Discussions similar to: Soufflerie verre Venise
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Croisière MSC Preziosa du 6 au 13 mai
Bonjour

Je me présente Allan Girard Voilà du 6 au 13 mai nous faisons la croisiere avec msc Marseille/genes/Rome/Palerm/Malte/Palma/Valence/Marseille

Je voulais avoir des renseignements sur les excursions, faut t'ils prendre celle proposée ou bien peu t'on se débrouille seul (sachant que j'aurai mes enfant de 5 et 7ans avec moi) De plus compris dans ma réservation il y a 2forfait allegro num 1 vin/eau et 2 forfait allegro num3 sans alcool Nous serons en cabine balcon aurea

Pour nous se sera une 1er et se sera pour nos 10ans de mariage avec ma femme, alors autant dire que je veux que se soit un merveilleux souvenir pour ma femme mes gosses et moi même

Je vous remercie par avance pour tt les renseignements que je pourrais avoir Et bien sûr je vous ferais un bon C/R avec toutes les belles faute d'orthographe que je peu faire.
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Venise en une journée
Bonjour, j'ai choisi d'arriver la veille de mon embarquement à Venise, histoire de profiter d'avoir une journée quasi-complète (arrivée tôt le matin) pour faire visiter cette ville à mes enfants. Que me conseilleriez vous de voir en priorité, de ne surtout pas louper ? Tous les conseils et toutes les suggestions sont les bienvenus, merci ! 🙂
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Marchés sympathiques en Vénétie? (Italie)
bonjour, nous partons dans trois semaines à Ca'savio et je recherche des marchés sympas en vénétie, est -ce que quelqu'un peut me renseigner ? et y a-t-il des parc d'attractions ? nous sommes avec nos trois enfants, merci
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Planification d'un voyage de dix jours à Venise
Bonjour,

Je suis en train de planifier mon voyage de 10 jours à Venise. Je vais loger à Trevise (plus économique)

J'aurai pour l'instant une question bien spécifique sur Burano et Murano : J'ai entendu dire qu'il fallait visiter Murano le matin, pour voir les souffleurs de verre à l'oeuvre. Est-ce vrai ? Et vers quelle heure ? 8h ? 10h ? Combien de temps faut-il compter pour visiter ces deux îles ? Les deux peuvent-elles être faites dans une journée (en sachant que je pars avec ma grand-mère de 81 ans, et que même si elle est plutôt en forme en général, elle a des baisses de tensions en ce moment)?

J'aurai aussi voulu savoir quel jour il y aura le moins de monde, j'imagine que le weekend est à proscrire ? (Je pars du 4 au 12 Juillet) Que faire le weekend pour ne pas être envahi ?

J'aimerai visiter Padoue, j'ai entendu du bien de Castelfranco, mais pour le reste je ne sais pas : je ne suis jamais allée à Venise.
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Venise - Thonon-les-Bains à vélo juin 2012
Encore un périple à vélo, avec l’habitude les voyages finissent par se ressembler, c’est tout du moins la première impression. On part, on pédale, tendu vers le but à atteindre, déjà rompu à la manœuvre par l’habitude de milliers de kilomètres parcourus à deux roues. Mais en fait, il n’en est rien, l’aventure est à chaque fois différente pour de multiples raisons. Je n’en citerai que quelques unes, des plus évidentes: la météorologie, variable majeure, déterminant le niveau de plaisir ou de souffrance, les compagnons qui sont différents d’une fois à l’autre d’où entente ou non, la forme physique du moment qui conditionne totalement l’expérience, les pays traversés qui par leur diversité impriment chacun une trace particulière sur le voyage.

Rentrant tout juste des Pyrénées où nous avons effectué une merveilleuse chevauchée à huit sur un certain nombre de cols mythiques comme le Tourmalet, l’Aubisque, l'Aspin, Marie Blanque et bien d’autres me voilà de retour à Lyon pour un bref repos de deux jours. Gérard me rejoint et nous préparons nos vélos pour un embarquement très matinal en direction de Venise, point de départ de ce nouveau circuit à deux roues à travers les montagnes alpines. Emballer son vélo, dans un carton aux dimensions réglementaires, semble au premier coup d’œil mission impossible. Mais pas de panique, une fois les roues démontées, la selle baissée, le guidon desserré, le porte-bagages avant retiré, car inutile cette fois en Europe, eh bien le miracle s’accomplit et tout rentre, et le carton se ferme sans difficulté. Il suffit de le renforcer avec la quantité de scotch de déménagement qui convient et le tour est joué. Mon nouveau camarade je l’ai connu via internet et le site voyage forum. En effet, lorsque j’ai décidé de me lancer dans cette traversée afin de terminer le parcours entrepris l’année précédente de Thonon à Nice, ma compagne outre le fait de me voir partir, appréhendait que je me lance seul dans l’aventure. J’ai donc mis une petite annonce sur ce fameux site de voyage, VF, et j’ai eu deux réponses. Le premier candidat ne convenait pas, car il s’agissait d’un cycliste avec vélo de course qui comptait parcourir cet itinéraire sans bagages en effectuant des étapes très longues. Je m’inscris dans une démarche de cyclotourisme, roulant assez lentement, avec sacoches relativement lourdes, ce qui procure une capacité d’autonomie permettant le camping et le bivouac. Cyclistes de route et cyclotouristes n’ont pas la même philosophie du voyage, d’où généralement difficulté d’harmonisation. Par contre mon deuxième contact, Gérard, s’inscrivait tout à fait dans l’esprit de l’errance à vélo en toute liberté. Après quelques échanges écrits puis téléphoniques, nous permettant d’envisager avec succès un voyage en commun, un rendez-vous physique est pris. Nous nous retrouvons un soir dans un restaurant du Jura et faisons plus ample connaissance. Tout se passe pour le mieux et nous voilà deux mois plus tard à boucler nos cartons en vue de prendre l’avion demain matin à 6 heures à l’aéroport de Saint-Exupéry à Lyon. Internet a révolutionné beaucoup de domaines de nos vies professionnelles, affectives et de loisir. En effet, pour des grandes balades de ce type à vélo, les candidats prêts à partir ne sont pas nombreux et de plus à une date donnée, cela devient la quadrature du cercle. Mais voilà, le petit message lancé dans le virtuel se concrétise par un compagnon en chair et en os avec lequel je vais vivre une magnifique aventure de 11 jours. N’oublions pas, qu’internet c’est aussi les amis fictifs que l’on a jamais vus et que l’on verra probablement jamais mais que l’on comptabilise dans une liste d’amis qui parfois est pléthorique ! Ne jugeons pas, le net, chacun en fait l’emploi qui lui convient, ou semble lui convenir, mais nous en sommes tous, ou presque, fortement tributaires. Nous n’échappons pas aux évolutions de notre monde ! 9 juin, 3h30 du matin, ça fait tôt ! Debout, on enfourne les cartons contenant nos vélos et nos bagages dans ma voiture, un vrai petit camion ! Mon neveu nous accompagne à l'aéroport afin de ramener le véhicule. Nous avons décidé de procéder de la sorte, afin de ne pas être prisonniers de réservation d’avion pour le retour. En effet, ce dernier se fera à vélo jusqu’à Thonon-les-Bains et de là nous rentrerons à Lyon par l’un des nombreux TER qui relient les deux villes. Les formalités d’embarquement vélos et sacoches sont effectuées sans difficulté, ce qui nous enlève un poids. Tous ceux qui ont voyagé en avion avec leur vélo connaissent les tracasseries de dernier moment, qui généralement ne manquent pas de faire monter le rythme cardiaque et demandent des réponses rapides et efficaces. Mais aujourd’hui, rien de tout cela et tranquillement nous rejoignons la zone de transit. Notre avion décolle avec une demi-heure de retard, mais fait surprenant sur un si petit trajet, il arrivera à remonter ce handicap et se posera à l’heure. Bien entendu, l’arrivée à l’aéroport de Venise est un spectacle à ne pas manquer. L’avion en approche survole la lagune et on cherche du regard cette ville incroyable, unique au monde construite réellement au beau milieu de l’eau. Tant que l’on ne l’a pas vue du ciel, on a du mal à imaginer cette cité au beau milieu de sa lagune, époustouflant ! Il y a six mois j’y ai séjourné quelques jours. Mon plus grand plaisir avait consisté à passer mes journées à bord des bateaux transports en commun, dénommés « vaporetto », à circuler d’île en île, ou le long des canaux de Venise à contempler les innombrables palais. Aujourd’hui alors que l’avion est en approche finale, je vois défiler le palais des Doges, la place Saint Marc, et en arrière fond je distingue l’île du Lido où nous avions passé quelques nuits dans un hôtel superbe, et incroyable mais vrai, aux prix doux ! Les roues touchent, le poser se fait sans heurt. Arrêtons de rêver de vaporetto, de palais des Doges et autres douceurs de ce lieu unique, car nous sommes là, paradoxalement, pour nous en éloigner le plus rapidement possible afin de rejoindre les montagnes et les nombreux cols qui s’égrènent le long des mille kilomètres qui nous séparent du lac Léman. Toujours une petite angoisse en récupérant les vélos, y-a-t-il de la casse ? Une détérioration devient rapidement un handicap nécessitant réparation, qu’il s’agisse d’un rayon cassé, d’un porte-bagages tordu, d’une poignée de frein déformée, sans parler du gros pépin, du cadre déformé car il a été percuté par un corps étranger de forte masse. Jean, mon mentor en cyclorando, m’a plusieurs fois relaté cet exemple de cadre définitivement tordu empêchant toute utilisation du vélo ! Nous récupérons nos cartons dans un lieu approprié aux bagages encombrants et nous installons dans un recoin calme de l’aéroport en vue de remonter nos vélos. A la première inspection des emballages tout semble normal, le remontage nous le confirmera. Gérard a vite fait de mettre sa monture en ordre de marche. En ce qui me concerne, ayant dû procéder à un démontage plus important, il me faut logiquement plus de temps afin d’être prêt. En finale, je dois batailler avec les patins de freins qui refusent de se mettre dans leur position avant démontage, un frottement important sur les jantes persistant. Donc, je commence à modifier les serrages des câbles, et après quelques ajustements, mon vélo est opérationnel. Il est 9h30. Nous voilà à l’air libre. Nous identifions rapidement la route à prendre, en direction de Trieste dans un premier temps. Le ciel semble clément bien que gris. Les prévisions météorologiques consultées la veille se présentaient sous de bons augures. Les premiers kilomètres sont parcourus le long d’un axe à forte densité. La chaussée n’est pas toujours très large, pas d’espace de protection pour les vélos. Heureusement, un léger vent favorable nous accompagne, ce qui nous permet de rouler à vive allure. Cependant les camions et les caravanes nous frôlent parfois dangereusement. Les propriétaires de ces dernières ne semblent pas toujours avoir le gabarit de leur maison sur roues dans l’œil. La voiture étant passée, l’engin tracté ne peut que passer lui aussi ! Gérard étant devant moi, je vois une voiture le doubler en dehors de toutes les règles de sécurité, et la caravane, au gabarit légèrement plus important, j’ai vraiment l’impression qu’elle va le renverser. Il s’en est fallu de quelques centimètres. Mon compagnon n’a pas vraiment réalisé, mais en ce qui me concerne mon rythme cardiaque a fait un bond. Pourvu que ce calvaire ne dure pas trop longtemps. De plus, pour ne rien arranger, le temps devient menaçant et une petite bruine intermittente s’invite. Durant les premiers kilomètres d’un voyage, où l‘on sait que l’on va affronter des difficultés conséquentes, se retrouver confronté à des conditions météorologiques et de circulation relativement hostiles, fait clairement prendre conscience des risques d’échec, au cas où la situation évoluerait défavorablement. Comme toujours à vélo on se sent très dépendant des intempéries, on prie pour que le mauvais temps et la pluie, voire la neige, ne s’acharnent pas trop sur nous. Dans ces moments de doute et de concentration pour combattre l’adversité, on se sent vivre et en communication avec les éléments et notre corps. Pour le moment le ciel se contente de rester menaçant et d’humidifier la route. Après trente kilomètres, nous atteignons la petite ville de San Dona de Piave, et comme par miracle la circulation devient bien moins dense, moins inquiétante. Nous faisons quelques courses dans un super marché, prenons du jambon cru, particulièrement savoureux pour un prix défiant toute concurrence. De vastes plaines s'étirent en direction du nord, et les premières silhouettes de relief se lèvent devant nous. N’oublions pas que nous sommes venus traverser les Alpes par une longue succession de cols, des fois que ces premières étendues plates nous le fassent oublier. Vers midi, la pluie s’intensifie, nous nous abritons dans une allée couverte au centre d’un village et tranquillement nous savourons notre sublime jambon italien. Un petit café juste à côté, nous y prenons notre premier expresso. Par chance les précipitations s’arrêtent et nous voilà de nouveau en route. La cadence est bonne. Une petite ville est atteinte, un passage à niveau est fermé. Des trombes d’eau, un véritable déluge s’abat sans prévenir. Vite, une fois encore un petit porche nous abrite. La barrière reste fermée, bien que le train soit passé, mais vu le temps nous ne sommes pas pressés de repartir. L’ondée, phénomène par définition éphémère, se calme, mais la barrière du passage à niveau ne se lève pas. Cela doit bien faire un quart d’heure que la route est coupée. Les gens semblent y être habitués car aucune voiture ne reste, les rares qui arrivent font immédiatement demi-tour. Bizarre, bizarre ! On décide de passer sous l’obstacle et de franchir les voies ferrées. Mais à ce moment le chemin se libère et nous n’aurons pas à commettre cette infraction, qui est à la source de nombreux accidents mortels de par le monde. Nous reprenons notre itinéraire le long d’une vallée qui longe les montagnes. La nature très verte est la preuve des journées pluvieuses qui viennent de s’écouler. En début d’après-midi, les nuages se déchirent et le soleil fait de belles apparitions, rien de tel pour nous donner un moral d’acier. Vers 18 heures après 113 kilomètres, certes avec très peu de côtes nous arrivons dans la charmante ville de Maniago. Sur la place centrale de belle taille, une jolie auberge « Albergo Montenegro » nous offrira le gîte et le couvert pour un prix comparable à ce que l’on trouve en France. Nous aurons droit à une magnifique platée de pâtes bien dans la tradition italienne. Nous nous régalons. La serveuse est fort sympathique et nous parle de son pays la Roumanie. Pour une première journée nous sommes satisfaits, car levés depuis 3 heures du matin, après un trajet en avion, nous nous attendions à une petite forme. Eh bien ! Rien du tout ce fut la grande forme.

Deuxième jour 76 km Maniago Sauris de Sopra 1500 m de dénivelé Le temps en ce début de matinée semble correct mais les prévisions sont pessimistes et les dernières pluies datent de peu de temps, le sol étant détrempé. Nous allons attaquer notre premier col « Passo Rest ». Il n’est pas très élevé, 1052 mètres mais nous partons de 300 mètres et la route est vallonnée avant d’arriver au pied de l’obstacle. La circulation a complètement disparu et ce début de deuxième étape est particulièrement agréable, en direction d’une montagne qui se fait de plus en plus présente. Ce col est magnifique, la route est étroite et s’élève à travers une forêt dense et profonde, dominée de grandes falaises. La pente est raide, je me traîne à cinq à l’heure, Gérard plus rapide me distance sans attendre et je le vois disparaître, comme ce sera généralement le cas à chaque longue côte de notre périple. Autant je roule bien sur le plat, autant dès que des pentes se présentent, j’ai l’impression d’être cloué sur place. Cela est sans doute dû à ma quasi absence d’entraînement au cours de l’année. En effet, je n’arrive pas à me motiver pour des sorties à vélo de la journée. Il me faut absolument cette notion d’errance sans savoir où je vais dormir le soir pour que ce sport revête de l’intérêt. Mais bien que je monte à faible vitesse, je suis en mesure de tenir des heures, donc armé de patience je m’attaque à ce premier col d’une longue série. Une succession de virages en épingle à cheveux escalade une pente raide. Le ciel s’assombrit, la pluie commence à tomber et quelques kilomètres avant le col, des trombes s’abattent et ne semblent pas vouloir cesser. Je passe le point le plus haut complètement trempé. Aucun abri en vue, Gérard a donc, de toute évidence, décidé de continuer. Je me lance dans la descente. Rapidement je suis transi, les freins n’ont pratiquement plus aucune efficacité. D’après la carte la descente s’étire sur une dizaine de kilomètres jusqu’à la prochaine ville. Je rêve de trouver un bar où m’abriter de ce froid qui me transperce. Le nez sur la route, le visage baissé au maximum pour éviter les piqures des gouttes énormes qui me cinglent la peau, mon champ de vision est réduit au minimum dans cette ambiance brouillardeuse et hostile. Un virage, une voix m’interpelle, je lève la tête. J’aperçois un terre-plein, sur lequel un panneau supportant une carte de la région, le tout surmonté par un minuscule haut-vent de trente centimètres. Gérard s’est littéralement collé contre la carte et essaie de se protéger des intempéries. Il me propose de le rejoindre et d’en faire de même de l’autre côté. Nous nous retrouvons donc collés chacun d’un côté d’un grand panneau de bois, cherchant un abri incertain sous nos avant-toits de faible dimension. Le lieu n’est pas idéal pour le repas de midi, tant pis. Nous nous passons la nourriture de la main à la main sans nous voir chacun caché de son côté. Dans ces moments on ne peut s’empêcher d’imaginer ce qui se passerait si le col au lieu de culminer à 1052 mètres, dépassait les 2500. Je préfère prendre ce gros mauvais temps maintenant que plus tard. Mais l’un n’excluant pas l’autre, il ne nous reste qu’à souhaiter avoir de la chance lors des grandes montées à venir. Le temps de manger notre charcuterie italienne, en évitant les gouttières qui nous dégoulinent sur la tête et les épaules, la pluie faiblit. On reprend notre chemin dans des conditions plus favorables. Mais la descente s’arrête vite et nous voilà dans des côtes sévères, étonnant pour une descente de col. Mais le soleil pointe à travers de gros nuages et une atmosphère chaude nous enveloppe. Que cela est bon, lorsqu’on est trempé et que l’on grelotte. En levant les yeux, on réalise que de toute évidence cette accalmie ne sera pas de longue durée, vu la couleur du ciel en général. Enfin, nous plongeons vers la vallée et rejoignons la ville d’Ampezzo. Ce nom chantant nous avertit que nous rentrons dans ce fabuleux massif des Dolomites, qui recèle nombre de montagnes connues universellement dans le monde de l’escalade : Tre Cime, Marmolada, Civetta, Catinaccio, Tofana di Rozes et bien d’autres. Que de souvenirs d’ascensions époustouflantes me reviennent en mémoire. Je pense entre autre à la voie Cassin à la Cima ovest di Lavaredo toute en surplomb, ou au Spigolo Gialo doigt de 300 ou 400 mètres qui défie presque la gravité. Mais pour pouvoir profiter des panoramas grandioses qui nous attendent, le beau temps serait indispensable. Hélas, ce ne sera pas le cas, car les deux jours à venir vont être les plus éprouvants de notre traversée lors du passage de cols à plus de 2000 mètres. D’Ampezzo après avoir bu un capuccino, nous attaquons la longue pente qui conduit au Passo d. Mauria, quelques 800 mètres plus haut. Le temps n’est pas beau, mais que la montagne est impressionnante lorsque les nuages et les grandes parois s’associent pour la beauté de la nature. Quelques tunnels, malgré mes appréhensions, ils sont les bienvenus, car il n’y pleut pas et de plus l’éclairage est important, ce qui limite le danger. Au village de Sauris de Sopra la fatigue commence à se faire sentir et il ne faut pas s’attendre à rencontrer d’hébergement en direction du col. Une auberge agréable tenue par un Français nous offre un confort appréciable à un prix correct. Seul petit inconvénient, il n’y a pas de chauffage, donc pas question de faire sécher nos affaires. En ce qui me concerne j’ai des rechanges, bien isolées dans des sacs de congélation, mais il est toujours agréable de reprendre la route au matin avec l’ensemble de ses habits secs. En effet, des vêtements restant mouillés plusieurs jours finissent par moisir. Dans ce village on est en pays germanique. Tout y fait penser, l’architecture, la représentation des légendes germaniques lutins, gnomes et autre Nibelungen. Et pour renforcer cette impression, la plupart des gens parlent allemand ou un dialecte approchant. Donc aucun problème de communication. Il y a une dizaine d’années j’avais de bonnes bases en italien, mais le manque depratique me rend toute conversation dans cette langue très difficile. Je me suis aperçu que souvent les Italiens parlent français ou anglais, et dans cette région l’allemand, donc tous les problèmes de compréhension sont aplanis. De plus, lorsque j’essaie de leur parler italien, très vite je m’exprime en espagnol et ils comprennent toujours ! Mais je mets un point d’honneur à utiliser les formules de politesse italiennes, même si plus souvent que je ne le voudrais cela dérape vers des ‘por favor’ ou autre gracias !

Troisième jour Sauris de Sopra au Passo Falzarego 87 km 1600m de dénivelé Ce matin après un petit déjeuner sympathique en présence de l’hôtelier et son épouse, nous reprenons notre traversée dans une ambiance blafarde et brouillardeuse qui ne n’est pas de très bon augure. En effet, quelques kilomètres plus loin, la pluie se met de la partie et elle nous gratifiera de sa présence généreuse toute la journée. Le premier col, Passo d. Mauria (1298 m) est atteint. Nous ne traînons pas, les nuages accrochent tous les reliefs. Heureusement qu’il ne fait pas trop froid, car c’est la neige que nous pourrions avoir. Vu les conditions météorologiques exécrables, il est impératif de modifier notre itinéraire, optant pour la route passant le plus bas. Bien évidemment il s’agit d’une route à grande circulation qui va nous conduire à Cortina d’Ampezzo. La ronde des camions commence. En temps normal ce n’est pas très plaisant d’être frôlé par ces monstres hurlants, mais sous la pluie cela devient un véritable calvaire. Une côte raide sur une quatre voies, je reste cloué, Gérard disparait. La route s’engouffre dans un tunnel étroit au trafic intense, l’horreur. Sur plus d’un kilomètre je vais vraiment avoir peur, le vélo n’a absolument pas sa place dans ces antres de Lucifer. Sitôt sorti, je constate qu’un second se présente, heureusement plus court. Un embranchement à droite, direction de Cortina, le trafic se réduit, le gros du flot descendant vers Belluno. Au passage d’un village Gérard m’appelle, il a repéré la piste cyclable que l’hôtelier lui a indiquée, et qui doit nous conduire jusqu’à Cortina. Je n’avais rien vu et sans son intervention j’aurais continué sans jamais voir cette vélo-route qui restera un peu au-dessus de l’itinéraire automobile. Ne plus devoir être soumis au stress de la circulation est psychiquement reposant ; cependant la pluie est toujours très présente. Les sommets sont accrochés et les beaux pics de calcaire qui s’élancent dans le ciel restent désespérément cachés. Cette piste cyclable emprunte une ancienne voie ferrée datant du début du XX siècle. Nous passons de charmants tunnels aux petites dimensions. On pourrait se croire sur une voie ferrée pour train miniature. Nous profitons de l’un de ses tunnels pour effectuer notre pause casse-croûte bien à l’abri de la pluie. Depuis trois jours elle nous accompagne, nous commençons à nous poser des questions. Le moral reste bon, car malgré les conditions hostiles nous avançons. Sur cette piste de nombreux vélos de location circulent, la pluie ne rebute pas les amateurs. Cela me rappelle les Allemands sur le bord du Danube, que rien n’arrête. Un léger répit dans les précipitations nous permet de reprendre goût à l’effort du pédalage. Cortina d’Ampezzo est atteinte. Quel dommage que la vue soit si restreinte. Les journées sont logues en juin et il n’est pas très tard. Nous faisons une halte réparatrice dans un bar au pied du col de Fazarego, qui culmine quelques 900 mètres plus haut. Plus rien ne semble nous arrêter. Nous sommes trempés mais nous avançons. Vers les 2000 mètres d’altitude le froid devient plus vif et la pluie redouble d’intensité, comme pour nous empêcher d’atteindre ce col à 2117 mètres. Malgré les éléments adverses, nous y arrivons. Nous trouvons refuge dans une petite chapelle aux quatre vents, juste le temps de retirer nos vêtements trempés avant d’entamer la descente. Les nuages se déchirent et quelques grandes parois verticales se laissent admirer. Les Dolomites, paysage montagnard unique ! Nous faisons quelques kilomètres et sur le bord de la route un hôtel au look de château de la Belle au Bois Dormant nous invite à l’arrêt. Encore une journée riche en efforts et coups de pluie.

