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La moustache au vent - Récit d'un voyage à vélo
LA MOUSTACHE AU VENT – Récit d’un voyage à vélo

AVANT LE DEPART

Il n’y a pas grand-chose à comprendre au final. J’aime ressentir la musique en moi, chaque note me saisit, j’aime sentir le vent qui souffle contre ma peau, qui me gifle parfois le visage. Cette douleur passagère m’est agréable. J’aime pouvoir rire aux éclats, et vider mes poumons d’un souffle, j’aime pouvoir retenir l’air et faire souffrir chacune de mes alvéoles. Cette sensation de bonheur mêlé à la peine, est complètement mienne. Pourtant, rien ici ne fait sens. Le corps poursuit, ce que l’esprit ne veut pas suivre. Il n’y a qu’une partie qui survit. Je suis une plante déracinée, dans laquelle la sève continue de s’écouler mais qui ne porte aucune feuille. Qui s’accroche comme le lierre, mais sur laquelle rien ne pousse. Tout est sec.

Mes poumons se vident d’un souffle, et l’inspiration est plus forte. Ca va vite, j’ai besoin de sentir la vie en moi, l’intérieur se meurt. Tous mes muscles se contractent à l’idée de reconnaitre l’infinité du temps qui s’écoule. Pourquoi rester ? Je ne trouve de sens nulle part, rien ne me correspond. Le souffle s’accélère, encore plus fort.

A un certain moment, il a fallu faire un choix. On s’arrête ou on avance. La sensation de vide était alors si intense, que j’aurai pu m’arrêter. Mais la sève continue à couler et je veux qu’elle coule encore. Il y a forcément quelque chose. Je veux construire encore plus fort. Je veux trouver le ciment et le béton. Je veux le trouver en moi. Apprendre à construire, et à reconstruire. Je veux découvrir le pré d’à côté. Est-ce pour trouver ailleurs une eau qui permette aux fleurs de pousser sur du lierre ? Il est évident que je rêve d’aventure, de découvertes, de rencontres. Mais une partie de moi veut fuir, évidement, Et alors ? Quoiqu’il en soit, mon rêve est de voyager. Je pourrais trouver mon eau ici, mais je veux la gouter ailleurs.

Petit descriptif du « ou quand quoi comment ? »

Ca fait approximativement mille ans maintenant que je rêve de voyager, j’en ai rempli mes cahiers, rabâché ça en boucle à mon entourage jusqu’à saturation. Ce n’est pas mon premier voyage mais ma première aventure solo. Le vélo a barré ma route d’une manière inattendue. Au cours d’une discussion avec Françoise, une amie qui me raconte des histoires farfelues sur son voyage à vélo du Tessin jusqu’en Turquie, les yeux plein de choses bizarres. Ca a provoqué chez moi un truc particulier et mes longs poils se sont dressés d’un coup. « Oui ! Voilà ! Le vélo ! Ca va plus vite que la marche, je n’aurai pas à porter de sac à dos… Ca me semble la bonne combine. Oui, mais… je n’ai pas de vélo, et surtout je n’en ai plus fais depuis… En ai-je seulement fais un jour ? ».

Bah allez ce n’est qu’un détail on réglera ça en route. Prochaine question, le « ou » ? Bon il est évident que je rêve du moyen orient depuis un bout d’temps… j’organise le trajet depuis Sofia en Bulgarie, jusqu’à Beirut au Liban. Mais la situation devient de plus en plus tendue et j’accepte de changer mes projets pour la Birmanie. Ce pays qui vécu cloitré pendant des années sous une tragique dictature menée par la junte militaire. Je ne connais pas grand-chose de ce pays, juste l’histoire d’Aung San Suu Kyi qui fut assignée à résidence de 1990 à 2010 bien qu’élue démocratiquement par le peuple, son prix Nobel de la paix en 1991. Je m’intéresse un peu plus à l’histoire qui est dramatique mais fort intéressante. A l’expiration de mon visa, 28 jours plus tard, je pourrai sortir du pays en traversant la frontière avec la Thaïlande car depuis quelques semaines une frontière terrestre est ouverte mais il faut des autorisations spéciales, et la région semble passablement dangereuse. Seule, je préfère prendre l’avion pour rejoindre Bangkok. Après quoi je suivrai la route direction Singapour et selon la carte, il s’agira d’une longue descente tranquille !

Ainsi dont, vous voulez savoir ce qui se passe dans la tête d’une voyageuse à vélo ?

En fait, ce voyage, personne n’y croyait vraiment. Moi non plus d’ailleurs. Quelques mois avant mon départ, un balai à la main, je finis ma journée de boulot à nettoyer ce vieux bistrot du Grand-Pont. J’entends la patronne parler avec ses clients de l’autre côté du bar dans un bon accent valaisan, que l’alcool ingurgité rend encore plus prononcé : - La jeune ? Non elle, elle reste pas. Elle part dans un mois elle veut voyager. Tu savais pas ? - Quoi ? Elle veut partir ? Ben elle veut aller ou ? - Bon, dans les pays par là bas, vers l’Asie - Mais non pas par là-bas ! Mais non elle va jamais partir. - Elle va jamais revenir surtout ! - Non, non mais attends, c’est pas tout, tu sais pas la meilleure? Elle va partir à vélo ! - A vélo ? Ahaha ! Mais non voyons regarde là ! - A vélo ? Mais pourquoi ? Seule, à vélo, elle va se faire tuer c’est sur. - Oui, juste après avoir été violée ! - Non mais c’est trop dangereux elle peut pas partir.

Bon quoi, vraiment personne n’y croit ? Voilà les 3 mots que je ne cesserais d’entendre jusqu’à mon départ : Viol, accident, maladie. « Sandrine, tu sais … viol… accident… maladie… ». Je vais de toute manière partir, et la seule chose dont j’ai besoin c’est de soutien, mais tout le monde s’obstine à rabâcher tous les derniers articles de journaux qui parlent de mort, maladie et … De viol ! Huu, ben oui merci je savais pas !

Je plie un pull, un pantalon, un truc de cycliste rembourré (pour éviter les douleurs il parait), 3 slips, un couteau, une ficelle, des pinces à linges, une tente. J’empacte tout ça dans 2 sacoches et voilà, je m’en vais pour 3 mois de vélo en Asie. Entendre ces remarques me décourage. Je déballe le tout. Je peux pas faire ça. J’ai jamais fais de vélo. J’aime pas le vélo, j’ai jamais aimé ça. Pourtant je suis partie pour 3 mois…. Alors pourquoi ? Ah oui. Les rencontres, l’esprit qui s’évade, un truc comme ça. Oui c’est juste, c’est exactement ce dont je rêve depuis si longtemps. Allez je remets tout à l’intérieur. «… Seule, elle peut pas faire ça seule. S’il lui arrive quelque chose. ». Roh bon sang… C’est vrai seule… Je peux pas. Non je peux pas. Mon estomac se noue d’avantage. Allez je ressors tout. Arrête, c’est cette liberté, dont tu rêves de gouter. Tu vas devoir trouver en toi toute les ressources pour avancer, c’est le but, trouver ton eau, tout ça… « Oh t’es chiante là d’dans, 3 mois seule avec toi ça promet… ». Je remets le tout dans les sacoches et les ferme. Pour de bon. Ou presque.

C’est vrai que dans ma tête ça à toujours été le chaos, il a par exemple fallu que je change 3 fois de vélo pour finalement me retrouver 24h avant mon vol… Sans rien, et finir par acheter la vieille occas’ du coin, un vieux vélo qui a déjà du en voir bien des couleurs avant de se retrouver dans la soute de cet avion qui s’envole pour la Birmanie. Ben oui, ça c’est moi, parfaitement désorganisée, mais maintenant que j’y suis, c’est exactement ma place. Fou, inconscient, dangereux, sont les mots que j’ai le plus entendu, et vu de l’extérieur ça peut le paraitre, mais pour moi je suis à ma place. C’est une suite logique. Malgré toutes ces remarques négatives, je dois quand même dire que pas mal de membres de mon entourage, dont certains très inattendus, m’ont soutenus et aidés pour organiser ça. Je les remercie d’ailleurs vivement.

Allez je quitte les belles vallées de mon pays aux couleurs d’automne pour embarquer dans l’avion avec mon vélo que je plastifie à l’aéroport. Facile ! Et voilà, quelques heures plus tard, je m’assieds sur cette vieille chaise tremblante de Yangon en Birmanie où j’écris mes premières lignes, face à ce bâtiment sur lequel pousse une sorte de lierre qui s’attache facilement à la façade grisâtre. A côté, quelques enfants à moitié dévêtu. Mes yeux se posent sur la route, qui n’est pas si mauvaise, d’accord quelques trous, un peu bosselée… mais ça va l’faire.

Le temps de remonter quelques pièces sur mon vélo, je suis déjà entourée d’une dizaine de birmans qui me sourient et m’aide à regonfler les pneus, refixer les freins etc. On m’avait parlé d’un peuple aimable et ouvert, et bien on ne m’a pas menti. L’aventure débute aux premiers kilomètres à travers la ville quand on me parle de la Shwedagon Pagoda… La quoi ? Une imposante pagode de plus 110 mètres de hauteur réputée à travers toute la Birmanie pour être le premier lieu de pèlerinage bouddhiste. L’histoire raconte qu’elle contiendrait huit cheveux de bouddha…. Cheveux ou pas, cet endroit dégage une atmosphère très particulière avec cet encens qui brule de partout. Elle s’illumine dans l’obscurité de la nuit. Les moines font du tourisme et les touristes méditent. Le site est impressionnant, les pèlerins tournent dans le sens des aiguilles d’une montre autour de la stupa centrale, recouverte de feuille d’or, de diamant, de zéphires. Moi je m’attarde autour des nombreuses stupas qui l’entoure. Je marche tout en admirant cette œuvre qui brille, resplendit et se détache de ce ciel sombre dans lequel une lune à moitié pleine s’éveille. La scène, est … incroyable, surréaliste, ou suis-je ? Ce n’est pas l’or, les diamants, la hauteur, c’est l’air, les couleurs, l’atmosphère, les odeurs. Je suis abasourdie, stupéfaite, je referme ma bouche qui devait pendre depuis plusieurs heures maintenant.

Le lendemain, je roule à travers la ville pour trouver une adresse… alors qu’il n’y en a pas vraiment. On va bien rire, car je compte beaucoup sur Jasper, un type rencontré sur les sites de fanatiques de la selle. J’ai besoin de ses conseils pour me renseigner sur les différents itinéraires possibles. Ca me prend plusieurs heures mais je suis chez lui. Nous buvons un café à la mode birmane, c’est-à-dire moitié café moitié lait condensé sucré. Nous discutons un peu puis observons les cartes. Il me parle des différents itinéraires… Qui me semble tous … impossible.

Quoi ? Huitante kilomètres pour le lendemain, cent pour le jour d’après, et puis quoi ? Tu veux me faire aller dans les montagnes ? Ahahah Pauvre fou t’as pas compris que j’ai tellement peur de devoir faire de la montée que dans ma tête lorsque j’ai organisé ce voyage j’ai choisi que des pays plats et même une route qui partait du nord en direction du sud pour avoir l’impression de descendre ! Je le regarde, déglutit lentement, lui souris gentiment. Mais il rêve lui !! Je ne vois même pas comment c’est possible… Mais bon… Je suis là pour ça alors… on se jette à l’eau ?

Allez le lendemain à cinq heure j’arpente les ruelles de cette grande ville l’estomac fort noué afin de rejoindre Bago, ma première destination à quelques huitante kilomètres de Yangon. A peine je pose un pied à terre pour sortir ma carte que les habitants m’abordent pour savoir si je suis perdu, d’où je viens, ou je vais, pourquoi je suis la, etc. J’adore, ainsi je ne suis pratiquement jamais perdue. J’enchaine les premiers kilomètres et m’éloigne tranquillement des centaines de motos qui m’entourent pour me retrouver dans les campagnes. Excellent, c’est super beau, je traverse des rivières ou des birmans pêchent sur des canots en bois. Les motocyclistes qui me dépassent ralentissent pour observer, curieux, souriant et me salue chaleureusement.

Je suis sur mon vélo et les premiers kils sont difficiles… je me demande quand même pourquoi ? Mais quand l’esprit vogue et que je vois ces birmans m’encourager, ça me donne une énergie puissante. Le climat est aride, et lorsque des véhicules me dépassent, la poussière s’élève en un nuage orangé. Allez, c’est possible. Je traverse plusieurs villages, entre lesquels la végétation luxuriante offre des champs fertiles pour les rizières et autres plantations. Lorsqu’enfin j’arrive à Bago, je suis plus que fière de mon exploit. Ainsi donc, c’est possible… Voyager à vélo en Birmanie est possible ! La prochaine étape est de trouver une Guest House pour passer la nuit. Malgré le sens de l’hospitalité des birmans, le gouvernement leur interdit de loger des étrangers. Il faut dire que le pays est ouvert aux touristes que depuis quelques années. La junte militaire exerce encore une forte influence dans ce pays qui se considère actuellement comme une république. Il n’empêche que je vais devoir attendre de sortir du pays pour pouvoir profiter de mon équipement de camping.

A Bago, je suis à nouveau stupéfaite face au nombre de Pagodes et stupas dont on voit les pointes se dégager entre les palmiers et la brume qui s’évapore avec les derniers rayons de soleil. Les chants des prières bouddhistes raisonnent dans toute la ville et vous plongent dans une sorte de transe. Le paysage, les chansons, lescouleurs, les odeurs, mon corps n’appartient plus à cette dimension.

Durant les prochains jours je roule direction du sud est. Chaque étape est plus ou moins déterminée par des Guest House ou je peux passer la nuit. Mes journées sont ponctuées de rencontres fascinantes avec ce peuple birman.

Un matin, je m’arrête en bordure de route et rencontre une couple amusant. C’était ce fameux matin ou je rêvai secrètement de manger un bon pain au chocolat encore tout chaud… Ma fois bon, les insectes grillés qu’ils m’ont offerts n’étaient pas si mal. Et sous leur toit en bamboo, ils cachent encore d’autres surprises. J’aperçois une bouteille en plastique remplie d’un liquide blanchâtre qui a l’air super rafraichissant. Je les questionne, et comme je ne comprends toujours pas le birman, ils me montrent du doigt un palmier et me propose de déguster. Ben ouais c’est clair ! La femme me tend un sourire complice alors que son mari part chercher des verres. Il nous sert 3 godets, et boivent ça cul sec l’air tout amusé. Je fais de même en riant. Mais qu’est-ce que c’est ? Je leur achète la bouteille en me disant que je trouverai bien quelqu’un sur la route qui arrivera à me renseigner. Nous buvons encore quelques verres et je repars de toute bonne humeur. C’est quelques mètres plus loin, alors que ma tête tourne et que j’effectue ma première chute à vélo que je comprends que mes soupçons étaient bien fondés… C’était bien de l’alcool. De l’alcool de palme.

Un peu plus loin, une autre famille m’invite à manger des crevettes fraichement péchée dans la rivière. Ils me comblent de cadeau alors que leur maison tient tout juste debout. Au fur et à mesure de l’après-midi je vois de nouveau visage apparaitre dans cette frêle maison qui ne compte qu’une seule pièce. Je rencontre ainsi les parents, leurs 4 enfants, leurs cousins, oncle tante, etc. Nous sommes à présent une quinzaine de personne regroupée autour de la table. Ils refusent que je paie quelque chose alors qu’ils m’ont nourris, offert café, encens, bracelets, … J’ouvre mon sac et leur offre ce que je peux. Les enfants sont étonnés de voir que je ramène des bracelets venant de l’Afrique, et d’autres de l’Inde. Nous passons du bon temps ensemble et rions beaucoup. Malheureusement, je ne peux pas m’éterniser et reprend la route. Les jours s’écoulent, je me sens toujours plus en sécurité, prête à recevoir et à offrir.

Mail - Birmanie

Salut à tous,

Le voyage à vélo se passe super bien, l’itinéraire que j’ai fais ces jours-ci était le suivant: Yangon – Mal moule moule mien de son vrai nom Mawlamyine que je ne peux toujours pas prononcer, par contre je commence à avoir très mal à la moule.

Quelques petites nouvelles: - Escarre stade 3 au vagin - Je suis stérile et n’aurais jamais d’enfants. - Les milliers de moustiques que j avais connus en Inde ont décidés de faire le détour pour me revoir... Merci les gars, fallait pas.... - Les moines prennent le bus, fument et portent même des Rayban! L’avantage de voyager à vélo c’est évidemment les rencontres. C’est parfois complètement farfelu... Mais très drôle. Il y a encore très peu de touristes en Birmanie donc même les plus beaux sites sont agréables à visiter. Sinon c’est vrai qu’il fait très chaud, j’ai d’ailleurs la moustache qui perle en continu… Pour le moment je laisse mon corps récupérer et j’organise la suite du voyage. C’est vrai que j’aurais aimé avoir un itinéraire point A - B mais j’aime autant profiter de visiter ce pays en même temps parce que ça en vaut vraiment la peine ! Je vous embrasse tous bien fort, et sans la moustache qui perle cette fois parce que j’ai pu rester sèche pendant 1h grâce à la clim’ de ce cybercafé.

A bientôt bec bec vous me manquez tous !

Voilà dix jours que j’ai commencé ce voyage et je suis actuellement à Kyauksé après environ 600 km de vélo. Qui aurait cru qui j’y arriverai ? Cette ville a beaucoup de charme et je suis maintenant assise sur une bâtisse en bois à travers laquelle s’élève un vieil arbre dont les branches retombent uniformément sur le toit en tôle. La terrasse surplombe une rivière qui s’écoule lentement. Quelques personnes sur leur barque pour pêcher, d’autres viennent se baigner après une chaude journée. Des enfants sur l’autre rive jouent au ballon aux dernières lueurs du jour. Les villageois m’offrent quelques sourires. Je profite de voir un birman qui commande une sorte d’omelette pour leur faire comprendre que j’aimerai gouter à ça. Bon, ben ça n’avait rien à voir avec une omelette mais au moins ça change du riz. Miam. Je profite de fumer une cigarette au bord de cette rivière pour vous expliquer comment se sont déroulés les jours les plus éprouvants de cette aventure.



PELMEL DE NOTES ET MAILS

Mail – Birmanie, Laos

Salut les moustaches gelées! Bon alors faudra bien que j'vous raconte un peu... Parce qu'il s'en passe des choses sur ce velo!!! D'abord sachez que je me porte bien. Presque six semaines que je suis en voyage et deux semaines maintenant que j'ai quitté la Birmanie... C'est un pays vraiment incroyable et c'est difficile d'expliquer le pourquoi du comment mais comme je l'ai déjà dit, certainement de par l'influence du bouddhisme, les birmans sont emprunt d'une gentillesse et d'une amabilité qui m'a vraiment étonnée. Je suis contente d'avoir commencé par ce pays, car je m'y suis sentie super à l'aise et en sécurité tout le long du voyage. Evidemment c'est un pays très particulier et je ne peux que vous encourager à vous plonger dans son histoire car c'est passionnant!

Je venais de quitter Mawlamyine, à 350 kilomètres au sud ouest de Yangon. J’étais alors dans un bus qui devait me ramener vers le centre du pays, mais tous mes orifices se sont révoltés et se sont mis à régurgiter des liquides étranges et de couleurs variées, je vous passe les détails. J’étais mal. Mais vraiment mal ! Après 4h passé dans un bus à jeter régulièrement par la fenêtre des sacs en plastique remplis de … oké pas de détails. Le bus s’arrête enfin dans une ville où fort heureusement j’étais déjà passée quelques jours plus tôt. BAGO ! J’entre dans la guest house et me lyophilise sur place. Pendant deux jours j’y suis restée enfermée, sans manger et en buvant à peine. Quand je décide d’aller mourir ailleurs, je pointe le bout de ma moustache à l’extérieur et le tenancier de l’hôtel m’offre un petit remontant vitaminé. En discutant, je lui dis que je suis déjà venu chez lui il y a environ une semaine, et il me lâche innocemment : Toi ? Non, non je me souviens d’une femme à vélo mais c’était alors une « strong woman » pleine d’énergie… Toi… heu… Il va falloir que tu continues à boire des vitamines !

Mais heur ! Bon je me lasse d’être malade alors j’embarque dans un autre bus qui me dirige vers le lac Inlé. C’est une destination très prisée en Birmanie, j’y rencontre beaucoup de touristes et après une nuit blanche dans un bus qui arpente les montées et les descentes entre les montagnes, je partage ma barque avec une famille d’allemand pour visiter le lac. Il est environ 17h lorsque j’arrive à la Guest House. Avant d’aller me coucher, je discute avec le réceptionniste pour lui demander des renseignements sur les conditions de la route que je devrais prendre le lendemain. J'avais seulement le récit trouvé sur internet d'un couple qui l’avait fait. Ah oui parce qu’évidemment, j'allais pas passer par la route principale faut pas déconner. Et le type me regarde étrangement et me dit catégoriquement que c'est impossible! - Impossible? Comment ca? Il y a bien une route non? - Oui mais en mauvais état et quand bien même rejoindre la plaine par cette direction est tout bonnement impossible! Mais il m'agace ce type!!!! Je vais le faire de toute manière! Pour me rassurer je lui demande si c'est possible de rejoindre au moins le prochain village et depuis là je m'organiserai... "good luck" Qu'il me dit. Qu'à cela n'tienne, rien à battre, allez je fonce! J’ai quand même le soucis bien ancré, et je me demande encore si je devrais pas prendre un bus au lieu de me perdre dans les montagnes de cette région que je ne connais pas. « Enfin… allez quoi t’y connais rien ici, et si le type te dis que c’est pas possible, c’est bien qu’il y a une raison non ? » Arh, peut-on faire taire cette voix ? Ca doit être possible puisqu’un couple l’a déjà fait. Maintenant que j’y suis c’est certainement pas pour rebrousser chemin. Inutile de vous dire que la nuit fut animée entre la partie de moi, aventurière qui rêve d’enfourcher mon vélo pour me perdre dans des contrées inconnues, et celle, un brin réaliste qui tente désespérément de me raisonner. Le matin, 5h30 je commence sur la route principale avant de m'aventurer sur la petite route de campagne, en construction ?! Je suis heureuse d’être remontée sur selle, mon fessier nettement moins. Enfin, ... Pour mettre un peu de piment dans cette histoire il se met à pleuvoir... C’est marrant, le type de la Guest House m’avait pourtant assuré qu’il ne pleuvrait pas. Et bien j’espère qu’il se trompe également sur la route. Heureusement la pluie dure juste un peu, juste pour que j’en garde un bon souvenir car la route en terre devient de plus en plus boueuse et sur certaines pentes je dois enlever la boue qui m'empêche alors d'avancer! Elle s’accroche partout, j’en ai sur mes lunettes, ma casquette, mes sacoches. La, c’est l’aventure. Je rencontre un ou deux tracteurs sur la route, bloqués eux-aussi par cette boue collante et invalidante. Nous nous entraidons pour remettre nos véhicules en route.

Et le paysage est sublime, des champs ocre, vert et jaune! C’est vrai qu'il n'y a personne par contre! Mais quelle liberté! C'est beau! Je déchante un peu en arrivant à Pindaya, ville touristique. Je partage ma chambre avec une allemande et nous visitons la grotte au 8'000 bouddhas. Et c’est bon de pouvoir rire. Même si je ris beaucoup avec les birmans que je rencontre, lui dire que ma seule envie sur le moment est d’envoyer mon vélo tout boueux dans ce lac me fait du bien. Nous marchons beaucoup, et rencontrons un moine que nous invitons à manger et qui nous apprends toutes sortes de choses sur la culture bouddhiste. Encore une fois, je dors peu car l’étape du lendemain s’annonce encore plus difficile. Un birman me déconseille fortement de me lancer dans cette épreuve. Ils sont plusieurs à m’affirmer que la route est mauvaise et qu’il n’y aura personne si il m’arrive quelque chose. Oui, ben merci ça j’ai compris. Allez, aux aurores j’entame la première partie, j’ai peur de m’égarer et de ne pas trouver cette petite route qui serpente entre les montagnes. Elle n’y est même pas sur ma carte. Voir les premiers rayons du soleil transpercer cette brume matinale qui recouvre les pâturages offre un spectacle incroyable. Je m’arrête pour admirer et ma main se pose instinctivement sur mon appareil photo, et puis, non. Je décide de garder la magie de cet instant pour moi. A quoi bon partir seule si je ne suis pas capable d’apprécier ces moments uniquement pour moi ? Je décide à cet instant de savourer le temps qui passe sans me préoccuper de l’avenir, ni du passé, juste d’être là. Et c’est une mission difficile en repensant à ce que tout le monde me dit sur la route. La vue est incroyable, l’air est encore frais, et les seuls bruits que j’entends sont les quelques coqs, dont le son s’égare timidement entre les collines. Des montées, des descentes, de fortes montées, puis de petites descentes… C’est pas tout juste cette histoire là. C’est toujours plus long de monter que de descendre. Je n’aime pas beaucoup cette logique. Je pédale donc entre les champs dont les couleurs, si intenses, rendent ce paysage presque surréaliste. Soudain, au milieu de nulle part, j’aperçois deux immenses statuettes de bouddhas qui se dressent au milieu d’une colline elle-même recouverte de milliers de stupas en chaux. Mais ou suis-je ? Il n’y a aucune habitation, ni aucune forme de vie à des dizaines de kilomètres à la ronde. Mon vélo s’arrête, bien qu’extrêmement épuisée je rebrousse chemin pour arriver au pied des marches qui s’élèvent verticalement vers le ciel. Quelques minutes plus tard, plus essoufflée que jamais j’arrive au sommet de ce temple. Si toutefois c’en est un ? Là, ouais je suis vraiment seule au monde, il n’y a que le bruit d’un berger qui fait traverser son troupeau sur l’autre rive de la rivière qui lézarde entre les prairies. Des champs, des collines, des montagnes, j’ai une vue imprenable sur toute la plaine. Ce pays est décidément bluffant. Le temps s’arrête, tout s’arrête c’est si bon.

Mais la route est longue et je saute sur mon vélo en direction de Ywangan, le prochain village. Je commence à apercevoir de la vie, quelques bœufs défilent à mes côtés tirant des charrettes remplies de choux. Les paysans sont surpris de voir ma charrette à moi et je me demande qui des deux a le visage le plus interrogatif. Quoiqu’il en soit, nous nous saluons chaleureusement. Je commence à sentir mes muscles devenir de moins en moins conciliants face aux montées. Une pause, je craque, j’entame les noix et raisins secs de survie. Allez je reprends pour m’arrêter à nouveau quelques minutes plus tard, persuadée d’être arrivée au bout de mes forces. Physiquement ça ne suit plus. 10, 20 30 kilomètres encore ? Je n’ai pas la moindre idée du temps qu’il me reste pour arriver. Mais mon corps refuse de me tirer plus loin. Des filles en bord de route vendent quelques spécialités sucrées qui, je l’espère, seront plus efficace que ces maudites noix. Elles doivent aussi me dévisager étrangement lorsque je m’endors sur une de leur table. J’essaie de résister mais je ne peux lutter, je suis épuisée. Un moment plus tard je réunis tout mon courage, mes dernières forces et arrive, je ne sais comment jusqu’à Ywangan.

