Bonjour,
Juste une petite info : le prix du visa à l'arrivée est de 50 USD.
Si vous voulez des infos sur le Danakil : je viens d'en revenir (ce matin !).
Cordialement.
Rockee
Bonjour à tous,
tout est dans le titre :-) j'arrive vers 1h du matin à l'aéroport d'Addis Abeba, le temps d'acheter le visa et de récupérer mon sac, il sera surement 2h-3h du matin...
Je m'attends clairement à me faire un brin arnaquer par un chauffeur de taxi (première fois dans le pays et en pleine nuit...) combien penser vous que je devrais débourser????
Aussi, avez-vous un chouette hôtel/guesthouse à conseiller pour un prix pas trop élever (genre dans les alentours de 20€-25€)???
je compte rester 2 nuits, une première pour atterrir, me reposer, tater l'ambiance et voir comment je fais pour la suite, une deuxième pour bien démarrer mon séjour.
Voilà si vous avez des conseils je suis preneur :-) :-) :-)
encore merci et belle journée à tous!!!!!!!!!!!!!!
tout est dans le titre :-) j'arrive vers 1h du matin à l'aéroport d'Addis Abeba, le temps d'acheter le visa et de récupérer mon sac, il sera surement 2h-3h du matin...
Je m'attends clairement à me faire un brin arnaquer par un chauffeur de taxi (première fois dans le pays et en pleine nuit...) combien penser vous que je devrais débourser????
Aussi, avez-vous un chouette hôtel/guesthouse à conseiller pour un prix pas trop élever (genre dans les alentours de 20€-25€)???
je compte rester 2 nuits, une première pour atterrir, me reposer, tater l'ambiance et voir comment je fais pour la suite, une deuxième pour bien démarrer mon séjour.
Voilà si vous avez des conseils je suis preneur :-) :-) :-)
encore merci et belle journée à tous!!!!!!!!!!!!!!
Bonjour à tous.
Je ne suis jamais allé en Ethiopie.
J'arriverai de nuit ( Arrivée prévue à 0h30 ) à Addis Abeba donc sortie de l'aérogare pas avant 1 heure du matin. Si cela vous est déjà arrivé savez vous si un bureau de change est ouvert à l'aéroport à cette heure de la nuit? j'ai, par le passé été confronté ( En Colombie) à ce problème et pour prendre un taxi de nuit j'ai dû changer au black devant l'aérogare; c'est une situation assez délicate où on peut se faire facilement enfler.
Ma deuxième question porte sur le choix d'un hotel en arrivant.. Je ne suis pas vraiment fixé et j'ai lu quelque part du bien d'une certaine gueshouse: "Lomi guesthouse". Quelqu'un connait-il? le tarif est de 500 birr ( environ 20 euros)la nuit.
Je recherche pour la première nuit un hotel moyen pas trop cradingue dans un environnement pas trop bruyant( boîte de nuit, rue très bruyante etc..); chambre avec un minimum de confort ( WC et douche) je suis accompagné...
Si vous en connaissez un merci de me l'indiquer.
Petit sondage aux membres de VF:
J'ai des infos plutôt contradictoires en ce qui concerne l'obligation (ou pas) d'être vacciné contre la fièvre jaune pour rentrer en Ethiopie.
D'autre par, si le vaccin n'est pas obligatoire, est il vraiment nécessaire pour aller dans le N du pays??
D'avance, merci pour vos contributions!
Thomas
Il faut d'abord savoir que l'Ethiopie est grande comme deux fois la France, et possede la deuxieme population du continent. C'est pour ces deux raisons que j'ai choisi d'y voyager: une telle taille et une telle population assuraient assez de diversite pour trois mois de voyage (decembre, janvier, fevrier) sans sortir des frontieres, comme par hasard la duree du visa accorde.
Apres une dizaine de jours de baroude, il est temps de tirer quelques conclusions.
Je rappelle avant tout mon mode de voyage: aucun vehicule personnel, aucun guide humain, aucun guide bouquin, aucune montre.
1Eur = 25Birrs
Climat Malgre quelques mises en garde contre l'altitude des hauts plateaux, une intuition m'a decide a ne rien emporter de plus lourd que deux chemises. Pari gagnant, meme la nuit! Contrairement a la plupart des regions tropicales et equatoriales l'air est assez sec (en decembre, le mois le plus froid de l'annee), ce qui n'oblige pas a se doucher deux ou trois fois par jour comme aux Indes. Les hauts plateaux se situent dans un grand cercle autour de la capitale, et s'aplatissent en deserts des que les frontieres approchent (Soudan, Kenya, Somalie) pour ressembler a l'Afrique telle que l'on se l'imagine (savanes de safaris).
Gastronomie Excellente. L'une des meilleures cuisines du monde. Nourriture Le plat-roi: l'injeera, a la fois assiette et aliment. Sorte d'immense galette de tef (variete de mil, cereale) elle se presente sous forme spongieuse et permet d'attraper les accompagnements sans presque se salir les doigts, un peu comme les chapatis indiens. Le gout est un peu amer lors des premieres fois mais excellent ensuite qui se mange sans faim, et on s'apercoit que le gout de l'injeera se marie bien avec les differents aliments, legumes le plus souvent (haricots, lentilles, patates, tomates) poses en petites piles sur la galette etalee. Quelques tout petits stands de viande se tiennent dans les rues, le plus souvent accoles a leur restaurant ou la viande est alors servie sur cette meme injeera, en morceaux predecoupes. De facon generale on n'utilise que les doigts de la main droite (a rincer avant et apres) et jamais de couverts, sauf pour les pates (heritage italien) qui viennent parfois, sans gout, accompagnees d'une sorte de sauce tomate tres epicee. L'injeera se mange dans un seul grand plat, soit seul soit en groupe; plus il y a de convives plus le plat sera grand. On peut parfois porter une bouchee a vos levres en signe d'amitie, ce qui surprend les premieres fois puis fait saisir notre rapport occidental (voire meme typiquement francais) different a l'acte de nourriture (ceremoniel dans l'ensemble, couverts, tables). Si vous etes curieux de la decouvrir sans prendre un vol pour Addis, mon ami Etienne me l'a fait decouvrir au Godjo (pres du Pantheon, a Paris) (20Eur le menu soit...500B) Injeera vegetarienne (fasting food) = 10-15B Injeera carnivore = 30-35B 'Spaghetti-beurk' = 10-15B Aussi quelques boulangeries proposant des 'pain au ble' sympa pour le petit-dej, et des patisseries proposant quelques sucreries pas mauvaises mais un peu epaisses et pas donnees (8-10B la part de simili-quatre-quarts) Boissons Le cafe. Je n'en bois jamais en France, mais celui d'Ethiopie est si bon que je le pense l'un des meilleurs du monde. Dans le moindre village il y aura un ou plusieurs 'stands' de tasses alignees et de cafetieres assises juste derriere, et d'instruments de cuisson en terre qui servent a secher les grains au feu, les torrefier et donnent evidemment un gout incomparable a la tasse de cafe servi donc extremement pur, qui n'a meme pas d'effets 'enervants'! 2-3B la tasse, et 5B la version 'deluxe' macchiato dans les villes. Le the. Pas mauvais, dispo aux memes stand que les cafes, produit localement, encore moins cher que le cafe, bonne option pour une boisson de soiree apres le diner. 1B le verre. Le jus de fruits: une institution. Plusieurs fruits disponibles: avocat, mangue, kiwi, orange... On peut choisir un seul de ces fruits ou un panache, et la consistance est si epaisse que cela forme des 'etages' a deguster a la cuiller! 7-15B le verre a biere. Bieres: je ne suis pas fan, mais ca se boit bien, souvent et frais pour 10B. Rien de plus fort.
Culture Autour de la capitale Addis et dans la region d'Oromia, signes visibles de culture distinctive (par rapport a l'Occident) presque inexistants en-dehors de la gastronomie. C'est du systeme D pour survivre, voire meme Z. Les villes se presentent en tres longues rues, souvent sans reel centre ou marche comme le monde de l'islam en a le secret. Les maisons de bitume precaire remplacent de plus en plus le pise et la terre. Le sexe masculin porte presque toujours jean-ticheurte, tandis que les femmes continuent en majorite a enrouler une grande jupe autour de leurs jambes (pour combien de temps encore?). Constat a moderer peut-etre apres la visite d'autres regions, notamment les tribus du Sud (Mursis, Hamer, Omo) et les eglises rupestres du Nord. Cela a ete toute une histoire d'arriver a Shek Husen, lieu de pelerinage musulman, mais c'etait sympa: le lieu se visite nu-pieds sur un terrain de pierraille, dont les croyants du lieu avalent poussiere et graviers en signe de devotion. En periode de pelerinage ce doit etre encore mieux a vivre, mais attention ce n'est qu'un hameau, pas meme d'hotel. (l'habitant vous depannera certainement en attendant le prochain bus)
Religion 50% de la population est chretienne, 30% musulmane (surtout vers l'Est et la Somalie) et 20% 'autre chose'. A premiere vue assez peu de signes visibles de religion dans les rues, et en dehors de la croix de bois nue, simple emouvante que la presque-totalite des chretiens porte a son cou (le pays a ete le premier du monde a embrasser la religion chretienne). Eglises sises en hangars, mosquees baties en toles d'aluminium. Le Noel et le Nouvel An orthodoxe se situent mi-janvier, j'essaierai d'attraper les festivites dans une petite ville hors de la 'route historique' du Nord.
Relations humaines Pour le moins decomplexees, presqu'enfantines. Du rire, du rire, encore du rire et toujours du rire: c'est une vraie cure de rire, pour tout et n'importe quoi. Les salutations se font souvent en se serrant la main et en se choquant l'un l'autre l'epaule droite. Se preparer a etre la star a tout moment, l'equivalent d'un Brad Pitt ou Angelina Jolie. Chaque regard de chaque seconde de la journee est le prelude a une nouvelle interaction. Sous peine de partir en vrille il faut donc savoir faire le tri: ne repondre aux poignees de main que des personnes du meme age et plus agees, se composer un masque dur et s'eloigner immediatement lorsqu'un attroupement se forme immanquablement autour de soi. De facon generale montrer une attitude ferme et decidee. Anglais tres peu parle, souvent de facon tres basique. Les conversations se composent beaucoup de signes, de noms de ville, tournent autour du cafe ou de l'injeera. Contrairement a l'Asie, les incomprehensions frequentes ne font perdre la face a personne et l'Africain continuera toujours de nourrir la conversation jusqu'a la separation (presque toujours provoquee par le farenji). Les Ethiopiens sont tres fiers de leur pays et ne manqueront pas de vous rappeler qu'il est le seul du continent a n'avoir jamais ete colonise. Hospitalite possible: souvent lorsqu'il s'agit d'offrir un cafe ou de parteger une injeera avec un groupe, un peu plus rares mais reelles des qu'il s'agit d'heberger. J'ai dormi trois fois chez l'habitant en trois nuits, attention car cela s'accompagne souvent de demande d'argent, de facon faible et reelle, ce qui mene au chapitre suivant:
Le sexe et l'argent Indissociables de tout voyage en Afrique. Apres un seul coup d'oeil neutre, une jeune femme m'a propose d'aller tout de suite dans ma chambre d'hotel, 'for free'. Apres un seul sourire, une fillette de six ou sept ans m'a repondu d'un regard aguicheur en faisant les signes 'dormir' et 'argent'. Les hommes me designent souvent les femmes d'un air coquin. Le sexe semble tres libre dans cette region, et dans tout le continent de ce que j'ai lu (hors islam). Mes conversations 'entre hommes' ont toujours eu leur partie 'bordel', que chaque localite semble posseder et que je n'ai pas encore eu la curiosite (chance?) de visiter. A un moment de la plupart des rencontres prolongees, la question de l'argent se montrera toujours, souvent debutee par un 'I am poor (...)' et formulee de facon faible mais explicite. J'ai resolu la question en gardant la regle de fer que je me suis donnee depuis le debut de mes voyages: je n'ai jamais rien donne, ne donne jamais et ne donnerai jamais rien pour rien. Au besoin pretexter ne pas comprendre par un 'I speak bad English'. Cela arrive souvent que l'on m'offre un cafe, un repas ou un lit, dans ce cas je rends l'invitation la fois suivante (s'il y en a), dans un principe de reciprocite, mais si l'on commence a donner sans aucun service rendu cela mene au fameux cercle vicieux et l'alimente. Il est clair que ce n'est pas une destination a recommander aux voyageurs debutants, qui se feraient probablement plumer constamment. La 'double-tarification double' envers le farenji reste une legende pour le moment: je verifie tres souvent aupres des locaux, et regle toujours le prix 'habesha', ethiopien; une tenanciere m'a meme fait une reduction 'farenji' de moitie par rapport au prix habesha! Le secret reste bien sur de rester a l'ecart des autoroutes touristiques, d'eviter les activites personnelles et particulieres (nature, rando, safaris humains), et de consommer les memes services que la population locale (hotels, nourriture, bus), et le prix 'normal' sera toujours demande. C'est la consequence logique d'une certaine forme de voyage qui n'est pas la mienne.
Hotels Ou pensions. Autre nom: Hoteela. S'annoncent toujours en pancartes d'alphabet romain, donc aucun souci pour les localiser (malgre le quasi-monopole par ailleurs de l'alphabet amharic (tres particulier, descendant des langues mesopotamiennes)). Veritables institutions et lieux de rencontre des localites, sans doute parce qu'ils offrent souvent aussi restaurant et cafe. Une nuit en chambre simple avec salle de bains commune revient autour de 100B a Addis, 70B dans la peripherie, et de 30 a 50B dans le reste du pays. La literie est, etonnamment, presqu'irreprochable (le matelas, un drap propre, un autre drap propre, une couverture et un pardessus de lit), mais les sanitaires sont souvent une horreur sans nom: a la turque, une corbeille, aucun papier ni broc d'eau propre a portee de main: c'est une expedition. Meme topo pour les douches, souvent bouchees, mais dont l'eau reste heureusement tiede sans aucun chauffage grace au climat equatorial tres clement. Hors d'Addis point de pressing; possible de donner une ou deux pieces d'habits a laver au tenancier de l'hotel, souvent sans surcout.
Transports La campagne est etonnamment populeuse, ce qui assure des bus assez frequents, qui se rarefient toutefois apres le dejeuner. Pas necessaire donc de se lever systematiquement avant le soleil. Meme dans les villages recules il y aura au moins un bus dans les deux sens, on ne reste donc jamais bloque tres longtemps. Tarifs de l'ordre de 50B les 100km. Le farenji aura souvent d'office sa place reservee au meilleur endroit, pres du chauffeur face au grand pare-brise. Tres bons endroits pour sympathiser, voire meme souvent offrir un point de chute a l'arrivee. Les Ethiopiens ont aussi l'habitude d'accomplir de longs trajets au sein de leur pays en changeant de bus deux ou trois fois par jour, et en cas de trajet complique quelqu'un suivra souvent la meme route que vous qui servira de compagnon tout au long du voyage.
Divers Presque tout le monde a un tel portable (pour le meilleur et pour le pire), il est donc facile de garder contact avec les gens. Cafes Internet jusque dans les petites villes, factures a la minute (0.10B a Addis, jusqu'a 0.40B ailleurs).
Voila, en esperant avoir donne envie a quelques-uns! Je me dirige maintenant vers les tribus du Sud (Omo, Hamer, Mursis) par les chemins detournes (en descendant depuis Mizan Teferi), dans le but d'aller vivre parmi eux sans aucun guide et en influant le moins possible sur leurs coutumes.
Bonnes ethiopiques a tous!
Climat Malgre quelques mises en garde contre l'altitude des hauts plateaux, une intuition m'a decide a ne rien emporter de plus lourd que deux chemises. Pari gagnant, meme la nuit! Contrairement a la plupart des regions tropicales et equatoriales l'air est assez sec (en decembre, le mois le plus froid de l'annee), ce qui n'oblige pas a se doucher deux ou trois fois par jour comme aux Indes. Les hauts plateaux se situent dans un grand cercle autour de la capitale, et s'aplatissent en deserts des que les frontieres approchent (Soudan, Kenya, Somalie) pour ressembler a l'Afrique telle que l'on se l'imagine (savanes de safaris).
Gastronomie Excellente. L'une des meilleures cuisines du monde. Nourriture Le plat-roi: l'injeera, a la fois assiette et aliment. Sorte d'immense galette de tef (variete de mil, cereale) elle se presente sous forme spongieuse et permet d'attraper les accompagnements sans presque se salir les doigts, un peu comme les chapatis indiens. Le gout est un peu amer lors des premieres fois mais excellent ensuite qui se mange sans faim, et on s'apercoit que le gout de l'injeera se marie bien avec les differents aliments, legumes le plus souvent (haricots, lentilles, patates, tomates) poses en petites piles sur la galette etalee. Quelques tout petits stands de viande se tiennent dans les rues, le plus souvent accoles a leur restaurant ou la viande est alors servie sur cette meme injeera, en morceaux predecoupes. De facon generale on n'utilise que les doigts de la main droite (a rincer avant et apres) et jamais de couverts, sauf pour les pates (heritage italien) qui viennent parfois, sans gout, accompagnees d'une sorte de sauce tomate tres epicee. L'injeera se mange dans un seul grand plat, soit seul soit en groupe; plus il y a de convives plus le plat sera grand. On peut parfois porter une bouchee a vos levres en signe d'amitie, ce qui surprend les premieres fois puis fait saisir notre rapport occidental (voire meme typiquement francais) different a l'acte de nourriture (ceremoniel dans l'ensemble, couverts, tables). Si vous etes curieux de la decouvrir sans prendre un vol pour Addis, mon ami Etienne me l'a fait decouvrir au Godjo (pres du Pantheon, a Paris) (20Eur le menu soit...500B) Injeera vegetarienne (fasting food) = 10-15B Injeera carnivore = 30-35B 'Spaghetti-beurk' = 10-15B Aussi quelques boulangeries proposant des 'pain au ble' sympa pour le petit-dej, et des patisseries proposant quelques sucreries pas mauvaises mais un peu epaisses et pas donnees (8-10B la part de simili-quatre-quarts) Boissons Le cafe. Je n'en bois jamais en France, mais celui d'Ethiopie est si bon que je le pense l'un des meilleurs du monde. Dans le moindre village il y aura un ou plusieurs 'stands' de tasses alignees et de cafetieres assises juste derriere, et d'instruments de cuisson en terre qui servent a secher les grains au feu, les torrefier et donnent evidemment un gout incomparable a la tasse de cafe servi donc extremement pur, qui n'a meme pas d'effets 'enervants'! 2-3B la tasse, et 5B la version 'deluxe' macchiato dans les villes. Le the. Pas mauvais, dispo aux memes stand que les cafes, produit localement, encore moins cher que le cafe, bonne option pour une boisson de soiree apres le diner. 1B le verre. Le jus de fruits: une institution. Plusieurs fruits disponibles: avocat, mangue, kiwi, orange... On peut choisir un seul de ces fruits ou un panache, et la consistance est si epaisse que cela forme des 'etages' a deguster a la cuiller! 7-15B le verre a biere. Bieres: je ne suis pas fan, mais ca se boit bien, souvent et frais pour 10B. Rien de plus fort.
Culture Autour de la capitale Addis et dans la region d'Oromia, signes visibles de culture distinctive (par rapport a l'Occident) presque inexistants en-dehors de la gastronomie. C'est du systeme D pour survivre, voire meme Z. Les villes se presentent en tres longues rues, souvent sans reel centre ou marche comme le monde de l'islam en a le secret. Les maisons de bitume precaire remplacent de plus en plus le pise et la terre. Le sexe masculin porte presque toujours jean-ticheurte, tandis que les femmes continuent en majorite a enrouler une grande jupe autour de leurs jambes (pour combien de temps encore?). Constat a moderer peut-etre apres la visite d'autres regions, notamment les tribus du Sud (Mursis, Hamer, Omo) et les eglises rupestres du Nord. Cela a ete toute une histoire d'arriver a Shek Husen, lieu de pelerinage musulman, mais c'etait sympa: le lieu se visite nu-pieds sur un terrain de pierraille, dont les croyants du lieu avalent poussiere et graviers en signe de devotion. En periode de pelerinage ce doit etre encore mieux a vivre, mais attention ce n'est qu'un hameau, pas meme d'hotel. (l'habitant vous depannera certainement en attendant le prochain bus)
Religion 50% de la population est chretienne, 30% musulmane (surtout vers l'Est et la Somalie) et 20% 'autre chose'. A premiere vue assez peu de signes visibles de religion dans les rues, et en dehors de la croix de bois nue, simple emouvante que la presque-totalite des chretiens porte a son cou (le pays a ete le premier du monde a embrasser la religion chretienne). Eglises sises en hangars, mosquees baties en toles d'aluminium. Le Noel et le Nouvel An orthodoxe se situent mi-janvier, j'essaierai d'attraper les festivites dans une petite ville hors de la 'route historique' du Nord.
Relations humaines Pour le moins decomplexees, presqu'enfantines. Du rire, du rire, encore du rire et toujours du rire: c'est une vraie cure de rire, pour tout et n'importe quoi. Les salutations se font souvent en se serrant la main et en se choquant l'un l'autre l'epaule droite. Se preparer a etre la star a tout moment, l'equivalent d'un Brad Pitt ou Angelina Jolie. Chaque regard de chaque seconde de la journee est le prelude a une nouvelle interaction. Sous peine de partir en vrille il faut donc savoir faire le tri: ne repondre aux poignees de main que des personnes du meme age et plus agees, se composer un masque dur et s'eloigner immediatement lorsqu'un attroupement se forme immanquablement autour de soi. De facon generale montrer une attitude ferme et decidee. Anglais tres peu parle, souvent de facon tres basique. Les conversations se composent beaucoup de signes, de noms de ville, tournent autour du cafe ou de l'injeera. Contrairement a l'Asie, les incomprehensions frequentes ne font perdre la face a personne et l'Africain continuera toujours de nourrir la conversation jusqu'a la separation (presque toujours provoquee par le farenji). Les Ethiopiens sont tres fiers de leur pays et ne manqueront pas de vous rappeler qu'il est le seul du continent a n'avoir jamais ete colonise. Hospitalite possible: souvent lorsqu'il s'agit d'offrir un cafe ou de parteger une injeera avec un groupe, un peu plus rares mais reelles des qu'il s'agit d'heberger. J'ai dormi trois fois chez l'habitant en trois nuits, attention car cela s'accompagne souvent de demande d'argent, de facon faible et reelle, ce qui mene au chapitre suivant:
Le sexe et l'argent Indissociables de tout voyage en Afrique. Apres un seul coup d'oeil neutre, une jeune femme m'a propose d'aller tout de suite dans ma chambre d'hotel, 'for free'. Apres un seul sourire, une fillette de six ou sept ans m'a repondu d'un regard aguicheur en faisant les signes 'dormir' et 'argent'. Les hommes me designent souvent les femmes d'un air coquin. Le sexe semble tres libre dans cette region, et dans tout le continent de ce que j'ai lu (hors islam). Mes conversations 'entre hommes' ont toujours eu leur partie 'bordel', que chaque localite semble posseder et que je n'ai pas encore eu la curiosite (chance?) de visiter. A un moment de la plupart des rencontres prolongees, la question de l'argent se montrera toujours, souvent debutee par un 'I am poor (...)' et formulee de facon faible mais explicite. J'ai resolu la question en gardant la regle de fer que je me suis donnee depuis le debut de mes voyages: je n'ai jamais rien donne, ne donne jamais et ne donnerai jamais rien pour rien. Au besoin pretexter ne pas comprendre par un 'I speak bad English'. Cela arrive souvent que l'on m'offre un cafe, un repas ou un lit, dans ce cas je rends l'invitation la fois suivante (s'il y en a), dans un principe de reciprocite, mais si l'on commence a donner sans aucun service rendu cela mene au fameux cercle vicieux et l'alimente. Il est clair que ce n'est pas une destination a recommander aux voyageurs debutants, qui se feraient probablement plumer constamment. La 'double-tarification double' envers le farenji reste une legende pour le moment: je verifie tres souvent aupres des locaux, et regle toujours le prix 'habesha', ethiopien; une tenanciere m'a meme fait une reduction 'farenji' de moitie par rapport au prix habesha! Le secret reste bien sur de rester a l'ecart des autoroutes touristiques, d'eviter les activites personnelles et particulieres (nature, rando, safaris humains), et de consommer les memes services que la population locale (hotels, nourriture, bus), et le prix 'normal' sera toujours demande. C'est la consequence logique d'une certaine forme de voyage qui n'est pas la mienne.
Hotels Ou pensions. Autre nom: Hoteela. S'annoncent toujours en pancartes d'alphabet romain, donc aucun souci pour les localiser (malgre le quasi-monopole par ailleurs de l'alphabet amharic (tres particulier, descendant des langues mesopotamiennes)). Veritables institutions et lieux de rencontre des localites, sans doute parce qu'ils offrent souvent aussi restaurant et cafe. Une nuit en chambre simple avec salle de bains commune revient autour de 100B a Addis, 70B dans la peripherie, et de 30 a 50B dans le reste du pays. La literie est, etonnamment, presqu'irreprochable (le matelas, un drap propre, un autre drap propre, une couverture et un pardessus de lit), mais les sanitaires sont souvent une horreur sans nom: a la turque, une corbeille, aucun papier ni broc d'eau propre a portee de main: c'est une expedition. Meme topo pour les douches, souvent bouchees, mais dont l'eau reste heureusement tiede sans aucun chauffage grace au climat equatorial tres clement. Hors d'Addis point de pressing; possible de donner une ou deux pieces d'habits a laver au tenancier de l'hotel, souvent sans surcout.
Transports La campagne est etonnamment populeuse, ce qui assure des bus assez frequents, qui se rarefient toutefois apres le dejeuner. Pas necessaire donc de se lever systematiquement avant le soleil. Meme dans les villages recules il y aura au moins un bus dans les deux sens, on ne reste donc jamais bloque tres longtemps. Tarifs de l'ordre de 50B les 100km. Le farenji aura souvent d'office sa place reservee au meilleur endroit, pres du chauffeur face au grand pare-brise. Tres bons endroits pour sympathiser, voire meme souvent offrir un point de chute a l'arrivee. Les Ethiopiens ont aussi l'habitude d'accomplir de longs trajets au sein de leur pays en changeant de bus deux ou trois fois par jour, et en cas de trajet complique quelqu'un suivra souvent la meme route que vous qui servira de compagnon tout au long du voyage.
Divers Presque tout le monde a un tel portable (pour le meilleur et pour le pire), il est donc facile de garder contact avec les gens. Cafes Internet jusque dans les petites villes, factures a la minute (0.10B a Addis, jusqu'a 0.40B ailleurs).
Voila, en esperant avoir donne envie a quelques-uns! Je me dirige maintenant vers les tribus du Sud (Omo, Hamer, Mursis) par les chemins detournes (en descendant depuis Mizan Teferi), dans le but d'aller vivre parmi eux sans aucun guide et en influant le moins possible sur leurs coutumes.
Bonnes ethiopiques a tous!
Bonjour à tous je recherche des renseignements sur le Kenya voilà je pars en Afrique de l'est cet été je vais faire 13 jours ou 14 en Ethiopie 3-4 nuits à Djibouti et 12-13 jours au Kenya j'aurai voulu savoir si on peut voyager seul et s'organiser soit même pour faire les excursions, logement et transport en 12-13 jours visiter la réserve d'Amboseli et voir le mont Kilimandjaro Masai mara aller à Kisumu nyeri et nakuru pour faire les différentes excursions les prix pour des excursions sont elle cher ? Je voyage en mode backpackers sac a dos routard je prend jamais de guide touristique ni de location de voiture cela est il possible au Kenya ? Si des personnes ont des adresse de logements pas cher pour le Kenya et Djibouti sí ya des logements pas cher Merci
Bonjour à tous
pouvez vous me donner une idée des tarifs des Taxis à Addis pour un trajet Aéroport vers la ville . On arrive en pleine nuit et si j'avais une petite idée ça m'aiderait pour marchander! Je précise qu'on" bénéficiera" des tarifs de nuit... quelqu'un a parlé de 200 birs pour Olympia.( de jour je suppose)
Le plus simple serait que ceux qui se souviennent du tarif qu'ils ont payé le disent et précisent aussi dans quel cartier ils sont allés et si c'était de jour ou de nuit. Comme cela j'aurais une idée de la fourchette des prix. Certaines guesthouses ont des pick up et se proposent de venir nous prendre à l'aéroport.Ils me demandent des sommes qui me paraissent trop élevées et je crains aussi pour une course de nuit qu'ils aient des trous de mémoire.
pouvez vous me donner une idée des tarifs des Taxis à Addis pour un trajet Aéroport vers la ville . On arrive en pleine nuit et si j'avais une petite idée ça m'aiderait pour marchander! Je précise qu'on" bénéficiera" des tarifs de nuit... quelqu'un a parlé de 200 birs pour Olympia.( de jour je suppose)
Le plus simple serait que ceux qui se souviennent du tarif qu'ils ont payé le disent et précisent aussi dans quel cartier ils sont allés et si c'était de jour ou de nuit. Comme cela j'aurais une idée de la fourchette des prix. Certaines guesthouses ont des pick up et se proposent de venir nous prendre à l'aéroport.Ils me demandent des sommes qui me paraissent trop élevées et je crains aussi pour une course de nuit qu'ils aient des trous de mémoire.
- 1 € = environ 26 Birrs
- Visa à l'arrivée à l'aéroport = 17 €
- Connaître un nom d'hôtel à Addis ( même si on n'y dort pas ) car les officiers de l'immigration qui nous questionnent à ce sujet avant de donner le visa semblent hésiter à l'accorder si l'on n'en fournit pas les coordonnées.
- Taxi de l'aéroport de Bole vers le quartier d'Olympia : 200 B maxi
ADDIS
- Attention! Les noms de rue sont rarement indiqués, une même rue peut porter deux noms différents. Une photocopie d'un plan d'Addis pour faciliter son repérage en ville est bien utile.
- Pas vraiment de centre-ville à Addis mais plusieurs quartiers avec leurs points de repères distinctifs. D'abord connaître le quartier ( Bole, Olympia, Piazza, Arat Kilo, Siddist Kilo... etc...) où l'on veut se rendre avant de citer une adresse, quand on demande son chemin, sinon on a de bonnes chances de tourner longtemps avant d'arriver à destination.
- L'Hôtel Wanza ( quartier Olympia) cité dans le guide Bradt, n'existe plus. L'immeuble était en démolition en février 2014. L'Almaz Pension, un peu plus haut au fond de l'impasse, existe toujours, mais n'est pas indiqué de façon manifeste; ça peut être déroutant.
- De nuit, l'arrivée au Mr Martin's Cozy Place ( quartier Bole), également cité dans le Bradt, peut franchement donner une impression de coupe-gorge. Situé au fond d'une impasse, mal indiqué, sans panneau apparent à l'entrée, et pour peu que, par malheur, il y ait une coupure d'électricité au même moment; qu'on vous accueille à la bougie sans un franc sourire, pour vous conduire vers une chambre où l'on cherche comment se ferme la porte; on a plutôt envie de prendre la poudre d'escampette ( ce que l'on a fait). Le quartier semble tranquille et fréquenté par une classe plutôt aisée mais la présence patente de prostituées dans la rue peut achever de décourager. Si vous arrivez après la tombée de la nuit, il semble plus facile de se diriger vers Piazza qui (à condition qu'il n'y ait pas de coupure d'électricité, évidemment!) paraît beaucoup plus animé, vivant et engageant que les deux quartiers précédents.
- Pas de grosse criminalité à Addis, semble-t-il, mais plein de petits arnaqueurs; qui ne manqueront pas d'essayer leurs méthodes sur vous, d'autant plus facilement si vous n'êtes pas avertis. Les modes opératoires peuvent varier; soyez vigilants quand vous vous baladez en ville. Un classique: les pickpockets. Dans la rue ou dans les bus, ils sont souvent organisés à plusieurs. Par exemple: Des enfants orphelins qui vivent dans la rue et y vendent des chewing-gum ou autres babioles, vont s'approcher de vous pour vous vendre quelque chose, mendier, attirer votre attention, pendant que l'un d'entre eux, arrivant d'une autre direction, va tenter en vous bousculant de vous dérober ce qu'il peut au passage. C'est d'autant plus facile dans les lieux où l'affluence est forte: arrêt de bus, bus. Les minibus présentent moins de risques, sur ce point. Les pickpockets ne sévissent pas exclusivement sur les touristes; la population locale en fait aussi les frais; les passants seront donc plutôt solidaires si vous en êtes victime; mais mieux vaut éviter d'afficher de façon ostentatoire que vous avez quelque chose à voler! ... Autre arnaque rencontrée : de gentils rastas, étudiants en français et musiciens qui, sous couvert de faire une simple causette désintéressée, vont cerner ce qui vous intéresse ( dans notre cas : la musique éthiopienne) et vont essayer de vous délester généreusement de quelques billets. Pour info: un CD de musique ( original, pas une copie) coûte seulement 25 Birrs et non pas 250 - après une soi-disant réduction , ö combien magnanime!- comme ces petits filous peuvent l'annoncer avec désinvolture.
- Perso, je trouve que c'est plutôt une bonne idée de ne pas s'attarder dans la capitale à l'arrivée et de garder cette découverte pour la fin du voyage; on est ainsi mieux préparés à affronter les tracas et bizarreries de la grande ville.
- Un mot sur l'Heure. Les Éthiopiens utilisent, selon les cas, l'heure éthiopienne ou l'heure "internationale". La différence étant de 6 heures entre les deux; bien se faire préciser la nature de l'heure utilisée, quand on vous donne un horaire de départ, d'arrivée, ou un rendez-vous, pour éviter quelques surprises, erreurs, et déconvenues. Pour faciliter la compréhension des choses, il peut être utile de se munir d'une montre à aiguilles ( et non pas digitale) sur laquelle l'heure éthiopienne (H.E) apparaît diamétralement opposée à l'heure "internationale" (H.I) indiquée par la petite aiguille. Mais comme on compte sur 24 H et eux sur 12 H; bien se faire préciser s'il s'agit du matin ou de l'après midi !
Soit :
Midi ou Minuit (H.I) = 6 H (H.E) 1 H ou 13 H = 7 H 2 H ou 14 H = 8 H 3 H ou 15 H = 9 H 4 H ou 16 H = 10 H 5 H ou 17 H = 11 H 6 H ou 18 H = 12 H 7 H ou 19 H = 1 H 8 H ou 20 H = 2 H 9 H ou 21 H = 3 H 10H ou 22 H = 4 H 11H ou 23 H = 5 H
- Les bus Selam ou Skybus pour Harrar et Dire Dawa partent à 5 H 30 du matin (H.I) de la Place Meskel. Mieux vaut arriver en avance pour être sûrs de ne pas rater son bus . Un chauffeur de taxi au ralenti peut vous gâcher la journée.
- Un billet pour Dire Dawa (Skybus) : 270 B Si on souhaîte s'arrêter à Awash, on peut se faire déposer au passage (tous les bus qui vont à Harrar ou Dire Dawa traversent la ville d'Awash Saba) mais attention; ils ne s'arrêtent pas automatiquement donc bien spécifier son arrêt avant départ (aussi pour ne pas payer le plein tarif jusqu'au terminus) et rester vigilant pendant le trajet afin de ne pas manquer l'arrêt.
- Les minibus, sur les longs trajets, sont plus rapides et moins chers que les bus . C'est, certes, moins confortable, car les minibus sont souvent, voire toujours, bondés; mais l'ambiance est plus conviviale et animée. Les arrêts sont à la demande et la solidarité, les échanges, entre les voyageurs, créent une atmosphère autrement plus intéressante que dans un bus où tout est plus monotone. Pour avoir un peu d'air, ne pas souffrir d'une musique parfois à fond, et s'épargner les gaz d'échappement et la chaleur du moteur, préferer les places tout à l'arrière du minibus, près de la fenêtre. Par contre, si on a l'intention de dormir, mieux vaut prendre le bus.
Pour les horaires et tarifs des bus Selam; c'est par ici Pour les horaires et tarifs des bus Skybus; c'est par ici
AWASH
- A Awash, le Buffet d'Aouache est une bonne adresse. C'est bien indiqué depuis la route principale, et fait l'effet d'un oasis verdoyant avec son petit jardin bien entretenu, où les oiseaux piaillent dans les branches du frangipanier. C'est un surprenant contraste avec l'aridité de la savane alentours. Les chambres ont un charme décati, où le confort d'autrefois, sans entretien conséquent, semble aujourd'hui (particulièrement au niveau des sanitaires) assez rudimentaire. Une chambre spacieuse dotée d'une salle de bains avec baignoire ne garantit ni l'eau chaude, ni l'eau courante tout court, autrement que par goutte à goutte. Mieux vaut s'en faire une raison. Mais c'est un endroit plaisant, relaxant et la nourriture qui est cuisinée sur place est bonne.
- Pour visiter le parc national d'Awash , on peut s'organiser sur place, à Awash Saba (et peut-être aussi depuis Metahara, l'autre ville à proximité, le parc étant à mi-chemin des deux). Pas simple, mais faisable. Mieux vaut s'organiser la veille pour une visite tôt le matin afin d'avoir le plus de chances d'observer des animaux. A mi-journée, il fait trop chaud pour bien apprécier la visite et beaucoup d'animaux restent à couvert. Compter environ 1900 Birrs, comprenant : la location d'un véhicule (minibus)avec chauffeur (1400 B), un garde ("scout") armé (400 B) et l'entrée du parc (100 B/ pers)
- A mon sens, les points forts de la visite sont : Awash Falls et l'espace arboré de campement au bord de la rivière. Possibilité en effet de dormir en campant sur place ( c'est le plus économique) mais pas de matos disponible dans les parages donc si veut camper; c'est possible, à condition de venir avec son propre équipement. Compter 40 B/ pers. pour le droit de camper.
- Pour ceux qui ont vraiment des moyens, Awash Falls Lodge(100 $ la nuit !!!) est extrêment bien située, en surplomb des chutes, avec un cachet d'éco-lodge à l'attrait indéniable, avec ses petites huttes en toit végétal de facture traditionnelle, qui se fondent bien dans le paysage.
- Kerayu Lodge, par contre, qui se situe en hauteur, dans un espace nu sans un poil d'ombre, avec les gorges de l'Awash en contrebas, semble être un désastre, tant esthétique que financier. L'endroit paraît presque abandonné, comme une tentative infructueuse de modernité inadaptée à l'environnement , ce qui jure dans ce cadre grandiose. Je décrirais ça comme des mobil-homes en tôle ondulée sous un cagnard de folie; où il semble inconcevable de séjourner.
- Personnellement, même si j'ai adoré Awash Falls, j'ai été globalement déçue par le parc d'Awash; et j'ai largement préféré les berges du lac Ziway (voir plus loin) tant au niveau paysage que pour l'observation des oiseaux.
- Quitter Awash en transports en commun vers Harrar peut s'avérer assez problématique. S'attendre à des informations contradictions et s'armer de patience. Il n'y a pas de gare routière. La "Mobil Station" où l'on nous annonce un bus qui part à 5 H 30 du matin (H.I) n'existe pas non plus. A vrai dire, il n'y a pas de bus du tout. En fait, il y a bien les bus qui partent d'Addis à 5 H 30 et qui passeront donc à Awash Saba 3 H ou 4 H plus tard mais il n'est certain qu'ils s'arrêteront pour vous s'ils sont déjà plein et si aucun des passagers ne stoppe à Awash. Aléatoire, donc. A cette heure-là, ne circulent que des camions qui peuvent accepter de vous emmener. Les plus aventureux auront peut-être envie de tenter l'expérience bien que la vue relativement fréquente de camions renversés sur le bas-côté et la promesse de longues heures de tape-cul soient à mon goût suffisamment dissuasive... Toujours pas de bus. On peut rester à l'attendre longtemps... les gens assis au bord de la route principale, qui boivent un café en attendant... ( on ne saura jamais quoi!) ne sont pas d'un grand secours et rendent la situation encore plus confuse.... Toute cette attente pour découvrir finalement, au lever du jour, qu'il y a bien des minibus qui vont à Harrar, mais qui ne partent pas du même côté de la OilLybia Station. Compter 200 B jusqu'à Harrar. La route est assez sympa. On quitte la savane pour un paysage plus vert et un relief gentiment montagneux, où la route monte et descend imperturbablement en ligne droite, au lieu d’effectuer des lacets comme on en a l'habitude. C'est rigolo. Après la jonction où les routes d'Harrar et de Dire Dawa se séparent, il faut éventuellement changer de véhicule mais pas de supplément à payer; les conducteurs s'arrangent entre eux. Chemin faisant, la traversée des petites villes d'Asbe Tefari et Hirna, est plaisante et semble valoir le coup de faire une escale pour ceux qui en ont le temps.
(Suite dans message suivant)
- Visa à l'arrivée à l'aéroport = 17 €
- Connaître un nom d'hôtel à Addis ( même si on n'y dort pas ) car les officiers de l'immigration qui nous questionnent à ce sujet avant de donner le visa semblent hésiter à l'accorder si l'on n'en fournit pas les coordonnées.
- Taxi de l'aéroport de Bole vers le quartier d'Olympia : 200 B maxi
ADDIS
- Attention! Les noms de rue sont rarement indiqués, une même rue peut porter deux noms différents. Une photocopie d'un plan d'Addis pour faciliter son repérage en ville est bien utile.
- Pas vraiment de centre-ville à Addis mais plusieurs quartiers avec leurs points de repères distinctifs. D'abord connaître le quartier ( Bole, Olympia, Piazza, Arat Kilo, Siddist Kilo... etc...) où l'on veut se rendre avant de citer une adresse, quand on demande son chemin, sinon on a de bonnes chances de tourner longtemps avant d'arriver à destination.
- L'Hôtel Wanza ( quartier Olympia) cité dans le guide Bradt, n'existe plus. L'immeuble était en démolition en février 2014. L'Almaz Pension, un peu plus haut au fond de l'impasse, existe toujours, mais n'est pas indiqué de façon manifeste; ça peut être déroutant.
- De nuit, l'arrivée au Mr Martin's Cozy Place ( quartier Bole), également cité dans le Bradt, peut franchement donner une impression de coupe-gorge. Situé au fond d'une impasse, mal indiqué, sans panneau apparent à l'entrée, et pour peu que, par malheur, il y ait une coupure d'électricité au même moment; qu'on vous accueille à la bougie sans un franc sourire, pour vous conduire vers une chambre où l'on cherche comment se ferme la porte; on a plutôt envie de prendre la poudre d'escampette ( ce que l'on a fait). Le quartier semble tranquille et fréquenté par une classe plutôt aisée mais la présence patente de prostituées dans la rue peut achever de décourager. Si vous arrivez après la tombée de la nuit, il semble plus facile de se diriger vers Piazza qui (à condition qu'il n'y ait pas de coupure d'électricité, évidemment!) paraît beaucoup plus animé, vivant et engageant que les deux quartiers précédents.
- Pas de grosse criminalité à Addis, semble-t-il, mais plein de petits arnaqueurs; qui ne manqueront pas d'essayer leurs méthodes sur vous, d'autant plus facilement si vous n'êtes pas avertis. Les modes opératoires peuvent varier; soyez vigilants quand vous vous baladez en ville. Un classique: les pickpockets. Dans la rue ou dans les bus, ils sont souvent organisés à plusieurs. Par exemple: Des enfants orphelins qui vivent dans la rue et y vendent des chewing-gum ou autres babioles, vont s'approcher de vous pour vous vendre quelque chose, mendier, attirer votre attention, pendant que l'un d'entre eux, arrivant d'une autre direction, va tenter en vous bousculant de vous dérober ce qu'il peut au passage. C'est d'autant plus facile dans les lieux où l'affluence est forte: arrêt de bus, bus. Les minibus présentent moins de risques, sur ce point. Les pickpockets ne sévissent pas exclusivement sur les touristes; la population locale en fait aussi les frais; les passants seront donc plutôt solidaires si vous en êtes victime; mais mieux vaut éviter d'afficher de façon ostentatoire que vous avez quelque chose à voler! ... Autre arnaque rencontrée : de gentils rastas, étudiants en français et musiciens qui, sous couvert de faire une simple causette désintéressée, vont cerner ce qui vous intéresse ( dans notre cas : la musique éthiopienne) et vont essayer de vous délester généreusement de quelques billets. Pour info: un CD de musique ( original, pas une copie) coûte seulement 25 Birrs et non pas 250 - après une soi-disant réduction , ö combien magnanime!- comme ces petits filous peuvent l'annoncer avec désinvolture.
- Perso, je trouve que c'est plutôt une bonne idée de ne pas s'attarder dans la capitale à l'arrivée et de garder cette découverte pour la fin du voyage; on est ainsi mieux préparés à affronter les tracas et bizarreries de la grande ville.
- Un mot sur l'Heure. Les Éthiopiens utilisent, selon les cas, l'heure éthiopienne ou l'heure "internationale". La différence étant de 6 heures entre les deux; bien se faire préciser la nature de l'heure utilisée, quand on vous donne un horaire de départ, d'arrivée, ou un rendez-vous, pour éviter quelques surprises, erreurs, et déconvenues. Pour faciliter la compréhension des choses, il peut être utile de se munir d'une montre à aiguilles ( et non pas digitale) sur laquelle l'heure éthiopienne (H.E) apparaît diamétralement opposée à l'heure "internationale" (H.I) indiquée par la petite aiguille. Mais comme on compte sur 24 H et eux sur 12 H; bien se faire préciser s'il s'agit du matin ou de l'après midi !
Soit :
Midi ou Minuit (H.I) = 6 H (H.E) 1 H ou 13 H = 7 H 2 H ou 14 H = 8 H 3 H ou 15 H = 9 H 4 H ou 16 H = 10 H 5 H ou 17 H = 11 H 6 H ou 18 H = 12 H 7 H ou 19 H = 1 H 8 H ou 20 H = 2 H 9 H ou 21 H = 3 H 10H ou 22 H = 4 H 11H ou 23 H = 5 H
- Les bus Selam ou Skybus pour Harrar et Dire Dawa partent à 5 H 30 du matin (H.I) de la Place Meskel. Mieux vaut arriver en avance pour être sûrs de ne pas rater son bus . Un chauffeur de taxi au ralenti peut vous gâcher la journée.
- Un billet pour Dire Dawa (Skybus) : 270 B Si on souhaîte s'arrêter à Awash, on peut se faire déposer au passage (tous les bus qui vont à Harrar ou Dire Dawa traversent la ville d'Awash Saba) mais attention; ils ne s'arrêtent pas automatiquement donc bien spécifier son arrêt avant départ (aussi pour ne pas payer le plein tarif jusqu'au terminus) et rester vigilant pendant le trajet afin de ne pas manquer l'arrêt.
- Les minibus, sur les longs trajets, sont plus rapides et moins chers que les bus . C'est, certes, moins confortable, car les minibus sont souvent, voire toujours, bondés; mais l'ambiance est plus conviviale et animée. Les arrêts sont à la demande et la solidarité, les échanges, entre les voyageurs, créent une atmosphère autrement plus intéressante que dans un bus où tout est plus monotone. Pour avoir un peu d'air, ne pas souffrir d'une musique parfois à fond, et s'épargner les gaz d'échappement et la chaleur du moteur, préferer les places tout à l'arrière du minibus, près de la fenêtre. Par contre, si on a l'intention de dormir, mieux vaut prendre le bus.
Pour les horaires et tarifs des bus Selam; c'est par ici Pour les horaires et tarifs des bus Skybus; c'est par ici
AWASH
- A Awash, le Buffet d'Aouache est une bonne adresse. C'est bien indiqué depuis la route principale, et fait l'effet d'un oasis verdoyant avec son petit jardin bien entretenu, où les oiseaux piaillent dans les branches du frangipanier. C'est un surprenant contraste avec l'aridité de la savane alentours. Les chambres ont un charme décati, où le confort d'autrefois, sans entretien conséquent, semble aujourd'hui (particulièrement au niveau des sanitaires) assez rudimentaire. Une chambre spacieuse dotée d'une salle de bains avec baignoire ne garantit ni l'eau chaude, ni l'eau courante tout court, autrement que par goutte à goutte. Mieux vaut s'en faire une raison. Mais c'est un endroit plaisant, relaxant et la nourriture qui est cuisinée sur place est bonne.
- Pour visiter le parc national d'Awash , on peut s'organiser sur place, à Awash Saba (et peut-être aussi depuis Metahara, l'autre ville à proximité, le parc étant à mi-chemin des deux). Pas simple, mais faisable. Mieux vaut s'organiser la veille pour une visite tôt le matin afin d'avoir le plus de chances d'observer des animaux. A mi-journée, il fait trop chaud pour bien apprécier la visite et beaucoup d'animaux restent à couvert. Compter environ 1900 Birrs, comprenant : la location d'un véhicule (minibus)avec chauffeur (1400 B), un garde ("scout") armé (400 B) et l'entrée du parc (100 B/ pers)
- A mon sens, les points forts de la visite sont : Awash Falls et l'espace arboré de campement au bord de la rivière. Possibilité en effet de dormir en campant sur place ( c'est le plus économique) mais pas de matos disponible dans les parages donc si veut camper; c'est possible, à condition de venir avec son propre équipement. Compter 40 B/ pers. pour le droit de camper.
- Pour ceux qui ont vraiment des moyens, Awash Falls Lodge(100 $ la nuit !!!) est extrêment bien située, en surplomb des chutes, avec un cachet d'éco-lodge à l'attrait indéniable, avec ses petites huttes en toit végétal de facture traditionnelle, qui se fondent bien dans le paysage.
- Kerayu Lodge, par contre, qui se situe en hauteur, dans un espace nu sans un poil d'ombre, avec les gorges de l'Awash en contrebas, semble être un désastre, tant esthétique que financier. L'endroit paraît presque abandonné, comme une tentative infructueuse de modernité inadaptée à l'environnement , ce qui jure dans ce cadre grandiose. Je décrirais ça comme des mobil-homes en tôle ondulée sous un cagnard de folie; où il semble inconcevable de séjourner.
- Personnellement, même si j'ai adoré Awash Falls, j'ai été globalement déçue par le parc d'Awash; et j'ai largement préféré les berges du lac Ziway (voir plus loin) tant au niveau paysage que pour l'observation des oiseaux.
- Quitter Awash en transports en commun vers Harrar peut s'avérer assez problématique. S'attendre à des informations contradictions et s'armer de patience. Il n'y a pas de gare routière. La "Mobil Station" où l'on nous annonce un bus qui part à 5 H 30 du matin (H.I) n'existe pas non plus. A vrai dire, il n'y a pas de bus du tout. En fait, il y a bien les bus qui partent d'Addis à 5 H 30 et qui passeront donc à Awash Saba 3 H ou 4 H plus tard mais il n'est certain qu'ils s'arrêteront pour vous s'ils sont déjà plein et si aucun des passagers ne stoppe à Awash. Aléatoire, donc. A cette heure-là, ne circulent que des camions qui peuvent accepter de vous emmener. Les plus aventureux auront peut-être envie de tenter l'expérience bien que la vue relativement fréquente de camions renversés sur le bas-côté et la promesse de longues heures de tape-cul soient à mon goût suffisamment dissuasive... Toujours pas de bus. On peut rester à l'attendre longtemps... les gens assis au bord de la route principale, qui boivent un café en attendant... ( on ne saura jamais quoi!) ne sont pas d'un grand secours et rendent la situation encore plus confuse.... Toute cette attente pour découvrir finalement, au lever du jour, qu'il y a bien des minibus qui vont à Harrar, mais qui ne partent pas du même côté de la OilLybia Station. Compter 200 B jusqu'à Harrar. La route est assez sympa. On quitte la savane pour un paysage plus vert et un relief gentiment montagneux, où la route monte et descend imperturbablement en ligne droite, au lieu d’effectuer des lacets comme on en a l'habitude. C'est rigolo. Après la jonction où les routes d'Harrar et de Dire Dawa se séparent, il faut éventuellement changer de véhicule mais pas de supplément à payer; les conducteurs s'arrangent entre eux. Chemin faisant, la traversée des petites villes d'Asbe Tefari et Hirna, est plaisante et semble valoir le coup de faire une escale pour ceux qui en ont le temps.
(Suite dans message suivant)
L'arrivée sur le tarmac d'Addis Abeba se fait de nuit. Il fait frais, à peine 15 degrés. Mon vol en provenance de Nairobi a été calme, ce qui pour moi signifie sans turbulence...
De nombreux passagers poursuivent leur trajet jusqu'à Djibouti.
Le visa s'obtient à l'arrivée moyennant 50 dollars ou 48 euros. Les prix sont nettement inflationnistes. Je me souviens d'un montant de 20 dollars pour ce même visa il y a un peu plus de 10 ans, lors de ma première visite de l'Ethiopie. Si Le prix a augmenté, les formalités n'ont guère changées. Toujours aussi lentes. Une organisation sans productivité .
A part un léger vernis cosmétique, l 'aéroport n'a pas non plus subi de profondes transformations.
A la sortie, sur le parking les chauffeurs de taxi attendent, comme toujours, comme partout. Mon expérience des voyages m'a amené à constater que les taxis sont toujours à l'image du pays. Un indice qui trompe rarement et qui donne systématiquement de précieuses informations...
Je suis horrifié des prix annoncés. Ils ont été multipliés par 4 depuis ma dernière venue en 2011. Désormais, la course en ville est annoncée à 240 birrs soit plus de 10 euros pour à peine 3 ou 4 Kms parcourus dans des Ladas qui ont déjà bien souffert. Ça frise l'escroquerie.. Le prix chute à 150 birrs après une courte négociation. Ce qui reste très cher eu égard aux salaires généralement pratiqués en Ethiopie. On m'affirme que c'est par ce que c'est un tarif de nuit. Passons...
Il est une heure du matin. L'ambiance sur le trajet de mon hôtel reste identique à celle que j'avais connue antérieurement. Des rues presque vides, un éclairage dispersé, blafard, jaunâtre rend l'atmosphère un peu glauque. Seuls de nouveaux buildings en chantier changent le paysage. Je suis stupéfait du nombre de ces nouvelles constructions. Ça bétonne partout. Les routes et les trottoirs en subissent les dommages collatéraux. Une ligne de métro à peine achevée et non encore opérationnelle sépare la route principale qui relie le centre ville. Elle empêche désormais de traverser d'un bord à l'autre et, manque de chance, le taxi me dépose du mauvais côté du lieu où je me rends. J'ai beau lui expliquer, il feint de ne rien comprendre. Heureusement je connais l'endroit. Je claque la porte du taxi et m'en vais, passablement agacé par la mauvaise foi de ce type. Un premier contact, qui ajouté à la fatigue du vol et l'heure tardive, n'a rien de fort agréable. Finalement je trouve à traverser la voie de métro et me rend à mon hôtel qui lui non plus, mis à part les prix, n'a pas changé.
Je retrouve une chambre au " Classic Hotel " qui, pour 20 euros , est peu comparable aux standards asiatiques de même prix. Ici moquette marron, murs jaunâtres et salle de bain exiguë ou règne en maître un immense chauffe-eau qui occupe le tiers de l'espace. Le miroir a un coin cassé et le robinet goutte. J'ai quand même deux serviettes...
Je ne suis pas dans un 5 étoiles et ça saute aux yeux.
Par ailleurs les hôtels 4 ou 5 étoiles ont fleuris dans le quartier.
Les prix fluctuent alors entre 80 et 200 euros la nuitée. Hors de portée bien sur pour un Éthiopien moyen.! Ceux qui construisent ces hôtels de luxe pour des salaires de misère n'y auront jamais accès. Un salaire "normal" se situe entre 1500 et 2000 birrs par mois. L'euro se change aujourd'hui à 23 birrs . Faites le calcul vous- même .
Ce sont les nombreuses Organisations internationales qui alimentent ces hôtels et qui ont fait flamber les prix à Addis. On voit dans les rues de nombreux 4x4 tout neufs, occupés par des messieurs en costume-cravate qui viennent, probablement savamment, disserter de la faim dans le monde tout en logeant au Hilton, Sheraton, Radisson... On continue aussi à voir dans ces mêmes rues de nombreux mendiants et un nombre important de jeunes garçons qui se sont improvisés, faute de mieux, cireurs de chaussures. La pauvreté est palpable, mais on sent aussi désormais une délinquance latente. D'ailleurs, un nouveau discours émerge, mettant en garde contre les voleurs. Jamais, lors de mes précédents séjours, je n'avais entendu de tels propos en Ethiopie.
Après une courte nuit partagée avec des moustiques arrogants, et un petit déjeuner surprenant, j'entreprends de redécouvrir la ville. Cela fait quatre ans que je n'y suis pas venu. Elle a beaucoup changé en si peu de temps. Tout ce qui était ancien a été plus ou moins rasé, laissant la place à de nouveaux buildings ou à des terrains herbeux inoccupés mais méticuleusement clôturés. Fort heureusement j'y ai encore mes repères visuels et j'arrive à me déplacer sans grande difficulté. Le paysage urbain s'est cependant fortement transformé . Métro, routes aériennes, ponts.. Le tout construit par les Chinois qui n'ont pas manqué, là encore, de s'implanter en Ethiopie. Ici, comme souvent, ils sont décriés pour leur comportement souvent arrogant ou déplacé et aussi par le fait qu'ils ne font que rarement appel à la main d'œuvre locale.
La mue de cette capitale n'est certainement pas achevée. On se trouve parfois face à des scènes totalement incongrues. C'est ainsi qu'un troupeau de chèvres, guidé par son berger en pleine ville, peut être source d'embouteillage. Quelques ânes peuvent aussi côtoyer de superbes Toyota dernier modèle.

