Si vous imaginez qu'il n'y a pas de père Noêl dans les pays muuslmans...
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Si vous aimez le riz de l'oncle Ben's...
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Bonjour a tous,
Nous comptons partir en Egypte debut decembre pour 20 jours. Nous aurions aime savoir combien faut il compter par jour par personne? Est il possible de parcourir l'Egypte avec 15 euros par jour?
En 20 jours, en arrivant au Caire, est il possible de se rendre au pyramide de Kheops? Quels sont les "inmanquables" en Egypte?
Merci d'avance pour votre aide,
Cordialement,
David.
Nous comptons partir en Egypte debut decembre pour 20 jours. Nous aurions aime savoir combien faut il compter par jour par personne? Est il possible de parcourir l'Egypte avec 15 euros par jour?
En 20 jours, en arrivant au Caire, est il possible de se rendre au pyramide de Kheops? Quels sont les "inmanquables" en Egypte?
Merci d'avance pour votre aide,
Cordialement,
David.
Ceci est mon expérience des 8 jours passés en Egypte moi et ma femme (3 jours en Caire, 5 jours à Louxor). Je ne fais pas l’inventaire des choses qu’il faut voir ou ne pas voir, mais de ce qu’on a fait et aimé ou pas aimé, et des expériences acquises et conseils que je peux vous retourner (j’ai moi-même pal mal profité du forum avant de partir).
Le Caire 1) Hôtel s: - Pension Vienna : hôtel pour routard, pas cher (moins de 20 Euros), mais avec un confort bien suffisant (3e étage d’un bâtiment qui lui fait un peu peur): chambre assez spacieuse plutôt bien entretenue et propre, avec salle de bain/douche, petit-déj correct (thé, fromage à tartiner, confiture, beurre, pain, melon), à prendre dans la chambre (sauf si la seule table dispo est libre). Petit balcon sympa qui donne sur la rue, mais on entend du coup pas mal les voitures (ça ne nous a pas empêché de dormir). On vient vous chercher à l’aéroport pour au moins 2 nuits passées, 50 LE sinon (très correct !), 200 LE pour un chauffeur à la journée (qui ne nous a proposé 1 seule fois de visiter le bazar d’un pote, mais vraiment sans insister). Proprio très honnête et arrangeant, qui ne force pas à acheter des services. Bonne situation, proche du métro. Bref, je conseille si on ne recherche qquechose de trop romantique! - Hôtel Osiris : plus cher que le précédent (prix mini, 40 Euros dans notre cas avec chambre sans fenêtre mais salle de bain). Les chambres sont vraiment nickel, déco simple mais de bon goût, les draps et serviettes sentent bon. Petit-déj (6h30-9h00) pas pantagruélique plutôt bien dosé (comme le précédent, mais avec en plus un petit verre de jus de fruit, une crêpe et des fruits, dont les parfums varient chaque jour), pris sur une terrasse qui donne sur la ville (l’hôtel est au 13e étage). On vient vous chercher à l’aéroport pour 100 Le (un peu cher, mais conseillé au moins à l’arrivée pour la tranquillité, surtout au Caire – voir ci-après). Utile aussi un petit livret dans la chambre qui donne des conseils généraux plutôt utiles, des adresses pour le shopping. Les proprios (couple franco égyptien) peuvent en plus vous aider en français. Situation centrale également, proche de la place El Tahrir, comme le précédent, mais dans une rue que je trouve plus agréable et plus calme. Grande terrasse sur le toit avec des tables, très sympa. Bref : je conseille cette adresse par rapport à la précédente si on est plus à cheval sur le confort et le cadre, mais aussi pour se sentir plus à l’aise pour un premier séjour au Caire (à refaire, j’aurais commencé par celui-ci en arrivant au Caire).
2) Les transports que nous avons utilisés: a. les taxis: point très important car une chose qui peut vite souler en Egypte, ce sont les négociations avec les taxis. Et là : pas d’hésitation à avoir : a. prenez toujours un taxi blanc avec une bande à carreaux noirs. Il y en a partout, tout le temps, vous n’attendrez jamais bien longtemps ! b. ces taxis ont un compteur – d’où l’intérêt car pas de négociation. Au moment où la dernière personne claque la porte, le chauffeur enclenche le compteur qui démarre à 2.50 LE – au moment où j’écris-. Il faut parfois lui rappeler gentiment. J’en ai toujours eu entre 5 LE et 15 LE au centre, pourboire compris c. Honnissez les autres taxis, noirs souvent, avez lesquels, au mieux, vous paierez le même prix, après vous être battus pour la négociation. b. Le métro. 1 LE ! A prendre au moins une fois pour voir, éviter le wagon pour filles si vous êtes un homme (je me suis retrouvé dedans avec ma femme c. A pied : voir ci-après
3) Où nous avons mangé : Une adresse qd même sympa : Kazaz, près de Talaat Harb (proche Pension Vienna). Une sorte de fastfood/resto. Tables au 1er étage où on peut manger des sandwiches ou des plats simples, variés, et bons (et en plus, c’est du local). Notre principal point de chute au Caire. Sinon, Mc Do près de la place El Tahrir, en cas de crise de dépaysement, et pour goûter un Mc Arabia ! Enfin, une adresse bien top : Lakeside restaurant, dans le parc El-Azhar. Un bon conseil du guide du routard. Il faut prendre un taxi pour aller jusqu’au parc (1 seule porte d’entrée) puis après être entré (5 ou 10 LE), marcher qqes centaines de mètres à gauche. Le parc est super joli (contraste avec la saleté du Caire), en hauteur, et manger à la terrasse du resto, près d’un petit lac, avec les minarets en décors de fond, c’est franchement sympa. En plus, c’est bon. Notre coup de cœur ! Et tant que vous y êtes, en sortant du resto, vous retournez sur vos pas et allez vers l’autre bout du parc prendre un thé/dessert chez Alain Lenôtre. Une terrasse, type très oriental, bien chic, et super vue sur la ville qui, en toute honnêteté, vaut le déplacement.
4) Nos visites : a. Les pyramides. Comme conseillé un peu partout, nous sommes allés à Dachour car peu fréquenté. Effectivement, nous étions les seuls ! (compter 1 heure de route depuis le Caire). Et bien sûr, Saqqarah et Gizeh, superbe. Nous avons par contre été sacrément em***dés par les vendeurs et types qui recherchent les backchichs –notamment, un militaire à qui nous avons eu le malheur de le laisser nous prendre en photo et qui ne nous a plus lâché parce que 5LE n’était pas suffisant). Dachour, Saqqarah, Gizeh se font en une journée si on n’est pas fou d’2gyptologie et qu’on ne tient pas à rater un seul hiéroglyphe. b. Une marche à travers le Caire, du centre vers le Caire islamique. A la base, ce n’était pas voulu, je me suis un peu planté avec le plan et les distances. Expérience cependant on ne peut plus dépaysante – un peu angoissante aussi J : vous êtes baigné dans un magma de voitures, de motos, de piétons en tout genre – femmes en niqab, simplement voilées, hommes crasseux ou élégants - d’odeurs de kérosène mais aussi des fruits et légumes de toutes les échoppes que vous longez et où vous découvrez tous les petits métiers et types de commerces.. tout cela dans un bruit assourdissant de klaxons, de cris, de sifflets … bref, l’authenticité J. MAIS … vous verrez vite que le taxi reste le meilleur moyen de déplacement. c. La citadelle. Voir les guides. Le Routard déconseille le musée militaire, je ne suis pas d’accord. Il faut y rentrer rien que pour l’atmosphère très « soviétique » - avant l’entrée du musée, à droite, une plaque sur un mur indique que le musée a été fait en coopération avec les « amis » de la République Démocratique de Corée .. c’est dire. Dans le musée (interminable), belle fresque kitchissime dès l’entrée de Moubarak. Après, suivez sans trop vous arrêter les flèches jusqu’à la sortie en regardant par-ci par là les différentes vitrines. Ca dure bien 30 minutes, les salles sont assez impressionnantes et le musée bien mieux entretenu que le musée d’égyptologie !! d. Les mosquées : Sultan Hassan (sympa, mais payant), Ibn Tulun (la plus vieille d’Egypte, belle dans sa sobriété. Accès au minaret au fond à droite juste après la première enceinte. Attentions aux pieux gardiens qui réclament 5 LE par protection pour les chaussures, plus le pourboire … ceux-là, j’ai failli les engueuler ! S’ils vous font le coup, prenez vos chaussures à la main et ne leur filez rien !). Egalement la mosquée El Azhar qu’on a bien apprécié. Il y en a bien d’autres, on a choisi celles-ci un peu par hasard. e. Le souk Khan El Khalili : pas grand-chose à dire de plus que les guides, si ce n’est que j’ai trouvé les commerçants pas pénibles et que c’est franchement très joli, surtout le soir où les éclairages des boutiques et la mise en valeur des différents monuments est super bien faite. f. Le parc El Azhar : nous y sommes allés le lundi de Pâques (par fait exprès) : un monde hallucinant, mais une super bonne expérience. Très très familial, tout le monde est pouponnés à commencer par les gamins, c’est plein de couleurs, plein de bonne humeur. 5) Le shopping : on a expérimenté modérément, malheureusement, car globalement, il y a beaucoup de choses très belles et pas chères du tout. On a bien regretté en rentrant en France. A savoir quand même, pour ceux qui n’aiment pas marchander, on trouver des magasins à prix fixés – et qui restent très bon marché- , de bon goût, souvent à but équitable. Il y en a un dans le parc El Azhar, dans le bâtiment où se trouve Lenôtre. Un autre, Oum El Dounia, tenu par un français, 3 Talaa’t Harb Street, au 1er étage (en faisant attention, comme toujours, au rabatteur qui planque au rez-de-chaussée et qui vous indique un autre magasin). Un, qui nous avait été conseillé, juste en face de l’entrée de la mosquée Ibn Tulun, était malheureusement fermé.
6) Quelques conseils : a. « Where are you from ? What’s your name ? » … ça, souvent, c’est les Rabatteurs autour des sites à visiter. Leur but est donc de vous rabattre dans un magasin. Ils vous tombent dessus qd ils voient que vous êtes en train de chercher votre chemin. Ils vous l’indiquent alors très gentiment... directement chez eux. Ou : ils vous doublent l’air de rien et puis tournent la tête avec un sourire radieux : « français ? ». Et vous « oui ! J ». Et hop, il a un frère qui habite en France (souvent à Lyon). Puis vous dit au-revoir et s’en va. Mais bon, comme il est sympa, il s’arrête un peu plus loin pour vous prévenir que la ou vous allez... c’est fermé à cette heure là ! Ou que comme il y a prière, on ne peut pas rentrer dans la mosquée avant une heure… et propose d’aller boire un thé ou autre... bref... voilà, stressant au début mais après, vous apprenez à couper court direct par un « no thank you » en souriant. b. « Welcome to Egypt » : on vous le dit souvent ! Nous avons été alpagués plusieurs fois comme ça par des rabatteurs, donc au début, on se méfie. Après, on se rend compte que ça arrive un peu avec n’importe qui : je me demande s’il n’y a pas eu une campagne nationale pour que les locaux disent cela ! Les enfants aiment bien aussi parfois dire « Hi » ! « What’s your name », ils rigolent et ils sont tout contents quand on répond. C’est très sympa. Bref, après avoir subi les Rabatteurs, on devient frileux à répondre à qui que ce soit. Sur le site de Guizeh, ou à Louxor (voir après), on peut l’être ! En ville, autant être poli et répondre avec le sourire, quitte à tomber sur un rabatteur parfois, mais on le voit vite dès qu’il veut vous indiquer le chemin.
Louxor
1) Hôtel s: nous en avons fait 1 seul : le Winter Palace Hôtel ! Nous avions réservé au Pavillon Winter mais faute de clients, tout le monde a été recasé au Palace – vue sur le Nil, qui plus est pour nous !. Hôtel classe, qui a gardé sont style british 19e siècle, grands salons cosy, énorme hall, etc … Jardin super agréable, avec plein de petits coins où s’assoir en toute tranquillité, et une piscine (25m) où on peut vraiment nager (accessible aussi aux clients du Pavillon quand ce dernier est ouvert). On a un peu l’impression d’avoir gagné au loto sur un coup comme ça. Mais, sans vouloir bouder mon plaisir, une nuit m’aurait suffit histoire de « voir » ce que ça fait, après, le côté un peu guindé de l’hôtel font qu’on ne s’y sent pas forcément bien à l’aise. Un gros inconvénient de l’hôtel : les caléchiers qui vous attendent à la sortie et qui vous harcèlent sans discontinuer (voir ci-après).
2) Les calèches : la plaie de Louxor. Bon, c’est pas très gentil pour les caléchiers qui sont certainement très bien, mais que nous n’avons malheureusement pas croisé. En gros, il y a plusieurs dizaine de calèches dans le centre de Louxor dans un certain nombre ont une salle tendance au harcèlement. Le premier jour, un caléchier nous a suivis sur 500m. On s’est arrêté ½ heure au Mac Do et nous a attendu là et harcelé à nouveau à la sortie (rien d’agressif, mais continu). J’ai vu d’autres touristes subir ce sort. Je ne vais pas m’étendre sur les qques mésaventures que j’ai pu avoir, et le peu de conseil que j’ai à donner sont les suivants : j’ai pu voir plusieurs calèches vraiment très belles, bien entretenues, le caléchier t’interpeller une fois et pas plus. Là, il ne faut pas hésiter (malheureusement, j’ai l’impression que ce sont les plus teigneux qu’on voit le plus). Le mieux, si on y arrive, est d’aller en face de l’entrée du temple de Louxor où il y a un parking à calèche et de choisir une belle calèche (bizarrement, ceux qui harcèlent n’ont pas les calèches les mieux entretenues).
3) Les visites : a. j’ai passé un temps fou à sélectionner sur les différents sites web ce qu’il y avait de mieux à faire sur la rive ouest. Au final, je pense qu’il ne faut pas trop se prendre la tête : tout est beau et digne d’intérêt, et certains préfèreront certains sites plutôt que d’autres. Un très bon souvenir, par exemple, est la Vallée des Artistes. Personne, juste nous… 2 tombes petites mais bien conservées (bakchich au gardien qui ferme délibérément la tombe, mais bon J), les fondations du village des artisans sans personne autour donne une vraie sensation, de même que le temple au fond, petit, mais juste nous et le gardien. Vous pouvez apprécier tranquillement le site et vous imprégner de l’atmosphère de ce lieu perdu, comme s’il venait d’être découvert (le gardien nous a même montré des lambeaux de momie sous des tessons de poterie !), à l’opposé d’un site comme le temple d’Hatchepsout, très beau, mais … trop de monde. b. La visite de la ville en calèche peut être sympa (si le caléchier est honnête et ne passe pas son tps à essayer de vous vendre une journée de visite ici ou là). Notamment, la traversée du marché … en plein marché, vaut son pesant d’or. c. Karnak : pas de choses à dire de plus qu’ailleurs. Le temps de Konshou, à l’écart, est très agréable, car bien conservé et quasiment personne. C’est d’ailleurs peut-être mon conseil général pour Louxor: tous les sites sont intéressants, il y a toujours plein de choses à voir, donc pour ma part, je préfère viser celui un peu moins connu et l’apprécier tranquillement que celui plus imposant, plus connu, où il y a un peu trop de monde (sachant que les sites étant tous très grands, on ne marche pas non plus sur les pieds comme au Louvre!)
4) Le shopping : petit magasin très sympa au centre, juste avant l’entrée du souk, à prix fixe et pas mal d’objets de bon goût (commerce équitable). Et le souk, sympa.
Un dernier conseil, concernant les bakchichs : débrouillez-vous pour avoir plein de pièces de 1 LE (ou 50 piastres) dans les poches. Ca vous simplifiera grandement la vie !
Le Caire 1) Hôtel s: - Pension Vienna : hôtel pour routard, pas cher (moins de 20 Euros), mais avec un confort bien suffisant (3e étage d’un bâtiment qui lui fait un peu peur): chambre assez spacieuse plutôt bien entretenue et propre, avec salle de bain/douche, petit-déj correct (thé, fromage à tartiner, confiture, beurre, pain, melon), à prendre dans la chambre (sauf si la seule table dispo est libre). Petit balcon sympa qui donne sur la rue, mais on entend du coup pas mal les voitures (ça ne nous a pas empêché de dormir). On vient vous chercher à l’aéroport pour au moins 2 nuits passées, 50 LE sinon (très correct !), 200 LE pour un chauffeur à la journée (qui ne nous a proposé 1 seule fois de visiter le bazar d’un pote, mais vraiment sans insister). Proprio très honnête et arrangeant, qui ne force pas à acheter des services. Bonne situation, proche du métro. Bref, je conseille si on ne recherche qquechose de trop romantique! - Hôtel Osiris : plus cher que le précédent (prix mini, 40 Euros dans notre cas avec chambre sans fenêtre mais salle de bain). Les chambres sont vraiment nickel, déco simple mais de bon goût, les draps et serviettes sentent bon. Petit-déj (6h30-9h00) pas pantagruélique plutôt bien dosé (comme le précédent, mais avec en plus un petit verre de jus de fruit, une crêpe et des fruits, dont les parfums varient chaque jour), pris sur une terrasse qui donne sur la ville (l’hôtel est au 13e étage). On vient vous chercher à l’aéroport pour 100 Le (un peu cher, mais conseillé au moins à l’arrivée pour la tranquillité, surtout au Caire – voir ci-après). Utile aussi un petit livret dans la chambre qui donne des conseils généraux plutôt utiles, des adresses pour le shopping. Les proprios (couple franco égyptien) peuvent en plus vous aider en français. Situation centrale également, proche de la place El Tahrir, comme le précédent, mais dans une rue que je trouve plus agréable et plus calme. Grande terrasse sur le toit avec des tables, très sympa. Bref : je conseille cette adresse par rapport à la précédente si on est plus à cheval sur le confort et le cadre, mais aussi pour se sentir plus à l’aise pour un premier séjour au Caire (à refaire, j’aurais commencé par celui-ci en arrivant au Caire).
2) Les transports que nous avons utilisés: a. les taxis: point très important car une chose qui peut vite souler en Egypte, ce sont les négociations avec les taxis. Et là : pas d’hésitation à avoir : a. prenez toujours un taxi blanc avec une bande à carreaux noirs. Il y en a partout, tout le temps, vous n’attendrez jamais bien longtemps ! b. ces taxis ont un compteur – d’où l’intérêt car pas de négociation. Au moment où la dernière personne claque la porte, le chauffeur enclenche le compteur qui démarre à 2.50 LE – au moment où j’écris-. Il faut parfois lui rappeler gentiment. J’en ai toujours eu entre 5 LE et 15 LE au centre, pourboire compris c. Honnissez les autres taxis, noirs souvent, avez lesquels, au mieux, vous paierez le même prix, après vous être battus pour la négociation. b. Le métro. 1 LE ! A prendre au moins une fois pour voir, éviter le wagon pour filles si vous êtes un homme (je me suis retrouvé dedans avec ma femme c. A pied : voir ci-après
3) Où nous avons mangé : Une adresse qd même sympa : Kazaz, près de Talaat Harb (proche Pension Vienna). Une sorte de fastfood/resto. Tables au 1er étage où on peut manger des sandwiches ou des plats simples, variés, et bons (et en plus, c’est du local). Notre principal point de chute au Caire. Sinon, Mc Do près de la place El Tahrir, en cas de crise de dépaysement, et pour goûter un Mc Arabia ! Enfin, une adresse bien top : Lakeside restaurant, dans le parc El-Azhar. Un bon conseil du guide du routard. Il faut prendre un taxi pour aller jusqu’au parc (1 seule porte d’entrée) puis après être entré (5 ou 10 LE), marcher qqes centaines de mètres à gauche. Le parc est super joli (contraste avec la saleté du Caire), en hauteur, et manger à la terrasse du resto, près d’un petit lac, avec les minarets en décors de fond, c’est franchement sympa. En plus, c’est bon. Notre coup de cœur ! Et tant que vous y êtes, en sortant du resto, vous retournez sur vos pas et allez vers l’autre bout du parc prendre un thé/dessert chez Alain Lenôtre. Une terrasse, type très oriental, bien chic, et super vue sur la ville qui, en toute honnêteté, vaut le déplacement.
4) Nos visites : a. Les pyramides. Comme conseillé un peu partout, nous sommes allés à Dachour car peu fréquenté. Effectivement, nous étions les seuls ! (compter 1 heure de route depuis le Caire). Et bien sûr, Saqqarah et Gizeh, superbe. Nous avons par contre été sacrément em***dés par les vendeurs et types qui recherchent les backchichs –notamment, un militaire à qui nous avons eu le malheur de le laisser nous prendre en photo et qui ne nous a plus lâché parce que 5LE n’était pas suffisant). Dachour, Saqqarah, Gizeh se font en une journée si on n’est pas fou d’2gyptologie et qu’on ne tient pas à rater un seul hiéroglyphe. b. Une marche à travers le Caire, du centre vers le Caire islamique. A la base, ce n’était pas voulu, je me suis un peu planté avec le plan et les distances. Expérience cependant on ne peut plus dépaysante – un peu angoissante aussi J : vous êtes baigné dans un magma de voitures, de motos, de piétons en tout genre – femmes en niqab, simplement voilées, hommes crasseux ou élégants - d’odeurs de kérosène mais aussi des fruits et légumes de toutes les échoppes que vous longez et où vous découvrez tous les petits métiers et types de commerces.. tout cela dans un bruit assourdissant de klaxons, de cris, de sifflets … bref, l’authenticité J. MAIS … vous verrez vite que le taxi reste le meilleur moyen de déplacement. c. La citadelle. Voir les guides. Le Routard déconseille le musée militaire, je ne suis pas d’accord. Il faut y rentrer rien que pour l’atmosphère très « soviétique » - avant l’entrée du musée, à droite, une plaque sur un mur indique que le musée a été fait en coopération avec les « amis » de la République Démocratique de Corée .. c’est dire. Dans le musée (interminable), belle fresque kitchissime dès l’entrée de Moubarak. Après, suivez sans trop vous arrêter les flèches jusqu’à la sortie en regardant par-ci par là les différentes vitrines. Ca dure bien 30 minutes, les salles sont assez impressionnantes et le musée bien mieux entretenu que le musée d’égyptologie !! d. Les mosquées : Sultan Hassan (sympa, mais payant), Ibn Tulun (la plus vieille d’Egypte, belle dans sa sobriété. Accès au minaret au fond à droite juste après la première enceinte. Attentions aux pieux gardiens qui réclament 5 LE par protection pour les chaussures, plus le pourboire … ceux-là, j’ai failli les engueuler ! S’ils vous font le coup, prenez vos chaussures à la main et ne leur filez rien !). Egalement la mosquée El Azhar qu’on a bien apprécié. Il y en a bien d’autres, on a choisi celles-ci un peu par hasard. e. Le souk Khan El Khalili : pas grand-chose à dire de plus que les guides, si ce n’est que j’ai trouvé les commerçants pas pénibles et que c’est franchement très joli, surtout le soir où les éclairages des boutiques et la mise en valeur des différents monuments est super bien faite. f. Le parc El Azhar : nous y sommes allés le lundi de Pâques (par fait exprès) : un monde hallucinant, mais une super bonne expérience. Très très familial, tout le monde est pouponnés à commencer par les gamins, c’est plein de couleurs, plein de bonne humeur. 5) Le shopping : on a expérimenté modérément, malheureusement, car globalement, il y a beaucoup de choses très belles et pas chères du tout. On a bien regretté en rentrant en France. A savoir quand même, pour ceux qui n’aiment pas marchander, on trouver des magasins à prix fixés – et qui restent très bon marché- , de bon goût, souvent à but équitable. Il y en a un dans le parc El Azhar, dans le bâtiment où se trouve Lenôtre. Un autre, Oum El Dounia, tenu par un français, 3 Talaa’t Harb Street, au 1er étage (en faisant attention, comme toujours, au rabatteur qui planque au rez-de-chaussée et qui vous indique un autre magasin). Un, qui nous avait été conseillé, juste en face de l’entrée de la mosquée Ibn Tulun, était malheureusement fermé.
6) Quelques conseils : a. « Where are you from ? What’s your name ? » … ça, souvent, c’est les Rabatteurs autour des sites à visiter. Leur but est donc de vous rabattre dans un magasin. Ils vous tombent dessus qd ils voient que vous êtes en train de chercher votre chemin. Ils vous l’indiquent alors très gentiment... directement chez eux. Ou : ils vous doublent l’air de rien et puis tournent la tête avec un sourire radieux : « français ? ». Et vous « oui ! J ». Et hop, il a un frère qui habite en France (souvent à Lyon). Puis vous dit au-revoir et s’en va. Mais bon, comme il est sympa, il s’arrête un peu plus loin pour vous prévenir que la ou vous allez... c’est fermé à cette heure là ! Ou que comme il y a prière, on ne peut pas rentrer dans la mosquée avant une heure… et propose d’aller boire un thé ou autre... bref... voilà, stressant au début mais après, vous apprenez à couper court direct par un « no thank you » en souriant. b. « Welcome to Egypt » : on vous le dit souvent ! Nous avons été alpagués plusieurs fois comme ça par des rabatteurs, donc au début, on se méfie. Après, on se rend compte que ça arrive un peu avec n’importe qui : je me demande s’il n’y a pas eu une campagne nationale pour que les locaux disent cela ! Les enfants aiment bien aussi parfois dire « Hi » ! « What’s your name », ils rigolent et ils sont tout contents quand on répond. C’est très sympa. Bref, après avoir subi les Rabatteurs, on devient frileux à répondre à qui que ce soit. Sur le site de Guizeh, ou à Louxor (voir après), on peut l’être ! En ville, autant être poli et répondre avec le sourire, quitte à tomber sur un rabatteur parfois, mais on le voit vite dès qu’il veut vous indiquer le chemin.
Louxor
1) Hôtel s: nous en avons fait 1 seul : le Winter Palace Hôtel ! Nous avions réservé au Pavillon Winter mais faute de clients, tout le monde a été recasé au Palace – vue sur le Nil, qui plus est pour nous !. Hôtel classe, qui a gardé sont style british 19e siècle, grands salons cosy, énorme hall, etc … Jardin super agréable, avec plein de petits coins où s’assoir en toute tranquillité, et une piscine (25m) où on peut vraiment nager (accessible aussi aux clients du Pavillon quand ce dernier est ouvert). On a un peu l’impression d’avoir gagné au loto sur un coup comme ça. Mais, sans vouloir bouder mon plaisir, une nuit m’aurait suffit histoire de « voir » ce que ça fait, après, le côté un peu guindé de l’hôtel font qu’on ne s’y sent pas forcément bien à l’aise. Un gros inconvénient de l’hôtel : les caléchiers qui vous attendent à la sortie et qui vous harcèlent sans discontinuer (voir ci-après).
2) Les calèches : la plaie de Louxor. Bon, c’est pas très gentil pour les caléchiers qui sont certainement très bien, mais que nous n’avons malheureusement pas croisé. En gros, il y a plusieurs dizaine de calèches dans le centre de Louxor dans un certain nombre ont une salle tendance au harcèlement. Le premier jour, un caléchier nous a suivis sur 500m. On s’est arrêté ½ heure au Mac Do et nous a attendu là et harcelé à nouveau à la sortie (rien d’agressif, mais continu). J’ai vu d’autres touristes subir ce sort. Je ne vais pas m’étendre sur les qques mésaventures que j’ai pu avoir, et le peu de conseil que j’ai à donner sont les suivants : j’ai pu voir plusieurs calèches vraiment très belles, bien entretenues, le caléchier t’interpeller une fois et pas plus. Là, il ne faut pas hésiter (malheureusement, j’ai l’impression que ce sont les plus teigneux qu’on voit le plus). Le mieux, si on y arrive, est d’aller en face de l’entrée du temple de Louxor où il y a un parking à calèche et de choisir une belle calèche (bizarrement, ceux qui harcèlent n’ont pas les calèches les mieux entretenues).
3) Les visites : a. j’ai passé un temps fou à sélectionner sur les différents sites web ce qu’il y avait de mieux à faire sur la rive ouest. Au final, je pense qu’il ne faut pas trop se prendre la tête : tout est beau et digne d’intérêt, et certains préfèreront certains sites plutôt que d’autres. Un très bon souvenir, par exemple, est la Vallée des Artistes. Personne, juste nous… 2 tombes petites mais bien conservées (bakchich au gardien qui ferme délibérément la tombe, mais bon J), les fondations du village des artisans sans personne autour donne une vraie sensation, de même que le temple au fond, petit, mais juste nous et le gardien. Vous pouvez apprécier tranquillement le site et vous imprégner de l’atmosphère de ce lieu perdu, comme s’il venait d’être découvert (le gardien nous a même montré des lambeaux de momie sous des tessons de poterie !), à l’opposé d’un site comme le temple d’Hatchepsout, très beau, mais … trop de monde. b. La visite de la ville en calèche peut être sympa (si le caléchier est honnête et ne passe pas son tps à essayer de vous vendre une journée de visite ici ou là). Notamment, la traversée du marché … en plein marché, vaut son pesant d’or. c. Karnak : pas de choses à dire de plus qu’ailleurs. Le temps de Konshou, à l’écart, est très agréable, car bien conservé et quasiment personne. C’est d’ailleurs peut-être mon conseil général pour Louxor: tous les sites sont intéressants, il y a toujours plein de choses à voir, donc pour ma part, je préfère viser celui un peu moins connu et l’apprécier tranquillement que celui plus imposant, plus connu, où il y a un peu trop de monde (sachant que les sites étant tous très grands, on ne marche pas non plus sur les pieds comme au Louvre!)
4) Le shopping : petit magasin très sympa au centre, juste avant l’entrée du souk, à prix fixe et pas mal d’objets de bon goût (commerce équitable). Et le souk, sympa.
Un dernier conseil, concernant les bakchichs : débrouillez-vous pour avoir plein de pièces de 1 LE (ou 50 piastres) dans les poches. Ca vous simplifiera grandement la vie !
Bon, enfin après tout ce temps mon rêve commence a devenir réalité; le 5 septembre prochain de m'envole pour aller passer 2 mois solo avec mon backpack 65L en Égypte.
Après plus d'un an de planification, je me sens prêt plus que jamais. Il ne me reste seulement que peu d'interrogation, dont j'aimerais que vous m'éclaircissiez sur ceux-ci.
Impossible pour moi de déterminer combien de temps que je passerai à chaque endroit, car je resterai au même endroit aussi longtemps que j'en es envie. Pour chaque destination de mon circuit, je n'indiquerai pas non plus ce que je vais faire puisque je compte bien TOUT faire et voir ce que chaque endroit m'offre (enfin ce qui m'intéresse).
P.S. Mon trajet est fait dans l'espoir qu'un tour dans le Sinaï soit envisageable d'ici là... Esperons-le.
Donc,
- Départ de Montréal pour le Caire - Train couchette vers Louxor - Croisière vers Aswan - Autobus vers Abu Simbel - Autobus vers Aswan - Train vers Louxor - Autobus vers Hurghada - Ferry vers Sharm El Sheik (à ce propos, existe-t'il toujours?) - Autobus vers Dahab - Autobus vers Jerusalem - Autobus vers Petra - Autobus vers Sharm El Sheik - Avion vers le Caire - Train vers Alexandrie - Autobus vers Siwa - Autobus vers Alexandrie - Train vers le Caire - Retour à Montréal
Avec toutes les villes que je compte voir, je crois que cette ordre est la meilleur, à moins que vous me prouviez le contraire.
Deuxièmement, croyez vous qu'avec le retour à l'ordre le Sinaï puisse redevenir sécuritaire avant septembre? Parce que sinon je devrai me faire un autre planning :(
Merci d'avance.
Impossible pour moi de déterminer combien de temps que je passerai à chaque endroit, car je resterai au même endroit aussi longtemps que j'en es envie. Pour chaque destination de mon circuit, je n'indiquerai pas non plus ce que je vais faire puisque je compte bien TOUT faire et voir ce que chaque endroit m'offre (enfin ce qui m'intéresse).
P.S. Mon trajet est fait dans l'espoir qu'un tour dans le Sinaï soit envisageable d'ici là... Esperons-le.
Donc,
- Départ de Montréal pour le Caire - Train couchette vers Louxor - Croisière vers Aswan - Autobus vers Abu Simbel - Autobus vers Aswan - Train vers Louxor - Autobus vers Hurghada - Ferry vers Sharm El Sheik (à ce propos, existe-t'il toujours?) - Autobus vers Dahab - Autobus vers Jerusalem - Autobus vers Petra - Autobus vers Sharm El Sheik - Avion vers le Caire - Train vers Alexandrie - Autobus vers Siwa - Autobus vers Alexandrie - Train vers le Caire - Retour à Montréal
Avec toutes les villes que je compte voir, je crois que cette ordre est la meilleur, à moins que vous me prouviez le contraire.
Deuxièmement, croyez vous qu'avec le retour à l'ordre le Sinaï puisse redevenir sécuritaire avant septembre? Parce que sinon je devrai me faire un autre planning :(
Merci d'avance.
BONJOUR !!!!
nous avons déjà acheté nos billets pour le CAIRE pour la fin d'année et je suis très préoccupée car nous ne sommes que deux femmes et il ya tellement de problèmes la-bàs ..
svp rassurez-moi ; si quelqu'un du forum a été la-bàs dernièrement et n'a eu aucun problème !! svp j'ai besoin de vos conseils !!
peut-on aller en Egypte ou non ? j'attends vos conseils ; merci
nous avons déjà acheté nos billets pour le CAIRE pour la fin d'année et je suis très préoccupée car nous ne sommes que deux femmes et il ya tellement de problèmes la-bàs ..
svp rassurez-moi ; si quelqu'un du forum a été la-bàs dernièrement et n'a eu aucun problème !! svp j'ai besoin de vos conseils !!
peut-on aller en Egypte ou non ? j'attends vos conseils ; merci
quelqun peut me dire la situation en ce moment en egypte
normalemnt je parle 19 mars pour le caire avec circuit jusqua la mer rouge nous au canada le gouvernement a emis une alerte de ne pas allé si nessesaire mes notre fourniseur pour le voyage dis que tout est ok .tu peut meclairé un peut STP...
merci a lavance.
Bonjour,
j'ecris ce mail parce qu'avant de partir en egypte en backpacker j'avais l'impression que ca relevait de l'impossible tant le pays est developpe d'un point de vue touristique. A ceux qui se posent aussi cette question : l'egypte ne pose pas de problemes particuliers si vous voyagez seuls, c'est plutot simple et plutot mieux et plus souples que de voyager en groupe organise.
Quelques infos generales : les transports ne sont pas chers (sauf le trains de nuit couchette pour les etrangers du caire vers Louxor et Asswan). Il y a le train, ce qui est une bonne nouvelle, meme s'il est un peu lent. Il y a des bus, plus frequents et moins chers, et les microbus, plus rapides, meme prix que le bus mais ne partent que quand ils sont pleins (on attend pas longtemps en general). Une precision importante sur "les convois" (transports pour les touristes escortes par la police en haute egypte). Il semble qu'il y ait une meprise de la part de pas mal de voyageurs que j'ai rencontre. Ils pensent que comme ils sont etrangers ils sont obliges de prendre ces convois. Ce n'est pas du tout le cas, et vous avez tout interet a les eviter si vous souhaiter vous retrouver tranquille sur les sites a visiter. Il faut plutot le prendre comme un truc qui est propose par le gouvernement egyptien mais en aucun cas ce n'est obligatoire, nulle part. Vous pouvez voyager comme vous voulez en Egypte. les hotels : en abondance, toutes les gammes de prix ca commence a 4 euros. la bouffe pas cher du tout si vous mangez local. L'eau est potable.
Je donnerai des precisions un peu plus tard dans un autre Post sur Asswan, Abou Simbel, Le caire, Alexandrie, Siwa, el Fayoum
Quelques infos generales : les transports ne sont pas chers (sauf le trains de nuit couchette pour les etrangers du caire vers Louxor et Asswan). Il y a le train, ce qui est une bonne nouvelle, meme s'il est un peu lent. Il y a des bus, plus frequents et moins chers, et les microbus, plus rapides, meme prix que le bus mais ne partent que quand ils sont pleins (on attend pas longtemps en general). Une precision importante sur "les convois" (transports pour les touristes escortes par la police en haute egypte). Il semble qu'il y ait une meprise de la part de pas mal de voyageurs que j'ai rencontre. Ils pensent que comme ils sont etrangers ils sont obliges de prendre ces convois. Ce n'est pas du tout le cas, et vous avez tout interet a les eviter si vous souhaiter vous retrouver tranquille sur les sites a visiter. Il faut plutot le prendre comme un truc qui est propose par le gouvernement egyptien mais en aucun cas ce n'est obligatoire, nulle part. Vous pouvez voyager comme vous voulez en Egypte. les hotels : en abondance, toutes les gammes de prix ca commence a 4 euros. la bouffe pas cher du tout si vous mangez local. L'eau est potable.
Je donnerai des precisions un peu plus tard dans un autre Post sur Asswan, Abou Simbel, Le caire, Alexandrie, Siwa, el Fayoum
Bonjour
nous partons du 19.04 au 30.04 en egypte et nous voudrions passser notre niveau 2 de plongée(nous avons passés notre niveau1 sur bali au mois d octobre).
Nous hésitons sur le choix de l endroit pour passer notre niveau. Nous aimerions voir un peu de gros si possible. Par contre nous n aimons pas les destinations trop touristiques, c est por cela que nous écartons hurghada sauf si vous nous dites que c est vraiment le spot le plus intéressant. Nous sommes en sac a dos. Nous hésitons entre sharm el sheikh meme si c est aussi touristique, et dahab. Qu en pensez vous?? Mais comme nous avons 10 jours, on peut aussi faire les deux, mais vaut il mieux passer son niveau2 a dahab et refaire quelques plongéessur sharm ou l inverse?
L eau sera a combien? et l air?
Merci a vous por votre aide
A bientot angie
nous partons du 19.04 au 30.04 en egypte et nous voudrions passser notre niveau 2 de plongée(nous avons passés notre niveau1 sur bali au mois d octobre).
Nous hésitons sur le choix de l endroit pour passer notre niveau. Nous aimerions voir un peu de gros si possible. Par contre nous n aimons pas les destinations trop touristiques, c est por cela que nous écartons hurghada sauf si vous nous dites que c est vraiment le spot le plus intéressant. Nous sommes en sac a dos. Nous hésitons entre sharm el sheikh meme si c est aussi touristique, et dahab. Qu en pensez vous?? Mais comme nous avons 10 jours, on peut aussi faire les deux, mais vaut il mieux passer son niveau2 a dahab et refaire quelques plongéessur sharm ou l inverse?
L eau sera a combien? et l air?
Merci a vous por votre aide
A bientot angie
Bonjour à tous,
Nous avons passé 15 jours en Egypte en avril. En famille avec nos 3 enfants de 6, 9 et 11 ans. Nous avons adoré notre périple Le Caire – Assouan – Louxor – Mer Rouge.
Tous les Égyptiens rencontrés ont vraiment été accueillants. On sent que la majorité veut que les touristes se sentent bien et aient une bonne expérience. Combien de « welcome to eygpt » a-t-on entendu en 15 jours !
Comme j’ai beaucoup bénéficié du forum pour la préparation, voici un petit compte-rendu, en plusieurs parties : Le Caire / Assouan / Louxor
Le Caire
Conseils pratiques :
Visas : On avait fait la demande en ligne qui a fonctionné impec, le passage se fait vraiment sans problème.
Aéroport : Arrivée à 2h30 du matin, on n’a donc pas pris le temps d’explorer l’aéroport. On s’est rué vers la sortie, le taxi de notre logement ne nous y attendait pas. Un employé l’a appelé au téléphone, il était là 5 minutes plus tard. è Bon point : personne de l’extérieur n’est autorisé dans le hall d’arrivée, même passé la sécurité. Seulement dans la rue attendent les chauffeurs et rabatteurs. è Conseil : bien avoir le numéro de portable de son interlocuteur !
Trafic/déplacements : Pas mal de bouchons, mais cela avançait toujours. On ne s’est jamais retrouvé coincés. è Ce qui nous a sauvés : UBER ! Tellement pratique. Ne pas hésiter une seconde. Pas besoin de négocier avec un taxi, de lui expliquer ou aller, etc.
Metro : on a fait un trajet aussi, assez plein vers 14h30 (apparemment le début de l’heure de pointe). Pas de problème pour acheter le ticket, mais à la sortie, il s’est avéré que je n’avais pas pris la bonne zone. On nous a laissé sortir sans surcout.
Téléphone : on a pris une carte chez Vodafone. Environ 150 livres pour une carte SIM tel/internet valable pendant notre séjour. Pratique pour Uber et Whatsapp !
Argent : On a changé nos euros en ville, dans le quartier de Maadi. La filiale du CA avait une limite de 400€ par jour et par passeport. Une autre banque n’a pas eu ces scrupules (nom oublié). On a fait un retrait avec carte MasterCard à Assouan. Aucun souci non plus.
Parcours du touriste : Pyramides : On a pris un taxi recommandé par des locaux, qui nous y a conduits et nous a attendus pendant 3 heures. 500 livres je crois. La grande route traverse tout Giza, et ce quartier n’est pas folichon (les immeubles !!) Attention arnaque à l’entrée, des rabatteurs à 500m de l’entrée essaient de vous faire garer votre véhicule sur leur petit parking privé, alors que le parking en haut sur le site est gratuit et immense. Les tarifs à la billetterie ne sont pas affichés de manière très claire. On n’a pas pris la visite à l’intérieur, juste le site.
Beaucoup de propositions de faire un tour de dromadaire, mais passés les premiers mètres, cela se calme. Le parcours en dromadaire dans les dunes en face a l’air vraiment bien. On ne l’a pas fait. Juste avant de partir, on nous a proposé une photo « cadeau » pour les enfants devant la pyramide sur un dromadaire. Bien sûr, après la photo, ils ont exigé de l’argent. C’était juste cadeau pour 1 enfant. On est resté fermes et calmes.
Spectacle derviches El-Gouri (je crois) Magnifique, envoutant. 3 soirs par semaine si je comprends bien. Dans la cour carrée en plein air d’un bâtiment ancien dans le vieux Caire.
Sortie en felouque : Rien de mieux que de passer 1-2 heures sur une felouque (prise vers le quartier de Maadi), au coucher du soleil. 200 livres pour 2h, il me semble.
Citadelle
Musée du Caire : entrée hyper sécurisée, avec beaucoup de touristes les uns sur les autres pour franchir les 2-3 portillons.
Restos : On a été hyper prudent, comme c’était nos premières 48 heures. Pas de shawarma dans la rue… Un endroit sympa a Maadi : Zooba, pour le déjeuner typique égyptien. Un autre bon resto a Maadi, assez cher : Caracas (typique oriental, malgré le nom) Et aussi une adresse du routard, près du musée : Oldish,
Train-couchettes et gare centrale Ramsès: On avait prévu de partir du Caire avec le train couchettes de 20h. La réservation n’a pas été facile, le site internet ne répond a aucun email, ni au téléphone. Mais la réservation en ligne a fonctionné sans problème, et il a suffi d’imprimer les billets. Bon, la répartition dans les wagons a été au petit bonheur la chance (5 personnes dans 4 cabines au lieu de 3 demandées), mais on a réglé cela aussitôt avec les autres familles. Le wagon entier était réservé aux étrangers, avec un steward dédié. Les cabines sont avec 2 couchettes. Une 3e personne (enfant jusqu’à 6 ans) pourrait éventuellement tenir et dormir dans le rangement pour bagages au-dessus de la porte. 2 cabines ont une porte communicante, que vous pouvez déverrouiller si les voisins sont aussi de votre famille. Les indications des plateformes ne sont pas hyper claires à la gare Ramsès, mais je crois que ce train part toujours de la plateforme 8, la première sur la gauche en entrant dans la gare. Comme à l’aéroport, l’accès a la gare est restreint aux passagers munis de billets.
Cette expérience a ravi toute la famille ! On est allés jusqu’au terminus, Assouan (arrivée à 10h avec 2h de retard).
Nous avons passé 15 jours en Egypte en avril. En famille avec nos 3 enfants de 6, 9 et 11 ans. Nous avons adoré notre périple Le Caire – Assouan – Louxor – Mer Rouge.
Tous les Égyptiens rencontrés ont vraiment été accueillants. On sent que la majorité veut que les touristes se sentent bien et aient une bonne expérience. Combien de « welcome to eygpt » a-t-on entendu en 15 jours !
Comme j’ai beaucoup bénéficié du forum pour la préparation, voici un petit compte-rendu, en plusieurs parties : Le Caire / Assouan / Louxor
Le Caire
Conseils pratiques :
Visas : On avait fait la demande en ligne qui a fonctionné impec, le passage se fait vraiment sans problème.
Aéroport : Arrivée à 2h30 du matin, on n’a donc pas pris le temps d’explorer l’aéroport. On s’est rué vers la sortie, le taxi de notre logement ne nous y attendait pas. Un employé l’a appelé au téléphone, il était là 5 minutes plus tard. è Bon point : personne de l’extérieur n’est autorisé dans le hall d’arrivée, même passé la sécurité. Seulement dans la rue attendent les chauffeurs et rabatteurs. è Conseil : bien avoir le numéro de portable de son interlocuteur !
Trafic/déplacements : Pas mal de bouchons, mais cela avançait toujours. On ne s’est jamais retrouvé coincés. è Ce qui nous a sauvés : UBER ! Tellement pratique. Ne pas hésiter une seconde. Pas besoin de négocier avec un taxi, de lui expliquer ou aller, etc.
Metro : on a fait un trajet aussi, assez plein vers 14h30 (apparemment le début de l’heure de pointe). Pas de problème pour acheter le ticket, mais à la sortie, il s’est avéré que je n’avais pas pris la bonne zone. On nous a laissé sortir sans surcout.
Téléphone : on a pris une carte chez Vodafone. Environ 150 livres pour une carte SIM tel/internet valable pendant notre séjour. Pratique pour Uber et Whatsapp !
Argent : On a changé nos euros en ville, dans le quartier de Maadi. La filiale du CA avait une limite de 400€ par jour et par passeport. Une autre banque n’a pas eu ces scrupules (nom oublié). On a fait un retrait avec carte MasterCard à Assouan. Aucun souci non plus.
Parcours du touriste : Pyramides : On a pris un taxi recommandé par des locaux, qui nous y a conduits et nous a attendus pendant 3 heures. 500 livres je crois. La grande route traverse tout Giza, et ce quartier n’est pas folichon (les immeubles !!) Attention arnaque à l’entrée, des rabatteurs à 500m de l’entrée essaient de vous faire garer votre véhicule sur leur petit parking privé, alors que le parking en haut sur le site est gratuit et immense. Les tarifs à la billetterie ne sont pas affichés de manière très claire. On n’a pas pris la visite à l’intérieur, juste le site.
Beaucoup de propositions de faire un tour de dromadaire, mais passés les premiers mètres, cela se calme. Le parcours en dromadaire dans les dunes en face a l’air vraiment bien. On ne l’a pas fait. Juste avant de partir, on nous a proposé une photo « cadeau » pour les enfants devant la pyramide sur un dromadaire. Bien sûr, après la photo, ils ont exigé de l’argent. C’était juste cadeau pour 1 enfant. On est resté fermes et calmes.
Spectacle derviches El-Gouri (je crois) Magnifique, envoutant. 3 soirs par semaine si je comprends bien. Dans la cour carrée en plein air d’un bâtiment ancien dans le vieux Caire.
Sortie en felouque : Rien de mieux que de passer 1-2 heures sur une felouque (prise vers le quartier de Maadi), au coucher du soleil. 200 livres pour 2h, il me semble.
Citadelle
Musée du Caire : entrée hyper sécurisée, avec beaucoup de touristes les uns sur les autres pour franchir les 2-3 portillons.
Restos : On a été hyper prudent, comme c’était nos premières 48 heures. Pas de shawarma dans la rue… Un endroit sympa a Maadi : Zooba, pour le déjeuner typique égyptien. Un autre bon resto a Maadi, assez cher : Caracas (typique oriental, malgré le nom) Et aussi une adresse du routard, près du musée : Oldish,
Train-couchettes et gare centrale Ramsès: On avait prévu de partir du Caire avec le train couchettes de 20h. La réservation n’a pas été facile, le site internet ne répond a aucun email, ni au téléphone. Mais la réservation en ligne a fonctionné sans problème, et il a suffi d’imprimer les billets. Bon, la répartition dans les wagons a été au petit bonheur la chance (5 personnes dans 4 cabines au lieu de 3 demandées), mais on a réglé cela aussitôt avec les autres familles. Le wagon entier était réservé aux étrangers, avec un steward dédié. Les cabines sont avec 2 couchettes. Une 3e personne (enfant jusqu’à 6 ans) pourrait éventuellement tenir et dormir dans le rangement pour bagages au-dessus de la porte. 2 cabines ont une porte communicante, que vous pouvez déverrouiller si les voisins sont aussi de votre famille. Les indications des plateformes ne sont pas hyper claires à la gare Ramsès, mais je crois que ce train part toujours de la plateforme 8, la première sur la gauche en entrant dans la gare. Comme à l’aéroport, l’accès a la gare est restreint aux passagers munis de billets.
Cette expérience a ravi toute la famille ! On est allés jusqu’au terminus, Assouan (arrivée à 10h avec 2h de retard).
bonjour à tous,
je souhaite aller en Egypte en mars, je pense me rendre par avion du Caire jusqu'à Abu Simbel y passer une nuit et ensuite remonter à Assouan, Louxors, et Guizeh je voyage seule, est ce que quelqu'un peut me dire, s'il y a encore des difficultés à voyager dans l'Egypte.
merci pour votre réponse et bonnes fêtes
je souhaite aller en Egypte en mars, je pense me rendre par avion du Caire jusqu'à Abu Simbel y passer une nuit et ensuite remonter à Assouan, Louxors, et Guizeh je voyage seule, est ce que quelqu'un peut me dire, s'il y a encore des difficultés à voyager dans l'Egypte.
merci pour votre réponse et bonnes fêtes
Hello,
De retour du Caire pour un séjour semi-professionnel de 4 jours avec mon épouse active dans le domaine culturel, voici quelques impressions sur les conditions sur place.
Concernant la sécurité générale, ayant passablement rassemblé d'infos ici et là, et notamment sur ce forum, il est vrai que l'image que l'on peut avoir via Internet est très contrastée, oscillant entre la crainte permanente d'un risque éventuel, et des témoignages très apaisants de voyageurs de retour. Je confirme, expérience faite, ces témoignages d'apaisement. En 4 jours au Caire, nous n'avons jamais eu de manifestation concrète d'insécurité objective. Il est clair que c'est une ville particulière pour un touriste européen lambda, mais du moment que l'on se comporte correctement, en respectant les usages locaux et en détendant l'atmosphère par un "Salam Aleikum" respectueux, cela passe très bien.
Nous nous sommes toujours déplacés en taxi, aucun problème, du moment qu'ils disposent d'un compteur et qu'ils comprennent plus ou moins notre destination. Il ne faut pas s'énerver s'ils font de grands détours, dans notre cas, cela a été pour nous éviter des bouchons et conserver une distance "de sécurité" avec les manifestations sur la place Tahrir ou dans les alentours. Dans la rue, il est tout à fait possible de se balader "en touristes", comme dans n'importe quelle capitale. Plusieurs personnes nous ont souhaité la bienvenue par un "Welcome" appuyé, on répond par un sourire. Il est clair que les usages ne sont pas les mêmes, notamment dans les rapports homme-femme, mais notre couple de touristes n'a pas suscité d'émoi particulier. Les Cairotes bossent comme tout le monde, ils ont un peu autre chose à faire que de s'en prendre à des gens de passage. Naturellement, les règles élémentaires de sécurité sont à observer, comme n'importe où dans le monde.
Les visites sur les sites touristiques se sont très bien déroulées. C'est une grande chance de voir les Pyramides avec seulement 50 touristes sur le site. Et s'il est vrai que les chameliers ou cavaliers sont parfois un peu insistants dans leurs démarches, on peut les ignorer et ils passent à un autre client potentiel. Finalement, le seul truc difficile à supporter a été la chaleur, entre 35 et 40 degrés, et la prise du rythme de vie cairote.
Il ne faut pas hésiter à demander sur place (hôtel, taxis etc.) s'il y a des manifestations, des endroits à éviter ou si l'endroit où l'on veut se rendre est "safe". Dans notre cas, on nous a toujours précisé que Le Caire était une ville très sûre, à l'exception de la place Tahrir où les manifestations sont toujours possibles, mais très localisées; elles ont en général lieu le vendredi, voire le samedi.
J'étais très anxieux à l'idée de me rendre au Caire pour ces quatre jours. N'étant pas un grand voyageur, j'étais peu sûr de moi-même, et surtout de ma capacité à réagir correctement en cas de pépin. Eh bien au retour de ce voyage, je suis heureux d'avoir dépassé mes peurs, d'avoir découvert un petit bout de cette ville incroyable, et je me réjouis d'y retourner.
Il est clair que les événements politiques actuels en Egypte sont exceptionnels. D'après ce que j'ai compris, il y a un profond mouvement pour pousser le président Morsi vers la sortie, en mobilisant une société civile qui découvre depuis moins d'un an ce que le régime démocratique signifie. Ce n'est pas anodin, et il faut aussi tenir compte de cela lorsque l'on se rend dans ce superbe pays qu'est l'Egypte.
Bref, j'espère que ce message vous encouragera à avoir un avis nuancé sur la question.
Bons voyages à tous,
De retour du Caire pour un séjour semi-professionnel de 4 jours avec mon épouse active dans le domaine culturel, voici quelques impressions sur les conditions sur place.
Concernant la sécurité générale, ayant passablement rassemblé d'infos ici et là, et notamment sur ce forum, il est vrai que l'image que l'on peut avoir via Internet est très contrastée, oscillant entre la crainte permanente d'un risque éventuel, et des témoignages très apaisants de voyageurs de retour. Je confirme, expérience faite, ces témoignages d'apaisement. En 4 jours au Caire, nous n'avons jamais eu de manifestation concrète d'insécurité objective. Il est clair que c'est une ville particulière pour un touriste européen lambda, mais du moment que l'on se comporte correctement, en respectant les usages locaux et en détendant l'atmosphère par un "Salam Aleikum" respectueux, cela passe très bien.
Nous nous sommes toujours déplacés en taxi, aucun problème, du moment qu'ils disposent d'un compteur et qu'ils comprennent plus ou moins notre destination. Il ne faut pas s'énerver s'ils font de grands détours, dans notre cas, cela a été pour nous éviter des bouchons et conserver une distance "de sécurité" avec les manifestations sur la place Tahrir ou dans les alentours. Dans la rue, il est tout à fait possible de se balader "en touristes", comme dans n'importe quelle capitale. Plusieurs personnes nous ont souhaité la bienvenue par un "Welcome" appuyé, on répond par un sourire. Il est clair que les usages ne sont pas les mêmes, notamment dans les rapports homme-femme, mais notre couple de touristes n'a pas suscité d'émoi particulier. Les Cairotes bossent comme tout le monde, ils ont un peu autre chose à faire que de s'en prendre à des gens de passage. Naturellement, les règles élémentaires de sécurité sont à observer, comme n'importe où dans le monde.
Les visites sur les sites touristiques se sont très bien déroulées. C'est une grande chance de voir les Pyramides avec seulement 50 touristes sur le site. Et s'il est vrai que les chameliers ou cavaliers sont parfois un peu insistants dans leurs démarches, on peut les ignorer et ils passent à un autre client potentiel. Finalement, le seul truc difficile à supporter a été la chaleur, entre 35 et 40 degrés, et la prise du rythme de vie cairote.
Il ne faut pas hésiter à demander sur place (hôtel, taxis etc.) s'il y a des manifestations, des endroits à éviter ou si l'endroit où l'on veut se rendre est "safe". Dans notre cas, on nous a toujours précisé que Le Caire était une ville très sûre, à l'exception de la place Tahrir où les manifestations sont toujours possibles, mais très localisées; elles ont en général lieu le vendredi, voire le samedi.
J'étais très anxieux à l'idée de me rendre au Caire pour ces quatre jours. N'étant pas un grand voyageur, j'étais peu sûr de moi-même, et surtout de ma capacité à réagir correctement en cas de pépin. Eh bien au retour de ce voyage, je suis heureux d'avoir dépassé mes peurs, d'avoir découvert un petit bout de cette ville incroyable, et je me réjouis d'y retourner.
Il est clair que les événements politiques actuels en Egypte sont exceptionnels. D'après ce que j'ai compris, il y a un profond mouvement pour pousser le président Morsi vers la sortie, en mobilisant une société civile qui découvre depuis moins d'un an ce que le régime démocratique signifie. Ce n'est pas anodin, et il faut aussi tenir compte de cela lorsque l'on se rend dans ce superbe pays qu'est l'Egypte.
Bref, j'espère que ce message vous encouragera à avoir un avis nuancé sur la question.
Bons voyages à tous,
Bonjour à tous,
Je suis parti en Égypte du 25/02 au 09/03 avec 6 jours sur Louxor ( petit hôtel fort sympathique situé exactement à Gurna) puis 6 jours au Caire chez la famille dans le quartier de Maadi. Lors de mon séjour je n'ai rencontré que sourire et hospitalité. J'ai 48 ans et j'essaie de faire un voyage à l'étranger tout les 2 ans et c'est vrai que pour celui la j'ai été agréablement surpris par l'accueil. A aucun moment je ne me suis senti en danger et même avec l'armée aux abords des sites je n'ai pas senti la moindre inquiétude. Pourtant j'étais accompagné de ma fille de 14 ans et je n'avais pas l'intention de prendre le moindre risque. Sur Louxor on avait loué des vélos et lorsqu'on croisait des autochtones c'était régulièrement des "welcome back" avec un grand sourire. Au Caire après avoir visité le musée on a traversé la place tahrir (le même jour que Juppé) encore occupée par des manifestants et s'il a fallu leur montrer nos passeports tout s'est passé dans la bonne humeur. Il y a toujours le couvre feu à minuit et il semble surtout respecté par les occidentaux. Voila, c'était un petit témoignage de mon séjour et j'espère vous avoir rassuré sur un pays qui vit en grande partie avec le tourisme.
P.S: j'oubliais, le son et lumière de Karnac a 18 spectateurs restera longtemps gravé dans ma mémoire.
salut tous le monde 😉
je connais rien questions argent je parts demain au caire en aventurier du dimanche 😕 loll je voulais savoir si la bas c facile de trouver le logement pour y vivre au moins deux mois et combien il faudrais je prenne pour vivre a l'égyptienne (SMICard) de le bas et pas les pharaons et pour moi c mieux de changer mon argent en france ou labas 😊si vous avrez des bons conseils welcome merci d'agrée mes salutations les ..🤪je plaisante
bonne journée tous et vive la paix et le repos
Hello! 🙂
je ne savais pas dans quel rubrique placer mon message... Je pars a Hourghada en Egypte tout prochainement et je voudrais savoir si l'on est en sécurité ou pas? J'ai entendu dire que ca pouvait être dangereux et vu que j'ai très peu voyager cela m'inquiete un peu...
Est ce plus dangereux qu'ailleurs ou j'ai des chances de revenir entière lol 🏴☠️
je ne savais pas dans quel rubrique placer mon message... Je pars a Hourghada en Egypte tout prochainement et je voudrais savoir si l'on est en sécurité ou pas? J'ai entendu dire que ca pouvait être dangereux et vu que j'ai très peu voyager cela m'inquiete un peu...
Est ce plus dangereux qu'ailleurs ou j'ai des chances de revenir entière lol 🏴☠️
Cher voyageurs,
J'aimerais partir en Egypte le 22 avril et je me demandais si la situation là bas ne craignait pas? Si je ne risquais rien? Je compte aller au Caire et y rester...
Merci de votre avis!
Pauline
J'aimerais partir en Egypte le 22 avril et je me demandais si la situation là bas ne craignait pas? Si je ne risquais rien? Je compte aller au Caire et y rester...
Merci de votre avis!
Pauline
Bonjour,
J'envisage partir en novembre à l'hotel Intercontinental de TABA
Est ce quequ'un ya etait recement et peut me donner ces impression
Les points forts et les points faibles ??
Est il possible de louer une voiture pour bouger sur place ??
Merci Beaucoup
Lou
Louxor, ville de la tentation.
Depuis que nous avons quitté le plateau accidenté et la chaine de montagnes volcaniques bordant la Mer Rouge, un nouvel horizon s’offre à nous. Un paysage dénudé. Le regard cherche un frais bosquet, un arbuste où reposer la vue ; mais c’est le leurre des mirages. La chaude atmosphère sature l’habitacle de la voiture, cuit nos visages et inonde de sueur nos vêtements trop pesants. Nous roulons. Une heure encore avant de voir cette terre ondulante. Une danseuse semblable à un mince fil vert tendu sur le jaune vide et désolé du désert. - C’est le Nil, les enfants. - On peut aller se baigner dedans ? me demande Morgann. Quarante bornes avalées, le désert de sable cesse. Faisant place à des arbres, des cultures et des villages. Ce berceau, qui nourrit encore aujourd’hui tous les manuels d’histoire, est une succession de jardins descendant en pente douce vers son lit. Je me mets à croire à l’enchantement d’une terre promise, il me semble d’ailleurs respirer l’odeur enivrante des orangers. Une grande paix descend du ciel aux innombrables palmeraies… Nos regards sont béats et nos bouches béantes, ébaubis par la beauté du Nil et la chaleur en Haute Egypte. Nous arrivons sur Louxor lorsque le soleil est à son zénith. Le véhicule longe la corniche, passe devant le temple de Louxor .Grandiose. Je n’imaginais pas une telle excitation à la vue de cet édifice. Le chauffeur bifurque sur la gauche et nous dépose devant le petit hôtel que nous lui avons indiqué. Un peu vieillot, mais merveilleusement bien placé. Nous entrons dans le hall, puis rejoignons la réception. Cool, il n’y a pas foule. Je m’adresse à une jeune femme et lui demande si l’établissement à une chambre de libre. Chou blanc. Tout est complet. Je suis surpris du remplissage des chambres, compte tenu du standing peu élégant de l’étape. Peu nous importe, la ville compte plusieurs hôtels de catégorie moyenne. Nous sortons de l’hôtel, un homme nous accoste et s’adresse en anglais dans la même foulée. - Vous cherchez un hôtel ? Bien vu….Comment pouvions nous passer inaperçu avec quatre gros sacs sur le dos. - Oui. - Je peux vous aider car il est difficile d’en trouver un en cette période.. - Pourtant c’est la saison basse. Je lui rétorque. - Bien sûr mon ami, mais depuis que votre président de la république et Carla sont venus, Louxor vit une période d’affluence record ! Si importante que le taux de remplissage des hôtels atteint des sommets depuis début Janvier 2008. Il existe même un Sarkozy tour, wallah ! Je peux vous l’organiser si vous souhaitez emprunter les pas de Mr Sarkozy, mais ne tardez pas trop car les réservations sont prises d’assaut. Par ailleurs, les seules chambres libres de la ville sont à l’Old Winter, le même hôtel où est descendu votre président. Sic…je n’avais rien prévu de cela. A l’accoutumée, je ne suis pas un avaleur de couleuvres et il m’est difficile de croire une minute aux propos tenus, mais le bon samaritain semble si candide et spontané que nous acceptons son aide. - J’ai ma voiture à deux pas d’ici, patientez quelques minutes et j’arrive. Une vieille Peugeot 504 blanche pointe le bout de sa calandre, ralentit puis stoppe sa course branlante devant nous. Soucieux, je questionne le gars : - Il est loin le Cold winter ? - Le Old winter mon ami, vieux hiver…me traduit il le sourire aux lèvres. La carriole rebrousse à l’identique le parcours que nous avions pris en arrivant sur la ville ; roule de courtes minutes avant de nous déposer devant un palace en bord du Nil. Le palais d’hiver ; le Old Winter palace. Le bâtiment est dandy, les jardins bichonnés ; la façade date du dix neuvième siècle, oeuvrée dans le style victorien. L’hôtel a un charme certain. Notre carrosse et notre allure dépareillent tant au pied de ce somptueux havre de luxe. Comme pour l’élite des familles royales, et les plus grands noms; nous faisons l’objet de toutes les attentions. La porte passagère s’ouvre en grinçant à mes oreilles un air sinistre. - Welcome Sir. S’ensuit alors un défilé de bagagistes, d’amabilités de service, de servilités et de courbettes endimanchées. Natures ; nous gravissons les marches du tapis rouge en bermuda sponsorisés par « Décathlon ». Afin de paraître moins verrues dans un cadre belle époque, nous imitons les postures et bonnes manières des milords que nous croisons. Bouche en cul de poule, balancement des bras sans fléchir les coudes, bermuda (à défaut d’un tweed) monté jusqu’aux adducteurs en moule biloute, nous montons les marches. Nous sommes tant habiles à l’œuvre que nous devenons inapparents malgré notre vêture peu appropriée. Le chauffeur emboîte nos pas et finit par les devancer à l’approche de la réception. Il nous négocie une chambre. - C’est bon, je suis parvenu à vous trouver une chambre. Une très belle chambre avec la vue sur le Nil. - Vous savez, nous ne sommes pas très fortunés et je ne sais pas… Stricto sensu, le gars me coupe la parole. - Vous êtes en Egypte, souriez ! Souris Monsieur, souris Madame…Combien de nuits ? Six, sept ? - Holà ! tout doux. Non, juste trois. Juste trois. Pauvre fou….. Porqua miseria… Les sourires sont envolés, tout comme les mille euros que la réception vient de débiter sur notre carte bleue…. Figurément et proprement parlant, nous partons à la découverte de Louxor plus légers. Les ventres sont creux, mais nous sommes attirés par le temple de la ville comme une aiguille vers son pôle. Nous souhaitons en premier lieu rassasier nos yeux. L’hôtel est à deux pas, il ne nous faut pas once de temps pour rejoindre à pied le temple d’Amon. L’ensemble, aux proportions olympiennes mais harmonieuses, enferme en son sein une colonnade haute d’une quinzaine de mètres…Trop loin pour apprécier les colosses de Ramsès II, nous contournons le temple par sa droite ; peut être les verrons nous davantage depuis la place de Sharia el Souk. - Calèche, calèche… ? nous propose un ancien en galabiah. - Non, nous marchons et cherchons un coin pour manger. - Je connais, je sais où vous mener. Montez ce n’est pas cher. Le caléchier insiste encore un peu. Nous résistons. Nous montons. - Aujourd’hui grand marché Egyptien. Seulement aujourd’hui ! Papyrus, …VRAI papyrus ! statues Ramsès, Osiris… - Nous souhaitons juste manger. - Souris Monsieur, tu es en Egypte ! Tiens, j’ai déjà entendu cette réplique. Le souvenir de celle-ci raisonne en moi comme un signe annonciateur. Celui de l’entourloupette. Le cheval qui tire l’attelage est très émacié. Toute l'épine dorsale, les côtes, les pointes des hanches, et le haut de la queue sont très saillants. L'encolure est creuse. Les os des épaules et du garrot sont facilement apparents. Et puisque son état corporel ne suffit pas à sa peine, il conduit quatre occidentaux mafflus se remplir la panse. Nous sommes tristes d’assister à ce pitoyable spectacle. Mais espérons que les quelques livres que nous laisserons au caléchier, rempliront l’auge de cette pauvre bête.
- Nous y voilà…je vous attendrai ici. - Mais ce n’est pas un restaurant ni un baladi ! lui fais-je remarquer. - Marché d’abord, le manger après… Nous sommes déposés au pied d’une devanture. Le caléchier nous guide jusqu’ à son entrée. L’impression première est surtout un effet de couleurs. C'est comme un grand panneau de pierre sur lequel un artiste aurait peint des décorations. L'architecte a voulu éviter la pâleur froide des magasins monochromes, et cherché la coloration par la variété des matériaux gardant leurs nuances naturelles. Jolie vitrine. Nous nous apprêtons à entrer dans la caverne des papyrus. Le caléchier signe un registre à la caisse du commerce et ressort de celui-ci en nous souhaitant bonne visite et surtout bonnes dépenses…la commission n’en sera que plus rondelette. Un jeune homme nous accueille dans un français impeccable. - Soyez les bienvenus ! Savez-vous comment les Egyptiens fabriquaient le papyrus ? Désirez-vous un soda ou un karkadé frais (Thé à l’hibiscus) ? Entrés avec la sensation de s’être fait enjôlé et l’ultime conviction de sortir d’ici les mains vides, nous n’osons plus rembarrer le boutiquier. Ses apports théoriques et ses démonstrations techniques sont intéressants ; et les réponses à ma curiosité, nourrissantes. - Maintenant que vous savez faire la différence entre un authentique et faux papyrus ; profitez de notre magnifique exposition vente et admirez le travail des artistes peintres. C’est vrai. Rien à redire. Les faisceaux de lumière dont on voit d’abord la trace élégante sur un mur noir dans une pièce assez sombre, dessinent et soulignent harmonieusement les figures peintes sur les papyrus. - Celui-ci représente le jugement dernier, on l’appelle aussi le tribunal d’Osiris. C’est le préféré de Carla Sarkozy, vous connaissez n’est ce pas ? me dit-il sans sourciller. - Euh ?! oui…pourquoi le couple présidentiel est venu dans cette boutique aussi ? - Oui en début d’année ! L’histoire devient tout simplement incroyable. Purement invraisemblable. - Ils nous en ont acheté plus d’une soixantaine d’exemplaires. Je reste sans voix. Soixante papyrus….ça laisse pensif. Ils doivent nous retapisser l’Elysée… - Votre président a même souhaité en personnaliser certains. Il se dirige vers le fonds de la salle et pointe l’index ; - Regardez celui là. Le tout dernier en haut, représentant le temple d’Abu Simbel. - C’est vrai qu’il est réussi. Pense tout haut Loïck. - Mr Sarkozy a souhaité que nous remplacions sur le dessin les quatre statues de Ramsès II par son profil. Il nous est possible de faire la même chose pour vous. Je marque un blanc. Où sont les caméras ? Les figurants ? Ossam Beliveau va sortir d’une cachette avec sa pancarte surprise surprise, c’est certain… Mais rien ne se passe. Me vient alors un fou rire, si babillard que le vendeur semble mal à l’aise. Flutte, il est sérieux. Ce n’est pas non plus un argument commercial. L’œil rieur, la larme abondante je me confonds en excuses et le rassure qu’il n’est pour rien dans cette gausserie. C’est tellement énorme ; personne ne me croira lorsque je vais le raconter sur mon carnet. Les potes vont être sciés. Nous poursuivons la visite et en achetons cinq, histoire de se racheter. Nous sortons. La calèche est là. - Faites un tour dans le souk maintenant ! - Non. Nous voulons manger. Lui dis-je fermement. - Suivez-moi… D’un pas décidé, limite agacé, le caléchier fonce droit dans le souk… Restés à l’entrée, nous le laissons courir seul. Il parcourt cinquante mètres, stoppe sa course et s’agite comme un flic à son carrefour. - Là, là, ici et là…partout le manger ! Venez ! Ces Egyptiens ne sont pas possibles. Ils vous collent au train en permanence. Atteints de la maladie de ceux qui ne savent pas dire non, nous lui disons pathologiquement oui. - Que désirez-vous manger ? - Egyptien. - Ok pas de problème, je vous fais un mezze des spécialités du pays. Les enfants font la moue et craignent le pire. Isa aussi. Ils auraient préféré la cantine à touriste juste à côté. Faut dire que côté hygiène, je n’ai pas choisi le top. Des mouches grosses comme mon pouce copulent sur la viande ; les rats grignotent en cuisine ; et le cuistot, cigarette au bec, dégouline sur les fitirs (Sorte de pizza avec de la feuille de briks). Vingt minutes passent. Quatre cortèges de touristes aussi. - Enjoy your lunch ! Nous encourage le serveur. Des plats sont posés sur toute la table. De quoi rassasier un régiment. Non loin, le caléchier me nomme chaque plat. - Ce plat c’est le foul, ici la tahina, le houmous, la fitir, le kochery…. A l’œil tout semble assez spécial et peu recommandable pour les estomacs fragiles. Je fais l’impasse sur la fitir au thon, arrosé d’un jus de front ; et tente en premier la Mouloukhya. Mouais…peu ragoûtant ces trucs verts et marrons qui flottent ; la texture semble gluante, dans le genre mucus nasal. Je saisis un bout de khobz baladi tari (pain) et le trempe dans cette soupe avant de le porter timidement à ma bouche. Soupe à la grimace… - Pouah ! C’est spé… M’enfile rapidement un verre d’eau pour oublier l’agression gustative, et lorgne sur le plat attenant. La fetta. Avec deux « T » oui, car il ne s’agit pas de fromage grec. Là encore c’est particulier, surtout par cette chaleur. Imaginez-vous un ragoût de mouton dans lequel vous remplacez les carottes, le thym, les oignons et les navets par du pain. Un matelas de mie de pain, gorgé du bouillon de la viande. Certes c’est bourratif, mais vomitique aussi. Point par le goût insidieux des arômes, je viens tout simplement, ou malheureusement de voir l’état des ongles des mains qui ont émietté le pain. Le cuistot est un éleveur, un encaveur de micro-organismes. Morgann qui n’a rien raté du façonnage amibifère, me fait remarquer que les touristes dans la cantoche voisine ont les babines léchées. - Mais goûtes y au moins ! Lui dis je. - Dis moi carrément de téter les doigts du cuisinier. En plus regarde ce chien, il est plein de puces, steu plait… - Bon ok, on s’en va. J’hèle le serveur et lui demande notre dû. Il jette un œil sur ce que nous avons sur la table et me présente un bout de papier. Trois cent livres Egyptiennes (40 euros) !! L’addition Egyptienne, elle, est relevée…nous sommes une fois de plus le dindon de la farce. Louxor commence à être un purgatoire luxueux… Seize heures. Il fait chaud. Très chaud. Pas moins de 43 degrés. Nous décidons de marcher jusque la Corniche pour admirer le Nil. Nous trouverons peut être un arbre ou un coin d’ombre. Nous traversons alors une petite rue au nord du temple et percevons, au loin, les voiles voguant sur le Nil. Le cadre est vraiment chouette. Relaxant. - Regarde Papa, on peut descendre par là. M’indique mon fiston. Nous empruntons les marches menant sur la berge, et trouvons un banc sous l’ombre d’un palmier. De plus le quai ménage nos tympans et une intimité sans pareil ; terminé les klaxons et les sollicitations incessantes des caléchiers. Nous jouissons uniquement des sons du Nil. Des voiles se gonflant d’air et de l’écoulement doux du fleuve. Nous entendons l’eau. Ecoutons la nature, et oublions le stress du quotidien. Le temps est à la relaxation… - Felucca, felucca ? La magie du paysage est une fois de plus brisée par l’artifice. - Non pas maintenant. Nous souhaitons rester tranquille là, à admirer le Nil. - Quand la felouque ? - On ne sait pas encore. Demain peut être. - Ce soir c’est mieux, il y’a du vent. Tomorrow no wind, maybe. - Juste pour le coucher de soleil alors ? A peine acquiescé, les voiles sont montées et déployées dans les minutes suivantes. Le capitaine est un homme d’âge mûr, vêtu de la galabiah bleue traditionnelle. Les traits sont doux et le regard paternel. Il m’est sympathique. Je le questionne. - Il n’est que seize heures et le coucher de soleil n’est pas avant deux ou trois heures ; si on emprunte le Nil vers le Nord, existe- il des îles ou îlots habitées ? - Pas loin au sud il y’a l’île aux bananes, mais au nord il n’ y a seulement que des temples. Dendera, Abydos… - L’île aux bananes ? C’est un piège à touristes non ? Notre préférence va pour un coucher de soleil sur les temples, c’est possible d’ y aller ? - Bien sûr ! Je vous amène au Caire si vous voulez !! Au gré de l’eau et du vent, nous remontons vers Dendera. Le fleuve n’a de cesse de taquiner le désert, où dunes et falaises calcaires alternent parfois avec jardins et palmeraies. Mais les scènes du pays sont sur les lèvres du Nil. Les fellahs sortent des villages de briques rouges, outil sur l’épaule. Des enfants, couleur limon, sautent des cailloux hirsutes de cannes à pêches, des pêcheurs disparaissent sous leur faix de nasses en osier, des ballets d’Ibis défilent sous nos yeux comme des images d’archives. La vogue sur le Nil nous offre un visage différent ; des paysages d’une autre Egypte. - De quelle origine êtes vous ? - Nous sommes Français. - Je pensais que vous étiez japonais. Comme le chien, je marque l’arrêt. Mais ne flaire rien. Le felouquier pointe alors l’index vers mon reflex. L’Egyptien est chambreur et je le comprends. Je suis étonné aussi parfois des sujets photographiques que les Japonais choisissent par chez nous. En pointant les voiles de son embarcation, il trouve également le sujet incongru. - Si vous êtes Français, vous n’êtes pas sans savoir que votre président a fait un présent à notre président Moubarak. Encore lui. C’est incroyable. Pas suffisant de bouffer du Nicolas dans tous les médias français, il faut encore qu’il traque ses cons citoyens en voyage. - Non, non je ne suis au courant de rien. - Cela ne fait seulement quelques mois que le monument est arrivé en terre Egyptienne. Les statues sont arrivées en Mai sur le site d’Abydos. Vous souhaitez les voir ? - Des statues ? Tu as pris connaissance de cela Isabelle ? - Non, mais cela me rend assez curieuse de voir ce qu’il a offert avec l’argent des cons tribuables. Le felouquier rajoute - Notre quotidien Akhbar Elyom expliquait que votre président est un épris d’histoire, et plus particulièrement sur la gouverne de Méhémet Ali, le fondateur de l’Egypte moderne. Il est d’ailleurs à l’origine de l’offre à Charles X , de l’ Obélisque qui trône sur votre place de la Concorde à Paris. - Abydos c’est beaucoup plus loin que Denderah, non ? - Oui il faudra passer la nuit sur le bateau. Ce n’est pas cher mon ami. - Mouais… avec les mille euros du Old Winter, je ne suis pas certain. Allons y …
Tombés comme des masses, nous nous levons courbaturés. Dormir à même le pont, sur des matelas peu généreux vous fait prendre dix ans en une seule nuit. - Nous arrivons. M’indique le felouquier, resté à la barre toute la nuit. Nous accostons un quai. Et au petit bonheur nous nous engageons dans des dédales de ruelles, flanquées de maisons en torchis. Les palissages défilent, nous passons de modestes ponts de terre, croisons des porteuses d’eau, de foin….avant d’aboutir au pied du temple d’Abydos. Nous nous acquittons du droit d’entrée, et pressons le pas jusqu’ au cadeau de la France aux Egyptiens.

