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Route des Grandes Alpes à vélo en septembre 2011
Route des Grandes Alpes

Je n’aurais jamais imaginé, il y a seulement quelques années, que je réaliserais à vélo cette route de Thonon-les-Bains à Nice en passant par les plus grands cols des Alpes. En effet, pour moi les routes des Alpes représentaient uniquement des chemins d’accès pour me rendre au départ des escalades que je projetais. Ces fonds de vallées, comme par exemple la Maurienne, encombrés d’usines plus ou moins en déréliction sont tristes et font penser à Zola et aux conditions ouvrières du XIX siècle. L’idée de séjourner dans ces endroits plus que le temps strictement nécessaire à un passage rapide en voiture, ne me serait jamais venue. La montagne pour moi reste synonyme d’air pur, d’absence de bruit, de gaz d’échappement, de béton ou de goudron, donc tout le contraire de ce que l’on rencontre fréquemment tout au long de cette route mythique. La montagne je me suis toujours imaginé que pour en apprécier toute la dimension il est nécessaire de la découvrir en solitaire loin des chemins battus.

Fort de cet état d’esprit, comment peut-on en arriver à suivre ce ruban d’asphalte sur 666 kilomètres (ce qu’a indiqué mon compteur) ? Il n’y a pas si longtemps, j’aurais probablement déclaré, de façon tout à fait péremptoire, que ce projet était une ineptie contraire à ma philosophie, et que jamais oh ! grand jamais, je ne me lancerais dans ce genre d’aventure ! Comme quoi, bien se mettre en mémoire la fameuse formule : ne jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau. Oui, car ce 31 août 2011, je suis avec Evelyne au départ de ce fameux itinéraire, qui de plus fête ses cent ans.

Comment puis-je donc m’engager dans un projet, qui il n’y a pas si longtemps semblait si peu en concordance avec ma conception et mes aspirations en matière de voyage ?

Différents facteurs se sont liés, je dirais même ligués pour m’amener à un tel revirement. Tout d’abord, mes premières expériences à vélo, qui m’ont fait découvrir le fabuleux plaisir de l’effort sans fin le long de grandes montées, m’ont amené à ne penser qu’en termes d’effort, en quelque sorte déconnecté de l’environnement. Ensuite, des discussions avec des cyclotouristes, en particulier Jean mon acolyte de la traversée de l’Europe et des Andes. Cette route il l’a faite à plusieurs reprises, et il en parle avec passion et son regard s’illumine aux noms de Galibier, Iseran, Izoard, la Bonnette etc. D’autre part, les fabuleuses images qui chaque année à l’occasion du tour de France reviennent durant presque un mois, m’ont aussi sans doute profondément influencé, jusqu’à vouloir imiter ces forçats de la petite reine. Il faut dire que les reportages présentés à cette occasion par les équipes embarquées à bord d’hélicoptères, sont d’une qualité et d’un esthétisme exceptionnels. Ils ne nous montrent pas seulement les Alpes, mais la France entière. On découvre les richesses architecturales et naturelles de ce pays incomparable qu’est la France ! Garde à vous on entonne la Marseillaise!

Ces facteurs, lentement, ont mûri dans mon esprit, pour finalement déclencher des envies et des émotions nouvelles, m’amenant à une vision des choses sous un angle différent, d’où un basculement radical d’opinion. Et de plus, au moment de concrétiser ce projet, l’envie de partir vivre une aventure orientée vers l’effort physique avec Evelyne, compagne de vélo sûre, toujours volontaire et de bonne humeur, n’a fait que précipiter le départ. Une fois que la décision fut prise, pas grand-chose à planifier, plus rien à faire que pédaler, car tout est bien balisé. Mais j’ai pris conscience que ce trajet à travers les Alpes que je connais bien, allait aussi sans doute représenter l’essentiel, la mémoire de mon père. En effet, il n’y a pas un massif que je n’ai fréquenté avec lui. Je savais qu’à chaque détour de la route ou du haut des cols je contemplerais des sommets que j’avais gravis en sa compagnie, ou dont il m’avait parlé avec passion. Et là, à partir de ce moment, ce dessein s’est inscrit en moi à la manière d’un pèlerinage à la quête de ce père qui m’a ouvert à la vie et qui m’a insufflé ma plus grande passion, l’alpinisme.

Voilà comment je me retrouve au départ de cette route mythique, l’année de son centenaire. Concernant cette date anniversaire, il faut rester prudent. En effet, de nombreux événements significatifs sont révélés lorsqu’on se penche sur l’histoire de cet itinéraire des grands cols. Les travaux avaient commencé au XIX siècle. C’est en 1911 que les premiers voyages ont été organisés par la compagnie PCM (Compagnie des Chemins de Fer de Paris Lyon à la Méditerranée), bien que certains tronçons ne fussent pas totalement aménagés. J’imagine qu’à l’époque de ces premiers périples organisés, les privilégiés qui en profitèrent, firent un voyage époustouflant à travers des régions très peu médiatisées en ces temps, et que le décor qu’ils découvrirent du haut de l’Iseran ou du Galibier les marqua durablement. En effet à notre époque, lorsque nous partons dans des contrées lointaines, nous avons déjà vu une multitude de photos ou de reportages, qui embellissent souvent la réalité, ce qui nous prépare à ce que nous allons découvrir. Au début du XX siècle, la publicité et autres représentations en images étaient moins développées, d’où probablement une émotion décuplée devant des paysages grandioses, dont on ne se faisait aucune idée quant à la splendeur et la grandeur.

Tout évolue, donc cette route mythique s’est transformée en itinéraire touristique de masse, certes magnifique mais plus vraiment exotique. Il en est de même des grandes voies d’alpinisme. Je pense tout particulièrement à la Meije, que l’on découvre du col du Galibier, et qui culmine presque à 4000 mètres. La première traversée des longues arêtes de ce sommet a été réalisée le 26 juillet 1883 par le grand guide de l’Oisans le Père Gaspard. Le sommet avait été atteint en 1877 par ce même guide accompagné d’un jeune alpiniste, Boileau de Castelnau. En cette fin du XIX siècle, cette entreprise passait pour un exploit d’exception, alors que de nos jours, sans minimiser l’engagement qu’elle implique, elle est classée tout simplement AD (assez difficile). C'est-à-dire qu’elle ne présente aucune difficulté technique d’escalade pour les virtuoses de notre époque, bien que l’enneigement puisse présenter un danger redoutable.

Voilà en quelques mille mots les pensées qui m’habitent au départ de cette chevauchée de cols en cols, du Léman à la mer, tout au long des 666 kilomètres et des 15000 mètres de dénivelé qui nous attendent.

Premier Jour : Thonon-les-Bains Cluses 60 km

Un peu avant midi le train nous dépose en gare de Thonon-les-Bains. Les TER Bombardier sont vraiment pratiques pour les cyclistes. En effet, en plus de permettre une vue panoramique au voyageur, ils offrent toutes les commodités pour les vélos. Pas de marches exigües et très raides à franchir en effectuant des efforts surhumains. On pénètre du quai dans le wagon en faisant rouler sa bicyclette sans changement de niveau. Ensuite, il suffit de l’accrocher dans le coin prévu à cet effet, et inutile de décrocher les sacoches et autres bagages. Oui, je fais de la publicité pour la SNCF !

Pour cet après-midi, nous avons l’intention de rejoindre les Gets, à peu près quarante kilomètres. Ce qui pour une étape de la demi-journée devrait constituer une mise en jambe en douceur. Cependant sur notre carte nous éprouvons des difficultés à évaluer le dénivelé, la montée sera-t-elle longue et le pourcentage élevé ? Nous verrons bien.

Donc sans idée précise de ce qui nous attend, nous quittons cette jolie ville de Thonon et nous engageons dans les gorges de la Dranse. Le temps est au beau, la température idéale pour pédaler et la circulation peu importante. Ce début de voyage sur une route à peine montante est très agréable. La rivière nous offre des points de vue superbes, bouillonnements d’eau au milieu desquels de gros cailloux mettent en exergue l’écoulement de l’onde, toute en courbes frangées d’écume, du plus bel effet.

Les Gets sont rapidement atteints, et sans difficulté notre vitesse moyenne frise les 20 km/h. Evelyne trouve que comme d’habitude je pars trop vite, mais je ne sais pas rouler doucement. Il faut toujours que je sois presque au maximum de mes possibilités. Je prends un peu d’avance, car je sais que les jours suivants dans les grandes pentes, alors que je donnerai le maximum, elle sera loin devant.

Après un pique-nique frugal à base de charcuterie, nous nous attablons à un bar en bordure de route, pour le café rituel que nous ne manquons jamais de boire en début d’après-midi. On prendrait presque des habitudes de vieux couple, en effet cela fait déjà cinq voyages à vélo que nous effectuons ensemble, Evelyne et moi. Je commande un expresso et elle sa traditionnelle noisette allongée. Un couple de cyclistes allemands s’arrête, nous les invitons à notre table et échangeons nos expériences de pédaleurs. La discussion passe des cols de la région à la magnifique descente du Danube, et de là, à la piste cyclable de l’Elbe, région sauvage et préservée. Ces rencontres au hasard des déplacements, au détour d’une pause café, font partie intégrante du voyage à vélo. Nous nous sentons bien avec nos interlocuteurs, mais le temps file. Malgré le grand plaisir de l’échange, nous prenons congé et continuons notre route. Le voyage c’est aussi une succession de rencontres et de séparations.

La petite ville de Taninges est vite atteinte. L’après-midi n’est pas très avancé, et nous poussons jusqu’à Cluses, qui n’est distante que d’une dizaine de kilomètres. Après une côte de deux ou trois kilomètres, nous arrivons à un point haut, d’où la vue porte sur la vallée située au sud. Cluses s’étale à nos pieds et nous n’avons qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure pour rejoindre l’hôtel de la gare qui nous fournira le gîte et le couvert pour notre première nuit. Cet hôtel de la gare, je le connais bien. En effet, il nous sert de point de chute habituel lorsque nous venons grimper dans la région.

Cluses, comme toutes ces villes de fond de vallée est enserrée entre des montagnes aux pans abrupts qui donnent au lieu un air austère, et cela d’autant plus le soir lorsque les rayons du soleil restent là-haut accrochés sur les crêtes et ne nous gratifient plus de leur douce chaleur.

Deuxième Jour : Cluses Beaufort 95 km

La nuit a été chahutée. Un orage violent a sévi de 1h à 3h du matin. De grandes quantités d’eau sont tombées. Le tonnerre et les éclairs nous ont gratifiés d’un spectacle sonore et lumineux de premier plan. On ne peut s’empêcher de penser que si le temps devait être mauvais, notre projet de traversée des Alpes serait radicalement compromis. A vélo les conditions météorologiques constituent un facteur déterminant, qui conditionne la réussite de l’entreprise. On garde constamment à l’esprit que nous sommes et restons soumis aux aléas du temps et aux coups de colère de la terre. On abandonne notre condition d’hommes appartenant à une civilisation qui ne regardent plus la planète, sûrs que la technologie nous permettra de passer outre les intempéries. Se soumettre à la merci des éléments nous remet à notre place d’êtres, vivant aux rythmes de la nature. Cela à mon avis donne un vrai sens au voyage et lui rend toute sa profondeur. J’imagine l’alpiniste qui scrute au matin l’état du ciel et les conditions de la paroi, le marin qui écoute le bulletin météorologique dans l’attente d’un éventuel avis de tempête, l’explorateur du pôle évaluant la violence du vent et le danger des basses températures.

Après un petit déjeuner copieux, nous équipons nos vélos et nous quittons la ville par de petites rues peu passantes et encore ruisselantes des fortes pluies de la nuit. Le pied du col de la Colombière est rapidement atteint. Il va constituer le premier gros « morceau » de notre étape, 1128 mètres de dénivelé pour 20 kilomètres. Tout commence dans les meilleures conditions. Nous montons dans une belle forêt encore toute humide qui nous distille sa fraîcheur, sur une route où le trafic est quasiment absent. Le village du Reposoir est dépassé et nous discernons sa jolie chartreuse fondée au XII siècle. Cependant, nous ne prenons pas le temps de nous y arrêter sachant que notre étape du jour sera longue et difficile, trois cols au programme. Cela me fait dire que le voyage à vélo n’est pas toujours le meilleur moyen de visiter. En effet, ce mode de déplacement lent, n’autorise pas souvent les arrêts pour satisfaire sa curiosité, car cela risquerait de compromettre l’objectif de la journée. On reste tendu sous la contrainte horaire, dans l’espoir d’arriver au terme de notre étape dans des délais horaires convenables. La recherche d’un hébergement selon les endroits n’étant pas toujours acquise, cela ne fait que renforcer notre volonté de ne pas arriver trop tard. Tout là-bas, nous discernons enfin le col, mais nous n’avons pas l’impression d’avancer. Une rampe immense à l’inclinaison importante nous force à des vitesses lentes. Evelyne prend de l’avance et je me traîne à six ou sept à l’heure. Enfin, je rejoins ce col que je convoite depuis un bon moment. Il est plus de 11 heures. Avec Evelyne nous nous regardons et restons quelque peu dubitatifs. Nous n’avons fait qu’une vingtaine de kilomètres et il nous reste deux cols à gravir pour une étape d’une centaine de kilomètres jusqu’à Beaufort. Aurions-nous présumé de nos forces ? Nous ne sommes pas loin de le penser. Mais je me souviens de certaines expériences, où tout démarrait mal ou trop lentement et comme par miracle au cours de la journée tout rentrait dans l’ordre et l’objectif était atteint contre toute attente. Donc, continuons et nous verrons bien. Avant de partir, un dernier coup d’œil me rappelle des expériences d’escalade sur les parois qui nous environnent. Sur ces falaises au-dessus de nous il y a quelques années j’ai reçu une pierre qui m’a entaillé l’arcade sourcilière. J’étais descendu au grand Bornand où l’on m’avait posé quelques points de suture. Surprise lorsque je vois le médecin, le portrait craché du ministre Barnier. Il s’agissait de son frère. Et puis aussi je pense à l’imposante Pointe Percée qui s’élançait derrière le village du Reposoir et barrait de sa masse imposante une vallée secondaire. Je l’avais gravie il y a quelques années. Elle présente une magnifique arête ouest de 450 mètres à l’escalade agréable et de difficulté raisonnable. Mais le jour de notre ascension l’automne était bien avancé et le haut de la paroi était en partie couvert de glace. Cependant la fine pellicule de verglas avait eu le bon goût de laisser quelques grattons bien placés, sur lesquels nous pouvions poser nos chaussons d’escalade. Cela nous a cependant procuré quelques émotions.

Il me faut arrêter de rêver sur les escalades du coin, car notre chemin est encore long et accidenté pour arriver à Beaufort. Tout d’abord une belle descente, dans un cadre magnifique de hautes parois calcaires blanches au pied desquelles de grandes prairies à l’herbe grasse et sombre, nous permet de faire remonter notre moyenne. Dans ces moments, inexorablement le moral remonte aussi. Nous atteignons la superbe station du Grand Bornand, où nous faisons quelques emplettes pour notre repas de midi. L’architecture est magnifique, de vastes chalets au bois sculpté et vernis, aux façades couvertes de fleurs multicolores parsèment les flancs de la vallée. Nous profitons de cette halte pour admirer la mairie superbement fleurie.

Rapidement, par une route au trafic dense, nous atteignons la Clusaz au pied du col des Aravis. Ce deuxième col, à la montée courte, sera vite grimpé. La foule des visiteurs est importante. Je contemple les falaises qui dominent ce lieu et me souviens y être venu faire de l’escalade il y bien une trentaine d’années. Mon Dieu que le temps passe vite !

La descente nous conduisant au pied du col des Saisies me semble infinie. Cela nous laisse envisager une dernière montée longue. En effet, elle se développe sur 17 kilomètres, mais nous ne souffrirons pas trop, car certains d’atteindre notre but de la journée. Comme quoi le moral est primordial et les jambes suivent presque toujours. Cela me rappelle l’une de mes connaissances et maître à penser, athlète hors normes qui a parcouru la terre entière à pied, en particulier les déserts les plus hostiles. Lors de sa traversée de l’Australie en courant, il s’était fixé des étapes journalières de cent kilomètres. Généralement il avait un coup au moral et donc de fatigue vers les 70 kilomètres. Il mobilisait sa volonté et surmontait à chaque fois sa faiblesse journalière. En me narrant cette expérience il me dit que s’il s’était fixé des étapes non de 100 kilomètres mais de 130, son passage à vide il l’aurait eu vers 100 et non à 70 kilomètres. Cette anecdote prouve bien toute l’importance de l’esprit et du mental dans de grands projets. Mais je ne vais pas comparer notre balade de 10 jours dans les Alpes à la traversée de l’Australie en courant ! Cependant, il ne faut pas la minimiser. Ayant traversé une bonne partie des Andes à vélo l’année dernière en passant de très nombreux cols au-dessus des 4000 mètres, je pensais me balader dans les Alpes. Je constate que ce n’est pas tout à fait le cas !

Revenons à la montée du col des Saisies et ses 17 kilomètres. Nous l’atteignons donc sans grande difficulté, du fait de la remontée en flèche de notre moral, et notre regard plonge enfin vers le magnifique village de Beaufort qui se blottit tout en bas dans la vallée au pied du premier gros obstacle de notre étape du lendemain, le Cormet de Roselend et ses 1200 mètres de dénivelé. Drôle de nom tout de même pour un col, dont j’ignore l’origine. Mais il représente un grand intérêt, le tour de France y est passé à dix reprises.

