Bonjour à tous, voici mon récit sur les rizières de Yuanyang (du 31 octobre au 2 novembre 2014).
Nous y sommes restés 3 jours pleins.
Arrivés à la station de bus à Xingjié, nous nous sommes fait accosté poliment par une jeune dame (Belinda) parlant parfaitement l'anglais, nous proposant un hébergement (à quelques centaines de mètres de là, juste au dessus d'une école) : la Yingyoulian Guesthouse.
Xinjié est la porte d'entrée dans les rizières, mais nous n'y resterons qu'un seul jour, préférant dormir au milieu des rizières 😉 (Belinda a aussi une autre guesthouse à Duoyishu : la "Belinda Guesthouse").
Nous sommes ensuite faire une petite randonnée à Longshuba (le petit chemin juste à droite de la station de bus), qui vous donne un premier aperçu, en traversant des villages très rural (au milieu des animaux). Mais j'avoue (j'ai déjà visité les terrasses de Longsheng) être un petit peu déçu... , mais ce n'était que le début...
Ensuite, on est parti voir le marché dans le village Sheng (renseignez vous, car le marché n'est pas constamment là, ça dépend des dates !) : une explosion de couleurs, de nourriture, et surtout vous pouvez voir les villageois en costumes traditionnels. Bref, une belle ambiance.
Puis, nous partons pour Qingkou (le village champignon) : un petit village sympathique, et si vous allez tout au bout, vous pourrez voir des anciens moulins à eau. Sur le chemin du retour, nous sommes tombés sur trois petit chats abandonnés, que vous avons ramenés au village. Enfin en remontant, vous aurez une magnifique vue sur les rizières : la magie commence à opérer...
Pour le retour à l’hôtel, et pour les transports en général dans Yuanyang, ne craignez rien, il y a des chauffeurs (voiture ou cammionnettes) qui font le tour constamment, donc arréter les et dites leurs là où vous voulez vous rendre (il y a bien sur un tarif "local" et un tarif "étranger"). Il y a aussi des bus, mais beaucoup moins fréquent, nous l'avons pris qu'une seule fois !
Le soir, on se rend donc à l'autre guesthouse de Belinda (la "Belinda Guesthouse") à Duoyishu, pour ne pas rater le lever du soleil le lendemain matin...
Le second jour, lever très tot pour assister au lever du soleil. Le temps n'est pas de la partie, il pleut et brume pas mal !! On ne voit rien, et c'est une grosse déception pour cette fameuse scène de Duoyishu !! Bref, nous repartons, nous faisant accoster par des enfants voulant nous vendre des œufs. Ne cédez pas, les adultes sont juste derrière, ils envoient ces petits bout de choux au "fourneau" !!
Les nuages se dégagent petit à petit, et nous partons pour Bada. Les vues en terrasses sont magnifiques. Il faut que vous sachiez que Yuanyang, ceux sont des spots/endroits aménagés : il y en a plusieurs par scènes, et vous aurez très peu de chances de voir autre chose que ces spots, sauf si vous vous aventurez un petit peu ...
Au retour, nous repassons par le village Sheng, mais sans le marché ce coup-ci ! C'est beaucoup moins vivant, mais on en profite pour se restaurer.
Le soir, nous avons "loué" un chauffeur (un ami du frère de Belinda), pour allez voir le coucher de soleil à Laohuzui(un grand coup de coeur !!). On s'arrêtera plusieurs fois sur la route, pour contempler les paysages grandioses, pour enfin arriver à Laohuzui. Après une descente de plusieurs dizaines de marches, vous arrivez au spot pour profiter du coucher du soleil.
Nous sommes vraiment chanceux, le matin nous n'avons rien pu voir à cause de la pluie, mais là c'est grand soleil, et toutes les conditions sont réunies pour un beau coucher de soleil ! Après avoir profité de cet instant magique, notre chauffeur nous raccompagne à notre guesthouse, nous expliquant que pendant les hautes saisons, les routes sont entièrement bouchées, et qu'il faut plusieurs heures pour rentrer !
Le troisième jour, nous retentons notre chance pour voir le lever de soleil à Duoyishui (à quelques mètres de notre guesthouse), et là nous avons plus de chance. Un temps magnifique, nous pouvons voir le soleil éclairer les rizières petit à petit, avant de les éblouir complètement après quelques dizaines de minutes somptueuses.
Nous partons ensuite pour notre dernière étape : Shengcun (vous descendez les marches de la "Belinda guesthouse", puis tournez à droite, vous allez tomber directement dessus). C'est un endroit magnifique où vous pouvez marchez à travers les rizières. Mais attention vous aurez très vite fait de vous rendre la tache difficile ! Il nous faudra quelques heures pour les traverser, alors que ça paraissait tout facile ! Mais ce fut une belle expérience, de se retrouver là, au milieu de ce décor géant, à côtoyer des buffles ...
Nous marcherons ensuite pour rejoindre la route principale, et enfin regagner notre guesthouse.
Nous intercepterons ensuite un chauffeur, pour nous rendre de nouveau à Xingjié, et partir pour Kunming en bus de nuit ...
Bonjour à tous, voici mon récit de voyage (en octobre dernier) pour ceux souhaitant se rendre au Xishuangbanna.
Tout d'abord pour l'hébergement, nous avons logés au Mango-well-hotel , un hôtel tout neuf, tenu par un jeune super sympa (parlant un peu l'anglais). Un chauffeur est venu nous chercher à l'aéroport. Concernant les prix, c'est plus que raisonnable, et la chambre est super grande et tout équipée (salle de bains, air conditionnée, ...).
Mango well hotel , tel: 150 1212 9628 , mail: 1010016502@qq.com
Tarifs : 78 yuan pour une Twin et 88 yuan pour une double.
Si vous séjournez là bas, merci de dire que vous venez de la part de Gael et Lan , et de lui envoyer le bonjour 🙂.
L'avantage de cet hôtel c'est aussi qu'il est situé à deux pas du Manting park !
Nous avons ensuite visités le Manting Park (40 yuan , 8h-17h). Ça vous donnera un bon aperçu des constructions typiques Dai, d'ailleurs le temple Dai au milieu du parc est sublime !
Une petite astuce: si vous souhaitez revisiter ce parc mais ne pas repayer votre billet d'entrée : faites le tour du parc (il vous faudra marcher 5 bonnes minutes), et vous allez arriver devant une porte à l'arrière du temple, là vous pouvez entrer personne ne vérifiera, mais garder votre billet, il a très peu de chances qu'ils regardent la date 😉!
Il y a des représentation de "show" d'éléphants (plusieurs fois par jour). Comme la plupart des gens, les éléphants m'attirent aussi, mais quand j'ai vu comment ils les traitent, ça fait peur, et même de la peine ! Ceux sont juste des animaux de cirque qui sont là juste pour le business. Lors de la représentation, les dresseurs leur taper même dessus assez violemment (avec des bâtons de bois), du coup on est partis.
Et par la même occasion on n'a pu discuter avec des gens qui sont allés à la vallée des éléphant, le show est tristement le même, et personne n'a vu d'éléphants sauvage ! Du coup, nous nous ne sommes pas rendus à la vallée des éléphants (géographiquement éloignée aussi !!).
Le second jour , nous sommes allés voir la pagode blanche à Damenglong : le trajet s'est fait en bus. Le bus vous déposera à l'entrée du village où se trouve la pagode. Après l'ascension de quelques dizaines de marches, vous voilà enfin arrivé ! Il n'y avait strictement personne (le calme absolu), et nous courrira même après pour nous vendre le billet d'entrée (qu'on aura négocié 😛).
Vous ferez le tour assez rapidement, et une vieille dame vous proposera même de revêtir (fillet et/ou garçon) des habits Dai pour une poignée de yuan !
Nous avons ensuite mangé dans une maison Dai (tout se passe à l'étage).
Le troisième jour, nous nous sommes rendu au parc des minorités Dai (Dai Minority Park). Il y avait pas mal de trajets en bus, d'autant plus que nous avons du prendre une route a rallonge (à travers la forêt sauvage) pour cause de travaux (ce qui a sacrément rallongée la durée !).
Une fois sur place, ne vous fiez pas aux rabatteurs, et sachez que vous pouvez manger à l'intérieur du parc (certains chauffeurs vous mentiront pour gagner quelques sous de courses...).
Dans ce parc (prix d'entrée : 65 yuan), vous allez voir des temples et constructions de différentes minorités, des personnes tout en costumes (bien que ça fasse bien "fake"), mais surtout vous allez pouvoir assister et éventuellement participer à la fameuse fête des eaux (plusieurs fois par jour) ! Je dirais juste pour ça, ça vaut le coup de se rendre à ce parc. Bien sur, c'est fait à la sauce chinoise, mais il y avait un réel partage avec le public : c'était très sympa ...
Le parc est assez grand et vous avez de quoi vous occupez pour la journée 😉.
Le quatrième jour, nous sommes baladés dans quelques parcs dans Jinghong, avant de se rendre au jardin tropical (Tropical Flowers and Plants Garden). L'entrée était de 40 yuan.
Un moment de "rafraichissement" au mileu de plantes et espèces typique du Xishuangbanna. le parc est assez grand, et vous verrez des panneaux un petit peu partout interdisant la "cueillette" des fruits.
Enfin, le dernier jour a été un peu plus "galère" ... On a voulu se rendre aux chutes de Mandian. Déjà il y avait confusion sur le nom (et oui la langue chinoise...). On a pris un bus qui nous a déposé au village voisin, et de là nous avons du louer une camionnette pour nous rendre à Mandian, mais le chauffeur nous a dit que ce n'est plus comme avant, que le lieu a été laissé à l'abandon, ... Ce que je peux vous dire, c'est que nous n'avons pas pu aller au bout de la randonnée, que le lieux etaient infestés de moustiques (quand on sait que le risque de paludisme n'est pas nul dans cette région...gloups 🤪), et on chercher notre chemin tellement que rien n'était tracé !
Donc aucune chute d'eau pour nous, mais un treck dans la "jungle", à traverser des rondins d'arbres au milieu de l'eau... Inutile de vous dire que nous étions ... seuls !!!
Le lieux est d'autant plus reculé, heureusement un garde forestier nous raccompagnera à notre hôtel (très sympa 🙂). Il nous rassurera vis à vis des moustiques, et nous expliquera que les sangsues sont beaucoup plus dangereuses dans cette zone (il revenait d'un campement de 4 jours dans la jungle).
Enfin le soir, on s'est baladé le long du mékong à Jinghong. Il y a une partie de la ville complètement "thaïlandaise" : il y avait des danses dans la rue, énormément de bars et de ventes de produit thaï, et des ventes de pierres (jade, ...). Si vous êtes un noctambule cet endroit vous plaira assurément ! (à même pas 10 minutes à pied de l’hôtel Mango).
Ils étaient aussi en train de construire un genre de village en plein centre ville, avec des sculptures d’éléphants géantes à l'entrée ...
Donc en conclusion, le Xishuangbanna c'est une ambiance plus calme et "tropicale" que la Chine intérieur. On s'y rend surtout pour prendre son temps et flâner. Le symbole est bien sur l'éléphant, que vous ne croisez qu'en bête de cirque dans différents parcs. Les gens sont plutôt cool et sympa. Une bonne expérience à refaire 😉.
Tout avait pourtant bien commencé lors de ce petit voyage de dix jours dans le Yunnan:
J'ai remarqué une jolie fille qui n'arrêtait pas de me faire de l'oeil dans la salle d'embarquement et en sortant de l'avion... mais qui malheureusement ne descendait pas à Kunming comme moi, mais au terminus,
Je me suis détruit la bouche en ingurgitant un ananas entier à Kunming,
Je me suis fait avoir en achetant une grenade pas assez mure, toujours à Kunming,
Je me suis engueulé pendant plus d'une heure avec des chauffeurs de taxi à l'aéroport de Dali, pour économiser quelques yuans et sauver la face, aidé en cela par un couple rencontré dans l'avion et pressé d'en découdre avec les locaux,
Je me suis donc retrouvé comme un con sur le parking de l'aéroport sans aucun moyen de locomotion disponible (y a pas de bus à l'aéroport de Dali) avant que n'arrive un taxi providentiel,
Je me suis cassé le nez dans une dizaine d'hôtels complets à Dali, avant de trouver miraculeusement un lit pourri à 10 yuans la nuit,
Je me suis retrouvé sous un orage cataclysmique en pleine ascension d'une colline boisée et boueuse au dessus de Dali, et en ai profité pour initier mes vêtements à la couleur marron qu'ils ignoraient jusqu'alors,
J'ai subi les sarcasmes des chinois qui me passaient juste au-dessus en télésiège et qui criaient "eh l'étranger, t'as pas vu qu'il pleut? ah ah ah" ou bien "laisse tomber, tu n'y arriveras jamais". Et bien si bande d'imbéciles j'y suis arrivé, et même en un temps record. Vous avez même dû me féliciter à mon arrivée😠,
Je me suis retrouvé dans un petit temple des bords du lac Erhai... en compagnie d'une armée de touristes chinois dont les guides équipés des derniers hauts parleurs à la mode ont parfaitement réussi leur mission de décourager les voyageurs individuels,
J'ai dû minutieusement expliquer, sur le bateau du retour, à un groupe de nankinois pourquoi il est plus intéressant de voyager seul, et pourquoi la liberté est si importante quand on voyage... sans malheureusement réussir à les convaincre (mission impossible),
Je me suis retrouvé pendant trois heures de bus de Dali à Lijiang assis à côté d'un type qui empestait le crottin de cheval et qui, ayant malheureusement remarqué que je parlais chinois, s'est cru obligé de raconter des stupidités pendant tout le voyage,
Je suis tombé sur une menteuse hors pair qui voulait absolument m'emmener dans un hôtel minable du nouveau Lijiang, en me jurant sur tous les saints du monde qu'on était bien dans le vieux Lijiang (la différence c'est pas très compliqué: le vieux Lijiang, ce sont des ruelles pavées et des maisons basses de style traditionnel, le nouveau Lijiang... c'est la Chine moderne bruyante et sale)
Je me suis perdu dans les rues du vieux Lijiang, ce qui est tout à fait normal d'après le Lonely Planet, mais n'en représente pas moins un affront considérable à mon amour propre,
Le ventre vide et les pieds et les jambes détruits, j'ai dû déambuler pendant une heure et demi pour trouver un restaurant qui accepte d'offrir une table à un voyageur seul (Lijiang, c'est une des densités de touristes les plus importantes au monde après Disneyland),
Le lendemain, j'ai partagé la table avec des jeunes du Sichuan bien sympathiques, mais qui ne m'avaient pas dit d'où ils venaient en m'invitant à les rejoindre pour déjeuner. Je ne l'ai su que trop tard... quelques minutes avant de voir arriver les premiers insectes et doufus pimentés sous mes yeux ébahis. Bon, au moins je peux maintenant dire que j'ai mangé des larves de libellule. Ca fera bien sur mon CV.
