Exposition: L'Azawagh, une culture à préserver. 110 photos en A3 et A4 réalisées par Maryvonne Lancien, membre de voyage forum, qui a passé 6 semaines dans cette région en 2005 (alphabétisation de femmes touareg) et Jean-Luc Tropis, qui a passé 3 ans au Niger dans le cadre de la coopération de 2003 à 2006.
Des photos présentant la vie quotidienne de touareg sédentarisés (principalement), et le maintien de leur culture (festival du chameau d'Akoubounou: Shiriken - cette année 4000 participants et plus de 1000 chameaux)
Cette exposition gratuite est présentée par l'association 'Les Amis de l'Azawagh', membre du Collectif Bretagne-Niger. Elle a lieu à la médiathèque de Pont-Scorff jusqu'au 30 avril et vous pouvez avoir une visite commentée gratuite en prenant RV avec M.Lancien 02 97 32 42 35.
Photos A3 à vendre: 8E
Site de l'association: www.azawagh.org
Cette exposition peut être exposée dans tous les lieux qui s'y prêtent en Bretagne. Si vous êtes au courant d'une possibilité, signalez-le nous.
Musique nigérienne
En février 2013, Andy Morgan*, journaliste freelance britannique et profond connaisseur de la scène musicale au Sahara (celle du Mali notamment), s'est rendu à Niamey à la recherche de la musique nigérienne, et l'a trouvée : lors des rendez-vous (en buvant beaucoup de thé) avec un bon nombre de musiciens exaltants sur place, on lui a permis de prendre des photos ...
(*Andy Morgan écrit pour The Guardian, The Observer, The Independent, fRoots, Songlines, New Musical Express et le Rolling Stone. Il a travaillé pour l'industrie de la musique britannique, à savoir pour Hannibal Rec., Cooking Vinyl, WOMAD et World Circuit Rec. puis à l'étranger pour FNAC Music, en France, et Piranha, en Allemagne. A la fin des années 90, il a fondé son propre label, "Appartement 22". Il a également aidé à organiser le fameux Festival au Désert à ses débuts. A sa première édition en 2001, il a fait connaissance avec le groupe touareg de Tinariwen. Plus tard, il était un certain temps le manager du groupe. De plus, il a écrit les linernotes du cd "Le Festival au Désert" publié en 2003. Depuis et jusqu'ici, Andy Morgan aime le Mali, notamment le nord et est toujours épris désespérément du Sahara et de ses habitants. Depuis 2010, Andy porte son journalisme sur la politique et la société de l'Afrique de l'Ouest et du Sahara. Il a écrit des articles sur les Touareg et la crise au nord du Mali pour The Guardian, The Independent, Al Jazeera, CNN, BBC Focus etc. L'année dernière, ce Britannique entreprenant a publié le livre "Music, Culture and Conflict in Mali" édité par Freemuse)
Voici les photos ...

01 / Bombino, le "Jimi Hendrix nigérien", avec sa fille à la maison, à Niamey

02 / Ibrahim Atchinguil Emoud, percussionniste (batterie, djembé) et ami de Bombino

03 / Fatimata Walet Oumar (aka Disco), chanteuse de l'ensemble touareg "Tartit" (Mali), avec amies

04 / Fatimata Walet Oumar, en vente de légumes

05 / Enfants dans un camp de réfugiés, à Sagnioniogo/Burkina Faso

06 / Amanou Ag Issa, griot et joueur de luth tehardent de l'ensemble "Tartit", dans un camp de réfugiés, à Sagnioniogo/Burkina Faso

07 / (voir photo no.06)

08 / Bombino et amis à la maison, à Niamey

09 / Goumar Abdoul Jamil et Alhousseini Mohamed Anivolla (guitariste principal), la section touarègue du groupe "Etran Finatawa" (les trois autres sont Wodaabé)

10 / Le groupe "Etran Finatawa"

11 / Goumar du groupe "Etran Finatawa" avec amis

12 / Musée d'instruments de musique à Niamey

13 / Malam Mamane Barka en jouant d'une sorte de harpe à 5 cordes, dite biram. Au passé, cet instrument – tombé dans l'oubli mais pu être sauvé – était un instrument sacré du peuple pêcheurs boudouma vivant au bord du Lac Tchad, côté nigérien. Le biram a une très belle forme qui fait penser à une pirogue

14 / "Alkass", jeune groupe touareg de Agadez

15 / Deux guitaristes de "Alkass"

16 / Chanteur-guitariste du groupe "Alkass"

17 / Bombino prend du thé, boisson spéciale des Touareg

18 / Albert Chaïbou à la station de "Radio Alternative" dans la capitale nigérienne

19 / Rhissa Ixa (à droite) et son cousin jouent de la flûte. Rhissa Ixa, peintre et flûtiste, vit et travaille à Niamey. Expositions en Europe et en Afrique. Rhissa attache une importance toute particulière à la préservation de la culture et tradition des nomades touareg pour les futures générations. Rhissa est le neveu du défunt Mano Dayak ("Je suis né avec du sable dans les yeux"), fameux rébelle et activiste touareg

20 / Bombino, la vedette de la scène musicale touarègue au Niger
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
GRAND BIEN VOUS FASSE !!!
Hery
En février 2013, Andy Morgan*, journaliste freelance britannique et profond connaisseur de la scène musicale au Sahara (celle du Mali notamment), s'est rendu à Niamey à la recherche de la musique nigérienne, et l'a trouvée : lors des rendez-vous (en buvant beaucoup de thé) avec un bon nombre de musiciens exaltants sur place, on lui a permis de prendre des photos ...
(*Andy Morgan écrit pour The Guardian, The Observer, The Independent, fRoots, Songlines, New Musical Express et le Rolling Stone. Il a travaillé pour l'industrie de la musique britannique, à savoir pour Hannibal Rec., Cooking Vinyl, WOMAD et World Circuit Rec. puis à l'étranger pour FNAC Music, en France, et Piranha, en Allemagne. A la fin des années 90, il a fondé son propre label, "Appartement 22". Il a également aidé à organiser le fameux Festival au Désert à ses débuts. A sa première édition en 2001, il a fait connaissance avec le groupe touareg de Tinariwen. Plus tard, il était un certain temps le manager du groupe. De plus, il a écrit les linernotes du cd "Le Festival au Désert" publié en 2003. Depuis et jusqu'ici, Andy Morgan aime le Mali, notamment le nord et est toujours épris désespérément du Sahara et de ses habitants. Depuis 2010, Andy porte son journalisme sur la politique et la société de l'Afrique de l'Ouest et du Sahara. Il a écrit des articles sur les Touareg et la crise au nord du Mali pour The Guardian, The Independent, Al Jazeera, CNN, BBC Focus etc. L'année dernière, ce Britannique entreprenant a publié le livre "Music, Culture and Conflict in Mali" édité par Freemuse)
Voici les photos ...