A moins d'une révolution, à mon sens peu probable, on pressent aussi que la transition sociale n'est pas pour demain. L'avenir d'une grande frange de la population, plutôt soumise, qui subit de plein fouet les incessantes augmentations du coût de la vie, m'apparaît bien sombre.

A Addis, ville où les hôtels de luxe sont les plus chers d'Afrique, on manque d'électricité et d'universités. Par contre il y a de nombreux forums et d'innombrables conférences... Pour combien de temps encore l'économie appuiera sa croissance sur les plus démunis..?

Il est une heure du matin. L'ambiance sur le trajet de mon hôtel reste identique à celle que j'avais connue antérieurement. Des rues presque vides, un éclairage dispersé, blafard, jaunâtre rend l'atmosphère un peu glauque. Seuls de nouveaux buildings en chantier changent le paysage. Je suis stupéfait du nombre de ces nouvelles constructions. Ça bétonne partout. Les routes et les trottoirs en subissent les dommages collatéraux. Une ligne de métro à peine achevée et non encore opérationnelle sépare la route principale qui relie le centre ville. Elle empêche désormais de traverser d'un bord à l'autre et, manque de chance, le taxi me dépose du mauvais côté du lieu où je me rends. J'ai beau lui expliquer, il feint de ne rien comprendre. Heureusement je connais l'endroit. Je claque la porte du taxi et m'en vais, passablement agacé par la mauvaise foi de ce type. Un premier contact, qui ajouté à la fatigue du vol et l'heure tardive, n'a rien de fort agréable. Finalement je trouve à traverser la voie de métro et me rend à mon hôtel qui lui non plus, mis à part les prix, n'a pas changé.
Je retrouve une chambre au " Classic Hotel " qui, pour 20 euros , est peu comparable aux standards asiatiques de même prix. Ici moquette marron, murs jaunâtres et salle de bain exiguë ou règne en maître un immense chauffe-eau qui occupe le tiers de l'espace. Le miroir a un coin cassé et le robinet goutte. J'ai quand même deux serviettes...
Je ne suis pas dans un 5 étoiles et ça saute aux yeux.
Par ailleurs les hôtels 4 ou 5 étoiles ont fleuris dans le quartier.
Les prix fluctuent alors entre 80 et 200 euros la nuitée. Hors de portée bien sur pour un Éthiopien moyen.! Ceux qui construisent ces hôtels de luxe pour des salaires de misère n'y auront jamais accès. Un salaire "normal" se situe entre 1500 et 2000 birrs par mois. L'euro se change aujourd'hui à 23 birrs . Faites le calcul vous- même .Ce sont les nombreuses Organisations internationales qui alimentent ces hôtels et qui ont fait flamber les prix à Addis. On voit dans les rues de nombreux 4x4 tout neufs, occupés par des messieurs en costume-cravate qui viennent, probablement savamment, disserter de la faim dans le monde tout en logeant au Hilton, Sheraton, Radisson... On continue aussi à voir dans ces mêmes rues de nombreux mendiants et un nombre important de jeunes garçons qui se sont improvisés, faute de mieux, cireurs de chaussures. La pauvreté est palpable, mais on sent aussi désormais une délinquance latente. D'ailleurs, un nouveau discours émerge, mettant en garde contre les voleurs. Jamais, lors de mes précédents séjours, je n'avais entendu de tels propos en Ethiopie.
Après une courte nuit partagée avec des moustiques arrogants, et un petit déjeuner surprenant, j'entreprends de redécouvrir la ville. Cela fait quatre ans que je n'y suis pas venu. Elle a beaucoup changé en si peu de temps. Tout ce qui était ancien a été plus ou moins rasé, laissant la place à de nouveaux buildings ou à des terrains herbeux inoccupés mais méticuleusement clôturés. Fort heureusement j'y ai encore mes repères visuels et j'arrive à me déplacer sans grande difficulté. Le paysage urbain s'est cependant fortement transformé . Métro, routes aériennes, ponts.. Le tout construit par les Chinois qui n'ont pas manqué, là encore, de s'implanter en Ethiopie. Ici, comme souvent, ils sont décriés pour leur comportement souvent arrogant ou déplacé et aussi par le fait qu'ils ne font que rarement appel à la main d'œuvre locale.
La mue de cette capitale n'est certainement pas achevée. On se trouve parfois face à des scènes totalement incongrues. C'est ainsi qu'un troupeau de chèvres, guidé par son berger en pleine ville, peut être source d'embouteillage. Quelques ânes peuvent aussi côtoyer de superbes Toyota dernier modèle.

A moins d'une révolution, à mon sens peu probable, on pressent aussi que la transition sociale n'est pas pour demain. L'avenir d'une grande frange de la population, plutôt soumise, qui subit de plein fouet les incessantes augmentations du coût de la vie, m'apparaît bien sombre.

A Addis, ville où les hôtels de luxe sont les plus chers d'Afrique, on manque d'électricité et d'universités. Par contre il y a de nombreux forums et d'innombrables conférences... Pour combien de temps encore l'économie appuiera sa croissance sur les plus démunis..?

