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iPhone 4 européen aux États-Unis?
Bonjour à tous,

Je dois me rendre pour un an au Vermont (à Burlington) en Janvier. Et je me disais : tiens regardons un peu les offres téléphoniques.

Je possède une iPhone 4 belge, donc non bloqué par quoi que ce soit et qui me permet d'utiliser n'importe quelle carte sim.

Idéalement, une fois aux usa, j'aurais aimé avoir un numéro américain le plus vite possible. Je me suis donc dis qu'il me fallait quelque chose du type carte prépayée. (Carte que l'on achète avec un certain crédit et ce crédit d'appel est débité en fonction des appels que l'on passe, sms ou internet)

Alors je crois bien qu'il n'y a qu'une seule société qui fait cela : t-Mobile. Toutefois voilà... Il parait qu'ils n'ont pas (officiellement) de "microsim" pour l'iPhone 4.

Ne me dites quand même pas, qu'aillant acheté l'iPhone 4 une fortune ici en Europe, je vais devoir souscrire un abonnement (pas si bon marché que ça) chez AT&T... (De plus ils vont sans doute vouloir que j'ai un numéro de sécurité sociale, ce qui peut prendre un certain temps à ce que j'ai pu comprendre...)

Merci d'avance pour vos éclaircissements,

Kevin
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Boucle San Francisco - San Francisco et camping dans les parcs de l'Ouest américain en famille
Nous sommes rentrés il y a déjà 4 mois mais il n'y a quasiment pas un jour durant lequel je ne pense pas à ce que nous avons vu lors de notre périple aux Etats-Unis... Comme les autres, je ne rêve que d'une chose : y retourner !

Il y a encore 2 ans, les Etats-Unis n'étaient vraiment pas une destination envisagée mais en découvrant quelques paysages dans un reportage télé, j'ai décidé d'approfondir un peu sur ce forum. Et voilà que des forumeurs plus qu'avisés, des voyageurs subjugués, m'ont permis d'entreprendre une nouvelle aventure. Oui, le voyage commence lors de sa préparation. Celle-ci fut longue mais finalement pas si laborieuse que ça grâce à vous tous qui publiez ici. Entre carnets et réponses à mes questions, vous avez tous contribué à ce que mon voyage soit celui qui me fallait. Je ne vais pas vous remercier individuellement car je ne voudrait oublier personne tant vous êtes nombreux. Il y a certes ceux que nous appelons les "incontournables" qui n'en sont pas à leur première expérience et qui donnent des conseils pointus et bien sentis mais il y a aussi tous ceux qui racontent, chacun avec son style propre, ce qu'ils ont vécu et c'est cette richesse qui fait de cette communauté un trésor. Alors à tous, je dis un grand merci.

4 mois disais-je que nous sommes revenus mais le temps m'a manqué pour, à mon tour, livrer mon expérience. J'avoue que le temps n'est pas ma seule excuse et que j'ai un peu peur aussi d'ennuyer mais après tout, peut-être que dans ce modeste carnet, un de mes souvenirs intéressera un futur voyageur...

Donc, pour résumer très succinctement :

- 5 personnes : Alex et Cécile (moi), 41 ans, Thomas, 16 ans, Elsa, 14 ans et Arno, 12 ans. - 10 mois de préparation (lecture des guides, rédaction d’un premier itinéraire, réservation du vol car certitude de faire la boucle San Francisco pour voir des amis installés sur place depuis 18 ans, sollicitation des membres de Voyageforum.com, rédaction d’un second itinéraire, réservation de la voiture, des hôtels, des campings et de certaines activités). - 23 jours (22 nuits) du 03 août au 25 août 2014 - 4 Etats : la Californie, l’Arizona, l’Utah et le Nevada - 3 grandes villes et 9 parcs - 2 hamburgers seulement - 1 ours

La préparation

Pour notre part, la décision de partir vers l’Ouest s’est prise début octobre, l’itinéraire a commencé à être élaboré dans la foulée (et n’a été finalisé qu’en mars) et les réservations ont démarrée fin octobre.

Nous avons beaucoup lu pour faire nos choix. Les livres : Le Routard Californie 2013*** Le Routard Parcs nationaux de l’ouest américain 2013*** Photographing the Southwest: A guide to the natural landmarks of Southern Utah*** Photographing the Southwest - Arizona: A Guide to the Natural Landmarks of Arizona*** Parcs de l’Ouest américain Bibliothèque du voyageur Gallimard** Petit Futé Parcs nationaux américains Le Guide Vert Parcs de l’Ouest américain Michelin Lonely Planet Ouest américain et San Francisco Les 3 derniers nous ont été parfaitement inutiles. Les sites internet : http://www.ouestusa.fr/ http://voyageforum.com/

http://www.routard.com/

L'itinéraire prévu

dimanche 3 août : Vol Paris (10h20) – San Francisco (15h20) - Sausalito - Alameda, 80 km, lundi 4 août : San Francisco – Salinas, 180 km, 2h mardi 5 août : Salinas – Los Angeles, 500 km mercredi 6 août : Los-Angeles jeudi 7 août : Los Angeles - Las Vegas, 440 km, 4h vendredi 8 août : Las Vegas –Zion Park, 272 km, 3h samedi 9 août : Zion Park - Bryce Canyon, 127 km, 1h30 dimanche 10 août : Bryce Canyon lundi 11 août : Bryce Canyon – Torrey, 200 km, 2h45 mardi 12 août : Capitol Reef – Moab, 245 km, 2h30 mercredi 13 août : Moab – Arches National Park, 16 km, 20 min jeudi 14 août : Moab – Dead Horse Point – Canyonlands National Park, Island in The Sky, 50 km, vendredi 15 août : Moab - Monument Valley, 230 km, 2h30 samedi 16 août : Monument Valley - Page, 230 km, 2h30 dimanche 17 août : Page - Lower Antelope Canyon, 26 km, 30 min - Lac Powell avec tour en bateau lundi 18 août : Page - Grand Canyon National Park, 186 km, 2h50 mardi 19 août : Grand Canyon – Seligman - Las Vegas, 445 km, 4h30 mercredi 20 août : Las Vegas - Death Valley (190 km, 2h30) – Bishop (266 km, 3 h) jeudi 21 août : Bishop - Bodie (155 km, 2h) – Yosemite National Park (172, 2h50) vendredi 22 août : Yosemite, Yosemite Valley samedi 23 août : Yosemite, Mariposa Grove – Alameda, 290 km, 3 h 40 dimanche 24 août : Journée San Francisco - Silicon Valley

lundi 25 août : Matinée San Francisco puis vol (17h20) – Paris (arrivée 26 août)

Le vol

Nous avons fait le choix d’un vol aller-retour Paris-San Francisco car nous avons récupéré le matériel de camping chez nos amis à Alameda (alors qu’ils étaient absents) puis nous sommes retournés les voir à la fin de notre périple. Nous avons conscience qu’une arrivée à San Francisco suivie d’une boucle en sens inverse (Yosemite, Las Vegas…) et d’un retour depuis Los Angeles aurait été plus judicieux car plus économe en kilomètres. Encore mieux, un retour depuis Las Vegas… Mais là, cela aurait impliqué de faire une croix sur Universal Studio et avec nos ados… La réservation sur un vol de la compagnie irlandaise Aer Lingus date du 21 octobre 2013. Il s’agissait du tarif le plus bas (trouvé grâce au site liligo.com) pour cette période. Dép Paris/Charles de Gaule le dimanche 3 août à 10h20 – escale de 1h15 à Dublin – arrivée San Francisco à 15h20 Retour San Francisco le lundi 25 août à 17h20 – escale de 6h35 à Dublin – arrivée Paris le mardi 26 août à 20h55 Prix total : 4716,05€ (tous frais inclus, bagages, sièges, repas)

Le véhicule de location

Nous avons choisi Avis en passant par Locationdevoiture.fr via Auto Europe.

Nous avons choisi la catégorie « Grande routière Minibus » type Dodge Grand Caravan avec les assurances CDW, THP, LDW et ALI à rendre avec le plein fait pour 794,77€ les 22 jours. Aucun frais supplémentaire pour le deuxième conducteur. Nous avons été très bien reçu ; une Dodge Grand Caravan nous attendait, aucune assurance supplémentaire n’a été proposée, aucune insistance de la part de l’agence suite à notre refus d’une proposition de véhicule 4x4. Ce véhicule a été parfait pour nous 5 avec nos 3 gros sacs, la tente, et les provisions. La boîte automatique est un vrai plus lorsque l’on fait de longs trajets.

Les hébergements

Pour être dès le lever dans les parcs, nous avons privilégié le camping et nous ne l’avons jamais regretté sauf peut-être à Moab. Les hôtels ont tous été réservés très tôt sur les sites booking.com et hotels.com pour Salinas. Ces sites offrent la possibilité d’annulation sans frais ce qui nous a été bien utiles lors de modifications d’itinéraire. J1 : Alameda : Chez nos amis J2 : Salinas : Good Nite Salinas, 1 chambre, 2 lits doubles, 47,32€, correct J3 et J4 : Los Angeles : Hollywood La Brea Inn, 1 chambre, 2 lits doubles + 1 lit d’appoint, 163€ Excellent accueil, emplacement idéal pour se promener sur Hollywood Boulevard, parking, calme car chambres donnant sur une cour, lits inconfortables surtout le lit d’appoint complètement vétuste (ressorts saillants). J5 : Las Vegas : Best Western Plus Casino Royal, 2 chambres, 94€ Super emplacement sur le Strip juste à côté du Tix4Tonight (billets tarif réduit pour les shows et les restaurants), grandes chambres, au calme côté piscine (celle-ci est minuscule mais on en a profité tout seuls de 9h à 10h du matin), lits confortables, café et thé dans la chambre. J6 : Zion : Watchman Campground, emplacement 5 loop C12€ Immenses emplacements dans un cadre de rêve J7 et 8 : Bryce : Sunset Campground, B262, 22,50€ Magnifique camping, très calme, grands emplacements J9 : Torrey : Thousand Lakes RV Park Campground and cabins, 1 cabine de luxe, 51,50€ Joli chalet en bois très bien équipé, au calme, petit jardin avec table et barbecue J10, J11 et J12 : Moab : KOA Campground, C1, 93€ Emplacements minuscules (tente quasiment collée à celle du voisin), sanitaires pas très propres, situé le long d’une grande route très passante qui nous a empêchés de dormir correctement (penser aux boules Quiès), proches d’Arches. Nous avons un peu regretté de ne pas avoir choisi un camping dans le parc d’Arches mais ils sont non réservables. Sans doute préférer les emplacements 50A, 51, 52 et 53 si vous êtes en tente ou les chalets au fond du camping (K1 et 2 puis K21 à 14) J13 : Monument Valley : The View Campgroung, emplacement 8, 15,50€ Camping incroyable, sur le sable rouge, face aux « monuments », sanitaires propres mais neufs quand nous y sommes allés. J14 et J15 : Page : Wahweap Marina RV et Campground, 248, 46,80€ « Usine » à campeurs, grands emplacements, bruyant assez tard car beaucoup de groupes, douches à pièces pas toujours en service et pris d’assaut regroupées à l'accueil (2$ les 15 minutes), laverie toujours ouverte, au bord du lac o�� on peut se baigner dans une eau chaude jusqu’à tard le soir. J16 : Grand Canyon : Mather Campground, Pine loop 285, 13,50€ Grands emplacements dans une très beau cadre forestier, pas tous très praticables car pas mal de pierres, douches à l'accueil J17 : Las Vegas : hôtel Excalibur, 2 chambres, 105€ Bien placé pour parcourir le sud du Strip, très grand, chambres confortables mais pas de possibilité de café ou thé en chambre, amusant de l’extérieur pour les enfants J18 : Bishop : hôtel America’s Best Value Inn, 2 chambres, petits déjeuners compris, 85€ Très bon accueil, avons reçu la chambre familiale en réservant très tôt (un salon avec un canapé et une chambre avec deux lits double), zone pour prendre le petit déjeuner minuscule (réception + 2 ou 3 personnes maximum) mais petit déjeuner très suffisant et varié. J19 : Yosemite : Crane Flat campground, 238, 15€ Grand emplacement, pas de douche, au calme, à mi-chemin entre Tolumne Meadows (entrée Est) et la vallée. J20 : Yosemite : Wawona Campground, loop B-31, 15€ Très grands emplacements, au calme le long d’une rivière où on s’est baigné et où on a ramassé du bois pour le feu, sanitaires minimalistes également. J21 et J22 : Alameda : chez nos amis.

A présent, je vais pouvoir raconter notre aventure et mettre quelques photos. A suivre...
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iPhone/iPad: fonction GPS aux États-Unis?
Bonjour à tous ! Ma question est dans le titre ! Je voudrais savoir s'il est utile de louer un gps ou d'en acheter si on est équipé d'iphone ou d'ipad . Si certains d'entre vous les ont utilisé , quelles applications les plus pratiques avez vous utilisez ? Merci d'avance ! Nathalie
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Data illimité sur iPhone 5 aux États-Unis?
Bonjour à tous, je vais me rendre aux Etats-Unis en septembre pendant 25 jours : 12 jours à Las Vegas, 12 jours à Hawai et 1 journée à New York.

Je possede un iphone 5, téléphone qui utilise un format de carte SIM spécifique la nano-SIM

Je recherche une solution pour avoir un numéro de téléphone sur place mais surtout, la data illimité. Mon téléphone me servant à la fois de GPS et de traducteur

Bien sûr, je ne souhaite pas m'engager pour un forfait à l'année.

J'ai fait des recherches sur différents forums mais les seuls infos que j'ai pu trouvé concernent l'iphone 4/4S fonctionnant avec une microSIM, en l'occurence une SIM classique découpée au cutter la plupart du temps.

Pourrais-t-on m'aider sur le choix d'une solution, d'un opérateur ?

D'avance, merci à ceux qui répondront pertinemment.

J'ajoute que je ne suis pas interessé par l'option Ulysse Mobile, on peut voir mon commentaire sur le poste dédié ;)
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Obtenir un numéro américain pour iPhone français aux États-Unis
Bonjour,

Voilà, je suis pour 9 mois en Caroline du Sud dans le cadre de mes études et j'aimerai avoir un numéro américain. J'ai un iphone 4 acheté en France à l'apple store de Paris (donc logiquement desimlocker donc je pensais que ça voulait dire qu'il marchait avec tous les opérateurs possibles...) et j'aimerai pouvoir l'utiliser : avoir un smartphone peut être utile pour communiquer avec ses proches. Mais voilà mauvaise surprise. Quand j'ai acheté ma carte SIM aux US. Pas de problème, elle rentre bien dans le portable. Mais ça ne marche pas... Je me suis connectée sur le site de la marque à la pomme... Et il y a marqué sur les téléphones acheté via l'apple store : "Un iPhone déverrouillé ne peut pas être compatible avec les réseaux LTE d'autres pays (...)". Je pense que le problème vient de là... Je n'ai aucune idée de ce que cela peut vouloir dire... Mais y-a-t-il une solution pour que mon iPhone marche aux Etats-Unis ? Car je n'ai pas les moyens de m'acheter un nouveau smartphone. Je vous remercie d'avance pour vos réponses.
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Premier voyage aux États-Unis
Bonjour, je m'appelle Nadia et en 2014 je vais enfin réaliser mon rêve: partir aux Etats Unis! Je suis très très excitée, et à la fois angoissée car je pars en terre inconnues! Du coup je me pose pleins de questions, du style : Quelles sont les choses à ne pas rater! je pense faire 4 jours à NY et ensuite partir vers l'ouest pour faire LV, LA, SF ET LE GRAND CANYON bien sûre! Je pense partir par une agence avec location de voitures! Quelles sont les choses à savoir, les formalités pour les vols intérieurs pour les pourboire et pleins d'autres choses! Tous vos conseils seront les bienvenus! Merci!
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Internet mobile aux États-Unis (clé 3G)?
Bonjour,

En vue d'un long séjour à Las Vegas dans qqs semaines je cherche un moyen de me connecter à internet avec un pc portable et donc avec une clé 3g. J'ai regardé sur les sites de qqs opérateurs mais je n'ai pas trouvé ce que je cherchais, j'ai trouvé uniquement avec contrat, avec abonnement mais je recherche une formule prépayée sans engagement. Pouvez vous me conseiller svp sur les possibilités de connexion, si possible avec une clé 3g.

Merci pour votre aide ^^
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Téléphoner des États-Unis vers la France avec une carte prépayée sur un portable
Bonjour !

Alors je sais que c'est un sujet récurrent sur le forum, mais je n'arrive pas tout à fait a trouver réponse à mes questions. Je vous explique la situation: nous partons donc en voyage aux USA (SF-LA-San diego ...) et nous laissons nos enfants en France avec leurs grands parents. Ce qui explique que là bas nous aurons besoin de téléphoner régulièrement (bah oui ils vont nous manquer quand meme 😛) et nous aurons besoin d'être joignable au cas où il y aurait un problème avec les enfants (chose que je n'espère pas du tout !!!). Avec mon mari nous avons chacun un joli téléphone qui coute les yeux de la tete et qu'on n'a pas spécialement envie de prendre là bas, et donc nous avions penser acheter un téléphone pas cher avec une carte prépayée et des options pour l'étranger.

Mais après des recherches j'ai pas trouver grand chose de terrible ... j'ai lu quelques postes où on pourrait acheter directement le portable et la carte prépayée là bas.

Quelqu'un pourrait m'éclairer un peu là dessus ? Sur les meilleurs tarifs ?

Avec tous mes remerciements !

Amélie
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Forfait téléphone portable aux États-Unis pour la période du séjour
J'envisage de prendre un forfait téléphone pour la durée de mon séjour aux Etats-Unis. Un forfait basique genre « la Carte » devrait me suffire. Les grandes enseignes proposent ce type d'offre mais jusqu'alors je n'étais jamais rentré dans le détail. 

Pour la zone « southwestern » Verizon offre-t-il une bonne couverture ? Est-il possible en tant qu'étranger (donc sans adresse locale) d'ouvrir une ligne pour une courte période (quelques semaines, le temps d'un séjour) ? Quelle formule, téléphone + carte SIM, est la plus intéressante ? 

Cette alternative m'éviterait de trop engraisser mon opérateur téléphonique… lequel souffrira moins de surcharge pondéral !! 😎
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Un vieux rêve motocycliste aux Etats-Unis en Harley
Bonjour, Nouveau venu sur le forum que j'ai découvert par hasard, en cherchant les tout premiers éléments de préparation d'un voyage aux USA, et qui s'avère une mine de renseignements autant pratiques que de conseils éclairés de vieux routards, c'est donc tout naturellement que je me suis inscrit.🙂

Alors rien de très original, je commence seulement à préparer (comme beaucoup ai-je déjà constaté) un voyage que je qualifierai de mythique pour ma part, en Harley Davidson avec ma compagne aux USA. Bien qu'ayant eu la chance de travailler et visiter de nombreux pays dans le monde, curieusement, je n'ai jamais eu l'opportunité d'aller aux États Unis !😕

Premier point : il se fera nécessairement et impérativement en moto, et en Harley, c'est incontournable pour moi. Au départ je pensais partir avec ma propre Harley, mais en parcourant le forum j'ai compris que c'était une véritable galère. Donc je louerai sur place, plus pratique et le même modèle que la mienne (Road King pour info). Deuxième point : j'ai le temps, puisque retraité, et j'envisage donc de partir environ 3 semaines, ce qui me laissera le temps nécessaire pour une visite plus poussée. Troisième point : puisque je parle de voyage mythique, le Sturgis est, pour moi, quasi incontournable, tout comme la visite des usines et du musée Harley de Milwaukee. Quatrième point : je ne suis pas un fan des circuits organisés, car je préfère largement mon autonomie. Toutefois, cela ne signifie pas non plus que je n'aurai pas recours à des tours operators, du moment que pendant mon voyage je ne sois pas soumis à des "impératifs" horaires ou de visite ou chaperonné en permanence. Je préfère de loin mon indépendance. Cinquième point : je vais préparer mon circuit dans les jours qui viennent, au regard des très intéressants topics développés ici et mon budget devrait très largement suffire. Sixième point : je parle anglais (et américain plus précisément) aussi bien que le français pour l'avoir pratiqué pendant 12 ans de manière quotidienne et permanente, donc pas un souci pour moi.

Ah ! J'oubliais : le voyage est programmé pour 2014. Oui, je sais ce n'est pas demain, mais après demain et en y réfléchissant, j'aurai ainsi plus que largement le temps de tout préparer dans le détail, encore que ça risque d'arriver très vite en fait. Je vous l'ai dit, j'ai tout mon temps aujourd'hui et je peux envisager des choses à de telles échéances, ce que je n'ai jamais pu faire durant mon activité.

Voilà. Je viendrai régulièrement sur le forum tenir à jour mon topic, prendre les conseils et poser les questions qui ne manqueront certainement pas, j'en suis persuadé car je compte avant tout sur vous, sur ceux qui ont l'expérience. Et je retiens également l'idée que j'ai pu voir de créer un Carnet de route sur un site personnel. Je pourrai ainsi éviter d'alourdir le forum et ne poser que les questions utiles et non déjà résolues sur le forum. Je vous remercie par avance de votre aide qui me sera plus que précieuse.
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Route 66 à l'envers ou boucle au départ de Chicago
Bonjour,

Nouveau sur le forum, et après avoir passé quelques soirées à découvrir un tas d'informations, je me permets de soumettre ma demande concernant notre futur voyage aux USA en moto.

Nous partons avec ma femme en du 01 au 22 Mai 2014 rendre visite à notre fille (étudiante) qui se trouve à Gravette dans l'Arkansas. Cette petite ville se situe à la pointe Nord/Ouest de cet état, soit à une cinquantaine de km de la Route 66 entre Tulsa (Oklahoma) et Springfield (Missouri). Nous avons promis à notre fille, d’êtres présents dans la famille d'accueil le 17/05 pour la remise des prix au lycée.

J ’ai prévu de louer une Electra Glide chez Eagle Rider une fois arrivé aux USA.

En fonction de ces dates j’ai élaboré deux scénarios que je vous soumets (les grandes lignes) : Arrivée le 01/05 à San Francisco puis visites de Parcs (à définir), Las Vegas puis route 66 vers Gravette (arrivée 16/05 au soir). Nous restons sur place 3 nuits, donc départ le 19/05 au matin pour récupérer la Route 66 et arrivée à Chicago le 21/05 pour un départ le 22/05 Arrivée le 01/05 à Chicago. Nous avons 15 jours avant de nous rendre à Gravette, donc je pensais faire une partie de la route du Blues vers Nashville, Memphis, Natchez et descendre jusqu’à la Nouvelle Orleans puis remontée à travers la Louisianne vers l’Arkansas pour rejoindre le 16/05 Gravette et enfin la Route 66 jusqu’à Chicago. La date du retour peut etre les 23 ou 24/05, j’ai arbitrairement positionné 3 semaines au départ mais cela peut évoluer. Surtout que 3 jours pour remonter de Gravette à Chicago (1100 km), c’est un peu court…et puis il faut rendre les motos donc arriver la veille, etc…

Donc dans le premier cas, j’ai 15 jours pour faire 3300 Km et essayer de visiter quelques parcs. Nous aimerions rester deux jours à SF puis rester une nuit et un jour à LV. En calculant 300 Km par jour cela représente 11 jours de route….donc jouable je pense…reste à définir les étapes au jour le jour.

Dans le deuxième cas, je suis un peu moins sûr de mon coup, mais avec 1500 Km entre Chicago et la Nouvelle Orleans puis 1000 Km ensuite vers Gravette, j’arrive à 2500 Km en 15 jours…donc jouable je pense. Sur ce circuit qui est donc une boucle, j’économise aussi les 600 dollars de Drop Off pour la moto…Ce qui n’ est pas négligeable et j’emprunte la mythique Route 66 sur 1100 Km quand même.

Pour l’instant, nous sommes plus orientés vers le scénario N°1, mais rien n’est définitif !!

Voila, si vous avez d’autres idées ou commentaires, je suis preneur car je n’ai pas encore réservé billets et moto.

Au plaisir de vous lire.