Faux. Tout est faux. Heureusement. Pas de papyrus, pas de repas à 40 euros, pas de felouque jusqu’ à Abydos et encore moins de Old Winter. Ce carnet est une entourloupette. Mon arnaque Egyptienne au lecteur ! Il s’est bien entendu nourrit des instants que l’on a vécu dans ce joli pays, et je ne souhaitai pas écrire un carnet comme on en lit des tonnes. Coléreux, négatifs, bougonnants, aigris et j’en passe. C’est vrai les sollicitations sur Louxor sont parfois oppressantes pour le voyageur, mais il faut les appréhender avec l’humour. N’oublions pas que ces assauts et quémandages font avant tout, vivre des enfants, des femmes et des hommes. Seules exactitudes de ce carnet : la sublime et la beauté du Nil, et le bellissime des temples Egyptiens.
Depuis que nous avons quitté le plateau accidenté et la chaine de montagnes volcaniques bordant la Mer Rouge, un nouvel horizon s’offre à nous. Un paysage dénudé. Le regard cherche un frais bosquet, un arbuste où reposer la vue ; mais c’est le leurre des mirages. La chaude atmosphère sature l’habitacle de la voiture, cuit nos visages et inonde de sueur nos vêtements trop pesants. Nous roulons. Une heure encore avant de voir cette terre ondulante. Une danseuse semblable à un mince fil vert tendu sur le jaune vide et désolé du désert. - C’est le Nil, les enfants. - On peut aller se baigner dedans ? me demande Morgann. Quarante bornes avalées, le désert de sable cesse. Faisant place à des arbres, des cultures et des villages. Ce berceau, qui nourrit encore aujourd’hui tous les manuels d’histoire, est une succession de jardins descendant en pente douce vers son lit. Je me mets à croire à l’enchantement d’une terre promise, il me semble d’ailleurs respirer l’odeur enivrante des orangers. Une grande paix descend du ciel aux innombrables palmeraies… Nos regards sont béats et nos bouches béantes, ébaubis par la beauté du Nil et la chaleur en Haute Egypte. Nous arrivons sur Louxor lorsque le soleil est à son zénith. Le véhicule longe la corniche, passe devant le temple de Louxor .Grandiose. Je n’imaginais pas une telle excitation à la vue de cet édifice. Le chauffeur bifurque sur la gauche et nous dépose devant le petit hôtel que nous lui avons indiqué. Un peu vieillot, mais merveilleusement bien placé. Nous entrons dans le hall, puis rejoignons la réception. Cool, il n’y a pas foule. Je m’adresse à une jeune femme et lui demande si l’établissement à une chambre de libre. Chou blanc. Tout est complet. Je suis surpris du remplissage des chambres, compte tenu du standing peu élégant de l’étape. Peu nous importe, la ville compte plusieurs hôtels de catégorie moyenne. Nous sortons de l’hôtel, un homme nous accoste et s’adresse en anglais dans la même foulée. - Vous cherchez un hôtel ? Bien vu….Comment pouvions nous passer inaperçu avec quatre gros sacs sur le dos. - Oui. - Je peux vous aider car il est difficile d’en trouver un en cette période.. - Pourtant c’est la saison basse. Je lui rétorque. - Bien sûr mon ami, mais depuis que votre président de la république et Carla sont venus, Louxor vit une période d’affluence record ! Si importante que le taux de remplissage des hôtels atteint des sommets depuis début Janvier 2008. Il existe même un Sarkozy tour, wallah ! Je peux vous l’organiser si vous souhaitez emprunter les pas de Mr Sarkozy, mais ne tardez pas trop car les réservations sont prises d’assaut. Par ailleurs, les seules chambres libres de la ville sont à l’Old Winter, le même hôtel où est descendu votre président. Sic…je n’avais rien prévu de cela. A l’accoutumée, je ne suis pas un avaleur de couleuvres et il m’est difficile de croire une minute aux propos tenus, mais le bon samaritain semble si candide et spontané que nous acceptons son aide. - J’ai ma voiture à deux pas d’ici, patientez quelques minutes et j’arrive. Une vieille Peugeot 504 blanche pointe le bout de sa calandre, ralentit puis stoppe sa course branlante devant nous. Soucieux, je questionne le gars : - Il est loin le Cold winter ? - Le Old winter mon ami, vieux hiver…me traduit il le sourire aux lèvres. La carriole rebrousse à l’identique le parcours que nous avions pris en arrivant sur la ville ; roule de courtes minutes avant de nous déposer devant un palace en bord du Nil. Le palais d’hiver ; le Old Winter palace. Le bâtiment est dandy, les jardins bichonnés ; la façade date du dix neuvième siècle, oeuvrée dans le style victorien. L’hôtel a un charme certain. Notre carrosse et notre allure dépareillent tant au pied de ce somptueux havre de luxe. Comme pour l’élite des familles royales, et les plus grands noms; nous faisons l’objet de toutes les attentions. La porte passagère s’ouvre en grinçant à mes oreilles un air sinistre. - Welcome Sir. S’ensuit alors un défilé de bagagistes, d’amabilités de service, de servilités et de courbettes endimanchées. Natures ; nous gravissons les marches du tapis rouge en bermuda sponsorisés par « Décathlon ». Afin de paraître moins verrues dans un cadre belle époque, nous imitons les postures et bonnes manières des milords que nous croisons. Bouche en cul de poule, balancement des bras sans fléchir les coudes, bermuda (à défaut d’un tweed) monté jusqu’aux adducteurs en moule biloute, nous montons les marches. Nous sommes tant habiles à l’œuvre que nous devenons inapparents malgré notre vêture peu appropriée. Le chauffeur emboîte nos pas et finit par les devancer à l’approche de la réception. Il nous négocie une chambre. - C’est bon, je suis parvenu à vous trouver une chambre. Une très belle chambre avec la vue sur le Nil. - Vous savez, nous ne sommes pas très fortunés et je ne sais pas… Stricto sensu, le gars me coupe la parole. - Vous êtes en Egypte, souriez ! Souris Monsieur, souris Madame…Combien de nuits ? Six, sept ? - Holà ! tout doux. Non, juste trois. Juste trois. Pauvre fou….. Porqua miseria… Les sourires sont envolés, tout comme les mille euros que la réception vient de débiter sur notre carte bleue…. Figurément et proprement parlant, nous partons à la découverte de Louxor plus légers. Les ventres sont creux, mais nous sommes attirés par le temple de la ville comme une aiguille vers son pôle. Nous souhaitons en premier lieu rassasier nos yeux. L’hôtel est à deux pas, il ne nous faut pas once de temps pour rejoindre à pied le temple d’Amon. L’ensemble, aux proportions olympiennes mais harmonieuses, enferme en son sein une colonnade haute d’une quinzaine de mètres…Trop loin pour apprécier les colosses de Ramsès II, nous contournons le temple par sa droite ; peut être les verrons nous davantage depuis la place de Sharia el Souk. - Calèche, calèche… ? nous propose un ancien en galabiah. - Non, nous marchons et cherchons un coin pour manger. - Je connais, je sais où vous mener. Montez ce n’est pas cher. Le caléchier insiste encore un peu. Nous résistons. Nous montons. - Aujourd’hui grand marché Egyptien. Seulement aujourd’hui ! Papyrus, …VRAI papyrus ! statues Ramsès, Osiris… - Nous souhaitons juste manger. - Souris Monsieur, tu es en Egypte ! Tiens, j’ai déjà entendu cette réplique. Le souvenir de celle-ci raisonne en moi comme un signe annonciateur. Celui de l’entourloupette. Le cheval qui tire l’attelage est très émacié. Toute l'épine dorsale, les côtes, les pointes des hanches, et le haut de la queue sont très saillants. L'encolure est creuse. Les os des épaules et du garrot sont facilement apparents. Et puisque son état corporel ne suffit pas à sa peine, il conduit quatre occidentaux mafflus se remplir la panse. Nous sommes tristes d’assister à ce pitoyable spectacle. Mais espérons que les quelques livres que nous laisserons au caléchier, rempliront l’auge de cette pauvre bête.
- Nous y voilà…je vous attendrai ici. - Mais ce n’est pas un restaurant ni un baladi ! lui fais-je remarquer. - Marché d’abord, le manger après… Nous sommes déposés au pied d’une devanture. Le caléchier nous guide jusqu’ à son entrée. L’impression première est surtout un effet de couleurs. C'est comme un grand panneau de pierre sur lequel un artiste aurait peint des décorations. L'architecte a voulu éviter la pâleur froide des magasins monochromes, et cherché la coloration par la variété des matériaux gardant leurs nuances naturelles. Jolie vitrine. Nous nous apprêtons à entrer dans la caverne des papyrus. Le caléchier signe un registre à la caisse du commerce et ressort de celui-ci en nous souhaitant bonne visite et surtout bonnes dépenses…la commission n’en sera que plus rondelette. Un jeune homme nous accueille dans un français impeccable. - Soyez les bienvenus ! Savez-vous comment les Egyptiens fabriquaient le papyrus ? Désirez-vous un soda ou un karkadé frais (Thé à l’hibiscus) ? Entrés avec la sensation de s’être fait enjôlé et l’ultime conviction de sortir d’ici les mains vides, nous n’osons plus rembarrer le boutiquier. Ses apports théoriques et ses démonstrations techniques sont intéressants ; et les réponses à ma curiosité, nourrissantes. - Maintenant que vous savez faire la différence entre un authentique et faux papyrus ; profitez de notre magnifique exposition vente et admirez le travail des artistes peintres. C’est vrai. Rien à redire. Les faisceaux de lumière dont on voit d’abord la trace élégante sur un mur noir dans une pièce assez sombre, dessinent et soulignent harmonieusement les figures peintes sur les papyrus. - Celui-ci représente le jugement dernier, on l’appelle aussi le tribunal d’Osiris. C’est le préféré de Carla Sarkozy, vous connaissez n’est ce pas ? me dit-il sans sourciller. - Euh ?! oui…pourquoi le couple présidentiel est venu dans cette boutique aussi ? - Oui en début d’année ! L’histoire devient tout simplement incroyable. Purement invraisemblable. - Ils nous en ont acheté plus d’une soixantaine d’exemplaires. Je reste sans voix. Soixante papyrus….ça laisse pensif. Ils doivent nous retapisser l’Elysée… - Votre président a même souhaité en personnaliser certains. Il se dirige vers le fonds de la salle et pointe l’index ; - Regardez celui là. Le tout dernier en haut, représentant le temple d’Abu Simbel. - C’est vrai qu’il est réussi. Pense tout haut Loïck. - Mr Sarkozy a souhaité que nous remplacions sur le dessin les quatre statues de Ramsès II par son profil. Il nous est possible de faire la même chose pour vous. Je marque un blanc. Où sont les caméras ? Les figurants ? Ossam Beliveau va sortir d’une cachette avec sa pancarte surprise surprise, c’est certain… Mais rien ne se passe. Me vient alors un fou rire, si babillard que le vendeur semble mal à l’aise. Flutte, il est sérieux. Ce n’est pas non plus un argument commercial. L’œil rieur, la larme abondante je me confonds en excuses et le rassure qu’il n’est pour rien dans cette gausserie. C’est tellement énorme ; personne ne me croira lorsque je vais le raconter sur mon carnet. Les potes vont être sciés. Nous poursuivons la visite et en achetons cinq, histoire de se racheter. Nous sortons. La calèche est là. - Faites un tour dans le souk maintenant ! - Non. Nous voulons manger. Lui dis-je fermement. - Suivez-moi… D’un pas décidé, limite agacé, le caléchier fonce droit dans le souk… Restés à l’entrée, nous le laissons courir seul. Il parcourt cinquante mètres, stoppe sa course et s’agite comme un flic à son carrefour. - Là, là, ici et là…partout le manger ! Venez ! Ces Egyptiens ne sont pas possibles. Ils vous collent au train en permanence. Atteints de la maladie de ceux qui ne savent pas dire non, nous lui disons pathologiquement oui. - Que désirez-vous manger ? - Egyptien. - Ok pas de problème, je vous fais un mezze des spécialités du pays. Les enfants font la moue et craignent le pire. Isa aussi. Ils auraient préféré la cantine à touriste juste à côté. Faut dire que côté hygiène, je n’ai pas choisi le top. Des mouches grosses comme mon pouce copulent sur la viande ; les rats grignotent en cuisine ; et le cuistot, cigarette au bec, dégouline sur les fitirs (Sorte de pizza avec de la feuille de briks). Vingt minutes passent. Quatre cortèges de touristes aussi. - Enjoy your lunch ! Nous encourage le serveur. Des plats sont posés sur toute la table. De quoi rassasier un régiment. Non loin, le caléchier me nomme chaque plat. - Ce plat c’est le foul, ici la tahina, le houmous, la fitir, le kochery…. A l’œil tout semble assez spécial et peu recommandable pour les estomacs fragiles. Je fais l’impasse sur la fitir au thon, arrosé d’un jus de front ; et tente en premier la Mouloukhya. Mouais…peu ragoûtant ces trucs verts et marrons qui flottent ; la texture semble gluante, dans le genre mucus nasal. Je saisis un bout de khobz baladi tari (pain) et le trempe dans cette soupe avant de le porter timidement à ma bouche. Soupe à la grimace… - Pouah ! C’est spé… M’enfile rapidement un verre d’eau pour oublier l’agression gustative, et lorgne sur le plat attenant. La fetta. Avec deux « T » oui, car il ne s’agit pas de fromage grec. Là encore c’est particulier, surtout par cette chaleur. Imaginez-vous un ragoût de mouton dans lequel vous remplacez les carottes, le thym, les oignons et les navets par du pain. Un matelas de mie de pain, gorgé du bouillon de la viande. Certes c’est bourratif, mais vomitique aussi. Point par le goût insidieux des arômes, je viens tout simplement, ou malheureusement de voir l’état des ongles des mains qui ont émietté le pain. Le cuistot est un éleveur, un encaveur de micro-organismes. Morgann qui n’a rien raté du façonnage amibifère, me fait remarquer que les touristes dans la cantoche voisine ont les babines léchées. - Mais goûtes y au moins ! Lui dis je. - Dis moi carrément de téter les doigts du cuisinier. En plus regarde ce chien, il est plein de puces, steu plait… - Bon ok, on s’en va. J’hèle le serveur et lui demande notre dû. Il jette un œil sur ce que nous avons sur la table et me présente un bout de papier. Trois cent livres Egyptiennes (40 euros) !! L’addition Egyptienne, elle, est relevée…nous sommes une fois de plus le dindon de la farce. Louxor commence à être un purgatoire luxueux… Seize heures. Il fait chaud. Très chaud. Pas moins de 43 degrés. Nous décidons de marcher jusque la Corniche pour admirer le Nil. Nous trouverons peut être un arbre ou un coin d’ombre. Nous traversons alors une petite rue au nord du temple et percevons, au loin, les voiles voguant sur le Nil. Le cadre est vraiment chouette. Relaxant. - Regarde Papa, on peut descendre par là. M’indique mon fiston. Nous empruntons les marches menant sur la berge, et trouvons un banc sous l’ombre d’un palmier. De plus le quai ménage nos tympans et une intimité sans pareil ; terminé les klaxons et les sollicitations incessantes des caléchiers. Nous jouissons uniquement des sons du Nil. Des voiles se gonflant d’air et de l’écoulement doux du fleuve. Nous entendons l’eau. Ecoutons la nature, et oublions le stress du quotidien. Le temps est à la relaxation… - Felucca, felucca ? La magie du paysage est une fois de plus brisée par l’artifice. - Non pas maintenant. Nous souhaitons rester tranquille là, à admirer le Nil. - Quand la felouque ? - On ne sait pas encore. Demain peut être. - Ce soir c’est mieux, il y’a du vent. Tomorrow no wind, maybe. - Juste pour le coucher de soleil alors ? A peine acquiescé, les voiles sont montées et déployées dans les minutes suivantes. Le capitaine est un homme d’âge mûr, vêtu de la galabiah bleue traditionnelle. Les traits sont doux et le regard paternel. Il m’est sympathique. Je le questionne. - Il n’est que seize heures et le coucher de soleil n’est pas avant deux ou trois heures ; si on emprunte le Nil vers le Nord, existe- il des îles ou îlots habitées ? - Pas loin au sud il y’a l’île aux bananes, mais au nord il n’ y a seulement que des temples. Dendera, Abydos… - L’île aux bananes ? C’est un piège à touristes non ? Notre préférence va pour un coucher de soleil sur les temples, c’est possible d’ y aller ? - Bien sûr ! Je vous amène au Caire si vous voulez !! Au gré de l’eau et du vent, nous remontons vers Dendera. Le fleuve n’a de cesse de taquiner le désert, où dunes et falaises calcaires alternent parfois avec jardins et palmeraies. Mais les scènes du pays sont sur les lèvres du Nil. Les fellahs sortent des villages de briques rouges, outil sur l’épaule. Des enfants, couleur limon, sautent des cailloux hirsutes de cannes à pêches, des pêcheurs disparaissent sous leur faix de nasses en osier, des ballets d’Ibis défilent sous nos yeux comme des images d’archives. La vogue sur le Nil nous offre un visage différent ; des paysages d’une autre Egypte. - De quelle origine êtes vous ? - Nous sommes Français. - Je pensais que vous étiez japonais. Comme le chien, je marque l’arrêt. Mais ne flaire rien. Le felouquier pointe alors l’index vers mon reflex. L’Egyptien est chambreur et je le comprends. Je suis étonné aussi parfois des sujets photographiques que les Japonais choisissent par chez nous. En pointant les voiles de son embarcation, il trouve également le sujet incongru. - Si vous êtes Français, vous n’êtes pas sans savoir que votre président a fait un présent à notre président Moubarak. Encore lui. C’est incroyable. Pas suffisant de bouffer du Nicolas dans tous les médias français, il faut encore qu’il traque ses cons citoyens en voyage. - Non, non je ne suis au courant de rien. - Cela ne fait seulement quelques mois que le monument est arrivé en terre Egyptienne. Les statues sont arrivées en Mai sur le site d’Abydos. Vous souhaitez les voir ? - Des statues ? Tu as pris connaissance de cela Isabelle ? - Non, mais cela me rend assez curieuse de voir ce qu’il a offert avec l’argent des cons tribuables. Le felouquier rajoute - Notre quotidien Akhbar Elyom expliquait que votre président est un épris d’histoire, et plus particulièrement sur la gouverne de Méhémet Ali, le fondateur de l’Egypte moderne. Il est d’ailleurs à l’origine de l’offre à Charles X , de l’ Obélisque qui trône sur votre place de la Concorde à Paris. - Abydos c’est beaucoup plus loin que Denderah, non ? - Oui il faudra passer la nuit sur le bateau. Ce n’est pas cher mon ami. - Mouais… avec les mille euros du Old Winter, je ne suis pas certain. Allons y …
Tombés comme des masses, nous nous levons courbaturés. Dormir à même le pont, sur des matelas peu généreux vous fait prendre dix ans en une seule nuit. - Nous arrivons. M’indique le felouquier, resté à la barre toute la nuit. Nous accostons un quai. Et au petit bonheur nous nous engageons dans des dédales de ruelles, flanquées de maisons en torchis. Les palissages défilent, nous passons de modestes ponts de terre, croisons des porteuses d’eau, de foin….avant d’aboutir au pied du temple d’Abydos. Nous nous acquittons du droit d’entrée, et pressons le pas jusqu’ au cadeau de la France aux Egyptiens.

