Bonjour,
j'aimerais connaître quelques lieux à Bamako pour sortir, voir des concerts et se divertir. J'y vais fin septembre et début octobre. J'aimerais savoir aussi ce qu'il y a d'intéressant sur la route qui va au sénégal.
Autre question: combien de temps met on pour aller jusqu'au pays dogon et combien coûte un guide pour deux jours?
Merci
Retrouver Jean-Luc et Georges ( Félix nous a quitté) avec qui j'ai traversé le Tanezrouft il y a déjà 40 ans me ferait énormément plaisir.
Il me reste quelques diapos, avez-vous gardé les films et les enregistrements?
Merci de me donner de vos nouvelles, merci à ceux qui m'aideront à vous retrouver.
Françoise (à l'époque j'habitais à Anvers).
Et bien voili voilou,
Ce post est une spéciale dédicace à tous les Flageurs du Mali, et de Ségou.
Tous ceux qui passent par Ségou doivent se présenter au bureau de contrôle et se soumettre au test d'aptitude pour l'obtention de sa carte d'adhérent à la communauté.
Plusieurs lieux semblent être retenus pour établir une base de flagueurs routards.
L'espace Arianne (de l'espace Kora de bamako), pas mal, select, permet de choisir une clientèle haut de gamme dans un cadre respirant la douceur de dégustation flagante. Musique agréable (quoique forte pour mes portugaises), proche du centre ville et pas trop cher. Il y a de la place aussi pour tous et le comptoir est long...
La route de Markala, le futur bâtiment, je vois pas trop où il se trouve mais cela me semble assez éloigné du centre et pour rallier des âmes perdues qui ne connaissent pas le site ça risque d'être dur!
Enfin "le golf", pas très loin de l'espace Arianne, musique le vendredi et samedi par orchestre et le mardi petits groupes locaux.. avantage : toujours de la glace pour le Bony!! bouffe pas cher et bonne mais parfois en rupture de Flag ce qui m'a souvent frustré 🤪 ! Donc je me remet au Bony ou sinon castel (personne n'est parfait)..
je connais le proprio de Arianne qui peut nous faire décoller ou le prorio du golf qui est aussi un poto et qui nous fera swinguer..
Pour les Tshirts il ne nous reste p^lus qu'a trouver notre logo et savoir quoi mettre devant car derrière on pense aux ânes de Colette (arawani quoi!) et on milite.
L'année dernière des potes toubab on louer une charrue et un âne pour se déplacer dans ségou.. grosse sensation avec des africains qui s'arrêtait pour photographier les toubabs sur la charrue, ça changeait un peu..
bon allez à l'attaque, sachant que Colette est sur place vers le 18 octobre, moi j'y suis vers le 20 décembre mais elle repart pour revenir en janvier.
Faut qu'on s'organise pour faire notre première AG !!
Allez Tchinnnn,
il faudrait que cette guerre cesse car il faut qu'on voyage tranquillement partout au mali. les touristes se fond rare maintenant au mali c'est pas normal.
ILS FAUT LA PAIX AU MALI POUR QU'ON PUISSE ÊTRE HEUREUX
Bonjour,
Couple Français, vivant aux Pays-Bas, nous avons prévu un voyage de 15 jours au Mali, début février. Compte tenu de l'actualité, nous aimerions recueillir des avis éclairés afin de nous guider dans nos choix : maintenir ou non le voyage ? si oui, quelles régions traverser, dans quelles conditions ? si non, le reporter ? ... A titre informatif, nous pensions initialement éviter le nord, au dessus de Mopti. Nous pensions organiser un périple de Bamako au pays Dogon.
Nous nous tenons informés via différents médias. Ce que nous venons chercher ici ce sont des avis de personnes vivant sur place ou connaissant bien le pays pour y avoir voyagé à plusieurs reprises (de préférence également dernièrement). Nous ne cherchons pas à être alertés, affolés ou rassurés mais nous sommes bien dans l'attente d'avis objectifs.
Merci d'avance! Liie
Couple Français, vivant aux Pays-Bas, nous avons prévu un voyage de 15 jours au Mali, début février. Compte tenu de l'actualité, nous aimerions recueillir des avis éclairés afin de nous guider dans nos choix : maintenir ou non le voyage ? si oui, quelles régions traverser, dans quelles conditions ? si non, le reporter ? ... A titre informatif, nous pensions initialement éviter le nord, au dessus de Mopti. Nous pensions organiser un périple de Bamako au pays Dogon.
Nous nous tenons informés via différents médias. Ce que nous venons chercher ici ce sont des avis de personnes vivant sur place ou connaissant bien le pays pour y avoir voyagé à plusieurs reprises (de préférence également dernièrement). Nous ne cherchons pas à être alertés, affolés ou rassurés mais nous sommes bien dans l'attente d'avis objectifs.
Merci d'avance! Liie
Le Mali paye les salaires des fonctionnaires: Le président ATT vole au secours de Gbagbo
(Le Nouveau Réveil 24/12/2010) http://news.abidjan.net/h/384538.html
Bonjour à tous,
Je prépare un voyage au mois de novembre pour 3 semaines au Mali. Pour le moment, nous nous prévoyons un circuit, histoire de savoir où l'on va, un fil d'Ariane pour nous guider (et nous rassurer 😉 ), mais au jour le jour on verra sur place selon les envies. Les nombreux topics de la section Mali du forum m'ont déjà bien guidée, merci à leurs participants. C'est d'ailleurs toujours amusant de voir des avis divergents systématiquement sur les différentes villes (notamment Mopti, Djenné, Sikasso) ... autant d'opinions que d'êtres humains en fait ! J'irai donc voir de mes propres yeux 😛.
J'ai tout de même deux questions bien différentes à vous poser :
- La visite du pays Dogon (pour une excursion de 4/5 jours) : J'ai lu à différentes reprises deux possibilités : se rendre directement à Bandiagara ou bien à Shanga, et depuis l'un ou l'autre village, trouver un guide pour l'excursion. Que me conseillez-vous ? Est-ce très différent ? Cela implique t'il de voir des choses différentes ? Je n'ai pas l'ambition de tout voir du pays Dogon, mais de bien le voir !
- Trajet Sikasso-Djenné : La région de Sikasso m'attire beaucoup (ce pourrait être notre première étape). J'envisageais ensuite de remonter vers le pays Dogon et Djenné par San. D'après mes recherches, cette route est rarement citée, elle m'intéresse d'autant plus ! Est-ce que quelqu'un aurait des conseils à nous faire partager sur ce trajet ? Nous voyagerons en transport en commun, donc nos escapades en dehors des grandes routes seront malheureusement limitées.
Merci d'avance à tous.
Je prépare un voyage au mois de novembre pour 3 semaines au Mali. Pour le moment, nous nous prévoyons un circuit, histoire de savoir où l'on va, un fil d'Ariane pour nous guider (et nous rassurer 😉 ), mais au jour le jour on verra sur place selon les envies. Les nombreux topics de la section Mali du forum m'ont déjà bien guidée, merci à leurs participants. C'est d'ailleurs toujours amusant de voir des avis divergents systématiquement sur les différentes villes (notamment Mopti, Djenné, Sikasso) ... autant d'opinions que d'êtres humains en fait ! J'irai donc voir de mes propres yeux 😛.
J'ai tout de même deux questions bien différentes à vous poser :
- La visite du pays Dogon (pour une excursion de 4/5 jours) : J'ai lu à différentes reprises deux possibilités : se rendre directement à Bandiagara ou bien à Shanga, et depuis l'un ou l'autre village, trouver un guide pour l'excursion. Que me conseillez-vous ? Est-ce très différent ? Cela implique t'il de voir des choses différentes ? Je n'ai pas l'ambition de tout voir du pays Dogon, mais de bien le voir !
- Trajet Sikasso-Djenné : La région de Sikasso m'attire beaucoup (ce pourrait être notre première étape). J'envisageais ensuite de remonter vers le pays Dogon et Djenné par San. D'après mes recherches, cette route est rarement citée, elle m'intéresse d'autant plus ! Est-ce que quelqu'un aurait des conseils à nous faire partager sur ce trajet ? Nous voyagerons en transport en commun, donc nos escapades en dehors des grandes routes seront malheureusement limitées.
Merci d'avance à tous.
Je mets en ligne mon petit recit de voyage du mois de janvier fait avec un pote (+ un 4x4 ... au début) pour ceux que ça aiderait pour franchir le pas...
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Ca y est, me voila de retour, douce France pluvieuse et sarkomaniaque, après un petit périple ma foi fort sympathique, dépaysant, riche en enseignements et je pense inoubliable. Moi et mon pote Mathieu avons donc réussi le très relatif exploit d’amener deux Africa Twin de 1990 comptant plus de 90000 km au compteur et somme toute en fin de vie de Paris à Bamako au Mali. Au final, plus de 4500 km dont à peu près 1000 de piste … le tout en 3 semaines. Ci-dessous, un petit aperçu de notre voyage : en vert, l’auto train, bien pratique pour éviter le froid, en bleu le bateau, bien pratique pour éviter de se taper l’Espagne et en rouge, la bécane avec des pointillés pour la Piste avec un grand P (ouuui mosieur)… les étoiles correspondant aux incidents techniques.
http://img128.imageshack.us/img128/9836/trajetwz6.jpg
Mais ne nous énervons pas, chaque chose en son temps, prenez place (ou fuyez !) car cela risque d’être un chouia long…
CHAPITRE 1 : ciao la France salut l’Afrique…
Voila 6 mois que je prépare ce voyage, rendez vous est pris à Sète avec un couple voyageant en vieux Land Rover (super bien équipé) rencontré sur internet. A la base, je devais être le seul motard, mon but étant de ramener ma vieille Africa Twin, inutile ici, dans la famille de ma femme, à Bamako. Oui mais voila, à force de parler de ce voyage, Mathieu a craqué et a récupéré lui aussi une vieille Africa (identique !) utilisée récemment quand on était parti au Maroc. 5 jours avant le départ, nous voici donc deux glands à moto, censés traverser la Mauritanie par la piste, nous les purs ignorants du sable … ma foi qui ne tente rien n’a rien !
Tiens, la Mauritanie, les français assassinés juste avant, le Dakar annulé, les familles paniquées … AAAAh fuyons ce monde surmédiatisé où le moindre fait divers peut prendre des proportions hallucinantes, où le mot Al Qaida est aussi souvent utilisé que le mot Sarkozy … oui décidément fuyons.
Une vidange, des pneus Michelin Désert, quelques outils, des bidons de 20 L à mettre sur le Land et c’est parti !
Le mercredi 9 janvier, on dépose les deux mémères sur l’auto train pour les retrouver le lendemain matin à Avignon. 130 bornes d’autoroute sous la flotte et les pneus Michelin Desert se comportent très bizarrement sur route …. vivement le soleil. On arrive à Sète, on retrouve comme prévu nos deux compagnons de route, le premier contact avec Xavier et Céline est très encourageant même si Xavier a un sourire crispé lorsqu’on évoque l’état de nos grosses : grosse consommation d’huile pour Mathieu, moteur qui tourne comme une patate pour la mienne etcetc… 36 h de bateau, idéal pour se reposer, faire connaissance, se faire ch.ier, bouquiner et le samedi 12, un superbe levée de soleil sur le très encombré détroit de Gibraltar
http://img267.imageshack.us/img267/761/photo1dk5.jpg
On débarque à Tanger, et bizarrement les formalités se passent extrêmement rapidement … à nous l’Afrique !
CHAPITRE 2 : P.utain, le Maroc et le Sahara occidental c’est long !
L’objectif un peu hallucinant est de traverser le Maroc et le Sahara occidental en trois jours … soit plus de 2000 km. Oui oui, à votre service ! On emprunte la toute nouvelle autoroute du roi, les aires de repos sont … typiquement françaises, les jumelles toutes les 50 bornes (oui !) … rien de bien passionnant, calés à un petit 110 km/h (le 4x4 ne dépasse pas les 90), on se goure de sortie après Casablanca, on roule de nuit le but étant d’arriver à Marrakech … mais on est crevé (déjà !) et on dort comme des manouches sur une aire d’autoroute en construction à 80 km au Nord de Marrakech. Le bivouac le plus pourri de l’histoire … pas grave, on se rattrapera !
Le lendemain, Mathieu et moi nous envolons sur des nationales blindées de camion où le dépassement en 4x4 est impossible. On se donne rendez vous sur la côte afin d’avoir un bivouac digne de ce nom… Un plein d’essence, des petites courses (bah ouais on a le temps, ils se traînent avec leur 4x4 !) Mathieu et moi trouvons un lieu où se poser paradisiaque, avec coucher de soleil et tout et tout … petit joint, le soleil se couche mais KESKIBRANLE … allo ? ah vous êtes 50 bornes devant ? ah ? Meeeerde, route de nuit montagneuse, fatigués, on les retrouve et on se pose éreintés au bord d’une falaise … il va falloir qu’on s’attende plus souvent.
Et hop ! réveil militaire bientôt habituel avec le levée du soleil à 6h30 … et il faut bien se faire une raison, on fera pas1200 bornes aujourd’hui !
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On roule on roule on roule, et le Sahara ouvre ses portes, les virages disparaissent, l’océan se montre par moment, on fait un ptit tour dans le sable mouaais, les contrôles d’identité tous les 80 km, des cinglés en vélo…
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Et un PV … et oui, où que j’aille, il faut toujours que je me prenne un pitain de PV. A chacun de ces fameux contrôles d’identité, où il faut remplir toute un paperasse et dire « non pas de cadeau », il y a un panneau tout pourri écrit « STOP Gendarmerie royale » … moi qui avait enfin trouvé deux virages déboule donc à 110 et ne peut m’arrêter … le flic commence à sortir son baratin, m’offre le thé, m’explique que c’est 400 dirham (40 euros !) … et la mes enfants, c’est le moment de sortir la tactique du merlan frit, testé et approuvé taaaant de fois avec notre chère bleusaille nationale : rester courtois, paraître triste, assumer blablabla … et je m’en tire finalement avec un PV à 100 dirham pour … non port du casque OOOh c’est bon. On dépasse Laayoune, tiens il fait nuit … et on finit par dormir sur le bord de la route, sales et crevés.
6h30, mardi 15 janvier, au programme 650 bornes de ligne droite entrecoupée de contrôles et l’espoir d’un hôtel, d’une douche (oooh une douche), le sans plomb commence à disparaître au profit du super. Les pneus commencent à tirer un peu la tronche, les motos roulent comme des patates donc tout va bien, on passe la dernière ville (militaire) marocaine de Dakhla … et la plus rien, plus de circulation KEDAL, un banc de bitume et des chameaux, le vent souffle fort et recouvre virtuellement le bitume d’un fine couche de sable blanc (c’est beau !).
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On arrive enfin à l’hôtel, la douche est chaude (AHAHAHAH), la dernière station service marocaine (c’est beaucoup plus cher en Mauritanie) est à cours de gasoil et le Land, rempli à ras bord de ce précieux breuvage, est convoité gentiment par les 15 camions qui attendent le ravitaillement … demain, à nous la Mauritanie et la piste !
CHAPITRE 3 : le sable, le vent et le vent de sable
6h30 comme d’hab, on glandouille une bonne heure à la frontière côté marocain et c’est parti pour ce qui est appelé le « no man’s land ». Ce fameux no man’s land est en fait une piste de 5 km entre la douane marocaine du Sahara occidental et la douane mauritanienne, anciennement minée en bon souvenir de la guerre qui a opposé les deux pays (en fait le Sahara occidental n’est pas reconnu comme marocain par les nations unis et il est revendiqué par les salawi mauritaniens … enfin pour faire simple quoi) il n’y a pas si longtemps. La « légende » veut qu’il est facile de s’y égarer et donc de péter sur une mine … sympa non ? En réalité, c’est du flanc, on voit à vue d’œil la douane mauritanienne, la piste est parfaitement tracée, bref beaucoup de bruit pour plus grand-chose. Allez hop, pour ne pas changer, formalités administratives, on tamponne, on retamponne, on paye, on prend une assurance (bidon ?), on discute, on nous explique que la Mauritanie condamne avec honte l’assassinat des français, qu’on est les bienvenues … tout va bien ! On est désormais en Mauritanie messieurs dames, encore 60 km de bitume et c’est théoriquement parti pour 600 bornes de pistes ensablées le long d’une voie ferrée perdue au milieu du désert, reliant une mine de fer perdue dans le Sahara à Nouadhibou, grosse ville mauritanienne sur l’Atlantique. Le train est gros, très gros, il en passe peut être 2 par jour … mais il a 150 wagons … ce qui en fait un des deux plus grands du monde. Petit village, premier sable mou et … boumbadaboum, Mathieu se vautre, moi j’en ch.ie mais je passe … heu hum on a fait 50 m de sable et on est déjà en sueur. On se pose au tout début de la piste et le train arrive…
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Quand je vous disais qu’il était balèze. Ah oui au fait, il y a du vent, ça a l’air de rien dit comme ça mais c’est un vent fort … et ya du sable partout donc on BOUFFE DU SABLE et on va en BOUFFER pendant les 10 jours à venir. Ce vent, c’est l’harmattan : L’harmattan est un vent chaud et sec, de direction Nord-Est à Est, en provenance du Sahara.Il souffle de décembre à février sur toute l’Afrique de l'Ouest, du Sahel au Cameroun et au Tchad. Chargé de poussières et de sables (fines particules de 0, 5 à 10 millièmes de centimètres), il peut obscurcir l'athmosphère durant plusieurs jours et il favorise ainsi les épidémies de méningite dans les pays sahéliens. Donc en fait, les paysages de carte postale, c’est dans le kukekette, on voit rien à plus d’1 km et le pire, le PIRE, c’est que les gens la bas disent « ooh aujourd’hui ça va ». Bref, on dégonfle les pneus (~ 1.3), Mathieu et moi nous regardons (« Force et robustesse ») avec une certaine appréhension et c’est parti. Les bords du rail sont composés de sable extrêmement mou et Mathieu et moi décidons donc de rouler entre les rails … hum, ça a l’air dur, mais en fait c’est mou et rempli de bout de métal … en un mot, 600 bornes comme ça, je meure.
Allez hop, je me décide, on est dans le désert, on voulait du sable, alors roulons dans le sable et nous quittons l’affreuse voie de chemin de fer … et c’est pas si mal, même si c’est extrêmement casse gueule. Mathieu élabore la théorie du poids (le cu.l) en arrière façon poudreuse qui marche pas mal … et on fait notre premier ensablement
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Très vite, la confiance arrive, 70/80/90 aaaaah mais c’était donc vrai : dans le sable, en Africa Twin, bourriner tu devras et oooh miracle, la moto flotte, c’est merveilleux, le paysage qui ne donnerait rien sur une photo est impressionnant, le sourire sur les lèvres je pars devant, sors des traces … essaie de revenir derrière eux et BOUM me gaufre à petite vitesse. Pas grave, j’arrive miraculeusement à relever la moto, relève la tête … personne. Je roule 200 m … personne. Je coupe le contact, écoute … rien personne. Hum c’est ballot, j’ai pas d’eau, le téléphone ne capte pas, la piste s’efface avec le vent… la sueur froide arrive. NE PANIQUONS PAS. J’aperçois une tente de chamelier au loin et roule m’y réfugier. L’accueil est merveilleux, ne t’inquiètes pas petit touriste effrayé, tu vas retrouver tes amis, prends d’abord un peu de lait de chamelle sucré (ooooh que c’est bon), un bon thé, détends toi. Moi et les hommes du désert grimpons au sommet d’une dune pour pouvoir capter le réseau, je laisse mon message, mon hôte appelle tous ses potes pour prévenir qu’un touriste est perdu et nous retournons sur la piste pour attendre … et finalement, le cher Land Rover vert arrive (MAMAAAAAN), on est tous soulagé mais on a perdu pas mal de temps. On finit par faire 60 bornes avant la nuit, Mathieu et moi bourrinons entre 70 et 110, un vrai régal, le pied du motard, le kiffe, le vrai. Ouf, bivouac au milieu de nul part, je me suis fait peur mais … tout va bien et il semble bien qu’on soit capable de rouler dans le sable !
6h30 ah et si on faisait un peu de moto ! La journée commence comme elle s’est finie, le GRAND KIFFE, 120 bornes avalées comme si de rien n’était. Nous attaquons une partie beaucoup plus ensablée (dunettes), le vent souffle très fort, on voit rien …4e aah je m’enfonce bon alors fond de 3e aaah fond de 2e … une montée, fond de 1ere ouf ça redescend fond de 2e et hop 15 litres au 100 (25 pour le 4x4). Tiens Mathieu s’arrête, heu ça va ? Ah bah en fait, la moto s’est coupé brutalement et ne redémarre plus… on tapote, on regarde, on lui parle, nan elle redémarre plus… Après plusieurs réflexions, on finit par tester sa pompe à essence (le tout en BOUFFANT du sable) … qui ne marche plus. Et m.erde ! Un pickup répare au loin la voie ferrée et nous leur demandons de nous amener la moto au village (le seul un peu gros sur 500 bornes) à 15 bornes d’ici. La moto de Mathieu est donc sanglée n’importe comment à l’arrière du pick up … la piste jusqu’au village est extrêmement molle, je suis à deux doigts de m’ensabler mais m’en sors en brûlant ma moto (fond de 1ere, gerbe de 10m et on pousse avec les pieds). Une fois arrivé au village, nous sommes crevés, les enfants sont infernaux (AAAH), on passe l’après midi à essayer de trouver une pompe … pour finalement installer une vieille pompe à essence de Land Rover. On essaie de la faire tenir avec du fil de fer, la moto redémarre (et oui !) et Mathieu est chargé d’essayer de nuit, dans un village (donc sable très mou avec plein d’obstacles) sa nouvelle et merveilleuse réparation de manouche. Evidemment, tout ce qu’on arrive à faire c’est 50m laborieux, on voit rien et c’est dangereux, le mec veut qu’on lui paye 50000 ouguiya (la monnaie de la bas que nous appelions zigouigoui) soit 150 euros… en un mot c’est vraiment n’importe quoi. L’essai est repoussé au lendemain et nous passons la nuit chez les gendarmes. Vendredi 18 janvier 6h30, pour changer, l’essai n’est pas concluant et nous devons laisser, la mort dans l’âme, la moto à la gendarmerie (enfin la cabane quoi) du village en n’étant pas sur d’être en mesure de revenir la chercher. Et c’est reparti, mais je suis seul (ce qui ne m’empêche pas de prendre égoïstement mon pied)
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Le GPS indique le prochain waypoint tout droit à 6km … donc je fonce tout droit, en plein dans de vrais dunes, sans trace … et je m’ensable lamentablement. Le 4x4 qui m’a suivi s’ensable aussi sauf que c’est beaucoup plus embêtant, on met plus d’une heure à le désensabler en BOUFFANT du sable comme jamais et on décide d’arrêter les frais et de contourner les dunes. Je suis mort, je suis le Land à distance et … plus rien. J’essaie de redémarrer mais plus rien… aaaah on diagnostique encore une fois une panne de pompe à essence (quelle m.erde cette pompe !) mais cette fois, nulle part ou la laisser et nous la couchons donc à l’abri d’une herbe à chameau, « cachée », en prenant les coordonnées GPS.
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C’est donc avec les deux tocards de motard à l’arrière du Land que nous finissons la journée (en buvant allégrement du rhum pour se consoler) pour finalement arriver à Atar, grosse ville ou nous avons rendez vous avec un autre 4x4 qui connaît bien la Mauritanie. Je suis malade, un peu saoulé et je m’écroule ….
Une bonne nuit de sommeil et hop, pas le temps de se reposer, l’auberge nous propose moyennant 200 euros d’aller chercher les deux bécanes, un Range Rover un peu pourri, une remorque, un mécano, un « pilote » mauritanien et c’est reparti en sens inverse ! Nous disons au revoir à Xavier et Céline qui continuent leur aventure sans nous (c’était le contrat) et on se donne un éventuel rendez vous à l’autre bout de la Mauritanie au cas ou on arriverait à avoir du réseau. Ce dépannage sera hallucinant, le païlote décidant de prendre un raccourci dans les dunes (avé la remorque c’est super pratique), nous ensablant mais on passe quand même ! Hop, on retrouve ma moto grâce au GPS et c’est l’heure du thé et de la prière On la laisse chez des chameliers (thé encore) et on fonce en direction de la moto de Mathieu. On s’arrête dans un petit village (thé) pour la nuit en se faisant allégrement dragué par de jeunes mauritaniennes très aguicheuses (12, 15 ans ?).
6h00 (thé) et on est reparti, on récupère la moto de Mathieu qu’on arrive tant bien que mal à faire rentrer DANS le Range (on défonce l’araignée, on vire la roue avant…), un petit thé et c’est reparti.
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On récupère la remorque, on crève une première fois, notre pilote décide de nouveau de prendre un raccourci qui consistera à mettre 30 minutes (10 tentatives) à monter une pente ensablée à 25 % avec les DEUX motos… on crève une deuxième fois, on bouffe de la poussière, du sable, on boit 12 thés et on arrive exténuer à l’auberge … ouf ! Le lendemain, on arrive tant bien que mal à « réparer » la pompe de Mathieu, on commence à se renseigner pour se faire livrer une pompe…on se repose, on se lave, on visite Atar mais on BOUFFE du sable et puis Atar c’est nul…
Mardi 22 janvier, Joël, le mec qui tient le magasin Honda près d’Athis Mons sur la nationale 7 dit à notre pote chargé de nous sauver : « mais heu les gars, une pompe, ça sert à rien, branchez le tuyau en direct ça devrait marcher » Ah, oooh et bein on essaie et devinez quoi ! Et bah ça marche et ces foutus KONNARDS de rédacteur de manuel technique, ils sont pas foutus de l’écrire AAAAH LES KONS, 4 jours et 200 euros de perdu pour rien !! On décide d’aller faire un essai en partant pour Chinguetti, ville touristique bordée d’immenses dunes à 80 km d’Atar … et au bout de 50 m la pompe de Mathieu relâche … bon cette fois on sait comment faire et c’est reparti. Tiens c’est marrant, pour changer, le vent est étourdissant, on voit rien, on fait une petite pause et … aah bah tiens c’est MARRANT ça aussi, le démarreur de Mathieu ne fonctionne plus. Ne nous énervons pas, ne nous ENERVONS PAS. Poussette et on rentre à l’auberge la queue enter les jambes, bien décidés à quitter cette ville de m.erde le lendemain … ah oui et au passage, le démarreur de Mathieu n’aura plus aucun problème après ça… Une petite photo du camion de nos voisins hippie/junkie/vampires (« Jesus freaks man ») qui ne sortaient en moyenne que 10 minutes par jour…
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CHAPITRE 4 : la renaissance
Mercredi 23 janvier, il nous reste un peu plus d’une semaine pour arriver à Bamako, il est temps de quitter cette région (l’Adrar) qui ne nous aura pas porté chance même si les 400 km de pistes ensablées resteront inoubliables… On part vite, sans prévoir à bouffer, avec 1.5 litre de flotte par personne pour 450 km de banc de bitume dans le désert sans possibilité de ravitailler en essence, une seule ville à traverser, et dans le but de rejoindre Nouakchott, capitale de la Mauritanie. Nous n’avons aucune idée de l’autonomie de nos mémères sans pompe à essence (a priori les 5 derniers litres ne pourront descendre par gravité) et la moto pèse, avec le bidon de 20 litres plein à ras bord, plus de 300 kg. Ce que nous prenions pour une formalité (du bitume ma foi), va devenir très vite une des plus dures journées de moto de toute ma vie. Le vent souffle extrêmement fort, en rafale et complètement de travers ce qui a pour conséquence une perpétuelle lutte avec la machine … et des pneus qui ne s’usent que d’un côté (un angle constant d’au moins 15 °). A chaque pose, on BOUFFE 50 kg de sable, la moto de Mathieu, posé sur le bas coté pendant une pose pipi, se fait carrément renversé par le vent (c’est pour vous dire sa force). Il fait extrêmement chaud, Mathieu est malade et je me sens de plus en plus desséché. Mais cessons de nous plaindre, un petit hors piste nous offre tout de même de belles dunes.
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Lors de notre propre ravitaillement essence au bout de 230 km (ça devrait passer !), mon bidon trop rempli se déverse sur mon pantalon et dans mes bottes … cool j’avais besoin de ça. Bref, on arrive quasiment en panne d’essence (ça s’est joué à 2 ou 3 km près) à Nouakchott et on se trouve une auberge pour souffler. Je me rends compte que j’ai beaucoup de fièvre, que je suis loin d’avoir assez bu, que mon bide est retourné, que pis.ser me fait mal… en un mot, je suis en complète déshydratation pour la première fois de ma vie et c’est loin d’être une partie de plaisir. 3 litres de flotte plus tard et un repas que je me force à avaler, je m’effondre dans mon lit à 20h30 en me demandant comment je vais faire pour repartir le lendemain.
Le lendemain, grâce matinée 7h00, sur le point de partir (je suis complètement remis … à part mon ventre), on rencontre un jeune couple de suisses, un peu paniqués par l’idée de passer par Aleg, la ville ou les touristes se sont fait descendre et ils nous expliquent qu’ils comptent faire aujourd’hui leur visa pour le Mali… Mathieu et moi regardons la carte et on constate qu’il semble possible de rentrer au Mali par la piste … ce qui implique d’avoir le visa à l’avance… et puis une journée de repos, ça fera du bien. Allez hop, journée avec les suisses (très sympa), visa fait en une heure, on prend même les assurances, on bouquine, on glande et demain, 600 km entre Nouakchott et Kiffa nous attendent le long de la route de l’espoir. Rien à voir avec le précédent tronçon, le vent est beaucoup plus raisonnable, la journée se passe super bien … hormis l’envie pressante de me vider à chaque arrêt ce qui pose parfois problème lors des contrôles de gendarmes. Au matin le paysage est vraiment grandiose avec de magnifiques dunes de sable rouge et les photos prises ne sont pas à la hauteur … donc à vous d’imaginer. On s’arrête à Aleg faire de l’essence, pas de terroriste, pas de Ben Laden, on nous aurait menti ? Pour les nombreux contrôles de police (cadeau, blabla), j’élabore une nouvelle stratégie consistant à ne pas laisser le temps au flic de sortir de sa cabane et de passer à fond de 5 en faisant coucou de la main … On rentre dans Kiffa (j’ai encore du ch.ier - excusez le terme – derrière la cabane des flics) avant la tombée de la nuit, juste le temps de visiter les auberges minables de la ville. Dans celle que l’on choisit, tout est crade, tout est laissé à l’abandon, c’est cher pour ce que c’est, vous ressortez des douches plus sales que vous n’y êtes entré … mais bon, les suisses nous rejoignent, des américains débarquent en limousine venue de Californie, moteur V8 consommant 45 litres au 100 dans le sable
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Le mec du coin nous indique, malgré les avertissements d’un motard portugais qui y avait renoncé, que la piste entre Kiffa (Mauritanie) et Kayes (Mali) est tout à fait faisable… Samedi 26 janvier, on choppe 10 litres de flotte (pas question de refaire la même erreur), on fait les pleins, et c’est parti pour 300 km de piste jusqu’au Mali. La piste alterne entre le facile et le super difficile à savoir piste écroulée et remplacée par du sable profond, mou et labouré. Dans le désert, le sable c’est cool parce que tu n’es pas obligé de rouler dans les traces de 4x4, tu roules à coté, tu a le Sahara pour toi. Ici, la piste est bordée d’arbre et de pierre et il est difficile d’en sortir et je peux vous garantir que les sillons de 40 cm de profondeur de sable c’est épouvantable. 2 méthodes existent sur le marché, la méthode vaillante et courageuse qui consiste à appliquer l’adage « dans le sable, bourriner tu devras » et donc d’arriver à 40 km/h dans les sillons et à essayer de tenir fermement le guidon. Cette première technique est valeureuse … mais vouée à l’échec avec un poids de 320 kg car la roue avant finit invariablement par faire ce qu’elle veut, la garce, et c’est ainsi que je me suis tapée une gaufre assez rapide (30 km/h) juste devant un village, les habitants morts de rire. Passons à la deuxième méthode, celle dite du canard, que je maitrise personnellement très bien, et que Mathieu a eu un peu de mal à accepter (moins noble pfff…) : elle consiste tout simplement à rouler à un très rapide 4 km/h, les pieds grand sortis, c’est moche mais moins casse gueule … et surtout la chute y est moins violente. Le désert se transforme petit à petit en savane (ahahaha conn.ard de vent bye bye), on roule désormais à coté de la piste pour éviter les sillons creusés par les camions … ce qui est extrêmement agréable : petits slaloms dans l’herbe jaune, entre les arbres, le sol est suffisamment dur pour que les motos ne s’enfoncent pas, les points d’eau sont squattés par un nombre de têtes de bétail jamais vu pour moi (2000 bêtes ?).
