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Un voyage haut en couleurs en Islande
Bonjour à tous. 4 mois après la Laponie (voir carnet ici : http://voyageforum.com/discussion/laponie-en-chaleur-en-fin-hiver-2014-d6524526/), j'ai décidé de passer le début d'été en Islande. Vous l'avez compris, je raffole de la Scandinavie.

Pour ce voyage, changement de programme : j'y suis cette fois allé seul, involontairement, après moult tergiversations de mes amis. Et alors que j'entendis toutes sortes de remarques négatives dans mon entourage comme notamment "tu vas t'ennuyer" ou "c'est dangereux", cette expérience a au final été une énorme réussite, à tel point que je compte organiser mon prochain voyage une nouvelle fois en solo.

Je suis parti du 26 juin au 14 juillet, pour profiter du soleil quasi permanent, et pour avoir le moins de pluie possible, tout en profitant de l'ouverture des pistes. Les déplacements se sont faits en bus via le Highland Circle Passport de Reykjavik Excursions et avec quelques bus locaux. Toutes les nuits (sauf à Reykjavik) se sont passées en camping.

L'itinéraire :

J1 : Reykjavik ; Cercle d'Or J2 : îles Vestmann J3 : cascades Seyjandlafoss et Skogarfoss ; Vik et sa plage J4 : cratères du Lakagigar J5 : Klaustur J6/J7 : parc national de Skaftafell J8 : lagune glacière de Skaftafell ; lac Jokulsarlon J9/J10 : Landmannalaugar J11 : désert de Sprengisandur J12 à J14 : autour de Myvatn J15 : Godafoss ; Akureyri J16 : Akureyri J17/J18 : Kerlingarfjoll



Préparatifs

Comme je ne voulais pas avoir de sac trop lourd, j'ai préféré acheter la nourriture sur place. Ainsi, j'ai amené deux sacs : un sac Bariloche de 50L (800g vide, 11 kg une fois rempli), et un sac de 28L pour les randos à la journée. J'ai en revanche mal choisi mes chaussures, qui ont vite été victimes des sols boueux islandais. Au niveau des vêtements, j'ai opté pour une grosse veste d'hiver, et d'une veste qui fait office à la fois de coupe-vent et de protection contre la pluie. Ensuite, plusieurs t-shirts à manches longues, 3 pulls, et des gants, utiles dans les hautes terres.

Modèle de tente : Mountain 2 DLX, achetée 119 €. Elle a très bien résisté au vent et à la pluie, sauf un matin au Landmannalaugar, où des rafales à 120 km/h sans interruption m'ont contraint à ranger la tente pour éviter qu'elle ne se déchire.

Sac de couchage : MICROPAK 1200, acheté 59 €. Temp confort : 3°C ; temp limite : -1°C ; temp extrême : -12°C. Il m'a bien tenu chaud, sauf un soir au Landmannalaugar où les températures étaient légèrement négatives.

Matelas : Essential Light Mat, de la marque CAMP, acheté 43 €. Matelas qui contrairement à ce que j'ai pu lire laisse très peu passer l'humidité du sol. Matelas confortable, hyper léger, long, mais manque de largeur (seulement 45 cm).
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Itinéraire de 17 jours en Islande: vos avis?
Bonjour,

Nous prévoyons de partir l'été 2015 pour 3 semaines (trajet compris à partir de Nantes, d'où l'évaluation approximative de 17 jours sur place). Nous envisageons de louer un véhicule sur place et de faire exclusivement du camping.

Voici ce qui est envisagé (je n'ai pas encore affiné jour par jour, je commence tout juste à étudier ça ) : https://www.google.com/...heRHlrs.k0Ws3vOrdIcM

Pour donner un peu de contexte : le road trip est notre façon habituelle de voyager, nous avons notamment fait le tour de l'Ecosse en 3 semaines : road trip à raison de 200 km/ jour environ et "camping" sauvage dans le Partner. Nous aimons cette façon de découvrir le pays, rester plusieurs nuits au même endroit ne nous convient pas en général. Cependant le but n'est absolument pas de TOUT voir au détriment du plaisir de prendre son temps voire de glandouiller de ci de là selon les envies.

Je crains que cet itinéraire ne soit un peu trop ambitieux mais j'hésite encore beaucoup sur quelles parties sacrifier, il y en a même que j'ai envie d'ajouter ! Dans ce sens j'ai quelques questions précises mais toute critique ou proposition pour retirer un passage ou en ajouter un sera bienvenue.

- L'itinéraire tel quel est-il selon vous réaliste ou "trop speed" ? - Devrais-je ajouter un passage par le Laki (quitte à sacrifier autre chose en échange) ? - Même question que la précédente concernant les alentours du Langjökull (côté Kerlingarfjoll et côté Barnafoss ) - Est-ce préférable de passer par le ferry plutôt que par la route entre les péninsules de Vestfirdhir et Snaefellsnes ? - Je pensais louer un 4x4 mais en parcourant les forums je constate que ce n'est pas toujours indispensable (notamment possibilité de prendre le bus pour le Landmannalaugar). Pour cet itinéraire qui comporte quand-même quelques petites incursions vers l'intérieur du pays, n'est-ce pas fortement conseillé ?

Merci à vous :)

PS : je me suis très fortement inspirée des blogs suivants pour commencer à découvrir et faire mes choix, alors merci beaucoup à eux d'avoir partagé leur expérience : http://www.roadtrip-islande.com/ http://islande-ete-2009.blogspot.fr/
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Croisière sur le Costa Pacifica: "Islande et Nord Extrême"
bonjour, je tenais à laisser un commentaire sur la croisiere que nous venons de vivre mon mari et moi même durant 18 jours "Islande et Nord Extreme" sur le Costa Pacifica. Nous avons vécu une magnifique croisiere, tout était parfait: un bateau luxueux sur le théme de la musique avec un personnel toujours souriant, à notre écoute et à nos petits soins, qui se pli en quatre pour satisfaire notre bien être; la restauration digne des trés bons restaurants avec une nourriture trés variée et équilibrée; Nous avions une cabine avec fenêtre, là encore rien à redire, spacieuse, confortable, faite 3-4 fois par jours; des spectacles dynamiques, trés variés, haut en couleurs avec parfois des artistes époustoufflants; Les excursions sont trés biens organisées, nous conseillons toute fois de les réservées chez soi par internet bien à l'avance car elles sont trés prisées et vous risqueriez de ne plus rien avoir le jour J. Pour ce qui est du théme de notre croisiere l'islande et nord extreme, il n'y a pas de mots assez grand pour décrire ces paysages grandioses, cette nature à nous couper le souffle, je recommande fortement cette croisiere à tous ceux qui adore comme moi les pays nordique et en plus durant quelques jours nous vivons une expérience hors du commun puisque le soleil ne se couche pas, il fait jour 24h sur 24 on est completement déconnecté, le cerveau ne sait plu où il en est, on est un peu comme les nouveaux nés qui confondent le jour et la nuit. Si vous avez des questions je suis à votre disposition, je me ferais un plaisir de vous répondre le plus rapidement possible.
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Iceland Trip 2014
😉 Voilà , je me lance pour un petit résumé de notre escapade islandaise

quand ? du 26 juin au 13 juillet 2014 soit 17 jours/16 nuits sur place

Qui ? deux amis sapeurs-pompiers et potes de travail habitués à voyager ensemble ...

Comment ? vols Nice - Londres - Keflavik par Easy jet

Sur place ? circuit avec 4x4 loué type Jimny , conduit avec brio par mon collègue habitué aux grandes échelles des pompiers et aux 4x4 en feux de forets - ( très bien pour deux avec les bagages) au gré de nos locations réservées , de la météo , des envies du moment , des nuits en camping non réservées ...

Le climat ? typiquement " islandais " quelques belles journées de soleil , 3 jours de mauvais temps ( pluie pluie ) et le reste des journées variables , averses , soleil , vent , bref pas si catastrophique que ça ; le pire : une journée de pluie et surtout de brouillard 🙁 à rien y voir dans les fjords de l est !

Les hébergements : satisfait à 100% : 4 en GH très bien , 5 nuits en Auberges de jeunesse de la HI en chambres Twin un régal toujours dans des endroits superbes , 2 nuits en camping sauvage ( Jokulsarlon et piste F 88 au bord de la rivière Jokulsa ) 3 en camping , 2 en cottages à Vik Cout : 29 euros par nuit et par personne de moyenne ...pas si cher que ça au final !

Le cout de la vie ? On peut voyager à " différentes vitesses " en Islande . Les restos coutent assez cher mais sont de qualité . En faisant ses achats en supermarchés ( bonus ) et en cuisinant sa popote dans les cuisines des AJ on peut très bien s'en tirer . On a fait 4 bon restos pour se faire plaisir Bilan : plus de 200 euros tete pour les 4 restos ) Pour tout le reste entre les courses en supermarché et les petits snacks on en a eu pour moins de 200 euro chacun

Le change ? Pas mauvais , 1 euro entre 149,5 et 151 ISK - Pour les achats faits avec carte visa peu de charges ...

Le carnet : un résumé jour par jour agrémenté de quelques photos

Et voilà c'est parti :

Jeudi 26 juin soirée

Aéroport NICE Cote-d'Azur 20h00. Un peu d'angoisse ces deux derniers jours suite à une grève des aiguilleurs du ciel plusieurs vols étant annulés mardi et mercredi. Aujourd'hui le trafic normal doit reprendre. Enregistrement sans soucis , ouf ! Take-off à 22h22 , vol de 1h30 sans problème vers LONDRES -LUTON en Airbus A 319 de EASY-JET ( les bagages aussi c'est ok car on a bataillé pour respecter 20 kg/pers. ). Petite marche de 20' pour trouver notre hôtel IBIS où nous débarquons à minuit. Chambre petite et fonctionnelle, très clean & bon dodo.

Photo 1 : trajet aérien



photo 2 : circuit prévu en Islande

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Islande: la peur, l'émotion, le plaisir... (1)
« Ís og eldur » … la glace et le feu. C'est la devise de l’Islande, cette île du haut du monde que nous parcourons, en 4x4 et à pied, depuis deux semaines. Les côtes et les fjords somptueux, mais aussi les déserts de l’intérieur, les grandes pistes sauvages, entre volcans et glaciers.

Ce n’est pas notre premier voyage ici : l’Islande est notre pays-passion. Une passion intacte, toujours renouvelée. Chaque jour, l’émotion nous saisit devant ces paysages immenses, sidérants de beauté. Ici tout est pur et vierge, l’air est si cristallin qu’on croit pouvoir toucher les montagnes à cinquante kilomètres.

C’est le mois de juillet : il n’y a pas de nuit. A certaines heures, selon le ciel changeant, la nature se pare de la palette d’un peintre fou : il y a des verts et des bleus qu’on ne différencie plus, des lacs glacés d’un mauve profond, des bassins fumants d’un turquoise irréel, des collines d’un orange incroyable, des mousses jaunes fluo poussant sur des pentes de cendres d’un noir intense.

Silence et humilité … On est « au pays de la création du monde », comme disent les islandais. Ils disent aussi parfois : « Quand Dieu a créé le monde, il a fait des essais de couleurs pour la nature … certains de ces essais, abandonnés, subsistent en Islande ».

Aujourd’hui, nous sommes sur la côte Sud, un peu à l’Est de la lagune glaciaire de Jökulsarlon où les icebergs bleutés dérivent lentement jusqu’à la mer.

C'est le début de l'après-midi, il fait 8 degrés, un ciel assez beau, et nous nous souvenons d’un conseil d'Arní, rencontré à Reykjavík quand nous avons loué notre voiture. Arní est originaire d’un hameau de cette côte. Il nous a dit qu'un peu avant le petit port de pêche de Höfn, on trouverait une piste (la F985, il a mis une croix au stylo sur notre carte) qui permet d’accéder à la langue glaciaire du Skálafellsjökull, puis de remonter jusqu'au bord de l'immense calotte glaciaire du Vatnajökull, 1000 mètres d’épaisseur de glace, vaste comme la Corse.

Il en fallait moins pour nous attirer, Arní : c'est parti !

La langue de glace du Skálafellsjökull (jökull = glacier, en islandais) s’avance jusqu’à la plaine côtière. Juste à côté se trouve la ferme de Smyrlabjörg où une jeune fille nous confirme que nous sommes sur la bonne voie : la piste F985 (réservée aux 4x4) commence tout près d’ici.

Sur les premiers kilomètres, c’est une piste de montagne assez classique. En quelques minutes on s’élève rapidement et on se retrouve sur une arête rocheuse, surplombant le glacier qui coule comme un grand fleuve figé.

La piste longe la rimaye et offre des vues inquiétantes sur cette énorme masse de glace striée de cendres noires, résultat d’éruptions volcaniques anciennes. Pour croiser une voiture, on fait une halte sur un replat. D’habitude, il y a beaucoup d’oiseaux en Islande mais en ce lieu il n’y en a aucun, le silence n’est troublé que par des gargouillis d’eau. Le glacier est assez effrayant, on dirait une bête endormie, prête à tout avaler …

A partir d’ici, la piste a un tracé vraiment inouï ! A vouloir remonter comme ça le long du bord du glacier, il y a maintenant des passages de folie, des pentes incroyables, des précipices béants au détour d’un virage, et bien sûr comme partout en Islande, pas le moindre parapet !

Notre Suzuki Jimny est petite mais elle fait merveille : les quatre roues motrices ne sont pas de trop ! Nous montons très lentement, avec prudence, parfois en seconde mais le plus souvent en 1ère, selon les passages.

Il n’y a qu’une seule voie, bien sûr, mais heureusement personne en face. Ce n’est pas à proprement parler une piste difficile, mais il faut rouler au pas, rester bien concentré et toujours garder une réserve de puissance sous le pied. C’est ce que je m'efforce de faire en me disant à chaque virage, à chaque lacet : « Bon, ça doit sans doute être plus cool après ça … » … et puis le passage suivant révèle encore des surprises … Quant au spectacle, il devient de plus en plus hallucinant ! On se regarde, incrédules … où va-t-on ? !

Avouons qu’à certains moments l’atmosphère est un peu tendue dans la voiture, mais c’est étrange comme la peur est parfois cousine du plaisir …

Le dos bien calé dans mon siège, je me tiens fermement au volant, Marie-Françoise sollicite fortement les poignées de maintien : heureusement qu’elles sont solides ! Aux passages les plus scabreux, le silence se fait ... les dialogues sont remplacés par des onomatopées du genre « Ggggsssss ! » ... « Vvvvvvsssss ! » ... « Pffffffttttt ! ». En plus, avec l’altitude et le contact de l’air avec le glacier, le ciel s’est maintenant chargé de lambeaux de brume qui passent devant nous comme des écharpes blanches, c’est assez fantomatique.

Au bout de vingt minutes de cette piste de folie, tout à coup un replat : nous voici arrivés. C’est la fin de la piste, on se gare devant le refuge de Jöklasel. On est ici à la racine de la langue glaciaire du Skálafellsjökull.

Impression de bout du monde : en effet, trente mètres plus loin, c’est la glace de la calotte du Vatnajökull qui commence, à perte de vue, un monde de glace dont les lointains s’évanouissent dans la brume. Une étendue de glace grande comme la Corse et épaisse de mille mètres ... la troisième calotte de glace de la planète (après celles de l'Antarctique et du Groenland).

On met des chaussures adaptées et on part faire un tour, mais juste sur la marge de ce monde où l’humain n’a guère sa place. C’est très impressionnant ! Humilité, crainte, respect …

Les passages de brume sont de plus en plus importants. En fait, c’est la glace qui passe directement de l’état solide à l’état gazeux, sans fondre, car la température ne le permet pas. Ce phénomène (qui s’appelle la sublimation) est fréquent en Islande, au contact des glaces sous le soleil.

Il fait froid. Retour à la voiture pour se faire sur le camping-gaz deux thés bien chauds + barre de chocolat noir (c’est notre dopage habituel).

Les lambeaux de brume sont maintenant de plus en plus rapprochés. Entre deux passages, le ciel bleu réapparaît … On repense aux précipices et aux pentes de folie qui nous attendent pour redescendre, et on décide de ne pas trop tarder.

Descente lente et ultra-prudente, tout au frein moteur bien sûr, en 4 roues motrices et souvent en première tant la pente est forte. Concentrés mais aussi un peu crispés par moments, avouons-le …

Il y a de nouveau quelques onomatopées, quelques « Ggggsssss ! » ... quelques «Vvvvvvsssss !» et autres «Pffffffttttt !» ... mais bon, ce que nous sommes en train de vivre là, ça ne s’exprime peut-être pas avec des mots normaux …

De nouveau cette sensation étrange à la frontière de la peur et du plaisir … Un peu comme quand on était enfants et qu’on « jouait à se faire peur » en surgissant au coin d’un mur (bouhhhh !) devant l’autre terrifié … mais grisé de plaisir, mêlant un cri d’effroi à un éclat de rire de soulagement !

Nous voici bientôt dans la partie basse de la piste, c'est facile maintenant, les abymes et les lambeaux de brume sont derrière nous. Retour dans un monde où les humains ne sont pas seulement tolérés, mais admis …

Tiens, tiens ! face à nous, sur la piste, voici un 4x4 Suzuki Jimny identique au nôtre qui attaque la montée ! Rencontre improbable !

Croisement et arrêt des deux voitures, vitre baissée contre vitre baissée. Encore plus improbable : c’est un couple de français ! La jeune femme nous demande « si ça passe facilement avec ce 4x4 jusque là-haut ? » … Oubliées les tentatives d’arrachage des poignées de maintien lors de la montée et de la descente, oubliées les onomatopées aspirantes et soufflantes, j’entends Marie-Françoise lui répondre d'un ton assuré et avec un grand sourire « Oui ! oui ! Impeccable ! aucun problème ! »

Et voilà ! Elle est pas belle, la vie ? C’est la magie de la réussite qui gomme les petites difficultés ! Après s’être bien shootés à l’adrénaline, la bienfaisante décompression s’accompagne d’une vague de bonheur … à partager !

On discute deux minutes et on tempère quand même un tout petit peu en leur recommandant de monter très lentement et d’être prudents. On leur signale les lambeaux de brume qui passent là-haut, mais sans les inquiéter. Après tout, c’est vrai que si on reste concentré, si on fait attention, il n'y a pas vraiment de risques, et ça aurait été vraiment dommage de les dissuader !

Si vous allez un jour là-bas, dans l'île de la création du monde, si vous avez l'occasion de monter tout en haut de la piste F985, et si le temps le permet, soyez prudents, bien sûr, mais surtout n'hésitez pas : allez-y, c'est vraiment – vraiment - géant !

L'émotion est au rendez-vous, l’adrénaline est fournie sur place, et la griserie du plaisir est comprise dans la posologie.

Chris.

P.S. : Si vous voulez lire la suite, vous la trouverez : ici
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Retour de trois semaines en Islande fin août 2009
Hy everybody! ..."godan daginn"?!

Nous voilà rentrés d'Islande depuis plus d'un mois. Là haut, il y a de la place, on ne se sent pas à l'étroit, à peine sorti de l'aéroport, on rerentre pour manger à l'abri et on met la veste goretex; bienvenue en Islande, nous sommes le 15 août 2009, nous avons perdu 20°C depuis Toulouse!

Le stop est une excellente façon de rencontrer plein de gens (bon... surtout des touristes), mais aussi de se déplacer à moindre frais, c'est souvent assez incertain, c'est le début de l'aventure! Au début, ça marchait super, à la fin beaucoup beaucoup moins. L'autre moyen de transport, c'est nos chaussures, celles de rando sur la terre ferme et celles de kayak pour traverser les rivières... Bon parfois, celle de rando sont plus trempées que celles de kayak, c'est la magie de l'Islande ! Et oui, car en Islande, des fois il fait beau (on peut alors prendre des photos), des fois il fait moins beau et des fois c'est pire que pas beau. Les éléments importants sont la pluie et le vent, l'un sans l'autre ça va, les deux ensemble ça fouette, ça linche, ça empêche de marcher, ça a une force monumentale !! En Islande, la gravité est différente, la pluie tombe souvent à l'horizontale. Le soleil, quand il est là, il chauffe rien, le vent annule ses effets... La tente devient un abri précieux, on s'y sent bien, on peut y manger... Mais quand la tempête est trop forte, on y fait nuit blanche... Et là les refuges portent bien leur nom, même s'ils tanguent dans la tempête au rythme des bourasques, eux au moins on sait qu'il vont tenir... Vous l'aurez compris, en Islande, on parle beaucoup de la pluie et du beau temps mais surtout du mauvais temps!!

L'aventure commence sur la plage de Vik, une belle plage de sable noire face à l'océan. Nous avons ensuite découvert le lagon de Jokularson, ici le glacier Vatnajökull (grand comme la Corse) se jette dans un lac et forme de multiples icebergs. C'est incroyable, immense et féérique ... C'est bien beau de faire de tendre le pouce pour avancer, mais on voulait aussi s'imprégner du fond de l'Islande... C'est parti pour 11 jours de marche de Skogafoss (cascade spectaculaire) à Landmannalaugar (randonnée très courrue) pour finir hors des sentiers battus vers l'est du volcan Hekla. Nous avons traversé des déserts de cendre volcanique, de la lande, des gués, des étendues couvertes de mousse, des glaciers, des coulées de lave, des canyons... Ces paysages immenses, aussi hostiles que féériques, changent totalement selon la météo (qui elle-même change très vite). Lors de la tempête, nous avons eu notre lot d'adrénaline... nous nous tenions main dans la main pour tenter de résister aux fortes bourasques, on se sent bien peu de chose face à la nature en furie. Heureusement, après un très sage demi-tour, nous avons pu trouver refuge dans les huttes, entassés les uns sur les autres, nous avons fait d'intéressantes rencontres, mais nous avons aussi perdu 2 jours (ce qui réduit les provisions... quoique! Notre allure invite à nous donner les surplus!). Et puis à Landmannanlaugar (incroyable cette "palette" naturelle de couleurs), il y a une source chaude où l'on s'est prélassé pendant 3 heures !!! Les 3 jours suivants, nous avons découvert le vrai côté sauvage de l'Islande, les seules traces que nous trouvions étaient celles de moutons, l'expression "sortir des sentiers battus" prenait alors tout son sens... Quel plaisir de faire sa trace et de naviguer en plein désert, en ayant pour cap l'horizon! Quelle liberté! Et puis Hekla ne s'est pas réveillé à notre approche, ouf! Retour à la civilisation, le stop marche moins bien... En effet les touristes sont partis, sauf quelques uns et heureusement pour nous!! En Islande, la croûte terrestre est parfois bien fine; on peut écouter le ventre de la terre bouillonner, se faire surprendre par de l'eau qui jaillit, observer des trous en action et des choses qu'on ne sait pas ce que sait! Grâce à une fine équipe de français et à leur bayleys, nous avons veillé suffisamment tard au coin d'un feu pour voir des choses bizarres bouger dans le ciel... Euh pourquoi la voie lactée elle bouge? C'est peut être pas la voie lactée... mais plutôt une aurore boréale... une aurore boréale!?! Un peu plus tard, cette belle draperie lumineuse danse dans le ciel... Ouahhhhh ! Du fait des 2 jours de marche perdus, le planning se combine mal, il reste trop peu de temps pour aller plus loin (surtout en stop, et en septembre il n'y a plus de bus), on revient vers Reykjavik avant de partir 2 jours dans la péninsule de Keflavik... Mais plus vraiment envie de marcher, les prévisions météo ne sont pas bonnes et surtout personne ne nous prend en stop... bref, un peu de galère, avant de finalement réussir à ralier un site géothermique impressionnant, un ville vivant autour de son port de pêche (c'est comme Thalassa avec l'odeur) et on finit au Blue Lagon... Aahhhh, 6 heures de glandouille dans l'eau laiteuse et chaude!!! On revient sagement à la civilisation... C'est pas tout ça mais il y en a une qui commence à l'école d'infirmière dans peu de jours... Et puis tout a une fin... retour par Londres le 5 septembre.

