Nous sommes parties le 3/08 à 15h. Lieu de rendez-vous pour le départ pont des Demoiselles avec une amie et son fils de 1 an (il les a fêté le 08/08 sur le parcours) installé dans une carriole à l'arrière du vélo de celle-ci . Nous étions chargé comme il se doit (matériel de tente, un peu d'affaire, un petit butagaz, de quoi dormir, les affaires du petit, la carriole...) enfin bref même en prenant le minimum et le plus léger c'était "chaud" ! Surtout que pour ma part il s'agissait de mon premier périple à vélo.
On est donc parti sur les routes et notre premier arrêt fût : Villefranche de Lauragais à l'écluse du gardouch. La route était goudronnée mais avec les vélos chargés c'était un peu dur mais ça allait encore ! Donc nous avons campé à cette écluse. Nous avons croisé beaucoup de voyageurs comme nous ou des gens de passage qui sont venus nous voir et avons eu la visite d'un chien qui est resté près de nous jusqu'au lendemain matin comme "un ange gardien". A cette écluse nous avions toilettes et point d'eau donc un peu de confort même si vous vous en doutez, en dehors du petit, personne ne s'est lavée (trop de passages) à part les dents. Le lendemain après le chien qui a veillé sur nous nous avons eu la surprise d'avoir une oie à côté de notre tente qui montait la garde en nous regardant et en s'étirant. Le problème avec ces bestioles c'est qu'apparemment lorsque l'on s'approche trop prêt elle nous pince de son bec (heureusement là elle est restée tranquille !).
Départ pour une deuxième journée sur les routes. Le temps était un peu maussade et frais (ce qui est une bonne chose quand on fait du vélo) et là après quelques kilomètres, la route s'est transformée en chemin de terre pas trop praticable avec une carriole. On a donc pris une départementale espérant trouver mieux plus loin mais les voitures vont très vite et cela ne nous pas rassuré du tout ! On a suivi cette route jusqu'à Castelnaudary et avons décidé, après un arrêt, de reprendre le bord du canal. La route était infecte : racines d'arbre, cailloux, trous, passage avec de l'eau, barrières (pour éviter que les voitures passent), petits chemins... la pauvre carriole en a vu des vertes et des pas mûres mais surtout ma copine n’en pouvait plus car c'était lourd, dur, elle n'avançait pas (son vélo n'était pas forcément adéquat pour ce genre de randonnée) bref la galère !! On a fini par arriver à 19h à un point d'eau et un endroit pour camper : écluse de villesèqueland, lieu d'amarrage pour bateau, c'est même le capitaine de l'un d'entre eux qui nous a invité à venir à cet endroit. Vu l'heure on n’a pas réfléchi : il y avait des tables, un point d'eau mais pas de toilette. Donc campement rustique, terre dur, ce qui en a plié les sardines, et la nuit on a eu droit à une tempête avec vent violent (la tente a quand même tenue !).
Le matin vent, froid, pas l'idéal surtout pour faire chauffer le petit déj et le biberon. Le pire c'est que les gens des bateaux nous regardaient comme des bêtes curieuses (presque ils auraient lancé des cacahuètes s'ils avaient pu), ils n'ont même pas proposé de venir faire chauffer les choses dans leur bateau ou demandé si on avait besoin d'aide (alors qu'avec le vent et le temps ils voyaient que c'était difficile pour nous) non ils nous regardaient c'est tout. Une seule personne nous a demandé si on avait besoin de quelque chose mais elle venait de l'extérieur et on avait déjà tout fini, on était prête pour le départ.
Au moment, justement, du départ, ma copine se rend compte que son vélo est à plat devant, pas de bol ! Sa pompe elle ne sait pas s'en servir (soit dit en passant je n'ai pas réussi non plus) et la mienne ne s'adapte pas à son vélo ! Il nous a fallu demander (car là non plus personne n'est venu) à quelqu'un qui était dehors, manque de chance un espagnol ne parlant pas français ! Heureusement on s'est compris et il nous a passé sa pompe et nous l'a même donné (enfin quelqu'un de sympa). Le vélo n'étant pas crevé on est reparti sur les routes difficiles avec obstacles. Par contre le paysage était très beau et on a rencontré plein de gens à vélo comme nous avec qui on a pu partager notre expérience.
Notre prochain arrêt a été Carcassonne heureusement qu'à 15 km de là où était. Là on s'est posé la journée dans un camping pour en profiter un peu : cité de Carcassonne, balade et on y a retrouvé un couple et une famille, qui voyageait elle aussi avec une carriole et une petite de 6 ans sur son propre vélo, et qu'on avait croisé auparavant sur la route et avec qui on a partagé nos expériences et le parcours que chacun allait faire. Et le soir je suis allée à un concert seule voir Charlie Winston : génial !
Reparti le lendemain direction port de la robine zone de jonction du canal (nous on allait à port la nouvelle). Encore chemins difficiles mon amie pétait les plonds elle n'en pouvait plus. Son ami nous a rejoint pour le WE, il devait justement arriver ce jour là. On l'a donc rejoint vers Paraza un petit village près du somail. On a campé au bord du canal sur un terrain rugueux avec des herbes piquantes sans toilette ni eau (bien sûr nous avions fait des réserves de bouteilles pour cuisiner, laver le petit, boire...). Très rustique comme campement mais le ciel était magnifique ce soir là ! C’était la nuit des étoiles !
Encore de la route le lendemain direction port la nouvelle. En passant, on a visité le somail, sallélès d’aude, et un peu plus loin, vu l’heure tardive, on a essayé de trouver un camping, seulement il était à 5 km. Là où nous étions le terrain était à peu près correct mais vu que nous nous approchions des étangs il était infesté de moustiques donc on a pris la décision de continuer jusqu’à port la nouvelle mais c’était dur il restait du chemin ! Par contre les paysages magnifiques avec les étangs la nature les odeurs de la mer ou de pin… Le problème est qu’on est arrivé à port la nouvelle à 21h30 et que les hôtels étaient complets. Seule solution le camping malheureusement ils n’acceptaient les gens que jusqu’à 21h !! Heureusement après moult discussions ils ont accepté de nous laissé rentrer ! Heureusement car je ne sais pas où on aurait été !
Le lendemain direction la plage !! Avec restau et baignade et le soir le copain de mon ami est parti : il retravaillait le lendemain. Et nous, on est allé faire des courses pour le soir seul problème, c’était fermé : on était dimanche eh oui !! Donc on a refait un restau le soir puisqu’on avait rien prévu à manger. Ce restau, d’ailleurs il était trop chouette ils nous ont laissé rentrer avec les vélos, la carriole, on a accueilli comme des princesses et le fils de ma copine comme un prince ! en plus c’était bon ! Très sympa !
Le lendemain départ pour la Franqui ce qui était le but final de notre voyage. Nous n’avons pas appelé les campings pensant bêtement qu’il restait toujours des places pour une tente. Arrivées là bas après 1h30 de vélo sous la chaleur : pas de chance campings pleins, les boules !! Mais bon on a fait un petit stop pour montrer à mon ami le coin (plage, mer, chevaux…) et on est reparti avec un vent violent que l’on avait de face, avec les vélos c’était cool ! Direction port la nouvelle dans le camping où on était précédemment : avec des usines à côté et marqué sur un panneau : risque industriel veuillez lire la procédure d’évacuation...Mais bon on a fini nos vacances là bas sans trop de problème entre balades : île ste lucie, musée de la baleine… et plage mais bon pas très beau temps, vent bref pas génial !
Jour du départ après un tour à la mer, on avait tout prévu : arrivée 45 mn à l’avance à la gare renseignement sur le train pour savoir si c’était un train récent (car les anciens ont des marches et des petites portes, grosse galère avec nos vélos et chargement) donc c’était cool. Au moment de le prendre on n’a pas pu monter : le train était bondé aucune place nulle part ! Ma copine devait absolument rentrer le soir même sur Toulouse ! Les solutions que l’on a trouvé étaient trop onéreuse, on ne savait pas comment faire avec nos bagages et finalement on a tenté un train qui partait vers 14h jusqu’à Narbonne et on a réservé le train suivant pour être sur d’avoir de la place avec les vélos mais ce sont des anciens trains et en plus, en arrivant à Narbonne, on s’est aperçu qu’il fallait changer de quai la galère ! Encore de la chance un train récent arrivait une heure avant et sur le quai où on était on s’est arrangé et on l’a pris et ouf on est arrivé à Toulouse le 12/08 vers 18h !!
Voilà ma première expérience du voyage en vélo entre bons moments et moins bons mais bon une bonne expérience quand même !
Mon compagnon et moi projetont une croisière au mois de juillet sur le Canal du Midi au départ de Lattes.
Lors de précédentes ballades au bord du canal nous avons constaté la présence de petites bêtes (aoutat?) qui venez nous piquez surtout la tête.
Durant la croisière n'est ce pas une nuisance importante?
Au cas ou comment peut on les éloigner?
Sinon si vous avez déja fait ce genre de croisière toute infos est la bienvenue!
Merci à tous
recherche info pour faire du bivouac sauvage sur le canal du midi
😉 Bonjour à vous tous,
J'ai l'intention de circuler en vélo sur le canal du midi en mai 2010. Pourriez-vous me renseigner sur l'état de la route, et d'éventuels renseignements sur les hébergements que l'on peut trouver le long du canal.
D'autres renseignements sont les bienvenues
Merci d'avance Thierryvan59
J'ai l'intention de circuler en vélo sur le canal du midi en mai 2010. Pourriez-vous me renseigner sur l'état de la route, et d'éventuels renseignements sur les hébergements que l'on peut trouver le long du canal.
D'autres renseignements sont les bienvenues
Merci d'avance Thierryvan59
Bonjour,
Je souhaite faire le canal du midi en vélo début mi août 2009 avec ma mère et mon fils. Je pense faire du camping pour pouvoir adapter les étapes à la vitesse de mon fils - il a 6 ans.
Je me pose la question du vélo : j'habite en région parisienne et descendre les vélos en voiture me pose problème. Est-il possible de louer des vélos sur place pour plusieurs jours : vélo avec sacoches ou vélo + remorque 1 roue ? Est-ce que cela ne va pas me coûter aussi cher qu'un vélo neuf ?
Autre question : est-il possible d'avoir des places en camping sans réserver en août ?
Merci de votre aide
Laetitia
Bonjour,
Je voulais connaitre des petits villages à ne pas manquer, des endroits sympas où dormir....le long du canal du midi?
Merci
Merci
Bonjour,
Je me demandais s'il serait possible de me conseiller pour un voyage de 20 jours que je vais faire en septembre dans le sud-ouest de la France avec mon copain et mon garçon de 3 1/2 ans. Nous allons arriver à Bordeaux et repartir par Marseille en passant par le Périgord, Le Lot et Carcassonne.
je me demandais quels sont vos coups de cœur sur notre chemin. Nous aimerions visiter un peu de tout, mais nous savons que nous n'avons pas le temps de visiter tous les châteaux, villes, villages, grottes, plage ou monument religieux. Nous n'aimons pas lorsqu'il y a trop de monde et avec le petit (qu'on peut encore porter sur le dos donc on peut grimper les marches pour ce rendre à un château par exemple), on ne peut pas passer des heures dans un musé et suivre un guide, nos journées doivent également comporter une sieste donc elles seront écourtées. On essaye souvent de faire de la route à l'heure de la sieste en pm (min 1h30-2h). Nous souhaitons passer de deux à trois nuits au même endroit maximum. C'est certain qu'on veut inclure des activités que le petit va aimer, mais en même temps, on ne vient pas en France pour aller au zoo ou à l'aquarium, on a ça chez nous. Pour vous donner une idée, j'aime particulièrement les veuilles pierres et me perdre dans les ruelles anciennes, j'adore aussi l'architecture ancienne. Le petit va préférer les plages, les châteaux avec animations et costumes, les tours de bateaux et de train et les grottes.
