Je rentre d'un voyage en solo de quatre semaines . L'hospitalité légendaire des iraniens n'est pas un vain mot... et ce séjour fût très riche en rencontres.
Je me suis déplacé en bus ou en taxi sur cet itinéraire :
Téhéran 2 jours à l'arrivée, logé dans une famille
Kashan 250 km au sud, 2 nuits
Shiraz (bus de nuit) 3 nuits. Persépolis en taxi à la journée
Bushehr sur le golfe persique 1 nuit
Ile Queshm (trajet Bushehr/Bandar Abbas de nuit) 3 nuits dans le petit village de Tabl
Kerman 4 nuits Rayen Mahan et les Kaluts en taxi
Yazd 3 nuits alentours en taxi
Ispahan 3 nuits
Bandar Anzali au bord de la caspienne (bus de nuit depuis Ispahan) invité 3 jours par la famille qui m'avait accueilli à l'arrivée
Les transports en bus sont très confortables et faciles et (je me répète...) l'accueil exceptionnel !
J'avais 3 guides : un en anglais, très bien, et deux en français (un premier assez nul et un deuxième, très bien mais malheureusement plus édité à ce jour)
Je peux répondre à des questions et donner quelques tuyaux (budget hôtels transports...)
Ce voyage étant tout frais...
bonjour,
je vais partir en Iran en Octobre 2015 ( le billet est déjà achetté nice Téhéran et Shiraz Nice via turkish airline)
je suis donc à présent à la phase de préparation de l'itinéraire, des visites pour définir comment et quand sur les durées de séjour par zone , choisir les logements et réserver ou prévoir les transports en fonction de tous ces points .
j'ai déjà bien bouquiné et préparé l'itinéraire ci joint (comme vous poourrez le lire, je suis une fada de visites de sites , de monuments et d'archéologie).
je coince par contre sur la durée de séjour sur Téhéran ...:-( il me manque une journée pour finaliser les visites que je souhaite y effectuer ... mais ne sait comment réduire sur les autres journées ....
un avis d'expert du pays sur les timing de visites (détail ci joint par demi journée ) et de temps de voyage ( mode de transport / horaire de transport et type de transport) me serait donc d'une aide précieuse pour arriver à retirer de ce premier programme le superflu et me permettre de retrouver du temps pour compléter mon programme sur Téhéran ...
...si ceci vous semble bien sur pertinent ; sachant que je réalise bien sur que 15 jours sont moins que suffisant pour un premier programme qui ne pourra jamais être complet, mais tout au moins m'approcher de l'indispensable et des incontournables !
merci de vos avis pour équilibrer ce voyage et affiner cet itinéraire :
Sam 10 oct Vol nice Teheran vis Istanbul
Dim 11 oct AM arrivée Téhéran ; visa sur place AM palais Golestan et musée national PM Mosquée Imam Khomeni / Bazar de Teheran
Lundi 12 octobre AM US embassy museum et complexe des palais Sa'd Abad (ancien palais et jardins du shah) PM bus ou train pour Kashan
Mardi 13 octobre AM Mosquée Agha Bozorg / Bazar PM maisons anciennes +++
Mercredi 14 octobre AM jardins de Fins PM bus ou train pour Espahan
Jeudi 15 octobre AM place de l'Imam : mosquee Lotfollah / palais Ali Qapu PM Mosque de l'Imam* fin de journée/ coucher soleil et pic nique sur la place de l'imam
Vendredi 16 octobre AM palais Chehel Sotun PM mosquée Jameh /Souks / place Qeyam
Samedi 17 octobre AM quartier arménien : Eglise de Bethleem / Cathédrale Vank PM pont Khaju / Pont Chubi
Dimanche 18 octobre AM bus ou train pour Yazd PM Musée de l'eau / Maison de la force spectacle 18 et 20H
Lundi 19 octobre AM Mosquée de Yazd / Mosquée de Jameh / tour des vents PM Complexe Amir Chakhmaq + coucher soleil
Mardi 20 octobre Full day tour vers Kharanakh / Chakchak
Mercredi 21 octobre Journée Bus vers Shiraz avec arret et visite de Abarqu en chemin
Jeudi 22 octobre AM Mosquée du régent / Mosquée Nasir Ol Molk PM Narangestan
Vendredi 23 octobre Journée de visite à Persépolis
Samedi 24 octobre AM Madraseh Te Khan / mausolée Shah el Sheragh PM souk et mosquée Vakil et hammam proche*(dans le souk)
Dimanche 25 octobre AM vol Shiraz Nice via Istanbul
Quid de temps dispo sur Teheran pour visiter le musée de joyaux de la couronne et musée du verre et de la céramique
je vais partir en Iran en Octobre 2015 ( le billet est déjà achetté nice Téhéran et Shiraz Nice via turkish airline)
je suis donc à présent à la phase de préparation de l'itinéraire, des visites pour définir comment et quand sur les durées de séjour par zone , choisir les logements et réserver ou prévoir les transports en fonction de tous ces points .
j'ai déjà bien bouquiné et préparé l'itinéraire ci joint (comme vous poourrez le lire, je suis une fada de visites de sites , de monuments et d'archéologie).
je coince par contre sur la durée de séjour sur Téhéran ...:-( il me manque une journée pour finaliser les visites que je souhaite y effectuer ... mais ne sait comment réduire sur les autres journées ....
un avis d'expert du pays sur les timing de visites (détail ci joint par demi journée ) et de temps de voyage ( mode de transport / horaire de transport et type de transport) me serait donc d'une aide précieuse pour arriver à retirer de ce premier programme le superflu et me permettre de retrouver du temps pour compléter mon programme sur Téhéran ...
...si ceci vous semble bien sur pertinent ; sachant que je réalise bien sur que 15 jours sont moins que suffisant pour un premier programme qui ne pourra jamais être complet, mais tout au moins m'approcher de l'indispensable et des incontournables !
merci de vos avis pour équilibrer ce voyage et affiner cet itinéraire :
Sam 10 oct Vol nice Teheran vis Istanbul
Dim 11 oct AM arrivée Téhéran ; visa sur place AM palais Golestan et musée national PM Mosquée Imam Khomeni / Bazar de Teheran
Lundi 12 octobre AM US embassy museum et complexe des palais Sa'd Abad (ancien palais et jardins du shah) PM bus ou train pour Kashan
Mardi 13 octobre AM Mosquée Agha Bozorg / Bazar PM maisons anciennes +++
Mercredi 14 octobre AM jardins de Fins PM bus ou train pour Espahan
Jeudi 15 octobre AM place de l'Imam : mosquee Lotfollah / palais Ali Qapu PM Mosque de l'Imam* fin de journée/ coucher soleil et pic nique sur la place de l'imam
Vendredi 16 octobre AM palais Chehel Sotun PM mosquée Jameh /Souks / place Qeyam
Samedi 17 octobre AM quartier arménien : Eglise de Bethleem / Cathédrale Vank PM pont Khaju / Pont Chubi
Dimanche 18 octobre AM bus ou train pour Yazd PM Musée de l'eau / Maison de la force spectacle 18 et 20H
Lundi 19 octobre AM Mosquée de Yazd / Mosquée de Jameh / tour des vents PM Complexe Amir Chakhmaq + coucher soleil
Mardi 20 octobre Full day tour vers Kharanakh / Chakchak
Mercredi 21 octobre Journée Bus vers Shiraz avec arret et visite de Abarqu en chemin
Jeudi 22 octobre AM Mosquée du régent / Mosquée Nasir Ol Molk PM Narangestan
Vendredi 23 octobre Journée de visite à Persépolis
Samedi 24 octobre AM Madraseh Te Khan / mausolée Shah el Sheragh PM souk et mosquée Vakil et hammam proche*(dans le souk)
Dimanche 25 octobre AM vol Shiraz Nice via Istanbul
Quid de temps dispo sur Teheran pour visiter le musée de joyaux de la couronne et musée du verre et de la céramique
Bonjour,
Je prévois de visiter une petite partie de l'Iran d'ici quelques semaines. Ayant découvert des photos incroyables (!!) de l'ile d'Hormuz, je souhaite commencer par là. Donc partir en ferry depuis la ville de Bandar Abbas.
Ma question: peut-on réserver depuis la France des vols internes en Iran ? dans ce cas précis, de Teheran à Bandar Abbas. J'ai beau chercher, j'avoue que les informations trouvées sont un peu confuses.
D'ailleurs, si certains ont été visiter l'ile d'Hormuz, n'hésitez pas à en parler ici car visiblement la destination semble relativement peu connue.
En espérant que quelqu'un puisse me répondre. Grand merci
Je prévois de visiter une petite partie de l'Iran d'ici quelques semaines. Ayant découvert des photos incroyables (!!) de l'ile d'Hormuz, je souhaite commencer par là. Donc partir en ferry depuis la ville de Bandar Abbas.
Ma question: peut-on réserver depuis la France des vols internes en Iran ? dans ce cas précis, de Teheran à Bandar Abbas. J'ai beau chercher, j'avoue que les informations trouvées sont un peu confuses.
D'ailleurs, si certains ont été visiter l'ile d'Hormuz, n'hésitez pas à en parler ici car visiblement la destination semble relativement peu connue.
En espérant que quelqu'un puisse me répondre. Grand merci
Bonjour
Nous desirons ma femme et moi partir en iran au mois d'octobre nous recherchons pleins d'informations sur ce pays qui nous fait rever, nous voyageont seuls
Nous aimerions dormir chez l'habitant , connaisser vous des adresses de site d'hebergements
Je vous propose mon premier carnet de voyage, entre Caucase et Moyen Orient. Plutôt long, j'espère que vous aurez la patience de le lire jusqu'au bout...
Arménie - Iran : récit de voyage
Samedi 30 septembre : Vol matinal Bruxelles - Erevan avec Ukraine International. Rien à redire sur la compagnie (j’avais lu de nombreux avis catastrophiques) : courte escale à Kiev, avions récents et confortables mais aucun service gratuit à bord (ressemble à du low cost). Pour un vol payé 250 € (aller Erevan, retour depuis Téhéran), cela vaut la peine.
Longue attente à l’arrivée à Erevan, mais, ça y est, me voilà arrivé. Excité et anxieux à la fois, il s’agit de mon premier voyage entièrement seul pour une période de 2 semaines, qui plus est dans une région où l’offre touristique est faible. A moi l’inconnu... A la sortie, j’achète directement une carte sim locale et, le taxi que m’avait proposé mon logement AirBnb pour 10€ est là à m’attendre. J’aime ces premiers instant dans un nouveau pays, et ma première impression sur le trajet jusqu’en ville est ce curieux mélange d’ambiance ex-soviétique et d’Orient. Cette impression se renforcera au cours de mon séjour avec en plus, dans la capitale, le constat que ce pays se tourne aussi de plus en plus vers l’occident.
L’accueil à mon logement est formidable et ajoute de la chaleur à cet austère building dans lequel il se trouve. Voulant être au plus près de la population j’ai minutieusement choisi une chambre chez l’habitant (sur AirBnb) et cela aura été un très bon choix, bien qu’un peu plus onéreux : 20€/nuit au lieu de 10€ en hostel. Avant de partir explorer la ville, mon hôte, Shoghik, qui vit là avec sa fille Ellen et son mari, me propose de m'asseoir avec eux et de partager les fruits, l’Halva, le café arménien, les gâteaux, ... disposés sur la table pour mon arrivée.
Je sors prendre le pouls de la ville en commençant par la place de la République puis place de l’Opéra et jusqu’à Cascade. A la tombée de la nuit, tout s’anime : les gens sortent, les rues deviennent bondées, les terrasses se remplissent, les familles sortent dans les parcs et les jeunes se rassemblent. Je suis surpris par tant de vie et d’animation, il fait agréable de se promener dans les rues de la capitale au coucher du soleil. Je me mets alors en quête d’un endroit que l’on m’a conseillé pour aller souper. Cet endroit étant un peu à l’écart et je prends un taxi pour m’y rendre. Ici, personne ou presque ne parle anglais, pour communiquer c’est soit Arménien soit Russe. Comme je ne parle aucun des deux, gestes, sourires et l’aide de Google traduction feront l’affaire…ou pas : me voilà déposé dans un quartier totalement sombre et inanimé, pas le moindre resto en vue. En marchant 10 min je finis par tomber sur un snack qui propose de la délicieuse viande grillée que l’on me sert avec des légumes au goût inouï, des herbes aromatiques et… une bouteille de Vodka. Je suis seul, à l’unique grande table du « restaurant », qui sert aussi probablement de salle à manger pour la famille. En rentrant, Shoghik m’invite à prendre un bol de soupe fumante devant la télé avec elle et Elen.
Dimanche 1er octobre :
Après un petit déjeuner préparé avec beaucoup d’amour, composé de blit (petites crêpes ressemblant à des blinis), d’Afsianka (porridge), de fruits râpés, d’Halva et d’autres gâteaux locaux, je me mets en route vers le marché couvert de la ville. Sur le chemin, le long de cette avenue principale un peu plus éloignée du centre, je retrouve des similitudes avec certaines villes d’Asie à travers cette alternance de bâtiments décrépis et de nouveaux centres commerciaux modernes et ultras kitsch. Le tout, bien entendu, ponctué par le bruit des klaxons et de la circulation infernale. Ma balade dans le marché couvert n’est pas sans me rappeler celui de Kiev, mais, de nouveaux, avec cette touche asiatique en plus. Les étals sont magnifiques et éclectiques : bouquets de fleurs en fruits secs, grands pains plats, miel local et pieds de porc sont au menu.
Marché couvert de Erevan
Fasciné depuis toujours par les trains, je hèle un taxi jusqu’à la gare. L’unique train du jour au départ est à destination de Tbilissi, en Géorgie et mon taximan, persuadé que je désire m’y rendre, rentre dans un long débat en russe pour me convaincre de me conduire lui-même jusque-là. Une fois visité l’imposant bâtiment à l’architecture typiquement soviétique, je prends le métro pour retourner vers le centre-ville et monter sur une des collines de la ville, là où se situe 2 imposants monuments à la gloire du pays et de l’URSS. Une vieille fête foraine que je pensais désaffectée jouxte ces 2 édifices solennels et le contraste est plutôt amusant.
Après avoir flâné là-haut, je me dirige vers la mosquée de la ville, entièrement restaurée. Appelée la « mosquée bleue », et cachée derrière de vieux bâtiments, elle a plutôt fière allure et me donne un petit avant-goût de ce qui m’attend en Iran. Je me repose quelques minutes sur un banc dans le jardin avant d’aller prendre une bière en terrasse en profitant des derniers rayons de soleil. Je me dirigerai ensuite vers un petit resto de cuisine typique du Haut-karabagh : du pain fourré aux herbes aromatiques passé un grill.
Sur le retour, je profiterai de l’animation de la ville, et notamment du spectacle son et lumière aux fontaines de la Place de République. En rentrant le soir chez Shoghik, un souper m’attendra pour compléter mon repas frugal de ce soir. Son mari, chauffeur, et que je n’ai pas encore rencontré, rentre d’un périple avec des clients. Je m’arrange avec lui pour la journée de demain : il me déposera à mon hôtel à Eghegnazor en faisant un stop à Khor Virap, à Areni pour goûter la production de vin local et enfin à Noravank.
Gare de Erevan
Monument "Mère Arménie" à Erevan, et sa fête foraine
Lundi 2 octobre :
Je me réveille avec le bruit de la pluie sur les tôles ondulées du parking en contrebas de ma chambre. La météo s’annonce médiocre et nous nous mettons en route avec Edgar vers 10h00, direction Khor Virap. Après 1h de route et un arrêt d’une demi heure pour faire le plein de gaz liquide (interdiction de rester près du véhicule pendant ce temps), nous arrivons avec le soleil au monastère. Le lieu est majestueux mais je ne verrai rien du Mont Ararat, complètement dans le brouillard. Juste en contrebas, j’observe des paysans travaillant aux champs avec de vieux tracteurs déglingués. Un peu plus loin, s’étend une sorte de no man’s land marquant la séparation avec l’ennemi juré, la Turquie, à moins d’un kilomètre.
Monastère de Khor VIrap
Champs aux alentours de Khor Virap
On se remet en route. Petit à petit, la route alors dans la plaine, s’élève et devient une route de montagne sinueuse. Les paysages s’escarpent et le dernier virage avant un col ouvre la perspective sur un horizon steppe et de pics rocheux à couper le souffle. Quelques maisons sont blotties au creux de petites vallées, formant des hameaux ou le temps semble s’être arrêté. La conduite d’Edgar se fait plus brusque et plus rapide, et celle des autres conducteurs également, jusqu’à frôler l’accident. Nous voilà à 3 sur 2 bandes afin de laisser passer la voiture en face doublant dans un virage sans visibilité. On l’a vraiment échappé belle. Quelques jurons d’Edgar en arménien plus tard, nous arrivons à Areni en même temps que la pluie pour y goûter le vin dans une cave. Pas trop convaincu par ce qu’il m’est offert à goûter, j’achète malgré tout une bouteille pour prendre comme apéro si l’occasion se présente avant mon passage en Iran.
Arrêt sur la route entre Khor Virap et Areni
Edgar commence à s’agiter, alors que je traine un peu dans la cave, il m’attend dans la voiture et klaxonne plusieurs fois pour que je me dépêche. Nous reprenons la route vers le site de Noravank, situé à 20km, à tombeau ouvert. Par chance, la pluie a fait place à des éclaircies. Il y a du monde. Enfin, façon de parler, ça reste l’Arménie. Disons qu’il doit y avoir une trentaine de personnes sur le site, surtout des visiteurs venus à la journée depuis Erevan. Je prends beaucoup de plaisir à explorer les deux églises dans ce cadre fantastique. Ce sera l’une des plus belles visites du pays…qui sera écourtée car Edgar, qui, pressé de rentrer, crie après moi à ma recherche. Manque de chance pour lui, j’ai marché pendant 10 min sur un petit sentier qui monte dans la montagne afin d'avoir une vue de recul sur le monastère et les montagnes rouges et abruptes qui l’entourent. Je prendrai tout mon temps pour redescendre.
Edgar me dépose chez mes nouveaux hôtes, au Shushan B&B (10€/nuit) où je suis accueilli par Arumen, le fils aîné de la famille. Il joue dans le salon avec un ami au backgammon. Je reste là un peu avec eux à les regarder jouer et à essayer de comprendre les règles tout en mangeant des fruits accompagné d’un café arménien. Il est 17h, un rayon de soleil passe par la fenêtre et la pluie s’arrête dehors. Je profite de l’accalmie pour sortir et me diriger vers un vieux pont médiéval enjambant le torrent dans la vallée, un peu plus en contrebas du village. J’avais repéré les lieux dans un vieux livre en noir et blanc dans la bibliothèque de ma chambre.
C’est depuis le carrefour principal de la ville, là où croise la principale route Nord-Sud du pays, que débute le sentier. Ici, se concentrent une pompe à essence, un garagiste et un restaurant, semblant être l’unique point de ravitaillement à 100km à la ronde, conférant à cet endroit une ambiance de far ouest arménien. Après 20 minutes de marche à travers champs, j’arrive jusqu’au au pont de la photo. La vue sur celui ci avec le torrent et les nuages se déchirants sur les montagnes en arrière-plan est remarquable. De là, j’aperçois un homme en train de pêcher avec sa femme. Il me fait signe de les rejoindre à grand renfort de gestse et de mots que je ne comprends pas. Quand j’arrive à sa hauteur, son immense sourire me met de suite en confiance. Il me montre comment il pèche, avec un bout de ficelle attaché à un bâton, puis, d’un hochement de tête, me désigne le maigre produit de sa pêche dans un petit sceau. Alors que je m’apprête à retourner sur mes pas, ils m’invitent à les suivre jusqu’à leur maison, située 200 mètres plus haut à travers champs. Je refuse d’abord poliment plusieurs fois, puis face à leur insistance et leur gentillesse, je finis par accepter.
Pêcheur à Eghegnazor
Ces deux paysans, Ashat et Ushi, semblent vivre totalement coupé du monde. Leur maison consiste en une unique pièce en terre battue ou l’on y mange, dort et cuisine. Dans un coin de la pièce trône une vieille télé à écran cathodique à l’image neigeuse et diffusant un soap opéra bollywoodien sous-titré en cyrillique. Je me vois prié de m’asseoir pendant que le café chauffe. Alors que la femme d’Ashat apporte le café, voilà mon hôte de retour avec des tomates du potager. Il lui fait des gestes en me souriant pour lui montrer qu’il ne veut pas du café. Ashat me fait un clin d’œil et, caché derrière une étagère, il sort une bouteille de vodka dans laquelle il a fait macérer des baies. Ashat semble très amusé et fier de me montrer combien sa vodka est forte et comment on la boit cul-sec dans des petits verres.
Pendant ce temps Ushi apporte le repas : elle commence à sortir de grandes crêpes de pain sec, qu’elle arrose légèrement pour lui redonner sa consistance normale. Ensuite, elle découpe soigneusement en quartier les tomates rapportées par son mari ainsi que des tranches d’un fromages de leur élevage accompagné de piments, poivrons et d’herbes aromatiques : feuilles de menthe, de réglisse, d’anis et d’autres dont je suis incapable d’identifier le goût. Tout a une saveur fabuleuse, les tomates sont juteuses, sucrées et pleine de parfum, jamais avant je n’en avais mangé de telles. Le fromage aussi est extraordinaire et le goût combiné à celui de la tomate et des herbes aromatiques est juste divin. Je n’ai plus faim, mais je Ashat et Ushi m’obligent à manger encore, ils veulent faire honneur à leur invité.
Le temps passe vite, nous ne parlons aucune langue commune, mais nous parlerons tout le repas et toute la soirée. Je ressens une gentillesse et un accueil pur et authentique chez ces gens comme rarement j’en ai rencontré lors d’autres voyages. Entre temps la nuit est tombée. Mes hôtes veulent que je reste dormir là et, à contrecœur, je refuse. Ils ont peur que je me fasse attaquer par des chiens errant sur le retour dans le noir et décident de m’accompagner une partie du chemin. Ils me donnent aussi un grand bâton pour me défendre, si des chiens venaient à m’attaquer. Nous nous disons au revoir et je rentre dormir dans la pension le cœur lourd de les quitter.
Mardi 3 octobre :
Un petit déjeuner typique et du bon café m’attendent. La maman de Arumen vient me saluer, c’est elle qui est aux fourneaux. A 9h00 arrive le taxi que m’avait négocié la famille la veille pour aller visiter les alentours de Eghegnazor pour toute la journée. Mon chauffeur ne parle que Russe et Arménien, et, quand on doit communiquer, il appelle sa femme qui fait la traduction au téléphone. Le soleil est de la partie ce matin et je sais que ça ne durera pas. J’ai envie de retourner à Noravank pour revoir le site avec la lumière matinale, tout seul et sans pression comme la veille. Quand nous arrivons, nous sommes en effet presque seuls, il n’y a qu’un camping-car immatriculé en hollande qui a passé la nuit là. J’en croiserai quelques-uns de ces mobile-home immatriculés en Europe, ce qui est toujours une grande joie pour les locaux de les apercevoir. L’atmosphère matinale à Noravank est surréelle, presque divine, avec ces gros nuages noirs, qui s’accrochent aux montagnes. Ils sont percés de rayons de soleil qui illuminent uniquement les églises du site, comme un rayon divin. Initialement j’avais prévu une randonnée (trouvée sur Wikiloc) qui se termine à Noravank après avoir traversé des gorges profondes. Mais suite aux pluies d’hier et à celles annoncées cet après-midi, on me l’a déconseillé. Je parcours malgré tout les 10 premières minutes à contre sens jusqu’à une source avant de remonter en voiture, direction Eghegis, Arates et environs.

Noravank
Il faut 45 minutes de voiture sur des routes de plus en plus étroites et isolées pour rejoindre ces anciennes églises arméniennes, pour certaines très anciennes et en ruine, nichées dans des alpages à l’aspect de steppes. Je suis surpris de voir la quantité de pièces archéologiques, essentiellement des pierres dans lesquelles sont sculptées des croix et des écritures parfois presque millénaires, et qui sont à terre, sans protection et à la portée de tous qui souhaiterait les emporter.
Arates
Nous mettons ensuite cap sur le Selim Pass, après un bref arrêt plein de gaz liquide et sandwich. La route remonte une vallée, d’abord large, ensuite de plus en plus escarpée. Les paysages sont magnifiques et grandioses. Le paysage herbeux, totalement jauni après la sécheresse de l’été, sans un seul arbre, consiste en une steppe aride et immense, entourée de sommets. Juste en dessous du col se trouve un des plus ancien et des mieux préservé caravansérail (Caravansérail de Sélim) de la route de la soie, ce qui était le but premier de mon ascension. Je suis excité d’aller visiter cet ancien lieu d’accueil des marchands de l’époque et de leurs montures sur leur route vers l’Orient lointain. C’est mon intérêt pour la route de la soie qui m’a amené à vouloir découvrir ces contrées, notamment après la lecture du livre de Bernard Ollivier « la longue marche ». Le caravansérail est presque intact et orné d’écritures arméniennes et arabes. A l’intérieur on peut facilement identifier les pièces de vie des hommes et des bêtes, mais aussi des espaces de vente. Un marchand vend du miel, des alcools locaux et des herbes aromatiques. Il parle le français, ce qui est très rare par ici. Je lui achète un petit pot de miel puis prenons la route pour redescendre de l’autre côté du col, jusqu’au lac Sevan et au cimetière de Noraduz, réputé pour ses khatchkars. A présent le ciel est bas, gris et il tombe une fine pluie glaciale. Plus haut sur les sommets, une couche blanche apparaît : ce sont les premières neiges de l’année. Le lac Sevan, que j’ai vu d’un bleu éclatant sur les cartes postales à Erevan, a la même couleur que le ciel et se tient le long de la route déglinguée traversant des villages vides et sales. Le tout transpire d’une ambiance cafardeuse. Je me promène rapidement à travers les khatchkars, qui sont des stèles commémoratives de près de 2 mètres de haut et sur lesquelles sont représentées des scènes de la vie quotidienne de l’époque. Pour quelques Drams, une vieille dame m’explique la signification des représentations sculptées sur les stèles principales, ce qui donne un peu de vie à ce cimetière sous la grisaille. Nous repassons le col dans l’autre sens, là-haut le vent souffle et la température tombe à 0 degré. Je peux sentir le froid passer à travers vitres mal isolées de la vielle Lada aux pneus lisses. En perdant de l'altitude la météo se fait plus clémente et j'observe que mon chauffeur se détend. Après la visite d’une énième église et un bref passage chez un bijoutier pour changer des euros, mon taxi me dépose à ma pension. Nous nous reverrons demain pour le chemin jusqu’à Goris car il n’y a pas de marshrutka sur cet axe demain, ou alors de façon très incertaine.
Lorsque je rentre, un couple d’allemand vient juste de s’installer à la pension. Nous passons le début de soirée tous ensemble avec les enfants avant d’aller manger dans un resto que nous recommande nos hôtes, le long de la « Motorway 2 » (comprendre « la route défoncée vers le sud »). Plutôt sympas, ils m’offrent le repas et la bière. Ils m’expliquent aller eux aussi en Iran par après, mais en avion, faute d’avoir obtenu le visa à temps (obligatoire pour le passage terrestre mais délivré à l’aéroport). Nous rentrons dans le noir à la lumière de nos frontales sous la bruine glaciale et ouvrons la bouteille de vin que j’ai achetée et que nous finirons à 2 avec Micha car Hannah m’apprend qu’elle est enceinte. Je trouverai rapidement le sommeil…
Mercredi 4 octobre:
Après un petit déjeuner vite avalé et avoir fait mes adieux, je me mets en route vers Goris avec mon taxi de la veille. Les nuages de pluie de hier s’ouvrent et se déchirent à présent en lambeaux sur la pointe des sommets et des collines environnants. Il a fait froid cette nuit, et les timides éclaircies laissent entrevoir les alpages saupoudré d’une fine couche blanche de neige fraîche. Le contraste de la blancheur étincelante de la neige avec le jaune des herbes brûlées de la steppe, sur le fond de nuages s’écharpant sur les pics rocheux, est magique. A travers les minces espaces de ciel bleu fusent quelques rayons soleil réchauffant l’atmosphère et les teintes froides du paysage. La route zigzague en larges virages dans le fond de l’ample vallée, monte est descend en laissant apercevoir, au détour d’une courbe ou d’un petit col, le long ruban foncé d’asphalte s’étirant à la l’infini vers un banc de brouillard. En chemin, nous faisons halte à Jermuk, station thermale dont le nom s’étale sur toutes les bouteilles d’eau minérale du pays et dont les façades neuves des bâtiments et la signalisation existante au bord de la route lui confère un aspect chic. Jermuk, également station de ski construite par les russes à l’époque, verra sous peu ses hôtels remplis par les skieurs. L’air est piquant et, avant de rejoindre la voiture, je me réchauffe les mains avec une bouteille d’eau vide que je rempli à une source d’où jaillit de l’eau à 55 degrés.
Neige fraîche au Vorotan Pass avant Goris
La route se poursuit avec le passage du Vorotan Pass. Ici les nuages s’accrochent et la route est à présent totalement enneigée. Elle le restera jusqu’à proximité de Goris. J’avais convenu avec mon chauffeur qu’il me dépose au téléphérique pour Tatev (le “Wings of Tatev”), mais vu la neige et le brouillard je décide qu’il est inutile de monter là haut et nous poursuivons jusqu’à Goris où je me fais déposer à l’auberge de jeunesse (Eden Hostel & Guesthouse, 9€/nuit). Il fait glacial dehors et tout autant à l’intérieur lorsque je rentre dans le hall de l'auberge. Se tient là, debout et raide comme la justice, un jeune de mon âge et qui attend depuis 15 minutes que quelqu’un de la réception vienne l'accueillir. Nous trouvons un mot de la réceptionniste avec un numéro auquel appeler en cas d’absence. 5 minutes plus tard une dame sympa, mais avec qui la capacité à communiquer est limitée, nous montre notre dortoir et nous amène un radiateur électrique plus que bienvenu.
Nous ressortons presque immédiatement à la recherche d’un endroit où manger. Je fais plus ample connaissance avec Ido, il est israélien et est un ancien officier de l'armée. Il ne mange pas casher à proprement parler, mais suit malgré tout certaines règles alimentaires, comme celles de ne pas manger de porc et de ne pas mélanger les produits laitier avec de la viande. Du coup, ça restreint pas mal les possibilités des lieux ou se sustenter, surtout dans dans un pays comme l’Arménie et d’autant plus dans un bled comme Goris. Finalement, un kebab d’agneau avec du riz fera l’affaire. A cet instant, je n’ai pas encore conscience que ce menu constituera, jusqu’à l’écœurement parfois, à peu près l’essentiel, la variété de viande mise à part, de mon régime alimentaire iranien.
Alors que Ido, qui déteste déjà ce temps gris, froid et maussade qui lui est pourtant inconnu dans ses contrées septentrionales, rentre à l’auberge se reposer et se connecter au Wifi, je m’en vais explorer le vieux Goris. Le vieux Goris est en fait le pendant de Kandovan, en Iran. Des habitations troglodytes creusée dans du tuf, faisant fortement penser à la Cappadoce. Mais la tête enfouie sous ma capuche, les mains frigorifiées et les pieds mouillés, le charme opère peu et je me précipite dans le premier bistrot ouvert que je croise. Un café pour me réchauffer le corps et deux Kilika de 66cl (bière locale) pour me réchauffer le cœur.
Quand je rentre à l’auberge, Ido a fait connaissance avec une nouvelle arrivée qui partage notre chambre: Anna, qui est Moscovite. On fait passer le temps en jouant aux cartes dans la cuisine en buvant du thé bien chaud. Tous les trois, nous souhaitons aller demain visiter le monastère de Tatev et arrangeons un taxi avec l’auberge. Finalement, un invité surprise de dernière minute, un compagnon de voyage que Ido a croisé en Géorgie 1 mois auparavant et qui se trouve par hasard dans la taverne du village ou nous allons souper, s’ajoutera à nous pour l’aventure du lendemain.