01 / Bombino, le "Jimi Hendrix nigérien", avec sa fille à la maison, à Niamey

02 / Ibrahim Atchinguil Emoud, percussionniste (batterie, djembé) et ami de Bombino

03 / Fatimata Walet Oumar (aka Disco), chanteuse de l'ensemble touareg "Tartit" (Mali), avec amies

04 / Fatimata Walet Oumar, en vente de légumes

05 / Enfants dans un camp de réfugiés, à Sagnioniogo/Burkina Faso

06 / Amanou Ag Issa, griot et joueur de luth tehardent de l'ensemble "Tartit", dans un camp de réfugiés, à Sagnioniogo/Burkina Faso

07 / (voir photo no.06)

08 / Bombino et amis à la maison, à Niamey

09 / Goumar Abdoul Jamil et Alhousseini Mohamed Anivolla (guitariste principal), la section touarègue du groupe "Etran Finatawa" (les trois autres sont Wodaabé)

10 / Le groupe "Etran Finatawa"

11 / Goumar du groupe "Etran Finatawa" avec amis

12 / Musée d'instruments de musique à Niamey

13 / Malam Mamane Barka en jouant d'une sorte de harpe à 5 cordes, dite biram. Au passé, cet instrument – tombé dans l'oubli mais pu être sauvé – était un instrument sacré du peuple pêcheurs boudouma vivant au bord du Lac Tchad, côté nigérien. Le biram a une très belle forme qui fait penser à une pirogue

14 / "Alkass", jeune groupe touareg de Agadez

15 / Deux guitaristes de "Alkass"

16 / Chanteur-guitariste du groupe "Alkass"

17 / Bombino prend du thé, boisson spéciale des Touareg

18 / Albert Chaïbou à la station de "Radio Alternative" dans la capitale nigérienne

19 / Rhissa Ixa (à droite) et son cousin jouent de la flûte. Rhissa Ixa, peintre et flûtiste, vit et travaille à Niamey. Expositions en Europe et en Afrique. Rhissa attache une importance toute particulière à la préservation de la culture et tradition des nomades touareg pour les futures générations. Rhissa est le neveu du défunt Mano Dayak ("Je suis né avec du sable dans les yeux"), fameux rébelle et activiste touareg