Retour d'un pays exceptionnel!
Je tiens vraiment à vous faire partager et vous apporter quelques tuyaux sur le dernier pays que j'ai visiter. Tout d'abord, les appréhension d'avant départ:après avoir visité en backpacker duo le Pérou, la Bolivie, plusieurs pays Européen, le Maroc, l'Inde, le Népal, puis en solo, la Thaïlande, le Laos, le Maroc, la Roumanie, j'ai pris la décision de visiter l'Ethiopie. Cela faisait longtemps que je voulais faire un pays en Afrique subsaharienne avec quand même quelques appréhensions, mais une attirance déterminé pour ce pays. Je n'ai vraiment pas été déçu!
Pour tous mes autres voyages, j'avais l'habitude de dire à mes proches où j'allais. Cette fois-ci, j'ai préféré ne rien dire jusqu'avant mon départ, tant les aprioris sur l'Ethiopie peuvent effrayer. Il n'en est rien, c'est le pays le plus accueillant, détendu, et sécurisé que j'ai visité!
Biensur, et hors mis un ou deux petits aléas de parcours, je vais vous retranscrire ce voyage qui relate mon expérience, avec mes moyens, et mes choix.
Tout d'abord, j'ai choisi de partir avec Ethiopian Airlines International car si vous arrivez avec eux dans leur pays, les vols intérieurs sont moitié moins cher ( ce fut mon choix car les trajets en bus peuvent être très long). En gros, il ne vous coutera qu'entre 40 et 60 euros le trajet entre l'une des "grandes villes" de ce pays immense, à taille humaine ;)
Je suis donc resté 26 jours en Ethiopie et voici ce que j'y ai vécu:
Arrivée le 14 septembre à Addis, petit rendez-vous avec l'agence Ethno Travels and Tours, qui est l'agence mal aimé des autres agence en Ethiopie. La cause, ils sont les moins cher, surtout pour le Danakil et le volcan Erta Ale. On dira que le service est en rapport avec le prix: ils ne sont pas guide à proprement dit, ils ne font que vous accompagner, en sécurité relative ( ce qui est tout de même primordiale pour ces contrées). Je vais développer.
Après mon rendez-vous chez eux, j'ai repris l'avion dans l'après-midi pour Mek'Ele. Arrivé à Mek'Ele, ils viennent vous chercher à l'aéroport, puis vous propose leur hotel qui se trouve au dessus de leur agence local ( Atse Yohannes Hotel) . L'hotel est correct et le prix est un peu élevé alors que pour un même hotel correct à 25 mètres en remontant la rue à gauche est 2 fois moins cher. Ne pas compter avoir de l'eau chaude sauf si vous prenez la suite, qui restera tout de même moins chère qu'une chambre dans le premier hotel. Il reste cela dit que le personnel de ces deux hotels sont charmant.
Je suis donc parti le lendemain avec une armada de 4x4, direction la depression du Danakil. Dans les 4x4, nous sommes 4 visiteurs plus le chauffeurs, nos sacs, et l'eau en bouteille nécessaire pour SURVIVRE pendant le road-trek-trip. Donc beaucoup d'eau, à température ambiante: 50 degrés. Ce fut chaud dans tous les sens du terme! Pour la sécurité donc, les chauffeurs sont pratiquement tous sous khat, donc légèrement dans les vap' ( beaucoup de personnes prennent du khat en Ethiopie, donc, c'est pas si grave). Le problème, c'est qu'ils aiment se la jouer Mad Max dans le désert, donc, là, la sécurité, t'oublie!
Nous avons donc fait 3 heures de route nickel, et la fameuse "pire route du monde" qui mérite bien son nom: 3h30 sur de la lave refroidie sous 50 degrés avec clim' battant ses record: 41. Nous sommes donc arrivé vers 18h00 au camp de base avant le trek, quelque peu exténué. De là, repos d'une heure ultra nécessaire. Puis départ vers 19h pour 9 km de trek, la nuit, 35 degrés, ascension vers l'Erta Ale qui si on y prête attention, laisse apparaitre ses lueurs motivantes! Arrivée à 10h45 au sommet pour redescendre dans la caldera et découvrir ce volcan unique au monde, qui se mérite! Le spectacle est au rendez-vous. Tous les livres, les photos, ou les vidéos du monde n'arriveront jamais à rivaliser avec cette sensation. Nous avons ensuite passé la nuit à la belle étoile sur la crête ( après un bon plat de patte sauce tomate ). Petite nuit: 00h30-4h00. Reveil pour un le lever de soleil et découverte de jour de la caldéra qui pour ceux qui s'intéressent un peu au volcanisme ( pas les guide d'ethno Travels and Tours apparemment) et d'une beauté saisissante! Nous sommes ensuite redescendu vers le camps de base. J'ai préféré n'en faire qu'a ma tête et pris les devant, pressant le pas, afin de ne pas finir ce trek sans petit dej, sous un soleil de plomb et 50 degrés. Et franchement, j'ai bien fait, parce que ce fut rude!!! Les avertissements du gouvernement Français déconseille cet endroit. Nous avons été encadré par l'armée et des personnes avec des Kalash', donc, de ce point de vue, on se sent en sécurité. En revanche, si vous vous faites mal durant le trek, faudra attendre d'être à Mek'Ele pour vous faire soigner, c'est à dire 8 heures plus tard. Bref, ne vous faites pas de bobos là bas, c'est pas le gouvernement qui vous le conseille, c'est moi.
Ayant pris juste l'Erta Ale tour sur 2 jours, j'étais très heureux de rentrer prendre une douche sur Mek'Ele et laisser la plupart des autres acolytes qui eux continuaient vers Dalol. L'Erta Ale est suffisant tellement on s'en prend plein les mirettes.
De là, j'ai pris, toujours avec la même agence le Tigray Church tour sur 2 jours. Je n'avais pas prévu forcement cela, mais ce fut grandiose, surement les plus beaux paysages du pays.
Si vous m'avez bien suivi jusque là, vous aurez compris que je rejoins très franchement les critiques sur le très léger professionnalisme d'Ethno Travels and Tours et leur qualité à vous faire découvrir leur beau pays. Je vais donc vous indiquer une personne qui pourra vous faire découvrir cette région, le Tigray, entre Mék'Ele et Axum, plus précisément à Gheralta. Un jeune homme très sympathique qui se prénomme Gebrea, dont voici le contact:Téléphone: +251 9 14 53 98 45. Il vous proposera un prix très raisonnable. J'ai donc pris mon courage à 2 mains pour visiter les églises perchées sur des éperons rocheux, qui caractérisent ce paysage. Je ne passerai pas par 4 chemins, j'ai le vertige, donc, je ne suis pas allé plus loin que la première église de maryam korkor. Je ne suis pas féru d'histoire, mais j'espère que l'Ethiopie trouvera l'argent pour préserver ce patrimoine du temps et des touristes mal intentionnés. Le paysage vu d'en haut est grandiose!
Pour ce qui est de cette région, je n'y suis pas assez resté malheureusement. On dit que l'Ethiopie compte les plus belles femmes d'Afrique. Je crois pour avoir fais une bonne partie du pays que le Tigray est sens nul doute l'endroit où elles naissent! La culture du paraitre, malgrè la pauvreté économique ( mais pas gastronomique ) de l'endroit, est d'une grande richesse. Les femmes, portent de beaux vêtements traditionnels, mais aussi prennent soins de leur coiffures, qui diffères de l'une à l'autre. Je trouve que cela est la marque d'une tradition bien gardée et respectée, et j'espère que vous remarquerez cela tant j'ai aimé regarder ces femmes.
Mon chemin se poursuit vers Axum en passant à Yeah, cité de la Reine de Saba, havre de paix et de tranquillité.
Arrivée à Aksum, ville historique avec ses vestiges. Je déconseille vivement l'Africa Hotel!!! Du coup, en repartant, j'ai croisé un jeune qui fait la promotion d'un autre hotel qui me semble bien: le www.branahotel.com.. A vous de voir! Au moins, la seule nuit que vous passerez là bas sera bien loin de la salpêtre de l'Africa Hotel! Pour vous déplacer dans cette ville, n'hésitez pas à demander l'un des seuls Tuk tuk conduit par une jeune femme. Elle est très attentionnée et vraiment femme courage!
Ensuite, Vol toujours de grande qualité avec Ethiopian Airline, et une fois n'est pas coutume, l'accueil à bord se fait avec la musique de Mulatu Astatke l'incontournable! www.youtube.com/watch?v=oh_nK-QwTo0
Survol du pays et arrivée à Lalibela. J'en avais tant envie! L'Altitude rend en général les gens calme et accueillant. Et c'est le cas de Lalibela ( avec quelques propositions intempestives de faux guides, mais cela reste tout de même respectueux). J'ai choisi cette destination pour pouvoir visiter les églises ( que je n'ai pas visité car trop cher à mon gout : 50 $ l'entrée sans le guide!). Je suis aussi passé par Lalibela aussi parce que dans le même massif montagneux, j'avais le choix entre faire les hauts sommets du Simiens sans rencontrer trop de monde à part des touristes ( en grande majorité Israelite d'ailleurs dans le pays), où préférer le trekking d'Abuna Yosef à la rencontre des différents villages.
Donc, première nuit à Seven Olives Hotel, qui j'en suis sure, a l'une des meilleurs table de la ville. Puis rencontre avec le manager de l'agence www.lalibela-eco-trekking.com Mollah Kassaw. Une grande surprise que cette rencontre qui m'a préparé une équipe de choc: Abege Mengesha, mon guide, Yihenew, mon cuisinier, et Abeï, mon pisteur. Je sais qu'avec eux aujourd'hui, j'irai au bout du monde!
Molla est donc passé me chercher à l'hotel, lorsque je lui ai demandé si il n'y avait pas un logement un peu moins cher sur Lalibela, il m'a tout simplement dit qu'il était sur Airbnb : www.airbnb.fr/...F2015&s=TObw_Ee5
Je recommande vivement sa chambre qui permet une immersion dans la vrai vie de Lalibela et pas cher du tout!
Molla m'a donc remis entre les mains et les jambes des mes trois accompagnateurs devenus aujourd'hui avec Molla, des amis tant l'expérience humaine fut forte et le trekking d'une grande richesse entre les rencontres et les paysages!
Ce trekking autour de Lalibela fut mon plus beau moment en Ethiopie.
Je crois que l'expérience ne trouve son sens qu'en la vivant, c'est pour cela que je ne vous en dirais pas plus et vous laisserai apprécier par vous même si vous y allez, la qualité et le professionnalisme de cette agence locale et respectueuse de sa localité.
Après 6 jours de trekking dans des paysages à couper le souffle, des scenes de vie biblique, un sommet pour moi inaccessible à cause d'un mal des montagnes, l'observation des baboins majestueux, je suis revenu entier, fatigué, mais heureux de ce trek. J'avais calculé le coup pour revenir pour la fête de Meskel, sorte de fête de la Saint Jean avec un grand feu de joie, des chants envoutants, des costumes de fêtes. Un très grand moment là encore, unique, préférable à celui réalisé à Addis Abeba. Ici, pas de stress, que du bonheur!
Enfin, je recommande aussi un lieu atypique dans ce genre de voyage, un bar bien blindé de monde, où l'on boit bière et Tej' ( alcool de miel, délicieux) et où l'on dance sur de la musique traditionnelle jusqu'au bout de leur nuit: le Torpedo tejbet. Croyez-moi, là encore, instant inoubliable de votre visite à Lalibela!!!
Me voila reparti vers le sud avec la même compagnie aérienne, toujours au top! Direction Arba Minch et la vallée de l'Omo.
Le sud, et ses tribus sont assez chères pour un backpacker en solo. On m'avait mal recommandé un guide locale qui devait me donner un prix raisonnable, mais les guides locaux à Arba Minch prennent tous le même prix: 140$ journée pour le 4x4 et la gazoline, 220$ journée tout compris ( entrée tribu, photos, bouffe, couchage )sauf extra (khat, beer, gin local et reste pour ce qui comprennent ;)
Là aussi, et malgré mon guide un peu survolté et son très vieux khat khat, ce fut une très belle expérience avec un souvenir inoubliable d'une nuit passée avec une tribu à Omorate, de l'autre côté du fleuve Omo (où je me suis d'ailleurs baigné) et cette soirée avec tout ces gamins qui m'ont fait une dance en chantant et qui m'ont demandé de leur passer de la musique. Et façon Fitzcaraldo, je leur ai mis "Nessum Dorma" de Pavarotti. Très grand moment. Ecouter du classique dans ces endroits prend une toute autre envergure!
Enfin, retour sur Addis Abeba. Là, Molla Kassaw de Lalibela a contacté un jeune guide, et là encore, une super rencontre, de grande qualité: Alene Zewdu Birhanu. Un jeune extrêmement sympathique qui m'a fait visiter la capitale.
Voilà, il faut une conclusion à ce post:
L'Ethiopie est surement à ce jour ma plus belle destination pour les rencontres que j'ai pu y faire. L'Ethiopie est le pays le plus sure que j'ai visité. J'y ai très bien mangé, chaque jour traditionnel, jamais tombé malade. Un peuple, simple, fier de n'avoir jamais été colonisé, fier de leur richesse culturelle... Et moi, je suis fier de les avoir rencontré, très fier même. Je retournerai là bas pour faire les endroits que je n'ai pas eu le temps de visiter, mais aussi pour y retrouver ces personnes qui m'ont reçu, et qui sont devenues aujourd'hui des amis.
Pour les photo: -1 Volcan erta Ale à l'aube -2 Plaine et pics du Tigray -3 Hauts plateaux lors du trek à Lalibela -4 Babouin-star "photogénique" lors du trek -5 Cérémonie de Meskel à Lalibela ( 28/09/2015 ) -6 Photo de classe avec mes Karo, vallée de l'Omo -7 Photo de famille chez les Dasenech, Omorate, vers la frontière Sud Soudanaise et Kenyane -8 Chez les Mursi, paye ta photo! -9 retour de l'ono, vers Arba Mitch
Je tiens vraiment à vous faire partager et vous apporter quelques tuyaux sur le dernier pays que j'ai visiter. Tout d'abord, les appréhension d'avant départ:après avoir visité en backpacker duo le Pérou, la Bolivie, plusieurs pays Européen, le Maroc, l'Inde, le Népal, puis en solo, la Thaïlande, le Laos, le Maroc, la Roumanie, j'ai pris la décision de visiter l'Ethiopie. Cela faisait longtemps que je voulais faire un pays en Afrique subsaharienne avec quand même quelques appréhensions, mais une attirance déterminé pour ce pays. Je n'ai vraiment pas été déçu!
Pour tous mes autres voyages, j'avais l'habitude de dire à mes proches où j'allais. Cette fois-ci, j'ai préféré ne rien dire jusqu'avant mon départ, tant les aprioris sur l'Ethiopie peuvent effrayer. Il n'en est rien, c'est le pays le plus accueillant, détendu, et sécurisé que j'ai visité!
Biensur, et hors mis un ou deux petits aléas de parcours, je vais vous retranscrire ce voyage qui relate mon expérience, avec mes moyens, et mes choix.
Tout d'abord, j'ai choisi de partir avec Ethiopian Airlines International car si vous arrivez avec eux dans leur pays, les vols intérieurs sont moitié moins cher ( ce fut mon choix car les trajets en bus peuvent être très long). En gros, il ne vous coutera qu'entre 40 et 60 euros le trajet entre l'une des "grandes villes" de ce pays immense, à taille humaine ;)
Je suis donc resté 26 jours en Ethiopie et voici ce que j'y ai vécu:
Arrivée le 14 septembre à Addis, petit rendez-vous avec l'agence Ethno Travels and Tours, qui est l'agence mal aimé des autres agence en Ethiopie. La cause, ils sont les moins cher, surtout pour le Danakil et le volcan Erta Ale. On dira que le service est en rapport avec le prix: ils ne sont pas guide à proprement dit, ils ne font que vous accompagner, en sécurité relative ( ce qui est tout de même primordiale pour ces contrées). Je vais développer.
Après mon rendez-vous chez eux, j'ai repris l'avion dans l'après-midi pour Mek'Ele. Arrivé à Mek'Ele, ils viennent vous chercher à l'aéroport, puis vous propose leur hotel qui se trouve au dessus de leur agence local ( Atse Yohannes Hotel) . L'hotel est correct et le prix est un peu élevé alors que pour un même hotel correct à 25 mètres en remontant la rue à gauche est 2 fois moins cher. Ne pas compter avoir de l'eau chaude sauf si vous prenez la suite, qui restera tout de même moins chère qu'une chambre dans le premier hotel. Il reste cela dit que le personnel de ces deux hotels sont charmant.
Je suis donc parti le lendemain avec une armada de 4x4, direction la depression du Danakil. Dans les 4x4, nous sommes 4 visiteurs plus le chauffeurs, nos sacs, et l'eau en bouteille nécessaire pour SURVIVRE pendant le road-trek-trip. Donc beaucoup d'eau, à température ambiante: 50 degrés. Ce fut chaud dans tous les sens du terme! Pour la sécurité donc, les chauffeurs sont pratiquement tous sous khat, donc légèrement dans les vap' ( beaucoup de personnes prennent du khat en Ethiopie, donc, c'est pas si grave). Le problème, c'est qu'ils aiment se la jouer Mad Max dans le désert, donc, là, la sécurité, t'oublie!
Nous avons donc fait 3 heures de route nickel, et la fameuse "pire route du monde" qui mérite bien son nom: 3h30 sur de la lave refroidie sous 50 degrés avec clim' battant ses record: 41. Nous sommes donc arrivé vers 18h00 au camp de base avant le trek, quelque peu exténué. De là, repos d'une heure ultra nécessaire. Puis départ vers 19h pour 9 km de trek, la nuit, 35 degrés, ascension vers l'Erta Ale qui si on y prête attention, laisse apparaitre ses lueurs motivantes! Arrivée à 10h45 au sommet pour redescendre dans la caldera et découvrir ce volcan unique au monde, qui se mérite! Le spectacle est au rendez-vous. Tous les livres, les photos, ou les vidéos du monde n'arriveront jamais à rivaliser avec cette sensation. Nous avons ensuite passé la nuit à la belle étoile sur la crête ( après un bon plat de patte sauce tomate ). Petite nuit: 00h30-4h00. Reveil pour un le lever de soleil et découverte de jour de la caldéra qui pour ceux qui s'intéressent un peu au volcanisme ( pas les guide d'ethno Travels and Tours apparemment) et d'une beauté saisissante! Nous sommes ensuite redescendu vers le camps de base. J'ai préféré n'en faire qu'a ma tête et pris les devant, pressant le pas, afin de ne pas finir ce trek sans petit dej, sous un soleil de plomb et 50 degrés. Et franchement, j'ai bien fait, parce que ce fut rude!!! Les avertissements du gouvernement Français déconseille cet endroit. Nous avons été encadré par l'armée et des personnes avec des Kalash', donc, de ce point de vue, on se sent en sécurité. En revanche, si vous vous faites mal durant le trek, faudra attendre d'être à Mek'Ele pour vous faire soigner, c'est à dire 8 heures plus tard. Bref, ne vous faites pas de bobos là bas, c'est pas le gouvernement qui vous le conseille, c'est moi.
Ayant pris juste l'Erta Ale tour sur 2 jours, j'étais très heureux de rentrer prendre une douche sur Mek'Ele et laisser la plupart des autres acolytes qui eux continuaient vers Dalol. L'Erta Ale est suffisant tellement on s'en prend plein les mirettes.
De là, j'ai pris, toujours avec la même agence le Tigray Church tour sur 2 jours. Je n'avais pas prévu forcement cela, mais ce fut grandiose, surement les plus beaux paysages du pays.
Si vous m'avez bien suivi jusque là, vous aurez compris que je rejoins très franchement les critiques sur le très léger professionnalisme d'Ethno Travels and Tours et leur qualité à vous faire découvrir leur beau pays. Je vais donc vous indiquer une personne qui pourra vous faire découvrir cette région, le Tigray, entre Mék'Ele et Axum, plus précisément à Gheralta. Un jeune homme très sympathique qui se prénomme Gebrea, dont voici le contact:Téléphone: +251 9 14 53 98 45. Il vous proposera un prix très raisonnable. J'ai donc pris mon courage à 2 mains pour visiter les églises perchées sur des éperons rocheux, qui caractérisent ce paysage. Je ne passerai pas par 4 chemins, j'ai le vertige, donc, je ne suis pas allé plus loin que la première église de maryam korkor. Je ne suis pas féru d'histoire, mais j'espère que l'Ethiopie trouvera l'argent pour préserver ce patrimoine du temps et des touristes mal intentionnés. Le paysage vu d'en haut est grandiose!
Pour ce qui est de cette région, je n'y suis pas assez resté malheureusement. On dit que l'Ethiopie compte les plus belles femmes d'Afrique. Je crois pour avoir fais une bonne partie du pays que le Tigray est sens nul doute l'endroit où elles naissent! La culture du paraitre, malgrè la pauvreté économique ( mais pas gastronomique ) de l'endroit, est d'une grande richesse. Les femmes, portent de beaux vêtements traditionnels, mais aussi prennent soins de leur coiffures, qui diffères de l'une à l'autre. Je trouve que cela est la marque d'une tradition bien gardée et respectée, et j'espère que vous remarquerez cela tant j'ai aimé regarder ces femmes.
Mon chemin se poursuit vers Axum en passant à Yeah, cité de la Reine de Saba, havre de paix et de tranquillité.
Arrivée à Aksum, ville historique avec ses vestiges. Je déconseille vivement l'Africa Hotel!!! Du coup, en repartant, j'ai croisé un jeune qui fait la promotion d'un autre hotel qui me semble bien: le www.branahotel.com.. A vous de voir! Au moins, la seule nuit que vous passerez là bas sera bien loin de la salpêtre de l'Africa Hotel! Pour vous déplacer dans cette ville, n'hésitez pas à demander l'un des seuls Tuk tuk conduit par une jeune femme. Elle est très attentionnée et vraiment femme courage!
Ensuite, Vol toujours de grande qualité avec Ethiopian Airline, et une fois n'est pas coutume, l'accueil à bord se fait avec la musique de Mulatu Astatke l'incontournable! www.youtube.com/watch?v=oh_nK-QwTo0
Survol du pays et arrivée à Lalibela. J'en avais tant envie! L'Altitude rend en général les gens calme et accueillant. Et c'est le cas de Lalibela ( avec quelques propositions intempestives de faux guides, mais cela reste tout de même respectueux). J'ai choisi cette destination pour pouvoir visiter les églises ( que je n'ai pas visité car trop cher à mon gout : 50 $ l'entrée sans le guide!). Je suis aussi passé par Lalibela aussi parce que dans le même massif montagneux, j'avais le choix entre faire les hauts sommets du Simiens sans rencontrer trop de monde à part des touristes ( en grande majorité Israelite d'ailleurs dans le pays), où préférer le trekking d'Abuna Yosef à la rencontre des différents villages.
Donc, première nuit à Seven Olives Hotel, qui j'en suis sure, a l'une des meilleurs table de la ville. Puis rencontre avec le manager de l'agence www.lalibela-eco-trekking.com Mollah Kassaw. Une grande surprise que cette rencontre qui m'a préparé une équipe de choc: Abege Mengesha, mon guide, Yihenew, mon cuisinier, et Abeï, mon pisteur. Je sais qu'avec eux aujourd'hui, j'irai au bout du monde!
Molla est donc passé me chercher à l'hotel, lorsque je lui ai demandé si il n'y avait pas un logement un peu moins cher sur Lalibela, il m'a tout simplement dit qu'il était sur Airbnb : www.airbnb.fr/...F2015&s=TObw_Ee5
Je recommande vivement sa chambre qui permet une immersion dans la vrai vie de Lalibela et pas cher du tout!
Molla m'a donc remis entre les mains et les jambes des mes trois accompagnateurs devenus aujourd'hui avec Molla, des amis tant l'expérience humaine fut forte et le trekking d'une grande richesse entre les rencontres et les paysages!
Ce trekking autour de Lalibela fut mon plus beau moment en Ethiopie.
Je crois que l'expérience ne trouve son sens qu'en la vivant, c'est pour cela que je ne vous en dirais pas plus et vous laisserai apprécier par vous même si vous y allez, la qualité et le professionnalisme de cette agence locale et respectueuse de sa localité.
Après 6 jours de trekking dans des paysages à couper le souffle, des scenes de vie biblique, un sommet pour moi inaccessible à cause d'un mal des montagnes, l'observation des baboins majestueux, je suis revenu entier, fatigué, mais heureux de ce trek. J'avais calculé le coup pour revenir pour la fête de Meskel, sorte de fête de la Saint Jean avec un grand feu de joie, des chants envoutants, des costumes de fêtes. Un très grand moment là encore, unique, préférable à celui réalisé à Addis Abeba. Ici, pas de stress, que du bonheur!
Enfin, je recommande aussi un lieu atypique dans ce genre de voyage, un bar bien blindé de monde, où l'on boit bière et Tej' ( alcool de miel, délicieux) et où l'on dance sur de la musique traditionnelle jusqu'au bout de leur nuit: le Torpedo tejbet. Croyez-moi, là encore, instant inoubliable de votre visite à Lalibela!!!
Me voila reparti vers le sud avec la même compagnie aérienne, toujours au top! Direction Arba Minch et la vallée de l'Omo.
Le sud, et ses tribus sont assez chères pour un backpacker en solo. On m'avait mal recommandé un guide locale qui devait me donner un prix raisonnable, mais les guides locaux à Arba Minch prennent tous le même prix: 140$ journée pour le 4x4 et la gazoline, 220$ journée tout compris ( entrée tribu, photos, bouffe, couchage )sauf extra (khat, beer, gin local et reste pour ce qui comprennent ;)
Là aussi, et malgré mon guide un peu survolté et son très vieux khat khat, ce fut une très belle expérience avec un souvenir inoubliable d'une nuit passée avec une tribu à Omorate, de l'autre côté du fleuve Omo (où je me suis d'ailleurs baigné) et cette soirée avec tout ces gamins qui m'ont fait une dance en chantant et qui m'ont demandé de leur passer de la musique. Et façon Fitzcaraldo, je leur ai mis "Nessum Dorma" de Pavarotti. Très grand moment. Ecouter du classique dans ces endroits prend une toute autre envergure!
Enfin, retour sur Addis Abeba. Là, Molla Kassaw de Lalibela a contacté un jeune guide, et là encore, une super rencontre, de grande qualité: Alene Zewdu Birhanu. Un jeune extrêmement sympathique qui m'a fait visiter la capitale.
Voilà, il faut une conclusion à ce post:
L'Ethiopie est surement à ce jour ma plus belle destination pour les rencontres que j'ai pu y faire. L'Ethiopie est le pays le plus sure que j'ai visité. J'y ai très bien mangé, chaque jour traditionnel, jamais tombé malade. Un peuple, simple, fier de n'avoir jamais été colonisé, fier de leur richesse culturelle... Et moi, je suis fier de les avoir rencontré, très fier même. Je retournerai là bas pour faire les endroits que je n'ai pas eu le temps de visiter, mais aussi pour y retrouver ces personnes qui m'ont reçu, et qui sont devenues aujourd'hui des amis.
Pour les photo: -1 Volcan erta Ale à l'aube -2 Plaine et pics du Tigray -3 Hauts plateaux lors du trek à Lalibela -4 Babouin-star "photogénique" lors du trek -5 Cérémonie de Meskel à Lalibela ( 28/09/2015 ) -6 Photo de classe avec mes Karo, vallée de l'Omo -7 Photo de famille chez les Dasenech, Omorate, vers la frontière Sud Soudanaise et Kenyane -8 Chez les Mursi, paye ta photo! -9 retour de l'ono, vers Arba Mitch
Bonjour, j essaie de monter un voyage en Ethiopie pour fevrier 2010, je cherche à savoir si je pourrai visiter le nord seule en transport local , à priori, j'avais déjà restreint sur secteur mekele- labilela mais j'aurais voulu aussi aller faire un trek dans le simien...si je prends un vol interieur, est-ce possible? si c'est trop galère, je vais chercher une agence et 3 autres personnes pour louer une voiture, j'ai contacté 2 agences qui ne répondent pas: Désiré tours et Abyssinia dont on parle sur ce forum, auriez vous des contacts pour avoir un devis?merci et bonne journée, Aichatou
10 jours de voyage en février- mars 2015.
- visa : 50$ maintenant. Pas de demande de photo, J'avais noté le nom de l’hôtel réservé sur la fiche de demande de visa, on ne m'a pas demandé de confirmation.
- taxi aéroport-hôtel Ras, en journée, 150 birs. (22 birs = 1€) taxi bleu. Il faut sortir un peu du premier parking, des taxis attendent un peu plus loin
- Addis Abeba : hôtel Ras, 44 $ chambre double, visite du National Museum, Entoto, Piazza, Mesquel square, Mercato (bof), tout cela en minibus local, sans aucun problème.(1,5 bir par trajet) Repas au restaurant traditionnel du Ras, ingera, très bon.
- location de voiture avec chauffeur, " agence " (c’est un bien grand mot) Mikado. (Adresse en MP) tarifs : 79 €/jour + fuel.
- route vers Kombolcha, intéressante. Départ d'Addis le dimanche afin de voir le marché de Senbede qui s'y tient les dimanches. Marché exceptionnel, un autre monde...Oromos, Affars, etc… Notre driver nous avait dit de prendre un guide, officiel : 200 birs; Payer le guide semble obligatoire. Les 200 birrs correspondent en fait à l'entrée du marché. Nuit à l'hôtel Sunny Side, 900 birs, chambre double. Problèmes récurrents de tuyauterie, d'eau chaude, mais propre.
- route vers Bati, piste d’1h30, par des paysages magnifiques. Visite du marché, avec guide officiel : 250 birs. Là aussi grand marché exceptionnel. Vente de bestiaux, marché au kaht , tribus, etc…. Puis retour par la même piste direction Woldya.. Ville étape, hôtel Lal : 40$ dans un bungalow.
- route vers Lalibela, splendide, paysages de toute beauté. 3 nuits à l’hôtel Panoramic view, 50$ après marchandage. Vue époustouflante Visite des 11 églises, 50$ par personne, (pour 5 jours !), très cher… Guide officiel : 350birs..
- visite du village de Bilbila et l’église de Yemrehanna Kristos. 15 mn de marche par un très beau sentier :.200birs, cher… Eglise dans une grotte, vraiment intéressante. Plus de guide, et c’était tout à fait possible. Visite d’Asheten Maram, 200 birs, pas de guide. Vaut surtout pour la balade et la vue.
- Retour à Addis, par presque la même route. Mais comme c’est magnifique, on ne s’en lasse pas.
- hôtel Ras à Addis, 17€ pour une demie nuit. Départ à 23h pour l’aéroport, taxi bleu 200birs, hèlé devant l’hôtel ( tarif de nuit..)
En résumé : L’Ethiopie est un pays magnifique, assez facile, mais nous avons voyagé « luxe », bons hôtels et surtout voiture avec chauffeur. Le driver parlait anglais, connaît bien le pays, était vraiment très bien, à recommander.(en MP). - Prix : en augmentation, pour les sites, les hôtels. Nourriture traditionnelle ( ingera), pas chère. - santé : j’ai attrapé des puces, comme plein de monde…. Sinon, précautions habituelles. - Sécurité : jamais ressenti de sentiment d’insécurité. Il y aurait des voleurs au Mercato, à Addis, mais il ne nous est rien arrivé, même en prenant les minibus.. - les Ethiopiens sont des gens charmants, souriants, aucune agressivité. - nous avons fait un circuit classique, par manque de temps, mais il y a encore beaucoup d’endroits à visiter. - pas toujours d'eau chaude, pas toujours de wifi, mais c'est un pays en pleine évolution
Vraiment, un pays à recommander, par sa vitalité, son énergie, sa diversité, ses sites, sa population, la beauté des paysages et pas encore très touristique.
- visa : 50$ maintenant. Pas de demande de photo, J'avais noté le nom de l’hôtel réservé sur la fiche de demande de visa, on ne m'a pas demandé de confirmation.
- taxi aéroport-hôtel Ras, en journée, 150 birs. (22 birs = 1€) taxi bleu. Il faut sortir un peu du premier parking, des taxis attendent un peu plus loin
- Addis Abeba : hôtel Ras, 44 $ chambre double, visite du National Museum, Entoto, Piazza, Mesquel square, Mercato (bof), tout cela en minibus local, sans aucun problème.(1,5 bir par trajet) Repas au restaurant traditionnel du Ras, ingera, très bon.
- location de voiture avec chauffeur, " agence " (c’est un bien grand mot) Mikado. (Adresse en MP) tarifs : 79 €/jour + fuel.
- route vers Kombolcha, intéressante. Départ d'Addis le dimanche afin de voir le marché de Senbede qui s'y tient les dimanches. Marché exceptionnel, un autre monde...Oromos, Affars, etc… Notre driver nous avait dit de prendre un guide, officiel : 200 birs; Payer le guide semble obligatoire. Les 200 birrs correspondent en fait à l'entrée du marché. Nuit à l'hôtel Sunny Side, 900 birs, chambre double. Problèmes récurrents de tuyauterie, d'eau chaude, mais propre.
- route vers Bati, piste d’1h30, par des paysages magnifiques. Visite du marché, avec guide officiel : 250 birs. Là aussi grand marché exceptionnel. Vente de bestiaux, marché au kaht , tribus, etc…. Puis retour par la même piste direction Woldya.. Ville étape, hôtel Lal : 40$ dans un bungalow.
- route vers Lalibela, splendide, paysages de toute beauté. 3 nuits à l’hôtel Panoramic view, 50$ après marchandage. Vue époustouflante Visite des 11 églises, 50$ par personne, (pour 5 jours !), très cher… Guide officiel : 350birs..
- visite du village de Bilbila et l’église de Yemrehanna Kristos. 15 mn de marche par un très beau sentier :.200birs, cher… Eglise dans une grotte, vraiment intéressante. Plus de guide, et c’était tout à fait possible. Visite d’Asheten Maram, 200 birs, pas de guide. Vaut surtout pour la balade et la vue.
- Retour à Addis, par presque la même route. Mais comme c’est magnifique, on ne s’en lasse pas.
- hôtel Ras à Addis, 17€ pour une demie nuit. Départ à 23h pour l’aéroport, taxi bleu 200birs, hèlé devant l’hôtel ( tarif de nuit..)
En résumé : L’Ethiopie est un pays magnifique, assez facile, mais nous avons voyagé « luxe », bons hôtels et surtout voiture avec chauffeur. Le driver parlait anglais, connaît bien le pays, était vraiment très bien, à recommander.(en MP). - Prix : en augmentation, pour les sites, les hôtels. Nourriture traditionnelle ( ingera), pas chère. - santé : j’ai attrapé des puces, comme plein de monde…. Sinon, précautions habituelles. - Sécurité : jamais ressenti de sentiment d’insécurité. Il y aurait des voleurs au Mercato, à Addis, mais il ne nous est rien arrivé, même en prenant les minibus.. - les Ethiopiens sont des gens charmants, souriants, aucune agressivité. - nous avons fait un circuit classique, par manque de temps, mais il y a encore beaucoup d’endroits à visiter. - pas toujours d'eau chaude, pas toujours de wifi, mais c'est un pays en pleine évolution
Vraiment, un pays à recommander, par sa vitalité, son énergie, sa diversité, ses sites, sa population, la beauté des paysages et pas encore très touristique.
Bonjour,
Je parainne un enfant en Éthiopie et je compte partir le voir. Je souhaiterais savoir comment s'y rendre si qq1 a des bons plans billets d'avion. Nous ne partons qu'une semaine comment se loger faut il réserver a l 'avance ou peut on improviser sur place? Qu'y a t il d'absolument à voir? Faut il un visa ? et faut il s'y prendre a l'avance ? Je compte partir au mois de Mars .
Merci de vos réponses.
Celine
Bonjour
Juste un résumé car on me contacte en message privé ce qui m' oblige à répéter plusieurs fois la même chose .
Retour de 3 semaines dans le NORD: Lalibela, Mekele , Danakil , Geraltha.
Voyage ciblé dans cette région car c' est le troisième dans ce pays. Arrivée directement à Lalibela et idem pour le retour de Mekele , juste un arrêt a l' aéroport d' Addis à l' aller et au retour sans aller en ville ( déjà visité lors des précédentes voyages )
On perd beaucoup de temps à l' aéroport, il y a de nombreux contrôles, prévoyez LARGE ......3h est le minimum !
A Lalibela : trek de 4 jours dans les montagnes avec un guide très sympa Mareg .
Son mail maregasmro@yahoo.com
Nous sommes partis à 2 personnes avec Mareg + cuisinier + horse man , nuits dans les villages chez les familles , belle experience et leçon de vie .
Nuit au Budget gh : 400b , très clean à Lalibela
Entre Lalibela et Mekele on a hésité entre transport en commun ou voiture privée ( cher ) finalement on a opté pour 35 mns de vol avec Ethiopian , pas tres cher car vol international avec même compagnie .
Mekele : hôtel Moringa avec pdj , moyen mais mieux que le Milano , moins cher et a proximité d' ETT
Danakil 3 jours avec ETT , nous avons trouvé très bien ( peut être car hors haute saison ) , bon cuisinier , repas varié, 4×4 en bon état que nous avons eu pour nous 2 . Au Dallol nous étions seulement 3 voitures et 8 personnes .
Avons réservé la veille du départ directement à Mekele , pour 3 jours le prix maxi sur Internet est de 400usd , sur place maxi 300usd / pers .
Suivant votre capacité à négocier et leur besoin ou non de touristes cela peut encore baisser 😉
Geraltha: bus local pour Hawsien 2h , hôtel Vision 450b avec pdj, très bien , clean .
Tuktuk pour Megab à 4 ou 5 kilomètre 40 à 50 b , départ des balades , maison des guides
Guide 460b / jour , église: 150 b par église ( oui J' ai trouvé un peu cher .....) ,
Maryam korkor et Abune yemata peuvent se visiter a pied au depart de Megab .
Pour Gebre Mikaël, très belle église peu visité on peu prendre le minibus avec le guide , qqs kilomètres de Megab , idem pour Debré Tsion mais on peut aussi louer pour la journée une voiture 33 euros / jour
A Wukro, on peu dormir au Top View , vraiment super adresse et proprios adorables .
Tout ce que je peux vous dire sur ce dernier voyage , les autres sont trop anciens et donc renseignements obsolètes sur les autres régions.
J' ai trouvé un changement , il est à présent très facile de voyager en routard , du moins dans le NORD, il y a de nombreuses petites agences qui peuvent vous organiser des treks de qqs jours , ou autres balades pour des prix raisonnables, pas besoin de s' embêter à louer des 4×4 à prix d' or au départ d' Addis .
Prendre la compagnie Ethiopian À pour un vol international permet de payer peu cher les vols interieurs , ce qui peut être intéressant
De nombreuses informations m' ont été donnés avant mon départ par le forumiste: ILIVIC que je remercie pour sa patience et sa disponibilité
Bon voyage à tous ï
Je vous livre un compte rendu rapide sur notre voyage ( trop court!) en 'Ethiopie, enfin surtout des infos pratiques pour ceux qui sont intéressés par le trekking...
J'ai trouvé ce pays fascinant à bien des égards et très différent de ce que je connaissais de l'Afrique ( de L'ouest) mon grand regret est de ne pas y être allé plus tôt!
Nous( ma femme et moi) sommes restés 24 jours sur place et avons fait 2 treks: Un dans le Simien sur 6 jours et un autre à Lalibela sur 4 jours.
Infos en vrac sur l'Ethiopie: Le visa peut se faire à l'arrivée et très rapidement. Tarif 17 euros ( ils acceptent même les pièces! et pas besoin de photos) Prix du taxi de l'aéroport à Piazza: 150 Birrs( 1 Euro=25 Birrs) Ne pas payer plus de 170 birrs sauf de nuit: 200 Birrs Le Taitu hotel que nous avons choisi au dernier moment( un taxi affrété par l'hotel attendait un passager) pour être dans un quartier central et animé ( on y rencontre pas mal de voyageurs) n'est pas vraiment terrible! surtout les sanitaires!! ..choisir de préférence les chambres( 3ch) au rez de chaussée qui donnent sur le jardin.35 dollars( ou 25?)L'avantage c'est surtout le quartier assez central et le Skybus ( compagnie de bus)attenant à l'hotel. On peut même réserver sa place de bus depuis la France!
Nous avons donc pris un bus ( skybus) pour Bahir Dar ( lac Tana et chutes du Nil): 345 Birrs; trajet sur bonne route goudronnée en 08heures. Sur place Hotel Ghion ( moyen / correct et pas cher:300 birrs) au bord du lac Tana et au milieu d'un jardin luxuriant et plein d'oiseaux. Le bus s'y arrête à 50m surtout ne pas prendre de Taxi ni Tuk Tuk pour 50m!!
Ne pas se laisser influencer par les rabatteurs pour prendre un pack visite monastère et chutes du Nil!.. D'abord on ne peut faire les 2 en 1 seul jour!
