Discussions similar to: Bali notre fille 3 ans trouver lait sur place pendant vol
FR
Découverte de l'Asie: Bali et Java, le bon choix?
Pour découvrir le continent asiatique l'été dernier (3 semaines en juillet-août 2017), nous avons hésité entre le Rajasthan, la Thaïlande, l'Indonésie ou les Philippines. « Nous », c'est une famille composée de 2 adultes (Guillaume, Laetitia) et 3 enfants (Maxime, Rachel et Timéo âgés alors de 12, 10 et 6 ans).

On a d'abord éliminé l'Inde, réputée trop marquante et « difficile » pour une première fois, puis la Thaïlande à cause de l'absence de volcans et d'une météo pouvant être capricieuse en juillet.

Comme on avait tous envie de découvrir des volcans et des rizières en terrasse, tout en bénéficiant d'une météo clémente, le choix final s'est porté sur Bali et Java.

Dans les incontournables programmés, il y a donc évidemment Bromo, Kawah Ijen et le Mont Batur, mais aussi la visite des rizières dans le secteur d'Ubud, Sidemen et Jatiluwih.

Ces différents sites et bien d'autres nous réserveront bien des surprises...

Programme théorique : Bali (11 jours) Nice – Istanbul – Jakarta - Denpasar 1 nuit Denpasar Pura Luhur Uluwatu – Puri Anyar - Pura Tanah Lot - Nuit Tanah Lot

Taman Ayun – Gorges Ayung – Goa Gajah- N1 Ubud

Boucle Ubud Nord – Ceking, Pura Gunung Kawi Sebatu, Tirta Empul, Gunung Kawi - N2 Ubud

Balade environs Ubud, Artisanat Mas, Forêt des Singes - N2 Ubud Taman Gili – Goa Lawah – Blue Lagoon - Pura Silayukti - Sidemen - N1 Sidemen Tenganan - Kusamba – balade rizières à Sidemen - N2 Sidemen Putung - Tirtagangga – snorkelling Epave Liberty - Amed - N1 et N2 Amed Amed - Pura Besakih – Lac Batur - Nuit Mont Batur Mont Batur- Rizières Jatiluwih - Pura Luhur Batukaru - Munduk - N1 Munduk Pura Ulun Danu Bratan – cascade Tanah Barak – Ecocafé – cascade Melanting- N2 Munduk Mangrove Banyuwedang – Pura Teluk Terima - Traversée vers Java- N1 Banyuwangi

Java (10 jours) Kawah Ijen - N2 Banyuwangi Route vers Bromo - Caldeira - 1 nuit Bromo Bromo – Surabaya - Yogyakarta - 1 nuit Yogyakarta Yogyakarta – En route vers Borobudur - 1 nuit Borobudur Villages autour de Borobudur - N1 village autour Borobudur

Mandala de Borobudur - N2 village autour BorobudurBorobudur - Yogyakarta - N1 Yogyakarta

Six semaines avant le départ, je me suis mis à potasser un manuel d'apprentissage rapide du bahasa (méthode Assimil), en prévision des 10 jours que nous souhaitions passer dans des coins moins touristiques. Le bahasa est une langue très facile à apprendre, la construction grammaticale est vraiment simple.

Même les enfants s'y sont un peu mis et au moment du départ, ils savaient se présenter et compter jusqu'à 1 million. Parce que vu la valeur de la Roupie, savoir compter jusqu'à 100 n'aurait pas servi à grand chose ! 😏 Ces 300-400 mots appris auront été parfaitement inutiles à Bali où beaucoup de vendeurs parlent (marchandent) même français 😮, mais utiles quelques fois à Java, sans être indispensables. Impressionnant d'ailleurs, le nombre de touristes français rencontrés à Bali.

Voiture avec ou sans chauffeur ? Pour beaucoup de primo-voyageurs en Asie, y compris moi, se pose ou s'est posée la question de rouler en Asie sans chauffeur. J'adore conduire et adopte sans problème une conduite très (trop) sportive, et c'est un peu pour ça que j'hésitais à louer une voiture sans chauffeur en me disant que j'arriverais bien à m'adapter.

Au bout de 5 mn sur la route à Denpasar, j'ai compris que cela aurait été une grossière erreur !! La première raison est que sur les routes indonésiennes, comme probablement dans d'autres pays asiatiques, c'est un énorme bordel organisé. Les premiers jours, même avec un chauffeur prudent, on ne compte plus les frayeurs entre les dépassements plus que limites de certains voitures, le non respect des priorités, les objets roulants pas franchement identifiés, les scooters ou vélos qui s'engagent sur la route sans même regarder s'il n'y aurait pas une voiture qui risque de les percuter... 😠

Honnêtement, ce n'est qu'au bout de 10 jours à observer tous les comportements que j'ai commencé à me dire qu'il est possible pour un européen à conduire seul. Mais, eh oui, le grand MAIS est qu'en conduisant, il est inconcevable de prendre du plaisir au volant et d'oser regarder les paysages. La concentration du chauffeur doit être maximale et celle du notre l'a été tout au long du voyage. Tant mieux pour nous d'ailleurs ! 😛

On s'est donc rabattu sur la location d'une voiture avec chauffeur en passant par André Sewatama, sur le compte duquel on avait lu pas mal d'avis positifs. On a pris la location pour 2 semaines : 10 jours à Bali et 4 jours à Java pour le Kawah Ijen, Bromo puis route jusqu'à la gare ferroviaire de Surabaya. Tout ceci pour un coût global de 860 € tout compris (voiture, chauffeur, frais de nuitée et frais de drop-off).

Le chauffeur, Wayan, a été vraiment très prudent et prévenant, mais il parlait très mal anglais. Si c'était à refaire, on aurait dépensé plus pour bénéficier des services d'un chauffeur parlant anglais, voire d'un guide-chauffeur. 😕

Un dernier point avant de débuter le récit, que j'avais totalement occulté avant qu'on ne parte, mais qui nous aurait guidé dans notre choix de destination : la densité de population... Pour rappel, en France : 113 hab/km². Cette densité est de 690 à Bali, 1060 à Java (encore pire) 😕, mais n'aurait été que de 135 en Thaïlande. D'autres valeurs pour nos destinations précédentes : Afrique du Sud 47, Utah 14, Arizona 23, Ecosse 67. Hum hum... On ne le sait pas encore, mais le dépaysement sera total à tous points de vue.
Open
Bali avec bébé de 12 mois
Bonjour, 😎Nous souhaitons voyager en Asie du Sud Est et notamment à Bali avec notre bébé de 12 mois. Pourriez vous nous faire partager votre expérience sur les points suivants: Quelle est la meilleure période de l'année (pas trop chaud, ni humide)? trouve-t-on facilement des couches, du lait pour enfant, des petits pots bébé les hopitaux/ médecins à proximité sont-ils OK? Par avance merci pour vos nombreux conseils, EGS
Open
Indonésie: Bali, l'île des offrandes


Un joli sourire en guise d'introduction, comme un premier témoignage de la gentillesse des balinais … Plantons le décor. Nous sommes tout au nord de l'île de Bali dans la région rurale de Sangsit et plus précisément dans l'enceinte du Pura Beji, un temple hindouiste parmi tant d'autres. Cette sympathique jeune femme portant une corbeille d'offrandes est tout simplement venue la déposer au pied de l'autel, afin de vénérer les dieux.

Une scène presque banale à Bali, tant l'observation du rituel des offrandes aux divinités est si courante et en tous lieux : dans les temples bien sûr mais aussi autour des sanctuaires, au bord des routes et des rues, dans les champs et jusque dans les modestes autels présents presque dans chaque cour d'habitation.

Les balinais sont donc fervents d'offrandes … Quant à l'île de Bali, elle offre aux visiteurs ses paysages, sa culture et son atmosphère à nulle autre pareille. Voilà ce que je me propose de vous faire partager avec le récit de mon récent périple à travers cette île. Des temples aux rizières ainsi que bien d'autres aspects sont au programme ... tellement un voyage à Bali s'avère riche en découvertes dépaysantes.

-- Un rituel quotidien

Revenons à présent à la séance d'offrandes … La jeune femme s'avance vers l'autel et y place son aumône : des fleurs posées sur des feuilles de palmiers tressées et quelques bâtons d'encens, ils se consument lentement laissant échapper de fines colonnes de fumées qui embaument l'atmosphère. Faisons nous discret et laissons-là se recueillir en compagnie de son petit garçon agenouillé auprès d'elle.



Sur la droite, un jeune couple en élégant habits de cérémonie se prépare à poser pour une photo souvenir. Une robe et une tunique au rouge éclatant, des ourlets et une coiffe dorés qui brillent sous le soleil… ce sont des jeunes mariés parés de tenues traditionnelles. Comme ce n'est pas pour mon objectif qu'ils posent et ne faisant pas parti des invités à la cérémonie, là aussi, je reste en retrait et cadre donc la scène avec un plan large.



La vue a l'intérêt de montrer également l'architecture typique d'un temple balinais avec les multiples statues de divinités qui le décorent. De l'autre côté, il y a, entre autre, la classique porte d'entrée des temples (Pura en langue locale) avec ce porche en forme de tour pyramidale fendue et séparée en deux parties.



Les hindouistes balinais tolèrent l'entrée au sein de leur temples des visiteurs non hindouistes, mais en dehors des grandes cérémonies et avec une autre condition : le port d'un sarong autour de la ceinture et des jambes. Bon, n'étant pas un habitué du port d'une telle « jupe » locale, l'aide de notre très disponible accompagnateur Guntur me sera d'une grande utilité, il va avec doigté ajuster correctement ce fameux sarong autour de ma taille ... afin que je ne paraisse pas trop ridicule !



Ce temple rural Beji est dédié aux divinités des cultures irriguées autant dire principalement à la culture du riz, d'ailleurs un large panorama de rizières s'étend sur la gauche de l'enceinte du temple.

-- Leçon de riziculture



Une plus ample connaissance de la culture du riz, nous la ferons parmi d'autres rizières, celles situées autour du village de Tunjuk, plus à l'intérieur de l'île. Et il n'y a pas mieux pour en savoir un peu plus sur cette culture que de côtoyer les planteurs de riz et surtout de participer à leur travail. Là, il va falloir mettre la main à la pâte … c'est à dire plonger les mains dans la boue ! Cela commence d'abord par la préparation du terrain. Et en avant ! avec cette paire de buffles d'eau.



Ici, il ne faut pas avoir peur de se mouiller et hop, me voilà les pieds dans la boue visqueuse et glissante. Pourvu que les buffles ne s'emballent pas … ce serait le bain de boue assuré ! Mais les animaux connaissent leur boulot et puis, il y a aussi à mes côtés leur maître dont ils suivent, pas à pas, les directives. Avancer dans la rizière afin de préparer le terrain pour la plantation, ça fait ploc, ploc et re-ploc … et ça éclabousse quelque peu ! Le tour de manège terminé, passons au repiquage des plants. Par manque d'expérience, j'enfonce sans doute un peu trop les plants : « Stop ! Stop !» me dit à chaque fois le planteur certifié. Alors que le rang commence à prendre forme, je crois avoir enfin compris le bon geste et la bonne profondeur pour que le plant de riz prenne racines … En remerciant mon instructeur, avec un sourire de complicité je lui donne rendez-vous dans 3 mois … ce sera le moment de récolter le fruit de mes plants ! Bon, trêve de plaisanterie, il temps de se rincer copieusement, les mains, les jambes et les pieds.



Justement, entre chaque parcelle, il y a de l'eau ruisselant le long de larges caniveaux, c'est bien pratique pour se libérer de cette boue si collante. Mais en fait, cette eau courante est surtout canalisée pour l'irrigation des rizières. Ce système de canaux particulièrement sophistiqué qui répartie équitablement l'eau entre toutes les parcelles cultivées a même fait l'objet d'une reconnaissance internationale pour sa haute ingéniosité. En effet, le subak, le nom de ce système est classé depuis 2012 au patrimoine de l'Unesco, rien que ça !



Un autre système, pas mal conçu (mais pas encore reconnu par les instances du patrimoine !) est constitué de cet ensemble d'épouvantails. Nous l'avons découvert lors d'une visite dans une autre rizière où les grains de riz arrivaient à maturation. Afin d'effrayer les oiseaux, grands amateurs de riz comme tous les balinais, ces épouvantails sont mobiles. Comme des marionnettes, ils sont reliés par un complexe système de cordes qu'actionne un homme posté dans la cabane que l'on aperçoit en fond d'image. En longeant cette rizière, voilà que toutes ces silhouettes fantomatiques se mettent en mouvement … je crois bien que le gardien en nous observant si intéressés par son mécanisme anti-prédateurs s'est un peu amusé à mettre en action toutes ses marionnettes.



Des rizières, il y en a bien sûr un peu partout dans les campagnes de Bali. Rizières en plateau ou rizières en terrasses, les plus spectaculaires, les plus photogéniques. Avec le climat chaud et humide de la région, les paysans balinais parviennent à réaliser trois récoltes par an … le riz, le principal gagne pain (enfin, gagne riz devrait-on dire ici !) des agriculteurs balinais. Mais au fait, ce moyen ancestral de labourage des rizières avec les buffles est-il encore très pratiqué dans les rizières à Bali ? C'est la question que je me pose après cette expérience sur ce terrain (boueux !). Et notre accompagnateur Gun de me répondre : « Pour la plupart des rizières, les agriculteurs utilisent maintenant des engins mécanisés mais dans les endroits escarpés, sur certaines parcelles en terrasses, les buffles sont parfois encore utilisés.. ».

--

Procession et festivités balinaises



De la musique, des chants, des statues portées à bras d'hommes et une foule colorée et bien ordonnée défile sur une petite route près de la rizière nous nous trouvons toujours à Tunjunk. La musique des gongs nous a attiré au bord de la route et nous voilà assistants au passage de cette procession. Chez les hindouistes balinais, environ 90 % de la population, les occasions de célébrations, de festivités et de processions sont presque infinies … les étapes de la vie, de la naissance à la mort en passant par le mariage, la fête de chaque divinité et de chacun des temples des villages. Des temples, au minimum il y en a trois par village et quelque soit l'importance de la cité : - Le pura puseh, le temple originel dédié aux fondateurs du village - Le pura desa consacré aux esprits protecteurs - le pura dalem, le temple de la mort Sur « l'île des dieux », on implore également le ciel pour l'obtention de récoltes abondantes et encore pour bien d'autres occasions … Alors, il n'est pas étonnant de voir presque quotidiennement de tels rassemblements hauts en couleur lorsqu'on parcoure Bali. Et cette procession, à quoi était-elle dédiée ? Euh ? En fait, je n'en saurai rien !

--

Une démonstration de l'art de la vannerie

Au centre du village, nous poursuivons nos rencontres à la découverte des traditions balinaises avec à présent une initiation à la confection des offrandes. Les balinais sont experts en art du tressage et du pliage des tiges végétales et des feuilles de palmiers. Il faut les observer agir avec une dextérité étonnante, et quelle rapidité pour obtenir une composition ou une jolie coupelle végétale. Reconnaissons que ces femmes ont de l'entraînement car chaque jour elles confectionnent de telles réalisations pour leurs offrandes du matin.



Il n'y a pas que les femmes qui excellent dans l'art de la vannerie, les hommes aussi à l'image de cet homme âgé qui va me montrer et me diriger dans la confection d'un plateau à offrandes. On fait chevaucher une lamelle sur l'autre et ainsi de suite … sauf que cela paraît facile en théorie mais j'avoue avoir bien eu besoin d'aide pour achever correctement ce tout simple carré tressé, enfin merci pour cette prise en mains.



Au delà des simples corbeilles tressées, la pratique de la vannerie artistique est mise en valeur lors des fêtes balinaises de Galungan-Kunigan. Un hasard de dates a fait que notre séjour à Bali s'est déroulé quelques jours après ces festivités, les plus importantes de tout le calendrier festif balinais. Elles durent une dizaine de jours et sont particulièrement animées.



Ainsi, nous avons pu admirer les nombreuses décorations qui ornaient encore les rues des villages. Certes, ces compositions végétales étaient une peu desséchées mais elles gardaient toute leur splendeur.

De hautes tiges de bambous forment de véritables haies d'honneur le long des routes et rues, toutes embellies par ces bouquets et ces compositions joliment réalisées. Voici un bon témoignage de la maîtrise par les balinais de l'art de la vannerie.

--

En classe, avec les écoliers du village

Cela peut surprendre, mais la visite de la ferme et des rizières de Tunjuk est couplée avec la visite de l'école du village !



Nous voilà débarquant dans la cour de récréation puis à l'intérieur d'une classe. Sitôt entrés, les écoliers rieurs se lèvent pour nous accueillir et se mettent à chanter un refrain enfantin dans un français teinté d'un petit accent indonésien. Une scène attendrissante qui semble très bien rodée … Il fleure bon dans cette classe de primaire l'ambiance des écoles d'antan : le tableau noir, la poussière de la craie … et les cahiers traditionnels, je n'ai vu aucun écran ni tablette numérique sur les pupitres.

--

Tanah Lot, comme un air de Mont-Saint-Michel … en mode balinais



On doit le reconnaître, un tel site a de quoi enthousiasmer les visiteurs, d'ailleurs le temple Pura Tanah Lot est le plus fréquenté de la côte sud de l'île. N'est-il pas pittoresque ce temple perché sur son rocher battu par les vagues et isolé à marée haute ? Un décor qui n'est pas sans évoquer la silhouette de notre cher site-monument des côtes normandes. L'assaut répété des vagues est tellement destructeur que la base du rocher a été solidifié afin de protéger l'édifice religieux d'un risque d'effondrement … C'est en fin d'après midi que la foule des visiteurs est la plus importante car la lumière du coucher de soleil teinte d'or le site. A condition qu'il n'y ait pas trop de nuages ! Nous avons eu droit a quelques belles éclaircies avec des rayons de soleil parvenant à se jouer des bancs de nuages mais pour le spectacle visuel d'un embrasement général, rochers, temple et horizon marin …. ce n'était pas le bon jour !



Ici, les grèves sont faites de sable volcanique sombre blanchit par l'écume des flots, quant aux falaises, elles sont impressionnantes, hautes et dangereuses. D'ailleurs, il y a déjà eu de dramatiques chutes accidentelles parmi les amateurs de selfies … trop occupés à soigner le cadrage et pas assez attentifs au trait de côte sous leurs pieds !Aussi, les autorités ont placé des barrières et des drapeaux rouges le long de ces à-pics à risque. Et si le lieu est tant fréquenté, tout le monde n'a pas le même motif de visite. Il y a d'abord les Balinais qui viennent ici en pèlerinage offrir quelques offrandes à leurs divinités, ce sont bien sûr celles de la mer qui sont vénérées. Les visiteurs les plus nombreux doivent être les touristes surtout en fin d'après midi. Des vacanciers très attendus par les marchands de souvenirs postés en nombre tout le long des ruelles d'accès au site. Et puis il y a quelques surfeurs qui viennent là tutoyer les vagues à l'image de celui que l'on peut voir sur la photo … Bali, l'île des temples hindouistes mais aussi (et surtout, pour certains) un « must » pour la pratique du surf.

--

Pêcheurs et jukung

Je ne suis pas sûr que les pêcheurs de cette côte où la mer est toujours agitée de vagues apprécient autant les gros rouleaux que les surfeurs, mais ils font avec.



Leurs embarcations traditionnelles, les jukung paraissent cependant assez stables avec leurs balanciers de chaque côté, elles donnent l'image de sommaires catamarans de bois et de bambous. Nous en verrons de plus près sur une côte beaucoup plus calme, au nord de l'île. A Permuteran, une partie de la plage de sable gris fait office de petit port de pêche où sont alignés quelques jukung.



C'est un petit matin calme, les eaux sont lisses et reflètent une mosaïque de teintes bigarrées, celles des coques des embarcations. Une homme aborde le rivage, il rentre d'une partie de pêche avec seulement quelques poissons, apparemment il n'est pas trop satisfait de ses prises … Dans ces eaux, ce sont des sardines, des vivaneaux, des mahi-mahi et des thons qui sont le plus souvent pêchés … quand les conditions sont favorables. Les jukungsont souvent équipés de lampes pour les séances de pêche nocturne et on le voit certains sont décorés avec soins. De la couleur mais également des dessins comme cette tête de gros poisson, la mâchoire grande ouverte avec des dents acérées prêtes à en découdre … de quoi effrayer les autres poissons !



A côté des frêles jukung, il y a des structures de pêche bien plus grosses composées d'un savant agencement de bambous qui évoquent bien plus un échafaudage ou un radeau géant qu'un bateau destiné à la pêche en mer.

Permuteran est aussi une petite station balnéaire tranquille baignée par les eaux d'un lagon intéressant à explorer, snorkeling ou pongée avec bouteilles, mais pour cette dernière activité il faut se rendre (en jukung) un peu plus loin, au-delà de la barrière de corail, vers les fonds sous-marins très renommés de l'île Pulau Menjangan, située à 7 km au large.

Suite du récit → message suivant ->
Open
Trouver des petits pots pour bébé de sept mois à Bali?
Bonjour, nous partons en mai pour 3 semaines à Bali avec notre bébé de 7 mois. On a pu voir sur le forum qu'il n'y avait pas de problèmes pour trouver des couches sur place mais qu'en est il de la nourriture ?

Trouve t'on facilement des petits pots de légumes et de fruits ailleurs qu'à Denpasar (je pense notamment au Hardy's qui se trouve à Sanur) ?

Est ce vraiement beaucoup plus cher (j'ai pu lire 6 USD le petit pot) et y a t'il du choix ou faut-il mieux tout apporter dans les bagages (= beaucoup de poids pour 3 semaines) ?

Merci d'avance pour vos réponses.
Open
Bébé de 3 mois sur Bali: vaccins et poussettes?
hello..😏 j'aurais voulus savoir si quelqu'un (surement) a ete a Bali en decembre par exemple..avec un bebe de 3mois..?? quels sont les vaccins(si il y en a..)a part se de france..?? il faut une piece d'identité..?? et on t'ils des poussettes sur place..?? je crois qu il y a du lait infantil...?? brefff des renseignements....🤪 merci d avance😏
Open
Trois semaines à Bali avec bébé de 18 mois en août
Bonjour à tous,

Nous prévoyons de partir au mois d'Août Bali avec notre fille qui aura 18 mois. Nous nous posons pas mal de questions. Nous avons plutôt l'habitude de partir avec notre sac à dos... Nous allons donc nous adapter avec notre bébé.

