Discussions similar to: Notre séjour Rajasthan
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Hôtels fréquentés durant notre séjour au Rajasthan
Bonjour,

Voici quelques indications concernant les hotels que nous avons fréquenté durant notre séjour.. Nous étions 4 (2 adultes et 2 enfants) et nous avions parfois une chambre pour 4 (la plupart du temps) ou 2 doubles.

DELHI : Phone : (11) 48893700, 41893800, 41698700 Cette hotel est très bien situé, très propre. Une chambre à 4 avec SDB -> 1200Rps (600 la double), un peu cher pour une chambre à 4 (normalement prix inférieur à 2 doubles) mais celle-ci était spacieuse. Les chambres coté rue sont très bruyantes. Un restaurant très fréquenté par les touristes se trouve juste en face assez bon, pas cher et pratique.-- MANDAWA : MANDAWA HAVELI C'est un très bel Haveli transformé en hotel et donc très bien rénové. Les chambres donnent (normalement) sur un superbe patio. On peut diner aux chandelles sur la terrasse. MAIS, ATTENTION, cet hotel n'est pas donné. Nous avions réservé une suite pour 4 personnes au prix de 2700Rps. C'est effectivement ce que nous avons payé pour une chambre à 4 situé dans l'annexe !! et donnant sur la rue ! Cette chambre n'avait rien d'une suite et sentait bon la grosse arnaque ! Nous avons malgré tout diné sur la terrasse car nous n'avions pas encore compris.. et franchement à part le charme des chandelles et encore, avec les groupes, difficile de se détendre donc, rien d'extraordinaire.. Nourriture très très moyenne et prix très élevé (pour le pays). Pour le petit déjeuner, idem, cher et pas grand chose. Franchement, nous voulions essayer un hotel dit "de charme", Ce fut vraiment raté. UN HOTEL A EVITER !!!!!!!-- BIKANER : HARASAR HAVELI - harasar_haveli@yahoo.com - phone 91-0151-2209891/2527318 C'est un hotel assez récent tout rose et très propre. Une chambre pour 4 simple mais spacieuse avec SDB, 900Rps. Le restaurant sur la terrasse est très agréable, chandelles, fauteuils en rotin, vue sur le fort, musiciens, ambiance très supérieur au MANDAWA, pourtant a un prix n'ayant rien a voir.-- JAISALMER : STAR HAVELI - starguesthome@yahoo.co.in - www.starguesthome.com Cette hotel tout neuf, en pierre du coin est très agréable, il est situé au pied des remparts de la forteresse. On ne peut être mieux placé pour rêvasser le soir sur la terrasse en ne se lassant pas de détailler la superbe forteresse illuminée ! On peut prendre le "breakfast sur la terrasse", il faut demander à Babou, un jeune népalais dans l'hotel. La propriétaire (je crois) est française et super sympa, elle est là, toujours présente, pour donner de bons conseils si besoin.. Ils peuvent aussi organiser des tours en chameaux dans le désert. Une chambre double toute neuve avec mur de pierre et SDB et 2 lits supplémentaires : 1250Rps Une petite remarque : La plupart de gens qui passe à JAISALMER passe une nuit dans le désert et font une balade à chameaux.. C'est ce que vous propose tous les hotels et autres. Ce qui fait que le soir, vous vous retrouvez sur les dunes a admirer un coucher de soleil parmi 3000 compatriotes, ça casse l'ambiance ! Nous, nous avons essayé de faire une simple balade à chameaux dans le désert (tôt le matin), c'était très agréable et nous étions completement seuls. Nous avons chevauché nos chameaux pendant 3 heures et avons eu mal au fesses pendant 3 jours.-- JODHPUR : RATAN VILAS - ratanvilasjdh@sify.com - info@ratanvilas.com Alors là, c'est le MUST ! une ancienne maison coloniale dans un jardin fleuri, une terrasse, un salon avec photos de la famille, un acceuil par le propriétaire et sa femme, des chambres situées autour d'une belle et spacieuse cour intérieure à colonnades, vraiment beau. Il y a également une formule de buffet pour le soir. c'est très bon, il ya beaucoup de plats indiens et le prix est raisonnable. Diner aux chandelles sous les étoiles autour de tables rondes..bien.. très bien. Nous avions une grande chambre pour 4 avec SDB et petit salon pour 1200Rps ! Vu l'endroit, vraiment abordable ! Dans l'agitation de Jodhpur, cet endroit est superbe et reposant. Pour moi, certainement le meilleur hotel de JODHPUR.-- UDAIPUR : UDAI NIWAS - info@hoteludainiwas - hoteludainiwas@yahoo.co.in Un hotel simple et très propre, nous avons pris deux chambres doubles avec SDB - 400Rps la chambre Pour le prix, c'est très correct, il a un restaurant sympa en terrasse et donc une belle belle vue.. En plus, il est hyper bien placé, juste à coté du temple, de l'embarcadère, du lake palace..-- PUSHKAR : HOTEL WHITEHOUSE Chambre pour 4 (4lits cote a cote) avec drap douteux - 750Rps. Restaurant triste en terrasse, tourista assurée.-- JAIPUR : HOTEL ARYA NIWAS - info@aryaniwas.com - Un grand hotel pas moche avec un jardin ou il fait bon siroter un truc sur des fauteuils en rotins. Les chambres sont très correctes avec SDB. Il y a un restaurant pas mal aussi. Nous avons prix deux doubles à 800 Rps chaque. C'est un très bon rapport qualité prix. Oui c'était sympa là aussi..-- AGRA : REST HOUSE HOTEL BOF - 400Rps la double - draps douteux - pourtant ça a l'air propre au premier abord et puis après avoir croiser quelques rats...

Voilà Help yourself..
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Voiture avec chauffeur au Rajasthan: hôtels?
Bonjour! J'ai une petite question technique pour ceux et celles ayant vécu l'expérience de louer une voiture privée avec chauffeur lors de leur séjour au Rajasthan...Devons-nous obligatoirement séjourner dans des hôtels pré-établis ou bien peut on choisir nos propres hôtels ?

Merci !!!
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Rajasthan 2016 pour mes 50 ans
Bonjour,

Je prépare un voyage de découverte au Rajasthan pour mars 2016 avec mon épouse pour mon anniversaire (50 ans!!!!). Mon épouse et moi sommes plutôt de grand voyageurs et avons l'habitude des périples à l'étranger avec de grands kilométrages. J'étudie différentes propositions d'agences (Voyages in India, India peacok Travel, Marco Vasco). Le cahier des charges est simple : voyage en mars 2016 avec chauffeur (probablement anglophone) d'une durée de 15 jours avec hébergement luxe (on n'a pas tous les jours 50 ans) :

J0 départ de Paris J1 Delhi J2 Delhi / Shekhawati (257 km - 4h30/5h de route) J3 Shekhwati – Kuchaman J4 Kuchaman-Khimsar J5 Khimsar-Ramdeora- Jaisalmer J6 Jaisalmer J7 Jaisalmer / Jodhpur J8 Jodhpur – Ranakpur – Udaipur J9 Udaipur J10 Udaipur – Chittorgarh – Bundi J11 Bundi – Jaipur

J12 Jaipur J13 Jaipur – Agra J14 Agra-Delhi J15 Delhi : retour vers la France

Je vous passe le contenu des visites quotidiennes et le choix des hébergements. Je voudrais savoir si ce circuit est réaliste sachant qu'au moins 3 agences m'ont proposé à peu près ce même circuit.

Qu'en pensez-vous chers voyageurs connaisseurs du Rajasthan?

Très bonne journée.

Loïc

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Hôtel de charme dans le Rajasthan
Bonjour,

Excusez moi s'il existe déjà une discussion à ce sujet sur ce forum, je suis encore débutante avec le moteur de recherches 😕

Nous sommes 2 soeurs, et nous emmenons notre mère visiter le Rajasthan au mois d'aout prochain (oui, il fera chaud !). Avez vous des adresses d'hotel de charme à nous conseiller qui accepte les chambres triples ? Nous ne cherchons pas nécessairement le luxe (on n'en a pas les moyens), mais plutôt un logement de bonne qualité (ma mère a 68 ans), tranquille, propre, et avec du charme. Il parait que dans la région, on peut dormir dans des palais de maharadjas.........

Merci d'avance infiniment pour votre aide, même si nous ne sommes pas des routardes à proprement parler 😏
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Circuit de 15 jours au Rajasthan en décembre 2015/janvier 2016
Bonjour à tous

Pour les 50 ans de ma femme, nous avons décidé de faire un circuit au Rajasthan. Nous aimerions découvrir, bien sur les principaux monuments ou sites du Rajasthan mais surtout les us et coutumes du pays, sa culture, rencontrer ses habitants. C'est pourquoi nous sommes plus adeptes d'une organisation avec un chauffeur guide que d'une organisation type circuit en autocar. Cependant, pour l'avoir fait à Bali, nous avons un obstacle, nous ne maîtrisons pas suffisamment la langue anglaise pour pouvoir échanger. Nous recherchons soit une agence locale sérieuse ayant des guides/chauffeurs maîtrisant le Français ou des guides/chauffeurs indépendant. Je mets d'abord guide avant chauffeur car nous recherchons vraiment quelqu'un capable de nous faire partager, expliquer son pays et ses sites. Pas juste un chauffeur pour nous amener d'un site à l'autre. Sinon ci-dessous une 1ère approche de notre circuit. Comme c'est notre 1ère fois en Inde, il reprend, je pense les principaux sites à ne pas manquer.

New Delhi - Neermrana - Mandawa - Bikaner - Gajner - Nagaur - Pokaran - Luni - Bhenswara - Udaipur - Ranakpur- Jodhpur - Pushkar - Jaipur - Shekhawati - Fathepur Sikri - Agra - New Delhi.

Chaque étape fait entre 150Km et 250 Km. Ce qui je pense est grandement suffisant si l'on veut prendre le temps de tout visiter.

Je continue de regarder s'il faut rester plus d'un jour sur certain site.

Donc si vous avez des remarques sur ce circuit et que vous connaissez des agences françaises ou guides locaux, je suis preneur de vos expériences et carnets d'adresses.

Yann et Valérie
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Compte-rendu d'un voyage en famille au Rajasthan en avril 2013
Nous revenons du Rajasthan enchantés. L'Inde est un pays fascinant et je rêve d'y retourner une troisième fois. Le voyage avec les enfants s'est très bien déroulé. Nous avions un chauffeur extrêmement gentil, ponctuel et prudent. Il a contribué amplement à la réussite de ce voyage. Il s'appelle Ranjeet et je le recommande chaudement. Voici le lien de son site: http://www.rajasthan2.com/rajasthan/index.html

Voici donc un compte-rendu de notre voyage en famille en avril 2013. A la fin de chaque texte je donnerai mon avis sur les hôtels, les visites et les éventuels restaurants. J'ai mis une note pour chaque hôtel:1 point pour le charme et la beauté du lieu, 1 point pour le confort (eau chaude, literie …), 1 point pour le petit-déjeuner, 1 point pour l'acceuil, 1 point pour la nuit (calme, bonne ou au contraire bruyante)

Notez que ce ne sont pas des hôtels “routards” mais en partant en avril nous avons eu droit à de bonnes réductions et à un surclassement dans la plupart des hôtels. Je conseille d'ailleurs de ne pas réserver les hôtels sauf la première nuit car comme cela, vous pouvez obtenir un bon prix (les hôtels sont quasiment vides et la compétition est rude) Nous avons trouvé qu'avril est une bonne période pour visiter le Rajasthan car: il fait très beau et chaud (35 à 38 degrés) il y a beaucoup moins de touristes et sur les sites c'est l'idéal. Mother India! Une envie obsédante de découvrir le Rajasthan me tenaillait depuis quelques années. Les noms de Jaipur, Jodhpur, Udaipur, Jaisalmer et Samode me transportaient déjà avant même d'y mettre les pieds. Nous avons sillonné le Rajasthan pendant quinze jours en avril 2013 et je dois dire que le Rajasthan ne m'a pas déçue, au contraire, il m'a fascinée. Voici mon modeste carnet de route au pays de Gandhi.

dimanche 14 avril 2013

L'avion se pose sur le tarmac, il est minuit passé. Il fait encore chaud. Nous rencontrons Ranjeet qui sera notre chauffeur pendant quinze jours. Je le reconnais tout de suite: coiffé d'un turban blanc et arborant une barbe noire touffue, il tient à la main une pancarte avec mon nom dessus. Je lui fais signe et il vient à notre rencontre un large sourire aux lèvres. L'hôtel est à quinze minutes en voiture de l'aéroport. La chambre et la salle de bains sont vieillotes mais propres. Les enfants et Simon ne tardent pas à s'endormir. En dépit du ronronnement de la climatisation, je finis moi aussi par tomber dans les bras de Morphée. Après une bonne douche chaude et le petit-déjeuner, nous quittons l'hôtel. Ranjeet nous amène aujourd'hui à Agra, première étape de notre périple. Le spectacle de la route est intense: les motos pétaradent, les camions bariolés à l'arrière desquels on peut lire “Blow Horn” agitent leur klaxon, les bus déglingués brimballent, des hommes à vélo tirent des cargaisons énormes, des fourgonnettes transportent des femmes drapées dans leurs saris colorés, des voitures remontent à contre-voie. Sur le bord des routes, des indiens marchent, discutent, traversent au péril de leur vie, des enfants jouent dans la terre, des femmes portent de gros fagots sur leur tête, des hommes sont assoupis dans leur charrette à l'ombre d'un arbre, des vaches mâchent du plastique sur des tas de détritus. Quand nous traversons un village, l'activité se fait plus dense encore. Où que l'on soit, dans un village, en ville ou dans la campagne, la foule est partout et le bruit est omniprésent. Au bord des routes, des galettes aplaties de bouse de vache sèchent au soleil sur le sol. Nous voyons même des tas de galettes empilées formant des petites maisons à l'intérieur desquelles sèchent d'autres galettes de bouse. Elles seront utilisées à fertiliser les sols, à protéger les semences des champignons, des oiseaux et des rats, à chauffer, à tapisser les murs des maisons en terre pour isoler du froid en hiver et de la chaleur en été. La bouse de vache est donc très importante! Nous sommes maintenant à l'arrêt, un homme s'approche de la voiture, il tient en laisse deux singes qu'il fait monter sur le capot. Il s'écrie alors “ Photo, photo!”. Plus loin, deux jeunes hommes accablés par la chaleur et avachis par terre tiennent une corde au bout de laquelle sautille un singe. Ils l'ont affublé d'une robe et lui ont mis du rouge à lèvres. Elisa ne peut retenir ses larmes à la vue de l'animal qui, tel un pantin se dégingande pour attrouper les passants. Ranjeet arrive tant bien que mal à s'extirper de ce tohu-bohu et zigzague jusqu'à Agra. Nous arrivons cinq heures plus tard, juste à temps pour aller visiter le fort rouge. C'est le palais des empereurs moghols construit au milieu du seizième siècle. L'empereur Akbar fit édifier la forteresse en grès rouge en 1565. Les palais que l'on voit datent de l'époque de Shah Jahan (celui qui fit édifier le Taj Mahal) La balade dans ce fort est un moment de répit après le tumulte de la rue. Des petits perroquets verts se posent sur les balcons ajourés des palais de marbre et de petits écureuils courent dans les jardins. Le Taj Mahal se profile à l'horizon. Demain nous lui rendrons visite.

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx Hôtels: Ashok Country Resort (Delhi): l'avantage est sa situation (15 minutes de l'aéroport). Chambre et salle de bains vieillotes mais eau chaude. Petit-déjeuner ok mais pas extraordinaire. Accueil correct. 2.5/5 Trident Hotel (Agra): excellent confort, accueil avenant, excellent buffet et petit-déjeuner. Parfait 5/5Visites: Fort rouge d'Agra: 🙂🙂🙂
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Rajasthan seule avec mes deux jeunes adolescents (12 et 15 ans): transport et guest houses?
Bonjour à tous,

Je souhaite peaufiner le voyage de 15 jours que j'organise avec mes 2 garçons (12 et 15 ans) pour février 2012 et j'ai besoin de votre aide.

Après avoir fait Delhi-Jaisalmer-Jodhpur en train, je voudrais que l'on puisse me conseiller un chauffeur "prudent" et sympathique pour nous emmener de Jodhpur à Udaïpur, Shahpura, Ranthambore et Agra, avant de repartir sur Delhi.

Ce serait formidable s'il pouvait aussi nous parler de la vie quotidienne en Inde du nord, nous montrer peut-être des coins moins touristiques que prévu ou me conseiller des guest houses propres où l'on puisse avoir des contacts avec les habitants. Je voudrais montrer à mes garçons une manière humainement riche de voyager. Ambitieux me direz-vous ? Oui, mais j'y crois !

Merci d'avance de vos conseils.
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Cherche agence pour un circuit de dix-huit jours au Rajasthan (Inde du Nord)
Bonjour, Nous sommes un couple désirant faire un circuit organisé avec chauffeur et hôtel compris dans le Rajasthan pour une durée de 18 jours environ et ceci pour le mois de novembre 2010. Nous aimerions avoir des références sur l'agence (www.rajasthanvoyage-inde.com) est-ce quelqu'un a déjà voyagé avec cette agence. En vous remerciant infiniment pour vos précieux conseils
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Quinze jours reposants au Rajasthan
Bonjour à tous,

Je suis bien désolée de commencer un ènieme sujet sur "15 jours au rajasthan"... Mais j'épluche les sujets de VF depuis maintenant une semaine et des questions restent en suspens (chacun a son propre itinéraire...) Mes parents et mon frère viennent me rejoindre à delhi à noël (je suis en stage), et nous rêvons de ce voyage depuis si longtemps que j'esaie de faire de mon mieux pour organiser un séjour idyllique !

