Bonjour
Je viens de raccompagner des amis au Rajasthan ayant vecu moi meme 6 ans en Inde
L'arnaque habituelle est toujours en cours a Pushkar... et c'est assez lamentable pour qu'on essaie de s'y opposer...
Un guide pris vous emmene vers les ghats et vous met la dans les mains d'un soit disant saint homme qui vous recite des mantras... et chemin faisant vous fait promettre des donations pour des repas pour les pauvres (montants astronomiques... style 20.000 rupees minimum...) et dans la foulee demande des repas pour lui et sa famille (combien de repas tu donnes a 200 rupees.... ah non 1000 c'est pas assez car j'ai le beau pere plus ceci plus cela
Alors des qu'on vous propose ce trip en vous mettant un plateau dans la main avec les offrandes... arretez.. c'est une arnaque lamentable avec melange fric et religion... une honte tout particulierement en inde
Bon voyage a tous malgre tout cela
Bonjour à tous,
Nous avons prévu un voyage au Rajastan en mars 2011, itinéraire et hôtels prévus :Delhi - Hôtel Casa DelhiBenares - Palace on GangesKhajuraho - Taj ChandelaParc de Bandavgarh - Hôtel bandhavvilasAgra - Trident AgraFatehpur Sikri - Jaipur - Shahpura House à JaipurPushkar - Fort Barli - hôtel Fort BarliJodhpur - hôtel Ajit Bhawan PalaceRanakpur - Udaipur - Hôtel DevraMerci pour tous les renseignements que vous pourrez me donner soit au sujet des sites/villes, soit au sujet des hôtels.
La mairie de Gif-sur-Yvette comprend des personnes sympathiques mais je commence a en avoir marre (et peut-etre elles aussi d'ailleurs) de les avoir au telephone des lors que je cherche a joindre mes parents, que ce soit depuis Delhi ou depuis Pushkar.
A Delhi apres de nombreux essais j'avais fini par degotter une officine ou je parvenais a joindre ma famille et mes amis en France (Main Bazaar, de memoire cet endroit se presente comme un champion des appels internationaux) mais le probleme est resurgit a Agra, puis maintenant Pushkar...😕
Dans la foulee si vous avez egalement des adresses d'ou appeler la France a Jaisalmer, Jodhpur, Jaipur, Udaipur, Bundi, Bikaner... 😛
A Delhi apres de nombreux essais j'avais fini par degotter une officine ou je parvenais a joindre ma famille et mes amis en France (Main Bazaar, de memoire cet endroit se presente comme un champion des appels internationaux) mais le probleme est resurgit a Agra, puis maintenant Pushkar...😕
Dans la foulee si vous avez egalement des adresses d'ou appeler la France a Jaisalmer, Jodhpur, Jaipur, Udaipur, Bundi, Bikaner... 😛
bonjour,
Je pars à Pushkar le 24 ocobre 2009, puis au sikkim, j'aime la montagne et les chameaux, question de bosses sans doute.
je cherhce des conseils des avis pleins de sagesse merci
Je pars à Pushkar le 24 ocobre 2009, puis au sikkim, j'aime la montagne et les chameaux, question de bosses sans doute.
je cherhce des conseils des avis pleins de sagesse merci
Bonjour,
Nous partons 3 semaines en Octobre en Inde pour l’itinéraire suivant : DEHLI / Udaipur / Jodhpur / Jaisalmer / Pushkar / Agra / Varanasi / DEHLI .
Nous souhaitons nous déplacer essentiellement en train, de nuit, en Sleeper Class ou 3A et passer en moyenne 2 nuits en Guest House à chaque étape.
Plusieurs questions se posent à nous pour organiser ce voyage :
1 – cet itinéraire vous parait t’il correct est réalisable ?
2 – sur les TRAINS : 2.1- Combien de temps à l’avance faut-il réserver ? Faut-il réserver de France ou réserver tout le trajet dés son arrivée en Inde? 2.2- Si réservation de France, connaissez vous un site Internet duquel je peux réserver ? Comment ça se passe ? Est-ce fiable ? 2.3- Comment fonctionne l’E Ticket ? Où puis je en trouver ? 2.4- le trajet en train de nuit Jodhpur – Jaisalmer est-il réellement un « repère a bandit » ? Est-il déconseiller de le prendre ? 2.5- je n’ai pas trouver les horaires d’un train pour faire Udaipur – Jodhpur / pouvez vous me renseigner ?
3 – connaissez vous des Guest Houses sympas dans ces villes (chambres pour 2 personnes avec douche) pour un prix raisonnable (au alentours de «300 à 400 Rp) ?
Merci de vos renseignements
Nous partons 3 semaines en Octobre en Inde pour l’itinéraire suivant : DEHLI / Udaipur / Jodhpur / Jaisalmer / Pushkar / Agra / Varanasi / DEHLI .
Nous souhaitons nous déplacer essentiellement en train, de nuit, en Sleeper Class ou 3A et passer en moyenne 2 nuits en Guest House à chaque étape.
Plusieurs questions se posent à nous pour organiser ce voyage :
1 – cet itinéraire vous parait t’il correct est réalisable ?
2 – sur les TRAINS : 2.1- Combien de temps à l’avance faut-il réserver ? Faut-il réserver de France ou réserver tout le trajet dés son arrivée en Inde? 2.2- Si réservation de France, connaissez vous un site Internet duquel je peux réserver ? Comment ça se passe ? Est-ce fiable ? 2.3- Comment fonctionne l’E Ticket ? Où puis je en trouver ? 2.4- le trajet en train de nuit Jodhpur – Jaisalmer est-il réellement un « repère a bandit » ? Est-il déconseiller de le prendre ? 2.5- je n’ai pas trouver les horaires d’un train pour faire Udaipur – Jodhpur / pouvez vous me renseigner ?
3 – connaissez vous des Guest Houses sympas dans ces villes (chambres pour 2 personnes avec douche) pour un prix raisonnable (au alentours de «300 à 400 Rp) ?
Merci de vos renseignements
Bonsoir,
Concernant les réservations des trains en Inde. J'ai une question svp, je n'ai pas encore prévu de trajet pour mon voyage en Inde, arrivé 27 novembre 2015, retour 22 décembre 2015.
Il existe des quotas de place dans le train pour les touristes, ce que je me pose comme question, est ce que je pourrais y aller et avoir une place de train rapidement au jour le jour ? J'ai lu que les gens réservaient au moins trois mois en avance en Inde, alors je commence un peu à avoir peur, je voulais me déplacer librement au gré de mes envies, mais ça me semble difficile maintenant. Je voulais faire -- Delhi - Bénares - Darjeeling - Sikkim- Népal - Kathmandou - Udaipur - Srinagar.< Ou alors le sud de l'Inde, complètement autre chose...
Budget limité, donc obligatoirement trajets en train ou bus.
Qu'en pensez vous ? C'est faisable et possible d'avoir des places de train pour touristes en cette période ?
Merci par avance.
Concernant les réservations des trains en Inde. J'ai une question svp, je n'ai pas encore prévu de trajet pour mon voyage en Inde, arrivé 27 novembre 2015, retour 22 décembre 2015.
Il existe des quotas de place dans le train pour les touristes, ce que je me pose comme question, est ce que je pourrais y aller et avoir une place de train rapidement au jour le jour ? J'ai lu que les gens réservaient au moins trois mois en avance en Inde, alors je commence un peu à avoir peur, je voulais me déplacer librement au gré de mes envies, mais ça me semble difficile maintenant. Je voulais faire -- Delhi - Bénares - Darjeeling - Sikkim- Népal - Kathmandou - Udaipur - Srinagar.< Ou alors le sud de l'Inde, complètement autre chose...
Budget limité, donc obligatoirement trajets en train ou bus.
Qu'en pensez vous ? C'est faisable et possible d'avoir des places de train pour touristes en cette période ?
Merci par avance.
Voici nos impressions suite à ce voyage que nous venons d’effectuer : l’itinéraire était le suivant : Delhi, agra, jaipur, pushkar, jodhpur, jaisalmer, bikaner, mandawa, delhi
L’organisation a été effectuée avec Kailash tiwari , et notre chauffeur était Bagui , son cousin
Tout d’abord les points positifs : Bagui est très sympa et très honnête , le seul chauffeur du Rajasthan qui ne kaxonne jamais ! le voyage n’était pas trop fatiguant , nous nous arrêtions souvent pour les photos (nous faisons de la photo semi-professionnelle) , nous avons évité les pièges touristiques comme la nuit dans le désert , le budget fut bien maitrisé grâce à Bagui qui payait tout (donc prix local et non prix pour les touristes ..) et que nous remboursions ensuite , il nous a fait découvrir sa famille , son village, ses amis, son école , ..donc de ce côté-là , confiance et bonne humeur ..
Les points négatifs maintenant , Bagui parle très peu le français donc si vous ne parlez pas anglais et que le voyage est long , plus de 15 jours ca risque d’être laborieux et surtout frustrant car il est important de pouvoir partager des discussions un peu plus poussées que les simples noms des sites qu’on visite ..et là ca coinçait vraiment ..pour ma part, toutes les explications un peu détaillées que je souhaitais avoir se faisaient en anglais , donc il faut le savoir et à vous de voir
Côté nourriture , nous avons été malades tout le séjour (tourista) , mais nous sommes fragiles en temps habituel, pourtant Bagui a été très scrupuleux sur les repas , nous mangions dans des restos locaux , mais il surveillait à chaque fois le cuisinier pour être sûr qu’il ne mettait pas d’épices , ou autres , mais ca n’a pas suffit ..rien ne dit que si on avait mangé dans des restos touristiques (plus chers) , nous n’aurions pas été malades ..
Par ailleurs , l’Inde est un pays dangereux , au niveau entre autres de la circulation, il faut rester vigilant , mon mari a été fauché par une moto à Mandawa , alors que nous marchions dans la rue tranquillement , notre chauffeur n’était pas avec nous mais ca n’aurait rien changé , le chauffeur fautif s’est sauvé en 3 minutes , et les 30 personnes qui nous entouraient n’ont absolument rien fait pour le retenir ni pour nous venir en aide , l’inde n’est pas un pays de solidarité , mon mari est véritablement un miraculé , il n’a eu que des hématomes et des bleus, et vu le choc, c’est un miracle . C aurait aussi pu arriver en France, mais là , il ya des structures et des assurances …
L’autre point négatif concerne Kailash tiwari , c’est lui qui a tout organisé , je l’ai eu par mail de nombreuses fois avant le départ , très cordial et très à l’écoute , nous avons eu une panne de voiture sur la route, il a été là pour s’occuper ne nous . Cependant , et c’est là que nous sommes vraiment tombés des nues , il nous avait à plusieurs reprises écrit par mail que nous fêterions Noel avec sa famille , et qu’il fallait qu’on pense aux cadeaux pour les enfants , jusque là, tout était normal et meme sympa de nous inviter .. Arrivés en Inde, nous avons d’abord découvert que lui-même ne serait pas chez lui à Noel puisqu’il était avec un autre groupe de touristes , et le 25 décembre , lorsque nous sommes arrivés le soir dans sa famille , nous avons été reçus avec un accueil glacial de sa femme et ses enfants , en guise d’accueil pour un soir de noel, on nous a jeté sur la table le book qu’on remplit dans les hotels , avec N° de passeport, etc …et en ouvrant ce livre, nous avons compris que nous étions pas chez lui en invités mais en clients , il fait guest house et il a beaucoup de clients …business is business …nous avons quand meme sorti nos cadeaux , tour eiffel en verre , bonbons, chocolats , parfums , .. et peu d’intérêt de nos hôtes .., ils sont surement blasés des cadeaux francais ..et pour couronner le tout, aucun repas , rien, nous avons fini dans un resto touristes le soir de Noel , seuls .. .. j’ajoute qu’initialement , il n’avait jamais été prévu qu’on soient logés chez eux mais dans un bel hotel de bikaner , le confort chez eux très spartiate, lavabo dans la cuisine ou dehors , internet ne fonctionnant pas .. Nous avons donc décidé de mettre les choses au point via Bagui , et ca a vraiment « pété » ! Etrangement , le lendemain matin, sourire de sa femme et des enfants , petit déjeuner correct , et le soir , dîner sympa , mais pour nous c’était trop tard, la confiance a été rompue et je dirais meme qu’on a quand meme bien eu l’impression de s’être fait rouler …pour ne pas dire plus ..surtout que de notre côté , nous avons été réglo, nous avons payé la totalité (hotels et voiture) le 1° jour , nous n’étions pas obligés
Ce fut un beau voyage mais les enseignements qu’il faut en tirer est qu’il faut rester vigilant et ne pas tomber dans une forme de naiveté .., les indiens sont amis avec tout le monde et tous les francais , mais leur définition de l’amitié n’est pas la même que la nôtre , d’aillleurs, Baghi disait lui-même qu’on ne fait pas de business avec ses amis ..donc il ne faut pas tout mélanger
Un autre conseil également, est qu’il est préférable de bien organiser vous-même votre sejour, ce que vous voulez voir , car nous ne l’avons pas fait pour préserver un certain effet de surprise mais du coup, nous sommes passés à côté de certains lieux , peut être moins touristiques mais en tout cas de toute beauté, par exemple les fabriques de tissus –
N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez d’autres infos ..
INDE DU 10 OCTOBRE au 3 DECEMBRE 2012
10 octobre:
Me voilà repartie pour mon dernier périple en Inde qui comprendra:
1. Le MAHARESHTA (Mumbai, Aurangabad, Ajanta, Ellorâ, Nasik, Saputara),
2. le GUJARAT complet (état en-dessous du Rajasthan),
3. PUSHKAR (au Rajasthan),
4. RICHIKESH et HARDWAR + NEW DELHI
Je ne dors pas la nuit puisqu’il faut partir à 3H du matin. J’ai choisi la compagnie SWISS AIR. L’avion décolle à 7H ; je fais escale à Zurich. Fouillée à fond à Bruxelles, je leur demande si j’ai une tête de terroriste ce qui n’arrange pas mon cas! A Zurich, 1H30 de transit; j’ai le temps de troquer mes habits contre une tenue plus légère.
Dans l’avion qui m’emmène à Mumbai, je suis à côté d’une indienne étudiante en français ce qui convient bien à mon cerveau qui ne veut rien entendre de l’anglais.
Je m’assoupis et ne vois aucun des deux décollages.
A MUMBAI, c’est avec angoisse que j’attends ma valise mais à ma grande surprise, elle arrive…
Je change de l’argent qui semble être un bon taux mais au final, retenue de taxe de 10%; je redemande mes euros, je verrai ailleurs. Je me dirige vers les taxis prépayés qui, en principe, sont réglementaires. Quand même arnaque malgré ma vigilance, en ne me rendant pas le compte exact. Après 1H de route, j’arrive à l’hôtel face mer, près de Gâte India.
11 octobre
Mes premiers pas dans la rue me mènent à l’HOTEL TAJ MAHAL, celui qui reçoit les stars, les hommes politiques. On peut en visiter une partie et s’asseoir dans le hall. En sortant, irrésistible tentation à mes yeux: massage thaïe. C’est une expérience; il faut être un peu maso pensais-je au début; j’ai ressenti mon épine calcanéenne oubliée au fond de ma mémoire. Ce sont de fortes pressions mais au final, c’est bien. Je vais boire une bière puis retourne à GATE INDIA manger des fruits et faire un tour en calèche qu’on me propose à 60 roupies. Au retour, c’est devenu 600! Discussion arde avant de me réfugier à l’hôtel Taj pour semer ce malhonnête. Il m’attend à la sortie. Je préviens la sécurité que c’est un voleur. Résultat: il n’a rien eu…
12 octobre:
Je me lève de bonne heure pour faire le quartier COLABA. Inutile de dire que je me suis embrouillée avec les taxis à tout coup que je les prenais. Ce sont vraiment les pires à Mumbai. Ça se termine au bureau de Police; ca devient une habitude! La police coupe le coup en deux!
Je visiter MANI BHAVAN, quartier général de Gandhi de 1917 à 1934. Il a pris ici plusieurs décisions capitales. C’est devenu un musée Gandhi avec photos, sa chambre, sa bibliothèque avec son œuvre, les volumes de sa vie. Le 04/01/1932, il fut arrêté lors de sa prière matinale.
Sous le soleil de plomb de midi, je me rends à la mosquée HAJI HALI, située sur une île; on y accède par un passage. A Marée haute, c’est une île non accessible. La légende dit que le cercueil du Saint mort à la Mecque a flotté jusqu’à là! C’est vendredi, jour de prière c’est-à-dire foule…
Au pas ralenti, je me rends au temple MAHALAXMI dédié à la Déesse de la fortune. Si elle pouvait tenir compte de ma visite !
Les DHOBIS WALLAH sont les hommes que je voulais voir dans la journée. Ils sont des centaines à laver le linge des hôtels, des hôpitaux, le nôtre quand on le donne à l’hôtel, etc.… Ils travaillent en plein air, frottant, piétinant ce linge. Il y a 1026 lavoirs en plein air (des cuves). C’est phénoménal. Je n’ai toujours pas compris comment ils s’y retrouvent car rien n’est inscrit sur rien. Un indien m’accompagne pour une poignée de roupies car c’est un peu dangereux (pas de touristes dans le coin). On y bat des tonnes de linge par jour. Le salaire journalier d’un dhobi wallah est de 100 rps (1,5€) Beaucoup dorment sur place dans des cases. Impressionnant!
Je compte me relaxer à BYCULLA (jardin Victoria) mais pas terrible; le petit zoo est quasi désert et le musée est fatiguant bien que joliment décoré.
Je compte me doucher puis sortir prendre un verre mais je m’endors après la douche.
13 octobre:
Départ pour AURANGABAD en avion. Tout se passe bien à l’aéroport mais à l’heure où j’écris ces lignes, je panique pour mon bagage à main qu’ils ont enregistré en soute avec mes effets personnels importants!!! Je décolle à 15H. Ouf, tout est là et rien n’est cassé mais j’ai oublié mon adaptateur de courant à Mumbai et une paire de sandales.
Le taxi de l’aéroport à l’hôtel me compte trop pour la courte distance. L’hôtel ne me plait pas et j’y suis pour cinq jours. La chambre est froide, défraîchie, sans fenêtre. Demain, je change. Pour me refaire le moral, je vais boire une bière dans un bar miteux; mieux aurait valu m’en passer. Je ne peux pas dormir. L’eau est coupée. Un moustique me tient compagnie. Je le déteste…
14 octobre:
C’est samedi et les indiens font la fête bruyamment. De ce fait, je n’ai pas su m’endormir qu’au petit matin. Un rickshaw me conduit faire un tour de ville qui n’a rien d’exceptionnel d’après ce que j’ai vu. Il me conduit dans deux boutiques. J’ai demandé à voir les grottes d’Aurangabad mais sur place, je n’ai pas eu le courage de grimper les escaliers. Trop chaud et pas motivée. Je passe devant le petit Taj; ce sera pour demain. A l’hôtel, le wifi ne va pas. Je me rends dans un cyber à l’ambiance agitée; les jeunes jouent aux jeux en les vivant réellement. Tout à coup, ils s’encourent; je pense à une alerte à la bombe; ce n’est qu’une rixe. Je suis restée stoïque!
J’ai changé de chambre; c’est mieux mais je tourne en rond ne trouvant pas mes repères.
15 octobre:
Visite d’ELLORA, 18 km en rickshaw. Sur le site, 34 grottes creusées à la main dans la roche. Tout est découpé (200000m³ arrachés à la montagne). Quel courage pour creuser cet immense trou en y laissant de gros morceaux de roche pour sculpter leurs œuvres.
Les grottes sont réparties sur 2 km le long d’une falaise, faisant référence à 3 religions :
12 grottes bouddhismes (7èmeau 9ème); 17 grottes hindoues (7èmeau10ème) et 5 jaïns (9ème au 11ème).
Je commence par la plus grande (N°16): le temple Kailasha, construit en 760. C’est tout simplement estomaquant; je suis sous le charme; je n’en crois pas mes yeux. Autant dire que j’ai passé du temps en cet endroit! Le guide du routard conseille de visiter les plus importantes soit la 16, 15, 10, 29, 32, 1. La grotte N°10 est spectaculaire avec son immense bouddha. La 5 est un long couloir avec les cellules des moines. Je ne peux décrire toutes les grottes mais ça valait la peine d‘être vu. Je suis heureuse d’avoir fait cette expédition. Ce site est classé à l’Unesco. Dans 2 jours, je comparerai avec celles d’Ajanta. Je rencontre une française; nous échangeons nos idées qui se rejoignent. La visite aura duré 6 heures!
Sur le chemin du retour, arrêt au fort Devagiri de DAULATABAD, datant du 12ème.
La plus grande partie est en ruine mais en grimpant, on y voit une vue superbe. On se sent dans l’ambiance du fort avec ses canons, ses grandes portes en bois, ses singes et les touristes indiens voulant se faire photographier avec une européenne.
Je ne la menais pas large en passant sous des arbres remplis de singes qui grognaient. L’endroit ne m’inspire pas pour m’y reposer! Je pensais vraiment qu’ils allaient me tomber dessus. Ouf, je suis passée. Je respire car j’avais arrêté le temps du passage…
je ne pouvais pas finir cette journée bien remplie sans boire une bonne bière fraîche.
16 octobre:
J’ai donné rendez-vous au même rickshaw pour aller visiter PANCHAKKI qui est un moulin d’époque très caractéristique, construit en 1624 en hommage à un Saint, gardien spirituel d’Aurangazeb. La tombe est là, belle, bien entretenue. Je n’ai pas compris appartient la 2ème..
Panchakki veut dire roue à eau; on y moulait les grains pour les pèlerins. Cette machine fonctionne toujours. L’eau arrive d’une rivière à 6 km dans la colline. Il y a un immense arbre nommé banian près du bassin aux nombreux poissons. La visite est courte, ce n’est pas grand. Je bois un thé et m’en vais, un peu plus loin, voir le baby-taj dit Taj Mahal du pauvre; le vrai nom est mosquée BIBI-KA-MASBARA. Ce site n’est pas très loin d’Aurangabad. C’est la copie conforme du Taj Mahal d’Agra en moins bien entretenu et moins imposant. A la place du marbre blanc, c’est du plâtre ou de la chaux. Construit en 1678 par le fils d’Aurangzeb en hommage à sa mère qui voulait rivaliser avec son père qui fit construire le Taj Mahal 25 ans plus tôt. Celui-ci ne voulu pas vider les caisses de l’état… Toujours est-il que la tombe est impressionnante, très jolie. Je suis sollicitée par des Indiens assez pauvres mais pas les pires car ils viennent quand même d’une autre ville pour visiter et sont bien habillés. Ils me demandent si j’ai la TV car eux ne l’ont pas; ils veulent être pris en photos. Je ne m’en sors plus et suis obligée de ranger mon appareil prétextant la batterie vide. Il fait très chaud. Le soleil brûle.
17 octobre:
Aujourd’hui, rencontre avec mon chauffeur qui devra me supporter un mois. Il s’appelle Morari et travaille pour l’agence Maharaja Driver de Delhi. D’emblée, il décide de m’initier à l’anglais; je pense qu’il perdra vite espoir. Nous démarrons de bon matin pour un périple aux 26 grottes d’AJANTA, classées aussi à l’Unesco. Celles-ci sont restées dans l’oubli jusqu’au 19ème siècle; c’est au cours d’une chasse aux tigres qu’elles furent découvertes. Elles ont été oubliées au fil du temps au profit des grottes d’Ellora décrites plus haut. Pour ce que les grottes d’Ellorâ ont de belles sculptures, celles d’Ajanta ont de belles peintures gardées en bon état grâce justement à leur enfouissement. Elles sont plus anciennes et uniquement bouddhiques; la grotte n°10 est la plus ancienne datant de 200 ans avant J.C. On peut en visiter 26 qui forment un fer à cheval. On y voit des Bouddhas partout, debouts, assis. Dans la dernière grotte, un énorme Bouddha couché, magnifique! Heureusement que dans ma documentation, j’avais lu qu’il fallait mettre des chaussures faciles car il faut les enlever à chaque entrée de grottes! La 24 n’a pas été terminée; on se rend compte du travail! Dans certaines, il y a un stupa énorme (monument funéraire en forme de dôme).
Ismaël m’attend pour m’emmener voir la cascade mais surtout sa boutique de pierres…
La visite dure 5H. Les grottes d’Ellorâ et d’Ajanta sont belles et très différentes.
18 octobre:
Je quitte l’hôtel d’Aurangabad et son personnel très sympa à 9H pour NASIK. J’avais vu sur internet qu’il y avait 85 km; mais c’était à vol d’oiseau. Nous avons fait 200 km. Nasik est en plein chantier; on y construit une route surplombant l’actuelle ou un métro? C’est le bazar!
Tous les 12 ans, Nasik est le siège du pélérinage kumbhamelâ qui se réalise tous les 4 ans mais dans trois autres villes (Ujjain, Allahabad, Haridwar) à tour de rôle.
L’hôtel est super, propre. Une heure de repos puis exploration de quelques temples.
Pendant 4H, je me suis régalée dans cette ambiance festive car c’était l’anniversaire de je ne sais pas quel Saint. En Inde, il y a toujours une fête. On fête même la naissance d’un veau au même titre qu’un enfant. Je me balade à Tapovan où coule la rivière sacrée Godavari. Ici Lakshmana a coupé le nez de Shurpanaka! C’était le lieu de rendez-vous des ascètes suivant les sages en méditation. Il y en a encore quelques uns. Au-delà de la rivière, des tentes d’indiens défavorisés.
