Discussions similar to: Vélo dans avion Maroc
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Vélo dans l'avion pour le Maroc
Bonjour ami(e)s voyageurs !

je projette d'aller au Maroc en Septembre pendant 2 semaines du 17/09 au 01/10 et de decouvrir le pays grace a ma bicyclette.

A l'agence de voyage on me dit qu'on doit mettre les velos en "baggage supplementaire" et donc payer 8€/kg pour le transport du vélo.Mon billets me coute 225 € et on me demande de rajouter 240€ pour le vélo !! C'est du n'importe quoi

Je possede un espece de grand sac dans lequel on peut mettre facilement le vélo en enlevant les roues et en tournant le guidon. A votre avis ca peut passer comme baggage normal a l'aeroport? ou bien il me feront qd meme payer le supplement?

J'espere que vous pourrez repondre a mon probleme car ca va faire 3 mois que je reve de mon voyage au maroc !!
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Maroc-Mauritanie à vélo
je compte traverser le maroc et la mauritanie a la fin de l'année en velo quelqun connait -il la procedure a suivre pour ce genre de voyages physiquement je suis en forme, mais je ne maitrise pas les demarches administratives comment emmener mon velo, ou le louer, mais surtout comment faire voyager mon velo en avion merci @++
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Hébergements dans l'Atlas marocain?
Je prépare un circuit à vélo dans l'Atlas marocain (notemment Khenifra-Imilchil-Rich-Midelt-Imilchil).

Y-a-t-il des hébergements (hotels, gites) hormis dans les villes citées ci-dessus. Peut-être à Tizi-n-Isly,

Outerbat, Amouguer, Tounfite, Tagoudit ou Aghbala ?

Sinon, le logement chez l'habitant est-il toujours possible ?
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Quelle boucle à vélo au départ de Marrakech?
nous prenons les billets d avion pour marrakech le 15 janvier 2018 pour 1mois de velo et on a plusieurs questions a vous soumettre.on voudrais finir a agadir et retour en bus a marakech .que l parcour nous conseiller pour la saison et le retour en bus est t, il judicieux ou vaut , il mieux faire une boucle au depart de marakech Voila en gros notre dileme Merci pour votre vecu de la region et votre experience Cecile
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Où mettre le carton d'emballage du vélo à Marrakech?
Bonjour à tous,

Quelqu'un a t il deja laissé le carton d'emballage de son velo dans un hotel à Marrakech pendant son periple, dans l'atlas ou ailleurs, pour ensuite le recuperer et pouvoir remballer facilement le velo et le mettre dans l'avion ?

Merci

Christophe
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Maroc à vélo en décembre
Hello,

Je vais faire un voyage de 15 jours au Maroc le 10 novembre. J'ai encore quelques incertitudes quant à mon voyage, peut-être l'expérience de certains pourrait m'aider dans mes choix:

1. Commencer par descendre en vélo vers le sud et remonter à Casa en bus quand il est temps de rentrer ou 2. Descendre en bus jusqu'à Agadir et remonter ensuite à Casa en vélo

== > dans quel sens sont les vents dominants entre Agadir et Casa?

== > les services de bus sont-ils efficaces entre Agadir et Casa?

3. Faire la route en vélo entre Essaouira et Agadir ou 4. Faire la route en vélo entre Essaouira et Marrakech? (état des routes? traffic? cols?)

5. Prendre mon vélo dans l'avion (tarif 160 euros de plus, risque de dégâts dans le transport). ou 6. En acheter un sur place (Casa ou Agadir), risque de ne pas trouver le vélo adéquat.

== > est-ce facile de trouver un vélo qui tienne la route au Maroc (soit Casa, soit Agadir)?

Gerremy, sur ce forum, dit qu'on peut en trouver des beaux à Casa pour 150 euros. Je pense que je vais suivre son conseil.

Nicolas.
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Boucle dans l'Anti-Atlas: impressions quotidiennes...
Un tour dans l'Anti-Atlas J'ai construit une boucle à partir d'Agadir (du 14 au 28 novembre 2015 depuis Toulouse). C'est une combinaison d'échauffements le long de l'océan Atlantique, de montées de cols, d'oasis dans la montagne, de passages dans des zones un peu désertiques, de descentes modérées pour le retour vers Agadir. La carte avec les dates donne les prévisions journalières. J'ai pu respecter le programme avec une modification à la fin du périple du fait de l'obligation d'aller trouver un pneu neuf à Tafraout. Pour voir les photos jour après jour, aller sur mon site : etchelec.free.fr



Samedi 14 novembre 2015 Impensable ! Le drame terroriste d'hier soir nous laisse hébétés. L'ignominie n'a de sens que pour l'humain ... Comment peut-on basculer ainsi de l'amour à la haine, du respect de l'autre à la tuerie aveugle, du pardon à l'extermination ? Ce matin, la stupeur est partout. L'état d'urgence est décrété ... Partira, partira pas ? Si beaucoup de compagnies aériennes étrangères annulent momentanément les vols vers la France, le vol EasyJet pour Agadir est maintenu. Coïncidence ? Lors de mon dernier tour au Maroc, montant le Tizi n'Tichka et parti de Marakech de très bonne heure, mon fils m'annonce par téléphone que ce matin là s'est produit une énorme explosion à la place Jemaa-el-Fna de Marakech, soufflant un restaurant où j'avais pris une bière la veille au soir. Aujourd'hui, retour vers le Maroc avec encore une fois un assassinat aveugle à Paris. L'aéroport de Blagnac est étonnamment paisible : pas de police pas de militaire. Les gens éprouvent le besoin de sourire, sans doute pour se montrer qu'on n'a pas rêvé. L'enregistrement du sac contenant les bagages en sacoches se passe rapidement avec une hôtesse très souriante qui, de plus, m'accompagne pour étiqueter mon vélo joliment emballé dans un beau carton. C'est EasyJet : no problem. Pas de surprise, tout est en ordre. Sac en soute de 18 kg (pour 20 kg autorisés), vélo dans un carton (24 kg pour 32 kg autorisés) pour un aller-retour Toulouse-Agadir à 240 euros ... Un tarif de très loin inférieur à toutes les autres compagnies avec, en outre, un trajet direct, ce que ne fait aucune autre compagnie. Le passage sous le portique, l'annonce de la porte d'embarquement, les formalités douanières et de police, l'entrée dans l'avion, tout se fait dans un ordre exemplaire. Qu'Air France prenne de la graine d'EasyJet ! L'A320 est plein comme un oeuf : j'ai compté 150 sièges clients occupés, 4 hôtesses, les 2 pilotes et ... mon Mulet ! Le départ se fait avec 10 minutes d'avance, l'arrivée avec 15 minutes d'avance. Un atterrissage tout doux ... Tout va bien à Agadir : grand beau temps. Bagages, vélo compris, police, douane en une petite demi-heure. Mon nom sur une feuille blanche. Ahmid est là, le taxi. Mais ... une vieille mercedes berline sans porte-bagage. Aïe ! le vélo ... Pas de problème, Ahmid a tout prévu : on pose le carton couché à même le toit, il sort des bouts de ficelle du coffre, des dépliants publicitaires de l'office du tourisme pour que les ficelles ne cisaillent pas trop le carton, on ouvre les quatre glaces des portières et on.. serre. Le jeu latéral semble maîtrisé mais les coups de freins ou les accélérations un peu trop virils vont faire glisser le carton ! Mais non, c'est un raisonnement d'intellectuel pas de marocain. Je lui enjoins de ne pas dépasser 60 km/h et de passer les ronds-points à 20 km/h. Ahmid me fait plaisir. Il obéira. Mais ... une heure pour arriver aux Chtis d'Agadir, une auberge-restaurant tenue par un breton marié à une chti. Apparence très propre. On discute avec Didier, le patron, du match de foot d'hier soir et, évidemment, des événements terroristes. Je finis par me poser dans la chambre. Dîner à 20h, m'a-t-il dit (soit 21h en France avec le décalage horaire).

Dimanche 15 novembre 2015 Autour d'un mérou, poisson remarquablement cuisiné (accompagnement tomates, pommes de terre rehaussées par les senteurs de fines herbes dont le nom reste secret), je fais la connaissance de Serge Dupuis, un français habitué du Riad des chtis d'Agadir, qui connait le Rwanda, qui fait du vélo, qui a été universitaire. Je finis par comprendre que je suis en pays de connaissance avec même des amis communs. Curieux ! On a beau aller au fin fond de la planète, il y a toujours quelque chose qui n'est jamais inconnu. Seulement Serge a un vélo de 5,5 kg ! Je ne l'ai pas dit au Mulet (qui pèse tout nu 17 kg ...). Du coup, Didier, le propriétaire du Riad, s'est joint à nous. La soirée s'est donc un peu allongée ... Car, lui aussi, a eu un parcours professionnel atypique : avec un brevet professionnel d'électrotechnicien, il a voulu aller plus loin, a passé avec succès une maîtrise de droit par cours du soir, est devenu spécialiste en relations humaines chez France télécom puis a passé plus de dix années à Bruxelles à la Direction des ressources humaines. Jacques Delors et Martine Aubry sont pour lui presque de la famille. Aujourd'hui, suite à la rencontre de sa femme, il a composé ce riad avec compétences et gout certain. Plus de 90 nationalités différentes ont été hébergées dans son établissement. Ce matin, grand beau ... mais il est prévu du beau temps durant les deux semaines de mon périple. Trois objectifs : trouver à changer euros contre dirhams, remonter le vélo, acheter les provisions habituelles pour la survie. C'est dimanche, beaucoup de magasins sont fermés. Un bureau de change est à 500 mètres du Riad. En gros, c'est 10 dirhams pour 1 euro. Pour remonter le vélo, pas trop de difficultés non plus. Le carton n'a que très peu été abîmé durant le vol. Les pédales sont remises à l'endroit avec la clef de 15, le guidon est réinstallé avec un peu de mal pour serrer le gros écrou évitant au guidon de basculer vers l'avant, la selle est ajustée, la béquille retourne à sa place, les portes-bidons sont fixés, la roue avant est centrée, le compteur kilométrique remis en marche, les pneus sont gonflés avec 100 coups de pompe Lapiz (très ancien modèle mais qui permet de mettre les 4 bars nécessaires pour éviter au maximum les crevaisons), le rétroviseur est recalé, la trousse à outils suspendue à la selle Brooks. Après, direction le souk d'Agadir qui serait le plus grand d'Afrique. Je me dirige à pied avec le plan papier d'Agadir mais.. certains noms de rue ne sont pas les mêmes sur le plan papier et sur les panonceaux accrochés dans les rues. Au total, comme d'habitude en ville j'ai pris trois directions différentes avant de trouver la bonne. Comment ? En demandant. Il faut se méfier un peu car c'est toujours bon, toujours oui. J'ai suivi un papi qui y allait avec son petit-fils "parce qu'il avait bien travaillé à l'école". Porte 7 : c'est l'entrée pour trouver un pantalon ! Vu le soleil et les coups de soleil inévitables, il faut absolument que je me couvre les cuisses, sinon ce sera la biafine assurée tous les jours. Et, bien sur, je n'ai pris que des cyclistes courts et un short. Un pantacourt en coton est vite trouvé par "le frère du cousin qui en a". Je marchande à moitié prix. Il me fusille des yeux en me disant que c'est un pantalon de marque, que le prix que j'en donne est moins cher que ... Je me laisse amadouer et on finit par transiger aux deux tiers du prix initial. Mais, c'est vrai que la qualité semble être là. Donc, tout le monde est content. Un tajine ? pourquoi pas, au poisson ! Pas terrible néanmoins avec beaucoup d'arêtes. Et le thé ? oui mais le thé marocain ! avec la théière remplie à moitié de sucre et de menthe, et mélangé et remélangé au moins 7 fois pour être vraiment le meilleur thé du monde (bien meilleur à mon gout que le thé de Chine). Après, il me faut trouver mes aliments de survie. Je finis pas trouver des petites épiceries ouvertes (c'est dimanche) avec mon quota d'aliments et de boissons pour me rassurer : une bouteille d'1,5 litre de coca-cola, une bouteille d'1,5 litre de fanta, une bouteille 1,5 litre d'eau minérale, un croissant, une chocolatine, cinq bananes, cinq pommes. Au moins, ma tête sera tranquille avec les deux sachets lyophilisés de taboulé indien, quelques barres à la pâte d'amande, quelques bonbons acidulés piqués chez mon fils Thomas. Il me reste à tester mon vélo. La chaleur est très forte lorsque vers 15h je décide de repérer la sortie de la ville pour la direction Tiznit. Pas de souci : le vélo piaffe sans faire de bruit. Une bonne quarantaine de minutes néanmoins sont nécessaires pour respirer un peu mieux après l'embranchement vers l'aéroport international. Didier au Riad est au four et au moulin. Son établissement est plein. Il faut dire qu'il est recommandé par le guide du Routard 2015 et par Tripadvisor alors qu'il n'a rien demandé. Ce soir pas de dîner au Riad, Amina, son employée, ne travaillant pas le dimanche. Pour demain matin, comme je pars au lever du jour bien avant l'heure du déjeuner, j'aurai néanmoins de quoi m'alimenter avec un petit plateau dans la chambre. Service au top donc. Riad des Chtis d'Agadir : à fortement recommander pour 28 euros petit-déjeuner compris. Lundi 16 novembre 2015 - Chaud déjà ! Hier soir, Didier mon hôtelier m'a conseillé un couscous royal au restaurant Jardin d'Eau. Navette assurée, préparation personnalisée avec l'ajout d'huile d'argan "bio". Je n'en demandais pas tant. De fait, tout a été avalé goulûment. La préparation des légumes valait, à elle seule, le déplacement. Ce matin, 6h10, réveil. Nous étions six personnes du Riad à partir à 7h. Aussi, Didier s'est levé plus tot pour nous préparer le petit-déjeuner. Je lui laisse le carton-vélo, mon sac d'emballage des sacoches. Mon départ est remarqué au pied du Riad avec moult photos du bonhomme et son Mulet. L'air est frais mais très doux. La veste fluo est enfilée. Tout roule. Le repérage d'hier m'a bien aidé mais ... jusqu'à un certain moment car, bien sur, comme souvent dans les sorties de ville, je me perds. Avantage, j'ai traversé un immense marché en plein air en préparation. Quelques kilomètres en trop mais bon ... aujourd'hui ce n'est pas bien gênant. Il m'a fallu quand même 20 bons kilomètres pour sortir de l'agglomération d'Agadir. La vitesse tourne autour de 20 km/h ce qui, compte tenu du chargement, est correct. Le paysage reste assez lugubre : de grandes étendues avec, parfois, d'immenses serres de plastique, quelques rares troupeaux de brebis gardés par un jeune berger, puis, après une cinquantaine de kilomètres, des plantations de ce qui ressemble à des amandiers. Je me force à m'arrêter de temps à autre pour avaler quelques fruits secs, une banane et boire un coup (cocacola et fanta orange). Mais le Monsieur Soleil là-haut commence à me griller le crane. J'enfile le chapeau sous le casque. La chaleur ressentie baisse nettement. Fin de la deux fois deux voies : je suis sur la N1. Après, c'est un peu l'enfer avec les véhicules un peu larges pour un cycliste car, si le doublement de la chaussée est terrassé sur ma droite, c'est soit en contrebas de 40 centimètres soit à l'inverse par un relief impossible à utiliser en vélo. Et le gymkhana commence, l'oeil rivé dans le petit rétroviseur. La circulation est parfois très dense et parfois ... nulle : curieux ... J'ai eu à me balancer sur le bas-coté trois fois, mes sacoches refusant de serrer les fesses devant le camion qui arrivait derrière. Le vélo a tenu bon malgré les sauts. La chaleur est là, surtout avec le pic du soleil qui arrive. Tiznit se montre à l'horizon. Devant une station de carburants, un immense marché-vitrine à ciel ouvert : des marbres, des poteries, du carrelage, de la faïence. Très beau mais.. j'ai de plus en plus soif ! Direction l'hôtel des touristes (ça me va bien !) en pleine place de la médina de Tiznit. C'est une petite pension familiale recommandée. Accueil sympathique par Ahmed qui me dit que les marocains ne comprennent pas ce qui se passe en France : "qui est Daech ? Aucune des trois grandes religions du Livre (chrétiens, juifs, musulmans) ne peut être concernée par ces attentats. Ce que veulent les marocains ? Vivre tranquillement en famille et laisser la politique au Roi puisqu'il y en a un." Pas facile de trouver une bière ici. Des français m'indiquent le Mauritania. Finalement j'y mange un ... (devinez !) ... poulet frites, et je bois deux bières succulentes. C'est vrai qu'il commence à faire très chaud. Agadir - Tiznit, 7h15 - 12h30, 98 km +339 m -93 m