Je sais également que nous ne pourrons pas voir tous les endroits sur notre chemin. Je me demande sérieusement si nous devrions inclure dans notre itinéraire Arcachon, St-Emilion, le Tarn (Albi, Cordes sur ciel, Gorges de l'Aveyron) et les Pyrénées ou plutôt passer plus de temps dans le Périgord, Le Lot et en Provence et moins courir. Combiens de jours croyez vous qu'il est indispensable de rester dans la région du Périgord - Le Lot pour bien apprécier l'endroit?
Puisque nous n'aurons pas le choix de prendre des décisions déchirantes, svp n'hésitez pas à me donner vos conseils d'itinéraire et d'endroits incontournables à visiter.
merci
Caroline
Je me demandais s'il serait possible de me conseiller pour un voyage de 20 jours que je vais faire en septembre dans le sud-ouest de la France avec mon copain et mon garçon de 3 1/2 ans. Nous allons arriver à Bordeaux et repartir par Marseille en passant par le Périgord, Le Lot et Carcassonne.
je me demandais quels sont vos coups de cœur sur notre chemin. Nous aimerions visiter un peu de tout, mais nous savons que nous n'avons pas le temps de visiter tous les châteaux, villes, villages, grottes, plage ou monument religieux. Nous n'aimons pas lorsqu'il y a trop de monde et avec le petit (qu'on peut encore porter sur le dos donc on peut grimper les marches pour ce rendre à un château par exemple), on ne peut pas passer des heures dans un musé et suivre un guide, nos journées doivent également comporter une sieste donc elles seront écourtées. On essaye souvent de faire de la route à l'heure de la sieste en pm (min 1h30-2h). Nous souhaitons passer de deux à trois nuits au même endroit maximum. C'est certain qu'on veut inclure des activités que le petit va aimer, mais en même temps, on ne vient pas en France pour aller au zoo ou à l'aquarium, on a ça chez nous. Pour vous donner une idée, j'aime particulièrement les veuilles pierres et me perdre dans les ruelles anciennes, j'adore aussi l'architecture ancienne. Le petit va préférer les plages, les châteaux avec animations et costumes, les tours de bateaux et de train et les grottes.
Je sais également que nous ne pourrons pas voir tous les endroits sur notre chemin. Je me demande sérieusement si nous devrions inclure dans notre itinéraire Arcachon, St-Emilion, le Tarn (Albi, Cordes sur ciel, Gorges de l'Aveyron) et les Pyrénées ou plutôt passer plus de temps dans le Périgord, Le Lot et en Provence et moins courir. Combiens de jours croyez vous qu'il est indispensable de rester dans la région du Périgord - Le Lot pour bien apprécier l'endroit?
Puisque nous n'aurons pas le choix de prendre des décisions déchirantes, svp n'hésitez pas à me donner vos conseils d'itinéraire et d'endroits incontournables à visiter.
merci
Caroline
Bonjour à tous,
Nous désirons découvrir le Canal du Midi au printemps prochain à tandem. Certains d'entre vous ont-ils déjà roulé le long du canal à tandem, le referiez-vous ?
Est-il possible de reprendre le tandem dans le train ?
Merci pour vos réponses,
Bonne route.
Nous désirons découvrir le Canal du Midi au printemps prochain à tandem. Certains d'entre vous ont-ils déjà roulé le long du canal à tandem, le referiez-vous ?
Est-il possible de reprendre le tandem dans le train ?
Merci pour vos réponses,
Bonne route.
salut a tous
voila je vais faire 1 ptit périple en vélo dans le sud je pense partir de toulouse en longeant le canal du midi jusqu'a agde puis rejoindre marseille au plus près des cotes si possible.
Après avoir consulté les cartes je me suis aperçu que la côte est difficillement accessible par la route (nationnal, grosse départemental)
y'a t'il des itiniraires possibles pour rejoindre marseille sur ptite route!!! ou ds site a ne pas loupé dans cette région
en vous remerciant d'avance
voila je vais faire 1 ptit périple en vélo dans le sud je pense partir de toulouse en longeant le canal du midi jusqu'a agde puis rejoindre marseille au plus près des cotes si possible.
Après avoir consulté les cartes je me suis aperçu que la côte est difficillement accessible par la route (nationnal, grosse départemental)
y'a t'il des itiniraires possibles pour rejoindre marseille sur ptite route!!! ou ds site a ne pas loupé dans cette région
en vous remerciant d'avance
Cette escapade s'est faite fin juin-début juillet 2011.
Forte chaleur jusqu'aux orages, température sympa ensuite.
Je suis parti de Langogne pour me diriger vers le sud...
C'est peut être un peu long à lire, mais rien n'oblige de tout lire le même jour !
Dimanche:
Le train (de Nîmes) me dépose à 10h20.
Et pour sortir de la gare, il suffit de traverser la voie ferrée à pieds, comme ça, sans aucune sécurité et comme ça ne se fait plus nulle part ailleurs.
Bienvenue au plus profond de la France, Langogne, Lozère.
Les premiers liserés rouge et blancs superposés me donnent du baume au cœur: je suis sur le chemin de Stevenson (GR70) pour quelques jours de marche, destination St Jean du Gard.
La petite bourgade de Langogne est animée ce dimanche matin et je ne résiste pas (mais je résiste rarement) à un petit café en terrasse (nombreux commerces, ouverts dimanche matin). Le thermomètre affiche 27° à 11 heures, je suis pourtant à 900 mètres d'altitude. L'ennemi, clairement, ce sera le soleil et la chaleur et sur le journal les prévisions météos le confirment.
Elles sont chouettes les petites halles couvertes (classées monument historique). Je salive devant la vitrine de cette boucherie où les clients se pressent mais je décide sagement de ne pas m'encombrer d'un jambon.
Le chemin est déjà bien balisé dans la ville (ce sera le cas tout au long du parcours), les références à Stevenson sont nombreuses.
En France il y a un trou plus profond que Langogne, c'est la campagne autour de Langogne. Crème solaire dans le cou et sur les bras, chapeau vissé sur la tête, c'est parti !
Sur cette première étape c'est le tronçon qui va de St Flour au Cheylard qui m'aura le plus convaincu. Les prairies alternent avec les forêts, quelques hameaux, de belles rénovations. Le chemin est très facile à suivre. Il fait très chaud et je ne regrette pas de marcher à 1000 mètres d'altitude. Je « croise » un peu de monde sur le sentier, mais sans plus: 2 groupes de 2 personnes, 1 groupe de 5. Il semble que tout le monde marche dans le même sens (nord-sud, qui paraît mieux balisé que l'inverse). Tout ce petit monde semble s'arrêter au Cheylard l'Evêque, petit hameau sympa, mais moi je poursuis encore sur quelques kilomètres, au delà d'Espradels, exactement jusqu'à la forêt de la Gardille.
C'est que ce soir j'étrenne ma tente Quechua super-baroudeur-de-la-mort, histoire que je ne l'ai pas portée -elle + matelas Indiana Jones + sac de couchage aventure- pour rien. Je choisis un coin vachement sympa, du gazon sous les conifères. La tente (T2 ultralight pro, 2kg) a été montée en 10/15 minutes. C'est vraiment pas top mais c'était une première.
Au bout de quelques minutes je me rends compte que les mouches (juste quelques centaines) adorent également le coin. Et un peu plus tard, les moustiques se la jouent fiesta nocturne (putaiiin !). Je me suis tout de même fait un petit festin à vous rendre jaloux: fromage fondu à la chaleur du soleil de l'après-midi
saucisses du barbecue d'il y a 3 jours (tièdes elles aussi) J'ai pas tout mangé, c'est dire si c'était copieux... Les restes je les ai éloignés de la tente: c'est comme au Canada. Là-bas on ne garde pas sous la tente la nourriture qui risque d'attirer les ours. Ici il y a les sangliers. Et puis aussi la bête du Gévaudan, je suis en plein sur son territoire.
Aujourd'hui j'ai marché 22 km sous le soleil. Et se coucher pas lavé, ça n'a jamais embêté les garçons.
Lundi:
Même pas peur du loup, j'ai bien dormi dans la forêt (tout au long du parcours les petits matin auront été bien frais. Le sac de couchage Quechua S15 ultralight est limite, mais il est très compact et pas lourd, 40 euros. Garder une petite laine prés de soi). La tente est pliée en 5'. 5' de plus pour faire mon sac, et c'est reparti.
Le lac de Lauradou, après quelques minutes de marche, est un coin charmant, bucolique (à priori pas baignable). Un pêcheur à la mouche, 2 autres, le temps coule tout doucement ici (devant le lac prendre à gauche, indications pas top).
Le paysage est très sympa. Je pose mon sac pour grimper dans le donjon du château du Luc d'où la vue est très chouette sur la campagne environnante, sur l'Allier. Je repose mon sac au café/tabac/journaux (indiqué) sans charme pour un petit café.
Luc n'a rien pour lui. Quand même une maison de retraite si vous êtes vieux (et sans tendance suicidaire). Plus sérieusement il y a cette petite église romane d'où j'écris actuellement, très très belle. J'y trouve la fraîcheur et la cloche m'indique qu'il est 11 heures. Portable éteint, je n'avais plus aucune notion de l'heure depuis Langogne, si ce n'est la hauteur du soleil dans le ciel. Je n'ai pas non plus de notion de la température extérieure, mais je me doute qu'il va faire très chaud aujourd'hui.
La Bastide Puylaurent, c'est pas le genre de bled où on veut finir sa vie, sauf si bien sûr on veut vraiment en finir. J'ai offert 5 euros au type du gite de la gare pour avoir accès à la douche et aux toilettes. C'est cher payé mais ça fait un bien fou. Oui parce que moi je veux bien la jouer aventure (pas de montre, pas de portable, camping sauvage, wouahou ze great aventure) mais le type de « Into the wild », là, il devait grave sentir le fennec. L'épicerie Proxi ouvre à 14h30 et j'ai vu à la gare qu'il est 14h (ben oui même si on veut se la jouer aventure on peut pas vraiment, même dans nos contrées les plus reculées). Une petite sieste s'impose, sous les pins, entre la Poste et Proxi, c'est trop le pied. La Bastide me laissera d'autant moins un grand souvenir que l'accueil est glacial, que ce soit au gîte de la gare (sourires après que j'ai payé), ou à l'épicerie (zéro sourire avant, pendant, après, mais je le souligne, en règle générale les gens rencontrés sur le sentier ont été très chouettes, le randonneur (solitaire en tout cas) bénéficie d'un capital sympathie semble-t-il).
La montée sur le plateau, 300 mètres plus haut, offre un peu d'ombre et je m'arrête souvent. Là haut les hêtres laissent place à une forêt de jeunes épicéas sans charme. Mais plus loin ils sont plus majestueux et les sous-bois sont agréables. Dans la montée j'aurais aperçu la Trappe de ND des neiges. Un coin très beau vu de là haut et je me promets d'y faire un tour (le GR7 y passe, possibilité d'être hébergé). Petit détour sur le rocher de Réchaubo, le cadre est agréable. Dans la descente sur Chabalier le temps commence à me paraître long. Mais environ 1km avant Chasseradès je retrouve le sourire en découvrant l'aire naturelle de camping de la ferme de Prat Claux. Oui je déroge déjà à mon objectif de camper sauvage, mais pour 4 euros je pourrai prendre autant de douches que je le souhaite et je dormirai dans un petit bois de hêtres. La jeune fermière est très accueillante et me préparera le lendemain avant mon départ un sandwich (3,50 euros) avec les produits de la maison (élevage de porcs et de laitières). Tout ça serait parfait sans les mouches!!