Le temps de laver à la main mes quelques vêtements, et je m’étale sur ce lit, je m’effondre. Je n’en peux plus. Fatiguée, je me sens seule. Tous les bons moments je veux pourvoir les partager et j’ai besoin de soutien durant ces moments éprouvants. C’est si beau, mais dur, et même un peu trop. J’aimerai être chez moi avec ma famille. Ne penser à rien. Ne pas savoir que mes habits ne seront pas secs demain, ne pas savoir qu’il faut que je répare mon vélo, encore. Ne pas savoir que ma famille et mes amis me manquent, ne pas savoir que j’ai faim et que je ne sais pas ce que je trouverai sur la route à manger, ne pas savoir que le trajet de demain me semble une fois de plus irréalisable, ne pas savoir que chacun de mes muscles me fait souffrir… Il doit être 17h quand je m’endors, le cœur lourd.

Le lendemain, la birmane qui me loge m’offre un café, une mandarine et quelques douceurs pour me donner des forces me dit-elle. Je lui souris certainement du plus beau sourire que je peux et lui dit infiniment merci. Son attention me touche. Et je m’en vais. Je sens l’odeur du bois dans les forêts qui me rappel le mayen et je sens mes muscles qui se contractent pour me hisser au sommet de ce col. Je sens l’air, frais qui se glisse à travers les manches de ma veste. Le ciel est parsemé de nuages d’une teinte rougeâtre, offert par les premiers rayons de soleil. La lune éclaire difficilement l’autre partie du ciel, plus sombre. Cette montée est agréable, je sais qu’elle donne sur un versant presque inhabité entre les montagnes. Les moments difficiles, je commence à les accepter, ils font partie du voyage et j’apprends à me donner du courage, à croire en moi. Je pense à mes amis et à ma famille, ça me donne de la force et j’arrive au sommet. Je contemple l’étendue des montagnes ou se confinent des prairies parsemés de petits arbustes. Ensemble, ils forment des replis creusés par les rivières. J’entame la route, faiblement éclairée par les premiers rayons du soleil et les larmes qui coulent ne sont pas uniquement dues au vent. Je lâche le guidon en pleine descente et trouve un équilibre précaire ou je sens le vent fouetter mon visage et sécher mes joues. L’extase est complet. Je descends, encore et encore, remonte parfois quelques collines puis continue à descendre, sans fin. Je m’arrête sous un abri en bamboo, pour savourer cette journée. Couchée, sur cette paillasse, j’observe la fumée s’évadant de cette cigarette et qui, dans un courant d’air, disparait. Un accord parfait. Ainsi, après toutes ces montées, il y a aussi des descentes… L’éphémère a du bon. Je profite d’arriver à Kyauksé pour me reposer, physiquement et psychologiquement. Mais le jour d’après je reprends la route direction Bagan !

Cette trève dans mon esprit n’aura pas duré long. En route pour la prochaine étape, je reluque chaque véhicule motorisé afin de trouver une astuce pour y accrocher mes sacoches et ne plus jamais entendre parler de vélo. J’arrête, c’est fini, faire ça seule ? Non plus jamais, en plus en vélo ? Quelle idée, faut être barré, non c’est fini. Même tous les « Mingalaba » des birmans avec leurs sourires bienveillants ne me donnent plus de courage.

En arrivant à Bagan, je suis époustouflée… Cette ville est un musée à ciel ouvert, des centaines et des centaines de temples étendus sur une cinquantaine de kilomètre à la ronde. Des temples en briques orangées poussent à travers le paysage arrosé par l’Irrawaddy, il y en a dans chaque recoin de cette plaine. Pas époustouflée non. Complètement hébétée… Une fois de plus je dois refermer ma bouche qui reste grande ouverte, tant je suis plongée dans l’absolue beauté de ce paysage. Non mais c’est dingue ! Ou suis-je ? Je passe la journée à errer entre ces temples, ma lampe de poche en main pour éclairer les quelques fresques que le temps n’a pas encore effacé. L’espace d’une journée je deviens archéologue. Mon souffle permet de faire voler la poussière sur de vieilles peintures, sculptures, statuettes dont les nombreuses symboliques m’échappent la plupart du temps. D’étroits escaliers serpentent entre les étages et me permettent d’atteindre un surplomb depuis lequel j’aperçois une centaine de temple entre les champs… Je suis seule, face à une merveille innommable, indescriptible. Cet instant est si pure, si prenant, tous mes sens sont aux aguets. Je sens l’air chaud qui monte, l’odeur de la terre, des briques, de la poussière, je suis et j’appartiens au monde qui m’entoure.

Soudain, mon corps n’est plus, mon esprit s’emporte, comme s’il échappait au temps, je me laisse transporter, et m’évade ailleurs.

Pourtant la saveur de cet instant devient amer. J’ai besoin de pousser quelqu’un a côté de moi pour lui dire : « Mec !! Regarde ça ! Tu vois aussi la même chose que moi ? Tu vois comme c’est beau ? ». Ma lutte aujourd’hui devient la solitude. Ce n’est pas dans les difficultés quotidiennes qu’elle est la plus pesante. Je prends confiance en moi, pour trouver ma route. Mais apprécier pleinement ces moments d’extase me parait insurmontable. Pourquoi ce besoin d’être à deux pour apprécier un beau paysage, un bon moment, un instant comme celui-ci ? Comme me l’a suggérée une amie, je vais tenter de faire de la solitude mon alliée. Mais pour le moment les émotions sont trop fortes, et je ne peux retenir les larmes qui coulent.

Demain sera une journée sans vélo, histoire de me changer les idées… Mais ce foutu deux roues me rattrape et nous partons ensemble pour le mont Popa, découvrir un temple construit sur de la lave séchée. Environ 50 kilomètres de route qui me semblent bien ridicules à présent face aux kils que j’ai parcourus ces derniers jours. Le MONT Popa, mont, montée… c’est pas du plat non ! Sur la route, je prends quand même le temps de déguster un café avec une femme birmane qui m’offre des cacahuètes fraichement récoltées par leur famille. Je continue à pédaler et vois le jour décliner doucement. Soudain, une jeep, probablement un des seuls véhicules que j’ai vu passer sur cette route s’arrête à mes côtés : - Where you want to go ? - Heum… to the mont Popa - With your bicycle ? - Yes… - Ahah ! But it’s too far you must come with us !

Alors ils m’embarquent dans leur jeep et nous rions beaucoup. Ils me conduisent jusqu’au petit village au pied de l’ancien volcan. Là haut, j’entends deux touristes m’interpeler. Ils ont aussi un vélo !! Ainsi je fais la rencontre d'un jeune couple qui venait depuis la Turquie... à vélo!!! J’ai un milliard de question à leur poser, et je mets toute mon énergie à essayer de faire évoluer mon anglais. Bien évidement depuis le début de ce voyage la langue est un handicap. Mais comme tout handicap ça me permet de développer de nouvelles capacités. Et la barrière de la langue me fait découvrir une autre manière de communiquer. Oui bon ça va le relativisme et l’optimisme, pour le moment ça m’emmerde parce que j’aimerai pouvoir leur hurler dessus qu’ils m’expliquent! POURQUOI ? Pourquoi le vélo, pourquoi avoir mal, pourquoi l’incertitude, pourquoi avoir toujours l’impression de ne jamais atteindre ses buts, pourquoi pédaler pendant des heures en entendant « clic clic clic » cet inoffensif cliquetis, qui malgré mes tentatives désespérée pour le réparer tente de me rendre complètement zinzin !

Bref, je me calme et c’est tellement bon de les écouter raconter leurs aventures. Je m’imbibe de leurs histoires. De savoir qu'eux aussi en avait bien bavé au début, qu'ils avaient aussi bien eu mal au cul! Je leur explique que je n’en peux plus et que je songe parfois à arrêter. Ils me demandent alors de leur promettre de tenir encore deux semaines. De les voir là, en Birmanie après avoir traversé tous ces pays, moi ça me donne des frissons, et ça me remotive! Okay, va pour deux semaines. Je les regarde, les dévisage, ils sont si beaux ! Leurs yeux me transmettent tellement de vie. Dans le regard je perçois des rires, de l’amour. Ils sont si naturels, si vivant ! Voilà, là je ressens quelque chose de profond. Je réalise que je vais encore devoir traverser pas mal d’épreuves mais que ce que je lis à ce moment dans leurs yeux est une raison suffisante pour avoir mal, pour avoir faim, pour douter, ou encore devenir fou à supporter l’incessant « cliquetis » de ce foutu vélo… Ce n’est qu’en apercevant de petites douceurs à la fin du repas, que j’entends Jan dire à sa copine : « It’s look like something with lait condensé. ». Lait condensé… je mets quelques secondes avant de réaliser… - Non attendez… Tu vas pas me dire que… Vous parlez vraiment français ? - Si, si on est quebequois ! - … Mais… Je vous ai déjà dis que j’allais devenir fou ?

Pour la suite, je vadrouille durant quelques jours autour de Mandalay, à la conquête des anciennes capitales. Mes genoux deviennent de plus en plus douloureux. Je savais bien que j’allais vivre des moments difficiles, pourtant je les apprécie. Dès que je sors des villes, je ne croise plus de véhicule, et me retrouve seule, n’ayant pour compagnon que l’air qui glisse contre ma peau lorsque je pédale. La terre est aride, du sable s’égare sur les routes, et seuls quelques rares arbustes offrent un repère aux oiseaux qui me regarde pédaler avec un air dubitatif. L’air est sec et chaud, il brûle ma peau, et crever au milieu de cette vaste plaine désertique n’était pas le moment le plus agréable du voyage. Dans ma tête j’entends raisonner : « On retrouva son corps après plusieurs jours… », et j’aperçois les vautours s’agiter autour de moi…

Dire que j’avais peur de me trouver sur des axes routiers surchargés. Il n’y a qu’une route qui s’étale à perte de vue. Je suis seule et cette solitude me plait, la liberté de me laisser porter car ma place est ici, elle se trouve juste là sur cette selle de masochiste, au milieu de la Birmanie. Je deviens les aventures et les rencontres qui sont ma raison d’être ici et maintenant. Dans l’après-midi, je m’assieds dans un café et discute jusqu’au coucher du soleil avec Divig Jame. Il me parle de sa famille, de sa vie, et me donne pour conseil : « Give your smile to everyone, but your love to only one ». Des jeunes nous offre des cigares, et je découvre les délices des cigares birmans, qui laisse un léger gout sucré sur les lèvres. Le temps passe et lui aussi a une saveur toute particulière.

Les birmans portent le lunggi, les birmanes se dessinent des motifs sur les joues avec du Tenakka dont la teinte jaune, éclaire leur visage. Cette poudre extraite d’un arbre adoucit la peau et la protège du soleil. Ils ont tellement de charme, leurs yeux pétillent et leurs sourires sont si sincères. Si les délicieux plaisirs des courbatures à mes cuisses s’atténuent, ce sont des courbatures aux zygomatiques qui apparaissent !

Ils me font rire quand je passe avec ma bicyclette, ils m’observent très discrètement, mais si je leur adresse un sourire ou si je les salue, alors ils accourent, ralentissent avec leur scooter, appellent leurs amis, me posent un tas de question dans un anglais très approximatif. Toujours avec énormément de respect.

Dire que j’ai osé trouver le temps long. Ces trois semaines passées en Birmanie se sont écoulées en un souffle. Je viens tout juste d’arriver et demain je vais pédaler jusqu’à l’aéroport de Mandalay pour mon vol vers Bangkok. J’apprécie de pouvoir me laisser guider par les rencontres, de laisser l’aventure me saisir, et de lâcher prise. Chaque instant devient un cadeau que je m’empresse de déballer avec avidité. C’est sur de minuscules chaises en plastic comme il en existe partout en Birmanie que j’écris ces mots. Je suis sur une fine lande de terre au milieu de l’Irrawaddy, juste sous le pont d’U-Bein construit sur 1.2 km en bois de Teck. Quelques barques en bois s’égarent à contre jour dans les lumières du coucher de soleil. Elles se laissent doucement porter par le courant de la rivière qui n’est pas pressée de s’écouler. Je remonte sur le pont et assise les jambes pendante je le sens trembler. Lorsque le soleil s’est finalement couché en déballant toutes les couleurs les plus chaudes qu’il pouvait, le pont s’ébranle de plus belle sous le pas pressé des touristes qui rejoignent avec hâte leur bus climatisé. Je suis heureuse de retrouver mon vélo (tout aussi climatisé) et d’avoir cette liberté de pédaler et de me diriger là ou l’aventure me porte.

Bon je vous laisse respirer? Parce que j'ai pas finis! Une fois à Bangkok, il me reste plus qu'à « redescendre » au sud en direction de Singapour. Mais attends... J'ai fais environ 1200 km en un mois. Et il me reste encore deux mois... Alors quoi ? Ca me laisse tout le temps de gambader! Allez il faut choisir une destination. Le Vietnam, le Laos? Le Laos... Le nord? Des montagnes, encore? Mais c'est clair!

Avec le recul, cette expérience dans les montagnes en Birmanie est le meilleur souvenir que j'ai! Allez, le temps de me renseigner un peu sur la région, de rester de nouveau clouée au lit avec 40°C de fièvre et des frissons. Petit souvenir de Bago, je n’ai plus d’eau et mon estomac est en mode « régurgitation » et refuse d’ingurgiter les médocs de ma pharmacie. Je n’ai qu’un brumeux souvenir de m’être retrouvée au milieu de la rue à demander à une passante où se trouvait l’hôpital le plus proche. Elle me montre un cabinet à 200 mètres, génial c’est parti ! Deux injections, une perfusion, et quelques pilules, plus tard, je suis sur pied. Ou sur selle pour être plus exact. Je prends un bus, un train et hop me voilà au nord du Sud Est Asiatique… En tout cas bien plus au nord d’où j’avais imaginé me retrouver un jour… Mon nouvel objectif : Rejoindre Singapour depuis Luang Prabeng au nord du Laos.

Je me baigne un peu dans des chutes d’eau avant d’entamer la première montée. Les montagnes en Birmanie ? Ahah c'était des collines! Avant la montée, j'aperçois en bord de route un camion qui fume sa race! Il venait de prendre la même route que moi mais en sens inverse, et du coup ses freins fumaient tellement que j’en ai eu l'estomac tout noué en pensant qu’il fallait faire le même trajet dans l'autre sens.... Et ouais ça grimpe sec! Mais quel plaisir! Le paysage se transforme lentement au rythme de mes tours de pédale. La vue devient de plus en plus belle, et à chaque fois que je crois atteindre le sommet, paf, encore une montée ! Bon sang, ces montagnes sont extensibles ! Plus l’effort est tenace plus la vue est belle. Le soir je plante ma tente au milieu d’une prairie avec une vue imprenable sur les montagnes! Jamais je n’aurai imaginé être là à admirer le soleil se coucher derrière ces montagnes et ces vallées laotiennes, inondées par les dernières lueurs qui percent à travers les nuages. La solitude n’est plus menaçante. Vraiment, je suis contente d'avoir rencontré ce couple et leur avoir promis de tenir ces deux semaines. Bien que je commence à croire que le pari est fou, c'est le bonheur total et j'ai la sensation d'être exactement à la bonne place. C'est l'aventure que je devais vivre, je pense à toutes les personnes qui m'ont encouragées et soutenues et je leurs/vous dis merci mille fois!!! Je franchis le premier col et déjeune dans un village qui doit compter six habitants… Environ. La route continue à s’étendre entre les collines, et je continue à grimper. Mon moral est d’acier, j’ai mal mais c’est supportable. Si la fatigue se fait sentir, et que les pauses se font de plus en plus fréquentes, je continue et traverse de petits villages où les enfants me courent après avec leurs « Sabaidi !! » me tapent dans la main et parfois même poussent mon vélo. Il commence à faire de plus en plus frais. En arrivant à Kiewkacham, je croise 4 cyclistes au bord de la route qui discutent. "Is it a cyclist meeting?". Un couple qui arrive à l'instant qui pédalait juste devant moi et l'autre qui venait depuis l'autre direction. Nous partageons nos expériences de voyage autour d’un bon repas. Quel plaisir! Je suis restée dormir là avec un des couples tandis que Rachel et Alex ont poursuivis leur route. Après ça, nous nous sommes rencontrés plusieurs fois sur la route en direction de Vientiane c’était marrant. Sur la route que je pensais être la plus difficile du voyage, je crois n’avoir jamais eu autant de plaisir à grimper, puis de descendre et enfin me réjouir de la prochaine montée. Qui l’aurait cru ?

En arrivant proche de Kasi, je crève. Roue arrière pour la 3eme fois. ARGH! Une bouteille en verre, une entaille de 4cm sur mon pneu. Cette fois j’en ai marre mais je garde le moral pour rejoindre le prochain village. En arrivant, on me dit qu’il sera impossible de changer de pneu à moins de rejoindre en bus la prochaine ville. Mh… ce jeune laotien remarque bien que cette idée ne me plait pas vraiment et il me propose de recoudre mon pneu. Pardon ? Ben oui, il a du fil, une aiguille alors pourquoi pas ? Et bien étonnamment, ça a tenu plus de 30 kilomètres. Bon pas le choix, en bus jusqu'à la prochaine ville. Mais quel sentiment d'échec. Je ne supporte même pas de regarder la vue à l'extérieur (qui est absolument magnifique!). Arrivée à la prochaine ville, je peux réparer le tout et je fais la connaissance d’Henri, un belge d’une cinquantaine d’année qui voyage aussi à vélo. On discute un peu et je lui explique que je dois retourner en arrière pour refaire cette route! Je veux prendre un bus et retourner à Kasi! Il me propose de faire la route avec lui en sens inverse, c’est reparti !

En discutant avec Henri, il me propose de continuer la route avec lui direction l'extrême nord du Laos. C’est un homme très intéressant, qui a voyagé dans tous les continents à vélo et la route qui est encore plus "sauvage" m'attire terriblement. Je sais au moment ou je lui dis « non, je dois continuer ma propre route », que je risque de regretter mon choix. Ainsi j'ai repris mon chemin, seule, dans le bon sens. Sur la route jusqu’à Vientiane, je me suis faite invitée par un Laotien qui a vécu durant trente ans en France. Il m’invite dans sa belle maison au bord d’une rivière. Nous mangeons des spécialités locales que je déguste avec délectation.

J'apprécie chaque jour un peu plus ce voyage. Malgré les difficultés, c'est une telle sensation de liberté! Maintenant que je vous écris, je dois encore prendre une décision, soit poursuivre au Sud direction « Singapour » et suivre plus ou moins mon plan initial, soit retourner au Nord dans les montagnes et me diriger vers le Vietnam puis la Chine! Il parait selon certains forums que ce sont les pires montagnes avec un dénivelé assez affolant... Qu'est-ce que vous en dites? Mail – North Thailand

Haha ! Salut les moustaches bien gelées mais toujours pas enneigées à ce que j'ai compris? Bon j'imagine qu'en ces jours d'après fêtes vous êtes fatigués... Et j'ai de quoi vous divertir avec quelques aventures et je sais que vous trépidez d'impatience de connaitre la suite de l'histoire qui fut... plutôt bien mouvementée et ... forte en émotion!

Ah et bonne année hein!!! Je voulais vous envoyer une photo de mon vélo sous les cocotiers au bord de la plage avec écris Happy New Year, mais vous comprendrez pourquoi j'ai pas vraiment eu le temps.

Alors aux dernières news je vous écrivais depuis Vientiane, la capitale du Laos. Souvenez-vous, j'hésitais à prendre la route pour le nord, le Vietnam et la Chine. D'ailleurs je vous remercie pour vos encouragements ça a été dur de choisir. Et bien sachez que le matin au réveil je me dirige vers "la rue des ambassades et consulats" et me retrouve entre celle du Vietnam et celle de la Thaïlande... Incapable de décider, je rêverai de partir dans les montagnes encore, mais je dois faire des demandes de visas pour le Vietnam ainsi que pour la Chine, et je devrai encore trouver un avion pour me rendre jusqu’à Singapour dans 2 mois… Compliqué… pourtant la Thaïlande ne m’intéresse pas trop. Bon je laisse le destin choisir! Pile - Thaïlande / Face - Chine et Vietnam Pile, la Thaïlande! Soit! C'est parti!

Je profite encore pour manger des baguettes, et sandwichs (héritage de la colonisation française). Pour vous donner une idée des prix, j'ai eu mon sandwich, un café et un paquet de cigarette pour environ 1.50 CHF (Non moi pour ce prix la je continue à fumer hein!!). Du coup, étant dans la capitale je profite également pour trouver une bonne coiffeuse et tenter de rattraper la coupe playmobile du coiffeur Birman. Je lui explique un peu comment je vois l'affaire et désespérément je remarque que la coupe devient de pire en pire jusqu’au moment ou.... Elle sort la tondeuse, bon juste pour les petits poils derrière, que j'me dis. Mais non! Je sens la tondeuse qui monte! Argh, je tente de l'arrêter mais avec la moitié du crane rasé, y'a plus grand chose à faire.... Donc j'ai l'arrière du crane rasé, ce qui est finalement assez pratique, voyons le bon côté de la chose.

Le lendemain, les cheveux au vent... heu non pardon, le crane au soleil, je repars pour traverser la frontière Laos/Thaïlande et je m'apprête à entamer la route qui me mènera jusqu'à Singapour. Ainsi depuis la frontière jusqu'au contournement de Bangkok j'arrive à suivre les petites routes de campagnes grâce à Henri qui m'avait ... (Oui Henri souvenez-vous, le cycliste Belge rencontré au Laos! Qui pour l'anecdote était infirme et ne pouvait plus utiliser son bras gauche. Malgré ça il a continué la bicyclette dans tous les continents… Sacré Henri!). Du coup, il m'avait raconté comment dans les petites campagnes du nord de la Thaïlande j'allais croiser des camions chargés de canne à sucre puisque c'est la récolte actuellement. Et comment c'était facile de s'accrocher à ces camions qui roulent à environ 40 km/h pour se laisser trainer sur quelques kil comme ça.

Moi tout ça, ça m'a vendu du rêve, alors toute la journée j'avais que ça en tête...Mais bien entendu ces fichus camions passent tous dans le sens inverse... Jusqu'au moment où à mes côtés, il y en a un qui ralentit et ni une ni deux, je m'accroche au premier truc que je trouve. Ainsi, agrippée à une espèce de tige métallique je découvre l'agréable sensation d'avancer sans effort... Aaah, c’est si bon ! Hé ho ! Attend tu fais quoi la? Pourquoi t'accélères comme ça? T'es sensé rouler à 40 km/h pas à 80 ou 100 km/h! Et t'es pas sensé dépasser tous les autres camions! Bon, allez je lâche c'est trop dangereux. Mais ma main refuse de lâcher. Oh et puis non hein! Maintenant que je la tiens, je lâche plus! Et je profite un max de cette pure dose d'adrénaline.

Après quelques kilomètres, il change de route à mon grand regret... Et ho! Je crois que je suis pas la seule à avoir apprécié la balade, mon vélo tire la tête. Du coup la roue est bloquée, pas moyen de donner un coup de pédale. Et il faut savoir que la nuit commence à tomber et de nouveau je suis juste à une dizaine de kil de la ville ou je voulais arriver. J’ai l’option d’essayer de le réparer moi-même mais je vois déjà comment cette histoire va finir… et la fin ne me plait pas vraiment. Ou alors je marche jusqu’à la prochaine ville. Là, une Thaïlandaise s'arrête sur son scooter et me débite un flot de parole thaïlandais parfaitement incompréhensible. Lisant dans mes yeux toute mon incompréhension et mon désespoir elle agrippe 2 écharpes ensemble et me donne le bout. "Quoi attend tu veux me tirer avec ton scooter jusqu'à la prochaine ville avec ces écharpes? Et ton bébé dans tout ca? AAhhh tu le tiens entre tes pieds là ou il était avant... Ouais attend non là, c'est un peu dangereux!"

Mais elle ne lâche pas l'affaire. Alors on a essayé, je suis évidement tombée et vraiment je lui ai fais comprendre que c'était dangereux pour son gamin! Je vais marcher jusqu'à la prochaine ville et je lui dis qu'elle doit avoir d’autres choses à faire que de rester là à m’observer galérer. Mais non elle arrête une moto et demande au type pour que je m'accroche derrière... Bon ben soit! Camion, scooter, moto au lieu de tenter de les échanger maintenant je me contente de m'y accrocher à l'arrière! Arrivée à la ville suivante on trouve un petit magasin où le type, apparemment un peu éméché démonte presque tout mon vélo et regarde les pièces par terre pendant un bon moment... et là je m'dis que ce type n'a sûrement jamais vu ce genre de vélo avant et qu'il ne sait pas du tout quoi faire et que c’est fichu! Mais non il remonte le tout en 2 min! Il refuse même que je le paie... je sais pas trop quoi faire, tout le monde me regarde et moi qui suis là, persuadée que cette femme à scooter avec son bébé voulait m'arnaquer, persuadée que ces jeunes à motos attendait juste que je sois seule et qu'il fasse nuit pour me violer, et persuadée que ce type venait de pulvériser mon vélo ... Non c'était juste de bon cœur, et ils tiennent absolument à me guider jusqu'à la Guest House, où je leur offre à tous des bracelets enfouis dans mon packtage. Du coup ils m'offrent aussi des cadeaux... notamment les 2 écharpes! :-) Moi ça me déboussole toute cette gentillesse!! Je suis perdue... Merci, Kopounka...

Après une courte nuit de sommeil, je continue la route et je plante ma tente plusieurs fois et notamment une nuit ou le matin j'ai vu affiché moins de 10 degrés... J'ai eu plus de courbature à cause de cette nuit passée à trembler et grelotter qu'en faisant 150 bornes par jour à vélo! C'est pour dire!

Après 5 jours dans les campagnes du Nord, j'atteins les grandes villes aux alentours de Bangkok. Un soir, arrivée à Saraburi je m’arrête dans un centre d’information, qui était en fait un poste de police pour avoir quelques infos sur la ville et une flic trouve ce voyage génial et me propose de me raccompagner chez elle en voiture pour que je puisse me doucher. Elle tient absolument à m'héberger, alors hop ! Le vélo dans sa voiture elle me conduit chez elle, retourne travailler et reviens le soir avec ses enfants et nous soupons ensemble, pleins de petits plats thaïlandais que mon Thaï ne me permet pas de commander habituellement dans les restos. Mhhhh. Une fois de plus je suis hébétée devant leur sens de l'accueil... Je lui raconte un peu mon voyage et notamment le fait que j'ai pas mal pédalé pour être sûre d'être dans une grande ville ou je pourrais avoir internet le jour de noël et appeler ma famille. Du coup elle tient absolument à me conduire à Bangkok le lendemain. Offre que je ne peux pas accepter. Mais enfin, c'était un pur bonheur de rencontrer sa famille, de manger avec eux, de la voir faire ses prières bouddhistes à la bougie et de dormir au milieu de vingtaine de statuettes de bouddhas. Elle m'offre une amulette de protection. Amulette qui a surement du me sauver la mise durant les jours suivant quand j'empruntais les autoroutes à 8 voies avec ma pancarte "Merry Christmas" à l'arrière de mon vélo.... Mais ça c'est une autre histoire.