Une immense descente nous conduit à Beaufort. Enfin nous y sommes vers les 18 heures. Nous aurons cumulé aujourd’hui plus de 2400 mètres de dénivelé. Une fois au centre du bourg, nous constatons qu’Il y a manifestement encore beaucoup de monde en vacances en ce tout début septembre. Nous trouvons un hébergement dans l’hôtel du Grand Mont, tout heureux d’obtenir une chambre. De nombreux motards, surtout des Allemands y sont déjà installés.

Le nom de cet hôtel me rappelle mes débuts à ski de randonnée avec mon père alors que j’avais 12 ans, car le Grand Mont d’Arêches a été la première montagne que j’ai gravie skis aux pieds. Cette première expérience m’a enthousiasmé et de nombreuses autres sorties à peaux de phoque ont suivi. Ce sport représente à mes yeux, l’un des plus enivrants. En effet, pouvoir escalader de grandes montagnes enneigées fréquemment sans aucune trace, puis se lancer dans des descentes souvent raides où l’on se laisse guider à l’inspiration sur cet immense tapis blanc et vierge, représente une des plus belles communions que l’on puisse ressentir avec la nature. Outre la joie de ces descentes en neige vierge, le plaisir de l’effort à la montée, parfois durant de longues heures, les fonds de vallées s’éloignant et la cime des sommets environnants se rapprochant, fait naître une vraie symbiose avec ce milieu minéral hostile. Le plus incroyable, ces pics qui semblaient si hauts, si loin presque inatteignables, on finit par les dépasser et les regarder d’en haut. Oui ce plaisir contribue à faire de cette activité montagnarde l’une des plus belles. Cet effort, qui s’inscrit dans la durée, permet de ressentir son corps vivre. Cependant elle est particulièrement dangereuse, plus que l’escalade extrême. Le rocher est un matériau solide, la neige par contre est une substance fluide. Le risque d’avalanche est souvent présent avec tous les dangers que cela représente. L’expérience ne suffit pas toujours à se prémunir de ce danger de la mort blanche, et cela d’autant moins, que souvent des neiges poudreuses instables sont fabuleuses à skier ! Voilà je suis en plein dans mon voyage à vélo sur la piste de mon passé montagnard avec mon père. Le plus étonnant, cette première randonnée à ski, dont je me souviens avec précision, j’aurais eu de la difficulté à en situer le lieu sur une carte et tout naturellement le nom de cet hôtel me permet de la positionner avec précision. Cela fait quand même quarante six ans !

Troisième jour : Beaufort Val d’Isère 77km

Après une soirée gastronomique et une nuit paisible, nous sommes à même d’attaquer les vingt kilomètres qui nous conduiront au Cormet de Roselend. Alors que nous sortons de l’hôtel et préparons nos vélos, un couple d’Américains en fait de même. Ils se sont aussi lancés dans la traversée des Alpes, leur point de départ étant Genève. Après avoir fait quelques achats nous nous lançons dans la montée. Au début la route serpente le long d’un versant boisé. Nous gagnons rapidement de l’altitude et la vallée à nos pieds apparaît de plus en plus encaissée. Avec cette prise d’altitude rapide la perspective s’élargit et des sommets émergent, ce qui procure un vif plaisir. A l’arrivée sur le lac de Roselend, nous retrouvons le couple d’Américains. Tandis qu’ils continuent, nous nous arrêtons boire un café. De la terrasse, à laquelle nous sommes assis, nous surplombons le lac à la surface calme, sans une ride. La couleur de l’eau est presque irréelle, vert émeraude. De loin en loin, je distingue les ronds faits à la surface par les poissons, sans doute des truites, qui viennent pointer leur museau. Je resterais des heures à contempler ce spectacle. Comme quoi, contrairement à ce que je pensais, pas la peine de marcher des heures loin de toute présence humaine pour pouvoir s’absorber dans des spectacles de toute beauté. Mais il n’est pas question de trop s’attarder, car nous n’avons pas encore atteint notre premier col, et le plat de résistance nous attend dans l’après-midi.

Il nous reste exactement 363 mètres de dénivelé pour atteindre le Cormet. La forêt a disparu, cédant la place aux alpages d’altitude, à l’herbe rase et claire. Nous commençons par descendre légèrement. Dans les grandes montées on appréhende toujours le fait de descendre, car cela implique qu’il va falloir reprendre l’altitude perdue. On a un peu l’impression de monter deux fois. Mais cette redescente est de faible ampleur, elle nous permet cependant de parcourir un kilomètre à vive allure avant de reprendre notre vitesse d’escargot inférieure à dix à l’heure. Nous marquons une courte pause afin d’admirer la pittoresque église des Lanches, sur laquelle se dresse un joli clocher à deux cloches. Après un verrou aux lacets raides, le Mont Blanc se dévoile dans toute sa splendeur, sous un angle inhabituel. Nous laissons sur notre gauche le petit refuge du Plan de la Lai. Il me rappelle ma traversée de Chamonix à Nice à pied par le GR5, ce fut aussi une belle aventure. Je m’étais arrêté au refuge après un bivouac merveilleux vers le col du Bonhomme, et avais engouffré cafés et coca-cola avant de reprendre ma marche en direction de la vallée de la Tarentaise. Aujourd’hui encore nous allons rejoindre cette vallée de la Tarentaise, mais par la route. Le cyclotourisme est à mon sens plus facile que la randonnée à pied au long cours. En effet, le mouvement uniforme qu’imprime le vélo est moins traumatisant que celui plus chaotique qu’engendre la marche et la répétition des chocs occasionnés par les semelles de chaussure qui frappent à chaque instant le sol.

Encore quelques kilomètres de route à l’inclinaison modérée à travers de grands espaces et nous atteignons le Cormet de Roselend, l’un des passages clef de notre itinéraire. De nombreuses personnes s’y pressent, montées en voiture ou à moto. Il y a aussi deux cyclistes allemands qui attendent leur camarade un peu moins rapide. Ils effectuent un périple à vélo depuis Albertville. Ils sont plus courageux que nous, car ils campent. Ils nous racontent leur nuit d’avant-hier sous des trombes d’eau. Nous n’éprouvons aucune honte de chercher tous les soirs un toit en dur, en nous souvenant de l’orage que nous avons subi à Cluses. Nous cédons avec plaisir au rite de la photo sous le panneau mentionnant le nom du col et son altitude. Il ne fait pas très chaud à près de deux mille mètres d’altitude et nous nous lançons dans une descente de vingt kilomètres. Comme d’habitude, les rôles sont inversés je disparais dans le lointain, alors qu’à la montée c’est Evelyne qui s’envole.

Que de plaisir dans ces grandes descentes sur ces routes aériennes, où le panorama s’hérisse de pics et de parois jusqu’à l’infini. Mon ravissement oscille entre recherche de vitesse et spectacle de la montagne. Mais ces deux activités ne font pas la paire. Il ne faut pas grand-chose pour déstabiliser un vélo, et une chute à grande vitesse sur ces routes escarpées signifierait dans le meilleur des cas l’abandon de notre projet avant son terme.

Vers les treize heures nous atteignons Bourg-Saint-Maurice. Les fonds de vallée ne sont pas très agréables, froids le matin et accablés de chaleur vers la mi-journée, comme c’est le cas aujourd’hui. La circulation sur l’axe qui monte vers Val d’Isère est intense. Nous faisons quelques achats dans un supermarché, afin de nous sustenter en vue d’attaquer la grande rampe qui va nous conduire vers le barrage de Tignes. Cette partie de l’itinéraire, nous la redoutons quelque peu, car tout le monde nous en a décrit l’inintérêt et le danger, en particulier à cause des tunnels peu éclairés. A ce sujet, je me souviens de mes expériences à moto lorsque j’avais moins de vingt ans. Je faisais partie de ces privilégiés dont le père passait toutes les envies. De ce fait dès mes seize ans je me suis retrouvé à chevaucher l’un des bolides les plus rapides de l’époque, une T500 Suzuki. Eh oui à l’époque le permis moto toutes catégories était fixé à 16 ans. Ce qui indéniablement était une erreur, mais voilà cela m’a permis de connaître mes premiers accidents très jeune, et plus tristement de voir mourir un certain nombre de camarades. Dans les années 70 de grosses concentrations de motos avaient lieu, et l’une des plus célèbres se déroulait à Val d’Isère aux environs du 14 juillet. Nous convergions par milliers en roulant comme des fous. Bien souvent des motards arrivant comme des bolides à l’entrée des tunnels pas éclairés et mal pavés, perdaient toutes références et percutaient les parois et dans le meilleur des cas sortaient à pied. Je me souviens avoir vu des gendarmes à l’entrée de ces fameux tunnels debout au milieu de la chaussée faisant de grands gestes pour obliger tous ces fous à ralentir, afin de leur éviter d’aller s’écraser un peu plus loin dans le noir. C’était une autre époque. Mais l’idée de m’enfoncer aujourd’hui dans ces tunnels à vélo m’inquiète un peu. Cependant contre toute attente, je vais les trouver sûrs, bien éclairés, voire ajourés et au goudron sans reproche. Ils n’ont plus rien à voir avec ceux que j’ai connus dans les années 70.

Fort de ces souvenirs vieux d’une quarantaine d’années, dans la chaleur de l’après-midi nous attaquons ces vingt cinq kilomètres qui nous mèneront au lac de Tignes. La circulation est intense, voitures, motos et camions. Mais pourquoi ces derniers sont-ils aussi nombreux? Peut-être des travaux importants à effectuer avant que la saison de ski ne commence?

Cette longue rampe est cependant assez ennuyeuse comme on nous l’avait prédit. Nous ne voyons pas les montagnes au-dessus. Nous sommes enserrés dans cette vallée, comme prisonniers des flancs abrupts et des arbres. Le temps finit par nous sembler long dans la chaleur et le bruit. Enfin, nous voyons apparaître le barrage. Nous l’atteignons et cherchons un logement à Tignes le Lac, mais sans succès. Nous nous dirigeons donc vers Val d’Isère, et là à l’entrée de la station en bout de lac nous trouvons un hôtel qui nous hébergera. La vue y est magnifique sur le plan d’eau.

Quatrième jour : Val d’Isère Modane 82 km

Ce jour nous nous réveillons en ayant à l’esprit que nous allons gravir le plus haut col d’Europe à 2770 mètres. Une certaine émulation nous anime. Depuis Bourg-Saint-Maurice jusqu’au col la carte indique cinquante kilomètres, cela correspond à un kilométrage que l’on rencontre dans les côtes des Andes au Pérou. Hier nous en avons effectué plus de la moitié, aujourd’hui l’effort ne devrait pas être trop long et difficile. Nous traversons Val d’Isère, station de sport d’hiver très étendue qui dans ce matin du mois de septembre est presque déserte.

Après avoir quitté la station de ski, nous roulons jusqu’au fond d’un vallon avant d’attaquer le haut pan de montagne qui nous conduit au col. L’extrémité de cette combe me rappelle de nombreuses randonnées à pied ou à ski, entre autre la pointe de la Galise ou la Tsanteleina, magnifique sommet qui culmine à plus de 3600 mètres. Je me souviens l’avoir gravie par sa face nord avec des chasseurs alpins. Le chef du détachement, le colonel commandant le régiment du coin, n’était pas un rigolo, dès que nous parlions entre nous il nous faisait des remarques. Nous, jeunes élèves officiers de l’armée de l’air nous avions du mal à réfréner notre fou rire. Heureusement de nuit il ne pouvait pas voir que nous riions comme des bossus tout en silence. Mais cette course glaciaire d’inclinaison modérée fut très agréable. Une fois au sommet, le colonel des chasseurs alpins s’était radouci, ayant constaté que nous n’étions pas plus mauvais qu’eux. En effet, au milieu du couloir qui conduisait à la cime, l’un d’entre nous avait pris la tête des cordées, traçant dans une neige profonde, et avait accompli ce labeur jusqu’au sommet.

Il y a de nombreuses années que je ne suis pas revenu dans ce coin en été. Que les glaciers ont rétréci depuis cette lointaine époque, pour laisser la place à des champs de caillasses. Cette montée de l’Iseran à vélo est raide, mais heureusement la température est idéale. Les derniers kilomètres sont traîtres, car sous des apparences faciles ils flirtent avec les dix pour cent. Enfin nous y sommes. Nous arrivons à l’un de ces points clefs de la célèbre route des Grandes Alpes. L’affluence y est nombreuse, beaucoup de motards allemands. L’un d’entre eux nous prend en photo au pied du panneau du col qui affiche 2770 mètres. Un automobiliste sans carte me demande quelques renseignements et il est tout heureux que je lui prête la mienne, afin qu’il décide de son itinéraire de retour. Nous sommes bien avancés dans notre voyage, et avons vraiment la sensation d’être au cœur du sujet. Le temps semble se voiler. Il a tenu jusqu’à présent. Je ne me serais pas vu passer l’Iseran dans le mauvais temps. Heureusement nous y échappons pour le moment, mais cela risque de ne pas durer.

Nous profitons cependant du spectacle. A l’est je reconnais des sommets que j’ai gravis, entre autres la Lévana Occidentale, l’Albaron et puis un sommet que j’ai toujours voulu grimper le Charbonnel. En un déroulé du panorama, de nombreuses années de ma vie défilent. Je me souviens d’une montée au refuge de la Lévana avec mon père par mauvais temps. Nous nous étions perdus dans la nuit, et la neige tombait à gros flocons. Il avait fait une chute dans un trou, et je l’avais aidé à sortir en lui prenant son matériel. Vu mon jeune âge j’avais été impressionné, mais sans doute n’avions nous cherché notre chemin que quelques minutes et le trou n’était pas très gros.

Nous reprenons notre route à vélo et nous lançons dans la descente sur Bonneval-sur-Arc. Ce versant de l’Iseran est splendide et austère, de grandes pentes raides à l’herbe rase. Je prends un immense plaisir à foncer, je double même des voitures. Je n’aurais jamais imaginé que le vélo puisse susciter un tel plaisir, d’une part dans l’effort à la montée et d’autre part dans la griserie de la vitesse à la descente. Mais attention, un vélo, surtout avec des sacoches, ce n’est pas une moto et l’adhérence des pneus de faible section reste limitée, donc prudence. De plus le temps de réaction des freins est particulièrement lent, l’ensemble de l’équipage pèse plus de cent kilogrammes. Je suis toujours étonné que les patins en caoutchouc tiennent le coup sur ces longues distances. En effet, sur cette traversée des Alpes, nous effectuons plusieurs centaines de kilomètres en descente, ce qui sollicite fortement les freins. Evelyne, dans l’avant dernière étape, aura quelques ennuis de ce côté, mais un réparateur de vélo en Vésubie y mettra bon ordre.

Une fois à Bonneval, la route continue à descendre mais la pente est plus douce. Nous nous trouvons au fond de la très longue vallée de la Maurienne, que nous allons suivre jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne. Le temps se couvre de plus en plus. Un vent fort se lève mais ne nous gêne pas trop. Nous sommes déjà contents d’avoir passé l’Iseran sans pluie. Vers treize heures un restaurant à Lanslebourg est le bienvenu. Au moment de le quitter nous devons nous faire violence, car le temps se dégrade rapidement. Nous décidons de pousser au moins jusqu’à Modane. Que cette vallée est austère lorsque le mauvais temps s’y installe. Les pompiers nous doublent. Nous les rejoignons quelques kilomètres plus loin. Ils interviennent sur un accident dans lequel est impliqué un cyclotouriste. Il n’a pas l’air trop atteint. Cela nous rappelle qu’avec nos vélos nous sommes très vulnérables. La pluie arrive. Très vite il tombe des trombes. Une véritable pellicule d’eau recouvre la route. Il fait sombre, dans ces conditions on réalise que le cycliste est en posture précaire. La route descend et nous avons tendance à accélérer pour abréger cette situation désagréable d’être soumis à de fortes intempéries sur une route passante. La ville de Modane apparaît. Qu’elle est triste par ce temps! Son immense gare en plein centre donne un aspect lugubre au coin. Nous trouvons rapidement un hôtel sympathique et nous y installons et commençons par prendre une bonne douche et nous changer. Nous irons ensuite flâner au centre ville. Une librairie bien achalandée nous permet de passer un moment agréable.

Nous espérons que le temps demain s’améliorera. En effet, un gros « morceau » nous attend, le Télégraphe et le Galibier. Ce dernier col, il n’est pas question de le passer par mauvais temps, car on louperait l’un des plus beaux spectacles de montagne, lorsqu’on découvre l’Oisans qui se développe au sud avec ses fantastiques montagnes que sont la Meije, les Ecrins, le Râteau et bien d’autres. Nous verrons bien au lever demain matin. Cette incertitude liée aux conditions météorologiques fait partie intégrante du voyage à vélo. C’est l’un des éléments qui nous donnent l’impression d’être très loin. Dans notre monde sophistiqué aux moyens de déplacement multiples et souvent très rapides, la planète perd ses dimensions, et le voyage à vélo ou à pied les lui rend. On a l’impression d’être des explorateurs lorsqu’on ressent cette sensation de loin et cette envie d’engagement. J’en conviens, cela est très relatif, car il s’agit de l’exploration d’une route goudronnée et de plus la gare est devant nous et en quelques heures nous pouvons être à Lyon !

Cinquième jour : Modane Valloire 35 km

Au matin le temps ne semble pas terrible, bien qu’il ne pleuve pas. Nous voyons cette ville sous son mauvais jour. Je me souviens y avoir campé lors d’une traversée des Alpes à pied. Toute la nuit il avait plu et je m’étais réveillé dans une mare ! Aujourd’hui nous n’en sommes pas là, mais le mauvais temps me fait plus peur à vélo qu’à pied, bien que la marche sous des trombes d’eau ne soit pas particulièrement agréable. Mais sur les chemins on n’est pas à la merci des dangers de la route.

