Des VFistes sont-ils en Syrie actuellement ?
Quel est le climat politique sur place ?
Bonjour,
Je viens de me faire refouler a la frontiere syrienne. J'avais pourtant (je crois !) pris toutes les dispositions necessaires pour pouvoir entrer en Syrie sans probleme, a savoir : - obtention du visa syrien dans mon pays - passeport valable jusqu'en 2018 - pas de tampon israelien etc.
Mon seul tort, c'est mon tampon de sortie egyptien sur lequel il est ecrit "TABA". Je leur ai dit que j'avais pris le bateau Taba - Aqaba (je crois qu'il existent, mais c'est bien entendu faux... je suis bien passe par Israel - 20 minutes - car j'avais loupe mon bateau a Nuweiba suite a une panne de bus), mais ils ont rien voulu savoir...
Bref, avec un visa syrien et sans "stamp" israelien, je pensais pouvoir entrer en Syrie sans probleme, mais que nenni... donc attention a ceux qui comptent faire le meme itineraire que moi via Taba - Eilat - Aqaba.
Mais bon, je trouve quand meme qu'ils ont un peu exagere sur ce coup...
Enfin bon... le temps que je souhaitais passer en Syrie, je le passerai (vraiment !) en Israel... tant pis pour eux !
Je viens de me faire refouler a la frontiere syrienne. J'avais pourtant (je crois !) pris toutes les dispositions necessaires pour pouvoir entrer en Syrie sans probleme, a savoir : - obtention du visa syrien dans mon pays - passeport valable jusqu'en 2018 - pas de tampon israelien etc.
Mon seul tort, c'est mon tampon de sortie egyptien sur lequel il est ecrit "TABA". Je leur ai dit que j'avais pris le bateau Taba - Aqaba (je crois qu'il existent, mais c'est bien entendu faux... je suis bien passe par Israel - 20 minutes - car j'avais loupe mon bateau a Nuweiba suite a une panne de bus), mais ils ont rien voulu savoir...
Bref, avec un visa syrien et sans "stamp" israelien, je pensais pouvoir entrer en Syrie sans probleme, mais que nenni... donc attention a ceux qui comptent faire le meme itineraire que moi via Taba - Eilat - Aqaba.
Mais bon, je trouve quand meme qu'ils ont un peu exagere sur ce coup...
Enfin bon... le temps que je souhaitais passer en Syrie, je le passerai (vraiment !) en Israel... tant pis pour eux !
Bonjour à tous,
MOn mari et moi partons fin mai pour un voyage de 9 jours en syrie/jordanie. merci à ceux qui ont déjà visité ces pays de nous conseiller: sur les sites et villes à visiter et sur le nombre de jours à leur consacrer (pour le moment, nous pensons visiter damas, un souk en syrie -le plus grand souk du monde mais je ne me souviens plus de son nom-, petra et wadi rum) sur le budget quotidien moyen à prévoir (hotel ou camping, restauration, activités). nous ne sommes pas exigeants et cherchons un hotel pas cher mais propre (avec wc et douche). pour les repas, nous aimons gouter la cuisine locale. sur les moyens de transports les plus pratiques pour voyager à l'intérieur de la syrie? à l'intérieur de la jordanie? à l'intérieur de la jordanie? j'ai entendu qu'il y a des bus qui transportent de amman à damas (4h de route pour seulement 6€), est ce exact? sont-ils fiables? enfin, est il possible de voyager en jordanie avec une voiture louée en syrie?
Vous l'aurez compris, nous nous posons bcp de questions...si vous avez d'autres infos importantes, n'hésitez pas à nous en faire part. 😉 merci d'avance
Vous l'aurez compris, nous nous posons bcp de questions...si vous avez d'autres infos importantes, n'hésitez pas à nous en faire part. 😉 merci d'avance
nous serons a damas du 20 fevrie2009 au 12 mars 2009, nous aurons notre fils agé de 3 ans avec nous, quelqu'un peut-il ns renseigner sur les locatins de voiture a l'aeroport de damas, ns arrivons a 3h du matin avec notre bout de chou, et aussi un hotel bon marché mais propre, car j"ai lu dans le forum que dans les hotels bons marché, il y aurait des cafards........ .merci beaucoup de votre aide
Bonjour à tous,
Je suis libanaise d'origine et avec mon mari, on part au liban le 2 mai pour un sejour de 22 jours et on compte en profiter pour visiter Damas et surtout la Jordanie, un pays dont je garde un souvenir très joyeux suite un court passage il y a quelques années. J'ai très hâte de faire découvrir Petra, Wadi Rum à mon chéri. J'aimerais que vous m'aidiez, si possible à organiser mon trajet. Je pense partir de Beyrouth à Damas, on compte y rester une journée et une nuit pour visiter les lieux. (La Syrie n'étant pas loin de chez moi, on y retournera une autre fois). Au conseil de différents internautes du forum, je compte réserver à l'hôtel El Haramein. De Damas, je compte aller en Jordanie : A Amman évidement. Mon chéri est séduit par l'idée de la mer morte et Wadi Rum. Moi c'est surtout Wadi Rum et Petra qui me donnent le plus envie. Je sais qu'il y a beaucoup à voir encore mais faute de temps, c'est la Mer morte, Wadi Rum et Petra qui nous intéressent. Le séjour en Jordanie m'inquiète, le transport, le temps, où loger, de quel endroit rayonner pour profiter le mieux de tout sans perdre du temps? Rester à Amman par exp( Al palace hotel) pour visiter la mer morte ? Ensuite aller à Petra (je ne sais pas encore par quel moyen), résider à Cléopatra hôtel dont vous avez dit que du bien et profiter des excursions qu'on propose pour le Wadi Rum ? Ensuite retour à Amman puis Dammas, puis beyrouth. Le trajet me semble longggggggg !!! 😕 J'attends vos suggestions et conseils précieux. Où vous me conseillez de loger pour visiter la mer morte par exp ? Wadi Rum et Petra, par quel moyens y aller? Peut être que j'exagère un peu en m'inquiètant de la sorte, vu que je parle la langue du pays. 😛
Merci d'avance. Joumana
Je suis libanaise d'origine et avec mon mari, on part au liban le 2 mai pour un sejour de 22 jours et on compte en profiter pour visiter Damas et surtout la Jordanie, un pays dont je garde un souvenir très joyeux suite un court passage il y a quelques années. J'ai très hâte de faire découvrir Petra, Wadi Rum à mon chéri. J'aimerais que vous m'aidiez, si possible à organiser mon trajet. Je pense partir de Beyrouth à Damas, on compte y rester une journée et une nuit pour visiter les lieux. (La Syrie n'étant pas loin de chez moi, on y retournera une autre fois). Au conseil de différents internautes du forum, je compte réserver à l'hôtel El Haramein. De Damas, je compte aller en Jordanie : A Amman évidement. Mon chéri est séduit par l'idée de la mer morte et Wadi Rum. Moi c'est surtout Wadi Rum et Petra qui me donnent le plus envie. Je sais qu'il y a beaucoup à voir encore mais faute de temps, c'est la Mer morte, Wadi Rum et Petra qui nous intéressent. Le séjour en Jordanie m'inquiète, le transport, le temps, où loger, de quel endroit rayonner pour profiter le mieux de tout sans perdre du temps? Rester à Amman par exp( Al palace hotel) pour visiter la mer morte ? Ensuite aller à Petra (je ne sais pas encore par quel moyen), résider à Cléopatra hôtel dont vous avez dit que du bien et profiter des excursions qu'on propose pour le Wadi Rum ? Ensuite retour à Amman puis Dammas, puis beyrouth. Le trajet me semble longggggggg !!! 😕 J'attends vos suggestions et conseils précieux. Où vous me conseillez de loger pour visiter la mer morte par exp ? Wadi Rum et Petra, par quel moyens y aller? Peut être que j'exagère un peu en m'inquiètant de la sorte, vu que je parle la langue du pays. 😛
Merci d'avance. Joumana
Bonjour,
Je projette avec ma compagne de partir en Turquie et en Syrie cet été. Si je connais déjà la Turquie, je n'ai qu'une petite idée sur la Syrie.
Nous comptons arriver par Antakya (Antioche) et donc Alep. A partir de là nous nous accordons une quinzaine de jours en Syrie.
Nous souhaitions passer 3 journées pleines à Alep (en y incluant la visite de St Siméon), puis descendre sur Hama (1 nuit) et enchainer vers Palmyre (2 nuits). Puis de Palmyre, direction Damas où nous comptions passer 5 jours / 4 nuits, incluant la visite de la ville et peut être une excursion d'une journée à Ma'aloula. C'est à partir de là que ça se complique. J'aimerai remonter vers le Krak des chevaliers en faisant un crochet par Baalbek au Liban. Pensez vous qu'il est possible de relier Damas à Baalbek, dormir là-bas, visiter le site et repartir ensuite vers la Syrie et le Krak des chevaliers? (le trajet Baalbek - Homs - Krak des chevaliers est-il faisable dans la journée?). Je sais que ça va faire un peu rapide, mais je ne sais pas combien de temps il faut pour visiter correctement Baalbek (une demi journée? une journée entière?). Du krak des chevaliers, nous pensions ensuite aller sur Ougarit et le chateau de Saladin, puis revenir sur Antakya, en faisant le trajet et les visites en 4/5 jours.
Voilà, cela vous semble t-il un circuit correct et réalisable en une quinzaine de jours sans trop zapper de choses, mais sans trop speeder non plus?
Si vous avez quelques conseils ou trucs (notamment des hébergements pas cher et des infos sur le trajet pour Baalbek), je suis tout à fait preneur.
Merci d'avance de votre aide.
Merci d'avance de votre aide.
Bonsoir à tous,
J'envisage de faire sous peu un voyage en Syrie et .... les questions affluent ! Est-il facile d'y louer une voiture ? Pour quel budget journalier ? Quel est l'état des routes (et celui des conducteurs) ? Combien de temps met-on par exemple à parcourir les 200 Km Damas-Palmyre ? Trouve-t-on facilement de la place dans les hôtels si on se pointe à l'improviste ?
Vos informations et suggestions sont attendues avec impatience.
Merci d'avance,
C.
J'envisage de faire sous peu un voyage en Syrie et .... les questions affluent ! Est-il facile d'y louer une voiture ? Pour quel budget journalier ? Quel est l'état des routes (et celui des conducteurs) ? Combien de temps met-on par exemple à parcourir les 200 Km Damas-Palmyre ? Trouve-t-on facilement de la place dans les hôtels si on se pointe à l'improviste ?
Vos informations et suggestions sont attendues avec impatience.
Merci d'avance,
C.
Bonsoir à tous.
Evidemment, il ne faut pas se jeter dans la gueule du loup et faire n'importe quoi, mais je suis revenu de mes peurs et appréhensions diverses et variées. Entre autres exemples, l'on m'avait déconseillé de voyager seul au Mexique, ce que j'ai pourtant fait en profitant au maximum de Mexico en long, en large et en travers, en prenant les métros, bus... Et il ne m'est rien arrivé.
Je partirai pour Beyrouth le 29 décembre. Certes, ce pays est déstabilisé et on ne peut pas s'y balader sans prendre des précautions. Pour ma part, j'éviterai par exemple Tripoli et le site de Baalbek, tout près de la Syrie et des camps de réfugiés (et encore ! je vais me renseigner sur des possibilités de visites de groupes), mais je n'ai pas l'angoisse de me rendre au Liban. Mes aller-retours dans des avenues fréquentées et des centres commerciaux de Paris et d'autres capitales européennes ne sont pas plus sûrs actuellement (bombes, voitures béliers, et j'en passe).
Je refuse de me rendre dans un pays en guerre, et jusqu'à preuve du contraire, Beyrouth n'est pas sous les bombes. Je partirai donc comme prévu tout en me tenant au courant au jour le jour des informations sur les sites fréquentables.
J'envoie ce message car j'ai l'impression que trop de personnes renoncent à un voyage en raison des zones rouges aperçus ici ou là sur des sites officiels. J'habite en Seine-Saint-Denis, département réputé dangereux en 2005 lors des émeutes ; sur les sites des ambassades britannique, américaine et japonaise, on déconseillait aux ressortissants de ces pays de passer par le 93 après avoir atterri à Roissy. Franche rigolade...
Bons voyages à tous !
Bonjour à tous !
Je me prépare actuellement pour passer une année à Damas :)
Je cherche un billet d'avion qui ne soit pas trop cher mais surtout qui ne me fasse pas arriver à 3h du matin... Pour le moment je pense que le meilleur moyen serait de passer par Beyrouth en partant de Paris car il existe des vols moins chers et directs. Avez-vous des suggestions pour mon billet d'avion ?
D'autre part, si j'arrive à Beyrouth je vais en profiter pour visiter, ensuite je compte prendre un bus Beyrouth-Damas. Avez-vous des informations sur le tarif et la sécurité (je suis une jeune femme et je ne sais pas si je serai seule ou accompagnée).
Merci beaucoup ! 🙂
Je me prépare actuellement pour passer une année à Damas :)
Je cherche un billet d'avion qui ne soit pas trop cher mais surtout qui ne me fasse pas arriver à 3h du matin... Pour le moment je pense que le meilleur moyen serait de passer par Beyrouth en partant de Paris car il existe des vols moins chers et directs. Avez-vous des suggestions pour mon billet d'avion ?