Pour conclure, l'Islande est le pays de l'eau, de l'eau sous toutes ses formes... liquide (source chaude et pluie), gazeuse(fumerolles et nuages) et solide (glace et neige)... mais aussi le pays du vent (de la brise à la tempête). "Takk" à Windland pour cette belle aventure!

Enfin, quelques illustrations: http://picasaweb.google.fr/emmanuel.fourmond/Islande

Manu (texte) et Orianne (orthographe et syntaxe)
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Islande - 3 semaines en juillet 2008
Voilà le début de nos vacances en Islande... Avion + location 4x4 + alternance camping/hébergement en dur en fonction de la météo et du nombre de nuits passées à un endroit, avec nos enfants de 6 et 9 ans... Génial ! On est rentré avec les yeux pleins de couleurs !

12 juillet

Drôle de journée, commencée par un réveil à l’hôtel à Paris Roissy à 5h avec petit déj pantagruélique et terminée sous la tente, la pluie et le vent à Pingvellir en Islande à 23h (21h heure locale).

Vol sans encombre au soleil, atterrissage sous une épaisse couche de nuages, la pluie, le vent. Notre loueur de 4x4 dit que nous amenons la pluie, il paraît qu’il n’a pas plu (pas de grosse pluie comme ça !) depuis 3 semaines… 🙁

On part en 4x4 sur une route normale, facile pour le moment. Arrêt courses. Repas au chaud, on sent pas trop le pique-nique sous la pluie.

Recherche de distributeur : les ATM dans les supermarchés ne fonctionnent pas, bizarre. Dans une ville, le 1er refuse toutes les cartes, celles des islandais aussi, ouf, et le 2nd nous rend enfin riches de couronnes islandaises.

Reste à trouver le réchaud. On a pris un MSR après nos mésaventures au Canada où on n’a pas réussi à trouver des cartouches de camping gaz « plus », là on trouve du camping gaz et du primus, mais point de MSR ! Il est sensé être adaptable à plusieurs types de cartouches, mais sur la notice, ils disent de l’utiliser seulement avec des cartouches MSR… Que faire ? Le réchaud Primus ne vaut pas cher, allez, c’est parti pour un réchaud de plus, on va en avoir une sacrée collection en rentrant ! 😛

Ca y est, on peut prendre la route de Pingvellir, on quitte la côte, ça devient beaucoup plus désertique quoique encore bien vert ! On arrive à Pingvellir sous la pluie, on monte la tente sous la pluie et le vent, on est un peu inquiet, la tente va-t-elle résister ? En tous cas c’est chouette de pouvoir monter l’intérieur au sec, une fois qu’on a monté l’extérieur. On range, on s’organise, ici on peut laisser à manger sous la tente, pas d’ours dans les parages. On lance une lessive (nos 3 jours à Paris) et on part faire des balades autour de la cascade Oxararfoss.

C’est très sympa de marcher dans une faille, même sous la pluie fine. Il y a beaucoup d’oiseaux, on en voit un peu mais surtout on les entend énormément. La cascade franchit la « cassure », pas très haute mais jolie, et se faufile un chemin parmi les failles pour rejoindre la plaine en dessous puis le lac Pingvallavatn.





Retour au camping où il ne pleut presque plus et où le vent est tombé. On voit même la montagne derrière. 1er repas en camping, on aime le « skyr », spécialité locale (genre fromage blanc, aux fruits). A 22h il fait encore bien jour. Dodo !

13 juillet

Bonne nouvelle, la tente a tenu, elle est toujours étanche et on n’a pas eu froid. Y a-t-il eu une nuit ? A 22h30 il faisait toujours jour, et à 3h du matin aussi.

Les aires de camping super bien aménagées du Canada nous manquent. Pas de table ni de bancs, on mange par terre sur notre couverture de survie, et sous la tente parce qu’il fait pas chaud.

La lessive de la veille a été étendue partie dans la salle avec la machine à laver, partie dans le 4x4 : rien n’a séché encore. On transfère la partie dans le 4x4 sous la tente, et on part avec le pique-nique faire une balade.

Au début, c’est sympa, il fait toujours gris mais il ne pleut pas. On peut prendre des photos et on joue avec des oiseaux qui nous accompagnent, c’est à qui prendra la plus chouette photo ! Il y en a beaucoup de différents, et avec des cris différents, l’un est vraiment curieux et nous suit un moment, sans nous laisser approcher de trop près toutefois.



Il commence à pleuvoir juste quand on pense à s’arrêter pour le pique-nique. Le temps d’enfiler nos ponchos de pluie, il ne pleut plus. On s’installe pour attaquer le pique-nique, 5 minutes après grosse pluie diluvienne, on avale en vitesse le reste du pique-nique et on repart. Le chemin de pierres s’est transformé en chemin de boue et on se fraye un passage à travers les buissons, lorsqu’on rejoint le lac de Pingvallavatn, on est trempés.

Juste avant d’arriver au lac on se fait attaquer par des oiseaux qui doivent protéger leurs nids dans le coin. Probablement des sternes arctiques. J’avais lu que ça pouvait arriver sur la côte, dans des endroits habités par de grandes colonies d’oiseaux, mais je m’y attendais pas ici. La méthode pour éviter les coups de bec consiste à brandir un bâton au-dessus de la tête pour que les oiseaux prennent pour cible le bâton (le point le plus haut) mais pas beaucoup de bâtons dans le coin et on se voit mal arracher des racines ou les branches des arbustes. Heureusement qu’il venait de pleuvoir et qu’on avait encore tous les capuches sur la tête !

On part ensuite faire un tour en voiture de l’autre côté du lac, qui sait, il y fait peut-être meilleur. En fait c’est pire, il pleut et le vent souffle fort. Quelques éclaircies nous permettent d’apercevoir un paysage prometteur mais le temps reste globalement moche.

De retour au camping, on tente de faire sécher le linge dehors en profitant du vent puisque la pluie s’est arrêtée, on a même un rayon de soleil sur le camping, mais l’accalmie est de courte durée et il pleut à nouveau.



14 juillet

Réveil ronchon : il pleut toujours, on voit toujours pas les sommets des montagnes voisines, le linge n’est toujours pas sec, toutes les chaussures de Pierrick sont trempées : pas de bol, c’est lui qui se trempe le plus les pieds et c’est lui qui a les chaussures qui sèchent le moins vite.

On attendait du mieux au niveau météo, comme nous l’avait promis la météo, mais on range tout et on démonte la tente sous la pluie. On part vers Laugarvatn sur une belle route qui nous offre de beaux points de vue, la pluie est toujours là mais c’est plus dégagé et on aperçoit même du soleil de temps en temps.

On mange à Uthlio, dans un restaurant – salle des fêtes du village, avec la piscine à côté et un enfant qui s’y baigne malgré la pluie battante dehors. L’eau doit être chauffée mais quand même brrrrr… Il y a un grand écran avec les nouvelles et on voit le bulletin météo, qui annonce du mieux dans les jours à venir, mais dans le sud uniquement, confirmation par un journal-papier qui traîne.

Justement on voulait partir dans le nord via la route 35. Mais en étant un peu secs avant. On décide de monter quand même jusqu’à Geysir, de trouver un endroit où dormir au sec et d’aviser ensuite.

A Geysir, on trouve un super hôtel hors de prix avec vue sur le geyser. Il pleut toujours. On s’installe, on sort tout notre linge trempé, on étale tout sur le radiateur et chauffe le radiateur ! Nous on se repose et on essaye de faire une sieste. Dur dur dans la même pièce que 2 petits monstres qui jouent et se racontent des histoires.

Vers 17h, une éclaircie, allez on va voir notre geyser de plus près. Moins impressionnant que Yellowstone pour nous, mais les enfants adorent ! Il est assez régulier, toutes les 4-5 minutes il jaillit ! Du coup on mitraille, à qui prend la plus belle « bulle » bleue juste avant l’explosion, à qui prend la plus haute explosion…





L’éclaircie se transforme en vrai temps soleil/nuages. Il fait pas chaud mais ça fait de belles photos et du bien au moral.

Ensuite on va voir les chutes de Gullfoss. C’est magnifique et mouillé !





Repas au sec (il y a une petite cuisine très bien équipée à l’hôtel) et dodo. On a du mal à s’endormir, on a trop chaud… On a pourtant arrêté le radiateur pour la nuit, quasiment tout est sec, y compris les chaussures !😎

15 juillet

4h43 : il fait soleil ! Espérons que ce sera pareil toute la journée !

Belle journée en effet, avec un ciel ensoleillé entrecoupé de nuages. D’après les prévisions météo données par notre hôtesse et la discussion avec des français qui ont fait la route 35 dans le brouillard, on décide de rester encore dans le sud histoire de profiter du beau temps et de remonter le moral à bloc !

Direction Landmannalaugar via la Pjorsa vallée et plein de cascades ! Nos premières routes tout-terrain pour prendre des photos de la rivière Pjorsa et des oiseaux, puis des cascades Hjalpafoss, Gjarfoss, et enfin le clou du spectacle : Haifoss, la 2ème plus haute d’Islande (122 m), à couper le souffle !



On prend ensuite la route 208 en direction de Landmannalaugar : on a de la chance, le soleil est avec nous et on découvre un magnifique désert minéral, à chaque virage on a envie de faire une photo, au grand désespoir de Pierrick qui n’a qu’une envie : monter la tente et dessiner ! C’est beau, c’est grandiose, le ciel paraît immense ! On a toujours le mont Hekla avec la tête dans les nuages, pourtant on le surveille depuis la fin de la matinée.





Le plus dur reste à faire : passer nos deux premiers gués juste en arrivant et monter la tente avec pas mal de vent, découvrir un arceau cassé et se demander si ça va tenir… Réponse demain matin !

Pas le courage d’aller faire trempette dans les sources d’eau chaude à côté du refuge, trop de monde et trop froid !

16 juillet

Réveil sous le soleil et un magnifique ciel bleu. Le vent s’est calmé et la tente a tenu. On prend le petit déjeuner, on étend une petite lessive, on ne trouve pas de carte détaillée du coin alors on la prend en photo, on rachète quelques fruits dans un bus-épicerie et on part en balade !

Direction le tour classique au départ de Landmannalaugar à travers les champs de lave et d’obsidienne et les montagnes de rhyolite. C’est beau, c’est de toutes les couleurs. Après le champ de lave, on arrive dans une large vallée au fond de laquelle coulent des rivières, on marche jusqu’à la cascade du fond en essayant de trouver le départ pour le Brennisteinsalda, on voit bien un départ mais il correspond pas trop à la carte, on hésite, et finalement puisque c’est une boucle, on essayera de l’atteindre de l’autre côté.



(En assemblant le panorama ci-dessus, j'ai nettement vu le chemin qu'on a loupé ! 😛 Pas les yeux en face des trous ce jour là !)

Le détour était de toutes façons magnifique et les enfants ont adoré traverser les rivières… ou sauter à pieds joints dedans pour Pierrick !



On attaque la montée pour voir les fumerolles, encore plein de couleurs ! Au plus grand champ de fumerolles, ça pue vraiment ! On trouve l’autre départ de la balade pour Brennisteinsalda, qui est une montagne qui domine du haut de ses 840 ou 880 mètres (selon les guides…) et de laquelle on a une vue magnifique à 360°.





On voit des randonneurs partir pour le trek de 4 jours jusqu’à Porsmörk. Ca me tentait bien de le faire avec les enfants, à condition de dormir et manger dans les chalets-étapes, mais même s’il fait encore très beau, on sait maintenant à quel point la météo varie facilement et comme c’est galère quand on peut rien faire sécher, sans compter les risques de se perdre dans le brouillard…

Arrêt sur un névé pour jouer et retour au camping. On y retrouve Françoise, ma tante, et Germaine, une amie, qui effectuent un voyage en petit groupe. Trop rigolo de se retrouver là, à des kilomètres de Toulouse, d’autant plus qu’on ne pensait pas se voir vu qu’on devait monter sur la route 35 pendant qu’elles descendaient par la 26.

Bain dans les sources chaudes, mmmmmhhhh ! Le ciel s’est couvert mais il fait bon, même pas froid en sortant du bain !

17 juillet

Réveil au soleil encore, chouette. Rando en direction du lac Ljotipollur, un magnifique lac bleu dans un cratère rouge. En y allant, on prend de la hauteur au-dessus du lac Frostastadavatn, on a encore droit à de belles couleurs, un mini-volcan dans un cratère plus grand, des champs de lave, un petit lac émeuraude, des montagnes orange/rouge et… un retour sous la pluie dans un immense champ de lave !







Au camping, la plupart des tentes ont disparu, celles qui restent sont dans l’eau, la pluie a « créé » des mares un peu partout, on n’est pas les plus mal lotis mais le côté droit de la tente est dans l’eau et notre espace central est boueux. A l’intérieur c’est sec, mais faire la cuisine et manger est un peu délicat ce soir !

Demain, on a prévu de repartir vers le sud-est et de rejoindre la côte. Au moins 5 gués à franchir ! Les deux gués à l’entrée du camping, qu’on a traversés un peu plus loin sur des ponts pour piéton, ont grossi avec la pluie. Espérons que demain on n’aura pas des gués trop monstrueux à traverser !

18 juillet

Soleil ce matin, heureusement il n’a pas trop replu cette nuit, on arrive même à plier la tente sèche malgré l’humidité qu’elle a laissé passer sous nos matelas.

On attaque la route 208 en direction du sud-est : elle est magnifique, on fait 25 km en 2h15, certes on ne roule pas vite mais surtout on s’arrête pour prendre des photos. On passe par des vallées et des hauteurs, on voit des lacs et des rivières, des montagnes au relief varié…





Des gués, on en traverse en pagaille, on ne les compte même plus ! Ils ne sont pas très impressionnants, finalement le plus impressionnant était celui de Landmannalaugar, au grand désespoir d’Olivier qui trouve les traversées trop faciles !

Pique-nique et petite balade digestive à Edgia (la vallée de feu) qui est une immense (longue) faille. Au fond il y a une cascade mais on n’est pas allé jusque là.

On poursuit notre route vers Vik, on cherche un endroit « en dur » pour dormir histoire de faire sécher ce qui est trempé et de recharger nos batteries, notre adaptateur sur allume-cigare étant mort le 2ème jour de notre voyage… Pas facile mais finalement on finit par trouver un hébergement en « sleeping bag » dans une guesthouse à 20 km de Vik. C’est pas trop cher et il y a une cuisine, parfait. Ravitaillement : magasin, pompe à essence et distributeur à Vik, le retour à la civilisation 😛

La côte est magnifique entre l’océan et le glacier Myrdalsjökull. On va faire une balade à Dirholaey, des falaises au-dessus de l’océan. La vue est superbe sur le glacier, la magnifique plage de sable noir et des pointes rocheuses qui émergent au-dessus de l’océan. C’est aussi une réserve d’oiseaux, et on passe du temps à les prendre en photo, notamment des macareux, ils sont trop rigolos !

Dîner tardif et au dodo !
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Islande, 12 jours à deux, juin 2019
Hello les voyageurs,

Bienvenue au pays du vent, de l’eau, des arc-en-ciel, de la glace, des champs de lupins, des plages de sable noir, des macareux, des couleurs hallucinantes ... insérer mosaïque photos

Voici un petit carnet qui relate nos 12 jours en Islande, fin mai début juin, sans nos ados qui sont en examens à cette période. Cela faisait très longtemps que je rêvais de découvrir ce pays. Donc quand l’occasion s’est présentée, je n’ai pas hésité.

L’itinéraire En 12 jours, difficile de tout inclure dans l’itinéraire. Et comme nous sommes encore tôt dans l’année, les hautes terres et les F-roads ne sont pas encore accessibles. J’avais 3 envies en allant découvrir le pays : les glaciers, les baleines et la faille de Silfra en plongée, tout en évitant le plus possible les cars de touristes. Ce sera donc le tour de l’île dans le sens contraire des aiguilles d’une montre avec découverte du Sud, de l’Est et du Nord-Est. Pour ajouter le nord-ouest et l’ouest, on aurait eu besoin d’au minimum une semaine de plus (on aime prendre son temps et voyager relax 😉)

Ce qu’on avait prévu (il y a eu quelques adaptations suite à la météo et à nos envies du jour).

Jour 0 - arrivée et route vers Lauvergtan - nuit à Laugarvatn <> Jour 1 - Cercle d’Or et plongée dans la faille de Silfra - nuit à Laugarvatn <> Jour 1 bis - en bonus, quelques photos de la plongée dans la faille <> Jour 2 - randonnée à Hverargerdi et vallée de Thjorsardalur - nuit à Arnes <> Jour 3 - tour des cascades - nuit à Vik <> Jour 4 - balades autour de Vik - nuit à Vik <> Jour 5 - canyon de Fjadrargljufur, parc de Skaftafell - nuit près de Jökulsárlón <> Jour 6 - 1ère partie - Jökulsárlón et rando vers le Skalafellsjökull <> Jour 6 - 2ème partie - en route vers les fjords de l’ Est - nuit à Faskruosfjordur <> Jour 7 - cascade de Hengifoss, Mjoifordur - nuit à Egilsstadir <> Jour 8 - rando à Vopnafjordur et à Raudanes - nuit à Asbyrgi <> Jour 9 - Dettifoss, Hljodaklettar et Raudholar - nuit à Asbyrgi <> Jour 10 - Sortie baleines à Husavik, découvertes autour du lac Myvatn - nuit à Reykjahlid <> Jour 11 - découvertes autour du lac Myvatn - nuit à Reykjahlid <> Jour 12 - longue route vers Keflavik - nuit à Keflavik <>

Nos coups de cœur Si nous avons découvert des paysages magnifiques, on n’a pas eu un vrai coup de cœur pour le pays 😕 Pourtant tous les ingrédients étaient réunis : un temps ensoleillé quasi tout le temps, on a évité les hordes de touristes, on était dans la nature comme on aime, on a fait des randos magnifiques au milieu de paysages grandioses, les islandais qu’on a rencontré ont été très sympas .... Bref, on en est toujours à se demander ce qui fait que ce pays n’est pas dans notre top et qu’on n’est pas rentré aussi enthousiaste que de nos autres voyages 😐

On a tout de même eu quelques coups de cœur, à commencer par la plongée dans la faille de Silfra. Une plongée que tout plongeur rêve de faire au moins une fois dans sa vie.

Il y a les cascades, qu’elles soient petites ou grandes, faciles d’accès ou cachées au détour d’une piste. Et pour nous, grâce au soleil, invariablement accompagnées d’arc-en-ciel

Il y a les glaciers, immenses et impressionnants mais dont on peut se rendre compte de la fragilité de leur survie

Et puis, la faune à commencer par les moutons qui nous ont accompagnés tout au long de la route 😎

L’organisation Le voyage a été organisé comme à notre habitude par moi-même, grâce aux infos glanées sur les forums et dans les blogs de voyage.

Hébergements On a logé dans des petits hôtels, des B&Bs ou des cottages. J’avais longuement hésité à prendre l’option camping pour composer avec les aléas de la météo mais on ne se voyait pas dormir en tente sous le vent et la pluie et j’aime le confort d’un bon lit et d’une douche chaude après une journée de randonnée. Alors, c’est clair que ca représente un certain budget : 150€/nuit en moyenne avec le petit-déjeuner. Bon, j’ai privilégié les salles-de-bain privatives et les jolies vues depuis la chambre. Il y a moyen de faire plus économique mais ca reste beaucoup plus cher que des hébergements équivalents dans d’autres pays.

Voiture Pour la voiture, on a pris un 4x4, autorisé sur les F-roads. Au cas où certaines ouvriraient plus tôt que prévu 😉 On est passé par Blue Car Rental. Service nickel, voiture en très bon état, aucun souci. Retour sans problème. Et agence à 5min à pied de l’aéroport (pas besoin de prendre la navette).

Activités Mis à part la plongée dans la faille de Silfra et la sortie avec les baleines, on a opté pour des activités gratuites, à savoir les randonnées 🙂 On a suivi le guide Rother. Même si leur évaluation de certaines randos posent questions (des bleus qui étaient selon moi au minimum rouge, des durées estimées assez aléatoires), il me semble être le compagnon indispensable pour tout randonneur novice comme nous.

Bonne lecture A très vite pour la suite
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Islande ou Norvège avec enfants fin juillet-début août?
Bonjour à tous,

Nous réfléchissons déjà à nos vacances 2014 et hésitons entre deux destinations pour un voyage de 15 jours entre fin juillet et début août avec nos deux enfants qui auront alors 8 et 10 ans... Nous conseillez-nous de visiter l'Islande ou la Norvège (nord-ouest) ?

Merci d'avance pour vos réponses et témoignages !
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L'Islande en trois semaines à pied et à vélo?
Bonjour,

Mon amie et moi souhaiterions voyager 3 semaines début aout en Islande. Nous avons déjà visité l'Australie et la Nouvelle Zélande en van, mais en Islande les locations de voiture ou camping car sont hors de prix. Du coup nous avions pensé à marcher ou le vélo et parfois le bus.

Seul soucis, nous sommes voyageurs mais pas de grands randonneurs même si la volonté et la débrouillardise sont là.

Pensez vous que 3 semaines de vélo / marche sont possibles? Quel type de materiel est à prévoir ? Un GPS ? quel budget? Peut on louer une tente facilement en Islande? Quel trajet, pas trop compliqué, pourrait nous offrir de beaux paysages, notamment des Fjords?

Merci de votre aide.
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Infos sur l'Islande
bonjour a toutes et tous

qui a des infos recentes sur l'Islande (randos, sites a ne manquer sous aucun pretexte!...) ou nous allons en juillet 2005

merci
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Sept jours en Islande en amoureux (octobre)
Bonjour Pour remercier tous ceux qui m'ont aidé pour organiser notre petite escapade automnale je vais essayer de vous faire un compte rendu de notre semaine Islandaise. Questions pratiques et organisation : - voyage du 20 au 27 octobre - billet mulhouse / rekjavik sur easyjet pris en avril (360E avec un bagage en soute) -location van (traffic 3 personnes, j'ai beaucoup comparé les aménagements que ne sont pas tous identiques nous avons adoré le notre) chez Tripcamper pour 950E transfert aller retour aéroport compris sans assurance supplémentaire ni second conducteur. Agence sur à recommander. - décision du sens du parcours le matin même en fonction de la météo - 9kg de nourriture dans le bagage en soute (épicerie, sachet de soupe, nutella chocolat, pate sauce tomate, paella couscous, truc à tartiner pour pique nique ..) - veste de ski, bonnet, gant fin (un peu trop léger), sous vetement haut et bas technique - vielle serviette pour ne pas salir l'interieur du van, torchon, ouvre bouteille, micro fibre et chiffonnette pour lunettes pour l'appareil photo, trepieds, obj 10-24 / 35/ 70-200 - 2 duvets léger (15°) en plus de ce qui était fourni (oreillé couette drap) qui ont servis ! - roadbook bien sur !!!