Jeudi 5 octobre:
La Lada bleue clinquante édition spéciale rideau de fer nous attend fièrement devant l’hostel. Notre chauffeur, dont le sourire est aussi brillant que les enjoliveurs chromés de son ancêtre, discute du prix et de l’itinéraire en russe avec Anna et la gérante de l’auberge. Finalement, on ne va pas se contenter de Tatev, on va pousser jusqu’à Sisian, pour aller voir Karahunj, le Stone Age local, mais aussi une cascade, le monastère de Vorotnavank et un vieux pont menant au lac de Shamb. J’avais initialement l’intention de prendre la marshrutka de 13 ou 15 heures jusqu’à Kapan puis Meghri pour passer la frontière iranienne le lendemain matin tôt.Mais l'itinéraire alléchant et la joie de partager cette aventure aux allures de road trip avec mes nouveaux amis me plait plus.
Je resterai donc une nuit de plus dans ce lit dont le confort relève plus du hamac, tant il est creusé. Mais ça n’a pas la moindre importance. Je suis assis à l’arrière, écrasé contre la fenêtre. A cinq dans cette voiture, en comparaison, voyager avec Ryanair relève du luxe ultime. Je rigole intérieurement du groupe éclectique que nous formons en route vers “on ne sait pas vraiment où”. Vingt quatre heures auparavant nous étions encore de parfaits inconnus, et maintenant nous voilà tel un groupe de pote qui se connaît depuis toujours. Il n’y a qu’en voyage que ce genre de dynamique de groupe se crée.
Compagnons de voyage et taxi Lada clinquant
Le soleil brille de mille feux ce matin. Fini la grisaille et la pluie. En revanche il a neigé la nuit sur les hauteurs, et au premier col que la route franchi, il y a une petite accumulation de quelques centimètres. Le paysage blanchi est spectaculaire, et nous sommes tous ébahi devant tant de beauté. Pour les deux autres garçons, c’est presque une première de voir de la neige, ou, en tout cas, d’en voir de si près. Ils ont fait arrêter le taxi pour pouvoir toucher la neige et, tels des gamins, s’amusent à lancer des boules de neige. Ce qui fait bien poiler notre chauffeur, blasé des hivers glacials qui peuvent sévir dans la région (jusqu’à - 40 °c paraît-il). Peu après s’être remis en route, nous croisons des bergers en transhumance qui envahissent la route avec leurs vaches. Perchés sur leurs chevaux pour guider le troupeau, ils ont des airs de cow-boy du far-ouest. J’en profite pour les prendre en photo avec le paysage désolé en arrière plan.
Transhumance
Nous poursuivons ensuite jusqu’à Karahunj. Il y a plus de monde par ici, mais pour que l’endroit ait vraiment de l'intérêt, il faudrait un guide, sinon ce n’est qu’un champ où se trouvent des pierres levées sans logique apparente. J’en profite pour prendre un café dans une roulotte et nous échangeons quelques mots avec un homme accoutré comme pour aller gravir l’Everest. Soudain, choc des civilisations: l’homme demande à Ido d’où il vient. L’Israélien répond à l’homme qui lui répond à son tour “alors c’est donc toi mon ennemi juré ? Je suis Iranien”, avec un air rieur traduisant qu’il n’en pense rien. S’en suivra ensuite dans la voiture une discussion sur les problèmes entre les deux pays.
D’ailleurs, sur ces routes du grand Sud arménien, l’Iran commence à se faire plus présente: nous croisons de nombreux camions immatriculés en Iran mais aussi des pancartes de restaurants ou de garages le long de la route où la traduction n’est plus en Russe mais en Persan. Quelques dizaines de minutes plus tard, nous voilà au bord d’une belle cascade. Avec les pluies des jours précédents, il y a du débit, ce qui la rend imposante. Après les selfies de rigueur, nous nous réentassons dans la vieille Lada en route vers le monastère de Vorotnavank. Il est parfaitement bien préservé et vraiment imposant, le long d’une petite route dans une nature intacte. Avant de poursuivre vers Tatev, nous faisons un long détour par une vallée traversée par un vieux pont et menant à un joli lac entouré de hauts plateaux.
Sur la route
Monastère de Vorotnavank
Vieux pont menant au lac de Shamb, proche de Sisian
Le lieux de départ du téléphérique pour Tatev est en contraste total avec le reste du pays: moderne et blinquant. D’un coup, on se croirait téléporté en Suisse. Nous achetons nos tickets par carte de crédit pour un départ à 15h30, soit 45 minutes plus tard. En attendant, on en profite pour se restaurer un peu devant la vue sur la vallée en contrebas. On loupe notre départ et devons changer notre billet. Le monastère de Tatev est très beau, mais j’ai déjà vu tellement d’églises arméniennes et de monastères que je suis un peu blasé. Je m’éloigne un peu pour avoir une vue avec du recul avec le montagnes enneigées de l’Azerbaïdjan et du Haut-Karabagh au loin. Initialement, j’avais prévu de redescendre à pieds en passant par le pont suspendu et les sources chaudes, mais l’heure tardive et la météo des jours précédent contrediront mes projets. Nous rentrons doucement à Goris et allons souper ensemble des plats locaux à la taverne du village, à côté de l'hôtel Goris.
Tatev
Vendredi 6 octobre:
La marshrutka vers le Sud ne passera pas avant 13h et, comme j’ai déjà un hôtel réservé et payé à Jolfa, et que je veux passer la frontière iranienne le plus tôt possible dans la journée, je demande au taxi d’hier de me conduire jusqu’à Agarak, au poste frontière. Je n’ai jamais autant pris de taxi en voyage qu’en Arménie. Mais la rareté des transports publiques dans le Sud et l’isolement de certains endroits ne me laisse pas d'autre choix. Et puis, ça me donne l'occasion de m'arrêter quand je veux pour admirer les paysages ou de faire des détours par des petits villages en dehors de l’axe principal.
Je fais mes adieux à Anna et Ido. Anna remontera au Nord vers Areni, pour aller à la fête du vin, en stop avec des Argentins séjournant dans l’autre dortoir de l'auberge. Avant de se séparer elle m'apprendra quelques mots de base en russe pour communiquer avec le conducteur. Ido, quant à lui, passera quelques jours par Erevan avant d’aller prendre son vol retour à Tbilissi.
J’embarque donc dans la Lada d’hier, à l’avant cette fois ci, en route vers le Sud et l’Iran. Mon chauffeur a pris sa femme avec, j’ai cru comprendre qu’elle n'avait jamais été jusque là et qu’elle est curieuse de découvrir une autre part de son pays. Les paysages changent petit à petit, les panoramas steppiques font place à une forêt dense puis à des paysages plus alpins, avec le franchissement du col de Meghri à 2535 mètres. Au loin, on aperçoit déjà les premières montagnes d’Iran. A la descente, le décor change, tout devient plus aride et plus sec.
A l’arrière, la femme de mon chauffeur m’a gentiment préparé des sandwiches pour ne pas que je reste le ventre vide. Comme un dernier geste d’hospitalité à l’arménienne avant de rentrer dans un nouvel univers inconnu. Plus nous approchons de l’Iran et plus le thermomètre augmente drastiquement. Alors que le Meghri Pass était couvert de neige, nous croisons un panneau indiquant 25 degrés en traversant Meghri. Et soudain, nous débouchons dans une vallée. D’un seul coup, il n’y a plus d’herbe, plus d’arbre, plus de couleur. Les collines bien que plus basses se font abruptes, brisées, rocailleuses et d’une couleur aussi sombre que de la pierre de volcan. L’univers dans lequel nous entrons est radicalement différent de tout ce que j’ai vu jusqu’à maintenant: lunaire et inhospitalier. Sur la gauche de la route, l’accès est barré par des barbelés tout du long, et quelques miradors ponctuent le chemin. De l'autre côté des barbelés coule l’Araxe, et sur la rive d’en face s’étend la République Islamique l’Iran. Cette arrivée progressive sur l’Iran avec l’apparition soudaine de ces terres désertiques sonne comme une mise en garde. Je suis impressionné et ressens un mélange d’excitation, de me retrouver à ce point précis du globe, et d’anxiété quant à ce qui m’attend de l’autre côté.
En route vers l'Iran, arrivée sur Kapan
Ils me regardent affectueusement m’éloigner du taxi et, après un dernier signe de la main à mon chauffeur et sa femme, je passe le portail d’accès aux douanes arméniennes. Quelques camions sont garés là, en attente de leur passage sur l’autre rive. Nous sommes vendredi, l’équivalent de notre dimanche en Iran, et tout est plutôt calme. Quelques chauffeurs de taxi attendent le client et des enfants revendent des cartes sim prépayées. D’autres boivent du thé dans le grand hall qui fait aussi office de bar. Je suis apparemment le seul à traverser la frontière car un fonctionnaire vient ouvrir exprès pour moi le guichet. Quelques questions d’usages et un coup de tampon plus tard, me voilà officiellement sorti d’Arménie.
A la sortie du bureau des douanes, une large route mène jusqu’à un pont au dessus de l’Araxe. Il y a la possibilité d’emprunter des voiturettes de golf pour franchir ce no man’s land de 500 mètres entre les deux pays, mais l’instant est solennel et je préfère en savourer pleinement chaque seconde. L’envie de faire perdurer un peu ce moment l’emporte sur mon empressement d’entrer en Iran. L’entrée Nord du pont, côté Arménien donc, est gardée par un soldat Russe qui contrôle une dernière fois mon passeport. Les rambardes du pont sont peintes de gris jusqu’à exactement la moitié, devenant blanches, rouges et vertes ensuite pour symboliser le changement de pays. En dessous, coule le torrent boueu. De l’autre côté, un jeune soldat tout mince m'accueille d’un “Salam”, mon premier Salam, et m’indique vers où me diriger. Au pied du poste frontière, dans lequel je m’engouffre, trône fièrement un immense drapeau iranien repérable des kilomètres à la ronde.
Mon visa en poche, le passage en douane est très rapide jusqu'à ce que, avant de récupérer mon sac sortant de la machine à rayon X, un homme, apparemment haut gradé, me demande de le suivre dans son bureau. Ce doit être le chef des douanes, car il est en chaussette dans le salon adjacent à son bureau, richement décoré de tapis persans. Il me pose toute une série de questions sur mes connaissances à propos de l’Iran et de la raison de mon voyage dans ces contrées reculées, loin des zones touristiques telles que Shiraz ou Ispahan. Apparemment convaincu par mes réponses, il me remet enfin mon passeport, à deux mains, en me souhaitant la bienvenue en Iran. Je ressors de là un peu déboussolé: était-ce de simples questions d’usages ou bien ma présence ici est-elle réellement source de suspicions ? Bien que je chasse rapidement ces pensées de ma tête, un léger malaise me poursuivra pour le reste de la journée.
Tout est extrêmement calme ici. Je change les Drams arménien qu’il me reste en Rials, ainsi qu’une centaine d’euros. Me voilà à présent multi millionnaire. Il n’y a que très peu de savari dans la vallée de l’Araxe, et, de surcroît nous sommes vendredi. Je n’ai à nouveau d’autre choix que de négocier un taxi. Avant d’aller à Jolfa, 70 km plus à l’Ouest, je souhaite faire le détour par le vieux petit village d’Ushtabin, 30 km à l’Est du poste frontière. Le changement d’ambiance est radical avec l’Arménie, essentiellement dans l’attitude des gens. Ils sont tout aussi gentils et chaleureux, mais nettement plus extraverti et moins repliés sur eux-mêmes. J’avais ressenti le même décalage, à une échelle beaucoup plus forte, en passant d’Israël en Palestine il y a quelques années. Mon chauffeur s'arrêtera vingt fois entre la frontière et Ushtabin pour prendre des gens au bord de la route, parler avec des connaissances, aller acheter des fruits ou encore embarquer ou livrer des colis. A plusieurs reprises nous amènerons de jeunes soldats d’un village à l’autre.
La route longe tout du long le cours de l’Araxe. La zone est stratégique d’un point de vue géopolitique et potentiellement explosive car juste en face se trouve, en alternance, l’enclave Azerbaïdjanaise du Nakhitchevan, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, deux pays en guerre. J'aperçois de loin miradors, bases militaires et canons anti aérien. Mais aussi des villages animés, des voitures et même un train de passager. Il est étonnant de pouvoir entrevoir de si près ces mondes qui se haïssent mutuellement, et pourtant s'ils savaient comme, vu d’ici, à quel point ils se ressemblent. De mon côté de la frontière, bien que la route soit ponctuée de fortins poussiéreux et de soldats retranchés, mitraillette en bandoulière, derrière des sac de sable, l’ambiance semble plus détendue. L’Iran, pays ami des deux autres, n’a, a priori, rien à craindre.
Après un carrefour avec l’axe principal, la route se fait plus étroite et prend de la hauteur. Nous arrivons peu après au village. Il est construit sur les pentes d’une colline. Toutes les maisons aux toits plats sont construites en argile et serrées les unes contre les autres dans un labyrinthe de petites ruelles pavées. Quelques enfants jouent dans les rues et sont surpris par la présence d’un étranger. Mes quelques mots de Farsi les surprennent autant que ça les fait marrer. Plus tard, j’apprendrai que dans toute la province les habitants parlent l’Azéri et non le Farsi, parfois source de difficulté avec le gouvernement qui refuse de reconnaître la langue comme officielle.
Dans ce petit village le temps semble s’être arrêté: un homme transporte du fourrage sur son âne tandis que les femmes lavent le linge ensemble dans de grandes bassines. De retour au taxi, nous nous mettons en route à toute vitesse vers Jolfa. A 140km/h dans la vallée de l’Araxe j’ai à peine le temps d’admirer les paysages de dingues tout autour de moi. En chemin, nous nous arrêtons dans un bouiboui pour dévorer un délicieux kebab, avant de reprendre la route accompagnés de deux soldats et d’un étudiant à l’arrière.
Un homme transporte du fourrage sur son âne
Après m’être installé dans ma chambre à Jolfa pour deux nuit (Tourist Inn, 30€/nuit), je pars explorer les alentours. Jolfa est une zone franche économique, on y trouve une foule de boutiques. D’autant plus que le poste frontière Azéri se situe en plein centre ville, ce qui favorise les commerces en tous genres. D’ailleurs, beaucoup de magasins ont leurs enseignes écrites en Azéri, mais le plus surprenant est la présence d’un Domino’s Pizza, chaîne de fast-food américaine. J’avais repéré à l’entrée de la ville un pont ferroviaire situé à côté d’un mémorial ou des gens se prenaient en photo et je décide de poursuivre jusque là a pied.
C’était sans compter sur Payman, un automobiliste qui passe par là et qui tient absolument à me déposer là où je vais. Avec sa femme et son fils, il m’explique la signification du mémorial et prend des selfies de nous, sous le regard attentif des deux soldats qui gardent le pont depuis un mirador placé au dessus des rails. Ce pont, qui permet aux trains marchandises venant de Turquie d’amener leur cargaison en Iran via l’Azerbaïdjan est un lieu stratégique bien gardé. Payman insiste ensuite pour m'emmener faire du shopping, et ne me laisse pas l’occasion de refuser. Bien que j’aie appliqué la règle du Taroof, qui veut que l’on refuse plusieurs fois une offre avant de l’accepter, me voilà malgré moi dans sa voiture sur les grands axes de circulation à l’extérieur de Jolfa. Je suis surpris par la modernité: de nombreux centre commerciaux design et flambant neuf remplis grandes enseignes américaines et internationales. Apparemment, l’embargo américain ne s’est pas invité jusqu’à ce mini Dubaï Iranien. A l'extérieur les voies rapides sont bondées, entretenues et décorées pour le mois d’Achoura, rien avoir avec l’image glauque et poussiéreuse que l’on a de l’Iran en Occident. Même si, bien entendu, ce lieu n’est pas représentatif de l’Iran en général. Payman insiste pour me payer quelques chose, je refuse, il insiste, je refuse, il insiste… Je finis par prendre ce qu’il y a de moins cher dans le magasin: un tube de dentifrice. Payman est fier comme Artaban de présenter son nouveau pote européen à tout qui veut bien l’entendre aux caisses. Spontanément les “Welcome in Iran” fusent et je me vois invité à prendre leur numéro de portable “au cas où j’aurais besoin d’aide”. Finalement, Payman qui rentre ensuite sur Tabriz, me dépose à mon hôtel et je ressors immédiatement manger juste en face. De toute façon je ne comprends rien à la carte écrite uniquement de ces belles arabesques persanes et je choisis un kebab au hasard. Le ventre plein, fatigué, je rentre dormir. Ca aura été une longue et intense journée.
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Arménie - Iran : récit de voyage
Samedi 30 septembre : Vol matinal Bruxelles - Erevan avec Ukraine International. Rien à redire sur la compagnie (j’avais lu de nombreux avis catastrophiques) : courte escale à Kiev, avions récents et confortables mais aucun service gratuit à bord (ressemble à du low cost). Pour un vol payé 250 € (aller Erevan, retour depuis Téhéran), cela vaut la peine.
Longue attente à l’arrivée à Erevan, mais, ça y est, me voilà arrivé. Excité et anxieux à la fois, il s’agit de mon premier voyage entièrement seul pour une période de 2 semaines, qui plus est dans une région où l’offre touristique est faible. A moi l’inconnu... A la sortie, j’achète directement une carte sim locale et, le taxi que m’avait proposé mon logement AirBnb pour 10€ est là à m’attendre. J’aime ces premiers instant dans un nouveau pays, et ma première impression sur le trajet jusqu’en ville est ce curieux mélange d’ambiance ex-soviétique et d’Orient. Cette impression se renforcera au cours de mon séjour avec en plus, dans la capitale, le constat que ce pays se tourne aussi de plus en plus vers l’occident.
L’accueil à mon logement est formidable et ajoute de la chaleur à cet austère building dans lequel il se trouve. Voulant être au plus près de la population j’ai minutieusement choisi une chambre chez l’habitant (sur AirBnb) et cela aura été un très bon choix, bien qu’un peu plus onéreux : 20€/nuit au lieu de 10€ en hostel. Avant de partir explorer la ville, mon hôte, Shoghik, qui vit là avec sa fille Ellen et son mari, me propose de m'asseoir avec eux et de partager les fruits, l’Halva, le café arménien, les gâteaux, ... disposés sur la table pour mon arrivée.
Je sors prendre le pouls de la ville en commençant par la place de la République puis place de l’Opéra et jusqu’à Cascade. A la tombée de la nuit, tout s’anime : les gens sortent, les rues deviennent bondées, les terrasses se remplissent, les familles sortent dans les parcs et les jeunes se rassemblent. Je suis surpris par tant de vie et d’animation, il fait agréable de se promener dans les rues de la capitale au coucher du soleil. Je me mets alors en quête d’un endroit que l’on m’a conseillé pour aller souper. Cet endroit étant un peu à l’écart et je prends un taxi pour m’y rendre. Ici, personne ou presque ne parle anglais, pour communiquer c’est soit Arménien soit Russe. Comme je ne parle aucun des deux, gestes, sourires et l’aide de Google traduction feront l’affaire…ou pas : me voilà déposé dans un quartier totalement sombre et inanimé, pas le moindre resto en vue. En marchant 10 min je finis par tomber sur un snack qui propose de la délicieuse viande grillée que l’on me sert avec des légumes au goût inouï, des herbes aromatiques et… une bouteille de Vodka. Je suis seul, à l’unique grande table du « restaurant », qui sert aussi probablement de salle à manger pour la famille. En rentrant, Shoghik m’invite à prendre un bol de soupe fumante devant la télé avec elle et Elen.
Dimanche 1er octobre :
Après un petit déjeuner préparé avec beaucoup d’amour, composé de blit (petites crêpes ressemblant à des blinis), d’Afsianka (porridge), de fruits râpés, d’Halva et d’autres gâteaux locaux, je me mets en route vers le marché couvert de la ville. Sur le chemin, le long de cette avenue principale un peu plus éloignée du centre, je retrouve des similitudes avec certaines villes d’Asie à travers cette alternance de bâtiments décrépis et de nouveaux centres commerciaux modernes et ultras kitsch. Le tout, bien entendu, ponctué par le bruit des klaxons et de la circulation infernale. Ma balade dans le marché couvert n’est pas sans me rappeler celui de Kiev, mais, de nouveaux, avec cette touche asiatique en plus. Les étals sont magnifiques et éclectiques : bouquets de fleurs en fruits secs, grands pains plats, miel local et pieds de porc sont au menu.
Marché couvert de ErevanFasciné depuis toujours par les trains, je hèle un taxi jusqu’à la gare. L’unique train du jour au départ est à destination de Tbilissi, en Géorgie et mon taximan, persuadé que je désire m’y rendre, rentre dans un long débat en russe pour me convaincre de me conduire lui-même jusque-là. Une fois visité l’imposant bâtiment à l’architecture typiquement soviétique, je prends le métro pour retourner vers le centre-ville et monter sur une des collines de la ville, là où se situe 2 imposants monuments à la gloire du pays et de l’URSS. Une vieille fête foraine que je pensais désaffectée jouxte ces 2 édifices solennels et le contraste est plutôt amusant.
Après avoir flâné là-haut, je me dirige vers la mosquée de la ville, entièrement restaurée. Appelée la « mosquée bleue », et cachée derrière de vieux bâtiments, elle a plutôt fière allure et me donne un petit avant-goût de ce qui m’attend en Iran. Je me repose quelques minutes sur un banc dans le jardin avant d’aller prendre une bière en terrasse en profitant des derniers rayons de soleil. Je me dirigerai ensuite vers un petit resto de cuisine typique du Haut-karabagh : du pain fourré aux herbes aromatiques passé un grill.
Sur le retour, je profiterai de l’animation de la ville, et notamment du spectacle son et lumière aux fontaines de la Place de République. En rentrant le soir chez Shoghik, un souper m’attendra pour compléter mon repas frugal de ce soir. Son mari, chauffeur, et que je n’ai pas encore rencontré, rentre d’un périple avec des clients. Je m’arrange avec lui pour la journée de demain : il me déposera à mon hôtel à Eghegnazor en faisant un stop à Khor Virap, à Areni pour goûter la production de vin local et enfin à Noravank.
Gare de Erevan
Monument "Mère Arménie" à Erevan, et sa fête foraineLundi 2 octobre :
Je me réveille avec le bruit de la pluie sur les tôles ondulées du parking en contrebas de ma chambre. La météo s’annonce médiocre et nous nous mettons en route avec Edgar vers 10h00, direction Khor Virap. Après 1h de route et un arrêt d’une demi heure pour faire le plein de gaz liquide (interdiction de rester près du véhicule pendant ce temps), nous arrivons avec le soleil au monastère. Le lieu est majestueux mais je ne verrai rien du Mont Ararat, complètement dans le brouillard. Juste en contrebas, j’observe des paysans travaillant aux champs avec de vieux tracteurs déglingués. Un peu plus loin, s’étend une sorte de no man’s land marquant la séparation avec l’ennemi juré, la Turquie, à moins d’un kilomètre.
Monastère de Khor VIrap
Champs aux alentours de Khor VirapOn se remet en route. Petit à petit, la route alors dans la plaine, s’élève et devient une route de montagne sinueuse. Les paysages s’escarpent et le dernier virage avant un col ouvre la perspective sur un horizon steppe et de pics rocheux à couper le souffle. Quelques maisons sont blotties au creux de petites vallées, formant des hameaux ou le temps semble s’être arrêté. La conduite d’Edgar se fait plus brusque et plus rapide, et celle des autres conducteurs également, jusqu’à frôler l’accident. Nous voilà à 3 sur 2 bandes afin de laisser passer la voiture en face doublant dans un virage sans visibilité. On l’a vraiment échappé belle. Quelques jurons d’Edgar en arménien plus tard, nous arrivons à Areni en même temps que la pluie pour y goûter le vin dans une cave. Pas trop convaincu par ce qu’il m’est offert à goûter, j’achète malgré tout une bouteille pour prendre comme apéro si l’occasion se présente avant mon passage en Iran.
Arrêt sur la route entre Khor Virap et AreniEdgar commence à s’agiter, alors que je traine un peu dans la cave, il m’attend dans la voiture et klaxonne plusieurs fois pour que je me dépêche. Nous reprenons la route vers le site de Noravank, situé à 20km, à tombeau ouvert. Par chance, la pluie a fait place à des éclaircies. Il y a du monde. Enfin, façon de parler, ça reste l’Arménie. Disons qu’il doit y avoir une trentaine de personnes sur le site, surtout des visiteurs venus à la journée depuis Erevan. Je prends beaucoup de plaisir à explorer les deux églises dans ce cadre fantastique. Ce sera l’une des plus belles visites du pays…qui sera écourtée car Edgar, qui, pressé de rentrer, crie après moi à ma recherche. Manque de chance pour lui, j’ai marché pendant 10 min sur un petit sentier qui monte dans la montagne afin d'avoir une vue de recul sur le monastère et les montagnes rouges et abruptes qui l’entourent. Je prendrai tout mon temps pour redescendre.
Edgar me dépose chez mes nouveaux hôtes, au Shushan B&B (10€/nuit) où je suis accueilli par Arumen, le fils aîné de la famille. Il joue dans le salon avec un ami au backgammon. Je reste là un peu avec eux à les regarder jouer et à essayer de comprendre les règles tout en mangeant des fruits accompagné d’un café arménien. Il est 17h, un rayon de soleil passe par la fenêtre et la pluie s’arrête dehors. Je profite de l’accalmie pour sortir et me diriger vers un vieux pont médiéval enjambant le torrent dans la vallée, un peu plus en contrebas du village. J’avais repéré les lieux dans un vieux livre en noir et blanc dans la bibliothèque de ma chambre.
C’est depuis le carrefour principal de la ville, là où croise la principale route Nord-Sud du pays, que débute le sentier. Ici, se concentrent une pompe à essence, un garagiste et un restaurant, semblant être l’unique point de ravitaillement à 100km à la ronde, conférant à cet endroit une ambiance de far ouest arménien. Après 20 minutes de marche à travers champs, j’arrive jusqu’au au pont de la photo. La vue sur celui ci avec le torrent et les nuages se déchirants sur les montagnes en arrière-plan est remarquable. De là, j’aperçois un homme en train de pêcher avec sa femme. Il me fait signe de les rejoindre à grand renfort de gestse et de mots que je ne comprends pas. Quand j’arrive à sa hauteur, son immense sourire me met de suite en confiance. Il me montre comment il pèche, avec un bout de ficelle attaché à un bâton, puis, d’un hochement de tête, me désigne le maigre produit de sa pêche dans un petit sceau. Alors que je m’apprête à retourner sur mes pas, ils m’invitent à les suivre jusqu’à leur maison, située 200 mètres plus haut à travers champs. Je refuse d’abord poliment plusieurs fois, puis face à leur insistance et leur gentillesse, je finis par accepter.
Pêcheur à EghegnazorCes deux paysans, Ashat et Ushi, semblent vivre totalement coupé du monde. Leur maison consiste en une unique pièce en terre battue ou l’on y mange, dort et cuisine. Dans un coin de la pièce trône une vieille télé à écran cathodique à l’image neigeuse et diffusant un soap opéra bollywoodien sous-titré en cyrillique. Je me vois prié de m’asseoir pendant que le café chauffe. Alors que la femme d’Ashat apporte le café, voilà mon hôte de retour avec des tomates du potager. Il lui fait des gestes en me souriant pour lui montrer qu’il ne veut pas du café. Ashat me fait un clin d’œil et, caché derrière une étagère, il sort une bouteille de vodka dans laquelle il a fait macérer des baies. Ashat semble très amusé et fier de me montrer combien sa vodka est forte et comment on la boit cul-sec dans des petits verres.
Pendant ce temps Ushi apporte le repas : elle commence à sortir de grandes crêpes de pain sec, qu’elle arrose légèrement pour lui redonner sa consistance normale. Ensuite, elle découpe soigneusement en quartier les tomates rapportées par son mari ainsi que des tranches d’un fromages de leur élevage accompagné de piments, poivrons et d’herbes aromatiques : feuilles de menthe, de réglisse, d’anis et d’autres dont je suis incapable d’identifier le goût. Tout a une saveur fabuleuse, les tomates sont juteuses, sucrées et pleine de parfum, jamais avant je n’en avais mangé de telles. Le fromage aussi est extraordinaire et le goût combiné à celui de la tomate et des herbes aromatiques est juste divin. Je n’ai plus faim, mais je Ashat et Ushi m’obligent à manger encore, ils veulent faire honneur à leur invité.
Le temps passe vite, nous ne parlons aucune langue commune, mais nous parlerons tout le repas et toute la soirée. Je ressens une gentillesse et un accueil pur et authentique chez ces gens comme rarement j’en ai rencontré lors d’autres voyages. Entre temps la nuit est tombée. Mes hôtes veulent que je reste dormir là et, à contrecœur, je refuse. Ils ont peur que je me fasse attaquer par des chiens errant sur le retour dans le noir et décident de m’accompagner une partie du chemin. Ils me donnent aussi un grand bâton pour me défendre, si des chiens venaient à m’attaquer. Nous nous disons au revoir et je rentre dormir dans la pension le cœur lourd de les quitter.
Mardi 3 octobre :
Un petit déjeuner typique et du bon café m’attendent. La maman de Arumen vient me saluer, c’est elle qui est aux fourneaux. A 9h00 arrive le taxi que m’avait négocié la famille la veille pour aller visiter les alentours de Eghegnazor pour toute la journée. Mon chauffeur ne parle que Russe et Arménien, et, quand on doit communiquer, il appelle sa femme qui fait la traduction au téléphone. Le soleil est de la partie ce matin et je sais que ça ne durera pas. J’ai envie de retourner à Noravank pour revoir le site avec la lumière matinale, tout seul et sans pression comme la veille. Quand nous arrivons, nous sommes en effet presque seuls, il n’y a qu’un camping-car immatriculé en hollande qui a passé la nuit là. J’en croiserai quelques-uns de ces mobile-home immatriculés en Europe, ce qui est toujours une grande joie pour les locaux de les apercevoir. L’atmosphère matinale à Noravank est surréelle, presque divine, avec ces gros nuages noirs, qui s’accrochent aux montagnes. Ils sont percés de rayons de soleil qui illuminent uniquement les églises du site, comme un rayon divin. Initialement j’avais prévu une randonnée (trouvée sur Wikiloc) qui se termine à Noravank après avoir traversé des gorges profondes. Mais suite aux pluies d’hier et à celles annoncées cet après-midi, on me l’a déconseillé. Je parcours malgré tout les 10 premières minutes à contre sens jusqu’à une source avant de remonter en voiture, direction Eghegis, Arates et environs.

NoravankIl faut 45 minutes de voiture sur des routes de plus en plus étroites et isolées pour rejoindre ces anciennes églises arméniennes, pour certaines très anciennes et en ruine, nichées dans des alpages à l’aspect de steppes. Je suis surpris de voir la quantité de pièces archéologiques, essentiellement des pierres dans lesquelles sont sculptées des croix et des écritures parfois presque millénaires, et qui sont à terre, sans protection et à la portée de tous qui souhaiterait les emporter.
