Discussions similar to: Impressions Rwanda juin 2011
FR
Retour d'un mois au Rwanda
Bonjour à tous,

Je suis rentrée il y a une dizaine de jours d'un voyage d'un mois à vélo au Rwanda, dont voici un topo que j'essaie de rendre le plus exhaustif possible. Ce voyage fut humainement merveilleux, logistiquement simple, esthétiquement incroyable et physiquement assez difficile. J’ai pas mal utilisé mon GPS, surtout sur les pistes.

Avant le départ : J’ai déposé ma demande de visa assez tard, trois semaines avant de partir. J’avais réservé mes trois premières nuits d’hôtels à Kigali et fourni un papier sur lequel j’expliquais que comme j’étais à vélo, il était difficile pour moi de prévoir un itinéraire précis. C’est passé sans souci. J’ai un vélo de randonnée avec lequel je roule en France, c’était notre première aventure ensemble à l’étranger. Je l’ai fait réviser et me suis équipée : câbles de freins, patins de rechange, chambres à air, chaîne, pompe et kit d’outils.

En terme d’affaires, je vous donne ce que je prendrais si je repartais, pas forcément que j’ai pris (j’avais par exemple un tee-shirt de plus) :

- deux petites sacoches arrière + une sacoche de guidon - deux gourdes - un tee-shirt de vélo (ça sèche vite) - un bon cuissard - un soutien-gorge de sport - une paire de baskets (j’avais mes Converse pour une question de poids, c’était suffisant) - un k-way - des manchettes - un casque

- une paire de tongs (mieux que des sandales car on peut se baigner avec) - une paire de chaussettes de sport - deux tee-shirts « de ville » - un short - deux pantalons - deux paires de chaussettes - cinq ou six culottes et un soutien-gorge - un sweat un peu chaud - une serviette - un sac de couchage - une trousse de secours avec : gélules d’Arnica, Mitosyl ou crème apaisante, pansements, compresses, désinfectant, antidouleurs (Doliprane en l’occurrence), Spasfon, lingettes nettoyantes (pas écolo mais ça m’a bien servi parfois) - une trousse de toilette avec : brosse à dents, dentifrice, savon, crème solaire, coupe-ongles et pince à épiler - En vrac : un couteau, un chargeur USB, mon portable, une frontale, le guide Bradt, des écouteurs et deux romans

L’avion : j’ai voyagé avec Turkish via Istanbul. Le prix était plus que compétitif (460€ A/R), le service plutôt bon et surtout, le tarif pour mettre le vélo en soute bien en-dessous des autres compagnies : 80 euros par trajet. Mon vélo était dans un sac. J’ai enlevé les pédales, la roue avant et démonté le guidon. J’ai tout emballé avec du papier film et protégé avec des cartons. Il est arrivé plutôt en bon état (le frein avant frottait un peu au départ, un souci vite réparé).

Le voyage :

- Kigali : j’avais réservé trois nuits (j’arrivais à 23h30 le premier soir) à l’auberge Discover Rwanda, qui m’a envoyé un chauffeur pour 25 dollars. C’est cher, je pense que les taxis sur place prendraient moins (mais il faut qu’ils aient de la place pour mettre un vélo…). L’auberge est propre, bien placée, le petit-déjeuner est copieux. De là j’ai rayonné à pieds à la découverte de la ville, et j’ai préparé mon itinéraire. Au départ j’avais envie de prendre des petites routes, mais qui dit petites routes dit en fait pistes, et j’ai vite renoncé pour rouler sur les axes principaux, assez peu fréquentés en général. Je suis partie vers le sud le troisième matin.

- Kigali-Muhanga : normalement, il y a 50km. Mais j’ai tenté les pistes et je me suis perdue… Par la route, je pense que l’étape est moins difficile, prévoir tout de même de partir tôt (c’est d’ailleurs valable pour toutes les étapes, le jour tombe à 17h30). A Muhanga, j’ai dormi au centre Saint-André, c’était très bien. Je n’ai rien visité car je suis arrivée tard. http://www.openrunner.com/index.php?id=6444127

- Muhanga-Nyanza : après l’étape de la veille, ça m’a semblé très très facile :). Nuit au Nyanza Confort après une grosse négociation. La ville est agréable, j’ai marché jusqu’au palais royal (que je n’ai pas visité), une promenade vraiment sympa. http://www.openrunner.com/index.php?id=6444017

- Nyanza-Huye : facile aussi. Je suis restée deux jours. J’ai dormi au Motel Ineza pour 7000 francs, chambre sympa mais il n’y a de l’eau froide que de 7h à 9h le matin. J’ai marché dans la ville, fait le tour de l’arboretum et bu du café. Le lendemain j’ai pris le vélo pour aller me promener dans les plantations de café de Maraba, c’était magnifique. Il faut pour y accéder prendre la route qui va vers Nyungwe et tourner sur une piste à droite après quelques kilomètres. Ensuite c’est libre, sachant que cette piste principale rejoint la route. http://www.openrunner.com/index.php?id=6444032 http://www.openrunner.com/index.php?id=6444060

- Huye-Nyamagabe : logiquement de Huye, on continue jusqu’à l’entrée du parc de Nyungwe mais je voulais aller au mémorial de Murambi, qui se trouve à 3 ou 4km de la ville. J’ai dormi au Golden Monkey, excellent hôtel (négocier le prix de la chambre) et suis donc allée au mémorial dans l’après-midi. Un moment très dur, très fort. J’y suis allée en moto-taxi et rentrée à pieds, j’avais besoin de décompresser. A l’hôtel j’ai rencontré un Français qui m’a donné sa tente car il terminait son périple je l’ai prise car elle était légère et cela me permettrait de faire des économies. http://www.openrunner.com/index.php?id=6444127

- Nyamagabe-Kitabi : il est également possible de traverser directement Nuyngwe, sans s’arrêter à Kitabi mais j’avais du temps. Nuit au KCCEM, mal indiqué (prendre une route sur la gauche qui indique Tea Estate ou quelque chose comme ça). Chambre à 12000, petit-déjeuner à 2000 et dîner à 2500. Ils peuvent aussi préparer un pique-nique pour le déjeuner (œuf, cacahuètes, pain, formage, fruit). http://www.openrunner.com/index.php?id=6444069

- Kitabi-Nymasheke : Attention, bien prévoir de l’eau et des réserves car il n’y a rien sur plus de 50km. L’étape que j’ai préférée « cyclistement » parlant. La forêt de Nyungwe est protégée, il n’y a pas d’habitations et très peu de véhicules – j’ai dû en croiser une dizaine. C’est sublime, entre les paysages hallucinants, les oiseaux, les papillons, les singes… Je voulais m’arrêter tout le temps. Le climat est très particulier, j’ai gardé mes manchettes dans la forêt car il faisait frais. Comme j’étais en forme, je ne me suis pas arrêtée à Gisakura à la sortie du parc, j’ai poussé jusqu’au bord du lac Kivu à Nyamasheke. Nuit dans la tente à Ishara Beach. http://www.openrunner.com/index.php?id=6444086

- Nyamasheke-Kibuye : au départ j’avais prévu de m’arrêter en route, car j’avais une belle étape dans les pattes. Mais j’ai tout fait d’une traite… J’ai suivi la route principale, c’était désagréable et difficile. Il y a là les pires côtes que j’aie pu faire, la route n’est pas très jolie et il n’y a pas d’ombre. Dur… Attention aux graviers dans les descentes ! Kibuye est une ville très agréable, je me suis arrêtée deux jours et j’ai dormi au Home Saint-Jean, avec une superbe vue sur le lac. Normalement il est interdit de se baigner à l’hôtel, mais en réalité personne ne vous en empêchera – c’est très agréable, il n’y a pas un chat. http://www.openrunner.com/index.php?id=6444097

- Kibuye-Kinunu : là encore je voulais me faire une petite étape, avec une pause à Bumba, mais finalement je suis allée au bout. On commence par environ 15km de route puis on tourne à gauche et l’aventure commence… On est sur la vraie piste, cailloux, sable et compagnie. J’ai beaucoup poussé mon vélo, les enfants m’ont bien aidée :) Car du coup c’est sur ces chemins que j’ai fait les plus belles rencontres, que je me suis arrêtée jouer au foot ou chanter avec les gens, qu’on m’a le plus encouragée. C’était merveilleux. Je voulais m’arrêter au camp de Musasa mais il n’y avait rien qu’un bout d’herbe où poser la tente (si vraiment vous voulez vous arrêter, il y aura toujours quelqu’un au village qui vous trouvera de la place chez lui), du coup j’ai continué jusqu’à Kinunu. C’est une très belle étape, aussi belle que difficile. A Kinunu j’ai posé la tente au Rushel Lodge, qui a une plage très sympa. Du coup je suis restée deux nuits pour me reposer (et j'étais seule). Pas de tracé disponible car c’est de la piste, mais voyez ici (je l’ai roulé dans l’autre sens mais leurs deux premières étapes correspondent exactement à ce que j’ai fait) : www.bikepacking.com/routes/congo-nile-trail/

- Kinunu-Cymbiri : toute petite étape, mais le Français rencontré m’avait vanté Cymbiri du coup j’y suis allée. Et je n’ai pas regretté… J’étais seule à la boarding school (guesthouse qui se trouve dans l’école du village), les dîner et petit-déjeuner sont délicieux, il y a une mignonne plage. Les deux gérants sont adorables et parlent bien français, j’ai visité les réserves de café. Attention sur la route, il y a un croisement avec une indication Congo Nile Divide à droite il vaut mieux prendre à gauche et suivre le lac.

- Cymbiri-Gisenyi : encore une belle étape le long du lac, Gisenyi est une super ville. J’ai fait du couch surfing, et je suis restée 10 jours car j’ai bossé dans un centre pour handicapés. Ils ont une équipe cycliste et j’ai fait une sortie avec eux dans la campagne. http://www.openrunner.com/index.php?id=6444127

Je suis rentrée à Kigali en bus car mon frein avant a lâché et il me manquait une pièce pour réparer.

Tout ce qui est écrit plus haut est plutôt froid ce voyage a été tout l’inverse. Les gens sont merveilleusement accueillants, ils m’ont encouragée, soutenue, se sont moqués parfois :) J’ai en tête plein de sourires, des enfants qui touchent mes tatouages, des femmes qui lèvent un pouce pour me soutenir, des hommes qui crient « Courage ! », des Primus partagées, des vélo-taxis qui me suivent, des câlins d'enfants.

Voilà, si vous voulez plus d’informations, n’hésitez pas ! Maréva
Open
Conseils pour voyage au Rwanda
Bonsoir à toutes et tous,

Je suis en train de songer à mes futures pérégrinations africaines, et le Rwanda m'interpelle. J'aimerais y passer 15 jours cet été. Est-ce trop, pas assez, parfait? J'ai déjà fait l'Ouganda, qui m'a beaucoup plu, je ne crains pas la redite? Je ne souhaite pas aller voir les gorilles que j'ai pu observer à Bwindi (êtres fascinants, mais les expériences chrono en main, ce n'est pas trop pour moi...), mais j'ai cru comprendre que même sans cela, le pays était magnifique. On m'a parlé de la forêt primaire, du parc de l'Akagera, du lac Kivu, du parc des volcans, mais vous avez surement d'autres suggestions?

Merci!
Open
Voyage au Rwanda: sécurité et accueil?
Je compte faire un séjour d'une semaine au Rwanda du 3 au 10 Mai 2009

Y a-t-il des problèmes de sécurité en tant que Français? Comment est l'acceuil?

Je recherche de plus des adresses d'hotels sur Kigali

Merci philmayotte
Open
Promenades au Rwanda
C'est un voyage qui date un peu, mais il se trouve que les circonstances de la vie m'offrent du temps libre... L'occasion de replonger dans mes souvenirs et partager un voyage qui reste probablement d’actualité même si nous habitons un monde qui change de plus en plus vite...

dimanche 4 juin 2017 Mulhouse-Kigali

Le décollage approche, il faut choisir son Macron, heu, je voulais dire, son livre, pardon. Bon, dans la France du mois de juin 2017, cela revient strictement au même…



09:30 embarquement 11:20 Départ Basel Turkish Airlines (TK1924) 3 heures de vol 15:20 Arrivée Istanbul (heure locale) Changement d'Avion 18:35 TK 569 Turkich Airline

durée 6h30



00:05 Arrivée: Kigali (KGL), Kigali, Rwanda

Je précise que le mobile de ce voyage est que ma sœur vit à Kigali depuis quelques années. Son mari travaille "dans la diplomatie". Nous sommes attendus à l’aéroport par un chauffeur de l’ambassade. Ma soeur nous avait dit qu’ils seraient au lit, que la maison était ouverte et des infos pour retrouver sans aide notre chambre. Ceux qui connaissent mon célèbre sens de l’orientation ont déjà deviné que je suis allé me vautrer directement dans la chambre de nos hôtes…

lundi 5 juin 2017

Kigali C’est le lendemain qu’on a vraiment réalisé qu’on était en Afrique...