Le récit et qq photos à venir !
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Islande en juin et trek
Bonjours,

Je souhaite partir en Islande au mois de juin du 14 au 28

Je voulais savoir si le landmannalaugar est ouvert à cette période Quel adresse je peux joindre pour avoir d éventuelles informations a ce sujet ou des témoignages de votre part

Je compte prendre environs 5 jours pour ce trek donc il me restera quelques jours sympathiques pour visiter le pays. Quels coin vous me conseilles pour de la rando sympas et jolie

Niveau matos je suis bientôt ok il me manque uniquement la tente j opte pour une tente msr huba nx

J avais une colman aravis 1 mais ça me semble un peu juste

Merci d avance en attente de vous lire
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Croisière Spitzberg - Groenland Nord-Est - Islande
Bonjour à toutes et à tous. Nous avons fait une superbe croisière expédition au Sptizberg - Groenland Nord-Est - Islande avec Grands Espaces du 31 Août au 15 Septembre 2016, sur l'Ortélius (ancien brise-glace) et j'avais envie de la partager avec vous.



Voici un résumé; Pour plus de détails sur cette croisière et de photos je vous invite à aller sur mon site ici

Départ Paris, arrivée à Longyearbyen et retour Reykjavik – Paris sans escale. Le passage au Spitzberg est très rapide, mais nous aurons un aperçu de celui-ci, l’essentiel de la croisière se déroule dans le Nord-Est du Groenland et le retour se fait par l’Islande en arrivant à Akureyri. Nous ferons en car le trajet Akureyri – Reykjavik ce qui nous permettra de revoir très brièvement cette partie de l’Islande.

31 Août Paris - Longyearbyen Notre rendez-vous à Roissy étant à 5 heures, nous avons donc passé la nuit à l’hôtel Ibis à Roissy qui se trouve tout près du terminal où nous devons décoller. Grands Espaces à spécialement affrété un avion de la Compagnie ASL qui nous amènera directement à Longyearbyen. Durant celui-ci je fais connaissance de visu avec Danièle (Amarante) avec qui j’ai eu de fréquents échanges sur mon forum de voyage préféré, nous sommes ravies de nous voir en vrai. Lorsque nous nous posons à Longyearbyen 78°de latitude nord, il fait 3°, les montagnes sont enneigées et il ne fait pas très beau. Nous sommes bien au Spitzberg! Des cars nous attendent à la sortie de l'aéroport pour nous emmener dans "l'Adventdalen" puis nous aurons du temps libre pour visiter la ville et le petit Musée Arctique de Norvège que j'ai bien aimée, même si je n'ai pas eu assez de temps.







Notre bateau est ancré au large, nous y allons donc en zodiac.

Jeudi 1er Septembre Glacier d’Erik (Erikbreen) et Glacier de Monaco Notre nuit a été bercée par une houle avec des vents de 20 nœuds, mais nous avons bien dormi. Nous naviguons le long des côtes de la Terre Albert 1er, nommée ainsi en l’honneur du Prince de Monaco qui a mené plusieurs expéditions scientifiques dans ce secteur entre 1898 et 1909. Nous longeons ensuite le Spitzberg par le Nord pour rejoindre le Woodfjord afin de prendre la direction du Liefdefjorden.



Nous longeons Reinsdyrflya cette immense étendue de toundra. La passerelle étant ouverte aux passagers je monte y faire un tour. Puis je ressors sur le pont admirer les magnifiques paysages enneigés qui défilent devant mes yeux.

L'après-midi nous avons le choix entre une sortie en zodiac et une sortie à terre, nous choisissons la 2ème solution. Nous allons donc voir le très beau Erikbreen. C'est un glacier qui a reculé en laissant derrière lui un lac. La marche n'etait pas toujours aisée, mais ça valait le coup de la faire; magnifique vues.

Plus tard nous avons fait une sortie en zodiac pour aller voir le superbe Glacier de Monaco. Il ne faisait pas beau, mais les couleurs étaient magnifiques.

A notre retour sur l’Ortélius, le Commandant nous offre le traditionnel cocktail de bienvenu. Le brise-glace se dirige plus au nord encore, vers le petit îlot de Moffen au delà de 80° de latitude Nord. Vers 23 h. nous passons les 80° de latitude Nord . Nous n'avons pas eu la chance de les voir trop de brouillard, le bateau devait rester à une certaine distance, c'est un de mes regrets, mais ce fût néanmoins une très belle journée ! A suivre

Liliane
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Islande août 2016
Hello! Voilà la suite de nos aventures débutées en mai. Bonne lecture! Marie



Lien vers le récit avec texte et photos en cliquant ici

ISLANDE AOUT 2016 Suite de nos aventures débutées en Mai 2016. Samedi 06 août 2016 J1 Gullfoss Langjokull F335 Après un vol sans histoire depuis Paris CDG (on a croisé Caroline à la sortie de son avion, qui s’avère être aussi le nôtre! On en a profité pour échanger nos clés : elle récupère la voiture laissée sur le parking de CDG pour rentrer à Nancy), nous quittons l’aéroport en milieu d’après-midi. Ravitaillement, puis après avoir longé le Thingvallavatn qui nous étonne toujours avec son allure de lac scandinave, nous filons vers Gullfoss encore éclairée par le soleil déclinant, et entrons dans le domaine des hauts plateaux puis bifurquons vers l’ouest sur la F335, qui file vers le sud du Langjökull. Nous nous posons pour la nuit près du Sandvatn. Bienvenue en Islande, le pays des nuages !



Dimanche 07 août 2016 J2 Langjokull F336 Kerlingarfjoll F735 Grand ciel bleu au réveil, avec juste ce qu’il faut de nuages à l’ouest sur le Langjökull. Nous continuons sur la F335, impatients de voir ce qu’elle nous réserve. La piste est longuette, pas très roulante, mais la lumière est superbe. Nous dépassons un tout petit refuge, auquel sont adossés 2 vélos (courageux cyclistes car ça fait une trotte, nous passons sans nous arrêter pour ne pas les déranger… il est 5h du matin ! Oui nous sommes restés à l’heure française histoire de profiter des belles lumières) Nous passons un gué peu profond à cette heure matinale mais pas très lisible quant à l’endroit où traverser (peu de traces), puis abandonnons le fourgon un peu plus loin car la pente devient très raide. Nous continuons à pied vers le lac Hagavatn, d’où s’écoule cette vigoureuse cascade. Les petits cumulus de la nuit se sont transformés en lenticulaires du plus bel effet, on adore ! Le Langjökull fait son apparition. En mai nous avions eu l’occasion de nous balader sur son versant ouest. Le sud n’est pas mal non plus ! Un peu de vie dans ce monde hyperminéral, c’est l’été ! Retour vers le fourgon garé un peu plus bas dans la vallée. Il est 7h30, le soleil passe au-dessus des montagnes… Nous redescendons la F335, toujours surveillés par quelques jolis nuages lenticulaires, reprenons la F35 vers le nord, puis bifurquons vers la F336, piste facile puisqu’aménagée pour des tours en mountain trucks sur le glacier. Personne à cette heure matinale…superbe vue sur le glacier et ces belles montagnes tourmentées. Retour sur la F35, nous dépassons le Hvitarvatn près duquel nous avions campé il y a 4 ans, puis tournons vers l’est (F347) et le massif de Kerlingarfjoll que nous n’avions fait qu’effleurer la dernière fois à cause du mauvais temps. Cette fois il fait très beau, aussi nous dépassons le camping et nous filons directement vers le parking du haut. Profitons du beau temps pour sortir des sentiers battus (et balisés) ! Nous descendons vers la passerelle, puis nous remontons la vallée de Hveradalir en rive gauche. Les sommets de Snaekollur et Lodmundur (un peu plus de 1400 m) nous font de l’œil, mais on préfère se concentrer sur les manifestations géothermiques. Festival de couleurs avec ce généreux soleil ! Pas facile de trouver le meilleur chemin dans ce dédale de rhyolite et de sources chaudes… Arrivés en haut de la vallée, avant de changer de versant nous décidons d’aller voir ce gros névé de plus près, d’un peu trop près en fait ! Fred se retrouve soudain englué dans 60 cm de sables mouvants, gros fou rire une fois qu’il s’en extirpe, pantalon et chaussures repeints couleur locale ! Pour traverser la vallée, Il nous faut franchir encore 2 ruisseaux, Un bleu et un rouge, incroyable !



Le bleu passe sous un pont de neige joliment sculpté… Retour parfois un peu acrobatique jusqu’au fourgon (il eut été plus simple de revenir sur nos pas en restant en rive G de la rivière principale, mais on préfère les boucles !) Nous filons ensuite sur la F35 toujours vers le nord, afin de faire trempette à Hveravellir. Fred s’y baigne tandis que je fais un tour dans la zone géothermale à présent très aménagée. Elle surplombe le camp. A l’ouest le Langjökull…toujours lui (il fait 50 km de long) Nous prenons ensuite la F735 étonnamment champêtre, et nous posons tout au bout de la piste, avec vue imprenable sur le Langjökull et le petit refuge de Thjofadalir (nous y apercevons 2 randonneurs qui parcourent sans doute le sentier de randonnée du Kjalvegur qui longe le flanc est du glacier) Les « ornières » sont en fait les traces des passages répétés des chevaux.

Lundi 08 août 2016 J3 Landmannalaugar Skalli Ce matin le ciel est un peu couvert mais les premiers rayons du soleil éclairent tout de même le Langjökull.



A contre-jour les fumerolles de Hveravellir, à une dizaine de km. En route pour le Landmannalaugar, nous reprenons la F35 vers le sud cette fois, puis la route 30, si bucolique, avec ses fermes et ses balles de foin multicolores (si quelqu’un a une explication ? C’est comme les chamallows, il y en a des blanches, noires, vertes, bleues et rose !) Nous passons au nord du redoutable Hekla (volcan « en retard » dans son rythme éruptif théorique, gloups !) La piste F208 qui mène au Landmannalaugar est très fréquentée, il n’y a plus que de rares gués, belle occasion de faire une pause-déjeuner en regardant les voitures traverser…il y a les prudents qui attendent que les autres leur ouvrent la voie, les habitués qui ralentissent juste ce qu’il faut pour épargner leur radiateur, et les frimeurs qui vont tout schuss…une voiture de rangers est venue examiner le gué en le traversant à plusieurs reprises dans tous les sens afin de s’assurer de l’absence de danger (trou, grosse pierre) On n’a jamais vu autant de rangers que cette année… Depuis ce gué on voit bien la cascade rouge de Raudufossar, où je prévois une petite balade… Après avoir traversé une zone très verte prisée des moutons, Nous arrivons enfin près des premières montagnes de rhyolite et de la grosse coulée de lave. Le ciel est pour le moins…perturbé ! Belles collines très graphiques malgré le temps qui se couvre. Nous grimpons (la piste est très raide avec une tôle ondulée énorme) jusqu’au Ljotipollur, lac de cratère d’une étrange teinte métallique dans un écrin de roches rouges, dont quelques courageux cyclistes font le tour… Puis nous faisons une petite pause au col qui surplombe le Frostadavatn et cette énorme coulée de lave. Rivière bleue, montagnes vertes et rouges, nous voilà presqu’arrivés. Voilà le camp du Landmannalaugar. Les prévisions météo semblent un peu trop optimistes, mais confiants, nous prenons le nécessaire pour bivouaquer et partons en milieu d’après-midi à la recherche des montagnes bleues (voir épisode précédent ici ! sites.google.com/...sgil-landmannalaugar) Il devrait faire beau demain : l’idée est de bivouaquer au pied de Hattver ce soir, puis d’aller à Sveinsgil demain et de rentrer ensuite. Nous partons vers Skalli, dépassons le sommet et cherchons du regard la crête qui doit nous permettre de descendre vers la Jokulgil. « Coup de chance » (remarquez les guillemets), un groupe d’une dizaine de personnes qui arrive en face bifurque sans hésiter vers l’est. Nous pensons vu l’importance du groupe qu’ils sont accompagnés d’un guide et leur emboîtons le pas, d’autant plus volontiers que là où ils ont tourné se trouve un petit panneau indiquant Hattver. Je me dis que cette fois-ci devrait être la bonne, toutefois un peu contrariée à l’idée que nous ne serons pas seuls ce soir au bivouac. Très vite le groupe part vers le NE tandis que 2 ou 3 piquets rouge nous poussent à continuer plein est. Le doute s’installe…Nous préférons suivre les piquets, qui disparaissent très vite…pas de trace visible…on tâtonne, on va voir par ici, par là, pas de trace… Il pleuviote depuis 1 heure, le groupe a l’air d’hésiter aussi, prend une crête, puis l’autre…un courageux pose son sac et part en éclaireur mais impossible de voir ce que ça donne plus bas… Bref, tout le groupe décide de descendre une crête sans savoir comment elle se termine… Tout ça ne nous inspire pas, il est 19h30, on en a plein les pattes de ces descentes/remontées en sol meuble ou très profondément moussu. Alors on décide de bivouaquer sur la crête au pied de Skalli, et de profiter du beau temps prévu demain pour y voir plus clair. Notre crête est par là mais où exactement, mystère ?

Mardi 09 aout 2016 J4 Landmannalaugar Skalli fin Raudufossar Un peu de pluie pendant la nuit mais pas de vent. Petit pipi vers 5h, le ciel est dégagé du côté du Torfajökull, au sud où nous irons tout-à-l’heure, chouette ! Attendons tout de même le lever du soleil, il fera meilleur… Par contre au Nord, côté Blahnukur, c’est couvert… Nous nous rendormons une petite heure, toujours pas de soleil…nous sommes dans la soupe, flûte ! Impossible de trouver la fameuse crête dans ces conditions ! Caramba, encore raté ! Nous décidons de faire contre mauvaise fortune bon cœur et de terminer le tour de Skalli. Les paysages ont l’air superbe, même si on n’en devine que quelques échantillons ! Personne au sommet du Blahnukur à cette heure matinale. La coulée de lave s’étend jusqu’au camp du Landmannalaugar encore assoupi. Nous rejoignons finalement le Laugavegur, Puis arrivons en vue du camp. Il nous reste à contourner la coulée de lave, En passant par le col de Brennisteinsalda. Il est 8h30 et nous croisons une foule de randonneurs qui démarrent le trek du Laugavegur. Les prévisions météo sont très glauques pour les jours qui viennent et nous frémissons en voyant l’équipement de certains. Enormes sacs avec plein de trucs accrochés partout qui brinquebalent, tellement pleins que certains portent leur tente à la main ! Ça va saigner ! Pour le moment le ciel se dégage, profitons-en ! Ces jolies mousses savent elles aussi profiter du micro-climat généré par les fumerolles. Et les moutons se débrouillent eux aussi très bien. Nous voilà de retour au camp, qui se reconnaîtra ? Il nous faut profiter au maximum des dernières heures de beau temps alors Après une pause déjeuner près de la Jokulgil, où nous en profitons pour faire sécher la tente, Nous repartons vers Raudufossar. Un sentier balisé mène jusqu’au pied de la cascade. Nous traversons ce charmant ruisseau bordé d’une mousse si verte qu’elle donne l’impression d’être ensoleillée ! Le sentier, non balisé, mais évident, monte ensuite en rive gauche de la cascade. Pourquoi ne pas se contenter de cette jolie cascade ? Il faut jeter un œil sur google earth pour avoir la réponse…. Nous remontons la rivière jusqu’au pied de cette montagne, 2 km environ, à plat… Et là ! Nous arrivons à la source de la rivière rouge : une énorme résurgence, incroyable ! Nous mangeons un morceau près de la source, guettant un hypothétique rayon de soleil… Puis nous commençons à avoir froid, il est temps de redescendre, non sans admirer encore et encore les incroyables couleurs de cette rivière et de ses petits affluents.

La pluie annoncée n’est toujours pas là, alors nous décidons de rester dans le coin jusqu’à ce qu’il fasse vraiment moche et nous allons dormir près du lac Kirkjufellsvatn, juste en dehors du parc National où il est interdit de stationner pour la nuit en dehors du camp. Il sera toujours temps de quitter la région demain si le temps est trop mauvais pour espérer profiter des paysages.

Mercredi 10 août 2016 J5 Landmannalaugar Sveinsgil F208 sud 4h01 : j’ouvre un œil…lever de soleil sur les montagnes ! Incroyable, non seulement il ne pleut pas mais en plus il y a du soleil. Branle-bas de combat, il faut en profiter, on se reposera quand il fera moche ! Que pourrait-on bien faire aujourd’hui ? Tiens, si on allait voir les montagnes bleues ? Fred est OK, sans broncher : lui aussi devient obsédé par cet endroit. Je m’attendais à quelques réticences mais non…il faut dire que le fait d’essayer par ce côté doit nous faire découvrir d’autres paysages. Et puis cette fois j’ai une trace GPS (trouvée sur google earth, wikiloc) Nous longeons le bord du lac, survolés par des oies au vol encore assez désordonné ! Il y a encore des progrès à faire avant la migration ! Le vol en V ressemble plutôt à un W ! Puis nous montons vers le col, entre mousses vertes et sources orangées. Après 1h de marche, nous sommes au col, puis nous traversons un petit plateau d’altitude avant de tomber bouche-bée sur les montagnes colorées du Landmannalaugar avec à nos pieds les méandres de la Jokulgil. Nous suivons scrupuleusement notre trace GPS, qui ne passe pas toujours aux meilleurs endroits (notre prédécesseur a dû pas mal tâtonner) quand soudain du bleu apparait au milieu de la rhyolite jaune et rouge ! Il nous faut à présent descendre dans la vallée, rejoindre la confluence, traverser la Sveinsgil puis remonter en face sur cette crête hérissée de pics, gloups ! C’est sur cette crête qu’il y a 4 ans nous avions renoncé, épuisés et frigorifiés. D’ici on voit très bien Skalli et la crête que le groupe de randonneurs que nous avions suivis avant-hier avait choisi de descendre. Elle se termine par une cascade à sec, un ressaut infranchissable ! Il a dû y avoir de l’ambiance dans le groupe quand ils sont arrivés à ce cul-de-sac ! Impossible toutefois d’identifier avec certitude la bonne crête depuis Skalli…Je me demande si les piquets n’ont pas été déplacés… Bref, nous voilà en haut de l’abominable crête. Il y a une trace, qui semble se terminer au niveau des pics. Ensuite nous perdons le sentier. Le vent souffle fort, le sol est instable, les pentes sont raides, on commence à en avoir plein les pattes… Ne trouvant pas de passage « raisonnable » pour continuer au-delà des pics, nous traçons tout droit vers la rivière dans un immense pierrier bien raide et bien instable, mais ça passe. Les collines se rapprochent, on distingue d’ailleurs une tente. Encore une colline, un nouveau pierrier, et nous voilà au bord de la rivière, en un seul morceau, ouf ! Un miraculeux rayon de soleil nous accueille alors que nous arrivons au Graal !

Il y a là un couple de jeunes Suisses qui a bivouaqué ici ! Ils sont bien chargés car ils voyagent sac au dos et trimballent en permanence toutes leurs affaires avec eux, chapeau ! Ils ont randonné avant au Hornstrandir (3 jours de tempête bloqués sous la tente) et ont parcouru le Laugavegur (un peu affolés par le monde) Ici c’est plus tranquille ! Ils repartent vers le Landmannalaugar et nous restons seuls à profiter de l’endroit, l’explorant sous toutes ses coutures. Le fond de l’air est trop frais pour une pause réparatrice, aussi nous décidons de ne pas repasser par l’horrible crête où nous a emmenés notre trace GPS mais de rentrer par la rivière. Une dizaine de traversées à gués plus tard (courant raisonnable et eau au maximum à mi-cuisse. A 2 avec des bâtons c’est sans problème), nous retrouvons la confluence de la Sveinsgil et de son affluent. Le retour nous semble être une formalité maintenant que nous savons où passer. Nous croisons peu avant l’ultime col un couple d’Islandais plus tout jeune, qui a bivouaqué dans un vieux Landrover près du Kirkjufellsvatn comme nous. C’est la 6 ou 7ème fois qu’ils vont aux montagnes « vertes ». Eux les voient vertes. Le temps devient très menaçant mais ça ne semble pas les émouvoir. Il pleut quand nous retrouvons le fourgon…3h de marche pour le retour (4h à l’aller, 3h pour le retour, 17 km et 1000 m de dénivelé) Après une bonne douche, nous parcourons la F208 sud avec un temps aussi bouché que la dernière fois ! Dommage car elle est très belle ! Nous prenons en ministop à plusieurs reprises une motarde dont le compagnon a bien du mal à franchir les gués successifs au volant de sa moto de route bien chargée. A chaque gué, elle embarque avec nous ce qui lui évite de traverser à pied. C’est vraiment chaud pour la moto ! Une chute dans un gué et le moteur est fichu je pense… Du coup il se fait tard et nous nous contentons de quitter le parc d’Eldja où le bivouac est aussi interdit pour aller nous poser au bord de la piste 209. Nous voyons passer une douzaine de 4X4 italiens à la queue leu leu….puis plus personne !

Jeudi 11 août 2016 J6 Fjardrargljufur Il fait trrrès moche, on va pouvoir se reposer (positivons !) Nous regagnons la route N°1, faisons le plein de bouffe, d’eau et de gasoil à Kirjubaejarklaustur, une longue séance internet… Puis une petite balade le long du canyon de Fjardrargljufur, très (trop) fréquenté et très (trop) balisé (cordes un peu partout), histoire de prendre un peu l’air et de s’ouvrir l’appétit. Nous déjeunons quelque part le long d’une piste dans le Myrdalssandur, près de ce que j’appelle une colline « à biquette ». Il y a plein de petites collines surmontées d’une biquette d’herbe, je ne sais pas pourquoi ? Puis en dépit des prévisions pas mirobolantes nous décidons de faire demain le tour du Myrdalsjökull par le nord si bien qu’après avoir poussé jusqu’à Hvolsvöllur pour bien compléter le plein de gasoil, nous trouvons un coin pour la nuit dans les Vosges… enfin quelque part dans une forêt de sapins où l’on trouve même des groseilles, sur la route 261, un peu avant qu’elle ne se transforme en piste.



