Nous avons passé 15 jours en Ouzbékistan en juillet dernier et je n’ai pas eu le temps de donner mes impressions. Le circuit était assez classique Samarkand, Chakhrissabz, Ourgoute, Nourata, Boukhara, Khiva et Tachkent.
Nous avons adoré ce voyage avec des monuments incroyablement beaux, une population accueillante, des marchés typiques et des paysages très variés.
Nous avions choisi une agence locale avec un guide et un chauffeur mais c’est nous qui avons choisi nos hôtels dans les villes étapes.
Nous avons eu un coup de cœur pour Boukhara qui est très agréable pour séjourner avec sa place et ses terrasses de cafés .
Nous gardons un super souvenir d une journée et d une nuit chez l’habitant dans les montagnes et de la nuit sous les yourtes près du lac Aydarkul .
Le guide parlait un français impeccable ce qui a rendu ce voyage encore plus intéressant..
Si vous voulez des détails ou si vous avez des questions j’y répondrai avec plaisir
Hello! I’m so excited to be back on this forum—it’s helped me so much in the past! I need your expert advice for our next trip, which will take us to Central Asia: Uzbekistan, Tajikistan, Kyrgyzstan, and Kazakhstan.
We have a month, and here’s the itinerary I have in mind: Arrival in Tashkent – 2 days Bukhara – 2 days Samarkand – 3 days Panjakent – 1 day The Seven Lakes + Iskanderkul – 3 days Khujand – 2 days Fergana Valley – 3 days Song Kol Lake – 2 days Issyk-Kul Lake – 3 days Charyn Canyon – 1 day Kaindy Lake – 1 day Altyn Emel Park – 1 day Almaty – 1 day and departure
I know the travel times, especially in the mountains, can be long, but I’ve tried to optimize it so we can rest after the long drives. Our family includes three kids aged 5, 13, and 17. We’re used to backpacking. But I have *so* many questions: -Will it be extremely hot in Uzbekistan, but manageable in the other regions on my itinerary? -I’ve read conflicting things about trains in Uzbekistan: is it possible to book train tickets in advance from France? -For the Seven Lakes and Iskanderkul, do I need to hire a driver? Is it easy to find one? Since there are five of us, we’d need a large car… or is it possible to rent a car in Panjakent and drop it off in Khujand? -What’s worth visiting in the Fergana Valley? -I’d prefer to avoid domestic flights, so I planned to break up the Osh-Issyk-Kul Lake route by stopping at Song Kol Lake and taking a horseback ride. Is that realistic? Again, do I need to find a driver, or can we do it independently? -Where’s the best base for Issyk-Kul Lake? The main goal is to relax and swim (is it acceptable for women to wear swimsuits in these regions?) -For the last part of the trip—Charyn Canyon and Kaindy Lake from Issyk-Kul—is it doable, or do I need a driver once more? -Is Altyn Emel Park doable in the summer, or is it too hot? The idea is to see the views and do a short 3-hour hike.
Thanks so much for any firsthand tips or experiences you can share!
We have a month, and here’s the itinerary I have in mind: Arrival in Tashkent – 2 days Bukhara – 2 days Samarkand – 3 days Panjakent – 1 day The Seven Lakes + Iskanderkul – 3 days Khujand – 2 days Fergana Valley – 3 days Song Kol Lake – 2 days Issyk-Kul Lake – 3 days Charyn Canyon – 1 day Kaindy Lake – 1 day Altyn Emel Park – 1 day Almaty – 1 day and departure
I know the travel times, especially in the mountains, can be long, but I’ve tried to optimize it so we can rest after the long drives. Our family includes three kids aged 5, 13, and 17. We’re used to backpacking. But I have *so* many questions: -Will it be extremely hot in Uzbekistan, but manageable in the other regions on my itinerary? -I’ve read conflicting things about trains in Uzbekistan: is it possible to book train tickets in advance from France? -For the Seven Lakes and Iskanderkul, do I need to hire a driver? Is it easy to find one? Since there are five of us, we’d need a large car… or is it possible to rent a car in Panjakent and drop it off in Khujand? -What’s worth visiting in the Fergana Valley? -I’d prefer to avoid domestic flights, so I planned to break up the Osh-Issyk-Kul Lake route by stopping at Song Kol Lake and taking a horseback ride. Is that realistic? Again, do I need to find a driver, or can we do it independently? -Where’s the best base for Issyk-Kul Lake? The main goal is to relax and swim (is it acceptable for women to wear swimsuits in these regions?) -For the last part of the trip—Charyn Canyon and Kaindy Lake from Issyk-Kul—is it doable, or do I need a driver once more? -Is Altyn Emel Park doable in the summer, or is it too hot? The idea is to see the views and do a short 3-hour hike.
Thanks so much for any firsthand tips or experiences you can share!
Salut,
Je vois qu'il y a une bonne ambiance sur ce forum, alors, si vous avez besoin de conseils sur l'Ouzbékistan et surtout sur ma ville natale de Tachkent, n'hésitez pas!
Bonjour,
Voici un petit compte-rendu des 17 jours exceptionnels que j’ai passés en Ouzbékistan du 28 Juin au 14 Juillet 2009. Je précise que ce voyage en solitaire avait pour moi un double intérêt : découvrir l’Ouzbékistan, mais aussi voler sur des avions russes. Cela explique mon recours quasi-systématique à l’avion pour parcourir de longues distances.
Pour commencer, voilà mon itinéraire :
28 Juin : Arrivée à Tashkent très tôt le matin par le vol Aeroflot, et départ dès le lever du jour pour Samarcande sur un vol Uzbekistan Airways. 29, 30 Juin : Samarcande 1er Juillet : Départ pour Shakhrisabz le matin, journée à Shakhrisabz 2 Juillet : Excursion dans la vallée de Langar à partir de Shakhrisabz 3 Juillet : Trajet Shakhrisabz – Boysun, après-midi à Boysun 4 Juillet : Trajet Boysun – Sairob le matin, visite de Sairob, trajet Sairob – Termez en début d’après-midi, visite de Termez 5 Juillet : Visite de Termez le matin, puis vol Uzbekistan Airways Termez – Tashkent vers midi, transit à Tashkent et vol Tashkent – Nukus en fin d’après-midi 6 Juillet : Départ matinal pour Moynaq. Après-midi et nuit à Moynaq 7 Juillet : Retour sur Nukus le matin. Après-midi à Nukus 8 Juillet : Trajet Nukus – Khiva le matin, après-midi à Khiva 9 Juillet : Journée entière à Khiva puis départ pour Boukhara dans la soirée sur un vol Uzbekistan Airways 10, 11, 12 Juillet : Boukhara 13 Juillet : Départ matinal pour Tashkent sur un vol Uzbekistan Airways, après-midi à Tashkent 14 Juillet : Départ très, très matinal pour la France via Moscou.
DEPENSES
Dépenses totales sans compter les billets d’avions internationaux/domestiques et les cadeaux : 410€
HEBERGEMENT
Samarcande : Antica B&B, 3 nuits, 25$ la nuit chambre sans clim, sans salle de bain. Petit déj’ inclus. Recommandé : non.
J’ai été déçu par l’Antica où je suis resté 3 nuits. Le cadre est très agréable et le petit déj’ excellent, mais on m’a fait un sale coup avec la chambre. Explication : la première nuit, j’ai eu droit à une chambre individuelle avec salle de bain car aucune des chambres les moins chères n’était disponible. J’ai donc payé 25$ pour une chambre censée en valoir plus, mais on m’a prévenu que je changerais de chambre dès le lendemain. C’est ce qui s’est produit, mais au lieu de me donner une « vraie » chambre, on m’a installé sur de grosses couettes (genre futon à la japonaise) directement sur le sol du salon d’une maison attenante. Ca n’était ni un vrai lit, ni une vraie chambre, il n’y avait pas de rideau (la pièce donnait sur la cours au rez-de-chaussée, tout le monde pouvait donc me voir dormir) et la porte ne fermait pas à clé. J’ai fait part de mon mécontentement le lendemain matin, et pour la troisième nuit ils ont fait l’effort de m’ouvrir le canapé dépliant, chose qu’ils auraient pu faire la veille. Bref, cette chambre ne valait vraiment pas 25$ mais Samarcande étant ma première destination en Ouzbékistan, je n’avais pas encore bien pris le coup du marchandage. J’ai croisé d’autres voyageurs qui sont restés au Bahodir dont ils étaient très contents. La déco est a priori moins élaborée qu’à l’Antica, mais les prix sont bien plus intéressants et l’emplacement idéal.
Shakhrisabz : Shakhrisabz Tour & Travel, 2 nuits, 10$ la nuit chambre avec clim, sans salle de bain. 2, 5$ pour le dîner. Petit déj’ inclus. Recommandé : OUI !
Pas très évident à trouver, mais quel accueil ! Le patron, Lutfullohon, est un type extraordinaire. Extrêmement bavard, il parle un dialecte un peu bizarre à base d’anglais injecté d’allemand et de russe. Son père est également très sympathique, ils forment une famille bien attachante. Dès mon arrivée j’ai eu droit à un repas copieux servi directement dans ma chambre. La chambre était très propre, elle comprenait même un salon et elle donnait directement sur une jolie cours ombragée où il est très agréable de manger le soir. Seul petit bémol : les sanitaires assez rustiques (toilettes sèches) et les coupures d’électricité fréquentes, qui ne concernent pas uniquement l’hôtel. Lutfullohon peut organiser des excursions aux alentours, en particulier dans la vallée de Langar. C’est aussi lui qui m’a aidé à trouver un moyen de transport pour rejoindre Boysun. C’est à Shakhrisabz que j’ai reçu le meilleur accueil.
Boysun : Hôtel Normat, 1 nuit, 12000 soums (moins de 6€), chambre sans clim’, sans salle de bain, sans petit déj. Recommandé : oui puisque c’est le seul hôtel de Boysun, à moins que vous ne réussissiez à dormir chez l’habitant.
A priori, l’hôtel Normat est le seul de la ville. C’est un hôtel de style soviétique, le confort est donc assez sommaire. Il n’y avait pas d’eau courante lorsque j’y étais, les sanitaires étaient donc hors d’usage. La chambre était assez spacieuse mais les draps n’avaient vraisemblablement jamais été changés et l’oreiller sentait les cheveux gras. Il y a quand même une télé qui permet de suivre les derniers exploits du très cher président Karimov. 12000 soums, c’est le prix pour touristes. Les Ouzbèques paient 6000.
Termez : Hôtel Surkhon, 1 nuit, 25000 soums (moins de 12€), chambre avec clim’, avec salle de bain, sans petit déj’. Recommandé : oui.
Hôtel bien sympathique, rénovation récente au sens ouzbèque du terme. La chambre commençait déjà à montrer de nombreux signes de fatigue, mais l’ensemble était propre et la clim’ très efficace. Le type de l’accueil était très sympa, il m’a aidé à changer de l’argent à un assez bon taux. Nukus : Hôtel Jipek Joli, 2 nuits, 15$, chambre avec clim’, sans salle de bain, avec petit déj’. Recommandé : oui… B&B convenable. Nassiba, la jeune fille qui parle anglais, est très gentille. J’ai eu une chambre qui donnait sur la cour. Problème : c’est très bruyant le soir, et la salle de bain commune est souvent dégueulasse car elle est utilisée par les gens qui mangent dans la cour. Petit déj’ correct. Ne pas faire appel à eux pour des excursions à Moynaq ou Mizdakhan, leurs tarifs sont exorbitants : mieux vaut négocier directement avec un chauffeur de taxi. Attention également aux arnaques sur le prix des lessives.
Moynaq : Hôtel Oybek, 1 nuit, 12000 soums (moins de 6€) chambre sans clim’, sans salle de bain, sans petit déj’ mais avec dîner. Recommandé : oui puisque c’est le seul hôtel de Moynaq.
Quelle aventure l’hôtel Oybek…sanitaires impraticables (il n’y a pas d’eau courante), draps dégueu, lit défoncé, hall envahi par les mouches, coupures d’électricité, mais bon ça fait partie de l’expérience ! J’avais des colocataires : une colonie de chauves-souris vivant dans le conduit d’aération. J’ai été réveillé en pleine nuit par une bête qui me marchait dessus, avant d’être réveillé une seconde fois par une chauve-souris qui rebondissait de mur en mur. Bref, l’hôtel Oybek est à l’image de Moynaq, il y règne une délicieuse atmosphère de fin du monde. Point positif : le gérant est plutôt avenant et le repas du soir correct. La plupart des chambres sont occupées par des travailleurs chinois venus dans le coin pour explorer des gisements de gaz.
Khiva : Hôtel Arkonchi, 1 nuit, 15$, chambre avec clim’, avec salle de bain, avec petit déj’. Recommandé : oui !
Excellent accueil à l’hôtel Arkonchi. La personne qui m’a reçu était très gentille et parlait bien anglais. Ma chambre était propre et très spacieuse. L’hôtel est merveilleusement bien situé, dans la ville fortifiée. Il y a une jolie terrasse sur le toit d’où la vue sur Khiva au lever du soleil est superbe. La cour de l’hôtel est très agréable, et le petit-déjeuner était copieux et excellent. Il est possible d’y dîner le soir. C’est le meilleur hôtel que j’ai connu en Ouzbékistan, avec le Shakhrisabz Tour and Travel.
Boukhara : Malikjon Guest House, 4 nuits, 15$ chambre avec clim’, avec salle de bain, avec petit déj’. Recommandé : oui.
Idéalement située juste en-dessous du bassin Liab-I-Haouz. Très jolie maison de style traditionnel, avec une grande cour. Ma chambre était correcte et propre, la clim’ marchait très bien, et Ô bonheur suprême, le lit était à ma taille ! Le petit-déjeuner était assez bon et la famille plutôt sympathique. Bref, une bonne adresse à Boukhara où le choix ne manque pas.
Tashkent : Gulnara Karimova B&B, 1 nuit sans petit-déjeuner, 12$, sans salle de bain, avec clim’. Recommandé : oui.
Je ne suis resté qu’une demi-nuit au B&B Gulnara puisque j’ai dû partir pour l’aéroport à 2h du matin. Malgré ça, j’y ai passé quelques heures très agréables. Le gérant est très gentil, il est jeune, il parle bien anglais et l’emplacement du B&B est idéale puisque le bazar Chorsu est tout proche. Le B&B Gulnara est très facilement accessible depuis l’aéroport en prenant le bus (n° 11 si ma mémoire est bonne). J’ai partagé une chambre avec un néo-zélandais et la salle de bain était à l’extérieur, le Gulnara reste donc plutôt cher si on le compare aux B&B de province où l’on peut avoir une chambre individuelle avec salle de bain pour 15$.
TRANSPORTS
Avion
Nice-Tashkent via Moscou avec Aeroflot. C’était un billet prime Skyteam, je n’ai donc payé que les taxes d’aéroport (100€).
Tashkent-Samarcande 28€ en Airbus A310
Termez-Tashkent 35€ en Ilyushin 114, un avion qui date de 2003 mais qui en paraît beaucoup plus.
Tashkent-Nukus 47€ en Tupolev 154, une expérience inoubliable !
Urgench-Boukhara 36€ en Avro RJ85, avion de fabrication britannique très bien entretenu.
Boukhara-Tashkent 33€ en Antonov 24 sorti tout droit des années 60. Le bonheur absolu.
Total : 179€ + 15€ de frais d’émission = 194€
J’ai commandé mes billets auprès de RPTA, la représentation d’Uzbekistan Airways en France. Ils ont un bureau à Paris et ne sont pas très efficaces…il faut appeler de nombreuses fois pour obtenir ce que l’on veut. Ne commandez pas vos billets sur Expedia (ça plante à la dernière étape) ou sur le site de Thomas Cook. J’ai essayé de réserver via Thomas Cook, tout s’est bien passé, j’ai même reçu une confirmation de ma réservation, mais ils m’ont appelé quelques heures plus tard pour m’annoncer qu’ils étaient incapables d’émettre les billets… Pour les vols domestiques Uzbekistan Airways, il vaut donc mieux passer par RPTA si vous souhaitez les acheter en France.
Taxi individuel
Aéroport de Samarcande à l’Antica : 4000 soums
Courses moyennes en ville dans de vrais taxis: 1500 à 2000 soums.
Samarcande – Shakhrisabz : 7$ + 1000 soums. J’avais prévu à l’origine de rejoindre Shakhrisabz en taxi collectif, mais après une attente de 45 mn sans qu’aucun voyageur supplémentaire ne se profile à l’horizon, j’ai préféré payer plus cher pour « individualiser » le taxi et cesser de perdre du temps.
Shakhrisabz – Boysun : 60 000 soums, réservé par l’intermédiaire de Lutfullohon, gérant du B&B Shakhrisabz Tour & Travel. C’est cher, mais il n’existe a priori ni bus, ni taxi collectif pour rejoindre directement Boysun depuis Shakhrisabz, et je ne voulais pas perdre trop de temps en changeant de moyen de transport entre ces deux villes. J’ai donc fait confiance à Lutfullohon mais avec le recul 60 000 soums est assez cher compte tenu de la distance. Vous aurez donc peut-être intérêt à négocier directement auprès d’un chauffeur de taxi.
Sairob – Termez : 18 000 soums. Là encore, j’ai payé pour les « absents » après plus d’une heure d’attente.
Aéroport de Nukus au Jipek Joli B&B : 2000 soums
Taxi dans Moynaq : 300 soums suffisent pour parcourir la très longue rue principale.
Moynaq – Kungrat : 8000 soums. Là encore, j’ai préféré payer pour les sièges vides et ne pas perdre de temps.
Excursions en taxi
Termez : Pour 12 000 soums, un chauffeur de taxi a accepté de m’emmener voir Fayaz Tepe, le mausolée d’Al Hakim Al Termizi et le Stupa de Zurmala. L’expédition a duré 2h environ. Le lendemain, un autre chauffeur m’a conduit au Qirq Kiz, au mausolée Saoddat, à la khanaka Karyl Dar Ata et à l’aéroport pour 9000 soums. Les visites ont duré 1h30 environ. Négocier fermement !
Vallée de Langar au départ de Shakhrisabz : 50 000 soums pour un taxi pouvant accueillir jusqu’à 4 passagers.
Nukus : 18000 soums pour aller faire un tour à la nécropole de Mizdakhan et à la forteresse de Gyaur-Qala toute proche. A ne pas rater si vous ne comptez pas visiter les forteresses du désert autour de Khiva. La nécropole de Mizdakhan est très impressionnante, c’est une véritable ville de mausolées recouvrant une colline, mieux vaut y aller en fin de journée quand la lumière est la plus belle.
Taxi collectif
Boysun – Sairob 2000 soums
Nukus – Mangit puis Mangit – Urgench : 3000 + 5000 soums. Il est sûrement possible de trouver un taxi collectif reliant directement Nukus à Urgench.
Urgench – Khiva : 1500 soums. Attention aux arnaques !!! Les chauffeurs ont tendance à gonfler les prix de façon disproportionnée quand ils voient des touristes. Au départ on voulait me faire payer 7000 soums…mais j’ai refusé et en fin de compte j’ai payé le même prix que les autres passagers ouzbèques.
Khiva – Aéroport d’Urgench : 15 000 soums pour 2 personnes. J’ai pris le taxi avec une touriste allemande qui l’avait réservé via l’hôtel, il est donc possible de trouver bien moins cher en s’adressant directement à des chauffeurs hors de la ville fortifiée.
Aéroport de Boukhara – Bassin Liab-I-Haouz : 4000 soums pour 2. Dans l’autre sens, de la ville vers l’aéroport, ne payez pas plus de 2000 soums pour un taxi.
Gulnara B&B – aéroport de Tashkent au milieu de la nuit, 5000 soums pour 2 dans un taxi pirate.
Bus et minibus
Nukus – Moynaq : 4000 soums. Quelle expédition ! Dans un vieil Ikarus rouge, nous avons eu droit à 3 pannes en 4h30 nécessitant l’immersion totale de notre brave chauffeur dans le moteur. J’en garde un très bon souvenir, le bus n’avançant pas très vite il est très facile de contempler les espaces désertiques de la Karakalpakie. Ne vous fiez pas aux horaires : le bus était censé partir à 9h dixit le Lonely Planet, à 10h selon Nassiba de l’hôtel Jipek Joli, et j’ai finalement chopé le mien in extremis à 8h30 en face de l’hôtel Tashkent, de l’autre côté de la route. Je ne sais pas s’il y a plus d’un bus par jour entre Nukus et Moynaq. Si vous loupez le bus, vous n’aurez pas trop de mal à trouver un taxi collectif ou minibus pour Kungrat d’où vous pourrez prendre un taxi pour Moynaq. Cette dernière solution est d’ailleurs la plus pratique si vous ne souhaitez pas goûter au charme mazouté d’un vieux bus hongrois.
Minibus Kungrat – Nukus : 3000 soums
Minibus dans Nukus : 300 soums
Minibus dans Boukhara : 300 soums
Minibus Boukhara – Nécropole Chor Bakr : 400 soums
Bus dans Tashkent : 400 soums
Métro
Métro de Tashkent : 400 soums
MONUMENTS
Les prix incluent le supplément appareil photo. N’hésitez pas à demander des réductions si vous êtes étudiants. On vous réclamera parfois un justificatif, la carte ISIC est alors très utile. Même si vous n’êtes pas étudiants, négociez quand même. Rappelez leur que vous n’êtes pas américain, dites leur que vous voyagez seul, etc…tous les moyens sont bons.
Samarcande
Gour Emir 5700 soums
Mausolée Ak Sarai 1000 soums
Registan 7300 soums
Minaret de la madrasa d’Ouloug Beg : les flics vont sûrement vous approcher pour vous proposer de monter au sommet moyennant un petit bakchich. En général ils demandent 7000 soums, mais j’ai payé 3000 soums une première fois, puis 2500 soums le lendemain au crépuscule.
Mosquée de Bibi Khanoum : 5800 soums
Mausolée de Bibi Khanoum : 2800 soums
Observatoire d’Ulug Beg : 4200 soums
Mausolée du prophète Daniel : 2800 soums
Chah-I-Zinda : 4500 soums
Mosquée Khazret Khizr : 5800 soums. J’y ai rencontré un type très sympa qui m’a invité à partager un thé.
Mausolée Ishrat Khana : 2000 soums
Shakhzisabz
Tombeau de Jehangir : 2000 soums à payer au gars qui fait la sieste sous l’iwan...comme il dit en levant le pouce, « life is good in Shakhrisabz ».
Ascension des ruines du Palais Ak Sarai : 2000 soums
Musée Amir Timour : 1500 soums
Termez
Fayaz Tepe et musée attenant : 3000 soums
Nukus
Musée Stavisky : 4000 soums avec la réduction étudiant, et sans les droits photos.
Khiva
9000 soums au tarif étudiant + 5000 soums de droits photos pour le ticket qui donne accès à la plupart des monuments de la ville fortifiée. Vous pouvez acheter ce ticket à la porte de l’Ouest, il est valable 2 jours.
Terrasse d’Oq Shihbobo : 1000 soums
Mausolée Pahlavon Mahmud : 2000 soums
Minaret Khoja : 1000 soums
Minaret Juma : 1000 soums
Palais Isfandiyar : 1000 soums
Boukhara
Mosquée Kalon 2900 soums. Le minaret Kalon est malheureusement fermé car sa restauration est en cours.
Petits musées à la con dans les madrasas : 1000 soums selon l’humeur des mamies qui en gardent l’entrée.
Madrasa Modari Khan (koch madrasa) : 2000. C’est un vieux boukhariote extrêmement gentil qui m’a fait la visite en russe, et il m’a laissé aller sur le toit. Il avait l’air très attaché à sa madrasa, et tout aussi fier de la faire découvrir à un touriste.
Musée des tapis dans la mosquée Maghok-I-Attar : 4000 soums
Forteresse de l’Ark : 6300. Attention aux arnaques ! La fille m’a sorti une plaquette des tarifs en cyrillique pour essayer de me faire payer plus cher. Les tarifs sont clairement indiqués en alphabet latin à côté de l’entrée : ne payez pas plus de 6300 soums.
Prison Zindon : 2000 soums.