Bon, mais faut manger…On part faire des courses en ville, excellent moyen de prendre la température de l’endroit…Avec ma soeur, c’est tout de suite magouilles et compagnies…Elle me fait changer ma bonne vieille puce Bouygues contre une puce MTN locale. Elle alpague ensuite un gamin dans la rue qui tape sur mon clavier des suites de chiffres cabalistiques pour m’ouvrir les chemins d’une 3g low cost…





Comme souvent dans les pays qui se sont déversés dans le courant consumériste trop vite, les villes sont un gigantesque foutoir où l’architecture s’inspire beaucoup des gâteaux à la meringue, on côtoie le pire et le meilleur, un flot d’humains qui se débattent pour survivre, des raz de marée de véhicules, gigantesques 4*4 en concurrence avec des myriades de deux roues hétéroclites…C’est une ambiance, à l’africaine, des sonos déversent de la rumba congolaise, des types jouent au tam-tam…



Partout des portefaix s’activent avec des montagnes posées sur la tête…



On arrive au marché. Ma sœur y est en territoire connu, négocie, interpelle
Open
Informations inquiétantes sur la sécurité au Rwanda: qu'en est-il?
Bonjour, Nous partons au Rwanda en juillet à 8 adultes. 4 seront à moto, les autres en 4x4 avec chauffeur et bagages. Nous comptons faire le tour "classique" du pays. Depuis quelques jours, je reçois via les news sur internet des informations alarmantes sur la sécurité (risque de contagion des conflits en RDC et Ouganda, risque de terrorisme dans la forêt de Nyuwge...).

http://www.france-rwanda.info/2019/04/le-canada-et-l-allemagne-demandent-aux-citoyens-de-quitter-le-rwanda-immediatement-alors-que-la-tension-de-la-guerre-monte.html

J'ai vérifié sur le site du min des affaires étrangères au Canada, l'info relayée est exacte. Par contre, le min des affaires étrangères belge ne déconseille pas les voyages au Rwanda mais invite à la vigilance. J'aimerais savoir ce qu'il en est car je n'ai aucune envie d'annuler ce voyage, mais je dois dire que ces infos m'inquiètent. Claire
Open
Idées d'itinéraires "hors des sentiers battus" au Rwanda cet été?
Bonjour à toutes/tous !

Je me permets ce message pour avoir votre avis sur le fait de partir cet été au Rwanda, car oui, comme vous le savez, la destination fait partie des quelques rares pays ouverts au français pour cette période estivale.

De ce que j’ai lu, les voyageurs seront donc testés avant le départ, et avant chaque entrée en parc national, ce qui est bien entendu une très bonne chose.

Cependant, bien que cela fasse de nombreuses années que je souhaite partir au Rwanda, j’ai quelques craintes, malgré cette volonté locale de relancer le tourisme :

Pourrai-je prendre les transports locaux ? (compte tenu de la question des masques, proximité avec les gens, etc.), même si je prendrai des fois des taxis ; L’ensemble des commerces/restaurants, et autres seront-ils ouverts ? (plus du tout de confinement sur place ?), car l’idée étant d’apprécier la vie locale, j’espère ne pas me retrouver dans un désert urbain… 3 semaines au Rwanda, cela n’est-il pas trop ? en même temps, vu que je n’ai pas envie de courir… Des idées d’itinéraires « hors des sentiers battus » ? Possible de loger chez l’habitant, éco-tourisme etc. ? Je voyagerai seul, et n’ai qu’une maigre idée du coût de la vie… auriez-vous une fourchette de prix pour 3 semaines en solo sans se priver ? Y-at-il selon vous des choses particulières que je devrais savoir, en lien avec la période « Covid » actuelle ?

Enfin, d’autres personnes parmi vous comptent-elles partir au Rwanda cet été ? Espérant avoir quelques retours sur le sujet dans les prochains jours… Bonne journée à vous, et merci !

Adrien
Open
Itinéraire en self-drive Rwanda - Ouganda
Bonjour,

Je prépare un voyage au Rwanda/Ouganda en 2021, certainement en self drive pour la partie rwandaise et avec un chauffeur pour la partie ougandaise. Je prévois de 15 à 17 nuits sur place.

J'aime les animaux bien sur mais encore plus les paysages et la vie quotidienne. Je voudrais néanmoins voir les gorilles et les lions arboricoles. Le bec en sabot et les rhinos aussi mais cela me semble compliqué.

J'ai demandé à deux agences des itinéraires, j'ai estimé via google nombre d'heures à passer sur la route.

Agence 1 : (15 nuits) - 31.5 h de route

Kigali - Forêt de Nyungwe - Lac Kivu ( trail) - Parc des Volcans- Forêt de Bwindi - Ishasha - Queen Elizabeth Nord - Hoima - Murchisson Falls - Entebbe

Agence 2 : (16 nuits) - 27 h de route

Entebbe - Forêt de Kibale - Queen Elisabeth Nord -Forêt de Bwindi - Forêt de Mgahinga - Lac Kivu (trail) - Forêt de Nyungwe - Kigali.

Le premier itinéraire me permet de voir le plus de choses mais ressemble à un marathon Le second un peu moins, mais peut être trop de forêts : redondant ?

J'ai essayé de simplifier :

Mon projet : - 21 h de route

Kigali (1 nuit) - Forêt de Nyungwe (3 nuits) - Lac Kivu (3 ou 4 nuits) (trail) - Forêt de Bwindi (3 nuits) - Ishasha ( 2 nuits) - Kigali (2 nuits)

J'ai plusieurs questions :

- Kibale et Mgahinga apportent ils un plus (surtout en terme de paysage) à Nyungwe et Bwindi ou j'ai raison de privilégier ces 2 parcs en y restant un peu plus longtemps ?

- Ishasha (2 nuits) se suffit il à lui même ou il est préférable d'aller passer aussi deux jours dans le nord du parc Queen Elizabeth me permettant en plus de faire du bateau sur le canal de Kazinga ?

- Je peux rajouter une étape le long de mon dernier itinéraire (Butare, parc des volcans, lacs jumeaux du nord du Rwanda ... ou autre) ?

- Question que j'ai déjà posé sur un autre fil, La meilleure période : Janvier ou Juillet ?

Rien n'est figé, n'hésitez pas à me proposer un meilleur itinéraire.

Grand merci d'avance à vous. Bonne journée Franck
Open
Retour d'un petit voyage à vélo au Kenya - Ouganda - Rwanda
Bjr,

Je reviens d'une rando- vélo de 6 semaines et peux donner des infos sur le trajet de Nairobi à kigali .

- Itinéraire 1 : KENYA Nairobi - Embu - Meru ( Mont Kenya) - Nanyuki - Rumuruti - Nyahururu - Nakuru - Edelma Ravine - kamwosor - Eldoret - Kitale - Suam Border . 760 km

- Itinéraire 2 : OUGANDA Suam ( Mont Elgon ) - Kapchorwa -Sipi - Bulolo - Buwenga - Zirobwe - Busunju - Mityana - Mubende - Fort portal - kasese ( Queen Elisabeth park)- Ishaka - Kagamba - Ntumgano - Kabale ( lac Bunyuni ) - Muko - Kisoro - Cyanika Border . 1053 km

- Itinéraire 3 : RWANDA Cyanika - Ruhengeri ( Musenge) - Gisyeni (Lac Kivu) - Congo Nile Trail : Kinunu - Kibuye - Cyangugu (kamembe) - Buhinga - Uwinka ( Nyungwe forest) - Gikongoro ( Namagabe) - Butare ( Huye) - Gitarama ( Muhanga) - Kigali . 600 km

😉 Ed
Open
Visa Rwanda
bonjour comment obtenir le visa touristique pour le Rwanda sans se déplacer à l'ambassade à Paris ?
Open
Permis photos pour visite église de Nyamata (Rwanda)
Bonjour,

Je serai au Rwanda (self drive) en juillet 2015 pour 3 semaines et je désire visiter l'église de Nyamata. Sur un des carnets d'un internaute j'ai lu qu'il fallait un permis pour faire des photos. Quelqu'un sait-il où je pourrai me procurer ce permis? Merci d'avance de votre aide. Annick
Open
Stage en médecine au Rwanda
j`etudie la medicine et en juillet prochain je vais faire un mois de stage a Butare, Rwanda.. J`apprecierai toute information qui me sera utile pour mon voyage. Je suis tres excite mais j`ai des carintes quand meme:) et puis, je parle anglais&francais et je me demande si je pourrais etudier une langue qui me permettrait de mieux communiquer avec les malades. swahili? j`attends des conseils, je veux me faire utile la bas aussi bien que profitez moi meme. Joanna
Open
Voyager seul en Afrique (Rwanda, Mozambique, Cap Vert ou autres)
Bonsoir,

Voilà je prépare un voyage en solitaire de 3 à 6 mois à partir d'octobre et je suis très hésitant sur les destinations. Je suis très attiré par l'Afrique en général mais je me questionne concernant le fait de partir seul.

En fait, j'avais plus ou moins décidé de partir en Asie du sud-est car c'est peu cher, on y trouve beaucoup de moyen de se loger et rencontrer des gens y est aisé (car je pars seul mais il est vrai que je n'aime pas non plus rester seul).

Je dois rejoindre ma mère au Rwanda en janvier 2018 et du coup je suis en plein questionnement sur les autres pays que je pourrais visiter avec un budget de 1000e/mois tous frais inclus.

Je suis à la recherche de retour d'expérience sur divers pays d'Afrique, sur le fait de partir seul, sur le fait de rencontrer des gens sur place et sur la manière de se loger avec ce budget.

Merci d'avance pour vos réponses :)
Open
Avis sur itinéraire self drive 4x4 en Ouganda/Rwanda août 2014
Bonjour à tous,

Comme tous les ans à la même époque, nous voici en pleine réflexion sur notre itinéraire... Cette année nous partons 3 semaines en Ouganda et Rwanda pour un self-drive 4x4 et voici l'itinéraire que nous comptons enprunter, T4A toujours en support... Alors voilà si vous avez des commentaires, conseils, expériences à partager et autres suggestions, n'hésitez pas, cela nous serait d'une grande aide ! Merci à vous,

Nico

Jour 1: Frankfort - Entebbe - Récupération véhicule réservé chez Alpha Rent-a-car - Nuit à Entebbe ou Kampala ? Jour 2: Entebbe - Ziwa Rhino Sanctuary - Achats cartes à Department of Lands and Surveys (QENP, MFNP) à Entebbe - Stop à Kampala ? - Ziwa Rhino Sanctuary - Rhino tracking le soir si possible - Besoin de réserver ? - Camping Jour 3: Ziwa Rhino Sanctuary - Murchison - Rhino tracking si impossible le soir - Masindi: besoin de réserver le Nile Launch Trip de Murchison Falls (UWA office) ? - Route de l'ouest le long du Albert Lake - Entré parc via Bugungu Gate - Achat tickets ferry jours suivants à Paraa ? - Nuit au sud du Nil - Confortable camping au Murchinson River Lodge Jour 4: Murchinson Falls National Parc - Premier Ferry at 7 am - Visite partie nord du parc, zone de Buligi, falaises de Nyamsika - Ferry retour au sud + nuit camping Red Chilli Rest Camp Jour 5: Murchinson Falls National Parc - Nile Launch Trip (3h) à 8h - Point de vue sur les chutes au Sud (Promenade 20 min à pied) - Nuit au sud du Nil - Confortable camping au Murchinson River Lodge Jour 6: Murchison Falls - Kibale Forest - Essence à Paraa et\ou Masindi - Via Hoima et Kagadi - Courses à Fort Portal - Camping au primate lodge Jour 7: Kibale Forest - Chimpanzee Tracking - Besoin de reserver les Permis (2*150 USD) ? Si oui comment faire ? - Camping au primate lodge Jour 8: Kibale Forest - Queen Elizaneth NP - Ndali-Kasenta Crater Lakes via Kasisi, Rwaihamba et Kabata - Cratère de Nyamanyuke - Kasese (courses, essence, espèces) - Monument Equateur - QENP via Kabatoro Gate (crater drive) - Visite parc - Launch trip ~2 hrs (25 USD pp) - Channel drive et autour 2-3 hrs - Katwe (flamingoes, salt lake and viewpoint) - Ou trouver une carte détaillée du parc ? - Camping publique Mweya Jour 9: QENP - Ishasha - Channel drive - Kasenyi plains - Importante population de lions - Kyambura Gorge - Forêts et Chimps - Route pour Ishasha (2h30) - Nuit en Camping Jour 10: Ishasha - Lac Bunyonyi - Visite tôt le matin - lion arboricoles - Route pour lac Bunyuni ~6h de trajet - Option 1 - Contournement Bwindi via Ntungama et Rubare (safe mais long) - Option 2 - Passage à l'est de Bwindi via Kanungu (état de la piste à verifier) - detour par Bwindi (Ruhija) pour photos - Nuit en B&B Jour 11: Lac Bunyonyi - Canoê et visite des iles - Nuit en B&B Jour 12: Lac Bunyonyi - Ruhengeri (Rwanda) - Passage frontière Rwanda - Visite Ruhengeri - Nuit à Guesthouse Muhabura Jour 13: Parc National des Volcans - Gorilla Tracking (3-4 hrs) - Visite Lacs Bulera et Ruhondo l'après-midi - Nuit à Guesthouse Muhabura Jour 14: Parc National des Volcans - Gisenyi - Diane Fossey - Karisoke Treck (50 USD pp) - Nuit à Gisenyi - Inzu lodge - Lazy camping Jour 15: Gisenyi - Kibuye - Kiwu Beach - Nuit en camping Jour 16: Kibuye - Nyungwe - Nuit en camping dans la fôret - 30 USD pp Jour 17: Nyungwe - Cacade de Kamiranzovu (4h), Visite de la fabrique de thé de Gisakura, Canopy trail (60 USD pp) - Nuit à KCCEM Guesthouse Jour 18: Nyungwe - Kigali - Butare - Musee National du Rwanda - Trajet ~4h30 - Nuit en B&B à Kigali Jour 19: Kigali - Lac Mburo - Kigali Genocide Memorial (Gisozi) - Nuit en camping Jour 20: LM - Entebbe - Nuit à Entebbe ou Kampala Jour 21: Entebbe - Francfort - Visite Kampala - Jardin botanique d'Entebbe
Open
Passer dix jours en Ouganda ou au Rwanda sans voir les gorilles?
Bonjour Depuis longtemps l'idée d'aller en Ouganda ou Rwanda nous trotte dans la tête . Nous n'avons que 10 jours ( hélas) et ne souhaitons pas mixer les 2 pays. Alors ouganda ou rwanda ? En sachant que nous ne prendrons de toute façon pas de permis pour voir les gorilles qui à 5 sont trop prohibitifs) Avec une voiture et chauffeur est-il facile de s'organiser? Que nous conseillez vous de visiter ? Nous adorons observr les animaux et rencontrer la population. Quid du prix pour se loger ? ( le parc queen Elisabeth a l'air hors de prix ?)