Nous sommes en train de préparer notre futur voyage en chine, départ début janvier retour fin mars 2008. Il fera froid, mais nous avons déjà passe 8 jours à Pékin en Février 2003 et nous avons adoré malgré le froid .
Cette fois ci nous arriverons à Hong Kong (4/01 ) et repartirons par Shanghai (20/03)
Notre circuit pourrait être:
CANTON / Macau/
YANGSHUO / Sanjiang Longsheng (les pays Dongs)/ Zhaoxing / Kaili. /Jianshui /Yuangyang / KUNMING
Lijiang ( Nouvel an Chinois FEST NAXI )/ Dali /
Longlin, (Munaozhongge Festival of Jingpo )
XIAMEN et le PAYS HAKKA / WUYISHAN
TUNXI - HUANGSHAN -
HANGZHOU / - SUZHOU
SHANGHAI
Nous voyagerons seuls avec " notre phrase book " et nos sacs à dos ( à roulettes !!!)
Nous commençons nos leçons journalières de chinois ...bref nous savons compter jusqu'à 10 !!!
Nous vous remercions pour toutes les informations et critiques que vous pourrez nous donner sur ce circuit, ( que nous avons essayé de faire correspondre avec quelques fêtes chinoises )
Nous serons aussi très heureux de prendre toutes les bonnes adresses que vous pourrez nous donner
Encore merci à vous tous
Bonjour à tous,
je souhaite partir au mois de septembre/octobre prochain, pour faire Dali - Kunming - Yuanyang - Xishuangbanna (- éventuellement Lugu).
1)• Je voudrais savoir combien de temps/jours je dois compter par ville.
2)• Quel est la météo à cette période là (j'ai vu que septembre est encore la saison des pluies au xishuangbanna... est-ce pénalisant ?).
3)• Je me suis déjà rendu à Ping'an / Dazhai en septembre également, je voudrais donc savoir si les rizières du Yuanyang vont vraiment être différentes de celles de Ping'an ou pas (étant donné que c'est la même période) ?
4)• Je risque également de "revenir" au lac Lugu, dont j'ai adoré, et j'ai peur avec la venue du futur aéroport (cette année ??) que la magie n'opère plus ... Nostalgie quand tu nous tiens 😉
(si vous avez besoin d'informations sur le lac Lugu, n'hésitez pas)
Salut les amis voyageurs !
Je compte partir au Yunnan en mai 2014.
J'ai reçu plusieurs propositions. Celle qui me semble la plus intéressante pour le moment est celle de l'agence Ciel Yunnan. Voici leur site http://www.cielyunnan.com
Il y a-t-il des personnes qui connaissent cette agence de voyage ? Je ne parviens pas à trouver des informations détaillées, en particuliers des avis suffisamment étayés, sur cette agence sur le net, hormis leur site.
Je serais aussi intéressé pour obtenir des noms d'agences chinoises francophones (malheureusement mon anglais est très mauvais), qui sortent du lot, j'entends par là des artisans du voyage et non des commerçants uniquement. Car je me laisse encore du temps pour étudier de nouvelles propositions.
Je vais arriver dans le Yunnan d ici 15 jours je pense. Tout le monde me parle de Dali et Lijiang, de leur beaute mais aussi de leur cote hypra touristique, et blinde de monde.
Quelles autres villes, villages me conseillerez vous de visiter a la place des 2 ci-dessus ?
Je souhaite egalement aller voir la communaute Naxi. Auriez vous des infos a ce sujet ?
Dans le cadre du voyage dont je parle ici (http://voyageforum.com/v.f?post=179107;), je vais passer dans la région de Lijiang/Dali.
J'aurais aimé m'écarter à moment donné de ces villes, et me rapprocher de petits villages et de ses populations. J'aimerais savoir si certains d'entre vous ont déjà des idées de lieux, pas trop touristiques voire pas du tout, où il serait possible de nouer, si j'ose dire, des liens avec la population.
.Notes de voyage au YUNNAN en solo. Mai, juin, juillet 2010
Le Yunnan, très montagneux, est, grosso modo aussi grand que la France. Et on ne peut s’y déplacer aussi vite. Par conséquent, il faut du temps.
Venant de Taipei, j’ai atterri le soir à Kunming. Un bazar noir à la sortie pour prendre un taxi, une organisation digne de CDG…On n’est donc pas dépaysé…
C, de Kunming, m’avait trouvé ce que je cherchais. Résider dans une famille chinoise et prendre , en payant, deux heures de cours de Chinois chaque matin.
J’ai donc posé mon sac chez une prof d’anglais qui communiquait avec moi en utilisant son dictionnaire… Pauvres élèves. Son appartement était situé dans la résidence universitaire de Kunming .Elle habitait avec sa mère…Ah vous prenez aussi une douche le matin ? Et pourquoi ? Et ceci, et cela. Atmosphère irrespirable.
Je me suis enfui vite fait vers l’Hôtel Cloudlands Youth Hostel, (recommandé par le LP) personnel adorable et compétent. De plus on y mange très bien. Un havre de paix et une mine de services.
A Kunming comme presque partout en Chine, ainsi qu’ à Taiwan, les fenêtres sont barricadées de grilles, avec une petite avancée, très souvent amplement fleurie et utilisée comme séchoir à linge. La municipalité a ordonné, ne me demandez pas pourquoi, de remplacer les grilles « avancées » d’environ 60 centimètres par des grilles « plaquées » aux fenêtres.
Auparavant, les appartements ressemblaient à des prisons fleuries. Maintenant ce seront des pénitenciers, mais les serruriers se frottent les mains...
En ville, un ou deux temples, mais rien d’extraordinaire.
Le lac Dian en cours de dépollution et ses alentours. Bof.
Mais, à une bonne heure de bus, le « Bamboo Temple » vaut largement le déplacement.
Le grand musée des 25 minorités présentes au Yunnan est un passage indispensable à mon sens avant de voyager au Yunnan, si tant est que l‘on soit intéressé par ces dites minorités . Et la boutique de souvenirs à la sortie est remarquable. Ils ne vendent pas de « conneries » à 2 sous mais de très jolis et anciens vêtements, tissus, sacs etc. Et c’est assez bon marché. Allez-y. De plus la patronne est charmante, cultivée et connait très bien tous les différents habits des minorités qui peuplent le Yunnan.
En face, de l’autre côté de l’avenue, il y a un gigantesque village où ils ont reconstruit les maisons des 56 minorités chinoises. Des employés chinois Han, folkloriquements déguisés avec de moches vêtements « typiques » en synthétique se morfondent d’ennui dans le décor en jouant avec leur portable.
Franchement rester à Kunming c’est perdre son temps…pas grand-chose de particulier ou de pittoresque, mais il ne faut pas manquer de savourer les « nouilles qui traversent le pont » chez les frères Jiang .
Départ en car pour Shilin, la forêt de pierres, 300 hectares. Oui c’est un bon plan, mais l’entrée est très chère, de mémoire 150 ou 160 rmb. Nombreux panneaux d’informations rédigés en français sans aucune faute d’orthographe ni de grammaire. Rarissime.
Lac Jiangchang, au sud de Kunming, à 2 bonnes heures de car .C’est désuet et plaisant. Location de pédalos, baignade, jolies plages et bonne chère. Dix minutes à pied pour traverser ce gros bourg de bout en bout. J’y étais en weekend, et je présume qu’en semaine j’aurais été seul. Très beau lac, balade à cheval , aller-retour 2 heures, vers un temple caché, et intéressant. L’autre temple, lui, est accessible du village .
Départ en train de nuit couchettes pour Dali .Pas une bonne idée. Départ 22.00 heures arrivée vers 6 ou 7 h, alors que, de mémoire, le car n’en met que 4 ou 5. Et, naturellement, en train de nuit, on ne voit rien du paysage.
C’est une ville très agréable, surtout si on s’écarte de la rue des étrangers…et des coins touristiques. On n’y mange pas très bien et c’est cher pour ce que c’est. L’architecture et la décoration des maisons est sobre, raffinée et très élégante. L’unique musée désert est à ne pas négliger, d’autant plus que les touristes n’y vont pas puisqu’ils consomment.
Ne pas manquer l’église catholique en pure style Naxi. Un trésor d’architecture étonnant. Il y en a deux à Dali mais une seule en style naxi.
Le lac ERHAI est majestueux. Dommage qu’il n’y ait pas de chemin autour. Location de vélo facile, balade cool vers le lac. Puis cul de sac.
A Dali, il y a un télécabine qui vous propulse sur un chemin de randonnée entièrement et joliment pavé. Belle balade, contrôle de sécurité en route, pas de soucis. On arrive au Temple Zhonghe Shan. Retour par un télésiège, non fermé , mais couvert, et donc appréciable vu qu’il crachinait.
Autour du lac, belles promenades. Au nord, à 1 heure 30 de bus, des sources chaudes où nous sommes allés en petit groupe passer une nuit. Bon, l’eau est bonne, bien sûr, mais le cadre est moyen.
Au NE du lac ERHAI, il ne faut pas rater Shuanglang, et son petit hôtel, le SKYSEA (Chambres et dortoirs) .Les pieds dans l’eau, une vue imprenable sur le lac et les montagnes en arrière-plan. Tables d’hôtes midi et soir, pas de menu, on mange ce qu’ont cuisiné les femmes, très bonne ambiance. J’y ai rencontré un couple d’artistes Chiliens demeurant à Pékin qui venaient de Shangri la en vélo de course, oui, pas un VTT…Pour ceux qui connaissent un peu la géographie de cette province, chapeau !
Le village est hors du temps. Beaucoup d’anciennes maisons et pratiquement pas de touristes. Mais à la vitesse où ils rénovent d’anciennes maisons avec vue sur le lac, futures guest houses, ça ne va pas durer longtemps…
Une maison « d’architecte » , ultra moderne, béton et verre, gigantesque, les pieds dans l’eau, où l’on peut prendre un excellent café du YUNNAN ; le café doit faire 8 m2, et la villa en fait probablement 1000m2…Le prix du café n’est pas proportionnel à la villa…
Elle appartiendrait à une célèbre danseuse Chinoise...
Huit jours avant mon arrivée un pâtissier français s’est installé dans ce village, au pied d’un arbre multi centenaire, mais les pâtisseries n’étaient pas encore sorties du labo. Dommage.
Pleins de balades sur la petite presqu’île. Sympa.
A l’hôtel, on peut louer des kayaks, (qui pèsent une tonne..) et faire le tour de l’île en face. Ile où est installé un 5 étoiles et des jardins publics.
Départ en car pour Li Jiang. La route ? Bon, c’est la campagne, et en arrivant près de Li Jiang, les monts sont pelés...
Tout petit hôtel, 5 chambres de style tibétain, couple de gérants tibétains adorables.
Disney Li Jiang…J’ai dû y rester 4 jours et ce n’est pas drôle. Une usine à touristes. La rue de la soif et ses chanteurs à la voix éraillée me tuent…
Visite du Mu Family Mansion, mini cité interdite, très bien, et des jardins d‘où le soir on domine Lijiang, les montagnes en arrière plan, , sans voir les hordes de touristes et là, oui c‘est beau…
Lijiang, c’est Business land. Des milliers de magasins où on trouve tout ce dont on n’a pas besoin.
Mais les gens doivent vivre, donc, c’est comme cela.
Balade sympa à cheval dans les environs, en forêt, puis un tour de canot dans un immense lac de 30 centimètres de profondeur. Bof.
Baisha. Petit village assoupi. Rencontre fortuite avec le célèbre Docteur HO. Une vraie pipelette. Son « labo » est un vrai souk !
Jade dragon snow mountain. Une bonne demi-heure de téléphérique avec un temps gris en juin, (bien se couvrir), et on arrive à 3800 mètres. Belle vue. Un petit temple tibétain, quelques Yaks qui broutent paisiblement.
Retour Kunming puis départ pour Jing Hong, Xishuangbanna. 9 heures de bus un dimanche, presque personne dans le car, sur une bonne route. Paysage, champs de thé à perte de vue, région du réputé thé PU ER, rien de spécial.
Jing Hong, petite ville assoupie. Sommes-nous en Chine ? Architecture matinée de Thaïlande, de Birmanie, vendeurs de jade Birmans en sarong, végétation tropicale. Premiers jours, un peu perplexe puis je me suis adapté au rythme lent et doux de cette agglomération.
Centre de promotion du thé PU ER, dans un ravissant jardin, petits pavillons où l’on peut gracieusement déguster du thé, très agréable.
Un lieu : Mékong café: La cuisine chinoise y est délicieuse, bon marché et le patron français et son épouse chinoise sont charmants + une mine d’informations. C’est à côté du MeiMei café que tout taxi connait.
Ce sont eux qui m’ont présenté une guide qui ne parlait pas un mot d’anglais et avec laquelle j’ai randonné trois jours durant dans des villages reculés, région de Bada, après Menghai. Paysages magnifiques, aucun touriste, villages totalement en dehors du temps, où l’électricité n’est arrivée qu’en 2002 et où il n’y a qu’un ou deux chauffe eau solaires. Accueil chaleureux, hébergement et très bonne cuisine locale, un rêve. Et temps superbe pour ne rien gâcher...
Au retour, ne pas hésiter si besoin est à se faire masser au centre réputé de massage par des non-voyants. (Blind Massage School)
Ne pas rater le plus grand jardin botanique de Chine, Tropical Plant Garden, 933 hectares, situé à Menglun à une bonne heure de car de Jinghong, ni le jardin botanique de Jinghong, si vous aimez la botanique.
Evitez d’aller au Sanchahe nature Reserve voir un spectacle d’éléphants affligeant.
Galamba
Une heure de bus le long du fleuve Lancang Jiang qui s’appellera plus loin, au Vietnam, le Mékong. C’est une très belle route .
Note : Au départ de Jing Hong on peut aussi descendre le fleuve sur des canots pneumatiques jusqu‘à Galamba, mais retour en bus, car le courant est trop fort pour les 15 CV du canot. Escale sur une petite plage de sable (il y en a de nombreuses) végétation exubérante, on croise des singes et l’on peut réellement apprécier la puissance du fleuve .Courants très forts.
Ticket racket de 100 rmb pour entrer dans un village DAI .(Mais c’est partout pareil en Chine)
C’est un authentique village avec d’opulentes maisons en bois dont la conception favorise une ventilation naturelle. 250 m2+ plus le sous –sol…Certaines offrent le gîte et le couvert. Pas de restaurant. 1 ou 2 mini épiceries. J’ai eu le bonheur de « tomber » sur la maison d’une famille charmante. Merci la chance.