Nécropole Chor Bakr : 3500 soums. Un havre de paix à 10mn de Boukhara. Arbres, bassins, mausolées, fraîcheur de la mosquée…
Ascension du château d’eau en face de l’Ark : 2000 soums. Mieux vaut ne pas avoir le vertige, mais la vue est superbe. Y aller au crépuscule pour ne pas avoir le soleil en face lorsque l’on regarde vers l’Ark et la mosquée Kalon.
PRIX DIVERS
Pain au marché : 500 soums en général, 800 ou 1000 pour les plus gros.
Bouteille d’eau 1, 5l : entre 600 et 700 soums, ne payez jamais plus, surtout à Khiva où le prix de l’eau à l’intérieur de la ville fortifiée est une véritable arnaque ! Il suffit de faire quelques pas hors des remparts pour retrouver des prix normaux.
Internet : entre 600 et 800 soums/heure en général, plus cher à Khiva (2000 soums/heure dans la ville fortifiée) ou Boukhara.
1 kilo de petites pommes : 2000 soums
Coca : entre 1200 et 1500 soums la bouteille de 1l, 1000 soums les 50cl.
Somsa : 200 soums
Repas au resto : entre 2000 et 3000 soums dans les bazars, entre 3000 et 4000 soums plat + bière dans les petites villes, entre 6000 et 12000 soums dans les villes touristiques (autour du bassin Liab-I-Haouz à Boukhara par exemple).
Glaces en sachet : entre 500 et 1200 soums
Bakchich : 5000 soums pour un prétendu « frais d’enregistrement » à la frontière entre les provinces de Qashqa Daria et Surkhan Daria. La somme a été réclamée auprès de mon chauffeur, j’ai dû le rembourser par la suite.
CHANGE
Au marché noir : 1€ = 2200 soums (ça peut monter jusqu’à 2400 soums), 1$ = 1800 soums (voire 1900 en négociant bien). Il est plus avantageux de payer en dollars qu’en Euro, car en ce moment le dollar est très faible et les Ouzbèques ne sont pas vraiment conscients de la force de l’Euro face au dollar. Il est très difficile de leur faire accepter que 10€ = 14$...
Pour changer, c’est très simple, adressez vous aux vendeurs de souvenirs dans les lieux touristiques ou dans les bazars. Vous aurez un meilleur taux si vous leur achetez quelque chose ensuite, mais j’ai eu de bons taux sans rien acheter. Certains B&B proposent un service de change mais le taux n’est pas intéressant.
Pour la petite histoire, la première personne qui m’a abordé pour me proposer de changer de l’argent au noir était…un policier à l’aéroport de Tashkent !
CONTROLES DE POLICE
Je n’ai été contrôlé que de rares fois, dont une à Sairob. Le policier a juste demandé à voir mon passeport, après quoi il m’a donné son adresse pour que je lui envoie une carte postale de France ! Il m’a également aidé à trouver un taxi pour Termez. Hors des villes, les contrôles sont fréquents sur les check-points routiers, mais je n’ai eu à présenter mon passeport qu’une seule fois. Les contrôles dans le métro de Tashkent sont bel et bien fréquents si j’en crois les récits d’autres voyageurs rencontrés pendant mon séjour. Dans ce cas, l’attestation de l’ambassade de France peut être très utile. Quant à moi, je n’ai pas eu à souffrir du moindre contrôle dans le métro de Tashkent, mais il faut dire que je ne l’ai pris que 2 fois et que je n’avais pas de bagages volumineux avec moi.
Contrôle des attestations d’hébergement : un policier me les a demandés au passage de la douane à l’aéroport, mais la liasse de coupons que je m’apprêtais à sortir de ma poche, il a préféré me laisser passer sans les examiner.
CONSEILS DIVERS
Prévoyez quelques jours pour vous échapper du trio sacré Samarcande-Boukhara-Khiva. L’accueil hors de ces hauts lieux touristiques est encore meilleur. Je garde un souvenir particulièrement bon de Shakhrisabz, petite ville à l’ambiance très relax. Au bazar je ne pouvais pas faire un pas sans que des gens m’abordent pour que je les prenne en photo.
Marchandez tout, même les entrées dans les monuments ! Généralement, le tarif d’entrée n’est pas imprimé sur le ticket : il est écrit à la main par la personne qui tient le guichet. Cela conduit parfois à des abus et à une tarification « à la tête du client ». Emportez des cartes postales à offrir aux gens ! Je n’y ai pas pensé, et je l’ai regretté. Une petite fille m’a gentiment offert un collier de coquillage, et sur le moment je n’avais rien à lui donner en retour.
N’oubliez pas les médicaments contre la diarrhée, etc…je n’y ai pas échappé malgré les précautions que j’avais prises. Heureusement les Ouzbèkes ne manquent pas de remèdes locaux contre ce mal : vodka chaude + sel, ou bien yaourt liquide chaud bu d’une traite, j’ai même eu droit à une infusion de feuilles de pêcher préparée par Lutfullohon, qui m’a également gavé de miel.
Si vous voulez passer une journée à Moynaq au départ de Nukus, passez vous des services des agences de voyage ou des B&B, ils pratiquent des tarifs abusifs (de l’ordre de 90$). Il est tout à fait possible, en partant tôt le matin, de rejoindre Moynaq en 2h en prenant un taxi collectif avec changement à Kungrat. Une fois que vous serez arrivé à Moynaq, vous pourrez y passer quelques heures (ce qui est amplement suffisant) avant de revenir sur Nukus en prenant le bus qui part de Moynaq à 15h, ou un taxi qui vous emmènera à Kungrat où vous pourrez reprendre un autre taxi/minibus vers Nukus. Dans le cas hautement improbable où vous ne trouveriez pas de moyen de transport pour revenir sur Nukus, l’hôtel Oybek et sa faune nocturne pourront toujours vous accueillir.
CLIMAT
En bon méditerranéen, je n’ai pas trop souffert de la chaleur. J’ai même été agréablement surpris : l’air étant extrêmement sec, on transpire très peu. J’ai trouvé les 40° de Khiva infiniment plus supportables que les 30° de Shanghai où l’air est saturé d’humidité.
L’astuce pour bien profiter des journées sans risquer l’insolation consiste tout simplement à rester à l’hôtel aux heures les plus chaudes de la journée, c'est-à-dire entre midi et 15h. C’est le moment rêvé pour faire une bonne sieste…de toute façon il est difficile de prendre de jolies photos en début d’après-midi, lorsque la lumière est verticale. En 17 jours je n’ai eu qu’une seule demi-journée nuageuse. Je n’ai pas vu la moindre goutte de pluie, et le ciel est d’un bleu splendide.
IMPRESSIONS
Pour finir, mes impressions…
Je suis extrêmement satisfait de mon séjour en Ouzbékistan. La beauté des monuments était à la hauteur de mes attentes, et certains aspects pratiques (déplacements, change de monnaie) se sont avérés moins « galères » que ce que je craignais. Les gens sont, dans l’ensemble, accueillants et honnêtes. Les enfants sont très curieux lorsqu’ils rencontrent des étrangers, et ils demandent souvent à être pris en photo. Les villes m’ont paru assez sûres, je n’ai eu que deux altercations avec des mecs bourrés à Sairob et Moynaq. Prendre un taxi au beau milieu de la nuit à Tashkent n’a posé aucun problème.
Une très bonne surprise : Shakhrisabz et les petites villes provinciales en général.
Une déception : « ils ont tué Samarcande ». J’exagère un peu, mais le Registan, qui était autrefois au cœur de la vie à Samarcande, prend aujourd’hui l’aspect d’une somptueuse coquille vide posée au milieu de nulle part. Toutes les petites rues qui l’entouraient ont laissé la place à de grands parcs désolés où l’eau ne coule plus dans les fontaines. La rue Tashkent, qui relie le Registan à la mosquée Bibi Khanoum, n’est qu’un vaste chantier poussiéreux. Un « mur de la honte » a été dressé entre le Gour Emir et le quartier du B&B Antica. Bref, Samarcande à la nuit tombée donne l’impression d’une ville morte, contrairement à Boukhara où les alentours des monuments grouillent de vie.
Malgré cela, Samarcande reste Samarcande, les monuments sont splendides et 3 jours ne sont pas de trop pour en faire le tour. Si vous avez le temps, marchez jusqu’au mausolée Khodja Abdi Darun : on parcourt de petites rues qui font oublier le vide sidéral et l’absence de vie des parcs délabrés qui entourent le Registan ou le Gour Emir. Le mausolée Khodja Abdi Darun est en rénovation, mais il y règne quand même une ambiance très paisible. C’est l’endroit idéal pour faire une pause au bord d’un bassin rafraichissant. Shakhrisabz : escale très sympathique pour ceux qui se dirigent vers le sud. La visite se fait facilement en une seule journée, mais elle mérite qu’on y passe plus de temps puisqu’elle est un point de départ idéal pour une excursion dans la vallée de Langar par exemple.
Langar : L’expédition dans la vallée de Langar est à ne pas louper, en particulier si vous faites une overdose de madrasas et de majolique. La balade dans un canyon est plutôt sympa, mais la vraie récompense est l’arrivée dans le petit village de Langar, royaume des chèvres et des ânes. Les maisons en pisé accrochées à la montagne forment un très joli tableau, et l’accueil des habitants est exceptionnel. Avec deux autres touristes français, nous avons été invités à partager un thé et un plat de mouton dans une dépendance de la mosquée.
Boysun : la route entre Shakhrisabz et Termez via Boysun est très belle, elle vous permettra de traverser les montagnes des « Portes de fer ». Boysun est une petite ville entourée de jolies montagnes.
Sairob : A proximité de Boysun, sur la route de Termez. C’est un joli village au pied des montagnes, assez photogénique. Je n’ai malheureusement pas pu m’y attarder car j’étais poursuivi par un type bourré, mais ça vaut le coup de s’y arrêter quelques heures pour y faire un petit tour.
Termez : la ville en elle-même ne présente effectivement que peu d’intérêt, mais les monuments aux alentours sont intéressants, en particulier Fayaz Tepe.
Nukus : on y trouve le fameux musée Stavisky, c’est d’ailleurs tout ce que la ville a à offrir. On y trouve quand même un grand bazar très animé. Si vous avez le temps, n’hésitez pas à faire un tour à la nécropole de Mizdakhan. L’ambiance y est magique, particulièrement au crépuscule, et les mausolées sont à l’état brut.
Moynaq : Ah la la, Moynaq….un paysage désolé, des immeubles abandonnés, des carcasses de bateaux, un soleil écrasant, ni arbre, ni ombre…le seul luxe à Moynaq, c’est de pouvoir se dire « mais qu’est-ce que je fous là ». L’ambiance y est très spéciale, et on se demande de quoi vivent les gens qui y sont restés. Même le bazar a fermé. Hormis les bateaux rouillés, les seuls témoignages de la présence passée de la mer d’Aral que vous pourrez trouver sont les coquillages qui parsèment le sol sablonneux et les affiches de propagande qui vantent l’abondance du poisson local. Je reconnais que les raisons d’une expédition à Moynaq peuvent paraître un peu « malsaines » (on vient voir qu’il n’y a rien à voir), mais si l’on assume son côté voyeur un séjour à Moynaq reste une expérience intéressante.
Khiva : J’ai été très positivement surpris par Khiva, que l’on m’avait décrite comme une ville morte, disneylandisée. C’est faux. La ville fortifiée est effectivement très touristique, les monuments ont été refaits à neuf, on ne compte plus les B&B et les stands de souvenirs, toutes les madrasas ont été reconverties en boutiques ou en musées sans grand intérêt, etc… Mais toute la partie nord de la ville fortifiée est habitée par de vrais gens, avec de vraies mamies ouzbèques, de vrais enfants, il y a même des chiens et des chats, bref on y retrouve à peu près les mêmes scènes de rue que dans n’importe quelle autre ville. La ville fortifiée étant petite, les balades y sont très agréables.
Boukhara : D’après mes impressions, c’est la ville la plus « touristique » de toutes. Elle reste très agréable, et le bassin Liab I Haouz est entouré de tchaikhanas qui, tout en étant principalement destinées aux touristes, restent bon marché et sont également fréquentées par des familles ouzbèques. Il faut compter 3 jours pour visiter Boukhara en prenant bien son temps. Petit regret : la surabondance de boutiques de souvenirs dans les madrasas.
Tashkent : je n’y ai passé qu’un après-midi, je n’en ai donc eu qu’un bref aperçu. Je m’attendais à parcourir une ville soviétique triste et grise, j’ai découvert une capitale très agréable, avec un centre parsemé de jolis parcs très bien entretenus. Les bâtiments officiels et les statues ne sont pas toujours du meilleur goût, mais c’est aussi ce qui fait le charme de Tashkent. J’ai regretté de ne pas avoir pu y rester plus longtemps !
CONCLUSION
Qu'est-ce que vous attendez pour partir ! L'Ouzbékistan est un très beau pays où il est facile de voyager en solitaire. On y rencontre aisément d'autres voyageurs avec lesquels partager des astuces, des bons plans et des moments sympas. L'accueil est, dans l'ensemble, très bon. Je ne déconseillerais pas aux gens de partir en Juillet: même s'il fait très chaud, les visites se font dans d'excellentes conditions car les touristes sont très rares à ce moment de l'année. Pour cette même raison, les hôtels consentent à des rabais plus importants.
Je suis revenu d'Ouzbékistan avec des tonnes d'excellents souvenirs et de photos...prises de travers. Eh oui, rares sont les minarets droits en Ouzbékistan !
Voici un petit compte-rendu des 17 jours exceptionnels que j’ai passés en Ouzbékistan du 28 Juin au 14 Juillet 2009. Je précise que ce voyage en solitaire avait pour moi un double intérêt : découvrir l’Ouzbékistan, mais aussi voler sur des avions russes. Cela explique mon recours quasi-systématique à l’avion pour parcourir de longues distances.
Pour commencer, voilà mon itinéraire :
28 Juin : Arrivée à Tashkent très tôt le matin par le vol Aeroflot, et départ dès le lever du jour pour Samarcande sur un vol Uzbekistan Airways. 29, 30 Juin : Samarcande 1er Juillet : Départ pour Shakhrisabz le matin, journée à Shakhrisabz 2 Juillet : Excursion dans la vallée de Langar à partir de Shakhrisabz 3 Juillet : Trajet Shakhrisabz – Boysun, après-midi à Boysun 4 Juillet : Trajet Boysun – Sairob le matin, visite de Sairob, trajet Sairob – Termez en début d’après-midi, visite de Termez 5 Juillet : Visite de Termez le matin, puis vol Uzbekistan Airways Termez – Tashkent vers midi, transit à Tashkent et vol Tashkent – Nukus en fin d’après-midi 6 Juillet : Départ matinal pour Moynaq. Après-midi et nuit à Moynaq 7 Juillet : Retour sur Nukus le matin. Après-midi à Nukus 8 Juillet : Trajet Nukus – Khiva le matin, après-midi à Khiva 9 Juillet : Journée entière à Khiva puis départ pour Boukhara dans la soirée sur un vol Uzbekistan Airways 10, 11, 12 Juillet : Boukhara 13 Juillet : Départ matinal pour Tashkent sur un vol Uzbekistan Airways, après-midi à Tashkent 14 Juillet : Départ très, très matinal pour la France via Moscou.
DEPENSES
Dépenses totales sans compter les billets d’avions internationaux/domestiques et les cadeaux : 410€
HEBERGEMENT
Samarcande : Antica B&B, 3 nuits, 25$ la nuit chambre sans clim, sans salle de bain. Petit déj’ inclus. Recommandé : non.
J’ai été déçu par l’Antica où je suis resté 3 nuits. Le cadre est très agréable et le petit déj’ excellent, mais on m’a fait un sale coup avec la chambre. Explication : la première nuit, j’ai eu droit à une chambre individuelle avec salle de bain car aucune des chambres les moins chères n’était disponible. J’ai donc payé 25$ pour une chambre censée en valoir plus, mais on m’a prévenu que je changerais de chambre dès le lendemain. C’est ce qui s’est produit, mais au lieu de me donner une « vraie » chambre, on m’a installé sur de grosses couettes (genre futon à la japonaise) directement sur le sol du salon d’une maison attenante. Ca n’était ni un vrai lit, ni une vraie chambre, il n’y avait pas de rideau (la pièce donnait sur la cours au rez-de-chaussée, tout le monde pouvait donc me voir dormir) et la porte ne fermait pas à clé. J’ai fait part de mon mécontentement le lendemain matin, et pour la troisième nuit ils ont fait l’effort de m’ouvrir le canapé dépliant, chose qu’ils auraient pu faire la veille. Bref, cette chambre ne valait vraiment pas 25$ mais Samarcande étant ma première destination en Ouzbékistan, je n’avais pas encore bien pris le coup du marchandage. J’ai croisé d’autres voyageurs qui sont restés au Bahodir dont ils étaient très contents. La déco est a priori moins élaborée qu’à l’Antica, mais les prix sont bien plus intéressants et l’emplacement idéal.
Shakhrisabz : Shakhrisabz Tour & Travel, 2 nuits, 10$ la nuit chambre avec clim, sans salle de bain. 2, 5$ pour le dîner. Petit déj’ inclus. Recommandé : OUI !
Pas très évident à trouver, mais quel accueil ! Le patron, Lutfullohon, est un type extraordinaire. Extrêmement bavard, il parle un dialecte un peu bizarre à base d’anglais injecté d’allemand et de russe. Son père est également très sympathique, ils forment une famille bien attachante. Dès mon arrivée j’ai eu droit à un repas copieux servi directement dans ma chambre. La chambre était très propre, elle comprenait même un salon et elle donnait directement sur une jolie cours ombragée où il est très agréable de manger le soir. Seul petit bémol : les sanitaires assez rustiques (toilettes sèches) et les coupures d’électricité fréquentes, qui ne concernent pas uniquement l’hôtel. Lutfullohon peut organiser des excursions aux alentours, en particulier dans la vallée de Langar. C’est aussi lui qui m’a aidé à trouver un moyen de transport pour rejoindre Boysun. C’est à Shakhrisabz que j’ai reçu le meilleur accueil.
Boysun : Hôtel Normat, 1 nuit, 12000 soums (moins de 6€), chambre sans clim’, sans salle de bain, sans petit déj. Recommandé : oui puisque c’est le seul hôtel de Boysun, à moins que vous ne réussissiez à dormir chez l’habitant.
A priori, l’hôtel Normat est le seul de la ville. C’est un hôtel de style soviétique, le confort est donc assez sommaire. Il n’y avait pas d’eau courante lorsque j’y étais, les sanitaires étaient donc hors d’usage. La chambre était assez spacieuse mais les draps n’avaient vraisemblablement jamais été changés et l’oreiller sentait les cheveux gras. Il y a quand même une télé qui permet de suivre les derniers exploits du très cher président Karimov. 12000 soums, c’est le prix pour touristes. Les Ouzbèques paient 6000.
Termez : Hôtel Surkhon, 1 nuit, 25000 soums (moins de 12€), chambre avec clim’, avec salle de bain, sans petit déj’. Recommandé : oui.
Hôtel bien sympathique, rénovation récente au sens ouzbèque du terme. La chambre commençait déjà à montrer de nombreux signes de fatigue, mais l’ensemble était propre et la clim’ très efficace. Le type de l’accueil était très sympa, il m’a aidé à changer de l’argent à un assez bon taux. Nukus : Hôtel Jipek Joli, 2 nuits, 15$, chambre avec clim’, sans salle de bain, avec petit déj’. Recommandé : oui… B&B convenable. Nassiba, la jeune fille qui parle anglais, est très gentille. J’ai eu une chambre qui donnait sur la cour. Problème : c’est très bruyant le soir, et la salle de bain commune est souvent dégueulasse car elle est utilisée par les gens qui mangent dans la cour. Petit déj’ correct. Ne pas faire appel à eux pour des excursions à Moynaq ou Mizdakhan, leurs tarifs sont exorbitants : mieux vaut négocier directement avec un chauffeur de taxi. Attention également aux arnaques sur le prix des lessives.
Moynaq : Hôtel Oybek, 1 nuit, 12000 soums (moins de 6€) chambre sans clim’, sans salle de bain, sans petit déj’ mais avec dîner. Recommandé : oui puisque c’est le seul hôtel de Moynaq.
Quelle aventure l’hôtel Oybek…sanitaires impraticables (il n’y a pas d’eau courante), draps dégueu, lit défoncé, hall envahi par les mouches, coupures d’électricité, mais bon ça fait partie de l’expérience ! J’avais des colocataires : une colonie de chauves-souris vivant dans le conduit d’aération. J’ai été réveillé en pleine nuit par une bête qui me marchait dessus, avant d’être réveillé une seconde fois par une chauve-souris qui rebondissait de mur en mur. Bref, l’hôtel Oybek est à l’image de Moynaq, il y règne une délicieuse atmosphère de fin du monde. Point positif : le gérant est plutôt avenant et le repas du soir correct. La plupart des chambres sont occupées par des travailleurs chinois venus dans le coin pour explorer des gisements de gaz.
Khiva : Hôtel Arkonchi, 1 nuit, 15$, chambre avec clim’, avec salle de bain, avec petit déj’. Recommandé : oui !
Excellent accueil à l’hôtel Arkonchi. La personne qui m’a reçu était très gentille et parlait bien anglais. Ma chambre était propre et très spacieuse. L’hôtel est merveilleusement bien situé, dans la ville fortifiée. Il y a une jolie terrasse sur le toit d’où la vue sur Khiva au lever du soleil est superbe. La cour de l’hôtel est très agréable, et le petit-déjeuner était copieux et excellent. Il est possible d’y dîner le soir. C’est le meilleur hôtel que j’ai connu en Ouzbékistan, avec le Shakhrisabz Tour and Travel.
Boukhara : Malikjon Guest House, 4 nuits, 15$ chambre avec clim’, avec salle de bain, avec petit déj’. Recommandé : oui.
Idéalement située juste en-dessous du bassin Liab-I-Haouz. Très jolie maison de style traditionnel, avec une grande cour. Ma chambre était correcte et propre, la clim’ marchait très bien, et Ô bonheur suprême, le lit était à ma taille ! Le petit-déjeuner était assez bon et la famille plutôt sympathique. Bref, une bonne adresse à Boukhara où le choix ne manque pas.
Tashkent : Gulnara Karimova B&B, 1 nuit sans petit-déjeuner, 12$, sans salle de bain, avec clim’. Recommandé : oui.
Je ne suis resté qu’une demi-nuit au B&B Gulnara puisque j’ai dû partir pour l’aéroport à 2h du matin. Malgré ça, j’y ai passé quelques heures très agréables. Le gérant est très gentil, il est jeune, il parle bien anglais et l’emplacement du B&B est idéale puisque le bazar Chorsu est tout proche. Le B&B Gulnara est très facilement accessible depuis l’aéroport en prenant le bus (n° 11 si ma mémoire est bonne). J’ai partagé une chambre avec un néo-zélandais et la salle de bain était à l’extérieur, le Gulnara reste donc plutôt cher si on le compare aux B&B de province où l’on peut avoir une chambre individuelle avec salle de bain pour 15$.
TRANSPORTS
Avion
Nice-Tashkent via Moscou avec Aeroflot. C’était un billet prime Skyteam, je n’ai donc payé que les taxes d’aéroport (100€).
Tashkent-Samarcande 28€ en Airbus A310
Termez-Tashkent 35€ en Ilyushin 114, un avion qui date de 2003 mais qui en paraît beaucoup plus.
Tashkent-Nukus 47€ en Tupolev 154, une expérience inoubliable !
Urgench-Boukhara 36€ en Avro RJ85, avion de fabrication britannique très bien entretenu.
Boukhara-Tashkent 33€ en Antonov 24 sorti tout droit des années 60. Le bonheur absolu.
