Bonjour
Nous partons à Bali en août 2013, avec nos deux enfants 13 et 11 ans. Nous avons déjà réservé 4 nuits à UBUD, nous comptons réserver 4 nuits à Amed, et 4 nuits à kuta ou Sanur , et nous ne savons pas où réserver les 4 autres nuits. Nous ne voulons pas aller à Lovina.
Merci pour vos conseils.
Bonne soirée
Bonjour,
Nous avons decidé de partir cette année sur l'ile de sumatra en indonesie au mois de juin pour 19 jours vols compris. On disposera donc clairement de 15 jours entiers sur place. Sumatra est vraiment très grande et c'est pourquoi je fais appel à vous. Je ne sais pas trop vers quel region m'orienter. Je suis deja partie à Bali 3 semaines et au Sulawesi 3 semaines egalement. Je recherche un voyage varié mais sans perdre trop de temps dans les trajets ( c'est ce qui est arrivé au Sulawesi...) pour le trek j'ai lu que medan et ses alentours (butik lawang) étaient vmt pas mal, il y a aussi le lac toba, est ce que le detour en vaut la peine ? pour la plongée palau weh (en sachant que je ne fais pas de plongée mais du snorkeling) et pour la detente plage il y a les mentawai , banyak et bankga. Je dois faire un choix :s difficile ! quel parcours vous semble le plus réaliable en 15 jours ?
merci d'avance !
si vous desirez des infos sur le sulawesi, n'hesitez pas!
Nous avons decidé de partir cette année sur l'ile de sumatra en indonesie au mois de juin pour 19 jours vols compris. On disposera donc clairement de 15 jours entiers sur place. Sumatra est vraiment très grande et c'est pourquoi je fais appel à vous. Je ne sais pas trop vers quel region m'orienter. Je suis deja partie à Bali 3 semaines et au Sulawesi 3 semaines egalement. Je recherche un voyage varié mais sans perdre trop de temps dans les trajets ( c'est ce qui est arrivé au Sulawesi...) pour le trek j'ai lu que medan et ses alentours (butik lawang) étaient vmt pas mal, il y a aussi le lac toba, est ce que le detour en vaut la peine ? pour la plongée palau weh (en sachant que je ne fais pas de plongée mais du snorkeling) et pour la detente plage il y a les mentawai , banyak et bankga. Je dois faire un choix :s difficile ! quel parcours vous semble le plus réaliable en 15 jours ?
merci d'avance !
si vous desirez des infos sur le sulawesi, n'hesitez pas!
Bonjour à tous, ma chérie et moi même sommes revenus il y a déjà 3 semaines d'un petit voyage de 15 jours à Bali et lombok, du 04/09 au 19/09. Comme je l'avais promis, je vous fais un petit compte rendu.
Nous avions établi un itinéraire très partiel et savions juste que nous allions rester 5 jours à UBUD, puis partir à LOMBOK pour faire les GILIS, le RINJANI et KUTA. Mission accomplie, je vous raconte tout celà dans l'ordre et avec le maximum de prix.
Nos GUIDES: Le LONELY PLANET, un guide HACHETTE, le petit futé Départ de PARIS le 04/09 à 12h00, voyage avec MALAYSIA AIRLINES (billet aller retour à 1080 euros par pers.)L'avion est à moitié vide (ou à moitié plein, comme vous voulez). Nous disposons donc de 5 sièges pour nous deux ce qui nous permet de voyager assez confortablement. Arrivée à 06h00 à kuala lumpur et transit de 3 heures, pour une arrivée finale à Denpasar le vendredi 05/09 à 12h et quelques. A l'aéroport, le taux de change est de 13250 roupies pour un euro. Petite précision, nous avions 1500 euros en liquide, pas de dollar ni de traveller, mais l'oeil aux aguets!!😉 Nous n'avons bien sûr, pas tout changé d'un coup. Toujours pour info, les banques font du change au taux officiel et plus interessant, le problème étant leus heures d'ouvertures et leur rareté (du moins à UBUD) Départ pour UBUD en taxi pour 130 000 roupies.Les taxis officiels au comptoir de l'aéroport prenaient 175000 roupies je crois, mais si vous marchez un petit peu, vous serez accosté par plein de mecs qui vous proposent de vous emmener et ouverts à la discussion. Je vous précise que ni ma chérie ni moi ne sommes doués pour marchander. Arrivée à UBUD après 2 heures de route environ. En chemion nous avions passé un coup de fils dans plusieurs hôtels que nous avions selectionné, mais ils étaient complets. Alors après un coup d'oeil dans le guide, nous avons opté pour KETUT'S PLACE à 300 000 roupies la nuit.L'hoetel est en bordure de vallée, il s'agit d'une habitation typiquement balinaise. Les chambres sont spacieuses et propres et l'hôtel organise deux fois par semaine un buffet balinais. Ca tombe bien, il y en avait un le soir de notre arrivée, nous avons donc commencé notre séjour par une orgie... Dodo très tôt et reveil tardif le lendemain 06/09. Visite d'UBUD (temples, marché...) et en route pour une ballade décrite dans le lonely, dont je ne me souviens plus du nom. Pour info, cette ballade n'était pas top, elle commence bien, mais l'itinéraire est pas super précis et ça finit par de la route. 07/09: Location d'une moto automatique (on l'a prise pour 3 jours, à 40000 roupies par jour assurance au 1/3 comprise) et en route pour le PURA TANAH LOT, sur la côte ouest. Découverte des rizières et des marchés locaux. Découverte aussi de l'approximation de la signalisation, mais on s'est pas trop perdu. 08/09: Départ pour jatilui depuis ubud, c'est vraiment très agréable de se perdre sur les routes secondaires. La région de jatilui est superbe, le paysage y est sculpté par les rizières. Nuit au PRANA DEWI montain resort. C'est un hôtel absolument magnifique, avec des villas privatives de très bon goût, à l'intèrieur tout en bois précieux et à la salle de bain à l'air libre. Nuit à 46 dollars, c'était le prix annoncé au téléphone, et quand ils nous ont attribué la villa, ils nous ont en ont donné une de catégorie supèrieure...tout bénèf donc. 09/09; visite du temple à proximité de l'hôtel puis route jusqu'à munduk. C'est là qu'on s'aperçoit que les routes peuvent avoir un pourcentage de pente vachement important!!🤪 Retour à UBUD et dernière nuit sur place. Le taux de change étant moins interessant à LOMBOK, on a changé tous nos euros à UBUD. (à lombok, c'était plutôt autour d'un euro= 12500 roupies voires moins) 10/09 au 13/09: Départ le matin tôt pour PADANGBAIfert en speed boat (600 000 roupies par pers/ je crois) pour GILI TRAWANGAN. Traversée en 1h30 environ. je pense que c'est la meilleure solution pour se rendre aux gilis, c'est la plus simple en tous cas, mais aussi la plus chère. Le prix comprend bien sûr le transfert UBUD/PADANGBAI. Arrivée à TRAWANGAN et recherhce d'un logement de charme, que nous ne trouvons pas et nous décidons donc de nous rendre à GILI MENO, ce qui était notre idée d'origine. Après avoir mal négocié auprès des locaux nous faisons la traversée jusqu'à MENO (je préfère pas vous dire combien on a payé, mais ça nous a évité d'attendre la navette qui fait toutes les îles et qui ne partaient que 03 heures après notre arrivée.) On a fait tous les hôtels de MENO, et finalement on s'est installé dans la partie NORD OUEST de l'île, dans une petite chambre au 2ème étage d'une maison traditionnelle. L'hôtel a été crée par un japonais et est très écolo. 150 000 roupies la nuit. La plage qui borde l'hôtel donne sur un récif coralien idéal pour le snorkling, mais pas très confortable pour les pieds. Le resto de l'hôtel est pas top, nous prenons nos quartiers au café DIANA qui se trouve à 200 mètres de l'hôtel. Personnel super sympa et bouffe d'un super rapport qualité prix.De plus, couchers de soleil de rêve sur le GUNUNG AGUNG. Durant notre séjour sur MENO, nous avons fait de la plongée, sur des spots plutôt pas mal. En discutant avec un des gars du café, nous avons pu organiser notre trek pour le RINJANI car il avait un membre de sa famille (ou peut-être juste une vague connaissance) qui organisait ces treks depuis de nombreuses années. Nous pensions que c'était un bon plan, mais avec le recul, on s'est un peu fait enfler. Je vous explique: Nous avons opté pour un TREK 2 jours une nuit. Il n'était pas question d'aller jusqu'au sommet, mais seulement jusqu'au cratère. Il nous fallait également le transfert de meno jusqu'à SENARU.Puis, après le trek, le transfert de SENARU jusqu'à KUTA LOMBOK. Il n'y a eu aucun problème d'organisation, nous n'étions que ma chérie et moi avec un guide et un porteur. Le hic, c'est que ça nous a coûté 1 500 000 roupies par personne, ce qui me semble très cher, bien que notre "intermédiaire" nous ait juré que c'était un bon prix. 13/09: transfert meno/senaru, découverte de senaru et des cascades. Le guide était compris dans notre package, même si un guide n'est pas vraiment nécéssaire pour faire les cascades. (baignade inoubliable néanmoins). Nuit dans un hôtel abominable (Après discussions, l'organisateur du trek a accepté que l'on soit surclassé dans une chambre de catégorie supèrieure, je vous explique pas la tronche de la chambre...). 14/09 départ pour le cratère du rinjani, 6 heures de montée et 2000 mètres de dénivelé. Vision extraordinaire lorsque l'on débouche sur le cratère, c'est vraiment super impressionnant. Le temps se couvre, mais on bénéficie d'un beau coucher de soleil, qui nous permet d'apercevoir le GUNUNG AGUNG de BALI et de couleurs magnifiques sur le cratère. Le vent se lève et commence à souffler super fort. La nuit va être agitée (enfin surtout la tente...) Mais nos guides nous ont trouvé le seul endroit un peu protègé. Resultat, le matin, les dix tentes qui nous entrourent se sont plus ou moins envolées, alors que la notre est intact!😛 15/09. Départ le matin et redescente sur SENARU. 4 heures, les muscles fatiguent et les courbatures promettent d'être douloureuses.(en fait, elles seront affreuses et ne nous quitterons qu'après 3 jours de souffrance..) Arrivée à SENARU en fin de matinée, dernière baignade dans les canaux d'irriguation ey départ pour KUTA que nous atteignons après 04 heures de route. Après les deux nuits que nous venons de passer, nous optons pour le NOVOTEL de KUTA. Il est bien situé, la plage est très sympa. Seul point noir, il est un peu vieillissant et NOVOTEL attend vraissemblablement l'année prochaine pour entamer un ravalement complet.(qui correspondra peu ou prou avec l'ouverture de l'aéroport international) Celà reste quand même un hôtel de bonne qualité. Nous optons pour une chambre standard qui donne sur la lagune (qui n'est lagune que 4 heures par jour environ, à marée haute). Nous négocions la nuit à 80 dollars US la chambre au lieu de 100. nous y resterons 4 nuits. On a pas mal dépensé à KUTA, car on s'est fait faire des soins au SPA du NOVOTEL, on a fait une journée plongée et on a pris une leçon de surf. On a également loué une moto non automatique pour 30 000 roupies par jour sans assurance (apparamment, ils ne connaissent pas l'assurance là bas). On explore les environs de KUTA, la côte est déchiquetée et magnifique, les plages y sont superbes. On a dépensé ce qui restait de nos 1500 euros, qui nous ont quand même permis de tenir 15 jours là bas à deux, tout compris et sans se priver. 19/09. On s'envole de LOMBOK pour BALI. Le prix du billet d'avion par personne est de l'ordre de 440 000 roupies. On est allé en taxi de KUTA à MATARAM (le même chauffeur que celui qui nous avait emmené de SENARU, transfert pour 90 000 roupies je crois). 30 minutes de vol dans un petit avions bi-moteur à hélice. Ensuite, 3 heures d'attente à BALI et départ pour KUALA LUMPUR. 6 heures de transit, on en a profité pour aller faire un petit coucou et un peu de shopping aux tours PETRONAS. Puis envol pour paris où nous arrivons le 20/09 au petit matin...qu'il fait froid!!
Quelques impressions: Les paysages indonésiens sont magnifiques, les gens super souriants, et c'est vraiment une destination de rêve... Seuls hics:On a parfois l'impression d'être des porte-monnaies sur patte, et on ne sait évidemment jamais si on pait vraiment le "juste prix" (n'est ce pas philippe risoli). Mais bon, vu le taux de change, il est parfois délicat de négocier pour économiser 2 euros...Les vendeurs ambulants de KUTA sont super collants...en même temps, ils n'hésitent pas à répondre franchement aux questions qu'on leur pose, et retrouvent alors leurs âmes d'enfants...
A plus pour un prochanin voyage, si vous avez des questions ou des remarques, n'hésitez pas.
Nos GUIDES: Le LONELY PLANET, un guide HACHETTE, le petit futé Départ de PARIS le 04/09 à 12h00, voyage avec MALAYSIA AIRLINES (billet aller retour à 1080 euros par pers.)L'avion est à moitié vide (ou à moitié plein, comme vous voulez). Nous disposons donc de 5 sièges pour nous deux ce qui nous permet de voyager assez confortablement. Arrivée à 06h00 à kuala lumpur et transit de 3 heures, pour une arrivée finale à Denpasar le vendredi 05/09 à 12h et quelques. A l'aéroport, le taux de change est de 13250 roupies pour un euro. Petite précision, nous avions 1500 euros en liquide, pas de dollar ni de traveller, mais l'oeil aux aguets!!😉 Nous n'avons bien sûr, pas tout changé d'un coup. Toujours pour info, les banques font du change au taux officiel et plus interessant, le problème étant leus heures d'ouvertures et leur rareté (du moins à UBUD) Départ pour UBUD en taxi pour 130 000 roupies.Les taxis officiels au comptoir de l'aéroport prenaient 175000 roupies je crois, mais si vous marchez un petit peu, vous serez accosté par plein de mecs qui vous proposent de vous emmener et ouverts à la discussion. Je vous précise que ni ma chérie ni moi ne sommes doués pour marchander. Arrivée à UBUD après 2 heures de route environ. En chemion nous avions passé un coup de fils dans plusieurs hôtels que nous avions selectionné, mais ils étaient complets. Alors après un coup d'oeil dans le guide, nous avons opté pour KETUT'S PLACE à 300 000 roupies la nuit.L'hoetel est en bordure de vallée, il s'agit d'une habitation typiquement balinaise. Les chambres sont spacieuses et propres et l'hôtel organise deux fois par semaine un buffet balinais. Ca tombe bien, il y en avait un le soir de notre arrivée, nous avons donc commencé notre séjour par une orgie... Dodo très tôt et reveil tardif le lendemain 06/09. Visite d'UBUD (temples, marché...) et en route pour une ballade décrite dans le lonely, dont je ne me souviens plus du nom. Pour info, cette ballade n'était pas top, elle commence bien, mais l'itinéraire est pas super précis et ça finit par de la route. 07/09: Location d'une moto automatique (on l'a prise pour 3 jours, à 40000 roupies par jour assurance au 1/3 comprise) et en route pour le PURA TANAH LOT, sur la côte ouest. Découverte des rizières et des marchés locaux. Découverte aussi de l'approximation de la signalisation, mais on s'est pas trop perdu. 08/09: Départ pour jatilui depuis ubud, c'est vraiment très agréable de se perdre sur les routes secondaires. La région de jatilui est superbe, le paysage y est sculpté par les rizières. Nuit au PRANA DEWI montain resort. C'est un hôtel absolument magnifique, avec des villas privatives de très bon goût, à l'intèrieur tout en bois précieux et à la salle de bain à l'air libre. Nuit à 46 dollars, c'était le prix annoncé au téléphone, et quand ils nous ont attribué la villa, ils nous ont en ont donné une de catégorie supèrieure...tout bénèf donc. 09/09; visite du temple à proximité de l'hôtel puis route jusqu'à munduk. C'est là qu'on s'aperçoit que les routes peuvent avoir un pourcentage de pente vachement important!!🤪 Retour à UBUD et dernière nuit sur place. Le taux de change étant moins interessant à LOMBOK, on a changé tous nos euros à UBUD. (à lombok, c'était plutôt autour d'un euro= 12500 roupies voires moins) 10/09 au 13/09: Départ le matin tôt pour PADANGBAIfert en speed boat (600 000 roupies par pers/ je crois) pour GILI TRAWANGAN. Traversée en 1h30 environ. je pense que c'est la meilleure solution pour se rendre aux gilis, c'est la plus simple en tous cas, mais aussi la plus chère. Le prix comprend bien sûr le transfert UBUD/PADANGBAI. Arrivée à TRAWANGAN et recherhce d'un logement de charme, que nous ne trouvons pas et nous décidons donc de nous rendre à GILI MENO, ce qui était notre idée d'origine. Après avoir mal négocié auprès des locaux nous faisons la traversée jusqu'à MENO (je préfère pas vous dire combien on a payé, mais ça nous a évité d'attendre la navette qui fait toutes les îles et qui ne partaient que 03 heures après notre arrivée.) On a fait tous les hôtels de MENO, et finalement on s'est installé dans la partie NORD OUEST de l'île, dans une petite chambre au 2ème étage d'une maison traditionnelle. L'hôtel a été crée par un japonais et est très écolo. 150 000 roupies la nuit. La plage qui borde l'hôtel donne sur un récif coralien idéal pour le snorkling, mais pas très confortable pour les pieds. Le resto de l'hôtel est pas top, nous prenons nos quartiers au café DIANA qui se trouve à 200 mètres de l'hôtel. Personnel super sympa et bouffe d'un super rapport qualité prix.De plus, couchers de soleil de rêve sur le GUNUNG AGUNG. Durant notre séjour sur MENO, nous avons fait de la plongée, sur des spots plutôt pas mal. En discutant avec un des gars du café, nous avons pu organiser notre trek pour le RINJANI car il avait un membre de sa famille (ou peut-être juste une vague connaissance) qui organisait ces treks depuis de nombreuses années. Nous pensions que c'était un bon plan, mais avec le recul, on s'est un peu fait enfler. Je vous explique: Nous avons opté pour un TREK 2 jours une nuit. Il n'était pas question d'aller jusqu'au sommet, mais seulement jusqu'au cratère. Il nous fallait également le transfert de meno jusqu'à SENARU.Puis, après le trek, le transfert de SENARU jusqu'à KUTA LOMBOK. Il n'y a eu aucun problème d'organisation, nous n'étions que ma chérie et moi avec un guide et un porteur. Le hic, c'est que ça nous a coûté 1 500 000 roupies par personne, ce qui me semble très cher, bien que notre "intermédiaire" nous ait juré que c'était un bon prix. 13/09: transfert meno/senaru, découverte de senaru et des cascades. Le guide était compris dans notre package, même si un guide n'est pas vraiment nécéssaire pour faire les cascades. (baignade inoubliable néanmoins). Nuit dans un hôtel abominable (Après discussions, l'organisateur du trek a accepté que l'on soit surclassé dans une chambre de catégorie supèrieure, je vous explique pas la tronche de la chambre...). 14/09 départ pour le cratère du rinjani, 6 heures de montée et 2000 mètres de dénivelé. Vision extraordinaire lorsque l'on débouche sur le cratère, c'est vraiment super impressionnant. Le temps se couvre, mais on bénéficie d'un beau coucher de soleil, qui nous permet d'apercevoir le GUNUNG AGUNG de BALI et de couleurs magnifiques sur le cratère. Le vent se lève et commence à souffler super fort. La nuit va être agitée (enfin surtout la tente...) Mais nos guides nous ont trouvé le seul endroit un peu protègé. Resultat, le matin, les dix tentes qui nous entrourent se sont plus ou moins envolées, alors que la notre est intact!😛 15/09. Départ le matin et redescente sur SENARU. 4 heures, les muscles fatiguent et les courbatures promettent d'être douloureuses.(en fait, elles seront affreuses et ne nous quitterons qu'après 3 jours de souffrance..) Arrivée à SENARU en fin de matinée, dernière baignade dans les canaux d'irriguation ey départ pour KUTA que nous atteignons après 04 heures de route. Après les deux nuits que nous venons de passer, nous optons pour le NOVOTEL de KUTA. Il est bien situé, la plage est très sympa. Seul point noir, il est un peu vieillissant et NOVOTEL attend vraissemblablement l'année prochaine pour entamer un ravalement complet.(qui correspondra peu ou prou avec l'ouverture de l'aéroport international) Celà reste quand même un hôtel de bonne qualité. Nous optons pour une chambre standard qui donne sur la lagune (qui n'est lagune que 4 heures par jour environ, à marée haute). Nous négocions la nuit à 80 dollars US la chambre au lieu de 100. nous y resterons 4 nuits. On a pas mal dépensé à KUTA, car on s'est fait faire des soins au SPA du NOVOTEL, on a fait une journée plongée et on a pris une leçon de surf. On a également loué une moto non automatique pour 30 000 roupies par jour sans assurance (apparamment, ils ne connaissent pas l'assurance là bas). On explore les environs de KUTA, la côte est déchiquetée et magnifique, les plages y sont superbes. On a dépensé ce qui restait de nos 1500 euros, qui nous ont quand même permis de tenir 15 jours là bas à deux, tout compris et sans se priver. 19/09. On s'envole de LOMBOK pour BALI. Le prix du billet d'avion par personne est de l'ordre de 440 000 roupies. On est allé en taxi de KUTA à MATARAM (le même chauffeur que celui qui nous avait emmené de SENARU, transfert pour 90 000 roupies je crois). 30 minutes de vol dans un petit avions bi-moteur à hélice. Ensuite, 3 heures d'attente à BALI et départ pour KUALA LUMPUR. 6 heures de transit, on en a profité pour aller faire un petit coucou et un peu de shopping aux tours PETRONAS. Puis envol pour paris où nous arrivons le 20/09 au petit matin...qu'il fait froid!!
Quelques impressions: Les paysages indonésiens sont magnifiques, les gens super souriants, et c'est vraiment une destination de rêve... Seuls hics:On a parfois l'impression d'être des porte-monnaies sur patte, et on ne sait évidemment jamais si on pait vraiment le "juste prix" (n'est ce pas philippe risoli). Mais bon, vu le taux de change, il est parfois délicat de négocier pour économiser 2 euros...Les vendeurs ambulants de KUTA sont super collants...en même temps, ils n'hésitent pas à répondre franchement aux questions qu'on leur pose, et retrouvent alors leurs âmes d'enfants...
A plus pour un prochanin voyage, si vous avez des questions ou des remarques, n'hésitez pas.
Bonjour,
Je pars à Bali dans un peu moins de 10 jours, pour une durée de 15 jours (arrivée le 4 septembre, retour le 19). J'ai préparé mon itinéraire, avec quelques petites questions, si vous pouvez me donner quelques conseils
J1 à J3 : Hôtel à Kuta, j'ai réservé à l'hôtel Sorga pour être tranquille en arrivant
De cet endroit : visite de la presqu'île de Bukit avec le temple d'Uluwathu et plage environnantes et visite du temple de Tanah lot
On veut se poser un peu au début mais possible que l'on reporte la partie "sud d'Ubud" (car Ubud me paraît un peu chargé)
J4 : Munduk Sur la route entre Kuta et Munduk : Mengwi (temple Taman Ayun) + Jatiluwih Je pense faire le trajet en voiture avec chauffeur pour pouvoir s'arrêter en chemin : quel rix peut-on avoir ? Sinon Munduk est-il bien desservi en transport en commun ? Logement en losmen : j'ai repéré Made Homestay ou Guru Ratna Homestay, avez vous des retours sur ces deux lieux ?
Lendemain : Randonnée vers Bedugul et les lacs de Tamblingan et Bratan + Temple Ulun Danau Bratau (ou sur la route en y allant)
J6 à J8 : Ubud J'ai du mal à m'y retrouver avec les logements, avez vous des adresses d'hôtel avec une petite piscine, propre à moins de 20€ ? Vistes : - Sud : Batubulan (danse) + Sukawati (marché) + Mas (bébé en bronze) - Das la ville : Neka Museum + Puri Lukasse - Environs directs : rizières + rafting =) quels tarifs pour faire du rafting ? + Bedulu (Goa Gandja + Yeh Puluh) + Pejeng (rizières + Pura Penataran Sasih) Parmi ces endroits, quels sont ceux à ne pas rater
J10 : ascension du Mont Batur : vaut-il mieux dormir sur place ou partir d'Ubud ? Combien pour une excursion d'Ubud et peut on trouver un chauffeur qui nous amène au Mont Batur, nous fait la rando puis nous amène à Ahmed ?
En allant vers le mont Batur : - Sur le même route (aller) : Bangli + Tampasksiring (source de Tirta Empul + Gunug Kawi) - Retour : Pujung (bains) + Tegallalang (vue de rizières en terasses) Si je ne dois faire qu'une des deux routes, que vaut-il mieux voir ?
Après l'ascension : Kintamani + temple de Besakih en allant vers Ahmed (si on trouve une voiture avec chauffeur) Est-il facile de trouver un véhicule pour aller du Mont Batur à Ahmed ?
J11 à J12 : Ahmed Baptême de plongée
J'ai repéré ces hôtels : Hotel Prema Liong, Bayu Cottages, Wawawewe II, Three Brothers =) avez vous des retours, une comparaison de ces hôtels (si possible toutjours avec piscine et moins de 20€)
En allant vers Padang Bai : Tirtaganga - Palais aquatique + rizières
Nuit à Padang Bai pour départ Gili en fast Boat
J13 à J15 : îles Gili =) me conseillez vous plutôt Gili Air ou Gili Trawangan ? Des hôtels à me conseiller (toujours dans la même gamme de prix)
J16 : Nuit à Jimbaran ou Sidemen (un conseil entre les deux ?) pour départ à 16h de l'aéroport de Denpasar
Pensez-vous que ce programme soit complet ? Est-ce que je rate quelque chose d'indispensable ?
Merci de votre aide!
J4 : Munduk Sur la route entre Kuta et Munduk : Mengwi (temple Taman Ayun) + Jatiluwih Je pense faire le trajet en voiture avec chauffeur pour pouvoir s'arrêter en chemin : quel rix peut-on avoir ? Sinon Munduk est-il bien desservi en transport en commun ? Logement en losmen : j'ai repéré Made Homestay ou Guru Ratna Homestay, avez vous des retours sur ces deux lieux ?
Lendemain : Randonnée vers Bedugul et les lacs de Tamblingan et Bratan + Temple Ulun Danau Bratau (ou sur la route en y allant)
J6 à J8 : Ubud J'ai du mal à m'y retrouver avec les logements, avez vous des adresses d'hôtel avec une petite piscine, propre à moins de 20€ ? Vistes : - Sud : Batubulan (danse) + Sukawati (marché) + Mas (bébé en bronze) - Das la ville : Neka Museum + Puri Lukasse - Environs directs : rizières + rafting =) quels tarifs pour faire du rafting ? + Bedulu (Goa Gandja + Yeh Puluh) + Pejeng (rizières + Pura Penataran Sasih) Parmi ces endroits, quels sont ceux à ne pas rater
J10 : ascension du Mont Batur : vaut-il mieux dormir sur place ou partir d'Ubud ? Combien pour une excursion d'Ubud et peut on trouver un chauffeur qui nous amène au Mont Batur, nous fait la rando puis nous amène à Ahmed ?
En allant vers le mont Batur : - Sur le même route (aller) : Bangli + Tampasksiring (source de Tirta Empul + Gunug Kawi) - Retour : Pujung (bains) + Tegallalang (vue de rizières en terasses) Si je ne dois faire qu'une des deux routes, que vaut-il mieux voir ?
Après l'ascension : Kintamani + temple de Besakih en allant vers Ahmed (si on trouve une voiture avec chauffeur) Est-il facile de trouver un véhicule pour aller du Mont Batur à Ahmed ?
J11 à J12 : Ahmed Baptême de plongée
J'ai repéré ces hôtels : Hotel Prema Liong, Bayu Cottages, Wawawewe II, Three Brothers =) avez vous des retours, une comparaison de ces hôtels (si possible toutjours avec piscine et moins de 20€)
En allant vers Padang Bai : Tirtaganga - Palais aquatique + rizières
Nuit à Padang Bai pour départ Gili en fast Boat
J13 à J15 : îles Gili =) me conseillez vous plutôt Gili Air ou Gili Trawangan ? Des hôtels à me conseiller (toujours dans la même gamme de prix)
J16 : Nuit à Jimbaran ou Sidemen (un conseil entre les deux ?) pour départ à 16h de l'aéroport de Denpasar
Pensez-vous que ce programme soit complet ? Est-ce que je rate quelque chose d'indispensable ?
Merci de votre aide!
Bonjour,
Mon ami et moi-même envisageons de partir à Bali en septembre 2012 (certainement du 1er au 15). Nous nous sommes déjà un peu renseigné sur cette destination, acheté le guide Lonely Planet parcouru quelques forums... Mais nous souhaiterions avoir les conseils de voyageurs et/ou résidents balinais pour préparer au mieux notre voyage. Voici donc les questions que nous nous posons actuellement:
Vols: après de nombreuses recherches sur les comparateurs de vols, nous avons trouvé quasiment que des vols à 2 escales, alors que d'après ce que nous avons pu lire on trouve facilement des vols avec 1escale (kuala lumpur généralement), savez-vous quelle compagnie propose 1 seule escale? je me demande s'il ne vaut pas mieux de réserver directement Paris-KL, puis KL-Denpasar? et tout cela au meilleur prix bien sûr?
Où aller ? : nous souhaiterions visité quelques temples, la ville de Ubud, et un endroit idyllique pour se poser sur la plage et faire de la plongée (pour cette dernière activité nous avions pensé aux îles Gili, mais laquelle choisir ?), nous souhaiterions éventuellement faire une petite excursion d’une journée sur un volcan, mais lequel?
Hôtel : Nous nous demandons s’il vaut mieux réserver un hôtel à des endroits différents en fonction de ce qu’on souhaite visiter, ou si réserver un hôtel dans le centre de l’île permet aisément d’accéder aux différents points intéressants de l’île ? Nous avons également entendu parler de taxe au niveau des hôtels ? de quoi s’agit-il ? Si vous avez des bonnes adresses d’hôtels à 50€ max ? nous sommes preneurs ! J
Transport : Quel moyen de transport est le plus pratique (et peu cher) pour se déplacer à Bali ? Et globalement, quel budget peut-on prévoir pour un séjour de 15 jours ?
Merci d'avance!!
Béatrice
Mon ami et moi-même envisageons de partir à Bali en septembre 2012 (certainement du 1er au 15). Nous nous sommes déjà un peu renseigné sur cette destination, acheté le guide Lonely Planet parcouru quelques forums... Mais nous souhaiterions avoir les conseils de voyageurs et/ou résidents balinais pour préparer au mieux notre voyage. Voici donc les questions que nous nous posons actuellement:
Vols: après de nombreuses recherches sur les comparateurs de vols, nous avons trouvé quasiment que des vols à 2 escales, alors que d'après ce que nous avons pu lire on trouve facilement des vols avec 1escale (kuala lumpur généralement), savez-vous quelle compagnie propose 1 seule escale? je me demande s'il ne vaut pas mieux de réserver directement Paris-KL, puis KL-Denpasar? et tout cela au meilleur prix bien sûr?
Où aller ? : nous souhaiterions visité quelques temples, la ville de Ubud, et un endroit idyllique pour se poser sur la plage et faire de la plongée (pour cette dernière activité nous avions pensé aux îles Gili, mais laquelle choisir ?), nous souhaiterions éventuellement faire une petite excursion d’une journée sur un volcan, mais lequel?
Hôtel : Nous nous demandons s’il vaut mieux réserver un hôtel à des endroits différents en fonction de ce qu’on souhaite visiter, ou si réserver un hôtel dans le centre de l’île permet aisément d’accéder aux différents points intéressants de l’île ? Nous avons également entendu parler de taxe au niveau des hôtels ? de quoi s’agit-il ? Si vous avez des bonnes adresses d’hôtels à 50€ max ? nous sommes preneurs ! J
Transport : Quel moyen de transport est le plus pratique (et peu cher) pour se déplacer à Bali ? Et globalement, quel budget peut-on prévoir pour un séjour de 15 jours ?
Merci d'avance!!
Béatrice
Bonjour à tous,
Voilà, nous comptons partir en voyage de noces debut juillet mais nous hésitons énormément sur la destination.
Nous aimerions partir en Asie, dans un endroit complétement dépaysant, . Ce qui nous intéresse avant tout ce sont les curiosités naturelles. les paysages grandioses. On nous a parlé d'un circuit de 15 jours à Bali. Qu'en pensez vous. Est ce un endroit paradisiaque?
Merci de nous aider, il serait temps de réserver!
Thems
Voilà, nous comptons partir en voyage de noces debut juillet mais nous hésitons énormément sur la destination.
Nous aimerions partir en Asie, dans un endroit complétement dépaysant, . Ce qui nous intéresse avant tout ce sont les curiosités naturelles. les paysages grandioses. On nous a parlé d'un circuit de 15 jours à Bali. Qu'en pensez vous. Est ce un endroit paradisiaque?
Merci de nous aider, il serait temps de réserver!
Thems
Bonjour,
Je suis émerveillée par toutes vos experiences en Indonésie. Notre famille est facinée pour découvrier le nord de l'indonésie en 15 jours, et prevoyons en familles parents + 3 enfants 13, 9, 4 ans a aller a banda aceh puis Pullau weh. On se demande s'il y a des endroits adaptés àux ages de nos enfants dans la mesure ou nous ne sommes pas des spécialistes de la plongée.( une crique nous suffit..😏) De même, s'il est possible de pousser medan ou padang si c'est faisable en 15 jours à partir de 05 juillet. Auriez vous des contacts, endroits ou dormir , et tout bon plan, notre budget est très serré , soit 150000 rp/nuit hebergement, je ne sais pas si c'est ok pour 5 personnes, je n'ai pas compter nourriture , transport.... Certaines villes telles Bandar Aceh ( eau transparente), region batak, bukittinggi, iles Nias... que j'ai relevé des forums nous font rêver.... Prix logement, transport est ce simple ??? Votre aide nous sera précieuse et vous remercions pour vos lumières!!
😏
Je suis émerveillée par toutes vos experiences en Indonésie. Notre famille est facinée pour découvrier le nord de l'indonésie en 15 jours, et prevoyons en familles parents + 3 enfants 13, 9, 4 ans a aller a banda aceh puis Pullau weh. On se demande s'il y a des endroits adaptés àux ages de nos enfants dans la mesure ou nous ne sommes pas des spécialistes de la plongée.( une crique nous suffit..😏) De même, s'il est possible de pousser medan ou padang si c'est faisable en 15 jours à partir de 05 juillet. Auriez vous des contacts, endroits ou dormir , et tout bon plan, notre budget est très serré , soit 150000 rp/nuit hebergement, je ne sais pas si c'est ok pour 5 personnes, je n'ai pas compter nourriture , transport.... Certaines villes telles Bandar Aceh ( eau transparente), region batak, bukittinggi, iles Nias... que j'ai relevé des forums nous font rêver.... Prix logement, transport est ce simple ??? Votre aide nous sera précieuse et vous remercions pour vos lumières!!
😏