Dans ce village, chaque jour des festivités sont organisées . « Reproduction » de la fête de l’eau (une centaine de figurants, essentiellement des figurantes) dans un immense bassin puis spectacle de danse à côté. Donc, chaque jour arrivée des touristes, mais pas des hordes. De l’entrée du village ils sont transférés par petits groupes de leurs gros autocars dans des minis bus électriques de 10 passagers. Donc pas de bruit et peu de nuisances. Ils sont parqués sur les gradins.
Le spectacle peut commencer.
La reproduction de la fête de l’eau, puis les danses durent environ 1 heure 30. Ensuite, ils disparaissent aussi discrètement qu’ils sont venus.
Le présentateur du spectacle, « le Monsieur Loyal « , résidait chez mon hôte et j’étais donc invité chaque jour . La plupart des figurantes et danseuses sont des jeunes filles du village, et c’est leur job. Très peu de garçons. Spectacle bon enfant, coloré, de bonne tenue, pas trop kitch.
Du village on peut marcher jusqu’au bord du Lancang Jiang (Mékong) en 10 mn à pied. Mon hôte m’a montré l’endroit où le lit du fleuve arrivait auparavant. Le fleuve s’assèche…L’écart est considérable. Mais non, mais non puisque l’on vous dit qu’il n’y a pas de problème de changement de climat…Au loin, derrière les montagnes, la Birmanie. Beaucoup de plantations d’hévéas. Flâner dans ce village est un plaisir que l’on déguste. Une ou deux maisons en construction, ouvriers habiles qui manient un robot électrique de bricoleur du dimanche pour raboter des centaines de planches brutes de sciage. Merveille des charpentiers chinois qui maintiennent ces traditions et ce savoir-faire. Que du bois et des chevilles.
Mon hôte ne parle pas le mandarin, ou plutôt c’est moi qui ne comprends pas son chinois. Mais toujours est-il que j’ai compris qu’il m’invitait, que demain matin je devrais être prêt à 7.00 h, et que nous irions voir un spectacle. On part en moto, sur une bonne route, en roulant tranquillement à 25 km /h à travers la campagne. Le soleil se lève. Il fait délicieusement bon. L’air est parfumé. On s’arrête dans un petit temple, pas entretenu, et envahi par les mauvaises herbes. Où sommes nous ? Dans un autre monde.
On arrive. Il y a un grand lac, qui en fait se révèlera la scène, et un théâtre avec ses gradins. Il connait tout le monde et me présente. Les acteurs et les figurantes se maquillent attentivement, les touristes ne sont pas encore arrivés.
Le spectacle de danse est nautique, les danseuses sont embarquées sur des radeaux de bambou. Des dizaines de paons atterrissent devant les gradins, puis repartent en volant très bas comme de vieux Catalina. La sono vous casse les tympans. L’arrière-plan est assez grandiose.
Retour au village
Je suis resté 4 jours dans ce village mais j’aurais pu tout aussi bien y rester un mois. Peu de boutiques pour touristes, le strict minimum lorsqu’ils sont là, calme, luxe non, mais le calme est un luxe en Chine.
Départ pour Mengla .Rien à voir, rien à vendre et c’est cela qui est intéressant. Par contre deux temples préservés, hors ville, découverts par hasard grâce à un chauffeur de taxi. Très beaux sites.
Damenlong. Idem RAS, mais le White Bamboo Shoot Pagoda, baigne dans la plénitude.
De Mengla, bus pour Bupan Aerial Skyway Park.
On commence par remonter une belle rivière enchâssée dans les montagnes, sur un canot rapide. Des arbres géants de 70 mètres de haut. Parashorea ou encore appelés looking at the sky tree. Entre ces arbres, des ponts de singe où seulement deux personnes sont autorisées à passer en même temps. Hauteur au-dessus du sol, 50 mètres…Assez impressionnant. C’était un lundi. Heureusement, sinon, bonjour la queue.
J’étais seul avec la guide du parc et j‘ai bien fait de prendre une guide en sus du billet d‘entrée. Le parc est si grand que l’on pourrait s’y perdre (un lundi quand on est seul, avec des pancartes rédigées en chinois…) .Elle même était quelquefois hésitante sur le chemin à prendre.
Menglian. RAS, mais il ne faut pas manquer le Menglian Dai People’s House Museum, en fait un petit palais rempli de trésors.
Allez au Wanderer cafe .C’est là que la patronne , une artiste, vous mitonnera éventuellement un circuit hors-piste.(ce café n’est pas une agence de voyage…). Au marché, selon ses conseils, j’ai affrété une moto avec chauffeur et nous sommes allés dans des villages reculés, totalement hors du temps en suivant le plan qu’elle m‘avait griffonné. Le soir je n’avais plus de fesses…à cause des routes empierrées, mais c‘était une journée magnifique .
De Menglian, cap au nord de bon matin pour Chongning …2 petites heures de car pour rejoindre Lancang. Une formalité. Puis départ pour Lincang… Route en construction, donc totalement défoncée. Auparavant, à chaque fois que je prenais le car, tout était disons « normal ». Mais là, c’était épuisant. Capable de dormir pratiquement partout, je n’ai jamais pu fermer l’œil. Les provinces entreprennent des travaux titanesques pour améliorer les transports, mais la route est rarement coupée. L’on s’est toutefois arrêté 4 heures au milieu de nulle part, avant que la route ne soit rouverte.
Note: Dans certaines régions, suite à la construction/rénovation des routes, on peut être bloqué 1 heure, (1 heure, c’est 1 minute chez nous…) voir beaucoup plus. Il est donc sage de rentrer en ville, là où vous reprendrez votre avion de retour,3 jours minimum à l’avance. Ce qui veut dire, quand le temps est compté qu’il ne faut jamais visiter la ville d’arrivée à l’arrivée, mais sereinement à votre départ.
Cinq contrôles d’identité de tous les passagers dans les cars. On est proche de la Birmanie d’où vient la drogue. A chaque fois avec une grande courtoisie et on me rendait toujours mon passeport avec le sourire.
Arrivé à Lancang à six heures du matin, j’attrape au vol la correspondance pour Chongning ou après 5 heures de route paisible, dans un environnement montagneux splendide, j’arrive enfin après 27 heures de car.
Escale à Chongning .Strictement rien à voir, mais un accueil indéfinissable de la part de la direction de l’hôtel et de ses employés. Première fois qu’un Européen débarquait dans leur hôtel. Un hôtel standard pour voyageur de commerce.
C’est l’une des deux seules petites villes, avec Gongshan, où je ne fus pas admis dans l’internet café sous le prétexte que je n’avais pas de carte de membre. En fait une carte d’identité Chinoise…
Tenchong.Ah ! Tenchong. Une grande ville, rien de particulier, mais à portée de fusil, il y a Heshun. Un village où, au 19 ème des Chinois aisés prirent leur retraite en y construisant de splendides demeures, que l’on visite désormais. Il y a également quelques musées intéressants. On peut y passer une belle journée sans courir.
Puis le top, c’est d’aller aux sources chaudes de Cherry…(orthographe de mémoire…non référencées dans le LP).Dans le LP , c’est « Sea of Heat « qui
est cité. Je ne suis pas allé à Sea of heat , car on me l’avait déconseillé .Pas de car. Il faut donc prendre un taxi, traverser la campagne, les villages puis la montagne majestueuse sur une route défoncée, pendant une bonne heure, pour y arriver. Le taxi vous attendra, et vous ramènera en ville . Pas de souci.
On descend un bon chemin pendant une bonne vingtaine de minutes dans la forêt tropicale .Ce jour de semaine, personne, silence absolu.
Un premier bassin, en pierres, occupé par un couple d’amoureux, je passe. Un peu plus bas un second avec semble-t-il une famille, je passe, puis un suivant, désert.
Enfin un grand bassin et quelques rares baigneurs. Transparence et tiédeur des eaux, calme assourdissant, vision bucolique. Un rêve. Après le Japon, Taiwan est le pays au monde où il y a le plus de sources chaudes au monde, (et je ne les connais hélas pas toutes) mais ici, c’est tout simplement fabuleux.
Après le bain, on descend 20 mn à pied jusqu’aux rives du Mékong, tumultueux, non « barragé » puis on remonte un sentier sauvage à dos de mulet pour un prix raisonnable pendant une petite heure. Remonter à pied après avoir mariné trois heures dans l’eau me semblait mission impossible... Le taxi m’attend. Je m’endors.
Nujiang Valley. Trois fleuves parallèles, pas de barrages, région classé par l’UNESCO. J’avais surestimé le temps pour monter . J’ai fait escale en route à Liuku, où il n’y a strictement rien à voir ni à faire.
Le paysage est à couper le souffle, et malheureusement le car taille sa route et ne s’arrête pas pour les photos. Il faisait un temps magnifique. Un nombre impressionnant de cascades et de centrales hydrauliques. Il me semble qu’il y a dans cette région de l’eau à ne plus savoir qu’en faire. Nombreux ponts de singe, et beaucoup de câbles pour franchir le fleuve en tyrolienne. J’ai vu quelques personnes traverser, suspendues en l’air. Impressionnant.
Gongshan. Bourgade, une seule grand rue, d’où en juillet, je pouvais encore apercevoir de grandes plaques de neige sur les sommets. RAS. Une petite église catholique d’architecture tibétaine, mais elle était fermée.
Bingzhongluo.90 mn de car. Là, on est nulle part. Belle vue sur les montagnes. Des marches en montagne, c’est tout. On sent le Tibet proche quoique Lhassa soit quand même à 2000 kilomètres.
Il n’y a pas de route pour « monter » à Deqin. Il y a trois ans, une amie avait emprunté une vraie caravane de thé à cheval et recommandé de la prendre. Cette fois, trop de neige, et je n’ai pas trouvé d’opportunité. De Deqin, l’on peut rejoindre Shangri la par la route. Mais ce que j’ai appris plus tard c’est que la route, en travaux, n’était ouverte qu’une journée tous les 10 jours…Et rester 10 jours à attendre à Deqin, il parait que c’est lassant... Donc pas de regrets.
Redescente donc vers Baoshan. Par le car, de Bingzhongluo à Baoshan, ça se fait dans la journée. Hélas, retour sous une pluie battante sans interruption et passages à gué à cause des routes défoncées par les eaux.
Direction Dali de façon à rejoindre Shangri la. Entre Baoshan et Dali, rien d’extraordinaire. Bonne autoroute.
Pas loin de Lijiang, il y a SHAXI. Un bijou. Petit village, deux rues en T. Quelques guest houses dont Horse pen 46, ancienne maison, sobre mais très bien restaurée. Un excellent accueil et une mine d’infos. La tenancière parle couramment anglais.
Horse pen 46 est en face du Temple Xinxiao, rare temple Bouddhiste de la dynastie Ming.
A côté, dans un petit bistrot, un couple de retraité me préparait mon petit déjeuner , excellent café du Yunnan, pain maison (ils ont une machine à pain) avec du très bon miel, et non pas celui que la Chine exporte…en écoutant de vielles chansons françaises. A chacun son exotisme. Assez surréaliste.
Chaque vendredi c’est le marché. Un important marché, bestiaux, légumes, gâteaux, tabac, outils, habits, étoffes etc... qui draine tous les villages des alentours. Un authentique spectacle dans la rue, où la plupart des femmes portent leurs costumes traditionnels avec une élégance rare. Zéro touriste chinois, pas de laowai.
Quelques minutes de vélo et l’on peut visiter, en rénovation, un rarissime théâtre, le Three terraced Pavilion, en pleine campagne au milieu de nulle part.
Plus loin, mais il faut un véhicule, un adorable temple taoïste préservé et entretenu par un vieux couple qui y veille comme sur la prunelle de ses yeux.
Aux alentours, des parcs, forêts luxuriantes, temples, musées. Pas de bus. Il faut donc louer un taxi.
Randonnée vers un tout petit village reculé sur l’une des anciennes authentique route du thé. Cinq heures de montée, à pied, en partie à cheval assis sur un rouleau de cordage fixé sur une selle de bât, autant dire super inconfortable; paysages grandioses, des azalées sauvages partout. Si j’ai bonne mémoire il y a 800 variétés d’azalées au Yunnan. Retour à pied,5 heures. Très belle journée.
Lac Lugu, au départ de Lijiang .Au bas mot, 9 heures de car. Un immense lac enchâssé dans les montagnes, exceptionnel. Eau limpide. Tout petit village au bord de l’eau, ciel cristallin. Rares hôtels. Pratiquement personne…les 9 heures de car doivent en dissuader plus d’un…On est donc tranquille pour un bon moment.
C’est là que j’ai rencontré et sympathisé avec 5 voyageurs chinois. Le tour du lac que nous avons fait en voiture est un régal. On ne se lasse pas de ce lieu magique. Une partie de ce lac est au Sichuan.
Par hasard, lors d’une pause, nous avons rencontré des cinéastes qui réalisaient un film promotionnel sur la région. Les acteurs villageois étaient magnifiquement habillés.
Et redescente vers Lijiang pour remonter vers Shangri la.
Shangri la. C’est bien la première fois qu’il n’y a que des touristes dans le car.
Arrivée difficile. Il faut marcher tout doucement, problème d’oxygène. Pas chaud en juin. Un temps breton, un coup de soleil, puis une averse, un rayon de soleil...
On n’y mange pas bien et c’est cher.4 à 5 lamelles de yak séché sur une assiette de pommes de terres sautées… Heureusement j’avais trouvé un bon hôtel, au calme avec une couverture électrique. En juin !
La ville est un minuscule Lijiang assoupi, avec des échoppes de souvenirs gérées par de nonchalantes vendeuses.
Les maisons en bois sont magnifiquement ouvragées par d’habiles et compétents charpentiers, et certaines ont des vérandas gigantesques, souvent plus grandes que la maison proprement dite, afin de protéger la cour durant l’hiver. -15…
Un temple, on ne peut y monter que tout doucement… et un gigantesque moulin à prière. On sent le Tibet.
Musée Scripture chamber. Le directeur, ou qui se prétend tel, assure un peu la visite guidée en présentant les plantes médicinales Tibétaines, largement développées. Ensuite il se présente comme médecin, vous questionne, vous diagnostique oralement puis vous remet une ordonnance miracle et un traitement de trois mois .Prix 150 euros…Bah voyons…
Chance. J’y étais lors du festival annuel de courses de chevaux. Un stade gigantesque, des courses de trot de petits chevaux, trois par trois, trois tours de piste, pas franchement intéressantes. Non, le spectacle est dans les gradins où les spectateurs ont revêtus leurs plus beaux atours. Des couleurs et motifs extraordinaires trois jours durant.