Voir ma famille réunie autour du sapin de noël ça m'a fait tout chaud au cœur et ça m'a redonné du courage pour affronter la suite des événements. Parce que 3 jours sur des autoroutes... Il faut être complètement con... Surtout quand on crève pour la cinquième fois au milieu de l'autoroute. Pfiou, je deviens bonne pour changer les pneus, en moins de 10 min (dont 5 passées à hurler et pleurer contre ce vélo qui veut définitivement me rendre zinzin!). Allez, je continue et je sais que dans quelques kilomètres j'atteins la côte. Là, je rencontre une nouvelle difficulté. Le nombre de routes différentes qu'il existe vers la côte et une carte qui ne les représentent malheureusement pas toutes. En plus, souvent c'est écrit en Thai alors qu'on soit clair, la plupart du temps, je ne sais même pas où je vais. Il faut suivre le sud de toute manière et dès que je peux j'emprunte une route qui m'emmène vers la mer. Bon, bien souvent il s’agit de cul de sac, mais des jolis cul d’sac hein ! Le meilleur moment c'est notamment une fois où ... Ah mais quelle histoire... Par ou commencer?

C'est donc le matin et la veille j'ai rencontré un cycliste londonien qui vit maintenant en Thaïlande avec sa compagne et qui m'a hébergé pour la nuit. On fait un bout de trajet ensemble par les petites routes d’où j’étais heureuse d’apercevoir les montagnes de la Birmanie. Il a besoin de retirer de l'argent et du coup j’en profite pour faire de même. Mais il n’y a plus de carte de crédit dans mon porte monnaie heum... Ah oui? Zut... Bon, lui rentre chez lui et moi je continue ma route en me disant que je risque d'être dans la merde (excusez mon langage mais il est approprié). J'essaie d'appeler la banque, plus de batterie... Et le chargeur me lâche. Impossible de recharger. Okay alors quoi ? J'essaie la cabine téléphonique pour appeler Super Maman au secours... C'est pas une cabine téléphonique et le thaïlandais à côté rigole bien quand il me voit chercher le téléphone. (Si vous aviez vu la scène!!!). Il insiste pour que j’utilise son portable, malgré le fait que ce soit un appel international… Je lui dis « non », il me dit « c’est un cadeau, t’as pas le choix… ». Les Thaïs ont définitivement le cœur bien gros ! Un appel à la banque, un appel à ma mère (qui dort a 3h du matin). Bon je suis pas plus avancée, et je ne peux que continuer à pédaler un peu stressée. Je réessaie d'appeler maman dans de vraies cabines téléphoniques cette fois. La première ne marche pas et la deuxième, un Thaï me fait signe que c'est ok et que je peux utiliser... heu... oui mais non. On rigole bien de voir le câble sectionné et moi avec le téléphone à l’oreille. Le soir je plante ma tente en bord de mer, ou la vue est juste incroyablement belle. Une sorte de baie avec des bateaux de toutes les couleurs qui arrivent au port.

J’arrive à charger juste de batterie dans un café pour retenter un appel et demander de l'argent par Western Union à Super Maman, cette fois-ci c'est bon je suis soulagée elle le fera dans la journée. Merci maman! Bon on est le 28, le lendemain c'est dimanche et tout est fermé. Du coup je continue jusqu'au 30 ou j'arrive dans une assez grande ville pour trouver une Western Union, mais quand j'y arrive enfin on me dit que tout est fermé le 30, 31, et le premier. D'accord il me reste environ 300 bath, soit environ 8 CHF pour 4 jours... et pour passer nouvel an? Que je rêvais de passer, le cul tout endoloris posé sur du sable fin de l'une de ces plages paradisiaques qui m'entoure. Tu rêves Sandro à vélo!!!!

Bon quelles cartes me reste-t-il? Essayer de rejoindre Chumphon une plus grande ville encore et trouver une autre solution là? C'est parti je continue à pédaler... Je passe notamment par une ville qui s'appelle Bankrut... Salop de destin arrête de te foutre de moi maintenant, je trouve cette plaisanterie de très mauvais gout!!! Ah et je vous ai dis que je me perdais? Souvent? Et que quand tu as environ 140 km à faire pour atteindre Chumphon, t’as juste pas envie de te perdre. Non mais attend... Prépare toi: Alors j'ai l'habitude de regarder du côté gauche pour voir la mer, puisque je vais vers le Sud et que je suis sur la cote Est. Mais, quand, soudainement elle apparait à droite tu fais quoi? Mais quoi? Comment ça à droite? Attend! Et je suis bien en train de me diriger vers le Sud? Et ces Thaïs m'ont bien dit que j'étais sur la bonne route quand je leur ai demandé mon chemin? Mais... Roh bon moi j'abandonne, mer à droite à gauche, plus d'argent, plus de moral, pffff et plus de main valide. Oui parce que la veille quand j'essayais de planter ma tente dans l'enceinte d'un temple en bord de mer mais que le vent m'empêchait de faire les choses correctement, et que le sol était tellement dur que je devais y mettre toute ma force. Ajouté à ça toute la colère que j'avais à ce moment, c'était pas exactement une bonne idée de laisser son doigt entre la brique et la sardine... Roh et puis quand les chiens ont rongés les cordes qui maintenait tant bien que mal cette foutu tente qui ne tenait que par la peur. C'était trop... Je vous passe les détails vélohistics qui ont handicapés 2 doigts de mon autre main.

Donc oui j'abandonne! Mais j'abandonne pas comme à Bagan en Birmanie. Là vraiment les limites sont atteintes, peux plus! Qu'on me rappatrieeeeeee!!!

Non je ne peux pas. Pas le choix. Je dois continuer, je savais bien que ce serait dur et le but est aussi de relever ces défis, c'est pour ca que je suis partie! A ce moment je puise vraiment au fond de moi. J'ai même peur de manger et de dépenser les quelques bats qu'il me reste. Koh Lanta me voila! Alors je joue une dernière carte, j'écris le nom de la ville : CHUMPHON au dos de mon vélo, sait on jamais! 110 km... 100 km... 80 ... J'en peux absolument plus que ce soit clair et c'est pas tant physique, l'épuisement est vraiment psychologique. Je finis par pousser mon vélo, en me disant que dans quelques mètres se trouve une station service et que ce serait plus facile de trouver quelqu'un qui puisse m'emmener jusqu’à Chumphon. Et une voiture s'arrête... me prend et me dépose à 50 mètres d'un centre commerciale avec une western Union... Pfffffiou... Je ne sais même pas comment le remercier, mais MERCI!!! Je voudrais lui offrir plein de cadeaux aussi, mais tout ce qu’il me reste, ce sont deux écharpes…

Voila, j'aimerai vous partager plus que seulement ces quelques anecdotes! Mais c'est difficile... La plupart du temps je doute, souvent je me demande vraiment ce que je fais là et pourquoi je fais ça et je dois sans cesse me remettre en question. C'est dur à expliquer ce qu'on ressent quand on passe sept heures posée sur une selle pas tout à fait confortable et souvent je me dis que c'est absurde et que ca n'a pas de sens. Qu'à toutes ces difficultés y'en a pas mal d'autres notamment le fait que je sois une femme qui voyage seule. Si je n'ai pas eu de problème particulier je suis souvent sur la réserve et je ne peux pas toujours agir comme je le voudrais et cette sensation est très frustrante. Elle l’est d’autant plus depuis le jour où je me suis faite suivre par un militaire ivre en scooter qui me faisait des propositions quelques peu dégradantes. Depuis, mon couteau suisse est à portée de main.

Mais après tout ça quand on me demande comment je vis ce voyage, je me surprends à dire que c'est incroyable et que j'adore ça! Quelqu'un y comprend quelque chose?

Allez demain je reprends la route pour la côte ouest cette fois-ci. La mer sera à ma droite, normalement…

Ah oui dans la rubrique animalière: Sur ma route je croise quantité d'animaux: Poule, canard, cochon, éléphant, serpent, chien, gnous, etc. A un moment quand je roulais, je me dis "tiens c'est marrant j'ai toujours pas vu de crocodile ou de truc comme ça." Et bien, les amis, sachez qu’il ne faut jamais se dire ce genre de truc! A peine quelques minutes après, je vois bouger quelque chose dans les buissons sur ma droite, je ralentis et vois un énorme reptile, genre crocodile, ou alligator un truc bien moche en tout cas! Je crois n’avoir jamais été aussi vite avec mon vélo... Du moins, pas depuis l'histoire du camion.

Allez bec à tous je vous embrasse bien fort!

Sandro à vélo

Mail – South Thailand

Salut les moustachus comment va ?? Bon je vous préviens… cette histoire est complètement folle. J’en ai vu de toutes les couleurs depuis la dernière fois! Il s’agira de bien tristes histoires ainsi que de nouvelles plus réjouissantes. Dans l’épisode précèdent vous avez eu à faire à un Sandro à bout de souffle. Je me trouvais à Chumphon soit à 500 km en ligne droite de la frontière Malaisienne où je me trouve actuellement. Environ 1000 km si on aime se perdre dans les contrées reculées.

Aujourd’hui, je prends le temps de vous écrire car c’est mon vélo qui est à bout de souffle. Après 4’000 km parcouru depuis le début du voyage, j’ai le regret de vous annoncer que Racer, mon compagnon est décédé. Les freins m’avaient déjà lâché à des centaines de kilomètres de là, le boitier de vitesse aussi… Et je ne vous parle pas de la selle qui déjà qu’inconfortable ne tenait plus du tout à sa juste place à cause des vis que j’avais un peu trop usées.

Bon alors oui, oui bien entendu que j’ai le gros chagrin! Malgré les conflits quotidiens, moi je commençais à bien l’aimer mon vélo…. Bon je ne m’attarde pas sur ce triste événement. A l’heure actuelle j’ai un beau vélo tout neuf, très bon marché, certainement un peu trop mais je me réjouis de l’apprivoiser dans le col de demain. Bon alors vous voulez de l’aventure ? Ce que vous voulez savoir c’est comment je me suis faite escortée par le chef de la police de Panare du Sud Est de la Thaïlande par exemple ? Et bien je vous raconte.

Je bicycle à travers la forêt tropicale et ma moustache se transforme en une grosse touffe qui dégouline des litres d’eau en continu! Sérieux, je bois environ cinq litres par jour. Les paysages sont saisissants, tantôt en pleine forêt vers des cascades, tantôt en bord de mer où je suis seule pour me baigner.

Un matin on me fait chiquer du “Katom”? Une sorte de feuille avec de la chaux, et on me fait fumer le tabac local roulé dans des feuilles de Yatchun ? Ah les Thaïs aiment bien se foutre de moi quand j’essaie de nouveaux trucs… Bizarrement j’enchaine pas mal de kil après ça. C’était quoi déjà le nom? Katom? Mh…. Bon allez, je continue à rouler et je dois retrouver des amis à Krabi et décide de me poser quelques jours. Six jours… Comment ça six jours? Je vous jure que je croyais qu’il s’était écoulé deux jours seulement… Et bien j’en avais besoin. Et sur la côte de la mer d’Andaman les paysages sont également incroyables. De l’eau transparente, du sable fin, des coraux, des poissons de toutes les couleurs qui nagent autour de toi… Un petit gout de paradis. Des falaises de calcaires qui surgissent de l’eau surmontées par une épaisse forêt dans laquelle des singes avec d’énormes yeux bleus se baladent.

Durant ces six jours je dois quand même vous parler de Kho Phi Phi, une île où j’ai du me rendre uniquement pour des raisons vélohistics !!! Si si je vous jure ! Je devais rencontrer Ludovic qui a voyagé en Malaisie en vélo et j’ai besoin de ses conseils car il est passé par le Sud Est de la Thaïlande qui est une région à risque. Des conflits durent depuis plusieurs dizaines d’années et ont fait plusieurs milliers de mort. A la frontière avec la Malaisie je sais également qu’il y a des risques d’enlèvement. Je ne veux pas prendre de risque mais comme il est passé par là en vélo je pars à la pêche aux infos. Ainsi, il m’assure que la situation n’est plus aussi risquée et qu’à vélo c’est tout à fait faisable. Je me renseigne également auprès de la population locale et généralement ils me disent que c’est possible.

Pourquoi s’acharner à vouloir retraverser le pays pour aller à l’est me direz-vous ? (pour ceux qui ont suivi l’histoire est/ouest) ? Et bien il s’agit surtout d’éviter les grandes villes de la cote ouest de la Malaisie et de bicycler sur les routes de campagnes de l’est. Avec la moustache ébouriffée je reprends ma route car il se met à souffler et je lutte pas mal pour avancer contre le vent. Durant quelques jours je sillonne à travers des paysages incroyables entre cascades, grottes, récolte d’ananas et autres merveilles. Au fil de mon avancée vers le sud, je trouve toujours plus de mosquées et de moins en moins de temples. La population devient majoritairement musulmane et je décide de profiter des derniers temples bouddhistes que je croise pour discuter avec des moines et demander l’hébergement pour la nuit. Nombre de voyageurs que j’ai croisé sur la route voyagent de temple en temple et moi je trouve ça super intéressant et je me réjouis de pouvoir partager des expériences avec des moines bouddhistes comme j’avais pu le faire en Birmanie. Et une fois de plus on me refuse l’hospitalité, cette fois on a l’honnêteté de me dire que c’est parce que je suis une femme. Alors je savais bien que nous étions des êtres à part, de par notre infinie gentillesse, bonté, grâce et intelligence et que les hommes en sont fortement jaloux mais je ne pensais pas qu’on allait me renvoyer comme ça !

Ainsi je me renseigne auprès d’un poste de police sur les autres possibilités de logement dans le coin et une femme accoure pour traduire. A nouveau, elle trouve intéressant que je voyage comme ça et elle propose de m’héberger chez elle. Elle se réjouit de m’emmener au marché, de me présenter à ses amies etc. Un point de plus pour les femmes !

Elle m’emmène également à une cérémonie funéraire bouddhiste ou je peux observer des spectacles d’ombres chinoises, et ou les femmes s’amusent également à me faire chiquer du Katom. Elles rient bien de me voir une heure après, la bouche encore pleine de feuille et de cette noix étrange dont je n’arrive toujours pas à savoir le nom.

Le lendemain je continue et découvre encore milles cascades, et je fais la connaissance également en route d’un couple parfaitement incroyable! Ils voyagent maintenant depuis un mois à vélo et vont continuer encore minimum six mois avec leurs deux enfants ! A vélo ! Non mais attendez : Le premier a cinq ans et il fait environ vingt km par jour puis accroche son vélo à celui de la mère pour aller faire la sieste dans la remorque tirée par le père. Le deuxième a tout juste 3 mois ! C’est complètement fou non ?

Ils continuent vers l’ouest moi je file a l’est, je dors proche des cascades, ou je profite de me laver et me reposer dans cette eau paisible. J’effraie juste un espèce de gros reptile (évitons le mot crocodile ou vous allez me faire rentrer sur le champ). Et la à nouveau une femme, musulmane cette fois tente de discuter quelques mots avec moi et veut m’héberger pour la nuit. Nous passons la soirée avec les voisins sous un couvert juste à côté de la cascade. Les hommes fument, les femmes chiquent, je mets le voile, nous rigolons bien même si ils ne parlent pas un mot d’anglais et moi « Thai ? nik noi, nik noi». Ils sont tellement surpris que je voyage seule, ils montrent toujours un avec leur doigt et me demande ou est le deuxième ? Elle rigole bien le soir quand un chat vient s’endormir entre mes bras. Elle me montre deux avec ses doigts, comme quoi maintenant je ne suis plus seule !

A mon réveil je bouscule ce foutu chat qui est bien trop collant et je vois qu’il pleut… génial justement la route que je prends est en terre ! Impression de déjà vu de la Birmanie... C’est parti et je passe une superbe journée sur des petites routes de campagne. J’entends des « Sawadikaaa » et des « Hello » de partout parfois au milieu de nul part et j’ai beau chercher des fois je ne vois personne ! Peut être ma schizophrénie naissante ?!

Non pas ça non ! Je dois m’arrêter pisser. Mais … il y a dix minutes aussi. Et … ça brule. Noooon je suis tombée deux fois malade je n’en veux plus merci. J’ai jamais eu d’infection urinaire mais les symptômes sont là, et ils s’assemblent à merveille avec une activité que je pratique régulièrement ces temps-ci. Heureusement je suis au milieu de nulle part dans la nature alors je peux m’arrêter chaque dix minutes pour uriner. Mais ça devient long, ça brûle, ça pique. AAArrrgh et si l’infection remontait au rein ? L’avantage d’être perdu dans la brousse devient vite un inconvénient. Il va me falloir supporter deux jours avant de trouver un hôpital. A l’accueil… Si c’était bien l’accueil, je m’explique… mais personne ne parle anglais. Pfiou… il me regarde étrangement. Bon ben c’est parti pour un Dessiner c’est gagner : Aujourd’hui on dessine une infection urinaire ! On rigole bien mais ils me comprennent toujours pas. Après un moment quelqu’un arrive pour traduire. Okay des antibiotiques, ça roule !! Gagné !

Après ça je me mets d’accord avec ma conscience pour prendre plus de temps en campagne et mettre le vélo dans le train afin d’éviter les grandes villes. Ainsi je fais quelques kils en train pour traverser HatYai et je reprends le vélo pour rejoindre la côte Est en bord de mer et là c’est désert ! Je m’accroche un moment à une autre voiture et me retrouve rapidement sur la côte pour pédaler sur une route déserte. Parfait pour le camping... Quand soudain… la route s’arrête, elle est détruite et se fait avaler par la mer… Heu… d’accord mais moi je fais quoi alors la ? Je trouve la situation très amusante et prends quelques photos en me disant que vous allez bien rire en les voyant car moi j’avais bien vu qu’il y avait des traces de pneus sur le coté de la route. Ouais… mais en fait elles ne mènent nulle part… Ah oui ? Si la ! Un camion ! Un type arrive, serpette en main, et me regarde en riant comme un bossu ! Je veux bien rire mais je fais quoi moi la ? Je viens de me taper pas mal de kil et c’est la fin d’après-midi. A lui de trouver ça amusant car il connait un chemin à travers les prairies pour rejoindre la route, la vrai cette fois. Je le suis tant bien que mal avec mon gros vélo. Ah voila… La route principale… Le temps de me montrer encore 1 avec son doigt ? Je devrais lui dire non, comme je fais parfois par sécurité mais je ne décèle rien en lui qui ne m’inquiète. Oui je voyage seul. Je le remercie chaleureusement et roule en direction du prochain village.

La … Ca devient bizarre. Normalement je prends de quoi manger et continue à rouler pour m’éloigner un peu, trouver un coin tranquille et planter la tente… Mais y’a bien quelque chose d’étrange dans cette ville, y’a un truc qui pue. Et je ne parle pas des centaines de poissons que les pêcheurs font sécher au soleil. Y’a quelque chose qui cloche dans l’ambiance de cette ville et je me sens pas à l’aise. Il faut trouver quelque part pour dormir ou je suis en sécurité. Je me dirige vers une sorte d’école ou de librairie et demande s’il est possible de mettre la tente dans leur jardin car ça semble être sécurisé. D’un seul coup, tout le monde s’active, on appel la directrice même l’hôpital pour me loger. Je me sens mal et leur dit que je ne veux pas déranger et que je vais continuer ma route. Mais ils ne me laissent pas partir et m’emmènent jusqu’au poste de police. La je suis en sécurité pour dormir… Okay merci beaucoup. Mais pourquoi ? Je fais la rencontre du chef de la police, ils me proposent un petit local pour passer la nuit. On me demande ce que je veux manger et réponds innocemment que je vais juste sortir au marché pour aller chercher deux ou trois bricoles. «No no too dangerous !!». Apparemment la situation est beaucoup plus tendue, les conflits perdurent et il y a de nombreuses victimes ces temps-ci. On m’impose le couvre feu à 18h et entre temps on m’accompagne en voiture au marché. Il est difficile de communiquer pour savoir ce qu’il se passe exactement. Je me sens un peu coupable de causer tout ce chamboulement. Pas de soucis qu’ils me disent et profitent pour prendre des tas de photos, tantôt avec lui, tantôt sans elle, tantôt avec le vélo, le pouce levé, etc. Le soir j’assiste à la descente du drapeau thaïlandais avec l’hymne national et je discute de l’itinéraire pour la suite avec quelques flics. Je soupçonne l’un d’entre eux qui parlait un peu anglais d’être resté aussi longtemps uniquement pour traduire….

Cette histoire me fait pas mal réfléchir... Est-ce que je fais bien de voyager comme ça en étant une femme? Je commence à tout remettre en question Le lendemain, le chef de la police m’escorte jusqu’à la province ou je me trouvais la veille et ou je suis en sécurité.

Pour moi c’est une énorme chance de voyager comme ça. Tout ce que je vis au quotidien surpasse tellement ce que j’avais pu espérer. Je fais des rencontres tant inattendues ! Et les thaïs apprécient de voir des gens qui voyagent comme ça. Ils m’encouragent beaucoup, et ça m’aide parce que la route est parfois très longue et difficile malgré tout l’éloge que je fais de ce voyage.

Ce soir je suis à Satun et tout fermait à cause du shutdown et des protestations à Bangkok. La Thaïlande devient mouvementée avec l’approche des élections et pas mal de chose vont changer dans ce pays. Je n’ai pas de regret d’avoir pris cette route au lieu du Vietnam et de la Chine. Je suis étonnée de m’entendre dire que c’est un pays incroyable. Son principal atout après l’amabilité des Thais bien entendu ? La cuisiiiiiiiiiiine ! Pour ceux qui s’attendent à me voir rentrer tout maigre et musclé par la bicyclette ne vous en faites pas... je mange teeeelllement ! J’imagine si je n’étais pas venu en vélo... O_O

Dingue mais dans chaque ville que je traverse, je découvre des nouveaux plats, nouveaux desserts, nouveaux fruits, nouveaux parfums, nouvelles couleurs... L’odeur alléchante m’attire toujours et même à vélo parfois je suis obligée de m’arrêter, pour gouter tant ca sent bon. C’est mon dernier soir en Thaïlande. Demain je prends la route direction la Malaisie, j’aurais aimé passer par l’Indonésie mais un volcan me barre la route. Bon mes amis moustachus, à bientôt pour de nouvelles aventures !! Sandro et son nouveau vélo

Mail – Malaysia

Salut les sportifs!!

J'voulais la faire genre philosophe et vous écrire un mail du style : Il n'y a pas de montagne qui soit infranchissable à celui qui veut vraiment la gravir... Mais bon j'ai trop de truc à raconter alors on va la faire soft question philo.

Cette fois-ci c'est avec la moustache pleine d'épice que je vous écris. J'ai des miettes de curry, de miel, de coco, et de sésame entre les poils qui bordent mes lèvres. Hé oui la Malaisie et Singapour pour la nourriture, c'est énorme! Ah oui je ne vous ai pas dis? Je suis à Singapour!! Ahaha ... Entre 4500 et 5000 km dans chaque mollet, je vous assure que l'autre jour en me rasant les jambes (ben oui quoi vous pensiez que je vivais comme un Yeti dans ma tente?!) j'ai tâté le mollet et oh mon dieu!!! Il a changé de coupe!! J'ai le mollet sportif! Qui l'eu cru?!

Mais revenons à ce qui nous intéresse le plus... La nourriture! Donc dans mon dernier mail je vous ventais les mérites de la cuisine Thaï comme d'un pur paradis culinaire. Et bien après avoir traversé la frontière Thaïlande\Malaisie, testé mon nouveau vélo dans un col, puis passé la nuit dans un parc national à regretter l'ancien, j'arrive en Malaisie et passe la soirée suivante à Aloe Setar. Là, je découvre qu'on peut manger de TOUT. Alors depuis, c'est indien le matin, avec ses puri, roti et dosa; malais à midi et chinois le soir.

Parce que la Malaisie c'est ca: Tout un mélange de culture! C'est assez drôle, je rencontre des indiens musulmans, des malais bouddhistes, des chinois chrétiens qui mange indien dans le quartier islamique... Ouais, faut suivre hein! Parfois dans une même rue tu trouves un temple chinois, un temple hindouiste, une mosquée et une église, c'est assez original. Donc si je vous dis que j'ai fêté le nouvel Chinois avec des indiens dans une église catholique vous allez me croire?

Donc le cul de nouveau tout endolori, je continue la route sur la côte Ouest. Les premiers kils sont intéressants, même assez beau... Et puis je me rapproche des grandes villes et depuis, c'est l'horreur, l'angoisse! Un trafic hyper dense, et les klaxons que j'entends désormais ne sont plus uniquement pour me saluer et m'encourager! Et ou est passé la ligne de sécurité qui bordait l'ensemble des routes de Thaïlande? Je me retrouve donc sur une route surchargée par des vacanciers qui rentrent fêter le nouvel an dans leur famille... Sans ligne de sécurité. Du coup il reste environ 5cm sur la route que je peux occuper et si par hasard tu dépasses cette limite et que la roue dévie dans le fossé, tu risques de te retrouver à manger le bitume malais, avec quelques bleus et le nouveau rétroviseur tout brisé (qui m'avait fraichement été offert par Robert, un cycliste rencontré sur la route avec qui nous avons passé l'après midi à débattre de l'utilité de ces rétroviseurs sur un vélo). Enfin, bon ça suffit de rêvasser! Je continue la route en redoublant de vigilance....

Un après midi, je rencontre deux cyclistes et ils me parlent d'un certain Akmal, qui vit à Kuala Lumpur et qui serait une référence cyclocyclique. Je ne suis pas, mais pas du tout intéressée parce que Kuala Lumpur étant la capitale, c'est LA ville que je vais éviter! Pour sur. Mais bon je note quand même son nom... Les : "Sait-on jamais" des voyages se révèlent parfois utiles. Et je continue la route entre champs de palmiers, champs de palmiers et champs de palmiers. Car la Malaisie c'est aussi ça ... Des plantations de palmiers .... Encore et encore!

Le soir j'arrive à Kuala Selangor et je pose ma tente dans un parc naturel, et bien que parfaitement épuisée par une journée de cyclisme dans le trafic et les palmiers, et la CHALEUR (en majuscule parce qu'il fait TRES chaud) je sens que l'aventure m'attend quelque part et je grimpe une ENORME pente (en majuscule parce qu'elle était encore plus ENORME en étant fatiguée). Et j'admire le coucher de soleil avec quelques autres touristes. Tiens d'autres cyclistes!!! On échange quelques mots et je parle notamment avec un type qui me dit :

"Oh mais tu aurais du m'écrire sur Warmshower (un site pour héberger les accros de la selle), je t'aurais donné des conseils sur les routes à prendre."

"Ah oui?"

"Ouais on dit parfois que je suis l'information center de la Malaisie à bicyclette" ... Attends voir. Je sors de ma poche le papier avec écris Akmal dessus. " Je suis sur que tu t'appel Akmal!"

… Dans le mille! Je regarde autour de moi… Qui s’amuse à me jouer des tours comme ça ?

Bref, du coup il m'héberge durant deux jours, m'aide à revendre la bicyclette que je vais devoir envoyer quatre jours plus tard à son destinataire. L'après midi, il m'invite à un mariage ou je porte la robe traditionnelle Malaisienne et le lendemain, nous redessinons la suite du parcours. Il me reste à présent quatre jours. Et je voulais pas avoir à vous écrire: "ouais ben les palmiers étaient sympa quoi!!"