Nous hésitons à partir, ms comme rien n'est impossible...

Voici mes différentes questions: - trajet en avion (long: +/- 20h) avec un bébé - décalage horaire... - équipement pour bébé: lait à prendre de France, repas, couches... J'ai lu que certaines personnes emmenaient leur poussette, est-ce indispensable??? Lit parapluie??? Les hotels, GH ne st pas forcément équipés. Comment avait-vous fait? Une tente 2 sec de Décathlon pr les bébés suffit-elle?

Nous pensons plus organisés ce voyage: les étapes ou surement l'hébergement. Si vs avez des bons plans, hésitez pas...

Est-ce que vous arriviez à profiter du pays, avec votre bébé? A cet âge, ils font encore pas la sieste. Comment vous organisiez-vous??

Voilà, j'ai une multitude de questions.

Merci de me faire part de vos expériences...
Open
Voyage à Bali avec bébé de 13 mois
Bonjour,

Nous partons dans moins d'un mois à Bali pour trois semaines avec notre bébé qui aura 13 mois. On a loué une voiture (et on espère qu'il y aura le siège-auto commandé) et réservé des hôtels dans les 4 coins de l'île. Nous commençons par Ubud.

J'aurais voulu avoir quelques conseils de choses à absolument éviter, ne pas oublier à la maison (je suis en train de faire ma checklist), des astuces, etc. et plus précisément, est-il utile de prendre un petit pousse-pousse et est-il facile de faire faire chauffer de l'eau dans les restaurants ou les hôtels (pour le biberon) ou est-il nécessaire de prendre une bouilloire électrique? La qualité de la nourriture est-elle suffisamment bonne pour qu'un bébé de 13 mois y goûte?

Mille mercis d'avance pour vos commentaires!

Elobibi
Open
Bali l’île des dieux, moi j'ai envie de l'appeler l’île du sourire. Récit de voyage 18 jours
Il y a quelques mois, nous avons réservé des vols pour Bali. (un voyage qui n'était vraiment pas prévu du tout à nos projets de voyage, ni à nos envies. (les pays asiatiques ne nous attiraient pas plus que ça) . Des amis y sont allés, et à leur retour leurs impressions ont ouvert notre curiosité. Dans notre tête: Bali c'est touristique, Bali c'est LE voyage en première page d'un catalogue de voyage et LE voyage des agences que l'on déteste tant, alors ce n'était pas pour nous. Et puis Bali c'est où???? J'ai gratté, gratté dans le sens où j'ai mené mon enquête, fouiné les blogs, les forums, je suis passée par la médiathèque... Denis fait tes valises on s'en va! Il ne faut pas lui dire deux fois, aussitôt dit aussitôt fait! J'ai préparé un circuit à ma sauce, loin du "trop" touristique, un circuit que l'on voulait au coeur de l'île, proche des balinais. (18 jours) Nous avons recherché une possibilité d'hébergement chez l'habitant, nous l'avons trouvé parmi les conseils du guide TAO tourisme équitable (viatao guide livre) , et dans les forums.

Vous remarquerez dans ce récit de voyage que je ne cite point le nom de ce petit village de façon volontaire, le but étant que ce lieu ne devienne pas une usine à touristes recensé sur google et ainsi protéger cette communauté. Le bouche à oreille suffit largement. Je l’appellerai: "le village"Nous l'avons trouvé facilement, vous le trouverez aussi. 😛 Je vous demande aussi de ne point citer son nom sous cette discussion, merci!

Vous pouvez lire toute la préparation du voyage, mes astuces et bons plans sur ce lien: lescouleursduboutdumonde.wordpress.com/asie/bal... Ce voyage nous a coûté : 1860 euros à deux. Soit 930 euros / personne pour 18 jours tout comprit (comprenant tout les transports: vols, bateau, scooter, la nourriture, les hébergements, les visites, essence, casque) . Si on fait la moyenne de cette sommes au nombre de jours: une semaine de voyage à Bali nous aura coûté 361 euros par personne tout comprit. Alors l'agence de voyage? Tu fais moins la maligne hein???

Itinéraire: Mercredi 10 juin, départ de lyon Jeudi 11 juin arrivée à jakarta, nuit à jakarta vendredi 12 juin vol de jakarta à bali (denpasar), aller à ubud, spectacle de danse balinaise samedi 13 juin Ubud monkey forest, Tanah Lot dimanche 14 juin sidemen randonnée, Temple Besakih, Klungkung, nuit au village lundi 15 juin village, temple gunung kawi, taman ayun, nuit au village Mardi 16 juin village, randonnée dans les rizière de tegallallang mercredi 17 juin village, temple tirta empul jeudi 18 juin village, temple pura luhur batukaru vendredi 19 juin du village à gili meno samedi 20 juin gili meno dimanche 21 juin de gili meno au « village » Lundi 22 juin du village à Amed, temple tirta ganga, nuit Amed mardi 23 juin de amed à Sources de banjar, temple Boudhiste asrama vihara, nuit à munduk mercredi 24 juin de munduk à Lac tablingan, pura ulun Danu beratan, nuit à jeudi 25 juin jatiluwih, nuit à jatiluwih vendredi 26 juin ubud samedi 27 juin départ denpasar vers jakarta, puis jakarta à lyon dimanche 28 juin, arrivée a lyon à 11h

Récit de Voyage: ——————————————————————————- J1 Mercredi 10 juin 2015 Vol: Après avoir laissé notre voiture dans un parking privé non loin de l’aéroport, (moins cher que celui de l’aéroport, et moins cher que de prendre le train), nous nous envolons pour le bout du monde: 3 heures de vol: Lyon – Istanbul 4 heures d’escale. 12 heures de Vol: Istanbul – Jakarta Avec la compagnie: Turkish airlines, très bonne compagnie classée dans le top 10 en europe, confort et qualité des services à bord, nous n’hésiterons pas à réserver un prochain vol avec cette compagnie.Les repas sont excellents: dignes d’un restaurant, de vrais couverts, un plateau noir très élégant, une assiette et une surassiette pour le design, ils ont vraiment mis le paquet sur la présentation. Et le gout: excellent. Nous nous sommes régalés. Loukoums de bienvenu. Olives turques, plats de cuisine turque, cela nous a rappelé des saveurs rencontrés lors de notre voyage en Turquie en 2009. C’est plutôt rare de se régaler dans un avion!

J2 Jeudi 11 juin 2015 Jakarta: Arrivée à Jakarta à 17h45 heure locale, + 5 heures par rapport à l’heure française. Nous nous acquittons d’un visa de 35 dollars par personne. Ça tombe bien, il nous restait justement des dollars américain. La première personne rencontrée lors de ce voyage, c’est une dame qui s’occupe de l’entretien des toilettes de l’aéroport, d’une gentillesse et un sourire! Jakarta est une île de religion musulmane. Nous sortons enfin de l’aéroport, il fait déjà nuit, l’odeur, la chaleur, l’humidité constante, le bruit des klaxons, la population qui défile dans cette rue passante… Un vrai dépaysement! Des sourires encore des sourires! Un petit jeune homme de notre hôtel pour la nuit, nous attends avec une pancarte à notre nom vers la sortie. D’une gentillesse incroyable. Nous attendons la navette, qui nous conduira à notre hôtel, avec lui.. Nous en profitons pour échanger un peu avec lui. Il parle un anglais irréprochable. Ce qui n’est pas le cas pour nous, mais on arrive quand même à se comprendre. Le trafic est important, très important, ça klaxonne dans tout les sens, mais les gens semblent être calme au volant, c’est une habitude de conduire au klaxonne ici. La navette fait son apparition. Nous roulons jusqu’a l’hotel et traversons la grande ville de Jakarta, des panneaux de publicité lumineuses gigantesque, des cocotiers, une conduite ultra sportive en zig zag par ci par là! Que ça fait bizarre! On craint de finir dans le fossé mais non ça passe! Les fils électriques pendouillent, des habitations plus que sommaires, des vendeurs ambulants, des scooters beaucoup de scooters. Nous finissons par arriver à l’hôtel quelques 35 minutes plus tard, avec le trafics, nous avons perdu pas mal de temps sur la route. Une grande surprise à notre arrivée, un luxe pas possible dans cet hôtel pour 43 euros. Nous nous attendions pas du tout à un hôtel aussi luxueux. Belle chambre, bon confort, beau spa. Parfait pour nous prélasser de nos 12 heures d’avion. Et recharger nos batteries d’énergie pour demain, car 2 heures de vol nous attendent encore pour nous rendre à Bali. J3 Vendredi 12 juin 2015 Jakarta-Bali-Ubud Apres que la navette de l’hôtel nous ait déposé à l’aéroport, nous nous envolons pour Bali à 8 heures 40, heure locale, avec la compagnie Air Asia, bonne compagnie. Ci dessous une vue de l’ile de Java. C’est à 11h35 heures locale de Bali, que nous attérissons. + 6 heures de décalage horaire depuis la france .
Open
Voyage à Bali avec bébé d'un mois
🤪Bonjour, je connais bien L Asie et on y va souvent avec mon homme et ma fille de 7ans, mais la premiere fois que je suis partie plus loin que l Europe avec ma fille elle avais 3ans. Je suis enseinte et je vais acoucher fin juin debut juillet. Nos vacances sont prevues pour le mois d aout(le 6aout le depart) pour Bali. Je voudrais beaucoup avoir vos conseils et vos temoignages si vous etes deja parti avec un bebe d 1 mois en Asie.
Open
Vivre en Indonésie
Bonjour tout le monde, J'ai lu sur ce forum, récemment, pas mal de messages de gens qui rêvaient de s'installer en Indonésie après quelques voyages là-bas ou un bref séjour... Beaucoup d'expatriés, d'ex-expatriés ou de voyageurs au long cours leur ont répondu de ne pas se faire trop d'illusions, que la vie là-bas n'avait rien d'un rêve, etc... Ce avec quoi je suis plutôt d'accord!! Mais je ne me sens pas pour autant grand chose en commun avec une étudiante ayant séjourné là-bas un an à Bali, ou avec un expat de Jakarta... Je dis ça sans aucun mépris, mais disons qu'une expérience ne fait pas l'autre.

J'aimerais, s'il y a suffisamment de gens intéressés, que ce sujet nous serve à échanger à propos de notre expérience un peu plus poussée de l'Indonésie. A priori, donc, ce sujet ne s'adresse pas aux routards, mais aux gens qui à défaut de connaître le pays parfaitement (comment cela serait-il possible??? Si un type vous affirme qu'il connait parfaitement l'Indonésie, ne l'écoutez pas, il se fourre le doigt dans l'oeil jusqu'au coude!), ont un peu approfondi la question de "habiter là-bas, y vivre pour de vrai"... Nous pourrions aborder, pour nous présenter, la question 1) de notre statut là-bas, du cadre dans lequel nous sommes partis (je suis très curieux de toutes ces histoires de visa, combines... etc), du boulot, de la date et de la durée des séjours... Puis celle de 2) nos expériences positives et négatives, de l'analyse que nous en faisons, avec le recul... Et enfin, essayer de répondre à cette question que nous posent souvent les locaux "Lebih enak mana, Perancis atau Indonesia?"... soit en VF, à peu près: "Il est plus agréable de vivre où, en France ou ici?"... Voilà, si ça vous motive... Qui se lance???
Open
"Touriste Français, Touriste Sasak" - ou 3000km en scooter en Indonésie (Sumbawa, Florès, Sumba)
Bon, je ne vais pas refaire les présentations...

Enfin, si, un peu quand même...

Il y a 2 ans, j'ai fait une rencontre qui a bouleversé ma façon de voyager, avec un pêcheur de l'île Lombok, qui est mon p'tit frère maintenant. J'ai pu raconter tout ça, les anciens de VF s'en souviendront, dans mon premier carnet "Sasak story".

Même tempérament, même passion pour la géographie, même rêves de voyages (sauf que moi j'ai la chance de pouvoir en réaliser pas mal!), même goûts pour les endroits isolés, même signe astrologique (j'y crois pas mais là quand même...), même philosophie de la vie permettant de se détacher pas mal du matériel pour se consacrer à l'Essentiel, évidemment deux têtes-en-l'air comme c'est pas permis, enfin plein de mêmes et j'en oublie !

Par contre pas du tout les mêmes vies. Lui, son bureau comme il dit, c'est la mer. Il est éleveur de langoustes et cultivateur d'algues.



Tour à tour, on se prête mutuellement à un jeu qu'on aime bien, une sorte de "Vis ma Vie" pour reprendre l'émission de télé...

En 2007, je lui ai fait découvrir un peu son île, Lombok, car il n'avait jamais pu sortir de son village, faute de moyens de transport dans cette région isolée du sud de Lombok. Faute de moyens tout court aussi...

La vie de touriste: il a trouvé ça pas mal ! C'était toujours très rigolo: des regards curieux du genre "qu'est ce qu'ils foutent ensemble ces 2 là?", et moi qui répondais à chaque fois, histoire de mettre un peu plus le trouble: "bah, touriste français, touriste sasak"! Et ça finissait immanquablement en éclats de rire, en "viens boire le café", "viens manger à la maison", etc...

Et puis ça a un petit peu démystifié ses idées sur les touristes, puisqu'il pensait jusque là que nous étions tous comme les milliardaires des séries B Indonésiennes qui passent à longueur de temps... Il a l'esprit naturellement grand ouvert, mais ces petites échappées l'ont certainement ouvert un peu plus.

Les mois ont passé... Je suis revenu dans son village en février 2008, où là j'ai fait le "vis ma vie" dans l'autre sens: 2 semaines au village, embourbé dans la saison des pluies, pour vivre avec les villageois, à leur rythme. Un voyage sans programme, sans réellement grand chose à visiter, je n'y allais pas pour ça. Mais juste pour vivre une vie qui m'est si lointaine... j'ai raconté ça dans mon autre carnet "hello Mister Loïc", puisque bien sûr maintenant on ne dit plus "Hello Mister", ou "Hello tourist", ou "Hello Bule"... je suis le français le plus connu du village 😉

Alors ben depuis, les liens se forcément tissés avec les habitants, particulièrement avec mon p'tit frère bien sûr, puisqu'on peut dire qu'on a gardé les vaches langoustes ensemble !

Ah, au fait, pour ceux qui connaissent pas, il s'appelle Rumaji mon petit frère.

De longs mois ont passé... et je suis revenu l'été 2008 tenir la promesse que j'avais faite un an avant: je lui avais proposé cette idée folle de voyager ensemble pendant 1 mois, de réaliser son rêve, ou plutôt notre rêve. Car moi aussi je rêve, c’est une nouvelle forme de Voyage pour moi : voyager avec un local, mais pas un guide professionnel, un simple pêcheur, un touriste Sasak qui baroude avec un touriste Français, comme 2 frères… voyager avec un Indonésien, c’est voyager comme je n’ai jamais voyagé auparavant, une découverte d’un pays qui va m’ouvrir ses portes encore plus facilement.

Le rêve du pêcheur.

Pendant un an, je lui ai téléphoné régulièrement, en lui posant à chaque fois la question : « Tu es toujours partant pour partir 1 mois ensemble en juin prochain ? » « Oui, bien sûr » me répondait-il à chaque fois

Mais j’avais toujours l’appréhension qu’il finisse par me dire non, car ce n’est pas facile de stopper son travail, de vivre sans sa famille, de changer de vie, pendant 1 mois. A plusieurs reprises, je lui ai dit de bien anticiper son absence, notamment confier la gestion des langoustes et des algues à son frère et à son père. Je craignais qu’il finisse par se rendre à l’évidence qu’il lui est impossible de partir si loin et si longtemps.

Lorsque je suis arrivé dans son village, oui, il était prêt, fin prêt, encore plus prêt que je ne pouvais l’espérer : dans sa maison, je retrouve mes photos accrochées au mur, le planisphère que je lui ai offert et j’ai même droit à un message de bienvenue :



Il a également pris soin de vendre toutes ses langoustes et toutes ses algues avant que j’arrive…

« Ainsi nous pouvons partir l’esprit libre. Je n’ai pas besoin de payer quelqu’un pour s’occuper de mes langoustes ! »

Tout vendre… Je n’y avais même pas pensé. Il ira loin ce petit.

Alors justement nous allons partir loin. En scooter de location, nous allons parcourir 3000km pendant 5 semaines, nous menant, à travers les routes défoncées et au gré des ferrys schedules, vers les îles de Sumbawa, Komodo, Florès et Sumba.

A suivre....
Open
Indonésie: volcans de Java - découverte de Sulawesi de Makassar à Manado
et voilà après un mois sommes de retour chez nous ...

Je ne connaissais pas l 'Indonésie , mais j'avais hate d'y aller car ce pays semble fasciner tant de voyageurs que ma curiosité n'a pu résister longtemps ... Comme souvent , tout est relatif , ce qui est transcendant pour certains semble fade pour d'autres et un voyage réussi dépend des expériences et des rencontres , de la météo , de se coéquipiers etc ... etc ...

Nos objectifs :

JAVA est arrivée à SURABAYA , volcan Bromo , Mallang , volcan Kawa Ijen , parc de Baluran pendant une semaine Puis passage du détroit de bali , cote sud jusqu à Denpasar et 2 nuits à Kuta ... Enfin et c'était l'objectif principal de cette découverte vol Denpassar - Makassar - Bira -ile de Likuang - Sengkang- pays torraja- Pendolo- lac Poso - Tentena - Ampana - iles togeans - Gorontalo - Manado et les iles Bunaken 3 semaines ...

L'impression générale :

Très beaux paysages que ce soit Java est , Bali et Sulawesi ....le peuple est très agréable , pas une seule prise de tete en un mois malgré la coruption des policiers de la route à Bali , le marchandage parfois apre avec les hoteliers et guides et chauffeurs de taxis et bémos où tuk tuk .... J 'ai bien aimé la nourriture locale riz , poisson ( ikan ) , ayam ( poulet) et la multitude de fruits peu connus , certains délicieux , d'autres au gout étrange ... La santé a été au top malgré qu'on a gouté très souvent les repas sur les marchés locaux ... Au retour néanmoins il a fallu traiter une infection de plaies due à des érraflures sur le corail . J'ai trouvé la vie vraiment bon marché malgré le taux de change assez défavorable de l'euro ...1 euro= 11700 rupiah L'indonésie est un pays a majorité musulman mais réelement ce n est pas un problème , pas le moindre souci pour les photos meme les femmes ne sont pas affolées par les photos , les mosquées ne sont pas spécialement attirantes donc meme pas tenté d en visiter une ... les paysages sont superbes mer et surtout sous l'eau ... Les photos ils en raffolent et meme en re-demandent : j 'ai souvent fait des photos pour faire plaisir tant la demande était pressante . autant dire que les portaits en Indo c'est pas un problème ....

Mes préférences :

SULAWESI , plus sauvage , la culture torraja et les iles togeans , Manado une ville agréable ...

JAVA , le volcan Kawa Ijen , le site naturel du parc de bromo , la ville de, Malang et ses environs

BALI , la vie noctune de Kuta , un soir ça suffit ... Bali reste pour moi une ile à découvrir en couple ce sera pour une autre fois ...

Surpris par :

l'état de la mer parfois très sale en surface , meme dans un paradis comme les TOGEANS ( courants marins amenants des détritus )

Mon carnet sera rédigé jour par jour au fur et à mesure de mon temps disponible ... Nous sommes partis à 4 sapeurs pompiers amateurs de snorkeling , de découvertes , de belles plages pour nager , de nouritures locales , de petits treks et aussi de faire la fete un peu quand l'occasion s'en présente ... Avons privilégié 2 fois la location de voiture avec chauffeur ( à quatre on gagne du temps et ça ne revient pas plus cher que les transports locaux ) Pour les Togeans nous avons loué une banca avec son "captain" pour vagabonder d' ile en ile ( très sympa ) et pas tres cher : 8,5 euro par personne et par jour ...

Conclusion :

Un super voyage de découverte , avec des amis , qui m'a permis "d'accrocher " , avec ce pays tellement cher à de nombreux voyageurs , amoureux de l'Asie du Sud est - et m'a donné l'envie d'y revenir très vite .... Je choisirais Bali avec mon épouse car elle va adorer , je tenterais de l'amener sur les sentiers sasaks de Lombock mais c'est pas gagné d'avance et pour moi ce sera encore des coins plus sauvages que Sulawesi , les iles , les pecheurs , les petits paradis perdus ...et j'en connais déjà ...

Bien que je n'aime pas faire de comparaisons je dois dire que mon pays de coeur , l'Ethiopie n'est pas pret de perdre sa première place ... mais ça c'est une autre histoire ...l 'Afrique a un coté envoutant et mystérieux ... Le Yémen aussi reste loin devant car 10 ans après je peux pas oublier ce pays des mile et une nuits !

Bon ça y est on est partis pour un mois !

Portrait des co-équipiers : photo 1 de G à D : Joan, Jacques, Nicolas , Chris

Jacques : 65 ans , un ami de longue date avec qui nous avons partagé plusieurs voyages dans des pays insolites : Ethiopie , ladakh en Inde , sikkim en Inde , il est retraité sapeur pompier et en plus on a bossé ensemble quand il était en activité ; aime les petits treks , la découverte , et voyager à son rythme ...et faire des achats de babioles à revendre sur les marchés !

Joan : sapeur pompier , 30 ans - on travaille dans la meme caserne ; c est un jeune sportif , franc et direct - j'aime beaucoup la spontanéité de Joan meme si parfois ça lui joue des mauvais tours , c'est un garçon très adapté aux voyages qui a déjà pas mal de destinations à son actif - il voyage à l 'économie ( surement en relation avec ses moyens ) - on a des points communs : il voyage avec ses potes et aussi avec sa copine .

Nicolas : sapeur pompier , 34 ans - travaille aussi avec moi dans le meme centre de secours - c 'est un sportif accompli surtout dans son rayon la boxe - il a décroché le titre de champion mondial dans sa catégorie lors des Jeux Mondiaux Sapeurs Pompiers-Police l 'an dernier à Vancouver - bref un vrai garde du corps pour les 2 anciens - mais rien ne laisse paraitre cette force tranquille - on a voyagé ensemble au Sikkim - et cette année particularité il est parti en congés sans solde 3 mois en Asie - c'est le seul célibataire " officiel " du groupe et je vous en dis pas plus sur ses motivations à découvrir l'Asie et son peuple ...