Faux. Tout est faux. Heureusement. Pas de papyrus, pas de repas à 40 euros, pas de felouque jusqu’ à Abydos et encore moins de Old Winter. Ce carnet est une entourloupette. Mon arnaque Egyptienne au lecteur ! Il s’est bien entendu nourrit des instants que l’on a vécu dans ce joli pays, et je ne souhaitai pas écrire un carnet comme on en lit des tonnes. Coléreux, négatifs, bougonnants, aigris et j’en passe. C’est vrai les sollicitations sur Louxor sont parfois oppressantes pour le voyageur, mais il faut les appréhender avec l’humour. N’oublions pas que ces assauts et quémandages font avant tout, vivre des enfants, des femmes et des hommes. Seules exactitudes de ce carnet : la sublime et la beauté du Nil, et le bellissime des temples Egyptiens.
bonjour tt le monde,
J'ai découvert ce site today en cherchant des renseignements sur l'Egypte, et j'avoue que j'ai bien lu les appréciations et remarques des voyageurs. sympa.
Je viens donc vous demandez conseil pour organiser mon voyage.
J'envisage de partir en Egypte avec mon sac à dos derrière (c'est ce qu'on appelle un rêve d'enfant) pour la dernière semaine de juillet et tout le mois d'aout, mon envie est de prendre juste le billet d'avion ici à Paris, et une fois sur la terre des pharaons partir à l'aventure. Je débute ma vie et forcément je n'ai pas un budget énorme, je vais donc profiter du fait que je parle l'égyptien pour me débrouiller à trouver des chambres pas trop chères. Je ne suis pas du genre à aller dans les lieux touristiques (çe ne m'intéresse pas trop), j'ai vraiment envie de cotoyer la population égyptienne et de vivre avec au quotidien, dormir dans un quartier populaire ne me dérange pas (au contraire, ça m'arrange vu mon budget).
Mon programme, descendre en Alexandrie, et ensuite faire le voyage par les transports communs (trains+cars, ...) jusqu'au sud en restant qq jours par ville qui m'intéresse. j'ai prévu un musée par jour (contraintes budgétaires) et "boycott" des endroits touristiques. Pour l'hébergement, je me contenterai des auberges de jeunesse ou des hôtels populaires, en me basant sur le Routard.
Je ne sais pas si qq'un parmi vous a déja essayé cette formule !! si vous connaissez des endroits qui ne sont pas chers ou des parcours plus intéressants ke celui ke j'ai déja prévu, n'hésitez pas.
Si vous avez des informations qui peuvent m'intéresser prière de m'en donner.
Et si éventuellement, il y a un compagnon qui aimerait venir, welcome.
Lahcen
J'ai découvert ce site today en cherchant des renseignements sur l'Egypte, et j'avoue que j'ai bien lu les appréciations et remarques des voyageurs. sympa.
Je viens donc vous demandez conseil pour organiser mon voyage.
J'envisage de partir en Egypte avec mon sac à dos derrière (c'est ce qu'on appelle un rêve d'enfant) pour la dernière semaine de juillet et tout le mois d'aout, mon envie est de prendre juste le billet d'avion ici à Paris, et une fois sur la terre des pharaons partir à l'aventure. Je débute ma vie et forcément je n'ai pas un budget énorme, je vais donc profiter du fait que je parle l'égyptien pour me débrouiller à trouver des chambres pas trop chères. Je ne suis pas du genre à aller dans les lieux touristiques (çe ne m'intéresse pas trop), j'ai vraiment envie de cotoyer la population égyptienne et de vivre avec au quotidien, dormir dans un quartier populaire ne me dérange pas (au contraire, ça m'arrange vu mon budget).
Mon programme, descendre en Alexandrie, et ensuite faire le voyage par les transports communs (trains+cars, ...) jusqu'au sud en restant qq jours par ville qui m'intéresse. j'ai prévu un musée par jour (contraintes budgétaires) et "boycott" des endroits touristiques. Pour l'hébergement, je me contenterai des auberges de jeunesse ou des hôtels populaires, en me basant sur le Routard.
Je ne sais pas si qq'un parmi vous a déja essayé cette formule !! si vous connaissez des endroits qui ne sont pas chers ou des parcours plus intéressants ke celui ke j'ai déja prévu, n'hésitez pas.
Si vous avez des informations qui peuvent m'intéresser prière de m'en donner.
Et si éventuellement, il y a un compagnon qui aimerait venir, welcome.
Lahcen
Salut à tous,
Après m'être délecté de quelques un de vos carnets, je vous livre le mien. Le texte ci-dessous a été écrit entièrement sur le vif, la tentation était grande de rajouter certains détails mais j'ai tenu à conserver le coté brut de la chose... (seul les fautes ont été corrigées, mais il doit en rester !!)
SAMEDI 18 AOUT 2001
Toujours beaucoup d’émotion à commencer un nouveau carnet. J’écris ces premières lignes de SHIPOL Airport d’Amsterdam, prêt à embarquer pour le vol KL553 AMSTERDAM - CAIRO. Cette fois ça y est, me voilà parti, j’ai encore du mal à réaliser pourtant. Ca fait drôle d’être tout seul ! Je repense aux adieux avec Mu tout à l’heure, à l’aéroport de Blagnac. Dur de la laisser seule pour 3 semaines... Enfin, elle sera avec moi tout au long de ce voyage...
Me voilà donc entouré d’Egyptiens, mais bien sûr, je ne suis pas le seul européen ! J’espère que mon passager sera plus bavard que celui de TLS - AMS (il n’y avait personne !!) C’est donc parti pour l’inconnu, même si je me suis pas mal préparé en surfant sur le ouèbe et en parcourant le Lonely Planet (LP). J’ai le plan du Caire en tête, ainsi que Louxor, mais rien à voir avec ce que je vais découvrir là-bas ! Le top, c’est quand même de savoir que demain soir, je vais au concert de Basem à la Citadelle. Quand j’y pense... Sympa de voir SHREK en V.O. dans l’avion... Mon voisin est un homme d’affaires égyptien qui voyage partout dans le monde, mais pas très bavard ! Ouf, me voilà prêt à me coucher, il est 2:36 (heure égyptienne). Mais avant, je tiens à dire 2 mots sur mon arrivée : à peine 1h30 que je suis au Caire et déjà un tas de choses à raconter !
Tout d’abord, dès le débarquement, je cherche d’autres routards pour partager un taxi, ce qui n’est pas évident car la plupart des touristes sont en voyage organisé. Je trouve finalement un couple de jeunes Ecossais qui ont réservé à Zamalek. Ok, le Minerva (mon hôtel...) est sur la route. Nous repoussons comme prévu les premiers rabatteurs, puis le couple accepte un chauffeur et le suit. Je lui demande combien il prend et il me dit : «Twenty !» Je suis surpris : «Tewenty pounds ?» Non, 20$ of course !
Un peu plus loin, on en trouve un autre. Je m’occupe de marchander en sortant le peu d’arabe que j’ai pour l’instant et on parvient finalement à 35 £E £E (Lire égyptienne). (1£E=2F (en 2001)) en bataillant ferme. En plus, le gars voulait nous faire croire que nos hôtels se trouvaient sur 2 chemins différents. Je lui montre alors, plan en tête et le LP à l’appui, que ce n’est pas vrai. Un autre gars acquiesce et me demande si je suis déjà venu en Egypte. Devant ma réponse négative, il me félicite et me dit : «You’re a clever man ! ». Peut-être pas, juste un peu averti... !
Bon, le taxi roule comme un taré, doublant à droite, passant les feux rouges, évitant de justesse une mobylette surchargée qui roule sans feux de position... Mais surtout, on échappe de peu à un accident : nous sommes coincés entre 2 voitures et on ne peut freiner à temps ! Le chauffeur sur notre droite fera les frais d’un rétro, et encore heureux que son bras ne dépassait pas de la fenêtre ! WELCOME TO CAIRO !! Pas de doute, on y est !
Le taxi me laisse à Talaat et je découvre l’hôtel Minerva fermé, pourtant il y a un gars à l’intérieur. Un autre vient me voir et me fait prendre conscience que le premier est en train de prier ! J’attends donc un peu... Finalement, la chambre n’est pas à 23£E, mais à 20£E avec le petit déjeuner.
C’est un hôtel assez délabré et j’hésite à m’engager dans l’ascenseur, impressionnant ! Enfin, m’y voilà... Je réalise qu’il n’y a ni ventilateur, ni clim’, bien sûr ! Donc, première nuit à la dure... En jetant un coup d’œil sur le guide, je me rends compte que les Ecossais sont descendus dans un vrai «palace», le Cairo Marriot, à 180$ la chambre et sans petit déj’ !!! Ca me fait bizarre, surtout venant de jeunes...
Mais je comprends pourquoi ils ne bataillaient pas trop pour les taxis ! Bon, allez, je vais quand même essayer de dormir malgré la chaleur. Demain, ça va être le choc, je le sens...
DIMANCHE 19 AOUT
Finalement, j’ai réussi à dormir. Après un bon breakfast, je me rends à la gare à pied. Le Caire a des airs de Bangkok : trafic énorme, pollution, brouhaha, quel souk ! Des taxis et des minibus partout, mais je trouve le truc pour traverser les routes en suivant de près les locaux. Effectivement, il ne faut pas traîner ! Les gens sont plutôt sympas quand je leur demande le chemin...
Je réserve le train pour Assouan, demain à 22h (1ère classe : 80 £E), puis je me rends en métro à l’Opéra House. Pour 1 £E, efficace ce métro et en plus, très clean ! A l’inverse de Paris où il y fait chaud et où c’est plutôt stressant, ici, c’est un sacré moment de calme et il y fait plus frais. C’est reposant ! Des gens en «costar-cravate» y côtoient d’autres en gallabieh (djellaba ) et chèche, récitant le Coran. Par contre, au retour, j’ai assisté à une engueulade sévère entre une femme et tout un wagon ! J’aurais bien aimé savoir ce qu’ils pouvaient se raconter...
Je demande des renseignements à l’Opera House sur le Festival de ce soir. Une première personne me répond avec beaucoup de mal dans un anglais approximatif, puis une jeune femme me demande si je parle français. La discussion s’engage : Hanaa, très sympa, me présente les différents groupes, puis je lui montre les mails de Basem. Elle m’apprend qu’ils ont effectivement joué, mais le 17 ! J’ai oublié de dire que j’ai appelé Basem à la gare, sur son mobile, et que je sais qu’il ne joue pas ce soir puisqu’il est à Alexandrie ! Tant pis, je ne le verrai pas... Mais bon, cette rencontre avec Hanaa est bien agréable. En plus, c’est génial, il y a le groupe «Tampura» de Port Saïd dont m’a parlé Amélie sur le Web. Excellent ! Merci Hanna pour ton hospitalité si naturelle...
Je serais bien resté un peu plus pour discuter, mais il y a tellement de choses à faire ! Le trajet à pied entre Midan Ataba et le Souk est assez éprouvant : rue plutôt crade avec des trottoirs archi défoncés, en fait, pratiquement entièrement recouverte par une voie rapide. Le seul avantage : moins de circulation en bas et un peu d’ombre ! Bien qu’Hanaa m’ait dit qu’il faisait plutôt bon aujourd’hui, moins chaud qu’il y a quelques jours... Est-ce possible ??
Enfin, me voilà dans le Souk. Il paraît assez aéré et beaucoup moins bondé que je le pensais, mais je ne suis pas allé dans les petites venelles... Je prends mon premier repas égyptien : falafels dans le pita, frites (froides !) et un légume rose inconnu, légèrement piquant, mais pas mauvais. Pour 3 £E, c’est honnête ! Les mosquées sont impressionnantes, mais avec toute cette pollution, je comprends pourquoi elles n’ont plus leurs zébrures rouge et blanc. On les devine pourtant sous la crasse...
Ca va être dur d’écrire même 10% de ce que je vois, entends, sens ! C’est vrai qu’une journée au Caire, c’est crevant, mais aussi très riche et j’ai plein de flashs dans la tête... Les gens sont réellement sympas, prêts à aider et me demandent d’où je viens. Ils sont aussi très aimables et polis. Les serveurs du café El Fishawy me félicitent pour le dessin et en échange, ils me font visiter une partie du lieu non ouverte aux touristes. For free !
«You’re welcome ! », j’ai dû l’entendre au moins 20 fois dans la journée et ce n’est pas si racoleur que ça ! Un exemple d’hospitalité : je suis dans une gargote face à la Citadelle. Ils ne parlent pas anglais, mais j’arrive à leur faire comprendre que je veux un poulet grillé. Ils me servent en plus une salade, que je ne peux bien sûr accepter (attention aux légumes). Je commande une bouteille d’eau et ils m’apportent une cannette de Sprite en plus, offerte ! Je suis le seul client pour l’instant (il est un peu tôt...) et à mon arrivée, le serveur a viré un gars qui dormait sur la table avec une couverture pour que je m’assoie ! Je demande également une serviette, mais il n’y en a pas ; ici, on se lave les mains avant et après le repas...
Décidément, il y a trop de trucs à dire ! Il y a plein d’hommes dans la rue en train de fumer la chicha. J’en ai même vu un fumer pendant que le coiffeur lui coupait les cheveux ! Beaucoup de policiers aussi avec des mitraillettes et ce n’est pas du plastique ! Paradoxalement, cette présence armée met un peu en confiance. La peur inconsciente des attentats, sans doute… Tous les gens sont très sympas et très rares sont ceux qui sont intéressés. Exemple : je veux acheter un «coke» dans un boui-boui. Gentiment, un gars l’achète pour moi pour m’indiquer le prix normal, 75 piastres. Il me montre ensuite le marché aux fruits et légumes... Authentique !
Les mosquées sont vraiment superbes. Je viens de quitter celle de Sultan Hassan que j’ai visitée tout seul, puisqu’elle était fermée, mais le bakchich ouvre toutes les portes.
Les Egyptiens se laissent facilement prendre en photo, c’est génial, mais il va falloir que je réduise le rythme, car j’en ai pris beaucoup aujourd’hui ! Ca y est, me voilà à la Citadelle pour le Festival. Je pensais que l’entrée était tout près du boui-boui, mais en fait, il m’a fallu faire le tour et j’ai les jambes en compote... En plus, je me suis fait la grimpette de 2 minarets en suivant et ça tue les jambes ! D’ailleurs, le second, j’ai négocié l’entrée de moitié, parce que les pyramides, il fallait vraiment être de bonne volonté pour les apercevoir... 30 secondes plus tard, le «fog» (peu naturel, pollution ?) les avait englouties !
Donc, avec ce détour, j’arrive à la fin du concert de Tampura, mais quelle ambiance ! Plusieurs chanteurs se succèdent, accompagnés de la darbuka et du tampura (sorte de harpe/oud). C’est dommage, je n’ai plus le temps de parler avec les musiciens, mais tout le monde chante et tape dans les mains, c’est génial ! J’arrive pourtant à discuter avec le leader du groupe, entre autre d’Amélie Hadbi de Port Saïd qu’il connaît, avant qu’il ne se fasse interviewé par la TV. A défaut d’avoir vu Basem jouer...
Le cadre est fantastique avec en toile de fond le Caire, les minarets et les silhouettes majestueuses des mosquées. Le vent est plutôt agréable. Il suffit de trouver le bon endroit pour se reposer de temps en temps et le Caire est tout à fait vivable, je pense être capable d’y rester plusieurs jours. Toutefois, un peu de «campagne» me fera également du bien, ainsi qu’une bonne douche de retour à l’hôtel ! Il n’y a pas de «bar Internet» dans le quartier islamique, donc Mu devra patienter un peu pour les news...
Le second groupe est bien aussi, mais l’ambiance est différente. Les gens sont sagement assis sur des chaises et j’ai interdiction de m’approcher de trop près pour la photo ! Alors que les musiciens de Tampura me laissaient voir les instruments pendant qu’ils jouaient... Enfin, c’est sympa quand même parce qu’il n’y a que des filles ! Une jeune au oud et à la voix, une au qanoun (cithare orientale), une au nay (flûte), une au tambourin et 3 violonistes. De belles voix sur de belles mélodies traditionnelles, mais c’est plus classique...
Donc, une ambiance très populaire avec pour décor la mosquée Mehemet-Ali, qui pour moi, n’arrive pas à la hauteur de ses cousines d’Istanbul ! Par contre, les minarets mamelouks me font plus d’effet, comme celui que j’observe en ce moment dont les décorations sont très bien mises en valeur par un éclairage judicieux. Tout à l’heure sur la terrasse, pour un peu, on aurait pu apercevoir les pyramides illuminées s’il n’y avait ce «fog» omniprésent ! Que c’est paisible de se retrouver là, comme auparavant dans le calme des mosquées. En fait, à l’heure de mes visites, beaucoup font la sieste au milieu des autres qui prient. J’ai même vu, alors que j’étais dans une salle de prière, un groupe d’hommes arriver en portant un cercueil... J’ai préféré sortir alors qu’il l’amenait près du Mihrab. Mais je reviens au Festival….
J’ai commencé un peu tard à croquer le minaret et entre temps, le concert s’est fini. Je me retrouve donc tout seul, mais un peu plus loin, j’entends de nouveau de la musique ; c’est reparti ! En fait, c’est une succession de différents groupes : au moins 4 rebab (violon), 5 darbouka, 2 flûtes. Je m’approche pour essayer de voir de près et le gars de la sono me fait signe d’aller carrément devant la scène pour la photo ! Je suis juste en-dessous d’un joueur de flûte faite avec des bambous (2 de presque 2m de long et 2 autres plus courts, un peu comme l’instrument de Sardaigne dont j’ai oublié le nom...). Une place de rêve pour assister au spectacle confortablement assis dans l’herbe...
D’autant qu’un Derviche tourneur apparaît soudain. Avec sa robe colorée et un autre morceau de vêtement, il exécute une sorte de danse gyroscopique faite de multiples variations (avec le bout de tissu, il forme comme le corps d’un nourrisson qu’il berce tout en continuant à tourner). C’est vraiment magnifique ! J’espère que les photos seront réussies... C’est très beau et sûrement plus intéressant de le voir ici dans cette fête populaire que lors d’un spectacle pour touristes au Khan El Khalili, par exemple. J’écris donc ces lignes en écoutant la musique. Un nouvel artiste met le feu en faisant chanter le public à tue-tête, puis une danseuse apparaît à son tour. Ah, Elisabeth, tu te rates quelque chose !
Ce n’est que mon premier soir et j’ai déjà l’impression d’être en Egypte depuis un long moment. L’ambiance s’échauffe, la darbouka cède la place à un espèce de bongo mêlé à quelques youyous. En fait, c’est toujours le même groupe qui joue en fond avec leurs superbes gallabieh et chèches blancs. Une fois le concert fini, la foule se rue vers un nouveau spectacle. Cette fois-ci, la scène est superbe et très bien éclairée, au pied d’une petite mosquée tout illuminée. Il y a des gradins avec des fauteuils, mais ils ne sont pas pris d’assaut, car la zique est très différente du groupe précédent : c’est du jazz ! Sax, basse, piano, batterie, on se croirait au Festival de Marciac ! Même pas une touche orientale... Un peu déçu, j’aurais préféré que les autres musiciens jouent plus longtemps. Cela dit, c’est pro et le son est nickel. C’est un petit retour en Occident avant de rentrer à l’hôtel...
6 pages pour aujourd’hui, il va falloir que j’écrive plus petit ou je n’aurai pas assez de cahiers. J’aurais dû en amener plus ! Superbe solo de basse... A ce propos, je vais quand même essayer d’envoyer un mail à Mu. J’ai bien appelé, mais elle n’était pas là. C’est dommage, mais France lui donnera de mes nouvelles !
Que de monde dans les rues en sortant de la Citadelle. J’ai discuté avec 2 policiers, dont un vieux qui m’a serré la main très amicalement après m’avoir donné le «vrai» prix du taxi, mon premier noir et blanc, en solo ! Il doit y en avoir des millions dans cette ville... Il y en a partout !
Bon, la douche froide ne l’était pas assez et une fois sec, il faut se réhabituer à la fournaise. Prochaine nuit à l’hôtel : ventilo ! Ce qui est sûr, c’est que demain, réveil à 6h pour aller aux pyramides de bonne heure ! Je repense à toutes ces images, tout ce que j’ai pu voir ou entendre en à peine 15 heures...
Les Egyptiens sont beaucoup plus cools que certains Maghrebins. J’ai pu prendre des photos du muezzin faisant l’appel à la prière au micro et l’entrée dans les salles pour les non musulmans ne pose aucun problème ! Il y a bien sûr beaucoup de sites religieux, mais très peu de femmes voilées de noir (à l’iranienne) avec plutôt un simple foulard, voir rien du tout (enfin, sur la tête !)
Je dois aller voir si je ne trouve pas les mêmes cahiers car je ne peux m’empêcher d’écrire !
Euh.. ca fait peut-être un peu long non ??