Merci de vos reponses!🙂

Sylvie
Open
Voyage découverte en Ouganda et Rwanda
Salut à tous,

Programmation d'un voyage découverte et treck gorilles sur Uganda et Rwanda. Les TO français étant très chers, je cherche des infos sur la possibilité de se rendre sur place en vol sec et de préparer le voyage en arrivant. Est-ce possible sachant qu'il faut réserver le permis gorilles des mois à l'avance ? Peut-on tout organiser sur place ? Merci d'avance. alain
Open
Parcourir le parc de l'Akagera au Rwanda
Bonjour,

Pour la seconde fois je me rends au Rwanda, mais je n'ai pas eu l'occasion encore de parcourir le Parc de l'Akagera. Je suis très intéressée par toutes les informations à ce sujet et plus particulièrement comment s'y rendre à partir de Kigali. Toute expérience personnelle sera très appréciée. Nous sommes deux et je pense que la location d'un véhicule a un certain coût que nous aimerions bien partager dans la mesure du possible. Notre séjour est prévu du 1er au 18 mai et nous envisageons de consacrer au moins une journée au Parc lui-même. Merci d'avance Cordialement
Open
film: «Hotel Rwanda»
D'abord, il faut que je vous raconte ce que j'ai mangé avant: invitée à manger au resto à midi; j'ai pris une salade et une tarte maison au dessert. Déjeuner en terrasse au soleil, le roucoulis de la fontaine dans mon dos. La conversation était agréable; ce qu'il y avait dans mon assiette était frais et simplement bon.

Voyons le film. HOTEL RWANDA.

Le sujet (transposer l'histoire vraie de Paul Rusesabagina à l'écran) était idéal, politiquement correct, moralement intouchable. Mais j'étais un peu sur mes gardes: est-ce que, traité par un réalisateur étranger à la question, ça n'allait pas plutôt ressembler à La chute du faucon noir où à une romance mièvre?! Bref, à une grosse machine à testostérone ou à un déclancheur automatique de fontaine lacrymale, sans subtilités. C'était sans compter sur le réalisateur... Terry Jones, à qui l'on doit quand même les scénarios de Au nom du Père et The Boxer aux côtés de Jim Sheridan. Pas ce qu'on pourrait qualifier de bluettes!... Ok, mais celui-ci?!

Un coup de poing dans le ventre! Oh, on s'en rend pas compte tout de suite. On est en sécurité dans son fauteuil, le Rwanda c'est loin et puis c'est du passé...Et quand on voit les bouilles connues de Nick Nolte et de Joaquin Phoenix, forcément, on se rapelle qu'on est au cinéma!...(Même s'ils s'appliquent manifestement à nous le faire oublier).

Mais il y a Don Cheadle. Don Cheadle qui sait donner de l'épaisseur à son personnage (Paul Rusesabagiba). Il campe cet homme méticuleux, que son respect de l'étiquette empêche de céder à la panique et qui, confronté à l'horreur, reste droit sans fermer les yeux...Un homme pour lequel l'opposition entre Hutus et Tutsis n'a aucun sens: il est Hutu, sa femme Tutsi... leurs enfants sont quoi? Hutu-Tutsis? Tutsi-Hutus? L'amour entre eux est le meilleur des garde-fous contre la folie qui guette au coin de la rue...de toutes les rues du Rwanda. Parce que ce n'est pas une petite histoire familiale et locale dont il est question, mais du génocide rwandais dans son ensemble...

Mais qu'est-ce que je foutais en 1994, bon sang?! Que sont des problèmes personnels en regard de ça?

L'horreur absolue.

Que ressentir sinon le dégoût, la honte face à ça?

Si le génocide rwandais est passé presque inapperçu en 1994, là, on se prend tout en plein ventre. Et tant mieux. Parce que franchement, après avoir été minablement lointains, on mérite un peu plus que du malaise!

Paul Rusesabagina, pour qui, protéger les vies en danger, que ce soient celles de ses proches ou celles d'inconnu(e), a été une évidence, s'est montré exemplaire. Nous, les occidentaux, on ne s'est pas montré du tout. Inertes. Comment a-t-on pu avoir aussi bonne conscience à laisser faire ça? Comment notre attention a-t-elle pu s'en détourner? Pour se focaliser sur quoi?

Non, franchement, on pensait à quoi en avril 1994? Comment a-t-on pu rester aussi indifférents? De quoi a-t-on bien pu s'émouvoir à la place?

De la mort de Kurt Cobain, le chanteur de Nirvana? De celle du photographe Robert Doisneau? De la naissance de l'OMC? De la visite officielle de Balladur en Chine? De l'inauguration du tunnel sous la Manche? De l'élection de Nelson Mandela? Des Oscars pour La Liste de Schindler et Philadelphia? De la palme d'Or à Cannes pour Pulp Fiction? Du Roi Lion qui chante Hakuna Matata?

800 000 morts au Rwanda. Ou plus...

Un petit rappel de ce qui s'est passé et de notre responsabilité collective?

http://www.afrik.com/article7185.html

Voilà.

C'est seulement aujourd'hui que j'ai réalisé ce qui s'était passé au Rwanda en avril 1994.

Je suis rentrée chez moi. Les images du film ne me quittaient pas... J'ai enfin commencé à pleurer. Et j'ai vomi...

La salade n'y est pour rien...

http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18370620.html
Open
Le Parc National Akagera (Rwanda)
Le Parc National Akagera (Rwanda)

Celui qui fait partie de moi à jamais, celui qui m’a permis de vivre mes premières rencontres et émotions 😊 avec la faune sauvage africaine, celui qui m’a emmené plus loin, à la découverte d’autres réserves naturelles (en Tanzanie et au Kenya), celui qui me fera partir prochainement sur les pistes rouges de l’ Afrique Australe.

Et enfin, celui qui m’a permis de dévoiler « mon réel déclic » grâce au topic lancé par Merlin (dans pensées, réflexions de voyageurs).

Ayant tant de choses à exprimer encore …je me suis dite : « pourquoi ne pas en faire un condensé (heu ! je vais essayer ! mais c’est pas gagné !) dans carnets de voyage, textes de voyageurs » … Continuant ainsi à faire planer ma douce folie (n’est-ce pas Vilcanota 😉) et à dégorger mes émotions (accrochez vous : Alan, Afbé75, Sandrineinde, Inextremis 😊 … La simba retrouve sa savane …)

Le parc Akagera, reste pour moi, un des plus beau sanctuaire de la faune africaine que je vais essayer de vous faire visiter du Nord au Sud, en tentant de le décrire et de vous livrer quelques bribes des moments que j’y ai passé.

Entrée Nord du Parc Gabiro

La Piste Nord (appelée ainsi uniquement pour son implantation géographique) :

Longue et sinueuse, elle est bercée par des collines ondulées à gros gravas …offrant ainsi des points de vue spectaculaires sur les vallées …

Cette piste Nord où j’ai tant et tant de fois campé (installant l’endroit de camp vers 17h00, peu avant la tombée de la nuit) … ces petits déjeuners, préparés et pris dans une forme de silence, règle d’or à la parfaite osmose avec cette nature qui s’éveille, après une nuit de guet ou de chasse … Profitant de ce doux parfum qu’on les matins quand la rosée est à peine déposée sur les herbes hautes …et déjà ces yeux (les miens) qui scrute le périmètre à la recherche de la 1ère rencontre matinale😮.

Celle où je parcourais la piste, sinueuse, rouge, trouée à souhait sur le toit de la voiture …libre et seule 😏(les autres étant à l’intérieur de l’habitacle)… Et l’avantage de gagner encore quelques centimètres en hauteur pour pouvoir encore mieux scruter l’horizon … déjouant ainsi les pièges visuels des termitières😛 …me couchant de tout mon long, par moment, pour éviter les épineux qui longeaient la piste (une fois cependant, je n’ai pas été assez rapide et cela m’a valu une petite balafre au coin de l’œil 😐)

Celle où l’on s’est embourbé plus d’une fois … crottés jusqu’aux genoux … essayant avec les moyens du bord (quelques branchages ramassés et coincés sous la roue afin d’éviter le méga patinage) de dégager le véhicule de ces crevasses boueuses (que l’on aperçoit évidemment qu’au dernier moment)… Alors embourbés seuls …Ca peut encore aller mais embourbés entourés, ça va déjà nettement moins bien! 🤪 Quand vous avez non loin, une famille de lions qui au demeurant fait la sieste …vous prenez le temps de patienter avant de faire vos petites manœuvres de dépanneur de brousse …c’est qu’il faut toujours avoir l’œil et le bon !🙂)

Celle qui fut, aussi, le territoire de ma première rencontre avec les lycaons.

La plaine de Kilala

Une de ces nombreuses vallées, perdue au milieu des collines … Avec une belle et grande étendue herbeuse, parsemée de quelques euphorbes et bosquets.

Le bijou du parc selon moi 😄, celui où s’y déroule la plus gigantesque scène de vie animalière. L’endroit y rassemble de nombreux herbivores …ces doux bagnards (les zèbres), ces topis dont les bonds sont parfois un peu fous, ces impalas avec leur petite queue blanche et noire qui se soulève en panache, les petits clowns de la savane (les phacos), ces sculpturales antilopes rouannes, ces waterbucks, ces élans du cap mais aussi ces rois de la savane : quelques familles de lions y ont élu domicile … ces fauves avec des crinières parfois rousses, blondes ou parcourues de reflet noirs

J’y ai passé de nombreuses heures à observer le repérage de ces fauves 😮, tapis et camouflés dans les hautes herbes jaunies …leur approche savante de la future proie, leur course folle, dispersant ainsi le troupeau d’herbivores dont les signaux d’alarme étaient clairement lancés, annonçant le danger tout en soulevant la poussière, dans leur échappée sauvage …Parfois, cette mise à mort, avec une orchestration quasi parfaite (mais telle est la loi de la nature)

Le chapelet des lacs et de nombreux marécages (Rwanyakizinga, Mihindi, la plage aux hippos, Hago, Kivumba, Ihema)

Situés à l’est du parc, une piste les suit sur toute leur longueur. Les lacs sont aussi l’endroit de prédestination de tous ces oiseaux, grands, petits, échassiers, colorés … (de fabuleux hérons, Ibis, jabiru, aigles pêcheurs …) ainsi que les points d’eau incontournables de tous les autres habitants de la savane (et la rencontre avec les sitatungas et les rhinos, si on est chanceux !)

C’est entre autre sur cette piste (que je connaissais comme ma poche) que j’ai tant et tant de fois accompagné mon amie zoologiste dans son travail (comptage d’animaux par superficie de territoire, observation de leur comportement, pistage aux braconniers aussi (ça c’est toujours moins drôle !😠))

La plage aux hippos

appelée ainsi pour les nombreux hippopotames qui occupent les lieux, flottant au ras de l’eau, parfois cachés par les nénuphars qui forment une étrange mosaïque … Ouvrant leur gueule et soufflant par leurs narines, ces gros crachins d’eau !

Ce lac est parsemé de nombreux îlots flottants, qui se promènent au gré des courants et dont la végétation arbustive (sur la berge) est surtout composée de palmiers … Un véritable petit coin de paradis (mais qui rassemblait déjà, à l’époque bon nombre de touristes !) … Une plage habitée aussi par les babouins et les grivets.

Je me souviens de ces nombreux piques niques, abrités du soleil sous un petit toit de chaume …observant avec délectation les pachydermes flottants.