Aujourd'hui j'ai marché 24 km (cumul 46 km) mais demain m'attend une journée plus dure, avec des dénivelés plus importants. Gros dodo réparateur, j'espère.
Mardi:
J'ai dormi comme un bébé...qui ne fait pas ses nuits.
Je quitte Chasseradès après avoir fait le tour de ce petit village endormi. Je veux bien parier d'ailleurs qu'il ne se réveille jamais. La petite église est magnifique (encore du roman, je suis fan) et depuis le cimetière la vue est splendide. Les prairies -les paysans font les foins- alternent avec les zones boisées. Une belle montagne devant moi 🙂, qu'il va falloir grimper 🙁. Et elle est rude cette grimpette, heureusement à l'ombre des hêtres. Dans la descente du col (1413 m) ce sont les épicéas qui dominent, j'aime moins. Les ruines de Serreméjean ne cassent pas 3 pattes à un canard. Après le passage d'un second col, dans la descente, on suit le cours naissant du Lot qui fait une jolie clairière sur son parcours. Tout près de là, les bûcherons bûcheronnent.
Enfin, le paysage s'éclaircit aux Alpiers, petit village qui fait face au mont Lozère et à ses contreforts. Il me paraît bien loin, le Lozère, et je dois être dans 24 heures à son sommet. J'ai du mal à y croire en jaugeant mon état de fatigue. La chaleur est accablante au soleil, mon sac est lourd (avec une tente, un sac de couchage et un duvet, tout ça hyperlight, ben le sac n'est pas du tout hyperlight). Et puis sur cette étape j'ai dû économiser l'eau, les points de ravitaillement sont inexistants (ailleurs sur la route on trouve des fontaines, sinon j'ai parfois demandé un remplissage de bouteille aux habitations dans les villages). Pour l'instant donc j'écris assis sur un muret aux Alpiers. Il y a là devant moi une très belle et vieille grange, c'est étrange que personne n'ait eu l'idée de faire un gîte-buvette là-dedans. Les nuages qui bourgeonnent sur le Lozère font un peu d'ombre. Je file sur le Bleymard.
Je comptais avancer ensuite sur les pentes du Lozère pour y planter la tente mais je ne suis pas sûr que mes jambes soient d'accord.
Le Bleymard, son « huit à 8 » où on fait le plein de provisions, son bar fermé, sa fontaine qui remplit les bouteilles vides. Le Bleymard et son muret de pierres où on se demande si c'est bien raisonnable de faire 2-3 km à l'inverse de sa route pour trouver camping et douche et, malgré l'orage qui tonne autour, où on prend finalement la décision de continuer sa route.
Souffrir aujourd'hui pour moins souffrir demain, ce concept là doit porter un nom savant chez les psys. Donc je souffre, et je sue beaucoup dans une pente bien raide qui m'amène à 500 mètres du chalet du mont Lozère, à 1400 mètres d'altitude. Je plante la tente dans un endroit idyllique, vue imprenable sur le mont Lozère, splendide. C'est cependant sans compter sans les centaines de mouches, incroyable, qui m'obligent à me barricader dans la tente, bien avant la tombée de la nuit.
Aujourd'hui j'ai marché 21 km (cumul 67 km) avec du dénivelé. Je dors sur les pentes du mont Lozère dont le sommet n'est plus qu'à 300 mètres au dessus de moi. J'ai une grosse ampoule au pied droit.
Mercredi:
Nuit de mardi à mercredi:
Je suis une première fois réveillé par un gros mal de tête. Heureusement je ne me sépare jamais de quelques cachets d'aspirine qui font des miracles chez moi, et une fois de plus le miracle a lieu, je me rendors.
BADABOUM ! Cette fois c'est l'orage qui me réveille, et là ça ne rigole plus. Je le devine assez loin mais quelques rafales secouent bien la tente. Je sors pour mieux l'arrimer. Morbleu ! (Damned in english) je suis dans le nuage ! On n'y voit goutte, c'est le cas de le dire, je suis dans le brouillard avec pas plus de 5 mètres de visibilité. J'arrime et me recouche. Surtout pas de grosse rafale hein... Surtout pas de grêle hein... Pluie faible, puis un peu plus soutenue. Si j'étais croyant, je prierais, mais là je peux juste serrer les fesses. Ca tonne toujours mais de toute évidence le cœur de l'orage passe plus au nord. Et enfin s'éloigne (il y a un bon Dieu pour les non-croyants).
Tout près de la tente une bande de sangliers grogne (on dit ça ?), peut être de soulagement.
Mercredi:
La tente est mouillée mais l'intérieur est resté sec, glop glop. Dehors brouillard, pas glop. 1km plus loin au chalet du mont Lozère, je me laisse tenter par un petit déjeuner. Petite causette sympathique avec le gérant...qui habite à 1 km de chez moi, au Vigan ! Ce gîte est ouvert toute l'année et propose désormais une aire de camping (non renseigné dans le topoguide car autorisation toute récente). Télé allumée. Aux infos ils montrent les dégâts des orages sur le Puy de Dôme: des grêlons gros comme des œufs...ouf ! Il paraît que ça merdouille à Monaco, à quelques jours du mariage du prince. La princesse aurait eu envie d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte (si les Rolls sont plus spacieuses), elles sont jamais contentes les nanas (c'est pour ça que j'ai pas de Rolls, ça n'assure même pas d'avoir une nana qui ne se pose pas de questions). Pour me remettre de cette nouvelle qui me traumatise grave, je me mets en route.
Chouette, va savoir pourquoi, le sac me paraît léger et mes jambes se sont refaites une jeunesse. Faut dire qu'elles sont aidées par la pente douce qui mène au sommet. Avec environ 150 mètres de visibilité, le paysage n'est pas grandiose. Le chemin est bien marqué, aucun risque de se perdre; et puis il suffit de suivre les montjoies, petits menhirs plantés régulièrement jusqu'au sommet, à 1699 mètres d'altitude (Ces montjoies marquent la limite de propriété des Hospitaliers (ou chevaliers de l'ordre de Malte), chevaliers moyenâgeux cathos à donf). Là haut les tables d'orientation avivent les regrets, rien à faire, le brouillard ne se lève pas.
La première partie de la descente est raide. Je sors du nuage, grand soleil. Et après une forêt d'épicéas, le paysage s'ouvre, c'est juste splendide. Les balles de foin sèchent au soleil, le bord du chemin est fleuri et les vaches, à défaut de train, regardent passer le randonneur guilleret. Les orages passés ont rendu la température très agréable, même en plein soleil, et ils ont également fait fuir les mouches, qui ne m'embêteront plus jusqu'à la fin de mon périple.
Le hameau de Finiels est très sympa. J'y pique nique à l'aire naturelle de camping (croquignolet, 5 euros/pers) qui fait face à un tout petit cimetière, hérissé de vielles pierres tombales (j'apprendrai plus tard que pendant la persécutions des camisards, les protestants se faisaient enterrer dans leur jardin, car le cimetière leur était interdit, ce qui explique la présence de ces très petits cimetières, j'en ai même vu un dans un … potager !!). Mon linge sèche au soleil.
Là je repense à ce monsieur rencontré juste avant la grosse montée d'hier, et qui m'a dit que j'avais bien de la chance d'être jeune pour grimper cette côte. Lui, très jeune, il faisait du vélo sur ces chemins tous caillouteux car le bitume n'existait pas au Bleymard. Et en guise de pneu, les gens de l'époque utilisaient du tuyau d'arrosage ! Purééééée !! Ce monsieur de 80 ans m'a dit que je suis jeune !!!!!! Merci monsieur (A bien y réfléchir, c'est peut être vrai que je joue les aventuriers pour me prouver que je suis jeune et parce que j'ai peur de la vieillesse...).
Je vais jeter un œil à ce petit cimetière (… et de l'insupportable idée de la mort aussi) et puis je filerai sur Pont de Monvert, à 5 petits kilomètres.
Burp ! Excusez-moi je sors de table et d'un repas pantagruélique. En tout cas le premier vrai repas en 4 jours:
- assiette de charcuterie
- canard aux olives (2 beaux morceaux) et petits légumes
- plateau de fromages (à discrétion)
- tiramisu (pour finir sur une note légère)
Tout ça pour 15 euros. La « truite enchantée » est donc, au Pont de Montvert, un resto que je recommande (pas de la cuisine fine mais très copieux).
Il faut tout de même que je dise un mot sur cette descente depuis Finiels. Juste un mot ? Heuuu.... Splendide ! Surtout jusqu'au hameau de Rieumal. J'ai adoré ce chaos, dans un univers très différent de celui de Nîmes-le-vieux que j'adore, mais qui en jette aussi un max. Et puis j'ai redécouvert le Pont de Montvert qui offre quelques rues très pittoresques, de très belles maisons, mais faut clairement aimer les vieilles pierres.
Aujourd'hui je me suis « reposé »: seulement 14 km au compteur (81 km cumulés). Ce soir je dors au camping municipal (6 euros) au son de la chute du Tarn qui fait de jolis trous d'eau (baignade possible), juste derrière la tente.
Juste avant de m'endormir:
A 17 ans, mon père m'a offert une mobylette bleue pour rejoindre mon lycée, distant de plusieurs kilomètres. C'est avec cette machine que je me suis offert mes premières escapades; l'une de mes favorites me conduisait près de la gare de triage, en banlieue toulousaine. Là, je grimpais sur un des ponts qui enjambent le canal du Midi et j'observais ce drôle de manège des trains de marchandises qu'on assemble. Et je rêvais, en repérant quelques wagons vides. Je me voyais y grimper en catimini, et partir pour une destination inconnue, aller là où le train irait, peu importe.
Alors c'est peut-être pour ça qu'aujourd'hui, moi dont ma famille ou mes amis disent que je suis un baroudeur, un mec qui ne tient pas en place, qui a constamment la bougeotte, je suis très touché par ce mot que R.L. Stevenson, un jour, écrivit à sa mère : « Tu dois comprendre que je serai plus ou moins un nomade jusqu'à la fin de mes jours. Tu ne peux pas savoir à quel point j'en ai eu envie autrefois; comment j'allais regarder les trains en partance, et j'étais là, qui désirais si fort partir avec eux. Je dois être quelque part un vagabond »
Jeudi:
Il fait frais ce matin. Il fait frais tous les matins.
D'abord choisir sa route: le chemin qui passe à Cocurès, Bédouès et Florac ne me tente pas. D'une part je connais assez bien ce coin là, d'autre part le chemin suit beaucoup la route, et ce n'est pas ce dont je raffole. J'envisage, au dessus du Pont de Monvert d'emprunter le GR72 pour rejoindre le GR70 à Cassagnas. Mon seul regret sera de rater le signal de Bougès.
Mais avant ça il faut grimper au dessus du Pont de Monvert après tout de même avoir pris un petit café-croissant au « Commerce » (là, William Lemergie m'annonce que 2 otages français sont libérés). La montée est agréable, faite de grosses pierres enterrées au trois-quart et jointes. A 1100 mètres d'altitude, le cham de l'Hermet, un plateau de prairies encombré de rochers, est très beau. Une belle grange joliment rénovée et rien d'autre qu'un peu d'herbe et quelques rochers. En se retournant on contemple le sommet du mont Lozère qui flirte avec les nuages, les Bondons plus à l'ouest, Pont de Montvert évidemment, et, montant depuis la ville, on devine encore, mais difficilement, la draille longtemps empruntée par les troupeaux.