Après m'être délecté de quelques un de vos carnets, je vous livre le mien. Le texte ci-dessous a été écrit entièrement sur le vif, la tentation était grande de rajouter certains détails mais j'ai tenu à conserver le coté brut de la chose... (seul les fautes ont été corrigées, mais il doit en rester !!)
SAMEDI 18 AOUT 2001
Toujours beaucoup d’émotion à commencer un nouveau carnet. J’écris ces premières lignes de SHIPOL Airport d’Amsterdam, prêt à embarquer pour le vol KL553 AMSTERDAM - CAIRO. Cette fois ça y est, me voilà parti, j’ai encore du mal à réaliser pourtant. Ca fait drôle d’être tout seul ! Je repense aux adieux avec Mu tout à l’heure, à l’aéroport de Blagnac. Dur de la laisser seule pour 3 semaines... Enfin, elle sera avec moi tout au long de ce voyage...
Me voilà donc entouré d’Egyptiens, mais bien sûr, je ne suis pas le seul européen ! J’espère que mon passager sera plus bavard que celui de TLS - AMS (il n’y avait personne !!) C’est donc parti pour l’inconnu, même si je me suis pas mal préparé en surfant sur le ouèbe et en parcourant le Lonely Planet (LP). J’ai le plan du Caire en tête, ainsi que Louxor, mais rien à voir avec ce que je vais découvrir là-bas ! Le top, c’est quand même de savoir que demain soir, je vais au concert de Basem à la Citadelle. Quand j’y pense... Sympa de voir SHREK en V.O. dans l’avion... Mon voisin est un homme d’affaires égyptien qui voyage partout dans le monde, mais pas très bavard ! Ouf, me voilà prêt à me coucher, il est 2:36 (heure égyptienne). Mais avant, je tiens à dire 2 mots sur mon arrivée : à peine 1h30 que je suis au Caire et déjà un tas de choses à raconter !
Tout d’abord, dès le débarquement, je cherche d’autres routards pour partager un taxi, ce qui n’est pas évident car la plupart des touristes sont en voyage organisé. Je trouve finalement un couple de jeunes Ecossais qui ont réservé à Zamalek. Ok, le Minerva (mon hôtel...) est sur la route. Nous repoussons comme prévu les premiers rabatteurs, puis le couple accepte un chauffeur et le suit. Je lui demande combien il prend et il me dit : «Twenty !» Je suis surpris : «Tewenty pounds ?» Non, 20$ of course !
Un peu plus loin, on en trouve un autre. Je m’occupe de marchander en sortant le peu d’arabe que j’ai pour l’instant et on parvient finalement à 35 £E £E (Lire égyptienne). (1£E=2F (en 2001)) en bataillant ferme. En plus, le gars voulait nous faire croire que nos hôtels se trouvaient sur 2 chemins différents. Je lui montre alors, plan en tête et le LP à l’appui, que ce n’est pas vrai. Un autre gars acquiesce et me demande si je suis déjà venu en Egypte. Devant ma réponse négative, il me félicite et me dit : «You’re a clever man ! ». Peut-être pas, juste un peu averti... !
Bon, le taxi roule comme un taré, doublant à droite, passant les feux rouges, évitant de justesse une mobylette surchargée qui roule sans feux de position... Mais surtout, on échappe de peu à un accident : nous sommes coincés entre 2 voitures et on ne peut freiner à temps ! Le chauffeur sur notre droite fera les frais d’un rétro, et encore heureux que son bras ne dépassait pas de la fenêtre ! WELCOME TO CAIRO !! Pas de doute, on y est !
Le taxi me laisse à Talaat et je découvre l’hôtel Minerva fermé, pourtant il y a un gars à l’intérieur. Un autre vient me voir et me fait prendre conscience que le premier est en train de prier ! J’attends donc un peu... Finalement, la chambre n’est pas à 23£E, mais à 20£E avec le petit déjeuner.
C’est un hôtel assez délabré et j’hésite à m’engager dans l’ascenseur, impressionnant ! Enfin, m’y voilà... Je réalise qu’il n’y a ni ventilateur, ni clim’, bien sûr ! Donc, première nuit à la dure... En jetant un coup d’œil sur le guide, je me rends compte que les Ecossais sont descendus dans un vrai «palace», le Cairo Marriot, à 180$ la chambre et sans petit déj’ !!! Ca me fait bizarre, surtout venant de jeunes...
Mais je comprends pourquoi ils ne bataillaient pas trop pour les taxis ! Bon, allez, je vais quand même essayer de dormir malgré la chaleur. Demain, ça va être le choc, je le sens...
DIMANCHE 19 AOUT
Finalement, j’ai réussi à dormir. Après un bon breakfast, je me rends à la gare à pied. Le Caire a des airs de Bangkok : trafic énorme, pollution, brouhaha, quel souk ! Des taxis et des minibus partout, mais je trouve le truc pour traverser les routes en suivant de près les locaux. Effectivement, il ne faut pas traîner ! Les gens sont plutôt sympas quand je leur demande le chemin...
Je réserve le train pour Assouan, demain à 22h (1ère classe : 80 £E), puis je me rends en métro à l’Opéra House. Pour 1 £E, efficace ce métro et en plus, très clean ! A l’inverse de Paris où il y fait chaud et où c’est plutôt stressant, ici, c’est un sacré moment de calme et il y fait plus frais. C’est reposant ! Des gens en «costar-cravate» y côtoient d’autres en gallabieh (djellaba ) et chèche, récitant le Coran. Par contre, au retour, j’ai assisté à une engueulade sévère entre une femme et tout un wagon ! J’aurais bien aimé savoir ce qu’ils pouvaient se raconter...
Je demande des renseignements à l’Opera House sur le Festival de ce soir. Une première personne me répond avec beaucoup de mal dans un anglais approximatif, puis une jeune femme me demande si je parle français. La discussion s’engage : Hanaa, très sympa, me présente les différents groupes, puis je lui montre les mails de Basem. Elle m’apprend qu’ils ont effectivement joué, mais le 17 ! J’ai oublié de dire que j’ai appelé Basem à la gare, sur son mobile, et que je sais qu’il ne joue pas ce soir puisqu’il est à Alexandrie ! Tant pis, je ne le verrai pas... Mais bon, cette rencontre avec Hanaa est bien agréable. En plus, c’est génial, il y a le groupe «Tampura» de Port Saïd dont m’a parlé Amélie sur le Web. Excellent ! Merci Hanna pour ton hospitalité si naturelle...
Je serais bien resté un peu plus pour discuter, mais il y a tellement de choses à faire ! Le trajet à pied entre Midan Ataba et le Souk est assez éprouvant : rue plutôt crade avec des trottoirs archi défoncés, en fait, pratiquement entièrement recouverte par une voie rapide. Le seul avantage : moins de circulation en bas et un peu d’ombre ! Bien qu’Hanaa m’ait dit qu’il faisait plutôt bon aujourd’hui, moins chaud qu’il y a quelques jours... Est-ce possible ??
Enfin, me voilà dans le Souk. Il paraît assez aéré et beaucoup moins bondé que je le pensais, mais je ne suis pas allé dans les petites venelles... Je prends mon premier repas égyptien : falafels dans le pita, frites (froides !) et un légume rose inconnu, légèrement piquant, mais pas mauvais. Pour 3 £E, c’est honnête ! Les mosquées sont impressionnantes, mais avec toute cette pollution, je comprends pourquoi elles n’ont plus leurs zébrures rouge et blanc. On les devine pourtant sous la crasse...
Ca va être dur d’écrire même 10% de ce que je vois, entends, sens ! C’est vrai qu’une journée au Caire, c’est crevant, mais aussi très riche et j’ai plein de flashs dans la tête... Les gens sont réellement sympas, prêts à aider et me demandent d’où je viens. Ils sont aussi très aimables et polis. Les serveurs du café El Fishawy me félicitent pour le dessin et en échange, ils me font visiter une partie du lieu non ouverte aux touristes. For free !
«You’re welcome ! », j’ai dû l’entendre au moins 20 fois dans la journée et ce n’est pas si racoleur que ça ! Un exemple d’hospitalité : je suis dans une gargote face à la Citadelle. Ils ne parlent pas anglais, mais j’arrive à leur faire comprendre que je veux un poulet grillé. Ils me servent en plus une salade, que je ne peux bien sûr accepter (attention aux légumes). Je commande une bouteille d’eau et ils m’apportent une cannette de Sprite en plus, offerte ! Je suis le seul client pour l’instant (il est un peu tôt...) et à mon arrivée, le serveur a viré un gars qui dormait sur la table avec une couverture pour que je m’assoie ! Je demande également une serviette, mais il n’y en a pas ; ici, on se lave les mains avant et après le repas...
Décidément, il y a trop de trucs à dire ! Il y a plein d’hommes dans la rue en train de fumer la chicha. J’en ai même vu un fumer pendant que le coiffeur lui coupait les cheveux ! Beaucoup de policiers aussi avec des mitraillettes et ce n’est pas du plastique ! Paradoxalement, cette présence armée met un peu en confiance. La peur inconsciente des attentats, sans doute… Tous les gens sont très sympas et très rares sont ceux qui sont intéressés. Exemple : je veux acheter un «coke» dans un boui-boui. Gentiment, un gars l’achète pour moi pour m’indiquer le prix normal, 75 piastres. Il me montre ensuite le marché aux fruits et légumes... Authentique !
Les mosquées sont vraiment superbes. Je viens de quitter celle de Sultan Hassan que j’ai visitée tout seul, puisqu’elle était fermée, mais le bakchich ouvre toutes les portes.
Les Egyptiens se laissent facilement prendre en photo, c’est génial, mais il va falloir que je réduise le rythme, car j’en ai pris beaucoup aujourd’hui ! Ca y est, me voilà à la Citadelle pour le Festival. Je pensais que l’entrée était tout près du boui-boui, mais en fait, il m’a fallu faire le tour et j’ai les jambes en compote... En plus, je me suis fait la grimpette de 2 minarets en suivant et ça tue les jambes ! D’ailleurs, le second, j’ai négocié l’entrée de moitié, parce que les pyramides, il fallait vraiment être de bonne volonté pour les apercevoir... 30 secondes plus tard, le «fog» (peu naturel, pollution ?) les avait englouties !
Donc, avec ce détour, j’arrive à la fin du concert de Tampura, mais quelle ambiance ! Plusieurs chanteurs se succèdent, accompagnés de la darbuka et du tampura (sorte de harpe/oud). C’est dommage, je n’ai plus le temps de parler avec les musiciens, mais tout le monde chante et tape dans les mains, c’est génial ! J’arrive pourtant à discuter avec le leader du groupe, entre autre d’Amélie Hadbi de Port Saïd qu’il connaît, avant qu’il ne se fasse interviewé par la TV. A défaut d’avoir vu Basem jouer...
Le cadre est fantastique avec en toile de fond le Caire, les minarets et les silhouettes majestueuses des mosquées. Le vent est plutôt agréable. Il suffit de trouver le bon endroit pour se reposer de temps en temps et le Caire est tout à fait vivable, je pense être capable d’y rester plusieurs jours. Toutefois, un peu de «campagne» me fera également du bien, ainsi qu’une bonne douche de retour à l’hôtel ! Il n’y a pas de «bar Internet» dans le quartier islamique, donc Mu devra patienter un peu pour les news...
Le second groupe est bien aussi, mais l’ambiance est différente. Les gens sont sagement assis sur des chaises et j’ai interdiction de m’approcher de trop près pour la photo ! Alors que les musiciens de Tampura me laissaient voir les instruments pendant qu’ils jouaient... Enfin, c’est sympa quand même parce qu’il n’y a que des filles ! Une jeune au oud et à la voix, une au qanoun (cithare orientale), une au nay (flûte), une au tambourin et 3 violonistes. De belles voix sur de belles mélodies traditionnelles, mais c’est plus classique...
Donc, une ambiance très populaire avec pour décor la mosquée Mehemet-Ali, qui pour moi, n’arrive pas à la hauteur de ses cousines d’Istanbul ! Par contre, les minarets mamelouks me font plus d’effet, comme celui que j’observe en ce moment dont les décorations sont très bien mises en valeur par un éclairage judicieux. Tout à l’heure sur la terrasse, pour un peu, on aurait pu apercevoir les pyramides illuminées s’il n’y avait ce «fog» omniprésent ! Que c’est paisible de se retrouver là, comme auparavant dans le calme des mosquées. En fait, à l’heure de mes visites, beaucoup font la sieste au milieu des autres qui prient. J’ai même vu, alors que j’étais dans une salle de prière, un groupe d’hommes arriver en portant un cercueil... J’ai préféré sortir alors qu’il l’amenait près du Mihrab. Mais je reviens au Festival….
J’ai commencé un peu tard à croquer le minaret et entre temps, le concert s’est fini. Je me retrouve donc tout seul, mais un peu plus loin, j’entends de nouveau de la musique ; c’est reparti ! En fait, c’est une succession de différents groupes : au moins 4 rebab (violon), 5 darbouka, 2 flûtes. Je m’approche pour essayer de voir de près et le gars de la sono me fait signe d’aller carrément devant la scène pour la photo ! Je suis juste en-dessous d’un joueur de flûte faite avec des bambous (2 de presque 2m de long et 2 autres plus courts, un peu comme l’instrument de Sardaigne dont j’ai oublié le nom...). Une place de rêve pour assister au spectacle confortablement assis dans l’herbe...
D’autant qu’un Derviche tourneur apparaît soudain. Avec sa robe colorée et un autre morceau de vêtement, il exécute une sorte de danse gyroscopique faite de multiples variations (avec le bout de tissu, il forme comme le corps d’un nourrisson qu’il berce tout en continuant à tourner). C’est vraiment magnifique ! J’espère que les photos seront réussies... C’est très beau et sûrement plus intéressant de le voir ici dans cette fête populaire que lors d’un spectacle pour touristes au Khan El Khalili, par exemple. J’écris donc ces lignes en écoutant la musique. Un nouvel artiste met le feu en faisant chanter le public à tue-tête, puis une danseuse apparaît à son tour. Ah, Elisabeth, tu te rates quelque chose !
Ce n’est que mon premier soir et j’ai déjà l’impression d’être en Egypte depuis un long moment. L’ambiance s’échauffe, la darbouka cède la place à un espèce de bongo mêlé à quelques youyous. En fait, c’est toujours le même groupe qui joue en fond avec leurs superbes gallabieh et chèches blancs. Une fois le concert fini, la foule se rue vers un nouveau spectacle. Cette fois-ci, la scène est superbe et très bien éclairée, au pied d’une petite mosquée tout illuminée. Il y a des gradins avec des fauteuils, mais ils ne sont pas pris d’assaut, car la zique est très différente du groupe précédent : c’est du jazz ! Sax, basse, piano, batterie, on se croirait au Festival de Marciac ! Même pas une touche orientale... Un peu déçu, j’aurais préféré que les autres musiciens jouent plus longtemps. Cela dit, c’est pro et le son est nickel. C’est un petit retour en Occident avant de rentrer à l’hôtel...
6 pages pour aujourd’hui, il va falloir que j’écrive plus petit ou je n’aurai pas assez de cahiers. J’aurais dû en amener plus ! Superbe solo de basse... A ce propos, je vais quand même essayer d’envoyer un mail à Mu. J’ai bien appelé, mais elle n’était pas là. C’est dommage, mais France lui donnera de mes nouvelles !
Que de monde dans les rues en sortant de la Citadelle. J’ai discuté avec 2 policiers, dont un vieux qui m’a serré la main très amicalement après m’avoir donné le «vrai» prix du taxi, mon premier noir et blanc, en solo ! Il doit y en avoir des millions dans cette ville... Il y en a partout !
Bon, la douche froide ne l’était pas assez et une fois sec, il faut se réhabituer à la fournaise. Prochaine nuit à l’hôtel : ventilo ! Ce qui est sûr, c’est que demain, réveil à 6h pour aller aux pyramides de bonne heure ! Je repense à toutes ces images, tout ce que j’ai pu voir ou entendre en à peine 15 heures...
Les Egyptiens sont beaucoup plus cools que certains Maghrebins. J’ai pu prendre des photos du muezzin faisant l’appel à la prière au micro et l’entrée dans les salles pour les non musulmans ne pose aucun problème ! Il y a bien sûr beaucoup de sites religieux, mais très peu de femmes voilées de noir (à l’iranienne) avec plutôt un simple foulard, voir rien du tout (enfin, sur la tête !)
Je dois aller voir si je ne trouve pas les mêmes cahiers car je ne peux m’empêcher d’écrire !
Euh.. ca fait peut-être un peu long non ??

