Carnet de voyage en Afrique Centrale
Jeudi 16 janvier 2003
Arrivé 2040 à Libreville. Justin, le chauffeur de WCS (Wildlife Conservation Society) à Libreville attendait à la sortie du terminal pour me conduire a mon hôtel, le Tropicana. J’y retrouve Bryan, le directeur des Réserves Nationales au Congo, et Debra, une chercheuse qui prépare un doctorat sur les chauves souris. Ils m’annoncent que notre départ pour Bomassa sera repoussé à samedi. Tant mieux, que j’aie au moins le temps de m’adapter un minimum.
Vendredi 17
Au bureau de WCS, j’installe les programmes Flitestars et Mapstars sur mon Mac avec l’aide de Peter, un pilote autrichien approchant la cinquantaine et qui vole pour WCS sur son propre avion. Il a fait fortune en vendant des lunettes puis a vendu son magasin avant de traverser l’Afrique avec son Cessna 182. En fin de matinée, direction l’ambassade du Congo pour ma demande de visa. Refoulé à l’entrée par le gardien, je dois retourner au Tropicana pour enfiler un pantalon à la place de mon short. Le visa de 3 mois coûte 210 000 cfa, moitié moins pour les membres de WCS. Plus tard dans l’après midi, nous allons faire les courses pour Bomassa. 200 kilos de nourriture, alcools et cigarettes.
Samedi 18
À 0900 nous chargeons l’avion avant de décider de repousser le vol à dimanche. Because mauvais temps. J’en profite pour faire laver l’avion et ajouter des coordonnées sur Mapstar, un programme de gestion de points GPS installé la veille sur mon Mac. Plus tard dans la soirée, un Antonov 24 s’écrase à l’est de Libreville, suite à une panne électrique et la panique probable de l’équipage. Au bar de l’aéroclub, tout le monde s’étonne qu’il ait tourné autour de D’jemba au lieu de rejoindre la côte. Apparemment, personne dans l’appareil n’avait une lampe de poche (obligatoire) ni même un briquet ou des alumettes pour éclairer ne serait ce que le compas…
Dimanche 19
Bryan, qui souffrait depuis plusieurs jours d’un abcès à la fesse, part à l’hôpital, où le médecin décide de l’opérer sur le champs. Il ne pourra voyager qu’en fin de semaine et je décolle donc seul pour LaLopé, une des plus anciennes réserves du Gabon, où je récupère le Dr Boo, une biologiste britannique de son vrai nom Fiona Maisels, avant de continuer vers Kabo pour les formalités douanières, puis Bomassa, camp où je serai désormais basé. En vol, Boo contacte Bomassa par la HF et nous décidons de laisser l’avion à Kabo. Nous terminerons le voyage par la route pour ne pas risquer d’être surpris par la nuit. Décollé de LaLopé à 1400 + 3h30 de vol + une demie heure pour la police des frontières…, bref, la nuit tombant à 1800, même si la dernière branche se fait en 10 minutes, c’est trop risqué pour un premier atterrissage à Bomassa. La piste fait 600 mètres et surtout elle est étroite, bordée par de la végétation plus haute que les ailes.
Finalement nous arrivons plus tôt que prévu et les formalités sont rapides. Comme la route est bloquée, c’est une pirogue qui est venu nous chercher. Une douzaine de villageois nous aident à charger nos 300 kilos de frêt et bagages à la lueur des torches, et des vers luisants. Puis une heure encore à remonter le fleuve Sangha, dans l’obscurité. Juste le bruit du moteur et les étoiles.
Lundi 20
A 0630 sortant d’un rêve au décors européen (Paris ?, Lausanne ?), je me réveille étonné d’être en pleine forêt tropicale. Après le petit déj. j’entreprends de nettoyer une étagère et d’installer ma chambre, entièrement grillagée contre les moustiques, puis commence à faire l’inventaire des documents de l’avion.
En fin de matinée, je me rends vers la piste, à un petit kilomètre du camp, en suivant un sentier étroit, sorte de tunnel de verdure, inquiet d’une éventuelle rencontre avec un éléphant. Ils courent bien plus vite que nous paraît-il.
Au village, Madame Djony, l’infirmière du dispensaire qui se trouve être aussi la femme du conservateur du camp, m’adjoint une jeune fille de 22 ans, enceinte de son 4ème enfant, pour m’accompagner. La piste est bien plus longue que je ne l’imaginais. Je demande quand même une pirogue pour aller observer l’approche depuis la rivière. Peter m’avait dit que les derniers 100 mètres de finale frôlaient les arbres.
J’ai surtout envie de faire un tour sur ce fleuve qui me fascine autant. Large de plus de 100 mètres, il est l’axe de vie de toute la région. Pour la pêche, le transport, pour se laver ou ne serait ce que pour sortir de cette claustrophobie que provoque la densité de la forêt.
Puis je rentre au camp et déjeune seul, en commençant à parcourir le manuel de vol du Cessna, lorsque Boo me propose de l’accompagner elle et son guide pygmée pour rejoindre une clairière avec un mirador où elle compte passer la nuit. Elle souhaite profiter de la pleine lune pour observer les éléphants. A vrai dire les compter, afin d’évaluer la qualité et l’évolution de fréquentation de cette clairière. C’est encore la meilleure façon de surveiller les activités des braconniers.
Ainsi entre l’aller et le retour je m’offre deux heures de marche en pleine brousse pour terminer la journée. Derrière un petit bonhomme qui avance à toute vitesse, la machette posée sur son bras comme un bébé endormi. L’occasion de découvrir enfin la jungle, la vraie jungle, jusqu’ici seulement fantasmée au travers de romans d’aventure.
En quelques kilomètres, je croise déjà des termitières hautes comme des maisons de 2 étages, des papillons gigantesques, en tout cas suffisamment pour qu’ils s’autorisent quelques secondes de plané entre 2 battements d’aile, et des arbres de 30 mètres parfois entièrement emballés dans une toile d’araignée si dense qu’elle est pratiquement opaque. Les films de Spielberg n’étaient donc pas exagérés ?! Heureusement que je me suis acheté une caméra vidéo, sinon personne ne me croira.
Après le dîner, je m’installe dans le bâtiment qui fait office de bureau, une grande pièce climatisée, la seule, à cause des nombreux ordinateurs et appareils électroniques qui souffriraient trop rapidement de l’humidité. Dans un coin, une grande télévision et une vidéothèque de plusieurs dizaines de cassettes et DVD, pour tous les goûts. Je visionne quelques documents sur l’Afrique tropicale jusqu’à 2230. Le groupe électrique est éteint à 2245 et je finis ma phrase à la bougie.
Le premier soir, en revenant de la salle de bain dans la nuit, j’étais déjà impressionné parce que je devais enjamber d’anciennes traces d’éléphants (ils viennent dans le camp pendant la nuit), lorsque j’ai refermé machinalement ma main sur un insecte infernal qui s’est envolé en hurlant comme un hibou. Boo m’a dit le lendemain que c’était une espèce de grillon. Par le bruit, la variété et la taille, cet endroit est un véritable Disneyland d’insectes.
Mardi 21
Ce matin, une heure de camion pour faire 30 km, sur une piste boueuse et cahoteuse. Nous allons récupérer l’avion à Kabo. Pompé 200 litres de carburant pour compléter les réservoirs dans les ailes. Mais le tonneau est vide avant que j’aie terminé et le poids dans les ailes est maintenant déséquilibré. Pendant que M. Djony, le conservateur du camp palabre avec la police locale, je regarde dans le manuel de vol s’il y a une limitation de dissymétrie. La piste est relativement longue, 1200 m, mais elle est bordée d’arbres très haut. L’impression de devoir décoller dans un corridor. 10 minutes seulement de vol pour rejoindre Bomassa. Vue d’au dessus, la piste paraît soudain très courte, je prolonge la vent arrière et m’autorise une longue finale.
Sur le bord du terrain, un groupe de villageois attend que M. Djony et moi sortions de l’appareil. Le conservateur me dit que c’est devenu une habitude maintenant, ils viennent se faire une opinion sur la qualité de chaque nouveau pilote en se référant au premier atterrissage. Depuis le temps, ils sont tous devenus experts en arrondis.
En fin d’après midi, nous préparons avec Boo le vol de demain. 43 waypoints à rentrer manuellement dans le GPS, pour un survol de clairières. A l’heure de l’apéritif, nous recevons la visite inattendue d’une jeune américaine, à peine 20 ans. Membre du Corps de la Paix (un organisme US qui envoie des jeunes volontaires sur le terrain avec très peu de moyens), elle vit depuis 2 ans, seule occidentale (Californie) dans un petit village au bord du fleuve à 2 ou 3 kilomètres au sud de Bomassa. Cet après-midi, elle remontait la Sangha en pirogue-stop, se dirigeant nonchalamment vers Yaoundé pour reprendre pied vers un semblant de civilisation. Je suis bluffé.
Pendant le souper, Boo m’énumère les différentes tâches qui seraient utiles dans le camp. A envisager pour des éco-touristes, volontaires ou éventuellement amis de passage : enseigner l’anglais aux assistants chercheurs congolais, corriger les traductions de rapports de l’anglais vers le français, organiser l’herbier, concevoir des visuels descriptifs pour les animaux que l’on peut observer depuis le mirador, etc… et avant d’aller nous coucher, nous regardons une vidéo, « the jerk » avec Steve Martin, à la fraicheur de l’air conditionné du bureau.
Mercredi 22
Notre vol photographique, qui était prévu à 0800, tombe à l’eau c’est le cas de dire. Le ciel est chargé et l’on aurait besoin d’une bonne lumière pour pouvoir détecter d’en haut les traces d’anciennes pistes d’éléphants. Nous nous rendons tout de même à l’avion pour installer le matériel. Mais le socle qui était prévu pour fixer la caméra sur l’avion a disparu. De retour au camp, nous en faisons fabriquer un en bois par Alphonse, l’ébéniste.
En attendant, je lis le numéro de mars 2001 du magazine National Géographique, qui relate l’aventure de Mike Fay, le prédécesseur de Bryan à Bomassa. Mégatransect, un raid de 2000 kilomètres à pied à travers la forêt équatoriale. Et je découvre avec jalousie que Nicolas Kozon, l’un des premier pilotes de WCS Congo, dont j’ai repris la place, est cité en fin d’article. J’ai néanmoins eu la chance de rencontrer Mike à Libreville. Il m’a raconté comment il s’était fait attaquer par une femelle éléphant(une défense lui a transpercé le bras), le 31 décembre dernier. Très chanceux, son biceps a été épargné de justesse, il ne lui reste que de longues cicatrices des 2 côtés du bras qu’il pourra montrer fièrement dés son retour à New York.
Aujourd’hui, nous avons fait 3 aller-retours jusqu’à la piste, 2 en camion et 1 en pirogue, pour mettre au point notre nouvelle fixation de la caméra. J’en ai profité pour faire connaissance avec les 2 instituteurs de l’école située en bord de piste. Un jour je viendrai filmer le cours.