Christian : chris06 sur VF - je serai le narrateur du périple - sapeur pompier , 55 ans pas encore retraité merci Raffarin , cliquez sur mon profil pour en savoir plus ...

Lundi 3 Mai 2010 : vol de NICE à KUALA LUMPUR c est le départ !

Départ de Nice par vol Emirates direction Dubai - le vol est désormais direct , plus d'escale à Rome ... Nous sommes 3 au départ car notre copain Nicolas est déjà aux Philippines depuis un mois ! On doit en théorie se retrouver à Kuala Lumpur demain ...je dis bien en théorie car Nico a dèjà eu tant d'aventures aux Philippines que je suis un peu incertain sur note RDV à Kuala Lumpur ... Atterrissage de nuit à DUBAI : toujours aussi impresionnant l'approche de nuit de cette ville au bord du désert ... L'aéroport de Dubai n'a plus de secrets pour aucun de nous trois , il y a 2 heures à trainer ce n'est pas très long ... Première surprise du voyage et première petite frayeur : sommes sur la piste depuis 3h30 du matin et toujours pas de décollage ...Que se passe t-il ? Problème technique nous répond l'hotesse ...en fait il s'agit d'un problème sur un ordinateur de bord et la réparation prendra 3 heures ....Ce n'est finalement que vers 6h30 du matin avec 3 heures de retard que le 777 s'arrache au sol des Emirats ...Un rapide calcul et tout va bien , il n'y aurra pas de conséquences pour la suite du trip . Le vol se passe bien et vers 16 h on se pose à Kuala Lumpur en Malaisie . Le service à bord d' Emirates subit aussi la crise car les repas sont de plus en plus simples ... Joan trouve de suite le bus pour le centre- ville et après une bonne heure de trajet nous voilà à Chinatown à notre hotel où l'on retrouve Nicolas arrivant de Manille . Première étape remplie ! Nous passons la soirée au restaurant panoramique de la tour de TV - Nous avions réservé le repas du soir et j'ai bien aimé la vue des Twin Towers et de la ville de KL la nuit , depuis le restaurant tournant - bon repas aussi style buffet , avec beaucoup de choix et non stop - le vin est en sus et le prix du repas est quand meme de 30 euros environ tete ! rentrée à pied à l'hotel pour digérer un peu , l'atmosphère est chaude et humide comme d'hab dans ces pays . Nous avons nos chambres ( très clean ) au d' Oriental Inn sur chinatown pour 50 MYR - A Chinatown beaucoup de choses en vente à des prix défiant toute concurence mais plus faux que ça y a pas !

Mardi 4 mai : cap sur JAVA en indonésie - nuit dans le parc de BROMO photo 2 caldeira du Bromo

Bonne nuit de sommeil réparatrice du vol depuis Nice et ce matin , tous à pieds pour la gare de bus vers LCCT le terminal low cost de Air Asia . Petite surprise la gare des bus est en travaux et c'est dans la rue sur la grande place qu il faut attendre le bus direct pour LCCT ...Avec Jacques on va se boire un café sur bar de la grand place , en attendant le bus . Celui est ponctuel et Joan et Nico qui attendaient à l'arret nous appelent à grands cris pour le départ ! une heure de route encore et nous voilà au LCCT - Cet aéroport est super moderne et bien pratique - L 'embarquement se fait sans problèmes et ponctuel vers 10h30 take off pour SURABAYA dans un airbus flambant neuf de AIR ASIA pour moins de 50 euros le trajet ... Deux heures trente de vol et voilà l'ile de Madura et l'approche de JAVA . A nous l'Indonésie ! ! ! Change à l'aéroport de SURABAYA après avoir comparé un peu les différents bureaux , le meilleur taux est juste dehors à 11700 pour un euro ...on ne retrouvera plus ce taux tout au long du mois et on a bien fait de changer le maximum ... L'euro est en perte de vitesse , pas bon pour les voyages tout ça ! Notre chauffeur est sympa : il s'appelle PARLANG et nous attend devant la sortie des arrivées - un minibus digne de ce nom nous attend sur le parking au grand soulagement de Jacques qui aime bien son petit confort .... Nous prenons de suite la route pour le sud , pour l'étape de ce soir à Cemoro lavang objectif de demain parc de BROMO TENGER SEMERU . Arret sur le site du volcan de boue qui a ensevelli un village entier : impressionant les geysers de boue au loin et quelle chaleur sur la digue d'ou l'on peut observer le spectacle . Quelques indos essayent de nous faire payer un droit de vue de la digue mais nous ignorons totalement ce genre de racket ... C'est de nuit que nous arrivons à CEMORO LAVANG et c'est bien dommage car le paysage est de plus en plus beau au fur et à mesure que l'on monte vers le BROMO . On s'installe dans un petit cottage au Cafe Lava Hostel réservé par internet - ...300.000 / la chambre twin avec breakfast Dans la soirée Parlang nous emmene au bureau des guides où nous négocions notre jeep pour demain : montée au Penanjakang , puis piste vers le Bromo , retour à Cemoro Lavang pour le breakfast et le chauffeur nous accompagnera jusqu au bout de la piste dans la caldeira , notre but étant de trekker jusqu'à la piste qui se trouve sur la face sud de la caldeira ...Parlang fera le tour et nous rejoindra au petit village trouvé sur la carte au bourt de la piste . Repas du soir dans un petit warung proche du Lava Hostel ( Nasi goreng) et Première Bintang bien fraiche . on traine pas ce soir pour se coucher car demain lever matinal pour etre au lever du soleil sur le sommet !

Jeudi 6 Mai : journée dans la caldeira du Bromo - nuit à MALANG

lever très matinal , 4 heures du matin , après avoir reçu un coup de fil de la famille niçoise à 3h15 du mat ( mon fiston éthiopien n'a pas encore compris le décalage horaire ...) le jeep pour nous emmener à Penajakan est là et une agitation regne dans le village , nous ne serons pas seuls c est sur ! il faut presque une heure de trajet par une petite piste pour y arriver : la foule est dense et tout le monde dans la pénombre attend le soleil sur les volacans Nous passons deux heures avec le paysage connu de carte postale : mont batok devant , avec le Bromo qui fume beaucoup et en toile de fond le majestueux volcan Semeru qui ce natin n'émettra que deux timides hoquets avec panache pour la grande joie des photographes ...La caldeira à nos pieds est vaste et très verdoyante en cette fin de saison des pluies ... Par une piste en mauvais état nous descendons dans la caldeira près du mont batok et c est en une petite heure de marche que nous allons au Bromo . La fin de la marche se fait par une volée d'escaliers assez raides te nous voilà au bord du caratere du bromo qui fume pas mal - De nombreuses personnes font la montee avec des mules qui sont louées par les gens du coin ... Nous retournons sensuite prendre notre petit déj au lava hostel , et notre chauffeur comme convenu nous conduit dans la caldeira coté est jusqu'à la fin de la piste carrossable .C'est une très belle marche de 2 heures environ dans un cadre hyper verdoyant que nous faisons pour rejoindre la petite route menant à MALANG de l'autre coté de la caldeira . BNous ne trouvons pas le village de Jemplang où nous devions retrouver Parlang et le minibus et decidond donc de continuer jusqu au village de NGADAS . Le paysage est superbe , beaucoup de cultures en étage à flanc de montagne , la région est tres prospère en fruits et légumes . A NGADAS nous trouvons un petit warung pour un bon repas local complété par des fruits . Parlang nous retrouve facilement dans ce village où le passage de 4 "bullé " n est pas courrant ! Vers 15 heures sommes à MALANG une agréable ville de montagne où nous descendons à l hotel Hélios 150.000 la twin bien confortable petit déj inclus . Ballade en ville au centre appelé alun alun , grand jardin central et plein de monde en cette fin d'après midi , montreurs de singes acrobates , serpents , ballons et fontaine avec en face la grande mosquée de la ville .Le Pasar Besar ( marché aux oiseaux est sympa à voir et typique , nous allons ensuite au marché aux fleurs tout proche ) Pour le soir c est en tricycle négocié que nous essayons de trouver l'adresse d'un resto sympa ...Joan monte a la place de notre pédaleur qui n en peux plus telement il est vieux ... Finalement on ne trouve pas le resto recherché mais un autre qui a le meme nom et qui fera l'affaire ... On goute à la spécialité du coin , le martabak , sorte de chausson fourré à la viande oignons légumes . moi j'ai choisi un nasi Rawong et un ecxellent jus de fraises notre repas de ce soir nous a couté environ 5 euros à 4 ! Retour en tricycle , négocié par Joan qui va devenir acharné en marchandage mais ça lui plait bien ça ... Arret dans un café internet proche de l hotel où je donne des nouvelles à tout mon petit monde resté en France 1h30 de connexion 6000 RP- couchés vers minuit ...

Vendredi 7 Mai : matinée dans les montagnes de Malang puis route vers SEMPOL près du Kawa Ijen .

Ce matin prenons le petit déj à notre hotel ( compris dans le prix de la chambre ) En regle générale les petits dejeuners en Indo ce n est pas un cadeau : café où il y a à boire et à manger , le mieux est de choisir le thé , deux toasts rachitiques de pain de mie , et un peu de confiture enfin de quelquechose de chimique sans aucun gout mais très colloré . Parfois on a des fruits de saison et là ça sauve le petit déj ... Nicolas est parti vers Western Union ( problèmes de trésorerie) plus recherche d une laverie express ... Le reste du groupe allons au marché principal de la ville . Jacques me sauve la défiguration car pas encore assez habitué avec cette putain de circulation à gauche je me suis engagé et suis passé à 5 cm du rétro d'un camion qui m'aurrait pas fait de cadeau si Jacques ne m'avait stoppé à temps avec son bras ! Merci Papy ...sans toi Marité ne m 'aurrai pas reconnu ! Va falloir que je fasse gaffe ! Le marché est très actif plein de fruits , légumes , viande , poissons etc ...Nous achetons 3 ananas , des starfruits et des dokis fruits gris de la grosseur d un oeuf de pigeon déjà goutés hier dans le petit warung de Ngadas . Joan trouve une cuiller en bois local à 2000 ( pour tourner la polenta ) 0,2 euros c'est sur en France y a pas . Vers 9 heures on démarre pour les sources chaudes de BATU , mignon petit village de montagne à une heure de route agréable de Malang . en fait c'est à SONGORITI que se trouve ce complexe d'eau marron et chaude avec quelques jets "massants " où nous passons une heure de détente ( 15000 / personne ) Il est temps de prendre la route vers Ijen - arret en route au temple de SINGOSARI ( un seul monument dans un grand jardin luxuraint mais rien de plus à voir - Une trentaine de kilomètres plus loin on s'arrete dans un warung pour notre repas de midi . Je prends un BAKSO compur avec riz dans une feuille de bananier et on fini les fruits achetés ce matin au marché . Le reste de la journée sera de la route agreable car nous sommes bien instalés dans notre minibus à l'aise pour étendre les jambes et somnoler parfois ... Arret café biscuits dans une station d essence : en Indo les stations sont full tout le temps ; des queues de cyclos , de camions , de tuk tuk , bref une demi heure c est la moyenne pour faire son plein ! la nuit tombe et après une erreur de trajet de parlang nous attaquons la partie montagneuse et plus sinueuse - la végétation est très dense : arrivée à l'ARABIKA homestay vers 2 heures qui sera notre gite étape de ce soir . Payé 170.000la twin , eau chaude par système gaz , repas simple riz sauce tomate oeuf frit - douche , journal de bord et dodo ... On a eu today OTTo le patron de l agence de location de notre minibus au téléphone et il est ok pour la modif du programme qu on a décidé ensemble : au lieu d'aller vers le parc de ALAS Purwo , diffille d'acces ne cette saison on gardera le minibus jusqu à DENPASAR moyenat juste le rajout du prix du ferry aller retour entre JAVA et BALI - Cela nous permettra de visiter le parc de BALURAN au nord et de garder le bus jusqu à BALI .

Samedi 8 mai : un site à voir absolument ... cratère du kawa Ijen ( photo 4 )et les porteurs de souffre

Au réveil le paysage est superbe : en fait l'Arabika homestay est au milieu d'une plantation de café - on déjeune sur la terrasse puis sans trainer nous partons pour le kawa ijen ... La route traverse des plantations de café et vers la fin est très étroite avec végétation luxuriante jusqu 'à Pos Palduting le point d'entrée du sentier vers le volcan . Ici on paye le droit d'entrée dans le parc national . Le sentier jusqu' au bord du cratère est assez raide surtout au début il y a 3,3 kilomètres en tout . Aux 2/3 du parcours se trouve le poste de pesée où les porteurs de souffre pèsent leur charge pour etre payés puis le sentier est moins raide plutot à flanc de montagne et on arrive au bord du cratère . Le paysage est plus désertique mais la vue du lac bleu turquoise au fond entouré par les volutes de souffre est merveilleuse . Je conseille à tout le monde surtout en début de saison de partir le plus tot possible car très vite les nuages arrivent dans la matinée ...Jacques décide de nous attendre en haut et avec Joan et Nicolas on attaque la descente vers l'enfer du kawa ijen ... J'ai bien fait de prendre un masque parce que en bas ça peut vraiment se gater . Tout dépend du vent et s il tourne à un moment on se retrouve pris dans le nuage de souffre et là c est pas le pied . Au début la descente est cool et trop lente car il faut sans arret croiser les porteurs hyper-chargés et les laisser passer car c est vraiment un travail inhumain que de remonter ces paniers chargés de blocs de souffre jusqu à la gueule ! Arrivés près de la source de souffre liquide d un jaune -rouge éclatant le vent tourne . je vois Nicolas et Joan avec leurs masques sur le visage se faufiler dans le goulet , j'attends plus haut que le nuage change de direction et j en profite pour faire quelques photos . Au bout de 10 minutes ça se dissipe et je descends au fond . Je suis tout près de la source et j 'entends les travailleurs casser les plaques de souffre près du lac turquoise ...soudain re-virement du vent et le nuage me revient dessus - petit moment d'angoisse car l'air est irrespirable , je mets vite mon masque et me planque dans un trou à coté d'autres ouvriers eux n ont qu un mouchoir sur le visage . Les yeux commencent à me piquer de trop et je remonte pour échapper au nuage irritant . je me demande où sont passés Nico et Joan ... mais en fait ils étaient déjà remontés . A la limite du nuage je reste encore 10 minutes pour faire des photos et c est la remontée de une bonne demi-heure . Quand je resords du cratère il pleut un peu et tout le monde a mis les kways pour la redescente . On arrive juste au parking car la pluie c est parti bien fort maintenant . On décide donc de manger au resto sous la tonelle . le nasi goreng est super bon et le dessert ce sera un durian le fruit qui fait penser à un camembert ayant passé 2 jours au soleil ! L'odeur est plutot dégueulasse mais le fruit est bon quoique l arrière gout ...( en fait on mange ce qu il y a autour des gros noyaux à l'interieur de la coque du fruit ) La redescente vers Banyuwangui se fait sous un déluge par une toute petite route enfouie au milieu de fougères arborescentes geantes . Nous avons pris un couple de hollandais que nous laisserons au ferry de Ketapang - Sur la cote la pluie n est plus qu un mauvais souvenir il fait meme très chaud ! On s'arrete dans un petit cyber café pour réserver nos 2 nuits à bali . Joan et Nicolas très interressés par le choix des chambres et de l'endroit , se chargent de cette mission et trouvent de quoi loger tout le monde 2 nuits à Kuta au grand dam de Jacques qui préférait Sanur . Pour moi pas de problème , je nai jamais mis les pieds à Bali donc pas de préférences ... Nous continuons la route vers le nord pour le parc de BALURAN où nous avons l'intention de passer la dernière nuit sur JAVA .L'entrée est au bord de la route principale . C'est un parc de savane type africaine avec au fond les montagnes volcaniques et au nord bordé par la plage de mangroves . Nous roulons jusqu 'à BEKOL mais l'hébergement est vraiment très très rudimentaire et il n'y a pas le moindre espoir de manger quoi que ce soit ... Encore un petit espoir car il existe des bungalows sur le bord de la mer quelques kilomètres plus loin : tout est full et en plus pas vraiment génial comme endroit . Dans la savane on réussit à approcher des sortes de biches ... A la tombée de la nuit nous décidons de revenir dormir près de l'embarcadère pour Bali vers Ketapang qui n' est pas si loin ...Trouvé hotel INDAH à Ketapang , négocié 2 chambres grand luxe pour 170.000 la twin petit déj inclus et surtout trouvé un petit warung sympa mais avec dessert surprenant : pankake banane avec fromage rapé fondu dessus ( très bizarre ) Les textos passent bien d 'ici avec la France et ce soir ce sera soirée échange de textos avec ma petite famille en France et mes frères ...puis muzic , lecture et dodo ...
Open
Bali - conseil sur itinéraire en août
je vous envoie ce mail afin d'obtenir des conseils et la faisabilité sur un itinéraire que je prévois de faire durant mes vacances à Bali en août prochain (arrivée le 02 et retour le 13 en soirée) donc arrivée le 02 août : direction Ubud (3 nuits) du 05 au 07: Munduk (2 nuits) du 07 au 09: Amed (2 nuits) du 09 au 11: Lombok départ depuis Amed (fast boat) ou Padangbai (ferry) - (2 nuits) du 11 au 13: Seminyak 13 en fin d'après midi, retour sur aéroport qu'en pensez vous? est ce faisable? dans l'attente de vos réponses merci à tous!
Open
Bali, mon offrande
Samedi 6 octobre, aéroport de Dempasar, 20h30.

-Hello ! Taxi ! (Ah, j'ai comme l'impression que ça va nous suivre, ça...) How much ? -Pipty taousan (Ah ok, pipty... je sens que ça va être simple) Thank you ! -You welcom

Open
Bali et Sulawesi (juillet 2007)
Genève, le 7 juillet 2007 "24 heures chrono avant le départ" Hahaha!!!! Mon sac est presque prêt..je suis trop chargé comme d'hab... Pourtant deux t-shirt, deux shorts et deux chemises, c'ets pas beaucoup pour presque un mois .... mais bon on verra... no panic... ce qui m'emmerde c'est de ne pas pouvoir ramener de choses mais bon....on verra!!!!! Le plan de vol; Départ de Genève pour Zurich à 0755. Puis Zh -Doha au Qatar à 1155 pour une durée de 6heures. Arrivée à 1855 Départ de Doha pour Denpassar à Bali à 2320. Durée 12 heures. Arrivée à 1605 sur palce. Attention, décallage de 8 heures si je ne me trompe pas... Trois jours plus tard, soit le jeudi 12 juillet je quitte Denpassar en avion pour Ujung Pandang à Sulawesi. Je compte remonter jusqu'à Rantepao et visiter le pays Toraja. Puis de remonter vers le norddirection Poso et les ìles Togian...Cett région n'étant pas trop sûre je dois vérifier encore auprès du DFAE ( l'ami à Marie...celui qu'elle connait bien...le chef du DFAE!!!!!) et bien sûr me renseigner auprès d'autres voyageurs... c'est l'objectif de ces trois premiers jours que je vais passer à Kuta.J'ai reservé une chambre au Bendesa accomodation...et comble du luxe, ils viennent me chercher à l'aéroport!!!!!! 15 jours plus tard ce sera le retour sur Bali puis une semaine de vadrouille en moto à travaers l'île. Je veux aller à Ubud et qui sait prendre peut-être un cours de cuisine indonésienne.... Allez tous à vos commentaires!!! Besos!!! Vous me manquez déjà.... ah oui pour ceux pour qui la géo est du chinois, j'ai mis une carte ou deux..... ah pis ça a rien à voir mais j'ai rajouté quelques photos de moi jeune comme ça vous m'oubliez pô!!!!

Doha- Qatar, le 8 juillet 1830 a Geneve. Une heure de plus a Doha au Qatar. Apres six heures de vol, je viens de debarquer pour une courte escale de trois heures avant de reprendre le periple direction Bali et ses 12 heures de vol... Il fait 28 degres..... je vais me balader un peu dans cet aeroport qui ma tout l air d etre un temple de la consommation.... Pour l-heure tout va bien mais vous me manquez.....Bien fait pour moi.... Kuta le 10 juillet 2007 Eh ben j vous raconte pas la big nuit de sommeil que je me suis faite...Bestiale et indispensable..Le Bendesa accomodation est a reccomander absolument..je donne les coordonnees a qui les veut. Les gens sont absolument adorabls et pas chiants...Pourtant je pense que je suis dans un des endroits les plus touristiques de Bali: Kuta et ses australiens, Kuta et ses surfeurs, Kuta et ses contrefacons...mais bon pour ces deux premiers jours ca me fait vraiment vacances a la cool, piscine, plage, petits achats et plongee dans la nouritture locale. Hier soir j ai mange un bapi kecap. C est du porc avec du riz et des epices.. j en ai eu pour 6 francs suisses...c est vous dire... Ce matin apres le ptit dej' jai file a la plage ou je me suis ramasse un magnifique Ku (ta) de soleil...hahaha... bien fait me direz vous, vous qui geley dans vos lointaines contrees... J ai loue un matelas en esperant bouquiner tranquillement mais tu parles...c est un vendeur apres la utre mais c est marrant quand meme... une mangue plus tard et un tour a l hotel je me suis rendu compte que j avais oublie d aller manger... decalage sans doute... alors ce soir c est le japonais du Routard qui m appelle... Par contre ce soir au couche de soleil c etait magnifique. non pas le soleil mais la foule, nos amis les surfeurs encore eux mais surtout les familles balinaises au grand complet... je me suis regale de photos de gens.... va falloir que je change de bureau, y aura bientot plus de place... Finalment les doutes que j avais au depart sr quoi faire pendant ce voyage se dissipent peu a peu.. tout a l air extremement simple. Il suffit de laisser faire les choses et lles s imbriquent entre elles. Demain je me refait un programme a la tranquille-emile et jeudi matin, depart pour l aventure a sulawesi. je vise un hotel du routard a ujung padang pour la premiere nuit pui de prendre le bus de nuit pour Rantepao, la capitale du pays toraja. Messag por mes soeurs su elles me lisent: ce n est pas la qu ils coupent les tetes... Allez, j ai la dalle... lachez vos comm ca me fait plaisir de les lire.. Eh Marie, j t ai reconnu!!!!! Par contre, pas de nouvelles de Sacha...je trouve ca un peu dur...mais bon... Bisou a tous!!!!