Mardi 17 novembre 2015 - Grosse journée Un peu plus de 100 km avec 3 cols, 1600 m de dénivellation montante cumulée, près de 10 heures de pédalage avec toutefois trois arrêts pour boire et manger un peu. Heureusement, la veille j'avais bien mangé. Mauritania, très sympa avec le cycliste. Double ration de brochettes, grosse salade riz tomate carotte. Ce matin, départ à 7h de Tiznit. Arrivée vers 17h pour profiter un peu du coucher de soleil, car je campe. Je suis monté avec grande économie de moyen pour faire les 100 km de la journée. J'écris dans ma petite tente donc dans une position pas très confortable. J'ai pris la route de Tafraout sur 70 km. Au départ, pas mal de circulation. Pourtant le jour se lève à peine. Les petits villages se succèdent, de plus en plus éloignés l'un de l'autre. Plus je monte plus le paysage invite à la sérénité. Deux premiers cols mais le troisième (col de Kerdous apparemment mais au Maroc pas facile de trouver le nom d'un col) est un vrai, un bon, quasi semblable en montée au Tizi n'Test. Aux carrefours, les directions sont en arabe. Alors, tempête sous mon crane surtout que ma tablette qui me permet de voir ma position par satellite (sur fond de carte siouplait) refuse de s'allumer. J'interroge : "c'est toujours tout droit mon ami" ... jusqu'au moment où je dois impérativement tourner au Sud. Ma tablette m'a pris en pitié et ... a daigné s'allumer, donc ma position s'est affichée et j'ai pu alors prendre la bonne piste très étroite mais asphaltée jusqu'à Aghoudid. Très bel itinéraire après 80 km. On ondule en altitude sans village mais avec des terres proches griffées par un tracteur, et avec moult pierres. Depuis le lever du jour et tout le long de l'itinéraire, j'entends le même chant d'oiseau. A le voir, je crois bien que c'est une espèce d'alouette. J'ai monté la tente après quelques kilomètres de piste tout-terrain un peu plus loin qu'Aghoudid. Le vélo saute pas mal mais il faudra qu'il tienne car demain pour atteindre Amtoudi, ce sera de la piste cross tout le temps. Tiznit - 3 km après Aghoudid, 102 km, +1675 m -547 m

Mercredi 18 novembre 2015 - Amtoudi, un agadir somptueux La nuit sous tente a été sans vent, calme. Pas un animal n'est venu roder. Lever de soleil multicolore au milieu d'un paysage naturel à 360°. Haro sur le Mulet ! Il saute, se cabre, glisse mais reste toujours d'aplomb. La piste est en descente la plupart du temps et ... bon choix dans ce sens car pour remonter ce terrain défoncé il aurait fallu sortir les tripes ! Cahin caha à petite vitesse - je crains toujours la petite faute sur ce type de terrain car les conséquences peuvent être imprévisibles, pas un chat ne passant à l'horizon ... sauf un âne trottinant tout seul avec empressement ! Les kilomètres défilent lentement, quelques gués chaotiques à franchir, des terrains agricoles apparaissent. Là-bas, au loin, un âne tire une araire qu'un homme essaie de tenir droite. M'approchant, je me demande bien ce qu'il compte cultiver : il n'y a que des pierres que le soc bouge à peine sans un quelconque sillon. J'applaudis le monsieur et l'âne. Il me répond en faisant de même. A un méandre de l'oued, un bel ensemble potager que fignolent des femmes arrachant, plantant, papotant ... La piste s'améliore. Bientôt la sortie et la rencontre avec la vraie route, bien asphaltée celle-là, qui me conduit en retournant au Nord, vers Amtoudi. Amtoudi, ce village dont personne ne connait le nom sauf ses habitants. Hier, j'ai eu toutes les peines du monde à me renseigner. Mais, mon tracé sur la carte et le point gps où je me trouvais coïncidaient parfaitement. J'étais donc sur la bonne voie. Un haut lieu du tourisme mais sans touristes. L'auberge "On dirait le Sud" vantée dans tous les guides comme le lieu où séjourner, est fermée. Le patron a mis la clef sous la porte. A Tiznit, le jeune Abdou de l'hôtel des touristes m'a dit que je devais contacter Abdou (un autre bien sur) à Amtoudi. J'ai donc demandé Abdou de la part d'Abdou, et je tombe sur le fils d'Abdou qui s'appelle Mohamed. Pas de problème, tu as faim, on va te faire à manger, tu cherches une chambre, pas de problème, on va te trouver cela. Mais c'est vrai que j'avais très soif et très faim. Je rentre dans la première boutique trouvée et je refais le plein de boissons et de nourriture de survie. Hier soir, j'avais très très soif ayant pourtant bu quatre litres dans la montée des trois cols. Chez Abdou, je suis comme un pacha : tout un appartement tout confort qu'Abdou gère pour des propriétaires français absents. J'ai faim donc de suite omelette thé marocain (le vrai, autre chose que le thé d'Agadir). Tout là haut à 300 mètres au-dessus est pitée une extraordinaire forteresse dénommée ici agadir Id Aissa qui est admirablement conservée (XIIe). J'y monte à pied en un demi-heure après qu'Abdou ait téléphoné au gardien qui là-haut fait la visite. C'était principalement un grenier où l'on stockait de la nourriture : orge, mais, carottes, amandes ... Mais c'était aussi un gigantesque rucher disposé en étages avec des ruches horizontales cylindriques comme on en trouve encore quelques exemplaires en Aragon (l'arnaaragonaise). Aujourd'hui, plus de ruches car, aux dires du gardien, plus de nourriture pour les abeilles. Cet agadir permettait aussi aux populations de se réfugier en cas de razzias, plusieurs citernes d'eau recueillant les eaux de pluie ayant été creusées et fonctionnant encore. L'ensemble est bati en pierres séches. Quelques gravures rupestres tout en haut de cette fortification. Très, très beau ! Tajine de poulet à la descente, chez Abdou bien sur qui m'allume la télévision avec les dernières nouvelles sur la recherche des terroristes dans la région parisienne. "Tu ne veux pas aller voir La Source ?". Abdou aime montrer les petits trésors de son village. "Tu suis le bord de l'oued, c'est tout droit, tu arrives devant un autre agadir et c'est plus loin au fond ! Tu veux un guide ?" Fier comme un basque pas fatigué, je lui réponds que je vais bien trouver ! De fait, on peut difficilement se tromper car il faut suivre une gorge rocheuse dont le fond est pourvu d'une luxuriante végétation. Sauf qu'il faut une bonne heure pour y aller. Un cheminement se devine d'abord le long du petit canal d'écoulement qui alimente le village en eau, ensuite en écartant les branchages tout en regardant le ciel pour pointer la bonne direction, enfin quelques pas sur des gros rochers qui surplombent une puis deux très belles cascades. Très agréable cette petite balade à l'ombre des parois rocheuses de la gorge. Journée un peu éclectique mais plein de belles choses et un petit repos aussi pour regonfler les batteries. Du coup, j'ai probablement trois fois plus de liquide que de besoin, et plein de vaches qui rit ! Au diable l'hypoglycémie ... Au fait, si vous allez à Amtoudi, ne pas hésiter à contacter Abdou Amoudi. Aghoudid + 3 km de piste (tente) - Amtoudi, 31 km (dont 25 de piste), +686 m -1233 m