20 / Bombino, la vedette de la scène musicale touarègue au Niger
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GRAND BIEN VOUS FASSE !!!
Hery
Une info à prendre encore avec des pinçettes mais qui pourraient confirmer les risques dans la région; à ceux qui continuent à nier les risques malgré les avertissements des autorités🙂
http://www.20minutes.fr/article/597828/societe-niger-possible-enlevement-d-un-groupe-de-personnes-dont-des-francais
http://www.20minutes.fr/article/597828/societe-niger-possible-enlevement-d-un-groupe-de-personnes-dont-des-francais
Bonjour a vous tous,
voila je dois partir pour le Niger pour une duree de 1 ou 2 ans. J aimerai savoir des choses qu on ne trouve pas dans les bouquins. Pas de theme precis tous ce que vous me direz sera le bien venue
A bientot
voila je dois partir pour le Niger pour une duree de 1 ou 2 ans. J aimerai savoir des choses qu on ne trouve pas dans les bouquins. Pas de theme precis tous ce que vous me direz sera le bien venue
A bientot
Voici quelques images et quelques impressions, en musique, d'un séjour effectué au NIGER. J'ai regroupé les photos en fonction des lieux géographiques où j'ai le plus séjournés. Ma destination finale était le "village" touareg de Galélo :
Agadez - Niamey - Village touareg - Sur la route
http://regardailleurs.morkitu.org/voyages/niger/
Agadez - Niamey - Village touareg - Sur la route
http://regardailleurs.morkitu.org/voyages/niger/
Bonjour,
J'avais promis de faire un compte-rendu de mon voyage en octobre, après les enlèvements Areva et contre toute attente ... Le voilà.
Et surtout ne les abandonnez pas !
PS : j'avais mis de belles photos dans le texte mais vous les retrouverez plus bas : Niamey, l'auberge, l'Aïr, Timia, les amis, Agadez
Découverte d’Agadez et de l’Aïr – Octobre 2010
15 septembre : j’ai mon visa, mon billet, je dois décoller le 14 octobre d’Orly pour Niamey via Casablanca ! Très enthousiaste d’aller à Agadez, dans l’Aïr et rejoindre Assarid qui est aussi enthousiaste que moi à l’idée de me faire découvrir sa région.
16 septembre : enlèvement de cinq français à Arlit ???????
Dans un premier temps, je ne suis pas étonnée étant donnés les enjeux politiques et économiques du coin et je décide d’attendre l’évolution de cette affaire car, au fond de moi, je n’ai pas du tout envie d’annuler …
J’écoute, je lis ce qui se dit et s’écrit sur ces enlèvements ; je pars du « il faut savoir raison garder », je sais que les médias « chargent » au maximum. Je constate, comme d’habitude, qu’il y a tout et n’importe quoi. Je vais sur le site du Ministère des Affaires Etrangères, rouge de MOPTI à DJANET en descendant jusqu’à AGADEZ !!
Tous les jours, je regarde si le prix du billet d’avion baisse : mais non !
Je contacte mes amis à Tombouctou, à Ségou, à Djanet, à Agadez …. Ils sont désespérés car ils ne comprennent pas ce qui se passe en France : là-bas, rien de tout ça. Je lis tout ce qui est écrit dans les différents forums de voyages : ah ! ils n’y sont pas mais ils savent tout !!!
Jeudi 14 : j’arrive à Niamey à 1H30. Mon compagnon de voyage est pilote pour une compagnie privée d’aviation au service de grandes compagnies comme Areva … Discussions très instructives. Au contrôle, un policier demande avec insistance à un français qui me précède le nom de l’hôtel où il va loger ???? Quand arrive mon tour, je réponds que je viens voir des amis et que je vais descendre au Grand Hôtel !! (J’ai vu un panneau publicitaire Grand Hôtel …) et le policier valide sans aucune autre question. Assarid, en belle tenue touarègue, m’attend à la sortie. Panne d’électricité, au bout d’un moment, le groupe de l’hôtel ne fonctionne plus … et plus d’eau … Reste plus qu’à se réfugier dans la Braniger ….
Vendredi 15 : à 6H du matin, nous voilà partis pour Agadez en bus climatisé de la Compagnie RIMBO. A Dosso, une fois descendue je ne trouve plus mon bus … Ah oui, il est bleu …. !! A Koni, c’est Assarid qui oublie de monter …. Arrivée à Agadez vers 20H, contrôle de police classique : je remets mon passeport que je dois récupérer le lendemain. Découverte émerveillée de l’Auberge Taguelmoust.
Samedi 16 : le policier me rappelle les consignes qu’il a reçues, je récupère mon passeport avec promesse de ne pas quitter Agadez et d’être prudente. Première approche discrète d’Agadez.
Dimanche 17 : nous avons décidé de demander les autorisations pour aller dans l’Aïr. Il faut être réglo, nous remettons le dossier au Directeur de l’Office du Tourisme d’Agadez (hé oui, c’est un dimanche et il n’est pas touareg !) qui nous dit qu’il nous donnera réponse demain lundi dans l’après-midi.
Lundi 18 : nous allons visiter l’Ecole IBIZ GAN où Almoustapha TAMBO est instituteur. Je l’ai rencontré lors de son exposition d’aquarelles à AFRIKABIDON car il est également peintre. L’école est belle, 48 élèves dont la moitié de filles … Malgré le contexte particulier d’isolement de la région d’Agadez, il arrive à enseigner en grande partie grâce au soutien de ses amis de France.
Nous relançons le Directeur de l’Office de Tourisme : il faut attendre.
Mardi 19 : on relance, le Directeur répond toujours en décalant …. Et on attend en sirotant de la Braniger et de la Flag et de la Castel avec les amis qui viennent tous nous soutenir. J’en profite pour approfondir mes connaissances sur les rébellions passées et à venir, l’attribution des parcelles à Agadez, la pratique de l’Islam, les circuits scolaires, l’action des différentes associations et ONG …
Mercredi 20 : on s’excite un peu ; nous partons récupérer mon dossier pour aller chez le Gouverneur temporaire d’Agadez qui n’est pas touareg non plus. On s’aperçoit que le Directeur de l’Office du Tourisme n’a rien fait du tout, que le Gouverneur n’est pas au courant !!!
Le Directeur du Tourisme et le Gouverneur se voient sans nous. Le Gouverneur refuse de me recevoir. Il nous fait dire qu’il faut partir avec une escorte d’au moins 4 véhicules …. Et qu’il faut payer. Une amie du Gouverneur essaie d’intervenir en ma faveur auprès du Directeur du Tourisme qui lui dit clairement qu’avec le dernier groupe de Japonais, il n’a pas touché un CFA ….
On refuse tout net. Tant pis, on ira ailleurs.
Le soir, c’est décidé. Nous allons partir à Timia mais personne ne sera au courant de la destination, des pistes empruntées et de la date de notre départ à part Assarid et Ihalan qui va conduire et Rhissa qui reste à Agadez pour faire la liaison. Ihalan connait toutes les pistes de l’Aïr qu’il parcourt en long et en large en moto pendant des mois. J’ai une entière confiance en lui, il est réservé mais très déterminé.
A tous, nous disons que nous allons partir le lendemain quelques jours vers Zinder ….
Jeudi 21 : on reste à Agadez au cas où le Gouverneur me chercherait ….
Vendredi 22 : à l’aube, on part en se payant le luxe de passer devant la Police !!8 H de route, par quelles pistes ? Il faut demander à Ihalan et à Assarid. Un amortisseur cassé, pas grave.
On arrive à Timia en début d’après-midi, personne n’est au courant et c’est la surprise pour eux et pour moi ; un jardin au milieu des cailloux : des palmiers, des orangers, des pamplemoussiers, des oignons (l’or blanc), du maïs … des tomates … tout …. De superbes bougainvilliers …
Assarid m’apprend que 2 jours avant, les bandits ont détroussé des touaregs et notamment un des Chefs de Timia … D’après ce que je comprends, il s’agit de petit banditisme qui sévit depuis fort longtemps. Ils sont intéressés par l’argent, les basins … tout ce qui est neuf.
Le soir, j’assiste à des danses …. Et les habitants n’en reviennent pas de voir une Française, ils viennent me serrer la main et me dirent qu’ils sont vraiment heureux de me voir. Depuis 2007, pas un seul Français n’a visité le Fort Massu qui a été si bien rénové par les Amis de TImia !!
Belle nuit sur la terrasse.
Samedi 23 : visite des jardins, visite de l’Auberge Taguelmoust fermée pour cause de « non-tourisme », visite d’une autre auberge perchée fermée elle aussi, visite du Fort Massu …