Total : 179€ + 15€ de frais d’émission = 194€
J’ai commandé mes billets auprès de RPTA, la représentation d’Uzbekistan Airways en France. Ils ont un bureau à Paris et ne sont pas très efficaces…il faut appeler de nombreuses fois pour obtenir ce que l’on veut. Ne commandez pas vos billets sur Expedia (ça plante à la dernière étape) ou sur le site de Thomas Cook. J’ai essayé de réserver via Thomas Cook, tout s’est bien passé, j’ai même reçu une confirmation de ma réservation, mais ils m’ont appelé quelques heures plus tard pour m’annoncer qu’ils étaient incapables d’émettre les billets… Pour les vols domestiques Uzbekistan Airways, il vaut donc mieux passer par RPTA si vous souhaitez les acheter en France.
Taxi individuel
Aéroport de Samarcande à l’Antica : 4000 soums
Courses moyennes en ville dans de vrais taxis: 1500 à 2000 soums.
Samarcande – Shakhrisabz : 7$ + 1000 soums. J’avais prévu à l’origine de rejoindre Shakhrisabz en taxi collectif, mais après une attente de 45 mn sans qu’aucun voyageur supplémentaire ne se profile à l’horizon, j’ai préféré payer plus cher pour « individualiser » le taxi et cesser de perdre du temps.
Shakhrisabz – Boysun : 60 000 soums, réservé par l’intermédiaire de Lutfullohon, gérant du B&B Shakhrisabz Tour & Travel. C’est cher, mais il n’existe a priori ni bus, ni taxi collectif pour rejoindre directement Boysun depuis Shakhrisabz, et je ne voulais pas perdre trop de temps en changeant de moyen de transport entre ces deux villes. J’ai donc fait confiance à Lutfullohon mais avec le recul 60 000 soums est assez cher compte tenu de la distance. Vous aurez donc peut-être intérêt à négocier directement auprès d’un chauffeur de taxi.
Sairob – Termez : 18 000 soums. Là encore, j’ai payé pour les « absents » après plus d’une heure d’attente.
Aéroport de Nukus au Jipek Joli B&B : 2000 soums
Taxi dans Moynaq : 300 soums suffisent pour parcourir la très longue rue principale.
Moynaq – Kungrat : 8000 soums. Là encore, j’ai préféré payer pour les sièges vides et ne pas perdre de temps.
Excursions en taxi
Termez : Pour 12 000 soums, un chauffeur de taxi a accepté de m’emmener voir Fayaz Tepe, le mausolée d’Al Hakim Al Termizi et le Stupa de Zurmala. L’expédition a duré 2h environ. Le lendemain, un autre chauffeur m’a conduit au Qirq Kiz, au mausolée Saoddat, à la khanaka Karyl Dar Ata et à l’aéroport pour 9000 soums. Les visites ont duré 1h30 environ. Négocier fermement !
Vallée de Langar au départ de Shakhrisabz : 50 000 soums pour un taxi pouvant accueillir jusqu’à 4 passagers.
Nukus : 18000 soums pour aller faire un tour à la nécropole de Mizdakhan et à la forteresse de Gyaur-Qala toute proche. A ne pas rater si vous ne comptez pas visiter les forteresses du désert autour de Khiva. La nécropole de Mizdakhan est très impressionnante, c’est une véritable ville de mausolées recouvrant une colline, mieux vaut y aller en fin de journée quand la lumière est la plus belle.
Taxi collectif
Boysun – Sairob 2000 soums
Nukus – Mangit puis Mangit – Urgench : 3000 + 5000 soums. Il est sûrement possible de trouver un taxi collectif reliant directement Nukus à Urgench.
Urgench – Khiva : 1500 soums. Attention aux arnaques !!! Les chauffeurs ont tendance à gonfler les prix de façon disproportionnée quand ils voient des touristes. Au départ on voulait me faire payer 7000 soums…mais j’ai refusé et en fin de compte j’ai payé le même prix que les autres passagers ouzbèques.
Khiva – Aéroport d’Urgench : 15 000 soums pour 2 personnes. J’ai pris le taxi avec une touriste allemande qui l’avait réservé via l’hôtel, il est donc possible de trouver bien moins cher en s’adressant directement à des chauffeurs hors de la ville fortifiée.
Aéroport de Boukhara – Bassin Liab-I-Haouz : 4000 soums pour 2. Dans l’autre sens, de la ville vers l’aéroport, ne payez pas plus de 2000 soums pour un taxi.
Gulnara B&B – aéroport de Tashkent au milieu de la nuit, 5000 soums pour 2 dans un taxi pirate.
Bus et minibus
Nukus – Moynaq : 4000 soums. Quelle expédition ! Dans un vieil Ikarus rouge, nous avons eu droit à 3 pannes en 4h30 nécessitant l’immersion totale de notre brave chauffeur dans le moteur. J’en garde un très bon souvenir, le bus n’avançant pas très vite il est très facile de contempler les espaces désertiques de la Karakalpakie. Ne vous fiez pas aux horaires : le bus était censé partir à 9h dixit le Lonely Planet, à 10h selon Nassiba de l’hôtel Jipek Joli, et j’ai finalement chopé le mien in extremis à 8h30 en face de l’hôtel Tashkent, de l’autre côté de la route. Je ne sais pas s’il y a plus d’un bus par jour entre Nukus et Moynaq. Si vous loupez le bus, vous n’aurez pas trop de mal à trouver un taxi collectif ou minibus pour Kungrat d’où vous pourrez prendre un taxi pour Moynaq. Cette dernière solution est d’ailleurs la plus pratique si vous ne souhaitez pas goûter au charme mazouté d’un vieux bus hongrois.
Minibus Kungrat – Nukus : 3000 soums
Minibus dans Nukus : 300 soums
Minibus dans Boukhara : 300 soums
Minibus Boukhara – Nécropole Chor Bakr : 400 soums
Bus dans Tashkent : 400 soums
Métro
Métro de Tashkent : 400 soums
MONUMENTS
Les prix incluent le supplément appareil photo. N’hésitez pas à demander des réductions si vous êtes étudiants. On vous réclamera parfois un justificatif, la carte ISIC est alors très utile. Même si vous n’êtes pas étudiants, négociez quand même. Rappelez leur que vous n’êtes pas américain, dites leur que vous voyagez seul, etc…tous les moyens sont bons.
Samarcande
Gour Emir 5700 soums
Mausolée Ak Sarai 1000 soums
Registan 7300 soums
Minaret de la madrasa d’Ouloug Beg : les flics vont sûrement vous approcher pour vous proposer de monter au sommet moyennant un petit bakchich. En général ils demandent 7000 soums, mais j’ai payé 3000 soums une première fois, puis 2500 soums le lendemain au crépuscule.
Mosquée de Bibi Khanoum : 5800 soums
Mausolée de Bibi Khanoum : 2800 soums
Observatoire d’Ulug Beg : 4200 soums
Mausolée du prophète Daniel : 2800 soums
Chah-I-Zinda : 4500 soums
Mosquée Khazret Khizr : 5800 soums. J’y ai rencontré un type très sympa qui m’a invité à partager un thé.
Mausolée Ishrat Khana : 2000 soums
Shakhzisabz
Tombeau de Jehangir : 2000 soums à payer au gars qui fait la sieste sous l’iwan...comme il dit en levant le pouce, « life is good in Shakhrisabz ».
Ascension des ruines du Palais Ak Sarai : 2000 soums
Musée Amir Timour : 1500 soums
Termez
Fayaz Tepe et musée attenant : 3000 soums
Nukus
Musée Stavisky : 4000 soums avec la réduction étudiant, et sans les droits photos.
Khiva
9000 soums au tarif étudiant + 5000 soums de droits photos pour le ticket qui donne accès à la plupart des monuments de la ville fortifiée. Vous pouvez acheter ce ticket à la porte de l’Ouest, il est valable 2 jours.
Terrasse d’Oq Shihbobo : 1000 soums
Mausolée Pahlavon Mahmud : 2000 soums
Minaret Khoja : 1000 soums
Minaret Juma : 1000 soums
Palais Isfandiyar : 1000 soums
Boukhara
Mosquée Kalon 2900 soums. Le minaret Kalon est malheureusement fermé car sa restauration est en cours.
Petits musées à la con dans les madrasas : 1000 soums selon l’humeur des mamies qui en gardent l’entrée.
Madrasa Modari Khan (koch madrasa) : 2000. C’est un vieux boukhariote extrêmement gentil qui m’a fait la visite en russe, et il m’a laissé aller sur le toit. Il avait l’air très attaché à sa madrasa, et tout aussi fier de la faire découvrir à un touriste.
Musée des tapis dans la mosquée Maghok-I-Attar : 4000 soums
Forteresse de l’Ark : 6300. Attention aux arnaques ! La fille m’a sorti une plaquette des tarifs en cyrillique pour essayer de me faire payer plus cher. Les tarifs sont clairement indiqués en alphabet latin à côté de l’entrée : ne payez pas plus de 6300 soums.
Prison Zindon : 2000 soums.
Nécropole Chor Bakr : 3500 soums. Un havre de paix à 10mn de Boukhara. Arbres, bassins, mausolées, fraîcheur de la mosquée…
Ascension du château d’eau en face de l’Ark : 2000 soums. Mieux vaut ne pas avoir le vertige, mais la vue est superbe. Y aller au crépuscule pour ne pas avoir le soleil en face lorsque l’on regarde vers l’Ark et la mosquée Kalon.
PRIX DIVERS
Pain au marché : 500 soums en général, 800 ou 1000 pour les plus gros.
Bouteille d’eau 1, 5l : entre 600 et 700 soums, ne payez jamais plus, surtout à Khiva où le prix de l’eau à l’intérieur de la ville fortifiée est une véritable arnaque ! Il suffit de faire quelques pas hors des remparts pour retrouver des prix normaux.
Internet : entre 600 et 800 soums/heure en général, plus cher à Khiva (2000 soums/heure dans la ville fortifiée) ou Boukhara.
1 kilo de petites pommes : 2000 soums
Coca : entre 1200 et 1500 soums la bouteille de 1l, 1000 soums les 50cl.
Somsa : 200 soums
Repas au resto : entre 2000 et 3000 soums dans les bazars, entre 3000 et 4000 soums plat + bière dans les petites villes, entre 6000 et 12000 soums dans les villes touristiques (autour du bassin Liab-I-Haouz à Boukhara par exemple).
Glaces en sachet : entre 500 et 1200 soums
Bakchich : 5000 soums pour un prétendu « frais d’enregistrement » à la frontière entre les provinces de Qashqa Daria et Surkhan Daria. La somme a été réclamée auprès de mon chauffeur, j’ai dû le rembourser par la suite.
CHANGE
Au marché noir : 1€ = 2200 soums (ça peut monter jusqu’à 2400 soums), 1$ = 1800 soums (voire 1900 en négociant bien). Il est plus avantageux de payer en dollars qu’en Euro, car en ce moment le dollar est très faible et les Ouzbèques ne sont pas vraiment conscients de la force de l’Euro face au dollar. Il est très difficile de leur faire accepter que 10€ = 14$...
Pour changer, c’est très simple, adressez vous aux vendeurs de souvenirs dans les lieux touristiques ou dans les bazars. Vous aurez un meilleur taux si vous leur achetez quelque chose ensuite, mais j’ai eu de bons taux sans rien acheter. Certains B&B proposent un service de change mais le taux n’est pas intéressant.
Pour la petite histoire, la première personne qui m’a abordé pour me proposer de changer de l’argent au noir était…un policier à l’aéroport de Tashkent !
CONTROLES DE POLICE
Je n’ai été contrôlé que de rares fois, dont une à Sairob. Le policier a juste demandé à voir mon passeport, après quoi il m’a donné son adresse pour que je lui envoie une carte postale de France ! Il m’a également aidé à trouver un taxi pour Termez. Hors des villes, les contrôles sont fréquents sur les check-points routiers, mais je n’ai eu à présenter mon passeport qu’une seule fois. Les contrôles dans le métro de Tashkent sont bel et bien fréquents si j’en crois les récits d’autres voyageurs rencontrés pendant mon séjour. Dans ce cas, l’attestation de l’ambassade de France peut être très utile. Quant à moi, je n’ai pas eu à souffrir du moindre contrôle dans le métro de Tashkent, mais il faut dire que je ne l’ai pris que 2 fois et que je n’avais pas de bagages volumineux avec moi.
Contrôle des attestations d’hébergement : un policier me les a demandés au passage de la douane à l’aéroport, mais la liasse de coupons que je m’apprêtais à sortir de ma poche, il a préféré me laisser passer sans les examiner.
CONSEILS DIVERS
Prévoyez quelques jours pour vous échapper du trio sacré Samarcande-Boukhara-Khiva. L’accueil hors de ces hauts lieux touristiques est encore meilleur. Je garde un souvenir particulièrement bon de Shakhrisabz, petite ville à l’ambiance très relax. Au bazar je ne pouvais pas faire un pas sans que des gens m’abordent pour que je les prenne en photo.
Marchandez tout, même les entrées dans les monuments ! Généralement, le tarif d’entrée n’est pas imprimé sur le ticket : il est écrit à la main par la personne qui tient le guichet. Cela conduit parfois à des abus et à une tarification « à la tête du client ». Emportez des cartes postales à offrir aux gens ! Je n’y ai pas pensé, et je l’ai regretté. Une petite fille m’a gentiment offert un collier de coquillage, et sur le moment je n’avais rien à lui donner en retour.
N’oubliez pas les médicaments contre la diarrhée, etc…je n’y ai pas échappé malgré les précautions que j’avais prises. Heureusement les Ouzbèkes ne manquent pas de remèdes locaux contre ce mal : vodka chaude + sel, ou bien yaourt liquide chaud bu d’une traite, j’ai même eu droit à une infusion de feuilles de pêcher préparée par Lutfullohon, qui m’a également gavé de miel.
Si vous voulez passer une journée à Moynaq au départ de Nukus, passez vous des services des agences de voyage ou des B&B, ils pratiquent des tarifs abusifs (de l’ordre de 90$). Il est tout à fait possible, en partant tôt le matin, de rejoindre Moynaq en 2h en prenant un taxi collectif avec changement à Kungrat. Une fois que vous serez arrivé à Moynaq, vous pourrez y passer quelques heures (ce qui est amplement suffisant) avant de revenir sur Nukus en prenant le bus qui part de Moynaq à 15h, ou un taxi qui vous emmènera à Kungrat où vous pourrez reprendre un autre taxi/minibus vers Nukus. Dans le cas hautement improbable où vous ne trouveriez pas de moyen de transport pour revenir sur Nukus, l’hôtel Oybek et sa faune nocturne pourront toujours vous accueillir.
CLIMAT
En bon méditerranéen, je n’ai pas trop souffert de la chaleur. J’ai même été agréablement surpris : l’air étant extrêmement sec, on transpire très peu. J’ai trouvé les 40° de Khiva infiniment plus supportables que les 30° de Shanghai où l’air est saturé d’humidité.
L’astuce pour bien profiter des journées sans risquer l’insolation consiste tout simplement à rester à l’hôtel aux heures les plus chaudes de la journée, c'est-à-dire entre midi et 15h. C’est le moment rêvé pour faire une bonne sieste…de toute façon il est difficile de prendre de jolies photos en début d’après-midi, lorsque la lumière est verticale. En 17 jours je n’ai eu qu’une seule demi-journée nuageuse. Je n’ai pas vu la moindre goutte de pluie, et le ciel est d’un bleu splendide.
IMPRESSIONS
Pour finir, mes impressions…
Je suis extrêmement satisfait de mon séjour en Ouzbékistan. La beauté des monuments était à la hauteur de mes attentes, et certains aspects pratiques (déplacements, change de monnaie) se sont avérés moins « galères » que ce que je craignais. Les gens sont, dans l’ensemble, accueillants et honnêtes. Les enfants sont très curieux lorsqu’ils rencontrent des étrangers, et ils demandent souvent à être pris en photo. Les villes m’ont paru assez sûres, je n’ai eu que deux altercations avec des mecs bourrés à Sairob et Moynaq. Prendre un taxi au beau milieu de la nuit à Tashkent n’a posé aucun problème.
Une très bonne surprise : Shakhrisabz et les petites villes provinciales en général.
Une déception : « ils ont tué Samarcande ». J’exagère un peu, mais le Registan, qui était autrefois au cœur de la vie à Samarcande, prend aujourd’hui l’aspect d’une somptueuse coquille vide posée au milieu de nulle part. Toutes les petites rues qui l’entouraient ont laissé la place à de grands parcs désolés où l’eau ne coule plus dans les fontaines. La rue Tashkent, qui relie le Registan à la mosquée Bibi Khanoum, n’est qu’un vaste chantier poussiéreux. Un « mur de la honte » a été dressé entre le Gour Emir et le quartier du B&B Antica. Bref, Samarcande à la nuit tombée donne l’impression d’une ville morte, contrairement à Boukhara où les alentours des monuments grouillent de vie.
Malgré cela, Samarcande reste Samarcande, les monuments sont splendides et 3 jours ne sont pas de trop pour en faire le tour. Si vous avez le temps, marchez jusqu’au mausolée Khodja Abdi Darun : on parcourt de petites rues qui font oublier le vide sidéral et l’absence de vie des parcs délabrés qui entourent le Registan ou le Gour Emir. Le mausolée Khodja Abdi Darun est en rénovation, mais il y règne quand même une ambiance très paisible. C’est l’endroit idéal pour faire une pause au bord d’un bassin rafraichissant. Shakhrisabz : escale très sympathique pour ceux qui se dirigent vers le sud. La visite se fait facilement en une seule journée, mais elle mérite qu’on y passe plus de temps puisqu’elle est un point de départ idéal pour une excursion dans la vallée de Langar par exemple.
Langar : L’expédition dans la vallée de Langar est à ne pas louper, en particulier si vous faites une overdose de madrasas et de majolique. La balade dans un canyon est plutôt sympa, mais la vraie récompense est l’arrivée dans le petit village de Langar, royaume des chèvres et des ânes. Les maisons en pisé accrochées à la montagne forment un très joli tableau, et l’accueil des habitants est exceptionnel. Avec deux autres touristes français, nous avons été invités à partager un thé et un plat de mouton dans une dépendance de la mosquée.
Boysun : la route entre Shakhrisabz et Termez via Boysun est très belle, elle vous permettra de traverser les montagnes des « Portes de fer ». Boysun est une petite ville entourée de jolies montagnes.
Sairob : A proximité de Boysun, sur la route de Termez. C’est un joli village au pied des montagnes, assez photogénique. Je n’ai malheureusement pas pu m’y attarder car j’étais poursuivi par un type bourré, mais ça vaut le coup de s’y arrêter quelques heures pour y faire un petit tour.
Termez : la ville en elle-même ne présente effectivement que peu d’intérêt, mais les monuments aux alentours sont intéressants, en particulier Fayaz Tepe.
Nukus : on y trouve le fameux musée Stavisky, c’est d’ailleurs tout ce que la ville a à offrir. On y trouve quand même un grand bazar très animé. Si vous avez le temps, n’hésitez pas à faire un tour à la nécropole de Mizdakhan. L’ambiance y est magique, particulièrement au crépuscule, et les mausolées sont à l’état brut.
Moynaq : Ah la la, Moynaq….un paysage désolé, des immeubles abandonnés, des carcasses de bateaux, un soleil écrasant, ni arbre, ni ombre…le seul luxe à Moynaq, c’est de pouvoir se dire « mais qu’est-ce que je fous là ». L’ambiance y est très spéciale, et on se demande de quoi vivent les gens qui y sont restés. Même le bazar a fermé. Hormis les bateaux rouillés, les seuls témoignages de la présence passée de la mer d’Aral que vous pourrez trouver sont les coquillages qui parsèment le sol sablonneux et les affiches de propagande qui vantent l’abondance du poisson local. Je reconnais que les raisons d’une expédition à Moynaq peuvent paraître un peu « malsaines » (on vient voir qu’il n’y a rien à voir), mais si l’on assume son côté voyeur un séjour à Moynaq reste une expérience intéressante.
Khiva : J’ai été très positivement surpris par Khiva, que l’on m’avait décrite comme une ville morte, disneylandisée. C’est faux. La ville fortifiée est effectivement très touristique, les monuments ont été refaits à neuf, on ne compte plus les B&B et les stands de souvenirs, toutes les madrasas ont été reconverties en boutiques ou en musées sans grand intérêt, etc… Mais toute la partie nord de la ville fortifiée est habitée par de vrais gens, avec de vraies mamies ouzbèques, de vrais enfants, il y a même des chiens et des chats, bref on y retrouve à peu près les mêmes scènes de rue que dans n’importe quelle autre ville. La ville fortifiée étant petite, les balades y sont très agréables.
Boukhara : D’après mes impressions, c’est la ville la plus « touristique » de toutes. Elle reste très agréable, et le bassin Liab I Haouz est entouré de tchaikhanas qui, tout en étant principalement destinées aux touristes, restent bon marché et sont également fréquentées par des familles ouzbèques. Il faut compter 3 jours pour visiter Boukhara en prenant bien son temps. Petit regret : la surabondance de boutiques de souvenirs dans les madrasas.
Tashkent : je n’y ai passé qu’un après-midi, je n’en ai donc eu qu’un bref aperçu. Je m’attendais à parcourir une ville soviétique triste et grise, j’ai découvert une capitale très agréable, avec un centre parsemé de jolis parcs très bien entretenus. Les bâtiments officiels et les statues ne sont pas toujours du meilleur goût, mais c’est aussi ce qui fait le charme de Tashkent. J’ai regretté de ne pas avoir pu y rester plus longtemps !
CONCLUSION
Qu'est-ce que vous attendez pour partir ! L'Ouzbékistan est un très beau pays où il est facile de voyager en solitaire. On y rencontre aisément d'autres voyageurs avec lesquels partager des astuces, des bons plans et des moments sympas. L'accueil est, dans l'ensemble, très bon. Je ne déconseillerais pas aux gens de partir en Juillet: même s'il fait très chaud, les visites se font dans d'excellentes conditions car les touristes sont très rares à ce moment de l'année. Pour cette même raison, les hôtels consentent à des rabais plus importants.
Je suis revenu d'Ouzbékistan avec des tonnes d'excellents souvenirs et de photos...prises de travers. Eh oui, rares sont les minarets droits en Ouzbékistan !
Ouzbékistan juillet août 2010
Samarkand, Boukhara, Khiva sont des villes anciennes, même très anciennes, chargées d’histoire. Pour moi ces contrées lointaines où de puissants monarques conquérants, guerriers à l’ardeur indomptable, avaient érigé par la force et la guerre des empires gigantesques, représentaient un ailleurs presque inaccessible. Les enjeux qui exacerbaient les convoitises des grandes puissances qu’étaient la Russie et l’Angleterre, bien décrits dans le livre « le Grand Jeu », n’ont fait que renforcer pour moi cette impression de zone lointaine, baignée de mystère et de sauvagerie.
Lorsque l’occasion se présente de partir faire un petit tour d’une quinzaine de jours en Ouzbékistan, je n’hésite pas une minute. Bien sûr, une petite appréhension m’effleure. Ces villes mythiques existent-elles encore vraiment de nos jours ? La mondialisation ou « globalisation » ne leur a-t-elle pas enlevé tous leurs charmes ? La Samarkand que nous voulons visiter, est-elle encore celle dans laquelle Ella Maillart a séjourné en 1933, lors de son grand périple à travers l’Asie centrale? Les chemins millénaires de la route de la soie ont-ils laissé des traces tangibles nous permettant de revivre cette extraordinaire aventure qui liait la Chine à l’Occident? Nous verrons bien et partons.
Ces cités, nous les avons découvertes dans l’ordre suivant : Khiva, Boukhara et Samarkand.
La première impression en arrivant à Khiva, en provenance presque directement de France, de plus à la nuit tombée, ville presque déserte, ne se révélant qu’à la lumière de l’éclairage des réverbères, est vive.
Boukhara avec sa place centrale occupée par un immense bassin très profond, douze mètres, est aussi très surprenante et accueillante.
Et bien entendu, le bouquet du voyage, la prestigieuse Samarkand avec sa place du Rajasthan, est à première vue « décoiffante ».
Mais au-delà de ces premières émotions, la promenade à travers ces villes aux médersas, mosquées et mausolées généralement rénovés et clinquants, fait découvrir au fur et à mesure une autre réalité. Des villes musées, qui ont perdu leur vie d’autrefois, et qui essayent de ressusciter un passé et n’y réussissent pas vraiment. Elles semblent comme figées dans une évocation qui a perdu son âme d’antan.