Période : 15 jours, arrivée à Delhi le 18 décembre au soir, départ de Delhi le 3 janvier au matin. Voiture et chauffeur : chauffeur recommandé par Barbara et Channi, prix : 620 euros pour une toyota qualis Villes incontournables : Taj Mahal - Jaipur - Udaipur - Jodhpur - Jaisalmer. Nous voulons profiter au maximum de chaque ville, et donc ne pas visiter plus de 7 villes grand maximum.

Mes questions :

1/ Comment accéder à jaisalmer sans les étapes bikaner/mandawa (train de nuit pour delhi exclu) Les havelis sont apparemment en bien mauvais état, et souhaitant un minimum d'étapes nous aimerions zapper ces villes...

2/ Dans quel sens faire la boucle ? Finir par le Taj semble être une préférence des forumeurs, mais en même temps je ne sais pas si commencer par jaisalmer est une bonne chose. Idéalement j'aurais aimé alterner ville très touristiques et endroits plus calmes : Jaipur - Udaipur (calme) - Jodhpur - Jaisalmer (calme) - Agra. Bien sur pas très pratique ! Autre possibilité : prendre un vol interne (mais compliqué avec le chauffeur !)

3/ Quelle ville/village "hors des sentiers battus" ? Une halte agréable, sans trop de touristes ? Exemple : connaissez vous des lieux pour visiter des ateliers d'artisanat, petits villages dans la campagne, etc... Une petite parenthèse plus authentique, en somme.

Vos avis sur les hôtels :

Budget: 6000 roupies maximum pour 4 par nuit, exceptionnellement un peu plus pour un hôtel d'exception. Critères: hôtels de charme, décorés avec raffinement (pas de déco trop chargée !), couleurs. Ce style de chambres : http://www.hotelsrajasthan.net/udaipurhotels/kankarwahaveli.html / http://www.rohetgarh.com/accomodation.htm

- Jaipur : Barwara Kothi / Dera Rawatsar / Alsisar Haveli /Shahpura House - Udaipur : Jagat Niwas Palace / Lake View Villa / Kankarwa Haveli - Jodhpur : Rohet Garh / Karni Bhawan / Haveli Inn Pal - Jaisalmer : Hotel Victoria / Monsoon Palace (Fifu et Jasmine Haveli) / Shahi Palace / Nachana Haveli

Autre possibilité : Mirvana Nature Resort http://www.mirvananatureresort.com/ (Sodakore, à une heure de Jaisalmer, pourrait être une halte agréable). Nous pouvons nous rendre dans une petite ville si un hôtel vaut vraiment le coup avec ces activités proposées etc.

Voili voilou, je suis preneuse de tous les bons plans (resto, hotels, petits arrets sur la route) Je suis une fidèle de VF et j'espère qu'une fois encore grace à vos conseils avisés je vais pouvoir parfaire mon voyage !!

Merci beaucoup, Yamini
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Trop ou pas assez... combien donner à un chauffeur comme pourboire au Rajasthan?
Hello!

Quelles sont vos expériences?

Nous prenons un chauffeur pour 19 jours pour un tour du Rajasthan via une agence de Delhi.

Combien avez-vous donné à votre chauffeur pour un séjour équivalent? Sur quoi vous êtes-vous basés ? Le chauffeur était-il satisfait?

Les posts déjà lus sur le sujet laissent entendre que les pourboires (qu'on croyait généreux) peuvent être mal accueillis par certains chauffeurs qui trouvent que ça aurait pu être mieux... Nous voulons donner de quoi lui faire plaisir, avec un tarif généreux, mais pas démesuré!

Vos conseils!!! merci 😏

Dominique
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Deux semaines (trop courtes) au Kerala
Je prends (enfin !) le temps de faire un retour sur notre voyage au Kerala. Quelques renseignements pratiques, mais surtout quelques impressions qui seront peut-être utiles… ou feront rêver.

Le contexte : je suis partie du 4 au 19 avril dernier, avec mes deux enfants de 12 et 15 ans. Un second voyage en Inde pour eux, après un séjour un Rajasthan, et un troisième pour moi, le Kerala ayant été précédé quelques mois plus tôt par le Tamil Nadu. Deux semaines, bien sûr, c’est trop court et hyper frustrant, d’autant plus que moi, je me sens plutôt bien en Inde. Mais il faut faire avec, ce qui nous a amené à privilégier quelques « stops » parmi les plus faciles d’accès. A une prochaine fois donc le nord et le theyyatam, les coins reculés de Wayanad, Kannnur et ses plages… Pas question non plus de se serrer la ceinture à outrance : les économies on en a fait un maximum avant, on va privilégier le plaisir (quoique, bien entendu, plaisir ne rime souvent pas avec luxe). E puis aussi, si vous voulez comprendre un peu nos choix, disons que la mère est partie littéralement crevée. Alors, pas question de s’épuiser inutilement.

Nos stops (avec en gras les endroits où nous avons passé la nuit) : Cochin - Thattekad – Marayoor – Chinnar – Munnar – Varkala – Allepey - Aranmula – Ettumanur – Thattekad.

En bref : un très beau voyage, où le contact avec la nature et la « ruralité » nous ont le plus apporté. La montagne, la mer, les backwaters, les petites villes… le Kerala nous a offert une belle diversité. Si c’était à refaire, je planifierais autrement les choses pour éviter les longs déplacements que j’avais choisi d’effectuer, pour voir autrement la campagne, en voiture. A noter que les chambres sont pour 3 personnes .

Ca commence comme ça…

5 et 6 avril - Cochin : après une escale à l’aéroport/centre commercial de Dubaï (c’est dingue : à deux heures du mat, une véritable atmosphère de grand magasin à la veille de veille de Noël!) le choc : il fait chaud ! C’est humide ! Pas facile tout ça après un vol où personne n’a pu fermer l’œil. Et pas neutre non plus quant à l’image que je garde de Cochin : j’ai l’impression de revoir les petites rues tellement calmes de Fort Cochin comme dans une sorte de brouillard. Je ne connaissais pas cette Inde là : des arbres partout, des rues quasi désertes (évidemment, on n’est pas en haute saison touristique et les Indiens ne sont pas cons, ils ne sont pas dehors à cette heure là !). Je n’entends même pas de klaxon ! Etrange.

Après une journée à flâner et une petite sieste, on se traîne jusqu’au premier resto : Addy’s. Le poisson cuit dans une feuille de bananier se laisse manger mais les accompagnements (trois ( !) frites et du concombre) sont ridicules et le curry de légumes de ma fille « not too spicy, please » est carrément insipide, alors que la facture, elle, est plutôt salée. Leçon no.1 : se fier à son intuition ! On va finir la soirée sur une terrasse qui ne paie pas de mine et où les enfants engloutissent quelques pakoras. Un aigle, à l’aigle brisée, vient animer notre soirée et on rigole bien avec le serveur. Ca y est, j’ai l’impression que le voyage commence. De retour à notre pension (Henri’s Anchorage : 800 rps…) la proprio nous attend avec quelques tranches de gâteau (une spécialité des chrétiens du Kerala) et du vin (sans alcool), le tout « fait maison » et agrémenté d’un gentil « happy birthday ». Eh oui, mon « pauvre » fils n’avait pas pu fêter son anniversaire comme il se doit, puisque nous sommes partis en voyage ce jour-là (le pauvre…). La gentille dame de la pension n’avait pas l’esprit ailleurs lorsqu’elle a rempli nos fiches ! Une « maison », vous le constatez, au service très attentionné.

Le lendemain nous consacrons la journée aux quelques visites « classiques » de Cochin. Matttanchery semble être un endroit vraiment sympa et vivant. Ca me fait un peu penser à une ville… à la campagne. Malheureusement, c’est dimanche. La majorité des petits commerces sont fermés et les autres, près de la synagogue, regorgent d’objets « que pour nous les touristes ». Un peu décevant. C’est le soir que nous avons le sentiment de « toucher » vraiment à la vie de cette ville, en bord de mer, alors que les Indiens prennent le frais au coucher du soleil. C’est magique : j’avais oublié comment est belle la foule en Inde, éclatante de couleurs. J’allais oublier : il y a aussi les fameux filets chinois ! Ils sont beaux, c’est vrai (comme sur les photos…) mais moi c’est la foule bigarrée qui retient mon attention. Les enfants vont et viennent, je les vois faire la queue pour s’acheter une glace qu’ils devront lécher bien rapidement : le soleil a peut-être disparu à l’horizon mais il fait encore très chaud.

Le soir, un dîner fabuleux au Fort House. Eh oui, c’est probablement un ghetto à touristes. Eh oui, c’est plutôt cher. Mais les plats de poisson sont d’une finesse que je n’ai retrouvée nulle part ailleurs (il ne faut pas non plus oublier une excellente salade de mangues, presque aussi bonne que celles que je cuisine à la maison…) et le fait de manger les pieds quasi dans l’eau est tellement reposant. Le Seagull à côté est, paraît-il, plutôt bien : il est en tout cas très fréquenté, et très bruyant…

Au final, nous ne garderons pas un souvenir impérissable de Cochin. Mais soyons honnête, ce n’est pas la faute à Cochin. Nous étions tout simplement trop fatigués pour vraiment l’apprécier et dimanche n’était pas l’idéal pour découvrir la ville. Mais pour qui sait sortir du quartier le plus touristique de Fort Cochin, l’endroit recèle certainement de jolies découvertes, avec la possibilité d’une plongée si besoin tout en douceur au Kerala. Next time.

7 au 10 avril – Thattekad, Marayoor et Chinnar : j’avais, avant notre départ, réservé un trek de 2 jours et demi dans le parc de Chinnar. Une décision que j’avais remise en question jusqu’à la dernière minute. L’organisation, la planification, ça ne correspond pas à mon idée des vacances. Mais bon, ayons l’esprit ouvert. En fait, ce furent parmi les plus beaux moments de notre séjour. Et je ne regrette pas du tout ce « luxe » que nous nous sommes payés (Wild Kerala Tour, 5500 rps par personne tout compris).

Nous nous rendons tout d’abord jusqu’au parc ornithologique de Thattekad où nous attend Vinod, notre guide pour les prochains jours. En taxi, pas le choix : on a avec nous plus de 30 kg de vêtements que nous comptons amener à Munnar (disons que nos vêtement ne sont pas très adaptés à un climat tropical…). A Thattekad, nous plongeons pour la première fois dans la forêt. Les bruits des animaux, leurs traces, les drôles d’insectes et les papillons, le goût des plantes et des fruits qui s’offrent à nous… On est bien. Vinod est charmant. Les prochains jours s’annoncent bien… même si notre ballade a pris fin dans un bain de sang. Enfin, pour mon fils, courageuse victime d’une « attaque» sournoise de sangsue! Mais on connaît maintenant la conjuration : une petite pincée de sel et ça y est, il n’y a plus qu’à ne pas trop se tacher.

Ensuite, c’est reparti pour la montée vers Munnar. Une véritable révélation : comme c’est vert! Un vrai paradis végétal. J’ai l’impression que nous sommes des nains de jardin en balade chez Truffaut... J’ai plusieurs de ces plantes chez moi, mais si petites, si maladives (bon, je l’avoue, je n’ai pas le pouce vert). C’est une révélation aussi que toutes ces maisons immenses et luxueuses qui jalonnent la route. L’Inde est en plein boom économique et, ici, ça se voit !

A Munnar, après nous être délesté de nos bagages pour ne garder que l’essentiel, nous prenons le bus, direction Marayoor. Les plantations de thé sont… comme sur les photos (!), mais là je les découvre sous la pluie. Une pluie qui nous oblige à fermer les « stores » du bus ce qui, du coup, nous donne plus l’impression d’être dans un manège de fête foraine que dans un bus (comme si on volait… tout en prenant parfois de sacrés coups. Un peu, pour ceux qui connaissent, comme le « Chatbus » de mon Voisin Totoro… mais en plus violent.). Il faut dire que l’on est tout à l’arrière, moi et Vinod. Quant aux enfants, à qui nous avons trouvé une place vers l’avant… ils dorment !

A Marayoor nous prenons une chambre à l’entrée de la ville au Marayoor Tourist Home (300 rps, basic mais correct). Les chambres sont disposées autour d’une cour en gravillon en contrebas de la route. On dirait presque un motel américain.

La ville semble se résumer à la rue où nous faisons nos courses pour les deux prochains jours. Il n’y a rien à voir et pourtant je m’y attarderais bien. Quelques étals, un bon chaï, la campagne tout autour, des fleurs qui poussent dans les ravines au bord de la route (je vois parfois les mêmes, dans les vitrines des fleuristes « de luxe » parisiens)… Mon fils mitraille avec son appareil photo un épouvantail accroché à un bâtiment en construction. C’est vrai qu’à la nuit tombée, l’impression est saisissante. On croirait un décor digne d’Halloween. Je suis toute fière de pouvoir expliquer aux enfants qu’il s’agit d’une pratique visant à protéger les immeubles en construction des mauvais esprits… J’en avais aperçu plusieurs quelques mois auparavant dans la campagne autour de Mammalipuram.

La nuit est… noire. Je m’aperçois que l’électricité, à Marayoor, c’est quelque chose qui va et qui vient… Et bien sûr, j’ai oublié nos torches, alors que le plus souvent je les traîne quasi pour rien. C’aurait été tellement plus pratique que ces petites bougies avec lesquelles je dois me battre pour qu’elles tiennent à peu près droites ! Le lendemain, nous parcourons en rickshaw les 12 kms qui nous séparent de l’entrée du parc. La végétation change très rapidement. Ici, tout est beaucoup plus sec et la forêt beaucoup plus clairsemée. La vue porte loin et, quelle vue.

La marche est rude au soleil et les montées n’en sont que plus pénibles mais nous n’avons surtout pas à nous plaindre : 4 hommes de la tribu locale des Pulaya portent tout ce dont nous aurons besoin jusqu’à la petite hutte de terre où nous passerons la nuit, au sommet d’une falaise. Et là, un vrai coup de foudre. Quand je ferme les yeux, je revois cette immense plaine à nos pieds et les montagnes qui se détachent sur l’horizon. J’entends le barrissement des éléphants, le croassement des grenouilles, les cris des singes, les oiseaux… Je salive en repensant à ces savoureux repas qui ont été cuisinés pour nous… Nous partons traquer les animaux que nos guides ont repérés. La nuit tombe, l’orage gronde sur le Tamil Nadu qui s’étend devant nous. Un bonheur… mais pas partagé par tous : selon les enfants, ça grouille de bêtes dans la hutte ! Mais bon, moi je suis myope comme une taupe… c’est pratique parfois…

Le lendemain, nous repassons par le « checkpoint » (où nous ferons un arrêt malheureusement trop long) avant de suivre le cours d’une rivière jusqu’à notre second hébergement. Je me croirais dans le Livre de la Jungle… On fait une trempette, observés par une foule de singes Langur et… par un gros sanglier pas vraiment sympathique. Vinod, notre guide, nous « abandonne », juste avant la nuit, entre les mains de gardes du parc que nous ne connaissons pas et qui parlent très peu anglais (le règlement !!! Ca, c’est à revoir.) Mais bon, comme nous sommes fatigués nous nous couchons peu de temps après la tombée de la nuit.

Réveil avec le lever du jour. Ce sont nos derniers moments à Chinnar. Nous reprenons la route vers le checkpoint où nous retrouverons Vinod avant de sauter dans un bus pour Munnar. La route cette fois-ci se fera sous le soleil… avec en fond sonore un film d’aventure tamoul.

10 et 11 avril – Munnar : Vinod reste à Munnar avec nous jusqu’en fin d’après-midi. Nous accompagnons Nohan, un élu local et aussi proprio d’une agence de « tourisme d’aventure » à Munnar (Trackfinder, 09447266632), dans un centre social où sont pris en charge les enfants des familles parmi les plus pauvres de la ville. Je me sens un peu bête parmi tous ces enfants : en général, nos « dons » sont un peu plus anonymes. Mais j’avais bien visé : les vêtements chauds semblent vraiment beaucoup leur plaire…

Nous optons pour un homestay à proximité du centre social (Theresian Homesaty, 700 rps). La chambre est vaste et très propre, l’endroit très calme, en retrait de la route principale, tout en étant proche du centre. Mais la vue est quelconque : on n’aperçoit même pas les plantations de thé. Et la proprio est assez… distante (le manque de chaleur de l’endroit sera toutefois compensé par les bains de vapeur du centre de massage Marayu qui se trouve à proximité et où nous nous ferons tous massés le soir venu. C’est qu’il fait quasi froid à Munnar !).