AratesNous mettons ensuite cap sur le Selim Pass, après un bref arrêt plein de gaz liquide et sandwich. La route remonte une vallée, d’abord large, ensuite de plus en plus escarpée. Les paysages sont magnifiques et grandioses. Le paysage herbeux, totalement jauni après la sécheresse de l’été, sans un seul arbre, consiste en une steppe aride et immense, entourée de sommets. Juste en dessous du col se trouve un des plus ancien et des mieux préservé caravansérail (Caravansérail de Sélim) de la route de la soie, ce qui était le but premier de mon ascension. Je suis excité d’aller visiter cet ancien lieu d’accueil des marchands de l’époque et de leurs montures sur leur route vers l’Orient lointain. C’est mon intérêt pour la route de la soie qui m’a amené à vouloir découvrir ces contrées, notamment après la lecture du livre de Bernard Ollivier « la longue marche ». Le caravansérail est presque intact et orné d’écritures arméniennes et arabes. A l’intérieur on peut facilement identifier les pièces de vie des hommes et des bêtes, mais aussi des espaces de vente. Un marchand vend du miel, des alcools locaux et des herbes aromatiques. Il parle le français, ce qui est très rare par ici. Je lui achète un petit pot de miel puis prenons la route pour redescendre de l’autre côté du col, jusqu’au lac Sevan et au cimetière de Noraduz, réputé pour ses khatchkars. A présent le ciel est bas, gris et il tombe une fine pluie glaciale. Plus haut sur les sommets, une couche blanche apparaît : ce sont les premières neiges de l’année. Le lac Sevan, que j’ai vu d’un bleu éclatant sur les cartes postales à Erevan, a la même couleur que le ciel et se tient le long de la route déglinguée traversant des villages vides et sales. Le tout transpire d’une ambiance cafardeuse. Je me promène rapidement à travers les khatchkars, qui sont des stèles commémoratives de près de 2 mètres de haut et sur lesquelles sont représentées des scènes de la vie quotidienne de l’époque. Pour quelques Drams, une vieille dame m’explique la signification des représentations sculptées sur les stèles principales, ce qui donne un peu de vie à ce cimetière sous la grisaille. Nous repassons le col dans l’autre sens, là-haut le vent souffle et la température tombe à 0 degré. Je peux sentir le froid passer à travers vitres mal isolées de la vielle Lada aux pneus lisses. En perdant de l'altitude la météo se fait plus clémente et j'observe que mon chauffeur se détend. Après la visite d’une énième église et un bref passage chez un bijoutier pour changer des euros, mon taxi me dépose à ma pension. Nous nous reverrons demain pour le chemin jusqu’à Goris car il n’y a pas de marshrutka sur cet axe demain, ou alors de façon très incertaine.
Lorsque je rentre, un couple d’allemand vient juste de s’installer à la pension. Nous passons le début de soirée tous ensemble avec les enfants avant d’aller manger dans un resto que nous recommande nos hôtes, le long de la « Motorway 2 » (comprendre « la route défoncée vers le sud »). Plutôt sympas, ils m’offrent le repas et la bière. Ils m’expliquent aller eux aussi en Iran par après, mais en avion, faute d’avoir obtenu le visa à temps (obligatoire pour le passage terrestre mais délivré à l’aéroport). Nous rentrons dans le noir à la lumière de nos frontales sous la bruine glaciale et ouvrons la bouteille de vin que j’ai achetée et que nous finirons à 2 avec Micha car Hannah m’apprend qu’elle est enceinte. Je trouverai rapidement le sommeil…
Mercredi 4 octobre:
Après un petit déjeuner vite avalé et avoir fait mes adieux, je me mets en route vers Goris avec mon taxi de la veille. Les nuages de pluie de hier s’ouvrent et se déchirent à présent en lambeaux sur la pointe des sommets et des collines environnants. Il a fait froid cette nuit, et les timides éclaircies laissent entrevoir les alpages saupoudré d’une fine couche blanche de neige fraîche. Le contraste de la blancheur étincelante de la neige avec le jaune des herbes brûlées de la steppe, sur le fond de nuages s’écharpant sur les pics rocheux, est magique. A travers les minces espaces de ciel bleu fusent quelques rayons soleil réchauffant l’atmosphère et les teintes froides du paysage. La route zigzague en larges virages dans le fond de l’ample vallée, monte est descend en laissant apercevoir, au détour d’une courbe ou d’un petit col, le long ruban foncé d’asphalte s’étirant à la l’infini vers un banc de brouillard. En chemin, nous faisons halte à Jermuk, station thermale dont le nom s’étale sur toutes les bouteilles d’eau minérale du pays et dont les façades neuves des bâtiments et la signalisation existante au bord de la route lui confère un aspect chic. Jermuk, également station de ski construite par les russes à l’époque, verra sous peu ses hôtels remplis par les skieurs. L’air est piquant et, avant de rejoindre la voiture, je me réchauffe les mains avec une bouteille d’eau vide que je rempli à une source d’où jaillit de l’eau à 55 degrés.
Neige fraîche au Vorotan Pass avant GorisLa route se poursuit avec le passage du Vorotan Pass. Ici les nuages s’accrochent et la route est à présent totalement enneigée. Elle le restera jusqu’à proximité de Goris. J’avais convenu avec mon chauffeur qu’il me dépose au téléphérique pour Tatev (le “Wings of Tatev”), mais vu la neige et le brouillard je décide qu’il est inutile de monter là haut et nous poursuivons jusqu’à Goris où je me fais déposer à l’auberge de jeunesse (Eden Hostel & Guesthouse, 9€/nuit). Il fait glacial dehors et tout autant à l’intérieur lorsque je rentre dans le hall de l'auberge. Se tient là, debout et raide comme la justice, un jeune de mon âge et qui attend depuis 15 minutes que quelqu’un de la réception vienne l'accueillir. Nous trouvons un mot de la réceptionniste avec un numéro auquel appeler en cas d’absence. 5 minutes plus tard une dame sympa, mais avec qui la capacité à communiquer est limitée, nous montre notre dortoir et nous amène un radiateur électrique plus que bienvenu.
Nous ressortons presque immédiatement à la recherche d’un endroit où manger. Je fais plus ample connaissance avec Ido, il est israélien et est un ancien officier de l'armée. Il ne mange pas casher à proprement parler, mais suit malgré tout certaines règles alimentaires, comme celles de ne pas manger de porc et de ne pas mélanger les produits laitier avec de la viande. Du coup, ça restreint pas mal les possibilités des lieux ou se sustenter, surtout dans dans un pays comme l’Arménie et d’autant plus dans un bled comme Goris. Finalement, un kebab d’agneau avec du riz fera l’affaire. A cet instant, je n’ai pas encore conscience que ce menu constituera, jusqu’à l’écœurement parfois, à peu près l’essentiel, la variété de viande mise à part, de mon régime alimentaire iranien.
Alors que Ido, qui déteste déjà ce temps gris, froid et maussade qui lui est pourtant inconnu dans ses contrées septentrionales, rentre à l’auberge se reposer et se connecter au Wifi, je m’en vais explorer le vieux Goris. Le vieux Goris est en fait le pendant de Kandovan, en Iran. Des habitations troglodytes creusée dans du tuf, faisant fortement penser à la Cappadoce. Mais la tête enfouie sous ma capuche, les mains frigorifiées et les pieds mouillés, le charme opère peu et je me précipite dans le premier bistrot ouvert que je croise. Un café pour me réchauffer le corps et deux Kilika de 66cl (bière locale) pour me réchauffer le cœur.
Quand je rentre à l’auberge, Ido a fait connaissance avec une nouvelle arrivée qui partage notre chambre: Anna, qui est Moscovite. On fait passer le temps en jouant aux cartes dans la cuisine en buvant du thé bien chaud. Tous les trois, nous souhaitons aller demain visiter le monastère de Tatev et arrangeons un taxi avec l’auberge. Finalement, un invité surprise de dernière minute, un compagnon de voyage que Ido a croisé en Géorgie 1 mois auparavant et qui se trouve par hasard dans la taverne du village ou nous allons souper, s’ajoutera à nous pour l’aventure du lendemain.
Jeudi 5 octobre:
La Lada bleue clinquante édition spéciale rideau de fer nous attend fièrement devant l’hostel. Notre chauffeur, dont le sourire est aussi brillant que les enjoliveurs chromés de son ancêtre, discute du prix et de l’itinéraire en russe avec Anna et la gérante de l’auberge. Finalement, on ne va pas se contenter de Tatev, on va pousser jusqu’à Sisian, pour aller voir Karahunj, le Stone Age local, mais aussi une cascade, le monastère de Vorotnavank et un vieux pont menant au lac de Shamb. J’avais initialement l’intention de prendre la marshrutka de 13 ou 15 heures jusqu’à Kapan puis Meghri pour passer la frontière iranienne le lendemain matin tôt.Mais l'itinéraire alléchant et la joie de partager cette aventure aux allures de road trip avec mes nouveaux amis me plait plus.
Je resterai donc une nuit de plus dans ce lit dont le confort relève plus du hamac, tant il est creusé. Mais ça n’a pas la moindre importance. Je suis assis à l’arrière, écrasé contre la fenêtre. A cinq dans cette voiture, en comparaison, voyager avec Ryanair relève du luxe ultime. Je rigole intérieurement du groupe éclectique que nous formons en route vers “on ne sait pas vraiment où”. Vingt quatre heures auparavant nous étions encore de parfaits inconnus, et maintenant nous voilà tel un groupe de pote qui se connaît depuis toujours. Il n’y a qu’en voyage que ce genre de dynamique de groupe se crée.
Compagnons de voyage et taxi Lada clinquantLe soleil brille de mille feux ce matin. Fini la grisaille et la pluie. En revanche il a neigé la nuit sur les hauteurs, et au premier col que la route franchi, il y a une petite accumulation de quelques centimètres. Le paysage blanchi est spectaculaire, et nous sommes tous ébahi devant tant de beauté. Pour les deux autres garçons, c’est presque une première de voir de la neige, ou, en tout cas, d’en voir de si près. Ils ont fait arrêter le taxi pour pouvoir toucher la neige et, tels des gamins, s’amusent à lancer des boules de neige. Ce qui fait bien poiler notre chauffeur, blasé des hivers glacials qui peuvent sévir dans la région (jusqu’à - 40 °c paraît-il). Peu après s’être remis en route, nous croisons des bergers en transhumance qui envahissent la route avec leurs vaches. Perchés sur leurs chevaux pour guider le troupeau, ils ont des airs de cow-boy du far-ouest. J’en profite pour les prendre en photo avec le paysage désolé en arrière plan.
TranshumanceNous poursuivons ensuite jusqu’à Karahunj. Il y a plus de monde par ici, mais pour que l’endroit ait vraiment de l'intérêt, il faudrait un guide, sinon ce n’est qu’un champ où se trouvent des pierres levées sans logique apparente. J’en profite pour prendre un café dans une roulotte et nous échangeons quelques mots avec un homme accoutré comme pour aller gravir l’Everest. Soudain, choc des civilisations: l’homme demande à Ido d’où il vient. L’Israélien répond à l’homme qui lui répond à son tour “alors c’est donc toi mon ennemi juré ? Je suis Iranien”, avec un air rieur traduisant qu’il n’en pense rien. S’en suivra ensuite dans la voiture une discussion sur les problèmes entre les deux pays.
D’ailleurs, sur ces routes du grand Sud arménien, l’Iran commence à se faire plus présente: nous croisons de nombreux camions immatriculés en Iran mais aussi des pancartes de restaurants ou de garages le long de la route où la traduction n’est plus en Russe mais en Persan. Quelques dizaines de minutes plus tard, nous voilà au bord d’une belle cascade. Avec les pluies des jours précédents, il y a du débit, ce qui la rend imposante. Après les selfies de rigueur, nous nous réentassons dans la vieille Lada en route vers le monastère de Vorotnavank. Il est parfaitement bien préservé et vraiment imposant, le long d’une petite route dans une nature intacte. Avant de poursuivre vers Tatev, nous faisons un long détour par une vallée traversée par un vieux pont et menant à un joli lac entouré de hauts plateaux.
Sur la route
Monastère de Vorotnavank
Vieux pont menant au lac de Shamb, proche de SisianLe lieux de départ du téléphérique pour Tatev est en contraste total avec le reste du pays: moderne et blinquant. D’un coup, on se croirait téléporté en Suisse. Nous achetons nos tickets par carte de crédit pour un départ à 15h30, soit 45 minutes plus tard. En attendant, on en profite pour se restaurer un peu devant la vue sur la vallée en contrebas. On loupe notre départ et devons changer notre billet. Le monastère de Tatev est très beau, mais j’ai déjà vu tellement d’églises arméniennes et de monastères que je suis un peu blasé. Je m’éloigne un peu pour avoir une vue avec du recul avec le montagnes enneigées de l’Azerbaïdjan et du Haut-Karabagh au loin. Initialement, j’avais prévu de redescendre à pieds en passant par le pont suspendu et les sources chaudes, mais l’heure tardive et la météo des jours précédent contrediront mes projets. Nous rentrons doucement à Goris et allons souper ensemble des plats locaux à la taverne du village, à côté de l'hôtel Goris.
TatevVendredi 6 octobre:
La marshrutka vers le Sud ne passera pas avant 13h et, comme j’ai déjà un hôtel réservé et payé à Jolfa, et que je veux passer la frontière iranienne le plus tôt possible dans la journée, je demande au taxi d’hier de me conduire jusqu’à Agarak, au poste frontière. Je n’ai jamais autant pris de taxi en voyage qu’en Arménie. Mais la rareté des transports publiques dans le Sud et l’isolement de certains endroits ne me laisse pas d'autre choix. Et puis, ça me donne l'occasion de m'arrêter quand je veux pour admirer les paysages ou de faire des détours par des petits villages en dehors de l’axe principal.
Je fais mes adieux à Anna et Ido. Anna remontera au Nord vers Areni, pour aller à la fête du vin, en stop avec des Argentins séjournant dans l’autre dortoir de l'auberge. Avant de se séparer elle m'apprendra quelques mots de base en russe pour communiquer avec le conducteur. Ido, quant à lui, passera quelques jours par Erevan avant d’aller prendre son vol retour à Tbilissi.
J’embarque donc dans la Lada d’hier, à l’avant cette fois ci, en route vers le Sud et l’Iran. Mon chauffeur a pris sa femme avec, j’ai cru comprendre qu’elle n'avait jamais été jusque là et qu’elle est curieuse de découvrir une autre part de son pays. Les paysages changent petit à petit, les panoramas steppiques font place à une forêt dense puis à des paysages plus alpins, avec le franchissement du col de Meghri à 2535 mètres. Au loin, on aperçoit déjà les premières montagnes d’Iran. A la descente, le décor change, tout devient plus aride et plus sec.
A l’arrière, la femme de mon chauffeur m’a gentiment préparé des sandwiches pour ne pas que je reste le ventre vide. Comme un dernier geste d’hospitalité à l’arménienne avant de rentrer dans un nouvel univers inconnu. Plus nous approchons de l’Iran et plus le thermomètre augmente drastiquement. Alors que le Meghri Pass était couvert de neige, nous croisons un panneau indiquant 25 degrés en traversant Meghri. Et soudain, nous débouchons dans une vallée. D’un seul coup, il n’y a plus d’herbe, plus d’arbre, plus de couleur. Les collines bien que plus basses se font abruptes, brisées, rocailleuses et d’une couleur aussi sombre que de la pierre de volcan. L’univers dans lequel nous entrons est radicalement différent de tout ce que j’ai vu jusqu’à maintenant: lunaire et inhospitalier. Sur la gauche de la route, l’accès est barré par des barbelés tout du long, et quelques miradors ponctuent le chemin. De l'autre côté des barbelés coule l’Araxe, et sur la rive d’en face s’étend la République Islamique l’Iran. Cette arrivée progressive sur l’Iran avec l’apparition soudaine de ces terres désertiques sonne comme une mise en garde. Je suis impressionné et ressens un mélange d’excitation, de me retrouver à ce point précis du globe, et d’anxiété quant à ce qui m’attend de l’autre côté.
En route vers l'Iran, arrivée sur KapanIls me regardent affectueusement m’éloigner du taxi et, après un dernier signe de la main à mon chauffeur et sa femme, je passe le portail d’accès aux douanes arméniennes. Quelques camions sont garés là, en attente de leur passage sur l’autre rive. Nous sommes vendredi, l’équivalent de notre dimanche en Iran, et tout est plutôt calme. Quelques chauffeurs de taxi attendent le client et des enfants revendent des cartes sim prépayées. D’autres boivent du thé dans le grand hall qui fait aussi office de bar. Je suis apparemment le seul à traverser la frontière car un fonctionnaire vient ouvrir exprès pour moi le guichet. Quelques questions d’usages et un coup de tampon plus tard, me voilà officiellement sorti d’Arménie.
A la sortie du bureau des douanes, une large route mène jusqu’à un pont au dessus de l’Araxe. Il y a la possibilité d’emprunter des voiturettes de golf pour franchir ce no man’s land de 500 mètres entre les deux pays, mais l’instant est solennel et je préfère en savourer pleinement chaque seconde. L’envie de faire perdurer un peu ce moment l’emporte sur mon empressement d’entrer en Iran. L’entrée Nord du pont, côté Arménien donc, est gardée par un soldat Russe qui contrôle une dernière fois mon passeport. Les rambardes du pont sont peintes de gris jusqu’à exactement la moitié, devenant blanches, rouges et vertes ensuite pour symboliser le changement de pays. En dessous, coule le torrent boueu. De l’autre côté, un jeune soldat tout mince m'accueille d’un “Salam”, mon premier Salam, et m’indique vers où me diriger. Au pied du poste frontière, dans lequel je m’engouffre, trône fièrement un immense drapeau iranien repérable des kilomètres à la ronde.
Mon visa en poche, le passage en douane est très rapide jusqu'à ce que, avant de récupérer mon sac sortant de la machine à rayon X, un homme, apparemment haut gradé, me demande de le suivre dans son bureau. Ce doit être le chef des douanes, car il est en chaussette dans le salon adjacent à son bureau, richement décoré de tapis persans. Il me pose toute une série de questions sur mes connaissances à propos de l’Iran et de la raison de mon voyage dans ces contrées reculées, loin des zones touristiques telles que Shiraz ou Ispahan. Apparemment convaincu par mes réponses, il me remet enfin mon passeport, à deux mains, en me souhaitant la bienvenue en Iran. Je ressors de là un peu déboussolé: était-ce de simples questions d’usages ou bien ma présence ici est-elle réellement source de suspicions ? Bien que je chasse rapidement ces pensées de ma tête, un léger malaise me poursuivra pour le reste de la journée.
Tout est extrêmement calme ici. Je change les Drams arménien qu’il me reste en Rials, ainsi qu’une centaine d’euros. Me voilà à présent multi millionnaire. Il n’y a que très peu de savari dans la vallée de l’Araxe, et, de surcroît nous sommes vendredi. Je n’ai à nouveau d’autre choix que de négocier un taxi. Avant d’aller à Jolfa, 70 km plus à l’Ouest, je souhaite faire le détour par le vieux petit village d’Ushtabin, 30 km à l’Est du poste frontière. Le changement d’ambiance est radical avec l’Arménie, essentiellement dans l’attitude des gens. Ils sont tout aussi gentils et chaleureux, mais nettement plus extraverti et moins repliés sur eux-mêmes. J’avais ressenti le même décalage, à une échelle beaucoup plus forte, en passant d’Israël en Palestine il y a quelques années. Mon chauffeur s'arrêtera vingt fois entre la frontière et Ushtabin pour prendre des gens au bord de la route, parler avec des connaissances, aller acheter des fruits ou encore embarquer ou livrer des colis. A plusieurs reprises nous amènerons de jeunes soldats d’un village à l’autre.
La route longe tout du long le cours de l’Araxe. La zone est stratégique d’un point de vue géopolitique et potentiellement explosive car juste en face se trouve, en alternance, l’enclave Azerbaïdjanaise du Nakhitchevan, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, deux pays en guerre. J'aperçois de loin miradors, bases militaires et canons anti aérien. Mais aussi des villages animés, des voitures et même un train de passager. Il est étonnant de pouvoir entrevoir de si près ces mondes qui se haïssent mutuellement, et pourtant s'ils savaient comme, vu d’ici, à quel point ils se ressemblent. De mon côté de la frontière, bien que la route soit ponctuée de fortins poussiéreux et de soldats retranchés, mitraillette en bandoulière, derrière des sac de sable, l’ambiance semble plus détendue. L’Iran, pays ami des deux autres, n’a, a priori, rien à craindre.
Après un carrefour avec l’axe principal, la route se fait plus étroite et prend de la hauteur. Nous arrivons peu après au village. Il est construit sur les pentes d’une colline. Toutes les maisons aux toits plats sont construites en argile et serrées les unes contre les autres dans un labyrinthe de petites ruelles pavées. Quelques enfants jouent dans les rues et sont surpris par la présence d’un étranger. Mes quelques mots de Farsi les surprennent autant que ça les fait marrer. Plus tard, j’apprendrai que dans toute la province les habitants parlent l’Azéri et non le Farsi, parfois source de difficulté avec le gouvernement qui refuse de reconnaître la langue comme officielle.
Dans ce petit village le temps semble s’être arrêté: un homme transporte du fourrage sur son âne tandis que les femmes lavent le linge ensemble dans de grandes bassines. De retour au taxi, nous nous mettons en route à toute vitesse vers Jolfa. A 140km/h dans la vallée de l’Araxe j’ai à peine le temps d’admirer les paysages de dingues tout autour de moi. En chemin, nous nous arrêtons dans un bouiboui pour dévorer un délicieux kebab, avant de reprendre la route accompagnés de deux soldats et d’un étudiant à l’arrière.
Un homme transporte du fourrage sur son âneAprès m’être installé dans ma chambre à Jolfa pour deux nuit (Tourist Inn, 30€/nuit), je pars explorer les alentours. Jolfa est une zone franche économique, on y trouve une foule de boutiques. D’autant plus que le poste frontière Azéri se situe en plein centre ville, ce qui favorise les commerces en tous genres. D’ailleurs, beaucoup de magasins ont leurs enseignes écrites en Azéri, mais le plus surprenant est la présence d’un Domino’s Pizza, chaîne de fast-food américaine. J’avais repéré à l’entrée de la ville un pont ferroviaire situé à côté d’un mémorial ou des gens se prenaient en photo et je décide de poursuivre jusque là a pied.
C’était sans compter sur Payman, un automobiliste qui passe par là et qui tient absolument à me déposer là où je vais. Avec sa femme et son fils, il m’explique la signification du mémorial et prend des selfies de nous, sous le regard attentif des deux soldats qui gardent le pont depuis un mirador placé au dessus des rails. Ce pont, qui permet aux trains marchandises venant de Turquie d’amener leur cargaison en Iran via l’Azerbaïdjan est un lieu stratégique bien gardé. Payman insiste ensuite pour m'emmener faire du shopping, et ne me laisse pas l’occasion de refuser. Bien que j’aie appliqué la règle du Taroof, qui veut que l’on refuse plusieurs fois une offre avant de l’accepter, me voilà malgré moi dans sa voiture sur les grands axes de circulation à l’extérieur de Jolfa. Je suis surpris par la modernité: de nombreux centre commerciaux design et flambant neuf remplis grandes enseignes américaines et internationales. Apparemment, l’embargo américain ne s’est pas invité jusqu’à ce mini Dubaï Iranien. A l'extérieur les voies rapides sont bondées, entretenues et décorées pour le mois d’Achoura, rien avoir avec l’image glauque et poussiéreuse que l’on a de l’Iran en Occident. Même si, bien entendu, ce lieu n’est pas représentatif de l’Iran en général. Payman insiste pour me payer quelques chose, je refuse, il insiste, je refuse, il insiste… Je finis par prendre ce qu’il y a de moins cher dans le magasin: un tube de dentifrice. Payman est fier comme Artaban de présenter son nouveau pote européen à tout qui veut bien l’entendre aux caisses. Spontanément les “Welcome in Iran” fusent et je me vois invité à prendre leur numéro de portable “au cas où j’aurais besoin d’aide”. Finalement, Payman qui rentre ensuite sur Tabriz, me dépose à mon hôtel et je ressors immédiatement manger juste en face. De toute façon je ne comprends rien à la carte écrite uniquement de ces belles arabesques persanes et je choisis un kebab au hasard. Le ventre plein, fatigué, je rentre dormir. Ca aura été une longue et intense journée.
Suite ci dessous ->
Nous venons de passer 15 jours en Iran mi-octobre et nous vous conseillons d'y aller, non ce n'est pas dangereux, oui, vous serez bien accueillis; c'est le seul pays visité où on nous a offert, une fois un pain, une autre fois un gâteau... où une famille nous a emmenés en voiture faire une visite, où qq est tjs prêt à vous aider!. Bien que nous soyons âgés, les jeunes ont cherché à discuter avec nous, ils nous ont donné leur e-mail; la cuisine est bonne; il faut juste, pour les femmes, mettre un foulard (on peut voir les cheveux devant), un pantalon et une chemise ou tunique aux manches 3/4 et pas trop décolletée devant, qui peut couvrir les fesses; les iraniennes sont souvent maquillées; il y en a encore bcp en tchador noir.C'est un pays très sec, prévoyez une crème hydratante et un baume pour les lèvres. Comme ailleurs, il faut négocier avec les chauffeurs de taxi. La circulation est terrible et dangereuse pour les piétons, aussi. attention aux prix en tomans et rials (=10 fois le toman); peu de français, groupes d'italiens et allemands. taux de change pour un euro entre 40 600 et 41 300 ce dernier à l'aéroport, 1° étage, niveau départ. guides écrits ; lonely planet 2012 et olyzane; site wikipedia pour persépolis
Nous sommes partis en couple avec Turkish Airlines, vol paris-Téhéran à 16h avec escale à Istanbul, visa à l'arrivée pour 15 jours (voir autre post); taxi pour l'autre aéroport (550 000rials)et vol intérieur pour Shiraz (réservé à l'avance chez key2persia avec virement sur un compte allemand!! de 100e pour 2). Nous avons visité Shiraz, Yazd, Esfahan, kashan et Téhéran (3 nuits chaque fois sauf à Kashan 2 nuits). Nous avions réservé les logements (avec petit déjeuner) par email 2 mois avant (sans rien payer à l'avance);et confirmés par email puis tél. en Iran ! ils ont été respectés sauf au Kohan (yazd) où nous avons du discuter (avec succès); (beaucoup ne répondent pas aux e-mails). Les prix notés pour les visites sont pour une personne Toutes ces villes sont différentes et intéressantes (les mosquées sont si belles!!), on traverse de longs paysages secs de montagnes et des déserts, où il n'y a absolument rien et on arrive dans ces villes (oasis) où on oublie les montagnes;( pas de logement individuel et des constructions très laides dans les villes intermédiaires ou à l'ext des villes).
A shiraz, jour 1- taxi aéroport hôtel: 150 000 rials: nous arrivons à 9h locales (1h1/2 décalage horaire) à l'Eram Hotel 60doll dans le bâtiment à l'arrière (calme); belle chambre, à proximité des sites; belle mosquée vakil (50 000), joli hammam voisin (100 000), traversée du bazar jusqu'au caravansérail seray-e-Moshir achat des tickets de bus pour Yazd chez pars Tourist agency pas crédibles, profitent de tout , à éviter!(450 000rials pour deux, environ 10 euros+ supplément de 140 000 dans le bus!). réservation d'un tour à persépolis avec Morteza (lire lonely planet)(morteza282001@yahoo.com) chauffeur sympathique et compétent, connaissant tout l'iran, (et bonne voiture) donnant des tuyaux et parlant anglais, à recommander!! jour 2: avenue Karim khane zand jusqu'au musée pars( non visité, ext en travaux), puis descendons sur la rue Ali khan zand parallèle. portail et jolie entrée de la Madresseh-ye khân, jolie mosquée Nasir al Mok (150 000 rials), puis Naranjestan Qavam (150 000), très belle maison (et artiste de très belles miniatures à acheter ici); déjeuner au restaurant Seray-e Mehr (380 000 2 plats et boisson), mausolée du shah le soir (mauvais accueil féminin). jour 3: taxi Morteza : 1 000 000 rials plus entrée persépolis ;(entrée : 150 000 rials) (trip de 5h); très chaud; prévoir sac plastique transparent pour eau, crème solaire; déposit. déjeuner au très bon Sharzeh Traditional Restaurant, cher, bondé, célèbre ici, près du bazar vakil, prenez un baghela mahicheh (jarret d'agneau) (avec kebab +dough et une salade (bar) cela fait 970 000rials soit 25e pour deux p.) apm : mausolée Hafez (bof), citadelle karim khan (moyen mais artisans intéressants); grosse glace chez Madhi Faludeh (20 000 l'une).
yazd, jour 1 taxi par l'hotel (70 000), bus de 7h1/2 (6h1/2 trajet dt 10mn pause pipi), achat tickets pour Ispahan (140 000/p) puis taxi (100 000)pour kohan hotel (33 doll), réservation difficilement respectée (veulent nous envoyer au kohan2), aide de Morteza. chambre tranquille, qui était en fait libre, dans cour arrière, (groupe), moustique. labyrinthe de rues, place Amir Chakhmaq , boîte patisserie chez Haj Khalifeh Ali Rabhar (88 000) (très bon, autre boîte plus grande bonne!)); dîner au Silk road restaurant.très bon (5euros/p); réservons une excursion à l'agence du silk, dans le resto, pour visiter Chak Chak, Meybod et Khanarak le surlendemain; 1 400 000rials pour nous deux soit 35e plus les entrées. jour 2 : guêpes au petit déjeuner;Masjed-e Djomeh ( belle et gratuite) :badgirs/réservoir, maison Lari (moyen), musée de l'eau; très beau spectacle( groupes, foule) zurkaneh (50 000r/p)à 18h (autre séance à 20h), dîner au buffet de l'Orient Hotel (6e/p, complet, moins bon que le silk jour 3 : trip réservé, il fait 34° dans le désert; intéressant avec Hossein (guide-chauffeur, parle très bien anglais), dîner au silk road (320 000 pour nous deux).
Esfahan : jour 1 :taxi 100 000, achats tickets bus pour Kashan (140 000 pour 2) 5h de trajet ; Iran hotel (37 doll) très bon accueil avec infos mais lit dur et douche fixe; très beau Palais Chehel Sotun (150000rials), temps frais matin et soir; place Imam et Mosquée lotfollah (100 000rial), "allée des artisans", dîner sur banquette au beau Traditional Banquet Hall Restaurant: meatballs d'Ispahan (145 000), du Mirza Gazemi 130 000 (aubergines cuite au four mixés avec un peu de tomate et normalement des oeufs brouillés)et du Khorest Mast parfumé à l'orange 115 000(sorte d'entremets acec un tout petit peu de poulet), et du pain dans un sachet plastique; c'était cher mais bon (18% de taxes en plus!) jour2 :change Hafez st, puis shekar junction, hafez st...joli Imamzâdeh Ismâil (belles mosaîques anciennes, tb mosquée du vendredi, bazar, Imamzadeh Darb-e-emâm, caravansérail, mosquée hakim, beau bâtiment Qadjar Malek-Timchech; bonjour à Fernandel, riz au lait Fereni, hafez st (2500/p), mosquée Imam (100 000) en travaux!, artisans miniatures, hôtel Abbasi, ext et entrée madresseh Abassi (ouv.le vendredi), ext palais Hasht-Behesht, soir : pont si-o-seh pol et à 7h (après : queue couloir) restaurant Shahrzad, beau mais industriel, cher jour 3: promenade chemin piétonnier jusqu'au pont Khâdju, autre rive... quartier arménien et cathédrale St-Sauveur (nbses fresques grossières, mais belle coupole), plus loin, un très bon kebab /coca pour 125 000/p.
kashan :jour 1 taxi 90 000 trajet bus 2h1/2; tickets téhéran 220 000 pour 2, taxi 80 000...Ehsan gh (65 doll); belle Abbasi House (100 000), Tabatabei (accueil horrible 100 000) : là on aurait pu prendre le billet groupé : abbasi plus tabatabei plus hammam!, dîner à commander tôt à Ehsan très bon et peu cher! (peu de choix) jour 2 : bazar ( beau caravansérail), achat macarons kashan 80 000 les 18!; carte de bus prêtée à l'accueil rechargée de 10 000 (4 trajets) pour le beau jardin Bar-e Fin (beau pavillon), retour et visite hammam (moins bien que celui de shiraz 100 000), mosquée Bozorg, dîner à Ehsan commandé à 6h45 :bon done chicken (100 000), des épinards cramés(70 000) et des aubergines (70 000).