Jeudi 19 novembre 2015 - Aux portes du désert Je suis parti d'Amtoudi ce matin avec un peu de regret, tant ce site est remarquable et mon hôte Abdou accueillant. "Quand tu reviendras, je te ferai visiter en 4x4 toute la région". Car Amtoudi n'est que le nom de la région et ce n'est qu'avec le succès touristique de l'agadir Id Aissa que l'on a attribué le nom d'Amtoudi au douar Id Aissa. En voulant sortir de ma maison flanquée à flanc de montagne, je coince la clef dans la serrure ! Je tape fort, encore plus fort. Il fait encore nuit. Mon proche voisin Abdou est à plus de 200 mètres ... Après 10 minutes de compréhension (les serrures sont parfois coriaces à apprivoiser), je finis par trouver le tout petit espace qui m'a permis d'enfin faire tourner le barillet. Mais ... en descendant, le vélo chargé dans le presque noir, chute dans le virage, cul par dessus tête. Le mur d'Abdou m'a bloqué. Le petit-déjeuner est servi. Mon ami Abdou s'est levé pour me saluer. "Ti va toujours tout droit jusqu'à la mairie". Salut mon frère ! Sur la route, je croise le boulanger qui vient ravitailler le village. Droit, droit, le ruban asphalté est en très légère pente descendante. J'enlève très vite une épaisseur. Il fait très bon. "A 15 km, ti tourrne à gauche". Pas mal, il y avait 16 km. Les enfants sont aimantés vers l'école du village. Au bout de 30 km, je rejoins une route qui a l'air plus importante. Mais le trafic des véhicules est très calme. Heureusement, car un vélo plus un car ou un camion, ça ne peut pas rester sur le bitume en même temps ! Il s'ensuit de longues, longues lignes droites qui tracent dans un désert de pierre bordé des derniers ressauts de l'Anti-Atlas. Ca me fait penser à la canal de Berdun entre puente la Reina et Sabinanigo en Espagne. Arrêt vache qui rit, banane, coca-colac. Je croise quelques tentes berbères, mais personne n'en sort. Grand carrefour vers Tafraout. Pas pour moi, je file en face vers Icht. Plus que 15 km. Juste avant le village, à gauche, le camping-hotel Borj Biramane dont l'appellation aurait pour signification la tour du propriétaire des chameaux. Tenu par deux frères français plantés là depuis huit années, c'est plus qu'un camping aux portes du désert, un havre pour les toutous comme moi qui cherchent à bien dormir, bien manger et boire, et qui dispose d'une connexion internet. Pas la peine d'aller plus loin. La place est bonne. Seul petit bémol : une quinzaine de motards (français) sont en troupeau et causent fort mécanique ! Je prends un petit bloc en dur au bout du camping : toujours très propre, lit avec draps ... Le Mulet est content. Abdalah me propose une visite de la médina d'Icht. Lampe de poche obligatoire. La vieille cité en pisé conserve encore quelques labyrinthes accessibles. Je découvre les trois niveaux d'habitation avec un étage par épouse, mais une cuisine commune, les réduits qui sont des chambres pour les enfants, pour la femme, mais pour l'homme ... Abdalah ne m'a rien dit. Très instructif ce parcours qui montre encore une fois un jeune marocain marié avec quatre enfants ne pas accepter le terrorisme au nom de la religion musulmane. L'eau, source de vie, prend bien plus de valeur aux portes du désert que chez nous. Elle est précieusement répartie pour les jardins selon des règles acceptées par tous. Abdalah a créé une association qui a pour mission de récupérer tous les plastiques, les emballages jetés, de les recycler et de faire des petits bracelets, des sacs à main, des petits bijoux ... Ce sont les femmes qui s'en occupent. J'en ai vu de très beaux réalisés avec des capsules de canettes en aluminium. Le muezzin se fait entendre. Le soleil se couche à Icht. Amtoudi - Icht, 70 km, 7h - 12h, + 666 m -1212 m Vendredi 20 novembre 2015 - Tu vas chez Boujmaou ! En fait, c'est le seul endroit où l'on peut dormir en dur à Akka. Personne n'est levé avant 8h au camping-hôtel Borj Biramane à Icht. La veille, on m'a donné un petit-déjeuner plateau avec presque tout ce que j'avais demandé : jus d'orange pressée, vache qui rit, pain, confiture, oeuf dur. Dans mon bloc, la nuit a été perturbée par un satané moustique. Lever de soleil toujours majestueux avec les beaux dégradés célestes du bleu au rouge que rehaussent les silhouettes noires des mosquées. La sortie du camping se fait dans le silence mais avec la polaire sur le dos. La route est alors un long ruban noir pas très large, comme hier, mais bien tracée. Pédalage un peu automatique dans cette lueur du matin, le bonhomme dort encore d'un oeil. Seul bruit mais il faut etre attentif : les alouettes m'accompagnent encore de part et d'autre de la chaussée me précédant de quelques mètres puis repartant lorsque j'arrive à leur niveau. Ballet étonnant et réconfortant. Je rejoins la route plus importante qui aboutit à Ouarzazate. A gauche toute ! C'est alors que commence une longue très longue virée droite mais droite qui ... va bien me mener quelque part ! De part et d'autre, le désert de sable et surtout de pierres. Pas un animal sauf quelques petits oiseaux tout noirs à la queue blanche intrigués de voir ainsi circuler un bipède à vélo. Ce sont plutôt des autos, des camions, des bus qui passent ici. J'ai vu quelques anciens véhicules de l'armée reclassés par des particuliers déguisés en Laurence d'Arabie, venus sans doute ici sauter sur les dunes de sable comme les motards d'hier. Ca distrait le Mulet ! Un petit vent trois quart de face me rafraîchit un peu mais me fait rétrograder souvent. Les montées et les descentes ne sont pas très fortes. Après une cinquantaine de kilomètres, des engins de chantier terrassent, goudronnent, dament ce qui, à terme, devrait devenir un axe majeur de Ouarzazate à Tan-Tan. Quelques déviations obligent à emprunter quelques kilomètres un peu boueux. Le trafic est ici très rare, ce qui fait le bonheur du Mulet. Je subis de temps à autre d'énormes nuages de poussières fines et aveuglantes lors de croisements de camions qui doivent certainement faire bien rigoler les chauffeurs qui ne ralentissent pas du tout leur bolide. Akka est en vue. Encore 10 kilomètres : "Si tout droit" ! Oui, c'est bien vrai que c'est tout droit ! Un panneau : Akka, histoire et culture. L'entrée au douar est unique. Je cherche du regard le café de Boujmaou recommandé par Brahim du camping Borj Biramane. "Tu verras des chaises dehors". C'est vendredi, le muezzin harangue à tue-tête dans le micro de la mosquée. Un petit souk à gauche. Je commande un thé et demande le café de Boujmaou. "Pas de problème, c'est juste là derrière et puis à droite" ! Boujmaou est à Tata. Je ne peux pas me recommander de Brahim ! Le tenancier s'appelle Omar. Il me fait tout pour 120 dirhams : chambre, couscous maintenant, tajine ce soir, eau, petit-déjeuner, avec li vilo là fermé à clef ! Il faut dire qu'entrer à Akka est assez impressionnant quand on est français. D'abord on est seul, tous les regards berbères dirigés sur li cicliste. Mais l'accueil individuel est toujours très affable, très gentil. En mangeant le couscous - qui est loin de valoir le couscous royal d'Agadir ! - je me rends compte que les berbères prennent aussi un berlingo de lait qu'ils mélangent à la semoule. On apprend tous les jours. Pas d'internet mais à coté il y aurait un cybercafé. Alors ... Cette étape est avec celle de demain jusqu'à Tata, une sorte de transition dans une zone assez désertique. Je n'ai pas rencontré une seule tente berbère à la différence d'hier, mais quelques rares panneaux avec une vache dessinée, sauf ... qu'il n'y a pas de vaches, seulement brebis et chèvres. Icht - Akka, 6h45 - 12h45, 86 km, +260 m -214 m Samedi 21 novembre 2015 - De Tata à Tagmoute, une merveille Depuis mon arrivée à Akka, j'ai l'impression d'être entré dans un autre monde. On m'avait dit à Amtoudi que les locaux qui travaillent dans le tourisme sont les plus ouverts. Cela s'avère exact. Il est vrai qu'on est ici dans le Sud du Maroc, pays des berbères, relié par quelques routes goudronnées depuis très peu d'années. Est-ce l'éloignement avec les centres de décision politique marocain ? Est-ce l'identité berbère qui rend un peu méfiant ? Si l'accueil quand on dit bonjour est toujours poli, on se sent observé en permanence. Peut-être est-ce dans ma tête ? Je suis parti comme d'habitude au point du jour, direction Tata. Cette étape est comme celle d'hier, une liaison par le désert sud marocain de la partie orientale de l'Anti-Atlas, très proche de l'Algérie. Il ne faut pas trop réfléchir, y aller sans rencontrer âme qui vive durant quasiment 65 km. Désert, désert de pierres et de sable. On longe de belles structures rocheuses longilignes orientées Est-Ouest qui forment des sortes de murs naturels contre lesquels la route est tracée. Comme hier, seulement quelques rares bus, camions, voitures. A chaque croisement de véhicules, toujours un petit signe du chauffeur : bien sympathique pour le bipède qui a parfois l'impression de pédaler pour encore pédaler. L'entrée de Tata est un peu à l'image de ce que j'ai déjà trouvé à Ouarzazate, à Akka : un défilé de lampadaires d'une douzaine de mètres de haut de part et d'autre de la chaussée élargie à 3 ou 4 voies à l'entrée de la ville, sur un bon kilomètre. Mais à Tata, il y a un rond-point qui se trouve juste avant la monumentale entrée. Et, sous la monumentale entrée se trouvent des policiers que je n'avais pas vus, car j'ai été attiré par un grand panneau mentionnant le jumelage de Tata avec une ville française. Photo ! Mais arrivé sous la monumentale entrée, les policiers m'arrêtent : passeport immédiatement sans dire bonjour. On me dit que c'est interdit de prendre une photo si l'on voit le panneau posé par terre Police. Le chef veut visionner ma dernière photo : il y voit le panneau et me demande donc de la supprimer, ce que je fais sur le champ. Puis, il m'invite à reprendre la photo sans le panneau Police. Je le salue poliment et m'échappe. Je suis étonné de cette raideur car habituellement la police (ou les gendarmes) sont toujours avenants, cherchent à parler voire serrent la main. Après avoir pris une omelette berbère (oeufs mollets avec olives, tomates, le tout cuit dans un tajine) et un thé, je décide de filer plus haut et de commencer l'étape prévue pour demain. Le soleil cogne fort. Je pars quand même avec peut-être l'objectif soit de camper soit d'atteindre Tagmout à une quarantaine de kilomètres. Cette route fut un émerveillement, apparemment récemment asphaltée. On ne cesse de découvrir de nouveaux tableaux paysagers après chaque virage. La montagne est là, présente, avec un festival de plissements aux contours, formes, ajustements très insolites. On a l'impression qu'on s'enfonce comme une petite souris dans un livre géant de Nature et que chaque virage est une page nouvelle qui se tourne, en relief bien sur. Magnifique ! Les policiers ont bien fait de me faire fuir de Tata. Un seul gite à Tagmoute, où je suis ce soir. Accueil normal mais un peu en-dessous des accueils que j'ai eus jusqu'à maintenant, jusqu'à Icht. Akka - Tagmoute, 107 km, 7h - 16h, +985 m -460 m Dimanche 22 novembre 2015 - Couleurs chaudes mais pentes ... dures Pas mal le gite de Tagmoute tenu par Abdelah. Le tajine pour quatre m'a bien revigoré hier soir. Départ guidé par la trouée de la petite route à travers les palmiers dattiers surplombants les cultures bien bordées de terre pour maintenir au mieux l'eau distribuée avec parcimonie. On m'a dit que ça allait monter dur jusqu'à Igherm, qu'il valait mieux prendre le bus. Que nenni ! La route monte mais pas trop. On reconnait bien les endroits humides avec les palmiers et les petits jardins. Les ouvriers travaillent tot à la réfection de la chaussée. Un grand bonjour, ça va ? Le soleil fait flamboyer les couleurs ocres de la montagne. Beaucoup de clic-clac. Mais la pente devient plus sérieuse, et même d'une raideur et de longueurs très inhabituelles. C'est la première fois que je suis obligé de mettre tout à gauche : petit plateau, toute petite vitesse. C'est jusqu'à 4 km/h, la limite de l'équilibre. Les pentes dépassent les 13% ressemblant à celle du col Agnel versant italien dans les plus forts passages. Le bonhomme tient le coup mais on n'avance pas vite. Après 42 km de montée dont une vingtaine petit-petit, Igherm pointe son nez. C'est dimanche mais un café me permet de manger l'omelette berbère et de boire le thé. Un jeune diplomé d'anglais est intrigué par ce vélo bizarrement habillé. Du coup, il m'accompagne avec son vtt durant une vingtaine de kilomètres sur la route de Tafraout. Car j'ai décidé d'aller plus loin qu'Igherm redoutant un peu la longueur et surtout les bosses de l'étape de demain. Bien m'en a pris. J'ai fait près de 40 km après Igherm tout en montées-descentes, montagnes "russes". Brahim le vététiste qui dit avoir une licence d'anglais m'a saoulé de paroles durant la vingtaine de kilomètres. Une crevaison à la roue arrière ! Je désosse le Mulet de ses sacoches, démonte la roue, le pneu, remplace la chambre à air, remonte tout et ... essaie de semer mon berbère anglais. Je lui fais comprendre que c'est loin Igherm, qu'il faut retourner. Dans les descentes, je le sème mais il me rattrape dans les montées. Il a fini par se décider à me fiche la paix lui ayant dit que je ne pouvais plus parler, que je m'étouffais. Depuis Igherm, je pédale entre 1500 m et 1800 m d'altitude au gré des bosses. Vers 16h30, je me décide de trouver un coin pour piter ma tente. En contrebas de la route, je pose mon abri sur un plat de cailloux. Au menu, taboulet à l'indienne mais il faut verser de l'eau bouillante ! N'ayant pas porté de réchaud ni de gamelle, j'y mets de l'eau froide. Pas terrible le résultat mais je pense que la semoule devrait bien passer quand même. Deux vaches qui rient, un petit coup de coca, et ...dodo dans la tente car le froid est bien là à cette altitude. Tagmoute - 40 km après Igherm, 82 km, 7h - 16h30, +1230 m -950 m Lundi 23 novembre 2015 - La poisse mais ... de la chance quand même La nuit sous tente fut plutôt inconfortable car allongé comme si j'étais sur du ballast de chemin de fer. Est-ce le froid ? Ma montre s'est complètement déréglée. Ce qui est sur, c'est que la tente est totalement givré par le froid. Alors que le climat est très sec, j'ai devant l'entrée un beau tapis blanchâtre et le double toit est comme amidonné ! Glagla ! Mon réveil s'est fait à la lueur du jour mais sans soleil. Dur de plier tout et de mettre tout le bazar dans les sacoches. Je fais grimper le Mulet sur la route et ... descente mais vraiment lentement car c'est glacial. Ca fait longtemps que je n'ai pas attrapé ainsi l'onglet. Le frigo a duré plus d'une heure, le temps que Monsieur Soleil me réchauffe un peu. Pédalage en montagnes russes comme hier. Paysages rondelets déserts ! Quelques cols, donc quelques descentes aussi et ... le guidon devient dur ! crevé de la roue avant ! La guigne ! Quelle n'est pas ma stupéfaction de constater en démontant le pneu que c'est l'armature métallique du pneu qui est rentrée dans chambre à air. Impossible à réparer sans changer le pneu ! Pas âme qui vive - tout le monde a du rester au chaud ! Que faire ? En observant bien le fer cassé, je me rends compte que je peux le plier un peu. J'ose une solution qui s'avérera efficace : pliant le fil de fer du pneu et le coupant au plus ras de la jante (j'ai toujours une pince !), le bout pointu métallique appuie maintenant contre la jante et non plus contre la chambre à air. Je mets la rustine et remonte tant bien que mal. Je gonfle à fond (100 coups de pompe Lapize !!) et je pars doucement en veillant à ne pas trop appuyer latéralement sur la roue avant. Inutile de dire que j'ai l'oeil plus sur ma roue que sur le paysage ! Pas chaud du tout là haut où je pédale entre 1500 m et 1800 m. Au carrefour où je dois bifurquer vers Id Ougnidif, je rencontre les gendarmes bien au chauds dans un kangoo. Je leur expose mon cas en leur disant qu'il faut absolument que je trouve un autre pneu. Affirmatifs sont-ils tous les deux : aller à Tafraout et non à Id Ougnidif. J'obtempère et file encore 22 kilomètres, très attentionné à ne pas vexer la roue avant ! Au bout de deux kilomètres, une grande, une énorme descente ! Je n'ose pas freiner avec le frein avant de peur de trop chauffer la jante. Tafraout n'arrive jamais ! Quelques douars mais pas de cycliste. Il faut aller à Tafraout. Je ne reconnais que le coeur de ce gros village pour y etre allé voici bien longtemps. On a construit énormément depuis. C'est dans ce coeur que je trouve l'inespéré mécanicien cycliste. Le bonheur est là, tout rond, tout neuf, cranté à souhait. Du 26 pouces, on en trouve partout dans le monde ! Qu'on se le dise ... En cinq minutes, le Mulet a les pattes avant refaites à neuf. Mais ... j'ai eu chaud quand même ! 30 km après Igherm - Tafraout, 59 km, +450 m -1240 m Mardi 24 novembre 2015 - La Kasbah de Tizourgane, nid d'aigle à ne pas louper ! Tafraout ... je ne devais pas y passer mais le pneu à changer impérativement m'a détourné de mon itinéraire. Et comme je n'avais pas prévu de journée supplémentaire dans mon tour de l'Anti-Atlas, je suis obligé, demain, d'aller à Ait Baha et, après-demain, de rejoindre directement Agadir. J'évite donc Taroudant. Dommage, peut-etre aurai-je pu me faire inviter par les Chirac qui, d'après ce qu'on m'a dit ici, aurait un très bel hôtel. Toute la nuit, j'ai été obsédé par la remontée de Tafraout, 21 km pour rejoindre le col d'où je suis descendu hier. Cette descente m'avait paru effrayante par la continuité et par la raideur de la pente. Il me semblait que je n'allais pas y arriver avec ma charge. Petit-déjeuner très léger yaourt-banane-cocacola. Je piste le compteur avec les kilomètres qui défilent très lentement mais ça va. Une chaussée bitumée d'à peine 4 mètres avec un soleil de face aveuglant, la pente, la charge, la très petite vitesse, tout ça me fait dépenser pas mal d'énergie lorsqu'un véhicule me croise ou me dépasse, cela, bien sur, pour ne pas balancer le vélo hors de l'asphalte. Bien concentré pour ne pas fournir plus d'effort que nécessaire, je finis par lorgner le col tout là-haut mais avec bon espoir d'y arriver sans trop de problème. Deux petites pauses biscuit-fanta orange avec quelques clic-clac. Et ... finalement, je ne trouve pas cette montée de 21 km si impossible ! De l'autre côté du col, au rond-point, je retrouve à nouveau la police. Pas très causants en uniforme. Et j'entame la "descente" - en réalité toujours en montagnes russes - vers Ida Ougnidif pour trouver la Kasbah Tizourgane vantée par Stéphane. Le vent n'est pas chaud. Un thé s'impose. Au bord de la route assis devant ce qui semble etre un café, je rencontre un natif de Ida Ougnidif qui habite depuis longtemps Saint-Denis et qui est en vacances. Parlant parfaitement le français de Paris, il m'accompagne en buvant le thé, redoutant un peu de rentrer en France. Je finis par voir la Kasbah Tizourgane perché comme un agadir mais ayant été utilisé non comme un grenier mais comme une protection contre les razzias. Très belle oeuvre de 23 années de restauration et d'aménagement presque luxueux pour des gîtes, on y monte les sacoches à l'aide ... d'un monte-charge ! Le Mulet a trouvé plus sur de se mettre à l'abri au pied de cette citadelle. Accueil très agréable par la femme du patron, la cuisinière, l'homme à tout faire ... La vue de la terrasse supérieure aménagée est imprenable : un paysage de montagne avec des arganiers implantés ça et là, et ... des ruches au pied de la citadelle. Enfin, je peux voir trois ruches anciennes horizontales et cylindriques en activité. Une assez grosse entrée ronde d'environ 4 cm de diamètre est creusée dans le couvercle de façade qui parait tout en terre séchée. Le petit rucher est typiquement traditionnel, un bâti ouvert en pierres sèches, avec plusieurs étages constitués de roseaux ou de moitiés de tiges de bambous mélangés à de la terre, avec un toit assez épais fait d'un mélange de terre et de végétation herbacée. Si la construction de ces ruches est semblable aux anciennesarnas aragonaises, le diamètre de ces ruches apparaît un peu plus petit que celui des arnas. Ces abeilles butinent de préférence les fleurs d'arganiers juste en dessous des ruches. Un miel d'arganier, tiens ! C'est propre au Maroc certainement. Tafraout - Ida Ougnidif, 58 km, 7h-15h, +1054 m -840 m Mercredi 25 novembre 2015 - La guigne ! nouvelle crevaison ... Tizourgane Kasbah à Ida Ougnidif est le top de ce qu'on peut espérer trouver au Maroc. On y est tellement bien que je n'ai pas entendu la montre sonner le clairon du réveil ! Le patron m'a décrit ses difficultés pour réhabiliter ce monument appartenant en indivision à sa famille. Persévérance est le mot que l'on peut retenir pour aboutir à ce prestigieux établissement d'accueil : un modèle pour une bâtisse datant du XIIIe siècle mise aux normes de confort actuelles. Il manque juste un savon pour se laver. Sinon, tout y est : pas de fautes majeures de gout dans la restauration, travail d'artisans inventifs et compétents - notamment pour toutes les menuiseries faites sur mesure, oeuvre pédagogique avec des étudiants en master patrimoine d'Agadir, accueil parfait, cuisine excellente avec les produits locaux, chambres très grandes avec salle de bain, eau chaude solaire.. Un rapide bonjour aux abeilles entrevues hier dans le très beau rucher à la mode antique, au pied de la Kasbah, niché versant sud juste au-dessus des arganiers, et me voilà reparti. Mes sacoches ont été descendues par le monte-charge. Tout se présente bien pour joindre tranquillement Ait Baha, dernière étape avant Agadir. Dans le silence du matin, le jour se levant, rouler est un privilège qui, dans ces circonstances, permet de ressentir ce que les paysages peuvent offrir de meilleur à l'âme humaine. Mais ... une drôle d'impression me ramène aux réalités moins agréables : ma roue arrière se dégonfle ! Pourtant avant de mettre une chambre à air neuve il y a trois jours j'avais bien pris la précaution de toucher tout l'intérieur du pneu pour etre certain qu'il n'y avait pas d'épine, de morceau de fer susceptible de faire une nouvelle crevaison. Bien des morceaux de route sont actuellement en travaux lourds avec ferraillage, béton, engins de toutes sortes, et ... des cailloux très pointus sur lesquels on est obligé de rouler. J'enlève tout le barda pour extirper la roue arrière, démonte le pneu, sort la chambre à air neuve qui ne semble pas tout à fait dégonflée. J'opte pour mettre à la place la chambre à air de la roue avant d'hier que j'ai remplacée par une chambre à air neuve. La rustine est encore à moitié collée : je gonfle un peu, ça a l'air de tenir. Je me dis qu'avec la pression la rustine restera bien plaquée contre le pneu. Je remonte tout. 100 coups de pompe Lapize, et ça repart. Le paysage n'a plus la meme saveur après ce nouveau coup du sort. Un dromadaire au milieu de la chaussée ! En réalité, il y a tout un troupeau qui se délecte des noix d'argan. Le berger, plus que véritable gardien, suit les dromadaires des yeux et les accompagnent. Très belles bêtes bien propres. L'un essaie de s'approcher de l'appareil photo ... et c'est dans la boite ! ... Le pneu a l'air de tenir. Encore une bonne dizaine de kilomètres pour arriver à Ait Baha, grosse ville si l'on peut dire, où je peux trouver des chambres à air neuves. C'est le jour du marché. Le souk se fait dans la rue principale mais aussi dans les ruelles adjacentes. Il y a de tout, en particulier toutes les petites choses qui faisaient le bonheur des bricoleurs "d'avant" avec les quincailleries et les drogueries. J'avais pisté un hôtel qui avait de bons avis. Impression confirmée par un passant qui m'indique son adresse. Mais avant, il me faut trouver le réparateur de cycles qui me vendra deux chambres à air neuves et solides. Je suis tombé sur un brave homme qui trouvera ce que je cherche et qui, aussi, voyant que mes mains étaient noires de cambouis, m'a porté de l'eau, de la poudre pour me laver les mains. Sympathique homme ! Je suis désormais armé pour crever au moins deux fois demain entre Ait Baha et Agadir ! La petite ville grouille de monde. Plein de vieilles landrover, de peugeot et surtout de renault. Au Maroc, les constructeurs automobiles de marques françaises ont (eu) un marché prometteur. Les dacia sont très prisés. La barbe a poussé depuis que je n'ai plus de bombe à raser et que le rasoir a rendu l'âme. Trouver un barbier ! Bonne idée, et puis lui faire aussi raccourcir les poils sur la tête ! Je tombe sur un maître du coupe-choux. Trois fois, il me badigeonne de mousse à croire que le rasoir ne coupait pas ! Je ressors avec la tête plus légère ... Ida Ougnidif - Ait Baha, 49 km, 7h30 - 13h, +253 m -895 m Jeudi 26 novembre 2015 - Retour chez les Chtis De crainte de ne pas me réveiller comme la veille, j'ai mis l'alarme à la tablette, au téléphone et à la montre. Total : je me suis réveillé une heure plus tôt ! n'ayant appliqué le décalage horaire que sur la montre ... Toujours très beau lever du jour ! Le vélo a sa roue arrière encore gonflée : magie du bricolage même avec la moitié d'une rustine collée ! Cela fait toujours impression, semble-t-il, de voir un bipède casqué sur une machine à pédales gorgée de paquets noirs. J'attire toujours autant les regards. 8°C ce matin à Ait Baha. La route est magnifique, large et sans circulation, durant les 30 premiers kilomètres. De beaux et fantomatiques douars apparaissent, pour la plupart en ruines. L'éclairage du soleil levant allonge fortement les ombres, accentuant un relief déjà bien présent. Crèvera, crèvera pas ? Quelques portions encore empierrées me font lever de la selle pour mettre un maximum de poids sur la roue avant maintenant équipée de neuf. La pression du pneu arrière parait tenir. Beaucoup de contours sur cette portion qui me conduit à la plaine menant à Agadir. Un lac ! La vision est surprenante ici mais le barrage est bien réel. De longues et planes lignes droites maintenant me mènent à Biougra, puis à Ait Melloul où j'ai envie d'une ... omelette. Cuite directement dans un plat en aluminium, ... je mets les mains là où il ne faut pas, et ... je lache tout ... mais ce fut bien bon ! Le plat est bien agréable pour pédaler maintenant cahin-caha. Je passe Inezgane, reconnais la route qui mène à l'aéroport ... Ca y est, on sent l'écurie ! Avant d'aller chez les Chtis d'Agadir, je file au port de pêche. Impressionnant, le nombre de bateaux présents ainsi que la dimension du port. L'entrée s'y fait sous surveillance policière et douanière. Magnifiques, les charpentiers de marine qui construisent encore là de très gros chalutiers tout en bois. Tout un secteur du port est dédié au dépeçage des bateaux retraités, à la coque toute cabossée, rouillée. Les chalumeaux en action tronçonnent par le feu ces vieux rafiots qui doivent en avoir des choses à raconter. Le sentiment de sécurité est total - ce qui n'est pas le cas en général dans les ports. Beaucoup de monde s'active sur chaque bateau pour charger le matériel nécessaire à la reprise en mer. Des tout petits bateaux, des barques presque, avec deux ou trois hommes à bord, partent ou reviennent de l'océan, la peche n'étant pas seulement le fait de gros bateaux usines - qui sont aussi présents - ou des chalutiers traditionnels. Pas mal de monde à mobylette ou avec une remorque tirée à la main négocie quelques surplus de poissons invendus car pas aux normes. Sur un quai, plein de filets de peche sont aux prises avec des petites mains qui raccomodent, rafistolent les mailles déchirés. Même les orteils sont à l'oeuvre en même temps que les mains pour bien tendre le filet à réparer. Casse-croûte sur le port avec calamars grillés/frites. Retour chez les Chtis où Didier me reçoit avec toujours autant d'attention : le carton du vélo et mes vêtements "de ville" sont bien là. Il est 14h. Ca y est l'Anti-Atlas est emballé. La boucle est bouclée. Ait Baha - Agadir, 65 km, 7h15 - 14h, +110 m -598 m Vendredi 27 novembre 2015 - Vécu d'Agadir Ce matin, Les Chtis d'Agadir sont un havre de paix. Confort et détente au milieu de personnes de nationalités multiples. Un suédois travaillant au Mali est inquiet de retourner à Bamako. Un couple québécois, un autre germanique, deux franco-asiatiques. C'est aussi un couple polonais à l'histoire étonnante. Décidés à fuir la misère, mari et femme embarque dans une voiture usée. Arrivé aux environs de Berlin, de nuit, panne de batterie : l'alternateur a rendu l'âme. Passe et s'arrête une voiture avec une dame seule à bord. Elle embarque le couple polonais, lui trouve une chambre. Le lendemain, le mari de la dame a fait le nécessaire : l'alternateur a été changé. La voiture des polonais est prête pour continuer le voyage. Aucun frais à payer. Belle histoire ... Midi : au casse-croûte ! En déambulant sans trop réfléchir, je vois des petites tables pas mal occupées, avec un panneau indiquant "restaurant". Bien prétentieux peut-être le terme, mais assiettes appétissantes si j'en crois ce qui est servi. Le serveur - aussi patron - est habillé très propre : "oui, bien sûr, on fait le couscous le vendredi". Quelques minutes après, une magnifique assiette fumante arrive accompagnée d'une boisson inédite pour moi : jus de carotte avec orange. Arrive un couple avec deux petits enfants : lui en costume - cravate très chic, les petits habillés en "dimanche", elle complètement enveloppée de noir de la tête au pied. On ne voit même pas les yeux ... Entre l'avenue Mohammed V et l'océan Atlantique, un autre Agadir : grandes et larges avenues, résidences de luxe, multiples hôtels 4 et 5 étoiles, kyrielle de taxis, bus de tours operators. Très peu de monde. De plantureux bipèdes aux tours de taille conséquents sirotent tranquillement. Mais les bars, les restaurants de luxe restent presque vides malgré les tarifs promotionnels ostensiblement affichés. Passe une jeune fille court vêtue. Deux Agadir ... Samedi 28 novembre 2015 - Retour à Toulouse C'est l'heure de faire rentrer le vélo dans le carton. Le Mulet se plie de bonne grâce à l'opération : pédales à l'envers, guidon en travers, selle et béquille démontés, pneus dégonflés. On insère la tente, le matelas, le casque. Le carton est bouclé. Didier, le patron des Chtis d'Agadir a un lodgy qui permet au vélo d'être transporté sans risque jusqu'à l'aéroport. Quarante minutes quand même pour accéder à l'aérogare avec des embouteillages qu'une meilleure conception du maillage routier pourrait éviter. Au revoir à Didier qui m'a royalement reçu. Bonne continuation au Riad ! L'arrestation il y a deux jours de présumés terroristes autour d'Agadir laissait penser que les contrôles à l'aéroport allait être renforcés. Petite aérogare avec un grand hall d'embarquement, les passagers y font déjà la queue plus de deux heures avant l'embarquement. Les comptoirs d'enregistrement EasyJet sont très actifs et sans histoire. Jusqu'à l'arrivée des bagages à Toulouse-Blagnac, je retrouve la même efficacité dans l'organisation et dans le service à l'usager. L'avion est bondé et les places ne sont dimensionnées que pour des bipèdes petits et moyens. Le départ se fait avec 20 minutes d'avance ! "On va être détourné, c'est sûr : pourquoi part-on ainsi avec autant d'avance sur l'horaire !". C'est un clin d'oeil des passagers toulousains très en verve qui se trouvent derrière moi. Dans la nuit noire, on peut voir que l'on suit le littoral méditerranéen espagnol : lumières de Valence, de Barcelone ... mais aussi surprenante boule orangée de la lune ... L'atterrissage à Blagnac se fait en douceur. Il est 21h. Aïe ! pas de pièce de 1 euro ! Comment prendre un caddie pour charger le carton-vélo et les sacoches. Heureux hasard : la pièce de 5 dirhams a la même dimension. Thomas est là pour m'accueillir. Ambiance normale à l'aéroport. La raclette a été très appréciée ... Douce réalité ... Retour à Eysus le lendemain : une grande barre nuageuse épouse les montagnes. La neige est bientôt là !