Quatrième jour Passo Falzarego à Castelrotto 63km 1100 m de dénivelé Ce matin les conditions météo sont déplorables et les prévisions détestables. Il tombe des cordes. Avec une certaine impatience, nous attendons dans le garage de l’hôtel, prêts à démarrer, en regardant rebondir la pluie sur la route. Elle est si intense, que sur le goudron une pellicule d’eau ruisselle en vagues plus ou moins épaisses. Nous n’allons pas partir sous ce déluge, nous sommes indécis, mais l’immobilité n’est jamais très bonne pour le moral. Après une dizaine de minutes d’attente, nous décidons de nous lancer et de parcourir la distance que l’on pourra. C’est la première fois que je démarre sous des trombes. Nous commençons à vraiment nous interroger. Cela fait déjà une belle distance dans ces conditions difficiles. Serions-nous lancés dans la première traversée des Alpes à vélo en intégrale par mauvais temps ? En cinq minutes je suis trempé. Une fois que c’est fait, on ne craint plus de l’être. Mais la déperdition de chaleur, poursuit son action sur l’organisme. A froid en descente cela ne traîne pas pour se mettre à grelotter. La couche nuageuse est si épaisse qu’on ressent une impression de nuit tombant. Cependant, il faut bien reconnaître que dans ces conditions la nature est de toute beauté. De grands bancs de brumes traînent le long des pentes abruptes de la vallée. Le vert des prés et des sapins prend une teinte sombre, presque épaisse, qui tranche sur le blanc cotonneux des bancs de brume. Les intempéries donnent toujours un air mystérieux à la montagne. Nous atteignons le village de Pieve de Livinallongo, qui se situe au pied du col à venir, le Passo Campolongo, qui culmine à 1875 mètres. Le dénivelé n’est pas très important de l’ordre de 400 mètres. Une fois de plus la montée se fera sous une pluie battante. En côte même trempé on se réchauffe en appuyant sur les pédales, mais dans la descente à venir, je sais d’expérience qu’une fois de plus le froid va sévir. Comme prévu, c’est transi que j’atteins le village de Corvara. Autant une belle descente à vélo par temps sec procure un immense plaisir, autant le même exercice sous une pluie glacée est un véritable calvaire sous les aiguilles des gouttes et les morsures du froid, sans oublier les freins qui ne répondent quasiment plus sur un vélo chargé. Mais voilà cela fait partie des plaisirs de ce mode de voyage, où les caprices de la Terre revêtent toute leur signification. Se soumettre aux aléas du temps est un luxe, auquel on est de plus en plus réticent à s’exposer, recherche inconditionnelle du confort oblige. Il faut rester philosophe malgré les conditions adverses. Une fois au bas du col, je n’arrive plus à réprimer les tremblements de mon corps, Gérard a l’air en meilleur état. Ses habits semblent plus efficaces que les miens. J’opterais pour me lancer directement dans l’ascension du col suivant le Passo Gardena, à 2121 mètres, de peur de n’avoir pas le courage de repartir après une halte. Mais Gérard s’y refuse, nous nous abritons dans un café. Cette halte est en fait la bienvenue, cela me permet de me réchauffer. Une heure plus tard nous reprenons la route en direction du Passo Gardena. Nous sommes au cœur du massif des Dolomites. Une multitude de grandes parois nous cerne de tous côtés. Les une après les autres, elles se dévoilent par intermittence parmi les brumes, tels d’immenses spectres aux dimensions gigantesques. Je reconnais des montagnes que j’ai gravies il y plus de trente ans. Malgré les années ces souvenirs forts sont toujours très présents dans ma mémoire. Une accalmie rend une partie de cette montée agréable, le soleil pointe par moments quelques rayons timides. Le paysage est grandiose. Mais hélas, l’embellie sera de courte durée et c’est sous de véritables bourrasques que j’atteins le col. Tout autour, ce ne sont que gigantesques masses rocheuses fantomatiques qui jouent à cache-cache avec les nuées poussées par le vent. Malgré l’inconfort de la situation je ne puis m’empêcher de marquer l’arrêt afin de m’imprégner de ces panoramas dantesques, et de les immortaliser par quelques photos. Gérard m’attend un peu plus bas, vaguement abrité. Nous ne traînons pas et entamons la descente vers la belle vallée du val Gardena. Les freins à disques de mon compagnon manifestent de sérieux signes de fin de vie. Il n’est pas content, car ils avaient été contrôlés avant le départ de cette balade que l’on imaginait très exigeante pour les mâchoires de freins. Mais la chance nous sourit à Santa Cristina, un préparateur va lui changer les pièces défectueuses. Nous voilà repartis dans une longue descente.L’altitude diminuant, la température augmente et le froid devient plus supportable. Mes tremblements incoercibles s’arrêtent d’eux-mêmes et je me sens beaucoup mieux. La crispation, contre laquelle je lutte accroché à mon guidon, disparait elle aussi. Arrivés à Ortisei ou St Ulrich nous prenons une petite route à gauche en direction de Castelrotto ou Kästelruth. Dans ces régions tous les lieux ont leur dénomination italienne et germanique. Pour ajouter au très net caractère allemand, les constructions sont vraiment de tradition germanique ou autrichienne, grands bâtiments peints de couleurs claires, avec de magnifiques fresques. Cette petite route que nous amorçons, nous surprend d’entrée de jeu par sa raideur. Certains passages dépassent allégrement les 15%. Après une journée déjà éprouvante, c’est le coup de grâce. Nous constatons que nous n’avons pas mangé à midi et il est 17 heures. En pleine côte un arrêt s’impose car l’hypoglycémie guette. Après nous être sustentés les forces reviennent et nous atteignons notre troisième col de la journée, le Passo Pinei à 1437 mètres. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser entraîner vers le magnifique village de Castelrotto alors qu’en cette fin d’après-midi le calme météorologique est revenu et que le soleil fait de grandes apparitions qui nous apportent chaleur et route sèche. Ce petit village est adorable, il me fait penser en miniature à la ville de Königsberg au bord du Danube. Partout ce ne sont que splendides maisons aux décorations aux couleurs vives et de bon goût, remarquablement entretenues. Notre hôtel est une merveille, l’accueil y est de premier ordre. L’endroit est touristique. Un groupe d’Américains se fait particulièrement remarquer par leur accent auquel j’ai du mal à m’habituer. Je ne sais pas si cela est dû à notre heure d’arrivée tardive, plus de 18 heures, mais j’ai droit à une superbe suite avec petit déjeuner gargantuesque pour la modique somme de 44 euros. Nous partons nous promener à travers les ruelles et les petites places de ce village de contes de fées. Le temps semble vouloir évoluer enfin vers le beau. Mieux vaut tard que jamais. Nous n’aurons pas vu grand chose des Dolomites que nous quitterons définitivement demain matin. Cela nous donnera un motif pour y revenir. D’ailleurs il n’est pas impossible que nous revenions pour un tour beaucoup plus approfondi de cette région par la multitude de ses cols haut perchés.

Cinquième jour Castelrotto à Prato allo Stelvio 113 km 600 m de dénivelé Après un magnifique petit déjeuner au cours duquel j’engloutis pain, croissants, fromages frais dur et blanc, œufs à la coque, jambon, saucisson, et autres gâteaux couverts de confiture et de beurre, le tout noyé dans un déluge de jus d’orange de café et de thé, je me sens d’attaque pour une nouvelle journée, prêt à affronter sans mollir les imprévus de la route. Nous en avons perdu l’habitude mais le soleil a repris possession du ciel. Nous effectuons nos derniers tours de roue dans les Dolomites, avant de plonger vers la ville de Bolzano. Nous quittons définitivement le Haut Adige. J’ai du mal à pédaler, la tête levée, le regard scrutant à la recherche d’itinéraires d’escalade au milieu de ces immenses à-pics qui nous dominent. Je me projette déjà dans mes prochains desseins, une semaine d’escalade à mon retour de ce périple. Mais une chose après l’autre ! Carpe diem, oui profitons de l’instant présent. Après quelques petites côtes en début de parcours, juste pour nous échauffer, une magnifique route sinueuse en encorbellement dans une falaise très raide nous conduit par une superbe descente jusqu’à l’entrée de Bolzano. Par moments, quelques centaines de mètres plus bas nous pouvons discerner une véritable procession de camions à touche-touche sur la grande route de fond de vallée, que nous allons nécessairement rejoindre. Cela ne manque pas de nous inquiéter. Va-t-on devoir emprunter une route très passante sur une longue distance, au milieu du bruit et de la pollution ? Eh bien non ! Avec joie nous allons découvrir au peu avant la grande ville de Bolzano une magnifique piste cyclable qui va nous conduire une centaine de kilomètres plus loin au pied de ce col mythique, le Stlevio, qui avec ses 2758 mètres est un concurrent sérieux à l’Iseran pour le titre de plus haut col d’Europe. Certains connaisseurs pourraient me rétorquer, que le plus haut c’est Restefond la Bonette. Eh bien pas exact ! La route de Restefond la Bonette, qui fait le tour d’un pic, est la plus haute d’Europe, mais le col de la Bonette qui donne accès aux deux versants de cette montagne culmine juste au-dessus de 2700mètres. Nous voilà sur cette piste cyclable incroyable, qui bien séparée du trafic important de cette vallée passante, nous fait franchir routes et autoroute par des ouvrages successifs, en longeant une rivière au courant rapide, qui donne l’occasion de très jolis coup d’œil. La traversée de Bolzano est un peu brouillonne, bien que constamment sur piste cyclable. A plusieurs reprises nous demandons notre chemin au croisement de plusieurs pistes, fréquentées par de nombreux cyclistes. Si certains voient que nous sommes français et nous répondent dans notre langue, la majorité semble préférer l’allemand à l’italien. Une fois sortis de la ville, nous remontons à vive allure en direction de Merano. Les cols des derniers jours nous ont donné une belle forme et nous pédalons de bon cœur sur cette vélo route presque plate, du moins pour le moment. Une heure et quelques minutes nous suffisent pour atteindre la ville de Merano à une trentaine de kilomètres au nord de Bolzano. Nombreux sont les cyclistes que nous croisons et c’est la première fois que je vois une telle concentration de voyageurs avec sacoches. Sont-ils tous sur un même itinéraire, ou cette piste est-elle le passage commun d’une multitude d’itinéraires ? Je ne pense pas que toutes ces personnes soient lancées dans la traversée des Alpes en sens inverse du nôtre. Alors que nous avions des appréhensions concernant cette étape de liaison en fond de vallée, nous effectuons un trajet superbe, bien conçu pour le vélo. À partir de Merano, de temps en temps quelques petits raidillons nous font prendre par paliers les 600 mètres de dénivelé qui séparent Bolzano de notre point d’arrivée au pied du Stelvio. Nous rencontrons un Allemand lancé dans une traversée de longuehaleine du sud de l’Italie jusqu’en Hollande. Nous faisons quelques kilomètres en sa compagnie, jusqu’à Prato, terme de notre étape du jour. Lui est un pur, il va camper, nous un peu plus embourgeoisés nous optons pour l’hôtel, avec comme alibi, l’étape difficile et mythique du Stelvio programmée le lendemain.

Sixième jour Prato allo Stelvio à Valdidentro 58 km 2300 m de dénivelé Ce matin encore le temps est au beau fixe. Hier matin nous avions eu l’information, que le col du Stelvio était fermé à la circulation du fait des très mauvaises conditions météorologiques de cette dernière semaine. Mais notre moral était gonflé à bloc, et devoir pousser ou porter nos vélos quelques centaines de mètres dans la neige, ne représentait pas à nos yeux une raison pour renoncer. Mais bonne nouvelle, ce matin le col est de nouveau ouvert. La montée se déroule le long de 25 kilomètres et quelques 1800 mètres de dénivelé. Nous attaquons alors qu’il fait encore frais. Le premier tiers suit un fond de vallée au milieu d’une forêt. Nous apercevons les hauts sommets qui nous dominent, la perspective plongeante ne nous permettant pas de saisir toute l’ampleur de ces vastes domaines glaciaires. La circulation de motos et de voitures de sport des plus luxueuses est intense. Par moments, on se croirait vraiment au milieu d’une compétition tellement les machines surpuissantes en pleine action sont présentes en grand nombre. Quelques cyclistes avec vélo de route nous doublent. Nous rejoignons un cyclotouriste tchèque qui effectue la dernière étape de son voyage au départ de son pays. Devant nous un immense pan de montagne apparait en bout de vallée, une incroyable succession d’épingles à cheveux en zèbre toute la pente. C’est bien par là que nous allons monter ? Pas de doute ! Virage après virage le champ de vision s’élargit, de vastes zones enneigées striées de grandes crevasses et bornées d’immenses séracs se dévoilent au fur et à mesure. Le spectacle est si captivant que je ne vois pas les kilomètres défiler, le regard perdu un peu partout là-haut. Je dépasse une cycliste allemande de Cologne, très sympathique. Nous échangeons quelques mots, lorsque les vrombissements des motos nous laissent quelques instants de répit. Je n’ai jamais vu un tel trafic de « gros cubes » de tous genres, Harley et autres customs, grandes routières, sportives, roadsters … Cette montée est un vrai régal et une pensée très machiste me fait rire. Un très bon camarade m’avait dit un jour, je te propose de créer un club : le MMPG. De quoi s’agit-il ? Sigle très explicite pour : Montagne, Moto, Pinard, Gonzesse !! Pas très futé, j’en conviens ! Mais dans cette montée trois des éléments, avec ma charmante cycliste de Cologne, sont réunis. Mais il est vrai que le quatrième, le Pinard, ne serait peut-être pas le bien venu dans cette rampe de longue haleine ! Les virages et enparticulier ceux que je viens de franchir accaparent de nouveau mon esprit. La perspective en contrebas est franchement époustouflante. Par endroits, on ne voit que superposition de tronçons de route parallèles. Une route comme celle-là, je n’en avais jamais imaginé. Dans les quelques derniers kilomètres, la neige est présente sur le bord de la route. Des inscriptions au sol, 1000, puis 500, puis 200 et enfin 100. Ça y est, le sommet arrive. Incroyable, une foule immense, principalement des motards. Cela me replonge une quarantaine d’années dans le passé, à l’époque des grands concentrations, en particulier je pense à celle dénommée le Chamois qui se déroulait vers le 14 juillet à Val d’Isère. Il fait bon, nous savourons notre plaisir au point culminant de notre traversée. Tout bon moment n’ayant pas vocation d’éternité, nous entreprenons la descente sur le versant opposé avec l’intention de profiter de l’occasion afin de se faire un gros plaisir à fond de train. Je ne serai pas déçu. La couche de neige est plus importante de ce côté de la montagne que de celui de la montée, sans doute question d’orientation et de pente. Les vélos de course et les motos sont nombreux. L’état de la route permet de belles prises de vitesse, je frôle fréquemment les 70 à l’heure. Vers le milieu de la descente, un groupe d’une dizaine de cyclistes se trouve à une centaine de mètres devant moi. Un groupe de 8 motos me double et les rattrape. Le revêtement devenant de moindre qualité, les pneus de course demandent des précautions, les cyclistes freinent, les deux groupes de vélos et motos se mélangent. Mes pneus schwalbe extrême, beaucoup plus robustes, ne nécessitent pas tant de précautions. J’appuie à fond sur les pédales, grand développement. À gauche de la chaussée un espace reste libre, je m’y engouffre, compteur presque à 70. Quelques dizaines de mètres plus loin, une suite de courbes pas très prononcées, ça doit passer sans freiner, mais impérativement les doubler tous, vélos et motos, avant la première courbe. Une moto fait mine de déboîter, mais elle s’abstient, m’a-telle vu dans son rétro ? Ça y est, je suis devant. Pas un coup de frein, j’enchaîne les courbes. Derrière j’entends hurler les moteurs de motos. Quel bordel ça doit être ? Pas le temps de me retourner, juste regarder la route un peu cahoteuse et négocier au mieux les virages. Le vrombissement me rejoint. Grand courbe à droite, je suis au milieu des motos. L’une d’entre elles, exactement à ma hauteur sur l’extérieur, prend la courbe à ma vitesse. On a la même inclinaison. Grosse jouissance. Le passager hilare, me regarde le pouce en l’air. Pas le temps de répondre, gaffe, je n’ai pas des freins de moto, ne pas en percuter une. Suit un virage à gauche, je me retrouve en extérieur entre la rambarde de sécurité et la moto. Cette dernière se laisse quelques instants embarquer. Aïe, je vois mon espace vital virer au néant ! Le pilote réagit et penche brutalement à gauche, ce qui me libère un passage. Suivent deux épingles à cheveux. Je coupe dans la première, tandis que les motos élargissent le virage. La seconde on la passe de façon un peu brouillonne des motos un peu partout. Eh voilà, ça va être fini pour moi, une grande ligne droite suit. Les monstres vont me foudroyer sur place. Mais non, gentiment ils se rangent tous en bordure de route pour se regrouper. Je les double et à mon tour quelques centaines de mètres plus loin je m’arrête afin d’attendre Gérard. Dans un premier temps les motos passent à faible vitesse et me font de petits signes amicaux auxquels je réponds avec le sourire. Ensuite arrive Gérard, qui me dit « tu as loupé l’embranchement que nous devons prendre en direction du Passo Foscagno ». Tout accaparé de joie au milieu de ma horde sauvage, je n’avais même pas vu qu’il y avait un croisement ! Tout plaisir a son prix, en l’occurrence il s’agira d’un kilomètre de remontée en plus. D’un coup la fatigue me tombe dessus. Il fait très chaud et on vient de monter le Stelvio à bon train, et de plus de le descendre comme des furieux ! De plus à part quelques barres de mars et autre pâte d’amande, nous n’avons rien à manger. Après quelques kilomètres de montée, sur la gauche un village est indiqué. Il y a un restaurant. Mais il faut descendre une belle côte, ce qui impliquera logiquement de la remonter. Tant pis, on y va. Le restaurant est fermé, ainsi que l’épicerie se situant à côté. Nous nous contentons de nos quelques sucreries. Cependant une fontaine nous permet de nous ravitailler en eau fraîche. Après une halte salvatrice, nous repartons dans une pente raide sous un soleil de plomb pour une dizaine de kilomètres. Tout ce que nous ferons aujourd’hui nous n’aurons pas à le faire demain. Même si ce raisonnement a quelques raisons de nous motiver, au village de Valdidentro nous nous arrêtons dans une auberge à l’aspect patibulaire, mais qui se révélera très bonne et pas chère.

Septième jour Valdidentro Chiavenna 119 km 2000 m de dénivelé Ce matin le temps est encore une fois magnifique. Nous démarrons directement en côte. Je ressens la fatigue des jours précédents et cette première montée de près de 800 mètres pour 15 kilomètres, je la trouve longue. De plus le trafic de camions est relativement intense, ce qui n’est jamais agréable. Le panorama par contre, se révèle magnifique, en particulier vers la Cima de Piazzi qui nous domine du haut de ses 3439 mètres, et qui étale ses grandes masses glacières au soleil éclatant. Le col de Foscagno est enfin atteint après une longue rampe finale. Il culmine tout de même à2291mètres. De là, nous apercevons le suivant à quelques kilomètres, le Passo Eira qui s’élève à 2208 mètres. Après une belle descente et une courte remontée de quelques deux cents mètres, mais forts pentus, nous empochons notre deuxième col de la journée. Une belle descente nous conduit dans le village de Livigno, à la configuration étrange, tout en longueur. Un peu au-dessus nous effectuons un agréable pique-nique dans l’herbe, au milieu des vaches. La montagne par beau temps, on l’apprécie franchement après quatre jours de pluie. Nous voilà partis pour la troisième ascension de la journée. Il s’agit de rejoindre la Forcala di Livigno, située à 14 kilomètres du village et 500 mètres plus haut à 2315 mètres. Le vent nous est défavorable, ce qui rend la montée d’autant plus difficile. Une immense vallée se présente devant nous. On peut voir pratiquement le col à une dizaine de kilomètres, ce qui donne une idée claire de la vitesse de fourmi à laquelle nous montons. Le vélo tourisme est avant tout une école de patience. Ne pas chercher à se presser, en profiter pour regarder ce qui nous entoure et s’imprégner de cette nature que nous traversons à la force de nos cuisses. Je suis toujours étonné de constater, qu’au cours de ces longs voyages, le long de côtes infinies, alors que l’on en bave du matin au soir, sous le joug du froid ou de la chaleur, du trafic, du vent, de la fatigue et de la soif, les journées passent à une vitesse affolante. Je ne suis jamais blasé de ces périples de forçats, toujours curieux de découvrir ce qui se cache derrière le prochain virage, ou la prochaine montagne. L’immense rampe finale me rappelle le col de la Colombière dont nous ne voyions pas la fin avec Evelyne, lors de notre parcours de la Route des Grandes Alpes de Thonon-les-Bains à Nice, l’année dernière. Enfin le col est atteint. La vue y est magnifique sur le massif de la Bernina, l’un des sommets de plus de 4000 mètres des Alpes. D’ailleurs le col du même nom sera le quatrième de la journée avant de plonger sur Saint Moritz et la Suisse aux prix prohibitifs. Nous passons la frontière italienne sans contrôle et plongeons dans un vallon de toute beauté, aux flancs arides aux grandes pentes minérales, où la végétation est totalement absente. Quatre kilomètre d’une superbe descente, puis le poste frontière suisse, lui aussi non gardé, et en quatre kilomètres d’une route acrobatique nous rejoignons le Passo Bernina à 2330 mètres d’altitude. Les montagnes qui nous entourent nous écrasent du haut de leurs quatre mille mètres. Une longue descente nous conduit à Saint Moritz. Nous dépassons la ville dans l’espoir de trouver un logement à prix acceptable. La moindre chambre d’hôtel est à deux cents euros, et encore après remise. On nous propose une chambre chez l’habitant pour cent soixante euros avec WC sur le palier. J’ai vraiment l’impression qu’on nous prend pour des pigeons. La Suisse ce n’est pas la même Europe que la nôtre, celle qui est en faillite. Après hésitation, sur le fait de faire demi-tour et retourner dans un camping, je propose à Gérard de tenter de rejoindre la ville italienne de Chiavenna qui est à 40 kilomètres, alors qu’il est déjà six heures du soir. Mais la route devrait descendre pratiquement tout letemps de 1800 mètres à 333 mètres. Effectivement, après quelques kilomètres de plat à lutter contre un fort vent de face, nous abordons une immense descente, où nous voyons les épingles à cheveux s’empiler presque jusqu’à l’infini. Nous avons bon espoir de rejoindre Chiavenna en un peu plus d’une heure. Cette immense descente est un vrai plaisir, j’en profite pour doubler toute une file de voitures ralentie par un car qui négocient les virages difficiles à faible allure. Le dépassement du bus en coupant dans une épingle se fait rapidement. La route est toute à moi pour plusieurs kilomètres et je dépasse allégrement les 70km/h. Les cent kilomètres sont atteints, et c’est avec près de 120 au compteur que nous rentrons dans cette petite ville italienne perdue au milieu d’un océan de gigantesques montagnes, ce qui lui donne un charme saisissant. Les derniers kilomètres parcourus le long d’une étroite ruelle aux murs multi centenaires sont une pure merveille. On pourrait presque se croire dans une vallée reculée perdu quelque part au pied de l’Annapurna. Je ressens la même émotion devant ces terres qui s’envolent vers d’inaccessibles altitudes tout autour. Nous éprouvons quelques difficultés à trouver une place dans un hôtel à cette heure tardive de 19 heures. Finalement, tout s’arrange et pour un prix fort acceptable nous obtenons une chambre confortable, équipée d’un petit balcon, duquel la vue est magnifique sur les environs, en particulier sur la vieille église qui se situe juste en face. Nous partons dîner dans les rues étroites de la vieille ville, qui ont un charme fou. La soirée est très agréable, parmi des Italiens et Italiennes pleins de joie de vivre. Souvent, on m’a dit que les Italiens représentaient le peuple le plus joyeux de la terre, je le crois volontiers. Nous nous louons d’avoir osé faire ces quarante kilomètres et de nous être échappés de cette Suisse et de ses prix déments.