Ps : Je suis conscient que pour certains ces informations seront peut êtres trop vagues, mais j’affinerais rapidement le trip jour/jour une fois le scénario choisi.
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Retour sur un super voyage dans le Grand Ouest
Bonjour à tous, Cela fait déjà presque un an que l'on est revenu de notre séjour dans le grand ouest américain... mais l’année a été chargée, entre l’achat d’un appartement, le déménagement … Bref je trouve enfin le temps de partager notre voyage pour que les futurs partants y trouvent peut être quelques infos importantes. Je profite beaucoup de ce forum pour faire de mes voyages des souvenirs inoubliables, je trouve ça important de partager ensuite les points positifs et négatifs. Désolée donc pour ce énième compte rendu dans le grand ouest... 😊

Le contexte Cela fait bien une dizaine d’année que je rêve de faire le Grand Ouest. Mais je n’en avais finalement jamais vraiment eu l’occasion. Mon mari, a lui, eu cette chance il y a 8 ans. Il a fait un voyage organisé (en bus) avec son ex-femme et ses 4 enfants. Ils avaient vraiment aimé ce voyage. Depuis qu’on est ensemble, je lui en parle, mais il ne voulait entendre parler que d’un voyage organisé, car selon lui, dans ces voyages, on ne voit que les choses qui sont à voir (les trucs les + intéressants), et surtout, on ne se fatigue pas pour la conduite. Je suis plutôt d’accord avec lui sur le dernier point, mais pas du tout sur le 1er. J’ai mis plusieurs années à le convaincre qu’on pouvait se faire un voyage dans le Grand Ouest tous seuls. Nous avons d’abord fait un voyage à New York à 4 en 2013 (avec 2 de ses enfants), puis un « road trip » en Floride en 2014 (toujours avec les 2 mêmes enfants), puis de nouveau la Floride (avec le 3è de ses fils). Nous avons été également 2 fois en Thaïlande, et à chaque fois c’était mois qui avait préparé le voyage et tout s’est toujours bien passé, on a adoré ces vacances. Et début février, alors qu’on cherche dans quelle région louer une maison cet été, je tombe sur une promo pour des billets d’avion AR pour Los Angeles pour les vacances d’été. Mais bon à 6, ça reste très cher, j’en parle quand même à mon mari, sur le mode « quand on n’aura plus les enfants on pourra se faire de beaux voyages J ». Pour information ces enfants sont maintenant grands puisqu’ils ont entre 18 ans (les jumeaux) et 23 ans. Mais pour les vacances d’été, ils passent toujours un peu de temps avec nous… Et là mon mari, calcule rapidement le coût de location d’une maison pendant 2*15 jours (on les a un mois l’été) et le coût d’un voyage, et il me dit banco, on y va !!!!!!! On demande donc aux 4 enfants s’ils sont partants et disponibles du 17 au 31 août (dates de la promo). Et là, à notre bonheur financier, 2 des enfants renoncent 😛 Nous serons donc 4. Il me reste maintenant à organiser le parcours. Très vite, je propose de rester un peu plus longtemps avec mon mari, car les enfants doivent rentrer pour la rentrée le 1er septembre. Nous prenons donc nos billets d’avion le 8/02 en 2 résa : 2 billets du 17 au 30 août (arrivée à Paris le 31/08) pour les 2 jumeaux qui nous accompagnent, et 2 billets du 17 août au 4 septembre (pour mon mari et moi). Nous repartons en plus par un A380 😛 Pour le détail, nous avons pris nos billets sur Iberia : 450€ l’AR par personne. Nous avons une escale à l’aller : Paris – Madrid, Puis Madrid-Los Angeles (escale de 2h). Et pour le retour, les enfants font escale à Dallas (ce sont des vols American Airlines), et nous à Londres (vols British Airways). Grace aux carnets de voyage de ce forum ou d’autres, et à l’aide de certains forumeurs j’ai bâti mon circuit, que j’ai finalement fait dans l’autre sens pour éviter de se trouver à Las Vegas le we. J’ai réservé les hôtels assez vite, via hotels.com souvent (pour le paiement en avance, je trouve ça génial, cela permet vraiment d’étaler les dépenses, et également pour le pgm de fidélité où on bénéficie d’une nuit gratuite pour 10 nuits achetées), qq fois par booking (mais plus rarement), directement auprès de certains hôtels, notamment The View Hotel, ou via Xanterra pour le Grand Canyon. J’ai utilisé Igraal pour la plupart de nos dépenses, ce qui nous a rapporté un cashback de plus de 100 euros (toujours appréciable). Concernant le parking pour l’aéroport à Paris, nous avons voulu tester Trip N Drive, qui propose un parking gratuit, et la mise en location de notre voiture pendant notre voyage. Le parking est gratuit dans tous les cas. Et si votre voiture est louée pendant votre voyage, vous recevez un (petit) loyer. Nous c’est surtout le parking gratuit qui nous intéresse car nous économisons 150€. A notre retour, nous apprendrons que la voiture a été louée quelques jours, nous empocherons donc quelques euros. 🙂

Nous avons pris 2 locations de voitures car nous avons d’abord une voiture pour les 2 semaines avec les enfants, puis nous avons loué une mustang pour descendre de SF à LA. La 1ère location a été prise assez tôt, et nous avons plus attendu pour la 2è, nous avons donc payé plus cher malheureusement. Ah oui, un petit détail, je ne conduis pas… et donc mon mari est le seul chauffeur du voyage (mais je suis toujours en conducteur additionnel). Les enfants qui nous accompagnent viennent d’avoir leur permis (un mois pour l’un et une semaine pour l’autre au moment du départ), mais ils ne peuvent pas conduire aux USA. Pour ma part, j’ai bien eu mon permis, il y a 20 ans, mais je n’ai jamais conduit depuis… J’ai bien mon permis international et j’amène toujours mon permis avec moi, au cas où, mais j’avoue que si je devais m’en servir je ne sais pas trop comment je m’y prendrais … 🤪 Mon mari était donc assez inquiet de faire tous ces km seuls. J’ai donc privilégié les hôtels dans les parcs pour éviter des allers retours qui peuvent s’avérer éprouvants à la longue. Et j’ai casé plein de petites choses à voir en cours de trajet pour pouvoir faire des pauses si besoin. En lisant les nombreux récits de voyage, j’étais plutôt rassurée car je n’avais jamais vraiment lu des cas de personnes trouvant difficile la conduite (ou fatigante). Quelques infos pratiques J’ai apporté dans nos valises :

Des couverts (pour des éventuels piques nique ou repas dans les chambres d’hôtels) avec couteaux à bouts ronds pour étaler, et couteaux à steak pour les trucs à découper. 2 torchons qui nous ont été très utiles lors de nos repas improvisés Un sac de course solide (ceux qu’on achète qq centimes dans les super U/Auchan et autres carrefour). Très pratique ça me permettait chaque soir de vider de la voiture toutes les bricoles que l’on avait éparpillées dans la journée. Nous avions hésité à apporter une glacière décathlon mais finalement nous l’avons achetée sur place, et nous avons également acheté un entonnoir qui nous a été très utile pour vider les gallons d’eau dans nos bouteilles chaque soir. Au final, je ne regrette pas l’achat sur place de la glacière, même si nous l’avons quittée avec tristesse 😎 , nous avons eu plusieurs fois des « fuites d’eau » des sacs à glaçons, je ne sais pas ce que cela aurait donné dans une glacière souple ? Des sacs ziplock pour mettre les glaçons (inutile, ils étaient de mauvaise qualité, et l’eau des glaçons se vidait en dehors des sacs, on en a racheté sur place) 2 pastilles de lessive, car je comptais faire 2 lessives au milieu du parcours (ce fut une bonne idée car nous n’avons pas trouvé de lessive lors de notre utilisation de la laverie de l’hôtel au lake powell). Un adaptateur USB – allume cigare pour recharger si besoin les portables ou mp3 2 adaptateurs de prise US + une multiprise Un GPS. Nous avons acheté pour notre premier «roadtrip » en Floride un GPS sur le Bon coin. C’est très pratique, car on télécharge les cartes des états visités, et en France on enregistre toutes les adresses des hôtels en les nommant « J1 Hôtel », « J2 hôtel » etc pour les avoir dans l’ordre. Parfois on ajoute d’autres lieux importants. Une fois sur place on ne perd pas de temps pour trouver nos hôtels. Ce GPS permet également de trouver des restos ou des lieux touristiques donc ça nous aide vraiment.

Notre trajet est le suivant J1 – Paris – Madrid – Los Angeles – Chino : Nuit à Chino J2 – Chino – Parc Joshua Tree – Needles : Nuit à Needles J3 – Needles – Grand Canyon : Nuit au Grand Canyon J4 – Grand Canyon – Monument Valley : nuit à Monument Valley J5 – Monument Valley – Page : Nuit à Page J6 – Page – Bryce Canyon : Nuit à Bryce Canyon J7 – Bryce Canyon – Zion : Nuit à Springdale J8 – Zion – Las Vegas : Nuit à Las Vegas J9&J10 : Las Vegas J11 – Las Vegas – Palmdale : Nuit à Palmdale J12 – Palmdale – Six Flags Magic Mountains - Los Angeles : Nuit à Los Angeles J13 – Los Angeles J14 – Los Angeles – Paris via Dallas pour les enfants, et Los Angeles – San Francisco, nuit à San Francisco pour les parents J15 – San Francisco J16 – San Francisco – Monterey : nuit à Monterey J17 – Monterey - Santa Maria : Nuit à Santa Maria J18 – Santa Maria – Ventura : Nuit à Ventura J19 – Ventura – Los Angeles – Paris via Londres.

Pour les présentations : Nous serons donc 4, mon mari, Vincent, 51 ans, ses deux derniers garçons J&T qui ont 18 ans, et moi, Anne, 41 ans. Les enfants sont plutôt sportifs, ils sont très agréables en voyage car ils sont assez partant pour tout. Mon mari est beaucoup moins sportif, il a un gros problème de poids, nous pratiquons donc régulièrement la marche, mais à notre rythme. Nous avons fait plusieurs randos avant le départ pour nous préparer. Moi j’ai moins de mal, je suis plus jeune et je n’ai pas son pb de poids. C’est moi qui ai tout préparé, tout le parcours, les résas d’hôtels, les randos à faire, les activités etc. Mon mari ne regarde rien, il me fait confiance. C’est assez plaisant mais c’est difficile certaines fois quand j’ai des dilemmes, car même si je lui demande son avis, il n’est pas assez au courant du parcours complet pour pouvoir comprendre les avantages et inconvénients de chaque proposition. J’ai pris en compte ce qu’ils avaient déjà fait (mais moi je sais qu’ils n’ont fait que survoler chaque parc), ce que je voulais vraiment voir, des activités pour les grands enfants, etc. Mais bon, j’ai réussi à faire un parcours qui me parait bien équilibré. Il y a 4 choses que je veux absolument voir : - le Coucher de soleil à Monument Valley, - Antelope Canyon - La randonnée Angels Landing - Valley of fire (en vrai j’aimerais trop faire The Wave, mais je trouvais ça trop compliqué à insérer vu le mode d’attribution du permis, j’ai donc remis ça pour une autre fois, et pour ce voyage je me suis programmée Fire Wave🙂 ).

Vais-je réussir à les faire ??? suspense 🙂 en tous cas, ils sont au programme. Je sais aussi que dans mon roadbook de 120 pages, j’ai mis plein de choses que l’on ne pourra pas faire, je le sais, mais parfois ce sera dur de renoncer à certaines choses. Mais bon, ça nous fera l’occasion d’y retourner …

Parmi les péripéties qui nous sont arrivées entre février et notre voyage, il y en a une pas mal : T, 18 ans, était en 1ère année de prépa Ingé à Paris. Il a sa rentrée (2è année) le 1er septembre, c’est pour lui que les deux garçons rentrent le 30 août. J, 18ans, était en 1ère année de médecine à Versailles. Lorsque l’on a pris les billets d’avion, nous ne savions pas ce qu’il ferait en septembre : médecine ? dentaire ? redoublement de 1ère année ? Nous étions plutôt optimistes sur l’obtention de sa 1ère année, mais aucune idée sur la spécialité. Son frère aîné, qui a également fait la 1ère année de médecine, est lui maintenant en dentaire. Nous savions donc qu’en cas de passage en médecine ou dentaire, J. aurait un stage infirmier à réaliser durant l’été : en gros 15 jours entre juillet et septembre. Le choix de la date et du lieu de stage se faisant en fonction du classement. Nous nous étions donc dit que s’il passait, il faudrait juste qu’il évite les 15 derniers jours d’août pour son stage. Et début mai, alors qu’il a terminé son année, et son concours (mais qu’il n’a pas encore les résultats, prévu fin juin), il apprend qu’en cas de passage, il y a du changement cette année, le stage est OBLIGATOIREMENT du 22 août au 15 septembre… En plein sur notre voyage… J’avoue que j’en ai pris un bon coup au moral… il ne peut pas rater ce stage qui est éliminatoire. On en arrive à espérer qu’il redouble…. Ce n’est pas tant pour les 450€ de billets d’avion éventuellement perdus, mais + car partir à 2 adultes avec un seul grand ado, c’est quand même moins sympa (pour l’ado, et pour les parents). Surtout que T. est beaucoup moins bavard que J. , beaucoup plus discret etc. Dès qu’on a cette nouvelle, J. envoie tout de suite un mail à son administration pour prévenir qu’il a un voyage aux USA prévu de longue date avec des billets non annulables, et demande s’il y a des possibilités pour s’arranger. Après qq renvois de mail, on finit par avoir une réponse d’une personne qui nous dit d’attendre d’avoir les résultats mais que l’on devrait pouvoir s’arranger. L’espoir reprends un peu, mais j’avoue que moi, ça me met un peu un coup d’arrêt dans ma préparation. Fin juin, les résultats tombent, J. est pris en dentaire !! on est hyper content car il est primant ! mais par contre ça tombe mal pour le stage. On relance donc les mails, et mi-juillet, c’est bon, nous avons le go de l’université et de l’hôpital pour que J. ne commence son stage qu’en septembre. Ouf !!! Soulagement !! c’est bon, je me remets dans mon roadbook, et je réserve toutes les activités ou nous achetons 4 billets…. Mon roadbook est prêt vivement le 17 août !

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On part en vadrouille dans l'ouest américain! Oui, encore...
En ces temps difficiles qui nous obligent à trouver des occupations, je vous soumets ici un carnet que j'avais rédigé il y a quelques années et que je n'ai jamais publié ici... Bonne lecture (pour ceux que ça intéresse...)...

24 juillet - Itinéraire d’une famille gâtée

Envie de t’évader ? Envie de rêver ? Envie de t’amuser ? Oui ? Alors tu as frappé à la bonne adresse... Plus précisément à l’adresse de celui qui a attrapé un virus… En l’occurrence, moi… Et ce virus, pas question de m’en débarrasser en me bourrant d’antibiotiques. Non seulement, les antibiotiques, ce n’est pas automatique, mais ce virus-là, j’en prends grand soin. Je l’entretiens, même… Ce virus, c’est l’étasunite ! Je l’ai contracté le jour où j’ai posé mes arpions chez l’oncle Sam pour la première fois, il y a une décennie de cela. Tout ça ne me rajeunit pas mais depuis ce fameux jour, lui et moi, nous ne nous sommes plus jamais quittés. Un proverbe dit à ce sujet que si tu vas aux Etats-Unis une fois, tu y reviendras un jour… Ben moi, depuis, j’y suis même retourné deux autres fois ! Et figure-toi que si tu lis ces quelques lignes, c’est que je m’apprête à y retourner pour une quatrième vadrouille !... Pour cette fois-ci, je vais accomplir un de mes rêves ! Me faire la route 66 sur mon Harley avec une belle brune accrochée à ma taille... Manque de bol, ma femme est blonde, je n'ai pas le permis moto et nous avons deux louloutes de quatre et sept ans… Va donc falloir que je revoie mes plans...

Bon, si tu es un lecteur assidu de nos précédentes vadrouilles, nous n’avons plus de secret pour toi, si bien que tu sais déjà que nous sommes quatre, juste un an de plus par rapport à la dernière fois… Il y a bien évidemment Sandrine, ma femme alias le portefeuille ; Sasha, notre petite globetrotteuse de quatre ans ; et Anna notre routarde de sept ans et plus toutes ses dents... Ah, et je m’oubliais ! Moi, Franck, la trentaine bien tassée, alias le conducteur, le tour opérateur, le narrateur, le cuisinier, le… Oui, je sais, moi aussi, j’aimerais bien déléguer… Ah, mais j’oublie encore quelqu’un !… Toi… Mais bon, sauf le respect que je te dois, tu ne seras une nouvelle fois que le spectateur du film que nous allons tourner et interpréter… D’ailleurs, quel en sera le titre ?... Et bien après réflexion, on a le choix entre « Voyage entre geysers et déserts », ou alors « Sous le soleil de Beverly Hills »… Pour ce coup-là, en espérant ne pas les vexer, on décide de poser un lapin à Brandon et Brenda… Car oui, c’est décidé, cette nouvelle édition sera composée d'indiens, de geysers, de trappeurs, de pionniers, de bisons, de chercheurs d'or, de hors-la-loi, de ranchs et de cowboys ! A nous les grands espaces… et les gros hamburgers !!! A nous l’ouest américain et ses films qui donnent tant envie : Délivrance, la colline a des yeux, Shining, The Descent, ...

Mais un voyage comme celui-là, ça se prépare un ‘tiot peu. Premièrement, il faut du blé, du flouze, du fric, du pognon, des pépettes, de la caillasse… Ben oui, ça coûte cher tout ça, donc à moins de faire comme le PSG et te faire subventionner par un investisseur qatari, il va falloir que tu en mettes de côté. Deuxièmement, il faut un minimum de travail de préparation. Et je commencerai mon histoire par un retour dans le passé, un bond dans le temps pour revenir pile poil au moment où Sandrine a enfin craqué sous mes coups de butoir et m’a donné son ô combien précieuse approbation… « Allez, ok, c’est bon, fais-toi plaisir ! » Sans avoir réellement conscience de la portée de ces quelques mots, elle venait de me signer un contrat de travail d’un an ! Car moi, ni une, ni deux, j'ai employé toute une équipe de lutins pour m'aider à préparer mon itinéraire. Lecture de carnets de voyage, questions sur des forums, épluchage de guides, visionnage de films, essorage d’internet, … Au final, je dois dire que je suis plus que satisfait de leur boulot ! Ce qui me permet non pas de faire un bilan puisqu'heureusement, le voyage n'est pas commencé, mais plutôt un petit compte-rendu chiffré de ce qui nous attend. Huit états à traverser ou à effleurer, plus de cinq mille kilomètres à parcourir, vingt jours pleins sur place, deux hôtels, quatorze campings différents, huit heures de décalage... Mes trois blondes vont-elles le supporter ? Optimiste que je suis, je mise sur un grand « Oui » ! D’ailleurs, pour les préparer, j’ai mis en place un programme intensif trois mois avant le départ : Marche autour de notre immense propriété, westerns tous les soirs, Coca et hamburgers à volonté à tous les repas !... Et oui, qui ménage sa monture voyage plus souvent !

Avant de tailler la route, je profite de cette intro pour publier une petite annonce à destination des cambrioleurs amateurs de textes de voyage : passez votre route, ma maison est équipée d’une alarme biométrique avec double varifocale et matrice de commutation. De plus, j’ai loué à un pote du neuf trois son gros pitbull pour l’occasion. Sans compter que pendant nos vacances, ma maison va être occupée par mes parents qui sont tous les deux experts en arts martiaux !... D’ailleurs, pourquoi je te raconte ces bobards alors que tu ne connais même pas mon adresse… C'est le 25, avenue des canaris à Triffouillis-sur-Retourne... Euh, merci de ne pas m’envoyer de carte postale à l'adresse ci-dessus... c'est une fausse !

Bon, chut, ça y est, c’est l’heure de l’évaluation… On va savoir si toute la famille est prête pour le grand départ : « Sandrine, donne-moi les huit états dans lesquels nous allons poser les pieds... - Colorado, Wyoming, Nebraska, Dakota du sud, Montana, Idaho, Utah et... euh... mince, oh, je l’ai sur le bout de la langue… Ah oui, l’Arizona !!!… - Mouais… C’était moins une… Encore un peu et tu n’partais pas avec nous ! Et toi, Anna, cite-moi les quatre présidents sculptés sur le Mont Rushmore ? - Abram Licol, Tomasse Washington, George Jeffessonne et Theodore Rousevelle... - Ok, on va dire que c’est bon… Et toi, Sasha, dans quel pays allons-nous cet été ? - Les Jétajuniiiiis de l’Amérique de Mickey ! » Ok, c’est bon, elles sont fin prêtes ! Attention, départ imminent !
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Quel matériel photographique utilisez-vous?
Bonjour,

Je pars au mois de Mai pour 1 "mois dans l'ouest américain. Jai achete pour ce Roadtrip un Nikon D7100 et un Sigma 17-70 f/2.8. J'ai aussi un trépied mannfrotto assez lourd. J'aurai aussi une gopro.

J'aimerai savoir ce que vous utilisez.

J'ai aussi la possibilité de me faire prêter un D800E avec un 14-24 f2.8 et un 24-70 f2.8 avec trépied carbone et rotule ball a friction

Mais le problème c'est que le matos est lourd et j'ai envie d'avoir le moins de poids possible car je vais randonner tous les jours.

J'attends vos réponses

Bonne journee
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Avis, Hertz aux États-Unis: aucune petite voiture avec GPS
Voila je viens d’appeler hertz puis avis..

Je leurs fait part de mon désir d'avoir une voiture "premier prix" (on est 2, peu de trajet)

Je leurs signifie que sur leurs sites web il m'est impossible de prendre une petite voiture et d'avoir le gps en option.

Réponse de leurs part :

seul les voitures de la catégorie supérieur ont la possibilitée d avoir un GPS en option!

Exemple : Hertz- KIA RIO = 168e pour la semaine, je valide..et aucune option GPS!

Toyota corola = 198e pour la semaine et oo miracle! gps dispo!!

Que faire?
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Mon Road Trip aux Etats-Unis avec 3 cotravellers!
Bonjour à tous,

J'ai fait un road trip aux Etats Unis du 29 Juillet au 31 août 2013. Comme j'ai eu plein d'astuces et de conseils en lisant vos anecdotes et expériences, je tiens à vous faire le carnet de mon voyage, en remerciement 🙂. Nous étions 4, 3 garçons et une fille (moi), qui nous sommes rencontrés par le site cotravel.org, et nous nous sommes retrouvés à Chicago. J'ai passé 5 jours avant à New York avec 1 des cotravellers. Je rêvais de ce voyage depuis des années, je n'ai jamais osé sauter le pas, par peur de l'avion (eh oui..). Je me suis décidée en allant sur le site de cotravel, et en m'engageant auprès de plusieurs personnes, je pouvais moins facilement faire marche arrière! Voila pour le contexte, place au récit!

29 Juillet

Départ de Paris CDG, arrivés à l'aéroport, on voit "vol retardé" d'une heure et demi...! Le vol se passe bien, l'avion est plus petit que ce que j'imaginais. Nous voyageons avec American Airlines. Nous avons une escale à Boston.

Sauf que, comme on a 1h30 de retard et qu'on a 3h pour la correspondance, on doit speeder pour avoir vol pour New York! On doit: • Sortir de l'avion (je suis bien sûr au dernier rang..), • Passer l'immigration (tamponner passeport, pourquoi on vient aux États Unis - ne pas répondre "pour un attentat", donner les empreintes, faire une photo, etc, ) • Récupérer nos bagages • Passer la douane en leur disant qu'on transporte que du pain.., • Déposer nos bagages pour l'avion vers New York, • Prendre la navette pour changer de terminal, • Repasser la sécurité (chaussures à enlever, controle sac etc) • Et enfin, trouver la porte d'embarquement.. On a atteri à 16h45, et notre avion décollait a 18h25.. On est arrivé a ..18h20 devant la porte d'embarquement..FERMÉE. "You missed your flight, 3minutes later.." Aaaaahhhhh!!!! Bon, on a loupé l'avion, heureusement, on nous place dans celui de 20h45.. Mais avec une autre compagnie et sans nos bagages!!! Arrivés à JFK, chacune des compagnies se renvoie la responsabilité, mais, après quelques allers retours d'un terminal à un autre, on arrive finalement à revoir nos bagages saines et sauves! Il est quand même plus de minuit et on est à 1h de chez notre "host" (trouvé sur le site couchsurfing). On tente le coup, en espérant qu'on nous ouvre la porte mais sorti du train, on ne trouve pas le bus, on tourne, on visite le Chinatown du Queens, Flushing, et on decide de ne pas deranger notre host et d'aller à l'auberge de jeunesse de New York. Il est 4h du matin, heure locale, 10h en France, on est légèrement exténués..!! Vivement demain!
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Avis aux visiteurs à San Francisco
Je sais que ce n' est pas nouveau mais soyez vigilants avec vos véhicules de location a San Francisco surtout dans les coins touristiques telles que Fisherman' s Wharf, Union Square, etc.