En fin d’après-midi, nous allons tous nous éclater à la Munnar Mella, tout à la fois foire et fête foraine. Les stands nous donnent à voir tout ce que nous n’avions jamais demandé à voir en venant à Munnar : ustensiles de cuisine indispensables à la bonne ménagère, outils de jardinage, pubs pour les projets de développement de la région, techniques d’insémination des vaches et fœtus de veau dans le formol, programmes des cours de l’école d’hôtellerie… Côté fête foraine… alors là, j’ai carrément l’impression de faire partie d’un tableau surréaliste. La foule se presse sur un terrain boueux où sont installés des manèges qui ne sont ni plus ni moins que ceux que j’ai connu enfant… mais dans un état que probablement même mes parents n’ont pas connu ! Il y a la rouille, bien sûr, qui vient un peu atténuer le débordement des couleurs, mais il y a surtout des mécanismes euh… que je ne sais trop comment qualifier (mais ça fait peur !), des moteurs qui crachent, des grincements, de la fumée noire qui tout à coup s’échappe de dessous un manège… Mon fils nous regarde horrifié, moi et ma fille, faire un tour de grande roue (la vue est si belle…), puis un autre dans ces espèces tasses qui tournent (j’ai mal au cœur…). C’est une folie, je le concède. Jamais, même en France, je ne fais confiance à ce type d installations. Quand on parle des Fous de l’Inde… Ici, ce serait plus « Fous en Inde… ». Disons simplement que le risque n’était probablement pas plus grand que celui que l’on court quotidiennement sur les routes indiennes (rationalisation de mon inconscience que tout cela. Bon, je ne recommencerai plus).

Il y avait aussi, tout au bout du terrain où se dressaient les manèges, une étrange installation. Imaginez une structure circulaire en bois surmontée d’un chapiteau, au sommet de laquelle il est possible de monter par des escaliers en métal rouillé. Des spectateurs sont agglutinés tout autour de la structure (un tube évasé surmonté d’une toile), sur des estrades métalliques. Ma curiosité est piquée : nous payons nos 10rps et commençons l’ascension de la structure lorsque, tout à coup, un vacarme épouvantable accompagné de terribles vibrations nous prend aux tripes. Arrivée en haut, je réussi à me faire une petite place entre deux spectateurs (j’ai le cœur qui cogne !) et ce que je vois me semble sorti tout droit de l’enfer. Des motos tournent à une vitesse folle, engagées sur les murs quasi verticaux de la structure de bois. Elles ne sont qu’à quelques centimètres les unes des autres. Leurs pilotes, hommes et femmes, se lèvent sur leurs sièges, se donnent la main tout en tournant, se croisent… C’est ensuite au tour d’une voiture de s’engager sur le mur, au milieu des motos! Son conducteur se hisse par la fenêtre ouverte, ne tenant le volant que d’une seule main. Le niveau de décibel est ahurissant, les vapeurs d’essence donnent la nausée. Je redescends, dégoûtée. Ce n’est pas mon premier voyage en Inde. J’ai vu la misère, la pauvreté. Mais là, je ne sais pas pourquoi, je suis sonnée. Payer pour voir des humains prendre de tels risques et vivre dans de telles conditions, y prendre plaisir… Ca me fait froid dans le dos. Même si, je l’admets, c’est loin d’être une particularité indienne.

Et puis il y a aussi ce spectacle de chiens savants qui rend tristes les enfants… Nous sommes les seuls à ne pas rire. Il est temps de rentrer.

Le lendemain, nous louons une jeep pour nous balader aux alentours de Munnar. Le petit déjeuner dans une échoppe au bord d’un lac de barrage est mémorable : vue splendide, chaï réconfortant et leçon « en live » de confection de parathas que nous dévorons par la suite accompagnés de sambar, le tout pour un gros total de 30 rps pour nous trois. Miam. Ensuite ? Eh bien, c’est avec plaisir que nous succombons à l’ « attrape-touristes » classique : la balade à dos d’éléphant, avec photo finale de l’éléphant caparaçonné et de sa « noble » monture protégée par une ombrelle… Plus kitsch, tu meurs, mais quelle rigolade. Et de voir tous ces touristes Indiens qui eux aussi se prêtent au jeu… c’est pas mal. Et disons, à notre décharge, que le lieu aurait pu être plus mal choisi : admirer du haut d’un éléphant un magnifique paysage de lac de montagne, on peut faire pire.

Nous continuons notre route jusqu’à Top Station. La route est grandiose mais, je ne sais si c’est en raison du brouillard, je ne vois pas trop l’intérêt à être venue jusqu’ici. Nous achetons des fruits de la passion et des « tree tomatoes » (une découverte pour moi) à une petite échoppe au bord de la route. Et ça, c’est un souvenir mémorable…

Retour à Munnar et déjeuner au Saravan Bhavan. Ca ne désemplit pas. Les places, aussitôt libérées, sont prises d’assaut aussi bien par des touristes indiens que par des locaux. Les feuilles de bananier sont vite jetées sur les tables et les serveurs se pressent pour nous servir et nous resservir d’une variété impressionnante de plats. Ambiance cafétéria, bruyante, conviviale. Les conversations vont bon train : un jeune couple de Bangalore, tout excité à l’idée de se retrouver le lendemain sur un houseboat, nous fait part de ses impressions de voyage, un marchand de montres nous évoque la situation économique de la ville… Les enfants s’empiffrent, surtout de riz. Pour le reste, il semble y avoir overdose. Dommage. Nous avions opté pour la « totale », à 45 rps ! Je n’avais pas remarqué que nous aurions pu faire beaucoup plus modeste…

L’après-midi, nous décidons de flâner dans les collines environnantes. C’est bon de marcher, au soleil, sans être écrasé par la chaleur. Afin de pousser un peu plus loin, nous arrêtons au hasard un conducteur de rickshaw qui se révélera tout simplement formidable. Comme on accroche bien, on décide de faire un bout de chemin avec lui. Bien sûr, il connaît plein de choses sur la culture du thé. Mais il se révèle surtout un guide plein d’entrain et d’humour qui fait connaître aux enfants aussi bien le secret des sifflets confectionnés avec les feuilles de thé que celui de ces feuilles que l’on déchire et sur lesquelles on souffle pour faire des bulles de savon (bon, pas de savon, bien sûr, mais c’est tout comme). Et on découvre, encore, un grand nombre de végétaux comestibles. On mange toutes sortes de graines, de fruits, mais le plus drôle ce sont ces petites plantes dont on écrase la tige pour en boire la sève et dont on mange ensuite la feuille. On a l’impression de brouter ! Dommage que nous n’ayons pas rencontré plus tôt Rajamani (09495187552). Ce sont souvent des rencontres comme celle-là qui nous font apprécier autrement un endroit.

Le soir venu, la question du « et maintenant, où va-t-on ? » est posée. Et là, rien d’évident. J’avais envisagé de descendre en bus jusqu’à Kottayam pour ensuite prendre le ferry jusqu’à Allepey. Mais face à l’éventualité de nous retrouver dans la chaleur écrasante des plaines (ce qui ne rend pas particulièrement de bonne humeur les enfants) et à la hâte qu’a ma fille de se baigner dans la mer, je décide de mettre tout de suite le cap sur Varkala. Une fausse bonne idée. Coûteuse (3500 rps de taxi) mais surtout épuisante et décevante. Quand nous optons pour un taxi, c’est le plus souvent pour pouvoir profiter de ce qu’il y a entre notre point de départ et notre point d’arrivée. Mais là, ce sera plutôt un chemin de croix…

12 et 13 avril – Varkala : Départ de Munnar à 7h00. Après un arrêt petit déjeuner vers 10h30 et la visite d’une plantation d’épices, nous atteignons en fin de matinée les abords d’Ernakulam. J’aurais préféré passer par la route de Kottayam, mais je me rends compte, trop tard, que Seluam a mis le cap sur le NH47 qui longe du nord au sud le Kerala. L’autre route serait beaucoup beaucoup trop dangereuse (sic). Nous ne percevons évidemment de la voiture que les aspects peu engageants de la ville –les bouchons, les grandes artères- et ses abords, comme presque tous les abords de ville, affreux et congestionnés. L’usage assez inusité que font les Indiens du klaxon n’est évidemment pas une découverte mais ce qui l’est, en revanche, c’est l’usage immodéré qu’en fait Seluam. Il a littéralement la main appuyée en continue sur le klaxon ! J’ai chaud. J’ai la tête qui menace d’éclater. Je ne vois rien des villes que l’on se presse de traverser et de la campagne environnante. Et, le clou de la journée, je m’aperçois trop tard que Seluam ne s’est pas arrêté à Kayamkulam pour que nous puissions faire la visite du Krishnapuram Palace où je lui avais pourtant demandé un peu plus tôt de nous arrêter. Grrrr.

Nous atteignons Varkala aux alentours de 16h30 et là, consternation : ça n’a absolument rien à voir avec l’image que je m’en étais faite. Evidemment, nous sommes tous crevés. Evidemment, une station balnéaire découverte sous la pluie ne se présente probablement pas sous son meilleur jour. Mais je suis sidérée devant tous ces panneaux accrochés aux arbres, aux clôtures, et qui à chaque intersection nous vantent les mérites ou nous incitent à visiter guesthouses, hôtels, salons de massage, agences de voyage, restos… Notre chauffeur est de mauvais poil, comme nous (ça se comprend, et lui il se tapera le chemin du retour). Je lui propose de nous laisser là, tout simplement, on se débrouillera bien, mais il refuse. Il me propose quelques guesthouse sur la Northcliff, un autre quasi sur la piste de l’héliport ( !) mais il est hors de question que nous louions une chambre derrière un barrage de commerces où se pressent toute la journée une foule de touristes. (Bon, je suis de mauvais poil, vous l’aurez compris). Tant qu’à être venue jusqu’ici, je veux la mer, tout près, et le calme (je crois que si je m’écoutais, je taperais du pied, comme une enfant, ou je m’effondrerais en sanglots. Mais bon, des enfants, il y en a déjà deux dans la voiture). J’essaie désespérément de nous faire conduire plus au nord, vers Odayam ou Edava, mais personne ne semble connaître, ni mon chauffeur ni tous ceux que je croise et à qui je demande des infos. Put… ! C’est une conspiration ou quoi.

Je finis quand même par me faire amener un peu plus au nord et je m’arrête au Wood House Cottage (1000 rps). Les constructions en continue ont pris fin. On se retrouve tout au bout de la Northcliff, juste à l’endroit où cette dernière redescends vers la mer. Un cottage est libre, le premier, tout au bord de la mer. C’est loin de correspondre à mon rêve mais bon, on s’arrêtera là. Adieu Seluam. Mauvaise pioche. Ca arrive.

Au final, nous ne regretterons pas le choix du Wood House. Le cottage est coquet et propre et, assis sur notre balcon, nous avons une vue magnifique sur la mer et la côte qui se prolonge vers le nord. La nuit, nous nous endormons avec le bruit des vagues qui se brisent sur les rochers en contrebas. Le lendemain matin, je découvre lors d’une longue balade vers le nord les sites d’Odayam et d’Edeva où je souhaitais m’installer à l’origine. C’est très calme, mais loin d’être désert. Les pêcheurs qui reviennent de leur nuit en mer remontent leurs filets. Je croise aussi des femmes, des enfants. Ca et là, je note la présence de quelques structures touristiques qui, en cette fin de saison, sont totalement vides. Pour un séjour prolongé, nul doute que c’est ici que j’aurais aimé m’installer. Mais pour quelques jours, en définitive, mieux vaut être près de « l’action » d’autant plus que les transports vers la plage de Varkala semblent quasi inexistants, du moins en cette saison, et que je n’ai toujours pas acheté de lampe torche, essentielle pour se déplacer une fois la nuit tombée. Je n’apprécie pas trop la grande plage de Varkala. Mais la petite plage de sable noir qui se situe à un jet de pierre de notre cottage est formidable. On y passe des heures dans l’eau… aussi chaude que celle d’une baignoire. Le soir, on flâne de ci de là, on se mange un poisson et on se retrouve, comme tant de monde, au Funky Art Cafe. C’est vraiment l’endroit « in » du moment, et ça se comprend. Nous aurons droit, les deux soirs que nous y passerons, à un concert de musique classique indienne. Car il ne faudrait pas l’oublier : on est en Inde !!! Et, qui plus est, au Kerala ! Les nombreuses boutiques tenues par des Cachemiris et des Tibétains pourraient nous amener à en douter…

Varkala… Décidément, si on considère que c’est encore une petite station, je préfère ne pas voir ce que doit être Kovalam. Disons que ça m’a un peu rappelé l’atmosphère un peu « baba » de certains coins de la Thaïlande il y a 20 ans, mais en beaucoup beaucoup plus développé (mes coins de prédilection, à l’époque, n’avaient même pas l’électricité). Ce n’est pas désagréable, d’autant qu’on peut se sauver assez facilement de la horde de touristes en cette saison. Mais ce n’est pas mon truc.

14 au 16 avril – Allepey : Le 14, nous prenons un train en fin de matinée pour Allepey, ce qui nous laisse suffisamment de temps pour faire trempette. Malheureusement, nous sommes expulsés de « notre »( !) plage par des pêcheurs qui remontent leur filet.

Pour un trajet aussi court, pas besoin de réservation. Nous prenons des places en sleeper (71rps). Le trajet est vraiment sympa. Il y a beaucoup de mouvements, les jeunes vont et viennent et les conversations vont bon train. Je déplie ma carte, sors mes guides, et tout le monde y va de son conseil pour que nous profitions au mieux de nos derniers jours de voyage. Il fait chaud mais les fenêtres ouvertes laissent passer suffisamment d’air et, surtout, elles permettent une première découverte des backwaters. Et ce qui est loin d’être négligeable, le train permet de se déplacer sans entendre le sempiternel bruit des klaxons. Ouf…

Arrivés à Allepey, nous sautons sur le quai de la gare et, là, je me fais avoir comme une « bleue ». La honte. Suite aux conseils de Stalingrad, forumiste grand spécialiste du Kerala et amoureux d’Allepey, j’étais entrée en contact avec Shameer, un chauffeur de taxi de ses amis. Celui-ci devait m’attendre à la gare d’où nous avions prévu trouver un hébergement et nous entendre sur un futur trajet dans la campagne, nous amenant d’Allepey à Thattekad.

Donc, pour faire court, il y avait bien quelqu’un à la gare qui m’attendait avec un grand sourire, mais ce n’était pas Shameer… en dépit de ce qu’il avait affirmé au départ (enfin, SHameer devait être là, mais un peu plus discret que l'autre chauffeur qui m'a bien eu). J’ai été un peu longue à la détente, j’aurais pourtant dû percuter en voyant le Jésus qui ornait le tableau de bord. Et le comportement du monsieur me semblait assez peu correspondre à ce que nos coups de fil m’avaient fait imaginer… Enfin, tout est bien qui finit bien. Shameer nous a retrouvés. On ne m’y reprendra plus.

J’avais envie, à Allepey, de m’installer hors de la ville, au bord de l’eau. Histoire de profiter du lieu, dans le calme. Nous tentons notre chance au Palm Grove Resort où nous nous installons dans un petit cottage avec une très chouette salle de bain en plein air. Quel plaisir de prendre sa douche sous les arbres, au milieu des plantes qui poussent partout ! Le cottage sera notre hébergement le plus cher de ce voyage (1250 rps) mais nous ne le regretterons pas. Nous sommes tout au bord de l’eau, loin de la route principale. Il y a une salle à manger en plein air où j’aurai de longues conversations avec Joseph, un jeune homme qui fait là son stage dans le cadre de sa formation en hôtellerie (un superbe cuisinier). Et il y a aussi des hamacs où les enfants passeront beaucoup de temps. De là, le spectacle est permanent. On voit passer sur l’eau les gens des environs mais aussi, ce qui ne nous donnera pas le goût de tenter l’expérience, les kettuvallam et leurs touristes qui profitent des backwaters. A certaines heures, on dirait une autoroute !

Allepey est certainement un de nos coups de cœur de ce voyage. Nous avons beaucoup profité de la ville où, curieusement, ne semblent pas beaucoup s’aventurer les touristes. Moi j’adore ces petites villes où très rapidement on peut prendre ses marques. Et les deux principaux canaux sont des points de repère qui facilitent bien les choses. Ce ne sont pas les principaux sites qui me laisseront un souvenir impérissable (les églises indiennes, bof… et les temples, quand on connaît le Tamil Nadu, sont plutôt décevants). Mais j’ai de magnifiques souvenirs des ballades dans les rizières qui entourent la ville et dans les quartiers où la campagne se mêle à la ville. Nous en avons aussi profité pour faire nos courses, conseillés par Joseph qui nous a orienté vers les boutiques « in » de vêtements pour hommes (bon, on n’est pas à Delhi…). Et puis, bien sûr, on a acheté quelques parapluies, une des grandes spécialités de la ville.

Nous avons préféré profiter des backwaters dans un petit bateau à rame, au lever du soleil. Départ à 5h40 .C’est magnifique de voir s’éveiller la vie dans les backwaters. Nous évoluons quelques temps sur de grands canaux pour ensuite nous engager dans certains canaux incroyablement étroits. Nous descendons parfois sur les berges pour nous délier les jambes et aller découvrir de magnifiques paysages. Il fait encore bon. On se laisse porter, au ras de l’eau, ce qui n’est pas désagréable. Notre balade nous aura coûté plutôt cher si je compare aux prix que certains offraient (150 rps de l’heure). Moi, j’ai payé 1200 rps pour un périple de 6 hrs, mais il faut dire que nous avions deux rameurs, ce qui n’est pas négligeable.

Et comment se remettre de tant d’émotions ? Par un bon massage, pourquoi pas. Et là, c’est la poursuite du bonheur. Total. Contrairement à Munnar, le massage s’effectue en partie assis, et en partie couché. Et il se termine par une séance de lavage : le corps, le visage, les cheveux. C’est un vrai bonheur, par cette chaleur, de se faire laver avec de l’eau très chaude. On en ressort tout sec et la moiteur prend un certain temps à se réinstaller. Ah ! Sudha, que de bonheur tu m’as fait connaître (un bonheur tel que moi et ma fille récidiveront le lendemain matin dès 7hrs) (Sreekrishna, Ayurveda Panchakarma Centre, 500 rps).