Téhéran : jour 1 :taxi 80 000, bus, métro...taleghani (5000 le ticket!), Atlas hôtel 76 doll (belle chambre mais étouffant!), métro...saadi pour Musée des joyaux royaux (150 000 par p.) et Musée des verres et céramiques (bof, dates fausses); soir : resto dizi fermé à 6h30, dîner au resto du forum des artistes animé le soir (expo dessins); prenez la formule complète "lotus combo" à 280 000 bon, mais un peu cher jour 2: attention le Saadabad est fermé le lundi ! métro... Imam Hossein, pour le Golestan Palace(entrée 150 000 plus 50 000 par pavillon ) très beaux ext.; déjeuner Moslem Restaurant qui se trouve à Meydan square, à l'entrée du bazar, c'est écrit en farsi, il y a une queue, mais c'est rapide : demandez le n°2 ("neck lamb", agneau); attente devant table;finalement c'est assez cher et moins bon que le Sharzeh de Shiraz. foule énorme au bazar !! (inaccessible) jour 3: Saadabad palace (métro... terminus tajrish, puis taxi collectif (10 000/p) vert devant métro, qui vous laisse à la partie haute du site (navette int. 10 000/p si vous voulez) beau parc reposant, entrée 150 000 plus 50 000 le pavillon, faire maison blanche, verte, (style européen), musée Farshchian (miniatures).Le Golestan est mieux. retour et visite du quartier;Téhéran est une ville très bruyante! dîner au forum des artistes (lotus combo différent )
retour matinal à l'aéroport, ( trajet 600 000, on paie l'A-R)
avis personnels : les iraniens que l'on rencontre dans la rue sont très accueillants, mais très fiers de leur pays, nourriture, mosquée qui sont les plus beaux et les meilleurs du monde! ils ont tout inventé (ex :ce n'est pas Einstein qui a inventé la relativité, mais un iranien); ils transmettent des infos historiques fausses à leurs enfants (musées), sont les maîtres de la contrefaçon, de la copie (même dans les musées), peut-être est-ce pour cela qu'ils vous donnent parfois des directions fausses, même s'ils ne les connaissent pas! ils sont racistes vis à vis des afghans (même des enfants) et des noirs, ils sont perses, mais surtout pas arabes! ils sont habitués à tout contourner; ils ne se soucient pas de leur environnement (sacs plastique jonchant le bord des déserts), mais, au demeurant, ils restent un peuple très sympathique!
Nous sommes partis en couple avec Turkish Airlines, vol paris-Téhéran à 16h avec escale à Istanbul, visa à l'arrivée pour 15 jours (voir autre post); taxi pour l'autre aéroport (550 000rials)et vol intérieur pour Shiraz (réservé à l'avance chez key2persia avec virement sur un compte allemand!! de 100e pour 2). Nous avons visité Shiraz, Yazd, Esfahan, kashan et Téhéran (3 nuits chaque fois sauf à Kashan 2 nuits). Nous avions réservé les logements (avec petit déjeuner) par email 2 mois avant (sans rien payer à l'avance);et confirmés par email puis tél. en Iran ! ils ont été respectés sauf au Kohan (yazd) où nous avons du discuter (avec succès); (beaucoup ne répondent pas aux e-mails). Les prix notés pour les visites sont pour une personne Toutes ces villes sont différentes et intéressantes (les mosquées sont si belles!!), on traverse de longs paysages secs de montagnes et des déserts, où il n'y a absolument rien et on arrive dans ces villes (oasis) où on oublie les montagnes;( pas de logement individuel et des constructions très laides dans les villes intermédiaires ou à l'ext des villes).
A shiraz, jour 1- taxi aéroport hôtel: 150 000 rials: nous arrivons à 9h locales (1h1/2 décalage horaire) à l'Eram Hotel 60doll dans le bâtiment à l'arrière (calme); belle chambre, à proximité des sites; belle mosquée vakil (50 000), joli hammam voisin (100 000), traversée du bazar jusqu'au caravansérail seray-e-Moshir achat des tickets de bus pour Yazd chez pars Tourist agency pas crédibles, profitent de tout , à éviter!(450 000rials pour deux, environ 10 euros+ supplément de 140 000 dans le bus!). réservation d'un tour à persépolis avec Morteza (lire lonely planet)(morteza282001@yahoo.com) chauffeur sympathique et compétent, connaissant tout l'iran, (et bonne voiture) donnant des tuyaux et parlant anglais, à recommander!! jour 2: avenue Karim khane zand jusqu'au musée pars( non visité, ext en travaux), puis descendons sur la rue Ali khan zand parallèle. portail et jolie entrée de la Madresseh-ye khân, jolie mosquée Nasir al Mok (150 000 rials), puis Naranjestan Qavam (150 000), très belle maison (et artiste de très belles miniatures à acheter ici); déjeuner au restaurant Seray-e Mehr (380 000 2 plats et boisson), mausolée du shah le soir (mauvais accueil féminin). jour 3: taxi Morteza : 1 000 000 rials plus entrée persépolis ;(entrée : 150 000 rials) (trip de 5h); très chaud; prévoir sac plastique transparent pour eau, crème solaire; déposit. déjeuner au très bon Sharzeh Traditional Restaurant, cher, bondé, célèbre ici, près du bazar vakil, prenez un baghela mahicheh (jarret d'agneau) (avec kebab +dough et une salade (bar) cela fait 970 000rials soit 25e pour deux p.) apm : mausolée Hafez (bof), citadelle karim khan (moyen mais artisans intéressants); grosse glace chez Madhi Faludeh (20 000 l'une).
yazd, jour 1 taxi par l'hotel (70 000), bus de 7h1/2 (6h1/2 trajet dt 10mn pause pipi), achat tickets pour Ispahan (140 000/p) puis taxi (100 000)pour kohan hotel (33 doll), réservation difficilement respectée (veulent nous envoyer au kohan2), aide de Morteza. chambre tranquille, qui était en fait libre, dans cour arrière, (groupe), moustique. labyrinthe de rues, place Amir Chakhmaq , boîte patisserie chez Haj Khalifeh Ali Rabhar (88 000) (très bon, autre boîte plus grande bonne!)); dîner au Silk road restaurant.très bon (5euros/p); réservons une excursion à l'agence du silk, dans le resto, pour visiter Chak Chak, Meybod et Khanarak le surlendemain; 1 400 000rials pour nous deux soit 35e plus les entrées. jour 2 : guêpes au petit déjeuner;Masjed-e Djomeh ( belle et gratuite) :badgirs/réservoir, maison Lari (moyen), musée de l'eau; très beau spectacle( groupes, foule) zurkaneh (50 000r/p)à 18h (autre séance à 20h), dîner au buffet de l'Orient Hotel (6e/p, complet, moins bon que le silk jour 3 : trip réservé, il fait 34° dans le désert; intéressant avec Hossein (guide-chauffeur, parle très bien anglais), dîner au silk road (320 000 pour nous deux).
Esfahan : jour 1 :taxi 100 000, achats tickets bus pour Kashan (140 000 pour 2) 5h de trajet ; Iran hotel (37 doll) très bon accueil avec infos mais lit dur et douche fixe; très beau Palais Chehel Sotun (150000rials), temps frais matin et soir; place Imam et Mosquée lotfollah (100 000rial), "allée des artisans", dîner sur banquette au beau Traditional Banquet Hall Restaurant: meatballs d'Ispahan (145 000), du Mirza Gazemi 130 000 (aubergines cuite au four mixés avec un peu de tomate et normalement des oeufs brouillés)et du Khorest Mast parfumé à l'orange 115 000(sorte d'entremets acec un tout petit peu de poulet), et du pain dans un sachet plastique; c'était cher mais bon (18% de taxes en plus!) jour2 :change Hafez st, puis shekar junction, hafez st...joli Imamzâdeh Ismâil (belles mosaîques anciennes, tb mosquée du vendredi, bazar, Imamzadeh Darb-e-emâm, caravansérail, mosquée hakim, beau bâtiment Qadjar Malek-Timchech; bonjour à Fernandel, riz au lait Fereni, hafez st (2500/p), mosquée Imam (100 000) en travaux!, artisans miniatures, hôtel Abbasi, ext et entrée madresseh Abassi (ouv.le vendredi), ext palais Hasht-Behesht, soir : pont si-o-seh pol et à 7h (après : queue couloir) restaurant Shahrzad, beau mais industriel, cher jour 3: promenade chemin piétonnier jusqu'au pont Khâdju, autre rive... quartier arménien et cathédrale St-Sauveur (nbses fresques grossières, mais belle coupole), plus loin, un très bon kebab /coca pour 125 000/p.
kashan :jour 1 taxi 90 000 trajet bus 2h1/2; tickets téhéran 220 000 pour 2, taxi 80 000...Ehsan gh (65 doll); belle Abbasi House (100 000), Tabatabei (accueil horrible 100 000) : là on aurait pu prendre le billet groupé : abbasi plus tabatabei plus hammam!, dîner à commander tôt à Ehsan très bon et peu cher! (peu de choix) jour 2 : bazar ( beau caravansérail), achat macarons kashan 80 000 les 18!; carte de bus prêtée à l'accueil rechargée de 10 000 (4 trajets) pour le beau jardin Bar-e Fin (beau pavillon), retour et visite hammam (moins bien que celui de shiraz 100 000), mosquée Bozorg, dîner à Ehsan commandé à 6h45 :bon done chicken (100 000), des épinards cramés(70 000) et des aubergines (70 000).
Téhéran : jour 1 :taxi 80 000, bus, métro...taleghani (5000 le ticket!), Atlas hôtel 76 doll (belle chambre mais étouffant!), métro...saadi pour Musée des joyaux royaux (150 000 par p.) et Musée des verres et céramiques (bof, dates fausses); soir : resto dizi fermé à 6h30, dîner au resto du forum des artistes animé le soir (expo dessins); prenez la formule complète "lotus combo" à 280 000 bon, mais un peu cher jour 2: attention le Saadabad est fermé le lundi ! métro... Imam Hossein, pour le Golestan Palace(entrée 150 000 plus 50 000 par pavillon ) très beaux ext.; déjeuner Moslem Restaurant qui se trouve à Meydan square, à l'entrée du bazar, c'est écrit en farsi, il y a une queue, mais c'est rapide : demandez le n°2 ("neck lamb", agneau); attente devant table;finalement c'est assez cher et moins bon que le Sharzeh de Shiraz. foule énorme au bazar !! (inaccessible) jour 3: Saadabad palace (métro... terminus tajrish, puis taxi collectif (10 000/p) vert devant métro, qui vous laisse à la partie haute du site (navette int. 10 000/p si vous voulez) beau parc reposant, entrée 150 000 plus 50 000 le pavillon, faire maison blanche, verte, (style européen), musée Farshchian (miniatures).Le Golestan est mieux. retour et visite du quartier;Téhéran est une ville très bruyante! dîner au forum des artistes (lotus combo différent )
retour matinal à l'aéroport, ( trajet 600 000, on paie l'A-R)
avis personnels : les iraniens que l'on rencontre dans la rue sont très accueillants, mais très fiers de leur pays, nourriture, mosquée qui sont les plus beaux et les meilleurs du monde! ils ont tout inventé (ex :ce n'est pas Einstein qui a inventé la relativité, mais un iranien); ils transmettent des infos historiques fausses à leurs enfants (musées), sont les maîtres de la contrefaçon, de la copie (même dans les musées), peut-être est-ce pour cela qu'ils vous donnent parfois des directions fausses, même s'ils ne les connaissent pas! ils sont racistes vis à vis des afghans (même des enfants) et des noirs, ils sont perses, mais surtout pas arabes! ils sont habitués à tout contourner; ils ne se soucient pas de leur environnement (sacs plastique jonchant le bord des déserts), mais, au demeurant, ils restent un peuple très sympathique!
Bonjour à tous,
Je pars en Iran dans 2 semaines et je voudrais réserver une chambre. Je vois sur les posts l'hôtel Firouzeh mais le prix semble différer selon
les sources d'infos ( LP, posts, site de l'hôtel ) donc avant de réserver (si possible ....) quelqu'un y-est-il allé récemment ? et quel est le prix pour une chambre basique ?
Merci à tous !
Suite à la nouvelle politique sur les opérations d'échange de devises, j'aimerai savoir les endroits pour obtenir le meilleur taux de change. Merci
Bonjour à tous,
Je pars en Iran dans quelques jours, pour 20 / 25 jours, seul. Jamais été avant, j'ai pas mal voyagé mais jamais dans cette région du monde.
J'arriverai à Téhéran, j'avais envie d'aller vers le sud, avec une idée d'itinéraire mais sans trop de timing.
Ma première idée était de faire Téhéran, Isfahan, Shiraz (par les Zagros mountains), Bandar e Abbas puis de là traverser le détroit d'Ormuz (liaison par bateau jusqu'à Sharjah) et prendre mon vol retour de Dubai.
J'essaie pas de faire un max de km mais j'aime bien l'idée d'avoir un but (inventé, certes) et d'aller d'un point A à un point B, et les endroits traversés entre ces étapes sont aussi importants que les "villes étapes" elles mêmes. Et j'adore la route (voiture, bus, train), ca fait pour moi partie intégrante du voyage. J'essaie de trouver le bon compromis entre ça et le plaisir de flaner, s'attarder quelques jours de plus dans un endroit, de prendre le temps.
Que pensez vous de l'itinéraire décrit ci dessus ? J'avais aussi pensé passer par Kerman plutôt que par Shiraz, possible de faire les deux mais ca risque de faire un peu beaucoup. Suggestions bienvenus sur les endroits à décrouvrir entre ces étapes, les détours à faire, les routes secondaires à privilégier, etc...
Aussi une question sur la langue : je lis ça http://www.ontheroad-again.com/conseils/voyager-en-iran/la-question-des-langues-en-iran/ "Peu d’iraniens parlent et lisent l’anglais, même pour des mots simples qui peuvent nous paraître universels, et il peut être ardu de se faire comprendre dans des situations courantes telles que l’achat d’un billet de bus." et ça http://voyageforum.com/forum/parler_anglais_francais_suffisant_partir_seul_en_iran_D2629983/ "Mais en Iran pas de problemes, beaucoup de gens parlent anglais, surtout dans les restaurants, hotels, compagnies de cars."
Un avis ? Sur le post ontheroad, il montre des cartes écrites en farsi, ca doit quand même etre possible d'en avoir en double alphabet, non ?
Merci, en attendant je vais faire un tour sur le forum US voir si je peux aider (9000 km entre LA et NYC l'année dernière) ;)
Je pars en Iran dans quelques jours, pour 20 / 25 jours, seul. Jamais été avant, j'ai pas mal voyagé mais jamais dans cette région du monde.
J'arriverai à Téhéran, j'avais envie d'aller vers le sud, avec une idée d'itinéraire mais sans trop de timing.
Ma première idée était de faire Téhéran, Isfahan, Shiraz (par les Zagros mountains), Bandar e Abbas puis de là traverser le détroit d'Ormuz (liaison par bateau jusqu'à Sharjah) et prendre mon vol retour de Dubai.
J'essaie pas de faire un max de km mais j'aime bien l'idée d'avoir un but (inventé, certes) et d'aller d'un point A à un point B, et les endroits traversés entre ces étapes sont aussi importants que les "villes étapes" elles mêmes. Et j'adore la route (voiture, bus, train), ca fait pour moi partie intégrante du voyage. J'essaie de trouver le bon compromis entre ça et le plaisir de flaner, s'attarder quelques jours de plus dans un endroit, de prendre le temps.
Que pensez vous de l'itinéraire décrit ci dessus ? J'avais aussi pensé passer par Kerman plutôt que par Shiraz, possible de faire les deux mais ca risque de faire un peu beaucoup. Suggestions bienvenus sur les endroits à décrouvrir entre ces étapes, les détours à faire, les routes secondaires à privilégier, etc...
Aussi une question sur la langue : je lis ça http://www.ontheroad-again.com/conseils/voyager-en-iran/la-question-des-langues-en-iran/ "Peu d’iraniens parlent et lisent l’anglais, même pour des mots simples qui peuvent nous paraître universels, et il peut être ardu de se faire comprendre dans des situations courantes telles que l’achat d’un billet de bus." et ça http://voyageforum.com/forum/parler_anglais_francais_suffisant_partir_seul_en_iran_D2629983/ "Mais en Iran pas de problemes, beaucoup de gens parlent anglais, surtout dans les restaurants, hotels, compagnies de cars."
Un avis ? Sur le post ontheroad, il montre des cartes écrites en farsi, ca doit quand même etre possible d'en avoir en double alphabet, non ?
Merci, en attendant je vais faire un tour sur le forum US voir si je peux aider (9000 km entre LA et NYC l'année dernière) ;)
Bonjour a tous !!
Mon départ pour l'Iran approche : j'atterris a Teheran (Mehrabad) le 1 Octobre pour repartir le 7 Octobre.
Pour le visa, je vais faire la demande de visa a l'aeroport pour 50 dollars et 2 photos. Avez-vous des infos recentes sur cette demande de visa?
En ce qui concerne mon itineraire... j'aimerais prendre un vol le meme matin de mon arrivee vers Shiraz afin de visiter 2 jours complet cette region. Puis j'aimerais
Mon départ pour l'Iran approche : j'atterris a Teheran (Mehrabad) le 1 Octobre pour repartir le 7 Octobre.
Pour le visa, je vais faire la demande de visa a l'aeroport pour 50 dollars et 2 photos. Avez-vous des infos recentes sur cette demande de visa?
En ce qui concerne mon itineraire... j'aimerais prendre un vol le meme matin de mon arrivee vers Shiraz afin de visiter 2 jours complet cette region. Puis j'aimerais
Bonjour,
J'ai vu dans plusieurs messages de forums que les prix de logements indiques dans le LP de l'İran (d'octobre 2004) sont a revoir a la hausse car l'inflation est forte.
Pourriez-vous svp me dire ce que coute maintenant en 2007, une chambre double dans un hotel categorie 'pas cher' (ce qui est mentionne dans le LP a partir de 20000 rials ou 2 euros parfois !).
Et d'une facon plus generale, quel est le budget quotidien en İran pour un voyageur 'petit budget' donc qui ne fait pas de folie mais se deplace et visite des sites tout de meme ?
Merci d'avance pour vos reponses.
Bonjour,
Après 12 ans d’absence me voilà de retour en Iran après avoir découvert des merveilles aux 4 coins du pays hors des sentiers battus (après une recherche de 6 mois). Et oui malgré de nombreux tremblements de terre et des invasions il y’a plus de 30 000 sites historiques répertoriés et il en existerait 100 000 de la ruine à la parfaite conservation.
Chose rare, toutes les provinces ont un intérêt soit géologique soit historique voir les deux.
Selon moi dans le top 6 des pays les plus intéressants si on fait un mix paysage, histoire, gastronomie, accueil, climat, coût du voyage.
J’ai malheureusement trouvé peu d’infos pratiques avant de partir. Je précise que ce message s’adresse plutôt à un voyageur solo désirant quitter le circuit classique mais tout le monde peut le lire.
J’ai croisé des touristes que 2 fois en un mois à Yazd & Kashan.
1-Formalités
Il est possible à ce jour (Mai 2017) d’obtenir le visa dans 10 aéroports internationaux : Téhéran, Shiraz, Isfahan, Lar, Tabriz, Bandar Abbas … J’ai testé à Téhéran et on peut dire que l’accueil est LABORIEUX pour obtenir le visa. Tous les vols d’Europe arrivent en même temps en plein milieu de la nuit donc on se retrouve à 200 à demander le visa avec beaucoup de groupes de retraités n’ayant pas fait la démarche avant. Résultat 2 heures d’attente avec peu de sièges. 1 étape : On va à 1 guichet qui donne un papier et nous demande si on a une assurance : quand il y’a trop de monde il ne regarde même pas le papier. Si vous n’en n’avez pas un guichet existe pour l’acheter 30 euro il me semble. 2 étape : On va payer les 75 euros pour le visa + 3 euros de frais. 3 étape : On attend gentiment 1 heure minimum avant de recevoir le visa. Pas besoin de photos pour les hommes il scanne la photo du passeport. Visa valable 30 jours. Apparemment possibilité de prolonger mais votre compagnie aérienne ne vous laissera pas embarquer si votre billet retour est supérieur à 30 jours NB : le taxi officiel coûte +/- 750 000. J’ai trouvé un taxi clandestin pour 400 000. L’aéroport est situé à 50 km du centre-ville.
2- Sécurité et accueil
Selon moi le pays musulman le plus sûr pour voyager avec Oman et Indonésie au 21 siècle. Aucun souci pour ses effets personnels comme en Chine et au Myanmar mais tout de même faîte attention lors de bus de nuit j’ai déjà eu des témoignages de vol d’argent. Toujours avoir sur soi une photocopie du visa et de la première page du passeport. En effet, en Iran tous les hébergements gardent votre passeport. Pour l’anecdote, lors d’une excursion proche de l’Afghanistan j’avais oublié ma photocopie et je me suis fait contrôlé : je m’en suis bien sorti. L’accueil des iraniens est toujours excellent mais varie selon les provinces : les iraniens comme les français ont un personnalité différente selon la région. Par ailleurs, dans les grandes villes et Kashan l’accueil est quelquonque de nos jours. Mon dernier jour à Téhéran a été terrible après 1 mois dans le pays. Par contre dans les villes de moins de 100 000 habitants et dans les campagnes on me prenait pour un extraterrestre ou une star de cinéma. Exemple de petit gestes que l’on ne trouve pas ailleurs : invitation à prendre le thé, à manger une glace, à boire un Milk Shake, des bonbons… Par contre tous les iraniens ne sont pas sympathiques, il ne faut pas croire ça ! À kashan au jardin Fin j’ai failli me battre avec un iranien qui ne comprenait pas que je refusais de payer 2 fois plus cher le café qu’un iranien. Pour acheter un billet de train dans une agence, accueil de la jeune iranienne exécrable… Mais dans la grande majorité des cas les iraniens veulent donner une bonne image de leur pays aux étrangers et j’ai toujours trouvé quelqu’un pour m’aider même dans les coins les plus reculés.
3- Taux de change
A l’aéroport de Téhéran, on ne peut que changer 200 euros… et le taux début mai était de 40 000. Ne jamais changer son argent à la banque le taux est ultra défavorable 36 000 mais dans les bureaux de change. J’en ai trouvé partout en Iran même dans des villes sans touriste : taux autour de 41 000 42 000. Exemple Kashan (ou j’ai eu le plaisir de revenir pour visiter les alentours) Mehr exchange Mir Emad street. La carte bancaire provisoire pour étranger est un « FAKE ». J’ai demandé à plusieurs banques personne ne connaît. Dommage, cela serait une bonne idée pour éviter de se balader avec beaucoup d’argent ! La suite pour bientôt.
1-Formalités
Il est possible à ce jour (Mai 2017) d’obtenir le visa dans 10 aéroports internationaux : Téhéran, Shiraz, Isfahan, Lar, Tabriz, Bandar Abbas … J’ai testé à Téhéran et on peut dire que l’accueil est LABORIEUX pour obtenir le visa. Tous les vols d’Europe arrivent en même temps en plein milieu de la nuit donc on se retrouve à 200 à demander le visa avec beaucoup de groupes de retraités n’ayant pas fait la démarche avant. Résultat 2 heures d’attente avec peu de sièges. 1 étape : On va à 1 guichet qui donne un papier et nous demande si on a une assurance : quand il y’a trop de monde il ne regarde même pas le papier. Si vous n’en n’avez pas un guichet existe pour l’acheter 30 euro il me semble. 2 étape : On va payer les 75 euros pour le visa + 3 euros de frais. 3 étape : On attend gentiment 1 heure minimum avant de recevoir le visa. Pas besoin de photos pour les hommes il scanne la photo du passeport. Visa valable 30 jours. Apparemment possibilité de prolonger mais votre compagnie aérienne ne vous laissera pas embarquer si votre billet retour est supérieur à 30 jours NB : le taxi officiel coûte +/- 750 000. J’ai trouvé un taxi clandestin pour 400 000. L’aéroport est situé à 50 km du centre-ville.
2- Sécurité et accueil
Selon moi le pays musulman le plus sûr pour voyager avec Oman et Indonésie au 21 siècle. Aucun souci pour ses effets personnels comme en Chine et au Myanmar mais tout de même faîte attention lors de bus de nuit j’ai déjà eu des témoignages de vol d’argent. Toujours avoir sur soi une photocopie du visa et de la première page du passeport. En effet, en Iran tous les hébergements gardent votre passeport. Pour l’anecdote, lors d’une excursion proche de l’Afghanistan j’avais oublié ma photocopie et je me suis fait contrôlé : je m’en suis bien sorti. L’accueil des iraniens est toujours excellent mais varie selon les provinces : les iraniens comme les français ont un personnalité différente selon la région. Par ailleurs, dans les grandes villes et Kashan l’accueil est quelquonque de nos jours. Mon dernier jour à Téhéran a été terrible après 1 mois dans le pays. Par contre dans les villes de moins de 100 000 habitants et dans les campagnes on me prenait pour un extraterrestre ou une star de cinéma. Exemple de petit gestes que l’on ne trouve pas ailleurs : invitation à prendre le thé, à manger une glace, à boire un Milk Shake, des bonbons… Par contre tous les iraniens ne sont pas sympathiques, il ne faut pas croire ça ! À kashan au jardin Fin j’ai failli me battre avec un iranien qui ne comprenait pas que je refusais de payer 2 fois plus cher le café qu’un iranien. Pour acheter un billet de train dans une agence, accueil de la jeune iranienne exécrable… Mais dans la grande majorité des cas les iraniens veulent donner une bonne image de leur pays aux étrangers et j’ai toujours trouvé quelqu’un pour m’aider même dans les coins les plus reculés.
3- Taux de change
A l’aéroport de Téhéran, on ne peut que changer 200 euros… et le taux début mai était de 40 000. Ne jamais changer son argent à la banque le taux est ultra défavorable 36 000 mais dans les bureaux de change. J’en ai trouvé partout en Iran même dans des villes sans touriste : taux autour de 41 000 42 000. Exemple Kashan (ou j’ai eu le plaisir de revenir pour visiter les alentours) Mehr exchange Mir Emad street. La carte bancaire provisoire pour étranger est un « FAKE ». J’ai demandé à plusieurs banques personne ne connaît. Dommage, cela serait une bonne idée pour éviter de se balader avec beaucoup d’argent ! La suite pour bientôt.
Bonjour,
Départ pour l'Iran de mi-mars à mi-avril.
ARRIVEE: A Dubai au préalable, j'envisage prendre un bateau, vers bandar abbas: expériences similaires et conseils à me
SUR PLACE:
> vu la période et Eid Norouz: quels conseils ? faut-il tout réserver (logement et déplacements) à l'avance ?
> beaucoup à voir; envie de voyager au rythme des bus/taxis communs/trains, et non avec vols d'avion internes; en prenant le temps de m'arrêter sans courir d'une attraction touristique à l'autre. Puis-je improviser ou n'est-ce pas à conseiller ?
VISA > comment obtenir les fameuses 'références' qui semblent exigées pour demander mon visa, à partir de la Belgique, sans pour autant être dans le schéma d'un voyage organisé de groupe ? > ai-je encore le temps (entre aujourd'hui et départ tt début mars) pour obtenir mon visa à partir de l'ambassade d'iran en Belgique ?
SECURITE > il y a d'un côté les témoignages positifs (dont ce forum). Il y a aussi ce qu'on en dit de dangereux et d'arbitraire: ainsi le dernier témoignage reçu, une arrestation d'un touriste belge emprisonné durant 4 mois (de sept 2009 à janv 2010... il est clair que la période 'au lendemain' des dernières élections a été fort tendues). Qu'en est-il ? > quid accès internet: bcp d'internet café ? dans les hôtels ? accès limités et sites interdits ? > possible d'acheter une carte communication tél+web sur place pr permettre appels tél et internet via 3G ?
BUDGET > Vu mon schéma de voyage, que prévoir approximativement comme budget/jour ? > est-ce vrai qu'il faut emporter son cash avec soi (euros et/ou dollars), PAS de chèques voyages, et PEU d'utilisation de la carte de crédit ?
je m'arrête là. un grand merci pour vos réponses
Départ pour l'Iran de mi-mars à mi-avril.
ARRIVEE: A Dubai au préalable, j'envisage prendre un bateau, vers bandar abbas: expériences similaires et conseils à me
SUR PLACE:
> vu la période et Eid Norouz: quels conseils ? faut-il tout réserver (logement et déplacements) à l'avance ?
> beaucoup à voir; envie de voyager au rythme des bus/taxis communs/trains, et non avec vols d'avion internes; en prenant le temps de m'arrêter sans courir d'une attraction touristique à l'autre. Puis-je improviser ou n'est-ce pas à conseiller ?
VISA > comment obtenir les fameuses 'références' qui semblent exigées pour demander mon visa, à partir de la Belgique, sans pour autant être dans le schéma d'un voyage organisé de groupe ? > ai-je encore le temps (entre aujourd'hui et départ tt début mars) pour obtenir mon visa à partir de l'ambassade d'iran en Belgique ?
SECURITE > il y a d'un côté les témoignages positifs (dont ce forum). Il y a aussi ce qu'on en dit de dangereux et d'arbitraire: ainsi le dernier témoignage reçu, une arrestation d'un touriste belge emprisonné durant 4 mois (de sept 2009 à janv 2010... il est clair que la période 'au lendemain' des dernières élections a été fort tendues). Qu'en est-il ? > quid accès internet: bcp d'internet café ? dans les hôtels ? accès limités et sites interdits ? > possible d'acheter une carte communication tél+web sur place pr permettre appels tél et internet via 3G ?
BUDGET > Vu mon schéma de voyage, que prévoir approximativement comme budget/jour ? > est-ce vrai qu'il faut emporter son cash avec soi (euros et/ou dollars), PAS de chèques voyages, et PEU d'utilisation de la carte de crédit ?
je m'arrête là. un grand merci pour vos réponses
Bonjour à tous,
Malgré des recherches sur le forum, internet et dans des guides je n'ai pas trouvé de réponses à mes questions ; désolé si le sujet a déjà été abordé.
J'envisage de partir en Iran en "voyage solo" fin avril et cherche des infos au niveau budget et logements. J'ai aperçu que la nourriture et les transports étaient plutôt bon marché, par contre cela semble différent pour les logements. Mes questions : - Existe-t-il des "hostels" / auberge de jeunesse ? - Quelles solutions bon marché existent pour les voyageurs solo ? - Combien faut-il compter minimum par nuit pour un voyageur solo (en mode petit budget) ? - L'option CouchSurfing m'intéresse, avant tout pour les échanges avec les locaux, quelles ont été vos expériences à ce niveau la (notamment au niveau du rapport homme / femme) ?
Un grand merci pour vos réponses. A bientôt.
Stéphane
Malgré des recherches sur le forum, internet et dans des guides je n'ai pas trouvé de réponses à mes questions ; désolé si le sujet a déjà été abordé.
J'envisage de partir en Iran en "voyage solo" fin avril et cherche des infos au niveau budget et logements. J'ai aperçu que la nourriture et les transports étaient plutôt bon marché, par contre cela semble différent pour les logements. Mes questions : - Existe-t-il des "hostels" / auberge de jeunesse ? - Quelles solutions bon marché existent pour les voyageurs solo ? - Combien faut-il compter minimum par nuit pour un voyageur solo (en mode petit budget) ? - L'option CouchSurfing m'intéresse, avant tout pour les échanges avec les locaux, quelles ont été vos expériences à ce niveau la (notamment au niveau du rapport homme / femme) ?
Un grand merci pour vos réponses. A bientôt.
Stéphane
Cette fois ci c'est décidé, je pars (seul pour l'instant) du 1er au 12 mai 2009. Je viens de trouver des billets d'avion compétitifs à ces dates avec Iranair (456, 58 euros A/R) itinéraire envisagé làbas => Téhéran, Qom, Kashan, Ispahan en privilégiant le bus ou le train sauf peut être un vol interne Ispahan/téhéran pour revenir plus vite dans la capitale avant le retour sur paris.
Maintenant par quoi dois-je commencer??
puis-je acheter les billets aussi tôt?? Je demande le visa avant l'achat des billets?? si oui quand au plus tôt??
Qui peut me renseigner sur les empruntes demandées, j'avais l'intention de passer par un intermédiaire pour le visa afin d'éviter le déplacement à Paris, mais vis à vis des empruntes, suis-je obligé de me rendre à Paris tout de même??
J'arrive un vendredi, est ce que cela me posera un problème, pour le change ou encore pour le taxi de l'aéroport à l'hôtel par exemple?
ensuite si quelqu'un est interéssé je ne demande pas mieux que de partir accompagné
enfin si un iranien francophone peut un peu me guider sur place, ce sera naturellement avec joie! je suis grand amateur de cartes postales... J'aime voyager sans passer par les agences pour rester libre de mes mouvements et aussi parce que souvent c'est moins onéreux, cela ne m'empêche pas d'apprécier d'être un peu aidé sur place.
je sais cela fait plusieurs questions en une... pas facile à classer cette annonce
Nous désirons aller en Iran cet automne.