Petit conseil, ne vous trouvez jamais entre l’eau et un hippo qui est de sortie …sinon cela risque de vous coûter une charge en bonne et due forme 😠🤪! C’est que ces gros balaises peuvent pousser de sacrée pointe ! Et ne jamais les déranger lors de leur parade amoureuse non plus ! (ma maman en sait quelque chose !)

Le Lac Hago

Ce lac où j’ai fait ma plus belle baignade (avec Nicole, mon amie zoologiste) …Un peu dingue, quand j’y repense …mais avec elle, j’étais en totale confiance.

Cet endroit qui fut aussi le 1er lieu où j’ai campé (sous tente) dans le parc …Et cette première expérience de la nuit déchirée par le feulement des rois léo. Je m’en souviens comme si c’était hier … J’étais allongé près du feu de camp avec Nicole …la nuit était noire, le ciel parfaitement étoilé …Dans un silence, qui était le nôtre …comme pour mieux garder tous nos sens en éveil … j’entends au loin un feulement (Et contrairement à ce que l’on peut croire ça n’a rien à voir avec le Gros GRRR qu’on s’imagine …Si j’étais près de vous là …je pourrais vous le faire …en son live !😉) … et d’une voix peu rassurée🤪🤪🤪, je lui demande : « heu ! qu’est ce que c’est ? » et elle me répond, avec une attitude complètement décontractée : « c’est rien ce sont les lions qui délimitent leur territoire de chasse » …je vous raconte pas me tête …elle a suivi mes jambes …d’un seul coup j’étais planquée sous la toile (quoique la tente, c’est pas toujours un bon plan ! non plus ! C’est juste une toile tenue par des tendeurs !)

Ce même lieu de camp (hors piste) qui m’a valu des frayeurs 🤪 quand un hippo, allant brouter l’herbe rase est passé près des tendeurs de mon habitacle …Comme cette fois où mon sang s’est glacé …quand le silence de la nuit a été interrompu par le ricanement des hyènes. (Ca ça fout la chair de poules !🤪)

C’est aussi là, où j’ai, une et une seule fois campé seule (je veux dire seule dans mon habitacle), Nicole et Alain (son mari zoologiste également) étant dans une autre tente …quand on est ado …je vous jure que ça forge le caractère …je me souviens de cette nuit qui a défile lentement …retenant mon souffle, m’interdisant d’aller assouvir un petit besoin et priant ! Là, j’ai eu diablement les jetons et je n’ai jamais été aussi heureuse de voir le jour se lever.

Le lac Hago, c’est aussi le lieu où les éléphants ont été introduits dans le parc (sur la presqu’île plus exactement) de longs moments à les observer avec des jumelles.

Bref, vous aurez compris que Hago (comme Kilala) sont pour moi, mes meilleurs souvenirs.🙂🙂🙂

Le lac de Kivumba (où la plage aux crocodiles)

Lac peu profond, avec une végétation luxuriante de papyrus …est l’endroit par excellence où l’on peut observer les crocos (bien qu’il y en ai dans les autres lacs du parc) … Le croco (qui m’a toujours moins impressionné que l’hippo, la masse sans doute et pourtant !) avec juste le bout de sa gueule qui plane lentement mais sûrement à la surface de l’eau et cet œil que l’on croit un peu vitreux mais qui ne perd pas une miette de tous nos faits et gestes. Un plaisir aussi de l’observer, hors de l’eau, allongé sur la berge dévoilant l’étendue de son corps et se laissant curer les dents par les oiseaux.

Le Lac Ihema

C’est le plus grand du parc, il est situé au sud …avec au bord de l’eau une pêcherie (c’est que le tilapia … …roussi à la poêle avec un peu de jus de citron …c’est vachement bon !😛)

C’est aussi Lulama et ces 3 éléphants (2 femelles et un mâle), devenus familiers aux humains (c’était mes voisins à la ville (Kigali) qui s’occupaient de l’endroit) … La chance (égoïste certes) de les toucher, de les caresser, de monter sur leur dos …

C’est aussi aux pourtours de ce lac, que j’ai aperçu les léopards …en journée camouflés dans les arbres … allongés sur de grosses branches et la nuit, cette vision de ces grands yeux ronds qui réfléchissent la lumière des phares.

Le Mont Mutumba (Plus de 1800 m)

Situé plus au centre du Parc, entre la Plage aux hippos et le Lac Hago … Terrain de prédilection pour enclencher le 4 x4 de la land !

Le lieu incontestable de mon plus beau Noël 😄(préférant fuir le centre ville, se passer de sapin et de boules … pour vivre cette fête au cœur de la nature, sans artifices)

Je me souviendrais toujours de ce souper (des scampi (c’était vraiment exceptionnel !) au pili pili que ma mère avait fait rissoler dans une poêle, tombés par terre, car la poêle avait valsé …nettoyés et réchauffés et dégustés.

Le plus Noël et les meilleurs scampi de toute ma vie !

La Vallée des Buffles

A l’entrée du parc (côté Sud)

Des immenses troupeaux de ces bêtes noires aux sacrées cornes … avec des pic bœufs sur le dos les débarrassant de ces « sympathiques » parasites, après un bon bain de boue !

Ce chargement😠 et cette pédale enfoncée à plein tube sur l’accélérateur (un peu comme ma touche « on » à moi) …pour fuir la charge, d’un solitaire « vachement énervé »🤪 …

Depuis, la tragédie qui a endeuillé, ce pays (et mon cœur)🙁🙁🙁 que l’on appelait jadis (celui des milles collines où le pays au printemps perpétuel), le parc Akagera a été amputé d’un tiers de sa superficie.

Il restera pour moi, celui qui a scellé, à jamais, mon amour pour ces contrées sauvages africaines (mais ça je crois que vous l’aurez compris😇)

…Pour le côté condensé …c’est un peu loupé😉 …mais j’espère avoir pu vous emmener un peu dans mes souvenirs et mes rêves persos !😊😊😊

Gene
Open
Découvrir le Rwanda à pied et en bus
Bonjour, je viens de prendre mes billets pour le Rwanda du 25 novembre au 11 décembre prochain. L'idée est de découvrir le pays le plus possible à pied ou avec les transports locaux. J'ai l'impression que les accès aux parcs nationaux sont tous payants (chers) à la journée. Y-a-t-il moyen de randonner plusieurs jours en itinérant dans certains d'entre eux ? Peut-on se débrouiller pour y accéder avec les transports en commun ou faut-il passer par d'autres solutions ? Taxis ou location de voiture ? D'une manière générale, je suis preneur de tous les tuyaux qui pourraient m'être utiles ! Merci d'avance. Patrick
Open
Ouganda et Rwanda: climat, moustiques et tiques
Bonjour,

La préparation de notre voyage est bien avancée, mais je me pose encore quelques questions.

J'ai lu, je ne me souviens plus où, qu'il y a pas mal de tiques en Ouganda. Une personne prétendait avoir enlevé plusieurs de ces charmantes bestioles après avoir fait un trek pour voir les gorilles. Est-ce vraiment un grand problème ou pas plus que ça?

Qu'en est-il avec les moustiques? Est-ce que mettre des vêtements longs et se sprayer avec un produit du style "anti brumm" est-il suffisant? Quelles sont vos expériences avec les moustiques en Ouganda et au Rwanda? Nous prendrons, comme conseilé par l'institut tropical, une prophylaxie contre la malaria et nous avons fait le vaccin contre la fièvre jaune.

Nous serons en Ougande et Rwanda en juillet. Pouvez-vous me dire s'il fait très froid la nuit. Faut-il apporter des habits très chauds?

Merci d'avance pour vos retours d'expériences.
Open
Triptyque gorilles - lions aboricoles - ascension du Nyiragongo
Bonjour à tous,

Désolé si mes questions vous semblent assez basiques mais cela ne fait que peu de temps que je parcours la partie du forum relative à cette partie de l'Afrique. Je souhaitais avoir si il était possible de faire un voyage de 2 semaines dans cette région en couplant : - Une rencontre avec les gorilles (j'ai vu que c'était bien moins cher en Ouganda qu'en Rwanda) - Un safari nous permettant de voir des Lions Aboricoles (Queen Elizabeth) - Une ascension du Nyiragongo pour voir ce magnifique lac de lave. C'est cependant en RdC dans le Virunga et j'ai peur que ça soit dangereux.

Pour faire cela j'ai l'impression que le plus simple serait d'atterrir à Kigali qui semble le plus proche des lieux concernés. Si il y a un parc où on peut rencontrer des Chimpanzés dans le coin cela m'intéresserait aussi bien sûr.

Voilà je vais creuser un tel itinéraire mais si ceux qui connaissent bien la région peuvent m'aider ça me serait très utile :) Merci Pierre
Open
Safari gorille en Ouganda-Rwanda
Bonjour Je cherche tous renseignements pour combiner un safari et une extension de visite aux gorilles. Merci pour vos comptes rendus et avis (organismes, meilleures périodes, pays, etc). Amicalement Roland
Open
Burundi - Rwanda en mai 2012
me voila de retour d'une semaine au Burundi et au Rwanda.

Vu qu'il n'existe pas beaucoup de carnets de voyage, je me lance.

Je rejoignais en fait un ami expatrié à Bujumbura depuis 5 ans, ce qui facilite les choses....

Arrivée à Bujumbura le dimanche 20/05.

vol Brussels Airlines direct depuis Bruxelles, arrivée vers 19h00

petit resto : Le Belvédère - vu magnifique sur la ville et le lac malgré la nuit déjà bien installée.

lundi 21/05 :

matinée : musée vivant de Bujumbura ( crocodiles, serpents, ... )



visite en voiture de la ville.



départ à 12h00 pour le Rwanda et la forêt de la Nyungwe. Contrôle frontière sans problèmes. Route longue, arrêt pour manger à Butare.



Arrivée tardive difficile, route en mauvais état sur la fin et de nuit.

Heureusement il y avait encore quelqu'un qui nous a montré un emplacement de camping ou nous avons monté notre tente. ( à savoir qu'il existe 2 emplacements ) ( camping = 30usd / pers )



mardi 22/05 :

La veille nous avions arrangé une visite guidée. ( celle avec les chimpanzés n'était pas possible car elle doit être réservée à l'avance )

Nous avons fait le Canopy Tour, ( ouvert depuis quelques mois ) prix : 60 usd / pers.

Balade qui a duré environ 2 heures avec un guide très chouette et qui alternait le français et l'anglais.

Pas vu d'animaux mais une flore magnifique et impressionante.





départ vers 10h00 pour Kigali

balade en ville, quelques courses et nuit à l'hôtel, +/- correct

mercredi 23/05 :

départ tôt le matin pour le Parc de l'Akagera.

Arrivée vers 13h00, route longue et compliquée, surtout depuis que le pont menant au parc s'est effondré. Une déviation est prévue mais toujours facile pour s'y retrouver et piste très mauvaise. ( compter +/- 1 heure de détour )

Arrivé au parc, la réceptionniste nous envoie faire un tour par nous même près du Lac Ihema. Plus de guides de disponibles l'après midi.

Nous avons vu des singes, des babouins, des antilopes, des phacochères, ...



Ayant encore suffisamment de temps, nous décidons de faire le tour des girafes. Pas super bonne idée en cette fin de saison des pluies. Nous sommes restés embourbés 2 heures dans la plaine, girafes aux alentours et troupeau de buffles que nous surveillons du coin de l'oeil.





Nous sommes arrivés à la réception vers 17h00/17h30 peu de temps avant la nuit, on était pas fiers. Nous avons donc abandonnés les projets de camping pour dormir à l'Akagera Game Lodge. ( chambre twin = 100usd )

jeudi 24/05 :

départ 06h00 avec la guide. Antilopes, singes, zèbres, buffles, Hippopotame au menu.

départ vers 11h00 pour arriver à Bujumbura avant la nuit ( avec un stop à Ngozi )



vendredi 25/05 :

journée calme,

après midi au parc de la Rusizi, non loin de Bujumbura.

Parc très décevant. le guide connaissait son sujet aussi bien que moi. Quelques hippos au loin mais de rien de bien croustillant.



Un peu de repos ensuite au bar d'un hôtel le long du lac Tanganyka.



samedi 26/05 :

départ tôt pour la source du Nil.



Site en travaux. Pas super intéressant mais une vue magnifique sur les collines aux alentours.

Ensuite baignade dans le lac et détente sur la plage d'un hôtel près de Rumonge avec un Mukeke grillé dans l'assiette.



Dimanche 27/05 :

détente au Bora Bora avant le retour sur Bruxelles.

Si quelqu'un a besoin d'infos, n'hésitez pas, j'essayerai d'y répondre du mieux que je peux.
Open
Entrer au Rwanda, demande de visa par internet?
bonjour à tous, Je pars dans trois semaines pour le Rwanda. Il y a quinze jours j'ai fait une demande d'entrée par internet. D'après les renseignements glanés sur différents forums, je devais recevoir un récépissé rapidement et au plus tard dans les 10 jours de ma demande. Or à ce jour toujours rien. Ma question est la suivante : puis-je faire une nouvelle demande par internet ? Le fait de renouveller cette demande va-t-elle poser problème ? Si quelqu'un d'entre vous a effectué cette démarche quel a été le délai de réponse ? Au pire si je n'obtiens rien des autorités Rwandaises, je demanderai un visa à l'Ambassade, le délai est de 5 jours mais le coût est nettement plus élevé. Merci pour vos réponses.