Huitième jour Chiavenna Bivouac 30km avant Lugano 100 km 2550 m de dénivelé L’étape du jour risque d’être difficile, voire la plus longue de notre périple en matière de dénivelé. Nous comptons passer deux cols, dans un premier temps le Passo Spluga (2113 m) et ses 1780 mètres de dénivelé et ensuite le Passo San Bernadino (2066m) avec 600 mètres de dénivelé. Cela signifie, que s’il n’y avait aucune descente au cours de la montée de ces deux cols nous serions déjà à 2400 mètres de dénivelé. Nous verrons bien. Nous décidons cependant de partir relativement tôt, vers les 8h15. D’entrée la pente est très soutenue, sans replat pour souffler. De plus à ces basses altitudes la température, dès le matin, est importante, et c’est dans une atmosphère étouffante que nous entamons notre longue étape. Comme toujours je me cale sur mon petit plateau à 22 dents et mon plus grand pignon et je mouline en attendant que les kilomètres défilent et l’altitude augmente. Après une dizaine de kilomètres nous faisons une halte dans un petit village et achetons les ingrédients pour notre repas de midi. Nous avons très nettement un faible pour la charcuterie italienne. Ma botte secrète une grosse bouteille de deux litres d’un « banga » bien sucré, qui me permettra de palier les coups de fringale, qui risquent de se manifester dans la journée, ici ou là. A la sortie du village, une grande descente vient casser le rythme. En effet, ce sera une centaine de mètres supplémentaires à ajouter à la longue liste de la journée. Nous abordons l’un des passages les plus extraordinaires de notre traversée. La route s’engage en lacets dans une véritable paroi. Une succession d’épingles serrées ponctuées de tunnels s’élève de façon vertigineuse. Malgré la raideur, l’enthousiasme est tel que je pédale sans aucune fatigue, trop impatient de découvrir le point de vue du prochain virage ou de la sortie du prochain tunnel. Les virages sont si serrés que cette portion de route est interdite à tous véhicule plus volumineux qu’une voiture. Les motos sont nombreuses à emprunter cet itinéraire qui monte dans le ciel. Après cette partie particulièrement spectaculaire, la route traverse de grandes prairies avant de rejoindre un vaste replat occupé par un lac. Vient en bouquet terminal un dernier raidillon qui conduit au col qui culmine à 2113. Bien que cette altitude ne soit pas très élevée, cette montée représente l’une des plus longues et des plus extraordinaires que j’ai accomplies. Bien installés, nous faisons notre pause casse-croûte en regardant les nombreux deux roues, à moteur ou non, qui passent. Nous reprenons notre route avec la ferme intention de passer le col suivant le Grand S. Bernardino. La descente que nous effectuons est très belle. La route une fois de plus offre des perspectives stupéfiantes sur ses séries de lacets. Une fois au pied, nous nous arrêtons prendre une consommation dans un café bien agréable. Pas de doute nous sommes bien revenus en Suisse, un capuccino et un coca pour la modique somme de 8,28 euros. Il faut dire que le franc suisse a quasiment la valeur de l’euro. Ne nous laissons pas polluer par des pensées négatives. Nous remontons une longue vallée par une piste cyclable bucolique à travers forêt, mais la pente par endroits demande de ne pas relâcher la pression sur les pédales ! Nous arrivons au pied du col. Un panneau annonce : 8 km et 450 m de dénivelé. Le tracé de la route est optimal pour les vélos. Une succession d’épingles entrecoupées de longues lignes droites à la pente modérée. Cela nous permet de prendre un bon rythme et de le maintenir sans avoir à développer des efforts surhumains. Les deux derniers kilomètres sont exposés à un vent défavorable. Cela nous ralentit à peine. L’arrivée au col est de toute beauté. Le soleil commence à baisser sur ce décor de grandes montagnes, ce qui donne des teintes douces qui tirent vers le rose. Un lac de belles dimensions occupe le replat au niveau du col. Des pêcheurs en barque rentrent, mais ils cachent bien leurs prises, donc le mystère restera sur le succès de leur pêche. Il est déjà tard. La carte indique un camping au village de San Bernardino. Ce dernier se trouve quelques kilomètres sous le col. Si nous devons camper, je préfère perdre de l’altitude et aller dormir beaucoup plus bas, ce qui devrait être plus confortable en matière de température. Toute envie de nous arrêter nous est immédiatement ôtée, lorsque nous voyons le camping en question. Entassement de maisonnettes aux teintes sombres, qui font plus penser à un camp au mieux de rétention qu’à un lieu de villégiature. Le suivant se situe à une trentaine de kilomètres dans le val Mesolcina à Roveredo. Cela ne devrait pas nous poser de problème de le rejoindre ce soir, car la route ne fait que descendre. Cependant, en ce dimanche soir nous n’avons rien à manger, et pas question de trouver une épicerie ouverte. Nous décidons de nous arrêter au premier restaurant rencontré, de commencer par nous sustenter, puis de rejoindre le camping. Dans un premier temps nous nous arrêtons dans un motel à l’aspect glauque. Ils ne font pas à manger le soir. Par curiosité nous leur demandons le prix d’une chambre à deux lits. La réponse ne nous étonne plus : 102 francs suisses ou 97 euros. On me proposerait la nuit gratuitement, je ne sais pas si j’accepterais, il est des lieux qui n’inspirent vraiment pas ! Un peu plus loin à la sortie d’un village, un restaurant, tout ce qu’il y a de plus simple. Pour un repas modeste, quelques branches de céleri, une assiette de pâtes deux boules de glace, un coca, un verre de vin et une camomille, cela nous revient à 68 euros à deux. Décidément la Suisse ce n’est pas un pays pour le reste des Européens. Demain nous allons manger à peu près la même chose en Italie et cela nous coûtera 21 euros ! Outre la douloureuse, la serveuse nous apporte la bonne nouvelle que le camping que nous comptons rejoindre n’existe plus. Donc, nous n’avons plus le choix, ce soir ce sera camping sauvage. Il ne nous reste plus qu’à trouver un coin tranquille. Nous nous éloignons de la route principale, en longeant un chemin de terre qui suit la rivière, puis après quelques hésitations nous trouvons un emplacement convenable en bordure de piste. Au loin, il y a bien quelques chiens qui aboient, sentant notre présence, mais rapidement ils nous intègrent dans leur environnement. La nuit sera calme.

Neuvième jour environs de Roveredo à Varzo 90km 1000 m de dénivelé C’est un peu collants que nous nous réveillons, la nuit a été particulièrement chaude, et l’absence de douche après les gros efforts de la veille n’a pas été très agréable. Nous faisons un brin de toilette à la rivière et reprenons notre chemin. Au premier village, nous déjeunons dans un bistrot. Nous nous attendons une fois de plus au coup de bambou. Il n’en n’est rien, le prix payé est raisonnable pour ce que nous avons bu et mangé. Une trentaine de kilomètres plus loin, nous rentrons dans Locarno. Nous prenons le temps de descendre au bord du lac, qui est de belles dimensions. Puis avant de continuer notre avancée vers l’ouest nous effectuons un tour au centre ville. Une grande place entourée de maisons multicolores, aux teintes pastel est du plus bel effet. A la sortie d la ville nous nous dirigeons vers Losone. Pour quelques kilomètres nous nous retrouvons sur l’autoroute, ce qui est franchement désagréable. Heureusement cela ne dure pas. Nous prenons alors la direction d’Intragna. L’arrivée dans ce village se fait par une petite route en côte très raide. Nous l’estimons au moins à 15%. Encore une dizaine de kilomètres puis nous franchissons la frontière une fois de plus et nous retrouvons en Italie. Une route, qui sans avoir l’air, monte sur une vingtaine de kilomètres. La chaleur est accablante. Tout au long de ce parcours la vue sur la rivière que nous dominons est superbe. D’ailleurs vu le nombre de motos, on comprend que l’on est encore sur un tronçon très touristique. Enfin, une longue descente nous conduit au pied du col du Simplon. Un long tunnel tout en descente, et bien éclairé. Je prends une belle vitesse, mon compteur indique 76km/h. J’ai une très vive sensation de vitesse. Plus aucune voiture ne me double, il me semble que la vitesse est limitée à 70. Vais-je prendre un PV pour excès de vitesse ? De celui-là je pourrais être fier ! Nous voilà à Crevoladossola, démarrage pour le Simplon, dernier grand col de 1800 mètres de dénivelé. Nous en faisons les 8 premiers kilomètres ce soir, ce sera toujours cela de moins demain. C’est fatigués par la forte chaleur que nous arrivons au village de Varzo. Nous rentrons dans ce bourg par un petit chemin, tellement raide que c’est à pied que je termine. Cela ne m’était jamais arrivé. Nous trouvons un logement chez l’habitant au prix très modéré pour une belle prestation dans une maison au jardin de toute beauté.

Dixième jour Varzo à Sion 109 km, 1500 m de dénivelé L’étape de ce jour peut être qualifiée de plus pénible de notre traversée. Large route qui donne l’illusion de pente modérée, alors que je me traîne à six ou sept à l’heure. Cette lenteur, alors que l’on n’a pas une impression de raideur, est démoralisante. Je mets cela sur le compte de la méforme. Mais si je prends la peine de me retourner, je constate que la vallée se creuse réellement. La circulation est assez importante, ce col étant un lieu de passage fréquenté entre Italie et Suisse. Une partie du trafic est absorbé par le tunnel ferroviaire, mais tous les camions n’utilisent pas le rail. En matière de tunnels la route de ce col est aussi bien fournie. Certains sont très longs, plusieurs kilomètres. Le bruit des moteurs résonne. On ne perçoit pas dans quel sens les véhicules viennent. Le grondement s’amplifie, et lorsqu’un camion me rattrape, la dernière phase de rapprochement est un vrai calvaire. Je me pose toujours la question de savoir s’il peut m’accrocher. Puis dans un bruit infernal il me dépasse souvent dans un nuage de fumée, car en montée il doit développer une grande puissance. Non, franchement, cette montée du Simplon ne me restera pas comme un joli moment de plaisir, mais plutôt comme quelques heures pénibles passées sur une route hostile. Tout a une fin, même les expériences désagréables, le sommet est atteint. Une longue descente nous conduit dans la vallée du Rhône à Brig. Nous y trouvons une piste cyclable. Son tracé n’est pas très cohérent, il traverse la vallée, pourtant large, dans tous les sens. Nous avons vraiment l’impression de faire des tours et des détours sans toujours beaucoup avancer vers l’ouest. Nous aurons même la surprise de nous retrouver à escalader un vignoble abrupt en nous éloignant franchement du fleuve. Cette erreur nous conduit à une impasse. Soit faire un immense détour pour rejoindre le fond de la vallée, ou alors couper directement à travers vignobles et buissons en retenant nos vélos dans des pentes de terre très raides, et même les porter en traversant des bois d’acacias, dont les épines sont particulièrement redoutables. Nous optons pour la seconde option. Tout n’est pas à critiquer dans ce tronçon de la vallée du Rhône. Par moments de beaux passages pas toujours goudronnés nous permettent de suivre le Rhône qui est presque un torrent de montagne, à l’abri des frondaisons. Camping les citronniers à Sion, l’accueil est particulièrement bon, nous le conseillons vivement.

Onzième jour Sion Thonon 119 km 900m de dénivelé Aujourd’hui nous abordons la dernière étape de notre traversée. Je suis toujours surpris de constater que l’on rentre vite dans le voyage à vélo, et que l’on n’a pas toujours envie d’en sortir. Je me verrais bien continuer vers Nice ou vers Vienne en Autriche. Mais voilà, lorsqu’on a fixé des dates il faut s’y tenir, car la famille vit souvent ces absences avec une forme de souffrance. Nous reprenons dans un premier temps la piste cyclable du Rhône. Ce matin la vallée nous apparait beaucoup plus riante et la cycloroute plus agréable. Après une soixantaine de kilomètres nous atteignons la ville de Monthey. De là il reste à franchir le dernier col de notre périple, le Pas de Morgins. Certes comparé au Stelvio, un dénivelé de 800 mètres représente une difficulté modérée. Mais nous avons déjà plus de soixante kilomètres dans les jambes depuis le départ de l’étape, d’autre part c’est le onzième jour que nous roulons sans repos et nous allons franchir l’obstacle aux heures les plus chaudes, entre midi et deux heures de l’après-midi. La pente s’avère très soutenue, particulièrement dans les premiers kilomètres. Vers quatorze heures, je franchis ce col à l’altitude modérée, 1369 mètres. Gérard est déjà passé depuis un bon moment. Il m’attend à la terrasse d’un café au premier village rencontré dans la descente. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser emporter par la pente en direction de la gare de Thonon. Quelques petites pluies irrégulières nous apportent rafraîchissement sans désagrément. Mauvaise surprise à 17 kilomètres de notre but, la route est totalement coupée. Cela nous force à un détour qui commence par six kilomètres de montée. Nous rejoignons par la suite une magnifique petite route toute en virages dans une pente raide qui nous conduit à Thonon. Nous traversons rapidement les bouchons de cette petite ville et notre aventure prend fin devant la gare, là où elle avait commencé en septembre dernier en direction de Nice.
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Pass/transport Mestre à Venise, incluant le transport jusqu'à Burano et Murano?
Bonsoir,

J'ai besoin d'aide pour planifier nos 2 jours !/2 à Venise. Nous arrivons à Venise à 17 h 10, le 6 oct., et logeons à Mestre. Nous quittons dimanche matin, le 9 oct. Nous aimerions, entre autres, aller à Burano et Murano. Est-ce qu'il existe une passe pour le transport de Mestre à Venise, incluant le transport jusqu'à Burano et Murano. Si oui, à quel prix ? Si oui, où devons-nous la prendre. J'ai vu des infos sur internet mais je ne suis pas certaine de m'y retrouver. J'aurais besoin de précison. Aussi, avez-vous des suggestions d'itinéraire pour le temps où nous serons à Venise. Nous aimerions nous éloigner un peu de la place St-Marc, après l'avoir vu naturellement...

Je vous remercie.
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Quatre mois dans les Balkans à vélo Venise - Istanbul
Film résumé en 3m30 https://youtu.be/IpjdmmXR9Lo Italie & Slovénie : Venise - Cortina - Ljubjana 800 km / 18200 md+ Arriver en bus à Venise (vélos en soute)... et mieux repartir plein nord dans le coeur des Dolomites (vélos sur le bitume). Impossible de parcourir les ruelles pavées ou naviguer sur une gondole, le but est de rejoindre Cortina d'Ampezzo avec 3 cols à plus de 2000 mètres. Aussi mythiques que sublimes : Monte Grappa, passo Rolle, Valles et di Giau (2236 m). Certains font le Giro, d'autres du cyclotourisme : dur de tenir la roue d'un vélo de route quand les sacoches sont remplies à ras bord de bonnes choses à manger... Au fil des grimpettes, le soleil nous quitte pour rester en bord de mer : le temps n'est franchement pas au rendez-vous ! Il pleut quand il ne neige pas, il fait surtout froid et humide. A Cortina (#3), la météo annonce 15 jours de mauvais, il faut avancer coûte que coûte. Très vite, on s'habitue à l'effort, au dénivelé et aux conditions hivernales d'un mois de mai : le col pour Sella Ciampigotto et Sauris est fermé : obligés de slalomer entre les congères et les blocs de pierre éparpillés sur la route. Peu à peu, le bitume laisse place aux pistes forestières, l'aventure peut commencer...



A Bovec, en Slovénie, l'ambiance devient plus minérale. La route qui entaille les Alpes Juliennes est chargée d'histoire : 25 km et 50 virages construits par des prisonniers russes. L'enfer au paradis... Le soleil fait briller les eaux cristallines de la Soca jusqu'au col de Vršic (1611 m), l'endroit est irréel. Après un court passage à Bled, le parc calcaire du Triglav donne une pause autour du lac de Bohinj (Bohinjsko jezero), rien de telle qu'une randonnée pour dégourdir les jambes. Ici, les vallées sont paisibles et les huttes traditionnelles en bois donnent du charme au pédalage. La météo redevient capricieuse, pas un jour ne passe sans pluie jusqu'à Ljubljana. La fin de l'arc alpin s'achève en douceur : quelle satisfaction personnelle, ce voyage a commencé il y a 4 ans... Genève-Nice ! La vie rêvée d'un cyclovoyageur...



Après une journée de repos dans la capitale slovène (visite à 2 roues bien entendu), le cap est enfin mis sur le sud pour ouvrir la porte des Balkans. Les paysages deviennent plus vallonnés et les villages pittoresques : peu de touristes dans cette belle campagne de moyenne montagne. Croatie et Bosnie Herzégovine : Cabar - Delnice - Otocac - Senj - Makarska - Mostar 920 km / 13050 md+

La Croatie est l'étape détente et touristique de la traversée des Balkans : 300 km de route côtière de Senj à Makarska, que du bitume, peu de grimpettes... quoique ! Le soleil tape fort dès le matin, les journées commencent à 5 heures pour profiter de la fraîcheur et du peu de trafic. Mer bleue turquoise, papillons multicolores, villes historiques (Starigrad, Zadar, Sibenik, Togir, Split), longues pauses à l'ombre : tout y est pour des vacances paradisiaques ! Au nord, les parcs nationaux rythment l'itinéraire. Risnjak se fait au pas de course, la tête sous le pancho. Pas le temps d'apercevoir un lynx ou un ours : la forêt est peu engageante. Plitvice (Plitvicka jezera) accorde un peu de répit avec une belle rando entre lacs et cascades. Le parc du Velebit nord (Sjeverni Velebit) est une révélation karstique : la blancheur du calcaire tranche avec l'Adriatique. Les cabanes en bois amènent un peu de chaleur et de confort, au chaud près du poêle et dans un lit douillet. Plus au sud, Paklenica révèle un magnifique site d'escalade coincé dans un canyon étroit. Souvent, les vestiges de l'éclatement de la Yougoslavie sont toujours visibles 30 ans après la guerre : maisons éventrées et mines antipersonnelles signalées au bord du chemin. Impressionnant ! L'accueil en Bosnie est plus que chaleureux. Il n'y a que très peu de touristes, alors l'arrivée de deux cyclos est un véritable évènement. A Mostar, le vélo saute sur les pavés du Stari most, ce fameux pont médiéval détruit par les Serbes et reconstruit en 2003. Les mosquées et leurs minarets replacent soudainement les églises... le voyage à vélo permet de se plonger au coeur des religions et de l'histoire de ce petit bout d'Europe. Les routes sont étrangement désertes et les montées en plein cagnard sont étouffantes. Pas d'ombre ! Les gorges verdoyantes de la rivière Zalomka donnent accès au plateau de Gacko, à plus de 1000 mètres d'altitude. Les montagnes du Monténégro pointent leur nez, le pays est à cinq kilomètres à vol d'oiseau, mais à bien regarder la carte, le poste frontière rallonge par le nord d'au moins 150 km... Un chemin existe bel et bien, il coupe à travers les champs et quelques baraques en bois déglinguées. La frontière est marquée par un simple panneau, pas de barrière ni de garde. Facile de pénétrer illégalement dans le pays... en sera-t-il de même pour sortir ?



Monténégro, Albanie (1) & Kosovo : Pluzine - Zabljak - Savnik - Nikšic - Ostrog - Danilovgrad - Cetinje - Kotor - Podgorica - Plav - Rozaje - Pejë Le Monténégro est le royaume du vélo, surtout que le pays développe des circuits VTT de toute beauté. L'arrivée par le parc du Durmitor et le canyon de la Tara est une explosion de bonheur : l'endroit sauvage et préservé vaut à lui seul le détour. Peu de cyclos doivent prendre notre itinéraire, ça monte très fort tous les jours sur des chemins qui ne sont mêmes pas indiqués sur les cartes touristiques. L'expérience est géniale ! Parfois il faut pousser le vélo, souvent il faut mettre le poncho... ici, les orages sont violents et rapides. On échappe de peu à la grêle dans une étable providentielle : le paysage devient blanc en quelques minutes. On aura moins de chance sur un chemin transformé en torrent par des eaux en furie : l'expression "être rincé" prend tout son sens. Moments véritablement incroyables ! Voyager à vélo, c'est accepter cette incertitude, cet inconfort relatif et ce sentiment d'être livré à soi-même. Le contraste des couleurs est saisissant avec les montagnes environnantes : le Bobotov Kuk, point culminant à 2523 mètres, apparaît enneigé entre deux nuages. La baie de Kotor (Boka Kotorska) à 6 heures du matin est resplendissante, surtout avec 1200 m de dénivelé négatif effectués à la fraîche... le bonheur à portée de pédale ! Ce fjord de 30 km déchire d'un bleu profond un massif abrupt et tourmenté la route autour des deux péninsules (Luštica et Vrmac) permet de souffler un peu dans une ambiance méditerranéenne entre les oliviers et les grillons. Les villages traditionnels avec leur port de pêche et leur église alternent avec les pépites touristiques et autres stations balnéaires bétonnées : on roule ainsi de la très branchée Budva à la carte postale Sveti Stefan...