Un Bilan ? L'Anti-Atlas est bien une montagne. Le petit tour fait en une douzaine de jours de vélo fait grimper au total près de 8000 mètres. Pas mal de montagnes russes. Trois grandes montées : le col de Kerdous depuis Tiznit, la portion spectaculaire de Tamgoute à Igherm avec de longues pentes supérieures à 12%, le col sans nom 20 km à l'Est de Tafraout. Un coup de coeur : les extraordinaires plissements rocheux de la portion Tata - Tamgoute - Igherm. De bonnes adresses avec de belles rencontres et discussions : chez Didier aux Chtis d'Agadir, l'hôtel des touristes à Tiznit, chez Abdou à Amtoudi, la Kasbah Tizourgane. Ce voyage s'est inscrit dans un contexte très particulier puisque je suis parti le lendemain de la tragédie terroriste de Paris. Partout où je suis passé, j'ai eu les mêmes réactions spontanées avec le besoin de dire à l'étranger que la religion ne peut pas justifier de tels crimes. Le sentiment de sécurité a été total avec quelques gestes toutefois qui m'indiquaient clairement que je devais passer, m'éloigner, partir. Mais beaucoup plus souvent, j'ai eu de très nombreux témoignages d'attentions alors que je ne demandais rien : par exemple lorsque j'ai dû changer mon pneu avant, ayant les mains noires de cambouis, on m'a spontanément porté de la lessive et de l'eau pour me laver ; par exemple pour me recommander un "ami" qui me trouvera logement et nourriture. Quatre images flash restent présentes dans ma tête : au souk d'Agadir, les visages épuisés de deux femmes, assises à même le sol, pétrissant indéfiniment la pâte d'argan (photos vendredi 27 novembre) ; toujours à Agadir, une mère de famille, tout de noir vêtue en voilage intégral, le mari en costume-cravate tenant par la main un petit garçon endimanché ; à Akka, la convergence de nombreuses femmes adultes se dirigeant vers l'école pour des cours d'alphabétisation ; toujours à Akka, de très beaux objets confectionnés par des femmes avec les plastiques ramassés dans le douar. Kaleidoscope du cycliste ...
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10 000 km à vélo avec 130 euros de matériel
Bonjour,