Kuta, le 11 juillet 2007 ben ca alors...ca me fait presque drole de parler ou plutot ecrire en francais... ici il y en a pas...et non les chapions du monde ne viennent pas jusqu ici...hehe... alors je pratique mon anglais...faut dire que le matin je le parle super bien, apres la plage et les coups de soleil, c est plus difficile mais le soir en plaine digestion c est carrement du chinois...mais bon ils me comprennent c est l essentiel et sinon ils font semblant et ils se marrent... ..hier j ai mange des sushis, .... c etait tellement bon que jy suis retourne ce soir... a midi je me suis dcouvert une gargotte toute paumee ou l ons ervait un nasi goreng d enfer...genial.... Bon faut que je me calme, y a un surfer blond decolore qui s est installe sur l ordi a cote de moi... il a pas l air doue...pourtant surfer c est sa specialite... j suis mechant mais faut les voir le soir quand ils sont bourres...bon c est comme partout.... C est ca aussi Kuta et je suis content de partir demain parce que c etait cool pour demarrer mais la j ai envie de passer a autre chose. Donc je me leve a 0630 et depart pour laeroport a0730...une heure de vol et j arrive a Macassar ou je vise l hotel des routards du guide...moche mais une mine d or de renseignements... on verra. je compte passer une journee la bas et prendre le bus de nuit pour le pays toraja et sa capitale Rantepao.... C est super cool pour moi de vous lire... et hop....le surfeur vient de sauter une page... hahaha, , , , zy va s noyer le con et gloups et gloups.... koi moi....jalux.... d une blondasse decoloree.... plutot faire la planche oui... Besos a tout le monde...Marie merci pour les news de papa... Pour Sacha, je ne sais pas...????

Makassar- Sulawesi, le 12 juillet 2007 Dur dur le reveil ce matin... j ai pas reussi a dormir presque de la nuit... alors ce matin...le vol, court mais agite... Je suis donc sur l ile de Sulawesi... Sur la carte c est ce gros morceau en forme de K!!! A l arrivee, un chauffeur de taxi qui ne parle que la langue locale et nous voila parti pour presque une heure de delire sur route jusqu a la mythique Makassar, ville de pirates et d epices... L hotel est super cool...6 francs pour la chambre...ok, ok j entends les ronchons, t as pas de fenetres, les chiottes et la douche sont a l etage...et alors...c est cool quand meme et les gens sont super gentils.... pour tout vous dire, j ai l impression d etre le seule blanc de toute la ville... pas vu un seul gringo...ca change de Kuta... mais c est hard quand meme...c est vraiment la ville portuaire, canaille...ou t as envie de rester pour ecrire un bouquin...noir.... J ai fait mon premier tour en Becak... C est en fait une fragile cabine fixee a l avant d un tricycle...oui oui j ai bien dit a l avant... ca te donne l impression d une mort imminente a chaque approche d un fou du volant ce qui est une race en pleine expansion ici... par contre c est bestial pour se promener, faire des photos... Je suis alle visiter d abord le Fort Rotterdam...vestige de la colonisation hollandaise. A chier, moche et nul...mais par contre j y ai fait de droles de rencontres.. d abord un prof-guide local-guide spirituel musulman aussi. On a discute un long moment et c etait tres interessant... ici c est les gens qui t offrent a boire...incroyable non... Il parlait un anglais parfait... Il m a file plein de tuyaux pour la suite de mon voyage...des adresses...gratos... Puis j ai fait la connaiassance d Udin, un guide qui lui, parlait italien...presque parfaitement, puis est arrive un pote a eux qu on aurait dit un peruvien et qui parlait parfaitement mais absolument genialement l espagnol et un peu le catalan! Ca c etait Beso... a mourir... je n arrivais plus a decoller tellement que c etait drole.... Finalement un vieux pedaleur m a conduit au vieux port marchand ou le pauvre a du envier les tapettes qui font le Tour de France parce que me pousser moi c est pas de la tarte... et c etait long...mais les photos sont cool... Finalement je suis alle sur la Croisette locale voir se coucher le soleil et me perdre dans des ruelles sans lumieres pour trouver la perle des restaurants de poissons grilles... le Turi. J ai mange, niam niam, un Poisson noimme MILK FISH ou poisson sans arete... bestial... super copieux j ai pas pu finir pour un prix encore un fois miserable... Finalement ce qui m etonne le plus c est le sourire et la gentillesse des gens... tout le monde le dit mais c est vrai... tu marches dans la rue tout le monde t appelle: MisterMister!!!! et te disent bonjour... Meme les flics ils passent en voiture et klaxonnent avec le sourire pour te saluer... Bon peut etre j ai une arete de poisson collee au dos et c est la fete.... hahaha Demain a 2200 je prends le Bus pour Rantepao. Le voyage se fait de nuit donc j espere...dormir dans le bus...tu parles on verra... Merci pour vos comm qui me font toujours plaisir... J ai pense a mon retour continuer a ecrire comme si j etais encore en Indonesie...je suis devenu accro...Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii Besitos... Non Marie...pas de news....J sms... Makassar-Sulawesi, vendredi 13 juillet Nom de Dieu...moi qui voulais dormir ce matin... a 0630 les gens commencaient a dejeuner...et a cote de ma porte... bon pas grave... je me suis rendormi un peu et traine dans ma cellulle jusqu a 0900.. Ce matin en discutant avec la patronne du l hotel et son ami, j ai palnifie un peu mon sejour a sulawesi....en commencant par la fin... Je passerai les4 derniers jours sur les iles Toggian, au black Marlin...cherhce sur Google si vous voulez voir...c est magique...le luxe total pour moins de 30 chf par jour...bon j arrete de oparler fric parce qu ici ca na aucune mesure avec ce qu on connait et donc ca frise l indecence parfois... Bref apres ces trois jours aux Toggian je reprends le bateau de ligne pour Gorontalo au nord puis le lendemain l avion pour Makassar et enfin le meme jour mon vol pour Bali... Compris ? Non? Ben vous avez que relire, non? Je vais pas vous l explqiuer a nouveau... cest a la minute le net... non mais... Drole de journee aujourd hui. Il y a l hotel un jeune, Henrik, qui est ami avec les patrons. Il fait un stage dans le tourisme et je l ai pris avec moi pour visiter les chutes de Bantimurung... Je ne vous parle pas du lieu parce que bon c eatit pas trop spectaculaire.. par contre on a mis 2 heures trente pour aller et la meme chose pour revenir... Ca, c etait long mais drole...on l a fait en Bemo, ces miniscules minibus locaux.. Les gens sont hilares quand ils me voient.. deja que je parle pas le Bahasa, qui est la langue commune a toute l Indonesie, alors le Sulawesien, j te dis pas... alors pour les faire rire je repete apres eux... et eux ils se pissent aux culottes... je n ai pas de peine a imaginer ce qu ils me font dire... Dans deux heures, je prends le bus de nuit pour Rantepao dans le pays Toraja. J ai une adresse la bas... et j espere pouvoir me poser trois ou quatre jours et louer un scooter.. je me rends compte qu avec mon sac a dos ca va etre dur de me deplacer en scoot. alors vaut mieux que je sois localise quelque part et bouger depuis la... je me suis renseigne sur la region de Poso, celle qui m inquietait un peu...Il semblerait que les troubles font partie du passe... Je vais quand meme prendre toutes mes precautions et me renseigner a Rantepao encore... J espere pouvoir vous ecrire encore des demain... Vous arrivez a lire parce qu ici je ne trouve pas les accents ni d autres signes.... Merci pour vos chouettes comm, c est trop genial de vous lire... en tout cas j ai de bonnes adresses pour qui veut venir... la gentillesse des gens vaut a elle seule le deplacement... Besitos.... Marie, c est bon on s est sms avec Fiston... Rantepao-Pays Toraja, samedi 14 juillet 2007 Hier soir, quand j ai pris le Bemo de l hotel a la gare routiere je me suis dit que ce ne serait pas simple...J ai eu le nez fin... Deja, certines personnes quand elles me voyaient dans le bemo refusaient de monter... c est deja ariive l apres midi... elles avaient peur.... Du coup le soir ce chauffeur m a laisse a une autre station de bus que celle a laquelle je devais me rendre... c est la premeire fois depuis mon arrivee que j ai mentalement injurie quelqu un... pa grave une moto ma pris et charge comme un mulet je suis arrive a l heure... Premiere surprise, ils ont sorti tout le cablage et sont en train de reparer.. Bon un peu plus tard nous partons quand meme et ... a lheure... Donc je confirme, la compagnie de bus Bintang Prima, comme la Litha offre des bus climatise ou il y a des sieges-lits... encre faut il pouvoir y dormir... Mais bon c est super confortable quand meme.. Toutes les deux heures, les six autocars s arretent pour faire une pause..premiere suprise: je suis le seul blanc.... Mais bon pas grave... de toutes manieres je conseille le voyage de nuit parce que voir le danger en face de jour....non merci!!!! C est vriament des malades du volant...j ai jamais vu cela...vaut mieux fermer les yeux et prier....ou dormir... Bref, nous sommes arrives vers 0600. C etait completement brumeux... Je descends du bus en ayant choisi un hebergement 5 minutes avant dans mon routard... Un gars chevelu m aborde en me demandant ou je vais...je me mefie... Il me dit: tu es Antonio, t es suisse? Je suis surtout surpris.... En fait le patron de l hotel de hier soir, le Legend l a appelle. C est un copain et lui a dit que j arrivais ...si je cherchais un guide il pouvait etre celui la... Ca tombe bien... On va a l hotel....Genial!!!! Je suis raide je vais juste faire un petite sieste.....de deux heures trente.... Onboit un cafe avec Youssouf, mon guide et on negocie le prix.... Correct: cent balles pour trois jours... On demarre tout de suite, il y a un mariage assez surprenant auquel il aimerait m amener... Effectivement, c est un suisse qui epouse traditionnellement une fille du pays, une Toraja. On monte dans un bemo puis dans un deuxieme.... Ca grimpe de village en village, au travers de rizieres et de forets de bambous...les maisons Torajas avec leurs toits incurves vers le haut...Cela signifie selon la tradition: tu viens du ciel et tu retourneras au ciel... c est aussi pour que les enfants se rappellent de leurs ancetres qui eux naviguaient.... J avoue que j etais un peu gene d etre la sans y etre invite...mais c est comme ca, tout le village etait present, des centaines de personnes, enfants viellards, dignitaires.... C etait bizarre de parler francais... Une partie des familles suisses, francaises etaient presente...en habits traditionnels Torajas, sil vous plait.... Bref, une belle ceremonie, faite de danses, de chansons...et oui mon guide a chante Aline et Guantanamera...( on croit rever!!!!) Puis apres le repas, tous les villageois sont partis rapidement... J ai aussi ete surpris du fait que les gens n applaudissent pas apres une prestation...c est comme ca... On en a profite aussi avec Youssouff... Bon la descente on l a fait a pied en chantant a travers les rizieres ces chansons preferees, c est a dire ABBA.... et oui...les rizieres, les maisons Torajas au toit incurve vers le haut, les bambous...et deux couillons en train de chanter: Money, Money, Money.....ou Fernando... Bref on s est bien marre.... On a bu un jus de Terung Belanda (tamarillo) au bistrot et la je rentre me doucher et rejoindre Youssouf pour un papiong ( porc cuit au bambou)... Je reserve ce soir mes trois jours sur les iles Toggian... ca va etrre bestial... tout colle: le bateau qui me ramene apres sur Gorontalo ou je reprends l avion pour Makassar le jeudi 26... tout est en ordre...c est incroyable.... Demain c est tour dans les villages alentours et marches..combats de coq... Lundi on va a une ceremonie funeraire.... je vous raconte tout ca demain..... Merci pour vos comm! Special thanks to Maflo qui est en Thailande!!!! Besitos a tout le monde

Rantepao- Pays Toraja, le dimanche 15 juillet 2007 Bon ben hier soir j ai pas retrouve le bistrot ou on avait rendez vous avec Youssouf.. Il faisaitt tellement noir que je me suis mis a tourner en rond dans le bled... Finalement je me suis pose dans en desespoir de cause dans un petit warung (resto familial) pour un Bakhso babi, soit des boulettes de porc avec des nouilles et du riz dans cuit dans du lait de coco enroule dans une feuille de.. de de....... je sais plus...banane sans doute... delicieux...j allais commencer a manger quand est apparu mon guide...il me cherchait et etait inquet! On a mange ensemble en regardant la demie finale de la coupe d asie opposant l indonesie a l arabie saoudite... a la fin du repas on est quand meme alle au bistrot dont j avais pas note le nom( pas bien!!!) pour un dernier the au gingembre...hummmm delicieux... En rentrant j ai regarde la fin du match avec des indo du coin...a la 92 eme les arabes ont marque....ils ont du penser que je leur portait malheur...Les indo pas les arabes qui m invitent d ors et deja l an prochain pour les vacances!!!

Ce matin depart a 0900. Nous nous arretons d abord au petit marche local qui borde la chemin de mon warung ( sorte d hotel). J adore les marches locaux!!! Puis depart pour Lemo. Nous visitons un des endroits ou les tombes dans les roches sont les mieux conservees... Vous verrez les photos... Des trous sont creuses profondemment dans la paroi...On y place les membres d une meme famille. Puis une petite porte en bois sculpte clos l endroit. Parfois, des personnes malintentionnees volent ces portes pour les vendre a des antiquaires ou dans les marches... Puis des Tau Tau sont fabriques. Ce sont des statues de bois represantant le defunt. Ces statues sont placees a meme la falaise et regardent les visiteurs depuis leur balcon... Puis nous avons repris notre bal de bemos...direction Kambira et les tombes des enfants. Il reste peu d endroit comme celui ci aussi bien conserve. Les enfants morts de moins de trois mois sont confies au tronc de l arbre. Ainsi places dans son tronc, ils vont continuer a grandir avec celui ci... Cet arbre etait place dans un magnifique petite foret de bambous......geants!! Nous avons continue notre longue marche a travers les rizieres vers un endroit ignore du tourisme car eloigne de tout. Tapamgalo et sa grotte cimetiere aux cranes et aux Pau Pau...Impressionnant et finalement cette balade etait tres apaisante. En traversant un village dont j ai oublie le nom, notre bemo s est trouve coince par la foule. Des combats de buffles etaient organuses en l honneur d un celebre defunt. Bon c est un peu comme les combats de reine en un peu plus gore.. Ils avait deja decoupe une bete et vendaient les morceaux...Les tripes etait ouvertes dans l herbe et les mouches se regalaient...Je confirme, les buffles sont herbivores... Tant mieux ca pue moins!!! Ce qui etait le plus drole dans tout cela c est les rires en forme de moquerie quand les betes refusaient le combat.. Finalement apres deux trois echaufourees, l une d elle a finalement pris la fuite poursuivie par son adversaire..Cela au milieu des spectateurs, des voitures et a vive allure..J etais content d etre un peu plus loin et pouvoir faire le brave en riant de tout ca... Au retour, nous etions 14 dans le meme vehicule!!! Les bemos ici sont des 4|4...14 c est pas mal croyez moi mais ca fait rire tout le monde, tout le monde est content alors...... Demain, buffles egorges aux funerailles, puis marche de Bolu qui a lieu les lundis. On y vend justement des cochons, des buffles ( encore vivants), etc...je dois me racheter un petit sac a dos, le mien a rendu l ame...egroge lui aussi... Apres, nous irons parier aux combats de coqs... Vous n entendez pas mais j ai le muezzin qui hurle a cote et moi je tape de plus en plus fort comme si vous me lisiez mieux...

Hier j etais super optimiste quand a la suite du voyage mais ca s est complique durant la soiree... En effet, il n y a pas de bateau qui puisse me conduire a Gorontalo pour reprendre mon avion le jour J. J ai du changer mes plans et vraiment ils sont super demmerdes et ne te laissent pas tomber. Ils ont pu me changer mon billet pour un autre aeroport de maniere a ce que je puisse quand meme faire mes trois jours de plage sur les iles Toggian.. Cela m a coute la coquette somme de 40 francs quand meme.... Je vais me taper de longues distances en bus local mais c est cool quand meme...Le seul hic c est qu ils ne parlent pratiquement pas l anglais et mon bahasa se limite a trois mots et demi alors on verra bien.... En tout cas, ils se sont plies en quatre pour me faire arriver a bon port. On a envoye par le bus de nuit, les sous, une copie de mon passeport et mon billet d avion desormais inutile a l hotel Legend a Macassar. Ceux ci me renvoie demain matin par le bus de jour mon nouveau billet d avion... Alors ce soir, je vais enfin manger mon Papiong au restaurant Rimiko ( client d oeil a Cathy qui adore cet endroit)!!! Voila, je suis raide mais c est toujours aussi cool... Bisoux a tout le monde!!!!

PS: merci Sacha pour ton petit mot... Bon voyage a vous et bonne suite...Moi aussi JT. Et oui, les sms fonctionnent puisque je t en ai envoye...hehehe.... Besos!!! Fais un bisou a nostra terra!!!! Visca Daimus!!!!

Rantepao-Pays toraja, le 16 juillet 2007 Ahhhhh...j ai dormi comme un roi.... Ce matin apres le ptit dej, depart a huit heures pour une ceremonie funeraire... En fait nous n allons pas assister a toute la ceremonie qui se deroule sur plusieurs jours...Aujourd hui c est le jour du sacrifice des buffles... Ceux ci sont sacres... Ils sont les facilitateurs pour le passage de l ame du defunt vers sa nouvelle vie. Tout Toraja n economise que pour les funerailles. Les montants engages a ce moment la sont enormes. Un buffle peut couter jusqu a plusieurs dizaines de millions de roupies soit plusieurs milliers de nos francs... a cela il faut ajouter les musiciens, les pretres, etc.... Quand nous arrivons nous sommes accueillis par la famille qui nous installe sous un couvert...Nous rentrons mon guide et moi pieds nus et on nous sert du cafe et des gateaux deliceiux tels que des Toris, des batonnets de riz frit avec du sucre de palomo, le cake national a base de poudre de tapioca ainsi que des Sagon cake ou bagiak fait des troncs des palmiers. Enfin, c est ce que j ai cru comprendre...en tout cas c etait fameux... J ai remis comme convenu mon present au representant de la famille: une cartouche de Kretek, les cigarettes locales a base de clous de girofles. Puis nous avons fait la connaissance d une equipe de la television andalouse, Telesur, qui tournait un reportage sur l Indonesie... Enfin, apres avoir presente les 15 betes et decide d en epargner une qui sera donnee vivante aux oeuvres de bienfaisance, les autres sont amenees sur l esplanade. Elles sont enormes et super impressionnantes. Certaines agressives et on le comprend. Elles sont tenues par une corde. Soudain s approche un homme muni de son couteau de sacrifice, il saisit la bete par les naseaux, l obligeant a relever la tete puis d un coup sec, lui tranche la gorge. Le sang jaillit a gros bouillon et si tout se passe bien, l animal s affaisse immediatement. Seulement d apres les gens du village, quelqu un avait pratique la magie noire de facon a compliquer la ceremonie. Les betes resistent longtemps, debout, le coup tranche, le sang ne cessant de couler en poussant de beuglements desesperes et s agitant si fort qu elles en augmentent l ouverture de leur blessure. Un peu gore tout de meme... L etre humain est ainsi fait que j ai filme tout cela avec mon portable. Je n ai pas encore revu les images mais elles ne seront pas faciles a voir... Une fois mortes, les peaux des buffles sont retires comme une chaussette puis la viande decoupee et distribuee... Voila pour cette premier partie de matinee...Puisse l ame du defunt voyager en paix apres cela! Nous avons profite du vehicule des deux reporteuses pour aller aux marche. C est le lundi que sont vendus les buffles et les cochons egalement. Je pense que les photos sont sublimes car ce sont des animaux majestueux. Nul doute que les Torajas les venerent meme si leur mise a mort peut etre impressionnante pour nous occidentaux. Par contre les tits cochonnets attaches en ligne, ficeles tels des saucissons qu ils vont devenir....c est salaud...j mangerais plus jamais du citterio de a meme maniere!!Ils couinaient les gorets tels des betes... surtout quand ils etaient vendus et qu ils etaient transportes a dos d homme sur leur bambous...Ils criaient: On veut pas, on veut pas, dev'nir des cipolattas, c est fini, c est fini, le bon temps des salamis!!!! La manf des gorets a ete dissoute par les forces l ordre et ils ont ete sommes de redevenir de bons jambonnots... Le marche local etait geant aussi. J en ai profite pour faire une affaire et acheter un nouveau petit sac a dos car le mien a rendu l ame...5 francs le sac... super affaire qui a dure l apres midi et que j ai du amener recoudre vers un cordonnier car il lachait deja...hahaha...bien fait pour moi...p'tain.... le muezzin a nouveau!!!!! Allez je tape plus fort sur mon clavier. Nous sommes alle manger a midi dans un village ou etaient organises des combats de coqs. C est vrai que c est violent mais ce qu il y a de plus impressionnant c est l etat d excitation des parieurs et des......parieuses!!!! Ca hurle de partout en agitant le pognon... et pas des petites sommes, des liasses entieres pouvant aller jusqu au million! Le Toraja est tres parieur!!! Au cri de: Beke ou de Songko designant l un ou l autre des combattants emplumes.... J avoue que je me suis laisse prendre au jeu...Faut dire que Youssouf est un malade qui pendant le combat, parle en faisant certainement des incantations pour ne pas perdre sa fortune. Pas de bol, Tonin, le gallo primero est passe par la! J ai parie...plusieurs fois...et j ai GAGNEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE !!!!!!!! 200'000 roupies...Une fortune! 28 balles mais bon ca ma paye la difference du billet d avion....J y serais bien reste un peu mais je ne sais pas pourquoi mais mon guide commencait a trouver cela ennuyeux... hehehe.... Nous avons fini la journee dans un village qui a conserve son habitat traditionnel. C est vrai que beaucoup de touristes y vont mais c etait beau de voir les artisans travailler le bois... ce sont vraiment des artistes... Nous avons revu des cerceuils suspendus a la falaise puis j ai pu visiter une maison Toraja. Il y avait un vieux monsieur de 86 ans qui buvait son cafe et fumait ses cigarettes... Les habitations sont composees de trois pieces et dirigees du nord au sud. La Sali est la piece du milieu. Elle sert de cuisine et peut servir de chambre a coucher des enfants et de la famille. La Tangdok est sur la partie frontale de la maison, dirigee vers le nord. C est la piece des invites ou des enfants. La Sumbung est au sud. C est la chambre des parents ou des personnes malades. Elle sert aussi pour les personnes decedees avant leur transfert aux funerailles ou leur lieu d attente avant celle ci. Les personnes mortes sont egalement appellees sleeping persons ( personnes qui dorment). Il faut savoir que la maison Toraja ne sert que pour dormir. Les gens sont soit dans les rizieres soit simplement a l exterieur la journee. Voila, ce soir c est le dernier soir ici. C etait cool. Vraiment. J ai rencontre des gens super gentils pret a tout pour me permettre de bien continuer le voyage. J ai deja des points de chute pour la suite... J ai mon billet de bus, deux nouveaux t shirts...j ai du jeter mon pantalon qui etait tout tache de sang... J ai achete un sarong et une epee rituelle au cas ou il y aurait un buffle a tuer du cote de Meyrin... Demain le bus m amene apres 10 heures de voyage a Tentena ou je passe la nuit. Puis le lendemain encore quelques heures jusqu a Ampana avant de prendre le bateau le lendemain pour l ile de Bomba dans les Toggian et la playa quelques jours. Sinon je serais plus blanc que vous au retour... Je ne sais pas quand je trouverais a nouveau internet sur ma route...Aussi laisseez moi des comm tout plein pour que je vous lise a ma prochane connection...