Bonjour,
Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un séjour de 3 semaines effectué du 6 au 29 juillet 2012.
Participants: famille de 6 personnes entre 26 et 58 ans. Organisation : agence belge Déplacements : avion, train, van avec chauffeur Climat : chaud et humide, quelques jours de pluie à Sumatra et Bali mais pas de manière continue, ciel souvent nuageux.
Nos coups de cœur :
Sumatra : - le parc Gunung Lauser pour les orangs-outangs et autres singes - les maisons batak
Java : - les temples de Borobudur et Pranbanan - le wayang kulit, théâtre d’ombre au Sono Budojo à Jogjakarta - le lever du soleil au Bromo
Bali : - le temple de Gunung Kawi (the Rocky Temple) - le temple de Pura Gunung Kawi Sebaty (the Holy Spring Temple) - plongée sur l’épave du Liberty à Tulamben - le temple de Lempuyang
Observation : - Les indications sur les logements datant de 2012, elles ne sont probablement plus d’actualité, comme certains renseignements pratiques.
Jour 1 : Bruxelles - Singapour a.m. : Vol pour Francfort. p.m. : Vol pour Singapour
Le vol pour Singapour s’effectue en A 380 (12h).C’est la première fois que nous prenons cet avion avec ses ailes courtes et sa grosse tête qui lui donne un air de cachalot. Quand on y entre, on ne se rend pas compte de son volume car l’espace est fort compartimenté.

