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Retour de deux semaines magnifiques en Bulgarie
Bonjour à tous,

Je reviens de deux semaines de "road trip" en Bulgarie et je tenais à publier ce message pour dire tout le bien que j'ai pensé de ce pays.

En préparant ce voyage, j'ai fait le tour des forums pour savoir comment étaient les routes, les conducteurs, s'il était facile de voyager dans ce pays, etc. A force de lire des horreurs (pas seulement, mais beaucoup) j'ai failli renoncer à ce voyage... Heureusement que non!

Les routes et les conducteurs: Sauf de rares exceptions (qui nous ont toujours été signalées par les habitants, les restaurateurs, les réceptionnistes d'hôtels, ...), les routes sont excellentes (elles ont été "refaites" depuis 2007, depuis que la Bulgarie est dans l'Europe). Et, moyennant une petite étude du cyrillique préalable (et encore), les indications sont très bonnes. Pour ce qui est de la conduite, rien de plus facile. Il y a peu de voitures sur les routes (tout du moins au mois de septembre), les limitations de vitesse (extrêmement fréquentes) sont scrupuleusement respectées, la police est très présente et dissuade les chauffards éventuels, les conducteurs ne sont pas agressifs du tout... Enfin, aucun problème.

Les habitants et le personnel "touristique": Nous avons rencontré des gens géniaux. Dans les restaurants, quand nous déployions notre carte routière pour prévoir la prochaine étape, ils étaient nombreux à proposer leur aide...des moments fabuleux dans les petits restaurants de bord de route (dans les Rhodopes)... Les Bulgares veulent tellement que tu aimes leur pays, ils font tout pour te rendre le séjour agréable.

Notre itinéraire: Sofia, Rila (+ monastère), Blagoevrad, Bansko (+ marche dans le Pirin), Melnik (+ monastère de Rojen), traversée des Rhodopes, Gorges du diable à Trigrad, Devin, Chiroka Laka, Plovdiv (+ monastère de Bachkovo), Nessebar, Jeravna, Veliko Tarnovo, Tryavna, Kazanlak, Koprivishtitsa, Sofia.

Si vous avez des questions n'hésitez pas. Moi, j'ai adoré.
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Validation de mon itinéraire en Bulgarie - Roumanie
Bonjour,

Je viens vous solliciter pour avoir des informations pour mon prochain voyage. J’envisage de faire un circuit en Roumanie/Bulgarie. J’ai réfléchi à un itinéraire (on va dire que c’est un brouillon pour le moment) et j’aimerais avoir vos avis, conseils etc… et savoir si les villes que j‘ai sélectionné valent vraiment le coup d’être vu….. Je pense à un séjour de 10 jours, sachant que je n’aime pas m’éterniser dans les « grandes » villes sauf quand elles sont magiques (genre Sarajevo ou Istanbul j’avais passé plus de temps que prévu).. 1-Sofia (ville d’arrivé depuis paris et ville de départ pour paris) 2- Bucharest (avec le train de nuit depuis Sofia) 3- Constanta 4- Varna 5- Veliko Tarnovo 6- Sofia (retour, pour prendre l’avion direction paris)

D’avance merci pour vos précieuses réponses 😉

Zey
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Itinéraire 7 jours Bulgarie en juillet
Bonjour à tous!

Je suis en train de planifier un futur voyage pour le mois de Juillet en Bulgarie. Nous avons 7 jours pleins sur place et allons louer une voiture pour pouvoir se déplacer.

Nous cherchons plus la nature et les randonnées que les visites culturelles ou architecturales. Bien sur nous allons quand même faire les incontournables dans notre secteur mais ce n'est pas notre priorité. Afin de ne pas faire trop de distance en voiture j'ai prévu de rester dans le secteur sud/sud ouest du pays.

J'ai une version de mon parcours assez précise désormais :

J1 : visite de sofia, nuit sur place J2 : Départ vers veliko tarnovo + visite du canyon proche de la ville, nuit sur place J3 : Visite forteresse Tsaverets+ depart vers plovdiv + visite plovdiv + nuit sur place J4 : Visite complémentaire le matin de plovdiv + départ vers Delin (en chemin wonderfull bridges et monastère de batchkovo) J5 : Activité autour de Delin (j'ai vu qu'il y avait une rando avec des cascades? des infos?) puis route verte Melkin (est ce que qqn connait des caves à vin pour une dégustation dans le coin? il semblerait que ce soit une région réputée pour ça?) J6 : randonnée mont virkhen + route vers les 7 lacs J7 : Randonnées 7 lac + visite monastère + nuit monastère ( je n'arrive pas à réserver à l'avance. Est ce que c 'est vrmt nécessaire selon vous?) J8 : route vers l'aérport de sofia

Voilà mon projet de parcours pour le moment.

La dessus, je cherche un endroit sympa pour trouver des bains chauds un soir après une rando. SI vous avez une bonne adresse dans le secteur?

J'ai les grandes lignes mais encore des trous à certains endroits. Si vous avez des idées ou des suggestion, je suis preneur de tout!

Merci d'avance pour votre aide!
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Itinéraire et questions pratiques pour onze jours en Bulgarie
Bonjour,

Avec une amie, nous partons une dizaine de jours en Bulgarie au mois d'août (du 30 juillet au 10 août environ). Nous arrivons à Sofia en avion et nous aimerions avoir un aperçu global du pays en faisant une boucle. Nous aimerions alterner entre des visites de villes/villages typiques et des lieux de nature (montagnes/parcs/lacs... notamment pour envisager 1 ou 2 belles ballades et des baignades dans les lacs/rivières pour se rafraichir). Evidemment c'est dans l'idéal, mais à cette occasion, nous sommes preneur de vos bons plans.

- Au niveau des lieux à visiter : avez-vous des conseils et des passages indispensables? au contraire, avez-vous des lieux à déconseiller ou qui sont à vos yeux surestimés? (niveau beauté, quantité de touristes, etc...). Nous nous posons notamment la question de pousser jusqu'à la mer noire, notamment car nous avons lu qu'il y a beaucoup de touristes et que la côte n'est pas spécialement belle. Est-ce que Nessebar est une belle ville? Est-ce que vous connaissez des endroits assez préservés sur la côte?

- Au niveau du parcours : nous allons privilégier l'utilisation des transports locaux, avez-vous des conseils? Y'a t'il un réseau de bus et de train en même temps? Est-ce que l'ensemble du pays est bien desservi? Sinon en ce qui concerne le prix des courses en taxi, c'est combien environ?

- Au niveau du logement : nous aimerions profiter au maximum des logements pas chers (notamment chez l'habitant, ou petites auberges...). Avez-vous des conseils généraux, voir même des adresses à conseiller dans certains endroits?

- A tout autre niveau : n'hésitez pas à nous faire part de vos conseils concernant tout autre point.

Pour info, nous allons ensuite rejoindre des amis à Tirana et nous aimerions passer pas Skopje pour y aller. Des conseils à ce sujet? (sur Skopje ou sur un endroit en Macédoine à visiter impérativement?).

Par souci pratique pour les plus réticents au clavier, je peux donner mon numéro de téléphone en privé pour ceux qui le veulent.

Merci d'avance pour vos renseignements.

Mathieu
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Trek de quinze jours en Bulgarie
Bonjour,

J'envisage de partir faire cet été 1 trek de 15 jours en Bulgarie avec une agence de trek française. Ce que je lis me donne très envie mais si certains d'entre vous y sont déjà allés, ce serait sympa de me donner leur avis et leurs impressions sur cette destination. Quels sont les incontournables ? merci de m'aider dans mon choix ! 😉

cécile
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Retour de vingt et un jours en Bulgarie en août 2010
Bonjour

Je reviens de trois semaines en Bulgarie et je voulais à mon tour vous faire part de mon expérience. J'ai pris un vol A/R avec Air France et une location de voiture chez Europcar ( 225 euros chacun)

L'itineraire a été le suivant : Velingrad (3J), Bansko (4J), Plovdiv (2J), Sozopol(5J), Varna (3j), Veliko tarnovo(3), Koprivstica (2).

Velingrad: ville sans grand interêt touristique mais très agréable et vivante. Nous avons profité des bains thermaux et avons fait une escape au lac de Batak. Le paysage de Batak est magnifique mais malheureusement les abords du lac sont couverts de détritus ce qui rend l'endroit peu propice à une véritable détente. Nous avons logé à l'hotel DEVI ( autour de 20€ la nuit avec PDJ) ...une chambre pour deux avec SBD...hotel neuf et personnel sympa.