Alors hop quelques 8h de bus plus tard, je suis au nord-est et prête pour retraverser le pays entre collines et montagnes! Il n'y aura rien du tout sur ma route jusqu'à la prochaine ville à environ 190km plus loin. Enfin... si un sanctuaire ou je peux rester dormir en milieu de parcours. Akmal me vente les mérites de cette route avec des éléphants, des lacs, et pas le moindre véhicule! On regarde encore la route et si je me dépêche je peux même faire le col des Camerons Highlands, qui est une station touristique assez prisée pour ses plantations de thé, de légumes, de fraises et surtout pour son air frais. Je ne vous l'ai pas dis mais cette destination m'a hantée depuis mon arrivée sur le sol malaisien. Allez Akmal je vais l'faire!!! On rit pas mal parce que c'est "juste" environ 500km de route, en altitude... Mais je trouverai une solution. Donc après ces huit heures de bus je grimpe sur le vélo. Et c'est parti! Les paysages, une fois de plus sont saisissants et juste un ou deux véhicules qui me crient "Good Luck" au passage... mh j'aime ça! Bon. la journée j'ai pas vu les éléphants, et le soir, le sanctuaire était fermé et... je n'ai pas prévu assez d'eau et de nourriture pour deux jours.

Pfff… Seule en bord de route, je me dis que la soirée va être longue. Mais avec ma chance légendaire une voiture passe, s’arrête pour me demander si tout va bien. Et ben tiens ! Il est très aimable, prends mon vélo le mets dans le coffre.

Quand il entend que je vais chercher une église pour la nuit, il me propose de payer l'hôtel. Car la Malaisie c'est aussi ça: des Malaisiens super généreux! Je décline poliment en lui assurant que je vais me débrouiller et qu'en cas de besoin je peux payer la chambre. Quelque instant plus tard, il sort du véhicule et me prie de rester à l'intérieur. Il est juste trop tard quand j'arrive à lire entre les symboles chinois : Hôtel... Et c'est ainsi la plupart du temps, dans les restos généralement, je suis très surprise quand parfois des gens des tables voisines me paient mon repas à mon insu et s'en vont, parfois même sans m'adresser la parole. Juste un sourire... Ca s'est produit très souvent un peu partout... Cette nuit là donc, je dors à l'hôtel, même après avoir longtemps insisté.

Enfin... Depuis le début, que ce soit en Birmanie, au Laos, en Thaïlande et en Malaisie, leur générosité m'impressionne. Mais pas uniquement pour ce qu'on m'offre mais pour l'intérêt qu'ils démontrent, pour leur ouverture d'esprit, leur calme, leur humour... Mais reprenons, donc après une bonne nuit de sommeil je peux m'aventurer sur la route des camerons Highlands! 195km... Sans l'ombre de vie durant ce trajet. J'entasse nourriture et bouteille d'eau pour 2j. Et c'est parti! Ça grimpe un peu et ça redescend un peu moins. Après six heures de route, une petite pause sur les seuls cinq centimètres carrés d'ombre que je trouve est la bienvenue. Et soudain, une voiture s'arrête. "Do you need to go to the Cameron Highlands? " Et ben tiens!!! Justement! Merci! Une chance légendaire tu disais ?

Arrivée en haut, je rencontre une cycliste polonaise parfaitement zinzin! D'une part parce qu'elle, elle à fait toute l'ascension des Cameron Highlands sur son vélo et pas sur un fauteuil en cuir! Et surtout parce qu'elle est polonaise! Je m'explique : Elle, elle rentre tout simplement chez elle en vélo depuis Kuala Lumpur! EN POLOGNE! (en majuscule parce que la Pologne c'est loin!). Zinzin, et extrêmement courageuse car contrairement à moi, elle n'a reçu aucun soutien de sa famille et de ses amis. Pfiou... Elle n'a pas de blog, alors je ne peux pas vous encourager à suivre ses histoires...

Mais je me rends compte en l'écoutant à quel point j'ai de la chance. Merci.... Vraiment pour votre soutien à tous. C'est énorme la chance que j'ai eu depuis le début... Enfin même si j'ai eu quelques épreuves plus difficile et que le destin s'est bien foutu de moi avec l'histoire de Bankrout notamment, il m'a bien sourit par la suite! Un clin d'œil assez drôle est celui de la mandarine:

Je bicycle tranquillement et normalement j'ai toujours des fruits accrochés au porte bagage, au cas où! Mais exactement au moment où je m'aperçois que je n'ai rien et qu'il va falloir trouver quelque chose sur la route, j'entends un klaxon, un type à scooter me passe à côté, freine, me tend une mandarine et s'en va... C'est rigolo! Merci!!!

Mon voyage s'est terminé hier, à Ipoh où j'ai envoyé mon vélo dans le train. J'arrive à Singapour à 2h du mat' car il a fallu changer la locomotive en cours de route... Dans la Guest house je fonds en larme, c'est terminé! Mes sentiments sont partagés ... Qui l'eu cru? Des larmes de tristesse car c'est une aventure merveilleuse qui s'achève et également des larmes de joie perlent sur mes joues. Et puis je ris! Je suis tellement heureuse!!! Qui à la chance de pouvoir réaliser son rêve?

Voila le dernier chapitre de cette aventure... Je vous lance quelques trucs en vracs que j'ai appris en route et que j'avais envie de partager.

- Ne jamais marier un singe. Conseil de Jack Loback rencontré à Penang et qui après quelques bières m'a supplié et fait promettre de ne jamais marier un singe, (du calendrier chinois bien sur). Ca me paraissait important de le partager avec vous.

- Beaucoup de gens m'ont dit avant de partir que c'était de la pure folie de faire ce voyage, mais ce qui aurait été plus fou encore aurait de ne jamais l'entreprendre.

- Il y a une règle physique avec laquelle je ne suis pas d'accord: Les montées à vélo durent toujours beaucoup plus longtemps que les descentes... Ca c'est ce que je me disais au début du voyage. Et puis par la suite, ce que j'ai réalisé c'est que pour chaque montée, aussi difficile soit elle, il y a une descente par la suite. Autant profiter des montées et trouver en sois la force qui nous pousse vers le sommet. On découvre finalement pas mal de chose à l’intérieur de nous-même, et les paysages sont époustouflant une fois en haut. On voit la route qu’on a déjà parcouru, et on peut choisir celle qu’on veut emprunter pour la suite.

- Si vous me demandez ce que j'ai trouvé le plus dur pendant ce voyage, je vous répondrai sans hésitation: La selle de mon vélo.

- S'il vous plait, quand vous ouvrez une portière sur la route, regardez s'il n’y a pas un cycliste un peu rêveur juste derrière...

- Le bonheur est simple, et j'en ai pleuré d'y avoir gouté, de l'avoir savouré et de m'en être léché les doigts tant c'était bon!

Ce voyage m’a permis de d’allier toutes les choses que j’apprécie. La nature, l’aventure, les rencontres, l’inattendu, la découverte, d’autres cultures, spiritualités, le partage, l’entraide, les défis, l’adrénaline, la nourriture et même de nouveaux styles capillaires. Ce voyage m’a surtout permis de découvrir quels étaient les piliers et les fondations dont j’avais besoin.

M.E.R.C.I en majuscule parce que je vous suis très reconnaissante pour m'avoir soutenu, aidé à préparer ce voyage ou simplement pour m'avoir encouragé pendant ces quelques mois.

Allez, sur ce, je vais aller me faire tailler la moustache pour mon retour en Suisse... Qui sait, avec mon expérience des coiffeurs asiatiques, je vais peut être rentrer sans moustache O_O

Sandro sans son vélo...

AU RETOUR

A mon retour, tout semblait avoir changé, j’ai eu soudain l’impression d’être parti pendant des années. Et puis la seconde d’après, c’était l’inverse. Rien n’avait changé, tout était exactement comme avant le départ et j’ai eu l’impression de n’être jamais parti. J’ai eu peur d’oublier, d’oublier les couleurs, les parfums, les saveurs, les rencontres. J’ai eu peur de ne pas me rappeler. Mais j’ai choisi de profiter de chaque instant de ce voyage. J’ai choisi d’être là, bien présente à chaque minute et toutes les couleurs, les parfums, les saveurs avaient encore plus de goût, les rencontres devenaient plus vraies encore. Et puis oui, bien entendu, je vais oublier… Au début je ne me souviendrais plus du nom de cette femme qui m’avait hébergé chez elle, et qui été restée dormir avec moi entre les statuettes de bouddhas et l’encens qui brulait au salon. Je vais oublier son rire, le gout des desserts qu’elle m’avait ramené. J’oublierai l’odeur de l’encens et l’atmosphère qui se dégageait quand elle récitait ses prières bouddhistes à la lumière des bougies devant son livret qui avait terni avec le temps. Et puis, bien entendu, par la suite j’oublierai ces instants passés avec elle. Viendra un jour ou j’oublierai même que Smile, une thaïlandaise m’a invitée chez elle… Mais je n’oublierai jamais le bonheur d’avoir vécu ces instants avec tellement d’intensité.

Il y a beaucoup de vent et de tempête. Ayant eu l’impression d’avoir poussé un peu de travers, j’avais le sentiment de plier plus facilement dès que le souffle devenait plus fort. Comme si tous ces arbres résistait mieux et restait droit alors que le mien se fissurait chaque jour un peu plus. J’ai voulu solidifier mes racines et devenir le roseau qui plie mais ne rompt pas. Aujourd’hui je n’ai plus peur d’avancer. C’est moi qui possède les pinceaux. Le voyage m’a permis de découvrir qu’il existe d’autres couleurs, et je m’extasie à les mélanger et tester chaque jour de nouvelles teintes. Chaque matin j’ai l’opportunité de choisir les tons et je n’ai plus peur de jeter de la peinture sur cette toile blanche.

Alors quoi ? Qu’est ce qui a changé ? La liberté ? D’être plongée dans une autre atmosphère ? De ressentir la vie au plus profond de mon être ? De sentir l’air tantôt frais, tantôt chaud, jusqu’à le sentir brulant lorsque le soleil était au zénith ? De savoir qu’avec moi j’avais le nécessaire pour survivre et que cela me permettait de vivre mes envies à chaque instant. De ne plus penser ni au passé, ni à l’avenir mais de me laisser porter par le courant du moment présent. De profiter des rencontres pour me guider. De prendre le temps, de vivre, de ressentir, et depuis lors même le sentiment de solitude s’en est allé. Un certain moment il avait occupé beaucoup de place, et puis quand j’ai réussi à savourer chaque instant presque égoïstement, alors il n’a plus été aussi fort. Vivre est devenu soudainement si agréable, si intense. Mon bonheur n’a jamais été aussi parfait. D’avoir porté en moi ce rêve pendant des années, et de pouvoir le dessiner selon mes désirs. De vivre des moments difficiles et déstabilisants ou je me suis rendue compte que je n’avais pas à saisir le bonheur mais juste à le ressentir car il était là. Je sens la vie dans chaque partie de mon corps. La sève coule à plein flot, j’ai même de la peine à la canaliser mais elle donne naissance à des pousses dont j’ignorais l’existence

Vivre était pour moi si effrayant. Les couleurs semblaient fades et elles ne me correspondaient pas. Le monde évoluait dans une direction que je ne voulais pas suivre. Pourtant, le bonheur était là, je le savais puisque tout le monde semblait en jouir. Ou alors, s’ils n’en jouissaient pas, ils survivaient quand même. Même si ça leur était égal de savoir pourquoi ils étaient là, ils survivaient… Mais moi je me meurs. Je crève putin ! Je me suis laisser trainer jusque là. J’ai vécu à défaut de ne pas mourir mais à aucun moment j’ai vécu parce que j’avais envie de vivre. Sans raison, sans but, je ne suis qu’un amas de cellules qui continue à se diviser. L’unique chose dont je suis certaine et que je ressens au fond de moi, c’est la mort. Je suis certaine de mourir et d’être vouée à disparaitre. Si pendant des années c’est cette réalité qui était invalidante, avec les années cette peur de mourir s’est transformée en peur de vivre. Et puis, plus que la peur de vivre, c’était l’indifférence par rapport à la vie qui fut le plus troublant.

Mais je refuse d’être un corps qui évolue sans but. Je refuse d’être indifférente et de me laisser trainer.

Aujourd’hui je ne sais pas plus qu’avant quelle est cette force, je ne sais pas ce qui a changé. Il n’y a finalement qu’une seule chose que j’ai compris. Que ce soit en Afrique, en Inde, en haut à Nend’ ou en Birmanie, la seule chose qui réunit les hommes et la seule chose qui m’a permis d’être de retour aujourd’hui de ce voyage c’est l’amour. Alors oui, on le savait ça, l’amour on le loue à tous les gouts, on le loue dans les mosquées, dans les temples, dans les églises, depuis la nuit des temps sous toutes ces formes. On le décline au présent, au passé, au futur. Mais le ressentir, au fond de sois, c’est tellement fort, que je n’ai plus besoin de chercher d’eau, je l’ai en moi et je le ressens en chaque personne que je rencontre. Tous les jours. Je ne crois en aucun Dieu, et je ne m’allierai à aucune religion. Si dieu est amour, alors il est dans chaque personne que je rencontre. Dans chaque sourire qu’on me tend. Si l’amour est la seule chose qui me permette de ne pas être un corps qui avance sans but, alors ça me suffit pour avoir envie de continuer. Ca me suffit pour avoir envie d’être là maintenant à écrire, ça me suffit pour clore cette histoire et ça me suffira pour me lever demain.
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Retour de dix-huit jours en Birmanie: quelques impressions
Je reviens de 7 semaines en Asie dont 18 jours superbes en Birmanie. Je n'ai ni le temps ni l'envie de rédiger un compte-rendu détaillé de mon séjour au Myanmar mais comme quasiment tout le monde, j'en reviens ravi et enchanté. La gentillesse des habitants est tout simplement incroyable, les commerçants sont dans l'ensemble très honnêtes : il y a bien sûr quelques filous qui vont essayer de vous arnaquer de quelques dollars mais bon, c'est pareil n'importe où ailleurs, y compris chez nous et il faut garder à l'esprit que c'est un pays dans lequel les habitants sont livrés à eux-mêmes et où beaucoup vivent dans une extrême pauvreté avec 1 dollar par jour, voire moins.

Je vais me contenter de livrer quelques impressions et quelques avis sur des hôtels et guesthouses en espérant que cela serve aux autres voyageurs qui se rendront dans ce superbe pays.

Yangon -A part les grands classiques comme la Shwedagon, la Botataung ou la Sule Paya (cette dernière pas franchement indispensable à mon humble avis), ne manquez pas le très beau bouddha couché du Chaukhtatgyi Paya et profitez-en pour aller au Ngahtatgyi Paya à proximité pour y admirer le splendide bouddha assis.

- Se balader et manger un morceau à Chinatown (à l'ouest de la Sule Paya, ne pas hésiter à s'aventurer assez loin vers l'ouest et dans les petites rues) vaut aussi le coup. Très vivant (comme tous les Chinatown partout ailleurs) et très bonne nourriture. Je me rappelle avec délectation de dim sum succulents à 500 kyat les 3.

- Si vous avez le temps (environ 3 heures), faites le city tour en train (le plus facile est de partir de la gare centrale, demandez au guichet et on vous indiquera comment faire. Par contre, prévoyez des dollars et n'oubliez pas votre passeport : pour les touristes, il n'est pas possible de payer le billet de train en kyat, il faut avoir 2$ et présenter son passeport). Prendre le train circulaire est un très bon moyen de voir un peu comment les gens vivent au quotidien et c'est assez déprimant : insalubrité, pauvreté généralisée. Un vrai scandale quand on sait que le pays abonde en ressources naturelles.

- L'excursion d'une journée ou une demi-journée vers Bago vaut le coup. 4$ le billet de train (mêmes modalités que pour le city tour : paiement uniquement en USD et passeport demandé). Jolis temples à voir sur place. Là-bas, un birman rencontré dans le train m'a invité chez lui et m'a servi de guide avec son scooter pour me montrer quelques temples avant d'aller au travail.

- Logement à Yangon : j'ai testé pour vous 3 guesthouses.Garden GH : sur Mahabandoola Road juste en face de la Sule Paya. Superbe vue sur la Sule, chambre modique (5$ avec sdb/wc communs et 6$ avec douche/wc privés avec aircon) mais sans fenêtre. Rien de bien fantastique à part la position : dur de faire plus central mais vraiment pas terrible surtout qu'il y a l'Okinawa juste à côté (voir ci-dessous). Motherland Inn 2 : quelle déception ! Victime du syndrome Lonely Planet comme bien d'autres, j'y ai passé une nuit. C'est assez loin de la description dithyrambique du LP : les prix ont doublé depuis le passage des rédacteurs du LP, la simple sans aircon, douche et wc communs est à 10$, 12$ avec aircon. Les doubles commencent à 15$. Et pourtant ça ne désemplit pas. Ils n'avaient plus qu'une chambre sans aircon lors de mon passage. Je l'ai prise et me suis retrouvé dans une chambre de 8 m² avec une vue sur la rue peu intéressante. Le soir où j'y étais, c'était plein de backpackers bruyants et buveurs de bière, on se serait cru à Khao San Road, quelle horreur ! Le personnel est très sympa mais le rapport qualité/prix est mauvais : chambre médiocre, emplacement peu pratique (20 minutes à pied de la Sule Paya). La seule bonne raison que je vois d'y dormir est de profiter du transfert gratuit à l'aéroport tous les matins à 6h30. A part ça, je ne vois pas. Pour info, la course centre-ville/aéroport est de 6 ou 7$, un taxi peu honnête a tenté de me demander 15$, j'ai ri et j'ai passé mon chemin.Okinawa GH : mon gros coup de coeur ! A moins de 200 mètres de la Sule Paya et de la Garden GH, c'est une petite GH avec une douzaine de chambres. Ambiance backpacker sympa, on discute facilement avec les autres voyageurs, c'est très convivial. Cadre chaleureux, plancher en bois dans la chambre décorée avec gout (voir photo attachée), tout ça pour 8$ la single avec aircon mais wc et douche communs. Moins cher, plus sympa, plus jolie et mieux située que le Motherland Inn 2. Si je dois retourner à Yangon, je retournerai à l'Okinawa.-Bus de nuit vers Mandalay : 10.500 kyat, billet acheté en face de la gare centrale, devant le stade Aung San. Trajet assez confortable. On passe notamment par la capitale, Nay Py Daw où l'on peut avoir un aperçu de la mégalomanie du régime : rues et rond-points gigantesques, mais tout est désert.

Mandalay -Ville qui pour moi vaut davantage le coup pour les excursions autour (Sagaing, Mingun, Amarapura, U Bein bridge) que pour la ville elle-même. Cela dit, la très belle Mahamuni Paya et Mandalay Hill valent largement le coup d'oeil.

- Je suis allé voir les Moustache Brothers et avoue en être ressorti un peu perplexe. Je m'attendais à un spectacle plus satirique et subversif que ça : en fait la seule allusion politique est quand Lu Maw parle des "oreilles du KGB". Si vous ne parlez pas bien anglais, vous n'allez pas comprendre grand-chose, le "comique" résidant dans quelques blagues et jeux de mots en anglais. J'ai en fait l'impression qu'ils capitalisent beaucoup sur leurs problèmes avec la junte (il est vrai que Par Par Lay est allé en prison 3 fois etc. comme le rappelle Lu Maw à multiples reprises) pour attirer du monde et se faire de l'argent. Je n'ai pas aimé le fait qu'ils nous fourrent presque sous le nez leurs tee-shirts à vendre à la fin du spectacle. Mon guide m'a dit que les Moustache gagnaient très bien leur vie (ils ne vivent pas sur les lieux, ils ont une belle maison) et qu'ils s'étaient "arrangé" avec le gouvernement pour faire leur show en paix. 8.000 kyat de "donation" pour le spectacle, 5.000 ou 6.000 kyat le tee-shirt.

- Côté logement, je suis descendu à l'ET Hotel. Tout à fait correct. 10$ la single avec a/c et wc/douche. Emplacement central, personnel sympa et disponible. Une valeur sûre. A l'extérieur, vous trouverez Mr Soe Soe (prononcer sou-sou), un conducteur de trishaw qui parle un anglais étonnamment bon, voire même excellent et peut vous servir de guide. Je me suis attaché ses services et n'ai pas été déçu. Je préfère vous dire cependant qu'il risque de vous demander de l'argent (normal, la vie est dure là-bas, il doit bien nourrir sa famille), libre à vous d'accepter ou non de lui en donner. Je lui ai promis de mettre sa photo sur le net, vous la trouverez en attachement.

Monywa -Un peu hors des sentiers battus, ville qui vaut le coup, ne serait-ce que pour voir la Thanboddhay Paya et le spectaculaire Bodhi Tataung avec son bouddha de plus de 100 mètres. Un birman rencontré dans le bus m'a proposé de m'accompagner visiter ces deux lieux. Plutôt prospère (grossiste), il m'a présenté à sa famille et à confié les rênes de son commerce à sa femme le temps de me servir de guide bénévole à la Thanboddhay et au Bodhi Tataung.

- J'ai passé une nuit au Monywa Hotel. Chambre agréable avec télé, wc/sdb, niveau 2/3 étoiles à 15$ la nuit.

Pakokku -J'y ai dormi une nuit avant de prendre le ferry pour Bagan. Petite ville qui accueille peu de touristes. Les habitants ont été adorables avec moi. Apprenant par le propriétaire d'un restaurant (et du tea shop en face) dans la rue principale que j'étais franco-vietnamien, le chef de la communauté bouddhiste est allé chercher un DVD tourné au Vietnam montrant les moines de Pakokku invités par la sangha vietnamienne à Da Nang. Je me suis retrouvé chez le propriétaire du restaurant à regarder le DVD en compagnie de plusieurs autres habitants de la ville. Ils ont même ouvert l'une des pagodes le soir exprès pour moi afin de me montrer une belle pièce de bois sculpté. L'un des habitants m'a raccompagné à ma guesthouse après m'avoir invité à boire un verre chez lui pour discuter.

- J'ai logé à la Mya Yatanar Inn tenu par un vieux couple birman qui parle un excellent anglais. C'est une GH au confort qui fera pâlir certains (douche "à l'ancienne", on puise de l'eau dans un récipient et on se la verse dessus) mais vraiment chaleureuse. J'étais le seul guest étranger cette nuit-là. Les propriétaires sont vraiment attachants, ils donnent notamment des cours d'anglais à leurs heures perdues aux jeunes des environs. 5$ la nuit.

Bagan -Evitez de faire du vélo vers midi, c'est l'enfer : j'ai littéralement cuit là-bas 😊. Attention aussi en faisant du vélo sur les chemins, il y a beaucoup de sable et si vous ne faites pas attention, et bien boum par terre.

- Côté nourriture, mention au restaurant A Little Taste of Bagan au début de Restaurant Row. J'y ai mangé un délicieux curry pour 5000 Kyat. Les 2 ou 3 autres restaurants suivants sur la même rue sont pas mal non plus. Par contre, je n'ai pas trop aimé ce qu'on m'a servi au Pyi Wa, le restaurant à côté du zedi illuminé la nuit. Nourriture pas terrible, 30 minutes d'attente pour un plat. Bof.

- J'ai passé 4 nuits au May Kha Lar à Nyaung U. Valeur sûre. 10$ la single avec a/c, wc/douche. Rien d'exceptionnel mais très correct. Ils louent des vélos pour 1500 Kyat la journée.

Inle - 4 nuits à la Teakwood GH. Impression mitigée. Belle GH en teak comme le nom l'indique. Chambre sans aircon (pas indispensable, il fait frais à côté du lac) mais avec ventilateur, wc/double à 10$ la nuit. Par contre, le service laisse à désirer : la corbeille à PQ n'avait pas été vidée quand je suis arrivé, le lavabo était sale et jamais nettoyé malgré mes demandes. J'ai laissé ma lessive, ils ont mis 4 jours à la faire contre 1 jour à l'ET à Mandalay et au May Kah Lar. La propriétaire, d'abord charmante le premier jour s'est montrée ensuite déplaisante car nous n'avons pas acheté son tour du lac à 18.000 Kyat : j'étais en compagnie de jeunes vietnamiens au budget serré rencontrés dans le bus Bagan-Inle et qui ont préféré qu'on aille négocier directement sur la jetée où nous avons effectivement obtenu un tour à 12.000 Kyat. Le mari de la propriétaire est par contre un homme gentil et cultivé. Bref, beau cadre, mais service pas terrible et GH tenue par une pure businesswoman comme le mentionne justement le Lonely.

Voilà, bon voyage à tous en Birmanie ! 😎
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N'hésitez plus si vous allez au Myanmar
Bonjour a tousles forumistes MINGALABA - Bonjour Je reviens du MYANMAR et vous dis ALLEZ Y je nepense qu a une chose y retourner l an prochain c est le pays du sourire

Voyage de 28 jours aupres d une population qui a besoin de voir des touristes INDIVIDUELS qui ne passent pas par grandes agences d europe et qui ainsi ne donnent rien a qui vous savez!!!!!!!!! ils sont heureux de nous voir, de nous aider toujours avec le sourire et la generosite, des larmes dans les yeux quand nous les quittons. Ils souffrent bcp et si vous etesseuls ils vous parleront mais surtout ne lancez jamais la conversation il y a des espions qui n attendent quecela pour les coffrer....

voici mon voyage en bref yangon ne pas y rester longtemps c est dur dur MOTHERLAND ils viennent vous chercher a l aeroport prendre le train qui fait le tour de la ville pour 1 doll et met 3 h

c est super on est avec les paysans

trajet aeroport ville 4000 k le jour 7000 k le matin tot

le doll a chute donc le change est moins bon surtout ne pas changer dans la rue AUTOUR DE LA SULE PAGODA vous risquez de vous retrouver avec des billets photocopies ou le changeur disparait changer dans le grand marche BOGYOKE= pere de la dame blanche ils vous proposent de bons taux

CYBER en face du TRADER CYBER WORLD cela marche ils bidouillent pour obtenir HOTMAIL... car cela ne passe pas toujours NE JAMAIS PARLER DE LA J dans vos mails car ils sont lus CENSURE OBLIGE 600 k l heure

PAYA SCHEWDAGON le matin magique : animation assuree SCHWE = or

si vous le pouvez prenez les vols interieurs les routes sont epouvantables SURTOUT PAS MYAMAR airways Air Bagan fonctionne bien

mandalay PEACOCK LODGE super avec jardin et couple ADORABLE++++ ils se mettent en 4 pour vous, sont aux petits soins ils ont un blue car a louer pour la journee 25 doll pour la voiture entre 5 h30 du matin retour 19 h il faut aller aux alentours U BEIN BRIDGE le matin aucun touriste avant 6 h le soir il ya des cars et des 100000000000 de touristes allez discuter avec des moines du monastere d amarapoura assister au repas...???? si vous aimez le ZOO et des touristes qui prennent des photos sous le nez des 1300 moines Une honte certains n otent meme pas leurs chqussures tant ils sont presses d aller faire des photos sous le nez des pauvres moines

alentours INWA et le monastere ancien en teck un joyaux avec le master qui enseigne aux enfants des environs

le tout en voiture a cheval

RESTO NEPALI FOOD bon et pas cher

bateau MANDALAY BAGAN - 10 doll payables uniquement en doll en bon etat car ils les regardent de tres pres..... en slow boat pas plus lent que le speed et au moins vous serez avec des birmans qui partagent fruits et vos victuailles leur font plaisir achetez des bananes et distribuez les a vosvoisins. echanges au cours des 13 ou 14 h de trajet mais cela passe tres vite il y a un petit bar sur le bateau pour siroter bieres ou the

BAGAN a votre arrivee vous etes delestes de 10 doll pour entretenirle site archeo.........!!!! qui est en mauvais etat depuis que l unesco en a ete chasse no comment

Hotel KADAY ANG a new bagan tres confort avec piscine et petit dej pas loin des sites mais si vous preferez l agitation allez a NIANG U 12 doll pout 1 16 pour 2 cela parait stupide mais se plonger dans la piscine le soir vaut le detour car on est assez fatigue en fin de journee

visite des sites a velo, charrette - 17 doll entre le lever dusoleill et le coucher on peut y monter a 3 sans le lever de soleil 8000 k la journee depart vers 9 h enfin a vous de voir

tous les moyens sont bons pour arpenter ce site a pied c est trop etendu dc impossible le ver de soleil magique tous les horse men connaissent les bons coins negocier mais pas trop.... MONT POPA mauvaise route mais beaux paysages 50 doll la journee arret en route - SALAY- pour voir une tres beau monastere en teck

SI VOUS VOULEZ AIDER UNE FAMILLE QUI A ETE EXPULSEE IL Y A 9 MOIS DE SA BOUTIQUE situee en face du musee -requisitionnee par la J et offerte au chef de la police de BAGAN : aller manger au resto santhidar ENTRE new et old bagan sur la route nationale Village de MYINGABAR dites au proprietaire que vous avez eu l adresse par sa soeur francaise Anne ils sont adorables++++ le fils PYI SONE parle bien l anglais et ainsi vous l aiderez a poursuivre ses etudes cout mensuel des cours 10 doll ce n est rien pour nous mais pour eux.....