Bonjour,
Nous sommes un couple canadien dans le début soixantaine, habitué de voyager en solo et avons réservé notre départ pour le Caire le 12 février avec arrivée le 13 au matin. Retour du Caire vers Montreal le 07 mars.
Le Caire ne semble pas une destination très sécuritaire actuellement et fortement déconseillé par le gouvernement canadien. Par contre nous aimerions bien y voir les pyramides et les autre merveil;les autour de cette ville. Nous projetons donc rester 2 jours au Caire (à Giseh ?) en arrivant pour ensuite nous diriger vers Hurghada pour une semaine de plage, mer, plongée (hotels ou appts à conseiller ?). Nous souhaiterions par la suite faire une croisière sur le Nil - Luxor...etc (ex : 5 jours) et revenir à Hurghada pour une autre semaine à Hurghada ou autre endroit recommandé.
Nous préférons rester dans des zones sécuritaires recommandés par le site du gouvernement canadien sinon nos assurances ne nous couvrent pas.
Avez-vous d'autre suggestions ?
ESt-ce que le transport de nuit avec couchette par train entre le Caire et Hurghada est sécuritaire ? Si oui, quelle compagnie recommanderiez-vous ? Quelles sont les meilleurs compagnies low cost domestiques qui pourraient nous amener et ramener du Caire à Hurghada.
Nos objectifs sont l'histoire et ses monuments, le soleil, la plongée en apnée et la bonne bouffe.
Toutes vos suggestions sont bienvenues.
Merci à tous
Claude, Canada
Bonjour ,
Ayant prévus un sejour en egypte , louxour et taba , courant fin juin et début juillet , et avec tout ce qui se passe actuellement là-bas , je me demande si je ne ferai pas mieux de tout annuler .Je ne suis plus rassuré . J'aimerai avoir vos conseils .
En vous remercions par avance .
Ayant prévus un sejour en egypte , louxour et taba , courant fin juin et début juillet , et avec tout ce qui se passe actuellement là-bas , je me demande si je ne ferai pas mieux de tout annuler .Je ne suis plus rassuré . J'aimerai avoir vos conseils .
En vous remercions par avance .
Bonjour à tous,
J'ai l'habitude de voyager routard en Asie du sud-est et un peu en Europe. L'année dernière, j'ai été en Turquie et tout s'était très bien passé jusque-là. Là, j'ai envie de découvrir le moyen orient et plus je lis mon guide et plus je deviens nerveuse. Il semble avoir beaucoup de précautions à prendre en tant que fille seule, par ex. ne pas se promener seule dans l'oasis, se baigner en se couvrant bien etc.
Je ne compte pas aller dans un oasis mais j'aimerais faire le snorkelling à Dahab et Nuweiba. Je me baigne à l'occidentale (short et brassière). Mesdames (messieurs aussi :-)), comment avez-vous fait lors de votre séjour?
Et tant que fille seule, ai-je le droit d'aller manger dans n'importe quel restaurant? (désolée de la question). Je compte prendre le train de nuit pour Assouan, existe-il un wagon pour femmes? Est-ce que je rate de superbes paysages si voyageant de nuit, dans ce cas, il se pourrait que j'envisagerai un voyage de jour. Dans le dernier cas et comme j'arrive à minuit à l'aéroport du Caire, y a-t-il un endroit assez agréable pour femmes seules de rester toute la nuit ?
Concernant les voyages en train, je suis un peu confuse. Les trains couchettes partent bien de Giza et le reste de Ramses? Est-ce exact?
A tout hasard, avez-vous un hotel à recommander au Caire?
Merci de votre aide
J'ai l'habitude de voyager routard en Asie du sud-est et un peu en Europe. L'année dernière, j'ai été en Turquie et tout s'était très bien passé jusque-là. Là, j'ai envie de découvrir le moyen orient et plus je lis mon guide et plus je deviens nerveuse. Il semble avoir beaucoup de précautions à prendre en tant que fille seule, par ex. ne pas se promener seule dans l'oasis, se baigner en se couvrant bien etc.
Je ne compte pas aller dans un oasis mais j'aimerais faire le snorkelling à Dahab et Nuweiba. Je me baigne à l'occidentale (short et brassière). Mesdames (messieurs aussi :-)), comment avez-vous fait lors de votre séjour?
Et tant que fille seule, ai-je le droit d'aller manger dans n'importe quel restaurant? (désolée de la question). Je compte prendre le train de nuit pour Assouan, existe-il un wagon pour femmes? Est-ce que je rate de superbes paysages si voyageant de nuit, dans ce cas, il se pourrait que j'envisagerai un voyage de jour. Dans le dernier cas et comme j'arrive à minuit à l'aéroport du Caire, y a-t-il un endroit assez agréable pour femmes seules de rester toute la nuit ?
Concernant les voyages en train, je suis un peu confuse. Les trains couchettes partent bien de Giza et le reste de Ramses? Est-ce exact?
A tout hasard, avez-vous un hotel à recommander au Caire?
Merci de votre aide
Aux environs du 15 Août, à peine revenus de nos vacances de Juillet, je reçois une alerte sur une sUUUUUUUper promo pour Louxor en individuel.
Ah ben oui quand même ! 299€ / Pers pour 7 nuits à l'hôtel Mercure avec le petit-déjeuner inclus et bien sûr l'AR en avion. Ça se refuse ?
Pour avoir déjà fait l'Egypte en croisière organisée, nous nous étions toujours dit qu'il faudrait passer 1 semaine à Louxor et visiter tous seuls à notre rythme pour bien en profiter et sans contraintes.
C'est seulement ensuite qu'on s'intéresse à la météo.
Ça se balade tranquillement entre 43 et 45° tous les jours sur ce mois d'Août ! Bref, on fera comme toujours dans ces cas là : Debout aux aurores et sieste pendant l'APM.
SAMEDI 28 AOÛT 2010 :
Nous récupérons nos billets au comptoir Transavia puis décollage 19h25. Arrivée à Louxor à 00h20.
A partir du moment où tu franchis les portes de l'aéroport, tu vas connaître un étrange phénomène, tu te transformes immédiatement en distributeur d'argent ambulant !
Pour notre groupe qui se dirige vers le bus prévu pour le transfert ( inclus également dans le forfait ), ça démarre très vite puisque le gars qui charge les valises dans le coffre demande 2€ / pers à chacun. Tout le monde donne mais je pose quand même la question au responsable et il me confirme que c'est juste un pourboire ! Ben tiens, 4€ pour chaque couple, c'est 30 L.E en gros, soit le prix d'un taxi. 😇 Mine de rien, ça lui fait 50 ou 60€ en 10mn, c'est pas mal non ?
Ah oui, je t'ai pas dit, il fait encore 30° à cette heure.
DIMANCHE 29 AOÛT 2010
8h30 : Réveil. L'hôtel El-Luxor ( ex Mercure ) n'est pas récent, c'est sûr, mais ça tient encore la route et c'est largement confortable. Le petit-déjeuner buffet est de bonne qualité.
Il est également bien situé proche du centre-ville. On est à 500 m du Temple de Louxor et le débarcadère pour le ferry public qui dessert la rive ouest est à 5mn à pied.