A notre dernier retour au camp, celui en pirogue, nous accostons en même temps que 2 suisses allemands, attendus depuis hier soir. Un couple qui travaille depuis 6 ans à Mayumba en Centre Afrique, pour un organisme similaire. Ils ont du évacuer leur camp à cause des évènements politiques de Noël et viennent de descendre la Sangha pendant plus de 3 heures dont la moitié sous une pluie torrentielle. Boo les connaît bien, quand à moi je fais leur connaissance pendant le dîner. Leur activité est beaucoup plus axée sur l’écotourisme qu’ici, où nous n’avons qu’une ou deux cases de passage.
Jeudi 23
Le temps ne nous permettra pas, aujourd’hui encore, de faire ces photos. L’occasion de créer un compte e-mail pour la connexion satellite et de commencer à visionner mes anciennes cassette Hi8 que j’ai fait transférer sur DV en achetant le caméscope. Le soir nous nous installons tous les quatre dans le bureau pour regarder la vidéo « Et au milieu coule une rivière » de Robert Redford avec Brad Pitt. A la fin du film il nous faut faire un effort pour réaliser que nous sommes toujours en pleine forêt.
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Vendredi 24
A 1000, le brouillard finit par se lever et nous décollons pour aller filmer les bais, un terme pygmée qui désigne ces clairières où les éléphants laissent des traces de leur passage, indice que la zone n’aura pas encore été prise d’assaut par les chasseurs. Je suis peu habitué à ce genre de vol, succession de virages serrés à faible vitesse et des trajectoires précises à tenir sans visibilité du cadrage de la caméra, qui est pointée sur la verticale exacte de l’avion. Lorsque pour corriger le cadre j’incline l’avion vers la gauche, la caméra balance vers la droite... Bref, de quoi se mélanger les pinceaux et les premières bais nécessitent plusieurs passages, le temps de me faire la main. Finalement, ce sera un vol de plus de 2 heures pour un circuit d’à peine 200 km, avec au final une petite douzaine de bais dans la boîte. Demain, le secteur sud de la réserve représente un circuit de 400 km !!
Nous passons le reste de la journée à traiter les images, en prélevant pour chaque séquence la ou les photos qui permettront de reconstituer l’intégralité des clairières. Avant la nuit, il me faut encore refaire le plein du Cessna, à partir d’un baril de 200 litres et d’une pompe électrique branchée sur la batterie du camion.
Samedi 25
0900, décollage pour le circuit sud. Mais le vol doit être interrompu après seulement 4 bais, lorsque nous nous apercevons que l’alternateur ne charge plus la batterie. Après quelques essais, je décide d’éteindre tous les instruments électriques. Heureusement, nous nous orientons à partir du GPS portable de Boo. Cela me permet aussi de couper la batterie et de garder assez de courant pour sortir les volets à l’atterrissage.
Sur la piste de Bomassa, je démonte le capot et entreprends avec Fay, le Mr électricité du camp, de mesurer les tensions de la batterie ainsi que de l’alternateur. Mais déjà, il n’y a plus assez de courant pour démarrer l’avion. Et demain je suis attendu à Libreville !! Nous décidons que je démarrerai demain avec 2 batteries de voiture (12 volts) montées en série (la mienne est en 24 V). Il faudra juste faire particulièrement attention à l’hélice en remontant le capot.
De retour au bureau je rajoute quelques points de précaution dans le GPS de Boo, le long du trajet vers Libreville. Une simple ligne droite pendant 4 heures, mais je serais quand même rassuré avec quelques pistes de dégagement disponibles au milieu de cette forêt interminable qui, d’en haut, ressemble à un champ infini de persil ou brocoli.
Soudain, Boo lève la tête de son ordinateur et me fait signe de regarder par la fenêtre. Un éléphant est là, 2 mètres derrière la vitre. Je me jette sur ma caméra dont je n’ai pas encore eu le temps de consulter la notice. Au diable la balance des blancs, je suis excité comme à mon premier concert pop, à 15 ans.
Avec prudence, nous sortons du bureau pour varier les prises de vue. Je m’étais déjà trouvé à quelques centimètres d’un éléphant, fasciné par le regard désabusé de son œil rond. C’était à la ménagerie du cirque Knie, il avait un pied enchaîné et l’air bien élevé.
Ici, même à 10 mètres, il est impressionnant par sa puissance contenue. A quel moment va-t-il se contrarier ? Celui-là est un habitué du village et s’appelle Gentil, parce qu’il ne s’est encore jamais montré agressif. Mais il lui suffit de faire un pas dans ma direction en levant sa trompe et je détale comme un lapin, traversant la moitié du camp sans me retourner.
Le soir, nous invitons à notre table Mme Djony. Son mari, est parti à Brazzaville pour toute la semaine. Elle nous raconte la douzaine d’accouchements qu’elle a déjà effectué au village, sans déplorer une seule complication. Le plus long et le plus difficile a duré vingt minutes. C’était pour la dernière épouse du vieux Mamatt, le mécanicien. Elle a 16 ans, lui approche la soixantaine. C’est sa troisième femme et il veut encore lui faire au moins 8 enfants.
Comme chaque soir, je retrouve dans la salle de bain la salamandre rose au-dessus du lavabo, l’araignée grise derrière le réservoir de la chasse d’eau et en invité exceptionnel aujourd’hui, une chauve souris qui fait des looping silencieux en rasant les murs. J’attends qu’elle termine son show pour m’installer devant le miroir avec ma brosse à dent. Je sais bien qu’elle bénéficie d’un radar ultra performant, mais la pièce est suffisamment exigüe pour activer le code alerte de mon T-CAS (alarme anti-collision).
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Dimanche 26
A 0830, démarrage épique de l’avion sous l’œil éberlué de la moitié du village. On a branché les 2 batteries 12V en série pour fournir les 24V requis par le démarreur, sans solliciter la batterie de l’avion dont j’aurai besoin pour faire la radio en arrivant à Libreville. Maintenant le plus délicat reste à faire. Fixer le capot du moteur par ses 36 visses, à quelques centimètres de l’hélice qui tourne à 700 tours minute, régime du ralenti.
Boo est debout sur les freins, pendant que je me mets à plat ventre sur le capot, tournevis en main, et que Fay écarte les bras pour tenir les enfants à distance. C’est ce moment précis que choisit un touriste sorti de nulle part, sorte de globe-trotter équatorial ou routard tropical, pour débarquer à l’improviste. Il espère une place dans l’avion mais Boo le reçoit comme un chien dans un jeu de quille.
Pas le temps de bavarder, je décolle sans les volets, pour Kabo à 10 minutes au sud ouest. Les douaniers ont été prévenus que je ne pourrai pas éteindre le moteur.
A 0900 je redécolle de Kabo et c’est parti pour 4 heures de vol sans radio, sans indicateur de niveau d’essence, sans pompe pour transférer le carburant depuis les réservoirs auxiliaires vers les principaux. Et avec pour seul instrument de navigation au dessus de cet océan de verdure, un GPS portable dans lequel j’ai ajouté à la va vite un ou deux aérodromes pas trop éloignés de la route en cas d’imprévu.
Je m’exerce à estimer des coordonnées sur la carte pour ajouter en vol un troisième aérodrome dont je décide d’essayer la verticale. A travers les nuages, j’aperçois la bande brune de latérite. Je suis fier de mon coup et soulagé de constater que je peux aussi compter sur ce genre d’improvisation.
Suis monté péniblement à 10'500 pieds pour profiter d’un vent arrière qui pousse mon oiseau à 140 kts, vitesse sol. La consommation est descendue à 14 Gallons, soit moins de 60 litres par heure. J’en ai environ 280 dans les réservoirs principaux, plus 120 litres dans les supplémentaires montés en bout d’ailes. Mais aujourd’hui je ne compte pas dessus.
A la verticale de Mitzic, il me reste un peu plus d’une heure de vol et je m’autorise une cigarette. Le gyro directionnel, ou conservateur de cap, a lâché depuis 20 minutes. Je ne vole plus qu’au GPS en essayant de maintenir mon horizon le plus droit possible. Mais un 206, ce n’est pas aussi stable qu’un Fokker. Il suffit que je m’absente 10 secondes et je me prends 30 degrés dans la vue.
La couche commence à se souder aussi je décide de descendre avant les Monts de Cristal, pour éviter d’avoir à traverser la couche sans connaître le relief. A 80, puis 40, puis 20 nautiques, j’essaie sans succès de contacter LBV (Libreville). J’avais piqué un peu au nord en espérant obtenir une semi-directe pour la piste 16, mais faute d’un contact radio je me trouve obligé de contourner la CTR (zone de contrôle) par l’est de la ville et, comme nous avions prévu cette éventualité, me rends directement à Nyounié, un petit terrain en herbe de 600 mètres à 25 minutes au sud de LBV, qui dessert un lodge de week-end. Je le connais pour y avoir effectué les 2 tours de piste d’évaluation auxquels a procédé Peter avant de confirmer mon embauche en décembre dernier.
La procédure d’urgence pour une arrivée sans radio à LBV n’était pas envisagée parce que l’avion est immatriculé à Brazza et je n’ai pas encore ma licence congolaise. Pas le moment de me faire remarquer.
Après plus de 4 heures dans l’appareil je suis bien tenté de me poser sans autre formalité, mais pour le principe je me force à effectuer au moins un passage de précaution (en général pour faire partir les bêtes) puis décide d’approcher très à plat depuis la mer, plutôt que de piquer après les arbres en arrivant de la forêt. Il me reste tout de même assez de batterie pour sortir 20° de volets et c’est tant mieux parce qu’une brise légère me pousse dans le dos. Bref, …posé pas cassé, j’arrive juste à temps pour le déjeuner.
La terrasse est bondée et je m’incruste à une table dans cette foule en goguette d’employés du secteur pétrolier. Me sens comme un agriculteur ardéchois qui, après 4 jours de marche, arrive au marché d’Aubenas pour vendre sa récolte. Tous ces gens m’ont l’air de citadins et je ne sais pas quoi leur dire.
Après le repas, je demande une chambre à l’hôtelier pour me reposer et m’assoupit pour une sieste moite lorsque le bruit de l’avion de Peter me sort de ma somnolence. Il rentre de Gamba (sud du Gabon) avec un jour d’avance, parce qu’il doit aller récupérer Cath, directrice de recherche à LaLopé, qui en est à son 6ème mois de grossesse et se tape une méchante crise de palud. Personnellement je suis juste content de rentrer à Libreville… On viendra récupérer mon avion avec 2 jerrycans d’essence et une VHF portable avant la tombée de la nuit.
Lundi 27 – mardi 28
Outre les problèmes de maintenance à régler, je profite de ce séjour pour acheter des bougies de chauffe pour le Land Cruiser de Bomassa, qu’on devait pousser au démarrage depuis plusieurs jours. Ainsi qu’un stylo feutre parce que les bics ne fonctionnent pas bien sur papier humide, et une corde de 30 mètres en cas d’ arborissage forcé. J’ai lu ça dans « L’avion du blanc ».
Pour me rassurer, Carribou, un technicien québecois de chez 2AG (Air Affaires Gabon), m’explique que autant à la cime qu’au pied des arbres, on a de toute façon peu de chance de passer la nuit sans se faire dévorer par les insectes, en premier lieu les fourmis qui sont particulièrement bien organisées pour ce genre de travail. Il a le sens de l’humour, le bougre, mais pour le moment, je prends tout au pied de la lettre.