Jour 2 : Singapour – Medan – Bukit Lawang (Sumatra) a.m. : - Vol de Singapour à Medan p.m. : - route pour Bukit Lawang - nuit à Bukit Lawang
Arrivée à Singapour à 6h30 où nous n’avons que 50 mn pour prendre l’avion pour Medan (Sumatra). C’est évidemment trop peu mais l’avion nous attend et, apparemment, les bagages aussi. Beau temps à Singapour mais vol au-dessus des nuages. Comme on fait notre entrée en Indonésie à Medan, il faut demander un visa. Il n’y a qu’un seul guichet et ça n’avance pas. Un second guichet s’ouvre mais on nous dit qu’il faut passer par le 1er pour acheter le visa et par le 2d pour le cachet ! Ensuite, passage à l’immigration et, enfin, on peut aller chercher nos valises. Enfin, c’est ce qu’on croit, car de valises, il n’y en a guère. Aucune à nous ! On passe alors un temps fou à déclarer la « perte ». Les guides d’Indonésie signalent que les choses ne s’y passent jamais comme prévu et qu’il faut rester zen. On l’a vite constaté. Les valises devraient arriver par le vol suivant. Enfin, on sort avec notre guide, Elie, parlant français, et on s’installe dans notre van avec son chauffeur, direction le parc des orangs-outangs de Gunung Lauser. Medan est une ville très animée de 3 millions d’habitants où le trafic est épouvantable. D’avion, ça n’avait pas l’air très exotique mais, dans les rues, c’est bien différent. Tout est déglingué, il y a plein de petites échoppes, des énormes panneaux fleuris pour annoncer des événements, des becacs (prononcer bétchac), sortes de vélotaxis. C’est assez pittoresque et il y a de quoi voir. Pareil en dehors de Medan. On traverse ensuite une énorme forêt de palmiers, bien plantés et rangés dont on coupe les grappes de fruits pour en faire de l’huile. On voit d’ailleurs plein de camions débordant de ces fruits. Le paysage devient de plus en plus vert, se vallonne et on aperçoit les montagnes. Au bord de la route, quelques petites « paillottes » en pagodes. Après 3h de route, on entre dans le parc de Gunung Lauser où se trouve notre hôtel que nous croyions perdu au milieu de nulle part et pas touristique. Un monde fou ! C’est samedi et le début des vacances indonésiennes. Bukit Lawang est un lieu de villégiature pour les Indonésiens qui s’y rassemblent, s’y baignent (les femmes tout habillées) et font du rafting sur de grosses bouées. Plein de boutiques et de petits bistrots. Déjeuner dans un bistrot de l’autre côté de la rivière.


On gagne alors notre hôtel à pied car aucune route n’y mène. Le temps qu’on boive le verre d’accueil, il se met à pleuvoir. Impossible d’aller voir nourrir les orangs-outangs comme prévu, d’autant plus qu’on n’est pas très équipés sans nos valises. Assez épuisés, on s’installe dans nos chambres, un peu sombres mais avec hamac sur la terrasse et vue sur la rivière. Des macaques se promènent sur les toits, fréquentent beaucoup la terrasse de notre fille et entrent même dans sa chambre par une toute petite ouverture dans la fenêtre ! Ça nous fait du spectacle. Il pleut de plus belle et l’orage gronde.



C’est au moment où nous allons dîner que nos valises arrivent, amenées à pied par des porteurs. Ouf ! Au menu : nasi-goreng, satés, poulet, chips. Pas mauvais. On va enfin pouvoir prendre une bonne douche … mais sans eau chaude, ni essuie, ni savon. Heureusement que nous avions prévu ça, de même que les « sacs à viande » car il n’y a pas vraiment de draps. Nuit au « Sam’s Bungalows », très simple, avec lit à baldaquin fermé par une moustiquaire et ventilateur bienvenu car il faut fermer portes et fenêtres, salle de bain originale.
Cher Alan
A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂
1 mois chez les Sasaks, à Lombok
Préambule
C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.
Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !
J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂
Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...
Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏
J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.
Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂
Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)
La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉
Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.
J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.
Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.
J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛
A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…
J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !
A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…
J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.
Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »
Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »
Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…
Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement.
Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »
Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁
Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.
Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎
Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.
Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛
La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte.
Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun. 
Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎
Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.
Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕
La plage est magnifique....
avec ces bateaux colorés
et ses habitants qui adorent se faire photographier !
Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère.
« Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle »
« M’en fous ! »
C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !
En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐
« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)
Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪
Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…
Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »
C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »
Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !
Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »
Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…
Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂
Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…
Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.
Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».
En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »
Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…
Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪
Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.
Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? »
« T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »
Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏
En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…
Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠
Ouf ! le scooter redémarre…
Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »
Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage
ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique 
Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂
Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…

et désertes ! Enfin presque 🙂
Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.
Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂

Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !
Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…
J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »
En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂
Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)
La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation

Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet

Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂
Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...

Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!

Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂
Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »
Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂
Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...
Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪
Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !

Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...
Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »
Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴☠️
Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)
J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏
Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »
Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉
Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪
C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂
Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu
L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…
Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »
Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂
Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.
C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac

et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !

Tiens, un mariage !
Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...
Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"
Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂
Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...
Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...
Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !
Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…
Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !
Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…
En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.
Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪
Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…
Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »
Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂
Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴☠️
Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎
Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.
En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »
Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...
Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…
Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉
Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !
La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕
Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »
Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛
Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…
Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.
« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»
Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…
Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »
Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…
En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂
Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…
A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪
Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛
Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits
et les marchandes de poisson
Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok
mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks
Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…
Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.
Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin
La route continue à monter à travers la forêt
pour atteindre le sommet
puis redescendre pour atteindre la côte Nord.
Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.
Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...
Aahhh la couleur de l’eau
la belle plage de sable blanc
les couchers de soleil
les sorties de snorkeling
tout baigne quoi !
A suivre... La suite est un peu plus bas...
A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂
1 mois chez les Sasaks, à Lombok
Préambule
C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !
J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂
Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...

Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏
J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.
Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂
Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)
La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉
Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.
Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.
J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛
A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…
J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !
A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…
J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.
Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »
Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »
Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…
Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement.
Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »
Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁

Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.
Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎

Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.
Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛
La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte.
Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun. 
Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎
Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.
Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕
La plage est magnifique....

avec ces bateaux colorés
et ses habitants qui adorent se faire photographier !
Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère.
« Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle »
« M’en fous ! »C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !
En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐
« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)

Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪
Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…
Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »
C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »
Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !
Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »
Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…
Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂

Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…
Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.
Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».
En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »
Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…
Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪
Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.
Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? »
« T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏
En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…
Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠

Ouf ! le scooter redémarre…
Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »
Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage
ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique 
Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂
Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…

et désertes ! Enfin presque 🙂

Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.
Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂

Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !
Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…
J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »
En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂
Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)
La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation

Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet

Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂
Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...

Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!

Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂
Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »
Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂
Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...
Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪
Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !

Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...
Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »
Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴☠️
Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)
J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏
Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »
Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉
Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪
C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂
Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu

L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…
Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »
Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂
Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.

C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac

et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !

Tiens, un mariage !

Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...
Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"
Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂
Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...
Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...
Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !

Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…

Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !
Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…
En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.
Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪
Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…
Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »
Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂
Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴☠️
Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎
Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.
En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »
Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...

Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…
Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉

Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !

La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕

Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »
Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛

Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…

Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.
« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»
Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…
Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »

Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…
En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂
Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…
A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪
Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛
Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits

et les marchandes de poisson

Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok

mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks

Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…
Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.

Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin

La route continue à monter à travers la forêt

pour atteindre le sommet

puis redescendre pour atteindre la côte Nord.
Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.
Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...
Aahhh la couleur de l’eau

la belle plage de sable blanc

les couchers de soleil

les sorties de snorkeling

tout baigne quoi !

A suivre... La suite est un peu plus bas...
Je voudrais signaler ici la mauvaise expérience vécue récemment à Kuta, au sud de Lombok.
C’est une region, dit-on, promise au développement touristique. Mais cela ressemble plus à un Far-West sans foi ni loi qu’à la région vantée par les forums ou les guides.
Certes la beauté des sites est remarquable mais de la à supporter les comportements des habitants, très peu pour moi. Je préfère l’amabilité des balinais, des habitants de Sumba ou Florès.
Je logeais au Kuta Paradise, un établissement neuf, tout près de la plage de Kuta. Confortable et sympathique mais voilà que vers 16 heures et sans discontinuer jusque tard dans la nuit, un karaoké se met à déverser la voix criarde d’un chanteur amateur. J’irai voir un peu l’endroit. Trois bouts de planches et de bambous et une grosse sono, quelques prostituées plus toute fraîches et des jeunes gens s’époumonant à les séduire à travers un micro et des chansons approximatives. Au fur et à mesure que la nuit avancait, le son montait, les esprits embués par la bière s’excitaient sur le malheureux micro qui subissait leurs assauts. Impossible de dormir. Le lendemain, inutile de dire que j’ai déménagé. En demandant à droite et à gauche si cela ne les gènait pas. Au contraire, les Indonésiens adorent le bruit ! Mauvais point. D’ailleurs les tronçonneuses qui s’activent toute la journée pour décapiter le superbes et hauts cocotiers du bord de mer ne semblent pas non plus les déranger (ni la déforestation, ni le bruit infernal de ces machines).
Les jours qui ont suivi, nous avons vécu la plus angoissante des expériences. Les villages du centre de l’île venaient camper au bord de la mer, profitant des fortes marées pour venir, à leur tour, profiter de pêches dites miraculeuses. Cependant ces villageois ne sont pas les paisibles Sasak que l’on nous vante ici mais des hordes de bandits de grand chemin qui arrêtent les voitures ou les mobylettes sur les chemins creux (on se croirait revenu au Moyen-Age) pour dévaliser les passants. Vols de portables, de mobylettes, d’argent, que sais-je encore. Tout le monde est resté cloitré chez soi (sauf les chanteurs du karaoke, les mêmes que les assaillants qui se procuraiet ainsi le viatique nécessaire à leurs ablutions nocturnes) en attendant que la police veuille bien intervenir quelques jours plus tard. Les cas de vol à la tire, de racket de mobylette, de vol dans les chambres d’hôtel, sont fréquents ici mais le gouvernement semble bien peu pressé de faire respecter l’ordre. Tuot le monde s’en fout et semble s’accomoder de ces “traditions”.
Si vous comptez les coupures constantes d’électricite (faute de puissance) et la qualité de l’eau (sans parler des machines à laver l’or à coup de mercure, qui déversent l’eau ainsi utilisée dans les ruisseaux et la mer), les plages couvertes de plastiques, cela fait de Kuta Lombok une région bien peu accueillante pour les touristes ou les investisseurs. Un gouvernement local aveugle, incompétent et corrompu n’arrangeront pas les choses.
A bon entendeur !
Certes la beauté des sites est remarquable mais de la à supporter les comportements des habitants, très peu pour moi. Je préfère l’amabilité des balinais, des habitants de Sumba ou Florès.
Je logeais au Kuta Paradise, un établissement neuf, tout près de la plage de Kuta. Confortable et sympathique mais voilà que vers 16 heures et sans discontinuer jusque tard dans la nuit, un karaoké se met à déverser la voix criarde d’un chanteur amateur. J’irai voir un peu l’endroit. Trois bouts de planches et de bambous et une grosse sono, quelques prostituées plus toute fraîches et des jeunes gens s’époumonant à les séduire à travers un micro et des chansons approximatives. Au fur et à mesure que la nuit avancait, le son montait, les esprits embués par la bière s’excitaient sur le malheureux micro qui subissait leurs assauts. Impossible de dormir. Le lendemain, inutile de dire que j’ai déménagé. En demandant à droite et à gauche si cela ne les gènait pas. Au contraire, les Indonésiens adorent le bruit ! Mauvais point. D’ailleurs les tronçonneuses qui s’activent toute la journée pour décapiter le superbes et hauts cocotiers du bord de mer ne semblent pas non plus les déranger (ni la déforestation, ni le bruit infernal de ces machines).
Les jours qui ont suivi, nous avons vécu la plus angoissante des expériences. Les villages du centre de l’île venaient camper au bord de la mer, profitant des fortes marées pour venir, à leur tour, profiter de pêches dites miraculeuses. Cependant ces villageois ne sont pas les paisibles Sasak que l’on nous vante ici mais des hordes de bandits de grand chemin qui arrêtent les voitures ou les mobylettes sur les chemins creux (on se croirait revenu au Moyen-Age) pour dévaliser les passants. Vols de portables, de mobylettes, d’argent, que sais-je encore. Tout le monde est resté cloitré chez soi (sauf les chanteurs du karaoke, les mêmes que les assaillants qui se procuraiet ainsi le viatique nécessaire à leurs ablutions nocturnes) en attendant que la police veuille bien intervenir quelques jours plus tard. Les cas de vol à la tire, de racket de mobylette, de vol dans les chambres d’hôtel, sont fréquents ici mais le gouvernement semble bien peu pressé de faire respecter l’ordre. Tuot le monde s’en fout et semble s’accomoder de ces “traditions”.
Si vous comptez les coupures constantes d’électricite (faute de puissance) et la qualité de l’eau (sans parler des machines à laver l’or à coup de mercure, qui déversent l’eau ainsi utilisée dans les ruisseaux et la mer), les plages couvertes de plastiques, cela fait de Kuta Lombok une région bien peu accueillante pour les touristes ou les investisseurs. Un gouvernement local aveugle, incompétent et corrompu n’arrangeront pas les choses.
A bon entendeur !
Mais pourquoi donc aller aux Célèbes (Sulawesi en Indonésien) ?
Parce j'ai toujours rêvé des Célèbes 🙂
A part ça, voici quelques arguments plus convaincants :