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A CHAQUE personne croisée, nous demandons notre chemin car en l’absence de carte précise et de point GPS, on risque de se retrouver vite fait au Sénégal … les gens sont vraiment adorables et nous ne nous serons jamais perdus. Nous arrivons le sourire au lèvre à 15 km de Kankossa, dernier gros village mauritanien avant la frontière et … BIENVENUE EN ENFER. OOOOh, 15 km, 2 heures oui messieurs dames, du 7.5 km/h. Le charmant village (pas de photo car trop de sable, de sueur et de chute) est à flanc d’une grosse dune molle de sable rouge. Et oui, la savane praticable sur le côté de la piste c’est fini, maintenant c’est du vicieux, du mou, du moins mou et puis dans les villages les gamins courent partout, la moto chauffe, relever la moto nous faire perdre 1 litre de flotte, 4 chutes pour moi qui n’ai plus de bras. On arrive enfin à dépasser le village et le sable et il est temps de se reposer au milieu des palmiers … nous avons fait 130 km en 5h de moto.
Le lendemain, la journée se passera comme sur des roulettes, pistes beaucoup moins ensablées, passage de la frontière complètement fantôme (aucun poste de contrôle de rien du tout), parfois, on a même le droit à du roulant (ahahaha 110 km/h sur la terre séchée LE PIED) et on décide finalement de dormir à l’ombre d’un baobab à 20 km de Kayes, ville malienne de 80000 habitants tout de même.
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Lundi 28 janvier, on arrive facilement à Kayes par une piste roulante et jouissive … et il est très bizarre de se retrouver dans des bouchons, la pollution et une vie foisonnante. On se trouve un hôtel propre, dans ce pays la bière est enfin de retour (yeeees !), on signale notre entrée sur le territoire (coucou !) à la police malienne et puis on se décide à faire un petite soirée festive, bar, bières (beaucoup) et deux maliennes « légèrement » intéressées viennent discuter avec nous. Ne rien leur offrir (à part de la bière), rester poli, discuter et tout se passe bien. On fera même un petit tour au casino, un peu bourré, une femme prendra littéralement les jetons dans les mains de Mathieu … et lui fera gagner 6000 CFA (8 euros) de quoi se payer une autre bière ! Il nous reste deux jours de route pour arriver idéalement à Bamako mercredi soir et nous décidons donc d’emprunter la piste longeant le fleuve Sénégal jusqu’à Bamako soit 450 km de piste initialement prévu.
Nous avions connu le bitume (beaucoup !), le sable (pas mal surtout dans la bouche), la savane (ouuuui), la terre (bourriner !) … à nous la caillasse, la piste ressemblant parfois à une course vicieuse de trial (pierres grosses comme ma tête dans un montée à 40 %). En un mot, la piste est l’inverse exacte du roulant, les motos hurlent de douleur, le fleuve Sénégal apparaît de temps en temps pour nous réchauffer (Mathieu y fera trempette et apprendra plus tard qu’il est blindé de crocodiles)…
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6 heures de motos non stop et 150 km. Le porte bagage Tourratechmescouilles de Mathieu pète une première fois, puis lâche complètement une deuxième … les bagages frottant la roue, on ne peut plus continuer et heureusement le village de Bafoulabé n’est qu’à 5 km (encore un coup de pot). Comme d’hab, les gens sont adorables, on nous trouve un soudeur et c’est reparti !
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On nous explique qu’il existe une piste très roulante qui va vers Bamako et nos motos nous crient d’opter pour cette solution. Avant la nuit, nous traversons le fleuve (c’est plus le Sénégal) par la seule voie possible, la voie de chemin de fer (on en aura bouffer du chemin de fer !) … sauf qu’on se fait engueuler car le train arrive et il faut donc patienter comme tout le monde (sécurité au top !). La fin du voyage se profile, dernier bivouac (Inch’Allah), et le lendemain, dernier sanglage (interminable !) … et on aperçoit au loin des hippopotames sous l’eau. 80 km à 110 km/h sur une piste je dirais damée (c’est bon !) et hoooo Tourratechmescouilles lâche encore. Atelier soudure numéro 2 et on se fait vraiment plaisir en se prenant pour Peter Hansel et Richard Sainct, à fond les bananes, en faisant le spectacle devant les enfants, en prenant quelques bosses … et on arrive à Kita, ville située à 190 km de goudron de Bamako. Cette fois, c’est presque fini … oui mais non car un petit bruit suspect et TRES désagréable commence à se faire entendre sur ma grosse. On tapote, on lui parle et on roule 40 km … oui mais la c’est plus possible, ma roue arrière est comme vrillée. On regarde et … aaaaah, hum, les roulements de roue arrière sont morts (enfin moi j’y comprenais rien mais Mathieu a tout de suite vu le problème), les bibilles tombent et on est sacrément dans la m.erde. En France, qu’est ce qu’on fait dans ce cas la ? On trouve un magasin Honda et on achète les roulements … oui mais la c’est pas possible donc comme d’habitude, on fait confiance à l’extraordinaire gentillesse des maliens. Cette fois, un mec est carrément prêt à tout pour nous : Mathieu l’emmène sur sa moto (en faisant le spectacle à 140 apparemment) chercher des roulements dans la ville située à 60 bornes d’ici, je n’étais pas la mais le mec secoue toute la ville, fait rouvrir les magasins fermés, parvient à trouver deux roulements (2000 CFA soit la somme astronomique de 3 euros) … et ils reviennent de nuit me retrouver (le tout en évitant un buffle d’extrême justesse). C’est pas fini, il vire le néon qu’il a chez lui (seule lumière) laissant sa famille (sa femme était belle à tomber par terre – comme un paquet de maliennes soit dit au passage- dixit Mathieu) dans le noir complet, le branche sur une batterie et c’est parti pour l’atelier bricolage. Heu bon heu on appellera ça une réparation de manouche (avé tout le village autour), il manque une pièce, les roulements ne conviennent pas exactement et la on vous dit : « bon t’es prêt à faire 130 bornes de nuit ? ». Paniproblème, le mec nous demande … rien, et nous dit « comme ça quand je viendrai en France, on m’aidera ». Nous t’aiderons cher Issa, mais pour ce qui est de la France … attends toi plutôt à des coups de baton. Il est 10h du soir, route de nuit à la fraiche sur une route toute neuve, la grande confiance dans ma roue arrière et on parvient complètement morts à Bamako qui paraît gigantesque de nuit (c’est de loin, la plus grosse ville qu’on est vu depuis qu’on est parti). Je retrouve mon chemin et parvient dans l’eldorado, lits préparés, bouffe à gogo, douches nickel chaudes aaaah.
Nous resterons 2 jours dans ma belle famille, on installe les motos sous une bâche et il est temps de prendre l’avion … 14 h insupportable (la chiasse…) par Royal Air Maroc. La petite aventure est terminée et il est temps de retrouver notre quotidien mais aussi nos potes, nos familles et surtout nos petites femmes.
CONCLUSION : nous avons eu beaucoup de chance mais ce que je retiendrai le plus, c’est l’incroyable gentillesse des centaines de gens que nous avons pu rencontrer et je regrette de ne pas avoir osé les prendre en photo… ouais définitivement, c’est pas la moto, ni les paysages, mais bien les gens, ces différents peuples tous accueillant (surtout dans les villages, hors des grandes villes), charmant, ces femmes grandes gueules et souvent magnifiques (aaaah au Mali c’est quelque chose !) … que de sourires, de gestes et de paroles échangés !
Et puis beaucoup plus terre à terre, je voudrais rendre hommage aux pneus Michelin Desert, qui en bouffé plein la gu.eule … indestructibles, vous en connaissez beaucoup, vous, des pneus capables de rouler 300 km comme ça ?
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… et bien sur, rendre hommage à l’increvable Africa Twin, moteur de tracteur, fait pour durer 1000 ans, partie cycle de Hummer … bref, une moto taillée pour l’Afrique.
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salutations à xavcé du forum (ceux du 4x4) ... on va passer vous voir, promis
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Ca y est, me voila de retour, douce France pluvieuse et sarkomaniaque, après un petit périple ma foi fort sympathique, dépaysant, riche en enseignements et je pense inoubliable. Moi et mon pote Mathieu avons donc réussi le très relatif exploit d’amener deux Africa Twin de 1990 comptant plus de 90000 km au compteur et somme toute en fin de vie de Paris à Bamako au Mali. Au final, plus de 4500 km dont à peu près 1000 de piste … le tout en 3 semaines. Ci-dessous, un petit aperçu de notre voyage : en vert, l’auto train, bien pratique pour éviter le froid, en bleu le bateau, bien pratique pour éviter de se taper l’Espagne et en rouge, la bécane avec des pointillés pour la Piste avec un grand P (ouuui mosieur)… les étoiles correspondant aux incidents techniques.
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Mais ne nous énervons pas, chaque chose en son temps, prenez place (ou fuyez !) car cela risque d’être un chouia long…
CHAPITRE 1 : ciao la France salut l’Afrique…
Voila 6 mois que je prépare ce voyage, rendez vous est pris à Sète avec un couple voyageant en vieux Land Rover (super bien équipé) rencontré sur internet. A la base, je devais être le seul motard, mon but étant de ramener ma vieille Africa Twin, inutile ici, dans la famille de ma femme, à Bamako. Oui mais voila, à force de parler de ce voyage, Mathieu a craqué et a récupéré lui aussi une vieille Africa (identique !) utilisée récemment quand on était parti au Maroc. 5 jours avant le départ, nous voici donc deux glands à moto, censés traverser la Mauritanie par la piste, nous les purs ignorants du sable … ma foi qui ne tente rien n’a rien !
Tiens, la Mauritanie, les français assassinés juste avant, le Dakar annulé, les familles paniquées … AAAAh fuyons ce monde surmédiatisé où le moindre fait divers peut prendre des proportions hallucinantes, où le mot Al Qaida est aussi souvent utilisé que le mot Sarkozy … oui décidément fuyons.
Une vidange, des pneus Michelin Désert, quelques outils, des bidons de 20 L à mettre sur le Land et c’est parti !
Le mercredi 9 janvier, on dépose les deux mémères sur l’auto train pour les retrouver le lendemain matin à Avignon. 130 bornes d’autoroute sous la flotte et les pneus Michelin Desert se comportent très bizarrement sur route …. vivement le soleil. On arrive à Sète, on retrouve comme prévu nos deux compagnons de route, le premier contact avec Xavier et Céline est très encourageant même si Xavier a un sourire crispé lorsqu’on évoque l’état de nos grosses : grosse consommation d’huile pour Mathieu, moteur qui tourne comme une patate pour la mienne etcetc… 36 h de bateau, idéal pour se reposer, faire connaissance, se faire ch.ier, bouquiner et le samedi 12, un superbe levée de soleil sur le très encombré détroit de Gibraltar
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On débarque à Tanger, et bizarrement les formalités se passent extrêmement rapidement … à nous l’Afrique !
CHAPITRE 2 : P.utain, le Maroc et le Sahara occidental c’est long !
L’objectif un peu hallucinant est de traverser le Maroc et le Sahara occidental en trois jours … soit plus de 2000 km. Oui oui, à votre service ! On emprunte la toute nouvelle autoroute du roi, les aires de repos sont … typiquement françaises, les jumelles toutes les 50 bornes (oui !) … rien de bien passionnant, calés à un petit 110 km/h (le 4x4 ne dépasse pas les 90), on se goure de sortie après Casablanca, on roule de nuit le but étant d’arriver à Marrakech … mais on est crevé (déjà !) et on dort comme des manouches sur une aire d’autoroute en construction à 80 km au Nord de Marrakech. Le bivouac le plus pourri de l’histoire … pas grave, on se rattrapera !
Le lendemain, Mathieu et moi nous envolons sur des nationales blindées de camion où le dépassement en 4x4 est impossible. On se donne rendez vous sur la côte afin d’avoir un bivouac digne de ce nom… Un plein d’essence, des petites courses (bah ouais on a le temps, ils se traînent avec leur 4x4 !) Mathieu et moi trouvons un lieu où se poser paradisiaque, avec coucher de soleil et tout et tout … petit joint, le soleil se couche mais KESKIBRANLE … allo ? ah vous êtes 50 bornes devant ? ah ? Meeeerde, route de nuit montagneuse, fatigués, on les retrouve et on se pose éreintés au bord d’une falaise … il va falloir qu’on s’attende plus souvent.
Et hop ! réveil militaire bientôt habituel avec le levée du soleil à 6h30 … et il faut bien se faire une raison, on fera pas1200 bornes aujourd’hui !
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On roule on roule on roule, et le Sahara ouvre ses portes, les virages disparaissent, l’océan se montre par moment, on fait un ptit tour dans le sable mouaais, les contrôles d’identité tous les 80 km, des cinglés en vélo…
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Et un PV … et oui, où que j’aille, il faut toujours que je me prenne un pitain de PV. A chacun de ces fameux contrôles d’identité, où il faut remplir toute un paperasse et dire « non pas de cadeau », il y a un panneau tout pourri écrit « STOP Gendarmerie royale » … moi qui avait enfin trouvé deux virages déboule donc à 110 et ne peut m’arrêter … le flic commence à sortir son baratin, m’offre le thé, m’explique que c’est 400 dirham (40 euros !) … et la mes enfants, c’est le moment de sortir la tactique du merlan frit, testé et approuvé taaaant de fois avec notre chère bleusaille nationale : rester courtois, paraître triste, assumer blablabla … et je m’en tire finalement avec un PV à 100 dirham pour … non port du casque OOOh c’est bon. On dépasse Laayoune, tiens il fait nuit … et on finit par dormir sur le bord de la route, sales et crevés.
6h30, mardi 15 janvier, au programme 650 bornes de ligne droite entrecoupée de contrôles et l’espoir d’un hôtel, d’une douche (oooh une douche), le sans plomb commence à disparaître au profit du super. Les pneus commencent à tirer un peu la tronche, les motos roulent comme des patates donc tout va bien, on passe la dernière ville (militaire) marocaine de Dakhla … et la plus rien, plus de circulation KEDAL, un banc de bitume et des chameaux, le vent souffle fort et recouvre virtuellement le bitume d’un fine couche de sable blanc (c’est beau !).
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On arrive enfin à l’hôtel, la douche est chaude (AHAHAHAH), la dernière station service marocaine (c’est beaucoup plus cher en Mauritanie) est à cours de gasoil et le Land, rempli à ras bord de ce précieux breuvage, est convoité gentiment par les 15 camions qui attendent le ravitaillement … demain, à nous la Mauritanie et la piste !
CHAPITRE 3 : le sable, le vent et le vent de sable
6h30 comme d’hab, on glandouille une bonne heure à la frontière côté marocain et c’est parti pour ce qui est appelé le « no man’s land ». Ce fameux no man’s land est en fait une piste de 5 km entre la douane marocaine du Sahara occidental et la douane mauritanienne, anciennement minée en bon souvenir de la guerre qui a opposé les deux pays (en fait le Sahara occidental n’est pas reconnu comme marocain par les nations unis et il est revendiqué par les salawi mauritaniens … enfin pour faire simple quoi) il n’y a pas si longtemps. La « légende » veut qu’il est facile de s’y égarer et donc de péter sur une mine … sympa non ? En réalité, c’est du flanc, on voit à vue d’œil la douane mauritanienne, la piste est parfaitement tracée, bref beaucoup de bruit pour plus grand-chose. Allez hop, pour ne pas changer, formalités administratives, on tamponne, on retamponne, on paye, on prend une assurance (bidon ?), on discute, on nous explique que la Mauritanie condamne avec honte l’assassinat des français, qu’on est les bienvenues … tout va bien ! On est désormais en Mauritanie messieurs dames, encore 60 km de bitume et c’est théoriquement parti pour 600 bornes de pistes ensablées le long d’une voie ferrée perdue au milieu du désert, reliant une mine de fer perdue dans le Sahara à Nouadhibou, grosse ville mauritanienne sur l’Atlantique. Le train est gros, très gros, il en passe peut être 2 par jour … mais il a 150 wagons … ce qui en fait un des deux plus grands du monde. Petit village, premier sable mou et … boumbadaboum, Mathieu se vautre, moi j’en ch.ie mais je passe … heu hum on a fait 50 m de sable et on est déjà en sueur. On se pose au tout début de la piste et le train arrive…
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Quand je vous disais qu’il était balèze. Ah oui au fait, il y a du vent, ça a l’air de rien dit comme ça mais c’est un vent fort … et ya du sable partout donc on BOUFFE DU SABLE et on va en BOUFFER pendant les 10 jours à venir. Ce vent, c’est l’harmattan : L’harmattan est un vent chaud et sec, de direction Nord-Est à Est, en provenance du Sahara.Il souffle de décembre à février sur toute l’Afrique de l'Ouest, du Sahel au Cameroun et au Tchad. Chargé de poussières et de sables (fines particules de 0, 5 à 10 millièmes de centimètres), il peut obscurcir l'athmosphère durant plusieurs jours et il favorise ainsi les épidémies de méningite dans les pays sahéliens. Donc en fait, les paysages de carte postale, c’est dans le kukekette, on voit rien à plus d’1 km et le pire, le PIRE, c’est que les gens la bas disent « ooh aujourd’hui ça va ». Bref, on dégonfle les pneus (~ 1.3), Mathieu et moi nous regardons (« Force et robustesse ») avec une certaine appréhension et c’est parti. Les bords du rail sont composés de sable extrêmement mou et Mathieu et moi décidons donc de rouler entre les rails … hum, ça a l’air dur, mais en fait c’est mou et rempli de bout de métal … en un mot, 600 bornes comme ça, je meure.
Allez hop, je me décide, on est dans le désert, on voulait du sable, alors roulons dans le sable et nous quittons l’affreuse voie de chemin de fer … et c’est pas si mal, même si c’est extrêmement casse gueule. Mathieu élabore la théorie du poids (le cu.l) en arrière façon poudreuse qui marche pas mal … et on fait notre premier ensablement
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Très vite, la confiance arrive, 70/80/90 aaaaah mais c’était donc vrai : dans le sable, en Africa Twin, bourriner tu devras et oooh miracle, la moto flotte, c’est merveilleux, le paysage qui ne donnerait rien sur une photo est impressionnant, le sourire sur les lèvres je pars devant, sors des traces … essaie de revenir derrière eux et BOUM me gaufre à petite vitesse. Pas grave, j’arrive miraculeusement à relever la moto, relève la tête … personne. Je roule 200 m … personne. Je coupe le contact, écoute … rien personne. Hum c’est ballot, j’ai pas d’eau, le téléphone ne capte pas, la piste s’efface avec le vent… la sueur froide arrive. NE PANIQUONS PAS. J’aperçois une tente de chamelier au loin et roule m’y réfugier. L’accueil est merveilleux, ne t’inquiètes pas petit touriste effrayé, tu vas retrouver tes amis, prends d’abord un peu de lait de chamelle sucré (ooooh que c’est bon), un bon thé, détends toi. Moi et les hommes du désert grimpons au sommet d’une dune pour pouvoir capter le réseau, je laisse mon message, mon hôte appelle tous ses potes pour prévenir qu’un touriste est perdu et nous retournons sur la piste pour attendre … et finalement, le cher Land Rover vert arrive (MAMAAAAAN), on est tous soulagé mais on a perdu pas mal de temps. On finit par faire 60 bornes avant la nuit, Mathieu et moi bourrinons entre 70 et 110, un vrai régal, le pied du motard, le kiffe, le vrai. Ouf, bivouac au milieu de nul part, je me suis fait peur mais … tout va bien et il semble bien qu’on soit capable de rouler dans le sable !
6h30 ah et si on faisait un peu de moto ! La journée commence comme elle s’est finie, le GRAND KIFFE, 120 bornes avalées comme si de rien n’était. Nous attaquons une partie beaucoup plus ensablée (dunettes), le vent souffle très fort, on voit rien …4e aah je m’enfonce bon alors fond de 3e aaah fond de 2e … une montée, fond de 1ere ouf ça redescend fond de 2e et hop 15 litres au 100 (25 pour le 4x4). Tiens Mathieu s’arrête, heu ça va ? Ah bah en fait, la moto s’est coupé brutalement et ne redémarre plus… on tapote, on regarde, on lui parle, nan elle redémarre plus… Après plusieurs réflexions, on finit par tester sa pompe à essence (le tout en BOUFFANT du sable) … qui ne marche plus. Et m.erde ! Un pickup répare au loin la voie ferrée et nous leur demandons de nous amener la moto au village (le seul un peu gros sur 500 bornes) à 15 bornes d’ici. La moto de Mathieu est donc sanglée n’importe comment à l’arrière du pick up … la piste jusqu’au village est extrêmement molle, je suis à deux doigts de m’ensabler mais m’en sors en brûlant ma moto (fond de 1ere, gerbe de 10m et on pousse avec les pieds). Une fois arrivé au village, nous sommes crevés, les enfants sont infernaux (AAAH), on passe l’après midi à essayer de trouver une pompe … pour finalement installer une vieille pompe à essence de Land Rover. On essaie de la faire tenir avec du fil de fer, la moto redémarre (et oui !) et Mathieu est chargé d’essayer de nuit, dans un village (donc sable très mou avec plein d’obstacles) sa nouvelle et merveilleuse réparation de manouche. Evidemment, tout ce qu’on arrive à faire c’est 50m laborieux, on voit rien et c’est dangereux, le mec veut qu’on lui paye 50000 ouguiya (la monnaie de la bas que nous appelions zigouigoui) soit 150 euros… en un mot c’est vraiment n’importe quoi. L’essai est repoussé au lendemain et nous passons la nuit chez les gendarmes. Vendredi 18 janvier 6h30, pour changer, l’essai n’est pas concluant et nous devons laisser, la mort dans l’âme, la moto à la gendarmerie (enfin la cabane quoi) du village en n’étant pas sur d’être en mesure de revenir la chercher. Et c’est reparti, mais je suis seul (ce qui ne m’empêche pas de prendre égoïstement mon pied)
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Le GPS indique le prochain waypoint tout droit à 6km … donc je fonce tout droit, en plein dans de vrais dunes, sans trace … et je m’ensable lamentablement. Le 4x4 qui m’a suivi s’ensable aussi sauf que c’est beaucoup plus embêtant, on met plus d’une heure à le désensabler en BOUFFANT du sable comme jamais et on décide d’arrêter les frais et de contourner les dunes. Je suis mort, je suis le Land à distance et … plus rien. J’essaie de redémarrer mais plus rien… aaaah on diagnostique encore une fois une panne de pompe à essence (quelle m.erde cette pompe !) mais cette fois, nulle part ou la laisser et nous la couchons donc à l’abri d’une herbe à chameau, « cachée », en prenant les coordonnées GPS.
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C’est donc avec les deux tocards de motard à l’arrière du Land que nous finissons la journée (en buvant allégrement du rhum pour se consoler) pour finalement arriver à Atar, grosse ville ou nous avons rendez vous avec un autre 4x4 qui connaît bien la Mauritanie. Je suis malade, un peu saoulé et je m’écroule ….
Une bonne nuit de sommeil et hop, pas le temps de se reposer, l’auberge nous propose moyennant 200 euros d’aller chercher les deux bécanes, un Range Rover un peu pourri, une remorque, un mécano, un « pilote » mauritanien et c’est reparti en sens inverse ! Nous disons au revoir à Xavier et Céline qui continuent leur aventure sans nous (c’était le contrat) et on se donne un éventuel rendez vous à l’autre bout de la Mauritanie au cas ou on arriverait à avoir du réseau. Ce dépannage sera hallucinant, le païlote décidant de prendre un raccourci dans les dunes (avé la remorque c’est super pratique), nous ensablant mais on passe quand même ! Hop, on retrouve ma moto grâce au GPS et c’est l’heure du thé et de la prière On la laisse chez des chameliers (thé encore) et on fonce en direction de la moto de Mathieu. On s’arrête dans un petit village (thé) pour la nuit en se faisant allégrement dragué par de jeunes mauritaniennes très aguicheuses (12, 15 ans ?).
6h00 (thé) et on est reparti, on récupère la moto de Mathieu qu’on arrive tant bien que mal à faire rentrer DANS le Range (on défonce l’araignée, on vire la roue avant…), un petit thé et c’est reparti.
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On récupère la remorque, on crève une première fois, notre pilote décide de nouveau de prendre un raccourci qui consistera à mettre 30 minutes (10 tentatives) à monter une pente ensablée à 25 % avec les DEUX motos… on crève une deuxième fois, on bouffe de la poussière, du sable, on boit 12 thés et on arrive exténuer à l’auberge … ouf ! Le lendemain, on arrive tant bien que mal à « réparer » la pompe de Mathieu, on commence à se renseigner pour se faire livrer une pompe…on se repose, on se lave, on visite Atar mais on BOUFFE du sable et puis Atar c’est nul…
Mardi 22 janvier, Joël, le mec qui tient le magasin Honda près d’Athis Mons sur la nationale 7 dit à notre pote chargé de nous sauver : « mais heu les gars, une pompe, ça sert à rien, branchez le tuyau en direct ça devrait marcher » Ah, oooh et bein on essaie et devinez quoi ! Et bah ça marche et ces foutus KONNARDS de rédacteur de manuel technique, ils sont pas foutus de l’écrire AAAAH LES KONS, 4 jours et 200 euros de perdu pour rien !! On décide d’aller faire un essai en partant pour Chinguetti, ville touristique bordée d’immenses dunes à 80 km d’Atar … et au bout de 50 m la pompe de Mathieu relâche … bon cette fois on sait comment faire et c’est reparti. Tiens c’est marrant, pour changer, le vent est étourdissant, on voit rien, on fait une petite pause et … aah bah tiens c’est MARRANT ça aussi, le démarreur de Mathieu ne fonctionne plus. Ne nous énervons pas, ne nous ENERVONS PAS. Poussette et on rentre à l’auberge la queue enter les jambes, bien décidés à quitter cette ville de m.erde le lendemain … ah oui et au passage, le démarreur de Mathieu n’aura plus aucun problème après ça… Une petite photo du camion de nos voisins hippie/junkie/vampires (« Jesus freaks man ») qui ne sortaient en moyenne que 10 minutes par jour…
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CHAPITRE 4 : la renaissance
Mercredi 23 janvier, il nous reste un peu plus d’une semaine pour arriver à Bamako, il est temps de quitter cette région (l’Adrar) qui ne nous aura pas porté chance même si les 400 km de pistes ensablées resteront inoubliables… On part vite, sans prévoir à bouffer, avec 1.5 litre de flotte par personne pour 450 km de banc de bitume dans le désert sans possibilité de ravitailler en essence, une seule ville à traverser, et dans le but de rejoindre Nouakchott, capitale de la Mauritanie. Nous n’avons aucune idée de l’autonomie de nos mémères sans pompe à essence (a priori les 5 derniers litres ne pourront descendre par gravité) et la moto pèse, avec le bidon de 20 litres plein à ras bord, plus de 300 kg. Ce que nous prenions pour une formalité (du bitume ma foi), va devenir très vite une des plus dures journées de moto de toute ma vie. Le vent souffle extrêmement fort, en rafale et complètement de travers ce qui a pour conséquence une perpétuelle lutte avec la machine … et des pneus qui ne s’usent que d’un côté (un angle constant d’au moins 15 °). A chaque pose, on BOUFFE 50 kg de sable, la moto de Mathieu, posé sur le bas coté pendant une pose pipi, se fait carrément renversé par le vent (c’est pour vous dire sa force). Il fait extrêmement chaud, Mathieu est malade et je me sens de plus en plus desséché. Mais cessons de nous plaindre, un petit hors piste nous offre tout de même de belles dunes.
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Lors de notre propre ravitaillement essence au bout de 230 km (ça devrait passer !), mon bidon trop rempli se déverse sur mon pantalon et dans mes bottes … cool j’avais besoin de ça. Bref, on arrive quasiment en panne d’essence (ça s’est joué à 2 ou 3 km près) à Nouakchott et on se trouve une auberge pour souffler. Je me rends compte que j’ai beaucoup de fièvre, que je suis loin d’avoir assez bu, que mon bide est retourné, que pis.ser me fait mal… en un mot, je suis en complète déshydratation pour la première fois de ma vie et c’est loin d’être une partie de plaisir. 3 litres de flotte plus tard et un repas que je me force à avaler, je m’effondre dans mon lit à 20h30 en me demandant comment je vais faire pour repartir le lendemain.
Le lendemain, grâce matinée 7h00, sur le point de partir (je suis complètement remis … à part mon ventre), on rencontre un jeune couple de suisses, un peu paniqués par l’idée de passer par Aleg, la ville ou les touristes se sont fait descendre et ils nous expliquent qu’ils comptent faire aujourd’hui leur visa pour le Mali… Mathieu et moi regardons la carte et on constate qu’il semble possible de rentrer au Mali par la piste … ce qui implique d’avoir le visa à l’avance… et puis une journée de repos, ça fera du bien. Allez hop, journée avec les suisses (très sympa), visa fait en une heure, on prend même les assurances, on bouquine, on glande et demain, 600 km entre Nouakchott et Kiffa nous attendent le long de la route de l’espoir. Rien à voir avec le précédent tronçon, le vent est beaucoup plus raisonnable, la journée se passe super bien … hormis l’envie pressante de me vider à chaque arrêt ce qui pose parfois problème lors des contrôles de gendarmes. Au matin le paysage est vraiment grandiose avec de magnifiques dunes de sable rouge et les photos prises ne sont pas à la hauteur … donc à vous d’imaginer. On s’arrête à Aleg faire de l’essence, pas de terroriste, pas de Ben Laden, on nous aurait menti ? Pour les nombreux contrôles de police (cadeau, blabla), j’élabore une nouvelle stratégie consistant à ne pas laisser le temps au flic de sortir de sa cabane et de passer à fond de 5 en faisant coucou de la main … On rentre dans Kiffa (j’ai encore du ch.ier - excusez le terme – derrière la cabane des flics) avant la tombée de la nuit, juste le temps de visiter les auberges minables de la ville. Dans celle que l’on choisit, tout est crade, tout est laissé à l’abandon, c’est cher pour ce que c’est, vous ressortez des douches plus sales que vous n’y êtes entré … mais bon, les suisses nous rejoignent, des américains débarquent en limousine venue de Californie, moteur V8 consommant 45 litres au 100 dans le sable
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Le mec du coin nous indique, malgré les avertissements d’un motard portugais qui y avait renoncé, que la piste entre Kiffa (Mauritanie) et Kayes (Mali) est tout à fait faisable… Samedi 26 janvier, on choppe 10 litres de flotte (pas question de refaire la même erreur), on fait les pleins, et c’est parti pour 300 km de piste jusqu’au Mali. La piste alterne entre le facile et le super difficile à savoir piste écroulée et remplacée par du sable profond, mou et labouré. Dans le désert, le sable c’est cool parce que tu n’es pas obligé de rouler dans les traces de 4x4, tu roules à coté, tu a le Sahara pour toi. Ici, la piste est bordée d’arbre et de pierre et il est difficile d’en sortir et je peux vous garantir que les sillons de 40 cm de profondeur de sable c’est épouvantable. 2 méthodes existent sur le marché, la méthode vaillante et courageuse qui consiste à appliquer l’adage « dans le sable, bourriner tu devras » et donc d’arriver à 40 km/h dans les sillons et à essayer de tenir fermement le guidon. Cette première technique est valeureuse … mais vouée à l’échec avec un poids de 320 kg car la roue avant finit invariablement par faire ce qu’elle veut, la garce, et c’est ainsi que je me suis tapée une gaufre assez rapide (30 km/h) juste devant un village, les habitants morts de rire. Passons à la deuxième méthode, celle dite du canard, que je maitrise personnellement très bien, et que Mathieu a eu un peu de mal à accepter (moins noble pfff…) : elle consiste tout simplement à rouler à un très rapide 4 km/h, les pieds grand sortis, c’est moche mais moins casse gueule … et surtout la chute y est moins violente. Le désert se transforme petit à petit en savane (ahahaha conn.ard de vent bye bye), on roule désormais à coté de la piste pour éviter les sillons creusés par les camions … ce qui est extrêmement agréable : petits slaloms dans l’herbe jaune, entre les arbres, le sol est suffisamment dur pour que les motos ne s’enfoncent pas, les points d’eau sont squattés par un nombre de têtes de bétail jamais vu pour moi (2000 bêtes ?).