Voila, j'ai le rêve un peu fou de partir de Gap en vélo vers l'Espagne, puis de traverser l'Espagne, de rejoindre le Sahara Occidental jusqu'a la ville de Smara en traversant le Maroc, puis de revenir vers Tanger par la cote marocaine, puis de traverser l'Italie via la Sicile puis a nouveau la France (Ouf!) jusque dans le nord de la France, soit environ 10000km au total que je pense etaler sur 7 mois environ.

Ok, mais pour cela, etant tres pauvre...je n'ai qu'un velo FRAMWORK pour femme acheté d'occas a 80 euros et une tente decat' a 22 euros et des portes bagages a 15euros...plus des menu truc quoi comme kway, gants, le minimum pour le velo c est a dire pompe pour gonfler, clé pour démonter une roue, chambre a air, etc. J'ai 12kilos dans mes bagages en tout, je veux privilegier d etre tres leger sur le confort. En gros j'ai 130euros de "materiel" en comptant mon velo. Certain dise que ce n'est pas un probleme, d'autre que oui, je ne sais plus quoi penser. Je me sens pret par contre mentalement a la difficulté (et a ne pas me changer souvent!).

Je compte dormir majoritairement dehors (env 75pourcent du temps)

Pensez vous que ce soit jouable? soyez franc.

Merci
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Douze jours au Maroc avec nos deux enfants... autrement
Bonjour à tous, Nouvelle sur le forum depuis hier, je viens à vous pour glaner des renseignements précis sur notre futur voyage pour nos 10 ans de mariage ( avril 2013, je sais, je m'y prends à l'avance!!!): nous partons avec nos deux enfants de 3 et 6 ans ( qui ont l'habitude de bouger et de marcher!), et nous avons envie de voyager loin des groupes organisés. - en 12 jours, nous aurions voulu découvrir la zone allant d'Essaouira à l'oued Massa + la vallée du Draa jusqu'au désert Nous nous posons plusieurs questions: - Nous sommes lyonnais et voudrions éviter de monter jusqu'à Paris. Peut-on ne pas passer par Marrakech? (atterrir à Agadir, et nous envoler de Ouarzazate: existe-il des vols ouarzazate -Lyon a des prix raisonnables? - combien de temps faut-il raisonnablement compter pour le trajet Agadir - Ouarzazate? - comment répartir le nombre de jours entre ces deux zones? Nous pensions faire 6 à 8 jours dans la vallée du Draa ( en passant pourquoi pas par Croqnature pour ceux qui connaissent), et nous débrouiller nous-même sur la côte. Dernière question: - nos enfants sont fans de vélo, notre fils de 6 ans fait du BMW: est-il facile vers Essaouira de louer un vélo adulte avec siège bébé, et un vélo enfant? Quels bons plans pour les petits?

Merci à vous pour vos réponses !

Emilie
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Avis sur itinéraire d'un mois en bus et à vélo dans le sud du Maroc en janvier
Salut,

J'envisage de partir au maroc un mois entre mi janvier et mi fevrier, j'aimerai avoir votre avis sur ce préparcours fait à la hâte pour avoir une idée; Arrivé d'avion a Marakech, achat d'un vélo sur place Bus jusqu'à Essaouira Essaouira tiznit en vélo Tiznit Taroudant en vélo Taroudant Ouarzazate en bus Ouarzazate Ait ait benhaddou, vallée du Drâa => Zagora en vélo Zagora Merzouga en vélo Merzouga Rissani en vélo Rissani Er Rachidia en vélo Er Rachidia Boumalne, gorge Dadès, Todra en vélo Boumalne Marakech en bus, revente du vélo si possible, retour en avion

Ce parcours n'est il pas trop ambitieux pour seulement un mois? si je dois remplacer des parcours en vélo par certain en bus, lesquels présentent le moins d'intérêt? A quel température dois je m'attendre pour cette période selon les lieux? Merci 😉
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A vélo dans le sud du Maroc cet hiver: parcours et hébergements
bonjour il y a plus de 30 ans que je ne suis pas allé au Maroc et cet hiver de mi décembre à fin février je voudrais y aller en avion puis voyager avec mon vélo dans le sud, je ne veux pas camper

j'aimerais savoir les possibilités hébergements à petits prix (donnez moi des prix de référence s.v.p.) ainsi que des idées de parcours, je voudrais éviter la pluie et le froid quels sont aussi les prix pour manger dans "les gargotes "?

merci de vos infos bonne route à tous
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Trek à vélo dans le nord du Maroc
Bonjour, je cherche des renseignements sur les possiblités de randonnées à vélo dans le Nord du Maroc. Est-ce la bonne période pour y aller ? Comment trouver des cartes assez précises ? Les routes sont-elles très fréquentées ? Est-ce très montagneux ? Quels sites ne faut-il pas manquer ?