Je continue par les temples proprement dit: le Kalarama Mandir, le plus sacré de Nasik; on y entre par quatre entrées face aux points cardinaux. Il est entouré d’une grande cour où je prends plaisir à flâner et regarder les hindous faire leur rituel. Ensuite, je pars à l’aventure au fil des chemins qui me mènent à deux temples dont je ne connais pas le nom car écrit en Hindi. Je me renseigne près d’un jeune couple pour me rendre au temple Ramkund et Kapaleshwar. Je dois d’abord traverser un marché de légumes très animé puis traverser un petit pont avant de trouver quelques petits temples où règnent toujours l’ambiance festive. Je passe voir le kapaleshwar temple qui est un des plus anciens de Nasik; la légende dit que Shiva ayant tué une vache par erreur, son taureau Nandi lui aurait ordonné d’aller prendre un bain dans la rivière à Nasik, là où est construit ce temple! Je continue par le temple Ramkund datant de 1696. Il se trouve sur les bords de la rivière où l’endroit est très animé et fait penser un peu à Vârânasî en voyant les bougies flotter, les pèlerins se nettoyer de leurs péchés. On y disperse les cendres des défunts mais je n’en ai pas vu lors de mon passage. Je continue à déambuler autour du bassin de Rama et mes pas me dirigent là où j’entends de la musique; des jeux se déroulent à l’occasion de cette fête. Ici, tous les hommes ont la toque blanche de Nehru (pointue devant et derrière); ça doit être dans tout l’état car il y en a à Mumbai aussi.
Il fait noir; je dois retrouver le chemin et le taxi. Juste un peu trompée mais vite repérée. Je suis toute à la fête alors que je ne sais pas qui ni ce que j’ai fêté!
19 octobre:
Aujourd’hui, je vais à 30 km de Nasik au célèbre temple TRIAMBAKESHVARA où des groupes de pèlerins affluent. J’avais oublié ces longues files d’attente de plus d’une heure et encore, j’ai la chance d’être arrivée tôt; derrière moi, les pèlerins arrivent en masse. Arrivé à mon tour, j’ai juste le temps de toucher les fesses de Nandi, d’offrir mon offrande, d’admirer dix secondes le lingam de Shiva et faire place au suivant. Cette attente pour dix secondes; faut le vouloir!
Je déambule devant les échoppes qui se ressemblent; il fait soleil; j’ai oublié mon chapeau; je bois un jus de bambou, mange de l’ananas puis retrouve Morari.
Sur le chemin du retour, nous faisons un détour pour aller au petit temple abritant Naushya Ganesh; normalement, les femmes y font un rituel pour être enceinte; pour l’instant, personne!
Il y a 8 Ganesh oranges en galerie et pleins de cloches. Le Ganesh à l’intérieur est beau mais j’ai la main du responsable devant ma caméra au moment où je clique donc rien!
Assez tôt rentrée, je me relaxe et me douche avant de me faire livrer un apéro. Cette commande a duré une grosse heure si pas plus entre des coups de fils de part et d’autres, des allées-venues dans ma chambre pour enfin avoir une bière... Je ne sais pourquoi, ils me racontent leur vie; quand je dis que je ne comprends pas, ils continuent donc je dis yes. De temps à autre un yes plus étonné ou un yes d’un ton interessé; ils sont contents. Après un moment, je les arrête. Ils sont gentils mes petits indiens! Le temps d’écrire ceci, il revient.
Pendant 30 min, c’est reparti pour la parlote sur l’histoire du mont Kailash, cette fois.
20 octobre:
Après avoir été malade une bonne partie de la nuit, départ pour SAPUTARA où nous arrivons à midi. Nous venons de franchir la frontière entre le Maharashtra et le Gujarat. Saputara est à 5 km. C’est la seule station de montagne au Gujarat. Elle est entourée de la forêt DANG où résident quelques 300 villages. La chaîne de montagne s’appelle SAHYADRI. Saputara signifie Résidence du SERPENT; L’hôtel domine la vallée et gère le plus long téléphérique du pays (1km) qui traverse la vallée d’un versant de montagne à l’autre (haut 250m). Signe particulier: il est très vieux et quand on se balance de là-haut, on se dit que si la nacelle doit tomber qu’elle le fasse dans les arbres! Sur l’autre versant, découverte d’une autre vallée aussi grandiose. Je passe le reste de l’après-midi à la terrasse de l’hôtel, sirotant un thaï masala avec Morari.
Le coucher du soleil est époustouflant; grand moment magique l’espace de quelques secondes.
21 octobre:
Ce matin, je descends au lac; je regarde les enfants s’amuser sur les jeux qui datent d’une autre époque. Visite de l’aquarium miniature artisanal. Visite du musée qui retrace l‘évolution de l‘homme, expose les bijoux des différentes tribus, leurs travaux. J‘ai retenu qu‘il y a dans cette région les tribus BHIL, KUNBI, VARLI, MAVCHI, KATHODIYA, KOTVALIYA et NAYAKA. Ils ont des tenues et des couleurs qui les différencient.
Le soir, après une longue file d’attente, je prends le téléphérique pour voir le coucher du soleil sur l’autre versant; il se couche alors que je traverse la vallée. Majestueux!
Ce week-end, il y a un festival fêté uniquement au Gujarat; hé oui, encore une fête! Les jeunes villageois dansent non-stop tournant en rond; les garçons sur une ligne; les filles, dont la plupart vêtues de l’habit traditionnel de leur village, sur l’autre. Mignon à voir.
22 octobre:
Départ pour VADODARA en traversant la forêt du DANG. En descendant, nous passons à travers quelques villages tribaux tels que DENZI, DHANKA, HAWA, WAGAY, VANSDA.
A WAGAY, il y a une cascade que je ne manque pas d’aller voir car j’adore.
La route est très longue pour arriver à Vadodara et il y a des camions par millier. Il est 17H quand on arrive à l’hôtel réservé pour 4 nuits. Il ne me plait pas. Je pars à la recherche d’un autre mais ils sont hors prix donc retour à Kalyan pour la nuit. Demain, changement de programme! Je resterai un jour au lieu de 4 à Vadodara…
23 octobre:
Je profite de la matinée pour visiter le City Muséum; celui-ci n’étant pas encore ouvert, je me balade et arrive à un zoo. Après la longue visite de celui-ci, je renonce au muséum.
A défaut de voir Lakshmi Villas Palace fermé pour rénovation, je vais au Maharaja Fateh Singh Muséum où se trouvent des bronzes, statues de marbre et peintures. Passage à EME (militaire) avec un laissez-passer, pour voir le temple représentant les 4 religions (islam, bouddhisme, hindouisme, jaïn) ainsi que statues et pierres très anciennes.
Départ pour CHOTTA-UDEPUR, Palace où je loge. Je suis la seule hôte et je me sens un mal à l’aise entourée de la famille descendant du Maharaja, en plus que je ne sais pas l’anglais; je tente la débrouille avec le dictionnaire. Expérience quand tu me tiens!
Ce n’est pas fini. Voici l’heure du diner. Je suis invitée à une immense table face à face avec le chef de cérémonie. Un serviteur vient nous livrer sept plats. Je suis l’espace d’une soirée devenue maharani! Ce qui cloche un peu, c’est ma tenue vestimentaire à la cool…
Le repas terminé, je m’intéresse à l’arbre généalogique familial avant de m’isoler dans ma chambre mais ce galant homme insiste pour que je boive un chocolat chaud pour bien dormir. Encore un peu de patience! On me l’amène à la chambre. Rendez-vous au pt-déj.
24 octobre:
Ma vie de Maharani prenant fin, me voilà partie pour de nouvelles aventures. Morari qui n’en rate pas une, crois bon de me conduire photographier un autre palace 1 km plus loin. D’abord, l’autorisation fut refusée puis acceptée. En prenant la 2ème photo, le jeune maharadja m’invite du haut de son balcon à venir prendre le thé. J’accepte. Je me heurte de nouveau au problème de la langue. Ils se tiennent dans une grande salle qui fait office de salon et chambre. Voyant une corde pendre au lit, je cru bon demander à quoi elle servait; quand ils m’ont dit que c’est pour attacher le baxter du jeune homme malade, je me suis vraiment sentie seule au monde!!! Toujours est-il quand il a compris que j’allais explorer deux villages tribaux, qu’il demanda à son homme de main, faisant partie de la tribu des RATHWA, de m’accompagner. C’est sûr qu’avec lui, des portes se sont ouvertes au point que j’ai pu visiter certaines maisons. Enfin, je dirais plutôt étables. Ils dorment dans une partie et l’autre moitié est pour les animaux.
Je vois donc deux tribus différentes: les RATHWA et les NAYAK. Leurs tatouages sur le visage sont différents. Leur mode de vie est très difficile et je prends conscience que nous sommes dans de la ouate … les enfants sont nombreux; ils sont sales, les plus petits sont nus, ils ne vont pas à l’école car il n’y en a pas et aucun moyen de locomotion pour les conduire à l’école la plus proche. Il n’y a pas d’hôpital ni de magasins. Pour moi, l’expérience des tribus est assez dure psychologiquement. Je suis dévisagée car pas beaucoup d’européens ne rentrent ici. Même Morari est regardé car il n’est pas des leurs. Ils ne sont pas souriants; on peut les comprendre. Le driver croyant que je n’ai pas encore pousser l’expérience assez loin, alors qu’il m’avait promis qu’on allait à l’hôtel, m’a réservé la surprise jusqu’au dernier moment de m’emmener dormir dans un autre palace à JAMNAGORHA. J’ai du mal à accepter mais ai-je le choix? Il n‘y a rien d‘autre ici. Il faut dire que les palaces au Gujarat ont bien vieillis et leurs héritiers n’ont pas l’argent pour les entretenir et les réparer; ils se contentent souvent de vivre dans quelques pièces, les autres étant scellées. Certains comme notamment les héritages palaces accueillent des clients pour arrondir leur budjet. Ces palaces ne sont pas comparables à ceux du Rajasthan.
Je vais visiter les mosquées de CHAMPENER. Un singe ne me laisse pas monter les escaliers menant au-dessus de la citadelle. Il montre ses dents. Je ne lutte pas contre lui et change de direction. Je vais au marché local de Jamnagorha avant de rejoindre mon palace! Une princesse du Rajasthan vient à ma rencontre, pose des questions; là je râle de mon ignorance en anglais!!!
25 octobre:
La princesse a l’air douce et gentille mais son dogue allemand, un de ses 5 chiens, a aboyé toute la nuit. Après mon déjeuner de Maharani, je m’évade vers d’autres sites.
Longue route pour arriver à LOTHAL, site historique d’une cité ancienne de plus de 2400 ans. Il ne reste pas grand-chose à voir sur le site. Le petit musée retrace l’historique trop compliqué et je ne comprends pas bien l’histoire.
Dans ma nouvelle ville d’accueil BHAVNAGAR, très polluée aussi, l’hôtel réservé doit encore être annulé car tout en travaux. Le chauffeur me trouve un autre un peu plus loin.
Mon wifi n’allant toujours pas, je vais au cybercafé avec Morari mais à peine assise, une bagarre violente se déclare; j’ai eu le temps de me réfugier dans un coin à rat…C’est la première fois que j’assiste à une bagarre de si près! Hé oui, pas de chance, cyber petit!
Morari m’accompagne à l’hôtel et me conseille d’y rester la soirée; c’était mon intention!
Je n’arrive pas à dormir, pourtant demain départ à 7H pour les 3500 marches de Palitana.
26 octobre:
C’est parti pour PALITANA à 50 km. Je ne suis pas l’exemple des pèlerins en faisant l’ascension à pied (1H30 de montée) non par fainéantise mais je connais le résultat final qui risque fortement de m‘handicaper pour le séjour. De toute manière, les porteurs de dholis (chaise en corde portée par 2 ou 4 hommes) sont ravis car c’est leur gagne-pain. Il faut marchander sec… Le site est toutefois incontournable. Là-haut, se trouve un groupe de 800 temples Jaïns du plus petit au plus grand. Du haut de cette colline de 539 m, la vue est surprenante.
La nuit, tout le monde redescend car elle est réservée aux Dieux.
En soirée, je visite l’ashram GANDHI SMRITI au BARTON Muséum à Bhavnagar.
27 octobre:
J’ai un jour d’avance sur mon programme, Bhavnagar est fini. Je pars pour l’île de DIU. Je pense y rencontrer des touristes; ce qui n’a pas été le cas jusqu’à présent. 5H de longue et désagréable route pour arriver à DIU.
Ici l’alcool coule à flot et la viande est permise. Je ne me prive pas de commander une bière en arrivant et suis surprise de voir le prix peu élevé par rapport au reste de l’Inde.
Beaucoup d’indiens viennent en vacances et se désaltérer! Une poignée de touristes européens.
Je passe un moment à la plage. A l’hôtel, je demande un massage très mal fait!
28 octobre:
Je suis très fatiguée et ai mal au dos, la route surement en plus du massage mal fait!
Je vais changer le pantalon que j’ai acheté hier car il serre, prend un peu de rhum pour les prochains jours au Gujarat mais le soir même, je vidais ce rhum dans l’évier. Quel idée j’ai eue de faire cet achat insensé! Enfin comme on dit, un moment de honte est vite passé. Je pense avoir une autre masseuse et redemande un massage. C’est la même qui fait son apparition dans ma chambre. J’abrège en la prenant 20 min. Journée de repos. En cette soirée, je me sens vraiment seule. Je bois une bière bord de mer (hé oui encore!)assise sur mon foulard avec toute compagnie une chienne qui veut absolument partager ce bout de foulard; je la chasse; elle insiste en me léchant un pied! Se couche à mes côtés avant d’apercevoir un copain chien. Elle m’abandonne. Je me retrouve seule face à moi-même.
En ce moment précis, l’idée profonde me vient que je devrais écrire ma biographie…
29 octobre:
Je pars pour visiter le fort portugais, les églises et la vieille ville. Le fort est très beau, bâti par les portugais en 1535. Les canons sont toujours en place. Il y 4 chapelles à chaque bastion. La prison actuelle de Diu se trouve dans la partie non visitable du fort. Je croise un Maharadja avec sa petite cour qui visitait ce fort. Malheureusement, je ne pourrais pas finir la visite et renonce à monter au phare car mon pied me fait mal suite au mauvais massage de hier et aux sandales que je portent. Je prends anti-douleurs et anti-inflammatoires, me repose.
A 16H, partant pour Diu centre, je demande un arrêt au petit village de FUDAM où se trouve une grotte bord de mer avec 5 lingams de Shiva. Unique. Ambiance de recueillement. Morari ne connaît pas; il va voir de quoi il en retourne et le saura pour ses futurs clients.
Je visite les églises: St. Paul de 1691 toujours en activité, St. Thomas devenu le musée de Diu et une 3ème actuellement transformée en hôpital. Le soir tombe, le fort s’illumine, magnifique!
A l’apéro, je rencontre un jeune couple de Perpignan, sympa. Nous discutons avant d’aller manger à l’hôtel Apana où un népalais me fait la causette.
30 octobre:
Aujourd’hui, journée repos. Le matin, je vais lire et faire quelques photos à la plage. Je marche un peu découvrir la plage voisine. Le soir, je mange à Apana bien situé et bonne nourriture!
31octobre
Je décide de passer encore un peu de temps à Diu au lieu d’aller visiter le très célèbre temple de Somnath. Certains diront que c’est une erreur mais c’est mon choix et je ne le regrette pas. Je suis accompagnée du jeune Népalais jusqu’à mon départ pour la forêt de SASAN GIR dans le Saurashtra. C’est la dernière réserve des lions d’Asie (354, en 2005). Ce lion est plus petit que le lion d’Afrique. Il y a des léopards et d’autres espèces d’animaux.
Le safari est trop cher car je suis seule à payer la Jepp; je ne le ferai que s’il y a un groupe. Morari n’en a pas trouvé mais pas trop sûr qu’il a beaucoup cherché…
1er novembre:
Finalement, je décide de faire ce safari en bus avec des touristes indiens dans une petite réserve à DEVALIA (à 14km). Ne jamais refaire ce genre d’expérience. On a vu 2 lions endormis, 2 léopards en cage, quelques daims de loin et un taureau bleu! pour 1000 roupies (15€). Ca ou rien! Je demande à Morari qu’il m’emmène à la ferme des crocodiles; il ne connait pas et se demande sûrement si je ne perds pas un peu la tête (je le vois à son genre!). Il se renseigne et nous arrivons effectivement à cette ferme. A ne pas oublier qu’une ferme en Inde, ce sont comme leurs hôtels palaces…Le nom y est mais le reste ne suit pas…
Dans une piscine, on voit quand même (car Morari m’accompagne ne croyant toujours pas à mon histoire de crocodiles) un bébé croco dormir au fond de l’eau et dans un coin, entassés les uns sur les autres 5, 6 ou 7 crocodiles des marais (ils sont plus petits). A l’autre fenêtre, je dis à Morari qu’ils sont en bois; nous restons longtemps à regarder et finalement voyons qu’ils respirent. C’est à s’y méprendre. On voit des tortues aussi.
Je visite un musée au center orientation sans importance pour moi car toutes les explications sont en anglais.
Les Siddhis (gens du village) sont noirs et crépus. Ils descendent d’esclaves africains venus au 11ème Siècle.
Je termine l’après-midi en me promenant seule dans la forêt; je vois passer un animal de couleur fauve, je m’approche mais un daim ou un lion, c’est la même couleur de loin!!! Je me dis quand même que le daim s’enfuira en me voyant mais le lion… Je reste un moment sur place avant de faire marche arrière ayant bien repérer par où j’étais passée. En rentrant, je suis face à un troupeau de taureaux bleus (bœufs); je les regarde méfiante; aussi étonnés que moi, ils font de même; impressionnants avec leurs immenses cornes.
En rentrant, le guide népalais me propose une balade dans la forêt, à pied, j’accepte. Il passe la soirée à ma terrasse sirotant son alcool local et me montrant 3 clés USB de photos d’oiseaux.
2 novembre:
Fini la forêt, me voici partie aujourd’hui pour JŪNĀGADH. Je commence par le Fort Uparkot. Je fais la partie possible des remparts sous le soleil de midi. Puis continue mon parcours en visitant les grottes bouddhiques construites sur deux niveaux et bien enterrées. De là, je me rends aux ruines de Jama Masdjid du 15ème siècle et termine en allant voir les deux canons qui datent de 1531 et dont un mesure 5 mètres.
Jūnāgadh est réputé pour le MONT GIRNAR, haut lieu de pèlerinage Jaïn, dont l’ascension est très longue: 10000 marches à gravir (non je n’ai pas mis un zéro en trop!). On peut louer un dholi; le prix varie selon votre poids (grosse balance à l’entrée). Il faut une journée complète pour faire l’aller-retour. Je me contente de monter les 100 premières marches n’ayant aucune intention d’aller plus loin. Je vois les pèlerins redescendent; ils sont courageux et ont la foi!
Passage au complexe Mahabat Maqbara, magnifique monument peu entretenu, qui mêle librement musulmans et hindouistes. Bâtiment entouré de quatre minarets en colimaçon d’une splendeur inexplicable. A ses côtés, la mosquée verte qui est également une école coranique. 3 novembre
J’ai passé la nuit à GONDAL, Orchad Palace. Le matin, je visite un wagon de train royal; quel luxe: chambre avec des vrais lits, salle à manger, cuisine…Il y a aussi le garage du Maharaja avec quelques ancêtres; il manque une belle Mercédès rouge avec les portes qui s’ouvrent sur le toit (vue en photo). Ils l’ont peut-être vendue! Je pousse la visite jusqu’au Palais Navlakha de 1748. Je visite une pharmacie ayurvédique ou plutôt l’usine; ils ont conservé les principes antiques. Je ne comprends pas les explications en anglais mais je vois et imagine le processus.
La route est encore longue, car nous passons par PORBANDAR voir la maison de Gandhi et aussi celle où sa femme Kasturba est née, située un peu à l’arrière de la sienne dans une ruelle où j’ai vu un gros rat. C’est une belle haute maison.
Celle où naquit Gandhi en 1869 se trouve dans le complexe Kirti Mandir. Il y a un musée avec ses photos. Après cet arrêt intéressant à mes yeux, la route reprend jusqu’à DWARKA.
4 novembre:
DWARKA, je m’en réjouissais l’imaginant comme VRINDAVAN (MATHURA) où j’avais séjourné lors d’un autre voyage. Mais, ici ce n’est pas la même chose ni la même ambiance. Je quitte l’hôtel après un jour car on m‘arnaque. Je trouve un autre moins propre pour une nuit.
DWARKA est une des 7 villes sacrées de l’Hindouisme. On y rend hommage à Lord KRISNA. Il s’y serait établi après avoir fui Mathura à sa 17ème bataille. Cette ville aurait été engloutie sept jours après la mort de Krisna; des historiens ont relevé la présence d’ancres en pierre datant de 2000 ans avant J.Ch… La légende rejoindrait la réalité!!!!
Le temple de Dwarkanath, datant de 2500 ans, est très beau, bâti en cinq étages et superbement sculpté. Comment ont-ils pu faire ça à cette époque quand on voit l’état actuel de la ville…
Je me balade dans la cour du temple. Je ne fait pas la longue file pour passer devant la statue de Krisna. Je me pose, regarde les pèlerins, assise à côté d’un chiot que j’ai envie d’emmener!
Je me perds volontairement dans les ruelles de Dwarka pour tâter l’ambiance.
Je n’irai pas à la plage ni à Bet Dwarka où les non-hindous ne peuvent entrer au temple.
Je quitterai ce lieu demain matin, un jour plus tôt que prévu. Dur pour moi le Gujarat!
5 novembre:
A 10H, départ pour JAMNAGAR qui possède une Université Ayurvédique dont les cours sont en anglais et attirant des étudiants du monde entier. J’aime assez cette ville; je déambule dans les rues comme j’aime le faire, ce qui a été assez rare depuis mon séjour dans le Gujarat.
Je commence par visiter le Palace Lakhota Talav qui se trouve au milieu d’un lac. Le maharaja a voulu donner du travail aux hommes et c’est pourquoi, il a fait construire ce palais. On y arrive en traversant une passerelle. Il y a un musée, une galerie mais sa spécificité est le vieux puits où on tire l’eau en soufflant dans des petits trous dans le plancher! Je m’en vais par l’autre passerelle pour voir le Bhujio Kotho qui est impressionnant par sa circonférence et ses 5 étages, ne peut pas se visiter. Je pousse jusqu’à la porte de la ville puis regagnant la voiture par la rue, un temple m’attire; je rentre et je m’aperçois que c’est le temple Bala Hanuman mondialement connu, qui est dans le Guinness des records car depuis 1964, le mantra est chanté en continu 24H/24 par des prêtres se relayant. Il n’a jamais été arrêté une minute. Impressionnant!!!
6 novembre:
Aujourd’hui, journée cool. Le matin, j’erre dans la vieille ville, visite un grand temple Jain. Je suis invitée à manger une glace par un bijoutier qui fait l’ouverture de sa boutique. J’espère visiter le Pratap Palace mais il faut une autorisation au-préalable. Je la demande. Le manager me passe au téléphone le King parlant bien français. A 17H30, je reçois l’accord d’aller voir et photographier le palace en visite extérieur car il est fermé suite aux importants dégâts qu’il a subi lors du tremblement de terre en 2001. Je manque de temps pour visiter l’intérieur puisque je pars demain et il leur faut du temps pour l‘ouvrir. Il est très grand et très beau, joliment décoré. Le manager me conduit en exclusivité dans la réserve naturelle privée; je vois des animaux que je n’ai jamais vus même pas en photo!
7 novembre:
Départ pour BHUJ, ville complètement détruite par un tremblement de terre important en 2001, ayant causé la mort de 30000 personnes et des milliers de blessés. La route est longue et en mauvais état.
Fin d’après-midi, visite du mémorial Chhatri (cénotaphes) qui est en bien mauvais état suite au tremblement de terre. Beau coucher de soleil par contre!
8 novembre:
Aujourd’hui, grande journée dans les villages tribaux du district BANNI, les Ethnies du KUTCH, au nord de Bhuj. Départ de bon matin.
Il faut aller chercher l’autorisation muni du passeport et d’une copie et 100 rp/personne+50 rp pour la voiture. Elle est délivrée à BHIRANDIALA Village (Police Station) à 51 km de Bhuj. Nullement besoin d’un guide quand on a un bon chauffeur qui connait!
On commence par le petit village où l’on délivre les permis. Les femmes font de la broderie. Elles portent un costume dont le dos est nu. Un homme pressé nous emmene un couple de français et moi vers le magasin. Tout au long du chemin, on verra des hommes portant le turban blanc, pantalon blanc serrant aux jambes et veste indienne blanche. Pendant le voyage, on verra des hommes vêtus de bleu y compris le ruban. Ce sont des tribus différentes.
Nous nous empressons de quitter les lieux pour nous rendre au dessert de sel à 20 km, à la frontière pakistanaise. C’est magnifique avec la mer au loin. On dirait une grande patinoire! L’idéal serait de voir ça au coucher du soleil.
Le 2ème village sera DHORDO, ce sera mon petit coup de cœur avec ses minis ruelles et ses huttes rondes -Bhunga-, ses jeunes mamans refusant de se laisser photographier.
Le 3ème sera HODKA, plus grand, avec des ateliers d’artisans; j’y achète un petit miroir encadré de cuir. Il y a un grand hôtel ressort pour les touristes.
Le 4ème sera KHAVDA où l’on m’offre une sucrerie; ils font de la poterie de façon ancestrale. Ils sont nombreux à coudre pour les Pakistanais.
Le 5ème sera LUDYA, moins intéressant, commercial. J’achète une taie faite main.
C’est fatiguant; il fait très chaud. La journée terminant, je me mets à la recherche d’un permis de boire… (ce n’est pas une blague!). D’ailleurs, je ne devrais pas dire ça, on va vraiment me prendre pour une alcoolo mais voyage pour moi rime avec plaisir et boire une bière en est un! C’est la croix, la bannière pour obtenir ce permis: attestation de l’hôtel, permis au magasin pour obtenir la plus petite quantité qu’on peut imaginer. Le permis n’est valable que pour la ville om le permis a été délivré ou il faut payer 1000 roupies pour l’avoir un mois (si j’avais sû au début).