Y at'il des voyzge organisés intéressants ou un voyage en duo est il préférable.
Toute info bienvenue
Merci
Bonjour à tous , nous revenons hier d' Iran, c'était un voyage exceptionnel. Petit retour d'informations générales sur notre voyage avant de le décrire sur notre blog.
départ le 09 avril de Lyon vers Téhéran via Istanbul avec Pegasus retour le 18 avril de Téhéran vers St Etienne via Istanbul avec Pegasus coût pour 2 personnes A/R : 700€
arrivée le 10 avril vers 3h30 du matin Visa à l'arrivée, sans numero préalable : besoin de l'assurance, 50€, résa hotel à peine regardée, pas besoin de photo, visa pour 30 jours. C'est long, c'est la pagaille, les employés sont débordés et peu efficaces... mais bon c'est les vacances. Ça nous a pris 2h. Echange de rial à l'aeroport : 1€ = 39000R c'est le meilleur taux qu'on ait eu de notre voyage.
Taxi à prix fixe : 750 000R direct pour la gare routière Sud Bus VIP dans la foulée (à 6h du mat)pour Kashan pas de soucis pour les billets ou pour avoir un bus à toute heure : 3h45 de voyage prix 270 000R. A Kashan : Kamalolmolk guesthouse résa par mail 30€/nuit - correct- Bon resto à Kashan : Abbasi Tea House (585000R pour 2)
prix course en taxi entre 40 000 et 80 000R entrées des sites touristiques en Iran : 100000-150000-200000R (donc assez cher au final)
Train lundi 11 avril de Kashan à Yazd réservé à l'avance avec site Iranrail.net, efficace, sans soucis. Départ 7h30 arrivée 11h05. A savoir qu'il y a une boutique à l'angle de la rue vers la gare pour déjeuner.
A Yazd : Silk Road Hotel résa par mail 50€/nuit - très bien - bon resto Excursion Chak Chak, Meybod, Kharanaq avec Silk road Hotel 720 000R avec chauffeur guide Transfert taxi de Yazd à Shiraz avec arrêt à Pasargade, Persepolis, Naqsh E Rostam : 120€ départ 7h30 - arrivée 16h. Transfert en taxi car manque de temps, tout à fait possible en bus.
A Shiraz : Golshan traditionnel Hostel résa par mail 40€/nuit - bien- Ville plus moderne que les précédentes. Bus Vip Shiraz - Ispahan : 300000R/pers (10h30-17h15)
A Ispahan : Kianpour Historical Residence résa par mail 90€/nuit (on s'est lâché!!!) - vraiment très bien!!!, propre, confort, beauté des lieux, accessible à pied depuis centre- Ville très jolie, ne pas hésiter à se rendre au temple du feu, à l'écart de la ville pour panorama. Bus de Gare routière Nord d'Ispahan direct jusqu'à l'aéroport IKIA de Téhéran avec Hamsafar : billet acheté lors de notre arrivée à Ispahan 300000R pour 2 départ 20h arrivée à l'aéroport de Téhéran 1h avec 1 pause de 20 min au milieu. Départ à 4h25 du mat de Téhéran.
Bilan financier tout compris avec vol, visa, hotels, resto, entrées, achats-souvenirs (nombreux.....:) : 1900€ environ pour 2 personnes.
Bilan : très beau pays d'une très grande richesse culturelle. Les gens sont exceptionnels, voyage riche en rencontres. Loin des clichés et méconnaissances que les gens ont de ce pays. Voyage court pour nous (8 jours sur place) mais intense et vraiment envie d'y retourner. Je vous dirai bien : allez-y!Tout de suite! Mais non, je souhaite qu'ils ne soient pas tout de suite pourris par le tourisme de masse, car ce n'est pas encore le cas. Très très peu de sollicitations commerciales, beaucoup de gens vrais, aidants, sympathiques. Nous nous sommes aperçus que nous devrions vraiment en prendre de la graine.
Voilà pour ces quelques infos pratiques, j'en ai très certainement oublié beaucoup donc si vous avez des questions, n'hésitez pas.
départ le 09 avril de Lyon vers Téhéran via Istanbul avec Pegasus retour le 18 avril de Téhéran vers St Etienne via Istanbul avec Pegasus coût pour 2 personnes A/R : 700€
arrivée le 10 avril vers 3h30 du matin Visa à l'arrivée, sans numero préalable : besoin de l'assurance, 50€, résa hotel à peine regardée, pas besoin de photo, visa pour 30 jours. C'est long, c'est la pagaille, les employés sont débordés et peu efficaces... mais bon c'est les vacances. Ça nous a pris 2h. Echange de rial à l'aeroport : 1€ = 39000R c'est le meilleur taux qu'on ait eu de notre voyage.
Taxi à prix fixe : 750 000R direct pour la gare routière Sud Bus VIP dans la foulée (à 6h du mat)pour Kashan pas de soucis pour les billets ou pour avoir un bus à toute heure : 3h45 de voyage prix 270 000R. A Kashan : Kamalolmolk guesthouse résa par mail 30€/nuit - correct- Bon resto à Kashan : Abbasi Tea House (585000R pour 2)
prix course en taxi entre 40 000 et 80 000R entrées des sites touristiques en Iran : 100000-150000-200000R (donc assez cher au final)
Train lundi 11 avril de Kashan à Yazd réservé à l'avance avec site Iranrail.net, efficace, sans soucis. Départ 7h30 arrivée 11h05. A savoir qu'il y a une boutique à l'angle de la rue vers la gare pour déjeuner.
A Yazd : Silk Road Hotel résa par mail 50€/nuit - très bien - bon resto Excursion Chak Chak, Meybod, Kharanaq avec Silk road Hotel 720 000R avec chauffeur guide Transfert taxi de Yazd à Shiraz avec arrêt à Pasargade, Persepolis, Naqsh E Rostam : 120€ départ 7h30 - arrivée 16h. Transfert en taxi car manque de temps, tout à fait possible en bus.
A Shiraz : Golshan traditionnel Hostel résa par mail 40€/nuit - bien- Ville plus moderne que les précédentes. Bus Vip Shiraz - Ispahan : 300000R/pers (10h30-17h15)
A Ispahan : Kianpour Historical Residence résa par mail 90€/nuit (on s'est lâché!!!) - vraiment très bien!!!, propre, confort, beauté des lieux, accessible à pied depuis centre- Ville très jolie, ne pas hésiter à se rendre au temple du feu, à l'écart de la ville pour panorama. Bus de Gare routière Nord d'Ispahan direct jusqu'à l'aéroport IKIA de Téhéran avec Hamsafar : billet acheté lors de notre arrivée à Ispahan 300000R pour 2 départ 20h arrivée à l'aéroport de Téhéran 1h avec 1 pause de 20 min au milieu. Départ à 4h25 du mat de Téhéran.
Bilan financier tout compris avec vol, visa, hotels, resto, entrées, achats-souvenirs (nombreux.....:) : 1900€ environ pour 2 personnes.
Bilan : très beau pays d'une très grande richesse culturelle. Les gens sont exceptionnels, voyage riche en rencontres. Loin des clichés et méconnaissances que les gens ont de ce pays. Voyage court pour nous (8 jours sur place) mais intense et vraiment envie d'y retourner. Je vous dirai bien : allez-y!Tout de suite! Mais non, je souhaite qu'ils ne soient pas tout de suite pourris par le tourisme de masse, car ce n'est pas encore le cas. Très très peu de sollicitations commerciales, beaucoup de gens vrais, aidants, sympathiques. Nous nous sommes aperçus que nous devrions vraiment en prendre de la graine.
Voilà pour ces quelques infos pratiques, j'en ai très certainement oublié beaucoup donc si vous avez des questions, n'hésitez pas.
Pour ce voyage particulièrement mais aussi pour d’autres, j’ai beaucoup utilisé les posts des autres « forumistes » et je remercie tous ceux qui ont mis en ligne leurs expériences de voyage, leurs préférences, leurs coups de cœur… Je remercie aussi tous ceux qui ont pris le temps de me répondre. Je vais donc, même si notre voyage n’était pas très original dans son déroulement, indiquer aussi mon circuit et mes coups de cœur.
Nous sommes partis 15 jours, la deuxième quinzaine d’octobre, en Iran.
Arrivée le 14 à Teheran : arrivée un peu compliquée : en sortant de l’avion, nous n’avons pas vu le panneau « visa » qui indiquait la direction pour tous ceux qui comme nous avaient seulement le e-visa et avons suivi le « troupeau » des voyageurs allemands (compagnie Lufthansa oblige) qui eux avaient tous un visa complet. Après une bonne heure de queue, nous avons été refoulés vers la bonne queue, encore 1 bonne heure après, nous nous sommes rendus compte qu’une valise nous manquait ! Elle arrivera le lendemain par le même avion du soir (hormis que l’avion a eu 3 heures de retard !). Moralité, à la sortie de l’avion, surveillez le panneau « visa » ! Attention, il semble que l’e-visa soit obligatoire, il nous a été demandé à Marseille par la compagnie aérienne. Direction hôtel Markazi, on apprend dans le taxi, qu’il y a un problème de plomberie dans notre chambre et nous sommes relogés vers l’hôtel Saadi voisin pour 1 nuit : 60$la chambre, pas terrible, bruyante, chauffage en marche que l’on n’a pas pu arrêter : mauvais plan !
Le 15 : Teheran, hôtel Markazi, 72$ la chambre : spacieuse, propre, bon petit déjeuner, un peu bruyante, le staff à l’accueil parle français et est très participatif (comme partout en Iran) : bon plan. Visite du Golestan Palace : bof ! Peut être évité. Déambulation dans le bazar, sympa. Le soir : Ivan café : à ne pas manquer, plutôt salon de thé – Lalezar street, dans la même rue que le Markazi, de l’autre côté, un peu plus haut au fond d’une impasse. Calme, convivial, en face le jardin d’une superbe maison, enfin du calme !.
Le 16 et le 17 Shiraz. Sasan hotel : expérience très mauvaise : avant que nous arrivions demande pléthorique de documents : N° passeports, visas… Le prix de la chambre était à 49$ et quand nous avons demandé à payer en euros le prix qui aurait dû être de 40 environ est passé à 51 ! Discussion un peu houleuse ! Visites traditionnelles : citadelle (franchement sans intérêt !), bazar Vakil : sympa et surtout la moquée Vakil que j’ai trouvée superbe, à faire en fin de journée pour profiter d’une belle lumière. Mausolée de Shah Cheragh : impressionnant ! Les iraniens s’y réunissent en famille et le climat est à la ferveur tout en restant bon enfant. Mosquée Nasir al-Molk appelée la mosquée rose : incontournable pour ses vitraux qui se reflètent sur les tapis, à faire le matin. Naranjestan, beau bâtiment historique. Mausolée de Hafez : bof ! Pour Hafez seulement. Restaurant : Café Arg derrière la citadelle, à l’étage, les hôtes nous reçoivent dans l’ancien appartement de leur famille et nous font voir les albums photos d’il y a 30 ans, sympa et dépaysant, nourriture locale et bonne.
Le 18 : taxi (négocié avec l’hotel Sasan à 130 $, nous avions trouvé à 100 mais nous avons pensé que c’était plus sûr ainsi) pour Taft (à 20km de Yazd) via Persepolis et Pasargades, le taxi était booké pour la journée. Chauffeur de taxi parlant bien l’anglais : Hamad, sympathique et très enthousiaste, il avait passé une certification de guide et nous a fait une visite guidée des sites très intéressante. J’ai trouvé les vestiges de Persepolis superbes, par contre Pasargades est complètement sans intérêt : il ne reste, outre le mausolée de Cyrus, que quelques pierres disséminées ça et là. Hamad, tout en conduisant, nous a parlé de la vie en Iran, de ses espoirs d’aller étudier à l’etranger… En chemin, nous nous sommes arrêtés à Abarqu, sur l’insistance de Hamad, qui voulait nous faire voir le cyprès vieux de 4000 ans, cela aussi est payant mais nous étions là aussi pour cela. Arrivée au Nartitee éco-lodge à Taft, vraiment super. Famille zoroastrienne qui nous accueille dans leur maison en pisé, c’est sympathique, chaleureux et très reposant avec un jardin agréable (le sourire de Tina, notre hôtesse, a illuminé notre séjour chez eux). J’ai regretté de n’y être restée qu’un seul jour. 40$ avec le repas du soir (très bon). Le lendemain 19 octobre , balade en vélo (loués par Nartitee) dans Taft puis trajet en taxi pour Yazd avec visite en chemin des tours du silence.
19, 20 et 21 Yazd. Hotel Shaarbaf. Très bien, pour nous le meilleur de notre séjour en Iran. L’hôtel est une ancienne maison particulière très bien restauré. Bien situé dans la vieille ville, chambre jolie et agréable, petit dej copieux et varié, manager aux petits soins. 60$ la nuit. Yazd a été pour moi mon point fort, le lieu que j’ai le mieux aimé, vieille ville superbe (nous avons fait le périple proposé par le LP et puis nous nous sommes un peu perdus !), mosquée du vendredi, mosquée Rokn od-Din, portail d’entrée et le musée de l’eau intéressant. Restau : silk road, pas mal, ambiance agréable, beaucoup de monde… le lendemain : le Marco Polo qui est aussi je crois le restau de l’Orient hôtel, en roof top avec vue sur les toits et la mosquée : parfait, incontournable. Arrivez tôt ou bien pensez à réserver. Egalement, pour une belle vue sur la vieille ville l’Art café pour une pause en journée.
Le 21, départ pour Varzaneh, je ne voulais pas renoncer au désert et nous n’avions pas suffisamment de temps pour aller à Kerman et faire le désert des Kaluts, effectivement Varzaneh a été une bonne alternative. Nous y sommes restés 2 nuits. Pour y aller : bus pour Ispahan, s’arrêter à Nain et prendre un taxi collectif ou bien demander à la GH d’envoyer un taxi (très raisonnable). Notre GH : Chapaker, sympa, Reza, le propriétaire organise des tours : notamment lac salé, coucher de soleil dans le désert et barbecue dans le désert avec possibilité d’y passer la nuit. Vraiment très belle expérience. Le lendemain visite avec Tahar (le frère de Reza) d’une citadelle, intéressant. L’après-midi nous déambulons dans Varzaneh, visite du pigeonnier (à côté de la GH) superbe, à ne pas manquer. Prix :50 € pour les 2 nuits plus toutes les sorties, notre chambre était bien, douche collective avec nettoyage un peu insuffisant malgré tout cela reste un très bon plan.
Le 23 bus pour Ispahan (à 10h, départ de Varzaneh) Logement en homestay chez Hamid Reza « beautiful Isfahan » grand logement, en fait un appart entier, très bien situé, environ 15 à 20 minutes à pieds des principaux sites, très propre. Par ailleurs, Hamid nous a baladé le soir, après son travail, montagne à l’extérieur d’Ispahan, pont khâju… De plus, c’était l’anniversaire de Hamid et nous avons été invités à la petite fête organisée par Sara, son épouse, cela nous a permis de vivre une soirée avec des iraniens et de leur parler. Moment fort, peut-être le plus fort de notre voyage. Donc, homestay chez Hamid, très bon plan. Ispahan est une belle ville, avec de beaux jardins et espaces verts (rare en Iran). Visites : Chehel Sotun, intéressant ; Hasht Behesht, on peut vraiment s’en dispenser. La place royale est vraiment impressionnante : mosquée de l’imam à voir, pas fait le palais ali Qâpu en travaux. Traversée du bazar en direction de la mosquée du vendredi suivant le plan du LP, sympa. La mosquée du vendredi ne nous a pas autant enthousiasmé que les posts que j’avais pu lire, elle est impressionnante mais les échafaudages gâchent l’harmonie et puis peut-être étions nous un peu blasés, trop de belles choses ! Restau : Houger café, TT bien, grand et beau restau, uniquement fréquenté par des iraniens, la nourriture est très bonne et le prix très raisonnable. Thé à l’Abbasi pour le plaisir d’un lieu magique, nous avons découvert le mojito (sans alcool, évidemment !) très bien (une bonne alternative, quoi !).
Le 26 départ en bus pour Kashan. Sana historical hostel, 35 $ la chambre. Bien placé dans la vieille ville, chambres agréables, propres, staff réactif et sympa, très bon rapport qualité prix. La GH nous a proposé un tour pour Abyaneh que nous avons fait. Effectivement, la ville est typique, maisons rouges sur la colline, belles photos… mais elle est envahie de touristes, tous les habitants en costumes traditionnels, il y a là une communauté zoroastrienne, posent pour les photos et attendent ou demandent une « r��compense », j’en ai vu courir pour prendre la pose et pour profiter de cette mane bienvenue. A Kashan, par contre, faire les maisons patriciennes superbement restaurées. Enfin, déambuler et se perdre dans le bazar agréablement tortueux et sympathique pour les derniers achats. Le 28, depart en bus de Kashan pour IKA avec un bus direct. Restau : le manouchehri, très belle maison restaurée (c’est aussi un hôtel), on y mange bien dans un très beau lieu pour un prix un peu plus élevé qu’ailleurs mais quand même très raisonnable.
En conclusion, j’avais lu beaucoup de commentaires très positifs et mon premier contact avec l’Iran a été plutôt mitigé : Teheran est une ville bruyante, agitée ; les paysages sont secs, semi désertiques…. Et puis progressivement la magie opère, les lieux sont très dépaysants, les villes sont belles, le patrimoine est superbe, les iraniens sont souriants, affables et généreux et on s’y sent en totale sécurité. N’oubliez pas que tout est facile : l’hébergement, la restauration, les transports, les iraniens sont toujours disposés à vous aider, à faciliter votre séjour…
Et puis nous avons fait de superbes rencontres, en premier lieu un couple de français, nous avions échangé par l’intermédiaire de voyage forum alors que nous ne nous connaissions pas, puis nous nous sommes vus au fil de nos étapes, nous avons échangé nos bons plans, nous avons testé ensemble des restaus, des mojitos 😉 et aussi partagé beaucoup de rires (coucou mes hi han! C’était super ce temps passé avec vous deux). Enfin, nos rencontres iranniennes : Hamid, notre hôte si souriant, intarissable sur l’histoire et la géographie de l’Iran, Hamad, notre guide et chauffeur et tous les autres… Je vous recommande l’Iran et je vous envie d’y aller, de ne pas encore savoir...
Nous sommes partis 15 jours, la deuxième quinzaine d’octobre, en Iran.
Arrivée le 14 à Teheran : arrivée un peu compliquée : en sortant de l’avion, nous n’avons pas vu le panneau « visa » qui indiquait la direction pour tous ceux qui comme nous avaient seulement le e-visa et avons suivi le « troupeau » des voyageurs allemands (compagnie Lufthansa oblige) qui eux avaient tous un visa complet. Après une bonne heure de queue, nous avons été refoulés vers la bonne queue, encore 1 bonne heure après, nous nous sommes rendus compte qu’une valise nous manquait ! Elle arrivera le lendemain par le même avion du soir (hormis que l’avion a eu 3 heures de retard !). Moralité, à la sortie de l’avion, surveillez le panneau « visa » ! Attention, il semble que l’e-visa soit obligatoire, il nous a été demandé à Marseille par la compagnie aérienne. Direction hôtel Markazi, on apprend dans le taxi, qu’il y a un problème de plomberie dans notre chambre et nous sommes relogés vers l’hôtel Saadi voisin pour 1 nuit : 60$la chambre, pas terrible, bruyante, chauffage en marche que l’on n’a pas pu arrêter : mauvais plan !
Le 15 : Teheran, hôtel Markazi, 72$ la chambre : spacieuse, propre, bon petit déjeuner, un peu bruyante, le staff à l’accueil parle français et est très participatif (comme partout en Iran) : bon plan. Visite du Golestan Palace : bof ! Peut être évité. Déambulation dans le bazar, sympa. Le soir : Ivan café : à ne pas manquer, plutôt salon de thé – Lalezar street, dans la même rue que le Markazi, de l’autre côté, un peu plus haut au fond d’une impasse. Calme, convivial, en face le jardin d’une superbe maison, enfin du calme !.
Le 16 et le 17 Shiraz. Sasan hotel : expérience très mauvaise : avant que nous arrivions demande pléthorique de documents : N° passeports, visas… Le prix de la chambre était à 49$ et quand nous avons demandé à payer en euros le prix qui aurait dû être de 40 environ est passé à 51 ! Discussion un peu houleuse ! Visites traditionnelles : citadelle (franchement sans intérêt !), bazar Vakil : sympa et surtout la moquée Vakil que j’ai trouvée superbe, à faire en fin de journée pour profiter d’une belle lumière. Mausolée de Shah Cheragh : impressionnant ! Les iraniens s’y réunissent en famille et le climat est à la ferveur tout en restant bon enfant. Mosquée Nasir al-Molk appelée la mosquée rose : incontournable pour ses vitraux qui se reflètent sur les tapis, à faire le matin. Naranjestan, beau bâtiment historique. Mausolée de Hafez : bof ! Pour Hafez seulement. Restaurant : Café Arg derrière la citadelle, à l’étage, les hôtes nous reçoivent dans l’ancien appartement de leur famille et nous font voir les albums photos d’il y a 30 ans, sympa et dépaysant, nourriture locale et bonne.
Le 18 : taxi (négocié avec l’hotel Sasan à 130 $, nous avions trouvé à 100 mais nous avons pensé que c’était plus sûr ainsi) pour Taft (à 20km de Yazd) via Persepolis et Pasargades, le taxi était booké pour la journée. Chauffeur de taxi parlant bien l’anglais : Hamad, sympathique et très enthousiaste, il avait passé une certification de guide et nous a fait une visite guidée des sites très intéressante. J’ai trouvé les vestiges de Persepolis superbes, par contre Pasargades est complètement sans intérêt : il ne reste, outre le mausolée de Cyrus, que quelques pierres disséminées ça et là. Hamad, tout en conduisant, nous a parlé de la vie en Iran, de ses espoirs d’aller étudier à l’etranger… En chemin, nous nous sommes arrêtés à Abarqu, sur l’insistance de Hamad, qui voulait nous faire voir le cyprès vieux de 4000 ans, cela aussi est payant mais nous étions là aussi pour cela. Arrivée au Nartitee éco-lodge à Taft, vraiment super. Famille zoroastrienne qui nous accueille dans leur maison en pisé, c’est sympathique, chaleureux et très reposant avec un jardin agréable (le sourire de Tina, notre hôtesse, a illuminé notre séjour chez eux). J’ai regretté de n’y être restée qu’un seul jour. 40$ avec le repas du soir (très bon). Le lendemain 19 octobre , balade en vélo (loués par Nartitee) dans Taft puis trajet en taxi pour Yazd avec visite en chemin des tours du silence.
19, 20 et 21 Yazd. Hotel Shaarbaf. Très bien, pour nous le meilleur de notre séjour en Iran. L’hôtel est une ancienne maison particulière très bien restauré. Bien situé dans la vieille ville, chambre jolie et agréable, petit dej copieux et varié, manager aux petits soins. 60$ la nuit. Yazd a été pour moi mon point fort, le lieu que j’ai le mieux aimé, vieille ville superbe (nous avons fait le périple proposé par le LP et puis nous nous sommes un peu perdus !), mosquée du vendredi, mosquée Rokn od-Din, portail d’entrée et le musée de l’eau intéressant. Restau : silk road, pas mal, ambiance agréable, beaucoup de monde… le lendemain : le Marco Polo qui est aussi je crois le restau de l’Orient hôtel, en roof top avec vue sur les toits et la mosquée : parfait, incontournable. Arrivez tôt ou bien pensez à réserver. Egalement, pour une belle vue sur la vieille ville l’Art café pour une pause en journée.
Le 21, départ pour Varzaneh, je ne voulais pas renoncer au désert et nous n’avions pas suffisamment de temps pour aller à Kerman et faire le désert des Kaluts, effectivement Varzaneh a été une bonne alternative. Nous y sommes restés 2 nuits. Pour y aller : bus pour Ispahan, s’arrêter à Nain et prendre un taxi collectif ou bien demander à la GH d’envoyer un taxi (très raisonnable). Notre GH : Chapaker, sympa, Reza, le propriétaire organise des tours : notamment lac salé, coucher de soleil dans le désert et barbecue dans le désert avec possibilité d’y passer la nuit. Vraiment très belle expérience. Le lendemain visite avec Tahar (le frère de Reza) d’une citadelle, intéressant. L’après-midi nous déambulons dans Varzaneh, visite du pigeonnier (à côté de la GH) superbe, à ne pas manquer. Prix :50 € pour les 2 nuits plus toutes les sorties, notre chambre était bien, douche collective avec nettoyage un peu insuffisant malgré tout cela reste un très bon plan.
Le 23 bus pour Ispahan (à 10h, départ de Varzaneh) Logement en homestay chez Hamid Reza « beautiful Isfahan » grand logement, en fait un appart entier, très bien situé, environ 15 à 20 minutes à pieds des principaux sites, très propre. Par ailleurs, Hamid nous a baladé le soir, après son travail, montagne à l’extérieur d’Ispahan, pont khâju… De plus, c’était l’anniversaire de Hamid et nous avons été invités à la petite fête organisée par Sara, son épouse, cela nous a permis de vivre une soirée avec des iraniens et de leur parler. Moment fort, peut-être le plus fort de notre voyage. Donc, homestay chez Hamid, très bon plan. Ispahan est une belle ville, avec de beaux jardins et espaces verts (rare en Iran). Visites : Chehel Sotun, intéressant ; Hasht Behesht, on peut vraiment s’en dispenser. La place royale est vraiment impressionnante : mosquée de l’imam à voir, pas fait le palais ali Qâpu en travaux. Traversée du bazar en direction de la mosquée du vendredi suivant le plan du LP, sympa. La mosquée du vendredi ne nous a pas autant enthousiasmé que les posts que j’avais pu lire, elle est impressionnante mais les échafaudages gâchent l’harmonie et puis peut-être étions nous un peu blasés, trop de belles choses ! Restau : Houger café, TT bien, grand et beau restau, uniquement fréquenté par des iraniens, la nourriture est très bonne et le prix très raisonnable. Thé à l’Abbasi pour le plaisir d’un lieu magique, nous avons découvert le mojito (sans alcool, évidemment !) très bien (une bonne alternative, quoi !).
Le 26 départ en bus pour Kashan. Sana historical hostel, 35 $ la chambre. Bien placé dans la vieille ville, chambres agréables, propres, staff réactif et sympa, très bon rapport qualité prix. La GH nous a proposé un tour pour Abyaneh que nous avons fait. Effectivement, la ville est typique, maisons rouges sur la colline, belles photos… mais elle est envahie de touristes, tous les habitants en costumes traditionnels, il y a là une communauté zoroastrienne, posent pour les photos et attendent ou demandent une « r��compense », j’en ai vu courir pour prendre la pose et pour profiter de cette mane bienvenue. A Kashan, par contre, faire les maisons patriciennes superbement restaurées. Enfin, déambuler et se perdre dans le bazar agréablement tortueux et sympathique pour les derniers achats. Le 28, depart en bus de Kashan pour IKA avec un bus direct. Restau : le manouchehri, très belle maison restaurée (c’est aussi un hôtel), on y mange bien dans un très beau lieu pour un prix un peu plus élevé qu’ailleurs mais quand même très raisonnable.
En conclusion, j’avais lu beaucoup de commentaires très positifs et mon premier contact avec l’Iran a été plutôt mitigé : Teheran est une ville bruyante, agitée ; les paysages sont secs, semi désertiques…. Et puis progressivement la magie opère, les lieux sont très dépaysants, les villes sont belles, le patrimoine est superbe, les iraniens sont souriants, affables et généreux et on s’y sent en totale sécurité. N’oubliez pas que tout est facile : l’hébergement, la restauration, les transports, les iraniens sont toujours disposés à vous aider, à faciliter votre séjour…
Et puis nous avons fait de superbes rencontres, en premier lieu un couple de français, nous avions échangé par l’intermédiaire de voyage forum alors que nous ne nous connaissions pas, puis nous nous sommes vus au fil de nos étapes, nous avons échangé nos bons plans, nous avons testé ensemble des restaus, des mojitos 😉 et aussi partagé beaucoup de rires (coucou mes hi han! C’était super ce temps passé avec vous deux). Enfin, nos rencontres iranniennes : Hamid, notre hôte si souriant, intarissable sur l’histoire et la géographie de l’Iran, Hamad, notre guide et chauffeur et tous les autres… Je vous recommande l’Iran et je vous envie d’y aller, de ne pas encore savoir...
Je reviens de 15 jours (du 15 au 30 avril 2011) de voyage en Iran.
j'y suis allée avec mon copain, et pour donner les grandes lignes de ce voyage :
- mon copain a fait son visa à Paris, qq galères puisqu'ils lui ont refusé la 1ere lettre pcq elle n'était pas en Farsi, le lendemain il y retourne avec une lettre en Farsi, et dans le même temps il voit un autre voyageur avec une lettre en anglais qui est acceptée...
- mon copain est parti en Iran qq jours avant moi, je comptais prendre le visa à l'aéroport (pas le tps de le faire avant), donc il demande au gars si c'est toujours possible "on arrival", on lui répond qu'il faut une lettre blablabla, donc il a passé 1 journée ds une agence de voayge, payé 75$ pour me faire avoir un visa en toute urgence, envoyé par mail en catastrophe 2heures avant le vol... tout ça pour que, lorsque je passe au guichet des visas, on me dise que j'aurai pu avoir le visa "on arrival" sans soucis...
le problème en Iran c'est que rien n'est sûr!! dans le doute il vaut mieux faire le visa avant de partir, plutot que de commencer le voyage par 7heures d'incompréhension en farsi avec les douaniers de l'aéroport comme on a pu nous raconter (c'est arrivé à la nièce d'un industriel francais et sa grand mère de 70ans, pas de pitié!)
- AUCUN mais alors AUCUN soucis pour prendre des chambres double (même si on disait qd mm qu'on était mariés, mais personne n'a JAMAIS demandé à vérifier)
- AUCUN soucis pour voyager seul ou seule ou 2 filles seules ou 2 gars seuls..
- nous avons fait du stop, ca a extrêmement bien marché, pour dire, on avait même pas de temps de tendre le bras que les voitures s’arrêtaient déjà!!
- on s'est fait abordé plusieurs fois dans la rue par des jeunes qui nous on fait visiter leur villes, invité chez eux, payé des glaces...de manière générale des gens hyper généreux, prets à rendre service et plus encore!!
- le couchsurfing marche très très bien, nous avons été plus que bien reçus partout
- une adresse à ne pas louper : un tour dans le désert à Garmeh/Mesr/ khur à Kavirguesthouse (www.irandesert.com), pas dans le lonely, et quel regret!! un gérant adorable, chez qui on a passé un excellent moment dans une oasis de rêve!! attention aux arnaques au taxi, d'après le gérant de l'autre guesthouse (celle du lonely) il faut payé 50$ pr aller de Khur à Garmeh, or notre chauffeur de taxi que l'on a eu de Na'in à Khur (pour 5$/personne pr 250km...)nous demandait 5$/personne pr y aller...
- les taxis...presque partout ils ont essayé de nous entubés (5$ au lieu de 3 en général)...donc bien négocier avant de monter dedans!! généralement les taxis jaunes nous ont tjours annoncé le prix juste d'emblée
- meilleur souvenir : Esfahan moins bon, chiraz je dirais... je pense qu'il vaut mieux commencer à Chiraz et remonter vers Téhéran, sinon après esfahan on est forcément un peu déçu des autres villes ;)
- acheter un tapis...très mauvais souvenir, on s'est fait pourrir par un marchand qui voulait nous entuber, très difficile de savoir exactement la valeur réelle d'un tapis!!il vaut mieux etre accompagné d'un expert ou bien l'acheter par coup de coeur pr ne pas regretter...on est repartis sans tapis!
- ma tenue en tant que fille : une tunique en lin longue, un pantalon en lin et chech léger : parfait mm sous le soleil! foulard de couleur, à motif, clair ou foncé, aucun soucis!