Patoune
Open
Mails de voyage des Comores, Ouganda, Rwanda, Burundi, Tanzanie, Kenya
Bonjour tout le monde,

Ce voyage a commencé sur des chapeaux de roues. Après le passage de sécurité à l’aéroport je me suis fait arrêter par la PAF. Embarqué au poste ils y ont dressé « ma fiche » puis m’ont ramené dans la zone internationale ; tout ça sans m’adresser plus de trois mots. Le vol sur Kenya Airways s’est avéré relativement confortable et comme d’habitude je n’ais pas pu dormir en avion. La lecture de Jan Valtin (agent du Komintern) me mettait dans un état de révolte, de rébellion et de haine contre toute forme de bourgeoisie. Les deux petites britanniques assises a côté de moi n’ont pas eu des chances surtout lorsqu’elles ont essayé de m’expliquer que les corses devraient être indépendants parce qu’ils sont fainéant. J’ai donc décidé de leur expliqué posément ce qu’on ferait aux petites bourgeoise le jour de la révolution. Ipso facto, elles ont demandé d’elle-même à changer de place. J’ai donc pu ainsi finir mon vol plus confortablement. A l’aéroport de Nairobi je suis tombé amoureux de la bière « Tusker » et j’en ai abusé pendant les trois heures de correspondance. Une fois embarqué pour Dzaoudzi, une question stupide m’ai venu à l’esprit. « Suis-je capable de frauder l’avion ? ». En effet l’avion parcourait dans la matinée un aller retour Nairobi via Dzaoudzi et ensuite Moroni. Une fois atterrit à Mayotte je suis resté enfoncé dans mon siège semblant hypnotisé par mon bouquin mais réellement guettant les réactions des stewarts. Lorsqu’une estafette de gendarmerie c’est accolé a l’avion je ne faisais pas le fier. Les bleus ont fait monter 3 syriens dans l’avion et ne m’ont pas porté cure. L’avion a redécollé avec moi à son bord et mes poches plus lourde de 170 euros économisé sur le billet d’avion que j’aurais du m’acheter 3 jours plus tard pour me rendre à Moroni. Moroni : Ca fait bizarre d’arriver dans un autre pays ou l’on parle français. C’est un peu comme faire ses courses au marché aux puces. Le visa m’a couté 60 euros et je me suis bien entendu fait arnaquer au Change de l’aéroport. De taxi en taxi et de Francs comoriens en euros je me suis retrouvé sur la plage d’Itsandra à boire des bières fraiches et à me bâfrer de daurade. J’ai demandé au patron combien pesait le poisson duquel avait été découpé la côte de bœuf qui ornait mon assiette. Il s’est presque excusé en m’expliquant que ce n’était qu’une petite daurade de 8 kg. Première impression : C’est magnifique, les coulées de lave séchés, la flore verdoyante à l’excès et la terre ocre rends le premier coup d’œil magique. Le tout est bercé par l’enlacement des flots bleues purs. Le patron du bar/restau m’ayant conseillé un hôtel à Moroni, je m’y installe et y écluse quelques bières pour lutter contre la soif. La chaleur est là pesante, nouvelle compagne de mes nuits. Mais pas jalouse pour deux sous, une fois moite de transpiration elle m’abandonne aux milles baisers des moustiques. Dès 6 heures du matin je suis debout le corps brulé de piqures. Je pars donc tôt à l’assaut de la ville et y découvre une population réservée, pas matinale ; le marché de 7 heures est à peine en train d’ouvrir. Sous les 30° ambiant je croise énormément de joggers. La pauvreté, la misère transpire l’architecture mais étonnement je ne me fais mendier qu’une seule fois et encore de façon très courtoise. Le matin les voitures que je croise ont le coffre grand ouvert, des queues de thon et d’espadon en dépassant largement. J’apprendrais plus tard que ces véhicules arrivent du port de commerce ou les gros bateaux accostent le matin. Cette promenade me confronte à la pauvreté de l’île. Sur les murs restent encore collés les affiches des élections législative de Novembre. Un des candidats avait pour slogan « la force tranquille ». La capitale ressemble à un village colonial, la verdure sort entre chaque mur noir de pierre volcanique. Les gens avec qui je parle sont étonnement raciste ente eux. Un anjouanais est apparemment la pire des races après un traitre mahorais. (Seulement les pauvres me tiennent ce discours) Un mec cultivé me soutient que Mayotte va reprendre sa place dans les Comores en quittant la France. J’essais de lui expliquer j’essais de lui expliquer le peu que je connais sur la départementalisation mais la désinformation et la propagande locale semble fortement ancré. L’après midi à la plage j’emprunte un masque et un tuba pour aller plongé dans la rade d’Itsandra. La mer est parsemée de merde. Le vulgaire tout à l’égout du village d’à coté se déverse dans la splendide eau de la plage. Des femmes pêchent traditionnellement au filet en rabattant le poisson en avançant dans l’eau puis en transformant progressivement leur ligne en cercle qui se resserre au fur et a mesure. Sous l’eau je ne croise pas grand-chose d’intéressant mis à part un poisson à la particularité caméléonne et à la forme et la taille d’une épée. Je finis la journée à boire des bières et à bouquiner. Le 15/02/2010 Je me rends compte que ne pas s’arrêter à Mayotte ca veut dire ne pas y retirer l’argent que j’avais budgétisé de récupérer là bas. Finalité de la chose je m retrouve sans euros avec pleins de dollars sous évalué. Et là je me maudits pour mon manque de prévoyance. Cette journée sans particularité est rythmée par les averses de pluies interrompues par le soleil de plomb. Je fais la connaissance de « 15 ans » l’ancien gardien de l’équipe de foot des Comores devenu taxi/entraineur des goals de l’équipe nationale. Son surnom lui vient d’être né le jour ou son père finissait ses 15 années d’armée. Dans la rue, sur des murs, sur des pare-brises, sur des maillots, l’OM est à l’honneur. Les femmes portent généralement un voile transparent coloré autour des épaules et sur la tête. Dans des vitrines j’ai aperçu de magnifiques ensembles allant du traditionnel au typique en passant par un ensemble de pétillantes petites robes, jupes, jupettes, pantalons, veste, haut bcbg ou baba cool. Pour que je le note, c’est que c’est la première fois que je vois en voyage une telle qualité et diversité et beautés dans les productions locales. 16/02/2010 Comme de bien entendu le réveil que j’avais demandé n’a pas eu lieue. A croire que je suis maudit à l’étranger et qu’un dieu vengeur a décidé de rendre abrutit tous les veilleurs de nuits auquel je demande de me réveiller. Au coup de klaxon de « Chauffeur (mon guide) » je me réveille en sursaut (ainsi sans doute que la moitié de l’hôtel). En 5 minutes je me jette dans la voiture à moitié habillé et au quart réveillé. Nous montons au plus haut village des Comores avant d’attaquer la montée du volcan à 4h30 en pleine nuit. Les pluies de la veille nt rendu le chemin boueux au possible. Le sentier étroit grimpe dur. Les fougères et feuilles portent la rosée et le reste de pluie du début de la nuit. En 30 minutes nous sommes trempés. Je ne déconne pas, trempé !!! Comme si on était allé au Frioul à la nage. Je souffre dans la montée et demande des pauses dès qu’un espace s’y prête. Le Karthala se divise en plusieurs niveaux. On passe d’abord par une forêt tropicale puis à 1000 mètres d’altitude n passe à ce qu’ils appellent une forêt primaire : caféier, poivrier, bananiers, giroflier etc. Enfin c’est la garigue tropicale avant d’atteindre le sommet. Leurs escargots sont énormes, ils font au moins la taille du poing d’une femme et ont une forme conique. La faune principale est composée de perroquets, de cigales, de moustiques de porc-épic et de civettes. On passe une rivière de lave datant de 50 ans voir beaucoup plus vu la taille des arbres qui ont poussé dessus. Je finis par craquer psychologiquement. On a effectué le plus dur, 6km pour un dénivelé de 1km mais l’idée d’arriver trempé en haut me refroidit au point de faire demi -tour. Il me manquait 9 kms avant le sommet. La redescente est encore plus casse gueule que la montée. Le sol glisse et je suis obligé de ramasser un bâton pour m’en servir de canne. Le trajet retour s’effectuera à la même vitesse qu’a la montée ce qui en est un bon indicateur de difficulté. Nous rentrons sur Moroni épuisé, trempés et surpris par la pluie tropicale qui ne s’arrêtera pas avant 13h. Finalement heureusement qu’on s’est arrêté sinon on aurait galéré comme des malades sous ce déluge. L’après-midi âpres m’être requinqué avec du Barracuda et des spaghettis à la bolognaise je flémarde dans un cyber café ou je suis interrompu par des journalistes de la tv qui souhaite m’interviewé sur les problèmes de connexion que je peux rencontrer. J’accepte de leur répondre, rien d’étonnant qu’un français critique poliment la qualité du réseau local. Le journaliste me demande ensuite ce que je pense d’une commission mise en place par le gouvernement pour surveiller les fournisseurs d’accès. Je lui demande de m’expliquer un peu en quoi ca consiste et fini par lui répondre que le gouvernement ferait mieux de construire des routes, de renationaliser le port et les PTT plutôt que de tout brader aux émirats arabes. Le journaliste me confiera en aparté que je serais sans doute censuré. Quel scandale c’est encore un coup de la sociale démocratie. Je fais la rencontre autour de plusieurs verres et de plusieurs cigarettes d’Indiana mémé. Une vieille hippie baba cool qui pense que tout les étudiants à la fin de leur cycle d’étude devraient utiliser gratuitement les places vides des avions pour faire 2 ans de tour du monde. Elle est un peu farfelue et clairement sur une autre planète. Par contre elle a des voyages aux compteurs sur 40 ans de route. D’Adis Abeba à Sanaa nous passons 2 heures a échanger sur nos expériences et à parler de l’évolution des cultures face au tourisme. Avant d’aller me coucher je suis surpris par une coupure d’électricité qui me fait lever les yeux au ciel. Et là splendeur de l’hémisphère sud je suis face au plus beau ciel étoilé. C’est tellement émerveillant que je retombe en enfance. Je ne pense pas faire parti des gens qui poétise sur la nuit étoilé mais la quantité de points plus ou moins brillant est surprenante. La netteté et la forme des constellations l’est tout autant.

17/02/2010 Réveil à 6h50. L’ambiance au Comores est conviviale, tout le monde se dit bonjour. Quand on attend dans une pièce ou dans une terrasse le dernier entrant va serrer la main à tout le monde qu’il connaisse les gens ou pas. Le serrage de main est un automatisme a prendre avec tout le monde tout le temps, des terrasses de café au ouvreurs de porte , aux serveurs, aux barmans… Vaut mieux avoir de bon poignets. « 15 ans » est un phénomène, l’archétype, le stéréotype du cake marseillais. Il parle fort, il rigole de tout c’est un boucan. Il connait tout le monde et tout le monde le connait. Il me demande si j’ai voté pour Sarko ou « la femme ». Ma réponse le laisse pour la première fois sans rien à dire. Par contre à mon grand malheur le fait de lui dire que je suis marseillais l’entraine dans le commentaire de tous les matchs de l’om depuis 1981, tous les joueurs et tous les entraineurs. Je suis désespéré, j’ai beau lui dire que je n’y comprend rien que mon sport à moi c’est le golf, il continu sans cesse. On arrive finalement à Singani, là ou a eu lieue la grande coulée de lave de 1977. Un proverbe comorien dit « Une fois passé la lave ne repasse pas ». La population fabrique donc des maisons sur la roche volcanique. « 15 ans » me trouve un agriculteur pour me mener au sommet, jusqu’au cratère, la ou tout a démarré. La montée en tong dans le gravier volcanique et sur la roche coupante s’avère un vrai calvaire et la dénivellation est tendue. Par contre une fois en haut la vue sur cette langue noire coupant la jungle en vrac est impressionnante. La verdure a fleurie au fond du cratère qui ressemble à une grotte entravée par des arbrisseaux. De retour à la voiture je découvre une nouvelle expression locale. Ils appellent les dos d’âne des gendarmes couchés. Nous repartons vers l’extrême sud de l’ile à Chindani ou les pécheurs attendent la remonté de la marée pour repartir. Une bande de somptueuses jeunes filles qui ramassent des coquillages pour les appâts m’appellent « Mzungu »(le français blanc). Elle me demande si je suis marié. Ma réponse négative les intéresse. Pourquoi ? Parce que je suis trop jeune ! Mais t’as quel âge ? 28 ans. Et là le choc des cultures. J’ai presque l’âge d’être grand père et la dernière question arrive finalement : Est-ce que je veux les épouser ? Elles resplendissent de joie de vivre. Moi, je suis brulé au 8ème degrés, j’ai oublié de mettre de la crème protectrice sur les mollets et n’en ai pas mis assez sur les autres parties exposés. Au retour, sur la route les 4 bananes me coutent 100Fc pour 400Fc à la ville. La vendeuse me demande si je suis Mzungu ou arabe. Je lui répons que je suis un « Je viens ». C’est comme çà que les locaux appellent les comoriens de France. Ca la fait beaucoup rire. Je passe le reste du trajet retour le nez dans les nuages m’imaginant m’installant ici avec un bateau. Ikoni ville frontière de Moroni présente deux grands minarets, un lagon vert et une falaise à pic qui me fait rêver à y ouvrir un hôtel. Grande nouvelle le syndicat des taxis est en grève. Bon ils circulent toujours mais depuis deux ans ils refusent de payer la vignette tant que l’état ne fait pas de route convenable.