Hormis le Winter Palace, de l'autre côté du temple, l'immense majorité des autres hôtels est beaucoup + au Sud et isolé du centre. Ils ont leurs restaurants, etc ... dans les rues adjacentes mais le marché, le souk etc ... sont bien au centre-ville avec les vrais gens, on va dire.
De notre hôtel, on peut donc y aller à pied tranquillement alors qu'il faudra un taxi ou une calèche depuis les autres.
Alors, on inaugure aussi le quotidien du touriste individuel et tous les taxis et calèches de Louxor qui vont te harceler ou klaxonner toutes les 2mn. Ça prend assez vite la tête ! 😐
Il faut savoir que nous sommes en basse saison et qu'on ne se bouscule pas en ville. De plus, c'est le Ramadan et un certain de nombres de touristes évitent cette période où la vie est au ralenti.
Un taxi qui r��de prés du ferry nous propose ses services pour la rive Ouest. En fait, je ne sais pas trop ce qu'il faut compter. Certains sites francophones qui donnent des noms de chauffeur, t'annoncent la journée à 150-180 L.E ( 25€ ) et la 1/2 à 120 L.E. Parfois, ça tape même à 30€ ( 200 L.E ) c'est largement exagéré.
D'ailleurs, voici la liste des prix affichés par une agence dans notre hôtel avec un service de limousine climatisée.