Bansko: nous avons logé dans un hotel familial pour 20 euros la nuit ( J'ai oublié le nom). La ville est agréable et le vieux centre ville est super sympa. De là, nous avons visité le monastère de Rila, puis les ours de Belitsa et une randonnée à Virhen. Le massif du Pirin est magnifique, ce fut le point fort de notre voyage !!! Les ours de BELITSA valent aussi le détour ....mais attention la route est vraiment mauvaise....nous avons mis 1h15 pour faire 11 km !!!

Plovdiv: nous avons logé à l'hotel Romantica ( 40€ la nuit avec PDJ, hotel plus haut de gamme que les précédents). la ville est agréable et son vieux centre est vraiment remarquable ... de belles maisons, des rues ombragées, une chouette balade agréable et instructive.

Sozopol: Nous voulions voir la mer noire !!! La ville est très touristique et l'affluence était énorme. Neanmoins le vieux centre ville avec ses maisons en bois vaut le détour et les plages sont propres et sympas.

Varna: nous avons logé au Grand Hotel Varna 5 étoiles ( Attention arnaque: 90€ la nuit pour une plage immonde, une nourriture execrable, un service déplorable, et une propreté douteuse....) Nous avons visité VARNA ( bof...on n'a pas vraiment apprécié). En revanche nous avons fait une excursion à Balchik et ses jardins botaniques... l'endroit n'est pas "inoubliable" mais la balade est très agréable. Les jardins mérteraient d'être un peu plus mis en valeur. Conseil, prêt de la cascade, il y a un petit resto pas cher et super bon, avec en prime une terrasse ombragée avec vue sur la mer noire !!!! le pied !!!

Veliko Tarnovo: nous avons logé à l'hotel Concorde ( 50€ la nuit avec PDJ...un peu cher mais nous sommes arrivés tard et ...pas envie de chercher). J'ai tellement entendu du bien de cette ville, que du coup, j'ai un peu été déçu.... En revanche de là, nous sommes allés à Tryavna ( Super) et Etara.

Koprivstica: nous avons logé à l'hotel Astra ( 25€ la nuit avec PDJ... super avec une patronne extra qui nous a fait des crèpes et des yaourts au PDJ super bons !!!). C'est un village au milieu des balkans à 100km de SOFIA.....il n' y a rien a faire si ce n'est visiter des maisons typiques, se promener dans les ruelles du village et se remplir les yeux des magnifiques paysages des balkans...le tout dans une atmosphère de calme et de sérénité !!!! Le rêve !!!! Une étape coup de coeur !!!!

D'autres conseils :

La conduite: attention aux trous sur les routes !!! et ATTENTION à la conduite très particulière des bulgares. Attention, l'aéroport de SOFIA n'est quasiment pas indiqué ...nous avons tourné 1h30 pour le trouver

Nourriture/ Boisson: leur cout est très faible ( 0,40€ un café en terrasse, 14€ un plat d'agneau typique pour deux avec légumes et riz). Donc profitez en car la cuisine bulgare est excellente...un régal, goutez à tout !!! on a adoré !!!

La mer noire: evitez tout ce qui est au dessus de Bourgas, comme beaucoup d'autres avant nous, nous avons également préféré la côte sud de la bulgarie ...et largement !!!

Voilà j'espère que celà pourra aider certains !!!!

N'hesitez pas à me poser des questions !!!

A plus

David

PS: en photo ...le plat d'agneau cité plus haut...un régal !!!
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Randonnée en Bulgarie sur la voie Kom Emine
Bonjour à tous et à toutes,

Je cherche à partir en juin en Bulgarie pour randonner en traversant les Balkans, j'ai trouvé sur internet des infos concernant un trekking qui traverse le pays jusqu'à la mer noire, d'environ 700km, la voie KOM EMINE , qui semble être une portion du sentier E3. Malheureusement je ne trouve pas de guide en bouquin, et les infos sur internet ne m'aident pas vraiment. Nous comptons partir avec sac à dos et tentes, mais en semi autonomie, en s'approvisionnant dans les refuges etc. Auriez vous par hasard des informations ou des astuces particulières ? Une référence de bouquin ? Un éventuel retour d'expérience ? Des conseils ?

Merci d'avance. Bonne journée.
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Bulgarie en juillet pour quinze jours, logement, itinéraire...
Salut a tous,

Nous sommes une petite famille avec 2 enfants de 5 et 8 ans qui partont pour la bulgarie mi juillet pour 15 jours. Nous avons reservé une voiture et c'est tout. Nous souhaitons passer 7 a 10 jours a l'intérieur en direction de la mer noire et le reste du temps au bord de la mer au calme a l'ecart des touristes. On aime bien les coins tranquilles les beaux paysages et surtout cotoyer les habitants. Il en faut aussi pour les enfants genre baignade et/ou activités ludiques. Nous logerons surement en chambre d'hotes, je pense que ca ne posera pas de probléme.🙂

A sofia peux -t-on trouver facilement chez l'habitant, faut-il reserver ??

Pour la mer, j'ai repéré quelques endroits tout au sud de la bulgarie (ou tout au nord), avez vous des infos ??

Sinon quel itinéraire suivre dans les terres sans trop speeder, par le sud, le nord ?, nous pensons faire maxi 3 ou 4 endroits dans les terres. Est ce que les stations de ski sont bien l'été et laquelle choisir ?? Je sais que 15 jours c'est court mais on fera avec.😕

Dans le LP tout a l'air bien alors c'est difficile de choisir et sur ce forum il y a peu d'infos sur ce pays.🤪

Merci d'avance pour vos infos,

GREG
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Roumanie, Moldavie, Bulgarie: tours et détours jusqu'en mer Noire (en famille et en fourgon)
Hello,

Voici mon nouveau carnet, version très allégée en photos (version complète sur mon blog). Bonne lecture.

Zéro photo, zéro kilomètre. Aujourd'hui, nous sommes sur une plage de la Mer Noire et les enfants profitent avec intensité de la plage et des vagues. Moi, je résiste comme je peux à ce repos forcé, je me lance ainsi dans la rédaction de ce carnet. Vous l'aurez compris, nous sommes partis en direction de l'est pour un nouveau périple intitulé « Roumanie, Moldavie et Bulgarie, tours et détours jusqu'en Mer Noire ».
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Incontournables en Grèce et en Bulgarie?
Bonjour! Je ( 2 filles de 20 ans!) dois partir pour deux semaines à la fin août en Bulgarie. J'irai aussi passer du temps en Grèce. Je voudrais savoir ce qu'il y a à faire et à voir dans ces deux pays;des sites historiques, des monuments célèbres et moins célèbres, des plages, des activités intéressantes, etc. Bref, je voudrais une belle variété ce que je ne dois absolument pas manquer! Mon itinéraire n'est pas fixé alors aucune restrictions! ( si vous connaissez aussi des sites internet qui abordent le sujet, j'aimerais bien les connaître) Merci d'avance! So
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Voyage Roumanie-Bulgarie, départ le 17 août
Bonjour!

Nous partons le 17 Aout pour Bucarest, et nous souhaitons visiter les coins sympas de la Roumanie et de la bulgarie. Beaucoup de questions s´offrent à nous! Nous souhaiterions louer une voiture, est ce mieux de louer en avance sur internet? Ou les offres sur place sont elles plus interessantes? Le camping itinérant semble etre assez courant et à part les ours et les environs des grandes villes à éviter il semble assez aisé. Nous souhaitons faire de la randonnée dans les carpates et eventuellement en Bulgarie, est ce la destination idéale? Nous aimerions passer quelques jours sur une plage déserte isolée avec le moins de touristes possibles, si quelqu un connait une bonne adresse ;)...

Nous amerions profiter du folklore local et de la musique de l´est, quelqu´un aurait il une idée de festival ou rencontre musicale ?? Merci d avance!!!
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Voyage en Europe de l'Est avec InterRail
Bonjour à tous !

Je vous expose ma situation, j'ai prévu de faire un voyage en europe de l'est ( + Turquie ) avec Interrail Je vous présente déjà mon itinéraire :

Vienne -> Bratislava -> Budapest -> Zagreb -> Parce National de Plivitce -> Belgrade -> Belogradchik -> Sofia -> Istanbul

Allez et retour en avion sur une période de 20 jours.

J'ai donc plusieurs questions rapport à l'itinéraire :

- J'ai des soucis avec les temps de trajets, aucuns sites n'annonce les mêmes et ça varie énormément. Quelqu'un aurait il déjà fait Belgrade->Belogradchik et Sofia->Istanbul en Train et se rappellerait de comment ça s'était déroulé ?

-Est ce que l'itinéraire vous semble correct ?( sachant que Budapest à déjà été fait, il s'agit juste d'une escale pour un resto que j'adore et que Zagreb ne présente pas d'intérêt à mes yeux, c'est un point de chute pour le parc national). N'hésitez pas à le corriger ou à lui apporter des modifications selon votre expérience, ça m'intéresse beaucoup.