D'autre part, si j'arrive à Beyrouth je vais en profiter pour visiter, ensuite je compte prendre un bus Beyrouth-Damas. Avez-vous des informations sur le tarif et la sécurité (je suis une jeune femme et je ne sais pas si je serai seule ou accompagnée).
Merci beaucoup ! 🙂
j'ai entendu parler de cette rumeur certaines personnes peuvent elles confirmer?
Le passage de la frontière sur la Syrie par le nord de la Beeka est-il possible ?
Rentré voici deux semaines d’un petit voyage en Syrie et au Liban, je replonge ce soir dans le ciel bleu qui ne m’a presque pas quitté pendant 3 semaines. L’occasion de raconter quelques rencontres, quelques villes, quelques routes... Espérons que cela fera venir le printemps, on peut toujours rêver!
PREMIERE RENCONTRE : ALEP-ABDHU

Je suis arrivé à Alep après une nuit de bus, Ankara-Antakya puis Antakya-Alep. Un plaisir lors de l’aterrissage à Ankara, lorsque j’ai été ébloui par les coupoles en aluminium des mosquées reflétant le soleil, j'ai réalisé que je retrouvais une région que j'aime profondément. Parti vers 19h d’Ankara, à chaques arrêts, dans chaques villes, le même rituel : chanson, musique, tambour, drapeau turc. Une centaine de personnes au minimum accompagnaient les jeunes conscrits jusqu’au bus. Les amis, la famille, les mères en pleurs à l’idée que leurs fils se retrouve loin, dans l’armée. Personne ne savait d’ailleurs à l’avance dans quelle région ils feraient leur service. Les plus chanceux à l’ouest, dans une ville, les moins gâtés à l’est, dans le froid et la tension des régions kurdes.
Je suis donc à Alep, j’ai retrouvé les saveurs du Moyen-Orient, un sourire béat, idiot même, s’affiche sur mon visage. Dans cette région, je me sens bien. C’est comme ça, toujours! Après avoir mangé du poulet grillé et une salade au goût de menthe et de citron, je quitte le quartier des vendeurs de pneux où je loge, dans le nouveau centre de la ville. Direction le vieux centre. En chemin, je fais la connaissance d’Abdhu qui me demande simplement si j’ai besoin d’aide. Aucunement! Mais nous passerons quand même deux jours ensemble...
C’était vendredi, j’ai marché avec lui sous les arches du souk. Tout était calme, nulles difficultés à s’imaginer quelques siècles dans le passé. De Khans en petites ruelles, nous tombions parfois sur des enfants jouant au foot. D’autres profitaient du jour de repos pour laver les voitures et les camionnettes. Une odeur de narghillé trahissait quelquefois la présence d’hommes se détendant derrière les grilles baissées des magasins. Les murs hauts, les pavés, tout était construit en pierres blanches. Du haut des remparts de la vieille ville, j’ai contemplé Alep. Des enfants dévalaient une pente sur un tricycle en plastique. Le soleil brillait, déclinant lentement. Le blanc de la ville se faisait plus rosé, puis orange.
Le soir, j’ai suivi Abdhu vers les quartiers chrétiens. C’est la sortie du vendredi pour bon nombre de jeunes musulmans d’Alep. Le vendredi n’étant pas férié pour eux, les arméniens et les autres chrétiens ont leurs commerces ouverts. Mais ce n’est pas le plus important. Abdhu venait surtout se rincer l’oeil et contempler la beauté de toute ces filles habillées de manière très “sexy”, jean's moulants, très maquillées... Selon lui, il existe des cas de mariages mixtes musulman-chrétien mais ça pose de gros problèmes pour les familles. C’est très rare.
Le soir, nous avons engagé une discussion que j’attendais, que j'esperais même. Nous avons parlé de politique et de la situation dans la région. Je trouve toujours passionnant d’entendre des avis forgés par des informations et des propagandes différentes des nôtres. C’est souvent choquant mais cela fait réfléchir: est-ce que mes convictions ne sont elles pas aussi étranges à entendre pour lui ? Bien sûr que si! Je pense tenir un vérité mais finalement non... Il n’y en a pas qui tienne.
Abdhu est membre du parti Baas. Il aime son président... Tout le monde l’aime ici, pas le choix! Et ils doivent vraiment l’adorer vu le nombre de portraits qui ornent les murs de la ville, des magasins, des hotels, des maisons.... Je me marre, les pauvres! A la frontière était écrit : “Welcome to Assad’s Syria”. Chez nous, les fascistes disent “la France au français”. Là-bas, ils n’en sont même pas là!
Revenons à Abdhu. Il pense que son président est moyen dans la politique intérieur mais fort dans la politique extérieur. Selon lui, il les protège contre Israël. La plupart des syriens se sentent quotidiennement menacés par Israël. Il me parle des personnes emprisonnées, exécutées pour raisons politiques. Il me dit qu’il est prêt à accepter que le pouvoir tue un de ses amis pour ces raisons là car cela évite des morts plus nombreux, conséquence de l’affaiblissement du pouvoir et du pays face à ses ennemis.
L’Irak selon lui ? Les USA et Israël sont en train de manipuler Chiites et Sunnites afin de créer un conflit d’Arabie Saoudite jusqu’en Iran. Ceci dans le but d’affaiblir le monde musulman et de vendre des armes. Il me dit que le nombre de morts irakiens tués par des soldats de la coallition est bien plus important que ce que l’on veut bien dire dans le médias occidentaux. Pourquoi aurais-je plus raison que lui sur ce point? La propagande existe aussi dans nos chères démocraties. Je ne sais pas.
Il m’étonne un peu. Abdhu est étudiant, pas pratiquant, issu d’une famille aisée. Pourtant il est convaicu que les attentats du 11 Septembre sont l’oeuvre des juifs!!! Je proteste mais il attache autant de crédit à ce que je lui dis que l’inverse. On est tous les deux absolument convaincus de nos idée. Et encore plus sûrs de l’absurdité de ce que dit l’autre. Que faire... Je me pose des questions. Toutes les évidences auxquelles nous croyons ne seraient-elles que le fruit des informations, justes ou fausses que nous recevons. Et en quoi mes convictions sont elles plus vraies que les siennes? Sinon en ce qu'elles m'appartiennent?
Autre fantaisie que j’écoute dans un parc, devant un ballet de fontaines, suivant le rythme d’une musique libanaise : selon Abdhu (qui ne va pas à la mosquée, qui est très peu pratiquant) l’avenir du Moyen Orient est écrit dans le Coran. Israël va envahir la Syrie, la Jordanie et une partie de l’Arabie-Saoudite. Suite à cela, les états arabes s’uniront et rayeront Israël de la carte. Rien que ça. C’est Nostradamus version Middle-east... Je ne connaissais pas! Je passe sur les histoire d'espionnage qu'il me raconte. J'ai déjà remarqué ce genre d'attitude paranoïaque dans ces pays. Franchement, je ne crois pas à son histoire d'un couple d'espions danois se faisant passés pour des routards et curieux de tout! Suivant ce critère là, je suis moi aussi un espion!
Le lendemain, je vais avec Abdhu à l’université. Elle est immense. Il me faut bien 40 minutes pour traverser le campus. Dans les couloirs, des jeunes qui discutent et rient. Des étudiantes et des étudiants qui se regardent, se sourient, se séduisent, peut-être. Comme ici, en France! C’est l’activité principale des 18-22 ans. Parler avec et surtout au sujet du sexe opposé. Décidemment, on est tous frères... L’internationnalisme hormonale.

PREMIERE RENCONTRE : ALEP-ABDHU
Je suis arrivé à Alep après une nuit de bus, Ankara-Antakya puis Antakya-Alep. Un plaisir lors de l’aterrissage à Ankara, lorsque j’ai été ébloui par les coupoles en aluminium des mosquées reflétant le soleil, j'ai réalisé que je retrouvais une région que j'aime profondément. Parti vers 19h d’Ankara, à chaques arrêts, dans chaques villes, le même rituel : chanson, musique, tambour, drapeau turc. Une centaine de personnes au minimum accompagnaient les jeunes conscrits jusqu’au bus. Les amis, la famille, les mères en pleurs à l’idée que leurs fils se retrouve loin, dans l’armée. Personne ne savait d’ailleurs à l’avance dans quelle région ils feraient leur service. Les plus chanceux à l’ouest, dans une ville, les moins gâtés à l’est, dans le froid et la tension des régions kurdes.
Je suis donc à Alep, j’ai retrouvé les saveurs du Moyen-Orient, un sourire béat, idiot même, s’affiche sur mon visage. Dans cette région, je me sens bien. C’est comme ça, toujours! Après avoir mangé du poulet grillé et une salade au goût de menthe et de citron, je quitte le quartier des vendeurs de pneux où je loge, dans le nouveau centre de la ville. Direction le vieux centre. En chemin, je fais la connaissance d’Abdhu qui me demande simplement si j’ai besoin d’aide. Aucunement! Mais nous passerons quand même deux jours ensemble...
C’était vendredi, j’ai marché avec lui sous les arches du souk. Tout était calme, nulles difficultés à s’imaginer quelques siècles dans le passé. De Khans en petites ruelles, nous tombions parfois sur des enfants jouant au foot. D’autres profitaient du jour de repos pour laver les voitures et les camionnettes. Une odeur de narghillé trahissait quelquefois la présence d’hommes se détendant derrière les grilles baissées des magasins. Les murs hauts, les pavés, tout était construit en pierres blanches. Du haut des remparts de la vieille ville, j’ai contemplé Alep. Des enfants dévalaient une pente sur un tricycle en plastique. Le soleil brillait, déclinant lentement. Le blanc de la ville se faisait plus rosé, puis orange.
Le soir, j’ai suivi Abdhu vers les quartiers chrétiens. C’est la sortie du vendredi pour bon nombre de jeunes musulmans d’Alep. Le vendredi n’étant pas férié pour eux, les arméniens et les autres chrétiens ont leurs commerces ouverts. Mais ce n’est pas le plus important. Abdhu venait surtout se rincer l’oeil et contempler la beauté de toute ces filles habillées de manière très “sexy”, jean's moulants, très maquillées... Selon lui, il existe des cas de mariages mixtes musulman-chrétien mais ça pose de gros problèmes pour les familles. C’est très rare.
Le soir, nous avons engagé une discussion que j’attendais, que j'esperais même. Nous avons parlé de politique et de la situation dans la région. Je trouve toujours passionnant d’entendre des avis forgés par des informations et des propagandes différentes des nôtres. C’est souvent choquant mais cela fait réfléchir: est-ce que mes convictions ne sont elles pas aussi étranges à entendre pour lui ? Bien sûr que si! Je pense tenir un vérité mais finalement non... Il n’y en a pas qui tienne.
Abdhu est membre du parti Baas. Il aime son président... Tout le monde l’aime ici, pas le choix! Et ils doivent vraiment l’adorer vu le nombre de portraits qui ornent les murs de la ville, des magasins, des hotels, des maisons.... Je me marre, les pauvres! A la frontière était écrit : “Welcome to Assad’s Syria”. Chez nous, les fascistes disent “la France au français”. Là-bas, ils n’en sont même pas là!
Revenons à Abdhu. Il pense que son président est moyen dans la politique intérieur mais fort dans la politique extérieur. Selon lui, il les protège contre Israël. La plupart des syriens se sentent quotidiennement menacés par Israël. Il me parle des personnes emprisonnées, exécutées pour raisons politiques. Il me dit qu’il est prêt à accepter que le pouvoir tue un de ses amis pour ces raisons là car cela évite des morts plus nombreux, conséquence de l’affaiblissement du pouvoir et du pays face à ses ennemis.
L’Irak selon lui ? Les USA et Israël sont en train de manipuler Chiites et Sunnites afin de créer un conflit d’Arabie Saoudite jusqu’en Iran. Ceci dans le but d’affaiblir le monde musulman et de vendre des armes. Il me dit que le nombre de morts irakiens tués par des soldats de la coallition est bien plus important que ce que l’on veut bien dire dans le médias occidentaux. Pourquoi aurais-je plus raison que lui sur ce point? La propagande existe aussi dans nos chères démocraties. Je ne sais pas.
Il m’étonne un peu. Abdhu est étudiant, pas pratiquant, issu d’une famille aisée. Pourtant il est convaicu que les attentats du 11 Septembre sont l’oeuvre des juifs!!! Je proteste mais il attache autant de crédit à ce que je lui dis que l’inverse. On est tous les deux absolument convaincus de nos idée. Et encore plus sûrs de l’absurdité de ce que dit l’autre. Que faire... Je me pose des questions. Toutes les évidences auxquelles nous croyons ne seraient-elles que le fruit des informations, justes ou fausses que nous recevons. Et en quoi mes convictions sont elles plus vraies que les siennes? Sinon en ce qu'elles m'appartiennent?