Ganden Sumtselling Gompa. Monastère Tibétain de 300 ans, en cours de rénovation. Ca suinte la bondieuserie à tous les coins de rue.
Napa lake. Bon ! D’immenses espaces, des lacs, des arbres, des fleurs, des chevaux en semi-liberté. Ce n’est pas un paysage exceptionnel.
Autocar de nuit vers Kunming. Première fois que j’empruntais un car couchettes de nuit. Départ 19.00 h arrivée vers 6.00 h du matin.
C’est nickel chrome et très confortable. Si l’on achète son billet à l’avance, on peut choisir sa couchette. Soit trois couchettes côte à côte soit individuelle. Les couchettes en bas sont moins sensibles au roulis.
Hei jing. Au départ de Kunming, pas de car. Trois heures de train poussif, et vous arrivez à Hei Jing. De la gare, des carrioles à cheval vous emmènent au village. Jolie promenade de 20 minutes. Tout simple, sympathique. Ancienne capitale du sel, autant dire un bagne.
Le village assure sa promotion touristique avec son passé. C’est tout petit, une seule rue principale , marchands de sel sous différentes formes, et le petit syndicat d’initiative est très bien rodé. Ils vont même le matin de votre départ jusqu’à vous accompagner au minibus (on ne revient pas en carriole) pour reprendre le train. Et pourtant on ne peut s’y perdre…dans ce village.
Il y a un paquet de communes en France qui pourraient en prendre de la graine.
En carriole, on visite avec explications (en chinois) un temple, puis les ateliers de transformation du sel.
Beaucoup de vergers de grenadiers, bon indicateur du climat doux.
Il y a plusieurs hébergements, mais à mon avis un seul endroit où dormir .Wu family Courtyard..
Dans un passé disons récent, il y avait 99 chambres et 108 portes. Il en reste légèrement moins. Mais c’est une demeure magnifique, authentique et bien entretenue. Les chambres sont monacales et très bon marché. SdB sur le palier. On dort dans une page d’histoire.
BA MEI
Ba mei se cache. Au départ de Kunming, une journée de car jusqu’à Wenshan. Nuit. De là il faut aller jusqu’à Guangnan et de là pousser jusqu’à Ba Mei. Total aller et retour 27 heures chrono…soit 2 + 2 jours de voyage.
De Guangnan à Bamei il n’y a que 45 kilomètres, mais la route étant en construction, j’ai mis 3 heures en roulant à 20 maxi. La route sera finie en 2011.
Ba mei est un bijou, un tout petit village enchâssé dans un cirque montagneux. Accès ? En barque par une rivière souterraine. Temps de traversée 30 minutes. Nuit complète sauf au milieu, pendant quelques instants ou une cheminée naturelle éclaire la rivière. Hauteur sous plafond ? 100 mètres.
Mon guide, le LP, pourtant récent indiquait : Pas d’hébergement, ni d’électricité. C’est inexact. Et il y a maintenant une dizaine de chambres d’hôtes. (Des chambres chez l’habitant, pas des guest houses, nuance).Les villageois ont, depuis des siècles, construit un réseau hydraulique, et j’ai pu observer de nombreuses norias, roues à aubes en bois et bambou, qui permettent l’irrigation. C’est tout simplement remarquable. Il règne une paix magique dans ce lieu où j’aurais dû rester plus longtemps…
Mais tout a une fin.
Ce fut un réel enchantement de voyager au Yunnan. J’ai probablement emprunté plus d’une quarantaine d‘autocars. A chaque fois les chauffeurs ont été très aimables, et coopérants, prenant bien soin de mon sac à dos qui tranche avec les hardes et balluchons des passagers, curieux de voir un étranger voyager seul et , ma foi, assez ouverts.
Si vous fumez, ayez toujours sur vous deux paquets. Offrir une cigarette en Chine est une façon de dire bonjour, de socialiser mais personne ne s’offusquera si vous ne fumez pas.
Bien que ne maîtrisant pas le Chinois, je n’ai pas rencontré de problème particulier. Dans les diverses auberges ou hôtels où j’ai séjourné, je n’ai aucune remarque à formuler. Dans l’un, seul client, j’ai été couvert de cadeaux, et dégusté les meilleurs thés de PU ER.
Pour un problème de santé mineur, j’ai préféré anticiper et je suis allé à
l’ hôpital de Tenchong où l’on m’a ausculté et bien soigné. J’ai attendu 1 minute avant d’être reçu ! Une petite pièce où trois médecins fumant comme des pompiers auscultaient leurs patients… qui fumaient tout autant.
Restaurants. Pas de carte ni de menu comme le plus souvent. De toute façon je ne peux lire que les images…qui sont rares. On me dirigeait directement vers la cuisine où je faisais mon choix avec le sourire et les suggestions du chef.
Prix et arnaques. Jamais on n’a multiplié le prix. D’un autre côté, je n’encombre pas mon sac à dos de souvenirs, il est assez lourd comme ça, donc difficile de me faire arnaquer. Il m’est arrivé une ou deux fois de me tromper et de donner trop d’argent. On me l’a toujours signifié et rendu.(Je ne prétends surtout pas que ce soit le cas dans toute la Chine…)
Si cela pouvait être le cas pour les touristes à Paris, cela s’appellerait le bonheur.
J’avais le LP et j’en suis satisfait. Je ne vais pas faire la liste de ce que l’on a besoin, mais seulement signaler ceci:
La plupart du temps les taxis ne peuvent pas, et / ou ne savent pas lire l’adresse de l’hôtel en Chinois qui est très judicieusement ajoutée dans le LP. J’avais un portable très bon marché et une SIM rechargeable. Si le taxi ne connait pas, composez le numéro de l’hôtel, et le taxi téléphonera pour connaître la route à suivre. Indispensable à mon sens.
Cartes: Il faut une carte papier, solide, en chinois et anglais et en prendre grand soin. Ce n’est pas à la campagne que vous pourriez en racheter une... Indispensable pour acheter un billet d’autocar et arriver à bon port. Attention aux homonymies, sans même parler de la prononciation correcte… Villes de Lincang et Lancang, ce n’est pas pareil et pourtant dans la même région. Une bonne vieille carte papier, ça s’étale, ça ne tombe pas en panne, ça permet de s’expliquer et on voit tout, d‘un seul coup d‘œil. Une cartographie électronique de quelques centimètres carrés me semble inappropriée.
J'ai visité le Yunnan en 2006, j'envisage de visiter le pays Kham en partant de Zongdian pour rejoindre dege puis revenir sur Chengdu .
Sommes nous autorisés à nouveau à visiter le pays Kham en individuel c'est à dire sans utiliser d'agence Chinoise ? (comme c'était le cas avant la tension diplomatique France / Chine d'avant les jeux olympiques)
Merci de vos précieux renseignements
J'ai l'intention d'aller 3 semaines en Chine en février/mars 2007. Et on veut les passer au maximum dans 2 endroits, qu'importe où, mais...
On m'a déjà fait le coup de visiter un pays (europe de l'est) version "Va-là, vois-çà, c'est en dehors des sentiers battus", et puis voilà, c'est plein de gens qui comme toi pensent faire "autre chose" ; nouveau conformisme en quelque sorte...
Cette fois, on me la fera pas. Je laisse tomber et paysages qu'il faut voir et monuments que tout à chacun se doit de visiter.
Si quelqu'un pouvait me renseigner sur "un coin", une ville de province pas attrative ou une vallée bien isolée style dénuée de tout intérêt touristique pur (genre musée incontournable, vieille ville "extraordinaire", monument grandiose, gorges exceptionnelles...).
Excepté le nord où il fera sans doute assez froid et les mégalopoles tentaculairement polluées, je suis vraiment ouvert à toute suggestion de destination en Chine à partir du moment où on peut espérer une certaine immersion, quitte à passer à côté de ce qu'il "faut voir".
Merci beaucoup
Frahtik
PS : nous pensions au Sichuan pour l'instant entre Dege, Aba (quoique tous deux assez touristiques) ou bien Luhuo (près de Leshan) mais on peut carrément se planter sur ce coup...
Six semaines dans la province du Guizhou, entre Sanjiang et Kaili
Septembre et octobre 2005
Un si p'tit bout d'Chine…
...En passant par Hong-Kong
Trois jours a Hong-Kong et voila, merci bien, ca m'suffit comme ca. Trop actif, trop fatiguant comme endroit. M'enfin, carrement etonnant aussi. D'abord, evidemment, les paysages urbains, impressionnants, parfois meme surrealistes, et offrant des vues surprenantes. D'immenses tours, buildings ultra modernes, qui surplombent les immeubles d'habitation, souvent completement deglingues eux, ou les familles s'entassent dans des appartements-cages. Les rues, grouillantes d'activites et de circulations, des foules de gens en journee, et bien plus encore le soir... Et encore, j'y etais en semaine. Les rues donc, surchargees et croulantes sous les enseignes lumineuses. Et ca brille, et ca clignote, du neon, de l'ecran geant en pagaille, des magasins par milliers, pas un espace de rez-de-chaussee qui n'y soit consacre, des centres commerciaux geants ou l'on se perd, partout de l'electronique, des fringues, a tous les prix, de toutes les marques, ou pas de marques du tout, des enfilades de magasins de telephones portables avec, dans chacun d'eux, des murs entiers de modeles differents. Le shopping semble reellement la seule activite du hong-kongais... avec ses repas. Mais alors la par contre, bravo, je m'incline, car pareil, des milliers de restaurants, toujours excellents, meme la plus modeste des gargotes. Une ville tres facile, que ce soit pour les transports ou la communication, presque trop facile meme, des gens adorables, pas mal de communautes d'un peu partout, indiens, philippins, paki, et autres asiats (des afghans dans mon quartier), africains, latinos, occidentaux, etc. Il semble que beaucoup soient la pour le business. Et presqu'aucune "agression" commerciale, arnaque ou embrouille, comme dans tellement d'autres megapoles asiatiques...
J'ai facilement obtenu ici mon visa chinois et trouve un vol pour l'interieur de la Chine, pour Guilin (province du Quanxi). Guilin, c'est la ou l'on peut apercevoir les tres celebres paysages de formations karstiques (montagnes abruptes en formes de pains de sucre) qui emergent du fleuve (que tout le monde a deja vu en photo, si si, c'est oblige). Destination chinoise phare, industriellement touristique ou je suis contraint de passer une nuit car y arrivant tres tard. En tout cas, cette fois c'est sur, me voila bien...
..En chine
Une nuit a Guilin donc puis une journee a Yangshuo, un peu plus au sud. Yangshuo est la version terrestre de Guilin : les memes formations karstiques mais en plaine. Bon d'accord, des paysages d'un charme fou, voire a couper le souffle mais reellement trop - trop - trop touristique, ultra galvaude, et ou du coup les contacts avec la population se retrouvent completement denatures, l'ambiance generale aussi. Des touristes chinois principalement car en ce moment, pas de bol pour moi, c'est leur fete nationale (1er octobre) et tous ont pris une semaine de conges. Alors ils deferlent en masse, et des masses de touristes chinois ben ca se remarque car avec eux c'est partout "fanions et porte-voix"... Alors bref, ne nous eternisons pas ici et des demain depart en bus vers le nord afin d'entamer, un ou deux jours plus tard, une traversee de la province du Quizhou par les petites routes, mon seul but ici. C'est sur, a partir de la, ca va etre plus "roots".
Il fait extremement chaud. C'est, en cette periode, ce qu'ils appellent le "petit printemps", quelques semaines d'accalmie entre la saison des pluies terminee et l'hiver rigoureux qui suivra. En plaine, la seule situation vraiment supportable c'est allonge sous le ventilateur, sans bouger, et juste apres avoir pris une douche froide. Mais il suffit d'aller faire quelques pas a l'exterieur pour qu'il soit deja trop tard : ruisselant de sueur...
De Guilin a Sanjiang, six heures pour effectuer les cent cinquante kilometres sur une piste defoncee, caillouteuse et en perpetuels travaux. On arrive a destination le visage gris et les poumons gorges de poussieres, a en avoir la nausee. Mais, a partir de maintenant, me voila plonge dans...
..La realite du Guizhou
La province du Guizhou est la plus pauvre de Chine ou huit millions d'habitants vivent en dessous du seuil national de pauvrete. Un relief omnipresent, relativement peu eleve mais tres compartimente et de structure chaotique. Des voies de passage carrossables peu nombreuses et souvent tres difficiles de parcours. Le reste des communications, d'une vallee a l'autre, se fait par les tres nombreux sentiers pietonniers. Tout s'y transporte alors a la palanche d'epaule, et parfois sur de longues distances (riz recolte, cochons, armoires, TV, etc.). Pour illustrer le "chaotisme" du relief un proverbe local dit "Dans le Quizhou, deux hommes peuvent se parler d'une vallee a l'autre mais il leur faut une demi-journee pour venir se serrer la main". Car il n'y a ici quasiment pas de terres cultivables plates (plaines), seulement dix pour cent de la surface de la province. Pour pouvoir cultiver le riz irrigue les hommes ont donc "sculpte" en terrasses des pans entiers de collines et de montagnes. Des travaux titanesques, entierement realises a la main au fil des generations. La moindre parcelle recuperable a donc ete amenagee, pour exploiter parfois seulement quelques metres carres de riziere. L'ancienne foret tropicale a donc depuis longtemps disparu et a fait place a des coniferes que cotoient ainsi desormais bosquets de bambous, bananiers et parfois quelques palmiers par exemple. Le relief, tres accidente, a d'ailleurs longtemps ici fait office de barriere naturelle : grace aux "montagnes-murailles" et aux "gorges-douves" il protegeait dans leurs retranchements, durant leurs periodes les plus sombres et les plus sanglantes, les minorites ethniques des tres severes incursions chinoises Han. Actuellement quarante pour cent de la population de la province se compose de pas moins de quatre vingt minorites ethniques differentes. Les Chinois Han vivent principalement en ville, les minorites, toutes de paysannerie, dans des villages plus recules. Poursuivons la route et en avant pour un...