- Est ce que visiter Plivitce demande un équipement particulier ? (en dehors d'une paire de chaussures) Et surtout combien de temps cela peut prendre pour faire un tour très superficiel ?

Merci à tous pour vos renseignements qui me seront certainement très précieux.

Belle soirée !
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15 jours en Roumanie et Bulgarie
Bonjour,

J'envisage de passer 15 jours en Roumanie et voir aussi en Bulgarie (ou l'inverse). Voir peut-être de me contenter d'un seul pays.

Bref, je sais pas trop, vous avez des idées d'itinéraires en mode routard (ou avec une voiture de location) dans ce secteur ? Ce serai pour les vacances d'Avril et Mai 2014.
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Itinéraire de randonnée en Bulgarie, camping sauvage, nourriture...
Bonjour nous cherchons un itinéraire de randonnée faisable sur quelques jours sans être trop technique ou physique (5 à 6h par jours max 1000m de dénivellé par jours) et que ce ne soit pas une autoroute à touriste comme certain gr en france. Est-il possible de faire du camping sauvage sinon les refuges sont-ils cher faut-il réserver? Le ravitaillement en eau et nourriture est-il facile? A-t-on le droit d'utiliser des réchaud sur les itinéraire de rando, peut-on trouver facilement des cartouches de gaz?

Merci On peut donner des info sur l'estonie et le portugal mais rare sont les gens y allant lol...
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Itinéraire de 3 semaines en Bulgarie
Bonjour ,

Ayant lancé une discussion qui reste sans réponse depuis 4 semaines , je fais un nouvel essai .

Nous partons vendredi jusqu'au 4 Septembre avec un vol aller - retour pour Sofia. Ne conduisant pas, nous emprunterons les transports en commun.

Nous avons essayé de construire un itinéraire et avons retenu 3 possibilités . 1er itinéraire : Sofia - Koprivchtitsa - Kanzalak - Veliko Tarnovo - Rousse - Varna - Nessebar ou Sozopol ( ou les 2? ) - Plovdiv - Rhodopes? - Bansko - Melnik - monastère de Rila - Sofia.

2 ème : même parcours que le 1er , en sens inverse.

3eme : Sofia -monastère de Rila - Melnik - Bansko - Rhodopes? - Plovdiv - Koprivchtitsa - Kazanlak - Veliko Tarnovo - Rousse - Varna - Nessebar ou Sozopol ( ou les 2? ) - puis retour à Sofia , sachant que nous aurions préféré terminer par la côte en espérant qu'il y ait moins de monde fin Août - début Septembre ! Que pensez- vous de ces différents trajets pour 3 semaines et si c'est trop ambitieux, quels sont les endroits à supprimer ou à privilégier?

J'essaies de trouver des horaires de transports sur le site bgrazpisanie, mais j'ai du mal à comprendre comment fonctionne ce site . Les guides papier disent qu'il y a des bus entre sofia et Rila mais rien sur le site , je ne trouve rien non plus de Rila à Melnik . De même entre Sofia et koprivchtitsa , le site m'indique seulement des trains et rien de Koprivchtitsa à kazanlak . J'ai aussi du mal à savoir si on peut rejoindre les Rhodopes en bus depuis Bansko . Dans les endroits où il n'y a pas de transports , peut-on envisager de faire du stop ? J'aimerais également savoir s' il y a un moyen d' aller voir les 7 lacs, sans avoir à trop marcher, car je ne peux hélas pas entreprendre une longue randonnée ! Peut - on se loger facilement près du monastère de Rila sans réserver ?

En espérant avoir cette fois des infos.

Merci à tous.
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Vingt-cinq jour en Bulgarie: quel itinéraire, quel moyen et autres directives?
Bonjour à vous tous Routard, baroudeur et voyageur en tout genre !

Je prépare un voyage de 25 jours en Aout 2012. Destination : Bulgarie ! Nombre de personne : Deux français envieux de découvrir le monde ! Nous comptons faire de la randonnée sauvage et alterné de temps à autre par des nuits chez l'habitant. Et pour ça j'ai quelques question : Prendre un réchaud, bien ou pas ? Ou trouver des cartouches de gaz dans ce cas ? Ne vaut t'il mieux pas opter pour des sandwiches ou autres ? Dormir chez l'habitant, oui, mais comment et pour combien ? Et comment reconnaître les « gites » Quelle sont les règles de courtoisie dans ce cas ? Niveau sécurité, pickpocket probable ? Quel sont les lieux incontournable ? Pouvons nous y dormir ? Ou vivre la meilleur expérience en bulgarie Ps : Si ça tourne au vinaigre, puis je vendre mon ami ? (lol)😎 Je vous remercie^^
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Randonnée en partant des Rodopes en Bulgarie pour aller au Mont Athos en Grèce
Bonjour,

Je compte d'entreprendre une expédition artistique (je dessine et je prends des photos humanistes) en partant des Rodopes en Bulgarie pour aller au Mont Athos. Il faut que j'arrive à la destination prévue le 20 août le plus tard où je resterai pour une période illimitée (pas étonnant si j'entre dans un couvent).

Je ne sais pas encore d'où partir en Bulgarie (soit de Trigrad, soit de Zlatograd) ni d'où passer pour arriver au port d'Ouranopolis. Je ne sais même pas s'il soit possible de passer la frontière comme ça par la montagne vu que la Bulgarie est entrée en l'UE au même début de l'année... Puis après je pensais de passer par Kavala mais à part celle-là je n'ai aucune autre idée. N'hésitez donc pas de me conseiller un itinéraire éventuel. Je suis quitte à faire de l'auto-stop pour les distances importantes.

Sinon je me suis acheté aujourd'hui un sac de couchage S10 UD de Quechua avec TL 4 mais je me demande si ce soit la peine de prendre une tente ou au moins un abri pour me protéger de la pluie... 🤪 L'autre point qui me tracasse, c'est les chaussures de grande randonnée qui sont assez lourdes mais surtout qui m'inquiètent à cause des chaleurs estivales. 🏴‍☠️

Merci d'avance pour tous vos conseilles.
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Randonnée de dix jours en Bulgarie Rila-Pirin
Bonjour à tous,

Je vais partir dans 3 semaines avec un ami pour une randonnée de 10 jours dans le sud ouest de la Bulgarie (Rila et Pirin) et j'ai quelques questions:On compte loger dans les refuges (Hija), apparemment ils servent des repas le soir mais est-il aussi possible d'acheter de la nourriture à emporter pour midi?Doit-on emmener un sac de couchage ou les refuges fournissent ils suffisamment de couvertures?Quelle sera plus ou moins la température en montagne à cette période?On a trouvé très peu d'infos sur le Pirin donc si vous en avez je suis preneur! Pour l'instant, notre programme serait le suivant, qu'en pensez-vous? JOUR 1 Bus Sofia vers Malaovitsa MArche jusqu'à HIja Malaovitsa et dodo

JOUR 2 Marche Hija Malaovitsa jusqu'aux 7 lacs (est-ce possible en 1 jour? Combien de temps faut-il? Mon lonely planet indique environ 7h de marche) nuit dans une des hija

JOUR 3 Rando aux alentours des 7 lacs

JOUR 4 Marche des 7 lacs vers le monastère de RIla (est-ce possible en 1 jour? Combien de temps faut-il?Mon lonely planet indique environ 7h de marche) nuit au monastère

JOUR 5 Rando aux alentours du monastère (prairie de kiril, grottes) bus vers bansko

JOUR 6-7-8 Rando dans le Pirin

JOUR 9 Retour à Sofia en bus à partir de Sandanski

Merci beaucoup pour votre aide ! Gilles
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Randonnée au dessus de Rila en Bulgarie mi-août: température?
Bonjour !

Je serai de passage au monastère de Rila mi-Aout, et j'aimerais bien faire de la randonnée par là bas (entre 1 et 3 jours). Mais quel temps fait-il la bas ? J'aurai au mieux un duvet S10 de Decathlon (qui est supposé être confortable jusqu'à 10 degrés), ça risque de pas être suffisant pour dormir en montagne, si ? Y'a t-il des refuges sinon ?

Merci de vos conseils !
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Bulgarie: petites randonnées en mai
Bonjour Mes vacances bulgares approchent à grands pas et je recherche quelques conseils Quelqu'un a-t-il fait les 7 lacs en mai. question parcours pouvez vous me conseiller un itineraire pas trop dur et surtout une descente pas trop dure (il faudrait ménager la cheville suite à une entorse récente). Question temperature là haut en mai ça donne quoi ? Faut il emmener son sac de couchage ? Je pensais aller en transport en commun de Sofia à Rila (+ 7 lacs si possible) , Melnik, Sandanski Plovdiv, Veliko Tarnovo en 12 jours avant de prendre le train pour la Turquie. Avez vous des recommendations à partager ? Merci d'avance pour votre aide Wolong
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Randonnées en Bulgarie: Rila ou Pirin et Stara Planina ou Rhodopes?
Bonjour,

Nous partons 2 semaines et demies en Bulgarie cet été, et j'aurais voulu faire deux randonnées de 5 jours/6 nuits (sans guide) dans deux massifs différents, à déterminer.