Pour la visite des monastères laisser tomber le bateau( durée 1 heure et demie aller et autant retour d'après mes infos!) alors qu'en bus local on peut aller au même endroit( presqu'île de Zege) en 40 minutes et pour 30 birrs au lieu des 400 ou plus en bateau!! A la presqu'île de zege ( ou quelquechose comme ça) lieu où se trouve les monastères faire la visite sans guide; belle ballade en forêt! ( pour le tarif d'un monastère une personne( sur place) fournit toutes les explications en Anglais)..pour chaque monastère c'est 100 birrs/pers! ce sont les seuls qu'on ait ensuite visités dans toute l'Ethiopie!( overdose d'églises et de monastères!) A Lalibela ( voir plus loin) c'est vraiment une arnaque( enfin pour moi) 50 dollars!! A la limite on peut accepter un tour ( si on est à plusieurs) pour aller aux chutes du Nil.( après la saison des pluies ça vaut vraiment le coup!) (15 ou 20 Dollars /pers maxi! et bien demander que tout soit compris :trajet en minibus + entrée aux chutes + traversée du Nil en bateau pour revenir au point où le minibus nous reprend pour le retour.. Refuser le guide ( d'ailleurs les rabatteurs ne le proposent même pas) mais une fois sur place ils sont là pour vous vendre leurs services.. Le trajet en bus sur piste poussièreuse dure environ 3/4 d'heure( aller simple) et la ballade (en boucle) vers les chutes dure environ 1h30 Le guide est totalement inutile mais mieux vaut y aller à plusieurs on est ainsi moins harcelé par les nombreux enfants et vendeurs en tous genre le long du parcours! Bref j'ai rencontré des gens qui ont payé 800 ou même 1000 birrs par personne pour le pack monastères + chutes du Nil alors qu'on peut faire le tout ( mais sur 2 jours !) pour 150 birrs! Au moment où nous avons visité les chutes du Nil le niveau d'eau était à son maxi et ça valait vraiment le coup..plus beau que sur les cartes postales! assez impressionnant( pas autant qu'Iguaçu au Brésil mais presque!)
Ensuite nous sommes allés à Gondar (porte du Simien) en mini bus ( 65 Birrs) à prendre à la gare routière! là encore ne pas suivre les conseils des rabatteurs de l'hotel qui prennent leur "petite" commission au passage la gare est à 5 minutes en Tuk tuk ( 10 birrs maxi) A Gondar loger au Mikael hotel ( c'est pas une obligation mais c'est d'un excellent rapport qualité prix) tout neuf; prix 300 birrs; il se trouve à côté du Shape Hotel ( plus connu) A Gondar nous avons a été sollicités par un dénommé Bocata (Bewketu kassa) bewketu200b@yahoo.com) qui oeuvrait pour Simien Mountain Trekking; après marchandage on s'est greffé à un groupe ( 2 français et un Allemand) pour un trek de 6 jours( les Français n'ont fait que 4 jours) tarif 55 dollars par jour et par personne avec aller et retour sur Gondar en minibus compris( 3 heures aller retour de mini bus) + logement +nourriture+ Guide+ Scout( obligatoire) +Muletiers ( on ne les a jamais vus!) bref tout compris Pour info tout était o.k mais il convient( pour les fragiles du dos!) d'emporter un matelas ( voir chez expe) car celui fourni était très très mince!( plutôt une natte!) Emporter aussi un duvet( je préconise un duvet 0° confort de chez Décathlon peu encombrant et suffisant) ils fournissent des duvets mais vraiment trop minces et souvent dégueux ;s'en servir en complément au cas où( pour les frileux) Sinon en journée il faisait autour de 20°C même à plus de 3500m!( on était en tee shirt la journée) les soirées sont fraiches et les nuits froides bien sûr ( givre sur la tente) mais ça ne doit guère descendre en dessous de -5°C au plus froid le matin. Une veste de trek légère ou/et une bonne polaire suffit pour le soir. On peut prendre son repas là où logent les cuisiniers et guides ( Tukul avec feu de camp) J1 route Gonder/ passage à Debark pour remplir les formalités à la maison du parc et poursuite en minibus ..on passe devant un campement de luxe (Le Simien lodge) puis on nous débarque avec le guide avant Sankaber et on commence le trek le long de l'escarpement( magnifiques vues sur la totalité du trek).passage près d'une cascade beaux paysages ( en dehors de la piste)logement au camp de Sankaber.. J2 : toujours en bordure de l'escarpement trek jusqu'à Gich camp J3: Gich/ Chenek avec passage à Imet Gogo ( sublime! vue à 360°) J4 : Chennek montée au Ras Bwahit ( 4400m) redescente au col Bwahit puis Sona ( on quitte l'escarpement pour la vallée) J5: Sona -Adiarkay J6: Adiarkay jusqu'à la piste où on est repris par le minibus avec retour sur Gondar.( 1heure 30 à 2 heures)
Point de vue paysages c'est sublime!!.. ( flore ;faune et paysages) on rencontre bien sûr des geladas( baboins) à plusieurs endroits et des troupeaux d'Ibex surtout du côté du Ras Bwahit. Le soir les loups d'Ethiopie ( ressemblant plus au renard!) viennent roder près des camps pour chaparder de la nourriture. Par contre à la différence de Lalibela( voir plus loin) peu de contact avec la population car on ne traverse pas de villages sauf celui de Gich où nous avons ma femme et moi pris un café chez l'habitant.. la cérémonie dure une bonne heure! préparation du feu grillage du café moulure des grains dans un mortier etc etc.. Pour le trek 6 jours c'est bien mais 4 jours peuvent suffire ( pour 4J ne pas dépasser 220 dollars par pers! Ils demandent d'abord 300 ou plus!) De Gondar nous avons pris l'avion pour Lalibela... autour de 80 dollars et demi tarif pour ceux qui sont venus sur Etiopian Considérant que la visite des 10 ou 12 monastères ( pack obligatoire à 50 Dollars!) est une arnaque ( 50 dollars/pers) on n'a rien visité ( overdose sur le lac Tana!) mais fait un trek de 4 jours qu'on n'a pas regretté! + 2 jours dans les environs... A l'arrivée sur Lalibela les principales guesthouses mettent en commun un minibus pour aller chercher les touristes à l'arrivée de l'avion: Choisir Lalibela hotel ( facile à se rappeler! dans la partie sud et basse de la "ville") très bon rapport qualité prix ;marchander le prix ( 400 birrs au lieu des 500 demandés) dire qu'on a été recommandé aide au marchandage. Sinon un peu plus cher( 35 dollars) en marchandant également avec petit dej compris et surtout magnifique vue sur la montagne: Le Jerusalem hotel (mais ne pas y manger) Au Lalibela hotel nous avons rencontré un guide très sympa: Mareg.. le pauvre travaille pour une agence qui l'exploite beaucoup mais il n'a guère le choix.. mareg asmro" A la fin du trek il nous a invité à prendre un café dans sa chambre minuscule sans fenêtre où il vit avec son frère.. L'agence pour laquelle il travaille s'appelle Lalibela eco trekking... Nous sommes donc partis tous les deux( ma femme et moi -même) avec lui , un cuisinier un muletier et 3 ânes pour emporter nourriture, matelas couvertures etc... tarif: 50 dollars/jour et par personne négociés avec le boss de l'agence..je me demande s'il ne serait pas possible de le court-circuiter? ( il empoche les 3/4 du tarif demandé) Le trek était vraiment super mais un peu spartiate!( recommandé uniquement pour les habitués de ce type d'expérience) En effet le logement se fait dans les villages et non en "lodge" comme avec l'agence TEFSA ( plus chère)..on prend ses repas chez l'habitant.( ils vivent dans une seule pièce avec les animaux...juste une petite barrière nous sépare des vaches moutons, ânes, chevaux... les agneaux et les poules eux ne sont pas mis à l'écart!;les propriétaires des lieux dorment sur une sorte de mezzanine faite de branchages et de peaux de bovins au dessus du bétail; le foyer ( 4 pierres) occupe le centre de la pièce et il n''existe pas de cheminée; il ne fauf donc pas avoir les yeux sensibles ou être allergique à la fumée. Pour dormir nous avions à notre disposition un tukul ( sans animaux!) pour nous seuls ;sol en terre battue avec du foin sur lequel étaient posé nos "matelas" ( un peu plus épais que dans le Simien) et nos duvets... toilettes( WC) inexistantes ou alors parfois très sommaires; eau froide dans une cuvette pour la toilette( à condition de demander!); parfois difficile de s'isoler..on est souvent l'attraction de tout le village.. Le soir chants et danses et injera et café avec les locaux ;bref 4 jours supers dans le style "voyage en terre inconnue" mais si on recherche le confort c'est à éviter! Sinon les paysages sont très beaux et on partage vraiment la vie locale!! On n'a rencontré AUCUN autre trekker ou touriste durant nos 4 jours de trek vers Abuna Joseph et la région environnante; ascension d'un sommet très escarpé dont j'ai oublié le nom et traversées de nombreux villages (dont j'ai oubliés les noms!) avec nos ânes et logement chaque nuit chez l'habitant retour par le monastère de Yemrane Christos (au fond d'une grotte! ) J'étais allé voir l'agence Tefsa en arrivant à Lalibela mais je n'ai pas pu obtenir de renseignements précis et concrets de leur part si ce n'est que le 4 ième jour de trek faisait 40km!! Je pense que pour partir avec eux il faut réserver à l'avance qu'ils ont des lodges ( plus confortables) à eux mais en dehors des villages( dommage!) et que c'est plus cher bien entendu. je ne regrette pas la formule qu'on a utilisée mais qui j'en conviens ne peux pas plaire à tout le monde! Voilà l'essentiel de notre voyage se résume à Bahir Dar ( Lac Tana et chutes du Nil bleu) Gondar et le Simien puis Lalibela..il nous restait 3 jours et comme Addis ne nous intéressait pas( c'est un véritable chantier!!) on a voulu aller à 40 km de là aux Muger gorges ( Chancho) comme indiqué dans le Bradt! C'est totalement nul de plus la piste est en reconstruction faut 1 heure pour faire 20 km dans la poussière..sur place les gamins vous caillassent les jeunes vous harcèlent pour vous servir de guide et le site ne vaut pas le déplacement: Une gigantesque usine ( on ne voit qu'elle) occupe le paysage et on ne peut descendre dans la gorge! Au retour j'ai été obligé de me battre pour payer le tarif de 10 birrs en bus ( pour Derba) le prix au retour était passé de 10 à 100 birrs! j'ai refusé de payer et une fois arrivés, passant par hasard devant un poste de police j'ai été voir les flics pour signaler le pb ( j'aurais pas dû!!) j'ai ensuite regrété car c'est surtout le chauffeur qui a tout pris ( il n'y était pour rien!) et les flics après avoir obligé le chauffeur à conduire son bus au poste de police ont démonté les plaques du bus et ont mis tout le monde ( chauffeur et encaisseur) au gnouf!!
J'ai trouvé ce pays fascinant à bien des égards et très différent de ce que je connaissais de l'Afrique ( de L'ouest) mon grand regret est de ne pas y être allé plus tôt!
Nous( ma femme et moi) sommes restés 24 jours sur place et avons fait 2 treks: Un dans le Simien sur 6 jours et un autre à Lalibela sur 4 jours.
Infos en vrac sur l'Ethiopie: Le visa peut se faire à l'arrivée et très rapidement. Tarif 17 euros ( ils acceptent même les pièces! et pas besoin de photos) Prix du taxi de l'aéroport à Piazza: 150 Birrs( 1 Euro=25 Birrs) Ne pas payer plus de 170 birrs sauf de nuit: 200 Birrs Le Taitu hotel que nous avons choisi au dernier moment( un taxi affrété par l'hotel attendait un passager) pour être dans un quartier central et animé ( on y rencontre pas mal de voyageurs) n'est pas vraiment terrible! surtout les sanitaires!! ..choisir de préférence les chambres( 3ch) au rez de chaussée qui donnent sur le jardin.35 dollars( ou 25?)L'avantage c'est surtout le quartier assez central et le Skybus ( compagnie de bus)attenant à l'hotel. On peut même réserver sa place de bus depuis la France!
Nous avons donc pris un bus ( skybus) pour Bahir Dar ( lac Tana et chutes du Nil): 345 Birrs; trajet sur bonne route goudronnée en 08heures. Sur place Hotel Ghion ( moyen / correct et pas cher:300 birrs) au bord du lac Tana et au milieu d'un jardin luxuriant et plein d'oiseaux. Le bus s'y arrête à 50m surtout ne pas prendre de Taxi ni Tuk Tuk pour 50m!!
Ne pas se laisser influencer par les rabatteurs pour prendre un pack visite monastère et chutes du Nil!.. D'abord on ne peut faire les 2 en 1 seul jour!
Pour la visite des monastères laisser tomber le bateau( durée 1 heure et demie aller et autant retour d'après mes infos!) alors qu'en bus local on peut aller au même endroit( presqu'île de Zege) en 40 minutes et pour 30 birrs au lieu des 400 ou plus en bateau!! A la presqu'île de zege ( ou quelquechose comme ça) lieu où se trouve les monastères faire la visite sans guide; belle ballade en forêt! ( pour le tarif d'un monastère une personne( sur place) fournit toutes les explications en Anglais)..pour chaque monastère c'est 100 birrs/pers! ce sont les seuls qu'on ait ensuite visités dans toute l'Ethiopie!( overdose d'églises et de monastères!) A Lalibela ( voir plus loin) c'est vraiment une arnaque( enfin pour moi) 50 dollars!! A la limite on peut accepter un tour ( si on est à plusieurs) pour aller aux chutes du Nil.( après la saison des pluies ça vaut vraiment le coup!) (15 ou 20 Dollars /pers maxi! et bien demander que tout soit compris :trajet en minibus + entrée aux chutes + traversée du Nil en bateau pour revenir au point où le minibus nous reprend pour le retour.. Refuser le guide ( d'ailleurs les rabatteurs ne le proposent même pas) mais une fois sur place ils sont là pour vous vendre leurs services.. Le trajet en bus sur piste poussièreuse dure environ 3/4 d'heure( aller simple) et la ballade (en boucle) vers les chutes dure environ 1h30 Le guide est totalement inutile mais mieux vaut y aller à plusieurs on est ainsi moins harcelé par les nombreux enfants et vendeurs en tous genre le long du parcours! Bref j'ai rencontré des gens qui ont payé 800 ou même 1000 birrs par personne pour le pack monastères + chutes du Nil alors qu'on peut faire le tout ( mais sur 2 jours !) pour 150 birrs! Au moment où nous avons visité les chutes du Nil le niveau d'eau était à son maxi et ça valait vraiment le coup..plus beau que sur les cartes postales! assez impressionnant( pas autant qu'Iguaçu au Brésil mais presque!)
Ensuite nous sommes allés à Gondar (porte du Simien) en mini bus ( 65 Birrs) à prendre à la gare routière! là encore ne pas suivre les conseils des rabatteurs de l'hotel qui prennent leur "petite" commission au passage la gare est à 5 minutes en Tuk tuk ( 10 birrs maxi) A Gondar loger au Mikael hotel ( c'est pas une obligation mais c'est d'un excellent rapport qualité prix) tout neuf; prix 300 birrs; il se trouve à côté du Shape Hotel ( plus connu) A Gondar nous avons a été sollicités par un dénommé Bocata (Bewketu kassa) bewketu200b@yahoo.com) qui oeuvrait pour Simien Mountain Trekking; après marchandage on s'est greffé à un groupe ( 2 français et un Allemand) pour un trek de 6 jours( les Français n'ont fait que 4 jours) tarif 55 dollars par jour et par personne avec aller et retour sur Gondar en minibus compris( 3 heures aller retour de mini bus) + logement +nourriture+ Guide+ Scout( obligatoire) +Muletiers ( on ne les a jamais vus!) bref tout compris Pour info tout était o.k mais il convient( pour les fragiles du dos!) d'emporter un matelas ( voir chez expe) car celui fourni était très très mince!( plutôt une natte!) Emporter aussi un duvet( je préconise un duvet 0° confort de chez Décathlon peu encombrant et suffisant) ils fournissent des duvets mais vraiment trop minces et souvent dégueux ;s'en servir en complément au cas où( pour les frileux) Sinon en journée il faisait autour de 20°C même à plus de 3500m!( on était en tee shirt la journée) les soirées sont fraiches et les nuits froides bien sûr ( givre sur la tente) mais ça ne doit guère descendre en dessous de -5°C au plus froid le matin. Une veste de trek légère ou/et une bonne polaire suffit pour le soir. On peut prendre son repas là où logent les cuisiniers et guides ( Tukul avec feu de camp) J1 route Gonder/ passage à Debark pour remplir les formalités à la maison du parc et poursuite en minibus ..on passe devant un campement de luxe (Le Simien lodge) puis on nous débarque avec le guide avant Sankaber et on commence le trek le long de l'escarpement( magnifiques vues sur la totalité du trek).passage près d'une cascade beaux paysages ( en dehors de la piste)logement au camp de Sankaber.. J2 : toujours en bordure de l'escarpement trek jusqu'à Gich camp J3: Gich/ Chenek avec passage à Imet Gogo ( sublime! vue à 360°) J4 : Chennek montée au Ras Bwahit ( 4400m) redescente au col Bwahit puis Sona ( on quitte l'escarpement pour la vallée) J5: Sona -Adiarkay J6: Adiarkay jusqu'à la piste où on est repris par le minibus avec retour sur Gondar.( 1heure 30 à 2 heures)
Point de vue paysages c'est sublime!!.. ( flore ;faune et paysages) on rencontre bien sûr des geladas( baboins) à plusieurs endroits et des troupeaux d'Ibex surtout du côté du Ras Bwahit. Le soir les loups d'Ethiopie ( ressemblant plus au renard!) viennent roder près des camps pour chaparder de la nourriture. Par contre à la différence de Lalibela( voir plus loin) peu de contact avec la population car on ne traverse pas de villages sauf celui de Gich où nous avons ma femme et moi pris un café chez l'habitant.. la cérémonie dure une bonne heure! préparation du feu grillage du café moulure des grains dans un mortier etc etc.. Pour le trek 6 jours c'est bien mais 4 jours peuvent suffire ( pour 4J ne pas dépasser 220 dollars par pers! Ils demandent d'abord 300 ou plus!) De Gondar nous avons pris l'avion pour Lalibela... autour de 80 dollars et demi tarif pour ceux qui sont venus sur Etiopian Considérant que la visite des 10 ou 12 monastères ( pack obligatoire à 50 Dollars!) est une arnaque ( 50 dollars/pers) on n'a rien visité ( overdose sur le lac Tana!) mais fait un trek de 4 jours qu'on n'a pas regretté! + 2 jours dans les environs... A l'arrivée sur Lalibela les principales guesthouses mettent en commun un minibus pour aller chercher les touristes à l'arrivée de l'avion: Choisir Lalibela hotel ( facile à se rappeler! dans la partie sud et basse de la "ville") très bon rapport qualité prix ;marchander le prix ( 400 birrs au lieu des 500 demandés) dire qu'on a été recommandé aide au marchandage. Sinon un peu plus cher( 35 dollars) en marchandant également avec petit dej compris et surtout magnifique vue sur la montagne: Le Jerusalem hotel (mais ne pas y manger) Au Lalibela hotel nous avons rencontré un guide très sympa: Mareg.. le pauvre travaille pour une agence qui l'exploite beaucoup mais il n'a guère le choix.. mareg asmro" A la fin du trek il nous a invité à prendre un café dans sa chambre minuscule sans fenêtre où il vit avec son frère.. L'agence pour laquelle il travaille s'appelle Lalibela eco trekking... Nous sommes donc partis tous les deux( ma femme et moi -même) avec lui , un cuisinier un muletier et 3 ânes pour emporter nourriture, matelas couvertures etc... tarif: 50 dollars/jour et par personne négociés avec le boss de l'agence..je me demande s'il ne serait pas possible de le court-circuiter? ( il empoche les 3/4 du tarif demandé) Le trek était vraiment super mais un peu spartiate!( recommandé uniquement pour les habitués de ce type d'expérience) En effet le logement se fait dans les villages et non en "lodge" comme avec l'agence TEFSA ( plus chère)..on prend ses repas chez l'habitant.( ils vivent dans une seule pièce avec les animaux...juste une petite barrière nous sépare des vaches moutons, ânes, chevaux... les agneaux et les poules eux ne sont pas mis à l'écart!;les propriétaires des lieux dorment sur une sorte de mezzanine faite de branchages et de peaux de bovins au dessus du bétail; le foyer ( 4 pierres) occupe le centre de la pièce et il n''existe pas de cheminée; il ne fauf donc pas avoir les yeux sensibles ou être allergique à la fumée. Pour dormir nous avions à notre disposition un tukul ( sans animaux!) pour nous seuls ;sol en terre battue avec du foin sur lequel étaient posé nos "matelas" ( un peu plus épais que dans le Simien) et nos duvets... toilettes( WC) inexistantes ou alors parfois très sommaires; eau froide dans une cuvette pour la toilette( à condition de demander!); parfois difficile de s'isoler..on est souvent l'attraction de tout le village.. Le soir chants et danses et injera et café avec les locaux ;bref 4 jours supers dans le style "voyage en terre inconnue" mais si on recherche le confort c'est à éviter! Sinon les paysages sont très beaux et on partage vraiment la vie locale!! On n'a rencontré AUCUN autre trekker ou touriste durant nos 4 jours de trek vers Abuna Joseph et la région environnante; ascension d'un sommet très escarpé dont j'ai oublié le nom et traversées de nombreux villages (dont j'ai oubliés les noms!) avec nos ânes et logement chaque nuit chez l'habitant retour par le monastère de Yemrane Christos (au fond d'une grotte! ) J'étais allé voir l'agence Tefsa en arrivant à Lalibela mais je n'ai pas pu obtenir de renseignements précis et concrets de leur part si ce n'est que le 4 ième jour de trek faisait 40km!! Je pense que pour partir avec eux il faut réserver à l'avance qu'ils ont des lodges ( plus confortables) à eux mais en dehors des villages( dommage!) et que c'est plus cher bien entendu. je ne regrette pas la formule qu'on a utilisée mais qui j'en conviens ne peux pas plaire à tout le monde! Voilà l'essentiel de notre voyage se résume à Bahir Dar ( Lac Tana et chutes du Nil bleu) Gondar et le Simien puis Lalibela..il nous restait 3 jours et comme Addis ne nous intéressait pas( c'est un véritable chantier!!) on a voulu aller à 40 km de là aux Muger gorges ( Chancho) comme indiqué dans le Bradt! C'est totalement nul de plus la piste est en reconstruction faut 1 heure pour faire 20 km dans la poussière..sur place les gamins vous caillassent les jeunes vous harcèlent pour vous servir de guide et le site ne vaut pas le déplacement: Une gigantesque usine ( on ne voit qu'elle) occupe le paysage et on ne peut descendre dans la gorge! Au retour j'ai été obligé de me battre pour payer le tarif de 10 birrs en bus ( pour Derba) le prix au retour était passé de 10 à 100 birrs! j'ai refusé de payer et une fois arrivés, passant par hasard devant un poste de police j'ai été voir les flics pour signaler le pb ( j'aurais pas dû!!) j'ai ensuite regrété car c'est surtout le chauffeur qui a tout pris ( il n'y était pour rien!) et les flics après avoir obligé le chauffeur à conduire son bus au poste de police ont démonté les plaques du bus et ont mis tout le monde ( chauffeur et encaisseur) au gnouf!!
De retour d 'Ethiopie il y deux jours , qqs réflexions rapides et désordonnées ..
prix du visa 17e obtenu à l'aéroport....pays accueillant pour un circuit qui n' a fait que le tour nord du pays en 18 jours.
Nous étions deux et avons loués un 4x4 Toyota land cruiser avec l'agence de voyage ethiopienne ETT (Etio Travel and Tour) Agence dont nous sommes globalement satisfait , contrat respecté et prix raisonnable / à ce que l'on a pu voir ailleurs et pour les mêmes prestations bien sur ....un point plus , ils sont vraiment moins cher sur la partie Danakil/ erta ale
et aussi très compétents....un gros effort a été fourni sur la nourriture en particulier durant cette partie .
la réussite du circuit dépend de la qualité du chauffeur / guide , le notre , " BROOKE " a été parfait 20/20....il avait 29 ans et j ai apprécié sa prudence extrême sur les routes HYPER DANGEREUSES d'Ethiopie...(le point noir du voyage .......ces gens sont fous !! la consommation de kat n'arrange rien .....et l'état des véhicules surchargés non plus...), bref des dizaines et dizaines d accidents entre aperçus ça et là .....
A signaler , et ceci est un avis perso , le Danakil et les églises de Lalibella sont les "vaches à lait" du tourisme Ethiopiens ..il y a de gros abus pour les prix !
a titre d 'exemple : Lalibela 100birs en 2009 et 1000birs (40euros) il y a une semaine pour un forfait de 5 jours..
Qui reste 5 jours à Llalibella ??? alors que l'essentiel se fait en une seule journée...
Nous avons donc refusé de visiter .........surtout qd on sait ce que 40 euros représente dans ce pays ..
Hôtels Makale : le Milano : minable...sale et rien ne fonctionne , ne pas se fier à l'entrée.. le Seti Hotel : à fuir , ne même pas y mettre un ongle d'orteil ...(punaises de lit à signaler). enfin le Hill Top : très bien et pas cher , propre , vue superbe sur la ville mais hotel excentré (3k du centre environ) il vous faudra réserver car il est tres "couru" .........
Nourriture : ne pas consommer de légumes frais crus (hélas) et ne boire que de l'eau encapsulée.. Hygiène : un gel désinfectant vous sera plus qu ' utile dans ce pays . Sécurité : R A S , aucun danger à aucun moment , UNE escorte armée dans le Danakil/ERTA ALE , c est obligatoire donc il faut s' y plier , votre agence de voyage paiera les soldats .. Santé , aucun vaccin obligatoire qd on vient de France. Argent : nombreuses banques et DAB 100birs a peu près 4 euros , possibilité de changer un peu dès l'arrivée à l'aéroport.. les guides et "ceux" qui se prétendent de l'être ...beaucoup d'arnaques , ils sont très collants , soyez vigilants.. le Mercato de Adis , de jour aucun danger........ à part les pick pockets.... donc comme chez nous à Paris !!! Impression générale ; beau pays (vu que le nord) ou l'on passe de 4200m à-120m(dépression du Danakil) et de +50degrés à 6à 8 degrés certaines nuits...attention AUX angines !!!! point forts ; parc du Siemens et sa région , Désert du Danakil et ses mines de sel et ses caravanes de chameaux, le parc de Awash et sa partie Bole (sources chaudes) la partie historique (chateaus e Gondar) et les musées (Adis et Lucie...Axum...) les églises enterrées de Lalibela....que nous n'avons pas vu comme expliqué plus haut... ceci est un tres bref aperçu , j espère qu il vous aidera à concevoir votre voyage , je reviendrai plus tard et dans un autre post sur notre chauffeur et je vous donnerai ses coordonnées également bon voyage à tous !!!
Hôtels Makale : le Milano : minable...sale et rien ne fonctionne , ne pas se fier à l'entrée.. le Seti Hotel : à fuir , ne même pas y mettre un ongle d'orteil ...(punaises de lit à signaler). enfin le Hill Top : très bien et pas cher , propre , vue superbe sur la ville mais hotel excentré (3k du centre environ) il vous faudra réserver car il est tres "couru" .........
Nourriture : ne pas consommer de légumes frais crus (hélas) et ne boire que de l'eau encapsulée.. Hygiène : un gel désinfectant vous sera plus qu ' utile dans ce pays . Sécurité : R A S , aucun danger à aucun moment , UNE escorte armée dans le Danakil/ERTA ALE , c est obligatoire donc il faut s' y plier , votre agence de voyage paiera les soldats .. Santé , aucun vaccin obligatoire qd on vient de France. Argent : nombreuses banques et DAB 100birs a peu près 4 euros , possibilité de changer un peu dès l'arrivée à l'aéroport.. les guides et "ceux" qui se prétendent de l'être ...beaucoup d'arnaques , ils sont très collants , soyez vigilants.. le Mercato de Adis , de jour aucun danger........ à part les pick pockets.... donc comme chez nous à Paris !!! Impression générale ; beau pays (vu que le nord) ou l'on passe de 4200m à-120m(dépression du Danakil) et de +50degrés à 6à 8 degrés certaines nuits...attention AUX angines !!!! point forts ; parc du Siemens et sa région , Désert du Danakil et ses mines de sel et ses caravanes de chameaux, le parc de Awash et sa partie Bole (sources chaudes) la partie historique (chateaus e Gondar) et les musées (Adis et Lucie...Axum...) les églises enterrées de Lalibela....que nous n'avons pas vu comme expliqué plus haut... ceci est un tres bref aperçu , j espère qu il vous aidera à concevoir votre voyage , je reviendrai plus tard et dans un autre post sur notre chauffeur et je vous donnerai ses coordonnées également bon voyage à tous !!!
Bonjour à toutes et à tous,
Nous voilà revenus de 3 semaines passées en Ethiopie et l'heure est venue de partager avec vous nos expériences et nos conseils.
Je précise ici que tout ce qui sera écrit plus bas relève de notre expérience personnelle et donc reste complètement subjectif.
Tout d'abord nous avons choisi de voler avec Turkish qui proposait un tarif compétitif mais nous n'avons donc pas été éligibles aux tarifs réduits sur les vols internes proposés par Ethiopian Airlines. Si vous avez l'intention de prendre des vols intérieurs je vous conseille vivement de vous pencher sur les calculs car les prix sont divisés par 2 lorsqu'on arrive en Ethiopie avec EA.
Nous avons passé la première nuit à Addis au Mr Martin's cozy place. Endroit correct, plutôt propre. Personnel relativement prêt à aider (selon celui ou celle sur qui vous tombez). Il y a apparemment d'autres endroits peut-être moins chers et plus sympas à Addis.
Nous y avons passé une journée entière avant de partir pour le nord. Franchement si vous avez peu de temps à votre disposition ne vous attardez pas trop à Addis : c'est une grande ville pas belle avec peu de points d'intérêts. Votre temps sera bien mieux investi dans d'autres régions super intéressantes. Méfiez vous si vous y passez du temps, il y a par-ci par là des jeunes (voire des enfants) qui sniffent de la collent et qui peuvent être un peu agressifs (certains vous saisissent le bras très fort pendant qu'un autre vous fait les poches, c'est un guide local qui nous a raconté ça).
Nous avons choisi d'éviter les bus locaux pour aller du point A au point B, et vu ce que les touristes qui l'ont fait nous ont raconté, on a bien fait. A priori c'est une expérience longue et déplaisante.
Nous avons réussi à chaque fois à trouver des trajets en "private car", c'est à dire qu'il y a beaucoup de minibus, vans et 4x4 qui circulent à vide dans le pays car ils amènent des touristes ou vont les chercher et font un des trajets sans personne. Il y a donc moyen de se débrouiller pour trouver des trajets bcp plus agréables que le bus local mais bcp moins coûteux et polluants que l'avion.
Nous avons trouvé un trajet Addis-Gondar pour 25$ par personne par l'intermédiaire d'ETT à Addis.
Sur place nous avons parlé à Ilyas dont je vous conseille de vous méfier : il promet beaucoup mais accomplit peu.
En effet, le jour du départ personne n'est venu. Nous avons du relancer par téléphone (je vous recommande au passage de vous acheter une SIM locale, c'est pas cher et ça rend service car on ne peut pas compter sur le wifi pour communiquer, peu présent et de piètre qualité), quelqu'un de ETT est venu nous récupérer pour nous amener aux bureaux de la compagnie etc. Bref, au lieu de partir à 7h comme prévu, nous sommes partis à 10h. Comme m'a dit un gars de l'agence, Welcome to Africa... Je dois cependant nuancer mes propos car outre cette première expérience malheureuse, les chauffeurs ont toujours été super ponctuels pendant les 3 semaines.
Nous avons dû passer une nuit à Bahir Dar car le trajet était trop long (et nous sommes partis trop tard) pour le faire en un jour. Comme nous sommes repartis très tôt le matin, je n'ai rien de spécial à dire sur cette ville que nous n'avons pas eu le temps de visiter. On a quand même regardé un match Manchester City - Liverpool dans un bar local, c'estait une super expérience.
Je ne me rappelle plus du nom de l'hôtel où nous avons dormi mais il était franchement moyen. Ramenez une moustiquaire, ça vous sera très utile.
La route jusqu'à Gondar vaut le coup. Si vous avez le temps, dommage de prendre l'avion et de râter ça. Cette remarque est valable pour la plupart des trajets. Elle est aussi en mauvais état et par conséquent, en général la moyenne des trajets est de 30 ou 40 km/h, la route servant aussi de trottoir pour les humains, les ânes, les chèvres et les vaches.
J'avoue que j'ai été surpris par le sang froid des conducteurs : la plupart conduisent vraiment bien, dans des conditions pas évidentes.
Gondar : franchement pas exceptionnelle. Les châteaux sont intéressants à voir mais il n'y a aucun panneau et donc sans guide on ne comprend pas grand chose. Il y a une petite église qui est sensée être une des plus belles d'Ethiopie et qui franchement ne nous a pas impressionnés plus que ça. J'en profite pour vous mettre en garde : la plupart des prix que vous voyez dans les guides ont changé. Exemple pour cette petite église dont le prix début 2018 était de 50 birrs (moins de 2€) et qui est désormais de 200 birrs par personne ! Ils profitent de l'attrait touristique de certains sites pour matraquer les prix et à certains endroits c'est franchement exagéré, c'est limite du racket. Surtout quand on voit que rien n'est fait avec cet argent pour entretenir ou mettre en valeur le patrimoine.
Nous n'avons pas trouvé la ville de Gondar très agréable. Nous avons dormi au L-Shape hotel qui est assez moyen mais correct. Je vous recommande le petit resto juste en face, très bon et vraiment pas cher (même notre chauffeur a halluciné sur les prix, c'est tout dire...)
Comme dans bcp d'endroits en Ethiopie, on essaie de vous taxer de l'argent dès que vous mettez le nez dehors. En plus, comme c'est le point de départ des treks vers les Simien, c'est rempli de pseudos-guides qui essaient de vous accoster pour vous vendre leurs services.
Les Ethiopiens ne sont pas du tout agressifs dans leur approche et quand vous les remerciez, ils s'en vont sans trop insister. Mais vu le nombre qui vous alpague, c'est plutôt usant à la longue.
Pour les Simien nous avons payé 250$/personne, ce qui est bcp trop, comme nous l'avons appris par la suite. Nous étions dans un groupe d'une dizaine, très sympa, mais nous avons appris que certains avaient payé 180 pour la même presta...
Conclusion : ne réservez rien à Addis ou trop à l'avance, ça revient bcp plus cher.
Le trek était organisé par ETT et franchement niveau logistique c'était très bien géré. Ils s'occupent de tout (transport des sacs, mise en place du campement, repas etc.) Tout est bien fait et la nourriture était très bonne.
Le guide était franchement nul mais nous avons appris par la suite que c'est plus ou moins la norme là-bas. La plupart n'aiment visiblement pas ce qu'ils font, ça ne les passionne pas et ils le font bien sentir (exemple : notre guide marchait seul, 50m avant tout le monde, des écouteurs dans les oreilles). C'est dommage.
Les Simien c'est TOP. Franchement rien que pour ça ça vaut le coup d'aller en Ethiopie. Je ne mets pas de photos pour ne pas vous spoiler le spectacle mais c'est vraiment grandiose. A faire absolument. Nous avons fait 3 jours et 2 nuits, certains font 4 voire 6 jours mais d'après les échos que nous avons reçus ça n'est pas forcément utile.
APrès le trek nous avons dormi à Debark, ville de passage sans grand intérêt. Le lendemain nous sommes partis à Axum, toujours en "private car", que nous avons négocié avec le prix du trek.
La route entre Debark et Axum est très belle, ça vaut le coup.
La ville d'Axum n'est pas très grande, plutôt agréable. Nous avons dormi au Atse Kaleb hotel qui a un très joli jardin avec un bon resto pas cher (les chambres coûtent environ 300-350 birrs de mémoire). A noter : le restaurant Antico cultural restaurant, bien que recommandé, est assez moyen et cher pour ce qui est proposé.
Les sites d'Axum ne sont pas exceptionnels même si les guides papier et locaux en font tout un plat. Là aussi les prix ont explosé (300 birrs pour les sites archéologiques et 200 supplémentaires pour voir l'église Ste Marie de Tsion). Nous avons pris un guide (Biggy) avec l'agence Covenant tours, qui était un des rares à tenir la route en Ethiopie. 600 birrs pour la journée. Il y a à côté de cette agence une petite dame fort sympathique qui vend des articles de vannerie faits par des villageoises (et elle-même), pas cher et sympa comme cadeau.
Nous avons pris un pack avec Dallol tours (qui se trouvent dans l'hôtel Atse Kaleb) avec l'aide de Haftom, que je recommande. Il n'est pas bien avenant mais il a tenu parole, ce qui est à souligner, notamment par rapport à d'autres touristes rencontrés qui se sont fait enfler par leurs agences. Le pack incluait : transport depuis Axum jusqu'aux églises du Tigray, visite du temple de Yeha, visite de l'église Abuna Yemata, visite de Myriam et Daniel Korkor, nuit à Hawzien, visite de Abraha Wahatsbeha, transport à Mekele, nuit à Mekele, aller-retour en 1 jour au Danakil et transport à Lalibela, le tout pour 200$.
Conseil important : ne changez pas tous vos euros en birrs ! La plupart des tours opérateurs vous feront des réductions substantielles si vous payez tout ou partie en euros.
Deuxième conseil important : lorsque vous concluez un deal avec une agence, faîtes écrir noir sur blanc sur votre reçu ce qui est inclus dans le prix (d'autres touristes de notre groupe l'ont appris à leur dépens).
Temple de Yeha : pas une expérience exceptionnelle en ce qui nous concerne. Le guide était vraiment nul et a essayé d'escroquer une des membres du groupe, ce qui n'a pas amélioré l'expérience. Si vous manquez de temps, vous pouvez le zapper et vous consacrer aux églises du Tigray, bcp plus impressionnantes.
L'église de Abuna Yemata est franchement impressionnante. Enfin, surtout son environnement. C'est celle où il y a un bout d'escalade et un passage de quelques mètres avec le vide à côté de soi. Là aussi le guide était moyen. Pour le passage un peu hard, on essaie de vous louer un harnais pour 150 birrs par personne, ce qui est franchement scandaleux. Par principe je ne l'ai pas pris et honnêtement ça se fait bien car des locaux vous assistent tout au long de la montée et de la descente (moyennant bakhchiche). J'ai aussi eu l'occasion en haut de négocier le montant du pourliche avec le prêtre qui nous a montré l'église... une première assez curieuse en ce qui me concerne.
Myriam et Daniel Korkor valent aussi le détour, notamment pour la grimpete et les très beaux paysages qu'on peut y observer. C'est un peu physique.
Hawzien ne présente pas d'intérêt. Nous avons dormi et mangé à l'hôtel Habesha qui était très propre, la nourriture bonne et le patron hyper sympa et serviable. Le miel servi au petit déjeuner est le meilleur que nous ayons trouvé en Ethiopie.
L'église Abraha Wahatsbeha est à voir (si vous n'avez pas encore fait le tour des églises d'Ethiopie) mais méfiez vous des petits gars locaux qui se font passer pour des guides, parlent très mal anglais et essaient de vous sous-tirer des sommes exorbitantes pour leur piètre prestation.
Nous avons trouvé Mekele plutôt agréable (petite coupe de cheveux à 40 birrs au passage en ce qui me concerne), surout les petites rues du centre. La population locale est détendue et on y est moins sollicité qu'ailleurs. Nous avons dormi au Geralta pension, très propre et pas trop cher (400 birrs la nuit) mais un peu excentré. Nous avons mangé au Karibu café qui est très prisé, notamment des touristes et qui est plutôt bon.