C’est d’ailleurs avec ce même bonhomme que je m’aperçois, en mettant à jour les documents de l’avion, que l’inspection des 50 heures était due il y a déjà plus de 10 heures. Normalement je n’ai droit qu’à 5 heures de tolérance. A la bonne heure, on est en Afrique…mais du coup on ne repartira que mercredi.
Mercredi 29
Décollage 1100. Etape à LaLopé pour un déjeuner meeting avec Lee, le jeune et populaire directeur de WCS Gabon, ainsi que David, un vénérable journaliste un peu amidonné mais néanmoins fort sympathique du National Géographique.
Dans l’avion, Lisa (encore une chercheuse) se trouve mal et me remplit deux sachets pic-nics… Heureusement pour elle, son voyage s’interrompt à la première escale. Sur la seconde branche, nous survolons les chutes d’Ivindo, puis par quelques légers détours, j’en profite pour repérer le maximum de pistes de dégagement.
Jeudi 30 - Bomassa
Dés le matin, je profite du trajet de Madame Djony, qui part faire sa provision d’eau potable avant de se rendre au dispensaire, pour apprendre à manœuvrer la pirogue sous la surveillance bienveillante du pinassier Jean-Pierre Kouyas. Il ne s’agit pas seulement de brancher la nourrice et de tirer sur une corde de démarreur, mais bel et bien de diriger cette longue et étroite embarcation dans le courant. Et surtout, repérer les hauts fonds qui, selon le niveau de l’eau, pourraient bloquer la coque et la mettre en travers du remous.
Pendant 10 minutes, nous remontons le fleuve, dépassant avec précaution les pêcheurs et villageois qui avancent en poussant sur un long bâton. La rame n’est vraiment utile que dans le sens de la descente.
Si les pêcheurs ont souvent de belles pirogues, voir parfois un petit moteur, les femmes ou les enfants qui vont chercher de l’eau ou attraper le poisson de leur prochain repas, semblent tenir en équilibre sur des barcasses à peine salubres. Ainsi cette jeune mère encore adolescente qui, debout sur une planche vermoulue, longe la rive avec un nouveau né attaché dans son dos et 2 enfants en bas âge, accroupis à l’avant. Sans même parler du danger, ça doit bien lui prendre la matinée, de venir chercher ses quelques litres d’eau.
Nous arrivons à la source. J’imaginais une petite cascade d’eau cristalline qui jaillirait de la roche. Mais c’est juste un bras de rivière qui vient se jeter dans la Sangha et dont l’eau est à peine plus claire parce que le courant est moins fort. Bien sûre, une fois au camp elle sera filtrée avant de remplir les bouteilles d’eau minérale dont je n’avais pas jusqu’alors soupçonné le recyclage perpétuel. Les robinets et douches du camp sont directement alimentés par la Sangha, via un réservoir surélevé. D’où cette couleur un peu terreuse qui incite à la prudence.
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Vendredi 31
C’est maintenant une routine bien rodée, lorsqu’un vol est prévu à l’avance, je m’organise pour ravitailler l’avion et contrôler son huile la veille. Ca me donne une chance de garder les mains propres au moins pour la première branche. Je profite ce matin-là d’installer avec du grillage à moustiques et des serre-joints en plastique une protection sur les sorties à l’air libre des mes réservoirs. Principalement contre les nids d’insectes.
L’avion dort dehors sur la piste. J’aurais bien voulu le pousser sur le préau de l’école, afin de laisser la piste libre pour un éventuel avion égaré. Mais le chef du village me propose au contraire de l’éloigner de la cour, parce que les enfants la semaine et les adultes le week-end viennent y jouer au foot. De toute façon, ça fait longtemps qu’il est question de construire un hangar, ne serait ce que parce qu’il n’est pas rare que des éléphants viennent sur la piste pendant la nuit. Il suffirait que l’un d’eux ait besoin de se gratter le dos, et l’on se retrouverait soudain à une demi-journée de pirogue de Ouesso, la ville la plus proche.
L’après midi, je me plonge enfin dans la notice de mon caméscope, et tente quelques plans sur les incroyables migrations de fourmis qui traversent le camp.
Dans la foulée, j’expérimente la fonction contre-jour en espérant immortaliser dans les arbres les premiers singes que j’aie jamais vu en liberté.
Je me suis installé sur la grande table en bois, prés du massif d’arbres principal qui règne au centre du camp. L’ensemble est d’autant plus imposant qu’il surgit d’une termitière haute de 3 mètres. Et alors que tranquillement j’écris ces lignes en sirotant une bière limonade, dans l’ambiance filtrée d’une fin d’après-midi paresseuse, je reçois sur la tête une pluie de brindilles, feuilles et fruits, qui semblent tomber soit d’une poussée de sève, soit d’un courant d’air en altitude. Je lève la tête et c’est là que j’aperçois mon premier spécimen de cercopithèque. Un petit singe, quoi ! Silencieux et discret, il se faufile entre les branches comme un écureuil, mais plutôt de la taille d’un gros chat avec une queue 2 fois plus longue. Moins que celle du Marsupilami, toutefois.
Well, je suis encore loin d’avoir les compétences d’un zoologiste, mais de jour en jour j’apprends à reconnaître les signes de la forêt qui annoncent la proximité d’un animal. Tel un pygmée stagiaire, je suis sur mes gardes dés que j’entends un craquement de branche, accompagné ou non d’un bruit de respiration ou d’une odeur caractéristique. Je me méfie surtout des éléphants derrière les fourrés. Je n’ai pas encore eu la chance de voir des gorilles, donc pour le moment, les singes que je connais sont très légers et font à peine tomber des petites branches. En ce moment même, il y en a un juste au-dessus. Je l’observe à travers le feuillage et ses gestes me rappellent quelque chimpanzé ou babouin que j’aurais pu voir au zoo de Bâle. Du coup je me rends compte de la tristesse de cette captivité.
Samedi 1er février
Bomassa – Kabo – Mokabi – Impfondo – Bomassa : d’abord pour récupérer Paul, le responsable des activités hors réserves de WCS-Congo et son assistant Bienvenue. Je les emmène à Mokabi, l’une des stations forestières (logging company comme ils disent ici) qui pullulent dans la région. Ceux-là sont français, la société Rougier, mais il y a aussi des libanais, des chinois et même des congolais.
Un seul arbre peut valoir jusqu’à 10'000 $ paraît-il, si son essence est précieuse et que la structure de la fibre rende son bois particulièrement décoratif. Bien sûre c’est une extrême, mais ça donne quand même un ordre de grandeur des intérêts qui sont en jeu.
D’un point de vue purement botanique, il est désormais communément admis que la forêt, si elle est exploitée dans les règles de l’art, bénéficie d’un meilleur cycle de carbonne que lorsqu’elle est laissée à son état le plus sauvage, ce qu’on désigne par forêt primaire. Le vrai problème de l’exploitation forestière, c’est surtout les compagnies asiatiques qui coupent absolument tout sans faire de détail, mais aussi la chasse et le braconnage qui sont les seuls moyens de nourrir en viande les centaines voir milliers de travailleurs qui vivent en forêt.
Plusieurs expériences d’élevage ont déjà été tentées, mais culturellement aussi bien qu’économiquement, cette option ne tient pas la route compte tenu de l’abondance du gibier. Aussi, les sociétés de conservation se contentent elles de négocier avec les compagnies et les gouvernements des accords de bonne conduite garantissant le respect des espèces classées protégées mais aussi l’inviolabilité de certaines réserves bien délimitées. Au final, on assiste à une sorte de course de territoire entres les compagnies qui veulent des concessions et les organismes de conservation qui veulent des réserves protégées.
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Dimanche 2 février
Ce matin nous partons pour Brazzaville où je dois me faire établir enfin une licence congolaise. Nous avons retiré les sièges arrière pour charger un barril de 200 litres d’Avgas parce qu’il n’y a plus de carburant pour les avions à pistons dans la capitale du Congo. Et aussi 2 glacières vides qui nous permettront de ramener des provisions.
De nouveau, la moitié des notables du village sont réunis au bord de la piste pour assister à notre départ. Quand Monsieur le Directeur Bryan s’en va, c’est un peu les parents qui partent en week-end, laissant la maison aux aînés qui surveilleront les plus jeunes.
Je remonte la piste et, à 30 mètres du seuil, effectue mon demi-tour en flirtant avec la végétation du bout de chaque aile. Plein gaz, je lutte un instant avec le palonnier pour garder l’appareil au centre de la bande. A mi-piste, je jette un coup d’œil au badin (indicateur de vitesse) et l’aiguille ayant à peine décollé du zéro, décide en une fraction de seconde d’abandonner le décollage… juste la place de m’arrêter.
C’est ma première accélération-arrêt non simulée depuis que je vole. Sans l’indicateur de vitesse, il serait tout de même hasardeux d’effectuer une montée à pleine charge, ou même une approche sur une piste aussi limitative. Aussi je remonte à nouveau la piste en expliquant à Bryan, impassible, que le pitot (capteur de pression dynamique accroché sous l’aile) a peut-être été obstrué par de l’eau ou un insecte. Auquel cas, je serai coupable d’avoir bâclé ma prévol.
En tout les cas, je veux vérifier ça avant de tenter un second décollage. Je lui demande de surveiller l’aiguille pendant que je souffle dans le pitot. Elle bouge, …à priori c’était simplement notre poids qui a prolongé le roulement de façon inhabituelle.
Cette fois-ci, je partirai la queue dans les feuillages, puissance établie sur les freins, et m’applique à soulager le train avant en tirant légèrement sur le manche dés le début de l’accélération. A mi piste, l’aiguille n’est toujours pas rentrée dans l’arc blanc (limite de vitesse autorisée avec les volets), mais je sélectionne 2 crans de volets et à 80 mètres des buissons, tire sur le manche en poussant un juron. Alors que je continue d’accélérer dans le lit de la Sangha, je tourne la tête pour regarder Bryan.
Ce type me sidère, il a gardé cette même expression sarcastique qu’il a quand il vient de vider son 3ème Gin Tonic. Plus de 300 heures par an, il confie sa vie à des pilotes rencontrés au bar de l’aéroclub de Libreville, sans broncher un sourcil. Doit avoir des problèmes de famille, c’est pas possible.
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Lundi 3
Brazza. Le marché couvert, les étalages de fruits et légumes tenus par des meutes de mamas en concurrence, des boutiques crasseuses de bric et de broc. Les quartiers populaires sont infiniment plus intéressants que le centre ville.
Avant de demander ma validation de licence, je dois obtenir un certificat médical. En route pour l’hôpital, nous remontons une file interminable de voitures qui attendent devant une même station service que le courant soit rétabli. Des enfants proposent aux impatients, pour le double du prix, de l’essence au noir qu’ils transportent dans des bouteilles de pastis. En fin de matinée, la garde Présidentielle fera disperser la file, parce que Sassou veut sortir de son Palais.
Dans un grand bâtiment jaune qui de l’extérieur paraissait désaffecté, un assistant me fait pisser dans un gobelet, puis déshabiller pour l’électrocardiogramme, puis rhabiller pour les tests de vue et d’audition. Je lis à 30 cm, puis à 2 mètres une phrase écrite en tout petit sur un grand tableau et il me donne 10 comme pour une épreuve de lecture.