Nous partirons de Sofia, puis terminerons le séjour au bord de la mer pour les deux-trois derniers jours (à l'heure actuelle je penche pour Sozopol).

Pourriez-vous me suggérer des parcours, étape par étape, qui traversent ces massifs (pas des boucles, car j'aimerais ne pas retourner sur mes pas, et faire le moins de trajets en bus d'un endroit à un autre)? A priori je pense choisir comme premier massif soit Rila soit Pirin, puis pour le deuxieme les Rhodopes occidentales ou Stara Planina. Le seul impératif est que nous puissions prendre des repas chauds dans les refuges - au moins le soir (je ne veux pas avoir a porter réchaud et provisions) - et si possible éviter également de prendre nos sacs de couchage avec nous.

Sinon, je serais preneur également d'infos sur les ressources qui pourraient nous aider à choisir un itinéraire.

Merci d'avance.
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Circuit Roumanie - Bulgarie en aout 2016
Bonjour à tous,

Je m'apprête à découvrir la Roumanie, et peut être un peu le nord de la Bulgarie, si le temps me le permet.

J'ai au total 4 semaines, mais finalement c'est encore peu, semblerait-il. Je prévois d'aterrir à Cluj Napoca et louer une voiture.

Le road trip irait comme suit: 1 jour Cluj-Napoca 4 jours Maramures. Avec une base au village typique de Breb, on explore Serb, Budest, Sapanta, Sighetu Marmatiei, Ieud et le col de Prislop (éventuellement petite randonnée) 1 jour Pietra Fantanele en dormant au chateau Dracula 3 jours SIghisoara et alentours: Targu Mures, Valeni, Gornesti, Praid, Saschiz, Viscri 1 jour Brasov 1 jour Sibiu 1 jour Transfagarasan la route de montagne + Zarnesti (orphelinat pour ours) 2 jours Bucarest 4 jours au delta Danube (pas sur d'où prendre l'excursion: Letea, Crisan, ou Sfantu Georghe?) 2 jours Vama Veche 7 jours Nesebar 1 jour Plovdiv retour par Sofia

Que pensez vous de cet itinéraire?

Les inconnues: je ne sais pas s'il est possible de prendre une location à Cluj-Napoca et abandonner à Sofia. Sinon on abandonnera à Constanta et on prendra les transports publics pour la Bulgarie.
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Feedback on our summer trip to Bulgaria
Hi there,

This summer, we’re heading to Bulgaria as a family (2 adults and 2 kids aged 15 and 12). Our flights and rental car are already booked, and our accommodations are pre-reserved (cancellable). Just so you know, we prefer nature over cities for our vacations.

I’d love your thoughts on our itinerary—specifically, any interesting sites, hikes, or nature activities you’d recommend. - Day 1: Arrival in Sofia at 11 PM - Day 2: Sofia - Day 3: Drive to Veliko Tarnovo, overnight there - Day 4: Drive to the Black Sea (we were supposed to go to Varna, but our booking was canceled) - Days 5–8: We were planning to stay in Varna and visit Balchik and Nesebar. But since our accommodation fell through, we’re wondering if we should spend only 2 nights in Varna and 3 in Nesebar instead. What do you think? - Day 9: Drive to Sinemorets - Days 10–11: Sinemorets, Strandja (3 nights in Sinemorets) - Days 12–13: Plovdiv - Days 14–16: Rhodopes, staying in Yagodina for 3 nights - Day 17: Melnik - Days 18–20: Bansko (Bansko Jazz Fest, hikes) - Day 21: Rila Monastery, then overnight in Sapareva Banya - Day 22: Seven Rila Lakes hike - Day 23: Return to Sofia and fly home

Does this route feel balanced, or too rushed? What do you think are the must-see spots along the way?

Thanks! PM
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Route pour passer à la frontière Bulgarie-Grèce?
Bonjour,

Je regarde les cartes (les vieilles cartes que j'ai à disposition, pas moyen de trouver une carte récente de la Bulgarie en Italie 🤪) et elles me donnent des infos contradictoires : une route apparaît sur l'une (apparemment la frontière est fermée, mais comme la carte a 30 ans...), là où l'autre ne montre que les Rodopes vierges.

Donc question : Existe-il une route Moncilgrad (bg)-Komotini (gr) ? Où les deux seuls postes pour passer d'un pays à l'autre sont-ils celui de Kulata et de Svilengrad ?

Catherine
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Préparation d'un voyage de deux semaines en Bulgarie
Bonjour,

A la recherche d'une destination pendant cette période très particulière de crise du Covid-19, mon choix s'est arrêté sur la Bulgarie. Départ le 25 juillet et retour en toute fin de journée le 9 août, soit 15 jours au total. Seule et en transport en commun.

J'envisage pour l'instant un parcours assez classique. Exploration de la région au sud de Sofia (Rila, Melnik, ...) puis remontée vers Plovdiv, Veliko Tarnovo et retour à Sofia. Mon objectif est de trouver quelques lieux où me poser et explorer les environs. Je ne suis intéressée par les églises, monastères, etc.. que s'ils se trouvent dans des environnements qui ont eux aussi un intérêt. Et je voudrais faire de belles balades, mais rien de trop difficile...

Mes questions : 1) la principale concerne la région au sud de Sofia (Pirin, Rhodopes, ...). Je n'arrive pas à me projeter dans un itinéraire qui fasse du sens. Je voudrais visiter Rila, bien sûr, mais aussi peut-être Melnik ainsi que les 7 lacs à partir du télé-siège à proximité de Panichishte. Où me poser ? Où loger pour visiter Rila ? Des villages sympas où se poser ?

2) quid également d'autres villages particulièrement sympas sur cette "diagonale" ?

3) je suis surtout habituée de voyager dans des pays (Asie, Afrique, Amérique Latine) où je ne me pose jamais trop de questions sur les transports. Une majorité de la population n'étant pas motorisée, il est toujours possible de trouver un moyen de transport (minibus, camion, moto, stop, taxi partagé ou individuel pas trop cher...) pour aller un peu partout. Est-ce que ce sera également le cas en Bulgarie, au-delà des bus ou trains dont il est fait mention dans les guides ???

4) Je n'ai pas prévu de réserver mes hébergements à l'avance. Particulièrement en cette période de Covid, je ne crois pas que cela posera un problème. Ok à cette période de l'année ?

5) Et une dernière question plus ouverte : si vous avez des hébergements, en particulier à la campagne, que vous auriez particulièrement apprécié, je suis à votre écoute. Je serais particulièrement heureuse de me dénicher une jolie petite pension avec deux arbres où accrocher mon hamac... 🙂

Bon voyage à toutes et tous...
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Improvisation Nomade (3) (Roumanie-Bulgarie)
Oradea

La nuit tombe. Le conducteur veut nous déposer en banlieue. C’est la zone. Les vieux immeubles de l’époque communiste s’effondrent de toute leur façade en laissant apparaître, derrière les fenêtres cassées, les ferrailles rouillées et les vieux tuyaux de gaz déchirés et béants, l’intérieur des appartements. Les enfants sont pieds nus et sales dans les rues en terre battue, ils jouent à se lancer des cailloux et à snifer de la colle. C’est dégueulasse, on se croirait dans un pays en guerre. On demande au chauffeur de nous déposer en ville pour changer un peu de monnaie. Ça l’intéresse. Ensuite, taxi pour trouver un hôtel. Evidemment, comme on ne connaît rien ni personne, que c’est le soir et qu’on n’a pas envie de dormir dehors cette nuit, on raque 20 € chacun pour les chambres. Dire que dehors, ils n’ont pas un rond et qu’on se paye une chambre à 15 millions de lei, la monnaie roumaine. Enfin, rien que pour une douche, je donnerais n’importe quoi ! Dans la soirée, pour joindre le centre ville, nous arpentons les rues. Des maisons écroulées abritent des familles entières avec les animaux et toute leur crasse. Elles sont chauffées aux pneus. Sur les trottoirs, des feux brûlent dans des grands bidons autour desquels tournent quelques sans-abri déguenillés et des chiens agressifs qui crèvent la dalle. C’est le Bronx ! Le lendemain, à la gare, nous cherchons un train pour la prochaine ville à une centaine de kilomètres. Mais le réseau ferroviaire roumain est limité. Très limité. Deux trains dans la journée et pas un dans cette direction. Beaucoup de clochards et des gars qui se battent pour nous emmener dans leur voiture privée. Après négociation, on en choisit un pour 10 € chacun. On ne sait pas encore que les salaires avoisinent 100 € en Roumanie et surtout que tout le monde fait du stop à la sortie des villes pour partager l’essence. Premier pays pauvre. On ne connaît rien. Normal qu’on se fasse avoir. Il faut apprendre. Le rapport avec l’argent n’est plus le même. Le niveau de vie dans cette région a beaucoup diminué par rapport à la Hongrie. Il n’y a qu’à regarder les voitures pourries quand ce ne sont pas des charrettes tirées par des chevaux, les villages sans route goudronnée où grouillent des oies, des cochons et des chevaux en liberté, sur la route unique, pleine de nids de poules, qui relie des villes de plus de cent mille habitants ! Arad