Au delà, en montant au col de la planette, rien de bien excitant si ce n'est la belle maison de champ long de Bougès. Elles sont vite ennuyeuses ces larges pistes forestières bordées d'épicéas, de pins, de mélèzes et d'un peu de hêtres, qui ne laissent rien entrevoir du paysage. Je suis ensuite (comme envisagé) le GR72 vers Cassagnas. C'est tout aussi ennuyeux avant qu'enfin, après le col de Poulio, je marche sur un petit sentier dans une belle forêt de hêtre. Et, mieux encore, le paysage quand on sort de cette forêt, 1 à 2 km avant Cassagnas, est fantastique: au fond l'Aigoual, plus à l'ouest le Causse Méjean; tout devant une belle vallée au fond de laquelle je rejoindrai le GR Stevenson; une belle maison cévenole isolée, quelques hameaux, des formations rocheuses (schistes) accrochées à flanc de montagne et au sol fougères (fougères aigle ?) et bruyère en fleur. Plus bas les murs de pierres sèches construits par nos ancêtres cévenols, puis les châtaigniers, certains très imposants, repeuplent les pentes.
Le temple délabré de Cassagnas m'accueille, j'y remplis ma bouteille d'eau, et c'est reparti pour pas mal d'ennui entre bitume et pistes forestières. Il faut remonter jusqu'au Plan de Fontmort (896 m) pour que la balade redevienne agréable alors que mes jambes souffrent des dénivelés accumulés (Fontmort = Enfant mort...). Petit arrêt au menhir-dolmen que je connais, sur une portion commune au GR67 que j'ai pratiqué l'an dernier (et que je recommande). C'est une sépulture préhistorique et je me dis que celui/celle/ceux enterré(e)(s) là devai(en)t être drôlement importants. Le cadre est magnifique, un amas de rocher plat qui surplombe les Cévennes, et la vue qui s'étend sur des kilomètres. L'homme préhistorique avait du goût. Et les agents forestiers qui ont dégagé tout l'alentour du dolmen ont été bien inspirés de laisser là un grand pin, comme un hommage.
Le soleil est encore haut mais mes jambes m'ordonnent de trouver un endroit où bivouaquer. Ce sera donc là, dans une minuscule clairière entourée de quelques bouleaux, de quelques pins. Je suis à 550 mètres d'altitude, le vent souffle joliment dans les arbres, et je campe en toute illégalité dans le Parc National des Cévennes.
Mais pour de vrai je ne suis pas un aventurier. Cette après-midi j'ai appelé ma chérie, très déçue d'apprendre que son amour n'est pas le héros qu'elle espérait, mais drôlement contente de l'avoir au bout du fil.
L'imposteur a marché 27 km aujourd'hui (cumul de 108 km)
Vendredi:
J'ai fait de drôles de rêves, ponctués de périodes d'éveil que j'attribue au froid.
A un moment j'étais étendu sur le dos, sous ma tente. J'ai clairement entendu un bébé pleurer, tout près. Une voiture est passée sur la piste, à une quinzaine de mètres de moi, et un type muni d'un micro faisait une annonce (vous savez, le genre d'annonces que fait un cirque à bord d'une auto pour promouvoir le spectacle du soir). Je ne comprenais pas vraiment le message, mais surtout je me suis demandé ce que faisaient là, en pleine nuit, en pleine forêt, un bébé et ce mec qui bramait au haut-parleur. C'était limite à foutre la trouille alors j'ai fermé les yeux, très fort. Quand je les ai rouverts, bébé et speaker se sont évaporés.
Que celui ou celle qui saura interpréter ce rêve me contacte immédiatement (récompense).
Sur la descente vers St Germain de Calberte, les forêts se succèdent. D'abord à dominance d'épicéas, puis de châtaigniers, puis de pins. Bientôt les premiers chênes verts. Les sous-bois laissent peu d'échappées sur le paysage cévenol. Les essences changent et les odeurs sont désormais clairement méditerranéennes. Le bourg de St Germain est bien animé et je m'offre une longue pause sur la terrasse du café. Midi Libre m'informe des dernières nouvelles (mais il est où l'aventurier ?): les ex-otages ont la mine des gens heureux, forcément. Sarko s'est fait agresser. Autant de belles images filmées que je rate.
Le sentier passe sous un beau mas cévenol isolé, puis plusieurs autres magnifiques au hameau des Faïsses; quelques châtaigniers centenaires aux troncs torsadés; une belle vue sur St Germain déjà loin, plus haut encore la Serre de la Cham et son moche centre de vacances, d'autres mas ou hameaux perdus dans la montagne. Et combien de dizaines d'années leur a-t-il fallu aux anciens pour construire ces kilomètres de murs de pierres sèches qui portent les traversiers, et pas mal de l'histoire ? Quelques ruches; un beau toit de lauzes dont on soupçonne qu'il abrite un joli mas rénové.
C'est un de mes projets ça, finir dans une maison isolée, en montagne, juste un chemin pour y accéder, pas de bagnole, pas de télé, de l'électricité juste quand soleil ou vent veulent bien s'en donner la peine.
Un autre projet serait de m'acheter un petit voilier et caboter tout autour de la Méditerranée, de criques en ports, de plages en villages de pêcheurs. Et pourquoi pas, grandiose, à l'instar de Magellan, finir bouffé dans la marmite d'une peuplade encore inconnue.
Je vous laisse imaginer comme mes projets enchantent ma chérie...
L'activité de ouf qui règne à St Etienne Vallée française laisse penser, malgré la hauteur du soleil, que c'est l'heure de la sieste. Je prends le temps d'un café pendant qu'en Angleterre Tsonga tente de se qualifier pour la finale de Wimbledon.
Le camping (baignade possible tout prés), très excentré de la ville mais sur le GR, demande 8,40 euros pour un forfait 2 personnes + voiture. Oui mais je suis seul (snif) et pas motorisé (re-snif). La demoiselle de l'accueil me propose l'accès à la douche gratuitement. Après être rasé et lavé je lui laisse 2 euros malgré son refus (je ne vais pas m'étaler ici sur le cas de ces jeunes personnes qui décident de faire le tour du monde avec pour grand défi de ne dépenser qu'un euro par jour, mais je n'en pense pas moins...).
J'ai devant moi le plus gros dénivelé (en terme de pourcentage) de ma balade. Je serais donc resté propre ½ heure... J'espère bivouaquer au plus haut de cette côte, le col de St Pierre (600m). Dans cette montée (« ce fut une rude et longue montée » dixit Stevenson) un jeune mec m'a dépassé comme une fusée. A l'heure qu'il était, à l'allure à laquelle il marchait, sûr que ce type n'est pas du sud.
Je viens de planter la tente dans un joli bois de pins, au col, d'où la vue est admirable (il faut s'écarter un peu de la route pour en profiter).
Stevenson se la jouait plus Rock n'Roll que moi en couchant à la belle étoile.
20 km de plus aujourd'hui, qui portent le cumul à 128.
Samedi:
Il est 11 heures du mat' et je suis devant l'office de tourisme de St Jean du Gard.
Y'a un drôle de phénomène qui se passe quand on atteint son but: une espèce de relâchement complet et qui d'un coup fait s'envoler le bel enthousiasme (la carotte) qui jusque là vous faisait avancer sans trop vous poser la question du pourquoi je marche. Et les petits bobos que vous gériez sans mal (en l'occurrence un problème au niveau du tendon d'Achille et la cuisse douloureuse) deviennent souffrance.
Je dis ça parce que, pendant la descente (raide et sans grand intérêt) qui me menait à St Jean, j'ai envisagé de poursuivre, pour rentrer chez moi à pieds (le Vigan est à l'extrême ouest du Gard). Mais en arrivant j'ai tout de suite ressenti ce coup de blues et puis les courbatures, les muscles qui font d'un coup très mal. J'ai tout de même acheté la carte IGN top25 qui m'aurait permis de continuer à la force des mollets. La lecture de la carte m'a définitivement sabré le moral: des cols à près de 1000 mètres (St Jean est à 150 m), de longues portions de bitume, des sentiers équestres à emprunter (balisés ?) et la perspective de 2 jours très chauds, à la sauvage et sans douche m'ont convaincu de me renseigner sur les horaires des bus (3euros pour St Jean-Nîmes-Le Vigan).
Remarquez, Stevenson n'a pas fait mieux, lui qui a rejoint Alès en voiture à cheval.
Je vais donc en rester là (mais c'est ce qui était prévu à mon départ), à la fois déçu (de ne plus avoir la motivation pour continuer à pieds) et soulagé (de ne pas continuer à pieds!). 7km effectués aujourd'hui pour donc un total de 135 km.
Je suis pas du genre à me laisser abattre, la preuve: j'ai un projet de rando qui me ferait notamment marcher sur la partie nord du Stevenson, au delà de Langogne. Ca donne: la Bastide Puylaurent
Trappe de ND des neiges
par le GR7 mont Gerbier de joncs et mont Mezenc
par le GR 430 le Monastier sur Gazeille (d'où Stevenson a commencé son périple)
retour à Langogne par le GR70 Ca doit être faisable en 8 jours ça.
Ouaip !
Vivement...
Forte chaleur jusqu'aux orages, température sympa ensuite.
Je suis parti de Langogne pour me diriger vers le sud...
C'est peut être un peu long à lire, mais rien n'oblige de tout lire le même jour !
Dimanche:
Le train (de Nîmes) me dépose à 10h20.
Et pour sortir de la gare, il suffit de traverser la voie ferrée à pieds, comme ça, sans aucune sécurité et comme ça ne se fait plus nulle part ailleurs.
Bienvenue au plus profond de la France, Langogne, Lozère.
Les premiers liserés rouge et blancs superposés me donnent du baume au cœur: je suis sur le chemin de Stevenson (GR70) pour quelques jours de marche, destination St Jean du Gard.
La petite bourgade de Langogne est animée ce dimanche matin et je ne résiste pas (mais je résiste rarement) à un petit café en terrasse (nombreux commerces, ouverts dimanche matin). Le thermomètre affiche 27° à 11 heures, je suis pourtant à 900 mètres d'altitude. L'ennemi, clairement, ce sera le soleil et la chaleur et sur le journal les prévisions météos le confirment.
Elles sont chouettes les petites halles couvertes (classées monument historique). Je salive devant la vitrine de cette boucherie où les clients se pressent mais je décide sagement de ne pas m'encombrer d'un jambon.
Le chemin est déjà bien balisé dans la ville (ce sera le cas tout au long du parcours), les références à Stevenson sont nombreuses.
En France il y a un trou plus profond que Langogne, c'est la campagne autour de Langogne. Crème solaire dans le cou et sur les bras, chapeau vissé sur la tête, c'est parti !
Sur cette première étape c'est le tronçon qui va de St Flour au Cheylard qui m'aura le plus convaincu. Les prairies alternent avec les forêts, quelques hameaux, de belles rénovations. Le chemin est très facile à suivre. Il fait très chaud et je ne regrette pas de marcher à 1000 mètres d'altitude. Je « croise » un peu de monde sur le sentier, mais sans plus: 2 groupes de 2 personnes, 1 groupe de 5. Il semble que tout le monde marche dans le même sens (nord-sud, qui paraît mieux balisé que l'inverse). Tout ce petit monde semble s'arrêter au Cheylard l'Evêque, petit hameau sympa, mais moi je poursuis encore sur quelques kilomètres, au delà d'Espradels, exactement jusqu'à la forêt de la Gardille.
C'est que ce soir j'étrenne ma tente Quechua super-baroudeur-de-la-mort, histoire que je ne l'ai pas portée -elle + matelas Indiana Jones + sac de couchage aventure- pour rien. Je choisis un coin vachement sympa, du gazon sous les conifères. La tente (T2 ultralight pro, 2kg) a été montée en 10/15 minutes. C'est vraiment pas top mais c'était une première.