9 novembre:
Départ pour MANDVI à 60 km de Bhuj. On y va pour voir les chantiers navals en activité. On y construit de grands bateaux en bois appelés Dhow; assez surprenant de près. Evidemment, j’ai dû m’attarder sur une chienne et ses six chiots dont un était perdu sous les décombres de bois; j’ai surveillé la chienne qui faisait tout pour le retrouver et suis partie seulement quand j’ai pu recompter six chiots!
Après je visite le VIJAY VILAS PALACE à 8 km. Là, je me régale car après avoir contemplé le palace et être montée à la terrasse, je ne me suis pas privée de me promener dans le parc un peu hors sentis battus. J’adore. C’est dans ces moments là que j’apprécie de voyager seule.
J’y trouve des plumes de paons et une peau de serpent. Je découvre un petit bâtiment qui, je pense, devait être un bassin d’eau; ensuite, un puits inaccessible.
En fait, le palace date de 1929; je ne comprends pas pourquoi il n’est plus habité!
Personne ne s’étonnera si je dis avoir joué avec un chiot que j‘ai encore envie d‘emmener:!
Sur le chemin du retour, petit coup de cœur de Morari; il voit une tortue au milieu de la route. Il la ramasse; elle doit au-moins peser 2 kg. Et là, c’est lui qui veut l’emmener pour chez lui. En attendant, elle embarque et vient en voyage avec nous jusqu’au lac où il la dépose et où elle s’empresse de nager. Subitement, quelques mètres plus loin, elle vient à la surface comme pour nous dire merci… puis replonge…Nous lui avons sauvé la vie!
Je termine ma journée au mémorial Chattri pour y voir le coucher de soleil… 10 novembre
Ce dernier jour à Bhuj sera consacré à la visite de la ville et ses monuments. Le Prag Mahal Palace de fin du 19ème a été lourdement endommagé par le tremblement de terre; ça me laisse une impression étrange de tristesse; j’ ai envie de verser une larme. On y voit tout laissé là comme près à un départ imminent… J’imagine ce qu’a dû être le lieu au lendemain du séisme! On y voit des lustres provenant de Belgique!!! Je monte jusqu’à la tour de l’horloge puis dégoulinant de sueur, je redescends pour aller au musée Aina Mahal de 1761 où le lit du roi au pied d’or est exposé. On y voit aussi des chaises à porteur et une toile de plusieurs mètres représentant une expédition de l’époque. Le roi a séjourné 17 ans en Hollande d’où on retrouve des verres, céramique, etc de là-bas! On y découvre une salle de 27 miroirs rococo.
Le musée de Bhuj étant fermé aujourd’hui, Morari me fait voir un temple tout en marbre blanc d’une beauté immaculée. Je pense que nous irons le soir pour la cérémonie. J’insiste pour voir la prison où un mur écroulé lors du séisme a permis à 420 prisonniers de s’évader mais tout est reconstruit et bien fermé. En fait, je voudrais savoir si on les a retrouvé? Morani ne sachant pas où la prison se trouve me dit qu’elle a été détruite par le séisme. Ça c’est bien le truc indien mais on ne me l’a fait pas!!!! On en a bien rigolé….mais on l’a trouvée…Je profite pour rentrer dans l’hôpital entièrement détruit; ça me laisse vraiment un sentiment de profonde tristesse. Le soir, je fait le bazar de Bhuj . J’assiste à l’office du soir au temple.
11 novembre:
Départ pour ZAINABAD. A peine arrivée vers 16H que me voilà partie en safari dans le Little Rann avec une famille française habitant l’Inde et une anglaise. Nous allons à la rencontre des onagres ou hémiones ou gudkhur: ânes sauvages d’une beauté saisissante, mélange entre le cheval et l’âne, de couleur sable à la crinière châtain et aux oreilles courtes, style zèbre sans raie. Ils peuvent courir pendant deux heures à 24 km/h avec des pointes de 70. En les approchant, ils s’en vont; pas sauvages pour rien! Ils sont en voie de disparition et ne se trouvent plus qu’en Inde et en Mongolie. Dans ce désert salin, on voit quelques bull nilgai ou antilopes bleus (comme une vache à la tête d’un cheval).
Rentrée au campement péniblement après un beau coucher de soleil et plusieurs pannes.
12 novembre:
Journée détente dans ce havre de paix jusque 16H où je pars à la découverte de la tribu des Ribaris. Les hommes sont tout de blanc vêtus; ils portent des boucles d’oreilles en or. Les femmes ont le ventre nu, des grands bracelets de 20 cm à chaque bras qu’elles ne pourront jamais enlever, des bouches d’oreilles en or et un anneau en or dans le nez; elles sont tatouées sur les bras et le haut de la poitrine. En parcourant le village, tout un attroupement d’enfants me suit jusqu’à la visite d’une maison type où l’on me présente des ouvrages merveilleux en broderie; ils sont fait main par les dames de la tribu. Je rencontre plusieurs troupeaux de chèvres et de buffles avant de rentrer au campement où les pétards commencent à l’entendre vu que la fête DIWALI est pour demain… Excitation !
13 novembre:
Je quitte Zainabad pour rejoindre AHMEDABAD. En chemin, arrêt à BECHARAJI pour voir le temple des Hijras, les énuqués. Très grand temple; belle ambiance comme j’aime à l’intérieur du temple. J’assiste à une puja qui me rempli de joie.
Je continue ma route jusqu’à MODHERA visiter le temple dédié à Sûrva, le Dieu solaire. Il date de 1026. Ce temple n'est plus en activité et a été rénové après avoir été ravagé par plusieurs séismes; il faut savoir que la région est située sur une zone de fractures de l’écorce terrestre. Le site est toutefois très beau avec un grand et profond bassin d’ablution devant le temple, admirablement sculpté. Dans le temple, on trouve plusieurs scènes du Kâma-Sûtra.
Je poursuis la route jusqu’à PATAN pour découvrir le puits de la Reine, le Rani-Ki-Vav.
Je suis époustouflée quand je le vois; je n’ai jamais vu une telle merveille. Pour descendre dans ce puits profond de 65 mètres, on découvre de superbes sculptures au mur tout le long des escaliers. Il y en a beaucoup dans le Gujarat; on les appelle des baolis.
Celui-ci date de 1075 et a été conservé du fait qu’il est resté comblé de terre jusqu’à il y a une trentaine d’années. Je découvre un peu plus loin un grand réservoir avec des ghâts (escaliers) où il y a pleins de singes. Je fais le tour du réservoir et reviens par les escaliers mais petit problème, j’ai dû marcher où il y a pleins de picots de plantes sauvage. J’ai passé ½ H à les enlever de mon pantalon sous le regard amusé des indiens.
Dernier petit arrêt, au Kalicat temple de structure spéciale.
Cette fois, départ pour AHMEDABAD où j’ai réservé un hôtel dont je me réjouis. En arrivant, le booking n’a pas été fait. Je suis déçue. Avec Morari, nous décidons de quitter le Gujarat pour rejoindre directement le Rajasthan. Arrivée à minuit à UDAIPUR.
14 novembre:
J’ai très mal dormi. La chambre était très humide et j’ai eu froid. Je demande à changer et me retrouve dans une superbe chambre avec vue sur le lac. Je vais déjeuner dans un resto au bord du lac où j’entends les femmes taper le linge sur les ghâts. Ensuite, je fais un massage relaxant. Fin d’après-midi, je pars me promener à pied dans la vieille ville où règne une ambiance que j’aime. Je finirais la soirée de nouveau par un massage!
15 novembre:
Départ pour CHITTORGARH. Je vis mal cette journée. C’est la première fois depuis mon départ que je rencontre beaucoup de français. Je suis seule et aujourd’hui, je le vis mal. Je me suis un peu imposée à une table; ils m’ont accepté mais c’était osé de ma part.
Fin d’après-midi, je vais faire une carte de téléphone avec Morari qui se rend compte que je ne suis pas bien. Il fait son possible en me parlant pour me consoler. Je regrette de ne pas être restée à Udaipur; je me sentais moins seule, beaucoup d’indiens parlant français.
16 novembre:
Je connais le fort de Chittorgarh donc je ne le revisite pas quoiqu‘il est formidable; ça doit être le plus grand du monde; il fait 20 km de circonférence. Je visite le château de BIJAIPUR à une trentaine de km. Le château en lui-même n’a rien d’extraordinaire; il est transformé en Hôtel avec des chambres très accueillantes. En fait, c’est surtout le chemin pour y aller qui est magnifique et à lui seul vaut le déplacement. On commence par longer une grande partie de la forteresse que l’on admire du bas. Ensuite, on rentre dans une nature pure, l’Inde non polluée, en passant par plusieurs villages tribaux. J’apprécie aussi le tour du village de Bijaipur à pied et le contact avec les villageois. Là, je n’ai pas honte de ne pas savoir l’anglais car eux non plus ne le parle pas. Et c’est comme ça que je me sens le mieux. Sur le chemin du retour, je demande à Morari de me laisser marcher 1km pour respirer l’air pur sur une route non bondée.
17 novembre:
Départ pour PUSHKAR. Dernier jour avec Morari. Je suis satisfaite de ses services. Il a été chauffeur, confident, complice, de bonne humeur; pour lui j’étais maharani belgium. En lui donnant son pourboire, je le vois déçu; je lui rends un supplément. Il est content. Il le mérite bien que par la suite, je suis déçue en m’apercevant qu’il me demande le double du prix pour venir me chercher à Pushkar et veut récupérer sa carte de téléphone.
18 novembre:
Ici c’est les arrivées des nomades en grand nombre. Je passe cette première matinée en compagnie de Jonathan avec qui j’avais communiqué sur voyage forum. Nous allons voir les chameaux ensemble et le temple de Brahma, sans y rentrer toutefois vu la foule!
Ensuite, nous prendrons des chemins différents. Je suis un peu perdue et j’ai envie de retourner à Udaipur. Je prends les dispositions pour effectuer mon changement.
19 novembre
La nuit porte conseille, je ne pars plus à Udaipur. Je reste ici. Le matin, massage. Après-midi, balade dans la ville et autour du lac. Je suis étonnée de voir les femmes se mettre seins nus pour se laver dans le lac, aux yeux de tous alors que sur les plages, elles vont dans la mer toute habillée. Je termine la soirée énervée; je n’ai plus de téléphone. Morari a coupé l’abonnement!
20 novembre:
C’est définitivement sans téléphone que je terminerais mon séjour puisque le temps d’attente pour avoir une carte Sim en activité est de 7 jours!!!nouvelle loi… J’ai réussi à changer mon billet de train du 23 pour Vârânasî au 25 pour rester deux jours de plus à Pushkar; chose que je n’aurais jamais dû faire. La journée a été très dure car j’ai marché beaucoup. J’ai fait beaucoup de photos de chameaux et d’hommes venant des montagnes, aux turbans colorés et aux longues moustaches. Je reste sur le site jusqu’au-delà du coucher du soleil. Les enfants sont infernales; ils n’arrêtent de mendier et veulent qu’on les prennent en photo pour de l’argent. Des parents font mendier leurs enfants; j’ai vu une petite fille de 3-4 ans en tenue de Shiva avec les ustensiles qui vont avec…, une autre avec un gros turban sur la tête qu’on faisait danser…
On ne sait jamais trop bien le programme ici en Inde; rien n’est affiché; rien n’est officiel. C’était la même chose il y a deux ans. On m’a dit que le festival commençait le 20 mais apparemment, ils sont toujours en train de préparer donc ça doit être pour demain!
Ils font des piercings aux chameaux qui saignent et qui pleurent, c’est horrible à entendre!
21 novembre:
Ce matin, je suis descendue à la camel fair. La foule arrive à la volée. C’est trop. J’ai le programme, rien pour l’instant. Je rentre et me reposer l’après-midi. On verra demain!
22 novembre:
Changement de programme. Je décide de partir demain pour JAIPUR. Trop de monde ici et j’ai vu assez. La fête foraine n’est pas encore ouverte. J’ai fait mon tour de chameau en charrette8
23 novembre:
Je suis à JAIPUR. Le taximen est désagréable, encore heureux que je ne l’ai que pour 3H. Décidément, ce n’est pas un voyage comme les autres. Je vais devoir faire des choix.
24 novembre:
Invitée au festival de mariage, je préfére récupérer. Or, le soir, je tombe dans un horrible piège!
25 novembre:
Départ en train pour VARANASI pour le festival Ganga Mohotsav. Je viens ici pour la 2ème fois. J’attends 3H le train comme je fais habituellement. Au moment d’embarquer, on me refuse l’accès; en fait, ma place n’existe pas; le billet n’a pas été confirmé. J’en veux quand même un peu à Milna de ne pas m’avoir averti. Je tente de monter mais pas de place de libre et mauvais contrôleur qui n’a rien fait pour moi. Voici mon programme chamboulé. Que faire? C’était trop beau qu’il ne m’était encore rien arrivé…Je me réjouissais d’aller à Varanasi. C’est vraiment déçue que je pars à la recherche d’un hôtel et d’une agence. Je dois agir et quitter Jaipur. Le richwash m’emmène à l’agence Aman Tour que je ne recommande à personne.
Je ne prends aucune décision; je dois réfléchir: Gwalior, Lucknow? Où ailleurs?
26 novembre
Je pars à la recherche d’autres agences en tuc-tuc. Rien ne m’inspire. Je suis paumée là sur le coup. Je téléphone à Béatrice qui n’a aucun chauffeur de libre et me conseille d’aller à HAIDWAR et RISHIKESH au nord de Delhi. Je ne me sens plus capable de prendre un billet de train et suis trop chargée pour prendre le bus. Je vais à l’agence Aman qui me fait le circuit en 5 jours pour un gros prix mais avec hôtel fabuleux! Je ne sais pas ce qu’il y a à visiter là-bas!
27 novembre:
Le chauffeur passe me prendre à 9H. Nous mettons 14H de route. J’ai regretté mille fois mon choix pendant le trajet. J’arrive à près de minuit à l’hôtel fabuleux qui, en fait, n’avait rien de tel et m’a mis dans une colère folle. Rien n’allait! Je suis habituée à ce genre d’hôtel mais pour le prix, je m’attendais à tout autre chose. Je téléphone à l’agence pour qu’on me change direct; Pas évident par téléphone quand on ne parle pas anglais mais ils m’ont bien compris quand même et m’ont raccroché au nez. Toutefois, ils ont téléphoné au chauffeur et je change d’hôtel demain. Je pars à minuit à la recherche d’un resto; tout est fermé sauf un petit boui-boui. Il fait très froid. Quelle idée d’aller au nord de l’Inde quand on est frileux! Je continue à regretter!
28 novembre:
Je déjeune dans une ambiance glacial avant de me lancer faire la visite de RISHIKESH. Alors là, je suis agréablement surprise. C’est l’Inde comme je l’aime avec ses nombreux temples, ses singes, ses marchands, des pèlerins. Le Gange ici a une toute autre allure qu’à Vârânasî. Il parait plus pur, dévalant entre les montagnes, il est vraiment sacré ici!
Après la visite prolongée de l’immense temple dont je ne connais pas le nom, j’oublie mon sac avec mon passeport, cartes de crédit, argent au pied de la statue du Dieu Hanuman. C’est en voulant acheter une bouteille d’eau que je m’en suis aperçue. Ca m’était déjà arrivé à l’aéroport de Barcelone où j’avais paniqué à mort. Ici, j’ai fait demi-tour et suis restée confiante ne voulant pas imaginer la suite. Mon sac m’attendait, ce qui vaut certainement au fait qu’il est vieux et sale, ce qui a dû faire penser à un sac de sâdhu. Je poursuis sereine ma longue et magnifique promenade avant de terminer dans un ashram pour faire un mauvais massage. Il fait glacial!
29 novembre:
Visite de HAIDWAR. Je commence par aller voir les Sâdhus qui vivent là en grand nombre. Je vais sur les ghâts du Gange pour un moment de méditation; je baigne mes pieds dans le fleuve.
Nous mettrons 6H pour arriver à DELHI et 3H pour trouver mon hôtel. Le chauffeur est nul! A cause de lui, je ne profite pas de ma soirée; je pensais faire un bon massage! Pas de pourboire!
31 novembre :
Brève nuit à DELHI puis maison d’hôtes chez Ben dans le quartier Nizamuddin.
Un taxi vient me chercher et l’agence de Jaipur s’engage à payer mon hôtel, encore bien!!!
1er décembre:
Il me faut trouver un endroit que je n’ai pas encore fait à DELHI. J’avais vu sur le forum qu’il y a un temple récent, ouvert au public depuis 2005: Akshardhaam temple. Je vais donc voir ce gigantesque temple avec des exhibitions et une promenade en bateau représentant la vie au fil des ans. Il y a une reproduction miniature des grottes d’Ajanta et d’Ellorâ, un village avec une école, un hôpital, un bazar ayurvédique… On y présente un film sur la vie de Swaminarayan. Dans le jardin, de grandes statues en bronze. Le temple est entouré d’éléphants sculptés dans diverses situations. C’est grandiose, 3H pour la visite sans le film.
Je passe ensuite au marché tibétain que je n’avais pas encore eu l’occasion de voir.
2 décembre:
Départ en bus vers Panhar Ganj pour faire mes achats: épices, thé, crèmes ayurvédiques.
3 décembre:
Dernier jour; comme prévu, je ne fait rien. L’avion est déjà annoncé avec un retard; il décolle à 3H30 du matin. Le retour se passe bien sauf que je n’arrive pas à dormir dans l’avion.
En conclusion: ce voyage a été très différent des autres. J’ai apprécié le Gujarat malgré que ce fut difficile pour moi à cause du manque de communication qui m’a manqué beaucoup durant ce périple. J’ai ressenti plus de solitude que lors de mes précédents voyages mais je partais avec un autre état d‘esprit! Je n’aime pas visiter deux fois le même endroit; j’aime la découverte. C’est pourquoi, après ce 7ème voyage en Inde, j’ai décidé de fermer la boucle…
HOTELS
MUMBAI: SEA PALACE: propre, face mer. 5’ à pied Gâte India, bon repas - 60€
AURANGABAD : SPEARLING PEARL: personnel sympa, bruyant, ch défraîchies - 18€
NASIK : SEVEN HAEVEN: luxe, très propre. Personnel sympa - 30€
SAPUTARA : VAITI ROPEWAY RESORT: bien situé au-dessus montagne, bon repas, sympa. 45€/nuit all in.
VADODARA: HOTEL KALIAN: pas accueillant , moyennement propre, vieux A EVITER - 18€
CHOTTA UDEPUR: Maharaj SAJJANSINK. heritage palace KALINIKETAN
Bon accueil; bon repas; propre; calme, charme, 55€ Pet déj + diner du soir Tél: +91/912669/233577 /9374568090.
JAMBUGHODA: endroit calme, accueil moyen, bon repas, vieillot mais propre, pas eau chaude: 46€ Pet déj + diner du soir et boissons compris www.jambughoda.com . +91 2676 241258
BHAVNAGAR: HOTEL APPOLO en rénovation et pas ascenseur, sera bien après rénovation - 16€
HOTEL WITH ROSE: propre, bon repas, demander chambre arrière, personnel sympa - 20€
DIU: HOTEL RESAL BEATH: propre, bruyants indiens, 2 min plage, Personnel pas sympa. Repas chers. 45€
SASAN GIR: GIR BIRDING LODGE: propre, tout confort, pens compl. Safari organisé. Personnel sympa -40€
GONDAL : ORCHAD PALACE: très cher, propre, luxe - 63€
DWARKA RESIDENCY: propre, ne se laissant pas arnaquer par le réceptionniste. Bonne nourriture - 25€
DWARKA: HOTEL GURUPRERNA : moins chic, moins cher… cour pour se relaxer - 17€
BHUJ: HOTEL MAGALAM, propre, bien situé - 18€
JAMNAGAR: hôtel REGENCY, pas de souvenir particulier ni bon ni mauvais - 26€
ZAINABAD: le pied, petit cottage mignon, plaine nature, relax, propre, personnel sympa, safari gratis - 35€
UDAIPUR: HOTEL MANDIRAM PALACE, mignon, serviable, bien situé avec vue lac, pas hésité à changer ch si va pas - 37€
PUSHKAR: GREENPARK, trop loin du centre, ch froide, 35€ pend festival.
JAIPUR: hotel MOON LIGHT; clean, sympa, balcon, resto terrasse, bonne nourriture, calme hors ville - 17€
JAIPUR: hotel Héritage INN, au calme, bien situé, propre, sans plus - 17€
RISHIKECH: hotel HD regency, froid, belle vue, demander le 2ème ou le 3ème étage. - 23€
Hotel SHIVAHAM : à éviter - 28€
DELHI; HOTEL NAMASKAR INDIA : propre, sympa, 17€
DELHI: Chez BEN: voir Milna.org - Impeccable - 15€
Bonjour à tous !
Pour faire simple et court. J'arrive à Delhi le 14 Novembre.Un billet aller simple. Je ne prévoit pas grand chose..au fil du vent..je vais m'initier à l'Hindi d'ici la et c'est déjà pas mal. Découvrir l'Inde d'une manière simple et sans pression..sans limite de temps..puis les pays alentours aussi...selon les occasions qui se présentent...pas de prise de tête...surtout pas.. Je reviendrai en France par la route, en stop et autres...quand? je ne sais pas et ne veux pas le savoir... Je prend un minimum de sécurité bien entendu..comme une réserve d'argent pour un éventuel billet d'avion retour ..au cas ou...et diverses photocopies passeport et autres ..au cas ou...encore une fois🙂.. Qu'en pensez vous?...je ne cherche pas des validations ou réfutation de la chose..juste une impression..un avis...une opinion désintéressée... Merci d'avance..
😛
Pour faire simple et court. J'arrive à Delhi le 14 Novembre.Un billet aller simple. Je ne prévoit pas grand chose..au fil du vent..je vais m'initier à l'Hindi d'ici la et c'est déjà pas mal. Découvrir l'Inde d'une manière simple et sans pression..sans limite de temps..puis les pays alentours aussi...selon les occasions qui se présentent...pas de prise de tête...surtout pas.. Je reviendrai en France par la route, en stop et autres...quand? je ne sais pas et ne veux pas le savoir... Je prend un minimum de sécurité bien entendu..comme une réserve d'argent pour un éventuel billet d'avion retour ..au cas ou...et diverses photocopies passeport et autres ..au cas ou...encore une fois🙂.. Qu'en pensez vous?...je ne cherche pas des validations ou réfutation de la chose..juste une impression..un avis...une opinion désintéressée... Merci d'avance..
😛
Bonsoir
Je pars, au mois d'aout pour 3 semaines en inde du nord avec comme "intinéraire prévu"
New delhi udaipur Pushkar Bundi Agra Varanesi.
Le tout en train et bus...
Je voulais savoir si il était nécessaire de réserver les billets de train par internet (ce qui est assez fastidieux visiblement)
Merci pour vos réponses
Bonjour à tous,
je m'apprête à retourner cet été (11 juillet au plus tôt -30 juillet approximativement) pour 15 à 20 jours au rajasthan avec toute la petite famille (4 au total) .
je regarde fréquemment les vols pour delhi et je me rends compte que les tarifs augmentent tous les jours. je viens de recevoir aujourd'hui le dernier passeport manquant et je vais donc pouvoir booker les billets.
l'option air India en direct depuis CDG me tente bien mais c'est quand même 520EUR par personne , avez vous des bons plans à communiquer (hormis aéroflot bien entendu😉) car à 4 , tout gain n'est pas négligeable . Sachant que je ne peux pas partir avant le 11/07 du fait du bac de la belle fille.
Merci de votre aide!!!
je m'apprête à retourner cet été (11 juillet au plus tôt -30 juillet approximativement) pour 15 à 20 jours au rajasthan avec toute la petite famille (4 au total) .
je regarde fréquemment les vols pour delhi et je me rends compte que les tarifs augmentent tous les jours. je viens de recevoir aujourd'hui le dernier passeport manquant et je vais donc pouvoir booker les billets.
l'option air India en direct depuis CDG me tente bien mais c'est quand même 520EUR par personne , avez vous des bons plans à communiquer (hormis aéroflot bien entendu😉) car à 4 , tout gain n'est pas négligeable . Sachant que je ne peux pas partir avant le 11/07 du fait du bac de la belle fille.
Merci de votre aide!!!
Bonjour à tous
C'est mon premier post sur ce forum mais j'ai déjà parcouru pas mal de messages et j'avoue que ca donne très très envie de commencer le voyage.
Alors voilà, j'ai 50 ans et j'ai 2 enfants de 9 et 11 ans. Nous allons aller pour la première fois en Inde durant les vacances d'avril. J'ai évidemment mille questions et la liste va surement s'allonger mais je commence par les premières:
BILLETS (info, pas une question)pour les billets j'ai trouvé une promo sur Finnair, Paris-Delhi à 482 euros pour moi et 480 pour les enfants, j'en suis très contente! nous partons du 13 au 26 avril. Un jour est perdu à l'aller comme au retour pour le voyage donc nous serons en Inde 12 jours complets.
VACCINS: j'ai bien lu ce qui a été posté sur les vaccinations et j'ai retenu que la typhoïde était vraiment nécessaire. Le médecin nous a fait une ordonnance pour le vaccin Thyphi / M (si je lis bien), ca coute dans les 30 euros en pharmacie, y a t il un moyen de faire cette vaccination moins cher ou bien c'est le bon choix? palu: j'ai lu que cela n'était pas vraiment nécessaire pour 10 jours, ai je bien compris? La Nivaquine coute 5 euros les 100 comprimés, donc je ne nous en priverai pas, mais j'ai lu que ca pouvait rendre assez malade? Que faire?
PASSEPORT/ VISA:
Je dois refaire mon passeport, combien de temps avant le voyage faut il déposer sa demande de visa à l'agence?Sur Paris, on ne peut pas la déposer en personne, c'est bien cela?
TRAJETS: sinon je suis évidemment en train de prévoir les trajets à l'avance, j'ai lu avec grand intéret les récits de tous ceux de vous qui sont partis avec des enfants! Je pense faire un circuit Delhi - Agra - Jaipur - Jodhpur (en sarrêtant aussi à Pushkar, Ajmer et tout ce que l'on nous conseillera). Je pense qu'à la fois Jailsamer et Vanarasi sont trop loin. Et surtout je m'arrêterais bien dans des villes plus petites. Avez vous des conseils?