Ne laissez pas de bagages dans le coffre ou des sacs sur les sièges arrières. Bien sur aucun equipement electronique telle que iPhone ou GPS sur le tableau de bord ou entre les sièges.

Je recommende de retirer le couvercle si possible sur les modèles avec hayon arrière pour montrer que le coffre est vide.

Bon séjour!
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Achats aux Etats-Unis notamment de console de jeux
bonjour!

j'ai beau lire et relire les différents sujets sur les achats aux usa et le site de la douane mais je ne suis pas certaine d'avoir tout compris donc besoin de réponses claires SVP!

si j'ai bien compris, nous avons le droit de ramener 430 euros de "souvenirs" par adulte. faut-il déclarer à la douane tout ce que l'on achète dans cette limite de prix? certains disent qu'il faut par exemple sur les vêtements enlever et se débarrasser des étiquettes... uniquement si l'on dépasse les 430 euros, c'est bien ça? en arrivant en france, devons-nous payer des taxes sur ce que l'on a acheté là-bas? (vêtements, console de jeux...) biensûr, je reste toujours dans la limite fixée des 430 euros. enlever les étiquettes oui mais qd on achète des fringues pour les enfants qui ne partent pas avec nous... un peu stupide non? j'emmène pas les affaires de enfants s'ils ne sont pas là!

deuxième question que je me pose : est-ce avantageux d'acheter une nintendo ds aux usa? est-ce compatible en france (que ce soit secteur ou jeux...)? as-t-on le droit et doit-on le déclarer à la douane? si on déclare doit-on payer la tva?

voili voilou en gros les questions que je me pose j'ai envie de faire plaisir aux enfants sans pour autant être "hors la loi"

merci d'avance pour vos réponses
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Acheter un iTouch aux États-Unis/Canada?
Bonjour,

Je vais aux usa et canada cet été, un de mes enfants voudraient s'acheter un itouch. Est ce que c'est vraiment moins cher et peut-on utiliser les fonctions internet en europe ensuite et le chargeur est_il comptatible ( 110 v/220v)?

merci d'avance pour vos réponses.

bertrand
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Téléphonie aux États-Unis
Bonjour à tous, je pars 3 semaines aux states avec ma petite famille (los Angeles, san Francisco, new York, plus un peu à droite, à gauche). Certains jours nous seront séparé car activité différentes. En cas de problèmes il sera important pour nous de pouvoir se joindre rapidemment. Ma femme a un smartphone compatible au USA et ma fille aussi. Nous achèterons sur place des cartes prépayées sinon wifi pour skype. Mais moi mon tel n'est pas compatible au USA. Alors voilà ma question: après avoir parcouru votre forum et internet en générale je prévois cette solution: Acheter une carte prépayé au USA (ATeT pour la couverture me semble correct) mais aussi acheter un téléphone sur place (pas cher bien entendu). Pensez-vous que ce soit une bonne idée pour le tel? Je ne connais pas les prix sur places des smartphone basiques.Si vous avez d'autres solutions n'hésitez pas. Merci et pour info je ne maitrise pas du tout le monde de la téléphonie. Bonne journée
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2018: des déserts aux monuments minéraux via les forêts d'altitude! (États-Unis)
Notre engouement pour ce genre de voyage en automobile, "roadtrip", dans une région de l'ouest des Etats unis qui s'y prête, est née en 2016 lors d'un voyage de trois semaines fait de la visite des plus ou moins classiques villes et parcs de cet ouest objet de tant de passions françaises, entre San Francisco, Los Angeles et Las Vegas. Il ne s'est pas démenti cette année dans une boucle Phoenix-Phoenix. Il s'est même renforcé au travers de ce voyage du 24 avril au 15 mai, pourtant assez différent de celui qui l'a précédé : encore mieux préparé, plus tonique par le parti-pris de consacrer plusieurs heures quotidiennes à des randonnées pédestres , plus tourné vers la nature généreuse des régions traversées en ignorant quasiment les villes. Le carnet qui va suivre va lui ressembler : plus personnel, en partage photographique des émotions qui n'ont pas cessé de nous envahir ( à partir un iphone 6 et d'un Sony un peu plus perfectionné)🙂 Et bien sûr pour les candidats au voyage encore inexpérimentés un bilan sous forme synoptique de notre aventure. En résumé : des ballades superbes, dans des lieux superbes, entrecoupées de "scenic drive" continuelles, de pique-niques frugaux mais organisés, et des repos en motels appréciés. Une météo idyllique qui a seulement perturbé 3 jours de notre programme, un jour de neige à Mesa Verde et deux jours de canicule (+ de 33°C) entre Escalante et Tropic. Un véhicule adapté à nos projets qui ne nous a causé aucun souci. Des motels ne nous ayant à aucun moment déçus, à l'exception d'un établissement à Page sur le quel je reviendrai. Des américains courtois et pour la plupart prévenants dans les services touristiques de la sphère privée ou administrative approchés. Des vols British Airways impeccables d'un bout à l'autre des aller & retour😎

Les plans de la boucle, en quatre parties pour des raisons restrictives de Google Maps, indiquent les parcs et sites visités. Les étapes sont indiquées, elles, dans le tableau du second post.

partie 1 partie 2 partie3 partie 4

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De Big Apple aux Red Rocks du Southwest (États-Unis)
Bonjour à tous les forumeurs et lecteurs de passage 🙂

A la suite de notre quatrième séjour aux USA en juin 2012, nous avons enfin fini le carnet de voyage correspondant, commencé quand même, il faut le dire, le 4 août 2012!!😊

C'est l'occasion pour nous de remercier chaleureusement tous les membres du forum qui rendent si vivante la section Amérique du Nord, particulièrement dynamique!

N'ayant pas vraiment le temps de participer aux nombreuses discussions (et à mon grand regret!), je suis très content de publier ce carnet qui je l'espère, sera une source de plaisir et d'informations utiles à tous les voyageurs et les passionnés des US!!

Encore merci à tous et enjoy!!🙂😉

Dimanche 17 juin 2012, 3h00:

La désagréable et cent mille fois entendue sonnerie du radio réveil nous extirpe du sommeil...Première question: pourquoi un dimanche ?...à moins que...mais bien sûr!!une fraction de seconde plus tard nous sommes debout et du bon pied: c'est aujourd'hui que nous partons pour notre quatrième séjour aux Etats-Unis! L'excitation prend définitivement le pas sur le manque de sommeil dû à la courte nuit. Un rapide petit déjeuner, nous embarquons nos bagages et nous passons prendre notre ami Bernard (encore une fois de corvée!) qui va se charger de ramener notre voiture après nous avoir déposés à l'aéroport de Brest. Après avoir vérifié que nous sommes bien en possession de tous nos papiers (ESTA, passeport, …), nous prenons congé de notre ami pour rejoindre notre salle d'embarquement pour un court vol vers Paris Charles De Gaulle, comme d'habitude.

J'aime ces levers matinaux riches de promesses de découvertes de lieux imaginés, étudiés, et maintenant concrétisés. La pluie qui fouette le hublot de l'A319 sera la dernière vision de la Bretagne que nous quittons à présent après un virage sur l'aile, direction plein Est. L'arrivée à CDG se fait sans encombre, toujours à notre grand étonnement, au sortir de la navette qui nous conduit au terminal 2E, une employée nous ouvre une petite porte et nous voici à l'intérieur du 2E sans avoir subi aucun contrôle depuis Brest !Bon, on ne va pas se plaindre non plus car ces contrôles sont plutôt pénibles. A présent nous entamons une longue attente, car il est seulement 9h et nous décollons pour New York à 14h30, et oui, car nous avons choisi l'A380, on ne peut pas tout avoir !

Enfin nous faisons valider nos cartes à la préposée à l'embarquement, puis nous nous dirigeons vers la passerelle qui conduit au pont supérieur vers nos sièges. Pas de surprise sinon que le volume de la cabine semble plus important que sur un B747.

Nous sommes bien installés lorsque l'avion commence à rouler sur le tarmac, nous le suivons d'ailleurs grâce à la caméra installée sur la dérive. C'est accompagné d'un ronronnement discret provenant des quatre puissants réacteurs que l'appareil se cabre et quitte le sol de l'Ile de France. Nous apprécions maintenant le confort à bord, l'offre de divertissement sur notre écran individuel est pléthorique, je me surprends à regretter les 9h de trajet, me disant que je n'aurai pas le temps de regarder les films que j'avais prévu, tant pis, ce sera pour le retour.

Après un vol agréable, nous approchons de JFK, comme au départ nous suivons en direct l'atterrissage sur notre écran, mais dommage, l'aéroport est éloigné de Manhattan, il n'y a absolument rien d'intéressant à regarder, c'est tout juste si nous devinons la haute silhouette de l'Empire State Building, là-bas vers l'Ouest, dissimulée par la mauvaise lumière de l'après midi. Premier contact avec l'Amérique, la longue file d'attente à l'immigration et le passage obligé devant l'officier, toujours sérieux et solennel, détenant à lui seul le pouvoir de nous accepter ou pas sur le sol de sa patrie .Pour nous c'est sans encombre, et c'est avec le pas léger et rapide que nous nous dirigeons vers le carrousel où nous récupérons nos bagages avec un petit soulagement au vu des soucis de l'an passé à Denver. Bon voilà, maintenant à nous de jouer, c'est ici que commence véritablement notre trip 2012 !!

Il n'y a pas grand monde à JFK en ce dimanche après-midi, nous trouvons tout de suite l'Air Train qui nous conduit à la station de métro de Sutphin Blvd. Là nous mettons un petit moment avant de repérer le guichet d'achat de notre Metrocard trois étages plus bas, au niveau du quai du métro. La dame dans la cabine est plutôt débordée, elle a un débit de parole à la minute impressionnant, et je ne comprends absolument rien à ce qu'elle me répond lorsque je lui demande comment faire pour accéder au quai avec nos bagages sans passer par le tourniquet. Au même instant arrivent un colosse tatoué poussant son vélo et une jeune femme avec une poussette, qui demandent la même chose que nous, l'ouverture de la large porte donnant sur le quai. La dame au guichet commence à s'énerver, parle encore plus vite et nous indique avec force gestes qu'il faut d'abord passer le tourniquet avec sa carte puis ouvrir la porte une fois arrivé derrière, ce que personne ne conçoit car il faut laisser ses « affaires » sans surveillance quelques instants. N'y tenant plus, les longues heures d'avion et de transfert n'y étant sans doute pas étranger, je franchis le tourniquet avec ma metrocard flambant neuve, j'ouvre la porte à la volée, une alarme se déclenche...et les personnes bloquées s'engouffrent dans le passage, nous empoignons rapidement nos bagages et marchons d'un pas vif vers le quai alors que nous apercevons la préposée au guichet sortir de sa cabine comme une furie, elle fait des bonds et des grands gestes vers nous, trop tard nous sommes déjà loin et d'autres voyageurs se présentent au guichet !

Nous descendons à Queens Plaza, il nous reste 15 mn à pied pour atteindre notre hôtel au cœur du Queens, en chemin plusieurs personnes nous proposent leur aide au cas où nous serions égarés, pas de doute nous sommes bien aux Etats-Unis! A l'hôtel nous passons rapidement au check-in, petite déception, nous avions demandé une chambre City View et c'est une chambre ordinaire que nous découvrons, avec un jaccuzzi certes, mais ça ne remplace pas la vue sur Manhattan! Nous sommes tellement fatigués que nous nous couchons de suite sans même avaler quoique ce soit, et sitôt allongés, nous tombons dans un profond sommeil !

Lundi 18 juin 2012:

Le jet lag fait son travail, nous voilà debout à 5h30, et très bien réveillés, ça tombe bien, le programme de la journée est assez chargé! Un rapide petit déjeuner à l'hôtel pour éviter de perdre du temps, et nous voilà partis pour notre premier jour de découverte de la Grosse Pomme. Encore 10 mn de marche sur Crescent Street et voici Queensboro Station, petite station aérienne, où nous empruntons la ligne Q puis la ligne R jusqu'à Court Street, car, oui, nous avons choisi, pour notre premier contact avec Manhattan, une vue célèbre, emblématique et reconnaissable entre toutes, la Skyline depuis Brooklyn Heights Promenade. Nous sortons à l'air libre 40 mn plus tard, le temps est très agréable, beau sans être chaud, nous prenons plaisir à humer l'atmosphère de Brooklyn. Nous descendons Remsen Street et enfin, la vue s'élargit sur l'East River, les grattes-ciels qui font la fierté de la ville sont là, devant nous, tout au bord de l'eau, premier grand moment de ce trip.Quelques instants de contemplation, nous suivons à présent la rambarde, sans quitter des yeux l'autre rive, l'endroit est calme, des bancs sont disposés ça et là pour accueillir les promeneurs et joggeurs matinaux. Maintenant nous dépassons le fameux pont de Brooklyn pour atteindre le petit parc en contrebas qui va nous permettre de prendre LA photo de la Skyline avec le Brooklyn Bridge au premier plan, superbe et mythique, on y est vraiment !





A présent, petite remontée de la rue jusqu'à un escalier discret qui nous mène sur le pont, où nous commençons à marcher d'un bon pas en direction de Manhattan. Il y a là des joggers, des travailleurs à vélo, et des touristes comme nous, qui passent leur temps à multiplier les prises de vues sans dissimuler leur joie d'arpenter ce légendaire ouvrage d'art.Côté Manhattan, nous apercevons à droite le City Hall et à gauche l'original et photogénique Beekman Building. Nous avons décidé de visiter la pointe sud de l'île le lendemain, c'est pourquoi nous reprenons le métro à la station City Hall, en faisant attention à bien choisir l'escalier vers « uptown ».13 mn en broadway local et c'est à Times Square où nous mettons le pied sur un quai bondé, comme un lundi matin à l'heure de l'ouverture des bureaux, en fait! Nous nous frayons un chemin vers la sortie, le dédale de couloirs et l'agitation me font immédiatement penser à la station parisienne de Châtelet aux heures de pointe! Enfin l'air libre, il y a toujours autant de monde, nous levons la tête et notre regard est accroché, presque hypnotisé par les écrans publicitaires immenses apposés sur les façades de tous les immeubles de part et d'autre de la rue, bienvenue à Times Square, le cœur de Manhattan !



Nous flânons un peu le nez en l'air, puis nous décidons d'entrer dans la boutique M&M's:plusieurs étages d'objets délirants à l'effigie des célèbres bonbons colorés, et bien sûr, les personnages géants très couleur locale! Après quelques minutes dans la boutique nous sommes un peu déçus, car elle est un peu vide, celle de Las Vegas que nous connaissons est bien plus animée et achalandée, bon, c'est quand même à voir! Allez, maintenant, direction le Toys'r'us qui abrite une grande roue qui traverse tous les étages, impressionnant, elle embarque des petits passagers à chaque tour moyennant 5$.

A l'heure de midi nous choisissons une roulotte à laquelle nous commandons 2 hot-dogs que nous allons déguster sur une des petites tables rouges en métal, ça tombe bien, il y en une qui se libère.Tiens l'écran devant nous nous renvoie l'image de la rue, peut-être apparaissons-nous dessus...mais oui !!..petit coucou et la photo !



A présent il nous faut continuer notre visite de midtown, et c'est par la 42ème rue que nous nous faufilons à travers la foule, vers Bryant Park:ici l'atmosphère est tout autre, c'est la convivialité et la détente qui règnent, les gens déjeunent tranquillement sur les tables à disposition, un pianiste joue un morceau apaisant et joyeux, le gazon au centre est superbe, et, alors qu'il y a foule autour, il n'y a absolument personne sur la pelouse elle-même !



La New York Public Library jouxte le parc, nous en profitons pour y entrer. Le bâtiment tout en pierre est superbe et l'on se perd dans ses immenses couloirs, nous voulons trouver la fameuse salle de lecture très connue, et c'est une gentille dame, bénévole dévouée à faire découvrir cette bibliothèque qui nous l'indique: c'est au troisième étage, nous la remercions et nous dirigeons de suite vers les escaliers. Nous trouvons de suite la salle, précédées de deux autres, plus petites mais tout aussi belles, elle est parée de superbes boiseries, le plafond, peint, ajoute à la solennité du lieu dans lequel règne un silence à peine troublé par les bruissements du déplacement des nombreux visiteurs et lecteurs. Nous nous imprégnons de l'ambiance, c'est presqu'un recueillement tant l'endroit nous y invite. Détail amusant: en passant près des rangées de tables occupées par des postes informatiques, on s'aperçoit que la plupart des gens surfent sur des sites de jeux, alors qu'on pourrait les croire absorbés par des recherches très pointues, correspondant plus à la somme des connaissances réunies en ce lieu !



Allez, à présent nous marchons plein Est toujours sur la 42ème vers une des gares les plus célèbres du monde: Grand Central Terminal. L'entrée de ce côté nous déçoit un peu, de vulgaires portes battantes assez étroites, mais lorsque nous arrivons au centre du bâtiment, c'est waoooohhh! Le hall est immense et malgré sa taille, très chaleureux de par la couleur de la pierre, blanc crème, ainsi que la présence de balcons tout autour. Nous passons quelques minutes à l'arpenter, observant les gens se croiser dans tous les sens depuis le haut des escaliers.



Toujours sur la 42ème, voici le Chrysler Building, un des plus beaux gratte-ciels de la ville, avec son sommet en feuilles métalliques, très photogénique, nous effectuons un petit tour dans le lobby esprit art déco, à voir mais rien d'extraordinaire, comme la plupart des bâtiments, ils se contemplent de l'extérieur, y entrer n'apporte pas grand-chose de plus.



Tout au bout de la rue, au bord de l'East River, nous atteignons le « palais de verre », le siège mondial de l'ONU. Dans la même enceinte, nous devinons juste à côté le bâtiment qui abrite l'assemblée générale des Nations-Unies, dire que c'est ici que s'écrit (ou pas) une partie de l'histoire contemporaine, les photos de ce building découvertes dans les livres d'histoire, avec sa rangée d'étendards de tous les pays, me reviennent alors en mémoire ainsi que les interventions à la tribune de différents hommes d'état, c'est donc là...



Ces quelques pensées ne nous empêchent pas de marcher, nous voilà à hauteur de la 50ème rue dans laquelle nous nous engageons. Un petit arrêt chez Dunkin Donuts où nous prenons un petit goûter bien mérité mais très calorique: le choix de donuts est difficile, nous nous laissons tenter par ceux au chocolat, hummm, un délice !

Plus loin, la cathédrale St Patrick, église néogothique ne passe pas inaperçue de par sa situation, coincée entre les immeubles modernes et de hauteur bien supérieure. Nous y entrons, elle est très sombre, et l'intérieur ne présente pas grand-chose de particulier, nous en faisons vite le tour.

A présent, c'est le très grand complexe du Rockefeller Center qui s'offre à nous, nous repérons le Top of the Rock, ce sera pour mercredi, puis nous flânons, d'abord à l'intérieur puis au niveau du magasin Lego, là où se dresse à Noël le sapin parmi les plus grands du monde. Oui, à New York et aux Etats-Unis de manière générale, on emploie souvent des termes superlatifs, c'est le pays qui veut ça !

L'après-midi tire maintenant à sa fin, et nous sommes bien fatigués, alors nous décidons d'arrêter là et de rentrer à l'hôtel en métro. Entre Queensboro Plaza et le Ramada, nous faisons une halte à une station-service ouverte 24/7 pour acheter une salade et des yaourts que nous mangerons dans la chambre avant de nous coucher et de nous endormir aussitôt, .

Mardi 19 juin 2012 :

Toujours levés de bonne heure, il est 5h30, le petit-déjeuner de l'hôtel vite avalé, nous sommes à nouveau dans Crescent Street au milieu des gens se rendant à leur travail, des livreurs déjà bien occupés, et des taxis jaunes par dizaines, qui écument toutes les rues de la ville .De Queensboro Plaza, il nous faut juste 30 mn pour arriver à Cortland Street, où nous descendons, car aujourd'hui la journée est consacrée à la visite du sud de Manhattan et du Financial District.

Nous avons rendez-vous à 10h au mémorial du World Trade Center, c'est l'heure d'ouverture, nous avons réservé nos pass gratuits plusieurs mois auparavant, il est 8h30, nous allons donc nous diriger vers Zucotti Park et St Paul Chapel. Ah, dommage, la chapelle n'ouvre qu'à 10h, bon, nous reviendrons !

A deux pas de là, nous continuons par Trinity Church, qui, elle est ouverte. L'intérieur est plutôt banal, c'est sa situation qui l'est moins, enchassée elle aussi au milieu des buildings du financial district, à un jet de pierre de la bourse de New York. En sortant nous décidons d'ailleurs de nous engager dans la fameuse Wall Street pour voir de nos propres yeux, nous aussi, le New York Stock Exchange. Quelques dizaines de mètres et nous y sommes, devant l'immense Spangled Banner fixée aux colonnes façon antique de ce bâtiment massif qui abrite donc les ténors de la finance mondiale. Face à eux, au pied du Federal Hall, la statue de George Washington, dégageant un charisme certain, semble avoir été placée là comme pour indiquer le sens de la mesure aux acteurs d'un système qui les dépasse souvent et sans but humaniste.



Après notre premier contact avec le quartier financier, il est temps pour nous de rejoindre tout près le Memorial du World Trade Center. L'histoire de l'évènement nous rattrape très vite en la personne d'un vendeur de brochures qui nous indique photos à l'appui, près de la statue du Survivor, que le Burger King d'à côté a servi de quartier général de la police et le bâtiment d'en face...de morgue lors du 11septembre 2001.Après cette entrée en matière, nous voici dans la file d'attente qui commence sérieusement à s'allonger, munis de nos pass obtenus sur internet queleques mois plus tôt. Après de nombreux contrôles de sécurité le long d'un labyrinthe de palissades, c'est avec une certaine émotion que nous pénétrons dans le site. Nous approchons du bassin sud tout en nous remémorant la tragédie que nous avions suivi alors devant notre télévision. Alors c'est ici...



Au bord du bassin, nous observons les chutes d'eau en cascade dont les lignes dessinées par l'eau en mouvement, font penser immanquablement à la façade des deux tours jumelles. Devant nous, le rebord en métal noir où sont inscrits les noms de toutes les victimes. Je touche l'épaisse feuille d'acier, elle est froide, les lettres sont gravées à travers toute son épaisseur, les noms sont rangés selon l'endroit où se trouvaient les victimes ce matin-là. Nous entamons le tour du bassin sud pour rejoindre celui du nord, les visiteurs sont respectueux pour la plupart, certains se tiennent dans une posture recueillie devant un nom précis, une jeune fille en décalque un sur une feuille de papier...Le bassin nord est identique en tout point et présente aussi le nom des victimes. Nous jetons un coup d'oeil rapide à travers le verre de la façade du musée (pas encore ouvert) pour apercevoir une relique des tours: un « trident » (énorme pièce d'acier de plusieurs mètres de haut) qui faisait partie de l'ossature d'une des tours, est là, devant nous, oxydé, tordu, mais debout, comme un rescapé de l'attentat. Plus loin, nous passons rendre hommage à l'autre Survivor, un poirier, seul arbre debout sur le site après l'évènement, transféré dans un parc de la ville, victime d'un orage qui l'a déraciné en 2010, et enfin, replanté définitivement sur le site du Memorial, au milieu des jeunes chênes blancs, respect !



Il y a beaucoup de monde à présent sur le site, et après y avoir passé une heure, nous repartons en passant par la boutique du Memorial à la sortie. Cette visite nous a marqué car le Memorial n'est pas un lieu touristique au sens commun du terme, nous y avons ressenti beaucoup d'émotion, engendrée sans doute par l'ampleur, la couverture médiatique et le lieu de la catastrophe, ce jour-là, pour reprendre une expression utilisée alors, nous étions tous Américains...

Nous reprenons notre parcours en traversant Zucotti Park pour arriver sur Broadway, que nous commençons à descendre pour nous retrouver devant Charging Bull qui semble vouloir défendre le quartier contre je ne sais quelle menace! Il a du succès en tout cas, à en juger par le nombre de personnes qui le photographie, ce doit être quelqu'un d'important aussi car il y a une voiture et deux policiers du NYPD à proximité. Nous décidons de flâner dans le quartier, le nez en l'air, à regarder tous les buildings dans Pine Street, Wall Street encore, William Street, ...et nous notons aussi une forte présence policière dans toutes ces rues.