..Voyage en pays Dong
D'apres ma carte c'etait pourtant clair : je devais quitter Sanjiang vers l'ouest, prendre un transport sur une cinquantaine de kilometres jusqu'au village de Shankou et, de la, partir vers le nord comme je pourrais. Mais j'ai du me tromper. Car le plus difficile ici, c'est de quitter les villes en direction des petits villages. Pas trop de problemes en revanche pour se deplacer de villes en villes car je dispose des noms des principales d'entre elles ecrites en caracteres chinois sur mon carnet. Il suffit alors de les montrer au guichetier ou au conducteur. Mais, quoi qu'il en soit, les villes ici (on en parlera un peu plus loin) ne presentent aucun interet. En revanche cela se complique serieusement pour rejoindre les petits villages, dont les citadins ne connaissent souvent meme pas l'existence. La communication devient alors un reel probleme car ils ne comprennent, mais alors pas du tout, ma prononciation. Parfois une carte sommaire de la region est dessinee sur un mur des gares de bus. Il faut alors essayer d'y reperer un lieu quelconque figurant sur l'itineraire convoite, puis recopier, tant bien que mal, son nom en caracteres chinois sur un papier que l'on tendra plus tard aux chauffeurs de bus. Il ne reste ensuite plus qu'a convaincre ces derniers de ne payer le prix du trajet qu'a l'arrivee, afin de pouvoir descendre n'importe ou. Les bus ici, du moins les "inter-villages" c'est : minuscules et bondes (il faut souvent se contorsionner pour atteindre son siege), sales, extremement lents (parfois, dans les montees, on pourrait marcher a cote), et bruyants (volume des sonos pousse a fond).
Me voila donc a ce que je crois etre Shankou car il y a bien une piste qui en part vers le nord. Seulement celle-ci, d'apres ma carte, doit longer une riviere. Mais ce n'est pas le cas. Tant pis, je m'y engage, marche sur quelques kilometres puis me fait prendre en stop par un tracteur jusque Tongle, village imposant qui ne figure pourtant pas sur mes cartes. Bref, je ne sais absolument pas ou je me situe. Plus rien ne correspond a mes cartes. Tant pis, le coin est chouette. Une nuit dans l'unique pension puis depart a pied au petit matin afin de continuer a remonter la vallee. La ballade vaut le coup, traversee de plusieurs villages Dong dont les maisons en bois s'aggripent en grappes compactes aux flancs des collines.
La construction des villages Dong releve de cinq principes geomantiques fondamentaux : ni fondations, ni echafaudages, ni clous, ni liens, ni mortiers ne seront utilises. De longues maisons en bois reposant sur un socle de pierres appareillees sans ciment donc. De deux a quatre etages, le rez-de-chaussee etant reserve aux animaux, generalement de un a cinq cochons, quelques poules et/ou canards et oies, parfois meme une ou deux vaches, le modele a bosse sur le dos. Les ruelles, etroits passages entre les maisons, sont pavees de galets plantes debout dans la terre, dessinant par endroit des motifs geometriques et des figures animales.
Cinq heures de marche, puis arret dans un village Dong pour y passer la nuit. De nombreuses personnes vivent sous un meme toit, dans chaque grande maison, presque vingt dans la famille qui m'accueille. Je ne cerne en revanche pas du tout quels liens de parente lient tous ces gens. Ici, seules les femmes mariees portent encore l'habit traditionnel, taille dans de la toile manufacturee, elles ne semblent en revanche plus beaucoup tisser elles-memes le coton et la soie. Tot le matin tout le monde s'active, la premiere tache consistant a cuire le repas des cochons dans d'immenses gamelles (wok). Puis depart vers les rizieres car en ce moment c'est la fin de la recolte. Le soir les villageois reviennent donc charges de riz, en gerbes ou non, et de paille sur la palanche d'epaule, egalement d'autres vegetaux pour le betail. Le riz est ensuite battu puis etale devant les maisons pour etre seche, retourne de temps en temps au rateau. La meme operation se repete plusieurs jours durant, le riz etant rentre a l'abri tous les soirs. C'est un travail pour les femmes les plus agees. Les hommes ages, eux, discutent, fument et font la sieste sous la tour du tambour, edifice en bois a plusieurs toits etages et construit sur les memes principes cites plus haut. Les "tours du tambour" (un ou plusieurs exemplaires dans un meme village) sont des lieux de rencontres ou les decisions communautaires importantes se prennent. Autrefois un tambour y servait aussi a prevenir les villageois en cas de danger imminent. Je n'en sais malheureusement pas beaucoup plus sur leurs cultures et religions qui semblent tres riches et tres complexes. Trois jours a crapahuter a pied de village en village, chez les Dong, puis retour en vallee.
Les gens sont adorables, je suis agreablement surpris car ce n'est pas l'impression que j'en avais garde de mon precedent passage en Chine. D'un naturel timide et tres reserve envers l'etranger, les rapports s'echauffent en revanche tres vite des que quelques mots ou signes ont ete echanges. Je me fais regulierement inviter a manger et c'est une reelle aubaine car la nourriture est generalement excellente chez l'habitant : sortes de fondues de viandes ou de poissons, tofue (fromage de soja), vegetaux, piments, et des epices, etc. Les bols de riz s'enchainent. Et puis c'est sympathique, on a le droit de cracher par terre os et aretes et on eructe a volonte, c'est meme conseille. Suis aussi surpris du peu d'arnaques que j'ai a subir (pour l'instant). Il n'est d'habitude en effet pas rare du tout que les vendeurs ou chauffeurs de transports essayent de grapiller quelques yuans de plus a l'etranger, mais pour l'instant presque rien de tel. En revanche la communication m'est evidement presque totalement impossible et c'est vraiment frustrant. Un questionnaire que je me suis fait traduire en caracteres chinois et qui est adapte a mon mode de voyage me permet de demander mon chemin lors de mes randonnees, de solliciter hebergement et nourriture chez les villageois, etc. Et pour me rendre dans ces endroits recules j'ai desormais...
..Ma tactique de deplacement
Elle est tres simple : je prend n'importe quel bus qui traverse une region semblant etre interessante puis note, au fil des kilometres (les routes sont souvent bornees), l'emplacement des villages traverses et des departs de pistes apercus. Pour conserver facilement des reperes expoitables, je me fais meme noter en caracteres chinois les noms des principaux villages. Ainsi au retour je peux m'arreter ou bon me semble puis, de la, partir decouvrir des lieux plus recules. Sans compter que les trajets de bus ici, c'est chouette pour les paysages a observer ; sauf imperatif urgent, pour rien au monde on ne prendrait un bus de nuit.
J'ai quitte depuis deux jours le pays Dong et rencontre depuis d'autres minorites dont je ne connais pas grand-chose, parfois meme pas le nom. En tout cas, desormais, partout ou je passe ce n'est pas inapercu : on me scrute du regard, on se retourne systematiquement a mon passage, on fait signe au voisin pour signaler ma presence, afin qu'il profite lui aussi du spectacle. Je suis celui qui fera dire le soir dans les foyers "Tiens, aujourd'hui j'ai vu un long-nez". Je retrouverai les Dong lors du trajet de retour, dans quelques semaines, et pour l'instant me voila desormais...
..En pays Shui et Buyi
Je viens de longer, en minibus, la vallee de la riviere Diliu Jiang sur une centaine de kilometres en notant bien l'emplacement des departs de sentiers puis suis revenu en sens inverse, en m'arretant dans un endroit de choix : d'ou un petit affluent remonte une minuscule vallee. C'est sur, il y aura des villages par la. Il y a meme une pension familiale ici, j'y passe une nuit. C'est rustique, le pire ce sont les toilettes : deux planches suspendues juste au dessus de l'enclos a cochons. La literie, comme souvent, sent la crotte de souris.
Matin, depart a pied le long de l'affluent, un petit torrent offrant regulierement des bassins ou l'on peut se baigner. Il faut d'ailleurs sans cesse le traverser pour remonter le sentier, des dizaines de fois. En saison des pluies ca doit etre impraticable, les villages doivent alors etre inaccessibles, totalement isoles.
Il n'y a pas autant de lieux habites que prevus, un seul village de traverse, quelques familles y vivent. Mais il est fort possible que je n'ai pas repere d'autres hameaux situes en hauteur. Les paysages n'ont rien de nouveau, on se croirait presque dans les pre-Alpes, si ce ne sont les quelques rizieres. Celles-ci, parfois minuscules, peuvent donc se trouver jusqu'a deux ou trois heures de marche du village. Que de quintaux de riz transportes a dos d'hommes ! et encore sur des sentiers difficiles.
La pire des craintes, de ne pas rencontrer de village avant la nuit. Mais ouf, un petit groupe me depasse, trois hommes, deux femmes, un enfant, et un petit cheval (seules quelques familles en possedent un) charge de marchandises. Il me suffit maintenant de les accompagner. Durant le trajet ils cueillent, a quelques metres des berges, des sortes de petits poireaux sauvages qui seront prepares pour le repas du soir. Une course-poursuite apres un ecureuil nous fera bien tous rire, surtout eux en m'apercevant sortir d'un buisson le pantalon entierement recouvert de ces especes de graines qui s'accrochent a certains tissus. Ils m'hebergeront deux nuits, dans leur minuscule village idyllique refugie au fin fond de la vallee. Nous sommes donc chez les Shui. Blouses vertes brodees s'elargissant vers la taille et turbans blancs pour les femmes, adorables !
C'est incroyable, tous les villages, aussi isoles soient-ils, disposent de l'electricite. Je me demande comment les lignes ont ete installees, celles-ci franchissent les montagnes les plus abruptes. Ainsi, dans presque chaque foyer, la television. Quelles expeditions cela a du etre pour les acheminer jusque la ! Beaucoup, parmi les minorites montagnardes, ont desormais irremediablement perdu de leurs traits culturels forts, assimiles de plus en plus qu'ils sont par les Chinois Han : la forme des habitats s'homogeneise, l'habit traditionnel tend a disparaitre, etc. Les dialectes, particuliers a chaque groupe, semblent par contre encore tres usites. Celui des Shui est fort different du chinois : plus lent, plus chantant et melodieux, il rappelle certaines langues sud-est asiatiques.
Deux jours plus tard, retour en vallee, et passage oblige pour une nuit a Rongjiang, qui ressemble a presque toutes...
..Les petites villes du sud de la Chine
Cauchemardesques. Elles sont horribles. C'est une catastrophe. Deprimantes au possible. A en avoir le cafard apres une seule soiree. Quelques rues poussiereuses ou s'alignent des immeubles bas, blocs de betons et de briques parfois inacheves (mais quand-meme habites) ou acheves, c'est a dire recouverts de carrelage en facades exterieures... A tous les rez-de chaussee, des rideaux de fers. Pour se deplacer la nuit la lampe de poche y est indispensable, afin de s'assurer de ne pas tomber dans un caniveau reste ouvert. Les anciens quartiers traditionnels, eux, deviennent des taudis ou alors sont rases. Pour le voyageur a petit budget, les logements y sont generalement sordides, c'est la (les) surprise(s) a chaque fois. On y passe la nuit que lorsqu'on n'a pas d'autre choix, c'est a dire lorsqu'il n'y a pas de transport avant le lendemain.
Alors depart, remontee vers le centre de la province. Les paysages sont epoustouflants : profondes vallees amenagees en terrasses, quelques villages "suspendus" aux pentes. Les rizieres ont, en cette periode, ete fauchees et sont donc a sec. Dommage car sous eau ca doit etre extraordinaire : des mosaiques de miroirs. J'essayerai de m'y arreter au retour, si j'arrive a economiser du temps. Pour l'instant me voila arrive...
..Chez les Miaos du sud-ouest
Passage par Xijiang, le plus grand village Miao de la province du Quizhou. Environ mille cinq cent familles y vivent et donc presqu'autant de maisons en bois qui s'agrippent a deux collines, les recouvrant entierement et epousant parfaitement leurs formes. Habitations desservies par un faisceau de sentes dallees et de marches. Magnifique.
La "famille" Miao comprend en fait des dizaines de groupes ethniques differents, ceux-ci ayant un peu trop facilement ete regroupes sous cette meme appellation de "Miao" par l'administration chinoise. Des groupes, en effet, aux coutumes, habits traditionnels, cultes, dialectes, etc. forts distincts. Neanmoins un trait caracteristique commun a ces populations Miao est le fait qu'elles construisent toutes leurs habitats directement sur terre battue et non pas sur pilotis comme d'autres groupes de la region.
Hebergement deux nuits chez une famille. Peche avec les enfants dans les quelques rizieres volontairement restees inondees, celles-ci regorgent de poissons et de crabes. On les attrape facilement a la nasse a plonger, puis les epingle sur une solide herbe. Puis coup-de-main au pere a stocker les gerbes de paille, en formant de hauts monticules (quatre a cinq metres) savamment agences en cylindres autour du tronc d'un jeune pin. Les rizieres sont ainsi parsemees de ces edifices. J'en profite aussi pour rayonner dans les environs. De nombreux minuscules hameaux sont dissemines dans les montagnes.
Transit par Kaili, ville importante, peut-etre de l'ordre de la sous-prefecture, en tout cas carrefour commercial important de la region. C'est l'horreur, une centrale nucleaire est situee a deux cent metres du centre-ville, les premieres maisons (les taudis) y sont directement accolees. Plusieurs carrieres d'extraction proches (charbon, minerais divers) ajoutent encore aux charmes de la ville.
Arrivee a Chong'An, j'y avais deja passe pas mal de temps il y a trois-quatre ans. Transformation radicale : les charmants quartiers traditionnels, groupements de maisons miaos en bois, ont entierement ete detruits au profit de blocs de betons (carreles...) et de briques qui semblent deja ages de vingt ans, suintant la salete. Coup de blues pour le coup. De plus il s'est mis a bruiner, boue et nuages bas. D'ailleurs, encore un record, la province du Quizhou est la plus arrosee du pays et la nebulosite (presence de brouillards) y est la plus importante. Demain je retournerai visiter les collines alentours. Pour l'instant, dans la modeste pension ou je loge ce soir, c'est le summum en la matiere ; c'est peut-etre alors maintenant l'occasion, inevitable de toute maniere, de faire un long constat sur...
..L'etat des toilettes de campagne chinoises
Oh non. C'est litteralement impossible. Il faut le vivre (le subir) pour veritablement comprendre. De plus, je ne voudrais pas choquer les ames sensibles et les ames pas sensibles. Autocensure donc.