Ensuite, avec un casque sur les oreilles je dois mettre ma tête dans une sorte de demi-caisse insonorisée. Mais avec la rumeur de la rue, le ronron du vieux climatiseur et les bavardages dans la salle d’attente, impossible d’entendre les sons aigus. J’ai quand même une bonne note.
Profitant de ma consultation avec le médecin, qui a fait son internat à Bordeaux au siècle dernier, je lui parle des oeufs de vers que j’ai sous la peau des pieds, du médicament que m’a donné Madame Djony contre les bactéries intestinales et des interminables démangeaisons que me provoquent des piqûres de je ne sais quoi, mais ce ne sont pas des moustiques. Après m’avoir diagnostiqué une insuffisance neurologique en me tapant sur les genoux et les chevilles avec son marteau, il dresse une ordonnance longue comme le bras. A lui tout seul, il pourrait redresser l’économie pharmaceutique du pays…
Mardi 4
Sur la terrasse de notre hotel, l’Hyppocampe, que dans un premier temps j’avais pris pour le camp des Hippopotames à cause de l’accent de Bryan, nous croisons le Directeur de WCS-Congo Kinshasa accompagné d’une grande congolaise distinguée. John et Mamy Tchiwhawha. Nous convenons d’aller manger ce soir tous ensembles dans un restaurant vietnamien. Nous serons sept : John et Mamy, Bryan et Bruno, un belge né à Kinshasa qui est logisticien pour le parc de Koncouati (sanctuaire pour les tortues Luth) au nord de Pointe Noire. Puis Angela et Djenzy, les 2 étudiantes britanniques que nous sommes venus récupérer hier soir au vol Air France.
Mais c’est vraiment Mamy qui attire les faveurs de mon inspiration du jour :
sorte de conseillère ou secrétaire d’Etat au Ministère des Affaires Etrangères de la République Démocratique du Congo, elle est en même temps sophistiquée et très familière. Affectant de jouer les citadines, elle s’effraie de nos conditions de vie en forêt. Tour à tour, elle captive par des considérations straté-géopolitico-mondaines, interrompues de « …mais je ne devrais jamais vous dire ça, ce sont des secrets d’Etat ! », ou nous charme par des attentions bienveillantes à chacun. Notamment à l’intention des 2 jeunes chercheuses fraîchement débarquées et qui sont encore toutes timides.
Mais Mamy ne comprend pas l’anglais, aussi prend elle ostensiblement un air d’ennui quand nous ne parlons plus en français.
John est un sacré numéro lui aussi. Il approche la soixantaine et se tape à tout bout de champ sur la cuisse en poussant des rires hystériques. Depuis plus de vingt ans en Afrique, il parle couramment le Swahili et correctement le Lingala. Enfin, je ne peux pas vraiment juger, mais j’en crois Mamy qui lui fait toute sa logistique, par amitié et admiration. En fait, pour avoir l’occasion de voir du pays, j’imagine.
A la fin du repas, je remarque que Mamy a habilement et discrètement récupéré les morceaux de viande intacts laissés dans son assiette et celle de John. Avec un savant dosage de condescendance et complicité, elle demande au serveur qu’il lui prépare un paquet à emporter. Dans un premier temps elle m’explique derrière un sourire embarrassé qu’elle risque d’avoir faim plus tard, en travaillant sur le rapport qu’elle doit terminer avant de se coucher. Plus tard, elle évoque les enfants de ses voisins qui seront bien contents d’avoir un extra. Personne n’est dupe. Elle est prise entre deux mondes. L’un pauvre où le gaspillage est intolérable. L’autre privilégié, où par une simple affaire de rang, d’attitude, de rencontre, on se retrouve à brasser des millions en paroles, comme s’ils étaient dans notre poche. Un monde de faux semblants et de vraies disproportions.
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Mercredi 5
3 heures 30 de vol pour rentrer à Bomassa. Cette fois-ci nous sommes 4 dans l’avion, les 2 filles se rendant au camp de M’Belly où elles doivent rester 6 mois. C’est une sorte de grande clairière à environ 3 heures de notre camp. Dont un tiers de voiture, un tiers de pirogue et le dernier tiers à pied. En 2000, on y a fait construire un mirador de luxe, c’est à dire une maison posée sur des pilotis à une dizaine de mètres de hauteur. Et depuis 2 ans, des scientifiques de tout poil s’y relaient pour observer la démographie et le comportement des gorilles. Il paraît que le site est exceptionnel !! Mais quand-même, pour cohabiter pendant 6 mois voir plus dans une paillotte haut-perchée, il faut être drôlement passionné par son sujet.
Jeudi 6
Je suis tout seul !!! Bryan et les filles, mais aussi la moitié des travailleurs sont partis à M’Belly. Demain, une délégation de 15 VIP américains arrive à Bomassa pour aller passer le week-end au mirador et il faut tout organiser. Le transport, la nourriture, les boissons, de l’eau et surtout, des lits.
Livré à moi même, j’avance dans mon feuilleton tant et si bien que pour la première fois je me couche vraiment tard. Et lorsque je quitte le bureau pour regagner ma chambre, le groupe électrique est déjà éteint depuis belle lurette. Nous sommes en saison sèche, aussi le ciel est couvert et l’on n’y voit que pouic.
Sans lampe de poche, j’avance à tâton dans le noir, essayant de suivre la piste en sable qui traverse le camp. Jamais je n’ai entendu si fort les bruits de la brousse. Les grillons, la civette, le hocheur, le moustac… non, bien sûre je fabule, en revanche le daman est bien réel. Ça commence doucement avec un hululement bref et répétitif, mais qui s’amplifie démesurément tout en devenant rauque comme si l’animal allait finir par se déchirer les cordes vocales. C’est le genre de cri qui à lui tout seul en donne pour son argent au touriste venu se dépayser quelques jours loin des bruits d’ascenseur. Un bruit qui, émotionnellement parlant, vaut largement une charge d’éléphants ou une meute de gorilles depuis un mirador. J’essaie de marcher vite, surtout parce qu’à tout moment je peux mettre le pied sur une colonie de fourmis qui traversent mon chemin, et les plus grosses d’entre elles, celles chargées de protéger la colonne, brûlent comme une piqûre de guêpe. Quel est le sagouin qui n’a pas remis la lampe de poche à sa place ?
Vendredi 7
Bryan et les travailleurs sont de retour en fin de matinée, juste une heure avant l’arrivée de la délégation des supers VIP. Un avion spécial de Libreville les a posé à Kabo et une cortège de 3 Land Cruisers flambants neufs les amène par la route.
Parmi eux, le fondateur du camp de Bomassa, son excellence l’ancien ambassadeur des Etats Unis à Brazza, son excellence la nouvelle ambassadrice des Etats-Unis a Brazza, son excellent directeur des réserves protégées en Alaska, …un peu égaré ce drole d’Inuit, et tout un aéropage de Directeurs et conseillers en tout genre.
Pendant le dîner, les discussions ne manquent pas de déraper des quatre pneux sur l’imminence de la guerre en Irak, et les tergiversations de la France. Peu en forme, et n’ayant pas la repartie pour défendre la cause irakienne, je m’esquive entre le fromage et la poire.
En arrivant aux douches où je m’apprête a faire ma toilette rituelle du soir, j’ai un haut le cœur avant même de pénétrer dans la pièce exigüe. Une araignée velue de la taille de ma main trône immobile sur la porcelaine du wc, juste à hauteur d’un éventuel mollet innocent. Je ne demande pas mon reste et file au bureau chercher la caméra. En chemin, je m’interroge sur mon devoir de solidarité d’en informer la délégation.
Considérant l’araignée suffisamment en évidence, je décide de m’abstenir afin de préserver au moins pour le premier d'entre eux, la qualité d’émotion de cette rencontre avec la forêt.
Samedi 8
Au petit matin, toute cette fine équipe ré-embarque dans les Land Cruiser en route pour la fameuse clairière de M’Belly. Et à nouveau je suis seul au camp. Je déambule entre les cases en m’imaginant en Robinson des bois, déjà organisé et prêt à affronter des années de solitude. A vrai dire, j’ai rendez-vous à 16 heures au village pour participer au match de foot des adultes.
Je passe une partie de la journée dans le bureau à feuilleter des rapports et des articles sur les divers sujets écologiques qui préoccupent nos chercheurs. Et je m’aperçois alors que plusieurs noms cités en référence ou dans les bibliographies sont des familiers de la station et connus par la plupart des travailleurs. Combien de fois ne m’a t-on pas demandé des nouvelles de MM. Blake, Ruggiero, Faye, Morgan, … ces éminents pionniers de la conservation en forêt pluviale africaine.
Dimanche 9
A midi, je dois récupérer deux météorologues de Toulouse accompagnés de leurs homologues congolais à Ouesso, le chef lieu de la région Sangha, à 30 minutes de vol au sud de Bomassa. Leur avion arrivant de Brazza a une heure de retard. En patientant, je me permets imprudemment une assiette de bouillon de gazelle accompagné d’un fanta tiède, histoire de m’immerger dans la torpeur exotique de la buvette de l’aéroport.
De retour sur le tarmac, je regrette de ne pas avoir pris ma caméra. Il y a là tous les notables de la région, attendant eux aussi l’Antonov de Brazza qui amène le nouveau Préfet de la région ainsi qu’un Ministre chargé de son intronisation dés demain.
Les femmes ont sorti leurs robes multicolores et les hommes leur meilleur costume. Sous l’aile de mon cessna, parqué à la limite du bitume pour laisser à l’avion régional la place de faire son demi-tour, toute une délégation d’endimanchés attend à l’abri du soleil. Devant le terminal, des cortèges d’associations se sont installés avec leurs slogans inscrits sur des panneaux blancs : le Centre de Promotion de la Femme en Politique, la SAMAS Association Maman Antoinette Sassou N’Guesso, l’AMIRA Les militaires.retraités et anciens combattants de la Sangha…
L’avion arrivé, je retrouve mes 4 bonhommes au pied de la passerelle, après la dispersion des officiels. Un rapide passage aux autorités nous permettra de régler les taxes d’aéroport et, ceci est nouveau, des frais de chancellerie. A bien y réfléchir, la justification de cette perception insolite est tout à fait désopilante. Il s’agit simplement de faire payer au voyageur de passage des frais d’établissements de facture. Dans un pays en guerre civile, c’est d’une courtoisie plutôt civilisée. Pendant toutes ces civilités, je m’occupe de charger les bagages dans l’avion.
Ça me fait plaisir d’avoir des français à mon bord, qui plus est fraîchement débarqués de Toulouse. Aussi je m’autorise à leur offrir un service soigné et nous rejoignons Bomassa en suivant le lit du fleuve, quelques mètres au-dessus de l’eau. Peut-être 5 minutes de vol en plus à cause des virages mais, sauf si l’on a le mal de l’air, ça en vaut vraiment la peine. A hauteur des arbres, on a l’impression de traverser la jungle sur une autoroute, de voir la forêt en coupe, survolant les pirogues en battant des ailes pour répondre aux signes d’amitiés. Au sortir d’un virage en coude, une douzaine d’enfants jouent au foot sur un banc de sable isolé au milieu du fleuve. A se demander comment ils y ont accédé car je n’aperçois aucune embarcation.