Nous avions rencontré avant notre départ Sorin, un jeune Roumain qui faisait ses études à Poitiers. En arrivant à Arad, nous allons directement voir sa famille à qui il avait parlé de nous. Sa mère, ensuite, nous emmène dans un appartement qui sera le nôtre pendant quelque temps. Enfin, elle nous présente à des étudiants qui nous feront faire le tour de la ville. Après avoir installé nos affaires dans ce petit chez nous, avoir pris notre douche, s’être étendus un instant sur notre lit et avoir fermé la porte de l’appartement. Toutes ces futilités qui ont maintenant de l’importance. Nous allons visiter la ville avec nos nouveaux amis. Très vite, l’échange est enrichissant. Nous parlons toute la journée et une partie de la nuit de la Roumanie et de la France. Les étudiants roumains parlent bien anglais. Beaucoup mieux que moi. Le soir, j’ai la tête comme serrée dans un étau, à force de me concentrer pour ne rien perdre de ce qu’ils nous expliquent et la nuit je rêve en anglais. D’ailleurs, je suis bien meilleur anglophone la nuit… Eux parlent très bien l’anglais pour plusieurs raisons. D’abord les films à la télé sont en anglais sous-titrés en roumain car il n’y a pas assez d’argent pour les doubler comme en France. Ensuite, parce qu’ils sont hyper motivés pour réussir. Et réussir aujourd’hui en Roumanie, ça veut dire quitter le pays et donc parler anglais. Le niveau de vie de nos amis et de la population de la ville est très modeste. La maman de Sorin, professeur de biologie à quelques années de la retraite, gagne 150 € par mois. La vie est dure. Alors que nous, petits Français, nous avons la chance de pouvoir voyager. Ici, il faut jardiner pour manger et faire des conserves pour l’hiver. Garder ses chaussures trouées et acheter une voiture à plusieurs familles. Les jeunes, les étudiants qu’on a rencontrés, ont l’espoir de partir travailler en Europe ou d’aller aux Etats Unis pour s’enrichir. Ils sont ambitieux et motivés mais ne trouvent pas de travail en Roumanie qui tarde à se développer. Il y a bien le chantier d’une zone industrielle autour de la ville mais il n’avance pas. Les fonds européens sont bloqués pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il réduise la corruption. Les entreprises internationales n’investissent pas tant que le pays n’est pas stable. Il n’y a pas de travail à Arad. Seulement des petits commerces. Pourtant, la main d’œuvre est qualifiée et elle ne demande pas grand-chose. Par exemple, un entrepreneur allemand basé à Timisoara, une ville proche que l’on aura l’occasion de visiter, assure la sous-traitance de pièces automobiles et emploie un millier de salariés qu’il paie 200 € par mois. Je vous laisse imaginer la marge que la société se fait en vendant ses pièces en Allemagne. Et si ça marche, je ne comprends pas pourquoi d’autres entrepreneurs n’en font pas autant. Même si les gens sont sous-payés par rapport au niveau européen, même si ce sont les entrepreneurs et les investisseurs qui prennent le plus d’argent, les emplois existent. Les salaires sont payés et les employés ont ainsi un pouvoir d’achat qui permet de faire tourner de l’argent dans le pays. Une ville comme Arad possède des milliers de personnes qui ne demandent qu’à travailler. Seuls, comme souvent dans les pays où la corruption domine, quelques riches équilibrent la balance au volant de leur imposante voiture, en traînant leur vieillesse au bras de jeunes et magnifiques roumaines, le long des vitrines de prêt-à-porter italien. J’espère retourner un jour en Roumanie. Voir comment ça aura évolué. Avec l’ambition et la capacité que j’ai pressenties, ce pays comptera bientôt dans le marché économique européen. Son niveau de vie ne peut qu’augmenter. C’est le moment d’investir là-bas ou d’y passer des vacances et ainsi de dynamiser le tourisme. C’est un joli pays avec des paysages variés et montagneux où les gens sont gais et généreux malgré leur pauvreté. Un pays qui se relève difficilement de la catastrophique politique intérieure de Ceausescu qui les a trompés pendant trente ans. Mais les Roumains sont opportunistes. Ils l’ont prouvé au fil des siècles en négociant leur indépendance dans des contextes géopolitiques qui les ont couverts de drapeaux austro-hongrois, ottomans et soviétiques sans pour autant leur faire perdre leur originalité. Ils seront toujours plus latins que slaves ou russes, des pays qui pourtant les entourent. Leur langue chante comme les cigales de la Méditerranée, ils roulent les « r » à l’espagnole et finissent en « i » avec le pincement de doigts à l’italienne. La Roumanie a même été considérée comme un pays francophone avant la deuxième guerre, au moment où la France était encore une étoile culturelle incontournable. Aussi, si vous voulez avoir la chance de voir naître une cathédrale aujourd’hui, alors que nos églises sont à l’abandon, c’est en Roumanie qu’il faut se rendre. Depuis la fin du régime totalitaire de Ceausescu qui détruisait les lieux de cultes et même les lieux historiques en général, les Roumains ont retrouvé la foi trop longtemps étouffée. Les églises orthodoxes aux reflets byzantins, volant sur des tapis orientaux et mêlées aux architectures baroques, sont des petits joyaux… Les tsiganes

Paumés dans la campagne d’une vallée de Transylvanie du côté de Deva, nous tentons de nous rendre dans un village aux pieds des Carpates Méridionales pour rejoindre un Roumain randonneur et francophone, rencontré sur Internet. Une camionnette s’arrête. Barbus, sales, costauds, silencieux, quatre Roms nous ouvrent leur portière… Des Roms ! Horreur, malheur… Ne pas les confondre avec les Roumains qui sont les habitants de la Roumanie. Les Roms comme les populations que l’on nomme diversement – Gitans, Tsiganes, Romanichels, Gypsies – mais qui se désignent eux-mêmes par d’autres noms (Sinti, Manouches, Calé), et que l’on rencontre dans tous les pays d’Europe, sont partis du nord-ouest de l’Inde il y a un millier d’années et ont déferlé en vagues successives sur l’Europe à partir du XIVe. En Roumanie, ils sont nombreux et se sont, pour la plupart, sédentarisés bien qu’ils ne soient pas intégrés à la population. Ils ont gardé leur langue et leur culture et sont reconnaissables à leur faciès indo-européen. Des villages sont partagés entre les deux populations souvent hostiles. Même les jeunes étudiants rencontrés à Arad ont horreur des Roms. C’est le sujet tabou. Ils les traitent de voleurs de poules comme nous faisons avec les manouches, et les rendent responsables de la misère commune. Bref, on nous disait de faire attention à eux, que c’étaient même des assassins et nous n’avons jamais osé aller dans leurs quartiers. Pourtant, moi je les aime bien les tsiganes, j’adore leur musique, leur liberté et les films de Kusturika. Mais là, on n’est pas dans un film… Ce n’est pas très détendu dans le camion... Les paysages de la campagne roumaine défilent. Petites parcelles agencées et travaillées à la bêche par des personnes âgées habillées à la mode du début du siècle. Pas de tracteur, ni de moissonneuse batteuse. Des chevaux tirent encore les charrues pour retourner la terre. Le foin est entassé en bottes de cinq mètres de haut, en épis. Tous les animaux de la basse-cour traînent en liberté le long de la route, dans les jardins et les maisons. La campagne profonde telle qu’elle était en France à la naissance de mes parents peut-être ou de mes grands-parents… J’allume ma cigarette dans la courbe d’un virage ponctué de bosses et brûle par mégarde le bras nu d’un des gars. Ce gros monsieur me regarde de travers. - Merde, désolé, je dis. Mais je ne me sens pas du tout à l’aise d’un coup. Un autre d’entre eux demande : « Francès ? » Eh oui ! Qu’on dit, des vrais Français de France. Il n’y en a sans doute pas beaucoup dans le coin et quand il nous demande ce qu’on fout là, bah ! on se promène, on avait rien à faire chez nous alors on est allé voir comment ça se passait du côté de chez vous. Ça a l’air de lui plaire. D’un seul coup, l’atmosphère se détend et le monsieur à la moustache range ses gros yeux méchants. Puis, comme le courant est passé, comme nous parlons un peu, ils nous sortent le bon vieil album de la musique du film de Chat noir Chat blanc et voilà que tous se mettent à chanter dans la camionnette jusqu’à notre arrivée. Pour finir, ils refusent notre participation pour l’essence et nous souhaitent bon voyage dans leur pays avant de s’en aller en continuant de chanter ! Vive la musique ! Vive la France ! Bucova