Beaucoup de questions !

Merci d'avance pour vos réponses.
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Avis sur parcours de sept jours à vélo dans l'Atlas marocain?
Bonjour,

Je pars faire du vélo dans l'atlas pour 7 jours le 10juin. Mon parcours n'est pas encore complètement fixe, mais voici les grandes lignes.

0.Arrivé Marrakech montage vélo, achat billet de bus. 1.Je prends le bus(ou grand taxi?) pour le col Tizi-n-Tichka pour gagner du temps. Ensuite du col de Tizi-n-Tichka je pars en direction de Telouet, fin de journée à Ait Benhaddou. 2.De Ait Benhaddou je rejoins Ouarzazate. Taxi jusqu'à Tinerhir pour gagner du temps. Puis Tinerhir > Tamtattouchte en vélo. 3.Tamtattouchte >Col a 2800>Msemrir 4.Msemrir > Boulmane Dades 5.Boulmane Dades > Tagdilt > Tizi’n’Tazazert (traverse du Jbel saharo) 6.Tizi’n’Tazazert > Nekob 7.Nekob> Agdz en taxi, retour en Bus Ouarzazate/ Marrakech

Bien sur le programme est flexible car je ne sais pas combien de temps certains trajet risque de prendre, notamment pour la boucle Tinerhir>Tamtattouchte>Msemrir>Boulmane Dades ou bien la traverse Dades>Tagdilt>Tizi’n’Tazazert > Nekob.

Je suis preneur d’infos sur l’état et la difficulté de la piste entre Tamtattouchte>Msemrir. Est-il possible de dormir dehors seulement avec un sac de couchage en juin dans l’atlas ? Si je suis bloque entre Tamtattouchte>Msemrir je pense dormir a la belle étoile ? Est ce faisable ? Est-ce que des personnes ont relié Boulmane Dades à Nekob en une journée ? Merci Ben
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A vélo du sud Maroc jusqu'en France: s'équiper à Marrakech et bus?
Salut a tous !

Dans le cadre d'un tour du monde a velo, je quitte bientot l'est canadien pour le sud-Maroc, pour remonter jusqu'en France. J'aurais prefere partir de Dakar, mais les prix des billets d'avion a partir d'ou je me trouve sont tels que j'atterris en fait seulement a Marrakech. De plus, j'ai cru comprendre en lisant le forum que c'est un coup a faire du 5km/h tout le long du Senegal et Mauritanie a cause du vent :vu que je tiens a profiter des rencontres et etre arrive au nord de la France pour Noel, j'ai raccourci le trajet. J'arrive donc a Marrakech, mais je trouve que ce n'est pas assez au sud encore a mon gout.... et puis je crois que je loupe une bonne partie de l'atlas, non ? D'ou ma premiere question : est-il possible a partir de Marrakech de trouver des bus qui accepteraient de transporter mon velo, et jusq'ou ? J'aimerais descendre jusqu'au Sahara occidental avant d'entamer ma remontee, histoire d'avoir l'impression de traverser un ptit bout de desert quand meme : a partir de quelle ville cela vaudrait-il le coup ?

Autre question : ma tente est dechiree dans tous les sens, et je n'ai juste qu'un bruleur pour cuisiner ( j'imagine que je ne vais pas trouver de bonbonnes de gaz au Maroc), il me faudrait donc un autre systeme qui accepte le petrole comme combustible. Est-il possible de s'equiper sur Marrakech pour ces 2 choses la ( ca serait moins cher que de m'equiper au Canada)? Ou bien pensez-vous qu'il est possible de bivouacer sous les etoiles, avec qques nuits a l'hotel de temps en temps et manger dans la rue ( de ce cote la, je me demandais si je n'allais pas etre embeter pour le ravitaillement si je pars du sahara occidental). J'ai un budget inferieur a 400euro/mois, donc est-il possible de tenir un mois au Maroc en dormant a l'hotel assez souvent et en se faisant servir des tadjines qui me font deja saliver d'avance🙂 ?

Merci pour vos precieuses reponses amis cyclotouristes !
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Vélo à assistance électrique et transport terrestre en Grèce et au Maroc?
Bonjour Avec un vélo pas de train ni en Italie ni en Espagne, avec un VAE pas d'avion, et comme il fait 25kg pas de bus... En France au mieux il faut démonter le vélo... Ne reste que la bagnole pour s'approcher de la Grèce ? Idem pour le Maroc si ce n'est peut-être le Ferry de sete avec un interail pour y aller ? Une fois au Maroc par contre le bus est possible, non démonté et debout dans la soute. Qui a déjà fait ? Et comment ?
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Périple Alsace-Maroc à vélo
Salut à tous amis cyclotouristes

Passionné du vélo dans sa totalité (le nombres de ses avantages me fait halluciner par rapport à cette nullité appelée "voiture"), je souhaite me lancer dans mon 1er périple à vélo et relier Strasbourg au Maroc. Départ prévu : Septembre, un mois à traverser la France, de même pour l'Espagne, et pour le Maroc, on verra en fonction de ce que je trouve à y faire.

j'aimerais aborder plusieurs points concernant ce genre de projets : 1) L'équipement : vélo, chargement, matos annexe... 2) L'itinéraire, et surtout sa faisabilité 3) le Maroc : je n'ai jamais voyagé aussi loin. 4) la préparation, organisations, administration

Concernant, le vélo, je suis dans le flou total. Un VTT me semble le mieux adapté, pour pouvoir aller n'importe où. Qu'est-il préférable ? Un cadre léger en alu qui casse moins facilement qu'en cadre acier, mais que quand il casse, c'est la galère ? La différence de poids est-elle énorme ? Je pense me charger comme ça : un petit porte bagage sur la tige de selle à l'arrière qui prendrait un sac à dos dans lequel je met tente, tapis, sac d'accouchage et une poche plastique de 5 litres pour boire régulièrement. Ma tente est très légère (sans doublure), sinon je me fais ce magnifique petit abris en utilisant deux barres en alu le long du cadre: http://www.randonner-leger.org/02_materiel/bricolage.php A l'avant, deux sacoches pour mes 2 slips, mon matos à camping, à réparer le vélo et la bouffe Est-ce qu'à l'arrière ça peut faire trop lourd, et est-ce que j'aurai à l'avant la place de tout mettre ? Avec la trousse de soins, le réchaud une laine vêtements de pluies, patins, chaines de rechange, etc...

j'aimerais bien passer par la montagne comme la grande traversée du jura et du massif central, aller en Ardèche, Lozère et continuer vers les Pyrénées orientales que je traverserais par je ne sais où (???). Arrivée en Espagne je ne sais pas du tout quoi faire. De même pour le Maroc ? Je sais que pour l'un, la Catalogne est belle et l'Atlas pour l'autre. Mon idée serais d'avancer un peu au jour le jour en suivant mon instinct et les conseils des gens du pays. Qu'en pensez vous ? Ces histoires de montagnes, c'est de la folie ?

Une fois au Maroc, j'aimerais me poser un peu pour découvrir un peu plus le pays. Ce que j'aimerais faire (et dont je n'ai aucunement la prétention de pouvoir le faire) serait : rencontrer des gens et partager leur quotidien, les aider dans leur tâches en l'échange de leur hospitalité rencontrer des humanitaire et les accompagner le temps de quelques jours pour voire comment une assoc travaille.

Pour ce qui est de la préparation de mon voyage, je compte faire ces trucs : Faire le passeport (ben oui, quand même) Aller aux ambassades Marocaines et Espagnoles en leur présentant mon projet pour voir ce qu'elles en pensent. Voire ma banque pour une vrai VISA avec assurance et autorisation de découvert Chercher une assurance santé qui prendrai en charge un éventuel rapatriement Voire un toubib pour me conseiller en alimentation et en comportement de sécurité quand on fais du vélo 6 heures par jour.

Voilà tout. Je sais que j'oublie bien des choses, étant donné mon inexpérience. Beaucoup me disent que mon projet est trop ambitieux (les montagnes, l'Afrique, la solitude...), voire dangereux. Je réponds que je ne pédale pas avec mes mollets mes avec mes tripes et mon cœur ; que la performance sportive, je crache dessus et que je prends volontairement mon temps...

Passez tous du bon temps à vélo, en voyage, et surtout, merci de vos éventuelles réponses, aides et partage.
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Sud Maroc en vtt
Salut

J'envisage de partir dernière quinzaine de décembre pour faire un parcours vtt dans le sud maroc (ouarzazate, djebel sagho, vallée du draa....). Je pense faire ça en autonomie (avec ma remorque Bob yak) et en solo.

Je cherche des infos pour affiner mon parcours et profiter de l'expérience de personnes qui auraient déjà fait ce genre de trip. Je cherche en particulier des infos sur les ravitos en eau, les possibilités de camping sauvage et l'état des pistes.

La cerise sur le gateau serait les coordonnées gps des parcours

D'avance merci

Apneis
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Conditionnement du vélo avec Easyjet (vol Lyon-Maroc)
Bonjour,

Je pars bientôt pédaler au Maroc avec ma copine et nous voyageons avec Easyjet depuis Lyon. J'aimerai avoir un retour de personnes ayant déjà été confronté au transport de vélo avec cette compagnie. Comment avez vous emballez votre vélo ? Ca me semble jouable de faire un truc bien propre à l'aller, mais je n'ai pas super envie de me trimballer le nécessaire d'emballage du vélo pendant tout le voyage. A la limite, le papier bulle pour protéger la transmission c'est pas un problème mais le reste...

J'ai bien lu les recommandations d'easyjet, mais j'aimerai avoir un retour concret.

Merci à vous !

Benjamin.
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Compagnie aérienne pour le Maroc avec un vélo
Salut,

Voila je projette me rendre au maroc avec mon fidèle compagnon (mon vélo ...) mais le hic c'est que j'ai pas trouvé de compagnie aérienne adapté pour mon vélo (payer 8 euros par kilos en + des 20 kg de franchise ..... ça va faire beaucoup !!!!), existe t'il des compagnie plus "adapté" (style 20 euros pour la franchise baggage + 35 euros vélo ..)

merci de m'aider !!!
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Premier voyage à vélo au Maroc en février
Bonjours aux cyclistes !

Après être tombée amoureuse d'un voyageur en vélo il y a deux ans de ça, je me lance à mon tour et souhaiterais tester ce moyen de transport si attrayant pour un voyage de deux semaines au Maroc cet hiver. Mon ami et moi devrions partir les deux premières semaines de février. J'ai regardé sur les sites d'estimations météorologiques et apparemment elles sont très variées d'une région à une autre et d'une année à une autre... Quelqu'un aurait déjà voyagé au Maroc à cette période? Je ne connais pas du tout le Maroc, aussi j'ai de la peine à savoir quelles routes sont plus appropriées que d'autres pour le vélo ou quels lieux vaudraient plus le détour que d'autres en sachant qu'on aura maximum 14 jours.. Auriez vous des conseils d'itinéraires qui pourrait nous éviter le trop grand froid? On devrait atterir et redécoller de Marrakech.

Merci d'avance, j'ai déjà hâte d'y être !

Kymia
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Compte rendu d'un voyage à vélo au Maroc au Moyen et Haut Atlas
Bonjour,

Petit compte rendu d’un voyage en vélo au Maroc, aout 2010. Moyen et Haut Atlas. 900 km. 5 semaines

L’objectif de ce compte rendu est surtout technique, pour faciliter de futurs voyages (bien que la difficulté soit pour moi une source de plaisir et que pour citer Daniel Pennac « Aujourd’hui on ne voit plus, on reconnaît »). Cet itinéraire est relativement facile, pour des personnes en forme physique moyenne. Une expérience du voyage est un atout pour faire face aux différents impondérables qui jalonnent le parcours. Le paysage est splendide, les gens extrêmement chaleureux. Un bonheur rare. Nous avons passé cinq semaines au Maroc, dont trois semaines de journée sur le vélo. Certaines peuvent effectuer cet itinéraire en sept ou dix jours. Personnellement, cela me parait beaucoup trop court, 15 pleins me semblent être un minimum pour pouvoir se détendre un peu.