Autre fantaisie que j’écoute dans un parc, devant un ballet de fontaines, suivant le rythme d’une musique libanaise : selon Abdhu (qui ne va pas à la mosquée, qui est très peu pratiquant) l’avenir du Moyen Orient est écrit dans le Coran. Israël va envahir la Syrie, la Jordanie et une partie de l’Arabie-Saoudite. Suite à cela, les états arabes s’uniront et rayeront Israël de la carte. Rien que ça. C’est Nostradamus version Middle-east... Je ne connaissais pas! Je passe sur les histoire d'espionnage qu'il me raconte. J'ai déjà remarqué ce genre d'attitude paranoïaque dans ces pays. Franchement, je ne crois pas à son histoire d'un couple d'espions danois se faisant passés pour des routards et curieux de tout! Suivant ce critère là, je suis moi aussi un espion!
Le lendemain, je vais avec Abdhu à l’université. Elle est immense. Il me faut bien 40 minutes pour traverser le campus. Dans les couloirs, des jeunes qui discutent et rient. Des étudiantes et des étudiants qui se regardent, se sourient, se séduisent, peut-être. Comme ici, en France! C’est l’activité principale des 18-22 ans. Parler avec et surtout au sujet du sexe opposé. Décidemment, on est tous frères... L’internationnalisme hormonale.
Bonjour,
Comment trouver des billets pas chers pour la syrie ? Agence sur Paris, adresse internet interessante ... Merci bcp pour vos tuyaux !
Nico
Comment trouver des billets pas chers pour la syrie ? Agence sur Paris, adresse internet interessante ... Merci bcp pour vos tuyaux !
Nico
bonjour,
je pars 10 jours au liban en septembre, j'aimerais savoir si le temps en encore clement en cette période et surtout les sites a ne pas manquer...
merci .
😉 Bonjour à tous,
Je suis de retour de mon voyage déjà depuis un mois environ, que le temps passe vite, et je suis déjà prête à repartir pour une autre destination ! Oh là ! Quel boulot !!!!
1er jour : INGWILLER/STRASBOURG/CDG/DAMAS
9 mars 2010
Valises bouclées ! Un petit somme et le réveil sonne .... enfin j'étais réveillée avant lui, il est 3 h du mat le 9 mars 2010. Sans faire trop de bruit nous nous préparons car nos "jeunes" dorment. 4 h : Le chauffeur des voyages Mugler (on ne change pas) est là qui nous attends au volant de son véhicule de transfert.
Et l'expédition commence à travers l'Alsace bossue direction l'aéroport de Strasbourg.
Ce brave alsacien n'a pas l'air d'aimer la grande route. Il nous "promène" dans la campagne et à cette heure matinale ce n'est pas le top ! Je lui en fais gentillement la remarque, il m'affirme que c'est plus court pour rattraper l'autoroute A4 ! Bon OK, je ne vais pas commencer à me prendre la tête avec un chauffeur qui lui vas se taper sa journée de boulot après avoir conduit deux berrichons, perdus en terre alsacienne, partant se ballader durant 10 jours. Soyons cool !
La circulation est très, très fluide. L'aéroport de Strasbourg est en vue.
A peine arrivée un homme vient à notre rencontre, c'est l'assistant du voyagiste ! Pour cette fois c'est une organisation des "Voyages Michel" de Chauffailles dans le 71 qui travaillent en collaboration avec l'agence Mugler. Il est 5 h 30, l'aérogare est presque vide à part les employés. Il nous donne tout notre dossier et nous accompagne au seul guichet d'enregistrement ouvert. Sans souci nos bagages sont pris en compte jusqu'à DAMAS. A CDG pas besoin de récupérer nos deux valises. Nous avons 1 h 30 d'attente pour prendre le vol AF7761 pour Paris/Roissy. L'aéroport commence à se réveiller et des départs pour Nantes, Lyon, Marseille, Clermont-Ferrand sont affichés. J'aime bien regarder toute cette agitation : les retardataires courrent pour prendre leur billet électronique, les portiques sonnent parfois, les annonces réveillent tout le monde.... Maintenant c'est notre tour ! Nous nous présentons au contrôle, tout passe .... Embarquement immédiat, atterissage prévu dans 1 heure environ au terminal 2 G. L'appareil est complet. le vol se fait sans problème. Nous sommes obligés de prendre une navette pour nous rendre au terminal 2E. Nous traversons un vaste chantier : Roissy s'agrandit ... Après un assez court trajet nous arrivons à l'endroit indiqué sur notre dossier.
Nous décidons de nous rendre à notre porte d'embarquement, il est environ 9 h. Nous allons devoir attendre nos compagnons de voyages qui arrivent de Lyon vers 11 h et ceux de Marseille pas avant midi. Celà ne nous dérange pas car nous sommes des "gens" patients.
PORTE 52 ! Nous l'avons trouvée ! Nous allons nous poser et récupérer un petit peu, nous ne sommes plus habitués à nous lever si tôt, mais pour la bonne cause on ne rechigne pas !!!! Un avion en partance pour Tel Aviv est en cours d'embarquement. Nous observons tout ce petit monde qui s'agite assez.
Je sors mon compagnon de voyage : mon appareil photos. Tout près de notre porte d'embarquement il y a celle d'un A380. Je n'ai jamais vu cet appareil de si prêt donc photos obligées ! Il est impressionnant !
Nous décidons d'aller manger un casse croûte car notre estomac commence à avoir une petite faim. Petit en cas sur le pouce dans une des boutiques de l'aéroport et nous voilà repartis à notre porte 52 car nos bourguignons vont surement bientôt arriver.
Effectivement voilà un groupe qui pointe le bout de son nez avec en tête une "petite bonne femme" qui par la suite s'avèrera être d'une grande efficacité : NADINE, notre accompagnatrice, depuis 24 ans aux Voyages Michel et on peut dire qu'elle a des "heures de vol", elle arrive du Brésil et de son carnaval, elle nous accompagne en Syrie Jordanie, puis repartira pour la Chine et hier, 27 avril elle est rentrée d'Afrique du Sud ....
Nous faisons connaissance et papotons en attendant les voyageurs venant du sud de la France. Ils arrivent enfin. Le décollage du vol AF 510 a lieu à 13 h 30. nous sommes un peu tous éparpillés dans l'avion. Le vol se passe sans problème avec un repas correct et oui avec en apéro Champagne et un digestif, nous en profitons car durant 10 jours il vas y avoir des petites restrictions....
Nous sommes en vue de Damas vers 19 h, notre commandant de bord souhaite un bon séjour en Syrie après nous avoir indiqué la température au sol : 25 ° . Nous avons voyagé avec d'autres groupes de français qui font à peu près le même circuit d'ailleurs nous les croiserons plusieurs fois durant notre voyage. Les contrôles sont rapides, la récupération de nos bagages s'est effectuée sans aucun incident.
Un bus, pas de première jeunesse, est là qui nous attends. certains commencent déjà à rouspéter car le car est "vieux" mais bien sur il s'agit d'un véhicule utilisé pour les transferts.
Il fait nuit, la route entre l'aéroport et notre hôtel est assez longue. nous voilà arrivés. L'hotel est situé en centre ville. Nous sommes accueillis par des porteurs en livrée marron. l'accueil est cordial. Pas besoin de s'occuper de nos valises ils vont nous les monter dans les chambres, juste l'autocollant sur les valises avec le N° de la chambre et le tour est joué ....
Le repas est prévu tout de suite, notre ventre à faim donc direction le buffet fort bien garni. Le repas terminé nous prenons possession de notre chambre qui donne dans une rue très calme. Nous allons passer deux nuits à cet hôtel donc pas de soucis de valise. Demain départ, à pied, vers 9 h pour le Musée National situé à deux pas. Attention ! Avance de nos montres + 1 H... Bye à demain.
Capucine 18
1er jour : INGWILLER/STRASBOURG/CDG/DAMAS
9 mars 2010
Valises bouclées ! Un petit somme et le réveil sonne .... enfin j'étais réveillée avant lui, il est 3 h du mat le 9 mars 2010. Sans faire trop de bruit nous nous préparons car nos "jeunes" dorment. 4 h : Le chauffeur des voyages Mugler (on ne change pas) est là qui nous attends au volant de son véhicule de transfert.
Et l'expédition commence à travers l'Alsace bossue direction l'aéroport de Strasbourg.
Ce brave alsacien n'a pas l'air d'aimer la grande route. Il nous "promène" dans la campagne et à cette heure matinale ce n'est pas le top ! Je lui en fais gentillement la remarque, il m'affirme que c'est plus court pour rattraper l'autoroute A4 ! Bon OK, je ne vais pas commencer à me prendre la tête avec un chauffeur qui lui vas se taper sa journée de boulot après avoir conduit deux berrichons, perdus en terre alsacienne, partant se ballader durant 10 jours. Soyons cool !
La circulation est très, très fluide. L'aéroport de Strasbourg est en vue.
A peine arrivée un homme vient à notre rencontre, c'est l'assistant du voyagiste ! Pour cette fois c'est une organisation des "Voyages Michel" de Chauffailles dans le 71 qui travaillent en collaboration avec l'agence Mugler. Il est 5 h 30, l'aérogare est presque vide à part les employés. Il nous donne tout notre dossier et nous accompagne au seul guichet d'enregistrement ouvert. Sans souci nos bagages sont pris en compte jusqu'à DAMAS. A CDG pas besoin de récupérer nos deux valises. Nous avons 1 h 30 d'attente pour prendre le vol AF7761 pour Paris/Roissy. L'aéroport commence à se réveiller et des départs pour Nantes, Lyon, Marseille, Clermont-Ferrand sont affichés. J'aime bien regarder toute cette agitation : les retardataires courrent pour prendre leur billet électronique, les portiques sonnent parfois, les annonces réveillent tout le monde.... Maintenant c'est notre tour ! Nous nous présentons au contrôle, tout passe .... Embarquement immédiat, atterissage prévu dans 1 heure environ au terminal 2 G. L'appareil est complet. le vol se fait sans problème. Nous sommes obligés de prendre une navette pour nous rendre au terminal 2E. Nous traversons un vaste chantier : Roissy s'agrandit ... Après un assez court trajet nous arrivons à l'endroit indiqué sur notre dossier.
Nous décidons de nous rendre à notre porte d'embarquement, il est environ 9 h. Nous allons devoir attendre nos compagnons de voyages qui arrivent de Lyon vers 11 h et ceux de Marseille pas avant midi. Celà ne nous dérange pas car nous sommes des "gens" patients.
PORTE 52 ! Nous l'avons trouvée ! Nous allons nous poser et récupérer un petit peu, nous ne sommes plus habitués à nous lever si tôt, mais pour la bonne cause on ne rechigne pas !!!! Un avion en partance pour Tel Aviv est en cours d'embarquement. Nous observons tout ce petit monde qui s'agite assez.
Je sors mon compagnon de voyage : mon appareil photos. Tout près de notre porte d'embarquement il y a celle d'un A380. Je n'ai jamais vu cet appareil de si prêt donc photos obligées ! Il est impressionnant !
Nous décidons d'aller manger un casse croûte car notre estomac commence à avoir une petite faim. Petit en cas sur le pouce dans une des boutiques de l'aéroport et nous voilà repartis à notre porte 52 car nos bourguignons vont surement bientôt arriver.
Effectivement voilà un groupe qui pointe le bout de son nez avec en tête une "petite bonne femme" qui par la suite s'avèrera être d'une grande efficacité : NADINE, notre accompagnatrice, depuis 24 ans aux Voyages Michel et on peut dire qu'elle a des "heures de vol", elle arrive du Brésil et de son carnaval, elle nous accompagne en Syrie Jordanie, puis repartira pour la Chine et hier, 27 avril elle est rentrée d'Afrique du Sud ....
Nous faisons connaissance et papotons en attendant les voyageurs venant du sud de la France. Ils arrivent enfin. Le décollage du vol AF 510 a lieu à 13 h 30. nous sommes un peu tous éparpillés dans l'avion. Le vol se passe sans problème avec un repas correct et oui avec en apéro Champagne et un digestif, nous en profitons car durant 10 jours il vas y avoir des petites restrictions....
Nous sommes en vue de Damas vers 19 h, notre commandant de bord souhaite un bon séjour en Syrie après nous avoir indiqué la température au sol : 25 ° . Nous avons voyagé avec d'autres groupes de français qui font à peu près le même circuit d'ailleurs nous les croiserons plusieurs fois durant notre voyage. Les contrôles sont rapides, la récupération de nos bagages s'est effectuée sans aucun incident.
Un bus, pas de première jeunesse, est là qui nous attends. certains commencent déjà à rouspéter car le car est "vieux" mais bien sur il s'agit d'un véhicule utilisé pour les transferts.
Il fait nuit, la route entre l'aéroport et notre hôtel est assez longue. nous voilà arrivés. L'hotel est situé en centre ville. Nous sommes accueillis par des porteurs en livrée marron. l'accueil est cordial. Pas besoin de s'occuper de nos valises ils vont nous les monter dans les chambres, juste l'autocollant sur les valises avec le N° de la chambre et le tour est joué ....