Location du resto suite a l explusion manu militari 30 doll la encore ce n est rien pour nous mais pour la famille il faut en vendre des repas... Ce n est qu un conseil... A vous de voir....mais j ai fait leur connaissance grace a un couple de NANCY Salut Amande et gernain qui m avait chargee de leur remettre des doll ceque j ai fait et je les ai quittes les larmes aux yeux tant ils m ont prise en affection

BAGAN- LAC INLE bus 10500 k une epreuve qui peut durer 12 ou 14 h voire + surtout quand le pneu eclate il vous laisse au carrefour et vous devez prendre un trikshaw encore une heure de route jusqu a nyangschwe 1000k

LAC INLE A ne pas rater BATEAU :

locationtoute la journee 10 a 13 doll a paartager le soir seulement entre 3000 et 4000 K a partager

si vous voulez faire un treck un conseil : faites le de NIANGSCHWE vous ne rencontrerez pas de touristes de KALAW tous les trecks en partent.... et il y a bcp de monde NIANGSCHWE : guest house AQUQUARIUS mais toujours plein et que des resas par tel sinon MAY GUEST HOUSE super propre et un jardin pour prendre le petit dej Hotel de charme 15/20 doll la nuit beau jardin au calme AUNG MINGALAR

TEACKWOOD guest house tres commercial et la patronne n est pas des plus sympa elle pousse a la conso sans sourire aucun chinoise d origine seul les doll l interesse et la v ente de tours dont elle ponctionne vos doll certains n ont pas aime du tout RESTO : LOTUS super - poisson cuit sur feuille de bananier avec citronnelle ou smiling moon restaurant dans le rue centrale DRUM sur le canal sympa et le resto de pate et de pizza pour les nostalgiques!!! 4 sisters sur le canal vous payez ce que vous voulez... conso a payer dans tous les cas fait aussi guest house

Couturiere GOLDEN NET pres dune pagode du centre ville tout le monde la connait tissus et vetements sur mesure

Pour louer bateau, treck enfin tout ce dont vous avez besoin : une MINE D OR

THU THU AGENCY dans la rue centrale pres du marche

une jeune femme toujours souriante qui se met en 4 pour reprondre a toutes vos questions - allez y de ma part Anne de France cheveux blancs... 61 years!!!! organise trecks moins cher que chez SMILING MOON AGENCY mais le treck avec smiling etait super j ai couche dans une famille adorable ils me nous attendais pas...... pas de portable bien sur!!!! maison tres tres propre un regal cuisine faite avec la jeune fille de la famille legumes du jardin

treck a l est du lac avec nuit chez l habitant vous y etes heberges, vous y mangez et en plus ils vousoffrent leur sourire et des fruits en partant ou du the il y fait froid la nuit mais il y a des couvertures et on s y sent bien Attention aux couches tard on est au lit a 19.15!!!!!!!!!! lever avec le soleil pour petit dej compose de riz et de legumes du jardin ecolo tout cela

PINDAYA Journee 55 dol a partager vaut le detour 8000 bouddhas... route superbe et marches en route

LE LAC INLE Allez y le matin, dans la journee, le soir.....

Si vous allez a NGAPALY tout y est cher car tout vient par avion et le groupe electro fonctionne tous les soirs mais c est super ROYAL BEACH MOTEL pres du village des pecheurs y aller lematin au retour des bateaux j y ai apporte 100 photos d enfants et de pecheurs prises par une forumiste de Lyon Salut CHISTELLE... C etait la folie que de bons souvenirs LIN THAR OO hotel sympa mais plus loin des pecheurs. petit RESTO : LE TREASURE en face du grand resort ANAKA un petit couple la encore souriant et gentil excellente cuisine allez dans la cuisine faiteau charbon de bois et regardez la cuisiniere faire ses sauces - un regal

tout y est bon pas cher

sinon les 2 brothers bien mais plus cher et pas mieux trop chic a mon gout le poisson est toujours frais et les sourires au rendez vous

Un seul imperatif au myanmar Avoir la totalite de largent que l on compte depenser LA CARTE BLEUE INUTILISABLE sauf dans un grand hotel de YANGON - se renseigner - avec 8 ou 9 pour cent de commission en cas de besoin uniquement et bien sur si l on est a YANGON sinon c est impossible.

EN BREF j ai ete touchee par ce peuple qui souffre etque nous pouvons aider en allant les voir. Si vous voulez d autres renseignements n hesitez pas je suis sous le charme et compte bien y retourner l an prochain en esperant que certaines zones seront ouvertes..... j ai ennuye bon nombres de touristes en route sur les chemins de la thailande en leur disant ALLEZ AU MYANMAR pays magique

annebaum@hotmail.com par mail car je suis au LAOS et les connections sont lentes donc je n irai pas sur VF

DJEZOUBE - merci Anne sur les chemins de l Asie du Sud est
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On part en vadrouille en Birmanie!
Jour 1 (14 février) - Joyeuse Saint-Valentin !

Ma chère bachelorette, cette année, pour la Saint Valentin, je vais te sortir le grand jeu ! Je vais t’emmener dans un restaurant digne de ton standing... Mais non, pourquoi veux-tu toujours aller au Flunch, tu mérites mieux que ça, quand même !?!… Et tu n’auras pas non plus droit à une petite auberge de campagne… Ni même à un resto branché du centre-ville… Non, cette année, je me suis surpassé pour marquer cet événement d’une pierre jaune ! Au menu de la Saint Valentin, ce sera plateau repas made in Ukraine Airlines ! Original, n’est-ce pas ? Et devine quoi ?... Un vol est même compris dans le prix du repas ! Du coup, on en profitera pour rester les trois prochaines semaines là où le commandant de bord décidera de nous parachuter… Je viens de m’entretenir avec lui et attention… roulement de tambourin… ce sera en Birmanie !!! « Alors là, non ! Y en a marre de chez marre de payer des rançons pour des gens comme vous qui voyagent dans des pays qui craignent !… Qu’est-ce que vous allez faire dans ce pays totalitaire, encore ? Tu vas peut-être me dire que c'est pour ses régions encore interdites aux étrangers ? Ou alors pour son conflit tribal ? A moins que ce ne soit pour vivre aux côtés de sa population, une des plus pauvres au monde ? »

Je savais que je n’pouvais pas compter sur toi, lâcheur !… Une personne censée et intelligente m’aurait plutôt dit, la Birmanie, pourquoi pas ??? Déjà, l'Asie est le terrain de jeu idéal en cette ère glaciaire de février. Ensuite, les carnets de route que je me suis injecté depuis plusieurs années en intraveineuse m’ont contraint et forcé à inscrire cette destination sur ma sacrosainte longue liste de souhaits de voyage. Enfin, les yeux pétillants de nos routards d’amis Jérôme et Chloé à l'évocation de leur voyage là-bas ont fait le reste, c’est-à-dire faire gagner au classement les nombreuses et précieuses places à la Birmanie afin qu’elle arrive touuuuut là-haut, en tête de cette liste ! Et puis un repas de Saint Valentin chez Ukraine Airlines à mille sept cents euros pour quatre, ça ne pouvait pas se refuser ! Donc le Myanmar, je valide !

« Alors là, je ne comprends plus rien à ton histoire à dormir debout ! Il y a encore deux minutes, tu disais que c’était en Birmanie que vous partiez, non ? » Ben oui, première info pour toi, la Birmanie est au Myanmar ce qu’est le Ceylan pour le Sri Lanka... Ok, vus tes yeux tout estomaqués, je pense que ma métaphore n’a pas abouti au résultat escompté… Et la Gaule pour la France, tu comprends mieux comme ça ?... En fait, le Myanmar est le nouveau sobriquet de la Birmanie depuis 1989, date à laquelle la junte militaire en place a décidé de rebaptiser le pays pour cause de… Ah non, en fait, ils n’avaient pas vraiment de raison… Mais bon, au final, doit-on dire « Birmanie » ou « Myanmar » ? La célèbre Aung San Suu Kyi a déclaré à ce sujet : « Les militaires ont rebaptisé le pays contre la volonté du peuple, nous continuerons pour notre part à l'appeler Birmanie et nous ne reviendrons pas sur cette décision ». Sauf que comme tu le sais peut-être, la junte a enfermé Aung San Suu Kyi de nombreuses années à cause de son opposition au pouvoir. Du coup, dans ce carnet, j’emploierai les deux termes simplement pour m’éviter des répétitions, mais sur place, fais ce qu’il te plait, mais moi, ce sera Myanmar pour éviter de finir le séjour en taule !

Bon, lorsque tu m’as interrompu, je disais donc que le Myanmar, je valide ! Et plutôt mille fois qu’une ! Donc si tu as d’autres questions, n’hésite pas… : « Quand aura lieu votre petite sauterie ? - En février, mais ça, je l’ai déjà dit ! - Avec qui ? - On prend les mêmes zigotos et on r’commence, soit les personnes à peu près normales que voici : Anna la chieuse (ma fille de 8 ans), Sasha la chieuse (ma seconde fille de 5 ans), Sandrine la chieuse (ma femme), et moi, le tour-opérateur de A comme « Aéroport » jusqu’à Z comme « Z’était drôlement bien ! » Enfin, ça, c’est c’que j’espère… - Où ? - La boucle classique, Mandalay, Bagan, Inle, Rangoon et deux trois aventures par-ci par-là dans des coins moins fréquentés. Mais ça, on aura l’occasion d’en reparler un peu plus tard... - En combien de temps ? - Seulement trois semaines… - Pourquoi dis-tu « seulement trois semaines » ? - Ben à ton avis ?... Parce que Herr Colonel Sandrine n’a pas voulu plus, pardi !!! Et puis tu m’en poses, toi, des questions !!! Allez, au lieu de me faire perdre mon temps avec tes questions, au lieu de déguster ta petite coupe de champagne pour la Saint Valentin, n’as-tu pas plutôt envie d’un petit verre d’alcool de riz, n’as-tu pas plutôt envie de partir avec nous vers de nouvelles aventures pour te réchauffer entre deux perturbations ? Si ? Et bien suis-nous et tais-toi !!! »

La suite bientôt... mais déjà dispo sur mon blog (avec photos)... http://onpartenvadrouille.over-blog.com/2015/02/joyeuse-saint-valentin.html
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Boucle Vietnam - Laos de trente-quatre jours début 2013
Bonjour à tous

Nous sommes un couple parisien de 36 et 38 ans, et nous partons pour un périple Vietnam-Laos en Janvier Février 2013. Nous avons réservé nos billets d'avion, arrivée le 21 Janvier au matin à Ho Chi Minh Ville, départ pour Paris le 23 Février en fin de matinée, soit 34 jours. (Pour info : compagnie aéroflot, vol Paris - Moscou, escale 1h30, et vol Moscou - HCM. Prix total pour 2, taxes comprises :1350 Euros).

Après lecture des discussions sur le forum, et échange avec quelques-uns d'entre vous, en particulier Abalone, voici notre projet d'itinéraire.

Nous tenons compte de la saison, et privilégions le Delta du Mékong et les plateaux du centre. Nous passons la période du Têt au Laos. Parmi les impératifs, nous irons à Muong Lai, dans le Nord, la ville d'origine de la famille maternelle de ma compagne.

voici donc le programme prévisionnel : Jour 01 - 21 janvier : arrivée à 9h30 à Ho Chi Minh-Ville, découverte de la ville Jour 02 - 22 janvier : Ho Chi Minh-Ville, puis trajet vers My Tho en taxi, arrivée à My Tho en fin d'après midi, nuit à My Tho Jour 03 - 23 janvier : My Tho, puis trajet vers Chau Doc, nuit à Chau Doc Jour 04 - 24 janvier : Chau Doc et environs, nuit à Chau Doc Jour 05 - 25 janvier : Trajet vers Can Tho, visite Can Tho, nuit à Can THo Jour 06 - 26 janvier : Can Tho et environs, nuit à Can Tho Jour 07 - 27 janvier : Can Tho, trajet vers Ho Chi Minh-Ville en bus, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 08 - 28 janvier : Trajet vers DaNang (avion), Hoi An, nuit à Hoi An Jour 09 - 29 janvier : Découverte Hoi An, puis trajet vers Hué, nuit à Hué Jour 10 - 30 janvier : Hué, nuit à Hué Jour 11 - 31 janvier : Hué, nuit dans le train entre Hué et Hanoï Jour 12 - 1e février : Hanoï, nuit à Hanoï Jour 13 - 02 février : Hanoï, nuit à Hanoï Jour 14 - 03 février : Trajet vers Ha long en Bus, début de croisière sur la baie d'Halong Jour 15 - 04 février : Croisière Baie d'Halong, nuit sur une jonque Jour 16 - 05 février : Fin de croisière, retour à Ha long, Trajet vers Muong Lai en bus, nuit à Muong Lai Jour 17 - 06 février : Muong Lai, puis trajet vers Hanoï, nuit à Hanoï Jour 18 - 07 février : Trajet vers Luang Prabang (avion), arrivée à Luang Prabang, Laos, nuit à Luang Prabang Jour 19 - 08 février : Luang Prabang, nuit à Luang Prabang Jour 20 - 09 février : Trajet vers Vientiane en bus, nuit à Vientiane Jour 21 - 10 février : Vientiane, nuit à Vientiane Jour 22 - 11 février : Trajet vers Savannakhet en bus, nuit à Savannakhet Jour 23 - 12 février : Savannakhet en environs, nuit à Savannakhet Jour 24 - 13 février : Trajet vers Paksé en bus, nuit à Paksé Jour 25 - 14 février : Paksé, nuit à Paksé Jour 26 - 15 février : Trajet vers KonTum en bus, retour au Vietnam, nuit à Kontum Jour 27 - 16 février : KonTum, nuit à Kontum Jour 28 - 17 février : Trajet vers Buon Ma Thuot en bus, nuit à Buon Ma Thuot Jour 29 - 18 février : Buon Ma Thuot et environs, nuit à Buon Ma Thuot Jour 30 - 19 février : Trajet vers DaLat en bus, nuit à DaLat Jour 31 - 20 février : DatLat et environs, nuit à DaLat Jour 32 - 21 février : Trajet vers Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 33 - 22 février : Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 34 - 23 février : Départ pour la France à 11H.

Voilà... Je suis en attente de vos commentaires, conseils, bon plans, questions éventuelles, pour affiner tout cela. Notamment : Quelles compagnies de bus choisir? Quelles bonnes adresses pour hébergement, repas? Vos avis si vous estimez que j'oublie des endroits ou que je passe trop de temps à d'autres, ou pas assez? Visite d'endroits sur mon parcours qui ne sont pas dans les guides lonely ou routard? ...

Bonne(s) Route(s) à tous,

Matthieu
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Laos, un bout du nord à pied, chroniques expresses, mais sauvages!
Laos, un bout du nord à pied, chroniques expresses, mais sauvages !

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De l'opium pour le bébé ! (chez les Akha) De l'opium pour le défunt ! (chez les Hmong)

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Cette année-là je parcourus durant un mois, comme à mon habitude uniquement à pied, une des régions les plus reculées et les plus méconnues du Nord-Laos, une région restée particulièrement sauvage et située aux marges de la fascinante province septentrionale de Phongsaly. La zone concernée est un territoire frontalier montagnard très peu peuplé, et dont les hauteurs sont occupées essentiellement par des groupes des ethnies Hmong et Akha Loma. C'est en la seule compagnie de ces deux groupes de populations, allant de l'un à l'autre au gré de mes pérégrinations, que je résidai durant cette trentaine de jours. Ces courtes chroniques relatent quelques petites scènes et évènements observés ou vécus à cette occasion sur les sentiers ou dans les villages. Ce séjour s'est déroulé au cours des mois de juillet et août, c'est-à-dire au plus fort de la saison des pluies.
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Bravo à ceux qui viennent en Birmanie
Je viens de rentrer en Birmanie apres un voyage de dix jours et j'ai eu l'agreable surprise d'enfin voir des touristes profiter du temps superbe qu'il fait et de ce pays merveilleux. Je m'incline devant ces gens qui ont compris que leur presence est plus souhaitable ici qu'a se plaindre du systeme devant leur tele. Pour tous ceux qui ont le coeur et la presence d'esprit de venir, je dis bravo et a bientot. Le systeme est une chose (une bande de connards a l'uniforme couleur caca), le peuple une autre.

dadoo
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Voie terrestre Thaïlande - Birmanie - Inde
Bonjour à Tous!🙂🙂

Alors j'essaie de regarder pas mal de discussions pour essayer de m'en sortir mais pas fastoch!!

Je pars début 2013 pour un trip d'une petite année en Asie du Sud et je me demandais si vous pouviez me donner des infos ou expériences récentes sur le sujet!!??

Je souhaite passer la frontière de Thaïlande en Birmanie par voie terrestre puis repartir sur l'Inde! Mais il me semble qu'il ne soit pas possible pour l'instant de faire ainsi pour 2 raisons: - Pas de possibilité de passer la frontière Thaïlande - Birmanie à pied!! - L'entrée et la sortie doivent se faire au même endroit.

Il faudrait que je prenne un vol Bkk - Rangoon puis Rangoon - Calcutta?

Mouai!! Vous pouvez me dire ce que vous pensez de tout ça!?

Merciii.

Laura.

Ah oui aussi, il me semble qu'aucun visa touriste ne soit délivrés à l'arrivée en Birmanie?
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Nouvel an Shan et Frères moustaches à Mandalay (Birmanie)
Bonjour a tous,

Je viens juste de lire sur le site du routard que le Nouvel an Shan aura lieu pendant mon voyage en Birmanie, le 22 novembre. Quelqu'un en saurait-il plus sur cet evenement, les festivites qui ont eventuellement lieu, la possibilite d'y participer et les endroits ou se rendre.

Par ailleurs, est-il toujours possible d'assister a une representation des Moustache Brothers a Mandalay? si oui, comment proceder ?

Par avance merci!

Agathe
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L'oeil public: un Regard sur le monde... (Birmanie)
Voici un lien vers un site que je trouve absolument formidable, qui rassemble des regards de photographes, des documentaires sur des sujets dont personne ne parle, des regards citoyens, des positions impliquées, sur le monde, mais aussi sur notre pays ...

Voici plus particulièrement un documentaire photo et vidéo sur le Myanmar d'un photographe - Frédéric Sauterau - qui m'a tiré les larmes... je connais presque tous les lieux, je connais certaines personnes interviewées. Je pense très fort aux Birmans.

Aujourd'hui ce pays ne fait plus la Une des quotidiens, c'est sans doute en ce moment que certains moines et autres Birmans doivent souffrir...

Voici le lien ICI pour les photos Voici le lien ICI pour les vidéos

Francis
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Informations sur les spectacles en Birmanie
Bonjour à tous, j'aimerai avoir des infos et les prix des spectacles qu'il est possible de voir en Birmanie (spectacle accessible pour des enfants). A oui, il faut que je précise notre trajet... rangon, mandalay(et autour), bagan, inlé. Si vous avez vu des choses interessantes ou amusantes pour les enfants n'hésiter pas... D'avance merci. olivier
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Compte-rendu de voyage en Birmanie
Bonjour,

nous avons passé 15 jours sur place, circuit traditionnel Rangoon - Mandalay - Bagan - Kalaw - Inle - Rangoon voici quelques informations pratiques sur ce circuit. Les prix mentionnés sont pour 2 personnes, sauf indication contraire. Nous avions réservé les hôtels sauf au lac Inle et les 2 vols intérieurs via l'agence Gulliver. A noter que cette agence prend environ 20 USD par nuit d'hôtel de commission. Nous sommes partis avec 2 guides: LP et GdR, suffisants pour nous et complémentaires. Les prix indiqués pour les hôtels doivent être multipliés par 2.

J1 Arrivée Rangoon sur Vietnam Airlines. Le change se fait avant ou après le contrôle des bagages, les taux sont équivalents (1 € = 1137 Kiatts) Taxi pour notre hôtel 8kK (kK= 1000 Kiatts). L'hôtel est près de la pagode Shwedagon. Hotel MY Hotel. Bon confort. 85 USD. On peut aller à la pagode à pied en 20 minutes. Quelques restos pas trop loin. Nous sommes allés à la pagode. Remarquable. Y rester à la fin du jour et en début de nuit pour voir les contrastes. Entrée 5 USD/p. Resto Thai près de l'hôtel. Bon. 8kK.

J2 Rangoon-Mandalay Départ pour Mandalay via agence Gulliver (perdue dans la cambrousse) pour récupérer vouchers et billets d'avion. Total taxis 8kK. Avion 132 USD/p. Arrivée Mandalay. Taxi-aéroport vers centre ville 4kK/p. ShweInnGyin Hotel: confortable mais bruyant (à côté de la gare). Demander une chambre à l'arrière. 85 USD. Diner au Too Too restaurant. 8kK. Correct.

J3 Mandalay Location d'un taxi de rue pour 30kK la journée. Avons pris le billet combiné de Mandalay (10 USD/p) pour toutes les visites. Sommes allés à Amapura et Inwa. A Inwa, nous avons refusé les calèches, le tour prend environ 2h30 à pied visites comprises. A faire (Mandalay est très poussièreuse, donc la campagne est appréciable). Au retour, nous sommes passés par l'embarcadère pour acheter nos billets (15 USD/p) sur le slow-boat pour Bagan. Un peu difficile à trouver. Compagnie IWT. Dîner près des Moustache Brothers, puis spectacle (1h de spectable, plutôt bon enfant). A noter que le resto Aye Myit Thar, recommandé, a déménagé.

J4 Mandalay Visite du palais. Endroit au calme dans Mandalay. Ensuite, visite des pagodes au nord-est du palais, près de la colline. Tout peut se faire en une bonne demi-journée. Déjeuner au Green Elephant. 15 kK. Correct sans plus. Le soir dîner dans un resto de rue Shan MaMa, près de la gare, sûrement notre meilleure expérience de resto en Birmanie.

J5 Mandalay-Bagan Arrivée au bateau à 5h pour départ réel à 6h. Environ 1/3 de toutistes, 2/3 de Birmans. Chaises confortables pour les touristes. Nous recommandons vivement ce bateau. Il s'arrête le long du fleuve plusieurs fois et vous pouvez voir les allées et venues des locaux. Restaurauration simple à bord et nombreuses sollicitations à chaque arrêt. Arrivée Bagan 21h. Pick-up pour l'hôtel à New Bagan 7kK (partagé). Hotel Floral Breeze près de la poste.55 USD. Bon confort. Petit-déj insuffisant.

J6 Bagan Avons loué des vélos à l'hôtel pour ne pas nous compliquer. Cher : 5USD/P/jour. Visite des pagodes jusque Nyaung U et retour. Dîner au Green Elephant River side. CATASTROPHIQUE. Cher et nourriture avariée. Avons mangé différemment, et intoxication alimentaire, je vous passe les détails. A EVITER absolument et à faire savoir !

J7 Bagan Tour à vélo en fonction de notre état. Dîner à l'hotel 11USD.

J8 Bagan-Kalaw Avons réservé à New Bagan le bus. 10kK/p avec pick-up à l'hotel. Arrivée Kalaw 14h30. Nous avons beaucoup aimé Kalaw. C'est une gentille ville, pas poussièreuse, à 1300m d'altitude, qui ressemble à nos moyennes montagnes. Hôtel Green Haven, assez excentré (20 min de marche mini du centre), mais calme. Bon confort, hormis salle de bain et pression d'eau chaude... Dîner chez Sam's family, correct et pas cher (7kK). Nous nous sommes renseignés sur les randos pour aller au lac Inle chez EverSmile et Sam's Family. Finalement, nous avons pris Sam's family parce qu'il y avait 2 nuits chez l'habitant et pas de nuit au monastère surpeuplé de touristes. Pas très satisfaits de la prestation Sam's family. Ils nous ont envoyé comme guides 2 jeunes filles de 19 et 18 ans, charmantes, certes, mais incompétentes concernant les explications tout au long des 3 jours et surtout ne parlant que très peu l'anglais. Conseil : exigez de rencontrer les guides avant de partir pour vous assurer de la qualité et de l'anglais. Coût pour les 2 jours et demi (y compris transport de 2 bagages et bateau retour vers Nyaung Shwe) : 111 kK.

J9 Kalaw-Pindaya-Kalaw Avons loué un taxi à la journée pour 30kK. Très belle journée au milieu des champs. Visite de la grotte de Pindaya aux 9000 boudhas. Entrée 5USD/p Déjeuner au Green Tea: 15kK. Service assez long. J'avais renoncé à attendre 1 h pour un steack, du coup pour un repas birman, j'ai attendu... 60 minutes. Mais cadre très agréable en bordure du lac. Visite au retour de la fabrique d'ombrelles. Dîner à l'Everest, bon. 7kK.

J10-11-12 Randonnée vers lac Inle. Avons vraiment vu la Birmanie de l'intérieur en dormant chez l'habitant et nous lavant à côté des cochons. La randonnée n'est pas techniquement difficile (peu de dénivelé) mais longue (7h de marche réelle le 2ème jour). Mais franchement, si vous le pouvez c'est à faire. Arrivée à Nyaung Shwe. Hotel Mingalar Inn. 60 USD dans le nouveau bâtiment, et 40 USD dans l'ancien. Nous avions trouvé cet hôtel recommandé dans les forums. C'est assez moyen et bruyant (chiens). Le petit-déj est excellent et le personnel très aimable. Diner au Green Chili. Cadre très sympa, assez occidental. 12kK + vin local.

J13 A vélo Avons loué des vélos (1kK/p) et sommes allés faire la visite et dégustation du vignoble. Ensuite marché puis jardins flottants et repas au bord de l'eau, très sympa. Ensuite traversée du lac (7kK) pour rejoindre les sources chaudes. Entrée 8 USD/p dans le minuscule bain mixte. Ca ne vaut le coup que si vous restez plusieurs heures à vous délasser et à lire. Retour en vélo à Nyangshwe. Dîner au Viewpoint. Correct mais cher (36kK avec le vin).

J14 Tour du lac en bateau. Nous avons réservé via l'hôtel, tous les prix sont identiques. 15kK. Avons fait le tour classique (saud Indein). Fabriques de tissus, cigares, etc... et monastère du chat sauteur (bof). Mais journée très sympa quand même. Dîner au Lin Htett, très correct pour 6kK.