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A CHAQUE personne croisée, nous demandons notre chemin car en l’absence de carte précise et de point GPS, on risque de se retrouver vite fait au Sénégal … les gens sont vraiment adorables et nous ne nous serons jamais perdus. Nous arrivons le sourire au lèvre à 15 km de Kankossa, dernier gros village mauritanien avant la frontière et … BIENVENUE EN ENFER. OOOOh, 15 km, 2 heures oui messieurs dames, du 7.5 km/h. Le charmant village (pas de photo car trop de sable, de sueur et de chute) est à flanc d’une grosse dune molle de sable rouge. Et oui, la savane praticable sur le côté de la piste c’est fini, maintenant c’est du vicieux, du mou, du moins mou et puis dans les villages les gamins courent partout, la moto chauffe, relever la moto nous faire perdre 1 litre de flotte, 4 chutes pour moi qui n’ai plus de bras. On arrive enfin à dépasser le village et le sable et il est temps de se reposer au milieu des palmiers … nous avons fait 130 km en 5h de moto.
Le lendemain, la journée se passera comme sur des roulettes, pistes beaucoup moins ensablées, passage de la frontière complètement fantôme (aucun poste de contrôle de rien du tout), parfois, on a même le droit à du roulant (ahahaha 110 km/h sur la terre séchée LE PIED) et on décide finalement de dormir à l’ombre d’un baobab à 20 km de Kayes, ville malienne de 80000 habitants tout de même.
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Lundi 28 janvier, on arrive facilement à Kayes par une piste roulante et jouissive … et il est très bizarre de se retrouver dans des bouchons, la pollution et une vie foisonnante. On se trouve un hôtel propre, dans ce pays la bière est enfin de retour (yeeees !), on signale notre entrée sur le territoire (coucou !) à la police malienne et puis on se décide à faire un petite soirée festive, bar, bières (beaucoup) et deux maliennes « légèrement » intéressées viennent discuter avec nous. Ne rien leur offrir (à part de la bière), rester poli, discuter et tout se passe bien. On fera même un petit tour au casino, un peu bourré, une femme prendra littéralement les jetons dans les mains de Mathieu … et lui fera gagner 6000 CFA (8 euros) de quoi se payer une autre bière ! Il nous reste deux jours de route pour arriver idéalement à Bamako mercredi soir et nous décidons donc d’emprunter la piste longeant le fleuve Sénégal jusqu’à Bamako soit 450 km de piste initialement prévu.
Nous avions connu le bitume (beaucoup !), le sable (pas mal surtout dans la bouche), la savane (ouuuui), la terre (bourriner !) … à nous la caillasse, la piste ressemblant parfois à une course vicieuse de trial (pierres grosses comme ma tête dans un montée à 40 %). En un mot, la piste est l’inverse exacte du roulant, les motos hurlent de douleur, le fleuve Sénégal apparaît de temps en temps pour nous réchauffer (Mathieu y fera trempette et apprendra plus tard qu’il est blindé de crocodiles)…
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6 heures de motos non stop et 150 km. Le porte bagage Tourratechmescouilles de Mathieu pète une première fois, puis lâche complètement une deuxième … les bagages frottant la roue, on ne peut plus continuer et heureusement le village de Bafoulabé n’est qu’à 5 km (encore un coup de pot). Comme d’hab, les gens sont adorables, on nous trouve un soudeur et c’est reparti !
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On nous explique qu’il existe une piste très roulante qui va vers Bamako et nos motos nous crient d’opter pour cette solution. Avant la nuit, nous traversons le fleuve (c’est plus le Sénégal) par la seule voie possible, la voie de chemin de fer (on en aura bouffer du chemin de fer !) … sauf qu’on se fait engueuler car le train arrive et il faut donc patienter comme tout le monde (sécurité au top !). La fin du voyage se profile, dernier bivouac (Inch’Allah), et le lendemain, dernier sanglage (interminable !) … et on aperçoit au loin des hippopotames sous l’eau. 80 km à 110 km/h sur une piste je dirais damée (c’est bon !) et hoooo Tourratechmescouilles lâche encore. Atelier soudure numéro 2 et on se fait vraiment plaisir en se prenant pour Peter Hansel et Richard Sainct, à fond les bananes, en faisant le spectacle devant les enfants, en prenant quelques bosses … et on arrive à Kita, ville située à 190 km de goudron de Bamako. Cette fois, c’est presque fini … oui mais non car un petit bruit suspect et TRES désagréable commence à se faire entendre sur ma grosse. On tapote, on lui parle et on roule 40 km … oui mais la c’est plus possible, ma roue arrière est comme vrillée. On regarde et … aaaaah, hum, les roulements de roue arrière sont morts (enfin moi j’y comprenais rien mais Mathieu a tout de suite vu le problème), les bibilles tombent et on est sacrément dans la m.erde. En France, qu’est ce qu’on fait dans ce cas la ? On trouve un magasin Honda et on achète les roulements … oui mais la c’est pas possible donc comme d’habitude, on fait confiance à l’extraordinaire gentillesse des maliens. Cette fois, un mec est carrément prêt à tout pour nous : Mathieu l’emmène sur sa moto (en faisant le spectacle à 140 apparemment) chercher des roulements dans la ville située à 60 bornes d’ici, je n’étais pas la mais le mec secoue toute la ville, fait rouvrir les magasins fermés, parvient à trouver deux roulements (2000 CFA soit la somme astronomique de 3 euros) … et ils reviennent de nuit me retrouver (le tout en évitant un buffle d’extrême justesse). C’est pas fini, il vire le néon qu’il a chez lui (seule lumière) laissant sa famille (sa femme était belle à tomber par terre – comme un paquet de maliennes soit dit au passage- dixit Mathieu) dans le noir complet, le branche sur une batterie et c’est parti pour l’atelier bricolage. Heu bon heu on appellera ça une réparation de manouche (avé tout le village autour), il manque une pièce, les roulements ne conviennent pas exactement et la on vous dit : « bon t’es prêt à faire 130 bornes de nuit ? ». Paniproblème, le mec nous demande … rien, et nous dit « comme ça quand je viendrai en France, on m’aidera ». Nous t’aiderons cher Issa, mais pour ce qui est de la France … attends toi plutôt à des coups de baton. Il est 10h du soir, route de nuit à la fraiche sur une route toute neuve, la grande confiance dans ma roue arrière et on parvient complètement morts à Bamako qui paraît gigantesque de nuit (c’est de loin, la plus grosse ville qu’on est vu depuis qu’on est parti). Je retrouve mon chemin et parvient dans l’eldorado, lits préparés, bouffe à gogo, douches nickel chaudes aaaah.
Nous resterons 2 jours dans ma belle famille, on installe les motos sous une bâche et il est temps de prendre l’avion … 14 h insupportable (la chiasse…) par Royal Air Maroc. La petite aventure est terminée et il est temps de retrouver notre quotidien mais aussi nos potes, nos familles et surtout nos petites femmes.
CONCLUSION : nous avons eu beaucoup de chance mais ce que je retiendrai le plus, c’est l’incroyable gentillesse des centaines de gens que nous avons pu rencontrer et je regrette de ne pas avoir osé les prendre en photo… ouais définitivement, c’est pas la moto, ni les paysages, mais bien les gens, ces différents peuples tous accueillant (surtout dans les villages, hors des grandes villes), charmant, ces femmes grandes gueules et souvent magnifiques (aaaah au Mali c’est quelque chose !) … que de sourires, de gestes et de paroles échangés !
Et puis beaucoup plus terre à terre, je voudrais rendre hommage aux pneus Michelin Desert, qui en bouffé plein la gu.eule … indestructibles, vous en connaissez beaucoup, vous, des pneus capables de rouler 300 km comme ça ?
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… et bien sur, rendre hommage à l’increvable Africa Twin, moteur de tracteur, fait pour durer 1000 ans, partie cycle de Hummer … bref, une moto taillée pour l’Afrique.
* *************
salutations à xavcé du forum (ceux du 4x4) ... on va passer vous voir, promis
Devinettes bambara
De tous les genres littéraires (contes, légendes, proverbes, etc.), les devinettes sont une exclusivité pour les enfants. Ils en sont friands, qu’on soit dans la cour de l’école, sur la place publique du village le soir au clair de lune, ou réunis autour du feu de la cuisine, les petits bambara aiment jouer aux devinettes. Il existe même de véritables « soirées-devinettes » organisées par des enfants. Les devinettes sont significatives d’un certain rapport au monde et aux choses de la vie ou du quotidien mais c’est avant tout leur fonction divertissante qui semble prédominer …
Quant à leur forme, les devinettes constituent une unité structurale faite par une dialectique « question-réponse ». Et il y a une réciprocité entre la question et la réponse, combinaison basée sur des rapports d’analogie, par le jeu des métaphores et des paradoxes …
Voici les devinettes bambara, au nombre de 25, toutes traduites en français et munies en partie de commentaires. Amusez-vous bien ! …
1 : N ye bin ye a bè jeninen sa bè a kònò a ma jeni. – O ye sira ye.
J’ai vu de l’herbe elle est brûlée un serpent y est il n’est pas brûlé. – C’est la route.
(Jolie métaphore pour la route dans une savane noircie par le feu)
2 : Mògò dò sara a wulila – O ye ntori ye.
Quelqu’un est mort, il s’est levé. – C’est le crapaud.
3 : Ni n taara sira kan n bè jalaba kura sòrò – O ye sa ye.
Quand je pars sur la route je trouve un ruban neuf – C’est le serpent.
4 : A ka baara kè tuma bèè ye a da tuma ye – O ye bilali ye.
Le seul moment où elle travaille, c’est quand elle est couchée. – La natte.
5 : Gaba sumantan. – O ye sankolo ye.
Grand hangar sans ombre: – C’est le firmament.
6: Ne ni mògò bè kèlè la ni n ye a gosi n bè n yèrè gosi – O ye soso ye.
Je me querelle avec quelqu’un : quand je le frappe je me frappe moi-même. – C’est le moustique.
7 : Fen dò bè n bolo ni n bè taama la a bè kuma ni n ye n jò a bè a dadè. – O ye samara ye.
J’ai une chose quand je marche, elle parle quand je m’arrête elle se tait. – La sandale.
(Les sandales, appelées sabara ou samara en bambara, ne retenant le pied que par devant, produisent un léger claquement pendant la marche)
8 : Mògò fila bè taa yaala filanannò tè yen. – O ye musokònòma ye.
Deux personnes se promènent il n’y a pas de trace de la deuxième. – C’est la femme enceinte.
(L’enfant que porte sa mère au ventre est aussi un être humain)
9 : Ka filen fila waa dò ma bò dò ye. – O ye dugukolo ni san kolo ye.
Ecarter deux calebasses: l’une n’est pas sortie de l’autre. – C’est la terre et le ciel.
(La terre et le ciel sont vus ici comme les deux moitiés d’une calebasse correspondant très bien l’une à l’autre. Probablement une allusion à une certaine vision de l’univers)
10 : A bè n flè n b’a flè. – O ye soda ye.
Cela me regarde, je regarde cela. – C’est la porte.
(De quelque côté qu’on se tourne dans une maison, on a toujours une porte devant ou derrière soi. Une cour bambara est souvent entourée de nombreuses cases)
11 : N taara n bènkèso n taara a sòrò u bè bèè yèlèn kogo la – O ye basa ye.
Je suis parti chez mon oncle maternel et j’ai trouvé qu’ils sont tous montés sur le mur. – C’est le margouillat.
(Les margouillats passent leur journée à courir sur les murs ensoleillés)
12 : Ni n ye n ka so boli ka taa dugu dò la n seginna n ma a sennò ye. – O ye kurun ye.
Quand j’ai chevauché pour aller dans un village, au retour je m’ai pas vu de traces. – C’est la pirogue.
(Une pirogue ne laisse pas de traces sur l’eau)
13 : N bè yan n bè Bamakò – Hakili don.
Je suis ici je suis à Bamako. – C’est l’esprit.
(L’esprit peut se rendre n’importe quel lieu, les distances ne le dérangent pas)
14 : I bè taama la i teliyara a man di i ye. – Finyè don.
Tu marches, tu vas vite ça ne te plaît pas. – C’est le vent.
(Il n’est en effet pas agréable d’être poussé par le vent)
15 : U bè yèlè nyògòn fè u bè datugu nyògòn fè. – O ye nyèkiliw ye.
Ils s’ouvrent ensemble, ils se ferment ensemble. – Ce sont les yeux.
16 : A bè fini don tuma bèè, nka a tè fini bò. – O ye nònsi ye.
Il met toujours des habits mais il n’enlève pas les habits. – C’est le caméléon.
17 : A ka dògò dunun tè o fè nka a bè dòn kè hali faama bè taa yen. – O ye dugumènè ye.
Cela est petit cela n’a pas de dunun (tambour) mais on danse même le chef va là-bas. – C’est la fourmi.
(Certes, une fourmi n’a pas de tambour pour faire bouger et gesticuler les gens, comme pour une danse. Mais ses piqûres et ses plaies ont le même effet. Et même le chef ayant le droit à des privilèges particuliers n’est pas épargné par cette foutue bestiole. Elle agit selon la devise "Les mêmes droits pour tous" !)
18 : A bè ba kò bari a bè bakokan mèn. – O ye tulo ye.
Cela est derrière le fleuve mais cela entend le bruit du fleuve. – C’est l’oreille.
(L’oreille entend beaucoup de choses mais sur de longues distances)
19 : N mòkè ye den wolo cè tè muso tè. – O ye tonsofin ye.
Mon grand-père a engendré un enfant ce n’est pas un homme ce n’est pas une femme. – C’est une chauve-souris.
(La chauve-souris est vue comme un être bizarre, à la fois une sorte d'oiseau et une souris. Faut-il aller jusqu’à considérer la souris comme symbole de la féminité , est un peu surélevé par des pierres, endroit un peu frais et ombragé où les serpents aiment se trouver)
25 : N ye fen dò sòrò a tè dun nka, ni a ye fen dò minè o bè dun. – O ye duguròsa ye.
J’ai trouvé une chose, elle ne se mange pas mais si elle prend autre chose celle-ci se mange. – C’est le ver de terre.
(Le ver de terre n’est pas mangeable pour l’homme mais p.ex. les poules le mangent. Et les poules en revanche sont bien consommables pour l’homme. De plus, elles pondent des œufs qui sont mangés)
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Bonne lecture !
De tous les genres littéraires (contes, légendes, proverbes, etc.), les devinettes sont une exclusivité pour les enfants. Ils en sont friands, qu’on soit dans la cour de l’école, sur la place publique du village le soir au clair de lune, ou réunis autour du feu de la cuisine, les petits bambara aiment jouer aux devinettes. Il existe même de véritables « soirées-devinettes » organisées par des enfants. Les devinettes sont significatives d’un certain rapport au monde et aux choses de la vie ou du quotidien mais c’est avant tout leur fonction divertissante qui semble prédominer …
Quant à leur forme, les devinettes constituent une unité structurale faite par une dialectique « question-réponse ». Et il y a une réciprocité entre la question et la réponse, combinaison basée sur des rapports d’analogie, par le jeu des métaphores et des paradoxes …
Voici les devinettes bambara, au nombre de 25, toutes traduites en français et munies en partie de commentaires. Amusez-vous bien ! …
1 : N ye bin ye a bè jeninen sa bè a kònò a ma jeni. – O ye sira ye.
J’ai vu de l’herbe elle est brûlée un serpent y est il n’est pas brûlé. – C’est la route.
(Jolie métaphore pour la route dans une savane noircie par le feu)
2 : Mògò dò sara a wulila – O ye ntori ye.
Quelqu’un est mort, il s’est levé. – C’est le crapaud.
3 : Ni n taara sira kan n bè jalaba kura sòrò – O ye sa ye.
Quand je pars sur la route je trouve un ruban neuf – C’est le serpent.
4 : A ka baara kè tuma bèè ye a da tuma ye – O ye bilali ye.
Le seul moment où elle travaille, c’est quand elle est couchée. – La natte.
5 : Gaba sumantan. – O ye sankolo ye.
Grand hangar sans ombre: – C’est le firmament.
6: Ne ni mògò bè kèlè la ni n ye a gosi n bè n yèrè gosi – O ye soso ye.
Je me querelle avec quelqu’un : quand je le frappe je me frappe moi-même. – C’est le moustique.
7 : Fen dò bè n bolo ni n bè taama la a bè kuma ni n ye n jò a bè a dadè. – O ye samara ye.
J’ai une chose quand je marche, elle parle quand je m’arrête elle se tait. – La sandale.
(Les sandales, appelées sabara ou samara en bambara, ne retenant le pied que par devant, produisent un léger claquement pendant la marche)
8 : Mògò fila bè taa yaala filanannò tè yen. – O ye musokònòma ye.
Deux personnes se promènent il n’y a pas de trace de la deuxième. – C’est la femme enceinte.
(L’enfant que porte sa mère au ventre est aussi un être humain)
9 : Ka filen fila waa dò ma bò dò ye. – O ye dugukolo ni san kolo ye.
Ecarter deux calebasses: l’une n’est pas sortie de l’autre. – C’est la terre et le ciel.
(La terre et le ciel sont vus ici comme les deux moitiés d’une calebasse correspondant très bien l’une à l’autre. Probablement une allusion à une certaine vision de l’univers)
10 : A bè n flè n b’a flè. – O ye soda ye.
Cela me regarde, je regarde cela. – C’est la porte.
(De quelque côté qu’on se tourne dans une maison, on a toujours une porte devant ou derrière soi. Une cour bambara est souvent entourée de nombreuses cases)
11 : N taara n bènkèso n taara a sòrò u bè bèè yèlèn kogo la – O ye basa ye.
Je suis parti chez mon oncle maternel et j’ai trouvé qu’ils sont tous montés sur le mur. – C’est le margouillat.
(Les margouillats passent leur journée à courir sur les murs ensoleillés)
12 : Ni n ye n ka so boli ka taa dugu dò la n seginna n ma a sennò ye. – O ye kurun ye.
Quand j’ai chevauché pour aller dans un village, au retour je m’ai pas vu de traces. – C’est la pirogue.
(Une pirogue ne laisse pas de traces sur l’eau)
13 : N bè yan n bè Bamakò – Hakili don.
Je suis ici je suis à Bamako. – C’est l’esprit.
(L’esprit peut se rendre n’importe quel lieu, les distances ne le dérangent pas)
14 : I bè taama la i teliyara a man di i ye. – Finyè don.
Tu marches, tu vas vite ça ne te plaît pas. – C’est le vent.
(Il n’est en effet pas agréable d’être poussé par le vent)
15 : U bè yèlè nyògòn fè u bè datugu nyògòn fè. – O ye nyèkiliw ye.
Ils s’ouvrent ensemble, ils se ferment ensemble. – Ce sont les yeux.
16 : A bè fini don tuma bèè, nka a tè fini bò. – O ye nònsi ye.
Il met toujours des habits mais il n’enlève pas les habits. – C’est le caméléon.
17 : A ka dògò dunun tè o fè nka a bè dòn kè hali faama bè taa yen. – O ye dugumènè ye.
Cela est petit cela n’a pas de dunun (tambour) mais on danse même le chef va là-bas. – C’est la fourmi.
(Certes, une fourmi n’a pas de tambour pour faire bouger et gesticuler les gens, comme pour une danse. Mais ses piqûres et ses plaies ont le même effet. Et même le chef ayant le droit à des privilèges particuliers n’est pas épargné par cette foutue bestiole. Elle agit selon la devise "Les mêmes droits pour tous" !)
18 : A bè ba kò bari a bè bakokan mèn. – O ye tulo ye.
Cela est derrière le fleuve mais cela entend le bruit du fleuve. – C’est l’oreille.
(L’oreille entend beaucoup de choses mais sur de longues distances)
19 : N mòkè ye den wolo cè tè muso tè. – O ye tonsofin ye.
Mon grand-père a engendré un enfant ce n’est pas un homme ce n’est pas une femme. – C’est une chauve-souris.
(La chauve-souris est vue comme un être bizarre, à la fois une sorte d'oiseau et une souris. Faut-il aller jusqu’à considérer la souris comme symbole de la féminité , est un peu surélevé par des pierres, endroit un peu frais et ombragé où les serpents aiment se trouver)
25 : N ye fen dò sòrò a tè dun nka, ni a ye fen dò minè o bè dun. – O ye duguròsa ye.
J’ai trouvé une chose, elle ne se mange pas mais si elle prend autre chose celle-ci se mange. – C’est le ver de terre.
(Le ver de terre n’est pas mangeable pour l’homme mais p.ex. les poules le mangent. Et les poules en revanche sont bien consommables pour l’homme. De plus, elles pondent des œufs qui sont mangés)
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Bonne lecture !
Tranquille ? non pas si tranquille que ça… voyage qui a souvent chamboulé nos repères, nos certitudes et nos habitudes… voyage dont on revient touché par des sourires et des rires, agacé par trop de sollicitations, émerveillé par des paysages splendides, étonné par la présence de l’eau, reposé par des images d’un autre temps, fatigué par la chaleur plombante, ensablé d’une multitude de petits grains que l’on retrouve encore entre les pages de nos livres…
Et Tranquille, c’est surtout le surnom de notre guide !
Vendredi 21 novembre 2008
Nous ne sommes que très peu d’européens dans le vol Aigle Azur qui nous emmène à Bamako, nous avons largement de la place, l’avion ne fait jamais le plein pour privilégier une surcharge de bagages des passagers. Compagnie à recommander, super accueil et bonnes prestations. Sur le tarmac nous descendons de la passerelle dans un four : 30 ° à 20 h ! Joël est à l’arrivée, c’est le frère de Tranquille, le guide qui doit nous accompagner en Pays Dogon. Nous passons notre première nuit chez Fanny et Nico, une auberge de routards, chambre ventilée ou dortoirs en terrasse, sanitaires en commun, beaucoup de motos dans la cour, des jeunes sur les canapés qui fument, qui discutent, qui refont le monde… Pour arriver ici nous avons déjà senti l’Afrique, la chaleur, la poussière, les embouteillages de mobylettes, les petits marchands à nos vitres, les propositions, les boutiques en plein air tout au long du chemin, l’éclairage qui arrive à peine à illuminer les visages et surtout les larges sourires, « bienvenue au Mali ! » Nous aurons chaud toute la nuit !
Samedi 22 :
Super bon petit déjeuner en terrasse, jus de papaye, confiture de mangues, nous sommes vite dans le bain ! Moussa, au volant d’un 4x4, va nous conduire jusqu’à Djenné où nous dormirons ce soir. Pour pouvoir rester un peu plus longtemps au Mali nous avons fait le choix d’arriver et de repartir de Bamako, du coup, nous avons fait beaucoup de route, ce qui aurait pu être évité en arrivant à Mopti/Sévaré, cela nous a permis cependant de visiter Ségou au retour, de traverser des régions d’élevages, une forêt protégée avec nos premiers baobabs, de manger dans des gargotes au bord de la route, de s’arrêter dans les marchés colorés des petits villages, de voir la vie des campagnes (la fabrication du charbon de bois, des briques cuites…)… Nous nous arrêtons à San, au bord de la route, pour un repas du midi tardif (il est déjà 14 h) et nous faisons honneur à une grande assiette de riz en sauce. Ce sera LE plat du séjour, les sauces varient, parfois pâtes ou fonio mais ce sera le repas habituel, parfois une délicieuse petite banane ou quelques morceaux de pastèque bien juteuse pour dessert. Vers 17 h nous sommes au bord du Bani, nous attendons le bac pour rejoindre Djenné. La saison des pluies vient de se terminer il y a un mois, il y a encore beaucoup d’eau partout, ici en particulier c’est une région marécageuse, beaucoup de rizières et de plantations de céréales, bien sûr, rien à voir avec le rendement des hectares de la Beauce ou la Brie… il y a encore beaucoup à faire et surtout en premier lieu avoir du matériel, tout est cultivé et récolté par la main des hommes (plus souvent des femmes d’ailleurs !) C’est la fin de l’après-midi, le bac est sur l’autre rive et en attendant, de jeunes enfants nous proposent des petits véhicules qu’ils ont fabriqués avec l’alu des canettes. Près du bord quelques pêcheurs relèvent leurs filets, des femmes finissent la toilette des enfants ou leur lessive quotidienne, le soleil va sombrer dans des couleurs rougeoyantes, au loin deux hippopotames plongent si rapidement dans l’eau fraiche que peu de gens les aperçoivent… De jeunes routards lillois voyagent dans une voiture si délabrée qu’on la prend pour un tas de ferraille, les habitants de Djenné regagnent leur maison, un bus-taxi bien chargé nous suit et tout ce monde s’entasse sur le bac poussif à souhait ! Nous traversons ensuite cette étrange ville ancienne (patrimoine de l’Unesco) par d’étroites ruelles bordées de maison en banco gris, nous apercevons la Mosquée et nous nous arrêtons devant « Le Campement » hôtel tout à fait confortable où nous sommes contents de déguster une bonne Flag bien fraiche ! Après s’être rafraichi nous avons besoin de nous dégourdir un peu les jambes, la nuit est bien tombée, nous allons manger un Tion-Tion (riz et sauce aux oignons !!!) dans un restau local vers la place de la Mosquée. Même le soir nous avons du mal à supporter la chaleur qui nous plombe, normalement il devrait faire plus frais mais ce qu’aucun guide touristique ne dit c’est que vers novembre il y a à nouveau un pic de hautes températures, nous sommes en plein dedans : 35 à 40° dans la journée, à peine moins la nuit ! ça va être chaud pour marcher ! Nuit sous la moustiquaire, l’eau n’est pas loin mais globalement nous n’avons pas été gêné par les moustiques.
Vendredi 21 novembre 2008
Nous ne sommes que très peu d’européens dans le vol Aigle Azur qui nous emmène à Bamako, nous avons largement de la place, l’avion ne fait jamais le plein pour privilégier une surcharge de bagages des passagers. Compagnie à recommander, super accueil et bonnes prestations. Sur le tarmac nous descendons de la passerelle dans un four : 30 ° à 20 h ! Joël est à l’arrivée, c’est le frère de Tranquille, le guide qui doit nous accompagner en Pays Dogon. Nous passons notre première nuit chez Fanny et Nico, une auberge de routards, chambre ventilée ou dortoirs en terrasse, sanitaires en commun, beaucoup de motos dans la cour, des jeunes sur les canapés qui fument, qui discutent, qui refont le monde… Pour arriver ici nous avons déjà senti l’Afrique, la chaleur, la poussière, les embouteillages de mobylettes, les petits marchands à nos vitres, les propositions, les boutiques en plein air tout au long du chemin, l’éclairage qui arrive à peine à illuminer les visages et surtout les larges sourires, « bienvenue au Mali ! » Nous aurons chaud toute la nuit !
Samedi 22 :
Super bon petit déjeuner en terrasse, jus de papaye, confiture de mangues, nous sommes vite dans le bain ! Moussa, au volant d’un 4x4, va nous conduire jusqu’à Djenné où nous dormirons ce soir. Pour pouvoir rester un peu plus longtemps au Mali nous avons fait le choix d’arriver et de repartir de Bamako, du coup, nous avons fait beaucoup de route, ce qui aurait pu être évité en arrivant à Mopti/Sévaré, cela nous a permis cependant de visiter Ségou au retour, de traverser des régions d’élevages, une forêt protégée avec nos premiers baobabs, de manger dans des gargotes au bord de la route, de s’arrêter dans les marchés colorés des petits villages, de voir la vie des campagnes (la fabrication du charbon de bois, des briques cuites…)… Nous nous arrêtons à San, au bord de la route, pour un repas du midi tardif (il est déjà 14 h) et nous faisons honneur à une grande assiette de riz en sauce. Ce sera LE plat du séjour, les sauces varient, parfois pâtes ou fonio mais ce sera le repas habituel, parfois une délicieuse petite banane ou quelques morceaux de pastèque bien juteuse pour dessert. Vers 17 h nous sommes au bord du Bani, nous attendons le bac pour rejoindre Djenné. La saison des pluies vient de se terminer il y a un mois, il y a encore beaucoup d’eau partout, ici en particulier c’est une région marécageuse, beaucoup de rizières et de plantations de céréales, bien sûr, rien à voir avec le rendement des hectares de la Beauce ou la Brie… il y a encore beaucoup à faire et surtout en premier lieu avoir du matériel, tout est cultivé et récolté par la main des hommes (plus souvent des femmes d’ailleurs !) C’est la fin de l’après-midi, le bac est sur l’autre rive et en attendant, de jeunes enfants nous proposent des petits véhicules qu’ils ont fabriqués avec l’alu des canettes. Près du bord quelques pêcheurs relèvent leurs filets, des femmes finissent la toilette des enfants ou leur lessive quotidienne, le soleil va sombrer dans des couleurs rougeoyantes, au loin deux hippopotames plongent si rapidement dans l’eau fraiche que peu de gens les aperçoivent… De jeunes routards lillois voyagent dans une voiture si délabrée qu’on la prend pour un tas de ferraille, les habitants de Djenné regagnent leur maison, un bus-taxi bien chargé nous suit et tout ce monde s’entasse sur le bac poussif à souhait ! Nous traversons ensuite cette étrange ville ancienne (patrimoine de l’Unesco) par d’étroites ruelles bordées de maison en banco gris, nous apercevons la Mosquée et nous nous arrêtons devant « Le Campement » hôtel tout à fait confortable où nous sommes contents de déguster une bonne Flag bien fraiche ! Après s’être rafraichi nous avons besoin de nous dégourdir un peu les jambes, la nuit est bien tombée, nous allons manger un Tion-Tion (riz et sauce aux oignons !!!) dans un restau local vers la place de la Mosquée. Même le soir nous avons du mal à supporter la chaleur qui nous plombe, normalement il devrait faire plus frais mais ce qu’aucun guide touristique ne dit c’est que vers novembre il y a à nouveau un pic de hautes températures, nous sommes en plein dedans : 35 à 40° dans la journée, à peine moins la nuit ! ça va être chaud pour marcher ! Nuit sous la moustiquaire, l’eau n’est pas loin mais globalement nous n’avons pas été gêné par les moustiques.
Bonjour,
Je souhaite partir en janvier 2012 pour faire un tour en Afrique. Je pensais commencer mon voyage par l'Algérie, puis descendre au sud a travers le désert vers le Mali, ensuite Sénégal, et remonter par la Mauritanie et le Maroc. Je ne connais pas du tout ces régions et le dépaysement vas être total. pouvez vous m'aider à organiser, trouver des contacts, m'indiquer ce qu'il faut absolument voir et surtout rendre ce "trip" inoubliable.
J'ai surtout besoin d'informations sur la traversée du désert, je pense le faire en stop camion, est ce encore possible actuellement? Est il possible de me transmettre des points de chute au Sud de l'Algérie et au Mali? Pour la suite du trajet aussi... Et y a t-il des personnes qui serait intéressées pour partager un peu de route et donner ainsi une dimension humaine supplémentaire à ce périple?
Vous qui connaissez, respectez et admirez l'Afrique, j'attends vos histoires, vos bon plan et vos galères.
Ma date butoir de retour en Europe est mi juillet, pour repartir ensuite faire le tour de la méditerranée a vélo!
Merci d'avance
Je souhaite partir en janvier 2012 pour faire un tour en Afrique. Je pensais commencer mon voyage par l'Algérie, puis descendre au sud a travers le désert vers le Mali, ensuite Sénégal, et remonter par la Mauritanie et le Maroc. Je ne connais pas du tout ces régions et le dépaysement vas être total. pouvez vous m'aider à organiser, trouver des contacts, m'indiquer ce qu'il faut absolument voir et surtout rendre ce "trip" inoubliable.
J'ai surtout besoin d'informations sur la traversée du désert, je pense le faire en stop camion, est ce encore possible actuellement? Est il possible de me transmettre des points de chute au Sud de l'Algérie et au Mali? Pour la suite du trajet aussi... Et y a t-il des personnes qui serait intéressées pour partager un peu de route et donner ainsi une dimension humaine supplémentaire à ce périple?
Vous qui connaissez, respectez et admirez l'Afrique, j'attends vos histoires, vos bon plan et vos galères.
Ma date butoir de retour en Europe est mi juillet, pour repartir ensuite faire le tour de la méditerranée a vélo!
Merci d'avance
pour notre voyage au Mali 2010, toujours trop court, vers le Pays Dogon, nous avons tenté un autre itinéraire depuis Bamako. la grande route nationale du Sud et le trajet depuis Ouagadougou sont déjà dans nos mémoires. et cette route qui longe le fleuve est moins connue même de nos fervents voyageurs. une semaine sur place, avec deux jours de plus cette fois-ci, c'est notre rythme habituel. reste que la densité des paysages rencontrés nous suffit presque, avant de pouvoir partir pour un vrai road trip un de ces jours.