Tout n’est que motif à capter quelques euros aux touristes que nous sommes, même si cela se fait avec beaucoup de courtoisie, de gentillesse et des sourires. Du prix d’entrée dans chaque édifice, de la taxe de photographier, de la multitude de vendeurs de bibelots de toutes espèces qui sont installés au cœur même de tous les bâtiments, sans oublier le policier ripoux qui fait du racolage pour vous conduire au sommet d’un minaret interdit au public au beau milieu de l’un des plus spectaculaires sites du pays.
Je dois reconnaître que ces trois villes, certes à l’architecture superbe, m’ont laissé un petit goût d’amertume, déception due au décalage entre ce qu’elles sont et l’idée que je m’en faisais à travers tous les récits concernant d’intrépides guerriers et des espions s’exposant à tous les dangers selon le bon vouloir des émirs de l’époque. Certes ce sentiment s’insatisfaction je m’y attendais. La civilisation moderne fait son chemin vers une standardisation et une uniformisation des modes de vie, et cela est d’autant plus sensible dans les agglomérations.
Le voyage doit s’inscrire dans un long cheminement et dans la lenteur. Dans notre monde occidental, où nous courons toujours après les heures, les minutes et les secondes qui semblent nous couler entre les doigts sans espoir de les retenir, le mot lenteur est banni. Il nous faut consommer, rentabiliser, amasser les visites et les photos qui vont avec. La notion de réussite est bien souvent liée au « beaucoup » et à l’absence de moments de repos considérés comme des pertes de temps voire des lacunes dans le programme. On a oublié bien souvent, que les choses se méritent autrement qu’en payant et que le rapport quantité prix, permettant de décider si la prestation est bon marché n’est pas un bon critère d’appréciation.
De ce grand pays, outre les villes principales, nous en avons vu d’autres facettes. En particulier la ville de Nurata, moins exubérante dans son architecture, mais j’y ai ressenti une émotion forte à la vue des reste de la forteresse d’Alexandre le Grand. Ce dernier y a séjourné six mois trois siècles avant notre ère. Sur son ordre a été construite sur la colline dominant la cité une forteresse dont il subsiste des traces, qui s’élancent à l’assaut du ciel, rappelant toute la puissance de ce grand conquérant. Cet ouvrage était constitué de briques et de terre séchée. J’ai été stupéfait de constater que des pans entiers de ces matériaux qui semblent si légers, aient traversé plus de deux mille ans. Il ne faut pas oublier que le climat particulièrement contrasté, chaleur en été et froid terrible en hiver, est un agent de démolition et de désagrégation puissant, qui lui a le temps et le prend pour accomplir son irrémédiable travail de sape.
Très surprenant dans cette ville de Nurata, un grand ensemble de deux mosquées est en pleine rénovation. Elles ont été érigées au pied d’une source abondante qui est considérée comme miraculeuse. Une eau limpide sourd de la montagne avec prodigalité et alimente un grand bassin peuplé d’une multitude de truites de belle taille. Je vais vous raconter une expérience que chacun de nous peut faire et qui pour tout pêcheur normalement constitué paraîtra soit relever de l’hallucination soit directement liée à l’aspect miraculeux du lieu. Notre guide nous a fourni d’énormes poignées de luzerne, oui de luzerne, celle que l’on donne à brouter aux ânes et aux chevaux, et nous a demandé de les jeter aux poissons. Avec un ensemble sidérant toutes les truites appréhendent le lieu ou la touffe d’herbe va tomber et tous les museaux sortent de l’eau en convergeant vers le lieu d’impact. Cette dernière semble ne même pas toucher l’eau et est immédiatement engloutie par des centaines de gueules avides. Et vous avez beau répéter l’opération à satiété, le même phénomène se produit, et étonnamment pas le moindre petit bout de feuille ne surnage dans cette eau cristalline. Un vrai miracle !
En quittant cette ville, alors que nous nous étions arrêtés à un petit collet en plein désert, pour aller regarder quelques pétroglyphes, dessins laissés sur les pierres par les chameliers au cours des millénaires passés, je vois un couple de jeunes cyclistes aux montures lourdement chargées. Ils grimpent lentement la côte en venant vers nous. Je me précipite et leur demande s'ils parlent français. Leur réponse est immédiate: "Bien sûr nous venons de Bordeaux que nous avons quitté il y a cinq mois". Leur voyage doit les conduire en Inde et ils n'en sont qu'au premier tiers. Bien entendu ils sont sur VoyageForum et j'ai gardé le contact, et dès mon retour, je leur ai envoyé les photos que j'ai faites d'eux repartant dans le désert!
Nous avons parcouru des milliers de kilomètres à travers tout le pays, une partie en avion et une partie en minibus. Nous avons pu constater que le désert occupe la plus grande partie de ce territoire. Quelques grands fleuves comme l’Amoudariya permettent à de vastes zones vertes de se développer à travers les sables arides.
On nous avait concocté quelques expériences chez l’habitant, avec nuit sous la yourte traditionnelle. D’un air quelque peu moqueur ma compagne fait remarquer, que l’on va au bout du monde pour tester la nuit sous la yourte, alors qu’à cette époque de l’année on dort surtout dehors et absolument pas dans la yourte. Là encore, le côté « touriste posé » pour la nuit dans la chaleur et dans des conditions d’hygiène précaire donnait à la situation une impression de dérision quant au tourisme que nous pratiquions.
Posés dans le désert, c’est le mot. Chacun réagit à sa manière. A plusieurs reprises nous ferons cette expérience. Dans le groupe que nous formions, chez certains ces longues attentes de l’après-midi ont généré une forme d’impatience, une sensation de perte de temps, le rythme étant comme cassé. Pourquoi ne nous proposions-nous pas quelque activité?
On en revient toujours à la démarche, chacun la sienne. Le voyage organisé n’est pas propice aux changements de rythme, on s’inscrit dans le mouvement dirigé par l’accompagnateur, et les pauses peuvent être vécues comme une forme d’abandon ou de lacune dans le programme. En revanche, le voyage à pied ou à vélo, s’inscrit dans la lenteur et la contemplation à l’allure des caravanes des siècles et millénaires précédents. Tout naturellement l’arrêt entre dans la démarche, il est même attendu avec envie, car la fatigue physique des muscles qui ont travaillé est l’un des éléments importants qui conditionnent le voyage. L’engagement physique dans le voyage, lorsqu’on y a goûté devient indispensable pour que l’on ressente cette sensation d’éloignement. A notre époque tout devient trop relatif, mille kilomètres en avion représentent un saut de puce, cent kilomètres à vélo une jolie randonnée et un kilomètre dans une paroi verticale une grande aventure. Donc à n’en pas douter, arriver au milieu du désert sur un tertre, où s’épanouissent quelques yourtes, procurera des sensations différentes selon le mode de locomotion. Y être arrivé à pied en voyant la silhouette de ces habitations se découper sur le ciel depuis des heures, en ayant parfois la sensation que jamais on ne les atteindra, prédispose à la méditation et à la contemplation lorsqu’enfin le but est atteint. Mais si on y accède à l’aide d’un minibus dans lequel s’entasse un groupe de touristes, l’imprégnation à l’esprit du lieu ne peut pas se faire et bien naturellement on éprouve une grande difficulté, voire une impossibilité, à s’en imprégner. D’ailleurs ce type de moyen de déplacement qu’est la voiture, n’annihile-t-il pas cette démarche de se laisser guider par l’esprit des lieux visités. Jamais, ou tout du moins rarement, dans un voyage à rythme lent on ressent une impression d’oisiveté, ce qui n’est pas le cas lors de déplacements plus mécanisés.
Cependant au cours de l‘une des soirées sous une yourte, nous avons vécu un moment de grande émotion. Le propriétaire du lieu a saisi son instrument de musique à cordes et a entamé une série de chansons. Il s’agissait de mélopées douces et tristes aux sons mélodieux, rehaussés de rimes harmonieuses. Son épouse assise à côté de lui, en ouvrant à peine la bouche, sans pratiquement un seul mouvement, comme si elle susurrait, l’accompagnait de sa voix, exactement dans le rythme et sur la modulation. Ce fut un moment très émouvant et nous en avons redemandé. Rarement un chant ne m’a ému à ce point. Au cours de ces deux semaines, nous avons assisté à d’autres spectacles, mettant en œuvre plus de moyens et produits par des professionnels, mais jamais je n’ai ressenti cette émotion devant un art accompli.
La visite des forteresses du désert qui formaient un réseau de lieux sécurisés par de grandes murailles a été très intéressante. Il n’en reste que les enceintes au milieu desquelles de vastes zones vides subsistent. Il faut s’imaginer qu’il y a plus d’un millénaire une population nombreuse habitait ici. Les conditions d’existence paraissent extrêmement difficiles. Cela me fait penser un peu aux citadelles du vertige, les châteaux cathares sur leurs pics rocheux au sud de la France. A l’époque où ces forteresses du désert étaient habitées, elles dominaient des plaines fertiles baignées par les eaux d’un fleuve. Mais les Arabes dans leur avance voulant les conquérir et soumettre leurs habitants, au lieu de les attaquer directement, ont préférés détourner le fleuve et rendre la région inhabitable. Les forteresses ont été contraintes de se rendre sans combattre.
Cette expérience que nous avons vécue durant deux semaines ne restera pas pour moi comme un souvenir impérissable. Cependant ce voyage je désirais le faire, car cette région du monde, depuis l’aube des temps, zone de contacts de civilisations différentes, de par son histoire tumultueuse depuis longtemps attisait ma curiosité. Pourtant je dois reconnaître que notre guide ouzbek était particulièrement compétent et agréable. La formule qui faisait alterner logements très rustiques et hôtels de bon niveau était pleine de surprises, ce qui n’était pas pour me déplaire. Le voyage reste cependant pour moi affaire d’efforts physiques pour en quelque sorte conquérir et mériter la route. Mais je ne m’érige pas en censeur, je ne juge pas la ou les manières de voyager, j’exprime la façon de voyager qui fait naître chez moi des sensations et des émotions. Le voyage, sans doute, avant toute chose est intérieur. Comme disait Saint Exupéry : seule compte la démarche, car c'est elle qui dure et non le but qui n'est qu'illusion du voyageur qui va de crête en crête pensant que l'objectif seul est important.
Je pense aussi que l’intérêt du voyage nait du dépouillement dans lequel vous l’abordez. Dans ce cas vous vous mettez à la merci des autres et vous êtes plus à même de nouer des contacts autres que directement liés à l’argent. Un peu à la manière des pèlerins qui font vœu de pauvreté. Cela me remémore un livre splendide : Un chemin de promesse d’Edouart et Mathilde Cortès, 6000 kilomètres à pied et sans argent de Paris à Jérusalem. Une autre grande voyageuse, plutôt nomade m’inspire beaucoup dans mon mode de voyage, Isabelle Eberhardt, jeune femme morte à 27 ans emportée par un oued en crue. Les ouvrages qu’elle a laissés sont empreints d’une pensée profonde. Je citerai une phrase qui à elle seule peut amener à déterminer sa propre voie dans la vie et sa propre philosophie du voyage: « Jadis, quand je ne manquais de rien matériellement, mais quand je manquais de tout intellectuellement et moralement, je m’assombrissais et me répandais sottement en imprécations contre la vie que je ne connaissais pas. Ce n’est que maintenant, au sein du dénuement dont je suis fière, que je l’affirme belle et digne d’être vécue ».
Notre retour s’est fait un soir sur Paris où nous avons passé la nuit. Le lendemain un TGV matinal nous a conduits à Lyon. Ce trajet Lyon Paris en train que j’ai du effectuer une bonne centaine de fois reste pour moi un spectacle éblouissant. La campagne française défile à vive allure, avec ses perspectives immenses sur les champs, les forêts, les collines et les villages. Un jour au pied d’un arbre, alors que nous foncions à 250 kilomètres à l’heure, j’ai eu le temps de remarquer un gros champignon. Je me promets qu’un jour je ferai ce chemin si court en train, à pied. La France j’adore !
Samarkand, Boukhara, Khiva sont des villes anciennes, même très anciennes, chargées d’histoire. Pour moi ces contrées lointaines où de puissants monarques conquérants, guerriers à l’ardeur indomptable, avaient érigé par la force et la guerre des empires gigantesques, représentaient un ailleurs presque inaccessible. Les enjeux qui exacerbaient les convoitises des grandes puissances qu’étaient la Russie et l’Angleterre, bien décrits dans le livre « le Grand Jeu », n’ont fait que renforcer pour moi cette impression de zone lointaine, baignée de mystère et de sauvagerie.
Lorsque l’occasion se présente de partir faire un petit tour d’une quinzaine de jours en Ouzbékistan, je n’hésite pas une minute. Bien sûr, une petite appréhension m’effleure. Ces villes mythiques existent-elles encore vraiment de nos jours ? La mondialisation ou « globalisation » ne leur a-t-elle pas enlevé tous leurs charmes ? La Samarkand que nous voulons visiter, est-elle encore celle dans laquelle Ella Maillart a séjourné en 1933, lors de son grand périple à travers l’Asie centrale? Les chemins millénaires de la route de la soie ont-ils laissé des traces tangibles nous permettant de revivre cette extraordinaire aventure qui liait la Chine à l’Occident? Nous verrons bien et partons.
Ces cités, nous les avons découvertes dans l’ordre suivant : Khiva, Boukhara et Samarkand.
La première impression en arrivant à Khiva, en provenance presque directement de France, de plus à la nuit tombée, ville presque déserte, ne se révélant qu’à la lumière de l’éclairage des réverbères, est vive.
Boukhara avec sa place centrale occupée par un immense bassin très profond, douze mètres, est aussi très surprenante et accueillante.
Et bien entendu, le bouquet du voyage, la prestigieuse Samarkand avec sa place du Rajasthan, est à première vue « décoiffante ».
Mais au-delà de ces premières émotions, la promenade à travers ces villes aux médersas, mosquées et mausolées généralement rénovés et clinquants, fait découvrir au fur et à mesure une autre réalité. Des villes musées, qui ont perdu leur vie d’autrefois, et qui essayent de ressusciter un passé et n’y réussissent pas vraiment. Elles semblent comme figées dans une évocation qui a perdu son âme d’antan.
Tout n’est que motif à capter quelques euros aux touristes que nous sommes, même si cela se fait avec beaucoup de courtoisie, de gentillesse et des sourires. Du prix d’entrée dans chaque édifice, de la taxe de photographier, de la multitude de vendeurs de bibelots de toutes espèces qui sont installés au cœur même de tous les bâtiments, sans oublier le policier ripoux qui fait du racolage pour vous conduire au sommet d’un minaret interdit au public au beau milieu de l’un des plus spectaculaires sites du pays.
Je dois reconnaître que ces trois villes, certes à l’architecture superbe, m’ont laissé un petit goût d’amertume, déception due au décalage entre ce qu’elles sont et l’idée que je m’en faisais à travers tous les récits concernant d’intrépides guerriers et des espions s’exposant à tous les dangers selon le bon vouloir des émirs de l’époque. Certes ce sentiment s’insatisfaction je m’y attendais. La civilisation moderne fait son chemin vers une standardisation et une uniformisation des modes de vie, et cela est d’autant plus sensible dans les agglomérations.
Le voyage doit s’inscrire dans un long cheminement et dans la lenteur. Dans notre monde occidental, où nous courons toujours après les heures, les minutes et les secondes qui semblent nous couler entre les doigts sans espoir de les retenir, le mot lenteur est banni. Il nous faut consommer, rentabiliser, amasser les visites et les photos qui vont avec. La notion de réussite est bien souvent liée au « beaucoup » et à l’absence de moments de repos considérés comme des pertes de temps voire des lacunes dans le programme. On a oublié bien souvent, que les choses se méritent autrement qu’en payant et que le rapport quantité prix, permettant de décider si la prestation est bon marché n’est pas un bon critère d’appréciation.
De ce grand pays, outre les villes principales, nous en avons vu d’autres facettes. En particulier la ville de Nurata, moins exubérante dans son architecture, mais j’y ai ressenti une émotion forte à la vue des reste de la forteresse d’Alexandre le Grand. Ce dernier y a séjourné six mois trois siècles avant notre ère. Sur son ordre a été construite sur la colline dominant la cité une forteresse dont il subsiste des traces, qui s’élancent à l’assaut du ciel, rappelant toute la puissance de ce grand conquérant. Cet ouvrage était constitué de briques et de terre séchée. J’ai été stupéfait de constater que des pans entiers de ces matériaux qui semblent si légers, aient traversé plus de deux mille ans. Il ne faut pas oublier que le climat particulièrement contrasté, chaleur en été et froid terrible en hiver, est un agent de démolition et de désagrégation puissant, qui lui a le temps et le prend pour accomplir son irrémédiable travail de sape.
Très surprenant dans cette ville de Nurata, un grand ensemble de deux mosquées est en pleine rénovation. Elles ont été érigées au pied d’une source abondante qui est considérée comme miraculeuse. Une eau limpide sourd de la montagne avec prodigalité et alimente un grand bassin peuplé d’une multitude de truites de belle taille. Je vais vous raconter une expérience que chacun de nous peut faire et qui pour tout pêcheur normalement constitué paraîtra soit relever de l’hallucination soit directement liée à l’aspect miraculeux du lieu. Notre guide nous a fourni d’énormes poignées de luzerne, oui de luzerne, celle que l’on donne à brouter aux ânes et aux chevaux, et nous a demandé de les jeter aux poissons. Avec un ensemble sidérant toutes les truites appréhendent le lieu ou la touffe d’herbe va tomber et tous les museaux sortent de l’eau en convergeant vers le lieu d’impact. Cette dernière semble ne même pas toucher l’eau et est immédiatement engloutie par des centaines de gueules avides. Et vous avez beau répéter l’opération à satiété, le même phénomène se produit, et étonnamment pas le moindre petit bout de feuille ne surnage dans cette eau cristalline. Un vrai miracle !
En quittant cette ville, alors que nous nous étions arrêtés à un petit collet en plein désert, pour aller regarder quelques pétroglyphes, dessins laissés sur les pierres par les chameliers au cours des millénaires passés, je vois un couple de jeunes cyclistes aux montures lourdement chargées. Ils grimpent lentement la côte en venant vers nous. Je me précipite et leur demande s'ils parlent français. Leur réponse est immédiate: "Bien sûr nous venons de Bordeaux que nous avons quitté il y a cinq mois". Leur voyage doit les conduire en Inde et ils n'en sont qu'au premier tiers. Bien entendu ils sont sur VoyageForum et j'ai gardé le contact, et dès mon retour, je leur ai envoyé les photos que j'ai faites d'eux repartant dans le désert!
Nous avons parcouru des milliers de kilomètres à travers tout le pays, une partie en avion et une partie en minibus. Nous avons pu constater que le désert occupe la plus grande partie de ce territoire. Quelques grands fleuves comme l’Amoudariya permettent à de vastes zones vertes de se développer à travers les sables arides.
On nous avait concocté quelques expériences chez l’habitant, avec nuit sous la yourte traditionnelle. D’un air quelque peu moqueur ma compagne fait remarquer, que l’on va au bout du monde pour tester la nuit sous la yourte, alors qu’à cette époque de l’année on dort surtout dehors et absolument pas dans la yourte. Là encore, le côté « touriste posé » pour la nuit dans la chaleur et dans des conditions d’hygiène précaire donnait à la situation une impression de dérision quant au tourisme que nous pratiquions.
Posés dans le désert, c’est le mot. Chacun réagit à sa manière. A plusieurs reprises nous ferons cette expérience. Dans le groupe que nous formions, chez certains ces longues attentes de l’après-midi ont généré une forme d’impatience, une sensation de perte de temps, le rythme étant comme cassé. Pourquoi ne nous proposions-nous pas quelque activité?
On en revient toujours à la démarche, chacun la sienne. Le voyage organisé n’est pas propice aux changements de rythme, on s’inscrit dans le mouvement dirigé par l’accompagnateur, et les pauses peuvent être vécues comme une forme d’abandon ou de lacune dans le programme. En revanche, le voyage à pied ou à vélo, s’inscrit dans la lenteur et la contemplation à l’allure des caravanes des siècles et millénaires précédents. Tout naturellement l’arrêt entre dans la démarche, il est même attendu avec envie, car la fatigue physique des muscles qui ont travaillé est l’un des éléments importants qui conditionnent le voyage. L’engagement physique dans le voyage, lorsqu’on y a goûté devient indispensable pour que l’on ressente cette sensation d’éloignement. A notre époque tout devient trop relatif, mille kilomètres en avion représentent un saut de puce, cent kilomètres à vélo une jolie randonnée et un kilomètre dans une paroi verticale une grande aventure. Donc à n’en pas douter, arriver au milieu du désert sur un tertre, où s’épanouissent quelques yourtes, procurera des sensations différentes selon le mode de locomotion. Y être arrivé à pied en voyant la silhouette de ces habitations se découper sur le ciel depuis des heures, en ayant parfois la sensation que jamais on ne les atteindra, prédispose à la méditation et à la contemplation lorsqu’enfin le but est atteint. Mais si on y accède à l’aide d’un minibus dans lequel s’entasse un groupe de touristes, l’imprégnation à l’esprit du lieu ne peut pas se faire et bien naturellement on éprouve une grande difficulté, voire une impossibilité, à s’en imprégner. D’ailleurs ce type de moyen de déplacement qu’est la voiture, n’annihile-t-il pas cette démarche de se laisser guider par l’esprit des lieux visités. Jamais, ou tout du moins rarement, dans un voyage à rythme lent on ressent une impression d’oisiveté, ce qui n’est pas le cas lors de déplacements plus mécanisés.
Cependant au cours de l‘une des soirées sous une yourte, nous avons vécu un moment de grande émotion. Le propriétaire du lieu a saisi son instrument de musique à cordes et a entamé une série de chansons. Il s’agissait de mélopées douces et tristes aux sons mélodieux, rehaussés de rimes harmonieuses. Son épouse assise à côté de lui, en ouvrant à peine la bouche, sans pratiquement un seul mouvement, comme si elle susurrait, l’accompagnait de sa voix, exactement dans le rythme et sur la modulation. Ce fut un moment très émouvant et nous en avons redemandé. Rarement un chant ne m’a ému à ce point. Au cours de ces deux semaines, nous avons assisté à d’autres spectacles, mettant en œuvre plus de moyens et produits par des professionnels, mais jamais je n’ai ressenti cette émotion devant un art accompli.
La visite des forteresses du désert qui formaient un réseau de lieux sécurisés par de grandes murailles a été très intéressante. Il n’en reste que les enceintes au milieu desquelles de vastes zones vides subsistent. Il faut s’imaginer qu’il y a plus d’un millénaire une population nombreuse habitait ici. Les conditions d’existence paraissent extrêmement difficiles. Cela me fait penser un peu aux citadelles du vertige, les châteaux cathares sur leurs pics rocheux au sud de la France. A l’époque où ces forteresses du désert étaient habitées, elles dominaient des plaines fertiles baignées par les eaux d’un fleuve. Mais les Arabes dans leur avance voulant les conquérir et soumettre leurs habitants, au lieu de les attaquer directement, ont préférés détourner le fleuve et rendre la région inhabitable. Les forteresses ont été contraintes de se rendre sans combattre.
Cette expérience que nous avons vécue durant deux semaines ne restera pas pour moi comme un souvenir impérissable. Cependant ce voyage je désirais le faire, car cette région du monde, depuis l’aube des temps, zone de contacts de civilisations différentes, de par son histoire tumultueuse depuis longtemps attisait ma curiosité. Pourtant je dois reconnaître que notre guide ouzbek était particulièrement compétent et agréable. La formule qui faisait alterner logements très rustiques et hôtels de bon niveau était pleine de surprises, ce qui n’était pas pour me déplaire. Le voyage reste cependant pour moi affaire d’efforts physiques pour en quelque sorte conquérir et mériter la route. Mais je ne m’érige pas en censeur, je ne juge pas la ou les manières de voyager, j’exprime la façon de voyager qui fait naître chez moi des sensations et des émotions. Le voyage, sans doute, avant toute chose est intérieur. Comme disait Saint Exupéry : seule compte la démarche, car c'est elle qui dure et non le but qui n'est qu'illusion du voyageur qui va de crête en crête pensant que l'objectif seul est important.