Nous enfourchons nos montures par un temps bas, lugubre et humide. L’Arc charrie des tonnes d’alluvions dans ses eaux boueuses, qui semblent épaisses un peu à la manière d’une pâte liquide. Jusqu’à Saint-Michel-de-Maurienne la route descend et nous effectuons cette première partie d’étape à vive allure. Une fois Saint Michel atteint, le col du Télégraphe déroule devant nous ses grands virages qui partent à l’assaut de la montagne. Quelle n’est pas notre surprise de nous trouver au milieu d’une foule de vélos ! En effet, 2500 Belges se sont donné rendez-vous dans le cadre d’une manifestation à but caritatif pour la recherche médicale. Nous commençons à nous faire du souci, car avec tous ces cyclistes allons-nous trouver un hôtel à Valloire? D’autant plus que le temps se dégrade et la pluie fait son apparition. Cette montée fait une dizaine de kilomètres, 11,8 exactement, pour un dénivelé de 856 mètres, une pente moyenne de 7,3% et une pente maximale de 9,7%. Il culmine à 1566 mètres. Voilà, je vous ai tout dit. La pluie s’accélère, nous faisons néanmoins la halte traditionnelle au col pour la fameuse photo sous le panneau indicateur. Nous engageons la conversation avec quelques cyclistes. Ils sont venus de Belgique pour trois jours seulement le temps de gravir ces deux cols mythiques le Télégraphe et le Galibier. Ils nous apprennent que le gros de la foule est passé hier, ce qui nous laisse quelques chances de logement. C’est trempés que nous arrivons à Valloire. Il n’est pas question d’envisager de passer le Galibier par ce temps. Nous nous mettons à la recherche d’une chambre, que nous finirons par trouver. Ouf! Par ce temps il n’était pas question de rester dehors sans matériel de camping.

Il n’est que midi, cet après-midi de repos sera le bienvenu. La montée des deux cols dans la foulée doit être difficile avec nos vélos chargés. Dans le fond la pluie est presque une bénédiction, qui nous enlève toute culpabilité de céder à la facilité d’une étape courte. Le soir nous aurons quelques difficultés à trouver un restaurant qui nous accepte, car les hordes des jours précédents ont tout dévalisé, et la station attendait la fin de cet événement pour fermer ce soir, donc ils n’ont plus rien à proposer à manger! Cette recherche nous la faisons sous de véritables trombes et une fois de plus nous finissons par trouver. Il était temps car nous sommes trempés jusqu’aux os. La soirée sera très agréable avec une bande de Belges qui se sont attardés un soir de plus avant de rentrer au pays. En fin de repas un coup de tonnerre terrible fait sauter l’électricité dans toute la station. Le repas se finira aux bougies et le retour à notre hôtel au radar dans des rues noires transformées en étang!

Sixième jour : Valloire le Laus 71 km

Ce matin le temps est assez beau, il ne pleuvra pas, bien que quelques bancs de brouillard traînent aux flancs des montagnes. Rien d’étonnant car il faut bien évacuer toute l’humidité que les fortes précipitations de la veille ont générée. Aujourd’hui encore cette étape représente un symbole pour les cyclistes. Je me souviens de l’étape du tour de France dans le Galibier cette année. Nous étions dans une petite ville du centre de la France et notre télévision ne marchait pas. Nous avons cherché au pas de course un bar afin de regarder cet événement d’anthologie. Le temps était magnifique et les vues d’hélicoptère époustouflantes. Voilà les souvenirs qui me viennent à l’esprit au moment de quitter Valloire. Afin d’atteindre le col qui culmine à 2645 mètres, il nous faut parcourir 18 kilomètres avec des passages à 12% et une pente moyenne de 7%, le dénivelé dépassant les 1200 mètres. Au début, la route remonte un vallon austère dépourvu d’arbres, puis par des lacets raides elle attaque la montagne. L’effort ne faiblira pas jusqu’au bout. De temps à autre la vue est limitée par des passages de brume. Dans un virage quelques kilomètres avant l’arrivée nous passons devant le monument à la mémoire de Pantani, ce grand coureur mort dans la déchéance.

Au col le ciel reste partiellement couvert, les grands sommets de l’Oisans ne se dévoilent qu’en partie. Nous distinguons entre les nuages les vastes pans de neige et de glace de la face nord des Ecrins, pic de plus de 4000 mètres, qui a donné son nom au massif. Très longtemps on avait cru que le point culminant de la région était le Pelvoux, car il est plus visible de la vallée. Malheureusement les fabuleuses faces nord de la Meije et du Râteau restent cachées. Des noms de grands alpinistes pionniers de ces parois me viennent à l’esprit, le père Gaspard pour la Meije et Victor Chaud, grand guide qui s’est tué lors de la première répétition de la face nord du Râteau, face rébarbative souvent verglacée, très raide et en mauvais rocher. Nous pouvons cependant voir une partie des arêtes de la Meije, jusqu’au doigt de Dieu. Ces montagnes me rappellent une multitude de souvenirs, de ski et de randonnée avec mon père et d’escalades de grande ampleur avec des camarades. Mais cette arête de la Meije me fait systématiquement penser à l’histoire que je vais vous relater : au cours d’un dîner, je discutais avec un gendarme qui avait été durant une partie de sa carrière affecté au secours en montagne en Oisans. Un jour, il est appelé pour le sauvetage d’une personne accrochée en haut des arêtes sur le versant regardant la Bérarde. La paroi est très raide et haute de 800 mètres. Le sauvetage s’avère délicat, et quelle est la surprise du pilote de constater qu’il s’agit d’un parapentiste pendu en pleine paroi, retenu par son parachute à des aspérités par très loin du faîte de l’arête. Le sauvetage se passe bien. De toute évidence l’accidenté avait commis une faute en sautant vers la Bérarde alors que le vent venait de l’ouest, ce qui l’exposait aux rabattants, qui l’ont effectivement plaqué à la paroi. Il pouvait s’estimer heureux de s’en tirer vivant. L’année suivante, notre gendarme est appelé pour un sauvetage similaire au même endroit. Effectivement, il secoure un individu pendu dans les mêmes conditions au même endroit. Quelle n’a pas été la surprise de ce capitaine de gendarmerie quand il a reconnu l’individu qu’il était déjà allé chercher une première fois l’année précédente! Le parapentiste, peut-être suicidaire, mais qui venait de se louper pour la seconde fois, a eu droit à une sacrée remontée de bretelles, réitérer la même faute grossière, décoller le vent dans le dos, les sauveteurs n’ont pas apprécié.

Au sommet de notre col, pas de soleil, un petit vent frais n’encourage pas à prolonger l’arrêt. Nous nous habillons, mettons des gants et nous lançons sans traîner dans la descente. Rapidement l’atmosphère se réchauffe. En effet, nous basculons vers les Alpes du sud. Notre itinéraire passe au col du Lautaret quelques 600 mètres plus bas. De là nous allons nous laisser glisser vers Briançon et la chaleur retrouvée. Sur notre gauche le massif des Cerces nous permet d’admirer dans le beau temps retrouvé une multitude de belles parois d’escalade, qui me rappellent bien des moments de grande intensité. Au niveau de Serre-Chevalier nous casse-croûtons d’un morceau de pain et de saucisson et repartons vers Briançon à la recherche d’un bistrot pour le traditionnel café de mi-journée. Nous le trouvons au pied du col de l’Izoard en pleine ville. Moment de détente que nous savourons après cette matinée de plaisir et d’effort dans le Galibier.

Cet après-midi le ciel est bleu. La côte en direction du col de l’Izoard, après un raidillon à la sortie de la ville, s’atténue, nous pédalons avec facilité. L’obstacle est cependant de taille 20 kilomètres pour 1185 mètres de dénivelé. L’entrée dans le Queyras est très accueillante. L’ambiance dans cette montée est très différence de ce que nous avons connu ce matin le long de la route du Galibier. La rivière la Cerveyrette, aux eaux claires en contrebas dans les gorges, court sur ses plages de galets. On est loin des eaux tourmentées et boueuses de l’Arc. Manifestement ici il n’a pas plu. L’air est limpide et de grandes parois au calcaire lumineux s’élèvent tout autour de nous au dessus des forêts de mélèzes. Les massifs français ont chacun leur particularité, ce qui fait tout le charme des Alpes. Nous passons le joli village de Cervières et rejoignons rapidement le hameau du Laus et son sympathique gîte. Nous y passons une soirée plaisante dans un cadre pittoresque et montagnard.

Septième jour : Le Laus Jausiers 86 km

Encore une fois la nuit fut agréable. Cela tient aussi au fait de la nouveauté renouvelée chaque jour. C’est toujours avec curiosité que nous découvrons le lieu qui va nous accueillir pour la nuit. Ce gîte est particulièrement bien placé à sept kilomètres du sommet du col de l’Izoard. Cette nuit il a fait froid, car par endroits des plaques de givre ponctuent les prairies. L’air ce matin est immobile dans un ciel bleu intense. Toutes les conditions sont réunies pour que nous passions une excellente journée sur nos machines. Au programme se trouvent deux cols l’Izoard et Vars. Le premier dans cet air vif du matin sera vite atteint. Nous y jouissons d’un décor de belles montagnes aux sommets pointus, qui s’élèvent au dessus des forêts. A cette heure matinale encore peu de monde, les motards et les automobilistes se lèvent plus tard que nous, car ils mettent beaucoup moins de temps pour rejoindre ces lieux haut perchés. Mais sans doute éprouvent-ils aussi moins de plaisir et n’ont pas le temps de rentrer en harmonie avec ces régions d’altitude, alors que le silence de notre mode de déplacement nous permet de rentrer en communion avec la faune et la flore. La lenteur et l’effort physique nous font éprouver une forme de victoire longtemps désirée puis obtenue après un combat mené à la force de nos muscles. Toujours la même sensation de plaisir lorsque le point le plus haut d’un col est atteint, on cherche le panneau pour la traditionnelle photo. Au col de l’Izoard, il se trouve juché en haut d’une colonne massive en pierre et affiche 2361 mètres d’altitude.

La redescente sur l’autre versant vers la vallée du Guil est de toute beauté. La route épouse les accidents du relief en larges méandres dans de grandes zones minérales aux couleurs multiples. De vastes pierriers nous entourent de toutes parts et tout là-bas à mi-distance du fond de la vallée sur un replat, nous distinguons les villages de Brunissard et d’Arvieux, au milieu de prairies bien vertes, qui tranchent avec le monde pierreux qui les domine. Dans ce dernier village nous doublons trois randonneuses au pas alerte. Nous engageons la conversation, elles sont parties pour une balade de plusieurs jours sur le GR5. Cela me rappelle ma randonnée sur cet itinéraire il y a maintenant quelques années. J’avais bivouaqué au col des Ayes vers 2300 mètres sous des trombes et au matin, le miracle du beau temps s’était produit, et m’avait accueilli au sortir de la tente avec un spectacle de toute beauté qui s’étalait à l’ouest loin vers l’Oisans et ses grands sommets et au sud au-delà du Queyras et ses montagnes, qui comme le pic de la Font Sanct ont une belle prestance.

Arvieux, dernier village avant de plonger dans les gorges du Guil. Sur notre gauche en amont se trouve la fameuse citadelle de Château-Queyras. Nous n’irons pas car nous partons à droite vers l’aval en direction de Guillestre. La citadelle est magnifique à découvrir lorsqu’on arrive par le GR5. Au détour d’un repli de terrain en pleine forêt d’un coup elle apparaît sans préavis. On reste bouche bée, en découvrant en contrebas cette immense bâtisse que l’on surplombe, au point de presque se croire à bord d’un avion, tellement on la domine.

Mais voilà le vélo ne permet pas ce point de vue. Nous nous enfonçons vers l’ouest dans des gorges profondes, bordées de hautes falaises. La rivière, presque un torrent s’écoule toute frangée d’écume. Après une dizaine de kilomètres dans ce décor de toute beauté, la route est barrée totalement, au point qu’avec avec nos vélos nous ne pouvons pas nous faufiler. Une déviation escalade le bord gauche de la vallée, empruntant une minuscule route qui se glisse à travers les falaises. Cette chaussée est très étroite et le croisement des véhicules est difficile, voire impossible par endroits. Cet itinéraire de déviation au goudron en mauvais état a des petits airs de chemin andin, j’adore. Cependant la montée est raide et cela rajoute quelques kilomètres à l’étape. Nous doublons un jeune Anglais, sac et piolet au dos. Intrigué, je lui demande d’où il vient. Il m’explique qu’il est engagé dans une traversée de Nice à Chamonix sur une durée de six semaines et qu’il suit son propre itinéraire. Il est en train de rejoindre l’Oisans qu’il compte parcourir avant de reprendre sa route vers Chamonix. La chaussée est si étroite, qu’un cycliste et un piéton tassés en bordure du vide s’attirent des remarques d’un automobiliste qui considère que nous encombrons le passage en stationnant à cet endroit. Mais mon Anglais je n’ai pas choisi l’endroit où le doubler !

Après ce détour pittoresque, nous faisons une halte à Guillestre le temps de se ravitailler. A midi nous nous engageons dans la longue montée du col de Vars. Elle s’étire sur vingt kilomètres et 1185 mètres de dénivelé. Le démarrage est difficile dans la chaleur. Les premières épingles nous permettent de regarder vers le nord ouest en direction de l’Oisans. La silhouette caractéristique de la longue arête de l’un des plus beaux groupes de montagnes se laisse contempler. Il s’agit du Pelvoux, du Pic Sans Nom et d’Ailefroide, ces montagnes m’ont toujours fait rêver et je n’ai jamais gravi l’une d’elle. Il n’est jamais trop tard, sait-on jamais? Un cycliste nous rattrape et nous donne quelques détails sur le reste du parcours jusqu’au col, puis sur son vélo de course il s’envole. Après une première partie de huit kilomètres soutenue, l’inclinaison baisse et nous distinguons le col tout là-bas au fond d’un grand vallon qui en finale se relève. Dans un champ nous faisons notre pause de midi. Il fait bon, l’herbe est tendre, nous avons vraiment retrouvé le climat méditerranéen. Nous reprenons notre route pour quelques kilomètres le temps de trouver le bar pour notre café de la demi-journée. A Sainte-Marie une terrasse agréable nous accueille. Elle est en grande partie peuplée de motards allemands. Le nombre de motos que nous croisons ou qui nous doublent est impressionnant, plus d’une centaine par jour. La fin du parcours présente quelques difficultés. Le passage des Claux est très raide supérieur à dix pour cent, dans un village qui n’en finit plus. Cela me rappelle un autre village au fond des Tatras slovaques, ou nous avions parcouru huit kilomètres très raides entre deux rangées de maisons avant de retrouver de grandes forêts désertes. La traversée des Claux est beaucoup plus courte mais demande aussi des efforts.

Le col est atteint. Son altitude est somme toute modeste, 2209 mètres, comparativement aux précédents. Mais ces vingt kilomètres de montée nous laisseront des souvenirs. Nous discutons avec un couple en tandem, lancé lui aussi dans une traversée des Alpes.

La descente sur l’Ubaye est magnifique. Le Brec de Chambeyron, avec sa silhouette de volcan tronqué trône du haut de ses 3411 mètres. Il y a deux mois j’ai passé dans les environs de cette montagne une semaine à grimper de belles parois désertes, présentant pourtant un rocher d’une qualité extraordinaire. L’escalade c’est comme le reste, il y a les lieux à la mode et les autres. Manifestement les parois de l’Ubaye ne sont pas touchées actuellement par le phénomène, et durant cette semaine nous nous en sommes félicités. Par contre nous ne pouvons pas en dire autant de la route des Grandes Alpes, particulièrement en vogue auprès des automobilistes et des motards. Nous rencontrerons cependant peu de cyclotouristes. Nous dépassons le joli village de Saint Paul en Ubaye. Très loin au pied du Brec de Chambeyron je vois le village de Fouillouse, et un peu plus bas son incroyable pont en arche qui franchit un gouffre de plus d’une centaine de mètres de profondeur. Vers les seize heures nous touchons au but de la journée, Jausiers, petit village au pied du col de Restefond la Bonnette culminant à 2715 mètres d’altitude et totalisant 1500 mètres de dénivelé.

Huitième jour : Jausiers Saint Sauveur de Tinée 81 km

Ce petit hôtel où nous sommes descendus, je le connaissais pour y avoir dormi lors d’une virée d’escalade dans la région. La patronne est très agréable et nous parle de la vie locale. En particulier elle nous révèle, et cela ne nous surprend pas, que les motards de passage font significativement monter le chiffre d’affaire.

Après un petit déjeuner copieux nous nous préparons pour la grosse étape du col de Restefond, 24 kilomètres. Ils se déroulent tout le long d’un gigantesque pan de montagne pelée. A notre vitesse lente nous allons mettre pas loin de quatre heures pour arriver à ce passage entre Ubaye et Tinée. Le ciel est clément, la forme est bonne. Le panorama qui s’élargit à chaque tour de pédalier, nous permet de pleinement profiter de ce moment. Ce qui pourrait être un calvaire se transforme en pur bonheur. La fin du parcours est particulièrement austère, le sol constitué d’une caillasse grise, couleur ardoise, donne au paysage une note de dureté et de froideur. Un vent modéré souffle, ce qui renforce cette sensation de nature sauvage. Au col, même pas un panneau. Nous n’irons pas jusqu’au point 2802 mètres, effectuer la boucle de 1600 mètres autour du sommet, bien qu’il s’agisse de la route la plus haute d’Europe.

Devant nous s’ouvre la vallée de la Tinée. Nous sentons que le terme de notre voyage se rapproche. Cette vallée qui débute, si nous la suivions, elle nous conduirait directement à Nice en une centaine de kilomètres. Mais notre itinéraire comporte encore deux cols. Nous allons suivre la vallée de la Tinée jusqu’à Saint Sauveur et de là nous rejoindrons la Vésubie.