J15 Heho-Rangoon Taxi pour Heho réservé par l'hôtel (15 kK) Retour à Rangoon. Avons voulu manger au Golden Duck près de la pagode. Sur 20 serveurs, aucun ne parlait un mot d'anglais, nous avons renoncé. Nous sommes retournés à la pagode Shwedagon, c'est tellement beau et reposant. Le soir, dîner près de l'hôteldans un autre restau Thai Sabai@DMZ 15kK.

J16 Rangoon Avons fait le tour de ville recommandé par le LP. Puis direction marché et restau local dans la 29ème rue. Retour vers la France

En conclusion, un très beau pays, avec des difficultés à communiquer, à visiter sans trop tarder. Le tourisme commence à influer sur les prix. Les hôtels ne sont pas bon marché, mais le reste, si. Nous avons dépensé moins de 1000 Euros par personne pour 16 jours sur place (sans compter l'avion depuis la France).

Si vous avez des questions, h'hésitez-pas !

Cordialement

Gilles
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De retour de 25 jours au Myanmar en décembre 2012 / janvier 2013
De retour de 25 jours en Birmanie avec mon mari, du 14 décembre 2012 au 8 janvier 2013, voyage en indépendant selon le circuit suivant: Yangon Mandalay Monywa Bagan Kalaw Inle (Nyaung Shwe) Pindaya Yangon Mawlamyine Hpa-An Rocher d'Or Bago Yangon, voici quelques indications concernant les dépenses en cours de voyage + commentaires en vrac.

Nous avons eu un vrai coup de coeur pour les Birmans, leur gentillesse discrète et toujours prête à aider, le respect qu'on y a trouvé et observé avec nous et entre eux. Nous avons reçu à plusieurs reprises des petits cadeaux désinteressés, des invitations à entrer lorsqu'on était dans des villages, ...

Pour le budget, nous avions été bien contents de trouver les messages de Teeterouge, Jacou0109 et Cebvl détaillant leurs dépenses, afin de faire notre budget avant le départ et prévoir le liquide nécessaire à notre voyage!

Moyens de transport utilisés pendant le voyage: - principalement bus - sauf un vol Heho - Yangon avec Asian wings (125$/pers) - et un circuit voiture avec chauffeur réservé via Gulliver pour le trajet Yangon - Mawlamyine - Hpa An - Rocher d'or - Bago- Yangon sur 5 jours pour ~ 770 $ pour les 5 jours

Type d'hébergement : chambre pouvant être basique, mais avec une salle de bain privée et de l'eau chaude. Prix moyen 30$.

Avons trouvé des serviettes de toilette dans toutes nos chambres d'hôtel. Nous n'avons utilisé notre moustiquaire qu'à Monywa, la clim que dans le Sud-est et à Yangon, et nos sacs à viande que pendant le trek pour se glisser sous les couvertures fournies.

Budget nourriture: en moyenne 3000-4000 Ks / repas / personne

Budget global: 2500 € / personne pour les 25 jours - 1140 €/pers pour les billets d'avion avec Vietnam Airlines (pris avec seulement 1 mois d'avance) - dépenses sur place hors Gulliver: 2340 $ - Payé à Gulliver: 770$ (loc voiture 5 jours) + 2 * 125$ (vol Heho-Yangon)

Infos sur le change: - taux à l'aéroport de Yangon tout à fait bon contrairement à ce que disent les guides de voyage dépassés: un comptoir dans le hall bagages et deux comptoirs dans le hall d'entrée à des taux similaires - possibilité de changer au retour les Kiats restant au petit comptoir 'Services to travelers' dans la salle des enregistrements après avoir passé le premier contrôle de bagages permettant d'y accéder. - taux obtenus pendant le voyage: 15/12/2012 Yangon aéroport hall bagages: 1$ = 847 K, puis change chez Marie-Min à Mandalay: 1$ = 830 k, taux change banque Nyaung U le 24/12/2012: 1$ = 854K, taux de change Yangon aéroport stand KBZ le 1/1/2013: 1$ = 853K Puis pour racheter des dollars au départ au comptoir Services to travelers : 1$ = 859 K le 7/1/2013

Taxes de départ: nous n'avons pas eu à payer la fameuse taxe de départ de 10$ / personne en quittant le pays. Elle a donc dû disparaître.

Infos sur les trajets en bateau: 2 trajets en bateau n'existent visiblement plus en ferry public: - le trajet Pakokku - Bagan depuis qu'un nouveau pont a été construits, les bus vont directement de Monywa à Bagan. - le trajet Mawlamyine - Hpa An et inversement, idem, seul un bateau privé permet ce trajet aujourd'hui (très sympa pour l'approche de Hpa An et ses massifs karstiques) De plus il n'y a plus besoin de permis pour prendre le ferry pour Dalah depuis Yangon.

"Pénurie" de logement: en lisant les forums avant de partir, nous avions flippé de ne pas trouver à se loger, et du coup nous avions tout réservé depuis la France, avec parfois des coups de fil un peu compliqués aux guesthouses n'ayant pas d'adresses mail...

En arrivant en Birmanie nous nous sommes rendu compte que beaucoup de voyageurs n'avaient rien réservé et s'en sortaient très bien en appelant la veille voire en se pointant directement à l'hôtel de leur choix. A cela deux exceptions: Bagan où nous avons entendu un couple de français galérer pour réserver un hôtel depuis Mandalay, et Inle (hôtels sur le lac et à Nyaung Shwe) où il y avait vraiment une pénurie et où des touristes ont dormi dans un monastère ou dans une salle de restaurant d'hôtel. Chercher pendant 3 h une chambre alors qu'on arrive d'un trek de 3 jours depuis Kalaw peut être vraiment désagréable.

Après, la fiabilité des informations "fully booked" donnée par un hôtel même la veille n'est pas forcément bonne. En effet, des touristes réservent aussi sans honorer leur résa, et on peut toujours retenter sa chance le jour même, en fin d'après-midi, et là souvent, des hôtels fully booked ont finalement une chambre à proposer. De même, essayez de confirmer votre réservation la veille, à part quand vous avez une confirmation écrite par mail où là, on a eu l'impression que ça valait vraiment qqch.

Marchandage: nous avons eu l'impression qu'une petite marge de négo était souvent possible, avec les taxis, les vendeurs de souvenirs, mais pas énorme: il y a vite un prix où on sent que ça coince, et on n'a pas envie d'insister. Sur un taxi en ville nous avons rarement obtenu mieux que 500 Ks de rabais.

A faire: on vous conseille le spectable des Moustache Brothers à Mandalay, allez les voir pour soutenir un tout petit peu la liberté d'expression dans le pays. Pour l'organisation de vos bateaux, taxis, vélos à Inle, on vous conseille "2 Thumbs Up" sur Paung Daw Pyan Road non loin de la poste. Bon conseil pour organiser vos jours de visite en fonction des marchés, et résa de transports au juste prix. A Inle, on vous conseille aussi les "Shan traditional cooking class and canoe trip" vendus par Myo Min Htun dans son échoppe de Paung Daw Seiq Road 0095 9428329447, myominhtun2008@gmail.com. Visiblement à l'écart des touristes, pour 25$ / personne donc bien moins cher que les cooking classes trouvées à Bagan.

Dépenses sur place ville par ville:

YANGON: Repas Feel Myanmar et Aung Thuka : 6000 Ks pour 2 Entrée valable 1 journée à la pagode Shwedagon: 5$ / personne. Idem au musée des pierres précieuses. Paya Sule, Paya Botataung : 2$/personne Ferry pour Dalah: 2$/personne Train circulaire Yangon: 1$/personne Taxis en ville: 2000 à 3000 Ks Taxi pour aéroport: 6000K Taxi de l'aéroport au centre: 15$ (bon, on était fraichement débarqués de l'avion et on a eu l'impression qu'on n'avait pas beaucoup de marge, mais quand on voit le prix dans l'autre sens...) Taxi pour la gare routière (attention compter au moins 1h): 8000 Ks Bus pour Mandalay: 13000 Ks / personne via l'hôtel, mais on pense que le prix est plutôt de 11000 Ks / personne.

MANDALAY: Journée de taxi pour visite de Mahamuni + Amarapura, Inwa, Sagaing : 32000 Ks via l'hôtel Bateau pour Inwa: 1000 Ks / personne. Calèche à Inwa pour 2: 6000Ks Taxi en ville de jour: 3000 - 4000Ks, le soir: 4000 - 5000 Ks Restau Marie-Min et le thaïlandais en face sont super Repas: 4800 Ks à 8400 Ks pour deux Moustache Brothers: 8000 Ks / pers Location vélo: 1000 Ks / jour Bus pour Monywa: 2000 Ks / personne

MONYWA: Attention le bus nous a débarqués plus ou moins de force à 10km au Sud de Monywa, au croisement allant à la pagode de Thanboddhay (1km) et au bouddha géant de Bodhi Tataung (11km). Très énervant de se retrouver ensuite assaillis de moto-taxis proposant le trajet pour le centre de Monywa pour 5000 Ks / personne alors que le bus depuis Mandalay était à 2000 ks! Finalement pas mal lorsqu'on a peu de temps à Monywa: en prendre son parti (et ses valises) et faire un tour en moto taxi pour visiter la pagode et le bouddha et être ensuite raccompagné jusqu'à Monywa. Négocié pour 5000 K / personne. Demi-journée en tuk-tuk pour aller aux grottes de Pho-Win-Daung: 25000 Ks au total. Compter 1h30 de trajet pour faire les 42 kms.

BAGAN: Bagan entrance fee: 10 $/personne pour l'ensemble de la zone archéologique Pick-up collectif depuis gare routière Nyaung U jusqu'à New Bagan (les attendre et se faire indiquer, sinon tout le monde veut vendre un trajet en horse cart): 1000 Ks / personne pour les étrangers (500 Ks pour les locaux) Taxi Nyaung U - New Bagan: 7000 Ks Carriole à cheval louée pour 1/2 journée pour aller vers les pagodes de l'est, moins fréquentées: 12000 K Location vélo: 1500 Ks/ vélo / jour à Nyaung U, 2500 à New Bagan Dîner au Aroma 2: 16000 Ks pour deux! Dîners autres: 8000-9000 Ks Bus pour Kalaw: 10000 Ks / personne, avec pick-up à notre hôtel de Nyaung U Coup de coeur pour l'hôtel Thiri Marlar à New Bagan, une telle sérénité...

KALAW: trek chez Sam's trekking family: 10000 Ks/jour/personne + 15000 Ks à diviser par le nombre de participants pour bateau Tonle - Nyaung Shwe sur le lac + 3000 Ks / bagage transféré vers Inle --> budget pour 2 au sein d'un groupe de 5: 72000 Ks

NYAUNG SHWE et lac INLE: Bien aimé manger au Green Chilli et loger au Princess Garden Super vélos de location au petit loueur juste en face, les vélos jaunes, avec vitesse, sont performants et cela change la vie après les mauvais vélos de Bagan. 1000 Ks/vélo/jour INLE entrance fee: 5$/personne Bateau pour traversée Maing Thouk - Khaung Daing: 6000 Ks pour 2 avec nos deux vélos Tour en bateau à la journée incluant Inthein: 18000 Ks (15000 sans Inthein) via 2 Thumbs Up Tour en bateau à la journée pour Sankar: 45000 Ks + guide du GIC à payer quelques dollars Dîner au restau huppé (Viewpoint): 24000 Ks pour 2 Excursion à Pindaya à la journée au départ et au retour Nyaung Shwe: 45000 Ks (compter 2h30 de trajet aller) via 2 Thumbs Up Pindaya: visite des grottes: 3$/pers + 300 Ks pour photo Echarpe en soie faite main sur atelier lac Inle: 20$ Taxi pour aéroport Heho: 15000 Ks via 2 Thumbs Up

MOULMEIN: location moto à la journée : avons entendu 8000 Ks / jour Musée culture Mon: 2$/pers Bouddha couché Winn Sein: donation libre pour acheter des carreaux de carrelage pour compléter le bouddha: 1000 Ks/ 2 carreaux Coup de coeur pour l'hôtel Cinderella, très bon rapport qualité prix! Demander conseils à Mr Anthony pour les visites ou l'organisation de location de moto, tuktuk ou bateau pour Hpa An. C'est la référence, et on le trouve à la Breeze guesthouse

HPA-AN: Grottes de Saddar: pour 3 personnes nous avons fait une donation de 5000 Ks pour l'éclairage, et avons payé 3000 Ks la petite pirogue qui nous ramenait au point de départ en faisant le tour par les rizières inondées

ROCHER d'OR:

Pick-up de Kinmun pour montée jusqu'au départ de l'ascension pédestre: 1500 Ks / personne à payer au checkpoint en cours de route Pick pour descente depuis le mountain top jusqu'à Kinmun : 2500 Ks / personne ENTRANCE FEE : 6$/personne 105$ la chambre au Kyaiktiyo Hotel (quelle arnaque mais il est vraiment bien situé) et 4700 Ks le fried noodle with chicken (quelle arnaque)

BAGO: Bago entrance fee : 10 $/personne comprenant tous les sites intéressants

Voilà, à votre disposition si besoin de plus d'infos sur tel ou tel point!
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Compte rendu d'un voyage de dix jours en Birmanie (15 au 25 mai 2011)
Voici mon compte rendu de mon voyage en Birmanie du 15 au 25 mai 2011. Circuit Rangoon-Mandalay-Bagan-Rangoon. J ai voyagé seul et ne suis pas spécialement routard... J ai donc sans doute parfois payé trop cher, je suis passé à coté de nombreuses choses et j'ai oublié le nom de certains endroits, soyez indulgents🙂 Cela faisait longtemps que je voulais me rendre sur place, mais la situation politique me freinait... pas beaucoup d améliorations me direz vous mais la fin des exchange certificate et la presence de nombreuses GH par exemple m ont decidé, peut etre que mon voyage a permis de faire vivre quelques familles... mais bon c est un autre débat... Jour 1 Arrivée de BKK j ai réservé une chambre a 16$ (avec fenetre/AC/TV/salle de bains) pour 2 nuits au beautyland II avec taxi qui vient me chercher a l aeroport 4$. Bon hotel tres central, propre mais j apprendrais plus tard de source locale qu il appartient au fils d un general (a verifier mais par precaution j en choisirais un autre la prochaine fois). Change au boyoke market 1euros 1060k / 1$ 810k. comme dit auparavant tres sur on precise la quantite a changer, on compte les kyatts on les garde avec soi visible et on donne les euros/$. En fin de voyage je m apercevrai que j ai pris trop de $... a part les hotels et taxes diverses, tout le reste a ete paye en kyatts... de plus j ai pu change mes euros partout au meme taux de change (dans les GH ou je suis alle notamment) Ce jour la j ai de la chance c est la fete de Shiva/Kali, les rues prennent un air d Inde, c est assez extraordinaire, vraiment un sacre souvenir... Eau 300/400k Repas sans se priver 2000/3000k en moyenne (mais dans une gargotte ca peut descendre a 1000k ou moins) biere 1500k cigarettes marlboro 1800k lincoln 1000k Petite astuce si vous voulez etre polie quand vous tendez quelque chose, de l argent par exemple placez votre main gauche (ou droite) sur l avant bras ou sur le poignet (c est tres repandue en Birmanie... en Thailande c est plutot chez les personnes agees) Jour 2 je reserve mon bus pour mandalay 14000k avec le transfert a la station de bus qui est un peu en dehors de la ville (depart le lendemain a 17h). Tour pour voir le Boudha couché puis pour me rendre au jasmine park (tres prisé des amoureux birmans... et que l on voit sur les toutes les romances projetées dans les bus...), je prends un bus local grace a l aide d un birman (je confirme les gens sont vraiment tres tres sympatiques! ca me change de Paris😉) tres folklo notamment en raison de ma grande taille qui m oblige presque a me courber en 2 ca en fait bien rire certains🙂 aussi tres interressant car tres bon marche (200/300k pour un trajet en ville). Je me rends ensuite a Chinatown et puis dans une rue ou l on recycle tout... vraiment tout... Je continue sur les docks et je conseille d y faire un tour... l activite de chargement des marchandises par les dockers a dos d homme... assez incroyable.... Ca ramene 50/100 ans en arriere. Je termine par l incontournable pagode Shwegadon 5$ mais bien sur ca les vaut.... Jour 3 Tour des chedis et pagodes a l occsion de la fete du Bamyan (l arbre du Boudha) puis direction les docks pour me rendre de l autre cote de la Yangon river histoire de sortir des sentiers battus (1000k aller 1000k retour) en passant les ferries pour le delta de l irrawady sont a nouveau ouvert aux etrangers... je visite le township en rickshaw et discute avec famille de fermiers... puis retour et bus pour Mandalay. Jours 4-5-6 arrivee a 4h30 dans la gare routiere tres excentree, trajet de 8h seulement en raison de l autoroute 3X3 voies qui relie Yangon/Naypyidaw(siège des rois...)/Mandalay. En route arret dans une immense station d autoroute assez hallucinante... la folie des grandeurs a encore frappé ces généraux incapables... Je vais à la fameuse royal Gh 12$ tres correct avec AC et salle de bains, central, possibilite de loue velos ou scooters. Seul point negatif pour moi les rickshaws un peu lourds en raison du manque de clients du a la basse saison qui attendent constamment a la sortie de la GH ("moustache Brothers tonight sir?")... Je ne m etale pas sur Mandalay car j ai eu un programme tres touristique (Mandalay hill, monastère swe nandan, Pagode Mahamuni, fabrique de feuilles d or, Mingun, Amapura, pont U bein, etc...) Jours 7-8-9 Depart au 7e jour pour Bagan en bus (9000k+3000k pour se rendre a la gare routiere) Depart 16h30 arrivee a minuit a Nyaung Oo a la Maykhalar GH, personnel tres sympa meme si je trouve les chambres un peu decrepites... 12$ avec AC+salle de bains. Il fait extremement chaud a cette periode Bagan etant une plaine tres seche (cultures locales : cacahuetes et graines de sesame, pas ou peu de riz)... + de 40 degres (l annee d avant ca frisait les 50!) mais le cadre est exceptionnel... prevoir beaucoup d eau si vous prenez l option velo (1500k/jour) Pour les restos le black bamboo etant ferme je me suis rabattu un resto a cote le Pyiwa service tres long mais produits frais et cadre sympa a cote d un temple, l Aroma est tres bon egalement et le must pour moi The Moon... bouffe excellente qui m a donne envie de cuisiner vegetarien... le 9e jour apres 2 jours de visite des temples je fais un tour dans le marche et aux environs pour acheter des souvenirs avant de prendre le bus a 17h pour retourner a Yangon (15000k si mes souvenirs sont exacts). Dernier jour Arrivee a 3h a Yangon je vais a l aeroport pour payer la taxe et poser mes bagages, mais je poireaute jusqu a 6h le temps que celui ci ouvre... ensuite je vais me ballader en ville avant de prendre mon avion de retour.

Bon globalement comme beaucoup de personnes ayant visité la Birmanie je suis tres heureux de ce voyage... je repete ce qui a ete dit les gens sont charmants et il y a beaucoup de choses a voir... c est une tristesse qu un pays potentiellement si riche soit si pauvre a cause d une caste de dirigeants corrompus... les gens ont besoin de tout et on peut ramener pas mal de choses pour les aider mais cela a ete detaille dans d autres posts.
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Coup de pouce sur la Birmanie!
Salut a tous, bon ba voila, c'est dans le titre!!!

je vais probablement faire un pti tour au Myanmar, et j'aimerais connaitre vos impressions et vos endroits de prédilections!!

Je pense faire Mandalay, Bagan, un pti tour du Lac, Si vous avez une adresse(s), un bon plan, n'importe quelle(s) adresse(s) susceptible de me faire plaisir, allez y.... j'eviterais bien Rangoon, (Lukmee si tu me lit) 😛

Quand je dis ça, c'est histoire d'avoir quelques adresses en dehors de ce qui si passe, si trame...si...!!

Merci d'avance!!!

A+

PS : Si quelqu'un a l'adresse, exacte, de l'ambassade en Thailande😉
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Retour de Birmanie (juillet/août 2007)
Je reviens d’un voyage en Birmanie de 20 jours avec un stop à Bangkok 1 jour à l’aller et 3 jours au retour. J’aimerais apporter ma petite contribution en infos et tuyaux pour ceux qui voudraient voyager avec des enfants principalement…

Tout d’abord est-il facile de voyager en Birmanie avec des enfants ???

OUI, oui et oui, les Birmans adorent les enfants et ils sont toujours étonnés de voir des « petits étrangers » dans leur pays. Pour les enfants c’est humainement et culturellement particulièrement enrichissant car à chaque visite ils sont sollicités pour participer aux différentes activités artisanales et ils voient la vie dans les campagnes comme elle pouvait exister au XIXème siècle.

Tout d’abord, pour les voyages avec enfants, je suis partisan de l’organisation (modifiable sur place toujours) mais assez précise quand même.

Voici notre itinéraire et quelques conseils (nos filles ont 6/9 ans).

J 12 Juillet Paris 17H40 / 23H15 Amman V 13 Juillet Vol RJ0180 Amman 1H55 / 14H50 Bangkok (Go voyage / Royal Air Jordanie) 2002 E A/R Nous sommes allés directement au Rambuttri hotel vers Kaosan road il a la piscine sur le toit et cela c’est top (accueil moyen mais piscine…) chambre pour 4 résa par internet possible 1300 bth soit 27 E.

S 14 Juillet Vol FD3770 Bangkok 7H15 / 8H00 Yangon (Air Asia) 300 E A/R Trajet taxi aéroport Yangon - Gare des bus. Oui, cela fait tout drôle d’aller réserver un bus sans avoir d’argent local sur soit mais cela n’a posé aucun problème au chauffeur de taxi ils ont l’habitude… Prix 7000T/Personne. On leur a laissé notre sac. Il est important de payer pour 4 personnes, car si vous économiser une place pour la petite, elle voyagera 15H sur vos genoux. Ensuite, il nous a amené à l’hotel Central où l’on a changé 1E/1640T. Bonjour les liasses !! Le tout pour 6$.

Nuit du 14/15 bus Yangon / Mandalay ( Attention, la compagnie citée par le Lonely : Léo express n’existe plus).

Pour le bus :prendre lampe de poche (pour les WC non éclairés), sac plastic car ça tourne (petit truc prenez donc ceux de l’avion en papier ils sont faits pour et gardez en un ou deux prêt de vous pendant les longs trajets), coculine, pull, boules quiès (musique et karaok dans le bus), coussin gonflable, MP3 (avec leur musique), anti-moustiques pour les arrêts…

L’avantage d’aller directement à la gare des bus est le gain de temps en transport, car elle est vers l’aéroport et il faut 30/35 mn pour rejoindre le centre ville donc deux temps de trajets d’économisés. Je voulais aussi garder la plus belle des pagodes pour la fin la Shwedagon et visiter Rangoon lorsque nous serions plus habitués. Je ne regrète pas ce choix. Puis nous avons visité « Rangoon colonial » et Paya seule et les marchés super début !!.

D 15 Mandalay Hotel Emerald Land Inn Mandalay No. 9, 14th Street between 87th & 88th Street Pyi Gyi Yan Lone Quarters Mandalay (avec piscine ) le prix était de 48$ plus 10$ pour l’extra-bed en fait vu le faible remplissage de l’hôtel nous avons payé 33$ une grande chambre pour 4, clim petit dèj. Visite des pagodes au pied de la colline les filles n’ont pas payé. Spectacle Moustache Brother le soir filles 0$.

L 16 Mandalay + Mingun y aller en bateau (prendre des chaussettes car les briques sont très chaudes !!). Char à buffles sur place les filles adorent (elles n’ont pas payé l’entrée). De retour à Mandalay, vers la piscine il y a un petit parc d’attractions manèges OK. En soirée spectacle de marionnettes avec musiciens et non bande enregistrée 8$ filles 0$ chèr oui mais superbe spectacle. M 17 Mandalay + Anciennes cités (taxi jour) Inwa, Sagan, (+Paleik ou pas), Amarapura (pont de U Bein) pour le confort de tous nous avons pris un taxi « normal » et non un taxi bleu où seule les personnes de devant sont bien installées 30 E les filles ont eu l’occasion de diriger la calèche elles ont adorés !! On fait du bateau et je ne sais plus trop dans quelle pagode on peut toucher un python…Là, c’est ma femme qui n’a pas aimé !! M 18 Départ pour Monywa (135 Km 3/4H prendre le bus) visite de la ville et du bouda couché le plus grand du monde et d’une pagode kitchissime mais sublime en même temps paya Thanboddhay 3$ filles 0$. J 19 Grottes de Hpo Win Daung (prendre un guide car des grottes il y en a de partout alors laquelle choisir ? ne pas oublier les lampes de poche des enfants) le matin et retour à Mandalay. Nous pensions pouvoir faire du vélo à Mandalay mais vu lest trus et la circulation, cela nous paraissait dangereux pour les enfants (adultes OK).

Le soir, train Mandalay / Bagan 295 Km 8H (9H/5H du matin). L’hotel a accepté que nous laissions nos sacs et que nous prenions un petit bain avant le départ ce gratuitement. Ce train est un véritable shaker mais on y a dormi. Prendre un anti-vol de vélo souple pour les sacs + sac vomi +MP3. Kaday Aung à New Bagan 20 US$ Le luxe à petit prix : appelé aussi Class One : Piscine et tout confort, accueil très pro. Les filles ont adoré et nos aussi 25$ et le petit dèj du premier jour offert. . Mandalay-Bagan Nous pensions prendre le slow boat mais les jours ne nous convenaient pas. Après avoir discuté avec d’autres personnes voilà ce que l’on peut dire : le slow est une bonne expérience pour découvrir la vie au cour du fleuve avec les arrêts embarquement/débarquement, quant au speed boat le fait de ne pas s’arrêter fait que l’on est toujours au milieu de l’Irrawady et donc on ne voit rien intêret limité.

Bagan Quelques temples à voir parmi tant d'autres :Thatbyinnyu, Mahabodi, Dhammayangyi, Mingalazedi (coucher de soleil superbe - photos idéal vers 18h au mois de Décembre, Pya That Gyi, Sulamani, Iza Gaw Na et Tayoke Pyay. La Shwezigon Pagoda. V 20 Bagan Calèche 6$ 5H pour 4. S 21 Bagan Vélo nous n’avons pas pu trouver de vélo enfant pour la grande domage!! (casquette, crème). D 22 Bagan Vélo une possibilité aller où l’on veut le plus longtemps possible puis revenir en mini bus lorsque les filles fatiguent pas de problème, ils chargent le vélo sur le toit. Vu trois serpents donc aspi-veni à prendre.