Danakil : nous avons choisi de faire l'aller-retour dans la journée et de zapper le volcan. Certains touristes que nous avons rencontrés nous ont dit qu'il était peu actif et donc se taper 6h de jepp plus les frais pour voir quelques fumerolles ne nous intéressait pas plus que ça. Mais d'autres nous ont dit que c'était cool, chacun se fera son opinion... Dallol ça vaut vraiment le détour ! Nous sommes partis à 4h du matin pour un retour vers 16h. Le spectacle est franchement unique (et j'ai déjà vu la mer morte, les piscines de souffre de Nouvelle Zélande et autres). Il fait très chaud (40 degrés à 11h en novembre). On peut y voir les mineurs de sel qui découpent à la hache dans le sol des blocs de sel pour les tailler et les revendre alors qu'on se liquéfie rien qu'à les regarder faire. Une expérience frappante en ce qui me concerne, on relativise beaucoup après ça...
La route de Mekele à Lalibela est très belle et elle prend la journée.
Lalibela : nous avons dormi à Villa Lalibela. En fait nous avions réservé pour Bet Emanuel guest house mais il s'avère que c'est une adresse fictive qui sert de vitrine pour un petit gars nommé Samy qui rabat les touristes vers d'autres adresses. Peu importe, nous avons payé 14$ pour une chambre affichée à 30. Les chambres sont nickels mais comme ailleurs les sdb et wc sont très dégradés (propres mais en mauvais état d'entretien). Hôtel un peu excentré mais les bajaj ne coutent pas grand chose alors ça n'est pas grave. Sur place je vous recommande le restaurant "unique", tenu par une petite dame bien sympa, déco typique, nourriture très bonne et prix très raisonnables. Nous avons également testé le Ben Abeba. La nourriture est vraiment un niveau au dessus, produits locaux, propriétaire écossaise déjantée et un bâtiment qui à lui tout seul vaut le détour. Privilégier l'heure du coucher de soleil pour un panorama exceptionnel sur la région. Plus cher que la moyenne (10€ par personne environ) mais c'est entièrement justifié.
Les églises de Lalibla : assez décevantes. Le pass de 5 jours coute désormais 45€/personne pour des monuments qui ne sont en rien mis en valeur et dont les seules infrastructures ont été financées par l'union eurpoéenne ou l'unesco. C'est franchement trop cher. Bcp disent qu'il faut 2 jours pour les voir. Une demie-journée suffit largement. Ici également la plupart des guides sont plus que médiocres. Le marché du samedi est très sympa en revanche, si vous avez l'occasion allez-y. A faire également : une soirée au torpedo pour goûter le Tej (vin de miel) et halluciner sur les danses locales.
Nous avons ensuite fait un trek de 3 jours dans les montagnes de Lalibela, probablement la meilleure expérience de tout notre voyage. Pour cela nous avons fait appel à Mareg (+251910144206) que je vous recommande les yeux fermés. Il est d'une grande gentillesse, il aime vraiment son pays et on voit qu'il a plaisir à le faire découvrir. Il parle très bien anglais et il est super serviable. Nous avons passé deux nuits dans un village (soirée avec les villageois, les vaches et les ânes, nuit en hutte) et avons marché trois jours. Magnifiques panoramas, rencontres agréables, bref le top. Notre guide était Abeba (le frère de Mareg) qui lui aussi était vraiment super. Nous avons payé 45€/personne/jour, tout inclus.
Nous sommes retournés à Addis en "coaster" (un van à touristes de 20 places). Le trajet prend environ 16h. Ceux qui l'ont fait en 1 journée en garde un souvenir compliqué. Nous l'avons fait en 2 jours et ça passe bien (30€/pers). Nous avons dormi à Kombolcha dans une pension pour locaux, pas l'endroit le plus propre ou agréable mais ça faisait l'affaire. Evitez de passer la nuit à Dessie qui est vraiment dégueu.
La dernière journée à Addis s'est passée tranquillement, nous avons voulu donner une deuxième chance à la ville et avons donc visité quelques lieux d'intérêt (musée d'ethnologie, mercato etc) qui ne nous laisseront pas un souvenir impérissable.
Retour en France.
Les tops : - montagnes du Simien - églises du Tigray - Dallol - montagnes de Lalibela - les trajets et leurs paysages
Les flops : - Gondar - Axum
Ce que nous n'avons pas apprécié: Nous avons visité pas mal de pays dont certains très pauvres mais jamais nous n'avons été autant harcelés par des demandes d'argent, par tout le monde (enfants, adultes, femmes, personnes âgées). C'est très pénible à longueur de journée. L'argent est omniprésent et nous avons eu du mal à nouer une relation avec qui que ce soit sans que celle-ci ne se termine par une demande d'argent. On nous a régulièrement menti et il faut sans cesse se battre et négocier pour faire valoir ce qui avait été "promis". Les routes sont dans un état désastreux, même celles qui sont récentes car mal construites et mal entretenues. En conséquence les trajets sont très chronophages (en ce qui nous concerne 7 jours passés à rouler sur 20 en tout). La plupart des guides sont franchement mauvais : ils parlent mal anglais, traitent leur métier comme un job de bureau et n'ont qu'une hâte c'est de boucler leur journée le plus tôt possible, sans oublier de vous demander un pourliche. Les tips : on vous en demande pour tout, de tous les montants imaginables, sans cesse. On nous a traité comme des distributeurs à billet tout au long de notre séjour ce qui a été plutôt déplaisant. Le patrimoine n'est pas mis en valeur (c'est le moins qu'on puisse dire), est mal entretenu et pourtant les prix ne cessent d'augmenter jusqu'à atteindre des sommes délirantes dans certains cas. Les habitants, bien que pas méchants, ne sont pas bien sympathiques pour autant. Même entre eux on ne les a pas trouvé très souriants. Peu d'activités peuvent être faites en freelance, ce qui rend ce voyage assez coûteux. Et encore, quand nous avons comparé avec d'autres touristes nous avons constaté que d'autres s'en étaient bcp moins bien sortis.
Je dirais que l'Ethiopie n'est pas une destination "agréable" à cause de l'ambiance que les touristes subissent et pur certaines autres raisons.
Malgré tout, l'Ethiopie reste un très beau pays qui mérite le détour, ne serait-ce que pour ses paysages. C'était notre première expérience en Afrique et bcp de touristes qui en ont vu d'autres pays d'Afrique nous ont dit que l'Ethiopie en était très différente, pas nécessairement en bien. Nous y avons quand même fait quelques belles rencontres et cela restera une expérience forte qui nous laissera des souvenirs pour un bon moment.
Nous voilà revenus de 3 semaines passées en Ethiopie et l'heure est venue de partager avec vous nos expériences et nos conseils.
Je précise ici que tout ce qui sera écrit plus bas relève de notre expérience personnelle et donc reste complètement subjectif.
Tout d'abord nous avons choisi de voler avec Turkish qui proposait un tarif compétitif mais nous n'avons donc pas été éligibles aux tarifs réduits sur les vols internes proposés par Ethiopian Airlines. Si vous avez l'intention de prendre des vols intérieurs je vous conseille vivement de vous pencher sur les calculs car les prix sont divisés par 2 lorsqu'on arrive en Ethiopie avec EA.
Nous avons passé la première nuit à Addis au Mr Martin's cozy place. Endroit correct, plutôt propre. Personnel relativement prêt à aider (selon celui ou celle sur qui vous tombez). Il y a apparemment d'autres endroits peut-être moins chers et plus sympas à Addis.
Nous y avons passé une journée entière avant de partir pour le nord. Franchement si vous avez peu de temps à votre disposition ne vous attardez pas trop à Addis : c'est une grande ville pas belle avec peu de points d'intérêts. Votre temps sera bien mieux investi dans d'autres régions super intéressantes. Méfiez vous si vous y passez du temps, il y a par-ci par là des jeunes (voire des enfants) qui sniffent de la collent et qui peuvent être un peu agressifs (certains vous saisissent le bras très fort pendant qu'un autre vous fait les poches, c'est un guide local qui nous a raconté ça).
Nous avons choisi d'éviter les bus locaux pour aller du point A au point B, et vu ce que les touristes qui l'ont fait nous ont raconté, on a bien fait. A priori c'est une expérience longue et déplaisante.
Nous avons réussi à chaque fois à trouver des trajets en "private car", c'est à dire qu'il y a beaucoup de minibus, vans et 4x4 qui circulent à vide dans le pays car ils amènent des touristes ou vont les chercher et font un des trajets sans personne. Il y a donc moyen de se débrouiller pour trouver des trajets bcp plus agréables que le bus local mais bcp moins coûteux et polluants que l'avion.
Nous avons trouvé un trajet Addis-Gondar pour 25$ par personne par l'intermédiaire d'ETT à Addis.
Sur place nous avons parlé à Ilyas dont je vous conseille de vous méfier : il promet beaucoup mais accomplit peu.
En effet, le jour du départ personne n'est venu. Nous avons du relancer par téléphone (je vous recommande au passage de vous acheter une SIM locale, c'est pas cher et ça rend service car on ne peut pas compter sur le wifi pour communiquer, peu présent et de piètre qualité), quelqu'un de ETT est venu nous récupérer pour nous amener aux bureaux de la compagnie etc. Bref, au lieu de partir à 7h comme prévu, nous sommes partis à 10h. Comme m'a dit un gars de l'agence, Welcome to Africa... Je dois cependant nuancer mes propos car outre cette première expérience malheureuse, les chauffeurs ont toujours été super ponctuels pendant les 3 semaines.
Nous avons dû passer une nuit à Bahir Dar car le trajet était trop long (et nous sommes partis trop tard) pour le faire en un jour. Comme nous sommes repartis très tôt le matin, je n'ai rien de spécial à dire sur cette ville que nous n'avons pas eu le temps de visiter. On a quand même regardé un match Manchester City - Liverpool dans un bar local, c'estait une super expérience.
Je ne me rappelle plus du nom de l'hôtel où nous avons dormi mais il était franchement moyen. Ramenez une moustiquaire, ça vous sera très utile.
La route jusqu'à Gondar vaut le coup. Si vous avez le temps, dommage de prendre l'avion et de râter ça. Cette remarque est valable pour la plupart des trajets. Elle est aussi en mauvais état et par conséquent, en général la moyenne des trajets est de 30 ou 40 km/h, la route servant aussi de trottoir pour les humains, les ânes, les chèvres et les vaches.
J'avoue que j'ai été surpris par le sang froid des conducteurs : la plupart conduisent vraiment bien, dans des conditions pas évidentes.
Gondar : franchement pas exceptionnelle. Les châteaux sont intéressants à voir mais il n'y a aucun panneau et donc sans guide on ne comprend pas grand chose. Il y a une petite église qui est sensée être une des plus belles d'Ethiopie et qui franchement ne nous a pas impressionnés plus que ça. J'en profite pour vous mettre en garde : la plupart des prix que vous voyez dans les guides ont changé. Exemple pour cette petite église dont le prix début 2018 était de 50 birrs (moins de 2€) et qui est désormais de 200 birrs par personne ! Ils profitent de l'attrait touristique de certains sites pour matraquer les prix et à certains endroits c'est franchement exagéré, c'est limite du racket. Surtout quand on voit que rien n'est fait avec cet argent pour entretenir ou mettre en valeur le patrimoine.
Nous n'avons pas trouvé la ville de Gondar très agréable. Nous avons dormi au L-Shape hotel qui est assez moyen mais correct. Je vous recommande le petit resto juste en face, très bon et vraiment pas cher (même notre chauffeur a halluciné sur les prix, c'est tout dire...)
Comme dans bcp d'endroits en Ethiopie, on essaie de vous taxer de l'argent dès que vous mettez le nez dehors. En plus, comme c'est le point de départ des treks vers les Simien, c'est rempli de pseudos-guides qui essaient de vous accoster pour vous vendre leurs services.
Les Ethiopiens ne sont pas du tout agressifs dans leur approche et quand vous les remerciez, ils s'en vont sans trop insister. Mais vu le nombre qui vous alpague, c'est plutôt usant à la longue.
Pour les Simien nous avons payé 250$/personne, ce qui est bcp trop, comme nous l'avons appris par la suite. Nous étions dans un groupe d'une dizaine, très sympa, mais nous avons appris que certains avaient payé 180 pour la même presta...
Conclusion : ne réservez rien à Addis ou trop à l'avance, ça revient bcp plus cher.
Le trek était organisé par ETT et franchement niveau logistique c'était très bien géré. Ils s'occupent de tout (transport des sacs, mise en place du campement, repas etc.) Tout est bien fait et la nourriture était très bonne.
Le guide était franchement nul mais nous avons appris par la suite que c'est plus ou moins la norme là-bas. La plupart n'aiment visiblement pas ce qu'ils font, ça ne les passionne pas et ils le font bien sentir (exemple : notre guide marchait seul, 50m avant tout le monde, des écouteurs dans les oreilles). C'est dommage.
Les Simien c'est TOP. Franchement rien que pour ça ça vaut le coup d'aller en Ethiopie. Je ne mets pas de photos pour ne pas vous spoiler le spectacle mais c'est vraiment grandiose. A faire absolument. Nous avons fait 3 jours et 2 nuits, certains font 4 voire 6 jours mais d'après les échos que nous avons reçus ça n'est pas forcément utile.
APrès le trek nous avons dormi à Debark, ville de passage sans grand intérêt. Le lendemain nous sommes partis à Axum, toujours en "private car", que nous avons négocié avec le prix du trek.
La route entre Debark et Axum est très belle, ça vaut le coup.
La ville d'Axum n'est pas très grande, plutôt agréable. Nous avons dormi au Atse Kaleb hotel qui a un très joli jardin avec un bon resto pas cher (les chambres coûtent environ 300-350 birrs de mémoire). A noter : le restaurant Antico cultural restaurant, bien que recommandé, est assez moyen et cher pour ce qui est proposé.
Les sites d'Axum ne sont pas exceptionnels même si les guides papier et locaux en font tout un plat. Là aussi les prix ont explosé (300 birrs pour les sites archéologiques et 200 supplémentaires pour voir l'église Ste Marie de Tsion). Nous avons pris un guide (Biggy) avec l'agence Covenant tours, qui était un des rares à tenir la route en Ethiopie. 600 birrs pour la journée. Il y a à côté de cette agence une petite dame fort sympathique qui vend des articles de vannerie faits par des villageoises (et elle-même), pas cher et sympa comme cadeau.
Nous avons pris un pack avec Dallol tours (qui se trouvent dans l'hôtel Atse Kaleb) avec l'aide de Haftom, que je recommande. Il n'est pas bien avenant mais il a tenu parole, ce qui est à souligner, notamment par rapport à d'autres touristes rencontrés qui se sont fait enfler par leurs agences. Le pack incluait : transport depuis Axum jusqu'aux églises du Tigray, visite du temple de Yeha, visite de l'église Abuna Yemata, visite de Myriam et Daniel Korkor, nuit à Hawzien, visite de Abraha Wahatsbeha, transport à Mekele, nuit à Mekele, aller-retour en 1 jour au Danakil et transport à Lalibela, le tout pour 200$.
Conseil important : ne changez pas tous vos euros en birrs ! La plupart des tours opérateurs vous feront des réductions substantielles si vous payez tout ou partie en euros.
Deuxième conseil important : lorsque vous concluez un deal avec une agence, faîtes écrir noir sur blanc sur votre reçu ce qui est inclus dans le prix (d'autres touristes de notre groupe l'ont appris à leur dépens).
Temple de Yeha : pas une expérience exceptionnelle en ce qui nous concerne. Le guide était vraiment nul et a essayé d'escroquer une des membres du groupe, ce qui n'a pas amélioré l'expérience. Si vous manquez de temps, vous pouvez le zapper et vous consacrer aux églises du Tigray, bcp plus impressionnantes.
L'église de Abuna Yemata est franchement impressionnante. Enfin, surtout son environnement. C'est celle où il y a un bout d'escalade et un passage de quelques mètres avec le vide à côté de soi. Là aussi le guide était moyen. Pour le passage un peu hard, on essaie de vous louer un harnais pour 150 birrs par personne, ce qui est franchement scandaleux. Par principe je ne l'ai pas pris et honnêtement ça se fait bien car des locaux vous assistent tout au long de la montée et de la descente (moyennant bakhchiche). J'ai aussi eu l'occasion en haut de négocier le montant du pourliche avec le prêtre qui nous a montré l'église... une première assez curieuse en ce qui me concerne.
Myriam et Daniel Korkor valent aussi le détour, notamment pour la grimpete et les très beaux paysages qu'on peut y observer. C'est un peu physique.
Hawzien ne présente pas d'intérêt. Nous avons dormi et mangé à l'hôtel Habesha qui était très propre, la nourriture bonne et le patron hyper sympa et serviable. Le miel servi au petit déjeuner est le meilleur que nous ayons trouvé en Ethiopie.
L'église Abraha Wahatsbeha est à voir (si vous n'avez pas encore fait le tour des églises d'Ethiopie) mais méfiez vous des petits gars locaux qui se font passer pour des guides, parlent très mal anglais et essaient de vous sous-tirer des sommes exorbitantes pour leur piètre prestation.
Nous avons trouvé Mekele plutôt agréable (petite coupe de cheveux à 40 birrs au passage en ce qui me concerne), surout les petites rues du centre. La population locale est détendue et on y est moins sollicité qu'ailleurs. Nous avons dormi au Geralta pension, très propre et pas trop cher (400 birrs la nuit) mais un peu excentré. Nous avons mangé au Karibu café qui est très prisé, notamment des touristes et qui est plutôt bon.
Danakil : nous avons choisi de faire l'aller-retour dans la journée et de zapper le volcan. Certains touristes que nous avons rencontrés nous ont dit qu'il était peu actif et donc se taper 6h de jepp plus les frais pour voir quelques fumerolles ne nous intéressait pas plus que ça. Mais d'autres nous ont dit que c'était cool, chacun se fera son opinion... Dallol ça vaut vraiment le détour ! Nous sommes partis à 4h du matin pour un retour vers 16h. Le spectacle est franchement unique (et j'ai déjà vu la mer morte, les piscines de souffre de Nouvelle Zélande et autres). Il fait très chaud (40 degrés à 11h en novembre). On peut y voir les mineurs de sel qui découpent à la hache dans le sol des blocs de sel pour les tailler et les revendre alors qu'on se liquéfie rien qu'à les regarder faire. Une expérience frappante en ce qui me concerne, on relativise beaucoup après ça...
La route de Mekele à Lalibela est très belle et elle prend la journée.
Lalibela : nous avons dormi à Villa Lalibela. En fait nous avions réservé pour Bet Emanuel guest house mais il s'avère que c'est une adresse fictive qui sert de vitrine pour un petit gars nommé Samy qui rabat les touristes vers d'autres adresses. Peu importe, nous avons payé 14$ pour une chambre affichée à 30. Les chambres sont nickels mais comme ailleurs les sdb et wc sont très dégradés (propres mais en mauvais état d'entretien). Hôtel un peu excentré mais les bajaj ne coutent pas grand chose alors ça n'est pas grave. Sur place je vous recommande le restaurant "unique", tenu par une petite dame bien sympa, déco typique, nourriture très bonne et prix très raisonnables. Nous avons également testé le Ben Abeba. La nourriture est vraiment un niveau au dessus, produits locaux, propriétaire écossaise déjantée et un bâtiment qui à lui tout seul vaut le détour. Privilégier l'heure du coucher de soleil pour un panorama exceptionnel sur la région. Plus cher que la moyenne (10€ par personne environ) mais c'est entièrement justifié.
Les églises de Lalibla : assez décevantes. Le pass de 5 jours coute désormais 45€/personne pour des monuments qui ne sont en rien mis en valeur et dont les seules infrastructures ont été financées par l'union eurpoéenne ou l'unesco. C'est franchement trop cher. Bcp disent qu'il faut 2 jours pour les voir. Une demie-journée suffit largement. Ici également la plupart des guides sont plus que médiocres. Le marché du samedi est très sympa en revanche, si vous avez l'occasion allez-y. A faire également : une soirée au torpedo pour goûter le Tej (vin de miel) et halluciner sur les danses locales.
Nous avons ensuite fait un trek de 3 jours dans les montagnes de Lalibela, probablement la meilleure expérience de tout notre voyage. Pour cela nous avons fait appel à Mareg (+251910144206) que je vous recommande les yeux fermés. Il est d'une grande gentillesse, il aime vraiment son pays et on voit qu'il a plaisir à le faire découvrir. Il parle très bien anglais et il est super serviable. Nous avons passé deux nuits dans un village (soirée avec les villageois, les vaches et les ânes, nuit en hutte) et avons marché trois jours. Magnifiques panoramas, rencontres agréables, bref le top. Notre guide était Abeba (le frère de Mareg) qui lui aussi était vraiment super. Nous avons payé 45€/personne/jour, tout inclus.
Nous sommes retournés à Addis en "coaster" (un van à touristes de 20 places). Le trajet prend environ 16h. Ceux qui l'ont fait en 1 journée en garde un souvenir compliqué. Nous l'avons fait en 2 jours et ça passe bien (30€/pers). Nous avons dormi à Kombolcha dans une pension pour locaux, pas l'endroit le plus propre ou agréable mais ça faisait l'affaire. Evitez de passer la nuit à Dessie qui est vraiment dégueu.
La dernière journée à Addis s'est passée tranquillement, nous avons voulu donner une deuxième chance à la ville et avons donc visité quelques lieux d'intérêt (musée d'ethnologie, mercato etc) qui ne nous laisseront pas un souvenir impérissable.
Retour en France.
Les tops : - montagnes du Simien - églises du Tigray - Dallol - montagnes de Lalibela - les trajets et leurs paysages
Les flops : - Gondar - Axum
Ce que nous n'avons pas apprécié: Nous avons visité pas mal de pays dont certains très pauvres mais jamais nous n'avons été autant harcelés par des demandes d'argent, par tout le monde (enfants, adultes, femmes, personnes âgées). C'est très pénible à longueur de journée. L'argent est omniprésent et nous avons eu du mal à nouer une relation avec qui que ce soit sans que celle-ci ne se termine par une demande d'argent. On nous a régulièrement menti et il faut sans cesse se battre et négocier pour faire valoir ce qui avait été "promis". Les routes sont dans un état désastreux, même celles qui sont récentes car mal construites et mal entretenues. En conséquence les trajets sont très chronophages (en ce qui nous concerne 7 jours passés à rouler sur 20 en tout). La plupart des guides sont franchement mauvais : ils parlent mal anglais, traitent leur métier comme un job de bureau et n'ont qu'une hâte c'est de boucler leur journée le plus tôt possible, sans oublier de vous demander un pourliche. Les tips : on vous en demande pour tout, de tous les montants imaginables, sans cesse. On nous a traité comme des distributeurs à billet tout au long de notre séjour ce qui a été plutôt déplaisant. Le patrimoine n'est pas mis en valeur (c'est le moins qu'on puisse dire), est mal entretenu et pourtant les prix ne cessent d'augmenter jusqu'à atteindre des sommes délirantes dans certains cas. Les habitants, bien que pas méchants, ne sont pas bien sympathiques pour autant. Même entre eux on ne les a pas trouvé très souriants. Peu d'activités peuvent être faites en freelance, ce qui rend ce voyage assez coûteux. Et encore, quand nous avons comparé avec d'autres touristes nous avons constaté que d'autres s'en étaient bcp moins bien sortis.
Je dirais que l'Ethiopie n'est pas une destination "agréable" à cause de l'ambiance que les touristes subissent et pur certaines autres raisons.
Malgré tout, l'Ethiopie reste un très beau pays qui mérite le détour, ne serait-ce que pour ses paysages. C'était notre première expérience en Afrique et bcp de touristes qui en ont vu d'autres pays d'Afrique nous ont dit que l'Ethiopie en était très différente, pas nécessairement en bien. Nous y avons quand même fait quelques belles rencontres et cela restera une expérience forte qui nous laissera des souvenirs pour un bon moment.
Bonjour,
Après le Yémen en 2008, l'erytree en 2011 je voulais visiter l 'éthiopie du nord et djibouti pour ses paysages hors norme et boucler cette région mythique.
Merci aux rares voyageurs indépendants donnant des informations sur les forums de voyage car 95% des voyageurs sont en voyage organisé ou 4*4 privé dans ce pays.
Mon post s'adresse essentiellement aux voyageurs indépendants. Ceci est mon avis et chacun est libre d'avoir son avis sur un pays visité.
VISA / obtenu en 24 heures à Paris pour 17 euros mais vous pouvez l'avoir à l'aéroport. Une fois à l'aéroport Connaître un nom d'hôtel à Addis( même si on n'y dort pas ) car les officiers de l'immigration questionnent à ce sujet avant de tamponner car hésitation à l'accorder si l'on n'en fournit pas les coordonnées. Perso j'ai dormi à l'aéroport, il y'à de bon sièges pour dormir ou se reposer. Par contre en décembre 2014 leterminal internationnal était fermé. Vol France ETHIOPIE / turkish airlines et qatar airlines ont des tarifs autour de 600 € A/R. Ethiopian est plus cher avec pour compensation des reductions sur lesvols locaux.
La nourriture:l'Injera la galette plat national est toujours la et pas chère, parfois délicieuse / parfait pour les végétariens mais selon les endroits plus ou moins rempli en légume. Sinon cuisine italienne disponible dans les lieux touristiques ou burger les meilleurs du monde selon moi!!
ELECTRICITE C’est du 220V, avec les mêmes prises qu’en France, donc pas besoin d’adaptateur.
La météo dans le nord / beaucoup de soleil en hiver mais attention aux fortes amplitudes de variation on passe de 4000m à-120m(dépression du Danakil) et de +40 degrés à 6 à 7 degrés certaines nuits => gros rhume attrapé dans le danakil. Sur les plateaux, 23 l après midi 7-8 degres après 18 heures. Prenez avec vous affaires d'hiver et d'été.
Transport : les minibus sont plus rapides que les bus et l'ambiance est plus conviviale et se remplissent plus vite. On n'a jamais essayé de me demander plus que les locauxdonc assez honnête. Attention, les bus sont interdits de rouler la nuit pour raison de sécurité donc départ à 6 heures du matin. si vous me manquez le bus du matin vous risquez de perdre la journée. Les grands bus peuvent rendre le trajet interminable avec cette musique insuportable qui tourne en boucle et mettentun temps fou à se remplir. Ce n'est pas comme en asie, pas de nourriture disponible dans les stations de bus!! Concernant l'avion, ethiopian airlines a le monopole donc les prix sont assez élevés et peuvent faire vite glonfer le budget. Sachez que si retard il y'a aucune compensation seul une bouteille d'eau.
Les routes : les principales sont en bon état en 2014 construites souvent par les chinois mais comme le nord est ultra montagneux ca avance pas vite 20 30 km par heure. Beaucoup d'accidents de camion et de jeep toute neuve : ils ne savent pas conduire! La beauté des paysages fait passer le temps. Par contre, la route de dire dawa a la frontière djiboutienne est défoncé sans bitume incompréhensible sachant que cette route est vitale pour le pays. La population marche dessus à toute heure ainsi que les troupeaux de toutes sortes (vaches, moutons, dromadaires etc) donc la route appartient à tout le monde. Combien de fois j'ai vu des Ethiopiens traversé sans regarder si un véhicule arrivait!
Les églises : les églises et monastères virent beaucoup au business scandaleux j'y reviendrais sur la section lalibela.
Sécurité : ce pays a été classé récemment 15 pays le plus sur au monde. Je confirmes il n'y a pas de problème au Nord du pays en tout cas. Seul les zones frontalières à la Somalie sont fortement déconseillés. Attention cependant au vol classique de portefeuille avec la classique bousculade.
Les rare touristes sont essentiellement français, allemand et américains. D'ailleurs, les éthiopiens préfèrent les allemands qui dépensent beaucoup sans râler ou négocier....
Après le Yémen en 2008, l'erytree en 2011 je voulais visiter l 'éthiopie du nord et djibouti pour ses paysages hors norme et boucler cette région mythique.
Merci aux rares voyageurs indépendants donnant des informations sur les forums de voyage car 95% des voyageurs sont en voyage organisé ou 4*4 privé dans ce pays.
Mon post s'adresse essentiellement aux voyageurs indépendants. Ceci est mon avis et chacun est libre d'avoir son avis sur un pays visité.
VISA / obtenu en 24 heures à Paris pour 17 euros mais vous pouvez l'avoir à l'aéroport. Une fois à l'aéroport Connaître un nom d'hôtel à Addis( même si on n'y dort pas ) car les officiers de l'immigration questionnent à ce sujet avant de tamponner car hésitation à l'accorder si l'on n'en fournit pas les coordonnées. Perso j'ai dormi à l'aéroport, il y'à de bon sièges pour dormir ou se reposer. Par contre en décembre 2014 leterminal internationnal était fermé. Vol France ETHIOPIE / turkish airlines et qatar airlines ont des tarifs autour de 600 € A/R. Ethiopian est plus cher avec pour compensation des reductions sur lesvols locaux.
La nourriture:l'Injera la galette plat national est toujours la et pas chère, parfois délicieuse / parfait pour les végétariens mais selon les endroits plus ou moins rempli en légume. Sinon cuisine italienne disponible dans les lieux touristiques ou burger les meilleurs du monde selon moi!!
ELECTRICITE C’est du 220V, avec les mêmes prises qu’en France, donc pas besoin d’adaptateur.
La météo dans le nord / beaucoup de soleil en hiver mais attention aux fortes amplitudes de variation on passe de 4000m à-120m(dépression du Danakil) et de +40 degrés à 6 à 7 degrés certaines nuits => gros rhume attrapé dans le danakil. Sur les plateaux, 23 l après midi 7-8 degres après 18 heures. Prenez avec vous affaires d'hiver et d'été.
Transport : les minibus sont plus rapides que les bus et l'ambiance est plus conviviale et se remplissent plus vite. On n'a jamais essayé de me demander plus que les locauxdonc assez honnête. Attention, les bus sont interdits de rouler la nuit pour raison de sécurité donc départ à 6 heures du matin. si vous me manquez le bus du matin vous risquez de perdre la journée. Les grands bus peuvent rendre le trajet interminable avec cette musique insuportable qui tourne en boucle et mettentun temps fou à se remplir. Ce n'est pas comme en asie, pas de nourriture disponible dans les stations de bus!! Concernant l'avion, ethiopian airlines a le monopole donc les prix sont assez élevés et peuvent faire vite glonfer le budget. Sachez que si retard il y'a aucune compensation seul une bouteille d'eau.
Les routes : les principales sont en bon état en 2014 construites souvent par les chinois mais comme le nord est ultra montagneux ca avance pas vite 20 30 km par heure. Beaucoup d'accidents de camion et de jeep toute neuve : ils ne savent pas conduire! La beauté des paysages fait passer le temps. Par contre, la route de dire dawa a la frontière djiboutienne est défoncé sans bitume incompréhensible sachant que cette route est vitale pour le pays. La population marche dessus à toute heure ainsi que les troupeaux de toutes sortes (vaches, moutons, dromadaires etc) donc la route appartient à tout le monde. Combien de fois j'ai vu des Ethiopiens traversé sans regarder si un véhicule arrivait!
Les églises : les églises et monastères virent beaucoup au business scandaleux j'y reviendrais sur la section lalibela.
Sécurité : ce pays a été classé récemment 15 pays le plus sur au monde. Je confirmes il n'y a pas de problème au Nord du pays en tout cas. Seul les zones frontalières à la Somalie sont fortement déconseillés. Attention cependant au vol classique de portefeuille avec la classique bousculade.
Les rare touristes sont essentiellement français, allemand et américains. D'ailleurs, les éthiopiens préfèrent les allemands qui dépensent beaucoup sans râler ou négocier....
Bonjour,
Je suis en partance pour l'Ethiopie dans à peine 15 jours et toujours en pleine préparation avec le guide Bradt et les forums. Mon choix durant ce mois de voyage s'orientera vers le Nord et l'Est avec Addis, Bahir Dar, Gorgora, Gonder, Lalibela, les marchés de Senbété et Bati (en passant pas Kombolcha ou Dessie, laquelle de ces deux villes est la plus intéressante ?), et Harar. Faute de moyens, je doute que je puisse faire le trek dans le Simiens ou le Danakil et comme j'aime bien rester plusieurs jours sur un même lieu, je me demandais si Axoum et Mékélé étaient vraiment des sites incontournables.
Il me reste encore quelques jours de battement dans mon programme, qui ne sera sûrement pas tenu à la lettre, alors y-a-t-il des lieux à visiter impérativement dans le Nord du pays ?
Enfin, au niveau des billets d'avion, quel est environ le coût d'un vol intérieur si on l'achète dans une agence sur place ?
Merci d'avance pour tous vos renseignements Christophe
* Eventuellement en échange, je peux vous faire part de mes expériences en Birmanie
Je suis en partance pour l'Ethiopie dans à peine 15 jours et toujours en pleine préparation avec le guide Bradt et les forums. Mon choix durant ce mois de voyage s'orientera vers le Nord et l'Est avec Addis, Bahir Dar, Gorgora, Gonder, Lalibela, les marchés de Senbété et Bati (en passant pas Kombolcha ou Dessie, laquelle de ces deux villes est la plus intéressante ?), et Harar. Faute de moyens, je doute que je puisse faire le trek dans le Simiens ou le Danakil et comme j'aime bien rester plusieurs jours sur un même lieu, je me demandais si Axoum et Mékélé étaient vraiment des sites incontournables.
Il me reste encore quelques jours de battement dans mon programme, qui ne sera sûrement pas tenu à la lettre, alors y-a-t-il des lieux à visiter impérativement dans le Nord du pays ?
Enfin, au niveau des billets d'avion, quel est environ le coût d'un vol intérieur si on l'achète dans une agence sur place ?
Merci d'avance pour tous vos renseignements Christophe
* Eventuellement en échange, je peux vous faire part de mes expériences en Birmanie
bonjour,
je pars fin juin/debut juillet a Addis Abeba, pour 1 mois1/2 chez les missionnaires de la charite. Je ne trouve aucune coordonnees (adresse, tel, mail...) pour les contacter. Il parait que les soeurs peuvent loger les volontaires.
Existe t-il un guide (style guide du routard) en francais sur l Ethiopie?
Quel climat pour cette periode? Avez-vous des conseils, astuces sur ce que je devrais prevoir comme vetements? Y a t-il beaucoup de moustiques et donc risque de palu ou autres?
Est ce que quelqu un est deja la bas chez les missionnaires ou alors prevoit de partir aux memes dates?
Peut on changer des euros a Addis?
Merci de me lire. Mes questions sont nombreuses et en desordre, veuillez m en excuser.
Magali
Je vais commencer pour la première fois un carnet de voyage, sans vouloir rivaliser avec d'autres carnets sur ce pays fantastique, je vais plutôt raconter notre vécu et notre ressenti après ces 18 jours de voyage hors du temps.
Nous avons choisi l'option 4x4 + chauffeur pour optimiser au maximum notre séjour et avons pour une 1ère découverte de ce pays sillonné le nord du pays sur la route historique. Notre chauffeur a été formidable, un précieux atout qui nous a permis de rencontrer beaucoup d'éthiopiens sur notre route et de sortir parfois de notre itinéraire planifié pour découvrir d'autres lieux insolites.
Notre itinéraire : Samedi 24/02 : arrivée à 1 :00 à Addis – vol TK 0676 – Kombolcha : beaux paysages de hauts plateaux. Nuit à AddisDimanche 25/02 : Kombolcha – Lalibela : visite de l'église Genata Maryam et du lac Hayk, possibilité de visiter le monastère Istafanos (interdit aux femmes) et le couvent Margabeta Giyorgis (interdit aux hommes). Nuit à Lalibela Lundi 26/02 : Lalibela : visite du site et des églises de Lalibela – Yemrahanna Kristos Mardi 27/02 : Lalibela – Abiy Adi - magnifique piste entre le Simien et le Tigrai.Mercredi 28/02 : Abiy Adi – Hawzen : possibilité de visiter Abba Yohanni, Gebriel Wukien, Abuna Gebre Mikael Jeudi 01/03 : Hawzen – Ahmed Ela (Danakil) : début de l'expédition dans la dépression, par la piste des caravanes. Nuit à la belle étoileVendredi 02/03 : Ahmed Ela – Dallol (volcan effondré avec mares d'acide, eau sulfureuses, fumerolles, etc.) – lac Assale (extraction du sel, rencontre avec les Afars) – Ahmed Ela.Samedi 3 Mars : Ahmed Ela – Hawzen : visiter des trois églises du groupe Teka Tesfai (Petros and Paulus Melehayzenghi, Mikael Melehayzenghi et Medhane Alem Adi Kasho) distantes d'environ 2 kilomètres les unes des autres. Dimanche 04/03 : Hawzen : visite des églises creusées dans le massif du Tigrai (Maryam Korkor, Abuna Guh, Daniel Korkor, etc.). Lundi 5 Mars : Hawzen – Axum : visite de la cité antique, des tombeaux et stèles, de l'enceinte royale. Mardi 6 Mars : Axum – Debark : par une route magnifique dans le SimienMercredi 7 Mars : Simien : trek de la journée sur la ligne de crêtes de la région.Jeudi 8 Mars : Simien – Gondar : suite de la magnifique route Axum – Gondar, à l'arrivée, visite de l'église Debré Sina Maryam, des palais, des bains de Fasilidas.Vendredi 9 Mars : Gondar – Gorgora – Bahar Dar : à Gorgora, visite du monastère Debre Sina Maryam, de la cathédrale de Gorgora.Samedi 10 Mars : Bahar Dar : promenade sur le lac pour visiter les monastères sur les îles, visite d'un monastère sur la presqu'île de Zege (petite marche), puis du marché de Bahar Dar. Dimanche 11 Mars : Bahar Dar – Fenote Selam : tour du lac Zeng Lundi 12 Mars : Fenote Selam – Addis : par les gorges du Nil Bleu, paysages mouvementés, succession de plateaux et de descentes vers les fleuves et rivière. Dans la nuit du lundi 12 Mars au Mardi 13 Mars : Retour en France
Je commence : nous sommes arrivés au milieu de la nuit à l'aéroport d'Addis et avons fait faire nos visas sur place. 9 guichets étaient ouverts et au bout de 45 minutes, nous sortions sur le parking extérieur avec nos visas en main. Très chaleureusement accueillis par le directeur de l'agence locale, francophone, qui nous a conduit vers un hôtel pour récupérer quelques heures de sommeil. La traversée d'Addis de nuit ne nous a pas laissé un souvenir mémorable: une ville ressemblant à tant d'autres capitales à travers le monde, des immeubles, beaucoup de traffic et bien sûr de la pollution, mais peut être faut-il découvrir cette ville de l'intérieur et elle dévoilerait ses secrets. Beaucoup de constructions nouvelles avec des échafaudages impressionnants en bois d'eucalyptus.