Vendredi 12 août 2016 J7 F261 F210 Strutur F232 Il a plu toute la nuit, ça sent bon le sous-bois. La veille nous avons fait une petite balade dans la forêt, qui est exploitée, en témoigne cette toute petite scierie. Nous dépassons la dernière ferme avant le domaine des glaciers. Comme il a bien plu, ça ruisselle de partout, ce qui m’inquiète un peu pour les gués. Cette piste F261 longe en rive droite la Markafjlot vers Thorsmork . Elle est bien plus facile que la F249, en rive gauche et permet d’avoir un bon aperçu de cette vallée. Il faut toutefois une voiture avec une bonne garde au sol. Le Gigjokull, admiré en mai, nous fait en cette fin d’été un peu pitié. C’est une langue de l’Eyjafjallajökull, le fameux glacier dont un volcan sous-glaciaire a bloqué le ciel européen il y a quelques années. Nous arrivons « en face » de Husadalur, principal camp de la vallée de Thorsmork, inaccessible puisque la Markafjlot n’est pas franchissable à cet endroit (on la traversera plus au nord sur un pont). Au-dessus de Husadalur, le Valahnukur où nous sommes montés en mai. Ensuite la piste grimpe sur les flancs de Einhymingur, la montagne cornue, emblématique du trek du Laugavegur. A ses pieds le refuge de Hrutkollur et déjà des couleurs d’automne. Il faut désormais un vrai 4X4. Plus loin plusieurs gués, dont celui-ci sur la Innri-Emstrua. C’est par-là que nous partageons la piste avec les marcheurs du Laugavegur mais à cette heure matinale il n’y a pas encore grand-monde. Pour ceux qui voudraient faire ce trek sans croiser de voiture (pas très glamour de marcher là où passent des voitures je trouve), faites comme nous : les pistes 261 et 210 n’ouvrent qu’après la 208 (piste qui mène au Landmannalaugar) donc en tout début de saison, il n’y a sur le trek aucune voiture et beaucoup moins de marcheurs, mais de la neige (pieds mouillés garantis !) Certes en tout début d’été vous ne verrez pas ces attendrissantes fleurs roses qui égaient ce paysage minéral… Nous arrivons au gué de Hvanngil vers 9h mais ne le traversons pas puisque nous poursuivons vers l’est sur la F210. Après un passage laborieux sur des plaques de lave où il faut vraiment rouler au pas, nous traçons sur le Maellifellsandur, immense désert de sable noir, où trône le…Maellifell encapuchonné d’épais nuages. Juste avant ce volcan, nous tournons vers le nord en direction du Strutur, autre volcan emblématique, près duquel se trouve le refuge éponyme. Nous sommes sur le Strutivegur, sentier de randonnée infiniment moins fréquenté que le Laugavegur (mais aux paysages moins colorés) Nous déjeunons puis partons faire trempette à Strutslaug, source chaude située à quelques km. Il ne s’agit pas vraiment d’une simple balade digestive, mais d’une vraie randonnée avec un peu de dénivelé. Nous remontons d’abord une jolie rivière bordée de mousse fluorescente qui contraste avec la roche volcanique d’un noir profond, puis nous la quittons pour grimper sur le plateau ce qui nous offre une vue terrible sur le Mordor ! Encore quelques montées et descentes (le plateau est sillonné de ruisseaux qui ont creusé la cendre) et nous arrivons en vue du Holmsarlon et de ses marécages moussus. La source chaude se trouve au nord-ouest du lac (le sentier est balisé puisqu’on est sur le Strutivegur) Eclaircie miraculeuse en arrivant : un groupe d’anglais tout roses nous accueille gentiment. Le hotpot est very hot et il faut passer par ici et surtout pas par là si on ne veut pas finir comme un homard ! Pendant qu’ils se rhabillent nous explorons un peu les alentours : ici on doit pouvoir faire cuire un œuf très rapidement ! Nous faisons une trempette rapide car l’eau est beaucoup trop chaude pour moi, impossible de m’y plonger entièrement. Arrivent ensuite 2 Suisses (encore ! et toujours des germanophones) qui font le Strutivegur. Nous leur cédons volontiers la place, on est à point ! Retour vers le refuge de Strutur, en dépassant les Anglais complètement ramollis par leur baignade (je me demande s’ils sont rentrés avant la nuit !) En tout cas cet hélico qui passe devant le Strutur (968 m contre 790 pour le Maelifell) n’était pas pour eux… Cette fois le Maelifell s’est échappé des nuages ! On distingue la piste qui mène au refuge de Strutur. Au fond le Myrdalsjökull. Nous repassons en face du Mordor avec sa rivière de sang qui se mélange plus bas à une rivière d’un bleu plus classique. Nous prenons tout notre temps pour déguster la fin de la piste et nous émerveillons de voir un peu de vie dans cet univers si austère !

Afin d’éviter un gué réputé difficile nous quittons la F210 et poursuivons sur la F232. Après le noir du Myrdalssandur, le sol reprend des couleurs. Nous longeons le Myrdalsjökull depuis plusieurs dizaines de km et celui-ci nous impressionne toujours autant. Il fait presque nuit quand nous nous posons près de la Holmsa. Nous avons adoré cette traversée, même si nous n’aurions pas boudé quelques rayons de soleil supplémentaires !

Samedi 13 août 2016 J8 Langisjor Breidbakur Skaelingar Eldja F233 4h15 une lueur rose me réveille ! Vite, profitons de cette lueur solaire inespérée ! La nature s’éveille à peine, nous dérangeons des foultitudes d’oies « roses », tandis que les moutons émergent tout juste, presque tous endormis sur les flancs nord-est des collines afin de profiter du soleil levant. Devrons-nous traverser ces méandres de la Holmsa qui ondulent paresseusement dans la plaine ?



Non la piste les contourne, passe près du Sandfellsjökull et après un ou deux gués débonnaires rejoint la 209 puis comme il ne pleut pas et qu’il nous reste plein de carburant, nous filons par la F208 en direction de Langisjor, où nous étions allés il y a quelques années avec un temps pourri. J’espère cette fois pouvoir admirer la vue depuis le Sveinstindur (1103 m) Le temps d’avaler un morceau, son sommet disparait dans les nuages, grmbl ! J’active le plan B (B comme Bien moins fatigant !) : une piste (il y a un panneau) mène vers Breidbakur, à l’ouest du Langisjor, allons voir ce qu’il en est. Elle est superbe, bien que parfois assez difficile (pentes raides et gros cailloux). Nous n’y croisons qu’un gros camion 4X4. C’est un cul de sac mais ça vaut vraiment le coup d’aller tout au bout (1h de mémoire pour 10 km) A l’est la Tungnaa qui nait du Vatnajökull Et à l’ouest le Langisjor. Au-delà par beau temps on doit pouvoir discerner la chaine du Laki, mais pas aujourd’hui… Retour sur la F235 puis nous prenons à G (vers l’est) une piste qui passe dans un lac ! La piste (difficile) passe donc dans le Blautulon, on la voit qui réapparait un peu plus loin. Rien de difficile mais c’est assez flippant car on ne voit pas d’éventuels rochers immergés. Elle passe ensuite un peu au sud d’Uxatindar aux petits airs de Devil’s Tower. Plus loin elle longe la Skafta. Malgré une météo qui s’améliore je ne parviens toujours pas à distinguer les volcans du Laki…pourtant tout proches en théorie (6 km) Je pense qu’ils sont trop petits et qu’on ne les identifie que lorsqu’ils sont alignés comme lorsque l’on grimpe au sommet du Lakagigar. Nous passons près du refuge de Skaelingar où nous franchissons le gué 3 fois dont une fois en marche arrière (gloups, qq gros cailloux) pour faire traverser un randonneur (un Français cette fois) Encore un gué assez profond mais sans courant et nous revoilà sur la F208 près de la faille d’Eldja, où nous ne sommes jamais allés, craignant la foule. La lumière devient superbe en cette fin de journée et il ne devrait plus y avoir trop de monde : allons-y ! Nous devenons civilisés et prenons même avis auprès de la rangerette quant au plus beau sentier ! Elle nous conseille sans hésiter de prendre celui du haut, qui permet de surplomber la rivière et offre une vue grandiose sur Ofaerufoss et le Gjatindur. Nous réalisons que nous sommes passés tout près tout-à-l’heure ! J’adore au fil de nos pérégrinations comprendre et reconnaitre peu à peu le paysage. Quand il fait beau c’est plus facile évidemment ! Nous descendons vers la cascade, puis remontons jusqu’à une plate-forme métallique fort intelligemment placée derrière un éperon rocheux, ce qui la rend quasi invisible de loin. Retour au fourgon par le bas, toujours dans la belle lumière du soir. Encore une journée qui finit en beauté ! Enhardis par les capacités de franchissement de notre fourgon, nous décidons d’aller voir de plus près ce fameux gué sur la piste F233, réputé difficile et que nous avions choisi d’éviter lors de notre tour du Myrdalsjökull. Depuis la F233, nous apercevons une dernière fois au loin la gigantesque faille d’Eldja, puis la piste descend dans la vallée et rejoint le Strutivegur au niveau du gué sur la Sydriofaera. Nous suivons scrupuleusement les indications de notre Trackbook et ça passe sans problème. Nous dormons un peu plus loin au bord de la piste. Je me rends compte à présent que nous avons bêtement oublié d’aller voir à quoi ressemble le lac Alftavoetn (à ne pas confondre avec l’Alftavatn situé plus à l’ouest).

Dimanche 14 août 2016 J9 F233 F210 langues glaciaires du sud Pas de lueur rosée ce matin, il fait moche, trrrès moche. Encore quelques gués et nous rejoignons la F210, faisons nos adieux au Maelifell et au Myrdalsjökull, dérangeant à nouveau quelques oies dans la vallée de la Holmsa.

Petit détour vers la cascade d’Axlarfoss (remarquez toutes les petites résurgences à G de la cascade) Puis nous poursuivons vers le sud du Myrdalsjökull. Point météo sitôt arrivés sur la route N°1 : les prévisions ne sont guère folichonnes pour les jours à venir dans le sud, filons donc vers l’est ! Nous faisons une pause déjeuner près du Breidarlon : une piste permet de s’approcher tout près du glacier ! Puis nous faisons un saut au Fjallsarlon, qui comme le Breidarlon est un lac issu du Vatnajokull, plus grand glacier d’Islande et d’Europe, grand comme la Corse. Incontournable arrêt au Jokulsarlon, où il y a un monde fou et même des bouchons sur le parking ! Nous remarquons des cartons sur plusieurs glaçons ?! Si quelqu’un a une explication ?! Moins de monde sur la plage du Jokulsarlon… Puis nous prenons la piste F985 qui monte au-dessus de la langue glaciaire du Skalafellsjökull mais le temps est si bouché que je n’ai aucune photo potable ! De cet endroit partent plusieurs « pistes » qui permettent (avec des engins adaptés of course) de traverser le Vatnajökull, ça m’épate ! Sous la pluie, nous reprenons la route N°1 et dormons sur une piste qui descend vers la mer un peu après Höfn.

Lundi 15 août 2016 J10 Therribjörg Encore une journée grise qui s’annonce, profitons-en pour rouler et changer de région. En route pour Egilstadir où nous faisons un bon ravitaillement, une bonne séance internet. C’est fou le nombre d’Italiens rencontrés cette année en Islande, particulièrement dans l’est ! J’ai repéré une rando au nord de Egilstadir, près de la route 917 qui était fermée en mai. Une piste qui part de la 917 permet de s’approcher du départ de la balade, mais nous devons nous arrêter un peu avant le parking car c’est impossible pour nous de franchir ce bourbier en montée. Après 1/2h de marche nous arrivons au vrai départ de la rando, il est déjà 15h00 passées… L’éclaircie espérée dans l’après-midi se fait attendre… Le sentier, balisé, file vers le nord dans des champs de cailloux pas très « roulants ». Le ciel est couvert, et au fil de la montée nous nous retrouvons dans les nuages, grmbl ! L’heure tourne, et je me demande si ça vaut bien la peine de poursuivre quand une trouée dans les nuages nous donne un petit espoir.

Voilà les montagnes colorées de Therribjörg que nous cherchons 600 m plus bas, cette petite crique faisait office de port de commerce ( !!! c’est dire si le coin est par ailleurs hostile à toute forme d’accostage) mais les difficultés pour hisser ensuite la marchandise au sommet de la falaise ont rapidement conduit à son abandon. Il nous faudrait descendre au niveau de la mer pour bien profiter de la vue sur les falaises mais il se fait tard, le temps est incertain, le sentier est hyper raide dans des éboulis, si bien que nous préférons rebrousser chemin. Quelques rayons de soleil sur le chemin du retour essaient de nous faire changer d’avis…sans succès. C’est une balade à faire par beau temps et de préférence le matin pour avoir un bon éclairage sur les pics colorés. L’éclaircie arrive enfin, découvrant les sommets du massif des Dyrfjöll. A nos pieds le Heradssandur, gigantesque delta de 25 km de large, où se jettent pas moins de 3 rivières dont la Jokulsa a dal issue du Vatnajokull (encore lui !). C’est sur cette rivière glaciaire (et la Jokulsa i Fjlotsdal qui se jette dans le Lagarfjlot) qu’a été construit le gigantesque barrage de Karahnjukar, où nous irons dans les jours qui viennent. Nous reprenons la route 917 en direction de Vopnafjordur et nous trouvons une petite piste au bord de la mer pour passer la nuit, juste en face du village. Coucher de soleil wagnérien qui nous fait presque louper un superbe arc en ciel tellement nous sommes hypnotisés par les couleurs du ciel ! A l’ouest (ben oui !) le soleil couchant et dans notre dos cet arc en ciel qui va durer plusieurs dizaines de minutes !

Mardi 16 août 2016 J11 Stori Karl Hjodaklettar Karl og Kerling Herdubreidalindir Au programme aujourd’hui la péninsule de Langanes pour aller voir une colonie de Fous de Bassan (îlot de Stori Karl) La piste est longuette et je croise les doigts pour que les fous soient au RDV car les paysages à eux seuls ne justifient pas tous ces km. Toujours matinaux, nous y arrivons vers 7h30 et le site est désert… Quelques pas vers la mer et oui ! Le rocher est blanc d’oiseaux, ça virevolte dans tous les sens. Tous les stades de maturité sont représentés et les jeunes ados s’entrainent à la voltige aérienne. En y regardant bien, quelques cadavres d’oiseaux flottent entre deux eaux au pied de la falaise. Ça passe ou ça casse ! Et visiblement il y a pas mal de pertes… Une passerelle en surplomb permet d’admirer sans risque les volatiles, il fait très bon, nous passons un bon moment sur place avant de reprendre la piste. Beaucoup de bois flotté comme partout sur la côte nord. La piste pour Hjodaklettar était fermée en mai et comme nous avions envie d’y retourner (vu une seule fois avec les enfants en 2003, ça commence à dater), nous allons y faire une petite balade. Nous passons près de la grotte de lave, où se déroule une cérémonie étudiante apparemment, puis on continue vers la montagne rouge qui surplombe la Jokulsa A Fjollum, issue du….Vatnajökull (encore !) C’est cette rivière qui donne les cascades de Selfoss, Dettifoss et Hafragilfoss où nous avons fait une superbe balade en mai. A présent, il y a déjà quelques couleurs automnales et pas mal de myrtilles et autres camarines. Le ciel est blanc, il y a pas mal de monde, on connait déjà un peu le coin, bref…bof ! Tiens si nous allions vers le sud, voir Karl og Kerling, nous ne connaissons pas et personne ne va par là… Très bonne surprise cette petite balade de quelques km : le ciel est bleu et blanc, il n’y a personne et on découvre l’endroit et ça nous a bien plu ! 2 énormes colonnes de basalte s’élancent vers le ciel dans un méandre de la tumultueuse Jokulsa (… a Fjollum donc) qui se fraie un passage entre orgues basaltiques et cendres rouges Tandis que quelques fleurs égaient le tableau… Nous repartons vers l’aval et le parking, puis reprenons la route 862 vers Myvatn. Le ciel se dégage et c’est un festival de lenticulaires avec une lumière splendide ! Si on en profitait pour faire la F88 au moins jusqu’à Herdubreidalindir ? OK, mais d’abord filons à Myvatn refaire le plein de gasoil ! Nous ne prenons pas le temps de nous arrêter pour faire des photos du ciel, persuadés que cela va durer mais hélas, le temps de passer à Myvatn, le ciel se normalise… Je suis sûre que ceux qui étaient ce 17 août 2016 vers 17h00 dans ces parages gardent du ciel un souvenir ému, c’était splendide… Bref, voilà le ciel quand nous arrivons en vue de l’Herdubreid, pas mal mais tellement moins magique que 2 h avant, snif…Ce volcan tabulaire est emblématique de la région ! On le voit de presque partout…quand le temps le permet ! Nous longeons la Jokulsa a Fjollum, encore elle, qui s’étire entre désert et montagnes. 1er gué sur la Linda, son affluent puis 2ème gué, bien balisé. Tout au fond l’imposant massif de Kverkjoll avec sa langue glaciaire caractéristique qui coupe en 2 la montagne et au 2ème plan l’oasis de Herdubreidalindir. Ciel flamboyant au crépuscule, Aux couleurs du drapeau islandais.



Quelques campeurs arrivent encore après nous. Ce sont pour la plupart des Islandais qui savent que cet endroit est bien plus douillet que le minéral camp de l’Askja.

Mercredi 17 août 2016 J12 Askja coulée du Bardabunga Pluie durant la nuit et même au réveil. Du coup grasse mat’ et internet… Le ciel est gris et nous ne faisons pas de photos sur la piste qui mène à l’Askja. Nous y arrivons en milieu de journée. La rangerette (c’est simple on n’a vu sur ce voyage que des rangers filles !) nous confirme qu’une amélioration est prévue à partir de 15h00. Du coup nous prenons le temps de déjeuner avant de démarrer vers 15h30 directement depuis le camp une rando qui mène sur la lèvre du cratère de l’Askja. Le sentier continue ensuite jusqu’au petit lac (le Viti) mais il faut ensuite revenir par la piste, bof. Nous décidons de faire un aller-retour jusqu’au bord du cratère. Le sentier s’élève rapidement au-dessus du camp, Au loin nous apercevons la piste qui monte au parking duquel on rejoint les lacs (Oskjuvatn le grand et Viti le petit chaud par une marche d’une quarantaine de minutes, que nous avons déjà faite 2 fois, autant changer…) Quelques trouées de ciel bleu au loin mais pour le moment nous prenons une bonne averse ! Mais qui dit pluie et soleil dit…arc en ciel ! Il suffit de le chercher, il est là dans notre dos, du côté de l’Herdubreid au pied duquel nous avons dormi cette nuit. Nous dépassons quelques lacs asséchés, qui doivent se remplir lors de la fonte des neiges pour disparaitre ensuite car les ponces et cendres blondes de l’Askja sont très poreuses et ne retiennent pas l’eau. Voici la dernière longueur avant d’arriver sur la lèvre du cratère, alors qu’arrive enfin l’éclaircie attendue ! Au loin l’Herdubreid reste coiffé de nuages. Waouh, quelle vue époustouflante ! Le lac Oskuvatn (1000 m d’altitude environ) scintille au soleil tandis qu’au loin on devine la courbe des bords de la caldeira de l’Askja. En y regardant bien, plus au nord, on devine la dépression du Viti, le petit lac chaud (28°C ) où nous nous étions baignés lors de notre 1er voyage avec les enfants. Le sentier continue vers les lacs. Les gens qui nous suivaient y descendent, tandis que nous restons fascinés à détailler les contours du Mordor (encore !) vers le sud. Nous sommes à contre-jour : les couleurs sont moins perceptibles mais les fumerolles bien mises en valeur. Quand nous sommes arrivés, juste après l’averse, toute la zone où nous sommes à présent fumait sous l’effet de l’évaporation de l’eau de pluie chauffée par le soleil sur le sol de cendres noires. Ça a duré 10 ou 15 mn et puis plus rien. A présent le sol est sec. Nous essayons de repérer l’endroit où s’est produit le gigantesque glissement de terrain en juillet 2014. Un énorme pan de montagne s’est détaché de la partie sud-est des montagnes entourant l’Oskjuvatn, créant un tsunami de plusieurs mètres de haut qui a déferlé vers le Viti. Heureusement cela s’est produit peu avant minuit et il n’y a donc pas eu de victime. A la suite de cet éboulement, le niveau du lac a monté de 1 ou 2 m alors qu’il est le plus profond d’Islande (220 m) et qu’il fait environ 4 km de diamètre ! Pour plus de détails : en.vedur.is/...hes/articles/nr/2929

Le ciel se couvre à nouveau, nous avons bénéficié d’une éclaircie miraculeuse, quel timing ! A la descente, l’Herdubreid (1682 m) semble entrer en éruption ! Il est pourtant éteint depuis 10000 ans, une paille pour l’Islande ! Que faire à présent ? Nous sommes tentés par la piste 910 ouest pour rejoindre la F26 mais les 2 rangerettes interrogées (séparément !) nous la déconseillent fortement sans toutefois nous l’interdire. Nous choisissons d’être raisonnables et d’aller vers Kverkfjoll. Par excès de confiance (nous sommes déjà venus par ici 2 fois) Fred néglige de regarder la carte et m’envoie sans faire exprès sur la piste 910 ouest ! Quand nous réalisons notre erreur, quelques km plus loin, en tombant sur ce lac- le Dyngjuvatn, nous décidons finalement de continuer sur cette piste jusqu’aux premières difficultés. Il sera toujours temps de faire demi-tour ! Comment résister à l’envie de continuer sur cette superbe piste de sable qui nous mène tout droit vers la coulée de lave du Bardarbunga (éruption d’aout 2014 à février 2015), tandis qu’à plus de 70 km de là le Kverkfjoll brille dans le soleil miraculeusement réapparu ! Au nord, l’Herdubreid avec une lumière d’enfer ! Nous traversons une zone parfois inondée-sans doute lors de la fonte des neiges, puis la piste tourne vers le sud-ouest, en direction du Bardarbunga qui se situe en fait très loin dans la partie ouest du Vatnajökull à 70 km, mais sa coulée de lave est venue jusqu’à la Jokulsa a Fjollum, la forçant à se détourner vers l’est. Nous nous arrêtons à un petit parking d’où part une balade de quelques centaines de mètres sur la coulée toute récente. Nous y trouvons des Suisses (encore et toujours des germanophones !) dont le guide connait bien l’Islande. Lui aussi nous déconseille de continuer sur cette 910 ouest. Enfin arrive un gros 4X4 de scientifiques islandais (c’est fou le nombre de scientifiques qui trainent dans le coin !) qui parlent un Français parfait et confirment que la piste traverse des champs de lave difficiles à négocier et qu’ils ont dû faire demi-tour devant un gué trop gros pour leur énorme voiture. L’affaire est entendue, nous n’irons pas ! Avec tout ça il est bien tard, la nuit va tomber aussi décidons nous de passer la nuit sur ce parking. Atmosphère de fin de journée et de bout du monde incroyable. Cerise sur le volcan, la pleine lune se lève majestueusement tandis que le massif de Kverkfjoll s’emmitoufle dans une couette de nuages pour la nuit.



Ah là là ! Quelle journée encore une fois ! Merci Fred de n’avoir pas regardé la carte !