Au bout de quelques minutes je me rends compte que les mouches (juste quelques centaines) adorent également le coin. Et un peu plus tard, les moustiques se la jouent fiesta nocturne (putaiiin !). Je me suis tout de même fait un petit festin à vous rendre jaloux: fromage fondu à la chaleur du soleil de l'après-midi
saucisses du barbecue d'il y a 3 jours (tièdes elles aussi) J'ai pas tout mangé, c'est dire si c'était copieux... Les restes je les ai éloignés de la tente: c'est comme au Canada. Là-bas on ne garde pas sous la tente la nourriture qui risque d'attirer les ours. Ici il y a les sangliers. Et puis aussi la bête du Gévaudan, je suis en plein sur son territoire.
Aujourd'hui j'ai marché 22 km sous le soleil. Et se coucher pas lavé, ça n'a jamais embêté les garçons.
Lundi:
Même pas peur du loup, j'ai bien dormi dans la forêt (tout au long du parcours les petits matin auront été bien frais. Le sac de couchage Quechua S15 ultralight est limite, mais il est très compact et pas lourd, 40 euros. Garder une petite laine prés de soi). La tente est pliée en 5'. 5' de plus pour faire mon sac, et c'est reparti.
Le lac de Lauradou, après quelques minutes de marche, est un coin charmant, bucolique (à priori pas baignable). Un pêcheur à la mouche, 2 autres, le temps coule tout doucement ici (devant le lac prendre à gauche, indications pas top).
Le paysage est très sympa. Je pose mon sac pour grimper dans le donjon du château du Luc d'où la vue est très chouette sur la campagne environnante, sur l'Allier. Je repose mon sac au café/tabac/journaux (indiqué) sans charme pour un petit café.
Luc n'a rien pour lui. Quand même une maison de retraite si vous êtes vieux (et sans tendance suicidaire). Plus sérieusement il y a cette petite église romane d'où j'écris actuellement, très très belle. J'y trouve la fraîcheur et la cloche m'indique qu'il est 11 heures. Portable éteint, je n'avais plus aucune notion de l'heure depuis Langogne, si ce n'est la hauteur du soleil dans le ciel. Je n'ai pas non plus de notion de la température extérieure, mais je me doute qu'il va faire très chaud aujourd'hui.
La Bastide Puylaurent, c'est pas le genre de bled où on veut finir sa vie, sauf si bien sûr on veut vraiment en finir. J'ai offert 5 euros au type du gite de la gare pour avoir accès à la douche et aux toilettes. C'est cher payé mais ça fait un bien fou. Oui parce que moi je veux bien la jouer aventure (pas de montre, pas de portable, camping sauvage, wouahou ze great aventure) mais le type de « Into the wild », là, il devait grave sentir le fennec. L'épicerie Proxi ouvre à 14h30 et j'ai vu à la gare qu'il est 14h (ben oui même si on veut se la jouer aventure on peut pas vraiment, même dans nos contrées les plus reculées). Une petite sieste s'impose, sous les pins, entre la Poste et Proxi, c'est trop le pied. La Bastide me laissera d'autant moins un grand souvenir que l'accueil est glacial, que ce soit au gîte de la gare (sourires après que j'ai payé), ou à l'épicerie (zéro sourire avant, pendant, après, mais je le souligne, en règle générale les gens rencontrés sur le sentier ont été très chouettes, le randonneur (solitaire en tout cas) bénéficie d'un capital sympathie semble-t-il).
La montée sur le plateau, 300 mètres plus haut, offre un peu d'ombre et je m'arrête souvent. Là haut les hêtres laissent place à une forêt de jeunes épicéas sans charme. Mais plus loin ils sont plus majestueux et les sous-bois sont agréables. Dans la montée j'aurais aperçu la Trappe de ND des neiges. Un coin très beau vu de là haut et je me promets d'y faire un tour (le GR7 y passe, possibilité d'être hébergé). Petit détour sur le rocher de Réchaubo, le cadre est agréable. Dans la descente sur Chabalier le temps commence à me paraître long. Mais environ 1km avant Chasseradès je retrouve le sourire en découvrant l'aire naturelle de camping de la ferme de Prat Claux. Oui je déroge déjà à mon objectif de camper sauvage, mais pour 4 euros je pourrai prendre autant de douches que je le souhaite et je dormirai dans un petit bois de hêtres. La jeune fermière est très accueillante et me préparera le lendemain avant mon départ un sandwich (3,50 euros) avec les produits de la maison (élevage de porcs et de laitières). Tout ça serait parfait sans les mouches!!
Aujourd'hui j'ai marché 24 km (cumul 46 km) mais demain m'attend une journée plus dure, avec des dénivelés plus importants. Gros dodo réparateur, j'espère.
Mardi:
J'ai dormi comme un bébé...qui ne fait pas ses nuits.
Je quitte Chasseradès après avoir fait le tour de ce petit village endormi. Je veux bien parier d'ailleurs qu'il ne se réveille jamais. La petite église est magnifique (encore du roman, je suis fan) et depuis le cimetière la vue est splendide. Les prairies -les paysans font les foins- alternent avec les zones boisées. Une belle montagne devant moi 🙂, qu'il va falloir grimper 🙁. Et elle est rude cette grimpette, heureusement à l'ombre des hêtres. Dans la descente du col (1413 m) ce sont les épicéas qui dominent, j'aime moins. Les ruines de Serreméjean ne cassent pas 3 pattes à un canard. Après le passage d'un second col, dans la descente, on suit le cours naissant du Lot qui fait une jolie clairière sur son parcours. Tout près de là, les bûcherons bûcheronnent.
Enfin, le paysage s'éclaircit aux Alpiers, petit village qui fait face au mont Lozère et à ses contreforts. Il me paraît bien loin, le Lozère, et je dois être dans 24 heures à son sommet. J'ai du mal à y croire en jaugeant mon état de fatigue. La chaleur est accablante au soleil, mon sac est lourd (avec une tente, un sac de couchage et un duvet, tout ça hyperlight, ben le sac n'est pas du tout hyperlight). Et puis sur cette étape j'ai dû économiser l'eau, les points de ravitaillement sont inexistants (ailleurs sur la route on trouve des fontaines, sinon j'ai parfois demandé un remplissage de bouteille aux habitations dans les villages). Pour l'instant donc j'écris assis sur un muret aux Alpiers. Il y a là devant moi une très belle et vieille grange, c'est étrange que personne n'ait eu l'idée de faire un gîte-buvette là-dedans. Les nuages qui bourgeonnent sur le Lozère font un peu d'ombre. Je file sur le Bleymard.
Je comptais avancer ensuite sur les pentes du Lozère pour y planter la tente mais je ne suis pas sûr que mes jambes soient d'accord.
Le Bleymard, son « huit à 8 » où on fait le plein de provisions, son bar fermé, sa fontaine qui remplit les bouteilles vides. Le Bleymard et son muret de pierres où on se demande si c'est bien raisonnable de faire 2-3 km à l'inverse de sa route pour trouver camping et douche et, malgré l'orage qui tonne autour, où on prend finalement la décision de continuer sa route.
Souffrir aujourd'hui pour moins souffrir demain, ce concept là doit porter un nom savant chez les psys. Donc je souffre, et je sue beaucoup dans une pente bien raide qui m'amène à 500 mètres du chalet du mont Lozère, à 1400 mètres d'altitude. Je plante la tente dans un endroit idyllique, vue imprenable sur le mont Lozère, splendide. C'est cependant sans compter sans les centaines de mouches, incroyable, qui m'obligent à me barricader dans la tente, bien avant la tombée de la nuit.
Aujourd'hui j'ai marché 21 km (cumul 67 km) avec du dénivelé. Je dors sur les pentes du mont Lozère dont le sommet n'est plus qu'à 300 mètres au dessus de moi. J'ai une grosse ampoule au pied droit.
Mercredi:
Nuit de mardi à mercredi:
Je suis une première fois réveillé par un gros mal de tête. Heureusement je ne me sépare jamais de quelques cachets d'aspirine qui font des miracles chez moi, et une fois de plus le miracle a lieu, je me rendors.
BADABOUM ! Cette fois c'est l'orage qui me réveille, et là ça ne rigole plus. Je le devine assez loin mais quelques rafales secouent bien la tente. Je sors pour mieux l'arrimer. Morbleu ! (Damned in english) je suis dans le nuage ! On n'y voit goutte, c'est le cas de le dire, je suis dans le brouillard avec pas plus de 5 mètres de visibilité. J'arrime et me recouche. Surtout pas de grosse rafale hein... Surtout pas de grêle hein... Pluie faible, puis un peu plus soutenue. Si j'étais croyant, je prierais, mais là je peux juste serrer les fesses. Ca tonne toujours mais de toute évidence le cœur de l'orage passe plus au nord. Et enfin s'éloigne (il y a un bon Dieu pour les non-croyants).
Tout près de la tente une bande de sangliers grogne (on dit ça ?), peut être de soulagement.
Mercredi:
La tente est mouillée mais l'intérieur est resté sec, glop glop. Dehors brouillard, pas glop. 1km plus loin au chalet du mont Lozère, je me laisse tenter par un petit déjeuner. Petite causette sympathique avec le gérant...qui habite à 1 km de chez moi, au Vigan ! Ce gîte est ouvert toute l'année et propose désormais une aire de camping (non renseigné dans le topoguide car autorisation toute récente). Télé allumée. Aux infos ils montrent les dégâts des orages sur le Puy de Dôme: des grêlons gros comme des œufs...ouf ! Il paraît que ça merdouille à Monaco, à quelques jours du mariage du prince. La princesse aurait eu envie d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte (si les Rolls sont plus spacieuses), elles sont jamais contentes les nanas (c'est pour ça que j'ai pas de Rolls, ça n'assure même pas d'avoir une nana qui ne se pose pas de questions). Pour me remettre de cette nouvelle qui me traumatise grave, je me mets en route.
Chouette, va savoir pourquoi, le sac me paraît léger et mes jambes se sont refaites une jeunesse. Faut dire qu'elles sont aidées par la pente douce qui mène au sommet. Avec environ 150 mètres de visibilité, le paysage n'est pas grandiose. Le chemin est bien marqué, aucun risque de se perdre; et puis il suffit de suivre les montjoies, petits menhirs plantés régulièrement jusqu'au sommet, à 1699 mètres d'altitude (Ces montjoies marquent la limite de propriété des Hospitaliers (ou chevaliers de l'ordre de Malte), chevaliers moyenâgeux cathos à donf). Là haut les tables d'orientation avivent les regrets, rien à faire, le brouillard ne se lève pas.
La première partie de la descente est raide. Je sors du nuage, grand soleil. Et après une forêt d'épicéas, le paysage s'ouvre, c'est juste splendide. Les balles de foin sèchent au soleil, le bord du chemin est fleuri et les vaches, à défaut de train, regardent passer le randonneur guilleret. Les orages passés ont rendu la température très agréable, même en plein soleil, et ils ont également fait fuir les mouches, qui ne m'embêteront plus jusqu'à la fin de mon périple.
Le hameau de Finiels est très sympa. J'y pique nique à l'aire naturelle de camping (croquignolet, 5 euros/pers) qui fait face à un tout petit cimetière, hérissé de vielles pierres tombales (j'apprendrai plus tard que pendant la persécutions des camisards, les protestants se faisaient enterrer dans leur jardin, car le cimetière leur était interdit, ce qui explique la présence de ces très petits cimetières, j'en ai même vu un dans un … potager !!). Mon linge sèche au soleil.
Là je repense à ce monsieur rencontré juste avant la grosse montée d'hier, et qui m'a dit que j'avais bien de la chance d'être jeune pour grimper cette côte. Lui, très jeune, il faisait du vélo sur ces chemins tous caillouteux car le bitume n'existait pas au Bleymard. Et en guise de pneu, les gens de l'époque utilisaient du tuyau d'arrosage ! Purééééée !! Ce monsieur de 80 ans m'a dit que je suis jeune !!!!!! Merci monsieur (A bien y réfléchir, c'est peut être vrai que je joue les aventuriers pour me prouver que je suis jeune et parce que j'ai peur de la vieillesse...).