Parmi les nombreuses raisons d'aller jusqu'aux lointaines Célèbes : - découvrir la riche et surprenante culture Toraja, en particulier ses cérémonies funéraires - buller dans l'archipel paradisiaque des Togians frangé de récifs coralliens et y taquiner le poisson, - nager avec les méduse multicolores (non urticantes 😉 ), une expérience unique - rencontrer des habitants adorables dans des villages isolés sur des iles du bout du monde - nager au milieu des tortues et requins le long du célèbre tombant de Bunaken, l'un des meilleurs spots du monde d'après les spécialistes - partir à la recherche de l'étrange tarsier, qui ne vit qu'ici et à Bohol, une ile des Philippines- parcourir le pays Minahasa et ses volcans - randonner dans la forêt de Lore LIndu à la recherche de ses étonnants mégalithes à la façon ile de Paques - se baigner le long des immenses plages désertes de la région de Bira - rencontrer le si chaleureux peuple indonésien et ses multiples ethnies- nager avec les requins baleines.. et beaucoup d'autres raisons
Si quelques uns de ces arguments vous ont convaincus, suivez moi pour cette traversée sud-nord de Sulawesi en photos
Avant de commencer la traversée, quelques infos générales de présentation des Célèbes et du contexte du voyage ... que vous pouvez sauter pour aller directement à l'EPISODE 1 Makassar" avec ses photos :
Pour commencer à découvrir Sulawesi, à l'est de Bornéo, dont l'ile principale a une forme si étrange, il faut du temps, les trajets sont interminables, les bateaux sont incertains, le centre de l'ile est une zone de montagnes longtemps infranchissables (pour aller du nord au sud il fallait passer pas la mer). Pour donner une idée, il faut 5-6 jours par la route de Makassar a Manado (cf carte avec notre trajet terre-mer ... les petites huttes sont nos haltes).
- Voyage réalisé en couple: c'est notre 3ème voyage en Indonésie après Java-Bali-Lombok et Flores-Komodo, environ 10ème en Asie du Sud-Est Depuis un 4eme voyage a été effectué aux Moluques, les fameuses iles aux Epices dont le nom m'a aussi longtemps fait réver🙂. Cf mon carnet de voyage "Les Moluques: splendeurs (et galères) d'un archipel inconnu des touristes" voyageforum.com/...-touristes-d9181018/. ... les Moluques sont vraiment inconnues des touristes (rencontrés 4 en 3 semaines)
- En septembre (en 25 jours), un bon mois coté météo et avec très peu de touristes, ce qui permet de ne jamais réserver quoi que ce soit, il y a de la place partout (logements, transports, ...) . De toute façon Sulawesi n'est pas une destination très touristique ... bien que les Togians vont rapidement le devenir depuis qu'un aéroport à ouvert à proximité 🤪 (sans avions lors de notre passage 🙂) - Ce voyage a déjà 2 ans, le carnet a été réalisé grâce aux notes que j'ai prises sur place (nom d’hôtels, de lieux, horaires, ...) et à ce que mémoire n'a pas oublié.
- Si certains préparent leur voyage aux Célèbes, vous trouverez des infos pratiques regroupées à la fin.
Trajet prévu/réalisé
Arrivée par Jakarta-Makassar, retour Manado-Kuala Lumpur
Trajet prévu : Makassar - Bira - Pays Toraja - Togians - forêt de Lore Lindu - région de Gorontalo, peut-être Tumbak - Pays Minahasa / Tangkoko / Tomohon /- Manado
- La forêt de Lore-Lindu et ses mégalithes me tentait beaucoup, mais est abandonnée par manque de temps, sauf a courir tout le temps, ce qui n'est pas dans nos habitudes. - Idem pour Dongalla (région de Palu) décimé depuis par un séisme et un tsunami en sept 2018. Le trajet Poso Palu est vraiment trop long, ça nous a découragé 😛 - On n'a jamais mis le lac de Senkang avec ses villages lacustres à notre programme, car on est allé au merveilleux lac Inle en Birmanie 2 ans plus tôt .. et on a eu peur d'être déçu tant la barre a été mise haute au lac Inle 😊
Finalement, la région de Gorontalo sera supprimée , ainsi que Tumbak et les volcans du pays Minahasa Bunaken sera ajouté : les raisons de ces changements sont décrites au fil de l'eau dans le carnet.
Jusqu'au dernier jour avant le départ, on aurait aimé passer qqs jours dans la région de Bira tout au sud de l'ile, on y renonce finalement la veille de notre départ, on n'aura pas le temps d'aller partout.
Pour les logements et les transports, on voit au jour le jour comme d'habitude : ça a tjs marché ... à l'exception quasi-systématique d'une nuit lors de chacun de nos voyages. Il y a tjs un jour ou le trajet est plus long que prévu, ce qui nous fait arriver de nuit, ou la guesthouse repérée n'existe pas, ou est fermée ... Sur le coup c'est une galère, on se demande se qu'on fait ici ... puis dès qu'on a trouvé un arrangement, il nous reste le souvenir d'un moment difficile, mais c'est aussi ce qui fait le charme d'un voyage !
Assez discuté, c'est parti pour Makassar Viendront ensuite le Pays Toraja, les iles Togians, le pays Minahasa (et le tarsier🙂) et l'ile de Bunaken
EPISODE 1 : Makassar Après une arrivée à Makassar dans la matinée, le 1er objectif est de prendre le bus de nuit pour Rantepao (pays Toraja) et donc d'aller acheter des billets.
Il y a 3 terminaux de bus a Makassar, coup de chance le Terminal Daya pour le nord de l'ile (donc le pays Toraja) se situe sur la route de l’aéroport au centre ville. Il suffit donc de prendre le bus aéroport-centre ville pour qqs roupies et de se faire déposer au terminal. Plusieurs compagnies proposent des bus VIP pour Rantepao, on en choisit une au hasard, après s'être assuré que ce bus avait bien 3 sièges frontaux (au lieu de 4 comme ds tous les bus) et des gros sièges couchettes :
Il est 10h, le bus part vers 21h, ça nous laisse un peu de temps pour une rapide visite de Makassar. (aussi appelée Ujung Pandang) et pour se remettre dans l'ambiance si chaleureuse de l'Indonésie Donc direction Paotere en taxi, le vieux port commercial au nord de la ville. Le port est très plaisant, on se croirait dans une petite ville alors que Makassar a 2 millions d'habitants. Balade sur les quais très animés, avec le marché aux poissons, qqs petits canaux, mais le clou du spectacle est l'alignement des voiliers de commerce bugi tout en bois.




Ensuite direction le centre ville (Port Rotterdam) en becak, un tuktuk à pédales (c'est le moyen de transport des habitants de Paotere)

On passe par des petites rues très animées avec des marchés on l'on peut trouver de tout, y compris des chèvres vivantes (bien plus sympa que ce qu'on découvrira plus tard au marché de Tomohon 🏴☠️ 😮 photos a venir)
ça fait envie à beaucoup d'entre vous .. mais pas de bol, j'aime pas les bananes 🙁 :

En s'approchant du centre, on serre un peu les fesses au milieu de la circulation plus dense, mais tout se passe bien Quelques touristes arpentent la place devant le Fort Rotterdam, mais il n'a pas l'air en très bon état : on s'en passera donc et on préfère flaner au hasard dans des ruelles et en bord de mer au milieu des vendeurs de jus de fruits frais ... un délice comme toujours, des jeunes qui dansent, chantent ... un moment agréable. Rien d'extraordinaire, mais on aime bien se plonger dans cette ambiance locale.

Concours de Hijab ? En tout cas cas, le sud de l'ile est bien musulman (à Sulawesi, les musulmans, les catholiques, les protestants et les animistes se partagent les différentes régions) :
Pour finir la journée avant de prendre le bus de nuit, un petit repas-apéro avec coucher du soleil sur les cocotiers de la petite ile en face :
Après cette rapide visite de Makassar, on retrouve notre bus de nuit qui est bien un VIP avec 3 fauteuils de front seulement. Très confortable, j'ai de quoi allonger mes longues jambes. Une bonne nuit, un arrêt pipi-boisson-repas au milieu, et nous voila au pays Toraja au lever du jour.
A part ça, voici quelques arguments plus convaincants :





Parmi les nombreuses raisons d'aller jusqu'aux lointaines Célèbes : - découvrir la riche et surprenante culture Toraja, en particulier ses cérémonies funéraires - buller dans l'archipel paradisiaque des Togians frangé de récifs coralliens et y taquiner le poisson, - nager avec les méduse multicolores (non urticantes 😉 ), une expérience unique - rencontrer des habitants adorables dans des villages isolés sur des iles du bout du monde - nager au milieu des tortues et requins le long du célèbre tombant de Bunaken, l'un des meilleurs spots du monde d'après les spécialistes - partir à la recherche de l'étrange tarsier, qui ne vit qu'ici et à Bohol, une ile des Philippines- parcourir le pays Minahasa et ses volcans - randonner dans la forêt de Lore LIndu à la recherche de ses étonnants mégalithes à la façon ile de Paques - se baigner le long des immenses plages désertes de la région de Bira - rencontrer le si chaleureux peuple indonésien et ses multiples ethnies- nager avec les requins baleines.. et beaucoup d'autres raisons
Si quelques uns de ces arguments vous ont convaincus, suivez moi pour cette traversée sud-nord de Sulawesi en photos
Avant de commencer la traversée, quelques infos générales de présentation des Célèbes et du contexte du voyage ... que vous pouvez sauter pour aller directement à l'EPISODE 1 Makassar" avec ses photos :
Pour commencer à découvrir Sulawesi, à l'est de Bornéo, dont l'ile principale a une forme si étrange, il faut du temps, les trajets sont interminables, les bateaux sont incertains, le centre de l'ile est une zone de montagnes longtemps infranchissables (pour aller du nord au sud il fallait passer pas la mer). Pour donner une idée, il faut 5-6 jours par la route de Makassar a Manado (cf carte avec notre trajet terre-mer ... les petites huttes sont nos haltes).

- Voyage réalisé en couple: c'est notre 3ème voyage en Indonésie après Java-Bali-Lombok et Flores-Komodo, environ 10ème en Asie du Sud-Est Depuis un 4eme voyage a été effectué aux Moluques, les fameuses iles aux Epices dont le nom m'a aussi longtemps fait réver🙂. Cf mon carnet de voyage "Les Moluques: splendeurs (et galères) d'un archipel inconnu des touristes" voyageforum.com/...-touristes-d9181018/. ... les Moluques sont vraiment inconnues des touristes (rencontrés 4 en 3 semaines)
- En septembre (en 25 jours), un bon mois coté météo et avec très peu de touristes, ce qui permet de ne jamais réserver quoi que ce soit, il y a de la place partout (logements, transports, ...) . De toute façon Sulawesi n'est pas une destination très touristique ... bien que les Togians vont rapidement le devenir depuis qu'un aéroport à ouvert à proximité 🤪 (sans avions lors de notre passage 🙂) - Ce voyage a déjà 2 ans, le carnet a été réalisé grâce aux notes que j'ai prises sur place (nom d’hôtels, de lieux, horaires, ...) et à ce que mémoire n'a pas oublié.
- Si certains préparent leur voyage aux Célèbes, vous trouverez des infos pratiques regroupées à la fin.
Trajet prévu/réalisé
Arrivée par Jakarta-Makassar, retour Manado-Kuala Lumpur
Trajet prévu : Makassar - Bira - Pays Toraja - Togians - forêt de Lore Lindu - région de Gorontalo, peut-être Tumbak - Pays Minahasa / Tangkoko / Tomohon /- Manado
- La forêt de Lore-Lindu et ses mégalithes me tentait beaucoup, mais est abandonnée par manque de temps, sauf a courir tout le temps, ce qui n'est pas dans nos habitudes. - Idem pour Dongalla (région de Palu) décimé depuis par un séisme et un tsunami en sept 2018. Le trajet Poso Palu est vraiment trop long, ça nous a découragé 😛 - On n'a jamais mis le lac de Senkang avec ses villages lacustres à notre programme, car on est allé au merveilleux lac Inle en Birmanie 2 ans plus tôt .. et on a eu peur d'être déçu tant la barre a été mise haute au lac Inle 😊
Finalement, la région de Gorontalo sera supprimée , ainsi que Tumbak et les volcans du pays Minahasa Bunaken sera ajouté : les raisons de ces changements sont décrites au fil de l'eau dans le carnet.
Jusqu'au dernier jour avant le départ, on aurait aimé passer qqs jours dans la région de Bira tout au sud de l'ile, on y renonce finalement la veille de notre départ, on n'aura pas le temps d'aller partout.
Pour les logements et les transports, on voit au jour le jour comme d'habitude : ça a tjs marché ... à l'exception quasi-systématique d'une nuit lors de chacun de nos voyages. Il y a tjs un jour ou le trajet est plus long que prévu, ce qui nous fait arriver de nuit, ou la guesthouse repérée n'existe pas, ou est fermée ... Sur le coup c'est une galère, on se demande se qu'on fait ici ... puis dès qu'on a trouvé un arrangement, il nous reste le souvenir d'un moment difficile, mais c'est aussi ce qui fait le charme d'un voyage !
Assez discuté, c'est parti pour Makassar Viendront ensuite le Pays Toraja, les iles Togians, le pays Minahasa (et le tarsier🙂) et l'ile de Bunaken
EPISODE 1 : Makassar Après une arrivée à Makassar dans la matinée, le 1er objectif est de prendre le bus de nuit pour Rantepao (pays Toraja) et donc d'aller acheter des billets.
Il y a 3 terminaux de bus a Makassar, coup de chance le Terminal Daya pour le nord de l'ile (donc le pays Toraja) se situe sur la route de l’aéroport au centre ville. Il suffit donc de prendre le bus aéroport-centre ville pour qqs roupies et de se faire déposer au terminal. Plusieurs compagnies proposent des bus VIP pour Rantepao, on en choisit une au hasard, après s'être assuré que ce bus avait bien 3 sièges frontaux (au lieu de 4 comme ds tous les bus) et des gros sièges couchettes :
Il est 10h, le bus part vers 21h, ça nous laisse un peu de temps pour une rapide visite de Makassar. (aussi appelée Ujung Pandang) et pour se remettre dans l'ambiance si chaleureuse de l'Indonésie Donc direction Paotere en taxi, le vieux port commercial au nord de la ville. Le port est très plaisant, on se croirait dans une petite ville alors que Makassar a 2 millions d'habitants. Balade sur les quais très animés, avec le marché aux poissons, qqs petits canaux, mais le clou du spectacle est l'alignement des voiliers de commerce bugi tout en bois.




Ensuite direction le centre ville (Port Rotterdam) en becak, un tuktuk à pédales (c'est le moyen de transport des habitants de Paotere)

On passe par des petites rues très animées avec des marchés on l'on peut trouver de tout, y compris des chèvres vivantes (bien plus sympa que ce qu'on découvrira plus tard au marché de Tomohon 🏴☠️ 😮 photos a venir)

ça fait envie à beaucoup d'entre vous .. mais pas de bol, j'aime pas les bananes 🙁 :


En s'approchant du centre, on serre un peu les fesses au milieu de la circulation plus dense, mais tout se passe bien Quelques touristes arpentent la place devant le Fort Rotterdam, mais il n'a pas l'air en très bon état : on s'en passera donc et on préfère flaner au hasard dans des ruelles et en bord de mer au milieu des vendeurs de jus de fruits frais ... un délice comme toujours, des jeunes qui dansent, chantent ... un moment agréable. Rien d'extraordinaire, mais on aime bien se plonger dans cette ambiance locale.