Jeudi 18 août J13 Skafta, Askja bis, Kverkfjoll Excellente nuit avec des rêves de volcans et de coulée de lave qui dévalent les escalators d’un centre commercial, trop bien ! Il fait beau, très beau, immensément beau ! Vite, 5h30, on décolle. Hier sur la belle piste de sable, nous avons vu un petit panneau marqué Svarta, si on allait voir ! Nous longeons vers l’aval la coulée de lave du Bardabunga : la fraicheur matinale et le contre-jour révèlent une foule de fumerolles, c’est magnifique (bon OK, j’aurais payé cher pour survoler l’éruption mais c’est trop tard !) Au sud Kverkfjoll garde encore un peu sa couette, le fond de l’air est frais là-haut à presque 2000m! La piste est bien balisée, elle mène jusqu’à la confluence de la Svarta (une rivière étrange qui apparait comme ça au milieu du désert, on la voit très bien sur Google Earth) avec la Jokulsa a Fjollum dont le cours a été détourné par la coulée de lave. A présent, 2 ans après l’éruption, la coulée et donc la rivière ont refroidi et il n’est plus possible de s’y baigner agréablement ! Quelle étrange impression d’assister à la création de la planète en léger différé ! Sur notre « vieux continent » nous n’avons pas l’habitude de voir un paysage se modifier en quelques années sans intervention humaine… Retour en repassant par le Dyngjuvatn, vers le camp de Drekagil, au pied de l’Askja. Il est encore tôt, tout le monde ou presque roupille encore et les tours opérateurs n’ont pas encore eu le temps d’arriver de Myvatn : si on en profitait pour une petite virée par le chemin classique jusqu’aux lacs Oskjuvatn et Viti. 8h15 : personne en arrivant sur le site, excepté nos Suisses de la veille qui sont déjà sur le chemin du retour. Au 1er plan le Viti 28°C et plus loin l’Oskujuvatn, d’un bleu profond. Bel écrin rouge pour le petit lac aux eaux laiteuses ! Nous reprenons la F88 sur quelques km avant de bifurquer sur la F910 (Est !) pour traverser la Jokulsa (A Fjollum) puis vers la F902 en direction de Kverkfjoll. La piste nous avait enchantés la dernière fois et c’est encore le cas aujourd’hui. Un peu de verdure au milieu du désert par ci, Une colline jaune aux allures de dune par- là,

une montagne rouge un peu plus loin, des champs de pierre ponce à perte de vue, jusqu’à l’Herdubreid. Nous arrivons vers 15h00 au refuge de Sigurdaskali, payons pour la nuit (3600 ISK pour 2), et poursuivons jusqu’au parking de la grotte de glace. L’accès en est déconseillé et de toute façon pas facile puisqu’il faut marcher sur la moraine glacée pour franchir une rivière avant d’accéder à la grotte. Nos crampounets nous aident bien ! Nous faisons une très courte et brève incursion à l’entrée de la grotte : des blocs de glace tombés du plafond ne nous donnent pas envie de pousser plus avant l’exploration ! Retour acrobatique au parking d’où l’on aperçoit les fumerolles de Hveradalur, une zone géothermique située en haut du glacier, que nous avons effleurée lors d’une superbe rando la dernière fois. sites.google.com/...hautesterresislande/

En payant pour la nuit j’ai questionné la rangerette quant à la possibilité de dormir dans la cabane des glaciologues en haut du glacier : ce n’est possible qu’accompagné d’un guide… Elle me confirme d’autre part que la rivière chaude de Hveragil située à l’est de Sigurdaskali est désormais froide depuis un phénomène brutal de fonte glaciaire il y a quelques jours. Bref, nous retournons au camp et profitons du beau temps pour grimper au Virkisfell, petit sommet qui surplombe le camp. De là-haut nous observons la naissance de la Jokulsa A Fjollum issue du Dyngjujökull, langue du Vatnajökull. Plus loin l’énorme coulée de lave du Bardarbunga et tout au fond le massif de l’Askja. Vers le nord l’inévitable Herdubreid. Gros plan sur le glacier, la rivière et la moraine : la terre est bien vivante, quelle énergie ! Vers le nord-est les montagnes prennent des reflets dorés dans le soleil couchant.

Vendredi 19 août 2016 J14 Hvannalindir Ciel limpide au réveil ! Nous quittons Kverkfjoll par la F902 puis bifurquons vers la F903 par endroits très austère pour prendre le temps de découvrir plus en détails l’oasis de Hvannalindir où nous sommes déjà passés il y a 4 ans mais sans prendre le temps de nous y arrêter. La Linda n’est pas une rivière glaciaire, ses eaux sont limpides et la traverser est un vrai régal. Une piste en cul de sac part vers le sud : nous nous garons au terminus quelques km plus loin et grimpons par un sentier balisé vers le col situé à l’est. De cet endroit nous surplombons les méandres de la Linda (pas la même qu’à Herdubreidalindir), qui se faufile dans une coulée de lave ancienne. Cet endroit fut habité il y a très longtemps par des hommes qui vivaient de l’élevage des moutons et de la capture des oies sauvages. Même s’il s’agit d’une oasis, vivre ici devait être incroyablement difficile. Sur ce panoramique, on distingue de G à D le massif de Kverkfjoll à 30 km, au centre de l’image et à l’arrière- plan celui de l’Askja puis la forme tabulaire de l’Herdubreid et enfin la rivière Kreppa, qui nait du Bruarjökull (langue du Vatnajökull) Nous descendons de l’autre côté du col vers les gorges de la Kreppa. A l’arrière- plan le Bruarjökull et Kverkfjoll. Retour vers Hvannalindir (dont le nom vient de l’angélique, la fleur qui pousse ici à profusion), l’oasis autrefois habitée, cernée de montagnes désertiques. Ici il y a de la vie !



Mais dès que l’on s’éloigne des rives de la Linda, la végétation se raréfie puis disparait complètement. Voilà l’endroit où vivaient vers les années 1760 un couple de hors-la-loi. Ils s’abritaient dans des cavités naturelles au sein même de la coulée de lave. Bonne cachette mais vraiment pas douillette ! On a bien aimé cet endroit tout en contraste ! Nous reprenons la piste vers le nord, franchissons le 2ème gué sur la Linda puis poursuivons sur la F910 puis la F905 vers Modrudalur et la route N°1. La piste est assez pénible alternant tôle ondulée et plaques de lave où il faut rouler au pas. Voilà la carte de la région. Notez qu’on ne peut pas camper à Hvannalindir, c ‘est bien dommage car le coin est charmant. La cambuse est vide, il est temps de refaire les pleins à Egilstadir, plongée dans la soupe. Seuls les Dyrfjoll émergent des nuages ! La météo est tristounette pour demain, seule la région de Lonsoarefi sur la côte sud-est semble épargnée par le mauvais temps : nous filons donc plein sud sur la 938, puis la 939 et dormons au bord de la mer juste après Djupivogur.

Samedi 20 août J15 F980 vers Lonsöraefi Stafafell Réveil vers 5h du fait de la belle lumière qui filtre dans le fourgon ! Je file dehors faire quelques photos et c’est la débandade chez les huitriers-pies qui passent et repassent en escadrilles bruyantes !

Dans cet extrême sud-est de l’Islande, il y a une multitude d’oiseaux ! Je pense qu’ils se préparent pour la grande migration d’automne : on les voit se nourrir, s’entraîner à voler en formation, prêts pour le grand voyage dès que les conditions seront optimales. Quelques taches blanches inertes nous rappellent que la nature (et les voitures) ne fait pas de cadeaux. Il y aurait de quoi nourrir plusieurs familles de renards mais nous n’en voyons pas, ils sont chassés… Nous quittons la côte juste après avoir dépassé Stafafell en tournant sur la piste F980 qui mène à Lonsöraefi Nature Reserve. La piste est réputée difficile, principalement à cause d’un gué délicat. Allons voir, nous ferons demi-tour si besoin. La lumière matinale est superbe et nous avons même la chance d’apercevoir un renard polaire qui dispute à un grand labbe et à un goéland marin la carcasse d’un mouton. Après une dizaine de km de piste, nous voilà arrivés dans la vallée de la Jokulsa I Loni, qu’il nous faut traverser. Nous négocions 1 ou 2 méandres puis ça se corse : celui-ci semble profond avec pas mal de courant. Fred se dévoue pour aller à pied sonder les fonds et tenter de trouver un passage. Nous ne voyons même pas où se trouve la piste de l’autre côté : le lit de la rivière fait environ 1 km de large et nous devinons tout là-bas grâce aux jumelles et à la présence d’un panneau qu’elle doit réapparaitre à perpète ! Bref, nous décidons de faire demi-tour, ça nous semble trop hasardeux, d’autant plus qu’il faudra ensuite refaire le chemin inverse et que nous savons que sous l’effet du soleil le niveau des rivières glaciaires monte au fil de la journée. Nous pensons suivre les traces que nous avions prises à l’aller, erreur ! Après 20 m nous voilà posés dans du sable mou, sans danger immédiat puisqu’il n’y a qu’une vingtaine de cm d’eau. Nous sommes samedi, il est 8h du matin, nous avons bon espoir qu’une voiture passe et nous libère d’un petit coup de sangle. Nous patientons 4h en vain, et finissons par contacter le 112 (il y a du réseau) qui nous passe la police locale qui nous envoie un dépanneur. 1h plus tard plus tard arrive un fourgon allemand sosie du nôtre, qui aurait pu nous aider mais le dépanneur est en route et Madame n’est pas chaude pour prendre le risque de traverser … Bref, un gros 4X4 arrive tout schuss et en 2 mn nous voilà tirés (au sens propre) d’affaire. Nous payons un peu plus loin par carte bancaire, dès que nous retrouvons suffisamment de réseau : 323 €. Pour l’Islande, ça me semble correct (ils sont venus à 2, un samedi, de Höfn située à 30 km de route + 10 km de piste pas roulante) Plutôt penauds, nous nous rabattons sur les collines colorées de Stafafell mais le charme n’opère pas. Le ciel s’est couvert, l’endroit est un peu fréquenté (il y a quelques maisons de vacances dans le coin) et les possibilités de randonnée semblent se limiter à la remontée d’une ou deux gorges qui seraient mieux mises en valeur par quelques rayons de soleil. Nous nous installons pour la nuit près du phare de Eystrahom à l’est du Lonsfjördur.

Dimanche 21 août 2016 J16 Hallomstadur Snaefell Retour sur Egilstadir puis nous filons le long de la rive sud du Lagarfjlot. Il fait gris, aussi nous en profitons pour faire une halte champêtre dans la jolie forêt de Hallomstadur où pousse profusion de myrtilles, groseilles et autres framboises. Il y a même ici aussi une scierie ! Dire que l’Islande était autrefois boisée comme peut l’être la Scandinavie (nous sommes à la latitude de Bergen) Lors de l’arrivée des premiers vikings il y a plus de 1000 ans, un tiers du pays était couvert de forêts ! Le bois a été coupé pour se chauffer et se loger, l’élevage des moutons a empêché la régénération de la forêt et aujourd’hui la forêt représente moins de 2% du territoire (2 fois plus qu’en 1950) contre 11% pour les glaciers ! Depuis 1950 de nouvelles forêts sont plantées (et protégées du pâturage), avec une accélération depuis 1990. 13 ans se sont écoulés depuis notre 1er voyage en Islande et en effet la différence est flagrante ! Pas de photos du Lagarfjlot dont les eaux grises ne nous inspirent pas. Les eaux turbides de la Jokulsa A Dal, rivière dont j’ai parlé plus haut, qui se jette normalement dans la mer sur la côte nord, sont en grande partie détournées au niveau du barrage de Karahnukur pour alimenter une usine hydro-électrique, puis rejetées dans la Jokulsa I Fjoltsdal qui se termine dans ce lac dont la couleur reflète l’énorme quantité de sédiments qui autrefois allaient directement dans l’océan. L’écosystème en serait bouleversé puisque la lumière peine à pénétrer les eaux du lac et n’assure plus la photosynthèse nécessaire aux plantes qui nourrissent les poissons…Toute cette histoire a fait couler beaucoup d’encre et suscité beaucoup de controverse. La construction de ce gigantesque barrage s’est accompagnée de la création d’une route en parfait état jusqu’à celui-ci. On pénètre donc en toute facilité le domaine des Hauts Plateaux par la 910 (est). Alors que la plaine était sous les nuages, plus haut la couche nuageuse semble se disloquer, Même si le Snaefell reste emmitouflé. Nous tournons à G vers le sud sur la piste F909 et apparait le ciel bleu ! C’est une zone de pâturage pour les rennes (même si leur territoire a diminué depuis la création du lac de barrage, le Halslon) et je scrute en vain le paysage à leur recherche. Quand je détaille les indications de ce panneau, je me dis qu’ils doivent se planquer car la chasse est ouverte depuis quelques jours. D’ailleurs on entend un coup de feu… Je lève le suspense de suite, nous ne verrons qu’un seul renne, mort (sans doute le coup de feu entendu un peu plus tôt) sur un quad lui-même tiré par un gros 4X4 (dont le conducteur ne dit même pas merci quand on s’écarte pour le laisser passer, comme chez nous quoi !). Des bois magnifiques, snif ! J’en suis toute retournée… Ils ont été importés de Norvège au 18ème siècle, pour en faire l’élevage, sans succès et sont retournés à l’état sauvage. En fait le renard polaire est le seul animal « indigène », il serait arrivé il y a trrrès longtemps par la banquise. A partir du 1er septembre, les oies aussi sont tirées… Bon, revenons à nos paysages magnifiques…. De ce côté ouest le Snaefell (1833 m, à ne pas confondre avec son homonyme de l’ouest dans la péninsule de Snaefellsness !) resplendit dans la chaude lumière de l’après-midi. Ce volcan éteint depuis 10000 ans est le plus haut sommet « libre » d’Islande si l’on excepte les montagnes prisonnières du Vatnajökull. Il s’élève de plus de 1000 m dans la plaine. Bref, il en impose… Nous dépassons le refuge, puis le parking du sentier qui mène au sommet du Snaefell, traversons encore un gué en admirant au loin le scintillement du Bruarjökull et de Kverkfjoll, et poursuivons la piste vers le sud, en faisant un petit détour au sommet du Bjalfafell. De ce petit sommet nous reconnaissons vers l’ouest de D à G après le Snaefell, l’inévitable Herdubreid puis le massif de l’Askja et enfin le Bruarjökull. Vers l’est l’Eyjabakkajokull. Derrière c’est le Lonsöraefi où nous nous sommes ensablés la veille ! Voilà la face sud du Snaefell, nous essayons de deviner par où l’on peut accéder au sommet… Nous nous rapprochons lentement de l’Eyjabakkajökull. La visibilité est excellente : à l’arrière- plan derrière le lac Haslon, Trolladynja est à 75 km, Askja et Herdubreid à 60 km ! Dans notre dos, le roi Snaefell et ses vassaux ! Allons-nous monter sur le glacier ? Pas possible, une rivière de fonte nous en sépare ! Il fait un froid de canard près de cet immense congélateur d’où s’écoule une bise glacée ! Doudoune et coupe-vent indispensables alors que nous étions en polaire il y a quelques km. Nous prenons la piste du retour alors que la lumière devient de plus en plus belle, quel spectacle ! L’eau est partout ! Sous toutes les formes ! Et ici une jolie mousse qui profite d’une résurgence semble presque fluorescente sur sol de cendres noires. Elle pousse aussi dans les moindres rigoles, profitant de l’eau, source de vie et du relatif abri qu’offrent ces minuscules dépressions contre le vent. Nous n’avons pas envie de dormir près du refuge que nous imaginons plein de chasseurs (sans doute à tort) et décidons de quitter le parc (où le bivouac est interdit hors du camp) et de trouver un coin pour voir le soleil se lever demain sur le volcan. Derniers rayons fantastiques sur le volcan ! Garanti sans colorant ni retouche !

Lundi 22 août 2016 J17 Snaefell Laugavellir Pas de lever de soleil ! Le volcan est dans la soupe (et nous aussi) Pas de panique…nous avons remarqué hier que les nuages s’accumulent à l’est du volcan et qu’il peut faire beau de l’autre côté… Nous avons d’ailleurs vérifié et revérifié la météo : il devrait faire beau ! Pas envie de me farcir 1033 m de dénivelé pour ne rien voir. Je n’aime pas le sport ! Et voilà, nous sortons des nuages ! Départ vers les nuages (mais le sommet est au soleil hein !)…pour l’ascension du volcan vers 7h30, il y a déjà 3 ou 4 autres voitures sur le parking. Un 1er névé est franchi dans la soupe, ça monte lentement mais sûrement, on ne voit pas grand-chose d’autre que nos pieds et la brume nous rafraichit bien ! Puis nous émergeons des basses couches, nous entrons dans le domaine des Dieux (c’est vraiment l’impression que ça donne !) Quel spectacle ! Le sentier est bien tracé. Le seul passage vraiment pénible est finalement cette crête très raide et glissante (dont j’appréhende surtout la descente) Le balisage disparait d’ailleurs à partir de là et un temps dégagé est indispensable pour continuer à moins d’avoir une trace GPS. Fred m’attend pour mettre les crampounets car la suite se passe dans la neige. Nous croiserons d’autres marcheurs qui redescendent du sommet, sans crampons et sans problème. Mais puisque nous les avons, c’est tout de même plus confortable. Idem pour les bâtons de marche… Dernière ligne droite vers le sommet, ouf, nous y sommes ! 1833 m. Il est temps car ça se couvre ! Le Herdubreid et son allée de nuages : on ne l’aura jamais autant vu que cette année ! Le fond de l’air est frais là-haut, il faut redescendre…Au loin le Haslon et Kverkfjoll. A l’est d’énormes ondulations nuageuses !

Ah, ça va mieux à la descente ! Nous repassons près des séracs Puis sur la crête Puis à droite de cette crête de rhyolite assaillie de nuages Ensuite nous repassons dans la soupe, en émergeons assez vite, Repassons le gros névé, au soleil. Au fond la colline de Bjalfafell où nous sommes montés hier depuis la piste qui mène au glacier. Après 5h de marche, nous retrouvons le fourgon, tandis que les nuages arrivent cette fois tous azimut… Quel timing ! Fred a envie de retourner à la cascade chaude où nous étions allés il y a 4 ans, nous n’en sommes pas très loin… En route donc pour le barrage de Karahnukur, où nous admirons l’arc-en-ciel sur le flux résiduel de la Jokulsa A Dal (le gros du débit est détourné pour alimenter une centrale hydro-électrique), ça pulse ! Nous voilà sur la rive NO du Halson avec la vue sur le Snaefell. Ensuite nous prenons une mauvaise piste (après avoir fait demi-tour sur la bonne !!) parcourons 17 pénibles km en 2h pour finir par nous planter dans une ornière 100 m avant la fin de la piste ! Personne dans le coin, pas de réseau….bref, Fred finit par nous déplanter après moult manœuvres de cric, ouf ! Un bon décrassage s’impose ! Elle est toujours aussi bonne !

Mardi 23 août 2016 J18 Dyrfjoll Hvitserkur Nous avons trrrès bien dormi près de la cascade dont nous explorons un peu les alentours. Fred refait un petit plouf, Puis nous reprenons la (bonne) piste, en fait indiquée partout sur les panneaux informatifs de la région (que je photographie mais ne lis qu’après une fois rentrée…) Voilà la vallée de la cascade chaude de Laugavellir. Nous repassons près du Haslon avec à l’est le Snaefell et au sud Kverkfjoll. Passage rapide à Egilstadir (carburant, eau, bouffe, poubelles…) et nous filons plein nord vers le massif de Dyrfjöll qu’on avait adoré en mai ! J’ai repéré 2 randonnées dans le coin : le tour de Hvitserkur (à ne pas confondre avec l’arche de la côte nord…) et Störurd. Comme la journée est déjà avancée, nous optons pour Hvitserkur, d’autant que les Dyrfjöll sont dans les nuages. Départ vers 14h après avoir déjeuné près de la mer à Bakkagerdi, puis pris la piste F946 sur son 1er tiers. Un panneau indique le départ de la randonnée. Ce qui ressemble à des ornières de 4X4 mal éduqués correspond en fait aux traces de chevaux ! Stadarfjall, jolie montagne de rhyolite joue à cache-cache avec les nuages… Le lac Gaesavotn à ses pieds attire pas mal d’oiseaux. La piste continue entre Stadarfjall et Hvitafjall mais nous la quittons en hors sentier vers l’est. La végétation facilite le hors piste ! Voici la face nord de Hvitserkur. Nous visons ce col dans les nuages. Un dernier regard vers Stadarfjall puis nous basculons de l’autre côté vers un plateau très sauvage. Ensuite nous poursuivons dans un pierrier très inconfortable d’où l’on voit la mer. Nous suivons en fait une trace wikiloc qui ne correspond sans doute pas au parcours idéal (il eût fallu élargir un peu le tour pour le rendre moins casse-gueule) ! Cette vallée nous a tous les deux fait penser à Kauaï, avec ses falaises si vertes et escarpées qui plongent dans l’océan ! Après cet autre col, nous quittons la mer (et donc les nuages qui viennent s’amonceler sur la côte) On rrredescend dans une autre vallée dont nous traversons puis longeons vers l’aval la rivière avant de remonter vers l’ultime col, ouf ! A l’arrière- plan la vallée de Husavik où nous irons tout-à-l ’heure… en fourgon ! Fred part devant et m’évite les dernières centaines de mètres de descente. Volontiers ! Nous continuons donc la piste vers Husavik, dans la belle lumière du couchant.

Nous nous posons pour la nuit sur le plateau sans descendre vers Husavik, après avoir failli une nouvelle fois nous planter dans une flaque piégée (un énorme trou !) Nous reprenons le bateau après-demain, soyons prudents ! Ultime rayon de soleil sur les falaises de rhyolite…

Jeudi 24 août 2016 J19 Dyrfjoll Storurd C’est le jour de la rando vers Storurd que nous démarrons vers 7h00. Le sentier balisé démarre du col qui surplombe le delta de Heradssandur, sur la route 94. Au loin on aperçoit les falaises colorées de Therribjörg où nous sommes allés il y a quelques jours. Dans ce delta convergent 3 rivières : la Jokulsa a Dal rescapée du barrage de Karahnukur, la Lagarfjlot et la Selfjlot de moindre importance. Nous longeons la crête de Geldingafjall qui offre une vue imprenable sur les Dyrfjöll et après quelques kilomètres nous tombons d’un coup sur le cirque de Storurd. Avec un peu d’imagination on comprend qu’un énorme pan de la montagne s’est écroulé, créant cette brèche monumentale. Les gros blocs d’éboulis ont ensuite été transportés par le glacier qui existait autrefois plus bas dans la vallée. Un joli lac d’un bleu typiquement glaciaire complète le tableau.