Arrivé à la piste, je saute par dessus les arbustes et effectue un premier passage un peu moins bas que d’habitude parce que je n’ai jamais volé aussi chargé et ça se ressent dans les commandes. En tout cas, je vois bien à leurs visages que mes passagers ont été emballés par le spectacle.
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Mardi 11
Bonjour à tous,
Je partirai peut-être bientôt au Gabon (Libreville) pour bosser. Je n'ai pas encore toutes les précisions mais a priori c'est un contrat expat (et de toutes façons si ce n'est pas le cas ce sera sans moi...). J'aurais besoin de votre expérience sur ce type de contrat et sur d'autres points plus pratiques (vie à Libreville). Précision: j'ai deux baby (en fait un "à naître" dans les quinze jours) et deux chats. Je laisse Madame vous interroger sur ce qui peut les concerner :D
1/ Le contrat d'expat: auriez vous des exemples d'avantages généralement prévus par ce type de contrat? (déménagement (aller/retour), logement, électricité et gaz, voyages internationaux, véhicule, tél portable, sécu/mutuelle, rappatriement sanitaire, éducation, primes, autres). Si vous voulez me donner un exemple chiffré de contrat (le vôtre par exemple), ça pourra utilement m'éclairer, merci :) Si vous préférez que je vous donne mon email pour ça pas de problème.
2/ Biens et services: avez vous une connection internet et si oui chez quel opérateur? tarif? prestation (ADSL? 56K?)? rapidité de l'installation et de la mise en service? gaz et électricité: idem que supra, service de banque: vous êtes vous ouvert un compte dans une banque ayant son siége/un établissement à Libreville? Si oui chez qui? Eléments à surveiller/auxquels il faut faire attention. Point annexe: on paye comment dans les commerces (gros magasins): liquide, chéque, CB??? logement: y a t-il des agences de location à éviter? à privilégier? Des points auxquels il faut faire gaffe dans les contrats de loc gabonnais? Points annexes: y a t-il des coins à préivilégier pour se trouver un appart? (a priori la villa on verra plus tard :D). Tiens d'une manière générale vous avez une villa ou un appart? Vous pouvez me donner la surface, la localisation globale de votre habitation et le montant de votre loyer? véhicules: un concessionnaire mieux que les autres? Ou à éviter? Votre boîte vous aide t-elle pour acheter une voiture?
3/ sécurité Le gros point noir que je vois d'ici: les policiers. Le problème: j'aime la photo et j'ai du matériel pas trop mauvais (réflex num et quelques objectifs dont quelques uns assez chers), or on m'a dit d'éviter de l'emmener ou au moins de le sortir car il ne serait pas rare que le martériel soit confiscqué par la police ou les douanes pour des motifs tels "qu'espionnage" ou "pédophilie", le matériel ainsi saisi étant ensuite revendu aux photograpes "pro" locaux pour utilisation pendant les mariages etc. Je vous avoue que ça me refroidit pas mal. Any coments? D'autant plus que j'ai lu ici-même que les mange-miles, puisque c'est a priori comme ça qu'on les appelle, sont assez "présents" (€€€€). A ce propos, quel est votre budget "mange-miles" mensuel?
Bon pour le moment c'est tout ce que j'ai en tête. Si vous pouvez déjà m'aider avec ça c'est sympa. Meeeeeeeeeeerciiiiiiiiiii :D
Je partirai peut-être bientôt au Gabon (Libreville) pour bosser. Je n'ai pas encore toutes les précisions mais a priori c'est un contrat expat (et de toutes façons si ce n'est pas le cas ce sera sans moi...). J'aurais besoin de votre expérience sur ce type de contrat et sur d'autres points plus pratiques (vie à Libreville). Précision: j'ai deux baby (en fait un "à naître" dans les quinze jours) et deux chats. Je laisse Madame vous interroger sur ce qui peut les concerner :D
1/ Le contrat d'expat: auriez vous des exemples d'avantages généralement prévus par ce type de contrat? (déménagement (aller/retour), logement, électricité et gaz, voyages internationaux, véhicule, tél portable, sécu/mutuelle, rappatriement sanitaire, éducation, primes, autres). Si vous voulez me donner un exemple chiffré de contrat (le vôtre par exemple), ça pourra utilement m'éclairer, merci :) Si vous préférez que je vous donne mon email pour ça pas de problème.
2/ Biens et services: avez vous une connection internet et si oui chez quel opérateur? tarif? prestation (ADSL? 56K?)? rapidité de l'installation et de la mise en service? gaz et électricité: idem que supra, service de banque: vous êtes vous ouvert un compte dans une banque ayant son siége/un établissement à Libreville? Si oui chez qui? Eléments à surveiller/auxquels il faut faire attention. Point annexe: on paye comment dans les commerces (gros magasins): liquide, chéque, CB??? logement: y a t-il des agences de location à éviter? à privilégier? Des points auxquels il faut faire gaffe dans les contrats de loc gabonnais? Points annexes: y a t-il des coins à préivilégier pour se trouver un appart? (a priori la villa on verra plus tard :D). Tiens d'une manière générale vous avez une villa ou un appart? Vous pouvez me donner la surface, la localisation globale de votre habitation et le montant de votre loyer? véhicules: un concessionnaire mieux que les autres? Ou à éviter? Votre boîte vous aide t-elle pour acheter une voiture?
3/ sécurité Le gros point noir que je vois d'ici: les policiers. Le problème: j'aime la photo et j'ai du matériel pas trop mauvais (réflex num et quelques objectifs dont quelques uns assez chers), or on m'a dit d'éviter de l'emmener ou au moins de le sortir car il ne serait pas rare que le martériel soit confiscqué par la police ou les douanes pour des motifs tels "qu'espionnage" ou "pédophilie", le matériel ainsi saisi étant ensuite revendu aux photograpes "pro" locaux pour utilisation pendant les mariages etc. Je vous avoue que ça me refroidit pas mal. Any coments? D'autant plus que j'ai lu ici-même que les mange-miles, puisque c'est a priori comme ça qu'on les appelle, sont assez "présents" (€€€€). A ce propos, quel est votre budget "mange-miles" mensuel?
Bon pour le moment c'est tout ce que j'ai en tête. Si vous pouvez déjà m'aider avec ça c'est sympa. Meeeeeeeeeeerciiiiiiiiiii :D
bonjour à tous voila mon mari a eu une proposition de contrat à port gentil, nous sommes tous enchantés mais mon soucis principal est la santé de mes enfants j'ai deux garcons de 13 et 8 ans et une petite poupette de 4 mois. tout d'abord j'aimerai savoir si les hopitaux sont fiables, si il y a des pediatres mais je me pose aussi beaucoup de questions sur l'hygienne courante et les précautions quotidienne dans une discution j'ai pu lire que pour le bain des bébés il fallait faire bouillir l'eau avant quel inconvénient!!! ma petite puce ne pourra pas etre vaccinée contre la fievre jaune avant de partir trop jeune le risque existe t il vraiment? de plus je sais en qualité d'infirmière que les anti paludéens ne peuvent etre pris au long court faute de détruire le foie bref c'est la seule chose qui m'inquiète bien qu'après 4 ans passés aux antilles nous avons tous eu la dengue et nous sommes tous en pleine santé.
en ce qui concerne les cours par le cned pour mon fils qui rentrera en sept prochain au lycée est ce mieux approprié que la pension a libreville on ne s'est jamais quitté donc pour moi la pension ce serait rude et concernant mon 2eme petit oustiti vaut il mieux l'inscrire depuis la fance ou une fois sur place
merci à toutes et tous pour vos réponses à venir barbara dans le 01
🙂bonjour,
j'ai "zappé" qu'il fallait un des 2 documents suivants pour obtenir le visa touristique pour le gabon : attestation résa hotel ou certificat hebergement, sachant que mon vol est le 31 octobre😠
Quelqu'un(e) aurrait une suggestion pour obtenir l'un ou l'autre rapidement et à un coup raisonnable??
J'ai tellement hâte de découvrir ce pays qui doit être magnifique...
J'ai tellement hâte de découvrir ce pays qui doit être magnifique...
Bonjour amis voyageurs, je projette de partir au Gabon a la fin de l'année et je me rends compte qu'il est très difficile de trouver des infos sur ce pays! Pas de guide de voyage en français, ca va être sport!
Alors voila je fais appel à vous pour des infos concernant l'hebergement, trouve t'on dans le pays des guest house bon marché pour jeunes voyageurs peu soucieux du confort...??? Et si oui quelle est la fourchette des prix! Merci d'avance pour vos réponse... See you!!!
Bonjour à tous!
Mon employeur devrait me faire partir en expatriation famille à POG vers le mois de décembre pour une durée de 18 à 24 mois. Pour ma famille et moi c'est l'aventure car on ne connait pas du tout l'Afrique, pour l'instant nous n'avons fait que le Moyen Orient et l'Amérique du Sud.
J'ai forcement plein de questions mais je vais faire le tri histoire d'avoir des réponses sur les plus importantes:
La santé: - ce qui me fait le plus peur c'est le palu, j'ai un enfant de 2 ans, et avec ma femme sur 18 mois c'est clair que nous en feront un second! Est-ce qu'il y a des expats qui peuvent me faire part de leur expérience et leur point vue sur le risque réel face à ce parasite à POG? Est-ce que vos enfants prennent un traitement? - Est-ce que certaines d'entre vous (Mesdames) avez accouché au Gabon? Est-ce que le suivi est bien fait?
La sécurité: - Les sites de conseils aux voyageurs parlent de nombreux cambriolages noturnes à mains armées, est-ce que c'est vrai? est-ce réellement courant ou sporadique? - Dans le cas d'un réel risque, y a t-il des quartiers sécurisés? - Je devrai partir régulièrement sur plateforme, est-ce qu'il vaut mieux que je paie un garde la nuit? Est-ce que l'on en trouve facilement?
L'éducation: - Quel type d'école maternelle on trouve sur POG? Pourriez vous me donner les bonnes adresses, même si c'est hors de prix, les indemnisations avec mon patron ne sont pas encore terminées d'être négocier!
Le coût de la vie: - Combien ça coûte la vie au Gabon? J'imagine de consommer local ne coûte pas chère, mais dès que l'on sort un peu ça donne quoi? Faire des excurtions c'est faisable? Les loisirs?
J'espère que mes questions ne sont pas trop crues pour les Gabonnais, j'en ai connu quelques uns pendant mes études et je me souviens que ce sont des gens adorables, mais je préfère être directe, surtout sur les questions de santé et de sécurité. Ma famille c'est ma vie et je ne veux pas qu'une expat devienne une mauvaise expérience juste pour gagner quelques euros de plus. Je sais que le pays est magnifique, que les paysages sont merveilleux et que si tout se passe bien nous rentrerons la tête plein de bon souvenirs.
Merci à ceux qui prendront un peu de leur temps pour me répondre.
Sincères salutations
Fabrouch
Mon employeur devrait me faire partir en expatriation famille à POG vers le mois de décembre pour une durée de 18 à 24 mois. Pour ma famille et moi c'est l'aventure car on ne connait pas du tout l'Afrique, pour l'instant nous n'avons fait que le Moyen Orient et l'Amérique du Sud.