Concours de Hijab ? En tout cas cas, le sud de l'ile est bien musulman (à Sulawesi, les musulmans, les catholiques, les protestants et les animistes se partagent les différentes régions) :

Pour finir la journée avant de prendre le bus de nuit, un petit repas-apéro avec coucher du soleil sur les cocotiers de la petite ile en face :

Après cette rapide visite de Makassar, on retrouve notre bus de nuit qui est bien un VIP avec 3 fauteuils de front seulement. Très confortable, j'ai de quoi allonger mes longues jambes. Une bonne nuit, un arrêt pipi-boisson-repas au milieu, et nous voila au pays Toraja au lever du jour.
Hey there, community! Back this weekend, below is my travel journal from my adventure in Indonesia. Enjoy the read!!!
Day 1 - August 10, 2025 New life downloading for three weeks! And for that, Flo and I launched a public tender... A public tender? What’s that got to do with a travel journal???... Well, when you think about it, few destinations tick all the boxes for an August adventure: Meaning, finding a place that’s exotic in the middle of August, not too expensive, not too packed with tourists, warm but not *too* warm, with postcard-perfect landscapes, dreamy beaches, tasty cuisine with a hint of exoticism, friendly and welcoming locals, where you’re free to sleep under the stars among the mosquitos, take transport surrounded by chickens, and even eat from a pig trough if you feel like it—well, turns out it’s not that easy to find! I’d even say, given how thick the list of requirements is, there’s a big risk the tender could be declared unsuccessful for failing to meet just one criterion. Let’s just say the candidates better submit a rock-solid proposal!
After reviewing all the responses and presentations from the candidates, the obvious choice for us is... Indonesia! Except that trying to explore a country as vast as Indonesia and its 17,504 islands in less than five years is a bit like reading the summary of a Proust novel without taking the time to savor each of its 950 pages! Don’t worry, I won’t name them all here. Besides, do they even all have names? No! Only 7,870 have been named—their parents clearly ran out of ideas for the rest. Anyway, our society, which worships the "work more to earn more" mantra, unfortunately limits our adventure time. So we’ll only get to see a small part of Indonesia, and we’ll have to make a tough choice to head for the best of the best in this archipelago of over seventeen thousand islands. Each one has its own selling points: Sumatra, Sulawesi, Java, the Celebes, Bali, Borneo, Papua, Timor, the Moluccas... So many names that smell of adventure... Another tender, another list of requirements, another review of proposals... Drumroll... Splash splash... And the lucky winner is... Ta-da... Java, Bali’s big sister, where I’ve already been eight years ago... Java the programming language. The Java of Broadway. We’re gonna *do* the Java. Java the coffee. And yes, Java is also an island!
This island, four times smaller than France, is home to 136 million people, making it the most populated island in the world! Fun fact: Indonesia, with its 260 million inhabitants, is just shy of the podium for the world’s most populated countries, after the winning trio of India, China, and the United States. And it’s on this island of Java that you’ll find Jakarta, the (soon-to-be-former) capital and main airport of the country, where we’ll soon land after our nineteen-hour flight! Yep, nineteen hours! I mean, Indonesia in general—and Java in particular—is a *tad* farther than going on vacation to Grandma Yoyo’s! Not sure where it is? Easy. Grab a map. Plant your finger on the big island at the bottom right—aka Australia for those who struggle with geography—move it up two centimeters, and bam, welcome to Indonesia!

Nice transition, right? Because "Welcome to Indonesia" is exactly what the friendly flight attendant just said to me as we got off the plane! That’s it, our chakras are open, we’ve arrived at our (air)port. Time for rest, pool, cocktails, and a beach with our toes spread out... Wait, if you bought that, you clearly don’t know us yet! Since we still have energy to burn and need to adjust to the flight and time difference, we tackle the long administrative formalities to enter Indonesia, just to earn the right to hop in a 45-minute Grab taxi to the train station. The train station? What train station?... What do you usually do at a train station? Take a train, of course! Off we go for a three-hour train ride to Bandung, where we’ll officially start our adventure tomorrow after our first Indonesian night...
Unfortunately, we were a bit slow off the mark, which meant we missed the 6:25 PM train by two minutes. Oh well, we’ll have to wait until 11 PM. We take the opportunity to stretch our legs in Jakarta, soak up the atmosphere, and enjoy the delicious smells wafting from the *warungs*—those little typical street restaurants. A quick stop at the National Monument, a detour to a night market to devour our first *kwetiaw goreng* and *teh manis* for 60,000 rupiahs (that’s 3 € for two), and just like that, our penalty is lifted, and we’re allowed to hit the road again. Off to Bandung, where we arrive at 2 AM for... a *very* short night...




Day 1 - August 10, 2025 New life downloading for three weeks! And for that, Flo and I launched a public tender... A public tender? What’s that got to do with a travel journal???... Well, when you think about it, few destinations tick all the boxes for an August adventure: Meaning, finding a place that’s exotic in the middle of August, not too expensive, not too packed with tourists, warm but not *too* warm, with postcard-perfect landscapes, dreamy beaches, tasty cuisine with a hint of exoticism, friendly and welcoming locals, where you’re free to sleep under the stars among the mosquitos, take transport surrounded by chickens, and even eat from a pig trough if you feel like it—well, turns out it’s not that easy to find! I’d even say, given how thick the list of requirements is, there’s a big risk the tender could be declared unsuccessful for failing to meet just one criterion. Let’s just say the candidates better submit a rock-solid proposal!
After reviewing all the responses and presentations from the candidates, the obvious choice for us is... Indonesia! Except that trying to explore a country as vast as Indonesia and its 17,504 islands in less than five years is a bit like reading the summary of a Proust novel without taking the time to savor each of its 950 pages! Don’t worry, I won’t name them all here. Besides, do they even all have names? No! Only 7,870 have been named—their parents clearly ran out of ideas for the rest. Anyway, our society, which worships the "work more to earn more" mantra, unfortunately limits our adventure time. So we’ll only get to see a small part of Indonesia, and we’ll have to make a tough choice to head for the best of the best in this archipelago of over seventeen thousand islands. Each one has its own selling points: Sumatra, Sulawesi, Java, the Celebes, Bali, Borneo, Papua, Timor, the Moluccas... So many names that smell of adventure... Another tender, another list of requirements, another review of proposals... Drumroll... Splash splash... And the lucky winner is... Ta-da... Java, Bali’s big sister, where I’ve already been eight years ago... Java the programming language. The Java of Broadway. We’re gonna *do* the Java. Java the coffee. And yes, Java is also an island!
This island, four times smaller than France, is home to 136 million people, making it the most populated island in the world! Fun fact: Indonesia, with its 260 million inhabitants, is just shy of the podium for the world’s most populated countries, after the winning trio of India, China, and the United States. And it’s on this island of Java that you’ll find Jakarta, the (soon-to-be-former) capital and main airport of the country, where we’ll soon land after our nineteen-hour flight! Yep, nineteen hours! I mean, Indonesia in general—and Java in particular—is a *tad* farther than going on vacation to Grandma Yoyo’s! Not sure where it is? Easy. Grab a map. Plant your finger on the big island at the bottom right—aka Australia for those who struggle with geography—move it up two centimeters, and bam, welcome to Indonesia!

Nice transition, right? Because "Welcome to Indonesia" is exactly what the friendly flight attendant just said to me as we got off the plane! That’s it, our chakras are open, we’ve arrived at our (air)port. Time for rest, pool, cocktails, and a beach with our toes spread out... Wait, if you bought that, you clearly don’t know us yet! Since we still have energy to burn and need to adjust to the flight and time difference, we tackle the long administrative formalities to enter Indonesia, just to earn the right to hop in a 45-minute Grab taxi to the train station. The train station? What train station?... What do you usually do at a train station? Take a train, of course! Off we go for a three-hour train ride to Bandung, where we’ll officially start our adventure tomorrow after our first Indonesian night...
Unfortunately, we were a bit slow off the mark, which meant we missed the 6:25 PM train by two minutes. Oh well, we’ll have to wait until 11 PM. We take the opportunity to stretch our legs in Jakarta, soak up the atmosphere, and enjoy the delicious smells wafting from the *warungs*—those little typical street restaurants. A quick stop at the National Monument, a detour to a night market to devour our first *kwetiaw goreng* and *teh manis* for 60,000 rupiahs (that’s 3 € for two), and just like that, our penalty is lifted, and we’re allowed to hit the road again. Off to Bandung, where we arrive at 2 AM for... a *very* short night...




Bonjour à tous,
J'initie ce sujet même s'il ressemble déjà à d'autres.
Bon il faut maintenant penser à l'été 2015, je me plonge cette fois sur les petites îles de la sonde occidentales et orientales.
Je prévois de prendre un billet Paris Jakarta puis de partir sur Lombok en circulant et combinant astucieusement bateau et taxi privé vers Sumbawa, Komodo et Flores, pour Sumbawa et Timor je verrais si cela présente un intérêt dans notre circuit quitte à faire des choix... Les billets n'ont pas l'air donnés et la bonne configuration pour éviter les vols à escales n'a pas l'air aisée ! des tuyaux svp ? Déjà commencé à lancer des recherches sur les compagnies indo...
Vu le nombre de posts sur cette partie de l'Indonésie je crains un peu le tourisme de masse, qu'en est il ? Ayant déjà fait la partie Est de Java, Bali etc je fuis à présent cette vision du tourisme même si certains sites comme Borobudur sont superbes, nous orientons sur des treks nature, des rencontres dans les villages, de l'authenticité.
Eté dernier à Sumatra, 100 % de bonheur.
Quelques petits conseils pour ébaucher le circuit ? 😉
Merci par avance aux routards.
ah oui, nous c'est sac à dos, pompes de rando, nature, trek, rencontres ethnies, pour un budget 30 euros max / pers / jour
🙂 David de Sacavoyages
J'initie ce sujet même s'il ressemble déjà à d'autres.
Bon il faut maintenant penser à l'été 2015, je me plonge cette fois sur les petites îles de la sonde occidentales et orientales.
Je prévois de prendre un billet Paris Jakarta puis de partir sur Lombok en circulant et combinant astucieusement bateau et taxi privé vers Sumbawa, Komodo et Flores, pour Sumbawa et Timor je verrais si cela présente un intérêt dans notre circuit quitte à faire des choix... Les billets n'ont pas l'air donnés et la bonne configuration pour éviter les vols à escales n'a pas l'air aisée ! des tuyaux svp ? Déjà commencé à lancer des recherches sur les compagnies indo...
Vu le nombre de posts sur cette partie de l'Indonésie je crains un peu le tourisme de masse, qu'en est il ? Ayant déjà fait la partie Est de Java, Bali etc je fuis à présent cette vision du tourisme même si certains sites comme Borobudur sont superbes, nous orientons sur des treks nature, des rencontres dans les villages, de l'authenticité.
Eté dernier à Sumatra, 100 % de bonheur.
Quelques petits conseils pour ébaucher le circuit ? 😉
Merci par avance aux routards.
ah oui, nous c'est sac à dos, pompes de rando, nature, trek, rencontres ethnies, pour un budget 30 euros max / pers / jour
🙂 David de Sacavoyages
Itinéraire : Singapour, Jakarta (Java), Semarang (Java), Surabaya (Java), Komodo Island, Lembar (Lomboc), Benoa (Bali), Probolinggo (Java), Singapour.

Bonjour à tous,
Cette fois c'est avec beaucoup de bonheur et le cœur léger que je peux commencer ce récit. J'étais à deux doigts de renoncer aux croisières suite à la dernière qui fut désastreuse... C'est d'ailleurs sans entrain que je suis partie en ne pensant qu'au bonheur de retrouver Singapour que j'adore et qui, une fois encore m'a éblouie et enchantée.
C'est une croisière qui n'était pas vraiment prévue, mais une offre intéressante nous a rappelé qu'il y avait longtemps que nous n'étions pas allés en Asie. L'Indonésie nous ne la connaissions pas et Komodo ou Bali sont des noms qui font rêver. Singapour est une destination idéale pour de bons tarifs aériens. Que des bons arguments pour nous décider !
Avant le départ j'ai passé plusieurs semaines à faire des recherches pour trouver des guides particuliers aux différentes escales où nous pouvions faire des visites pas trop éloignées du port. Pour les autres nous avons choisi de passer par les excursions du bateau pour plus de commodité, de tranquillité, de confort et de sécurité horaire. Les conditions de circulation étant très difficiles dans ces îles.
Mes recherches n'ont pas données beaucoup de résultats. Bien souvent je n'ai pas eu de réponses, ou les plus sérieux, n'étaient pas disponibles. Quand finalement j'ai réussi à obtenir des réponses positives les prix étaient très cher, ou augmentaient le lendemain sous prétexte que la vie était de plus en plus chère... On me demandait 60 ou 80 € par personne pour visiter une ville, en me précisant d'entrée que c'était sans les pourboires. Encore une conséquence de la mondialisation mais il y a des limites à ne pas dépasser dans l'exploitation des masses touristiques 😛. Sachant que le niveau de vie à Java est très bas et que beaucoup vivent avec 2$ par jour, j'ai trouvé ces prix prohibitifs et je n'ai rien réservé.