Sampai jumpa!!!!! A plus tard!!!

Besos Rantepao, le 16 juillet: Derniere soiree au Mambo Cafe. Repas, guitare, djembe et chansons. On se croirait dans un chalet des guides en Valais. Youssouf, Atché et les autres guides sont là à la table ronde... Petite fête pour mon depart...c est cool... Y a comme un air de nostalgie ce soir. J'en suis a mon 4ème thé au gingembre( thé Jahé)...vais pas dormir...

Rantepao, le 17 juillet 2007 Adieu definitif a mon ami Youssouf. Si vous voulez un guide, c est lui qu il vous faut...Je vais voyager avec mes nouveaux compagnons de route:un couple de grecs: Elisa et Kostas et un couple de jeunes français établis a la Reunion, Géralgine et Julien:Gé et Ju!Depart donc pour le centre de Sulawesi par Tentena d abord, Ampana puis les iles Toggian.Le voyage est peu confrortable dans unbus super vieux aux sieges exigus et tout casses. Il doit durer 10 heures. Nous commencons par une seance de keliling ce qui signifie tourner pendant deux heures dans la ville pour chercher des nouveaux clients. Nous etions peu au depart et meme si les conditions semblaient rudimentaires, ca va vite devenir infernaL. tout ce monde, ces sacs de riz, ecrans d ordis... Bref, un peu bonde...Personne ne parle un mot d anglais et mes potes sont loin devant...Mes voisins s affalent sur moi...c est la coutume...Il fait chaud, j ai mal au cul et mes jambes touchent le siege de devant... on dirai qu elles poussent au fur et a mesure du voyage! Montagnes, routes etroites, villages, la côte, des ponts hasardeux tout s enchaine sur ce voyage qui durera finalement 14 heures!!! A notre arrivee, on nous jette devant le village. Heureusement un pick up nous charge et nous amene a l hotel distant de...rien du tout...distance indo bien sur... Les mesures et le temps n ont pas la meme valeur ici. en tout cas le lendemain, nous decidons de "charteriser" un bemo rien que pour nous 5!!!

Tentena, centre Sulawesi, le 18 juillet 2007 Nouvelle journee de voyage apres une courte promenade au marche de Tentena. Ils vendent des chauves souris grillees..Euhhhhh, j y ai pas goute... beurkkkkk!!!! On embraque dans notre mini bus..Ouf! Mon cul est sauf! est plus cher mais ca vaut le cul! Oh pardon, le coup! A notre arivee a Ampana nous nous repartisssons dans nos differents hotels.. Le mien est glauque...J y suis parce que je dois discuter avec la patronne des bungalows sur l' ile de Bomba. Je rejoins juste Elisa et Kostas pour le repas du soir...Ils ont tiré le gros lot...Super leur hotel! Et pour le meme prix que le mien..La patronne, Untche, une chinoise va parfois rendre visite a sa soeur en Suisse. Elle sort ses photos, puis nous invite a manger avec eux....Bref comme c est egalement la patronne du Kadidiri Paradise sur l ile du meme nom, c est finalement la bas que nous irons tous... On s etait deja dit au revoir mes potes et moi et on repart pour une semaine...Cool parce-que je les apprécie vraiment!

Kadidiri Toggian19 juillet 2007 Nous embarquons le matin sur un bateau tout rouille bonde de monde...tiens ca me rappelle quelquechose... Les gens roupillent sur des matelas, certains vomissent deja...une chevre tremble et se fait parmis...la pôvre biquette....Le voyage doit durer 4 heures et au bout de 3h 30............la panne!!!!!!! On est coince u milieu de l ocean pendant trois heures...jusqu a l arrivee des secours...1 heure 30 de rab' et nous arrivons au Paradise. On mange et on se couche... on est vannes..

Kadidiri Paradise. 20 juillet 2007 C est magnifique!Mon bungalow est pose sur une roche au bord de l eau. Mon balcon surplombe la mer. La nuit on se croirait sur un bateau... Vous me direz j ai l habitude maintenant... Malheureusement le temps est souvent couvert et il va pleuvoir tout l apres midi. Bon...l eau est a 28 degres aussi... Pas grave, j ai decidé, convaincu par Julien de passer mon open water. 4 jours de stages de plongée...on verra, à demain. Ah oui j oubliais..la terre a tremble a 1030 ce matin...J étais en train de bouquiner sur la plage..ca fait bizarre..

Kadidiri Paradise. le 21 juillet 2007 Tout à l heure pour la premiere fois je me suis retrouve poisson au milieu des poissons. Cette etrange sensation de se sentir en apensanteur au milieu de l immensite. Les poissons ne me fuyaient pas..ils etaient chez eux et je faisais partie de cet environnement. J ai franchement hesite au debut...L equipement, le gilet, la bouteille, les poids...c est lourd... Puis il faut se balancer a l eau... ha au fait vous savez pourquoi les plongeurs se jettent en arriere du bateau? hahaha!!!!! Puis on flotte dans l eau et il faut se laisser descendre.....premieres respirations sous l eau... c est un nouveau monde qui s'ouvre, un nouvel espace..nouveau stress aussi..finalement le rythme respiratoire s' apaise et nous avons voyage sous la mer pendant plus d' une heure... Magique. Merci Julien de m'avoir convaincu...

Kadidiri Paradise. 22 juillet 2007 Aujourd hui je confirmais les apprentissages d hier et continuais ma progression... C etait dur..nous avons ploge a Coral Garden et il y avait beaucoup de courant... difficile de se stabiliser. J ai vu un bebe raie. Demian c est Una Una...le site de plongee bestial!!!

Kadidiri Paradise. le 24(?) juillet 2007 Voila j'ai mon brevet...!!!! Et pas un brevet de plonge au bistrot!!!! Par contre ca a failli tourner au drame aujour dhui. Un bateau special a ete affrete pour nous conduire sur le site. Nous etions huit plongeurs avec l instructeur, Harold. 3 heures de bateau a l aller...Les plongees n ont pas ete terribles selon les plongeures confirmés. On ne nous avait pas lâchés sur le bon site.. Moi j ai quand même bien aimé!!! Nous somme repartis vers 1600. Le temps s est rapidement degrade. Grosse pluie diluvienne, grosses vagues sur notre coque de noix, secousses, eclairs!!!! Nous ne voyions plus rien et le capitaine ne savait pas e servir de un compas...ici ils naviguet a vue...La nuit est tombee. Il faut dire que "culturellement" ici ils ne savant pas dire: "je ne sais pas.... " Au bout de 4 heures, force est de constater que nous sommes perdus au milieu de l ocean, sans radio, sans bouffe et avec un peu d eau et du rab de petrole, heureusement... J avoue que je n etais pas rassuré.. et que j ai pensé à vous tous...l'un apres l'autre....J ai crains pour notre survie...Les esprits se sont échauffes un peu quand il a fallu prendre des decisons. Fallait il continuer et tenter de trouver une ile ou passer la nuit ou s arreter et attendre le lever du jour... Nous optons pour la deuxiee solutiom Tout le monde s entasse sous le couvert ou s engouffre les gaz d echappement... Nous gonflons nos gilets de plongee au cas ou nous viendrions a heurter quelquechose. Nous organisons de quarts pour surveiller les alentours...Tout le monde s entasse par terre, les uns sur les autres et nous essayons de dormir un peu. Le jour venu, nous pouvons enfin nous positionner et rentrer au paradis. Il est 6 heures du mat' et nous venons de passer 14 heures sur ce bateau. Nous refusons de payer qui que ce soit pour le deplacement et pour la nuit aux bungalows. Ouf...moi je dois repartir a 0900 ( en bateau!!!), donc je devrais pouvoir prendre mes vols...et aller a Bali...

Ampana.Le 25 juillet 2007 J ai rendez vous a 1700 a Ampana pour prendre le vehicule qui m emmene a Palu, d ou je prends un vol pour Makassar puis quelques heures apres pour Denpassar a Bali...!!! Les delais sont serrés...Si j etais resté coincé en mer je perdais tout mes vols et mes connexions... Ca y est j y suis...et c est reparti pour 10 heures de bus. Mais comme d habitude........................ ahhhhhhhh!!!!!!!!! je vois que vous attendez l annonce d un nouveau pépin.... ???? et oui!!!!! vers 3 heures du matin, apres une route épouvantable dû aux éboulements suite à la pluie...un pneu eclate.... Le chauffeur decide de continuer mais à 10 km à l heure... et moi qui dois être à 6heures du mat à l'aéroport pour ne pas louper l'avion et ma connexion...evidemment a part une jeune homme de 17 ans personne ne parle l'anglais... Bref excédé, je decide d arrêter le bus parce que je connais les: " on arrive dans une demie heure...c est juste là au coin de la rue..." Je demande un taxi et fini ma route à l aéroport a 0530 !!!! JE NE LOUPERAIS PAS MON AVION!!!!!!! L indonésie et les transports.... c est à chier... Là, je vous écris d Ubud, au centre de Bali. Je me suis payé le taxi depuis l aéroport en arrivant!!! c est excessivement cher mais j'en ai rien à battre!Na! Fais c'que j'veux! C est super beau...je suis vivant... et je vous raconte la suite demain!!! Besitos

Ubud- Bali, le 27 juillet 2007 Ouah...l arrivee a Ubud!!! Tout d abord mon Home stay: Le Jati 1. Magnifique maison balinaise. Chaque piece est en bambou. Le contour du lit est en bambou, les murs: du bambou. Le matelas: du bambou....meuh non! Et le balcon avec vue sur les rizieres! Vraiment tres beau. Je me suis promene hier soir sur la rue marchande....beaucoup de touristes!!! C est cool, les magas' sont tres "artistiques". Tout est beau! Seul inconvenient, ca semble loin l'Indonesie.. tout le monde parle anglais ( ingriss), mais bon l ambiance est tres cool, zen, courtoise..beaux restos! Juste le temps de manger, de vous raconter mes histoires dans les iles et ce fut un dodo merite. Ce matin je n'en revenais pas du repos que j ai pris et en regardant en l air, ce plafond a 6 metres de haut, tout en.................................................................BAMBOU!!! Ce matin j ai loue un scooter! C est geant. Bon faut etre super vigilant mais quelle liberte de partir et de revenir quand on veut. Pis pour moins de 5 francs par jour c est vraiment un moyen ideal de visiter les alentours! J'ai taille la route vers l est, direction Ganyar. En allant au marche, je me suis regale de brochettes satay. Bon les miennes ne sont pas mal non plus mais la, dans le contexte c est autre chose... Le stand s est rempli de curieux voir la "chose" manger les mini brochettes. Ils etaient mort de rire quand je me suis irremediablement tache de sauce cacahuete sur ma belle chemise claire. Il ne me restais plus qu'a m'en trouver une autre au marche. C est un lieu impresionnant. Tout se passe dans une enorme batisse. Quelques vendeurs sont aux alentours, notamment les echoppes de riz, pates et autres brochettes que j eviterais cette fois ci, des fois qu elles se reconnaisent dans les taches precedentes et qu elles me sautent a la gueule!!!!!! Les etages du batiment sont reserves aux habits, tissus, chaussures. En dessous ce sont les epices, les petales de fleurs pour les offandes. Au rez, les racines tels que gingembre et autres reparations bizarres ainsi que les petits poissons grilles. Ce sont de vieilles dames qui tiennent ces stands. Visiblement, je ne suis pas le bien venu et elles ne se laissent pas photographier. Dommage. C etaient des "gueules" comme je les aime... En sortant, je me suis pose boire ma boisson favorite; un N"u. C est un soda de the vert. Le pere travaillait avec sa fille et parlaient parfaitement bien l anglais. Il m a appris a nouer mon sarong a la facon balinaise. Je suis reparti direction Klungkung ou j ai visite le Kerta Gosa et le Bale Kambang qui sont le Palais de justice et son pavillon flottant. Ce sont des vestiges du 18 eme de la dynastie Gelgel dont vous avez bien evidemment entendu parler... Je continue la route jusqu a Sidemen en longeant les rizieres. C est simplement feerique, superbe, reposant.... Arrive au village je me suis ballade dans les ruelles jusqu a entrer dans une maison ou les enfants semblaient trouver tres drole de voir ma bobine. On a fait plein de photos et on a rit...en poussant des cris a chaque fois qu ils voyaient leur tete sur le petit ecran. J ai pu voir les tisserandes a l oeuvre.. qu'elle patience! Ca m a rappelle Essaouira... T es prete Chris? Et c est reparti par une route qui remonte le long des rizieres a travers la foret... De belles photos en tout cas. Finalement en rentrant sur Ubud je riais tout seul sur mon scoot du bonheur de voir de si belles choses. C est la que reside le danger...car t es sans arret sollicite par des paysages, des scenes cocasses et si tu te deconcentres, tu oublies que tu dois rouler a gauche et paf le chien!!!! Ce soir, j ai suivi les conseils du Routard et je me suis regale chez Ibu Rai. J ai remange des brochettes Satay. Ben vous me croirez pas mais j ai pas fait de taches... Besitos... Faites des commentaires et faites en faire autour de vous.... Ubud-Bali, le 28 juillet 2007 Aujourd hui diane a 0730. Je vais faire des kilometres et veux croiser le moins de monde possible.. Je pars pour le mother temple de Besakih. Le Pura Besakih, qui est le plus grand temple de l'ile. Les routes sont vertigineuses par moment, elles montent et descendent au milieu de forets, de palmiers, longeant des rizieres. Tantot traversant des petites villes ou des villages. J en prends plein la vue et ai de la peine a rouler vite mais c est tant mieux....je ne suis pas attendu et encore moins au paradis ou en enfer plutot.... En chemin je croise une sorte de caisse a savon bricolee servant de char a foin avec son pilote hilare de me voir halluciner... J ai pas eu le temps de m arreter qu il avait deja disparu... C est etonnant de voir de tout jeunes garcons de meme pas dix ans, rouler a scooter...sans casque bien sur....Et puis au detour d un champ un groupe d enfants tout surpris de voir une pelle mecanique flambant neuve, remuer la terre..Une veritable attraction... J arrive enfin au village de Besakih. Il faut dire que tout est tres bien indique je trouve et les balinais m orientent facilement contrairement a ce qui est ecrit dans les guides. Je gare mon scoot, noue mon sarong et me dirige vrs le bureau d accueil. Le responsabe me donne quelques informations et me dit qu il y a une ceremonie aujourd hui... C est le deuxieme qui me dit ca...quel veinard vraiment. En fait c est pour me fourguer les services d un guide Absolument Obligatoire en ce jour beni.... Je lui explique que je connais les leiux, que j y suis deja venu et que je peux me balader seul.... C est monumental!!!!!!!!!!! Je ne vais pas trouver de mots pour vous decrire ce que je vois, ce que je ressens a ce moment la. J'ai bien fait de partir tot. Je suis un des premiers sur place et l approche de l entree me donne des frissons... Je gravis les nombreuses marches avec un sentiment de serenite qui ne me quittera plus jusqu'au moment du depart. Ce n est pas beau. Ce n est pas joli. C'est vivant. Empli de paix. Peacefull comme ils disent et ce mot se prete a merveille pour l energie qui se degage, passant d'un temple a l'autre. Ceux-ci se suivent en gravissant chaque fois un longue serie de marches. Comme si la serenite ou la paix interieure se meritait. Huit temples, je crois, se suivent. J'ai parle avec un pretre qui me disait que l ile degageait cette Paix...puis il est parti prier. Plus haut, le son d'un leggong, orchestre traditionnel de cuivres et de perscussions, joue des airs au sonorites aigues... C est un bien etrange musique dont je ne compreds pas la suite logique des melodies... ils m'invitent a m'asseoir aupres d 'eux et c'est encore plus prenant... Finalement je vais rester un moment dans le dernier temple aupres de quelques personnes qui s y receuillent. En partant je me laisse guider par des cris aigus d'un cochon...A mon avis, il a compris ce qui va lui arriver. Je m'approche et c'est effectivement ses derniers minutes dans ce bas monde... Je bois encore un the indo en compagnie d'un local rencontre plus haut puis je refourche ma moto pour tracer jusqu'a Sanur... Ouf......encore maintenant je ne me suis pas remis de ce long moment passe au Pura Besakih. J arrive a Sanur en debut d apres midi apres m'etre arrete en route pour manger un Ayam Goreng. C est du poulet frit avec du riz et des legumes et une ptite sauce...hummmm je m'en leche encore les doigts... J adore manger avec les balinais..ils sont super contents de voir un blanc tenter de manger comme eux... et oui, faire des boulettes de riz et se les mettre dans la bouche ca parait easy mais ca l'est pas croyez-moi...mais c'etait delicieux... Par contre Sanur....bof.....tout ces gens etales au soleil style troisieme age germanique version rouge crevette et full of beer... J'ai regrette le deplacement qui m'a emble bien long. Finalement au retour la route semblait vraiment plus courte donc il n'est pas exclu que j'essie a nouveau Sanur mais un peu plus au sud de la Germanie... En remontant le long de la route par le village de Tegallalang, c'est tout les produits que l'on trouve a Maison du Monde, la Casa, etc..qui s'etalent devant moi, a des prix defiant toute concurrence et me faisant un pied de nez car je ne pourrais pas ramener la moitie du quart de ce qui me plait ici... Allez, un petit repas au Biah Biah, un petit warung tout pres de mon homestay, un delicieux Nasi Champur (riz, poulet, porc et legumes...) suivi de deux minis sate lilit babai ( brochette de porc aux epices balinaises) et d'un klepon en dessert qui est un gateau de riz avec du sirop de sucre de palme dedans.... De-li-cieux!!! Allez, je vous embrasse..continuez a commenter...c'est cool!!!! He Jo, ici ils jouent aux boules avec des noix de coco. Je t'en ramene? T'auras pt'etre une chance de viser le cochonnet comme ca...hahaha! Besos!!!! Ubud-Bali, le 29 juillet 2007 Lever aux aurores...il etait 0030 chez vous... certains n etaient pas encore au lit...je le sais...Il etait 0630 ici. Petit dej tout les jours differents et toujours ambiance zen. J ai des kils a faire aujourd hui. Je vais au lac Batur au pied du volcan du meme nom. La route est super agreable. Il fait presque froid, heureusement j'ai mis une veste... J arrive trop tot pour que les gardes me fassent payer l entree comme c'est de coutume mais trop tard pour eviter la vendeuse d'offrandes indispensables a proteger la moto et son conducteur des mauvais esprits... C'est cool quand meme et joli! Le paysage est splendide... Le lac a diffeentes couleurs de bleu et de vert... Des roches volcaniques formanet la rive entre le mont et l'eau. C'est tres vallone. Je prends quelques photos puis descend vers les villages de pecheurs et/ou cultivateurs du bord de l'eau... Nous sommes ici au coeur de Bali. Ce sont des balinais purs et durs, loin de l influence de l hindouisme. Bien....quelques photos, une longue balade digne d'un moto-cross de village en village puis on the road again!!!!! Je repars en sens inverse direction Tampaksiring. Non il ne s'agit pas d'une specialite locale consistant a vendre aux touristes des tampons hygieniques comme boucles d'oreilles...!!!!! C'est un village avec un tres joli petit temple et des Bains sacres. J'ai la peau super irritee sinon je me serais bien baigne aussi. Il faut voir cela. Pour acceder aux bains, il faut franchir une petite porte concue pour deux personnes.. Ce sont plusieurs dizaines de personnes qui vont essayer de passer en forcant un peu. Tout le monde a le sourire. Personne ne dit rien, ne tire la gueule. Et ce n'est pas juste de la politesse, c'est culturel... C'est vrai, tout semble plus simple comme ca. Meme moi je me surprends a ne pas m'enerver. Il n'y a qu'en scoot que je jure un peu mais juste un peu bordel de merde... Les gens ont le sourire en permanence..Personne mais personne n'est stresse. et tout fonctionne... C'est super facile ici et le sentiment d'apaisement est permanent. Du matin au soir...et meme la nuit! Je reviens a mes bains... les gens descendent dans l'eau avec leurs sarongs et se mettent la tete sous des jets representant chacun des divinites. C'est impressionant...mais qu'est-ce qui n'est pas impressionant ici??? Je repars sur la route Gianyar. Il y a deux jours je vous avait raconte le marche ou j'etias le seul blanc, ou les gens semblaient pas trop enthousiastes de me voir... et bien aujourd'hui j'ai pris la rue principale et c'est super moderne....il y a meme un Bata.... l'envers de la piece en somme... Aujourd'hui a Gianyar, il y avait une course de motos ou plutot de scooter et une presentation des modeles Honda... Plusieurs rues etaient fermees et ca petaradait de tout les cotes. Il y avait meme un concours de miss...Ils leur posaient des questions et je suppose que c'etaient les memes conneries que chez nous.J'ai pris des photos des scoot pour toi Sacha...tuning et tout....c'est une epidemie ma parole!!!! Puis la route m'a mene a la plage pres de Sukawati. Il y avait un festivasl de cerfs-volants. Euh....ici les cerfs-volants c'est du serieux.... Ils sont facilement une vingtaine a le porter avant qu'il ne s'envole... c'est donc un concours. L'intervilles local avec son guy Lux qui commente depuis une tourelle la competition. Il n'arrete pas une seconde..Je ne comprends rien mais les gens se marrent bien... Dans la tourelle se trouve aussi une autre personne qui psalmodie ou chante a la facon d'un muezzin...C'est incroyable je pensais qu'il s'agissait d'un disque mais non....c'est du live... C'est tres spectaculaire. D'abord les cerfs-volants sont beaux. Puis ils sont un nombre incroyable a tirer sur la corde pour que leur vol dure le plus longtemps possible. Chaque equipe a son gamelan, rappellez-vous le petit orchestre local. Et ca rit partout des que le vent tourne un peu ou que le cerf-volant descend...Bon Guy Lux fait monter la mayonnaise avec ses gags a deux roupies ce qui ne fait pas cher en francs je vous le rappelle... Bref, j'ai bien cru qu'il y allait avoir des vachettes ou des bufflettes mais que nenni. Une fois le cerf-volant presque au niveau du sol, il faut le rattraper avant qu'il ne touche terre. Ben c'est complique parce-que plus il est bas plus il tangue de gauche a droite et l'equipe qui court essayant d'anticiper au son du gamelan, rappellez vous le petit orchestre....., et des cris des spectateurs.... En partant j'ai refait un saut a Sanur, histoire de voir si j, y allais ou pas pour mon dernier jour. Ce sera non. Objectivement c'est joli comme une petite plage de la cote mediterraneene mais ca ne me dis rien. J'irais a Kuta, j'ai mon ptit hotel, mon ptit japonais et quelques boutiques ou claquer mes dernieres roupies qui roupillent au font de mes poches.... Voila pour aujourd'hui...