Il est maintenant grand temps de déjeuner, nous avons choisi, après réflexion, d'aller manger un hamburger au Mc Do sur Broadway, tout près de la Bourse: il est bondé mais nous trouvons facilement une place une fois servis, et nous avons la chance de manger tout en écoutant un morceau de piano joué par une jeune dame à l'étage. Très agréable !

Nous voici rassasiés, nous nous dirigeons maintenant vers la pointe sud de Manhattan pour attendre le ferry de Staten Island à Whitehall Terminal. Une volée de marche plus haut et nous nous retrouvons à attendre le bateau avec plusieurs dizaines d'autres passagers. Lorsque celui-ci accoste, nous sommes étonnés de pouvoir y monter sans aucun contrôle, nous pensions qu'il fallait présenter la metrocard...

Dommage, aujourd'hui le temps est un peu couvert, nous en profitons quand même pour mitrailler de photos la Statue de la Liberté et Ellis Island quand le bateau passe à proximité. Une demi-heure plus tard le ferry nous débarque à Staten island, nous n'avons plus qu'à passer devant les petits restaurants pour nous rendre plus loin...dans la salle d'embarquement! Hé oui, le bateau c'était seulement pour la vue, à vrai dire on ne va pas visiter Staten Island, d'ailleurs, beaucoup de gens présents à bord font exactement la même chose que nous! Le chemin du retour nous est maintenant familier, et pour les photos, nous nous concentrons maintenant sur la Skyline qui s'offre à nous alors que le soleil a décidé de nous l'éclairer. Seule une tour à la géométrie régulière s'isole, côté New Jersey, elle est hermétique, massive, mystérieuse, presqu'inquiétante, sa situation particulière pousse à l'interrogation, à l'image de la société qu'elle abrite: c'est le siège de la toute-puissante et sulfureuse banque Goldman Sachs.



La mini-croisière en baie de New York s'achève comme elle a commencé une heure et demie plus tôt, au pied des buildings de Manhattan. Nous remontons à pied par l'East River Drive jusqu'à South Street Seaport, non sans observer le balai incessant des hélicoptères sur la jetée qui sert d'héliport, respirant au passage des vapeurs de kérozène envahissantes. Le Pier 11 présente une concentration importante de boutiques à touristes en tous genres, il y en a même une spécialisée dans la décoration de Noël, qui a du mal à trouver des clients, il faut dire qu'au mois de juin...!!Cet endroit nous fait immédiatement penser au Fisherman's Wharf de San Francisco, c'est très touristique, sympa et animé...à défaut d'être authentique! On retrouve une continuité dans Fulton Street avec les restaurant s dont les terrasses commencent à se remplir, oui, les Américains dînent très tôt, ça on le sait depuis longtemps, mais on ne s'y habitue pas forcément !



Nous tombons par hasard sur un fast food « Prêt a manger » dans le Financial District, c'est le moment de manger une très bonne salade, pour tenter d'équilibrer le Mc Do du midi. Le soleil a baissé dans le ciel, il est temps pour nous de prendre le chemin du Brooklyn Bridge pour pouvoir admirer, de l'autre côté de l'East River, les lumières de la ville s'allumer lentement. Il fait très beau maintenant, alors que nous entamons la traversée à pied.

Arrivés de l'autre côté, sur le ponton de bois de Brooklyn Bridge Park, nous admirons la vue, superbe...avant de nous asseoir lourdement sur un banc, fourbus, les pieds endoloris par les kilomètres effectués depuis deux jours, et ce n'est que le début! Après tout on l'a choisi alors on ne va pas se plaindre surtout en pareil endroit, et puis les vacances, pour nous c'est profiter à fond de chaque instant. Alors que le jour s'efface peu à peu, il y a de plus en plus de monde à contempler la Skyline, devant nous à une vingtaine de mètres, un jeune couple en tenue de soirée se fait photographier devant le Brooklyn Bridge par un photographe professionnel, la séance est très longue mais il devrait y avoir du résultat! Pour nous c'est une autre histoire, nous n'avons pas de trépied, les réglages de notre appareil sont plutôt limités et notre expérience de la photo pas très grande, ce qui fait qu'une grande partie des clichés de cet endroit mythique sont flous et inexploitables, dommage, mais nous nous consolons en passant un très très bon moment, ici, face à Manhattan: la nuit est complètement tombée et la vue qui s'offre à nous est magique avec ces mosaïques de lumière sur les façades des immeubles, le pont éclairé en pointillé et en arrière plan la tour de la liberté sur le site du World Trade Center, dont l'éclairage aux couleurs du drapeau national fait comme un pied-de-nez au destin...



Nous avions prévu de repartir en métro au vu de notre état de fatigue, mais le spectacle de la ville nous regonfle et nous donne des ailes: nous voilà à nouveau sur le Brooklyn Bridge, marchant rapidement vers Manhattan, en route pour 40 mn à pied, tant pis si demain on ne peut plus marcher, mais là, on ne peut pas rater cette promenade! Nous finissons quand même par prendre le métro pas loin du City Hall, pour nous écrouler dans notre lit trois quarts d'heure plus tard dans le Queens, épuisés mais heureux comme chaque jour où nous visitons ce pays.

Mercredi 20 juin 2012 :

Encore levés à 5h30, nous n'avons pas beaucoup dormi mais profondément, les restes du jet-lag et notre motivation à toute épreuve nous font nous lever très rapidement. Lorsque nous prenons le chemin de la station de métro de Queensbridge, nous ne sentons plus nos jambes comme hier soir, nous avons bien récupéré, comme quoi les vacances...!!Quelque chose a changé depuis hier: c'est la température. Comme annoncé à la météo, à 7h30 il fait déjà 25 °, ça promet pour le reste de la journée !Ce matin, direction le Rockefeller Center, nous avons rendez-vous avec New York vue d'en haut, hé oui, nous allons au Top of The Rock. Un court trajet en métro et nous sommes à l'entrée du Top à 8h, comme prévu, il n'y a encore personne et nous passons très vite le guichet pour prendre l'ascenseur qui va nous mener au 67ème étage du fameux GE Building, non sans avoir sacrifié au rituel du montage photo censé nous mettre en scène sur une poutre au-dessus du vide dans l'esprit des célèbres prises de vue d'Ebbets. Instinctivement nous levons la tête à l'intérieur de la cabine, des images animées et sonorisées sont projetées sur le plafond en verre, tandis que nous voyons notre petit vaisseau filer à travers le boyau de béton à une vitesse impressionnante. Le premier contact au sommet est comme toujours, commercial, avec toutes les petites boutiques attendues en pareil lieu. Quelques mètres plus loin, nous poussons les portes vitrées du premier étage de l'observatoire, et là, quel spectacle !!



Nous sommes à plus de 260 mètres au-dessus de la ville, le soleil dépose dans les rues et sur les façades sa belle lumière matinale, à peine voilée par une légère brume de chaleur au loin. Devant nous l'Empire State Building nous fait admirer sa haute silhouette, 443 mètres quand même avec l'antenne, alors que les buildings du Financial District se découpent dans le ciel légèrement brumeux. En faisant le tour de l'étage, c'est maintenant Central Park qui se dessine de l'autre côté, rectangle parfait rempli de végétation qui semble faire respirer la ville, délimité au cordeau par les avenues bordant les Upper West et East Sides. Grâce au plan très bien conçu, nous pouvons identifier tous les bâtiments remarquables ou non aux alentours tel le siège de Vogue et du New Yorker, celui de L'Oréal, ...

Cet étage-ci est entouré de parois de verre, alors nous décidons de monter quatre à quatre l'escalier qui nous mène au toit du GE Building, et là c'est encore plus ...époustouflant, car il n'y a plus rien entre nous et la ville. Les concepteurs du lieu avaient voulu le faire ressembler à un pont de paquebot, c'est exactement ce que nous ressentons ici, on se croirait à la vigie d'un gigantesque navire dont la proue se perd au loin vers la pointe sud de Manhattan, fendant les eaux de la baie. L'absence des vitres nous permet aussi de faire de superbes photos, puis nous nous posons quelques minutes sur un des bancs mis à notre disposition pour admirer certainement l'une des plus belles vues de la ville.



Nous avons d'ailleurs du mal à repartir, tant nous sommes subjugué par le spectacle, mais notre programme nous attend, nous finissons alors par redescendre vers la station de métro la plus proche avec l'idée qu'on a commencé très fort la journée. L'étape suivante, au sortir de la station de Canal Street dans la rue du même nom, va nous faire pénétrer dans un quartier bien connu: Chinatown. Nous avons déjà traversé le quartier chinois de San Francisco les années précédentes, et c'est sans surprise que nous retrouvons ici, sur la côte Est un peu la même chose :une foule d'habitants partout dans les rues, le moindre mètre carré utilisé par des échoppes et étals en tous genres, des maisons très colorées, des restaurants omniprésents, des produits exotiques à la vente parmi lesquels nous ne reconnaissons rien, des odeurs tantôt agréables tantôt douteuses, amplifiées par la chaleur qui se fait de plus en plus sentir.



De Mott Street, nous bifurquons à gauche sur Broome Street, à la rencontre de ce qu'il reste de Little Italy, Chinatown s'étendant de plus en plus vers le nord, le quartier italien n'en a plus que le nom, c'est à peine si nous passons devant une pizzeria, et seuls les drapeaux « welcome to historic Little Italy » nous indiquent où nous nous trouvons. Nous passons rapidement, un peu déçus, et Broome Street nous conduit droit à un quartier tranquille et tendance: Soho, pour South of Houston Street. Ici les immeubles sont à taille humaine, quelques étages, pas plus, les couleurs des façades sont sobres et discrètes, et les escaliers de secours en fer caractéristiques apportent beaucoup au style des habitations, faisant oublier leur vocation purement utilitaire. C'est très calme, nous sommes en milieu de matinée et on ne rencontre presque personne sur les trottoirs, un quartier très agréable en tout cas.



Nous prenons le temps de flâner à travers Greene Street, Bleecker Street, humant l'air de la ville, avant de nous arrêter à l'ombre des arbres de Washington Square...Décidément, cette halte est la bienvenue, il fait vraiment très chaud et il n'y a pas un souffle d'air; Les sprinklers automatiques censés arroser la pelouse débordent un peu, et nous accueillons avec bienveillance cette bruine rafraîchissante, comme d'ailleurs les nombreux promeneurs assis comme nous. Un petit tour pour passer sous la célèbre arche, admirant au passage les jolies maisons de Washington Mews, nous nous engageons dans Greenwich Avenue pour nous diriger vers notre repas de midi prévu au programme depuis longtemps, ce sera un hamburger au Corner Bistro. Au fur et à mesure de notre chemin, les maisons brownstone se font plus basses, la ville devient plus cosy, c'est Greenwich Village, qui porte bien son nom, ici, dans ces petites rues pleines de charme, on oublie la mégalopole tout autour. Enfin le Corner Bistro, nous sommes contents d'y trouver de la fraîcheur et, à peine servis, nous buvons goulûment le grand Coca posé devant nous. Le restaurant est petit, un grand bar en bois occupe la moitié de la première salle, les fenêtres aussi sont minuscules et l'ambiance fait penser à un pub irlandais. Notre hamburger, présenté ouvert, accompagné d'une assiette de frites arrive, le steak à l'intérieur est immense, on nous avait prévenu! La viande est très bonne, moëlleuse et juteuse à souhait, nous ne mettons pas longtemps à l'avaler. Nous décidons de ne pas prendre de dessert, à l'instar d'une famille de Français attablés à côté de nous, c'était vraiment trop copieux.

Allez, il est temps de reprendre le chemin .Nous sommes happés par la chaleur à la sortie du restaurant, l'air est brûlant, pas de vent encore. Nous sommes contents de cheminer à l'ombre des arbres le long des trottoirs, dans ce quartier sympa, mais arrivés en bas de la Highline, notre destination, nous déchantons car celle-ci semble complètement au soleil. Nous empruntons l'escalier métallique pour nous hisser au niveau de l'abri qui marque le début de cette promenade aérienne, véritable voie verte en plein cœur de la ville dans le Meatpacking District. Quelques instants à lire l'histoire de cette ancienne ligne ferroviaire, et nous voilà partis, marchant vers le nord sur le chemin tout tracé. La promenade est très agréable, on passe devant de petits stands de restauration, des résidences très modernes, ouvertes, le passage est bordé d'une multitude de végétaux harmonieusement plantés et les points de vue sur les rues alentours intéressants de par la hauteur du lieu. Ce serait un enchantement...s'il n'y avait pas la chaleur: en ce début d'après-midi, il doit bien faire 35°C, pas un nuage dans le ciel et pas un souffle de vent. Au bout d'un quart d'heure de marche nous souffrons déjà, nous allongeons le pas inconsciemment, et malgré l'environnement superbe, c'est avec soulagement que nous atteignons la fin de la Highline une heure plus tard, exténués.



Nous n'avons qu'une idée en tête: trouver de l'ombre. Chelsea Park n'est qu'à 10 minutes, nous marchons vite pour y arriver. Il y a une fontaine au centre, c'est frais, mais il y a aussi plusieurs personnes qui nous regardent avec insistance, pas très rassurés, nous prenons alors la décision de reprendre le métro pour nous réfugier à Central Park. Arrivés à la station Colombus Circle, nous nous empressons d'acheter une bouteille d'eau fraîche avant d'entrer dans l'immense parc à l'ombre salvatrice et de nous asseoir sur le premier banc venu. Ce n'était pas au programme, mais tant pis, nous restons là une heure et demie à essayer de récupérer, en faisant plusieurs aller retours jusqu'au chariot du vendeur d'eau dont nous passons sur le prix de la bouteille:3$ les 50cl!Enfin nous nous levons, en ressortant nous entrons dans le Time Warner, un grand centre commercial devant Colombus Circle. La climatisation achève de nous retaper, et nous repartons du bon pied par la 59ème rue jusqu'à l'intersection avec la 5ème Avenue où nous passons un petit moment à visiter le grand magasin de jouet Fao Schwartz et l'Apple Store, bien sûr, on ne peut pas le manquer celui-là, devant les fontaines avec sa pomme blanche sur une paroi de verre devant l'entrée. Ce carrefour est très animé, nous y restons quelques instants à regarder la vie du quartier...



L'après-midi étant bien avancée, nous reprenons le métro vers Times Square, déterminés à finir la journée en beauté. C'est toujours la même foule à cet embranchement, qui, pour moi, constitue le cœur vivant de New York. Nous avons du mal à nous frayer un passage sur le trottoir car toute la rue est prise par un immense cours de yoga qui réunit plusieurs centaines de personnes qui font leurs exercices au rythme d'une musique entraînante. Un peu de shopping au magasin Aéropostale, dont l'ambiance sonore n'a rien à envier à une boîte de nuit, et nous retrouvons Times Square de nuit. Enfin, la nuit, façon de parler, tant la lumière artificielle des écrans et autres enseignes est puissante et omniprésente. C'est dans l'obscurité que le caractère de Times Square se révèle, la débauche lumineuse en faisant un endroit à l'atmosphère très particulière et unique. Nous ne sommes vraiment pas déçus et nous passons une très bonne soirée, avant de nous en retourner vers notre hôtel.





Jeudi 21 juin 2012 :

Il fait encore très beau ce matin et nous apprenons en lisant le journal gratuit du métro que le jour précédent la température est montée à 100° F soit 37°C et encore aujourd'hui la météo annonce le même type de temps. Nous nous rendons en métro sur Roosevelt Island pour y prendre... le téléphérique! Oui, un téléphérique Poma au beau milieu de la ville, on ne pouvait pas ne pas l'emprunter! La cabine arrive et nous ne sommes pas nombreux à l'emprunter, ce sera bien pour les photos. En y montant, on est un peu étonné de n'être pas engoncé dans une combinaison et de ne pas tenir de skis à la main, impression sans doute pas partagée par les gens autour de nous .La cabine s'élève et suit un parcours parallèle au Queensboro Bridge au-dessus de l'East River pendant quelques minutes avant de redescendre rapidement vers la station côté Manhattan. Voilà un moyen de transport plutôt original pour se rendre à son travail, en plus le trajet est compris dans le forfait de la Metrocard.



Notre première visite de la journée sera pour le Madison Square Garden, la gare de Penn Station et la General Post Office, où nous entrons pour déposer nos cartes postales dans l'imposant hall garni de multiples guichets. De là nous cheminons dans la 32ème rue qui nous conduit jusqu'à la 5ème avenue que nous descendons jusqu'à la hauteur du célèbre Flatiron Building, figure emblématique de la ville. Nous effectuons un demi-tour vers le nord car aujourd'hui c'est shopping et ici on est servis! Même si l'on achète rien, les magasins en eux-mêmes sont à visiter: il faut se perdre dans les étages du gigantesque Macy's, entrer chez Abercrombie dont les employés se ressemblent tous: les jeunes vendeuses en robe blanche, les jeunes vendeurs au physique façon surfeur californien, être accueilli à la porte par un employé torse nu proposant aux clientes la photo en sa compagnie, puis explorer la boutique plongée dans la pénombre (seuls les vêtements sont éclairés), accompagné d'une musique tendance club branché au volume sonore impressionnant, le tout avec l'attention des mêmes employés hyper-souriants et sympas !



Une petite salade vite avalée chez « Pret a manger » et nous descendons une fois de plus dans le métro car notre shopping continue cette fois sur Broadway où nous prenons tout notre temps. En cours d'après-midi, nous allons prendre un petit en-cas chez Eileen's Cheesecake, paraît-il les meilleurs cheesecakes de la ville. Hum! Allons voir! La boutique est toute petite, il y a seulement quelques places assises. Au mur est accroché une photo dédicacée de Bill et Hilary Clinton en compagnie d'Eileen. Le choix des gâteaux est énorme, nous avons du mal à nous décider, et nous les trouvons effectivement délicieux, et nous ne pouvons nous empêcher d'en manger un deuxième !

C'est notre dernière soirée à New York, alors une fois le shopping terminé, nous choisissons de retourner vers la pointe sud et le Financial district où nous déambulons dans les rues sans but précis sinon celui de « sentir » la ville:Water Street, Broad Street, Fulton Street, Wall Street, ...

Nous rentrons à l'hôtel vers 22h15 par le téléphérique de Roosevelt Island, fatigués mais avec une pointe de regret de quitter cette ville mythique et fascinante.

Vendredi 22 juin 2012 :

Lever à 7h, nous prenons le dernier petit-déjeuner à l'hôtel avec une pointe de mélancolie, puis nous cheminons tranquillement avec tous nos bagages vers Queensboro Station. Nous nous arrêtons à Grand Central, pour attendre le bus de Newark juste derrière la gare, le temps de vérifier une fois de plus la gentillesse des américains, en la personne d'une dame qui, nous voyant un peu perdus dans la station de métro a pris la peine de nous accompagner vers l'ascenseur, le tout avec un grand sourire. Notre bus est à l'heure, nous y prenons place à 10h40, à l'arrêt dans la 41ème rue. Le temps de traverser Manhattan vers l'ouest, puis de rouler une bonne demie-heure dans le New Jersey, et nous voilà arrivés à l'aéroport de Newark 50 mn après avoir quitté Big Apple. Au comptoir Southwest, l'enregistrement est une formalité, comme d'habitude, et en plus, il n'y a pas grand-monde dans l'aéroport. Chouette, chez Dunkin Donuts, nous tombons sur une promo qui nous offre les 6 donuts assortis pour 5,49$, nous ne pouvons pas résister !

Plus tard, le contrôle à l'embarquement par les agents de la TSA est draconien: ils n'ont pas l'air de vouloir rire beaucoup, l'ensemble des passagers passe au scanner corporel, les bagages à main sont fouillés minutieusement, enfin, on nous passe un petit morceau de tissu sur le bout des doigts. Plusieurs passagers sont visiblement agacés par le zèle des « chemises bleues », mais il n'y a pas le choix, il faut s'y plier...

Le Boeing 737 de Southwest décolle à l'heure, nous allons maintenant survoler une bonne partie du territoire américain puisque notre destination est Phoenix, la capitale de l'Arizona, retour dans le Southwest une fois encore. Les cinq heures de vol nous font nous remémorer les quelques jours passés à New York: bien qu'immense, la ville ne nous a jamais parue écrasante ou étouffante, nous nous y sommes sentis parfaitement à l'aise, aidés il est vrai, par le métro qui nous a permis de nous déplacer facilement. Nous n'avons visité que Manhattan, il nous reste donc énormément de choses à faire et à voir pour un éventuel second séjour tant la ville est attirante et dynamique, sa légende n'est pas surfaite.

Devant nous maintenant s'ouvre une autre page de notre voyage, un quatrième road trip dans le Sud-Ouest et sa roche rouge que nous adorons. Lorsque notre avion se pose à Phoenix, la chef de cabine lance au micro une phrase que nous prenons pour un avertissement : »Bienvenue à la surface du soleil » , le ton est donné! Nous sommes invités à descendre les volets des hublots afin que l'appareil conserve un semblant de fraîcheur pour les prochains passagers.

Le discours de l'hôtesse prend tout son sens alors que nous sortons du terminal pour monter dans le bus qui conduit au Car Rental Center: il fait plus que chaud, brûlant je dirais, le vent nous déssèche en un clin d'oeil, il doit faire dans les 40°C...mais c'est cela qu'on est content de retrouver, c'est la promesse de paysages et de routes grandioses, de roche rouge surtout, et puis l'air est tellement sec que la chaleur est supportable, en tout cas bien plus qu'à New York !

Voilà nous avons pris possession en quelques minutes de notre SUV Hyundai Santa Fe, grâce à une employée très compétente et souriante de chez Alamo. Pas de surprise, la voiture est très récente, propre et confortable, nous sortons notre ami Tom Tom de sa housse, impatient qu'il était de nous montrer la route ensoleillée qui nous attend, ça le change du réseau routier parisien sur lequel il évolue le reste de l'année !!

On est vendredi soir, il n'y a pas beaucoup de circulation au sortir de Sky Harbour, l'aéroport de Phoenix et c'est tout tranquillement que nous arrivons à notre hôtel de Scottsdale, jolie banlieue résidentielle de l'agglomération de la capitale de l'Arizona. L'employé nous accueille en nous offrant une bouteille d'eau glacée, délicate attention dans cette contrée où le soleil tape très, très fort, puis après un repas frugal vite avalé dans la chambre, nous nous endormons profondément malgré la climatisation qui se met en route très souvent.

Samedi 23 juin 2012 :

Lever tranquille à 7h, le programme de ce samedi n'est pas très chargé, hormis la route qui nous attend car nous avons prévu de rallier la petite ville de Page à l'extrême nord de l'Arizona, ce qui représente environ 5 h de trajet. Pour l'instant nous savourons l'excellent petit-déjeuner offert par l'hôtel, servi par des employés on ne peut plus souriants et sympathiques, que demander de mieux!!A 8h nous nous engageons sur l'Interstate 17 et nous sortons de la ville sans aucun retard, immédiatement, la route se met à grimper, puis c'est une succession de montées et descentes parfois bien prononcées, comme prévu le soleil est de la partie, et à 9h30, nous ne sommes pas étonnés de voir le thermomètre de bord afficher un bon 96°F(35°C) alors que nous approchons déjà d'un endroit superbe du Southwest: Sedona.Lors de notre dernier passage, une employée d'un commerce de la ville nous avait dit ceci : « Dieu a créé le paradis, mais c'est à Sedona qu'il habite ».Il est vrai que l'endroit ne manque pas de charme: c'est une vallée entourée de roches rouges comme on les aime au fond de laquelle coule une petite rivière, et il y a à contempler partout où se pose notre regard. On y trouve aussi de riches propriétés et Sedona est très connue des amateurs de New Age, de par les vortex d'énergie sensés jaillir d'endroits précis. Malheureusement nous n'avons pas beaucoup de temps, notre visite se résumera seulement à la visite d'un centre artisanal et commercial, copie d'un véritable village mexicain: Tlaquepaque. Nous prenons beaucoup de plaisir à déambuler dans les petites ruelles et passages aménagés, d'autant plus que les boutiques de création présentes sont très belles et proposent des objets originaux et très qualitatifs.