J'ai forcement plein de questions mais je vais faire le tri histoire d'avoir des réponses sur les plus importantes:
La santé: - ce qui me fait le plus peur c'est le palu, j'ai un enfant de 2 ans, et avec ma femme sur 18 mois c'est clair que nous en feront un second! Est-ce qu'il y a des expats qui peuvent me faire part de leur expérience et leur point vue sur le risque réel face à ce parasite à POG? Est-ce que vos enfants prennent un traitement? - Est-ce que certaines d'entre vous (Mesdames) avez accouché au Gabon? Est-ce que le suivi est bien fait?
La sécurité: - Les sites de conseils aux voyageurs parlent de nombreux cambriolages noturnes à mains armées, est-ce que c'est vrai? est-ce réellement courant ou sporadique? - Dans le cas d'un réel risque, y a t-il des quartiers sécurisés? - Je devrai partir régulièrement sur plateforme, est-ce qu'il vaut mieux que je paie un garde la nuit? Est-ce que l'on en trouve facilement?
L'éducation: - Quel type d'école maternelle on trouve sur POG? Pourriez vous me donner les bonnes adresses, même si c'est hors de prix, les indemnisations avec mon patron ne sont pas encore terminées d'être négocier!
Le coût de la vie: - Combien ça coûte la vie au Gabon? J'imagine de consommer local ne coûte pas chère, mais dès que l'on sort un peu ça donne quoi? Faire des excurtions c'est faisable? Les loisirs?
J'espère que mes questions ne sont pas trop crues pour les Gabonnais, j'en ai connu quelques uns pendant mes études et je me souviens que ce sont des gens adorables, mais je préfère être directe, surtout sur les questions de santé et de sécurité. Ma famille c'est ma vie et je ne veux pas qu'une expat devienne une mauvaise expérience juste pour gagner quelques euros de plus. Je sais que le pays est magnifique, que les paysages sont merveilleux et que si tout se passe bien nous rentrerons la tête plein de bon souvenirs.
Merci à ceux qui prendront un peu de leur temps pour me répondre.
Sincères salutations
Fabrouch
Bonjour,
Dans le but de m'expatrier un petit moment, je n'arrive pas à me décider sur le choix de ma terre d'accueil. Je recherche le dépaysement, l'aventure mais aussi la possibilité de m'installer et de travailler dans le pays (salarié ou monter une boite) et j'hésite entre le Gabon et Madagascar. Je sais que ces 2 destinations sont différentes mais ce sont 2 destinations qui m'attire 😇 mais que je ne connais pas Donc voilà si vous connaissez ces 2 destinations merci de partager votre expérience, vision des choses ect... Peut être même pouvez vous m'exposer les avantages et inconvénients de chacune de ces destinations pour que j'arrive à faire mon choix.
merci encore à tous ceux qui prendront le temps de me répondre 😉
Dans le but de m'expatrier un petit moment, je n'arrive pas à me décider sur le choix de ma terre d'accueil. Je recherche le dépaysement, l'aventure mais aussi la possibilité de m'installer et de travailler dans le pays (salarié ou monter une boite) et j'hésite entre le Gabon et Madagascar. Je sais que ces 2 destinations sont différentes mais ce sont 2 destinations qui m'attire 😇 mais que je ne connais pas Donc voilà si vous connaissez ces 2 destinations merci de partager votre expérience, vision des choses ect... Peut être même pouvez vous m'exposer les avantages et inconvénients de chacune de ces destinations pour que j'arrive à faire mon choix.
merci encore à tous ceux qui prendront le temps de me répondre 😉
Bonjour à tous
Je suis nouvelle sur le forum et je trouve le concept du forum excellent
Voila je pars dans 15 jours au gabon( il me tard avec impatience) j 'aurai aimé avoir des témoignages sur le pays savoir vos impressions: ce qui vous à bouleverser, subjuguer, fasciner ........
Merci à tous
JE SUIS "PRENEUSE" de tous renseignements concernant la vie à Libreville-Gabon je vais m'y installer en janvier 2007 et j'ai besoin de tout savoir, tout en vrac, vous pouvez y aller !
Merci
Merci
Hommage au président Omar Bongo,
Oui, grand coup de chapeau à un homme qui vient de signer les décrets d'application pour l'ouverture de 13 parcs nationaux au Gabon, qui vont permettre de protéger 11 % du territoire de ce pays et surtout de protéger une faune unique en son genre, singes mandrills, gorilles de forêts, éléphants de forêts, antilopes sittatungas et j'en oublie....
Tout celà également grâce à la ténacité de Michael Fays qui a traversé les forêts du Gabon à pied et a recensé une grande partie de la faune de ce pays ainsi que les régions à protéger, et qui a permis de faire prendre conscience aux autorités de l'importance de la protection de l'environnement.
Mais encore fallait il trouver un interlocuteur capable de prendre les bonnes décisions, ce qui a été fait grâce au président....
Dieu lui rende grâce et puisse t il donner des idées à d'autres hommes politiques....
Soyons optimistes...
Avez vous déjà vu un hippopotame se laisser porter par les vagues de l'Atlantique....ce sera bientôt une chose possible.
A bientôt,
Oui, grand coup de chapeau à un homme qui vient de signer les décrets d'application pour l'ouverture de 13 parcs nationaux au Gabon, qui vont permettre de protéger 11 % du territoire de ce pays et surtout de protéger une faune unique en son genre, singes mandrills, gorilles de forêts, éléphants de forêts, antilopes sittatungas et j'en oublie....
Tout celà également grâce à la ténacité de Michael Fays qui a traversé les forêts du Gabon à pied et a recensé une grande partie de la faune de ce pays ainsi que les régions à protéger, et qui a permis de faire prendre conscience aux autorités de l'importance de la protection de l'environnement.
Mais encore fallait il trouver un interlocuteur capable de prendre les bonnes décisions, ce qui a été fait grâce au président....
Dieu lui rende grâce et puisse t il donner des idées à d'autres hommes politiques....
Soyons optimistes...
Avez vous déjà vu un hippopotame se laisser porter par les vagues de l'Atlantique....ce sera bientôt une chose possible.
A bientôt,
Est-il plus cher ou moins cher que voyager aux USA ( location de voiture, essence, bouffe, motel) au Gabon?
Je cherche aventure, sécurité, exotisme à prix normal!
Je cherche aventure, sécurité, exotisme à prix normal!
Bonjour!
Je suis en train de songer à mes futures pérégrinations africaines, et le Gabon est l'un des pays qui m'intéresse le plus . J'aimerais y passer 12/15 jours cet été. Pensez vous que cela soit assez ? J'a entendu également que c'est un pays assez cher aussi bien au quotidien que pour les (rares) touristes. Quel budget moyen préconisez vous pour 2 personne ?
Il est compliqué de trouver des infos précises car le tourisme me semble peu développé, mais le pays à l'air magnifique, d'une richesse naturelle inouïe, si vous avez des retours à me faire, je suis preneur!
Dernière question: Les points remarquables dans la forêt sont ils accessibles à pieds, peut on y randonner?
Merci!
Je suis en train de songer à mes futures pérégrinations africaines, et le Gabon est l'un des pays qui m'intéresse le plus . J'aimerais y passer 12/15 jours cet été. Pensez vous que cela soit assez ? J'a entendu également que c'est un pays assez cher aussi bien au quotidien que pour les (rares) touristes. Quel budget moyen préconisez vous pour 2 personne ?
Il est compliqué de trouver des infos précises car le tourisme me semble peu développé, mais le pays à l'air magnifique, d'une richesse naturelle inouïe, si vous avez des retours à me faire, je suis preneur!
Dernière question: Les points remarquables dans la forêt sont ils accessibles à pieds, peut on y randonner?
Merci!
Après un an de voyage, dont un passage par le Sénégal et le Mali, nous avons très envie de repartir en Afrique...
On cherche une destination avec de splendides paysages (montagnes-jungle-...), éventuellement des plages, une population acceuillante, la possibilité de faire des balades de quelques jours en pleine nature, ...
Par hasard, on est tombé sur des images du Gabon, pays qui semble sécurisant et très beau.
Mais aucun sujet sur ce pays... Quelqu'un connaît-il cette destination???
On aurait envrion 4 semaines pour le découvrir. Si vous avez d'autres pays à nous proposer...
Merci!
Valérie et Laurent
Mais aucun sujet sur ce pays... Quelqu'un connaît-il cette destination???
On aurait envrion 4 semaines pour le découvrir. Si vous avez d'autres pays à nous proposer...
Merci!
Valérie et Laurent
Bonjour,
On me propose un travail en contrat expatrié à Libreville ou à Pointe Noire. Je dois faire mon choix. Quelqun pourrait me dire quel sont les avantages et les inconvenients dans chaque ville. Y a t il une ville avec un plus haut niveau de vie? Y a t il une ville avec plus de chose a faire? quel ville est la plus sympa au niveau des sorties? Merci d'avance pour vos commentaires, cela m'aidera a faire mon choix.
On me propose un travail en contrat expatrié à Libreville ou à Pointe Noire. Je dois faire mon choix. Quelqun pourrait me dire quel sont les avantages et les inconvenients dans chaque ville. Y a t il une ville avec un plus haut niveau de vie? Y a t il une ville avec plus de chose a faire? quel ville est la plus sympa au niveau des sorties? Merci d'avance pour vos commentaires, cela m'aidera a faire mon choix.
Bonjour à tous,
J'ai peut-être une opportunité pour partir travailler un an au Gabon, plus précisément au Parc de la Lékédi à Bakouma. Est-ce quelqu'un connait cette ville? EN fait, j'ai un peu peur que la société qui exploite le parc ne se révèle être une entreprise type occidentale-capitaliste qui défigure un peu l'Afrique... Si je me fie au site internet de l'entreprise, elle me semble tout à fait correct dans ses principes, mais si jamais quelqu'un connaît, ou est passé dans le coin, vos expériences m'intéressent!! En ce qui concerne le pays, je n'ai vraiment aucune appréhension, je rêverais même de m'y expatrier quelques mois... Un grand merci d'avance pour vos conseils et avis avisés :))
Bon voyage à tous!
Rachel.
J'ai peut-être une opportunité pour partir travailler un an au Gabon, plus précisément au Parc de la Lékédi à Bakouma. Est-ce quelqu'un connait cette ville? EN fait, j'ai un peu peur que la société qui exploite le parc ne se révèle être une entreprise type occidentale-capitaliste qui défigure un peu l'Afrique... Si je me fie au site internet de l'entreprise, elle me semble tout à fait correct dans ses principes, mais si jamais quelqu'un connaît, ou est passé dans le coin, vos expériences m'intéressent!! En ce qui concerne le pays, je n'ai vraiment aucune appréhension, je rêverais même de m'y expatrier quelques mois... Un grand merci d'avance pour vos conseils et avis avisés :))
Bon voyage à tous!
Rachel.
pour la rentrée.
Pouvez-vous me conseiller des sites sur lesquels je trouverai le cout de la vie au Gabon de manière précise car j'ai beau chercher sur Google, pour l'instant, je ne trouve pas.🤪 Il y a longtemps que je n'ai pas fait mes valises pour l'Afrique noire et je dois me remettre à jour !!! Dites moi ce qu'il est indispensable de prendre pour là bas. Les enfants ont 5 et 15 ans. J'étais au Gabon de 84 à 90, je suppose que bien des choses ont changé. Pourrons nous passer la frontière avec un ordinateur portable neuf ou vaut il mieux l'acheter sur place? L'ainée entre en seconde. Leon m'Ba lycée d'état ou CNED? je coris le prix du lycée français extrêmement élevé.