Je pense aussi que l’intérêt du voyage nait du dépouillement dans lequel vous l’abordez. Dans ce cas vous vous mettez à la merci des autres et vous êtes plus à même de nouer des contacts autres que directement liés à l’argent. Un peu à la manière des pèlerins qui font vœu de pauvreté. Cela me remémore un livre splendide : Un chemin de promesse d’Edouart et Mathilde Cortès, 6000 kilomètres à pied et sans argent de Paris à Jérusalem. Une autre grande voyageuse, plutôt nomade m’inspire beaucoup dans mon mode de voyage, Isabelle Eberhardt, jeune femme morte à 27 ans emportée par un oued en crue. Les ouvrages qu’elle a laissés sont empreints d’une pensée profonde. Je citerai une phrase qui à elle seule peut amener à déterminer sa propre voie dans la vie et sa propre philosophie du voyage: « Jadis, quand je ne manquais de rien matériellement, mais quand je manquais de tout intellectuellement et moralement, je m’assombrissais et me répandais sottement en imprécations contre la vie que je ne connaissais pas. Ce n’est que maintenant, au sein du dénuement dont je suis fière, que je l’affirme belle et digne d’être vécue ».
Notre retour s’est fait un soir sur Paris où nous avons passé la nuit. Le lendemain un TGV matinal nous a conduits à Lyon. Ce trajet Lyon Paris en train que j’ai du effectuer une bonne centaine de fois reste pour moi un spectacle éblouissant. La campagne française défile à vive allure, avec ses perspectives immenses sur les champs, les forêts, les collines et les villages. Un jour au pied d’un arbre, alors que nous foncions à 250 kilomètres à l’heure, j’ai eu le temps de remarquer un gros champignon. Je me promets qu’un jour je ferai ce chemin si court en train, à pied. La France j’adore !
Je vais partir un mois en Ouzbékistan en juin/juillet 2008 et je cherchais à savoir ce qui était le plus pratique en matière d'argent (il y a des discussions sur ce sujet, mais elles sont souvent anciennes, alors je voulais avoir un avis un peu plus récent)...
Comment avez-vous fait sur place ? Vaut-il mieux amener des billets que j'échangerai sur place (mais alors, euro ou dollar ?) ? des travelers cheques ? est-il possible de retirer de l'argent avec une carte de crédit classique ?
Merci d'avance pour toutes les informations que vous pourrez me donner !
Bonsoir !
Dans la mise à jour du guide numérique Bradt (en date de septembre 2017) l'auteur signale que d''important travaux d'aménagement sont entrepris dans les rues de l'ancienne ville. De nombreux bâtiments sont couverts d'échaffaudages. Beaucoupe de boutiques et cafés sont fermés. On ignore la durée des travaux.
Un voyageur passé par Boukhara après septembre 2017 peut-il témoigner de la situation ? Cette ville vaut-elle encore le détour durant ce chantier ?
Un article du site Novastan, consacré à l'Asie centrale explique :
"À l’automne 2017, il a été décidé d’abaisser le niveau des rues dans la partie historique de la ville de Boukhara, mais cela sans prendre en compte que sous les pavés de ces rues antiques se cachent un nombre incalculable de restes archéologiques que l’on nomme des « couches culturelles ... Cela a donc conduit à la destruction de ces couches culturelles, et ce avec de l’équipement lourd, dont les vibrations ont fortement nuit aux bâtiments historiques bordant ces mêmes rues. Cela a, encore une fois, été fait sans aucun projet scientifiquement fondé, sans recherches préliminaires et sans observations d’archéologues, d’architectes...
En conséquence, la partie centrale de la façade latérale de la madrasa (une école coranique, ndlr) d’Abdullazizkhan datant du XVIIème siècle s’est effondrée. Cela ne s’est pas produit pendant des combats, comme en Syrie par exemple, mais en temps de paix." source : https://www.novastan.org/fr/ouzbekistan/ouzbekistan-la-restauration-de-monuments-historiques-fait-plus-de-mal-que-de-bien/
Merci pour votre témoignage
Et bonne année à tous !
Albert
Dans la mise à jour du guide numérique Bradt (en date de septembre 2017) l'auteur signale que d''important travaux d'aménagement sont entrepris dans les rues de l'ancienne ville. De nombreux bâtiments sont couverts d'échaffaudages. Beaucoupe de boutiques et cafés sont fermés. On ignore la durée des travaux.
Un voyageur passé par Boukhara après septembre 2017 peut-il témoigner de la situation ? Cette ville vaut-elle encore le détour durant ce chantier ?
Un article du site Novastan, consacré à l'Asie centrale explique :
"À l’automne 2017, il a été décidé d’abaisser le niveau des rues dans la partie historique de la ville de Boukhara, mais cela sans prendre en compte que sous les pavés de ces rues antiques se cachent un nombre incalculable de restes archéologiques que l’on nomme des « couches culturelles ... Cela a donc conduit à la destruction de ces couches culturelles, et ce avec de l’équipement lourd, dont les vibrations ont fortement nuit aux bâtiments historiques bordant ces mêmes rues. Cela a, encore une fois, été fait sans aucun projet scientifiquement fondé, sans recherches préliminaires et sans observations d’archéologues, d’architectes...
En conséquence, la partie centrale de la façade latérale de la madrasa (une école coranique, ndlr) d’Abdullazizkhan datant du XVIIème siècle s’est effondrée. Cela ne s’est pas produit pendant des combats, comme en Syrie par exemple, mais en temps de paix." source : https://www.novastan.org/fr/ouzbekistan/ouzbekistan-la-restauration-de-monuments-historiques-fait-plus-de-mal-que-de-bien/
Merci pour votre témoignage
Et bonne année à tous !
Albert
Bonjour,
Notre choix s'est porté cette année sur l'Asie centrale et plus spécifiquement l'Ouzbékistan et le Kirghizistan.
Nous aimerions visiter les deux pays en été (vacances scolaires obligent) à partir de fin juillet et pendant +- 25 jours avec nos enfants de 12 et 7ans (ayant l'habitude de crapahuter en Asie du Sud-Est). Je sais que chacun de ces pays mérite au moins cette période mais nous voudrions vraiment visiter les deux.
Ma question est la suivante : Serait-il préférable de commencer par l'Ouzbékistan ou le Kirghizistan ? La chaleur est-elle à son maximum fin juillet ou plutôt vers la mi-août ?
Et puis sur 25 jours, que peut-on visiter dans les deux pays ? J'ai plus ou moins une idée pour l'Ouzbékistan (Tashkent-Khiva-Boukhara-Samarcande) mais pour le Kirghiztan je sèche, n'ayant pas d'idée précise du temps qu'il faut pour visiter ces 4 villes sous la chaleur (donc je suppose visite tôt le matin et fin d'après-midi) et le temps dont on disposera pour le Kirghizistan.
Merci d'avance pour vos réponses.
Notre choix s'est porté cette année sur l'Asie centrale et plus spécifiquement l'Ouzbékistan et le Kirghizistan.
Nous aimerions visiter les deux pays en été (vacances scolaires obligent) à partir de fin juillet et pendant +- 25 jours avec nos enfants de 12 et 7ans (ayant l'habitude de crapahuter en Asie du Sud-Est). Je sais que chacun de ces pays mérite au moins cette période mais nous voudrions vraiment visiter les deux.
Ma question est la suivante : Serait-il préférable de commencer par l'Ouzbékistan ou le Kirghizistan ? La chaleur est-elle à son maximum fin juillet ou plutôt vers la mi-août ?
Et puis sur 25 jours, que peut-on visiter dans les deux pays ? J'ai plus ou moins une idée pour l'Ouzbékistan (Tashkent-Khiva-Boukhara-Samarcande) mais pour le Kirghiztan je sèche, n'ayant pas d'idée précise du temps qu'il faut pour visiter ces 4 villes sous la chaleur (donc je suppose visite tôt le matin et fin d'après-midi) et le temps dont on disposera pour le Kirghizistan.
Merci d'avance pour vos réponses.
Bonjour à tous !
Je reviens sur le forum pour voir quelques précisions concernant mon prochain voyage en Ouzbékistan. Pour ceux qui ont ou iront voir mon profil 😉 ou qui m'ont déjà répondu auparavant sur l'Asie Centrale, la Route de la Soie ce n'est plus pour tout de suite... mais j'ai néanmoins décidé d'aller 2-3 semaines en Ouzbékistan ce mois de juillet 2012 (certainement du 9 au 28 ou 31 juillet).
Tashkent (peu de temps car pas très intéressant à mes goûts...)- Khiva - Boukhara - Samarcande - retour Tashkent pour reprendre l'avion. Le circuit est classique mais je suis une inconditionnelle de l'art islamique... Je pensais rajouter Shakrisabz et un séjour en yourte du côté de Nuratau et une petite balade à dos de chameau lors du séjour en yourt... ça c'est pour combler mais envie de grande espace puisque je ne peux poursuivre vers le Kirghizistan...snif !😕 Quelques questions se sont présentées à mon esprit, j'espère que vous pourrez m'aider... * Faut-il acheter le ticket d'avion Tashkent-Ourgentch avec Uz. Air. sur place (sachant que je ne compte rester à Tashkent qu'une nuit si possible ou peut-être même pas et directement prendre l'avion pour Ourgentch) ? ou bien depuis la Belgique? Il n'y a pas de bureau d'Uz. Air. en Belgique, comment avez-vous procéder avec celui de Paris, par mail ? Si trop compliqué, je peux toujours faire le trajet inverse et terminer par Khiva et reprendre l'avion en fin de séjour juste avant de rentrer en Europe, mais idem : à acheter une fois sur place ? * J'imagine que le mois de juillet doit être un mois d'affluence en Ouzbékistan... malgré les grosses chaleurs... est-il nécessaire de réserver les B&B ou autres petits hotels à l'avance ? je compte dormir ou essayer en dortoir - bien que j'aime que ce soit un min propre... peut-être me payer une belle B&B à Boukhara ou Samarcande, laquelle belle chambre me conseillez-vous vers les 30-40$... * Concernant le séjour en yourte, j'ai lu qu'autour du Lac Aidarkul plusieurs B&B organisait des séjours en yourte, est-ce bien ? pas trop "touriste je suis venu, et j'ai vu, merci, au revoir" 😛 ?
D'autres petits conseils ou mini-trip hors du circuit classique à me conseiller ?🙂
Je vous souhaite à tous une belle semaine ! Jillou
Je reviens sur le forum pour voir quelques précisions concernant mon prochain voyage en Ouzbékistan. Pour ceux qui ont ou iront voir mon profil 😉 ou qui m'ont déjà répondu auparavant sur l'Asie Centrale, la Route de la Soie ce n'est plus pour tout de suite... mais j'ai néanmoins décidé d'aller 2-3 semaines en Ouzbékistan ce mois de juillet 2012 (certainement du 9 au 28 ou 31 juillet).
Tashkent (peu de temps car pas très intéressant à mes goûts...)- Khiva - Boukhara - Samarcande - retour Tashkent pour reprendre l'avion. Le circuit est classique mais je suis une inconditionnelle de l'art islamique... Je pensais rajouter Shakrisabz et un séjour en yourte du côté de Nuratau et une petite balade à dos de chameau lors du séjour en yourt... ça c'est pour combler mais envie de grande espace puisque je ne peux poursuivre vers le Kirghizistan...snif !😕 Quelques questions se sont présentées à mon esprit, j'espère que vous pourrez m'aider... * Faut-il acheter le ticket d'avion Tashkent-Ourgentch avec Uz. Air. sur place (sachant que je ne compte rester à Tashkent qu'une nuit si possible ou peut-être même pas et directement prendre l'avion pour Ourgentch) ? ou bien depuis la Belgique? Il n'y a pas de bureau d'Uz. Air. en Belgique, comment avez-vous procéder avec celui de Paris, par mail ? Si trop compliqué, je peux toujours faire le trajet inverse et terminer par Khiva et reprendre l'avion en fin de séjour juste avant de rentrer en Europe, mais idem : à acheter une fois sur place ? * J'imagine que le mois de juillet doit être un mois d'affluence en Ouzbékistan... malgré les grosses chaleurs... est-il nécessaire de réserver les B&B ou autres petits hotels à l'avance ? je compte dormir ou essayer en dortoir - bien que j'aime que ce soit un min propre... peut-être me payer une belle B&B à Boukhara ou Samarcande, laquelle belle chambre me conseillez-vous vers les 30-40$... * Concernant le séjour en yourte, j'ai lu qu'autour du Lac Aidarkul plusieurs B&B organisait des séjours en yourte, est-ce bien ? pas trop "touriste je suis venu, et j'ai vu, merci, au revoir" 😛 ?
D'autres petits conseils ou mini-trip hors du circuit classique à me conseiller ?🙂
Je vous souhaite à tous une belle semaine ! Jillou
Hello tous 🙂
J’envisage pour l’été 2019 un voyage au Tadjikistan et Kirghistan En premier lieux c’est les photos de Perju qui m’ont attiré, puis le carnet de Mlefevre qui a fini par me convaincre de l’intérêt de cette région et de la faisabilité en self drive, car je dois avouer que je ne suis pas fan des véhicules AVEC chauffeur.
Le Manguistaou me plaisait aussi beaucoup mais très difficile à combiner avec les deux précédents pays.
Je rajoute que Madame aimerait qu’on finisse par Samarcande dont nous gardons un souvenir émerveillé (nous y sommes allé en 2004).
J’ai donc sillonné « virtuellement » les deux pays et ce qui nous a tout de suite attiré c’est le Pamir et la vallée de Wakham.
J’aurais aimé avoir plus de renseignements et votre avis sur l’intérêt des pistes ou vallées suivantes : - Rangkül (un peu au nord de Murgab petite piste qui part plein Est vers la chine) - La vallée d’Aksul qui descend vers Sajmak ( qui part vers l’Est à Murab) - La boucle qui part un peu au sud de Murgab et qui passe par Zaty Gumbez et le lac de Zorkul - Vers Bulunkl et le lac de JasifKul (un peu au sud de Alicur)
La piste de la vallée de Bartang est-elle « raisonnablement » praticable ou est-ce du 4x4 déjà engagé ?
La vallée de Vanch vers le glacier de Fedsenko est encore différente ?
Où pouvons nous envisager des treks d’une « grosse » journée ou de 2 jours ?
Comme on aime aussi les vieilles pierres, Khujand vaut le détour ?
Vos réponses me permettront de m’orienter: - soit sur une version One Way (Bishkek – Song Kol – Osh – Sary Mogol (pic Lenine) – Murgab – vallée de Wakham – Dusanbe (d’où nous prendrions un taxi pour Samarcande)
- Soit une boucle Dusanbé - Wakham - Murgab - Karakul - vallée de Bartang - Dusanbé
- Soit sur une boucle Dusanbé – Wakham – Murgab – Sary Mogol – Karamyk (frontière) – Dusanbé
- Soit la même boucle en remontant plus au nord dans le Kirghizstan, jusqu’à Osh puis longer la vallée de Fergana jusqu’à Khujand pour redescendre ensuite à Dusanbé
Au fait si vous connaissez un bon loueur de 4x4 à Dusanbé je suis preneur 🙂
Durée totale du séjour 3 semaines à 4 personnes
Merci d'avance à tous 🙂
J’envisage pour l’été 2019 un voyage au Tadjikistan et Kirghistan En premier lieux c’est les photos de Perju qui m’ont attiré, puis le carnet de Mlefevre qui a fini par me convaincre de l’intérêt de cette région et de la faisabilité en self drive, car je dois avouer que je ne suis pas fan des véhicules AVEC chauffeur.
Le Manguistaou me plaisait aussi beaucoup mais très difficile à combiner avec les deux précédents pays.
Je rajoute que Madame aimerait qu’on finisse par Samarcande dont nous gardons un souvenir émerveillé (nous y sommes allé en 2004).
J’ai donc sillonné « virtuellement » les deux pays et ce qui nous a tout de suite attiré c’est le Pamir et la vallée de Wakham.
J’aurais aimé avoir plus de renseignements et votre avis sur l’intérêt des pistes ou vallées suivantes : - Rangkül (un peu au nord de Murgab petite piste qui part plein Est vers la chine) - La vallée d’Aksul qui descend vers Sajmak ( qui part vers l’Est à Murab) - La boucle qui part un peu au sud de Murgab et qui passe par Zaty Gumbez et le lac de Zorkul - Vers Bulunkl et le lac de JasifKul (un peu au sud de Alicur)
La piste de la vallée de Bartang est-elle « raisonnablement » praticable ou est-ce du 4x4 déjà engagé ?
La vallée de Vanch vers le glacier de Fedsenko est encore différente ?
Où pouvons nous envisager des treks d’une « grosse » journée ou de 2 jours ?
Comme on aime aussi les vieilles pierres, Khujand vaut le détour ?
Vos réponses me permettront de m’orienter: - soit sur une version One Way (Bishkek – Song Kol – Osh – Sary Mogol (pic Lenine) – Murgab – vallée de Wakham – Dusanbe (d’où nous prendrions un taxi pour Samarcande)
- Soit une boucle Dusanbé - Wakham - Murgab - Karakul - vallée de Bartang - Dusanbé
- Soit sur une boucle Dusanbé – Wakham – Murgab – Sary Mogol – Karamyk (frontière) – Dusanbé
- Soit la même boucle en remontant plus au nord dans le Kirghizstan, jusqu’à Osh puis longer la vallée de Fergana jusqu’à Khujand pour redescendre ensuite à Dusanbé
Au fait si vous connaissez un bon loueur de 4x4 à Dusanbé je suis preneur 🙂
Durée totale du séjour 3 semaines à 4 personnes
Merci d'avance à tous 🙂
Nous souhaitons partir en Ousbékistan les 15 premiers jours de juillet (les 4 villes de la route de la soie et extension à la mer d'Aral). Pouvez vous me dire quelles sont les conditions météo à ce moment là.
Merci
Bonjour à tous,
J'ai l'intention de voyager au Tajilkistan et Ouzbekistan en juillet 2008.
J'aimerais mêler dans mon séjour la superbe nature et les villes mythiques de Samarcand et Boukhara. C'est avec un objectif culturel que je m'y rend car j'ai des racines persanes qui me rendent proches de ces pays.
Je possède l'expérience d'autres voyages notamment au Xinjiang.
J'attends les partants avec impatience😉
J'ai l'intention de voyager au Tajilkistan et Ouzbekistan en juillet 2008.
J'aimerais mêler dans mon séjour la superbe nature et les villes mythiques de Samarcand et Boukhara. C'est avec un objectif culturel que je m'y rend car j'ai des racines persanes qui me rendent proches de ces pays.
Je possède l'expérience d'autres voyages notamment au Xinjiang.
J'attends les partants avec impatience😉
Bonjour à tous,
je vous propose un petit retour après notre voyage en Ouzbékistan en juillet 2015, voyage en indépendant, préparé à partir de ce forum, d'internet, des pages "Ouzbékistan" du Lonely Planet "Asie centrale" et du Petit Futé "Ouzbékistan". Notre itinéraire (tout à fait classique).-9-07 départ de Lyon pour Tashkent via Istanbul (Turkish Airlines)
-10 et 11-07 Tashkent
-12-07 vol de Tashkent vers Nukus / Nukus (musée Savitsky)
-13-07 de Nukus vers Khiva (les forteresses du désert)
-14 et 15-07 Khiva
-16-07 de Khiva vers Bukhara
-17, 18 et 19-07 Bukhara
-20-07 de Bukhara vers le lac Ayderkul en passant par Gidjuvan et Nurata
-21-07 du lac Aydarkul au village de Sentyab ou Sentob dans les Nuratau mountains
-22-07 Sentyab village (randonnée)
-23-07 de Sentyab au village d'Asraf dans les Nuratau mountains
-24-07 Asraf village (randonnée)
-25-07 du village d'Asraf à Samarkand
-26 et 27-07 Samarkand
-28-07 Shakrisabz
-29-07 Samarkand / transfert vers l'aéroport de Tashkent
-30-07 retour LyonQuelques commentaires sur les lieux visités.Tashkent: les 2 lieux que l'on aura trouvés les plus intéressants sont le bazar Chorsu et l'ensemble Hazrati Iman avec le quartier ouzbek qui se trouve juste derrière. Sinon les bâtiments officiels, les grandes avenues, les parcs, le métro marquent également le caractère et l'atmosphère de la ville et permettent de ressentir que dès Tashkent le voyage commence, on est ailleurs.
Nukus: en comparaison à d'autres musées, par exemple le Musée Russe de Saint-Pétersbourg, les oeuvres du musée Savitsky nous ont paru moins éblouissantes mais lorsque l'on connait l'histoire de ce musée et le travail de sa conservatrice actuelle, la visite reste plutôt émouvante. Un tour dans le bazar de Nukus est également très sympa.
Les forteresses du désert: nous sommes passés à Qizil Kala, Toprak Kala et Ayaz Kala. La plus intéressante reste Toprak Kala, avec ce qu'il en reste et un peu voire beaucoup d'imagination, on peut faire revivre les lieux l'espace d'un instant...
Khiva: certes la restauration d'Ichan Kala en fait un peu un décors de cinéma, comme peuvent l'être également Venise ou Bruges pour prendre 2 exemples bien différents, mais l'endroit reste tout à fait magnifique et très sympa à visiter. Et puis le lieu est aussi plutôt vivant puisque les quartiers sud et nord de la vieille ville sont habités, les enfants jouent dans les rues, les familles sont dehors lorsque le soir est là et à la nuit tombée toute la ville s'anime, y compris les rues "touristiques". D'autre part le bazar est juste au pied des murailles côté porte est ou ouest (je ne sais plus) et donc au final le vieux quartier, Ichan Kala, se révèle plutôt vivant. Bref on a bien aimé l'ambiance et le décor de Khiva.
De Khiva à Bukhara: certes le transfert est un peu long mais la route n'est pas si mauvaise même s'il reste quelques tronçons difficiles; l'état de la route fut donc plutôt une bonne surprise, 6h de trajet environ.
Bukhara: les monuments touristiques que proposent la ville sont tous très intéressants mis à part peut-être la forteresse. Une mention spéciale à l'ensemble Poy Kalon et à l'ensemble madrasas Oulough Begh et Abdul Aziz Khan, deux lieux magnifiques. Mention spéciale évidemment aussi pourl'ensemble Liab-y-Khaouz et l'animation qui entoure le bassin. Bukhara est une ville très vivante et il est très agréable de flâner de monuments en monuments à divers moments de la journée.
Le lac Aydarkul: de Bukhara nous sommes partis vers le lac pour rejoindre un camp de yourtes pour une nuit. Cette étape ne nous a pas "enchantée"; le paysage autour du camp de yourtes n'est pas tout à fait séduisant, de plus le vent soufflait soulevant terre et poussière, donc pas de beau ciel étoilé comme on peut en espérer la nuit dans le désert. Le lac où nous nous sommes baignés est plutôt impressionnant mais là encore les abords n'étaient pas vraiment sympas avec quelques déchets de ci de là. Bref pour nous, pas top.
Sentyab et Asraf: ce sont deux villages dans les Nuratau mountains et nous étions hébergés en homestay. L'accueil des familles fut à la fois chaleureux et réservé, avec une certaine timidité peut-être même. Mais petit à petit la relation se construit et on échange comme on peut, car les familles ne parlaient pas anglais, sur la vie des uns et des autres. A Sentyab il y avait des enfants dans la maison, avec eux les contacts sont plus spontanés et ensuite facilités avec les adultes. Il est plus facile de randonner seul dans les environs de Sentyab par rapport à Asraf car le paysage est plus ouvert et les sentiers plus lisibles. Bref notre préférence est pour le village de Sentyab.