Le repas est prévu tout de suite, notre ventre à faim donc direction le buffet fort bien garni. Le repas terminé nous prenons possession de notre chambre qui donne dans une rue très calme. Nous allons passer deux nuits à cet hôtel donc pas de soucis de valise. Demain départ, à pied, vers 9 h pour le Musée National situé à deux pas. Attention ! Avance de nos montres + 1 H... Bye à demain.
Capucine 18
Salut à tous!!!
Je désire découvrir la Syrie lors de mes prochaines vacances. Seulement voilà, il est assez difficile d'avoir des informations sur ce pays en dehors de guides habituels.
A part Damas, Alep, Palmyre et le Krak des Chevaliers, j'aimerais savoir ce que vous me conseillez de visiter. La côte, par exemple, est elle intéressante à parcourir? Y a t-il d'autres villes, hors de sentiers battus, que vous me recommanderiez?
Bref, vous l'avez compris, je recherche tout type d'informations susceptibles de m'aider à la préparation de ce voyage.
Merci d'avance pour vos réponses....
Je désire découvrir la Syrie lors de mes prochaines vacances. Seulement voilà, il est assez difficile d'avoir des informations sur ce pays en dehors de guides habituels.
A part Damas, Alep, Palmyre et le Krak des Chevaliers, j'aimerais savoir ce que vous me conseillez de visiter. La côte, par exemple, est elle intéressante à parcourir? Y a t-il d'autres villes, hors de sentiers battus, que vous me recommanderiez?
Bref, vous l'avez compris, je recherche tout type d'informations susceptibles de m'aider à la préparation de ce voyage.
Merci d'avance pour vos réponses....
bonjour,
comme je viens de pratiquement finir mon itineraire ( enfin notre projet à mon epoux et moi), et apres enormement de lecture et de recherche ( dans le forum+ le routard+ internet et conseils d'amis...) j'ai constaté qu'il me manque quelques informations, si vous pouvez m'aider, me conseiller ou meme rectifier mon itineraire, je vous en remercie par avance.
donc ci dessous notre voyage en routard du 10 mars au 02 avril 2006 ( c'est la premiere fois!) billets deja prit pour un directe Istanbul visas multi entrées prient aussi la carte ISIC est un gros avantage pour une etudiante comme moi! je le prends demain.
notre but est de se depayser et de partir plus particulierement en Syrie puis en Jordanie ( nous avons prit les billets pour la turquie juste pour voir une amie mais aussi pour le coût, moins chere)
voici l'itineraire : Programme Vendredi 10/03/06 : 19 h 30 : décollage 23 h 50 : arrivée à l’aéroport d’Istanbul Minuit : nuit chez une amie Samedi 11/03/06 matinée : Repos + reservation de bus pour Antioche ( Antakya ) et Lattaquié apres- midi : Balade à Istanbul 17 h 30 : départ pour Antioche nuit dans le bus Dimanche 12/03/06 ~ 9 h 30 : arrivée à Antioche matinée : prendre un bus direction Lattaquié ( - de 100km) http://www.hasturizm.com.tr/yurdisi_img/suriye.html apres midi : château de Saladin ( ~35km de Lattaquié ) > JE NE SAIS PAS SI C’EST POSSIBLE ( donc pour mardi 28/03) fin de journée : visite de la ville nuit à Lattaquié Lundi 13/03/06 tres tot : prendre le bus en direction de Tartous matinée : visite de l’ile d’Arwan apres-midi : visite du château d’Al-Marqab fin de journée : promenade à Tartous nuit à Tartous Mardi 14/03/06 ~ 8 h : route en direction du Krak des Chevaliers ( visite guidé :1h30) ~ 11 h 30 : route direction Homs et visite de la ville et le souk fin d’apres midi : Visite de la Mosquée de Khalid Ibn al Walid soirée : partir pour Damas nuit à Damas Mercredi 15/03/06 tres tot : visite de la vieille ville : Mausolée de Saladin Mausolée de Khaïbar Mosquée des Omeyyades … fin d’apres midi : balades et souk Soirée : faire un Hammam nuit à Damas Jeudi 16/03/06 tres tot : visite de la nouvelle ville : Musée Archeologique Nationnal (3 heures de visite) + Mosquée Tekkiyeh Musée de l’Armée centre artisanal ouvert jusqu’à 20h ! fin de journée : balade au mont Kassioun nuit à Damas Vendredi 17/03/06 tres tot : visite dans la region de Hauran pour visiter la Mosquée Chiite Zenob fin de matinée : visite du théatre de Bosra apres midi : balade dans la ville de Bosra ( couvent de Bahira + Mosquée…) soirée : prendre le bus pour Amman en Jordanie JE NE SAIS PAS OU PRENDRE LE BUS ??? nuit à Amman Samedi 18/03/06 tres tot : partir directement à kerak et visiter la villle apres midi : baignade à la Mer Morte ( 1h-2h ) fin d’apres midi : partir à Dana nuit à Dana Dimanche 19/03/06 tres tot : visite à Dana apres midi : route pour Petra soirée : Balade en plein couché du soleil nuit à Petra Lundi 20/03/06 tres tot : visite du Necropole apres midi : visite de la ville Basse ( qu’est ce qui est les plus importants à voir dans Petra ?) soirée : Balade à cheval ? super si c’est possible! nuit à Petra Mardi 21/03/06 tres tot : visite d’autres monuments journée : visites à Petra soirée : balade dans la ville nuit à Petra Mercredi 22/03/06 tres tres tot : partir Wadi Rum pour 24 h dans le desert en Bivouac, on nous a conseillé ce guide : http://www.wink.com.au/wadirum/ journée : Balade dans le desert soirée : chanson traditionnel et discutions avec le guide fin de soirée : libre nuit en plein desert de Wadi Rum Jeudi 23/03/06 matinée : retour à Petra et balade ~ 14 h : route pour 3 heures jusqu’à Amman ( Y A-T-IL UN BUS DIRECT ???) partir directement à Damas pour 6 heures de trajet ( Y A-T-IL DES HORAIRES??) ~23 h : arrivée à Damas nuit à Damas Vendredi 24/03/06 ~ 8 h : partir pour Palmyre ( 3 h de trajet ) ~ 12 h : arrivée à Palmyre et visite d’un ou deux monument soirée : Balade dans Palmyre nuit à Palmyre Samedi 25/03/06 journée : Visite à Palmyre fin d’apres midi : partir pour Hama en passant par Homs nuit à Hama Dimanche 26/03/06 tres tot : visite du Musée apres midi : visite du khan Rustom Pash et de l’Horloge soirée : balade en Ville et visite de la Mosquée nuit à Hama Lundi 27/03/06 tres tot : partir à Masyaf et visite du village apres midi : visite dans le Qasr Ibn Wardan ( 59 km de Hama ) soirée : partir à Apamé ou dormir à Hama Mardi 28/03/06 tres tot : visite de la citadelle d’Apamé apres midi : visite du Theatre + le Château de Saladin ( car c’est mieux que le dimanche 12/03) soirée : balade dans la ville Mercredi 29/03/06 tres tot : partir à Alep matinée : visite du musée apres midi : balade et souk soirée : LIBRE nuit à Alep Jeudi 30/03/06 journée : finir les visite à Alep ~ 17 h : prendre le bus pour Istanbul nuit dans le Bus Vendredi 31/03/06 ~ 13 h : Istanbul journée : repos ou balade à Istanbul nuit à Istanbul Samedi 01/04/06 Rien Dimanche 02/04/06 Rien voila!
je recapitule les questions que nous nous posons :
1- pour la frontiere de la Syrie, y'a-t-il un bus de Bosra jusqu'à Amman??, si non, alors ou pourrais je le prendre? j'ai appris qu'on pouvait prendre le visa Jordanien à la frontiere mais aussi à Damas, quel est la meilleure solution? 2- A Petra, qu'est ce qui est vraiment les plus importants monuments à absolument visiter? vu qu'on a pres de 3 jours la bas?) 3- j'ai vu sur le Routard qu'il etait possible de faire du cheval à Petra les lundis et jeudis, mais quel est le coût? 4- où me renseigner pour les bus à Petra pour la direction de Amman puis de Damas? y'a-t-il un bus directe, si oui, quelle est la compagnie et ou les horaires? 5- le chateau de Saladin se visite en combien de temps à peu pres?
je vous remercie par avance pour toutes vos reponses.
a+++
comme je viens de pratiquement finir mon itineraire ( enfin notre projet à mon epoux et moi), et apres enormement de lecture et de recherche ( dans le forum+ le routard+ internet et conseils d'amis...) j'ai constaté qu'il me manque quelques informations, si vous pouvez m'aider, me conseiller ou meme rectifier mon itineraire, je vous en remercie par avance.
donc ci dessous notre voyage en routard du 10 mars au 02 avril 2006 ( c'est la premiere fois!) billets deja prit pour un directe Istanbul visas multi entrées prient aussi la carte ISIC est un gros avantage pour une etudiante comme moi! je le prends demain.
notre but est de se depayser et de partir plus particulierement en Syrie puis en Jordanie ( nous avons prit les billets pour la turquie juste pour voir une amie mais aussi pour le coût, moins chere)
voici l'itineraire : Programme Vendredi 10/03/06 : 19 h 30 : décollage 23 h 50 : arrivée à l’aéroport d’Istanbul Minuit : nuit chez une amie Samedi 11/03/06 matinée : Repos + reservation de bus pour Antioche ( Antakya ) et Lattaquié apres- midi : Balade à Istanbul 17 h 30 : départ pour Antioche nuit dans le bus Dimanche 12/03/06 ~ 9 h 30 : arrivée à Antioche matinée : prendre un bus direction Lattaquié ( - de 100km) http://www.hasturizm.com.tr/yurdisi_img/suriye.html apres midi : château de Saladin ( ~35km de Lattaquié ) > JE NE SAIS PAS SI C’EST POSSIBLE ( donc pour mardi 28/03) fin de journée : visite de la ville nuit à Lattaquié Lundi 13/03/06 tres tot : prendre le bus en direction de Tartous matinée : visite de l’ile d’Arwan apres-midi : visite du château d’Al-Marqab fin de journée : promenade à Tartous nuit à Tartous Mardi 14/03/06 ~ 8 h : route en direction du Krak des Chevaliers ( visite guidé :1h30) ~ 11 h 30 : route direction Homs et visite de la ville et le souk fin d’apres midi : Visite de la Mosquée de Khalid Ibn al Walid soirée : partir pour Damas nuit à Damas Mercredi 15/03/06 tres tot : visite de la vieille ville : Mausolée de Saladin Mausolée de Khaïbar Mosquée des Omeyyades … fin d’apres midi : balades et souk Soirée : faire un Hammam nuit à Damas Jeudi 16/03/06 tres tot : visite de la nouvelle ville : Musée Archeologique Nationnal (3 heures de visite) + Mosquée Tekkiyeh Musée de l’Armée centre artisanal ouvert jusqu’à 20h ! fin de journée : balade au mont Kassioun nuit à Damas Vendredi 17/03/06 tres tot : visite dans la region de Hauran pour visiter la Mosquée Chiite Zenob fin de matinée : visite du théatre de Bosra apres midi : balade dans la ville de Bosra ( couvent de Bahira + Mosquée…) soirée : prendre le bus pour Amman en Jordanie JE NE SAIS PAS OU PRENDRE LE BUS ??? nuit à Amman Samedi 18/03/06 tres tot : partir directement à kerak et visiter la villle apres midi : baignade à la Mer Morte ( 1h-2h ) fin d’apres midi : partir à Dana nuit à Dana Dimanche 19/03/06 tres tot : visite à Dana apres midi : route pour Petra soirée : Balade en plein couché du soleil nuit à Petra Lundi 20/03/06 tres tot : visite du Necropole apres midi : visite de la ville Basse ( qu’est ce qui est les plus importants à voir dans Petra ?) soirée : Balade à cheval ? super si c’est possible! nuit à Petra Mardi 21/03/06 tres tot : visite d’autres monuments journée : visites à Petra soirée : balade dans la ville nuit à Petra Mercredi 22/03/06 tres tres tot : partir Wadi Rum pour 24 h dans le desert en Bivouac, on nous a conseillé ce guide : http://www.wink.com.au/wadirum/ journée : Balade dans le desert soirée : chanson traditionnel et discutions avec le guide fin de soirée : libre nuit en plein desert de Wadi Rum Jeudi 23/03/06 matinée : retour à Petra et balade ~ 14 h : route pour 3 heures jusqu’à Amman ( Y A-T-IL UN BUS DIRECT ???) partir directement à Damas pour 6 heures de trajet ( Y A-T-IL DES HORAIRES??) ~23 h : arrivée à Damas nuit à Damas Vendredi 24/03/06 ~ 8 h : partir pour Palmyre ( 3 h de trajet ) ~ 12 h : arrivée à Palmyre et visite d’un ou deux monument soirée : Balade dans Palmyre nuit à Palmyre Samedi 25/03/06 journée : Visite à Palmyre fin d’apres midi : partir pour Hama en passant par Homs nuit à Hama Dimanche 26/03/06 tres tot : visite du Musée apres midi : visite du khan Rustom Pash et de l’Horloge soirée : balade en Ville et visite de la Mosquée nuit à Hama Lundi 27/03/06 tres tot : partir à Masyaf et visite du village apres midi : visite dans le Qasr Ibn Wardan ( 59 km de Hama ) soirée : partir à Apamé ou dormir à Hama Mardi 28/03/06 tres tot : visite de la citadelle d’Apamé apres midi : visite du Theatre + le Château de Saladin ( car c’est mieux que le dimanche 12/03) soirée : balade dans la ville Mercredi 29/03/06 tres tot : partir à Alep matinée : visite du musée apres midi : balade et souk soirée : LIBRE nuit à Alep Jeudi 30/03/06 journée : finir les visite à Alep ~ 17 h : prendre le bus pour Istanbul nuit dans le Bus Vendredi 31/03/06 ~ 13 h : Istanbul journée : repos ou balade à Istanbul nuit à Istanbul Samedi 01/04/06 Rien Dimanche 02/04/06 Rien voila!
je recapitule les questions que nous nous posons :
1- pour la frontiere de la Syrie, y'a-t-il un bus de Bosra jusqu'à Amman??, si non, alors ou pourrais je le prendre? j'ai appris qu'on pouvait prendre le visa Jordanien à la frontiere mais aussi à Damas, quel est la meilleure solution? 2- A Petra, qu'est ce qui est vraiment les plus importants monuments à absolument visiter? vu qu'on a pres de 3 jours la bas?) 3- j'ai vu sur le Routard qu'il etait possible de faire du cheval à Petra les lundis et jeudis, mais quel est le coût? 4- où me renseigner pour les bus à Petra pour la direction de Amman puis de Damas? y'a-t-il un bus directe, si oui, quelle est la compagnie et ou les horaires? 5- le chateau de Saladin se visite en combien de temps à peu pres?
je vous remercie par avance pour toutes vos reponses.
a+++
Bonjour!