Dimanche 24 : départ à l’aube sans prévenir qui que ce soit. On ne prend pas les mêmes pistes. Lame de ressort cassée au bout de 100 Kms environ, un camion s’arrête et pendant 2H, les amis s’affairent pour que la réparation (chambre à air et acacia) tienne le coup jusqu’à Agadez. Pendant ce temps, je reste avec une famille touarègue qui partage thé et gâteaux avec moi. Le gendre m’offre un cauris qu’il a trouvé, je présente la main gauche par réflexe mais il me fait comprendre qu’il veut le déposer dans ma main droite ! Sa belle-mère fabrique un bracelet avec une lanière de cuir pris dans la coiffure de sa fille et l’attache autour de mon poignet, je suis émue par tant de gentillesse.
Le thermomètre monte, monte et nous nous arrêtons dans la famille d’Ihalan au village d’Idaoudine. A un moment, je compte 13 amis venus nous rendre visite, nous déjeunons tous ensemble et les discussions vont bon train. Nous sommes fatigués et voudrions bien faire la sieste … Dans mon cas, impossible car l’ami Aka me fait une conversation sans fin.
Lundi 25 : nous arrivons au petit matin à Agadez. Apparemment, personne ne m’a vraiment demandée et tous savaient que nous étions à Timia ! Nous retrouvons les amis.
Mardi 26 et mercredi 27 : visite d’Agadez, superbe. Aucun sentiment d’insécurité. Beaucoup de maisons de Français sont fermées et même en vente, quelle tristesse. Je vais dans 2 boutiques … pleines de poussière … Visite de la maison du boulanger, complètement insolite et me fais penser au Facteur Cheval. Je grimpe au minaret.. Vue splendide sur Agadez mais je n’ai personne avec qui partager. Le soir, nous allons balader à l’extérieur d’Agadez après une visite au marché aux bestiaux, pas assez de temps mais je me promets de revenir.
Jeudi 28 : On reprend le bus climatisé pour Agadez. Manque de pot, la climatisation tombe en panne au bout de 2 H … Il faut dire que le bus Mercedes est maltraité par les nids de poule de la piste : plus de goudron sur ce tronçon complètement défoncé par les camions transportant les oignons et l’uranium d’Areva. Je me dis que le nucléaire pourrait bien payer 60 Kms de goudron … mais bon !
Je remercie Assarid, Ihalan qui m’ont accompagnée et tous les autres qui m’ont soutenue pendant mon séjour. C’est sûr, ils me reverront !
Depuis que je suis revenue, je me suis documentée sur les différentes rebellions, sur Areva et les Chinois, participé à des conférences-débats sur la question touarègue …
Si vous voulez en savoir plus :
- Touareg : le destin confisqué de Issouf ag Maha – Editions Tchinaghen 15€
- Agadez-Niger :http://www.agadez-niger.com/
- Collectif Tchinaghen – Paix et Solidarité pour le Nord-Niger
http://www.tchinaghen.org
- Collectif Areva ne fera par la loi au Niger
http://areva.niger.free.fr
- Temoust – Connaître et faire connaître le peuple touareg.
http://www.temoust.org/
- Tuareg culture and news
http://tuaregcultureandnews.blogspot.com/
ð un dossier passionnant que vous pouvez télécharger sur :
http://collectif-tchinaghen.over-blog.com/pages/ La_maledication_de_lUranium_le_Nord_Niger_victime_de_ses_richesses-375648.html
J'avais promis de faire un compte-rendu de mon voyage en octobre, après les enlèvements Areva et contre toute attente ... Le voilà.
Et surtout ne les abandonnez pas !
PS : j'avais mis de belles photos dans le texte mais vous les retrouverez plus bas : Niamey, l'auberge, l'Aïr, Timia, les amis, Agadez
Découverte d’Agadez et de l’Aïr – Octobre 2010
15 septembre : j’ai mon visa, mon billet, je dois décoller le 14 octobre d’Orly pour Niamey via Casablanca ! Très enthousiaste d’aller à Agadez, dans l’Aïr et rejoindre Assarid qui est aussi enthousiaste que moi à l’idée de me faire découvrir sa région.
16 septembre : enlèvement de cinq français à Arlit ???????
Dans un premier temps, je ne suis pas étonnée étant donnés les enjeux politiques et économiques du coin et je décide d’attendre l’évolution de cette affaire car, au fond de moi, je n’ai pas du tout envie d’annuler …
J’écoute, je lis ce qui se dit et s’écrit sur ces enlèvements ; je pars du « il faut savoir raison garder », je sais que les médias « chargent » au maximum. Je constate, comme d’habitude, qu’il y a tout et n’importe quoi. Je vais sur le site du Ministère des Affaires Etrangères, rouge de MOPTI à DJANET en descendant jusqu’à AGADEZ !!
Tous les jours, je regarde si le prix du billet d’avion baisse : mais non !
Je contacte mes amis à Tombouctou, à Ségou, à Djanet, à Agadez …. Ils sont désespérés car ils ne comprennent pas ce qui se passe en France : là-bas, rien de tout ça. Je lis tout ce qui est écrit dans les différents forums de voyages : ah ! ils n’y sont pas mais ils savent tout !!!
Jeudi 14 : j’arrive à Niamey à 1H30. Mon compagnon de voyage est pilote pour une compagnie privée d’aviation au service de grandes compagnies comme Areva … Discussions très instructives. Au contrôle, un policier demande avec insistance à un français qui me précède le nom de l’hôtel où il va loger ???? Quand arrive mon tour, je réponds que je viens voir des amis et que je vais descendre au Grand Hôtel !! (J’ai vu un panneau publicitaire Grand Hôtel …) et le policier valide sans aucune autre question. Assarid, en belle tenue touarègue, m’attend à la sortie. Panne d’électricité, au bout d’un moment, le groupe de l’hôtel ne fonctionne plus … et plus d’eau … Reste plus qu’à se réfugier dans la Braniger ….
Vendredi 15 : à 6H du matin, nous voilà partis pour Agadez en bus climatisé de la Compagnie RIMBO. A Dosso, une fois descendue je ne trouve plus mon bus … Ah oui, il est bleu …. !! A Koni, c’est Assarid qui oublie de monter …. Arrivée à Agadez vers 20H, contrôle de police classique : je remets mon passeport que je dois récupérer le lendemain. Découverte émerveillée de l’Auberge Taguelmoust.
Samedi 16 : le policier me rappelle les consignes qu’il a reçues, je récupère mon passeport avec promesse de ne pas quitter Agadez et d’être prudente. Première approche discrète d’Agadez.
Dimanche 17 : nous avons décidé de demander les autorisations pour aller dans l’Aïr. Il faut être réglo, nous remettons le dossier au Directeur de l’Office du Tourisme d’Agadez (hé oui, c’est un dimanche et il n’est pas touareg !) qui nous dit qu’il nous donnera réponse demain lundi dans l’après-midi.
Lundi 18 : nous allons visiter l’Ecole IBIZ GAN où Almoustapha TAMBO est instituteur. Je l’ai rencontré lors de son exposition d’aquarelles à AFRIKABIDON car il est également peintre. L’école est belle, 48 élèves dont la moitié de filles … Malgré le contexte particulier d’isolement de la région d’Agadez, il arrive à enseigner en grande partie grâce au soutien de ses amis de France.
Nous relançons le Directeur de l’Office de Tourisme : il faut attendre.
Mardi 19 : on relance, le Directeur répond toujours en décalant …. Et on attend en sirotant de la Braniger et de la Flag et de la Castel avec les amis qui viennent tous nous soutenir. J’en profite pour approfondir mes connaissances sur les rébellions passées et à venir, l’attribution des parcelles à Agadez, la pratique de l’Islam, les circuits scolaires, l’action des différentes associations et ONG …
Mercredi 20 : on s’excite un peu ; nous partons récupérer mon dossier pour aller chez le Gouverneur temporaire d’Agadez qui n’est pas touareg non plus. On s’aperçoit que le Directeur de l’Office du Tourisme n’a rien fait du tout, que le Gouverneur n’est pas au courant !!!
Le Directeur du Tourisme et le Gouverneur se voient sans nous. Le Gouverneur refuse de me recevoir. Il nous fait dire qu’il faut partir avec une escorte d’au moins 4 véhicules …. Et qu’il faut payer. Une amie du Gouverneur essaie d’intervenir en ma faveur auprès du Directeur du Tourisme qui lui dit clairement qu’avec le dernier groupe de Japonais, il n’a pas touché un CFA ….
On refuse tout net. Tant pis, on ira ailleurs.
Le soir, c’est décidé. Nous allons partir à Timia mais personne ne sera au courant de la destination, des pistes empruntées et de la date de notre départ à part Assarid et Ihalan qui va conduire et Rhissa qui reste à Agadez pour faire la liaison. Ihalan connait toutes les pistes de l’Aïr qu’il parcourt en long et en large en moto pendant des mois. J’ai une entière confiance en lui, il est réservé mais très déterminé.
A tous, nous disons que nous allons partir le lendemain quelques jours vers Zinder ….
Jeudi 21 : on reste à Agadez au cas où le Gouverneur me chercherait ….
Vendredi 22 : à l’aube, on part en se payant le luxe de passer devant la Police !!8 H de route, par quelles pistes ? Il faut demander à Ihalan et à Assarid. Un amortisseur cassé, pas grave.