Bonjour à tous,
Cette fois c'est avec beaucoup de bonheur et le cœur léger que je peux commencer ce récit. J'étais à deux doigts de renoncer aux croisières suite à la dernière qui fut désastreuse... C'est d'ailleurs sans entrain que je suis partie en ne pensant qu'au bonheur de retrouver Singapour que j'adore et qui, une fois encore m'a éblouie et enchantée.
C'est une croisière qui n'était pas vraiment prévue, mais une offre intéressante nous a rappelé qu'il y avait longtemps que nous n'étions pas allés en Asie. L'Indonésie nous ne la connaissions pas et Komodo ou Bali sont des noms qui font rêver. Singapour est une destination idéale pour de bons tarifs aériens. Que des bons arguments pour nous décider !
Avant le départ j'ai passé plusieurs semaines à faire des recherches pour trouver des guides particuliers aux différentes escales où nous pouvions faire des visites pas trop éloignées du port. Pour les autres nous avons choisi de passer par les excursions du bateau pour plus de commodité, de tranquillité, de confort et de sécurité horaire. Les conditions de circulation étant très difficiles dans ces îles.
Mes recherches n'ont pas données beaucoup de résultats. Bien souvent je n'ai pas eu de réponses, ou les plus sérieux, n'étaient pas disponibles. Quand finalement j'ai réussi à obtenir des réponses positives les prix étaient très cher, ou augmentaient le lendemain sous prétexte que la vie était de plus en plus chère... On me demandait 60 ou 80 € par personne pour visiter une ville, en me précisant d'entrée que c'était sans les pourboires. Encore une conséquence de la mondialisation mais il y a des limites à ne pas dépasser dans l'exploitation des masses touristiques 😛. Sachant que le niveau de vie à Java est très bas et que beaucoup vivent avec 2$ par jour, j'ai trouvé ces prix prohibitifs et je n'ai rien réservé.
Salut tous!
Je suis donc partie cet été 6 semaines en Indonésie sur Java, Bali et l'île de Flores.
Comme je l'annonce dans le titre je ressors avec un avis un peu mitigé de ce voyage! Notamment à cause de nombreuses arnaques en tout genre auxquelles j'ai été confronté et qui a parfois donné un gout à un peu amer à ce périple!
Je sais qu'en Asie (et surement ailleurs) touriste égal argent mais alors là ça a été le pompon !
Que ce soit pour les hébergements, les visites, les transports ou la nourriture les prix annoncés étaient la plupart du temps lunaire...! Toujours à devoir négocier!
Alors oui je sais que jamais je n'aurai jamais le prix local, que je reste une touriste et que le niveau de vie fait que je paierai plus cher qu'un autre, et je n'ai pas de problème avec ça mais quand même la plupart du temps c'était de l'abus...
Comment faire comprendre qu'en tant que touriste on n'est pas tous plein aux as? Impossible! Et de devoir sans cesse en revenir à l'argent et qu'on essaie encore et toujours de m’arnaquer a été ma grande déception! Pourtant j'ai fais d'autres pays d'Asie où j'ai vécu des choses similaires mais jamais à ce point...
Un exemple:
Pour aller au Mont Bromo il faut se rendre au village de Cemoro Lawang. J'étais à Yogiakarta et en me renseignant à droite à gauche j'ai du batailler pour ne pas me faire vendre un tour et expliquer que je souhaitais m'y rendre par mes propres moyens (ce qui est tout à fait faisable). Mais on vous explique que c'est risqué, qu'il vaut mieux prendre un tour car au moins on est sur d'avoir les transports et un hébergement jusqu'au village de Cemoro Lawang.
Car, me dit-on, l'été est la plus haute saison touristique (certes) et les risques sont d'arriver au village et que toutes les chambres soient prises et on peut se retrouver dehors... (on serait capable de me laisser coucher dehors?!)
Pas têtue je m'acharnes quand même à y aller seule via train et bémos. (Qui d'ailleurs vous revient à une misère niveau prix mais ça c'est normal vive les agences!).
Et arrivée à Cemoro Lawang quelle n'est pas ma surprise de constater que le village est assez grand et étendu, qu'il y a foule d'hébergement et que c'est quasi vide!
Je loue d'ailleurs une chambre tout en haut du village à 50 mètres du début du sentier pour le Bromo et la guest est vide! Bref à écouter tout le monde j'étais inconsciente de partir sans réserver mais bon...
Deuxième surprise je commence à chercher le chemin pour accéder au Bromo et les locaux me disent "il faut passer par le check point et payer des droits d'entrée 150 000 Rps"??!!
Des touristes m'avaient prévenus que c'était une arnaque donc je m'acharne et je dis que je ne paierait pas que je sais que c'est une arnaque blablabla...
Voyant que mon mode furax est activé et après 20 minutes de palabres les locaux en question finissent par le confirmer l'entourloupe.
Bien sur ils ne m'indiquent pas le chemin à prendre, qui est d'ailleurs très facilement reconnaissable et que je finis par trouver.
Ils me disent que si je passe sans payer c'est à mes risques et périls car il y aurait des gardes qui contrôle l'accès au cratère.
Têtue comme je suis je poursuis, j'accède au cratère et zéro garde encore une connerie pour me faire peur et payer...
Enfin la beauté du site et mon émerveillement face au cratère a atténué mon léger désappointement... Heureusement!
Sur Bali j'en parle pas les transports publics n'existe pas selon les locaux, c'est juste qu'ils sont très bien cachés pour que vous voyagiez uniquement via taxi privé. Les prix selon l'heure, l'humeur et votre tronche varient du double au quintuple. Super !
Et à Flores les prix de certaines excursions ont été multipliés par 10 d'une année à l'autre. Par exemple les droits d'entrée du volcan Kelimutu (avec ses 3 lacs aux 3 couleurs différentes) étaient l'an passé de 20.000 Rps et cet été ils étaient à 250.000 Rps... Prix pour les touristes en haute saison voilà ce qu'on m'a dit (et là pour le coup les droits d'entrées sont vraiment à payer ce n'est pas une arnaque).
Encore un léger désappointement atténué par la splendeur du site (ouf).
J'en passe et des meilleurs mais vous l'avez compris je suis rentrée avec de belles images, de belles rencontres avec les locaux heureusement mais avec un léger pincement au coeur qui ne me donne pas envie d'y retourner et c'est bien dommage !
https://tripensac.wordpress.com/
https://tripensac.wordpress.com/
Bonjour,
je prévois de partir faire un voyage dans le but de faire de la plongée et de passer en même temps mon PADI Advanced.
Mes dates sont les suivantes: du 14 Mai au 5 Juin
J'hésite entre Bali et les Philippines, mais les paysages des Philippines m'attirent plus. Cependant j'ai remarqué que mes dates frôlent le début de la saison des pluies aux philippines. Donc ma première question est la suivante: Pensez vous qu'il soit trop risqué (niveau probabilité de beau temps) d'entreprendre un voyage au philippines à ces dates là?
Dans ce cas pensez vous qu'un voyage à Bali serait plus approprié?
En fait j'ai énormément de peine à choisir entre ces deux destinations.
Pour les philippines j'aimerai faire les visayas: voici une petite esquisse possible, mais je pense qu'en trois semaines je peux sûrement faire un circuit bien plus adapté
- arrivée à Cebu - aller jusqu'à Moalboal - ensuite traversée Moalboal - Apo Island en bateau - ensuite traversée Siquijor - Panglao en bateau - Traversée Panglao - Mactan Island (Cebu) en bateau
Mais ne connaissant pas du tout ce pays, toutes propositions seraient vraiment bienvenues. (Comment se déplacer d'îles en îles, si possible avec des agences locales ou des locaux travaillant avec leurs bateaux - Les plongées se font elles en bateau et est il possible de les réaliser lors des transferts entre les différentes îles?) Je cherche surtout à faire de belles plongées, en gardant en tête que je vais passer l'advanced lors des premières plongées (donc je n'ai pas un super niveau), d'ailleurs si vous avez une bonne adresse pour passer l'advanced je suis preneuse.
En tout cas ce forum est vraiment super! Plein d'informations qui me donne envie de voyager partout!
merci d'avance
p.s. est ce que je devrais poster cette discussion plutôt dans le thème asie du sud est?
je prévois de partir faire un voyage dans le but de faire de la plongée et de passer en même temps mon PADI Advanced.
Mes dates sont les suivantes: du 14 Mai au 5 Juin
J'hésite entre Bali et les Philippines, mais les paysages des Philippines m'attirent plus. Cependant j'ai remarqué que mes dates frôlent le début de la saison des pluies aux philippines. Donc ma première question est la suivante: Pensez vous qu'il soit trop risqué (niveau probabilité de beau temps) d'entreprendre un voyage au philippines à ces dates là?
Dans ce cas pensez vous qu'un voyage à Bali serait plus approprié?
En fait j'ai énormément de peine à choisir entre ces deux destinations.
Pour les philippines j'aimerai faire les visayas: voici une petite esquisse possible, mais je pense qu'en trois semaines je peux sûrement faire un circuit bien plus adapté
- arrivée à Cebu - aller jusqu'à Moalboal - ensuite traversée Moalboal - Apo Island en bateau - ensuite traversée Siquijor - Panglao en bateau - Traversée Panglao - Mactan Island (Cebu) en bateau
Mais ne connaissant pas du tout ce pays, toutes propositions seraient vraiment bienvenues. (Comment se déplacer d'îles en îles, si possible avec des agences locales ou des locaux travaillant avec leurs bateaux - Les plongées se font elles en bateau et est il possible de les réaliser lors des transferts entre les différentes îles?) Je cherche surtout à faire de belles plongées, en gardant en tête que je vais passer l'advanced lors des premières plongées (donc je n'ai pas un super niveau), d'ailleurs si vous avez une bonne adresse pour passer l'advanced je suis preneuse.
En tout cas ce forum est vraiment super! Plein d'informations qui me donne envie de voyager partout!
merci d'avance
p.s. est ce que je devrais poster cette discussion plutôt dans le thème asie du sud est?
Bonjour
Cela fait plusieurs années que je consulte des infos et retour de voyage et n'ai toujours pas fait de CR, par manque de temps et d'inspiration.
J'ai un peu de mal à faire ressentir un voyage.
Le voyage , je le vis et ne sais pas trop en faire profiter;j'ai l'impression que ça gave les gens de raconter SES vacances ou SON voyage, chacun le vivra differemment.
Neanmoins je vais vous faire un petit CR, et surtout, n'hesitez pas à demander, ce sera court.
Donc 15 jours à Bali, du 23 fevrier au 9 mars 2020:
Billets avion:Bordeaux-Denpasar :525 euro par swiss , lufthansa, jetstar, singapore airlines, autrement dit, courte escale à Zurich et singapore à l'aller et courte escale egalement à singapore et franckfurt au retour.
Je suis parti avec mes enfants de 8 et 12 ans et avons choisi plusieurs point de chute:
-Villa ganesh and bungalows(65 euros la nuit): 4 nuits à ungasan dans la peninsule de Bukit, super logement et pas très cher Le sud est l'autoroute du tourisme à Bali, c'est sympa 2 ou 3 jours , mais après c'est too much!! Trop de tout , hotel resto en tout genre, magasin en tout genre, la grosse société de consommation, mais quelques plages sont sympas padang padang, pas grand mais convivial!
-Ubud:2 nuits Bali culture guesthouse à Bedulu (55 euros la nuit), situé à l'ecart d'ubud(6 ou 7 km)mais genial, personnes très sympas et arrangeantes pour tout. Super resto à proximité, le yeh pulu. L'environnement exterieur d'Ubud est chouette, mais la ville est un gros supermarché!!
La route par Sidemen entre Ubud et Amed au plus près du volcan est magnifique.
-Amed:3 nuits au Bali dream house(60 euros la nuit)à Bunutan , beau logement Je ne connaissais pas amed, j'ai trouvé ça pas mal mais rien d'extraordinaire, Par contre les alentours peuvent reserver des surprise! La route qui part au sur d'amed vers le sud , le long de la côte, est extraordinaire de decouverte!!
-Pemutaran:4 nuits à amertha villa(115 euros la nuit) En gros, c'est une villa avec piscine, dans un petit complexe hotelier d'une 15aine de villa , pour le prix d'un mobil-home. La partie nord est l'endroit que nous avons preferé.
-Menjangan : superbe snorkelling (et mon fils de 12 ans a commencé la plongée )
-Route entre seririt au nord et munduk, puis vers le lac bratan. Le debut de la route est FANTASTIQUE, à peine croyable quand on commence le sejour dans le sud. Nous avons relié ces differents endroits en voiture de location, petite jimmy suzuki un peu pourrie mais j'en étais conscient avant de la louer(à 10 euros par jour, je ne m'attendais pas à avoir une voiture neuve) J'avais dejà conduit plusieurs fois en Thailande et un peu à Bali.C'est sportif mais largement realisable, en fait je me suis vraiment eclaté. C'est comme dans Mario Bros mais sans les bananes!! Les enfants ont adoré:- tirta gangga(merci Biboun), c'est ludique et historique!! - Menjangan -les rizières aux alentours de Sidemen -Les routes sinueuses et l'agitation que cela crée! Vous en conviendrez, les logements ne sont pas les meilleurs marchés.Mais quand on voit le prix des restos, on se dit que la difference passera dans le confort.
Alors oui, j'ai bien aimé Bali mais cela a fait un gros contraste après mon 1er sejour en 2006!! Nous y retournerons surement mais uniquement dans la partie nord qui est , à mon goût, beaucoup plus interessante que le sud.
Si vous avez des questions , n'hesitez pas !!
Billets avion:Bordeaux-Denpasar :525 euro par swiss , lufthansa, jetstar, singapore airlines, autrement dit, courte escale à Zurich et singapore à l'aller et courte escale egalement à singapore et franckfurt au retour.
Je suis parti avec mes enfants de 8 et 12 ans et avons choisi plusieurs point de chute:
-Villa ganesh and bungalows(65 euros la nuit): 4 nuits à ungasan dans la peninsule de Bukit, super logement et pas très cher Le sud est l'autoroute du tourisme à Bali, c'est sympa 2 ou 3 jours , mais après c'est too much!! Trop de tout , hotel resto en tout genre, magasin en tout genre, la grosse société de consommation, mais quelques plages sont sympas padang padang, pas grand mais convivial!
-Ubud:2 nuits Bali culture guesthouse à Bedulu (55 euros la nuit), situé à l'ecart d'ubud(6 ou 7 km)mais genial, personnes très sympas et arrangeantes pour tout. Super resto à proximité, le yeh pulu. L'environnement exterieur d'Ubud est chouette, mais la ville est un gros supermarché!!
La route par Sidemen entre Ubud et Amed au plus près du volcan est magnifique.
-Amed:3 nuits au Bali dream house(60 euros la nuit)à Bunutan , beau logement Je ne connaissais pas amed, j'ai trouvé ça pas mal mais rien d'extraordinaire, Par contre les alentours peuvent reserver des surprise! La route qui part au sur d'amed vers le sud , le long de la côte, est extraordinaire de decouverte!!
-Pemutaran:4 nuits à amertha villa(115 euros la nuit) En gros, c'est une villa avec piscine, dans un petit complexe hotelier d'une 15aine de villa , pour le prix d'un mobil-home. La partie nord est l'endroit que nous avons preferé.
-Menjangan : superbe snorkelling (et mon fils de 12 ans a commencé la plongée )
-Route entre seririt au nord et munduk, puis vers le lac bratan. Le debut de la route est FANTASTIQUE, à peine croyable quand on commence le sejour dans le sud. Nous avons relié ces differents endroits en voiture de location, petite jimmy suzuki un peu pourrie mais j'en étais conscient avant de la louer(à 10 euros par jour, je ne m'attendais pas à avoir une voiture neuve) J'avais dejà conduit plusieurs fois en Thailande et un peu à Bali.C'est sportif mais largement realisable, en fait je me suis vraiment eclaté. C'est comme dans Mario Bros mais sans les bananes!! Les enfants ont adoré:- tirta gangga(merci Biboun), c'est ludique et historique!! - Menjangan -les rizières aux alentours de Sidemen -Les routes sinueuses et l'agitation que cela crée! Vous en conviendrez, les logements ne sont pas les meilleurs marchés.Mais quand on voit le prix des restos, on se dit que la difference passera dans le confort.
Alors oui, j'ai bien aimé Bali mais cela a fait un gros contraste après mon 1er sejour en 2006!! Nous y retournerons surement mais uniquement dans la partie nord qui est , à mon goût, beaucoup plus interessante que le sud.
Si vous avez des questions , n'hesitez pas !!
🙂Voilá c'est confirmé, nous avons nos vols pour passer 15 jours á Balí a partir du 21/10. Peut-être risque de pluie, ... Nous voyageons en couple (pour la pemière fois sans nos enfants), et voudrions connaître quelques avis sur les itinéraires á suivre, adresses sympas, combien de jours a Ubud, nous recherchons un séjour plutôt relax et antistress, .....
Merci pour vos conseils 😉
Bonjour,
Le billet d'avion est pris : A/R Bali. Départ le 2 septembre, retour le 27 novembre. Mon conjoint, notre fille de 4 ans et moi.
Le 1er mois est plus ou moins organisé (Bali, Java, Lombock, Gili et Komodo si nous avons le temps) et nous serons accompagnés de mes 2 sœurs et leur conjoints ainsi que mes parents jusqu'à fin septembre.
Les 2 mois suivants je suis un peu dans le flou. J'aurai voulu faire 1 mois Thaïlande puis 1 mois moitié Laos/moitié Viêt Nam mais en regardant la météo, je crois que c'est plutôt compromis. Qu'en pensez-vous à cette période (octobre/novembre) Sinon j'avais pensé faire octobre: Kalimantan ou Sulawesi, novembre: Thaïlande. Est-ce mieux point de vue météo?
1er problème : ce sera le premier "voyage" de mon conjoint et il est plutôt réticent. Les visites, ce n'est pas son truc, et il a peur pour notre fille (que ce soit trop long pour elle, les maladies, les transports...). Ce qu'il aime c'est le sport, mais avec un enfant de 4 ans, pas toujours évident, et je me pose pleins de questions aussi pour tout ce qui est "randonnée" (distance réalisable?, temps?, dénivelé?, portage?....). Concrètement, quel serait le volcan le plus approprié par exemple?
2ème problème : Kalimantan ou Sulawesi? Ou autre pays? J'essaie d'organiser notre voyage pour que chacun de nous 3 y trouve son compte : mon conjoint : du sport, ma fille : animaux, baignade, moi : visites et culture. Sur laquelle de ces 2 îles est-ce que je pourrai le mieux combiner ces 3 activités? Est-ce qu'un mix de ces 2 îles serait réalisable sur 1 mois sans courir ni billet d'avion? Est-ce que Sumatra serait plus approprié? Ou un autre pays? (toujours sur une période d'1 mois car je suis décidée pour 1 mois en Thaïlande)
J'aimerai aussi passer du temps dans différentes écoles. Est-ce réalisable? Des retours? Des écrits?
Est-ce qu'il existe des "albums de voyage" à compléter comme pour les albums de naissance? L'idéal serait un album où ma fille pourrait participer (dessins, collecte d'objets...) (question vraiment subsidiaire car au pire j'en fabriquerais un moi-même mais cela me permettrait d'avoir des idées)
Merci d'avance.
PS : j'ai encore des milliards de questions!
Le billet d'avion est pris : A/R Bali. Départ le 2 septembre, retour le 27 novembre. Mon conjoint, notre fille de 4 ans et moi.
Le 1er mois est plus ou moins organisé (Bali, Java, Lombock, Gili et Komodo si nous avons le temps) et nous serons accompagnés de mes 2 sœurs et leur conjoints ainsi que mes parents jusqu'à fin septembre.
Les 2 mois suivants je suis un peu dans le flou. J'aurai voulu faire 1 mois Thaïlande puis 1 mois moitié Laos/moitié Viêt Nam mais en regardant la météo, je crois que c'est plutôt compromis. Qu'en pensez-vous à cette période (octobre/novembre) Sinon j'avais pensé faire octobre: Kalimantan ou Sulawesi, novembre: Thaïlande. Est-ce mieux point de vue météo?
1er problème : ce sera le premier "voyage" de mon conjoint et il est plutôt réticent. Les visites, ce n'est pas son truc, et il a peur pour notre fille (que ce soit trop long pour elle, les maladies, les transports...). Ce qu'il aime c'est le sport, mais avec un enfant de 4 ans, pas toujours évident, et je me pose pleins de questions aussi pour tout ce qui est "randonnée" (distance réalisable?, temps?, dénivelé?, portage?....). Concrètement, quel serait le volcan le plus approprié par exemple?
2ème problème : Kalimantan ou Sulawesi? Ou autre pays? J'essaie d'organiser notre voyage pour que chacun de nous 3 y trouve son compte : mon conjoint : du sport, ma fille : animaux, baignade, moi : visites et culture. Sur laquelle de ces 2 îles est-ce que je pourrai le mieux combiner ces 3 activités? Est-ce qu'un mix de ces 2 îles serait réalisable sur 1 mois sans courir ni billet d'avion? Est-ce que Sumatra serait plus approprié? Ou un autre pays? (toujours sur une période d'1 mois car je suis décidée pour 1 mois en Thaïlande)
J'aimerai aussi passer du temps dans différentes écoles. Est-ce réalisable? Des retours? Des écrits?
Est-ce qu'il existe des "albums de voyage" à compléter comme pour les albums de naissance? L'idéal serait un album où ma fille pourrait participer (dessins, collecte d'objets...) (question vraiment subsidiaire car au pire j'en fabriquerais un moi-même mais cela me permettrait d'avoir des idées)
Merci d'avance.
PS : j'ai encore des milliards de questions!
1er séjour en Asie pour Mère Fille
Avez vous des bonnes infos concernant hébergement, guide francophone, etc ...
Nous prenons tous les conseils
Grand merci d'avance
Départ le 10 novembre prochain
bonjour ,
Nous partons mi juillet avec nos 3 enfants ( 3, 8 et 11 ans ) et nous souhaiterions avoir votre avis et idées sur notre itinéraire
4 jours à Sanur pour se remettre du voyage et visiter le sud 5 jours à Ubud 2 jours à Amed 3 jours à gili air
Merci d'avance de vos avis et commentaires si vous avez de bonnes adresses , je suis preneuse !
Nous partons mi juillet avec nos 3 enfants ( 3, 8 et 11 ans ) et nous souhaiterions avoir votre avis et idées sur notre itinéraire
4 jours à Sanur pour se remettre du voyage et visiter le sud 5 jours à Ubud 2 jours à Amed 3 jours à gili air
Merci d'avance de vos avis et commentaires si vous avez de bonnes adresses , je suis preneuse !
Bonjour,
C’est notre premier voyage à Bali (ainsi que dans cette région du monde) en famille avec deux grands ados prévu en juin. Plutôt pas sportif😕, nous sommes attirés par les paysages et la culture, quelques jours de plage et bien que n’étant pas mordus de snorkeling on compte quand même en faire un peu.
Après avoir un peu parcouru les guides, j’ai établi un premier itinéraire sur 2 semaines:
Sanur - 1 nuit
Amed – 3 nuits
Pemuteran -3 nuits
Munduk – 2 nuits
Ubud – 4 nuits
Jimbaran – 2 nuits
Quelques points d’interrogation :
Peut-être prévoir 2 nuits a Sanur pour « barboter » un peu et que 2 à Amed ?
Est-ce que l’ouest (Pemuteran, le parc Bali Barat) vaut le coup ? 3 jours, c’est pas trop ?
Dans l’ensemble, ça ne fait pas trop d’étapes ?
Vos avis et conseils sont les bienvenus. Merci.
Jean-Philippe
C’est notre premier voyage à Bali (ainsi que dans cette région du monde) en famille avec deux grands ados prévu en juin. Plutôt pas sportif😕, nous sommes attirés par les paysages et la culture, quelques jours de plage et bien que n’étant pas mordus de snorkeling on compte quand même en faire un peu.
Après avoir un peu parcouru les guides, j’ai établi un premier itinéraire sur 2 semaines:
Sanur - 1 nuit
Amed – 3 nuits
Pemuteran -3 nuits
Munduk – 2 nuits
Ubud – 4 nuits
Jimbaran – 2 nuits
Quelques points d’interrogation :
Peut-être prévoir 2 nuits a Sanur pour « barboter » un peu et que 2 à Amed ?
Est-ce que l’ouest (Pemuteran, le parc Bali Barat) vaut le coup ? 3 jours, c’est pas trop ?
Dans l’ensemble, ça ne fait pas trop d’étapes ?
Vos avis et conseils sont les bienvenus. Merci.
Jean-Philippe
Bonjour à tous,
D'habitude, je sévis plutôt dans la rubrique "Indonésie" de VF, où il y a beaucoup d'interrogations. Mais aujourd'hui, pour changer, je vais essayer de synthétiser dans ce carnet de voyage toutes les infos que je donne habituellement.
En général, la première question qu'on se pose avant de partir là-bas, c'est lesquelles des 17.000 îles et îlots du pays faut-il choisir ? Pour une première découverte de l'Indonésie, et après avoir longuement pensé nous rendre sur Sulawesi, nous avons finalement tranché en choisissant Java puis Flores, et un peu Bali pour terminer.
Pourquoi ce choix ? J'ai pris trois guides et j'ai épluché les forums, puis j'ai fait une liste des plus beaux sites indonésiens selon ces différentes sources : l'île où ces merveilles sont les plus "concentrées" est Java, qui se trouve également être la moins chère pour les billets d'avion (nous sommes 4 quand même : Marie ma femme, et nos fils Victor 10 ans et Arthur 8 ans).
Quant à Flores, notre but en y allant est double. D'une part, sortir des sentiers battus : elle s'y prête bien car elle est plus reculée. En effet, les touristes se contentent généralement de faire le triptyque Java-Bali-Lombok mais poussent rarement plus loin. D'autre part, Flores est bordée à l'ouest par le Parc marin de Komodo, réputé sublime.
Enfin, nous prévoyons deux jours de battement en fin de séjour, histoire de ne pas rater notre avion pour la France en cas d'imprévu, au départ de Denpasar : ce sera l'occasion de jeter un œil sur Bali, réputée mais sur-fréquentée paraît-il en juillet.