Je compte me rendre en Syrie fin Septembre ou début Octobre seule en passant par Istanbul que j'ai déjà visité l'été dernier en voyage organisé. C'était tellement magnifique que j'aimerais repasser par là en allant en la Syrie. Je me demande quel est le meilleur moyen de faire ce passage en terme de sécurité, rapport qualité/prix, etc...
Je précise que je parle bien l'Arabe et le Français et assez bien l'Anglais.
En outre, est ce que c'est une bonne période pour visiter la Syrie? Quel temps fera t-il là-bas? Merci de m'aider!
Je précise que je parle bien l'Arabe et le Français et assez bien l'Anglais.
En outre, est ce que c'est une bonne période pour visiter la Syrie? Quel temps fera t-il là-bas? Merci de m'aider!
Bonjour à tous. Je reviens à peine de Syrie et je souhaite vous faire partager mes impressions et mon expérience.
Premièrement, vous avertir d'une chose peu vue sur les forums: pour sortir du pays, il faut payer 1500 livres à l'aéroport (25 euros environ). Donc n'oubliez pas de garder cette somme avec vous sous peine de ne pas pouvoir partir.
La Syrie est un pays magnifique et très sûr. J'ai voyagé par moi-même et je n'ai eu aucun problème. En revanche, soyez prêts à négocier les tarifs!
Idée de prix: Bouteille d'eau: 25 SYP (on peut sûrement la trouver à moins cher mais refusez de payer 50 SYP!!). Taxi de l'aéroport de Damas au centre: 600 SYP mais je pense que pour 300 SYP ou 400 SYP c'est possible. Ça dépend de votre patience et de votre envie de négocier. Et de votre tête aussi! :-) J'étais avec mon sac à dos donc plus facile peut-être. Autobus Damas/Palmyre: 150 SYP mais on s'est fait avoir. On peut l'avoir pour moins cher sans doute Restaurant de bonne qualité: entre 600 et 900 SYP pour deux personnes (mezze y plat principal pour deux). Kebab (Shaw Erma): 50 SYP Canette de Pepsi: 20 SYP Hôtel: c'est le plus cher. COmpter 40 dollars à 60 dollars par nuit, petit dej inclu. Mais évidemment, ça dépend de la classe d'hôtel choisi. Souvenirs: le prix que vous voulez payer! Profitez du zoko d'Alep. Les choses sont plus belles et moins chères qu'à Damas.
En une semaine, nous avons visité Palmyre, Hama, le château de Saladin, Appamée, Krak des Chevaliers, villes mortes, SAint Siméon, Alep, Damas. Nous avons utilisé une voiture avec chauffeur pendant 2 jours pour 90 euros tout inclus (négocié à l'hotel Cairo à Hama).
Les liaisons en bus sont très pratiques sauf pour toute la partie des villes mortes et des châteaux. Mais entre les grandes villes, aucun problème.
Météo: il fait froid en ce moment le matin et le soir. Dans la journée, avec une petite veste c'est supportable. Mais prévoir les pulls de toute façon!
Le plus impressionnant: Palmyre. Je crois que toutes les photos qu'on peut voir ne reflète pas assez la beauté du lieu.
Les gens: très sympathiques et serviables. Plusieurs fois nous avons été accompagnés lorsque nous étions perdus. Les commerçants font leur travail et essayent de vous vendre leurs produits mais ils ne sont pas non plus trop pressants. Le marchandage est difficile. Ils ne baissent pas beaucoup leurs prix. Cela dépend évidemment du magasin et de vos qualités d'acheteur! :-)
Sécurité: comme je vous le disais, je me suis senti très sûr. Les villes ne sont pas très bien illuminées le soir mais tout en restant prudent, il ne faut pas s'en faire de ce point de vue. Mais comme partout, les traditionnels conseils de prudence sont à respecter.
Les femmes: à Damas, aucun problème pour les femmes. Sans aller jusqu'à se mettre en jupe, il ne faut pas non plus porter le voile toute la journée, mis à part dans les mosquées. En revanche, dans les villes de province, prévoir de se couvrir la tête et les fesses! Les remarques et surtout les regards de la part des hommes mais aussi des femmes peuvent mettre mal à l'aise.
Hôtel Baron à Alep: hôtel cher (69 $/nuit) mais ça fait parti du mythe. Et le service est agréable. Pour 1000 SYP, le gérant nous a réservé le train de nuit d'Alep à Damas dans un compartiment pour nous deux et il nous a accompagné lui-même à la gare et nous a accompagné jusqu'au compartiment. Rien à redire! :-)
French Tower hotel à Damas: Hotel moyen au niveau des prestations et un peu excentré de la vieille ville (15 mns à pied) mais les gens sont très agréables et on y est très bien reçus ce qui compense la qualité de la chambre.
Si vous avez des questions, n'hésitez pas!
Et allez en Syrie, c'est vraiment un pays à découvrir et les touristes ne sont pas nombreux voire inexistants si on sort des zones les plus touristiques. L'option de partir avec le sac à dos est sans doute bien meilleure qu'un voyage organisé pour avoir le contact avec les gens.
:-)
A bientôt.
Premièrement, vous avertir d'une chose peu vue sur les forums: pour sortir du pays, il faut payer 1500 livres à l'aéroport (25 euros environ). Donc n'oubliez pas de garder cette somme avec vous sous peine de ne pas pouvoir partir.
La Syrie est un pays magnifique et très sûr. J'ai voyagé par moi-même et je n'ai eu aucun problème. En revanche, soyez prêts à négocier les tarifs!
Idée de prix: Bouteille d'eau: 25 SYP (on peut sûrement la trouver à moins cher mais refusez de payer 50 SYP!!). Taxi de l'aéroport de Damas au centre: 600 SYP mais je pense que pour 300 SYP ou 400 SYP c'est possible. Ça dépend de votre patience et de votre envie de négocier. Et de votre tête aussi! :-) J'étais avec mon sac à dos donc plus facile peut-être. Autobus Damas/Palmyre: 150 SYP mais on s'est fait avoir. On peut l'avoir pour moins cher sans doute Restaurant de bonne qualité: entre 600 et 900 SYP pour deux personnes (mezze y plat principal pour deux). Kebab (Shaw Erma): 50 SYP Canette de Pepsi: 20 SYP Hôtel: c'est le plus cher. COmpter 40 dollars à 60 dollars par nuit, petit dej inclu. Mais évidemment, ça dépend de la classe d'hôtel choisi. Souvenirs: le prix que vous voulez payer! Profitez du zoko d'Alep. Les choses sont plus belles et moins chères qu'à Damas.
En une semaine, nous avons visité Palmyre, Hama, le château de Saladin, Appamée, Krak des Chevaliers, villes mortes, SAint Siméon, Alep, Damas. Nous avons utilisé une voiture avec chauffeur pendant 2 jours pour 90 euros tout inclus (négocié à l'hotel Cairo à Hama).
Les liaisons en bus sont très pratiques sauf pour toute la partie des villes mortes et des châteaux. Mais entre les grandes villes, aucun problème.
Météo: il fait froid en ce moment le matin et le soir. Dans la journée, avec une petite veste c'est supportable. Mais prévoir les pulls de toute façon!
Le plus impressionnant: Palmyre. Je crois que toutes les photos qu'on peut voir ne reflète pas assez la beauté du lieu.
Les gens: très sympathiques et serviables. Plusieurs fois nous avons été accompagnés lorsque nous étions perdus. Les commerçants font leur travail et essayent de vous vendre leurs produits mais ils ne sont pas non plus trop pressants. Le marchandage est difficile. Ils ne baissent pas beaucoup leurs prix. Cela dépend évidemment du magasin et de vos qualités d'acheteur! :-)
Sécurité: comme je vous le disais, je me suis senti très sûr. Les villes ne sont pas très bien illuminées le soir mais tout en restant prudent, il ne faut pas s'en faire de ce point de vue. Mais comme partout, les traditionnels conseils de prudence sont à respecter.
Les femmes: à Damas, aucun problème pour les femmes. Sans aller jusqu'à se mettre en jupe, il ne faut pas non plus porter le voile toute la journée, mis à part dans les mosquées. En revanche, dans les villes de province, prévoir de se couvrir la tête et les fesses! Les remarques et surtout les regards de la part des hommes mais aussi des femmes peuvent mettre mal à l'aise.
Hôtel Baron à Alep: hôtel cher (69 $/nuit) mais ça fait parti du mythe. Et le service est agréable. Pour 1000 SYP, le gérant nous a réservé le train de nuit d'Alep à Damas dans un compartiment pour nous deux et il nous a accompagné lui-même à la gare et nous a accompagné jusqu'au compartiment. Rien à redire! :-)
French Tower hotel à Damas: Hotel moyen au niveau des prestations et un peu excentré de la vieille ville (15 mns à pied) mais les gens sont très agréables et on y est très bien reçus ce qui compense la qualité de la chambre.
Si vous avez des questions, n'hésitez pas!
Et allez en Syrie, c'est vraiment un pays à découvrir et les touristes ne sont pas nombreux voire inexistants si on sort des zones les plus touristiques. L'option de partir avec le sac à dos est sans doute bien meilleure qu'un voyage organisé pour avoir le contact avec les gens.
:-)
A bientôt.
Bonjour,
Nous envisageons un voyage en syrie du 24 dec au 01 janvier. Nous louerons une voiture. Ainsi d'aprés vous combien d'heures en voiture nous faudra t'il pour relier: 1. Damas - Hama 2. Hama - Alep 3. Alep- Palmyre 4. Palmyre- Damas
Merci pour vos réponses
PS: quelles température en décembre en syrie???
Nous envisageons un voyage en syrie du 24 dec au 01 janvier. Nous louerons une voiture. Ainsi d'aprés vous combien d'heures en voiture nous faudra t'il pour relier: 1. Damas - Hama 2. Hama - Alep 3. Alep- Palmyre 4. Palmyre- Damas
Merci pour vos réponses
PS: quelles température en décembre en syrie???
Bonjour à tous !
Je compte aller visiter la cappadoce avant de découvrir la Syrie. Mais le seul hic, c'est que, j'aurais aimé faire le trajet Cappadoce-Damas via Antakya sans perdre trop de temps. Le meilleur moyen pour moi serait de faire le trajet Antakya-Damas de nuit. Mais... j'ai lu quelque part que les bus pour Damas partent vers midi d'Antakya... Est ce que quelqu'un en saurait plus sur cette liaison ? Merci beaucoup !!!!! Eloïse
Je compte aller visiter la cappadoce avant de découvrir la Syrie. Mais le seul hic, c'est que, j'aurais aimé faire le trajet Cappadoce-Damas via Antakya sans perdre trop de temps. Le meilleur moyen pour moi serait de faire le trajet Antakya-Damas de nuit. Mais... j'ai lu quelque part que les bus pour Damas partent vers midi d'Antakya... Est ce que quelqu'un en saurait plus sur cette liaison ? Merci beaucoup !!!!! Eloïse
Bonjour à tt le monde!
J'essaie d'organiser un circuit au mois de Septembre en Syrie et en Jordanie d'une 20aine de jours...
En gros je voudrais atterir à Damas puis rester quelques jours (4-5) en Syrie pour visiter un peu, et c'est là que çà commence à coincer: Est ce qu'à votre avis il est possible de visiter Damas, d'aller à la Palmyre de visiter les villages oubliés puis de rentrer à Damas en si peu de temps? ou sinon combien de jours en plus faut il?