Après une magnifique descente nous nous arrêtons à Saint-Etienne de Tinée, pour déjeuner. Il nous reste une trentaine de kilomètres pour rejoindre Saint Sauveur. La route descend le long de cette profonde vallée. Au sortir de la ville nous rencontrons un couple de cyclistes italiens à la recherche d’un hébergement pour la nuit. La femme semble assez énervée du fait de ne rien trouver. En effet, ils ont poussé jusqu’à Isola, mais en intersaison, ils sont arrivés dans une ville morte. J’adore entendre cette italienne parler sur son ton haut perché, appuyant sur l’accent tonique. Je ne puis m’empêcher de lui dire « l’italiano e la piu bella lingua d’el mondo ». Je ne suis pas sûr que ce soit de l’italien bien correct, mais elle comprend.

Suite à cet intermède rigolo, nous reprenons notre route, qui parfois suit une piste cyclable très agréable. Enfin nous arrivons et le gîte municipal est ouvert. Nous nous installons et ce soir nous serons sept dans ce dortoir. Un couple d’Allemands, un Suisse et deux ouvriers travaillant sur un chantier de percement de tunnel près du village qui nous domine, Roure. L’un des occupants a manifestement des problèmes d’odeur de pieds et nous en fera largement et généreusement profiter! Le village est plein de chats pas farouches qui se laissent caresser, ce qui me ravit. Le couple d’Allemands accepte une invitation au restaurant du village et nous passerons un très agréable moment, ce qui entre autre me donnera l’occasion d’utiliser leur langue, que j’aime beaucoup.

Neuvième jour : Saint-Sauveur-de-Tinée col de Turini 61 km

Cetteétapedansles Alpes maritimes va être d’une grande beauté. Nous pensions qu’après avoir gravi les cols les plus hauts des Alpes, dans ce département nous aurions des pentes moins longues et des décors moins grandioses. Il n’en est rien, de plus les villages prennent des airs de hameaux corses nichés dans des pentes incroyables ou cachés dans des creux secrets.

De Saint-Sauveur nous descendons durant quelques kilomètres les gorges de la Tinée. Puis sur la gauche, une petite route escalade la pente raide et rejoint un vallon de toute beauté, qui s’élève rapidement au-dessus de la Tinée. Nous allons monter 17 kilomètres pour un peu plus de 1000 mètres de dénivelé. Arrivés au col, contrairement aux jours précédents, il n’y a pas grand monde. Cependant, il y a une petite boutique de vélos, et Evelyne trouve des patins de frein, car elle commence à freiner sur la ferraille. Nous descendons sur Saint-Martin-de-Vésubie. Il y a bien longtemps, je venais assez souvent dans les montagnes des environs, en particulier la Gougourde, magnifique paroi granitique de 400 mètres de haut, que parcourent de nombreuses voies d’escalade magnifiques. Les bouquetins y étaient nombreux et pas craintifs du tout. Ils venaient même tout près lorsque nous mangions au pied de la paroi dans l’espoir qu’on leur donne un quignon de pain. Je me souviens les avoir vus, dans des postures incroyables en pleine paroi. L’un d’entre eux a disparu au sommet et lorsque nous y sommes arrivés nous avons du mettre un rappel long et raide pour descendre. Je n’en revenais pas qu’il soit passé par là. Depuis nous les avons vus faire des acrobaties encore pires. Leurs sabots sont de véritables ventouses.

Donc, nous arrivons à Saint Martin, jolie petite station de montagne. Nous casse-croûtons sur la place centrale à l’ombre de grands platanes. Il fait chaud, l’ambiance est vraiment méridionale. Puis nous allons prendre un café dans le coin des rues commerçantes, vraiment très jolies. Nous nous y sentons très bien. Je regrette presque qu’il ne soit que une heure de l’après-midi, car je me serais bien arrêté passer la nuit dans ce coin charmant. Mais non l’appel de la route est le plus fort. Rapidement nous rejoignons Roquebillière et peu après sur la gauche l’embranchement du col de Turini se présente et nous quittons la vallée de la Vésubie. Il fait chaud, la pente est rude. Nous arrivons dans le magnifique village de la Bollène-Vésubie. Nous n’y résistons pas, nous nous arrêtons dans un café, où manifestement le patron cultive l’art de vivre. D’ailleurs son chien de toute évidence a la même philosophie de vie. Nous attendons que le soleil tape un peu moins puis nous repartons dans cette longue montée. La route est une incroyable succession de virages en épingles. Nous surplombons le village où nous avons fait halte. Nous réalisons qu’il est comme posé au sommet d’une colline entre vallée et montagne. Il me fait penser à ces villages corses, qui se sont établis dans les endroits les plus invraisemblables. Cette route ne cesse de nous étonner par son profil. Du haut, ce n’est qu’une suite de virages qui escaladent un pan de montagne raide. Le trafic n’est pas intense, surtout des motards allemands. Certains nous doublent, d’autres nous croisent. Pour les premiers c’est presque la fin de cette chevauchée fantastique par les plus hauts cols des Alpes, et pour les seconds ce n’est que le début. Un fou au volant d’un coupé Mercedes nous double sans précaution. Evelyne lui fait signe de ralentir. Il lui répond par un geste obscène. Avons-nous à faire à une petite frappe locale ou à un grand voyou niçois? Il ne nous a pas renversés, donc ce n’est pas grave. Ne nous laissons pas aller à des idées sombres sur nos congénères. Les derniers kilomètres sont éprouvants. Dans ces cas là, on a l’impression de ne jamais en finir. Puis d’un coup le col surgit. Il est très particulier, carrefour de plusieurs routes au milieu des arbres. Autre caractéristique, il y a trois hôtels, sensation étrange, mais le lieu est immédiatement sympathique, on a tout de suite envie d’y faire halte. Cela tombe bien car nous avons ce matin depuis le point d’information du col Saint-Martin réservé une chambre à l’hôtel les chamois. Le patron est adorable et les prix très doux pour une prestation de qualité. Il nous offrira même la bière car nous l’avons aidé à porter de nouveaux matelas qui lui sont livrés. Il nous donnera un cours sur le matelas, car il a travaillé 12 ans dans ce secteur et dans le haut de gamme. En effet, nous constaterons que nos lits sont particulièrement bien équipés en la matière. Souvent dans les hôtels les matelas sont tout mous, vieux et fatigués ou durs comme des planches en bois lorsqu’ils sont neufs. Là ils sont fermes épousent bien la forme du dos sans mollesse, en un mot absolument confortables, secret d’une bonne nuit.

Dixième jour : col de Turini Nice 50km

C’est avec regret que nous quittons ce coin exceptionnel, cet hôtel et son patron très attachants. Aujourd’hui, arrive notre dernier jour de ce beau périple. Pour cette dernière demi-étape nous choisissons un maximum de petites routes. Nous empruntons la D 2566, qui sur la carte suit une ligne de crête durant une dizaine de kilomètres. Cela me rappelle le GR un peu plus à l’est qui lui aussi dans sa dernière partie suit une longue ligne qui domine les vallées d’une part de la Tinée et du Var et de l’autre la Vésubie. La fin de ces deux fabuleux itinéraires que sont le GR5 et la routes des Hautes Alpes révèlent de belles surprises. Pour être précis concernant ce dernier itinéraire nous empruntons une variante, le trajet original descend à Menton par Sospel. Nous ne regretterons pas cette variante par le village de Lucéram. Là encore, on pourrait se croire dans le moutonnement montagneux de l’intérieur de la Corse. Ce département des Alpes Maritimes possède de très belles montagnes et pas uniquement une côte maritime. Cette dernière plongée avant de retrouver les abords de la grande agglomération, nous en profitons autant que possible. Ce village de Lucéram en fin de périple me remémore la fin d’une fabuleuse randonnée autour de la Corse et la Sardaigne, lorsque nous avons quitté la Castagniccia, en plongeant vers Bastia. Nous nous imprégnons de ces senteurs du midi, de cette chaleur lorsque le soleil passe la montagne qui nous domine à l’est. Je retiens ma vitesse pour que cela dure encore un peu. Ces fins de voyage qui se passent dans des conditions exceptionnelles de temps, de beauté et d’entente entre les protagonistes, invitent inexorablement à se projeter dans un futur voyage.

Voilà, nous rejoignons l’Escarene et la grande route. On pressent la grande ville, la circulation s’intensifie, la vallée s’élargit. Nous traversons des banlieues où nous cherchons notre itinéraire. Puis nous nous trouvons sur une voie rapide qui conduit à un long tunnel interdit aux vélos. Je ne m’en rends pas compte, Evelyne l’a réalisé, mais j’appuie comme un sourd sur les pédales et elle n’arrive pas à me rejoindre. Juste à l’entrée du tunnel je ralentis uniquement pour que nous soyons groupés dans ce tuyau très dangereux pour les cyclistes. Alors dès qu’elle me rattrape, époumonée de m’avoir appelé, elle me dit que cela fait plus d’un kilomètre qu’elle essaye de m’arrêter, pour rejoindre la piste cyclable qui se déroule un peu plus loin à droite. Je suis un vrai bourrin, mais ce n’est pas à mon âge que je vais changer ! Facilement nous la retrouvons et reprenons notre chemin en direction de la villa de ma cousine qui habite sur l’une des collines à l’intérieur de la ville. Les quatre kilomètres de montée pour arriver chez elle sont très raides et le trafic particulièrement dense, mais après ce périple à travers les grands cols des Alpes nous surmontons cette ultime difficulté.

Encore un beau projet qui se termine. Nous commençons à être des vieux copains de voyages à vélo (vive VF), cela fait le cinquième que nous accomplissons ensemble. Nous n’allons pas tarder à vouloir repartir ensemble ou avec d’autres en fonction des opportunités. En effet, il ne faut pas les manquer la vie est si courte ! Enfin pour le moment, profitons des beaux souvenirs tout frais et allons nous baigner dans une mer encore très chaude.
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Rencontre VF 22-23-24 juillet 2005 en Haute Savoie
bonjour,

Pour ceux qui sont déjà au fait de cette rencontre, ce post n'a pour objet que d'officialiser l'évènement et les dates ...

Je vous convie donc tous à nous rejoindre les 23-24 juillet 2005 aux Contamines Montjoie (Haute-Savoie) pour un très bon moment ...

Parallèlement à la rencontre, j'organise, au profit de notre association (Karing for Kids), deux concerts de musique classiques qui auront lieu dans le village les vendredi et samedi soir. Au programme : Le vendredi - Chopin / Le samedi - Gershwin Même s’il est encore tôt pour savoir ce que chacun fera fin juillet, les réservations sont tout de même déjà ouvertes... histoire de gérer au mieux tout ça... le prix des entrées (qui sera intégralement reversé à l'association pour faire tourner notre clinique au Népal) est fixé à 17€ / Soirée ou 28€ pour le pass donnant accès aux deux concerts...

Pour ce qui est de la rencontre VF à proprement parler... je vous propose donc de nous retrouver le vendredi soir, ceux qui le souhaitent pourront venir applaudir notre pianiste, les autres pourront quant à eux emmagasiner quelques calories pour les éventuelles randos du lendemain... justement, samedi matin... après avoir accueilli les derniers arrivants.. Nous pourrions rejoindre le lac Jovet 1000 m plus haut pour y pique-niquer tous ensemble et faire mieux connaissance ! .... la rando est très facile et le panorama vaut le déplacement... Pour le reste du WE, aux Contamines ou a proximité, les activités ne manquent pas (via ferrata, alpinisme, escalade, baignade, VTT, etc etc)... je pense que le choix se fera en fonction des participants et de leur centres d'intérêt... donc je laisse venir pour affiner la chose !

Voila !!! Maintenant a vous de réfléchir et de venir ajouter votre nom a la liste !

a++

thib

🙂🙂🙂
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Où aller dans les Alpes cet été?
Bonjour à tous,

Nous avons décidé de partir 1 semaine dans les alpes cet été. Mais nous n'avons aucunes idées d'où aller, Savoie, Haute-Savoie, Hautes-Alpes?

Nous recherchons un endroit d'où nous pourriez partir pour faire des randonnées à la journée sans trop se déplacer en voiture. Faut-il obligatoirement aller dans les parcs nationaux (Ecrins, Mercantoux ou Vanoise) pour admirer la faune et la flore?

Vos idées sont les bienvenues. J'ai déjà cru comprendre qu'il faut éviter les grandes stations de ski style Avoriaz, Tignes, ...

Merci pour vos réponses.
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Tour des Ecrins avec des tiges basses?
Bonjour,

Je prévois de faire un tour des Ecrins et de l'Oisans en juillet et je voudrais avoir des retours par rapport à la possibilité de le faire avec des chaussures tige basse de type trail.

En effet, je suis habitué à la randonnée itinérante en montagne avec sac à dos (chargé à 12kg) mais le poids de mes actuelles chaussures de randonnée tige haute me déprime. Je n'ai pas eu l'impression l'année dernière lors de mon tour du Queyras que des tiges hautes aient été indispensables... Qu'en est-il au niveau du sol sur le tour des Ecrins? Pratiquez vous la rando en montagne avec des tiges basses et qu'en est-il au niveau de la fatigue?

Merci pour tout conseil utile!
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Trek dans les Alpes: vos conseils?
Bonjour a tous,

Je vous ecris car je voudrais tenter un gr dans les alpes cet ete et j'aurai aimé votre avis sur le choix de celui ci. J'ai deja fait le tour des annapurnas et le trek du langtang toute seule. J'ai suivi les etapes "classiques" mais je n'aurais pas su faire plus, je suis tres lente! (comme ca vous avez une idee de mon niveau!)

Meme si cela peu paraitre contradictoire, jai limpression qu'un trek dans le alpes sera bien plus complique qu'un trek "classique" dans l'himalaya nepalais, principalement par rapport au nombre d'hebergements!

Je suis a la recherche de paysage de montagnes, de jolies couleurs et d'espaces ouverts, de lacs si possible. Vu mon niveau, je pense que ce serait mieux d'aller de refuge en refuge, sans devoir porter des ravitaillements et une tente, mais vu mon budget, peut etre devrais alterner refuge et bivouac?!

J'avais pense le tour du queyas qui parait etre un classique et me fait rever depuis longtemps, mais vu certains denivele de plus de 1000m je crains un petit peu. Qu'en pensez vous?

Je vous remercie d'avance de vos conseils, Coo
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Tour de l'Oisans et des Écrins (GR 54)
Bonjour à tous.

Voilà après avoir été sur plusieurs sujets de ce forum et être passé sur plusieurs sites adaptés, je me prie de vous demander un complément d'informations concernant une petite rando. Le forum présent nous a indiqué déjà pas mal de choses.

Nous sommes 4 jeunes (environ 18ans) qui souhaitent faire une randonnée en totale autonomie d'environ une semaine, sur le début du mois de juillet. Notre choix s'est porté sur le GR 54 dans le Parc des Écrins. Seulement, nous ne savons vraiment pas quelle portion du GR faire pour une semaine. A savoir que notre objectif n'est pas la marche intensive mais plutôt de nous en mettre plein les yeux et d'être confronté à la nature la plus riche possible. Nous nous organiserons en bivouac (à côté de refuge ou dans les zones autorisées) et en autonomie pour ce qui est de l'alimentation.

C'est ainsi que nous aurions diverses questions, du type :

- Quelle portion serait, en une semaine, la plus belle et la plus riche, à savoir que nous ne voulons pas nous retrouver dans une zone pseudo touristique mais plutôt être les plus isolés possible ?

- Quel type de conseil du genre "astuces de rando" pouvez-vous nous donner pour ce type d'itinéraire ? Par exemple comment gagner du poids, ou des trucs spécifiques à apporter (bouffe, matos, type de cartes...)

Si vous avez des expériences à rajouter ce sera avec plaisir que nous vous écouterons. Mais c'est surtout la zone de rando qui nous préoccupe.
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Tour des Ecrins en six/sept jours (France)
Bonjour ! J'envisage une rando dans les écrins pour la dernière semaine de juin. Je ne dispose que de 6/7 jours. Je vois que le tour complet se fait en 10/12 jours et je ne veux pas doubler les étapes pour raccourcir. Savez-vous s'il est possible de concocter un itinéraire de 6/7 jours ? La barre des ecrins semble assez infranchissable ... je ne fais pas d'alpinisme ... donc comment faire. Merci de vos suggestions !
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Randonnée au parc national des Écrins
Bonjour Nous serons fin août dans ce parc pour à peu près 8 / 10 jours . Pas de tour pour nous mais plutôt des sorties a la journée , j' ai commencé a regarder et j' ai sélectionné quelques balades mais J' aurais bien besoin d' avis éclairés. Merci d' avance Source du Veneon , plateau d' Emparis , lac de Goleon , lac du glacier d' Arsine , pic du glacier Blanc dans la vallée de la Claree , glacier Blanc ......
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Voir des chamois ou bouquetin dans l'Oisans (Isère)?
bonjour a tous !

Je souhaiterai savoir si quelqu'un sait ou voir des chamois ou des bouquetin dans le massif de l'oisans avec une randonnée pas trop difficile si possible (enfant de 10 ans) et avec un temps de marchde 3 h pour montée et 3 heures pour descendre si possible ou dans ces ernviron de temps.

Merci d'avance a tous pour votre aide et pour avoir pris le temps de me lire !😉
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Tour de l'Oisans à pied réalisé en juillet
Bonjour,

Je viens de terminer une grosse partie du GR 54 (Tour de l'Oisans) depuis Venosc jusqu'à Villar d'Arêne (donc dans le sens contraire du topo) du 13 au 19 juillet (7 jours) en solitaire: c 'est un superbe itinéraire, varié qui donne l'occasion de visiter des endroits parmis les plus beaux de l'Oisans (voire des Alpes..). N'hésitez pas à me poser vos questions sur les refuges, itinéraires, conditions terrains, carto etc.. j'essaierais d'y répondre dans la mesure du possible (pour info: pas d'accès à mon mail du 28 juillet au 9 aout).