On arrive à Timia en début d’après-midi, personne n’est au courant et c’est la surprise pour eux et pour moi ; un jardin au milieu des cailloux : des palmiers, des orangers, des pamplemoussiers, des oignons (l’or blanc), du maïs … des tomates … tout …. De superbes bougainvilliers …
Assarid m’apprend que 2 jours avant, les bandits ont détroussé des touaregs et notamment un des Chefs de Timia … D’après ce que je comprends, il s’agit de petit banditisme qui sévit depuis fort longtemps. Ils sont intéressés par l’argent, les basins … tout ce qui est neuf.
Le soir, j’assiste à des danses …. Et les habitants n’en reviennent pas de voir une Française, ils viennent me serrer la main et me dirent qu’ils sont vraiment heureux de me voir. Depuis 2007, pas un seul Français n’a visité le Fort Massu qui a été si bien rénové par les Amis de TImia !!
Belle nuit sur la terrasse.
Samedi 23 : visite des jardins, visite de l’Auberge Taguelmoust fermée pour cause de « non-tourisme », visite d’une autre auberge perchée fermée elle aussi, visite du Fort Massu …
Dimanche 24 : départ à l’aube sans prévenir qui que ce soit. On ne prend pas les mêmes pistes. Lame de ressort cassée au bout de 100 Kms environ, un camion s’arrête et pendant 2H, les amis s’affairent pour que la réparation (chambre à air et acacia) tienne le coup jusqu’à Agadez. Pendant ce temps, je reste avec une famille touarègue qui partage thé et gâteaux avec moi. Le gendre m’offre un cauris qu’il a trouvé, je présente la main gauche par réflexe mais il me fait comprendre qu’il veut le déposer dans ma main droite ! Sa belle-mère fabrique un bracelet avec une lanière de cuir pris dans la coiffure de sa fille et l’attache autour de mon poignet, je suis émue par tant de gentillesse.
Le thermomètre monte, monte et nous nous arrêtons dans la famille d’Ihalan au village d’Idaoudine. A un moment, je compte 13 amis venus nous rendre visite, nous déjeunons tous ensemble et les discussions vont bon train. Nous sommes fatigués et voudrions bien faire la sieste … Dans mon cas, impossible car l’ami Aka me fait une conversation sans fin.
Lundi 25 : nous arrivons au petit matin à Agadez. Apparemment, personne ne m’a vraiment demandée et tous savaient que nous étions à Timia ! Nous retrouvons les amis.
Mardi 26 et mercredi 27 : visite d’Agadez, superbe. Aucun sentiment d’insécurité. Beaucoup de maisons de Français sont fermées et même en vente, quelle tristesse. Je vais dans 2 boutiques … pleines de poussière … Visite de la maison du boulanger, complètement insolite et me fais penser au Facteur Cheval. Je grimpe au minaret.. Vue splendide sur Agadez mais je n’ai personne avec qui partager. Le soir, nous allons balader à l’extérieur d’Agadez après une visite au marché aux bestiaux, pas assez de temps mais je me promets de revenir.
Jeudi 28 : On reprend le bus climatisé pour Agadez. Manque de pot, la climatisation tombe en panne au bout de 2 H … Il faut dire que le bus Mercedes est maltraité par les nids de poule de la piste : plus de goudron sur ce tronçon complètement défoncé par les camions transportant les oignons et l’uranium d’Areva. Je me dis que le nucléaire pourrait bien payer 60 Kms de goudron … mais bon !
Je remercie Assarid, Ihalan qui m’ont accompagnée et tous les autres qui m’ont soutenue pendant mon séjour. C’est sûr, ils me reverront !
Depuis que je suis revenue, je me suis documentée sur les différentes rebellions, sur Areva et les Chinois, participé à des conférences-débats sur la question touarègue …
Si vous voulez en savoir plus :
- Touareg : le destin confisqué de Issouf ag Maha – Editions Tchinaghen 15€
- Agadez-Niger :http://www.agadez-niger.com/
- Collectif Tchinaghen – Paix et Solidarité pour le Nord-Niger
http://www.tchinaghen.org
- Collectif Areva ne fera par la loi au Niger
http://areva.niger.free.fr
- Temoust – Connaître et faire connaître le peuple touareg.
http://www.temoust.org/
- Tuareg culture and news
http://tuaregcultureandnews.blogspot.com/
ð un dossier passionnant que vous pouvez télécharger sur :
http://collectif-tchinaghen.over-blog.com/pages/ La_maledication_de_lUranium_le_Nord_Niger_victime_de_ses_richesses-375648.html
Bonsoir🙂
Voila, je voulais ouvrir un post en l'honneur de ce pays qui reste pour moi, un des must pour apprécier la culture touareg au même titre que l'Algérie d'ailleurs.😉
Je vais simplement y mettre quelques photos de mon séjour dans ce pays en 2005 et principalement dans la très belle région d'Agadez.
Amicalement😎
Proverbe touareg: Un peuple sans culture, c'est comme un homme sans paroles
Voila, je voulais ouvrir un post en l'honneur de ce pays qui reste pour moi, un des must pour apprécier la culture touareg au même titre que l'Algérie d'ailleurs.😉
Je vais simplement y mettre quelques photos de mon séjour dans ce pays en 2005 et principalement dans la très belle région d'Agadez.
Amicalement😎
Proverbe touareg: Un peuple sans culture, c'est comme un homme sans paroles
Bon je sais, on est dans les livres films et docs, mais c'est un article en ligne non? Oui, ça date un peu, je sais aussi. J'ai essayé délargir un peu mais plantage systématique de ma connection alors ...
Je suis tombé dessus plus ou moins par hasard (je cherchais des photos du Niger), mais je trouve intéressant de vous le faire partager, et pour ceux que ça interèssent, lancer le débat. Sur l'esclavage, pas sur la lecture de l'express 😛
http://www.lexpress.fr/info/quotidien/reportage-photo/default.asp?id=111
Bonne lecture.
Euh non enfin pas inondations mais il paraît qu'il est tombé plus de 60mm de pluie (en plein Sahara !!) la semaine dernière. Du coup la ville en "pâte à sel" a été en partie ou complètement détruite (??) 😕
J'y ai passé qq semaines l'hiver dernier donc si qq'un a des infos voire des photos je serais vraiment curieux de voir ce que ça peut donner, j'ai du mal à imaginer.
Et si vous avez des nouvelles plus positives sur la "reconstruction" (?) ce serait encore mieux !
Ciao
Ciao
Bonjour
je dois descendre de France au Niger (ou j'habite ) avec un véhicule en passant par la Mauritanie et le Mali.
Le véhicule sera immatriculé en France .
Quelqu'un a t il des infos sur le passage des diverses frontières avec cette voiture.
J ai déjà eu l'occasion de circuler dans ses régions(Benin, Niger, Cote d'ivoire) mais avec un véhicule immatriculé au Niger et il n'y a aucun souci si ce n'est quelques taxes .
Par contre avec un véhicule immatriculé en France je suis resté bloqué toute la journée a Gaya (Niger) avec des dossiers administratifs a n en plus finir .
avez vous des infos ..
Merci d avance
Bonjour tout le monde et surtout BONNE ANNEE!
Je pars avec 4 amis artistes sur les routes d'Afrique. Nous allons faire des prestations artistique sur le trajet, puis faire le don de notre 4X4 à un dispensaire.
Je sais que sur le forum ça fourmille de voyageur ayant déjà réalisé ce trajet. J'ai pris note de beaucoup d'information sur le net. Pourriez vous me dire ce que vous pensez de cette itinéraire?
8h NANTES - 20h BARCELONE 7h BARCELONE - 21h TARIFA 8h TARIFA - 16h CASABLANCA 14h CASABLANCA - 21h AGADIR 14h AGADIR - 20h TAN TAN TAN TAN un jour de pause 8h TAN TAN - 16h BOUJDOUR 10h BOUJDOUR - 16h DAKHLA 10h DAKHLA - 20h NOUADHIBOU 8h NOUADHIBOU - 18h NOUAKCHOTT 7h NOUAKCHOTT - 19h BOKI DIAVE 8h BOKI DIAVE - 17h KAYES 8h KAYES - 18h BAMAKO BAMAKO un jour de pause 7h BAMAKO - 18h BOBO DIOULASSO 8h BOBO DIOULASSO - 19h OUAGADOUGOU OUAGADOUGOU un jour de pause 10h OUAGADOUGOU - 20h NIAMEY NIAMEY
Tout nos visa sont déjà fait ainsi que les vaccins. Nous avons aussi préparé des papier administratif (fiches de renseignements pour les douanes en 8 exemplaires, attestation d'aide humanitaire...)
Il nous manque des logements à Boujdour, Dakhla, Nouadhibou et Bobo Dioulasso. Si vous avez des adresses, je suis preneur!
Je recherche aussi un guide pour la traversé de la Mauritanie (si c'est obligatoire????) Que dois-je surtout pas oublier? Des infos importante à nous transmettre? 😎
Merci a vous!
Je pars avec 4 amis artistes sur les routes d'Afrique. Nous allons faire des prestations artistique sur le trajet, puis faire le don de notre 4X4 à un dispensaire.
Je sais que sur le forum ça fourmille de voyageur ayant déjà réalisé ce trajet. J'ai pris note de beaucoup d'information sur le net. Pourriez vous me dire ce que vous pensez de cette itinéraire?