La moraine est assez ancienne pour être végétalisée et fleurie. Elle est si douillette qu’une sieste s’impose : les sols islandais sont souvent plus rudes ! D’étranges ronds de mousse nous interpellent… ça nous rappelle les ronds de sorcière de nos prairies. Plutôt que de revenir par le même sentier, nous continuons en boucle vers l’ouest puis le nord afin de rejoindre la route 94 (c’est toujours balisé) Le terrain en fond de vallée est très humide et les linaigrettes s’y sentent bien ! Quelques myrtilles aux couleurs d’automne quand le terrain est plus sec… Nous apercevons à nouveau l’océan, la route n’est plus très loin mais il va falloir la remonter jusqu’au col pour récupérer le fourgon. Fred part devant et se fait prendre en stop par un bus scolaire (qui a emmené 6 enfants toute la journée à la piscine de Egilstadir, ils sont trrrès calmes !) et il est déjà là à m’attendre avec le fourgon quand j’arrive à la fin du sentier, super ! Demain nous reprenons le bateau à Seydisfjordur. Il est donc temps de reprendre la route vers Egilstadir. Nous détaillons le relief des Dyrfjoll et suivons du regard le parcours effectué tout-à-l ‘heure à pied. Nous trouvons un bel endroit pour notre dernière nuit en Islande, sur le haut plateau entre Egilstadir et Seydisfjordur. Vendredi 25 août 2016 J20 7h00, le Norröna arrive, il fait encore beau ! Au revoir Seydisfjordur !























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Islande 2014: Trek du Laugavegur
Islande II, le retour. Après notre voyage de 2013, nous avions envie d’en voir davantage, de voyager autrement et de vivre au rythme de la nature. C’est tout d’abord au rythme de nos pas que nous avancerons sur le trek islandais le plus connu : LE trek du Laugavegur. Ce sentier, reliant Landmannalaugar à Þórsmörk en 56 km (voire 80 km si l’on poursuit jusque Skógar, ce que j’espère secrètement), semble tout indiqué pour notre inexpérience en la matière : balisage bien présent et bonne fréquentation du sentier.

Soit quatre à six jours de marche en bivouac, suivis de deux semaines en voiture sans itinéraire établi, sans logique, juste au feeling, en fonction de nos envies et de la météo.

Préparatifs :

N’étant pas armés pour un trek de cette envergure, de surcroit en Islande, il nous faut nous équiper et nous préparer un minimum. Connaissant le climat islandais, il faut s’attendre à tout : pluie, vent, neige, tout est possible !

Les mots d’ordre pour l’achat du matériel sont robustesse et surtout légèreté, car il faudra porter tout ça ! Tente, matelas autogonflants, sacs de couchage, équipements personnels, pharmacie et sécurité, sans oublier la nourriture, l’eau et le nécessaire de cuisine. Au final : 14 kg pour Madame et près de 20 kg pour Monsieur.

Au printemps, nous mettons nos muscles à rude épreuve sur quelques randos dans les Alpes, puis testons le matos fin juillet en bivouaquant au cœur du vignoble alsacien. Nous sommes fin prêts, il ne reste plus qu’à affronter la météo islandaise. On y va ? Vous nous accompagnez ?

J1 – 18/08 –Bâle – Reykjavik

Enregistrement des bagages : 40 kg en soute et 16 kg en cabine. Ouf, c’était juste…c’est qu’il nous faut prévoir l’équipement pour le trek, mais aussi pour la suite du voyage.

Le vol easyjet au départ de Bâle-Mulhouse est sans encombre. Au bout de 3.5 heures nous survolons l’Islande et bénéficions d’un ciel totalement dégagé. J’ai sciemment réservé des sièges à droite et Reynisdrangar, Skógafoss, le Mýrdalsjökull et l’Eyjafjallajökull s’offrent à nous.



Même le Snæfellsnes que nous n’avons jamais aperçu l’an dernier pointe le bout de son sommet enneigé à l’approche de l’aéroport de Keflavik.

Retrait de couronnes à l’ATM de l’aéroport et nous nous précipitons dans le flybus de la compagnie Grayline à destination du camping de Reykjavik.

Une fois installés, nous achetons auprès de la réception les « Hiking pass », qui nous permettront de nous rendre en bus au Landmannalaugar et de repartir depuis Þórsmörk ou Skógar. Rendez-vous est pris demain à 7h15 devant le camping.

Repas léger et au lit. C’est qu’on se lève tôt demain matin !

J2 – 19/08 –Reykjavik – Landmannalaugar – Hrafntinnusker 12 km / + 500 m / 3.5 heures

5h45, ça bouge déjà autour de nous. P’tit déj rapide et au boulot… Il faut replier le camp, organiser au mieux nos sacs à dos et ranger nos valises qui resteront à la consigne du camping. Pas évident quand on n’a pas l’habitude surtout qu’il s’agit de ne rien oublier.

7h15, on y est, c’est le début de l’aventure. Premier stop au BSI (la gare routière) pour échanger notre bus de ville contre un bus 4x4 et c’est parti. Après 2 heures de route, nous retrouvons avec beaucoup de plaisir l’Hekla et les paysages lunaires de la F225.



Nous arrivons au Landmannalaugar vers 12h45 (après une courte immobilisation du bus en raison d’une panne du tuyau d’air comprimé alimentant la boîte de vitesse). Deux options sont possibles : soit nous débutons le trek dès maintenant en nous arrêtant au premier refuge, soit nous attendons demain et doublons l’étape pour rallier Álftavatn. Même si le Landmannalaugar et la réserve naturelle de Fjallabak offrent de multiples possibilités de randonnées, nous en connaissons déjà une partie et nous préférons partir de suite tant qu’il fait beau. Petit en-cas à l’abri du vent et nous nous lançons en direction de Hrafntinnusker.



La palette des couleurs est toujours aussi irréelle entre le champ de lave de Laugahraun, la mousse verte et les massifs rhyolitiques orange.



Nous approchons de Brennisteinsalda, que nous avons gravi l’an dernier.





Au-delà, c’est pour nous l’inconnu. Les sacs à dos commencent à se faire sentir. D’autant que celui de Monsieur n’est pas vraiment adapté à sa morphologie : tout le poids repose sur ses épaules et non sur les hanches. Après encore quelques kilomètres de montagnes ocres et un passage sur un plateau, nous progressons au milieu des fumerolles, mares de boue et sources chaudes de Stórihver.







Puis arrive, sur fond de calotte glaciaire immaculée, un désert de sable noir, de pierres ponce et d’obsidiennes vitrifiées et acérées à souhait. C’est fou ce que c’est brillant et tranchant.





Plus on évolue en direction des crêtes et plus le vent souffle.

Peu avant le sommet, un cairn à la mémoire d’Ido, un jeune israélien de 25 ans décédé à cause du blizzard le 27 juin 2004 à quelques kilomètres du refuge, nous rappelle que ce trek est tout à fait accessible par beau temps, mais peut vite virer au drame dans des conditions difficiles. Cette zone est d’ailleurs souvent sujette au vent violent et au brouillard. Heureusement que le balisage est régulier. Nous avons de la chance, mis à part le vent qui s’accentue encore, le ciel est bleu.

Quelques champs de neige et vers 16h30, nous voici en vue du refuge d’Hrafntinnusker, établi sur un plateau à plus de 1000 m d’altitude, au centre d’une zone d’activité géothermique et de collines enneigées.





Le refuge n’est pas très avenant, les douches et sanitaires réservés aux campeurs sont hors service et les emplacements pour les tentes sont délimités par des murs de pierres circulaires érigés contre le vent. Ça promet…



Avec ce vent justement, le montage de notre abri est délicat car il faut déployer la toile en essayant de l’arrimer le plus vite possible avec de grosses pierres (impossible avec des sardines), tout en évitant de la déchirer avec l’obsidienne qui compose les murs de pierres.

Une fois la tente installée, nous partons à la découverte des lieux. Une petite sente de 2 ou 3 km A/R vers le Mont Soðull (1132 m) nous offre un panorama époustouflant sur les massifs de Reykjafjöll au premier plan, le glacier Torfajökull et le Landmannalaugar déjà loin.









De retour au camp, il est l’heure de reprendre des forces. Allez, en avant le réchaud… Et à ce propos, je ne vous ai pas encore parlé de notre régime alimentaire. Comme pour le matériel, il doit être léger et calorique à la fois. Je remercie au passage Maud et Nico pour leurs bons tuyaux.

Au menu : LE MATIN : muesli maison (mélange de céréales, amandes, noix, canneberges, lait et cacao en poudre) + barres énergétiques EN JOURNEE : pâtes d’amande, pâtes de fruits, fruits secs, barres énergétiques, crackers et parfois une soupe à midi LE SOIR (plutôt l’après-midi, une fois la tente montée) : plats lyophilisés, saucisson, fromage, compote et chocolat (pour le plaisir). Soit environ 4 kg auxquels s’ajoute l’eau. Une bouteille d’1.5 l chacun + une petite bouteille de 0.5 l à portée de mains, que nous remplissions au fur et à mesure. C’était amplement suffisant pour notre consommation et la préparation des repas. Pourtant, qu’est ce que l’on a pu boire, il faut dire que l’eau est fraiche, pure et excellente.

Au palmarès de nos meilleurs plats lyophilisés, j’ai nommé dans l’ordre :

- Les spaghettis à la bolognaise - L’aligot aveyronnais (que nous avons agrémenté de viande des grisons) - La paëlla - Le poulet au curry et le couscous (bof, bof)

Et en plus on fait les difficiles : nous avons trouvé le poulet au curry trop épicé et le couscous trop sec !

On se couche assez tôt, d’autant que le vent ne nous incite pas à rester hors de la tente. Nous dormirons très peu, importunés par les assauts du vent d’une part et inquiets quant à la résistance de la tente d’autre part.
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Photographe voyageur (Asie, Europe, Islande...)
Bonjour à tous, Je m'appelle Sébastien Blond, et je suis un photographe voyageur. Je me permets donc de vous présenter ici mon site. Y sont présentes des photos prises en Asie, où j'ai vécu 2 ans, en Europe centrale, où je vis actuellement, en passant par la Bretagne, ma patrie... N'hésitez pas à aller y faire un tour (ou plusieurs!) et à me donner votre avis sur celui-ci! http://www.sebastienblond.com/ Sachez que vous pouvez également me suivre sur ma page Facebook que je vous invite à "liker" :) https://www.facebook.com/pages/S%C3%A9bastien-Blond-Photography/556294534380952?fref=nf

Merci d'avance! Photographiquement, Sébastien Blond
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L'Islande à pied avec les copains
Bonjour à tous, j'espère que mon sujet ne fera pas trop redite avec les informations que j'ai eu le plaisir de lire dans les autres sujets de ce forum.

je suis un bonhomme de 26 ans qui cherche à partir en Islande avec ses amis et sa chérie, dans le trip rando/nature/paysages/campisme ou refuge. On compte partir 7 jours, avec un groupe de 5 personnes plus ou moins, avec un budget plutôt serré, et pas de problème de santé en général, capables d'encaisser la marche comme il faut mais pas sportif jusqu'au bout non plus :-) (on peut faire du 20 km/jour)

Du coup je me renseigne auprès des agences de voyage, elles ont un prix exorbitant pour de la rando ! Est-ce normal ?

Quelle est la meilleure saison pour partir ? je rêve d'aurores boréales mais apparemment ce n'est qu'au printemps ? Et côté finance ?

Avez-vous des conseils à donner concernant la marche ? Faut-il avoir un guide ? Est-ce dangereux de partir sans ? (j'ai un peu d'expérience en topo) (je vais déjà m'encaisser la lecture de ça et ça)

Merci de vos réponses !
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Islande: Landmannalaugar, Askja ou Lakagigar?
Avis à tous les connaisseurs d'Islande !

Par manque de temps (et sachant bien sûr que nous serons avec un 4/4), il nous faut éliminer un de ces sites : Landmannalaugar, Askja ou Lakagigar ? Qu'en pensez vous ?

D'avance, merci !

Elodie
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Traversée de l'Islande à VTT en août 2010
Salut à tous !!

Voici en "quelques" lignes le résumé de ma traversée de l'Islande par la F35, le style est loin d'être conventionnel et le texte largement perfectible mais ça permet de donner un bon aperçu de ces 10 jours. Pour toute les fautes d'orthographes (oui il y a bien un S à fautes et un à orthographes...) disons que c'est une sorte de jeu pour pimenter la lecture...

Le lien Facebook http://www.facebook.com/album.php?aid=7 … d9c8ee3ae3 permet de voir quelques une des photos et voici un petit film que j'ai fais lors de la traversée: http://www.youtube.com/watch?v=AvmC5HsBgLU

Si vous avez des questions n'hésitez pas je me ferais plaisir d'y répondre !!!

nicolas point hebinger at gmail point com

Jour 1

Je me réveil fatigué, Une fois n’est pas coutume j’arrive tout juste à la gare pour embarquer tout mon chargement, 25 kg de remorque et de vélo et de l’autre côté 15 kg de sacoches et d’équipement je ne me suis jamais autant senti mule !!!! Il fait beau, le soleil éclaire les combes Bourguignonne qui semblent me dire « mais que vas tu faire la haut ! Il pleut, il fait froid ! Pourquoi ne reste tu pas au chaud ici ? » A ce moment je prends réellement conscience que je me dirige droit vers quelque chose qui va inévitablement me transformer. En effet c’est ma première aventure en solitaire. Cela va à l’encontre de ma la vie de tous les jours où le chemin pour aller travailler est toujours le même le bureau toujours à sa place et le papier peint de ce même bureau toujours aussi pourri. Arriver à Roissy Charles de Gaulle, je m’offre gratuitement une petite séance de musculation pour rejoindre le terminal 1. Et oui, je ne sais pas pourquoi je n’ai pas eu la présence d’ésprit de prendre un chariot… C’est un peu la course pour l’enregistrement, après une bonne heure d’attente il faut déposer le vélo à un deuxième comptoir et payer le supplément de 28 € à un troisième.. Mais bon je monte dans l’avion avec comme prochain plancher des vaches, le plancher des moutons !!!!

Arrivée en Islande, bizarrement il fait beau (…), ma première vision de l’Islande est une splendide vue aérienne et comme on dit toujours que c’est la première impression qui compte l’aventure démarre plutôt bien. Première étape, arriver au camping le plus rapidement possible, en effet à ce moment j’espère toujours démarrer dès le lendemain matin. Malgré quelques déboires de trajet, dont une navette qui devait allée au camping et qui me laisse en plan à 10 km à pied du camping. Mais heureusement un « gentil » chauffeur islandais me remet sur les rails et j’arrive à 18h au camping de Reykjavik. Je m’installe tranquillement, remonte mon vélo et je prends la décision de remettre mon départ à Lundi car je n’ai pas eu le temps de me ravitailler. De plus c’est le « week-end des commerçants » où ceux ci descendent le rideau pour 2 jours… Heureusement je découvre le 10-11 qui est une chaîne de commerce ouverte 24h/24h et 7/7 jours. Je suis impressionné par le type de tente qui habille le camping. En effet je ne voie que de la petite tente de randonnée, rien à voir avec les caravanes et les mobile home que l’on croise régulièrement dans les Alpes. Ici la plupart des campeurs font de l’itinérant (trek, vélo, auto-stop), j’ai enfin l’impression d’être un peu chez moi au milieu de toute ces nationalités à la recherche terrain de jeu vierge et de grands espaces. Ma première impression concerne le camping qui contrairement aux campings que j’ai pu côtoyer. En France le confort des équipements de campings (caravane, mobilhome) n’a rien à envier à nos habitats classiques, ici il n’y a que de la petite tente, Au passage c’est vrai que la caravane dans l’avion pour 28€ ils ne doivent pas accepter…. Je fais la connaissance de 3 hollandais qui viennent d’achever un trek de 12 jours dans les Fjords de l’Ouest durant lequel ils n’ont eu à essuyer qu’un seul jour de pluie ! On discute un peu de mon parcours et ils me donnent quelques conseils bien utile. Ma 2eme rencontre c’est un anglais d’une vingtaine d’année qui viens de réaliser exactement le même périple que celui que je vais entreprendre. J’écoute attentivement ces remarques et ces conseils (du moins ce que mon anglais me permet de comprendre) peut être un peu trop car je prend un peu peur quand il me parle du vent au centre du pays.

Jour 2 Dimanche 01 Août 2010-08-25

Je me réveil après une excellente nuit, je pense que la journée de transport de la veille et des 2h de décalage avec la France y sont pour quelques choses . Premier objectif de la journée trouvée un magasin pour faire quelques courses. Optimiste je tente un dimanche matin en plein « week-end des commerçants » de mettre la main sur un des fameux magasin Bonus (dont l’enseigne est une tirelire cochon toute rose !!!). Bien évidemment rien n’est ouvert et je dois me rabattre sur une station service dans laquelle je trouverais un peu de pain de mie et de la charcuterie. Un petit détour par le centre ville complètement vide renforce un peu plus mon sentiment de solitude, je décide donc de rentrer au camping, là-bas au moins je me sent moins seul… En passant devant la réception je découvre qu’un magasin ouvert 24h/24h se trouve à moins de 5 min à pied du camping… Cela suffit à me remonter le moral et ni une ni deux je me rends au magasin où forcement j’achète plus que nécessaire ce qui me vaudra un repas du midi beaucoup trop lourd. Mais compte tenu des dix jours de vélos qui m’attendent ce surplus de nourriture est loin d’être perdu.

L’après midi est consacré à l’achat du billet de bus pour BLONDUOS, au tri des affaires que je vais laisser à la consigne du camping de Reykjavik et surtout à une bonne sieste de 2h ! Je décide également de lister précisément toute la nourriture dont je vais avoir besoin (et oui mieux vaut tard que jamais…) Par jour je prévois : 4 chocos pour le petit déjeuner, 4 tranches de pain de mie et 4 tranches de charcuterie pour le midi, et un repas lyophilisés pour le soir. Quelques abricots secs ainsi que 4 barres de céréales pour la journée. Au final j’ai pu acheté qu’une dizaine de barre de céréales ce qui s’avérera beaucoup trop juste mais que je parviendrais à compenser par quelques achats dans les campings. Je décide également de trier mes affaires pour que l’une de mes sacoches ne soit ouverte qu’une fois le matin et qu une fois le soir. J’y entasse toutes mes affaires propres, mon sac de couchage et mon matelas. Cette solution sera la bonne, car malgré le temps rien ne fut mouillé . En fin de journée je retourne me promener le long du port où l’activité à bien augmenté depuis ce matin. Je me surprend à n’avoir envie de rien. Ni d’être ailleurs ni de faire autre chose. J’arrive peut être pendant un court instant à vivre le moment présent si difficile à saisir dans la vie de tous les jours. J’ai toujours un peu d’appréhension quand au départ du lendemain mais mes jambes commencent à fourmillées, elles veulent pédalées. Bizarrement les soirs sont toujours des moments privilégiés où l’appréhension disparaît et où il ne reste plus que l’envie de partir !

Jour 3 Lundi 02 Août 2010-08-27

7h je me réveil sous la pluie. Malgré tout je suis hyper motivé. Je déjeune rapidement et à 7h45 j’enfourche mon vélo direction le terminal de bus BSI pour un départ prévu à 8h30. L’arrivée à BLONDUOS est prévue 13 h, j’ai donc tout le temps de contemplé les paysages Islandais encore et toujours torturés par les éléments ! Quelques touristes asiatiques égaillent également un peu mon trajet avec leur course de part et d’autre du bus pour photographier les chevaux, les montagnes, un arbres, un pylône… J’arrive à BLONDUOS sous le soleil ! J’ai repéré depuis le bus une table de pique-nique sur laquelle je m’empresse de manger mes sandwichs avant le départ. 14h00 je me lance enfin dans ma traversée de l’Islande. Afin d’éviter un peu la circulation j’opte pour la piste 724 au lieu de la route n°1 qui comme j’ai pu le constater tout au long du trajet est quand même « assez » fréquentée. Mon démarrage se fait en 2 temps, car au bout de 500m je suis obligé de réajuster mes sacoches et d’enlever une épaisseur car le cuissard d’hiver et le T-shirt à manche longue son de trop. Les premières impressions sont bonnes la piste est parfaite, le soleil à disparu mais le plafond reste haut et il ne pleut pas .

Je fais ma première « rencontre de la route », c’est un couple de hollandais ayant sensiblement mon âge. Ils se rendent vers les Fjords de l’Ouest après avoir coupé le centre du pays par la piste F35. Nous échangeons pendant 15 min de nos expériences respectives. J’apprends qu ils ont passé plus de 3 mois en Patagonie où ils ont rencontrés la véritable solitude. En effet sur 500 km de leur parcours ils n’ont pas croisé âme qui vive. Je repars admiratif de leur aventure et impatient de faire de nouvelles rencontres. J’arrive à la l’intersection de la piste 724 avec la piste F35. Deux solutions s’offrent à moi soit je tente de rejoindre un camping à 40 km au sud sur la F35 soit je remonte au Nord par la F35 et un bout de la route N°1 pour rejoindre un autre camping à 5 km. J’opte alors pour la deuxième solution. Je pense que si je n’avais pas été seul j’aurais plutôt penché pour la solution la moins raisonnable mais là je décide d’aller au plus court. C’est sous une pluie battante que j’arrive à 18h au camping. Je vais à la rencontre de deux cyclistes qui s’avèrent être un couple de Grenoblois . Dès les premiers phrases je sens qu’ils sont exténués par leur traversée. D’ailleurs ils décident de dormir dans le refuge plutôt que de monter la tente. Il est 20h et je suis déjà couché. J’écrit mes quelques notes de la journée et je m’endors bercé par le bruit de la pluie sur la toile.