En résumé, notre programme (qui variera finalement une fois sur place à cause des impondérables) est donc le suivant :
Java : temples et volcans (8 jours) Parc marin de Komodo : croisière d'île en île, dragons, villages de pêcheurs etc. (3 jours) Flores : la moitié ouest de l'île puis le volcan Kelimutu et les villages du peuple Lio (5 jours) L'îlot de Kanawa dans le parc de Komodo (8 jours) Bali (2 jours)
A ce programme s'ajoutent un jour par-ci un jour par-là, en guise de transitions et de trajets, pour un total d'à peu près un mois.
LES TEMPLES : BOROBUDUR ET PRAMBANAN
Sitôt sortis de l'aéroport de Yogya (prononcer Djodja), les chauffeurs de taxis, officiels ou pas, nous tombent dessus. Nous en choisissons un qui a l'air sympa et contrairement à bien des pays, les autres n'insistent pas.
Il nous emmène à Borobudur où nous avons réservé deux chambres longtemps à l'avance dans le fameux Manohara Hotel : situé dans l'enceinte du temple de Borobudur, il permet à un nombre limité de privilégiés, à savoir tous ses clients, d'y accéder avant le lever du jour, alors que le gros des visiteurs doit attendre l'ouverture du site à 9 heures pour y entrer.
Il est minuit et après une trentaine d'heures passées dans les avions et les aéroports, sans compter la fatigue due au décalage horaire, nous allons enfin pouvoir dormir un peu. Mais quatre heures seulement, car le réveil est prévu très tôt afin de ne pas rater le spectacle du lever de soleil sur le temple.
BOROBUDUR LE BOUDDHISTE

C'est donc à l'état de zombies et avec nos frontales que, après la sonnerie de ce fichu réveil, nous prenons le chemin du temple depuis l'hôtel. Nous en montons les marches abruptes et arrivons à son sommet. Il y a un peu de monde mais pas trop. Petit à petit, le soleil va se lever et nous laisser un souvenir impérissable.

L'édifice, qui est le plus grand temple bouddhiste de la planète, est cerné par des volcans majestueux et domine palmiers et rizières. A ses pieds, on aperçoit la végétation exotique nappée de brume. Deux impressionnants volcans terminent ce paysage, et c'est exactement entre eux deux que le soleil va se lever.

Les sculptures du temple se dessinent d'abord en ombres chinoises avant de prendre une teinte orangée sous les premiers rayons du soleil.

Mais ce qui nous surprend le plus, c'est l'ambiance quasi- mystique qui règne là-haut. Le paysage est en effet sublimé par le calme ambiant, car contrairement à bien d'autres sites touristiques, ici chacun respecte scrupuleusement ce lieu sacré, et chuchote donc. Quelques bouddhistes chantent sereinement, ce qui achève de rendre le moment inoubliable.

A bientôt onze et neuf ans, Victor et Arthur sont éblouis par le spectacle auquel ils viennent d'assister. Toutefois, leur estomac ne leur fait pas oublier que nous nous sommes levés très tôt sans manger. Aussi, taraudés par la faim, ils demandent à rentrer à l'hôtel pour le petit déjeuner.
PRAMBANAN L'HINDOUISTE

Tout comme Borobudur non loin duquel il est situé, le temple de Prambanan est classé par l'UNESCO au patrimoine de l'humanité. Ce temple hindouiste, merveille de l'art javanais du IXe siècle, nous impressionne par la délicatesse de ses nombreuses sculptures.

Le site est assez vaste et nous prenons le temps de le visiter malgré la forte chaleur qui nous accable.
La lumière dure de la mi-journée ne le rend pas aussi féérique que Borobudur, que nous avons eu la chance de pouvoir visiter dès les premiers rayons du soleil.

De plus, l'heure de notre visite n'étant pas aussi indue que celle à laquelle nous avons découvert Borobudur, il y a du coup nettement plus de monde.
Mais le site reste agréable car ce n'est pas non plus la grande foule. Nous passons le reste de l'après-midi à déambuler tranquillement au milieu des vestiges de ce superbe temple.

Au final, Prambanan est impressionnant. Mais le lever du soleil sur Borobudur et la nature qui l'entoure est tellement beau que si c'était à refaire, nous visiterions Prambanan en premier et Borobudur en second, le lendemain au lever du soleil.

La veille, le courant était bien passé avec le chauffeur que nous avions rencontré à l'aéroport de Yogya et qui nous avait emmenés à Borobudur. Avant de le quitter, nous lui avions donc proposé de poursuivre la route ensemble quand nous aurions terminé la visite de Borobudur, ce qu'il avait accepté.
C'est donc lui qui vient de nous faire découvrir Prambanan, et qui va nous emmener jusqu'à la ville de Solo. Nous aimons bien voyager de cette manière, conduits en voiture par un local. Ça nous permet de faire les trajets tout en discutant : le chauffeur nous explique plein de choses intéressantes sur son pays, que cela concerne l'aspect touristique (les sites visités etc.) ou l'aspect pratique (la vie quotidienne avec sa famille...).
Le reste du temps, nous prenons généralement les moyens de transports locaux : trains, bus, tuks-tuks etc, grâce auxquels nous nous sentons en immersion dans le pays.

La route entre Yogya et Solo est très fréquentée, par des voitures et des deux-roues qui conduisent évidemment n'importe comment. A plusieurs reprises tout au long du trajet, nous devons d'ailleurs calmer les ardeurs de notre ami javanais au volant car il conduit lui aussi à l'indonésienne. Or, nous avons prévu d'arriver entiers à Solo ! Ce qui sera finalement le cas à la fin de la journée.
Une fois n'est pas coutume, nous allons dormir non pas dans un hôtel local mais à l'hôtel Ibis de Solo, histoire de se reposer enfin un peu après l'interminable voyage depuis la France, le décalage horaire et la longue journée de découvertes que nous venons de vivre. En plus, Victor et Arthur vont pouvoir se délasser un peu dans la petite piscine de l'hôtel. On dormira à la roots une autre fois...
Le lendemain, après une bonne nuit de récupération, nous prenons le train pour Malang. Le voyage dure six heures que nous mettons à profit à la fois pour découvrir les paysages et nous reposer.
La bonne surprise, c'est que le train n'est pas bondé. La mauvaise, c'est qu'en revenant des toilettes situées à quelques mètres seulement de nous, Victor nous informe que la porte du train à côté de laquelle il vient juste de passer est grande ouverte ! Nous vérifions et en effet, n'importe qui pourrait tomber là, alors que le train roule vite.

Juste avant d'arriver, les hauts-parleurs crachent un message que nous croyons vaguement comprendre : il y aurait plusieurs gares à Malang, mais nous ne savons pas à laquelle nous sommes censés descendre. C'est ennuyeux car nous avons rendez-vous à la gare avec un chauffeur qui nous a été conseillé par une amie depuis la France, nous ne voulons donc pas le rater. Nous demandons de l'aide aux autres passagers, qui nous expliquent avec un sourire permanent que notre gare, c'est la deuxième. Nous les remercions chaleureusement car nous avions prévu de descendre à la première !
Une fois arrivés, nous rencontrons notre nouveau chauffeur, Slamet. Lui aussi est incroyablement souriant, comme tous les locaux que nous avons rencontrés depuis hier. Cette délicieuse particularité indonésienne se vérifiera sans exception pendant un mois, jusqu'à la fin de notre séjour.
Voilà pour les temples de Java. Si vous avez eu le courage de tout lire jusque-là, alors bravo et merci ! Les volcans javanais, puis Flores et Komodo vont suivre rapidement, ainsi que toutes les infos pratiques pour ceux que ça pourrait intéresser...
Vidéo (2 mn) : volcans, temples, petits villages de pêcheurs, îles paradisiaques : l'Indonésie dans toute sa splendeur en vidéo (2 mn) ...
D'habitude, je sévis plutôt dans la rubrique "Indonésie" de VF, où il y a beaucoup d'interrogations. Mais aujourd'hui, pour changer, je vais essayer de synthétiser dans ce carnet de voyage toutes les infos que je donne habituellement.
En général, la première question qu'on se pose avant de partir là-bas, c'est lesquelles des 17.000 îles et îlots du pays faut-il choisir ? Pour une première découverte de l'Indonésie, et après avoir longuement pensé nous rendre sur Sulawesi, nous avons finalement tranché en choisissant Java puis Flores, et un peu Bali pour terminer.
Pourquoi ce choix ? J'ai pris trois guides et j'ai épluché les forums, puis j'ai fait une liste des plus beaux sites indonésiens selon ces différentes sources : l'île où ces merveilles sont les plus "concentrées" est Java, qui se trouve également être la moins chère pour les billets d'avion (nous sommes 4 quand même : Marie ma femme, et nos fils Victor 10 ans et Arthur 8 ans).
Quant à Flores, notre but en y allant est double. D'une part, sortir des sentiers battus : elle s'y prête bien car elle est plus reculée. En effet, les touristes se contentent généralement de faire le triptyque Java-Bali-Lombok mais poussent rarement plus loin. D'autre part, Flores est bordée à l'ouest par le Parc marin de Komodo, réputé sublime.
Enfin, nous prévoyons deux jours de battement en fin de séjour, histoire de ne pas rater notre avion pour la France en cas d'imprévu, au départ de Denpasar : ce sera l'occasion de jeter un œil sur Bali, réputée mais sur-fréquentée paraît-il en juillet.

En résumé, notre programme (qui variera finalement une fois sur place à cause des impondérables) est donc le suivant :
Java : temples et volcans (8 jours) Parc marin de Komodo : croisière d'île en île, dragons, villages de pêcheurs etc. (3 jours) Flores : la moitié ouest de l'île puis le volcan Kelimutu et les villages du peuple Lio (5 jours) L'îlot de Kanawa dans le parc de Komodo (8 jours) Bali (2 jours)
A ce programme s'ajoutent un jour par-ci un jour par-là, en guise de transitions et de trajets, pour un total d'à peu près un mois.
LES TEMPLES : BOROBUDUR ET PRAMBANAN
Sitôt sortis de l'aéroport de Yogya (prononcer Djodja), les chauffeurs de taxis, officiels ou pas, nous tombent dessus. Nous en choisissons un qui a l'air sympa et contrairement à bien des pays, les autres n'insistent pas.
Il nous emmène à Borobudur où nous avons réservé deux chambres longtemps à l'avance dans le fameux Manohara Hotel : situé dans l'enceinte du temple de Borobudur, il permet à un nombre limité de privilégiés, à savoir tous ses clients, d'y accéder avant le lever du jour, alors que le gros des visiteurs doit attendre l'ouverture du site à 9 heures pour y entrer.
Il est minuit et après une trentaine d'heures passées dans les avions et les aéroports, sans compter la fatigue due au décalage horaire, nous allons enfin pouvoir dormir un peu. Mais quatre heures seulement, car le réveil est prévu très tôt afin de ne pas rater le spectacle du lever de soleil sur le temple.
BOROBUDUR LE BOUDDHISTE

C'est donc à l'état de zombies et avec nos frontales que, après la sonnerie de ce fichu réveil, nous prenons le chemin du temple depuis l'hôtel. Nous en montons les marches abruptes et arrivons à son sommet. Il y a un peu de monde mais pas trop. Petit à petit, le soleil va se lever et nous laisser un souvenir impérissable.

L'édifice, qui est le plus grand temple bouddhiste de la planète, est cerné par des volcans majestueux et domine palmiers et rizières. A ses pieds, on aperçoit la végétation exotique nappée de brume. Deux impressionnants volcans terminent ce paysage, et c'est exactement entre eux deux que le soleil va se lever.

Les sculptures du temple se dessinent d'abord en ombres chinoises avant de prendre une teinte orangée sous les premiers rayons du soleil.

Mais ce qui nous surprend le plus, c'est l'ambiance quasi- mystique qui règne là-haut. Le paysage est en effet sublimé par le calme ambiant, car contrairement à bien d'autres sites touristiques, ici chacun respecte scrupuleusement ce lieu sacré, et chuchote donc. Quelques bouddhistes chantent sereinement, ce qui achève de rendre le moment inoubliable.

A bientôt onze et neuf ans, Victor et Arthur sont éblouis par le spectacle auquel ils viennent d'assister. Toutefois, leur estomac ne leur fait pas oublier que nous nous sommes levés très tôt sans manger. Aussi, taraudés par la faim, ils demandent à rentrer à l'hôtel pour le petit déjeuner.

PRAMBANAN L'HINDOUISTE

Tout comme Borobudur non loin duquel il est situé, le temple de Prambanan est classé par l'UNESCO au patrimoine de l'humanité. Ce temple hindouiste, merveille de l'art javanais du IXe siècle, nous impressionne par la délicatesse de ses nombreuses sculptures.