8h NANTES - 20h BARCELONE 7h BARCELONE - 21h TARIFA 8h TARIFA - 16h CASABLANCA 14h CASABLANCA - 21h AGADIR 14h AGADIR - 20h TAN TAN TAN TAN un jour de pause 8h TAN TAN - 16h BOUJDOUR 10h BOUJDOUR - 16h DAKHLA 10h DAKHLA - 20h NOUADHIBOU 8h NOUADHIBOU - 18h NOUAKCHOTT 7h NOUAKCHOTT - 19h BOKI DIAVE 8h BOKI DIAVE - 17h KAYES 8h KAYES - 18h BAMAKO BAMAKO un jour de pause 7h BAMAKO - 18h BOBO DIOULASSO 8h BOBO DIOULASSO - 19h OUAGADOUGOU OUAGADOUGOU un jour de pause 10h OUAGADOUGOU - 20h NIAMEY NIAMEY
Tout nos visa sont déjà fait ainsi que les vaccins. Nous avons aussi préparé des papier administratif (fiches de renseignements pour les douanes en 8 exemplaires, attestation d'aide humanitaire...)
Il nous manque des logements à Boujdour, Dakhla, Nouadhibou et Bobo Dioulasso. Si vous avez des adresses, je suis preneur!
Je recherche aussi un guide pour la traversé de la Mauritanie (si c'est obligatoire????) Que dois-je surtout pas oublier? Des infos importante à nous transmettre? 😎
Merci a vous!
Je pourrais m'installer au Niger courant 2009. J'aimerais cependant avoir plus d'amples informations sur la vie au Niger (à Niamey) :
- Coût mensuel de la vie pour une famille de 04 personnes pas exigeants - Coût moyen mensuel d'un loyer pour une maison ou appartement de 03 chambres (existe-t-il des apparts meublés et combien cela coûte t-il par mois ?) - Coût moyen d'un abonnement mensuel sur Internet
Je souhaite également savoir s'il est possible de trouver des écoles (primaires et secondaires) de bonne qualité (ce que je pense) et quel est le coût moyen d'une année scolaire dans l'une de ces bonnes écoles.
J'attends vivement vos réactions pour voir un peu plus clair.
Merci à l'avance
- Coût mensuel de la vie pour une famille de 04 personnes pas exigeants - Coût moyen mensuel d'un loyer pour une maison ou appartement de 03 chambres (existe-t-il des apparts meublés et combien cela coûte t-il par mois ?) - Coût moyen d'un abonnement mensuel sur Internet
Je souhaite également savoir s'il est possible de trouver des écoles (primaires et secondaires) de bonne qualité (ce que je pense) et quel est le coût moyen d'une année scolaire dans l'une de ces bonnes écoles.
J'attends vivement vos réactions pour voir un peu plus clair.
Merci à l'avance
Bonjour à tous,
Je viens d'arriver sur ce forum, j'ai déjà lue beaucoup de vos discution et j'espère trouver de l'aide auprès de vous.
Je termine mes études en septembre et je souhaite m'engager pour une mission humanitaire au Niger (ou dans un autre pays du Sahel). A force de naviguer sur des sites, je désespère car je n'obtiens que des réponses du style: "Il faut une qualification spécial, médecine..." Pour ma part, je prépare une licence de chimie, il est donc claire que ma formation ne sera d'aucun secours en Afrique. Malgré tout, j'ai énormément de bonne volonté et un grand désir d'aider les autres. Je souhaite vraiment pouvoir donner de mon temps pour les autres.
Si vous connaissez une association avec qui je puisse partir pour construire une école, creuser des puits, ou même travailler dans un orphelinat, je suis ouverte à toute propositions. Je vous remercie de votre aide précieuse.
A bientôt
Hélène
Je viens d'arriver sur ce forum, j'ai déjà lue beaucoup de vos discution et j'espère trouver de l'aide auprès de vous.
Je termine mes études en septembre et je souhaite m'engager pour une mission humanitaire au Niger (ou dans un autre pays du Sahel). A force de naviguer sur des sites, je désespère car je n'obtiens que des réponses du style: "Il faut une qualification spécial, médecine..." Pour ma part, je prépare une licence de chimie, il est donc claire que ma formation ne sera d'aucun secours en Afrique. Malgré tout, j'ai énormément de bonne volonté et un grand désir d'aider les autres. Je souhaite vraiment pouvoir donner de mon temps pour les autres.
Si vous connaissez une association avec qui je puisse partir pour construire une école, creuser des puits, ou même travailler dans un orphelinat, je suis ouverte à toute propositions. Je vous remercie de votre aide précieuse.
A bientôt
Hélène
Bonjour,
Nous souhaitons partir courant février 2009 passer une semaine dans le parc du W, au Niger.
Nous sommes à la recherche de toutes informations sur ce parc, les possibilités de visites, les circuits (organisés et libres).
Nous partirons à quatre, dont un enfant de 8 ans. On s'oriente donc plus vers un voyage "famille".
Merci d'avance.
Jean-Claude.
Bonjour à tous,
Mon époux dois partir pour le Niger à Naimay pour une mutation de 3 ans( excuser pour l'orthographe de la capitale) et j'aimerai avoir des renseignements sur ce pays car je dois l(accompagner avec nos enfants tous les info sont les bien venues je vous remerçi pour toutes les renseignements que vous m'apporterai (logement, éducation, vie au quotidien, ambiance, tous quo....)
Micki
Mon époux dois partir pour le Niger à Naimay pour une mutation de 3 ans( excuser pour l'orthographe de la capitale) et j'aimerai avoir des renseignements sur ce pays car je dois l(accompagner avec nos enfants tous les info sont les bien venues je vous remerçi pour toutes les renseignements que vous m'apporterai (logement, éducation, vie au quotidien, ambiance, tous quo....)
Micki
Salut,
je pars pour Cotonou dans quelques jours, j'y passe 2 semaines et puis je voudrais aller sur Niamey. Je pensais prendre la route, j'ai appris dans ce forum même qu'il y a des bus qui font ce trajet, notamment la SNTV.
Mais comme le voyage a lieu la nuit et qu'il est assez long, des amis me l'ont déconseillés en disant qu'il ya des brigands sur le chemin.
Est-ce vrai?
bonjour a tous,
Je voulais vous parler de ce moment. A l’instant même où je vous écris, je suis assis confortablement à l’arrière de ma grande pirogue, et je donne à manger à mes amis. Je n’ai pas l’habitude de prendre des habitudes mais là tous les matins, depuis que je vis sur le fleuve, c’est comme un rituel, un instinct chez moi. Apres avoir bu un café, je pars les voir, cigarette au coin des lèvres. Ils sont des centaines de petit et quelques plus gros jusqu'à 20 centimètre à se battrent pour des grosses ou petites boulettes, selon mon menu de la veille. Ah ! Mais je ne vous ai pas dit, mes amis sont des poissons. Des tous petits qui ne servent à rien dont je ne connais pas le nom, des petites carpes, des silures ou poisson-chat. Ces derniers sont impressionnant j’en ai vu pour les avoir ouvert et dégusté, avoir avalé un de leur congénère au trois quart de leur taille. Je vis donc un fabuleux spectacle tous les matins, à voir ces poissons ouvrir cette gueule disproportionnée entourer d’une moustache qui suit la chorégraphie du fleuve. Ce matin encore ils sont une bonne quinzaines de moustachus, qui à chaque tombée de nourriture, remontent en grappe puis redescendent attendant la prochaine lâchée. Puis vient le moment de la douche, je les asperge d’un jet chaud sous lequel tous tournoient, petits et grands dansent. Manifestement ils aiment l’eau chaude. Je vous entend déjà, « mais pêche-les ! Il suffit d’accrocher un hameçon et de verser de l’eau chaude pour te régaler de bon poisson à midi ». Pas sur ! Il est vrai que je me suis régalé de poissons frits ou bouillies. Mais maintenant que je les nourris, je ne peux plus, je ne suis pas forcement un sentimental qui se serait attaché à ces petites bêtes, mais j’en aurai des hauts-le- cœur je crois. Voila, j’ai fini. J’espère vous avoir intéressé, voir passionné par cette instant de simplicité et complicité avec la nature et je vous souhaite à votre tour des moments aussi émouvant. Mais, je dois vous laisser, j’ai besoin de ma main pour me laver les fesses. Et oui ici pas de papier ! On lave, et tous ça, sa part dans le fleuve. De plus, je suis pas sur que mes amis digéreraient le papier.
bonjour, recherche adresse email à AGADEZ(NIGER) office national de tourisme mreci pour la reponse rene
bonjour
savez vous s'il est encore possible de se rendre de france à arlit au niger par la route en voiture ???
merci
Bonjour à tous.
Quelqu'un pourrait-il me renseigner sur la présence ou non d'avoir le visa du Niger à Bamako?
Je n'ai pas forcément envi de le prendre au poste de Yassane (Gao-Niamey), car cela n'a pas l'air sûr à 100%.
Merci d'avance et à bientôt.
Thierry.
Quelqu'un pourrait-il me renseigner sur la présence ou non d'avoir le visa du Niger à Bamako?