Samarkand: le plus beau lieu de Samarkand, la nécropole de Shah I Zinda. Magnifique! De plus l'endroit est bien sur visité par les touristes mais reste un lieu de pélerinage tout à fait vivant et fréquenté par les ouzbeks. Un peu déçu par le Régistan, bouclé par des barrières et la police en raison de la préparation d'un festival de musique; les horaires de visite étaient réduits et un peu aléatoires. Ce lieu reste néammoins impressionnant. Sinon Samarkand est aussi une grande ville avec de grandes avenues, des parcs... et des choix urbanistiques pour "mettre en valeur" les monuments pas toujours heureux. Les "quartiers traditionnels" qui entouraient les monuments ont été partiellement détruits et parfois les alentours des monuments manquent un peu de vie mis à part la vie touristique.
Shakrisabz: même remarque que juste au-dessus si bien qu'on a l'impression de visiter un immense parc (en travaux pendant notre visite)dans lequel émergent deux ou trois monuments totalement séparés de la ville. Ce n'est pas vraiment ce que l'on a préféré.
NB: dans chaque ville, on a fait un tour au bazar. Ce sont toujours es lieux animés, colorés, avec une belle ambiance et la possibilité de bavarder avec les uns ou les autres... Les hébergements:Nous avons choisi des hébergements de bon niveau (environ 70 USD la nuit) car au vu des températures prévues, nous souhaitions des chambres plutôt spacieuses et confortables pour y rester éventuellement aux heures les plus chaudes de la journée.
Tashkent : Shodlik Palace Nukus: Jipek & Joli Hotel Khiva: Malika Kheivak Bukhara: Amélia Boutique Hotel Samarkand: B&B Antica
En gros, tous ces hotels étaient à la hauteur pour le confort des chambres ou le p'tit dèj; le plus beau reste Amélia Boutique Hotel avec, en particulier, une très belle salle à manger. Les déplacements:Nous avions organisé les transferts avant notre départ par internet, depuis la France, avec l'agence "Responsible Travel", en réservant à chaque fois une voiture avec chauffeur. Rien à dire de particulier, chauffeurs à l'heure, plutôt amicaux mais ne parlant pas anglais. C'est avec la même agence que nous avions préparé notre tour dans les montagnes de Nuratau. Le climat:Comme prévu nous avons eu chaud, voire trés chaud, avec des températures dépassant les 45° à Nukus et Khiva, autour de 40 à Bukhara, voisines de 35 à Samarkand et dans les montagnes. "Administrativement":Pas de problème particulier à l'arrivée à l'aéroport de Tashkent. Il faut bien penser à remplir la déclaration de devises en 2 exemplaires; on trouve des formulaires en anglais dans le hall de l'aéroport avant la police. On garde un exemplaire à présenter au retour, au départ de Tashkent, aprés avoir rempli l'exemplaire qui indiquera les devises restantes en fin de voyage.
Le passage à la police ou la douane à l'arrivée à l'aéroport nous a paru ni plus long ni plus rapide que la moyenne des aéroports que nous avons déjà fréquentés, donc rien à dire.
Le consulat de France à Tashkent propose de faire avant le départ une "déclaration de voyage" ou un document similaire à présenter à la police en cas de contrôle. Nous ne l'avions pas fait et ce document semble tout à fait inutile. Nous avons été contrôlés deux fois sur la route, jamais en ville; à chaque fois les choses se sont passées de manière cordiale et souriante, donc pas de problème avec la police qui semble ne pas vouloir "importuner" les touristes. Nous avions emporté des devises (USD et euros) en liquide. On peut changer les deux sans problème au "marché noir", en particulier à proximité des bazars ou à l'hôtel. Alors que le cours officiel était de 2800 sums pour 1 usd, nous avons obtenu en moyenne 4200-4300 sums pour 1usd.
Contrairement à ce qu'indique le "Petit Futé", les hôtels acceptent sans problème d'être payés en USD. Il présente d'ailleurs la note en dollars, montrant ainsi qu'elle est leur préférence pour le paiement.
Chaque hôtel nous a remis le document "Registration" indiquant notre passage, document à présenter à l'aéroport au moment du retour. Ces documents ne nous ont pas été réclamés.
En conclusion de ce petit compte-rendu à caractère utilitaire, c'était là notre 1er voyage en Asie centrale et nous avons le sentiment d'avoir fait un très beau voyage, avec de nouvelles découvertes que d'autres destinations ne nous avaient pas proposées. Il y a bien sur les mosquées, madrasas, mausolées... magnifiques de couleurs et impressionnantes par leur aspect monumental, mais il y a aussi l'ambiance particulière de ce pays qui mêle des moments d'histoire très contrastés, avec par exemple à une certaine époque, la richesse des échanges culturels, religieux, commerciaux, avec la route de la soie, et en opposition, les 70 ans de la période communiste et ce qu'il en reste aujourd'hui dans le pays. Et puis nous avons rencontré des gens tout à fait sympathiques et curieux, même si la communication n'est pas tout à fait facile à moins de se débrouiller en russe...
Beaux voyages à tous!
Nukus: en comparaison à d'autres musées, par exemple le Musée Russe de Saint-Pétersbourg, les oeuvres du musée Savitsky nous ont paru moins éblouissantes mais lorsque l'on connait l'histoire de ce musée et le travail de sa conservatrice actuelle, la visite reste plutôt émouvante. Un tour dans le bazar de Nukus est également très sympa.
Les forteresses du désert: nous sommes passés à Qizil Kala, Toprak Kala et Ayaz Kala. La plus intéressante reste Toprak Kala, avec ce qu'il en reste et un peu voire beaucoup d'imagination, on peut faire revivre les lieux l'espace d'un instant...
Khiva: certes la restauration d'Ichan Kala en fait un peu un décors de cinéma, comme peuvent l'être également Venise ou Bruges pour prendre 2 exemples bien différents, mais l'endroit reste tout à fait magnifique et très sympa à visiter. Et puis le lieu est aussi plutôt vivant puisque les quartiers sud et nord de la vieille ville sont habités, les enfants jouent dans les rues, les familles sont dehors lorsque le soir est là et à la nuit tombée toute la ville s'anime, y compris les rues "touristiques". D'autre part le bazar est juste au pied des murailles côté porte est ou ouest (je ne sais plus) et donc au final le vieux quartier, Ichan Kala, se révèle plutôt vivant. Bref on a bien aimé l'ambiance et le décor de Khiva.
De Khiva à Bukhara: certes le transfert est un peu long mais la route n'est pas si mauvaise même s'il reste quelques tronçons difficiles; l'état de la route fut donc plutôt une bonne surprise, 6h de trajet environ.
Bukhara: les monuments touristiques que proposent la ville sont tous très intéressants mis à part peut-être la forteresse. Une mention spéciale à l'ensemble Poy Kalon et à l'ensemble madrasas Oulough Begh et Abdul Aziz Khan, deux lieux magnifiques. Mention spéciale évidemment aussi pourl'ensemble Liab-y-Khaouz et l'animation qui entoure le bassin. Bukhara est une ville très vivante et il est très agréable de flâner de monuments en monuments à divers moments de la journée.
Le lac Aydarkul: de Bukhara nous sommes partis vers le lac pour rejoindre un camp de yourtes pour une nuit. Cette étape ne nous a pas "enchantée"; le paysage autour du camp de yourtes n'est pas tout à fait séduisant, de plus le vent soufflait soulevant terre et poussière, donc pas de beau ciel étoilé comme on peut en espérer la nuit dans le désert. Le lac où nous nous sommes baignés est plutôt impressionnant mais là encore les abords n'étaient pas vraiment sympas avec quelques déchets de ci de là. Bref pour nous, pas top.
Sentyab et Asraf: ce sont deux villages dans les Nuratau mountains et nous étions hébergés en homestay. L'accueil des familles fut à la fois chaleureux et réservé, avec une certaine timidité peut-être même. Mais petit à petit la relation se construit et on échange comme on peut, car les familles ne parlaient pas anglais, sur la vie des uns et des autres. A Sentyab il y avait des enfants dans la maison, avec eux les contacts sont plus spontanés et ensuite facilités avec les adultes. Il est plus facile de randonner seul dans les environs de Sentyab par rapport à Asraf car le paysage est plus ouvert et les sentiers plus lisibles. Bref notre préférence est pour le village de Sentyab.
Samarkand: le plus beau lieu de Samarkand, la nécropole de Shah I Zinda. Magnifique! De plus l'endroit est bien sur visité par les touristes mais reste un lieu de pélerinage tout à fait vivant et fréquenté par les ouzbeks. Un peu déçu par le Régistan, bouclé par des barrières et la police en raison de la préparation d'un festival de musique; les horaires de visite étaient réduits et un peu aléatoires. Ce lieu reste néammoins impressionnant. Sinon Samarkand est aussi une grande ville avec de grandes avenues, des parcs... et des choix urbanistiques pour "mettre en valeur" les monuments pas toujours heureux. Les "quartiers traditionnels" qui entouraient les monuments ont été partiellement détruits et parfois les alentours des monuments manquent un peu de vie mis à part la vie touristique.
Shakrisabz: même remarque que juste au-dessus si bien qu'on a l'impression de visiter un immense parc (en travaux pendant notre visite)dans lequel émergent deux ou trois monuments totalement séparés de la ville. Ce n'est pas vraiment ce que l'on a préféré.
NB: dans chaque ville, on a fait un tour au bazar. Ce sont toujours es lieux animés, colorés, avec une belle ambiance et la possibilité de bavarder avec les uns ou les autres... Les hébergements:Nous avons choisi des hébergements de bon niveau (environ 70 USD la nuit) car au vu des températures prévues, nous souhaitions des chambres plutôt spacieuses et confortables pour y rester éventuellement aux heures les plus chaudes de la journée.
Tashkent : Shodlik Palace Nukus: Jipek & Joli Hotel Khiva: Malika Kheivak Bukhara: Amélia Boutique Hotel Samarkand: B&B Antica
En gros, tous ces hotels étaient à la hauteur pour le confort des chambres ou le p'tit dèj; le plus beau reste Amélia Boutique Hotel avec, en particulier, une très belle salle à manger. Les déplacements:Nous avions organisé les transferts avant notre départ par internet, depuis la France, avec l'agence "Responsible Travel", en réservant à chaque fois une voiture avec chauffeur. Rien à dire de particulier, chauffeurs à l'heure, plutôt amicaux mais ne parlant pas anglais. C'est avec la même agence que nous avions préparé notre tour dans les montagnes de Nuratau. Le climat:Comme prévu nous avons eu chaud, voire trés chaud, avec des températures dépassant les 45° à Nukus et Khiva, autour de 40 à Bukhara, voisines de 35 à Samarkand et dans les montagnes. "Administrativement":Pas de problème particulier à l'arrivée à l'aéroport de Tashkent. Il faut bien penser à remplir la déclaration de devises en 2 exemplaires; on trouve des formulaires en anglais dans le hall de l'aéroport avant la police. On garde un exemplaire à présenter au retour, au départ de Tashkent, aprés avoir rempli l'exemplaire qui indiquera les devises restantes en fin de voyage.
Le passage à la police ou la douane à l'arrivée à l'aéroport nous a paru ni plus long ni plus rapide que la moyenne des aéroports que nous avons déjà fréquentés, donc rien à dire.
Le consulat de France à Tashkent propose de faire avant le départ une "déclaration de voyage" ou un document similaire à présenter à la police en cas de contrôle. Nous ne l'avions pas fait et ce document semble tout à fait inutile. Nous avons été contrôlés deux fois sur la route, jamais en ville; à chaque fois les choses se sont passées de manière cordiale et souriante, donc pas de problème avec la police qui semble ne pas vouloir "importuner" les touristes. Nous avions emporté des devises (USD et euros) en liquide. On peut changer les deux sans problème au "marché noir", en particulier à proximité des bazars ou à l'hôtel. Alors que le cours officiel était de 2800 sums pour 1 usd, nous avons obtenu en moyenne 4200-4300 sums pour 1usd.
Contrairement à ce qu'indique le "Petit Futé", les hôtels acceptent sans problème d'être payés en USD. Il présente d'ailleurs la note en dollars, montrant ainsi qu'elle est leur préférence pour le paiement.
Chaque hôtel nous a remis le document "Registration" indiquant notre passage, document à présenter à l'aéroport au moment du retour. Ces documents ne nous ont pas été réclamés.
En conclusion de ce petit compte-rendu à caractère utilitaire, c'était là notre 1er voyage en Asie centrale et nous avons le sentiment d'avoir fait un très beau voyage, avec de nouvelles découvertes que d'autres destinations ne nous avaient pas proposées. Il y a bien sur les mosquées, madrasas, mausolées... magnifiques de couleurs et impressionnantes par leur aspect monumental, mais il y a aussi l'ambiance particulière de ce pays qui mêle des moments d'histoire très contrastés, avec par exemple à une certaine époque, la richesse des échanges culturels, religieux, commerciaux, avec la route de la soie, et en opposition, les 70 ans de la période communiste et ce qu'il en reste aujourd'hui dans le pays. Et puis nous avons rencontré des gens tout à fait sympathiques et curieux, même si la communication n'est pas tout à fait facile à moins de se débrouiller en russe...
Beaux voyages à tous!
Bonjour, je pars dans quelques jours en Ouzbekistan et je sais déjà qu'il va faire très, très chaud le jour, mais... qu'en est-il des températures le soir ou la nuit?
Mon guide de voyage reste assez générique sur le sujet, quelqu'un peut me donner plus de précisions? Merci
Bonjour
Je suis en train de préparer mon trajet en Ouzbékistan en juillet/aout prochain.
J'aimerais revenir de Noukous vers Samarkande en passant par Uchquduq (pour éviter de passer 2 fois par la même route et varier les plaisirs). Est-ce faisable (transport, hebergement chaleur)? Est-ce intéressant ?
Merci
Antigone
Je suis en train de préparer mon trajet en Ouzbékistan en juillet/aout prochain.
J'aimerais revenir de Noukous vers Samarkande en passant par Uchquduq (pour éviter de passer 2 fois par la même route et varier les plaisirs). Est-ce faisable (transport, hebergement chaleur)? Est-ce intéressant ?
Merci
Antigone
En Avril, nous allons visiter l' Ouzbékistan.
On a lu qu' une attestation de protection est efficace dans le metro de Tashkent.
Comme on est Belge, on n'a pas cette facilité.
Est-ce qu' on peut empreunter une copie de quelqu'un? Les données personnelles (nom) peuvent être effacer parce que j'ai compris que la lettre en soi est suffisante.
Ou est ce qu'il existe d'autre moyens pour obtenir ce document?
Je vous remercie infinement.
Etienne
Je vous remercie infinement.
Etienne
Retour d'experience positif sur la traversee de l'Ouzbeqistan (juin-juillet 2011) avec tres peu d'enregistrements :
> Nous avions 7 tampons d'enregistrement pour 25 jours passes dans le pays et n'avons connu aucun probleme a la frontiere en quittant le pays (poste frontiere entre Tashkent et Chimkent, Kazakstan). Le douanier ne nous a rien demande. Il en a ete de meme pour d'autres cyclo-randonneurs passant au meme endroit 1 jour apres nous. Pas de probleme non plus pour d'autres voyageurs sortis au poste frontiere de Osh (Kirghizistan).
> Aucun probleme lors des tres nombreux controles routiers, ou l'on ne nous a jamais demande les petits papiers.
> Les seuls problemes rencontres ont ete a notre arrivee a Tashkent apres 7 jours dans le pays sans enregistrement. Nous avons ete refuses de 3 hotels (dont la Gulnara GuestHouse), sous pretexte que nous n'avions pas les fameux coupons prouvant que nous avions dormi en hotel. Nous avons du prendre une chambre a l'hotel Gran Nur, a 70 dollars, ou l'on a bien voulu nous enregistrer, avec les 4 nuits precedentes en pacage (!).
> Un gerant d'hotel a Qoqon nous avait mis en garde un peu plus tot sur le fait que les fameux enregistrements etaient vraiment necessaires...
Apres ces experiences, nous avons franchement le ressentiment que tout ce flou artistique autour des enregistrements ne continue d'etre alimente que par les hotels (ce sont eux les premiers servis!!!), alors que les douaniers et policiers n'en ont que faire et n'ont aucun interet a embeter les touristes...
Remi
> Aucun probleme lors des tres nombreux controles routiers, ou l'on ne nous a jamais demande les petits papiers.
> Les seuls problemes rencontres ont ete a notre arrivee a Tashkent apres 7 jours dans le pays sans enregistrement. Nous avons ete refuses de 3 hotels (dont la Gulnara GuestHouse), sous pretexte que nous n'avions pas les fameux coupons prouvant que nous avions dormi en hotel. Nous avons du prendre une chambre a l'hotel Gran Nur, a 70 dollars, ou l'on a bien voulu nous enregistrer, avec les 4 nuits precedentes en pacage (!).
> Un gerant d'hotel a Qoqon nous avait mis en garde un peu plus tot sur le fait que les fameux enregistrements etaient vraiment necessaires...
Apres ces experiences, nous avons franchement le ressentiment que tout ce flou artistique autour des enregistrements ne continue d'etre alimente que par les hotels (ce sont eux les premiers servis!!!), alors que les douaniers et policiers n'en ont que faire et n'ont aucun interet a embeter les touristes...
Remi
Bonjour à tous,
Je viens de passer deux semaines en Ouzbékistan (fin juillet/début août), et vous trouverez dans ce post quelques informations pratiques sur ce voyage : je laisse les descriptions merveilleuses aux autres topics sur ce pays ! Sachez juste que ce pays est vraiment très beau (j'ai lu sur un blog que c'était "l'Iran sous stéroides", ce qui est bien choisi même si l'Iran reste ma destination favorite).
Nous sommes partis à deux en mode "backpack" sans tour organisé (je déteste cela personnellement), en mode auberge et en essayant de limiter les coûts (pas difficile vu la chute du sum, la monnaie ouzbek).
Nous avions le guide Bradt (mon édition de guide préférée et de très loin, je n'utilise plus le lonely planet depuis longtemps) disponible en anglais sur l'Ouzbékistan. Il a trois ans déjà et il y a plusieurs changements (notamment des nouveaux hébergements) mais il est très complet et surtout intéressant (et même marrant).
Quelques informations générales avant de rentrer dans l'itinéraire et les informations afférentes à chaque étape :
1. Il fait très chaud l'été. Nous avons eu entre 38 et 44 degrés. C'est supportable mais j'ai trouvé ça plus difficile que en Iran, en Jordanie ou au Liban (où je suis parti les étés précédents). Concrètement, de 13h à 16h, il n'y a personne dans les rues et il est difficile de marcher au soleil plus de 30 minutes sans souffrir un peu de la chaleur !
Mais attention, cela reste "supportable" et, comme tout le monde, nous faisions des pauses à ces moments là (soit à l'auberge, soit dans des cafés) !
2. Il y a peu de touristes ! La période joue beaucoup je pense, et il n'était pas rare de se retrouver seul au milieu de certains sites impressionnants, ce qui est vraiment génial. On a vu davantage de touristes dans certains endroits, notamment à Khiva, mais ça restait assez limité. Les auberges que nous avions fréquentées étaient très peu remplies (parfois nous étions les seuls !).
Pas besoin de réserver à l'avance vos auberges : on le faisait le jour précédent sur booking et c'était très pratique.
3. Le voyage ne coûte pas cher ! La monnaie ouzbek est le sum. En l'état, 1 euro = 9 800 sum environ.
Donc on se retrouvait avec des millions de sums avec nous parfois, pas très pratique !
Et voyager n'est pas cher : un repas pour deux avec bières/eau/soupes/plat/salade dans un restaurant "normal" nous revenait entre 6 et 20 euros selon les endroits. J'ai rarement vu des plats au dessus de 4 euros (en général un plat est entre 2 et 4 euros et une soupe entre 1 et 2!).
L'hébergement est également pas très cher : nous avions pris des chambres privatives (pour 2) dans des auberges/guest house et nous en tirions pour, en moyenne, 25/30 euros la nuit (pour 2!). Nous avions pris un hôtel plutôt pas mal (genre trois étoiles) à 45 euros la nuit pour notre dernière nuit.
De même, les transports ne coûtent pas grand chose : le billet de train (pour aller de ville en ville) revenait entre 8 et 12 euros (environ, je fais ça de tête). Les prix des taxis sont également assez faibles (pour les faibles distances, 2 ou 3 euros).
4. Attention, il y a un problème en Ouzbékistan (mais qui tend à se résorber) : les possibilités de retrait d'argent avec une carte bancaire (visa ou mastercard) sont très limitées.
De très nombreux ATM sont soit hors service, soit à court d'argent, ou soit de prennent pas la carte internationale !
J'ai pu retiré deux fois avec ma carte visa, et ma compagnon deux fois également avec sa mastercard (il y a très peu d'ATM Mastercard qui marchent et j'ai passé très longtemps à Tachkent pour en trouver un !).
Donc petit conseil : prenez un peu d'euros/dollars avant de partir pour changer dans les banques (les taux varient et sont un peu inférieurs à celui indiqué ci-dessous, lorsque j'ai changé j'ai eu une fois un taux à 1 euro pour 9 300 sum, et une fois un taux à 1 euros pour 9 550 sum). Il faut savoir que même les banques sont parfois à court de billets, et j'ai déjà reçu 200 euros en billets de 5 000 sums (ce qui revient à 50 centimes d'euros), ce qui n'est pas très pratique vous en conviendrez !
Il y a souvent des ATM dans les hôtels de luxe (notamment l'hôtel Ouzbékistan à Tachkent) donc pensez-y!.
5. Il est conseillé de voyager de ville en ville en train (vous pouvez toujours prendre des taxis partagés mais c'est plus cher et moins pratique). Les billets de train peuvent être achetés à chaque station (l'anglais est en général très limité mais on pouvait quand même se faire comprendre et réserver ce qu'on voulait, il faut indiquer la date/le moment de la journée (matin ou après midi) et la destination et c'était joué.
Il faut réserver un peu à l'avance car les trains sont vite remplis ! En général, on réservait pour notre prochain train dès qu'on arrivait à la destination et on a jamais eu de souci. Il est aussi possible de réserver en ligne (je crois, mais ce n'était pas très clair) ou de demander à votre auberge de le faire pour vous !
Les trains sont globalement plutôt pas mal donc rien à dire de ce côté là.
S'agissant de l'itinéraire, nous avons suivi un itinéraire assez classique pour une visite de deux semaines en allant dans les principales villes et en essayant de faire quelques trips autour. On voyage en mode cool et il est possible de faire cet itinéraire en moins de deux semaines (surtout si vous partez à une saison où il fait moins chaud).
Nous sommes d'abord restés trois jours à Tachkent au Central Perk Hostel. L'auberge est sympa mais nous ne la recommandons pas spécialement : elle a seulement un mois et l'organisation n'est pas encore totalement fluide (mais ça devrait venir) !
Je vous recommande, si vous allez à Tachkent, de réserver un hébergement pas très loin d'une station de métro et pas forcément dans le "centre". Il n'y a en effet pas réellement de centre ville : les rues sont énormes (à la soviétique quoi..) et les bâtiments aussi et il est pas hyper évident de tout faire à pied car la ville est étendue ! Il y a des quartiers sympas notamment proches du métro Oybek ! Le métro est en outre très joli. Chaque ticket coûte 1200 ou 1300 sums selon les stations (il s'agit en réalité de jetons et pas de ticket), ce qui revient à un peu plus de 10 centimes d'euros...!). Nous avons pris pas mal le métro : il y a uniquement trois lignes et les stations peuvent être assez distantes les unes des autres. Mais c'est vraiment le plus pratique (il n'y avait pas tant de taxis que cela et, vu que les routes sont parfois très grandes, c'est pas facile forcément de se choper un taxi).
Le bazaar à la station de métro Chorsu est vraiment super et authentique : un des meilleurs d'Asie Centrale apparemment et je vous le recommande. En outre, j'ai beaucoup aimé le complexe Hazrat Imam (regroupement de plusieurs très jolies mosquées), à 25Mn à pied au nord du Bazaar.
Comme adresses sympas, et si vous en avez marre de la nourriture ouzbek (ce qui était notre cas à la fin du voyage même si c'est pas mal, le plov et les plats et soupes en viande ça lasse un peu), il y a le Café Bon (près du métro Oybek). Un café français (mais ils ne le parlent pas!) avec des snacks et des boissons sympas. Il y a aussi une pizzeria juste au dessus qui est très bien.