Après un superbe repas concocté par Joseph au Palm Grove, nous nous rendons en rickshaw à Marari Beach. Une vraie plage de carte postale. Les palmiers, les bateaux sur la sable : on se dit que ça, c’est une plage… Mais bon, il y a du vent et, surtout, une mer agitée qui, dès qu’on y trempe les pieds, nous fait bien sentir le danger. Je suis pourtant une bonne nageuse, pas trouillarde, mais là, je me suis contentée de rester au bord à barboter. Et j’ai terminée la baignade avec du sable collé partout (et comme je m’étais baignée avec mon tee-shirt, histoire de ne pas choquer d’éventuels passants, et que je n’avais pas de vêtements de rechange, je vous laisse imaginer les heures qui ont suivi…).

Le soir, on décide de se payer un bon resto. On choisit le Harbour, dont les cuisines semble-t-il sont les mêmes que celles du Chakara, le plus chic resto d’Allepey (selon le Rough Guide). Mais le Harbour est définitivement fermé, les enfants sont affamés, on est sur la route de la plage, il fait noir. Au diable la dépense, on tente le chic du chic au Chakara. Première surprise : un menu unique, de la mise en bouche ( !) au dessert. Deuxième surprise : le prix. 600 rps le repas !!! J’en tombe presque de stupeur. Mais bon, je suis curieuse… A quoi ça peut bien ressembler, un repas aussi cher en Inde ? Et le cadre est surprenant : disons, l’Inde telle qu’on la voit parfois représentée dans les pubs, d’un très bon goût « occidental », très raffiné et sobre. On casse le cochon, pour l’ « expérience ». On ne cadre pas trop avec le décor, c’est certain (c’est curieux, jusqu’ici je ne remarquais pas trop les taches qui maculent mes vêtements). Mais bon, pas grave, il est tôt et on est tout seul. Enfin, jusqu’à ce qu’un cameraman arrive, avec un éclairagiste, un perchman, une réalisatrice… et une SUPERBE actrice indienne qui ne parle pas un mot de malayalam et s’exprime donc en anglais. On assiste au tournage d’une pub qui, si j’ai bien compris, fera la promotion de plusieurs sites (commerces ?) de la région. Et nous qui voulions une petite soirée tranquille. Enfin, c’est ce que semblait croire le proprio du resto qui n’en finit plus de s’excuser. On finira par partir, en payant une note sensiblement réduite « en raison du dérangement ». Ouf ! L’apprentissage ne fut donc pas si dur pour notre porte-monnaie (soit dit en passant, le chic du chic est quand même moins cher qu’un simple repas en famille chez Courte Paille). Ah, au fait, ce n’était pas mauvais mais nous avons beaucoup regretté le biryani de chez … (bon, j’ai oublié le nom, mais ça ressemble à Allah… un resto tenu par des musulmans, en bordure du South canal. Une grande cafétéria, où les demi-portions sont bien suffisantes… Demandez, tout le monde connaît. Et ça vaut le coup.). Et aussi la bonne cuisine que l’on nous avait préparé en plein parc de Chinnar, loin de tout…

17 et 18 avril : Aranmula, Ettamanur, beaucoup de route (!) et Thattekad… Il n’y avait pas tant de route pour aller d’Allepey à Thattekad. Nous aurions fort bien pu prendre le ferry jusqu’à Kottayam, puis des bus. Mais j’avais envie de profiter de cette région du Kerala à laquelle m’avait fait rêver Arundathi Roy dans son livre Le Dieu des Petits Rien. Les backwaters, les rizières, les plantations … j’avais envie de sentir un peu mieux cet environnement, quitte à y revenir lors d’un prochain voyage. Deux endroits m’attiraient plus particulièrement: Aranmula, réputé pour sa fabrication de miroirs en métal et Ettamanur, pour y admirer les fresques du temple de Mahadeva. Nous avons donc loué une voiture pour cette journée d’exploration. Pas la meilleure idée du voyage.

Départ pour Aranmula. Nous passons progressivement d’un paysage où dominent l’eau et les rizières à un environnement boisé et vallonné qui annonce le tout début des ghats. On mesure ici l’importance de la culture du riz. Il y en a partout : étalé pour sécher le long des routes, dans de gros sacs, à l’arrière de camions qui en assurent le transport… Il y a bien peu de machinerie agricole. Cette industrie qui nourrit des millions de personnes est encore ici très artisanale.

Le temple d’Aranmula occupe le centre du village. Nous trouvons une petite boutique où sont exposés quelques miroirs : jolis mais, malheureusement, gâchés par l’inscription « valkannadi mirror », gravée juste sous la surface réfléchissante. Il est probablement important de bien montrer à tout le monde que l’on possède un spécimen de ces miroirs si spéciaux, autrefois réservés à la royauté… Mais de toute façon, si je suis venue jusqu’ici, c’est que j’étais très curieuse d’en découvrir la fabrication. Nous trouvons finalement une famille d’artisans. Nous traversons la maison, tout en longueur, qui débouche sur un atelier ouvert sur le jardin, véritable jungle au milieu du village. Il fait incroyablement chaud. Quatre hommes, assis à même le sol, font couler le métal fondu dans des moules de terre, cisèlent le métal, polissent les surfaces. Mais ce qui fait la spécificité de ces miroirs, c’est que leur surface réfléchissante n’est pas faite de miroir mais de métal poli. Tel que je les vois, ces hommes doivent travailler de la même manière et dans les mêmes conditions qu’il y a des centaines d’années. Leurs gestes sont lents, précis.

De petits miroirs, tous identiques, sont en cours de fabrication. Un Indien vivant aux Etats-Unis en a commandé 300 pour offrir aux invités du mariage de son fils. Ils sont jolis : petits, avec un manche, très féminin. Je réussis à les convaincre de m’en vendre un, qu’un des artisans termine pour moi. Il me le dépose dans la main, encore tout chaud (au sens propre). Le reflet est parfait mais, attention, il ne faut surtout pas y poser les doigts.

Nous reprenons la route, direction Ettumanur. Et là, ça se gâte. Bien sûr, le paysage est magnifique. Nous évoluons parmi des plantations de caoutchouc et diverses cultures. Mais alors qu’il y avait sur ma carte une route directe entre Aranmula et Ettumanur, nous roulons pendant 4 heures sur de petites routes tortueuses, obligés de nous arrêter à chaque carrefour pour demander notre chemin. C’est beau, bien sûr, mais c’est long, très long. Les heures et les kilomètres défilent. Nous arrivons finalement à Ettumanur en fin de journée, pressés par notre chauffeur de trouver au plus vite ces fameuses (foutues) murales pour repartir au plus tôt.

Le temple d’Ettumanur est impressionnant. Les murs de la structure centrale, très basse, sont tapissés de lampes remplies d’huile de coco dans lesquelles des moines déposent de petites mèches. Il y en a des milliers. Le résultat, les lampes allumées, doit être magique. Mais nous devrons repartir avant la tombée de la nuit. Nous trouvons finalement les fameuses murales, accrochées de chaque côté de la porte ouvrant sur le temple, dans un espace très sombre et encombré qui relève plus du débarras qu’autre chose. Nous sommes d’ailleurs les seuls, j’ai l’impression, à nous intéresser à ces murales, par ailleurs très belles mais dans un état lamentable. Les pèlerins sont pourtant nombreux. Plusieurs, le torse nu, habillés d’un dhoti noir, sont sur la route de Sabarimala.

Nous repartons pour Thattekad. Jamais je n’avais roulé aussi vite sur des routes en Inde ! Je me calme un peu dans les embouteillages de fin de journée à Muvattupula et nous arrivons àThattekad où nous attends Vinod. Enfin. Vinod nous a trouvé une chambre au Thattekadu Resort (650 rps) juste en contrebas du pont, de l’autre côté de l’entrée de la réserve. Les chambres sont très moyennes, les installations extérieures semblent à l’abandon, mais la situation au bord de la rivière Periyar est magnifique et nous sommes merveilleusement bien accueillis par Bibil qui fera la cuisine pour nous pendant notre séjour. Car nous sommes, littéralement, au milieu de rien… Il n’y a nulle part où aller, à pied.

La rivière est haute. Si haute en fait qu’elle recouvre les berges, les bancs installés dans le resort pour admirer le paysage, les barrières, les lampadaires… L’impression qui s’en dégage est très étrange. On peut s’installer sur un banc, les pieds dans l’eau… Nous choisissions plutôt, profitant qu’il fasse nuit, de nous baigner dans la rivière. Je m’y verrais mal en plein jour, les badauds nous observant à partir du pont… Après cette longue journée la sensation de se retrouver dans l’eau est tout simplement fabuleuse. Nous sommes tous de bons nageurs, Vinod aussi, mais il reste un peu nerveux. En février 2007, 15 élèves et 3 de leurs professeurs sont décédés un peu plus loin, dans l’accident de leur ferry. Vinod faisait parti des sauveteurs. Depuis, il y a beaucoup moins de touristes indiens à Thattekad et les affaires sont difficiles.

Le lendemain, Vinod part de très bonne heure pour Chinnar où un autre trek l’attend. Dommage. Mais cette dernière journée de notre voyage n’en sera pas moins mémorable. Nous partons très tôt pour Kodanad afin d’assister au bain des éléphants. Après un trajet d’environ une heure en voiture nous atteignons un zoo, ou plutôt un centre qui recueille les animaux blessés ou malades. Des slogans écolos ornent les barrières qui bordent l’accès au centre et en présentent la mission. De bien belles intentions. Mais que ce soit par manque de moyens ou suite à une représentation tout à fait différente de la mienne des besoins des animaux, nous nous retrouvons face à un spectacle plutôt triste. Les singes dans leur petite cage font peine à voir. Mais le pire de tout ce sont les cervidés : un nombre incroyable d’entre eux sont réunis dans un enclos boueux, entassés, sans espace où s’ébattre. Et selon le responsable, il n’y a aucune possibilité de les réadapter à la vie sauvage. Je n’ai pu m’empêcher de penser que, peut-être, il aurait mieux valu les laisser mourir.

Heureusement, cette escapade nous aura aussi permis d��assister au bain des éléphants. A partir du parc, nous les suivons sur une petite route qui nous conduit à un espace herbeux où nous nous arrêtons pour découper les noix de coco qui permettront de les laver. C’est pour nous un premier contact avec eux, timide. Pour les trois petits éléphants, ça va, mais le plus gros est vraiment… gros ! Nous descendons ensuite sur les bords de la rivière pour le fameux bain. Le paysage est très beau, serein. Les éléphants entrent dans l’eau, guidés par leur cornac, qui commence à les arroser avec les coques de noix de coco pour ensuite les frotter. Il faut avoir de la patience pour laver un éléphant. La tête, le dos, un côté, puis l’autre… Les touristes sont invités à donner un coup de main, les pieds dans l’eau. Il doit y en avoir une bonne douzaine, Indiens et surtout étrangers, qui nous ont rejoints au bord de la rivière. Je ne sais pas si c’est pour économiser le prix de l’entrée au centre animalier (très peu cher… 50rps si je me souviens bien) que leur chauffeur les amène directement ici, mais c’est vraiment dommage : les cornacs soutirent des touristes quelques rps mais le centre, lui, n’a rien (et il en aurait bien besoin, au vu des installations et de l’entretien du lieu).

Retour à Thattekad où Bibil nous a préparé un autre repas… chinois .Nous n’aurons d’ailleurs droit, ici, qu’à du Chinois. C’est sa cuisine préféré, et il fait des tests (sans commentaires…). En milieu d’après-midi, un jeune homme envoyé par Vinod vient nous chercher en canoë (tout neuf, en bois et fibres de coco). Le temps est à l’orage : les couleurs des oiseaux et de la végétation se détachent sur un ciel noir d’encre. Nous approchons tout doucement des oiseaux. Le vol de deux martins-pêcheurs, blanc et noir, nous laisse sans voix. C’est tout simplement magnifique.

C’est sous la pluie battante que nous atteignons le barrage de Bhoothathankettu. Lorsque la pluie se fait un peu moins forte, nous quittons notre abri et nous engageons sur la route qui passe sur le barrage. En sens inverse, plusieurs vaches font la traversée à la queue leu leu. Une glace, sous la pluie, et c’est reparti. Sur le chemin du retour, Bilil arrête le canoë sur des pierres à fleur d’eau pour nous permettre de nous baigner. Sur la rive, les muscadiers ressemblent à des arbres de Noël avec leurs fruits jaunes qui resplendissent au soleil couchant. Un vrai bonheur.

Nous rentrons à la nuit tombée. Dernier repas, re-re-re-chinois. Dernier émerveillement : une minuscule grenouille toute noire. C’est le temps de faire les bagages. Nous partons tôt demain matin pour l’aéroport.

19 avril : le retour La route vers l’aéroport se fait sans encombre. Pas de bouchon, pas de ville à traverser. Super. Un second arrêt à l’aéroport de Dubaï me confirme dans ma première impression : c’est complètement dingue comme endroit !

Arrivés à Roissy, nous retrouvons un de nos sacs complètement éventré et brûlé ( !). Il y a du thé partout, des boîtes en plastique ont carrément fondu… et on a l’impression que l’employée de la compagnie aérienne se fout carrément de notre gueule. Arrivés à Austerlitz, on saute dans le train qui nous ramènera chez nous : il est bondé, on voyage assis par terre. Bienvenue chez nous !
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Salles de cinéma en Inde
Bonjour, je me disais qu'il serait vraiment dommage d'aller en Inde, sans aller au ciné!! ..Ca doit être assez sympa..pour une soirée.. A Delhi, Agra, Jaipur ou Goa ?? Y a t'il des connaisseurs? Une grande et belle salle . Le cinéma indien mérite bien notre attention le temps d'un film, lors de notre séjour, non?
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Equipement pour l'ascension du Stok Kangri au Ladakh?
Bonjour,

Je pars à Leh dans une semaine et j'ai réservé un trek de 10 jours, le trek de la Markha, avec une agence locale qui devrait se terminer par l'ascension du Stok Kangri. J'ai essayé de me renseigner auprès de cette agence pour savoir quel matériel était fourni et ce que nous devions impérativement emmener avec nous depuis la France, mais nous avons beaucoup de mal à nous comprendre. Il semblerait que ce soit à nous de fournir les tentes, les matelas, les piolets... Mais ensuite, nous poursuivons notre séjour au Rajasthan, et nous ne souhaitons pas nous charger avec tout ça. Alors pour ceux qui se sont déjà rendus à Leh, j'aimerais savoir s'il y a sur place des boutiques pour louer le matériel? Ensuite, pour l'ascension du Stok Kangri, que faut-il prendre de spécial?

Merci
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Voyage en train ou chauffeur au départ de Delhi
Bonjour

Ca y est j ai mes billetspour Delhi, maintenant reste a savoir quel circuit faire Besoin de vos conseils avises, je pars 25 jours avec mon mari Je voudrai faire un beau circuit que me conseillez vous

D avance merci
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Accueil, première impression en Inde?
Bonjour a tous.

J'ai toujours été surpris en Inde, de l’accueil qui nous est réservé..que ce soit dans les commerces, les hôtels , nos déplacements, ou n'importe. Surpris d'autant plus, que cet accueil demeure présent sans même avoir un rapport avec l'argent..Cette chaleur m'impressionne et me culpabilise un peu..et me dit " quel accueil réservons nous aux Indiens venant en France."...j'ai honte de connaitre la réponse..

Si vous partager mon point de vue, faites nous le savoir , .comme son contraire bien évidement. Mais il me semblais juste d'ouvrir une page en mémoire à ce premier contact..cette première impression..ces cœurs qui s'ouvrent sans même nous connaitre.. Saint EX. citait dans le petit prince.." On ne voit bien qu'avec le cœur , l'éssenciel est invisible pour les yeux ! "..et pour vos yeux, à vous ? .
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Séjour au Rajasthan
Bonjour! Nous allons aller en Inde pour la 1ere fois en décembre rendre visite à nos enfants nouvellement expatriés à New Delhi. Nous pensons rester chez eux 6/7 jours et découvrir ensuite un peu le Nord de l'Inde: nous avons regardé des "circuits" proposés mais ça ne nous enchante guère de faire beaucoup de voiture pour finalement courir de site hyper touristique en autre site sans avoir le temps de nous imprégner de l'ambiance. Nous aurions préféré séjourner deux fois 3/4 jours dans des lieux intéressants pour avoir le temps de visiter des richesses architecturales mais aussi d'observer la vie. Quelqu'un a des idées? Ce sera notre 1er séjour en Inde mais nous sommes habitués à voyager.
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Compte-rendu de circuit au Rajasthan et séjour à Goa
Comme j’avais préparé ce voyage en récoltant quelques infos sur le forum (pour l’itinéraire, les hôtels, le chauffeur, etc.) je contribue à mon tour de faire profiter de notre expérience en postant ce CR. Il s’agit d’un circuit au Rajasthan au départ de Delhi, puis d’un séjour de 6 jours à Goa. Itinéraire : Delhi (1 nuit) – Départ pour le circuit au Rajasthan : Agra (1 nuit) – Fathepur Sikri – Jaipur (2 nuits) – Bundi (2 nuits) – Chittorgarh – Udaipur (3 nuits) – Ranakpur – Jodhpur (2 nuits) – Khuri (1 nuit) - Jaisalmer (2 nuits) – Bîkaner (1 nuit) – Mandawa (1 nuit) – retour à l’aéroport de Delhi et départ pour Goa (5 nuits). Puis retour à Delhi (2 nuits) avant le retour… Pour les vols, nous avons profité d’une promotion sur Austrian Airlines pour prendre les billets de Nice à Delhi (via Vienne) à environ 380€ par personne A/R. Pour les vols entre Delhi et Goa, nous avons acheté les billets sur le site SpiceJet à 8450 Roupies soit environ 120€ par personne (comparativement, c’est plus cher que le vol depuis la France, vu la distance !). Concernant la location de voiture avec chauffeur, j’avais choisi Indiahighlights, l’agence de Khem Singh à New-Delhi, avec qui j’avais échangé plusieurs mails pour lui soumettre mon itinéraire, choisir un modèle de voiture et se mettre d’accord sur un tarif, etc.