TRAIN : train: me conseillez vous de faire les réservations de train sur le site des chemin de fer indiens ou bien de négocier les trajets avec les hoteliers, puisque de nombreux voyageurs indiquent qu'ils ont demandé à leur hotel de leur arranger le Delhi - Agra par exemple. Mais est ce vrai pour les trajets plus longs, comme le Agra - Jaipur ?
NOURRITURE: on a bien compris qu'on ne devait rien boire de non embouteillé, ni manger rien de non cuit. Pas de glaces alors pour les enfants? Et les fruits, lesquels peut on acheter au marché? Comment laver des fruits achetés au marché ?
HOTELS:
j'ai bien compris qu'il y a toute la gamme de prix, que me conseillez vous si l'on souhaite avoir de l'eau chaude, un confort minimal, pas de cafards et encore mieux mais sans doute inaccessible, pas de moustiques ? Dans quelle gamme de prix? Est ce que dans les 30 euros ca irait (je ne me souviens plus du taux de conversion de la roupie)
ENFANTS:
Mes enfants ont beaucoup voyagé et d'adaptent en général aux visites touristiques (musée, villes etc) mais il faut quand même prévoir une activité par jour qui soit spécifiquement pour eux. Y a t il des choses à conseiller? NOtamment s'il y avait un plan baignade, piscine, ca serait super!
Voilà, c'est un début et je remercie vivement tous ceux qui pourront nous aider
Amicalement
Deborah avec ses deux loulous de 9 et 11 ans
C'est mon premier post sur ce forum mais j'ai déjà parcouru pas mal de messages et j'avoue que ca donne très très envie de commencer le voyage.
Alors voilà, j'ai 50 ans et j'ai 2 enfants de 9 et 11 ans. Nous allons aller pour la première fois en Inde durant les vacances d'avril. J'ai évidemment mille questions et la liste va surement s'allonger mais je commence par les premières:
BILLETS (info, pas une question)pour les billets j'ai trouvé une promo sur Finnair, Paris-Delhi à 482 euros pour moi et 480 pour les enfants, j'en suis très contente! nous partons du 13 au 26 avril. Un jour est perdu à l'aller comme au retour pour le voyage donc nous serons en Inde 12 jours complets.
VACCINS: j'ai bien lu ce qui a été posté sur les vaccinations et j'ai retenu que la typhoïde était vraiment nécessaire. Le médecin nous a fait une ordonnance pour le vaccin Thyphi / M (si je lis bien), ca coute dans les 30 euros en pharmacie, y a t il un moyen de faire cette vaccination moins cher ou bien c'est le bon choix? palu: j'ai lu que cela n'était pas vraiment nécessaire pour 10 jours, ai je bien compris? La Nivaquine coute 5 euros les 100 comprimés, donc je ne nous en priverai pas, mais j'ai lu que ca pouvait rendre assez malade? Que faire?
PASSEPORT/ VISA:
Je dois refaire mon passeport, combien de temps avant le voyage faut il déposer sa demande de visa à l'agence?Sur Paris, on ne peut pas la déposer en personne, c'est bien cela?
TRAJETS: sinon je suis évidemment en train de prévoir les trajets à l'avance, j'ai lu avec grand intéret les récits de tous ceux de vous qui sont partis avec des enfants! Je pense faire un circuit Delhi - Agra - Jaipur - Jodhpur (en sarrêtant aussi à Pushkar, Ajmer et tout ce que l'on nous conseillera). Je pense qu'à la fois Jailsamer et Vanarasi sont trop loin. Et surtout je m'arrêterais bien dans des villes plus petites. Avez vous des conseils?
TRAIN : train: me conseillez vous de faire les réservations de train sur le site des chemin de fer indiens ou bien de négocier les trajets avec les hoteliers, puisque de nombreux voyageurs indiquent qu'ils ont demandé à leur hotel de leur arranger le Delhi - Agra par exemple. Mais est ce vrai pour les trajets plus longs, comme le Agra - Jaipur ?
NOURRITURE: on a bien compris qu'on ne devait rien boire de non embouteillé, ni manger rien de non cuit. Pas de glaces alors pour les enfants? Et les fruits, lesquels peut on acheter au marché? Comment laver des fruits achetés au marché ?
HOTELS:
j'ai bien compris qu'il y a toute la gamme de prix, que me conseillez vous si l'on souhaite avoir de l'eau chaude, un confort minimal, pas de cafards et encore mieux mais sans doute inaccessible, pas de moustiques ? Dans quelle gamme de prix? Est ce que dans les 30 euros ca irait (je ne me souviens plus du taux de conversion de la roupie)
ENFANTS:
Mes enfants ont beaucoup voyagé et d'adaptent en général aux visites touristiques (musée, villes etc) mais il faut quand même prévoir une activité par jour qui soit spécifiquement pour eux. Y a t il des choses à conseiller? NOtamment s'il y avait un plan baignade, piscine, ca serait super!
Voilà, c'est un début et je remercie vivement tous ceux qui pourront nous aider
Amicalement
Deborah avec ses deux loulous de 9 et 11 ans
que ce soit à l'occasion d'un premier voyage, ou par manque de temps, tous autant que nous sommes ici sommes passés un jour (ou passeront) par une de ces trois étapes de l'axe touristique, Goa-Pushkar-Manali
comment ne pas être interpellé par la présence massive de ces jeunes Israéliens, sortant de leurs trois ans de service militaire obligatoire, et dont bien souvent la seule préoccupation (à juste titre, il ne m'appartient pas de juger, j'appartiens à une génération qui n'a eu qu'une journée d'appel à faire) est de se détendre, par tous les moyens possibles et imaginable;
combien d'entre nous ont été choqué parfois par leurs attitudes blessantes, quand ce n'est pas méprisante, vis-à-vis des Indiens, voire des autres touristes;
ce documentaire de Yoav Shamir (connu également pour le magnifique «Checkpoint") permet de comprendre dans quel état d'esprit arrivent ces jeunes, et nous propose un regard pertinent sur leur situation
http://www.youtube.com/watch?v=0GigQ8qAewM&feature=PlayList&p=658C774DAEE79AF4&index=0&playnext=1
comment ne pas être interpellé par la présence massive de ces jeunes Israéliens, sortant de leurs trois ans de service militaire obligatoire, et dont bien souvent la seule préoccupation (à juste titre, il ne m'appartient pas de juger, j'appartiens à une génération qui n'a eu qu'une journée d'appel à faire) est de se détendre, par tous les moyens possibles et imaginable;
combien d'entre nous ont été choqué parfois par leurs attitudes blessantes, quand ce n'est pas méprisante, vis-à-vis des Indiens, voire des autres touristes;
ce documentaire de Yoav Shamir (connu également pour le magnifique «Checkpoint") permet de comprendre dans quel état d'esprit arrivent ces jeunes, et nous propose un regard pertinent sur leur situation
http://www.youtube.com/watch?v=0GigQ8qAewM&feature=PlayList&p=658C774DAEE79AF4&index=0&playnext=1
bonjour a tous,
je vis actuellement en inde, enceinte de 5 mois et serai encore la bas a la date prevue de mon accouchement. jusqu a present ma grossesse a ete suivie par un gynecologue indien dans un cabinet prive du sud de l inde, a proximite de la ou je reside (dans le karnataka). malheureusement, j ai appris de sources sure, par plusieurs amis indiens ou occidentaux, qu il existe une arnaque a l accouchement en inde, et que bien souvent les medecins font une cesarienne non justifiee, pour garder la patiente plus longtemps et gagner plus d argent. j aimerai savoir si certaines d entre vous ont deja accouche en inde et dans quelles conditions? je peux etre a differents endroits au moment de mon accouchement, autour de delhi, de dharamsala, de pushkar, de gokarna dans le karnataka, ou de goa. alors si vous connaissez un hopital serieux, sans risques, dans une de ses villes, je suis preneuse... merci pour vos conseils.
je vis actuellement en inde, enceinte de 5 mois et serai encore la bas a la date prevue de mon accouchement. jusqu a present ma grossesse a ete suivie par un gynecologue indien dans un cabinet prive du sud de l inde, a proximite de la ou je reside (dans le karnataka). malheureusement, j ai appris de sources sure, par plusieurs amis indiens ou occidentaux, qu il existe une arnaque a l accouchement en inde, et que bien souvent les medecins font une cesarienne non justifiee, pour garder la patiente plus longtemps et gagner plus d argent. j aimerai savoir si certaines d entre vous ont deja accouche en inde et dans quelles conditions? je peux etre a differents endroits au moment de mon accouchement, autour de delhi, de dharamsala, de pushkar, de gokarna dans le karnataka, ou de goa. alors si vous connaissez un hopital serieux, sans risques, dans une de ses villes, je suis preneuse... merci pour vos conseils.
Bonjour,
J'ai quelques questions à vous poser car je pars pour un voyage de 6 mois en Asie avec une amie. Nous partons le 1er mars en Inde premièrement puis Népal, Laos et Vietnam.
Nous pensons voyager pendant un mois et demi en Inde enfin dans le nord au Rajasthan exactement en envisageant cette route : arrivée à Delhi le 2 mars ( là je ne sais pas si on reste une nuit où l'on part directement à Agra que me conseillez vous? Sachant qu'on veut être le 5 à Jaipur voir le 4 au soir et que je sais qu'il est préférable de visiter le Taj mahal dès l'aube) puis Agra, Jaipur pendant quelques jours le temps de fêter holi! enfin Bundi pour se reposer, Pushkar, Jodhpur, Jaisalmer, Bikaner, Amristar et Dharamsala ( Mc leod ganj) pour retourner à Delhi et partir au Népal je crois que c'est le plus simple au niveau des transports qui mènent à la frontière népalaise? Delhi reste bien desservie et le point de départ de beaucoup de postes de frontières.
Au népal nous comptons rester un mois : Bardia national park, Jumla, Tansen, Pokhara -Katmandou, à voir si l'on peut aller à Jiri. Nous pensions réaliser quelques treks je ne sais pas si vous avez des conseils, nous sommes deux filles nous avons l'habitude de partir en randonnée mais je pensais au niveau de l'organisation, est-il mieux de partir avec un guide et un porteur ou avec un groupe ? et nous pensions rejoindre darjeeling de Katmandou pour revenir ensuite et prendre un vol vers bangkok.
De là nous prendrions un train qui nous ramènerait au laos où nous resterons un mois et 3 semaines et enfin le Vietnam un moins et demi mais juste pour visiter le nord avec la baie d'halong et sapa.
Je ne sais pas ce que vous pensez des durées de nos itinéraires bien sur ils ne sont pas fixes et évolueront surement au fil des rencontres, des endroits, des émotions!
Je voulais savoir par rapport au visa Indien lorsqu'il nous ai demandé l'adresse d'un hôtel est-ce primordial de mettre l'adresse où nous logerons vraiment?
Je m'explique nous ne savons pas encore si nous resterons à Delhi une nuit ou partirons directement vers Agra, de plus nous ne savons si nous logerons chez l'habitant via couchsurfing ou dans une auberge. La famille via couchsurfing ne peut nous confirmer que 10 jours avant. Mais un autre contact couchsurfing m'a donné une adresse à Delhi pour mon visa pensez-vous que cela puisse convenir? Sinon avez vous une solution ?
Autres petites questions :
Un contact de couchsurfing m'a proposé de reserver mes billets de train à l'avance pour moi en me demandant nom et numéro de passeport pensez-vous que je puisse faire confiance? Sinon avez vous des conseils pour reserver les billets de train? Avez-vous par hasard des adresses à Delhi ou Agra pour loger ou tout simplement pour faire visiter?
Dernière question : Nous partons le 1 er mars, j'ai déjà commencé à compléter ma demande de visa mais si je l'envoie avant le 10 janvier je le recevrais avant mi février vous pensez? les délais ne sont pas vraiment explicites sur le site! Et ma soeur qui vit à Paris ne peut retirer mon visa à ma place?
J'espère que vous pourrez me répondre assez rapidement car j'aimerai bouclé toute cette paperasse pour être sereine.
Merci beaucoup d'avance à tous les voyageurs qui prendront le temps de me lire!
Mathilde
J'ai quelques questions à vous poser car je pars pour un voyage de 6 mois en Asie avec une amie. Nous partons le 1er mars en Inde premièrement puis Népal, Laos et Vietnam.
Nous pensons voyager pendant un mois et demi en Inde enfin dans le nord au Rajasthan exactement en envisageant cette route : arrivée à Delhi le 2 mars ( là je ne sais pas si on reste une nuit où l'on part directement à Agra que me conseillez vous? Sachant qu'on veut être le 5 à Jaipur voir le 4 au soir et que je sais qu'il est préférable de visiter le Taj mahal dès l'aube) puis Agra, Jaipur pendant quelques jours le temps de fêter holi! enfin Bundi pour se reposer, Pushkar, Jodhpur, Jaisalmer, Bikaner, Amristar et Dharamsala ( Mc leod ganj) pour retourner à Delhi et partir au Népal je crois que c'est le plus simple au niveau des transports qui mènent à la frontière népalaise? Delhi reste bien desservie et le point de départ de beaucoup de postes de frontières.
Au népal nous comptons rester un mois : Bardia national park, Jumla, Tansen, Pokhara -Katmandou, à voir si l'on peut aller à Jiri. Nous pensions réaliser quelques treks je ne sais pas si vous avez des conseils, nous sommes deux filles nous avons l'habitude de partir en randonnée mais je pensais au niveau de l'organisation, est-il mieux de partir avec un guide et un porteur ou avec un groupe ? et nous pensions rejoindre darjeeling de Katmandou pour revenir ensuite et prendre un vol vers bangkok.
De là nous prendrions un train qui nous ramènerait au laos où nous resterons un mois et 3 semaines et enfin le Vietnam un moins et demi mais juste pour visiter le nord avec la baie d'halong et sapa.
Je ne sais pas ce que vous pensez des durées de nos itinéraires bien sur ils ne sont pas fixes et évolueront surement au fil des rencontres, des endroits, des émotions!
Je voulais savoir par rapport au visa Indien lorsqu'il nous ai demandé l'adresse d'un hôtel est-ce primordial de mettre l'adresse où nous logerons vraiment?
Je m'explique nous ne savons pas encore si nous resterons à Delhi une nuit ou partirons directement vers Agra, de plus nous ne savons si nous logerons chez l'habitant via couchsurfing ou dans une auberge. La famille via couchsurfing ne peut nous confirmer que 10 jours avant. Mais un autre contact couchsurfing m'a donné une adresse à Delhi pour mon visa pensez-vous que cela puisse convenir? Sinon avez vous une solution ?
Autres petites questions :
Un contact de couchsurfing m'a proposé de reserver mes billets de train à l'avance pour moi en me demandant nom et numéro de passeport pensez-vous que je puisse faire confiance? Sinon avez vous des conseils pour reserver les billets de train? Avez-vous par hasard des adresses à Delhi ou Agra pour loger ou tout simplement pour faire visiter?
Dernière question : Nous partons le 1 er mars, j'ai déjà commencé à compléter ma demande de visa mais si je l'envoie avant le 10 janvier je le recevrais avant mi février vous pensez? les délais ne sont pas vraiment explicites sur le site! Et ma soeur qui vit à Paris ne peut retirer mon visa à ma place?
J'espère que vous pourrez me répondre assez rapidement car j'aimerai bouclé toute cette paperasse pour être sereine.
Merci beaucoup d'avance à tous les voyageurs qui prendront le temps de me lire!
Mathilde
Bonjour,
Billets achetés le 30 décembre 2012 à destination de Delhi, voici l’itinéraire initial que nous avons planifié (draft à retravailler selon les commentaires). 1-Delhi - agra 2-Ranthambhore National Park 3-Bundi 4-Udaipur 5-Ranakpur 6-Jodhpur 7-Jaisalmer 8-Deshnok 9-Pushkar 10-Jaipur 11-Delhi vers Varanasi.
Question 1 : Est-ce trop? Question 2 : Incontournables que nous oublions? Question 3 : Janvier : haute saison? préférable de réserver à l'avance les hôtels? Question 4 : Est-ce le bordel pour réserver les trains (haute saison)?? Question 5 : Peut-on réserver les trains à l'avance (internet?)?
Nous parton fin janvier vers le Vietnam...
Merci beaucoup!!!!!!!
Billets achetés le 30 décembre 2012 à destination de Delhi, voici l’itinéraire initial que nous avons planifié (draft à retravailler selon les commentaires). 1-Delhi - agra 2-Ranthambhore National Park 3-Bundi 4-Udaipur 5-Ranakpur 6-Jodhpur 7-Jaisalmer 8-Deshnok 9-Pushkar 10-Jaipur 11-Delhi vers Varanasi.
Question 1 : Est-ce trop? Question 2 : Incontournables que nous oublions? Question 3 : Janvier : haute saison? préférable de réserver à l'avance les hôtels? Question 4 : Est-ce le bordel pour réserver les trains (haute saison)?? Question 5 : Peut-on réserver les trains à l'avance (internet?)?
Nous parton fin janvier vers le Vietnam...
Merci beaucoup!!!!!!!
Bonsoir a toutes et a tous ,
Nous allons pour la Premiere fois en inde avec ma femme du 31 octobre au 21 novembre.
Nous avons prevu d'arriver a delhi et d'y dormir deux nuit avant de prendre le train direction VARANASI pour "DIWALI" .
Notre hotel (Hotel Star Paradise : si vous y avez sejourné je suis pas contre votre avis ) envois un chauffeur nous chercher a l'aeroport (d'apres ce que j'ai pu lire pour une premiere fois en inde et vu l'heure tardive cela parrait etre la meilleure option 😉 ). J'ai pu lire pas mal de conversation sur le train en inde mais j'aimerais avoir quand meme quelques conseils concernant celui ci /
Est-il interessant de faire appel au service de l'hotel pour la reservation de billet de train ? a combien dois-je m'attendre de commission pour un billet ? cela depent-il du prix de celui-ci ?
ensuite avez vous deja ete a varanasi pour DIWALI est ce la ville ideale pour cette "fete des lumieres" ?
notre "roadbook" pour ces 3 semaines serait donc DELHI VARANASI AGRA JAIPUR AJMER PUSHKAR JODHPUR UDAIPUR mais comme nous n'avons rien reserver nous nous laisserons guider.....
merci pour vos reponses et si quelqu'un se trouve a varanasi pour diwali pourquoi pas partager un tali 😉 cordialement DAVID 🙂
ensuite avez vous deja ete a varanasi pour DIWALI est ce la ville ideale pour cette "fete des lumieres" ?
notre "roadbook" pour ces 3 semaines serait donc DELHI VARANASI AGRA JAIPUR AJMER PUSHKAR JODHPUR UDAIPUR mais comme nous n'avons rien reserver nous nous laisserons guider.....
merci pour vos reponses et si quelqu'un se trouve a varanasi pour diwali pourquoi pas partager un tali 😉 cordialement DAVID 🙂
venez raconter un moment magique vecu en inde.
un soir, a trichy, j ai assisté a une messe catholique en plein air. d un cote les hommes, de l autre les femmes. peut-etre un millier de femmes agenouillées, en saris multicolores. une merveille.
un soir, a trichy, j ai assisté a une messe catholique en plein air. d un cote les hommes, de l autre les femmes. peut-etre un millier de femmes agenouillées, en saris multicolores. une merveille.
Bonjour
Puis je demander votre avis sur le circuit qu’on vient de faire concernant le Rajasthan. sur le nombre de jours passé ici et la .. ? Nous débutons notre parcours et nous sommes res à l’écoute de vos suggestions.
Je pense que pour se déplacer, le mieux est de trouver un chauffeur. Avez-vous une idée de comment le trouver. Merci beaucoup pour votre aide. Paul temps passé hormis transport Jour 1 : Delhi / Mandawa (280 kms /6 heures) 1,5 jour à Mandawa Jour 3 : Mandawa / Bikaner (164 kms / 4 heures) 1 jour à Bikaner Jour 4, 5, 6 Bikaner / Jaisalmer (330 kms / 6.5 heures) 2,5 jours à jaisalmer Jour 7, 8 – Jaisalmer / Jodhpur (300kms / 5 heures) 1,5 jour à Jodhpur Jour 9, 10 – Jodhpur / Pushkar (225 kms / 4.5 heures) 1,5 jour à Pushkar Jour 11, 12 : Pushkar / Udaipur 1,5 jour à Udaipur Jour 13 : Udaipur / Raknapur 1h30 1 jours à Raknapur Jour 14 : Udaipur / Chittaurgarth 112 km 2heures 1 jours à Chittaurgarth Jour 15 : Chittaurgarth / Bundi 164km 3 heures 1 jour à Bundi Jour16 ,17,18 : Bundi / Jaipur 212 km 4 heures 2,5 jours à jaipur Jour 19, 20, 21 : Jaipur / Agra 230km 6 heures 2,5 jours à Agra Jour 22 : Agra / Gwalior 120km 2heures 1 jour à Gwalior Jour 23, 24 : Gwalior /Orchha 120 km 2 heures 2 jours à Orchha Jour 25 Orchha /Khajuraho 180 km 3 heures 1 jour à Khajuraho Jour 26 27 28 Khajuraho / Varanasi 390 km 3 heures 3 jours à Varanasi Jour 29 Départ Varanasi / Ahmedabad (avion 6h)
Puis je demander votre avis sur le circuit qu’on vient de faire concernant le Rajasthan. sur le nombre de jours passé ici et la .. ? Nous débutons notre parcours et nous sommes res à l’écoute de vos suggestions.
Je pense que pour se déplacer, le mieux est de trouver un chauffeur. Avez-vous une idée de comment le trouver. Merci beaucoup pour votre aide. Paul temps passé hormis transport Jour 1 : Delhi / Mandawa (280 kms /6 heures) 1,5 jour à Mandawa Jour 3 : Mandawa / Bikaner (164 kms / 4 heures) 1 jour à Bikaner Jour 4, 5, 6 Bikaner / Jaisalmer (330 kms / 6.5 heures) 2,5 jours à jaisalmer Jour 7, 8 – Jaisalmer / Jodhpur (300kms / 5 heures) 1,5 jour à Jodhpur Jour 9, 10 – Jodhpur / Pushkar (225 kms / 4.5 heures) 1,5 jour à Pushkar Jour 11, 12 : Pushkar / Udaipur 1,5 jour à Udaipur Jour 13 : Udaipur / Raknapur 1h30 1 jours à Raknapur Jour 14 : Udaipur / Chittaurgarth 112 km 2heures 1 jours à Chittaurgarth Jour 15 : Chittaurgarth / Bundi 164km 3 heures 1 jour à Bundi Jour16 ,17,18 : Bundi / Jaipur 212 km 4 heures 2,5 jours à jaipur Jour 19, 20, 21 : Jaipur / Agra 230km 6 heures 2,5 jours à Agra Jour 22 : Agra / Gwalior 120km 2heures 1 jour à Gwalior Jour 23, 24 : Gwalior /Orchha 120 km 2 heures 2 jours à Orchha Jour 25 Orchha /Khajuraho 180 km 3 heures 1 jour à Khajuraho Jour 26 27 28 Khajuraho / Varanasi 390 km 3 heures 3 jours à Varanasi Jour 29 Départ Varanasi / Ahmedabad (avion 6h)
Bonjour,
Nous sommes revenus le 5 decembre de 15 jours au rajasthan avec mon ami, c'etait tout simplement FABULEUX, on en a pris plein les yeux!
Notre parcours etait le suivant : Delhi, Agra, Jaipur, pushkar, udaipur, ranakhpur, Jodhpur, Jaisalmer, Bikaner, Madawa
en passant biensur par Ajmer, Fathepur Sikri, Kumbalgarh, Kalodeo National Park...
Biensur nous avons pu voir tout cela car nous avions une voiture avec notre excpetionnel chauffeur Manoj, sans lui nous aurions probablement manqué certains sites comme Fathepur Sikri, Kumblaghar ou encore le monkey temple près de Jaipur.
Contrairement à ce que l'on peut penser et malgré notre parcours dense, nous avons profité à fond de chacune des villes et des sites que nous avons visité. Nous n'avons jamais eu l'impression de manquer de temps dans une ville. En effet avant de partir j'avais soumis mon itineraire sur VF et certains m'avaient indiqué que c'etait trop pour 15 jours. Alors aujourd'hui je vous le dis le parcours que l'on a fait est entierement faisabale en 15 jours et en voiture. J'avais tout de meme préparé ce voyage 6 mois à l'avance donc j'avais deja selectionné les visites à ne pas manquer!
Nos coups de coeur : Udaipur, tellement calme c'est comme un oasis en plein Rajasthan, Puskar pour son côté paisible également et Jaisalmer avec sont fort et son desert! nous avions d'ailleurs à Jiasalmer un super hotel dans le fort qui s'appeleait Simla! il y a 7 chambres donc il faut reserver et demandez celle avec vu sur le desert à 800 roupies c'est extraordinaire nous y avons passé 3 jours!
En tout cas nous devons la réussite de notre voyage à notre chauffeur également, toujours ponctuel, souriant, sur la route il nous faisait découvrir plein de choses notament sur la vie indienne, pour les achats il nous trouvait toujours des bons plans, parlait parfaitement l'anglais.
Je suis passée par une agence recommandée par un ami qui est parti il y a 2 ans, pour 15 jours chauffeur + voiture + essence + repas du chauffeur + differentes taxes d'etat hebergement du chauffeur (il ne dormait pas dans la voiture il y avait tjs une guesthouse pour chauffeur dans les hotels dans lesquels on allait - il ne nous imposait pas d'hotels nous avons donc fait notre choix nous meme et accepté 2 ou 3 fois les hotels qu'il nous proposait et qui s'averaient etre top et tjs en fonction de notre budget!) Tout cela nous a couté 400 euros en tout. Notre chauffeur a aujourd'hui créer sa propre Agence INDIA TOURSS si vous voulez le contacter pour avoir une devis vous pouvez le joindre de la façon suivante : MANOJ YADAV india.tourss@gmail.com +91-9971319407
Avec lui vous ne serez pas déçu et vous n'aurez pas de mauvaises surprises. Si vous etes interessés je peux vous envoyer en detail notre periple!