Je n'ai pas forcément envi de le prendre au poste de Yassane (Gao-Niamey), car cela n'a pas l'air sûr à 100%.
Merci d'avance et à bientôt.
Thierry.
Bonjour,
Mon ami et moi nous projetons cet hiver (fevrier 2007) d'aller au Niger afin de visiter le parc du W et de naviguer sur le fleuve Niger. J'aimerai avoir des renseignements et des avis sur ce parc( ex: nbre de jours, quels animaux peut-on voir, meilleure periode pour visiter...) et sur la navigation sur le Niger. J'ai aussi entendu parler d'une résèrve ou on peux voir des giraffes, est ce que cela vaut le coup?
Merci d'avance pour tous les informations et renseignement pratiques que vous pourrez me communiquer.
Olivier
Mon ami et moi nous projetons cet hiver (fevrier 2007) d'aller au Niger afin de visiter le parc du W et de naviguer sur le fleuve Niger. J'aimerai avoir des renseignements et des avis sur ce parc( ex: nbre de jours, quels animaux peut-on voir, meilleure periode pour visiter...) et sur la navigation sur le Niger. J'ai aussi entendu parler d'une résèrve ou on peux voir des giraffes, est ce que cela vaut le coup?
Merci d'avance pour tous les informations et renseignement pratiques que vous pourrez me communiquer.
Olivier
Bonjour,
Je voudrais savoir comment c'est la vie à Niamey en famille... Coût de la vie, activités, ballades aux alentours, sécurité, école (primaire)...etc...
Merci!
Je voudrais savoir comment c'est la vie à Niamey en famille... Coût de la vie, activités, ballades aux alentours, sécurité, école (primaire)...etc...
Merci!
Salut à tous ! Voici une tranche de vie, une tranche d'attente entre Timia et Agadez. Trois semaines pour faire 220 km... C'est une bonne moyenne 😉
Sam
++++++++++++++++++++++++++++++
Ces jours là furent ceux d’une bien longue attente. Celle du véhicule qui doit nous conduire, Kader et moi, sur le chemin du retour vers El Meki. Attente qui n’aura pas duré moins de dix jours. Attente durant laquelle chaque jour nous emportons une natte, une théière et un peu de charbon sous un arbre en bordure de l’oued. Le thé est bouilli de multiples fois, puis on le fait copieusement mousser, avant de le servir. Le premier, le second et le troisième verre. L’attente file encore un peu, et puis on recommence. D’un bout à l’autre de la journée. Nous voyons le soleil se lever chaque matin, puis s’écraser à la nuit tombante sur le sommet des montagnes. La solitude et le silence se font de plus en plus présents dans cet îlot de verdure blotti au cœur de l’Aïr. Aucun contact avec l’extérieur n’est possible. La dernière ligne téléphonique a été coupée il y a deux ans. Depuis, plus rien. Seul le vent dans les feuillages vient parfois troubler la paix des lieux. Nous savons que l’attente pourrait durer un mois. Qu’importe. Je savoure la beauté des lieux. Le crépuscule fait naître des reliefs insoupçonnés, et les couleurs se multiplient à l’infini. Jaune, ocre, rouge, orangés… quelques taches vertes et le bleu pâle du ciel. L’harmonie est parfaite. Ces lieux sont magiques. Je me sens de plus en plus appartenir à cette terre aride, étouffante, où la liberté ne connaît pas de limites. Le désert a semé en moi une graine que le nomadisme arrose continuellement.
Soudain le bruit d’un moteur poussif déchire le silence. Un vieux Berliet, vestige de la colonisation, se traîne tel un amas de tôles cousues, cornées, pliées sur un châssis rouillé. Il est déjà peuplé d’hommes et de femmes, jardiniers ou bergères, d’enfants et de chèvres, juchés sur des sacs d’oignons, des ballots de paille et des fûts d’huile de palme. Il faut encore y loger une moto, deux cartons de poules, des pieux en bois, trois sacs de dattes et une dizaine de passagers. Malgré l’inconfort manifeste, chacun cherche à se nicher dans les bagages pour un voyage qui, finalement, ne durera pas.
Le camion pousse un dernier soupir cinq kilomètres après le départ, au beau milieu d’un vaste plateau noirci de basalte. Nous attendons d’abord à l’ombre du camion que le chauffeur et son mécanicien diagnostiquent la panne. Il y en aura visiblement pour longtemps. J'ai beau leur offrir mes services, je suis étranger, et par conséquent dispensé de travaux mécaniques pour aujourd'hui.
Je décide alors de m’éloigner à quelques centaines de mètres, sous un acacia m’offrant une ombre hésitante. J’aime désormais attendre. J’aime le désert. Je laisse mon esprit se perdre dans les cailloux, à la recherche d’un quelconque signe de vie, même des plus infimes. Dieu a créé le désert, infiniment vide, pour pouvoir y déambuler en paix dit un adage Touareg. Et moi, bête que je suis, je fouille l’horizon des yeux, espérant l’y trouver.
En fin de journée, constatant que le camion est aux trois quarts démonté sur la piste, je prépare du thé pour mes compagnons de route. Quelle surprise pour eux de se voir servir le thé par un blanc. De mémoire de touareg, cela ne s’est pas vu très souvent. Puis nous ingurgitons quelques louches de bouillie de mil, des dattes et du fromage. A la nuit tombée, voyant que le camion ne repartira pas, chacun écarte les cailloux pour y loger une natte et s’endormir. Il ne servirait à rien de retourner à Timia, pourtant distant de quelques kilomètres. Nous n’y trouverions ni mécanicien, ni véhicule de remplacement. Et puis le chemin à parcourir est devant nous.
Nous quittons les lieux à pieds le lendemain matin, pour le village suivant, distant d’une quinzaine de kilomètres. Là s’y trouve le camion d’une ONG locale qu’il nous sera permis d’utiliser pour poursuivre le voyage.
Nous nous écartons à tout moment de la piste pour rejoindre les campements des différents passagers. Les incohérents et laborieux zigzags du véhicule rendent ce périple épuisant. Le soleil, vertical et implacable, ne nous laisse pas le moindre repos. En attendant l’ombre salvatrice du crépuscule, chacun se camouffle de son mieux sous un épais turban de coton.
La nuit tombe à peine lorsque nous nous arrêtons au milieu d’un vaste plateau, entouré de sombres montagnes. Le feu est allumé, et le repas fait d’un gruau de mil, de dattes et de fromage rapidement préparé. Malgré la bonne humeur qui s’était installée parmi les passagers, les femmes ne mangent pas avec les hommes. C’est l’usage qui le veut. Chacun son feu. Et puis le marabout d’un village voisin vient accompagner la prière de la nuit. Je savoure la splendeur de cette mosquée aux murs de vent, dont le minaret imaginaire vient se perdre dans les étoiles. Aujourd’hui, le sol de notre couche est sablonneux. Un luxe, comparé aux cailloux des jours précédents.
A El Meki, il nous faudra de nouveau patienter une semaine avant de voir passer un camion en partance pour Agadez. De nouveau le thé, le silence et le vent agrémentent nos journées. L’environnement volcanique et caillouteux est certes moins poétique, mais les promenades sur les crêtes environnantes et les baignades dans la guelta ne manquent pas de charme. Il demeure pourtant bien difficile de pousser un Touareg à une promenade sans but. Les montagnes ne sont pas des cavernes qu'on explore ou des sommets qu'on atteint. Elles ne sont que des amies qui nous observent, des voisines bienveillantes que l'on ne saurait déranger.
La vie humaine est devenue presque contre-nature, dans un univers à ce point minéral. Comment survit-on sans eau ni végétation ? Où sont les cultures et les animaux ? Les puits ? Le marché est chétif. Autant que les enfants et le bétail. Chaque grain de maïs est compté, mangé ou troqué. Je laisse avant le départ quelques cadeaux à mes hôtes : une cassette et des piles, des fruits, quelques photos, et un baiser pour Fatimata, même si mes amis sont bien peu habitués à une telle débauche de sentiments.
Dès lors, le voyage se passe sans encombres. Une fois n’est pas coutume.
Il fait déjà nuit au moment où le camion pénètre sur la plaine précédent Agadez. Trente kilomètres avant notre arrivée, nous en voyons déjà les lumières. Tel un bateau secoué par les vagues de l’océan, l’impatience se lit dans tous les regards tournés vers le port. La croisière fut longue et agitée, et je me réjouis de ce retour à la civilisation. Du sommet du camion, je jouit encore quelques instants de la tiédeur du vent tentant d’arracher mon turban. Tout au fond de moi-même, je comprends qu’un peu de sable s’est déposé, pour probablement ne jamais repartir. Quelque chose a changé.