J’avais réservé indépendamment la première nuit à notre arrivée à Delhi à l’hôtel Jyoti Mahal qui offrait le transfert depuis l’aéroport, et j’envisageais d’y retourner pour les deux dernières nuits à la fin avant de reprendre l’avion du retour. Je précise que nous somme des voyageurs aguerris ; en moyenne un, voire deux voyages par an, depuis plus de 20 ans, dans tous coins du globe… Je pense que certains détails de mon récit sembleront superflus aux voyageurs qui connaissent déjà le pays, mais peuvent aider ceux qui comme nous y vont pour la première fois.

Départ le 18 Novembre à 10h05 avec Austrian Airlines, après une escale à Vienne, nous arrivons à environ 01h00. Pour notre première fois à Delhi, nous trouvons un aéroport très grand, moderne. (et bien plus propre que beaucoup d’aéroports européens…) Après les formalités d’immigration, la récupération des bagages et la douane, nous passons en zone publique ; le chauffeur de l’hôtel nous attend dans le hall des arrivées avec un panneau à nos noms. Le transfert se fait avec une sorte de mini van hors d’âge, mais qui roule, alors… Premières impressions: à cette heure, les rues de Delhi sont presque vides, la ville est noyée dans un épais brouillard. Nous arrivons à l’hôtel après une bonne demi-heure de trajet d’abord sur autoroute, puis sur de longs boulevards parsemés de ronds-points à travers le quartier des ambassades. Le Jyoti Mahal est dans une petite rue de Pahar Ganj et la réception ressemble, de nuit, plus à l’entrée d’un entrepôt qu’à une réception d’hôtel… http://www.jyotimahal.net/index-2.htm Le check-in est rapide et nous montons dans la chambre pour nous coucher, on est HS ! On jette un rapide coup d’œil partout ; la chambre et la salle de bain sont grandes, mais pas de première jeunesse. C’est sommaire, voire vieillot, les draps sont grisâtres…on avait prévu d’y revenir à la fin de notre séjour, on cherchera sûrement autre chose !

Le lendemain matin (19/11) direction le restaurant sur le toit terrasse pour le petit déjeuner. Ces restaurants sur les toits, on en verra dans la quasi-totalité des hôtels ou nous iront, et c’est la première fois que nous voyons ça. Certainement une bonne idée d’isoler le restaurant de la rue et de tous ses désagréments ! Pour le reste, il y a un petit effort dans la déco, mais ça a l’air d’être fait de bric et de broc…. Quelqu’un de la réception vient nous prévenir que notre chauffeur nous attend. Je descends et là je vois que contrairement à ce que j’avais demandé, il a une « vieille » Ambassador alors que j’avais bien précisé que je voulais une Indigo, plus moderne. Je lui fais la remarque et lui demande de téléphoner à son patron pour voir s’il peut nous donner la « bonne » voiture et je remonte finir mon petit déjeuner. Première impression sur le chauffeur : il n’a pas l’air très expressif et il me semble qu’il ne parle pas bien anglais et qu’il est un peu « renfermé »… Une fois prêt, nous descendons à la réception et le patron de l’agence, Khem Singh s’est déplacé en personne pour nous accueillir et nous demande de faire un rapide détour par son bureau. Il doit nous donner le carnet de vouchers que nous remettrons aux hôtels, nous conseille de changer quelques hôtels de notre périple pour d’autres avec lesquels il travaille depuis longtemps, pour un budget similaire à celui que j’avais prévu. Après une tasse de thé, il nous remet le carnet de vouchers pour les hôtels. Puisque le chauffeur devra nous laisser à l’aéroport à la fin du circuit, nous lui réglons la totalité du circuit. Il est presque 13h00 lorsque nous partons enfin pour notre circuit : en route pour Agra.

Il fait un temps sec et assez chaud, la route sort de Delhi par de larges boulevards très encombrés. Puis, une sorte de route nationale qui traverse des villages et des paysages agréables. Mais le brouillard que nous avions vu à notre arrivée pendant la nuit est toujours là et gâche un peu le plaisir! Après environ 2h00 de route, le chauffeur s’arrête soudain sans prévenir : « Pause déjeuner ! » C’est vrai que, ni lui ni nous, n’avons rien mangé depuis le petit déjeuner ! C’est une sorte de grand restaurant avec un magasin de souvenirs. Un couple de Rajpoutes en costume traditionnel à l’entrée se mettent à jouer un air de musique dès que nous posons un pied à terre; ça sent le piège à touristes ! Après un rapide déjeuner, nous reprenons la route. Nous arrivons à Agra vers 18h30, à l’hôtel « Taj Inn », un hôtel moderne, au style impersonnel et aux chambres sans fenêtres, ce qui est assez courant en Inde. http://www.hoteltajin.com/ Avant de quitter Lakha, notre chauffeur, nous lui précisons que nous n’avons plus besoin de lui pour aujourd’hui et on lui donne rendez-vous pour le lendemain vers 11h00, heure de notre départ vers Jaipur. Nous avons une petite chambre meublée moderne avec une salle de bain bien équipée, mais d’où se dégage une forte odeur d’égouts ! Après un changement de chambre, nous sortons pour chercher un restaurant et « humer » l’ambiance. Nous trouvons vite un petit restaurant qui fait l’affaire et après un talli, nous revenons vers l’hôtel : demain il faut se lever tôt pour la visite du Taj Mahal ! Sur le chemin du retour nous tombons sur un mariage (nous apprendrons que c’est le mois des mariages, et on en verra encore plusieurs pendant notre circuit au Rajasthan) Les invités ne se font pas prier pour se faire prendre en photo et on se mêle à leur cortège.

Le lendemain (20/11) réveil à 05h30 et départ pour le Taj. Malheureusement, le brouillard est encore là et il semble encore plus épais que la veille ! Vu la situation de notre hôtel, nous entrerons par la porte Ouest. On est dans les premiers à entrer ; enfin, il y a au moins 500 personnes devant nous ! Dès qu’on franchi les contrôles à l’entrée (assez tatillons, nos amis indous ; il y a une liste d’objets interdits assez impressionnante!) on réalise de suite qu’on aura du mal à apercevoir le bâtiment dans son entier à cause de la brume… On prend un audio-guide en français (Les audio-guides qu’on aura pris de temps en temps seront tous très bon) et on fait la visite en prenant notre temps, on ne sait jamais, si le brouillard se lève… A 10h30, toujours le brouillard, alors on part…On rejoint notre hôtel pour prendre notre petit déjeuner, puis une fois le check-out fait, on prend la route de Fathepur Sikri. On y arrive vers midi. Le chauffeur nous laisse sur le parking d’où partent des navettes qui montent sur le site. A la descente des navettes, on est sollicités par des guides et des jeunes qui vendent des babioles. Nous achetons nos billets et une fois à l’intérieur, on découvre un site superbe. La visite prend entre 2h30 et 3h00. Nous reprenons ensuite la route, direction Jaipur. Encore une fois le chauffeur décide de s’arrêter pour une pause déjeuner dans le même genre de restaurant que la veille... va pour un petit en-cas. Nous arrivons dans les faubourgs de Jaipur à la tombée de la nuit. La rue qui mène vers le centre-ville est défoncée, elle est enserrée comme dans un canyon entre de bâtiments d’architecture Rajpoute qui semblent assez anciens qui tombent en ruine. Tout baigne dans un nuage de poussière.et avec la nuit qui tombe, on a l’impression de monter vers une ville qui me rappelle la sombre Mordor du Seigneur des Anneaux ! Les derniers kilomètres sont impressionnants; la circulation est infernale, il faut se frayer un chemin à coup de klaxon ; les camions, les bus, les voitures et toutes sortes de véhicules roulant non identifiés se pressent. On dirait que tout ce petit monde est pressé de rentrer en ville comme si une porte risquait de se refermer devant eux s’ils arrivaient après une sorte de compte à rebours invisible ! Puisqu’il est encore assez tôt, nous acquiesçons de bon cœur à la proposition du chauffeur de faire un petit crochet dans un centre ayurvédique pour un petit massage avant d’atterrir à l’hôtel. Il faut dire que l’Ambassador a un confort très relatif! Dès notre arrivée nous constatons qu’il a fait le bon choix, car c’est exactement le centre que nous avions repéré en préparant notre voyage et ou nous voulions aller de toutes façons! Lors d’un rapide entretien, le maitre des lieux, un médecin très sérieux, nous présente tous les soins proposés. Nous passons ensuite dans des salles ou un masseur nous prend en charge. Un homme pour moi, une femme pour madame…Le soins dure une heure et nous fait un bien fou ! Le chauffeur doit ensuite demander sa route à plusieurs reprises pour trouver l’hôtel. C’est le « Nahargarh Haveli », qui n’a de haveli que le nom, puisqu’il s’agit du même genre d’hôtel que celui d’Agra; une bâtisse récente sans charme particulier, assez loin du centre historique . Mais elle offre quand même l’avantage d’être dans un quartier résidentiel calme. http://www.nahargarhhaveli.com/ Les chambres sont vastes mais toujours sans fenêtres ! On s’en contentera, puisque l’état général est bon. Dés notre installation, nous voulons aller faire quelques achats, dont des tissus, puisque Jaipur est connue pour être le paradis du shopping. Le chauffeur nous « conseille » un magasin de sa connaissance. On n’est pas dupes et on s’imagine bien qu’il doit y avoir une histoire de commission là-dessous, mais bon…on y va, et ….on ne trouve rien qui nous plaise! Le chauffeur n’a pas l’air de comprendre qu’on ressorte les mains vides! Direction l’hôtel, diner et dodo.

Le lendemain (21/11) on demande au chauffeur de nous déposer près du Hawa Mahal. La visite ce palais magnifique nous prend environ 2h00. Ensuite direction le City Palace tout proche. On a « zappé » le Jantar Mantar ; on n’est pas spécialement attirés par l’astrologie et les bâtiments qu’on avait aperçus du haut du Hawa Mahal nous semblaient carrément moches ! On a passé le reste de l’après-midi à faire du « shopping » dans Tripolia Bazar, pour finir vers Panch Batti ou on n’avait donné rendez-vous à notre chauffeur à 17h00 pour nous raccompagner à l’hôtel. Nous dinons au restaurant de l’hôtel (sur le toit terrasse !) en compagnie de deux autres touristes français (Audrey et Jean de Lyon) qui commençaient un tour du monde.

Le lendemain (22/11) vers 08h15, départ pour Bundi. Un dernier détail avant de partir ; nous passons régler quelques extras à la réception. Nous payons par carte en utilisant leur TPE, la machine de paiement par carte à puce, comme celles qu’on a en France. Un détail dont je reparlerai plus tard. La route est sans histoire et on arrive vers 14h30 au Bundi Haveli. http://hotelbundihaveli.com/ C’est une très belle Haveli blanche à l’entrée de la ville, face au Nawal Sagar ; c’est-à-dire très bien situé. Nous nous laissons tenter par le restaurant de l’hôtel qui tient ses promesses. La chambre est superbe, de style rajpoute ; une porte à double battant en bois sculpté, une déco de palais de maharaja et un bow-window garni de coussins ; on se croirait dans un palais des milles et une nuit ! De plus le personnel de l’hôtel est très sympathique et aux petits soins ! Après notre installation, nous partons pour un petit tour à pied. C’est une très belle ville ; au niveau photo je me régale ! La nuit tombe rapidement et nous dinons dans un petit restaurant juste en face de l’hôtel. Il est tenu par un jeune couple très sympa et comme ils proposent aussi des massages ayurvédiques, nous nous laissons tenter avant de monter au restaurant qui se trouve sur le toit de leur petit immeuble !

Le lendemain (23/11) nous montons visiter le Bundi Palace. Ce palais est assez grand et la visite nous occupe toute la matinée. Nous redescendons en ville pour flâner dans les bazars, faire quelques achats et prendre un rapide déjeuner dans un petit restaurant du bazar. Nous ne visiterons pas le fort Taragarh, car la montée vers le fort est impressionnante et nous décourage un peu! De plus madame est un peu malade (le déjeuner ou le diner d’hier soir ?). De retour à l’hôtel, elle ne se sent pas mieux, je dinerai donc seul. Je décide d’aller diner dans un autre petit restaurant tout proche de l’hôtel, sur un toit-terrasse lui aussi ! J’y rencontre un couple de français, de la région de Perpignan, si je me souviens bien, qui font aussi le tour du Rajasthan, mais dans l’autre sens.

Le lendemain (24/11) nous quittons Bundi vers 08h30 en direction d’Udaipur. Notre chauffeur nous apprend qu’il a eu un appel de l’hôtel de Jaipur au sujet de la petite note d’extra que j’avais réglé juste avant notre départ de l’hôtel. Le réceptionniste qui fait la transaction, a fait eu une faute de frappe sur la machine et le montant n’est donc pas le bon ! Je retrouve le ticket et c’est vrai qu’il s’est trompé en notre faveur, j’aurai pu m’en apercevoir ! Le montant du ticket est 100 fois moindre que la somme due : une erreur de frappe, une virgule mal placée ! Nous réglerons la différence directement au chauffeur qui la reversera à l’hôtel lors de son prochain passage ! Pas de problème… En chemin, nous ferons un arrêt à Chittor pour visiter son fort : Chittorgarh. Cette immense citadelle mérite le détour et la visite très intéressante ne prend qu’une paire d’heures. La visite peut donc se faire lors du trajet de Bundi à Udaipur, il n’est pas nécessaire de passer une nuit dans les environs. Nous reprenons la route après la visite pour arriver à Udaipur vers17h00. Notre chauffeur nous arrête (encore !) dans un magasin de tissus à l’entrée de la ville car il avait bien remarqué qu’on n’avait rien acheté dans « son » magasin de tissus de Jaipur ! Là encore, ça sent la commission, et là encore, on ne trouve rien à notre gout, ni dans nos prix (en fait c’est deux fois plus cher que partout ; commission oblige !). A l’arrivée à l’hôtel, je lui fais savoir qu’il ne doit plus nous faire ce genre de mauvais plans et qu’on ferait appel à lui quand on aura besoin de vrais conseils, mais qu’on ne veut pas que ce soit systématique. Comme il n’est pas très expressif, je ne sais pas s’il a bien compris ce que je veux dire ou s’il fait la gueule ? L’hôtel d’Udaipur sera le pire de tout notre voyage et je ne le recommande à personne : c’est le Pichola Haveli. http://www.hotelpicholahaveli.com/ Il est, comme son nom l’indique, proche des rives du lac Pichola, sur Gangaur Ghat. D’en haut on a une belle vue sur le lac. A voir les photos sur le site, c’est un hôtel qui devait être bien il y a des années mais qui n’a bénéficié d’aucun entretien. Tout part en lambeaux ; la baignoire est fêlée et les fissures sont « cachées » par du scotch d’emballage ( !), des fils électriques pendent au plafond au dessus de la douche, raccordés avec du chatterton hors d’âge, le ménage n’a pas été fait à fond depuis très longtemps et les draps sont à la limite de l’insalubrité ! Pour couronner le tout, le personnel est tout juste souriant, du moins au check-in, après c’est carrément la soupe à la grimace ! Nous ferons avec, en essayant de nettoyer nous même ce qui peut l’être… En attendant, nous sortons de là pour aller faire la découverte de cette belle ville. A l’heure du diner nous choisissons un restaurant sur un toit-terrasse ( !) avec vue sur le Jagdish Temple !

Le lendemain (25/11): visite du City Palace. Un palais vraiment agréable à visiter, malgré la foule…L’après-midi sera consacré à visiter la ville. Mais la nuit tombe vite et l’heure du diner venue, on se laisse tenter par la belle entrée du Poona Haveli…qui tient ses promesses ; le restaurant sur le toit-terrasse (!) est très bon et on y a une superbe vue sur le lac et le City Palace.