Puis ensuite j'aimerai partir de Damas en Jordanie, prendre le visa Jordanien à la frontière, puis rester un peu dans le Nord de la Jordanie, pour arriver à Amman.(2j)
Ensuite le circuit classique (route des rois, mer morte, PETRA!!!!!!!!!! (un reve de gosse), désert de Wadi Rum, plongée en mer rouge, puis retour à Amman): Pour vous quel est le meilleur moyen de transport pour relier Aqaba à Amman, le bus (combien d'heure?) ? ou louer une voiture pour faire tt ce circuit ???? Combien de temps faut il pour faire tt çà sachant que je resterai au moins 4j à Petra?
Et enfin je rentrerai à Damas 2j avant mon vol retour, et c'est là qu'est ma principale interrogation: est ca qu'il existe un visa de transition dans ce sens là alors que j'aurai un visa à entrée unique pour la Syrie et un visa Jordanien? car pour ce visa les avis sont différents selon les gens, alors si certains d'entre vous ont déjà effectué cette petite opération je serai trés heureux de savoir la vérité!! Mais sinon il reste le visa à entrée multiple mais qui coute tres cher et qui apparamment est tres peu délivré!!!!!
Sinon je serai bien entendu ravi si certains ou certaines peuvent compléter ce message d'infomations divers et variées (bon plans, hotels sympas, guide.......)
Merci d'avance à tt le monde
Puis ensuite j'aimerai partir de Damas en Jordanie, prendre le visa Jordanien à la frontière, puis rester un peu dans le Nord de la Jordanie, pour arriver à Amman.(2j)
Ensuite le circuit classique (route des rois, mer morte, PETRA!!!!!!!!!! (un reve de gosse), désert de Wadi Rum, plongée en mer rouge, puis retour à Amman): Pour vous quel est le meilleur moyen de transport pour relier Aqaba à Amman, le bus (combien d'heure?) ? ou louer une voiture pour faire tt ce circuit ???? Combien de temps faut il pour faire tt çà sachant que je resterai au moins 4j à Petra?
Et enfin je rentrerai à Damas 2j avant mon vol retour, et c'est là qu'est ma principale interrogation: est ca qu'il existe un visa de transition dans ce sens là alors que j'aurai un visa à entrée unique pour la Syrie et un visa Jordanien? car pour ce visa les avis sont différents selon les gens, alors si certains d'entre vous ont déjà effectué cette petite opération je serai trés heureux de savoir la vérité!! Mais sinon il reste le visa à entrée multiple mais qui coute tres cher et qui apparamment est tres peu délivré!!!!!
Sinon je serai bien entendu ravi si certains ou certaines peuvent compléter ce message d'infomations divers et variées (bon plans, hotels sympas, guide.......)
Merci d'avance à tt le monde
Je compte passer 5-6 jours en Jordanie pendant cette période, existe t-il des pass comme il en existe en Asie dans des petites agences de voyage, qui permettent de combiner la visite de Pétra, la mer morte et excursion dans le Wadi Rum avec une nuit dans le désert?Sinon que me conseillez vous? en ce qui concerne le programme Syrie, je pars avec une amie et nous organisons notre séjour Damas, Palmyre, Alep en autobus.
Bonjour,
Je prévois de partir en Syrie et Jordanie pour plus ou moins 2 semaines. Mon projet en est encore au stade "embryonnaire" 😛, je n'ai réservé que le billet d'avion du 26 Septembre au 24 Octobre. Le billet étant ouvert pour 1 mois je suis assez flexible sur les dates de voyage. Je compte rejoindre la Syrie via Istanbul - vol interne Ist-Gaziantep, de là prendre bus ou taxi vers Alep. Pour ce qui est de la suite je n'ai pas encore fait d'itinéraire précis, je sais juste que je ne vaux pas visiter les grands sites archeologiques et culturels en "coup de vent". Toutes suggestions seront les bienvenues.
Je recherche donc une ou plusieurs coequipières pour découvrir ensemble toutes les richesses de ces 2 magnifiques pays. Donc si vous avez comme moi un petit budget, un esprit (un peu) baroudeur, aimez la nature et découvrir de nouvelles cultures/ traditions/langues...n'hésitez pas à me contacter.
Plumeria Française de 29 ans
Je prévois de partir en Syrie et Jordanie pour plus ou moins 2 semaines. Mon projet en est encore au stade "embryonnaire" 😛, je n'ai réservé que le billet d'avion du 26 Septembre au 24 Octobre. Le billet étant ouvert pour 1 mois je suis assez flexible sur les dates de voyage. Je compte rejoindre la Syrie via Istanbul - vol interne Ist-Gaziantep, de là prendre bus ou taxi vers Alep. Pour ce qui est de la suite je n'ai pas encore fait d'itinéraire précis, je sais juste que je ne vaux pas visiter les grands sites archeologiques et culturels en "coup de vent". Toutes suggestions seront les bienvenues.
Je recherche donc une ou plusieurs coequipières pour découvrir ensemble toutes les richesses de ces 2 magnifiques pays. Donc si vous avez comme moi un petit budget, un esprit (un peu) baroudeur, aimez la nature et découvrir de nouvelles cultures/ traditions/langues...n'hésitez pas à me contacter.
Plumeria Française de 29 ans
Bonjour à tous, je souhaiterai avoir quelques dernières infos pour préparer mon voyage en Syrie. Je sollicite votre aide car j'ai besoin d'être bien informé (je prépare le voyage pour 4 personnes).
- Le prix des bus pullman est-il fixe (si vous avez des exemples de prix je suis preneur) ? où ça se négocie selon le nb de billet etc
- Y a-t-il des bureaux de change meilleurs que les autres (aéroport, centre ville Damas, Alep) ? pour une somme de 1000 euros par exemple que pouvons nous perdre à échanger à l’aéroport ?
- Pour le souk, j’aimerai savoir lequel (lesquels) vous avez préféré entre Alep et Damas : ambiance, prix (plus cher à Damas ou à Alep ?), produits, sympathie des marchands ?
MERCI
- Le prix des bus pullman est-il fixe (si vous avez des exemples de prix je suis preneur) ? où ça se négocie selon le nb de billet etc
- Y a-t-il des bureaux de change meilleurs que les autres (aéroport, centre ville Damas, Alep) ? pour une somme de 1000 euros par exemple que pouvons nous perdre à échanger à l’aéroport ?
- Pour le souk, j’aimerai savoir lequel (lesquels) vous avez préféré entre Alep et Damas : ambiance, prix (plus cher à Damas ou à Alep ?), produits, sympathie des marchands ?
MERCI
Bonjour,
en prévision de faire le trajet AMMAN DAMAS AMMAN, prière informer comment je vais prendre le bus ou le taxi pour réaliser ce trajet.
Merci.
Merci.
Bonjour !
Je suis en train de planifier un itinéraire qui me tient à coeur à cause de ces lieux chargés d'histoire : Le Caire jusqu à Damas en passant par la route des rois en Jordanie. J'aimerais faire appel à votre experience sur ce trajet : date départ : je pense partir le 16 mars. La température sera adéquate pour éviter les froids hivernales des lieux reculés près des désert et les gros pics de chaleur d'été. trajet : Egypte : le caire - Le canal de Suez - Qalet El-Nakhl - El-Thamad – Nuweiba Jordanie : Aqaba – La route des rois – Petra – mer morte – amman Syrie : Suweida – Damas. Si vous avez des conseils sur la région, ie parcours à éviter ou difficiles (je pense notamment au Sinai), objets à emporter s'averant très utile, points à visiter obligatoirement, etc.).
Merci d'avance !-- Nous n'offrons pas notre terre à nos enfants, nous leur empruntons.
Je suis en train de planifier un itinéraire qui me tient à coeur à cause de ces lieux chargés d'histoire : Le Caire jusqu à Damas en passant par la route des rois en Jordanie. J'aimerais faire appel à votre experience sur ce trajet : date départ : je pense partir le 16 mars. La température sera adéquate pour éviter les froids hivernales des lieux reculés près des désert et les gros pics de chaleur d'été. trajet : Egypte : le caire - Le canal de Suez - Qalet El-Nakhl - El-Thamad – Nuweiba Jordanie : Aqaba – La route des rois – Petra – mer morte – amman Syrie : Suweida – Damas. Si vous avez des conseils sur la région, ie parcours à éviter ou difficiles (je pense notamment au Sinai), objets à emporter s'averant très utile, points à visiter obligatoirement, etc.).
Merci d'avance !-- Nous n'offrons pas notre terre à nos enfants, nous leur empruntons.
Bonjour,
Je cherche après une information portant sur la durée du trajet AMMAN-DAMAS par Bus et Par Taxi.
Merci.
Salutations
Je cherche après une information portant sur la durée du trajet AMMAN-DAMAS par Bus et Par Taxi.
Merci.
Salutations
SYRIE: PARFUMS D' ALEP ET DE DAMAS
LE CAFE AL NOFARA: l'art de conter
Depuis 250 ans sous les regards bienveillants des portraits de famille, des présidents et des mollahs ainsi que des vieilles photos de Damas acrochées aux murs la tradition au Café Al Nofara est toujours vivante. Seule concession à notre époque la télévision qui n'a pas droit de cité quand le conteur prend la parole. Installé sur son fauteuil lui même juché sur un piedestal le conteur domine une assemblée qui suit attentivement où en songeant ses gestes et mimiques. Des volutes bleues libérées par les narghilés parfument l'atmosphère d'une odeur légerement acre et sucrée invitant à la nonchalence et malgré le ballet incéssant du préposé aux pipes à eau le conteur n'en poursuit pas moins son récit ne s'interrompant que pour avaler une gorgée de thé, dire quelques plaisanteries ou répondre aux perplexités de son auditoire. Le spectacle est aussi dans la salle minuscule du café les clients rentrent ou sortent se frayant sans bruit un passage entre les tables et les chaises, y consomment du thé tout en faisant rougir la braisse du narghilé, participent en faisant vivre et revivre l'histoire mainte fois entendue par des cris de guerre ou de victoire selon les passages lus. Dans le café Al Nofara le temps semble suspendu à un fil tenu qui nous relie à notre imaginaire, à notre envie d'échapper du réel, à notre envie d'être le héros de l'histoire et de briller au firmament. Depuis plus de deux siècles des générations de syriens prennent place tous les soirs sur les banquettes et les chaises de ce café mythique pour écouter un bout de leur feuilleton préféré pouvant durer des semaines ou des mois. Ce sont des épopées qui narrent de vieilles histoires passionantes, qui parlent de héros tout droit sortis de la nuit des temps, ce sont des contes imaginaires, des contes des mille et une nuits qui font rêver, qui nous emmènent loin, très loin… L'épée virevolte, fend les airs, s'abbat avec fracas sur un guéridon en fer, mime la mise à mort des méchants accompagnée par les cris de joie des spectateurs: le conteur est aussi acteur, ses mains et ses yeux savent attirer l'attention en soulignant les passages les plus importants rendant ainsi le récit vivant et accessible à tous. Du minaret de la mosquée des Omeyades le chant du muezin s'élève appelant à la prière, il pénètre jusque dans la salle comme pour rapeller les hommes à plus de rigueur. Mélange de profane et de sacré mais la bataille entre les deux hommes durent depuis si longtemps qu'Allah se réjouit de cette rivalité qui en fait n'en est pas une car même si les deux voix s'entrechoquent, se superposent, se font concurence, se séparent, se dépassent c'est pour mieux se rejoindre pour sublimer le triomphe du bien sur le mal dans un seul et même cri.