Nous avons sinon mangé dans des cantines ouzbek qui étaient sympas : il y en a partout !
Après Tachkent, nous avons pris le métro pour Samarkand où nous sommes restés trois jours. La ville est vraiment super (avec notamment le Régistan, mais beaucoup d'autres endroits sympas). Nous sommes restés à l'auberge Hamida qui était très bien, à 10 mn à pied du Régistan.
Nous avons eu un coup de coeur pour le restaurant Besh Chinor : on mangeait pour deux pour 6 euros ! Pas de menus en anglais mais un des serveurs le parlait correctement. C'était très bon et surtout typique, que des locaux !
Nous avons passé deux jours à visiter la ville et avons pris un shared taxi pour Chakhrisabz (une ville située à 100km au Sud environ). Nous avons payé environ 12 euros (pour deux) pour y aller et autant pour y revenir. La ville est sympa (il y a une sorte de grand "parc" avec tous les sites regroupés) mais ce n'est pas non plus un must-see : à faire uniquement si vous avez le temps !
Après Samarkand, nous sommes allés à Bukhara : ma ville préférée et de loin ! Deux ou trois jours suffisent et nous sommes restés deux jours. Nous avons logé à l'hostel B-house : très sympa avec notamment la possibilité de faire laver ses vêtements.
Nous avons adoré le restaurant Ayvan, localisé au Lyabi House hostel. Vraiment excellent !
Ensuite, nous avons passé trois jours à Khiva.
La vieille ville de Khiva est magnifique : toutefois, j'ai de loin préféré Bukhara. Khiva est un peu une ville musée : la vieille ville regroupe quasiment tous les sites sympas à voir (et elle est splendide) mais personne n'y habite et cette vieille ville est ainsi consacrée au tourisme (même s'il n'y avait pas beaucoup de monde). Ca lui enlève un peu de son charme et l'effet "carte postale" est bien présent. Deux jours suffisent à notre sens !
Il n'y a pas de restaurants excellents à Khiva (il y en a d'ailleurs assez peu) à ma connaissance. Ceux situés dans la vieille ville sont un peu tous les mêmes (le restaurant "Terrassa" est un peu au dessus du lot). Nous sommes restés à l'hostel Laliopa (à 25 mn à pied de la vieille ville) qui était aussi très bien.
Enfin, nous avons passés un jour et demi à Noukous, à l'extrême est de l'Ouzbékistan. Cette ville est fameuse pour le musée Igor Savistsky (qui est apparemment un des plus grands musées d'arts de l'Asie Centrale) qui exposent notamment beaucoup d'artistes rustes du début du XXe siècle.
Je ne suis pas très musée mais nous avons adoré ! Le musée est très grand (deux bâtiments) et franchement il vaut le détour, on peut y passer trois heures voire plus sans problème.
Nous avons passé une journée à Moynaq depuis Noukous : c'est un village portuaire proche de l'ancienne mer d'Aral qui a été quasiment été intégralement asséchée par les russes. Il y a un cimetière de bateaux échoués dans un désert, ce qui est assez saisissant.
La ville se situe à trois heures de routes de Noukous (en taxi) : nous étions très intéressé par la situation de la mer d'Aral et c'est pourquoi nous nous y sommes rendus. Mais, concrètement, il n'y a pas grand chose à voir dans la ville (hormis son côté ville fantôme et le désert qui a remplacé la majeure partie de la mer d'Aral). Donc ce n'est pas du tout un must-see, surtout que c'est loin et que cela peut revenir assez cher (nous avons pris un chauffeur pour 70 euros à deux, ce qui était bien trop cher !).
J'espère que ce compte-rendu vous aura été utile et n'hésitez pas si vous avez des questions pour voyager dans ce pays magnifique !
Je viens de passer deux semaines en Ouzbékistan (fin juillet/début août), et vous trouverez dans ce post quelques informations pratiques sur ce voyage : je laisse les descriptions merveilleuses aux autres topics sur ce pays ! Sachez juste que ce pays est vraiment très beau (j'ai lu sur un blog que c'était "l'Iran sous stéroides", ce qui est bien choisi même si l'Iran reste ma destination favorite).
Nous sommes partis à deux en mode "backpack" sans tour organisé (je déteste cela personnellement), en mode auberge et en essayant de limiter les coûts (pas difficile vu la chute du sum, la monnaie ouzbek).
Nous avions le guide Bradt (mon édition de guide préférée et de très loin, je n'utilise plus le lonely planet depuis longtemps) disponible en anglais sur l'Ouzbékistan. Il a trois ans déjà et il y a plusieurs changements (notamment des nouveaux hébergements) mais il est très complet et surtout intéressant (et même marrant).
Quelques informations générales avant de rentrer dans l'itinéraire et les informations afférentes à chaque étape :
1. Il fait très chaud l'été. Nous avons eu entre 38 et 44 degrés. C'est supportable mais j'ai trouvé ça plus difficile que en Iran, en Jordanie ou au Liban (où je suis parti les étés précédents). Concrètement, de 13h à 16h, il n'y a personne dans les rues et il est difficile de marcher au soleil plus de 30 minutes sans souffrir un peu de la chaleur !
Mais attention, cela reste "supportable" et, comme tout le monde, nous faisions des pauses à ces moments là (soit à l'auberge, soit dans des cafés) !
2. Il y a peu de touristes ! La période joue beaucoup je pense, et il n'était pas rare de se retrouver seul au milieu de certains sites impressionnants, ce qui est vraiment génial. On a vu davantage de touristes dans certains endroits, notamment à Khiva, mais ça restait assez limité. Les auberges que nous avions fréquentées étaient très peu remplies (parfois nous étions les seuls !).
Pas besoin de réserver à l'avance vos auberges : on le faisait le jour précédent sur booking et c'était très pratique.
3. Le voyage ne coûte pas cher ! La monnaie ouzbek est le sum. En l'état, 1 euro = 9 800 sum environ.
Donc on se retrouvait avec des millions de sums avec nous parfois, pas très pratique !
Et voyager n'est pas cher : un repas pour deux avec bières/eau/soupes/plat/salade dans un restaurant "normal" nous revenait entre 6 et 20 euros selon les endroits. J'ai rarement vu des plats au dessus de 4 euros (en général un plat est entre 2 et 4 euros et une soupe entre 1 et 2!).
L'hébergement est également pas très cher : nous avions pris des chambres privatives (pour 2) dans des auberges/guest house et nous en tirions pour, en moyenne, 25/30 euros la nuit (pour 2!). Nous avions pris un hôtel plutôt pas mal (genre trois étoiles) à 45 euros la nuit pour notre dernière nuit.
De même, les transports ne coûtent pas grand chose : le billet de train (pour aller de ville en ville) revenait entre 8 et 12 euros (environ, je fais ça de tête). Les prix des taxis sont également assez faibles (pour les faibles distances, 2 ou 3 euros).
4. Attention, il y a un problème en Ouzbékistan (mais qui tend à se résorber) : les possibilités de retrait d'argent avec une carte bancaire (visa ou mastercard) sont très limitées.
De très nombreux ATM sont soit hors service, soit à court d'argent, ou soit de prennent pas la carte internationale !
J'ai pu retiré deux fois avec ma carte visa, et ma compagnon deux fois également avec sa mastercard (il y a très peu d'ATM Mastercard qui marchent et j'ai passé très longtemps à Tachkent pour en trouver un !).
Donc petit conseil : prenez un peu d'euros/dollars avant de partir pour changer dans les banques (les taux varient et sont un peu inférieurs à celui indiqué ci-dessous, lorsque j'ai changé j'ai eu une fois un taux à 1 euro pour 9 300 sum, et une fois un taux à 1 euros pour 9 550 sum). Il faut savoir que même les banques sont parfois à court de billets, et j'ai déjà reçu 200 euros en billets de 5 000 sums (ce qui revient à 50 centimes d'euros), ce qui n'est pas très pratique vous en conviendrez !
Il y a souvent des ATM dans les hôtels de luxe (notamment l'hôtel Ouzbékistan à Tachkent) donc pensez-y!.
5. Il est conseillé de voyager de ville en ville en train (vous pouvez toujours prendre des taxis partagés mais c'est plus cher et moins pratique). Les billets de train peuvent être achetés à chaque station (l'anglais est en général très limité mais on pouvait quand même se faire comprendre et réserver ce qu'on voulait, il faut indiquer la date/le moment de la journée (matin ou après midi) et la destination et c'était joué.
Il faut réserver un peu à l'avance car les trains sont vite remplis ! En général, on réservait pour notre prochain train dès qu'on arrivait à la destination et on a jamais eu de souci. Il est aussi possible de réserver en ligne (je crois, mais ce n'était pas très clair) ou de demander à votre auberge de le faire pour vous !
Les trains sont globalement plutôt pas mal donc rien à dire de ce côté là.
S'agissant de l'itinéraire, nous avons suivi un itinéraire assez classique pour une visite de deux semaines en allant dans les principales villes et en essayant de faire quelques trips autour. On voyage en mode cool et il est possible de faire cet itinéraire en moins de deux semaines (surtout si vous partez à une saison où il fait moins chaud).
Nous sommes d'abord restés trois jours à Tachkent au Central Perk Hostel. L'auberge est sympa mais nous ne la recommandons pas spécialement : elle a seulement un mois et l'organisation n'est pas encore totalement fluide (mais ça devrait venir) !
Je vous recommande, si vous allez à Tachkent, de réserver un hébergement pas très loin d'une station de métro et pas forcément dans le "centre". Il n'y a en effet pas réellement de centre ville : les rues sont énormes (à la soviétique quoi..) et les bâtiments aussi et il est pas hyper évident de tout faire à pied car la ville est étendue ! Il y a des quartiers sympas notamment proches du métro Oybek ! Le métro est en outre très joli. Chaque ticket coûte 1200 ou 1300 sums selon les stations (il s'agit en réalité de jetons et pas de ticket), ce qui revient à un peu plus de 10 centimes d'euros...!). Nous avons pris pas mal le métro : il y a uniquement trois lignes et les stations peuvent être assez distantes les unes des autres. Mais c'est vraiment le plus pratique (il n'y avait pas tant de taxis que cela et, vu que les routes sont parfois très grandes, c'est pas facile forcément de se choper un taxi).
Le bazaar à la station de métro Chorsu est vraiment super et authentique : un des meilleurs d'Asie Centrale apparemment et je vous le recommande. En outre, j'ai beaucoup aimé le complexe Hazrat Imam (regroupement de plusieurs très jolies mosquées), à 25Mn à pied au nord du Bazaar.
Comme adresses sympas, et si vous en avez marre de la nourriture ouzbek (ce qui était notre cas à la fin du voyage même si c'est pas mal, le plov et les plats et soupes en viande ça lasse un peu), il y a le Café Bon (près du métro Oybek). Un café français (mais ils ne le parlent pas!) avec des snacks et des boissons sympas. Il y a aussi une pizzeria juste au dessus qui est très bien.
Nous avons sinon mangé dans des cantines ouzbek qui étaient sympas : il y en a partout !
Après Tachkent, nous avons pris le métro pour Samarkand où nous sommes restés trois jours. La ville est vraiment super (avec notamment le Régistan, mais beaucoup d'autres endroits sympas). Nous sommes restés à l'auberge Hamida qui était très bien, à 10 mn à pied du Régistan.
Nous avons eu un coup de coeur pour le restaurant Besh Chinor : on mangeait pour deux pour 6 euros ! Pas de menus en anglais mais un des serveurs le parlait correctement. C'était très bon et surtout typique, que des locaux !
Nous avons passé deux jours à visiter la ville et avons pris un shared taxi pour Chakhrisabz (une ville située à 100km au Sud environ). Nous avons payé environ 12 euros (pour deux) pour y aller et autant pour y revenir. La ville est sympa (il y a une sorte de grand "parc" avec tous les sites regroupés) mais ce n'est pas non plus un must-see : à faire uniquement si vous avez le temps !
Après Samarkand, nous sommes allés à Bukhara : ma ville préférée et de loin ! Deux ou trois jours suffisent et nous sommes restés deux jours. Nous avons logé à l'hostel B-house : très sympa avec notamment la possibilité de faire laver ses vêtements.
Nous avons adoré le restaurant Ayvan, localisé au Lyabi House hostel. Vraiment excellent !
Ensuite, nous avons passé trois jours à Khiva.
La vieille ville de Khiva est magnifique : toutefois, j'ai de loin préféré Bukhara. Khiva est un peu une ville musée : la vieille ville regroupe quasiment tous les sites sympas à voir (et elle est splendide) mais personne n'y habite et cette vieille ville est ainsi consacrée au tourisme (même s'il n'y avait pas beaucoup de monde). Ca lui enlève un peu de son charme et l'effet "carte postale" est bien présent. Deux jours suffisent à notre sens !
Il n'y a pas de restaurants excellents à Khiva (il y en a d'ailleurs assez peu) à ma connaissance. Ceux situés dans la vieille ville sont un peu tous les mêmes (le restaurant "Terrassa" est un peu au dessus du lot). Nous sommes restés à l'hostel Laliopa (à 25 mn à pied de la vieille ville) qui était aussi très bien.
Enfin, nous avons passés un jour et demi à Noukous, à l'extrême est de l'Ouzbékistan. Cette ville est fameuse pour le musée Igor Savistsky (qui est apparemment un des plus grands musées d'arts de l'Asie Centrale) qui exposent notamment beaucoup d'artistes rustes du début du XXe siècle.
Je ne suis pas très musée mais nous avons adoré ! Le musée est très grand (deux bâtiments) et franchement il vaut le détour, on peut y passer trois heures voire plus sans problème.
Nous avons passé une journée à Moynaq depuis Noukous : c'est un village portuaire proche de l'ancienne mer d'Aral qui a été quasiment été intégralement asséchée par les russes. Il y a un cimetière de bateaux échoués dans un désert, ce qui est assez saisissant.
La ville se situe à trois heures de routes de Noukous (en taxi) : nous étions très intéressé par la situation de la mer d'Aral et c'est pourquoi nous nous y sommes rendus. Mais, concrètement, il n'y a pas grand chose à voir dans la ville (hormis son côté ville fantôme et le désert qui a remplacé la majeure partie de la mer d'Aral). Donc ce n'est pas du tout un must-see, surtout que c'est loin et que cela peut revenir assez cher (nous avons pris un chauffeur pour 70 euros à deux, ce qui était bien trop cher !).
J'espère que ce compte-rendu vous aura été utile et n'hésitez pas si vous avez des questions pour voyager dans ce pays magnifique !
bonjour,
avec 3 amis j'envisage un périple en Ouzbékistan-Kirkistan sur 17-18 jours fin juin-début juillet 2012..départ vol Genève
plusieurs questions à vous soumettre :
- peut-on se fier à Aeroflot ?
- depuis Moscou peut on atterrir directement à Noukous ou faut il passer par Tashkent obligatoirement ?
- est il intéressant d'aller voir les carcasses de bateaux sur l'ex mer d'Aral ?
- combien de jours faut il prévoir à Boukhara, Samarcande ?
- peut-on passer de l'ouzbékistan au kirkistan (vallée de la fergana) en passant par le tadjikistan, et à quel prix ?
- ou est il préférable de passer par la route du nord ? Tashkent et éviter le tadjikistan ?
- après le lac issyk-kul est il intéressant d'aller à Karakol et ses environs, faire le tour du lac au nord, puis aller visiter Almaty (qui semble plus joli que bishkek) au kasakstan ?
- ou est-il préférable de revenir sur Bishkek pour prendre l'avion de retour ?
un grand merci à tous les voyageurs et voyageuses qui pourront m'éclairer et me donner de précieux conseils... cordialement François
un grand merci à tous les voyageurs et voyageuses qui pourront m'éclairer et me donner de précieux conseils... cordialement François
Bonjour,
je souhaite partir courant Juin en Asie Centrale. J'aimerais arriver à Bichkek (le prix des billets d'avion est très intéressant), partir visiter l'Ouzbékistan et le Tadjikistan puis revenir à Bichkek pour m'envoler vers Delhi (car malheureusement il semble impossible de passer à pied jusqu'au Ladakh).
Je n'ai trouvé aucune discussion similaire (ou alors très ancienne) alors voilà :
- Est-il possible de sortir du Kirghizistan avec un visa 60 jours pour y revenir ensuite dans le délai imparti ?
- Si le visa n'est plus valable une fois sorti du territoire, peut-on en demander un autre au retour ? À la frontière entre Murghab et Sary-Tash notamment ?
Si non, quel visa dois-je demander pour effectuer cette boucle ?
En vous remerciant,
Léo
je souhaite partir courant Juin en Asie Centrale. J'aimerais arriver à Bichkek (le prix des billets d'avion est très intéressant), partir visiter l'Ouzbékistan et le Tadjikistan puis revenir à Bichkek pour m'envoler vers Delhi (car malheureusement il semble impossible de passer à pied jusqu'au Ladakh).
Je n'ai trouvé aucune discussion similaire (ou alors très ancienne) alors voilà :
- Est-il possible de sortir du Kirghizistan avec un visa 60 jours pour y revenir ensuite dans le délai imparti ?
- Si le visa n'est plus valable une fois sorti du territoire, peut-on en demander un autre au retour ? À la frontière entre Murghab et Sary-Tash notamment ?
Si non, quel visa dois-je demander pour effectuer cette boucle ?
En vous remerciant,
Léo
Bonjour à tous, je suis nouvelle sur ce forum et en suis émerveillée !
A propos du Kirghizistan et de l'Ouzbékistan, les discussions sont assez anciennes, et c'est donc pourquoi je relance le sujet.
J'ai plusieurs questions :
1) Tout d'abord, j'ai 19 ans et suis une femme, je suppose qu'une tenue vestimentaire descente est exigée, mais avez-vous des conseils quant aux habits à emmener ? J'ai vu que le climat y est très chaud en été, et je compte y aller au cours des mois de juillet et d’août, la température avoisinant les 40°C !
2) Ensuite, par rapport à la langue, je pense me mettre au Russe afin d'en connaître quelques rudiments. Autrement, comment est le contact avec la population locale lorsqu'on ne parle pas la langue ?
3) D'après le Ministère des Affaires Etrangères, la frontière entre le Kirghizistan et l'Ouzbékistan est à éviter car elle est minée. Avez-vous des conseils pour la traverser ? l'avion semble être la seule solution ? Connaissez-vous de bonnes compagnies fiables proposant des vols Ouzbékistan-Kirghizistan ?
4) Cavalière depuis un certain nombre d'années, je suis tentée par des rando à cheval, avez-vous des coups de coeur à partager ? Est-il indispensable d'être accompagnée d'un guide ?
5) Enfin, comment est l'hébergement ? J'aimerais m'orienter autant que possible vers du logement chez l'habitant, mais étant une femme seule j'ai conscience du danger que cela peut présenter...
Merci d'avance pour toutes vos réponses et n'hésitez pas à me donner d'autres conseils, je suis preneuse dans tous les cas !
Clara
bonjour à tous!!!
Je m’appelle Amélie j'ai 25 ans avec mon copain nous avons comme projet de partir 6 mois en 2014.
Voila je souhaiterais faire l'ouzbekistan sur un mois
Quels circuits pouvez vous me conseiller???avec ou sans agence... hôtel...transport entre chaque destination... Avez vous des tuyaux, tout ce qui est bon a savoir sur ce pays?
je vous remercie de l'importance que vous pourrez accorder a mon message.
Je m’appelle Amélie j'ai 25 ans avec mon copain nous avons comme projet de partir 6 mois en 2014.
Voila je souhaiterais faire l'ouzbekistan sur un mois
Quels circuits pouvez vous me conseiller???avec ou sans agence... hôtel...transport entre chaque destination... Avez vous des tuyaux, tout ce qui est bon a savoir sur ce pays?
je vous remercie de l'importance que vous pourrez accorder a mon message.
Je cherche des billets d'avion pour Tashkent, quelle est la compagnie la mieux placée sur cette destination? Merci d'avance.
Bonjour à tous,
Ce témoignage pour vous faire profiter de notre expérience de ce magnifique pays qu'est l'Ouzbekistan. 15 Jours organisés à 4 pour visiter les lieux incontournables du pays : Khiva / Boukhara et Samarcande entre le 28 avril et le 13 mai 2017. J'insiste un peux plus sur les modalités pratiques car ce sont ces détails qui vous aiderons dans votre organisation du voyage ; l'approche culturelle est bien détaillée dans les guides (Oulizane le plus complet).
Pour que le circuit soit cohérent et aille crescendo, je considère qu'il faut débuter par Khiva, puis Boukhara puis Samarcande (vous aurez toujours plus beau et plus grand devant vous). Tout d'abord, par rapport aux voyages organisés qui atterrissent à Tachkent et prennent un vol intérieur pour Khiva, sachez que de Roissy vous avez un vol direct pour Ourgentch (à 30 km de khiva) avec la compagnie Ouzbekistan airways (compagnie qui présente des caractéristiques normales de sécurité).
Concernant les modalités pratiques :
Sécurité : aucun soucis et aucun sujet , le séjour s'est passé à merveille. Nous étions 4 et avions organisé notre voyage par nous même. Le pays est tranquille et l'islam tolérant.
Voiture / déplacements : on ne peux pas conduire quand on est étranger, il faut donc louer une voiture avec son chauffeur. Ils sont organisés pour nos déplacements touristiques et vous aurez le choix entre de nombreux taxis pour vos liaisons entre les villes ou une ballade d'1 jour en étoile. Toutes nos liaisons ont été faites en taxi , sauf samarcande / tachkent que nous avons fait en train (un souvenir inoubliable par 38 degrés extérieurs , train non climatisé et 1 TV communautaire diffusant des clips locaux). Tous les véhicules roulent au gaz (c'est leur ressource naturelle abondante). Donc les voitures ont souvent leur réservoir de gaz dans le coffre arrière aussi il faut compter qu'avec des bagages "ordinaires" (1 valise + 1 sac à dos par personne) 2 touristes par taxi et la voiture est pleine ou presque.
Population : les gens sont très accueillants et curieux de nous. De nombreux locaux sont venus à notre rencontre nous questionner sur notre provenance, notre circuit, ils veulent pratiquer l'anglais (les jeunes surtout), faire des selfies avec nous .... Ceci en toute bienveillance. Sincèrement l'approche humaine a été un des point les plus plaisants du voyage, nous en conservons un souvenir touchant.
Change : je n'avais jamais vu ça ! Durant nos congés, le change officiel était entre 4000 et 4100 soums pour 1 €. Nous avions lu dans les guides que le change au noir était courant mais à ce point ! Tout le monde vous proposera de changer (hôtels / commerçants / individus dans la rue) nous n'avons jamais mis les pieds dans une banque et n'avons pas été inquiétés au retour par la douane (avions lu qu'il fallait justifier de change officiel). Les commerçants peuvent même vous rendre la monnaie en € et avec des pièces svp ! Donc il faut savoir que vous pourrez changer des € jusqu'à 2 fois leur valeur au cours légal (ce qui divise par 2 votre budget en soums). En arrivant à l'hotel de Khiva nous avons changé pour 1 € / 6000 soums et tout le reste du séjour nous avons changé à 1 € pour 7500 à 8000 soums (un truc de fou). A tachkent avons changé en sortie de métro, devant les flics, nos changeurs avaient des poches pleines de liasses de billet .... Evidemment avec cette parité, on se doute que la moindre dépense se chiffre en milliers de soums ... on apprend donc à compter des liasses de billets et les locaux ont une grande dextérité en la matière.