A+
Célia
Nous sommes revenus le 5 decembre de 15 jours au rajasthan avec mon ami, c'etait tout simplement FABULEUX, on en a pris plein les yeux!
Notre parcours etait le suivant : Delhi, Agra, Jaipur, pushkar, udaipur, ranakhpur, Jodhpur, Jaisalmer, Bikaner, Madawa
en passant biensur par Ajmer, Fathepur Sikri, Kumbalgarh, Kalodeo National Park...
Biensur nous avons pu voir tout cela car nous avions une voiture avec notre excpetionnel chauffeur Manoj, sans lui nous aurions probablement manqué certains sites comme Fathepur Sikri, Kumblaghar ou encore le monkey temple près de Jaipur.
Contrairement à ce que l'on peut penser et malgré notre parcours dense, nous avons profité à fond de chacune des villes et des sites que nous avons visité. Nous n'avons jamais eu l'impression de manquer de temps dans une ville. En effet avant de partir j'avais soumis mon itineraire sur VF et certains m'avaient indiqué que c'etait trop pour 15 jours. Alors aujourd'hui je vous le dis le parcours que l'on a fait est entierement faisabale en 15 jours et en voiture. J'avais tout de meme préparé ce voyage 6 mois à l'avance donc j'avais deja selectionné les visites à ne pas manquer!
Nos coups de coeur : Udaipur, tellement calme c'est comme un oasis en plein Rajasthan, Puskar pour son côté paisible également et Jaisalmer avec sont fort et son desert! nous avions d'ailleurs à Jiasalmer un super hotel dans le fort qui s'appeleait Simla! il y a 7 chambres donc il faut reserver et demandez celle avec vu sur le desert à 800 roupies c'est extraordinaire nous y avons passé 3 jours!
En tout cas nous devons la réussite de notre voyage à notre chauffeur également, toujours ponctuel, souriant, sur la route il nous faisait découvrir plein de choses notament sur la vie indienne, pour les achats il nous trouvait toujours des bons plans, parlait parfaitement l'anglais.
Je suis passée par une agence recommandée par un ami qui est parti il y a 2 ans, pour 15 jours chauffeur + voiture + essence + repas du chauffeur + differentes taxes d'etat hebergement du chauffeur (il ne dormait pas dans la voiture il y avait tjs une guesthouse pour chauffeur dans les hotels dans lesquels on allait - il ne nous imposait pas d'hotels nous avons donc fait notre choix nous meme et accepté 2 ou 3 fois les hotels qu'il nous proposait et qui s'averaient etre top et tjs en fonction de notre budget!) Tout cela nous a couté 400 euros en tout. Notre chauffeur a aujourd'hui créer sa propre Agence INDIA TOURSS si vous voulez le contacter pour avoir une devis vous pouvez le joindre de la façon suivante : MANOJ YADAV india.tourss@gmail.com +91-9971319407
Avec lui vous ne serez pas déçu et vous n'aurez pas de mauvaises surprises. Si vous etes interessés je peux vous envoyer en detail notre periple!
A+
Célia
Bonjour,
Après plusieurs expériences de voyages en Asie, nous partons cette fois-ci en INDE pendant un mois (novembre). Pour l'instant, je n'arrive pas à planifier un itinéraire réaliste et qui nous permettrait de voir le Nord et le Sud. Je suis munie des guides du Routard et le Lonely Planet en anglais.
Je compte sur vos expériences pour me conseiller, me dire les endroits qui ne valent pas franchement le détour... Si vous avez des bons plans je suis évidemment preneuse 🙂
Voici la liste (on ne peut pas encore parler d'itinéraire!) des lieux que nous souhaitons visiter:
DELHI Pahar Ganj – départ en train pour AGRA AGRA (+Bharatpur+Fathepur sikri) AGRA Taj Mahal BENARES KHAJURAHO BUNDI JAIPUR PUSHKAR UDAIPUR JODHPUR JAISALMER COCHIN ALLEPPEY – backwaters MUNNAR Pondichery Mamalapuram CHENNAI DELHI
Verdict?
Merci d'avance à ceux et celles qui prendront le temps de me répondre.
Après plusieurs expériences de voyages en Asie, nous partons cette fois-ci en INDE pendant un mois (novembre). Pour l'instant, je n'arrive pas à planifier un itinéraire réaliste et qui nous permettrait de voir le Nord et le Sud. Je suis munie des guides du Routard et le Lonely Planet en anglais.
Je compte sur vos expériences pour me conseiller, me dire les endroits qui ne valent pas franchement le détour... Si vous avez des bons plans je suis évidemment preneuse 🙂
Voici la liste (on ne peut pas encore parler d'itinéraire!) des lieux que nous souhaitons visiter:
DELHI Pahar Ganj – départ en train pour AGRA AGRA (+Bharatpur+Fathepur sikri) AGRA Taj Mahal BENARES KHAJURAHO BUNDI JAIPUR PUSHKAR UDAIPUR JODHPUR JAISALMER COCHIN ALLEPPEY – backwaters MUNNAR Pondichery Mamalapuram CHENNAI DELHI
Verdict?
Merci d'avance à ceux et celles qui prendront le temps de me répondre.
Bonjour,
j'arrive sur Delhi le 15 juillet à 00:30 et je souhaiterai prendre un train dans la foulée pour Ajmer à 04:30 à la gare de Old Delhi (DLI). J'aurai besoin de renseignement pour savoir s'il existe un guichet ouvert pour acheter des billets de train à cette gare à 04:00 du matin. Sinon comment se passe les achats de billets sur internet ? comment les retirer au guichet (si ouvert?). Enfin dernière question, est-il dangereux d'y traîner la nuit? (je ne connais pas cette gare de souvenir)
Merci pour vos réponses
Jean-Charles
j'arrive sur Delhi le 15 juillet à 00:30 et je souhaiterai prendre un train dans la foulée pour Ajmer à 04:30 à la gare de Old Delhi (DLI). J'aurai besoin de renseignement pour savoir s'il existe un guichet ouvert pour acheter des billets de train à cette gare à 04:00 du matin. Sinon comment se passe les achats de billets sur internet ? comment les retirer au guichet (si ouvert?). Enfin dernière question, est-il dangereux d'y traîner la nuit? (je ne connais pas cette gare de souvenir)
Merci pour vos réponses
Jean-Charles
Salut tout le monde,
j'ai décidé de partir pour l'inde du nord du 8 au 25 juillet sois un petit peut plus de deux semaines.
J'attérit à Delhi.
Je part seul (première fois) et je n'est rien préparé pour l'instant, donc je sollicite votre avis pour une idée d'itinéraire en 17 jours au Rajasthan. j'aimerais visiter Udaipur, j'ai entendue du bien de cette ville.
Le temps m'est compté car je passe des examens durant tout le mois de juin, j'ai pas énormément de temps pour préparé ce voyage.
- Mon budget est de seulement 300 euros est-ce suffisant? - Je Prend avec moi un sac à dos, que faut-il que je prenne impérativement avec moi ? ( en dehors du passeport :p) - N'est-ce pas trop risquer de partir de cette façon à l'arrache? je ressent vraiment ce besoin de partir en tout cas. - au niveaux des trains de voyages et des guest house, on peut se débrouiller directement là bas où il faut que je prépare des adresses?
vous l'aurez compris, c'est l'aventure pour moi. ^^
J'ai vraiment besoin de vos conseils !
Merci!
j'ai décidé de partir pour l'inde du nord du 8 au 25 juillet sois un petit peut plus de deux semaines.
J'attérit à Delhi.
Je part seul (première fois) et je n'est rien préparé pour l'instant, donc je sollicite votre avis pour une idée d'itinéraire en 17 jours au Rajasthan. j'aimerais visiter Udaipur, j'ai entendue du bien de cette ville.
Le temps m'est compté car je passe des examens durant tout le mois de juin, j'ai pas énormément de temps pour préparé ce voyage.
- Mon budget est de seulement 300 euros est-ce suffisant? - Je Prend avec moi un sac à dos, que faut-il que je prenne impérativement avec moi ? ( en dehors du passeport :p) - N'est-ce pas trop risquer de partir de cette façon à l'arrache? je ressent vraiment ce besoin de partir en tout cas. - au niveaux des trains de voyages et des guest house, on peut se débrouiller directement là bas où il faut que je prépare des adresses?
vous l'aurez compris, c'est l'aventure pour moi. ^^
J'ai vraiment besoin de vos conseils !
Merci!
Je suis partie en Inde du nord en février, tellement conquise par ce pays, je veux le faire partager, j'y retourne donc avec de nouvelles personnes en février prochain.
Je reprogramme, New Deli-Jaisalmer-Jaipur- Agra-Varanasi
J'aurais aimé rajouter un étape, hors des villes de udaipur, fathepur sikri. Je suis à la recherche d'un lieu qui aurait vraiment marqué certains d'entre vous...
Bonne soirée, à tous et mille merci d'avance !!
Je reprogramme, New Deli-Jaisalmer-Jaipur- Agra-Varanasi
J'aurais aimé rajouter un étape, hors des villes de udaipur, fathepur sikri. Je suis à la recherche d'un lieu qui aurait vraiment marqué certains d'entre vous...
Bonne soirée, à tous et mille merci d'avance !!
Bonjour a tous,
J ai passe un mois en inde, avec mon petit ami, en janvier dernier.
Avant de partir, j ai largement utilise ce forum afin de preparer un itineraire qui nous a paru bien adapte. Nous voulions voir un maximum de choses. Nous avons donc fait Bombay, vol pour Jaipur, Pushkar, Udaipur, Bundi, Agra, Varanasi, vol pour Delhi, vol pour Bengalore, Ooty, Ernakulam et enfin un trajet sur les backwaters vers Allepey.
L arrivee a Bombay a bien sur ete depaysante, saisissante, mais supportable. Le reste des villes du Nord nous a paru insupportable, dans chaque ville nous etions presses de partir pour voir si c etait moins pire ailleurs. Le Sud nous a paru moins penible. Ce qui nous paraissait si difficile a vivre c est simplement les gens, le regard, les arnaques, on en venait a parler d harcelement quotidien!
Je reviens aujourd hui sur ce forum pour voir si d autres personnes ont ressenti la meme chose, apparement non. Mais je trouve ca vraiment surprenant, en Inde nous avons rencontre plus de touristes qui ne supportaient pas le pays plutot que ceux qui l appreciaient.
Je ne pense pas que j en viendrais a deconseiller de visiter ce pays, puisque chacun a son idee, mais je pense que les gens qui visitent ce forum doivent savoir que l Inde n est vraiment pas un pays facile et "enjoyable" (si quelqu un a un mot en francais pour ca, je prend).
Merci pour vos reactions.
J ai passe un mois en inde, avec mon petit ami, en janvier dernier.
Avant de partir, j ai largement utilise ce forum afin de preparer un itineraire qui nous a paru bien adapte. Nous voulions voir un maximum de choses. Nous avons donc fait Bombay, vol pour Jaipur, Pushkar, Udaipur, Bundi, Agra, Varanasi, vol pour Delhi, vol pour Bengalore, Ooty, Ernakulam et enfin un trajet sur les backwaters vers Allepey.
L arrivee a Bombay a bien sur ete depaysante, saisissante, mais supportable. Le reste des villes du Nord nous a paru insupportable, dans chaque ville nous etions presses de partir pour voir si c etait moins pire ailleurs. Le Sud nous a paru moins penible. Ce qui nous paraissait si difficile a vivre c est simplement les gens, le regard, les arnaques, on en venait a parler d harcelement quotidien!
Je reviens aujourd hui sur ce forum pour voir si d autres personnes ont ressenti la meme chose, apparement non. Mais je trouve ca vraiment surprenant, en Inde nous avons rencontre plus de touristes qui ne supportaient pas le pays plutot que ceux qui l appreciaient.
Je ne pense pas que j en viendrais a deconseiller de visiter ce pays, puisque chacun a son idee, mais je pense que les gens qui visitent ce forum doivent savoir que l Inde n est vraiment pas un pays facile et "enjoyable" (si quelqu un a un mot en francais pour ca, je prend).
Merci pour vos reactions.
Bonjour a tout le Forum ! 😉
Je sais que je peux avoir des réponses à mes questions ici car ca regorge de personnes ayant de l'expérience routarde ou des connaissances plus profondes que moi .
Donc profitons, je vais vous poser des questions en espérant que vous prendrez du temps pour me repondre . MERCI
Je part faire un tour d'Asie en commencant par l'Inde .
5 semaines pour ce parcours : Delhi, Jaipur, Pushkar, Jodphur, Jaisalmer, Udaipur, Chittorgah, Agra, Orchaa, Jhansi, Varanasi .
Est ce suffisant pour le temps ?
et Est ce suffisant un budget de 1600 Euros pour 2 ?
Ensuite Franchement l'anglais c'est vraiment pas mon fort, j'ai de toute petite bases et je prend un petit guide de voyage vais je m'en sortir ?
Est ce galère de reserver ses billets de train ? dois je m'y prendre directement a mon arrivée dans une ville pour reserver ?
En Inde est il facile de faire graver ses photos sur Cd Rom ?
Devrais je acheter un disc dur portable pour décharger ma carte memoire ? ( car 6 mois en asie inde nepal thailande ...)
De France dois je avertir la securité sociale de mon départ ?
Est suffisant 1 carte Gold mastercard pour mon tour d'asie ?
Bon j'abuse sur les questions je sais !! 😛 mais je sais que vous etes sympa et que vous allez m'aider .... MERCI POUR VOS REPONSES
Je sais que je peux avoir des réponses à mes questions ici car ca regorge de personnes ayant de l'expérience routarde ou des connaissances plus profondes que moi .
Donc profitons, je vais vous poser des questions en espérant que vous prendrez du temps pour me repondre . MERCI
Je part faire un tour d'Asie en commencant par l'Inde .
5 semaines pour ce parcours : Delhi, Jaipur, Pushkar, Jodphur, Jaisalmer, Udaipur, Chittorgah, Agra, Orchaa, Jhansi, Varanasi .
Est ce suffisant pour le temps ?
et Est ce suffisant un budget de 1600 Euros pour 2 ?
Ensuite Franchement l'anglais c'est vraiment pas mon fort, j'ai de toute petite bases et je prend un petit guide de voyage vais je m'en sortir ?
Est ce galère de reserver ses billets de train ? dois je m'y prendre directement a mon arrivée dans une ville pour reserver ?
En Inde est il facile de faire graver ses photos sur Cd Rom ?
Devrais je acheter un disc dur portable pour décharger ma carte memoire ? ( car 6 mois en asie inde nepal thailande ...)
De France dois je avertir la securité sociale de mon départ ?
Est suffisant 1 carte Gold mastercard pour mon tour d'asie ?
Bon j'abuse sur les questions je sais !! 😛 mais je sais que vous etes sympa et que vous allez m'aider .... MERCI POUR VOS REPONSES
Bonjour
nous souhaitons partir en mars en Inde
nous serons du 1er mars au matin jusqu'au 13 mars départ 1h
soit 12 jours sur place
Nous souhaitons prendre voiture avec chauffeur voir guide si pas trop cher nous avons demandé des devis à des agences conseillés ici mais nous hésitons sur le circuit sachant que nous ne souhaitons pas faire que des forts mais variés avec des temples, de la nature et aussi la vie locale
aussi on nous a proposé la réserve de ranthambore est ce que çà vaut la peine ? Avec safari soir et matin ensuite pour les ghats vu le peu de jours nous pensions aller à Pushkar car on pense que vanarasi est trop loin bien qu'une agence nous a proposé de le faire en train de nuit est ce que Pushkar suffit pour s'imprégner de l'ambiance
pour les sites du rajahstan : jaipur, jodhpur, amber, jailsamer, udaipur est ce qu'ils valent tous le coup d'être visités ? différents ? sachant qu'il y a beaucoup de kms entre l'option serait de prendre ou des vols (mais souvent çà perd une journée ?) ou des trains de nuit je vous mentionne ici les sites que je pensais faire mais peut être enlever jailsamer qui est le plus loin ? Enfin s'il y a des villages à voir où on baigne dans l'ambiance locale je suis preneuse j'ai vu Bundi ?
DEHLI arrivée la nuit visite le 1er mars AGRA voiture ou train ? jaipur voiture ou train ? amber réservé de ranthambore Bundi pushkar udaipur ou/et jodhpur ??? Jailsamer retour avion train sur dehli ?
d'autres sites sont conseillés peut être moins bondés chittogarh ranakpur osyian
pour le désert je pense que de faire une nuit çà ne vaut pas la peine
voilà je vous remercie de vos suggestions d'itinéraires et de sites sachant qu'on ne souhaite pas forcément faire le circuit classique sauf ne pas manquer le taj mahal
Nous souhaitons prendre voiture avec chauffeur voir guide si pas trop cher nous avons demandé des devis à des agences conseillés ici mais nous hésitons sur le circuit sachant que nous ne souhaitons pas faire que des forts mais variés avec des temples, de la nature et aussi la vie locale
aussi on nous a proposé la réserve de ranthambore est ce que çà vaut la peine ? Avec safari soir et matin ensuite pour les ghats vu le peu de jours nous pensions aller à Pushkar car on pense que vanarasi est trop loin bien qu'une agence nous a proposé de le faire en train de nuit est ce que Pushkar suffit pour s'imprégner de l'ambiance
pour les sites du rajahstan : jaipur, jodhpur, amber, jailsamer, udaipur est ce qu'ils valent tous le coup d'être visités ? différents ? sachant qu'il y a beaucoup de kms entre l'option serait de prendre ou des vols (mais souvent çà perd une journée ?) ou des trains de nuit je vous mentionne ici les sites que je pensais faire mais peut être enlever jailsamer qui est le plus loin ? Enfin s'il y a des villages à voir où on baigne dans l'ambiance locale je suis preneuse j'ai vu Bundi ?
DEHLI arrivée la nuit visite le 1er mars AGRA voiture ou train ? jaipur voiture ou train ? amber réservé de ranthambore Bundi pushkar udaipur ou/et jodhpur ??? Jailsamer retour avion train sur dehli ?
d'autres sites sont conseillés peut être moins bondés chittogarh ranakpur osyian
pour le désert je pense que de faire une nuit çà ne vaut pas la peine
voilà je vous remercie de vos suggestions d'itinéraires et de sites sachant qu'on ne souhaite pas forcément faire le circuit classique sauf ne pas manquer le taj mahal
Inès n’était pas d’accord avec le collège, cette année, décrochage.
Verdict du conseil de classe : elle redoublera sa troisième.
Mon choix de « sanction » : on va voir ce qu’est la vie sous d’autres cieux, ma fille…
Jeudi 30 juillet 2015, 10h50 Atterrissage à Delhi, Ashik, notre accompagnateur Indien pour ce voyage, nous attend. Trajet en taxi jusque chez lui et Sébastien, correspondant en Inde de Radio-France. On savait où on arrivait, mais 40°, et un taux d’humidité qui doit avoisiner les 90%, ça surprend les corps. Repos, après 2 nuits très courtes.
Vendredi 31 On fait un peu plus connaissance avec Ashik, au cours d’une balade dans un parc immense dans Delhi. Le thème central est le tombeau (colossal…) d’un poète emblématique, Amir Khusrau, entouré d’autres tombeaux illustres : des rois et reines qui voulaient reposer près de lui.
Ashik nous montre sa moto, garée dans la rue. Elle détonne avec celles que l’on croise, avec son look chopper. Elle n’est pas attachée, et restera ainsi durant le mois d’absence d’Ashik. En plein New Delhi. Impressionnant, pour nous.
Balade en ville, le soir, on en profite pour passer chez le coiffeur, ou plutôt sur le trottoir qu’il squatte, éclairage à leds branché sur la batterie de sa voiture. Coupe nickel malgré les conditions. Et quelques courses, dans une épicerie dont le caissier Sikh, accroupi sur son tabouret, pieds nus, détonnerait dans nos supermarchés.
Samedi 1er août Préparatifs, planning, réservations des divers billets de train, … Arrivée de Sébastien, notre hôte qui, sans nous connaître, nous accueille les bras ouverts, avec sa compagne Indienne, et leurs amis, des gens très sympas, aux parcours impressionnants. Une règle semble établie : tous sont très à l’aise pour passer d’une langue à une autre. Alex, un Anglais, parle Français comme s’il était parisien d’origine, et quand j’entends parler sa femme Sophie, Française, je suis persuadé d’entendre une Anglaise. Un autre couple, Abi, Philippine, et David, Suisse, est là, avec Alicia, 13 ans, qui parle 4 langues et commence l’Allemand. On sort, balade dans un autre parc de Delhi, à nouveau des tombeaux monumentaux, autour de celui de Humayun, second empereur Moghol, considéré comme le prototype du Taj-Mahal.
Dimanche 2 Départ en train pour Agra, la cité du Taj-Mahal, ville moyenne ici (1,7 million d’habitants). Départ prévu à 8h45, retardé progressivement jusqu’à 11h45… Puis 3 heures de train pour 180 km. Nous aurons néanmoins le temps de voir ce fameux temple (un tombeau, à nouveau, en fait, construit par l'empereur Moghol Shâh Jahân pour son épouse), les fortifications, et le palais royal. Agra fut, à sa grande époque (16° - 17° siècle) la capitale de l’empire Moghol.
Visite d’Agra en Tuc-tuc. Triporteur très utilisé comme taxi low-coast en Asie, on l’exploite à fond ici. On peut y loger 3 touristes (2 si Américains moyens), en plus du chauffeur, mais les Indiens s’y entassent jusqu’à 12 personnes. Véridique, on l’a vu.
Au coin d’une rue, une école coranique, à ciel ouvert.
Départ d’Agra le soir à 22h, destination Pushkar, en train-couchettes.
Lundi 3 4h30, arrivée du train à Ajmer, où nous prenons un taxi – 400 roupies, moins de 6 €, pour une dizaine de km. Indécent quand on saura que le litre d’essence revient à 1 euro. Arrivée à Pushkar, vers 5h30, où nous trouvons un hôtel, Moon Light, qui nous accueille malgré l’heure, bien matinale à nos yeux. Prix de la chambre : 400 roupies, pour 3 personnes. Évidemment c’est minimaliste en terme de confort, douche à l’eau froide, pas de placard ni de clim, ni de bureau, mais à ce prix-là difficile d’être exigeant ! Le gag : c’est lors de notre départ que nous apprendrons qu’en fait il y avait de l’eau chaude, simplement un disjoncteur avait sauté ! Le plus dur en ce qui me concerne : les matelas en mousse de 8 ou 10 cm sur un sommier qui est une simple planche. Je passerai mes nuits à tourner comme un poulet sur sa broche, et au lever il faudra toujours un peu de temps pour remettre chaque vertèbre à sa place… Suite de la matinée consacrée à un sommeil un peu plus réparateur que celui du train.
Découverte de Pushkar, 400 (si, quatre cents) temples pour 17 000 habitants. Des vaches, des vaches, partout. Elles sont vraiment les reines dans ce pays, en ville comme à la campagne. Elles se couchent aussi bien sur les routes, en plein virage, que dans des rues étroites, viennent mendier aux portes…
Visite d’un temple dédié à Brahma, avec la même caractéristique que tous ceux qui lui sont consacrés : il est le seul et l’unique sur cette planète. Des prêtres nous prennent en main, au sens littéral du terme. Après avoir, chacun avec son guide spirituel, effectué un cérémonial très précis finissant par un largage de fleurs dans le lac (sacré, comme il se doit), nous devons réciter des prières, en répétant ce qu’ils disaient. Inès et Ashik seront assez vite libérés, mais le mien ne me lâche pas, me fait citer tous les membres de ma famille (quel boulot !), puis me dit qu’il accepte aussi bien les euros que les dollars, et que 30 euros ça serait correct pour que tous aient une belle et longue vie. Je parviens à garder mes munitions pour des besoins plus terre à terre, mais ne peux néanmoins pas me débarrasser de lui sans lui avoir laissé quelques billets de 10 roupies qui traînaient dans mes poches. Surprenant pour nous : le côté « la ferme est dans la ville ». Partout déambulent librement, non seulement les vaches et les chiens, mais aussi des familles entières de cochons sauvages, qui sont chargés, avec les chiens, de nettoyer la ville. On croise également des ânes, des chameaux parfois seuls, des singes, des quantités d’écureuils, de perroquets verts, et autres oiseaux multicolores… Pratiquement pas de chats, par contre. Les animaux n’ont pas ici de fonction alimentaire, excepté le lait des vaches et chèvres, quasiment tout le monde est végétarien. Et à l’accueil de notre hôtel trône un panneau sur lequel est indiqué « MEAT FREE ZONE » (pas de viande ici), avec des panneaux type stationnement interdit sur lesquels figurent poulet, vache, porc, poisson. Pas d’œufs non plus, seul le lait est autorisé. En fin d’après-midi, une balade à dos de chameaux de 3 heures, dans la campagne environnante. Des rencontres étonnantes, telles que cette famille musicienne dans une zone semi-désertique, ou ce cadavre de chameau puant qui occupait sérieusement quelques chiens. Petite virée noctambule dans les rues aux environs de l’hôtel, plus grand-monde dehors à part un groupe de jeunes, sympas, et toujours, veaux, vaches, cochons … et chiens.
Mardi 4 Pour démarrer, une bonne balade à pieds dans la ville, location de motos, et roule ma poule dans la nature...