Quelques districts autour de Kaili (dont celui de Chong'An) sont territoires de l'ethnie Gejia. Egalement assimiles aux Miaos, ce groupe reclame pourtant avec insistance le statut de nationalite distincte. Il s'agit d'une des populations arborant les costumes les plus surprenants, d'allures tres martiales, en particulier celui des jeunes filles. Des tuniques composees de differentes pieces de coton decorees selon une technique incroyablement minutieuse de batik. Des ouvrages d'une qualite inouie demandant certainement de tres longs mois voire annees de travaux pour chacun d'entre eux. Entre autres caracteristiques, les femmes, qui portent une sorte de coiffe "a la Becassine", se rasent l'avant du crane et les sourcils. Les villages Gejia et les rizieres attenantes sont accessibles par un dense reseau d'etroits sentiers, souvent grossierement dalles d'enormes pierres transportees une a une du lit des rivieres en contrebas. Les maisons en bois, de constructions tres laches, se composent de trois pieces sur terre battue, surmontees d'un grenier ou sont remisees differentes denrees. Le betail loge dans de minuscules et sommaires batisses attenantes en terre. Les Gejia sont d'une gentillesse inouie. Le seul probleme, ce sont leurs chiens, tres hargneux et meme feroces envers l'etranger, il est alors indispensable a ce dernier de se deplacer dans les villages muni en permanence d'un baton. Les petits villages Gejia autour de Chong'An sont dissemines dans une dense zone de hautes collines ou de tres nombreux sentiers se croisent et se recroisent sans cesse. Meme aux bruits familiers (chant d'un coq, cri d'un enfant, claquement d'une hache, etc.) il n'est pas toujours facile de localiser un village, l'echo deplacant en permanence les sons dans ce relief abrupte. La presence de brouillards epais, persistant depuis trois jours du matin au soir, me complique encore la tache. Alors impossible d'aller tres loin, je dois me contenter des environs immediats. Mais coup de chance, il se deroulera demain a Chong'An, alors quelques mots sur...
..Les marches du Quizhou
Ils ont lieux de maniere cyclique mais sont tres rarement hebdomadaires d'ou, malheureusement, la difficulte pour le voyageur de les prevoir a l'avance. Suivant les regions ca peut etre tous les cinq ou tous les six jours par exemple ou alors tous les jours en 2 - 6 - 9. Ils ne debutent jamais trop tot le matin car il faut laisser le temps aux villageois d'arriver. Ici a Chong'An ils arrivent en bus, a velo ou a pied, la palanche d'epaule, la hotte ou le petit cheval charges de leurs quelques produits. D'autres s'y rendent par la riviere, sur de petites embarcations. Et puis, vers dix heures, toutes les quelques rues se retrouvent bondees, encombrees de convois en tous genres, des atmospheres moyennageuses. Impressionnant le peu de produits qu'ont a proposer certains, parfois peut-etre pour trois euros seulement au total a la vente. Et puis il y a les services proposes : coiffeurs et dentistes de rue, couturieres, reparateurs de gamelles en fer, voyants et autres charlatants, tous sous un parasol ou une bache de fortune et les pieds dans la boue. Il s'y organise aussi generalement quelques combats de coq, au milieu d'un cercle de parieurs et badauds emeches. Les marches sont des moments privilegies pour le spectateur car les femmes en profitent pour se parer de leurs plus belles parures. Les marches sont avant tout des lieux d'echanges commerciaux mais aussi de rencontres entre vieux ou jeunes gens de villages eloignes. C'est ici que les nouvelles circulent et que les liaisons se creent.
Plus que quelques jours de balades, il est alors temps de penser a ce que pourrait etre...
..Le retour
Si peu de chemin parcouru en plus de quatre semaines, meme pas le tiers de ce que j'avais vaguement pu prevoir initialement. Je n'aurai donc pas le temps de m'aventurer beaucoup plus loin, par exemple dans l'extreme ouest, sur le plateau du Yungui, la region la plus pauvre de la province du Quizhou (qui deja elle, on le sait, est la plus desheritee de Chine), le "Far-West" du Quizhou en quelque sorte, tout proche du Sichuan. En fait ce serait possible de s'y rendre mais le retour a bon port deviendrait tres long et fastidieux et de plus m'obligerait a voyager de nuit, dans un de leurs immondes bus-couchettes ; j'y avais goute il y a quatre ans : non merci, plus jamais ca.
Alors il ne me reste plus qu'a redescendre tranquillement vers Guilin, en quelques jours. Du coup des demain je vais pouvoir m'aventurer...
..Trop loin en pays Dong
L'hiver, ici aussi, s'approche a grands pas et maintenant j'ai l'air malin avec mes sandales. Pas vu le soleil depuis plus de deux semaines, ciel gris mais il ne pleut pas. Par contre il commence a faire serieusement froid sur les hauteurs, j'avoue que je ne m'y attendais pas. Ca les fait tous rigoler mes sandales.
Pas tres loin de Bazai j'ai repere un depart de piste. Je me suis renseigne envers plusieurs personnes sur la distance le separant du premier village. Comme reponses j'ai eu : trois kilometres, dix-huit kilometres et trente kilometres... Car un nouveau probleme se pose : les gens sont tellement intimides par ma personne (excusez du peu) que lorsque je leur pose une question je sens bien que leur unique volonte est de se debarrasser de moi le plus vite possible. Difficile dans ces conditions d'approfondir un sujet kilometrique pourtant tellement important pour moi. Bon tant pis, il n'y a qu'a s'y engager, passer la nuit dans le village puis revenir demain par le meme chemin. Le retour a eu lieu cinq jours plus tard... Je vous passe la description des decors : sublimes, je reste decidement sidere par le travail accompli dans les montagnes par les villageois. Des fonds entiers de vallees sont sculptes en terrasses, parfois vertigineuses et, pour les rejoindre, des sentiers dalles d'enormes pierres. Ici le betail reste a demeure dans les rizieres ou lui ont ete amenages de minuscules abris en pierres, semi-troglodytes.
En chemin, jusqu'au premier village, pas de probleme, j'ai suivi la piste principale. Accueil chaleureux (mais dans le froid !) dans une famille. Grosses rigolades quand-meme avec les enfants, et puis le soir on dine dong donc (!). Le pere me propose meme de m'accompagner le lendemain jusqu'au village suivant. A partir de la, plus de piste, on emprunte d'etroits sentiers de traverse, en foret ou parmi les rizieres. Accueil, dans le second village, chez des amis du pere, festin et tres serieux abus d'alcool de riz (je le cache mais le phenomene se produit un peu trop souvent dans les villages). Le lendemain le pere etait deja rentre chez lui, l'ami m'a donc indique la direction a prendre. Je l'ai maudit toute la journee "l'ami". Car cela s'est tres rapidement complique pour moi. Je n'ai, au bout de quelques kilometres, plus du tout su ou etait le nord en quelque sorte. Alors marche presqu'au hasard pendant quatre jours, des gens m'indiquant ou me guidant en fait a chaque fois vers le village le plus proche. On me montrait bien aussi la direction de Bazai (lieu de mon depart et, je l'esperais, de ma prochaine arrivee) mais, dans cet inextricable reseau de sentiers et de collines tres escarpees, impossible de conserver bien longtemps le cap. J'ai du en fait effectuer, plus ou moins, une sorte d'immense demi-boucle. Alors il y aurait tant a dire : toujours les memes fantastiques paysages, et le charme fou des villages, malgre la salete omnipresente, l'aspect physique parfois presque effrayant de certaines personnes, jeunes ou adultes, l'aspect et l'odeur parfois plus que douteux des aliments et des breuvages servis, et de l'eau de vaisselle aussi, "l'aspect" de mes premiers serieux troubles gastriques (ca s'est sur on n'en dira pas plus), l'aspect des toilettes en publique au milieu du village, etc., etc.
J'ai retrouve un reel repere geographique a plus de vingt kilometres de Bazai... Un type m'a emmene en moto jusqu'a la route ou passent des bus. Ca fait cinq jours que je ne me "lave" que pieds et visage, pas les vetements. Presqu'heureux de retrouver l'affreuse ville de Rongjiang ou, pas de chance, avouons-le, je n'ai pas acces a l'eau, panne generale dans toute la ville. Je me laverai donc demain apres...
..Un chouette trajet
Mais oh combien poussiereux ! Je compte repasser par Zhaoxing, region peuplee principalement par des groupes Miaos et Dong. J'y etais deja il y a quelques semaines et ai pu y reperer la-bas un depart de sentier qui semblait prometteur, alors je vais retourner y voir. Pour l'instant trajet de Rongjiang a Congjiang. On est au coeur du pays Dong. Traversee d'un village lors de son jour de marche. Aubaine, je descend du bus et tant pis pour le prix du trajet paye complet. Comme d'habitude, rues bondees de gens, le vehicule peine tres serieusement a se frayer un passage dans la cohue ambiante. Les femmes et les jeunes filles se sont parees de leurs plus beaux costumes car c'est surtout l'occasion pour les adolescentes de se montrer aux jeunes gens en exhibant leurs remarquables travaux d'aiguille. Toutefois de tres nettes differences sont perceptibles dans les parures, car chacune determinant un clan bien particulier. Points communs : des coiffures tres elaborees et maintenues par de larges peignes en bois, de tres lourds bijoux d'argent, notamment les anneaux de cou, parfois jusqu'a trois cumules ! et un tissu de base (de couleur indigo/pourpre et richement brode) dit "calende" : longtemps martele a la mailloche pour lui donner une certaine rigidite, le lustre de l'usure, une impermeabilite totale et des reflets argentes, moires. Pour l'occasion beaucoup d'hommes aussi portent leur costume traditionnel : taille dans la meme toile decrite ci-dessus, vetements tres amples, turban. Un spectacle impressionant, tout s'y vend ou s'y echange, l'alcool s'y consomme... Quelques heures a y deambuler en attendant le bus suivant pour amorcer...
..Le retour definitif
Car plus que quelques jours de balades. Hormis le passage promis par la region de Zhaoxing, cela deviendra ensuite trop court pour s'aventurer sur les sentiers. Alors, a partir de maintenant, je vais aller voir des lieux parait-il beaux : les rizieres en terrasses de "l'Epine dorsale du Dragon", parait-il les plus impressionnantes rizieres du coin. Bon c'est sur, va y avoir du droit d'entree par la-bas, et des vendeuses harcelantes, et de la sur-taxe pour tout, et quelques groupes a "fanions et porte-voix", et plus vraiment d'accueils chaleureux, sinceres et desinteresses dans les familles, bref du mercantilisme a outrance, mais tant pis car je me suis promis de garder mon calme dans toutes les situations qui m'attendent. Mais alors en attendant...
..Que d'oublis de ma part
Alors en vrac : les fetes paysannes et l'alcool de riz (au secours je n'en peux plus) ; le tabagisme passif ; le bruit en ville et dans les pensions (mahjong, karaoke et passes...) ; la viande de chien et de tout autre animal qui a "le dos tourne vers le ciel" ; la difficulte de connaitre l'horaire de depart d'un bus ; l'impossibilite de connaitre l'horaire d'arrivee d'un bus ; les p'tites betes dans les chambres ; le crachat chinois ; l'affligeante stupidite des programmes TV chinois ; les odeurs chinoises ; la trop accessible compagnie des rampants, volants et rongeants, la nuit ; la trop inaccessible compagnie des beautes villageoises, la nuit.
Septembre & octobre 2005
Chine du Sud-ouest, province du Guizhou
De retour de trois mois de voyage en vélo en Chine, dans les provinces du Yunnan et du Sishuan, j'apporte ici des informations pratiques que j'aurais aimé trouver avant de partir.
Je vous livre sans ordre particulier ma propre expérience qui ne cherche à porter ombrage à personne, mais qui lève le voile sur des mécanismes introuvables ici ni ailleurs depuis notre réseau internet occidental.
* EN chine les cartes routières sont réservées à l'armée et la police. Les cartes vendues en occident n'ont qu'un intérêt informatif superficiel compte tenu des échelles de représentation.
* Les applications classiquement utilisées pour s'orienter telles que MAPS ME ne sont ni complètes ni à jour et de surcroit "accrochent " mal les balises chinoises. A cela s'ajoute les transcriptions très approximatives des noms de villes et des villages. L'outil le plus utiles que j'ai pu trouver sur ce chapitre est l'application OsmAnd qui présente l’avantage d'indiquer les noms en mandarin standard. C'est bien plus confortable pour demander son chemin.
* L'ensemble du réseau routier que j'ai emprunté est en travaux comme la plupart des villes d'ailleurs. Les anciennes routes sont pas ou peu entretenues et de nouvelles routes existent qui ne sont pas référencées sur GPS. De nombreux petits villages et hameaux n'apparaissent également pas sur les GPS. Mon meilleur allié a été un compas magnétique, la lecture des reliefs et le bon sens.
* N'ayez pas plus confiance sur les dénivelées calculés au préalable à la maison, ils seront faux en pratique (pas simple pour un déplacement en vélo chargé)
* N'oubliez surtout pas de prendre une carte SIM chinoise à votre descente de l'avion. En effet, hors de l'aéroport vous ne pourrez obtenir cet outil indispensable qu'en vous rendant dans un commissariat de police pour vous faire délivrer un numéro d'identification. Bien sûr ce sera à l'issu d'un interrogatoire en règle.
* Le logiciel indispensable pour la Chine est WECHAT. Cette messagerie outre les échanges textes audio et vidéo offre également un outil de positionnement géographique et un outil de paiement par code IRQ. Tous les chinois l'utilisent.
* Le réseau internet Chinois peut être qualifié de réseau Intranet. AUtrement dit vous ne pouvez ni y entrer depuis l'extérieur, ni en sortir pour aller sur vos applications favorites.
* L'utilisation d'un VPN est une solution technique à ce travers mais qui est loin d'être satisfaisante, même avec un logiciel payant. Le débit est quasi nul et les autorités chinoises traquent en permanence ces logiciels qui régulièrement se déconnectent.
* Il est inutile d'emporter avec vous des devises étrangères telles que Dollars américains ou Euros en espérant pouvoir les changer en cas de souci. Les banques chinoises n’achètent pas de devises.
* Vous ne pourrez pas plus compter sur le secours des services de Western Union en cas de souci. Malgré les discours rassurants de cet organisme, aucune banque ne vous remettra des Yuan. AU mieux elle acceptera de les verser sur un compte bancaire ... chinois..
* Les cartes de crédits de type MASTERCARD ne fonctionnent que dans les automates de type CRS . Les automates ATM ou UNION PAY nécessitent des codes Pin à six digit.
*Vous ne pourrez retirer des devises que dans les banques nationales telles que ACB ( AGricultura Bank of China). Parfois vos retraits seront limités par la banque chinoise elle même.
* Les services de la poste sont assez bien répartis, mais seules les bureaux des grandes villes procèdent à des envois internationaux. Pour envoyer un colis il est inutile de chercher un carton et des accessoires d'emballage. La poste chinoise démontera méticuleusement toutes les protections que vous aurez pris soin de rassembler autour de vos trésors. Elle vous vendra le carton, seul autorisé par le service d'expédition chinois. Cela permet également au passage de vérifier dans le moindre détail ce que vous envoyez. Les objets fragiles tels que la porcelaine peuvent être refusés sur la simple volonté de l'agent qui vous a pris en charge.