Bonne rando
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The most beautiful mountain hikes in France?
Hi everyone,

I usually travel abroad in the summer, but given the circumstances, I think this year I’ll be staying in France. I’d love to know which places you’d recommend for the most stunning mountain landscapes and the best hikes.

Thanks in advance for your help!

😉
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Itinéraire dans le Queyras en bivouac?
Bonjour, Mon post précédent n'ayant pas suscité un enthousiasme débordant, car sans doute trop général, j'ai affiné mes désidératas et me suis décidé pour une randonnée de 4-5 jours dans le Queyras fin de ce mois. Nous sommes un couple de marcheurs en bonne forme, habitués à de longues randos et à la montagne (sans être montagnards) et les dénivelés ne nous font pas trop peur. On souhaiterait rester éloignés de la civilisation et faire notre périple en bivouac (tente sur le dos). Il me semble d'après les cartes que la partie Est du Queyras est moins civilisée et plus en altitude. J'ai donc pensé partir de St-Véran (j'ai laisserais l'auto), marcher dans le sens anti-horaire classique (pour faciliter la lecture du topo, mais si vous me conseillez l'inverse, je veux bien vous écouter), et arriver quelque part entre Aiguilles et Arvieux, en fonction du temps qu'il nous faudra. Ma question est: par où passer ? On arrivera début d'après-midi à St-Véran, donc je pensais mettre la tente un peu après la chapelle de Clausis. Le lendemain, j'hésite entre descendre directement vers l'Echalp (et dormir un peu avant d'y arriver) via le lac Egorgéou, ou bien à m'engager dans le Tour du Pain de Sucre. Ca a l'air joli, mais la météo y est souvent plus capricieuse d'après ce que j'ai compris. Que me conseillent les spécialistes du Queyras ? Ensuite, j'hésite entre rester sur le GR58 entre l'Echalp (ou Ciabot del Pra en fonction du choix précédent) et les Fonts de Cervières, ou bien emprunter les variantes passant par le Col d'Urine et le col des Thures. Merci pour vos conseils ! 🙂
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Météo pour le tour des Écrins et de l'Oisans (GR54)
Bonjour à tous,

Nous sommes un couple de randonneurs de 30 ans et nous projettions le tour des écrins et de l'oisans.

Pour ceux qui sont pas loin ou qui en viennent, j'aimerais savoir si les cols du GR54 ne sont pas trop enneigés actuellement. Nous prévoyons de démarrer dimanche 23 juin et nous avons jusqu'au 6 juillet...

Je contacterai le parc national des écrins mais je me dis que deux infos valent mieux qu'une ^^.
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Alpes: tour du Mont Blanc, Vanoise ou Oisan?
Bonjour, Randonneuse en loisirs, j'aimerai cet été (septembre) faire mon premier trek seule et sur plusieurs jours. Après avoir regardé quelques sites ou cartes, mon choix s'est porté sur trois tours : Tour du Mont Blanc la Vanoise Tour de l'Oisan et des Ecrins

Je ne connais absolument pas les Alpes ni la montagne (j'habite en Auvergne, moyenne montagne donc). Je suis donc tout à fait novice et me demande quel parcours serait le plus adapté pour moi, sachant que j'ai cependant un très bon rythme en randonnée, et que je suis à la recherche d'effort physique important tout en limitant les difficultés d'ordre technique et les dangers due à mon manque d'expérience de la Haute montagne. Je souhaiterai partir entre 10 et 15 jours, ou alors des petits circuits de 5-6 jours, à voir.

J'aimerai également limiter le poids à porter, et donc aimerai trouver un circuit où je peux traverser beaucoup de villages poru me ravitailelr et pour dormir. Aurais-je besoin de transporter une tente sur tous ces circuits ?

Si vous connaissez d'autres circuits peut etre plus adaptés pour moi je suis preneuse, tout comme vos coups de coeur dans les Alpes ou les Pyrénées pourquoi pas. Enfin je n'ai pas encore d'équipement adapté pour ce type de randonnée, donc si vous avez des conseils pour ce qui est des vetements (veste, pantalons, chaussures) ou autre...

D'avance merci, votre aide me sera la plus précieuse ! Odette
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Fin août: Tour du Mont Blanc ou GR54?
Bonjour,

ma compagne et moi-même envisageons de faire une rando d'une dizaine de jours à partir de la mi-août. Nous hésitons entre le TMB et le GR54.

Nous avons fait le GR20 l'an dernier sans problème, et nous voudrions revivre cette expérience de vie dans la nature et déconnectée du monde (on vit à Paris ...).

Nous ne souhaitons pas réserver dans les refuges, pour être totalement libres du planning de notre rando, et pouvoir nous adapter à notre forme et aux conditions météo.

Nous avons donc l'idée de porter une petite tente et nos deux sacs de couchage, et de bivouaquer à côté des refuges si le temps le permet. Dans le cas contraire, en cas de pluie ou d'orage, on dormirait au refuge.

Sachant que nous commencerons notre rando un lundi ou un mardi, donc pas comme la majorité des groupes, est-il envisageable de trouver de la place dans les refuges sur le TMB au dernier moment à cette période si le temps était pourri ? Et sur le GR54 ?

Pensez-vous qu'on puisse retrouver la bonne ambiance et la convivialité qu'on a connues sur le GR20 ?

Merci d'avance pour vos conseils.
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Trois jours de randonnée dans le Parc national des Ecrins
Bonjour à tous,

Mon compagnon et moi prévoyons des vacances d'une semaine dans le parc des écrins en septembre. Nous aimerions y faire 3 jours de randonnée en s'arrêtant dans les refuges. Nous sommes des bons marcheurs mais pas des alpinistes (6 h de marche par jour me semble bien).

J'ai trouvé cette boucle là : "Trois jours de randonnée dans le parc national des Ecrins au départ de Bourg d'Arud. Cap vers le lac et le col de la Muzelle, Valsenestre, le lac de Labarre, la cabane de la Selle, le col de la Brèche et le lac de Lauvitel." Qu'en pensez vous ? Avez vous autre chose à proposer ?

Merci beaucoup !
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Trek de 6 jours dans les Ecrins
Bonjour,

Je pars début septembre pour une semaine max dans les Alpes où je souhaite faire mon premier trek, donc sur plusieurs jours. Je fait régulièrement des grandes randonnées (le max que j'ai fait c'est 9h de suite sans pauses en montagne) mais jamais de véritable treks ponctués de bivouac tout ça tout ça. Je m'étais décidée pour une rando de 4 jours: Landry - Modane par le GR55, or en me documentant plus avant j'ai découvert avec effroi l'interdiction de bivouaquer dans le parc de la Vanoise 😕

Or pour moi il est hors de question de rester dans les refuges (enfin peut être une fois à l'occasion si besoin), moi j'aime randonner pour m'isoler, pour être tranquille et en autonomie. Du coup je recherche des conseils pour une randonnée d'une durée max de 6 jours pour partir début septembre dans les Alpes mais sur un trajet où le bivouac me sera autorisé. Le parc des Ecrins me tente bien, sur le GR54, par exemple.

Quelqu'un pourrait-il me conseiller un parcours? Avec si possible une gare à l'aller et une gare à l'arrivée (ou au moins un bus), car on laissera la voiture au point de départ. Je voulais aussi savoir le degré de difficulté que vous donneriez aux Ecrins (selon parcours proposé) car si je n'ai pas peur de l'effort physique, je ne me sens pas forcément armée et équipée pour des passages dangereux.

Encore une dernière question: savez vous si début septembre il y a encore beaucoup de randonneurs dans le coin?

Par avance je vous remercie de votre aide, précieuse!🙂
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Une rando à la fois magnifique et "difficile" dans les Alpes?
Bonjour à tous !

Pour mon premier message je viens solliciter vos précieux conseils. Ayant fait le GR54 il y a deux ans comme première randonnée itinérante et ayant vraiment, mais alors vraiment, apprécié l'expérience, je souhaiterai remettre le couvert cette année, fin juillet avec mon frère et un ami (qui n'a jamais randonné sur plusieurs jours encore, mais très motivé. J'ai hâte de lui faire découvrir les joies du bivouac!)

Je suis donc à la recherche d'une randonnée de 7 jours +/- 2 jours qui me permettrait de retrouver les sensations que j'avais eu sur le GR54, c'est-à-dire une rando en haute montagne, avec des bons dénivelés à engloutir chaque jours, des beaux passages de cols, un peu technique et des paysages variés et sauvages.

Concernant la logistique, nous comptons bivouaquer chaque jour et partir en quasi-autonomie (un point de ravitaillement plus ou moins au milieu du parcours ne serait tout de même pas de refus). Pour l'instant mes recherches se focalisent sur les alpes du sud française (Queyras, Ubaye, Ecrins), mais je suis également ouvert à toute suggestion en Suisse ou en Italie. L'idéal serait de trouver une boucle, mais ce n'est pas un critère obligatoire (loin de là...).

A l'heure actuelle, nous étudions le tour du Beaufortain qui semble répondre à un maximum de nos attentes et qui aurait une durée idéale (même si personnellement je trouve certaines journées vraiment trop courtes. Nous sommes en train de voir si il n'y a pas une façon de faire durer un peu plus ce tour en prenant des variantes et autres chemins de randonnée).

Voilà le topo ! J'espère pouvoir vous lire rapidement et je vous remercie d'avoir lu ce petit pavé ;)
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A month in the French Alps: suggestions for camping and short hikes?
Hi there, We’re flying from Montreal to Lyon this August to go hiking in the French Alps. We’ve rented a car and will be staying at campgrounds. We’re planning to do day hikes and want to stay a few days in one spot, do a few hikes, then move on to our next camping spot. Could you share your favorite spots or any recommendations for places to spend a few days with great hikes?

A few details: We arrive in early August and leave in early September. We’re looking for day hikes (or shorter), moderate difficulty, with a cumulative elevation gain of no more than 1000m, and of course, beautiful scenery! We’d prefer not to drive too much—maybe it’s best not to head too far south and deal with unnecessary heat? Along the same lines, if you know of any great campgrounds where we can start our hike directly without needing the car, we’d love to hear your suggestions!

Thanks! :-)
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Ecrins: quelle partie faire en 4 jours?
Bonjour à tous,

On part faire une rando dans les écrins à la mi aout et je recherche une partie du tour de l'Oisan (ou autre) à faire en 4 jours (3 jours pleins, 2 1/2 journées en randonnant 6/8h par jour). J'ai le topo du tour de l'oisan mais ça ne m'aide pas vraiment à choisir. On a deux voitures, de quoi bivouaquer et en autonomie pour la nourriture, et je recherche des coins assez sauvages qui évitent de retomber trop sur des villages ou des routes, sans tomber dans un niveau de rando trop dur non plus. J'avais pensé partir des gauchoirs pour rejoindre la chapelle, qu'en pensez vous ?

Merci d'avance pour les conseils!
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Tour des Alpes par les grands cols, départ imminent (à vélo)
mon vélo est prêt... moi aussi entrainé.. et le temps devrait revenir au beau et chaud surtout au sud tout est près pour un périple de 10 à 12 jours du Samedi 4 au mercredi 15 juin.. environ 1000 km par les grands cols (une quinzaine) suivant la météo.. o ...rage au désespoir.. seul en autonomie vélo 15 kg chargé..le minimum de quoi faire le maximum.. développement mini 30 / 30 hotel le soir non réservé bien sur car ca depend de la meteo.. je pars vendredi 3 juin de Paris en voiture avec le matériel pour me poser à bourg d oisans Samedi 4 juin depart de bourg d' Oisans direction col Ornon Valbonnais route Napoleon Corps col Bayard Gap Digne les Bains par le col de Maure et du Labouret..la Javie St André des Alpes col d'Allos (superbe) Barcelonnette Col de la Cayolle(sauvage..) Col de Valberg(une vacherie de 14 km) Beuil St Sauveur sur Tinée puis longue remontée vers le haut col de la Bonette...(dantesque sous orage..) toujours impressionnant et dur de ce côté.. Jausiers St Paul Ubaye Col de vars Guillestre puis direction Gorges du Guil (magnifique!) puis à gauche Col Izoard . Briançon.. la je freine car je pense y dormir!! ensuite direction col du Lautaret, le terrible Galibier(mais plus facile de ce côté) St Michel de Maurienne et longue très longue remontée vers le Col Izeran toujours terrible à cause des intempéries, froid, parfois neige..ect et plongée vers Bourg St Maurice à 50 km de descente.. plein phare dans les tunnels!! ensuite direction Col le Cormet de Rooslend magnifique lac un des plus beaux! descente vers Albertville. puis La Léchère et la terrible montée vers le col de la Madeleine..par ce côté c'est pas du gateau descente vers La Chambre et la longue montée vers le col du Glandon.. faudra pas glander.. descente tout schuss sur Bourg d'Oisans ..retour à m:a voiture.. et vers Paris..avant le mercedi 15 juin.. l'année dernière j ai eu beaucoup d orages chaud dans les valllées froid en haut! une fois l orage passé..et pas mal de pluie.. bon la j espère que ca ira mieux la météo.. bonne route à tous..à plus pour le compte rendu
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Un petit tour de chauffe à vélo dans les Alpes françaises et italiennes
Les grands projets se préparent, et souvent bien en avance. Plus le temps du départ approche, plus les doutes se font prégnants. Est-ce possible, est-ce que je ne tire pas trop sur la ficelle ? Mais d’expérience on sait que lorsque l’action est engagée, l’esprit se libère quelque peu, et les incertitudes reléguées au second plan, fournissent le piment de l’aventure.

Dans un premier temps, quelques semaines avant de se lancer dans une nouvelle virée lointaine, nous décidons d’un tour de chauffe avec André, l’un de mes deux camarades engagés dans ce beau projet, plein d’incertitudes, 3000 km et 3 sommets dont deux 6000 en autonomie à vélo à travers le désert d’Atacama entre Argentine et Chili, que nous prévoyons de débuter fin septembre.

Volcan Tuzgle Volcan San Francisco Volcan Socompa

Cette expérience préparatoire va consister en un tour dans les Alpes, entre France et Italie, sur une distance de 600 km et 13 000 m de dénivelé en 9 jours, mais en configuration « lourde ». C’est-à-dire avec pas mal de matériel pour tester et voir ce que l’on peut améliorer avant le départ pour un séjour de longue durée dans les déserts andins. Nous voulons aussi éprouver les sensations en étant très chargés sur des montées longues. Je dois dire que je n’ai jamais voyagé si lourdement lesté en Europe !

Itinéraire de ces 9 jours

Dans toute entreprise humaine, le plus important est incontestablement le facteur humain. « Il n’y a de richesse que d’hommes », cette fameuse formule de Jean Bodin, philosophe du XVIème siècle, s’accorde bien, je pense, avec le voyage engagé à vélo. De la cohésion d’un groupe on est en mesure d’espérer la réussite, alors que chacun des éléments seul pourrait être amené à renoncer.

Mais il est nécessaire que se crée une cohésion, une vraie dynamique d’équipe. Cette courte équipée a aussi pour vocation à favoriser cette symbiose. De l’importance de l’entente dans les aventures risquées, outre le fait que l’on n’y arriverait pas sans participation active de chacun, lorsque cette symbiose s’est effectivement réalisée, on rentre avec des amis pour la vie. Et là, à mon sens c’est le plus beau des cadeaux que le voyage apporte.

Autant le contact avec les populations locales, même dans les coins reculés, où il n’y a pas grand monde, reste superficiel pour une multitude de raisons, autant la relation avec vos compagnons dans l’adversité se renforce et crée de vrais liens forts et durables. Donc, après une première phase de connaissance statique de trois jours en mars, où nous avons préparé notre voyage, bien qu’ayant gravi quelques cols des Vosges sous la neige, nous nous lançons dans une seconde dynamique, où chacun pourra évaluer le fonctionnement de l’autre, sans attendre de se retrouver dans le milieu hostile du désert et des hautes altitudes des Andes.

Nous voilà donc sur le départ pour 9 jours dans cette pré-aventure. Nous itinéraire enchaîne une succession de belles côtes bien raides, avec quelques portions de pistes, où il faudra pousser les vélos sur des kilomètres, et même quelques passages dans les prairies d’altitude du Queyras.

Sans l’avoir fait exprès, la période coïncide avec un créneau de canicule, où les 35 voire 40 degrés seront atteints tous les jours. Cela tombe bien, car ces conditions sur la « ruta 40 » en Argentine et dans la partie chilienne de l’itinéraire nous les connaîtrons. Ce qui va me permettre d’apprendre d’André quelques astuces pour lutter contre ces conditions difficiles, afin de se protéger la tête de la surchauffe. Je me méfie de ces chaleurs terribles, car j’étais passé près du coup du chaleur dans une traversée torride il y a 5 ans. Et cela peut s’abattre sur vous presque sans préavis, en particulier lorsqu’il est impossible de trouver un peu d’ombre.

Premier jour : Orpierre jusqu’aux environs de Corps : 96 km 1759 m de dénivelé à travers le Dévoluy, col de Festre et col du Noyer Départ matinal de ce magnifique village d’Orpierre, dominé de son impressionnant Quiquillon, piton calcaire de 200 m de haut, haut-lieu de l’escalade, rendez-vous de toute l’Europe en dehors de la saison chaude.

