’ils s’absentent quelques minutes pour aller faire leurs adieux à des voisins qui vont partir en voyage le lendemain. Je suis étonné de la confiance que l’on nous témoigne en nous laissant seul dans leur maison.
Une fois couché, je pense à la chance que nous avons eue en rencontrant Angela sur le parking de la déchetterie, et à l’agréable soirée que nous avons passée ensemble avec son mari et ses deux filles. Je remercie l’Univers pour cette « coïncidence » et souhaite que le voyage se poursuive sur cette lancée.
Durant la nuit je ne dors pas très bien. Je fais des rêves étranges. J’essaie de bouger et de me réveiller pour que cela s’arrête. Une fois réveillé je n’ose pas faire de mouvement sur mon petit tapis de sol. Les cauchemars que je viens d’avoir sont encore dans l’air et il me faut un certain temps avant d’oser refermer les yeux et me rendormir.
Si vous avez pris le temps de lire cet extrait qui constitue un des chapitres de mon livre qui est en cours de rédaction, je vous invite à me donner un petit feedback. Que ce soit au niveau du style d'écriture, de l'accroche, etc. Je n'ai jamais écris de livre et suis ouvert à vos critiques positives ou négatives.
Amicalement.
Stephan
Pèlerin venu à pied depuis la Suisse
Peregrino venido a pie desde Suiza
Nous prévoyons aller en Suisse pour 7 jours dans laquelle nous aimerions faire une randonnée d'une demi-journée soit un sentier de une à trois heures aller-retour. Les villes et régions que nous avons ciblés pour l'instant sont Lausanne/Montreux/Diablerets/Berne/Lucerne/Neufchâtel pour notre voyage en Suisse.
Nous avons entendu parler des Diablerets, Interlaken et le Mont-Pilate. Nous recherchons une randonnée avec idéalement les paysages magnifiques des alpes, des chalets fleuris et les vaches. Le niveau de difficulté peut être de facile à moyen (bonne montée ok, sentier valloneux ok) avec condition physique moyenne. J'avais lu sur un autre post qu'Interlaken est la Suisse "carte postale". Je suis allée sur plusieurs sites mais il y a tellement de randonnées proposées qu'on ne sait plus par quoi commencer. Cela peut être un sentier que l'on commence après une montée en train ou en téléphérique. On a lu sur les Terrasses du Lavaux Randonnée des trois soleils avec le chemin St-Saphorin à Lutry (Lausanne) qui a l'air bien aussi avec une balade à travers les ruelles et les vignobles (3h15). Mais j'aimerais une courte randonnée en montagne.
De plus, les sentiers doivent être facilement accessible en transport en commun car nous n'aurons pas de voiture.
Avez-vous une randonnée à nous suggèrer ? Si oui, avez-vous le nom du sentier et le temps de randonnée avec une brève description du paysage?
Nous sommes prêts à partir des villes mentionnées ci-haut mais nous pouvons aussi loger une nuit dans le secteur de la randonnée si cela nous permet de gagner du temps être prêt des sentiers ensuite. Dans ce cas, avez-vous des villes à nous suggèrer aussi ? Je pense surtout à Interlaken. Le Mont-Pilate est prêt de Lucerne et j'ai vu que cela se fait bien en transport. En regardant dans mes guides, j'ai lu que les excursions sont très chers. Donc, si vous avez des astuces pour économiser, elle sont les bienvenues.
J'envisage de ralier Vienne en traversant la Suisse et le Tyrol en début mars 2007.Je crains d'avoir des difficultés de routes en raison des cols fermés et des risques de chutes de neige.J'ai peur aussi d'avoir des problèmes pour mes nuits sachant qu'habituellement je pratique le camping sauvage.Puis-je compter sur l'hospitalité suisse?Pensez-vous qu'il est possible de faire ce trajet par les montagnes dès début mars en vélocampeur?Amis suisses et les autres, merci de vos réponses
I'm starting my first travel journal since VF reopened!
This will mostly be to share my impressions and some photos, with a few days' delay, but I'm starting this journal while I'm still here.
First, I'd like to thank those who helped me prepare for this trip.
I was able to organize this stay in one of the most expensive countries in the world thanks to the home-exchange principle. Not necessarily a direct swap, but through a points system, which is more practical for choosing where you want to go without it having to be a reciprocal exchange.
For this trip, there will already be two different accommodations. We'll see how it goes after that.
The first place is near Yverdon-les-Bains, close to Lake Neuchâtel.
So, we're going to explore this area!