Des coins très sympas, où les gens ne voient quasiment jamais de touristes - heureusement qu’Ashik est là, parce que très peu parlaient Anglais. Roue arrière crevée, Inès est montée derrière Ashik, moi sur le réservoir de la moto, jusqu'au dépanneur-vendeur de tout du hameau suivant. Suite de la balade, et, surprenant ici, une grande quantité de vaches derrière une clôture. C'est un hospice qui protège les vaches en mauvaise santé. 600 y séjournent. Contrairement à une autre structure sur Mumbay, 6 000 vaches, où elles finissent par alimenter une colonie de vautours, ici elles termineront enterrées. Je n’ose pas imaginer le charnier que ça doit représenter. Après avoir visité et mis notre petite contribution (ils ne fonctionnent qu’avec ça), on reprend la route. Dans un chemin de sable, rencontre d'un homme de 60 à 70 ans, musicien déjà vu hier lors de la balade à dos de chameau. Il nous propose de venir chez lui, on accepte. Il monte derrière Ashik, et on arrive rapidement à son campement, des huttes de branches essentiellement, et une construite avec des pierres liées avec de la terre. On a passé la soirée avec eux, c'est une tribu semi-nomade qui est réputée pour sa bonne relation avec les animaux et le don qu'ils ont pour les soigner. Les gens viennent les chercher quand ils ont un animal malade. Et ce sont donc aussi des musiciens, qui perpétuent une musique ancestrale. Ils ont fait un CD, qu'on pourra écouter à la maison. On a partagé le thé avec eux, ainsi que nos sandwiches de midi que nous avions à peine attaqués. Inès a participé avec une fille de 13 ans à la confection et cuisson des galettes pour le repas du soir. À la fin, celle-ci nous a dit qu'elle avait une nouvelle sœur... Nous avons dû partir avant qu'il ne fasse complètement nuit, le retour en motos dans le sable risquait d'être galère sinon. On est partis avec 3 galettes, et des au-revoir jusqu'à perte de vue.
Mercredi 5 Un bref passage, en profitant des motos, auprès des gens qui nous ont reçus hier soir, pour apporter aux enfants une dizaine des jouets que Carla nous avait confiés dans ce but. Et puis une virée à petite vitesse pour découvrir les campagnes, avec une étape dans une école de village. 280 élèves, de 6 à 15 ans, qui se laissent très peu distraire par les intrus que nous sommes. Intrus à qui pourtant les profs présentent tout sans poser plus de questions… Quasiment aucun mobilier, tous les élèves sont accroupis par terre, quelques rares privilégiés ont une sorte de petite table basse pour poser leurs affaires, tous les autres écrivent sur leurs genoux. Je suis impressionné par le calme et l’atmosphère studieuse qui règnent. Ashik nous expliquera ensuite que c’est ainsi dans toutes les écoles « gouvernementales », seules les écoles privées ont les moyens de faire travailler leurs élèves plus confortablement. Nous revenons ensuite vers la ville, où nous retrouvons un vieil Indien que nous avions rencontrés la veille, et qui nous avait proposé une balade avec lui en moto. Il roule en 1050 Triumph Bonneville. Nous découvrons qu’il est propriétaire du petit hôtel où il vit. Self-made man, il a principalement été cuisinier, et a monté son hôtel tout seul. Il nous montre ses photos sur ses 2 IPhones, le temps qu’il roule et fume son pétard à côté de nous, et on y va. Une pause chez un loueur du coin, juste pour siphonner le réservoir d’une moto qui revient de location et regarnir un peu les nôtres, et c’est reparti. On se fait avec lui une grande balade en montagne, virolos très sympas, jusqu'au plus ancien temple local (plus de 1 000 ans). On traverse de superbes coins, on est en moto, sans casque, il fait beau, c’est le bonheur ! L’heure passe vite, on retourne chez notre loueur de motos lui rendre nos bécanes. 2 km à pieds pour revenir à l’hôtel, où Inès se remet un peu avant « son grand moment », une virée à cheval de 2 heures. Ashik, peu concerné par l’équitation, reste à l’hôtel. Nous allons faire la connaissance des Marwaris, une race rare chez nous, dont les oreilles en forme de parenthèses se rejoignent au-dessus de la tête. Mauvais surprise, on devait avoir 4 chevaux, et 2 accompagnateurs, mais il y a 2 chevaux en tout et pour tout…ce qui signifie que les gars vont marcher à coté de nous en tenant les chevaux ! Et ils nous répètent qu’il faut faire attention, disant que la jument d’Inès est « crazy »… Pas du tout ce qui était prévu. Inès signale que sa selle est insuffisamment serrée, ils disent qu’on verra ça plus tard, mais elle restera en l’état. Ils nous lâcheront quand même un peu. Au premier galop, la selle d’Inès tourne. Complètement sur le côté, elle réussit néanmoins à arrêter sa fougueuse jument, mais se retrouve au final coincée contre un mur de clôture. Une belle ecchymose à la cuisse en guise de souvenir. Elle se rattrapera un peu plus tard en prenant ma jument, mieux équipée, pour un autre galop dans un chemin de sable. De retour à l’hôtel, bien fatiguée, elle va préchauffer son lit. On repartira donc seuls, Ashik et moi. Une grande marche de nuit, on fait le tour du lac en passant par tous les temples qui le bordent, pieds nus donc sur 1,5 km. Cette fois la dose est bonne, repos.
Jeudi 6 Réveil tôt ce matin, on quitte Pushkar, direction Udaipur, 5 heures de train. A l’heure, cette fois-ci, ça console : on ne s’est pas levés inutilement. Fouilles au fin fond des sacs pour déterrer des vêtements chauds, la clim est vraiment forte, on est gelés… Arrivés à 13h45, un taxi envoyé par l’hôtel (Kumbha Palace) nous attend devant la gare. En route, nous croisons des vaches, bien sûr, mais aussi des quantités de groupes d’ânes transportant des matériaux de construction. Inès restera sur place, un peu KO, et Ashik et moi allons nous balader à pieds : visite d’un temple, avec une quantité colossale de personnages et d’animaux sculptés dans du marbre. Et une longue discussion avec 3 gamines d’une douzaine d’années qui s’appliquent à bien se faire comprendre en Anglais : touchant.
Vendredi 7 Lever de bonne heure pour Inès et moi, pour une demi-journée d’équitation – le couple qui tient l’hôtel, une Hollandaise et un Indien, a également monté un centre équestre à quelques km de là. Trajet jusqu’au ranch avec le 4x4 de l’hôtel.
Rencontre des gens et des chevaux, et cette fois notre guide (le propriétaire) sera sur son propre cheval. 2 accompagnateurs à moto sont chargés de la sécurité, ils écartent les buffles et autres imprévus, tel ce poulain en liberté qui avait décidé de se joindre à nous malgré le refus de nos juments. Superbes paysages, quelques rencontres : des écoliers, une mangouste, un squelette de vache... Repas sur place, toujours aussi savoureux, pas de doute, ils savent manier les épices. On retrouve Ashik à l’hôtel, espoir de location de motos, mais on ne peut pas se mettre d’accord avec le loueur, un peu caractériel. On y retournera le lendemain, bien qu’il refuse de réserver, même si on lui paie tout à l’avance. Donc c’est à pieds qu’on ira jusqu’au « câble car », téléphérique qui nous emmène jusqu’au sommet d’une montagne où nous attend un temple, mais aussi un superbe point de vue sur l’ensemble de la ville. Retour en bas, et Ashik nous dégotte un resto (le Charcoal), qui annonce sa spécialité : le barbecue. Dans ce pays essentiellement végétarien, où nous n’avons quasiment mangé aucune viande sinon un peu de poulet à Delhi, ça nous fait saliver. En fait il n’y a que du poulet et de l’agneau, mais Inès avait justement annoncé son intention de ne plus manger aucun bébé animal. Donc poulet. Le mauvais gag : Ashik était entré très peu avant nous, et d’office le réceptionniste lui annonce : plus de place. Et lorsqu’il nous voit, miraculeusement il y a de la place. Devant notre « surprise », il bafouille vaguement que les autres clients vont se tasser… Réflexion d’Ashik : vous êtes mon passeport… c’est vrai que ce n’est pas la première fois que nous rencontrons ce type de situation. Coté place, nous sommes servis, au sommet de l’immeuble, une banquette confortable adossée au vide, sur laquelle nous allons manger semi-allongés, avec une vue magnifique sur le lac Pichola.
Samedi 8 Nous allons chercher les motos. On va remplir nos réservoirs, et retour avec une halte street-food (cuistot de rue). Nous retrouvons Inès et mangeons nos acquisitions en attendant qu’elle se prépare. Incendie dans les bouches… Balade du matin, on contourne le lac Pichola, très beaux points de vue, et on sort de la ville direction un temple perché au sommet d’une montagne très abrupte. Nous avions repéré ça comme objectif, hier. Manque de chance, la seule route qui y mène est barrée en bas. On est sensés y prendre un bus qui nous emmènerait sur notre lieu de prière. Bof, pas vraiment le but. En parlementant, on a finalement la possibilité de monter avec les motos, pour la modique somme de 710 roupies. Ça ne fait qu’une dizaine d’euros, mais bon. Demi-tour. On va finalement trouver une petite route magnifique qui nous mène à un autre lac, plus en altitude, et qui traverse des petits villages de montagne, qui suit une crête avec super point de vue de chaque côté, bain de buffles… Mais qui nous ramène vers Udaïpur, sans qu’on comprenne comment. Et on a peut-être la réponse à une question fonda-mentale dont on déjà parlé : que deviennent toutes ces vaches, après ? Deux ou trois cadavres, sans peau, sont sur le bord de la route, en cours de nettoyage par la nature. Serait-ce leur destinée à toutes ? Et l’utilisation du cuir serait-elle compatible avec la religion ? Nous aurons la réponse plus tard : affirmatif. Autre question, que deviennent toutes les bouses ? Là, la réponse est simple, il doit y avoir un service de nettoyage, qui les amène là, sur ce même bord de route, où d’énormes tas attendent, peut-être, une utilisation agricole ? Allez, encore une question, sans réponse celle-ci : on voit très fréquemment des pneus de motos ou de voitures, ou des chambres à air, en haut des maisons, accrochés aux toits ou aux terrasses, parfois dans les arbres : pourquoi ? Repas de midi dans une autre trouvaille d’Ashik, un tout petit resto qui comporte une mezzanine. Nous y mangerons sur des matelas disposés autour d’une grande table basse. Sympa et reposant. On reprend les motos et on suit le hasard de la route, sans objectif ni itinéraire. Des kms enfilés dans la montagne, sur de petites routes, des chemins de terre, voire des sentiers ou plus rien du tout quand on est dans la montagne elle-même : on en prend à nouveau plein les yeux. Le contact avec les gens est simple et rapide. À un moment, nous arrivons dans un cul de sac à flanc de montagne, une quinzaine de personnes travaillent à la construction d’un grand mur. On fait une pause. Deux hommes arrivent à moto, l’un deux se présente, il est le propriétaire, nous sommes sur son terrain qu’il fait clôturer. Il se fait un plaisir de nous faire visiter et de nous expliquer son projet de construction avec piscine. Vu les gens qui travaillent à son mur (y compris des enfants), tous n’ont pas les mêmes soucis au quotidien. Bon, d’accord, on le savait déjà. On reprend notre chemin. Un lac nous tente, vu de loin, mais de près on a moins envie de s’y baigner, l’eau manque de clarté – bande de chochottes. Nous rencontrons un troupeau de chèvres accompagnées par des enfants de 10 à 15 ans, qui transportent des fardeaux de bois sur leurs têtes. Sur le chemin du retour, on fait un crochet pour voir de plus près une statue monumentale que nous avons aperçue à l’aller, sur le flanc d’une montagne. Il s’agit d’un ancien roi, qui a dû laisser un bon souvenir vu ses dimensions aujourd’hui. Nous n’en saurons pas plus. Le chantier est en cours, impossible d’approcher.
Transport en commun, les passagers montent sur le toit du bus à l’occasion d’un ralentissement, il y a 2 échelles à l’arrière pour ça.
On laisse Inès à l’hôtel, elle en a eu assez pour la journée. Et on repart avec Ashik vers le lac Pichola, dont on fait le tour en bateau en approchant les divers palaces qui le bordent, ainsi que les deux qui forment des îles au milieu. La bonne virée standard pour touristes standards… Restitution des motos, retour, bagages, train-couchettes : au-revoir Udaipur.
Dimanche 9 Nuit un peu galère, avec le claquement permanent de la bouche de clim juste au-dessus de nos têtes (Inès et moi sommes collés au plafond – impossible de s’asseoir). Heureusement un interrupteur permet d’éteindre cette fichue clim, malheureusement à chaque fois que je l’éteins, la grosse femme du bas la rallume – elle n’a certainement pas la clim chez elle, mais ici elle a payé pour l’avoir, elle l’aura, y compris la nuit. Mais bon, on a dormi quand même. Presque 17 heures de trajet, c’est vrai qu’en train c’est long mais pas trop difficile. Et on arrive à Bombay, où nous sommes attendus par le sieur Pierre-Édouard PÉAN, un ancien agent de voyage qui, depuis 1989, consacre sa retraite à la scolarisation des filles dans un bidonville. Son ONG, l’AFIPE, a pris part, en 20 ans, à l’éducation de plusieurs milliers de filles. Elle ne fonctionne qu’avec des dons, et propose à chacun de parrainer une petite fille : 15 € par mois suffisent à couvrir ses frais de scolarité. Un virement automatique, simple pour nous, essentiel pour elles. afipe2012 at yahoo.fr
Nous mettrons un quart d’heure à sortir de la gare puis trois quarts d’heure à retrouver Monsieur PÉAN avec qui nous sommes pourtant en liaison téléphonique quasi continue : la gare est tellement vaste, imprécise, que nous ne parvenons pas à nous situer mutuellement. Il nous emmène à l’hôtel qu’il nous a réservé. Top confort. Le budget est à l’avenant, 3500 roupies, plus de 50 €, la nuit, ça change. Il faut préciser que le foncier est au même niveau de prix qu’à New-York ou à Tokyo, donc impossible de trouver un logement bon marché. D’où également la convoitise des promoteurs sur cet immense gisement foncier que représentent les bidonvilles. Deux types de démarches de leur part, la force, avec l’envoi de bulldozers qui détruisent tout, ou le porte-monnaie avec la construction de studios à très bas coût, qu’ils offrent à bas prix à ceux qui acceptent d’évacuer. On va donc à Malad, notre premier contact avec le bidonville. Il correspond à ce qu’on connaît par les reportages, avec le « vivant » en plus. Nous avons de la chance, une fois de plus : à cette époque où la mousson devrait battre son plein, très peu de pluie, et jamais quand nous sommes dehors. Et la chaleur, qui ne dépasse pas 35 à 40°, est très supportable. Les maisons sont des assemblages de bâches plastique sur des ossatures en bambou. Le sol est bétonné, et il y a une porte.
Pas de fenêtre par contre. Surprise, il y a la télé, chez tout le monde à priori. En fait, 95 % des hommes travaillent, dans le bâtiment ou dans des secteurs où on ne leur demande pas de qualification : ils sont « helpers » (manœuvres). Donc il y a des revenus, aussi faibles soient-ils, et la télé fait partie des priorités, avec le ventilateur au plafond. L’électricité est d’origine piratée.
L’eau est un problème majeur, nous croisons plusieurs personnes avec un bidon ou une cruche sur la tête : il n’y a pas de source d’approvisionnement régulier. Quand la chance est là, il y a une canalisation crevée à proximité, sinon il faut marcher.
Des sanitaires collectifs, cabanes juxtaposées, permettent un minimum d’hygiène et d’intimité pour les besoins « naturels ». Pas de tout-à-l’égout bien sûr, ça va directement dans la terre.
On est invités dans une des maisons, chez l’une des fillettes dont s’occupe l’AFIPE, l’association de Pierre Péan. Sa mère nous offre un excellent jus de mangue, mais nous sommes les seuls à en avoir, ni elle ni les enfants n’y ont droit. Je pense que nos boyaux sont maintenant suffisamment habitués au pays pour accepter que nous buvions dans des verres non aseptisés… Effectivement ça se passera bien.
Séance photos à répétition, on discute de choses et d’autres, de leurs conditions de vie, de leur histoire… Et on se quitte pour aller chez Pierre Péan, qui nous a préparé une excellente matelote de poisson. Deux jeunes filles habitent chez lui. L’aînée, Suvarta, 24 ans, vient de décrocher son master de sciences sociales, et a trouvé du travail dans un organisme de scolarisation dans les bidonvilles. Elle y va chaque matin en train, 3 trains successifs, 2 heures de trajet. Et rebelote le soir en sens inverse. C’est le retour que c’est le plus dur, les trains sont bondés, nombreux sont ceux qui restent sur le quai faute de place. L’autre jeune fille, Madina, a 17 ans, et commence une école hôtelière. Toutes deux sont originaires du bidonville visité cet après-midi, et ont bénéficié des services de l’Afipe pour leur scolarité. Longue discussion toute la soirée, on intègre de plus en plus la nécessité impérieuse de bien maîtriser l’Anglais. Je dis à Pierre Péan mon intention de parrainer une jeune fille, je souhaite juste qu’elle ait 10 ans, pour qu’elle grandisse en même temps que Carla, chacune de son côté de la planète, en attendant peut-être une rencontre ? Ils étudient les dossiers, ce pourrait être Ashwini. Nous n’avons que son prénom. Madina prend le téléphone et on fixe un rendez-vous pour demain 11h. Retour à l’hôtel.
Lundi 10 Arrivée au « slum » (le bidonville) : la petite Ashwini nous attend à l’entrée avec son père.
M. PEAN, aidé d’Ashik, leur explique la raison de notre venue. La petite fille est très attentive, et très émue, je ne le suis pas moins… Je lui donne le collier que Carla avait préparé, en souvenir, et nous échangeons nos coordonnées. En fait elle est plus âgée que prévu, elle aura 12 ans le 14 septembre. On se serre gravement la main et on part, en espérant se revoir un jour ou un autre. Je regrette ensuite de ne pas avoir été plus loin, je ne sais même pas combien elle a de frères et sœurs, si elle est ici depuis longtemps… Peut-être aurions-nous pu aller chez elle ? Il faudra revenir. On quitte un peu plus tard Pierre PEAN, et on prend le train pour le centre-ville. Les trains « locaux » fonctionnent un peu comme notre métro Parisien, circulation en continu, mais sur le plancher des vaches et non dessous. Aux heures chargées, ce qui est notre cas, les wagons sont remplis en force, les derniers s’accrochent comme ils peuvent en débordant à l’extérieur. Ici les portes sont ouvertes en permanence, un jeune nous dit que si on les ferme on risque une amende de 10 roupies. Nous n’arriverons pas à monter dans le premier, c’est dans le suivant que nous ferons les sardines pour faire le trajet, 30 km en environ ¾ d’heure, pour le prix de 10 roupies (15 centimes d’euros) par personne...
Balade au centre de Bombay, mer peu appétissante, marron, le bord jonché de détritus.
Le plus pauvre côtoie le plus riche. Antilla, « maison » la plus grande du monde, gratte-ciel individuel de 22 étages, 165 m de haut, 37 000 m², a coûté à son propriétaire plus d’1 milliard d’euros. Vue imprenable sur la plage ci-dessus.
Visite d’une mosquée, de la Porte de l’Inde, sorte d’Arc de Triomphe face à la mer.
Retour au train : cette fois nous avons beaucoup de chance, nous sommes assis. Très vite le wagon est bondé, la sortie sera épique, nos places se trouvant au fond du wagon. Inès qui ne voulait pas quitter la chambre ce matin (la flemme, disait-elle) se sera quand même bien amusée.
Les contacts sur lesquels Ashik comptait pour visiter une autre école, ou Dharavi, le plus grand bidonville d'Asie, 1 million d’habitants, n’ont pas fonctionné. Et Bombay est pour nous une ville pas très facile à vivre, trajets internes très longs, et extrêmement bruyante. Nous abrégeons et avançons le départ de 24 heures.
Mardi 11 Repos ce matin, je les laisse dormir jusqu’à 11 h, ensuite on quitte la chambre avec les bagages qu’on met en consigne à la gare, et on passe le reste de la journée à se balader dans Bombay, visite d’une galerie de peinture… Train à 23h pour GOA, 12 heures de trajet, patience.
Mercredi 12 Arrivée à la gare de Karmali à 11h. Surprise, pas de déchets au sol : il y a des poubelles, utilisées. Nous prenons un taxi pour aller à l’hôtel, à PANAJI. Le paysage est assez différent de ce que nous connaissons de l’Inde. Beaucoup de belles maisons, des constructions type Portugais, normal ici c’était eux les colons. Après le déjeuner, priorité location des motos, on trouve des 150 cm3 à 300 roupies (- de 4,50 €) par jour, à peine croyable. Et en plus elles fonctionnent bien. Différence de législation, ici le conducteur doit porter un casque. Mais quand j’en demande également un pour Inès, ça surprend : pourquoi faire, puisque ça n’est pas obligatoire ? Priorité suivante, la plage, mais on la quitte assez rapidement, plutôt déçus : quand on y est arrivés, superbes vagues, plein de monde, uniquement des Indiens, qui se baignaient jusqu'aux genoux, tout habillés, en s'éclatant, manifestement. Mais personne vraiment dans l’eau. Ashik nous explique que moins de 10 % des Indiens savent nager, ça ne fait pas partie de leur culture. On se met en maillots, Inès et moi, on se jette dans les vagues, et on se fait siffler aussitôt : interdit durant la mousson. Donc on va se rhabiller, et balades à nouveau, à pied et à moto. Le soir, restauration « street food » pour Ashik et moi, Inès n’a pas confiance. Et le lendemain semble lui donner raison…
Jeudi 13 Effectivement, quelque-chose n’est pas passé, j’ai le ventre en vrac… Ashik n’est pas trop bien non plus. Quelques Immodiums plus tard, on repart, avec un régime riz nature pour finaliser ça. Rien de grave, mais la leçon va durer une bonne semaine. Inès à coté nous narguait, avec un superbe steak sauce Roquefort, cuit juste comme il faut : c’était la première fois qu’elle mangeait de la vache depuis 15 jours. On retente la plage. Cette fois-ci c'est bon, on a pu profiter des vagues... Direction le Nord, une petite heure de moto, balade sympa, toujours à petit rythme pour en profiter avec tous nos sens, et pour qu’Inès puisse caresser une vache par-ci - par-là tout en roulant... On a fini par dégoter une zone qu'on croyait tranquille, mais les Life Guards étaient là aussi. On s'est éloignés de façon à être situés entre 2 postes, maillots vite fait (excellent moyen d'éloigner les vendeuses qui nous assaillaient, je les menaçais de leur montrer mon postérieur), et zou dans les vagues. Assez longtemps après, un garde est arrivé en sifflant, fin de la baignade, ça tombait bien, elle nous avait suffi. La plage était en sommeil, sur le plan touristique, peu de peaux blanches, alors que le secteur fait partie des destinations privilégiées pour les occidentaux. Saison morte… Une jeune Russe qui tient un restau avec son fiancé Indien semble désœuvrée, le restau est à moitié en chantier, il y a du pain sur la planche pour la ré-ouverture. Sur le chemin du retour, halte dans un petit parc aquatique, sympa mais pour une heure seulement, juste ce qu'il nous fallait également. Retour vers Panaji, pratiquement toute la route sous la pluie. Pas gênant, voire sympa : il ne faisait pas froid. Mais bon, quand même, trempés à l’arrivée.
Vendredi 14 Journée moto, juste pour le plaisir de rouler sans objectif. A Old Goa, visite de 2 églises et d’une cathédrale qui serait la plus grande d'Asie, datant des 15° et 16° siècles. Puis nous avons roulé, sur des petites routes qui se transformaient en chemins qui se transformaient en sentiers puis en plus rien... Le top, une petite route goudronnée, état nickel, en montagne, qui après un virage sec se transforme … en un très large escalier dont nous n’avons pas vu la fin. Gare à celui qui arrive un peu vite, descente rapide assurée. Toujours des paysages sympas, et quelques rencontres agréables. Et un long passage de la rivière en bac (traversée + remontée sur 2 km environ), avec une petite surprise : seuls les camions et les voitures paient. Restitution des motos, il faut préparer le départ. Mauvais plan pour demain, la grande ligne de bus qui devait nous emmener à notre prochaine destination a été supprimée, il n’y a plus que des bus basiques, ni clim ni sièges « confort » (on est allés à la gare routière et on a vu à quoi on devait se préparer). Le minimum 10 heures durant. Cerise sur le gâteau, départ prévu à 8h, il va falloir se lever tôt.
Samedi 15 Nous avons passé la journée à faire ce fameux trajet en car, qui finalement s'est plutôt bien passé. On est arrivés chez les parents d'Ashik, dans la ville de Shimoga (320 000 habitants). C'est une maison traditionnelle haut de gamme, spacieuse et claire, très propre et décorée. Le confort est spartiate selon nos critères, mais adapté aux leurs. Ils ont des toilettes avec cuvette, mais n’utilisent jamais que les WC à la turque. Ils ont un frigo, mais, pas de viande, pas de beurre, pas de jus de fruits autres que frais, donc il n’est pas branché. L’eau chaude est produite par un poêle à bois, elle arrive à un robinet dans la salle d’eau attenante, pour remplir un seau dans lequel on puise avec un godet pour se doucher. Et pas de machine à laver, la lessive est faite à la main. Ashik nous laisse sa chambre. Il n’y a un lit que depuis 3 ans, auparavant le matelas était directement sur le sol. Lui dort dans le salon, sur une banquette étroite.
Dimanche 16 Aujourd'hui, visite d'un parc zoologique avec quelques tigres en semi-liberté, d'autres en cages, des lions et autres animaux en cages... Plutôt triste.
Suite avec une grande cascade (la 2ème plus grande d'Asie), et au retour arrêt dans une rizière. Une première, de se balader ainsi longuement sur ces digues de terre de 30 cm de large. La cousine d'Ashik, Sneha, 12 ans, est avec nous. Les filles se sont baignées dans le canal qui alimente les champs. Elles ont commencé par marcher pieds nus dans l’eau, en faisant attention, puis se sont aspergées, délicatement au début, et ça s’est terminé par une baignade tout habillées.