Quittant le village, nous continuons sur la route d'Oak Creek qui suit comme son ombre la rivière en contrebas. De temps à autre, des endroits de baignade sont aménagés ce qui nous tente bien, mais c'est samedi et on dirait bien que tous les locaux se sont donnés rendez-vous ici car les rives sont noires de monde! La route, pittoresque, déroule sereinement son ruban asphalté au milieu d'une végétation méditerranéenne écrasée par le soleil. Ainsi, ce n'est pas vraiment par hasard que des panneaux nous avertissent régulièrement de l'extrême danger d'incendie .Peu avant Flagstaff nous rejoignons l'I17, qui devient rapidement l'US 89 et qui fonce plein nord à travers des plaines arides et inhabitées. Bien que nous la connaissions, nous sommes enchantés de l'emprunter et lorsqu'elle se perd au loin près de l'horizon, c'est comme si elle nous appelait à continuer toujours, toujours...

Bien plus tard, alors que le paysage est devenu franchement inhospitalier, parsemé seulement de quelques habitations navajos, la 89 se met à grimper sérieusement à l'assaut d'un rempart de roche rouge pour finalement se faufiler, victorieuse, à travers une brèche derrière laquelle elle peut se laisser aller tranquillement sur la faible pente qui vient mourir quelques miles plus loin, sur les rives du Lac Powell. Très vite, nous apercevons la petite ville de Page sur la droite, et à quelques minutes avant d'y arriver, nous nous garons sur un parking au bord de la route, c'est en effet là le départ de la petite marche vers une des plus célèbres vues sur le fleuve Colorado: Horseshoe Bend.

Depuis notre dernier passage le parking a été recouvert de bitume, preuve s'il en est de l'intérêt touristique porté à ce lacet du Colorado, de nombreux véhicules sont alignés pour en témoigner. Il est un peu plus de 16h lorsque nous enfilons pour la première fois du séjour nos chaussures de randonnée, remplissons un sac à dos de quelques bouteilles d'eau, avant de nous engager sur le petit raidillon sableux, qui, très rapidement nous amène au sommet d'une petite colline, avant de descendre en zig-zags vers le point de vue. La ballade ne présente aucune difficulté, il y a maintenant un abri pour se reposer, et nous remarquons beaucoup de gens chaussés de simples tongs ou petites chaussures, et rien d'autre qu'un coca ou un ice-tea dans la main pour se désaltérer. C'est vrai qu'il fait quand même 102°F(38°C), le vent souffle faiblement, mais dessèche tout. Nous arrivons à présent au bord de la falaise qui plonge abruptement vers la rivière tout en bas .On a beau connaître l'endroit, on ne se lasse pas de le contempler, la boucle creusée par l'eau dans la roche est parfaitement dessinée, la couleur verte de la rivière tranche avec les couleurs chaudes de la roche environnante, on aperçoit même les embarcations suivant le courant. Quelle joie de se retrouver ici! Nous multiplions les angles de vue tout au long de la rim, la lumière est favorable et le ciel est azur, que demander de mieux !



Sur le chemin du retour, nous croisons encore beaucoup de promeneurs, signe que le point de vue est populaire et vraiment facile d'accès. Quelques minutes après avoir repris la voiture, nous passons devant le Wal-Mart de Page, puis grimpons Lake Powell Boulevard, pour enfin stationner devant la réception du Quality Inn, notre pied-à-terre pour les quatre jours à venir. C'est un hôtel que nous connaissons et apprécions, car d'un excellent rapport qualité-prix, avec une vue imprenable sur le Glen Canyon Dam et le lac. C'est d'ailleurs de ce côté que donne notre chambre, nous sommes ravis de découvrir ce paysage de la petite terrasse attenante, ça promet de superbes couchers de soleil! Il nous faut d'ailleurs repartir rapidement, à peine les bagages posés, car nous avons prévu justement un coucher de soleil, mais de l'autre côté du lac, sur la route de Nipple Bench. Nous reprenons la 89 vers le nord, en direction du barrage sur lequel nous passons à la sortie de la ville. A Big Water nous nous dirigeons à droite vers une piste bien roulante qui, très rapidement, nous fait pénétrer dans un univers proprement lunaire: la végétation est complètement absente, les petites collines alentour s'habillent de couleurs ocres, grises, et le sol de bentonite autour ajoute encore sa surface lisse et sa texture argileuse à l'impression d'ensemble. Pas du tout adepte des théories du complot, je crois quand même que si les expéditions lunaires Apollo étaient une supercherie cinématographique, je pense que c'est ici que la NASA les aurait fait tourné, d'ailleurs il me semble que le film « La planète des singes » le fut !

Pour l'heure nous continuons à rouler relativement vite, une petite inquiétude naissant à propos du timing: en effet, le soleil est déjà bas sur l'horizon, et il nous reste une bonne distance à parcourir, même si nous n'allons pas jusqu'à Alstrom Point. En outre, pour nous, la route longeait les rives du lac, ainsi pensions-nous, nous aurions pu nous arrêter n'importe où pour contempler le sunset, au lieu de cela, au contraire, elle s'éloigne du lac vers on ne sait où, et la trajectoire indiquée par TomTom n'est pas là pour nous rassurer .A l'embranchement de Warm Creek Bay, nous décidons de prendre à droite, vers le lac justement, en suivant un wash qui se rétrécit au fur et à mesure. Redoutant plus que tout de rester bloqués ou enlisés, je décide de continuer à pied, voir si la suite est praticable ou non. Déception, le lac me paraît loin, et rien ne garantit un beau sunset, car le wash est de plus en plus encaissé, et il est sans doute trop tard, le soleil est à présent trop bas sur l'horizon. Je retourne à la voiture, et c'est dépités, que nous décidons de faire demi-tour, inutile de s'acharner, nous sommes partis trop tard de Page. C'est presque dans l'obscurité que nous atteignons Big Water, puis c'est le retour à l'hôtel. Assis sur notre terrasse, en regardant la carte, nous nous apercevons qu'il fallait continuer bien plus loin, puis tourner à droite, mais de toutes façons, nous étions trop juste en temps, tant pis, c'est raté pour le sunset! Déçus et fatigués, nous allons nous coucher, car demain matin nous devons nous lever tôt...

Dimanche 24 juin 2012 :

La sonnerie Marimba de l'iPhone se déclenche: quoi, déjà ?...il est 5h...euh, heure de l'Arizona ou heure de l'Utah? Malgré nos esprits embrumés de sommeil nous savons que c'est l'heure de l'Arizona tout en maudissant les responsables de la fixation de la frontière entre les deux états: une dizaine de miles vers le nord ou vers le sud, et hop, le problème était résolu, tout le monde serait à la même heure. Pourquoi se poser ces questions? Eh bien parce que ce matin nous devons nous rendre à Kanab en Utah, à 1h15 de route de Page, nous perdons donc une heure, tout cela pour y arriver avant 9h heure de l'Utah, il nous faut partir à 7h, heure de l'Arizona, vous suivez ?!

Et pourquoi se lever si tôt un dimanche en vacances? Les habitués de ce forum ont déjà la réponse: nous voulons participer au tirage au sort d'attribution des visites à Coyote Buttes North, dont le joyau s'appelle The Wave! Il n'y a que 10 permis pour 10 personnes attribués chaque jour pour une visite le lendemain, nous avons choisi le dimanche pensant augmenter nos chances, ce jour étant une charnière entre les gens qui partent et ceux qui arrivent. Précisons que nous avons déjà eu la chance de gagner l'an dernier, mais devant la beauté de l'endroit, nous n'avons pas pu nous empêcher de retenter la loterie. Après un excellent petit-déjeuner dans la salle de l'hôtel dont la vue sur le barrage est superbe, nous voilà partis sur l'US 89 North. Nous laissons, 40 mn plus tard, sur notre gauche la Paria Station, c'est là où jusqu'en 2011 se tenait la fameuse loterie, dommage, car cela nous faisait quand même plus près! A moins que ce ne soit une volonté d'éloigner le lieu du tirage du lieu de la rando afin de réduire le nombre de prétendants? Ou bien une volonté de décharger la petite station de Rangers de la lourdeur d'organisation d'un tel tirage tous les jours de l'année, empêchant les employés de faire le reste de leur travail? Toujours est-il que ça ne nous arrange pas, nous, et je pense une grande partie des aspirants à cette rando !

Quelques minutes plus tard, nous passons devant l'embranchement de la House Rock Valley Road, où nous reviendrons tout-à-l'heure, la vraie question étant: serons-nous ici demain matin ?

Enfin à 8h15, nous nous engageons sur le parking du Bureau of Land Management, juste à l'entrée de Kanab. Il y a déjà quelques voitures, mais nous savons d'expérience que les gens arriverons tout au long de la prochaine demi-heure. Nous pénétrons dans le bâtiment en saluant nos futurs concurrents ainsi que les Rangers présents, et nous nous mettons à étudier tous les documents mis à disposition sur les nombreux centres d'intérêt de la région. Nous repérons également la pièce dédiée au tirage, dont l'entrée est ornée de deux pendules aux heures de l'Arizona et de l'Utah. Alors que d'autres personnes arrivent, un Ranger nous indique que la salle de la loterie sera bientôt accessible. Chacun se surprend à compter le nombre de gens présents, puis d'évaluer ses chances par des calculs de probabilité aussi stressants qu'inutiles. Enfin nous pouvons prendre place à 8h50 dans la pièce, celle-ci est spécialement aménagée, avec plusieurs rangées de sièges qui font face à un grand tableau blanc au mur, au pied duquel sont alignées deux ou trois tables offrant aux participants un grand nombre d'écritoires chacun garni d'une feuille d'inscription ainsi que d'un crayon, donnant l'impression d'une très bonne organisation. Les messages d'avertissement à l'attention des fraudeurs éventuels écrits au marqueur rouge au tableau ne font que renforcer ce sentiment: il est en effet stipulé que chaque groupe déclaré ne peut être représenté que par une seule personne et qu'un groupe ne peut comporter plus de 6 membres, tout manquement à ces règles conduira à l'exclusion pure et simple du groupe fraudeur du tirage ou à l'annulation des permis délivrés. Je remplis la feuille A4 rapidement nous inscrivant, Liliane et moi, tous nos voisins faisant de même. A 9h précises le Ranger ferme la porte et indique d'une voix solennelle et forte que personne ne peut plus s'inscrire au tirage du jour. Nous jetons un coup d'oeil autour de nous: il y a bien 50 participants...pour seulement 10 places...c'est pas gagné! Malgré notre visite de l'an dernier, nous nous surprenons à être anxieux alors que le tirage va commencer...Le monsieur devant nous plaisante avec les deux Rangers, quand l'un d'entre eux indique sur un ton professoral : »At the end of the lottery, if you win, you stay, if not...well, you leave... », avec un grand sourire à la fin de la phrase, faisant immédiatement augmenter le stress dans la salle. S'ensuit l'attribution des numéros correspondants aux inscrits, dans l'ordre de dépôt des inscriptions aux billes numérotée d'un jeu de type bingo, nous héritons du numéro 6, espérons qu'il va nous porter chance. Il nous annonce officiellement d'une voix forte la correspondance des noms avec les numéros .Le remplissage de la machine est un grand moment, faisant retomber la tension pour quelques instants, dire que nos permis dépendent de cette vulgaire boule grillagée ! Très vite, le Ranger actionne la manivelle et fait s'agiter dans tous les sens les petites boules, tandis que beaucoup de gens filment ou photographient la scène. Quelques secondes plus tard il en sort la première, suivi par une cinquantaine de paires d'yeux, le couperet tombe : »number 3 ».Immédiatement, une explosion de joie saisit les 3 couples d'Allemands devant nous avec des cris, des tapes dans le dos, des embrassades .C'est alors que nous comprenons qu'ils ont pris le risque, gagnant cette fois, de constituer un groupe de 6 personnes, à cet instant, ce sont donc 6 permis sur 10 qui viennent d'être attribués, ouh !, ça va être chaud! D'ailleurs tout le monde a la même réaction « number 6 » et se rend compte que...hein?! Il a dit « number 6 »!C'est pas vrai! Mais oui, il cherche le groupe number 6 du regard...C'est nous, c'est nous, nous faisons un signe, il note la validation sur sa feuille. Incroyable! Nous avons gagné pour la deuxième année consécutive, nous avons du mal à y croire...Nous n'avions même pas vu qu'il avait recommencé à faire tourner la boule de bingo ! Notre joie n'a d'égale que la déception de beaucoup de participants, qui à cet instant se raccrochent à l'espoir des deux derniers permis, ce qui signifie que les groupes de plus de deux personnes vont devoir soit se séparer, soit abandonner. »Number 11 », ça y est, un grand sourire, mais sans plus, éclaire le visage de deux jeunes touristes asiatiques au fond de la salle, ils ont la victoire discrète, tandis que le monsieur devant nous n' a plus du tout envie de rire et quitte la pièce presqu'en courant, l'air furieux, suivi lentement par les autres, tous déçus forcément. Certains retenteront leur chance le lendemain, d'autres non, c'est le jeu...C'est ainsi que nous nous retrouvons entre gagnants pour écouter les conseils des Rangers et les conditions météo du lendemain, recevoir l'itinéraire très bien réalisé sur papier, et, bien sûr, régler les 14$ de permis. La tension est complètement retombée et c'est avec une joie non dissimulée que nous écoutons distraitement les Rangers, pensant surtout aux merveilles qui nous attendent le lendemain.

Nous quittons maintenant Kanab pour retourner en direction de Page, nous avons prévu une rando justement dans le secteur de The Wave: Edmaïer's Secret.40 minutes plus tard nous tournons sur la House Rock Valley Road, puis continuons pendant plusieurs miles jusqu'au parking de Buckskin Gulch que nous atteignons sans encombre, la piste étant très roulante, nous avions d'ailleurs pris soin de bien vérifier son état, indiqué clairement sur un tableau au BLM de Kanab.

A 9h45, nous glissons les 12$ de permis dans l'urne placée à cet effet, et nous descendons dans le wash, la rando commence, il fait 80°F(27°C), ça va! Nous sommes dans le wilderness et, une fois sorti de ce lit de rivière à sec facile à suivre, le chemin n'est pas du tout balisé, c'est pourquoi nous jettons souvent un coup d'oeil au GPS intégré à l'iPhone, dans lequel j'avais entré les points principaux.

Nous longeons une clôture lorsque je m'aperçois que nous sommes allés trop loin, il nous faut maintenant revenir par la gauche, par une marche pénible dans ce que j'appelle « la mer de sable ».



Enfin, nous arrivons aux chenilles, l'entrée non officielle d'Edmaïer's Secret. Nous commençons à parcourir cette immense zone de brainrock très spectaculaire et insolite, à la recherche des fameuses dentelles de roches que nous trouvons facilement.



Devant leur extrême fragilité, nous nous demandons comment ont-elles pu se constituer et surtout se conserver.







Nous sommes très vigilants et regardons à deux fois avant de poser les pieds n'importe où et de briser ces petits chef-d'oeuvres naturels.



Plus loin en levant le regard, on aperçoit le massif de The Wave. Nous avisons un surplomb rocheux qui va nous servir d'aire de pique-nique, car encore une fois, il fait chaud, très chaud...Continuant l'exploration, nous découvrons une multitude de formes rocheuses à photographier sous tous les angles.







Tout au long de cette rando, nous n'apercevrons absolument personne, nous arpenterons ce lieu en totale liberté, rien n'est délimité ni imposé, c'est ça le wilderness. Après deux bonnes heures à profiter du site, nous prenons le chemin du retour et, ne voulant pas refaire le même chemin, nous nous éloignons un peu, la trace GPS commençant à dévier sérieusement, nous sommes obligés de couper en grimpant une colline sableuse et abrupte, de redescendre l'autre versant escarpé à souhait, pour finalement nous retrouver...devant la clôture barbelée à bétail! Heureusement en la longeant un peu, nous tombons sur un affaissement du grillage qui nous permet de passer au travers pour rejoindre le gulch de départ. Nous arrivons à 15h15 à la voiture assez fatigués, nous décidons alors de couper court à notre programme et de rentrer tranquillement à Page.

Disons-le tout de suite: nous aimons beaucoup la ville de Page, et nous nous y sentons un peu comme chez nous. Ce n'est pas que la ville est belle, non, car elle ne l'est pas, elle n'a pas beaucoup de charme non plus, pas plus qu'elle ne possède une histoire, encore moins une architecture remarquable. C'est sa situation, sans doute qui y fait: perchée au bord d'un plateau rocheux, elle domine le lac Powell et le barrage, offrant au visiteur même de passage un superbe spectacle au lever ou au coucher du soleil. En prenant un peu de recul, on s'aperçoit aussi qu'elle est la seule agglomération à des dizaines de miles à la ronde, une oasis au milieu du désert d'Arizona, c'est déjà plus valorisant. Et lorsque l'on réfléchit aux merveilles qui nous attendent tout autour, alors là...Pensez donc: Coyote Buttes North and South, la Paria River, la Cottonwood Road, le très vaste Grand Staircase, Antelope Canyon, pour ne citer que les plus emblématiques. On voit à ce moment cette petite ville mal aimée sous un autre angle que sa capacité hôtelière, les plages peu avenantes de la marina, l'étape obligée des tour opérateurs dans leur course effrénée, et on en vient à lui pardonner d'être quelconque, voire à admirer la ruse qu'elle utilise pour cacher sous sa banalité l'extraordinaire profusion de sites naturels tous plus beaux les uns que les autres situés à proximité, et qu'on ne peut évidemment pas découvrir en une après midi. Preuve que le stratagème fonctionne car on entend souvent dire : »Page?Ouais, bof!bof !, en trois heures on a fait le tour, baignade comprise dans le LacPowell et une heure à Upper Antelope, c'est largement suffisant, y'a rien d'autre à faire, vivement Bryce ou Monument Valley ! »

En tout cas nous, nous profitons de la soirée, assis sur notre terrasse, une bière bien fraîche devant nous, à contempler le soleil descendant sur la roche rouge, jouant avec toute la palette des couleurs chaudes, la surface azurée et calme du lac Powell apportant l'équilibre nécessaire au tableau. C'est seulement lorsque la nuit sera complètement tombée, quand les lumières du barrage seront allumées, que les joueurs de golf du Marriott seront rentrés que nous nous décideront à aller nous coucher, savourant le bonheur simple de cette jolie soirée, et, par la même occasion, la journée du lendemain...

Lundi 25 juin 2012 :

Levés avant que le réveil ne sonne à 7h00, nous allons enfin pouvoir profiter du petit-déjeuner gargantuesque du Quality inn! En effet, on peut y déguster des pancakes maison, des œufs brouillés, des pommes de terre sautées avec la fameuse sauce gravy, mais aussi des yaourts, plusieurs sortes de pain, des fruits, des pâtisseries, et tout cela est compris dans le prix de la chambre! Bref, de quoi bien démarrer la journée, ça tombe bien on a une randonnée exceptionnelle qui nous attend et en plus le ciel est tout bleu, ça promet de belles photos à The Wave !

Nous quittons l'hôtel sans nous presser à 8h30, car de toutes façons la meilleure lumière pour apprécier l'endroit arrive entre 11h et 13h. Ainsi, après avoir parcouru sans problème l'US 89 et une partie de la House Rock Valley Road, une fois garés sur le parking de Wire Pass, nous glissons un feuillet de notre permis derrière le pare brise de notre Santa Fe, puis j'accroche l'autre partie à mon sac à dos et nous voilà partis, pas tôt, à 9h45, alors qu'il fait un agréable 86°F(30°C). Nous connaissons déjà le parcours, alors cette fois-ci nous sommes bien décidés à en profiter en essayant de garder le nez en l'air sans trop faire attention à l'itinéraire. Il est vrai que la marche d'approche est aussi très belle, avec une multitude de formations rocheuses très photogéniques pour qui sait regarder autour de lui.





A mi-parcours environ, tandis que nous progressons facilement sur du slickrock, nous croisons...le groupe de 6 Allemands qui étaient assis devant nous au tirage, déjà sur le chemin du retour, il est 10h30 à peine !! Bon, c'est comme ils veulent, c'est vrai que c'est fantastique d'effectuer la marche d'approche et de découvrir le site tôt le matin, ça permet aussi d'éviter le cagnard, mais je ne comprends toujours pas pourquoi tant de gens repartent si vite alors que la vague se trouve dans l'ombre et que la meilleure lumière arrive entre 11h et 13h?!Mystère...

Quoiqu'il en soit, nous sommes nous, très contents d'y être à cette heure « tardive » de la matinée, et de façon égoïste, nous pensons en nous-mêmes que nous allons croiser 6 personnes de moins sur le site à la bonne heure, c'est mieux pour les photos !

Le chemin touche maintenant à sa fin, nous sommes au pied du « mur », la fameuse montée sableuse et très raide que la nature a placé sur le chemin des randonneurs conquérants, dans un ultime effort de protection d'un de ses joyaux. Peine perdue, la promesse de la récompense est trop forte et décuple notre motivation, cependant, cette année nous avons choisi d'affronter la pente différemment: au lieu de l'attaquer courageusement de front à coup de un pas en avant deux pas en arrière dans le sable, nous préférons obliquer à gauche, où le chemin bien que fortement incliné est constitué de slickrock, c'est ainsi que nous atteignons le sommet avec un minimum d'efforts !

Encore quelques mètres à parcourir dans le sable et là...les mots me manquent toujours, ma pauvreté de vocabulaire s'impose à mon esprit alors qu'une émotion intense s'empare de nous à la vue de ces incroyables draperies de roches rouges nuancées, nous laissant redécouvrir toute la palette des couleurs chaudes développées par la conjugaison des forces naturelles et du hasard.(qui a dit que le hasard mène au chaos? ce site est la démonstration éclatante du contraire!).









Ici les superlatifs apparaissent bien pâles pour décrire ce lieu extraordinaire, c'est pourquoi je laisserai parler les photos, bien connues maintenant, et je conseille à tout le monde de tenter sa chance pour y venir car c'est plus qu'un must dans le Southwest...

Une fois entrés dans la vague, nous y flânons avec délectation, explorons le moindre recoin, multipliant les angles de prise de vue, car nous, nous y sommes à la bonne heure et le ciel a eu la bonne idée de revêtir sa plus belle parure azur, contrastant à la perfection avec la couleur de la roche. Apercevant deux autres randonneurs, nous demandons à l'un d'entre eux de nous photographier, ce qu'il accepte avec plaisir. Discutant avec lui, il nous apprend qu'il s'appelle Kimi qu'il est Japonais, et qu'avec un ami étudiant comme lui ils ont entamé un road trip de plusieurs mois sur le continent américain qui va les mener jusqu'au Pérou pour finir par l'Alaska, faisant naître en nous une admiration mêlée d'une forte envie à la pensée de réaliser un projet similaire! L'échange est vraiment très sympa, c'est exactement le genre de rencontres que nous apprécions en voyage et qui nous enrichit mutuellement. Nous quittons Kimi non sans lui avoir indiqué où se trouve second wave, dont il n'avait jamais entendu parler. A présent il est temps pour nous de prendre un encas, nous avisons la seule zone d'ombre du site, juste à l'aplomb de la crevasse dans le massif de Top Rock, nous profitons pour nous asseoir et déguster notre salade restée fraîche à l'abri du sac isotherme.

Cette année nous nous étions aussi promis de développer notre exploration des alentours de la vague, et c'est ce que nous entamons en ce début d'après-midi en nous rendant plus loin, vers second wave. Evidemment, celle-ci n'est pas aussi spectaculaire que la première mais elle reste quand même très photogénique.







Pour la suite, nous nous apercevons à notre grande déception, de l'importance de la préparation dans le détail d'une randonnée: je voulais absolument monter à Top Rock, et, par manque de temps, je n'ai pas pu lire les conseils éclairés de Philippe Schuller pour y accéder. C'est donc en visant Melody Arch que nous nous posons la question du comment y aller (et surtout en redescendre!) à travers le slickrock, sans malheureusement trouver la réponse, sauf à risquer une ascension directe qui me paraît aussi hasardeuse que dangereuse pour un résultat aléatoire...Le fait d'être loin des secours en cas de mauvaise chute (ici, dans le wilderness, une simple entorse peut vite faire évoluer la situation vers la catastrophe en raison de la nature du terrain et de la forte chaleur estivale), me fait revenir à la raison et renoncer à Top Rock...tant pis! La déception est d'autant plus forte que nous ne sommes pas sûr d'y revenir, au vu du véritable barrage qu'est le tirage au sort préalable, nous avons eu deux fois de la chance, pas sûr d'avoir une troisième...

Nous continuons malgré tout en lorgnant vers le bas du massif, vers Sand Cove et Fatali's Boneyard, mais là, le parcours nous paraît labyrinthique et nous préférons ne pas nous y aventurer.

En guise de consolation, nous trouvons des formations rocheuses étonnantes, très belles, et c'est avec un grand plaisir que nous retournons encore une fois, arpenter LA Vague.