Merci à tous.😉
Pouvez-vous me conseiller des sites sur lesquels je trouverai le cout de la vie au Gabon de manière précise car j'ai beau chercher sur Google, pour l'instant, je ne trouve pas.🤪 Il y a longtemps que je n'ai pas fait mes valises pour l'Afrique noire et je dois me remettre à jour !!! Dites moi ce qu'il est indispensable de prendre pour là bas. Les enfants ont 5 et 15 ans. J'étais au Gabon de 84 à 90, je suppose que bien des choses ont changé. Pourrons nous passer la frontière avec un ordinateur portable neuf ou vaut il mieux l'acheter sur place? L'ainée entre en seconde. Leon m'Ba lycée d'état ou CNED? je coris le prix du lycée français extrêmement élevé.
Merci à tous.😉
Pour nos dix ans de mariage , nous aimerions essayer une destination spéciale , mais sans la barrière de la langue , l’idéal francophone.
On a pensé à la Nouvelle-Calédonie.
Ensuite le Sénégal .
Peut-être le Rwanda ?
Ou bien sûr, le Gabon .
J’ai vu il y a quelques années un reportage sur ce pays où on pouvait observer les hippopotames faire du surf sur la mer , voir une grande variété de singes 🦍, d’oiseaux et même avoir la chance d’approcher un éléphant .
Ça me fascine et me donne l’impression d’approcher le paradis , cet environnement .
Ma seule crainte étant les prix ( trop cher au Rwanda pour les gorilles ) , et la sécurité ... Je pense que le Gabon n’est plus ce que c’était avec le précédent président qui est malheureusement décédé .
Le climat politique est-il hostile et incompatible avec un voyage ?
J’aimerais des idées d’endroits romantiques . Mon mari craint l’inconfort étant moins aventurier que moi . Romantique rime avec confort , bien entendu .
Alors j’attends vos impressions et suggestions .
Merci
Bonjour !
Les messages que j'ai trouvés sur le sujet sont un peu anciens...Alors je me permets de reposer la question aux récents voyageurs : "La réservation d'hôtel est-elle toujours obligatoire pour obtenir un visa pour le Gabon ? sachant que je ferai cette demande au consulat à Kinshasa (RDC). J'entrerai au Gabon par voie terrestre, frontière entre le Congo Brazzaville et le Gabon.
Je précise que pour entrer au Congo Brazzaville on me demande de posséder le visa d'entrée dans le pays suivant qui est, dons mon cas, le Gabon. Mon billet de retour en France partant de Douala (cameroun)
Tout ça est bien compliqué...je désespère...
Que voir au Gabon ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).
On peut diviser le Gabon en deux zones : la côte et l'intérieur.
1- LA CÔTEGamba : construite entre la mer et la lagune Ndougou, difficilement accessible, la petite ville vit du pétrole. Elle possède cependant de très beaux alentours avec deux parcs nationaux à proximité (Loango et Moukalaba).Libreville : capitale et première agglomération du pays, Libreville est entourée de forêts et de belles plages. Ces dernières sont le principal intérêt touristique de la ville, bien au delà de ses quelques (rares) bâtiments "historiques".Mayumba : dernière ville côtière avant le Congo. L'endroit est connu pour ses très belles plages où viennent pondre des tortues. On peut voir également des singes, hippopotames, gorilles, crocodiles (plus des baleines au large) dans le petit parc du même nom situé à quelques kilomètres de là.Port Gentil : la ville construite sur une île est la capitale économique du Gabon (bois et pétrole) et compte nombre d'expatriés.Patrimoine naturel L'Estuaire : c'est ainsi qu'est désigné l'estuaire du Gabon avec Libreville sur sa rive droite. Au niveau naturel, à la périphérie nord de la capitale, le Parc National d'Akanda est une zone de mangroves où nichent nombre d'oiseaux migrateurs, tandis qu'au sud celui de Pongara permet de voir des tortues et des baleines.Parc National de Loango : au nord de Gamba, ce superbe parc de bord de mer abrite des éléphants, hippopotames, léopards et gorilles dans de très beaux paysages. Au large on peut aussi voir des baleines et des dauphins.Parc National marin de Mayumba : au sud de la ville du même nom, l'endroit accueille des tortues, des singes, hippopotames, gorilles, crocodiles (plus des baleines au large) dans de très beaux paysages de dunes et de mangroves.Parc National de Moukalaba-Doudou : cet autre parc à côté de Gamba est habité par des gorilles.2- L'INTÉRIEURFranceville : principale localité du sud-est construite en altitude au milieu de la savane, de canyons et de quelques belles chutes d'eau. C'est aussi le terminus du Transgabonais qui part de Libreville à plus de 600 km de là et traverse tout le pays.Lambaréné : à 250 km de la capitale, l'endroit est connu pour le dispensaire du docteur Schweitzer qu'on peut encore visiter (musée). Tout autour de la ville plusieurs lacs et rivières qui se découvrent en pirogue.Lastourville : ville du centre, sur le tracé du Transgabonais. On peut voir plusieurs grottes dans les environsOyem : c'est la quatrième ville du Gabon et une étape vers la Guinée Equatoriale ou le Cameroun voisins. Ses environs sont occupés par la dense forêt équatoriale (Parc Minkébé) où vivent toujours quelques populations pygmées semi-nomades.Patrimoine naturelParc National de la Lopé-Okanda : ce parc du centre du Gabon est un mélange de savane et de forêts, où vivent notamment des gorilles, avec plusieurs témoignages de la préhistoire. C'est pour ces raisons qu'il est classé au patrimoine de l'UNESCO. Parc National d'Ivindo : dans le centre du pays, des gorilles et autres singes dans un décor de forêts, de gorges et de chutes d'eau (Kongou, Mingouli…).Parc National de Minkébé : à l'extrême nord, ce vaste parc de la forêt équatoriale difficile d'accès abrite entre autres des éléphants et des gorilles. C'est là aussi que vivent toujours quelques populations pygmées semi-nomades. 3- LE PLUS APPRÉCIÉ...
La côte : Mayumba; Parc National de Loango; Parc National marin de Mayumba; Parc National de Moukalaba-Doudou.
L'intérieur : Lambaréné; Parc National d'Ivindo; Parc National de Minkébé.
- © VoyageForum -
On peut diviser le Gabon en deux zones : la côte et l'intérieur.
1- LA CÔTEGamba : construite entre la mer et la lagune Ndougou, difficilement accessible, la petite ville vit du pétrole. Elle possède cependant de très beaux alentours avec deux parcs nationaux à proximité (Loango et Moukalaba).Libreville : capitale et première agglomération du pays, Libreville est entourée de forêts et de belles plages. Ces dernières sont le principal intérêt touristique de la ville, bien au delà de ses quelques (rares) bâtiments "historiques".Mayumba : dernière ville côtière avant le Congo. L'endroit est connu pour ses très belles plages où viennent pondre des tortues. On peut voir également des singes, hippopotames, gorilles, crocodiles (plus des baleines au large) dans le petit parc du même nom situé à quelques kilomètres de là.Port Gentil : la ville construite sur une île est la capitale économique du Gabon (bois et pétrole) et compte nombre d'expatriés.Patrimoine naturel L'Estuaire : c'est ainsi qu'est désigné l'estuaire du Gabon avec Libreville sur sa rive droite. Au niveau naturel, à la périphérie nord de la capitale, le Parc National d'Akanda est une zone de mangroves où nichent nombre d'oiseaux migrateurs, tandis qu'au sud celui de Pongara permet de voir des tortues et des baleines.Parc National de Loango : au nord de Gamba, ce superbe parc de bord de mer abrite des éléphants, hippopotames, léopards et gorilles dans de très beaux paysages. Au large on peut aussi voir des baleines et des dauphins.Parc National marin de Mayumba : au sud de la ville du même nom, l'endroit accueille des tortues, des singes, hippopotames, gorilles, crocodiles (plus des baleines au large) dans de très beaux paysages de dunes et de mangroves.Parc National de Moukalaba-Doudou : cet autre parc à côté de Gamba est habité par des gorilles.2- L'INTÉRIEURFranceville : principale localité du sud-est construite en altitude au milieu de la savane, de canyons et de quelques belles chutes d'eau. C'est aussi le terminus du Transgabonais qui part de Libreville à plus de 600 km de là et traverse tout le pays.Lambaréné : à 250 km de la capitale, l'endroit est connu pour le dispensaire du docteur Schweitzer qu'on peut encore visiter (musée). Tout autour de la ville plusieurs lacs et rivières qui se découvrent en pirogue.Lastourville : ville du centre, sur le tracé du Transgabonais. On peut voir plusieurs grottes dans les environsOyem : c'est la quatrième ville du Gabon et une étape vers la Guinée Equatoriale ou le Cameroun voisins. Ses environs sont occupés par la dense forêt équatoriale (Parc Minkébé) où vivent toujours quelques populations pygmées semi-nomades.Patrimoine naturelParc National de la Lopé-Okanda : ce parc du centre du Gabon est un mélange de savane et de forêts, où vivent notamment des gorilles, avec plusieurs témoignages de la préhistoire. C'est pour ces raisons qu'il est classé au patrimoine de l'UNESCO. Parc National d'Ivindo : dans le centre du pays, des gorilles et autres singes dans un décor de forêts, de gorges et de chutes d'eau (Kongou, Mingouli…).Parc National de Minkébé : à l'extrême nord, ce vaste parc de la forêt équatoriale difficile d'accès abrite entre autres des éléphants et des gorilles. C'est là aussi que vivent toujours quelques populations pygmées semi-nomades. 3- LE PLUS APPRÉCIÉ...
La côte : Mayumba; Parc National de Loango; Parc National marin de Mayumba; Parc National de Moukalaba-Doudou.
L'intérieur : Lambaréné; Parc National d'Ivindo; Parc National de Minkébé.
- © VoyageForum -
Bonjour,
je pars m'installer et travailler à travailler à Libreville pour 2-3 ans,
j'ai trouvé sur le forum une discussion très intéressante mais les posts datent de 2006... ( http://voyageforum.com/voyage/vie_libreville_au_gabon_D729329/ )
Donc je me demande si tous les renseignements y sont toujours d'actualité !
Est-ce facile de vivre à Libreville ? louer un appart ? le coût de la vie y est vraiment si cher ?
Merci pour vos renseignements éventuels !
David
David
Bonjour, suite à l'attribution des postes résidents aefe ( profs ), nous sommes au moins 3 à partir au Gabon ( lycée B.Pascal) en septembre 2010. Nous avons visiblement tous les mêmes ( basiques ) interrogations et nous aimerions avoir un peu d'aide car il y a un peu de stress . Voici quelques questions:
- est-il possible de trouver un logement par internet ou faut-il attendre l'arrivée à Libreville?
- quel est le coût d'une maison raisonnable ( sans piscine) avec 3 chambres?
- quel est le prix d'un 4X4?