Jour 1
le vol: samedi matin, les pelouses d'Orly sont sous la neige une fois de plus, de cet hiver qui n'en finit pas. nous avions expérimenté la fin d'Air Sénégal l'été 2008, pour notre première expérience du Mali. ils ont déposé le bilan en Avril 2009. le retour avec 36 heures d'attente à Dakar fort heureusement dans un hôtel très correct ne nous a pas découragé d'essayer les compagnies nationales. pour cette fois, billets achetés chez Air Mali, anciennement ou je ne sais pas trop quel est le nom le plus récent, Compagnie Aérienne du Mali. et franchement rien à dire, hormis le retard tout à fait limité d'une heure. dommage pour ceux qui nous attendaient sur place. pour un tarif tout à fait concurrentiel de 500 euro par personne, le service, la propreté, la nourriture, rien à envier aux autres compagnies supra-sahariennes. escale technique pour faire le plein à Madrid, l'arrivée sur la capitale castellane est magnifique, de même que le survol des Pyrénées. à Madrid, il ne fait pas plus chaud qu'à Paris. nous ne sortons pas de l'aéronef et c'est tant mieux.
Bamako : nous sommes en Février et surprise à la sortie de l'avion, il fait encore 31° à 19h, alors que le soleil est déjà bien couché. 7° de plus que l'année passée à la même époque nous dit-on partout. l'information doit venir de la météo officielle pour qu'elle soit aussi consensuelle. résultat des comptes : 26° au moins dans la vue après seulement 8 heures de voyage... il nous faudra bien 24h pour s'y habituer. nos amis sont au rendez-vous, ils ont tenu le coup malgré la foule et la chaleur. la voiture aussi est là, qui va nous porter pendant notre voyage. un vieux Cherokee, sans les plumes, datant de l'époque de mes premières amours. nous n'avions de toute façon pas opté pour le séjour grand confort. Patrick, rencontré sur VF et Abdou, son voisin et propriétaire du 4x4, nous font un accueil digne de la tradition malienne. transfert direct vers l'hôtel, dans la nuit qui ne fraîchit pas et les embouteillages encore présents de Bamako la fiévreuse et poussiéreuse.
l'hôtel : pour faire un bonne surprise à ma chérie, j'ai choisi un lieu unique à Bamako, la Villa Soudan. entre les deux ponts sur la route du Palais de la Culture, l'hôtel, qui préfère qu'on l'appelle chambres d'hôtes, à les pieds dans l'eau. la terrasse donne sur le fleuve rive droite, avec vue sur l'autre rive beaucoup plus construite de la cap'tale comme on dit là-bas. le cadre est superbe, la déco irréprochable, la piscine à température. nous avions testé le restaurant en 2008, alors que l'ouverture était toute récente. et honnêtement, pour une nuit à 49000 CFA pour deux, on est sorti de la déçus et soulagés d'une bonne partie de notre budget. ce qui pèche souvent ne fait pas exception ici : l'entretien. la lunette se fait la malle, la pomme de douche arrose là où bon lui semble, le ménage pourrait être plus minutieux. rajouter à cela les tarifs prohibitifs pour les boissons, le restaurant, qui ne se démarque en rien de ce que l'on connais déjà, et un accueil qui a perdu de sa gentillesse et de ses attentions. pensez qu'ils proposent de venir vous chercher à l'aéroport pour 15000 CFA ? après deux nuits passées là-bas, nous n'y retournerons pas pour dormir, tout juste pour y boire un coup. http://www.villasoudan.com/frenchindex.htm
Bamako : nous sommes en Février et surprise à la sortie de l'avion, il fait encore 31° à 19h, alors que le soleil est déjà bien couché. 7° de plus que l'année passée à la même époque nous dit-on partout. l'information doit venir de la météo officielle pour qu'elle soit aussi consensuelle. résultat des comptes : 26° au moins dans la vue après seulement 8 heures de voyage... il nous faudra bien 24h pour s'y habituer. nos amis sont au rendez-vous, ils ont tenu le coup malgré la foule et la chaleur. la voiture aussi est là, qui va nous porter pendant notre voyage. un vieux Cherokee, sans les plumes, datant de l'époque de mes premières amours. nous n'avions de toute façon pas opté pour le séjour grand confort. Patrick, rencontré sur VF et Abdou, son voisin et propriétaire du 4x4, nous font un accueil digne de la tradition malienne. transfert direct vers l'hôtel, dans la nuit qui ne fraîchit pas et les embouteillages encore présents de Bamako la fiévreuse et poussiéreuse.
l'hôtel : pour faire un bonne surprise à ma chérie, j'ai choisi un lieu unique à Bamako, la Villa Soudan. entre les deux ponts sur la route du Palais de la Culture, l'hôtel, qui préfère qu'on l'appelle chambres d'hôtes, à les pieds dans l'eau. la terrasse donne sur le fleuve rive droite, avec vue sur l'autre rive beaucoup plus construite de la cap'tale comme on dit là-bas. le cadre est superbe, la déco irréprochable, la piscine à température. nous avions testé le restaurant en 2008, alors que l'ouverture était toute récente. et honnêtement, pour une nuit à 49000 CFA pour deux, on est sorti de la déçus et soulagés d'une bonne partie de notre budget. ce qui pèche souvent ne fait pas exception ici : l'entretien. la lunette se fait la malle, la pomme de douche arrose là où bon lui semble, le ménage pourrait être plus minutieux. rajouter à cela les tarifs prohibitifs pour les boissons, le restaurant, qui ne se démarque en rien de ce que l'on connais déjà, et un accueil qui a perdu de sa gentillesse et de ses attentions. pensez qu'ils proposent de venir vous chercher à l'aéroport pour 15000 CFA ? après deux nuits passées là-bas, nous n'y retournerons pas pour dormir, tout juste pour y boire un coup. http://www.villasoudan.com/frenchindex.htm
Hi !
Cet instrument est originaire du vieil empire mandingue. Instrument a 8 cordes joue tel que sa soeur la kora (sauf que celle ci a beaucoup plus de cordes).
Bref, l annee derniere, lors de mon passage a Bamako, Mali, j ai pu pratiquer un peu cet instru et en acheter un.
Petit probleme : A mon retour, cet instru s est totalement desaccorde. Impossible pour moi de trouver les bonnes notes. Difficile pour moi aussi de trouver des infos sur Internet.
Quelqu un peut il me filer une aide a ce niveau ?
J aurai pu demander conseils a des maliens/ivoiriens/burkinabes exiles mais habitant en England, pas facile non plus de trouver ce type de personnes (il y a plus de nigeriens, ghaneens, que de mandingues...)
Un grand merci a vous pour votre aide !
Cet instrument est originaire du vieil empire mandingue. Instrument a 8 cordes joue tel que sa soeur la kora (sauf que celle ci a beaucoup plus de cordes).
Bref, l annee derniere, lors de mon passage a Bamako, Mali, j ai pu pratiquer un peu cet instru et en acheter un.
Petit probleme : A mon retour, cet instru s est totalement desaccorde. Impossible pour moi de trouver les bonnes notes. Difficile pour moi aussi de trouver des infos sur Internet.
Quelqu un peut il me filer une aide a ce niveau ?
J aurai pu demander conseils a des maliens/ivoiriens/burkinabes exiles mais habitant en England, pas facile non plus de trouver ce type de personnes (il y a plus de nigeriens, ghaneens, que de mandingues...)
Un grand merci a vous pour votre aide !
Bonjour a tous!
je suis francaise et mon mari est malien, il habite a bko. après plusieurs voyage la bas, j'ai envie m'installer a bamako avec lui, mais mon principale problème est de trouver un emploi la bas je suis ingénieur chimiste et trouver un emploi dans ma branche est plus que compliqué...🙁 je ne serai pas contre par l'enseignement mais je n'ai pas de diplome d'IUFM je ne sais pas a qui m'adresser, y'aurait il quelqu'un qui pourrait me donner des conseils, des adresses, des pistes...
merci a vous tous!! ini tché kossobé!
je suis francaise et mon mari est malien, il habite a bko. après plusieurs voyage la bas, j'ai envie m'installer a bamako avec lui, mais mon principale problème est de trouver un emploi la bas je suis ingénieur chimiste et trouver un emploi dans ma branche est plus que compliqué...🙁 je ne serai pas contre par l'enseignement mais je n'ai pas de diplome d'IUFM je ne sais pas a qui m'adresser, y'aurait il quelqu'un qui pourrait me donner des conseils, des adresses, des pistes...
merci a vous tous!! ini tché kossobé!
On en parle beaucoup en ce moment ... Mais on voit aussi de très belles images.
Ça fait envie !
Est-ce que certains d'entre vous sont déjà allés y randonner "avant" ? Peut être un témoignage ?
Est-ce que certains d'entre vous sont déjà allés y randonner "avant" ? Peut être un témoignage ?
bonjour,
je suis étudiante en DUT carrières sociales et je recherche un stage à bamako du 11 février au 22 avril 2012 dans une ONG ou une asso visant à améliorer les conditions des enfants des rues ou bien des enfants handicapés.
il s'agit d'un stage non rémunéré visant à contribuer à un projet de solidarité internationale.
si vous connaissez des organismes français ou étrangers ou si vous avez des conseils je suis preneuse!
Bonjour à tous!
Quel endroit me recommandez vous pour sortir le soir à Bamako, faire la fête dans une ambiance saine (pas de bars à p**** ou de rue princesse). Plutôt un endroit prisé par la jeunesse locale et les expats
Merci!
Quel endroit me recommandez vous pour sortir le soir à Bamako, faire la fête dans une ambiance saine (pas de bars à p**** ou de rue princesse). Plutôt un endroit prisé par la jeunesse locale et les expats
Merci!
bonjour les voyageurs ou résidents
j'aimerai m'installer au Mali créer une auberge, je suis cuisinier et une longue expérience dans le tourisme, j'ai une affaire en france de location de tente et catering mais cela tourne que l'été et au Mali la saison touristique est complètement l'inverse du mois de novembre au mois d'avril...
j'ai déjà des vus sur un lieu précis mais je vais aller voir pour acheter un terrain avant de me faire des idées....
si vous avez des suggestions n'hésitez pas
merci
j'aimerai m'installer au Mali créer une auberge, je suis cuisinier et une longue expérience dans le tourisme, j'ai une affaire en france de location de tente et catering mais cela tourne que l'été et au Mali la saison touristique est complètement l'inverse du mois de novembre au mois d'avril...
j'ai déjà des vus sur un lieu précis mais je vais aller voir pour acheter un terrain avant de me faire des idées....
si vous avez des suggestions n'hésitez pas
merci
Bonjour :-))
Nous sommes 5 ti toubabs à debarquer au Mali le 1er janvier 2009 pour 15 jours :-))) On recherche des adresses sympas (type pension, hebergement chez l'habitant, foyer d'acceuil...) et pas trop cheres pour nos 2 premieres nuits sur Bamako. On avait vu l'adresse des soeurs blanches, mais apparemment le n° de tel ne fonctionne plus :-( Quelqu'un peut nous aider???? Merci d'avance et bonne journée à tous :-))
Caroline
Nous sommes 5 ti toubabs à debarquer au Mali le 1er janvier 2009 pour 15 jours :-))) On recherche des adresses sympas (type pension, hebergement chez l'habitant, foyer d'acceuil...) et pas trop cheres pour nos 2 premieres nuits sur Bamako. On avait vu l'adresse des soeurs blanches, mais apparemment le n° de tel ne fonctionne plus :-( Quelqu'un peut nous aider???? Merci d'avance et bonne journée à tous :-))
Caroline
Je vais paraitre sûrement idiote dans mes questions mais j'assume pleinement !!!😊
je ne connais rien au téléphone portable car je n'en ai pas. Or je pars 2 mois et demi au Mali et la bas j'aurais besoin d'un téléphone. Que faut-il que je prenne sachant que se ne sera que pous des appels locaux. Je dois en acheter un en france, neuf ou occas, sans opérateurs, en prendre un la bas? Ikatel, Malitel quels opérateurs maliens.... je n'y comprends rien, entre les abonnements, les puces, les recharges... soyez clairs pour ceux qui me répondront !!!! merci
karine
je ne connais rien au téléphone portable car je n'en ai pas. Or je pars 2 mois et demi au Mali et la bas j'aurais besoin d'un téléphone. Que faut-il que je prenne sachant que se ne sera que pous des appels locaux. Je dois en acheter un en france, neuf ou occas, sans opérateurs, en prendre un la bas? Ikatel, Malitel quels opérateurs maliens.... je n'y comprends rien, entre les abonnements, les puces, les recharges... soyez clairs pour ceux qui me répondront !!!! merci
karine
Bonsoir !
Un hommage poétique à Nelson Mandela, par le poète-écrivain malien, Albakaye Ousmane Kounta :
Bamako, le 6 déc. 2013.
Madiba est parti
C’était hélas ce matin Rempli de brises Et de flocons de nuages moutonnés Que j’ai appris la nouvelle Elle était très amère Elle a été terrible Il paraissait Madiba comme
Ce petit filet d’eau de montagne Qui serpentait les roches Et les cavernes Qui a fondu avec son grand esprit Et son sourire immense et indélébile Qui a fondu donc à faire trembler notre terre Nous laissant orphelins du siècle Des siècles durant
Car il avait dit non Aux chauds élans De haine qui explosaient. Mais il les dompta, Les adoucit, Et les apprivoisa
Il les rassembla Dans ses petites mains douces Tout comme une gamelle de mousses
Rouges, noires et blanches Et autres incolores Il les étala Sur les chemins farouches De montagne, de forêt et de désert Il les assembla et les rassembla
Princes et émirs et autres Quel lourd héritage ! A quand le retour ! A quand un autre évènement !
On l’a laissé partir ce Madiba Mais nous ne sommes pas Rassasiés de sa sagesse. Nous ne sommes pas remplis De son amour qui adoucit les haines Repus du pardon que toi Madiba Nous enseigna toute sa vie.
Au nom du voyage De Gorée à Tombouctou Que toi, tu fis faire Aux neuf poètes du continent
Je serai là Plus près de toi que tout autre Comme un fantôme ami A la mise à terre Tout près de ta tête Je viendrai Pour te dire "bonne traversée Madiba."
+++++++++++++++++++++
Né en 1935 à Tombouctou, Albakaye Ousmane Kounta est l'auteur d'une œuvre poétique publiée au Mali, d'un recueil de Contes de Tombouctou et du Macina. Il a publié un roman, Les sans-repères, dans lequel il évoque le destin d'un enfant-esclave. Il est l'auteur des poèmes qui accompagnent Djenné-ferey, un livre de photographies consacré à la superbe architecture de terre des villes maliennes (Djenné, Tombouctou, Gao, Ségou). L'occasion rare d'entendre l'authenticité et la simplicité d'une parole venue du cœur du Mali ...
Ses ouvrages : Contes de Tombouctou et du Macina (vol. 1). Edition L'Harmattan, 1987. Sanglots et dédains (poésie). Editions Jamana, 1995. Le diablotin dormant. Edition Jamana, 1998. (genre jeunesse) Un complot des chèvres. Edition Jamana, 1998. (genre jeunesse) Les sans-repères (roman). Editions Grandvaux, 2006. Djenné-ferey, la terre habitée, avec des poèmes d'A.O. Kounta. Editions Grandvaux, 2007. Sanglots et dédains. Edition L'Harmattan, 2010. Ces mots d'hivernage. Edtion La Sahélienne, 2011. Palabres pour Tombouctou. Edtion La Sahélienne, 2011.
Bonne lecture, Hery
Voir aussi : http://www.tv5mondeplusafrique.com/video_alba... http://www.youtube.com/watch?v=6CNeqbZOx4g
Un hommage poétique à Nelson Mandela, par le poète-écrivain malien, Albakaye Ousmane Kounta :
Bamako, le 6 déc. 2013.
Madiba est parti
C’était hélas ce matin Rempli de brises Et de flocons de nuages moutonnés Que j’ai appris la nouvelle Elle était très amère Elle a été terrible Il paraissait Madiba comme
Ce petit filet d’eau de montagne Qui serpentait les roches Et les cavernes Qui a fondu avec son grand esprit Et son sourire immense et indélébile Qui a fondu donc à faire trembler notre terre Nous laissant orphelins du siècle Des siècles durant
Car il avait dit non Aux chauds élans De haine qui explosaient. Mais il les dompta, Les adoucit, Et les apprivoisa
Il les rassembla Dans ses petites mains douces Tout comme une gamelle de mousses
Rouges, noires et blanches Et autres incolores Il les étala Sur les chemins farouches De montagne, de forêt et de désert Il les assembla et les rassembla
Princes et émirs et autres Quel lourd héritage ! A quand le retour ! A quand un autre évènement !
On l’a laissé partir ce Madiba Mais nous ne sommes pas Rassasiés de sa sagesse. Nous ne sommes pas remplis De son amour qui adoucit les haines Repus du pardon que toi Madiba Nous enseigna toute sa vie.
Au nom du voyage De Gorée à Tombouctou Que toi, tu fis faire Aux neuf poètes du continent
Je serai là Plus près de toi que tout autre Comme un fantôme ami A la mise à terre Tout près de ta tête Je viendrai Pour te dire "bonne traversée Madiba."
+++++++++++++++++++++
Né en 1935 à Tombouctou, Albakaye Ousmane Kounta est l'auteur d'une œuvre poétique publiée au Mali, d'un recueil de Contes de Tombouctou et du Macina. Il a publié un roman, Les sans-repères, dans lequel il évoque le destin d'un enfant-esclave. Il est l'auteur des poèmes qui accompagnent Djenné-ferey, un livre de photographies consacré à la superbe architecture de terre des villes maliennes (Djenné, Tombouctou, Gao, Ségou). L'occasion rare d'entendre l'authenticité et la simplicité d'une parole venue du cœur du Mali ...
Ses ouvrages : Contes de Tombouctou et du Macina (vol. 1). Edition L'Harmattan, 1987. Sanglots et dédains (poésie). Editions Jamana, 1995. Le diablotin dormant. Edition Jamana, 1998. (genre jeunesse) Un complot des chèvres. Edition Jamana, 1998. (genre jeunesse) Les sans-repères (roman). Editions Grandvaux, 2006. Djenné-ferey, la terre habitée, avec des poèmes d'A.O. Kounta. Editions Grandvaux, 2007. Sanglots et dédains. Edition L'Harmattan, 2010. Ces mots d'hivernage. Edtion La Sahélienne, 2011. Palabres pour Tombouctou. Edtion La Sahélienne, 2011.
Bonne lecture, Hery
Voir aussi : http://www.tv5mondeplusafrique.com/video_alba... http://www.youtube.com/watch?v=6CNeqbZOx4g
LA GÉOGRAPHIE DU MALI
MBAALAANDI LEYDI MAALI
Le présent petit texte parle un peu, tout un peu, de la géographie du Mali, en maasinankoore, le fulfulde du Mali, parlé dans la région intérieure dite Maasina englobant le Delta intérieur du fleuve Niger. Dans la perspective des Peuls (ou Ful'be selon leur langue), cette partie amont de la Boucle du Niger est le "nombril" (wuddu) du Delta, plus précisément, le "nombril de ce qui est peul" (Maasina e wuddu pulaaku) (1) : métaphore qui traduit à la fois l’emplacement géographique central de cette région et le lieu privilégié de tous les ressourcements ; ainsi, pour les communautés sédentarisées peules, le Maasina reste-t-il comme un berceau culturel ; enfin, cette zone fascinante (pour moi, la plus fascinante du Mali), pays d’eau et d’herbe, est bien l’image-symbole du rythme vital où s’inscrit, à la croisée du temps et de l’espace, toute la vie pastorale des Peuls. "L’association de l’eau et de l’herbe s’étend ici avec puissance. Plus en amont, le fleuve est bordé de cuvette herbeuses discontinues qu’enserrent étroitement les lignes d’arbres des terrasses sèches. C’est à partir de Ké-Macina que ce paysage soudanien de savane boisée s’écarte du fleuve et que la plaine d’inondation s’élargit à perte de vue. Plus au sud, la même transformation du paysage accompagne la descente du Bani qui, à la hauteur de Djenné, déflue puissamment et tend jusqu’au Niger des bras vigoureux", a écrit Gallais (2).
Le fulfulde change de nom selon les régions et les chercheurs : au Nigeria, c’est le terme haoussa, fulani, qui est le plus répandu. Ce terme désigne à la fois la langue et la communauté peule. Au Soudan, les Peuls sont connus sous le terme kanuri, fellata (décrivant à l’origine les Peuls du Borno) qui de nos jours, en dépit d’une légère connotation dépréciative, sert aussi à désigner les communautés ouest-africaines implantées dans ce pays. Les chercheurs africanistes utilisent également des termes différents, selon qu’ils sont anglophones, francophones ou germanophones : les germanophones préfèrent le terme Ful (de "Ful-Sprache", langue ful) ou Fulfulde, les anglophones se servent d’un seul terme, fula, pour désigner le peuple et sa langue. Enfin, les francophones utilisent le mot wolof, peul, pour désigner non seulement le peuple mais aussi la langue.
La langue peule classée à la branche ouest-atlantique de la classification de J.H. Greenberg (1960) – famille congo-kordofanienne, sous-famille Niger-Congo – est parlée dans une vingtaine d’Etats de l’Afrique occidentale et centrale (3), du Sénégal au Soudan, à travers la zone soudano-sahélienne propice à l’élevage bovin et ovin sur laquelle repose l’économie de ce peuple. L’extension de la langue peule sur un espace aussi vaste rend impossible une statistique à peu près précise sur le nombre de ses locuteurs. Les chiffres que l’on relève varient considérablement de l’auteur à l’autre. Il atteindrait aujourd’hui entre 20 et 30 millions d’individus dont 1.5 à 2 millions de locuteurs au Mali (14% de la population totale du pays). Le Nigeria présente le plus grand nombre de locuteurs peuls (environ 10 millions), et en Guinée vit, à proportion de la population totale, le plus grand groupe de locuteurs peuls (40%). Dans cinq pays (dont le Mali et la Guinée), la langue peule compte parmi les langues nationales. Ses principales variantes dialectales sont le pular (Guinée, le Fuuta Jaloo), le pulaar (Sénégal, Gambie, Mauritanie, le Fuuta Toro), l’adamaoua (Nigeria, Caméroun, Soudan), le liptaako (Burkina Faso) et le maasinankoore (Mali) ...
Note orthographique : en maasinankoore, les consonnes b, d et y ont des pendants occlusifs (écrites ici 'b, 'd et 'y (p.ex. 'buri, e'de, kaa'ye). Leurs formes géminées sont écrites ici 'b'b, 'd'd et 'y'y (p.ex. Se'b'be, wo'd'di, le'y'yi). La vélaire est écrite ng (p.ex. Sarangkullee'be), la palatale ny (p.ex. nyeenyal) ; à ne pas confondre avec les consonnes prénasales qui comptent aussi parmi le système consonantique du fulfulde ...
– Winndande fulaare (Texte peul)
Leydi Maali
Maali yo leydi gorgal Afiriik. Hooreejo ndii leydi ana wiyee Aamadu Tumani Tuure. Sowoore makko yo ATT. Kanko woni kaananke 'di'dobo e ley jamaanu demokarasi iwde 1991 warde hannde.
Maali ana heerondirii e Moritani, Senegal e Gine hedde hirnaange, Nijer hedde funnange. Aljeri hedde saahal, Koduwaar e Burkina-Faso hedde 'baleeri. Njaanji Maali yo kilomeeteruuji 1.240.000. Maali 'buri mawnude Faransi laabi 'di'di. Leydi ndiin ana mawni sanne.
Maali ana wo'd'di maayo geeci. Maayo Nijeer e Senegal ana ley Maali. Weendu Deeboy nduu ana ley Maasina, hakkunde Mootti e Gunndam. Kaa'ye ana keewi e Maali: hono hayre Bannjagara, hayre Ommbori e Adara-Ifora hedde Aljeri. Nokku Mootti ana woo'di sanne. Ful‘be ana ko'di toon.
Le'y'yi Maali ana keewi. Maalingkoo'be yo Bammbaraa'be, Se'b'be, Booboo'be, Senufoo'be, Sarangkullee'be, Safar'be, Burdaa'be, Haa'be e Ful'be. Golleeji ma'b'be yo demal, awgal, margol daabaaji, golle nyeenyal e sarawiisinkoo'be.
Ngenndi Bamako 'buri mawnude. Yim'be ana keewi toon. Endi jogii luube, e'de mawni! Luumo ngo toon, a'da waawi soodude kulle fuu a'da yi'di.
– Texte français (Winndande faransi)
Le Mali
Le Mali est un pays en Afrique de l’ouest. Son chef d’Etat est Amadou Toumani Touré dont le surnom est ATT. Il est deuxième dirigeant à l’ère démocratique (à partir de 1991 jusqu’à présent).
A l’ouest, le Mali confine à la Mauritanie, le Sénégal et la Guinée, à son côté se situe le Niger, au nord l’Algérie, au sud la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Sa surface se monte à 1.240.000 km2. Donc, le Mali est deux fois plus grand que la France. Ce pays est énorme.
Le Mali est très loin de la mer. Les fleuves Niger et Sénégal se trouvent au Mali. Le lac Débo se situe au Maasina, entre Mopti et Goundam. Il y a aussi des montagnes au Mali, dont les falaises de Bandiagara, les monts Hombori et l’Adras des Iforas près de l’Algérie. La région de Mopti est très belle. Les Peuls y habitent.
Il y a beaucoup de groupes ethniques au Mali : les Bambara, les Bozo, les Bobo, les Sénoufo, les Soninké, les Maures, les Touareg, les Dogon et les Peul (Ful‘be). Leurs domaines professionnels sont l’agriculture, la pêche, l’élevage, l’artisanat et l’administration.
Bamako est la plus importante ville, à une immense population. De grands marchés s’y trouvent. A un marché là-bas, tu peux acheter tout ce que tu souhaites avoir.
– Traduction des phrases (Firo konngi)
Leydi Maali pays / M. Le Mali
Maali yo leydi gorgal Afiriik. M. / COP / pays / ouest / Afrique Le Mali est un pays en Afrique de l’ouest.
Hooreejo ndii leydi ana wiyee Aamadu Tumani Tuure. chef / IC / pays / COP / est appelé / Amadou Toumani Touré Le chef d’Etat est Amadou Toumani Touré.
Sowoore makko yo ATT. nom / son / COP / ATT Son surnom est ATT.
Kanko woni kaananke 'di'dobo e ley jamaanu demokarasi iwde 1991 warde hannde. lui / est / dirigeant / deuxième / et / dans / ère / démocratie / à partir de / 1991 / arriver / aujourd’hui Lui est deuxième dirigeant à l’ère démocratique à partir de 1991 jusqu’à présent.
Maali ana heerondirii e Moritani, Senegal e Gine hedde hirnaange, M. / COP / côtoie / avec / Mau. / S. / et / G. / vers / ouest A l’ouest, le Mali confine à la Mauritanie, au Sénégal et à la Guinée,
Nijer hedde funnange, N. / vers / est à l’est au Niger,
Aljeri hedde saahal, Koduwaar e Burkina-Faso hedde 'baleeri. A. / vers / nord / CdI. / et / B.F. / vers / sud à l’Algérie au nord, à la Côte d’Ivoire et au Burkina Faso au sud.
Njaanji Maali yo kilomeeteruuji 1.240.000. largeur / M. / COP / km2 / 1.240.000 Sa surface se monte à 1.240.000 km2.
Maali 'buri mawnude Faransi laabi 'di'di. M. / surpasse / être grand / F. / fois / deux Par conséquent, le Mali est deux fois plus grand que la France.
Leydi ndiin ana mawni sanne. pays / DEM / COP / est grand / très Ce pays est géant.
Maali ana wo'd'di maayo geeci. M. / COP / est loin de / mer Le Mali est très loin de la mer.
Maayo Nijeer e Senegal ana ley Maali. fleuve/ N. / et / S. / COP / dans / M. Les fleuves Niger et Sénégal se trouvent au Mali.
Weendu Deeboy nduu ana ley Maasina, hakkunde Mootti e Gunndam. lac / D. / IC / COP / dans / M. / entre / M. / et / G. Le lac Débo se situe au Maasina, entre Mopti et Goundam.
Kaa'ye ana keewi e Maali: montagnes / COP / sont nombreuses / à / M. Il y a aussi des montagnes au Mali,
hono hayre Bannjagara, hayre Ommbori e Adara-Ifora hedde Aljeri. comme / falaise / B. / mont / H. / et / AdI. / près de / A. comme la falaise de Bandiagara, les monts Hombori et l’Adras des Iforas près de l’Algérie.
Nokku Mootti ana woo'di sanne. place / M. / COP / est belle / très La région de Mopti est très belle.
Ful'be ana ko'di toon. Peuls / COP / habitent / là-bas Les Peuls y habitent.
Le'y'yi Maali ana keewi. ethnies / M. / COP / sont nombreuses Il y a beaucoup de groupes ethniques au Mali :
Maalingkoo'be yo Bammbaraa‘be, Se'b'be, Booboo'be, Senufoo'be, Maliens / COP / Bambaras / Bozos / Bobos / Sénoufos les Bambara, les Bozo, les Bobo, les Sénoufo,
Sarangkullee'be, Safar'be, Burdaa'be, Haa'be e Ful'be. Soninkés / Maures / Touaregs / Dogons / et / Peuls les Soninké, les Maures, les Touareg, les Dogon et les Peul.
Golleeji ma'b'be yo demal, awgal, margol daabaaji, golle nyeenyal e sarawiisinkoo'be. travaux / leurs / COP / agriculture / pêche / élevage / animaux domestiqués / travail / art / et / fonctionnaires d’administration Leurs domaines sont l’agriculture, la pêche, l’élevage, l’artisanat et l’administration.
Ngenndi Bamako 'buri mawnude. ville / B. / surpasse / être grand Bamako est la plus grande ville.
Yim‘be ana keewi toon. gens / COP / sont nombreux / là-bas Les gens sont nombreux là-bas.
Endi jogii luube, e'de mawni! elle / ont / marchés / ils / sont grands De grands marchés se trouvent en ville.
Luumo ngo toon, a'da waawi soodude kulle fuu a'da yi'di. marché / IC / là-bas / tu / peux / acheter / choses / toutes / tu /veux A un marché là-bas, tu peux acheter tout ce que tu veux.