Les transports en commun en majorité des gros bus mais aussi des petits engins bleus que nous avons adorés.

Le 2ème jour, notre chauffeur vient nous chercher à l’hôtel avec un Toyota Land Cruiser. Il conduit de manière exemplaire et nous sommes très heureux de ne pas tenir le volant dans cette ville où visiblement le code de la route diffère du notre. Route et piste entre Addis et Dessie. Arrêt au bord d'un joli lac, le lac Hayk où nous rencontrons des pêcheurs qui font des brochettes avec des tilapias ( délicieux petits poissons d'eau douce qu'on trouve en Afrique Australe)


La route puis la piste traverse des paysages aux reliefs accidentés ( les 2/3 des massifs montagneux d'Afrique sont en Ethiopie)
et nous croisons de nombreuses personnes au bord de la route. Sourires, signes de la main, regards curieux.

C'est un monde essentiellement rural et nous apprécions ce contact avec la terre qui nous manque parfois dans nos vies urbaines. Tout le monde a l'air affairé et chaque parcelle est cultivée.


Nous traversons des villages. Nous avons apporté un gros sac de vêtements d'enfants et notre chauffeur nous conduit vers des familles sans grandes ressources. Le sourire des enfants nous va droit au cœur.






3è jour, en route pour Lalibela. Visite des 11 églises sur place.
jour de pèlerinage à l'église St Gabriel



Notre itinéraire : Samedi 24/02 : arrivée à 1 :00 à Addis – vol TK 0676 – Kombolcha : beaux paysages de hauts plateaux. Nuit à AddisDimanche 25/02 : Kombolcha – Lalibela : visite de l'église Genata Maryam et du lac Hayk, possibilité de visiter le monastère Istafanos (interdit aux femmes) et le couvent Margabeta Giyorgis (interdit aux hommes). Nuit à Lalibela Lundi 26/02 : Lalibela : visite du site et des églises de Lalibela – Yemrahanna Kristos Mardi 27/02 : Lalibela – Abiy Adi - magnifique piste entre le Simien et le Tigrai.Mercredi 28/02 : Abiy Adi – Hawzen : possibilité de visiter Abba Yohanni, Gebriel Wukien, Abuna Gebre Mikael Jeudi 01/03 : Hawzen – Ahmed Ela (Danakil) : début de l'expédition dans la dépression, par la piste des caravanes. Nuit à la belle étoileVendredi 02/03 : Ahmed Ela – Dallol (volcan effondré avec mares d'acide, eau sulfureuses, fumerolles, etc.) – lac Assale (extraction du sel, rencontre avec les Afars) – Ahmed Ela.Samedi 3 Mars : Ahmed Ela – Hawzen : visiter des trois églises du groupe Teka Tesfai (Petros and Paulus Melehayzenghi, Mikael Melehayzenghi et Medhane Alem Adi Kasho) distantes d'environ 2 kilomètres les unes des autres. Dimanche 04/03 : Hawzen : visite des églises creusées dans le massif du Tigrai (Maryam Korkor, Abuna Guh, Daniel Korkor, etc.). Lundi 5 Mars : Hawzen – Axum : visite de la cité antique, des tombeaux et stèles, de l'enceinte royale. Mardi 6 Mars : Axum – Debark : par une route magnifique dans le SimienMercredi 7 Mars : Simien : trek de la journée sur la ligne de crêtes de la région.Jeudi 8 Mars : Simien – Gondar : suite de la magnifique route Axum – Gondar, à l'arrivée, visite de l'église Debré Sina Maryam, des palais, des bains de Fasilidas.Vendredi 9 Mars : Gondar – Gorgora – Bahar Dar : à Gorgora, visite du monastère Debre Sina Maryam, de la cathédrale de Gorgora.Samedi 10 Mars : Bahar Dar : promenade sur le lac pour visiter les monastères sur les îles, visite d'un monastère sur la presqu'île de Zege (petite marche), puis du marché de Bahar Dar. Dimanche 11 Mars : Bahar Dar – Fenote Selam : tour du lac Zeng Lundi 12 Mars : Fenote Selam – Addis : par les gorges du Nil Bleu, paysages mouvementés, succession de plateaux et de descentes vers les fleuves et rivière. Dans la nuit du lundi 12 Mars au Mardi 13 Mars : Retour en France
Je commence : nous sommes arrivés au milieu de la nuit à l'aéroport d'Addis et avons fait faire nos visas sur place. 9 guichets étaient ouverts et au bout de 45 minutes, nous sortions sur le parking extérieur avec nos visas en main. Très chaleureusement accueillis par le directeur de l'agence locale, francophone, qui nous a conduit vers un hôtel pour récupérer quelques heures de sommeil. La traversée d'Addis de nuit ne nous a pas laissé un souvenir mémorable: une ville ressemblant à tant d'autres capitales à travers le monde, des immeubles, beaucoup de traffic et bien sûr de la pollution, mais peut être faut-il découvrir cette ville de l'intérieur et elle dévoilerait ses secrets. Beaucoup de constructions nouvelles avec des échafaudages impressionnants en bois d'eucalyptus.

Les transports en commun en majorité des gros bus mais aussi des petits engins bleus que nous avons adorés.

Le 2ème jour, notre chauffeur vient nous chercher à l’hôtel avec un Toyota Land Cruiser. Il conduit de manière exemplaire et nous sommes très heureux de ne pas tenir le volant dans cette ville où visiblement le code de la route diffère du notre. Route et piste entre Addis et Dessie. Arrêt au bord d'un joli lac, le lac Hayk où nous rencontrons des pêcheurs qui font des brochettes avec des tilapias ( délicieux petits poissons d'eau douce qu'on trouve en Afrique Australe)


La route puis la piste traverse des paysages aux reliefs accidentés ( les 2/3 des massifs montagneux d'Afrique sont en Ethiopie)
et nous croisons de nombreuses personnes au bord de la route. Sourires, signes de la main, regards curieux.

C'est un monde essentiellement rural et nous apprécions ce contact avec la terre qui nous manque parfois dans nos vies urbaines. Tout le monde a l'air affairé et chaque parcelle est cultivée.


Nous traversons des villages. Nous avons apporté un gros sac de vêtements d'enfants et notre chauffeur nous conduit vers des familles sans grandes ressources. Le sourire des enfants nous va droit au cœur.







3è jour, en route pour Lalibela. Visite des 11 églises sur place.
jour de pèlerinage à l'église St Gabriel