Après une journée de repos à Bar, les étapes de montagne ramènent en 3 jours dans le nord-est du pays par le lac de Skadar (Shkodër) et la magnifique vallée alpine de Kelmend en Albanie. De nouveaux panoramas entre 1000 et 1800 m défilent : les prairies (Katun). Quelques baraques ont été construites au milieu de nulle part et résistent au temps, tout comme ces bergers et ces bûcherons qui (sur)vivent loin de toute modernité. Pas de route, d'électricité, encore moins de touriste. La rencontre à vélo est exceptionnelle : il faut juste prendre le temps de s'arrêter. Au loin, le Kosovo apparaît comme creusé entre les montagnes, le pays est étonnamment plat. L'accueil est comme toujours chaleureux, d'autant plus que la pluie est au rendez-vous. Les spécialités culinaires comme les brochettes kefta ou les feuilletés byrek nécessitent un prochain voyage.



Albanie (2) : Bajram Curri - Fierzë - Fushë-Arrëz - Burrel - Divjakë - Fier - Vlora - Orikum - Saranda 640 km / 15000 md+ L'Albanie est un coup de coeur et une véritable surprise pour celui qui ne se limitera pas à la côte adriatique, la riviera albanaise. Les chemins de montagne exigeants et réservés aux aventuriers permettent de traverser le pays du nord au sud sans toucher le bitume. La vallée de la Valbona met directement dans l'ambiance : l'idée initiale était de passer le col de Valbonës à 1795 m pour rejoindre la vallée de Theth... c'est à pied finalement que l'on grimpera en aller-retour : le sentier est inroulable à VTT ! L'itinéraire s'adapte au jour le jour au gré du relief, du temps et des rencontres. La communication est plutôt bonne malgré un vocabulaire très limité... "rüga problem" est essentiel : les routes départementales qui coupent le pays est/ouest sont des pistes défoncées. Tous les Albanais se plaignent des politiques et de la corruption : le sentiment de misère et d'abandon revient sans cesse dans les conversations. En parlant de la France, certains yeux brillent avec l'espoir de changer de vie, les autres pleurent en souvenir d'un séjour à Calais ! Les bergers du parc de Lura (Parku Kombëtar Lurë) vivent dans des cabanes ouvertes au vent, constituées de 4 poteaux et d'une bâche en plastique en guise de toit. Leur quotidien est rythmé par la traite de leurs chèvres : le lait est transporté dans la vallée à dos d'âne. La vie est à la fois belle et tellement dure, moment terriblement émouvant !



A l'est, le parc de Qafë-Shtamë évite les embouteillages de Tirana et rejoint la ville d'Elbasan. La piste déglinguée met à mal les bras et le matériel : l'essieu de la roue arrière casse net. La réparation tient au miracle car aucune pièce n'est en stock pour un VTT "récent" ! A deux reprises, le chemin n'existe plus... emporté par des glissements de terrain. Contourner un obstacle se paie par de gros efforts mais la providence amène un bivouac de luxe sous les étoiles ou une rencontre inoubliable : on n'est jamais à l'abri d'une invitation, d'un café albanais (surtout pas turc) et d'un verre de raki... voire les deux à la fois, même à 7 heures du matin. Au sud du pays, les pistes de sable au bord de la mer fatiguent plus que les cols : on roule même sur la plage... la chaîne du vélo s'en souvient encore. A Saranda, il est temps de prendre un ferry pour rejoindre la Grèce, Corfu : que les vacances commencent !



Grèce, Albanie (3) et Macédoine du Nord : Corfu - Igoumenítsa - Trikala - Metsovo - Konitsa - Kastoria - Presta - Bitola - Demir Kapija 1100 km / 24775 md+ Le tour de Corfu est un moment de détente au bord de mer ; l'ascension du grand Pantokrator (900 m) est l'unique étape de montagne de l'île. Les bivouacs sont posés face à l'Adriatique sous les oliviers, dans les herbes sauvages et les odeurs d'été, la plage n'est jamais très loin... le paradis ! La végétation est brûlée par le soleil, à 11 heures il fait déjà très chaud même à l'ombre des chapelles orthodoxes. Le retour sur le continent est rude : la chaleur étouffante rend les montées épuisantes. Dur de remonter sur selle avant 16 heures... les grimpettes se font à la fraîche. L'étape de Pramanta est difficile mais grandiose : chaque tour de roue est une victoire sur la caillasse, les virages s'enchaînent dans la douleur jusqu'au col à 1800 mètres. Il en va ainsi jusqu'à Kalambaka ; les chemins chaotiques se succèdent à un rythme d'enfer ! Aux Météores, la quiétude des monastères suspendus dans le ciel disparaît sous le flot des touristes déversés par bus entiers. L'endroit reste féerique et chargé de légendes mystérieuses. Ces poudingues géants semblent sortir de l'imagination des Dieux de la mythologie grecque... Istanbul se trouve à l'est, pourtant le cap est mis à l'ouest pour rejoindre les parcs Pindus et Tymphe, soit plus de 100 km à rouler dans la direction opposée, à ne plus rien comprendre... surtout que la pluie revient ! Après Kastoria, l'Albanie ouvre à nouveau ses frontières pour 50 km. Les bergers sont toujours là pour un coup de main : un fil de fer rouillé de clôture fixera mon porte-bagages jusqu'à l'arrivée. Merci les artistes ! Au lac de Prespa, la Macédoine se révèle être un véritable condensé des Balkans : les locaux parlent avec fierté de leur pays et leur vie : présence ottomane, religions, première guerre mondiale, migration, éclatement de la Yougoslavie, tout y est. J'oublie la traversée sans poste frontière au sommet du Mont Varos (2524 m), la situation est très tendue avec les Grecs : obligé d'improviser un circuit jusqu'à la frontière bulgare. Quelques âmes vivent dans des villages perdus, le temps s'est figé ! Il n'y a pas de bitume et les chemins sont difficilement praticables, peu empruntés... surtout gorgés d'eau !



Bulgarie et Grèce (2) : Pétritch - Melnik - Bansko - Pamporovo - Plovdiv - Velingrad - Smoljan - Rudozem - Dzhebel - Komotini - Alexandroúpoli 850 km / 22375 md+ / 21900 md- Le parcours bulgare est intense et extrêmement varié. Curiosité géologique due l'érosion, Melnik est un village typique entouré de montagnes sablonneuses. Alors traverser un tunnel creusé dans du sable qui s'effrite au passage de la main, c'est comment dire... pas rassurant ! La piste remonte plein nord le long du parc du Pirin ; les locaux expliquent qu'il est impossible de rejoindre Bansko... alors le GPS aide à se repérer dans un dédalle de cul-de-sac et d'indications en cyrillique. L'entrée dans le massif des Rhodopes est magique : l'endroit est franchement beau même si les glaciers posés à plus de 2900 mètres font pâle figure ! C'est la saison des champignons : les chanterelles et les girolles cuisinées dans la popote donnent une saveur particulière aux pâtes 3 minutes. Les sources sont omniprésentes, quel bonheur de se ravitailler en eau fraîche plusieurs fois par jour. Mais l'atout principal des Rhodopes est la présence de cabanes plus ou moins luxueuses. On trouvera au minimum un toit, des bancs et des tables, un barbecue. Certains sont de véritables bijoux d'architecture en bois, on peut même y cuisiner ou passer la nuit... A partir de Dospat, une belle boucle en 8 se prépare : les cols et les vallées se succèdent. Il faut se perdre sur les sentiers pour visiter les monastères et les villages inaccessibles. Le vélo est posé pour découvrir les gorges de Trigrad, de la Trigradska et l'arche naturelle de Cudnite, merveilles de roches érodées. Les lacs de Batak et de Chiroka permettent de partager les vacances des Bulgares, caravaning, bbq, pêche, musique techno... la vie en toute simplicité ! L'essieu (cassé et réparé à grands coups de marteau en Albanie) fait trembler à nouveau le vélo, la roue sera changée à Pamporovo dans l'unique magasin de sports de la région, et par chance... le proprio est un ancien champion de VTT de descente ! Au sud du col de Rozen, l'influence turque redevient visible avec ses mosquées et minarets pointant vers le ciel. Après 60 km de route sinueuse le long de la rivière Arda, le bivouac est posé près du pont du Diable construit au XVIè siècle... la nuit y est douce contredisant les légendes d'antan ! De retour en Grèce, la mer Egée illumine nos journées alors les épines percent les chambres à air : quand il n'y a plus de rustine, il y a toujours un cyclo qui passe ! Les coups de pédale dans la forêt de Dadia Lefkimi amène une dernière teinte de verdure au voyage ; le fleuve de la péninsule balkanique, la Maritza marque net l'entrée dans une plaine aride... la Turquie.

Turquie : Ipsala - Gelibolu - Lapseki - Bandirma - Istanbul 590 km / 8225 md+ / 8825 md- Le passage de la frontière turque donne l'ambiance : c'est chaud ! Le soleil tape fort sur les premiers kilomètres, où les voitures chargées à ras bord attendent avec plus ou moins d'impatience devant des militaires, 4 par 4 et armés jusqu'aux dents. La poussière des pistes s'envole sous les roues : pas de bitume, pas d'air, pas d'ombre... sauf à la terrasse des cafés où les hommes s'agglutinent. La quiétude des villages s'arrête un court instant à notre passage : les mains se lèvent et les conversations fusent. Impossible de repartir sans une bouteille d'eau fraîche ou un sac de légumes, quel accueil ! Les canaux d'irrigation arrosent de grands champs déserts... personne n'ose s'y aventurer aux heures les plus chaudes de la journée. Jusqu'à Gelibolu, le bord de mer est moins monotone et plus montagneux, l'ambiance est plus festive. Pour éviter le trafic infernal d'Istanbul et 100 km d'urbanisation, la rive sud de la mer de Marmara semble être plus "agréable". La route asiatique permet de pédaler vite et bien sur une voie rapide... à quelques mètres des bolides ! Peu de variantes sont possibles jusqu'à Bandirma, où le ferry mène au coeur d'Istanbul sans effort.



Constantinople est évidemment merveilleuse, l'histoire du monde se joue devant nos yeux. Les vélo sont posés avec soulagement : dur de retrouver le rythme de la marche à pied car la fatigue se fait ressentir après 4 mois acharnés sur la selle. Ca fait mal de partout. Les visites sont riches et infinies, Grande Sophie, mosquée Bleue, palais de Topkapi, tour de Galata, grand Bazar, citerne basilique, quartier d’Ortaköy, pont sur le Bosphore, etc. Istanbul est une porte grande ouverte sur l'Asie... à bientôt !

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Review of a Mediterranean cruise on the Splendida and 24 hours in Venice – October 2024
Hi everyone,

What a joy to be back here and pick up where we left off after all these months of hiatus.

I hope you’ll enjoy the story of this little trip around the Eastern Mediterranean. This cruise was the perfect way to satisfy our longing to return to Greece and Istanbul. The end of the season, until late November, is the best time to visit the Mediterranean in my opinion—when climate disruptions don’t get in the way.

Departing from Trieste, our stops were Katakolon, Piraeus, Kusadasi, Istanbul, Corfu, and Bari, before returning to Trieste and then Venice, where we planned a very short 24-hour stay.

We left home at 6:15 AM—our first cruise departure since moving to Normandy. What I miss most about living in the Gard is how close we were to Marseille Airport. No more hopping over to Marignane in an hour; now we have to plan for a three-hour trip to CDG, even under the best conditions on an early Sunday morning.

It was impossible to book a hotel night before our flight because, starting in April, the Ibis was priced at 450 € per night, and the Mercure was flirting with 800 €—breakfast not included, of course. 😏

I had a feeling there must’ve been a conference or something going on… Turns out, it was just the auto show. They simply adjusted the room prices to match the cost of the cars. 😛

Our flight took us to Venice, where we caught a FlixBus to Trieste. We arrived at Trieste’s train station in the afternoon and walked to our hotel in the city center.

After treating ourselves to an amazing pizza at a restaurant (Di Napoli Maestri Pizzaioli, Via Armando Diaz 10) for a very reasonable price, we enjoyed the mild evening temperature while exploring the stunning buildings of this charming city by night. These magnificent structures are a testament to the city’s past. Trieste became Austrian in 1382 due to its complicated relationship with Venice, and it wasn’t until 1918, at the end of World War I, that it became Italian again. The city’s lighting beautifully highlights the architecture of the buildings.

The terraces were lively, and the atmosphere was so warm and inviting that we wanted to stay out even longer.



But we’d been up since 4 AM, so we were happy to retreat to the quiet of our hotel, located in the pedestrian center just a few steps from the port (Urban Hotel Design—highly recommended).

More to come soon.
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Sicile (récit et photos) - une semaine en février 2017
Lundi 6 février :

Train de chez nous vers Charleroi Sud puis navette bus de la gare Charleroi Sud vers l' aéroport (bus de la gare vers l'aéroport = 12 euros pour 2 pers) puis vol vers Comiso (payé vols ryanair : 85€ aller/retour pour deux personnes).

Bien arrivés à l'aéroport de Comiso vers 19h30. A Comiso aucun souci pour réceptionner la voiture de location (loueur Sicili by car-voiture réservée sur rentalcars - payé 75 euros pour 7 jours avec assurance sans franchise voiture, sans franchise bas de caisse et vitres..., sans franchise vol et assurance Paï comprises)

Il pleut beaucoup à notre arrivée, les rues sont "gorgées d'eau".....On a peur que cela continue ainsi durant toute la semaine 😕...

On entre dans la voiture et je dis à ma moitié : long voyage quand même (suite à transports en commun depuis chez nous) mais chouette, tout ok à part le temps, sommes à l'heure, avons reçu bonne voiture de location etc...On sourit tous les deux...

Et là les petits ennuis commencent...Notre GPS (très récent et de bonne qualité) ne veut absolument pas "prendre" en compte l'adresse de l'hôtel à Comiso mentionnée sur notre bon "booking".

Notre GPS ne veut pas non plus "accepter" les coordonnées...Première erreur de ma part : j'aurai dû essayer "d'enregistrer" l'adresse de l'hôtel dans le GPS avant de partir et j'aurai ainsi constaté que cette adresse n'était pas correcte. On apprend toujours de ses erreurs alors je retiens pour prochain voyage...

Alors : on tourne, on tourne pendant deux heures pour trouver l'hôtel 🤪 alors que l'hôtel est situé à + ou -15 min en voiture de l'aéroport...

Il fait noir, les rues sont inondées, on a un peu peur d'emprunter des zones ZTL...

Finalement : on demande de l'aide à une habitante, elle nous renseigne en anglais avec un grand sourire et une grande patience, on est finalement à 3-4 minutes en voiture de l'hôtel !

Arrivés à l'hôtel vers 22h : nous sommes assez affamés. Nous avons mangé nos derniers sandwiches "maison" avant de passer les contrôles à l'aéroport (vers 15h45). Nous avions réservé cet hôtel car il était proche de l'aéroport et parce que l'hôtel disposait d'un bon restaurant d'après les visiteurs précédents, nous avions prévu (bien à l'avance) d'y manger à notre arrivée. J'avais essayé (avant notre départ) de trouver des avis sur ce resto ainsi que les jours et heures d'ouverture du resto sur tripadvisor et autres sites mais je n'y étais pas arrivée. Resto pas répertorié....

A notre arrivée : le très gentil réceptionniste nous explique que le lundi : le restaurant est toujours fermé ! Il ne sait vraiment pas quoi faire pour nous aider.

On ne veut plus partir vers le centre de Comiso en voiture car : peur de nous perdre à nouveau. On part à pied : il y a une pizzeria à cinq minutes à pied, plein de voitures sur le parking...Mais c'est une fête privée dans le resto, le resto est fermé tous les lundis...Plus rien d'autre dans le coin alors on retourne sous la pluie, à pied, à l'hôtel. Le réceptionniste toujours très souriant : propose de nous faire livrer une pizza à l'hôtel (via concurrent), on ose vraiment pas lui demander de faire cela alors il nous propose de prendre quelques petits croissants fourrés à la confiture préemballés (genre que l'on vend en grande surface) qui sont servis au petit déjeuner. Nous osons en prendre chacun un. Il y a un tout petit bar dans le salon commun de l'hôtel, on y voit pas mal d'alcool forts, on se dit que peut-être possible d'avoir un verre de vin.

On demande si possible de prendre un verre de vin au salon...Le jeune réceptionniste veut vraiment nous trouver cela (mais il n'a pas de vin en stock dans son bar)...

Il part "parlementer" durant un bon moment avec la personne un peu âgée qui est dans le fauteuil du salon commun (apparemment son patron), la "demande" ne paraît pas vraiment aisée 😕...On est ennuyés d'avoir demandé un verre de vin...

Finalement après un bon moment de "palabres" entre réceptionniste et patron on pense : le jeune réceptionniste file sous la pluie nourrie au restaurant fermé (juste à côté) et nous ramène une bouteille de vin rouge du coin (2002). Il est vraiment fier de sa trouvaille (nous vante bon vin local etc). Puis il casse trois fois le bouchon en essayant d'ouvrir la précieuse bouteille mais il le fait avec beaucoup de timidité, un très large sourire, il est vraiment ennuyé...On est bien, les vacances commencent même si très grosses pluies encore...Le vin est bon.... On profite simplement de l'instant présent...

Mardi matin : il pleut encore alors petit déjeuner à l'hôtel (très simple) à notre aise puis on paie la chambre et la bouteille de vin. Pas d'exagération pour le vin : 15 euros la bouteille et nous avons payé 52 euros pour la chambre, les deux petits déjeuners et la taxe de séjour. Toujours même réceptionniste souriant.

Vers 10 heures : la pluie cesse, le soleil est de la partie. on prend la route vers le centre de Comiso. On s'y balade une heure, c'est joli. Puis on prend la route vers Ragusa. Tronçon de route qui m'a un peu fait "flipper"....

A Ragusa : nous nous sommes parqués à Via Palermo, petit parking gratuit juste à côté d'un petit parc, où il y a pas mal de places libres. De là, tout droit, à max 10 min à pied : on est dans la rue piétonne du centre (ville haute). Et de là on a atteint très facilement la place où il y a la cathédrale San Giovanni et le point infos (5 min à pied). Juste à côté du point infos il y a la route qui nous permet de nous rendre à pied vers Ragusa Ibla (chemin très facile, tout en descente, très belles vues le long du parcours à pied)...Ragusa IBla : on a y déambulé durant quelques heures, vraiment très joli...

Mais vraiment dommage (rien que notre avis) que plusieurs belles églises ne soient pas accessibles, pas entretenues, pas rénovées (complètement à l'abandon, barrières nadar autour, portes parfois cassées avec grosses chaînes et cadenas)...

Puis suite aux conseils de la dame du point infos : nous avons acheté dans un bar tabac : un ticket de bus pour le retour de Ragusa Ibla vers Ragusa haute et la voiture (nous avons payé 2,40 euros pour nos deux tickets bus). Nous avons pris le bus au terminus (parking juste devant les grilles du jardin à Ragusa Ibla). Nous avons demandé au chauffeur de bus de bien vouloir nous indiquer où descendre (la dame du point infos avait noté l'arrêt le plus proche de notre parking - une grande place- sur le plan). Ce chauffeur de bus = la seule personne morose et très peu sympathique que nous avons rencontré durant 7 jours, il a promis de le faire mais nous a déposé dans un coin perdu (au terminus du bus) en souriant et en nous expliquant que nous n'étions pas au bon endroit, qu'arrêt dépassé, que nous devions attendre un peu plus d'une heure pour le prochain bus etc...Là le GPS qui fait fonction "pédestre" nous a bien servi 😏, nous étions à 15-20 minutes à pied de la voiture alors en marche...Il allait pas gâcher notre journée, on a ri de lui, tant pis pour lui...

Puis départ de Ragusa vers Modica (encore une sacré route pleine de tournants...)...Dur dur pour moi mais heureusement que pas très long...Mais j'ai dû demander à mon petit mari de faire un arrêt là où possible, où vue pour photos, j'avais besoin de souffler un peu 😉 avant de poursuivre la route...Beau panorama tout en haut 🤪 du moins quand on est à l'arrêt 😉

Puis on a fait quelques courses alimentaires (on a fait le plein de bonnes charcuteries, fromages, et aussi de vraiment bonne viande à prix vraiment très raisonnables dans un magasin "conad") pour les jours qui suivaient (puisque grand frigo + congélateur dans la maison) puis direction le logement. Arrivés vers 17h au logement. On avait déjà noté les coordonnées GPS de la maison avant le départ alors vraiment pas de souci pour la trouver. Il recommence à bien pleuvoir.

Le logement était très bien, très propre (maison indépendante pour max 5 personnes tout en rez de chaussée, place de parking juste devant la location sur le terrain privé, 2 grandes chambres, une cuisine bien équipée, un grand salon, une salle de bains bien équipée avec douche italienne etc, une terrasse et un jardin tout autour, chauffage central etc....nous avons payé 210€ pour 6 nuits tout compris - chauffage + draps et serviettes + nettoyage final + eau, gaz, électricité. Petites attentions des propriétaires : un petit paquet de chocolat de Modica, une bouteille de vin et quelques boissons au frigo.

Les propriétaires étaient très sympas mais néanmoins très discrets, ils habitent dans la maison située juste derrière la location, aucun vis à vis. Logement au calme (pleine campagne) mais juste à 2 minutes en voiture des routes principales qui mènent à Scicli, centre de Modica, Noto, Syracuse etc et à 10 minutes max en voiture de la grand route de Modica où il y a plusieurs petites boutiques (pâtisseries, boulangeries, boucheries etc), plusieurs grandes surfaces alimentaires et quelques centres "outlets"...

Repas et soirée à notre aise dans la maison. Pluie toute la soirée et la nuit.

Mercredi matin :

Dès 7h30 : grand et beau soleil, ciel vraiment très bleu. Déjeuner à notre aise à la maison et vers 10h : départ vers Sclicli. Pas envie de faire beaucoup de "route" aujourd'hui. On se gare : dans la Via Cristoforo Colombo (emplacement gratuit le long de la route) à l'intersection de la via Nicolo tommaseo.