Besitos Ubud-Bali, le 30 juillet 2007 he ben je suis au cyber en face du terrain de foot et y'a un match qui se terminait maintenant... les cris des spectateurs!!!!! Ca a finit aux penaltys.... De toute maniere tout le monde rit donc impossible de savoir si Ubud a gagne ou perdu...Je crois que tout le monde s'en fout!!! Le gardien etait trop avance sur sa ligne...l'arbitre lui a fait signe de reculer en riant... le public s'esclaffait!!! C'est incroyable...Il ne doit pas y avoir de traduction pour le mot hooligan... Voila, c'est le dernier jour a Ubud. Je n'ai pas de regrets de partir parce-que je me rejouis de vous retrouver. Mais je preferais nettement vous prendre avec moi ici dans ce lieu de paix.... Mais comment font-ils pour etre si "en paix"??? Aujourd'hui je me la suis joue tranquille.. Je suis reste dans les alentours, faire quelques derniers achats bien que je ne puisse plus rien mettre dans mon sac... J'ai croise un transport scolaire: c'est un bache avec 50 gamins en uniforme dessus.... Les plus grands sont tous a scooter, des dizains et des dizaines en meme temps, habilles pareil et allant dans la meme direction... Et puis dans une petite rue, un vieux monsieur tout courbe, avec une enorme charge sur le dos...il souffrait et son dos etait irremediablement penche vers le sol... Je n'ai pas eu le coeur de sortir mon appareil... Faut dire qu'on me prend pour un journaliste! J'ai fait mille portraits..Je me suis arrete un long moment dans un hangar ou des femmes confectionnaient des offrandes pour les ceremonies funeraires. C'etait tres interessant! Ca papotait, ca riait et j'etais un peu la curiosite du jour... Je suis quand meme alle a la Monkey Forrest voir nos freres les singes... Certainement les plus agressifs habitants de l ile!!!! Ils ont failloi m'arracher le sac. Comme quoi on est en securite nulle part... Demain je serais a Kuta pour deux jours..Kuta ce n'est pas Bali, c'est BillabongBeach ...va savoir si je verrais un kangourou...

A demain... Kuta-Bali, le 31 juillet 2007 Et ben voila je suis de retour ou tout a commence pour moi a Bali. Meme hotel, meme plage, memes casse-couilles: "transport Boss?You want sunglasses, Boss?" mais finalement c'est bien de finir comme ca. J'ai quitte le paradis et je retourne au purgatoire avant de revenir en enfer.... Heureusement que vous mes petits anges etes-la pour me tenir conpagnie... Je vais gentimment aller claquer mes Roupiahs... Il faut dire que le pays est tellement bon marche qu'il m'en reste bien plus que ce que je pensais... Ca c'est aussi une bonne nouvelle... Mais surtout ce qu'il me restera grave c'est la gentillesse des gens. Et meme quand vous ne faites pas affaire avec eux, ils vous lachent avec un sourire...c'est comme ca et j'ai l'impression d'avoir baigne dans un sourire permanent pendant presque un mois... A refaire absolument et pour ceux qui seraient tentes par l experience, j'ai une bonne dose d'adresses sympas...Des pas sympas j'en ai pas trouve. La seule chose d'un peu complique vous l'aurez compris, c'est les transports... mais bon on se fait a tout a condition d'en echapper... J'ai prepare mon sac a dos ce matin....il etait super lourd... et mon ptit sac a dos, le nouveau pas celui a 5.- qui a dure deux jours est plein a craquer...j'ai encore un sac en plastique..j'espere que je pourrais le ramener dans l'avion... J'ai pese le sac en arrivant a l hotel a Kuta...22kg... Merde!!! Bon j'ai recommence, sorti les chaussures de marche...bref comme par miracle, la ca devrait aller...bon on verra, c'est des soucis mineurs.... on vera la tete au guichet a l'aeroport...

A demain...besitos a tous!!!! Doha-Qatar, le 2 août 2007 pas d'internet hier...c'etait le premier aout donc j'ai pris conge moi aussi... Sur nos monts quand le soleil, annonce un brillant reveil! Pis j'avais pas grand chose a dire.... Ce n'est pas que je n'ai pas aime Kuta, je serais faux cul de dire cela. Mais j'ai fait le calcul: en moyenne on est sollicite environ deux cents (200!!!) fois par jour pour un taxi, des t/shirts, un massage, etc... 200 fois a dire non merci ( tidak, teri makhasi). Au bout d'un moment on ne repond plus. Les gens n'attendent pas de reponse non plus... Mais bon ca fait partie du jeu. Ca me fait penser a l Espagne avec ses boutiques, ses bars, sa plage.... et j'aime bien ca aussi mais c'est quand meme loin de l'Indonesie que j'ai aime... Et puis, toute cet harmonie que j'ai ressenti pendant ce mois a brusquement disparue, effacee par le bruit des discotheques alentours... C'etait le moment de repartir.... Je suis au Qatar. La plus grande partie du voyage, onze heures(!), est passee...Il me reste a glander dans cet aeroport pourri 7 heures puis six heures jusqu'a Unique Zurich Rosti puis Genf.... hehehe...c'est les fetes de Geneve non??? Qu'est-ce que j'en est retenu de ce voyage seul? C'est vrai que c'est avant tout une image, constante et vecue en permanence: le sourire des Indonesiens. Leur gentillesse. Leur capacite a prendre une chose apres l'autre sans apprehension et sans jugement. Peut-etre je me fais une idee trop ideale mais je l'ai reellement vecu comme cela... Hier soir, je prenais quelques dernieres photos dont le mausolee en souvenir des victimes de l'attentat de novembre 2005. En partant j'ai demande a mon chauffeur ou avait explose la bombe? "C'est ici". Nous passions devant un grillage bordant un tas de gravats ou etaient epingles quelques photos souvenirs de victimes... J'etais passe plusieurs fois devant sans m'en rendre compte... Et je crois que c'est comme cela qu'ils prennent les evenements durs de leur vie.... C'est arrive. Il faut continuer... Une chose apres l'autre. Sans show bizz. Avec de la pudeur. Voila...J'arrive.... Besitos... Meyrin, le 3 août 2007 Héhé..moins sexy Meyrin comme nom.... et pourtant c'est chez moi...et puis les lettres sur le clavier sont à la bonne place, elles y sont toutes.... comme tout mon chez moi et les miens... Merci ti-coeur de t'être occupé de mon Tigré. Tu lui as sauvé la vie... Aujourd'hui, je mettrais les photos... Dernière aventure en date.... Il est dix heures vendredi matin et ma valise n'est pas arrivée... Elle est toujours à Zürich.... comme quoi tu peux voyager au bout du monde et ça va mais chez nous..... c'est quand même Unique.... Y'en a point comme nous... Besitos..

Les photos et d'autres voyages; www.gatitoperezdetudela.spaces.live.com
Open
Vivre et travailler en Indonésie
Bonjour,

Voilà, je rentre d'un voyage d'un mois en Indonésie et je suis littéralement tombée amoureuse de ce pays et de ses habitants... Je ne conçois plus ma vie en France. J'aimerais partir vivre pour un temps en Indonésie, mais je sais que cela est très difficile ! J'aimerais savoir si quelqu'un peut m'aider à trouver une solution, je suis prête à bosser dans n'importe quoi. A part travailler pour le gouvernement et se marier, y'a t'il d'autres solutions?

Si quelqu'un est dans le même cas que moi, ou si quelqu'un a réussi à partir?

Merci d'avance!🙂

Anne
Open
50 jours à pied dans L'Intérieur de la Papouasie, 1ère Partie
SECOND TOME, CHAPITRE XII - COUSIN ET TANTINE

La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.

- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -

Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ​? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c’est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’après nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déjà entendu parler du cargo cult ? Non ​? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
Open
Le paradis c'est Bali?
je voudrais connaitre le ressenti des gens par rapport a Bali Bali évoqué un paradis pour mes oreilles et pour la plus part des êtres humains sur cette planéte mais quenini me concernant, c'est sympa mais jamais de la vie je ferais 15000 km pour passer 15 jours la-bas (a moins d etre surfeur) Bali c'est une immense machine a fric, les paysages sont magnifiques, les rencontres qu on y aura faite vont du meilleur au pire mais y a des coins tellement plus beau en asie et en indonesie aussi j'en suis sure.

j ai adore etre seul et tranquille en moto pour te perdre, te balader... j ai deteste l agressivite d un guide du HPPGB, qui nous aura menacer une pierre a la main

bref, votre avis m interesse .

je rentre de 8 mois de voyage en asie avec mon amie, Bali et Lombok ont ete nos dernieres etapes, on y aura passe 1 mois.
Open
Bali: notre itinéraire, vos conseils...
Bonjour à tous !

Après avoir longuement hésité sur la destination de notre voyage, nous nous sommes mises d’accord sur Bali. Billets d’avion en poche, nous avons, après une étude des guides et des différents messages postés sur les forums, commencé à établir notre itinéraire que nous souhaitons vous soumettre. Le but ? savoir s’il est cohérent, faisable et obtenir de vous les petits conseils pratiques qui vous viendront à l’esprit en lisant tout ce qui va suivre … Le départ est donc prévu à la fin du mois d’avril et va essentiellement se dérouler sur les 2 premières semaines de mai ... je crois qu’on va avoir le droit à des fêtes (Galungan et Kuningan)

JOUR 1 : Arrivée à l’aéroport de DENPASSAR à env. 21h30. Nuit à Legian, Kuta, Semniak ou Jimbaran ? Ce n’est pas encore défini bien que la balance penche sur JIMBARAN (Hôtel : Jimbaran Ocean Cottages ?). A votre avis ? En tout cas cette nuit là, au moins, on veut la réserver depuis la France !!!

JOUR 2 : Repos : Plage et ballades aux alentours (du coté de KUTA). Si on a le courage : Visite du temple d’Uluwatu, du Bali Orchad Garden. Nuit au même endroit.

JOUR 3 : Si on ne l’a pas fait la veille : Visite du temple d’Uluwatu, puis DENPASSAR (musée + marchés). Nuit au même endroit

JOUR 4 : Départ pour LOVINA avec un taxi/guide à la journée (vous en avez un à nous conseiller ?). Sur le chemin : Temple de Tanah Lot, Temple de Mengwi, Région de Bedugul (marchés, Lac Batran, Temple Pura Ulun Danau, Cascades de Git Git ou Air Terjun Singsing, Monastere Boudhiste) Munduk, Sources chaudes de Benjar. Nuit à Lovina (mais où ?) Pensez vous qu’il est possible de tout faire dans une seule journée ?

JOUR 5 : Dés l’aube, balade en bateau avec les dauphins (si on a de la chance) Et aprés ? Plage ? Nuit à LOVINA

JOUR 6 : Taxi/Guide à la journée, pour un tour (en boucle) et nuit tout PRES DU MONT BATUR (où ???). Passage par : Sangsit (Temple Beiji) Kintamani, Temple-mère de Besakih, Tirtagangga, Tenganan, Rendang et Amlapura Encore une fois, pensez vous qu’il est possible de tout faire dans une seule journée ?

JOUR 7 : Matin : Ascension du Mont Batur. Après midi : Taxi/guide pour la demi journée pour descendre sur Padang Bai, passage par : Sidemen, KlungKung (palais de justice) Kusamba, Goa Lawah (grotte au chauve souris) Nuit à PADANG BAI (Où ?)

JOUR 8 : Départ pour GILI AIR (après un balade du coté de Candi Dasa ?) Nuit à Gili Air, mais, encore une fois où ?

JOUR 9 et 10 : plage et plongée (il y a des « clubs » ? des conseils ?) à GILI AIR

JOUR 11, 12, 13, 14 (et 15 ?) : Départ pour UBUD INSTALATION A UBUD dans un hôtel/guesthouse avec piscine (lequel ???) Soit jusqu’à la fin du séjour, soit jusqu’à la veille pour se rapprocher de l’aéroport de Denpassar (avion en tout début d’après midi)

A UBUD : Découverte d’UBUD, de Celuk, de Mas, de Gianyar, SPA (le(s)quel(s) vous nous conseillez ?) Parc des oiseaux, Cours de cuisine (Où ???), Monkey forest. Une journée : Ballade à vélo dans les rizières (passage à Goa Gadja) Une journée de taxi/guide pour visiter toute la région d’UBUD avec les petits villages plus éloignés Tampaksiring (temples de Gunung Kawi et Tirta Empul) Bains sacrés de Sebatu, Tegallalan.

En espérant vivement connaître votre avis, tout en étant nous même certaines ... que c’est très dur de se tenir à un planning et qu’on laissera toujours une place aux opportunités qui se présenteront ... Merci.

Caro et Delph
Open
Agression au Mont Batur (Bali)! Appel au boycott!
Agression au Mont Batur -Bali- ! Appel au boycott !

Ceci est une alerte ! Nous espérons vivement sensibiliser les voyageurs car cela fait bien trop longtemps que ça dure ! Nous avons voulu tenter, en famille, l’ascension du Mont Batur, seuls. Nous sommes bons marcheurs et habitués à barouder, ce qui nous semblait être suffisant pour pouvoir tenter l’aventure sans guide. D’autant que cela ne paraissait pas bien difficile. Seulement voilà, amis citoyens, à Batur, votre droit élémentaire est tout simplement bafoué ! Le guide du Routard explique clairement qu’une mafia de guides y sévit et qu’il est préférable de céder à en prendre un. Nous pensions d’une part, que cela ne serait pas si terrible (si on avait su !) et d’autre part, et bien que l’on avait encore la liberté fondamentale de choisir ! Payer une entrée de site c’est une chose ! Mais céder aux prix prohibitifs d’une mafia qui assoit son autorité par la violence, c’en est une autre ! Dès notre arrivée sur le parking à 4h du matin, nous avons sentis l’atmosphère électrique. Mais habitués des rabatteurs trop zélés, nous nous disions qu’en restant silencieux et en passant simplement notre chemin, cela se calmerait. Et bien pas du tout ! Voilà 20 voir 30 hommes excités qui nous barrent ostensiblement le passage, décidés visiblement à en découdre avec nous. Persuadés d’être dans notre bon droit, nous insistons pour continuer. Mais cela dégénère complètement ! Les hommes sont hargneux, visiblement ivres et décidés à « casser du touristes ». Ce matin là, C’EST À UNE FAMILLE QU’ILS S’EN PRENNNET ! Nous sommes sept dont un enfant de 10 ans et un papy de 70 ans ! Ce fut littéralement une AGRESSION PHYSIQUE ! Et cela ne peut plus durer impunément ! Mon petit-ami a reçu des coups dans ses jambes et son dos, ils ont blessé mon père à la lèvre en jetant un projectile, j’ai moi-même été violemment bousculé et étranglé (je suis une jeune femme de 27 ans…) Ils ont même été jusqu’à menacer ma belle-mère qui tentait de protéger son fils de 10 ans en proie aux larmes et aux cris de terreur ! Et le fait que nous rebroussions chemin jusqu’à notre voiture ne les a pas calmé. Nous nous sommes littéralement enfuis, terrifiés, secoués ! Et j’irai même jusqu’à dire traumatisé : un enfant de 10 ans ! Merde ! Que l’on ne vienne pas nous dire que ce sont de pauvres petits malheureux qui n’ont pas de quoi se nourrir ! Encore moins de les « aider » en contribuant à leurs revenus ! C’est du délire ! Sans parler de tous ceux qui ne se rendent pas compte de ce qu’il se passe réellement et publie fièrement leurs photos du mont Batur en narrant leur « extraordinaire ascension » ! Il faut faire quelque chose ! Nous avons retrouvé des récits similaires au nôtre datant de 2010 !!! Hoooooooooo ! Après cette violente agression, nous ne nous sommes pas démontés et sommes allés déposé plainte à la police locale. Nous ne pourrons jamais savoir si ceux-là sont corrompus. Toujours est-il que les procédures misent en places semblaient bien réelles. Reste l���ambassade ainsi que le « web » à prévenir… Amis voyageurs, réagissez ! Boycottez !
Open
Retour de 24 jours aux Raja Ampat, en juillet-août
Voilà quelques semaines que je suis rentrée des Raja Ampat. Et voilà donc le temps de faire un retour sur ce séjour que j’avais attendu avec tant d’impatience. Pour ceux qui sont intéressés par cette destination, je recommande vivement le site www.stayrajaampat.com. Au-delà d’une liste de « homestays », vous y trouverez de nombreuses informations pratiques ainsi qu’un Forum.

Aller… et revenir des Raja Ampat

Les Raja Ampat sont considérées comme difficiles d’accès… bof, je dirais un peu long mais pas difficile. Je suis passée par Kuala Lumpur, puis Makassar, Sorong et finalement Waisai (par ferry, très confortable). Si c’était à refaire, je préférerais un vol sur Jakarta plutôt que KL : les transferts Jakarta- Makassar - Sorong peuvent en effet se faire plus rapidement.

Arrivée à Sorong à 7h30 (je ne voulais pas risquer de louper le ferry de 14h en prenant un vol de la Garuda arrivant vers 13h) j’ai attendu longtemps, affalée dans les canapés du hall du fameux hôtel Méridien, à proximité de l’aéroport. Ce qui n’est pas un mauvais plan, surtout pour quelqu’un qui comme moi voyage seule. C’est peut-être, en effet, une des meilleures occasions de croiser d’autres voyageurs en partance pour les RA et de faire des arrangements pour partager les frais de transport entre Waisai et les lieux d’hébergement.

Attention : les vagues peuvent être très grosses à proximité de Waisai (le littoral n’est pas protégé, contrairement aux espaces qui se situent entre les îles de Gam, Kri et Mansuar) et perturber les allées et venues des bateaux des homestays. Pendant mon séjour, des voyageurs ont dû s’arrêter en chemin au retour. Ils ont loupé le ferry, et donc leur avion le lendemain. Une solution : partir une journée plus tôt pour passer une dernière nuit dans un homestay de Waigeo, vers le village de Sarpokrek, ou à Waisai.

Je n’avais pas de billet de retour entre Sorong et Makassar : je l’ai acheté à la toute dernière minute, aucun problème. J’ai pour cela utilisé le wifi du Raja Ampart Dive Lodge. Mais attention, cela peut être plus compliqué vers d’autres destinations moins souvent desservies.

Où poser ses palmes aux Raja Ampat ?

J’avais épluché dans tous les sens les lieux d’hébergement que l’on retrouve sur le site stayrajaampat. J’avais mes « favoris » mais je n’avais fait aucune réservation. Voyageant seule, je préfère en effet compter sur ma bonne étoile… et aux Raja Ampat en basse saison c’est à mon sens encore plus important qu’ailleurs. Pourquoi ? J’ai vite fait de réaliser que parmi les très nombreux homestays répertoriés, très peu sont fréquentés en basse saison. Les voyageurs semblent majoritairement se retrouver aux mêmes endroits ! Et si comme moi vous ne maîtrisez que quelques mots d’indonésien et que vous souhaitez ne pas être seul pour, en particulier, partager les frais des sorties en bateau, mieux vaut qu’il y ait un peu de monde tout de même.

En gros, selon ce que j’ai pu observer : le sud de l’île de Kri est probablement le spot le plus fréquenté. Il y a des homestays tout le long de la côte, le plus populaire étant le Yenkoranu (un « top choice » du Lonely Planet) et ça construit encore pas mal (Lumba Lumba sur la côte sud est aussi assez fréquenté) ! Le snorkeling à proximité est superbe, ce n’est donc pas un mauvais choix. Mais si vous recherchez un coin perdu où être en contact avec les villageois, ce n’est probablement pas pour vous. l’île d’Arborek compte quelques homestays et, au moment où j’y étais, des biologistes et médecins d’une ONG y résidaient. Il n’y avait pas foule mais Arborek est une île assez fréquentée (également par des bateaux qui y font un spot pendant une excursion) où on peut rencontrer du monde. Sur Gam, le Kordiris semble aussi attirer pas mal de monde (mais beaucoup moins que Yenkoranu a moment où j’y étais). Quant à moi, sur les 24 jours que j’ai passé aux RA, j’ai habité dans 2 homestays :

Nudibranch Homestay J’ai passé 11 jours au Nudibranch, avec 2 biologistes rencontrés au Meridien à mon arrivée à Sorong. Ce fut un séjour magique. Nous partagions une maison sur pilotis avec un grand balcon et, luxe suprême, des toilettes et mandi à l’intérieur. Nudibranch est en fait le « quartier général » de chercheurs allemands qui, depuis quelques années, étudient la faune et la flore des RA. Paulus, le proprio, est un guide exceptionnel quand vient le temps de vous accompagner dans les sorties snorkeling et plongée. Il ne se contente pas de vous attendre dans le bateau mais il plonge avec vous et fait tout pour vous faire découvrir les bêtes les plus étranges qui peuplent les eaux des RA… Il a acquis une solide expérience avec les chercheurs qu’il accompagne depuis maintenant quelques années. Au-delà de Paulus, les membres de sa famille sont à la fois très accueillants et discrets. Vous prendrez vos repas sur une plate-forme qui surplombe la mangrove : c’est un peu comme manger en regardant discovery channel… en bien mieux ! Ah, et j’oubliais : nous avions la visite à tous les soirs d’un ou deux cuscus à qui Paulus donne des bananes. Vraiment impressionnant. Le homestay est un peu en retrait de la « pleine mer », dans une mangrove. Il n’est pas toujours aisé de partir faire du snorkeling à marée basse mais vous pouvez toujours vous lancer à l’eau un peu plus loin, du quai du Mambefor homestay par exemple. J’ai beaucoup apprécié la proximité de ce homestay avec les villages de Sawingrai et Kapisawar. Ce sont les plus jolis villages qu’il m’ait été donné de voir et j’y ai passé pas mal de temps à « converser » avec les habitants, en particulier les jeunes. Si vous y passez, n’hésitez pas à « traîner » dans le village, en particulier le dimanche en fin de journée : plusieurs des habitants se retrouvent en effet les uns chez les autres et les chants religieux peuvent s’entendre d’un peu partout… vraiment magnifique et émouvant. A noter que plusieurs homestays ont ouvert dans ces deux villages. Mais lors de séjour, nous n’y avons vu personne. Seul un couple d’ornithologue chinois est venu passer deux jours dans notre homestay au moment où nous y étions.