Concernant le pays et ses habitants, on sent une envie profonde de changement, ils en ont tous marre de ce régime, toutes les interdictions peuvent etre contournées (alcool, internet, satellite, dvd, mp3...) mais un sentiment d’oppression pèse tout de même... Les iraniens sont d'une gentillesse extrême, très désireux de connaitre le monde, prêt à se couper en 4 pour rendre service au voyageur, un pays très facile à voyager!!et qui vaut le coup d’être visité!! si vous avez des questions n'hésitez pas je tenterai d'y répondre au mieux!
- AUCUN mais alors AUCUN soucis pour prendre des chambres double (même si on disait qd mm qu'on était mariés, mais personne n'a JAMAIS demandé à vérifier)
- AUCUN soucis pour voyager seul ou seule ou 2 filles seules ou 2 gars seuls..
- nous avons fait du stop, ca a extrêmement bien marché, pour dire, on avait même pas de temps de tendre le bras que les voitures s’arrêtaient déjà!!
- on s'est fait abordé plusieurs fois dans la rue par des jeunes qui nous on fait visiter leur villes, invité chez eux, payé des glaces...de manière générale des gens hyper généreux, prets à rendre service et plus encore!!
- le couchsurfing marche très très bien, nous avons été plus que bien reçus partout
- une adresse à ne pas louper : un tour dans le désert à Garmeh/Mesr/ khur à Kavirguesthouse (www.irandesert.com), pas dans le lonely, et quel regret!! un gérant adorable, chez qui on a passé un excellent moment dans une oasis de rêve!! attention aux arnaques au taxi, d'après le gérant de l'autre guesthouse (celle du lonely) il faut payé 50$ pr aller de Khur à Garmeh, or notre chauffeur de taxi que l'on a eu de Na'in à Khur (pour 5$/personne pr 250km...)nous demandait 5$/personne pr y aller...
- les taxis...presque partout ils ont essayé de nous entubés (5$ au lieu de 3 en général)...donc bien négocier avant de monter dedans!! généralement les taxis jaunes nous ont tjours annoncé le prix juste d'emblée
- meilleur souvenir : Esfahan moins bon, chiraz je dirais... je pense qu'il vaut mieux commencer à Chiraz et remonter vers Téhéran, sinon après esfahan on est forcément un peu déçu des autres villes ;)
- acheter un tapis...très mauvais souvenir, on s'est fait pourrir par un marchand qui voulait nous entuber, très difficile de savoir exactement la valeur réelle d'un tapis!!il vaut mieux etre accompagné d'un expert ou bien l'acheter par coup de coeur pr ne pas regretter...on est repartis sans tapis!
- ma tenue en tant que fille : une tunique en lin longue, un pantalon en lin et chech léger : parfait mm sous le soleil! foulard de couleur, à motif, clair ou foncé, aucun soucis!
Concernant le pays et ses habitants, on sent une envie profonde de changement, ils en ont tous marre de ce régime, toutes les interdictions peuvent etre contournées (alcool, internet, satellite, dvd, mp3...) mais un sentiment d’oppression pèse tout de même... Les iraniens sont d'une gentillesse extrême, très désireux de connaitre le monde, prêt à se couper en 4 pour rendre service au voyageur, un pays très facile à voyager!!et qui vaut le coup d’être visité!! si vous avez des questions n'hésitez pas je tenterai d'y répondre au mieux!
Bonjour,
Comme il existe déjà de très beaux carnets de voyage sur l'Iran, je me contenterai ici d'un récit plus fonctionnel, des questions que l'on s'est posées avant le départ sans trouver la réponse, des choses utiles sur place... C'est long, à vous de piocher ce qui vous intéresse !
1/ Visa.
On a fait la demande en ligne, pas de difficulté particulière. Néanmoins, comme beaucoup visiblement, on a reçu une semaine plus tard un avis négatif "Rejected, please apply travel Agency". Démarches payantes et à priori inutiles, d'après le forum. On est donc partis comme cela, sans vous cacher que l'on faisait pas les fiers en arrivant à l'immigration. Pas de souci dans un premier temps, on paye nos 75 euros au guichet "Banque" en face, on remplit nos papiers, on présente nos pré-enregistrements. L'établissement du "Visa on Arrival" ne pose pas de souci malgré l'avis négatif initial.
En revanche, on nous demande de patienter (pendant qu'il s'assure de notre réservation d'hotel). Près d'une heure plus tard, toujours rien, on se rapproche du guichet pour savoir s'il y a un souci. La personne du guichet semble sceptique et nous redemande si nous avons bien une réservation... Au final nous apprendrons plus tard que notre hôtelier, appelé à 4h du matin, avait mal noté notre réservation (le prénom de ma compagne au lieu du nom de famille). Au final, on a bien failli être déportés et renvoyés à la maison :)
Un conseil : assurez vous bien de la bonne réservation de votre hôtel (on avait pourtant booké par internet donc papier à l'appui), ayez bien tous les éléments avec vous, échangez par Whatsapp avant le départ..
2/ Le change
Monnaie instable, c'est peu de le dire. Utiliser le site Bonbast pour connaitre le taux réel (par contre, le site est bloqué en Iran, donc il faut soit un VPN, soit une bonne âme en France qui vous transmet la valeur). Il faut changer en bureau de change, pas dans les banques qui pratiquent le cours régulé. Pas de difficultés pour trouver les bureaux de change dans les grandes villes (adresses dans le Lonely ou autre), par contre, se méfier des horaires, c'est très variable. Cela peut fermer à 16h, comme être ouvert le matin puis seulement à partir de 19h. Et surtout, c'est fermé le vendredi (parfois même à partir du jeudi après midi). On s'est retrouvé un peu coincé à Yazd de notre côté, et c'est pas si facile de trouver quelqu'un pour nous dépanner (merci le patron du Silk Road..) Le taux, difficile de prévoir... On a vu le rial remonter de 40% en 1,5 mois entre l'achat des billets d'avion et le départ. Avant que la monnaie ne dévisse de 30% la veille de rentrer alors que nous devions revendre nos rials restants :) On sera jamais traders quoi.
3/ Les transports.
Le bus ne coûte rien (1 euros / 100km à la grosse louche), je peux vous transmettre des tarifs plus précis en privée si besoin. A moins de lire le farsi, difficile de s'y retrouver dans le terminal, mais vous serez gentiment aiguillés dès votre arrivée. Les bus VIP sont très confortables et permettent de faire de long trajets de nuits (Yazd-Chiraz et Chiraz-Queshm de notre côté) en arrivant pas trop carbonisés. N'hésitez pas à solliciter vos hôteliers pour connaitre les horaires, la localisation du terminal, booker un taxi le lendemain matin pour vous amener à la gare... On nous a toujours fait cela gracieusement. Bon à savoir : si vous allez sur Queshm, il y a des bus qui vont directement sur l'île (en montant sur le ferry), via Bandar-e-Pol. Beaucoup plus simple que d'aller à Bandar Abbas, traverser la ville, puis taxi, ferry..
L'avion est également très peu coûteux. 30 euros pour revenir à Téhéran depuis Queshm. Difficile à réserver depuis la France. Vous trouverez néanmoins des vols sur certains comparateurs classiques, ou sur des sites tels Destinia (mais c'est plus cher, et à priori il y a beaucoup moins de vols présentés qu'en réalité), voire Agence de voyage (qui vont vous allumer). Le plus simple est donc de le faire sur place (possible en "agence de voyage" pour une commission raisonnable, ou comme nous auprès d'un hôtelier qui nous a fait la résa). Pour info, notre billet ne donnait pas de précision concernant les bagages, mais il en incluait un de 20kg, ce qui semble être la norme pour les vols intérieurs).
Il y a un métro qui dessert l'aéroport international IKA. Le premier métro part de l'aéroport à 6h50 puis passe toutes les 1h20 (8h10, 9h30...). Dans l'autre sens, le dernier métro qui va à l'aéroport (depuis Shahed, le nœud avec la ligne classique) est à 19h15. A priori, le prix est un peu plus élevé qu'un ticket classique mais on a pas testé (arrivée vers 4h30 à l'aller donc on a partagé un taxi avec des Iraniens / et on a raté le dernier métro au retour)
4/ Le téléphone et les applis
Prévoyez d'acheter une carte SIM en arrivant (300000 rials pour 1 mois de mémoire - une dizaine de minutes d'appel, mais surtout possibilité d'envoyer SMS ainsi que 1.5GB de data). Marque IRANCELL, comptoir à l'aéroport ou en ville (ou l'a prise à Kashan de notre côté). Même si la notre n'a pas forcement très bien fonctionné, c'est très utile pour booker vos hôtels d'un jour sur l'autre, échanger par Whatsapp avec vos hôteliers, vos hôtes couchsurfers, vos accompagnant pour excursion...
L'application Snapp est un équivalent Uber pour Téhéran. A priori, cela fonctionne très bien, même si on a préféré le métro qui ne coute rien (10000 rial / ticket). Il y a aussi une appli pour le métro, mais en tirant un plan papier avant le départ, c'est tout aussi simple. Google translation : pas mal utilisé là bas, chose que j'avais jamais vu. Un iranien qui ne maîtrise pas l'anglais va parler à son téléphone qui vous traduira en anglais. Bonbast pour le taux de change.
5/ Paiement.
Les grosses dépenses, à savoir Hotel et excursions, sont généralement payées en euros. C'est aussi simple, et le coût des hôtels semble relativement déconnectés du cours du rial (on a pas vu d'évolution notable pendant la préparation du voyage, ou la monnaie remontait fortement). On a payé 15 euros partout (à part à Yazd 20). Cela veut dire aussi que vous n'avez pas besoin d'avoir beaucoup de rials sur vous. Pour les paiements en rial, on vous parlera (ou les prix seront affichés) presque systématiquement en tomans. Sachez que 10 rials = 1 tomans. Et pour mettre un peu de piment, les taxis (par exemple), ne vous parleront qu'en 1/1000ème de tomans. Ex : s'ils vous annoncent 15, c'est 15000 tomans, soit 150000 rials. Selon les gens, la gymnastique n'est pas toujours aisée :)
Essayez aussi d'apprendre les chiffres en farsi (c'est pas très compliqué) et vous permet de déchiffrer un prix au bazar, une note au resto..
6/ Le foulard.
Pour les filles, il vous faudra porter le hijab évidemment. En revanche, vous pourrez vous en passer à l'intérieur des hôtels, et dans les lieux reculés (désert). Quand vous êtes invités, demandez au préalable, mais vous pourrez généralement le quitter. Les Iraniennes (en particulier les jeunes et dans les villes) le portent de façon très "light" (en laissant souvent apparaître la moitié de la chevelure). On sent bien qu'un certain nombre s'en passerait bien.. Donc pas de stress avec cela, de toute façon, on vous le signalera gentiment si besoin. Si vous rentrez dans une mosquée, vous devrez en revanche porter un tchador (dans ce cas, un magnifique drap blanc sera disponible à l'entrée).
7/ Femme - Homme.
Pour le métro, des wagons séparés pour les filles sont présents en tête ou queue de train. Si vous êtes en couple, pas de souci, vous pouvez entrer dans les wagons classiques, mais on vous invitera probablement à vous assoir ou vous positionner contre une des fenêtres. Dans les mosquées, espaces séparés homme / femme.
8/ Les gens
Déjà répété mille fois, mais les Iraniens sont des gens incroyables, gentils, serviables (même les taxis !). Vous serez en permanence salués (Welcome to Iran), abordés, les gens chercheront à discuter un moment, vous inviteront.. On s'est retrouvés un paquet de fois à boire le thé ou manger avec des gens rencontrés dans la rue. La classe moyenne parle bien anglais (mieux que nous!), est bien éduquée et cultivée. Très hospitaliers et ne pouvant que très peu sortir de leur pays (ce qui implique aussi un tourisme interne non négligeable), ils aiment beaucoup échanger avec les touristes et défendre l'image de leur pays, qu'ils savent écornée à l'étranger. Les gens sont globalement très occidentalisés (habillement, forte utilisation des réseaux sociaux pourtant interdits) Si j'avais dès le départ une vision du pays loin des clichés que l'on peut avoir en France, j'avoue néanmoins avoir été surpris par la "faible" ferveur religieuse, moins marquée qu'en Turquie ou que dans de nombreux pays d'Afrique par exemple. L'appel de muezzin ne semble pas provoquer plus d'agitation qu'un coup de cloche chez nous, et je n'ai vu quasiment personne prier durant le voyage... Et les gens avec qui vous échangerez (même si la frange anglophone, les urbains, les professionnels du tourisme ou autres couchsurfers ne sont pas forcement un échantillon très représentatif) aborderont assez librement le sujet du régime en place en Iran, et vous feront part de leur forte désapprobation.
9/ Couchsurfing Officiellement interdit, mais probablement l'un des pays ou il est le plus répandu. Nombre incalculable d'hôtes. Fonctionne impeccablement, même si notre Ratatouille n'aura pas eu le succès escompté !
10/ Insécurité.
Aucun sentiment d'insécurité en Iran. Probablement l'un des pays les plus sûrs que j'ai eu l'occasion de visiter. Incomparable avec l'Amérique latine par exemple, on va plutôt vous courir après si vous paumez votre portefeuille ;) On s'est baladé de nuit, dans des coins reculés ou en ville sans aucune appréhension. Néanmoins, comme la principale contrainte est d'avoir tout son cash dès le début du voyage, veillez à le dispatcher entre vous, dans plusieurs sacs, portefeuilles. On est jamais trop prudents.
11/ Itinéraire.
On a fait la boucle du Touristo de base, mais je vous le présente tout de même. Le pays est immense, ce qui vous obligera à de longs trajets. On avait un peu peur de courir au départ, mais au final, on a même inclut Shiraz, que l'on avait pourtant décidé de zapper initialement. Même si les villes sont immenses, les centres historiques sont relativement restreints et se visitent assez vite. Bien évidemment, on pourrait passer la semaine dans une ville comme Espahan, ou écumer tous les musées à Shiraz.. Chacun y trouvera à redire, forcément. Très attirés par les grands espaces et la nature, on a forcement un peu limité nos passages en ville et favorisé les excursions à l'extérieur.
J1 : arrivée à Téhéran très tôt le matin et départ immédiat pour Kashan (arrivée 9h). Visite vieille ville et d'une partie des Maisons traditionnelles (possibilité d'achat d'un billet "groupé" pour 3 sites - 350000 rials). J2 : Tour dans désert + lac salé + fort + Noush Abad (15 euros la voiture pour la 1/2 journée) + fin de visite de Kashan. J3 : Trajet Kashan - Ispahan en taxi (15 euros la voiture également) avec visite des sites d'Abianeh (très sympa) et Natanj sur la route. J4 et J5 : Ispahan. La grande place est incroyable. Divers musées, bazar gigantesque, deux magnifiques mosquées.. J6 : Varzaneh (bus au départ de la Jey Station tôt le matin). Excursion dans le désert l'après midi (15 euros la voiture). Coucher de soleil et barbecue (10 euros) de nuit dans le désert. Varzaneh et Kashan sont de bonnes alternatives pour aller mettre un pied dans le désert. Evidemment, c'est certainement plus intéressant pour les passionnés de dunes de rouler longuement pour aller se perdre dans le Dacht-e Lout ou le Dacht-e Kevir. On souhaitait initialement aller visiter les Kaluts au départ de Kerman. Mais c'est très onéreux (hors budget pour nous, ou alors pas trouvé le bon plan) et nécessite beaucoup de trajet. A vous de voir ! J7 et J8 : Trajet vers Yazd (taxi jusqu'à la route principale à proximité de Na'in puis bus) et visite Yazd. On a aimé se perdre dans la vieille ville, et passer du temps sur les toits (à grignoter et boire du thé). Un petit tour au Zurkhaneh s'impose également. J9 : Yazd le matin + puis excursion Kharanaq, Chak Chak Meybod. Si le premier village est vraiment très chouette (d'autant que c'était la fête annuelle de la zardak, la carotte jaune donc super ambiance), le site zoroastrien de Chak Chak (outre son importance symbolique) n'a pas grand intêret, tout comme Meybod. 15 euros le tour également (voiture). Au retour, bus de nuit pour Shiraz. J10 : Shiraz. C'est pas la ville qui nous a le plus emballé très sincèrement, mise à part le grandiose site de Shah-e-Cheragh (gratuit). Passage obligé à la mosquée rose, où vous vous entasserez le matin pour faire votre photo à travers les vitraux ;) J11 : Persépolis. Là encore, difficile de donner un avis objectif. Le site a un fort intérêt historique. Il y a une part des vestiges bien conservés, qui donne une idée de la grandeur du site à l'époque. Génial pour les amateurs de vieilles pierres. Mais j'ai pas été "transporté" et cela demeure moins grandiose que certains sites en Grèce ou Turquie. Paradoxalement, j'ai presque plus aimé les tombeaux de Naqsh-e Rostam à proximité. 15 euros le taxi qui vous accompagne et patiente auprès des sites. Au retour, bus de nuit pour Queshm. J12, J13 : Queshm. On a adoré l'île, d'autant que c'est la bonne période. Pas de transport officiel sur place. 40 euros les deux jours avec un guide qui nous a baladé un peu de partout (et incluant les 2 tours en bateau). Top : Canyon de Chahkooh, Stars Valley notamment. On aurait aimé pouvoir partir randonner à notre guise... La mangrove de Hara est assez sympa (de l'eau, du vert, quasi unique à l'échelle du pays) mais les piafs n étaient pas sur site en ce moment. L'autre tour en bateau, au sud, a pour objectif d'aller débusquer un groupe de dauphins. C'est gagnant à chaque fois à priori. On a vu les dauphins effectivement, mais pas fan du concept. J14 : Ormuz. Depuis Queshm, un seul bateau (7h le matin, retour 15h. Plus de possibilités depuis Bandar Abbas). Coup de cœur du voyage, on a regretté de pas camper sur place. Encore une fois, c'est personnel, et ressemble plus à ce que l'on recherche en voyage habituellement. On a loué des vélos (pourris 😏 ) et fait le tour de l’île (à contresens des quelques touristes en tuktuk) dans la journée en s'arrêtant aux différents sites indiqués. On est aussi aller se perdre un peu dans les petits chemins du centre, à proximité des sommets (vu des antilopes notamment). J15 : Vol pour Téhéran tôt le matin et visite succincte de la ville (Tour Azadi, palais du Golestan, pont Tabiat..). Avion pour la France à 5h du matin le lendemain
12/ Hotel
La plupart des petits hotels / guesthouse en Iran sont dans la même gamme et globalement assez bien pour le prix. Ils s'organisent traditionnellement autours d'une grande cours centrale (avec un bassin). En cette période hivernale, on préfère logiquement les chambres sur l'étage, plutôt que dans la cour du rdc. Les fenêtres sont souvent ornées de vitraux.
Kashan : Sana Hotel : Extra tout simplement. On avait une belle chambre à l'étage, face au levé de soleil, illuminant la chambre de toutes les couleurs à travers les vitraux. Super petit déj et situation (paumé au milieu de la vieille ville, loin du bruit et de l'agitation). Le gérant aura été absolument parfait : gentillesse incroyable, toujours le sourire. Il nous aura consacré près de 40mn pour la réservation de notre vol interne, donnée plein de conseils (visite, ou trouver carte SIM..), géré la venue d'un taxi... On recommande fortement.
Isfahan : Nargol Hotel : joli, famille très sympa, confiture maison.. mais un peu trop excentré (25 mn à pied ou taxi). Du coup, on a choisi de se recentrer à l'Iran Hostel (sans charme, à l'européenne, mais bien situé). Prix fixe sur le comptoir, en rial (seule fois du voyage) : 1670000 Ri.
Varzaneh : il y a en gros 3 GuestHouse dans le village. On a opté pour la Chapaker Guesthouse, très familiale. Sans rien avoir demandé, une voiture nous attendait à l'arrivée du bus (le chauffeur, qui nous avait demandé ou nous allions au départ, avait téléphoné à l'hôtel pendant le trajet pour les prévenir de notre arrivée). Réza est génial, même s'il n'a pas pu nous accompagner pour l'excursion (j'ai le sentiment que cela devient rare, et que c'est plutôt son frère, dont l'anglais est limité, qui fait le taxi). Il a néanmoins pris le temps de venir nous voir le soir et de discuter un long moment. Passionné par sa région, géologue, naturaliste, il a défendu les Wetlands d'un projet (finalement abandonné) amené à les dégrader en constituant une association impliquant de nombreux villageois. On recommande vraiment !
Yazd : Hotel très sympa mais qu'on ne citera pas car on a un peu moins adhéré au patron, qui une fois n'est pas coutume, a insisté lourdement pour nous vendre ses tours (au passage, on a beaucoup apprécié de n'être presque jamais sollicités, même en flânant dans les bazars. Idem avec les taxis, peu insistants..). On remercie en revanche le patron du Silk Road (ou l'on mange bien + possibilité de prendre des excursions à tarif intéressant) qui nous aura fait du change !
Puis couchsurfing pour la fin de voyage.
Sur Queshm, si vous cherchez un taxi / guide, vous pouvez contacter Mostafa par Whatsapp (00989179394206).
13/ Budget
Il sera forcement variable en fonction du cours du Rial et de votre façon de voyager. Pour un mode "Routard" sans prétention, cela nous aura coûté :
Billet avion depuis Lyon : 2*310 euros Visa : 2*75 euros 16 jours sur place : 650 euros (avec 4 nuits de couchsurfing et 2 nuits dans le bus) Soit 1420 euros pour 2.
Fin de ce long pavé pour les courageux qui seront arrivés jusque là ! Si vous avez des questions, n'hésitez pas, j'essaierai d'y répondre dans la mesure du possible.
Bon voyage en Iran, c'est un pays formidable.
Thomas & Ludivine
Comme il existe déjà de très beaux carnets de voyage sur l'Iran, je me contenterai ici d'un récit plus fonctionnel, des questions que l'on s'est posées avant le départ sans trouver la réponse, des choses utiles sur place... C'est long, à vous de piocher ce qui vous intéresse !
1/ Visa.
On a fait la demande en ligne, pas de difficulté particulière. Néanmoins, comme beaucoup visiblement, on a reçu une semaine plus tard un avis négatif "Rejected, please apply travel Agency". Démarches payantes et à priori inutiles, d'après le forum. On est donc partis comme cela, sans vous cacher que l'on faisait pas les fiers en arrivant à l'immigration. Pas de souci dans un premier temps, on paye nos 75 euros au guichet "Banque" en face, on remplit nos papiers, on présente nos pré-enregistrements. L'établissement du "Visa on Arrival" ne pose pas de souci malgré l'avis négatif initial.
En revanche, on nous demande de patienter (pendant qu'il s'assure de notre réservation d'hotel). Près d'une heure plus tard, toujours rien, on se rapproche du guichet pour savoir s'il y a un souci. La personne du guichet semble sceptique et nous redemande si nous avons bien une réservation... Au final nous apprendrons plus tard que notre hôtelier, appelé à 4h du matin, avait mal noté notre réservation (le prénom de ma compagne au lieu du nom de famille). Au final, on a bien failli être déportés et renvoyés à la maison :)
Un conseil : assurez vous bien de la bonne réservation de votre hôtel (on avait pourtant booké par internet donc papier à l'appui), ayez bien tous les éléments avec vous, échangez par Whatsapp avant le départ..
2/ Le change
Monnaie instable, c'est peu de le dire. Utiliser le site Bonbast pour connaitre le taux réel (par contre, le site est bloqué en Iran, donc il faut soit un VPN, soit une bonne âme en France qui vous transmet la valeur). Il faut changer en bureau de change, pas dans les banques qui pratiquent le cours régulé. Pas de difficultés pour trouver les bureaux de change dans les grandes villes (adresses dans le Lonely ou autre), par contre, se méfier des horaires, c'est très variable. Cela peut fermer à 16h, comme être ouvert le matin puis seulement à partir de 19h. Et surtout, c'est fermé le vendredi (parfois même à partir du jeudi après midi). On s'est retrouvé un peu coincé à Yazd de notre côté, et c'est pas si facile de trouver quelqu'un pour nous dépanner (merci le patron du Silk Road..) Le taux, difficile de prévoir... On a vu le rial remonter de 40% en 1,5 mois entre l'achat des billets d'avion et le départ. Avant que la monnaie ne dévisse de 30% la veille de rentrer alors que nous devions revendre nos rials restants :) On sera jamais traders quoi.
3/ Les transports.
Le bus ne coûte rien (1 euros / 100km à la grosse louche), je peux vous transmettre des tarifs plus précis en privée si besoin. A moins de lire le farsi, difficile de s'y retrouver dans le terminal, mais vous serez gentiment aiguillés dès votre arrivée. Les bus VIP sont très confortables et permettent de faire de long trajets de nuits (Yazd-Chiraz et Chiraz-Queshm de notre côté) en arrivant pas trop carbonisés. N'hésitez pas à solliciter vos hôteliers pour connaitre les horaires, la localisation du terminal, booker un taxi le lendemain matin pour vous amener à la gare... On nous a toujours fait cela gracieusement. Bon à savoir : si vous allez sur Queshm, il y a des bus qui vont directement sur l'île (en montant sur le ferry), via Bandar-e-Pol. Beaucoup plus simple que d'aller à Bandar Abbas, traverser la ville, puis taxi, ferry..
L'avion est également très peu coûteux. 30 euros pour revenir à Téhéran depuis Queshm. Difficile à réserver depuis la France. Vous trouverez néanmoins des vols sur certains comparateurs classiques, ou sur des sites tels Destinia (mais c'est plus cher, et à priori il y a beaucoup moins de vols présentés qu'en réalité), voire Agence de voyage (qui vont vous allumer). Le plus simple est donc de le faire sur place (possible en "agence de voyage" pour une commission raisonnable, ou comme nous auprès d'un hôtelier qui nous a fait la résa). Pour info, notre billet ne donnait pas de précision concernant les bagages, mais il en incluait un de 20kg, ce qui semble être la norme pour les vols intérieurs).
Il y a un métro qui dessert l'aéroport international IKA. Le premier métro part de l'aéroport à 6h50 puis passe toutes les 1h20 (8h10, 9h30...). Dans l'autre sens, le dernier métro qui va à l'aéroport (depuis Shahed, le nœud avec la ligne classique) est à 19h15. A priori, le prix est un peu plus élevé qu'un ticket classique mais on a pas testé (arrivée vers 4h30 à l'aller donc on a partagé un taxi avec des Iraniens / et on a raté le dernier métro au retour)
4/ Le téléphone et les applis
Prévoyez d'acheter une carte SIM en arrivant (300000 rials pour 1 mois de mémoire - une dizaine de minutes d'appel, mais surtout possibilité d'envoyer SMS ainsi que 1.5GB de data). Marque IRANCELL, comptoir à l'aéroport ou en ville (ou l'a prise à Kashan de notre côté). Même si la notre n'a pas forcement très bien fonctionné, c'est très utile pour booker vos hôtels d'un jour sur l'autre, échanger par Whatsapp avec vos hôteliers, vos hôtes couchsurfers, vos accompagnant pour excursion...
L'application Snapp est un équivalent Uber pour Téhéran. A priori, cela fonctionne très bien, même si on a préféré le métro qui ne coute rien (10000 rial / ticket). Il y a aussi une appli pour le métro, mais en tirant un plan papier avant le départ, c'est tout aussi simple. Google translation : pas mal utilisé là bas, chose que j'avais jamais vu. Un iranien qui ne maîtrise pas l'anglais va parler à son téléphone qui vous traduira en anglais. Bonbast pour le taux de change.
5/ Paiement.
Les grosses dépenses, à savoir Hotel et excursions, sont généralement payées en euros. C'est aussi simple, et le coût des hôtels semble relativement déconnectés du cours du rial (on a pas vu d'évolution notable pendant la préparation du voyage, ou la monnaie remontait fortement). On a payé 15 euros partout (à part à Yazd 20). Cela veut dire aussi que vous n'avez pas besoin d'avoir beaucoup de rials sur vous. Pour les paiements en rial, on vous parlera (ou les prix seront affichés) presque systématiquement en tomans. Sachez que 10 rials = 1 tomans. Et pour mettre un peu de piment, les taxis (par exemple), ne vous parleront qu'en 1/1000ème de tomans. Ex : s'ils vous annoncent 15, c'est 15000 tomans, soit 150000 rials. Selon les gens, la gymnastique n'est pas toujours aisée :)
Essayez aussi d'apprendre les chiffres en farsi (c'est pas très compliqué) et vous permet de déchiffrer un prix au bazar, une note au resto..
6/ Le foulard.
Pour les filles, il vous faudra porter le hijab évidemment. En revanche, vous pourrez vous en passer à l'intérieur des hôtels, et dans les lieux reculés (désert). Quand vous êtes invités, demandez au préalable, mais vous pourrez généralement le quitter. Les Iraniennes (en particulier les jeunes et dans les villes) le portent de façon très "light" (en laissant souvent apparaître la moitié de la chevelure). On sent bien qu'un certain nombre s'en passerait bien.. Donc pas de stress avec cela, de toute façon, on vous le signalera gentiment si besoin. Si vous rentrez dans une mosquée, vous devrez en revanche porter un tchador (dans ce cas, un magnifique drap blanc sera disponible à l'entrée).
7/ Femme - Homme.
Pour le métro, des wagons séparés pour les filles sont présents en tête ou queue de train. Si vous êtes en couple, pas de souci, vous pouvez entrer dans les wagons classiques, mais on vous invitera probablement à vous assoir ou vous positionner contre une des fenêtres. Dans les mosquées, espaces séparés homme / femme.
8/ Les gens
Déjà répété mille fois, mais les Iraniens sont des gens incroyables, gentils, serviables (même les taxis !). Vous serez en permanence salués (Welcome to Iran), abordés, les gens chercheront à discuter un moment, vous inviteront.. On s'est retrouvés un paquet de fois à boire le thé ou manger avec des gens rencontrés dans la rue. La classe moyenne parle bien anglais (mieux que nous!), est bien éduquée et cultivée. Très hospitaliers et ne pouvant que très peu sortir de leur pays (ce qui implique aussi un tourisme interne non négligeable), ils aiment beaucoup échanger avec les touristes et défendre l'image de leur pays, qu'ils savent écornée à l'étranger. Les gens sont globalement très occidentalisés (habillement, forte utilisation des réseaux sociaux pourtant interdits) Si j'avais dès le départ une vision du pays loin des clichés que l'on peut avoir en France, j'avoue néanmoins avoir été surpris par la "faible" ferveur religieuse, moins marquée qu'en Turquie ou que dans de nombreux pays d'Afrique par exemple. L'appel de muezzin ne semble pas provoquer plus d'agitation qu'un coup de cloche chez nous, et je n'ai vu quasiment personne prier durant le voyage... Et les gens avec qui vous échangerez (même si la frange anglophone, les urbains, les professionnels du tourisme ou autres couchsurfers ne sont pas forcement un échantillon très représentatif) aborderont assez librement le sujet du régime en place en Iran, et vous feront part de leur forte désapprobation.
9/ Couchsurfing Officiellement interdit, mais probablement l'un des pays ou il est le plus répandu. Nombre incalculable d'hôtes. Fonctionne impeccablement, même si notre Ratatouille n'aura pas eu le succès escompté !
10/ Insécurité.
Aucun sentiment d'insécurité en Iran. Probablement l'un des pays les plus sûrs que j'ai eu l'occasion de visiter. Incomparable avec l'Amérique latine par exemple, on va plutôt vous courir après si vous paumez votre portefeuille ;) On s'est baladé de nuit, dans des coins reculés ou en ville sans aucune appréhension. Néanmoins, comme la principale contrainte est d'avoir tout son cash dès le début du voyage, veillez à le dispatcher entre vous, dans plusieurs sacs, portefeuilles. On est jamais trop prudents.
11/ Itinéraire.
On a fait la boucle du Touristo de base, mais je vous le présente tout de même. Le pays est immense, ce qui vous obligera à de longs trajets. On avait un peu peur de courir au départ, mais au final, on a même inclut Shiraz, que l'on avait pourtant décidé de zapper initialement. Même si les villes sont immenses, les centres historiques sont relativement restreints et se visitent assez vite. Bien évidemment, on pourrait passer la semaine dans une ville comme Espahan, ou écumer tous les musées à Shiraz.. Chacun y trouvera à redire, forcément. Très attirés par les grands espaces et la nature, on a forcement un peu limité nos passages en ville et favorisé les excursions à l'extérieur.