Achats : très peu d’hôtels prennent la CB, c'est le pays du liquide pour tout payer et je conseille de partir avec des € ( nous n'avons pas pu en retirer là bas). Aucun sujet, tout peut se payer en espèces € ou espèces soums ou espèces dollard (souvent les prix en € ou USD sont plus avantageux que le prix en soum et ce même en ayant fait une conversion au taux de change au noir). Ne pas hésiter, vous pourrez presque tout payer en devises, ils en sont friands (hôtels , souvenirs, taxis ....) A noter que nous avons pu retirer des USD à Boukhara (entre la mosquée Khalon et le marché aux bijoux il y a un distributeur de dollards) ceci est idéal par rapport à un retrait de soums car vous pourrez changer au noir et doubler ainsi votre budget en soum. Les restos par contre se payent en soums le plus souvent. Artisanat varié et de belle facture (attention les chaussons tricotés par ces dames ne se trouvent qu'à Khiva, ne pas rater 1 € la paire et grand choix de couleurs et motifs, cadeaux rigolos, vos pieds apprécieront).
Nourriture : bonne, quoi qu'un peu grasse. Sinon rien à dire. Leur pain est bon, les somsa un régal et les brochettes (shaslik) délicieuses (il existe des brochettes de gras uniquement !). Quelques recette russes comme le plov ou narin (sorte de pâte à la viande de cheval c'est excellent miam). Cartes souvent en russe et en anglais, vive l'aventure. Sur nous 4, aucun malade, RAS. Nous avons par contre pris garde à l'eau. Bière et vodka en abondance partout. Le thé est la boisson qui accompagne le repas traditionnel. En moyenne nous avons mangé entre 1,8 et 5 € par personne sans nous priver, avons testé aussi bien des restau de bon niveau que des boui boui, tout allait bien.
Le circuit : Pour se rendre de l'aeroport d'Ourgentch à Khiva vous aurez le choix entre des taxis (nous avons payé 20 € la voiture ce qui est cher mais nous avons joué la sécurité en arrivant ) ou une sorte train / tram qui a un coût dérisoire mais plus lent. Les prix d'entrée sur les sites payants sont tres raisonnables (le plus souvent 1 €) sauf à Samarcande ou les prix flambent mais ne sont rien à coté des entrées de monument ici. Souvent les billets restent valables 3 jours.
Khiva pour sa partie ancienne est une petite cité fortifiée (de beaux remparts) qui est intimiste et très belle (quoi que moins colorée que les suivantes). C'est un cocon préservé des voitures, très bien rénové, un cadre idilique. Nous y avons passé 2 jours et il y a sincèrement de quoi occuper 2 jours sans trop se presser.
Avons visité 3 forteresses du dessert : taxi à 50 € pour la journée pour nous 4 trouvé par notre hôtel. Ballade simpa, qu'il faut faire pour sortir de la ville et voir un autre aspect du pays. Les forteresses sont belles par leur situation, ont un certain charme et offrent souvent de beaux point de vus (même si ce sont des ruines).
Transfert en taxi pour Boukhara avec une sorte de mini bus climatisé de 6 places assises en plus du chauffeur. 160 € pour nous 4, on avait assez peu de choix sur le véhicule. Nous aurions pu le faire en taxi ordinaire (2 personnes + leurs bagages) à 60 € le véhicule par couple.
Boukahra : superbe, tout peut se faire à pied, même si cette fois ci vous serez en ville avec la circulation (très convenable et non gênante). La mosquée Khalom et sa place sont de toute beauté. Le chor minor est un petit bijoux (très facile d'y aller à pied) ... de nombreuses boutiques de souvenir et d'artisanat très varié. Les medrasas sont souvent devenues des centres artisanaux de toute beauté. Nous sommes allés au bain traditionnel (1 pour les hommes et 1 pour les femmes). Celui des femmes il est situé derrière la mosquée khalom : 20 € par personnes pour un bain avec 2 massages et le temps de repos nécessaire. Bain traditionnel dont les murs ont 500 ans nous a t on dit. Ouvert aux touristes et aux locaux. Les dames qui massent et lavent sont très bien, parlent un anglais moyen mais on se comprend tout de même, elles apprécient nos échantillons de parfums. Il faut essayer, on ressort détendue et propre. Avons pris le temps de sortir de la ville (sur 1/2 journée pour visiter une nécropole et 2 mausolée).
Chahrisabz : cette ville au nom imprononçable est la ville natale de Tamerlan. Il y reste la porte de son palais et quelques monuments anciens qui méritent un arrêt sur la route de samarcande. Avons pris un taxi par couple à 50 € par voiture pour faire le transfert Boukhara / samarcande avec l’arrêt à Chahrisabz.
Samarcande : une merveille. Comme nous vous serez conquis par les couleurs, la taille des monuments, leur grandeur. Quelle splendeur ... le point d'orgue du voyage. Le registan, bibi khanun , la nécropole shah i zinda, le mausolée gour emir ... tout est merveille. Nous sommes revenus 2 fois au registan tellement nous avons trouvé cet endroit superbe. Restez y à la tombée de la nuit, les éclairages sont de toute beauté, il faut absolument voir ça. Je dois vous dire qu'au sein du registan , nous avons été approché par un vigile qui nous a proposé de monter en haut d'un minaret de la medrasa d'ouloug beg et de voir le second étage (tout ceci étant inaccessible normalement). Contre 10 € par personne (pas moyen de négocier, le prix était ferme) nous y sommes allés. Laps de temps assez court là haut, mais assez pour profiter de la vue imprenable sur le site et la ville. On ne peut voir qu'à une personne à la fois et monter à plus de 2 est périlleux car le minaret est étroit et se croiser relève d'une prouesse d’équilibre). Surtout ne ratez pas la visite du mausolée de l'iman al boukhari , il est un peu à l’extérieur de la ville mais on peut y aller facilement en taxi. Le mausolée par lui même et son dôme sont de toute beauté.
Tachkent : notre journée d'avant départ ... capitale décevante sur le plan architectural après avoir vu toutes ces merveilles. Le métro est curieux (il parait que c'est un abri anti atomique) et franchement si vous êtes comme moi déçu de la capitale moderne, vous irez vous réfugier au marché Tchorsou ... un marché énorme , gigantesque (le rungis local) on y trouve de tout et c'est un but de visite sympa.
Voici le descriptif de notre périple. En synthèse je dirais qu'ils ont un patrimoine de fou ! et un peuple très attachant. J'y reviendrai avec grand plaisir. Je précise qu'un voyage entre femmes est à mon avis tout à fait envisageable et sans restriction. Ne vous privez pas d'envisager la decouverte de ce beau pays. Bonne route, j'aurais plaisir à lire vos experiences de voyage et reste à votre disposition pour de plus amples renseignements.
Bon voyage !
Ce témoignage pour vous faire profiter de notre expérience de ce magnifique pays qu'est l'Ouzbekistan. 15 Jours organisés à 4 pour visiter les lieux incontournables du pays : Khiva / Boukhara et Samarcande entre le 28 avril et le 13 mai 2017. J'insiste un peux plus sur les modalités pratiques car ce sont ces détails qui vous aiderons dans votre organisation du voyage ; l'approche culturelle est bien détaillée dans les guides (Oulizane le plus complet).
Pour que le circuit soit cohérent et aille crescendo, je considère qu'il faut débuter par Khiva, puis Boukhara puis Samarcande (vous aurez toujours plus beau et plus grand devant vous). Tout d'abord, par rapport aux voyages organisés qui atterrissent à Tachkent et prennent un vol intérieur pour Khiva, sachez que de Roissy vous avez un vol direct pour Ourgentch (à 30 km de khiva) avec la compagnie Ouzbekistan airways (compagnie qui présente des caractéristiques normales de sécurité).
Concernant les modalités pratiques :
Sécurité : aucun soucis et aucun sujet , le séjour s'est passé à merveille. Nous étions 4 et avions organisé notre voyage par nous même. Le pays est tranquille et l'islam tolérant.
Voiture / déplacements : on ne peux pas conduire quand on est étranger, il faut donc louer une voiture avec son chauffeur. Ils sont organisés pour nos déplacements touristiques et vous aurez le choix entre de nombreux taxis pour vos liaisons entre les villes ou une ballade d'1 jour en étoile. Toutes nos liaisons ont été faites en taxi , sauf samarcande / tachkent que nous avons fait en train (un souvenir inoubliable par 38 degrés extérieurs , train non climatisé et 1 TV communautaire diffusant des clips locaux). Tous les véhicules roulent au gaz (c'est leur ressource naturelle abondante). Donc les voitures ont souvent leur réservoir de gaz dans le coffre arrière aussi il faut compter qu'avec des bagages "ordinaires" (1 valise + 1 sac à dos par personne) 2 touristes par taxi et la voiture est pleine ou presque.
Population : les gens sont très accueillants et curieux de nous. De nombreux locaux sont venus à notre rencontre nous questionner sur notre provenance, notre circuit, ils veulent pratiquer l'anglais (les jeunes surtout), faire des selfies avec nous .... Ceci en toute bienveillance. Sincèrement l'approche humaine a été un des point les plus plaisants du voyage, nous en conservons un souvenir touchant.
Change : je n'avais jamais vu ça ! Durant nos congés, le change officiel était entre 4000 et 4100 soums pour 1 €. Nous avions lu dans les guides que le change au noir était courant mais à ce point ! Tout le monde vous proposera de changer (hôtels / commerçants / individus dans la rue) nous n'avons jamais mis les pieds dans une banque et n'avons pas été inquiétés au retour par la douane (avions lu qu'il fallait justifier de change officiel). Les commerçants peuvent même vous rendre la monnaie en € et avec des pièces svp ! Donc il faut savoir que vous pourrez changer des € jusqu'à 2 fois leur valeur au cours légal (ce qui divise par 2 votre budget en soums). En arrivant à l'hotel de Khiva nous avons changé pour 1 € / 6000 soums et tout le reste du séjour nous avons changé à 1 € pour 7500 à 8000 soums (un truc de fou). A tachkent avons changé en sortie de métro, devant les flics, nos changeurs avaient des poches pleines de liasses de billet .... Evidemment avec cette parité, on se doute que la moindre dépense se chiffre en milliers de soums ... on apprend donc à compter des liasses de billets et les locaux ont une grande dextérité en la matière.
Achats : très peu d’hôtels prennent la CB, c'est le pays du liquide pour tout payer et je conseille de partir avec des € ( nous n'avons pas pu en retirer là bas). Aucun sujet, tout peut se payer en espèces € ou espèces soums ou espèces dollard (souvent les prix en € ou USD sont plus avantageux que le prix en soum et ce même en ayant fait une conversion au taux de change au noir). Ne pas hésiter, vous pourrez presque tout payer en devises, ils en sont friands (hôtels , souvenirs, taxis ....) A noter que nous avons pu retirer des USD à Boukhara (entre la mosquée Khalon et le marché aux bijoux il y a un distributeur de dollards) ceci est idéal par rapport à un retrait de soums car vous pourrez changer au noir et doubler ainsi votre budget en soum. Les restos par contre se payent en soums le plus souvent. Artisanat varié et de belle facture (attention les chaussons tricotés par ces dames ne se trouvent qu'à Khiva, ne pas rater 1 € la paire et grand choix de couleurs et motifs, cadeaux rigolos, vos pieds apprécieront).
Nourriture : bonne, quoi qu'un peu grasse. Sinon rien à dire. Leur pain est bon, les somsa un régal et les brochettes (shaslik) délicieuses (il existe des brochettes de gras uniquement !). Quelques recette russes comme le plov ou narin (sorte de pâte à la viande de cheval c'est excellent miam). Cartes souvent en russe et en anglais, vive l'aventure. Sur nous 4, aucun malade, RAS. Nous avons par contre pris garde à l'eau. Bière et vodka en abondance partout. Le thé est la boisson qui accompagne le repas traditionnel. En moyenne nous avons mangé entre 1,8 et 5 € par personne sans nous priver, avons testé aussi bien des restau de bon niveau que des boui boui, tout allait bien.
Le circuit : Pour se rendre de l'aeroport d'Ourgentch à Khiva vous aurez le choix entre des taxis (nous avons payé 20 € la voiture ce qui est cher mais nous avons joué la sécurité en arrivant ) ou une sorte train / tram qui a un coût dérisoire mais plus lent. Les prix d'entrée sur les sites payants sont tres raisonnables (le plus souvent 1 €) sauf à Samarcande ou les prix flambent mais ne sont rien à coté des entrées de monument ici. Souvent les billets restent valables 3 jours.
Khiva pour sa partie ancienne est une petite cité fortifiée (de beaux remparts) qui est intimiste et très belle (quoi que moins colorée que les suivantes). C'est un cocon préservé des voitures, très bien rénové, un cadre idilique. Nous y avons passé 2 jours et il y a sincèrement de quoi occuper 2 jours sans trop se presser.
Avons visité 3 forteresses du dessert : taxi à 50 € pour la journée pour nous 4 trouvé par notre hôtel. Ballade simpa, qu'il faut faire pour sortir de la ville et voir un autre aspect du pays. Les forteresses sont belles par leur situation, ont un certain charme et offrent souvent de beaux point de vus (même si ce sont des ruines).
Transfert en taxi pour Boukhara avec une sorte de mini bus climatisé de 6 places assises en plus du chauffeur. 160 € pour nous 4, on avait assez peu de choix sur le véhicule. Nous aurions pu le faire en taxi ordinaire (2 personnes + leurs bagages) à 60 € le véhicule par couple.
Boukahra : superbe, tout peut se faire à pied, même si cette fois ci vous serez en ville avec la circulation (très convenable et non gênante). La mosquée Khalom et sa place sont de toute beauté. Le chor minor est un petit bijoux (très facile d'y aller à pied) ... de nombreuses boutiques de souvenir et d'artisanat très varié. Les medrasas sont souvent devenues des centres artisanaux de toute beauté. Nous sommes allés au bain traditionnel (1 pour les hommes et 1 pour les femmes). Celui des femmes il est situé derrière la mosquée khalom : 20 € par personnes pour un bain avec 2 massages et le temps de repos nécessaire. Bain traditionnel dont les murs ont 500 ans nous a t on dit. Ouvert aux touristes et aux locaux. Les dames qui massent et lavent sont très bien, parlent un anglais moyen mais on se comprend tout de même, elles apprécient nos échantillons de parfums. Il faut essayer, on ressort détendue et propre. Avons pris le temps de sortir de la ville (sur 1/2 journée pour visiter une nécropole et 2 mausolée).
Chahrisabz : cette ville au nom imprononçable est la ville natale de Tamerlan. Il y reste la porte de son palais et quelques monuments anciens qui méritent un arrêt sur la route de samarcande. Avons pris un taxi par couple à 50 € par voiture pour faire le transfert Boukhara / samarcande avec l’arrêt à Chahrisabz.
Samarcande : une merveille. Comme nous vous serez conquis par les couleurs, la taille des monuments, leur grandeur. Quelle splendeur ... le point d'orgue du voyage. Le registan, bibi khanun , la nécropole shah i zinda, le mausolée gour emir ... tout est merveille. Nous sommes revenus 2 fois au registan tellement nous avons trouvé cet endroit superbe. Restez y à la tombée de la nuit, les éclairages sont de toute beauté, il faut absolument voir ça. Je dois vous dire qu'au sein du registan , nous avons été approché par un vigile qui nous a proposé de monter en haut d'un minaret de la medrasa d'ouloug beg et de voir le second étage (tout ceci étant inaccessible normalement). Contre 10 € par personne (pas moyen de négocier, le prix était ferme) nous y sommes allés. Laps de temps assez court là haut, mais assez pour profiter de la vue imprenable sur le site et la ville. On ne peut voir qu'à une personne à la fois et monter à plus de 2 est périlleux car le minaret est étroit et se croiser relève d'une prouesse d’équilibre). Surtout ne ratez pas la visite du mausolée de l'iman al boukhari , il est un peu à l’extérieur de la ville mais on peut y aller facilement en taxi. Le mausolée par lui même et son dôme sont de toute beauté.
Tachkent : notre journée d'avant départ ... capitale décevante sur le plan architectural après avoir vu toutes ces merveilles. Le métro est curieux (il parait que c'est un abri anti atomique) et franchement si vous êtes comme moi déçu de la capitale moderne, vous irez vous réfugier au marché Tchorsou ... un marché énorme , gigantesque (le rungis local) on y trouve de tout et c'est un but de visite sympa.
Voici le descriptif de notre périple. En synthèse je dirais qu'ils ont un patrimoine de fou ! et un peuple très attachant. J'y reviendrai avec grand plaisir. Je précise qu'un voyage entre femmes est à mon avis tout à fait envisageable et sans restriction. Ne vous privez pas d'envisager la decouverte de ce beau pays. Bonne route, j'aurais plaisir à lire vos experiences de voyage et reste à votre disposition pour de plus amples renseignements.
Bon voyage !
Bonjour,
Je projette un voyage en Asie Centrale, en Ouzbékistan et trek en Tadjikistant pour cet été, qui peut me donner quelques renseignements sur l'agence locale basée à Samarcande ZAMIN TRAVEL. Est-ce qu'elle est fiable, efficace et reconnue ?? Merci pour votre réponse.🙂
Je projette un voyage en Asie Centrale, en Ouzbékistan et trek en Tadjikistant pour cet été, qui peut me donner quelques renseignements sur l'agence locale basée à Samarcande ZAMIN TRAVEL. Est-ce qu'elle est fiable, efficace et reconnue ?? Merci pour votre réponse.🙂
Bonjour à tous,
Je recherche des informations sur le parc national de Zaamin et je ne trouve pas grand chose. Y avez vous été? Comment organiser une randonnée de quelques jours sur place ? Ou dormir ? Avez vous des contacts d'agences qui proposent de telle randonnée ?
Pour la réserve de Naratau, j'ai un peu les même questions. Si vous avez des contacts je suis preneur.
Merci beaucoup pour tous ceux qui pourraient m'aider.
Olivier
Je recherche des informations sur le parc national de Zaamin et je ne trouve pas grand chose. Y avez vous été? Comment organiser une randonnée de quelques jours sur place ? Ou dormir ? Avez vous des contacts d'agences qui proposent de telle randonnée ?
Pour la réserve de Naratau, j'ai un peu les même questions. Si vous avez des contacts je suis preneur.
Merci beaucoup pour tous ceux qui pourraient m'aider.
Olivier
Bonjour!
Je pars le 5 avril pour l'Ouzbekistan pour 15 jours. Je souhaite faire une incursion au Tadjikistan mais n'ai pas encore demandé le visa et apparemment le Consulat est en Belgique. Quelqu'un sait-il si je peux me le procurer sur place en Ouzbekistan ou s'il vaut mieux que je me le procure avant. Si c'est le cas est-ce prudent de demander l'envoi en courrier recommandé? Merci de vos conseils!😏
Bonjour à tous ! 🙂
Je voulais vous parler aujourd'hui d'une bourgade fantôme balayée par les vents des steppes, perdue au milieu de nulle part, qui abrite une extraordinaire collection d'oeuvres de l'avant-garde russe. Des dizaines de miliers de toiles sauvées du couvercle soviétique par un amateur d'art, un véritable trésor.
Des dizaines de milliers de toiles qui explosent de liberté, d'inventivité et de couleurs. Un véritable feu d'artifice au cœur de cette cité éteinte. Rayonnisme, néoprimitivisme, cubofuturisme, suprématisme, cézannisme, constructivisme, tous ces mouvements qui naquirent dans l'euphorie des échanges entre les artistes de Moscou et de Paris au début du XXe siècle y sont représentés.
Peintures d'artistes qui n'ont pas pu, ou pas voulu, fuir la terreur stalinienne qui s'est abattue sur l'URSS des années 30. Ils l'ont payé de leur liberté ou de leur vie, et parfois des deux. Déportés au goulag, internés en hôpital psychiatrique ou exécutés. Leurs notices biographiques sont succinctes. Une date et un lieu de naissance, des études à Moscou, à Kiev, parfois un mariage, des enfants, une œuvre qui prend son envol, puis brusquement plus rien. Une disparition sans trace. Arrêté, l'artiste s'est volatilisé, comme s'il n'avait jamais existé. Mises bout à bout, toutes ces vies brisées dont les toiles témoignent racontent beaucoup plus qu'une histoire de l'art. Aucun mot ne peut égaler l'émotion que l'on ressent dans ce musée qui est plus qu'un musée : un mémorial de la vie.
Il faut un peu se pincer pour y croire. C'est ici, dans la ville de Noukous bâtie au cœur de l'Asie centrale, au milieu des steppes et déserts, au milieu de nulle part, que se trouve la plus belle collection de l'avant-garde russe après le musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg. L'histoire est à peine croyable. A peine moins farfelue que si l'on avait décidé d'implanter au fin fond du Sahara une dépendance du musée d'Orsay ou du centre Beaubourg.
Alors si vous passez par Noukous en Ouzbékistan, prenez le temps de vous arrêter et de contempler......
http://www.museum.kr.uz/eng
Je voulais vous parler aujourd'hui d'une bourgade fantôme balayée par les vents des steppes, perdue au milieu de nulle part, qui abrite une extraordinaire collection d'oeuvres de l'avant-garde russe. Des dizaines de miliers de toiles sauvées du couvercle soviétique par un amateur d'art, un véritable trésor.
Des dizaines de milliers de toiles qui explosent de liberté, d'inventivité et de couleurs. Un véritable feu d'artifice au cœur de cette cité éteinte. Rayonnisme, néoprimitivisme, cubofuturisme, suprématisme, cézannisme, constructivisme, tous ces mouvements qui naquirent dans l'euphorie des échanges entre les artistes de Moscou et de Paris au début du XXe siècle y sont représentés.
Peintures d'artistes qui n'ont pas pu, ou pas voulu, fuir la terreur stalinienne qui s'est abattue sur l'URSS des années 30. Ils l'ont payé de leur liberté ou de leur vie, et parfois des deux. Déportés au goulag, internés en hôpital psychiatrique ou exécutés. Leurs notices biographiques sont succinctes. Une date et un lieu de naissance, des études à Moscou, à Kiev, parfois un mariage, des enfants, une œuvre qui prend son envol, puis brusquement plus rien. Une disparition sans trace. Arrêté, l'artiste s'est volatilisé, comme s'il n'avait jamais existé. Mises bout à bout, toutes ces vies brisées dont les toiles témoignent racontent beaucoup plus qu'une histoire de l'art. Aucun mot ne peut égaler l'émotion que l'on ressent dans ce musée qui est plus qu'un musée : un mémorial de la vie.
Il faut un peu se pincer pour y croire. C'est ici, dans la ville de Noukous bâtie au cœur de l'Asie centrale, au milieu des steppes et déserts, au milieu de nulle part, que se trouve la plus belle collection de l'avant-garde russe après le musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg. L'histoire est à peine croyable. A peine moins farfelue que si l'on avait décidé d'implanter au fin fond du Sahara une dépendance du musée d'Orsay ou du centre Beaubourg.
Alors si vous passez par Noukous en Ouzbékistan, prenez le temps de vous arrêter et de contempler......
http://www.museum.kr.uz/eng
bonjour
je m'appelle Nicolas, et je suis francais.
Cela fait maintenant 3 mois que je parcours le monde a bord de ma renault 4L. Et oui elle a tenu le coup. La je suis a Symkent et je vais demain sur Taschkent.
J'aurais besoin de conseils sur la faisabilite de parcourir l'ouzbekistan en 4L, du moins jusqu'a Buchara, et dans la vallee du fergana dóu je pense franchir la frontiere kirghise. Quelle est la route la plus sur pour passer la frontiere. Est-je besoin d'un guide? Je me pose la question car je suis tout seul et j'avoue avoir un peu peur.
Ensuite je voudrais franchir la frontiere chinoise. Certaines personnes me soutiennent que c'est possible, d'autres que ca ne l'est pas du tout. Quand est-il reellement?
Est-il possible de vendre la voiture a un chinois qui franchira la frontiere sans moi, et que je la recupere en chine, a Kashgar par exemple. Cést tordu je sais, mais je trouve dommage de laisser ma 4L dans un fossee apres tant d'aventures et de mesaventures. Paris - Pekin en 4L, ca le ferait quand meme.
Il y a-t-il des francais a Tashkent ou meme a Symkent qui seraient volontaire pour me faire decouvrir la region a bord dune charmante 4L... Je suis preneur, car je nái pas envie de visiter l'ouzbekistan et le kirghizstan tout seul.
A bon entendeur
salut et merci d'avance
Nicolas
email : nicokenherve@hotmail.com
site web : http://perso.top-depart.com/cromagnon