On est à 5 minutes à pied du début du vieux centre. On se balade quelques heures dans les ruelles de Sclicli. On monte, on monte vers l'église San Mattéo...Grand soleil...Nos manteaux nous encombrent car au soleil il fait bien 20-22 degrés mais nous craignons de nouvelles averses alors nous n'osons pas les laisser dans le coffre de la voiture...

Vraiment de très belles vues de là-haut...On apprécie vraiment mais là encore même constat : une fois arrivés en haut : il y a des barrières nadar à terre, elles semblent indiquer qu'on ne peut pas continuer notre chemin vers l'église San Matthéo et l'autre église indiquée mais, zut, cette fois : on décide de continuer à grimper car nous estimons que nous avons bien mérité de la voir (bonne grimpette déjà jusque-là quand même) et pas de danger à l'horizon, on reste simplement prudents car les marches ne sont pas du tout entretenues et là tout en haut : on découvre cette église, les portes "grillagées" de l'église sont recouvertes de vitres cassés, le pavement autour de l'église est neuf, les travaux de rénovation semblent avoir commencés mais sont stoppés depuis pas mal de temps on pense : on peux voir les déchets, les vieux sacs de ciments dans l'église en glissant un œil par les nombreuses vitres cassées, désolant...Pourtant : très beau site et de là : très belle vue sur Scilcli et ses beaux bâtiments, sur son grand cimetière, sur ce qui semble être des anciennes habitations troglodytes etc...

Autour de l'église San Matthéo : il y a un panneau qui indique l'église suivante, elle semble être un peu plus haut encore...Là : impossible de passer, la végétation a pris le dessus sur les marches et le sentier depuis bien longtemps, on pense, alors on s'abstient d'y aller (vraiment impossible de se frayer un chemin, on devient plus raisonnables) mais on se demande dans quel état doit être cette église ou cette chapelle...Longtemps oubliée probablement... Dommage...

On redescend à l'aise et on s'est offert un petit resto (ostéria Tre Colli à piazza Italia, 14) en plein centre de Sclicli...On doit monter quelques marches pour se rendre au resto et là : petit resto mignon (plusieurs salles décorées très différemment et une belle terrasse (hauteur) qui donne sur la place et l'église St-Barthélémy...Il fait beau, on prend place en terrasse, on doit enlever nos manteaux même si c'est début février...

On y mange très bien (nous plat de poissons et légumes grillés avec un assortiment de petits pains spéciaux) et là nous avons commandé une bouteille de "NERO D'AVOLA" sur les conseils de Mathilde...Le vin était très doux, délicat, vraiment très bon, pas trop fort, juste ce qu'il faut...On a vraiment beaucoup apprécié...Et là j'ai expliqué à ma moitié que j'ai promis une petite pensée à Mathilde autour d'un verre de ce vin et çà : j'ai vraiment fait 😉 en plein soleil à Sclicli....Merci Mathilde pour ce conseil 😎 Je cherche même si moyen de nous procurer du "Néro d'Avola" à prix correct chez nous. Je ne sais pas si ce vin est vendu chez nous.

Puis nous nous sommes rendus en voiture (3-4 minutes) vers l'autre versant de Scilcli et là nous avons parcouru le grand cimetière (le cimetière est indiqué par panneaux). Vraiment impressionnant, de très belles sépultures anciennes, des monuments de famille impressionnants...Sous le cimetière : il y a des tunnels qui font tout le tour du cimetière et là les personnes sont inhumées en hauteur...Il y a des échelles un peu partout afin de pouvoir fleurir les "tombes" situées en hauteur (on accroche des porte-fleurs aux plaques pour ce faire)...

Nous avons déjà visité de nombreux cimetières (Père la chaise, Portugal etc) mais ce cimetière était très différent et très intéressant...

Vers 16 h-16h30 : le ciel devient menaçant comme les autres jours à cette heure alors on reprend la route vers la maison. Arrivés à la maison : il pleut beaucoup...

Durant la nuit : nous sommes réveillés en sursaut, très gros orages, radiateurs et volets de la chambre qui bougent, je me lève, il y a de l'eau dans le salon (mais pas trop, on nettoie relativement vite, ouf...)...

Jeudi matin :

Le temps est vraiment moche, il va pleuvoir toute la journée...On décide de se reposer un max à la maison, je cuisine un bon repas pour midi avec tout ce qui est dans le frigo, je prépare un minestrone pour le soir que l'on accompagne de délicieuses charcuteries...Cela m'occupe bien même si j'ai un peu de regret qu'on ne puisse pas bouger....On lit un bouquin...On va se coucher très tôt (télé uniquement en italien, très mauvaise connexion wifi....).

Vendredi matin :

7h30 : déjà un très grand soleil, vraiment incroyable les changements de temps ici...

Bon petit déjeuner à la maison et on file ensuite à Noto par les petites routes afin de voir les paysages de campagne...Très joli, peu de monde sur la route, très peu d'habitations aussi.

A Noto : là encore une erreur de ma part : je n'ai pas noté à l'avance dans le gps : l'adresse du parking qui m'a été renseigné avant le départ, je sors en vitesse "mes fiches" de mon sac à main : mais trop tard pour inscrire l'adresse du parking dans le gps, on est déjà dans le flot des voitures...Alors on doit monter en voiture dans des ruelles étroites, on regarde vite si pas de zones ZTL ou rues piétonnières, je souffle, je sue et je râle sur moi mais petit mari continue à rouler comme il se doit. Finalement on se retrouve en haut de Noto, on trouve enfin une place de parking en zone blanche...On est à via Principe Umberto...Je respire mieux.

Ce jour-là Noto est calme, très calme...

On trouve le point info (là où il y a l'église San Domenico), on nous renseigne bien les églises, les palais à visiter, ceux dont il faut admirer la façade etc, il n'est pas du tout midi mais déjà quasi : tous les édifices sont fermés...Et pas de panneaux horaires....Nous sommes un peu déçus même si quelques belles rues, beaux monuments, soleil...

Alors petit apéro 😉 et antipastis à Noto....

Perso : je regrette que nous ne soyons pas allés comme pensé : de Modica à Noto tôt le matin puis 2 h de visites max à Noto puis route vers Syracuse...On a fait la route A/R de Modica à Noto un jour et autre jour la route A/R de Modica à Syracuse, pas nécessaire à nos yeux...Car pour nous : longs allers/retours pour seulement quelques heures de visite de Noto.

Après Noto : nous nous sommes rendus à Avola. Là : toutes les églises étaient fermées, nous n'avons pas pu visiter la crypte...Aucun horaire de renseigné, nombreux travaux dans le centre...

Alors comme rien à visiter en intérieur à Avola : nous sommes allés "voir" la plage d'Avola...La plage était toute petite et vraiment emplie de déchets en tous genres (bouteilles, canettes, plastics)....Nous avons bien compris que ces déchets étaient rejetés par la mer, mais : il devait y avoir bien longtemps que la plage n'avait pas été nettoyée, triste aussi...

Départ vers la maison vers 16 h 30... Le temps change à nouveau.

Toute la soirée : pluie

Samedi matin : Grand soleil à nouveau (incroyable après pluie de la veille)....

Nous décidons d'aller visiter Modica à notre aise. Le centre de Modica est très proche de notre logement, à 10-15 min max si on roule à notre aise.

Quand on s'est parqués (lignes bleues cette fois car beaucoup de monde ce samedi matin à Modica) en bas de Modica : on s'est retrouvés un tout petit peu perdus...pas de "machines" dans le coin pour payer le parking...nous avons finalement demandé à une personne du coin comment faire : il faut simplement se rendre dans un bar, y acheter une ou plusieurs cartes de stationnement suivant nos besoins, revenir à la voiture, cocher le jour et les heures où l'on utilise le parking en zone bleue et placer cette carte sur le pare-brise intérieur pour preuve de paiement... Etonnant comme procédé et première fois pour nous. Pas un souci au final mais bien de le savoir...là on a appris...Nous avons payé 0,75€ par heure mais de 13h à 16 heures il ne faut rien payer.

A Modica : à nouveau quelques heures à déambuler dans les ruelles, à monter, descendre, prendre un petit verre avec antipastis...On a bien apprécié même si cette fois encore : vraiment très peu d'édifices "ouverts"...

Retour au logement vers 17 heures et pluie qui recommence...

Dimanche matin :

Très grand soleil dès 7h30 le matin...

On file vers Syracuse. première fois que nous prenons l'autoroute en Sicile.... Nous partons tôt, quasi personne sur l'autoroute, c'est dimanche...

Nous nous sommes parqués à la gare de Syracuse. Bien des places gratuites libres ce dimanche. Puis nous avons visité les marchés (nourriture et antiquités) le matin. Puis visite ville plus ancienne, tour de Syracuse le long de la plage...Il faisait bien chaud. Nous sommes revenus un peu déçus de Syracuse...De belles ruelles, une très belle place, de beaux monuments sur cette place, une belle balade le long de l'eau mais nous espérions plus je pense...Idées préconçues...

En revenant de Syracuse : nous nous sommes arrêtés à Cava d'Ispica : joli, impressionnant et nous avons visité là un petit musée (meunier)...Vraiment un peu cher pour la visite (7 € pour 2 adultes car site vraiment très petit), une petite dame âgée, dernière descendante d'une famille de meuniers y propose une petite visite en français, en anglais, en allemand etc du site (minies grottes meublées à l'ancienne, outils de l'époque, meules encore en fonction pour démonstration très claire et achat possible de la farine produite...).

Retour à la maison : première fois que pas de pluie après 17h ni durant la nuit...

Lundi matin :

Rangement du logement, valises puis nous décidons d'aller visiter les outlets du coin car avion décolle seulement à 20h de Comiso...J'ai bien envie de m'acheter une bonne paire de baskets en cuir car il y a de grosses soldes en ce moment en Sicile et jusqu'à présent : nous ne sommes pas entrés dans les magasins....Avons seulement "léché" quelques vitrines...

On se rend donc au matin : dans la grand route commerçante près du logement de Modica : mais les centres "outlets" sont fermés tous les lundis jusqu'à 16 heures 🤪...

Tant pis : je reviens à la maison : avec les mêmes chaussures 😉

A 14h, après le repas : nous repartons de Modica vers Comiso, petit arrêt à Ragusa (à nouveau de la place sur le petit parking gratuit Via Palermo) pour petite balade dans la ville haute, tout est fermé, archi calme, quasi personne en rue, Ragusa est désertée, on y reste pas longtemps....Puis on se rend à Comiso et là on s'y balade une seconde fois, on y découvre d'autres églises, d'autres ruelles, il fait vraiment très beau...

Puis départ vers l'aéroport de Comiso. On rend la voiture à 17h30, un jeune homme efficace de l'agence Sicili by car est présent sur le parking pour réceptionner la voiture, le contrôle de retour prend 5 minutes, tout ok. Du coup nous sommes vraiment plus qu'à temps à l'aéroport. Nous décollons à 20h et arrivons à l'heure à Charleroi (22h50). Nous passons une nuit près de l'aéroport à Charleroi (Ibis Budget qui propose une navette au prix de 8 euros pour nous prendre à l'aéroport de Charleroi et nous emmener à l'hôtel) et le lendemain après le petit déjeuner nous prenons le bus tec juste en face de l'hôtel jusqu'à la gare de Charleroi Sud (4,80€ pour 2 tickets) puis train vers chez nous.

Nos impressions :

N'hésitez pas à visiter la Sicile en février, même si ce n'est pas forcément la meilleure période. Sachez simplement qu'à cette période : beaucoup de vrais restaurants sont fermés, que beaucoup d'édifices (églises, palais) ne sont pas ouverts même en matinée et après 16h...

Nous avons eu beaucoup de soleil et chaleur en journée depuis tôt le matin, pluies à partir de 16h30-17h, orages en soirée et la nuit du moins quasiment chaque jour quand nous y sommes allés.

Les Siciliens sont des fous du volant ! Même mon mari l'admet 😉. On s'est fait dépasser de nombreuses fois alors que nous étions à la vitesse maximum autorisée, parfois ils bénéficient d'une priorité et parfois pas mais eux s'en fichent : ils tracent toujours ! Alors nous avons été très prudents et pas de soucis 😏

Les routes sont vraiment dégradées, de nombreux trous, de très gros trous parfois 😕

Après plusieurs voyages en Italie : nous avons encore toujours un très gros coup de cœur pour Rome et la toscane car les édifices y sont, à notre humble avis, bien mieux entretenus, les villes et villages de toscane sont plus propres et il est bien plus facile de visiter l'intérieur des bâtiments en toscane puisqu'ils ont des heures d'ouverture beaucoup plus larges...

La partie de Sicile que nous avons visité nous a plu mais nous avons été assez étonnés que beaucoup de beaux édifices, façades de Palais, magnifiques balcons soient laissés à l'abandon, que beaucoup de sites soient fermés, que pas beaucoup d'indications pour les touristes etc...

Nous avons été étonnés qu'on nous "offre" d'office des "antipastis" à chaque fois que nous prenions un simple verre en terrasse quelle que soit l'heure (à chaque fois pour nous : un verre de vin et une simple petite bière)...Mais l'addition n'était du coup pas toujours "légère" pour nos deux boissons (de 6-7€- çà on trouve normal - mais 11,50€ on trouvait cela un peu cher). Maintenant cela nous a arrangé parfois que l'on nous serve des antipastis quand très bons antipastis, très bonne petite part de pizza, des choses que nous ne connaissions pas (comme ail mariné, pizza aux artichauts et épinards...) mais parfois ce n'était que cacahuètes et chips comme chez nous mais pour le même prix 🙁 !

Pour nous qui avons régulièrement préparé nos repas au logement : nous avons vraiment apprécié leurs très bonnes charcuteries, fromages, très bonnes viandes qui étaient proposés à prix raisonnables dans les magasins. Bonne qualité, prix corrects et prix souvent moins élevés pour ces denrées (à qualité égale) qu'en Belgique...

Nous avons parcouru un peu plus de 500kms

Nos coups de cœur : Ragusa Ibla, Sclicli, Modica.

MERCI A TOUS CEUX QUI M'ONT AIDE A PREPARER CE VOYAGE !

Une petite demande pour terminer : quelqu'un sait comme s'appelle les antipastis marinés qui ont tout à fait l'apparence d'une olive verte mais avec une queue et qui ne comporte pas de noyau à l'intérieur mais des toutes petites graines ? Merci de nous donner le nom de ces "fruits" si vous connaissez😉
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Sciacca en Sicile en juin
bonjours je part en sicile au mois de juin j aimerai savoirs si il y a des personne qui parte aussi quelle climat au mois de juin je pars sur sciacca qui connait cette ville donner moi plein de renseignement merci pour votre reponse date de depart du 6 juin o 13
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Croisière "Tutti Frutti" sur l'Horizon du 19 au 26 août 2012
Bonjour à tous,

Nous faisons la croisière Tutti Frutti sur l'Horizon du 19 au 26 août. En ce qui concerne les excursions, nous allons les réaliser par nous-mêmes. Nous avons déjà réservé pour l'escale de Civitavecchia avec la visite de Rome et à Salerne pour la visite de Pompéi. Nous sommes 6 adultes eun enfant de 16 mois. Pour l'escale de Civitavecchia, cela nous coûtera 55 euros par personne. Le loueur nous a dit que si l'on trouvait 2 personnes supplémentaires le prix serait de 5 euros par personne au lieu de 89 euros en passant par le bateau. De même à Salerne pour la visite de Pompéi cela nous revient à 52 euros au lieu de 84 euros sur le bateau. Pour Trapani, le prix de revient par personne est de 50 euros au lieu de 77 euros sur le bateau.

Pour ceux que ça intéresse je peux vous mettre les liens sur le forum

Bonne croisière à tous
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Compte rendu croisière Iles du soleil (4 au 15 octobre 2019)
Bonsoir à tous, Nous voila de retour après un passage dans les Canaries, c'était Super. je vais vous raconter notre petit périple. Pour Rappel; 1° 04/10/19 Marseille (embarq) 17h00 2° 05/10/19 Plaisirs en Mer 3° 06/10/19 Plaisirs en Mer 4° 07/10/19 Arrecife Canaries 13H00 19h00 5° 08/10/19 Santa Cruz de Ténerife 08H00 17H00 6° 09/10/19 FUNCHAL (Madére) 08H00 17H00 7° 10/10/19 Plaisirs en Mer 8° 11/10/19 MALAGA 08H00 13H00 9° 12/10/19 Plaisirs en Mer 10° 13/10/19 CIVITAVECCHIA (ROME) 09H00 20H00 11° 14/10/19 SAVONE 08H00 17H00 12° 15/10/19 Marseille (Débarq) sniff sniff 08H00

Nous voilà parti pour 12 jours.On va coucher sur Marseille. Vendredi 04 Octobre, on se lève 7h30 petit déjeuner et hop nous prenons la route. Nous arrivons au port, on se gare au parking puis allons déposer les bagages et enregistrements au terminal À A 13h15, Appel du N°1. bateau. Pour nous ce sera à 13h45, on a le N° 3 . On a déjà voyagé avec le Pacifica, on va à la cabine récupérer la Costa Card et après on va rentrer la CB comme ça on peut boire un verre en déjeunant. C’est la course à la place libre tout le monde fait la queue. On réussi à trouver 2 place à une table de 6. On déjeune rapide et on va voir si nos valises sont arrivées. Elles sont là bien. Donc on va au spa prendre un forfait pour la croisière 133 €. A 16h30 exercice de sécurité + le baratin habituel sur le bateau.La française qui explique les conditions à bord et les excursions à du retard donc on décide de s’éclipser pour aller au spa se faire relaxer. On part chacun notre tour discrètement, 😉 Bon je sais c’est pas bien mais comme c’est toujours le même baratin et en plus on le fait au théâtre
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Autumn trip from Puglia to Naples via Basilicata...
Hi everyone!!!

I’m finally getting around to writing about this 20-day trip to southern Italy: we didn’t travel this summer, and luckily, we found beautiful light and dreamy weather there at the end of September.

First, here’s the context of the trip: we’re both "confirmed seniors" but still curious and alert enough to enjoy the itinerary we’d imagined! We wanted a mix of discoveries—culture, cities, and nature—with guaranteed sunshine and the occasional short hike... We’re flying to Naples, round-trip, because the flight times work better for us. We rented a car online, picked it up at the airport (details to come... and it won’t be the highlight of the trip!), and booked our hotels in advance.

A quick overview of the itinerary: leaving Naples on September 15th, early in the morning, we’ll drive straight across the boot of Italy to Bari. After 11 days in Puglia, we’ll head back toward our starting point, taking our time: Matera in Basilicata, Maratea by the sea, and finally Paestum with its incredible temples.

Day 1: Brussels-Naples flight (Brussels Airlines) went smoothly; it landed an hour early, and we were thrilled, thinking we could use that time for a quick visit or two... Everything went well until we left the airport. We took the shuttle to the car rental offices, and at first glance, we realized this wouldn’t be smooth sailing!!! In front of every office (they’re side by side), there were already lines and kids sitting on suitcases—everyone looked exhausted... We resigned ourselves to waiting: nothing moved until tempers flared at the counters, and two people nearly came to blows. Things sped up a little, and after 2 (two...) hours of waiting, we finally got our chariot: a black Fiat Tipo, dirty, with a few dents and scratches that we made sure to note in the contract... but it ran!

Off to Bari, then: no time for sightseeing along the way! From there, we headed straight to our hotel in the countryside near Polignano a Mare.



A recurring detail: this happened constantly during our travels. We’d installed our own GPS, fully updated... In recent years, many dirt roads have become drivable, and lots of hotels and hostels have opened in the outskirts of towns. It was extremely rare for our ‘guide’ to recognize the street—let alone the number—we entered. Often, we got by calling the hotel reception: it might seem like a small thing, but it happened so often it became frustrating. In hindsight, it seems like without Google Maps, we’d have been lost!

Anyway, we were beautifully settled, with a terrace overlooking olive groves and the sea in the distance: all was well.



To be continued...
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La Sardaigne, entre mer et montagne


Nous souhaitions un endroit avec du soleil, une mer à l'eau turquoise et quelques randonnées agréables. En cette fin d'été, la Sardaigne semblait remplir le cahier des charges ! Cependant, nous savions qu'à cette époque de l'année les cours d'eau risquaient d'être à sec mais nous avons préféré privilégier la température de l'eau de la mer, un vrai délice

Pour nous aider dans la préparation de ce voyage nous avons utilisé le Petit Futé et le Rother pour les randonnées.

Au niveau du parcours, nous avons décidé de faire le tour de l'île en privilégiant 4 régions : - 2 jours à Villa San Pietro - 4 jours à Iglesias - 2 jours à Badesi - 8 jours à Lotzorai



En rouge, les randonnées En vert, les baignades En violet, VTT En jaune, Kayak

Au niveau des activités, ca sera 50% de Randonnée, 30% de mer, 10% de VTT et 10% de Kayak !

Samedi 23 Août

Nous avons réservé les vols sur Alitalia avec escale à Rome (460 euros pour deux personnes). Malgré pas mal de retard sur le 1e vol, nous arrivons quand même à prendre notre correspondance et nous sommes à l’aéroport de Cagliari à 18h20.

Direction le loueur de voiture, Goldcar, chez qui nous avons loué uneCclio (440 euros pour 15 jours). Ca va il n’y a pas grand monde à attendre…sauf que cela dure une plombe ! Au final, nous avons attendu 1h15 pour qu’arrive notre tour !

Et on comprend rapidement ce qui a retardé les gens…la commerciale de l’agence tient absolument à ce que nous prenions une assurance complémentaire de rachat de franchise. Il faut dire qu’ils n’y vont pas par le dos de la cuillère : 150 euros facturé pour un pneu ! L’assurance n’est vraiment pas donnée (220 euros) et on préfère refuser. Dans la foulée, elle nous explique qu’il y a énormément de vandalisme sur l’île et nous fait 15% sur le prix de l’assurance ! De plus, il semble qu’à côté de nous un touriste est en train de se prendre la tête avec le loueur qui lui réclame de payer une grosse somme… on finit donc par capituler et prenons l’assurance à 185 euros pour 2 semaines, soit près de 5 000 euros l’année ! On a l’impression d’avoir assuré une Aston Martin à ce prix-là !

En tous cas, la voiture est nickel, rien à dire.

Il est maintenant temps de rejoindre la chambre d’hôte située à Villa San Pietro. Nous longeons la zone humide de Stagno di Cagliari dans laquelle une colonie de flamands roses s’est installée.

Tout le long de la route, une file ininterrompue de voitures. Il est 20h30 et tout Cagliari semble rentrer de la plage !

Nous voici arrivés à la chambre d’hôte et nous sommes accueillis par la grand-mère qui ne parle ni anglais ni français mais qui est d’une gentillesse incroyable !

L’appartement est très grand et super propre. Nickel. Rien à dire.

Nous allons diner à Pula. Nous espérions trouver facilement un restaurant mais c’est la fête ici ! Ca danse, ça mage, tout le monde est de sortie et nous sommes refoulés de tous les restaurants car nous n’avons pas réservé. Nous finissons au kebab du coin.