Mangkur Kodon Lorsque les deux biologistes avec qui je logeais au Nudibranch sont partis, il a été temps pour moi de trouver un autre lieu de séjour. J’ai privilégié le Mangkur Kodon, que j’avais pu apercevoir lors de mes excursions en bateau. Pourquoi ce choix ? En premier lieu, la localisation. Situé à la pointe de l’île de Kri, il se trouve sur une plage de sable blanc qui se poursuit longtemps dans l’eau. C’est le seul endroit aux RA où j’ai vu un tel fond sablonneux face à un homestay, ce qui permet de se baigner comme dans une immense piscine. Et ce que c’est beau !!! Et totalement différent et complémentaire de ce que j’avais pu apprécier au Nudibranch. L’hébergement est confortable et la nourriture très bonne et variée et Ramon et Luky gèrent le lieu plutôt professionnellement. Il est possible, à marée basse, de marcher sur la côte nord de Kri jusqu’au Kri Eco Ressort et au sud jusqu’au Lumba Lumba homestay. J’ai beaucoup apprécié le temps passé dans ce homestay même si, d’une certaine façon, je me suis sentie un peu moins en papouasie et plus dans un « resort », comme j’en avais connu il y des années de cela en Thaïlande ou l’année passée dans les Togeans. J’y ai été seule pendant quelques jours mais, en général, nous étions quelques personnes (jusqu’à environ 12 pendant le pic de fréquentation).

Du snorkeling, du snorkeling, encore du snorkeling

24 jours aux Raja Ampat, ça signifie beaucoup de temps pour se poser, regarder le temps (et les bateaux) passer, lire, faire la sieste et, dans mon cas, faire beaucoup de snorkeling.

C’était en effet la raison principale de mon envie de prendre le large aux Raja Ampat. L’année précédente, lors d’un trip sur l’île de Sulawesi, j’avais vraiment été emballée par mes sorties dans les Togeans, à Bira et sur Selayar. Tellement que j’ai craqué pour les RA, en dépit de la mousson annoncée en cette saison et des tarifs plus élevés qu’ailleurs en Indonésie. Et je n’ai pas été déçue ! Le snorkeling est vraiment exceptionnel aux RA et on réussit à voir énormément d’espèces que l’on ne voit souvent qu’en plongeant (par exemple les nudibranches). Des chercheurs allemands ont d’ailleurs répertorié, uniquement par snorkeling, 750 espèces différentes, c’est tout dire !

Les spots sont très nombreux et nombre de ces derniers sont accessibles depuis la plage. Mes coups de coeur ? -Friwen Wall, un véritable jardin de coraux multicolores ; -le récif corallien face à la jetée du village de Sauwandarek, que l’on suit en nageant vers la droite lorsque l’on regarde le village du large : une incroyable diversité de coraux mous et durs ainsi que de poissons, avec des paysages sous-marins incroyablement variés. Je ne m’en lassais pas… D’ailleurs, tout ce que j’ai vu au nord de Pulau Mansuar était de toute beauté ; -la jetée sur l’île d’Arborek, avec ses piliers formant des jardins verticaux, ses bancs de poissons d’une densité à couper le souffle et ses palourdes géantes.

Mais ce ne sont que quelques-une des endroits que j’ai adoré… et je suis très loin de les avoir tous exploré ! En gros, pour quelqu’un qui ne souhaite pas trop se déplacer, l’île de Kri présente de très nombreux spots de grande qualité à proximité. Mais j’ai aussi beaucoup apprécié les sorties dans le lagon de Gam, où assez peu de gens semblent s’aventurer. On y trouve divers types d’environnements : les îles karstiques, la mangrove, les « prairies » sous-marines, les fonds sablonneux, où peuvent être aperçues de nombreuses espèces à mille lieux des « jolis poissons multicolores » qui m’intéressaient a priori.

Juillet et août : du soleil et du vent

J’avais bien hésité à choisir les RA… Pourquoi privilégier cette région quand, avec les Moluques, c’est la seule de toute l’Indonésie à ne pas bénéficier d’un climat idéal en juillet et août… Au final, le temps s’est avéré presque parfait. Sur les 24 jours, 2 jours ½ ont été franchement très nuageux, le reste du temps les cumulus se contentant de faire ressortir le bleu du ciel et de masquer de temps en temps les rayons brûlants du soleil. Parfait ! De la pluie ? Quelques minutes la nuit, à peine, 2 ou 3 fois, et environ 10 minutes le matin de mon départ, histoire de ne pas trop me faire regretter les RA… Et aussi pendant quelques minutes lors d’une sortie vers Kabui et The Passage (à noter que les nuages et la pluie sont beaucoup plus présents vers Waiego).

Mais certaines journées ont été très venteuses. C’est en fait ce qui caractérise cette période dans les RA, plus que la pluie. Au final, je n’aurai pas été gênée outre mesure par le vent, sauf le jour où j’ai voulu me rendre sur Pyanemo et où nous avons dû rebrousser chemin en raison de la taille des vagues. Mais d’autres ont eu semble-t-il eu moins de chance que moi et les vents ont semblé perturber leurs sorties (à partir de Kordiris, sur Gam).

Selon tous les habitants des RA interrogés, c’est août qui est le plus venteux.

Les petits « plus » à mettre dans son sac à dos

Mon voyage étant principalement orienté snorkeling, je n’ai pas regretté une seule minute d’avoir transporté mes palmes (des Mares VoloRace, un peu lourdes mais permettant une bonne puissance, importante pour moi considérant la force des courants) et mon masque (à ma vue). Plusieurs des homestays peuvent vous en proposer à la location, mais pas tous. Pour le snorkeling, en raison du soleil et des coraux, je porte toujours un haut et un bas en lycra bien couvrant et anti UV.

J’ai aussi particulièrement apprécié trois objets que je mettais pour la première fois dans mon sac : - une liseuse (super pour lire au soleil et sans électricité la nuit, bien plus confortablement qu’avec une frontale) ; -un appareil photo permettant de faire des prises sous-marines. J’ai choisi le « Tough » Olympus. Aucun regret. Mais j’ai maintenant des centaines et des centaines de photos que je dois trier… -un hamac. Alors là, ce fut le pied ! J’avais envie de farniente mais le « mobilier » dans les homestays n’est pas du plus grand confort. Pour à peine plus de 700 gr avec le système d’attache (Ticket to the moon) j’ai fait bien des envieux !!!

Et les sous dans tout ça ?

Les RA sont une destination plus chère que le reste de l’Indonésie, c’est bien connu, mais je ne me suis pas ruinée.

En moyenne, en comptant l’hébergement, les repas, le transport entre les îles et les nombreuses sorties snorkeling, j’ai dépensé une moyenne de 36 euros par jour. Un tarif tout à fait raisonnable si je considère qu’il m’aura permis de découvrir des fonds marins de toute beauté.

Au Nudibranch, les sorties snorkeling m’ont coûté 250 000 ira ou 500 000 irp. Nous partions plusieurs heures et explorions à chaque fois plusieurs spots… parfois jusqu’à épuisement :-) (à noter que nous étions 3, les sorties revenant donc à 750 000 ou 1 500 000 irp).

Au Mangkur Kodon, peu importe le nombre de personnes, les sorties m’ont été facturées 100 000 irp. C’est un peu bizarre mais comme j’étais parfois seule, ce fut pour moi plutôt intéressant.

Pour le reste, je n’ai absolument rien dépensé… à part un coca et une bière au Raja Ampat Dive Lodge.

Et maintenant … ?

Eh bien… il me reste mes souvenirs, une grosse grosse envie de retourner aux Raja Ampat et beaucoup de boulot pour faire le tri dans mes photos… Dès que j’y arrive, je vous donne un aperçu en images de ce que j’ai tant aimé là-bas.
Open
Off on an adventure to Java (and a bit of Bali)
Hey there, community! Back this weekend, below is my travel journal from my adventure in Indonesia. Enjoy the read!!!

Day 1 - August 10, 2025 New life downloading for three weeks! And for that, Flo and I launched a public tender... A public tender? What’s that got to do with a travel journal???... Well, when you think about it, few destinations tick all the boxes for an August adventure: Meaning, finding a place that’s exotic in the middle of August, not too expensive, not too packed with tourists, warm but not *too* warm, with postcard-perfect landscapes, dreamy beaches, tasty cuisine with a hint of exoticism, friendly and welcoming locals, where you’re free to sleep under the stars among the mosquitos, take transport surrounded by chickens, and even eat from a pig trough if you feel like it—well, turns out it’s not that easy to find! I’d even say, given how thick the list of requirements is, there’s a big risk the tender could be declared unsuccessful for failing to meet just one criterion. Let’s just say the candidates better submit a rock-solid proposal!

After reviewing all the responses and presentations from the candidates, the obvious choice for us is... Indonesia! Except that trying to explore a country as vast as Indonesia and its 17,504 islands in less than five years is a bit like reading the summary of a Proust novel without taking the time to savor each of its 950 pages! Don’t worry, I won’t name them all here. Besides, do they even all have names? No! Only 7,870 have been named—their parents clearly ran out of ideas for the rest. Anyway, our society, which worships the "work more to earn more" mantra, unfortunately limits our adventure time. So we’ll only get to see a small part of Indonesia, and we’ll have to make a tough choice to head for the best of the best in this archipelago of over seventeen thousand islands. Each one has its own selling points: Sumatra, Sulawesi, Java, the Celebes, Bali, Borneo, Papua, Timor, the Moluccas... So many names that smell of adventure... Another tender, another list of requirements, another review of proposals... Drumroll... Splash splash... And the lucky winner is... Ta-da... Java, Bali’s big sister, where I’ve already been eight years ago... Java the programming language. The Java of Broadway. We’re gonna *do* the Java. Java the coffee. And yes, Java is also an island!

This island, four times smaller than France, is home to 136 million people, making it the most populated island in the world! Fun fact: Indonesia, with its 260 million inhabitants, is just shy of the podium for the world’s most populated countries, after the winning trio of India, China, and the United States. And it’s on this island of Java that you’ll find Jakarta, the (soon-to-be-former) capital and main airport of the country, where we’ll soon land after our nineteen-hour flight! Yep, nineteen hours! I mean, Indonesia in general—and Java in particular—is a *tad* farther than going on vacation to Grandma Yoyo’s! Not sure where it is? Easy. Grab a map. Plant your finger on the big island at the bottom right—aka Australia for those who struggle with geography—move it up two centimeters, and bam, welcome to Indonesia!



Nice transition, right? Because "Welcome to Indonesia" is exactly what the friendly flight attendant just said to me as we got off the plane! That’s it, our chakras are open, we’ve arrived at our (air)port. Time for rest, pool, cocktails, and a beach with our toes spread out... Wait, if you bought that, you clearly don’t know us yet! Since we still have energy to burn and need to adjust to the flight and time difference, we tackle the long administrative formalities to enter Indonesia, just to earn the right to hop in a 45-minute Grab taxi to the train station. The train station? What train station?... What do you usually do at a train station? Take a train, of course! Off we go for a three-hour train ride to Bandung, where we’ll officially start our adventure tomorrow after our first Indonesian night...

Unfortunately, we were a bit slow off the mark, which meant we missed the 6:25 PM train by two minutes. Oh well, we’ll have to wait until 11 PM. We take the opportunity to stretch our legs in Jakarta, soak up the atmosphere, and enjoy the delicious smells wafting from the *warungs*—those little typical street restaurants. A quick stop at the National Monument, a detour to a night market to devour our first *kwetiaw goreng* and *teh manis* for 60,000 rupiahs (that’s 3 € for two), and just like that, our penalty is lifted, and we’re allowed to hit the road again. Off to Bandung, where we arrive at 2 AM for... a *very* short night...







Open
Mon périple Bali - Lombok - Sumbawa - Florès en... 2007...
Euh mais on est en 2009... effectivement... j'avais promis à "LolodesIles" de le faire à mon retour, mais comme j'ai jamais été doué pour raconté mes périples, et que je cours toujours après le temps, je ne l'ait pas fait, honte à moi... et Lolo m'a relancé dernièrement dans un post, je me devais donc de réagir, car il le vaut bien...

Je me lance,

Commençons par le début, je suis parti seul pour la 1ére fois en Indonésie du 12 oct au 26 nov 2007.

J'ai jamais été accro aux voyages trop bien planifiés, et comme là je partais seul, je pouvais me laisser aller et suivre mes envies.

Arrivée à Jakarta, direct avion pour Bali.

BALI

Arrivée à Bali, taxi direction Kuta, je voulais voir par moi même ce fameux ou infâme endroit... Un trafic monstre, j'ai failli fuir et donc faire parti des "+1 Kuta trop touristique", j'y suis resté quelques jours, et c'est en m'y perdant que j'ai appris à apprécier Kuta...

Après direction Ubud, j'ai adoré ! J'pourrai y rester des semaines, l'art, l'artisanat, les paysages...

Je suis tombé sur le récit de Lolo en cherchant des infos sur les îles de l'Est... c'est bien c'que j'pensai, c'est là où il faut aller ! Je le contact, il me file les coordonnés de Mr Subhi (loueur de scooter) et des conseils (achètes des cartes détaillées au Mall de Mataram...)...

LOMBOK

Je n'y suis pas aller direct, avant petit arrêt d'1 semaine à Gili Trawagan... quoi... 1 semaine... il faut 3heures pour faire le tour complet de l'île, et en moonwalk avec un vent contraire... mais quand on aime on ne compte pas ! Sur place j'ai sympathisé avec plusieurs locaux et je suis parti avec l'un d'eux visiter Lombok. Comme il avait des amis sur Mataram j'ai pu découvrir le coté "underground" de Mataram... lors de ces visites plusieurs personnes m'ont conseillés de partir rapidement vers l'est car la mousson y commencerait plutôt. Donc j'ai suivi leurs conseils et filer direct de Mataram à Labuhan Lombok (le port du ferry pour Sumbawa).

SUMBAWA

Me voila à Poto Tano, de là direction Sumbawa Besar. Je ne sais pas où je l'avait lu, la route est vraiment sympa, peu de circulation, bon revêtement, Yepa... j'vais pouvoir "tester" le potentiel du 110cc de Mr Subhi... ahhhh... pas pour longtemps, grosse averse, je m'arrête dans un petit warung sur pilotis. Là 1er vrais contact avec un population pas trop habitués aux touristes ; donc curiosité, naturel, gentillesse mais aussi problèmes de communication, distance de certains ; mais heureusement un motard qui s'est arrêté parle un peu anglais et s'improvise interprète. La pluie ne s'arrêtant pas et la nuit tombant on me conseil d'aller dans un losmen à 5min, voyant que ça me contrarie Irwan (le motard interprète) me propose de le suivre jusqu'à Sumbawa Besar, cool, lest go. Allez suivre de nuit, sous la pluie (on voyait rien à plus de 5m), un Indonésien en Tiger 250, c'est compliqué, surtout quand on traverse des flaques d'eau qui vous arrivent jusqu'aux pédales et qui font caler le moteur, encore plus quand on n'a conduit que des scooter automatique et qu'on veut redémarrer en première, bref je le perds... Bon y'a qu'à rester sur la bonne route... A un moment une moto fait demi-tour à ma hauteur et me rattrape c'est Irwan, qui m'expliquera plus tard qu'il ne s'était pas aperçu tout de suite que je ne le suivait plus (pour ceux qui on fait ou qui vont faire ce trajet, en plein jour c'est vraiment de la rigolade !). Donc on arrive enfin à Sumbawa Besar, nikel y'a un hôtel à l'entrée de la ville, Irwan négocie la chambre pour moi, j'insiste pour l'inviter à manger, et pour commencer : dua the "panas panas" manis (2 thés très très chauds sucrés), chacun, car on est trempés ! Après le repas la pluie s'arrêtant enfin, on fait un tour de la ville by night. Irwan est d'un autre village mais a de la famille ici et m'invite chez eux, accueil simple mais chaleureux ! J'aurai bien passé plus de temps ici mais je voulais arrivé le plus vite possible à Komodo afin de prendre des photos des grosses bébêtes mais sans pluie...

Le lendemain direction Sape pour le ferry. Sumbawa est une ile qu'on est trop nombreux à traverser en coup de vent et s'est bien dommage car elle mérite bien plusieurs jours de découverte. Une journée de route, ponctuée d'arrêts, pluie mais rien de méchant, miam-miam et surtout photo. Au centre de Sumbawa on croisse souvent des singes qui vivent en bordure de la route, mais impossible de les voir de près, j'ai eu beau essayer cacahuète, gâteau, fruits (rien à voir avec leurs potes de la Monkey Forest d'Ubud) Arrivé à Sapé je vais direct au ferry pour acheter le billet et connaitre l'horaire, mais vas faire comprendre cela au préposé qui ne parle pas anglais, et qui te réponds en indonésien (Cf Bourvil dans Le Corniaud) mais heureusement un voyageur qui est là parle anglais et s'improvise interprète (et 1 de plus). Il me donne les infos nécessaire me conseille d'aller au losmen à l'entrée du port et en profite pour me dire que si je veux faire une excursion à Komodo il peu me l'organiser.

Le lendemain matin ferry pour Labuhanbajo. J'avais lu dans le routard que les Balinais étaient très curieux et n'hésitaient pas à regarder par dessus vos épaules pour voir ce que vous lisez, je ne suis pas assez resté à Bali pour voir cela, mais c'est exactement ce qui s'est passé lors de cette traversé. J'avais apportez un hors série de Geo spécial Indiens d'Amérique et plusieurs voyageurs m'ont demandés de quoi ça parlait et mon même emprunter la revue.

FLORES

J'ai finalement accepter l'excursion Komodo de Lee (l'interprète de la veille) car il n'a jamais été insistant et le contact passait bien, j'ai même pas chercher à négocier le prix 1 200 000Idr pour 2 jours en bateau Komodo + Rinca tout inclus dont les entrées. Je ne m'attarde pas sur Komodo car Google en sait bien plus que moi, mais j'ai pu approcher les varans de près et faire pleins de photos. Le voyage en bateau était agréable et je ne me suis pas ennuyé malgré que le capitaine et le matelot ne parlaient pas anglais. Snorkeling, baignade, pèche bref le classique de ce type d'excursion Komodo...

Le plus cool c'est que Lee m'a invité quelques jours chez lui, dans une petite île village Pulau Misa (1000 habitants) au large de Labuhanbajo. C'est une toute petite île peuplée de Bugis venu de Sulawesi (sauf Lee l'immigré qui lui vient de Sumbawa mais qui est marié à une locale et qui ont 3 enfants), île sans eau courante, ni électricité (sauf quelques voisins qui ont des groupes électrogène... frimeurs... et qui la revende... capitalistes) ni téléphone filaire (les mobiles eux passent sans problèmes), ni internet... Super contacts ! Malgré que personne ne parle anglais ni moi Indonésien on arrive à se comprendre, par exemple pour se faire prendre en photo (ils adorent ça, enfants comme adultes) ils m'interpellaient "Miss Miss photo"... euh... Miss... j'ai les cheveux courts... pas un look ni un physique qui pourrait prêter à confusion... bon l'essentiel étend de se faire comprendre !

Un couple célébrant sont pèlerinage à la Mecque (1200$ pax) ont organisés une cérémonie où toute l'île était invité (moi aussi, et j'ai même eu droit a mon lot de gâteaux en partant) ; ça m'a interpellé ; entre les billets d'avion la nourriture et les boissons, ça doit représenter un très gros budget (même si tout les habitants ne viennent pas). Lee m'a expliqué l'importance du pèlerinage pour de nombreux habitants, qui aident soit financièrement, soit nourriture/boisson, soit logistique, car c'est une chance et un honneur d'y aller et/ou d'aider d'autre musulmans à y aller !

Ces quelques jours passer ici, et les discussions que j'ai pu avoir avec Lee, mon appris à relativiser !

Comme tout bon français, je me plains et critique constamment (c'est des fois nécessaire et ça permet de faire avancer), donc me voila un soir à critiquer notre système médical et scolaire (surtout études supérieurs), en faisant cette éternelle comparaison Public/Privé... y'en a que pour les riches... à cela Lee me répond : regard mon fils (le plus âgé de ses enfants) sera bientôt trop âgé pour continué à être scolarisé sur l'île, donc il devra aller à Labuhanbajo, soit il fera l'aller retour chaque jours donc bateau à payer, soit être hébergé là-bas, dans tous les cas ça va nous demander de l'argent, d'autant plus que sa sœur elle aussi devra bientôt faire de même, financièrement ça deviendra très compliqué. Je trouve le niveau à Labuhanbajo pas très haut donc je voudrai les envoyer chez ma famille à Sumbawa, où ils enseignent l'anglais, nais c'est encore plus cher, je pourrais malheureusement pas y envoyer tout mes enfants, et je ne te parle pas des études niveau lycée ou université... ...la claque... Ma dernière a des problèmes d'allergies, j'ai été voir plusieurs médecins dont le plus compétent de Labuhanbajo, qui facture 150 000idr piqure et consultation, mais les problèmes sont encore là malgré la piqure, le traitement et les contres-indications alimentaire, donc là je reviens de Sumbawa où j'ai vu un autre médecin. 150 000idr c'est rien pour nous, mais là-bas la sécu n'existe pas et le salaire de base et de 1 000 000idr... ...la claque...