- faut-il emporter ses meubles? Son électroménager?
- peut-on s'en sortir avec un seul salaire de résident? (je n'ai pas l'intention de manger du saucisson ni du roquefort à chaque repas!!!!)
- le climat est-il agréable malgré les saisons des pluies ou est-on obligé de rester cloîtrer chez soi le temps que ça passe?
- quelles sont les écoles primaires les plus sympas? Doit-on, en tant que prof résidents, payer les frais de scolarité?
Merci de nous aider et de partager vos expériences car il est vraiment difficile de se poser toutes ces questions sans obtenir de réponses. ( il y a déjà tellement de choses à gérer!) A trés bientôt, Corinne
Merci de nous aider et de partager vos expériences car il est vraiment difficile de se poser toutes ces questions sans obtenir de réponses. ( il y a déjà tellement de choses à gérer!) A trés bientôt, Corinne
Bonjour à tous,
J'aimerai recueillir quelques informations pour le Gabon, car j'y ai prévu un voyage cet été.
Je débarque à Port-Gentil, pour y faitre un satge d'1 mois, puis, j'aimerai éventuellement partir de Port-Gentil pour Lambarena, probablement en pinasse, car je doute qu'il y ait d'autres solution, à part effectuer un retour par la case Libreville, mais ça me paraît moins sympa comme détour. Puis après, prendre la voie ferrée jusqu'à Franceville, et visiter quelques coins sympa... Maintenant, à vous de me guider...
Deux trois questions au détour: combien coûte le visa, faut-il une invitation? Port-Gentil, est-ce sympa à vivre (en tout cas ça a l'air)? Quel est le meilleur endroit pour voir un paquet d'animaux? Combien de temps Port-Gentil--> Lambarene en pinasse
Voilà, à vous les spécialistes du Gabon, et j'aurai sans doute d'autyres questions à vous poser d'ici cet été
Merci
Merci
Bonjour tout le monde !
Je pars m'installer au Gabon d'ici peu avec ma collocataire, mais elle pars juste un peu avant moi. Histoire de garder le contact, elle va donc acquérir un téléphone portable auprés d'une des companies suivantes : Moov ou Libertis. D'après ce que j'ai pu lire, il faut configurer son portable une fois la bas, notemment pour le numéro de centre de messagerie SMS. Je n'ai pas su trouver ces infos sur le net, alors peut être qu'un résident peut me renseigner sur ce fameux numéro. Si vous connaissez aussi le numéro pour appeller la messagerie, c'est pas de refus 😉
Merci de votre lecture et de vos réponses !
Je pars m'installer au Gabon d'ici peu avec ma collocataire, mais elle pars juste un peu avant moi. Histoire de garder le contact, elle va donc acquérir un téléphone portable auprés d'une des companies suivantes : Moov ou Libertis. D'après ce que j'ai pu lire, il faut configurer son portable une fois la bas, notemment pour le numéro de centre de messagerie SMS. Je n'ai pas su trouver ces infos sur le net, alors peut être qu'un résident peut me renseigner sur ce fameux numéro. Si vous connaissez aussi le numéro pour appeller la messagerie, c'est pas de refus 😉
Merci de votre lecture et de vos réponses !
Salut!
Je suis étudiante et je vais faire un stage de trois mois cet été au Gabon. Les billets Paris-Libreville sont super cher! Je me demande si ça vaut pas le coup de prendre un billet pour le Cameroun et de faire ensuite le trajet en bus. Je ne sais pas si c'est facile de faire ça, si c'est toujours tendu au Cameroun... Quelqu'un qui connaît le coin pourrait-il me renseigner??
Camille
Je suis étudiante et je vais faire un stage de trois mois cet été au Gabon. Les billets Paris-Libreville sont super cher! Je me demande si ça vaut pas le coup de prendre un billet pour le Cameroun et de faire ensuite le trajet en bus. Je ne sais pas si c'est facile de faire ça, si c'est toujours tendu au Cameroun... Quelqu'un qui connaît le coin pourrait-il me renseigner??
Camille
Bonjour
Au Gabon, à Libreville, depuis quelques mois, je circule de temps en temps sur les discussions et je trouve ça vraiment difficile de trouver des informations pratiques concernant les transports locaux, l'hébergement pas trop cher et des bonnes idées pour se promener dans le pays le temps d'un week end ou de trois jours. Par exemple, j'ai entendu que l'on pouvait visiter le barrage de Kinguélé. Est ce que quelqu'un est déjà allé là bas en taxi co? (je n'ai pas de voiture) quelles sont les possibilités pour dormir? quelles sont les balades possibles?
Autre exemple: j'aimerai aller dans les Monts de Cristal car j'ai entendu dire qu'il y avait de jolies chutes d'eau: mêmes questions, transports locaux? hébergement possible? promenade?
Si ça intéresse des personnes, je peux apporter quelques idées pour Lambaréné, la Lopé, Pongara, le Cap Esterias.
Merci Caro
Au Gabon, à Libreville, depuis quelques mois, je circule de temps en temps sur les discussions et je trouve ça vraiment difficile de trouver des informations pratiques concernant les transports locaux, l'hébergement pas trop cher et des bonnes idées pour se promener dans le pays le temps d'un week end ou de trois jours. Par exemple, j'ai entendu que l'on pouvait visiter le barrage de Kinguélé. Est ce que quelqu'un est déjà allé là bas en taxi co? (je n'ai pas de voiture) quelles sont les possibilités pour dormir? quelles sont les balades possibles?
Autre exemple: j'aimerai aller dans les Monts de Cristal car j'ai entendu dire qu'il y avait de jolies chutes d'eau: mêmes questions, transports locaux? hébergement possible? promenade?
Si ça intéresse des personnes, je peux apporter quelques idées pour Lambaréné, la Lopé, Pongara, le Cap Esterias.
Merci Caro
coucou,
mon mari risque d'être un expatrié au gabon ..................
mais que font les femmes ???? elles bossent ??? si oui pour quel salaire ??? y a t il des garde pour les enfants ???
il paraitrait qu'une employée de maison est indispensable ( faire travailler les gens du pays !!!!????)
alors nous n'avons pas à tenir la maison, les enfants à l'école, le mari au boulot ON fait quoi nous ???? des réunions tupperwere ??? 😕
Comment pouvons nous nous épanouir si on ne trouve pas de travail ??? je n'ai pas formation particuliére, ( ais fait bcp de phoning, un peu de secrétariat, et j'ai travailler dans limmobilier !)
ne vais je pas "peter" un plomb ????
les femmes d'expat se voient elles souvent ??? ou c'est chacune dans son coin ???
connaissez vous les horaires des écoles ( mon fils rentre en 5éme et ma fille au ce1) ??
les vacances scolaires sont elles les même qu'en France ??
On réve d'aller à madagascar savez vous si il y a des voyages au départ de Libreville ???
Mon dieu que de question ???
c'est tellement loud comme décision que j'ai l'impression de me noyer !!!! dans un verre d'eau je sais.....
J'ai lu (à mon grand regret.....) qu'un homme seul est la proie des gabonnaises 😠 c'est réel ????
mon mari devratit partir 3 mois avant nous...........🏴☠️ j'ai un peu envi de dormir tranquille et pas forcement me poser des questions toutes les minutes ( avec qui ? comment ? et.....????)🤪
voilà voilà
merci
je prend tous les renseignments, toutes les impressions, et toutes les suggestions.....😐😮😉
merci de me lire et de vos éventuelles réponses
mon mari risque d'être un expatrié au gabon ..................
mais que font les femmes ???? elles bossent ??? si oui pour quel salaire ??? y a t il des garde pour les enfants ???
il paraitrait qu'une employée de maison est indispensable ( faire travailler les gens du pays !!!!????)
alors nous n'avons pas à tenir la maison, les enfants à l'école, le mari au boulot ON fait quoi nous ???? des réunions tupperwere ??? 😕
Comment pouvons nous nous épanouir si on ne trouve pas de travail ??? je n'ai pas formation particuliére, ( ais fait bcp de phoning, un peu de secrétariat, et j'ai travailler dans limmobilier !)
ne vais je pas "peter" un plomb ????
les femmes d'expat se voient elles souvent ??? ou c'est chacune dans son coin ???
connaissez vous les horaires des écoles ( mon fils rentre en 5éme et ma fille au ce1) ??
les vacances scolaires sont elles les même qu'en France ??
On réve d'aller à madagascar savez vous si il y a des voyages au départ de Libreville ???
Mon dieu que de question ???
c'est tellement loud comme décision que j'ai l'impression de me noyer !!!! dans un verre d'eau je sais.....
J'ai lu (à mon grand regret.....) qu'un homme seul est la proie des gabonnaises 😠 c'est réel ????
mon mari devratit partir 3 mois avant nous...........🏴☠️ j'ai un peu envi de dormir tranquille et pas forcement me poser des questions toutes les minutes ( avec qui ? comment ? et.....????)🤪
voilà voilà
merci
je prend tous les renseignments, toutes les impressions, et toutes les suggestions.....😐😮😉
merci de me lire et de vos éventuelles réponses
bonjour,
j'envisage un séjour au Gabon en septembre 2012 et je n'ai que le Petit Futé comme documentation sur ce pays. En regardant sur le web, j'ai trouvé pas mal d'agences qui pourraient m'aider à construire ce séjour, mais certains d'entre vous ont-ils une agence à me recommander ?
Je n'ai pas d'idée précise quant au contenu du séjour, mais cela pourrait être Libreville et les environs, puis Port Gentil et les environs, puis Omboué ou Sette Cama, bref toute la côte. Mais j'ai vu également la possibilité de prendre le train pou aller dans les terres, ça peut être également sympa. Quels sont les endroits incontournables pour un 1er séjour ? Franceville et sa région en font-ils partie ?
Le séjour serait de 2 semaines environ et côté hébergement, nous préférons les petits hôtels ou alors mieux, chez l'habitant (je ne sais pas si c'est possible par contre). Une question pratique : est-il possible de louer un véhicule et de le conduire soi-même au Gabon (dans certains pays, il est plutôt recommandé de prendre un chauffeur). merci pour vos réponses
Le séjour serait de 2 semaines environ et côté hébergement, nous préférons les petits hôtels ou alors mieux, chez l'habitant (je ne sais pas si c'est possible par contre). Une question pratique : est-il possible de louer un véhicule et de le conduire soi-même au Gabon (dans certains pays, il est plutôt recommandé de prendre un chauffeur). merci pour vos réponses
Bonjour
Je suis dans l'attente de mon départ à Port Gentil où je dois arriver en famille. Malheureusement j'ai pu lire qu'il n'y pas de lycée pouvant recevoir les élèves après la seconde. Je souhaite connaître les solutions possibles pour scolariser mon fils. Merci de vos conseils et/ou solutions
Je suis dans l'attente de mon départ à Port Gentil où je dois arriver en famille. Malheureusement j'ai pu lire qu'il n'y pas de lycée pouvant recevoir les élèves après la seconde. Je souhaite connaître les solutions possibles pour scolariser mon fils. Merci de vos conseils et/ou solutions
😉Salut à tous.
je voudrais savoir si l on peut faire le trajet libreville/port gentil par la route, 4x4, taxi brousse, ou bus.
merci d avance, tony...