Dimanche 24 Août

Nous allons ce matin faire une petite balade dans le parc naturel WWF de Monte Arcosu situé dans le massif de Sulcis. Ce parc est surtout connu pour abriter un très grand nombre de cerfs (environ 1 500).

La route d’accès est goudronnée puis se termine en piste plutôt roulante. Pas de soucis pour arriver au parking du gardien du parc. D’ailleurs, il n’y a que lui et nous. Il faut dire qu’Août ne semble pas être la meilleure période pour randonner en Sardaigne. En plus, nous apprenons que le parc est presque intégralement fermé (à 90%) à cause du risque d’incendie. La balade que nous avons prévue passe légèrement dans les parties interdites mais le gardien nous rassure en nous disant qu’il nous verra pas si on y rentre (en faisant un geste où il met sa main devant les yeux 😛 ). Le gardien est super sympa mais ne parle pas un mot de français ou d’anglais…

Nous payons les droits d’entrée qui sont de 5 euros par personne et nous partons en balade. Il est 9 heures.

Pour le chemin, il suffit de suivre ce panneau, ça devrait aller !



Nous passons devant une étrange sculpture qui est composée de pièges de chasseurs ramassés dans la forêt.



Puis nous remontons le lit du Riu Sa Canna qui est complétement à sec. Quel dommage qu’il n’y ait pas d’eau car c’était un des principaux intérêts de cette balade. Au moins, on ne se mouillera pas les pieds !



Nous sommes entourés de rochers granitiques.



Après 2.5 km, nous arrivons au Sa Rocca Lada qui offre un panorama à 360 degrés sur le canyon Sa Canna.



C’est un endroit très agréable pour faire une pause.





Nous rejoignons ensuite la crête par un étroit sentier qui offre une vue sur les vallées voisines du Riu su Porteddu puis du Riu Guttureddu.





Nous franchissons un dernier éboulis puis entamons la descente vers le fond de la vallée.

Ca y est nous voyons nos premiers cerfs ! …. Sauf qu’ils sont à l’intérieur d’un enclos ! Mais bon ca nous ira 🙂







Nous sommes de retour à la voiture après 2h30 et environ 5 km. Voici le parcours effectué :



Que dire de cette balade ? Sympa mais pas exceptionnelle, loin de là. Notre jugement est surtout perturbé par le fait qu’il n’y avait absolument plus d’eau et que les animaux étaient aux abonnés absents ! Il semble que la meilleure période soit en Avril/Mai.
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Compte rendu de croisière MSC Lirica (Tunisie, Malte, Sicile, Italie) du 19 au 26 octobre 2014
Bonjour à tous,

Nous sommes rentrés très contents de la croisière sur le Lirica malgré quelques imprévus liés à la météo. Le compte rendu suit :

Samedi 18 octobre 2014 : Départ

C’est le grand jour😎 ! Nous avons décidé de couper le trajet vers Marseille en deux, puisque le bateau part dimanche, et de dormir un peu après Lyon.

Un peu avant 16 h, bises aux garçons, qui restent à la maison😇, et nous prenons la route. C’est parti pour 4h30 de voiture, avec un arrêt dîner vers 19h30. Nous arrivons à 21h à l’Ibis Styles de Chasse-sur-Rhône où nous avons réservé une chambre, petit déjeuner compris, pour 59 euros😉.

L’hôtel est neuf, la déco vitaminée et les chambres bien insonorisées🙂.



A peine le temps de s’installer un peu et il est l’heure de dormir…

Dimanche 19 octobre 2014 : Embarquement à Marseille

Le réveil sonne à 7h30, ouille, on a l’impression que l’on vient juste de s’endormir🏴‍☠️. On s’habille et direction le buffet du petit déjeuner. C’est bon, varié et copieux. Le rapport qualité prix est vraiment bien.

A 9h, nous quittons Chasse-sur-Rhône, direction Marseille.

Nous arrivons sans encombre un peu avant midi.



Monsieur dépose Madame et les bagages au terminal (les femmes sont persona non grata au parking🤪, la capacité des navettes qui retournent au terminal étant limitée, dixit le Monsieur qui contrôle l’entrée des voitures). J’attends donc tranquillement que Monsieur Croisifan revienne, finalement à pieds (il est sportif😉) du parking.

Puis, nous nous présentons à l’enregistrement prioritaire puisque nous avons une suite Aurea😎. Ni une ni deux, nous avons nos cartes de cabine et nous montons à bord, il est 13h.



Nous allons au Pont 12 déposer les bagages à mains dans la cabine, qui est prête🙂.





Il est ensuite temps de commencer à amortir le forfait Allegrissimo 😇😇 inclus dans le prix de la suite Auréa. Nous nous installons donc au bar de la piscine pour siroter un cocktail de bienvenue à la fraise, un peu trop sucré. Il fait beau et chaud, la côte marseillaise est magnifique, les vacances ont commencé, bref la vie est belle😎.



Puis, la faim nous gagnant, nous allons faire un tour au buffet et nous nous installons dehors, près du deuxième bar de la piscine : pff, c’est dur…😎😎

Au milieu du repas, je reconnais Didou55 alias Odile😉 du forum qui commande un martini Rosso avec Monsieur. Je me présente et nous nous installons ensemble pour faire connaissance. Le temps passe, et il est déjà 15h30😮, l’exercice de sécurité a lieu à 16h. Il est temps de regagner nos pénates.

Entre temps, nos valises sont arrivées : opération rangement. Monsieur Croisifan vide les sacs, je mets les vêtements dans les placards, ça c’est du travail d’équipe😇… Nous venons juste de terminer lorsque le signal d’urgence retenti. Nous embarquons nos gilets de sauvetage, direction le pont 6. Le temps de scanner nos cartes pour vérifier que nous sommes disciplinés, une petite démonstration d’utilisation du gilet et hop, c’est déjà fini…ça dépote plus que chez Carnival 😛cet été.

Retour dans la cabine pour poser les gilets et en route pour la réunion d’information au théâtre. Nous apprenons qu’il y a plus de 500 français à bord😮, puis le bateau se met à vibrer : nous quittons Marseille avec 10 minutes d’avance. Au diable la réunion d’information😛, nous ne pouvons pas louper le départ sous ce magnifique soleil.

On croise l’Horizon,



le Costa Luminosa



et le Costa NeoRomantica , toujours à quai,



puis on tourne à gauche😉 après la digue : les couleurs de cette fin d’après-midi sont belles…





Un peu avant 18h, nous rentrons nous préparer pour la soirée. Nous commençons par une coupe de Prosecco à l’Atmosphère Lounge😇 du pont 6, où nous retrouvons Didou et son mari, avant d’assister au spectacle du soir, « Broadway Show », chansons et chorégraphies enlevées.



Puis à 20h15, nous nous dirigeons vers le restaurant l’Hippocampo, « l’ambiance Auréa » vantée par le catalogue MSC promettant un dîner sans contrainte horaire « Your choice dining ». Le maître d’hôtel à l’entrée nous assoie à une table de deux.

Arrive ensuite Gennaro, le Responsable du "Your choice dining" et c’est là que ça se gâte😕. Nous apprenons que nous sommes indisciplinés😠 mais que ça passera pour ce soir. En effet, il faut choisir un horaire de dîner pour toute la croisière et il n’y a que quatre possibilités : 18h30, 19h, 20h45, et 21h. Quand on sait que le 1er service est à 18h30 et le 2ème à 21h, tout ceci ressemble fort à de la publicité mensongère🤪🤪. Mais nous sommes flegmatiques, surtout après une coupe de Prosecco😇. Nous opterons donc pour 20h45 (sans pouvoir obtenir aucune explication plausible sur cette organisation). Le repas est bon, sans être exceptionnel. Nous terminons de dîner un peu avant 22h et regagnons notre cabine.

Demain, c’est jour en mer et on recule les montres d’une heure…
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Croisière Azzura du 14 au 21 avril 2013 avec Croisières de France (bateau Horizon)
Bonjour à toutes et à tous, Nous avons tout juste réservé pour la croisière Azzura à bord du bateau Horizon, départ le 14 avril 2013 de Marseille. Escales : Tunis - La valette - Messina - Civitavecchia > Rome - Ajaccio

J'aimerais avoir des avis récents concernant la vie sur le bateau, car la majorité des messages que j'ai pu lire relatent les mésaventures de ses débuts, je suppose que ça a évolué depuis.

J'aimerais également avoir des conseils sur les excursions à faire selon les escales, comme c'est une croisière du catalogue 2013 je ne trouve pas beaucoup d'informations mis à part les escales communes à d'autres croisières. Mais surtout j'aimerais savoir quelle est généralement la météo à cette époque de l'année dans ces différentes régions.

Nous avons choisi de partir en avril 2013 plutôt qu'en octobre/novembre 2012 par peur de trop de fraîcheur, mais en voyant certains commentaires je m'inquiète un peu 😕

J'ai vu quelqu'un écrire qu'à cette époque de l'année il n'est même pas envisageable d'aller à la piscine sur le bateau car l'eau est très froide et pas chauffée. J'ai vu évoquer beaucoup de vent aussi, avec impossibilité de manger en extérieur... Nous partons avec nos deux enfants de 13 et 2 ans, pour nous ce sera les vacances scolaires.

Je me pose plein de questions, de nature inquiète je pense notamment à la sécurité sur le bateau si jamais notre petit loulou échappait un instant à notre attention (ce n'est jamais arrivé mais on n'est à l'abri de rien).

Pour le change de la monnaie que me conseillez-vous ? Prévoir avant le départ ou service de change sur le bateau ? Je n'ai pas voyagé à l'étranger depuis plus de 15 ans, de plus c'est notre toute première croisière, je me sens perdue 🤪 Ah oui un dernier point, avez-vous des bons plans pour un acheminement vers Marseille à moindre prix ? Nous habitons le Pas de Calais. Lorsqu'on arrive en train ou en avion, comment se déplacer facilement jusqu'au port ? (A 4 avec les bagages)

Nous aurions voulu emmener la poussette du petit mais je ne sais même pas si on peut prendre une poussette en avion, est-ce que c'est embêtant pendant les excursions ? Sur le bateau ?J'aurai sûrement encore plein d'autres questions plus tard, je viendrai poster au fur et à mesure 😉 Merci pour votre aide et pour vos réponses.
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Hôtel Club Sardegna (par Marmara) en Sardaigne
Bonjour à toutes et tous !

Bon comme je n'arrive pas à trouver d'info sur un hotel (même sur Trip Advisor), je viens donc demander votre aide.

Je viens de réserver un séjour pour le mois de septembre en passant par le Tour Opérateur MARMARA qui me proposais un super tarif pour une nouvelle destination qu'il ouvre au public : la Sardaigne

Le nom de cet hotel est : Hotel Club Sardegna.

Je n'arrive pas à trouver d'infos sur cet hotel. Alors de deux choses l'une, ou bien cet hotel est tout neuf et je ne trouverais pas forcément d'infos ou bien MARMARA a racheté un hotel qui existait déjà mais sous un autre nom.

Quelqu'un aurais-il des infos sur cet hotel ?

Merci de votre aide !!
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Page by Page on the Assisi Way – 1,200 km on Foot
Preamble

June 2024. While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way. The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km. It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.



In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?

And the answers? Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan. Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable. But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give. Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom. A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain. But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.

Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing. And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality. When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual. No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.

This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.

Now, all that was left was to walk. April 18, 2026 – Vézelay.

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Une semaine de vacances en Sicile
Bonjour à tous,

Nous sommes un couple de belges de 54 et 55 ans...

Nous envisageons de prendre une semaine de vacances en Sicile en février 2017. Pas forcément la bonne période (niveau météo) mais çà ce n''est pas un souci pour nous...

D'ordinaire nous préparons nos itinéraires "voyages" bien à l'avance grâce à votre aide (nous vous questionnons souvent un an à l'avance) et réservons nos vols, location de voiture environ 7-8 mois à l'avance suite aux réponses et renseignements fournis par vous au préalable...

Cette fois : impossible pour nous de tout planifier, nous n' avons pas eu le temps de préparer un itinéraire "Sicile" car en 2016 : durant plus de 6 mois : souci médical très important pour l'un de nos enfants...Nous avons dû annuler notre voyage 2016, normal car aide nécessaire...

Nous n'éprouvons aucun regret, avons simplement envie ce jour de nous reposer un peu mais pas trop non plus sinon ennui...Avons envie de parcourir de petites distances en voiture, de découvrir anciens villages authentiques etc...

En février 2017 : nous aimerions simplement souffler un petit peu, ne pas courir dans tous les sens lors de notre voyage, aimerions nous balader un peu en voiture et ensuite à pied et découvrir de beaux villages, belles villes etc (balades extérieures principalement) près de notre logement , simplement envie d'engranger belles vues, beaux souvenirs...Max : 1H -1H30 de route en voiture de notre lieu de location...

Je viens de trouver un vol Aller/retour vers Comiso à un prix raisonnable. Ai également trouvé un logement près de Comiso à prix abordable.

De là (comiso) je me dis que nous pouvons peut-être aller visiter Ragusa, Modica, Syracuse etc avec une voiture de location...Ai l'impression : que ces villes ne sont pas trop éloignées l'une de l'autre : je me trompe ??? Vous me dites ?

Cette fois : nous ne désirons vraiment pas faire trop de kms, avons simplement envie de nous déplacer librement (d'où voiture de location) et de découvrir quelques beaux sites (principalement en extérieur) ...Avons envie de nous reposer aussi....

avant de réserver un vol aller retour vers comiso : j'ai vraiment besoin de votre aide car :

depuis toujours et malheureusement : je suis une grande phobique des routes de montagne (routes sinueuses, une seule voiture qui passe etc) : alors pourriez-vous me dire si de Comiso à : Ragusa, Modica, Marzamemi, Syracuse : les routes sont belles, tranquilles et à doubles voies (deux voitures possibles -une dans chaque sens- ) ???

la Sicile nous a toujours attirés mais j'ai vraiment besoin de savoir si routes difficiles de montagne ou pas avant d'envisager un voyage dans cette région ....Petit mari doit me supporter alors mieux pour lui que belles routes :)

Merci de nous aider

Cordialement dominike
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Retour sur expérience Croisière MSC Bellissima juillet 2019
Bonjour,

Après avoir parcouru ce forum pour préparer notre voyage de la semaine dernière, je partage avec vous notre expérience sur le MSC Bellissima afin d'aider les prochains croisiéristes. 😉

Contexte: Séjour du 13 au 20 juillet, nous sommes une famille de 5 dont 3 enfants, nous avions une double cabine communicante avec balcon Parcours: Marseille - Gênes - Naples - Messine - La Valette - Barcelone

Le bateau:

Superbe navire, le Bellissima est tout neuf, la galerie principale avec ses boutiques et son dôme en Led est magnifique, on voit que tout est récent, c'est une ville flottante il faut 2 jours pour s'adapter aux différents lieux et se repérer. Personnel pas toujours aimable (réception) et très peu parlent français Casino fumeur ce qui est gênant car une partie du pont (bars, etc...) sent la cigarette Beaucoup de restaurant et bar non inclus dans le forfait Beaucoup de boutique de luxe avec coupons de remise dans les cabines pour acheter des sacs, montres, lunettes de marque... Beaucoup de point pour prise de photo pour vous inciter à passer à la boutique (20€ la petite photo) 3 piscines, la principale au centre avec eau de mer, sympa avec ces animations et son grand écran Led, par contre les transats disponibles sont très rares (les gens réservent des le matin meme s'ils n'arrivent qu'en fin d'aprem). La piscine à l'avant en intérieur avec son toit rétractable, pas mal avec ses jacuzzis La piscine à l'arrière, plutôt petite mais plus tranquille avec DJ à partir de 18h et proximité avec l'aquapark, sympa pour les enfants avec ses toboggans et ses jeux d'eaux ainsi que le parcours accrobranche

La Cabine: Nous avions les n°13342 et 13344 (super family) qui sont communicantes mais complètement à l'arrière du bateau, beaucoup de long couloirs pour y arriver (mais tres calme du coup), pas mal de rangement, très bonne literie, balcon appréciable quoique bruyant car le bruit des moteurs de l'arrière. 1 cabine avec un lit double et un canapé lit et 1 cabine avec 2 lits superposés. La personne qui s'occupait de notre cabine était top, à peine revenu du petit déjeuner que les lits étaient faits. Télé dans les 2 cabines, coffres, penderie tiroirs, bref rien à dire.

Les restaurants

Tous les matins et midi (jusqu'a 16h) nous pouvions aller au pont 15 au Marketplace buffet, pratique en rentrant d'escale. Buffets très complets, variés et de bonne qualité, par contre beaucoup de monde à toute heure. Le soir, nous allions diner au Cerisier, table 785, service correct, menu correct également et plus élaboré que le buffet, personnel aimable.

Club enfant (Kid's club):

Gros point noir du séjour, il s'agit plus d'une garderie que d'un club avec animations, le personnel est exécrable et ne parle pas français, nos enfants ont eu droit a des dessins animés en anglais et espagnol. le 1er jour, on les a refusés car ils n'avait pas de chaussure fermées alors que nous n'étions pas au courant. Le lundi pas de club avant 18h pour cause de tournage. Nous avons achetés 3 bracelets pour nos enfants, très utile pour ouvrir les cabines et localiser les enfants avec l'application MSC for Me, sauf que cela n'a pas marché pendant 3 jours (panne informatique), j'ai donc demandé le remboursement (40€) au quatrième jour mais ils n'ont rien voulu savoir et m'ont juste crédité de 20€ en compensation... les 2 premiers soirs nos enfants ont voulu y aller à 21h après notre diner mais ils ne pouvaient pas car les enfants étaient partis manger. Donc pas d'horaires continus ils faut bien comprendre qu'il y a des périodes ou on ne peut pas déposer les enfants et ça on ne vous l'explique pas au moment de l'inscription) Bref, grosse déception comparé au club Costa de l'an dernier ou les enfants demandaient à y retourner ce qui n'était pas le cas cette année.

Les spectacles Spectacles de qualités, nous avons vu un des 2 spectacles du cirque du soleil (Varélia) très sympa, la salle est top, il faut par contre réserver en arrivant sur le bateau car vite complet. Par contre il faut payer 15€ par personne pour un cocktail mauvais. Les autres spectacles situés au pont 6 sont très bien, un spectacle par jour, 3 séances et il faut réserver en avance via l'application ou sur un des écrans du bateau. Show variés, costumes, mise en scène, technique au top !

Les escales

Gênes: Le bateau arrive en ville, nous avons seulement visiter l'aquarium en famille car grosse chaleur Naples: Grosse déception, ville très sale et sans grand intérêt, pas assez de temps pour aller à Pompéi et même déconseiller pour cause d'olympiade et de problème de circulation Messine: Ville portuaire sans intérêt, cependant nous avons quand même pris le transfert MSC pour aller jusqu'a Taormine (98€ pour 2) avec seulement 3h sur place, mais jolie petite ville. La Valette: très sympa, quartier touristique et centre ville accessible à pied depuis le bateau via un grand ascenseur, notre escale préférée. Ensuite une journée en mer, forcément beaucoup de monde aux piscines et les transats pris d'assaut... Barcelone : transfert en ville via le bus bleu de la ville (4€ par personne), détour par la Sagrada et le quartier gothique mais pas assez de temps pour tout voir

Attention: Côté facturation téléchargez l'app qui vous permet de vérifier vos dépenses ! Nous n'avions pas pris de forfait boissons (oui car pas rentable pour nous : les enfants boivent de l'eau et nous 1 ou 2 verres de vin soit une facture à 150 euros pour la semaine vs 750 euros de forfait proposé par MSC en plus 80% des boissons sont hors forfait de base celui à 29 euros car au dessus de 6 euros) Premier jour le barman nous compte la bouteille au lieu de 2 verres (50 euros) le dernier jour on nous facture 34 euros de photos de l'embarquement que nous n'avons pas prises et nous avons également été facturé de 5 euros de dons pour l'UNICEF sans nous avoir demandé notre accord) bref faites attention tout est prétexte à vous piquer de l'argent...

Embarquement / débarquement

Nous sommes arrivés vers midi, et le check in à commencer à 13h, nous sommes arrivés sur le bateau à 14h ce qui nous à permis de déjeuner au buffet et découvrir notre cabine après. les valises sont arrivées vers 17h Le départ est bien organisé, les rendez vous se font par ponts et par couleurs, nous avions laisser nos valises la veille au soir devant notre cabine avec étiquette orange, nous sommes sortis du bateau après un dernier petit déjeuner vers 9h30 et avons retrouvés tout de suite nos valises dans le terminal. Je précise également que j'avais pris le parking du port de Marseille MPCT (98€ la semaine) et que nous étions garer juste devant le navire.

Voila en quelques lignes un retour sur expérience, j'espère pouvoir aider les prochains à profiter de ce magnifique bateau, et si vous avez des questions, n'hésitez pas.

Jofou
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Week-end du 1er mai à Rome
Bonjour à tous, Je me suis vraiment régalée de lire toutes les précieuses infos que vous avez partagé sur Rome, je m'en suis évidemment grandement inspirée. Je pars donc le vendredi soir de Barcelone pour ROME pour être sur place des le samedi matin. Nous partons avec nos enfants, nous sommes 5 adultes. Je pense acheter des roma pass pour tout le monde.Dommage qu'elle est augmentée le 1er janvier.

J'ai lu que l'on pouvait l'acheter à l’aéroport pourriez vous m'indiquer où exactement? J'ai déjà contacté une compagnie de taxi pour nous emmener de l’aéroport FUIMICINO à notre hotel "Le grand hotel Flemming" qui se trouve un peu loin du centre ville de Rome.Il me prennent 60€ pour nous 5 et les bagages, je pense que cela est raisonnable.

N'ayant jamais mis les pied à Rome je voudrai quelques informations pour organiser au mieux notre séjour (que nous offrons à nos enfants).

Le samedi matin, j'ai réservé, selon vos bons conseils avisés, une visite pour la villa borghese à 11H.Ne connaissant pas les distances ni le temps nécessaire pour les différentes visites, que puis je inclure dans ma journée de samedi?

Avant la visite prévue, est ce que nous pouvons visiter les jardins? Nous voulons faire le maximum de choses.

Nous pensons manger sur le pouce le midi (ou 14h) et nous régaler le soir. Auriez vous des suggestions pour manger à coté des sites que nous visiterons ? Est ce que nous aurons le temps de voir les différentes piazzas :piazza de spagna, piazza del popolo...

Dimanche nous allons au vatican, j'aurai les même questions.Le dernier dimanche du mois, la visite est gratuite!!! Combien faut il que je compte de temps pour la visite de la chapelle sistina, et le reste. Que puis je prévoir de voir autour?

Lundi sera le jour du Colisée. Même préoccupation pour moi, ou peut on manger sur le pouce, ou peut on bien manger le soir?