Quiquillon d'Orpierre

A 6 heures du matin nous roulons. L’air est frais. Une légère humidité, résultant du rafraîchissement très relatif de la nuit, avive les senteurs des plantes de Provence, toujours très odoriférantes. Le trafic est quasi nul. Nous chercherons tout au long de notre parcours à éviter les routes passantes, cependant sans toujours y arriver. Certaines jonctions de fond de vallée ne seront pas très agréables. Mais en ce premier matin, nous nous débrouillons assez bien. Les 30 kilomètres, en direction du pied du col de Festre, nous conduisent par des routes détournées et désertes, qui évitent l’axe très passant de la vallée du Buëch, puis celui qui mène à Veynes.

La première difficulté, le col de Festre offre une montée d’une quinzaine de km et 800 m de dénivelé. Cette entrée dans le massif du Dévoluy est magnifique. Sur notre droite les majestueuses parois du pic de Bure et de la crête des Bergers prennent de l’ampleur au fur et à mesure de notre progression.

Chaque fois que je les contemple, je pense à deux très grands alpinistes qui ont fréquenté ces lieux, et y ont tracé des itinéraires de haut vol. Tout d’abord René Desmaison universellement connu pour les très nombreuses escalades extrêmes qu’il effectua, mais aussi Jean Couzy, grimpeur talentueux, parmi les meilleurs, en outre polytechnicien. Mais hélas, en 1958 il fut victime d‘une chute de pierre dans cette magnifique face étincelante de la crête des Bergers, ce qui mit fin à une carrière qui promettait encore beaucoup de beaux exploits intellectuels et sportifs.

Pic de Bure

Crête des Bergers

Avec un vélo lourdement chargé et un entraînement presque nul, ayant préféré aller à la pêche à la truite depuis le 15 mars, je me traîne, j’ai même des débuts de crampe, ce qui m’arrive très rarement, très mauvais signe dans un col somme toute pas très difficile. Mon compagnon, par contre, caracole tranquillement devant. J’espère seulement qu’il ne va pas trop s’ennuyer à m’attendre dans ces débuts laborieux. Je sais par expérience que la forme vient assez rapidement au fil du temps, mais 9 jours c’est court, trop court. On verra bien, pour le moment, simplement chercher à appuyer au maximum sur les pédales en évitant l’explosion.

mon vélo pour pays "civilisés"

Enfin, le col est atteint. Nous y faisons une halte dans le restaurant qui matérialise le lieu. Une entrecôte grillée requinque son homme. Bien qu’ayant demandé une cuisson « bleue », elle m’est servie pour le moins bien cuite. Mais ne faisons pas le difficile.

Dévoluy, massif calcaire

Nous reprenons notre chevauchée en direction de Super-Dévoluy et du col du Noyer. Pour y parvenir, il faut au préalable franchir le col de Roupes à 1430 m d’altitude. Une fois au sommet, une descente assez courte mène au pied du col du Noyer.

Col de Rioupes

Dans un village nous faisons le plein de nos bidons. Deux jeunes grimpeurs belges en font de même. Nous engageons la conversation et parlons des escalades marquantes des environs, et puis aussi du Verdon et de ses « lignes » mythiques, ULA, la Demande, les Ecureuils… Aïe cela me rappelle des souvenirs qui remontent maintenant à 40 ans, voire un peu plus ! Nous avons une vue de toute beauté sur les montagnes de cet impressionnant massif calcaire du Dévoluy, en particulier sur le pilier Desmaison au pic de Bure, qui de profil s’impose à nous sur 600 m de hauteur, deux tours Eiffel empilées !

Pilier Desmaison Pic de Bure

Un signe du passé

L’effet fatigue commence à se faire sentir sérieusement en cette première journée, au cours de la montée du col du Noyer. Il culmine à 1664 m.



Nous y sommes

Une descente vertigineuse nous conduit dans la vallée du Drac, rivière impétueuse qui charrie en permanence ou presque des eaux boueuses.

Le Drac

Nous allons bivouaquer à l’orée d’un champ. Le paysan propriétaire du terrain, nous ayant gentiment donné l’autorisation de nous installer. Il va même rester un bon moment à discuter avec nous. Une pluie d’orage généreuse aura la politesse d’attendre, avant de s’abattre, que nos tentes soient montées et que notre riz ait eu le temps de cuire et d’être mangé. Elle sera assez violente, présage d’un lendemain sans nuages.

Premier bivouac
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1000 kilomètres, tour des Alpes à vélo du 7 au 14 juin
dans 15 jours j y suis.alors je vous fais part du menu ..peut etre pour faire rever les amoureux de la haute montagne! circuit de 1000 km dimanche 7 juin ;depart de Briançon puis col Izoard Guillestre Col de Vars; Jausiers lundi 8 juin;Jausiers col de la Bonette St Sauveur sur Tinée col de la Couillole col Valberg Guillaume mardi 9 juin; Guillaume Col de la Cayolle Barcelonette col Allos St Andre des Alpes mercredi 10 juin; St andre des Alpes Dignes Gap route Napoleon Col Bayard Corps jeudi 11 juin; Corps Valbonnais Col d 'Ornon Bourd d'Oisans Col du Glandon La Chambre vendredi 12 Juin; La Chambre Col de la Madeleine Albertville col du Cormet de Roselend Bourg St Maurice samedi 13 juin; Bourg St Maurice Val d'Isere Col de l'Iserand Modane St Michel de Maurienne dimanche 14 juin St Michel de Maurienne Col du Telegraphe puis col du Galibier retour Briancon

raid effectué seul vélo course Treck juste chargé de deux sacoches total 4 kg donc velo en tout 13 à 14 kg chargé.. une quinzaine des grands col alpins avec depart Briançon vers le sud puis remontée vers le nord et retour à Briançon..
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Menu gastronomique tour des Alpes par grands cols plus le Ventoux
résumé Nespresso... What else?

parti en vélo de Monetier(15 km de Briançon) le dimanche 7 juin vers midi pour un tour des Alpes par les grands cols avec en plus le Vaucluse et le Ventoux, je suis revenu de mon périple de 1100 km le mercredi 17 juin vers 14 h ...donc je suis parti dans les montagnes pendant 10 jours pour effectuer ce parcours, une quinzaine de cols franchis..plus les côtes.car entre deux ca monte et ca descend..jamais plat.

vélo Treck alu, poids des bagages, 5 kg donc en tout poids du vélo chargé 15 kg..moi 1,78m 73 kg..je suis près Paris Nogent sur Marne..(pas de montagne!)

le soir hébergement hotel au hazard..

le franchissement de nombreux cols fut éprouvant mais ce n'est rien par rapport aux conditions météo.. temps souvent épouvantable..orages au début, pluies continues .m.ardi dans l'Iseran pluie glacée tout la haut..j'étais gelé.l horreur..La Bonette idem..après les orages très froid.. vraiment j en ai bavé sous la pluie et le froid en altitude..mardi pluie après Val d' Isère jusqu à St Michel de Maurienne...des fois j ai eu chaud au pied des cols puis froid en altitude avec les orages..j ai eu les pies conditions.

dimanche14 au soir descendu col Madeleine sous la pluie..arrivé à Albertville frigorifié sous la pluie vers 21h30 imposible de trouver une chambre libre..j ai failli coucher dehors!!quand vers 23 h 15 apres avoir erre 1h30 sous la pluie l hotel des 4 vallées a bien voulu m ouvrir..près Grignon..

donc ce fut certainement le plus dur et le plus éprouvant parcours que j ai effectué.

j ai été très retardé par les orages et la pluie.j aurai pu le faire en 9 jours ....

aucun incident mécanique ni physique..pas de crevaison..gonflé à 9 bars je n ai jamais regonflé..en 10 jours..

dimanche 7 juin départ 12 h de Monetier-Briançon COL IZOARD Guillestre 68 km

lundi 8 juin: Guillestre COL VARS- Jausiers COL DE LA BONETTE. St Etienne de Tine 93 km

mardi 9 juin; StEtienne de Tinée; St Michel Tinée; COL DE LA COUILLOLE Valberg- Guillaumes-St Martin Entraumes 81 km

mercredi 10 juin; St Martin Entraumes COL DES CHAMPS -Digne les Bains Forcalquier 149 km

jeudi 11 juin; Forcalquier- Sault- MONT VENTOUX- Malaucène 103 km

vendredi 12 juin Malaucène _ Vaison la Romaine-Nyons- Serres 92 km

samedi 13 juin; Serres-Veynes COL DU FESTRE -Corps- COL D' ORNON- Bourg Oisans 125 km

dimanche 14 juin;Bourg Oisans COL GLANDON - La Chambre COL DE LA MADELEINE- Albertville 132 km

lundi 15 juin Albertville COL CORMET ROSELEND - Bourg St Maurice 66 km

mardi 16 juin Bourg St Maurice COL ISERAN Bonneval _ Val Cenis- St Michel de Maurienne 135 km

mercredi 17 juin St Michel de Maurienne COL TELEGRAPHE -Valloire COL DU GALIBIER- retour Monetier(près Briançon à 15 km) vers 14 h 58 km

TOTAL 1100 km 14 cols

quelques remarques en vrac

beauoup de monde au pied du Ventoux.beaucoup d'érangers enus pour le Ventoux..il faisait beau..

très seuls dans certains grands cols sous la pluie comme ma Madeleine passé à 20 heures..puis plongée vers albertville sous la pluie..gelé.dans la Bonette aussi vers 19 heures seul rafales de vent.broullard(nuages)..das l'Iseran.. faut etre fou pour se trouver la haut..près de 0 degrés et pluie gelée..j ai pu m arter 2 km avant le col sous un abri.manger et mettre un autre Kway..l horreur ce col..souvenir du Ventoux ou je me suis retrouvé collé à la route dans les 5 derniers km..un c lassique..

souvent route mouillée descentes dangereuses avec des cailloux sur la route a cause pluie orages..

j ai eu du soleiljuste pour terminer dns le Galibier.la on m a pris en photo

vous tapez dans google" GRIFFEPHOTOS" puis col Galibier puis entrez code RB 152880 et je suis dan s les photos 37 à 40 avec mon Kway jaune.. c etait moi hier vers 13h..la fin de mon péiple alpin et Vaucluse..

bon maintenant je vais faire du vélo ce étét à Ile Oléron.la bas pas unecôte!! que du plat!!!

bonne route à tous..
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1008 km, tour des Alpes à vélo par les grands cols du 9 au 17 juin 2011
mort..mais vivant..

Ca y est ma chevauchée fantastique dans les Alpes est terminée. Je suis rentré vendredi soir hier à Paris. Parti de briancon le jeudi 9 juin a 12 heures revenu 8 jours après , passé la Galibier vendredi 17 juin à 13h30 soit 8 jours après et j'ai fait 1008 km exactement en 8 jours de grans cols, 15 cols franchis réellement et donc 15 ascensions de 16 à 30 km , avec les plus hauts La bonette, l'Iseran et Galibier. Les conditions météo ont été bonnes, du soleil, des nuages un peu frais en altitude, sauf jeudi après midi ou j ai eu des orages après l'Iseran vers Val Cenis..et hier au passage du Galibier pluie du coté du Lautaret pour rejoindre ma voiture.. Aucun problème mécanique ni problème physique, ni crevaison..rien..que du vélo...un peu mal aux fesses au bout de 8 jours, 9 heures de vélo en moyenne par jour ..mais réellement ce fut plus qu'éprouvant..les interminables ascension avec mon vélo pesant en tout 15 à 16 kg, moi 75 kg..donc ca va encore..mais bon plus dur qu avec vélo à vide..normal.. J'ai terminé hier le passage du Galibier montant comme un cabri tellement en 8 jours mes jambes se sont renforcées.. et j'ai progressé..

Il faut voir qu'en fait entre les cols il n'y a jamais de plat.. de plus le premier jour la route vallée du Guil fermée en bas de l'Izoard et on m'a fait prendre une déviation dans les hauteurs et après j'ai du gravir le col de Vars , épuisé le soir..surtout le premier jour en apéritif .. début du col de Vars très pénible., fort pourcentage.. par exemple la route entre Gap et grenoble pas cool du tout des remontées à 12 pour cent... route entre Digne et Gap pas cool non plus..

Mes impression à chaud, le col de la Bonette passé sous un ciel menacant laisse toujours une impresion de danstesque, le col du Glandon Croix de fer avec ses 30 km depuis la vallée interminable et surtout des casse pattes de plus de 11 pour cent par endroit redescente et remontée.. la beauté du Cormet de Rooslend, passé à 19 heures au soleil couchant, la beauté du col de la Cayolle ( pas cool..) plus au sud et du col d'Allos ou on voit Barcelonette d'en haut...superbe..

J'ai encore des montagnes plein les yeux , des montées interminables et épuisantes dans les jambes, des sons de cloche de vache'(beaucoup au Cormet de Roselend..), des parfums, des bruits des torrents.. des lacs au calme parfois inquiètant.. Dans ce circuit vraiment peu de voiture , voir des fois seul vers 19 heures dans ceratins cols(angoissant..tu te dis si je crève je fais quoi dans le froid..). Pas mal de motos entre l'Izoard, Vars et col la Bonette, en Savoie et Isère très peu de monde à cette époque. La seule route la plus moche pour un cycliste c'est entre Bourg St Mmaurice et Val d'Isère..tient j'avais oublié j'ai eu un gros coup de mou dans l'Iseran jeudi après 50 km de montée et au 7 ieme jours et après 13 cols déja de franchis.mais 2000 m de dénivellé depuis Bourg St Maurice...

jeudi 9 juin départ 12 heures 85 km ; de Monetier - Briancon col d'Izoard s 2360 m puis col de vars 2111 m , dormi refuge Napoléon en haut..super adresse 53 euros demi pension.. mais avec en plus une remontée supplémentaire route du Guil ;, cause route fermée..journée très dure..car deux cols durs et premier jour..l'apéritif..l4Izoard toujours un must et une légende..la casse déserte..

vendredi 10 juin 110 km depart haut col de Vars, Jauziers et col de la bonette 2715 m... col long aussi 24 km de montée ..pas facile aux deuxième jour..ciel .menacant en haut..paysage féérique..inoubliable.. descente et couché à St Sauveur sur Tinée.. .il faut avoir fait le col de la Bonette dans sa vie de cycliste..c'est beau, très beau..

samedi 11 juin 117 km montée vers col de la Couillole 1230 m de 16 km de long, une vacherie à froid et ca monte mêmes si c'est pas connu, passage à Valberg, paysage pelé grillé.. puis de Guillaume j'entame la longue montée 30 km vers col de la Cayolle 2326 m . alors la c'est beau..très beau.. toujours des montées sous soleil et donc je commence à avoir coup de soleil aux cuisses..passage du col tard, seul dans le froid.. et plongée de 30 km sur Barcelonette ou je dors..

dimanche 12 juin 120 km ascension col d'Allos 2247 m montée magnifique avec des vues sur la vallée grandiose...Bacelonette au loin..plongée vers Digne ou je fais étape.

lundi 13 juin 140 km. Digne col du Labouret 1240 m peu connu mais quelle vacherie avec ses pentes à la fin de 10 pour cent.casse patte, déjeuner à Seyne..sous le soleil.., puis vers Gap avec un passage près du beau lac de Serre Poncon ...niveau bas aussi..puis de Gap..terrible col Bayard 1246 m .. je dis terrible car beaucoup de voiture ce soir la(pentecote) , et il est court 7 à 8 km mais quel casse patte avec ses pentes souvent de 10 pour cent et virages à plus.. puis vers Grenoble, mais la aussi quelques pentes et remontées surprises qui achèvent un homme qui va dormir à Corps..et bien dormir..son corps fatigué..

mardi 14 juin 126 km Corps (route de Gap Grenoble) je file col d'Ornon 1240 m sous le soleil.. très beau col méconnu mais ca monte quand même sur 15 km..très beau, très verdoyant.. puis diner terrasse à Bourg d'Oisans..soleil..et interminable et fatigante ascension du col du Glandon Croix de Fer 1924 m.. dantesque les passages entre les cailloux et paysage lunaire..passage près du lac superbe au solil couchant, ses passages à dix pour cent qui vous tuent , la partie passage Rivie Allemont ca vous marque..des descentes parfois et remontées surprenant à plus de dix pour cent. passage vers 19 heures en haut et plongée sur la Chambre..j'ai quand même l'immpression d'avoir fait du vélo..j'adore ce col car dur et paysage dantesque perdu dans les cailloux..et éboulis.. journée fatigante..

mercredi 15 127 km La Chambre et direct Col de la Madeleine.. 1984 m..la ca monte aussi sur 20 km pas cool au réveil.. et c'est beau sous le soleil en voyant La Chambre dans la vallée.. très peu de cycliste ou voitures..je monte avec un cycliste adjoint directeur village vacances Les Carlines aux Karellis, je le salue..j'arrive sur Albertville avec vent de face..et puis je remonte vers le col Cormet de Roselend 1967 m.. ca commence à faire long cette montée depuis Albertville mais alors la récompense en haut..là.. lac sublime...vraiment il faut avoir vu dans sa vie le lac de Roselend.inoubliable surtout vers 18H30 soleil couchant..mais tous les lacs que j'ai vu ont un niveau très bas..sécheresse?.., descente dans le froid vers Bour g St Maurice..

jeudi 16 juin 121 km Bourg St Maurice j 'attaque la route vers Val d'Isére.. galère..ca monte dur vers barrage de Tignes et en plus des voitures et les fameux tunnels...ca fou les chocottes..peu éclairés, longs.. aussi de tout mon parcours c'est le seul moment pénible ou il y a eu des voitures, camions et tunnels.... à Val d'Isère je veux manger le midi avant affronter l'Iseran et le patron à la terrasse dit qu'il est trop tot et que c'est lui qui mange d'abord..sympa l'accueil..je trouve ailleurs..puis après une pause, montée superbe vers le col Iseran 2764 m.. là le coup de pompe.. mais bon je m'accroche.c'est si beau.. sous le soleil.. vers 14 heures je plonge vers La Maurienne et je pensais pouvoir terminer par col Téléghraphe direct..erreur après le soleil gros orage sur val Cenis et je dois rester à l'abri durant plus d'une heure puis rouler sous la pluie jusqu'à St michel de Maurienne ou je dors.je pense que j'étais fatigué dans l'Iseran car malgré tout près de 2000m de dénivellé et la veille la journée Madeleine Roselend fut éprouvante..

vendredi 17 juin 62 km de st Michel de Maurienne montée du col du Télégraphe sur 12 km puis col du Galibier 2616 m .. passage 13h30 bon évidemment pas mal de cyclistes (des étrangers).. toujours un must le Galibier..une légende..superbe paysage verdoyant puis rochers..et neige en haut..je le connais par coeur et la je monte facile très facile à tel point que je monte avec des cyclistes normaux..à vide..là j'ai des ailes faut dire que la délivrance est au col..suis en pleine forme et peu de km dans les jambes..ouf après je plonge sur Monetier mais sous la pluie ou j 'ai laissé ma voiture..j arrive vers 14 heures15 transi mouillé j 'ai froid.. puis je repars aussitot sur Paris avec ma voiture de Monetier( 15 km de Briançon)

j'ai été pris en photo au passage du Galibier vendredi 17 juin vers 13 heures par des photographes du coin qui vous font acheter ensuite sur internet donc

1/sur le site www. griffephotos.com

tapez et aller sur Galibier vélo puis 2011 puis 2011-06 juin puis 17 juin puis Maurienne Galibier j'ai 4 photos numéro W 2813, 2814,2815,2816 elles sont brouillées. il faut que j'achète..

encore plus belles photos hier mon passage 13h30 col du Galibier en haut avec de la neige..