18/02/2010 15 ans arrive avec une heure de retard. Nous partons en « brousse » (sur la route) pour explorer le nord et l’est de l’île. Premier arrêt le « trou du prophète », une anse magnifique ou le prophète aurait débarqué aux Comores. Nous nous arrêtons ensuite à Niamaoui le lac salé. Un ancien volcan bordé par la mer dont le cratère immense est devenu un lac salé. La légende dit que le prophète pour punir les villageois lui ayant refusé l’hospitalité aurait détruit le village en « invoquant « le volcan ». Autour du cratère paissent ou ronflent des zébus(les vaches autochtones). Enfin l’ile au dragon, une presque ile à la forme d’un dinosaure endormi. Avant de rentrer nous nous arrêtons à M’béni et je visite une distillerie d’Ylang Ylang. L’odeur saisissante est transcendante. La chute de cours de la vanille a mis la coopérative à l’agonie comme beaucoup de chose dans le pays. Et ils ont du évolué vers l’élevage de vache laitière afin de produire du lait caillé particulièrement usité lors des cérémonies et autres grands mariage. Bordeaux a gagné 4/1. Tout le long du trajet 15 ans me bassinent avec la finale à venir. Il désespère de mon manque d’intérêt pour le football. Il se met alors a me parler de femme. Il est marié, a 5 enfants et 3 « deuxième bureau ». L’expression congolaise est tout autant utilisée ici avec la même ambiance pour designer le 5 à 7 parisien ou le carton rouge Marseillais.

19/02/2010 Last day in Comoro. La journée s écoule au rythme des repas, de lecture et de averses de pluie. Le soir après un énième plat de daurade, les syriens de Damas séjournant dans l hôtel m invitent a leur table et je les affronte aux échecs. Lamentablement battu. Apparemment l ivresse n aide pas a se contrer sur la protection du roi. Surtout quand on le confond avec la reine. La chaleur moite, pesante et le traitement pour le palu m épuise mais je décide de profiter de mon dernier soir pour aller a “la rose noire”, la boite du centre ville. La musique y est raga, zouk et Dombolo. Les serveuses aux sourires assassins et les danseuses aux fessiers tressautant hypnotise l assistance. Je suis accompagne par William le serveur de l hôtel. Ne pouvant ni se payer l entrée ni les consos, je l invite. Originaire de l île d Anjouan sa vie a grande comore est tout sauf facile. C est un peu comme être juif en 34 en Allemagne. Accuse de tout les maux, il ne peut même pas sortir de la capitale pour sa propre sécurité. Il bosse 50h par semaine pour 38525 Fc net par mois pour un loyer de 20000fc charge comprise. (petit rappel, 1 euro = 491fc). Les heures sup ne sont bien entendu pas paye et obligatoire, 7 a 9 par semaine. Quand on sait que le président précèdent avait un salaire de 11 000 000 fc par mois…. Les comoriens avec lesquels j ai pu discuter sont très critique sur leurs dirigeants et leurs objectifs. Ils sont surtout très conscient des intérêts économique de plus en plus grandissant de la chine et des émirats. Grande comore accuse 80% de chômage pour plus de 95% a Anjouan. Chose pas étonnantes les mosquées sont neuves alors que les écoles, les routes, l hôpital sont au delà de la vétusté. Les profs sont en grève partielle avec pour revendication primaire d être paye a la fin de chaque mois. Dans la boite je croise Kjatan un danois francophone qui bosse pour l ONU. Voisin de siège dans l avion a l aller nous ne nous étions Presque pas parle alors que le hasard nous a fait nous croiser fréquemment tout au long du séjour allant même jusqu a nous faire prendre le même avion demain. Nous finissons par sympathiser autour de trop nombreuses bières vite remplace par de la vodka. Lorsque je clame être communiste il reste ébahit. Et nous débattons jusqu a 3h30 sous le regard amuse de Zalia la somptueuse serveuse. William officiant de son propre chef en tant que capitaine de soirée refuse de rentrer sans moi. Pour le convaincre je lui file l argent pour on taxi et lui explique sous la surveillance des comoriens travaillant pour Kjatan.

20/02/2010 Oulala, bobo la tête. Après 3h de sommeil je suis réveille par des coups de battes de baseball sur la tête auquel je remédie a grand renfort d ibuprofene. Après avoir fait mon sac je stagne vaseux devant mon petit dej attendant l heure d aller a l aéroport. Je traîne ma gueule de bois tout la journée et arrive mort de fatigue a Kampala en Ouganda après une correspondance a Nairobi. Le temps plus doux qu au comores est une vrai résurrection. Mort de fatigue je m écroule après une heure de taxi dans le premier hôtel au prix abordable.

21/02/2010 Réveillé a 9h par le boucan de la rue qui n a que peu cesse pendant la nuit. Je pars a l assaut de la capitale. La ville est en plein essor. Le centre aux grandes rues est est plein de nouvelles constructions. Il y a du monde partout. Les gens sont agréable et ponctuent leurs hello par un how are you sincère duquel ils attendant une réponse. La vie est peu chère. Une chambre d hôtel propre et correcte coûte 35 000 shillings, un coca en vaut 1 000, du boeuf avec des patates en vaut 4000. 1euro = 2 600. Les femmes varient majoritairement entre cheveux très court et crane rase. Un nombre incalculable de van/taxi parcourent la ville. La misère se ressent a travers les gamins mendiants assis dans la rue, mais ça ne choque pas. Le niveau et le nombre de personne parlant anglais est très largement supérieur a celui que j ai pu rencontrer dans d autres pays. Aujourd hui dimanche les gens ont passé leurs matine a l église pour la messe ou le gospel. mso-style-parent:""; margin:0in; margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:12.0pt; font-family:"Times New Roman"; mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} @page Section1 {size:8.5in 11.0in; margin:1.0in 1.25in 1.0in 1.25in; mso-header-margin:.5in; mso-footer-margin:.5in; mso-paper-source:0;} div.Section1 {page:Section1;} --> Le temps s écoule au rythme des pages de l idiot de Dostoievsky que je feuillette dans des bars et restaurants. Les bières coûtent entre 2000 shillings et 2500sh le demi litre. Les gens sont d une gentillesse proverbiale, leurs tons, leurs franchise, tout ça fait de puissant points fort pour aimer ce pays. Dans la rue je croise beaucoup d indien. L une des spécialités culinaire du pays est le chapatti, une sorte de pain originaire d inde. Comme quoi l impérialisme britannique aura au moins permis que je me casse le ventre. Au soir je fini a bouquiner en picolant toutes les différentes marques de bières locale et il y en a Presque trop. Non je déconne y en a jamais trop…. Les ougandais sont très joueurs et les paris sont même légaux. La cote des matchs est affiche partout. Je finis la soirée avec mes amis a usage unique les barmans et manager d un bouge ou je suis bien trop saoul pour me ridiculiser au billard (comprenne qui pourra).

22/02/2010 Je me lève vers 8 heure sous le bruit de la pluie. Refroidi dans mon idée de traverser la ville a pied sous le déluge je me rabat vers la solution taxi qui me déposera devant l hôtel de mon choix a Jinja. La ville me plaît immédiatement , même sous l averse. Les rues orange de boue, les maisons coloniales ne dépassant pas le rez de chausse. Je décide d aller contempler les sources du Nil mais sous la pluie je ne vois Presque rien.. Tiers monde, des trottoirs dangeureusissimes, les marches de poissons séchés, les mendiants, le regard des curieux. Après ces deux jours a appréhender la suite du voyage, a craindre de m ennuyer, de ne pas aimer, je suis un peu rassure. En Uganda, les oiseaux sont mythiques, de partout, en ville, sur les building de la capitale et ici sur le lac Victoria on peut voir des rapaces immenses. A Kampala des espèces de cormorans déplumés, géants et pouilleux se promène dans les parc et volent au dessus de nos têtes. Un seul de leurs étrons doit être mortel. Je comprends enfin pourquoi autant de gens portent un chapeau.

23/02/2010 Aujourd hui c est rafting sue les sources du Nil. Une équipe de 12 touristes multimomdiaux partent a l assaut de rapide de niveau 5. Belges, Israéliens, Danois, Hollandais, Égyptiens et marseillais. Les rafts sont en très bon état et chacune des équipes de 6 est accompagne par un navigateur et 6 mini kayaks qui sont la pour assurer notre survie au cas ou on tombe a l eau. Au départ nous sommes très joyeux et blaguons de tout. Le premier rapide nous calme de suite. Le raft se retourne et je suis entraîné malgré mon gilet jusqu au fond ou mon dos heurte violemment la roche. Les remous et la puissance de l eau m empêche d atteindre la surface pendant 15 secondes ce qui croyez moi est très long quand on ne sait pas ou est le haut et ou est le bas et qu on ne s est pas préparé. Lorsque j émerge a la surface, le bouillonnement de l eau me trompe et je me crois toujours sous l eau. Une fois remonte, plus personne ne fait le malin, moi le premier. L idée d arrêter la traverse la tête de tout le monde mais par fierté nous décidons de continuer. La journée s écoule sous un soleil ardent entre kms d eau calme et rapides les plus puissants du monde atteignant jusqu a 30 a 40kmh. Nous parcourons 30kms dans la journée pour huit rapides dangereux. Avec au final seulement 3 renversement et une seule noyade, l israélien. Qui aura plus de peur que de mal, n ayant pas perdu connaissance il n a pas bu trop d eau. L avant dernier est une cascade de 2 mètres. A ce moment la le bruit de la chute d eau nous a rendu muet et pour la première fois mon équipe de bras casse a pagaye en rythme. A l arrive l addition se soldera par des brûlures aux 2nd dégrées(seulement du au coup de soleil), un gros hématome dans le bas du dos et quelques égratignures. Depuis la rive nous apercevons un rapide de niveau 6. Celui la est impraticable, même les pros du club ne l on tente que 2 fois et ne l on jamais réussi sans grave blessure. Après un barbecue ou nous comparons nos coups de soleil, je suis élu grand vainqueur. Brûlé au 2nd dégrés, ma crème de protection fp50 n était pas résistante a l eau et la réverbération du Nil a démultiplié l effet du soleil…. Je rentre sur kampala en ayant du mal a marche a cause de ma blessure au dos et dort très mal pris de fièvre et ne pouvant pas bouge a cause de ma peau cramée.

24/02/2010

Chose surprenante les gardes et vigiles sont armés, fusil a pompe, vieille mitrailleuse et même fusil d époque. Pourtant on dit Kampala être une des villes les plus sures d’Afrique. Le contraste entre la capitale et les villages que j’ai pu croise depuis mon bus me font énormément regrette de ne pas avoir traverse le pays. Surtout les petites maisons en briques et les cahutes rondes en tôle. Exaspéré par les grillades, patates et bouffe de rue je mange a midi dans un restaurant ou le coca est servi dans des coupes a champagne. L’ouganda est appelé la perle de l Afrique. Ça n’a rien de surprenant. Sur la route de Jinja a Kampala j’ai pu voir les fameuses «vertes collines d'Afrique».Vous les décrire, la profondeur de leur couleurs, l'apaisement ressenti devant ces simples collines est trop complexe. Je laisse donc ca a Hemingway. A 18 heure je m'endors épuisé par mes souffrances.