Le mardi, nous partons tard donc nous pouvons soit nous promener dans rome ou bien visiter des lieux que vous me conseillerez, mais mardi c'est le 1er mai donc tres certainement rien d'ouvert c'est pour cela que j'ai prévu une belle balade.Ou me conseilleriez vous d'aller?

Je voudrais également un plan du réseau de bus sur leur site cela n'est pas très clair, peut être avez vous une solution. Vu que notre hotel est assez éloigné, il faut que je calcule les lignes de bus que nous devons emprunter. Je vais quand meme m'arreter parceque je voudrai tellement que ce voyage reste inoubliable que .......

Au fait j'ai encore une question, on m'a dit que Rome la nuit est plutôt magnifique, existe t il des "calèches" ou d'autres circuits organisés pour cela?

Merci
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Retour du Costa Victoria Sardaigne - les Baléares - Tarragone
Bonjour à tous,

Me voila revenue de ma semaine sur le costa Victoria avec comme escales Olbia, Ciuatadela, Ibiza, Palma et Tarragone. Tout d'abord au sujet du bateau, c'est vrai qu'il est plus petit que le Favalosa et beaucoup plus sobre au niveau de la déco. Pour autant il est très propre, la cabine avec balcon très fonctionnelle, le service à table à peu près identique. Par contre bien que j'ai passé une super semaine dans ce navire j'ai quand même préféré le Favalosa par sa beauté, sa grandeur et certaines prestations qu'on ne retrouve pas dans le Victoria. A olbia nous avons pris la navette gratuite jusqu'à la ville.

A Ciuatadela nous avons pris la chaloupe. Ils nous ont donné rdv à 10h30 Dans le théâtre. Petit conseil, si vous voulez partir tôt et dans les premières chaloupes allez y bien plus tôt, l'attente est sinon assez longue.

Au sujet des escales, ce que je n'ai pas lu sur ce forum et qui me parait intéressant de savoir c'est qu'à Ibiza en sortant du Bateau à environ 200m des que vous commencez à longer le port vous avez un arrêt de bateau taxi qui vous emmène de l'autre coté. Vous retrouvez un autre arrêt bien plus loin à environ 20 mns de marche en longeant le port pour vous rendre de l'autre coté, là où se trouve les ferrys pour aller sur l'île de Formentera et les magasins. Nous pour notre part nous avons marché jusqu'au ferry pour nous rendre sur l'île de Formentera et nous avons mis environ 40 mns. Nous sommes revenus sur le Victoria en prenant ce fameux bateau taxi qui nous a déposé pratiquement au pied du navire. Sinon le prix de ce taxi bateau est de 2€60 l'aller et 4€ l'aller et retour.

A Palma nous avons décidé de marcher mais il est possible de prendre un bus de ville pour une somme assez modique en comparaison avec le bus Costa.

En ce qui concerne Tarragone, je confirme , pas de bus de ville. Nous avons décidé de demander à d'autres touristes qui allaient prendre le taxi si on pouvait partager le voyage. Cela nous a couté 6€50 et 6€ le retour. Par contre au retour nous avons attendu un certain temps avant de pouvoir retrouver 2 personnes qui pouvaient partager notre taxi sachant qu'on ne peut monter qu'à 4. Mais cela vaut le coup sachant que Costa vous fait payer 11€95/pers et que le dernier retour est à 19h... Tarragone est l'escale la moins agréable à mon gout Mise à part la cité romaine qui est vraiment super à faire, 7€40/pers qui comprend le pack de 4 visites( Murailles, cirque, amphithéâtre et le forum), le balcon de la méditerranée où vous avez une vue superbe il n'y a pas grand chose à faire. En plus si vous décidez de faire des emplettes , pensez à les faire aux escales précédentes. Le peu de magasins sont concentrés dans la cité et sont des mouchoirs de poche.. Voilà si vous avez des questions je me ferai un grand plaisir de vous répondre sachant que pour l'instant tout est encore bien frais dans ma petite tête...je ne garantie rien dans quelques mois.. Bonne croisière à tous ceux qui vont bientôt partir et soyez rassurés de partir avec le Victoria nous en sommes revenus enchantés !
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8 jours en Calabre entre mer et montagne
Pourquoi la Calabre qui est un peu le parent pauvre d'un point de vue touristique comparé à d'autres régions d'Italie comme la Toscane ou les Pouilles plus riches en monuments et célébrées pour leur beauté ou leur gastronomie ou leur richesse culturelle en général ? Justement pour toutes ces raisons. Nous avions envie de découvrir cette partie de la botte italienne à loisir et en voiture de location, sachant que nous y trouverions notre compte d'un point de vue naturel ( les parcs nationaux et certaines parties côtières ) et même monumental même si les Pouilles par exemple sont plus attractives dans ce domaine. La Calabre est tout de même une région pauvre et un peu oubliée par le gouvernement central, les monuments anciens sont souvent en mauvais état ou carrément en ruine ( certains palais de Tropéa par exemple ), les villages de montagne sont austères et peu animés, les routes sont souvent en mauvais état... Mais je recommanderais vivement de visiter cette région, étonnante et magnifique. Les Calabrais sont adorables, souriants et serviables, beaucoup plus que dans d'autres régions plus touristiques.Le contact est facile. Voilà déjà un point très positif.

Nous avons préparé notre itinéraire de voyage avec une carte italienne de Calabre ainsi que le guide de Calabre dans la Collection Petit Futé. En fait nous en avions deux, dont un plus ancien ( 2008 ) qui, paradoxalement, était plus complet et plus détaillé. Itinéraire d'une longueur d'environ 950 kms. Voyage effectué du 7 au 14 juin 2018. Nous voyageons sans bagages en soute. Plus simple, plus flexible et très pratique en fait. Vols au départ de Montpellier vers CDG et Rome Fiumicino et enfin Lamezia Terme, second plus important aéroport après Reggio. Nous ne sommes pas allés à Reggio, c'était un choix pré-établi. Nous voulions passer les deux premiers jours sur la côte de la Basilicate ( petite fenêtre d'environ 30 kms de long ) que nous n'avions pas eu le temps de connaître lors d'un précédent séjour dans les Pouilles et en Basilicate également ( mais uniquement à Matera ). Vol sur Air France, puis Joon ( entre Paris et Rome ) puis Alitalia, tous en continuation et sans problème. Bonne ponctualité. Arrivée à Lamezia Terme en milieu de journée, voiture à récupérer chez Hertz et, c'est parti pour une semaine calabraise...

1er et 2ème jours : Voyage aérien entre Montpellier et Lamezia terme en Calabre. Une fois la voiture récupérée, nous optons pour l' autoroute ( en fait 4 voies rapide ) pour rejoindre Maratea ( environ 220 kms ) sur la côte de la Basilicate. Trajet plus court par la côte, mais plus lent également. Et puis, il ne fait pas beau, le vent souffle. Nous voulons une fin d'après-midi tranquille, et le temps doit s'améliorer grandement au fil de notre remontée vers le nord-ouest. Bien joué : il fait beau à Maratea, le vent est tombé. Nous nous installons dans un B&B réservé à l' avance ( vraiment exceptionnel , je pourrai donner des infos en MP ). Nous partons tout de suite en balade dans l' arrière-pays immédiat, d'abord vers Maratea ( bourg perché sur les hauteurs comme toujours dans la région et dans cette partie de l'Italie car ces villages ou bourgades regardent vers la montagne d'abord, étaient peuplés de montagnards qui se soucient peu du bord de mer, la partie purement côtière et balnéaire étant une création plutôt récente ). Puis ce sont les villages de Trecchina et surtout Rivello où l'on voit les traces de la conquête et lombarde et byzantine. La bourgade a deux centres distincts, l'un autour de l' église Santa Maria Maggiore, de rite latin, et l' autre autour de l' église San Nicola Dei Greci, de rite grec. On est tout de suite dans le Parc National du Pollino dans les Apennins ( et bien sur en Calabre nord ) dont l'un des endroits le plus intéressant est le Mont Alpi. Déplacements rapides en alternant les routes secondaires pittoresques et de courts tronçons d'autoroute. Retour vers la côte via Sapri, pour passer d'un village à l' autre, Acquafredda, puis Cersuta ( où nous logeons ), Fiumicello dont on peut recommander la plage et le site, Oliastro, Sanvenere et pour terminer le port de Maratea en contrebas de la ville perchée. La route en corniche est magnifique, la couleur de la mer au pied des falaises à pic est polynésienne. Maratea est une station balnéaire réputée mais discrète. On y trouve aussi de magnifiques hôtels surplombant la mer ou les pieds dans l'eau.

3ème jour L' étape en soirée sera Rossano. Nous quittons Maratea par la route côtière ( en corniche ) en direction de Scalea au sud, puis on pique vers l'intérieur vers San Domenica, puis le petit village perché de Papasidero qui ressemble étrangement à un village cévenol. On alterne comme le jour précédent petites routes et bouts d'autoroute. La montagne est toute jaune des genêts en fleur, vues impressionnantes sur d' immenses vallées, et souvent un aperçu de la mer au loin, mais qui n' est jamais très loin... On passe par Mormanno , court arrêt pour déguster une granita au cappuccino sur la place centrale, puis c'est Marano Calabro et puis Frascinetto, une bourgade d'influence albanaise ( que l'on reconnait à la couleur ocre des façades des maisons ) et encore Civita, charmante petite ville aux origines albanaises également. Près de Civita, les gorges de Raganello ( ou Gola del Diabolo ) où l'on peut partir en randonnée ( assez sportif car on y va à pied ou bien en voiture tout terrain ) ou que l'on peut admirer d'un belvédère si l'on n' a pas suffisamment de temps. Retour vers la côte à Villaprana Scala et Sibari. Cap au sud jusqu'à Corigliano Calabro où il faut s'arrêter un moment, ne serait-ce que pour voir le château du 15ème siècle ( mais plusieurs fois restauré ) aux couleurs pastel sur les hauteurs du village. Il faut comprendre une chose importante : en raison des tremblements de terre violents qui ont secoué cette partie de l' Italie, beaucoup de monuments ont disparu ou ont du être restaurés, parfois avec lourdeur et maladresse. Retour vers la N 106 pour rejoindre Rossano, notre ville d'étape, en début d'après-midi, suffisamment tôt pour prendre le temps de flâner dans cette superbe ville méconnue et hors circuits touristiques, dédiée à Saint Nil, l'un des trésors architecturaux et culturels ( important centre religieux byzantin ) de la région.Il fait bon flâner dans ses ruelles étroites et admirer autant de palais aristocratiques . Un incontournable est la visite du Musée Diocésain et de son fameux Codex Purpureus, manuscrit très ancien qui permet de mieux comprendre la Bible et la liturgie. Fin de journée dans un B&B au sommet de la vieille ville, mais proche du centre, et dîner dans une trattoria recommandée par nos hôtes, et servant des plats typiquement calabrais.

4ème jour Notre étape du soir sera Serra San Bruno dans les montagnes. Au départ de Rossano, nous reprenons en contrebas la route côtière vers Crotone, que nous choisissons de ne pas visiter ( rien d'extraordinaire ) pour consacrer un peu plus de temps au site archéologique ( côte Ionienne, donc site grec ) de Capo Colonna. Celui-ci est immense, à l'intérieur d'une muraille écroulée dite de Téménos. L' édifice A est le temple d'Héra, dont il ne subsiste qu'une unique colonne, très photographiée et apparaissant dans tous les guides touristiques de la région. Ensuite nous prenons la route de Capo Rizutto qui, en fait, n' est qu'une banlieue de Crotone et ne vaut pas le détour. On file donc très vite vers Le Castella et sa superbe forteresse aragonaise bâtie sur une île reliée à la petite ville. Celle-ci , à l' architecture déstructurée, ressemble au Grau-Du Roi dans les années 60-70. Elle est assez touristique même si, en ce début juin, les touristes se font rares. Nous nous sommes retrouvés pendant ce séjour dans beaucoup d'endroits où nous étions les seuls marcheurs, flâneurs ou visiteurs. La Calabre n'est, de toute évidence, pas Florence, Lecce, Vérone ou Gênes ! Puis la route continue vers Lido de Squillace, puis le village de Squillace même où nous nous arrêtons un moment pour visiter les ruines d'un château normand reconstruit et rénové entre les 15ème et 18ème siècles. Jolie promenade dans les rues du village où nous sommes seuls également. Nous n'aurons jamais fait du tourisme aussi tranquillement... Nous poursuivons vers Centrache, puis Torre de Ruggiero et Spadola pour arriver à Serra San Bruno en début d'après-midi sous ciel gris. Température en chute libre par rapport à la côte, de 26° à 16°. Nous aurons eu beau temps et temps médiocre, voire pluvieux en passant d'une côte à l' autre par la montagne. Seule la côte ionienne est préservée des intempéries qui affectent le nord de l' Italie et maintenant le grand sud également. Et puis, on réalise une chose : il peut faire froid en Calabre au mois de juin, c'est une région rude et sans concession. SSB est une ville plutôt austère, d'atmosphère très montagnarde , qui ne mérite une visite que par la présence toute proche de l'une des plus belles chartreuses d'Italie fondée par Saint Bruno en 1091. Détruite par un tremblement de terre en 1783, elle sera reconstruite. La chartreuse est de taille impressionnante avec ses énormes murailles et ses tours angulaires fortifiées. Le problème ( évoqué nulle part ) est qu'elle ne se visite pas ou plus !!! il semblerait que les moines n' aient pas envie de rencontrer fidèles ou touristes au détour d'un couloir ou d'une chapelle.Les chartreuses françaises se visitent sans problème, mais là, on n' a donc droit qu'au musée qui, à mon avis, est moyen. Conclusion : plutôt que de loger une nuit dans cette ville, on peut l'inclure dans un itinéraire à la journée et faire étape sur l'une des côtes. Nous avons fait contre mauvaise fortune bon coeur et randonné longuement dans les bois et forêts attenant à la chartreuse. Comble de malchance : la ville organisait ce soir-là sa fête de la Musique tout près de l' hôtel central que nous avions réservé ( et où nous étions les seuls clients et âmes en peine dans un hôtel désert ce dimanche-là ). Vu le bruit assourdissant, nous avons négocié avec le gérant de l' hôtel un déménagement à ses frais vers un établissement Agriturismo en sortie de ville, très sympathique et agréable. Côté gastronomie, rien de bien folichon à SSB, même la pizza n' était pas réussie ! 5ème jour Nous quittons SSB sans regrets sous le soleil enfin... Direction Stilo, à une quarantaine de kilomètres le long d'une très belle route forestière sur les pentes du Mont Pecoraro. C' est un ancien centre d'ermites byzantins et l'on s'arrête dans cette ville de taille modeste et assez austère pour la Cattolica, située sur les hauteurs de la ville près du château, l'une des plus belles églises byzantines d'Italie du Sud. Elle est petite mais de taille parfaite, dotée de cinq petites coupoles.Elle est tournée vers l' Orient, est faite de brique rouge et date du 10ème siècle. On peut voir sur ses absides des traces polychromes de fresques byzantines où domine un Christ pantocrator. De Stilo, nous faisons cap au sud vers la côte ( Monasterace Marina ) pour atteindre Locri et son site archéologique grec, Locri Epizefiri, du nom ancien de la ville elle-même, dans l' Antiquité une ville prospère fondée par des colonies grecques entre les 7ème et 8ème siècles avant JC. il ne reste plus grand chose des monuments mais le petit musée vaut le détour et son approche pédagogique est plutôt une réussite. De Locri, on rejoint Gerace, à mon avis, le plus beau village médiéval de Calabre, superbement restauré grâce aux fonds européens ( qui profitent de manière générale beaucoup à la Calabre, en particulier en ce qui concerne les infrastructures routières ). Dans une région ravagée par les tremblements de terre, Gerace a toujours été miraculeusement épargnée et conserve donc un riche patrimoine architectural superbement mis en valeur, en particulier la cathédrale. Sous un soleil généreux, la pierre claire utilisée localement pour la construction de ces édifices donne un cachet unique à ce bourg. Attention aux horaires de visite des monuments tels la cathédrale qui sont fermés, sauf exception, entre 12h 30 et 15h 30-16 heures. Et ceci, pas seulement à Gerace.... De Gerace, on prend la route de Antoninina, village perché à l'entrée duquel il ne faut pas louper la minuscule, abrupte et sinueuse route de Zomaro qui monte vers les cimes et le Parc National de l' Aspromonte. Vue époustouflante du col à 180 ° vers les monts environnants et la mer de chaque côté. La petite route traverse une forêt dense où l'on admire tous les verts de la création, et qui sent l' humus, la terre mouillée, les plantes, les arbres, la vie, le printemps... Sauvage et superbe ! Cette partie de l'itinéraire est, à mon avis, incontournable. On peut profiter de la beauté naturelle des lieux et du grand air pur pour randonner sur les sentiers de découverte. Une fois de plus, nous étions seuls, à part un ou deux cueilleurs de cèpes et bolets, champignons que l'on utilise beaucoup dans la cuisine locale. je conseille les pâtes aux cèpes, tomates séchées et origan, un régal ) Redescente des sommets vers Citanova, puis Rizziconi et Trapeto Bambino, et enfin Rosarno qui nous mène directement vers San Ferdinando sur la côte tyrhénienne. petite ville balnéaire modeste, mais idéale pour une étape en soirée. Nous allons nous baigner dans une mer claire, limpide à 23° et avons la chance de découvrir le soir ( réserver, seulement 12 couverts ) un petit restaurant tenu par un couple épatant ( lui est aux fourneaux, elle en salle avec ses deux jeunes fils ) et fana de cuisine. nom du restaurant : Pane e Parole. La carte change tous les jours en fonction de l' arrivée de poissons et crustacés, pas de menu, vin calabrais blanc et rouge compris, compter 30 euros pp, ce qui n' est pas cher pour goûter une cuisine sublimée par des experts.



6ème jour: Départ de San Ferdinando vers Nicotera, village perché à l'entrée de la plaine du Fiume Mesima, puis on atteint la plus belle partie maritime, à mon avis, de Calabre, entre Capo Vaticano et Tropéa qui joue à être le St Tropez calabrais. Les sites sont magnifiques, la mer a des couleurs bleu turquoise sous le soleil ardent, les plages sont magnifiques. Attention : certaines ont été privatisées d'office par des ensembles de résidences balnéaires et il faut donc trouver l'accès aux plages également publiques. Les plus belles : Tono et Riaci. Tropea aussi vaut la visite. De beaux palais privés et restaurés ou transformés en hôtels, ou bien en ruine et bardés d'étais. La ville a beaucoup de charme et on y mange bien et pour pas trop cher. On ne se prend pas au sérieux comme à St Tropez... c'était le premier endroit où l'on rencontrait des touristes, britanniques, allemands et hollandais principalement. La route côtière ( souvent deux routes en corniche dont une très en hauteur ) est exceptionnelle, on l' appelle la Côte des Dieux ( ou Costa dei Dei ). En début d'après-midi, nous arrivons à Vibo Valencia, notre avant-dernière étape. B&B au niveau supérieur, que j' ai noté 10/10. Je donnerai volontiers les infos en MP. La ville est séduisante et animée, on y verra des églises et des palais construits après le tremblement de terre de 1783. Elle fut capitale de la Calabre sous Murat. A voir en priorité : la ville haute et ses jolies rues bordées de villas patriciennes, et puis le château qui date de l' époque de Roger le Normand ( 1070 ), joliment restauré et accueillant actuellement le Musée Archéologique . A voir bien sur. Vases corinthiens, armures et casques, mobilier funéraire, statuettes votives de l' époque grecque et plus encore... Un excellent restaurant pour terminer la journée, à prix doux. Personnel chaleureux et dynamique : Enoteca Fabbrica Di Aversano, via Fiorentino. Adresse fournie par notre hôte quarantenaire, chirurgien à d'autres moments du mois et circulant et opérant entre Calabre et Sicile.Son B&B est une réussite à tous points de vue.

Dernier jour. Nous prenons la route un peu tardivement vers Pizzo, localité proche de VV, connue surtout pour son château ou fut fusillé Murat. Ensuite, direction le parc de la Sila et un petit village proche de Taverna où nous avons réservé une chambre dans un hôtel montagnard. Après-midi balade sur les sentiers de randonnée et détente. il fait très beau mais très frais aussi. Ce sont des contrastes de température assez extrêmes que nous avons eu en permanence en ce début juin, où l' été n' est pas encore installé. Contrairement aux Pouilles, la Calabre est verte et sauvage, et assez arrosée également, comme nos Cévennes françaises. Printemps fleuri partout ( lauriers-roses, hibiscus... ). C'est une Italie méridionale que l'on n'imagine pas du tout. et la nuit, dans la Sila, on entend hurler les loups... Ambiance !

8ème jour. Retour à l' aéroport de Lamezia Terme distant de 60 kms pour notre retour sur Rome, Paris et Montpellier.
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Croisière sur le MSC Sinfonia le 25 octobre 2012 (Gênes, Salerne, Civitavecchia, La Goulette, Ibiza et Palma)
Bonjour, Me voici de retour! Après avoir fait une croisière en Avril dernier sur le Costa Magica, nous avons attrapé le virus!!! Et oui! Nous repartons mais cette fois çi avec MSC! Gênes, Salerne, civitavecchia, La Goulette, Ibiza et Palma de Majorque

du 25 oct au 1er nov 2012 Comme cela nous pourrons comparer les deux...

Donc, j'écris ce post pour partager avec des gens qui ont fait cette croisiere et qui en revienne, et aussi avec des gens qui vont se trouver comme nous sur cette date. Pour info nous venons avec nos deux enfants, ( 11.5 ans, et 10 ans) ...

Merci par avance pour votre partage d'expérience!!!
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La Sicile volcanique
La Sicile volcanique :

Nous avons décidé cette année pour des raisons pratiques de ne pas partir trois semaines mais trois fois une semaine sur des destinations plus proches, moins couteuses en aérien. Peu coutumiers de l' Europe , ce fut néanmoins la Sicile qui a retenue la première notre attention, mais pas n'importe quelle Sicile : la Sicile volcanique! Ce fut donc , cette fois , facile de tracer un itinéraire , de réserver via booking ( annulation jusque 24h avant) nos hébergements et de s'en tirer à moindre frais avec un vol easyjet…. du très , très facile . De plus , la saison s'y prêtée à merveille : beau, pas trop chaud environ 28°, animée mais pas surpeuplée!

J'ai , une fois de plus , réalisé un rêve car la Sicile n'était pour moi : ni Palerme, ni la douceur de Syracuse , ni la mafia, ni ses merveilles archéologiques mais , la vulcanologie .

Je vous propose un petit compte rendu qui n'engage que moi et un carnet de voyage pour ceux qui auront le courage d'en lire plus .