Lundi 17 Ce matin dès 8h un centre d'éducation pour éléphants, 22 bestiaux, en liberté dans la forêt voisine, l’après-midi et la nuit, et au centre le matin. Les gardes doivent aller les chercher un par un, dans cette forêt où il y a également des tigres en liberté. Inès a pu participer à leur toilette et alimentation, et a fait un tour au final sur une éléphante de 95 ans. L’aîné a 99 ans. Ça conserve, apparemment, d'être gros. La plus jeune avait 10 mois, une vraie petite teigne, mais trop drôle ! Le plus grand mesurait environ 3,50 m de haut, impressionnant.
Cet après-midi, visite d'une école (un pensionnat, privé) pour enfants aveugles et mal-voyants. Une centaine d'élèves de 6 à 16 ans, entre 4 et 12 élèves par classe. L’école ne perçoit aucun financement d'état, elle ne fonctionne que par donation. La famille d'Ashik fait partie d'un groupe de donateurs depuis 10 ans. Le coût de fonctionnement est serré, 1000 roupies (env 15 €) représentent l'alimentation de tous les élèves pour une journée.
On a assisté à une heure de chant collectif, résultat puissant et très harmonieux.
Et à la fin, à 19h, ils reprenaient leurs études. Ecriture en braille, dans les 3 langues (3 alphabets différents : Hindi, Kannada - la langue de la région Karnataka, où nous sommes -, et Anglais). Un des plus grands nous écrit, avec son poinçon, l'alphabet de A à Z, puis nos noms, à une vitesse équivalente à la nôtre en écriture au stylo.
L’alphabet Kannada comporte une cinquantaine de caractères, dont 13 voyelles, et 14 accents qui peuvent se mettre sur toutes les lettres. L’ensemble parait très logique, et les règles n’ont pas d’exceptions, une bénédiction pour l’apprentissage. À droite, Sneha à l’œuvre sur une page d’écriture « classique » :
Le soir, promenade sur un marché aux fleurs, et dans les rues commerçantes de la ville. Une animation à l’asiatique, en nocturne, ça percute.
Mardi 18 Repos ce matin, et on reprend la route de Bombay sur 40 km, en voiture : Ashik retourne aux sources et nous emmène dans sa ville natale, là où vit la majorité de sa famille. Une très grande maison, et il vaut mieux : 20 personnes, 3 familles, y vivent. Accueil enthousiaste, mais réception à l’Indienne : nous seuls mangeons, les hommes sont au travail, les enfants à l’école, et les femmes ne mangent pas avec les hommes. Un peu désorientant pour moi. Visite de l’atelier du voisin, 3ème génération de sculpteur sur argile.
Des statues de Ganesh, et autres, à profusion. Il travaille d’arrache-pied depuis trois mois à la préparation d’une cérémonie. Il a des quantités de commandes à satisfaire, chacun lui spécifiant les caractéristiques de sa statue. Il lui reste un mois pour finaliser et peindre toute son œuvre. Et dans un mois, toutes ces statues finiront, à l’issue de la cérémonie, par un bain au fond de la rivière. La terre, séchée mais non cuite, reprendra son cycle naturel. Visite également du cinéma de quartier, régi par un membre de sa famille. Nous arrivons au milieu d’une séance. Qu’à cela ne tienne, nous allons dans la salle de projection, où nous découvrons un magnifique antique projecteur, remplacé depuis 3 ans par son successeur numérique, mais l’ancêtre a conservé sa place. Le contraste de température, entre la zone climatisée du nouveau projecteur, et la zone « famille » attenante, est saisissant… Retour à la maison familiale, pour une débauche de photos, chacun se faisant photographier avec les uns et les autres. Inès se fait habiller en tenue traditionnelle : une vraie princesse. On échange des photos par Bluetooth, ces dames non seulement sont équipées, mais de plus savent utiliser leur matériel. La mère de Sneha habite ici, elle est ravie d’avoir des photos très récentes de sa fille. Celle-ci, à l’école, n’a pas pu nous accompagner. Inès n’est pas en forme, elle sent venir une migraine, nous abrégeons la visite. Retour à Shimoga, Inès se couche, nous ne la reverrons pas ce soir.
Mercredi 19 On fait route en voiture vers BENGALORE, agglomération de 8,5 millions d'habitants, capitale de la région Karnataka. Quelques tronçons de belles routes à 4 voies, mais qui sont également équipées de quelques superbes nids de poules. Et toujours des vaches, et quelques chevaux et cochons, sur les bas-cotés et le terre-plein central. Vigilance obligatoire. Nous faisons un crochet par une ville dont Ashik rêvait de voir le palais, Belur. 900 ans d’âge, un état de conservation impressionnant, un souci du détail fabuleux, surtout quand on voit la quantité par laquelle il est multiplié. Des colonnes de granit tournées (si, si, sur un tour, il y 9 siècles). Des sculptures à l’infini, avec pour beaucoup un travail dans la profondeur de la pierre. Des étudiants viennent de très loin pour y faire des esquisses, ils sont dans un autre monde, totalement concentrés sur leur œuvre. La circulation à l’entrée de BENGALORE est vraiment étonnante. En particulier devant un passage à niveau fermé, sur une route initialement à 2 x 2 voies, qui est utilisée à 2 x 3 voies - on se tasse. Ça déborde, ça déborde, et, devant la barrière fermée, les 6 voies sont peu à peu remplies. Idem dans l’autre sens. À l’ouverture, les 6 files se retrouvent donc face à face, sans échappatoire. Amusant quand on n’est pas pressés. On est hébergés chez un cousin d'Ashik. Un couple de jeunes, elle, 28 ans, travaille dans une banque à proximité, et apprécie : elle a vécu longtemps des trajets de 2 x 2 heures par jour. Lui, 35 ans, est médecin ayurvédique, dans sa clinique située à 2 pas de chez eux. Il m’explique qu’il travaille sans rendez-vous, sa femme précise que les gens font des queues parfois phénoménales, dans la rue, pour le voir. Il reçoit entre 80 et 100 personnes par jour, à partir de 10h, et finit le soir entre 23h et minuit. Ce soir il a fermé plus tôt pour nous recevoir, il est arrivé vers 22h30. Sa mère, la tante d’Ashik, vit avec eux. On a droit à la guest-room, leur chambre d’amis. De « vraies » toilettes, dans la salle d’eau privative de notre chambre, avec de l’eau chaude au robinet, mais toujours la douche au seau. Les coutumes sont décidément dominantes sur le confort. Autre coutume, qui, elle, m’aura assez gêné tout au long de ce voyage, le fait que les femmes servent les hommes, et mangent ensuite, quand ce service est terminé. Ici aussi, chez des jeunes, c’est le même fonctionnement : ce n’est qu’après avoir terminé notre vaisselle que les 2 femmes mangeront, assises par terre dans la cuisine.
On regarde avec Inès ce qu’est la médecine ayurvédique, on comprend mieux comment notre hôte tient le coup. Les médecines traditionnelles ont depuis 2014 leur ministre attitré, qui gère et promeut l’ayurvéda, le yoga, l'unani, le siddha et l'homéopathie.
Jeudi 20 Départ à 11 heures, direction l’aéroport de BENGALORE. Et ce sont les adieux avec Ashik, et la grande question : où se revoit-on ? En Inde ou en France ? Ashik nous aura vraiment été d’une aide précieuse, tant par sa disponibilité, son écoute, que par le fait qu’il est du pays, donc pas de problème de langue. Au contraire, il nous a fait travailler notre anglais, ne parlant pas du tout français. Il nous a évité le problème classique du touriste ici, on n’était pas assaillis, surtout en sortant des gares ou aéroports, par des gens qui vous veulent tous le plus grand bien mais vous emmènent généralement dans des embrouilles. Il a pris en charge la gestion des billets de trains, complexe avec leur notion de listes d’attente, qui peuvent - ça nous est arrivé - devoir faire passer les billets en « prioritaires », avec doublement du prix, si on veut vraiment avoir le train. Et il semblait mettre un point d’honneur à toujours trouver les meilleurs plans, tant au point de vue logement, restos, visites, loisirs, etc… Je lui demande s’il est prêt à refaire ce type de circuit, si on me demande ses coordonnées, il répond oui avec enthousiasme.
Envol sans problème pour Delhi, on a pris l’option avion, 2h30, plutôt que train, 37 heures. 75 € par personne pour un tel gain de temps et de fatigue, le choix était vite fait. Fin d’après-midi shopping souvenirs, balades dans Delhi, et une dernière nuit Indienne. Encore un bon plan avec une chambre pour 10 € sur E-bookers : clim, douche, wc comme chez nous, et même le transfert aéroport. Incroyable, à nouveau. Airport Hotel Mayank Residency.
Vendredi 21, samedi 22 Retour sans souci, juste un peu long, normal... Départ de l’hôtel à 10 heures, arrivée à La Rochelle près de 30 heures plus tard. Ça parait tellement simple de parler français !
La très grande question, maintenant, pour moi : Inès tirera-t-elle profit de ce périple ? Ce vécu sera-t-il plus efficace que nos discours classiques pour lui donner envie de vivre plutôt que de survivre ?
Comment aider un ado à se projeter dans l’avenir ?
J’espère avoir aidé le déclic à se faire…
Jeudi 30 juillet 2015, 10h50 Atterrissage à Delhi, Ashik, notre accompagnateur Indien pour ce voyage, nous attend. Trajet en taxi jusque chez lui et Sébastien, correspondant en Inde de Radio-France. On savait où on arrivait, mais 40°, et un taux d’humidité qui doit avoisiner les 90%, ça surprend les corps. Repos, après 2 nuits très courtes.
Vendredi 31 On fait un peu plus connaissance avec Ashik, au cours d’une balade dans un parc immense dans Delhi. Le thème central est le tombeau (colossal…) d’un poète emblématique, Amir Khusrau, entouré d’autres tombeaux illustres : des rois et reines qui voulaient reposer près de lui.
Ashik nous montre sa moto, garée dans la rue. Elle détonne avec celles que l’on croise, avec son look chopper. Elle n’est pas attachée, et restera ainsi durant le mois d’absence d’Ashik. En plein New Delhi. Impressionnant, pour nous.
Balade en ville, le soir, on en profite pour passer chez le coiffeur, ou plutôt sur le trottoir qu’il squatte, éclairage à leds branché sur la batterie de sa voiture. Coupe nickel malgré les conditions. Et quelques courses, dans une épicerie dont le caissier Sikh, accroupi sur son tabouret, pieds nus, détonnerait dans nos supermarchés.
Samedi 1er août Préparatifs, planning, réservations des divers billets de train, … Arrivée de Sébastien, notre hôte qui, sans nous connaître, nous accueille les bras ouverts, avec sa compagne Indienne, et leurs amis, des gens très sympas, aux parcours impressionnants. Une règle semble établie : tous sont très à l’aise pour passer d’une langue à une autre. Alex, un Anglais, parle Français comme s’il était parisien d’origine, et quand j’entends parler sa femme Sophie, Française, je suis persuadé d’entendre une Anglaise. Un autre couple, Abi, Philippine, et David, Suisse, est là, avec Alicia, 13 ans, qui parle 4 langues et commence l’Allemand. On sort, balade dans un autre parc de Delhi, à nouveau des tombeaux monumentaux, autour de celui de Humayun, second empereur Moghol, considéré comme le prototype du Taj-Mahal.
Dimanche 2 Départ en train pour Agra, la cité du Taj-Mahal, ville moyenne ici (1,7 million d’habitants). Départ prévu à 8h45, retardé progressivement jusqu’à 11h45… Puis 3 heures de train pour 180 km. Nous aurons néanmoins le temps de voir ce fameux temple (un tombeau, à nouveau, en fait, construit par l'empereur Moghol Shâh Jahân pour son épouse), les fortifications, et le palais royal. Agra fut, à sa grande époque (16° - 17° siècle) la capitale de l’empire Moghol.
Visite d’Agra en Tuc-tuc. Triporteur très utilisé comme taxi low-coast en Asie, on l’exploite à fond ici. On peut y loger 3 touristes (2 si Américains moyens), en plus du chauffeur, mais les Indiens s’y entassent jusqu’à 12 personnes. Véridique, on l’a vu.
Au coin d’une rue, une école coranique, à ciel ouvert.
Départ d’Agra le soir à 22h, destination Pushkar, en train-couchettes.
Lundi 3 4h30, arrivée du train à Ajmer, où nous prenons un taxi – 400 roupies, moins de 6 €, pour une dizaine de km. Indécent quand on saura que le litre d’essence revient à 1 euro. Arrivée à Pushkar, vers 5h30, où nous trouvons un hôtel, Moon Light, qui nous accueille malgré l’heure, bien matinale à nos yeux. Prix de la chambre : 400 roupies, pour 3 personnes. Évidemment c’est minimaliste en terme de confort, douche à l’eau froide, pas de placard ni de clim, ni de bureau, mais à ce prix-là difficile d’être exigeant ! Le gag : c’est lors de notre départ que nous apprendrons qu’en fait il y avait de l’eau chaude, simplement un disjoncteur avait sauté ! Le plus dur en ce qui me concerne : les matelas en mousse de 8 ou 10 cm sur un sommier qui est une simple planche. Je passerai mes nuits à tourner comme un poulet sur sa broche, et au lever il faudra toujours un peu de temps pour remettre chaque vertèbre à sa place… Suite de la matinée consacrée à un sommeil un peu plus réparateur que celui du train.
Découverte de Pushkar, 400 (si, quatre cents) temples pour 17 000 habitants. Des vaches, des vaches, partout. Elles sont vraiment les reines dans ce pays, en ville comme à la campagne. Elles se couchent aussi bien sur les routes, en plein virage, que dans des rues étroites, viennent mendier aux portes…
Visite d’un temple dédié à Brahma, avec la même caractéristique que tous ceux qui lui sont consacrés : il est le seul et l’unique sur cette planète. Des prêtres nous prennent en main, au sens littéral du terme. Après avoir, chacun avec son guide spirituel, effectué un cérémonial très précis finissant par un largage de fleurs dans le lac (sacré, comme il se doit), nous devons réciter des prières, en répétant ce qu’ils disaient. Inès et Ashik seront assez vite libérés, mais le mien ne me lâche pas, me fait citer tous les membres de ma famille (quel boulot !), puis me dit qu’il accepte aussi bien les euros que les dollars, et que 30 euros ça serait correct pour que tous aient une belle et longue vie. Je parviens à garder mes munitions pour des besoins plus terre à terre, mais ne peux néanmoins pas me débarrasser de lui sans lui avoir laissé quelques billets de 10 roupies qui traînaient dans mes poches. Surprenant pour nous : le côté « la ferme est dans la ville ». Partout déambulent librement, non seulement les vaches et les chiens, mais aussi des familles entières de cochons sauvages, qui sont chargés, avec les chiens, de nettoyer la ville. On croise également des ânes, des chameaux parfois seuls, des singes, des quantités d’écureuils, de perroquets verts, et autres oiseaux multicolores… Pratiquement pas de chats, par contre. Les animaux n’ont pas ici de fonction alimentaire, excepté le lait des vaches et chèvres, quasiment tout le monde est végétarien. Et à l’accueil de notre hôtel trône un panneau sur lequel est indiqué « MEAT FREE ZONE » (pas de viande ici), avec des panneaux type stationnement interdit sur lesquels figurent poulet, vache, porc, poisson. Pas d’œufs non plus, seul le lait est autorisé. En fin d’après-midi, une balade à dos de chameaux de 3 heures, dans la campagne environnante. Des rencontres étonnantes, telles que cette famille musicienne dans une zone semi-désertique, ou ce cadavre de chameau puant qui occupait sérieusement quelques chiens. Petite virée noctambule dans les rues aux environs de l’hôtel, plus grand-monde dehors à part un groupe de jeunes, sympas, et toujours, veaux, vaches, cochons … et chiens.
Mardi 4 Pour démarrer, une bonne balade à pieds dans la ville, location de motos, et roule ma poule dans la nature...
Des coins très sympas, où les gens ne voient quasiment jamais de touristes - heureusement qu’Ashik est là, parce que très peu parlaient Anglais. Roue arrière crevée, Inès est montée derrière Ashik, moi sur le réservoir de la moto, jusqu'au dépanneur-vendeur de tout du hameau suivant. Suite de la balade, et, surprenant ici, une grande quantité de vaches derrière une clôture. C'est un hospice qui protège les vaches en mauvaise santé. 600 y séjournent. Contrairement à une autre structure sur Mumbay, 6 000 vaches, où elles finissent par alimenter une colonie de vautours, ici elles termineront enterrées. Je n’ose pas imaginer le charnier que ça doit représenter. Après avoir visité et mis notre petite contribution (ils ne fonctionnent qu’avec ça), on reprend la route. Dans un chemin de sable, rencontre d'un homme de 60 à 70 ans, musicien déjà vu hier lors de la balade à dos de chameau. Il nous propose de venir chez lui, on accepte. Il monte derrière Ashik, et on arrive rapidement à son campement, des huttes de branches essentiellement, et une construite avec des pierres liées avec de la terre. On a passé la soirée avec eux, c'est une tribu semi-nomade qui est réputée pour sa bonne relation avec les animaux et le don qu'ils ont pour les soigner. Les gens viennent les chercher quand ils ont un animal malade. Et ce sont donc aussi des musiciens, qui perpétuent une musique ancestrale. Ils ont fait un CD, qu'on pourra écouter à la maison. On a partagé le thé avec eux, ainsi que nos sandwiches de midi que nous avions à peine attaqués. Inès a participé avec une fille de 13 ans à la confection et cuisson des galettes pour le repas du soir. À la fin, celle-ci nous a dit qu'elle avait une nouvelle sœur... Nous avons dû partir avant qu'il ne fasse complètement nuit, le retour en motos dans le sable risquait d'être galère sinon. On est partis avec 3 galettes, et des au-revoir jusqu'à perte de vue.
Mercredi 5 Un bref passage, en profitant des motos, auprès des gens qui nous ont reçus hier soir, pour apporter aux enfants une dizaine des jouets que Carla nous avait confiés dans ce but. Et puis une virée à petite vitesse pour découvrir les campagnes, avec une étape dans une école de village. 280 élèves, de 6 à 15 ans, qui se laissent très peu distraire par les intrus que nous sommes. Intrus à qui pourtant les profs présentent tout sans poser plus de questions… Quasiment aucun mobilier, tous les élèves sont accroupis par terre, quelques rares privilégiés ont une sorte de petite table basse pour poser leurs affaires, tous les autres écrivent sur leurs genoux. Je suis impressionné par le calme et l’atmosphère studieuse qui règnent. Ashik nous expliquera ensuite que c’est ainsi dans toutes les écoles « gouvernementales », seules les écoles privées ont les moyens de faire travailler leurs élèves plus confortablement. Nous revenons ensuite vers la ville, où nous retrouvons un vieil Indien que nous avions rencontrés la veille, et qui nous avait proposé une balade avec lui en moto. Il roule en 1050 Triumph Bonneville. Nous découvrons qu’il est propriétaire du petit hôtel où il vit. Self-made man, il a principalement été cuisinier, et a monté son hôtel tout seul. Il nous montre ses photos sur ses 2 IPhones, le temps qu’il roule et fume son pétard à côté de nous, et on y va. Une pause chez un loueur du coin, juste pour siphonner le réservoir d’une moto qui revient de location et regarnir un peu les nôtres, et c’est reparti. On se fait avec lui une grande balade en montagne, virolos très sympas, jusqu'au plus ancien temple local (plus de 1 000 ans). On traverse de superbes coins, on est en moto, sans casque, il fait beau, c’est le bonheur ! L’heure passe vite, on retourne chez notre loueur de motos lui rendre nos bécanes. 2 km à pieds pour revenir à l’hôtel, où Inès se remet un peu avant « son grand moment », une virée à cheval de 2 heures. Ashik, peu concerné par l’équitation, reste à l’hôtel. Nous allons faire la connaissance des Marwaris, une race rare chez nous, dont les oreilles en forme de parenthèses se rejoignent au-dessus de la tête. Mauvais surprise, on devait avoir 4 chevaux, et 2 accompagnateurs, mais il y a 2 chevaux en tout et pour tout…ce qui signifie que les gars vont marcher à coté de nous en tenant les chevaux ! Et ils nous répètent qu’il faut faire attention, disant que la jument d’Inès est « crazy »… Pas du tout ce qui était prévu. Inès signale que sa selle est insuffisamment serrée, ils disent qu’on verra ça plus tard, mais elle restera en l’état. Ils nous lâcheront quand même un peu. Au premier galop, la selle d’Inès tourne. Complètement sur le côté, elle réussit néanmoins à arrêter sa fougueuse jument, mais se retrouve au final coincée contre un mur de clôture. Une belle ecchymose à la cuisse en guise de souvenir. Elle se rattrapera un peu plus tard en prenant ma jument, mieux équipée, pour un autre galop dans un chemin de sable. De retour à l’hôtel, bien fatiguée, elle va préchauffer son lit. On repartira donc seuls, Ashik et moi. Une grande marche de nuit, on fait le tour du lac en passant par tous les temples qui le bordent, pieds nus donc sur 1,5 km. Cette fois la dose est bonne, repos.
Jeudi 6 Réveil tôt ce matin, on quitte Pushkar, direction Udaipur, 5 heures de train. A l’heure, cette fois-ci, ça console : on ne s’est pas levés inutilement. Fouilles au fin fond des sacs pour déterrer des vêtements chauds, la clim est vraiment forte, on est gelés… Arrivés à 13h45, un taxi envoyé par l’hôtel (Kumbha Palace) nous attend devant la gare. En route, nous croisons des vaches, bien sûr, mais aussi des quantités de groupes d’ânes transportant des matériaux de construction. Inès restera sur place, un peu KO, et Ashik et moi allons nous balader à pieds : visite d’un temple, avec une quantité colossale de personnages et d’animaux sculptés dans du marbre. Et une longue discussion avec 3 gamines d’une douzaine d’années qui s’appliquent à bien se faire comprendre en Anglais : touchant.
Vendredi 7 Lever de bonne heure pour Inès et moi, pour une demi-journée d’équitation – le couple qui tient l’hôtel, une Hollandaise et un Indien, a également monté un centre équestre à quelques km de là. Trajet jusqu’au ranch avec le 4x4 de l’hôtel.
Rencontre des gens et des chevaux, et cette fois notre guide (le propriétaire) sera sur son propre cheval. 2 accompagnateurs à moto sont chargés de la sécurité, ils écartent les buffles et autres imprévus, tel ce poulain en liberté qui avait décidé de se joindre à nous malgré le refus de nos juments. Superbes paysages, quelques rencontres : des écoliers, une mangouste, un squelette de vache... Repas sur place, toujours aussi savoureux, pas de doute, ils savent manier les épices. On retrouve Ashik à l’hôtel, espoir de location de motos, mais on ne peut pas se mettre d’accord avec le loueur, un peu caractériel. On y retournera le lendemain, bien qu’il refuse de réserver, même si on lui paie tout à l’avance. Donc c’est à pieds qu’on ira jusqu’au « câble car », téléphérique qui nous emmène jusqu’au sommet d’une montagne où nous attend un temple, mais aussi un superbe point de vue sur l’ensemble de la ville. Retour en bas, et Ashik nous dégotte un resto (le Charcoal), qui annonce sa spécialité : le barbecue. Dans ce pays essentiellement végétarien, où nous n’avons quasiment mangé aucune viande sinon un peu de poulet à Delhi, ça nous fait saliver. En fait il n’y a que du poulet et de l’agneau, mais Inès avait justement annoncé son intention de ne plus manger aucun bébé animal. Donc poulet. Le mauvais gag : Ashik était entré très peu avant nous, et d’office le réceptionniste lui annonce : plus de place. Et lorsqu’il nous voit, miraculeusement il y a de la place. Devant notre « surprise », il bafouille vaguement que les autres clients vont se tasser… Réflexion d’Ashik : vous êtes mon passeport… c’est vrai que ce n’est pas la première fois que nous rencontrons ce type de situation. Coté place, nous sommes servis, au sommet de l’immeuble, une banquette confortable adossée au vide, sur laquelle nous allons manger semi-allongés, avec une vue magnifique sur le lac Pichola.
Samedi 8 Nous allons chercher les motos. On va remplir nos réservoirs, et retour avec une halte street-food (cuistot de rue). Nous retrouvons Inès et mangeons nos acquisitions en attendant qu’elle se prépare. Incendie dans les bouches… Balade du matin, on contourne le lac Pichola, très beaux points de vue, et on sort de la ville direction un temple perché au sommet d’une montagne très abrupte. Nous avions repéré ça comme objectif, hier. Manque de chance, la seule route qui y mène est barrée en bas. On est sensés y prendre un bus qui nous emmènerait sur notre lieu de prière. Bof, pas vraiment le but. En parlementant, on a finalement la possibilité de monter avec les motos, pour la modique somme de 710 roupies. Ça ne fait qu’une dizaine d’euros, mais bon. Demi-tour. On va finalement trouver une petite route magnifique qui nous mène à un autre lac, plus en altitude, et qui traverse des petits villages de montagne, qui suit une crête avec super point de vue de chaque côté, bain de buffles… Mais qui nous ramène vers Udaïpur, sans qu’on comprenne comment. Et on a peut-être la réponse à une question fonda-mentale dont on déjà parlé : que deviennent toutes ces vaches, après ? Deux ou trois cadavres, sans peau, sont sur le bord de la route, en cours de nettoyage par la nature. Serait-ce leur destinée à toutes ? Et l’utilisation du cuir serait-elle compatible avec la religion ? Nous aurons la réponse plus tard : affirmatif. Autre question, que deviennent toutes les bouses ? Là, la réponse est simple, il doit y avoir un service de nettoyage, qui les amène là, sur ce même bord de route, où d’énormes tas attendent, peut-être, une utilisation agricole ? Allez, encore une question, sans réponse celle-ci : on voit très fréquemment des pneus de motos ou de voitures, ou des chambres à air, en haut des maisons, accrochés aux toits ou aux terrasses, parfois dans les arbres : pourquoi ? Repas de midi dans une autre trouvaille d’Ashik, un tout petit resto qui comporte une mezzanine. Nous y mangerons sur des matelas disposés autour d’une grande table basse. Sympa et reposant. On reprend les motos et on suit le hasard de la route, sans objectif ni itinéraire. Des kms enfilés dans la montagne, sur de petites routes, des chemins de terre, voire des sentiers ou plus rien du tout quand on est dans la montagne elle-même : on en prend à nouveau plein les yeux. Le contact avec les gens est simple et rapide. À un moment, nous arrivons dans un cul de sac à flanc de montagne, une quinzaine de personnes travaillent à la construction d’un grand mur. On fait une pause. Deux hommes arrivent à moto, l’un deux se présente, il est le propriétaire, nous sommes sur son terrain qu’il fait clôturer. Il se fait un plaisir de nous faire visiter et de nous expliquer son projet de construction avec piscine. Vu les gens qui travaillent à son mur (y compris des enfants), tous n’ont pas les mêmes soucis au quotidien. Bon, d’accord, on le savait déjà. On reprend notre chemin. Un lac nous tente, vu de loin, mais de près on a moins envie de s’y baigner, l’eau manque de clarté – bande de chochottes. Nous rencontrons un troupeau de chèvres accompagnées par des enfants de 10 à 15 ans, qui transportent des fardeaux de bois sur leurs têtes. Sur le chemin du retour, on fait un crochet pour voir de plus près une statue monumentale que nous avons aperçue à l’aller, sur le flanc d’une montagne. Il s’agit d’un ancien roi, qui a dû laisser un bon souvenir vu ses dimensions aujourd’hui. Nous n’en saurons pas plus. Le chantier est en cours, impossible d’approcher.