Je vais jeter un œil à ce petit cimetière (… et de l'insupportable idée de la mort aussi) et puis je filerai sur Pont de Monvert, à 5 petits kilomètres.
Burp ! Excusez-moi je sors de table et d'un repas pantagruélique. En tout cas le premier vrai repas en 4 jours:
- assiette de charcuterie
- canard aux olives (2 beaux morceaux) et petits légumes
- plateau de fromages (à discrétion)
- tiramisu (pour finir sur une note légère)
Tout ça pour 15 euros. La « truite enchantée » est donc, au Pont de Montvert, un resto que je recommande (pas de la cuisine fine mais très copieux).
Il faut tout de même que je dise un mot sur cette descente depuis Finiels. Juste un mot ? Heuuu.... Splendide ! Surtout jusqu'au hameau de Rieumal. J'ai adoré ce chaos, dans un univers très différent de celui de Nîmes-le-vieux que j'adore, mais qui en jette aussi un max. Et puis j'ai redécouvert le Pont de Montvert qui offre quelques rues très pittoresques, de très belles maisons, mais faut clairement aimer les vieilles pierres.
Aujourd'hui je me suis « reposé »: seulement 14 km au compteur (81 km cumulés). Ce soir je dors au camping municipal (6 euros) au son de la chute du Tarn qui fait de jolis trous d'eau (baignade possible), juste derrière la tente.
Juste avant de m'endormir:
A 17 ans, mon père m'a offert une mobylette bleue pour rejoindre mon lycée, distant de plusieurs kilomètres. C'est avec cette machine que je me suis offert mes premières escapades; l'une de mes favorites me conduisait près de la gare de triage, en banlieue toulousaine. Là, je grimpais sur un des ponts qui enjambent le canal du Midi et j'observais ce drôle de manège des trains de marchandises qu'on assemble. Et je rêvais, en repérant quelques wagons vides. Je me voyais y grimper en catimini, et partir pour une destination inconnue, aller là où le train irait, peu importe.
Alors c'est peut-être pour ça qu'aujourd'hui, moi dont ma famille ou mes amis disent que je suis un baroudeur, un mec qui ne tient pas en place, qui a constamment la bougeotte, je suis très touché par ce mot que R.L. Stevenson, un jour, écrivit à sa mère : « Tu dois comprendre que je serai plus ou moins un nomade jusqu'à la fin de mes jours. Tu ne peux pas savoir à quel point j'en ai eu envie autrefois; comment j'allais regarder les trains en partance, et j'étais là, qui désirais si fort partir avec eux. Je dois être quelque part un vagabond »
Jeudi:
Il fait frais ce matin. Il fait frais tous les matins.
D'abord choisir sa route: le chemin qui passe à Cocurès, Bédouès et Florac ne me tente pas. D'une part je connais assez bien ce coin là, d'autre part le chemin suit beaucoup la route, et ce n'est pas ce dont je raffole. J'envisage, au dessus du Pont de Monvert d'emprunter le GR72 pour rejoindre le GR70 à Cassagnas. Mon seul regret sera de rater le signal de Bougès.
Mais avant ça il faut grimper au dessus du Pont de Monvert après tout de même avoir pris un petit café-croissant au « Commerce » (là, William Lemergie m'annonce que 2 otages français sont libérés). La montée est agréable, faite de grosses pierres enterrées au trois-quart et jointes. A 1100 mètres d'altitude, le cham de l'Hermet, un plateau de prairies encombré de rochers, est très beau. Une belle grange joliment rénovée et rien d'autre qu'un peu d'herbe et quelques rochers. En se retournant on contemple le sommet du mont Lozère qui flirte avec les nuages, les Bondons plus à l'ouest, Pont de Montvert évidemment, et, montant depuis la ville, on devine encore, mais difficilement, la draille longtemps empruntée par les troupeaux.
Au delà, en montant au col de la planette, rien de bien excitant si ce n'est la belle maison de champ long de Bougès. Elles sont vite ennuyeuses ces larges pistes forestières bordées d'épicéas, de pins, de mélèzes et d'un peu de hêtres, qui ne laissent rien entrevoir du paysage. Je suis ensuite (comme envisagé) le GR72 vers Cassagnas. C'est tout aussi ennuyeux avant qu'enfin, après le col de Poulio, je marche sur un petit sentier dans une belle forêt de hêtre. Et, mieux encore, le paysage quand on sort de cette forêt, 1 à 2 km avant Cassagnas, est fantastique: au fond l'Aigoual, plus à l'ouest le Causse Méjean; tout devant une belle vallée au fond de laquelle je rejoindrai le GR Stevenson; une belle maison cévenole isolée, quelques hameaux, des formations rocheuses (schistes) accrochées à flanc de montagne et au sol fougères (fougères aigle ?) et bruyère en fleur. Plus bas les murs de pierres sèches construits par nos ancêtres cévenols, puis les châtaigniers, certains très imposants, repeuplent les pentes.
Le temple délabré de Cassagnas m'accueille, j'y remplis ma bouteille d'eau, et c'est reparti pour pas mal d'ennui entre bitume et pistes forestières. Il faut remonter jusqu'au Plan de Fontmort (896 m) pour que la balade redevienne agréable alors que mes jambes souffrent des dénivelés accumulés (Fontmort = Enfant mort...). Petit arrêt au menhir-dolmen que je connais, sur une portion commune au GR67 que j'ai pratiqué l'an dernier (et que je recommande). C'est une sépulture préhistorique et je me dis que celui/celle/ceux enterré(e)(s) là devai(en)t être drôlement importants. Le cadre est magnifique, un amas de rocher plat qui surplombe les Cévennes, et la vue qui s'étend sur des kilomètres. L'homme préhistorique avait du goût. Et les agents forestiers qui ont dégagé tout l'alentour du dolmen ont été bien inspirés de laisser là un grand pin, comme un hommage.
Le soleil est encore haut mais mes jambes m'ordonnent de trouver un endroit où bivouaquer. Ce sera donc là, dans une minuscule clairière entourée de quelques bouleaux, de quelques pins. Je suis à 550 mètres d'altitude, le vent souffle joliment dans les arbres, et je campe en toute illégalité dans le Parc National des Cévennes.
Mais pour de vrai je ne suis pas un aventurier. Cette après-midi j'ai appelé ma chérie, très déçue d'apprendre que son amour n'est pas le héros qu'elle espérait, mais drôlement contente de l'avoir au bout du fil.
L'imposteur a marché 27 km aujourd'hui (cumul de 108 km)
Vendredi:
J'ai fait de drôles de rêves, ponctués de périodes d'éveil que j'attribue au froid.
A un moment j'étais étendu sur le dos, sous ma tente. J'ai clairement entendu un bébé pleurer, tout près. Une voiture est passée sur la piste, à une quinzaine de mètres de moi, et un type muni d'un micro faisait une annonce (vous savez, le genre d'annonces que fait un cirque à bord d'une auto pour promouvoir le spectacle du soir). Je ne comprenais pas vraiment le message, mais surtout je me suis demandé ce que faisaient là, en pleine nuit, en pleine forêt, un bébé et ce mec qui bramait au haut-parleur. C'était limite à foutre la trouille alors j'ai fermé les yeux, très fort. Quand je les ai rouverts, bébé et speaker se sont évaporés.
Que celui ou celle qui saura interpréter ce rêve me contacte immédiatement (récompense).
Sur la descente vers St Germain de Calberte, les forêts se succèdent. D'abord à dominance d'épicéas, puis de châtaigniers, puis de pins. Bientôt les premiers chênes verts. Les sous-bois laissent peu d'échappées sur le paysage cévenol. Les essences changent et les odeurs sont désormais clairement méditerranéennes. Le bourg de St Germain est bien animé et je m'offre une longue pause sur la terrasse du café. Midi Libre m'informe des dernières nouvelles (mais il est où l'aventurier ?): les ex-otages ont la mine des gens heureux, forcément. Sarko s'est fait agresser. Autant de belles images filmées que je rate.
Le sentier passe sous un beau mas cévenol isolé, puis plusieurs autres magnifiques au hameau des Faïsses; quelques châtaigniers centenaires aux troncs torsadés; une belle vue sur St Germain déjà loin, plus haut encore la Serre de la Cham et son moche centre de vacances, d'autres mas ou hameaux perdus dans la montagne. Et combien de dizaines d'années leur a-t-il fallu aux anciens pour construire ces kilomètres de murs de pierres sèches qui portent les traversiers, et pas mal de l'histoire ? Quelques ruches; un beau toit de lauzes dont on soupçonne qu'il abrite un joli mas rénové.
C'est un de mes projets ça, finir dans une maison isolée, en montagne, juste un chemin pour y accéder, pas de bagnole, pas de télé, de l'électricité juste quand soleil ou vent veulent bien s'en donner la peine.
Un autre projet serait de m'acheter un petit voilier et caboter tout autour de la Méditerranée, de criques en ports, de plages en villages de pêcheurs. Et pourquoi pas, grandiose, à l'instar de Magellan, finir bouffé dans la marmite d'une peuplade encore inconnue.
Je vous laisse imaginer comme mes projets enchantent ma chérie...
L'activité de ouf qui règne à St Etienne Vallée française laisse penser, malgré la hauteur du soleil, que c'est l'heure de la sieste. Je prends le temps d'un café pendant qu'en Angleterre Tsonga tente de se qualifier pour la finale de Wimbledon.
Le camping (baignade possible tout prés), très excentré de la ville mais sur le GR, demande 8,40 euros pour un forfait 2 personnes + voiture. Oui mais je suis seul (snif) et pas motorisé (re-snif). La demoiselle de l'accueil me propose l'accès à la douche gratuitement. Après être rasé et lavé je lui laisse 2 euros malgré son refus (je ne vais pas m'étaler ici sur le cas de ces jeunes personnes qui décident de faire le tour du monde avec pour grand défi de ne dépenser qu'un euro par jour, mais je n'en pense pas moins...).
J'ai devant moi le plus gros dénivelé (en terme de pourcentage) de ma balade. Je serais donc resté propre ½ heure... J'espère bivouaquer au plus haut de cette côte, le col de St Pierre (600m). Dans cette montée (« ce fut une rude et longue montée » dixit Stevenson) un jeune mec m'a dépassé comme une fusée. A l'heure qu'il était, à l'allure à laquelle il marchait, sûr que ce type n'est pas du sud.
Je viens de planter la tente dans un joli bois de pins, au col, d'où la vue est admirable (il faut s'écarter un peu de la route pour en profiter).
Stevenson se la jouait plus Rock n'Roll que moi en couchant à la belle étoile.
20 km de plus aujourd'hui, qui portent le cumul à 128.
Samedi:
Il est 11 heures du mat' et je suis devant l'office de tourisme de St Jean du Gard.
Y'a un drôle de phénomène qui se passe quand on atteint son but: une espèce de relâchement complet et qui d'un coup fait s'envoler le bel enthousiasme (la carotte) qui jusque là vous faisait avancer sans trop vous poser la question du pourquoi je marche. Et les petits bobos que vous gériez sans mal (en l'occurrence un problème au niveau du tendon d'Achille et la cuisse douloureuse) deviennent souffrance.
Je dis ça parce que, pendant la descente (raide et sans grand intérêt) qui me menait à St Jean, j'ai envisagé de poursuivre, pour rentrer chez moi à pieds (le Vigan est à l'extrême ouest du Gard). Mais en arrivant j'ai tout de suite ressenti ce coup de blues et puis les courbatures, les muscles qui font d'un coup très mal. J'ai tout de même acheté la carte IGN top25 qui m'aurait permis de continuer à la force des mollets. La lecture de la carte m'a définitivement sabré le moral: des cols à près de 1000 mètres (St Jean est à 150 m), de longues portions de bitume, des sentiers équestres à emprunter (balisés ?) et la perspective de 2 jours très chauds, à la sauvage et sans douche m'ont convaincu de me renseigner sur les horaires des bus (3euros pour St Jean-Nîmes-Le Vigan).