Le lendemain (26/11) départ pour Ranakpur. La route longe de beaux paysages de lacs et traverse de beaux villages. Après environ 40 mn, on prend une autoroute qui traverse des paysages désertiques en montant de plus en plus haut dans les montagnes arides. On se croirait en Afghanistan ! Au bout d’une bonne heure, on quitte l’autoroute pour une petite route très étroite et soudain le paysage change ; tout est plus vert. C’est la région des monts Aravalli ou se succèdent des petits villages d’agriculteurs. On est sur un plateau en altitude. C’est le moment de sortir son appareil photo : norias sans âge actionnées par des bœufs, caravanes de chameaux sur les chemins, paysans aux champs, villages colorés, etc. Puis la route devient plus sinueuse et descend dans des gorges au milieu d’une forêt d’où on s’attendrait à voir surgir les animaux du livre de la jungle de Kippling ! Au fond de la vallée, on passe devant les Temples Jain de Chaumuka et après avoir une fois de plus refusé de s’arrêter pour acheter des tapis ( ! ) sur « recommandation » de notre très prévenant ( !) chauffeur, on arrive à l’hôtel Ranakpur Hill Resort ! C’est un bel hôtel en pleine nature avec une grande piscine dans un beau jardin. http://www.ranakpurhillresort.com/ Notre chambre est grande, agréable et propre. La terrasse du restaurant dans les jardins de l’hôtel fera l’affaire, vu qu’on est au milieu de nulle part ! Dès le repas terminé, direction les temples Jain à un jet de pierre de l’hôtel. La visite est une des plus belles du voyage ! Sans être un connaisseur ni de la religion Jain, ni de l’architecture en général, il faut avouer que c’est un site incontournable, rien que pour les sculptures des centaines de piliers (1444 exactement) qui soutiennent le temple principal… Retour à l’hôtel, sieste au bord de la piscine et diner dans la belle salle du restaurant. On y retrouvera un couple de berlinois que l’on avait déjà croisé au Jyoti Mahal à Delhi !

Le lendemain (27/11) départ pour Jodhpur. A partir de Sanderao, nous prenons une route très fréquentée par les camions car c’est l’axe Delhi-Mumbai ! Ce n’est qu’un long défilé de camions en tous genres ! On arrive à Jodhpur vers 13h00. Notre hôtel, le Haveli Inn Pal http://www.haveliinnpal.com/ est situé dans le quartier de la Clock Tower. Avant d’y arriver, on doit traverser par le bazar qui occupe tout l’espace autour de cette place et là c’est un choc visuel! Après déjà plusieurs jours en Inde, nous pensions avoir être habitués, mais là c’est le summum ! C’est l’endroit le plus sale que nous verrons de tout notre voyage ! Les rues et les trottoirs sont de véritables tas d’ordures, les pires qu’on ai vus de tout notre voyage. Bien sûr, il y a les vaches, cochons et autres chiens errants comme partout, mais ici, c’est encore pire qu’ailleurs ! On ne peut littéralement pas marcher sans regarder ou on va poser les pieds… Heureusement, la Haveli est un havre au milieu de toutes ces ordures ! Nous ne ferons pas d’efforts inutiles pour trouver un restaurant, et celui de l’hôtel fait parfaitement l’affaire. Comme on doit ramener des épices, on se laisse une dernière fois guider par le chauffeur vers une boutique de sa connaissance…sans plus de succès que les fois précédentes ! Nous passerons la soirée avec une connaissance, un homme d’affaire de Jodhpur rencontré en France quelques mois plus tôt. Il nous invite à diner dans un endroit incroyable ! Il s’agit d’une des propriétés de l’actuel Maharajah de Jodhpur qui abrite les haras de son équipe de polo ; les Jodhpur Eagles. Le tout se trouve au milieu d’un parc immense avec un ancien palais transformé en hôtel de luxe et un restaurant très renommé, à l’écart du centre ville. C’est là que nous dinerons aux chandelles, dans les jardins, d’un excellent repas de spécialités de Jodhpur !

Le lendemain (28/11) visite du Jaswant Thada (le mausolée de marbre blanc) à 10mn de la Clock Tower, sur la route du fort. Ce monument situé sur une colline surplombant la ville est un vrai havre de paix, très agréable à visiter. Après le déjeuner, départ pour la visite du fort Meherangarh. C’est un beau monument très bien entretenu et je recommande de prendre l’excellent audio-guide (compris dans le prix du billet) pour en faire la visite. Nous y passerons toute l’après-midi avant de redescendre prendre un bon diner au restaurant-terrasse ( !) du Haveli Inn Pal.

Le lendemain (29/11) nous partons vers 08h30 pour la région de Jaisalmer. La route est longue mais la circulation est assez fluide. Le paysage change ; il devient plus sec, on voit bien qu’on entre dans le désert. Nous ferons un arrêt à Pokara pour déjeuner. Nous croisons un nombre impressionnant de convois militaires ; la frontière avec le Pakistan n’est pas loin et il s’agit d’une zone sensible, propice aux manœuvres…Nous arrivons en vue du fort de Jaisalmer vers 16h00, mais nous n’entrons pas dans la ville : nous allons passer une nuit à Khuri, un village dans le désert, plus à l’Ouest. Nous y arrivons vers 17h00 par une petite route très étroite. Le lieu ou nous sommes hébergés est un ensemble de petites maisons en pisé recouvertes de toits de chaume, un petit complexe hôtelier regroupé autour d’une place centrale. Dès notre arrivée, nous sommes accueillis avec un pot de bienvenue. On nous conduit ensuite à dos de chameaux vers les dunes toutes proches pour assister au coucher du soleil, puis après une pause d’une petite heure, bienvenue pour soulager nos fesses meurtries par les « selles » inconfortables et le pas irrégulier des chameaux, nous reprenons le chemin du village. On s’installe pour le repas autour de la petite place ou brûle un feu, et le repas se déroule au son de la musique et des danses d’un groupe d’artistes local ! Il est question ensuite de passer la nuit dans les dunes à la belle étoile, mais nous choisirons de passer la nuit dans une case pour essayer de remettre de l’ordre dans nos vertèbres (et le reste !) plutôt que de passer une nuit dehors alors que nous ne sommes pas équipés.

Le lendemain (30/11) nous reprenons la direction de Jaisalmer après avoir pris un bon petit déjeuner. Le trajet dure environ 50mn et nous nous installons rapidement à l’hôtel « le Royale ». Il est bien situé, au pied du fort, les chambres sont spacieuses, aux normes indiennes, même si ce n’est pas du 4 étoiles niveau hygiène (on commence à s’y faire) mais tout marche … On part tout de suite à pied vers le fort, on arrive à la porte principale en 10mn. Avant d’entrer dans le fort, on se balade un peu dans le bazar à l’extérieur des murs ; Gopa Chowk. Puis on se laisse tenter par un resto de style italien situé à l’entrée du fort. (ex.Little Italy, qui a changé de proprio et de nom) La cuisine n’a d’italien que le nom… Nous passons ensuite toute l’après-midi à nous promener dans le fort avant de rejoindre notre hôtel ; séance internet et diner sur…le toit-terrasse !

Le lendemain (01/12) nous faisons le tour du fort par l’extérieur, à pied, jusqu’à Gandhi Chowk. Au restaurant « Saffron » de la superbe Nachana Haveli toute proche, nous prenons un bon repas en compagnie d’un couple de parisiens sympathiques (Marion et ?) en partance pour un tour du monde…Nous finissons notre balade dans Sadar Bazar avant de revenir au coucher du soleil à notre hôtel.

Le lendemain (02/12) nous devons partir pour Bikâner ou nous arrivons à 13h30. Notre chauffeur nous conduit directement à l’hôtel ; le « Bhairon Vilas » situé juste derrière le Junagarh fort. C’est un beau bâtiment et notre chambre ressemble à une chambre de princesse des mille et une nuits ; lit à baldaquin, meubles d’époque, tentures et dorures… Après un lunch rapide au restaurant de l’hôtel, nous partons à pied découvrir ce fameux Junagarh fort. La visite qui peut se faire, soit seul, soit en petits groupes avec guide. Notre guide très sympa est plein d’humour ; il commente pour tout le groupe en hindi et en anglais. Nous en gardons un bon souvenir…Nous sortons du fort avant le coucher du soleil et nous allons boire un verre au « Gallops » juste en face ; assez surfait il faut le dire. Ce soir nous allons diner au « Laxmi Niwas Palace » dans le restaurant de la cour intérieure. Pour un restaurant de cette classe l’addition reste très raisonnable, et surtout le cadre est très reposant...un peu de calme et de volupté dans ce monde de brutes ! C’est la seule fois ou nous aurons besoin des services de notre chauffeur pour autre chose que la conduite entre deux villes.

Le lendemain (03/12) départ pour Mandawa vers 08h30. Nous faisons un arrêt en route à Fathepur pour visiter la Haveli de Nadine Leprince. Il faut admettre qu’elle a eu un sacré courage pour se lancer dans cette aventure ; l’achat puis la restauration d’une Haveli au beau milieu de rien…Mais le résultat est là et il faut admettre qu’elle a réussit son pari ! Nous finissons ensuite notre route pour arriver à Mandawa ou nous nous installons à l’hôtel « Mandawa Haveli ». Une petite balade dans le village pour voir quelques Haveli, prendre un repas rapide dans un petit restaurant ou nous sommes les seuls clients et nous avons fait le tour de la question ; Mandawa, ce n’est pas Saint-Tropez ! Pendant le diner au restaurant de l’hôtel sur…le toit-terrasse nous assistons, encore( !) à un mariage ; le défilé des invités et de la famille du marié qui se rendent en procession chez la mariée en musique…Hop au lit, car demain nous attend une longue route pour l’aéroport de Delhi : ne pas rater l’avion pour Goa !

Le lendemain (04/12) lever à 05h00, rapide petit déjeuner et en route ! Le jour n’est pas encore levé et nous roulons sur des petites routes…Après les 30 premiers kilomètres, l’état de la route avant d’arriver à Rewari devient déplorable: une suite ininterrompue de nids de poule et plus de goudron du tout ; la voiture saute de bosse en bosse à 20km/h maximum pendant au moins 1 heure. Après une pause à Rewari, nous reprenons la route, dont l’état s’améliore.

Ces derniers jours, j’avais échangé quelques mails avec le patron de notre chauffeur au sujet de notre changement d’hôtel à Delhi. Des avis échangés avec d’autres touristes croisés au Rajasthan nous avaient convaincus de choisir le Godwin Deluxe à la place du Jyoti Mahal que nous avions trouvé très sale. Un petit accroc à notre budget, mais c’est juste pour les deux dernières nuits en Inde…Bref, je lui avais demandé de faire la réservation pour la chambre et pour le transfert de l’aéroport à l’hôtel à notre retour de Goa et de nous en faire par dès que possible par mail. Comme je n’avais pas eu de réponse jusqu’à notre départ ce matin, je demande donc à notre chauffeur de téléphoner à son patron pour avoir des réponses. Nous n’aurons pas de réponse ferme ni définitive par téléphone…Je lui demande donc fermement de s’en occuper au plus vite, de nous avertir de ses résultats par mail et de ne surtout pas oublier de déduire le prix des deux nuits annulées au Jyoti Mahal de la facture totale et de faire en sorte de nous rembourser à notre retour de Goa. Nous finirons par environ 1h00 d’autoroute avant d’arriver à l’aéroport. Nous y seront à l’heure pour prendre notre vol. Nous faisons donc nos adieux à Lakha notre chauffeur, qui, malgré son manque d’entrain tout au long du voyage, aura quand même été un bon conducteur. Nous ne sommes pas arrivés à savoir s’il était juste un peu « renfermé » ou même carrément malade (il m’est arrivée de le voir vomir à quelques occasions…) ou s’il avait quelque chose qui ne lui avait pas plus avec nous…Nous lui donnons un pourboire dont nous avions calculé le montant en recoupant des avis trouvés sur le forum. Ce sera 2500 roupies pour 15 jours, sachant : - qu’il n’a fait que conduire d’une ville à une autre, - ne nous a jamais servi de guide, ni donné le moindre conseil, - que nous ne l’avons jamais (à part une fois à Bikâner) utilisé en soirée, et que lorsque nous séjournions plusieurs nuits dans un endroit, nous ne faisions pas appel à lui pendant tout ce temps, ce qui lui laissait beaucoup de temps libre. - qu’il a essayé à maintes reprises, malgré nos remarques, de nous attirer dans des boutiques ou il touchait certainement des commissions. - qu’il n’était pas très loquace ni très aimable, - qu’il n’a pas fait preuve d’une grande galanterie envers ma femme (surtout lorsqu’elle , était souffrante vers Bundi) en ne lui tenant la porte de la voiture que les 2 premiers jours, après quoi, il ne prenait même plus la peine de descendre de voiture à chaque arrêt ! - que l’état de propreté de la voiture n’était pas exempt de tous reproches. Bref, adieu Lakha ! Au terminal 3, une fois les bagages enregistrés, il faut rapidement passer les contrôles de sécurité pour accéder en zone sous douane, car il n’y a rien a faire en zone « publique ». Une fois de l’autre côté, on a accès à quelques magasins et restaurants. L’attente est assez courte et nous embarquons pour notre vol (SpiceJet SG255) pour Goa avec environ 20 mn de retard. Nous faisons l’expérience de ce que veut dire « enfant roi » dans les relations parents-enfants en Inde…impossible de se reposer, mais ça n’a pas l’air de gêner grand monde, pas même les hôtesses ; ça doit être « normal » de laisser les enfants faire ce qu’ils veulent, même dans un avion, en Inde ! Nous nous posons avec toujours un peu de retard, juste au coucher du soleil. Les formalités de récupération des bagages et autres contrôles tatillons dont raffolent nos amis indiens sont vite passés. Le chauffeur qui doit nous amener à l’hôtel est bien là, avec un panneau à nos noms. Première impression : il fait chaud et humide, on comprend vite qu’on est plus dans l’Inde du Nord ! Le trajet de l’aéroport jusqu’à Vagator prendra environ 45mn. La circulation est moins stressante que dans le Nord et à première vue tout à l’air beaucoup plus propre ici que dans le Nord ! Nous arrivons au « Bean Me Up », http://www.travelingoa.com/beanmeup/ un endroit surtout connu comme étant un endroit relax, connu pour son salad-bar, mais qui offre également quelques chambres à des tarifs intéressant. Cet endroit a été crée par une californienne il y a quelques années. Nous l’avions choisi sur internet, car les photos donnaient l’impression d’un endroit assez zen et le bouche-à-oreille était plutôt bon…spécialement dans le monde des adeptes du yoga dont ma femme fait partie. Tout colle ; bon accueil, check-in rapide et efficace, jusqu’à ce qu’on accède à notre chambre. Et là, c’est le choc ! En fait de chambre, c’est plutôt une cellule carrée occupée par un lit : une planche à pattes avec un matelas de mousse mou de chez mou, autour duquel il est difficile de se déplacer une fois qu’on a posé deux sacs ! Il n’y a aucun meuble pour poser ses affaires et encore moins pour ranger ses habits une fois déballés des bagages. La « salle de bains » est une pièce attenante sans véritable plafond (juste une tôle ondulée ajourée) et tout cela baigne dans une humidité incroyable avec, évidemment l’odeur de moisissure qui va avec ! Impossible pour ma femme qui est asthmatique de rester une seule minute dans cette atmosphère ! Nous posons nos bagages et sans perdre de temps nous partons à la recherche de quelque chose de meilleur. Nous trouvons rapidement un hôtel dans les environs : le Living Room http://livingroomhotels.in/living-room-goa-vagator.html - Il n’a rien n’à voir avec le précédent. Premièrement, ce n’est pas le même genre d’établissement. Ici c’est un véritable hôtel dont il s’agit. C’est un bâtiment quasi neuf, à l’architecture moderne, avec petite piscine, bar, etc. Nous demandons à visiter une ou deux chambres et nous décidons de rester là. Un rapide entretien avec Maria, la très efficace et attentionnée chef de réception et après une rapide négociation, nous tombons d’accord sur un prix raisonnable pour la saison. http://livingroomhotels.in/living-room-goa-vagator.html L’affaire va se corser avec le « Bean Me Up » quand nous y retournons pour récupérer nos bagages et leur dire que nous ne restons pas chez eux…Après une bonne demi-heure de palabres, nous finirons par leur payer une nuit en dédommagement et nous partirons sans regrets. Je ne vais pas raconter ici toute la « discussion » que nous avons eue avec le nouveau manager du « Bean Me Up » (qui a été vendu par la fondatrice à ce « businessman » de Bombay aux dents qui rayent le parquet), mais ce type n’a qu’une seule idée en tête : l’argent, ce qui est très loin de ce qui était la philosophie de l’ancienne propriétaire et fondatrice de l’endroit. En tous cas si vous souhaitez passer quelques nuits dans cet établissement, sachez que ça ne vaut même pas les 550 Rps qu’on vous en demandera pour une nuit en chambre double, ou alors c’est que vous aimez l’inconfort, l’humidité et les odeurs de moisissure ! Je ne donnerai aucun avis sur le restaurant, car bien évidemment, nous ne l’avons pas testé ! Une fois revenus à notre nouvel hôtel, nous avons droit à un accueil des plus sympathiques. L’équipe est jeune et dynamique, l’ambiance qui vient du bar nous incite à y faire un tour. Nous y sommes accueillis par toute l’équipe et nous y passerons une bonne partie de la soirée. Un petit repas rapide (avec tout ça on n’avait pas diné !) un cocktail et des discussions le coude sur le comptoir…bref, une soirée comme nous n’en avions pas connue depuis longtemps !

Le lendemain (05/12) nous sortons prendre nos marques. D’abord à pied, puis nous louerons un scooter pour pouvoir nous déplacer car tout est dispersé et sans moyen de locomotion, on est rapidement cantonné dans son petit coin. Pour tout faire, un deux roues est obligatoire. J’aurai bien voulu louer une moto indienne (le célèbre Royal Enfield) mais il faut un minimum d’une semaine de location et nous ne somme là que pour 5 nuits ; ce sera donc un scooter 100cc… Nous louons donc ce scooter ce qui nous permet d’aller passer la fin de l’après-midi à Anjuna et d’y diner.