Itinéraire

· Bordeaux-Casablanca en Avion et nos vélos · Casablanca-Fès en train · Fes-Tihmadit-….BUS….Midelt-Errachidia-Merzouga-Tinejdad-Tineghir-Agoudal-Boulmane du Dades……BUS….Safi-Essaouira · Nous avons utilisé aussi les bus, les camions, les voitures, les dromadaires, les ânes et nos pieds… Vélos et matériel · Un VTT moyen de gamme 26 ou 28 pouces suffit largement. 7 ou 8 vitesses. Pas besoins de fourche suspendue. Pneus polyvalent classique genre Schwalbe Marathon. Nous avons des cintres papillons et c’est génial ! Une bonne selle gel à 25 euros et c’est parti ! · Sacoches arrière Vaude plus une sacoche de guidon · Tente Gosport à 19 euros qui fait 2.4kg je crois (elle n’est pas très solide mais on utilise cette tente pour tous nos voyages depuis plusieurs années, imbattable) et duvets bas de gamme à 10 euros (les duvets servent de couverture quand il fait froid, ce qui est arrivé plusieurs fois, et de matelas lorsqu’il fait chaud) · En période de ramadan : un réchaud et popote peut être un plus pour ce faire le café et des pates le soir

Transports · Avion Aller : compagnie Jet4you avec nos propres vélo, prix du billet plus 60 euros par vélo et par voyage, soit 120 euros juste pour l’aller/retour. C’est cher mais nous avons ainsi pu partir de bordeaux et éviter le transport des vélos jusqu'à Paris. · Train Casablanca aéroport-Casa voyageur : Gare de train en bas de l’aéroport, possibilité de mettre les vélos dans la plateforme à l’avant du train pour aller à casa voyageur, directement demander au contrôleur sur le quai et non pas aux guichets · Train casa voyageur-Fès : vélo dans train de marchandise (10 euros par vélo je crois).

On a choisi la solution train pensant que nous allions devoir déballer les vélos puis les remballer pour rejoindre la gare de bus. En fait il est surement plus simple de mettre les vélos emballés sur un taxi (ils ont des galeries dans le coffre qu’ils installent à la demande). Prévoir supplément pour les vélos. Cartons spécial vélo (11 euros) disponibles au comptoir Air France. Très solides et pratiques. · Avion Retour : Jet4you. Pas de cartons disponibles. Prévoir la recherche de cartons dans les supermarchés de cycles (on en a récupéré 2 dans un Marjane (équivalent Auchan)) Arrivé d’Agadir en bus, on a dormi tranquille dans l’aéroport sur nos matelas mousse, protégés des regards par nos cartons de vélos. L’aéroport est très tranquille et sécurisant. · Le long du trajet, nous avons utilisés à plusieurs reprises différents moyens de locomotions lorsque nous étions fatigués ou lors de dénivelés trop importants et longs… Il est très facile, de trouver un transport. Prévoir de marchander un peu en fonction du confort du véhicule. La CTM est de loin le moyen de transport le plus luxueux et simple pour le transport de vélo Les vélos sont bien attachés et fixés, pesés et étiquettes. Cependant, la CTM n’effectue que des grandes distances. Pour les autres transports, faire attention à ce que les vélos soit traités avec tendresse… Prévoir cordes et Tendeurs, toujours pratiques Dénivelé et routes · Nous sommes un couple pas vraiment sportif (vélotaf, plus deux trois trucs en plus). La grosse difficulté de cette itinéraire se situe dans le moyen Atlas, ou les distances sont longues entre les étapes (nous avons choisis de prendre un bus entre sur 150 km et nous ne le regrettons pas du tout…). Sinon c’est relativement plat, avec quand même deux cols importants dans la vallée du Dades et du Todra (Il est beaucoup plus facile et intéressant de monter par Todra et de descendre par la vallée du Dades.) · 90% de routes bitumées, un peu pistes · Trafic routier assez supportable, sauf en sortie de Fes, et sur quelque portions montagneuses assez étroites dans le moyen Atlas. Chaleur · Dans les montagnes la chaleur est largement supportable. Dans la région de Fès et dans le sud à partir de Midelt, il fait tres chaud, quasi impossible de rouler après 11h-12h, on peut reprendre le vélo à partir de 16 h (il fait quand même chaud mais c’est mieux). Par contre nous avons eu pas mal de journées nuageuses (même dans le Sud), tres agréables ou nous avons pu rouler presque toute la journée. Ramadan · Un peu dur pour nous. Pas de pain dans les épiceries, difficile de trouver à manger le soir dans les petites villes. On est crevé après une journée de vélo, parfois un peu long d’attendre la rupture du jeune et de se coucher un peu tard lorsqu’il faut se réveiller à 4h du matin pour profiter de la fraicheur… Pas de thé dans les cafés, pas de pause kefta à midi, pas de sardines grillées à 4 heures… Mais loin d’être insurmontable. Nourriture · De façon générale, il est essentiel d’anticiper et de prévoir. La nourriture, l’eau, le temps de l’étape, … Les pastilles genre micropur c’est pratique et ça évite de jeter 500 bouteilles d’eau en plastique. Achetez l’eau minérale fraiche comme vous achèteriez un coca en France, voyez le comme une récompense, une sucrerie, un truc occasionnel. C’est vrai que c’est tellement bon une eau fraiche et sans gout… En raison du ramadan, de notre budget limité, et de la rareté des restaurants, nous faisions un joli stock de victuailles lorsque nous croisions une épicerie. Pain, vache qui rit, yaourt, fruits. · De façon générale, en dehors des grandes villes (ce qui est majoritairement le cas sur ce trajet) et des endroits touristiques (il y en a quand même pas mal sur le chemin) pendant le ramadan, les épiceries ouvrent plus tard et reçoivent le pain dans l’après midi mais n’ont plus de pain après le ftor. Les cafés ouvrent vers 9-10 h ou restent fermés, les restaurants sont fermés. · Difficile de trouver un repas dans les petites villes le soir pendant le ramadan, les gens rentrent chez eux manger en famille et ressortent ensuite · Par contre nous nous sommes fait très souvent inviter pour le repas du jeune dans des familles. Belle expérience. LOGEMENT. - Petits hotels un peu partout - Camping sauvage ça marche pas mal, mais il ne faut pas trop compter sur la solitude, le temps de monter la tente et deux bergers sont déja là, voir toute une famille qui nous invite à venir dormir chez eux... - Camping payant un peu partout aussi

DIVERS · Au niveau sécurité (camping sauvage, vols, …), rien à craindre. Il faut respecter les règles élémentaires (pas d’ostentation, vigilant dans les grandes villes, dans les souks…) · Les enfants dans le Haut Atlas sont assez harassant, la faute vraisemblablement au paquet de 4*4 qui passent par la en jetant des stylos par la fenêtre façon caravane du Paris-Dakar. C’est une situation assez fatigante mais qui peut se révéler dangereuse car les enfants tentent de bloquer ou d’attraper le guidon…, au risque de heurter le vélo et de nous faire perdre l’équilibre. Une seule solution….Foncer - Dans la région de Merzouga, possibilité de payer une petite somme pour utiliser la piscine et la douche dans les hotels (meme de luxe), pratique surtout pour la pause de l'après midi, en plus l'aprem il y a personne dans les hotels, du coup il n'y a personne dans la piscine

Si Vous avez des questions, besoin de détails, n'hésitez pas...

YoYohannis
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Sud du Maroc seule en juin
Bonjour ami (s) voyageur (s)!

J'ai besoin de vos avis et conseils sur le parcours que je souhaite faire lors de mon séjour au Maroc en juin! Je précise que je pars seule avec pour tout bagage un grand sac à dos de randonnée. :-)

Je pars début juin depuis la France pour 15 jours. J'arrive par avion à Marrakech. Je reste sur Marrakech 2 jours. Je logerai à 10 kms dans une auberge. C'est un couple français qui me reçoit et ils me proposent de me faire la visite de Marrakech. Ce qui m'arrange car beaucoup de gens me disent que je risque de me faire embêter sur place si j'y vais seule. Apparemment en une journée je peux avoir fait le tour de ce qui est à voir à Marrakech...

Ensuite le lendemain je prend le car CTM direction Ouarzazate où je rejoins une connaissance et cela pendant 5 jours. Des randonnées sont prévues, ce qui est génial car j'adore marcher et faire du VTT!

Ensuite je compte rejoindre Merzouga et faire un bivouac dans le désert et repartir le lendemain. Par contre là je ne serais pas accompagnée... Si vous pouvez me dire comment m'y rendre (on m'a dit qu'un car CTM y aller mais pas d'infos sur le site) et si vous connaissez une auberge pas mal qui propose de faire des bivouacs! (J'en ai vu plusieurs sur internet mais si vous avez des avis ça m’intéresse!).

Dé là, j'aimerais ensuite (et c'est là où j'ai le plus de questions!) me rendre sur la côte car j'ai bien envie de voir Legzira, Sidi Ifni, Mirleft... De Merzouga je pense donc revenir à Ouarzazate et ensuite j'ai vu qu'un car aller jusqu'à Agadir (mais trés long) et ensuite de Agadir je dois encore prendre un car pour Tiznit! N'y a t'il pas un autre moyen de se rendre sur la côte depuis Ouarzazate sans passer par Agadir (ville trop européanisée pour moi) et sans louer un VH? (je suis seule s'il m'arrive un accident ou même juste une crevaison non merci!). Arrivée à Tiznit, j'aimerais bien louer un VTT et longer la côte en VTT jusqu'à Sidi Ifni (en passant par Mirleft et Legzira). Savez vous si les routes sont praticables en VTT et si ça ne craint pas trop de partir seule? Savez vous d'ailleurs si je peux louer un VTT à partir de Tiznit et le rendre que 3 jours plus tard?

Ensuite à mon retour de cette randonnée VTT, je souhaite remonter un peu plus sur la côte en allant à Essaouira (donc depuis Agadir par le car CTM). Je pense y rester une journée histoire de me balader un peu. Et enfin je reviens ensuite à Marrakech prendre le vol de retour!

Programme peut être assez serré en 15 jours, qu'en pensez vous?

Merci pour vos aides et conseils. Car je pars seule et je n'ai pas envie de me retrouver dans des situations que je pourrais regretter!

Au plaisir de vos lire!

Chawie.
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Vol Marseille-Marrakech sur Royal Air Maroc
Bonjour à tous😉

Je pars dimanche 20 mai (et je revien le 29) pour un vol Marseille-marrakech avec Royal Air Maroc. Avant d'acheter mon billet je me suis renseignée sur la compagnie car je suis une phobique de l'avion (cf mon post: dans la rubrique divers/ peur de prendre l'avion) Ce qui me rassure c'est que cette compagnie aprtage ces vols avec Air France (au départ de Lyon mais ausi d'autres villes) donc je me dis que c'est un signe de qualité. Je me suis renseignée et mes vols allers et retours se ferront bien avec Royal Air Maroc et pas Atlas blue (merci à certains d'avoir signalé ce cas😛)

Mes questions sur cette compagnie(et j'espère que vos réponses combleront mes angoisses) Le vol dure 2h45 : a-t-on droit à voir un film, repas? Voit-on un écran qui indique où en est l'avion (distance parcourue..;) Peut-on choisir sa place? Pensez-vous qu'il faut que je dise aux hôtesses que j'ai très peur?

MERCI de tout coeur pour vos réponses
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Marrakech du 29 avril au 6 mai avec deux enfants de 7 et 9 ans
Bonjour,

Je suis nouvelle sur le forum. Je suis une maman solo, je pars du 29 avril au 06 mai prochain avec ma fille de 9 ans et demie et mon fils de 7 ans à Marrakech. Les 3 premiers jours nous avons loué un tout petit riad adorable (2 chambres !) nommé Dar Tarik (qq'un connait ?) dans la médina, puis nous partons ensuite pour les 4 jours restants à Terres d'Amanar, à une trentaine de kms de Marrakech, réserve naturelle et base multiloisirs. Si vous vous trouvez dans la même période et pas très loin de ce périple, nous serions heureux de faire des connaissances. N'hésitez pas sur les conseils, les idées, j'avoue ne pas être très sereine (nous avons 2 avions à rendre à l'aller et 2 au retour car nous partons du nord de l'Espagne, nous passons par Madrid à l'aller et par Barcelone au retour / je ne connais pas du tout marrakech / je suis plutôt nulle en orientation en ville...). A bientôt ;-)
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Prendre une bonne assurance pour le Maroc
Cela fait 20 ans que je passe mes vacances au Maroc, j'adorais ce pays! Mais tout est beau quand tout va bien....... Cette année, mon petit garcon a loué une petite moto et malheureusement, il a eu un accident. L'arriere de la jambe droite arrachée !!! Personne ne s'occupe de vous dans ces moments là.Mon époux a ramasser notre enfants et a couru au bureau de police qui se trouvait a proximité et là on lui a carémment dit "que voulez vous qu'on en fasse !" Mon mari m'a alors donné le petit dans mes bras et a du lui même aller chercher une ambulance. Arrivé aux urgences, les ambulanciers ont appelé mon époux pour lui demander de l'argent du fait qu'ils avaient pris le chemin le plus cours!! 4 heures se sont passées avant que mon fils ai pu avoir les premier soin et 11 h avant que le chirurgien vienne pour l'opérer !!! Au bout de 5 jours, le medecin nous donne l'autorisation de sortir de l'hopital, mais l'infirmiere nous dit qu'il doit encore rester car les papiers ne sont pas complet. Là je n'en pouvais plus, j'ai hurler!!! elle voulait qu'on lui donne de l'argent pour que ca aille plus vite! Alors, prenez une bonne assurance du genre "mondial assistance" Sans celle -ci, dieu sait ce qui nous serait encore arrivé !!!!!!!!!
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Je vous invite à découvrir le Maroc
INTRODUCTION

Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.