Jour 4 : Mardi 03/08/2010

Je me réveil après une nuit moyenne, bien que je me sois couché très tôt la nuit a été assez agitée. Je déjeune et je part rapidement sous un plafond nuageux très bas pour affronter, ce que je pense être une des seules véritable monté de ma traversée (et quelle montée 300 m de D+ …) Malheureusement ces 300 m on suffit à me mettre dans le brouillard du coup la vue est complètement bouchée même sur la piste je ne vois pas à plus de 50 m. Du coup j’en profite pour avancer aidé par le vent qui depuis le début continue à souffler dans mon dos. Le brouillard ne freine pas les 4*4 qui continuent de me dépasser ou de me croiser beaucoup trop vite. Au bout d’une heure j’aperçois émergeant du brouillard un tandem lourdement chargé. Petite présentation en anglais pour se rendre compte que nous sommes tous les trois (enfin les quatre car une petite fille de 11 mois les accompagnes dans la remorque!!!) On discute un peu et j’apprends qu’ils sont sur l’île depuis 1,5 mois tout simplement parce que son métier s’est d’écrire des aventures… ! La petite fille commence à se réveiller il est temps pour eux de repartir et de réactiver la berceuse sur roue. Au moment de partir je leur demande si ils ont un site sur lequel je pourrais lire leur aventure. La réponse ne se fait pas attendre : « - il suffit de taper « Planète D » sur Google… » « - c’est bizarre c’est le titre d’un livre que j’ai lu il y a quelques mois sur un couple partis pendant 2,5 ans faire le tout du monde en tandem » « - Oui c’est nous !! » « - ………. !!!!!!!!! » Du coup on reprend pendant quelques minutes notre discussion mais la petite Lirio sonne à nouveau le départ. Je suis tout excité par cette rencontre car la probabilité les rencontrer une fois dans ma vie est minime et qui plus es au milieu de nul part dans un brouillard à coupé au couteau. Je repart galvanisé par cette rencontré en me demandant ce que la piste va bien pouvoir m’apportée après tout ça. Dans l’immédiat la piste m’apporte surtout un rapide repas sous la pluie et le vent agrémenter d’une petite sieste à l’abris d’un talus. (Et dire que certain s’ennuie à l’ombre d’un cocotier…) Par endroit le brouillard se dissipe un peu pour laisser apparaître quelques centaines de mètres de paysage rapidement engloutis par une nouvelle nappe. La pluie reprend de plus belle, je recommence mon manège, veste de pluie, pantalon de pluie, chaussette gore tex et gants en gore tex …. Dans 2 km je croise un premier camping et je commence à me demander si malgré l’heure (14h) je ne ferais pas mieux de m’arrêter. Le prochain camping est a + de 45 km, la piste commence sérieusement à se dégrader et le brouillard ne semble pas vouloir céder. Je décide de m’arrêter et par la même occasion de laisser un peu ma fierté de côté… Je monte ma tente sous la pluie et après une bonne douche chaude je retrouve le réconfort de mon duvet. Je partage mon après midi entre sieste et lecture. En fin de journée je fais la connaissance de Ramone, un suisse-italien, qui est venu installé sa tente à côté de la mienne. On passe la soirée à discuter à l’abris dans la Guest Hous. On rencontre un groupe d’Allemand et un groupe de Français qui font un circuit à cheval dans le centre du pays et bonne nouvelle ils nous apprennent que 10km au Sud le temps était plutôt dégagé et que c’est seulement en arrivant ici que le brouillard à gâché un peu la fête. Ramone est en Islande depuis 10 jours et comme moi il voyage seul et à vélo. Dans un premier temps on a pensé partir ensemble le lendemain mais finalement on décide d’un commun accord de se retrouver aux différentes étapes afin que chacun puisse garder son autonomie. Il est 22h le jour est toujours là, mais épuisé je quitte la tranquillité de la salle commune pour ma tente et mon sac de couchage.

Jour 5 : Mercredi 04 août 2010

Au réveil je suis un peu dépité, le temps est toujours couvert et froid. Je déjeune rapidement et je pars au moment où Ramone émerge de sa tente . On convient de se retrouver à Hveravellir ‎ qui est notre prochaine étape. A peine j’amorce la descente que le ciel se dégage pour laisser apparaître au loin les montagnes et glaciers dans une palette de couleur extraordinaire. Le mariage du blanc et du bleu de la glace avec le noir profond de la lave donne à l’horizon un aspect irréel. D’habitude les cartes postales ont tendances à embellir quelques peu certains paysage mais ici aucun artifice n’est nécessaire pour mettre en beauté ces vastes étendues désertiques. Je roule toute la matinée sous un beau soleil qui me fait totalement oublié les 2 précédentes journées. J’arrive vers 13h à Hveravellir et je tombe tout de suite sous le charme des lieux. Alors que ça ne devais être qu une étape de midi je décide de dormir là se soir et de prendre l’après midi pour visiter les sites alentour. Je mange rapidement et je débute par une petite visite du site principal qui recèle de sources d'eau chaude, de fumeroles et autres bains d’eau bouillante tout ça dans une atmosphère soufré quelques peu dérangeant à la longue. Un peu plus tard je repère sur ma carte un hypothétique point de vue sur le glacier Langjökull situé à environ 15 km par la piste ???? Ni une ni deux j’enfourche mon vélo et me voilà parti en direction du glacier. Je redécouvre le bonheur de rouler sans la remorque et je sent rapidement que physiquement les deux premières journées ont vraiment été bénéfique. J’arrive sous une averse mais la vue est à coupé le souffle ! Je reste un bon moment à contempler le paysage. Mais la pluie et le vent abrègent le spectacle, je repars avant de trop me refroidir. Comme par hasard arrivée en bas de la côte le soleil reviens... Pourtant on m’avait prévenu « Si le temps vous déplaît, attendez juste une minute ».

Je repère un sentier balisé qui va à Hveravellir, histoire de ne pas reprendre la même piste je décide de prendre ce chemin que je parcours à pied car la lave et les rochers m’empêchent de rouler et je ne veux pas risquer de casser quelque chose sur le vélo. En arrivant au camping je tombe sur Ramone qui boit un chocolat chaud !!! On se raconte un peu notre journée et bien que la journée soit assez avancée Ramone décide quand même de se rendre à Kerlingarfjoll ! Pour ma part je profite tranquillement de la soirée pour faire sécher tout mon équipement et faire quelques photos du coucher de soleil. Je me couche frigorifier mais heureux de cette superbe journée.

Jour 6 : Jeudi 05 Août 2010

Ce matin les nuages sont revenus, j’espérait que le beau temps de la veille continu mais c’est un plafond nuageux assez haut qui m’accueille pour le petit déjeuné. Je repars sans regret d Hveravellir qui a su m’apporter une journée exceptionnelle. Au bout d’une heure je commence à apercevoir le glacier Hofsjökull. Pendant plusieurs kilomètres j’ai la chance d’avoir pour moi tout seul, en point de mire, les langues du glaciers éclairées ça et là par des rayons de soleil. Je suis tellement absorbée par cette vision qu’à ce moment je ne pense à rien d’autre et que j’en oublie même la tôle ondulée de la piste qui secoue mon vélo et ma remorque dans tous les sens.

Je m’arrête à l’intersection d’une piste sans nom qui rejoint la base du glacier. Un 4*4 fais les 100 « roues » devant un important guet . Je m’installe confortablement sur mon vélo pour le spectacle. Ne trouvant pas de solution immédiate le conducteur descend, met ses cuissardes et décide de sonder le fond de la rivière à pied. Au moment où il arrive sur la rive opposée, après avoir franchi la partie la plus dangereuse de la rivière, il s’étale de tout son long dans l’eau. Je ne peux m’empêcher de sourire. Cette chute met fin à son projet de traversée du guet. Il rejoins son 4*4, se sèche et repart vaincu « Veni, Vidi, (pas) Vici ». Depuis quelques temps j’aperçois de gros nuages plus au sud, progressivement je me retrouve encerclé par les averses et finalement le cercle se referme. La pluie ne me quittera plus pendant les quatre prochaines heures. Je rejoins Kerlingarfjoll sous une pluie battante. Le site est magnifique mais le temps qui ne s’améliore pas m’empêche de jouir pleinement du spectacle. C’est donc trempé jusqu’aux os que j’arrive au refuge de Kerlingarfjoll. Une fois n’est pas coutume je tombe à nouveau sur Ramone entrain de lire ! Je commence à me dire que l’on a pas finis de se retrouver… J’ai à peine le temps de monter ma tente et de manger que je repars avec Ramone marcher en direction des HotSpot que l’on nous garantie comme étant de « vrai » Hot Spot à 40°C. Je suis vraiment satisfait, car malgré les efforts des précédentes journées je suis en pleine forme et j’arrive à récupérer quasi-instantanément. La randonnée se déroule toujours sous une pluie battante mais la beauté des paysages relèguent la pluie au second plan. Nous arrivons sur le site après 1h30 de marche. Les couleurs sont vraiment irréelles, le jaune du soufre, l’ocre et le rouge de la terre mélangé au blanc et aux bleu des glaciers sont tout simplement magnifiques. Nul par ailleur je n’ai pu voir une diversité de couleur réunie sur un seul site, c’est tout simplement époustouflant. Une fois arrivé je prends conscience que je suis parti beaucoup trop sereins !!! En effet sous mon pantalon de pluie et ma veste en Gore Tex je n’ai rien d’autre qu’un T shirt et 1 caleçon !!! Tant que l’on montais la chaleur était entretenu par l’effort de la marche mais une fois que le rythme a baissé le froid à commencé à sérieusement se faire sentir, mettant fin à mes envies de baignade dans les HotSpot. Rentrée dans une eau à 40°C ne pose aucun soucis mais sortir sous une pluie battante et remettre des habits détrempés était de trop pour moi. Du coup j’accélère volontairement la visite du site et on repart en courant par la piste. Malheureusement Ramone à une jambe douloureuse, séquelle d’une fracture vieille de 2 ans. On doit donc stopper notre course au bout de 2 km. Mais au moins j’aurais pu me réchauffer. Finalement on termine par une marche soutenus avec un vent de face avec encore et toujours de la pluie ! Arrivé au camping je n’arrive même plus à bouger les bras tellement j’ai eu froid !!! Mais une douche chaude et un Pannini frites, dans la salle commune du refuge, me font rapidement oublier les quelques petits désagréments de cette journée.

Jour 7 : Vendredi 06 août 2010

Ce matin je décide de prendre mon temps, Ramone lui veut partir le plus rapidement possible pour rejoindre Geyser qui se trouve à plus de 100 km… Je commence par déjeuner mes 4 chocos habituels devant ma tente puis je remet le couvert avec Ramone au refuge. En effet il est possible de prendre le petit déjeuner pour 1300 Kr. Malgré ses bonnes résolutions Ramone n’est toujours pas près quand je quitte Kerlingarfjoll sous les nuages. La descente est plutôt « animée » en effet l’état de la piste ne me permet pas de maîtriser parfaitement ma monture qui finis une ou deux fois en hors piste. Dans un premier temps j’avais décidé, compte tenu de la grosse journée de la veille, de faire une petite étape pour récupérer un peu. Suite aux conseils du premier couple que j’ai rencontré j’entreprends de dormir près du lac Hvítárvatn face aux deux magnifiques langues glacières. Après avoir rejoins l’intersection entre la F35 et la piste de Kerlingarfjoll , la pluie reprend du service et s’associe à un vent de face ce qui transforme la piste en un parcours de connaisseurs… Après quelques rencontres j’ai confirmation que le site où j’entreprend de passer la nuit est magnifique cela me redonne un peu le moral que le climat commence à faire flancher. J’apprends également qu il faut traverser un guet pour accéder aux rives du lac. Bizarrement cet obstacle me motive, en effet je n’ai encore pas eu l’occasion d’essayer mes sandales ! J’arrive devant le guet, je « chausse » mon équipement aquatique et c’est parti, hormis le fait que cela me rafraîchisse les idées ça passe sans problème jusqu au moment où je me rends compte que la remorque et les sacoches sont à moitié dans l’eau… ! Je n’ai plus qu’à croiser les doigts en espérant que l’on ne m’ai pas menti sur la parfaite étanchéité de celle-ci.

Je rechausse mes baskets et direction le lac. Le site est vraiment magnifique, au premier plan le « camping » et à ma droite un petit refuge sans prétention mais qui s’accorde parfaitement avec la sobriété du site. Au second plan face au lac apparaît à travers les nuages une montagne ??? entourée de deux langues glacières. J’entame mes sandwichs et un couple de français arrive en 4*4. On discute un peu de nos voyages respectifs et ils repartent plein Nord. Peut être que je les recroiserais en France, seulement 6 km séparent nos deux domiciles… Malgré la beauté du site je n’ai pas vraiment le moral, la pluie et le vent sont toujours là et je commence sérieusement à me demander si je ne devrais pas poursuivre ma route. Après ¼ d’h ma décision est prise se soir je dors à Geyser malgré la distance qu’il me reste encore à parcourir cette décision me galvanise et je reprends la piste le sourire aux lèvres. Cette après midi me fera connaître les pires conditions de mon séjour mais je n’en ressort pas affecté outre mesure. J’immortalise la fin de la fin de la piste F35 en photographiant mes pieds à cheval entre la route et la piste. Je m’arrête à Gulfoss par principe mais mon état de fatigue et le temps m’empêchent d’apprécier réellement la grandeur du site. Il est passé 19h quand j’arrive à Geyser épuisé. Une petite surprise m’attends, les douches du camping sont dans la piscine à proximité du magasin de souvenir, je me retrouve donc dans une baignoire de 20 m par 10 m dans une eau à 38° !!!! Je m’y prélasse plus d’une heure, les muscles se détendent et mon esprit refait le parcours de la journée. La fatigue commence sérieusement à se faire sentir, je sort et je réintègre mes habits mouillés direction ma maison de toile. Un croque monsieur au magasin de souvenir et un repas lyophilisé à l’abris de ma tente seront les deux seules activités de ma soirée. Je m’endors toujours accompagnée par la pluie.

Jour 8 : samedi 07 août 2010

9h30 le réveil est difficile, il a plu toute la nuit et j’ai le moral à zéro. Je remets mes habits encore bien humide de la veille et je déjeune à l’abris des sanitaires. Je ne suis pas pressé de repartir j’en profite donc pour aller visiter le site de Geysir que je n’ais pas eu le courage de parcourir la veille. Il y a déjà énormément de monde sur le site, il faut dire que c’est un des sites du « Triangle d’Or » qui avec Gulfoss et Pingvellir font partis des visites incontournables d’Islande. Le Geyser est impressionnant mais les fumeroles et marmites bouillonnantes alentour font vraiment pâles figures comparés à celles que j’ai pu observer à Hveravellir. Je décide de prendre un peu de hauteur en « escaladant » la colline derrière Geyser. Vers 11h30 miracle !!!! Le vent permet au soleil de se frayer un passage à travers les nuages. Je redescends rapidement au camping pour mettre toute mes affaires à sécher. Je profite de la chaleur émise par les quelques rayons de soleil qui ont été autorisé à traverser le plafond nuageux. Cela fait 3 jours que je n’ai pas vu le soleil et cette éclaircie a le mérite de me remonter le moral. Peux de temps après avoir finis mes sandwichs, mes voisins de camping m’invite chez eux pour manger !!! Par principe j’ai décidé de ne pas refuser une invitation et après ma semaine passée sur le vélo, un deuxième repas ne peux pas me faire de mal. Je suis donc accueilli sous la tonnelle de la caravane par 1 thé chaud et 2 croques monsieur spécialement préparé pour moi !!!! Notre anglais approximatif à tous les trois nous permet de discuter succinctement de nos vacances respectives. J’apprends qu ils sont à la retraite et que chaque année avec leurs petits enfants ils font le tour de l’Islande de camping en camping. La pluie qui redémarre sonne la fin de notre discussion, je rassemble rapidement tous mon équipement, le range à l’abris dans mes sacoches et j’enfourche mon fidèle destrier direction Laugarvatn à contre « couvent »... Le regain de moral apporté par la soleil s’est rapidement estompé et la morosité reprend le dessus. Plutôt que de ne pas avancer j’ai décider pour les deux jours à venir de faire des petites étapes. Laugarvatn aujourd’hui et Pingvellir demain.

Je monte ma tente au camping et je décide d’aller marché un peu sur un petit sentier de randonnée juste à flan de montagne. Je n’arrive pas à apprécier le paysage. Je m’assois sur un banc et je médite pendant une bonne heure avant de rejoindre la station essence pour me réchauffer et me faire berner par un « appétissant » morceau de gâteau qui au goût se révèle être infâme… Mes poils se dressent quand j’aperçois un couple entrain de manger une glace. Comment est ce possible de manger une glace par un temps pareil ?! Mais je relativise rapidement car entre la voiture chauffé et la station essence il y a tout au plus quelques dizaines de mètres qui ne suffisent pas à transformer la glace en chocolat chaud. La soirée est sans intérêt, bien que réchauffer par une bonne douche soufrée je suis contraint de manger mon repas lyophilisé à l’abris de l’abside de ma tente. Vingt minutes après je suis couché…Une journée à oublier.

Jour 9 : Dimanche 08 août 2010

J’ouvre un œil et bizarrement la lumière dans la tente est beaucoup plus intense que d’habitude. J’ouvre progressivement la fermeture éclaire, malgré tout je reste méfiant, je commence à connaître le temps Islandais… Mais là je dois me rendre à l’évidence le temps et magnifique et comble de tout c’est un ciel sans nuages qui m’accueil. Je saute hors de ma tente et m’installe sur ma table en bois personnelle (eh oui c’est le grand luxe aujourd’hui !!!) Je sors mon pot de « Nutella » acheté la veille, en une seconde le couvercle et sur le dos, la seconde suivante mon couteau l’attaque de front. Heureusement que le soleil est là, parce la pâte à tartiner doit sûrement être excellente pour les joins de salle de bain mais pour le petit déjeuner elle repassera… Juste derrière le camping la montagne me fait de l’œil, celle ci ne « semble » pas bien haute et vu que je ne suis toujours pas bien remis de mon étape de l’avant veille je décide d’aller marcher. Il n’y a pas de chemin j’entreprend donc une ascension frontale. Rapidement je me retrouve dans un passage très escarpé, cela commence plus à s’approcher de l’escalade que de la marche. Mais après 15 bonnes minutes je sors de ce passage délicat et je poursuit mon ascension. Souvent en montagne, il est difficile d’évalué le sommet réel puisque régulièrement un nouveau sommet apparaît et encore un autre…Finalement ma « petite » montagne à quand même nécessité 2h de marche avant de laisser apparaître un magnifique cairn au sommet. Depuis le somment j’ai une magnifique vue à 360°. C’est seulement la deuxième fois depuis mon premier coup de pédale de lundi dernier que je peux observer les rayons du soleil sublimer les paysages. Je passe plus d’une heure avec pour seul compagnie « mon » cairn à observer les montagnes et le lac de Laugarvatn. J’improvise une descente, par un chemin encore plus escarpé qu’à l’allée, qui me mène à une minuscule forêt de buisson dont je met plus de vingt minutes à sortir tellement la végétation est dense. Quelques égratignures plus tard je renoues avec mes sandwichs pain, charcuterie, pain et je prends la direction de Pingvellir. Fondé des 930, Pingvellir est considéré comme un des plus vieux parlements du monde. Le site est située à la divergence des plaques tectoniques américaines et européennes.

La circulation est dense sur la piste 365. En effet celle ci est accessible aux véhicules de tourismes et fait parti du circuit du Triangle d’Or. Le soleil a séché la piste et je goutte au joie de la poussière à chaque fois que je croise une voiture. J’arrive à l’office de tourisme de Thingvellir où je manque de vaciller tant la foule est importante et soudaine. Il me faut quelques minutes pour me réhabituer après cette semaine de quasi solitude. J’installe ma tente un peu à l’écart et je médite une bonne partie de l’après midi sur comment terminer mon voyage. En effet il me reste 3 jours avant de retourner à Reykjavik, deux solutions s’offrent à moi : - Je prend le chemin le plus direct soit une cinquantaine de km et lundi soir je suis à Reykjavik - Je fait un détour par Hveragerdisbaer ce qui repousse mon arrivée au Mardi mais qui me permet de poursuivre quelques peu mon périple. Aussi bizarre que cela puisse paraître cette question me travaille une bonne partie de l’après midi. D’un côté je me dis que ça serait dommage de ne pas profiter des jours qu il me reste pour approfondir ma découverte de l’Islande, et d’un autre côté je ne veux pas rallonger mon voyage uniquement pour «amortir » le voyage. Chaque chose a une fin et je doit apprendre à passer à autre chose sans vouloir indéfiniment retarder l’échéance. Je laisse cette question en suspend et je pars à pied pour le site même de Thingvellir situé à quelques kilomètres. En passant par l’office du tourisme je reconnais la vélo de Ramone ! Moi qui pensais ne plus le revoir après que l’avoir quitté à Kerlingarfjoll. Il est entrain de manger un sandwich quand je le salut d’une grande tape dans le dos. On passe une bonne demi heure à relater nos deux derniers jours. Il est 17h 30 et encore une fois Ramone décide de couvrir les 50 derniers kilomètres qui nous sépare de Reykjavik dans la soirée. C’est sa dernière nuit en Islande et il a réservé une chambre dans un hôtel 3 étoiles de la capitale. Après deux nuits dans des cabanes/refuges au milieu de nul part je comprend que la perspective d’un bon lit lui donne des jambes.

Avant de partir il tient absolument à m’offrir quelque chose en échange des pastilles Micropure que je lui avais donné à Hveravellir et qui paraît lui ont « sauvées la vie »… Mon cadeau sera suisse : du Toblerone qui passera de vie à trépas en moins d’une heure… On échange nos adresses mails et je pars à pied visiter l’hémicycle et lui à vélo rejoindre le Blue Lagoon et son lit 3 étoiles.

Au retour de Thingvellir je renoues avec les bienfaits de la marche, découverts 2 ans plutôt lors de ma traversée de la France par le GR5. En effet on prend vraiment le temps de découvrir et d’apprécier le paysage, tout est plus lent, à chaque pas la pensée se met en mouvement. A ce moment se sont les pâtes du dîner qui occupent ma pensée, elles commence à se dessiner dans mon esprit et me font de plus en plus saliver au fur et à mesure que je m’approche de la tente.

C’est repus que je me couche après cette belle journée sous le signe du soleil !!!

Lundi 09 août 2010

Une fois n’est pas coutume c’est la chaleur qui m’oblige à sortir de ma tente !!! Le soleil et le ciel bleu se sont à nouveau associés. La journée s’annonce magnifique. Le temps de ce Lundi m’invite à prolonger mon voyage en direction de Hveragerdisbaer. Je démarre tranquillement avec un léger vent de face mais pas de quoi entraver mon moral. Au bout de quelques kilomètres je m’arrête en bord de route pour admirer le bleu du lac de Thingvallavatn sublimer par les rayons du soleil. Je suis interpellé par la sensation qui me traverse à ce moment. En effet tout est grand, beau, magnifique mais je ne ressens rien de particulier. Est ce l’accumulation des visions toute plus belle les unes que les autres de cette dernière semaine qui banalise ce que je suis entrain d’observer ? Je décide de prendre une photo témoin, pour pouvoir à tête reposée, me repasser l’image et juger de la réelle beauté du site. La route 360 que j’emprunte est beaucoup moins monotone que les paysages désertiques de la F35. En effet chaque virage est sujet à découverte. J’apprécie vraiment cette route qui contraste avec la monotonie de la piste. Après quelques kilomètres je m’arrête méditer une petite dizaine de minute dans une splendide baie sur une plage de sable noir. J’en profite au passage pour manger un Lion qui dans ces moments mériterait sans contestation toutes les étoiles Michelin !!! A midi je découvre un nouveau cadre idyllique. C’est une petite chapelle surplombant le lac qui fera office de point de vue pour mon repas. Hormis ce « putain » de dérailleur qui commence sérieusement à déconner tout se passe pour le mieux. Le soleil brille, les oiseaux chantent !!!!

Pour rejoindre Hveragerdisbaer je suis obligé de reprendre les axes principaux, les paysages deviennent beaucoup moins marqués et c’est le grand retour du vent (de face tant qu’à faire !!!). Les routes que j’empruntent sont sans grand intérêt d’autant que je dois me contenter de 1 m, quand ça n’est pas 50 cm, de bas côté de la route n°1. Finalement je me concentre sur mon objectif qui est d’atteindre le camping.