– Vocabulaire (Kelmeeji)
Aamadu Tumani Tuure (ATT) : Président du Mali Adara-Iforas : n. Adras des Iforas (massif saharien) a'da : (pronom sujet 2, pour personnes) Afiriik, Afirik : n. Afrique Aljeri : n. Algérie ana : COP (duratif) awgal : n. pêche Bamako : n. Bamako (capitale du Mali) Bammbaraajo (pl. Bammbaraa'be) : n. Bambara (homme) Bannjagara : n. Bandiagara (ville au Mali) Booboojo (pl. Booboo‘be) : n. Bobo (homme) Burdaame (pl. Burdaa'be) : n. Touareg (homme) Burkina-Faso : n. Burkina Faso 'baleeri : n. sud – hedde 'baleeri : au sud, vers le sud 'burude : v.va. valoir mieux (que), dépasser, surpasser – 'buri : (perfectif 2, singulier) Capaato (pl. Safar'be) : n. Maure (homme) Ce'd‘do (pl. Se'b'be) : n. Bozo (homme) Deeboy : n. Débo – Weendu Deeboy : Lac Débo (lac au Delta Central du fleuve Niger) demal : n. agriculture demokarasi (fr.) : n. démocratie 'di'di : num. deux – 'di'dobo : ord. deuxième e : 1. conj. et ; 2. prp. à, avec, dans, en, parmi, sur e'de : p.suj. ils, elles (animaux, plantes, objets) endi : p.suj. il, elle (de la classe ndi) Faransi : n. France funnaange : n. est – hedde funnaange : à l’est fuu : 1. adj. tous, tout ; 2. adv. entièrement, tout à fait geeci : n. mer, océan – maayo geeci : mer (voir aussi maayo) Gine : n. Guinée golle (pl. golleeji) : n. travail, besogne ; action gorgal : n. ouest Gunndam : n. Goundam (ville au Mali) hakkunde : prp. entre, au milieu de, au centre de hannde : adv. aujourd’hui, à present, maintenant hayre (pl. kaa'ye) : n. montagne, colline ; lieu rocheux, colline rocheuse hedde : prp. à, vers, près de, dans la direction de heerondiraade : v.vm. côtoyer l’un à l’autre, confiner – heerondirii : (perfectif 2, singulier) – -ondir- : INF (réciproque) heewude : v.va. être nombreux, abonder ; être plein, rempli – keewi : (perfectif 2, pluriel) hirnaange : n. ouest – hedde hirnaange : vers l’ouest hono : ex. comme, comme par exemple hooreejo : n. chef, dirigeant, président huunde (pl. kulle) : n. chose iwde : 1. v.va. venir de ; quitter, sortir de ; 2. conj. à partir de jaamanu (ar.) : n. temps, époque, ère, période ; le passé ; génération jogaade : v.vm. avoir, posséder – jogii : (perfectif 2, singulier) Kaa'do (pl. Haa'be) : n. Dogon (homme) kaananke (son.) : n. chef, dirigeant, king kanko : p.ind. lui, elle (emphatique) kilomeeteruuji : n. (pl.) kilomètres carrés Koduwaar : n. Côte d’Ivoire ho'dude : v.va. s’installer, habiter, demeurer – ko'di : (perfectif 2, pluriel) laabi : n. fois – laabi 'di'di : deux fois ley : prp. sous, au-dessous, en bas, au fond ; dans, parmi leydi : n. pays, nation ; terre, sol ; province, territoire lenyol (pl. le'y'yi) : n. famille, clan, fraction ; groupe ethnique luumo (pl. luube) : n. marché (hebdomadaire) Maasina : n. Macina (région centrale du Mali) maayo : n. fleuve, rivière ; mer ma'b'be : (adjectif possessif de la 3e personne du pluriel, pour personnes) Maali, Mali : n. Mali Maalingkoojo (pl. Maalingkoo'be) : n. Malien makko : pr.pos. son, sa, ses margol daabaaji : n. élevage d’animaux – margol, marugol: n. élevage (< marude : v.va. élever, garder) – daaba (pl. daabaaji) : n. animal domestiqué mawnude : v.va. être grand, adulte, âgé, important – mawni : (perfectif 2, singulier) Mootti : n. Mopti (ville au Mali) Moritani : n. Mauritanie ndiin (< ndii-n) : DEM – -n : (de la valeur déïctique) nduu (< ndu-u) : IC ne'y'yo (pl. yim'be) : n. personne, être humain, individu ; quelqu’un ngenndi : n. ville ngo : IC Nijer : n. Niger (pays) Nijeer : n. Niger (fleuve) njaanji : n. largeur, surface nokku : n. place, lieu, endroit, emplacement ; domaine nyeenyal : n. art – golle nyeenyal : artisanat (litt. "travail d’art") Ommbori : n. Hombori (massif rocheux) Pullo (pl. Ful'be) : n. Peul (homme) saahal : n. nord – hedde saahal : au nord sanne : adv. très, bien, beaucoup (particule indiquant insistance) Sarangkulleejo (pl. Sarangkullee'be) : n. Soninké (homme) sarawiisinkoojo (pl. sarawiisinkoo'be) (fr.) : n. fonctionnaire d’administration Senegal : n. Sénégal (pays) ; Sénégal (fleuve) Senufoojo (pl. Senufoo‘be) : n. Sénoufo (homme) soodude : v.va. acheter, échanger sowoore : n. surnom toon : adv. là-bas waawde : v.va. pouvoir, être capable – waawi : (perfectif 2, singulier) warde, warude : v.va. arriver, venir weendu : n. lac, marigot, étang ; flaque d’eau wiyeede : v.vp. être dit, être appelé – wiyee : (imperfectif 2, singulier) wo'd'dude : v.va. être éloigné, loin – wo'd'di : (perfectif 2, singulier) wonde, wonude : v.va. être, exister – woni : (perfectif 2, singulier) woo'dude : v.va. être beau, joli, charmant – woo'di : (perfectif 2, singulier) yi'dude : v.va. aimer, vouloir, désirer – yi'di : (perfectif 2, singulier) yo : COP (équatif)
(Abréviations utilisées : adj = adjectif ; adv = adverbe ; ar = origine arabe ; COP = copule ; conj = conjonction ; DEM = adjectif démonstratif ; ex = expression ; fr = origine française ; INF = infixe ; litt = littéralement ; IC = indicateur de classe ; n = nom ; num = numéral ; ord = ordinal ; pl = pluriel ; p.ind = pronom indépendant ; pr.pos = pronom possessif ; p.suj = pronom sujet ; prp = préposition ; sg = singulier ; son = origine soninké ; v.va = verbe - voix active ; v.vm = verbe - voix moyenne ; v.vp = verbe - voix passive)
– Références
Gajdos, Martina 2004. Fulfulde. Lehrbuch einer westafrikanischen Sprache. Wien : Edition Praesens. Osborn, D.W./D.J. Dwyer/J.I. Donohue, Jr. 1993. Lexique Fulfulde (Maasina) - Anglais - Français. Une compilation basée sur racines et tirée de sources existantes. East Lansing : Editions Michigan State University.
– Photos (Nate)
01 – Jeunes bergers peuls 02 – Femmes et filles peules (d'ailleurs, l'écriture sur le t-shirt blanc est fulfulde) 03 – Berger peul avec son troupeau 04 – Jeunes filles peules 05 – Jeune berger peul (à Sévaré)
Les photos ont été prises par l'auteur dans les alentours du Lac Débo (Mali).
Bonne lecture !
Herbert
(1) wuddu = (fig.) terme désignant le Maasina ; (hist.) région centrale parmi les cinq régions de l’Empire ou Etat théocratique du Maasina (1818-1862). (2) Pour tous ceux qui s’intéressent sérieusement au Delta central, je recommande vivement deux ouvrages du géographe Jean Gallais. Gallais a remarquablement décrit et analysé la réalité complexe – tant physique qu’humaine – de ce bassin du Delta intérieur du Niger, dans des ouvrages d’une exceptionnelle qualité qu’il lui a consacrés : Le Delta intérieur du Niger, étude de géographie régionale (Dakar, Mémoires de l’IFAN, no.78, 621pp, 1967) et Hommes du Sahel, Espaces-Temps et Pouvoirs. Le Delta intérieur du Niger 1960-1980 (Paris, Flammarion, Collection ‘Géographes’, 289pp, 1984). Le texte de Gallais en haut est tiré de Hommes du Sahel, p.18. (3) Ce sont en détail : la Guinée, le Sénégal, la Guinée-Bissaou, la Gambie, le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Nigeria, le Caméroun, la Rép. Centrafrique, la Mauritanie, le Bénin, la Sierra Leone, le Tchad, le Togo, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Soudan.
Le présent petit texte parle un peu, tout un peu, de la géographie du Mali, en maasinankoore, le fulfulde du Mali, parlé dans la région intérieure dite Maasina englobant le Delta intérieur du fleuve Niger. Dans la perspective des Peuls (ou Ful'be selon leur langue), cette partie amont de la Boucle du Niger est le "nombril" (wuddu) du Delta, plus précisément, le "nombril de ce qui est peul" (Maasina e wuddu pulaaku) (1) : métaphore qui traduit à la fois l’emplacement géographique central de cette région et le lieu privilégié de tous les ressourcements ; ainsi, pour les communautés sédentarisées peules, le Maasina reste-t-il comme un berceau culturel ; enfin, cette zone fascinante (pour moi, la plus fascinante du Mali), pays d’eau et d’herbe, est bien l’image-symbole du rythme vital où s’inscrit, à la croisée du temps et de l’espace, toute la vie pastorale des Peuls. "L’association de l’eau et de l’herbe s’étend ici avec puissance. Plus en amont, le fleuve est bordé de cuvette herbeuses discontinues qu’enserrent étroitement les lignes d’arbres des terrasses sèches. C’est à partir de Ké-Macina que ce paysage soudanien de savane boisée s’écarte du fleuve et que la plaine d’inondation s’élargit à perte de vue. Plus au sud, la même transformation du paysage accompagne la descente du Bani qui, à la hauteur de Djenné, déflue puissamment et tend jusqu’au Niger des bras vigoureux", a écrit Gallais (2).
Le fulfulde change de nom selon les régions et les chercheurs : au Nigeria, c’est le terme haoussa, fulani, qui est le plus répandu. Ce terme désigne à la fois la langue et la communauté peule. Au Soudan, les Peuls sont connus sous le terme kanuri, fellata (décrivant à l’origine les Peuls du Borno) qui de nos jours, en dépit d’une légère connotation dépréciative, sert aussi à désigner les communautés ouest-africaines implantées dans ce pays. Les chercheurs africanistes utilisent également des termes différents, selon qu’ils sont anglophones, francophones ou germanophones : les germanophones préfèrent le terme Ful (de "Ful-Sprache", langue ful) ou Fulfulde, les anglophones se servent d’un seul terme, fula, pour désigner le peuple et sa langue. Enfin, les francophones utilisent le mot wolof, peul, pour désigner non seulement le peuple mais aussi la langue.
La langue peule classée à la branche ouest-atlantique de la classification de J.H. Greenberg (1960) – famille congo-kordofanienne, sous-famille Niger-Congo – est parlée dans une vingtaine d’Etats de l’Afrique occidentale et centrale (3), du Sénégal au Soudan, à travers la zone soudano-sahélienne propice à l’élevage bovin et ovin sur laquelle repose l’économie de ce peuple. L’extension de la langue peule sur un espace aussi vaste rend impossible une statistique à peu près précise sur le nombre de ses locuteurs. Les chiffres que l’on relève varient considérablement de l’auteur à l’autre. Il atteindrait aujourd’hui entre 20 et 30 millions d’individus dont 1.5 à 2 millions de locuteurs au Mali (14% de la population totale du pays). Le Nigeria présente le plus grand nombre de locuteurs peuls (environ 10 millions), et en Guinée vit, à proportion de la population totale, le plus grand groupe de locuteurs peuls (40%). Dans cinq pays (dont le Mali et la Guinée), la langue peule compte parmi les langues nationales. Ses principales variantes dialectales sont le pular (Guinée, le Fuuta Jaloo), le pulaar (Sénégal, Gambie, Mauritanie, le Fuuta Toro), l’adamaoua (Nigeria, Caméroun, Soudan), le liptaako (Burkina Faso) et le maasinankoore (Mali) ...
Note orthographique : en maasinankoore, les consonnes b, d et y ont des pendants occlusifs (écrites ici 'b, 'd et 'y (p.ex. 'buri, e'de, kaa'ye). Leurs formes géminées sont écrites ici 'b'b, 'd'd et 'y'y (p.ex. Se'b'be, wo'd'di, le'y'yi). La vélaire est écrite ng (p.ex. Sarangkullee'be), la palatale ny (p.ex. nyeenyal) ; à ne pas confondre avec les consonnes prénasales qui comptent aussi parmi le système consonantique du fulfulde ...
– Winndande fulaare (Texte peul)
Leydi Maali
Maali yo leydi gorgal Afiriik. Hooreejo ndii leydi ana wiyee Aamadu Tumani Tuure. Sowoore makko yo ATT. Kanko woni kaananke 'di'dobo e ley jamaanu demokarasi iwde 1991 warde hannde.
Maali ana heerondirii e Moritani, Senegal e Gine hedde hirnaange, Nijer hedde funnange. Aljeri hedde saahal, Koduwaar e Burkina-Faso hedde 'baleeri. Njaanji Maali yo kilomeeteruuji 1.240.000. Maali 'buri mawnude Faransi laabi 'di'di. Leydi ndiin ana mawni sanne.
Maali ana wo'd'di maayo geeci. Maayo Nijeer e Senegal ana ley Maali. Weendu Deeboy nduu ana ley Maasina, hakkunde Mootti e Gunndam. Kaa'ye ana keewi e Maali: hono hayre Bannjagara, hayre Ommbori e Adara-Ifora hedde Aljeri. Nokku Mootti ana woo'di sanne. Ful‘be ana ko'di toon.
Le'y'yi Maali ana keewi. Maalingkoo'be yo Bammbaraa'be, Se'b'be, Booboo'be, Senufoo'be, Sarangkullee'be, Safar'be, Burdaa'be, Haa'be e Ful'be. Golleeji ma'b'be yo demal, awgal, margol daabaaji, golle nyeenyal e sarawiisinkoo'be.
Ngenndi Bamako 'buri mawnude. Yim'be ana keewi toon. Endi jogii luube, e'de mawni! Luumo ngo toon, a'da waawi soodude kulle fuu a'da yi'di.
– Texte français (Winndande faransi)
Le Mali
Le Mali est un pays en Afrique de l’ouest. Son chef d’Etat est Amadou Toumani Touré dont le surnom est ATT. Il est deuxième dirigeant à l’ère démocratique (à partir de 1991 jusqu’à présent).
A l’ouest, le Mali confine à la Mauritanie, le Sénégal et la Guinée, à son côté se situe le Niger, au nord l’Algérie, au sud la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Sa surface se monte à 1.240.000 km2. Donc, le Mali est deux fois plus grand que la France. Ce pays est énorme.
Le Mali est très loin de la mer. Les fleuves Niger et Sénégal se trouvent au Mali. Le lac Débo se situe au Maasina, entre Mopti et Goundam. Il y a aussi des montagnes au Mali, dont les falaises de Bandiagara, les monts Hombori et l’Adras des Iforas près de l’Algérie. La région de Mopti est très belle. Les Peuls y habitent.
Il y a beaucoup de groupes ethniques au Mali : les Bambara, les Bozo, les Bobo, les Sénoufo, les Soninké, les Maures, les Touareg, les Dogon et les Peul (Ful‘be). Leurs domaines professionnels sont l’agriculture, la pêche, l’élevage, l’artisanat et l’administration.
Bamako est la plus importante ville, à une immense population. De grands marchés s’y trouvent. A un marché là-bas, tu peux acheter tout ce que tu souhaites avoir.
– Traduction des phrases (Firo konngi)
Leydi Maali pays / M. Le Mali
Maali yo leydi gorgal Afiriik. M. / COP / pays / ouest / Afrique Le Mali est un pays en Afrique de l’ouest.
Hooreejo ndii leydi ana wiyee Aamadu Tumani Tuure. chef / IC / pays / COP / est appelé / Amadou Toumani Touré Le chef d’Etat est Amadou Toumani Touré.
Sowoore makko yo ATT. nom / son / COP / ATT Son surnom est ATT.
Kanko woni kaananke 'di'dobo e ley jamaanu demokarasi iwde 1991 warde hannde. lui / est / dirigeant / deuxième / et / dans / ère / démocratie / à partir de / 1991 / arriver / aujourd’hui Lui est deuxième dirigeant à l’ère démocratique à partir de 1991 jusqu’à présent.
Maali ana heerondirii e Moritani, Senegal e Gine hedde hirnaange, M. / COP / côtoie / avec / Mau. / S. / et / G. / vers / ouest A l’ouest, le Mali confine à la Mauritanie, au Sénégal et à la Guinée,
Nijer hedde funnange, N. / vers / est à l’est au Niger,
Aljeri hedde saahal, Koduwaar e Burkina-Faso hedde 'baleeri. A. / vers / nord / CdI. / et / B.F. / vers / sud à l’Algérie au nord, à la Côte d’Ivoire et au Burkina Faso au sud.
Njaanji Maali yo kilomeeteruuji 1.240.000. largeur / M. / COP / km2 / 1.240.000 Sa surface se monte à 1.240.000 km2.
Maali 'buri mawnude Faransi laabi 'di'di. M. / surpasse / être grand / F. / fois / deux Par conséquent, le Mali est deux fois plus grand que la France.
Leydi ndiin ana mawni sanne. pays / DEM / COP / est grand / très Ce pays est géant.
Maali ana wo'd'di maayo geeci. M. / COP / est loin de / mer Le Mali est très loin de la mer.
Maayo Nijeer e Senegal ana ley Maali. fleuve/ N. / et / S. / COP / dans / M. Les fleuves Niger et Sénégal se trouvent au Mali.
Weendu Deeboy nduu ana ley Maasina, hakkunde Mootti e Gunndam. lac / D. / IC / COP / dans / M. / entre / M. / et / G. Le lac Débo se situe au Maasina, entre Mopti et Goundam.
Kaa'ye ana keewi e Maali: montagnes / COP / sont nombreuses / à / M. Il y a aussi des montagnes au Mali,
hono hayre Bannjagara, hayre Ommbori e Adara-Ifora hedde Aljeri. comme / falaise / B. / mont / H. / et / AdI. / près de / A. comme la falaise de Bandiagara, les monts Hombori et l’Adras des Iforas près de l’Algérie.
Nokku Mootti ana woo'di sanne. place / M. / COP / est belle / très La région de Mopti est très belle.
Ful'be ana ko'di toon. Peuls / COP / habitent / là-bas Les Peuls y habitent.
Le'y'yi Maali ana keewi. ethnies / M. / COP / sont nombreuses Il y a beaucoup de groupes ethniques au Mali :
Maalingkoo'be yo Bammbaraa‘be, Se'b'be, Booboo'be, Senufoo'be, Maliens / COP / Bambaras / Bozos / Bobos / Sénoufos les Bambara, les Bozo, les Bobo, les Sénoufo,
Sarangkullee'be, Safar'be, Burdaa'be, Haa'be e Ful'be. Soninkés / Maures / Touaregs / Dogons / et / Peuls les Soninké, les Maures, les Touareg, les Dogon et les Peul.
Golleeji ma'b'be yo demal, awgal, margol daabaaji, golle nyeenyal e sarawiisinkoo'be. travaux / leurs / COP / agriculture / pêche / élevage / animaux domestiqués / travail / art / et / fonctionnaires d’administration Leurs domaines sont l’agriculture, la pêche, l’élevage, l’artisanat et l’administration.
Ngenndi Bamako 'buri mawnude. ville / B. / surpasse / être grand Bamako est la plus grande ville.
Yim‘be ana keewi toon. gens / COP / sont nombreux / là-bas Les gens sont nombreux là-bas.
Endi jogii luube, e'de mawni! elle / ont / marchés / ils / sont grands De grands marchés se trouvent en ville.
Luumo ngo toon, a'da waawi soodude kulle fuu a'da yi'di. marché / IC / là-bas / tu / peux / acheter / choses / toutes / tu /veux A un marché là-bas, tu peux acheter tout ce que tu veux.
– Vocabulaire (Kelmeeji)
Aamadu Tumani Tuure (ATT) : Président du Mali Adara-Iforas : n. Adras des Iforas (massif saharien) a'da : (pronom sujet 2, pour personnes) Afiriik, Afirik : n. Afrique Aljeri : n. Algérie ana : COP (duratif) awgal : n. pêche Bamako : n. Bamako (capitale du Mali) Bammbaraajo (pl. Bammbaraa'be) : n. Bambara (homme) Bannjagara : n. Bandiagara (ville au Mali) Booboojo (pl. Booboo‘be) : n. Bobo (homme) Burdaame (pl. Burdaa'be) : n. Touareg (homme) Burkina-Faso : n. Burkina Faso 'baleeri : n. sud – hedde 'baleeri : au sud, vers le sud 'burude : v.va. valoir mieux (que), dépasser, surpasser – 'buri : (perfectif 2, singulier) Capaato (pl. Safar'be) : n. Maure (homme) Ce'd‘do (pl. Se'b'be) : n. Bozo (homme) Deeboy : n. Débo – Weendu Deeboy : Lac Débo (lac au Delta Central du fleuve Niger) demal : n. agriculture demokarasi (fr.) : n. démocratie 'di'di : num. deux – 'di'dobo : ord. deuxième e : 1. conj. et ; 2. prp. à, avec, dans, en, parmi, sur e'de : p.suj. ils, elles (animaux, plantes, objets) endi : p.suj. il, elle (de la classe ndi) Faransi : n. France funnaange : n. est – hedde funnaange : à l’est fuu : 1. adj. tous, tout ; 2. adv. entièrement, tout à fait geeci : n. mer, océan – maayo geeci : mer (voir aussi maayo) Gine : n. Guinée golle (pl. golleeji) : n. travail, besogne ; action gorgal : n. ouest Gunndam : n. Goundam (ville au Mali) hakkunde : prp. entre, au milieu de, au centre de hannde : adv. aujourd’hui, à present, maintenant hayre (pl. kaa'ye) : n. montagne, colline ; lieu rocheux, colline rocheuse hedde : prp. à, vers, près de, dans la direction de heerondiraade : v.vm. côtoyer l’un à l’autre, confiner – heerondirii : (perfectif 2, singulier) – -ondir- : INF (réciproque) heewude : v.va. être nombreux, abonder ; être plein, rempli – keewi : (perfectif 2, pluriel) hirnaange : n. ouest – hedde hirnaange : vers l’ouest hono : ex. comme, comme par exemple hooreejo : n. chef, dirigeant, président huunde (pl. kulle) : n. chose iwde : 1. v.va. venir de ; quitter, sortir de ; 2. conj. à partir de jaamanu (ar.) : n. temps, époque, ère, période ; le passé ; génération jogaade : v.vm. avoir, posséder – jogii : (perfectif 2, singulier) Kaa'do (pl. Haa'be) : n. Dogon (homme) kaananke (son.) : n. chef, dirigeant, king kanko : p.ind. lui, elle (emphatique) kilomeeteruuji : n. (pl.) kilomètres carrés Koduwaar : n. Côte d’Ivoire ho'dude : v.va. s’installer, habiter, demeurer – ko'di : (perfectif 2, pluriel) laabi : n. fois – laabi 'di'di : deux fois ley : prp. sous, au-dessous, en bas, au fond ; dans, parmi leydi : n. pays, nation ; terre, sol ; province, territoire lenyol (pl. le'y'yi) : n. famille, clan, fraction ; groupe ethnique luumo (pl. luube) : n. marché (hebdomadaire) Maasina : n. Macina (région centrale du Mali) maayo : n. fleuve, rivière ; mer ma'b'be : (adjectif possessif de la 3e personne du pluriel, pour personnes) Maali, Mali : n. Mali Maalingkoojo (pl. Maalingkoo'be) : n. Malien makko : pr.pos. son, sa, ses margol daabaaji : n. élevage d’animaux – margol, marugol: n. élevage (< marude : v.va. élever, garder) – daaba (pl. daabaaji) : n. animal domestiqué mawnude : v.va. être grand, adulte, âgé, important – mawni : (perfectif 2, singulier) Mootti : n. Mopti (ville au Mali) Moritani : n. Mauritanie ndiin (< ndii-n) : DEM – -n : (de la valeur déïctique) nduu (< ndu-u) : IC ne'y'yo (pl. yim'be) : n. personne, être humain, individu ; quelqu’un ngenndi : n. ville ngo : IC Nijer : n. Niger (pays) Nijeer : n. Niger (fleuve) njaanji : n. largeur, surface nokku : n. place, lieu, endroit, emplacement ; domaine nyeenyal : n. art – golle nyeenyal : artisanat (litt. "travail d’art") Ommbori : n. Hombori (massif rocheux) Pullo (pl. Ful'be) : n. Peul (homme) saahal : n. nord – hedde saahal : au nord sanne : adv. très, bien, beaucoup (particule indiquant insistance) Sarangkulleejo (pl. Sarangkullee'be) : n. Soninké (homme) sarawiisinkoojo (pl. sarawiisinkoo'be) (fr.) : n. fonctionnaire d’administration Senegal : n. Sénégal (pays) ; Sénégal (fleuve) Senufoojo (pl. Senufoo‘be) : n. Sénoufo (homme) soodude : v.va. acheter, échanger sowoore : n. surnom toon : adv. là-bas waawde : v.va. pouvoir, être capable – waawi : (perfectif 2, singulier) warde, warude : v.va. arriver, venir weendu : n. lac, marigot, étang ; flaque d’eau wiyeede : v.vp. être dit, être appelé – wiyee : (imperfectif 2, singulier) wo'd'dude : v.va. être éloigné, loin – wo'd'di : (perfectif 2, singulier) wonde, wonude : v.va. être, exister – woni : (perfectif 2, singulier) woo'dude : v.va. être beau, joli, charmant – woo'di : (perfectif 2, singulier) yi'dude : v.va. aimer, vouloir, désirer – yi'di : (perfectif 2, singulier) yo : COP (équatif)
(Abréviations utilisées : adj = adjectif ; adv = adverbe ; ar = origine arabe ; COP = copule ; conj = conjonction ; DEM = adjectif démonstratif ; ex = expression ; fr = origine française ; INF = infixe ; litt = littéralement ; IC = indicateur de classe ; n = nom ; num = numéral ; ord = ordinal ; pl = pluriel ; p.ind = pronom indépendant ; pr.pos = pronom possessif ; p.suj = pronom sujet ; prp = préposition ; sg = singulier ; son = origine soninké ; v.va = verbe - voix active ; v.vm = verbe - voix moyenne ; v.vp = verbe - voix passive)
– Références
Gajdos, Martina 2004. Fulfulde. Lehrbuch einer westafrikanischen Sprache. Wien : Edition Praesens. Osborn, D.W./D.J. Dwyer/J.I. Donohue, Jr. 1993. Lexique Fulfulde (Maasina) - Anglais - Français. Une compilation basée sur racines et tirée de sources existantes. East Lansing : Editions Michigan State University.
– Photos (Nate)
01 – Jeunes bergers peuls 02 – Femmes et filles peules (d'ailleurs, l'écriture sur le t-shirt blanc est fulfulde) 03 – Berger peul avec son troupeau 04 – Jeunes filles peules 05 – Jeune berger peul (à Sévaré)
Les photos ont été prises par l'auteur dans les alentours du Lac Débo (Mali).
Bonne lecture !
Herbert
(1) wuddu = (fig.) terme désignant le Maasina ; (hist.) région centrale parmi les cinq régions de l’Empire ou Etat théocratique du Maasina (1818-1862). (2) Pour tous ceux qui s’intéressent sérieusement au Delta central, je recommande vivement deux ouvrages du géographe Jean Gallais. Gallais a remarquablement décrit et analysé la réalité complexe – tant physique qu’humaine – de ce bassin du Delta intérieur du Niger, dans des ouvrages d’une exceptionnelle qualité qu’il lui a consacrés : Le Delta intérieur du Niger, étude de géographie régionale (Dakar, Mémoires de l’IFAN, no.78, 621pp, 1967) et Hommes du Sahel, Espaces-Temps et Pouvoirs. Le Delta intérieur du Niger 1960-1980 (Paris, Flammarion, Collection ‘Géographes’, 289pp, 1984). Le texte de Gallais en haut est tiré de Hommes du Sahel, p.18. (3) Ce sont en détail : la Guinée, le Sénégal, la Guinée-Bissaou, la Gambie, le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Nigeria, le Caméroun, la Rép. Centrafrique, la Mauritanie, le Bénin, la Sierra Leone, le Tchad, le Togo, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Soudan.
Bonjour à tous!!
Lors de mon dernier voyage cet été j'ai pris contact avec un couple de Maliens, Koné et Oumou, qui ont une petite association d'aide aux enfants handicapés dans leur quartier. Travaillant moi-même dans le milieu du handicap, j'ai été intéressée par leur action: travail auprès des familles pour prendre en charge ces enfants, aide à la scolarisation, sensibilisation des habitants pour accepter ces enfants "différents", le tout financé en partie par une association de femmes qui font du maraîchage, des bijoux et des tissus.
Ce sont des gens qui cherchent, qui trouvent, qui se bougent, hyper dynamiques et motivés, et qui donnent envie de les aider.
Ici, j'ai dans un premier temps la possibilité de récupérer des livres, du matériel éducatif et pédagogique pour leur association, mais je ne sais pas comment leur envoyer, sachant qu'un prochain voyage au Mali pour moi n'est pas d'actualité, cause manque de dollars, euros, FCFA, pesetas ou quoi que soit d'autre.
Si quelqu'un a des tuyaux, de la place dans une voiture, dans une soute d'avion, des idées, des infos sur "comment faire parvenir 1, 2 3 ou 10 cartons à Bamako", je suis preneuse!
Merci à tous les coups de pouce.
Lors de mon dernier voyage cet été j'ai pris contact avec un couple de Maliens, Koné et Oumou, qui ont une petite association d'aide aux enfants handicapés dans leur quartier. Travaillant moi-même dans le milieu du handicap, j'ai été intéressée par leur action: travail auprès des familles pour prendre en charge ces enfants, aide à la scolarisation, sensibilisation des habitants pour accepter ces enfants "différents", le tout financé en partie par une association de femmes qui font du maraîchage, des bijoux et des tissus.
Ce sont des gens qui cherchent, qui trouvent, qui se bougent, hyper dynamiques et motivés, et qui donnent envie de les aider.
Ici, j'ai dans un premier temps la possibilité de récupérer des livres, du matériel éducatif et pédagogique pour leur association, mais je ne sais pas comment leur envoyer, sachant qu'un prochain voyage au Mali pour moi n'est pas d'actualité, cause manque de dollars, euros, FCFA, pesetas ou quoi que soit d'autre.
Si quelqu'un a des tuyaux, de la place dans une voiture, dans une soute d'avion, des idées, des infos sur "comment faire parvenir 1, 2 3 ou 10 cartons à Bamako", je suis preneuse!
Merci à tous les coups de pouce.
Les deux otages espagnols détenus par AQMI viennent d'être libérés, en échange de l'extradition vers le Mali d'un ressortissant malien condamné en Mauritanie dans le cadre de l'enlèvement des trois espagnols (le troisième otage, une jeune femme, avait été libéré en mars).
Les catalans vont être contents !! olivia
Bonjour,
Après 5 ans d’absence j’ai effectué mon retour à Bamako le 21 décembre 2016. J’ai retrouvé Bamako après 5 longues années d’absence. Les événements de la région et ma situation personnelle m’auront tenu éloignés de cette Afrique qui m’a tant apporté. Cette Afrique que j’aime et que je déteste à la fois. J’ai retrouvé une ville toujours aussi poussiéreuse et désorganisée. J’ai souffert de la chaleur et ma fièvre africaine est revenue. Malheureusement je n’avais que très peu de temps pour ce voyage de 2 semaines et demi. Ceux qui voyagent en Afrique le savent, il faut du temps lors l’on décide de partir vers ces contrées. Après 5 ans j’ai retrouvé mon bon vieux Toyota LJ70 dans son garage de Kalaban Coura. Mon bon vieux Toy qui m’a fait découvrir le nord Mali, le nord du Burkina et les pistes mystiques de la Mauritanie dont la fameuse piste Tidjidka/Oualata dont j’ai la chair de poule quand j’en parle. Mon vieux Toyota qui fête ces 30 ans cette année et qui est resté stationné dans le garage de M. Yattara de 2012 à 2017. Il a un peu toussé avant de redémarrer mais il m’est resté fidèle. Kamis le mécano de Kalaban Koura l’aura réveillé de sa longue hibernation. L’alternateur a été flingué pour l’occasion mais je suis tombé sur Kalingui l’électricien qui m’aura refait à neuf mon alternateur. J’ai dû courir dans Bamako pour trouver les bonnes personnes et les bonnes pièces pour mon Toyota mais finalement la bête était prête à reprendre la route le 27 décembre avec une courroie de distribution flambant neuve (10 000 FCFA pour le mécano Kamis + 30 000 FCFA pour la courroie première qualité, pas l’originale mais de la bonne qualité). Comme chacun le sait en Afrique, il y a la première qualité, la deuxième qualité et plus rarement l’originale ou la 3ème qualité. Je me suis surpris à trouver aussi facilement mes repères parmi les garages, les officines de pièces détachées de Bamako. Il faut dire que depuis 2005 et mes premiers pas en Afrique j’en ai parcouru des kilomètres dans Bamako à la recherche des pièces détachées pour mon Toy. Cette année j’ai logé chez les sœurs de la mission catholique de Bamako Coura. J’ai fait la connaissance des sœurs Jeanne et Marie Bernard avec lesquelles j’ai partagé le repas de Noël loin du consumérisme occidental et de nos pères Noël en carton. J’ai une nouvelle fois fui la magie de Noël et je n’en suis pas mécontent. J’aurais voulu montré à mes fils comment les petits africains jouent sans plastique chinois. Je me suis étonné devant ces enfants africains si calmes par rapport à nos enfants rois qui ne font que gueuler et chialer. J’ai retrouvé le père Michel Gaudiche de la mission catholique de Badalabougou et Jean-Michel toujours couché dans la cours. Les papayers ont été coupés pour faire de la place au corbillard mais tout est resté à l’identique. Le fameux père Gaudiche et ses 120 filles, un personnage très attachant que j’ai eu le plaisir de revoir et de retrouver en bonne santé malgré 50 années passées en Afrique au service des autres. J’ai retrouvé Katia et ses 60 orphelins de Badalabougou. Elle avait 30 orphelins en 2012, aujourd’hui ce sont 60 petits malheureux qui se pressent dans la maison du quartier de Badalabougou. Une chose est sûre. La pauvreté à Bamako a progressé entre 2012 et 2017. Il y a beaucoup plus de pauvreté à Bamako aujourd’hui qu’il y a 5 ans. Aucun changement dans la désorganisation de cette ville. Toujours autant de poussière et de plastique parterre. Quand j’ai traversé la nuit le centre-ville de Bamako par le boulevard du peuple j’ai cru me trouver sur une autre planète, une vision apocalyptique. Aujourd’hui il n’y a plus de toubabou dans les rues de Bamako ou si rare. J’ai croisé Michel le vendeur de Mercedes venu de Lyon et Hélène une donatrice de World Vision. Les touristes ont durablement fui cette région et je crains que la situation ne dure. Le jour même de mon arrivée je me suis présenté au Guichet Unique de Bamako à côté de la poste centrale avec mon laissez-passer touristique de 2011. Le chef de Brigade des douanes a écouté mon histoire et a prorogé mon laissez-passer jusqu’au 31/12/2106 pour me mettre de faire sortir mon véhicule du territoire malien. J’ai donc pris la route le 27 décembre 2016 en direction de la France pour 6000 km de route que j’avais déjà faite par le passé entre Bamako et Marseille. 6000km à une moyenne de 70 km/h, 13 jours d’un voyage monotone qui ne m’aura pas laissé le temps de profiter de ces paysages et de ces gens que j’aime tant. J’ai pu tout de même faire quelle belle rencontre à Bamako et lors de mon passage en Mauritanie. J’ai fait la connaissance de Christelle et de Mitou et leurs 6 enfants qui bossent depuis 12 ans dans le business de la revente entre la Vendée et Nouakchott. Etonnante histoire que celle de cette famille. Ils m’avaient prévenu que Nouakchott n’était plus aussi sûr aujourd’hui qu’avant. J’en ai fait la triste expérience en me faisant piquer 60 euros par une vieille mendiante handicapée à une station Totale de Nouakchott. La première fois que l’on me vole en Afrique depuis 2005, c’est toujours rageant mais ça montre aussi que les vols en Afrique sont bien moins nombreux que chez nous. Je suis passé par Gogui qui se trouve en zone rouge. J’ai un temps hésité à passer plus à l’Ouest côté Kayes mais j’ai finalement opté pour le trajet le plus facile. J’avais bien dans mon GPS les traces de mes traversées clandestines entre le Mali et la Mauritanie. Mais cette année j’avais décidé de faire les choses en règle avec un bon VISA à 120 euros du ministère de l’intérieur mauritanien. Comme toujours dans cette zone j’ai dormi avec les gendarmes mauritaniens parmi lesquels j’ai retrouvé une connaissance faite lors de mon passage à Tichitt en 2010. Un blanc seul avec son pauvre toyota sur cette piste de 800 kilomètres on ne l’oublie pas. J’ai pu reprendre les coordonnées de mon cher commandant de gendarmerie Camara. Dans cette zone transfrontalière je me sens toujours plus en sécurité côté mauritanien que côté malien. Par rapport à mon dernier passage à Gogui en décembre 2011 j’ai senti que la tension était retombée. Cette fois pas je n’ai pas eu droit à une escorte armée comme en 2011 mais je ne dirais pas que c’est le signe d’une normalisation. Cette zone transfrontalière est particulièrement difficile à contrôler et les informations de notre diplomatie sont très pertinentes alors fissa on ne traine pas dans cette zone. Voilà ce dernier voyage marque pour moi la fin d’une période. Il reste encore plein de possibilité pour voyager dans la zone sans trop de risque, je pense à la Guinée par exemple. Alors allez-y !! Afrique je t’aime, Afrique je te déteste. J’ai retrouvé Paris et sa grisaille et la chaleur humaine des africains me manque déjà. Pour ceux qui peuvent être intéressés mon Toyota africain est à vendre pour la modique somme de 5000 euros. Avec sa courroie de distribution flambant neuve il est reparti pour 100 000km. A bon entendeur. C’étaient mes dernières nouvelle du pays. Cioa.