Le lendemain (06/12) nous changeons de chambre car celle qu’on nous a donné hier n’a pas dû être louée depuis quelque temps (la saison n’a pas encore commencé à Goa) et elle n’a pas du être aérée récemment : une petite odeur d’humidité incommode ma femme à cause de son asthme. De plus, elle donne juste au dessus de la piscine et en ce moment il y a des familles indiennes avec jeunes enfants et quand on parle d’enfants en Inde…! Donc : trop de bruit ! Sans problème, on nous donne une autre chambre. Nous passons par Mapusa le matin, avant d’aller passer le reste de la journée à la plage de Morjim : location de transat et parasol, déjeuner au restaurant de la plage. Au retour, nous iront encore à Anjuna pour diner.

Le lendemain (07/12) nous allons repérer un centre yoga à Assagao car ma femme voudrait profiter de l’occasion pour faire quelques séances tant qu’on est ici! Puis nous partons au marché aux puces d’Anjuna. Un énorme marché d’artisanat, surtout fait pour les touristes ! Les prix annoncés sont hallucinants, donc le marchandage ferme est de règle. On en profite pour faire quelques achats (Noel approche !) Après un passage à l’hôtel en fin d’après midi, nous ressortons pour diner de nouveau à Anjuna.

Le lendemain (08/12) je dépose ma femme dans un centre de yoga entre Vagator et Anjuna et je la retrouve vers 11h30. Nous déjeunerons encore vers Anjuna. Retour à l’hôtel en début d’après-midi pour une petite pose lecture au bord de la piscine (il faut bien en profiter un peu !) Nous descendons ensuite vers Calangute pour y passer la fin d���après midi. Le soir nous nous arrêtons diner sur le chemin du retour au restaurant « Spices » à la sortie de Calangute. Un endroit que je recommande. C’est un des rares restaurants que nous trouverons propre de tout notre circuit en Inde avec des tables dressées avec des nappes en tissus immaculés. Les premières impressions seront confirmées par la suite. La carte est très diversifiée, le service attentionné, efficace et le repas est excellent ! Si le ventilateur souffle trop fort, pas de problème, on vous le baisse de suite…etc. Que des petits riens qui sont souvent introuvables ou impossibles ailleurs, mais naturelles ici ! Au retour nous passons par Anjuna (c’est sur la route) pour s’arrêter au petit supermarché pour faire une ou deux courses et du change. Puis un cyber café pour consulter nos mails et donner des nouvelles à la famille. Nous rentrons à plus de 23h00. Ce soir nous aurons un petit problème à notre arrivée à l’hôtel.

Avant tout, il faut bien comprendre une chose importante au sujet des normes d’accueil que ce soit en matière d’hôtellerie ou de restauration en Inde. Le personnel de base (c'est-à-dire les bagagistes, les réceptionnistes, parfois plus haut dans la hiérarchie, les cadres et les patrons) des structures hôtelières et des restaurants et des entreprises familiales, n’a reçu aucune formation hôtelière. Les normes de confort à l’occidentale (hygiène, ménage, bruits, odeurs, etc.…) sont des valeurs qui sont souvent assez floues ou carrément étrangères ou dont ils ont au plus des notions très différentes des nôtres. Ce qui, additionné à leur relative timidité, et désarroi dans ce genre de situation, ne peut que compliquer la résolution du moindre petit problème qui serait plié en 2 minutes chez nous !

Donc, une fois de retour dans notre chambre, nous entendons un bruit assourdissant monte de l’extérieur: je vérifie et je pense trouver d’où ça vient : un gros groupe électrogène qui ronronne juste sous notre fenêtre (il y a souvent des coupures d’électricité en Inde et tout un chacun possède, dans la mesure de ses moyens, un groupe pour y faire face). Je descends à la réception, mais à cette heure, il n’y a aucun responsable, juste des jeunes qui font du ménage et le service de sécurité ! C’est-à-dire des gens plein de bonne volonté, mais qui parlent à peine anglais. Après quelques longues minutes de palabre, nous arrivons à nous faire comprendre et on nous donne enfin la clé d’une autre chambre ou nous passerons la nuit.

Le lendemain (09/12) balade vers Calangute. Nous déjeunons encore au très bon « Spices » avant de continuer à visiter Baga Beach. Au retour à l’hôtel, nous aurons une discussion avec la réceptionniste qui n’était pas là lors des évènements de la nuit passée. Les infos ne sont pas bien remontées et je lui fais part de ma version des faits, et elle en fait part de suite au directeur par téléphone. Il n’a pas l’air ni de vouloir se déplacer pour me voir, ni ne donne des instructions spéciales à sa collaboratrice pour excuses ou dédommagement éventuel. J’ai dû insister auprès de la réceptionniste pour qu’il veuille bien sortir de son bureau pour que je m’entretienne avec lui en personne. Ce monsieur n’a apparemment pas non plus fait de formation hôtelière particulière, ce qui en soit n’est pas choquant ici, mais surtout ne fait preuve d’aucune forme de politesse en ne s’excusant pas de tous les désagréments occasionnés et en ne proposant pas le moindre dédommagement sous quelque forme que ce soit…un comportement qui détonne avec le standing (et le prix des chambres) de son établissement ! Après plusieurs minutes d’explications, je le laisse à ses réflexions en lui disant que je ne vais pas me mettre en retard à cause de lui et que je dois monter faire mes bagages puisque nous quittons Goa ce soir pour rentrer en avion à Delhi… Il finira par monter à notre chambre après quelques minutes pour venir nous présenter des excuses et nous proposer de nous offrir le transfert vers l’aéroport. J’avais entendu entre-temps les échos d’une conversation assez « animée » entre lui et Maria, la chef de réception. Quand nous descendrons avec nos bagages elle viendra nous saluer et nous dira qu’elle a tout fait pour nous soutenir et je pense que c’est grâce à son action que le manager avait finalement changé de position à notre égard. Ses adieux seront sincères et nous garderons un très bon souvenir de notre séjour à Goa, en grande partie, je pense grâce à elle. Mais il est l’heure de partir, le chauffeur de l’hôtel a chargé les bagages, nous partons. Le chemin vers l’aéroport se fait entre chien et loup, nous arriverons à Vasco de Gama à la nuit noire. Avant tout, il faut passer soi-même ses bagages au control’X, sous la supervision du personnel de la compagnie. Nous leur laisserons une bombe insecticide interdite à bord, même en bagages de soute, alors qu’elle était dans nos bagages depuis la France ! Puis on enregistre et on passe les contrôles de police y compris le détecteur de métaux et une fouille au corps poussée…comme à chaque fois en Inde. Une fois en salle d’embarquement nous nous apercevons que nous avons oublié d’envoyer une carte postale. Je me renseigne pour savoir s’il y a une boite ici, mais non ! Je demande alors aux militaires qui font le contrôle si je peux ressortir pour la poster en zone publique ; ils se concertent à coup de hochement de tête et l’un d’eux me répond que c’est possible, mais que je devrais ensuite retourner à l’enregistrement pour obtenir une nouvelle carte d’embarquement et repasser les contrôles…trop long ! Je demande alors à un des militaires s’il peut la poster pour moi, quand il en aura le temps. Il a le physique des gens de la montagne ; le type népalais, il est jeune ; environ 25 ans et il a l’air très sympathique, il accepte… Je le remercie et retourne m’assoir en salle d’embarquement pour attendre mon vol. Au bout de 2 ou 3 minutes, le militaire s’approche de moi, il a ma carte en main…aie ! Problème ? Non, il vient juste me chercher pour m’accompagner à la boite pour que la je poste moi-même et pour que je sois sûr qu’elle est bien postée. Il me propose de m’escorter jusqu’à la boite en zone publique et me faire repasser rapidement en salle d’embarquement sans refaire tout les contrôles, puisqu’il m’aura accompagné en personne ! Sympa ! Je le suis, je poste ma carte et une fois repassé en salle d’embarquement je le remercie ! Au moment d’embarquer, juste avant de passer la porte, je me retourne et je l’aperçois qui me regarde de loin. Je lui fais un grand signe de la main, il me sourie et me rend mon salut! Une dernière image bien sympathique… Le vol passe vite, nous somnolons pendant tout le vol. A l’arrivée les formalités sont rapides et nous sommes accueillis par Khem Singh en personne ! Il nous explique sa présence par le fait qu’il n’avait pas de chauffeur disponible et qu’il est donc revenu en catastrophe d’Agra ou il était dans l’après-midi pour nous accueillir. Il a pris une de ses plus belles voitures, un monospace Toyota presque neuf. Je sais aussi qu’il doit nous rembourser les deux nuits du Jyoti Mahal que nous avions payées avec toutes les autres et que j’ai annulées et remplacées par le Godwin (que je règlerais moi-même directement). Je le soupçonne de vouloir nous laisser absolument une bonne impression à la fin du séjour. Tout faire pour effacer les aspects négatifs dont il a été mis au courant par Lakha, le chauffeur et ceux que nous lui avons signalé par mail (comme, par exemple l’état de l’hôtel d’Udaipur) Comme je m’y attendais, il commence par nous demander si tout s’est bien passé, avec le chauffeur, les hôtels etc. Je commence par lui dire ce que je pense de Lakha sans oublier ses détours dans des magasins « à commission », sans omettre de lui signaler par contre que c’est un bon conducteur. Il nous dit qu’il a eu des plaintes similaires de la part d’autres clients avant nous et qu’il vient de s’en séparer…Je ne peux m’empêcher de penser qu’il aurait certainement dû le faire avant de nous le « coller » entre les pattes s’il savait quel genre de chauffeur c’était! Ensuite il passe au chapitre argent et me rend la somme due pour le Jyoti Mahal. Enfin il nous offre un petit cadeau : une broderie pour ma femme et une boite d’encens pour moi… Nous sommes arrivés devant le Godwin, il est temps de nous séparer. Adieu Khem Singh. Cet hôtel est un sur Arakashan Road à Pahar Ganj. Juste à côté du Grand Godwin, un peu moins bien coté. Nous n’aurons rien à dire de mal sur le Godwin Deluxe. C’est un bon hôtel. Nous y passons donc une première nuit sans histoires.

Le lendemain (10/12) Nous nous faisons déposer à Connaught Circle par un rickshaw. Quelques courses, une promenade à pied dans Janpath jusqu’au Tibetan Market (décevant) puis India Gate puis un autre rickshaw pour le Red Fort. La visite du fort prend environ 2h00 et n’apporte rien après avoir vu les palais merveilleux du Rajasthan…Le reste de la promenade se fera dans Chandni Chowk. Nous reviendrons à l’hôtel en rickshaw ou nous prendrons un léger repas.

Le lendemain (11/12) nous faisons nos bagages pour les déposer en consigne à la réception, car la chambre doit être libérée pour midi, et comme nous ne reviendrons pas avant la fin de l’après-midi… Nous quittons l’hôtel vers 10h30 pour aller faire un tour du côté du Bahai Temple (temple du lotus) puis vers Geater Kailash (assez décevant) Nous nous faisons déposer à Karol Bagh ou nous tournons jusqu’à 17h30 avant de reprendre un rickshaw pour l’hôtel. Le réceptionniste met gracieusement une chambre à notre disposition pour se doucher et se changer. Le transfert pour l’aéroport nous sera facturé seulement 350 Rps (pas grand-chose pour un tel hôtel, et une telle voiture) Nous partons vers 18h00 quand la nuit tombe. Dans le hall de l’aéroport ou nous aurons du mal à entrer ; notre vol est à 01h50 et il n’est que 19h00. Les policiers qui filtrent les entrée dans l’aérogare ne comprennent pas pourquoi nous voulons entrer si tôt ! Il nous faudra passer par une zone « visiteur » puis renégocier encore avec un autre contrôleur pour passer enfin ( !) dans le hall principal ! Nous y rencontrons un couple de jeunes touristes de la région Toulousaine qui rentrent en France après avoir dû abréger leur séjour en Inde au bout d’à peine une dizaine de jours sur place. Voilà, nous somme (presque) arrivés à la fin de ce voyage, il ne nous reste qu’à faire les dernières formalités de départ ; enregistrement, shopping de dernière minute en zone hors taxe puis passer en salle d’embarquement. Le vol part presque à l’heure, nous avons les place prévues, celles que nous avions réservées sur le plan cabine sur le site de la compagnie. Nous arriverons à Vienne à l’heure, le temps de correspondance est juste comme il faut et nous arriverons à l’heure à Nice sans problèmes…sauf qu’il pleut et que la température est un peu plus basse qu’en Inde !

Lien vers un album photo:https://picasaweb.google.com/prebout06/IndeNovembreDecembre2011?authuser=0&authkey=Gv1sRgCOLT6vqw8Orr9wE&feat=directlink
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Une semaine au Rajasthan + une semaine au Népal
Bonjour à tous,

Je réfléchis à notre prochain gros voyage, et nous aimerions faire un mix entre l'Inde (le Rajasthan seulement) et le Népal.

Je précise que le Népal, ca serait surtout pour Kathmandou et un petit trek (facile- pas très sportifs surtout moi...lol).

Malheureusement, le temps nous manque (mais on a un peu plus de moyens pour compenser pour les trajets).

Est ce réaliste d'envisager une semaine dans chaque coin? Quel serait une durée réaliste (n'excédant pas un 15-20j).

J'attends vos retours afin de commencer à réfléchir. Je prefère savoir ce qui est réaliste ou complètement à coté de la plaque lol
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Traitement anti-paludisme pour le Rajasthan en juin-juillet?
Ma copine et moi partons pour 2 mois en Inde en juin et juillet. Nous débutons notre séjour par le Rajasthan pour ensuite nous rendre à Leh.

Bon.. oui c'est la fameuse mousson... donc j'imagine que les moustiques sortent un peu plus en raison de l'humidité. Nous avons un moustiquaire.. et allons utiliser du répulsif.

Est ce que certains d'entre vous ont déja visité ces régions durant cette période sans prendre le traitement?

Deux raisons nous incitent à ne pas prendre le traintement: évidemment, le prix et les effets secondaires!

Je crois que pour Leh, il n'y a aucun risque.. mais que pour le Rajasthan.. c'est un peu plus compliqué.

Qu'en pensez vous?
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Rajasthan en été 2010 avec deux enfants (5 et 7 ans): plans, hôtel et chauffeur-guide?
Bonjour, Partons 5 semaines au Rajasthan cet été et suis preneuse de tout conseils ou tuyaux qui m aidera à mettre un peu de "vacances pour mes enfants" dans notre voyage c 'est à dire : un hôtel particulièrement adapté (par exemple avec des animaux...) ou des plans un peu insolite ou chouette pour eux ?

Par ailleurs, sommes éventuellement à la recherche d'un chauffeur/guide ayant une bonne connaissance de la région pas seulement d'un point de vue des routes mais aussi d'un point de vue culturel. Sommes bien entendu disposés à rémunérer la personne en fonction ..

Merci d'avance !
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Agence avec guide chauffeur pour deux femmes seules au Rajasthan?
Bonjour,

Je pense rejoindre ma fille (qui fait le tour du monde) au Rajasthan pour visiter ensemble cette région en Octobre 2013. Pourriez-vous me conseiller le système le plus adapté pour 2 femmes seules : agence locale ? Circuit organisé ? Nous souhaiterions faire simple mais avoir des hébergements de qualité... Merci de vos réponses
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Back to India, août 2010
Amis voyageurs !

Ceci est mon premier "Carnet de voyages" sur ce forum ! Je vais essayer de transmettre un peu de ma passion pour ce pays, de donner des infos pratiques et précises, bref de partager une expérience avec vous ! Merci d'avance pour votre indulgence si je m'égare trop !!!...

On ne choisit pas d'aimer l'Inde...cela arrive............ou pas !..... Dans ce pays où nos repères occidentaux se perdent, on se sent bien ou mal, on adore ou on déteste... Et il faut savoir l'accepter! J'ai rencontré l'Inde en fin 2006 presque par hasard (mais peut-on parler de hasard en Inde ???...), je m'y suis installée pour 1 année en été 2007.......et j'y suis (enfin ) retournée cet été.......L'été n'est vraiment pas la meilleure saison pour l'Inde, mais se confronter à la moiteur de la mousson est aussi une nouvelle façon d'appréhender toutes les facettes de ce pays si multiple........

J'ai vécu 1 année à Delhi, donc je connais mieux le Nord du pays (le Rajasthan, les villes sacrées du Gange et un passage dans les montagnes de l'Himachal), mais j'ai quand même fait des "sauts" dans le Sud, au Tamil Nadu et à Goa (là aussi, un aspect complètement différent de l'Inde...). Pour mon premier message sur le forum, j'ai choisi de cibler sur notre dernier séjour de cet été : Delhi+Kerala.... Et oui, c'est une drôle d'association ! Delhi va rarement avec le Kerala et pour la bonne cause puisqu'elle se trouve à 4h d'avion !!!! Quand même !!! Mais en Inde, rien n'est impossible ! Même traverser le pays lors d'un même voyage de 2 semaines !!! Isn't it ?!! 😎

Donc, retour en Inde après avoir vécu à Delhi pendant 1 année, il était exclu de ne pas repasser par Delhi ! Atterrissage le 8 août dernier à Delhi au petit matin à l'aéroport international flambant neuf aux kilomètres de moquettes immaculées (pour combien de temps ??) et au parking à étages avec places matérialisées au sol (incroyable !!!!). Si la porte d'entrée à Delhi a beaucoup changé en 2 ans, pour cause de Jeux du Commonwealth, et les formalités aux douanes sont effectivement beaucoup plus rapides, fort heureusement passée la sortie de l'aéroport, on retrouve l'odeur poussièreuse de Delhi et sa foule de chauffeurs déjà dense qui attendent les voyageurs...