Remarquez, Stevenson n'a pas fait mieux, lui qui a rejoint Alès en voiture à cheval.
Je vais donc en rester là (mais c'est ce qui était prévu à mon départ), à la fois déçu (de ne plus avoir la motivation pour continuer à pieds) et soulagé (de ne pas continuer à pieds!). 7km effectués aujourd'hui pour donc un total de 135 km.
Je suis pas du genre à me laisser abattre, la preuve: j'ai un projet de rando qui me ferait notamment marcher sur la partie nord du Stevenson, au delà de Langogne. Ca donne: la Bastide Puylaurent
Trappe de ND des neiges
par le GR7 mont Gerbier de joncs et mont Mezenc
par le GR 430 le Monastier sur Gazeille (d'où Stevenson a commencé son périple)
retour à Langogne par le GR70 Ca doit être faisable en 8 jours ça.
Ouaip !
Vivement...
Nous avons prévu de faire, sur une semaine, Perpignan - Marseille à vélo, en bivouaquant. L'objectif est de suivre le plus possible la côte (tant qu'elle a un intérêt) et les seules étapes arrêtées sont gruissant et la camargue. Nous sommes un couple d'une trentaine d'année en bonne forme physique mais sans aucun entraînement particulier, si ce n'est en camping sauvage !
Nous avons plusieurs questions : Nous n'avons vu aucune discussion sur cet itinéraire, est-il digne d'intérêt ? Dans quel sens faut-il mieux le faire, pour ne pas être trop embêté par le vent ? Y'a t-il des portions de routes qu'il vaut mieux éviter ? (grosses nationales, étapes sans intérêt, d'autant plus au mois d'août !) Et des portions qu'il ne faut, au contraire, absolument pas rater, quitte à s'éloigner un peu de la mer ?
merci d'avance pour vos réponses !
Bonjour,
Dans le cadre d'un projet de tour de France par les fleuves et canaux je cherche à rejoindre Séte depuis Beaucaire, (ou à relier la Viarhona au canal du midi )
Auriez vous un itinéraire à conseiller ? Il semble que le canal du Rhône à Séte soit inutilisable.
Merci
Bonjour a tous amis vadrouilleurs,
je pars dans deux jours du Lubéron ( a cote de Apt ) afin de rejoindre mon Finistère natal.
Le projet est a peu près ficelé ( décidé sur un coup de tête il y a peu ..) , j'ai l'intention d’emprunter le canal du midi au départ de Sète jusqu’à Bordeaux et de poursuivre ensuite le long de la cote Atlantique .Le seul flou concerne l’itinéraire a suivre d'ici jusqu’à Sète .L’idéal serait d’éviter les grandes agglomérations..
Si l'un de vous connaisseur du coin pouvait me suggérer un parcours sympa ( ou me déconseiller les mauvaises zones aussi ) ce serai très sympathique!!!
Merci d'avance , au plaisir de vous lire!!
Une fois rentré je vous ferai un récit de ce voyage qui pour moi est une grande première ...( mais qui me trottais en tête depuis longtemps cependant...)
Bonjour à tous !
J'ai lu que les départements de Lot et Tarne-et-Garonne sont très agréables à visiter. J'aimerais savoir si quelqu'un de ces régions pourrait me faire connaitre un plan de visite. Pour un tourisme léger ( un peu de rando, de vélo, de ville, ... ). C'est pour période de 10 jours en Mai.
D'avance, merci beaucoup !
Lieux et nombre de jours à rester ? J'aimerais pouvoir rester dans un lieu au moins 2 jours ( pour ne pas faire trop de déménagement ) Vigilances et Précautions particulières ? ( moustiques ? )
Merci encore !
J'ai lu que les départements de Lot et Tarne-et-Garonne sont très agréables à visiter. J'aimerais savoir si quelqu'un de ces régions pourrait me faire connaitre un plan de visite. Pour un tourisme léger ( un peu de rando, de vélo, de ville, ... ). C'est pour période de 10 jours en Mai.
D'avance, merci beaucoup !
Lieux et nombre de jours à rester ? J'aimerais pouvoir rester dans un lieu au moins 2 jours ( pour ne pas faire trop de déménagement ) Vigilances et Précautions particulières ? ( moustiques ? )
Merci encore !
bonjour,
cet été (début août), je vais emmener ma petite famille sur la côte atlantique... à vélo bien sûr🙂...
quelqu'un a-t-il déjà fait Lyon-Bordeaux à vélo...? j'avoue que j'ignore totalement cette partie🙂...
j'aimerais avoir vos suggestions: par où passer...? les endroits à ne pas manquer...? combien de temps faut-il prévoir...?
pour compliquer le tout, on aura deux remorques à tracter: les enfants pour moi, les bagages pour ma femme😉...
tous vos conseils seront les bienvenus...
cet été (début août), je vais emmener ma petite famille sur la côte atlantique... à vélo bien sûr🙂...
quelqu'un a-t-il déjà fait Lyon-Bordeaux à vélo...? j'avoue que j'ignore totalement cette partie🙂...
j'aimerais avoir vos suggestions: par où passer...? les endroits à ne pas manquer...? combien de temps faut-il prévoir...?
pour compliquer le tout, on aura deux remorques à tracter: les enfants pour moi, les bagages pour ma femme😉...
tous vos conseils seront les bienvenus...
Tout d'abord bonjour,
J'ai beaucoup parcouru les pages et effectuer des recherches mais j'ai pas vraiment trouver ce que je cherchai.
Ainsi j'ai prévu de partir avec une amie faire du vélo fin aout-début septembre 2010. Notre itinéraire serai Aix en Provence- salon de Provence - Arles - Saintes maries de la mer - Grau du Roi - Marseillan - Narbonne. Tout cela en 7 jours. Cela peut semblai peu ( de kilometrage par rapport au nombre de jour ) mais nous effectuons un arret d'une journée à Arles pour les rencontre d'Arles (toute les deux suivante des etudes de photographie), et de plus, suite a mes precedents voyages effectuer avec un homme, je sais que je roulerai moins ( auparavent 80km à 110km par jour) afin de mieux profiter du sejour. Bref. J'aimerai vous consultez pour savoir si vous avez deja effectuer des étapes citez plus haut, si vous connaisez de bon "chemin", si la camargue est facilement pratiquable en velo ? Nous partons en camping, donc si vous connaisez des adresses simpa, même si je pense que dans le coin il n'est pas difficile de trouver des camping. C'est surtout pour les routes emprunter que je m'inquiete, car c'etait toujours mon ancien copain (avec qui je suis toujours partie) qui faisai les itineraires.
En tout cas merci bien de vos reponse.
Lightning
J'ai beaucoup parcouru les pages et effectuer des recherches mais j'ai pas vraiment trouver ce que je cherchai.
Ainsi j'ai prévu de partir avec une amie faire du vélo fin aout-début septembre 2010. Notre itinéraire serai Aix en Provence- salon de Provence - Arles - Saintes maries de la mer - Grau du Roi - Marseillan - Narbonne. Tout cela en 7 jours. Cela peut semblai peu ( de kilometrage par rapport au nombre de jour ) mais nous effectuons un arret d'une journée à Arles pour les rencontre d'Arles (toute les deux suivante des etudes de photographie), et de plus, suite a mes precedents voyages effectuer avec un homme, je sais que je roulerai moins ( auparavent 80km à 110km par jour) afin de mieux profiter du sejour. Bref. J'aimerai vous consultez pour savoir si vous avez deja effectuer des étapes citez plus haut, si vous connaisez de bon "chemin", si la camargue est facilement pratiquable en velo ? Nous partons en camping, donc si vous connaisez des adresses simpa, même si je pense que dans le coin il n'est pas difficile de trouver des camping. C'est surtout pour les routes emprunter que je m'inquiete, car c'etait toujours mon ancien copain (avec qui je suis toujours partie) qui faisai les itineraires.
En tout cas merci bien de vos reponse.
Lightning
Monday, August 21, 2023 - Rochefort - Marans
No journal for the first two days. Day 1 - CARCANS-ROYAN Day 2 - ROYAN - ROCHEFORT Tonight I'm in MARANS in the "dry marsh" according to the campsite manager—it’s the first time I’ve heard of a "dry marsh"?!
Photos from the first two days
My gear

The Landes region—nothing extraordinary, but the calm and serenity are nice.

Le Verdon

The wild coast

This marsh isn’t dry, though.
Today is the third day of my trip, and I’m writing to you from a campsite in Marans. I’ve set out to bike from Carcans Maubuisson back to Plaisir. Why Carcans? Because we spent a week there as a family—a great week that lets everyone reconnect for a long stretch. Also, on Saturday, we all headed home—some by car, and me by bike. This journey is about 850 km via bike paths and small cycling roads. It’s not a sporting feat, just a nice long ride for fun. As the old Chinese sage says, "The destination doesn’t matter—it’s the journey that counts." But he also told me, "Traveling is great, but what’s the point if you don’t share it?" You see, this old sage has told me a lot of things—he often keeps me company when I’m biking. Of course, he doesn’t pedal, but we travel in harmony. Sure, he can be a bit annoying sometimes, but we still get along. All this to say I’ve created a group to share my story. I’d be happy to share this experience with you—it’s an adventure for me. On Saturday, I wasn’t sure I’d even leave because I’d been dealing with sciatica for days. Luckily, Juliette, a friend of the old Chinese sage, recommended a lifesaving remedy: Alternately stretching your legs with an elastic band under your foot. Obviously, a jam jar rubber band won’t cut it.
From Marans - The mosquitoes are attacking; time to head back to shelter.
The first two legs took me to Royan and then Rochefort. The Sèvre Niortaise flows nearby, and I followed a canal from La Rochelle. You could say the area is as dry as the marsh, judging by the state of the crops.

As I mentioned, it’s the third day, and if Jesus rose again on this day, for me it was more like the crucifixion. The scorching heat—only bearable when you’re moving—combined with rough trail conditions, and the old Chinese sage says, "Terrible roads, slow speed, and watch your limbs." I set out to do 60 km but ended up doing 80, and the last 20 were tough. I kept checking the GPS to see how much farther until the campsite. Today: Rochefort to Marans, sticking to the coast until La Rochelle, then no notable towns after that—just a constant canal. But since the sky isn’t too low, it hasn’t gotten lost. I’ve still got plenty of anecdotes to share, but it’s pitch black out, and the mosquitoes are still around. This morning, I counted ten in my tent, all full of my blood. Yesterday, at the end of the leg to Rochefort, I was really looking forward to crossing the Charente using the transporter bridge, but a sneaky GPS conspiracy led me far from it. I ended up crossing the Charente on a completely ordinary bridge, watching the transporter bridge in the distance with disappointment.
End of the first episode. Until tomorrow, if you’d like!
No journal for the first two days. Day 1 - CARCANS-ROYAN Day 2 - ROYAN - ROCHEFORT Tonight I'm in MARANS in the "dry marsh" according to the campsite manager—it’s the first time I’ve heard of a "dry marsh"?!
Photos from the first two days
My gear
The Landes region—nothing extraordinary, but the calm and serenity are nice.

Le Verdon

The wild coast

This marsh isn’t dry, though.