Après 5 ans d’absence j’ai effectué mon retour à Bamako le 21 décembre 2016. J’ai retrouvé Bamako après 5 longues années d’absence. Les événements de la région et ma situation personnelle m’auront tenu éloignés de cette Afrique qui m’a tant apporté. Cette Afrique que j’aime et que je déteste à la fois. J’ai retrouvé une ville toujours aussi poussiéreuse et désorganisée. J’ai souffert de la chaleur et ma fièvre africaine est revenue. Malheureusement je n’avais que très peu de temps pour ce voyage de 2 semaines et demi. Ceux qui voyagent en Afrique le savent, il faut du temps lors l’on décide de partir vers ces contrées. Après 5 ans j’ai retrouvé mon bon vieux Toyota LJ70 dans son garage de Kalaban Coura. Mon bon vieux Toy qui m’a fait découvrir le nord Mali, le nord du Burkina et les pistes mystiques de la Mauritanie dont la fameuse piste Tidjidka/Oualata dont j’ai la chair de poule quand j’en parle. Mon vieux Toyota qui fête ces 30 ans cette année et qui est resté stationné dans le garage de M. Yattara de 2012 à 2017. Il a un peu toussé avant de redémarrer mais il m’est resté fidèle. Kamis le mécano de Kalaban Koura l’aura réveillé de sa longue hibernation. L’alternateur a été flingué pour l’occasion mais je suis tombé sur Kalingui l’électricien qui m’aura refait à neuf mon alternateur. J’ai dû courir dans Bamako pour trouver les bonnes personnes et les bonnes pièces pour mon Toyota mais finalement la bête était prête à reprendre la route le 27 décembre avec une courroie de distribution flambant neuve (10 000 FCFA pour le mécano Kamis + 30 000 FCFA pour la courroie première qualité, pas l’originale mais de la bonne qualité). Comme chacun le sait en Afrique, il y a la première qualité, la deuxième qualité et plus rarement l’originale ou la 3ème qualité. Je me suis surpris à trouver aussi facilement mes repères parmi les garages, les officines de pièces détachées de Bamako. Il faut dire que depuis 2005 et mes premiers pas en Afrique j’en ai parcouru des kilomètres dans Bamako à la recherche des pièces détachées pour mon Toy. Cette année j’ai logé chez les sœurs de la mission catholique de Bamako Coura. J’ai fait la connaissance des sœurs Jeanne et Marie Bernard avec lesquelles j’ai partagé le repas de Noël loin du consumérisme occidental et de nos pères Noël en carton. J’ai une nouvelle fois fui la magie de Noël et je n’en suis pas mécontent. J’aurais voulu montré à mes fils comment les petits africains jouent sans plastique chinois. Je me suis étonné devant ces enfants africains si calmes par rapport à nos enfants rois qui ne font que gueuler et chialer. J’ai retrouvé le père Michel Gaudiche de la mission catholique de Badalabougou et Jean-Michel toujours couché dans la cours. Les papayers ont été coupés pour faire de la place au corbillard mais tout est resté à l’identique. Le fameux père Gaudiche et ses 120 filles, un personnage très attachant que j’ai eu le plaisir de revoir et de retrouver en bonne santé malgré 50 années passées en Afrique au service des autres. J’ai retrouvé Katia et ses 60 orphelins de Badalabougou. Elle avait 30 orphelins en 2012, aujourd’hui ce sont 60 petits malheureux qui se pressent dans la maison du quartier de Badalabougou. Une chose est sûre. La pauvreté à Bamako a progressé entre 2012 et 2017. Il y a beaucoup plus de pauvreté à Bamako aujourd’hui qu’il y a 5 ans. Aucun changement dans la désorganisation de cette ville. Toujours autant de poussière et de plastique parterre. Quand j’ai traversé la nuit le centre-ville de Bamako par le boulevard du peuple j’ai cru me trouver sur une autre planète, une vision apocalyptique. Aujourd’hui il n’y a plus de toubabou dans les rues de Bamako ou si rare. J’ai croisé Michel le vendeur de Mercedes venu de Lyon et Hélène une donatrice de World Vision. Les touristes ont durablement fui cette région et je crains que la situation ne dure. Le jour même de mon arrivée je me suis présenté au Guichet Unique de Bamako à côté de la poste centrale avec mon laissez-passer touristique de 2011. Le chef de Brigade des douanes a écouté mon histoire et a prorogé mon laissez-passer jusqu’au 31/12/2106 pour me mettre de faire sortir mon véhicule du territoire malien. J’ai donc pris la route le 27 décembre 2016 en direction de la France pour 6000 km de route que j’avais déjà faite par le passé entre Bamako et Marseille. 6000km à une moyenne de 70 km/h, 13 jours d’un voyage monotone qui ne m’aura pas laissé le temps de profiter de ces paysages et de ces gens que j’aime tant. J’ai pu tout de même faire quelle belle rencontre à Bamako et lors de mon passage en Mauritanie. J’ai fait la connaissance de Christelle et de Mitou et leurs 6 enfants qui bossent depuis 12 ans dans le business de la revente entre la Vendée et Nouakchott. Etonnante histoire que celle de cette famille. Ils m’avaient prévenu que Nouakchott n’était plus aussi sûr aujourd’hui qu’avant. J’en ai fait la triste expérience en me faisant piquer 60 euros par une vieille mendiante handicapée à une station Totale de Nouakchott. La première fois que l’on me vole en Afrique depuis 2005, c’est toujours rageant mais ça montre aussi que les vols en Afrique sont bien moins nombreux que chez nous. Je suis passé par Gogui qui se trouve en zone rouge. J’ai un temps hésité à passer plus à l’Ouest côté Kayes mais j’ai finalement opté pour le trajet le plus facile. J’avais bien dans mon GPS les traces de mes traversées clandestines entre le Mali et la Mauritanie. Mais cette année j’avais décidé de faire les choses en règle avec un bon VISA à 120 euros du ministère de l’intérieur mauritanien. Comme toujours dans cette zone j’ai dormi avec les gendarmes mauritaniens parmi lesquels j’ai retrouvé une connaissance faite lors de mon passage à Tichitt en 2010. Un blanc seul avec son pauvre toyota sur cette piste de 800 kilomètres on ne l’oublie pas. J’ai pu reprendre les coordonnées de mon cher commandant de gendarmerie Camara. Dans cette zone transfrontalière je me sens toujours plus en sécurité côté mauritanien que côté malien. Par rapport à mon dernier passage à Gogui en décembre 2011 j’ai senti que la tension était retombée. Cette fois pas je n’ai pas eu droit à une escorte armée comme en 2011 mais je ne dirais pas que c’est le signe d’une normalisation. Cette zone transfrontalière est particulièrement difficile à contrôler et les informations de notre diplomatie sont très pertinentes alors fissa on ne traine pas dans cette zone. Voilà ce dernier voyage marque pour moi la fin d’une période. Il reste encore plein de possibilité pour voyager dans la zone sans trop de risque, je pense à la Guinée par exemple. Alors allez-y !! Afrique je t’aime, Afrique je te déteste. J’ai retrouvé Paris et sa grisaille et la chaleur humaine des africains me manque déjà. Pour ceux qui peuvent être intéressés mon Toyota africain est à vendre pour la modique somme de 5000 euros. Avec sa courroie de distribution flambant neuve il est reparti pour 100 000km. A bon entendeur. C’étaient mes dernières nouvelle du pays. Cioa.
L’histoire du balafon
Avec la découverte et l’utilisation du fer il ya 2500 ans, l’organisation sociale des sociétés africaines change. De nombreux habitants, nomades depuis la nuit des temps, deviennent sédentaires. Des castes se forment, et parmi celles des artisans, le forgeron devient le centre de toutes les activités. Il gagne un pouvoir énorme. Sans lui, il n’y a pas d’armes de chasse, ni d’outils agricoles, ni d’ustensiles de cuisine. Il est le maître du feu, donc celui du bois et c’est lui qui, traditionnellement, sculpte les futs de djembé ou les lames de balafon. Or, on remarque que le geste du balafola est le même que celui du forgeron – la mailloche adopte le mouvement du marteau et la lame remplace l’enclume. Tout laisse donc à croire que les premiers joueurs de balafon étaient des forgerons.
Dans l’un des mythes cosmogoniques des Mandingue, le premier habitant sur terre descendu du ciel était un forgeron. Et ce n’est sûrement pas par hasard que le balafon joue un rôle aussi important dans l’histoire de l’avènement du royaume du Mali au 13ième siècle.
Cette histoire, chantée et racontée depuis 800 ans par les jelis, est décrite dans une véritable épopée comparable au Mahabarata de l’Inde ou à la chanson des Nibelungen en Germanie. En voici le résumé.
A la fin du 12ième siècle, Nare Maghann Konate règne sur le pays mandingue, région qui englobait à l’époque le sud-est du Mali et le nord de la Guinée d’aujourd’hui. Ce roi a deux fils, Soundiata Keita avec une première épouse et Dankaran Touman avec sa deuxième femme. Lorsqu’il meurt, c’est son second fils Dankaran Touman qui, poussé par sa mère, prend le pouvoir à la place de son ainé, qui était pourtant l’héritier légitime. Soundiata part en exil avec sa mère et quelques fidèles et voyage à travers tout le pays, forgeant des alliances avec des chefs de clans. Son père, le roi, qui avait pressenti cette situation, a, juste avant sa mort, nommé Bala Faseke, fils de son propre jeli, jeli de Soundiata, afin que, grâce à ses conseils avisés, celui-ci puisse reprendre un jour le pouvoir usurpé par son demi- frère.
Au sud, se trouve le royaume des Sosso, gouverné d’une main de fer par le forgeron Soumaoro Kante, qui annexe un petit royaume après l’autre, jusqu’à menacer aussi son voisin, le pays mandingue, dont il convoite les gigantesques ressources en or. Le jeune roi mandingue Dankaran Touman envoie alors à la cour de l’insatiable roi des Sosso le jeli de Soundiata , Bala Faseke, qui était resté au pays, avec pour mission une médiation entre les deux royaumes. Mais le roi Soumaoro le fait prisonnier, violant ainsi la coutume ancestrale de respect du jeli.
Un jour, Bala Faseke pénètre dans la chambre secrète où se trouve le balafon magique donné à Soumaoro par les dondori. Enfreignant ainsi la loi sacrée, selon laquelle seul Soumaoro a le droit d’utiliser ce balafon, Bala Fakese se met à jouer de l’instrument. Bien que loin en brousse et en train de chasser, Soumaoro entend tout de même le son du balafon. Il rentre chez lui à toute allure et découvre Bala Faseke en train de jouer. Fou de rage, il s’apprête à le tuer, mais Bala Faseke entame des louanges à l’honneur de Soumaoro et joue tellement bien que celui-ci se laisse envouter par la musique. Il le nomme même son propre jeli. Désormais, une guerre entre Soundiata Keita et Soumaoro Kante devient inévitable.
Après plusieurs batailles sans vainqueur ni vaincu, vient la bataille de Kirina en 1235. Le matin avant le début des hostilités, Bala Faseke réussit à s’enfuir et à revenir auprès de son maître originel, Soundiata Keita. Grâce au soutien retrouvé de son jeli, Soundiata gagne la guerre et devient le premier « mansa », roi du Mali. Son règne est le début d’ une longue période de prospérité, du 13ième au 16ièmesiècle. C’est l’apogée du balafon! Chaque roi ou chef de village, chaque noble a son jeli qui peut exercer sa fonction et développer son art sans souci matériel. Après la défaite de Soumaoro Kante, Bala Faseke a encore joué longtemps de ce balafon magique lors des grandes cérémonies. Soundiata le baptisa Bala Faseke Kouyaté et fonda ainsi une ligne de griots, les Kouyatés. Les descendants de Bala Faseke sont toujours les gardiens de ce balafon appellé le Sosso-Balafon.Il se trouve de nos jours à Niagassolo dans le nord de la Guinée.
En 2004, L’UNESCO l’a ajouté à la liste de l’héritage culturel universel mondial.
Gert Kilian, 2008 www.gert-kilian.com
Gert Kilian, 2008 www.gert-kilian.com
Bonjour à tous, a trois jours du départ nous venons de prendre la décision d' annuler notre voyage par la route pour la Mauritanie et le Mali, nous avons eut un message de l'ambassade du mali compte tenu de l'évaluation des risques actuellement en cours et de l'évolution défavorable de la situation sécuritaire, tout déplacement autre qu'imposé est donc à proscrire de manière absolue, puis renseignements auprès de nos amis africain , pour la mauritanie il y a l'armée tout les 30 km , nous avons décider d'attendre un peu pour avoir un peu plus de recul sur la situation en Afrique de l'Ouest pour prendre la route .
Au départ, c’était un voyage de raison. Nous ne connaissions pas l’Afrique Noire, lacune évidente à notre démarche de voyageurs. Le Mali s’est très vite imposé. Pourtant, j’étais bourrée d’a priori : je craignais le harcèlement des gamins, la méfiance et les insultes des plus vieux, le côté sûrement artificiel des villages Dogon, piège évident à touristes trop crédules et folklore à la Disney, je craignais aussi des conditions d’hygiène trop rudes. Autant de craintes m’ont amenée à préparer un voyage sur 2 semaines seulement. Comme un bout d’essai … Suspicieuse, inquiète, prudente, oui, je le suis et le resterai toujours. Mais je reste aussi toujours ouverte et prête à revenir bien volontiers sur mes préjugés.
Il n’a pas fallu longtemps !
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 22 Nov – Vol Air France Paris / Bamako – Nuit à Bamako (GIE Benso Mazauges) Dim – Route vers Djenné (Bus Bani Transport + Taxi) - Nuit à Djenné (Hôtel Maafir) Lun – Djenné : marché, mosquée, ville - Nuit à Djenné Mar – Route vers Mopti (Taxi brousse) - Nuit à Mopti (Hôtel Yapasdeprobleme) Mer – Route vers le pays Dogon J1 - Nuit à Begnematoo Jeu – Pays Dogon J2 – Nuit à Nombori Ven – Pays Dogon J3 - Nuit à Amani Sam – Pays Dogon J4 - Nuit à Ibi Dim – Pays Dogon J5 - Nuit à Youga Piri Lun – Pays Dogon J6 - Nuit à Banani Mar – Retour du pays Dogon - Nuit à Mopti Mer – Mopti - Nuit à Mopti Jeu – Mopti - Nuit à Mopti Ven – Route vers Bamako (Bus Bani Transport) - Nuit à Bamako (chez Mme Konaré Saw) Sam 6 Déc – Bamako – Vol Air France Bamako / Paris
BUDGET : Le Franc CFA Cours : 1 € = 640 Fcfa. Le Franc CFA correspond à nos anciens-anciens-francs (10 000 Fcfa = 100 F = 15 €) A l’arrivée à l’aéroport, dans la confusion de la récupération des bagages (épique !), j’ai raté les distributeurs de billets. Pourtant, il y en a 2 que j’ai vus lors de notre retour : dans le hall d’arrivée et à l’extérieur, juste devant les parkings.
Dépenses préalables : Vols réguliers Air France Paris/Bamako : 915 €/p = 1 830 €
Principales dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : Randonnée en pays Dogon : 230 €/p = 460 € payé cash sur place Autre (hôtels, repas, transports) : 830 € Aucune utilisation de la CB ni de TC
Je le répète sur chacun de mes carnets, ce que je rapporte ici n’a qu’une valeur indicative ; évidemment, on peut dépenser beaucoup moins. Ce budget correspond à un niveau confortable (hôtels milieu de gamme, restaurants midi et soir, une bière de temps en temps …).
On a changé facilement nos € dans les hôtels au cours régulier de 640 Fcfa pour 1 €.
GUIDES : Petit Futé 2007 - 😠 Aucun intérêt, aucun plan de ville. J’ai vérifié après coup (trop tard, dommage !), le Lonely Planet propose un plan de Mopti, de Djenné, même de Banani ! Les points d’intérêt sont juste cités sans être situés. Ils se contentent de dire qu’on ne peut pas se passer d’un guide (humain) ce qui est totalement faux. J’étais en rage. Achat totalement inutile. Préférez, et de loin, le LP Afrique de l’Ouest.
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Bamako – Air France Achetés début septembre sur le site Air France à 915 € l’A/R. Plus cher que d’autres vols mais régulier et direct. 5 heures de vol. Arrivée à 21h20 à Bamako ; départ de Bamako à 23h45.
2 – Bamako/Djenné : bus et taxi En préparant notre voyage, ce transfert de Bamako à Djenné m’a beaucoup souciée et j’en profite pour remercier ici tous les VFistes qui ont répondu à mes inquiétudes. Grâce à leurs réponses, nous avons osé … Nous nous sommes donc rendus très tôt le matin (vers 6h30) à la gare routière des bus BANI TRANSPORT pour être sûrs d’embarquer dans le 1er bus du matin en direction de Mopti. Au guichet, on demande nos tickets pour "le carrefour de Djenné". Bamako / Mopti = 8 000 F. Le carrefour se trouve environ 100km avant Mopti. J’ai payé autant pour l’arrêt au carrefour de Djenné, je n’ai pas réagi … j’aurais sans doute dû !... 2 bagages chargés en soute (1000 F par bagage). Nous avions enveloppé nos sacs à dos d’une housse de protection … ce n’était pas superflu, c’est très poussiéreux. La montée dans le bus s’effectue par appel (au mégaphone !) dans l’ordre d’achat du ticket. Une fois dans le bus, on choisit sa place. Ca marche bien. Départ prévu à 7h, effectif à 7h20. Voyage sans problème, nous arrivons au "carrefour" vers 14h45. Un taxi (une 504 break), avec déjà 2 touristes, "nous attendait". Nous montons, acceptons le tarif réclamé (15 000 pour le taxi à diviser par 4) et partons. Au bout de 30 km, nous voici au bord du Bani, petite rivière qu’on traverse par un bac. C’est inclus dans le prix du taxi, on ne paie rien de plus. Animation, ambiance, couleurs, jolies photos en perspective ! 5 minutes de navigation puis encore quelques courts kilomètres. Nous allions tous les 4 au même hôtel, le taxi nous y a déposés plutôt que de nous laisser sur la place du marché comme c’est l’habitude. A 16h30, nous étions douchés ! Finalement, ça s’est fait tout seul, vite et confortable !... Mais je pense que pour y arriver, il faut vraiment prendre le premier bus au départ de Bamako (7h), croiser les doigts pour qu’il n’y ait aucune panne (et là, je pense qu’avec Bani Transports on limite les risques …) et espérer qu’il y ait un taxi au carrefour. Nous avons eu un peu de chance, je crois.
3 – Djenné/Mopti : taxi-brousse Le transfert de Djenné à Mopti fut plus laborieux. Nous décidons de prendre le taxi-brousse, très économique. 2 250 F / p + 500 F / bagage Le guichet des taxis-brousse se trouve sur la place du marché ; on y achète notre billet le jour même, vers 7h, puis on s’entasse dans le taxi-brousse (petite camionnette aménagée de bancs) jusqu’à transformation complète en sardine. Nos 2 sacs sont sur le toit, à côté du mouton. Dès que la boite est pleine, on part. Jusqu’à la panne, apparemment incontournable. 5 heures plus tard, nous avions enfin parcouru les 130km qui séparent Djenné de Mopti. Epique, authentique, épuisant ! 🤪 Un couple de Français nous a raconté avoir fait ce transfert en pinasse pour 20 000 Fcfa/p, repas compris. 8 heures de navigation, ils en étaient enchantés.
4 – Mopti/Bamako : bus A Mopti, il existe 2 guichets Bani Transport. Le principal, sur le rond-point (c’est de là que partent les bus) et un autre, secondaire, sur le port. Nous avons acheté nos billets 2 jours à l’avance sur le port. Je vous conseille plutôt de les acheter au guichet principal car nos noms n’avaient pas été reportés sur la liste principale. Petit problème au moment de l’appel pour monter dans le bus (mais qui s’est réglé très vite). Départ de Motpi à 7h15. 10 h pour faire les 640 km de route asphaltée de Mopti à Bamako. Les bus Bani Transports nous ont paru en bien meilleur état que ceux de Bittar. Confortables, tout le monde a une place assise, chauffeurs prudents ; quelques arrêts jamais très longs. En route, je vous conseille de goûter aux "béné" ( ? pas sûre d’avoir bien compris le nom …), gâteaux secs au sésame et au miel, enveloppés individuellement dans une poche plastique, proposés par les petits vendeurs ambulants qui accourent aux fenêtres du bus au moindre arrêt. Un goût de nougat chinois mais sec et croustillant. C’est bon et nourrissant. 50 F pièce. L’eau en bouteille est assez difficile à trouver en route. Elle est plutôt vendue en poche plastique. Pas super pratique mais ça dépanne. Pensez plutôt à remplir vos gourdes avant de partir.
5 – Taxi en ville A Bamako : Aéroport vers Hôtel GIE B-M, taxi "affrété" par le GIE : 5 000 F (un peu excessif) Hôtel GIE B-M vers gare routière : 1 000 F Gare routière vers Maison d’hôtes de Mme Konaré Saw : 3 000 F Konaré Saw vers aéroport : 6 000 F A Mopti : Gare des taxis-brousse vers Hôtel Yapasdeproblème : 1 000 F Hôtel vers départ des bus Bani Transports : 2 500 F (tarif de nuit parait-il ….)
HEBERGEMENT :
1 - BAMAKO : GIE Benso-Mazauges (cliquer ici) 15 000 F la chambre (A/C, sdb) avec le petit déj (qu’on a eu, à 6h, avant de partir à la gare). Réservation effectuée à l’avance par internet. Arrivés tard le samedi soir, nous voulions partir très tôt le dimanche matin vers Djenné. Je cherchais donc un hébergement proche de la gare routière. Merci à hery et seneleg pour cette adresse ! Chambre simple, rien de trop. Accueil un poil laxiste. Je n’en garde pas un souvenir ému mais l’emplacement de l’hôtel répondait à notre attente, effectivement, à côté de la gare routière (1 000 F le taxi pour s’y rendre). Par contre, forcément bien loin du centre de Bamako. Au moment de la réservation, le GIE nous a proposé un taxi pour nous récupérer à l’aéroport. 5 000 F, c’est un peu cher mais ça nous a évité de chercher dans la confusion de l’arrivée … Arrivée au GIE, j’ai confié 200 € à un Malien qui, à 22h passées, est reparti en ville me trouver des Fcfa. Confiance totale, justifiée, j’ai récupéré mes Fcfa ½h plus tard.
Maison d’hôtes chez Mme Konaré Saw 6 000 F/p (ventilée) avec le petit dej. Sans réservation. Au centre (hippodrome). Riche maison particulière dont la propriétaire loue 5 chambres (dont 2 dans un bâtiment annexe où nous étions). Plusieurs sanitaires communs. Chambre (ventilée, moustiquaire) sombre, petite, tristounette et sale (les 3 chambres de la maison principale sont sûrement bien plus agréables). Sanitaires par contre irréprochables (avec eau chaude). Petit déjeuner familial inclus. L’accueil très chaleureux de Mme Konaré Saw a compensé la médiocrité de la chambre. Difficile à trouver. Il faut indiquer au taxi : rue du BlaBla, puis au bout du goudron, continuer tout droit sur la piste, prendre la 7e à droite et c’est la 4e porte à gauche. Quartier calme de maisons cossues même si l’état de la piste ne le laisse pas supposer un instant ! De là, nous sommes allés le soir (lampe frontale de rigueur) au maquis Pili Pili à pied (pas loin, 15 min) et, le lendemain, au musée (plus loin, plus d’une heure à pied, en traversant le marché de Médine).
2 - DJENNE : Hôtel Maafir 23 000 F la chambre (A/C, sdb) avec le petit déj. Réservation faite bien à l’avance par téléphone. Chambre spacieuse et agréable. Petite cour intérieure calme. A quelques centaines de mètres de la mosquée et de la place du marché. Je conseille vivement de réserver son hébergement à Djenné si vous y êtes pour le marché (lundi).
3 - MOPTI : Hôtel Yapasdeproblème (cliquer ici) Notre coup de cœur. 🙂 25 000 F la chambre (A/C, sdb) + petit déj à 1 500 F. Réservation faite par internet. Chambre très agréable quoiqu’un peu sombre car située au rez-de-chaussée. Au troisième étage, une grande terrasse sert de bar/restaurant. Bien abritée, joliment décorée, on s’y sent très bien et on s’y repose avec plaisir. La cuisine y est par ailleurs de grande qualité. Nous avons dîné là tous les soirs. Je conseille vivement cet hôtel qui offre de nombreuses possibilités d’hébergement. Le patron est très présent et toujours prêt à aider. Vraiment une bonne ambiance, chaleureuse et décontractée.
REPAS : On retiendra de nos agapes le capitaine, poisson du fleuve, ferme (se tient bien en brochette) au goût très fin, l’attiéké (semoule de manioc) au goût très marqué, l’aloco ou banane plantain frite (un peu gras), le bissap (infusion chaude ou froide, très sucrée, de plantes locales, d’un rouge profond). Nous n’avons mangé qu’une seule fois du fonio maté (semoule de mil avec une sauce arachide). Perso, j’ai trouvé le fonio vraiment fade, je préfère de très loin l’attiéké. Le poulet nous a toujours déçus : trop dur, trop cuit. Nous lui avons très vite préféré le délicieux capitaine.
Quelques prix : Les prix sont très variables d’un endroit à un autre … Une bouteille d’eau (1, 5 litre) : entre 1 000 et 1 250 F (le budget eau est important, les pastilles permettent une belle économie). Une bouteille de coca (30 cl) : entre 500 et 700 F Une grande bière (600 ml) : 1 250 F (la Castel est moins amère que la Flag) Un plat de capitaine (avec garniture : riz, aloco, attiéké …) : autour de 3 500 F Un plat de poulet yassa (avec du riz) : 3 000 F
Voici 3 adresses qu’on a bien aimées : Le restaurant de l’hôtel Yapasdeproblème à Mopti Poulet yassa, brochette de capitaine, aloco, énorme salade composée (après la randonnée en pays Dogon, on s’est délecté de cette énorme assiette de crudités), omelette, crêpe au chocolat, jus de mangue frais … tout est bon et à prix raisonnable. Le Bissap Café à Mopti (juste avant le port) C’est cher, mais c’est bon. Pichet de bissap à 1 000 F, plats africains à 4 000 F, yaourt (au miel sauvage, un régal !) à 900 F, salade de fruits frais à 1 200 F. Bonnes pizzas au feu de bois également (autour de 4 000 F) Le Pili Pili à Bamako Sympathique maquis où nous avons mangé de l’attiéké délicieux et encore du capitaine. Pas cher.
LA RANDONNEE EN PAYS DOGON :
1 - La randonnée en elle-même Ce fut le point d’orgue de notre voyage au Mali. Nous avions 7 jours à notre disposition et nous tenions absolument à aller jusqu’aux 3 Yougas. Pour le reste, nous avons laissé libre cours à Benjamin. Paysages grandioses, villages pittoresques, scènes rurales tout droit sorties de notre imaginaire, accueil chaleureux, logistique rudimentaire mais suffisante, marche facile et agréable, lumières pures de l’Afrique, voilà les nombreux ingrédients qui ont fait de cette randonnée une expérience inoubliable.
Rappel de nos étapes : J1– Départ à 8h en voiture particulière pour 2 heures de route et de piste – Arrivée à Indelou, sur le plateau – Pause repas – 45 minutes de marche seulement pour ce 1er jour - Nuit à Begnematoo J2 – Dourou – Pause repas – Descente de la falaise – Nuit à Nombori J3– Komokani – Pause repas – Mare aux crocodiles - Nuit à Amani J4– Ireli – Pause repas - Nuit à Ibi J5– Koundou – Youga Na – Pause repas – Montée vers Youga Dogourou - Nuit à Youga Piri J6– Redescente vers Koundou – Ibi – Pause repas - Nuit à Banani J7– Montée de la falaise vers Sangha – On retrouve notre chauffeur, route vers Mopti qu’on rejoint à 11h
Trop inquiète sur l’authenticité des villages traversés, sur les conditions d’hygiène que j’imaginais réduites à néant, sur la difficulté du parcours sous un soleil harassant … j’ai souhaité limiter l’itinéraire à 7 jours/6 nuits, pensant atteindre là les limites de mes capacités. Quel dommage ! 2 ou 3 jours de plus m’auraient ravie, nous permettant de démarrer à Kani Kombole et de pousser jusqu’à Yendouma. Mais peut-être alors aurait-il encore manqué 2 ou 3 jours supplémentaires ?... Les villages traversés sont tous différents et chacun a son charme. Pour ne citer que nos préférés … Nous avons particulièrement aimé Indelou. Est-ce parce que c’était le premier ? Non, les photos me prouvent que son charme est bien réel. Tout petit village, tout serré, tout mignon, une vraie bonbonnière … Dourou est superbe aussi, plus grand. Nous y étions (coup de chance) le jour du marché. Très animé, très coloré. L’arrivée sur Nombori, au sortir d’une faille de la falaise, est extraordinaire. Grand village, très peuplé, très vivant, face à la grande dune rouge, au pied de la falaise. Nous y découvrirons nos premières habitations Tellem. Et quelle soirée mémorable chez Philippe, le frère de notre guide, qui tient salon ! Puisque la télé n’a pas encore ici fait ses ravages, quelques hommes du village ont pris l’habitude de s’y retrouver pour passer la soirée à débattre. Ce soir-là, le sujet était la condition de la femme … Débat animé et joyeux … même si nous ne partagions pas l’avis général … Et puis, le fleuron : Youga Piri. Qui se mérite ! Quelle nuit extraordinaire nous y avons passée. Village tout en dénivelé, accroché, caché, dans la falaise. On a l’impression d’être dans une forteresse irréelle, adossée à la falaise, dominant la plaine. Nuit incroyable … en contrebas dans la vallée, on devine un foyer qui brûle encore, plus près, les enfants rient toujours malgré le noir profond de la nuit … Ce fut une nuit magique. De celles qui marquent une vie.