We arrived under capricious weather that won’t leave us for the next few days!
We had dinner at a pizzeria recommended by *Le Routard* in Yverdon, then took a little nighttime stroll through the town center before heading inland to settle into our accommodation.
We discovered a very large, quiet house—and especially the cat that stayed behind! Funny for a couple of mice! He’ll be sleeping with us 😹
Je prépare avec ma conjointe et un ami un voyage de 26 jours dans les Alpes suisses et autrichiennes en avril prochain, et probablement avec quelques arrêts dans des pays limitrophes. J'ai quelques questions à ce sujet.
En gros, nous atterrirons à Zurich. Première portion du voyage dans l'Ouest de l'Autriche. Il n'est pas prévu d'aller aussi loin que Vienne. Ensuite, retour en Suisse pour la 2e portion du voyage. Possible aussi que l'on fasse un détour par Munich. Notre ami quittera alors et il nous restera environ 10 jours pour aller ailleurs. Nous visiterons probablement un ami dans la vallée d'Aoste en Italie, et peut-être terminerons-nous dans le Sud-Ouest de la France avant de rentrer à Zurich.
Les questions maintenant...
1- Quel est le climat dans cette région en avril? Je me doute que ce ne soit pas la période idéale!
2- Nous voulons dépenser le moins possible. (tout un défi en Suisse!) Quelle serait la façon la plus économique et pratique de voyager? On s'est fait dire de louer une voiture en Autriche mais d'utiliser le train en Suisse, puisque la "Swiss Pass" permet de faire bien des économies. Est-ce une bonne stratégie? Doit-on acheter la Swiss Pass avant de partir, où si c'est préférable de le faire une fois sur place?
3- Avez-vous des trucs pour économiser au niveau de l'hébergement? Nous aurons sans doute recours aux auberges de jeunesse et à Couchsurfing. C'est sans doute trop froid pour le camping?
4- D'autres recommandations pour économiser? Au niveau des repas par exemple?
5- J'aimerais aussi connaître vos coups de coeur sur les endroits à voir en Autriche/Suisse et dans les régions limitrophes en Italie/France/Allemagne.
À noter que nous sommes surtout des amoureux de la nature. On veut voir de jolis paysages et effectuer quelques courtes randonnées.
Je suis actuellement entrain de vivre une situation surréaliste.
Hier j'aurais dû prendre le vol au départ de Zurich pour me rendre en NZ (via Singapour), suite à un retard de prêt de 6 heures( ce qui m'aurait fait rater mon escale), j'ai pris contact avec l'aéroport puis la compagnie Singapoor airlines pour qu'ils me proposent une alternative.
Comme c'était la panique dans leur locaux, j'ai simplement dit "vous pouvez me proposer un vol demain ou le lendemain c'est pas un problème dramatique pour moi", l'agent ravi m'a dit " pas de souci je reprends contact avec vous et on modifie le vol".
J'attends 10 minutes et je reçois un appel d'un agent, qui me dit que malheureusement ils ne peuvent pas modifier mon vol, vu que j'ai effectué ma réservation avec Air new zealand via bravofly.
Bref j'appelle bravofly, ils me disent de prendre contact avec AIR NZ, j'essai de prendre contact avec AIR NZ( numéro en Suisse) personne me répond!
J'envoie un mail, et je reçois ce matin une réponse de AIR NZ qui dit: "vous devez prendre contact avec bravofly pour modifier le vol!"🤪🤪.
Quelqu'un à un conseil pour m'aider?
Je sais plus quoi faire....
J'aimerais au moins parti le 1, je suis pas trop difficile en plus 😕
Parce que le trajet pour s'y rendre est interminable; entre les douaniers tatillons, les multiples zones de travaux et le long col après Chur, c'est largement plus long que ce que la carte le laisse supposer.
Parce que, après avoir été fouillé pour s'assurer que nous n'emportions pas de vivres, nous trouvons les magasins d'alimentation fermés le samedi soir et le dimanche.
Parce que le prix de la vie est invraisemblablement cher; un exemple, 3 pizzas, 4 boissons, 80 euros; on n'y est allé qu'une fois...
Parce que si c'est là le coté ensoleillé de la suisse, je me demande comment est l'autre (5jours de pluie sur 7 en juillet).
Parce qu'il est impossible de garer sa voiture (même à l'orée d'un bois) sans devoir (à nouveau) payer.
Parce que certains villages (Pontresina en particulier) sont transformés en chantier l'été (l'hiver doit être plus lucratif).