De retour d’un voyage de 4 semaines en Ethiopie (Déc. 2012), voici quelques infos, que je n’avais pas pu trouver avant mon départ, et qui me semblent utiles pour mieux préparer son voyage, donc à partager.
L’ETHIOPIE, UN PAYS EN PLEIN DEVELOPPEMENT ! L’Ethiopie est un pays en plein développement. Au niveau des routes, les principaux axes du pays sont asphaltés et les rares qui ne le sont pas encore sont en cours… Résultat, les temps de trajet ont diminué. D’où développement du nombre de bus et minibus, donc il est extrêmement facile de voyager en transport local. Idem pour les hôtels : ils poussent comme des champignons, donc choix plus large et chambres souvent dispos, donc peu besoin de réserver à l’avance, même si c’est toujours plus facile bien sûr. Le réseau téléphonique est lui aussi en plein développement. Tout le monde (ou presque) a maintenant un portable. Ca passe partout sauf dans les zones éloignées (ex. : les parcs nationaux, sur les grands axes). Et encore… ! Ne vous étonnez pas si votre guide se met à téléphoner au beau milieu de votre balade ou au sommet d’une montagne ! Business is business ! Ceci dit, parfois trop c’est trop : si votre guide passe plus de temps au téléphone qu’à vous guider (ca m’est arrivé une fois) et vous laisse visiter seule, ne pas hésiter à le lui signifier voire à changer de guide.
ARGENT : On trouve des banques dans toutes les villes de plus de 5000 habitants. Il est possible de changer des euros partout en quelques minutes. Taux de change en décembre 2012 : 1 euro = 23.5 birr. Toutes acceptent les cartes VISA (idem pour les grands hôtels). Pour les MASTERCARD, c’est moins vrai parait-il. Cependant, j’avais moi-même une Mastercard, et quand j’ai eu à retirer de l’argent à un guichet, je n’ai eu aucun problème et ca a été très rapide. Commission prise par la banque éthiopienne : 2.5%. Dans les grandes villes, il y a des distributeurs un peu partout. Toutes acceptent les Visa. Sur certaines, j’y ai aussi vu des autocollants Masterc ard, donc il semble qu’il soit possible d’y retirer de l’argent avec une Mastercard (je n’ai pas essayé).
TRANSPORT : Le choix est large pour les transports routiers ! Taxi (le plus cher), transport privé (heu, non, c’est celui-là le plus cher !! 4x4 (compter 100 euro/j, jusqu’à 4 personnes) ou minibus (un chouya moins cher, jusqu’à 7 personnes environ)), tuktuk, bus (le moins cher), bus moyen, minibus, vélo (pas partout), mule (dans les parcs nationaux). Où que vous soyez, il est très facile de se déplacer. Que ce soit en ville ou entre villes. A savoir : les bus ont des arrêts comme en France. Les bus moyens et minibus s’arrêtent là où vous le souhaitez. Tous suivent un trajet propre.
La nouvelle loi impose aux transports en commun d’avoir un panneau sur le véhicule indiquant leur ‘ligne’ (du quartier x au quartier ou point y). Tous ne l’ont pas encore mis mais de toute façon, à moins que vous ne lisiez l’Amharique, ca ne vous serait pas utile… Les ‘placeurs’ de chaque minibus crient leurs destinations. A vous de savoir où vous allez (quel quartier) et de vous repérer dans ce brouhaha permanent. Rassurez-vous, on prend vite le pli !
Indications de tarifs en décembre 2012 : - Dans Addis Abeba : 2 à 4 birr par trajet, selon que ce soit un bus, un bus moyen ou un minibus et la longueur du trajet. Minibus : 2.70 birr. Prévoyez la monnaie ou des petites coupures. Si vous prenez un taxi, compter 30 à 150 birr, selon l’heure (plus cher la nuit), la distance et bien sûr votre talent de négociateur !... - Pour les trajets en minibus entre grandes villes, compter en moyenne 60 à 75 birrs par 100 km. Quelques exemples : Addis-Shashemene (120 birrs), Lalibela-Woldia (92 birrs), Woldia-Mekele (90 birrs). - Pour les trajets en bus entre grandes villes, ca dépend de la classe du bus en question. Exemple : Bahir dar-Addis en bus 1ère class ou 1st level (grand luxe avec boissons, snack, de ‘vrais sièges’ avec de la place pour les jambes ( !), comme en 1ère class d’un avion en quelque sorte): 290 à 306 birrs. Sinon, c’est 165 birrs pour un bus ‘normal’ (donc sans snack, sans boisson, sans climatiseur, et les jambes de biais pour éviter que les genoux ne soient encastrés dans le siège de devant… Mais ca se fait bien !) Les transports aériens nationaux se sont énormément développés ces 3 dernières années. En général, il y a plusieurs vols par jour pour les principales villes. Possibilité de réserver jusqu’à la dernière minute ! Et les prix ont été diminués par 2 en 3 ans ! Exemple : Addis-Lalibela (1200 birr), Axum-Gondar (800 birr). Sachant que par exemple, pour faire Addis-Lalibela, ca prend 1 heure en avion et 2 jours en bus, il est parfois plus judicieux de prendre l’avion, surtout si on est limité en termes de temps… Vous trouverez toutes les infos utiles sur le site de Ethiopian Airlines.
COMMUNICATION On trouve des cafés internet à peu près partout. Mais bon, faut pas être pressé : la connexion est souvent mauvaise, quand elle fonctionne ! Selon les villes, compter de 9 à 30 birrs de l’heure (décomptés à la minute). En théorie, il est impossible à un étranger d’acheter une carte SIM en Ethiopie (c’est ce qu’on m’a expliqué). En pratique, il semble possible d’en acheter une dans les grands hôtels. Personnellement, j’ai eu la chance de rencontrer quelqu’un le jour de mon arrivée, qui m’a prêté une de ses cartes SIM pour la durée de mon voyage. J’avoue que ca m’a été utile a plusieurs reprises, lorsque je me suis retrouvée bloquée à Shire (problème de transport local) et lorsque j’ai dû appeler des hôtels dans les grandes villes, pour éviter de trop perdre de temps. On trouve des vendeurs de carte prépayées un peu partout dans la rue (vendeurs ambulants). Cartes de 25, 50 et 100 birrs. A titre d’indication, avec 50 birrs on peut téléphoner plus de 2 heures en local. Pour l’international, compter environ 15 birrs par minute.
HOTELS Le problème n’est pas de trouver un hôtel ni une chambre de libre, mais seulement d’en sélectionner un parmi les dizaines à la ronde ! Il y en a pour toutes les bourses. Des hôtels budget avec toilettes (latrines) et douches (souvent dans les-mêmes toilettes…) en commun à 50 birrs la nuit à des hôtels luxueux à 200$ la nuit… Des hôtels avec bar (donc avec musique et alcool = avec bruit) et vue sur bidon-ville à des hôtels avec piscine et personnel aux petits soins… A vous de choisir! Dans tous les cas, un conseil : n’oubliez pas vos boules quiès! A savoir, si vous êtes à 2, c’est (quasi) le même prix que pour une chambre simple ! Personnellement, j’ai dormi dans des hôtels de 150 à 250 birrs par nuit en moyenne. Dans la plupart des cas, pour ces prix-là, il y avait une sdb avec toilettes et c’était propre et grand.
ELECTRICITE C’est du 220V, avec les mêmes prises qu’en France, donc pas besoin d’adaptateur.
SANTE , PUCES, EAU, NOURRITURE Le système sanitaire public est très développé. On trouve des hôpitaux et des pharmacies un peu partout. Mais tous les médecins et pharmaciens ne parlent pas anglais (et encore moins français…).
L’Ethiopie étant un pays montagneux et d’altitude, il n’y a des moustiques que dans certaines zones (ex. : près des lacs) et pendant une période assez courte (saison des pluies : juillet-septembre). Donc très peu de paludisme. Personnellement, je n’ai pas pris de traitement antipalu, mais ca n’engage que moi.
Par contre, il y a d’autres insectes bien moins sympathiques : les puces et les punaises de lits. J’en ai personnellement été victime. J’ai été piquée par des puces dans des ‘lodges’ (cases) dans 2 parcs nationaux que j’ai visités et dans un hôtel pas cher (mais qui semblait bien) à la sortie d’un des 2 parcs, et par des punaises de lit dans un autre hôtel pas trop cher mais là aussi correct dans une grande ville de province. Bon, je n’ai peut être pas eu de chance avec les 2 hôtels, mais ensuite je suis devenue parano : je virais systématiquement la couverture et dormais dans mon sac de couchage. Pour info, une fois rentrée en France, j’ai passé tous les habits à la machine à laver, inclus mon sac à dos et le lendemain, j’ai eu la ‘bonne’ surprise de voir une puce bien vivante sautiller de joie sur mon matelas !!! J’ai donc acheté du spray antipuce que j’ai pulvérisé sur mes affaires et mon lit. Assez radical car depuis, tout va bien.
On trouve de l’eau en bouteille partout. Environ 15 birrs pour 1 bouteille. Idem pour les boissons gazeuses sucrées (7 à 12 birrs) et bières (12 à 17 birrs). Dans les parcs nationaux, les lodges sont en général à côté d’une source, donc possibilité de se ravitailler en eau potable assez facilement. Personnellement, j’ai toujours soit traité (Micropur), soit filtré l’eau (source ou robinet). J’ai aussi mangé dans des restaurants locaux des légumes frais (donc justes lavés), et des plats cuisinés dans des conditions pas très hygiéniques, cependant je n’ai pas été une seule fois malade pendant les 4 semaines. La nourriture éthiopienne (excellente !!) sied aussi bien aux carnivores qu’aux végétariens. Par contre il est plus difficile de commander un plat avec de la viande ET des légumes (c’est ou l’un ou l’autre). On trouve partout du café (3 à 6 birrs la tasse), des macciatos (5 à 8 birrs), des jus de fruits frais (fabuleux ! extras ! 10 à 25 birrs), du thé (4 à 8 birrs). Ils mettent généralement d’office 2 à 3 cuillers de sucre, donc si besoin, précisez si vous voulez sans sucre… Pour un petit déj pris dans un resto local, compter 20 à 40 birrs (selon qu’il y a omelette, jus de fruit, injera, etc), pour un repas (injera, pâtes, ou riz + une boisson) compter 35 à 60 birrs. Dans un resto ‘chic’ ou resto d’un grand hotel, il vous en coutera bien sûr 2 à 3 fois plus cher pour ces repas standards.
LANGUE et contact francophone à Addis La langue officielle est l’Amharique. Une (faible) partie de la population parle anglais. Hormis dans les hôtels et les sites touristiques, il n’est pas toujours aisé de trouver quelqu’un parlant anglais. Si vous ne parlez pas l’anglais, alors il vaut mieux que vous ayez préparé votre voyage avec un tour operator qui vous proposera un guide parlant français… C’est plus difficile à trouver sur place. Pour ceux qui souhaitent malgré tout partir ‘seuls’, voici le contact d’un éthiopien habitant et travaillant à Addis, qui m’a beaucoup aidée, guide à la gare d’Addis et qui parle couramment français. Il pourra vous aider à organiser votre voyage voire vous trouver des personnes parlant français pour vous accompagner. Mr Débébé Kassa : debebekassa1@gmail.com Tel. : 00-251-9-11-98-92-93
SECURITE Bien qu’ayant voyagé seule, en bus locaux, ayant dormi dans des hôtels budget et ayant été parfois dans des zones non touristiques, à aucun moment je ne me suis sentie en insécurité. Les éthiopiens sont accueillants et très aidants. Cependant, on m’a dit à plusieurs reprises de bien faire attention aux voleurs dans les bus (surtout au moment où tout le monde se presse pour y monter) et dans la rue à Addis, et de marcher avec mon petit sac à dos devant moi, conseil que j’ai suivi. J’ai croisé un jeune routard français qui s’est fait bousculé et volé son portable (qui était dans sa poche) à Addis. Bien que l’Ethiopie soit vraiment un pays sûr et facile (à mon avis), il faut toujours rester vigilant. Enfin, en tant que femme, voyageant seule qui plus est, je n’ai jamais eu à subir de regard ou de geste déplacé.
NE PAS OUBLIER DE METTRE DANS SA VALISE : - - Des boules quiès - - De la poudre antipuce si vous comptez dormir en lodge dans les parcs ou si vous comptez faire un trek à dos de mule… - - Un antihistaminique local (au cas où vous auriez oublié la poudre antipuce… ;) - - Sac de couchage ou sac à viande ? : pas vraiment nécessaire. A vous de voir. - - Un tube de beurre de cacao pour les lèvres : en altitude, l’air est très sec et, malgré le port d’un chapeau, le soleil tape sur les lèvres (à moins que vous n’ayez une très grande casquette ou un sombrero!?). Résultat : lèvres hyper gercées en 3 jours… Valable surtout si vous faites le Simiens. - - Pour le reste, rien que du très classique : lunettes de soleil, torche, etc.
Pour vous aider à prévoir votre budget, voir la discussion ‘Ethiopie : quel budget prévoir ? Quelques chiffres’ Pour un ex. de tour non organisé, voir la discussion ‘Voyage seule : 4 semaines en Ethiopie, Déc. 2012’
L’ETHIOPIE, UN PAYS EN PLEIN DEVELOPPEMENT ! L’Ethiopie est un pays en plein développement. Au niveau des routes, les principaux axes du pays sont asphaltés et les rares qui ne le sont pas encore sont en cours… Résultat, les temps de trajet ont diminué. D’où développement du nombre de bus et minibus, donc il est extrêmement facile de voyager en transport local. Idem pour les hôtels : ils poussent comme des champignons, donc choix plus large et chambres souvent dispos, donc peu besoin de réserver à l’avance, même si c’est toujours plus facile bien sûr. Le réseau téléphonique est lui aussi en plein développement. Tout le monde (ou presque) a maintenant un portable. Ca passe partout sauf dans les zones éloignées (ex. : les parcs nationaux, sur les grands axes). Et encore… ! Ne vous étonnez pas si votre guide se met à téléphoner au beau milieu de votre balade ou au sommet d’une montagne ! Business is business ! Ceci dit, parfois trop c’est trop : si votre guide passe plus de temps au téléphone qu’à vous guider (ca m’est arrivé une fois) et vous laisse visiter seule, ne pas hésiter à le lui signifier voire à changer de guide.
ARGENT : On trouve des banques dans toutes les villes de plus de 5000 habitants. Il est possible de changer des euros partout en quelques minutes. Taux de change en décembre 2012 : 1 euro = 23.5 birr. Toutes acceptent les cartes VISA (idem pour les grands hôtels). Pour les MASTERCARD, c’est moins vrai parait-il. Cependant, j’avais moi-même une Mastercard, et quand j’ai eu à retirer de l’argent à un guichet, je n’ai eu aucun problème et ca a été très rapide. Commission prise par la banque éthiopienne : 2.5%. Dans les grandes villes, il y a des distributeurs un peu partout. Toutes acceptent les Visa. Sur certaines, j’y ai aussi vu des autocollants Masterc ard, donc il semble qu’il soit possible d’y retirer de l’argent avec une Mastercard (je n’ai pas essayé).
TRANSPORT : Le choix est large pour les transports routiers ! Taxi (le plus cher), transport privé (heu, non, c’est celui-là le plus cher !! 4x4 (compter 100 euro/j, jusqu’à 4 personnes) ou minibus (un chouya moins cher, jusqu’à 7 personnes environ)), tuktuk, bus (le moins cher), bus moyen, minibus, vélo (pas partout), mule (dans les parcs nationaux). Où que vous soyez, il est très facile de se déplacer. Que ce soit en ville ou entre villes. A savoir : les bus ont des arrêts comme en France. Les bus moyens et minibus s’arrêtent là où vous le souhaitez. Tous suivent un trajet propre.
La nouvelle loi impose aux transports en commun d’avoir un panneau sur le véhicule indiquant leur ‘ligne’ (du quartier x au quartier ou point y). Tous ne l’ont pas encore mis mais de toute façon, à moins que vous ne lisiez l’Amharique, ca ne vous serait pas utile… Les ‘placeurs’ de chaque minibus crient leurs destinations. A vous de savoir où vous allez (quel quartier) et de vous repérer dans ce brouhaha permanent. Rassurez-vous, on prend vite le pli !
Indications de tarifs en décembre 2012 : - Dans Addis Abeba : 2 à 4 birr par trajet, selon que ce soit un bus, un bus moyen ou un minibus et la longueur du trajet. Minibus : 2.70 birr. Prévoyez la monnaie ou des petites coupures. Si vous prenez un taxi, compter 30 à 150 birr, selon l’heure (plus cher la nuit), la distance et bien sûr votre talent de négociateur !... - Pour les trajets en minibus entre grandes villes, compter en moyenne 60 à 75 birrs par 100 km. Quelques exemples : Addis-Shashemene (120 birrs), Lalibela-Woldia (92 birrs), Woldia-Mekele (90 birrs). - Pour les trajets en bus entre grandes villes, ca dépend de la classe du bus en question. Exemple : Bahir dar-Addis en bus 1ère class ou 1st level (grand luxe avec boissons, snack, de ‘vrais sièges’ avec de la place pour les jambes ( !), comme en 1ère class d’un avion en quelque sorte): 290 à 306 birrs. Sinon, c’est 165 birrs pour un bus ‘normal’ (donc sans snack, sans boisson, sans climatiseur, et les jambes de biais pour éviter que les genoux ne soient encastrés dans le siège de devant… Mais ca se fait bien !) Les transports aériens nationaux se sont énormément développés ces 3 dernières années. En général, il y a plusieurs vols par jour pour les principales villes. Possibilité de réserver jusqu’à la dernière minute ! Et les prix ont été diminués par 2 en 3 ans ! Exemple : Addis-Lalibela (1200 birr), Axum-Gondar (800 birr). Sachant que par exemple, pour faire Addis-Lalibela, ca prend 1 heure en avion et 2 jours en bus, il est parfois plus judicieux de prendre l’avion, surtout si on est limité en termes de temps… Vous trouverez toutes les infos utiles sur le site de Ethiopian Airlines.
COMMUNICATION On trouve des cafés internet à peu près partout. Mais bon, faut pas être pressé : la connexion est souvent mauvaise, quand elle fonctionne ! Selon les villes, compter de 9 à 30 birrs de l’heure (décomptés à la minute). En théorie, il est impossible à un étranger d’acheter une carte SIM en Ethiopie (c’est ce qu’on m’a expliqué). En pratique, il semble possible d’en acheter une dans les grands hôtels. Personnellement, j’ai eu la chance de rencontrer quelqu’un le jour de mon arrivée, qui m’a prêté une de ses cartes SIM pour la durée de mon voyage. J’avoue que ca m’a été utile a plusieurs reprises, lorsque je me suis retrouvée bloquée à Shire (problème de transport local) et lorsque j’ai dû appeler des hôtels dans les grandes villes, pour éviter de trop perdre de temps. On trouve des vendeurs de carte prépayées un peu partout dans la rue (vendeurs ambulants). Cartes de 25, 50 et 100 birrs. A titre d’indication, avec 50 birrs on peut téléphoner plus de 2 heures en local. Pour l’international, compter environ 15 birrs par minute.
HOTELS Le problème n’est pas de trouver un hôtel ni une chambre de libre, mais seulement d’en sélectionner un parmi les dizaines à la ronde ! Il y en a pour toutes les bourses. Des hôtels budget avec toilettes (latrines) et douches (souvent dans les-mêmes toilettes…) en commun à 50 birrs la nuit à des hôtels luxueux à 200$ la nuit… Des hôtels avec bar (donc avec musique et alcool = avec bruit) et vue sur bidon-ville à des hôtels avec piscine et personnel aux petits soins… A vous de choisir! Dans tous les cas, un conseil : n’oubliez pas vos boules quiès! A savoir, si vous êtes à 2, c’est (quasi) le même prix que pour une chambre simple ! Personnellement, j’ai dormi dans des hôtels de 150 à 250 birrs par nuit en moyenne. Dans la plupart des cas, pour ces prix-là, il y avait une sdb avec toilettes et c’était propre et grand.
ELECTRICITE C’est du 220V, avec les mêmes prises qu’en France, donc pas besoin d’adaptateur.
SANTE , PUCES, EAU, NOURRITURE Le système sanitaire public est très développé. On trouve des hôpitaux et des pharmacies un peu partout. Mais tous les médecins et pharmaciens ne parlent pas anglais (et encore moins français…).
L’Ethiopie étant un pays montagneux et d’altitude, il n’y a des moustiques que dans certaines zones (ex. : près des lacs) et pendant une période assez courte (saison des pluies : juillet-septembre). Donc très peu de paludisme. Personnellement, je n’ai pas pris de traitement antipalu, mais ca n’engage que moi.
Par contre, il y a d’autres insectes bien moins sympathiques : les puces et les punaises de lits. J’en ai personnellement été victime. J’ai été piquée par des puces dans des ‘lodges’ (cases) dans 2 parcs nationaux que j’ai visités et dans un hôtel pas cher (mais qui semblait bien) à la sortie d’un des 2 parcs, et par des punaises de lit dans un autre hôtel pas trop cher mais là aussi correct dans une grande ville de province. Bon, je n’ai peut être pas eu de chance avec les 2 hôtels, mais ensuite je suis devenue parano : je virais systématiquement la couverture et dormais dans mon sac de couchage. Pour info, une fois rentrée en France, j’ai passé tous les habits à la machine à laver, inclus mon sac à dos et le lendemain, j’ai eu la ‘bonne’ surprise de voir une puce bien vivante sautiller de joie sur mon matelas !!! J’ai donc acheté du spray antipuce que j’ai pulvérisé sur mes affaires et mon lit. Assez radical car depuis, tout va bien.
On trouve de l’eau en bouteille partout. Environ 15 birrs pour 1 bouteille. Idem pour les boissons gazeuses sucrées (7 à 12 birrs) et bières (12 à 17 birrs). Dans les parcs nationaux, les lodges sont en général à côté d’une source, donc possibilité de se ravitailler en eau potable assez facilement. Personnellement, j’ai toujours soit traité (Micropur), soit filtré l’eau (source ou robinet). J’ai aussi mangé dans des restaurants locaux des légumes frais (donc justes lavés), et des plats cuisinés dans des conditions pas très hygiéniques, cependant je n’ai pas été une seule fois malade pendant les 4 semaines. La nourriture éthiopienne (excellente !!) sied aussi bien aux carnivores qu’aux végétariens. Par contre il est plus difficile de commander un plat avec de la viande ET des légumes (c’est ou l’un ou l’autre). On trouve partout du café (3 à 6 birrs la tasse), des macciatos (5 à 8 birrs), des jus de fruits frais (fabuleux ! extras ! 10 à 25 birrs), du thé (4 à 8 birrs). Ils mettent généralement d’office 2 à 3 cuillers de sucre, donc si besoin, précisez si vous voulez sans sucre… Pour un petit déj pris dans un resto local, compter 20 à 40 birrs (selon qu’il y a omelette, jus de fruit, injera, etc), pour un repas (injera, pâtes, ou riz + une boisson) compter 35 à 60 birrs. Dans un resto ‘chic’ ou resto d’un grand hotel, il vous en coutera bien sûr 2 à 3 fois plus cher pour ces repas standards.
LANGUE et contact francophone à Addis La langue officielle est l’Amharique. Une (faible) partie de la population parle anglais. Hormis dans les hôtels et les sites touristiques, il n’est pas toujours aisé de trouver quelqu’un parlant anglais. Si vous ne parlez pas l’anglais, alors il vaut mieux que vous ayez préparé votre voyage avec un tour operator qui vous proposera un guide parlant français… C’est plus difficile à trouver sur place. Pour ceux qui souhaitent malgré tout partir ‘seuls’, voici le contact d’un éthiopien habitant et travaillant à Addis, qui m’a beaucoup aidée, guide à la gare d’Addis et qui parle couramment français. Il pourra vous aider à organiser votre voyage voire vous trouver des personnes parlant français pour vous accompagner. Mr Débébé Kassa : debebekassa1@gmail.com Tel. : 00-251-9-11-98-92-93
SECURITE Bien qu’ayant voyagé seule, en bus locaux, ayant dormi dans des hôtels budget et ayant été parfois dans des zones non touristiques, à aucun moment je ne me suis sentie en insécurité. Les éthiopiens sont accueillants et très aidants. Cependant, on m’a dit à plusieurs reprises de bien faire attention aux voleurs dans les bus (surtout au moment où tout le monde se presse pour y monter) et dans la rue à Addis, et de marcher avec mon petit sac à dos devant moi, conseil que j’ai suivi. J’ai croisé un jeune routard français qui s’est fait bousculé et volé son portable (qui était dans sa poche) à Addis. Bien que l’Ethiopie soit vraiment un pays sûr et facile (à mon avis), il faut toujours rester vigilant. Enfin, en tant que femme, voyageant seule qui plus est, je n’ai jamais eu à subir de regard ou de geste déplacé.
NE PAS OUBLIER DE METTRE DANS SA VALISE : - - Des boules quiès - - De la poudre antipuce si vous comptez dormir en lodge dans les parcs ou si vous comptez faire un trek à dos de mule… - - Un antihistaminique local (au cas où vous auriez oublié la poudre antipuce… ;) - - Sac de couchage ou sac à viande ? : pas vraiment nécessaire. A vous de voir. - - Un tube de beurre de cacao pour les lèvres : en altitude, l’air est très sec et, malgré le port d’un chapeau, le soleil tape sur les lèvres (à moins que vous n’ayez une très grande casquette ou un sombrero!?). Résultat : lèvres hyper gercées en 3 jours… Valable surtout si vous faites le Simiens. - - Pour le reste, rien que du très classique : lunettes de soleil, torche, etc.
Pour vous aider à prévoir votre budget, voir la discussion ‘Ethiopie : quel budget prévoir ? Quelques chiffres’ Pour un ex. de tour non organisé, voir la discussion ‘Voyage seule : 4 semaines en Ethiopie, Déc. 2012’
J'avais mon billet ! Le 28 septembre, j'atterrirais à Addis-Abeba, capitale de la mythique terre des " faces brûlées ". Etrange pays où l'on ignorait l'heure solaire et préférait la calculer lorsque la nuit tombe. Rares étaient les messages qui lui étaient consacrés sur ce site. Je les ai lus. Plus je lisais, plus j'avais l'impression qu'on aimait passionnément l'Ethiopie ou qu'on l'avait détestée... viscéralement. Pas de " bof ", " mouais c'était pas mal " ou autre constat mitigé. Certains échanges dégénéraient plutôt à grands coups de " toi, ta gueule ! ! " quand on n'accusait pas le voyageur dégoûté de xénophobie. Les propos les plus violents étaient vite supprimés. Mon voyage a eu lieu et je continue de lire les discussions. Elles sont plus modérées... mais le fond ne change pas : l'Ethiopie subjugue ou fait mal. Moi, elle m'a fait mal. Depuis je ne cesse de me demander pourquoi. Alors que j'espérais y couler des jours relativement paisibles, épuisée je m'y suis effondrée en larmes. On m'y a insultée. Elle est le seul pays que j'ai voulu quitter au plus vite.
Arrivée à Addis-Abeba. Ville à la topographie extravagante... dénivelés incroyables. Nous sommes deux, nous allons faire la petite boucle dans le nord via ce que l'on appelle " la route chinoise ". Ni Candide, encore moins Cunégonde, nous partons à la recherche d'un autre Eldorado : l'Abyssinie. En bus. Sans agence. Sans guide. Ca a peut-être été notre tort.
Arrivée à Addis-Abeba. Ville à la topographie extravagante... dénivelés incroyables. Nous sommes deux, nous allons faire la petite boucle dans le nord via ce que l'on appelle " la route chinoise ". Ni Candide, encore moins Cunégonde, nous partons à la recherche d'un autre Eldorado : l'Abyssinie. En bus. Sans agence. Sans guide. Ca a peut-être été notre tort.
Bonjour,
J'envisage de partir seule en Ethiopie, pour 2 à 3 semaines. A vrai dire, j'hésite un peu aussi avec l'Erythrée, qui est certes très différente, mais très attirante aussi. Pour l'Ethiopie, j'envisageais le Sud (les tribus) et l'Est, qui m'ont été recommandés par un ami photographe et habitué du pays. J'ai eu des contacts pour des guides locaux, mais en partant seule, seule génère bien sur des coûts qu'on ne peut diviser et qu'il faut assumer seule. Par contre, je ne me sens pas trop de parcourir le pays en bus, d'abord car je ne suis pas très à l'aise pour cela sans connaitre le pays et en étant seule, et aussi pour des questions de temps, où le transport prendrait une part trop importante sur mes petites 3 semaines.
Avez-vous fait un voyage dans l'un de ces pays récemment ? Vous y êtes-vous sentie en sécurité (en évitant les zones frontalières biensur) ? Des conseils à me donner ?
Merci pour tous vos retours, et si d'aventure quelqu'un souhaite partir aux même dates (entre septembre et octobre 2012), contactez moi !
Géraldine
J'envisage de partir seule en Ethiopie, pour 2 à 3 semaines. A vrai dire, j'hésite un peu aussi avec l'Erythrée, qui est certes très différente, mais très attirante aussi. Pour l'Ethiopie, j'envisageais le Sud (les tribus) et l'Est, qui m'ont été recommandés par un ami photographe et habitué du pays. J'ai eu des contacts pour des guides locaux, mais en partant seule, seule génère bien sur des coûts qu'on ne peut diviser et qu'il faut assumer seule. Par contre, je ne me sens pas trop de parcourir le pays en bus, d'abord car je ne suis pas très à l'aise pour cela sans connaitre le pays et en étant seule, et aussi pour des questions de temps, où le transport prendrait une part trop importante sur mes petites 3 semaines.
Avez-vous fait un voyage dans l'un de ces pays récemment ? Vous y êtes-vous sentie en sécurité (en évitant les zones frontalières biensur) ? Des conseils à me donner ?
Merci pour tous vos retours, et si d'aventure quelqu'un souhaite partir aux même dates (entre septembre et octobre 2012), contactez moi !
Géraldine
nous sommes deux habituées du sac à dos et après avoir pris contact avec une agence locale (bella abyssinia) nous souhaiterions compléter un vehicule pour un circuit d'une vingtaine de jours sur les plateaux d'abyssinie + une autre semaine lieu encore non défini ... dates encore non fixées entre juillet et aout 2009. Pour les connaisseurs, merci de partager vos bons plans.
Bonjour,
Je compte partir en Ethiopie pour un mois (juillet 2011)
Mon objectif est d'apporter une aide aux centres gérés par les Missionnaires de la Charité (Mère Térésa).
Quelqu'un aurait vécu cette experience, ou quelque chose de similaire?
Je serais très heureux d'avoir une réponse à ce message.
Par ailleurs, il s'agira de mon premier séjour en Ethiopie: je suis donc receveur de toutes informations et renseignements utiles.
Cordialement,
Messieurs les modérateurs prière de laisser ce message dans les "carnets de voyage " Éthiopie: retour en pays Habesha Citer | Répondre
NICE -ROME TROIS jours à ADDIS ABEBA, puis départ " en bus " pour SODO ( WOLEITA)
16 Février 2008 : 22 h gare de Nice, train Nice-Rome, 12 h de nuit et ce matin me voici dans la cité romaine ...Découverte du Vatican un dimanche froid et ensoleillé, St Pierre, beaucoup de monde, le saint père à la fenetre de son Palais, ballade dans les rues de Rome, Piazza Navona et ses artistes figés, le Panthéon, les églises, les cafés .... J'avais décidé cette fois d'arriver un peu plus doucement en Ethiopie ...billet moins cher, vol direct avec la compagnie nationale et vers 2 h du matin ce dimanche, le boeing décolle vers l'Afrique ! Quelques heures de nuit seulement et voici le soleil qui illumine les réacteurs, encore 2 heures de vol et apparait le paysage du pays amhara ...On survole Gonder, le lac Tana . La terre est jaune, marron, c est la première fois que je vois le pays avec ces couleurs . Septembre 2007 c' était juste après meskal, la fete de la fin des pluies d'été, le vert respendissant, les parterres jaunes des fleurs de meskal ...Cette fois-ci c 'est l'été et la moisson est finie depuis longtemps mais le pays est beaucoup plus sec et les couleurs plus "africaines"... Addis : passé 3 jours au Baro quartier Piazza ...pour ce voyage en solo, j'ai abandonné le Ras sur Churchill avenue pour me rapprocher plus près de la vie trépidante de la capitale ! Le Baro est un havre de paix à deux pas de Piazza un quartier animé de jour comme de nuit . L 'hotel sans prétentions offre au voyageur individuel toutes commodités proches : internet, téléphone, restos, bars, banques, boutiques etc ... Sintayew, mon ami et chauffeur des 2 précédents voyages était là pour m'acceuillir et nous avons passé 2 jours vraiment top dans la capitale que je n'avais vraiment jamais visité au cours des voyages de 2006 et 2007 ... Le mercredi suivant mon " voyage éthiopien " allait vraiment commencer . Cette année je suis venu seul, rencontrer Daniel notre petit filleul, dans son université à Arba Minch, aux portes du sud et des tribus ... Me voici ce matin à 5 h du mat devant le Baro ; j'attends le taxi négocié la veille qui doit m'emmener à Terra la gare de bus longue distance d'Addis . Il est ponctuel et les 30 birs convenus sont ok . La ville est déserte, mais aux abords de la gare d'autobus c'est le délire ...Une foule impressionante se presse, des centaines de personnes, des mendiants, des voyageurs cherchent leur bus, et avec mon gros sac à dos c est galère pour me faufiler dans la foule ... Sodo est ma destination ; Sinta me l'a marqué en amharic sur un bout de papier et au bout de 1 heure je n'ai toujours pas trouvé mon bus . Cette gare de bus est un délire, une cour des miracles, un vrai cauchemar ...Vers 6 h les premiers bus déglingués démarrent : je suffoque pris à la gorge par les gaz d'échappenent, par l'odeur de gaz oil, les gens tentent de s'écarter, les bus au ralenti poussent la foule qui s'écarte tant bien que mal, un mendiant hurle la roue du bus vient de lui passer sur le pied, personne n'y porte grand cas, incroyable ... Je suis le seul farenji, un peu paumé mais il faut que je trouve mon billet pour Sodo et vite ! Un grand gaillard braille " woleita, woleita ...Ca y est je me souviens en amharic c'est sodo 40 birs sortis de ma poche et me voila avec un bout de papier pour Sodo, mais ou est le bus ? C est à ce moment que Yonatan m'adresse la parole en anglais : where are you going Ato To Sodo ! echi ( ok en amharic), me too, stay with me, the bus is not yet herre, we shall wait together ; have you got your ticket ? Bon ça y est je ne suis plus seul et Yonatan se rend aussi à sodo pour répondre à une offre d'embauche de carrossier . on parle un bon moment et soudain il me dit : the bus is arriving lets go ! Il prend l'un de mes sacs et me dit de le suivre ...C est une cohue indescriptible ! tous les détendeurs de billets pour Sodo courrent au mileu de la foule et foncent vers le bus à 200 metres de là ...Yonatan disparait au milieu de tout ce monde mais de la main me fait signe de le suivre ...Avec mon gros sac c est pas évident, mais je m'approche du bus . Il est pris d'assaut ...Yonatan pousse, écarte des gens et me crie de faire charger mon sac sur le toit : you give 5 birs only chris echi ? les porteurs m'arrachent mon sac et il vole sur le toit du bus ! Ten birs for me, ten for me crie un autre ...Je ne donne que 5 birs et mon sac est balancé à terre ...Waouh ca se corse, je le ramasse et le redonne a un porteur avec 5 birs ...no ten please ..ok je lui rajoute 2 birs et il me dit ok et mon sac est attaché sur le toit ...ensuite c'est la bagare pour entrer ; je pousse, donne des coups de coudes recoit des coups dans les cotes et arrive enfin à passer la porte ! Yonatan se bat avec 4 ou 5 personnes pour me garder ma place et enfin je peux m'assoir claqué, meme avant d'avoir commencé le voyage ...Yonatan sourit et me dit : you see it is not so easy to get a place in the bus, but now its ok for us ... we are winer ! ok dis -je : i will remember for next trip L'aube apparait et le bus se fraye un passage dans cette gare bordélique vers la sortie ; il faudra bien une demi-heure encore pour qu il se mette à rouler vraiment ... Au passage on m'a fait les poches et quand je le dis à Yonatan il est tellement désolé pour moi : oh I am sorry Ato, i am very sorry ...comme si cela etait de sa faute ! Je le rassure je n'ai perdu que le change de ma monnaie soit 60 birs ( environ 5 euros ) ...et de toutes façons dans les conditions d'embarquement il ne pouvait en etre autrement ...