2 - Condition physique Mes commentaires s’appliquent à notre randonnée. Nous n’avons pas tout parcouru, loin s’en faut ! Randonnée facile où l’on passe d’un village à un autre, tantôt sur le plateau de la falaise de Bandiagara, tantôt au pied. Sur le plateau : roche rugueuse où les chaussures accrochent bien. On domine la plaine, à perte de vue, sur 360°. Seule la mer donne cette même impression d’infini. Magnifique ! Au pied de la falaise : sentier de terre sablonneuse, souple, agréable. Parfois quelques parties de sable plus profond, là c’est un peu pénible, ça patine. On traverse des champs d’oignons, de mil, des plaines parsemées de baobabs. On croise parfois quelques ânes, quelques zébus. La brousse, comme on la rêve ! Dans la falaise : car pour passer du plateau à la plaine (ou l’inverse), il faut descendre (ou monter). On emprunte alors des failles, étroites gorges composées d’éboulis de rochers. Un peu d’endurance, un peu de souffle, un peu d’agilité et un peu d’humilité (ne pas démarrer trop vite et garder un rythme régulier) suffisent largement à surmonter l’épreuve. Vraiment rien d’infaisable. C’est la montée vers Youga Piri qui fut (sur notre parcours) la plus difficile. Un jeune nous a d’ailleurs accompagnés (il semble que ce soit l’habitude, un moyen pour eux de se faire une petite pièce) toujours prêt à me tendre une main rassurante sur un passage délicat. Evidemment, il était en tongs … Il était même prêt à me soulager de mon sac à dos si j’avais voulu (au-delà de mon ego qui me l’interdisait, je n’en avais sincèrement pas besoin, par contre je ne me suis pas privée de lui attraper plusieurs fois la main). On traverse quelques failles profondes sur des ponts de branches et de pierres. Même moi plutôt sujette au vertige, ça ne m’a pas impressionnée plus que ça. On grimpe aussi quelques échelles Dogon pour escalader des rochers trop raides ; là encore pas assez hautes pour en être embarrassé. Bref, des passages inhabituels rendent cette montée pittoresque et l’occasion de photos sympathiques … Mais aucune crainte à avoir et aucune raison de s’en priver. Et quel spectacle !! Globalement : rythme facile : nous marchions 4 à 5 heures maxi par jour, visites de villages comprises. On évitait la chaude période de mi-journée : pause de 11h à 15h environ. La pause peut sembler longue, mais on s’y fait, et ce rythme lent convient bien à ce type de randonnée. Ma période de marche préférée a toujours été celle de l’après-midi. A partir de 15h, la température devient idéale et décline tout doucement. Plus on marche, plus il fait doux (à l’inverse du matin). Paysages dorés sous la lumière chaude et rasante d’un soleil toujours brillant sans être brûlant. Ce sont bien sûr pendant ces après-midi que nous avons fait nos plus belles photos. La qualité et le poids du sac à dos contribuent fortement au plaisir de la marche (truisme total …! 😛 ). Nous avions investi dans des sacs légers, bien ventilés, bien conçus et avons limité leur chargement à l’essentiel (6-7 kg chacun, eau comprise). Les hanches portent, les épaules sont libérées, le dos ne souffre pas du tout. Au point que j’en oubliais parfois de le poser en arrivant à l’étape !
3- Logistique Nous faisons connaissance de notre guide Benjamin à l’hôtel Yapasdeproblème la veille du départ. Ensemble, nous revoyons notre parcours et convenons de notre heure de départ. Nous le payons (intégralement en €). Le lendemain, Ousmane (le chauffeur) et Benjamin étaient prêts avant l’heure dite ! 2 heures de route et de piste pour atteindre Indelou, point de départ de notre randonnée.
3.1 - Les campements C’est quoi un campement ? y a des tentes ? des caravanes ? un bar ? une discothèque ? …. Pfffff …. 😏 Bon, n’empêche que je me suis posée la question, évidemment … Dans certains cas, c’est de l’hébergement chez l’habitant, en d’autres termes : une chambre et une table d’hôtes, version locale. Parfois, la structure d’accueil est un peu plus grande, plus organisée, avec même quelques cases pour dormir à l’abri (pour notre part, on a toujours préféré de très loin les terrasses) et quelques tables abritées sous un toit de paille pour manger. Un petit coin isolé par des murets en guise de sanitaires, pour la toilette d’un côté, les wc de l’autre. Les hôtes installent des matelas de mousse sur le toit, apportent un seau d’eau pour la toilette et préparent le repas commandé. Le matin avant de partir, nous réglions nos boissons. Voilà, c’est tout simple et, pour les plus petits campements, très authentiques. Les repas : on les commande dès l’arrivée (vers 11h ou vers 17h) car la préparation est longue puisqu’à la demande. Plat unique composé d’un féculent (semoule, pâtes, riz, purée de haricots) et d’une sauce servie à côté. Très peu de légumes (2 ou 3 morceaux de courge dans la sauce, au mieux …), pas de fruits. Après une tentative, nous avons toujours décliné la viande (trop dure à notre goût). La sauce varie d’un campement à un autre selon le talent du cuisinier. Sans être gastronomique, c’est bon, nourrissant et servi toujours très très copieusement. Notre guide s’adonnait à la cérémonie du thé : longue préparation d’un thé vert à la menthe sur un petit brasero puis partage du breuvage entre tous les présents, en 3 fois. Du plus amer au plus doux … Rite convivial bien sympa pour qui aime le thé. Au petit déjeuner, thé ou café, lait en poudre et un large saladier de beignets de mil. Un peu gras (beaucoup même) mais c’est bon. Ce fut parmi nos meilleurs moments. Que d’images extraordinaires en ces débuts de journées sous un soleil rouge, doux, qui embrasait la falaise devant nous. Le thé fumant entre nos mains, nous étions tous les matins scotchés devant ce spectacle. Les nuits : un matelas de mousse, parfois 2 quand ils étaient vraiment trop fins, un sac à viande, une polaire roulé en boule en guise d’oreiller et une moustiquaire (souvent fournie par le campement), voilà comment passer des nuits sublimes à regarder un ciel auquel on n’a pas droit à Paris. Nous avions décidé de ne pas emporter de sac de couchage (pour limiter poids et volume). Nous avons eu froid une nuit, à Ibi, où nous avons fini entre les 2 matelas, tels des sandwichs. Vers 5h30, le soleil se lève, les animaux (les coqs, les ânes, les moutons ….) se réveillent et annoncent à qui mieux-mieux la nouvelle journée. Pour rythmer l’ensemble, la cadence sourde et régulière des femmes qui pilent le mil. Une colonne de jeunes filles remontent déjà du puits avec leur énorme bassine d’eau sur la tête pour alimenter le village … Demain, immanquablement, elles y retourneront … Autant d’invitations à se lever pour vivre une nouvelle journée riche en images merveilleuses, immuables, d’un autre temps. La toilette : pas d’eau courante ne signifie pas pas d’eau ! Grave erreur de ma part. Chaque soir, nous avons pu effectuer une toilette complète. Le coin douche est isolé par des murets de terre de 1m50, à ciel ouvert. Une porte ou un système de chicane permet de s’isoler un minimum. Personne ne regarde. Un seau et une louche, ou bien un énorme bidon surélevé garni d’un pommeau de douche ! J’avais apporté des lingettes qui m’ont finalement bien peu servi. J’avais également un flacon de savon bactéricide sans eau. Utile (dans la journée notamment) sans être indispensable. Une anecdote. A Youga Piri, on nous demande si nous pouvions nous laver ensemble pour économiser l’eau, tellement difficile à monter depuis la plaine. Bien sûr ! Nous voilà dans notre petit coin, avec notre seau d’eau et notre gobelet-louche, tout nus, tout juste protégés par un petit muret, à nous frotter, quand soudain on entend un appel. On cherche, là, un peu plus haut, un gamin nous fait un joyeux signe de la main. Auquel on répond tous les 2 aussi joyeusement. Puis, 2 gamins, puis 3 … pour finir, il y aura une dizaine de gamins, en rang d’oignons, à nous observer et à nous faire signe. Cocasse ! Les contacts sont toujours faciles, même en pleine toilette ! Pour info, le seau d’eau nous a largement suffi pour nous 2 ; il en restait plus de la moitié. On n’imagine pas à quel point on peut économiser l’eau pour se laver … Ca m’a donné à réfléchir sur mon gaspillage quotidien ! Les WC : à côté du coin douche (à Youga Piri, c’était même au même endroit), un trou dans le sol. Parfois une petite bassine avec un peu d’eau. N’oubliez pas votre papier.
3.2 - L’équipement (à cette époque, fin Novembre) La température est montée jusqu’à 39°C. Néanmoins, c’est très supportable car l’atmosphère est très sèche. A cette époque, le soleil n’est pas brûlant et nous n’avons pas souffert de coups de soleil. Chaussures de marche à tige basse nécessaires, mais suffisantes. Je ne conseille pas les sandales à scratch, on traverse parfois des broussailles piquantes et accrocheuses … Pour les pauses, les tongs permettent de bien s’aérer les pieds et de faire sécher les chaussettes. Pratiques également pour la toilette. Tenue de rando en coton léger. Le soir, on appréciait d’enfiler une tenue légère, propre et sèche. Le grand air doux de la nuit suffisait à sécher et à aérer notre tenue de marche qu’on ré-enfilait le lendemain matin. Avec cette alternance, nous étions confortables et avons voyagé léger. Cela dit, on se salit beaucoup, poussière et marbrures de sel de transpiration ; préférez les couleurs claires moins salissantes … Une petite polaire légère fut la bienvenue pour servir d’oreiller ou d’appoint pour les nuits un peu plus fraîches. Jamais portée naturellement en journée. Les indispensables : lampe frontale - des mouchoirs en papier - des tongs - du papier toilette - un peu de lecture pour la pause de mi-journée - un jeu de cartes - de l’argent liquide en petites coupures (on dépensait environ 5 000 Fcfa par jour pour nous 2 en boisson -2 cocas, 2 ou 3 bouteilles d’eau, 1 grande bière-. Ce n’est pas négligeable … Eau du puits gratuite si vous optez pour la purification par pastille) - pharmacie de base : aspirine, imodium, ercéfuryl, pince à épiler, anti-palu, répulsif - APN et batteries (chargeur inutile …) - gourdes (2 X 1, 5 l) plus solides que les bouteilles en plastiques …. - un couteau - un petit tube de protection solaire (on en a utilisé bien peu) - serviette de toilette en micro fibre : ultra compactes et qui sèchent en 10 minutes, vraiment pratique - une moustiquaire (non imprégnée). On l’a utilisée (2 fois) quand le campement ne les fournissait pas - un sac à viande (les frileux du Midi préfèreront sûrement un sac de couchage … nous, on est des durs, des Lorrains ! 😛 ) - trousse de toilette et un peu de rechange … Notre paquetage faisait 6-7 kg chacun. Pas la mort ! Une dernière remarque : si vous avez besoin, pensez à un miroir.
Nous avions laissé à l’hôtel de Mopti, en toute sécurité, un sac de voyage en consigne et, dans leur coffre, une pochette contenant argent, passeport, billets d’avions, clés …. Nous n’avions donc sur nous que des photocopies de nos passeports et un peu d’argent liquide. Et l’esprit tranquille !
3.3 - Une journée type On a vécu au rythme du soleil et des étoiles : Réveil naturel vers 6h au son des cocoricos, braiements, bêlements et autres meuglements … Petit déjeuner à 7h, parfois un peu plus tôt Départ entre 7h30 et 8h (2 à 3h de marche) Arrivée au campement de midi entre 10 et 11h Commande du repas, qui sera invariablement servi à midi Coca / Thé / Repas / re-thé / Sieste / re-re-thé … Départ à 15h (2h maxi de marche) Arrivée au campement du soir vers 17h (il faisait nuit noire à 18h15) Commande du repas (servi vers 19h), toilette, installation du couchage sur une terrasse Dodo autour de 20h30
4– Benjamin, notre guide C’est bien grâce à lui que notre randonnée fut une telle réussite. Benjamin a 36 ans, il est Dogon, originaire de Nombori (où nous avons passé 1 nuit chez son frère Philippe, médecin du village). Il connaît bien sûr très bien les rites et coutumes du pays Dogon et sait en parler ; il est compétent, fiable, honnête (quand il ne sait pas, il le dit et se renseigne), ponctuel (si, si !!), professionnel, attentif (sans être envahissant), à l'écoute (il comprend vite ce qu'on recherche ...). Contact pris par internet avant notre départ. Nous avions convenu à l’avance des prestations, de l’itinéraire, du prix et du rendez-vous à l’hôtel. Aucune avance réclamée, aucune mauvaise surprise, tout fut respecté. Pour respecter la déontologie de ce site, je donnerai ses coordonnées par MP sur demande. Ceux qui ont lu mon carnet de voyage sur le Népal noteront que je n’ai pas été aussi élogieuse avec notre guide Santa … juste pour dire que nous savons ce qu’est un mauvais guide …
Quid de la nécessité d’un guide ? Nous avons croisé peu de touristes pendant notre périple, mais tous étaient accompagnés. Non pas pour le chemin : avec la falaise comme fil conducteur, impossible de se perdre. Encore que … il n’y a aucune indication et parfois 🤪 … mais, je veux bien croire qu’on peut s’y retrouver. Par contre, il semble difficile de visiter les villages sans un guide qui garantira le respect des lieux sacrés. A Indelou, lors de la pause repas, nous avons voulu retourner nous promener dans le village. Benjamin, en pleine sieste, a demandé à un gamin de nous accompagner. Ce n’était pas pour qu’on ne se perde pas (il aurait vraiment fallu le faire exprès !) mais pour que les villageois soient rassurés : nous n’allions pas profaner les lieux sacrés. Je repense aussi à son cri d’effroi quand j’ai tendu la main vers un autel Tellem … Ahhh ! Pas touche ! oups 😊 … Et comment deviner que ce bout de friche, s’il est foulé entraîne une mort certaine sous 3 ans … m’enfin, tous les enfants du village le savent !... Pour traverser Youga Dogourou, haut-lieu du pays Dogon puisque siège de la cérémonie de Sigui, Benjamin s’est assuré des services d’un jeune du village pour être absolument certain de respecter le protocole, ici, plus compliqué qu’ailleurs. Le jeune nous a quittés une fois le village traversé. Animisme, croyances ancrées profondément, lieux sacrés, voilà ce que le guide va protéger (protection du touriste ignorant et aussi du villageois : un lieu profané nécessite d’être re-purifié). Enfin, J’ai vu Benjamin remettre un boubou-offrande au chef du village à 2 occasions : à Indelou et à Nombori. Suffisamment discrètement pour que je croie en l’authenticité du geste. Voilà, au final, je pense que c’est difficile sans guide. Par ailleurs, le guide (pourvu qu’il soit Dogon !) apporte vraiment beaucoup en terme d’explications sur les rites, la cosmogonie, la vie quotidienne et permet d’entrer en contact avec les villageois qui parlent très peu Français.
DJENNE : La taxe de développement touristique individuelle est de 1 000 F. Nous l’avons payée (contre un reçu en bonne et due forme !) au carrefour avant de prendre notre fameux taxi. Guide bien inutile pour visiter cette merveilleuse petite ville tout en banco. La mosquée est interdite aux non-musulmans. On nous a proposé plusieurs fois de la visiter moyennant 5 000 Fcfa/p. Grosse mise en scène : chuchotements et regards appuyés pour tenter de nous faire croire que nous avions là une opportunité exceptionnelle … Nous avons décliné. Nous sommes montés sur le toit terrasse voisin offrant une belle vue. Un peu plus tard dans la matinée, quand le marché battait son plein, nous y sommes retournés sans repayer, ils se souvenaient de nous. Cool. Le marché justement, parlons-en. Pour en profiter, Philippe décide de se lever aux aurores, à 5h45 !! Euhhhh … je suis une lève-tôt mais là, quand même, c’est un peu tôt … je traîne les pieds. … Philippe me houspille, nous sommes en retard ! Pffff … Allez, allez ! Non, non, pas de petit déj, pas de douche (on reviendra plus tard !), on court vers la place du marché qu’on atteint à 6h … Bien trop tôt … Rien … Ils commençaient à peine à s’installer. L’œil noir, je regarde Philippe, je ne dis rien (il n’y avait rien à dire !) et je retourne à l’hôtel prendre ma douche et mon petit déjeuner … Bien sûr, Philippe m’a accompagnée (même pas penaud !) et nous avons pris notre petit dej ensemble évidemment, et sans aucune rancune de ma part, car après tout, s’il avait eu raison …. je l’aurais béni ! Retour sur la place où le marché bat son plein vers 10-11h … Vraiment un beau spectacle que toutes ces couleurs avec la mosquée en terre en toile de fond ! En dehors de l’animation du marché, Djenné est une magnifique petite ville, tout en banco. On s’est promené avec plaisir dans ses ruelles, partout des scènes de vie quotidienne incroyables de simplicité et de beauté : la préparation du tô, le démêlage d’un filet de pêche, le pilonnage du mil, la farine tamisée, le tressage des cheveux, la laine filée … On s’arrête, on se regarde, on se sourit, on continue … Encore une belle journée, intemporelle …
MOPTI : Jolie petite ville au bord du Bani où nous nous sommes posés 3 nuits après notre rando. Par nécessité et par choix aussi … Plutôt que de passer une trop courte ½ journée à Ségou comme nous l’avions envisagé initialement, nous avons changé nos plans pour profiter davantage de Mopti. La bonne ambiance et le confort de l’hôtel ainsi qu’une grosse tourista à enrayer ont également pesé dans la balance. On s’est posé, on s’est baladé (seuls !) ; la mosquée, le marché, le marché artisanal, le bissap café … Pas fana ni l’un ni l’autre de bateau, on n’a pas tenté la balade en pinasse. Les offres ne manquent pas ! Un couple nous a dit avoir fait la visite de Mopti en pirogue (et non la visite des villages environnants comme proposée la plupart du temps), ils en étaient enchantés … Petit regret …
BAMAKO : Une seule journée passée à Bamako, c’est peu mais ça nous a suffi. Musée National Argh, j’ai oublié le prix du ticket d’entrée, pas cher … peut-être 1000 F/p Certes, il est beau, pas bien grand, bien agencé mais trop peu didactique. Dommage, nous en sommes partis un peu frustrés. A faire quand même, surtout en fin de voyage. Petit restaurant où nous avons enfin mangé du fonio maté. Marché de Médine Sur la route du musée (c’est idiot ça, ça dépend d’où on vient !). A environ 1km à l’Est du musée (voilà qui est mieux !) Il jouxte une décharge où de pauvres hères ont élu domicile. On décide de s’y enfoncer pour en saisir davantage l’ambiance. Marché populaire très vivant, très pauvre aussi. Qu’elle était belle cette maman tressant habilement les cheveux de sa fille, assises toutes deux au milieu de poissons assaillis par des nuées de mouches ! Les magnifiques sourires des vendeurs rendent encore plus dramatique ce marché bien sombre et bien miséreux. On touche ici le quotidien du Mali qui nous ramène à une cruelle réalité : misère, indigence, survie … Maison de l’artisanat Nous avons préféré l’ambiance plus aérée et plus sereine du marché artisanal de Mopti.
DIVERS : L’accueil : je m’attendais vraiment à souffrir de harcèlement. Loin s’en faut. Certes, en ville, on est sollicité (pour une babiole, un service, un bic ou un cadeau …) mais sans jamais aucune agressivité. Combien de fois avons-nous décliné les offres de pseudo-guides, leur expliquant qu’on préférait être seuls. Aucune insistance, « ok, pas de problème, bonne balade, le marché c’est par là ». Et tout ça avec toujours un vrai beau sourire. Sollicités, oui, on l’a été ; harcelés, jamais de la vie ! La carte bancaire : pas du tout utilisée (cela dit, on a raté les distributeurs de l’aéroport). On a changé très facilement nos € dans les hôtels. A Djenné, dans une banque, au même taux. 1€=640 Fcfa Le climat à cette époque : chaud et sec. 2 journées plus fraîches en fin de séjour à Mopti et Bamako où nous avons enfilé nos petites polaires. L’affluence touristique à cette époque : vraiment pas grand monde … On recroise toujours les mêmes d’ailleurs, principalement des individuels comme nous. Les problèmes de santé : bonne turista pour Philippe (c’est la première fois !) en fin de randonnée, traitée énergiquement et efficacement par ercéfuryl, imodium et doliprane. Les moustiques : à cette époque, il n’y en a pas beaucoup. On s’est quand même fait piquer assez souvent. C’est dire … répulsif et traitement anti-palu à mon avis indispensables. Nous avons opté pour la doxycycline (voir Institut Pasteur – cliquer ici). Photos : la plupart des Maliens réclament une pièce pour leur photo, d’autres refusent tout net. On en a très vite pris notre parti et sommes revenus sans portrait. Finalement, pas bien choquant tout ça … L'artisanat : nous avons fait pas mal d’achats sur le marché de Mopti. Encore faut-il le trouver ! Plusieurs dizaines d’échoppes sont regroupées dans un quartier, près du port. Bien sûr, le toubabou est attendu ! Mais on le sait en y allant, non ?... Alors, on a choisi de jouer le jeu, d’y plonger, de se donner du temps, de passer dans chacune des boutiques, sans en oublier une seule (on n’aurait pas pu de toutes façons !). Du coup, les vendeurs se sont calmés, attendant patiemment leur tour pour nous vanter la beauté et l’originalité (euhhhh ….) de leurs articles. Nous échangions quelques mots à droite à gauche, achetant une bricole de ci de là. Partout des sourires. Jamais aucune agressivité. Aucune authenticité non plus, faut pas se leurrer ... Mais, ce fut néanmoins un moment bien agréable. Marchandage de rigueur. Ils annoncent leur prix, nous le nôtre. « Merci pour ton premier prix » répondent-ils invariablement. Et la négociation démarre. On se laissait de la marge pour pouvoir augmenter un peu notre première offre et permettre ce jeu d’enchères … A titre d’infos (ça vaut ce que ça vaut !), nous avons généralement payé les articles le tiers du premier prix annoncé. On concluait en étant tous contents et souriants, ce qui est bien satisfaisant. Par exemple, nous avons payé l’incontournable chapeau peul 3 500 F. A l’aéroport, on a honte de voir qu’on a tous fait ce même achat. Et pas moyen de s’en cacher ! Zut, aucune originalité ! Mais plus tard, chez soi, qu’on est heureux de n’avoir pas boudé son plaisir sous prétexte de ne pas tomber dans le trivial. Car, qu’ils sont beaux ces chapeaux peuls !
On a beaucoup aimé : 🙂 Les mains tendues et caressantes des gamins aux abords des villages Dogon. Juste une caresse et un grand sourire … Le sourire attendri et reconnaissant de cette maman parce que, justement, nous caressions la main tendue de son fils. Les baobabs dans la plaine. Le sable rouge, la plaine jaune, le ciel bleu, les champs d’oignons verts, la peau noire … et les boubous multicolores. Dormir à la belle étoile.
On a moins aimé : 😕 Y être quelques jours avant l’Aïd. Le transport sans ménagement de tous ces moutons qui vivaient leurs dernières heures a fendu notre cœur d’artichaut.
En conclusion ... Malgré la brièveté de ce voyage, ce fut un GRAND voyage. L’Afrique telle qu’on la rêve : paysages grandioses, lumière dorée, peuple accueillant et amical, culture et rites ancestraux, villages à l’esthétisme épuré ! Un voyage qui mêle culture, paysages, rencontres et plaisir de la marche ; peu de lieux offrent cette globalité.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Sam 22 Nov – Vol Air France Paris / Bamako – Nuit à Bamako (GIE Benso Mazauges) Dim – Route vers Djenné (Bus Bani Transport + Taxi) - Nuit à Djenné (Hôtel Maafir) Lun – Djenné : marché, mosquée, ville - Nuit à Djenné Mar – Route vers Mopti (Taxi brousse) - Nuit à Mopti (Hôtel Yapasdeprobleme) Mer – Route vers le pays Dogon J1 - Nuit à Begnematoo Jeu – Pays Dogon J2 – Nuit à Nombori Ven – Pays Dogon J3 - Nuit à Amani Sam – Pays Dogon J4 - Nuit à Ibi Dim – Pays Dogon J5 - Nuit à Youga Piri Lun – Pays Dogon J6 - Nuit à Banani Mar – Retour du pays Dogon - Nuit à Mopti Mer – Mopti - Nuit à Mopti Jeu – Mopti - Nuit à Mopti Ven – Route vers Bamako (Bus Bani Transport) - Nuit à Bamako (chez Mme Konaré Saw) Sam 6 Déc – Bamako – Vol Air France Bamako / Paris
BUDGET : Le Franc CFA Cours : 1 € = 640 Fcfa. Le Franc CFA correspond à nos anciens-anciens-francs (10 000 Fcfa = 100 F = 15 €) A l’arrivée à l’aéroport, dans la confusion de la récupération des bagages (épique !), j’ai raté les distributeurs de billets. Pourtant, il y en a 2 que j’ai vus lors de notre retour : dans le hall d’arrivée et à l’extérieur, juste devant les parkings.
Dépenses préalables : Vols réguliers Air France Paris/Bamako : 915 €/p = 1 830 €
Principales dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : Randonnée en pays Dogon : 230 €/p = 460 € payé cash sur place Autre (hôtels, repas, transports) : 830 € Aucune utilisation de la CB ni de TC
Je le répète sur chacun de mes carnets, ce que je rapporte ici n’a qu’une valeur indicative ; évidemment, on peut dépenser beaucoup moins. Ce budget correspond à un niveau confortable (hôtels milieu de gamme, restaurants midi et soir, une bière de temps en temps …).
On a changé facilement nos € dans les hôtels au cours régulier de 640 Fcfa pour 1 €.
GUIDES : Petit Futé 2007 - 😠 Aucun intérêt, aucun plan de ville. J’ai vérifié après coup (trop tard, dommage !), le Lonely Planet propose un plan de Mopti, de Djenné, même de Banani ! Les points d’intérêt sont juste cités sans être situés. Ils se contentent de dire qu’on ne peut pas se passer d’un guide (humain) ce qui est totalement faux. J’étais en rage. Achat totalement inutile. Préférez, et de loin, le LP Afrique de l’Ouest.
TRANSPORTS :
1 - Vols Paris/Bamako – Air France Achetés début septembre sur le site Air France à 915 € l’A/R. Plus cher que d’autres vols mais régulier et direct. 5 heures de vol. Arrivée à 21h20 à Bamako ; départ de Bamako à 23h45.
2 – Bamako/Djenné : bus et taxi En préparant notre voyage, ce transfert de Bamako à Djenné m’a beaucoup souciée et j’en profite pour remercier ici tous les VFistes qui ont répondu à mes inquiétudes. Grâce à leurs réponses, nous avons osé … Nous nous sommes donc rendus très tôt le matin (vers 6h30) à la gare routière des bus BANI TRANSPORT pour être sûrs d’embarquer dans le 1er bus du matin en direction de Mopti. Au guichet, on demande nos tickets pour "le carrefour de Djenné". Bamako / Mopti = 8 000 F. Le carrefour se trouve environ 100km avant Mopti. J’ai payé autant pour l’arrêt au carrefour de Djenné, je n’ai pas réagi … j’aurais sans doute dû !... 2 bagages chargés en soute (1000 F par bagage). Nous avions enveloppé nos sacs à dos d’une housse de protection … ce n’était pas superflu, c’est très poussiéreux. La montée dans le bus s’effectue par appel (au mégaphone !) dans l’ordre d’achat du ticket. Une fois dans le bus, on choisit sa place. Ca marche bien. Départ prévu à 7h, effectif à 7h20. Voyage sans problème, nous arrivons au "carrefour" vers 14h45. Un taxi (une 504 break), avec déjà 2 touristes, "nous attendait". Nous montons, acceptons le tarif réclamé (15 000 pour le taxi à diviser par 4) et partons. Au bout de 30 km, nous voici au bord du Bani, petite rivière qu’on traverse par un bac. C’est inclus dans le prix du taxi, on ne paie rien de plus. Animation, ambiance, couleurs, jolies photos en perspective ! 5 minutes de navigation puis encore quelques courts kilomètres. Nous allions tous les 4 au même hôtel, le taxi nous y a déposés plutôt que de nous laisser sur la place du marché comme c’est l’habitude. A 16h30, nous étions douchés ! Finalement, ça s’est fait tout seul, vite et confortable !... Mais je pense que pour y arriver, il faut vraiment prendre le premier bus au départ de Bamako (7h), croiser les doigts pour qu’il n’y ait aucune panne (et là, je pense qu’avec Bani Transports on limite les risques …) et espérer qu’il y ait un taxi au carrefour. Nous avons eu un peu de chance, je crois.
3 – Djenné/Mopti : taxi-brousse Le transfert de Djenné à Mopti fut plus laborieux. Nous décidons de prendre le taxi-brousse, très économique. 2 250 F / p + 500 F / bagage Le guichet des taxis-brousse se trouve sur la place du marché ; on y achète notre billet le jour même, vers 7h, puis on s’entasse dans le taxi-brousse (petite camionnette aménagée de bancs) jusqu’à transformation complète en sardine. Nos 2 sacs sont sur le toit, à côté du mouton. Dès que la boite est pleine, on part. Jusqu’à la panne, apparemment incontournable. 5 heures plus tard, nous avions enfin parcouru les 130km qui séparent Djenné de Mopti. Epique, authentique, épuisant ! 🤪 Un couple de Français nous a raconté avoir fait ce transfert en pinasse pour 20 000 Fcfa/p, repas compris. 8 heures de navigation, ils en étaient enchantés.
4 – Mopti/Bamako : bus A Mopti, il existe 2 guichets Bani Transport. Le principal, sur le rond-point (c’est de là que partent les bus) et un autre, secondaire, sur le port. Nous avons acheté nos billets 2 jours à l’avance sur le port. Je vous conseille plutôt de les acheter au guichet principal car nos noms n’avaient pas été reportés sur la liste principale. Petit problème au moment de l’appel pour monter dans le bus (mais qui s’est réglé très vite). Départ de Motpi à 7h15. 10 h pour faire les 640 km de route asphaltée de Mopti à Bamako. Les bus Bani Transports nous ont paru en bien meilleur état que ceux de Bittar. Confortables, tout le monde a une place assise, chauffeurs prudents ; quelques arrêts jamais très longs. En route, je vous conseille de goûter aux "béné" ( ? pas sûre d’avoir bien compris le nom …), gâteaux secs au sésame et au miel, enveloppés individuellement dans une poche plastique, proposés par les petits vendeurs ambulants qui accourent aux fenêtres du bus au moindre arrêt. Un goût de nougat chinois mais sec et croustillant. C’est bon et nourrissant. 50 F pièce. L’eau en bouteille est assez difficile à trouver en route. Elle est plutôt vendue en poche plastique. Pas super pratique mais ça dépanne. Pensez plutôt à remplir vos gourdes avant de partir.
5 – Taxi en ville A Bamako : Aéroport vers Hôtel GIE B-M, taxi "affrété" par le GIE : 5 000 F (un peu excessif) Hôtel GIE B-M vers gare routière : 1 000 F Gare routière vers Maison d’hôtes de Mme Konaré Saw : 3 000 F Konaré Saw vers aéroport : 6 000 F A Mopti : Gare des taxis-brousse vers Hôtel Yapasdeproblème : 1 000 F Hôtel vers départ des bus Bani Transports : 2 500 F (tarif de nuit parait-il ….)