Parce que le supposé buccolique lac de sils est envahi, lui aussi, par des engins de chantier sur la promenade de la rive nord.
Parce que les balades conseillées pour les enfants (Muottas - Alp Languard en particulier) sont trop longues et moins spectaculaires que ce que j'ai pu voir pour moins d'effort dans le Valais, la Savoie ou les Ecrins.
Parce que, enfin et surtout, nous avons eu l'oppressante impression qu', avec nos fringues de chez Décathlon et nos bouillonnants petits bouts, nous n'étions pas les touristes que la région souhaite accueillir; il aurait été mieux vu que nous soyons en couple et en Ferrari...
Il est clair que l'impression aurait peut être été tout autre si j'avais vu la région sous le soleil mais l'enthousiaste famille que nous sommes est quand même rentrée de ce périple fort décue.
bonjour à tous.
nous comptons nous rendre à Las Vegas à 2, depart le 20 septembre et retour le 8 octobre.
(dates flexibles)
Toutes nos recherches nous ramenent vers American Airlines comme compagnie la moins chere.
Nous avons trouvé l'aller/retour pour 2 à 1360€
Mais les avis sur AA sont très mitigés, et ne nous encouragent pas à choisir cette compagnie.
Pour passer à une autre compagnie, comme Continental, il nous faut rajouter 400€ soit 30% du cout du voyage tout de meme !
Que nous conseillez vous ? Ce surcout est-il necessaire afin de passer un voyage agréable ?
Auriez vous une idée pour trouver un vol moins cher ?
A savoir que nous pourrions aussi partir de Paris, et s'y rendre en train, mais les tarifs ne semblent pas moins chers. Ou alors atterrissage à Phoenix ? ou L.A. ?
Lorsque je me rends en Italie (avec 1 étape à Aoste), venant de Belgique, je passe par ce pays enchanteur qu'est la Suisse; le trajet ne pose pas de problème.
Cette année, je fais mon étape sur les rives du lac Majeur; après avoir examiner les différentes cartes routières, 2 trajets s'imposent à moi.Le Saint-GothardLe San BernardinoLe problème du Saint Gothard, ce sont les bouchons et je ne tiens pas à y perdre mon temps.
Le San Bernardino me semble indiqué pour rejoindre le lac Majeur mais je me pose les questions suivantes :
1ère constatation :
Le trajet par autoroute du San B. est (me semble t-il) Bâle => Zurich => Chur (Il est donc clair que trajet pour rejoindre le San B. est plus long que de rejoindre le Saint G.). Mais si ça roule, pas de problèmes.Est-ce une bonne idée d'emprunter cette route fin juillet (étant entendu que je devrais m'y retrouver vers +/- 12.00) ?Après Chur, la route menant au San B. ne semble plus (?) être une autoroute mais plutôt une 4 voies ? Est-ce exact ?Avant et après le tunnel, il semble que la route se retrécisse encore au point (selon moi) de devenir une "grosse" nationale ? Toujours exact ?Si cela est exact, est-il néanmoins facile d'y circuler ou bien existe t-il un fort risque de trafic composé de camions, caravane, etc ?Si vous me conseillez d'emprunter cette route, merci de me renseigner les lieux ou endroits il fait bon s'arrêter pour la pause de midi, quels sont les lieux magiques de cette région qu'il faut voir, etc
Cet été , je projette de parcourir cette belle haute-savoie olympique depuis chamonix à Genève en venant de Martigny dans le cadre d'un voyage inter frontalier entre les lieux dits- faverges ceci afin de soutenir l'âme ferrugineuse des faverges.
est-il possible de rouler à vélo dans ce secteur ou faut-il prendre les autoroutes,
existe t il des voies dites vertes cyclables ou pas ?
Notamment entre Chamonix et Sallanches
et du coté de cluses ?
A nos futurs touristes ou visiteurs pendant la période de l'EURO de foot. Notre pays subit actuellement une épouvantable épidémie de rougeole. (Les vaccinations ne sont pas obligatoires chez nous). De manière à éviter l'exportation de ce fléau; avant de venir dans notre si beau pays n'oubliez pas de contrôler vos carnets de vaccination😉😉😉
Après mon voyage en Asie entre Bangkok et Lhassa, je ferais bien un petit tour par nos belles montagnes. Le but serait de partir de chez moi à Genève pour arriver à la mer Méditérrannée.
J'aime: rouler le plus possible en altitude!
Je déteste: les routes fréquentées...
Du coup, si vous pouviez m'aider pour trouver un itinéraire calme passant par les montagnes, ce serait sympa!