Tout d’abord, on est bien comme des cons dans ce bled de quelques centaines d’habitants où la personne que nous devions rencontrer ne se trouve pas. On aurait dû l’appeler avant. C’est ça les surprises. Ça ne marche pas toujours. Sa maison, enfin celle de ses parents, absents aussi, est superbe, en bois, fleurie du jardin jusqu’aux balcons, de grands géraniums. Une pergola sur la terrasse est recouverte de raisins mûrs. Autour, l’odeur de melons, de foin fraîchement coupé et la campagne roumaine scindée de torrents encore agités et frais de la randonnée en montagne qu’ils viennent d’effectuer derrière le village. Cette partie de la Roumanie est encore vraiment naturelle. Beaucoup de forêts, de montagnes et de verdure. Enfin, cela ne nous avance pas. On essaie de demander à une gentille mamie tout édentée qui fauche son foin tout près des infos sur la famille. Malheureusement, on ne comprend rien. Elle parle un vieux patois incompréhensible et comme toutes les personnes qui ne sont pas habituées à rencontrer des étrangers, quand on la fait répéter, au lieu d’articuler, elle parle seulement plus fort, exaspérée que nous ne comprenions rien. Le cochon, heureux de la visite, court autour de nous en poussant des grognements, comme des moqueries, ce qui rend la scène cocasse et désespérée. Alors on attend là. On est bien. On peut planter la tente ce soir et repartir demain. Mais un peu plus tard, comme la nouvelle a couru dans le village que des sacs à dos étrangers avaient atterri dans un jardin, des jeunes viennent nous rendre visite. Puis ils nous demandent de les suivre. On ne sait pas où mais on prend nos sacs et on suit, accompagnés de tous les enfants et des chiens. La mamie s’agite pour nous dire au revoir. Après une petite promenade dans les chemins en herbe qui séparent les maisons du village, on nous fait attendre devant l’une d’elles… Un autre jeune homme arrive et dit en français : « Bonjour, je m’appelle Christi. Voici ma maison et ma famille. Nous aimerions que vous nous fassiez l’honneur de demeurer chez nous ce soir en attendant que la famille Tomici revienne pour vous accueillir. Pourriez-vous me dire vos noms pour faire plus ample connaissance ?… » Et voilà comment nous sommes arrivés dans la petite famille Abulescu. Une famille géniale. On nous présente tout le monde, la maison, notre chambre avec une simplicité et des égards signes de la plus parfaite hospitalité. Ensuite, tout l’après-midi, le petit jeune se révèle être un parfait connaisseur de son pays et de sa culture, nous en expose les problèmes actuels, son histoire et sa politique. Je suis certain que je n’aurais pas pu en faire autant à son âge et peut-être même aujourd’hui. Pour excuser son érudition, il nous dit simplement qu’il n’aime pas les travaux manuels, ni traîner avec les jeunes de son âge qui se moquent de lui, mais préfère étudier. Il nous pose à son tour des questions sur notre périple, sur ce que nous avons déjà vu et sur la suite. Sa maman, pendant ce temps, nous prépare des petites collations délicieuses. Trois bébés chiens courent entre nos pattes, les oies, les canards, les poulets, tous les animaux sont avec nous autour de la petite table du jardin. Et c’est l’heure de l’apéro. On va goûter les différentes distillations de la tsuica. Une petite prune bien de chez eux. Christi continue de tout nous expliquer : « Celle-ci est la première distillation, elle fait 27 degrés, la deuxième fait 45 et la troisième je ne sais pas mais encore plus. J’ai goûté une fois et depuis je ne bois plus d’alcool ! » On tourne donc à la prune tout le repas, on rit beaucoup, il y en a cinquante litres dans le garage, c’est avec ça que les gens se paient souvent dans les villages. Vraiment une agréable journée et une soirée comme on ne les oublie pas. Le lendemain matin, ils sortent la voiture familiale et s’apprêtent à partir. Et qu’est-ce qu’on fait, nous ? « Pas de problème, vous restez là, on a une course urgente à faire mais on revient ce soir. Si pouviez rentrer les canards avant la nuit, ce serait parfait. Bonne journée. » Le soir venu, on s’organise pour rentrer les canards. Un de nous attend devant la porte pour l’ouvrir pendant que l’autre pousse gentiment les bestioles du bâton. Jusqu’ici tout va bien, ils connaissent la route. Seulement quand on ouvre la porte pour qu’ils rentrent, cinquante poulets foutent le camp dans le jardin ! On fait comment maintenant ? Une heure pour courir après ces sales bêtes, les choper à la main et les balancer une par une dans leur enclos. Très peu de temps après, la famille revient : « Alors tout s’est bien passé ? » « Oh oui, on répond, aucun problème… » Quitter la Roumanie.