25/02/2010 Avant hier autour d'un petit dej rapide j'ai fait la connaissance d'un gadjo assez hallucinant. Attendant de partir pour le rafting, je prenais mon petit dej. Assis a ma table, deux hommes entre 30 et 45 ans. L'un d'eux me surprends par son essence. Il a tout du gitan de Corto Maltese. Des le premier regard nous nous apprécions, nous jugeons positivement. Cette estime naissant du charisme est sans équivoque. Il ya un je ne sais quoi dans le façon dont nous nous détaillons, dont nous regardons autour de nous. J'entame la conversation. Il est canadien et fait le tour du monde depuis 11ans. Comme moi il revient d'Afghanistan. L'échange est passionnant. Le hollandais ébahit nous écoute énumérer nos points commun : Somalie, Afghanistan, Yémen, Érythrée... "Bob" comme un certain nombre des ses compatriotes n'est pas un très grand fan de l'état. En Colombie britannique il a produit des tonnes d'herbes au long des années. vivant seul avec ses armes dans un coin paume. Les années de grande famine il devait tirer sur les grands ours agrandissant leur territoires par nécessité. Les autres années il tirait sur les baba cool tentant de lui volait sa beuh. Il quittait ensuite ses montagnes perdus pour vendre sa production aux bikers américain a la frontière des états unis. Au bout d'un certain nombre d'année, ayant amasse 1 million de dollars, il a prit la "route" pour faire son tour du monde. L'ayant bientôt fini il se demande quoi faire après. Il me fait un cour sur les différentes drogue et je lui explique ou acheter une arme en Éthiopie. Notre voisin de table n'est depuis longtemps plus la nous prenant pour deux fous. Je quitte l'Ouganda aujourd'hui pour Kigali au Rwanda. J'emprunte un avion pour m'y rendre encore beaucoup trop touche par mes brulures et incapable ou n ayant pas le courage de supporter 10h de bus dans cet état la. Je prends donc un taxi pour l aéroport et suis témoin en chemin d'un étrange accident. Juste a l'entrée d'un rond point, un jeune sur une bicyclette a moteur coupe la route d'une berline. La moitie de la motocyclette passe sous la voiture blanche. Le jeune s'éjecte pour ne pas mourir et atterrit dans les bras de la police. Ceux ci décident de lui apprendre le code de la route. pour cela ils décident de passer le jeune a tabac en public. Une fois l'individu en règle, pissant correctement le sang, il est relâche le visage déformé. Les regards que m'ont jettes les flics quand j'ai demande au taxi de faire deux fois le tour du rond point pour voir la fin de la scène ont été assassin, j'étais content de ne pas être a pied. Mon vol est très bref et mon arrive au Rwanda me déplait au plus haut point. Kigali est une ville reconstruite par et pour les ONG et expat. J'oserais presque me demandait si le genocide n'a pas permis un surdéveloppement grâce aux aides internationales. Les prix sont hallucinants, les taxis des voleurs. J'ai l'impression d'être de retour en Thaïlande. Une fois expose la raison de ma visite a la douane, un grand silence pesant fait son apparition. Apparemment mon humour n'est pas apprécié a sa juste valeur;ou alors il est peut etre pas si bon que ca. J'avais tenter de leur expliquer que j étais la pour manifester contre Sarko qui est un dictateur fachiste et montrer ainsi au peuple rwandais que les frenchies n'était pas tous des nains cocaïnomane. Ils ont quand meme au final accepter de me donner un visa mais ont tenu a connaître mon exacte adresse et m ont demande d'y rester jusqu en milieu d après midi. Dans la rue les drapeaux français sont a l'honneur secoué par de fortes rafales de vent et trempé de trombe d'eau. Les femmes sont immenses, de nombreuses sur talon atteigne ma taille. Le Rwanda me déplait immédiatement. La ville de Kigali est trop ou pas assez, ce n'est pas voyager, ce n'est pas l'aventure. Ce qui n'enlève rien au fait que sous les averses, brumes et nuages des paysages soient mirifiques.

26/02/2010 Je suis tellement exaspéré par les gens et l'ambiance que je decide de fuir le pays pour la république démocratique du Congo. Pour 2800fr je trouve un bus pour la frontière. En attendant le départ de je dévisage et admire les femmes. Elle sont trop belles pour être vrai. La classe incarnée, le port altier. J'avais déjà été ébloui au Myanmar par la beauté de la population mais ici la gente féminine transcende tous mes canons de beauté. Nous démarrons finalement pour Nigesyi sur le lac Kivu a la frontière de la RDC. 3heures de trajet, 3 heures de paysages dont j'ai trop abuse d'adjectif pour les décrire. C'est enivrant. Ça me donne la rage de ne pas être en moto pour faire ce trajet. Arrivé au lac Kivu je passe la frontière et tombe sur une bande de douanier racketteur voulant garder mon passeport en otage. Refusant de céder a leurs pressions je me fais expulser du pays et doit user de mes talents de négociateur pour ne pas payer un second visa rwandais. Finalement je convainc l'officier d'annuler mon visa de sortie. Je fonce ensuite attraper le bus pour retourner a Kigali. Toute cette agitation me fait triper. Je n'avais pas le moral depuis quelques jours et je me retrouve enfin. Être sur la route est une renaissance. Ces galères, cette pression, c'est ca le voyage. Je suis tellement remonte a bloc que je veux essayer de consacrer plus de temps au pays. Lors de ce trajet retour en bus le chauffeur nous passe en boucle une cassette de rock évangélique. A mon grand désespoir la batterie de mon ipod est a plat. Le Rwanda est appelle pays de la brume. Les montagnes portent les nuages comme une femme nue porterait de l'hermine. De retour a Kigali j'ai l'immense plaisir d'arriver en pleine coupure générale d'eau. Ce qui m'oblige a faire monter un baquet d'eau tiède pour galérer a me décrasser. A l'ancienne. Anecdote étonnante, ici quand on commande un coca ou une bière le serveur demande si on le veut froid. Apparemment les rwandais boivent leurs boissons a température ambiante. Quel scandale!! Sur un coup de tête je décide d'aller boire un coup a l'hôtel des milles collines, fameux pour le film « hôtel Rwanda ». C'est très dur d'imaginer que ce pays si paisible compose a 80% de terre cultivées par petit lopin ait vécu le génocide. C'est tout aussi dur de se dire que les jeunes de ma génération étaient a l'époque soit des coupeurs de têtes, soit des témoins muets ou alors en fuite. Le sujet presque tabou est inabordable, je ne vois vraiment pas comment aborder ce genre de conversation. L'hôtel est redevenu un 4 étoiles standard avec sa fameuse piscine dont les tutsis y puisant l'eau pour cuisiner ont été remplace par de magnifiques putes ayant retrouvées leurs poses alanguies. Je finis la nuit dans un club. Le groupe de blues qui joue est impressionnant, les 2 gamins de 20 ans chantent avec leurs voix de crooners accompagne par un orchestre d'une rare qualité. L'ambiance est électrique. La population mitigée, expats, locaux, jeunes chrétiens, tête a claque en puissance et putes au kg. Ceux qui se la racontent boivent du vin rouge d'Afrique du sud au cubi pour 5 dollars le verre. La majorité est a la « primus » la bière burundaise. Juste avant de m'endormir, de fourbes moustiques m'attaquent en traitre alors que je me croyais protégé par l altitude et la fraicheur. Je suis sur que leur cousins moronien les ont averti de mon arrive. Les piqures de ceux ci produisent des plaques énormes.

27/02/2010 Toujours pas d'eau a mon réveil. Je pousse une gueulante a la réception mais ca ne sert a rien. Il me monte un baquet d'eau. A 40$ la nuit je me permet de les insulter. Alors que je quitte l'hôtel je rentre dans une dimension parallèle, tout est fermé, pas de taxi, personne dans les rues. Ça fait froid dans le dos d'être seul au monde dans ces grandes avenues. En fait le dernier samedi du mois, le matin c'est férié. Ou plutôt le gouvernement interdit a quiconque d travailler et « oblige » le peuple a nettoyer le pays . Jusqu'à 13h tout est fermé. C est sans doute pour ca que la ville est si clean. Je prends finalement un bus direct pour Bujumbura la capitale du Burundi. Les paysages moins vallonnées et plus secs restent agréables jusqu'à l'arrive sur Bujumbura ou la vue en contre bas du lac Tanganyika me surprend. La capitale me saute a la gueule, je l'aime des le premier contact. C est pauvre, sale, ca sent le risque. Ma définition est péjorative mais quelque chose m'excite. Une fois logé, je pars a la découverte de la bière locale que je n'oublie qu'une fois de commander froide. Plus jamais cette grave erreur!

28/02/2010 Derrière son jolie nom, le Burundi est un pays dangereux, ca se sent. La misère sur un cour trottoir fait coucher plus de 15 personnes. En deux conversations on m'a déconseille de prendre un taxi seul, on m'a explique les normes de sécurité locale pour les ONG pour ses expats. A la nuit les rues éclairées me font penser a ce que je m'imagine du Soudan. L'impression est ultra négative. En journée je pars faire le tour de la ville. Pendant 2 heures je traverse Marseille. Cette ville sur la « mer » comme ils disent a un port industrialisé, des plages. Elle est encastrée par des collines. L'arnaque et le marchandage est le mot d'ordre. Des pharmacies, des magasins sort une musique qui envahit la rue. Oui je sais ca c est plutôt la Havane.... Les femmes Burundaises me semble plus belles, plus vivantes qu'au Rwanda, sans doute le style moins BCBG. Le salaire moyen plus est de 50 dollars par mois. Le salaire journalier est de 1$. A pied je traverse les quartiers bourgeois aux magnifiques propriétés pour arriver finalement au marché central ou l'accueil est mitigé. Inflexible dans mes négociations, j'arrive finalement a ne payer que 40 a 50% des prix annonces. Ce qui reste quand même hors de prix pour eux. Je comprends plus tard que les belles tuniques en coton ou le tissus pour faire des robes sont bien trop luxueux pour la plèbe. Ici quand un homme achète une tunique c'est pour 10 a 15 ans, pour les grandes occasions puis plus tard pour son fils. Le prix de 7 euros me paraît finalement raisonnable. A la fin du marchandage, le premier vendeur me dit : « Tu es dur Mzungu, tu négocie comme un voleur Rwandais ». Le deuxième vendeur lui me compare a un Politicien Burundais. Continuant la visite du centre ville je m'arrête pour un coca et voir un « vétérinaire », c'est comme ca qu'ici on appelle le mec qui fait cuire les grillades devant les bars appelés bistrots ou cabarets. Un mec saoul vient pour m'embrasser et me parle en anglais. Il m'appelle papa et se met a genoux pour me supplier de lui donner une cigarette. Il me prie, le visage contre le sol d'être généreux avec lui. Lorsque il m'attrape par le bras pour continuer a me mendier, n'arrivant pas a m en débarrasser je le frappe au visage pour le faire fuir. Mais il ne bouge pas sous le coup et continu a me supplier en pleur. Il continue a s'accrocher a moi et personne n'intervient dans le bar. Je finis par le sortir du bar a coup de pied et toujours aucune réaction dans le bar. La chose a laquelle je pensais pendant l'incident était, « il veut me pickpocketter les poches ou quoi... ». Du quémandeur assis dans la rue a l'estropié en passant par le mec sympa qui parle bien pour demander de l'aide, je n'ai jamais été autant pris a parti ni ressenti autant la mendicité. Le vétérinaire me fait servir la brochette de bœuf avec des frites et une salade d'oignons, d'avocats et de tomates. Le tout pour 200 Fr. Je me décide ensuite a monter vers le nord, vers les collines tout en essayer de garder en tête les zones délimites par les ONGs. Je commence a m'inquiéter a psychoter. La tension latente, la sensation de risque m, electrise. Je ne suis pas rassuré ou que je sois. Je me sentirais mieux si j'étais armé. Je vois la voiture s'arrêter et deux gars en descendre pour m'y tirer de force. Je vois la bande de cacous me sauter dessus et me passer a tabac pour 50 francs. Je me vois partir en cavalant pour éviter un coup de couteau. Mais rien, en fait mon exécrable sens de l'orientation m enmene dans le quartier des villas des expats ou il y a plus de flic que d'arbre. Je me fais chaler ensuite jusqu'à la plage ou les familles et les amoureux se promènent. Une bande de gars en habits typiques jouent des tambours et tentent de m'extorquer 15 00 Fr pour les avoir filmés. Au retour, plutôt qu'une moto, je me fais chaler par un vélo sous le regard ébahit et amusé des passant. En effet les mecs a vélo sont la pour transporter de lourdes charges de fret ou les gens les plus pauvre ne pouvant pas se payer un taxi en commun. Je décide de le payer 2000 fr pour la course, ce que j aurais payé en moto mais ne le lui dis pas et négocie quand même pour le principe. Au soir, je mange des boulettes d'agneau fourrées aux groseilles et a la menthe....

01/03/2010 Journée paisible sauf la tension constante des qu'on se promène en ville. Les mendiants, les mendiants, les mendiants. Je décide de me faire tresser ce qu'ici aucun homme ne fait. Je me rabats donc vers un salon pour femme. Dedans c'est folklo, les femmes muslims font la prière de midi a cote de moi qui fume ma clope en me faisant étriller. Des la première tresse plaquée je commence a ressentir le mal au crane. Les burundais ne parlent pas bien le français. Rectification, les pauvre, l'ultra majorité ne parle pas le français. Et comme je ne voyage pas en taxi je galère avec les moto men appelés « boda boda » pour trouver une adresse, surtout qu'en plus les gens n utilise pas les adresses, noms de rue. D'ailleurs un exemple d'adresse, c'est « la rue en face de la poste centrale, en direction du marché ». La pluie gâche la fin de la journée. Décidément faut que je fasse plus attention pour la période du prochain voyage. Au soir je vais dépenser mes derniers « francs bu » au bar le Havana et fais plusieurs parties de billard contre un asiatique. Lorsque je lui demande sa nationalité, il évite le sujet.. Peut etre suis je en mode super psycho mais je suis sur que c est un agent des renseignement. Il me pose tout plein de questions sur mon voyage et insiste même pour que je lui donne ma carte. Il disparaît aussi vite qu'il est apparu. Bizarre, il m a payé un un Ricard juste au son de mon accent et a payé toute les parties de billatd sans me laisser en payer une. En plus il a refuser de jouer de l'argent et buvait de l'EAU. Je demande a la serveuse si elle le connait. Il est chinois et travaille a l'ambassade comme secrétaire.