Le site est assez vaste et nous prenons le temps de le visiter malgré la forte chaleur qui nous accable.
La lumière dure de la mi-journée ne le rend pas aussi féérique que Borobudur, que nous avons eu la chance de pouvoir visiter dès les premiers rayons du soleil.

De plus, l'heure de notre visite n'étant pas aussi indue que celle à laquelle nous avons découvert Borobudur, il y a du coup nettement plus de monde.
Mais le site reste agréable car ce n'est pas non plus la grande foule. Nous passons le reste de l'après-midi à déambuler tranquillement au milieu des vestiges de ce superbe temple.

Au final, Prambanan est impressionnant. Mais le lever du soleil sur Borobudur et la nature qui l'entoure est tellement beau que si c'était à refaire, nous visiterions Prambanan en premier et Borobudur en second, le lendemain au lever du soleil.

La veille, le courant était bien passé avec le chauffeur que nous avions rencontré à l'aéroport de Yogya et qui nous avait emmenés à Borobudur. Avant de le quitter, nous lui avions donc proposé de poursuivre la route ensemble quand nous aurions terminé la visite de Borobudur, ce qu'il avait accepté.
C'est donc lui qui vient de nous faire découvrir Prambanan, et qui va nous emmener jusqu'à la ville de Solo. Nous aimons bien voyager de cette manière, conduits en voiture par un local. Ça nous permet de faire les trajets tout en discutant : le chauffeur nous explique plein de choses intéressantes sur son pays, que cela concerne l'aspect touristique (les sites visités etc.) ou l'aspect pratique (la vie quotidienne avec sa famille...).
Le reste du temps, nous prenons généralement les moyens de transports locaux : trains, bus, tuks-tuks etc, grâce auxquels nous nous sentons en immersion dans le pays.

La route entre Yogya et Solo est très fréquentée, par des voitures et des deux-roues qui conduisent évidemment n'importe comment. A plusieurs reprises tout au long du trajet, nous devons d'ailleurs calmer les ardeurs de notre ami javanais au volant car il conduit lui aussi à l'indonésienne. Or, nous avons prévu d'arriver entiers à Solo ! Ce qui sera finalement le cas à la fin de la journée.
Une fois n'est pas coutume, nous allons dormir non pas dans un hôtel local mais à l'hôtel Ibis de Solo, histoire de se reposer enfin un peu après l'interminable voyage depuis la France, le décalage horaire et la longue journée de découvertes que nous venons de vivre. En plus, Victor et Arthur vont pouvoir se délasser un peu dans la petite piscine de l'hôtel. On dormira à la roots une autre fois...
Le lendemain, après une bonne nuit de récupération, nous prenons le train pour Malang. Le voyage dure six heures que nous mettons à profit à la fois pour découvrir les paysages et nous reposer.
La bonne surprise, c'est que le train n'est pas bondé. La mauvaise, c'est qu'en revenant des toilettes situées à quelques mètres seulement de nous, Victor nous informe que la porte du train à côté de laquelle il vient juste de passer est grande ouverte ! Nous vérifions et en effet, n'importe qui pourrait tomber là, alors que le train roule vite.

Juste avant d'arriver, les hauts-parleurs crachent un message que nous croyons vaguement comprendre : il y aurait plusieurs gares à Malang, mais nous ne savons pas à laquelle nous sommes censés descendre. C'est ennuyeux car nous avons rendez-vous à la gare avec un chauffeur qui nous a été conseillé par une amie depuis la France, nous ne voulons donc pas le rater. Nous demandons de l'aide aux autres passagers, qui nous expliquent avec un sourire permanent que notre gare, c'est la deuxième. Nous les remercions chaleureusement car nous avions prévu de descendre à la première !
Une fois arrivés, nous rencontrons notre nouveau chauffeur, Slamet. Lui aussi est incroyablement souriant, comme tous les locaux que nous avons rencontrés depuis hier. Cette délicieuse particularité indonésienne se vérifiera sans exception pendant un mois, jusqu'à la fin de notre séjour.
Voilà pour les temples de Java. Si vous avez eu le courage de tout lire jusque-là, alors bravo et merci ! Les volcans javanais, puis Flores et Komodo vont suivre rapidement, ainsi que toutes les infos pratiques pour ceux que ça pourrait intéresser...
Vidéo (2 mn) : volcans, temples, petits villages de pêcheurs, îles paradisiaques : l'Indonésie dans toute sa splendeur en vidéo (2 mn) ...
Bonjour à tous,
Je part en Indonésie avec ma belle famille et on compte sur moi pour plannifier le séjour. Merci de bien vouloir m'aider a accomplir ma mission au mieux. En effet, ne connaissant pas l'Indonésie, je ne me rends pas compte des distances et peut être apporterez vous des changements à ce programme...
Donc voila, nous partons 15 jours en novembre et nous souhaiterions visiter Bali et passer quelques jours sur Lombok.
1er tracé du planning (modifiable)
J1 : arrivée aéroport Denpasar 20h - dodo à legian J2 : Repos puis vers le milieu d'après midi direction Paru Ulu Water (comment, je ne sais pas encore, mais soit en scooter, soit en bemo qu'est-ce le mieux?) coucher de soleil et repas à Jimbaran au retour. J3 : Départ pour Ubud/ rizières/ foret des singes / marché/ danse traditionnelle le soir. J4 : Ubud direction Besakih retour Ubud (je ne sais pas comment y aller. Que me conseillez vous à 5, chauffeur ? taxi ? scooter ?) Toutefois pourriez vous m'informer si besakih vaut vraiment le coup ou si il vaut mieux visiter autour d'Ubud. J5 : Voiture avec chauffeur/ Direction Pura Tanah Lot puis Gilimanuk - Ferry et direction Kaw Ijen (est-ce possible sur 1 jour ?) J6 : Assenscion du volcan puis retour ferry et dodo Pemuteran J7 : Snorkeling île de Menjangan (partir juste la demie journée est-il possible?) dodo munduk J8 : Munduk temple Ulun Danu Bratan - Lac bratan retour munduk J9 : Cascade Gitgit et direction Amed J10 : Amed Tirtagaggan (water palace) dodo Candi dasa ou panang bay ??? Fin avec le chauffeur J11 : Panang bay - Ferry public - dodo Ampenan ? Mataram ? ou Senggigi ? que pensez vous, les trajets ne sont-ils pas trop long en 1 journée J12 : Dépend du lieu de stop de la veille, si pas Senggigi - Stop a Senggigi sinon gili air J13 : Bangsal ferry vers gili air J14 : Gili air J15 : Retour sur Bali avec speed boat, voilier ou avion ????
Comme vous pouvez le voir, beaucoup de questions restent pour l'instant sans réponse. Ce parcours n'est peut étre pas très cohérent.
N'hésitez pas à apporter des modifications et à me donner des bons plans hôtels, restau... pour un budget moyen. De plus, si quelqu'un connait un bon guide chauffeur sur bali je suis prenante.
Merci par avance pour l'aide que vous m'apporterez.
Je part en Indonésie avec ma belle famille et on compte sur moi pour plannifier le séjour. Merci de bien vouloir m'aider a accomplir ma mission au mieux. En effet, ne connaissant pas l'Indonésie, je ne me rends pas compte des distances et peut être apporterez vous des changements à ce programme...
Donc voila, nous partons 15 jours en novembre et nous souhaiterions visiter Bali et passer quelques jours sur Lombok.
1er tracé du planning (modifiable)
J1 : arrivée aéroport Denpasar 20h - dodo à legian J2 : Repos puis vers le milieu d'après midi direction Paru Ulu Water (comment, je ne sais pas encore, mais soit en scooter, soit en bemo qu'est-ce le mieux?) coucher de soleil et repas à Jimbaran au retour. J3 : Départ pour Ubud/ rizières/ foret des singes / marché/ danse traditionnelle le soir. J4 : Ubud direction Besakih retour Ubud (je ne sais pas comment y aller. Que me conseillez vous à 5, chauffeur ? taxi ? scooter ?) Toutefois pourriez vous m'informer si besakih vaut vraiment le coup ou si il vaut mieux visiter autour d'Ubud. J5 : Voiture avec chauffeur/ Direction Pura Tanah Lot puis Gilimanuk - Ferry et direction Kaw Ijen (est-ce possible sur 1 jour ?) J6 : Assenscion du volcan puis retour ferry et dodo Pemuteran J7 : Snorkeling île de Menjangan (partir juste la demie journée est-il possible?) dodo munduk J8 : Munduk temple Ulun Danu Bratan - Lac bratan retour munduk J9 : Cascade Gitgit et direction Amed J10 : Amed Tirtagaggan (water palace) dodo Candi dasa ou panang bay ??? Fin avec le chauffeur J11 : Panang bay - Ferry public - dodo Ampenan ? Mataram ? ou Senggigi ? que pensez vous, les trajets ne sont-ils pas trop long en 1 journée J12 : Dépend du lieu de stop de la veille, si pas Senggigi - Stop a Senggigi sinon gili air J13 : Bangsal ferry vers gili air J14 : Gili air J15 : Retour sur Bali avec speed boat, voilier ou avion ????
Comme vous pouvez le voir, beaucoup de questions restent pour l'instant sans réponse. Ce parcours n'est peut étre pas très cohérent.
N'hésitez pas à apporter des modifications et à me donner des bons plans hôtels, restau... pour un budget moyen. De plus, si quelqu'un connait un bon guide chauffeur sur bali je suis prenante.
Merci par avance pour l'aide que vous m'apporterez.
Bonjour,
nous partons a Bali en avril prochain pour 15 jours, avec nos deux garcons de 15 mois et 3 ans.
Programme: - 5 jours a Ubud - 4 jours a Amed - 4 jours a Sanur
La question qui nous reste encore a resoudre est le probleme du transport: location de voiture ou utilisation de chauffeur a la journee. D'un cote je me dis que louer une voiture nous laissera plus de flexibilite pour faire les choses qd on veut mais (i) apres qq recherches ca me semble tres cher et (ii) j'ai lu a plusieurs endroits qu'il etait deconseille de conduire a Bali car les routes sont tres mauvaises...du coup avec des enfants ca me stresse un peu.
Pourriez-vous me donner votre avis a ce sujet? En gros il s'agirait de faire les deplacements Denpasar - Ubud, Ubud-Amed, Amed - Samur et puis les deplacements su la journee pour aller voir les temples, rizieres....
merci bcp d'avance pour vos reponses!!
nous partons a Bali en avril prochain pour 15 jours, avec nos deux garcons de 15 mois et 3 ans.
Programme: - 5 jours a Ubud - 4 jours a Amed - 4 jours a Sanur
La question qui nous reste encore a resoudre est le probleme du transport: location de voiture ou utilisation de chauffeur a la journee. D'un cote je me dis que louer une voiture nous laissera plus de flexibilite pour faire les choses qd on veut mais (i) apres qq recherches ca me semble tres cher et (ii) j'ai lu a plusieurs endroits qu'il etait deconseille de conduire a Bali car les routes sont tres mauvaises...du coup avec des enfants ca me stresse un peu.
Pourriez-vous me donner votre avis a ce sujet? En gros il s'agirait de faire les deplacements Denpasar - Ubud, Ubud-Amed, Amed - Samur et puis les deplacements su la journee pour aller voir les temples, rizieres....
merci bcp d'avance pour vos reponses!!
bonjour a tous , nous partons en juin a bali et singapour avec mon epouse et mes deux enfants de sept et quinze ans, pour commencer une semaine au club med de nusa dua, pouvez vous vous me donner votre avis si vous connaissez? ensuite quelles sont les excursions que vous me conseillez a partir de nusa dua?
les resto?les ballade ?etc...ensuite trois jours singapour , idem avez vous des endroits , resto , visites particulieres a me conseiller, merci d avance.
Bonjour,
Je suis en train de voir un peu mon périple et me pose les questions suivantes, combien de jours faut-il a Yogyakarta pour faire le tour des choses à voir dans la région ? D'autre part qui peut me dire si Solok vaut le déplacement et le temps qu'il faut pour s'y rendre à partir de Yogya ?
Merci,
Je suis en train de voir un peu mon périple et me pose les questions suivantes, combien de jours faut-il a Yogyakarta pour faire le tour des choses à voir dans la région ? D'autre part qui peut me dire si Solok vaut le déplacement et le temps qu'il faut pour s'y rendre à partir de Yogya ?
Merci,
Bonjour,
Nous avions découvert Bali et la belle région d'Ubud il y a 4 ans en louant une maison pendant 1 mois en passant via un site dont j'ai complètement zappé le nom. Nous avions fait un petit saut à Lombok (Gili Islands et Sengigi). Court séjour que nous avions apprécié et dont certains commentaires lus sur le net nous ont confirmés que cette île reserve de jolie surprise.
Nous aimerions louer une maison dans un style si possible "Coté sud" et pas dans une architecture moderne. Bref de mon goût... Nous n'avons pas de préférence géographique, même si nous souhaiterions être proche de la mer et si possible assez isolé (pas à Mataram 😉). Nous sommes un couple et donc une maison avec 1 seule chambre suffira.
Nous avons pas mal cherché sur le net et pas trouvé grand chose. Donc merci de nous signaler si vous connaissez un chouette endroit à louer pour environ quinze jours/1 mois sur le 2ème semestre 2008.
Merci.
Nous avions découvert Bali et la belle région d'Ubud il y a 4 ans en louant une maison pendant 1 mois en passant via un site dont j'ai complètement zappé le nom. Nous avions fait un petit saut à Lombok (Gili Islands et Sengigi). Court séjour que nous avions apprécié et dont certains commentaires lus sur le net nous ont confirmés que cette île reserve de jolie surprise.
Nous aimerions louer une maison dans un style si possible "Coté sud" et pas dans une architecture moderne. Bref de mon goût... Nous n'avons pas de préférence géographique, même si nous souhaiterions être proche de la mer et si possible assez isolé (pas à Mataram 😉). Nous sommes un couple et donc une maison avec 1 seule chambre suffira.
Nous avons pas mal cherché sur le net et pas trouvé grand chose. Donc merci de nous signaler si vous connaissez un chouette endroit à louer pour environ quinze jours/1 mois sur le 2ème semestre 2008.
Merci.
bonjour a tous
je compte partir un mois sur l'ile de Borneo c'est pourquoi je fais appel a vos experiences et vos infos.toutes infos sont bonnes a prendre, merci de prendre quelques minutes pour repondre a mes questions.
que pensez vous d'un mois est ce suffisant? trop court? j'ai pas envie d'etre speed.
quel budget prevoir sans se priver d'une petite plonger, des marcher, des jus de fruits frais etc...?et en comptant les transport?
niveau administration, visa, vaccin que faut il prevoir?
comment y aller a partir de singapour ou de Malaisie?par avion? bateau? quelles sont les compagnies pas cheres?les bons plans?
quels sont les coins a ne pas manquer?quelles iles?quelles villes? je suis amatrice de plages de sable fin paradisiaques mais aussi de marches dans la jungle qui vous reservent des surprises comme un lac ou un lagon pour se rafraichir ainsi que de culture et de villes sympa.
est il facile de se deplacer?
quel coin, coté indonesie ou malaisie?quelles sont vos points de vue? le nord?le sud? l'est? l'ouest?
est il facile de passer la frontiere?
conaissez vous un bon guide pour l'ile Borneo? conaissez vous un site a faire partager?
enfin voila vous avez pu constater que je n'ai aucune info donc tout sera bon a prendre. Merci d'avance.
je compte partir un mois sur l'ile de Borneo c'est pourquoi je fais appel a vos experiences et vos infos.toutes infos sont bonnes a prendre, merci de prendre quelques minutes pour repondre a mes questions.
que pensez vous d'un mois est ce suffisant? trop court? j'ai pas envie d'etre speed.
quel budget prevoir sans se priver d'une petite plonger, des marcher, des jus de fruits frais etc...?et en comptant les transport?
niveau administration, visa, vaccin que faut il prevoir?
comment y aller a partir de singapour ou de Malaisie?par avion? bateau? quelles sont les compagnies pas cheres?les bons plans?
quels sont les coins a ne pas manquer?quelles iles?quelles villes? je suis amatrice de plages de sable fin paradisiaques mais aussi de marches dans la jungle qui vous reservent des surprises comme un lac ou un lagon pour se rafraichir ainsi que de culture et de villes sympa.
est il facile de se deplacer?
quel coin, coté indonesie ou malaisie?quelles sont vos points de vue? le nord?le sud? l'est? l'ouest?
est il facile de passer la frontiere?
conaissez vous un bon guide pour l'ile Borneo? conaissez vous un site a faire partager?
enfin voila vous avez pu constater que je n'ai aucune info donc tout sera bon a prendre. Merci d'avance.