* Pour réduire les coûts d'expédition vous pouvez optez pour un envoi de type surface. Le colis arrivera au bout de deux mois pleins. Soyez patient.
* C'est à peu près le même délai que prend une simple lettre pour arriver dans la boite aux lettres de vos proches. A ce sujet préférez l'achat des enveloppes et des timbres à la poste elle même cela vous fera gagner du temps et de l'énergie sur la recherche d'une enveloppe.
* De nombreux hôtels refusent les clients étrangers. Par contre les palaces vous déroulent le tapis rouge pour des prix voisins de l'occident mais une qualité de service très souvent perfectible.
* Certains musées sont tout aussi fermés à nos yeux.
* Attendez vous, en tant qu'occidental, à être très souvent contrôlé aux chekpoints policiers d'entrée des villes et villages.
* Vous ne pourrez quasiment pas compter sur vos compétences en Anglais utilisables uniquement dans les très grosses villes et à l'aéroport. Un rudiment de chinois paraît incontournable pour se débrouiller en autonomie.
* Toutes les gares routières d'une même ville n'ont pas les mêmes destinations. Certaines villes sont accessibles en bus, d'autres en train.
* Votre passeport vous sera réclamé pour l'achat d'un billet de bus, de train ou une chambre d'hôtel.
* Dans la période de mars à juin, sur des altitudes entre 3 et 4000 mètres j'ai connu la pluie deux jours sur trois.... Pas top pour les photos, ni les feux de camps. Équipez vous en conséquence.
* Même si l'industrie chinoise inonde nos pays de productions High-tech vous trouverez difficilement de tels produits mis à part de la téléphonie. Prévoyez vos cartes mémoires, chargeurs, accumulateurs, piles et accessoires en conséquence.
* Pour que chacun trouve les réponses à ses propres question pratiques je vous invite à télécharger le logiciel WECHAT sur votre téléphone et à rechercher la communauté des expatriés français de la région où vous vous rendez. Les informations seront précises et concrètes.
* A titre d’anecdote j'ai connu dans ce voyage, des hôtels sans douche, ou sans lavabo, ou sans W-C, ou sans chauffage, ou sans couverture, ou sans électricité, ou sans rideaux, ou sans serrure, ou sans WI-FI, ou sans robinet sur le lavabo, ou sans poire de douche, ou avec des heures d'entrée imposées, ou avec des savonnettes et des rouleaux de papiers toilettes payants ...
Mais aucun d'eux n'a jamais été gratuit...
Heureusement pour moi, j'ai bivouaquer très souvent dans un confort spartiate mais sans surprise...
Etant d'un naturel combatif et surtout positif, j'ajouterai que, comme dans tous voyages, j'ai pu faire de fabuleuses rencontres humaines qui à elles seules méritent de retourner explorer ce fantastique pays...
Bonjour,
J'en suis aux premiers préparatifs d'un itinéraire pour la Chine. C'est une première pour nous, mon conjoint et moi. Nous arriverons sur Pékin d'abord. Nous voudrions visiter le Xinjiang, mais devons nous rendre à la fin du périple au Laos car notre voyage se poursuivra par là.
Je sais que le Xinjiang c'est grand et c'est loin. Nous sommes prêts à payer pour un vol, mais budget restreint car nous serons en TDM.
Nous pensions faire : Pékin, Xinjiang, Sichuan et Yunnan. Est-ce envisageable en deux mois ou les distances sont trop importantes? Nous voulons faire le Xinjiang essentiellement pour les nomades, les grands espaces, le dépaysements, à défaut de faire le kirghizistan qui déroute trop de notre itinéraire...Nous voulons se rapprocher de ce genre de paysage tout en profitant de notre visa et temps passé en chine.
Jour 1 (25 février 2009) : départ 18h40 de Bruxelles pour Hong Kong via Londres avec British Airways (13h30 de vol + 1h30 d'escale) 439 Euro
Jour 2 : arrivée à Hong Kong vers 16h15. Bus A21, 33HK$, trajet une petite heure. Man Hing Lung Hotel (Mirador Arcades) single 150HK$.
Jour 3 à 5 : séjour à Hong Kong. Journée à Macao 133HK$ aller/142HK$ retour, trajet 1 heure.
Jour 6 : bateau + bus de 8h20 pour Zhaoqing 220HK$, trajet 4h30 (route/paysages 0*) Hotel Lan Gong 138Y.
Jour 7 : séjour à Zhaoqing. Visite des Seven Stars Crags
Jour 8 : train de 9h46 pour Nanning (arrivée 19h30) 94Y en siège dur (pas de place assise ! 10 heures dans le wagon restaurant-fumoir !!!) (r/p 1*/2*). Ying Bin Hotel 80Y
Jour 9 : séjour à Nanning
Jour 10 : bus de 8h30 pour Detian 50Y trajet 4h30 (r/p 5*) hôtel Detian Luguan 60Y
Jour 11 : camionette pour Shuolong 20Y 25' + tricycle pour Xialei 30Y 30' + tricycle partagé pour Hurun 5Y 20' + bus pour Jingxi 10Y 1h + bus pour Baise 50Y 3h30 (r/p 5*) E Chang Binguan 70Y
Jour 12 : séjour à Baise
Jour 13 : bus pour Leye 34Y 4h30 (r/p 3*/4*) Jin Yuan International (!) Hotel 120Y
Jour 14 et 15 : séjour à Leye et excursion dans les environs (rivière Buliu - Dashiwei Tiankeng - Luomei Cave)
Jour 16 : bus pour Baise 34Y 3h30. You Yuan Hotel 70Y
Jour 17 : bus pour Bo'ai (Y'a plus rien à voir - barrage) 20Y 1h + camionette pour Funing 25Y 1h + bus pour Guangnan 26Y 3h15 (4*/5*) petit hôtel au carrefour près de la gare des bus 30Y
Jour 18 : aller/retour à Bamei bus 10Y 1h
Jour 19 : bus pour Qiubei 37Y 2h30 (3*/4*) hôtel Rui He 120Y
Jour 20 : aller/retour à Puzuhei bus 4Y 45'
Jour 21 : 2 bus pour Jianshui via Kaiyuan 63Y 7h (R/p 1*) hôtel Hong Yun (Tourism Designate Hotel !!) 60Y
Jour 22 à 24 : séjour à Jianshui + visite de Tuanshan bus N°4 2Y et tricycle 2Y retour par une camionette jaune 3Y jusqu'au pont des Deux Dragons et 2Y + aller/retour à Swallow Cave bus 10Y 1h
Jour 25 : bus pour Yuanyang 31Y 3h jusqu'à Nansha (r/p 3*/4*) + camionette 10Y 50' jusqu'à Xinjie (r/p 5*) hôtel Wang Yang Lou 40Y
Jour 26 à 27 : marché de Laomeng camionette 20Y 1h30 + quelques trajets en camionettes jusqu'à Laohuzui et Shengcun de 5Y à 10Y + à pied jusqu'a Bada
Jour 28 : 2 bus pour Shiping via Gejiu 56Y 4h30 (r/p 2*/4*) Shiping Hotel 80Y
Jour 29 : bus de 8h30 pour aller visiter en aller/retour Zhengying Cun 3Y 30'
Jour 30 : bus pour Tonghai 30Y 3h15 (r/p 4*) Yuheng Luguan hotel 50Y + visite du Xiushan
Jour 31 : séjour à Tonghai (aller dire bonjour à Albert)
Jour 32 : bus pour Kunming 35Y 2h30 (r/p 1*/2*) Hotel Camellia 100Y
Jour 33 et 34 : séjour à Kunming + visite du Xi Shan et du musée des ethnies
Jour 35 : bus de 10h pour Lijiang 191Y 9h15 (r/p 4*) Youth Hostel 80Y + restaurant Petit Lijiang
Jour 36 à 38 : séjour à Lijiang + visite des Gorges du Saut du Tigre (partage à 4 d'une camionette 200Y)
Jour 39 : bus pour Zhongdian 60Y 3h30 (4*/5*) Hostel Traveller Club 80Y
Jour 40 : bus pour Dali 112Y 6h45 (r/p 4*/5*) Hotel Guang Wu
Jour 41 et 42 : séjour à Dali et visite des marchés de Shaping et Zhoucheng
Jour 43 : bus N°8 1, 5Y 35' pour Xiaguan + bus de 9h00 (à la gare des bus près du terminus de la ligne N°8) pour Lincang 105Y 5h30 (r/p 4*/5*) Hong San Ye Binguan 60Y
Jour 44 : bus pour Lancang 57Y 8h30 (r/p 4*/5*) Hotel au carrefour près de la gare des bus 100Y
Jour 45 : aller/retour à Menglian bus 13Y 1h30
Jour 46 : bus pour Jinghong 46Y 5h30 (r/p 4*/5*) hôtel au fond d'une cour près du carrefour Xuanwei Dadao et Minhang Lu 80Y + restaurant Mei Mei Cafe
Jour 47 à 49 : séjour à Jinghong et excursions à Menghun - Jingzhzen - Damenglong/Manfeilong - Menglun - Ganlanba
Jour 50 : bus pour Kunming 197Y 11h30 (r/p 4*) Camellia Hotel 100Y
Jour 51 : bus pour Shilin 27Y 1h30 Tian Yu Hotel 100Y (à éviter le Youth Hostel, pas d'eau !!) + visite de la Forêt de pierre de 17h à 20h
Jour 52 : train pour Xingyi 38Y 4h30 (r/p 3*/5*) Hotel Tian Yu 120Y
Jour 53 : excursions aux Gorges de Manling bus N°4 1Y + petit tour en bus jusqu'à Yonghe (route/paysages 5*)
Jour 54 : bus pour Zhengfeng 40Y 2h + bus pour Huangguoshu Falls 40Y 2h45 (r/p 5*) hôtel à gauche en descendant du parking 60Y
Jour 55 : bus pour Anshun 11Y 1h + bus pour Guiyang 35Y 2h30 Hotel Mingzhu 128Y; à voir : église catholique de style sino-gothique
Jour 56 : train (sleeper) de 10h05 pour Huaihua 120Y 7h (r/p 3*/5*) Huai Tie Hotel 128Y
Jour 57 : bus pour Fenghuang 32Y 2h30 (r/p 4*) hôtel dans un ensemble de cours à droite avant le pont 100Y
Jour 58 : séjour à Fenghuang
Jour 59 : bus pour Huaihua 33Y 2h30 (r/p 4*) Hotel Xiong Feng 168Y
Jour 60 : train de nuit sleeper de 17h30 pour Shenzhen 405Y
Jour 61 : arrivée à la gare de Shenzhen-Ouest à 10h40 et de là 3 heures de bus + métro pour arriver à Tsim Sha Tsui
Jour 62 (27 avril 2009) : retour à Bruxelles.
Cet itinéraire a été réalisé sans trucage ni produit dopant (la teneur en alcool des bières chinoises ne risque guère de vous faire rouler sous la table mais méfiez-vous quand même de l'alcool de riz). Les conditions météorologiques furent dans l'ensemble très favorables. Malgré l'état de certaines routes aucun bus n'a connu de crevaison. Aucun animal n'a été maltraité durant ce voyage.
"Les Chinois parlent très fort, de façon assourdissante, harcelante et ininterrompue, comme si personne ne les écoutait jamais et qu'il leur faut crier pour se faire entendre. La radio et la télévision marche toujours à plein volume. Pourquoi ? Sont-ils tous affligés de surdité congénitale ou s'agit-il simplement d'une habitude passablement détestable ? Ils laissent les portes ouvertes - c'est une habitude nationale.
Les Chinois passent leur temps a cracher. Ils se raclent la gorge si bruyamment que la conversation devient inaudible - on dirait le bruit d'un motoculteur ou de quelqu'un qui nettoie une gouttière, ou encore les derniers litres d'eau d'un jaccuzzi en train de se vider. Ils aspirent avec leurs joues : Kurrrkh! puis ils grimacent, mettent leurs dents en position et se penchent. Vous vous attendez à un jet d'au moins cinq mètres, comme un cow-boy dans la pampa, mais non, ils ne lui impriment aucune force. Ils crachent rarement à plus de quelques centimètres. Ils ne crachent pas juste et loin, ils crachent vers le bas; voilà la différence culturelle essentielle que je mis un an à découvrir en Chine. Ce n'est pas un tir net en plein dans le crachoir, c'est une dégoulinade qui coule à l'extérieur de ce répugnant réceptacle. Ils se plient en deux lorsqu'ils crachent, avec une flexion des genoux et une courbure de l'échine en guise de préliminaire. Il n'y a rien d'agressif. C'est presque silencieux. Ils laissent tomber le glaviot et poursuivent leur chemin. Bien sur c'est un pays surpeuplé et il est impossible de balancer un mollard sans taper sur quelqu'un.
Personne ne converse jamais normalement au téléphone en Chine. C'est toujours des hurlements."
Paul Théroux - La Chine à petites vapeurs
Encore un voyage, et encore des questions sur ce forum de voyageurs! Merci d'avance pour vos reponses qui ont tjs bien aide mes decisions sur place.
Je pars en chine 4 semaines en aout, donc mousson... On fera avec.
On arrive a pekin et le but est d'aller randonner, faire du velo, des marches et faire des photos et des dessins de locaux souriants qui me diront 'oui' simplement. On se dirige vers xian, lanzhou, puis le yunnan et peut etre yangshuo (guilin). 4 semaines, c'est court pour tous ces km alors on voudrait optimiser avec vos retours.
Que pensez vous des coins suivants (on voudrait eviter les hordes estivales et les attrapes touristes meme si on reste conscient qu'on sera manges la plupart du temps par ca:
- Xian
- Lanzhou + temple de labrang + langmusi
- lijang, trek de la gorge du tigre, Jinsha jiang,
- lac lugu,
- Dali,
- Lac erhai,
- Ruili et la frontiere avec la birmanie (pas trop de pluie?????),
- kunming et le lac dian,
- jianshui et temple de confucius,
- yuanyang,
- yanshuo et guilin (ces paysages de reve se trouvent-ils aussi ailleurs le long du Li?),
- Qingyanzhen pres de guiyang,
- 10000 sommets pres de xingyi et canyon de maling he (guizhou),
- foret de pics de shilin pres de kunming,
Bon je sais, ca fait bcp, mais j'ai du mal a trier, ca sera la premiere en chine...
Pas trop de quarantaine pour les grippes a l'arrivee???
Je suis en deplacement aux US pour le moment, il parait qu'ils n'aiment pas trop mais je me vois mal demander au douanier de detroit de ne pas tamponner mon passeport... inchallah!
Le traitement palud, ca vaut la peine? Je suis reste pls mois en afrique de l'ouest sans pb en faisant attention, les moustiques chinois sont teigneux?