Nous avons séjourné 15 jours au Maroc en septembre 2018 et avons parcouru plus de 5000 km pour découvrir ce pays sous ses différentes facettes.

Plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.

Nous avons fait l'achat d'une carte routière Michelin (742) et nous avions également téléchargé une carte du Maroc dans notre GPS.

Finalement, lors de notre séjour, nous n'avons utilisé que l'application Maps.me qui s'est avérée une application très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même dans la recherche de nos hôtels dans les médinas ou lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.

J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.

La réservation de tous les hôtels ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.

Les attraits touristiques que nous avons visité sont les suivants:

Belyounech Tétouan Cascades d'Akchour et Pont de Dieu Chefchaouen Plage de Maresdar à El Jebha Al-Hoceima Source chaude Hammat Chaabi Plage Cara Blanca Plage de Tmadet Sidi El Bachir Gorges de Zegzel (grotte du chameau) Cascades de l'Aggai à Sefrou Fes Meknes Volubilis Sources de l'Oum Er-Rbia Route des Cèdres à Azrou Vallée du Ziz Moyenne Vallée du Ziz Erg Chebbi à Merzouga Gorges du Todgha Gorges du Dades Vallée des Roses Kasbah Aït-Ben-Haddou Tizi-N-Tichka Casdades d'Ouzoud Pont d'Imi-n-Ifri Cascades de l'Ourika Cascade d'Imlil Route vers Tacheddirt Tizi N' Test Mosquée de Tinmel Kasbah de Tizourgane Agard-Oudad - Les rochers bleus (les roches peintes) Gorges d'Aït Mansour Mosquée Tamsaout Grotte et Bassin Win-Timdouine Paradise Valley Agadir Essaouira Mosquée Hassan-II à Casablanca

Conduire une automobile au Maroc est tout un défi lorsque l'on sait qu'il est un des pays qui possède les routes les plus meurtrières au monde. Il n'y a aucune discipline sur les routes du Maroc. La vitesse, les dépassements illégaux, le passage aux feux rouges, les voitures délabrées, l'étroitesse de certaines routes, les piétons et les cyclistes qui traversent la route sans avertissement, les motocyclistes qui se faufilent entre les voitures, sans oublier les nombreux animaux qui se dressent en bordure de la route. Et je n'exagère surtout pas...

Il n'existe pratiquement aucun civisme sur la route. C'est chacun pour soi. Nous avons dû céder le passage la majorité du temps afin d'éviter que notre voiture de location soit amochée.

Toute une expérience pour mon conjoint Alain qui a réussi à parcourir ces milliers de kilomètres sans aucun accrochage. Après coup, nous comprenons pourquoi la voiture que nous avions louée avait autant de bosses et d'éraflures ....

Il y a énormément de postes de contrôle (gendarmes) au Maroc. Nous avons vécu quelques expériences, de bonnes et de moins bonnes. Je vous en ferai part au moment opportun.

Il est très important de respecter les limites de vitesse et de connaître le fonctionnement des postes de contrôle.

Ceux-ci se trouvent généralement à proximité d'un embranchement ou d'un carrefour giratoire. Des panneaux sont installées temporairement en bordure de la route pour indiquer le poste de contrôle ainsi que les limitations de vitesse.

C'est assez spécial car nous roulons à une vitesse d'environ 80 km/h et tout à coup on aperçoit le panneau indiquant le poste de contrôle et trois panneaux consécutifs invitant à réduire rapidement notre vitesse à 60, 40 et 20 km/h dans un espace vraiment restreint.

C'est toujours un stress de passer ces contrôles , même si nous n'avions rien à nous reprocher... Je passais mon temps à vérifier l'odomètre pour m'assurer que nous respections bien les limites de vitesse. 60, 40, 20.. 60, 40, 20 ... Combien de fois Alain m'a entendu répéter ces chiffres afin de passer les contrôles sans problème.

Lorsque nous avons effectué la réservation des hôtels, il était indiqué que le stationnement était gratuit. Cependant, la majorité du temps, il a fallu payer des frais de 10 MAD (environ 1,40 $ CAD ) pour qu'un gardien surveille la voiture.

Que la voiture soit en bordure de la route ou dans un stationnement, il y avait toujours quelqu'un portant un dossard qui se présentait pour réclamer son dû.

A Essaouira, nous avons battu un record: 50 MAD (7 $ CAD), soit 40 MAD pour le stationnement et 10 MAD pour le gardien.

Une arnaque pour les touristes lorsque l'on sait que le prix est fixé à 5 MAD à Essaouira pour toute une nuit. Mais que peut-on faire lorsque nous avons besoin d'un espace de stationnement pour la nuit et que le préposé au stationnement te réclame 40 MAD et te harcèle de rajouter un 10 MAD pour le gardien?

Par ailleurs, nous avons été très bien accueillis au Maroc. Les gens étaient contents de nous voir et aimaient discuter avec nous. Particulièrement les jeunes hommes qui se sont montrés très avenants et ont été d'une gentillesse extraordinaire.

Nous avons été choyés côté température. Le ciel était toujours d'un bleu éclatant, sauf dans le désert où le ciel était couvert. Mais heureusement, nous avons eu droit à une éclaircie au moment du coucher du soleil.

Sans plus attendre, je vous invite à venir découvrir par le biais de nos vidéos les différents attraits que nous avons visités ainsi que nos escapades sur les routes du Maroc.

POUR LA SUITE, C'EST ICI

POUR VOUS RENDRE À UNE JOURNÉE SPÉCIFIQUE, VOICI LES LIENS APPROPRIÉS:

Jour 1: De Casablanca à Tétouan Jour 2: De Tétouan à Chefchaouen Jour 3: De Chefchaouen à Al Hoceima Jour 4: De Al Hoceima à Oujda Jour 5: De Oujda à Meknès Jour 6: De Meknès à Azrou Jour 7: De Azrou à Merzouga Jour 8: De Merzouga à la Vallée des Roses Jour 9: De la Vallée des Roses à Ouzoud Jour 10: D'Ouzoud à la Vallée de l'Ourika Jour 11: De la Vallée de l'Ourika à Ouirgane (détour à Imlil) Jour 12: De Ouirgane (route du Tizi-n-Test) à Tafraoute Jour 13: De Tafraoute à Tizgui N'Chorfa Jour 14: De la Vallée du Paradis à Essaouira Jour 15: De Essaouira à Casablanca
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Rencontre avec des vélos solaires et découverte du verglas d'été au Maroc
Mercredi 13 Septembre 2017 Balaruc Sète 9 km Je suis le seul participant à la randonnée Solarbike 2017 a avoir dormi au camping de Balaruc où était prévu le regroupement. Retardés les autres n’arriveront que pour le départ du bateau de 20h à Sète. Voir préambule : voyageforum.com/...post=8369614#8369614 J’ai donc toute la journée pour plier ma tente et réorganiser mes bagages. J’en profite pour redresser les sardines de mon tapis de sol beaucoup moins rigides que les piquets de ma tente et qui ont déjà souffert de mes 3 premières nuits.

Au téléphone Thomas m’avait invité à télécharger l’application ZENLY www.numerama.com/...-de-la-snap-map.html Cela permet de localiser ses amis si la fonction GPS de leur Smartphone est activée et qu’ils sont connectés. En fin de matinée, je m’étonne de toujours voir Thomas et Francine à 65 km de Sète à l’endroit où ils ont dormi. Toujours pas d’info sur la page Facebook jusqu’à qu’enfin apparaisse : SUPER INQUIET CE MATIN MON HANDBIKE NE DEMARRE PLUS. 1 heure QU ON CHERCHE En fait ils perdront plusieurs heures avant de comprendre que l’interrupteur n’est jamais passant et de le shunter. Alors qu’ayant gagné Sète, je profite de la terrasse d’un restaurant quai du Mistral, j’ignore qu’eux vont commencer une course contre la montre pour embarquer avant le départ du ferry.

Je m’offre une daurade et une dame blanche en regardant passer des bateaux de touristes surbaissés adaptés au pont de chemin de fer. Il s’agit du pont à bascule proche de la gare. Puis je me promène en ville en achetant quelques vivres. Peu après 17h je gagne la gare maritime. Une camionnette italienne attire mon attention et je fais connaissance d’Adalberto qui prépare son tricycle couché et sa remorque. Les 2 sont recouverts de panneaux solaires et il a déjà participé comme Thomas Papay au Sun Trip www.thesuntrip.com/presentation/. Il parle bien français, nous échangeons et je lui offre du raisin que je viens d’acheter. Puis je surveille son attelage pendant qu’il se repose sur le matelas dans son fourgon. Il pensait le laisser stationner là pendant 2 mois. Un marocain vivant en France et qui vient assister à tous les départs de bateaux lui déconseille et l’accompagne à un garage peu couteux. Mais comme le propriétaire est absent, Adalberto est contraint de lui laisser les clés. Cela commence sous le signe de la confiance internationale. Ils reviennent tous les 2 sur le scooter du sétois. Puis arrive Francis avec son tricycle sur la remorque de sa voiture. Il a roulé avec les participants depuis la Savoie mais il ne pourra pas pour des raisons de calendrier embarqué pour le Maroc. Il confirme qu’ils sont en retard. Avec lui je monte les escaliers pour aller au guichet. L’hôtesse qui demande nos prénoms ne trouve pas nos réservations. Pas de Francine, Thomas, Joy ou Gilles. En fait c’est un peu compliqué : Joy n’est pas son vrai prénom, il s’appelle Thierry et le billet est au nom Thomas qui se prénomme en fait Pierre-Thomas. Je m’inquiète pour son accès au guichet mais il n’aura pas besoin de monter à l’étage (non équipé d’ascenseur). Il suffira de présenter nos 4 passeports pour avoir les tickets d’embarquement. Adalberto lui n’a pas demandé à Francine de lui acheté sa place préférant régler au dernier moment. Si vous avez réussi à suivre, nous serons 5 à embarquer pour cette aventure : Thomas paraplégique et initiateur de ce raid, Joy qui sera son aide, Francine qui a participé à l’organisation, Adalberto et moi. Enfin s’ils arrivent avant le départ du ferry. Peu après 18h Thomas arrive avec Francine. Ils ont roulés jusqu’à 70 km/h sur la voie rapide. Alors que je viens lui dire bonjour, pour notre premier contact il sert affectueusement son bras au niveau de mes cuisses pour il me semble me féliciter de mes premiers 350 km et m’encourager. Je découvre son handbike dont les roues servent également à son fauteuil pour limiter le poids. Je retrouve avec plaisir Francine. Mais Joy n’a pas pu suivre car il a une roue crevée sur sa remorque ce qui le ralentit.



ll n’arrive qu’à 18h30 épuisé. Nous sommes les derniers à embarquer.

Un contrôleur de billet se souvient d’avoir vu embarquer il y a un an Paul Bermejo avec son tricycle couché solaire : voyageforum.com/...post=7621147#7621147



Difficile de passer inaperçu avec de tels véhicules. Mais il semble que de simples vélos soient déjà rares. Rien n’est prévu pour. L’équipage philippin nous propose des sangles pour les arrimer aux crochets implantés régulièrement dans le sol métallique. Pour les tricycles déjà stables sur leur roue pas de problème pour mon VTT je ne vois que la solution de le coucher. Un philippin me propose de le sangler contre une caisse en métal. Je laisse ma tente sur le porte bagage et emmène mes 5 sacoches jusqu’à la cabine que je partage avec Francine et Adalberto. Thomas et Joy dormiront dans une cabine avec sanitaire adapté aux Personnes à Mobilité Réduite que Francine avait retenue en achetant nos billets. Sur le pont quelques membres du personnel immortalisent le départ de cette traversée qui va durer 37 h. Nous quittons Sète en même temps que le soleil.

Je publie mon premier message sur le Groupe Solarbikes pour informer ses membres sur Facebook :

13 septembre, 19:56 Tom, Joy, Francine, Adalberto et moi, les 5 cyclistes sont bien montés à bord.



C'est parti ! bien installés dans les cabines.

Le pilote veille sur notre sortie du port.



je finis de rassurer les followers en ajoutant :

13 septembre, 20:10 Sortie réussie. Les canots de sauvetage sont en place.
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