J1 : arrivée à Téhéran très tôt le matin et départ immédiat pour Kashan (arrivée 9h). Visite vieille ville et d'une partie des Maisons traditionnelles (possibilité d'achat d'un billet "groupé" pour 3 sites - 350000 rials). J2 : Tour dans désert + lac salé + fort + Noush Abad (15 euros la voiture pour la 1/2 journée) + fin de visite de Kashan. J3 : Trajet Kashan - Ispahan en taxi (15 euros la voiture également) avec visite des sites d'Abianeh (très sympa) et Natanj sur la route. J4 et J5 : Ispahan. La grande place est incroyable. Divers musées, bazar gigantesque, deux magnifiques mosquées.. J6 : Varzaneh (bus au départ de la Jey Station tôt le matin). Excursion dans le désert l'après midi (15 euros la voiture). Coucher de soleil et barbecue (10 euros) de nuit dans le désert. Varzaneh et Kashan sont de bonnes alternatives pour aller mettre un pied dans le désert. Evidemment, c'est certainement plus intéressant pour les passionnés de dunes de rouler longuement pour aller se perdre dans le Dacht-e Lout ou le Dacht-e Kevir. On souhaitait initialement aller visiter les Kaluts au départ de Kerman. Mais c'est très onéreux (hors budget pour nous, ou alors pas trouvé le bon plan) et nécessite beaucoup de trajet. A vous de voir ! J7 et J8 : Trajet vers Yazd (taxi jusqu'à la route principale à proximité de Na'in puis bus) et visite Yazd. On a aimé se perdre dans la vieille ville, et passer du temps sur les toits (à grignoter et boire du thé). Un petit tour au Zurkhaneh s'impose également. J9 : Yazd le matin + puis excursion Kharanaq, Chak Chak Meybod. Si le premier village est vraiment très chouette (d'autant que c'était la fête annuelle de la zardak, la carotte jaune donc super ambiance), le site zoroastrien de Chak Chak (outre son importance symbolique) n'a pas grand intêret, tout comme Meybod. 15 euros le tour également (voiture). Au retour, bus de nuit pour Shiraz. J10 : Shiraz. C'est pas la ville qui nous a le plus emballé très sincèrement, mise à part le grandiose site de Shah-e-Cheragh (gratuit). Passage obligé à la mosquée rose, où vous vous entasserez le matin pour faire votre photo à travers les vitraux ;) J11 : Persépolis. Là encore, difficile de donner un avis objectif. Le site a un fort intérêt historique. Il y a une part des vestiges bien conservés, qui donne une idée de la grandeur du site à l'époque. Génial pour les amateurs de vieilles pierres. Mais j'ai pas été "transporté" et cela demeure moins grandiose que certains sites en Grèce ou Turquie. Paradoxalement, j'ai presque plus aimé les tombeaux de Naqsh-e Rostam à proximité. 15 euros le taxi qui vous accompagne et patiente auprès des sites. Au retour, bus de nuit pour Queshm. J12, J13 : Queshm. On a adoré l'île, d'autant que c'est la bonne période. Pas de transport officiel sur place. 40 euros les deux jours avec un guide qui nous a baladé un peu de partout (et incluant les 2 tours en bateau). Top : Canyon de Chahkooh, Stars Valley notamment. On aurait aimé pouvoir partir randonner à notre guise... La mangrove de Hara est assez sympa (de l'eau, du vert, quasi unique à l'échelle du pays) mais les piafs n étaient pas sur site en ce moment. L'autre tour en bateau, au sud, a pour objectif d'aller débusquer un groupe de dauphins. C'est gagnant à chaque fois à priori. On a vu les dauphins effectivement, mais pas fan du concept. J14 : Ormuz. Depuis Queshm, un seul bateau (7h le matin, retour 15h. Plus de possibilités depuis Bandar Abbas). Coup de cœur du voyage, on a regretté de pas camper sur place. Encore une fois, c'est personnel, et ressemble plus à ce que l'on recherche en voyage habituellement. On a loué des vélos (pourris 😏 ) et fait le tour de l’île (à contresens des quelques touristes en tuktuk) dans la journée en s'arrêtant aux différents sites indiqués. On est aussi aller se perdre un peu dans les petits chemins du centre, à proximité des sommets (vu des antilopes notamment). J15 : Vol pour Téhéran tôt le matin et visite succincte de la ville (Tour Azadi, palais du Golestan, pont Tabiat..). Avion pour la France à 5h du matin le lendemain
12/ Hotel
La plupart des petits hotels / guesthouse en Iran sont dans la même gamme et globalement assez bien pour le prix. Ils s'organisent traditionnellement autours d'une grande cours centrale (avec un bassin). En cette période hivernale, on préfère logiquement les chambres sur l'étage, plutôt que dans la cour du rdc. Les fenêtres sont souvent ornées de vitraux.
Kashan : Sana Hotel : Extra tout simplement. On avait une belle chambre à l'étage, face au levé de soleil, illuminant la chambre de toutes les couleurs à travers les vitraux. Super petit déj et situation (paumé au milieu de la vieille ville, loin du bruit et de l'agitation). Le gérant aura été absolument parfait : gentillesse incroyable, toujours le sourire. Il nous aura consacré près de 40mn pour la réservation de notre vol interne, donnée plein de conseils (visite, ou trouver carte SIM..), géré la venue d'un taxi... On recommande fortement.
Isfahan : Nargol Hotel : joli, famille très sympa, confiture maison.. mais un peu trop excentré (25 mn à pied ou taxi). Du coup, on a choisi de se recentrer à l'Iran Hostel (sans charme, à l'européenne, mais bien situé). Prix fixe sur le comptoir, en rial (seule fois du voyage) : 1670000 Ri.
Varzaneh : il y a en gros 3 GuestHouse dans le village. On a opté pour la Chapaker Guesthouse, très familiale. Sans rien avoir demandé, une voiture nous attendait à l'arrivée du bus (le chauffeur, qui nous avait demandé ou nous allions au départ, avait téléphoné à l'hôtel pendant le trajet pour les prévenir de notre arrivée). Réza est génial, même s'il n'a pas pu nous accompagner pour l'excursion (j'ai le sentiment que cela devient rare, et que c'est plutôt son frère, dont l'anglais est limité, qui fait le taxi). Il a néanmoins pris le temps de venir nous voir le soir et de discuter un long moment. Passionné par sa région, géologue, naturaliste, il a défendu les Wetlands d'un projet (finalement abandonné) amené à les dégrader en constituant une association impliquant de nombreux villageois. On recommande vraiment !
Yazd : Hotel très sympa mais qu'on ne citera pas car on a un peu moins adhéré au patron, qui une fois n'est pas coutume, a insisté lourdement pour nous vendre ses tours (au passage, on a beaucoup apprécié de n'être presque jamais sollicités, même en flânant dans les bazars. Idem avec les taxis, peu insistants..). On remercie en revanche le patron du Silk Road (ou l'on mange bien + possibilité de prendre des excursions à tarif intéressant) qui nous aura fait du change !
Puis couchsurfing pour la fin de voyage.
Sur Queshm, si vous cherchez un taxi / guide, vous pouvez contacter Mostafa par Whatsapp (00989179394206).
13/ Budget
Il sera forcement variable en fonction du cours du Rial et de votre façon de voyager. Pour un mode "Routard" sans prétention, cela nous aura coûté :
Billet avion depuis Lyon : 2*310 euros Visa : 2*75 euros 16 jours sur place : 650 euros (avec 4 nuits de couchsurfing et 2 nuits dans le bus) Soit 1420 euros pour 2.
Fin de ce long pavé pour les courageux qui seront arrivés jusque là ! Si vous avez des questions, n'hésitez pas, j'essaierai d'y répondre dans la mesure du possible.
Bon voyage en Iran, c'est un pays formidable.
Thomas & Ludivine
Bonjour
3 semaines en Iran, en faisant le tour classique
Shiraz, Kerman, Yazd, Ispahan, Kashan
arrivée à l'aéroport changer de l'argent en arrivant, au 1° étage, même taux partout, on y était le 10 avril, en pleine dévaluation si vous devez prendre l'avion, il y a un bureau Iranair au RC C + pratique que de galerer à Téhéran en cherchant une agence
pour le taxi vers centre ville il y a un guichet en sortant de l'aéroport pour nous 600 ;000R on était au NE de Teheran
TEHERAN voir le palais du Golestan, et ne pas hésiter à prendre le métro petite arnaque en ce qui concerne les taxis, comme partout YC en France pour les étrangers les resto se trouvent en sous sol
avion de Téhéran à Shiraz 40€
Shiraz à l'arrivée, sur le trottoir guerite pour prendre le taxi, tout est bien organisé on donne le nom de l'hôtel au préposé Hotel trouvé par hasard
SHIRAZ SHAYAN hotel lotfali khan zand st 098 711 224 63 82 et 83 ne repond pas aux mails comme dab en Iran *1 240.000R la double avec pdj (nul comme partout) TB calme propre, pas un poil de touristes, que des pélerins iraniens C sur le trottoir en face du Naranjestan à 200m
la ville n'a rien de particulier, les monuments sont trés interréssants et beaux voir le tombeau Chahcheragh, atmosphère particuliere, rappelle la mosquée Rouquaya à Damas
Shiraz Kerman en bus de nuit VIP 350.000 avec petit plateau repas assez confortable, on y passe la nuit
KERMAN Hotel AKHAVAN
TTB, 55€ la nuit avec pdj (bien) et diner TRES copieux pour 2 Amir le gérant TRES SERIEUX propose des circuits autour de Kerman pas de surprise à la note Mahan + Rayen+ les Kaluts= 40€ en taxi Meymands+ caravanserail et dépose à Yazd à l'hôtel= 60€
touristes rencontrés sur place ayant fait Rayen et Bam: Rayen plus petit, plus authentique, plus accessible Bam, vue sur l'ensemble, plus ruinée, plus grandiose
à Mahan sur les conseils d'une guide iranienne rencontrée par hasard, on a mangé dans un "routier" sympa sur un parking, mais super brochettes (comme tous les jours) et prix imbattables par rapport au resto du palais resto shavali
YAZD mon coup de coeur G ADORE on est resté 4 nuits et c'était pas de trop Hotel Khovan2, le 1 est bourré de groupes si vous retenez au 1 demandez le 2 se trouve au ras de la vieille ville qui est un bijou on ne s'en lasse pas 0913 35 20 370 1 240,000r
en principe C le tél d'Osama, le responsable un phénomène s'agite dans tous les sens mais avec efficacité nous a viré le foulard aussitôt arrivées s'occupe de tout prend un "léger" backchich en passant mais adorable et de bons services
excursions: YAZD MEYBOD KHARANAQ CHAKCHAK marchandé à 2,000,000 le taxi pour 4
Kharanaq OK Chakchak on peut s'en passer sauf si vous voulez escalader 100 marches pour ...pas grand chose Meybod EXTRA , ce qui serait encore plus extra serait d'y dormir pour profiter de la vielle ville j'ai visité un hotel chouettos, un peu kitsh, mais pour une fois...j'ai laissé l'adresse à Osama. La chambre VIP à 100§ c'est un appart' bof, celle à 55$ vaut le coup pour l'ensemble de l'hotel
FARAJ ZEIN O DIN ( qui est le vrai nom de Zidane) CHAM SARYAZD 1,000,000 le taxi Faraj bien Cham, pas grand chose le caravanserail, décevant au 1° abord mais les chambres sont marrantes et bcp de charme à l'ensemble
Saryazd SUBLIME à faire absolument, pas un poil de touristes le chauffeur à téléphoné au gardien pour ouvrir la porte, pas un chat( ou alors il était planqué) un conseil, laissez les sacs à dos dans le taxi à notre départ le gardien a refermé ????( personne ne visitait)alors que C génial
NAIN pas enormement à voir mais le bazard fermé recommence à prendre vie à côté de la mosquée grand batiment qui fait un peu office de tourisme le responsable propose la visite de Mohamedia qui est pas mal petit musée face à la mosquée vaut le coup d'oeil
NAIN ISPAHAN en taxi 900,000 R
ISPAHAN en couch surfing trés bien la mosquée Lotfollah est un bijou j'ai voulu faire un tour au fameux hôtel Abassi, soi disant une merveille le jeune étudiant qui m'accompagnait pour parler le français était resté dehors les iraniens qui veulent visiter l'hôtel 's'il ne sont pas clients' doivent payer ce qui m'a permis de piquer une petite crise, de demander au vigile de le laisser rentrer et de repartir dégouttée sans prendre le thé ni visiter les jardins
scene déjà vécue dans plusieurs pays et qui me "tue"
ISPAHAN KASHAN en bus 85,000 r
Kashan, trés chaud et BEAUCOUP de touristes la ville en soi n'est pas mal, sans plus hotel (1 nuit car complet) noghli maison tradi TB 031 55 23 33 24 1 250,000r pour 2
autre maison tradi à 200m visitée Doost House 098 31 55 22 82 02 1,100,000r
2° nuit dans un "routard" iranien je ne connais pas le nom ni l'adresse, tout est en farsi et ils ne parlent pas anglais mais bon accueil meme si ils sont surpris de voir des touristes calme, propre, clim, pdj, thé en permanence sur le gaz 750,000r pour 2 091 33 61 27 53 031 55 45 51 04 en donnant les n° au taxi il appelera les iraniens sont TRES tél Portable
Kashan Aéroport direct en bus le bus vous dépose devant la porte des départs 120,000 le billet aller au terminal 2 ou 3 h avant ou mieux reserver la veille insister ils veulent absolument vous fourrer dans le bus Téhéran alors que cette formiue existe mais une fois par jour entre 17h30 et 18h, 3h de trajet
pendant ce circuit j'ai étais aidée par des jeunes rencontrés sur place qui veulent communiquer en français ou anglais ils sont avides d"ouvrir leur horizon la religion, quoique on en pense n'est pas omniprésente, mais les jeunes ont toujours le poids de la société, des traditions, de la famille, surtout les filles bcp de filles font des études trés poussées, une façon pour elles aussi de se décrocher de "bons partis" et d'affirmer leur "indépendance" si on peut dire
voyage trés facile pour les femmes aucun pb de securité respect et aide un peu partout les iraniens de la rue ont fait pour nous ce que bcp de français ne feraient pas pour d'autres français, ça donne une claque pour 3 semaines j'ai dépensé TOUT compris avec 2 ou 3 petits cadeaux 1300 €
n'hésitez pas , le pays est dans assis sur une bombe vu les voisins, ou ça péte un jour est on est bloqué ou l'embargo est levé et C la ruée, et quand les américains débarquent qq part....
C pourquoi je retourne à Cuba en novembre tant qu'il est encore temps
arrivée à l'aéroport changer de l'argent en arrivant, au 1° étage, même taux partout, on y était le 10 avril, en pleine dévaluation si vous devez prendre l'avion, il y a un bureau Iranair au RC C + pratique que de galerer à Téhéran en cherchant une agence
pour le taxi vers centre ville il y a un guichet en sortant de l'aéroport pour nous 600 ;000R on était au NE de Teheran
TEHERAN voir le palais du Golestan, et ne pas hésiter à prendre le métro petite arnaque en ce qui concerne les taxis, comme partout YC en France pour les étrangers les resto se trouvent en sous sol
avion de Téhéran à Shiraz 40€
Shiraz à l'arrivée, sur le trottoir guerite pour prendre le taxi, tout est bien organisé on donne le nom de l'hôtel au préposé Hotel trouvé par hasard
SHIRAZ SHAYAN hotel lotfali khan zand st 098 711 224 63 82 et 83 ne repond pas aux mails comme dab en Iran *1 240.000R la double avec pdj (nul comme partout) TB calme propre, pas un poil de touristes, que des pélerins iraniens C sur le trottoir en face du Naranjestan à 200m
la ville n'a rien de particulier, les monuments sont trés interréssants et beaux voir le tombeau Chahcheragh, atmosphère particuliere, rappelle la mosquée Rouquaya à Damas
Shiraz Kerman en bus de nuit VIP 350.000 avec petit plateau repas assez confortable, on y passe la nuit
KERMAN Hotel AKHAVAN
TTB, 55€ la nuit avec pdj (bien) et diner TRES copieux pour 2 Amir le gérant TRES SERIEUX propose des circuits autour de Kerman pas de surprise à la note Mahan + Rayen+ les Kaluts= 40€ en taxi Meymands+ caravanserail et dépose à Yazd à l'hôtel= 60€
touristes rencontrés sur place ayant fait Rayen et Bam: Rayen plus petit, plus authentique, plus accessible Bam, vue sur l'ensemble, plus ruinée, plus grandiose
à Mahan sur les conseils d'une guide iranienne rencontrée par hasard, on a mangé dans un "routier" sympa sur un parking, mais super brochettes (comme tous les jours) et prix imbattables par rapport au resto du palais resto shavali
YAZD mon coup de coeur G ADORE on est resté 4 nuits et c'était pas de trop Hotel Khovan2, le 1 est bourré de groupes si vous retenez au 1 demandez le 2 se trouve au ras de la vieille ville qui est un bijou on ne s'en lasse pas 0913 35 20 370 1 240,000r
en principe C le tél d'Osama, le responsable un phénomène s'agite dans tous les sens mais avec efficacité nous a viré le foulard aussitôt arrivées s'occupe de tout prend un "léger" backchich en passant mais adorable et de bons services
excursions: YAZD MEYBOD KHARANAQ CHAKCHAK marchandé à 2,000,000 le taxi pour 4
Kharanaq OK Chakchak on peut s'en passer sauf si vous voulez escalader 100 marches pour ...pas grand chose Meybod EXTRA , ce qui serait encore plus extra serait d'y dormir pour profiter de la vielle ville j'ai visité un hotel chouettos, un peu kitsh, mais pour une fois...j'ai laissé l'adresse à Osama. La chambre VIP à 100§ c'est un appart' bof, celle à 55$ vaut le coup pour l'ensemble de l'hotel
FARAJ ZEIN O DIN ( qui est le vrai nom de Zidane) CHAM SARYAZD 1,000,000 le taxi Faraj bien Cham, pas grand chose le caravanserail, décevant au 1° abord mais les chambres sont marrantes et bcp de charme à l'ensemble
Saryazd SUBLIME à faire absolument, pas un poil de touristes le chauffeur à téléphoné au gardien pour ouvrir la porte, pas un chat( ou alors il était planqué) un conseil, laissez les sacs à dos dans le taxi à notre départ le gardien a refermé ????( personne ne visitait)alors que C génial
NAIN pas enormement à voir mais le bazard fermé recommence à prendre vie à côté de la mosquée grand batiment qui fait un peu office de tourisme le responsable propose la visite de Mohamedia qui est pas mal petit musée face à la mosquée vaut le coup d'oeil
NAIN ISPAHAN en taxi 900,000 R
ISPAHAN en couch surfing trés bien la mosquée Lotfollah est un bijou j'ai voulu faire un tour au fameux hôtel Abassi, soi disant une merveille le jeune étudiant qui m'accompagnait pour parler le français était resté dehors les iraniens qui veulent visiter l'hôtel 's'il ne sont pas clients' doivent payer ce qui m'a permis de piquer une petite crise, de demander au vigile de le laisser rentrer et de repartir dégouttée sans prendre le thé ni visiter les jardins
scene déjà vécue dans plusieurs pays et qui me "tue"
ISPAHAN KASHAN en bus 85,000 r
Kashan, trés chaud et BEAUCOUP de touristes la ville en soi n'est pas mal, sans plus hotel (1 nuit car complet) noghli maison tradi TB 031 55 23 33 24 1 250,000r pour 2
autre maison tradi à 200m visitée Doost House 098 31 55 22 82 02 1,100,000r
2° nuit dans un "routard" iranien je ne connais pas le nom ni l'adresse, tout est en farsi et ils ne parlent pas anglais mais bon accueil meme si ils sont surpris de voir des touristes calme, propre, clim, pdj, thé en permanence sur le gaz 750,000r pour 2 091 33 61 27 53 031 55 45 51 04 en donnant les n° au taxi il appelera les iraniens sont TRES tél Portable
Kashan Aéroport direct en bus le bus vous dépose devant la porte des départs 120,000 le billet aller au terminal 2 ou 3 h avant ou mieux reserver la veille insister ils veulent absolument vous fourrer dans le bus Téhéran alors que cette formiue existe mais une fois par jour entre 17h30 et 18h, 3h de trajet
pendant ce circuit j'ai étais aidée par des jeunes rencontrés sur place qui veulent communiquer en français ou anglais ils sont avides d"ouvrir leur horizon la religion, quoique on en pense n'est pas omniprésente, mais les jeunes ont toujours le poids de la société, des traditions, de la famille, surtout les filles bcp de filles font des études trés poussées, une façon pour elles aussi de se décrocher de "bons partis" et d'affirmer leur "indépendance" si on peut dire
voyage trés facile pour les femmes aucun pb de securité respect et aide un peu partout les iraniens de la rue ont fait pour nous ce que bcp de français ne feraient pas pour d'autres français, ça donne une claque pour 3 semaines j'ai dépensé TOUT compris avec 2 ou 3 petits cadeaux 1300 €
n'hésitez pas , le pays est dans assis sur une bombe vu les voisins, ou ça péte un jour est on est bloqué ou l'embargo est levé et C la ruée, et quand les américains débarquent qq part....
C pourquoi je retourne à Cuba en novembre tant qu'il est encore temps
Bonjour!!!!
Est ce qu'il y a des personnes qui sont allées en Iran depuis le tremblement de terre de 2003 voir la citadelle de Bam et si des personnes l'ont vue, pourrais je savoir si les travaux de rénovation ou de reconstruction sont bien avancés actuellement!!!😐
En bref, dans quel état se retrouve t elle actuellement?🙁
Merci😉
Est ce qu'il y a des personnes qui sont allées en Iran depuis le tremblement de terre de 2003 voir la citadelle de Bam et si des personnes l'ont vue, pourrais je savoir si les travaux de rénovation ou de reconstruction sont bien avancés actuellement!!!😐
En bref, dans quel état se retrouve t elle actuellement?🙁
Merci😉
Bonjour,
Je pars faire un tour du monde fin Septembre. Je commence par la Turquie et je me pose pas mal de questions concernant la route jusqu'à l'Inde, notamment concernant les visas. En fait, ce que j'ai pu lire sur les différentes discutions (ça faire 2H que je lis et j'ai mal aux yeux :) ), c'est que pour le visa d'Iran, le mieux c'est de le faire à Trabzon, dans le nord de la Turquie. puis ensuite, pour traverser le Pakistan vers l'Inde, le mieux c'est à Zahedan (où l'on pourrait éventuellement avoir un visa pour l'Inde ET le Pakistan). Seulement, certaines de ces informations sont datés de 2010 et de plus, apparemment encore une fois, le Pakistan et beaucoup plus "safe" dans le nord. Donc soit on est escorté jusqu'à Lahore, soit on prend de gros risque. Comme je n'ai pas tellement envie de mourir, surtout pendant le début du voyage, je fais appel à vos témoignages et autres commentaires.
Merci d'avance Pierre
P.S.: Je ne suis pas contre l'achat d'un billet d'avion si c'est vraiment nécessaire mais effectivement, si je peux l'éviter, c'est aussi bien ! :p
Je pars faire un tour du monde fin Septembre. Je commence par la Turquie et je me pose pas mal de questions concernant la route jusqu'à l'Inde, notamment concernant les visas. En fait, ce que j'ai pu lire sur les différentes discutions (ça faire 2H que je lis et j'ai mal aux yeux :) ), c'est que pour le visa d'Iran, le mieux c'est de le faire à Trabzon, dans le nord de la Turquie. puis ensuite, pour traverser le Pakistan vers l'Inde, le mieux c'est à Zahedan (où l'on pourrait éventuellement avoir un visa pour l'Inde ET le Pakistan). Seulement, certaines de ces informations sont datés de 2010 et de plus, apparemment encore une fois, le Pakistan et beaucoup plus "safe" dans le nord. Donc soit on est escorté jusqu'à Lahore, soit on prend de gros risque. Comme je n'ai pas tellement envie de mourir, surtout pendant le début du voyage, je fais appel à vos témoignages et autres commentaires.
Merci d'avance Pierre
P.S.: Je ne suis pas contre l'achat d'un billet d'avion si c'est vraiment nécessaire mais effectivement, si je peux l'éviter, c'est aussi bien ! :p
Salut,
voilà je n'arrive pas à me décider entre ces 2 destinations pour mes vacances en mai 2010.
L'Iran: j'y suis déjà allé il y a 10 ans, j'avais beaucoup aimé l'ambiance, les iraniens, les paysages, l'hospitalité des iraniens reste un de mes meilleurs souvenirs de voyage avec le Yémen et le Pakistan, ...ça me plairait beaucoup d'y retourner mais les billets d'avion les moins chers sont avec Aeroflot (335€), qui a la réputation de perdre souvent les bagages (les autres vols commencent à 470€) et il y a aussi le risque que la situation interne en Iran se dégrade fortement et que le pays se ferme, ainsi que les relations internationales à cause du nucléaire ou du problème israelo-palestinien. Donc le risque de prendre un billet d'avion et de ne pas pouvoir y aller.
La Géorgie: je n'y suis jamais allé (dans ce pays et dans le Caucase), j'ai lu des bonnes choses sur ce pays (dont le carnet de voyage de Breguet sur VF). J'aime beaucoup la randonnée en montagne, la nature, les contacts avec les locaux, le dépaysement, ... Les billets les moins chers sont à 412€ avec Air Baltic ou 376€ avec Ukraine International. Quel est le budget approximatif des guesthouses, restos dans la rue, ...? je ne trouve pas grand chose à ce sujet (je voyage plutôt sac à dos, avec petit budget, je n'ai pas besoin de beaucoup de confort) et à ceux qui y sont allés: avez vous aimé? quel est votre ressenti? (je ne trouve pas grand chose sur les forums)
Voilà mon dilemme: retourner dans un pays qui m'attire avec le risque de ne pas pouvoir y aller à cause de la situation politique ou découvrir un pays, une autre culture, ...mais pas aussi dépaysant...??
Merci d'avance pour vos réponses,
Cédric
voilà je n'arrive pas à me décider entre ces 2 destinations pour mes vacances en mai 2010.
L'Iran: j'y suis déjà allé il y a 10 ans, j'avais beaucoup aimé l'ambiance, les iraniens, les paysages, l'hospitalité des iraniens reste un de mes meilleurs souvenirs de voyage avec le Yémen et le Pakistan, ...ça me plairait beaucoup d'y retourner mais les billets d'avion les moins chers sont avec Aeroflot (335€), qui a la réputation de perdre souvent les bagages (les autres vols commencent à 470€) et il y a aussi le risque que la situation interne en Iran se dégrade fortement et que le pays se ferme, ainsi que les relations internationales à cause du nucléaire ou du problème israelo-palestinien. Donc le risque de prendre un billet d'avion et de ne pas pouvoir y aller.
La Géorgie: je n'y suis jamais allé (dans ce pays et dans le Caucase), j'ai lu des bonnes choses sur ce pays (dont le carnet de voyage de Breguet sur VF). J'aime beaucoup la randonnée en montagne, la nature, les contacts avec les locaux, le dépaysement, ... Les billets les moins chers sont à 412€ avec Air Baltic ou 376€ avec Ukraine International. Quel est le budget approximatif des guesthouses, restos dans la rue, ...? je ne trouve pas grand chose à ce sujet (je voyage plutôt sac à dos, avec petit budget, je n'ai pas besoin de beaucoup de confort) et à ceux qui y sont allés: avez vous aimé? quel est votre ressenti? (je ne trouve pas grand chose sur les forums)
Voilà mon dilemme: retourner dans un pays qui m'attire avec le risque de ne pas pouvoir y aller à cause de la situation politique ou découvrir un pays, une autre culture, ...mais pas aussi dépaysant...??
Merci d'avance pour vos réponses,
Cédric
Bonjour à tous,
avec une amie, nous hésitons entre deux destinations pour 8 à 10 jours début avril. Soit la Jordanie, soit l'Iran... Nous étions parties sur la Jordanie à l'origine, avec un circuit "habituel" comprenant Amman, Petra, Wadi Rum, Aqaba - mais depuis qu'une amie est revenue très enthousiaste de l'Iran, on hésite. J'ai peur que le temps imparti soit un peu short pour un pays de la taille de l'Iran, d'un autre côté, l'Iran parait plus dépaysant, plus divers et plus différent de ce que nous avons déja vu (nous avons voyagé en Palestine, Liban, Israel, pays du Golfe).
Ce qui rentre en compte dans notre décision ce serait notamment la facilité de transport en bus/train/voiture à l'intérieur du pays (peut on espérer voir Teheran, Persepolis, Ispahan, Chiraz en 10 jours?), et la sécurité pour deux jeunes femmes voyageant à deux sans groupe organisé. Qu'en est il du climat début avril ?
merci !
avec une amie, nous hésitons entre deux destinations pour 8 à 10 jours début avril. Soit la Jordanie, soit l'Iran... Nous étions parties sur la Jordanie à l'origine, avec un circuit "habituel" comprenant Amman, Petra, Wadi Rum, Aqaba - mais depuis qu'une amie est revenue très enthousiaste de l'Iran, on hésite. J'ai peur que le temps imparti soit un peu short pour un pays de la taille de l'Iran, d'un autre côté, l'Iran parait plus dépaysant, plus divers et plus différent de ce que nous avons déja vu (nous avons voyagé en Palestine, Liban, Israel, pays du Golfe).
Ce qui rentre en compte dans notre décision ce serait notamment la facilité de transport en bus/train/voiture à l'intérieur du pays (peut on espérer voir Teheran, Persepolis, Ispahan, Chiraz en 10 jours?), et la sécurité pour deux jeunes femmes voyageant à deux sans groupe organisé. Qu'en est il du climat début avril ?
merci !
bonjour les filles
je projete donc d'aller en iran en octobre finalement pour une douzaine de jours.premiere question: je suis une grosse fumeuse, est-il mal vu pour une femme de fumer dans la rue;les restos...
est-ce qu'une femme seule peut fumer le narguile sans etre fusillee du regard par les hommes?y a-t-il des hammams?j'ai vu qu'il etait question de couchsurfing sur certaines discussions mais sans trop de precisions.qui d'entre vous l'a deja tente, et est-ce qu'on trouve facilement des chambres?qui a essaye les trains de nuit?compartiments sympas, couchettes confortables, draps et couvertures fournis et enfin combien coute un tapis persan 1m50 sur 50 ou 1m sur 1m50?est-ce qu'il est facile de marchander quand on est une fille?y-a-t' il des bijoux sympas a ramener pour moi et ma fille qui as 1 dizaine d'annee?
merci 😄😉
Est-il possible d'obtenir un visa pour l'Iran à l'aéroport de Téhéran ?
Est-il possible de prolonger ce visa sur place ?
Merci
Bonjour,
Je souhaite vivement aller en Iran l'année prochaine. Malheureusement, ni mon compagnon ni mes amis ne peuvent m'accompagner. Que me recommanderiez-vous : un guide ou une petite agence locale afin de ne pas être tout le temps seule (si oui laquelle ?), passer une annonce pour trouver des compagnons de voyage ?
Enfin quel mois me recommanderiez-vous ?
Un grand merci par avance pour vos réponses...
karine.
Un grand merci par avance pour vos réponses...
karine.

Mai 2016. L'Iran en 10 points.
Préalable.
L'Iran est assez régulièrement associée à un Islam radical, ce qui entache généralement son image à l'étranger et tout particulièrement en France. Il est vrai que le pays vit sous la coupe d'un régime théocratique et que les libertés individuelles s'en trouvent souvent réduites. L'Islam impose ses règles, parfois emprisonne, voire condamne à mort. Ce fut le cas pour plus de 600 personnes en 2015. Cependant il serait totalement erroné de considérer ce pays comme dangereux et de confondre le régime avec la population. Les Iraniens sont dans leur grande majorité des gens courtois, cultivés et extraordinairement accueillants. Ils éprouvent du plaisir à converser et sont toujours disponibles pour vous aider en cas de besoin. Sortis des grandes villes, vous aurez néanmoins des difficultés à trouver quelqu'un qui comprenne l'anglais et vous vous heurterez parfois à des murs d'incompréhension malgré toute la bonne volonté manifestée. L'Iran regorge de petites merveilles architecturales. La place centrale d'Esfahan, par exemple, vous laissera un souvenir inoubliable et les bazars vous feront oublier tous ceux que vous avez connus jusqu' alors.