A présent il est temps pour nous de prendre le chemin du retour, non sans nous retourner une dernière fois vers ce trésor naturel, une pointe de mélancolie à l'esprit car nous ignorons si nous aurons à nouveau l'occasion d'y revenir: ce n'est pas tant la question du tirage au sort, quoiqu’il soit de plus en plus difficile de par le nombre de participants, mais mon intime conviction me dit que, cela n'engage que moi, au vu de l'érosion de la roche par les chaussures des randonneurs, ce fabuleux endroit deviendra probablement interdit d'accès purement et simplement d'ici à quelques années comme dans un autre registre et pour d'autres raisons la grotte de Lascaux en Dordogne...

Au pied de la dernière colline de brainrock, alors que nous progressons peu aisément à cause de la pente, nous apercevons en contrebas deux marcheurs se dirigeant vers The Wave laissant une certaine distance entre eux. Nous nous apprêtons à les saluer d'un geste de la main lorsque, curieusement, ceux-ci se mettent à descendre plus vite tout en nous regardant, s'éloignant clairement de nous pour continuer leur route bien à l'écart du chemin habituel. En les observant plus attentivement nous comprenons rapidement la raison de leur étrange attitude: nulle part sur leur sac à dos ne figure le permis que nous devons attacher de façon visible et qui nous autorise à randonner ici, ces deux personnes sont donc en infraction et n'ont aucune envie de croiser des Rangers ou bien de faire signaler leur présence par d'autres personnes rencontrées, comme nous par exemple, c'est aussi pour cela sans doute qu'ils sont partis l'après-midi. Bien que nous désapprouvons cette façon de faire, nous n'avons aucune intention d'en parler à quiconque, nous ne sommes pas là pour ça, chacun est libre, prend ses responsabilités et fait selon sa conscience...

Nous arrivons au parking de Wire Pass après une dernière partie de parcours un peu pénible dans le wash sablonneux, assaillis de partout par des bugs voraces dont l'appétit est sans doute renforcé par la chaleur suffocante, il fait en effet 101°F(38°C).Nous arrivons au Quality Inn à 17h40 où nous attend une bonne douche bienfaisante. En plus aujourd'hui c'est l'anniversaire de Liliane, nous avons donc décidé d'aller le fêter au Fiesta Mexicana, un restaurant mexicain à 3 minutes à pied. C'est ainsi qu'à 18h30 (hé oui, les Américains dînent très tôt!), nous nous présentons à l'entrée de la salle où l'on nous fait asseoir en attendant qu'une table se libère. Nous savons que ce restaurant est un peu victime de son succès, prisé des locaux et des touristes. Enfin nous sommes placés et nous pouvons commander, tandis qu'on nous apporte deux Corona bien fraîches accompagnées des traditionnelles chips et leur sauce épicée. La décoration est sympa, mais sans originalité, nous avons tout le temps de l'observer car le service est très long. A la table voisine, le jeune couple assis en est à son troisième bol de sauce épicée lorsqu'enfin on leur apporte leur plat. Une minute plus tard c'est à nous: nous avons attendu, certes, mais pas pour rien: les deux assiettes garnies sont d'une taille monstrueuse, bien présentées, elles mettent en valeur une quantité astronomique de nourriture, excellente d'ailleurs. Le serveur nous lance un « bonne appétite », en Français, bien qu'à aucun moment nous ne lui avions indiqué notre nationalité. Nous avions sérieusement faim, mais nous avons beaucoup de mal à finir nos plats et nous ne voulons pas demander de doggy bag. Pour la forme, car j'adore ça, je prends un dessert que je regrette presque car je n'en peux vraiment plus.

De retour à l'hôtel nous ne tardons pas à nous coucher, sans profiter de notre terrasse, dommage, mais demain, une fois de plus, il faut se lever tôt !

Mardi 26 juin 2012 :

4h30, c'est l'heure à laquelle l'iPhone, dévoué réveil, sonne la charge, c'est l'heure de se lever! Faut être fou pour se lever à des heures pareilles en vacances! Oui mais quand on connaît le programme de la journée, on se dit que ça le vaut bien: en effet, aujourd'hui la journée est consacrée à randonner dans Coyote Buttes South, qui plus est, guidés par un passionné de l'endroit: Steve Dodson. Nous avons rendez-vous avec lui à 6h30, heure d'Arizona, alors il ne faut pas traîner. Nous déjeunons sur notre terrasse de tartines garnies de Philadelphia achetés la veille au Wal-Mart avec un gobelet de café rempli à la machine de l'hôtel disponible 24h sur 24. D'ailleurs j'étais tout seul dans les couloirs pour aller les chercher, à cette heure-ci, il n'y a pas grand monde de réveillé, pas même le réceptionniste. Il fait très doux, et le soleil se lève sur le lac Powell faisant tout rougeoyer autour, nous avons l'impression d'être les seuls témoins de l'aube naissante, car tout autour nous n'entendons aucun bruit.

Vite, les tartines avalées il est temps de prendre la route, toujours la 89 vers le nord, c'est à Paria Outpost, le restaurant des Dodson où nous avons rendez-vous, à 40 minutes de Page, tout à côté de la petite Paria Ranger Station, là où se tenait jusqu'en 2011 le tirage au sort pour The Wave. Alors que nous tournons à gauche sur le parking, nous apercevons Steve occupé à nettoyer consciencieusement les vitres de son GMC Suburban. Les présentations faites, il nous indique que nous partirons sitôt les formalités de permis bouclées avec Susan son épouse. Elle nous attend dans le restaurant, désert, nous accueille chaleureusement, et nous explique, carte à l'appui, la géologie du lieu que nous allons explorer aujourd'hui, tout en vérifiant nos permis. Enfin elle nous donne notre pique-nique préparé par ses soins et nous souhaite une très bonne journée toujours avec un immense sourire.

Voilà, nous embarquons à présent dans le 4X4, celui-ci bondit sur la 89, nous voilà partis pour une journée mémorable...Quelques minutes plus tard, Steve calme les ardeurs de son V8 sur la House Rock Valley Road, très roulante mais limitée l��galement à 30 mph. Dans la voiture l'ambiance est très sympa, nous écoutons activement notre guide nous parler de la région et des sites que nous allons visiter. Nous sommes partis depuis une bonne demi-heure et nous venons juste de laisser sur notre droite le primitive campground de Wire Pass quand soudain juste devant nous sur la piste apparaissent un jeune homme et une jeune femme faisant de grands signes avec leurs bras pour arrêter notre voiture. Steve stoppe à leur hauteur, ils se précipitent vers nous en demandant de l'eau, l'air exténués presqu'en état de choc. Nous leur donnons des bouteilles qu'ils engloutissent en quelques secondes avant de nous faire part de leur mésaventure. L'eau les requinque de suite et ils nous racontent alors qu'hier en fin d'après-midi ils se sont ensablés avec leur véhicule quelque part sur la piste sableuse de White Pocket, puis ils ont tenté cinq heures durant de dégager leur voiture avec les moyens du bord, c'est-à-dire leurs mains et deux, trois morceaux de bois trouvés alentour, enfin, devant le peu de succès de leurs tentatives, ils se sont décidés à faire le chemin à pied en sens inverse, à la nuit tombée, avec le peu d'eau qu'ils avaient et pour seule nourriture une boîte de fruits secs Planter's (nous avons la même dans la voiture). Inutile de préciser qu'ils ont essayé de composer le 911 sur leur portable, mais qu'il ne captait aucun réseau. Intérieurement je me dis que c'est un peu la folie ce qu'ils ont fait, quand on voit où se trouve White Pocket, ils ont marché toute la nuit presque sans eau, mais quoi faire d'autre? Ils n'étaient même pas sûrs de compter voir un véhicule passer aujourd'hui...

Ils nous demandent alors de les amener à la station-service la plus proche afin de trouver une dépanneuse. Problème:il faut aller jusqu'à Kanab ou Big Water de l'autre côté, ça représente au bas mot 1h30 de route. Steve les fait monter et leur indique, après s'être enquis de leur état physique, qu'on peut les remonter jusqu'à l'embranchement avec la 89 de là où ils pourront trouver une voiture ou bien composer le 911.Nous faisons alors demi-tour, et Steve donne le ton: il écrase la pédale d'accélérateur, le puissant V8 rugit et dans un patinage de pneus nous fait presque décoller alors que nous atteignons la vitesse de 60 mph, soit deux fois la vitesse autorisée, juste avant le premier virage devant lequel il pile pour remettre la gomme au point de corde, et c'est reparti, on se croirait sur un rallye, à ceci près que je n'ai rien d'un Daniel Elena, et assis à la place passager, je me contente de faire confiance au conducteur, sa maîtrise du véhicule me faisant penser que j'ai raison. La suite c'est une succession de virages passés à la limite de l'adhérence des pneus, des accélérations décoiffantes sur les parties roulantes, des pointes à 70 mph, des nuages de poussière jetés sur les deux ou trois voitures croisées, le tout secoués comme dans un shaker, pour enfin arriver seulement 15 minutes plus tard à la sortie de la piste où nous déposerons nos deux infortunés après leur avoir donné encore de l'eau et nous être assurés qu'ils vont aussi bien que possible. En retournant sur la House Rock Valley Road, je vois dans mon rétroviseur qu'ils sont déjà montés à bord d'une voiture qui les déposera à la prochaine station-service. Je le signale à Steve qui paraît rassuré mais qui me répond que cette histoire va leur coûter cher: faire venir une dépanneuse là où est bloquée leur voiture, loin sur une piste de sable profond, va leur revenir à plusieurs milliers de dollars, en effet, ça fait cher les vacances. Cette petite péripétie renforce en nous l'idée de louer les services d'un outfitter plutôt que de chercher à venir sur ces pistes difficiles avec nos belles voitures de location qui n'ont de 4X4 que le nom. Nous continuons sur la HRVR et bifurquons ensuite vers le chemin qui va nous mener à notre premier arrêt de la journée: Cottonwood Cove. En sortant de la voiture, Steve nous donne à chacun...des ombrelles!!Nous sourions, et devant son insistance, nous les prenons, il nous explique très sérieusement que nous en aurons bien besoin! On verra !

Nous commençons à marcher tous les deux derrière lui en file indienne sur un chemin sableux. A force d'être griffés aux mollets par les plantes sur les côtés, nous comprenons pourquoi Steve porte un jean alors que la chaleur se fait déjà bien sentir. Au bout d'un quart d'heure nous sommes arrivés à Cottonwood Cove, que nous commençons tout de suite à arpenter. Ici aussi la nature s'est donné du mal pour nous faire contempler ces trésors minéraux. Encore une fois, je renonce à les décrire et je laisse parler les photos.





















Tout au long du chemin Steve nous fait découvrir des formations rocheuses remarquables, dont Third Wave, ainsi qu'une authentique pointe de flèche qu'il cache soigneusement, jusqu'à même des empreintes de dinosaure. Nous sommes ravis, nous allons à notre rythme, Steve sait se faire discret , il ne nous impose rien, il nous répète sans arrêt de prendre notre temps pour faire toutes les photos que l'on veut...Le soleil est toujours avec nous et le ciel a gardé sa belle couleur bleue, tout va bien...

Au retour, Steve nous sort deux chaises pliantes de pique-nique, nous nous installons sous un arbre pour déjeuner, alors qu'il discute avec un jeune outfitter de Kanab qui vient d'arriver avec ses clients.

Nous reprenons ensuite la piste pour nous rendre à White Pocket, et Steve nous révèle qu'il n'a jamais vu une telle profondeur de sable sur cette voie, dûe à l'absence de pluie depuis de longues semaines, et rendant délicat et dangereux un passage par des gens inexpérimentés. C'est alors qu'il nous explique comment conduire dans le sable :le secret c'est de ne JAMAIS s'arrêter (if you stop, you get stuck!), de bien accélérer et enfin de donner de brefs mais énergiques coups de volant alternativement à gauche et à droite, comme pour zigzaguer et ça passe! Et si ça ne passe pas, ben il faut sortir la pelle (si on en a une!) et utiliser le bois qu'on peut trouver sur le bas-côté !Tout le long de la route d'ailleurs, nous verrons des traces de désensablement, jusqu'à celui que nous attendions, la dépanneuse a dû venir chercher la voiture de nos deux malchanceux du matin, il y a des traces de manœuvre partout dont celles d'un gros véhicule.

Il faut à peine 5 minutes de marche une fois garés sur le parking, pour atteindre le site de White Pocket. Comme son nom l'indique c'est un massif de roche très blanche, parsemée ça et là d'étendues plus ou moins vaste de roche rouge. Encore un travail extraordinaire de la nature, nous ne sommes qu'à quelques miles de Cottonwood Cove, pourtant ici le paysage est très différent.







Après une heure passée à arpenter le site dans tous les sens (nous avons fini par utiliser les ombrelles de Steve tant le soleil tape fort, sans un coin d'ombre!), nous repartons par une piste différente. A bord de son 4X4 Steve conduit très cool et nous raconte sa jeunesse au Texas, puis son installation dans l'Utah, passionné de randonnée notamment dans le Grand Staircase, son métier d'outfitter, et même ses opinions politiques car il nous révèle pour qui il va voter en Novembre prochain! Nous passons un très bon moment à échanger avec lui, il est très sympa et très intéressant. Il nous donne également une foule de conseils sur les randos que nous avions prévu de faire et d'autres encore, enfin il nous recommande de parcourir la piste de Old Paria au sunset, les couleurs de la roche sont magnifiques, même si le décor de cinéma qui en constituait l'attraction a été incendié en 2006.

Et c'est ainsi que nous roulons déjà sur la 89 et quelques minutes plus tard, il nous dépose à notre véhicule à Paria Outpost. Nous avons passé une superbe journée en sa compagnie, nous tenons à le remercier chaleureusement.

Après avoir pris congé, nous tenons à visiter, à quelques minutes de là, Catstairs Canyon, petit canyon au bord de la route, où sont inscrits quelques pétroglyphes sur ses parois, ainsi qu'un empilement de vieilles voitures pratiquement sous la route, étonnant !



Enfin vient le moment de rentrer à Page, il est 17h30, et une heure plus tard, nous nous rendons à pied au Taco Bell (ça faisait longtemps!), où nous engloutissons un XXL Burrito accompagné d'un grand gobelet de coca bien frais, en profitant du free-refill offert. Oui, c'est sûr, ce n'est pas de la nourriture fine ni light, mais ça fait partie du trip, et qu'est ce que ça fait du bien après une journée comme celle-là!! Au retour à l'hôtel il fait encore 103°F(39,5°C), alors nous nous installons tranquillement sur notre terrasse, la boîte de cacahuètes à portée de main, tout en nous remémorant les lieux visités aujourd'hui, le bonheur je vous dis !

Mercredi 27 juin 2012 :

C'est aujourd'hui que nous quittons Page, et même si nous allons encore découvrir de belles choses, nous avons du mal à rassembler nos affaires pour aller au check-out, nous nous sentions tellement bien ici. Nous décollons à 10h seulement, dû à un problème de tarif de chambre à régler au lobby, ainsi que quelques courses au Wal-Mart et le plein d'essence. Nous prenons toujours la même route, la 89 North, mais cette fois, après environ 30 minutes de trajet, nous tournons à droite dans la Cottonwood Canyon Road dont nous avions pris soin de regarder à Kanab dimanche son état qui était indiqué praticable pour un véhicule tel que le nôtre. Les premiers miles sont plutôt quelconques, les alentours sont tout gris mais ça roule très bien, et une demi-heure plus tard nous rangeons notre voiture sur le côté, au départ de la rando vers Yellow Rock. Nous devons d'abord traverser un bosquet assez dense de Cottonwood, sans vraiment de repère, ni de sentier balisé, puis c'est le large lit de la rivière, heureusement à sec, pour nous retrouver enfin au pied de la fameuse pente à 100% qu'il faut gravir. Vu d'en bas, on se demande vraiment si c'est raisonnable d'essayer, d'autant que le sentier, qui paraît presque vertical, est constitué de loose rock, en gros, des éboulis instables! Qu'à cela ne tienne on est là pour ça alors on y va, et on a raison, car les apparences sont trompeuses et la progression en lacets est relativement facile, nous prenons rapidement de la hauteur. Arrivés à une sorte de col nous soufflons, un peu désappointés, car nous nous croyions au sommet, mais non, il faut encore monter un peu, mais la pente se fait maintenant moins rude. Voilà nous avons repéré les « plaques de stégosaures » (merci encore OuestUSA.fr!), qu'il nous faudra prendre en repère pour la descente, et levant les yeux vers l'horizon, Yellow Rock s'impose à nous là, tout près. Extraordinaire: alors que notre environnement faisait dans les teintes grises tout au long de la montée, voici maintenant qu'apparaît devant nous cette immense masse d'un jaune franc nuancée quand même par quelques couleurs tirant sur le blanc ou le rose! Il nous faut un petit quart d'heure pour en rejoindre les bords, et encore un autre quart d'heure pour en atteindre le sommet, ralentis par un vent très fort qui nous oblige à nous courber et à bien serrer tout ce que nous avons en main. Tout là-haut, la vue à 360° nous permet d'observer loin vers le sud les massifs des Coyote Buttes, et à l'opposé, Castle Rock, un vrai château-fort naturel. Mais l'intérêt du lieu se révèle vraiment lorsqu'on le parcourt dans tous les sens à la recherche de toutes les variations de couleurs qu'offre cet endroit insolite: ici une zébrure de mauve dans une étendue jaune, là des stries oranges parallèles, etc...C'est un vrai jeu, et ça nous plaît énormément!









Dommage que nous ne puissions pas y rester jusqu'au sunset, car une heure plus tard, nous devons entamer la descente, que nous achevons sans aucun problème, malgré nos craintes de chute dans la pente. Nous repartons vers le nord, nous arrêtant au passage à Candyland, là où le paysage se transforme et fait place à la roche rouge, puis nous nous dirigeons vers Grosvenor Arch, où un parcours est aménagé pour se rendre juste au pied de cette arche particulière, mais ce n'est pas la plus photogénique qu'il nous ait été donné de voir.





Nous savons que nous sommes presque à la fin de la piste et nous sommes en train d'estimer le temps qu'il...tiens, qu'est-ce qu'il y a devant nous en travers de la route?!De l'eau??!!Il y a un wash rempli d'eau qui traverse la piste une centaine de mètres plus loin!!ça, c'était pas prévu! En nous approchant, nous constatons effectivement, que l'eau nous barre la route et qu'il va falloir ou traverser, ou faire demi-tour et refaire tout le trajet en sens inverse plus un immense détour pour rejoindre Escalante. La piste forme une fourche sur quelques mètres à partir de cet endroit, nous allons voir et le passage paraît plus facile de ce côté. Bon, il faut tenter, ça devrait le faire! Guidé par Liliane à l'extérieur, j'engage les roues côté droit sur une petite butte de terre, j'enclenche le système AWD (plus pour me rassurer, d'ailleurs!), et j'y vais, la voiture se retrouve un instant sur trois roues du fait de la déclivité, les roues gauches entrent dans l'eau...et ça passe, facilement, ouf! L'eau était très peu profonde à cet endroit, heureusement, donc, nous voilà sur l'autre rive de ce petit wash, soulagés de ne pas avoir à faire demi-tour !

A peine remontés en voiture, notre enthousiasme se ternit d'un seul coup sur cette réflexion:s'il y a de l'eau ici qui vient de l'Est, sur la Cottonwood, alors qu'en est-il de la Hole in the Rock Road, à notre programme exclusif pour le lendemain!!Catastrophe, c'est toute notre journée qui risque de tomber...à l'eau! Et ça ne nous fait pas trop rire car la HITRR faisait partie de nos highlights avec les slots canyons de Spooky, Peekaboo, Dry Fork, Devil's Garden, Sunset Arch, Dance Hall Rock...Pire, géographiquement, c'est le point le plus au Nord-Est de notre trip, donc nous irions à Escalante pour rien! Vite, nous partons rapidement car nous voulons en avoir le cœur net, les quelques miles jusqu'à Cannonville sont un supplice et en plus lorsque nous y arrivons, le bureau des Rangers vient de fermer. Je cours vers le local et là je tombe juste sur l'employée qui repars, et qui m'accueille malgré tout avec le sourire et un « may I help you » très avenant.J e lui pose alors LA question qui nous torture depuis une demi-heure, désignant notre voiture : "Will our car be able to drive us safely on the HITRR regarding tomorrow's road conditions ? »Immédiatement son regard parle avant sa voix: j'y lis de l'empathie teintée d'une grande déception, sa réponse est tranchante, sans appel :»Oh, no, the HITRR is...miserable, very rough and with a lot of dash boards, I'm sorry » Bouh, le coup de massue! Je reste quelques instants à lui parler, puis je la remercie avant de revenir annoncer la mauvaise nouvelle à Liliane. Que faire maintenant? Après quelques instants de réflexion, nous décidons quand même de rouler vers Escalante, prendre notre chambre d'hôtel au Circle D et d'aviser une fois sur place. Le temps de faire le trajet, nous tournons et retournons la situation dans tous les sens: nous avions prévu deux nuits à Escalante pour visiter la HITRR, et vendredi nous devons être à Zion, c'est-à-dire à l'opposé! Pas question donc de pousser jusqu'à Capitol Reef voire plus loin. Une évidence s'impose alors à nous, nous allons annuler la seconde nuit au Circle D, après on verra. Nous faisons quand même une halte au Visitor Center d'Escalante, où un employé croisé sur le parking nous déconseille vivement de nous aventurer sur la piste surtout avec notre voiture de location, confirmant ainsi les dires de la dame de Cannonville: là il n'y a plus d'espoir !

A la réception de l'hôtel, le préposé accepte sans trop rechigner à nous annuler la seconde nuit sans frais, il va même jusqu'à se faire confirmer l'état de la HITRR auprès d'un outfitter local, troisième avis négatif. Commerçant accompli, il nous propose alors une excursion accompagnée par cet outfitter, que nous refusons poliment.

A peine installé dans la chambre, c'est le branle-bas de combat: nous étalons sur le lit toutes nos cartes, le netbook et l'iPhone connectés au Wifi de l'hôtel, nous recherchons frénétiquement une solution de secours, le fameux plan B! Une demi-heure plus tard, après beaucoup d'impasses et de « ça vaut pas le coup », nous avons trouvé quoi faire et le sourire revient même si le plan B n'est pas idéal: nous allons refaire la randonnée de Cathedral Wash (que j'avais adoré en 2010 et que Liliane avait eu le regret de ne pas finir)! C'est un peu fou quand même car ça fait redescendre vers le nord de l'Arizona, 200 miles et presque 5 heures de route au bas mot, mais c'est ce qu'on a trouvé de mieux. Aussitôt dit aussitôt fait, nous réservons en ligne pour le lendemain soir une chambre au Victorian Inn à Kanab, ce qui nous rapproche en plus de Zion, allons tout s'arrange (ou presque) !

Très fatigués par la tension de la fin de journée, aussi sans doute et par le rythme de notre trip, nous avalons un dîner frugal dans la chambre, fait de sandwichs à la viande et au fromage, puis nous allons nous coucher sans même aller nous balader à l'extérieur.

Jeudi 28 juin 2012 :

Nous voilà debout à 5h heure de l'Arizona, avec la route qu'on a à parcourir, c'était nécessaire! A 6h15 nous déposons la clé dans la boîte prévue à cet effet, et c'est parti, nous roulons à présent en sens inverse de la veille, à la limite voire un peu au-dessus de la vitesse réglementaire, il fait très beau, c'est déjà ça !

La route n'est pas déplaisante, nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur, bien résolus à passer une excellente journée malgré la déception de la veille. A Kanab nous achetons notre pique-nique du midi dans le petit supermarché, nous traçons en direction de Fredonia, revoilà l'Arizona, la température monte sérieusement, enfin, après 4h30 de conduite, nous rangeons sagement notre Santa Fe au bord de la route sur le tout petit parking attenant au trailhead de Cathedral Wash, il fait 103°F(39°C), pas fâchés d'y être !



Il est 10h40, nous chargeons nos sacs à dos, traversons la route pour nous engager dans le wash, très contents et motivés, l'enthousiasme est revenu. La rando se passe à merveille, nous prenons beaucoup de plaisir à monter et descendre les parois pour trouver notre chemin (gardant à l'esprit la mésaventure de Jacqueline et ses enfants, faisant face à un flash flood l'an dernier), et 1h30 plus tard c'est le Colorado et sa fraîcheur bienvenue qui s'offre à nous. Ravis, nous commençons à assembler nos sandwichs les pieds dans l'eau, puis nous mangeons tranquillement tandis que deux immenses rafts passent devant nous dont les occupants nous saluent tous, nous leur rendons, bien sûr, la pareille !