Le camping est petit mais bien sympa, il est tenu par un gros type chauve, fan de Harley Davidson, dont le bureau fait office de supérette four tout. J’évite de trop regarder sa marchandise de peur qu il essaye de me refourguer sa camelotte. Je monte ma tente et après une petite sieste, direction le magasin Bonus pour faire deux trois courses. Comme à chaque fois après quelques jours de rationnement, en entrant dans le magasin je veux tout acheter, tout manger, mais je ne sais pas quoi choisir, alors je prends, je repose, je repars dans un autre rayon, je n’arrive même plus à savoir ce dont j’ai besoin !!! Je finis par acheter les mêmes saucisses que celles que j’avais détestées à Reykjavik !!! En attendant le repas je parcours un peu la ville que l’on qualifierait en France de village étant donné la faible superficie. La « ville » est vide et pas vraiment structurée. Ici il y a de la place alors on s’étale. Il est difficile de discerné un véritable centre, je suppose que la présence des quelques commerces est le signe que je suis au cœur de la ville. Dans l’ensemble je ne m’y sent pas vraiment à l’aise ce qui me fait envier nos pittoresques villages français.

De retour au camping j’attaque la cuisson des fameuses saucisses qui s’avèrent à nouveau être infâme (en même temps c’est pas comme si je ne le savais pas…) à celles ci j’ajoute quelques pâtes assaisonnées de trois grains de sel sauvés du fond de mon sac. Ce somptueux dîner me laisse un goût de bourrage d’estomac que je complète par un magnifique Kit Kat fondu pour équilibré le tout…

Après ce repas riche en émotion, j’hésite à me coucher tout de suite ou à poursuivre mon exploration de la ville. J’opte pour la deuxième solution et me dirige vers une rivière à la périphérie. Je longe quelques instants la rive et je m’assoie devant une chute d’environ 3 m de haut. Je m’apprête à repartir quand tout à coup je vois un saumon qui tente de remonter la chute !!! Ebahit je reste sur place et le ballet recommence !! Finalement je passe plus d’une heure en compagnie d’un couple d’Allemand à les observer tenter de rejoindre leurs frayères en amont. C’est la première fois que j’ai l’occasion d’observer se phénomène de mes propres yeux et c’est tout simplement époustouflant. Je réintègre ma tente à la nuit tombée ravi de cette petite séance sur la vie des salmonidés.

Mardi 10 août 2010

Je me réveille un peu vaseux, avec des mots de têtes. Je fais rapidement le rapprochement avec ma bonne idée de la veille, de me coucher avec les pieds mouillés suite à ma soirée Saumon !!! J’avale rapidement mon petit déjeuné et après avoir rangé mon campement je décolle pour ma dernière étape. Je sent tout de suite que les derniers 45 km vont être très dure. Le vent a changé de sens pour qu on puisse à nouveau converser en tête à tête !!! Mes jambes me font mal et j’ai l’impression d’être scotché à la route. Pour couronner le tout je commence par une montée de quelques kilomètres qui me permet d’accéder au magnifique « Plateau de la Misère » que je surnomme ainsi en hommage à la grosse heure que je passe à essayer d’avancer tant bien que mal face à un vent d’enfer. Afin que mon bonheur soit entier mon « putain » de dérailleur se met à sauter sans arrêt. Ce qui lui a permis au passage de faire le plein d’insulte pour au moins 1 an… Je découvre les joies du pédalage en descente et les joies de l’observation micrométrique de la route grâce à une vitesse proche de la marche arrière… Passé le « Plateau de la Misère » le vent faibli un peu et les seuls réels désagréments sont l’alternance des largeurs de bas côtés qui varient de 1 m à 30 cm. Une petite photo devant le panneau d’entrée de Reykjavik, un petit détour par l’enseigne au Cochon Rose (Bonus) et à 14h ma boucle est bouclée. Me voici de retour au camping de Reykjavik. Je fête ça avec quelques sandwichs et une bonne sieste. Je consacre le reste de l’après midi à faire un peu de lessive, quelques courses et à nettoyer ma fidèle monture qui a souffert de la poussière de la piste.
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Islande et Landmannalaugar en camping-car?
Bonjour à tous,

je pars avec un ami en Islande du 28 mai au 12 juin 2009.

Nous sommes fixé sur le trajet, mais hésitons sur le mode :

Voiture + tente + gite 1 nuit sur 2 ou camping car.

Nous souhaitons nous rendre à landmannalaugar, tout du moins au sud de cette région. D'après certaines personnes y étant allé, et certains guide, la route depuis l'est de Vik en remontant sur l'Est de l'Islande peut être praticable en faisant attention. Sinon, il y a aussi la route depuis le nord ouest, en passant du côté de Stöng...

qu'en pensez vous ?

Merci pour vos conseils.

JB 😉
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Islande: itinéraires possibles à pied en avril?
Bonjour,

nous sommes deux à partir du 6 au 19 avril en Islande avec une tente sur le dos (et des kinder-bueno dans les poches)

J'ai lu à peu près tous les messages du forum concernant ce pays, mais comme la majorité des voyageurs y vont en été, me voilà mal renseigné sur les itinéraires possibles à cette période.

Si par hasard quelques personnes qui lisent ce post connaissent l'Islande au mois d'avril, je serais très heureux de recevoir leurs conseils concernant... tout ! (routes ouvertes, possibilités de déplacements, campings ?, météo, etc etc)

Je sais que ce n'est pas la meilleure période mais : 1) les billets n'étaient pas chers 2) j'avais des vacances 3) d'abord je fais ce que je veux 4) je compte bien y retourner en été

En tout cas je posterai un petit compte-rendu à mon retour qui pourra servir à ceux qui souhaitent y aller à cette période.

Yop ! 😛
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Itinéraire intérieur en Islande à vélo cet été
Bonjour,

Je parts cet été pour l'Islande (8 juillet au 10 août). J'aimerais visiter la côte, mais également l'intérieur du pays qui semble tellement incroyable quand je regarde les photos de voyage. Bref, je voudrai savoir quel itinéraire vous me conseillez entre la route de Kjölur et celle de Sprengisandur (balaise le nom !); en terme de beauté de paysage, facilité de circulation (présence de gués, qualité de la piste...), capacité d'hébergement (campings où l'on peut faire un brin de causette) et de ravitaillement. Tous vos conseils seront les bienvenus. Merci d'avance.

Olivier
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Islande: les routes F26 et F35 et Landmannalaugar?
bonjour. je pars cet été pour l'islande et je prépare le trajet . j 'y vais en camping car. certain guide prétendent que les routes F26 et F35 sont accessibles. qui peut m'en dire plus. deuxiemement j'adorerai aller à Landmannalaugar, est ce réalisable avec mon camping car (non 4x4). merci pour ces renseignements. question subsidiaire: je pars avec 3 enfants pour 3 semaines, puis ammener un chauffage électrique, les prises dans les camping sont elles compatibles ou sinon comment puis je refaire le plein de gaz?? encore merci
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Retour de deux semaines d'itinérance en Islande en famille
Nous sommes partis deux semaines cet été du 7 au 21 août avec nos deux (grands) enfants qui sont maintenant de jeunes adultes majeurs. Cela fait déjà un moment qu'ils partent avec leurs ami(e)s une partie de l'été mais ils ont insisté pour se libérer deux semaines pour nous accompagner en Islande. Sûrement la réminiscence de bons moments passés ensemble lors de voyages précédents ... Nous avons dormi la moitié des nuits en camping et pour le reste on a mixé des logements en airbnb et en auberges de jeunesse. Pour le véhicule, nous avons loué un Dacia Duster 4wd histoire de pouvoir arpenter quelques "F roads" mais notre itinéraire est resté tout de même très classique avec une large majorité de sites accessibles depuis la route circulaire n°1. Pour l'avion, vols Icelandair réservés 10 mois à l'avance (environ 350 euros/personne). Je vais passer sur tous les aspects techniques de préparation du voyage car je détaille tout ça déjà ici: jeveuxcamperenislande.blogspot.com/ Voici le résumé de ce qu'on a vécu:

Jour 1:

A l'origine, on devait arriver avant midi sur Keflavik, ce qui nous laissait une partie de l'après-midi pour visiter le cercle d'or mais un changement d'horaire de la part d'Icelandair en février a chamboulé nos plans car nous ne sommes arrivés qu'à 15h45. Le temps de récupérer les bagages, la voiture (plutôt long), faire les courses et prendre la route prévue jusqu'à notre logement, il est déjà 20 h. La fatigue aidant, nous ne ferons rien ce jour-là 🤪 Vivement demain !

Jour 2:

Ça y est, nous sommes frais et dispos prêts à avaler du bitume et user nos semelles ! Ah, non en fait, il va falloir d'abord se procurer un réchaud. J'avais lu avant de partir que la marque Coleman était très répandue ici, j'avais donc amené mon réchaud US dans les valises mais peine perdue car il n'est pas compatible avec les cartouches Coleman vendues en Islande. J'ai failli emmener mon brûleur Camping Gaz (qui est vraiment compact) mais j'avais aussi lu qu'on avait du mal à trouver les cartouches correspondantes sur place. Alors, j'ai dû lire le guide d'une autre destination car des cartouches Camping Gaz, j'en ai vues partout 😛. Nous nous arrêtons donc à Sellfoss et là où j'imaginais que cela n'allait être qu'une simple formalité, nous avons passé plus d'une heure à trouver un réchaud. Ce n'est que dans une station essence où heureusement il leur restait un exemplaire payé quand même 60 euros ... Nous démarrons donc finalement qu'en fin de matinée. Premier pique-nique et plutôt un bon souvenir car nous mangeons pile en face des chutes Hjalparfoss:



Nous reprenons la route puis une piste bien caillouteuse de 7 km jusqu'à Stöng puis le très photogénique cirque de Gjàin:





J'avais entendu le plus grand bien des chutes Hàifoss qui se trouvent aussi à 7 km d'une piste bien caillouteuse. Je confirme, le site est assez grandiose et quasi désert. En revanche, ça souffle pas mal là-haut et je comprends pourquoi l'unique table de pique-nique est collée le long d'une paroi sans la vue sur la cascade:





Nous reprenons ensuite notre route car l'objectif du soir est d'atteindre le terrain de camping du Landmannalaugar. La piste F208 nous attend (plutôt roulante si ce ne sont les cailloux qui la parsèment). Nous atteindrons le camping et réussiront à franchir les deux derniers gués pour poser la voiture quasiment au pied de la tente. Ambiance camp de base assurée le soir et pressentiment que la journée de demain va envoyer du lourd 😉 Plus de détails et de photos de cette journée ici: En route vers le Landmannalaugar

A suivre ...
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Islande: 8 jours en septembre
Notre circuit en ISLANDE du 13 au 21 septembre 2017.

Circuit organisé par VIVATOURS avec l'agence islandaise ICELAND TRAVEL.

Nous étions 6 français + 7 canadiens francophones, soit un petit groupe fort sympathique de 30 à 75 ans.

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Mercredi 13 septembre 2017 Arrivée à l'aéroport de KEFLAVIK à 15h40 heure locale. Nous prenons le Flybus pour l'hôtel Radisson Blu Saga à REYKJAVIK. Ballade jusqu'au port pour déguster une sublime soupe de langoustines suivie de brochettes de Saint-Jacques au Saegrefinn.

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Jeudi 14 septembre 2017 Le bus nous attend devant l'hôtel. Il est trop petit ! Certains bagages doivent être installés sur des sièges. Notre charmante accompagnatrice María Björg demande à la compagnie de bus d'avoir un bus plus grand. Moins d'une heure après nous avions un bus plus grand et pouvions commencer le circuit du Cercle d'Or. Quelques kilomètres après la sortie de REYKJAVIK c'est déjà le dépaysement total : des panaches de fumée sortent du sol dans un paysage plutôt inhospitalier :



Néanmoins dans cet environnement austère, des moutons y trouvent leur compte :

NOTA : il y a deux moutons par habitant en ISLANDE !

On ne croise quasiment personne sur la route. On est dans un environnement dépaysant, étrange, un peu lunaire. Les panaches de fumée ici et là nous font prendre conscience que la chaleur du noyau terrestre n'est pas très loin en dessous de nous. Déroutant ! Puis nous nous arrêtons à THINGVELLIR. Une des failles séparant la plaque nord-américaine et la plaque eurasienne (européenne) passe par Thingvellir :



Cette situation pour le moins originale curieusement ne peut se comprendre qu'en regardant une carte. Toutefois, sur place on est quand même amusé de pouvoir passer de l'Amérique à l'Europe en ne faisant que quelques pas.

Nous poursuivons jusqu'à GEYSIR. Si le geyser qui a donné son nom à ce phénomène naturel n'est plus actif depuis quelques années, son petit frère le STROKKUR a pris la relève (si je puis dire) mais moins haut. Cela reste tout de même intéressant à voir, sans attendre trop longtemps puisque Strokkur jaillit plus ou moins haut toutes les 4-5 minutes :



Les alentours sont truffés de petites marmites bouillonnantes et de failles à fumerolles. Repas au Tourist Center puis poursuite vers l'une des deux plus belles chutes d'ISLANDE : je veux parler de GULLFOSS . Cette chute à deux niveaux est très originale dans son aspect et elle bénéficie de la présence d'un morceau d'arc-en-ciel dès lors que le soleil montre le bout de son nez.



Ce soir, hôtel à Hveragerdi. Pour le repas du soir deux tables rondes nous attendaient. Sans bien réfléchir chacun s'est installé et je me suis rendu compte alors que les français étaient à une table et les canadiens à l'autre. Horrible constatation ! J'ai demandé en fin de repas qu'à l'avenir une seule grande table nous soit préparée afin que nous puissions nous mélanger.

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Vendredi 15 septembre 2017 C'est reparti vers la côte sud de l'ISLANDE. Premier arrêt à la chute de Seljalandsfoss. Pas très spectaculaire mais son originalité est que l'on peut passer derrière (entre l'eau et la paroi). Bof ! Mais très prisée par les chinois qui font le tour en masse. L'arrêt suivant déroute un peu : nous sommes au pied du fameux volcan Eyjafjallajökull bien connu depuis avril 2010 mais il ne ressemble en rien à un volcan tel qu'on les connait ordinairement (ETNA, VÉSUVE, Mont FUJI, ou autres) car il se trouve sous une calotte glaciaire du même nom. En revanche le petit centre d'information situé au pied du site présente un film fort impressionnant et instructif sur l'éruption de 2010 et ses conséquences sur place. Nous enchainons par un arrêt repas au restaurant de la chute de Skogafoss. Pendant que notre chauffeur s'est absenté pour aller rechercher ses clés et son portefeuille égarés (finalement retrouvés dans le vêtement qu'il portait jusqu'à ce matin !) nous pouvons admirer cette belle Skogafoss de forme classique, et qui peut bénéficier aussi d'un arc-en-ciel dès lors que le soleil se montre.



Poursuite vers la côte la plus au sud de l'ISLANDE qui est tout à fait étonnante : falaises et plages de lave noire sous un vent fort et, en bonne saison, des oiseaux bien particuliers que sont les macareux (qui malheureusement ne sont plus présents en septembre). Valent vraiment le coup le Dyrhólaey et la plage de Kirkjufiara d'une part et les plages de Reynisfjara avec leurs orgues de basalte d'autre part.



La plage de Kirkjufiara et au fond le Dyrhólaey,



la plage de Reynisfjara,



et un vent violent sur cette plage,



mais aussi de belles orgues basaltiques.

Allez, Hop ! c'est reparti après un petit expresso. En remontant vers l'est pour contourner le Vatnajökull, cette immense calotte glacière grande comme plusieurs départements français, nous traversons un champ de lave gigantesque nommé Eldhraun. On est là dans un environnement lunaire et fascinant :



Le soir, quasiment au pied du Vatnajökull à Skaftafell nous pouvons manger tous ensemble. Les échanges entre français et canadiens sont fort intéressants, d'autant que nos amis canadiens sont furieusement sympathiques.

La nuit, nous espérions voir une aurore boréale. Rien jusqu'à 01h00 et nous allons nous coucher. Mais, Minh et Lan se sont relevées vers 02h30, prévenues par la réception de l'hôtel, et ont pu voir une petite aurore boréale. Merci à toutes les deux de nous avoir diffusé la photo qu'elles ont pu prendre et que voici :



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Samedi 16 septembre 2017 Départ vers la chute de Svartifoss (petite marche d'une demi-heure) à proximité de Skaftafell, chute très originale parce qu'elle tombe au milieu d'un écrin d'orgues basaltiques.



Retour au Tourist Center pour manger rapidement et tout aussi rapidement nous allons en bus au pied du glacier Svínafellsjökull. Ce glacier est une des langues glaciaires qui s'écoulent du Vatnajökull. Elles sont comme les glaciers de montagne classiques, mais proches du niveau de la mer. Le Svínafellsjökull est l'une d'entre elles. Quelques blocs de ce glacier s'en détachent avant de fondre dans un plan d'eau en son extrémité. Très beau ! Si on a avait eu le temps on aurait pu aller marcher sur le glacier.



Nous repartons trop rapidement car nous devons être dans moins d'une demi-heure au Jökulsarlon. Qu'est-ce que c'est ?

Une des langues glaciaires du Vatnajökull est le Breidamerkurjökull qui libère des icebergs en son extrémité dans son lac glaciaire le Jökulsarlon, lequel lac est en communication avec la mer. La vision de cet ensemble est magnifique depuis la berge mais aussi en ballade au milieu des icebergs dans un bateau amphibie. L'expérience vaut d'être vécue.



Au fond le Breidamerkurjökull, au premier plan les embâcles d'icebergs.



Depuis le bateau sur le lac glaciaire, de beaux (bien que sales) icebergs.

En fin de journée halte dans la petite bourgade de Djúpivogur. Petit port sympathique mais surtout une curiosité : l'artiste islandais Sigurdur Gundmundsson a sculpté 34 oeufs en granit qui illustrent les différentes formes et tailles des oeufs d'oiseaux vivant dans la région :



Nous poursuivons jusqu'à Egilsstadir pour rejoindre l'hôtel.

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Itinéraire de 14 jours en Islande
Bonjour à tous ! Après avoir exploré le web durant de nombreuses heures, dont ce très chouette et riche forum, j'ai enfin pu faire une ébauche d'itinéraire pour notre prochain voyage en Islande. Cet itinéraire n'a rien de très original je le sais bien, mais après tout c'est notre première visite dans ce pays, difficile d'en ôter certains lieux sous prétexte que se sont devenus des lieux touristiques...

Nous partons du 5 au 18 septembre, avec une arrivée à 9h25 et un départ à 1h du matin, pour pouvoir profiter de ces journées là aussi. Nous voyagerons en camper-van, pour avoir ainsi la liberté de bouger comme nous le voulons, notamment pour les arrêts de nuit.

Comme souvent lors de la préparation d'un voyage, c'est difficile d'évaluer si cet itinéraire est cohérent au niveau timing. On a évidement pas envie de courir, ou de faire le "touriste japonais", c'est clairement pas le but. On a donc fait le choix de ne pas louer de 4x4. Déjà pour des raisons budgétaires, et ensuite parce que ça nous forçait à faire un premier tri sans regrets. S'il faut, on reviendra une autre fois, pour explorer les Hautes Terres :) On a quand même dû faire des choix, évidement, comme de ne pas s'avancer dans les fjords de l'Ouest. On ne part que 2 semaines après tout.

Mais voici donc une première ébauche. Sachant encore une fois qu'à part le Landmannalaugar, rien n'est fixé, donc on a toujours la possibilité de repousser certains lieux au lendemain par exemple. Les derniers jours sont peut être un peu légers (?) mais j'ai voulu compter la fatigue du voyage, et la possibilité d'un éventuel "retard" sur le planning sur les jours précédents. Ceci dit, si vous avez des suggestions pour étoffer un peu, n'hésitez pas.

J'aurais donc besoin de savoir déjà, si c'est un itinéraire réaliste niveau timing. Ensuite, n'hésitez surtout pas à rajouter des commentaires, des suggestions, des conseils... J'espère avoir rendu ça suffisamment confortable à lire.

Merci énormément de m'accorder un peu de votre temps :)

Jour 1: (Mardi 5) Jour 2: (Mercredi 6) Jour 3: (jeudi 7) Arrivée à l’aéroport de Keflavik (9h25). Récupération du van Reykjavik pour faire le plein de provisions. Des suggestions pour faire au plus simple ? Nous gardons la visite de la capitale pour la fin du séjour.

Départ vers 12h30 je l'espère.

Pingvellir (notamment faire du snorkelling dans la faille) Bruarfoss Strokkur/Geysir (arrêt rapide, apparemment ça n’a rien d’extraordinaire) Gullfoss Faxifoss ? Kerið (cratère) Hveragerði (balade vers Reykjadalur ; sources chaudes) Seljalandsfoss/Gljúfrabúi Musée Eyjafjallajökull Erupts ? Seljvavellir Arrêt à la piscine Skoga/Skógafoss Solheimasandur Plane Wreck > Nuit 1 et 2 en fonction de où on est > Nuit 3 à Hella (un peu illogique de revenir sur nos pas je sais mais il s’agit de prendre le bus le lendemain pour :

Jour 4: (vendredi 8) Jour 5: (samedi 9) Landmannalaugar Bus au départ de Hella : 7h55 -> 10h30, Randos (Blahnukur - Suðurnàmur - Brennisteisalda) > Nuit 1 au refuge, Nuit 2 à Hella probablement ou directement à Vik si on est motivés à faire la route.

Jour 6: (dimanche 10) Vik (Reynisdrangar (plage) ; Dyrhólaey Arch) Hjörleifshöfdi (vue sur le Myrdalssandur) ; Kötlutangi Canyon de Fjaðrárgljúfur Kirkjubæjarklaustur Foss a Sidu Svartifoss Jökulsárlón > Nuit à Skaftafell ? Quel est le meilleur endroit pour dormir près du glacier ?

Jour 7: (lundi 11) Randonnée sur le glacier : est-ce que ça vaut le coup où est-ce vraiment un “truc à touristes” ? Höfn (manger des langoustines) De la voiture essentiellement avec arrêts à Djúpivogur Breiðdalsvík Fáskrúðsfjörður Fjord de Mjóifjörður > Nuit à Egilsstaðir

Jour 8: (mardi 12) Jour 9: (mercredi 13) Hengifoss/Litlanesfoss Puis en vrac sur les 2 jours Hverir Grjótagjá cave et Storagja cave Ascension du Hverfjall Myvatn Nature Baths Dimmuborgir Kálfaströnd/Höfði Skútustaðir Le champ de lave de Leirhnjukur (cratère de Viti, Krafla) > Nuits à Mytvatn

Jour 10: (jeudi 14) Dettifoss Ásbyrgi Canyon Péninsule de Tjörnes Húsavík > Nuit à Húsavík

Jour 11: (vendredi 15) Observation des baleines Godafoss Akuyeri(arrêt courses etc) Hvammstangi Stykkisholmur > Nuit à Stykkisholmur

Jour 12: (samedi 16) Péninsule Snaefellsnes (Kirkjufell ; falaises de Svortuloft ; Snæfellsjökull ; Hellnar ; Arnastapi) > Nuit à Borgarnes

Jour 13: (dimanche 17) Hraunfossar/Barnafoss Glymur Keldur > Nuit à Reykjavik

Jour 14: (lundi 18) Reykjavik Blue Lagoon> Retour en France :( (avion à 1h du matin)
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