La période la plus propice à mon sens pour visiter ce pays se situe de mi mars à mi- avril ou mi-septembre mi-octobre.Températures clémentes et moins de tourisme.
1- les formalités d'entrée dans le pays. L'aéroport.
Il est possible d'obtenir un visa d'entrée à l'ambassade d'Iran à Paris en suivant des procédures un peu lourdes pour la somme de 50 euros. Cependant, on peut désormais obtenir ce visa à l'aéroport "Imam Khomeini" lors de l'arrivée à Teheran. Ce visa était délivré pour 14 jours pour la somme de 75 euros. Depuis peu, ( 04/2016) ce même visa est délivré, toujours sous les mêmes conditions et pour le même prix, pour une durée d'un mois. Il vous faut soit une lettre d'invitation, soit une réservation d'hôtel. N'ayant ni l'un, ni l'autre, j'ai personnellement fourni le numéro de téléphone de l'ami qui m'hébergeait et, après vérification des autorités, j'ai obtenu le visa sans problème. Théoriquement il faut également une attestation d'assurance justifiant votre prise en charge en cas de nécessité. ( facile à obtenir auprès de Master CARD ou Visa CARD) Mais elle ne m'a pas été demandée. Pas plus qu'une photo d'ailleurs.. Mais tout ceci peut évoluer bien sûr. Tout se déroule avec gentillesse mais pas vraiment avec efficacité. Il aura fallu une demi-heure pour obtenir les visas alors que nous n'étions que deux à le solliciter .!! Que se passera-t-il quand il y aura plusieurs dizaines de personnes souhaitant obtenir ce service à l'arrivée..?
L'aéroport Immam Khomeni se situe à 30 kms du centre ville de Teheran. Comme dans beaucoup d'aéroports internationaux, il y a deux niveaux à IKA. Le rez-de-chaussée pour les arrivées avec 2 terminaux juxtaposés, et l'étage pour les départs. C'est d'autant plus facile de s'y retrouver que l'aéroport est plutôt petit.
Possibilité de changer vos euros à un taux moins intéressant qu'en ville. Cependant il vous faudra de l'argent iranien en arrivant! Donc, montez à l'étage supérieur et échangez à la seule agence de change. Les taux offerts seront bien plus intéressants que ceux proposés par la banque, au niveau de l'arrivée. Possible de se restaurer mais les prix sont très largement majorés. Un Novotel et un Ibis accessibles facilement à pied depuis la sortie de l'aéroport. Pour ceux et celles qui n'ont pas le budget pour ce type d'hôtels , des sièges- banquettes relativement confortables devraient aider à passer les quelques heures d'attente de l'avion.
Consigne à bagages pour 2 dollars la pièce. Location de voiture avec ou sans chauffeur : Europcar. Une agence Iran Air et Turkish Airlines.
2- les transports.
-Bus urbains dans les grandes villes, difficiles à emprunter sans l'aide des Iraniens. Mais les gens sont toujours là pour vous aider avec beaucoup de gentillesse. A Esfahan, par exemple, dès mon arrivée à la gare routière de Kaveh, après une négociation houleuse avec un chauffeur de taxi, un chauffeur de bus m'a accueilli avec un grand " Welcome in my bus" et a refusé que je paye. De surcroît il a chargé deux passagers de me piloter jusqu'à la Place centrale Immam Khomeini. Aussi, quand j'affirme que les Iraniens sont extraordinairement accueillants et serviables ce n'est pas un mythe.!! C'est vraiment surprenant pour un Européen qui a généralement perdu cette mentalité.
-Les taxis sont nombreux et théoriquement pas chers. "Bien évidemment" les prix pratiqués pour les touristes sont toujours majorés. Il n'est pas rare qu'on vous demande le double de ce que payerait un Iranien pour une même course. La vigilance et la négociation sont donc de rigueur. Ce qui est, me concernant, autant une question de principe que d'argent car les prix sont plutôt doux comparés aux nôtres. C'est ainsi, par exemple, qu'on vous demandera 70000 tomans soient environ 20 euros pour vous rendre de l'aéroport Immam Khomeini au centre ville de Teheran qui se situe à 30 Kms. Le véritable prix est plus proche de 50000 mais ne sera pas négociable ici.

On parle d'un train ou Metro qui relierait le centre-ville à l'aéroport en 2017. À voir.
-Les bus inter- cités. C'est confortable et pas cher du tout. Mais vraiment pas cher.!! Le moyen idéal pour se déplacer dans le pays. A titre d'exemple, un aller Teheran - Esfahan vous coûtera un peu plus de 6 euros en bus VIP. Trajet de 6 heures. Sièges inclinables, petite collation offerte, air climatisé. Propre. Vraiment rien à dire si ce n'est que c'est excellent. Bien sûr, toutes les Compagnies de bus ne se valent pas. Renseignez vous. C'est ainsi que, pour se rendre de Teheran à Esfahan, il est préférable de se rendre à "Arjantin Square" et de choisir la Compagnie Safar qui est la plus prisée. Nombreux départs quotidiens.
l'avion. Ne pas ignorer cette possibilité car le pays est bien desservi et pour les longues distances cela peut s'avérer être une économie de temps très appréciable. De surcroît c'est une solution peu onéreuse si vous anticipez vos achats. A titre d'exemple, un vol Shiraz / Teheran vous coûterait moins de 50 euros en classe économique, voire moins. Le train. Il est possible de faire certains trajets en train. Je n'ai pas testé. De nouvelles lignes de chemin de fer semblent être en construction.
3- l'argent
Il faut ABSOLUMENT emporter du cash soit en euros soit en dollars. Les deux sont parfaitement acceptés. Vos si chères et si pratiques cartes de crédit ne vous seront d'aucune utilité en Iran car vous ne trouverez aucun distributeur d'argent qui les acceptent. Les seuls ATM que vous verrez sont, pour l'instant, exclusivement réservés aux détenteurs de cartes iraniennes. Attendons la fin du blocus qui arrangera peut-être les choses dans ce domaine. Il existe, comme partout, des bureaux de change et leurs taux sont toujours plus avantageux que ceux des banques. N'hésitez cependant pas à comparer. C'est ainsi qu'en mai 2016 vous obteniez 34000 rials pour un euro à la Banque, 38000 rials dans les bureaux de change et à peine plus au marché noir. Il faut simplement vérifier qu'il n'y a aucune commission appliquée sur l'opération, ce qui est presque systématiquement le cas. Les taux sont souvent similaires dans toutes les grandes villes. Il n'est donc pas nécessaire de changer beaucoup à Teheran, contrairement à certains autres pays. Attention aux horaires de fermeture des banques. Ne pas oublier qu'elles sont toutes fermées le vendredi et que la plupart d'entre elles ferment à 14 heures
L'utilisation des billets est un peu compliquée au début du séjour car les Iraniens comptent et annoncent les prix en "Toman" alors que les billets sont en "Rials" . C'est la première difficulté, ma fois vite surmontée car il suffit simplement d'enlever un zéro à la valeur faciale du billet pour avoir l'équivalent en Tomans.
L'autre difficulté, au moins les premiers jours est justement de jongler avec ces nombreux zéros. Un billet de 10000 rials ne vaut que 30 centimes d'euros ce qui est un peu déconcertant au début.. Les prix se chiffrent donc souvent en centaines de milliers de rials, des millions pour une chambre d'hôtel. Il est de surcroît très facile de se tromper dans les billets car certaines coupures se ressemblent pour une valeur cependant bien différente. Attention donc de ne pas payer 3 euros un Coca qui n'en vaut que le dixième. Mais rares sont les Iraniens qui en profiterons pour vous escroquer.
Au retour, il est normalement possible de changer votre surplus de rials en Euros au bureau de change au premier étage de l'aéroport. Néanmoins, l'orsque que j'ai voulu le faire, une jeune fille un peu revêche m'a simplement dit qu'elle n'avait pas d'euros. Ce qui était complètement faux. Donc ... Prévoyez si vous ne voulez pas rentrer avec de beaux billets iraniens dont l'utilité est hypothétique en France...
4- l'électricité.
Le courant est partout en 220 volts et les prises sont au même standard que nos prises françaises. Nul besoin d'adaptateur. Pas de coupures ni délestages intempestifs. Le seul problème que vous rencontrez sans doute c'est le manque crucial de prises dans les chambres, mais vous pouvez acheter un multiplicateur sur place s'il n'est pas fourni par l'hôtel.
5- la restauration.
On ne va pas en Iran pour sa gastronomie. Voilà c'est dit.!! Cependant certains plats typiques peuvent être assez bons même s'ils ne sont pas toujours d'un grand raffinement. C'est généralement à base de féculents. Vous essayerez sans aucun doute le Dizzi et d'autres à l'aspect parfois peu engageant. Le riz blanc est toujours de bonne qualité et bien cuit. Ce sera l'accompagnement principal de vos repas et notamment du Kebab qui reste le plat vedette en Iran. Le thé est bien sûr omniprésent mais vous pourrez trouver du Coca cola sans sucre et d'autres boissons du même type souvent essentiellement chimiques. L'eau en bouteille se trouve partout. Quant à la bière ou au vin, vous pourrez toujours en rêver, sauf si vous l'aimez sans alcool. Les prix sont généralement inférieurs à nos prix européens mis à part dans certaines villes touristiques comme Esfahan ou Shiraz où cela frise parfois l'excès dans certains restaurants très... voire trop touristiques. Si vous êtes amateur de café au petit déjeuner, emportez votre Nescafé avec vous car, même si ça évolue, tous les hôtels ne vous en proposeront pas au petit-déjeuner. Pensez également à emporter votre Opinel car les couteaux sont souvent absents des tables de restaurant. Par ailleurs, depuis peu, on trouve de nombreuses petites échoppes où vous pourrez déguster un petit café noir fort honorable accompagné d'une petite pâtisserie. Le nougat ( gas) est une grande spécialité en Iran.. Mais là encore la prudence est de mise. Les qualités sont très variables. Essayer avant de trouver le bon ... Le choix est important et on dit que le meilleur vient d'Esfahan alors qu'il semble produit à Kerman. Et si vous aimez la glace dite américaine, bien crémeuse, à la vanille (malheureusement parfois parfumée à l'eau de rose) au chocolat ou au safran, vous serez comblés, car on en trouve partout et elle est aussi bonne que peu chère. ( 10000 rials soit un tiers d'euro)
6- le téléphone et le wifi.
Il est tout à fait possible d'acheter une carte Sim pour votre téléphone. Il faudra votre passeport et environ une dizaine d'euros pour obtenir la dite carte. Il est préférable de la faire activer par le vendeur. Même comme ça, on a parfois des surprises. Il existe des nano SIM pour vos téléphones et IPad et il est possible d'acheter une recharge internet cellulaire par tranche de 2 Gigas. C'est évidemment très peu mais ça peut dépanner quand vous êtes dans un Hotel dépourvu d'Internet. Cependant la majorité des hôtels proposent le wifi gratuit avec un débit correct même si parfois vous aurez à subir des coupures non désirées mais finalement pas très fréquentes.
7- l'hôtellerie.
C'est le point noir de l'Iran... Il y a un déficit global d'hôtels et les prix sont plutôt élevés pour le service offert. Certains hôtels mériteraient de sérieuses rénovations et d'autres, parfois neufs, sont mal conçus. Généralement mal insonorisées, les chambres sont parfois aveugles et souvent exiguës. Il y a aussi parfois un déficit de propreté dans les salles de bains et souvent du matériel défectueux même quand il est neuf. Il sera difficile de trouver une chambre pour deux personnes à moins de 50 euros à Teheran ou Esfahan. Et il faut compter de 10 à 15 euros dans un dortoir. A l'évidence, l'Iran n'est pas un pays pour routards, même si la négociation des prix reste un élément incontournable. De surcroît, pendant la haute saison touristique, cela peut devenir difficile de trouver une chambre correcte a un prix honnête.
8- les infrastructures et les sites touristiques.
Ll'Iran possède un bon réseau routier qui, cependant, s'est un peu dégradé ces dix dernières années. Les villes principales sont , pour la plupart, reliées par des autoroutes très correctes. Les temps de transport de villes en villes ne sont donc jamais trop longs . Il existe aussi un réseau de voies ferrées avec des compartiments voyageurs ouverts aux touristes. Je n'ai pas testé. Il y a également de bons hôpitaux et les médecins iraniens sont bien formés. Pas de stress en cas de pépin, vous serez pris en charge. Quant aux sites à visiter, il faut savoir qu'ils coûtent généralement 200000 Tomans. Soit un peu plus de 5 euros à chaque fois. A la fin de la journée ça représente un petit budget. Les iraniens ne payeront que 30000 Tomans soit l'équivalent d'un dollar au cours actuel.
9- la police.
Assez peu présente et donc finalement assez peu visible. Pas d'histoires de corruption à ma connaissance. Il y a cependant la police des mœurs qui est encore moins visible mais qui est essentiellement dirigée vers les Iraniens et plus particulièrement les femmes qui ne respectent pas une tenue vestimentaire conforme à l'Islam , notamment le port du foulard. Cependant, il semble y avoir un petit relâchement depuis quelques années.
10- les Iraniens.
De culture Perse et non pas arabe, bien éduqués, les Iraniens sont d'une rare gentillesse et ce n'est pas un vain mot. Ils seront souvent prêts à vous aider dès la moindre sollicitation de votre part. Nombreux sont ceux qui viendront vous souhaiter la bienvenue dans leur ville ce qui constituera souvent l'excuse d'une conversation. C'est bien sûr agréable mais ça peut aussi être parfois l'enfer pavé de bonnes intentions quand ça se répète un peu trop souvent. Il faut savoir clore une discussion sinon cela peut durer plus longtemps que vous ne l'auriez supposé ou souhaité. Ils prendront le temps d'échanger et de vous demander ce que vous pensez de leur pays. Ce sera une question récurrente lors de tout votre voyage. Les Iraniens ont également tendance à idéaliser la France et aime à éprouver leur connaissance de l'anglais. Bien sûr, comme partout ailleurs, certaines exceptions confirment cette règle.
Aujourd'hui les langues se délient un peu concernant le précédent régime et c'est très souvent pour le condamner. Beaucoup affirment que leur président actuel est plus ouvert et qu'il favorise ainsi bien mieux l'image de l'Iran à l'étranger. Ils seront toujours sensibles à l'opinion que vous avez de leur pays . Vous serez peut-être surpris, si vous êtes un homme, de voir des jeunes femmes vous aborder afin de converser. N'y voyez aucune arrière - pensée, vous commettriez une grave erreur de courtoisie. Par ailleurs, si vous vous faites des amis et que vous êtes invités chez eux , vous réaliserez que les Iraniens sont bien plus libérés qu'on ne l'imagine quand il sont dans leur sphère d'intimité. Ils adorent également pique- niquer. Le moindre carré de pelouse ombragé et ils étalent leurs nattes afin de s'y relaxer, de manger ou de jouer. Vous serez aussi indéniablement surpris de leur façon de conduire. La signalisation horizontale n'a pas grand intérêt pour eux. Ce qui compte, c'est l'espace offert à la conduite. C'est ainsi que plusieurs voitures rouleront de front là où il n'en faudrait en théorie qu'une ou deux. On serre parfois les fesses.!!! Ils adorent également rouler à gauche ( pourquoi...?), et souvent assez vite. Cependant, même si on constate une vraie inconscience chez certains automobilistes et de nombreux accrocs sur les voitures, les accidents sont paradoxalement plutôt rares.
Préalable.
L'Iran est assez régulièrement associée à un Islam radical, ce qui entache généralement son image à l'étranger et tout particulièrement en France. Il est vrai que le pays vit sous la coupe d'un régime théocratique et que les libertés individuelles s'en trouvent souvent réduites. L'Islam impose ses règles, parfois emprisonne, voire condamne à mort. Ce fut le cas pour plus de 600 personnes en 2015. Cependant il serait totalement erroné de considérer ce pays comme dangereux et de confondre le régime avec la population. Les Iraniens sont dans leur grande majorité des gens courtois, cultivés et extraordinairement accueillants. Ils éprouvent du plaisir à converser et sont toujours disponibles pour vous aider en cas de besoin. Sortis des grandes villes, vous aurez néanmoins des difficultés à trouver quelqu'un qui comprenne l'anglais et vous vous heurterez parfois à des murs d'incompréhension malgré toute la bonne volonté manifestée. L'Iran regorge de petites merveilles architecturales. La place centrale d'Esfahan, par exemple, vous laissera un souvenir inoubliable et les bazars vous feront oublier tous ceux que vous avez connus jusqu' alors.
La période la plus propice à mon sens pour visiter ce pays se situe de mi mars à mi- avril ou mi-septembre mi-octobre.Températures clémentes et moins de tourisme.
1- les formalités d'entrée dans le pays. L'aéroport.
Il est possible d'obtenir un visa d'entrée à l'ambassade d'Iran à Paris en suivant des procédures un peu lourdes pour la somme de 50 euros. Cependant, on peut désormais obtenir ce visa à l'aéroport "Imam Khomeini" lors de l'arrivée à Teheran. Ce visa était délivré pour 14 jours pour la somme de 75 euros. Depuis peu, ( 04/2016) ce même visa est délivré, toujours sous les mêmes conditions et pour le même prix, pour une durée d'un mois. Il vous faut soit une lettre d'invitation, soit une réservation d'hôtel. N'ayant ni l'un, ni l'autre, j'ai personnellement fourni le numéro de téléphone de l'ami qui m'hébergeait et, après vérification des autorités, j'ai obtenu le visa sans problème. Théoriquement il faut également une attestation d'assurance justifiant votre prise en charge en cas de nécessité. ( facile à obtenir auprès de Master CARD ou Visa CARD) Mais elle ne m'a pas été demandée. Pas plus qu'une photo d'ailleurs.. Mais tout ceci peut évoluer bien sûr. Tout se déroule avec gentillesse mais pas vraiment avec efficacité. Il aura fallu une demi-heure pour obtenir les visas alors que nous n'étions que deux à le solliciter .!! Que se passera-t-il quand il y aura plusieurs dizaines de personnes souhaitant obtenir ce service à l'arrivée..?
L'aéroport Immam Khomeni se situe à 30 kms du centre ville de Teheran. Comme dans beaucoup d'aéroports internationaux, il y a deux niveaux à IKA. Le rez-de-chaussée pour les arrivées avec 2 terminaux juxtaposés, et l'étage pour les départs. C'est d'autant plus facile de s'y retrouver que l'aéroport est plutôt petit.
Possibilité de changer vos euros à un taux moins intéressant qu'en ville. Cependant il vous faudra de l'argent iranien en arrivant! Donc, montez à l'étage supérieur et échangez à la seule agence de change. Les taux offerts seront bien plus intéressants que ceux proposés par la banque, au niveau de l'arrivée. Possible de se restaurer mais les prix sont très largement majorés. Un Novotel et un Ibis accessibles facilement à pied depuis la sortie de l'aéroport. Pour ceux et celles qui n'ont pas le budget pour ce type d'hôtels , des sièges- banquettes relativement confortables devraient aider à passer les quelques heures d'attente de l'avion.
Consigne à bagages pour 2 dollars la pièce. Location de voiture avec ou sans chauffeur : Europcar. Une agence Iran Air et Turkish Airlines.
2- les transports.
-Bus urbains dans les grandes villes, difficiles à emprunter sans l'aide des Iraniens. Mais les gens sont toujours là pour vous aider avec beaucoup de gentillesse. A Esfahan, par exemple, dès mon arrivée à la gare routière de Kaveh, après une négociation houleuse avec un chauffeur de taxi, un chauffeur de bus m'a accueilli avec un grand " Welcome in my bus" et a refusé que je paye. De surcroît il a chargé deux passagers de me piloter jusqu'à la Place centrale Immam Khomeini. Aussi, quand j'affirme que les Iraniens sont extraordinairement accueillants et serviables ce n'est pas un mythe.!! C'est vraiment surprenant pour un Européen qui a généralement perdu cette mentalité.
-Les taxis sont nombreux et théoriquement pas chers. "Bien évidemment" les prix pratiqués pour les touristes sont toujours majorés. Il n'est pas rare qu'on vous demande le double de ce que payerait un Iranien pour une même course. La vigilance et la négociation sont donc de rigueur. Ce qui est, me concernant, autant une question de principe que d'argent car les prix sont plutôt doux comparés aux nôtres. C'est ainsi, par exemple, qu'on vous demandera 70000 tomans soient environ 20 euros pour vous rendre de l'aéroport Immam Khomeini au centre ville de Teheran qui se situe à 30 Kms. Le véritable prix est plus proche de 50000 mais ne sera pas négociable ici.

On parle d'un train ou Metro qui relierait le centre-ville à l'aéroport en 2017. À voir.
-Les bus inter- cités. C'est confortable et pas cher du tout. Mais vraiment pas cher.!! Le moyen idéal pour se déplacer dans le pays. A titre d'exemple, un aller Teheran - Esfahan vous coûtera un peu plus de 6 euros en bus VIP. Trajet de 6 heures. Sièges inclinables, petite collation offerte, air climatisé. Propre. Vraiment rien à dire si ce n'est que c'est excellent. Bien sûr, toutes les Compagnies de bus ne se valent pas. Renseignez vous. C'est ainsi que, pour se rendre de Teheran à Esfahan, il est préférable de se rendre à "Arjantin Square" et de choisir la Compagnie Safar qui est la plus prisée. Nombreux départs quotidiens.

l'avion. Ne pas ignorer cette possibilité car le pays est bien desservi et pour les longues distances cela peut s'avérer être une économie de temps très appréciable. De surcroît c'est une solution peu onéreuse si vous anticipez vos achats. A titre d'exemple, un vol Shiraz / Teheran vous coûterait moins de 50 euros en classe économique, voire moins. Le train. Il est possible de faire certains trajets en train. Je n'ai pas testé. De nouvelles lignes de chemin de fer semblent être en construction.
3- l'argent
Il faut ABSOLUMENT emporter du cash soit en euros soit en dollars. Les deux sont parfaitement acceptés. Vos si chères et si pratiques cartes de crédit ne vous seront d'aucune utilité en Iran car vous ne trouverez aucun distributeur d'argent qui les acceptent. Les seuls ATM que vous verrez sont, pour l'instant, exclusivement réservés aux détenteurs de cartes iraniennes. Attendons la fin du blocus qui arrangera peut-être les choses dans ce domaine. Il existe, comme partout, des bureaux de change et leurs taux sont toujours plus avantageux que ceux des banques. N'hésitez cependant pas à comparer. C'est ainsi qu'en mai 2016 vous obteniez 34000 rials pour un euro à la Banque, 38000 rials dans les bureaux de change et à peine plus au marché noir. Il faut simplement vérifier qu'il n'y a aucune commission appliquée sur l'opération, ce qui est presque systématiquement le cas. Les taux sont souvent similaires dans toutes les grandes villes. Il n'est donc pas nécessaire de changer beaucoup à Teheran, contrairement à certains autres pays. Attention aux horaires de fermeture des banques. Ne pas oublier qu'elles sont toutes fermées le vendredi et que la plupart d'entre elles ferment à 14 heures
L'utilisation des billets est un peu compliquée au début du séjour car les Iraniens comptent et annoncent les prix en "Toman" alors que les billets sont en "Rials" . C'est la première difficulté, ma fois vite surmontée car il suffit simplement d'enlever un zéro à la valeur faciale du billet pour avoir l'équivalent en Tomans.
L'autre difficulté, au moins les premiers jours est justement de jongler avec ces nombreux zéros. Un billet de 10000 rials ne vaut que 30 centimes d'euros ce qui est un peu déconcertant au début.. Les prix se chiffrent donc souvent en centaines de milliers de rials, des millions pour une chambre d'hôtel. Il est de surcroît très facile de se tromper dans les billets car certaines coupures se ressemblent pour une valeur cependant bien différente. Attention donc de ne pas payer 3 euros un Coca qui n'en vaut que le dixième. Mais rares sont les Iraniens qui en profiterons pour vous escroquer.
Au retour, il est normalement possible de changer votre surplus de rials en Euros au bureau de change au premier étage de l'aéroport. Néanmoins, l'orsque que j'ai voulu le faire, une jeune fille un peu revêche m'a simplement dit qu'elle n'avait pas d'euros. Ce qui était complètement faux. Donc ... Prévoyez si vous ne voulez pas rentrer avec de beaux billets iraniens dont l'utilité est hypothétique en France...
4- l'électricité.
Le courant est partout en 220 volts et les prises sont au même standard que nos prises françaises. Nul besoin d'adaptateur. Pas de coupures ni délestages intempestifs. Le seul problème que vous rencontrez sans doute c'est le manque crucial de prises dans les chambres, mais vous pouvez acheter un multiplicateur sur place s'il n'est pas fourni par l'hôtel.
5- la restauration.
On ne va pas en Iran pour sa gastronomie. Voilà c'est dit.!! Cependant certains plats typiques peuvent être assez bons même s'ils ne sont pas toujours d'un grand raffinement. C'est généralement à base de féculents. Vous essayerez sans aucun doute le Dizzi et d'autres à l'aspect parfois peu engageant. Le riz blanc est toujours de bonne qualité et bien cuit. Ce sera l'accompagnement principal de vos repas et notamment du Kebab qui reste le plat vedette en Iran. Le thé est bien sûr omniprésent mais vous pourrez trouver du Coca cola sans sucre et d'autres boissons du même type souvent essentiellement chimiques. L'eau en bouteille se trouve partout. Quant à la bière ou au vin, vous pourrez toujours en rêver, sauf si vous l'aimez sans alcool. Les prix sont généralement inférieurs à nos prix européens mis à part dans certaines villes touristiques comme Esfahan ou Shiraz où cela frise parfois l'excès dans certains restaurants très... voire trop touristiques. Si vous êtes amateur de café au petit déjeuner, emportez votre Nescafé avec vous car, même si ça évolue, tous les hôtels ne vous en proposeront pas au petit-déjeuner. Pensez également à emporter votre Opinel car les couteaux sont souvent absents des tables de restaurant. Par ailleurs, depuis peu, on trouve de nombreuses petites échoppes où vous pourrez déguster un petit café noir fort honorable accompagné d'une petite pâtisserie. Le nougat ( gas) est une grande spécialité en Iran.. Mais là encore la prudence est de mise. Les qualités sont très variables. Essayer avant de trouver le bon ... Le choix est important et on dit que le meilleur vient d'Esfahan alors qu'il semble produit à Kerman. Et si vous aimez la glace dite américaine, bien crémeuse, à la vanille (malheureusement parfois parfumée à l'eau de rose) au chocolat ou au safran, vous serez comblés, car on en trouve partout et elle est aussi bonne que peu chère. ( 10000 rials soit un tiers d'euro)
6- le téléphone et le wifi.
Il est tout à fait possible d'acheter une carte Sim pour votre téléphone. Il faudra votre passeport et environ une dizaine d'euros pour obtenir la dite carte. Il est préférable de la faire activer par le vendeur. Même comme ça, on a parfois des surprises. Il existe des nano SIM pour vos téléphones et IPad et il est possible d'acheter une recharge internet cellulaire par tranche de 2 Gigas. C'est évidemment très peu mais ça peut dépanner quand vous êtes dans un Hotel dépourvu d'Internet. Cependant la majorité des hôtels proposent le wifi gratuit avec un débit correct même si parfois vous aurez à subir des coupures non désirées mais finalement pas très fréquentes.
7- l'hôtellerie.
C'est le point noir de l'Iran... Il y a un déficit global d'hôtels et les prix sont plutôt élevés pour le service offert. Certains hôtels mériteraient de sérieuses rénovations et d'autres, parfois neufs, sont mal conçus. Généralement mal insonorisées, les chambres sont parfois aveugles et souvent exiguës. Il y a aussi parfois un déficit de propreté dans les salles de bains et souvent du matériel défectueux même quand il est neuf. Il sera difficile de trouver une chambre pour deux personnes à moins de 50 euros à Teheran ou Esfahan. Et il faut compter de 10 à 15 euros dans un dortoir. A l'évidence, l'Iran n'est pas un pays pour routards, même si la négociation des prix reste un élément incontournable. De surcroît, pendant la haute saison touristique, cela peut devenir difficile de trouver une chambre correcte a un prix honnête.
8- les infrastructures et les sites touristiques.
Ll'Iran possède un bon réseau routier qui, cependant, s'est un peu dégradé ces dix dernières années. Les villes principales sont , pour la plupart, reliées par des autoroutes très correctes. Les temps de transport de villes en villes ne sont donc jamais trop longs . Il existe aussi un réseau de voies ferrées avec des compartiments voyageurs ouverts aux touristes. Je n'ai pas testé. Il y a également de bons hôpitaux et les médecins iraniens sont bien formés. Pas de stress en cas de pépin, vous serez pris en charge. Quant aux sites à visiter, il faut savoir qu'ils coûtent généralement 200000 Tomans. Soit un peu plus de 5 euros à chaque fois. A la fin de la journée ça représente un petit budget. Les iraniens ne payeront que 30000 Tomans soit l'équivalent d'un dollar au cours actuel.
9- la police.
Assez peu présente et donc finalement assez peu visible. Pas d'histoires de corruption à ma connaissance. Il y a cependant la police des mœurs qui est encore moins visible mais qui est essentiellement dirigée vers les Iraniens et plus particulièrement les femmes qui ne respectent pas une tenue vestimentaire conforme à l'Islam , notamment le port du foulard. Cependant, il semble y avoir un petit relâchement depuis quelques années.
10- les Iraniens.
De culture Perse et non pas arabe, bien éduqués, les Iraniens sont d'une rare gentillesse et ce n'est pas un vain mot. Ils seront souvent prêts à vous aider dès la moindre sollicitation de votre part. Nombreux sont ceux qui viendront vous souhaiter la bienvenue dans leur ville ce qui constituera souvent l'excuse d'une conversation. C'est bien sûr agréable mais ça peut aussi être parfois l'enfer pavé de bonnes intentions quand ça se répète un peu trop souvent. Il faut savoir clore une discussion sinon cela peut durer plus longtemps que vous ne l'auriez supposé ou souhaité. Ils prendront le temps d'échanger et de vous demander ce que vous pensez de leur pays. Ce sera une question récurrente lors de tout votre voyage. Les Iraniens ont également tendance à idéaliser la France et aime à éprouver leur connaissance de l'anglais. Bien sûr, comme partout ailleurs, certaines exceptions confirment cette règle.
Aujourd'hui les langues se délient un peu concernant le précédent régime et c'est très souvent pour le condamner. Beaucoup affirment que leur président actuel est plus ouvert et qu'il favorise ainsi bien mieux l'image de l'Iran à l'étranger. Ils seront toujours sensibles à l'opinion que vous avez de leur pays . Vous serez peut-être surpris, si vous êtes un homme, de voir des jeunes femmes vous aborder afin de converser. N'y voyez aucune arrière - pensée, vous commettriez une grave erreur de courtoisie. Par ailleurs, si vous vous faites des amis et que vous êtes invités chez eux , vous réaliserez que les Iraniens sont bien plus libérés qu'on ne l'imagine quand il sont dans leur sphère d'intimité. Ils adorent également pique- niquer. Le moindre carré de pelouse ombragé et ils étalent leurs nattes afin de s'y relaxer, de manger ou de jouer. Vous serez aussi indéniablement surpris de leur façon de conduire. La signalisation horizontale n'a pas grand intérêt pour eux. Ce qui compte, c'est l'espace offert à la conduite. C'est ainsi que plusieurs voitures rouleront de front là où il n'en faudrait en théorie qu'une ou deux. On serre parfois les fesses.!!! Ils adorent également rouler à gauche ( pourquoi...?), et souvent assez vite. Cependant, même si on constate une vraie inconscience chez certains automobilistes et de nombreux accrocs sur les voitures, les accidents sont paradoxalement plutôt rares.