Merci de vos retours et bonne route.
olivier
ps. vis comme si tu allais mourir demain et apprend comme si tu allais vivre toujours...
Nous partons presque 6 semaines cet été en chine (juillet aout).
Nous voudrions commencer par la Mongolie intérieure puis descendre au Sichuan et si vraiment on a le temps, ce que je doute, faire un tour au Yunnan.
Nous partons avec notre tente et notre Gps pour les randonnées. Mais nous ne savons pas trop quoi choisir comme randonnée dans le Sichuan qui ne soit pas trop touristique. Nous voudrions faire plusieurs petites randonnées (de 4 ou 5 jours) pour être autonome pour nous nourrir plutôt qu'une grande de 15 jours où nous serions obligé de prendre un guide. Que nous conseillez vous?
Merci d'avance
Bonjour,
Sur le site du centre d'information de l'internet en Chine
dans la partie tourisme j'ai trouvé un article sur les 9 bourgs chinois qui méritent d'être visités
http://www.china.org.cn/french/209377.htm
Fenghuang province ????
Lijiang au Yunnan
L'ancienne cité de Pingyao dans le Shanxi
le jardins des jujubiers de Yan'an dans le Shaanxi
Xichang au Sichuan
Le mont aux flammes de Turpan dans le Xingjiang
Pingxiang province de ????
L'ancien pont de Zedan au Tibet
et Madao au sud ouest de la ville de Xining dans le Qinghai
Quen pensez vous ???
Je suis interessé par le mont aux flammes de Turpan et Madao, qui connait ? et peut me donner son avis et des conseils pour s'y rendre
Siya
Je me rends à l'adresse donnée par le LonelyP le Sunrise Backpack Hostel, fermé, cependant ils renvoient les clients juste au-dessus le Sunrise Mingqing aussi recommandé par le LonelyP
Il est midi je m'apprête à laisser mes affaires dans un dortoir à l'allure décousue , petit , impersonnel et négligé Je suis attiré par un couple de chinois sur le départ dans une chambre en face
Sous mes yeux, la dame de service arrive, donne quelques tapettes sur le drap secoue le drap du dessus, une chiquenaude sur l'oreiller et fini voilà rien de changé
Je regarde le mien il y avait du monde pour partager le couchage, je lui montre tous les cheveux qui trainaient, je crois comprendre que le nécessaire sera fait
Retour le soir vers 20h, les draps sont dans le même état, à l'accueil la fille me dit qu'elle ne peut rien faire, froidement elle me propose de quitter les lieux et de me rembourser, à plus de 20h
Je fouille les chambres ouvertes, je trouve des draps qui me paraissent corrects et j'effectue l'échange
Le lendemain je vais à une autre adresse recommandée par le LonelyP, le Tina's hostel
Je peux vous dire que l'ensemble a vieilli, propreté médiocre et une sale odeur de moisi dans les chambres en contrebas
Je reste toutefois ici. Le lendemain matin j'assiste à un violent accrochage entre 4 policiers et les responsables de l'hôtel présents
Le soir du 16 février 2012 à 19H, on nous informe que le Tina's est fermé sur décision de la police, nous n'en saurons pas plus.
Avec une chinoise et une brésilienne nous allons au Yangzi Rivers hostel qui est aussi une auberge de jeunesse non indiquée sur le LP, 80 Changiang Binjang Lu sur le front de la rivière près de la station de bus Chaotianmen et proche aussi de la sortie 4 (prendre la rue qui descend à 90° à droite de la sortie) du métro sur la ligne 1 je n'ai pas son nom mais c'est l'avant dernière, la dernière devant être la station de bus Chaotianmen
Rien à dire c'est une bonne adresse
Précision concernant les transports à Chongqing, le Lonely planet annonce une station de bus longue distance du coté de l'ancienne gare en réalité les longues distances ont été regroupées dans un immeuble neuf près (Lire la signalétique ce n'est pas intuitif) de la nouvelle gare de chemin de fer fonctionnelle North Railway Station, métro en prime.
Le métro, petite information, les plans à l'extérieur sont tous écrits en chinois pas de noms en anglais, mais une fois à l'intérieur tout est bien indiqué dans les deux langues avec aussi des annonces parlées en anglais
Hébergement à Chishui, je donne ces informations car ici pour communiquer c'est la danse signes
Le Lonely planet recommande le Chishui Kaiyue Bingan, vous pouvez y aller bonne adresse 100 yuans
Facile à trouver, en venant du nord les bus vous laissent à une station prés d'un pont d'une cinquantaine de mètres de longueur
Le traverser en restant à droite et continuer la rue dans le prolongement en restant sur le même coté. (La station principale de bus qui conduit au sud est le long du fleuve à 2km environs du pont, en sortant du terminal et en tournant à droite on arrive au pont et pour aller à l'hôtel pendre à droite au pont )
A quelques centaines de mètres du pont sur la gauche il y a un monument en forme de colonne puis un parc , après le parc, en remontant, au croisement avec la première rue à droite dans l'angle en face il y a un hôtel avec une façade en verre bleu, 30 m plus haut des socles avec des lions vous serez arrivés, l'hôtel est là à gauche des statues
Pour aller visiter les sites intéressants de Chishui il faut continuer toujours sur le trottoir de droite sur 500m et en faisant bien attention il y a une petite station de bus. D'ici on peut aller visiter tous les sites recommandés, ce n'est pas impersonnel et ces sites méritent un arrêt
J'ai continué en bus vers le sud depuis Chishui sur Guiyang, je ne sais pas quel est le trajet mais la route est de toute beauté, dommage que le temps n'était pas au mieux pour en profiter
Février 2012 je n'ai pas encore vu le soleil, si ce n'est le 01 et 02 au lac Lugu Hu, ciel bleu température basse mais altimètre à 2800m
Depuis fini, ce ne serait pas grave si on était le 3 ou 4 février le problème c'est que nous sommes le 03 mars
Du brouillard sans aucune retenue ( Sichuan, Chongqing, Hubei, Guizhou, Guangxi je suis à Guilin, pourri) les prévisions météo les plus optimistes renvoient au 15 mars pour espérer du mieux. Je ne suis pas habitué à cette brumasse vivement que je retrouve la tramontane qui ne fait pas de détails avec les nuages, tous à la poubelle fissa
Fini plus d'information, à moins que vous ne souhaitiez avoir des nouvelles des dragons chinois, une autre fois vous aurez mieux des news de nos dragons catalans dans le championnat anglais de Rugby ligue (Rugby à XIII):
Je pars en Chine avec ma meilleure amie du 10 au 28 Juin. Je suit très excitée par ce voyage dans un pays qui me paraît magnifique et si différent.
On va voire une ancienne collègue à nous, qui habite à Guanghzou. Cependant nous comptons pas rester là bas très longtemps. Elle ne sera avec nous que la première semaine.
Que pensez vous de notre itinéraire :
Guanghzou (3 jours) : acclimatation et découverte de la Chine avec notre amie.
Macao (1 jour) : visite et départ sur Hong Kong en ferry
HongKong (4 jour) : visite et randonnée. retour sur Guangzhou avec notre amie. Départ pour Pékin en avion
Pékin (5 jour) : Nous avons déjà réserver un hotel dans wangfujing. Visite cité interdite, palais d'été, temple des lamas, muraille de chine a simataï, parc olympique...
Départ pour Guilin en avion. Nous comptons rester 4 jours dans la région de Guilin. J'ai entendu parler de Yengshuo ??? Est si sympathique? Que pouvons nous faire dans la région ?
Puis retour sur Guangzhou en train et Paris :(
Nous parlons aucun mot de chinois. Est ce vraiment problèmatique ? Des éventuelles répliques du séïsme peuvent-elles nous poser problèmee vers Guilin ?
Si vous avez des endroits à ne pas rater, n'hésiter pas à nous les communiquer !
Je pars en chine pour la deuxième fois et j'aimerai me concentrer sur la région du Yunnan. Je cherche donc quelques renseignements, conseils sur les destinations, guesthouses etc..
Qui peut me conseiller sur une agence sérieuse à Paris qui prend en charge, moyennant finances, le dépôt et la récupération d'un visa pour un séjour en Chine ? J'ai lu de mauvaises critiques récentes sur actions-visas. C'est pour un voyage en avril, je ne passe pas par une agence de voyage.
Merci d'avance.
Franchie
Bonjour à vous connaisseurs de ce pays/continent,
Nous commençons à préparer notre voyage de cet été ou pour la première fois nous irons en Chine.
Nos objectifs de ce premier voyage de 30 jours (visa max)
Culture
Nature et animaux (oiseaux+++ et mammifères++)
Paysages
"Minorités"
Bouddhisme et marches du Tibet
Cuisine
Pas prioritaire sur ce voyage :
Mégapoles
très hauts lieux touristiques (Beijing, grande muraille, Xi' an)
Grand nord, Tibet...
Donc nous nous dirigeons naturellement vers
Yunnan
Sichuan
Guizhou
Guangxi
Mais là... que privilégier ?
Merci de nous donner vos coups de cœurs.
Yann et Anne
PS: nous avons l'habitude de voyager, les trajets longs et pas forcement confortables ne nous font pas (trop) peur.
Première fois que je poste un message ici, bien que je parcours ce forum réguliérement.
Je me présente, Antoine L., je suis étudiant en Licence à Vannes, et fin juin je termine celle-ci et donc je ne suis plus étudiant, en route pour la vie professionnelle. Mais avant, un ami a moi qui lui est encore étudiant a pour obligation de faire un stage de 3mois en Chine, bref il veut m'emmener avec moi, je suis partant, tout va bien!
Je profite de cette occasion car je veux connaitre ce pays, tout en ne faisant pas un voyage organisé, et puis surtout car je suis jeune et qu'une occasion pareille ne se présente pas tous les jours. Qu'est-ce que j'ai l'intention de faire là bas? Très bonne question, pour le moment je souhaite partir et mon pote qui lui a déjà vécu 8mois en Chine me servira de guide (en plus il parle Chinois et moi pas du tout).
Par contre, lui il part en tant qu'étudiant avec une convention de stage et comme il est déjà allé en CHine ilen oubli de me parler de certains trucs. Bref je m'inquiéte un peu.
Je donne des précisions: Je ne serai plus étudiant, je pars en tant que Touriste, je souhaite rester plusieurs mois, je serai à Pékin.Je suis en train de finir ma demande de passeport.Il me faut un visa, où est-ce que je l'obtiens?Je vais aller le rejoindre à Beijing, je souhaite y rester plusieurs mois est-ce possible avec un visa touristique? Y-a-t-il des démarches administratives obligatoires a faire que je ne connaitrai pas?Niveau santé, y-a-t-il des vaccins obligatoires? J'ai lu Hépatite A quelquepart...De même, au niveau assurance...(jmy connais pas du tout)Niveau argent: Quel est le meilleur moyen? Ouvrir un compte puis faire un virement depuis la France? Arriver avec tout en travelers-cheques?...Pendant 3mois mon pote aura son stage, sera-t-il possible pour moi (ayant un visa touristique, de trouver un job quand même...)
J'aurais surement d'autres questions plus tard, plus détaillées, bref je vous remercie d'avance de toutes les réponses que vous m'apporterez et je répondrai volontiers aux votres.
J aimerais avoir vos impressions de voyage au Yunnan. Quel a ete votre itineraire ? Les endroits, les villes que vous avez aime, ceux un peu moins ? Votre coup de coeur Un hotel a conseille, un restaurant .... Avez vous fais de la randonnee, ou ? impressions ?
Afin de bien preparer mon prochain voyage au Yunnan, j aurais plaisir a lire vos impressions de voyage, les emotions que vous avez ressenties.
bonjour a tous,
je suis actuellement a dali, en voyage en duo avec une amie et nous sommes en passe de modifier notre itineraire initialement prevu: LIJIANG et ZHONDIAN et retour a shanghai le 21 septembre prochain.
Pour tout vous dire, on est un peu decues de dali, des rues pleines de touristes, des sites payants etc On passe de tres bons moments en s eloignant des sentiers battus mais c est pas facile tous les jours!
On doit imperativement repartir de zhondian ds une semaine mais d ici la, on pense peut etre passer par le lac lugu. Que pensez vous de ce choix? quelqu un est au courant du temps qu il fait la bas? est ce que certains villages sont encore preserves du tourisme? comment y acceder? randos possibles sans guide?
si vous avez d autres idees de plans nature ou villages atypiques dans le nord du yunnan, ca sera avec grand plaisir..
Nous revenons juste de yangshuo ou nous avons passe plusieurs jours fantastiques, envie de continuer sur cette lancee!
merci d avance et n hesitez pas a me contacter pr infos, on a aussi fait shanghai, beijing et xi'an, et tout se passe a merveille grace a une bonne dose de bonne humeur et un dico chinois/francais..
Bonjour,
L'un(e) d'entre vous à-t-il fait récemment le treck DU LAC LUGU AU KAWA KARPO au YUNNAN avec Allibert trekking?merci pour vos commentaires.
Cordialement.
Comme j'ai beaucoup consulté le forum avant de partir 3 semaines au Yunnan. A mon tour de faire part de mon expérience;
Itinéraire en 3 semaines de la frontière du Vietnam et celle du Tibet : Vol Paris Shanghai Kunming
Kunming Jianshui, Jianshui Jinping , Jinping Yuanyang, Yunayang, Kunming , Kunming Dali, Dali Shaxi, Jianchuan Shangir La, Shangri La Lijiang, Lijaing Lac Lugu, Lac Lugu Lijiang, Wenhai (village au dessus de Lijiang).
J'ai fait cet intinéraire en bus, attention beaucoup de routes sont en mauvais état, surtout dans le sud, et souvent le bus a mis 1, 2 voire 3 heures de plus que prévu.
Etant seule j'avais fait appel à une agence de Kunming (site ciel Yunnan) dont le directeur parle français. Il m'a réservé les hébergements et les services de guides certains jours.
Finalement j'ai trouvé que c'était une bonne formule, car je n'avais pas à règler les problèmes matériels genre acheter les tickets de bus ou négocier les taxis ou minivans ou triporteurs pour aller sur les marchés, et être avec des guides aller manger avec eux m'a permis de parler par leur intermédiaire avec des chinois. C'était très bien et voyager en bus permet de voyager comme les chinois.
Dans le sud, j'étais la seule étrangère très souvent et j'ai beaucoup aimé les marchés et les contacts avec les chinois.
Le nord est beaucoup plus touristique, la parenthèse au Lac Lugu où il n'y a quasiment personne a été bienvenue après l'agitation de Lijiang et Dali. Attention aux temps de transport si vous y allez prévoyez large mais très beau voyage, avec une bonne palette de paysages.