Nous restons là, au bord de l'eau, seuls, nous n'avons pas trop envie de partir. Enfin, il le faut bien, et nous quittons la fraîcheur relative du fleuve pour remonter dans le wash. Le retour est bien plus difficile que l'aller, nous avons un peu de mal, heureusement qu'il y a l'ombre des parois du canyon pour nous faciliter la marche, c'est ainsi qu'à 14h30 nous rejoignons notre voiture, après avoir croisé seulement deux personnes, nous sommes en nage, normal, le thermomètre de notre SUV nous indique 111°F(44°C) après avoir roulé un peu !



Nous avions convenu de repasser par Page pour pouvoir emprunter plus loin la route de Old Paria, et, bien que ce soit la quatrième année où nous séjournions dans la ville, nous n'avons encore jamais rendu visite au Visitor Center du barrage! Aussitôt dit aussitôt fait, après un petit arrêt au Wal-Mart, nous nous rendons au Glen Canyon Dam Visitor Center, où nous prenons connaissance de l'histoire de la construction du barrage, exposition intéressante, au moins autant que la vue est impressionnante sur le barrage lui-même à travers une immense baie vitrée.

Le soleil commence à décliner au moment où nous démarrons sur la 89, une fois de plus. Il nous faut quand même presqu'une heure pour rejoindre l'embranchement de la piste de Old Paria. Nous avons prévu d'y faire un aller-retour, même si les décors de cinéma ne sont plus là. La piste est très roulante, et assez vite elle se met à grimper, c'est alors que le décor se révèle en une incroyable palette de couleurs mises en valeur par la lumière rasante du soleil.









Plus loin, nous sommes surpris de voir au bord de la piste, un petit cimetière de pionniers dont les stèles indiquent que ces gens vivaient ici à la fin du XIXème siècle, un écriteau leur rend d'ailleurs hommage, rappelant au passage l'extrême difficulté pour une communauté à s'installer dans une nature aride et hostile : »They had a hard life but they were harder people », respect...



La fin de la piste ne nous apporte pas grand-chose de plus, à présent c'est du sable sur lequel nous roulons, et nous n'insistons pas car ce n'est pas le moment de rester « stuck » dans un endroit si isolé, nous faisons demi-tour pour repasser devant les splendides collines, éclairées encore différemment maintenant.

Il ne nous reste plus qu'à tracer jusqu'à Kanab, car il ne faut pas oublier que nous allons y perdre 1h de par le décalage horaire existant entre les deux états voisins. C'est donc à 20h15 environ que nous nous présentons au check-in au Victorian Inn, poussiéreux au possible, sales à force de randonner dans la roche rouge, nous avons vraiment l'impression de faire tâche au milieu des boiseries impeccablement entretenues, foulant les tapis moelleux avec nos chaussures de randonnées. Nous sommes accueillis comme d'habitude avec le sourire et un sens du service qui laisse rêveur. Comme son nom l'indique, le Victorian est décoré dans l'esprit victorien, très élégamment dans ce style si particulier qui nous fait sourire et en même temps, forcer l'admiration des propriétaires qui présentent un hôtel extrêmement bien tenu et d'un rapport qualité-prix imbattable.



Devant une petite bière bien fraîche que nous avons eu beaucoup de mal à trouver (nous sommes chez les Mormons ne l'oublions pas!), nous avons disposé quelques fruits secs pour prendre l'apéro tranquillement dans la chambre en faisant le bilan de cette journée bien mal engagée hier soir, et qui, au final nous a enchantés, malgré les 200 miles de ce matin. Nous prenons plaisir à déguster ensuite nos bonnes salades du Wal-Mart, avant d'aller nous coucher, fourbus, car demain il y a encore du pain sur la planche avec une rando extraordinaire au programme.

Vendredi 29 juin 2012 :

Levés à 6h30, nous nous dirigeons rapidement vers la salle, somptueuse, où est servi le petit-déjeuner, très copieux: au menu, omelettes maison, pains, viennoiseries, toutes sortes de confitures, waffles, yaourts, ...excellent pour démarrer la journée. Nous osons à peine nous asseoir tant la table et les meubles alentours paraissent briqués, la moindre poussière chassée impitoyablement. Nous déjeunons tranquillement sous l'oeil bienfaiteur de la propriétaire de l'hôtel qui met un point d'honneur à remplir à nouveau rapidement chaque plat dans lesquels les clients se servent allègrement. Enfin à 8h, un rapide check out et nous sautons en voiture, direction Zion National Park. A quelques miles au nord de Kanab, nous ralentissons prudemment à l'approche du carrefour de Mount Carmel Junction, car hier, le shériff veillait dans sa voiture au bord de la route. Tiens, il est toujours là d'ailleurs... C'est bizarre sa voiture est toute poussiéreuse, il n'a quand même pas passé la nuit sur place...A moins que... Mais oui, c'est ça, au moment où nous passons devant lui, nous scrutons minutieusement l'intérieur de la voiture et nous remarquons alors assis derrière le volant...un mannequin!! Oui, un mannequin habillé de l'uniforme du shériff, avec le chapeau et tout et tout! C'est pour ça qu'il n'a même pas ouvert ses vitres, il n'a pas besoin, un mannequin se moque de la chaleur! Bien joué! ça nous fait bien rire pendant plusieurs miles !

Très vite nous atteignons le panneau puis un peu plus loin, la guérite des Rangers qui indiquent notre entrée dans le parc de Zion. La suite de la route est toujours aussi belle: celle-ci se colore d'abord en un joli bordeaux, comme pour faire honneur à la roche rouge du parc, démarre à Checkboard Mesa, tourne et vire, hésite, contourne un relief, plonge franchement dans des tunnels, enfin elle trouve son rythme et nous amène en lacets, au fil des miles, tout au fond du canyon, où, telle une rivière, elle s'assagit pour nous faire doucement entrer sur les grandes aires de stationnement autour du Visitor Center à l'entrée de Springdale. Nous nous garons alors sans difficulté, et, après avoir chargé les sacs à dos, vérifié la check-list, nous marchons d'un pas décidé vers l'arrêt de la navette, véhicule obligatoire pour se rendre dans Zion Canyon. La route suit la Virgin River, enfin, à l'arrêt indiqué « The Grotto », nous descendons. Oui, car c'est ici le départ de la plus fameuse rando de Zion, celle pour laquelle nous sommes ici cette année: Angel's Landing. D'ailleurs on l'aperçoit tout là-haut, cette « piste de l'ange », on aurait pu l'appeler aussi le nid d'aigle, la fin de cet étroit éperon rocheux aux parois verticales bordé des deux côtés par un abîme de 500 mètres. Allez c'est parti, nous réenfilons nos sacs à dos et nous traversons la rivière à grandes enjambées sur le petit pont de bois. Un panneau avertisseur nous arrête : »Your safety is your responsability ».S'ensuit un texte indiquant les risques de chute non négligeables de cette rando, rappelant que six personnes sont décédées ici depuis 2004. C'est aussi ce que nous apprécions dans ce pays:chacun est libre de ses choix, dans une certaine mesure, il ne faut pas être naïf, et doit les assumer jusqu'au bout en connaissance de cause.



Nous laissons derrière nous le panneau, c'est peu après que le chemin commence à grimper, avec toutefois, un très bon revêtement et une largeur confortable. Nous sommes partis à 9h45, c'est-à-dire pas vraiment tôt, c'est pourquoi nous croisons déjà pas mal de gens qui redescendent du sommet. Il fait déjà chaud et nous apprécions de voir le chemin coller à la paroi du canyon pour nous offrir un peu d'ombre. Nous avons un bon rythme, nous sommes seulement dépassés par un couple de sportifs qui marchent comme s'ils avaient un record à faire tomber! Une demi-heure plus tard le sentier redevient horizontal et s'engage dans une faille perpendiculaire à Zion Canyon: c'est Refrigerator Canyon, le bien-nommé. Il y fait frais, nous sommes complètement à l'ombre et la marche y est vraiment aisée, ce qui constitue un bon intermède avant d'attaquer les « switchbacks » qui nous attendent un peu plus loin. Les lacets arrivent sans prévenir, il faut y aller mais ils sont plus impressionnants que difficiles, c'est ainsi qu'un peu plus d'une heure plus tard nous atteignons Scout Outlook, un confortable point de vue sur le canyon et sur la fameuse crête qui mène au top d''Angel's Landing.





Il y a beaucoup de monde ici, la plupart font une pause avant ou après la dernière partie de la rando, certains descendent du West Rim Trail. Nous en sommes à admirer la vue, magnifique, sur le canyon lorsqu'un groupe d'ados fait halte à côté de nous. Immédiatement, deux jeunes s'en détachent et se mettent à poursuivre d'innocents chipmunks occupés à chercher des restes de pique-nique. N'en ayant sans doute pas assez, l'un deux brandit soudain une pierre et la jette vers le petit rongeur immobile au moment où nous crions : »Nooooooo !! ». Trop tard: le caillou le frappe de côté, il est couché et ne bouge plus. Nous protestons vigoureusement, attirant l'attention de tous les gens présents. Quelqu'un crie : »Why ? »Les sportifs qui nous ont dépassés plus bas ont aussi vu le geste, la dame se met à incendier copieusement le gamin qui ne sait plus quelle attitude adopter devant une réaction violente qu'il n'avait pas prévu. Un jeune homme s'en mêle si bien que nous sommes quatre à essayer de lui faire comprendre sans aucune diplomatie que son geste était celui d'un parfait abruti. Pendant ce temps le compagnon de la dame saisit le chipmunk et lui verse de l'eau sur le corps, celui-ci se met alors à bouger, il n'est peut-être que sonné, car une fois par terre, il se déplace lentement. L'ado a maintenant la mine déconfite et l'air complètement crétin de quelqu'un d'irresponsable, qui commence à prendre conscience de son geste idiot, tandis que son copain tente de donner le change en ricanant discrètement, veillant quand même à ne pas rester près de l'auteur du coup des fois que ça lui rapporte une volée de bois vert. Nous sommes furieux et notre colère ne s'apaise pas: je cherche un responsable parmi le groupe et je n'en trouve pas, je pensais en avertir le Ranger plus loin, j'espérais qu'il les ferait redescendre dans la vallée sans aller jusqu'au bout de la rando, ça leur ferait une bonne leçon. Peine perdue, le groupe est maintenant complètement dispersé et le Ranger très sollicité, dommage! Venir se ballader dans un endroit si beau, en pleine nature, et la première chose qu'il fait c'est de tenter de tuer un petit animal qui ne lui a fait aucun mal.Grrrr! Nous retrouvons notre calme, l'endroit est si propice à la contemplation, en nous disant qu'il a peut-être compris la leçon, du reste.



Il est maintenant temps pour moi d'entamer la dernière partie de la rando, la plus impressionnante sur la fameuse crête, Liliane ayant décidé de m'attendre ici à Scout Outlook. Allez, c'est parti, mes premiers pas se posent sur du slickrock et très vite je me retrouve à m'aider des chaînes placées sur le côté pour aider les marcheurs et leur offrir une certaine sécurité. Pour l'instant ça se passe bien, je veille à ne pas trop regarder l'abîme à ma droite. Au fur et à mesure de ma progression le sentier se fait plus abrupt, il faut grimper rocher après rocher, utiliser les chaînes, attraper les branches des rares arbres établis dans la roche sans oublier de laisser passer les gens qui redescendent, toujours avec le vide à proximité, qui guette le moindre faux pas. Un quart d'heure après le départ, toute appréhension m'a quitté, je prends énormément de plaisir à progresser sur la sente étroite, le parcours n'est pas uniforme il alterne entre raidillons et petites aires planes où l'on profite d'une vue fantastique sur Zion Canyon, je me régale! Un peu plus tard, le chemin se stabilise et continue à plat, cette fois avec le vide de chaque côté. Devant moi un jeune randonneur marche à quatre pattes, l'air peu rassuré. Au moment de le dépasser mon pied dérape de quelques centimètres, cela suffit à mon prédécesseur pour se retourner nerveusement croyant que son suiveur avait chuté! Je laisse maintenant sur ma droite un monticule rocheux qui me fait penser à un chorten tibétain, et devant moi, tout le monde est arrêté, je comprends vite pourquoi: c'est la fin de la rando, l'ultime plateforme, c'est Angel's Landing, on ne peut pas aller plus loin et j'y suis, whaoouuhhh ! La vue sur le Canyon est vertigineuse, comme promis, une petite brise bien agréable nous rafraîchit relativement, nous sommes une quinzaine de randonneurs maintenant en train de profiter de l'instant...



Quelques minutes plus tard, après une bonne séance photo, nous sommes quelques-uns à reprendre le chemin du retour en même temps. Grisé par la montée, je décide de descendre à un rythme assez soutenu et très vite je laisse derrière moi mes corandonneurs qui cheminent plus lentement. C'est ainsi que, camescope dans la main droite (oui, la GoPro aurait été idéale!), ma main gauche pour attraper les chaînes et les aspérités de la roche, j'accélère l'allure, je bondis d'un rocher à l'autre, non sans m'arrêter quand même pour laisser passer les gens qui montent, parfois fébrilement, les encourager, ou pour admirer la vue lorsque c'est possible. Certainement plus confiant qu'à l'aller, je n'éprouve aucune difficulté lors de la descente, je me permets de tutoyer le vide en regardant en bas.





Une demi-heure après avoir quitté le sommet, je rejoins Liliane qui est restée m'attendre à Scout Outlook, enchanté par cette superbe randonnée.

A présent, pour nous c'est l'heure du pique-nique, nous nous installons tranquillement près d'un groupe de lycéens sur un grand rocher à l'ombre pour une pause bienvenue, car le soleil de l'Utah tape toujours fort en ce tout début d'après-midi. Nous apprécions d'autant la fraîcheur de nos salades achetées à Kanab, restées à l'abri du sac isotherme et dégustées avec un grand plaisir, tout en échangeant sur le parcours que je viens de faire: je ne suis pas sûr de savoir ce qu'est le bonheur mais je pense que ça doit ressembler un peu à ça !



Le repas terminé, nous entamons la descente, et, au sortir de Refrigerator Canyon nous retrouvons le soleil qui, maintenant, darde férocement ses rayons sur le versant que nous nous apprêtons à descendre, alors que ce matin il était parfaitement à l'ombre ce qui nous a permis de grimper sans trop de diffficulté. D'ailleurs les visages souffrants des randonneurs qui montent en disent long sur la chaleur éprouvante de cet après-midi, pas de doute, Angel's Landing est une rando à faire à la fraîche! Nous n'avons pas ce problème, nous descendons facilement, et après avoir franchi le petit pont sur la Virgin River, nous retrouvons de l'ombre à l'arrêt de bus The Grotto. Il n'y a plus qu'à attendre la navette dans laquelle nous nous engouffrons. Pendant le temps de trajet jusqu'au parking du visitor center, je me remémore cette rando: dans mon esprit, après tout ce que j'en avais lu, je m'imaginais quelque chose de vraiment vertigineux, à la limite de l'escalade(que je ne pratique pas!) tel la scène dans le film Avatar de Cameron, lorsque le personnage principal pars à la recherche de sa monture ailée sur une crête aiguisée comme une lame de rasoir bordée des deux côtés par un vide abyssal: il n'en est rien, la ballade n'est pas, certes à la portée de tout le monde, mais elle se fait bien il suffit d'être prudent, ne pas se laisser impressionner et l'on y arrive sans problème et avec quel plaisir, c'est simple, je l'ai A-DO-REE !!

Après un bref passage au visitor center bondé, nous montons en voiture et, juste après la sortie du parc, nous marquons un petit arrêt à Springdale j'ai envie en effet d'acheter un tee-shirt avec l'inscription : »I hiked Angel's Landing ».

La température est maintenant de 101°F(38°C) lorsque nous quittons Springdale pour rejoindre l'Interstate 15 South qui déroule son ruban asphalté brûlant en direction de Las Vegas. Nous connaissons bien cette route pour l'avoir déjà empruntée plusieurs fois mais nous ne l'apprécions guère: elle est monotone, viroleuse par moments et elle traverse des paysages d'une aridité qui les rend si inhospitaliers qu'ils pourraient, par comparaison, faire passer la planète Mars pour une oasis de fraîcheur remplie de vie !

Au droit de Mesquite, peu après le panneau indiquant notre entrée dans le Nevada, nous apercevons les premiers hotels-casinos, immenses, qui donnent un petit avant-goût de ce qui nous attend demain dans la capitale de l'état. Pour le moment nous filons à 75mph vers le sud, et assez vite nous quittons l'Interstate pour nous engager sur la route qui mène à la petite ville d'Overton où nous nous garons à 16h30 sur le parking de notre hôtel, le North Shore Inn. Si à Springdale il faisait très chaud, ici c'est la fournaise qui nous accueille dès que nous sortons de notre voiture climatisée: il fait 110°F(43°C), le vent torride du désert nous dessèche instantanément tandis que les rayons du soleil nous brûlent sans pitié. Ouf, le check-in nous permet de nous sentir mieux bien aidé en cela par l'accueil très sympathique et chaleureux des propriétaires de l'hôtel. Le plus incroyable c'est que nous n'en avons pas encore assez: à peine les bagages posés dans la chambre, nous repartons en direction d'un state park dont nous n'avions pas approfondi la visite il y a deux ans: Valley of Fire. Il nous faut rouler environ une demi-heure de plus pour atteindre le poste de self-payment qui marque l'entrée du parc. Il est 17h et déjà le soleil descend sur l'horizon, c'est parfait car c'est pour les superbes couleurs chaudes de la fin d'après-midi que nous sommes ici. Nous nous dirigeons vers le fond du parc, en direction de White Domes dans un large virage nous nous arrêtons près d'un camping car, au départ de la petite marche vers Fire Wave. J'avais prévu d'utiliser le GPS, mais le chemin est maintenant balisé, il y a même un panneau indicateur, et c'est sans difficulté que nous arrivons à la dite vague, après avoir toutefois zigzagué parmi les nombreux juniperus. Bien sûr, cette Fire Wave n'égale pas en beauté ni en taille son homologue des Vermillion Cliffs en Utah, mais elle est quand même très photogénique.



La route n'est qu'à quelques mètres, nous la rejoignons ensuite pour la suivre jusqu'au parking. Alors que le soleil est bas sur l'horizon, les couleurs du paysage ont franchement glissé vers le rouge, nous nous régalons à regarder tout autour tandis que nous nous dirigeons vers la sortie du parc en direction d'Overton.



Il est environ 20h30, nous faisons un saut chez Lynn's, le supermarché de la ville, pas de problème, il est ouvert jusqu'à 23h!Arrivés au North Shore Inn, nous dînons très vite dans la chambre car nous n'avons qu'une envie: sauter dans la petite piscine de l'hôtel! Aussitôt dit aussitôt fait, quelle joie de se baigner la nuit tombée alors que la température de l'air affiche encore 90°F(32°C)

Samedi 30 juin 2012 :

Levés à7h30, nous rencontrons par hasard au petit-déjeuner des Français qui accompagnent un ultra marathonien, Olivier, qui est en train d'établir un véritable exploit à nos yeux: rallier New-York depuis Los Angeles en 3 mois...en courant !!Il est malheureusement blessé et doit se reposer quelques jours avant de reprendre son périple. Nous passons du temps à discuter avec eux, ils sont très sympathiques, et c'est un peu tard que nous prenons la route toujours vers Valley of Fire où nous attend une courte randonnée: White Domes.

Il est 10h30 et il fait déjà 94°F(34°C), nous nous engageons sur le sentier sans la moindre parcelle d'ombre. Heureusement nous cheminons facilement, il n'y a pas de dénivellé, nous traversons vite un ancien décor de cinéma avant de retrouver un peu de fraîcheur dans un petit slot canyon court mais intéressant. La rando n'offre pas de vues spectaculaires, mais plutôt un large éventail de roches aux formes et aux couleurs diverses, avec un remarquable mauve que nous n'avons pas vu ailleurs. En 40 minutes nous avons effectué la boucle sans difficulté et, une fois remontés en voiture, nous décidons d'arpenter le chemin de Rainbow Vista dont l'intérêt est de marcher au beau milieu de la végétation typique du désert de Mojave.







Il est presque midi lorsque nous disons au revoir à Valley of Fire car il est temps pour nous de prendre la route de Las Vegas où nous devons déjà rendre notre voiture de location à l’agence Alamo de l’aéroport Mc Carran. Une heure et demie plus tard, Sin City se profile à la sortie d’une grande courbe de l’Interstate 15, juste après le panneau indiquant une entrée de Nellis Air Force Base. La ville est écrasée par la chaleur, on y distingue seulement, serrés les uns contre les autres, les célèbres hôtels-casinos qui bordent le Strip, et parmi eux quoiqu’un peu à l’écart, la haute silhouette caractéristique du Stratosphere qui permet d’identifier la ville à coup sûr. Encore quelques minutes et le flot de voitures se densifie à l’approche du centre-ville, nous empruntons la sortie vers Flamingo Road pour nous retrouver à l’arrêt complet au niveau de l’imposant Caesar’s Palace, immobilisés par les feux tricolores du carrefour entre Bill’s Gamblin et le Ballys. Nous sommes bloqués, ça nous laisse au moins le temps de prendre la (dé)mesure, une fois de plus, du gigantisme du Caesar’s qui m’étonne toujours. Enfin, nous repartons, juste le temps de parcourir quelques centaines de mètres et nous nous garons sur le parking du La Quinta Inn North Airport, notre hôtel. Nous patientons pour le check-in (il est seulement 14h00) avant de repartir vers Mc Carran, où, comme d’habitude, nous rendons notre Santa Fe en moins d’une minute, rien à signaler. De retour à l’hôtel c’est l’heure de préparer les bagages pour le départ du lendemain matin puis nous prenons le chemin du Strip, à pied cette fois, nous avons envie de découvrir les deux plus récents casinos de Vegas : l’Aria et le Cosmopolitan.



Nous ne sommes pas déçus, leurs parties communes sont très belles, très « aériennes » avec une évidente inspiration asiatique pour l’Aria, dont la statue de Bouddha à l’entrée exhibe avec une certaine fierté les offrandes en billets verts déposées sur son ventre par des joueurs soucieux d’attirer ses bonnes grâces. Nous prenons plaisir à flâner dans ces immenses palais dédiés au jeu, où à chaque couloir nous sommes surpris de ce que nous y voyons.











Après avoir pris tout notre temps, nous décidons de parcourir le centre commercial Miracle Mile Shop du Planet Hollywood, juste de l’autre côté de Las Vegas Boulevard, 170 boutiques en tous genres, principalement les marques de prêt-à-porter à la mode. Quelques achats de dernière minute et nous ne résistons pas à l’envie d’aller avaler un excellent sandwich chaud chez Earl of Sandwich, un restaurant spécialiste du sandwich chaud et préparé à la demande par une armée d’équipiers. Le détail amusant : à la commande on nous donne un buzzer, sorte de boitier de la taille d’un CD, on s’installe à une table, puis il ne reste plus qu’à attendre le signal indiquant qu’il faut aller chercher la commande au comptoir, le buzzer se met alors à vibrer dans tous les sens avec force lumières vives, il est impossible de l’ignorer. Nous dégustons un délicieux et copieux Full Montagu, alors que le Rock Bar d’à côté inonde la galerie d’un « Smells like teen Spirit » puissant et rageur qui fait se déchaîner les jeunes touristes asiatiques à côté de nous qui ne sont visiblement pas là pour s’ennuyer. Encore quelques boutiques au Miracle Mile et nous empruntons la sortie nord pour nous retrouver sur le Strip, accompagnés par la musique du Cabo Wabo Cantina qui crache un « Hell’s Bells » déchaîné à tous les passants.







D’ailleurs c’est samedi soir, le boulevard est noir de monde, il est difficile de se frayer un passage, ça en est même assez pénible. nous traversons la route pour nous retrouver devant le Bellagio, car nous avons envie de revoir les fontaines en action. Pour le moment ce sont des évangélistes qui font le spectacle, haranguant la foule à coup de mégaphone, avec un discours plus que moralisateur, qui contraste fortement avec les deux jeunes filles en tenue légère façon Playboy qui se font photographier en compagnie des touristes et qui semblent n’accorder aucune importance aux prêcheurs qui pourtant, se donnent du mal pour se faire entendre et distribuer leurs prospectus à l’effigie de billets de 100 $, remplis de leur prosélytisme.