Today is the third day of my trip, and I’m writing to you from a campsite in Marans. I’ve set out to bike from Carcans Maubuisson back to Plaisir. Why Carcans? Because we spent a week there as a family—a great week that lets everyone reconnect for a long stretch. Also, on Saturday, we all headed home—some by car, and me by bike. This journey is about 850 km via bike paths and small cycling roads. It’s not a sporting feat, just a nice long ride for fun. As the old Chinese sage says, "The destination doesn’t matter—it’s the journey that counts." But he also told me, "Traveling is great, but what’s the point if you don’t share it?" You see, this old sage has told me a lot of things—he often keeps me company when I’m biking. Of course, he doesn’t pedal, but we travel in harmony. Sure, he can be a bit annoying sometimes, but we still get along. All this to say I’ve created a group to share my story. I’d be happy to share this experience with you—it’s an adventure for me. On Saturday, I wasn’t sure I’d even leave because I’d been dealing with sciatica for days. Luckily, Juliette, a friend of the old Chinese sage, recommended a lifesaving remedy: Alternately stretching your legs with an elastic band under your foot. Obviously, a jam jar rubber band won’t cut it.
From Marans - The mosquitoes are attacking; time to head back to shelter.
The first two legs took me to Royan and then Rochefort. The Sèvre Niortaise flows nearby, and I followed a canal from La Rochelle. You could say the area is as dry as the marsh, judging by the state of the crops.

As I mentioned, it’s the third day, and if Jesus rose again on this day, for me it was more like the crucifixion. The scorching heat—only bearable when you’re moving—combined with rough trail conditions, and the old Chinese sage says, "Terrible roads, slow speed, and watch your limbs." I set out to do 60 km but ended up doing 80, and the last 20 were tough. I kept checking the GPS to see how much farther until the campsite. Today: Rochefort to Marans, sticking to the coast until La Rochelle, then no notable towns after that—just a constant canal. But since the sky isn’t too low, it hasn’t gotten lost. I’ve still got plenty of anecdotes to share, but it’s pitch black out, and the mosquitoes are still around. This morning, I counted ten in my tent, all full of my blood. Yesterday, at the end of the leg to Rochefort, I was really looking forward to crossing the Charente using the transporter bridge, but a sneaky GPS conspiracy led me far from it. I ended up crossing the Charente on a completely ordinary bridge, watching the transporter bridge in the distance with disappointment.
End of the first episode. Until tomorrow, if you’d like!
Bonjour a tous et toutes
En pleine préparation pour mon voyage début avril pour le canal du midi en partant de Rochefort /mer via l'estuaire de la Gironde et le canal de la Garonne jusqu'à Béziers (a/r) je m'interrogée sur l'état de se parcourt , se qu'il ne faut pas manqué , et se qui faudrait plutôt évité , merci pour vos conseilles et ressentis .
bonjour
avec ma femme nous voulons randonner sur cette voie verte du 23/07 au 13/08 pour aller jusqua Bayonne on aimerai avoir quelques renseignements , fréqentation à cette période , hébergement(campings)
par avance merci
avec ma femme nous voulons randonner sur cette voie verte du 23/07 au 13/08 pour aller jusqua Bayonne on aimerai avoir quelques renseignements , fréqentation à cette période , hébergement(campings)
par avance merci
Bonjour !
Mon copain et moi planifions de voyager 2 semaines (disons entre 14 et 16 jours) vers la mi septembre. Nous aimerions atterrir à Paris et se diriger ensuite vers le sud de la France, pour terminer le voyage en Espagne.
Est-ce que vous auriez des idées d'itinéraire à me proposer, des villes à ne pas manquer? J'aimerais aussi savoir le nombre de jours que vous me conseillez de rester pour chacune des villes.
Merci beaucoup :)
Mélanie
Mon copain et moi planifions de voyager 2 semaines (disons entre 14 et 16 jours) vers la mi septembre. Nous aimerions atterrir à Paris et se diriger ensuite vers le sud de la France, pour terminer le voyage en Espagne.
Est-ce que vous auriez des idées d'itinéraire à me proposer, des villes à ne pas manquer? J'aimerais aussi savoir le nombre de jours que vous me conseillez de rester pour chacune des villes.
Merci beaucoup :)
Mélanie
Bonjour
Nous envisageons de partir de Marseille en vélo avec notre petite dans sa remorque. Nous souhaitons éviter les routes fréquentées et trouver le max de pistes cyclables.
Nous sommes à la recherche de l'itinéraire idéal :) Si vous connaissez aussi des campings sur le trajet !
Merci de nous aider !
Nous envisageons de partir de Marseille en vélo avec notre petite dans sa remorque. Nous souhaitons éviter les routes fréquentées et trouver le max de pistes cyclables.
Nous sommes à la recherche de l'itinéraire idéal :) Si vous connaissez aussi des campings sur le trajet !
Merci de nous aider !
Bonjour,
En recherche de dernière minute pour une semaine à vélo avec du soleil :-), l'idée de rejoindre la mer germe! Et pourquoi pas Avignon - Sete, en passant par Arles et la "traversée" de la camargues.
Sympa en vélo? pas trop la galère avec les voitures? J'ai cru comprendre que rien n'était encore vraiment aménagé pour le vélo sur ce parcours alors je m'interroge.
Retour d'expérience bienvenue :-)
En recherche de dernière minute pour une semaine à vélo avec du soleil :-), l'idée de rejoindre la mer germe! Et pourquoi pas Avignon - Sete, en passant par Arles et la "traversée" de la camargues.
Sympa en vélo? pas trop la galère avec les voitures? J'ai cru comprendre que rien n'était encore vraiment aménagé pour le vélo sur ce parcours alors je m'interroge.
Retour d'expérience bienvenue :-)
Bonjour,
Je suis en train de préparer un voyage d'un mois en Thailande et j'ai un ami qui lui prépare un voyage en Inde.
On nous a parlé d'un magasin spécialisé dans les équipements/produits pour les voyageurs sur Toulouse (anti-moustiques, guides, visas, sac a dos ...). Le problème c'est qu'on n'a pas pu nous donner ni le lieux ni le nom de se magasin du coup malgré de longues recherches sur le net nous ne l'avons pas trouvé.
Est ce que quelqu'un ici aurait une idée du magasin dont on parle ou bien aurait des suggestions d'autres boutiques qui pourraient nous servir pour les préparatifs ...
Merci d'avance
Mélanie
Je suis en train de préparer un voyage d'un mois en Thailande et j'ai un ami qui lui prépare un voyage en Inde.
On nous a parlé d'un magasin spécialisé dans les équipements/produits pour les voyageurs sur Toulouse (anti-moustiques, guides, visas, sac a dos ...). Le problème c'est qu'on n'a pas pu nous donner ni le lieux ni le nom de se magasin du coup malgré de longues recherches sur le net nous ne l'avons pas trouvé.
Est ce que quelqu'un ici aurait une idée du magasin dont on parle ou bien aurait des suggestions d'autres boutiques qui pourraient nous servir pour les préparatifs ...
Merci d'avance
Mélanie
bonjour à tous,
je cherche une pharmacie sur toulouse ou marseille qui vend la malarone à un prix raisonnable. es ce que quelqu'un connaît une bonne adresse?
merci
😉
merci
😉
bonjour.j habite en province, et je cherche une pharmacie qui vend du malarone a prix competitif.est ce que qq un a un tuyau sur bordeaux ou perigueux?merci d avance a tous.
Bonjour,
On habite au Québec et on aimerait possiblement s'établir dans le Sud-Ouest de la France, on a habité Albi pendant un an et on a aimé mais niveau sécurité pas top et parfois Albi était sale....
On cherche de la maison une vue sur les montagnes et la mer à une heure de route environ
Un endroit sécuritaire, agréable pour vivre en famille, universités à max une heure, des espaces verts et avec des possibilités d'emplois dans l'informatique à distance max d'une heure.
Est-ce que ça existe ???? hahaha
Merci
On habite au Québec et on aimerait possiblement s'établir dans le Sud-Ouest de la France, on a habité Albi pendant un an et on a aimé mais niveau sécurité pas top et parfois Albi était sale....
On cherche de la maison une vue sur les montagnes et la mer à une heure de route environ
Un endroit sécuritaire, agréable pour vivre en famille, universités à max une heure, des espaces verts et avec des possibilités d'emplois dans l'informatique à distance max d'une heure.
Est-ce que ça existe ???? hahaha
Merci
bonjour!!!
l'année dernière j' ai fait avec mon fils de 7 ans le tronçon royan- arcachon en velo sur 6 jours. ca a été des vacances de reve, entre les magnifiques ballades en vélo sur une piste cyclable de qualité sous la pinède, des campings avec piscine et de nombreuses sessions de surf pour mon fils :)
bref nous avons envie de repartir cette année et je pense dc continuer là où on s'était arreté et faire donc arcachon- bayonne
y a t il des personnes qui ont fait ce troncon avec des enfants? j'aimerai comme l'année précédente rouler sur des pistes cyclables je trouve cela plus sécure et si possible goudronnée car je tire une remorque deux roues.
L'itinéraire est il plat? je pense faire entre 20 et 30km par jour comme l'année dernière car cela permet de rouler le matin (on a eu très chaud l'année dernière) et après d'avoir ttes les apres midi pour profiter des plages !!
les plages sont elles adaptées à la pratique du surf pour un enfant? et ma derniere question comment remonter de bayonne vers arcachon? j'ai lu qu'il etait difficile de prendre un ter avec velos et remorques :/
merci d'avance pour vos retours!
l'année dernière j' ai fait avec mon fils de 7 ans le tronçon royan- arcachon en velo sur 6 jours. ca a été des vacances de reve, entre les magnifiques ballades en vélo sur une piste cyclable de qualité sous la pinède, des campings avec piscine et de nombreuses sessions de surf pour mon fils :)
bref nous avons envie de repartir cette année et je pense dc continuer là où on s'était arreté et faire donc arcachon- bayonne
y a t il des personnes qui ont fait ce troncon avec des enfants? j'aimerai comme l'année précédente rouler sur des pistes cyclables je trouve cela plus sécure et si possible goudronnée car je tire une remorque deux roues.
L'itinéraire est il plat? je pense faire entre 20 et 30km par jour comme l'année dernière car cela permet de rouler le matin (on a eu très chaud l'année dernière) et après d'avoir ttes les apres midi pour profiter des plages !!
les plages sont elles adaptées à la pratique du surf pour un enfant? et ma derniere question comment remonter de bayonne vers arcachon? j'ai lu qu'il etait difficile de prendre un ter avec velos et remorques :/
merci d'avance pour vos retours!
Bonjour à tous!
Je dois déménager cet été vers Montpellier avec mon fils de 7ans. J'hesite entre Montpellier et Palavas les Flots. D'origine Magrébine, palavas est-ce un bon choix pour l'école de mon fils? Ne subira t-il pas de racisme? Sinon à Montpellier quel quartier me conseillez-vous pour une bonne école?
Merci de votre aide, l'été approche et je suis perdue. Lili
Je dois déménager cet été vers Montpellier avec mon fils de 7ans. J'hesite entre Montpellier et Palavas les Flots. D'origine Magrébine, palavas est-ce un bon choix pour l'école de mon fils? Ne subira t-il pas de racisme? Sinon à Montpellier quel quartier me conseillez-vous pour une bonne école?
Merci de votre aide, l'été approche et je suis perdue. Lili
Bonjour!
En juin prochain je serais 10 a 12 jrs dans le sud de la France.
J'atterri a Marseilles et GO.....
Je passerai un 2 jrs a Marseilles et le reste a longer la coté jusqu'en Espagne en voiture .
J'aimerais savoir les endroits a ne pas rater sur ce parcours, autant resto, qu'aux attraits touristique... coin perdu, isolé , un resto perdu dans une ville ou village, un vignoble, des vues incroyables .....et surtout les spécialités culinaire d'une région en particulier.
Vous avez des idées ???😎
J'y passerai aussi surement 2 jrs a Collioure.
Merci a vous
Yves (Québec)😊