LES SOUKS: l'art du commerce
Se laisser porter, emporter, griser, ennivrer par les sons, les odeurs, les voix, les parfums… Se perdre, se mouvoir entre les étals et la foule… Fermer les yeux et se laisser pénétrer par ces éffluves et ces contacts furtifs… Rêver en écoutant tous ces bruits nouveaux qui comme un murmure viennent mourrir dans nos oreilles… Voyager au coeur de la vie, au coeur des hommes, au coeur de nos lointaines racines et vivre un moment magique qui dépasse notre entendement. Rentrer dans le jeu des vendeurs, parlementer sans fin pour le plaisir de la discussion, répondre par un sourire aux invitations enjoleuses des rabatteurs… Toucher, palper, comparer les marchandises, faire la moue et semblant de partir en étant sur d'être rappeler et de l'emporter pour un bon prix. Mais bon prix pour qui? Le souk, lieu magique, lieu de toutes les envies, de toutes les recherches, de toutes les tentations, lieu de rencontre, lieu de vie, ici tout palpite du matin au soir, ici tout se vend, tout s'achète, tout se négocie, il suffit d'être patient. C'est le royaume des affaires, royaume des hommes qui vendent et des femmes qui achètent binome indispensable à la bonne marche du commerce. Les souks racontent l'histoire de l'opulence d'une ville et grâce à Soliman le Magnifique les grands échanges avec les Occidentaux connaitront leur âge d'or. Les caravanrésails abriteront les rencontres fructueuses des Orientaux vendant pierres précieuses, textiles, épices aux Européens descendus de leurs vaisseaux chargés de monaie. Imbriqués dans les souks, les khans monumentaux avec leurs entrées majeustueuses décorées de pierres noires et blondes et de déssins géométriques offrent de beaux exemples d'architecture mamelouque. Venise fut la première a installer un comptoir à Alep et encore aujourd'hui dans une odeur de savon, de cardamome, de clou de girofle et au rythme de la musique du cuivre martellé on peut toujours y faire provisions de tapis, d'étoffes, de bijoux sans oublier le bric-à-brac savament ordonné des denrées alimentaires. Objets hétéroclites, boutiques pleines à craquer, objets insolites, étals surchargés, antiquités, objets de la vie quotidienne, bijoux, quincaillerie, odeurs et couleurs déclinées à l'infini, cris des porteurs et des camelots, prières des muezins, conversations animées, klaxons des rares véhicules qui osent braver les ruelles quasi impasses des souks, tout s'entrechoque dans un caos inimaginable ou pourtant règne un ordre plusieurs fois millenaire. De nos jours encore divisé par corporation le souk obéit toujours aux ancestrales lois d'honnêteté, de courtoisie et d'entr'aide. Les souks, monde à part, partie intégrante des pays du Moyen Orient loin du tumulte extérieur de la ville moderne fourmillent et grouillent, les marchandises passent de main en main, des fabriques aux étalalages, des vendeurs aux cabas des clientes. Les transactions se font sereinement, sans cri ni heurt et discrètement l'argent change de porte monaie. Pas de tiroir caisse qui sonne à son ouverture, pas de coffre fort, pas de facture, pas de bureaucratie, la parole et une poignée de main cellent le pacte sur l'honneur entre les deux parties. Etrangement à la rue le souk est calme, tout le monde parle à voix basse, musique et radio n'ont pas droit de cité seule la sonnerie des téléphones et des marchands de réveils troublent parfois les laborieuses transactions. On se presse, on court on se bouscule presque, la foule ne s'arrete jamais, c'est un perpétuel va et vient, un véritable ballet entre les khans, caravansérails, ruelles, venelles, dédales, couloirs, cours intérieures qui structurent les souks comme si la bonne affaire allait échapper aux yeux inquisiteurs des acheteurs. Les boutiques sont pleine à craquer, on doit jongler entre les objets les plus divers installés devant des échoppes à même le passage tout en essayant de ne pas faire dégringoler les étagères ou les vendeurs ont installé avec patience leur produits. Les humains et les marchandises s'entassent et se heurtent dans les ruelles car l'espace fait cruellement défaut dans les souks: acheteurs, vendeurs, rabateurs, porteurs, livreurs, bicyclettes, motos, ânes, brouettes, petits fourgons, diables, chariots, étals ambulants se disputent l'espace étroit laissé libre entre les rangées des boutiques exigües et minuscules qui déssinent des damiers aux senteurs de cannelle, de safran et de corde. Les échoppes sont parfois si petites que les vendeurs ne peuvent y entrer ou en sortir qu'en sautant à l'aide d'une corde le comptoir. Vendeurs installés au milieu et sur leur produits, ici pas d'espace perdu, la moindre place est traquée, les marchandises sont reines et occupent tout du sol au plafond, ainsi bassines, sacs de toutes sortes, récipients, caisses, cageots, étagères, plateaux, boites, bidons, cartons débordants font office de décoration car l'imagination ne manque pas pour mettre en valeur le moindre article et appater le client en mélangeant judicieusement les couleurs et les odeurs. Le souk malgré son origine millenaire sait aussi se transformer, le plus bel exemple nous arrive d'Alep. Ses anciennes prisons font maintenant vivre d'autres prisonniers non plus des deserteurs ou des voleurs mais des prisonniers du travail! Ce sont les ciseaux qui enchainent ces hommes car c'est le royaume des tailleurs. Les petites cellules regorgent de tissu qui sera vite taillé pour devenir pantalons, vestes ou djellabas et les petites mains expertes les coudront à la maison permettant ainsi aux femmes de gagner quelque argent. Le souk vit aussi à l'heure des fêtes religieuses. Durant le Ramadan quinze minutes avant l'heure de rompre le jeune les lourds rouleaux métalliques claquent un à un, les boutiques se ferment et la foule dévale presque en courant les ruelles du souk pour aller festoyer avant de rendre à la mosquée. En moins de trente minutes le souk sera vide et seuls quelques cartons et emballages abandonnés dans les rues désertées ou ne travaillent que les patissiers fortement sollicités en ces jours de fêtes témoigneront des affaires traitées. Le souk semble un endroit propère ou tout le monde qu'il soit riche commerçant où vendeur à la sauvette, acheteurs où badaux trouve son compte. Et le soir à l'heure ou le bruit des rideaux de fer annoncent la fermeture, à regret on doit quitter cet havre de paix pour être à nouveau happé par la vie trépidente de la ville moderne et le souk peut s'endormir tranquillement… demain il sera nettoyé pour que les transactions interompues par la nuit puissent reprendre et que se rendre dans les souks soit sans cesse une fête, un vrai bonheur.
LE HAMMAM: l'art raffiné de vivre
Le hammam, endroit vieux comme le monde toujours d'actualité a traversé les époques et les révolutions sans muter, est toujours aussi fréquenté. Ces vieux murs résonnent encore des brouhahas des notables, des coquettes, des courtisanes et des petites gens qui sont venus laver leur enveloppe charnelle et resourcer leur esprit. Ses grandes coupoles percées de ronds de verres pour mieux filtrer la lumière, ses arcades divisant les salles, sa décoration lui donnant l' aspect d'un palais raffiné, le chuintement, le clapotis et le murmure de l'eau, la moiteur et la douce fraicheur du sol en pierre noires et blanches poli par des génerations de visiteurs sied à la méditation, à l'abandon de soi, aux confidences et au bavardage. On vient au hammam pour s'amuser, passer la journée, faire des rencontres, trouver des réponses à ses problèmes; le hammam avec le café et la mosquée représentent l'essence même du monde arabe. D'une salle proviennent des cris de joie, des rires et des éclats de voix, c'est la fête aujourd'hui dans le hamman, des amies ont accompagnées la future mariée pour sa toilette nuptiale. Le hamman est encore depuis sa lointaine création un lieu de vie privilégié au Moyen Orient, ces murs pourraient raconter tant de joie et de peine. Pour nous occidentaux le hamman est entouré d'un halo de mystère, que doit-il se passer dans ses murs si épais d'où rien ne transpire? Dès l'entrée on est agréablememt surpris par les reflets du soleil jouant sur les vieilles pierres, les boiseries, les mosaiques, les lanternes, les bassins et les fontaines; les corps sont dévétus, les nudités s'exposent sans fausse pudeur, sans vergogne, ici c'est le temple du culte de l'eau qui vous invite à s'amuser avec elle de mille façons. Eau débordant des fontaines, eau se fracassant sur le sol, eau jettée sur les corps à peine lavés et frottés, l'eau dans le hamman est synonime de bonheur, de bien être et d'oubli, sans elle cette joyeuse atmosphère ne serait pas possible. Accroupies devant les fontaines, s'aspergant abondament d'eau tiède, voire très chaude, les femmes se lavent tout en échangeant des confidences. Femmes aux rondeurs porteuses de vie, femmes au corps sveltes ou flasques, petites filles s'éveillant à la vie, toutes apprécient ce moment de détente loin de l'univers suffocant des hommes. De leur côté les hommes font de même, on ne mélange pas le masculin et le féminin au hamman! Dans le caldarium une épaisse vapeur humide entre en action pour combattre les impuretés, les corps sont délicatement baignés avec de l'eau à peine tiède provoquant de délicieux frissons avant de fondre sous les caresses sensuelles des mains expertes des esthéticiennes d'une autre époque: elles vous frottent, savonnent, lavent, tournent et retournent jusqu'a qu'elles soient satisfaites de leur soin puis leurs doigts de fée soulagent les zones douloureuses de nos chairs veillissantes; depuis des millénaires ils ont tellement pétris de corps, vu tellement de misères qu'ils les devinent au premier coup d'oeil, au premier contact avec le grain de la peau. Dans la salle de repos, délicieusement fatiguées, propres comme au premier jour de la vie, des piles de serviettes en pur coton innaculé attendent de s'enrouler autour de nos hanches et de nos épaules prolongeant ainsi le plaisir de la toilette par son doux contact. Allanguies sur des divans qui ont vu des milliers de corps beaux et usés, lentement, tout en sirotant un thé à la menthe presque trop sucré on se prend à rêver à une vie sans soucis comme celle que devaient avoir les compagnes de Schéhérazade.
LES PALAIS: l'art sublimé
Se perdre dans les ruelles entrecoupées de voûtes et d'arcs du vieux quartier chrétien d'Alep, longer les façades sobres et épurées de la rue Jdaideh qui ne laissent en rien soupçonner l'extraordinaire beauté des intérieurs. Oser pousser la porte de quelques maisons de ces fortunés marchands d'un autre siécle pour en saisir des bribes de vie. Se laisser susprendre par le raffinement dévoilé par ces portes entrouvertes et subir le charme qui émane de ces vieilles pierres. Ces maisons parfois transformées en musées, hotel ou restaurants vous invitent à la découverte des saveurs orientales et exciteront votre imagination. Comme un pélerinage il faut toutes les visiter pour mieux saisir dans quel luxe vivaient ces habitants du temps du commerce avec la Sérénissime. Au coeur d'Alep et de Damas, dans les vieux quartiers et dans le fin fond des souks, syriens et étrangers amoureux de ces pierres millénaires restaurent des anciennes demeures mameloukes pour y travailler et y vivre dans un raffinement oriental. La restauration et la mise en valeur du patrimoine par des particuliers redonnent ses lettres de noblesse à ces plus vieilles villes du monde. C'est la décoration qui a fait la réputation de ces petits palais, murs et plafonds sont en bois peint, sertis d'or et de petits médaillons figurant des mosquées et des dômes au dessin vif et naïf ou des corbeilles de fleurs et de fruits. Autrefois on invitait chanteurs et musiciens chez soi pour jouer de la musique dans le grand salon de reception ou les invités et leurs hotes du haut de l'estrade en marbre rose les écoutaient tout en partageant quelques pistaches fraîches et un verre de thé. En Syrie, les habitations traditionelles qui pour la plupart datent du XVIIIe et XIXe sont tournées vers une cour intérieure prolongée par un salon d'été de conception iranienne, l'iwan. La combinaison de la cour typique de la demeure méditéranéenne et de l'iwan font l'orginalité de ces maisons où le frémissement des feuillages et la senteur des fleurs des orangers et des citroniers invitent à la rêverie. Dans le patio, l'iwan est une halte d'ombre parfumée pour ècouter le cliquetis des selsébils, ces fontaines murales qui versent en murmurant leurs goutelettes d'eau… alors qu'un escalier extérieur couvert d'une treille grimpe vers les toits où à l'heure du crépuscule les chrétiennes d'Orient comme les femmes voilées qui cachent leur peau de nacre vont écouter la beauté du chant du muezzin et c'est ici sous le croissant de lune que Damas et Alep lèvera le voile pour nous.
LE CAFE AL NOFARA: l'art de conter
Depuis 250 ans sous les regards bienveillants des portraits de famille, des présidents et des mollahs ainsi que des vieilles photos de Damas acrochées aux murs la tradition au Café Al Nofara est toujours vivante. Seule concession à notre époque la télévision qui n'a pas droit de cité quand le conteur prend la parole. Installé sur son fauteuil lui même juché sur un piedestal le conteur domine une assemblée qui suit attentivement où en songeant ses gestes et mimiques. Des volutes bleues libérées par les narghilés parfument l'atmosphère d'une odeur légerement acre et sucrée invitant à la nonchalence et malgré le ballet incéssant du préposé aux pipes à eau le conteur n'en poursuit pas moins son récit ne s'interrompant que pour avaler une gorgée de thé, dire quelques plaisanteries ou répondre aux perplexités de son auditoire. Le spectacle est aussi dans la salle minuscule du café les clients rentrent ou sortent se frayant sans bruit un passage entre les tables et les chaises, y consomment du thé tout en faisant rougir la braisse du narghilé, participent en faisant vivre et revivre l'histoire mainte fois entendue par des cris de guerre ou de victoire selon les passages lus. Dans le café Al Nofara le temps semble suspendu à un fil tenu qui nous relie à notre imaginaire, à notre envie d'échapper du réel, à notre envie d'être le héros de l'histoire et de briller au firmament. Depuis plus de deux siècles des générations de syriens prennent place tous les soirs sur les banquettes et les chaises de ce café mythique pour écouter un bout de leur feuilleton préféré pouvant durer des semaines ou des mois. Ce sont des épopées qui narrent de vieilles histoires passionantes, qui parlent de héros tout droit sortis de la nuit des temps, ce sont des contes imaginaires, des contes des mille et une nuits qui font rêver, qui nous emmènent loin, très loin… L'épée virevolte, fend les airs, s'abbat avec fracas sur un guéridon en fer, mime la mise à mort des méchants accompagnée par les cris de joie des spectateurs: le conteur est aussi acteur, ses mains et ses yeux savent attirer l'attention en soulignant les passages les plus importants rendant ainsi le récit vivant et accessible à tous. Du minaret de la mosquée des Omeyades le chant du muezin s'élève appelant à la prière, il pénètre jusque dans la salle comme pour rapeller les hommes à plus de rigueur. Mélange de profane et de sacré mais la bataille entre les deux hommes durent depuis si longtemps qu'Allah se réjouit de cette rivalité qui en fait n'en est pas une car même si les deux voix s'entrechoquent, se superposent, se font concurence, se séparent, se dépassent c'est pour mieux se rejoindre pour sublimer le triomphe du bien sur le mal dans un seul et même cri.