J'ai bien fait de ne pas négocier le forfait Komodo de Lee, je pense qu'il fera bon usage du bénéfice. Contrairement à beaucoup de "vendeurs" qui utilisent leurs difficultés ; vraies ou fausses ; comme arguments commercial, Lee ne m'en n'avait jamais parlé. Du coup je voulais donner un peu plus, mais j'ai un principe, quand on invite quelqu'un chez soi on n'attend pas d'argent en retour, et le fait de donner de l'argent directement à son hôte peu dénaturer les rapports voir même vexer, une invitation n'est pas un acte commercial ! J'ai finalement trouvé comment contribuer, à plusieurs reprises Lee m'avait demandé si j'avais du linge à laver, j'ai donc fini par accepter, lorsqu'il me le ramène, je lui demande combien je dois... rien... j'insiste... si tu veux donner quelque chose va voir ma femme c'est elle qui a tout fait... donc j'ai pu lui donner en ayant une bonne excuse avec mes quelques mots d'indonésien (elle ne parle pas anglais). A y repenser je pense que c'était la bonne manière, car je suis parti en excursion sur une île voisine Pulau Kanawa (superbe petite ile, avec quelques bungalow et un restaurant, idéal pour snorkeling et s'isoler) et c'est sa femme, les enfants et leurs copains qui sont venus me rechercher, et j'ai eu beau insister elle n'a pas voulue manger ou boire quoique se soit et il m'a fallu persévérer pour offrir des boissons aux enfants (et encore 2 canettes pour 4 enfants). Je serai bien resté plus longtemps, mais toute bonne chose a une fin !

Lee me raccompagne récupérer mon scooter à Labuhanbajo et me recommande de conduire prudemment car "t'es comme un petit frère maintenant"... touchant... et conseil perspicace car Flores est une île montagneuse donc routes sinueuses, pas toujours en bonnes état, surtout celles du nord qui ne sont que partiellement goudronnées !

Je roule en direction de Bajawa que je veux atteindre avant la nuit. Je m'arrête pour faire le plein chez un des innombrables particuliers qui vendent de l'essence au bord des routes. Selamat siang... dua liter... berapa harga... je paie... la femme qui me sert ne parle pas anglais, et tente de me faire comprendre autre chose, on utilise alors le langage des signes... mes 2 mains ouvertes vers le ciel, bras légèrement tendues vers l'avant et paupières mi-fermées (quoi ?)... sa main droite entièrement ouverte paume vers le bas (attends attends)... elle se dirige vers sa maison qui se trouve en hauteur et appel quelqu'un... un homme arrive ; lui parle anglais : - il te faut autre chose ? - non, - tu vas où ? - Bajawa, - viens boire un café chez moi, - merci mais je bois pas de café, - un thé alors, - ok, il faut combien de temps pour arriver à Bajawa ? - 1h maybee 2h... tu es d'où ? - Prancis, - really ?, j'ai bossé pendant plusieurs années à Bali pour un patron français très sympa. Il me fait visiter sa plantation ; en fait celle de ses beaux-parents car il habite chez eux avec sa femme (qui m'a servi l'essence) et leur fils ; ils déforestent légalement afin de cultiver. - t'aime les ananas ? - oui, Il se baisse, prends ça machette et en coupe un au sol. - viens on va le manger chez ma famille qui habite plus haut. En partant rapidement tu pourras être à Bajawa avant la nuit, mais si tu veux tu peux passer la nuit chez moi. - why not ? Cette nuit à durée 2 semaines ! Car après quelques jours passer chez lui on est parti avec un de ses jeune voisin (Rusmin) visité Flores.

Ces quelques jours mon aussi fait réfléchir.

Chez Helldy qui habite entre Wairana et Aimere ; comme chez Lee ; pas d'eau courante, pas d'électricité, pas de téléphone fixe et les mobiles ne passent pas ! Flores ne manquant pas d'eau, ils s'approvisionnent facilement, et utilisent la bonne vielle méthode de la faire bouillir avant de la consommée, s'est relativement simple, mais ça demande du temps et quand on est impatient ou intrépide comme moi, on est vite rappelé à l'ordre par son petit estomac occidentalisé. Rien de bien méchant mais assez pour me montrer l'extrême importance des deux robinets d'eau POTABLE que j'ai toujours connus !

Sans électricité pas de télé, mais s'est pas si mal, car comme il n'y a pas non plus de téléphone, les gens sont obligés de se voir constamment ! Je n'avais pas perçu ça chez Lee, mais ici c'est flagrant ! Un soir où on étaient chez les parents de Rusmin (ses voisins les plus proches) j'ai questionné Helldy, pour savoir si c'était habituel... il leur traduit ma question, et tous me répondent : - bien oui, pourquoi en France c'est différent ? - bien oui, c'était le cas avant, mais maintenant toutes les maisons sont barricadées, les animaux clôturés, et de moins en moins de personnes se soucient de leurs voisins. En France c'est même un sport national que d'être en mauvais termes avec ses voisins, y'a même une émission télé sur le sujet. Chaque jour des personnes âgées décèdent seul chez elle sans que personne sans aperçoivent, il y à même eut 10 000 décès pendant un été caniculaire, - bien ici c'est impossible, on vit en famille dans la même maison ou sur le même terrain. On s'entraide entre voisin et même sans se connaitre.

Après ces quelques jours passer ici à visiter les alentour et les nombreux amis et la grande famille de Helldy, on est partis direction Bajawa, où on à visiter le village traditionnel de Bena. Puis les sources d'eau très chaudes de Soa. En rentant des sources Rusmin se loupe à un carrefour et se fait une grosse frayeur avec le scoot de Mr Subhi, aucunes égratignures au pilote ni à la machine, mais séance de fou rire entre Helldy et moi qui le suivions et qui avons vu en direct live ce louper, là une moto s'arrête, c'est quelqu'un de la famille d'Helldy (quand je vous disais grande famille) qui habite à coté et qui insiste pour nous inviter. On accepte, ce sont des gens aux faibles moyens, mais qui se plient en quatre pour vous recevoir dans les meilleurs conditions, ne buvant pas de café il n'ont pas d'autre chose à me proposer, et sont gênés, je comprends qu'ils vont envoyer quelqu'un pour acheter thé ou jus, maintenant c'est moi qui suis gêné, j'insiste pour avoir un café en expliquant que je ne suis pas allergique donc que je peux en boire et que s'est plus convivial de boire tous la même chose.

Après Bajawa direction Riung pour voir les 7 îles. La route est sinueuse partiellement goudronnée, il faut donc rouler prudemment et doucement, comme on est 3 chauffeurs pour 2 scooters, on se relaye, et c'est plutôt bien car en plus de l'état des routes il fait très chaud, et ils savent comment conduire dans de telle conditions et se transformer en TomTom pour trouver la bonne route ou un raccourci.

C'est cool de voyager avec des Indonésiens, qui eux aussi sont en touriste, (Helldy et Rusmin ne sont jamais venus ici) comme Flores compte beaucoup de dialectes ils Bahasa Indonesia, donc les locaux comprennent tout de suite qu'ils viennent d'un autre endroit, et on donc droit aux même questions que moi. Ça les flattent ! Helldy m'explique alors, que lorsqu'il vivait à Bali, ça l'énervait que lorsqu'il saluait un touriste celui-ci ne lui répondait pas toujours. Je lui explique que c'est un peu normal car en tant que touriste on est constamment questionnés... ok je comprends mais ça vous empêchent pas d'être poli, quand quelqu'un te demande si ça va, tu peut être un minimum poli et lui répondre et surtout lui demandé si lui aussi va bien !... Ça m'a donné à réfléchir et depuis je réponds même aux vendeurs des magasins de tailleurs qui vous accostent dans toutes les langues... Un soir dans un warung de Riung, on croise un groupe de 3 Français, Helldy me demande pourquoi je vais pas leurs parler, je lui explique qu'à écouter leurs discussions il ne me sentait pas opportun de les interrompre et que je trouvai plus logique ; surtout quand on fait autant de kilomètres ; de parler avec des locaux. Riung étant petit on les recroissent le lendemain sur une des île, Helldy passant à coté d'eux les saluts en français, il revient vers moi : t'avais raison, quand je leurs ai demandés : et vous ça va ? Je pensais qu'ils allaient me répondre oui et toi ? Que je puis leur répondre : comme-ci comme-ça (il adorait la sonorité de cette formule), mais ils m'ont pas répondus, ça m'énerve... C'est vrais qu'on est programmé comme ça, et c'est dommage qu'à 10 sur une petite île on ne prennent même pas le peine de se dire bonjour.

Après Riung direction Moni via Nangapande, où Rusmin nous abandonne pour rentrer chez lui. C'était la première fois qu'il voyageait en "touriste" et avec des "grands" (il avait 17ans) et c'était sympa de voir ces réactions ! Il nous a laissé en nous promettant de téléphoner le soir une fois arrivé, afin de nous rassurer et d'avoir des nouvelles du village, ce qu'il à fait 24 heures plus tard, normal : il n'a pas de réseau par chez lui et Indonesian Time oblige ! Indonesian Time : c'est une expression que nous avions avec Helldy pour illustrer le décalage horaire, pas celui des faisceaux horaire, mais celui de la perception de l'heure en fonction des pays. On a tous connus : - le ferry de 10h00 qui part à 13h15 = Indonesian time; - l'avion de 10h00 qui part à l'heure = French time ; - le train de 10h00 qui part l'heure mais dont les portes ferment 1min avant = Germain time...

A Moni on croise Brian un ami à Helldy (quand je vous disais nombreux amis), il aimerait nous inviter mais là il est occupé et ça maison est en travaux, on lui propose de venir ce soir à notre hôtel qui fait aussi restaurant et qui est à 2 pas de chez lui, ça a pas l'air de le motiver, finalement on décide de se retrouver chez un de leur ami commun. Helldy me demande : - c'est possible que tu achètes le poulet pour ce soir ? - bien oui. On suit Brian qui s'arrête dans 2, 3 maisons, à un moment ou je prenais des photos, ils me demandent de rentrer : - celui là il te semble bien ? - heu.... c'est vous les spécialistes... quand je choisi des poulets ils sont dans une barquette sous cellophane... pas en train de courir au milieu du poulailler... Soirée avec Arak (alcool local a base de palme) et karaoké chez un voisin qui a équipé son salon avec synthétiseur, micro, Tv et grosse sono à faire trembler les murs, il a un orchestre et anime des mariages. J'ai filmé Helldy chantant un classic romantique Indonésien, sa femme à bien appréciée. Ils m'ont fait part de leurs projets d'avenir, Brian fait construire des bungalows, un autre passionné de moto rêve d'avoir une affaire de location de scooter, mais comme l'investissement est important il envisage plutôt de faire "bureau de change" (ou webcafe quand il y internet à Moni). Helldy lui aussi envisage de construire quelques bungalows en bord de plage vers Aimere. J'espère que leurs projets vont aboutir mais qu'ils n'y perdent pas leur gentillesse ! En rentrant à l'hôtel, Helldy m'expliqua : Brian est musulman donc il mange Hallal, c'est pour cela qu'on a achetés et fait préparer le poulet, ça ne nous déranges pas de manger Halal, et il boit de l'alcool avec nous, on vit ensemble malgré les tensions entre communautés au niveau national !

Lors de la visite des lacs du Kilimuntu on à croisés un jeune couple Espagnol qu'on avait rencontré a Bena (village traditionnel prés de Bajawa) ; le monde est petit ; ou ce son les touristes qui vont tous aux mêmes endroits; c'est plutôt ça, car c'est pas la première foi que ça arrive.

Après Moni, on est rentrés chez Helldy. Rusmin avait raconté le périple qu'il avait vécu et était impatient de connaitre la suite. J'ai pris congés de mes hôtes le lendemain sans oublié de faire le plein d'essence, c'était quand même pour ça que je m'étais arrêté !

Il était malheureusement temps de rentrer vers l'Ouest !

Donc retour à Labuhanbajo, pour passer la nuit, là j'ai consulté le même docteur que le fille à Lee. J'avais choppé une allergie à quelque chose, j'ai jamais pu savoir a quoi, rien de grave, juste quelques plaque de boutons sur les bras et dans le dos, qui persistaient depuis une semaine et qui me démangeaient la nuit... et j'ai horreur qu'on me dérange pendant mon sommeil... donc j'ai aussi eu droit à la piqure et aux mêmes contre-indications alimentaire et au même tarif 150 000idr... Après une bonne nuit grâce à la piqure, ferry pour Sapé.

SUMBAWA

Comme je suis quelqu'un de prévoyant et d'extrêmement organisé (avec la piqure comme excuse), je n'avais pas retiré d'argent à Labuhanbajo : un dés seul endroit avec Ende, où j'ai trouvé ; et c'est pas faute d'avoir cherché; un DAB acceptant les cartes international ! (Pour internet c'est encore plus simple un seul et unique accès trouvé à Ende avec une connexion n'affichant que les 10 premiers messages de Gmail ). Je savais qu'il n'y avait pas de DAB à Sapé car j'en avait déjà cherché à l'aller, pas de soucis j'en trouverai un à Bima (la deuxième plus grosses villes de Sumbawa) où je passe la nuit... hé bien non, j'ai eu beau quadriller la ville et essayer tout ce qui ressemblait à un DAB ou à une banque... j'ai dû racler le fond de mes poches cette nuit là... J'ai finalement trouvé un DAB le lendemain sur ma route; à Dompu; de toute façon je savais qu'il y en avait UN à Sumbawa Besar. J'exagère un peu, il me restait de quoi tenir plusieurs jours, mais c'est bizarre cette impression de manquer d'argent alors qu'avec la même somme des locaux vivent 1 semaine voir plus !

A Sumbawa Besar j'ai re-séjourné 2 nuits dans l'hôtel où Irwan m'avait accompagné, je l'ai contacté mais malheureusement on n'a pas pu se revoir. De toute façons, on ne reste jamais seul longtemps en Indonésie ! Ce soir là je me suis fait invité par un groupe de travailleur qui séjournaient à l'hôtel, malgré qu'ils ne parlaient pas anglais, et que je bahasa Indonesia comme une vache Française, on a réussi à se comprendre, aidé il est vrais par les photos et les vidéos que j'avais prises lors de ce voyage ou d'autres qui sont stockées sur mon gsm, et aidé aussi par du Arak...

Le lendemain je suis parti en excursion snorkeling improvisée ! J'avais vu sur ma carte qu'il y avait une ile proche de Sumbawa Besar avec un plongeur en légende, ni une ni deux je suis partir au village le plus proche où on m'a directement dirigé vers un habitant qui possède un "speed boat" (en fait c'est un vieux petit Zodiac, qui est le plus rapide du village). Ils m'ont organisé cette excursion comme des pros, non pas comme des pros, mais comme les simples pécheurs qu'ils sont et qui se font un honneur de vous recevoir ! Combien d'excursions organisées par des "pros" ne correspondent pas aux belles promesses annoncées et affichées ? Beaucoup trop ! Ici le capitaine a fait ce qu'il a annoncé, avec envie, quand je lui ai demandé si il était possible de voir des requins, il m'a dit que c'était rare mais il m'a quand même emmené dans 2 lieux où on pouvait en apercevoir et il a même snorkeler avec moi pour me guider. On n'a pas vu de requins, mais les fonds et la vie sous-marine sont plutôt sympa.

Le lendemain direction Poto Tano, je m'arrêtes au petit warung sur pilotis du trajet aller où j'avais rencontré Irwan. La serveuse me reconnait, M'OFFRE à boire et a manger, me présente à ses amis, elle vient de Lombok et est ici depuis quelques mois pour travailler. A un moment je me retourne: - C'est possible d'aller en excursion dans une des petites iles là-bas ? - Je sais pas, vas te renseigner dans le village à coté. Aussitôt dit aussitôt fait, me voila dans le village où on me dirige vers le seul habitant qui parle anglais, avec qui je négocie l'excursion pour le lendemain. Là par-contre les fonds marin sont plutôt dégradés donc moins de vie sous-marine, le bateau étant équipé d'un compresseur permettant de plongé en profondeur, on me propose d'essayer.. bien oui... Là aussi "l'anglais du village" (j'ai oublié sont nom) snorkel avec moi. La veille j'avais discuter avec lui, il m'avait invité à boire un thé chez lui, c'est un musulman pratiquant, portant djellaba barbe, on était dans la pièce où il fait ces prières, on parlait de religion, il me questionnait sur le nombre de musulmans en France, comment ils pratiquaient, comment on les percevaient... à un moment il me dit : - je suis contre les terroristes et les extrémistes, ce ne sont pas de vrais pratiquants car on est tous frères : Musulman, Chrétien et Juif ! J'aimerai entendre ça plus souvent !

Après ces bonnes paroles, ferry pour Lombok, arrêt snorkeling à Perama Island, puis à Mataram pour rendre le scooter à Mr Subhi et ferry de nuit pour Bali.

Quelques jours à Ubud pour faire mes emplettes, et retour à Paris...

Voila j'espère ne pas avoir été trop long ou anecdotique, et que ce récit vous donnera envie de découvrir ce super pays !

@+ Jr
Open
Guest house sur l'archipel des Moluques?
Bonjour, nous voulons nous rendre sur l'archipel des moluques en fevrier pour tourisme et pêche, et nous sommes à la recherche de bonnes adresses de logements bungalows dans cette région. Toute information ou conseils sont les bienvenus et nous vous remercions par avance
Open
Choisir entre l'Indonésie, les Philippines et le Sri Lanka
Bonjour à tous. Étant en préparation pour mon prochain séjour d'un mois en janvier prochain, 3 destinations m'attirent, mais j'hésite dans mon choix. Pour ceux qui ont fait les 3 destinations, quel sont les avantages et différences? Ce que je recherche c'est 1-le cout sur place (pension oblige),2- la sécurité 3- la gentillesse des gens et la richesse culturelle. Je voyage sac à dos, en louant scooter ou transport en commun, et ne recherche pas le party mais bien la tranquilité et le quotidien des gens, de belles plages et paysages grandioses. Voici ou j'en suis dans mes réflections: Indonésie et Phillipines= trop grand pour un mois (donc encore plus indécis sur l'itinéraire) Le Sri Lanka me rebute pour une seule raison , l'hygiène (mes craintes sont-elles fondées?). Par contre il semble facile de s'y déplacer et d'en faire le tour en un mois. Bref, après avoir consulter différents forum et m'etre procurer les guides de chaque destination mentionnée, le ressenti de personne y ayant séjourné ou qui y vivent m'éclairerais peut-etre. Merci de partager vos expériences.
Open
25 jours à Sulawesi (Indonésie) avec Les Gros Sacs
Hello les voyageurs :)

C'est parti pour un nouveau carnet de voyage, cette fois pour un petit mois à Sulawesi, une des îles d'Indonésie qui commence à faire parler d'elle mais encore très bien préservée.

Nos carnets de voyage précédents :

3 semaines au Myanmar Un mois au Laos Que faire à Hoi An : suivez le guide (activités, restaurants, logement, etc) Six semaines aux Philippines avec Les Gros Sacs (mars / avril 2017)

Pour rappel, nous sommes actuellement en tour du monde depuis le 1er septembre 2016. Nous avons déjà parcouru le Sri Lanka, le Myanmar, la Thaïlande du Nord, le Laos, le Cambodge, le Vietnam, les Philippines, Singapour, l'Indonésie et nous sommes maintenant en Australie🙂

Le contexte : - Du 19 mai au 12 juin 2017 - En couple - 9ème destination de notre tour du monde - Les Gros Sacs = Nous = Anaïs & Florent 🙂

Sommaire du carnet : - Rantepao et le pays Toraja - Tentena - Les îles Togians - Gorontalo - Tumbak

Allez c'est parti :)
Open
Augmentation du prix d'entrée au mont Bromo (Indonésie)
Bonjour, J'ai trouvé par hasard un post qui parle d'une augmentation importante du prix du ticket d'entrée au Bromo à partir de mai 2014: http://balipod.com/bali-news-indonesia-news-f26/mt-bromo-entrance-ticket-prices-rise-may-1st-2014-a-t9972.html Cette information est aussi reprise sur un autre forum. J'avais programmé la visite du Bromo en juillet (j'ai déjà réservé et payé une nuit d'hôtel à Cemoro Lawang haute saison oblige) mais j'avoue que je ne suis plus sûre d'y aller maintenant, compte tenu de cette hausse excessive du prix du droit d'entrée. Quelqu'un est-il au courant?
Open
Sécurité à Lombok
Bonjour,

Nous envisageons un voyage de 3 semaines en Août dans les petites îles de la sonde : Lombok et autres îles non encore définies. Qu'en est-il de la sécurité sur place ? J'ai lu sur le net qu'il y a eu plusieurs cas d'agressions violentes à Kuta sur Lombok. Qu'en est-il réellement ? L'Islam pratiqué dans cette région est-il rigoriste ?

Merci par avance pour vos réponses
Open
Avis sur itinéraire Sumatra-Java-Bali
Bonjour à tous,

Je me permets de soumettre un brouillon d’itinéraire pour un futur voyage en Indonésie, de mi-décembre à mi-janvier.

Tous commentaires, suggestions, remarques, critiques, etc sont les bienvenues

L’idée est la suivante

Sumatra trip 15/12 : Arrivé à Singapour, puis transit vers Medan (Indonésie) par avion ou ferry 17/12-23/12 : Trip de Medan à Padang pendant 7/8 jours, intérêt ? 23/12 : Vol pour Jakarta

Java trip 24/12 - 01/01 : Jakarta à Bali

Bali Trip 02/01-09/01 : Bali trip 09/01 : Vol pour Jakarta puis Paris

Questions : 1- Est-ce +/- réaliste niveau temps/distance ? Surtout concernant la partie Sumatra ? 2- La partie Sumatra vaut-elle vraiment la peine ou ferais-je mieux de passer plus de temps sur la partie Java/Bali ? 3- Les choses à ne pas manquer/faire, recommendation perso ? (je sais, il y a plein d’info sur le forum, mais si une bonne âme est d’humeur à me faire un petit résumé . . . ;)

Au plaisir de vous lire . . .
Open

You might also like