Nous hésitons entre le train et le stop pour rejoindre la Bulgarie. En train, nous devons passer par Bucarest, ce qui fait un détour de 800 km. En stop, il faut rejoindre Calafat pour traverser le Danube avec un bateau. Finalement, nous faisons du stop. Le vent souffle ce matin sur le boulevard qui traverse la ville de Carensebes en direction de Brobeta-Turnu-Severin. Il fait froid. Nous avons marqué SOFIA sur notre petite pancarte mais les camions bulgares ne daignent pas s’arrêter. Écrire en cyrillique, l’alphabet bulgare, nous aurait peut être aidés mais nous n’en sommes pas encore capables. Alors nous attendons et le temps passe. Je pense à tante Ana, la vieille dame qui nous a accueillis chez elle ces derniers jours. Quand nous lui avons dit au revoir ce matin, elle s’est mise à pleurer et à prier pour nous. Elle était vraiment gentille. Nous sommes arrivés chez elle avec Christi après avoir quitté le village où nous n’avons jamais eu de nouvelles des gens que nous étions venus rencontrer. Christi loge, pendant ses études, dans un petit appartement au fond du jardin de tante Ana et nous avons squatté quelques jours chez lui le temps de visiter la ville et d’apprendre quelques recettes roumaines. Un matin, les nerfs de mon cou se sont bloqués comme cela m’arrive parfois. Tante Ana m’a sorti de ses placards un remède de grand-mère à base de plantes. Des douleurs comme celles-ci peuvent me faire souffrir plusieurs jours même sous traitement médical. J’acceptai le massage sans illusion. Elle me soigna en quelques heures… Deux heures que nous attendons. Il est dix heures maintenant. Ça ne valait pas le coup de se lever tôt ce matin pour se cailler en attendant dans le froid. Impatientés, nous marchons vers la gare. Le prochain train est à 14 h 50 : dans quatre heures. À 11 h, il y a un bus pour Craiova mais il ne passe pas. C’est courant. Des jeunes traversent la route comme des zombies, le nez dans leur sac de colle. Bientôt le soleil arrive et nous reprenons le stop. Enfin, vers midi, une camionnette s’arrête. Le conducteur, Ion, est instituteur. Il bredouille un peu de français, l’ayant appris à l’école trente ans auparavant. Ses souvenirs reviennent progressivement. Nous longeons la frontière serbe sur le Danube et passons les fameuses « portes de fer », formant un barrage immense. Le film Chat noir chat blanc, réalisé par Emir Kusturika et dont j’évoquais les souvenirs tsiganes, a été tourné quelque part dans ces contrées. Les décors sont bien les mêmes et avec la camionnette du monsieur qui roule entre 50 et 70 km/h, nous avons le temps de les admirer. Enfin nous atteignons la porte orientale des Carpates avant de redescendre dans les plaines du sud. Ion nous dépose en banlieue d’une ville. À peine sommes-nous descendus du camion que des gens nous sautent dessus. Ils veulent tous nous emmener. Nous sommes à un croisement important au milieu des immeubles. Un mec plus louche que les autres nous colle aux basques en insistant méchamment. Des tsiganes nous parlent de je ne sais quoi, nous proposent des trucs à acheter. Derrière nous, je remarque une voiture immatriculée en France avec deux personnes penchées sur le moteur qui viennent bientôt pour nous parler. L’un d’eux connaît quelques mots de français et nous propose lui aussi de nous emmener, puis se met à siffler en direction des grands immeubles. Avec Daoud, on se regarde. Ça craint un peu dans le coin. Faut qu’on s’arrache de là… Cependant, une jolie jeune femme arrive qui parle parfaitement français. C’est la femme du monsieur à la voiture française. La confiance nous revient aussitôt. Les sacs sont mis dans le coffre pendant que nous montons boire le café dans leur appartement. Sur le sofa, nous regardons les photos d’un pays que nous connaissons bien : la France. Le couple nous explique sa situation. Le monsieur est parti une première fois trouver du boulot en France. Il a réussi et a ramené beaucoup d’argent. Quelques centaines d’euros. Depuis, ils partent tous les deux, laissant leur petite fille à la famille, et travaillent en France sans être déclarés, sans sécurité sociale et payés une misère. La maman, Lucia, œuvre dans un restaurant et le papa dans le bâtiment. Ils dorment souvent dans leur voiture, hiver, soir de Noël et du réveillon compris. Enfin, tous les trois mois, ils reviennent au pays voir leur fille, et surtout faute de contrat de travail. Chaque fois, les billets sont distribués à la frontière roumaine pour les douaniers. Trois ans que ça dure. Ils aiment la France et même si on leur dit qu’ils sont exploités, pour eux, c’est toujours mieux comme ça. Lucia nous prépare notre dîner du soir et nous partons dans la 405, à fond sur les routes pourries, avant d’être déposés à 50 km environ de la frontière, dans un village paumé. C’est le soir. Il pleut. Pas de voiture. Nous pouvons aller frapper chez quelqu’un, sûr qu’il nous accueillerait mais au loin des phares se dessinent. Espérons. La voiture en passant à notre hauteur pile et dérape. Au début, nous sommes contents, ce sont des jeunes, ambiance hip hop, l’un d’eux parle un peu espagnol. Puis, bien vite, on déchante : ils boivent des bières et sont excités comme si, en un instant, ils venaient d’avoir une idée lumineuse pour gagner de l’argent… À Calafat, petite ville portuaire du Danube et frontalière avec la Bulgarie, une bande de tsiganes rapplique en courant. Les sacs, apparus dans le coffre maintenant ouvert, sont le sujet d’une discussion, entre eux, qui s’anime. On ne comprend pas bien mais l’ambiance est aux négociations. Les tsiganes veulent acheter nos sacs aux Roumains. C’est non, apparemment. Le coffre se ferme et nous remontons dans la voiture qui démarre en trombe… Mieux vaut s’expliquer avec trois Roumains qu’avec dix tsiganes. Mais on ne nous a pas demandé notre avis de toute façon. Et puis, même s’ils ne s’entendent pas entre eux, les voleurs, j’en suis sûr, font exception pour les mauvais coups. Il faut trouver ce quai, cette putain de frontière. Ensuite, les lâcher. Leur plan, aux Roumains, est simple : ils veulent nous taper le maximum de tune pour payer le trajet. L’équivalent de 10 € en monnaie roumaine : 25 millions de lei. Mais ils rêvent. Le petit jeu de la négociation s’apprend vite et on ne nous a plus aussi facilement. Ils obtiendront quand même 5 € en tout, avant de disparaître. Il nous reste juste assez de monnaie roumaine pour payer le bateau. Espérons que les douaniers n’essaieront pas, eux aussi, de récupérer de l’argent sur notre dos. Capables de nous garder, de nous poser des problèmes si on ne crache pas les tunes ? Se débarrasser de bandits pour en trouver d’autres. Depuis peu, débutent les relations avides de populations démunies envers les touristes aisés que nous sommes. Le bateau accoste dans une heure. Voilà plusieurs heures qu’il fait nuit déjà et il pleut toujours. Peu de gens sur le quai, des douaniers autour des camions et quelques petits trafiquants qui se rendent en Bulgarie avec du tabac et reviennent avec de l’alcool. Assis sur notre sac comme au théâtre, nous admirons discrètement la contrebande qui s’exerce, les douaniers soudoyés et les chauffeurs complices. Chacun fait son petit business et le monde tourne. Le bateau accoste. Dans la cabine, les gars s’esclaffent devant les images pornos de leur téléphone portable en crachant la tsuica. Daoud, debout sur la proue, dans les phares tournoyants, se laisse bercer par les plis du Danube, nous emportant à travers une frontière immense et naturelle, entre deux pays, aux confins de l’Europe continentale. Quitter la Roumanie et le contact imprévu mais souvent sincère de ses habitants ne nous laisse pas insensible… Côté bulgare, trois fois, quatre fois, on nous demande nos passeports. Les imperméables longs et noirs des policiers où coule la pluie, leur langue incompréhensible et brutale, les chiens, toute une atmosphère qui me rappelle les films avec la Gestapo. Tampons, fouille du sac, questions en anglais cyrillique et nous sommes libres. Nous avons passé la frontière. La frontière bulgare. Tant de personnes nous ont parlé de cette frontière. Un ami bulgare, en France, nous a dit : « Ne passez pas à Calafat, et surtout pas la nuit… » Vidin, la ville la plus proche, est à 5 km. Il pleut à verse. Forcément, un mec est là. Il attendait des clients et propose de nous emmener pour 5 €. Ça continue… Impossible de négocier, étrangers sous la pluie et au milieu de la nuit, avec ce gars qu’aucune concurrence ne bouscule. En ville, nous retirons de l’argent pour le lui donner et nous offrir une nuit d’hôtel. En Roumanie, nous n’avons payé qu’une seule nuit pendant notre séjour… Après la toilette, nous allons faire un tour en ville. J’ai hâte de voir à quoi ressemble ce pays. Un bar ouvert. Première chose : « Passeports ! » En allemand, ça fait bizarre. Les gens sont méfiants, Vidin est l’un des trois passages entre la Roumanie et la Bulgarie. Les deux populations se craignent et se haïssent historiquement. Bandits, voleurs, des deux côtés, ils se renvoient la balle. Dans le bar, l’ambiance est froide. Le temps de boire un coca et on repart. Il n’y a rien à fêter ici… Mais en France, ce soir, c’est l’anniversaire de l’amie de Daoud. Soudain nostalgiques, nous voulons entendre des gens parler français. Nous allumons la télé de l’hôtel. Jean Reno et Juliette Binoche essaient de nous faire rire dans un film gnangnan et romantique. Pendant un match de kick boxing, on finit par s’endormir. En me retournant dans mon sommeil, je donne un grand coup de tête dans la table de nuit. L’arcade éclate et pisse le sang. Me rendors K.O avec du papier cul sur la gueule. Pas stressé le gars… Les squatteurs.

Fin septembre, nous sommes à Sofia, capitale de la Bulgarie. Nous avons de nombreux contacts ici. Nous appelons d’abord Jean-Claude, un retraité rencontré sur Internet quand nous préparions le voyage. Un taxi nous emmène chez lui dans la banlieue ouest de la ville. La semaine suivante, nous squattons chez Vincent, un professeur de philo du lycée français Victor-Hugo. Il a un joli appartement dans un quartier chic de Sofia et les avantages de la vie d’un expatrié avec le salaire français dans un pays où l’on gagne rarement plus de 300 €… La journée, nous parcourons la ville pour trouver un hébergement durable. L’automne est gris à Sofia et nous voulons laisser l’hiver dehors. Mais les hôtels sont chers, la collocation avec des étudiants ne se concrétise pas et il est impossible de louer un appartement seulement pour quelques mois. L’hiver se fait déjà sentir. La neige apparaît sur le mont Vitosha qui domine la ville. Les nippes disparaissent des poubelles une à une. Le tour d’Europe contenait un hiver que nous avions prévu de passer ici mais Sofia ne veut pas de nous. Enfin, dans un petit restaurant Kebab, Charlie, un Algérien que nous rencontrons par hasard, se dépatouille pour nous trouver une chambre chez une mamie, mam Rumi, dans les quartiers nord et pauvres de la ville où il loge lui aussi. Trente euros par mois pour deux personnes, parfait pour nous, même si nos amis expatriés n’osent pas mettre les pieds dans ce quartier, rue Hadzikonstantinov. Pas la peine de retenir le nom, suivre le bus N°85… Immeubles pourris et insalubres, mais on ne sent pas d’insécurité ici plus que dans la ville. Le soir, le bar des vieux alcooliques du coin, sous l’immeuble, nous accueille avec Charlie pour boire quelques kamenisa, la bière locale. Mais ça ne dure qu’un temps. Au bout d’une semaine, mam Rumi nous met dehors. Juste avant que nos amies respectives ne nous rejoignent. Paraît qu’on prend trop de douches. Mais surtout, la vieille a assez d’argent pour tenir deux mois avec les quelques euros qu’on lui a donnés... Charlie, désolé pour nous, garde nos sacs dans sa chambre pendant que nous allons à Bansko, au sud du pays, près de la frontière avec la Grèce, pour des petites vacances avec nos louloutes dans un chalet de montagne. Adios loquita mia.