Départ pour le sud : en bus, en ETHIOPIE, ( améségenalew Yonatan ) merci Yonatan ...
Les rues de la capitale sont déjà bien encombrées et pourtant il n'est que 7 h du matin ...Nous commençons une journée de route qui va s'avérer longue et pleine de surprises ...Premier arret " crevaison " quelques kilomètres après avoir quitté Addis ...le bus est stoppé au milieu de la route : quelques pierres posées en arrière en guise de balisage et j 'assiste au changement d'une des roues jumellées . Des petits vendeurs de pleins de choses sortent de je ne sais où ! Softs ( mouchoirs), sorgam ( graines de céréales grillées ), boissons, chewing gums a 1 bir les 5, candies, poissons grillés, etc ...il y a du choix on ne mourra pas de faim ni de soif ! Durant le trajet je fais un peu plus connaissance avec Yonatan : il a 21 ans, habite Addis il a fini l'an dernier ses études d'électricien en automobile et se rend a Sodo pour un entretien d'embauche muni d'une petite pochette plastique avec son CV et quelques birs en poche pour tout bagage .Il a néanmoins un téléphone portable comme beaucoup de jeunes en Ethiopie depuis le Milénium .La téléphonie mobile a fait un bon l'an dernier à l'occasion de leur passage à l'an 2000 ! Mon petit filleul par exemple a eu une carte Sim pour 100 birs ( moins de 6 euros ) car il était dans les 5 premiers de sa classe en grade 12 . mais après il faut les " charger " ces portables et cela leur coute bien cher ...et comme tout le monde ils adorent communiquer avec les mobiles . Yonatan recoit un coup de fil : its my father ...he ask me if i get the bus for Sodo and he was so happy for me ! Vers midi on s'arrete à Ziway pour le lunch ; Yonatan me dit que nous devons etre attentifs à ne pas rater le départ du bus, car les passagers s'éparpillent dans les restos alentours ...le chauffeur mange dans celui juste en face et Yonatan me propose de faire de meme ...en effet régulièrement des passagers ratent le départ et il n'y a aucun rappel, juste 2 coups de klaxons et tant pis pour ceux qui ne sont pas là ... On mange des teebs de poisson, un peu épicés avec l'injera car aujourd 'hui c'est "fasting day" pour Yonatan donc ni viande, ni alcool, juste végétarien . Yonatan est orthodoxe comme 40 % des éthiopiens et ils sont très respectueux de leur religion ...il se signe souvent quand nous passons devant une église, et prie avant son repas ...Le repas de midi pour 2 m'a couté 20 birs avec boisson et machiato ( 1 euro = 14 birs ) Le bus n'est pas très confortable, il faut sans arret changer de position, il n'y a pas de place pour étendre ses jambes et régulièrement les crampes arrivent ...On dort un peu, on parle de choses et d'autres et le paysage défile, très beau pour moi, vallée du rift, accacias, lacs ... Passage de Shashemene, je reconnais le bekele mola où nous avions dormi avec Jacques il y a 2 ans . ici c est la ville des "rastas " et les couleurs des bérets plus la musique de Bob marley sont omniprésents ...La route vers Sodo se poursuit : ré-arret pour un problème de carburation, mais voilà que le lourd bus ne démarre plus ! Tout le monde descend et pousse ce mastodonte chinois qui démarre et on monte en marche ...quel folklore ! Vers 16 heures après plus de 10heures de trajet voici Sodo où plutot "Woleita "petite bourgade dans les montagnes ...Yonatan m'aide à porter mon sac vers le bekele Mola que j ai réservé à Addis pour 106 birs la single . je lui demande où il va dormir ce soir il me dit qu'il faut qu'il trouve un lit pas trop loin de la gare des bus car il va demain dans un village à une dizaine de kilometres d'ici ... Je lui propose de partager la chambre si j'arrive à obtenir une Twin a la place de la single ...Arrivés à la réception il s'occupe de tout en amharic et pour 142 on a une super twin propre avec baquet d'eau et toilettes dans un beau jardin à 200 m de la gare des bus . Bon plan pour tous les deux pour demain matin ! Yonatan veut partager mais je lui dis de ne payer que la différence soit 40 birs ...C est à peu près le prix que les éthiopiens mettent pour une chambre, en tout cas jamais plus de 50 birs ! La soirée est très sympa : primo je ne suis pas seul, secondo on déniché un super petit resto /pub avec bonne musique éthiopienne, injera végétarienne, et cérémonie du café pour terminer ... Yonatan me passe Daniel, mon petit filleul au téléphone : je lui annonce que je suis à Sodo ...à quelques heures d' Arba Minch ! Il est super content et me dit : wow my dad you do very nice trip, in one day you arrive so near of south ...La cérémonie du café était superbe : de A à Z, encens, grillage des grains de café, broyage au pilon, infusion du café, odeurs, jeunes femmes adorables me glissant pleins de sourires complices, assiette de pop corn, et enfin dégustation de ce délicieux buna ...quels moments inoubliables ... Vers 23 h retour au Bekele Mola, douche au baquet d'eau un peu trop fraiche ( on est dans les montagnes ). Il pleut, orage, ce sera les seules gouttes de pluie du voyage ... journal de route et bonne nuit de récupération . Je suis content d'avoir atteint Sodo ce soir !
ARBA MINCH : les "40 sources" province de GAMO GOFA Retrouvailles avec mon petit filleul Daniel
!
Le lendemain, réveil à 6 h ! Comme toujours en Ethiopie si on veut avancer en longue distance il faut se lever tot . C 'est une règle de base de l 'utilisateur des bus longue distance ...Sinon il y a les minibus : ceux-ci vont de ville à ville et là suivant la fréquentation et les jours il y en a plein où seulement 1 où 2 ...Les jours de marché pas de problèmes on est sur d'avancer, les autres jours se lever tot sera toujours beaucoup plus sur ! Ainsi ce matin Yonatan me réveille pour me dire au revoir : il va trouver le minibus qui l 'amene à son lieu de rendez-vous : échange de numéros de portable ... je lui souhaite bonne chance pour son boulot, et lui laisse un billet de 10 euros en lui serrant la main ; il n'en a jamais vu et ne connait pas du tout la valeur ...Je lui dis simplement, tu iras a la commercial Bank of Ethiopia à Addis, et tu recevras quelques birs pour faire la fete avec tes amis ( a memory from farenji who share the trip from Addis to Sodo with you and Tanks for ur help -I am sure you will get the job ) Sac pret 1/2 heure plus tard, je me jette à la patisserie Misrak en face du Bekele Mola : j'adore la halte petit déjeuner en Ethiopie et surtout dans les " pastry shops " Selam : Ebake and machiato, pastry ale ? S il vous plait "un machiato ! avez vous des patisseries ? Question bete : il suffit de choisir dans la vitrine et d'éviter tout gateau à la crème ...et des gateaux il y a du choix ! Comme toujours la boutique sent une forte odeur de Gaz oil ...Non il n'y a pas eu de trop plein d'une cuve, c'est simplement leur moyen de nettoyer les sols et qui sert a tuer tous les caffards et bestioles qui ne resistent jamais à ce traitement de choc ...Pour le client c'est pas génial, aussi je finis sur la terrasse extérieure . Waouh les machiatos en Ethiopie : c' est vraiment le top, mousseux à souhait, couleurs café mélange lait, et la cuillèrée de sukar que l'on verse dessus bascule lentement vers le fond du verre, provoquant le mélange café/lait ! après il ne reste qu'à déguster cela en regardant la ville s'éveiller ... J'achète ma petite bouteille de " wuha " pour le trajet en bus ...enfin j'achète est un bien grand mot, il vaudrait mieux dire : je marchande ma petite bouteille d'eau, car le gamin du petit magasin voulait me faire payer celle-çi 5 birs, le prix de la bouteille de 1, 5 L ...ils n'ent ratent pas une ... et finallement cela ne me fache meme plus mais me fait bien sourire . Je lui tends 3 birs il fait l'étonné, je lui dis en amharic sost birs ( 3 birs ) il rigole et empoche les 3 birs en me faisant un grand sourire ... Pour arba Minch je vais utiliser les minibus, car comme prévu le bus direct est déjà parti depuis belle lurette . Questionant à droite, à gauche j'ai rapidement la confirmation qu'un minibus part pour MIRAB la ville à mi-chemin . Je m'installe à bord aux cotés de TEFERI qui va visiter son frère à l'université d'Arba Minch .Dès qu'il est plein le minibus décolle . La piste est vraiment défoncée, comme me l'avait dit Sintayew, qui va souvent vers Arba Minch puisque c'est la dernière ville avant la vallée de l'Omo et les peuples du Sud . Le paysage est superbe, il y a 2 ans j'avais adoré cette portion de route, terres rouges, cultures, forets, montagnes, cases des villages en bord de piste ...Cette année c'est beaucoup plus sec, mais nénmoins cette région de montagnes reste très belle et tout y pousse à profusion ...A Mirab on change de minibus en une minute, le gros sac passe tout seul d'une galerie à l'autre, par le petit jeune qui encaisse les trajets, charge les bagages, place les passagers ...On longe ensuite un lac aux eaux marron très foncées et à l'approche d'Arba Minch j' éprouve une vraie impression de plénitude en observant le paysage . Quel jardin d'Eden, des manguiers croulant sous les fruits jaunes et rouges, des papayes de partout, des champs de canne à sucre, des bananiers de toutes tailles, des plants d'ananas, et partout le long de la route des petits stands où l'on peut acheter ces fruits pour deux fois rien . Sintayew me disait qu'il y a parfois trois récoltes dans l 'années ici ! On s'approche d'Arba Minch et j'apperçois l'université sur les contreforts des monts Gugé, bien 10 km avant la ville et dominant le lac Abaya .Elle me fait bonne impression, malgré tout ce que Daniel a pu m'en dire et les quatre mois difficiles qu'il a passés ici . Arba Minch est une petite ville très agréable pour le voyageur . SEKELA est la ville basse et le centre vivant située à 1500 m environ ; SHESHA est la ville haute située sur un escarpement dominant les lacs Abaya et Chamo . Les hotels Bekele Mola et Swaynes sont idéalement situés pour le touriste en 4x4 autonomne mais pas pour le voyageur individuel . Daniel m'a réservé une chambre au tout nouveau Tourist hotel situé à Sekela . J 'arrive à le joindre sur son portable ; il n'y croit pas que je suis là ... Vers 14 h il arrive au tourist-hotel, jean et t-shirt impeccables, L'émotion est grande de nous rencontrer ici, juste quatre mois après le Milenium, si loin de sa ville natale de Bahir Dar, et je me demande comment fontionne le système universitaire dans ce pays, pour déplacer ainsi les étudiants de monde . L'après midi est aux retrouvailles dans cette ville aux confins du pays ... Daniel est amhara et ici on est aux portes des tribus Hamer, Karo, Bodi, Bana, Mursi et en plein territoire oromo ...des cultures totalement différentes ...un autre monde pour tout ces étudiants venus apprendre ici un métier qu'ils n'ont pas choisi et qui ne donnera du travail qu' à quelques uns d'entre eux . Les conditions de vie sont particulières : chaleur constante et parfois une heure de cours par jour seulement, ville à 10 kms ...Heureusement son portable a toujours plus où moins fonctionné ce qui nous a permis d'etre toujours en " life -line " durant ces 4 longs mois . Il fait très chaud à Arba Minch, 38 ° aujourd'hui ...mais c'est une journée mémorable : déballage des cadeaux, que nous n'avons pu lui envoyer ( les aurrait-il jamais reçus ? ), photos de France, album de notre dernière rencontre et longues discussions sur l'avenir ... Tentative internet en soirée : no working, Téléphone : 94 birs les 3 minutes meme si le répondeur décroche ... Incroyables ces prix débiles ...de France j'arrive à appeler notre filleul sur son portable pour 20 cents d'euro la minute ( quand le Network fonctionne bien sur ) grace à des cartes prépayées . Le soir je reçois un texto de mon épouse et de mon fils, ici aux portes des tribus ...A partir de ce jour je me suis adapté à la nourriture éthiopienne de base : injera, kitfo, etc ... et jamais je n'ai eu la moindre maladie durant tout mon séjour . Demain Daniel va régler ses problemes scolaires, j 'en profiterai pour organiser la visite du parc de NECHISAR et une ballade sur le lac Chamo et à partir d'après demain c 'est les vacances qui commencent ...
NICE -ROME TROIS jours à ADDIS ABEBA, puis départ " en bus " pour SODO ( WOLEITA)
16 Février 2008 : 22 h gare de Nice, train Nice-Rome, 12 h de nuit et ce matin me voici dans la cité romaine ...Découverte du Vatican un dimanche froid et ensoleillé, St Pierre, beaucoup de monde, le saint père à la fenetre de son Palais, ballade dans les rues de Rome, Piazza Navona et ses artistes figés, le Panthéon, les églises, les cafés .... J'avais décidé cette fois d'arriver un peu plus doucement en Ethiopie ...billet moins cher, vol direct avec la compagnie nationale et vers 2 h du matin ce dimanche, le boeing décolle vers l'Afrique ! Quelques heures de nuit seulement et voici le soleil qui illumine les réacteurs, encore 2 heures de vol et apparait le paysage du pays amhara ...On survole Gonder, le lac Tana . La terre est jaune, marron, c est la première fois que je vois le pays avec ces couleurs . Septembre 2007 c' était juste après meskal, la fete de la fin des pluies d'été, le vert respendissant, les parterres jaunes des fleurs de meskal ...Cette fois-ci c 'est l'été et la moisson est finie depuis longtemps mais le pays est beaucoup plus sec et les couleurs plus "africaines"... Addis : passé 3 jours au Baro quartier Piazza ...pour ce voyage en solo, j'ai abandonné le Ras sur Churchill avenue pour me rapprocher plus près de la vie trépidante de la capitale ! Le Baro est un havre de paix à deux pas de Piazza un quartier animé de jour comme de nuit . L 'hotel sans prétentions offre au voyageur individuel toutes commodités proches : internet, téléphone, restos, bars, banques, boutiques etc ... Sintayew, mon ami et chauffeur des 2 précédents voyages était là pour m'acceuillir et nous avons passé 2 jours vraiment top dans la capitale que je n'avais vraiment jamais visité au cours des voyages de 2006 et 2007 ... Le mercredi suivant mon " voyage éthiopien " allait vraiment commencer . Cette année je suis venu seul, rencontrer Daniel notre petit filleul, dans son université à Arba Minch, aux portes du sud et des tribus ... Me voici ce matin à 5 h du mat devant le Baro ; j'attends le taxi négocié la veille qui doit m'emmener à Terra la gare de bus longue distance d'Addis . Il est ponctuel et les 30 birs convenus sont ok . La ville est déserte, mais aux abords de la gare d'autobus c'est le délire ...Une foule impressionante se presse, des centaines de personnes, des mendiants, des voyageurs cherchent leur bus, et avec mon gros sac à dos c est galère pour me faufiler dans la foule ... Sodo est ma destination ; Sinta me l'a marqué en amharic sur un bout de papier et au bout de 1 heure je n'ai toujours pas trouvé mon bus . Cette gare de bus est un délire, une cour des miracles, un vrai cauchemar ...Vers 6 h les premiers bus déglingués démarrent : je suffoque pris à la gorge par les gaz d'échappenent, par l'odeur de gaz oil, les gens tentent de s'écarter, les bus au ralenti poussent la foule qui s'écarte tant bien que mal, un mendiant hurle la roue du bus vient de lui passer sur le pied, personne n'y porte grand cas, incroyable ... Je suis le seul farenji, un peu paumé mais il faut que je trouve mon billet pour Sodo et vite ! Un grand gaillard braille " woleita, woleita ...Ca y est je me souviens en amharic c'est sodo 40 birs sortis de ma poche et me voila avec un bout de papier pour Sodo, mais ou est le bus ? C est à ce moment que Yonatan m'adresse la parole en anglais : where are you going Ato To Sodo ! echi ( ok en amharic), me too, stay with me, the bus is not yet herre, we shall wait together ; have you got your ticket ? Bon ça y est je ne suis plus seul et Yonatan se rend aussi à sodo pour répondre à une offre d'embauche de carrossier . on parle un bon moment et soudain il me dit : the bus is arriving lets go ! Il prend l'un de mes sacs et me dit de le suivre ...C est une cohue indescriptible ! tous les détendeurs de billets pour Sodo courrent au mileu de la foule et foncent vers le bus à 200 metres de là ...Yonatan disparait au milieu de tout ce monde mais de la main me fait signe de le suivre ...Avec mon gros sac c est pas évident, mais je m'approche du bus . Il est pris d'assaut ...Yonatan pousse, écarte des gens et me crie de faire charger mon sac sur le toit : you give 5 birs only chris echi ? les porteurs m'arrachent mon sac et il vole sur le toit du bus ! Ten birs for me, ten for me crie un autre ...Je ne donne que 5 birs et mon sac est balancé à terre ...Waouh ca se corse, je le ramasse et le redonne a un porteur avec 5 birs ...no ten please ..ok je lui rajoute 2 birs et il me dit ok et mon sac est attaché sur le toit ...ensuite c'est la bagare pour entrer ; je pousse, donne des coups de coudes recoit des coups dans les cotes et arrive enfin à passer la porte ! Yonatan se bat avec 4 ou 5 personnes pour me garder ma place et enfin je peux m'assoir claqué, meme avant d'avoir commencé le voyage ...Yonatan sourit et me dit : you see it is not so easy to get a place in the bus, but now its ok for us ... we are winer ! ok dis -je : i will remember for next trip L'aube apparait et le bus se fraye un passage dans cette gare bordélique vers la sortie ; il faudra bien une demi-heure encore pour qu il se mette à rouler vraiment ... Au passage on m'a fait les poches et quand je le dis à Yonatan il est tellement désolé pour moi : oh I am sorry Ato, i am very sorry ...comme si cela etait de sa faute ! Je le rassure je n'ai perdu que le change de ma monnaie soit 60 birs ( environ 5 euros ) ...et de toutes façons dans les conditions d'embarquement il ne pouvait en etre autrement ...
Départ pour le sud : en bus, en ETHIOPIE, ( améségenalew Yonatan ) merci Yonatan ...
Les rues de la capitale sont déjà bien encombrées et pourtant il n'est que 7 h du matin ...Nous commençons une journée de route qui va s'avérer longue et pleine de surprises ...Premier arret " crevaison " quelques kilomètres après avoir quitté Addis ...le bus est stoppé au milieu de la route : quelques pierres posées en arrière en guise de balisage et j 'assiste au changement d'une des roues jumellées . Des petits vendeurs de pleins de choses sortent de je ne sais où ! Softs ( mouchoirs), sorgam ( graines de céréales grillées ), boissons, chewing gums a 1 bir les 5, candies, poissons grillés, etc ...il y a du choix on ne mourra pas de faim ni de soif ! Durant le trajet je fais un peu plus connaissance avec Yonatan : il a 21 ans, habite Addis il a fini l'an dernier ses études d'électricien en automobile et se rend a Sodo pour un entretien d'embauche muni d'une petite pochette plastique avec son CV et quelques birs en poche pour tout bagage .Il a néanmoins un téléphone portable comme beaucoup de jeunes en Ethiopie depuis le Milénium .La téléphonie mobile a fait un bon l'an dernier à l'occasion de leur passage à l'an 2000 ! Mon petit filleul par exemple a eu une carte Sim pour 100 birs ( moins de 6 euros ) car il était dans les 5 premiers de sa classe en grade 12 . mais après il faut les " charger " ces portables et cela leur coute bien cher ...et comme tout le monde ils adorent communiquer avec les mobiles . Yonatan recoit un coup de fil : its my father ...he ask me if i get the bus for Sodo and he was so happy for me ! Vers midi on s'arrete à Ziway pour le lunch ; Yonatan me dit que nous devons etre attentifs à ne pas rater le départ du bus, car les passagers s'éparpillent dans les restos alentours ...le chauffeur mange dans celui juste en face et Yonatan me propose de faire de meme ...en effet régulièrement des passagers ratent le départ et il n'y a aucun rappel, juste 2 coups de klaxons et tant pis pour ceux qui ne sont pas là ... On mange des teebs de poisson, un peu épicés avec l'injera car aujourd 'hui c'est "fasting day" pour Yonatan donc ni viande, ni alcool, juste végétarien . Yonatan est orthodoxe comme 40 % des éthiopiens et ils sont très respectueux de leur religion ...il se signe souvent quand nous passons devant une église, et prie avant son repas ...Le repas de midi pour 2 m'a couté 20 birs avec boisson et machiato ( 1 euro = 14 birs ) Le bus n'est pas très confortable, il faut sans arret changer de position, il n'y a pas de place pour étendre ses jambes et régulièrement les crampes arrivent ...On dort un peu, on parle de choses et d'autres et le paysage défile, très beau pour moi, vallée du rift, accacias, lacs ... Passage de Shashemene, je reconnais le bekele mola où nous avions dormi avec Jacques il y a 2 ans . ici c est la ville des "rastas " et les couleurs des bérets plus la musique de Bob marley sont omniprésents ...La route vers Sodo se poursuit : ré-arret pour un problème de carburation, mais voilà que le lourd bus ne démarre plus ! Tout le monde descend et pousse ce mastodonte chinois qui démarre et on monte en marche ...quel folklore ! Vers 16 heures après plus de 10heures de trajet voici Sodo où plutot "Woleita "petite bourgade dans les montagnes ...Yonatan m'aide à porter mon sac vers le bekele Mola que j ai réservé à Addis pour 106 birs la single . je lui demande où il va dormir ce soir il me dit qu'il faut qu'il trouve un lit pas trop loin de la gare des bus car il va demain dans un village à une dizaine de kilometres d'ici ... Je lui propose de partager la chambre si j'arrive à obtenir une Twin a la place de la single ...Arrivés à la réception il s'occupe de tout en amharic et pour 142 on a une super twin propre avec baquet d'eau et toilettes dans un beau jardin à 200 m de la gare des bus . Bon plan pour tous les deux pour demain matin ! Yonatan veut partager mais je lui dis de ne payer que la différence soit 40 birs ...C est à peu près le prix que les éthiopiens mettent pour une chambre, en tout cas jamais plus de 50 birs ! La soirée est très sympa : primo je ne suis pas seul, secondo on déniché un super petit resto /pub avec bonne musique éthiopienne, injera végétarienne, et cérémonie du café pour terminer ... Yonatan me passe Daniel, mon petit filleul au téléphone : je lui annonce que je suis à Sodo ...à quelques heures d' Arba Minch ! Il est super content et me dit : wow my dad you do very nice trip, in one day you arrive so near of south ...La cérémonie du café était superbe : de A à Z, encens, grillage des grains de café, broyage au pilon, infusion du café, odeurs, jeunes femmes adorables me glissant pleins de sourires complices, assiette de pop corn, et enfin dégustation de ce délicieux buna ...quels moments inoubliables ... Vers 23 h retour au Bekele Mola, douche au baquet d'eau un peu trop fraiche ( on est dans les montagnes ). Il pleut, orage, ce sera les seules gouttes de pluie du voyage ... journal de route et bonne nuit de récupération . Je suis content d'avoir atteint Sodo ce soir !
ARBA MINCH : les "40 sources" province de GAMO GOFA Retrouvailles avec mon petit filleul Daniel
!Le lendemain, réveil à 6 h ! Comme toujours en Ethiopie si on veut avancer en longue distance il faut se lever tot . C 'est une règle de base de l 'utilisateur des bus longue distance ...Sinon il y a les minibus : ceux-ci vont de ville à ville et là suivant la fréquentation et les jours il y en a plein où seulement 1 où 2 ...Les jours de marché pas de problèmes on est sur d'avancer, les autres jours se lever tot sera toujours beaucoup plus sur ! Ainsi ce matin Yonatan me réveille pour me dire au revoir : il va trouver le minibus qui l 'amene à son lieu de rendez-vous : échange de numéros de portable ... je lui souhaite bonne chance pour son boulot, et lui laisse un billet de 10 euros en lui serrant la main ; il n'en a jamais vu et ne connait pas du tout la valeur ...Je lui dis simplement, tu iras a la commercial Bank of Ethiopia à Addis, et tu recevras quelques birs pour faire la fete avec tes amis ( a memory from farenji who share the trip from Addis to Sodo with you and Tanks for ur help -I am sure you will get the job ) Sac pret 1/2 heure plus tard, je me jette à la patisserie Misrak en face du Bekele Mola : j'adore la halte petit déjeuner en Ethiopie et surtout dans les " pastry shops " Selam : Ebake and machiato, pastry ale ? S il vous plait "un machiato ! avez vous des patisseries ? Question bete : il suffit de choisir dans la vitrine et d'éviter tout gateau à la crème ...et des gateaux il y a du choix ! Comme toujours la boutique sent une forte odeur de Gaz oil ...Non il n'y a pas eu de trop plein d'une cuve, c'est simplement leur moyen de nettoyer les sols et qui sert a tuer tous les caffards et bestioles qui ne resistent jamais à ce traitement de choc ...Pour le client c'est pas génial, aussi je finis sur la terrasse extérieure . Waouh les machiatos en Ethiopie : c' est vraiment le top, mousseux à souhait, couleurs café mélange lait, et la cuillèrée de sukar que l'on verse dessus bascule lentement vers le fond du verre, provoquant le mélange café/lait ! après il ne reste qu'à déguster cela en regardant la ville s'éveiller ... J'achète ma petite bouteille de " wuha " pour le trajet en bus ...enfin j'achète est un bien grand mot, il vaudrait mieux dire : je marchande ma petite bouteille d'eau, car le gamin du petit magasin voulait me faire payer celle-çi 5 birs, le prix de la bouteille de 1, 5 L ...ils n'ent ratent pas une ... et finallement cela ne me fache meme plus mais me fait bien sourire . Je lui tends 3 birs il fait l'étonné, je lui dis en amharic sost birs ( 3 birs ) il rigole et empoche les 3 birs en me faisant un grand sourire ... Pour arba Minch je vais utiliser les minibus, car comme prévu le bus direct est déjà parti depuis belle lurette . Questionant à droite, à gauche j'ai rapidement la confirmation qu'un minibus part pour MIRAB la ville à mi-chemin . Je m'installe à bord aux cotés de TEFERI qui va visiter son frère à l'université d'Arba Minch .Dès qu'il est plein le minibus décolle . La piste est vraiment défoncée, comme me l'avait dit Sintayew, qui va souvent vers Arba Minch puisque c'est la dernière ville avant la vallée de l'Omo et les peuples du Sud . Le paysage est superbe, il y a 2 ans j'avais adoré cette portion de route, terres rouges, cultures, forets, montagnes, cases des villages en bord de piste ...Cette année c'est beaucoup plus sec, mais nénmoins cette région de montagnes reste très belle et tout y pousse à profusion ...A Mirab on change de minibus en une minute, le gros sac passe tout seul d'une galerie à l'autre, par le petit jeune qui encaisse les trajets, charge les bagages, place les passagers ...On longe ensuite un lac aux eaux marron très foncées et à l'approche d'Arba Minch j' éprouve une vraie impression de plénitude en observant le paysage . Quel jardin d'Eden, des manguiers croulant sous les fruits jaunes et rouges, des papayes de partout, des champs de canne à sucre, des bananiers de toutes tailles, des plants d'ananas, et partout le long de la route des petits stands où l'on peut acheter ces fruits pour deux fois rien . Sintayew me disait qu'il y a parfois trois récoltes dans l 'années ici ! On s'approche d'Arba Minch et j'apperçois l'université sur les contreforts des monts Gugé, bien 10 km avant la ville et dominant le lac Abaya .Elle me fait bonne impression, malgré tout ce que Daniel a pu m'en dire et les quatre mois difficiles qu'il a passés ici . Arba Minch est une petite ville très agréable pour le voyageur . SEKELA est la ville basse et le centre vivant située à 1500 m environ ; SHESHA est la ville haute située sur un escarpement dominant les lacs Abaya et Chamo . Les hotels Bekele Mola et Swaynes sont idéalement situés pour le touriste en 4x4 autonomne mais pas pour le voyageur individuel . Daniel m'a réservé une chambre au tout nouveau Tourist hotel situé à Sekela . J 'arrive à le joindre sur son portable ; il n'y croit pas que je suis là ... Vers 14 h il arrive au tourist-hotel, jean et t-shirt impeccables, L'émotion est grande de nous rencontrer ici, juste quatre mois après le Milenium, si loin de sa ville natale de Bahir Dar, et je me demande comment fontionne le système universitaire dans ce pays, pour déplacer ainsi les étudiants de monde . L'après midi est aux retrouvailles dans cette ville aux confins du pays ... Daniel est amhara et ici on est aux portes des tribus Hamer, Karo, Bodi, Bana, Mursi et en plein territoire oromo ...des cultures totalement différentes ...un autre monde pour tout ces étudiants venus apprendre ici un métier qu'ils n'ont pas choisi et qui ne donnera du travail qu' à quelques uns d'entre eux . Les conditions de vie sont particulières : chaleur constante et parfois une heure de cours par jour seulement, ville à 10 kms ...Heureusement son portable a toujours plus où moins fonctionné ce qui nous a permis d'etre toujours en " life -line " durant ces 4 longs mois . Il fait très chaud à Arba Minch, 38 ° aujourd'hui ...mais c'est une journée mémorable : déballage des cadeaux, que nous n'avons pu lui envoyer ( les aurrait-il jamais reçus ? ), photos de France, album de notre dernière rencontre et longues discussions sur l'avenir ... Tentative internet en soirée : no working, Téléphone : 94 birs les 3 minutes meme si le répondeur décroche ... Incroyables ces prix débiles ...de France j'arrive à appeler notre filleul sur son portable pour 20 cents d'euro la minute ( quand le Network fonctionne bien sur ) grace à des cartes prépayées . Le soir je reçois un texto de mon épouse et de mon fils, ici aux portes des tribus ...A partir de ce jour je me suis adapté à la nourriture éthiopienne de base : injera, kitfo, etc ... et jamais je n'ai eu la moindre maladie durant tout mon séjour . Demain Daniel va régler ses problemes scolaires, j 'en profiterai pour organiser la visite du parc de NECHISAR et une ballade sur le lac Chamo et à partir d'après demain c 'est les vacances qui commencent ...
Bonjour à tous,
Je viens de prendre mon billet pour l'Ethiopie. Arrivée le 28 décembre 2016 et départ le 24 janvier 2017. J'ai 56 ans et j'ai décidé de faire ce voyage en Solo. Premier dilemme, le circuit! On ne peut pas tout faire.... Je pense me concentrer sur le nord du pays et passer quelques jours à Arba Minch (trajet aller-retour en avion). Où assiter au Timkat? Qui peut m'aider pour trouver un itinéraire qui tient la route..... Louer un 4X4 avec chauffeur risque de casser ma tire-lire..... Bons plans?
Merci d'avance à toutes et tous pour votre aide. Annick
Je viens de prendre mon billet pour l'Ethiopie. Arrivée le 28 décembre 2016 et départ le 24 janvier 2017. J'ai 56 ans et j'ai décidé de faire ce voyage en Solo. Premier dilemme, le circuit! On ne peut pas tout faire.... Je pense me concentrer sur le nord du pays et passer quelques jours à Arba Minch (trajet aller-retour en avion). Où assiter au Timkat? Qui peut m'aider pour trouver un itinéraire qui tient la route..... Louer un 4X4 avec chauffeur risque de casser ma tire-lire..... Bons plans?
Merci d'avance à toutes et tous pour votre aide. Annick
Nous voici fraichement rentrés d’un voyage de 15 jours en Ethiopie. J’avais lu des carnets avant de partir(ceux de Max et de Michant en particulier, d’autres également et tous agrémentés de belles photos), je vais donc en rédiger un qui ne sera sans doute pas très original, mais vous y trouverez mes impressions , quelques détails d’ordre plus pratique et bien sûr des photos.
Cela faisait un moment que j’avais envie de découvrir ce pays. Nous n’avons pas une grande connaissance de l’Afrique ayant surtout voyagé en Asie et sur le continent Américain. Mais nous nous sommes quand même rendus au Kenya, en Tanzanie, en Namibie et au Zimbabwe. C’est important de le préciser car nous avons souvent comparé notre ressenti en Ethiopie par rapport à ce qu’on avait vécu dans ces autres pays d’Afrique. J’ai personnellement trouvé le voyage en Ethiopie plus difficile. On dit souvent que l’Inde ne peut laisser indifférent. On aime ou on déteste. C’est un peu la même chose au sujet de l’Ethiopie. On en revient pas indemne. Pour ma part, il y a eu des moments où j’ai adoré ce voyage et d’autres où j’avais du mal à supporter certaines choses.
Avant de partir, je pensais que les impressions négatives des uns et des autres étaient exagérées. Je les ai trouvé justifiées par la suite même si nous sommes tous d’accord au final pour dire que le voyage vaut largement le détour. Les paysages sont souvent magnifiques et le patrimoine culturel est bien présent.
Nous sommes passés par une agence locale de Lalibela qui s’est occupée de nous réserver un 4X4 avec chauffeur. Sinon, nous nous sommes « débrouillés » sur place. L’agence nous avait aussi réservé un circuit de 2 jours/1 nuit dans le Danakyl et un trek d’une journée au dessus de Lalibela. Nous n’avons pas rencontré beaucoup de voyageurs ayant choisi cette option. Beaucoup étaient en groupe et se déplaçaient donc avec le minibus de l’agence. Les voyageurs en individuel suivaient un programme qu’ils avaient totalement réservé auprès d’une agence et avaient un guide durant toute la durée de leur séjour. A la réflexion, cela peut être une bonne option quand on ne veut pas se prendre la tête avec les négociations sans fin concernant les guides sur place, les scouts etc…Au moins, cela évite d’avoir conscience de l’énormité des sommes demandées parfois pour visiter une église ou autre… J’y reviendrai ...