2/ sur le site www.photobreton.com aller et tapez sur sur Galibier Glandon juin 2011 puis Galibier Nord 17/06 vendredi 17 juin 2011 j'ai 4 photos avec de la neige..je suis habillé en bleu, lunette soleil, pas de casque..vélo gris chargé..

puis en haut à droite mettre sur page 6

photos numéro SV1A 6962-6963-6964-6965

rentré hier soir vendredi à Paris à 22 heures passage du Galibier à 13 h30 et après 700 km de route sous la pluie..ouf..

j'ai raconté ce périple qui est vraiment fantastique mais très dur et éprouvant, afin de donner l'envie à quelqu 'un d'essayer. et de rêver..c'est vraiment un gros ouvrage car vraiment cela fait un gros cumul d'ascension et parfois de souffrance.mais bon au bout..on a l'impression d'avoir fait quelque chose d'inoubliable.

je fins mon récit en vous laissant la cerise sur le gateau..

une révélation..lisez bien ce qui suit..réel

JE N'AVAIS PAS FAIT DU TOUT DE VELO DEPUIS SEPTEMBRE 2010..j'ai mis mon premierr coup de pédale dans le col d'Zoard..vraiment..posé mes fesses pour la première fois depuis 9 mois sur la selle à Monetier au départ..

En fait je suis très sportif, et le mois précédent ce périple éprouvant je me suis entrainé dans mon garage sur vélo fixe au cran dur.au maximum de dureté... et vélo elliptique..2 heures par jour..plus musculation ect..plus du footing mais je n'ai pas pas pu ni eu le temps de faire du vélo... depuis septembre 2010..

le vélo en région parisienne je hais les voitures..

donc bye et bonne route à tous ceux qui vont écumer les routes en vélo.. pour moi à 57 ans et demi c'était le dernier voyage de ce type..je laisse la place aux autres..je l'ai juré à ma chienne Briarde...

Mon prochain défi;.

.allongé sur du sable chaud.. des vaguelettes me caressant les pieds..entendre la voix d'un serveur me disant " monsieur , le cocktail vous le voulez avec glaçons ous ans glaçons ..."

Cà c'est moins durs que les cols..

excusez les fautes j'ai rédigé cela à chaud..dès que je suis rentré..

Michel daloz
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2 cols aux Pyrénées ou aux Alpes?
Bonjour,

Je ferai avec un ami un petit tour à vélo en France cette année, de la fin de mai jusqu'à mi-juin. J'ai pas mal parcouru la France à vélo, et mon ami un peu aussi. Pendant notre tour cette année, mon ami voudrait faire au moins deux grands cols du Tour de France. Moi, j'ai déjà fait le Col d'Aspin et le Col du Tourmalet (de l'est à l'ouest) et le Mont Ventoux, toujours avec des saccoches. J'ai fait le Col du Lautaret aussi, donc je connais déjà la vallée tout près de l'Alpe d'Huez. J'ai etudié mes cartes et je crois qu'il nous faut choisir entre les deux possibilités suivantes:

1) le Col d'Aubisque et le Col du Tourmalet (de l'ouest à l'est)

ou bien

2) Alpe d'Huez (oui, je sais que ce n'est pas vraiment un col) et le Col de la Croix de Fer, avec une descente vers le nord en repassant par le Col de Glandon.

Si nous faisons les Pyrénées, nous passerons quelques jours aux vallées de la Dordogne et le Lot, une région que je connais bien mais que j'adore.

Si nous faisons les Alpes, nous passerons quelques jours en Bourgogne, une région que je connais un peu aussi. On ferait probablement le Canal du Nivernais que je ne connais pas encore. Je connais déjà la voie verte de Mâcon vers le nord et le Canal du Centre.

Pyrénées ou Alpes? Nous ne roulons pas très vite, mais nous grimpons assez bien. Je me souviens que le col du Tourmalet etait un peu difficile mais une belle route. Moi, j'aime surtout de beaux paysages sans trop de circulation.

Qu'est-ce que vous en pensez? Trajet 1 ou trajet 2 ?

Merci.
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Troisième voyage à vélo dans les Alpes françaises
Bonjour !

Cyclotouristes expérimentés (pour ne pas dire vieux 😛 ), nous serons dans les Alpes françaises en juillet prochain. Les billets d’avion sont achetés, plus d’hésitation possible ! Nous avons quelques voyages à notre actif : plusieurs régions du Québec, un bout de la côte Ouest américaine, les montagnes de l’état de New York et du Vermont. Nous avons aussi fait deux voyages dans les Alpes.

Pour mieux nous situer (expérience, capacités, préférences): Nous avons déjà franchi quelques grands cols (Galibier, Izoard, cormet de Roselend, Saisies, Allos, Petit et Grand St-Bernard…Nous aimons la montagne, les côtes ne nous font pas peur mais les très fortes inclinaisons compliquent la vie de ma douce moitié, surtout si elles se prolongent !Malgré le poids des ans, nous sommes plus solides et plus en forme que lors de nos deux premiers voyages dans les Alpes… le programme est à l’avenant !Nous campons la plupart du temps, mais nous ne dédaignons pas une auberge de temps en temps !Nous préférons éviter les grandes agglomérations.Nous avons l’expérience des routes achalandées, mais bien sûr, nous préférons le calme !Voici l'itinéraire:

Arrivée à Lyon (LYS), direction Vercors, vers St-Romans-en Isère - La-Chapelle-en-Vercors - Col de Rousset – Die - Col de Menée – Mens – Col d’Ornon – Bourg D’oisans – Sans bagages : Boucle de l’Alpe D’Huez et Col de Sarennes – Bourg D’Oisans – Col du Glandon et de la Croix de Fer – St-Jean de Maurienne – Sans bagages (col de la Madeleine) - St-Jean-de-Maurienne - Col de l’Iseran – Bourg-St-Maurice - Cormet de Roselend – Beaufort – Col des Saisies – Flumet – Col des Aravis – Col de la Croix-Fry - Col du Marais – Faverges – Col de Tamié - De l’autre côté de l’Isère jusqu’à Arton – Chamoux sur Gelon - Col de Champ-Laurent- Ste-Hélène-du-Lac – Montmélian – Col du Granier – St-Pierre d’Entremont – Gorges du Guiers Vif – Les Échelles – Aiguebellette le Lac – Yenne – Ambléon – Lompnas – Trept - Aéroport de Lyon

Nous avons 26 jours entre le départ et l’arrivée. Nous prévoyons nous arrêter à Bourg- D’Oisans pour faire l’Alpe d’Huez et à St-Jean de Maurienne pour faire le col de la Madeleine et quelques autres cols, si le temps nous le permet. Nous retournerons peut-être à Valloire pour faire le Galibier sans bagages et redescendre coucher à Valloire. Des raccourcis sont possibles si le temps manque : Laisser tomber le col des Aravis et passer de Beaufort à Albertville Omettre le col de Champ-Laurent et rester sur la rive droite de l’Isère Omettre le Col du Granier et contourner Chambery Omettre l’Ain et rentrer par St-Genyx-sur-Guiers jusqu’à l’aéroport.Que pensez-vous de cet itinéraire ? Vos commentaires généraux et vos suggestions sont les bienvenus. J’ai aussi des questions très pointues pour préciser davantage certaines parties du trajet : L’aéroport de Lyon fournit une carte d’un réseau de VTT autour de l’aéroport. Est-ce que ces pistes sont praticables avec des pneus de route (26) ? Est-ce en poussière de roche ? Terre battue ? Asphalte ? La piste vers Heyrieux serait particulièrement intéressante pour nous.De Mens à La Mure par le col des Accarias ou par St-Sébastien ?De Beaufort au Col des Saisies par D70 (Hauteluce) ou par la D218B ?Le Col du Granier semble un peu trop abrupt via Chapareillan. Alors on monte par la D12 et D12B ou St-Badolph et D12A ?Merci à l’avance pour tous vos commentaires !

Mathieu P.S. Je sais, c’est hors sujet… mais de circonstances : Je suis Charlie, moi aussi ! Paix à tous !
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Souvenirs de baroudes en camping-car - Aux commandes du "Groland-Express"!
Bonjour 🙂

Je vous propose, si vous le voulez bien, de découvrir mes souvenirs de baroudes en vieux "tromblon"... cela n'a pas duré bien longtemps, mais ce fut une expérience riche en enseignements !

Mon ancien véhicule ... Bedford CF230 1800cc année 1978 !



Le grand jour

Il est 15h30, à Romorantin, bourgade au milieu des domaines de chasse, quelque part en Sologne. Papiers en poche, les dernières vérifications sont vite réglées. Plein d'essence, et c'est parti ! Je viens d'acheter mon Bedford. L'impression de liberté m'accompagnant, les premiers kilomètres sont dévolus à la découverte des fonctionnalités : compteur à 5 chiffres, essuie glaces 'tout ou rien", feux et clignotants... Encore immatriculé en anciennes plaques dans le Loir-et-Cher, le "Groland-Express" fend la grisaille locale par ce samedi d'octobre 2009. Les panneaux défilent, direction Châteauroux ! Ne cessant de traverser des forêts immenses, l'Indre m'accueille après le pont de Selles sur Cher, et les maisons berrichonnes me rappellent que je suis encore loin du but : Ladapeyre, quelque part en Creuse.

Un convoi de "Traction" en goguette, certainement de retour d'une concentration, me gratifie de quelques appels de phares... la passion est plus forte que tout ! Si les fourgons aménagés font de même, certains "fortunés" avec des camping-cars valant le prix d'une baraque dans le Berry ont oublié la politesse, et me regardent d'un œil bizarre ... Bah, qu'importe, contrairement à eux, je n'ai pas à payer un crédit pour mon camping-car (et heureusement ^^) En tout cas, moi qui imaginais le Berry plat comme le port de Rotterdam... que nenni ! C'est même carrément vallonné ! Ah, le temps de la SEAT Ibiza est révolu !

Un petit village à l'est de Châteauroux... arrêt café. Troquet multi-services (café-tabac-snack-carburant-presse-dépôt de pain), avec le comptoir en zinc qui en a au compteur, et les toilettes au fond du jardin... tout y est. Un grand chocolat, et je suis reparti ! Après la traversée de La Châtre, ça devient "rallye"... au delà du panneau "bienvenue en Creuse", le bitume sent la France profonde ! Le Bed' résiste à merveille... il en a vu d'autres ! Et après 3h30 de route, je suis enfin un Bedfordiste rentré, et heureux...

Pousse-pousse à Charolles

Pour sa première grande sortie, un trajet vers Grenoble, ce fut la totale : départ de Guéret à 18h30, juste après avoir quitté le garage Iveco (pour faire réparer les freins avant...) et tout d'un coup... miledieu, j'ai oublié de prendre à manger ! Les supermarchés commencent à baisser le rideau, et je ne tente pas à m'aventurer place Bonnyaud pour aller au Monoprix ... Comment faire ? Après Montluçon, me vient une idée saugrenue : tourner à gauche dans le village de Doyet, et rejoindre l'aire d'autoroute A71, toute proche selon les panneaux... 3 km de piste en pleine nuit, en pleine cambrousse. Et une seule pensée me traversa l'esprit alors : plus jamais ! Non, c'est bien trop risqué, 3 kilomètres de piste, à la lueur des phares, sans trop savoir où j'allais ...

Charolles, il est 22h15. Une fois le plein d'essence et de café effectué, impossible de démarrer ! Clic, clic, fait le démarreur... Bon, allez. La Shell est en pente, donc je desserre le frein à main, et je pousse, essayant une technique bien connue des motards en panne de batterie pour démarrer. Marche arrière ... ça pogne ! J'embraye en tournant la clé de contact, et le Vauxhall démarre en toussotant. Une fois reparti, je ne l'arrêterai plus jusqu'à la Chapelle de Guinchay, où je dormis cette nuit là... Un mois et demi plus tard, je changeais le démarreur à Guéret...

Au pied des Menhirs...

Un samedi après midi, aux environs de Bellac (Haute-vienne), je prends la direction de Cieux, et Cinturat. Le domaine des fadettes et des lutins m'attend... Mais un panneau, au détour d'un croisement, appelle au devoir de mémoire : Oradour-sur-Glane... Tant d'innocents sont morts ici, massacrés par les SS. Ça fait un drôle d'effet d'y repenser : je m'étais promis d'y aller en 2009, mais je n'ai pas pu. Ce sera pour une autre fois.

Cinturat, petit village en pleine forêt. La route est à peine plus large que mon Bed', la lande austère et les futaies me font presque penser à l'Irlande... mais c'est bien une croix de St-Patrick que je vois ici ! Allez, on se gare au milieu de nulle part, en légère pente... hop, la cale va servir ! Et je me mitonne un petit repas scandinave : saumon, pâtes, bière ! Les éléments fondateurs de la culture gastronomique troll ^^

Ensuite, un cappuccino, et lecture de circonstance : "B-A BA des Lutins". L'appel de la forêt est trop fort, il est 21h, je m'en vais folâtrer dans les chemins creux... Un menhir est mon but !

Après une nuit peuplée de créatures diverses, un réveil à 8h du matin avec les écureuils à ma porte, je repris ma route vers La Souterraine, via Bellac, Le Dorat, Le Blanc, et Argenton sur Creuse ...

Psytrance Expedition

Et ce 6 février, me voici parti pour Porcieu-Amblagnieu, quelque part à la frontière entre l'Ain et le nord de l'Isère. Parti à 13h30, je passe d'abord dans un centre auto pour changer mes balais d'essuie glaces (ça arrive toujours au bon moment !)... Juste après avoir demandé au vendeur deux balais d'essuie glaces pour un Bedford CF, j'ai cru qu'il allait se convertir à Haré Krishna ... mais il a été sympa, il m'a prêté un mètre ruban pour que je mesure la dimension des balais. Finalement j'en ai trouvé une paire pour 7 euros et quelque. C'est parti. Route nationale tout le long. Tout va bien jusqu'à Voiron, en démarrant un peu fort à un feu, j'entends un craquement sinistre... je crains le pire : embrayage ? boîte de vitesses ? différentiel de pont ? Mais une fois arrêté, diagnostic : l'attache du berceau du siège a cédé ... Si ce n'est que ça ! Je verrai avec un carrossier que je connais bien, un point de soudure et ça ira ^^

Obstiné, je repars... passant le col du Banchet à 35km/h, une rampe de 12%... il peut monter le Lautaret, avec une bonne révision ! On continue. La météo n'est pas franchement une incitation au voyage, c'est simple, il pleut ! A 17h, j'arrive sur les lieux, et après une séance de patinage sur l'herbe détrempée, le stationnement sur le terrain "stabilisé" est de rigueur pour éviter de sortir la pelle allemande ! Oui, avec un camping-car à propulsion, on va éviter de prendre le risque d'être embourbé ...

Un petit sieston avant d'aller m'imprégner de musique... c'est parti pour 6 heures de trance psychédélique. Vers 4h30 du matin, je m'allonge sur la couchette du Bed'. J'ai eu très froid. Rajouter sur la liste : rideaux isolants... Et, ensuite, retour sans histoire sur Grenoble, avec 5 "stoppeurs" à bord... sacrée mécanique de tracteur !

Rencontres

Quelques rencontres en Bed... que je n'oublierai jamais.

Un Mercedes en goguette...

Midi, quelque part sur la route de Guéret à La Châtre (Indre). Je me suis trouvé un coin tranquille pour manger, en bord de route. La casserole de pâtes fume tranquillement, alors que le poste CD joue de la PsyTrance. Session "full-on" en Creuse !

Soudain, j'entends un bruit de moteur ancien, peut être un PL. Certainement un livreur... quelle surprise de voir débouler un Mercedes 508, carrément "teuffeur" (autocollants et panneaux de chantier, tenture hippie, couleurs psychédéliques...) Et apparemment aussi surpris de croiser un Bedford !

Grands coups de klaxon et appels de phares de sa part ! Même si il ne s'est pas arrêté, ça fait plaisir de voir que l'on est pas seul à vivre ainsi...