02/03/2010 Je psychotte toute la nuit craignant que l'hôtel ne me réveille pas. Mais j'ai quand même pris un maximum de précautions. J ai promis 2000 Fr au vigile. J'ai menacé le réceptionniste de lui faire rembourser mon billet d, avion s, il oubliait et j'ai promis au taxi une somme surévaluée pour qu il me réveille en soupape de sécurité. Bien sur le vigile et le réceptionniste oublient de me réveiller et le taxi est 15 mins en retard. Mais « Allah wakbar » le muezzin me réveille. Le taxi pour être a l, heure n'a pas dormi de la nuit et et a patienter a la mode burundaise, en picolent bière sur bière. Je ne suis rassuré qu'une fois arrivé. A l'aéroport les avions sont affichés « ponctuel », perle de belgicisme. C'est très vintage, l'architecte a dessiné un petit aéroport en forme de 3 huttes traditionnelles Burundi. Les formalités douanière se font au stylo. Trop fort, je croise sur le tarmac le pilote et reconnais en lui le pochtron qui bavait sur le bar hier soir a 1h du mat. Et l annonce de bienvenu est de la part du capitaine « Jack ». Quelques proverbes Burundi : _ Ce qu'on attend des autres vient après la pluie. _ Quand on va puiser de l'eau sans bonne volonté, on revient avec de l'eau sale. _ Mieux vaut tout arroser car on ne sait pas ce qui portera son fruit le premier. _ La jeunesse est trompeuse. _On donne l'orientation d'un arbre quand il est encore petit. _ Qui veut décimer un troupeau abat le veau. _ Un raton est toujours victime de la haine qu'on contre sa mère. _ Si tu épouses quelqu'un qui n'écoute pas, tu donne naissance a un enfant qui ne suit pas les conseils. _On ne refuse pas de téter sa maman même si elle a la gale. _ Un mot qui sort de la bouche dépasse les montagnes. _Une parole cachée dans le ventre est révélée lorsque l'on vide la cruche de biere. _ Un ami fidèle vaut mieux qu'un frère. _ Mieux vaut demander une bière a un ami qu'a un riche. _ Cinq personnes peuvent se couvrir de la peau d'une puce quand il y a l'unité. _ Le bâton touche l'os mais ne touche pas le comportement. _ Qui ne connait pas le mal lèche la hache. _ Voler avec un enfant sur le dos, c'est lui apprendre a voler. _ Si tu éduque mal ta fille, tu es insulte par ton beau fils. _ Beaucoup de blé ne fait pas une bonne bouille. _ Une houe qui est utilise n'aura pas de rouille. _ On ne mange pas sans sueur. _ Faire de petits pas signifie marcher. _ Qui t'avertit ne te mord. _ Une seule tête ne peut pas conseiller. _ Qui visite trop les ménages amène les mauvaise rumeurs. _ Pour enrichir ses connaissances il faut sortir de chez soi. _ Se comporter dignement élève un orphelin. _ Au lieu de t'apprécier laisse les autres t'estimer. _ Les vaches commencent a brouter devant l'enclos. _ Si tu veux posséder une vache, tu dois vivre pour elle. _ La santé est comme l'eau versée a terre qu'on ne peut plus récupéré. _ La vérité passe dans le feu mais ne brule pas. _ Connaitre son chemin est une bonne chose, savoir ou se loger est encore mieux. _ On ne cherche pas du lait dans les cuisses d'une grenouille. _ Quand un chien a la calvitie, il a déjà casse beaucoup de portes. _ Ce n'est pas la peine d'essayer de fuir la mort, on se fatigue pour rien.

Pour les amateurs, j'en ai un plein bouquin.... On arrive finalement en vie a Dar es Salaam d'où j'embarque immédiatement dans un fast boat pour Zanzibar. Même en n'étant pas sujet au mal de mer, ces gros bateaux ultras rapides provoquent des hauts le cœurs pendant les deux heures que dure la traversée. L'ile subit une coupure de courant généralisée depuis trois mois. La câble sous marin reliant le continent s est rompus. Ce qui fonctionne le fait sur générateur, ca promet d'être fun. A la descente du bateau on me demande de ré-remplir des formulaires déjà rendus a l'aéroport. Le ton ne me plaisant pas et sans doute fatigué de m 'être levé a pas d'heure, je m'emboucaner avec les officiers. Et ils me mettent au piquet. Comme un gamin pour me refroidir l'esprit comme ils disent. Âpres une heure a crever sous le cagnard je suis gentil et obéissant comme un mouton. Ils me libèrent finalement. L'arrivée en bateau donne une vue splendide sur la ville. Stone town a l'air d'un paradis a l'architecture coloniale mélangeant des styles et des époques variées. On passe du Portugal au rue de Sanaa. On traverse des ambiances indiennes et rencontre des massais, on y mange des grillades de gambas, des chapatis indien. Léger inconvénient les arapèdes locales, les boucans, les moustiques a touristes. J ai l impression de passer devant le front de mer de Pattaya. En 10 minutes je me fais traquer par deux gars qui veulent m'aider gratuitement précisent ils. Je mets 20 mins a m en débarrasser. Je choisi le luxe pour le premier soir, pour 50$ je m installe dans une petite ruelle de la vielle ville dans un hôtel au charme arabe avec tout le confort imaginable si seulement il y avait de l'électricité. La bière Serengeti devient ma nouvelle meilleur amie, elle est tout simplement délicieuse, même pas fraiche, je la préfère a beaucoup.

Du 2 au 5 L'ile de Zanzibar. Qu'en dire? C'est une ile dans l'océan indien. Officiellement faisant partie de la Tanzanie... On y parle majoritairement le Swahili. A majorité musulmane mais d'un Islam modéré. Les femmes se promènent majoritairement comme elles veulent, du casque intégral, au sein proéminents sous un léger t shirt. Le rythme de la vie dépend de la chaleur. La pauvreté escamote a la vue directe des touriste se retrouve dans des hlm a l'architecture me rappelant la havane sur la périphérie de Stone town. Que ce soit les rastas pour l'herbe ou les massais pour le crack et la coke, la drogue est présente et peu chassée. Le soleil est violent, agressif, il pique comme l'eau de mer excessivement chargée de sel. La coupure électricité qui dure depuis plus de trois mois fait endurer les bruits constant, incessant et assourdissant des générateurs. Au nord e l'ile le village de Nungwi s'est transformé en plage a touriste. De dégingandés hollandais a la couleur d'aspirine se prélassent au soleil quand de gros américains pour 180$ la sortie vont tenter de pécher au leur homologues en poids chez l'espèce des poissons. La bas les prix des bungalow vont de 200$ a 25 pour des chambres bas de gamme qui n'en vaudrait pas d10 en Asie. La bière Serengeti est une renaissance, légèrement ambrée, elle est désaltérante quelle que soit sa température. Le matin les soupes dans la rue ne dépassent jamais le 800 shillings et le soir sur la nouvelle promenade les grillades varient entre 4000 et 15000 que l'on veuillent des crevettes, du poisson noble ou des langoustes... Le langage local paraît un mélange local d'arabe, de québécois, du roi lion et de swahili : Salam. Karibou, Hakuna matata et le Jambo national. Le hasard de mes pérégrinations, de mes déambulations m'emmène a passer du temps avec un vieux pépé, le patriarche de la famille Al Amimin, l'une des plus étendus famille de la capitale. Grâce a lui je vais pouvoir accéder aux ébénisteries. A l'intérieur de celles ci des gamins et des adultes travaillent a la taille des coffres, aux gravures des dorures. Je vais donc commander plusieurs coffres a compartiment secrets et participer a leurs confection. Au final leur expédition me coutera plus cher que leurs prix. Comme de bien entendu les minots de 8 a 10 ans s'avèrent infiniment plus agiles que moi et mes mains de pati quand il s'agit de précision ou de confection. Je me demande même honteusement si ils ne sont pas plus costaud que moi a force de porter ces lourdes planches . Je tente d'aller pécher avec les locaux mais tombe dans une arnaque qui se solde par une prise de bec assez chaude avec des pécheurs miséreux et toxicomane manipulés comme moi par un « trip organizer » véreux. Depuis j'evite cette plage la nuit de peur de retomber sur eux. Le séjour avance a un rythme poussif....

Du 6 a …. Je finis au mon séjour a Zanzibar au rythme de balade dans la ville, de soirées en « boite ». Les boites pour les locaux sont hallucinantes j'ai jamais vu autant les gens prendre autant de plaisir a danser. Les tanzaniens sont d'extraordinaire brancheurs, un mélange d'italien, de français pour nos bon et aussi d'homme de croc-magnon. Je quitte finalement Zanzibar le 8 mars pour Mombasa au Kenya. A peine descendu de l'avion je saute dans un taxi pour Ukunda un petit village sur la côte. Mon guide book me le décrit comme tranquille et pratique. Je trouve un petit hotel pour 20 euros la nuit, le strict minimum, mais d'un calme divin. On dirait que le lieue en plus de son charme des ses toit en chaume a été crée pour lire paisiblement a l'ombre avec une bière a la main. Je suis a 100 mètres de la plage qui est entourée par une barrière de récif. Longue, large, pleine d'algues. Les bateaux de pécheurs amarrés sont une invitation a partir pagaye pour aller pécher. Mes repas varient peu, dorade, riz, king fish( une sorte de baracuda local), et des calamars. Ma première douche est un choc. L'eau est pompée depuis la mer et non filtrée. On se douche donc a l'eau salée et les habits y sont lavés. Le cadre est splendide, c'est la basse saison, et le tourisme n'est pas agressif. 90% des gens que je croise sont italien ou allemand. Ici les putes sont musclées, mesurent 1m75, ont des rastas et des mains énormes et des grosses voix graves. Leurs clients sont de grosses et vieilles allemandes. Sur la plage, autour des billards j'ai l'impression d'être dans un autre monde. C'est très comique d'entendre ces rastas parler de liberté, indépendance et les voir deux minutes comme des toutous aux pieds de ses grosses vaches aigries. Je pars pour une matinée de pêche au gros et bien entendu ne ramène rien. Enfin juste deux peites liches et 3 « travellers » des sortes de dorades/sars. Le capitaine du bateau me dégoute en s'excusant pour la pauvreté de la pêche, il m'explique que la veille ils ont attrapes 12 baracudas de 10 a 15 kg, 14 king fish et 27 dorades elles aussi entre 7 et 16 kgs. Je ramène quand même fièrement mes travellers a l'hôtel ou j'en fait préparé un en filets énormes dont je me baffre. Le lendemain je pars a la pêche avec les locaux, le vent trop fort nous empêche de franchir la barrière de récif et l'on reste pêcher a la palangrotte dans les roches sous marines. En trois quart d'heure a la crevette et aux vers nous remontons de tout, des rougets blancs, des girelles vertes, des poissons fluos, de petites murènes.... largement de quoi faire la soupe. Les pécheurs explosent de rire quand je leurs dis qu'en France on paie pour les esques. Je finis par décider de rester jusqu'à la fin de mes vacances dans ce petit paradis et quitte l'hôtel pour louer un petit appartement. Dans la cuisine, je me prépare des cheese-burgers, des pâtes et des salades de concombre et de tomate. Le village d'Ukunda et la plage de Diani est le dernier endroit ou subsiste une race de singe, ils sont partout, dans les arbres, sur les routes sur les câbles électriques. Je comprends vite pourquoi ils sont en voie de disparition. Si ca ne tenait qu'a moi, que l'on me donne un fusil et je passerais mes jours et nuit a les exterminer ses sales voleurs qui me foutent une frousse terrible en sautant sur la table ou je lis ou qui me piquent les tomates que je n'ai pas rangé. Mon esprit s'occupe en lisant : Antoine de St exupery, Joseph Kessel, Jack London Franck Herbert..... Voici a peu près comment se déroule une journée. Je me lève, vais sur internet, fait un plongeon dans la piscine, passe quelques heures a lire, me prépare une salade, ais boire une bière, vais me promener sur la plage en écoutant Miles Davis, me baigne, relis une heure ou deux, vais jouer au billard, bois quelques bières, vais au restaurant, mange une glace, retourne jouer au billard... Je prévois pour les jours qui restent d'organiser un trip pour aller nager avec des dauphins, d'aller faire du quad et de laisse passer le temps au rythme qui est le sien. La bise a tout le monde. Dju
Open
Que faire au Rwanda en dehors des activités payantes?
bonjour j ai l intention de me rendre au rwanda en janvier 2021 en prenant une location de voiture .je suis photographe , je vais donc aller 2 jours au parc akagera. par contre je me pose des questions car je vois que la moindre activité est payante . peut on quand meme se promener , voir des choses , rencontrer le peuple rwandais sans avoir a mettre la main au porte monnaie !! par exemple au lac y a il des ballades a faire par soi meme ? au parc des volcans quel est le prix pour entrer ( je ne veux pas voir de gorilles ni faire des trecks) juste me promener et admirer les paysages c est possible? y a il d autres coins a privilegier au rwanda sans devoir faire des activités? merci pour vos reponses
Open

You might also like