On retrouve la journée "West Bank" ou Rive Ouest à 150 L.E, soit 20€. Donc pour en revenir à notre loustic, je lui demande un prix pour une matinée de 7h à 12h00. Il attaque à 120 L.E et on finit à 85 L.E sur une 1/2 journée. Ça peut te donner une idée même si on est en basse saison.
En rentrant à l'hôtel, nous testons aussi les boutiques du petit centre commercial Savoy Market à côté. Il y a un frigo dans la chambre donc on fait le plein de boissons car on va boire comme des trous pendant cette semaine. Compte entre 2 et 3 L.E la bouteille de 1,5 litre.
Comme je voulais m'assurer rapidement une journée sur Abydos et Dendéra , j'avais pris contact avec un de ces sites français. C'est une journée importante et il faut s'y prendre la veille pour s'enregistrer auprès des autorités. C'est le chauffeur qui s'en occupera. Le coup du "convoi militaire" c'est bien fini et on peut désormais circuler "librement" avec n'importe quel taxi du moment qu'il ait ce sésame. Prévoir donc une copie de vos passeports avant de venir, ça suffit.
11h00 : Nous avons donc RdV à l'hôtel. Le prix annoncé est de 600 L.E soit 80€ que je règle en €. Une fois sur place, je me suis rendu compte que c'est trop cher ... mais bon j'avais donné mon accord avant donc j'assume. 😕 RdV est donné pour demain matin à 6h00 et ce ne sera même pas lui, car il est déjà pris, mais son frère, lui aussi francophone.
13h00 : Nous retournons au Savoy Market car il y aurait 3 restaurants. Au 1er étage, 4 ou 5 magasins poussiéreux et le Amoun qui donne sur la place devant le Temple de Louxor. 1 table occupée c'est déjà ça ! On prend du Hommous et des falafels en entrée. Un ragoût et un kebab avec les boissons, ça nous fait 100 L.E. C'est juste moyen on va dire. La vue sur la rue est sympa car on voit tous les minibus et la circulation des motos, etc ...
14h45 : On se fait notre petite sieste jusqu'à 17h00.
A peine sortis, nous sommes assaillis par les taxis et les calèches. On a beau leur expliquer qu'on va à 500m de là, ils insistent lourdement. Le pire sont les calèches qui essayent toutes de te fourguer le "Bazar égyptien" vachement authentique et tout le fatras ! Les prix dégringolent à 5 L.E pour n'importe où .....
Il faut savoir que les autorités se sont mises en tête de recréer l'Allée des Sphinx de + de 2 kms qui reliait Louxor et Karnak. Cela entraîne des travaux « pharaoniques » 😎 et la destruction de tout ce qui bouge sur le tracé.

18h00 : TEMPLE DE LOUXOR :

Le ticket est à 50 L.E. C'est un des rares temples qu'on peut visiter de nuit sans se farcir le Son & Lumières avec supplément. Là, c'est le tarif habituel et on échappe à la chaleur tout en profitant des éclairages mettant mieux en valeur l'architecture et les reliefs des murs.
Les groupes visitent au pas de charge. On les voit faire l'AR en moins de 30mn. Ça flashe de partout ... Bien sûr, c'est toujours avec Môman devant le Sphinx, Môman devant l'obélisque, Môman devant ... n'importe quoi en fait. Le + important c'est qu'on puisse prouver qu'on est bien venu ici !

18h25 : Le soleil se couche. Tous les gardiens et employés sortent les bouteilles et la nourriture. Avec cette chaleur de + de 40°, je les plains franchement.
Ce qui est aussi flagrant, c'est que la majorité des européennes ont abandonné l'idée qu'on soit dans un pays musulman. Mini-short, débardeur décolleté à fine bretelle ... bref, la Côte d'Azur ni plus ni moins !

C'est pour qui les 4 Milk-shakes ?

A l'intérieur des temples, tu te dis que tu vas être tranquille, loin des calèches ... c'est sans compter sur les gardiens qui te suivent à la trace pour te montrer tel détail ou le meilleur point de vue pour une photo. Bien sûr, t'as le droit au fameux "Bakchich" dans la minute qui suit.
Alors 1 fois, 2 fois, 3, 4 ... et la 10ème fois quand tu es au fond du temple, on a tendance à envoyer bouler les mecs avant même qu'ils ouvrent la bouche ! Lors de mon 1er séjour, ils étaient seuls mais maintenant, il y a carrément 3 castes à se farcir. Les gardiens habillés en "djellaba" puis les militaires en treillis avec la mitraillette en bandoulière et enfin les policiers, souvent jeunes, en jean-basket et Tshirt avec le colt 45 au ceinturon ou le pistolet-mitrailleur. Tout ce beau monde te veut du bien et n'arrête pas de t'appeler pour venir ici ou là, et pour changer des euros récupérés dans la journée ...
Bref, tu dis non 50 fois au minimum.
T'aimes bien mon nouveau parfum ? 😛

Nous ressortons au bout de 2h00. Le site reste ouvert jusqu'à 22h00 l'été mais il ferme + tôt en hiver ainsi que pendant le Ramadan.
Les conducteurs de calèches nous ont pris la tête toute la journée avec ça, comme quoi le souk était fermé car nous étions pendant une fête catholique donc copte en Égypte. Toujours est-il que c'est bien la foire sur la place en face du Temple.

On est bien loin du Grand Huit et des trains fantômes. Le Top est constitué de balançoires hors d'âge ou de minuscules manèges qu'on fait tourner à la main. Les gens pique-niquent, les enfants courent en hurlant ... une fête quoi.

Juste en face, nous optons pour le Sindbad afin de dîner dans le petit jardin avec la vue sur le Temple de Louxor. L'addition = 65 L.E ( 8€ )
Là aussi, rien de transcendant mais c'est bien situé, rapide et le jardin assez agréable même si le mobilier n'est pas de 1ère jeunesse !
23h00 : Nous repassons par la fête, juste le temps de dire NON une dizaine de fois à des gamins qui ont déjà le réflexe "Touriste = Money" .
On rentre à pied en moins de 10mn à notre hôtel.
Ah ben oui quand même ! 299€ / Pers pour 7 nuits à l'hôtel Mercure avec le petit-déjeuner inclus et bien sûr l'AR en avion. Ça se refuse ?
Pour avoir déjà fait l'Egypte en croisière organisée, nous nous étions toujours dit qu'il faudrait passer 1 semaine à Louxor et visiter tous seuls à notre rythme pour bien en profiter et sans contraintes.
C'est seulement ensuite qu'on s'intéresse à la météo.
Ça se balade tranquillement entre 43 et 45° tous les jours sur ce mois d'Août ! Bref, on fera comme toujours dans ces cas là : Debout aux aurores et sieste pendant l'APM.
SAMEDI 28 AOÛT 2010 :
Nous récupérons nos billets au comptoir Transavia puis décollage 19h25. Arrivée à Louxor à 00h20.
A partir du moment où tu franchis les portes de l'aéroport, tu vas connaître un étrange phénomène, tu te transformes immédiatement en distributeur d'argent ambulant !
Pour notre groupe qui se dirige vers le bus prévu pour le transfert ( inclus également dans le forfait ), ça démarre très vite puisque le gars qui charge les valises dans le coffre demande 2€ / pers à chacun. Tout le monde donne mais je pose quand même la question au responsable et il me confirme que c'est juste un pourboire ! Ben tiens, 4€ pour chaque couple, c'est 30 L.E en gros, soit le prix d'un taxi. 😇 Mine de rien, ça lui fait 50 ou 60€ en 10mn, c'est pas mal non ?
Ah oui, je t'ai pas dit, il fait encore 30° à cette heure.
DIMANCHE 29 AOÛT 2010
8h30 : Réveil. L'hôtel El-Luxor ( ex Mercure ) n'est pas récent, c'est sûr, mais ça tient encore la route et c'est largement confortable. Le petit-déjeuner buffet est de bonne qualité.
Il est également bien situé proche du centre-ville. On est à 500 m du Temple de Louxor et le débarcadère pour le ferry public qui dessert la rive ouest est à 5mn à pied.

Hormis le Winter Palace, de l'autre côté du temple, l'immense majorité des autres hôtels est beaucoup + au Sud et isolé du centre. Ils ont leurs restaurants, etc ... dans les rues adjacentes mais le marché, le souk etc ... sont bien au centre-ville avec les vrais gens, on va dire.
De notre hôtel, on peut donc y aller à pied tranquillement alors qu'il faudra un taxi ou une calèche depuis les autres.
Alors, on inaugure aussi le quotidien du touriste individuel et tous les taxis et calèches de Louxor qui vont te harceler ou klaxonner toutes les 2mn. Ça prend assez vite la tête ! 😐
Il faut savoir que nous sommes en basse saison et qu'on ne se bouscule pas en ville. De plus, c'est le Ramadan et un certain de nombres de touristes évitent cette période où la vie est au ralenti.
Un taxi qui r��de prés du ferry nous propose ses services pour la rive Ouest. En fait, je ne sais pas trop ce qu'il faut compter. Certains sites francophones qui donnent des noms de chauffeur, t'annoncent la journée à 150-180 L.E ( 25€ ) et la 1/2 à 120 L.E. Parfois, ça tape même à 30€ ( 200 L.E ) c'est largement exagéré.
D'ailleurs, voici la liste des prix affichés par une agence dans notre hôtel avec un service de limousine climatisée.

On retrouve la journée "West Bank" ou Rive Ouest à 150 L.E, soit 20€. Donc pour en revenir à notre loustic, je lui demande un prix pour une matinée de 7h à 12h00. Il attaque à 120 L.E et on finit à 85 L.E sur une 1/2 journée. Ça peut te donner une idée même si on est en basse saison.
En rentrant à l'hôtel, nous testons aussi les boutiques du petit centre commercial Savoy Market à côté. Il y a un frigo dans la chambre donc on fait le plein de boissons car on va boire comme des trous pendant cette semaine. Compte entre 2 et 3 L.E la bouteille de 1,5 litre.
Comme je voulais m'assurer rapidement une journée sur Abydos et Dendéra , j'avais pris contact avec un de ces sites français. C'est une journée importante et il faut s'y prendre la veille pour s'enregistrer auprès des autorités. C'est le chauffeur qui s'en occupera. Le coup du "convoi militaire" c'est bien fini et on peut désormais circuler "librement" avec n'importe quel taxi du moment qu'il ait ce sésame. Prévoir donc une copie de vos passeports avant de venir, ça suffit.
11h00 : Nous avons donc RdV à l'hôtel. Le prix annoncé est de 600 L.E soit 80€ que je règle en €. Une fois sur place, je me suis rendu compte que c'est trop cher ... mais bon j'avais donné mon accord avant donc j'assume. 😕 RdV est donné pour demain matin à 6h00 et ce ne sera même pas lui, car il est déjà pris, mais son frère, lui aussi francophone.
13h00 : Nous retournons au Savoy Market car il y aurait 3 restaurants. Au 1er étage, 4 ou 5 magasins poussiéreux et le Amoun qui donne sur la place devant le Temple de Louxor. 1 table occupée c'est déjà ça ! On prend du Hommous et des falafels en entrée. Un ragoût et un kebab avec les boissons, ça nous fait 100 L.E. C'est juste moyen on va dire. La vue sur la rue est sympa car on voit tous les minibus et la circulation des motos, etc ...
14h45 : On se fait notre petite sieste jusqu'à 17h00.
A peine sortis, nous sommes assaillis par les taxis et les calèches. On a beau leur expliquer qu'on va à 500m de là, ils insistent lourdement. Le pire sont les calèches qui essayent toutes de te fourguer le "Bazar égyptien" vachement authentique et tout le fatras ! Les prix dégringolent à 5 L.E pour n'importe où .....
Il faut savoir que les autorités se sont mises en tête de recréer l'Allée des Sphinx de + de 2 kms qui reliait Louxor et Karnak. Cela entraîne des travaux « pharaoniques » 😎 et la destruction de tout ce qui bouge sur le tracé.

18h00 : TEMPLE DE LOUXOR :

Le ticket est à 50 L.E. C'est un des rares temples qu'on peut visiter de nuit sans se farcir le Son & Lumières avec supplément. Là, c'est le tarif habituel et on échappe à la chaleur tout en profitant des éclairages mettant mieux en valeur l'architecture et les reliefs des murs.
Les groupes visitent au pas de charge. On les voit faire l'AR en moins de 30mn. Ça flashe de partout ... Bien sûr, c'est toujours avec Môman devant le Sphinx, Môman devant l'obélisque, Môman devant ... n'importe quoi en fait. Le + important c'est qu'on puisse prouver qu'on est bien venu ici !

18h25 : Le soleil se couche. Tous les gardiens et employés sortent les bouteilles et la nourriture. Avec cette chaleur de + de 40°, je les plains franchement.
Ce qui est aussi flagrant, c'est que la majorité des européennes ont abandonné l'idée qu'on soit dans un pays musulman. Mini-short, débardeur décolleté à fine bretelle ... bref, la Côte d'Azur ni plus ni moins !

C'est pour qui les 4 Milk-shakes ?

A l'intérieur des temples, tu te dis que tu vas être tranquille, loin des calèches ... c'est sans compter sur les gardiens qui te suivent à la trace pour te montrer tel détail ou le meilleur point de vue pour une photo. Bien sûr, t'as le droit au fameux "Bakchich" dans la minute qui suit.
Alors 1 fois, 2 fois, 3, 4 ... et la 10ème fois quand tu es au fond du temple, on a tendance à envoyer bouler les mecs avant même qu'ils ouvrent la bouche ! Lors de mon 1er séjour, ils étaient seuls mais maintenant, il y a carrément 3 castes à se farcir. Les gardiens habillés en "djellaba" puis les militaires en treillis avec la mitraillette en bandoulière et enfin les policiers, souvent jeunes, en jean-basket et Tshirt avec le colt 45 au ceinturon ou le pistolet-mitrailleur. Tout ce beau monde te veut du bien et n'arrête pas de t'appeler pour venir ici ou là, et pour changer des euros récupérés dans la journée ...
Bref, tu dis non 50 fois au minimum.
T'aimes bien mon nouveau parfum ? 😛

Nous ressortons au bout de 2h00. Le site reste ouvert jusqu'à 22h00 l'été mais il ferme + tôt en hiver ainsi que pendant le Ramadan.
Les conducteurs de calèches nous ont pris la tête toute la journée avec ça, comme quoi le souk était fermé car nous étions pendant une fête catholique donc copte en Égypte. Toujours est-il que c'est bien la foire sur la place en face du Temple.

On est bien loin du Grand Huit et des trains fantômes. Le Top est constitué de balançoires hors d'âge ou de minuscules manèges qu'on fait tourner à la main. Les gens pique-niquent, les enfants courent en hurlant ... une fête quoi.