Nous prenons place devant le lac artificiel, il fait encore très chaud, probablement 95°F(35°C), bien que la nuit soit presque tombée, et tout de suite, la musique d’Ennio Morricone s’élève et couvre les vociférations amplifiées des évangélistes, tandis qu’à la même seconde les fontaines commencent leurs jeux d’eau : c’est un peu surfait mais c’est très beau !



Nous sommes un peu fatigués, ça fait deux semaines que nous vivons à un rythme soutenu, dans la chaleur, et là ce soir à Vegas, il y a vraiment trop de monde, nous décidons alors de prendre le chemin de notre hôtel à pied via Flamingo Road, soit 30 minutes de marche, rien que ça. Un petit arrêt au Starbucks, c’est le dernier cette année, et nous rentrons nous coucher, c’est aussi notre dernière nuit sur le sol américain.

Dimanche 1er Juillet 2012 :

Le réveil est déjà moins enthousiaste, car le retour est pour aujourd’hui. Après le copieux breakfast du Quinta Inn, la navette de l’hôtel nous prend en charge, direction l’aéroport Mc Carran, non sans avoir déposé un couple de touristes au parking du Harrah’s, ce qui nous permet de repasser sur le Strip. Il n’y a pas grand-monde en ce dimanche au terminal 1, nous nous enregistrons sans encombre sur le vol Southwest de 11 h pour Los Angeles. Les bandits manchots sont partout, jusque dans la salle d’embarquement pour les gens qui veulent miser un dernier dollar avant de quitter Sin City...Le Boeing 737 prend son envol, salué par les silhouettes du Mandalay Bay et du Louxor qui semblent nous demander : « reviendrez-vous ? »

Le vol se poursuit au-dessus de la fournaise du désert de Mojave et une petite heure plus tard nous commençons à apercevoir les premiers quartiers constituant cette gigantesque mosaïque de banlieues semblables les unes aux autres qui forment la ville de L.A, une autre ville mal-aimée et pourtant attachante. Survolant cette mer d’habitations où presque rien n’accroche le regard, exceptées peut-être les collines dénudées à l’Est et au Nord, il me vient à l’esprit, comme à chaque fois, la mélodie et les paroles d’Under the bridge, une célèbre chanson des Red Hot Chili Pepper: I drive through her streets ‘cause she’s my companion, I walk through her hills ‘cause she knows who I am... under the bridge downtown I gave my life away...

Nous atterrissons quelques minutes plus tard au LAX, aéroport plutôt vieillissant, puis nous rejoignons à pied, sans nous presser le terminal international Tom Bradley où nous attend l’A380 d’Air France qui va nous ramener au pays, ça sent la fin...Après un embarquement laborieux (la salle d’embarquement est trop petite pour l’appareil), un long vol confortable, c’est l’arrivée à CDG puis comme à chaque fois, l’horrible attente du vol vers Brest dans le triste terminal 2G. Tiens, il fait à peu près beau, nous décidons alors de faire une petite sieste sur les pelouses, ça fera passer le temps...à tel point que nous devons nous presser pour attraper notre vol pour un retour en douceur en Bretagne où la météo est à peu près la même qu’à Paris et Los Angeles, c’est déjà ça !!

Au moment de clôturer ce carnet le Southwest nous manque encore, mais en septembre 2013, après des choix difficiles, ce sera pour nous une petite escapade en Italie pour visiter Rome et la côte Amalfitaine, mais en 2014...back to USA ??! (c’est presque fait, virus quand tu nous tiens !!)
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Voyage aux États-Unis: achat d'un GPS
hi !

j'ai quasiment bouclé mon prochain voyage aux states du 27/07 au 13 /08/12 ( vols, hotels....) mais pour plus de sérénité dans les villes j'ai finalement décidé d'investir dans un gps ( mon 1er trip c'etait d'ailleurs super bien passé en 2009 sauf le 1er jour à LA sans ce petit appareil ! ). alors bien sur j'ai lu dans le forum que certains nous parles d'en acheter un dès l'arrivée ( c'est moins cher) mais je préfère l'acheter en France. quelle est d'après vous la marque ou le modèle le plus approprié/fiable? Faut t'il l'acheter avec la carte usa/europe dès le départ ou bien en acheter un carte europe puis investir dans une option carte usa ( à condition d'avoir acheter le gps qui puisse évoluer)? question prix , faut t'il absolument mettre un prix élevé ? merci pour votre collaboration bye
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Les 4 saisons dans l'Ouest américain en 3 semaines en mars 2013
Comme j'ai beaucoup utilisé ce site pour organiser ce voyage j'avais envie de partager mon expérience ici car j'avais eu un peu de mal à trouver des carnets qui parlaient de voyager en Mars dans l'Ouest.

Je tiens à remercier particulièrement Itat pour son site et ses réponses sur le Forum durant l'organisation de ce voyage.

je vais essayer de détailler chaque jour de ce voyage et surtout la météo car c'est la grosse interrogation quand on pars en mars je vous rassure on a eu très beau, un seul jours gris pluie entre Moab et Torrey avec neige la nuit, sinon un jour a San Francisco un peu gris. On a eu des températures dans les 20° la plupart du temps très agréable pour les randonnées dans les parcs, -13 le matin à Bryce quand même et 35° à Death Valley. Première chose à dire mon planning était parfait (merci le forum😉) et tout s'est passé comme prévu dans le déroulement du voyage avec le temps et les distances alors que c'était un de mes gros soucis surtout pour les premiers jours qui étaient très chargés. Ca vient surtout du fait qu'on a voyagé à 2 et qu'on est jeune et pas du tout pénible niveau confort et sommeil je pense...

Donc petite présentation pour commencer, j'ai 22 ans et mon frère 19 on a voyagé à 2 durant 24 jours du 1 au 24 mars 2013 dans un Midsize SUV loué chez Alamo par voituredelocation.fr Mon frère avait passé 6 mois à Los Angeles pour apprendre l'anglais et je l'ai rejoint pour faire un roadtrip depuis Los Angeles avec retour à Los Angeles car son billet d'avion ne pouvait pas être changé.

En gros l'itinéraire prévu était ça: LA-Williams-Page-Monument Valley-Moab(3nuits)-Torrey-Bryce-Zion-Las Vegas (2nuits)-Death Valley (2nuits)-Sequoia-San Francisco (3nuits)-Morro Bay- Los Angeles (3nuits)

Comme on a vu les premiers jours que le rythme nous plaisait bien on a annulé un motel à Three Rivers en prévoyant d'aller dormir à Fresno le soir après Séquoia pour aller faire Yosemite en vitesse avant d'arriver à San Francisco le soir d'après ce qu'on a pas du tout regretter et ça aurait été bête de rater Yosemite. C'est la seule chose qu'on a changé à notre planning.

voilà la carte:

Jour 1: ( beaucoup de détails, passez au jours 2 pour le vif du sujet, le voyage)

avion+location de voiture chez Alamo, nuit à Pasadena.

Départ de Genève avec la compagnie United que j'avais réservé sur jereserve.com pour 619 euros aller-retour.J'ai eu la bonne idée de tenter le check-in en ligne le soir d'avant et j'ai pu voir que le fond de l'avion était vide et je me suis dit autant tenter de prendre une place sur une rangée de 3 sièges vides et ça a très bien marché, il y avait même 9 sièges vides autour de moi si on comptes les rangées du bord et c'était le vol le plus confortable que j'ai pris puisque j'ai pu dormir allongé tout le long, avion bien équipé avec bon choix de films et bons écrans, bon repas rien à redire. Départ prévu à 09:00 mais grosse blague de United apparemment puisque le pilote nous annonce que le fret a été mal pesé et qu'il fallait faire des vérifications. De retard de 20min en 20min on a fini par décoller à midi donc en partant je savais déjà que je raterai ma correspondance à New-York ce qui est pas très agréable mais bon j'avais un peu de marge et ils mont directement placé sur le prochain vol pourtant overbooked je suis arrivé à LA avec que 2 h de retard. Par contre vols internes United c'est télé payante (8dollars) et pas de nourriture gratuite. Si c'était à refaire j'éviterai une escale aux USA car 1h de queue à l'immigration à New York c'est assez lourd.

Arrivée à LA je retrouve mon frère et on prend la navette pour les loueurs, on arrive au centre Alamo, on avait payé 976 euros pour 3 semaines avec un midsize SUV type Jeep liberty (c'est le prix avec la surtaxe jeune conducteur 🤪) par contre on a inscrit un seul conducteur pour ne pas payer la taxe deux fois, mon frère a pas mal conduis sur les routes désertes de l'ouest c'était peut être risqué mais on a fait ce choix.

Quand on arrive un agent nous invite à faire un check-in sur écran tactile, premier problème j'avais dit qu'on prendrait la voiture à 22h30 et il est que 21h30 donc la machine nous dit qu'on doit payer 60 dollars de surcharge, je me plaint à l'agent qui me dit que ce sera réglé au guichet. En arrivant au guichet j'ai bien révisé toutes les subtilités pour pas me faire arnaquer le gars nous propose le roadsafe d'une manière tellement nonchalante que j'ai pas de mal à dire non 😏 même chose pour l'assurance personne transportée que je refuse en 2 sec, je lui demande si il peut changer l'heure de prise en charge pour nous éviter la surcharge il me dit de me calmer qu'il s'occupe de tout, il imprime la feuille me dit de signer et là surprise 140 dollars de charge prévue, je lui dit que je refuse il a l'air bête car il a oublié de changer l'heure de prise en charge il réimprime la feuille et là resurprise 70 dollars pour le service de plein pour rendre la voiture avec réservoir vide je me dit qu'il y a un problème je lui montre le bon et il me dit "oui vous voyez plein c'est en option." après 24 h de voyage j'étais plus en état de réfléchir je me suis dit que c'était normal de payer le plein en fait, le type nous dit que leur essence est moins cher que les stations d'a côté alors j'accepte 70 dollars le plein c'est pas non plus l'arnaque du siècle et au retour j'ai vérifié c'est bien vrai que leur essence est 4 centimes moins cher que les stations par contre on paie une taxe sur leur plein et impossible de rendre le réservoir vide bien entendu.

Arrivée sur le parking de ALAMO, 10 midsize SUV avec clef sur le volant je suis assez étonné je pensais que quelqu'un se chargeait de nous remettre une voiture. je sors une liste de voiture que j'avais préparé qui nous conviendrait car on a prévu de dormir 2 nuits dans la voiture donc il faut un grand coffre plat, il nous faut un vrai 4x4, une garde assez haute, une vrai roue de secours, et si possible une voiture qui ne consomme pas trop. Je suis étonné de trouver 5 Jeep Patriot parmi des midsize SUV alors que sur la liste de Vazyvite ce modèle n'est même pas répertorié et il s'avère que même si ça y ressemble c'est beaucoup plus petit qu'une Jeep Liberty, de plus sur les 10 voitures que 2 sont vraiment des 4x4 un jeep Patriot et un ford escape 2013, on se tourne alors vers ce Ford qui a tout ce dont on a besoin à part peut être la hauteur du châssis mais on va pas faire les pénibles, un coffre avec sièges qui se rabattent à plat, une vrai roue de secours avec tous les outils, 24000 kil, système ecoboost 4X4 qui semble indiqué qu'il consommera pas trop un ordinateur de bord assez développé on est convaincu et on se dirige vers Westwood pour aller chercher les affaires de mon frère dans son appartement.

On mange un petit truc dans un fast food et on se dirige vers notre premier motel pour finir l'autoroute était un peu coupée à cause des travaux et on arrive à 01h au motel.

J'ai reservé tous les motels avec booking.com car c'était à chaque fois le meilleur prix que j'ai trouvé et au moins tout était centralisé sur un site en cas de modification, on a pris les motels les moins chers à chaque fois. Un autre avantage un peu gadget de tout réserver avec booking.com c'est leur partenariat avec tomtom et comme mon frère avait acheté le GPS le moins cher de wallmart tomtom en 2 clics toutes les adresses de motels étaient transférées sur le GPS ce qui nous a permis de pas s'embêter à rentrer des adresses à la main durant le trajet, petit détail agréable quand on est sur l'autoroute et qu'on a vite besoin de se diriger vers le motel.

Jour 2

courses, 3 parties de route 66, nuit à williams

On s'était couché à 1h30 au premier motel et on se lève à 06h30, départ à 07h00 pour un Wallmart ouvert 24/24 que j'avais repéré avant de partir, on achète toutes les choses importantes en cas de pépin, petit kit crevaison avec un compresseur électrique et de la mousse anti crevaison pour 20 dollars, jerricane d'essence mais aussi 2 sacs de couchage pour les 2 nuits prévue en voiture, nourritures pour manger à midi les 3 prochains jours.

départ vers 08h30 pour la route 66, mais l'autoroute pour Barstow est coupée et on galère un peu pour trouver notre chemin on a prévu de faire 3 parties de la route 66 historique, le premier entre Ludlow et Needle juste après Barstow ce sera ma partie préférée, la route suit les rails et d'énormes trains parcourront avec nous cette route ce qui rajoute à l'ambiance route 66



on traverse des villages abandonnés avec quand même une ou deux caravanes de vieux qui vivent au milieu des épaves de voitures et des déchets mécaniques en tout genre, par contre rien axé sur le tourisme, on se sent même pas du tout les bienvenus quand on s'arrête pour prendre des photos, panneaux propriété privée sur des bâtisses en ruines, on se permet quand même de prendre des photos et de pic niquer au milieu de ces épaves, c'est exactement ce que je recherchais sur la route 66 que je retrouverai pas dans les deux autres parties qu'on fera plus tard dans la journée.







à moter qu'il fait très beau et que la température est pas loin des 30 degrés ce jours là.

Ensuite on reprend l'Interstate un petit bout pour se diriger vers Oatman, ambiance très différente sur ce tronçon de la route 66, plus montagneux, route sinueuse, en mauvais état parfois, plus de monde, on s'arrête à Oatman dans une ambiance très touristique qui me plait pas trop, des magasins pas du tout authentiques, mais cadre assez sympa avec les ânes au milieu de la route. On reprend la route pour passer le col après Oatman en suivant un groupe de motard et on se dirige vers la 3ème partie de route 66 que l'on a prévu entre Kingman et Seligman. à noter qu'il est déjà 16 heure en heure d'Arizona puisqu'on perd une heure par rapport à la Californie en hiver le soleil se couche vers 18h30 et on finira de conduire de nuit ce jours là qui était chargé au niveau de la route.mais avant le couché du soleil on a le temps de passer au General Store d'Hackberry qui est malheureusement fermé à cette heure-ci.

Mais franchement cette 3ème partie de route 66 s'avérera très décevante, déjà c'est une route à double voie, elle est encore beaucoup utilisée donc pas vraiment d'ambiance route 66 abandonnée, le paysage est pas exceptionnel, si c'était à refaire je me contenterai des 2 premières parties qui correspondait beaucoup plus à ce que je m'imaginais de la route 66 avec un coup de coeur pour le tronçon Ludlow-Needle.

arrivée à 21h à Williams étonnamment peu fatigué de toute cette route, on a quand même du conduire 8-9h je pense mais en se partageant le volant et en profitant du paysage ce n'est pas pénible.

Jour 3

Williams- Grand Canyon-Page

j'avais prévu de se lever tôt pour profiter du lever de soleil sur le Gran Canyon mais mon frère a mal réglé le réveil ce qui était une bonne chose car la fatigue me rattrape un peu, on se lève à 08:00 pour constater qu'il fait un peu gris donc pas trop de regret pour le lever du soleil après 1 h de route on arrive au Visitor center pour acheter le pass pour tous les parcs, sur la route on croise un troupeau d'animaux dont je ne connais pas le nom mais que j'appellerai biches 🤪 elles se laissent approcher en voiture ou a pied du coup beaucoup de monde est attroupé au bord de la route.



on se parc ensuite au grand canyon village pour aller prendre la navette et faire les points de vue à l'ouest du village, pas trop de monde dans les bus, je suis très surpris du niveau d'organisation de ce parc du grand canyon et de ces chauffeurs de bus enthousiastes et de bonne humeurs. Le ciel est gris et il fait assez froid, 6 degré le matin je pense il faut une bonne vest et des gants en laine mais le ciel se dégage vite avec les nuages qui font défiler leurs ombres sur le grand canyon, comme toute première fois au grand canyon on est très impressionnés.



on est surpris la la couleur du colorado que je pensais plutot brun-gris mais là il est plutôt vert-turquoise, ça doit dépendre du débit du barrage de Page?

on fait une petite randonnée entre quelques point de vues plutôt que de prendre le bus ce qui permet de se sentir un peu plus en milieu sauvage car les points de vue sont un peu sur entretenu à mon gout même si c'est pratique.

après les points de vue en navette on retourne à la voiture et on pic-nique au chaud dans la voiture, on part ensuite faire les point de vue de la scenic drive en direction de Page afin de regarder le coucher du soleil depuis l'un des derniers points de vues.

On aperçoit mieux le Colorado depuis cette partie de la rive à mon avis.

mais le temps se dégrade un peu et on se prend une averse de grêle avec de la pluie et un vent glacial, on fait la suite des points de vue et on part se réfugier boire un café vers la tour en pierre dont j'ai oublié le nom mais qui s'avérera très pratique pour profiter du grand canyon avec ce temps pas très agréable. heureusement vers 17h le temps se découvre un peu et on peu profiter d'un rayon de soleil et d'un couché de soleil assez inquiétant sur le Grand Canyon.



on part dès le couché du soleil pour Page et je m'énerve avec le GPS qui ne veut pas nous faire prendre la route la plus courte, je me dis qu'on prendra la route nous même mais il s'avère que la route entre page et le grand canyon est coupée à cause d'un éboulement donc le GPS avait raison, on aura donc une heure en plus de trajet la nuit, on s'arrête manger dans un diner sur la route et on arrive vers 22h30 au motel le soir à Page.

Jour 4 Lake Powell, Upper Antelope Canyon, Horseshoe Bend, Monument Valley

on se lève vers 07h30 et on va jeter un oeil sur le Lake Powell depuis Wahwheap Marina il fait un peu gris mais le ciel se dégage ce sera idéal pour Upper Antelope Canyon que j'ai prévu d'aller visiter vers 09h30 pour avoir un bon angle du soleil. Arrivé sur place l'indien au guichet nous dit que c'est 27 dollars la visite mais il voit nos appareils photos avec trépied et nous propose le pass photographe, je lui demande le prix, même prix je suis étonné, nous voilà donc parti pour 2 h seul dans Upper Antelope Canyon alors qu'on est pas du tout des pros de la photos mais ce sera justement l'occasion de faire des réglages et de tester, le trépied à 20 dollars se sera avéré un très bon investissement rien que pour ce pass photographe. J'avais entendu parler du monde exécrable dans ce canyon et bien en mars c'est le rêve en 2 h on croise 2 autres photographes et deux groupes de 4 personnes guidés par un indien. de quoi s'éclater pour les photos.

au début le soleil n'entre pas vraiment dans le canyon qui reste assez terne mais dès 10h plus de nuage et les rayons arrivent presque au fond et je retrouve les mêmes couleur que sur les photos que j'avais vu et que j'espérais retrouver.









la température au fond du canyon s'avère moins froide que prévue, 10 degré au début, 20 à la fin vers 11h30, on part du canyon et on se dirige vers Horseshoebend pour profiter d'une bonne luminosité à cet endroit aussi. petite frayeur avec la route fermée mais un surveillant vers le panneau route barrée nous dit que c'est bon pour horseshoe bend à 1 miles de la route coupée.

on est quasiment seul à notre arrivée et on peu profiter de cet endroit assez incroyable, les photos n'arrivent vraiment pas à retranscrire la taille du canyon.

la fonction panorama de l'iphone s'avère très pratique pour prendre en photo le tout.



départ vers 14h avec l'arrivée d'un cars de japonais ou chinois qui envahissent les falaises, on mange sur la parking et on se dirige vers Monument Valley pour aller faire la Scenic drive qu'on commence vers 16h.

la luminosité est parfaite et on est content de faire enfin une route non pavée pour tester un peu ce 4x4, bon cette route est très facile et on aura aucun problème on a pu vérifier la répartition des roues avant-arrière mis en image sur le tableau de bord en fonction du relief on est vraiment satisfait de ce ford escape.





on sera juste un peu en retard pour le couché du soleil sur les three sisters mais avec cette journée chargée le timing s'est avéré quasiment parfait.



c'est là qu'on avait décidé de passer la première nuit dans la voiture pour éviter les prix assez exorbitant sur place, je pensais prendre une place de camping au Goulding Lodge pour profiter des sanitaires mais la réception du camping est fermée quand on arrive et les toilettes sont protégée par code, pas de douche à disposition en dehors de heures d'ouvertures. dans ces conditions on décide d'aller manger au restaurant du Goulding lodge, tarif assez élevé mais bon buffet de salade, enfin de la nourriture saine 😉 leur plats sont pas terribles par contre, on part ensuite chercher un coin pour poser la voiture et dormir en sécurité, on trouve une immense place de parking à coté du navajo center et on passera une nuit tranquille ici malgré les -6 degré au milieu de la nuit avec un peu de chauffage on arrive a dormir sans problème sans être trop coincé en plus.



Jours 5 Gooseneck state park, Mokki Dugway, Muley point, Valley of the gods, Corona Arch, Moab

on se réveille vers 07:00 on range la voiture et départ pour Moab avec une journée chargée qui ne nous décevra pas. premièrement la célèbre photo vers monument valley que je ne voulais pas rater.

Ensuite Gooseneck state park où on se retrouve seul et là encore merci l'iphone pour le panorama



on part ensuite pour monter sur la Mokki Dugway que je ne trouve pas si impressionnante que ça, mais bon je suis habitué aux routes dans les Alpes.



on roule ensuite jusqu'à Mulley point



on redescend la Moki Dugway pour aller faire Valley of the Gods, route très sympa et facile bien que après Monument Valley ça nous parait assez fade.





on part ensuite en direction de Moab, on prend notre chambre au motel et on file vers Corona Arch pour le coucher du soleil, on arrive vers 17h au parking, on s'inscrit sur la liste du BLM, on voit qu'il y a eu moins de 10 personnes aujourd'hui, la randonnée est superbe pour monter vers cette arche j'ai adoré le cadre, on croise plusieurs personnes qui redescendent et on se retrouve seuls sous cette arche pendant 1 h,

la lumière commence à devenir assez belle avec le couché du soleil et c'est là que 4 américains (la quarantaine) locaux de Moab arrivent en sortie entre potes apparemment, ils nous demandent si on est déjà monté sur l'arche, je rigole en pensant qu'ils plaisantaient, il il nous demande si on le suit en haut, je sais pas trop quoi répondre un de ses amis fait ensuite semblant de grimper sous l'arche je pense donc toujours qu'ils rigolent mais pour finir ils nous montrent des places pour les pieds taillé dans la parois derrière l'arche, il nous dit qu'il est pilote à l'armée et qu'il est monté avec son fils de 7 ans donc on peut lui faire confiance, je suis pas hyper convaincu mais on décide de les suivre, il me semble pas que j'ai lu que des personnes avaient fait ça sur voyages forum à moins que j'ai raté un épisode. Alors je vais mettre des photos de la montée, à mon avis c'est facilement faisable si on a pas le vertige, mais il faut faire attention ça glisse un peu et c'est sur que si on tombe on est très mal barré.







mais la vue depuis la haut est superbes, dommage qu'il y ait pas de photos de nous depuis en bas, par contre le gars m'annonce quand on est sur l'arche que dans sa jeunesse il est passé dessous en avion donc je vous laisse vous faire votre avis sur sa notion de sécurité 😏 d'ailleurs j'ai vérifié sur youtube on trouve des vidéos d'avions qui passent dessous 😎

on redescend et on retourne à la voiture juste à temps avant la tombée de la nuit.

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Voyage aux Etats-Unis: douanes
Bonjour à tous, je viens poser ma première question sur ce forum que j'adore lire. Voila mon petit soucie, l'année prochaine je part pour une second séjour à Los Angeles. Et je viens d m'acheter un ipad 1 d'occasion mais le vendeur ne trouvé plus sa facture d'achat. Je sais qu'il faut toujours voyager avec une copie des factures des objets que nous avons avec nous lors du voyage. Dans mon cas se ne sera pas possible pour cet objet. Alors je me demandais si il était possible d'aller dans un bureau de douane faire attester que j'avais deja cet objet avant mon départ de France ? Si quelqu'un peux m'apporter une réponse cela m'aiderais beaucoup car en 2 jours de recherche je n'ai pas vraiment réussie a savoir. Merci d'avance
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