Transport en commun, les passagers montent sur le toit du bus à l’occasion d’un ralentissement, il y a 2 échelles à l’arrière pour ça.
On laisse Inès à l’hôtel, elle en a eu assez pour la journée. Et on repart avec Ashik vers le lac Pichola, dont on fait le tour en bateau en approchant les divers palaces qui le bordent, ainsi que les deux qui forment des îles au milieu. La bonne virée standard pour touristes standards… Restitution des motos, retour, bagages, train-couchettes : au-revoir Udaipur.
Dimanche 9 Nuit un peu galère, avec le claquement permanent de la bouche de clim juste au-dessus de nos têtes (Inès et moi sommes collés au plafond – impossible de s’asseoir). Heureusement un interrupteur permet d’éteindre cette fichue clim, malheureusement à chaque fois que je l’éteins, la grosse femme du bas la rallume – elle n’a certainement pas la clim chez elle, mais ici elle a payé pour l’avoir, elle l’aura, y compris la nuit. Mais bon, on a dormi quand même. Presque 17 heures de trajet, c’est vrai qu’en train c’est long mais pas trop difficile. Et on arrive à Bombay, où nous sommes attendus par le sieur Pierre-Édouard PÉAN, un ancien agent de voyage qui, depuis 1989, consacre sa retraite à la scolarisation des filles dans un bidonville. Son ONG, l’AFIPE, a pris part, en 20 ans, à l’éducation de plusieurs milliers de filles. Elle ne fonctionne qu’avec des dons, et propose à chacun de parrainer une petite fille : 15 € par mois suffisent à couvrir ses frais de scolarité. Un virement automatique, simple pour nous, essentiel pour elles. afipe2012 at yahoo.fr
Nous mettrons un quart d’heure à sortir de la gare puis trois quarts d’heure à retrouver Monsieur PÉAN avec qui nous sommes pourtant en liaison téléphonique quasi continue : la gare est tellement vaste, imprécise, que nous ne parvenons pas à nous situer mutuellement. Il nous emmène à l’hôtel qu’il nous a réservé. Top confort. Le budget est à l’avenant, 3500 roupies, plus de 50 €, la nuit, ça change. Il faut préciser que le foncier est au même niveau de prix qu’à New-York ou à Tokyo, donc impossible de trouver un logement bon marché. D’où également la convoitise des promoteurs sur cet immense gisement foncier que représentent les bidonvilles. Deux types de démarches de leur part, la force, avec l’envoi de bulldozers qui détruisent tout, ou le porte-monnaie avec la construction de studios à très bas coût, qu’ils offrent à bas prix à ceux qui acceptent d’évacuer. On va donc à Malad, notre premier contact avec le bidonville. Il correspond à ce qu’on connaît par les reportages, avec le « vivant » en plus. Nous avons de la chance, une fois de plus : à cette époque où la mousson devrait battre son plein, très peu de pluie, et jamais quand nous sommes dehors. Et la chaleur, qui ne dépasse pas 35 à 40°, est très supportable. Les maisons sont des assemblages de bâches plastique sur des ossatures en bambou. Le sol est bétonné, et il y a une porte.
Pas de fenêtre par contre. Surprise, il y a la télé, chez tout le monde à priori. En fait, 95 % des hommes travaillent, dans le bâtiment ou dans des secteurs où on ne leur demande pas de qualification : ils sont « helpers » (manœuvres). Donc il y a des revenus, aussi faibles soient-ils, et la télé fait partie des priorités, avec le ventilateur au plafond. L’électricité est d’origine piratée.
L’eau est un problème majeur, nous croisons plusieurs personnes avec un bidon ou une cruche sur la tête : il n’y a pas de source d’approvisionnement régulier. Quand la chance est là, il y a une canalisation crevée à proximité, sinon il faut marcher.
Des sanitaires collectifs, cabanes juxtaposées, permettent un minimum d’hygiène et d’intimité pour les besoins « naturels ». Pas de tout-à-l’égout bien sûr, ça va directement dans la terre.
On est invités dans une des maisons, chez l’une des fillettes dont s’occupe l’AFIPE, l’association de Pierre Péan. Sa mère nous offre un excellent jus de mangue, mais nous sommes les seuls à en avoir, ni elle ni les enfants n’y ont droit. Je pense que nos boyaux sont maintenant suffisamment habitués au pays pour accepter que nous buvions dans des verres non aseptisés… Effectivement ça se passera bien.
Séance photos à répétition, on discute de choses et d’autres, de leurs conditions de vie, de leur histoire… Et on se quitte pour aller chez Pierre Péan, qui nous a préparé une excellente matelote de poisson. Deux jeunes filles habitent chez lui. L’aînée, Suvarta, 24 ans, vient de décrocher son master de sciences sociales, et a trouvé du travail dans un organisme de scolarisation dans les bidonvilles. Elle y va chaque matin en train, 3 trains successifs, 2 heures de trajet. Et rebelote le soir en sens inverse. C’est le retour que c’est le plus dur, les trains sont bondés, nombreux sont ceux qui restent sur le quai faute de place. L’autre jeune fille, Madina, a 17 ans, et commence une école hôtelière. Toutes deux sont originaires du bidonville visité cet après-midi, et ont bénéficié des services de l’Afipe pour leur scolarité. Longue discussion toute la soirée, on intègre de plus en plus la nécessité impérieuse de bien maîtriser l’Anglais. Je dis à Pierre Péan mon intention de parrainer une jeune fille, je souhaite juste qu’elle ait 10 ans, pour qu’elle grandisse en même temps que Carla, chacune de son côté de la planète, en attendant peut-être une rencontre ? Ils étudient les dossiers, ce pourrait être Ashwini. Nous n’avons que son prénom. Madina prend le téléphone et on fixe un rendez-vous pour demain 11h. Retour à l’hôtel.
Lundi 10 Arrivée au « slum » (le bidonville) : la petite Ashwini nous attend à l’entrée avec son père.
M. PEAN, aidé d’Ashik, leur explique la raison de notre venue. La petite fille est très attentive, et très émue, je ne le suis pas moins… Je lui donne le collier que Carla avait préparé, en souvenir, et nous échangeons nos coordonnées. En fait elle est plus âgée que prévu, elle aura 12 ans le 14 septembre. On se serre gravement la main et on part, en espérant se revoir un jour ou un autre. Je regrette ensuite de ne pas avoir été plus loin, je ne sais même pas combien elle a de frères et sœurs, si elle est ici depuis longtemps… Peut-être aurions-nous pu aller chez elle ? Il faudra revenir. On quitte un peu plus tard Pierre PEAN, et on prend le train pour le centre-ville. Les trains « locaux » fonctionnent un peu comme notre métro Parisien, circulation en continu, mais sur le plancher des vaches et non dessous. Aux heures chargées, ce qui est notre cas, les wagons sont remplis en force, les derniers s’accrochent comme ils peuvent en débordant à l’extérieur. Ici les portes sont ouvertes en permanence, un jeune nous dit que si on les ferme on risque une amende de 10 roupies. Nous n’arriverons pas à monter dans le premier, c’est dans le suivant que nous ferons les sardines pour faire le trajet, 30 km en environ ¾ d’heure, pour le prix de 10 roupies (15 centimes d’euros) par personne...
Balade au centre de Bombay, mer peu appétissante, marron, le bord jonché de détritus.
Le plus pauvre côtoie le plus riche. Antilla, « maison » la plus grande du monde, gratte-ciel individuel de 22 étages, 165 m de haut, 37 000 m², a coûté à son propriétaire plus d’1 milliard d’euros. Vue imprenable sur la plage ci-dessus.
Visite d’une mosquée, de la Porte de l’Inde, sorte d’Arc de Triomphe face à la mer.
Retour au train : cette fois nous avons beaucoup de chance, nous sommes assis. Très vite le wagon est bondé, la sortie sera épique, nos places se trouvant au fond du wagon. Inès qui ne voulait pas quitter la chambre ce matin (la flemme, disait-elle) se sera quand même bien amusée.
Les contacts sur lesquels Ashik comptait pour visiter une autre école, ou Dharavi, le plus grand bidonville d'Asie, 1 million d’habitants, n’ont pas fonctionné. Et Bombay est pour nous une ville pas très facile à vivre, trajets internes très longs, et extrêmement bruyante. Nous abrégeons et avançons le départ de 24 heures.
Mardi 11 Repos ce matin, je les laisse dormir jusqu’à 11 h, ensuite on quitte la chambre avec les bagages qu’on met en consigne à la gare, et on passe le reste de la journée à se balader dans Bombay, visite d’une galerie de peinture… Train à 23h pour GOA, 12 heures de trajet, patience.
Mercredi 12 Arrivée à la gare de Karmali à 11h. Surprise, pas de déchets au sol : il y a des poubelles, utilisées. Nous prenons un taxi pour aller à l’hôtel, à PANAJI. Le paysage est assez différent de ce que nous connaissons de l’Inde. Beaucoup de belles maisons, des constructions type Portugais, normal ici c’était eux les colons. Après le déjeuner, priorité location des motos, on trouve des 150 cm3 à 300 roupies (- de 4,50 €) par jour, à peine croyable. Et en plus elles fonctionnent bien. Différence de législation, ici le conducteur doit porter un casque. Mais quand j’en demande également un pour Inès, ça surprend : pourquoi faire, puisque ça n’est pas obligatoire ? Priorité suivante, la plage, mais on la quitte assez rapidement, plutôt déçus : quand on y est arrivés, superbes vagues, plein de monde, uniquement des Indiens, qui se baignaient jusqu'aux genoux, tout habillés, en s'éclatant, manifestement. Mais personne vraiment dans l’eau. Ashik nous explique que moins de 10 % des Indiens savent nager, ça ne fait pas partie de leur culture. On se met en maillots, Inès et moi, on se jette dans les vagues, et on se fait siffler aussitôt : interdit durant la mousson. Donc on va se rhabiller, et balades à nouveau, à pied et à moto. Le soir, restauration « street food » pour Ashik et moi, Inès n’a pas confiance. Et le lendemain semble lui donner raison…
Jeudi 13 Effectivement, quelque-chose n’est pas passé, j’ai le ventre en vrac… Ashik n’est pas trop bien non plus. Quelques Immodiums plus tard, on repart, avec un régime riz nature pour finaliser ça. Rien de grave, mais la leçon va durer une bonne semaine. Inès à coté nous narguait, avec un superbe steak sauce Roquefort, cuit juste comme il faut : c’était la première fois qu’elle mangeait de la vache depuis 15 jours. On retente la plage. Cette fois-ci c'est bon, on a pu profiter des vagues... Direction le Nord, une petite heure de moto, balade sympa, toujours à petit rythme pour en profiter avec tous nos sens, et pour qu’Inès puisse caresser une vache par-ci - par-là tout en roulant... On a fini par dégoter une zone qu'on croyait tranquille, mais les Life Guards étaient là aussi. On s'est éloignés de façon à être situés entre 2 postes, maillots vite fait (excellent moyen d'éloigner les vendeuses qui nous assaillaient, je les menaçais de leur montrer mon postérieur), et zou dans les vagues. Assez longtemps après, un garde est arrivé en sifflant, fin de la baignade, ça tombait bien, elle nous avait suffi. La plage était en sommeil, sur le plan touristique, peu de peaux blanches, alors que le secteur fait partie des destinations privilégiées pour les occidentaux. Saison morte… Une jeune Russe qui tient un restau avec son fiancé Indien semble désœuvrée, le restau est à moitié en chantier, il y a du pain sur la planche pour la ré-ouverture. Sur le chemin du retour, halte dans un petit parc aquatique, sympa mais pour une heure seulement, juste ce qu'il nous fallait également. Retour vers Panaji, pratiquement toute la route sous la pluie. Pas gênant, voire sympa : il ne faisait pas froid. Mais bon, quand même, trempés à l’arrivée.
Vendredi 14 Journée moto, juste pour le plaisir de rouler sans objectif. A Old Goa, visite de 2 églises et d’une cathédrale qui serait la plus grande d'Asie, datant des 15° et 16° siècles. Puis nous avons roulé, sur des petites routes qui se transformaient en chemins qui se transformaient en sentiers puis en plus rien... Le top, une petite route goudronnée, état nickel, en montagne, qui après un virage sec se transforme … en un très large escalier dont nous n’avons pas vu la fin. Gare à celui qui arrive un peu vite, descente rapide assurée. Toujours des paysages sympas, et quelques rencontres agréables. Et un long passage de la rivière en bac (traversée + remontée sur 2 km environ), avec une petite surprise : seuls les camions et les voitures paient. Restitution des motos, il faut préparer le départ. Mauvais plan pour demain, la grande ligne de bus qui devait nous emmener à notre prochaine destination a été supprimée, il n’y a plus que des bus basiques, ni clim ni sièges « confort » (on est allés à la gare routière et on a vu à quoi on devait se préparer). Le minimum 10 heures durant. Cerise sur le gâteau, départ prévu à 8h, il va falloir se lever tôt.
Samedi 15 Nous avons passé la journée à faire ce fameux trajet en car, qui finalement s'est plutôt bien passé. On est arrivés chez les parents d'Ashik, dans la ville de Shimoga (320 000 habitants). C'est une maison traditionnelle haut de gamme, spacieuse et claire, très propre et décorée. Le confort est spartiate selon nos critères, mais adapté aux leurs. Ils ont des toilettes avec cuvette, mais n’utilisent jamais que les WC à la turque. Ils ont un frigo, mais, pas de viande, pas de beurre, pas de jus de fruits autres que frais, donc il n’est pas branché. L’eau chaude est produite par un poêle à bois, elle arrive à un robinet dans la salle d’eau attenante, pour remplir un seau dans lequel on puise avec un godet pour se doucher. Et pas de machine à laver, la lessive est faite à la main. Ashik nous laisse sa chambre. Il n’y a un lit que depuis 3 ans, auparavant le matelas était directement sur le sol. Lui dort dans le salon, sur une banquette étroite.
Dimanche 16 Aujourd'hui, visite d'un parc zoologique avec quelques tigres en semi-liberté, d'autres en cages, des lions et autres animaux en cages... Plutôt triste.
Suite avec une grande cascade (la 2ème plus grande d'Asie), et au retour arrêt dans une rizière. Une première, de se balader ainsi longuement sur ces digues de terre de 30 cm de large. La cousine d'Ashik, Sneha, 12 ans, est avec nous. Les filles se sont baignées dans le canal qui alimente les champs. Elles ont commencé par marcher pieds nus dans l’eau, en faisant attention, puis se sont aspergées, délicatement au début, et ça s’est terminé par une baignade tout habillées.
Lundi 17 Ce matin dès 8h un centre d'éducation pour éléphants, 22 bestiaux, en liberté dans la forêt voisine, l’après-midi et la nuit, et au centre le matin. Les gardes doivent aller les chercher un par un, dans cette forêt où il y a également des tigres en liberté. Inès a pu participer à leur toilette et alimentation, et a fait un tour au final sur une éléphante de 95 ans. L’aîné a 99 ans. Ça conserve, apparemment, d'être gros. La plus jeune avait 10 mois, une vraie petite teigne, mais trop drôle ! Le plus grand mesurait environ 3,50 m de haut, impressionnant.
Cet après-midi, visite d'une école (un pensionnat, privé) pour enfants aveugles et mal-voyants. Une centaine d'élèves de 6 à 16 ans, entre 4 et 12 élèves par classe. L’école ne perçoit aucun financement d'état, elle ne fonctionne que par donation. La famille d'Ashik fait partie d'un groupe de donateurs depuis 10 ans. Le coût de fonctionnement est serré, 1000 roupies (env 15 €) représentent l'alimentation de tous les élèves pour une journée.
On a assisté à une heure de chant collectif, résultat puissant et très harmonieux.
Et à la fin, à 19h, ils reprenaient leurs études. Ecriture en braille, dans les 3 langues (3 alphabets différents : Hindi, Kannada - la langue de la région Karnataka, où nous sommes -, et Anglais). Un des plus grands nous écrit, avec son poinçon, l'alphabet de A à Z, puis nos noms, à une vitesse équivalente à la nôtre en écriture au stylo.
L’alphabet Kannada comporte une cinquantaine de caractères, dont 13 voyelles, et 14 accents qui peuvent se mettre sur toutes les lettres. L’ensemble parait très logique, et les règles n’ont pas d’exceptions, une bénédiction pour l’apprentissage. À droite, Sneha à l’œuvre sur une page d’écriture « classique » :
Le soir, promenade sur un marché aux fleurs, et dans les rues commerçantes de la ville. Une animation à l’asiatique, en nocturne, ça percute.
Mardi 18 Repos ce matin, et on reprend la route de Bombay sur 40 km, en voiture : Ashik retourne aux sources et nous emmène dans sa ville natale, là où vit la majorité de sa famille. Une très grande maison, et il vaut mieux : 20 personnes, 3 familles, y vivent. Accueil enthousiaste, mais réception à l’Indienne : nous seuls mangeons, les hommes sont au travail, les enfants à l’école, et les femmes ne mangent pas avec les hommes. Un peu désorientant pour moi. Visite de l’atelier du voisin, 3ème génération de sculpteur sur argile.
Des statues de Ganesh, et autres, à profusion. Il travaille d’arrache-pied depuis trois mois à la préparation d’une cérémonie. Il a des quantités de commandes à satisfaire, chacun lui spécifiant les caractéristiques de sa statue. Il lui reste un mois pour finaliser et peindre toute son œuvre. Et dans un mois, toutes ces statues finiront, à l’issue de la cérémonie, par un bain au fond de la rivière. La terre, séchée mais non cuite, reprendra son cycle naturel. Visite également du cinéma de quartier, régi par un membre de sa famille. Nous arrivons au milieu d’une séance. Qu’à cela ne tienne, nous allons dans la salle de projection, où nous découvrons un magnifique antique projecteur, remplacé depuis 3 ans par son successeur numérique, mais l’ancêtre a conservé sa place. Le contraste de température, entre la zone climatisée du nouveau projecteur, et la zone « famille » attenante, est saisissant… Retour à la maison familiale, pour une débauche de photos, chacun se faisant photographier avec les uns et les autres. Inès se fait habiller en tenue traditionnelle : une vraie princesse. On échange des photos par Bluetooth, ces dames non seulement sont équipées, mais de plus savent utiliser leur matériel. La mère de Sneha habite ici, elle est ravie d’avoir des photos très récentes de sa fille. Celle-ci, à l’école, n’a pas pu nous accompagner. Inès n’est pas en forme, elle sent venir une migraine, nous abrégeons la visite. Retour à Shimoga, Inès se couche, nous ne la reverrons pas ce soir.
Mercredi 19 On fait route en voiture vers BENGALORE, agglomération de 8,5 millions d'habitants, capitale de la région Karnataka. Quelques tronçons de belles routes à 4 voies, mais qui sont également équipées de quelques superbes nids de poules. Et toujours des vaches, et quelques chevaux et cochons, sur les bas-cotés et le terre-plein central. Vigilance obligatoire. Nous faisons un crochet par une ville dont Ashik rêvait de voir le palais, Belur. 900 ans d’âge, un état de conservation impressionnant, un souci du détail fabuleux, surtout quand on voit la quantité par laquelle il est multiplié. Des colonnes de granit tournées (si, si, sur un tour, il y 9 siècles). Des sculptures à l’infini, avec pour beaucoup un travail dans la profondeur de la pierre. Des étudiants viennent de très loin pour y faire des esquisses, ils sont dans un autre monde, totalement concentrés sur leur œuvre. La circulation à l’entrée de BENGALORE est vraiment étonnante. En particulier devant un passage à niveau fermé, sur une route initialement à 2 x 2 voies, qui est utilisée à 2 x 3 voies - on se tasse. Ça déborde, ça déborde, et, devant la barrière fermée, les 6 voies sont peu à peu remplies. Idem dans l’autre sens. À l’ouverture, les 6 files se retrouvent donc face à face, sans échappatoire. Amusant quand on n’est pas pressés. On est hébergés chez un cousin d'Ashik. Un couple de jeunes, elle, 28 ans, travaille dans une banque à proximité, et apprécie : elle a vécu longtemps des trajets de 2 x 2 heures par jour. Lui, 35 ans, est médecin ayurvédique, dans sa clinique située à 2 pas de chez eux. Il m’explique qu’il travaille sans rendez-vous, sa femme précise que les gens font des queues parfois phénoménales, dans la rue, pour le voir. Il reçoit entre 80 et 100 personnes par jour, à partir de 10h, et finit le soir entre 23h et minuit. Ce soir il a fermé plus tôt pour nous recevoir, il est arrivé vers 22h30. Sa mère, la tante d’Ashik, vit avec eux. On a droit à la guest-room, leur chambre d’amis. De « vraies » toilettes, dans la salle d’eau privative de notre chambre, avec de l’eau chaude au robinet, mais toujours la douche au seau. Les coutumes sont décidément dominantes sur le confort. Autre coutume, qui, elle, m’aura assez gêné tout au long de ce voyage, le fait que les femmes servent les hommes, et mangent ensuite, quand ce service est terminé. Ici aussi, chez des jeunes, c’est le même fonctionnement : ce n’est qu’après avoir terminé notre vaisselle que les 2 femmes mangeront, assises par terre dans la cuisine.
On regarde avec Inès ce qu’est la médecine ayurvédique, on comprend mieux comment notre hôte tient le coup. Les médecines traditionnelles ont depuis 2014 leur ministre attitré, qui gère et promeut l’ayurvéda, le yoga, l'unani, le siddha et l'homéopathie.
Jeudi 20 Départ à 11 heures, direction l’aéroport de BENGALORE. Et ce sont les adieux avec Ashik, et la grande question : où se revoit-on ? En Inde ou en France ? Ashik nous aura vraiment été d’une aide précieuse, tant par sa disponibilité, son écoute, que par le fait qu’il est du pays, donc pas de problème de langue. Au contraire, il nous a fait travailler notre anglais, ne parlant pas du tout français. Il nous a évité le problème classique du touriste ici, on n’était pas assaillis, surtout en sortant des gares ou aéroports, par des gens qui vous veulent tous le plus grand bien mais vous emmènent généralement dans des embrouilles. Il a pris en charge la gestion des billets de trains, complexe avec leur notion de listes d’attente, qui peuvent - ça nous est arrivé - devoir faire passer les billets en « prioritaires », avec doublement du prix, si on veut vraiment avoir le train. Et il semblait mettre un point d’honneur à toujours trouver les meilleurs plans, tant au point de vue logement, restos, visites, loisirs, etc… Je lui demande s’il est prêt à refaire ce type de circuit, si on me demande ses coordonnées, il répond oui avec enthousiasme.
Envol sans problème pour Delhi, on a pris l’option avion, 2h30, plutôt que train, 37 heures. 75 € par personne pour un tel gain de temps et de fatigue, le choix était vite fait. Fin d’après-midi shopping souvenirs, balades dans Delhi, et une dernière nuit Indienne. Encore un bon plan avec une chambre pour 10 € sur E-bookers : clim, douche, wc comme chez nous, et même le transfert aéroport. Incroyable, à nouveau. Airport Hotel Mayank Residency.
Vendredi 21, samedi 22 Retour sans souci, juste un peu long, normal... Départ de l’hôtel à 10 heures, arrivée à La Rochelle près de 30 heures plus tard. Ça parait tellement simple de parler français !
La très grande question, maintenant, pour moi : Inès tirera-t-elle profit de ce périple ? Ce vécu sera-t-il plus efficace que nos discours classiques pour lui donner envie de vivre plutôt que de survivre ?
Comment aider un ado à se projeter dans l’avenir ?
J’espère avoir aidé le déclic à se faire…
Bonjour,
J'ai 56 ans et je compte partir en Inde (Rajasthan) en Octobre/Novembre. J'ai pas mal voyagé en couple(j'étais agent de voyage)mais là je pars en Inde seule pour un mois minimum. Je suis d'un naturel confiant et je voyage en sac à dos; pour l'instant j'ai qq appréhensions surtout pour le transport entre chaque ville (Delhi; Puskar, Jaipur...car je compte faire le Rajasthan) : est il facile de prendre le bus ou bien faut il mieux prendre une voiture avec chauffeur ? Faut il mieux réserver d'une ville à l'autre ? Connaissez vous un ashram facile d'accés pour y passer 1 semaine ? Je n'ai pas un gros budget non plus mais je n'ai pas trop envie de "galérer".
Dites moi aussi si certaines choses sont à éviter (lieux, etc)
Merci pour vos précieux conseils