Le Ford à Dédé...

Encore une nuit sur l'aire des Monts de Guéret... je me prépare à faire la gamelle, quand un bruit de moteur au ralenti me fait tendre l'oreille... une voiture qui se gare là pour la pause ? Eh non, c'est bien un camping-car Ford, flambant neuf, qui cherche où se garer... après quelques manœuvres, c'est chose faite ! En sort alors un homme, 70 ans environ, qui semble péter la forme. Dédé. Pendant une bonne heure, nous discutons de nos vies, nos campings-cars, et j'ai vraiment ressenti quelque chose d'unique en lui parlant !

J'en garderai un souvenir impérissable, surtout parce que Dédé est venu me parler sans appréhension, sans aucun jugement, et a parfaitement compris mon choix d'une vie différente...

Une 504 pas comme les autres !

Le lendemain soir, encore à l'aire des Monts de Guéret, je suis allé manger à la cafétéria (d'ailleurs on y mange correctement), puis un cappuccino avant d'aller dormir... et, encore une surprise ! une 504 pick-up, avec une cellule camping-car... immatriculée en Creuse !

Aussi improbable et rare que mon Bedford ... Un couple de quinquagénaires descend, et on engage aussitôt la conversation. Voyages, aménagement, coins sympas à visiter, tout y passe ! Encore un café, et, le cœur ragaillardi, nous rentrons dans nos "cabanes" respectives ...

*****

Vikings en Bedford

Fin mars, un concert intéressant à Annecy : Dark Funeral, Nefarium, Carach Angren et Zonaria. Avec un copain, nous avons nos places depuis 15 jours. Et ce samedi après midi, c'est le grand départ ! Niveaux (eau, huile), pression des pneus, "tour de vérifications" (oui oui, comme au permis C)... habillés en mode "Black metal" (le copain tout en noir, sweat Bathory, rangers commando, moi en rangers gore-tex+treillis, t-shirt Darkthrone, veste à patchs et béret, on ne change pas deux Trolls contre une équipe d'Elfes ...) nous choisissons de sortir de Grenoble par St-Martin d'Hères (au niveau du grand magasin suédois visible de la rocade) Ça tombe bien, car dans le poste CD...

"Dei for i fra Nord... mot dei anna tid..." Un vieux chant Viking repris par le groupe Enslaved.

Les patelins défilent : Gières, Murianette, Domène, Le Versoud, Tencin, Goncelin, Pontcharra... et les ralentisseurs aussi.... bah c'est solide, les lames de ressort ! Enfin ça n'empêche pas le mode "fiesta" des boîtes de... chili con carne (!) qui bondissent dans les placards de la cellule ... Après Pontcharra arrive la pluie... mon navigateur s'étant endormi, je navigue "à vue", c'est à dire aux panneaux et avec le souvenir de la carte !

La grande ligne droite entre le pont des confluents (l'Arc et l'Isère) et Albertville m'offrira une frayeur monumentale : des trombes d'eau, et l'angoisse de l'aquaplanage... du coup, 70km/h, pas plus. Puis nous entrons dans la vallée de l'Arve, entre la cité médiévale de Conflans (on dirait un donjon...) et Albertville qui disparaît derrière nous.

Entre deux montagnes... une voie ferrée désaffectée, une route et une rivière. Ugine. L'après-midi est vraiment triste ici, nous ne nous attardons pas... Le black metal québécois tourne à fond dans les haut-parleurs, et nous fait disserter sur notre avenir... jusqu'à Doussard...

Annecy, on y arrive au crépuscule. Le lac est vraiment agréable à voir, illuminé par la ville, imposante, huppée, cossue. La salle, bien nommée (le Brise Glace) est là... surprise, hauteur limitée à 2.20m par une barre ! Donc, "demi-tour bourrin" (comprenez 'braquer à fond, puis reculer avec les warning pour repartir en trombe') et on entre sur le parking par... la seule entrée accessible (pô bien ! mais plusieurs C/C sont passés par là, ceux de l'organisation sans doute.) Gamelle au réchaud, cappuccino, "cigarillo, tu me colles à la peau" Et c'est le concert ! 3h30 de pure ambiance.

A minuit 20, nous quittons le parking, après un ultime délire sur du Nargaroth... et nous nous garons à St Férréol, en pleine campagne... tout simplement pour éviter d'être bloqués par les barres le lendemain... on ne sait jamais. Discussions sur l'écologie, la société, le sens du Black Metal et nos vies... ca nous mène à 2h du matin, où mon coéquipier choisit la capucine, alors je dors sur le grand couchage. Plus tard, il m'a dit "On y dort comme dans un bateau..."

Retour au pays

Au mois d'Octobre 2009, je viens de passer quatre jours sur Grenoble, pour voir ma famille... Puis le téléphone sonne ! Je suis embauché en tant que chauffeur routier, quelque part en Creuse. Toujours sur la brèche ! J'y vais !

Le Bed' démarre, toujours vaillant et prêt à tailler la route ! Après quelques contrôles de base, c'est parti. RN 75 jusqu'à Bourgoin Jallieu, puis la RN 6 jusqu’à l'est de Lyon. Hors de question de prendre l'autoroute, pas envie de payer en classe 3 ! Les côtes et descentes s'enchaînent jusque sur les Terres Froides (vers la Côte St André, le pays de Berlioz...) dans le poste, un petit Moonsorrow ! La descente de la combe des Eparres est négociée à 50km/h, comme en poids lourd ! Frein moteur pour éviter de s'emballer...

Après une traversée de Bourgoin semée de feux rouges, c'est que de la ligne droite jusqu'à Meyzieu, où je rejoins la rocade est de Lyon. Le trafic est important, et nombreux sont les poids lourds qui me doublent... Après la sévère montée de Rillieux, petite pause à Mionnay, histoire de faire refroidir le bouzin, et de prendre un café. La route est encore longue...

Puis c'est la descente de Genay, et une dizaine de kilomètres plus loin, le péage de Villefranche sur Saône. Je sors de l'autoroute ici. Alors commence la remontée vers Mâcon, par la route nationale. Trajet sans histoire. La nuit commence à tomber, alors, un temps je pense à m'arrêter pour dormir un peu... Mais je décide délibérément de continuer !

Mâcon sud, je tombe enfin sur le rond point de l'autoroute. La RCEA commence ici. Direction Charolles, puis Moulins et Montluçon, plein ouest ! Petite pause à la Shell de Charolles, comme d'habitude. Café, et plein d'essence. Consommation moyenne depuis Grenoble : 12 litres aux 100km. C'est moins pire que ce que je pensais !

La route continue... Paray le Monial, Vitry, Dompierre... Je traverse la campagne déserte de l'Allier. Pas de panne ici SVP. Le Bed' tient bon, chauffe un peu, heureusement qu'il ne fait que 10 degrés dehors ! Nouvelle pause juste avant Montmarault... Et nouveau café. 10 minutes pour me dégourdir les jambes, et je repars !

A Montmarault justement, des voitures venant dans l'autre sens me font des appels de phares. Il est 22h. Je m'attends à voir les gendarmes... et ca n'a pas manqué !

"Bonjour, les papiers du véhicule et votre permis de conduire SVP" "Ok, les voici !" "Contrôle d'alcoolémie. Soufflez dans l'appareil, jusqu'au bip." "Pffffff BIIP" (rien) "Très bien, tout est en ordre. De quelle année est votre véhicule ?" "De 1978." "Ah, comme ma fille ! Bonne route à vous." 😄 "Merci, bonne soirée !"

La traversée de Montluçon ne posera aucun problème, la ville est déserte. Il est 22h45. Enfin ! Direction Guéret/Poitiers... Je m'engage sur la RCEA, qui est maintenant à 2x2 voies sur le reste du trajet. A 23h10, le panneau tant attendu apparaît à la lueur de mes phares : Département de la Creuse ! Ça y est !

Plus que quelques kilomètres... Je sors au niveau de Jarnages, puis file vers le nord.

Il est 23h40, je suis rentré. Quel voyage !

La Chevauchée des Ménestrolls, par là bas à travers ...

Et donc, ce jour froid et humide de janvier 2010, j'appelle un de mes amis Metalleux de l'époque, à savoir Skog, et je lui propose une petite virée en Bedford. Il accepte sans discuter, et il me rejoint à en banlieue Ouest de Grenoble, sur le parking "visiteurs" de la résidence où habitaient mes parents à l'époque. Eh oui, parking visiteurs... Car le Bed' ne pouvait pas entrer sur le parking dévolu aux propriétaires et locataires de la résidence, impossible de le manœuvrer sans risques, non seulement pour son intégrité de carrosserie, mais aussi par peur d'égratigner un véhicule plus moderne... Donc, nous nous retrouvons sur ce parking. Tour de vérifications (comme avant chaque départ, eh oui, comme à l'épreuve pratique du permis PL !), 10 minutes de montée en température du moteur, je branche mon walkman MP3 de l'époque sur la prise USB du poste radio (entre parenthèses, le seul truc électronique monté dans le Bedford !) et en avant pour la France !

Nous sortons donc de la ville par la route du pont de Catane, la meilleure option pour s'insérer sans souci sur l'autoroute urbaine A480 qui traverse l'agglo, du nord de St Egrève au sud de Claix et jusqu'à la jonction avec la branche nord de l'A51. Autoroute urbaine surchargée aux heures de pointe, mais aussi, bien évidemment, quand viennent les vacances d'hiver, c'est une route d'accès majeure aux stations de l'Oisans, du Dévoluy, et même Gresse en Vercors... Et c'est un peu avant, à hauteur de Pont de Claix, et de sa magnifique tour d'alarme (tour ressemblant à un phare, mais abritant l'alarme pompiers permettant d'annoncer un accident à la plateforme chimique toute proche...), que nous quittons l'A480. Nous nous retrouvons immédiatement sur une route 2x1 voies, sans possibilité de dépassement pendant plusieurs kilomètres... Et un premier test pour les phares et feux du Bed', un magnifique tunnel... A l'entrée du quel il est précisé "Distance minimale entre deux véhicules : 70 mètres" par un panneau bien visible. Évidemment, personne ne respecte ça, et toute la "noce" des véhicules suiveurs se colle à nos basques. Bien forcé de ralentir, le tunnel étant limité à 80 km/h, j'encaisse la "rage routière" des possesseurs de Taudis A3 TDI et autres voitures onéreuses de "frimeux" qui, en nous doublant rageusement 5 km plus tard, nous feront bien comprendre que "la route est à eux" et que nous n'y avons pas notre place, avec notre armoire normande sur roues ^^ Manque de pot pour eux, j'ai l'habitude de ce tunnel : je l'ai pris je ne sais combien de fois, en véhicule présentant ô combien plus de risques que le Bed' : à savoir un ensemble routier tracteur + semi citerne... Option produits chimiques (!) Il est samedi, alors bien sûr, les véhicules relevant de la RTMD (réglementation du transport de marchandises dangereuses par la route) ne roulent pas !

Peu nous chaut, nous continuons sur la route. A notre gauche, arrive le terrain vague sur lequel, des années auparavant, s'élevait l'usine Enichem Polymères (groupe ENI, anciennement Agip). Il n'en reste rien que quelques fondations éparses, dans une savane d'herbes jaunies, similaire à ce qu'on croise en forêt des Landes après la tempête de 1999...

Sur ces considérations post-apocalyptiques, nous prenons volontiers le pont routier surplombant la gigantesque plateforme Arkema de Jarrie/Champ sur Drac, accompagnée de l'usine AREVA et du dépôt Air Liquide... Tous ces logos sympathiques nous rappellent que nous sommes bel et bien en zone SEVESO. Inutile de s'en approcher, encore moins d'ouvrir les fenêtres ! Quelques kilomètres plus loin, ayant retrouvé le plancher des vaches, nous entrons dans le défilé de la Romanche (non, pas Gromanche comme dans Groland ^^), le torrent, affluent du Drac, qui naît dans le secteur de Bourg d'Oisans. C'est dans cette localité que nous nous rendons, à vitesse très modérée. Le passage au droit des Ruines de Séchilienne, après le contournement de Vizille (haut lieu de la Révolution Française) est impressionnant, on s'attend à tout moment à prendre 3.000.000 de mètres cubes de roches dans la poire (ça devait se produire il y a 40 ans, un lotissement entier a été exproprié et rasé, une déviation routière et un aqueduc ont été construits, et puis bon, Grenoble et Vizille sont toujours debout...) Bonne nouvelle, la rude et étroite traversée de Livet-et-Gavet et d'une partie de Rioupéroux n'est plus obligatoire, une déviation bien conçue fait son office pour éviter les bouchons. A la bonne heure !

Ensuite, nous attaquons une portion en 2x2 voies, limitée à 110. A quoi bon se prendre la tête, dans ces conditions et la rampe de 3%, le Bed ne dépasse pas 75 km/h ! De fait, nous nous faisons violemment déposer par toutes sortes de voitures plus... conventionnelles que notre engin de teufeur ^^ Et c'est à ce moment là que se justifie notre surnom de "Ménestrolls" : le troll étant une créature de la mythologie scandinave, et le cœur à chanter, nous entonnons un ancien chant Viking en Danois ancien, le "De To Spellemenn", dont voici une vidéo musicale ! Ça reste du Metal bourrin, donc vous êtes libres de ne pas écouter...

https://www.youtube.com/watch?v=ea6j-Lda58E

En gros, c'est l'histoire de deux sœurs, dans un village Viking ancien. Et une des deux est malchanceuse en amour... Deux ménestrels ("Spellemenn" en Danois) arrivent au village, et jouent. La sœur la plus malheureuse en amour lance un sort pour séduire un musicien. Manque de bol, le sort échoue, et se retourne contre elle : non seulement l'autre sœur (donc la plus chanceuse) part en couple avec le ménestrel, mais la "sorcière" meurt brûlée par une force occulte le lendemain...

Emportés par l'élan Viking bien compréhensible, surtout sur une route de Trolls (en pleine vallée, traversant des forêts et des étendues désolées, avec une rivière qui serpente...), nous nous mettons à chanter en yaourt et à l'unisson éraillé par la cigarette :"Saucisson, Tradition, Baston, Pâtes au Saumon, Viande des Grisons" (allez savoir pourquoi !) Bons vivants, les Metalleux ? Plus que jamais !

Aucun souci mécanique, le Bed' chauffe normalement, et l'essence ne manque pas dans le réservoir. Le rayon de braquage impressionnant (des années après, je ne m'en remets pas !) nous aide bien dans les rond-points les plus serrés. Tout va bien. Les balais d'essuie glaces font aussi leur office, pour lutter contre la bruine ! Feux de croisement allumés, bien sûr, pour ça.... J'ai toujours fait un peu comme les Scandinaves, justement ! Qui, eux, allument leurs feux de croisement à la moindre chute de luminosité... (et chez eux, Norvège, Suède, Finlande, Danemark, c'est obligatoire !)

Nous arrivons à Bourg d'Oisans... exactement 1h25 après notre départ de Grenoble, en bon état (l'équipage comme le tromblon)...

Nous nous baladons quelque peu en ville, et nous trouvons sans peine un troquet pour boire... une Bière, évidemment ! La pause toilettes s'impose aussi, le Bed n'étant pas pourvu de WC chimiques.

Ensuite, une petite halte au supermarché de la ville (Super Casino il me semble), nous achetons là bas... Un pack de bière Belge (on n'en a jamais assez ^^) et un saucisson de "par là bas à travers" !

Retour sans histoire, bon souvenir, carrément barré (autant dans la musique, dans le véhicule, que dans le look : treillis noir pour le pote, camouflage pour moi, Rangers au pied, sweat Pagan Metal pour moi, tee shirt Taake et perfecto pour mon coéquipier, et bien évidemment, le béret pour moi, ajoutez à cela le marteau de Thor au cou et vous aurez le tableau complet) !

Au plaisir de vous lire ! 🙂
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Rencontre à Lyon samedi 16 juin 2012
Voyageuses, voyageurs...

Je vous propose de nous retrouver le samedi 16 juin, au Parc de Miribel-Jonage, au barbecue asiatique du Mékong.

Spécialités d'Asie faites sur place, choix de plats chauds à 5-6 euros en moyenne, brochettes à 1-1.50€, boisson à 1.50€-2€ (sauf la bière chinoise un peu plus chère).

Venez (et repartez...) quand vous voulez à partir de 12h30, l'après-midi, le soir....



Si vous venez en voiture, ce serait sympa de prévoir table et chaises de camping pour qu'on puisse se mettre un peu plus au calme.

Accès

En voiture: A42 direction Genève sortie 4 Parc de Miribel Jonage, puis parking après 2 ronds-points direction lac du Morlet (ne pas franchir le pont). A vélo (itinéraire 100% sur du plat): par la piste cyclable qui remonte le Bouvelard du 11 Novembre 1918, puis on passe sous l'autoroute et on la longe (ne pas remonter par les berges du Rhône, c'est la galère pour s'orienter dans le parc de la Feyssine, sauf pour ceux et celles qui connaissent bien) En bus: Ligne 83 arrêt plage du Morlet (puis franchir le pont à pieds)

Attention l'endroit n'est pas facilement repérable, il est planqué derrière des arbres: c'est à l'ouest du parking (bien visualiser le plan n°2). La veille de la rencontre mon n° de portable sera indiqué SOUS MON AVATAR: j'explique car apparemment pour la dernière rencontre beaucoup n'avaient pas trouvé 😏 C'est la photo sous mon pseudo avec les 2 vrai-faux pêcheurs, il suffira de cliquer dessus pour que mon n° s'affiche dessous. (Je fais ça pour éviter que mon n° reste définitivement sur VF ).

Les plans-plans





Alors? Kikivient? 🙂
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