ITINERAIRE : du 5 mai au 15 mai

J1 : Valence / Paris / Catane J2 : Journée à l 'Etna J3 : Visite de Catane et son marché / Arci trezza / Arcireale / Linguaglossa/ Castiglione di sicilia/ Novara di sicilia / Milazzo J4 : Milazzo/ Lipari . Tour de l'île et musée archéologique J5 : Vulcano J6 : Salina J7 : Lipari/ Stromboli J8 : Stromboli / Milazzo / Taormina J9 : Etna / Syracuse : Ortigia J10 : Cava grande de passibile / capo di passero / Novo / Catane J11 : Retour

LES TRANSPORTS :

Aérien : vol Paris / Catane AR 180e/ personne

TGV : 64 e AR Valence / Paris

Location de voiture :

- par autoeurope ( chez budget) d'une Kia Ceed pour 9 jours : 270e Km illimité et un plein d'essence : 65e ( 1,79 / L) - Sur Lipari : à la journée : Smart chez Pit shop ( sur le port ) : 25e - Sur Vulcano : Mehari citroën chez Nolo spring da Luidgi : 55e - Sur Salina : chez Bongiorno , à la journée , d'une ' mini car' : 35 e ( entre le scooter et la voiturette… bof)

Ferry :

Nous avons fait le choix pour ne pas trimballer les valises chaque jour, de passer trois nuits à Lipari et rayonner vers les autres îles à la journée. C'est largement faisable et très facile. Nous avons changé que pour Stromboli plus loin et surtout car nous souhaitions voir le volcan de nuit.

- Milazzo/ Lipari ( ustica lines ) aller: 14,70 / pers : 1H - Lipari / Vulcano ( siremar) AR 11e / pers: 15mn - Lipari/ Salina ( ustica line) AR 17,20/ pers : 30 mn - Lipari/ Stromboli Aller 18,30 / pers : 1H10 - Stromboli / Milazzo Aller ( ustica line) 20,35/ pers : 2H20

Aussi bien l'ustica line que siremar sont très ponctuels et respectent leurs horaires affichés. Attention n'arrivez surtout pas une minute en retard ... Prendre son billet le jour même permet d'économiser 1,5 e par billet. Nous n'avons eu aucun problème de place mais je dirai 'gare' en pleine saison sur certaines lignes.

Parking à Milazzo : J'avais étudié toutes les possibilités… Et on ne savait toujours que faire de la voiture partagé entre la sécurité et le prix exorbitant des parkings privés. Nous avons finalement pris le risque de stationner la voiture en ville , en prenant bien gare à être sur une place blanche , non payante. Cela nous a demandé de marcher 20MN en bord de mer vers la citadelle. Au retour , elle nous attendait sagement . On a économisé 75e.

Autoroute : Milazzo / Taormina : 4e

HEBERGEMENTS

- Catane : Globetrotter BB : 75E la nuit avec petit déjeuner pour un appartement 3 pers . A 500 m du domo , dans une toute petite rue , stationnement gratuit , un joli appartement très bien décoré pour 3, cuisine tout équipée et spacieuse . Accueil excellent et ambiance conviviale et internationale. Je le recommande . Il dispose aussi de chambres.

- Catane : Castello d'Urso Somma : 79 e la nuit avec petit déjeuner self service. 🙂🙂 En fin de séjour à Catane , à 15mn du centre et 10 de l'aéroport. On s'y est si bien senti que nous avons regretté de ne pas y rester plus. Magnifique chambre d'hôte dans l'annexe neuve d'un château. Très agréablement décorée , rien n'est laissé au hasard. WIFI, Immense piscine , nombreuses terrasses, grand parc arboré… Un excellent endroit pour se détendre. Accueil exceptionnel par Santuza qui parle un français impeccable et de très bon conseil. On se croirait faire partie de la famille.

- Milazzo : Hotel Cassisi : 80e la nuit avec petit déjeuner buffet. Choisi pour sa proximité de l'embarcadère des ferrys. Un hôtel où on a rien à reprocher mais sans âme et accueil quelconque …Cependant belle chambre et très propre.

- Lipari Case Vacanze Arcobaleno : appartement 55e Reservé pour 3 nuits . A 1 KM du port et 10 mn du centre. Très spacieux et propre. Pratique . La fille du propriétaire vient vous chercher à l'embarcadère. Belle terrasse panoramique sur le toit , très agréable.

- Stromboli : COUP DE COEUR 🙂🙂🙂 Pension Aquilone : 50e avec petit déjeuner. Un des pets paradis comme on les aime ! Dans le centre , proche de l'église . Dans une ruelle, dans un vaste jardin qui ressemble au paradis , au milieu des arbres fruitiers, des fleurs à profusion… des petits bungalows avec une chambre, SDB et terrasse privative. Trés calme. Accueil super sympa et bon petit déjeuner servi en terrasse…. Bref on a ADORE !!!!

- Syracuse : Globetrotter : 70E avec petit déjeuner Très bien situé , dans un immeuble de la rue principale d'Ortigia. Quelques chambres très propres , WIFI, Clim, petit balcon. Accueil fort sympathique comme à Catane , convivial et de bons conseils. Seul inconvénient de part sa situation: un peu bruyant.

- Taormina: Villa fiorita : 130 e avec petit déjeuner : MAUVAIS RAPPORT QUALITE/PRIX 😠 Sans doute l'erreur du séjour. Très bien placé ( prés téléphérique, du centre, derrière le théâtre ) avec panorama formidable sur la baie … mais sans vie… Rustique, vieillot, accueil quelconque , piscine vetuste . Chambre confortable mais ancienne , SDB propre mais aussi vétuste. On se croirait dans un château hanté… Bref , ce n'est même pas que nous n'avons pas aimé mais surtout que le prix ne se justifiait absolument pas …

SORTIES ET VISITES :

- Une journée à l'Etna : avec Etna expérience : 59E / pers la journée Excellente prestation , tout comme les nombreux echanges avec Agata avant la réservation. Très pro . Le prix comprenait le mini bus, le guide francophone, le déjeuner dans une auberge pour y déguster des spécialités sicilienne( dégustation de vins) . Programme: 2h de rando à la valle del Bove , ancienne coulée de lave. Balade jsuqu'au cratère de Silvestri au milieu d'une bétulaie . Visite d'une grotte de lave ( casque et torches fournis) La visite des gorges del Alcantara. Départ 9h et retour 19h . Très agréable et beaucoup d'explication sur l'Etna. Nous recommandons :)

- Etna : tour complet : 60 e / pers . Comprend montée en téléphérique, montée en bus chenillé, rando 1h avec guide au sommet.

- Lipari Musée archéologique et volcanique : 6e / pers

- Accés à Vulcano : 3e / Pers

- Bateau de nuit à Stromboli : 20e / pers avec Pipo barque. Sympa. Tous au même prix sur le port mais le bateau était plus grand que certaines compagnies …

RESTAURANTS RECOMMANDES :

- La Tavernetta , via cavour , ortigia à Syracuse. 🙂🙂 Un régal !!!!!! Une magnifique carte , très diversifiée et pleine de découverte. Patron charmant , de bons conseils. On s'est regalé notamment avec un risotto au potiron et une grande assiette mix grilled de poisson: thon, espadon, rouget, calamars, gambas, sébaste..

- Ritrovo Sottomonadtero à Lipari ( proche du port sur avenue principale sur la gauche) Très sympa et portion généreuse. les recettes de pâtes autant que de pizza y sont bonnes et à prix modérées.

- La Ciciulena à Catane : COUP DE COEUR via di sangiuliano 207. 🙂🙂🙂 Recommandé par la chambre d'hôte : MERCI !! Cuisine originale avec les produits du pays. Excellents conseils du patron Tito ( charmant et mignon chut..) . Amenagement moderne , trés agréable . Prix modérés. Un excellent moment et produits de qualité!

GUIDES : - le routard et le guide vert

APPRECIATIONS GENERALES DU SEJOUR :

- Nous avons adoré : les îles pour leur diversité : Stromboli l'endormie au pied du monstre : la cuisine

- Nous avons aimé : la vulcanologie omniprésente dans notre programme : L'accueil des siciliens ( j'ose dire à la différence de la froideur des italiens du nord et des romains roublards) : La petite vie animée de Lipari , excellent point d'ancrage pour visiter les îles : l'animation des duomo : Le port Marina Conti à Lipari

- Nous n'avons pas aimé : bof des détails agaçants sur le coups mais si vite oubliés… : le prix exorbitant du repas 'al cratère' sur vulcano

CARNET DE VOYAGE :

5 mai : Arrivée à Catane , vol bien passé, on récupére la voiture de location et 15 mn plus tard , nous sommes au Globetrotter. On dépose nos valises , repas à la trattoria en bas très familiale, on file vers le duomo très animé… Nous revoilà plongés dans la ferveur italienne, la cathédrale nous charme … Bref , le voyage peut commencer !!!

6 mai : Nous avons décidé d'aborder l'Etna de deux façons différentes : les alentours de l' Etna et son 'sommet sur deux journées différentes. Aujourd'hui , visite avec Etna expérience, en petit groupe , nous étions 8 de tout horizon ce qui a rendu la journée très agréable et conviviale. Vicenze , notre guide très pro et agréable a largement contribué à cette belle journée . Incollable en vulcanologie , super intéressant. Belle rando de deux heures dans la vallée del Bove et ses paysages lunaires ou au milieu des chênes et châtaigniers. Belle balade jusqu'au cratère Salvestri au milieu d'une bétulaie contrastant avec les paysage de lave. Découverte des cratères en boutonnières. Visite d'une grotte de lave : grotte Cassone où on entreposait les blocs de glace. Systéme de formation intéressante. Pause déjeuner dans une auberge agritouristique pour y savourer les produits du terroir( charcuterie, tomates, légumes, champignons, fromage, vins. Un beau moment d'échange entre convives. Puis arrêt aux gorges del Alcantara. J'avais lu les avis partagés sur ces gorges. Nous n'avons pas regretté car la rencontre de la lave et la glace a magnifiquement sculpté le paysage. De belles roches un peu comme les potholes en Afrique du sud mais en tout petit) et des tuyaux d'orgues :) . J'adore les tuyaux d'orgue donc rien que cela m'a ravie. Le site peu fréquenté a , sans doute aussi, rendu la visite plus agréable. Retour à Catane à 19H30. Une journée bien remplie. Nous avons dejeuné tard donc , ce soir , on se contente d'une glace ( bon , je sais 'se contenter' pour une glace italienne est un terme un peu exagéré:)

7 mai : Visite du centre historique de Catane( centre baroque, fontaine de l'éléphant, St Agathe…) et surtout du marché dont le marché aux poissons ;.. moment que j'adore !!! c'est la vraie vie !!!! On y achéte notre pique nique du midi . Départ vers Milazzo. On devait rejoindre Milazzo par Messine mais , nous n'avions pas envie de perdre de vue l'Etna … Premier arrêt à Arci Trezza pour y voir les Faraglioni die cyclope ( rochers que le cyclope aurait mythologiquement lancé en direction d'Ulysse) . Joli effet et vie du port. Aciréale , la ville aux 100 églises. Linguaglossa : arrêt pique nique sur la place du village. Visite des magnifiques village speeches de Castiglione di Sicilia et Novara di Sicila. Bref un bel itinéraire de montagne et petites routes sinueuses. Nous ne trouverons pas grand charme à Milazzo.

8 mai : Départ vers Lipari par le ferry. Mareza nous attend à l'embarcadère et nous améne à l'appartement. On constate avec plaisir , en la traversant, qu'il s'agit d'une petite ville pleine d'animation:). Nous louons une smart pour faire le tour de l'île (en trois heures ) :Canneto minuscule village, les anciennes exploitations de pierres ponce, la veine obsidienne… En 1km , on passe de la roche blanche, poreuse à une roche dure, noire et brillante… Que la Nature est surprenante. Puis les plateaux plus arides, Pianoconte et le clou du spectacle le belvédère de Quattochi avec les pitons rocheux ( faraglioni) et une vue idyllique sur Vulcano. Pause resto ( voir ci dessus) Visite de Lipari centre et du musée archéologique et volcanique ( nous avons passé deux heures). Très beau musée mais toutes les salles ne sont pas ouvertes hélas… et la salle vulcanologie , très à la pointe voit tous ses commentaires uniquement en italien … On devine , dommage car un étage est consacré à la vulcanologie en général et deux aux îles éoliennes. C'était une excellente mise en bouche pour ce que nous allions découvrir.La salle âge classique recéle des merveilles jarres de crémation, sarcophages, vases grecs mais surtout une collection de statuettes des personnages de la tragédie grecque. Très fin , subtil …. superbe dans les expressions. Nous avons aussi passé beaucoup d temps dans les jardins à savourer le panorama et le calme …enchanteur! Nous avons fini sur le petit port Marina Conti avec ses bateaux colorés, une petite chapelle ( à l'intérieur, une reconstitution en santons de la vie sicilienne : sympa)… un bel endroit.

9 mai : Aujourd'hui , journée consacrée à Vulcano , atteinte en 10mn en ferry. Location pour le fun d'une Mehari, jaune canari auprès de luidgi et sa femme super sympa et francophone. En 5 mn paperasse faite et partis vers le cratère:) Nous commençons l'ascension vers 1OH30, il fait déjà chaud. On y montait en 45 mn , photos après photos. Après 400m de dénivelle : une autre planète!!!!!!!!! Fumerolles, fusion du soufre, couleurs jaunes écarlates, vue sur le cratère , les alentours c'est prodigieux ! Tour du cratère en 40mn ce qui permet de voir l'autre côté de l'île puis redescende… Bref 2h de bonheur intense qui nous ont comblées et fascinées… jamais , je n'arriverai à me lasser de cette vie sous nos pieds, on parait si petit.. Direction Capo grillo , panorama de carte postale qui permet d'embrasser les éoliennes au complet… C'était serein juste avant l'arrivée d'un groupe russe , au combien bruyant et gras … GRRR , franchement aucun respect. Dejeuner 'Al Cratere' bof cher , qualité passable, une adresse de plus du routard à ne pas suivre… Belle balade dans la Vallée des monstres ( côté vulcanello) , reste d'une explosion de 1888 au milieu de la végétation. Concrétions très photogéniques . Pause sur la plage de sable noire de Porto Ponente. On finit le tour en poussant jusqu'au capo gels mais outre la superbe vue du hait , en autre sur l'Etna, on ne vous conseille pas de descendre car il n'y a rien de plus en bas part une toute petite plage. Nous n'avons pas souhaité aller aux bains de boue: pas envie, pas motivés à embarquer maillots de bains … et on préfére garder en tête, pour l'instant , les fabuleux bains en Islande. Bref chacun ses choix mais pour les amateurs , ils se situent juste derrière le port . Retour par le ferry de 18H10 encore une journée bien remplie :)

10 mai : Au tour de Salina ! attention moins de navettes que pour les autres îles ) Comme chaque jour, location en arrivant , chez Anna de bongiorno , d'une mini car pour le fun encore… entre la voiturette et le scooter… Ben le fun n'a pas duré longtemps car c'est bruyant, très bruyant et inconfortable !!! Bon c'était une expérience … Balade à salins Marina et composition de notre panier pique nique.Joli bourg endormi. Puis Lingua: l'endroit que j'ai préferé sur l'île. Toute blanche, toute calme… on reviendra s'y reposer dans l'après-midi. Passage à capo afro puis arrêt plus animé à Malfa. Pique nique qui aurait pu être idyllique au panorama de Pollara… Mais à peine installés, vous n'allez pas le croire, qui a debarqué? Ben oui, grrrr et re grrrr : les russes d'hier , ni plus respectueux, ni moins bruyants . J'avais presque envie de demander 'vous allez où demain ? ' mais je ne parle pas russe… Puis cap sur rinelli et Lini. Nous avons fait le tour de l'île en 4h. Pas de ferry… nous attendrons à Lingua avec une glace et les russes:( salins est encore complètement différente de Lipari la vivante et Vulcano la volcanique … Ici c'est Salina la Nature : petites routes , végétations de massifs, figuiers, genêts en fleur, myrtes, fougéres, vignes… Par contre, ne connaissant pas l'arbre, nous n'avons pas vu la culture des câpres… nous le verrons sur Stromboli. Retour par le ferry de 16H10 avec la ferme intention en rentrant de revoir ' le facteur ' avec Massimo Troisi. Longue pause sur la terrasse de l'appartement à se régaler des fraises et d'oranges ( ben quoi , cela ne fait pas grossir ) et en rêvassant à demain , à l'apothéose du voyage : Stromboli.

11 mai : On quitte Lipari pour Stromboli.

STROMBOLI …. toute petite c'était 'le méchant' de Pinnochio, vers 7 ans c'est devenu une force de la Nature en feuilletant des magazines de voyage, ma lecture de chevet, puis ado c'est devenu l'ultime étape de 'voyage au centre de la Terre… Hier , on l'apercevait au loin , aujourd'hui , non sans la petite angoisse du dernier moment d être déçue, le réve devient réalité !!! On s'est posé et reposé la question depuis des semaines : ascension ou pas ? belvédère ou la mer ? On ré étudie la question . Programme : 3h de montée dont 2h dans lave sablonneuse puis 2h de descente de nuit en groupe :( … Depuis la Dominique , j'ai des problèmes à un genou qui commence juste à se remettre. On prend la décision la plus sage … avec l'âge deviendrions nous sages ? On renonce le coeur dans l'âme… On dépose nos bagages à la pension aquilons qui nous enchante de suite. On s'y restaure avec les produits de l'épicerie du coin. On part finalement marcher jusqu'au belvédère de suite malgré la chaleur et nous prendrons la bateau , ce soir, pour voir le Stromboli dans la nuit… Faute de grive … Une rando de 4h absolument génial, seuls au monde, avec , à intervalles réguliers, des explosions.. Jusqu'à l'Observattorio c'est une balade de santé, puis sentier montant régulièrement sur 400m de dénivelle jusqu'au prier belvédère 'scira del fufo' , puis tronçon pentu , assez glissant… on pensait finir par voir une interdiction d'aller plus loin mais non… on se rendra compte après qu'on pouvait atteindre le cratère. Nous sommes monté jusqu'à 600 m. Tout était en fleur, c'était superbe ? Quelques éruptions par moment , explosion, jets de pierres, crépitement , grondement, coulée de pierre chaudes dans la mer… on y restés longtemps fascinés… premier grand moment d'émotions. Pause sur notre petite terrasse… enchanteur.. Un Panini acheté au vol et embarquement pour aller voir le Stromboli de nuit. Le bateau se positionne à la sciera de fugo que nous voyons cette fois du bas… après tout est question de patience… Une heure à admirer les effusions rougeâtres, les jets de lave et de pierres embrasées… Bien sûr , cela ne vaut surement pas d'être au dessus mais c'était magique ! Encore un grand moment d'émotion!!! 0 22H retour à la pension, des images plein la tête…

12 mai : Petit déjeuner en terrasse puis on descendra vers le port , nostalgiques de partir si vite ... On a adoré cette île pour sa beauté sauvage , sa flore, son isolement, son mystère, son impression de bout du monde, son magnifique village blanc , son dédales de ruelles, le bleu unique de la mer marié au couleur de l'île , ses vues, le strombolicchio, Tout y est paisible pourtant sous terre… Un paradis !!!!! 2H30 plus tard , nous revoilà à Milazzo direction Taormina par l'autoroute. Vue magnifique sur la côte et le continent italien. Belle balade dans le centre en pleine effervescence , avec ses multiples mariages… Coucher de soleil admirable sur la baie et l'Etna. Une ville où il fait bon s'y promener mais qu'on sent riche et très touristique .

13 mai : Après le petit déjeuner, on part pour le théâtre grec . Premier gloups : le prix : 8e / Pers … Deuxiéme loups : le panneau ' le théâtre est partiellement visible' . En effet , en raison du festival, on ne voit plus l'orchestre et les gradins recouverts de sièges… Plus très grec tout cela et le prix n'est pas pour autant 'partiellement' divisé. On renonce , presque par principe… Serions nous sauvage sur les îles ? Route vers l'Etna par Nicolosi pour notre seconde approche : y monter . Très simple, un peu cher mais pas de doublon avec ce que nous avions fait et très intéressant. Multiples formules proposées; on choisit 'la compléte' … : téléphérique , puis bus, puis balade d'une heure à pied au bord du cratère. La route Nicolosi / sapienza est étonnante car tracée au milieu de coulées de lave, c'est dantesque! La montée en téléphérique offre de belles vues tant sur les petits cratères que sur le paysage côtier. La montée en bus ( 400m de dénivelé) d'ailleurs possible à pied , est lunaire entre le paysage noir et la route tracée entre des parois de glace. Au sommet , n'être plus qu'à 200 m de dénivelé des principaux cratères est magique : fumerolles, terre chaude… décidemment en vulcanologie rien n'est lassant!

Pause déjeuner au petit troquet Pic Nic dans Nicolosi où on mange sur le pouce de la cuisine familiale pour 6e : primo, secundo, boisson.

Route vers Syracuse .On va passer des heures à flâner au fil des ruelles, au bord de mer , au gré de superbes monuments , le nez en l'air à admirer les balcons…. La ferveur est à son comble dans la ville avec la procession de la patronne de la ville : sainte Lucie qui est ' promenée' dans toute la ville. Coup d égueulé néanmoins : l'expo Caravage ( mon peintre par excellence ) de St Lucie n'est ouverte que de 10H à 13H et fermée le LUNDI : GRRRRR

Succulent repas pour couronner cette superbe journée!!

14 mai : Ce matin , nous voulions visiter le 'Neapolis' : théâtre grec et romain , latonie.. mais même scénario pour les mêmes raisons : le festival… le musée étant fermé, même décision : on renonce. On s'improvise donc un petit programme… Direction la cava grande de cassable qui offre une magnifique balade dans un canyon… Le sort s'acharnerait il contre nous ??? Il a plu cette nuit ( seul moment d emauvais temps du séjour) , le canyon ets donc fermé… Dommage car du haut le paysage a l'air grandiose/. Passage à Capo di passero mais franchement ( oui j'ose l'avouer :() uniquement pour le snobisme d'être descendus au point le plus bas de la Sicile car il n'y a rien. Ensuite visite de Noto, une vingtaine d'églises de palais baroques, un petit joyau aux couleurs tendres rosâtres… Superbe. On achéve notre séjour à Catane par une longue pause dans le jardin du castello d'urso somma à faire le bilan de notre voyage, regarder nos photos et fignoler le carnet de voyage :)

15 mai : Retour

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Deux jours à Florence
Bonjour! Nous serons seulement 2 jours à Florence. Nous visiterons la Cathédrale et la Galerie des Offices. Nous aimerions aussi nous balader, souffler un peu, car nous aurons passé 5 jours à Rome. Quel quartier est le meilleur pour se promener? San Lorenzo, Santa Croce ou San Marco? Merci pour les suggestions.
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Où se reposer à Rome?
Ma femme rêvait de Rome..Ns y serons du 5 au 12 mars. Notre hôtel est à Ciampino: donc trains, métros, bus, marches, visites de 9 AM à 7 PM. Dur dur même pour des Séniors en forme.

D'où la question: Pouvez-vous nous indiquer, dans les différents quartiers du centre, des lieux agréables où il est possible de se reposer, "souffler" un moment, se restaurer....."tranquillo".

Grazie, pour vos conseils!
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