L 23 Départ pour Kalaw 259 Km 8H le matin faire le Mont Popa il faut monter tout en haut, superbe vue les filles sont montées seules, c’est à faire la vue est magnifique rester en bas n’a aucun interet. Malgré le prix 110$ je déconseille de prendre le bus car même avec un taxi la route est épouventable ne pas oublier les sacs pour le mal des transports et MP3 car c’est long très long. Hotel Heastern paradise motel 15$ la chambre pour 4 très propre, ils nous ont conseillé un guide très bien et on gardé nos sacs pendant le trek. M24 Marché à Kalaw (attention tous les cinq jours se renseigner) tôt !! et organisation du trek. M 25 / J 26 Trek on nous a organisé un mini trek avec une nuit à View point spartiate mais un grand moment. 12Km le premier jour visite de deux villages et 7 le deuxième les filles ont apprécié, on en a profité pour faire un herbier grace aux explications du guide. Penser à prendre des lingettes pour la toilette…

V 27 Départ arrêt aux grottes de Pindaya (les filles n’ont pas payé l’entrée de la grotte) 48 Km/1H30 puis 106 Km/3H30 pour le lac Inlé 40$. S 28 Inlé les filles ont aussi payé l’entrée de 3 ou 4$.Hotel Queen inn : 5$ par personne les filles payent dîner compris. Pas obligatoire (dans ce cas 4$) et super qualité de repas. Bungalow avec grande chambre, bains/wc, fenêtre. Préférez ceux le plus éloignés du canal, car évidemment ce n’est pas du double vitrage et les moteurs des pirogues à 5h du mat ça décoiffe !! Agréable de par sa situation Bungalow au bord du canal. En soirée bateau à rames 2500T/H pour tous très agréable et romantique en plus, c’est sans bruit on a pris deux heures c’est bien ! D 29 Inlé nous avons loué des vélos dont un pour notre grande fille balade géniale ; aller le plus loin possible et revenir en bateau. Pizza (très appréciée par les pettites) et spectacle de marionnettes (très fort le marionnettiste) : bonne soirée il y avait deux spectacles 19H 20H. L 30 Inlé Un bateau pour une journée 15 000 Kts en précisant bien les parcours et en négociant un poil. M 31 Vélo de l’autre coté du lac superbe balade jusqu’à Maing thauk et son superbe pont en bois aller jusqu’au bout et prendre un verre dans le bar local sur pillotis. Retour en bateau. M 1 Vol Heho – Yangon (10$ en voiture) avion 64$ par adulte et 54$ par enfant il ne faut pas hésiter et prendre l’avion car par la route c’est épouvantable pour un adulte alors pour des enfants…Il faut se renseigner sur les prix car les agences et les hotels ne pratiquent pas les mêmes tarifs. Rangoon. Une guest sympa et bien placée à coté de Sulé pagoda c'est Okinawa, chambres en teck attention, une seule chambre familliale 22$ sept chambres en tout. Shwedagon a faire obligatoirement deux fois en journée et le soir. Attention le ticket est de 6$ (notre grande a payé)et il n’est valable qu’une seule journée ! En bas, de la pagode, il y a le parc du peuple avec des jeux et du bateau/canard les filles ont aimé. J 2 Rangoon Zoo deux trois espèces surprenantes on peut nourrir loutres et hippopotames et il y a des manèges pour des tarifs dérisoirs, possibilité de se baigner tobogands et eau verte ! après midi bateau pour Dalah 2$/Adulte ½ tarif pour les filles(prix aller-retour) pour dernière vision de d’Irrawady on peut facilement manger à Dalah à l’arrivé du bac il y a plein de réstaurants, possibilité de prendre un cyclo pour visiter le village les pagodes et les potiers . Le soir on est allé voir un film Indien avec danses marrant…

V 3 Aout Vol FD377 Yangon 8H35 / 10H20 Bangkok (Air Asia). S 4 Bangkok. D 5 Aout RJ0181 Bangkok 23H15/4H00 (le 6) Amman CDG 2B : 17H40 / 23H15 Amman. L 6 AoutRJ0117 Amman 12H35/16H50 Paris Pour les guides ma préférence va pour le Lonely avec des bémoles mises à jour moyennes mais surtout chose impardonnable et surprenante il n’y a aucune explication sur Bagan !!! Le routard est donc là à photocopier pour cette ville. Les explications sur Mingun sont mieux aussi sur le routard. Et, dans le routard il y a les dates des marchés.

Pour le linge, les hotels dans lesquels nous sommes descendus étaient chers (sauf celui de Inlé) deux solutions laver soit même ou donner sont linge dans une petite guest à coté. Pour le change 1 euro = 1640 kyats. 1 dollar = 1250 kyats. On a aussi changé des euros à Bagan/Mandalay/Inlé pour 1 euro = 1550 kyats et 1 dollar pour 1220 kyats.

Pour le budget nous étions en basse saison il ne faut donc pas hésiter à négocier les hotel souvent au ¾ vide et parfois plus. La piscine fait souvent passer beaucoup de chose les filles adorent (et nous aussi en fait) ! Pour le budget voilà ce que l’on peut dire : les euros se changent de plus en plus il faut demander ! Le dollar prédomine encore largement. Pour les visites, en général, les filles n’ont pas payé (le fait de poser sur la table l’appoint aide souvent les personnes à se décider) Les repas sont copieux commander pour trois suffit bien souvent. Pour la partie Birmanie nous avons dépensé 500 E et 1250$ pour 20 jours ce en comptant le vol interieur.

Deux trois petits trucs pour les filles faire un carnet de voyage / herbier pour cela un petit cahier alternant page blanche et à carreaux suffit une palette de peinture à 3/5 euros, feutres de la colle pour les docs des hotels les cartes de visite entrées diverses, pour l’herbier colle ou scotch et un sylo bille aussi. MP3 avec leur musique et des contes pour les relaxer. Des livres à lire et à laisser sur place. Un appareil photo jetable chacune à développer à Bangkok car c’est moins cher et avoir les résultats rapidement elles adorent. Lampe de poche chacune pour les visites pour les soirées et pour le plaisir…Leur apprendre quelques mots est toujours très intéressant en plus quand vous avez un trou de mémoire elles peuvent vous souffler (c’est frustrant mais pratique). Voici les incontournables :

OUI OUQ-KE NON MAHOUQ-PA-BU BONJOUR MINGALA BA AU REVOIR PYAN DO MAI MERCI TCHI ZU TIM BA DE JE NE COMPRENDS PAS NA MA LE BU OU EST … ? BE MA LE… ? OU SONT LES TOILETTES ? EIN DHA BE MA LE JE SUIS FRANÇAIS TCHENO BA PINTIGA NA BA DE COMBIEN CA COUTE ? BA LAU LE COMMENT VOUS APPELEZ-VOUS ? KALYA(g)/SHIN(f) NA ME BELO KWA DALE JE M’APPELLE CANAW(g)/CAMA(f) LO KWA BA LE

Si vous avez d’autres questions je me ferai un plaisir de vous répondre. Je vous souhaite d’avoir autant de plaisir que j’en ai eu dans ce magnifique pays des pagodes et du sourire (et tout cela sans oublier la dure vie que doivent subir ces gens). Merci à tout ceux/celles qui m’ont aidé à préparer ce superbe voyage. Cordialement. Olivier.
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Voyager seule en Birmanie
Bonjour J'aimerais savoir si certaines d'entre vous sont parties seules en Birmanie . Avec tout ce que je lis sur ce pays j'ai l'impression que cela ne doit pas vraiment poser de problème avec la population locale, mais c'est plutôt d'un point de vue logistique que je me pose la question (transports, communications ...) . Est-il facile de se dépatouiller des petits aléas des voyages du genre maladie, perte de papiers ... lorsqu'on est seule en Birmanie ? Je suis preneuse de tous vos témoignages . Je vous remercie d'avance .
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Bons plans Birmanie
Bonjour,

Je m'apprête à partir en Birmanie, avec un circuit traditionnel (en individuel) : Rangoon, Bagan, Mandalay, Lac Inle, Kalaw, Pyay, Maymo... Auriez-vous des conseils pratiques à me donner : hôtels sympas à prix modéré, meilleurs moyens de locomotion, sites à ne pas manquer. Par ailleurs, me conseillez-vous de partir avec des dollars ou des euros pour le change. Quelles sont les conditions climatiques en septembre. Et enfin, je prévois de rester plus de 28 jours sur place, comment faut-il s'y prendre pour prolonger son visa. Merci d'avance pour vos précieuses informations. Christophe
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Deux semaines en Birmanie en janvier - février
Salut,

je cherche depuis quelques semaines une destination pour nos prochaines vacances et la Birmanie revient de plus en plus et je pense bien me décider ces prochains jours.

Pouvez vous me dire si tout est faisable sois même avec les transport en commun ou s'il faut prendre un guide/chauffeur ? Je pense faire un circuit classique : Mandalay Monywa Pyin U Lwin Lac Inle Pindaya Kalaw Pagan et sans doute d'autres choses à ajouter car ça me semble pas assez pour 2 semaines

je ne connais pas du tout le pays mais je vais éplucher en détails cette partie du forum ;)
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18 jours entre Bangkok et la Birmanie
Donc nous voilà partis, ma femme et moi pour 18 jours environ entre Bangkok et la Birmanie.

Destinations : Bangkok et Ayutthaya, Mandalay, Bagan, Kalaw, Inle, Yangoon....donc du grand classique si je puis dire.

Hébergement : nous avions réservé à l'avance la plupart des hotels pour être tranquilles, sur Agoda ou Booking.

Argent : tout l'argent avec nous, à savoir 250$ : il me reste à ce jour plus de 100$, et j'avoue que je n'ai pas vu l'utilité d'en apporté car tout peut se payer en kyats et le change en euro. D'ailleurs certes les euros doivent être en bon état mais sincèrement ne psychotez pas non plus. Le change était 1€=1300 kyats environ. Nous avions prévu assez large : à savoir 1500€ en liquide pour la durée du séjour et il nous est resté environ 500€ sans nous priver du tout!!!

Nous voilà donc partis le dimanche 20 juillet direction la gare part dieu à Lyon, les yeux encore enfumés par la soirée de la veille, à 4h du matin pour prendre le train de 6h. Arrivée à Roissy à 8h. Nous ne sommes pas partis de Lyon car nous avions trouvé une promo avec Emirates à 550€ de Paris à Bangkok; ajoutons à cela 50€ de billets de train cela fait 600€ par tête de pipe. Vol en Airbus A380 nikel, bons repas, de la place pour les jambes... Que du bon quoi! Nous les mettons au même rang que la compagnie que nous prenons d'habitude, à savoir Turkish airlines.

Arrivée à Bangkok le lundi 21 juillet pas trop crevés pour une fois.... On récupère nos sacs, c'est bon tout y est, puis direction le bureau de change (50€)et le train qui nous mènera dans Bangkok (Airport Rail link). On arrive jusqu'à la station Hua Lamphong puis allons directement à notre hotel, à pieds, le Baan Udom, situé dans le quartier des ferrailleurs où ça flaire bon l'huile de moteur....Très bon hotel à 2 pas de Chinatown! Après une courte sieste, visite des temples fameux : le Wat pho, le palais royal, le wat mahathat.... puis retour à pieds vers le quartier indien puis Chinatown pour diner au Texas Suki Yaki, sorte de cantine propre où on mange pour pas cher. Retour à l'hotel. Premier bilan : on en a déjà plein le c.. des bancs de touristes chinois avec leur appareil photo, le V de victoire et leur guide qui hurle dans leur micro......

mardi 22 juillet : Après une bonne nuit de sommeil, on se réveille...à 6h30 direction la gare hua lamphong, un petit expresso avalé puis on décide de prendre le train pour Ayutthaya : 40baths pour 2 pour 1h30 de trajet (1€environ...). A Ayutthaya à 10h on traverse la rivière avec le bac puis on loue un scooter à la journée pour visiter librement les temples que l'on souhaite, et c'est vraiment sympa on adore ce moyen de transport on en loue dès qu'on le peut. Location environ 7€. Ayutthaya est vraiment une belle ville avec de beaux temples. Retour vers 18h30 à Bangkok puis l'on va dans Chinatown, à l'angle de deux rues bien animées, on s'assoit sur des tabourets puis l'on sirote une bonne bière en dégustant des fruits de mer au barbecue pour trois fois rien...hummmm......

Le mercredi 23 juillet nous avions décidé de visiter les klongs. J'avais envoyé un mail à Julien, un français installé à Bangkok, pour visiter par son biais les klongs (liveontheklongs). Balade intéressante de 3h à 8 personnes agrémentée par les explications de Julien. Des endroits très paisibles, bien loin de l'agitation de Bangkok! Nous avons payé 1200 baths pour 2 personnes. La balade terminée nous allons visiter la maison de Jim Thompson dans le quartier moderne : certes la maison est sympa mais on ne reste pas très convaincus de cette visite. On décide en sortant de ne pas visiter ce quartier ultra moderne et ces boutiques immenses, trop de monde et franchement ce n'est pas notre délire. Direction donc le vrai, le beau, l'authentique.... Wat Arun!! Après la visite repas face à ce temple pour une soirée romantique au resto The Deck...... enfin c'était romantique jusquà ce qu'ils m'amènent ma salade thaie où j'avais l'impression qu'ils avaient insérés un champs entier de piments!!! Je n'ai sincèrement pas pu la manger, mes lèvres commençaient à prendre feu. Heureusement j'avais commandé du riz avec pour me rassasier. Voyant que je n'avais pas mangé la salade, le serveur m'a demandé pourquoi je lui ai expliqué que c'était vraiment trop épicé, ils m'ont alors apporté un tiramisù en dessert sans rien demander, sympa pour calmer mon gosier enflammé.

Jeudi 24 juillet : train de hua lamphong à l'aeroport don muang pour un vol d'1h45 jusqu'à Mandalay avec Air Asia. A nous la Birmanie!!! Arrivée dans ce petit aeroport, puis change d'euros à un taux plutôt bon (1300kyats). Les billets de 50€ sont à peine regardés... Direction la navette gratuite Air Asia jusqu'à Mandalay, qui s'arrête pas loin de notre hotel : le 79 living hotel, bon hotel propret. On essaye de tâter un peu le pouls de la ville puis on prend un taxi (3500 kyats) pour nous mener à la pagode Kuthodaw, la maison du roi Mindon, la pagode Kyauktawgi...on y paye le pass 10000 kyats. On ressort de ses visites puis décidons d'aller à la colline de Mandalay, il fait chaud, ça cogne, et on n'a pas de taxi....un gars me propose de nous y amener pour 8000 puis 7000 kyats....heu non mais il croit que je suis américain!et en polus je cherche une motorbike pour nous y amener.... donc on marche un peu et on trouve des gars, un d'eux nous emmène alors à la colline pour 3500 kyats, à trois sur son scooter, c'était assez folklorique.... j'ai même cru qu'il allait casser son moteur dans la côte... En haut l'ambiance est assez magique, on y reste alors un bon moment jusqu'au coucher de soleil.... puis on redescend à pied et enfourchons deux scooters 2 gars nous emmène au resto Aye Myiy Tar : une bonne gargotte où on mange et boit pour rien et c'est ultra copieux!!! On rentre à l'hotel, on allume la télé et là on voit qu'il y a eu un nouveau crash d'avion : Air Algérie qui faisait Ouaga>Algers...... merde c'est l'avion qu'on a prit au mois d'Octobre et qu'on avait trouvé bien pourri.....

Vendredi 25 juillet : on loue un scooter dans une petite agence tenue par un australien Mandalay Motorcycle Rental située dans la 32e rue pour 12000 kyats. On mettra aussi 3000 kyats d'essence. On part donc en scooter, on longe l'Irrawady en observant les scènes de vie puis l'on arrive au grand pont en métal qu'il faut traverser pour arriver ensuite Sagaing, où nous visitons les principaux temples, pas ultra faciles à trouver au début... Après cela et des arrêts crèmes solaires nous nous dirigeons vers Ava, on traverse une rivière avec un bac puis visitons toujours avec notre scooter, et nous évitons ainsi la visite en char à boeufs, mais qui doit certainement être sympathique. Enfin, en fin d'après-midi, direction Amarapura pour flâner sur le pont en teck U'Bein, observer des petits moines jouer à saute mouton dans un monastère, faire un arret d'urgence aux toilettes de ce même monastère, déguster un ananas, observer les militaires en train de se torcher la gueule au whisky.......Endroit très photogénique. Retour sur Mandalay pour aller manger au BBB european restaurant.

Samedi 26 juillet: taxi jusqu'à l'embarcadère puis bateau (5000kyats je crois par tête à confirmer) jusqu'à Mingun. Visite des sites principaux de la ville. Retour vers 14h. Visite ensuite de la pagode Mahamuni avec deux scooters-taxis, puis fabrique de feuilles d'or. On a ensuite décidé d'aller voir le spectacle des Moustache Brothers après avoir bu une bonne bière : du théatre comique avec danses et musiques, c'est marrant même s'il n'y a pas de quoi fouetter un chat... On sort puis repas ultra rapide au Super81 situé tout à côté, ultra rapide pour pouvoir ensuite rentrer à l'hotel avant le couvre-feu de 21h.

Dimanche 27 juillet : minibus de Mandalay à Bagan réservé à notre hotel 2 jours auparavant (10000 kyats par personne). 6 heures de trajet environ. Arrivée vers 14h à Nyaung Oo au Zfreeti hotel : le top du top avec piscine, grande chambre avec Ac, belle déco pour une trentaine d'euros (avec Agoda).... Mince nos chapeaux sont restés dans le minibus!!!! La réceptionniste a fait des pieds et des mains pour appeler la compagnie.... et on nous a rapporter nos chapeaux achetés en Thailande à 3€ le lendemain....sympa! Location d'un vélo électrique pour visiter les temples jusqu'à old Bagan (la pagode Shwezigon également) puis coucher de soleil depuis le temple Shwegugyi, où l'on paye les 15 dollars de pass!!!!ou 15000 kyats!!!! d'ailleurs on nous demande les pass qu'aux couchers de soleil....pas à d'autres moments. Diner ensuite au Black Bamboo : excellente salade aux feuilles de thé et fried rice with vegetable délicieux!!!

lundi 28 juillet: on loue aujourd'hui encore un vélo électrique pour se balader autour des temples. Je crois que la location est à 8000 kyats (ou 6000) à la journée. C'est franchement pratique pour éviter de trop se fatiguer, car vraiment à Bagan le soleil cogne très fort. Bon à 2 sur le vélo electrique il faut penser à revenir à l'hotel à la mi-journée pour recharger la batterie...mais ça tombe bien c'est ce qu'on voulait faire pour profiter un peu de la piscine pendant les heures les plus chaudes (11h-16h). ET franchement ça fait du bien! Le matin nous allons au marché de NyaungOo pour humer un peu les bonnes effluves matinales. Concernant les visites, on s'écarte un peu faisant tirer jusqu'au village de Minnanthu, puis ensuite le village de Leya au bord de l'Irrawaddy, et enfin jusque Myin Kaba et un peu plus loin entre Old et New Bagan. La journée se termine par un coucher de soleil depuis la pagode Shwesandaw : c'est beau mails il y a tout de même beaucoup de monde.... Nous rentrons à la nuit tombée et allons diner au Bibo restaurant, dans une rue perpendiculaire à la rue des restos de NyaungOo, cadre et nourriture plutôt très correcte à petit prix....

mardi 29 juillet: Aujourd'hui nous décidons d'aller au Mont Popa. Nous avions rencontré la veille au marché un chauffeur qui nous a demandé 35000 kyats pour nous y rendre(bien loin des 50$ dont parle le guide du r.....). On l'appelle donc aujourd'hui. La route est plutôt sympathique, nous faisons un stop dans une production de palmier à sucre, bon c'est pas à notre gout mais c'est pas mauvais non plus, c'est fait pour les diabétiques quoi... Arrivée au Mont Popa, on grimpe les nombreuses marches pieds nus, entourés d'armées de singes, essayant d'éviter de glisser sur les nombreuses offrandes laissés par nos chers cousins sur les escaliers....ça c'est pas simple!! En haut la vue est tout de même magnifique! Nous profitons un bon moment de la petite brise qui souffle aux cotés d'un singe qui semblait tel le vieux sage observer la vie. Mais j'avais bien vu dans son regard espiègle qu'il attendait une opportunité pour faire une connerie.... et pas manqué je le vois fixer un touriste prenant une photo en contrebas; le singe se lève puis d'un bond saisit la petite bouteille de jus d'orange que le gars avait mise dans la poche de son sac à dos; puis il part qq mètres plus loin s'enfiler tranquillement le jus d'orange au nez et à la barbe du touriste.... Une scène également qui nous a rappelé notre voyage en Inde, une grande famille (avec anciens et très jeunes) nous a demandé de nous livrer avec eux à une séance photo, c'était vraiment marrant et ce même si l'on ne se comprenait pas par la parole... Retour du mont Popa milieu d'après-midi, piscine, puis visite d'un petit atelier de sculptures et enfin on se dit que l'on va changer un peu : coucher de soleil à la pagode Shwezigon. L'ambiance est assez mystique, les lumières sublimes, bref on conseille. De plus nous avons retrouvé la même famille rencontrée au Mont Popa, donc de nouveau séance photo....et franches rigolades et plein d'émotions.... Enfin la journée se termine par un repas au resto Aroma 2, nourriture indienne pas mauvcaise et très copieuse.

mercredi 30 juillet : pick-up puis bus jusqu'à Kalaw réservé à l'hotel : 11000 kyats par personne. Départ 6h30 arrivée 15h. A Kalaw nous allons à l'Eastern Paradise Motel réservé la veille par téléphone, 30$ la chambre et franchement pour nous ça ne les vaut pas, il y a certainement mieux ailleurs, mais pour une nuit ça ira... Direction ensuite l'agence Ever Smile Trekking pour réserver le trek de 2 jours jusqu'à Inle. L'agence se trouve en face du Winner Hotel. Pour 2 jours de trek, avec taxi au début, guide, transport de nos gros sacs à notre hotel , nuit et 3 repas (sans boisson sauf l'habituel thé...), bateau nous avons payé 70€ environ. Attention au choix de l'agence car nous avons croisé d'autres touristes qui avaient connu bien des déconvenues lors du trek... Nous la conseillons! Ensuite nous allons au marché, faisons qq emplettes dont une lunch box à 2€, visitons la pagode centrale, puis sirotons une bonne bière avant d'aller diner au resto Lulu Singh's 7 sisters pour déguster un zat byat byat, pas mal.... mais c'est pas un plat pour les végétariens ou ceux qui tentent de l'être....

jeudi 31 juillet : après le taxi on commence notre trek avec notre guide Momo : nous n'étions, je le précise que nous deux avec notre guide. De très beaux paysages, on passe dans des villages. Nous avons beaucoup apprécié. Le repas du midi chez l'habitant est super copieux, très bon, dans une maison sur pilotis. La fin de la journée est quelque peu boueuse, on accélère un peu le pas et nous parvenons donc à éviter l'orage en arrivant avant lui au repère qui nous servira d'auberge-hotel. Confort certes sommaire mais pas de soucis on a connu ça au Burkina l'an passé, douche au seau rafraichissante. L'agence nous a déconseillé de dormir au monastère car visiblement la propreté se serait bien dégradée avec punaises de lit et autres.... mais bon je ne l'ai pas vu donc à prendre avec des pincettes. Soirée arrosée de bonnes bières, repas ultra copieux pour changer puis courte nuit..

vendredi 01 aout: poursuite du trek, visite improvisée d'une école, on approche peu à peu du lac.... Près du lac vers 12h, passage au check point où l'on paie nos 10000 kyats puis repas au resto. Ensuite on prend le bateau pour naviguer une bonne heure sur le lac Inle, le fameux, jusqu'à Nyaungshwe (1h environ de navigation). On s'extirpe d'ailleurs difficilement d'un passage envahi par la jacinthe d'eau, plante qui absorbe l'oxygène du lac.. Arrivée à Nyaungshwe, nous laissons notre guide fantastique, puis allons à notre hotel où nous attendent nos gros sacs. Bon j'avoue on s'est fait plaisir avec cet hotel... on a réservé 2 nuits via Agoda au View Point Lodge et franchement c'est Sublime : bungalows sur pilotis superbement décorés et ultra spacieux.... à 50€ la nuit. On ne regrette mais alors absolument pas, faut bien se faire des petits plaisirs non? On visite un peu Nyaungshwe, sa grande pagode centrale entre autre puis allons réserver à l'agence Thu Thu travel Agency (face au marché) nos billets de bus Vip pour Yangoon (20000 kyats par personne), et en profitons pour réserver le bateau pour la visite du lac le lendemain à 20000 kyats (18000 + 2000 pour aller jusqu'à indein où il y a le grd marché ce jour là). Le soir très bon repas au resto Thanaka Garden, un peu à l'écart mais ça fait digérer après le repas...

samedi 02 aout : Après un petit-déjeuner gargantuesque et délicieux on prend le bateau juste en dessous de notre hotel puis visitons les lieux que la plupart font je pense : Indein avec le marché et son grand ensemble de stupas, les ateliers d'orfevres, de forgerons (où l'on achète un bel ensemble de couteaux et je peux vous dire qu'ils coupent....!!), de tissage... la pagode Phaung-Daw U, le Jumping Cat Monastère, les jardins flottants, Nam Pam... C'était une belle journée, on la conclue par un repas au resto de notre hotel 1er sur Tripadvisor : c'était pas mauvais, bien préparé mais très cher pour le pays et nous avons préféré le repas de la veille...

dimanche 03 aout : après notre sublime petit-déjeuner nous laissons notre palace pour nous diriger vers un autre hotel : l'aquarius Inn où nous passerons une nuit : bel accueil, pas très cher, joli cadre mais avons trouvé que la propreté laissait quelque peu à désirer dans les chambres... nous louons deux vélos à coté de l'hotel à 1500 kyats chacun pour faire les abords du lac. Nous allons ensuite au marché, visitons ensuite le monastère Shwe Yan pyay au nord de la ville puis attaquons notre tour du lac. C'est assez sympa comme tour on attaque par l'est, jusqu'au village de Mang thawk, de là nous traversons le lac avec un bateau (6000 kyats tout de même...) puis poursuivons notre remontée vers Nyaungshwe, passant devant la source d'eau chaude (non testée). Bilan : belle balade mais pas mal de camions de chantier c'est dommage... une bonne trentaine de kilomètres au compteur aujourd'hui. Le soir repas au Star Flower pour changer un peu : resto italien pas loin de l'hotel, les pâtes maison sont bonnes!!

lundi 04 aout: aujourd'hui c'est détente, petite promenade, déjeuner et café au resto the French touch....bref pas grand chose, on se repose car on prend le bus à 17h30 pour yanggon. Bus Vip donc avec la compagnie Lumbini , ultra confortable, mais la nuit il fait froid, mais froid!!!!!! on avait prévu le sac à viande mais c'est la doudoune qu'il aurait fallu... Arrivée à Yangoon vers 6h du matin. 4 arrêts en tout.

mardi 05 aout : taxi de la gare routière à notre hotel : 15000 kyats(!!!) à partager avec un autre couple de touristes. Le taxi nous dépose à notre hotel réservé la veille : Chan myae Guesthouse : 30$ la nuit chambre correcte sans fenêtre avec Ac, bien placée. Bon je pense qu'on n'a pas pu apprécié la ville à sa juste valeur, il tombait des seaux d'eau presque toute la journée. Visite de la pagode Sule, la pagode Botataung, le Sri Kali Temple, balade dans le quartier indien... A midi repas au 999 Shan noodle Shop : pas cher et franchement super bon!! L'après-midi : visite de la pagode Shwedagon mais il pleut beaucoup... on se dit qu'on reviendra ce soir. Précision : on se déplace en taxi : les trajets coutent en moyenne 3000 kyats. Le soir, après l'apéro, repas classe au Strand Café, puis taxi jusqu'à la Shwedagon. La pluis s'est arrêtée et s'est magique l'ambiance qui peut régner autour de cette pagode. on y reste jusqu'à 21h30 puis retour à l'hotel en taxi.

mercredi 06 aout : passage au marché Bogyoke, achat de quelques souvenirs. Un conseil achetez au fur et à mesure car ici on retrouve tout mais ben souvent plus cher. Repas encore au 999 Noodle Shop puis direction l'aeroport pour vol Air Asia Yangoon Bangkok. 1h plus tard on arrive à Don Muang sans encombre, on prend le train jusq'à la gare Hua Lamphong et il est déjà 20h. Arrivée à l'hotel river View Guesthouse réservé avec booking, 20€ la nuit. Grande chambre bien propre. Diner sur la terrasse de l'hotel en admirant la vue sur la rivière.

jeudi 07 aout : dernier jour à Bangkok, on laisse nos bagages à l'hotel puis visitons le Wat Traimit, le wat sakhet et sa colline sacrée, le marché aux amulettes puis nous decidons quand même de voir à quoi ressemble Kao San road.....pas à grand chose à vrai dire mais bon. On fait tout de même nos dernières emplettes... Nous prenons l'avion à 21h, nous rendant à l'aeroport en métro, direction la france via Dubai avec Emirates. Il nous reste 1h à l'aeroport pour déguster un beau sandwich, je choisis une focaccia bien appétissante, c'est ce que je croyais en tout cas. Le 1er vol se passe bien. Le 2nd beaucoup moins : je suis obligé de demander à mon voisin de changer de place non sans l'avoir réveiller 2 ou 3 fois et lui mettant des coups de genoux en tentant de passer par dessus lui. Vous l'avez compris ma fameuse focaccia m'avait laissé un gout amer, m'obligeant à faire une vingtaine d'allers retours aux toilettes Le soir; bref j'ai eu l'impression que ce vol de 6h30 était un paris-sydney, un vrai cauchemar.... tout comme la récupération des bagages où j'ai cru que ma dernière heure arrivait, vertiges, transpiration, chaud, froid, j'errais tel un zombi à roissy. Une bonne intoxication alimentaire avec un foutu sandwich acheté à l'aeroprt alors qu'en 3 semaines, pas une seul fois malade!!!!