Le métro reliera bientôt l'aéroport au centre de la ville. La rame est "presque" finie....enfin bientôt........un jour, sûrement !!! Néanmoins, le métro est un bon moyen de transport à Delhi (pour les tronçons existants !). Il est incroyablement propre, climatisé et automatique. C'est un moyen de transport rapide et pas cher (On paye 1 jeton par voyage selon sa destination...Par ex : 6 Rs pour rejoindre Old Delhi (Chandni chowk) de Connaught place (Rajiv chowk)), et pas plus surchargé que le métro parisien ! De plus, la sortie à Old Delhi (Chandni chowk) est assez exceptionnelle de contrastes : en quelques secondes on passe d'un espace aux carrelages impeccables, aux couloirs climatisés et au calme "relatif" à la fournaise moite, assourdissante et odorante de la ville...Une vraie plongée au coeur de Delhi ! Donc en attendant de prendre le métro pour se rendre "en ville", le voyageur peut prendre les "pre-paid taxis". C'est plus cher, mais les prix sont garantis, donc pas d'énergie à perdre en négociation...surtout après les heures de vols...

Delhi en août, c'est très chaud (quoi que......moins qu'en Mai et Juin, les mois les plus rudes, pour cause de pré-mousson), et très moite. Concrètement, on transpire, on dégouline...La poussière s'y colle ! On y ajoute "un peu" de pollution et on se retrouve bien crasseux en fin de journée !!! Mais bon, l'Inde se vit par les sens !!! Delhi est une ville grouillante, bruyante, polluée et poussièreuse, mais que personnellement j'adore !!! Sûrement parce qu'y ayant vécu 1 année, j'ai eu le temps de passer par toutes les émotions (plaisir, énervement, fatalisme...), mais la plupart des voyageurs qui n'y font que passer, voire l'évitent s'ils le peuvent, ne l'aiment guère... Pourtant à Delhi, il y a des coins magnifiques : Humayum Thomb, aussi beau pour moi que le Taj Mahal, et beaucoup moins fréquenté, Lodhi garden, un très beau jardin avec des monunents moghols dans le centre de la ville où se retrouvent les familles indiennes autour d'un pique-nique le dimanche (petit bémol.............on retrouve les restes du pique-nique le dimanche soir !!! Mais la protection de l'environnement n'est pas la priorité en Inde...), le Bangla Sahib Gurudwara (temple sikh moins connu que celui de Old Delhi, mais pour moi, plus beau avec son grand bassin aux ablutions).....et plein d'autres adresses encore qui méritent d'inscrire Delhi en étape dans son voyage ! L'Inde est une terre de contrastes et les grosses villes bruyantes font partie de ses paysages....

Donc 2 jours à Delhi en début et en fin de voyage, avant d'embarquer pour le Kerala. En avion bien sûr, quoiqu'il est possible d'y aller en train !!!! Si on dispose de plusieurs jours à tuer ! 😉

Nous avions acheté tous nos vols intérieurs sur le net en France, de même que le premier billet de train ! Ce qui est assez pratique car on peut ainsi imprimer nos e-tickets...Nous avons voyagé surtout en low-cost (Jetlite, Spicejet)...Les avions sont impeccables, à l'heure... seule la nourriture est absente, comme toujours en low cost !

- Delhi / Cochin / Munnar (2 nuits) : (escale de 30 min à Hyderabad - vol de 4h), puis route vers Munnar (130 km, environ 5h en voiture individuelle). Changement complet de paysages : la végétation est luxuriante, les cascades d'eau surgissent ici ou là, les montagnes se dessinent dans la brume le long de la "snake road" (l'estomac gigote un peu au gré des virages !). Munnar est une ville de montagne (1600 m), à la végétation tropicale et aux plantations de thé. L'air y est frais (une petite vingtaine de degrés...), les fruits y sont gigantesques, la vie y est paisible... Les amateurs de nature et de calme s'y régaleront...Un bon endroit pour se ressourcer... (enfin pour mes compagnons de voyage....Mes intestins sont en vrac ! Bienvenue en Inde ! Et oui, c'est un rituel pour moi !!!! Choc thermique entre le Nord et le Sud ? Air glacé des clims dans les restaus de Delhi ? Ou jus de fruits frais pressés à Old Delhi ??? Je ne saurai jamais ! Mais une chose est sûre, comme toujours, je m'en remets aux médecines locales, toujours plus efficaces (pour moi..... je ne m'avance pas pour les autres .....), riz blanc, "curd" (yahourt) et fruits frais (et oui, en Inde, on soigne les problèmes intestinaux avec yaourth et fruits ??? Etonnant, non ??!!), et me voici sur pied quelques jours plus tard.......) 🙂 A Munnar, nous vous recommandons particulièrement de séjourner à "The Shade homestay" (contacter Santhosh, le propriétaire, www.theshade.in ou info@theshade.in). C'est un logement chez l'habitant dans une maison à flanc de montagne à 2/3 kms de Munnar. Il y a 3 chambres doubles (impeccables ! et avec salle de bain) à 1000 Rs, avec possiblité de prendre le diner (absolument délicieux...) avec la famille pour 150 Rs de plus... Le petit déjeuner est à la mode keralaise (puttu ! mélange de riz et de coco). La famille est adorable et Santhosh se fera un plaisir de vous faire visiter son "spice garden" de 1 hectare (quand même !) où poussent en abondance cardamomes, café, clous de girofle et autres épices.....

- Munnar / Cochin (2 nuits) : Retour vers Cochin par la même route de montagne ! Cochin est une très jolie ville portuaire : l'air sent l'iode et le poisson (la pêche du jour s'étale au bord des routes), la mer est saumâtre, et les "Chinese fishing nets" dressent leurs élégantes silhouettes dans la lumière crépusculaire. Nous résidons à Fort Cochin, malheureusement envahi de nombreux touristes (beaucoup de français d'ailleurs !), mais nous ne pouvons garder l'Inde pour nous ! Il faut partager aussi !!!! Nous logeons à "Sonnetta residency" (www.sonnettaresidency.com ou mail@sonnettaresidency.com ). Au premier abord, nous sommes un peu déçus, car nous espérions une guesthouse et cela s'apparente davantage à un petit hôtel (6 chambres environ), mais les chambres sont nickels (700 Rs avec salle de bain, mais sans petit déjeuner !), et le propriétaire, un vieil homme, est charmant et propose des services (réservation de spectacles de Kathakali, excursions, etc...)... A Fort Cochin prendre le temps de déambuler dans les ruelles, où se succèdent temples hindous, églises catholiques, mosquées et synagogue (bel exemple d'ouverture...), et aussi de traverser la baie en ferry boat (vieux bateau bringuebalant et surchargé avec femmes et hommes séparés, pour 2 Rs !) pour se rendre à Cherai Beach sur l'île de Vypeen (ajouter 45 min de bus local à 11 Rs). Le site est de toute beauté avec les silhouettes de cocotiers qui se détachent le long de la lagune... Le soir, nous nous rendons à un spectacle de Kathakali...100% de touristes sur les bancs et beaucoup de Français reconnaissables entre tous : ils tentent de s'assoir aux premiers rangs (les places sont numérotées !), râlent à voix haute et prennent des photos au flash quand c'est interdit !!!!! Chers compatriotes ! Du coup, on oublie de parler de français, pour ne pas se faire mal voir !!!! No, I am not French !!!! Why ??? 😎 Mis à part le côté très touristique de la chose, le kathakali s'ancre dans une tradition hindoue et le spectacle est de qualité (un peu long peut-être quand même !!!! 200 Rs)

- Cochin / Alleypey (2 nuits ) : Voyage en bus local (55 km, environ 2h, 37 Rs). Le brushing en prend un coup, mais le voyage en bus est une expérience à vivre en Inde ! Les démonstrateurs en tout genre qui vendent leurs gadgets au départ (Stylo multicolore à paillettes ?? why not ! et les affaires marchent ! Les Indiens adorent les gadgets !), les villes qui défilent, les passagers qui montent et descendent sans arrêt (presqu'au sens littéral du terme ! Parfois le bus ralentit sans vraiment s'arrêter !), le bus permet de prendre le pouls de la circulation à l'indienne ! Nous sommes arrivés à Alleypey le 14 août, ce qui était une très mauvaise idée. Journée du "Nerhu trophy courses" (courses annuelles de bateaux sur les canaux du centre d'Alleypey). Non seulement, nous n'avons pas aperçu un bout des bateaux en courses (si ce n'est sur une télé dans un magasin de la ville) tellement la masse compacte (très compacte !) des Indiens nous empêchait même d'apercevoir l'eau, mais en plus nous n'avons pas pû faire de promenade sur les "backwaters" car tout était stoppé à cause des fameuses courses...C'est cela aussi d'arriver à l'improviste sans avoir acheté de billets à l'avance ! Le lendemain par contre, nous avons fait une très belle balade de 3h sur les "backwaters" (bateau public 11 Rs) d'Alleypey à Changanassery...Le bateau public est un peu rafistolé, sa peinture écaillée mais le spectacle à bord est animé. C'est en fait une sorte de "ferry boat" qui permet aux villageois de se rendre de villages en villages... Les familles se succèdent...Rares sont ceux qui font tout le parcours. Le long des backwaters, la vie villageoise se déroule : les femmes battent le linge, les hommes pêchent, les enfants jouent au football (incroyable ! La mode du foot a supplanté (pour un temps !) celle du cricket..) et les silhouettes des villageois se dessinent le long des étroits chemins entre rizières et fleuve..... C'est beau, c'est paisible...La vie se déroule doucement de même que la vitesse de croisière du bateau !!! Retour à Alleypey en soirée en bus local (1h, 30 Rs) A Alleypey nous séjournons dans un joli petit hôtel en bord de mer "White saand beach resort" (www.whitesaandresort@gmail.com), 5 chambres en tout, 1250 Rs avec petit déj en terrasse et salle de bain. On peut même y diner le soir en commandant à l'avance. Par contre, le service est "un peu" (trrrrrrrrès !!!) lent ! Plat par plat, soit d'abord une omelette, puis la suivante, puis le thé, etc !!!! Par contre, la vue sur la mer est très belle et on dort au bruit du ressac des vagues....

- Alleypey / Varkala (1 nuit) : Départ au petit matin en train (100 km, environ 3h, 150 Rs). Petit souci de réservation : plus de places assises...et en Inde les trains sont bondés, donc inutile d'espérer trouver une place à la dernière minute.........sauf en demandant au contrôleur moyennant quelques roupies rapidement disparues dans sa poche.... Il faut donc penser à réserver ses billets de train quelques jours à l'avance....ou alors s'incrire sur la liste d'attente (waiting list)... Varkala n'a pas grand intérêt...beaucoup de touristes... La vue est belle du haut des falaises...mais la mer est assez agitée...De toute façon, je ne recommande pas la baignade en Inde...Ce n'est vraiment pas une habitude culturelle de se baigner (du moins pour les femmes...) et à fortiori, c'est la tenue dénudée du maillot de bain qui rend cette pratique désagréâble... Autant vous promener nue à Paris, vous aurez la même impression ! (Enfin, c'est un avis perso !) Par contre ce qui est spécifique à Varkala, ce sont les massages ayurvédiques...et là les centres fleurissent partout, donc difficiles de faire un choix et à priori le bon ! A l'instinct, nous en avons choisi un que nous vous recommandons ! C'est le "Mother ayurvédic medicines" MAM (www.mamayurvedics.8k.com ou bindhuajay@rediffmail.com). Le docteur Bindu vous reçoit chez elle (apparemment c'est aussi un petit hopital ayurvédique), où se déroulent les massages. Nous avons choisi la formule complète "full body massage + dhara" (écoulement régulier d'huile tiède sur le front), soit 600 Rs pour 2h (après négociation)... Je suis adepte des massages ayurvédiques (que j'ai pas mal testé dans le nord aussi) et je dois dire que celui-là était de très bonne qualité ! Les gestes sont précis et la sensation très relaxante....Certes on ressort "un peu" huileux (!!!), mais l'accueil est très sympathique....même si les locaux restent sommaires....mais ce n'est pas le plus important dans un massage !

Notre séjour dans le Kerala s'achève donc sur un massage, avant de nous envoler pour Delhi via un stop à Bangalore (des amis à visiter !)....Quelques jours à Delhi pour faire des derniers shoppings, (je recommande pour ceux qui aiment les vêtements Indiens "Lajpat Nagar Market" (encore appelé "Center Market"), ou alors "Dilli haat" (où tous les états indiens sont représentés avec leur artisanat...marge de négociation plus étroite, mais belle qualité en général, entrée payante 15 Rs env)...

Nous avons passé une journée à Agra, départ en train par le "Bhopal Shatabdi express" à New Delhi Railway station à 6h15 (env 400 Rs). L'avantage de l'express est qu'il est rapide (2 heures pour aller à Agra) et permet donc l'aller retour dans la journée (retour en soirée vers 20h45). Agra n'est pas une ville agréâble, peut-être même la moins agréâble d'Inde....ultra-touristique, et donc les marchands sont ultra pressants.... Il faut filer dès la sortie de la gare (surtout prendre un rickshaw pre-paid....sinon les prix deviennent vite délirants...) et suivre le conseil du Routard à savoir ne RIEN acheter !!! Tout est hors de prix ! A titre d'exemple, on m'a proposé à l'entrée du fort rouge, une paire de bracelets de cheville à 10......euros !!!! 😠.............qui est descendu à la sortie à 20 Rs !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Du grand n'importe quoi ! Et puis souvent ce sont des choses de mauvaise qualité..... Il faut donc se limiter aux visites....Néanmoins le Taj Mahal reste magnifique, même si certains voyageurs se refusent à le visiter, car étant trop touristique...........(c'est leur choix....). Pour moi, le Taj reste le Taj, et son marbre prend les teintes des humeurs du ciel et varie constamment. Cette fois, nous l'avons visité sous un ciel de mousson incroyable bleu marine, le blanc du marbre devenait phosphorescent! Pour ceux qui veulent éviter la foule, et le prix élevé du Taj (750 Rs quand même...), on peut aller "back side" de l'autre côté de la Yamuna river et admirer la vue sur le Taj pour 100 Rs dans les "Mumtal Bargh" gardens....Et en plus on a ainsi une photo du Taj très différente ! 😉

Voilà ! Mon premier "Carnet de voyages" est finalement plus long que prévu ! C'est vrai que je suis intarissable sur le sujet....J'ai essayé d'être pratique et j'espère avoir donné envie d'aller ou de retourner en Inde.... Généralement, quand on aime l'Inde, on y va encore, et encore, et encore............C'est un pays qui rend fidèle où l'on reçoit beaucoup... Merci à ceux qui auront lu jusqu'au bout sans s'endormir ! 🙂 Bonnes préparations de voyage à tous ! En Inde ou ailleurs !

Nath
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Itinéraire en Inde du Nord de fin juillet à mi-août 2009
bonjour

A ceux/celles qui ont déjà été à Dharamsala, combien de jours me conseillez vous d'y rester ? (je ne souhaite pas faire de trek, mais des ballades alentours..)

je pars 3 semaines en tout, j'arriverai à New delhi dans la nuit du 26 au 27 juillet mais dès le lendemain de mon arrivée je pense partir directement en train pour Dharamsala puis descendre et faire Kullu, Gangotri, Rishikesh et Haridwar puis filer vers Varanasi, passer par Khajuraho pour enfin remonter vers Agra puis retour à New delhi.

Est ce trop ambitieux comme itinéraire ? Sachant que je ne compte que sur les transports en communs soient les bus et le train....

De plus je voyage seule et suis tout a fait ouverte pour faire un petit bout de parcours avec quelqu'un qui se trouverait sur mon chemin, donc n'hésitez pas à me contacter, on pourra échanger nos impressions sur place en buvant un ptit indian chai !!...🙂

Merci beaucoup pour votre aide; vos infos et/ou astuces sont les bienvenues !!

Nat

PS : et oui je sais : pas de Rajasthan car séjour trop court, mais je suis consciente que c'est une magnifique région, j'y reviendrai peut être un jour si je tombe à mon tour amoureuse du pays...
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Palaces en Inde
Ayant voyagé en Inde à plusieurs reprises, j'aimerais cet été faire un petit tour des palaces de Maharaja transformés en hôtel. Si vous avez des adresses, des bons souvenirs, voire des tarifs (en Roupies), je suis preneur.

Nous ne cherchons pas spécialement des endroits luxueux ou chers mais plutôt des batisses qui ont du cachet, une âme, même si elles sont décrépies ou peu entretenues. Le Rajasthan et le Gujarat nous interessent spécialement mais les adresses dans l'Inde entière m'intéressent.

J'ai été en Inde à 7 reprises et peut donner qqs tuyaux ou plutôt impressions sur mes itinéraires et errances ( Calcutta, Orissa, Sikkim, Tamil Nadu, Karnataka, Goa, Maharashtra, Mumbai, Rajasthan, Delhi ).

Je vous remercie et vous souhaite bon vent...
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Agence chauffeur en Inde
Bonjour Qui a voyage avec l agence "chauffeur en Inde" dernièrement ....si c est le cas, comment cela c est passé ? Car nous souhaitons partir en Inde et je voudrais avoir un peut infos sur cette agence Merci
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Visite de Pushkar et environs
Bonjour.

Je souhaite savoir combien de temps il faut pour visiter PUSHKAR et les environs. Quels sont les endroits à ne pas manquer.

Merci d'avance pour vos réponses.
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