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Ces jours là furent ceux d’une bien longue attente. Celle du véhicule qui doit nous conduire, Kader et moi, sur le chemin du retour vers El Meki. Attente qui n’aura pas duré moins de dix jours. Attente durant laquelle chaque jour nous emportons une natte, une théière et un peu de charbon sous un arbre en bordure de l’oued. Le thé est bouilli de multiples fois, puis on le fait copieusement mousser, avant de le servir. Le premier, le second et le troisième verre. L’attente file encore un peu, et puis on recommence. D’un bout à l’autre de la journée. Nous voyons le soleil se lever chaque matin, puis s’écraser à la nuit tombante sur le sommet des montagnes. La solitude et le silence se font de plus en plus présents dans cet îlot de verdure blotti au cœur de l’Aïr. Aucun contact avec l’extérieur n’est possible. La dernière ligne téléphonique a été coupée il y a deux ans. Depuis, plus rien. Seul le vent dans les feuillages vient parfois troubler la paix des lieux. Nous savons que l’attente pourrait durer un mois. Qu’importe. Je savoure la beauté des lieux. Le crépuscule fait naître des reliefs insoupçonnés, et les couleurs se multiplient à l’infini. Jaune, ocre, rouge, orangés… quelques taches vertes et le bleu pâle du ciel. L’harmonie est parfaite. Ces lieux sont magiques. Je me sens de plus en plus appartenir à cette terre aride, étouffante, où la liberté ne connaît pas de limites. Le désert a semé en moi une graine que le nomadisme arrose continuellement.
Soudain le bruit d’un moteur poussif déchire le silence. Un vieux Berliet, vestige de la colonisation, se traîne tel un amas de tôles cousues, cornées, pliées sur un châssis rouillé. Il est déjà peuplé d’hommes et de femmes, jardiniers ou bergères, d’enfants et de chèvres, juchés sur des sacs d’oignons, des ballots de paille et des fûts d’huile de palme. Il faut encore y loger une moto, deux cartons de poules, des pieux en bois, trois sacs de dattes et une dizaine de passagers. Malgré l’inconfort manifeste, chacun cherche à se nicher dans les bagages pour un voyage qui, finalement, ne durera pas.
Le camion pousse un dernier soupir cinq kilomètres après le départ, au beau milieu d’un vaste plateau noirci de basalte. Nous attendons d’abord à l’ombre du camion que le chauffeur et son mécanicien diagnostiquent la panne. Il y en aura visiblement pour longtemps. J'ai beau leur offrir mes services, je suis étranger, et par conséquent dispensé de travaux mécaniques pour aujourd'hui.
Je décide alors de m’éloigner à quelques centaines de mètres, sous un acacia m’offrant une ombre hésitante. J’aime désormais attendre. J’aime le désert. Je laisse mon esprit se perdre dans les cailloux, à la recherche d’un quelconque signe de vie, même des plus infimes. Dieu a créé le désert, infiniment vide, pour pouvoir y déambuler en paix dit un adage Touareg. Et moi, bête que je suis, je fouille l’horizon des yeux, espérant l’y trouver.
En fin de journée, constatant que le camion est aux trois quarts démonté sur la piste, je prépare du thé pour mes compagnons de route. Quelle surprise pour eux de se voir servir le thé par un blanc. De mémoire de touareg, cela ne s’est pas vu très souvent. Puis nous ingurgitons quelques louches de bouillie de mil, des dattes et du fromage. A la nuit tombée, voyant que le camion ne repartira pas, chacun écarte les cailloux pour y loger une natte et s’endormir. Il ne servirait à rien de retourner à Timia, pourtant distant de quelques kilomètres. Nous n’y trouverions ni mécanicien, ni véhicule de remplacement. Et puis le chemin à parcourir est devant nous.
Nous quittons les lieux à pieds le lendemain matin, pour le village suivant, distant d’une quinzaine de kilomètres. Là s’y trouve le camion d’une ONG locale qu’il nous sera permis d’utiliser pour poursuivre le voyage.
Nous nous écartons à tout moment de la piste pour rejoindre les campements des différents passagers. Les incohérents et laborieux zigzags du véhicule rendent ce périple épuisant. Le soleil, vertical et implacable, ne nous laisse pas le moindre repos. En attendant l’ombre salvatrice du crépuscule, chacun se camouffle de son mieux sous un épais turban de coton.
La nuit tombe à peine lorsque nous nous arrêtons au milieu d’un vaste plateau, entouré de sombres montagnes. Le feu est allumé, et le repas fait d’un gruau de mil, de dattes et de fromage rapidement préparé. Malgré la bonne humeur qui s’était installée parmi les passagers, les femmes ne mangent pas avec les hommes. C’est l’usage qui le veut. Chacun son feu. Et puis le marabout d’un village voisin vient accompagner la prière de la nuit. Je savoure la splendeur de cette mosquée aux murs de vent, dont le minaret imaginaire vient se perdre dans les étoiles. Aujourd’hui, le sol de notre couche est sablonneux. Un luxe, comparé aux cailloux des jours précédents.
A El Meki, il nous faudra de nouveau patienter une semaine avant de voir passer un camion en partance pour Agadez. De nouveau le thé, le silence et le vent agrémentent nos journées. L’environnement volcanique et caillouteux est certes moins poétique, mais les promenades sur les crêtes environnantes et les baignades dans la guelta ne manquent pas de charme. Il demeure pourtant bien difficile de pousser un Touareg à une promenade sans but. Les montagnes ne sont pas des cavernes qu'on explore ou des sommets qu'on atteint. Elles ne sont que des amies qui nous observent, des voisines bienveillantes que l'on ne saurait déranger.
La vie humaine est devenue presque contre-nature, dans un univers à ce point minéral. Comment survit-on sans eau ni végétation ? Où sont les cultures et les animaux ? Les puits ? Le marché est chétif. Autant que les enfants et le bétail. Chaque grain de maïs est compté, mangé ou troqué. Je laisse avant le départ quelques cadeaux à mes hôtes : une cassette et des piles, des fruits, quelques photos, et un baiser pour Fatimata, même si mes amis sont bien peu habitués à une telle débauche de sentiments.
Dès lors, le voyage se passe sans encombres. Une fois n’est pas coutume.
Il fait déjà nuit au moment où le camion pénètre sur la plaine précédent Agadez. Trente kilomètres avant notre arrivée, nous en voyons déjà les lumières. Tel un bateau secoué par les vagues de l’océan, l’impatience se lit dans tous les regards tournés vers le port. La croisière fut longue et agitée, et je me réjouis de ce retour à la civilisation. Du sommet du camion, je jouit encore quelques instants de la tiédeur du vent tentant d’arracher mon turban. Tout au fond de moi-même, je comprends qu’un peu de sable s’est déposé, pour probablement ne jamais repartir. Quelque chose a changé.
Bonjour tous!
Je m'apprête à réaliser un reportage photo de trois semaines (deuxième moitié de décembre - première semaine de janvier 2009) sur la pêche et les conséquences du réchauffement climatique dans le delta intérieur du fleuve Niger (Djenné-Mopti et plus, vers nord-est) au Mali.
Si quelqu'un avait des informations/adresses/suggestions/personnes-organismes à voir... Merci d'avance! Vincenzo
Je m'apprête à réaliser un reportage photo de trois semaines (deuxième moitié de décembre - première semaine de janvier 2009) sur la pêche et les conséquences du réchauffement climatique dans le delta intérieur du fleuve Niger (Djenné-Mopti et plus, vers nord-est) au Mali.
Si quelqu'un avait des informations/adresses/suggestions/personnes-organismes à voir... Merci d'avance! Vincenzo
Voila en attendant d'en savoir plus mais encore une fois cela prouve que la sous région n'est pas sans risques dans la période actuelle
http://www.lefigaro.fr/international/2011/01/08/01003-20110108ARTFIG00354-deux-francais-enleves-au-niger.php
http://www.lefigaro.fr/international/2011/01/08/01003-20110108ARTFIG00354-deux-francais-enleves-au-niger.php
j'ai le projet d'aller au Niger par l'Algérie ou la Lybie et je cherche des informations pour savoir quelle sera la solution la moins compliquée au niveau des formalités !... Je suis intéressé par l'expérience de ceux qui ont fait récemment ce parcours (l'un ou l'autre): difficultés administratives (invitation, changements des plaques, taxes diverses, etc...) et difficultés des pistes. Merci d'avance pour vous conseils !