Bilan : de superbes souvenirs, de belles rencontres, des paysages splendides. Un conseil : allez-y et vite car on a senti que le pays s'ouvrait au tourisme et que d'ici une dizaine d'années, la Birmanie ne sera sans doute plus telle qu'elle l'est aujourd'hui.
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Retour de 18 jours entre Bangkok et la Birmanie
Avant de commencer je tiens à remercier les forumeurs qui m'ont permis de préparer au mieux notre voyage. Même si je n'interviens pas souvent je consulte en revanche très régulièrement vos conseils... Donc nous voilà partis, ma femme et moi pour 18 jours environ entre Bangkok et la Birmanie.

Destinations : Bangkok et Ayutthaya, Mandalay, Bagan, Kalaw, Inle, Yangoon....donc du grand classique si je puis dire.

Hébergement : nous avions réservé à l'avance la plupart des hotels pour être tranquilles, sur Agoda ou Booking.

Argent : tout l'argent avec nous, à savoir 250$ : il me reste à ce jour plus de 100$, et j'avoue que je n'ai pas vu l'utilité d'en apporté car tout peut se payer en kyats et le change en euro. D'ailleurs certes les euros doivent être en bon état mais sincèrement ne psychotez pas non plus. Le change était 1€=1300 kyats environ. Nous avions prévu assez large : à savoir 1500€ en liquide pour la durée du séjour et il nous est resté environ 500€ sans nous priver du tout!!!

Nous voilà donc partis le dimanche 20 juillet direction la gare part dieu à Lyon, les yeux encore enfumés par la soirée de la veille, à 4h du matin pour prendre le train de 6h. Arrivée à Roissy à 8h. Nous ne sommes pas partis de Lyon car nous avions trouvé une promo avec Emirates à 550€ de Paris à Bangkok; ajoutons à cela 50€ de billets de train cela fait 600€ par tête de pipe. Vol en Airbus A380 nikel, bons repas, de la place pour les jambes... Que du bon quoi! Nous les mettons au même rang que la compagnie que nous prenons d'habitude, à savoir Turkish airlines.

Arrivée à Bangkok le lundi 21 juillet pas trop crevés pour une fois.... On récupère nos sacs, c'est bon tout y est, puis direction le bureau de change (50€)et le train qui nous mènera dans Bangkok (Airport Rail link). On arrive jusqu'à la station Hua Lamphong puis allons directement à notre hotel, à pieds, le Baan Udom, situé dans le quartier des ferrailleurs où ça flaire bon l'huile de moteur....Très bon hotel à 2 pas de Chinatown! Après une courte sieste, visite des temples fameux : le Wat pho, le palais royal, le wat mahathat.... puis retour à pieds vers le quartier indien puis Chinatown pour diner au Texas Suki Yaki, sorte de cantine propre où on mange pour pas cher. Retour à l'hotel. Premier bilan : on en a déjà plein le c.. des bancs de touristes chinois avec leur appareil photo, le V de victoire et leur guide qui hurle dans leur micro......

mardi 22 juillet : Après une bonne nuit de sommeil, on se réveille...à 6h30 direction la gare hua lamphong, un petit expresso avalé puis on décide de prendre le train pour Ayutthaya : 40baths pour 2 pour 1h30 de trajet (1€environ...). A Ayutthaya à 10h on traverse la rivière avec le bac puis on loue un scooter à la journée pour visiter librement les temples que l'on souhaite, et c'est vraiment sympa on adore ce moyen de transport on en loue dès qu'on le peut. Location environ 7€. Ayutthaya est vraiment une belle ville avec de beaux temples. Retour vers 18h30 à Bangkok puis l'on va dans Chinatown, à l'angle de deux rues bien animées, on s'assoit sur des tabourets puis l'on sirote une bonne bière en dégustant des fruits de mer au barbecue pour trois fois rien...hummmm......

Le mercredi 23 juillet nous avions décidé de visiter les klongs. J'avais envoyé un mail à Julien, un français installé à Bangkok, pour visiter par son biais les klongs (liveontheklongs). Balade intéressante de 3h à 8 personnes agrémentée par les explications de Julien. Des endroits très paisibles, bien loin de l'agitation de Bangkok! Nous avons payé 1200 baths pour 2 personnes. La balade terminée nous allons visiter la maison de Jim Thompson dans le quartier moderne : certes la maison est sympa mais on ne reste pas très convaincus de cette visite. On décide en sortant de ne pas visiter ce quartier ultra moderne et ces boutiques immenses, trop de monde et franchement ce n'est pas notre délire. Direction donc le vrai, le beau, l'authentique.... Wat Arun!! Après la visite repas face à ce temple pour une soirée romantique au resto The Deck...... enfin c'était romantique jusquà ce qu'ils m'amènent ma salade thaie où j'avais l'impression qu'ils avaient insérés un champs entier de piments!!! Je n'ai sincèrement pas pu la manger, mes lèvres commençaient à prendre feu. Heureusement j'avais commandé du riz avec pour me rassasier. Voyant que je n'avais pas mangé la salade, le serveur m'a demandé pourquoi je lui ai expliqué que c'était vraiment trop épicé, ils m'ont alors apporté un tiramisù en dessert sans rien demander, sympa pour calmer mon gosier enflammé.

Jeudi 24 juillet : train de hua lamphong à l'aeroport don muang pour un vol d'1h45 jusqu'à Mandalay avec Air Asia. A nous la Birmanie!!! Arrivée dans ce petit aeroport, puis change d'euros à un taux plutôt bon (1300kyats). Les billets de 50€ sont à peine regardés... Direction la navette gratuite Air Asia jusqu'à Mandalay, qui s'arrête pas loin de notre hotel : le 79 living hotel, bon hotel propret. On essaye de tâter un peu le pouls de la ville puis on prend un taxi (3500 kyats) pour nous mener à la pagode Kuthodaw, la maison du roi Mindon, la pagode Kyauktawgi...on y paye le pass 10000 kyats. On ressort de ses visites puis décidons d'aller à la colline de Mandalay, il fait chaud, ça cogne, et on n'a pas de taxi....un gars me propose de nous y amener pour 8000 puis 7000 kyats....heu non mais il croit que je suis américain!et en polus je cherche une motorbike pour nous y amener.... donc on marche un peu et on trouve des gars, un d'eux nous emmène alors à la colline pour 3500 kyats, à trois sur son scooter, c'était assez folklorique.... j'ai même cru qu'il allait casser son moteur dans la côte... En haut l'ambiance est assez magique, on y reste alors un bon moment jusqu'au coucher de soleil.... puis on redescend à pied et enfourchons deux scooters 2 gars nous emmène au resto Aye Myiy Tar : une bonne gargotte où on mange et boit pour rien et c'est ultra copieux!!! On rentre à l'hotel, on allume la télé et là on voit qu'il y a eu un nouveau crash d'avion : Air Algérie qui faisait Ouaga>Algers...... merde c'est l'avion qu'on a prit au mois d'Octobre et qu'on avait trouvé bien pourri.....

Vendredi 25 juillet : on loue un scooter dans une petite agence tenue par un australien Mandalay Motorcycle Rental située dans la 32e rue pour 12000 kyats. On mettra aussi 3000 kyats d'essence. On part donc en scooter, on longe l'Irrawady en observant les scènes de vie puis l'on arrive au grand pont en métal qu'il faut traverser pour arriver ensuite Sagaing, où nous visitons les principaux temples, pas ultra faciles à trouver au début... Après cela et des arrêts crèmes solaires nous nous dirigeons vers Ava, on traverse une rivière avec un bac puis visitons toujours avec notre scooter, et nous évitons ainsi la visite en char à boeufs, mais qui doit certainement être sympathique. Enfin, en fin d'après-midi, direction Amarapura pour flâner sur le pont en teck U'Bein, observer des petits moines jouer à saute mouton dans un monastère, faire un arret d'urgence aux toilettes de ce même monastère, déguster un ananas, observer les militaires en train de se torcher la gueule au whisky.......Endroit très photogénique. Retour sur Mandalay pour aller manger au BBB european restaurant.

Samedi 26 juillet: taxi jusqu'à l'embarcadère puis bateau (5000kyats je crois par tête à confirmer) jusqu'à Mingun. Visite des sites principaux de la ville. Retour vers 14h. Visite ensuite de la pagode Mahamuni avec deux scooters-taxis, puis fabrique de feuilles d'or. On a ensuite décidé d'aller voir le spectacle des Moustache Brothers après avoir bu une bonne bière : du théatre comique avec danses et musiques, c'est marrant même s'il n'y a pas de quoi fouetter un chat... On sort puis repas ultra rapide au Super81 situé tout à côté, ultra rapide pour pouvoir ensuite rentrer à l'hotel avant le couvre-feu de 21h.

Dimanche 27 juillet : minibus de Mandalay à Bagan réservé à notre hotel 2 jours auparavant (10000 kyats par personne). 6 heures de trajet environ. Arrivée vers 14h à Nyaung Oo au Zfreeti hotel : le top du top avec piscine, grande chambre avec Ac, belle déco pour une trentaine d'euros (avec Agoda).... Mince nos chapeaux sont restés dans le minibus!!!! La réceptionniste a fait des pieds et des mains pour appeler la compagnie.... et on nous a rapporter nos chapeaux achetés en Thailande à 3€ le lendemain....sympa! Location d'un vélo électrique pour visiter les temples jusqu'à old Bagan (la pagode Shwezigon également) puis coucher de soleil depuis le temple Shwegugyi, où l'on paye les 15 dollars de pass!!!!ou 15000 kyats!!!! d'ailleurs on nous demande les pass qu'aux couchers de soleil....pas à d'autres moments. Diner ensuite au Black Bamboo : excellente salade aux feuilles de thé et fried rice with vegetable délicieux!!!

Bon, la suite un peu plus tard chers amis....
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Retour sur 27 jours en Birmanie (15 octobre au 10 novembre 2013)
Voici mon petit retour d’expérience sur la Birmanie. J’ai décidé de ne pas attendre d’avoir rassemblé toutes mes idées pour commencer mon compte rendu, sinon dans 6 mois je n’aurai toujours rien posté. Je rajouterai donc des infos au fil du temps.

Le choix de la période n’était pas anodin, je voulais venir entre la fin de la saison des pluies et la haute saison touristique.

La météo Très chaud à Mandalay, Bagan, Yangon, Bago, Moulmein, et Hpa-an. Et même très lourd à Yangon et Hpa-an. Si vous êtes à vélo ou à pied, vous serez presque obliger de faire une pose entre 13h et 15h. J’avais un peu peur de la pluie à cette période de l’année, mais au final je n’ai vraiment pas à me plaindre. A part 2 jours à Inle, la pluie ne m’a pas vraiment gênée. Jours de pluie - Inle : 2 jours + 2 nuits + 1h - Mandalay : 1 nuit - Pyin Oo Lwin : 1h

Par contre, à cette période on rencontre encore pas mal de moustique. Ceux-ci sont surtout présents le soir et la nuit. Même dans les villes et avec l’air conditionné dans la chambre. Il n’y a que à Yangon, et pendant les 2 nuits du trek à Inle, où j’ai été épargné. Les lits dans les GH ne sont pas équipé de moustiquaire. Mon médecin m’avait prescrit du Lariam.

La foule A cette période c’est calme, les sites touristiques ne sont pas encore envahis par les cars de touriste. A Bagan il y avait un peu plus de monde, mais même pour le couché de soleil au sommet de la Shwe-san-daw Paya il ne fallait pas jouer des coudes.

L'itinéraire Arriver depuis Bangkok avec le vol de AirAsia de 12h15. Ensuite navette gratuite jusqu'au centre de Mandalay. - Mandalay : 2,5j -> Train (4h) -> - Pyin Oo Lwin : 1j -> Pickup (1h30) -> - Mandalay : 1j -> Taxi + Bus de nuit + Taxi -> - Nyaungshwe(Inle lake) : 2j -> Rickshaw + Train - Kalaw : 0.5j -> Trek de 3 jours -> - Nyaungshwe (Inle lake) + Pindaya : 2j -> Bus de nuit -> - Bagan/Pagan : 3j -> Bus de nuit + Taxi -> - Yangon/Rangon : 2j -> Train (2h) -> - Bago : 1,5j -> Bus + Pickup (4h) -> - Kinpun (Roché d’or) : 1j -> Bus (4h) -> - Moulmein/Mawlamyine : 1,5j -> Bateau (5h) -> - Hpa-an : 1,5j Mini-bus jusqu’à la frontière (Myawaddy). Ensuite Pickup + Bus jusqu’à Bangkok.

Si c’était à refaire: Je n’irais pas au roché d’or, et passerai plus de temps dans la région de Hpa-an.

Budget sur place (hors souvenirs) - 208$ pour le logement (416$/2) : J’ai toujours partagé une chambre double). 208$ ou ±160€ pour 21 nuits en GH => moins de 10$ par nuit. - 360€ pour tout le reste, càd la nourriture (120€), les transports (140€), et les entrées (100€). Ce qui fait à peu près 13€/j ou 17000K/j.
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Carnet de voyage Myanmar août 2012
Pourquoi le Myanmar ? J’emploierai Myanmar et non Birmanie, tout simplement parce que les habitants eux-mêmes désignent leur pays par ce nom ! Je voulais découvrir d’autres facettes de l’Asie et la partie bouddhiste était jusqu’à présent lacunaire. Deux amis qui connaissent bien l’Asie du Sud Est me recommandaient chaudement le Myanmar. De plus, avec la libération, relative, de la société, la tentation devenait plus grande de visiter un pays avant d’être, peut être, la proie d’un tourisme de masse. Nous sommes ravis de notre choix. Le Myanmar est sans conteste un de nos pays coup de cœur ! Mais la force principale du pays vient de ses habitants. Attentifs, curieux sans être envahissants, gentils et attentionnés, la visite du pays vaut avant tout pour son peuple.

Voyager au Myanmar Ce n’est pas le pays le plus développé du sous continent, ce qui fait en partie son charme, mais ne conviendra pas à tous. Si vous voulez voyager sans vous fatiguer, c’est possible, mais votre porte monnaie en prendra un coup. Les billets d’avion sont chers. Il faut compter au minimum 100 $ pour relier Yangon au lac Inle. Ethiquement, savoir qu’une partie ira aux mains du gouvernement peut en rebuter certains. Dans l’ensemble le réseau de bus est plutôt bon (du moins sur les grands axes) et peu onéreux. Nous l’avons privilégié. On peut trouver des taxis partout, que ce soit pour une course ou pour la journée. Sachez que les prix ont bien augmenté ces derniers mois. Dans certains hôtels, il y a une note indiquant qu’une hausse des tarifs a eu lieu le 1er mars 2012. Excusez nous pour le dérangement. Si vous êtes perdus, les gens viendront à votre secours gentiment et de façon désintéressée. On arrive toujours à trouver quelqu’un sachant parler anglais parfois même quelques francophones. Par contre, si vous voyagez en haute saison, pensez à réserver vos hôtels et guesthouses ! Dernier point, la météo. La mousson en août est tout à fait supportable. Les plaines de Bagan et Mandalay ne sont que peu mouillées. Yangon se prend quelques rincées en fin d’après midi. Le temps au lac Inle est très changeant et nous avons eu de la chance. Par contre attendez-vous à découvrir un sol détrempé et boueux si vous faites un trek à Kalaw. Nous avons fait le tour classique, Yangon, Mandalay, Bagan, Inle. Si ce sens là est le plus emprunté sans que je sache pourquoi, nous avons choisi de l’inverser. Nous avions besoin de commencer par la nature afin d’être dans le bain rapidement et non pas par une grosse ville étouffante comme Mandalay. Bonne pioche ! Un conseil : ne vous précipitez pas forcement sur toutes les pagodes que vous croiserez, vous friserez peut être l’overdose avant même la fin du voyage.

Touristes au Myanmar Ceux qui souhaitent éviter le tourisme de masse genre Thaïlande, peuvent aller au Myanmar sans souci, l’été du moins, qui représente la basse saison. Il y a certes du monde dans les endroits phares, comme la pagode Ananda de Bagan ou Inwa prés de Mandalay. Mais cela reste tout à fait supportable pour ceux qui connaissent l’Inde. De plus, nous avons croisé beaucoup de voyageurs indépendants et énormément de Français. La plupart d’entre eux ont un excellent état d’esprit. Les vacanciers, souvent des groupes de Japonais, Vietnamiens ou de plus en plus de Chinois, et bien… euh… nous n’avons pas eu l’occasion de les fréquenter, dirons nous… Platon disait qu’il n’y avait rien de plus bête qu’une foule. Par contre le nombre de touristes explose en ce moment. Les Birmans eux-mêmes nous disent que le contraste est saisissant entre l’été 2011 et l’été 2012. Dépêchez vous d’y aller !

Situation du Myanmar Le pays est très pauvre. Ne voyagez pas avec des œillères. Même si elle est moins affichée qu’en Inde, les gens vivent dans une extrême précarité. Sortez un poil des sentiers battus et elle vous sautera aux yeux. La junte militaire a en cela bien fait son travail… Aujourd’hui les habitants peuvent parler librement de politique. Nous n’engagions jamais la conversation et nous attendions qu’elle apparaisse dans la discussion afin de ne pas mettre le Birman dans une situation compromettante. Mais si cette précaution pouvait être justifiée il y a encore un an, aujourd’hui elle n’est plus nécessaire. Attention quand même à qui vous parlez. Aujourd’hui, les gens affichent leur amour à Aung San Suu Kyi, des clubs politiques fleurissent, des pubs, des posters, et autres merchandising à son effigie. Les habitants à qui nous avons parlé semblent partagés entre optimisme et fatalisme. Ils croient au retour de la liberté mais après 50 années de dictature, ils savent que la démocratie est un idéal bien difficile à obtenir et plus encore à conserver. Les taxis ne peuvent que décélérer devant l’ancienne résidence surveillée d’Aung San Suu Kyi. Sinon, dixit le chauffeur « les militaires peuvent m’inquiéter ». Il m’a à cette occasion donné son porte clef à l’effigie de the Lady et de son père. Cadeau que je garde bien précieusement…

Guillaume
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Birmanie 2012: les prix explosent!
Depuis le début de l'année, les prix s'envolent en Birmanie. C'était à prévoir, car les touristes affluent en masse tout à coup, persuadés que la démocratie est enfin au rendez-vous ...

Malheureusement, en raison de la situation économique désastreuse de ce pays, les infrastructures ont de la peine à suivre. Il n'y a pas suffisamment de voitures pour satisfaire la demande, les hôtels sont pleins malgré une augmentation massive des tarifs depuis le 1er février 2012. A titre d'exemple, une chambre à 23$ en 2011 est à 62$ aujourd'hui. A Chaung Tha, le bungalow au prix de 22$ passe quant à lui à 59$.
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Obligés d'aller en Birmanie après la réservation?
Bonjour à tous! Nous avions décidés en avril de partir en birmanie, nous avons pris notre vol A/R chez nouvelles frontières. Vu les évènements, nous avons décidés en octobre de ne plus partir au myanmar, car nous ne voulons pas donner de l'argent à la junte au moment où la communauté internationnale renforce son embargo. Nouvelles frontières nous a alors dit que nos billets étaient modifiables... notre projet s'est transformé en laos-cambodge, avec l'arrivée comme prévu à BKK, puis vol pour luang prabang et retour de phnom penh via BKK puis vol BKK-paris (prévu initialement) Le problème, c'est qu'hier, Nouvelles frontières nous a dit que la Thay Airways ne veut plus modifier les billets... nous sommes donc obligés d'aller en birmanie... apparemment, si on ne se présente pas pour le vol BKK/Yangoon, notre vol retour pour paris est annulé! Nous ne savons plus quoi faire....

Avez vous une idée pour nous aider????

On retourne le problème dans tous les sens : annulation complète, quelles clause d'annulation?, passage frontière terrestre birmanie/thailande......

HELP !!!!!!!!!!!!!!!!!
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Envoyé Spécial sur France 2 en Birmanie (reportage)
Salut a tous, envoyé spécial, qui vient de commencer nous propose un reportage sur la Birmanie!!! non ne vous précipitez pas ça sera le dernier reportage😛 mais y a aussi un sur.... bon enfin voila le programme

Au sommaire :

Document Des coups pour le dire Un reportage d'Agnès Vahramian et Romain Potocki. En France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon, et six femmes sur dix disent avoir connu des violences verbales. Qui sont ces hommes qui frappent celles qu'ils prétendent aimer ? Envoyé spécial retrace l'histoire de ces couples dans lesquels la violence s'est installée. Des hommes, issus de tous milieux et loin de correspondre à un seul profil, confient leur besoin de dominer leur compagne, leur incapacité à supporter, sans s'en prendre à l'autre, les frustrations de la vie. Des couples qui se délitent et dans lesquels le mari fait le geste de trop. Nous nous sommes rendus à Douai, dans le nord de la France, où la justice a décidé d'arrêter le bras des maris dès la première gifle. N. ous avons suivi ces hommes et ces femmes du commissariat aux tribunaux. Des femmes qui craignent de porter plainte, ou cherchent à renouer avec leur compagnon malgré leur brutalité. Des enfants qui racontent les conséquences, pour eux-mêmes, de la violence de leurs parents et un couple qui tente de se reconstruire après les coups en savoir plus bibliographie réagir à ce reportage Enquête Méditerranée, enquête en eaux profondes Un reportage de Dominique Hennequin, Pascal Lorent, Thierry Simonet & Brice Meyer. La Méditerranée est une mer quasi-fermée dont les eaux ne se renouvellent que tous les 80 ans par le détroit de Gibraltar. Elle est donc particulièrement plus sensible à la pollution. Par ailleurs, elle semble réagir de plus en plus aux variations climatiques. Tout l'été, une équipe d'Envoyé spécial a enquêté sur les bords de la "Grande Bleue". De la Côte d'Azur au Golfe de Naples ou dans les profondeurs de la baie des Anges à Nice, les journalistes ont recensé les pollutions qui menacent : eaux usées rejetées sans traitement, dépotoirs d'ordures à 2 000 mètres de profondeur, tortues marines victimes de pollutions chimiques. Les chercheurs confirment les changements climatiques en cours : les tempêtes sont plus nombreuses, les courants se modifient. Les conséquences sur la faune et la flore sont de plus en plus évidentes. Les herbiers de posidonie, poumon du monde sous-marin, régressent jusque dans la réserve naturelle de Scandola en Corse. Privées de nourriture, les baleines sont perturbées et adoptent des comportements atypiques. Peut-on sauver la Méditerranée ? Des solutions existent, mais il faut faire vite et mobiliser les 21 pays qui bordent ses côtes. en savoir plus réagir à ce reportage Carnet de route en Birmanie La révolte des moines Quatre semaines après les grandes manifestations, deux journalistes de l'agence Comiti se sont rendus en Birmanie. Ils témoignent de la répression menée par la junte à travers un carnet de route inédit.

A+
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Voyage en Birmanie?
Ayant acheter mes billets d'avion pour la Birmanie : départ le 04/11 et retour le 26/11 un membre peut-il me renseigner si je dois tenter ce voyage sans trop de risques vu les évènements. Si une personne a des renseignements, peut-elle m'indiquer quels sont les horaires du couvre-feu et si les pagodes de Rangoon et mandalay sont autorisées à la visite

merci à tous

PADDY
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Myanmar: à propos de la lutte des karens boutés hors des frontières de leur pays
Je me permets de communiquer cette information pour ceux qui s'intéressent au Myanmar, amoureux de la Birmanie ! et soucieux du devenir de son peuple

06:00 24.12.2006 Mort de l'ancien président de la rébellion Karen en Birmanie

Bo Mya, ancien président de l'Union nationale Karen (KNU) birmane, une des plus anciennes guérillas au monde, est décédé dimanche en Thaïlande. Il était âgé de 79 ans.

- Bo Mya s'est éteint dans un hôpital privé proche de la frontière avec la Birmanie vers 02h00 (20h00 suisse samedi), a indiqué le secrétaire général de la KNU, Pado Mahn Sha.

Souffrant de diabète, le leader Karen était paralysé depuis près de deux ans et ne s'alimentait plus depuis deux semaines, a précisé le secrétaire général.

Bo Mya avait dirigé la rébellion Karen pendant plus deux décennies, de 1976 à 2000. La KNU est la plus importante armée ethnique à laquelle doit faire face la junte militaire au pouvoir en Birmanie.

Rangoun a conclu des accords avec 17 groupes armés ethniques mais aucun cessez-le-feu n'a été signé avec la KNU.

Les combats qui perdurent entre rebelles et forces régulières ont fait fuir des dizaines de milliers de personnes, selon des organisations humanitaires.

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Vos impressions et coût de la vie en Birmanie
bonjour à tous, voila mon copain et moi allons en thailande dans un mois nous allons peut etre faire un trip en velo la bas . enfin nous avons plusieurs projets et c'est sur place que ça se decideras (trouver un embarquement sur un voilier reste notre objectif premier et oui amoureux de la mer et c'est le metier de mon copain alors on aimerais naviguer en asie )avis aux proprietaire de bateaux enrecherche d'equipiers bon pour en venir sur la birmanie j'ai lu et entendu qu'il etait pas possible de rentrer et de continuer son bout de chemin a travers le pays par voie terrestre meme avec un visa d'un mois .alors qu'en est il aujourd'hui? ensuite quel est le cout de la vie ? est il possible de s"en sortir bon marché voir tres bon marche? comment avez vous trouver ce pays qui m'a l'air si mysterieux? je vous remercie pour vos reponses sonia
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