HEBERGEMENT :
1 - BAMAKO : GIE Benso-Mazauges (cliquer ici) 15 000 F la chambre (A/C, sdb) avec le petit déj (qu’on a eu, à 6h, avant de partir à la gare). Réservation effectuée à l’avance par internet. Arrivés tard le samedi soir, nous voulions partir très tôt le dimanche matin vers Djenné. Je cherchais donc un hébergement proche de la gare routière. Merci à hery et seneleg pour cette adresse ! Chambre simple, rien de trop. Accueil un poil laxiste. Je n’en garde pas un souvenir ému mais l’emplacement de l’hôtel répondait à notre attente, effectivement, à côté de la gare routière (1 000 F le taxi pour s’y rendre). Par contre, forcément bien loin du centre de Bamako. Au moment de la réservation, le GIE nous a proposé un taxi pour nous récupérer à l’aéroport. 5 000 F, c’est un peu cher mais ça nous a évité de chercher dans la confusion de l’arrivée … Arrivée au GIE, j’ai confié 200 € à un Malien qui, à 22h passées, est reparti en ville me trouver des Fcfa. Confiance totale, justifiée, j’ai récupéré mes Fcfa ½h plus tard.
Maison d’hôtes chez Mme Konaré Saw 6 000 F/p (ventilée) avec le petit dej. Sans réservation. Au centre (hippodrome). Riche maison particulière dont la propriétaire loue 5 chambres (dont 2 dans un bâtiment annexe où nous étions). Plusieurs sanitaires communs. Chambre (ventilée, moustiquaire) sombre, petite, tristounette et sale (les 3 chambres de la maison principale sont sûrement bien plus agréables). Sanitaires par contre irréprochables (avec eau chaude). Petit déjeuner familial inclus. L’accueil très chaleureux de Mme Konaré Saw a compensé la médiocrité de la chambre. Difficile à trouver. Il faut indiquer au taxi : rue du BlaBla, puis au bout du goudron, continuer tout droit sur la piste, prendre la 7e à droite et c’est la 4e porte à gauche. Quartier calme de maisons cossues même si l’état de la piste ne le laisse pas supposer un instant ! De là, nous sommes allés le soir (lampe frontale de rigueur) au maquis Pili Pili à pied (pas loin, 15 min) et, le lendemain, au musée (plus loin, plus d’une heure à pied, en traversant le marché de Médine).
2 - DJENNE : Hôtel Maafir 23 000 F la chambre (A/C, sdb) avec le petit déj. Réservation faite bien à l’avance par téléphone. Chambre spacieuse et agréable. Petite cour intérieure calme. A quelques centaines de mètres de la mosquée et de la place du marché. Je conseille vivement de réserver son hébergement à Djenné si vous y êtes pour le marché (lundi).
3 - MOPTI : Hôtel Yapasdeproblème (cliquer ici) Notre coup de cœur. 🙂 25 000 F la chambre (A/C, sdb) + petit déj à 1 500 F. Réservation faite par internet. Chambre très agréable quoiqu’un peu sombre car située au rez-de-chaussée. Au troisième étage, une grande terrasse sert de bar/restaurant. Bien abritée, joliment décorée, on s’y sent très bien et on s’y repose avec plaisir. La cuisine y est par ailleurs de grande qualité. Nous avons dîné là tous les soirs. Je conseille vivement cet hôtel qui offre de nombreuses possibilités d’hébergement. Le patron est très présent et toujours prêt à aider. Vraiment une bonne ambiance, chaleureuse et décontractée.
REPAS : On retiendra de nos agapes le capitaine, poisson du fleuve, ferme (se tient bien en brochette) au goût très fin, l’attiéké (semoule de manioc) au goût très marqué, l’aloco ou banane plantain frite (un peu gras), le bissap (infusion chaude ou froide, très sucrée, de plantes locales, d’un rouge profond). Nous n’avons mangé qu’une seule fois du fonio maté (semoule de mil avec une sauce arachide). Perso, j’ai trouvé le fonio vraiment fade, je préfère de très loin l’attiéké. Le poulet nous a toujours déçus : trop dur, trop cuit. Nous lui avons très vite préféré le délicieux capitaine.
Quelques prix : Les prix sont très variables d’un endroit à un autre … Une bouteille d’eau (1, 5 litre) : entre 1 000 et 1 250 F (le budget eau est important, les pastilles permettent une belle économie). Une bouteille de coca (30 cl) : entre 500 et 700 F Une grande bière (600 ml) : 1 250 F (la Castel est moins amère que la Flag) Un plat de capitaine (avec garniture : riz, aloco, attiéké …) : autour de 3 500 F Un plat de poulet yassa (avec du riz) : 3 000 F
Voici 3 adresses qu’on a bien aimées : Le restaurant de l’hôtel Yapasdeproblème à Mopti Poulet yassa, brochette de capitaine, aloco, énorme salade composée (après la randonnée en pays Dogon, on s’est délecté de cette énorme assiette de crudités), omelette, crêpe au chocolat, jus de mangue frais … tout est bon et à prix raisonnable. Le Bissap Café à Mopti (juste avant le port) C’est cher, mais c’est bon. Pichet de bissap à 1 000 F, plats africains à 4 000 F, yaourt (au miel sauvage, un régal !) à 900 F, salade de fruits frais à 1 200 F. Bonnes pizzas au feu de bois également (autour de 4 000 F) Le Pili Pili à Bamako Sympathique maquis où nous avons mangé de l’attiéké délicieux et encore du capitaine. Pas cher.
LA RANDONNEE EN PAYS DOGON :
1 - La randonnée en elle-même Ce fut le point d’orgue de notre voyage au Mali. Nous avions 7 jours à notre disposition et nous tenions absolument à aller jusqu’aux 3 Yougas. Pour le reste, nous avons laissé libre cours à Benjamin. Paysages grandioses, villages pittoresques, scènes rurales tout droit sorties de notre imaginaire, accueil chaleureux, logistique rudimentaire mais suffisante, marche facile et agréable, lumières pures de l’Afrique, voilà les nombreux ingrédients qui ont fait de cette randonnée une expérience inoubliable.
Rappel de nos étapes : J1– Départ à 8h en voiture particulière pour 2 heures de route et de piste – Arrivée à Indelou, sur le plateau – Pause repas – 45 minutes de marche seulement pour ce 1er jour - Nuit à Begnematoo J2 – Dourou – Pause repas – Descente de la falaise – Nuit à Nombori J3– Komokani – Pause repas – Mare aux crocodiles - Nuit à Amani J4– Ireli – Pause repas - Nuit à Ibi J5– Koundou – Youga Na – Pause repas – Montée vers Youga Dogourou - Nuit à Youga Piri J6– Redescente vers Koundou – Ibi – Pause repas - Nuit à Banani J7– Montée de la falaise vers Sangha – On retrouve notre chauffeur, route vers Mopti qu’on rejoint à 11h
Trop inquiète sur l’authenticité des villages traversés, sur les conditions d’hygiène que j’imaginais réduites à néant, sur la difficulté du parcours sous un soleil harassant … j’ai souhaité limiter l’itinéraire à 7 jours/6 nuits, pensant atteindre là les limites de mes capacités. Quel dommage ! 2 ou 3 jours de plus m’auraient ravie, nous permettant de démarrer à Kani Kombole et de pousser jusqu’à Yendouma. Mais peut-être alors aurait-il encore manqué 2 ou 3 jours supplémentaires ?... Les villages traversés sont tous différents et chacun a son charme. Pour ne citer que nos préférés … Nous avons particulièrement aimé Indelou. Est-ce parce que c’était le premier ? Non, les photos me prouvent que son charme est bien réel. Tout petit village, tout serré, tout mignon, une vraie bonbonnière … Dourou est superbe aussi, plus grand. Nous y étions (coup de chance) le jour du marché. Très animé, très coloré. L’arrivée sur Nombori, au sortir d’une faille de la falaise, est extraordinaire. Grand village, très peuplé, très vivant, face à la grande dune rouge, au pied de la falaise. Nous y découvrirons nos premières habitations Tellem. Et quelle soirée mémorable chez Philippe, le frère de notre guide, qui tient salon ! Puisque la télé n’a pas encore ici fait ses ravages, quelques hommes du village ont pris l’habitude de s’y retrouver pour passer la soirée à débattre. Ce soir-là, le sujet était la condition de la femme … Débat animé et joyeux … même si nous ne partagions pas l’avis général … Et puis, le fleuron : Youga Piri. Qui se mérite ! Quelle nuit extraordinaire nous y avons passée. Village tout en dénivelé, accroché, caché, dans la falaise. On a l’impression d’être dans une forteresse irréelle, adossée à la falaise, dominant la plaine. Nuit incroyable … en contrebas dans la vallée, on devine un foyer qui brûle encore, plus près, les enfants rient toujours malgré le noir profond de la nuit … Ce fut une nuit magique. De celles qui marquent une vie.
2 - Condition physique Mes commentaires s’appliquent à notre randonnée. Nous n’avons pas tout parcouru, loin s’en faut ! Randonnée facile où l’on passe d’un village à un autre, tantôt sur le plateau de la falaise de Bandiagara, tantôt au pied. Sur le plateau : roche rugueuse où les chaussures accrochent bien. On domine la plaine, à perte de vue, sur 360°. Seule la mer donne cette même impression d’infini. Magnifique ! Au pied de la falaise : sentier de terre sablonneuse, souple, agréable. Parfois quelques parties de sable plus profond, là c’est un peu pénible, ça patine. On traverse des champs d’oignons, de mil, des plaines parsemées de baobabs. On croise parfois quelques ânes, quelques zébus. La brousse, comme on la rêve ! Dans la falaise : car pour passer du plateau à la plaine (ou l’inverse), il faut descendre (ou monter). On emprunte alors des failles, étroites gorges composées d’éboulis de rochers. Un peu d’endurance, un peu de souffle, un peu d’agilité et un peu d’humilité (ne pas démarrer trop vite et garder un rythme régulier) suffisent largement à surmonter l’épreuve. Vraiment rien d’infaisable. C’est la montée vers Youga Piri qui fut (sur notre parcours) la plus difficile. Un jeune nous a d’ailleurs accompagnés (il semble que ce soit l’habitude, un moyen pour eux de se faire une petite pièce) toujours prêt à me tendre une main rassurante sur un passage délicat. Evidemment, il était en tongs … Il était même prêt à me soulager de mon sac à dos si j’avais voulu (au-delà de mon ego qui me l’interdisait, je n’en avais sincèrement pas besoin, par contre je ne me suis pas privée de lui attraper plusieurs fois la main). On traverse quelques failles profondes sur des ponts de branches et de pierres. Même moi plutôt sujette au vertige, ça ne m’a pas impressionnée plus que ça. On grimpe aussi quelques échelles Dogon pour escalader des rochers trop raides ; là encore pas assez hautes pour en être embarrassé. Bref, des passages inhabituels rendent cette montée pittoresque et l’occasion de photos sympathiques … Mais aucune crainte à avoir et aucune raison de s’en priver. Et quel spectacle !! Globalement : rythme facile : nous marchions 4 à 5 heures maxi par jour, visites de villages comprises. On évitait la chaude période de mi-journée : pause de 11h à 15h environ. La pause peut sembler longue, mais on s’y fait, et ce rythme lent convient bien à ce type de randonnée. Ma période de marche préférée a toujours été celle de l’après-midi. A partir de 15h, la température devient idéale et décline tout doucement. Plus on marche, plus il fait doux (à l’inverse du matin). Paysages dorés sous la lumière chaude et rasante d’un soleil toujours brillant sans être brûlant. Ce sont bien sûr pendant ces après-midi que nous avons fait nos plus belles photos. La qualité et le poids du sac à dos contribuent fortement au plaisir de la marche (truisme total …! 😛 ). Nous avions investi dans des sacs légers, bien ventilés, bien conçus et avons limité leur chargement à l’essentiel (6-7 kg chacun, eau comprise). Les hanches portent, les épaules sont libérées, le dos ne souffre pas du tout. Au point que j’en oubliais parfois de le poser en arrivant à l’étape !
3- Logistique Nous faisons connaissance de notre guide Benjamin à l’hôtel Yapasdeproblème la veille du départ. Ensemble, nous revoyons notre parcours et convenons de notre heure de départ. Nous le payons (intégralement en €). Le lendemain, Ousmane (le chauffeur) et Benjamin étaient prêts avant l’heure dite ! 2 heures de route et de piste pour atteindre Indelou, point de départ de notre randonnée.
3.1 - Les campements C’est quoi un campement ? y a des tentes ? des caravanes ? un bar ? une discothèque ? …. Pfffff …. 😏 Bon, n’empêche que je me suis posée la question, évidemment … Dans certains cas, c’est de l’hébergement chez l’habitant, en d’autres termes : une chambre et une table d’hôtes, version locale. Parfois, la structure d’accueil est un peu plus grande, plus organisée, avec même quelques cases pour dormir à l’abri (pour notre part, on a toujours préféré de très loin les terrasses) et quelques tables abritées sous un toit de paille pour manger. Un petit coin isolé par des murets en guise de sanitaires, pour la toilette d’un côté, les wc de l’autre. Les hôtes installent des matelas de mousse sur le toit, apportent un seau d’eau pour la toilette et préparent le repas commandé. Le matin avant de partir, nous réglions nos boissons. Voilà, c’est tout simple et, pour les plus petits campements, très authentiques. Les repas : on les commande dès l’arrivée (vers 11h ou vers 17h) car la préparation est longue puisqu’à la demande. Plat unique composé d’un féculent (semoule, pâtes, riz, purée de haricots) et d’une sauce servie à côté. Très peu de légumes (2 ou 3 morceaux de courge dans la sauce, au mieux …), pas de fruits. Après une tentative, nous avons toujours décliné la viande (trop dure à notre goût). La sauce varie d’un campement à un autre selon le talent du cuisinier. Sans être gastronomique, c’est bon, nourrissant et servi toujours très très copieusement. Notre guide s’adonnait à la cérémonie du thé : longue préparation d’un thé vert à la menthe sur un petit brasero puis partage du breuvage entre tous les présents, en 3 fois. Du plus amer au plus doux … Rite convivial bien sympa pour qui aime le thé. Au petit déjeuner, thé ou café, lait en poudre et un large saladier de beignets de mil. Un peu gras (beaucoup même) mais c’est bon. Ce fut parmi nos meilleurs moments. Que d’images extraordinaires en ces débuts de journées sous un soleil rouge, doux, qui embrasait la falaise devant nous. Le thé fumant entre nos mains, nous étions tous les matins scotchés devant ce spectacle. Les nuits : un matelas de mousse, parfois 2 quand ils étaient vraiment trop fins, un sac à viande, une polaire roulé en boule en guise d’oreiller et une moustiquaire (souvent fournie par le campement), voilà comment passer des nuits sublimes à regarder un ciel auquel on n’a pas droit à Paris. Nous avions décidé de ne pas emporter de sac de couchage (pour limiter poids et volume). Nous avons eu froid une nuit, à Ibi, où nous avons fini entre les 2 matelas, tels des sandwichs. Vers 5h30, le soleil se lève, les animaux (les coqs, les ânes, les moutons ….) se réveillent et annoncent à qui mieux-mieux la nouvelle journée. Pour rythmer l’ensemble, la cadence sourde et régulière des femmes qui pilent le mil. Une colonne de jeunes filles remontent déjà du puits avec leur énorme bassine d’eau sur la tête pour alimenter le village … Demain, immanquablement, elles y retourneront … Autant d’invitations à se lever pour vivre une nouvelle journée riche en images merveilleuses, immuables, d’un autre temps. La toilette : pas d’eau courante ne signifie pas pas d’eau ! Grave erreur de ma part. Chaque soir, nous avons pu effectuer une toilette complète. Le coin douche est isolé par des murets de terre de 1m50, à ciel ouvert. Une porte ou un système de chicane permet de s’isoler un minimum. Personne ne regarde. Un seau et une louche, ou bien un énorme bidon surélevé garni d’un pommeau de douche ! J’avais apporté des lingettes qui m’ont finalement bien peu servi. J’avais également un flacon de savon bactéricide sans eau. Utile (dans la journée notamment) sans être indispensable. Une anecdote. A Youga Piri, on nous demande si nous pouvions nous laver ensemble pour économiser l’eau, tellement difficile à monter depuis la plaine. Bien sûr ! Nous voilà dans notre petit coin, avec notre seau d’eau et notre gobelet-louche, tout nus, tout juste protégés par un petit muret, à nous frotter, quand soudain on entend un appel. On cherche, là, un peu plus haut, un gamin nous fait un joyeux signe de la main. Auquel on répond tous les 2 aussi joyeusement. Puis, 2 gamins, puis 3 … pour finir, il y aura une dizaine de gamins, en rang d’oignons, à nous observer et à nous faire signe. Cocasse ! Les contacts sont toujours faciles, même en pleine toilette ! Pour info, le seau d’eau nous a largement suffi pour nous 2 ; il en restait plus de la moitié. On n’imagine pas à quel point on peut économiser l’eau pour se laver … Ca m’a donné à réfléchir sur mon gaspillage quotidien ! Les WC : à côté du coin douche (à Youga Piri, c’était même au même endroit), un trou dans le sol. Parfois une petite bassine avec un peu d’eau. N’oubliez pas votre papier.
3.2 - L’équipement (à cette époque, fin Novembre) La température est montée jusqu’à 39°C. Néanmoins, c’est très supportable car l’atmosphère est très sèche. A cette époque, le soleil n’est pas brûlant et nous n’avons pas souffert de coups de soleil. Chaussures de marche à tige basse nécessaires, mais suffisantes. Je ne conseille pas les sandales à scratch, on traverse parfois des broussailles piquantes et accrocheuses … Pour les pauses, les tongs permettent de bien s’aérer les pieds et de faire sécher les chaussettes. Pratiques également pour la toilette. Tenue de rando en coton léger. Le soir, on appréciait d’enfiler une tenue légère, propre et sèche. Le grand air doux de la nuit suffisait à sécher et à aérer notre tenue de marche qu’on ré-enfilait le lendemain matin. Avec cette alternance, nous étions confortables et avons voyagé léger. Cela dit, on se salit beaucoup, poussière et marbrures de sel de transpiration ; préférez les couleurs claires moins salissantes … Une petite polaire légère fut la bienvenue pour servir d’oreiller ou d’appoint pour les nuits un peu plus fraîches. Jamais portée naturellement en journée. Les indispensables : lampe frontale - des mouchoirs en papier - des tongs - du papier toilette - un peu de lecture pour la pause de mi-journée - un jeu de cartes - de l’argent liquide en petites coupures (on dépensait environ 5 000 Fcfa par jour pour nous 2 en boisson -2 cocas, 2 ou 3 bouteilles d’eau, 1 grande bière-. Ce n’est pas négligeable … Eau du puits gratuite si vous optez pour la purification par pastille) - pharmacie de base : aspirine, imodium, ercéfuryl, pince à épiler, anti-palu, répulsif - APN et batteries (chargeur inutile …) - gourdes (2 X 1, 5 l) plus solides que les bouteilles en plastiques …. - un couteau - un petit tube de protection solaire (on en a utilisé bien peu) - serviette de toilette en micro fibre : ultra compactes et qui sèchent en 10 minutes, vraiment pratique - une moustiquaire (non imprégnée). On l’a utilisée (2 fois) quand le campement ne les fournissait pas - un sac à viande (les frileux du Midi préfèreront sûrement un sac de couchage … nous, on est des durs, des Lorrains ! 😛 ) - trousse de toilette et un peu de rechange … Notre paquetage faisait 6-7 kg chacun. Pas la mort ! Une dernière remarque : si vous avez besoin, pensez à un miroir.
Nous avions laissé à l’hôtel de Mopti, en toute sécurité, un sac de voyage en consigne et, dans leur coffre, une pochette contenant argent, passeport, billets d’avions, clés …. Nous n’avions donc sur nous que des photocopies de nos passeports et un peu d’argent liquide. Et l’esprit tranquille !
3.3 - Une journée type On a vécu au rythme du soleil et des étoiles : Réveil naturel vers 6h au son des cocoricos, braiements, bêlements et autres meuglements … Petit déjeuner à 7h, parfois un peu plus tôt Départ entre 7h30 et 8h (2 à 3h de marche) Arrivée au campement de midi entre 10 et 11h Commande du repas, qui sera invariablement servi à midi Coca / Thé / Repas / re-thé / Sieste / re-re-thé … Départ à 15h (2h maxi de marche) Arrivée au campement du soir vers 17h (il faisait nuit noire à 18h15) Commande du repas (servi vers 19h), toilette, installation du couchage sur une terrasse Dodo autour de 20h30
4– Benjamin, notre guide C’est bien grâce à lui que notre randonnée fut une telle réussite. Benjamin a 36 ans, il est Dogon, originaire de Nombori (où nous avons passé 1 nuit chez son frère Philippe, médecin du village). Il connaît bien sûr très bien les rites et coutumes du pays Dogon et sait en parler ; il est compétent, fiable, honnête (quand il ne sait pas, il le dit et se renseigne), ponctuel (si, si !!), professionnel, attentif (sans être envahissant), à l'écoute (il comprend vite ce qu'on recherche ...). Contact pris par internet avant notre départ. Nous avions convenu à l’avance des prestations, de l’itinéraire, du prix et du rendez-vous à l’hôtel. Aucune avance réclamée, aucune mauvaise surprise, tout fut respecté. Pour respecter la déontologie de ce site, je donnerai ses coordonnées par MP sur demande. Ceux qui ont lu mon carnet de voyage sur le Népal noteront que je n’ai pas été aussi élogieuse avec notre guide Santa … juste pour dire que nous savons ce qu’est un mauvais guide …
Quid de la nécessité d’un guide ? Nous avons croisé peu de touristes pendant notre périple, mais tous étaient accompagnés. Non pas pour le chemin : avec la falaise comme fil conducteur, impossible de se perdre. Encore que … il n’y a aucune indication et parfois 🤪 … mais, je veux bien croire qu’on peut s’y retrouver. Par contre, il semble difficile de visiter les villages sans un guide qui garantira le respect des lieux sacrés. A Indelou, lors de la pause repas, nous avons voulu retourner nous promener dans le village. Benjamin, en pleine sieste, a demandé à un gamin de nous accompagner. Ce n’était pas pour qu’on ne se perde pas (il aurait vraiment fallu le faire exprès !) mais pour que les villageois soient rassurés : nous n’allions pas profaner les lieux sacrés. Je repense aussi à son cri d’effroi quand j’ai tendu la main vers un autel Tellem … Ahhh ! Pas touche ! oups 😊 … Et comment deviner que ce bout de friche, s’il est foulé entraîne une mort certaine sous 3 ans … m’enfin, tous les enfants du village le savent !... Pour traverser Youga Dogourou, haut-lieu du pays Dogon puisque siège de la cérémonie de Sigui, Benjamin s’est assuré des services d’un jeune du village pour être absolument certain de respecter le protocole, ici, plus compliqué qu’ailleurs. Le jeune nous a quittés une fois le village traversé. Animisme, croyances ancrées profondément, lieux sacrés, voilà ce que le guide va protéger (protection du touriste ignorant et aussi du villageois : un lieu profané nécessite d’être re-purifié). Enfin, J’ai vu Benjamin remettre un boubou-offrande au chef du village à 2 occasions : à Indelou et à Nombori. Suffisamment discrètement pour que je croie en l’authenticité du geste. Voilà, au final, je pense que c’est difficile sans guide. Par ailleurs, le guide (pourvu qu’il soit Dogon !) apporte vraiment beaucoup en terme d’explications sur les rites, la cosmogonie, la vie quotidienne et permet d’entrer en contact avec les villageois qui parlent très peu Français.
DJENNE : La taxe de développement touristique individuelle est de 1 000 F. Nous l’avons payée (contre un reçu en bonne et due forme !) au carrefour avant de prendre notre fameux taxi. Guide bien inutile pour visiter cette merveilleuse petite ville tout en banco. La mosquée est interdite aux non-musulmans. On nous a proposé plusieurs fois de la visiter moyennant 5 000 Fcfa/p. Grosse mise en scène : chuchotements et regards appuyés pour tenter de nous faire croire que nous avions là une opportunité exceptionnelle … Nous avons décliné. Nous sommes montés sur le toit terrasse voisin offrant une belle vue. Un peu plus tard dans la matinée, quand le marché battait son plein, nous y sommes retournés sans repayer, ils se souvenaient de nous. Cool. Le marché justement, parlons-en. Pour en profiter, Philippe décide de se lever aux aurores, à 5h45 !! Euhhhh … je suis une lève-tôt mais là, quand même, c’est un peu tôt … je traîne les pieds. … Philippe me houspille, nous sommes en retard ! Pffff … Allez, allez ! Non, non, pas de petit déj, pas de douche (on reviendra plus tard !), on court vers la place du marché qu’on atteint à 6h … Bien trop tôt … Rien … Ils commençaient à peine à s’installer. L’œil noir, je regarde Philippe, je ne dis rien (il n’y avait rien à dire !) et je retourne à l’hôtel prendre ma douche et mon petit déjeuner … Bien sûr, Philippe m’a accompagnée (même pas penaud !) et nous avons pris notre petit dej ensemble évidemment, et sans aucune rancune de ma part, car après tout, s’il avait eu raison …. je l’aurais béni ! Retour sur la place où le marché bat son plein vers 10-11h … Vraiment un beau spectacle que toutes ces couleurs avec la mosquée en terre en toile de fond ! En dehors de l’animation du marché, Djenné est une magnifique petite ville, tout en banco. On s’est promené avec plaisir dans ses ruelles, partout des scènes de vie quotidienne incroyables de simplicité et de beauté : la préparation du tô, le démêlage d’un filet de pêche, le pilonnage du mil, la farine tamisée, le tressage des cheveux, la laine filée … On s’arrête, on se regarde, on se sourit, on continue … Encore une belle journée, intemporelle …
MOPTI : Jolie petite ville au bord du Bani où nous nous sommes posés 3 nuits après notre rando. Par nécessité et par choix aussi … Plutôt que de passer une trop courte ½ journée à Ségou comme nous l’avions envisagé initialement, nous avons changé nos plans pour profiter davantage de Mopti. La bonne ambiance et le confort de l’hôtel ainsi qu’une grosse tourista à enrayer ont également pesé dans la balance. On s’est posé, on s’est baladé (seuls !) ; la mosquée, le marché, le marché artisanal, le bissap café … Pas fana ni l’un ni l’autre de bateau, on n’a pas tenté la balade en pinasse. Les offres ne manquent pas ! Un couple nous a dit avoir fait la visite de Mopti en pirogue (et non la visite des villages environnants comme proposée la plupart du temps), ils en étaient enchantés … Petit regret …
BAMAKO : Une seule journée passée à Bamako, c’est peu mais ça nous a suffi. Musée National Argh, j’ai oublié le prix du ticket d’entrée, pas cher … peut-être 1000 F/p Certes, il est beau, pas bien grand, bien agencé mais trop peu didactique. Dommage, nous en sommes partis un peu frustrés. A faire quand même, surtout en fin de voyage. Petit restaurant où nous avons enfin mangé du fonio maté. Marché de Médine Sur la route du musée (c’est idiot ça, ça dépend d’où on vient !). A environ 1km à l’Est du musée (voilà qui est mieux !) Il jouxte une décharge où de pauvres hères ont élu domicile. On décide de s’y enfoncer pour en saisir davantage l’ambiance. Marché populaire très vivant, très pauvre aussi. Qu’elle était belle cette maman tressant habilement les cheveux de sa fille, assises toutes deux au milieu de poissons assaillis par des nuées de mouches ! Les magnifiques sourires des vendeurs rendent encore plus dramatique ce marché bien sombre et bien miséreux. On touche ici le quotidien du Mali qui nous ramène à une cruelle réalité : misère, indigence, survie … Maison de l’artisanat Nous avons préféré l’ambiance plus aérée et plus sereine du marché artisanal de Mopti.
DIVERS : L’accueil : je m’attendais vraiment à souffrir de harcèlement. Loin s’en faut. Certes, en ville, on est sollicité (pour une babiole, un service, un bic ou un cadeau …) mais sans jamais aucune agressivité. Combien de fois avons-nous décliné les offres de pseudo-guides, leur expliquant qu’on préférait être seuls. Aucune insistance, « ok, pas de problème, bonne balade, le marché c’est par là ». Et tout ça avec toujours un vrai beau sourire. Sollicités, oui, on l’a été ; harcelés, jamais de la vie ! La carte bancaire : pas du tout utilisée (cela dit, on a raté les distributeurs de l’aéroport). On a changé très facilement nos € dans les hôtels. A Djenné, dans une banque, au même taux. 1€=640 Fcfa Le climat à cette époque : chaud et sec. 2 journées plus fraîches en fin de séjour à Mopti et Bamako où nous avons enfilé nos petites polaires. L’affluence touristique à cette époque : vraiment pas grand monde … On recroise toujours les mêmes d’ailleurs, principalement des individuels comme nous. Les problèmes de santé : bonne turista pour Philippe (c’est la première fois !) en fin de randonnée, traitée énergiquement et efficacement par ercéfuryl, imodium et doliprane. Les moustiques : à cette époque, il n’y en a pas beaucoup. On s’est quand même fait piquer assez souvent. C’est dire … répulsif et traitement anti-palu à mon avis indispensables. Nous avons opté pour la doxycycline (voir Institut Pasteur – cliquer ici). Photos : la plupart des Maliens réclament une pièce pour leur photo, d’autres refusent tout net. On en a très vite pris notre parti et sommes revenus sans portrait. Finalement, pas bien choquant tout ça … L'artisanat : nous avons fait pas mal d’achats sur le marché de Mopti. Encore faut-il le trouver ! Plusieurs dizaines d’échoppes sont regroupées dans un quartier, près du port. Bien sûr, le toubabou est attendu ! Mais on le sait en y allant, non ?... Alors, on a choisi de jouer le jeu, d’y plonger, de se donner du temps, de passer dans chacune des boutiques, sans en oublier une seule (on n’aurait pas pu de toutes façons !). Du coup, les vendeurs se sont calmés, attendant patiemment leur tour pour nous vanter la beauté et l’originalité (euhhhh ….) de leurs articles. Nous échangions quelques mots à droite à gauche, achetant une bricole de ci de là. Partout des sourires. Jamais aucune agressivité. Aucune authenticité non plus, faut pas se leurrer ... Mais, ce fut néanmoins un moment bien agréable. Marchandage de rigueur. Ils annoncent leur prix, nous le nôtre. « Merci pour ton premier prix » répondent-ils invariablement. Et la négociation démarre. On se laissait de la marge pour pouvoir augmenter un peu notre première offre et permettre ce jeu d’enchères … A titre d’infos (ça vaut ce que ça vaut !), nous avons généralement payé les articles le tiers du premier prix annoncé. On concluait en étant tous contents et souriants, ce qui est bien satisfaisant. Par exemple, nous avons payé l’incontournable chapeau peul 3 500 F. A l’aéroport, on a honte de voir qu’on a tous fait ce même achat. Et pas moyen de s’en cacher ! Zut, aucune originalité ! Mais plus tard, chez soi, qu’on est heureux de n’avoir pas boudé son plaisir sous prétexte de ne pas tomber dans le trivial. Car, qu’ils sont beaux ces chapeaux peuls !
On a beaucoup aimé : 🙂 Les mains tendues et caressantes des gamins aux abords des villages Dogon. Juste une caresse et un grand sourire … Le sourire attendri et reconnaissant de cette maman parce que, justement, nous caressions la main tendue de son fils. Les baobabs dans la plaine. Le sable rouge, la plaine jaune, le ciel bleu, les champs d’oignons verts, la peau noire … et les boubous multicolores. Dormir à la belle étoile.
On a moins aimé : 😕 Y être quelques jours avant l’Aïd. Le transport sans ménagement de tous ces moutons qui vivaient leurs dernières heures a fendu notre cœur d’artichaut.
En conclusion ... Malgré la brièveté de ce voyage, ce fut un GRAND voyage. L’Afrique telle qu’on la rêve : paysages grandioses, lumière dorée, peuple accueillant et amical, culture et rites ancestraux, villages à l’esthétisme épuré ! Un voyage qui mêle culture, paysages, rencontres et plaisir de la marche ; peu de lieux offrent cette globalité.
bonjour à tous!
on va partir pour 6 mois en Afrique de l'ouest, et en regardant un peu sur le site du ministere des affaires étrangères, il se trouve que la Mauritanie semble pas du coup sécuritaire pour voyager seuls.. qu'en pensez vous, pour tous ceux qui y sont aller recemment ou qui y sont en ce moment, faut-il vraiment changer de destination ??? ce serait vraiment dommage ! ce pays a l'air d'avoir tellement pleins de belles choses à offrir...
sino c'est pareil ils mettent sur le site que tombouctou est en Zone rouge... du coup rejoindre la ville depuis Mopti en pinasse deviendrai un projet risqué ? avez vous des experiences récentes de cette descente magique ? magique ou dangereux ?
merci d'avance pour vos réponses !