Il est minuit, la pluie fouette les vitres. Elle lave mon âme de ses ambiguïtés, de la solitude qui s’y est glissée dans ce lit d’hôtel où les cris de nos ébats chantent encore, où la moiteur dissipée a laissé la place à un froid glacial et pénétrant. Comme la tendresse peut manquer à un homme quand, dans son cœur, elle a planté ses griffes ! Comme les souvenirs encore tièdes dansent devant nos yeux comme des papillons ! Comme tu es partie si vite et me laisses seul avec ce destin qui s’enfuit en te lâchant la main ! Une main pourtant si douce… Sofia.

Tout le monde s’est partagé les bancs sur la place de la mosquée et profite des derniers rayons doux du soleil d’automne. Les jeunes amoureux se lèchent la lippe, les vieux complotent avec leurs pigeons et les dernières jupettes des jolies Bulgares dansent sur leurs hanches en traversant la place ponctuée de temps en temps par une nuée de Japonais et un tramway grinçant. Là-haut, le mont Vitosha est désormais revêtu de neige. Dans les rues pavées et défoncées du centre ville, les Champs Elysées bulgares, les voitures pourries – sauf celles de la mafia – perdent leurs essieux dans des parterres de mauvaises herbes et de détritus. Sur les innombrables terrasses, la Kamenista coule à flot. Au coin des rues, les vendeurs à la sauvette se mêlent aux tziganes nostalgiques qui pleurent la fin de l’été. Sur le marché des Femmes, les saveurs orientales se laissent savourer. Place des journalistes, des joueurs, fous d’échecs, perdent leur monnaie, cachés derrière les fontaines des nus. Boulevard Marija Luiza, nos nuits d’ivresse se succèdent dans les bars bondés de brûlantes Bulgares dans une musique délirante – une des seules en Europe qui ait su marier instruments traditionnels et rythme moderne percutant –- avant de retrouver les putes et les travestis rentrant au quartier eux aussi. Sofia, de bons souvenirs, vraiment, mais Sofia, … Je me lasse déjà de toi !

Dernière soirée dans la capitale bulgare. Nous sommes dans la chambre de Charlie. Ce mec est vraiment trop généreux, simple et tout plein d’humilité. Avec sa guitare désaccordée et sa voie de lover, il nous interprète ses petites chansons à lui, puis celles qu’il aime de Matoub Lounes, son idole, et quelques-unes d’Idir. Ça fait du bien. On a bu quelques bières et on l’écoute maintenant dans ses grands discours. « La vérité, il dit tout le temps, la vérité, les Bulgares, c’est des bâtards. Ils te piqueraient le moindre leva. Ils parlent que de voitures, d’argent, de foot et passent leur temps à boire. Ils ne sont pas intelligents. Les femmes bulgares sont belles, moi j’ai été marié avec l’une d’elles, elle m’a donné une fille, mais c’est des ingrates. La vérité, elles te laissent au bout de la rue dès qu’elles trouvent plus d’argent ailleurs… À la vérité, je suis mieux ici qu’en Algérie. Ici, je vais faire mon projet : un restaurant kebab à moi, au bord de la mer. La vérité, en Algérie, tu végètes, tu ne peux rien faire. Moi, je suis kabyle. La vérité, les Arabes, c’est des bâtards. J’aimais la politique en Algérie mais le FIS ou l’armée, c’est les mêmes, c’est des bâtards, ils gâchent tout. La vérité, moi j’aime la politique. Ici, je ne vote même pas : c’est des bâtards, ils sont tous corrompus, la vérité, c’est la mafia ici, t’as vu… Maintenant les affaires d’Algérie ne m’intéressent plus. La seule chose que je fais, c’est le ramadan pour mon père. Parce que je n’ai pas pu aller à son enterrement. Je le fais pour lui. Pour sa mémoire. La vérité, il n’y a qu’un dieu pour tous, chrétiens, juifs ou musulmans. Car ils ont tous des femmes et des enfants. C’est tous les mêmes. Pourquoi ils ont mis une bombe en Amérique ? Pourquoi ? La vérité, les Arabes ne les laisseront jamais tranquille. Et moi, je suis à Sofia, pourquoi ? La vérité, je fais des kebabs, c’est le destin, je ne sais pas, drôle de chose que le destin… » Adieu Charlie. Un autre voyage.

Le bus franchit des montagnes, des villes inconnues et des paysages toujours différents. Jusqu’ici nous avons eu des repères, nous avions préparé notre arrivée, nous avions des gens qui nous attendaient. Maintenant, nous sommes seuls. Jusqu’ici nous avons suivi à peu près un programme dans l’espace et dans le temps. Nous sommes seuls avec l’hiver. Nous pensions rester cachés en Bulgarie en attendant les beaux jours. Nous avions imaginé faire venir nos amies pour la nouvelle année. Avoir un petit chez nous avec du feu dans la cheminée. Et même, nous avions imaginé travailler. Finalement, tout ça, c’étaient des conneries. Nous ne restons pas à Sofia. Nous n’aurons pas de chez nous. Nous allons continuer la course. Dans quelle direction ? Personne ne le sait. Le bus franchit encore des montagnes, des villes inconnues et des paysages toujours différents. Quand cela s’arrêtera-t-il ? Où nous emmène-t-on ? Un autre voyage. Un vertige. Une angoisse… Le monde est si vaste. Six mois que nous sommes sur les routes. Six mois… Ma famille me manque. Tout le monde me manque. C’est l’hiver. Il faut rentrer au chaud chez soi. Il fait froid… J’ai froid. Nous voilà au bout de l’Europe. Nous ne pouvons aller plus loin dans la mer. La mer... La mer que je regarde des heures depuis que nous sommes arrivés. La mer, elle s’en fout, elle, que je sois là… Combien de fois l’avais-je déjà regardée sur mon atlas ? Combien de fois avais-je essayé d’imaginer comment elle serait ? La mer Noire. Si lointaine. Et maintenant que je suis là. Elle ne m’est pas plus proche. Indifférente. Ses plages désertes où je marche des journées entières. Où mes pas s’enfoncent dans le sable et y laissent une empreinte. Mon empreinte... Je suis au bord de la mer Noire. Je suis au bout de l’Europe. Nous avons réussi… Il n’y a pas eu de moment dans ma vie où j’ai senti, comme aujourd’hui, un tel abandon de mon propre destin. Qui dirigeait avant ? Qui dirige maintenant ? Moi ? Vraiment, est-ce vraiment moi ? Oui ! Je crois, même j’en suis sûr. Être là au bout de l’Europe, je l’ai choisi. Dire : « Je continue jusqu’au bout du monde, je le peux. Je suis maître de cette décision. Chaque jour qui viendra, sera le fruit de mon choix. J’ai mon destin entre les mains. » C’est très clair. La vie est mienne. Elle n’est pas tenue, retenue. C’est bon de le sentir. Je le sens aujourd’hui plus que jamais. Oui, je le veux. Nous irons au bout du monde ! Ce n’est pas beaucoup d’argent qu’il faut pour faire un long voyage mais beaucoup de temps. Et nous l’avons ce temps. Nous l’avons pris. Il n’y a plus qu’à y aller, au bout du monde. Respire ce vent léger qu’apporte la mer. D’où vient-il, d’Azov, de Sébastopol ou est-ce un parfum de Georgie ? Comme le sable est doux sous mes pieds ! Comme les vagues ne se lasseront jamais de s’abattre ! Cesse de penser. Ouvre les bras, respire. Respire encore. Laisse-toi aller. C’est un parfum de liberté !

La Lune a déchiré la robe de la nuit, Bois du vin maintenant, cela seul réjouit, Profite du bonheur. Bientôt le clair de Lune, Sur nos tombes à tous, rayonnera sans bruit.

Omar Khayyâm.
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Itinéraire pour la Bulgarie
Salut tout le monde,

pouez vous me conseiller svp pour le voyage en Bulgarie.

nous voulons partir (2 pers) vers le 12 septembre, le but est de visiter les sites archeologiques la nature et la plage......pouvez vous nous donner un itinéraire approximatif pour 10-14 jours en partant de Sofia............ quelle compagnie pas trop chere pour louer une voiture sur place? concernant la palge les lieu pas turistique où nus "allons rencontrer les voins du palier" mais plustot hors turistes (si c'est possibible).

merci pour vos conseils😉

kristinka
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