LES SOUKS: l'art du commerce
Se laisser porter, emporter, griser, ennivrer par les sons, les odeurs, les voix, les parfums… Se perdre, se mouvoir entre les étals et la foule… Fermer les yeux et se laisser pénétrer par ces éffluves et ces contacts furtifs… Rêver en écoutant tous ces bruits nouveaux qui comme un murmure viennent mourrir dans nos oreilles… Voyager au coeur de la vie, au coeur des hommes, au coeur de nos lointaines racines et vivre un moment magique qui dépasse notre entendement. Rentrer dans le jeu des vendeurs, parlementer sans fin pour le plaisir de la discussion, répondre par un sourire aux invitations enjoleuses des rabatteurs… Toucher, palper, comparer les marchandises, faire la moue et semblant de partir en étant sur d'être rappeler et de l'emporter pour un bon prix. Mais bon prix pour qui? Le souk, lieu magique, lieu de toutes les envies, de toutes les recherches, de toutes les tentations, lieu de rencontre, lieu de vie, ici tout palpite du matin au soir, ici tout se vend, tout s'achète, tout se négocie, il suffit d'être patient. C'est le royaume des affaires, royaume des hommes qui vendent et des femmes qui achètent binome indispensable à la bonne marche du commerce. Les souks racontent l'histoire de l'opulence d'une ville et grâce à Soliman le Magnifique les grands échanges avec les Occidentaux connaitront leur âge d'or. Les caravanrésails abriteront les rencontres fructueuses des Orientaux vendant pierres précieuses, textiles, épices aux Européens descendus de leurs vaisseaux chargés de monaie. Imbriqués dans les souks, les khans monumentaux avec leurs entrées majeustueuses décorées de pierres noires et blondes et de déssins géométriques offrent de beaux exemples d'architecture mamelouque. Venise fut la première a installer un comptoir à Alep et encore aujourd'hui dans une odeur de savon, de cardamome, de clou de girofle et au rythme de la musique du cuivre martellé on peut toujours y faire provisions de tapis, d'étoffes, de bijoux sans oublier le bric-à-brac savament ordonné des denrées alimentaires. Objets hétéroclites, boutiques pleines à craquer, objets insolites, étals surchargés, antiquités, objets de la vie quotidienne, bijoux, quincaillerie, odeurs et couleurs déclinées à l'infini, cris des porteurs et des camelots, prières des muezins, conversations animées, klaxons des rares véhicules qui osent braver les ruelles quasi impasses des souks, tout s'entrechoque dans un caos inimaginable ou pourtant règne un ordre plusieurs fois millenaire. De nos jours encore divisé par corporation le souk obéit toujours aux ancestrales lois d'honnêteté, de courtoisie et d'entr'aide. Les souks, monde à part, partie intégrante des pays du Moyen Orient loin du tumulte extérieur de la ville moderne fourmillent et grouillent, les marchandises passent de main en main, des fabriques aux étalalages, des vendeurs aux cabas des clientes. Les transactions se font sereinement, sans cri ni heurt et discrètement l'argent change de porte monaie. Pas de tiroir caisse qui sonne à son ouverture, pas de coffre fort, pas de facture, pas de bureaucratie, la parole et une poignée de main cellent le pacte sur l'honneur entre les deux parties. Etrangement à la rue le souk est calme, tout le monde parle à voix basse, musique et radio n'ont pas droit de cité seule la sonnerie des téléphones et des marchands de réveils troublent parfois les laborieuses transactions. On se presse, on court on se bouscule presque, la foule ne s'arrete jamais, c'est un perpétuel va et vient, un véritable ballet entre les khans, caravansérails, ruelles, venelles, dédales, couloirs, cours intérieures qui structurent les souks comme si la bonne affaire allait échapper aux yeux inquisiteurs des acheteurs. Les boutiques sont pleine à craquer, on doit jongler entre les objets les plus divers installés devant des échoppes à même le passage tout en essayant de ne pas faire dégringoler les étagères ou les vendeurs ont installé avec patience leur produits. Les humains et les marchandises s'entassent et se heurtent dans les ruelles car l'espace fait cruellement défaut dans les souks: acheteurs, vendeurs, rabateurs, porteurs, livreurs, bicyclettes, motos, ânes, brouettes, petits fourgons, diables, chariots, étals ambulants se disputent l'espace étroit laissé libre entre les rangées des boutiques exigües et minuscules qui déssinent des damiers aux senteurs de cannelle, de safran et de corde. Les échoppes sont parfois si petites que les vendeurs ne peuvent y entrer ou en sortir qu'en sautant à l'aide d'une corde le comptoir. Vendeurs installés au milieu et sur leur produits, ici pas d'espace perdu, la moindre place est traquée, les marchandises sont reines et occupent tout du sol au plafond, ainsi bassines, sacs de toutes sortes, récipients, caisses, cageots, étagères, plateaux, boites, bidons, cartons débordants font office de décoration car l'imagination ne manque pas pour mettre en valeur le moindre article et appater le client en mélangeant judicieusement les couleurs et les odeurs. Le souk malgré son origine millenaire sait aussi se transformer, le plus bel exemple nous arrive d'Alep. Ses anciennes prisons font maintenant vivre d'autres prisonniers non plus des deserteurs ou des voleurs mais des prisonniers du travail! Ce sont les ciseaux qui enchainent ces hommes car c'est le royaume des tailleurs. Les petites cellules regorgent de tissu qui sera vite taillé pour devenir pantalons, vestes ou djellabas et les petites mains expertes les coudront à la maison permettant ainsi aux femmes de gagner quelque argent. Le souk vit aussi à l'heure des fêtes religieuses. Durant le Ramadan quinze minutes avant l'heure de rompre le jeune les lourds rouleaux métalliques claquent un à un, les boutiques se ferment et la foule dévale presque en courant les ruelles du souk pour aller festoyer avant de rendre à la mosquée. En moins de trente minutes le souk sera vide et seuls quelques cartons et emballages abandonnés dans les rues désertées ou ne travaillent que les patissiers fortement sollicités en ces jours de fêtes témoigneront des affaires traitées. Le souk semble un endroit propère ou tout le monde qu'il soit riche commerçant où vendeur à la sauvette, acheteurs où badaux trouve son compte. Et le soir à l'heure ou le bruit des rideaux de fer annoncent la fermeture, à regret on doit quitter cet havre de paix pour être à nouveau happé par la vie trépidente de la ville moderne et le souk peut s'endormir tranquillement… demain il sera nettoyé pour que les transactions interompues par la nuit puissent reprendre et que se rendre dans les souks soit sans cesse une fête, un vrai bonheur.
LE HAMMAM: l'art raffiné de vivre
Le hammam, endroit vieux comme le monde toujours d'actualité a traversé les époques et les révolutions sans muter, est toujours aussi fréquenté. Ces vieux murs résonnent encore des brouhahas des notables, des coquettes, des courtisanes et des petites gens qui sont venus laver leur enveloppe charnelle et resourcer leur esprit. Ses grandes coupoles percées de ronds de verres pour mieux filtrer la lumière, ses arcades divisant les salles, sa décoration lui donnant l' aspect d'un palais raffiné, le chuintement, le clapotis et le murmure de l'eau, la moiteur et la douce fraicheur du sol en pierre noires et blanches poli par des génerations de visiteurs sied à la méditation, à l'abandon de soi, aux confidences et au bavardage. On vient au hammam pour s'amuser, passer la journée, faire des rencontres, trouver des réponses à ses problèmes; le hammam avec le café et la mosquée représentent l'essence même du monde arabe. D'une salle proviennent des cris de joie, des rires et des éclats de voix, c'est la fête aujourd'hui dans le hamman, des amies ont accompagnées la future mariée pour sa toilette nuptiale. Le hamman est encore depuis sa lointaine création un lieu de vie privilégié au Moyen Orient, ces murs pourraient raconter tant de joie et de peine. Pour nous occidentaux le hamman est entouré d'un halo de mystère, que doit-il se passer dans ses murs si épais d'où rien ne transpire? Dès l'entrée on est agréablememt surpris par les reflets du soleil jouant sur les vieilles pierres, les boiseries, les mosaiques, les lanternes, les bassins et les fontaines; les corps sont dévétus, les nudités s'exposent sans fausse pudeur, sans vergogne, ici c'est le temple du culte de l'eau qui vous invite à s'amuser avec elle de mille façons. Eau débordant des fontaines, eau se fracassant sur le sol, eau jettée sur les corps à peine lavés et frottés, l'eau dans le hamman est synonime de bonheur, de bien être et d'oubli, sans elle cette joyeuse atmosphère ne serait pas possible. Accroupies devant les fontaines, s'aspergant abondament d'eau tiède, voire très chaude, les femmes se lavent tout en échangeant des confidences. Femmes aux rondeurs porteuses de vie, femmes au corps sveltes ou flasques, petites filles s'éveillant à la vie, toutes apprécient ce moment de détente loin de l'univers suffocant des hommes. De leur côté les hommes font de même, on ne mélange pas le masculin et le féminin au hamman! Dans le caldarium une épaisse vapeur humide entre en action pour combattre les impuretés, les corps sont délicatement baignés avec de l'eau à peine tiède provoquant de délicieux frissons avant de fondre sous les caresses sensuelles des mains expertes des esthéticiennes d'une autre époque: elles vous frottent, savonnent, lavent, tournent et retournent jusqu'a qu'elles soient satisfaites de leur soin puis leurs doigts de fée soulagent les zones douloureuses de nos chairs veillissantes; depuis des millénaires ils ont tellement pétris de corps, vu tellement de misères qu'ils les devinent au premier coup d'oeil, au premier contact avec le grain de la peau. Dans la salle de repos, délicieusement fatiguées, propres comme au premier jour de la vie, des piles de serviettes en pur coton innaculé attendent de s'enrouler autour de nos hanches et de nos épaules prolongeant ainsi le plaisir de la toilette par son doux contact. Allanguies sur des divans qui ont vu des milliers de corps beaux et usés, lentement, tout en sirotant un thé à la menthe presque trop sucré on se prend à rêver à une vie sans soucis comme celle que devaient avoir les compagnes de Schéhérazade.
LES PALAIS: l'art sublimé
Se perdre dans les ruelles entrecoupées de voûtes et d'arcs du vieux quartier chrétien d'Alep, longer les façades sobres et épurées de la rue Jdaideh qui ne laissent en rien soupçonner l'extraordinaire beauté des intérieurs. Oser pousser la porte de quelques maisons de ces fortunés marchands d'un autre siécle pour en saisir des bribes de vie. Se laisser susprendre par le raffinement dévoilé par ces portes entrouvertes et subir le charme qui émane de ces vieilles pierres. Ces maisons parfois transformées en musées, hotel ou restaurants vous invitent à la découverte des saveurs orientales et exciteront votre imagination. Comme un pélerinage il faut toutes les visiter pour mieux saisir dans quel luxe vivaient ces habitants du temps du commerce avec la Sérénissime. Au coeur d'Alep et de Damas, dans les vieux quartiers et dans le fin fond des souks, syriens et étrangers amoureux de ces pierres millénaires restaurent des anciennes demeures mameloukes pour y travailler et y vivre dans un raffinement oriental. La restauration et la mise en valeur du patrimoine par des particuliers redonnent ses lettres de noblesse à ces plus vieilles villes du monde. C'est la décoration qui a fait la réputation de ces petits palais, murs et plafonds sont en bois peint, sertis d'or et de petits médaillons figurant des mosquées et des dômes au dessin vif et naïf ou des corbeilles de fleurs et de fruits. Autrefois on invitait chanteurs et musiciens chez soi pour jouer de la musique dans le grand salon de reception ou les invités et leurs hotes du haut de l'estrade en marbre rose les écoutaient tout en partageant quelques pistaches fraîches et un verre de thé. En Syrie, les habitations traditionelles qui pour la plupart datent du XVIIIe et XIXe sont tournées vers une cour intérieure prolongée par un salon d'été de conception iranienne, l'iwan. La combinaison de la cour typique de la demeure méditéranéenne et de l'iwan font l'orginalité de ces maisons où le frémissement des feuillages et la senteur des fleurs des orangers et des citroniers invitent à la rêverie. Dans le patio, l'iwan est une halte d'ombre parfumée pour ècouter le cliquetis des selsébils, ces fontaines murales qui versent en murmurant leurs goutelettes d'eau… alors qu'un escalier extérieur couvert d'une treille grimpe vers les toits où à l'heure du crépuscule les chrétiennes d'Orient comme les femmes voilées qui cachent leur peau de nacre vont écouter la beauté du chant du muezzin et c'est ici sous le croissant de lune que Damas et Alep lèvera le voile pour nous.