Juste en face, nous optons pour le Sindbad afin de dîner dans le petit jardin avec la vue sur le Temple de Louxor. L'addition = 65 L.E ( 8€ )
Là aussi, rien de transcendant mais c'est bien situé, rapide et le jardin assez agréable même si le mobilier n'est pas de 1ère jeunesse !
23h00 : Nous repassons par la fête, juste le temps de dire NON une dizaine de fois à des gamins qui ont déjà le réflexe "Touriste = Money" .
On rentre à pied en moins de 10mn à notre hôtel.
Bonjour, Voici quelques réflexions suite à un second voyage en Égypte au début de ce mois. Ce déplacement chez Ramsès s’est fait entièrement en solo, sans TO ; avis aux amateurs de bronzette, l’auteur ne connaît rien de Sharm ni d’Hurgada, désolés pour vous.
Si le séjour de 2003 avait été plutôt été pharaonique, celui-ci n’avait aucun objectif précis si ce n’est que de vouloir revoir l’Égypte et ses habitants.
L’énumération de ces moments de délices ne tient compte d’aucun ordre d’importance et elle est tout à fait arbitraire.
- Goûter ces heures bénies à l’un des plus beaux points de vue du monde, la terrasse de l’Old Cataract pour y regarder le ciel lumineux, les lauriers, le Nil en contrebas sillonné par les felouques. On comprend qu’Agatha Christie a pu être inspirée. - Avoir le dernier mot avec les chauffeurs de taxi du Caire - Se déplacer en tram à Alexandrie... pour 25 piastres. - Se promener en métro au Caire pour être les seuls étrangers dans toute la rame. - Admirer depuis un balcon du dernier étage du Windsor Palace, le jour comme la nuit, le spectacle de la corniche et la courbe gracieuse de la baie à Alexandrie.
- Marcher dans les pas des bâtisseurs des tombes royales sur ces sentiers en hauteur qui conduisent de la Vallée des rois au temple d’Hatshepsout. - Prendre un moment de répit sur un banc dans les jardins du Winter Palace à Louxor. - Faire une promenade en calèche dans la campagne autour de Louxor. - Cotoyer les étudiant(e)s dans la grande bibliothèque d’Alexandrie. - Deviner la beauté d’Alexandrie à la fin du XIXe en découvrant ses vestiges architecturaux autour de Midam Tahrir et les vieilles photos de la ville exposées à la grande bibliothèque. - Entendre les ibis pendant une traversée du Nil en felouque vers Kitchener’s Island. - S’imaginer voir défiler le grand roi et sa très grande épouse royale dans le temple illuminé de Louxor - Respirer une fois de l’air frais dans les rues du Caire par une journée ensoleillée où souffle une légère brise. - Pourvoir compter sur la parole des Égyptiens : ils sont fidèles aux r-d-v que vous leur fixés. - S’isoler du vacarme de la rue cairote dans un de ses parcs-jardins payants. - Montrer à ce chauffeur de taxi tenace qui, depuis la rive est du Nil vous « accompagne » sur le ferry-boat jusqu’à la billetterie de la rive occidentale, veut vous dissuader d’aller à la Vallée des rois en pick-up collectif, lui montrer que oui vous pouvez très bien vous passer de ses services pas cher - Luncher au Lakeside Restaurant du tout nouveau parc Al-Azhar. - Se laisser conduire par un gardien le long du mur Ayyubid élevé par Saladin pour quitter le parc Al-Azhar à travers un interstice du même mur en rénovation. - Débarquer au Caire dans le tout nouveau hall # 3 de l’aéroport; c’est moderne, facile à s'y retrouver et peu encombré. - Ne payer ses timbres-visas d’entrée que 15$ au guichet de la banque Misr tout de suite après les représentants des TO – ces messieurs en complet-veston-cravate - qui achètent lesdits timbres à la feuille pour les revendre aux touristes des groupes organisés, mais à quel prix ? - Luncher sous la tente de l’Oberoï Mena House face à la grande pyramide, là devant nous presqu’au bout des doigts. - Acheter tôt le matin pour 50 piastres dans une boulangerie de Port-Saïd deux morceaux de pain égyptien fraîchement sorti du four. - Découvrir la gentillesse tout à fait désintéressée des Égyptiens et des Égyptiennes, ceux et celles qui n’ont à vendre que leur vibrant désir de communiquer avec l’autre : comme cette jeune secrétaire en attente de son train à la gare de Louxor; ces deux étudiantes se balladant près du fort Quait Bey (Alexandrie)qui insistait pour qu'on se rende dans leur maison; ce vieux couple d’Anfushi prenant le soleil sur la corniche (Alexandrie) qui nous a parlé de ses enfants demeurant en Floride; cette autre jeune fille de Port-Fouad rencontrée sur le ferry. Ces gens s’adressent à vous spontanément le sourire aux lèvres et sans signe de $ dans les yeux! - Être abordé par des Cairotes qui s’informent si tout va bien quand vous avez l’air un peu égaré, Ça rassure.
- Profiter de la liberté que procure un voyage en solo : aller où on veut, quand on veut, y demeurer le temps qu’on veut; se lever à son heure…etc. - Distraire les deux soldats de faction au monument aux Morts à Alexandrie. Ils auraient normalement dû être impassibles au garde-à-vous, non? - Prendre un jus de mangue frais et autres plaisirs sucrés chez Délices à Alexandrie. - Créer à chaque fois une certaine commotion chez les portiers d'hôtels quand on décide de ne pas prendre leurs taxis à commission. - Pouvoir se procurer des médicaments sans prescription dans n'importe quelle pharmacie; chose impossible ici: il faut d'abord attendre et enfin obtenir un r-d-v chez son toubib. - Se sentir bien privilégié parce qu’on vous fait visiter dans une aura de mystère la suite occupée par Agatha Christie à l’Old Cataract… moyennant backshis, il va sans dire. - Une visite chez un jeune coiffeur à Assouan pour non seulement la coupe et le rasage mais aussi pour l’épilation des joues et des oreilles avec le fil. « Egyptian way ? » m’a-t-il demandé et j’ai acquiescé pour connaître cet art antique.
L’énumération de ces moments de délices ne tient compte d’aucun ordre d’importance et elle est tout à fait arbitraire.
- Goûter ces heures bénies à l’un des plus beaux points de vue du monde, la terrasse de l’Old Cataract pour y regarder le ciel lumineux, les lauriers, le Nil en contrebas sillonné par les felouques. On comprend qu’Agatha Christie a pu être inspirée. - Avoir le dernier mot avec les chauffeurs de taxi du Caire - Se déplacer en tram à Alexandrie... pour 25 piastres. - Se promener en métro au Caire pour être les seuls étrangers dans toute la rame. - Admirer depuis un balcon du dernier étage du Windsor Palace, le jour comme la nuit, le spectacle de la corniche et la courbe gracieuse de la baie à Alexandrie.
- Marcher dans les pas des bâtisseurs des tombes royales sur ces sentiers en hauteur qui conduisent de la Vallée des rois au temple d’Hatshepsout. - Prendre un moment de répit sur un banc dans les jardins du Winter Palace à Louxor. - Faire une promenade en calèche dans la campagne autour de Louxor. - Cotoyer les étudiant(e)s dans la grande bibliothèque d’Alexandrie. - Deviner la beauté d’Alexandrie à la fin du XIXe en découvrant ses vestiges architecturaux autour de Midam Tahrir et les vieilles photos de la ville exposées à la grande bibliothèque. - Entendre les ibis pendant une traversée du Nil en felouque vers Kitchener’s Island. - S’imaginer voir défiler le grand roi et sa très grande épouse royale dans le temple illuminé de Louxor - Respirer une fois de l’air frais dans les rues du Caire par une journée ensoleillée où souffle une légère brise. - Pourvoir compter sur la parole des Égyptiens : ils sont fidèles aux r-d-v que vous leur fixés. - S’isoler du vacarme de la rue cairote dans un de ses parcs-jardins payants. - Montrer à ce chauffeur de taxi tenace qui, depuis la rive est du Nil vous « accompagne » sur le ferry-boat jusqu’à la billetterie de la rive occidentale, veut vous dissuader d’aller à la Vallée des rois en pick-up collectif, lui montrer que oui vous pouvez très bien vous passer de ses services pas cher - Luncher au Lakeside Restaurant du tout nouveau parc Al-Azhar. - Se laisser conduire par un gardien le long du mur Ayyubid élevé par Saladin pour quitter le parc Al-Azhar à travers un interstice du même mur en rénovation. - Débarquer au Caire dans le tout nouveau hall # 3 de l’aéroport; c’est moderne, facile à s'y retrouver et peu encombré. - Ne payer ses timbres-visas d’entrée que 15$ au guichet de la banque Misr tout de suite après les représentants des TO – ces messieurs en complet-veston-cravate - qui achètent lesdits timbres à la feuille pour les revendre aux touristes des groupes organisés, mais à quel prix ? - Luncher sous la tente de l’Oberoï Mena House face à la grande pyramide, là devant nous presqu’au bout des doigts. - Acheter tôt le matin pour 50 piastres dans une boulangerie de Port-Saïd deux morceaux de pain égyptien fraîchement sorti du four. - Découvrir la gentillesse tout à fait désintéressée des Égyptiens et des Égyptiennes, ceux et celles qui n’ont à vendre que leur vibrant désir de communiquer avec l’autre : comme cette jeune secrétaire en attente de son train à la gare de Louxor; ces deux étudiantes se balladant près du fort Quait Bey (Alexandrie)qui insistait pour qu'on se rende dans leur maison; ce vieux couple d’Anfushi prenant le soleil sur la corniche (Alexandrie) qui nous a parlé de ses enfants demeurant en Floride; cette autre jeune fille de Port-Fouad rencontrée sur le ferry. Ces gens s’adressent à vous spontanément le sourire aux lèvres et sans signe de $ dans les yeux! - Être abordé par des Cairotes qui s’informent si tout va bien quand vous avez l’air un peu égaré, Ça rassure.
- Profiter de la liberté que procure un voyage en solo : aller où on veut, quand on veut, y demeurer le temps qu’on veut; se lever à son heure…etc. - Distraire les deux soldats de faction au monument aux Morts à Alexandrie. Ils auraient normalement dû être impassibles au garde-à-vous, non? - Prendre un jus de mangue frais et autres plaisirs sucrés chez Délices à Alexandrie. - Créer à chaque fois une certaine commotion chez les portiers d'hôtels quand on décide de ne pas prendre leurs taxis à commission. - Pouvoir se procurer des médicaments sans prescription dans n'importe quelle pharmacie; chose impossible ici: il faut d'abord attendre et enfin obtenir un r-d-v chez son toubib. - Se sentir bien privilégié parce qu’on vous fait visiter dans une aura de mystère la suite occupée par Agatha Christie à l’Old Cataract… moyennant backshis, il va sans dire. - Une visite chez un jeune coiffeur à Assouan pour non seulement la coupe et le rasage mais aussi pour l’épilation des joues et des oreilles avec le fil. « Egyptian way ? » m’a-t-il demandé et j’ai acquiescé pour connaître cet art antique.
Si vous avez déjà fait la croisière Italie, Egypte, Chypre, Grèce et Turquie au mois de février, quels conseils pourriez-vous me donner ?
A vos claviers ! Et Merci pour tous vos bons conseils (Excursions, Temps, Monnaie...) !
Salut,
Je part le 2 mars en RP au Coral Canoa avec Fram et je suis preneur pour toutes infos sur l'hotel (photos welcome) et sur les conditions de voyages avec Fram (je part de Marseille avec Air Ibéria)
Merci à tous (je peux donner des news réçentes sur l'Egypte et Tunisie-Djerba pour ceux que ça intéresse) pour votre aide et conseils
A++🙂
salut a tous
on désirait passé quelques jours au mois d'aout en Tunisie mais la formule que je voulais n'existe pas ! du moin je n'ais pas trouvé une agence qui accepte.(faut prendre les billets d'avion)
je vous explique, nous avons jusqu"a maintenant toujours voyagé avec des agences en "all inclusive" ile Maurice, Egypte....Espagne..Maroc.. mais cette fois, je voulais "inové" a savoir prendre ma voiture, le bateau a Marseille et loué dans un hotel avec une formule all inclusive ( 2 enfants ) pourquoi ?, pour plusieurs raisons, dabord la liberté des visites d'autres raisons dont une est importante aussi est, peut etre la décision d'acheté une maison en tunisie.
je ne connais pas ce pays et je voulais me faire une idée aussi précise que possible.
j'attends vos remarques et peut etre aussi (et surtout) des conseils ou des adresses
merci a vous
on désirait passé quelques jours au mois d'aout en Tunisie mais la formule que je voulais n'existe pas ! du moin je n'ais pas trouvé une agence qui accepte.(faut prendre les billets d'avion)
je vous explique, nous avons jusqu"a maintenant toujours voyagé avec des agences en "all inclusive" ile Maurice, Egypte....Espagne..Maroc.. mais cette fois, je voulais "inové" a savoir prendre ma voiture, le bateau a Marseille et loué dans un hotel avec une formule all inclusive ( 2 enfants ) pourquoi ?, pour plusieurs raisons, dabord la liberté des visites d'autres raisons dont une est importante aussi est, peut etre la décision d'acheté une maison en tunisie.
je ne connais pas ce pays et je voulais me faire une idée aussi précise que possible.
j'attends vos remarques et peut etre aussi (et surtout) des conseils ou des adresses
merci a vous
La Jordanie a été Nabatéenne, Byzantine, Ottomane, Perse, Grecque, Musulmane…
Elle a accueilli des réfugiés d'Irak, de Syrie, de Palestine, elle partage ses frontières avec l’Arabie saoudite, l'Irak, la Palestine, la Syrie.
Le passage en douane s'est révélé simple et rapide «Welcome to Jordan!».
En fait, je me suis rarement senti aussi bien en arrivant pour la première fois dans un pays.
Les habitants de Jordanie sont cosmopolites, chaleureux et très hospitaliers.
Amman, pour la petite histoire, à l’époque romaine, était appelée Philadelphia.

Amman est également la plus grande ville de Jordanie, et l’une des plus vieilles villes du monde à être toujours habitée.
A seulement 30 kilomètres d'Amman, par l'historique Route des Rois (vieille de 5000 ans) se trouve l'un des lieux les plus illustres de la Terre Sainte. Après avoir traversé un chapelet de sites anciens, la première ville que l'on atteint est Madaba, aussi appelée « Ville des mosaïques ».

Connue pour ses spectaculaires mosaïques byzantines et omeyyades, Madaba abrite la fameuse carte en mosaïque de Jérusalem et de la Terre Sainte datant du VIe siècle.

Cette carte recouvre le sol de l'église grecque orthodoxe de Saint Georges, située au nord ouest du centre de la ville. Cette église fut bâtie en 1896 ap. J.C., sur les ruines d'une église byzantine bien plus ancienne, datant du VIe siècle. Le panneau en mosaïque comprenant la carte mesurait à l'époque environ 15,6 x 6 m, couvrant une surface de 94 m², dont il ne reste aujourd'hui qu'un quart.
Jérusalem Des murs sont visibles autour des grandes villes, comprenant Jérusalem, Jéricho et Asdod. Jérusalem est au centre d'attention de la carte. Clairement visibles sont le Cardo nord-sud et les rues de vallées (longées de colonnes), la place de la porte de Damas et son pilier, les murs de la ville, l'Eglise du Saint-Sépulcre, l'Eglise Saint Sion (Hagion Sion) et l'Eglise "Nea" de Justinien.

Visite d'un atelier de poterie, mosaïque à Madaba.

Au détour d'un rond point un F104, exposé par l'armée en hommage à la défaite du pays durant la guerre des six jours. Cette guerre fut déclenchée comme une « attaque préventive » d'Israël contre ses voisins arabes. Le soir de la première journée de guerre, la moitié de l'aviation arabe était détruite ; le soir du sixième jour, les armées égyptiennes, syriennes et jordaniennes étaient défaites.

Direction le mont Nébo, situé dans les monts de Moab à 817 mètres, le récit biblique du livre du Deutéronome (chapitre 34) relate comment Moïse, interdit d'entrer sur la Terre promise vers laquelle il a conduit les Hébreux sortis d'Égypte, observe le Pays de Canaan du haut de cette montagne avant d'y mourir.

Vous pourrez admirer, comme le fit Moïse, un panorama comprenant la vallée de la rivière Jourdain, la mer Morte, Jéricho et Jérusalem.

Selon la légende, il s'agirait également de l'endroit où Jérémie cacha l'arche d'Alliance. Le mont Nébo est resté un lieu de pèlerinage pour les premiers chrétiens et sa première église a été construite au 4è siècle, pour marquer le site où Moïse mourut, lorsque nous y sommes passés, la basilique était en travaux et ne pouvait être visitée.

Nous repartons de Madaba en milieu de journée, plein sud en empruntant la légendaire route des Rois qu'auraient emprunté les Hebreux en marche vers la terre promise.

Les paysages que nous traversons (le wadi Mujib) sont magnifiques, je vous laisse admirer...

La ville Al-Karak, comprise autrefois au sein du Royaume de Jérusalem abrite une forteresse croisée qui date du XIIème siècle et qui a été agrandie au fur et à mesure des siècles. Les accès sont assez difficiles à atteindre, en raison des pentes très raides. Le site, tel qu’on le connait aujourd’hui, semble avoir été aménagé sous Foulques V d’Anjou, roi de Jérusalem, qui cherche à consolider le territoire conquis sous la période expansionniste de Baudouin Ier, premier roi de Jérusalem.

le château sera assiégé trois fois dans les années 1180. La première fois, en octobre 1183, Saladin assiège le château, mais en décembre, l’armée royale de Jérusalem intervient pour défendre Kerak, obligeant les assaillants à battre en retraite. En juillet 1184, les Musulmans entreprennent un nouveau siège, qui échoue à nouveau, car les défenseurs ont pu construire d’efficaces engins de siège durant l’hiver : Saladin, qui décide alors de concentrer son armée sur le côté nord du château, doit à nouveau abandonner car l’armée royale menace à nouveau de venir en aide à Renaud de Chatillon.

Le dernier siège, mené par le neveu de Saladin, Sa’d al-Din, en mars 1188, sera cette fois-ci couronné de succès : en effet, bien que la défense tienne, la lourde défaite de l’armée royale à Hattin en 1187 (où Renaud de Chatillon est tué) ne laisse plus aucun espoir aux soldats de Kerak d’être secourus la famine les force finalement à capituler en octobre-novembre 1188, et la légende raconte que les Musulmans auraient laisser la liberté aux vaincus, tant ceux-là avaient fait preuve de courage et de bravoure. Ainsi, après la capitulation des Croisés, Kerak devient ayyoubide.

Assez impressionnant d’extérieur, ce n’est rien comparé à toutes les galeries souterraines qu’on y trouve !

“Lâ ilâha illâ Allah”, Nul ne mérite l'adoration sauf Allah inscrit sur une pierre.

Amman, pour la petite histoire, à l’époque romaine, était appelée Philadelphia.

Amman est également la plus grande ville de Jordanie, et l’une des plus vieilles villes du monde à être toujours habitée.
A seulement 30 kilomètres d'Amman, par l'historique Route des Rois (vieille de 5000 ans) se trouve l'un des lieux les plus illustres de la Terre Sainte. Après avoir traversé un chapelet de sites anciens, la première ville que l'on atteint est Madaba, aussi appelée « Ville des mosaïques ».

Connue pour ses spectaculaires mosaïques byzantines et omeyyades, Madaba abrite la fameuse carte en mosaïque de Jérusalem et de la Terre Sainte datant du VIe siècle.

Cette carte recouvre le sol de l'église grecque orthodoxe de Saint Georges, située au nord ouest du centre de la ville. Cette église fut bâtie en 1896 ap. J.C., sur les ruines d'une église byzantine bien plus ancienne, datant du VIe siècle. Le panneau en mosaïque comprenant la carte mesurait à l'époque environ 15,6 x 6 m, couvrant une surface de 94 m², dont il ne reste aujourd'hui qu'un quart.
Jérusalem Des murs sont visibles autour des grandes villes, comprenant Jérusalem, Jéricho et Asdod. Jérusalem est au centre d'attention de la carte. Clairement visibles sont le Cardo nord-sud et les rues de vallées (longées de colonnes), la place de la porte de Damas et son pilier, les murs de la ville, l'Eglise du Saint-Sépulcre, l'Eglise Saint Sion (Hagion Sion) et l'Eglise "Nea" de Justinien.
Visite d'un atelier de poterie, mosaïque à Madaba.

Au détour d'un rond point un F104, exposé par l'armée en hommage à la défaite du pays durant la guerre des six jours. Cette guerre fut déclenchée comme une « attaque préventive » d'Israël contre ses voisins arabes. Le soir de la première journée de guerre, la moitié de l'aviation arabe était détruite ; le soir du sixième jour, les armées égyptiennes, syriennes et jordaniennes étaient défaites.

Direction le mont Nébo, situé dans les monts de Moab à 817 mètres, le récit biblique du livre du Deutéronome (chapitre 34) relate comment Moïse, interdit d'entrer sur la Terre promise vers laquelle il a conduit les Hébreux sortis d'Égypte, observe le Pays de Canaan du haut de cette montagne avant d'y mourir.

Vous pourrez admirer, comme le fit Moïse, un panorama comprenant la vallée de la rivière Jourdain, la mer Morte, Jéricho et Jérusalem.

Selon la légende, il s'agirait également de l'endroit où Jérémie cacha l'arche d'Alliance. Le mont Nébo est resté un lieu de pèlerinage pour les premiers chrétiens et sa première église a été construite au 4è siècle, pour marquer le site où Moïse mourut, lorsque nous y sommes passés, la basilique était en travaux et ne pouvait être visitée.

Nous repartons de Madaba en milieu de journée, plein sud en empruntant la légendaire route des Rois qu'auraient emprunté les Hebreux en marche vers la terre promise.

Les paysages que nous traversons (le wadi Mujib) sont magnifiques, je vous laisse admirer...

La ville Al-Karak, comprise autrefois au sein du Royaume de Jérusalem abrite une forteresse croisée qui date du XIIème siècle et qui a été agrandie au fur et à mesure des siècles. Les accès sont assez difficiles à atteindre, en raison des pentes très raides. Le site, tel qu’on le connait aujourd’hui, semble avoir été aménagé sous Foulques V d’Anjou, roi de Jérusalem, qui cherche à consolider le territoire conquis sous la période expansionniste de Baudouin Ier, premier roi de Jérusalem.

le château sera assiégé trois fois dans les années 1180. La première fois, en octobre 1183, Saladin assiège le château, mais en décembre, l’armée royale de Jérusalem intervient pour défendre Kerak, obligeant les assaillants à battre en retraite. En juillet 1184, les Musulmans entreprennent un nouveau siège, qui échoue à nouveau, car les défenseurs ont pu construire d’efficaces engins de siège durant l’hiver : Saladin, qui décide alors de concentrer son armée sur le côté nord du château, doit à nouveau abandonner car l’armée royale menace à nouveau de venir en aide à Renaud de Chatillon.

Le dernier siège, mené par le neveu de Saladin, Sa’d al-Din, en mars 1188, sera cette fois-ci couronné de succès : en effet, bien que la défense tienne, la lourde défaite de l’armée royale à Hattin en 1187 (où Renaud de Chatillon est tué) ne laisse plus aucun espoir aux soldats de Kerak d’être secourus la famine les force finalement à capituler en octobre-novembre 1188, et la légende raconte que les Musulmans auraient laisser la liberté aux vaincus, tant ceux-là avaient fait preuve de courage et de bravoure. Ainsi, après la capitulation des Croisés, Kerak devient ayyoubide.

Assez impressionnant d’extérieur, ce n’est rien comparé à toutes les galeries souterraines qu’on y trouve !

“Lâ ilâha illâ Allah”, Nul ne mérite l'adoration sauf Allah inscrit sur une pierre.

Bonjour à toutes et à tous !!
je voudrais vous faire partager mes photos et mes carnets de voyages à travers mon site web qui s'enrichit au fur et à mesure de mes aventures.
Le site est déjà bien fournit avec pour le moment plus de 6000 photos, sur 21 pays visités et 6 blogs de voyages (Égypte, Chine, Cambodge, Bolivie, Pérou, Inde et bientôt un 7 eme: le Myanmar que je dois retranscrire du papier sur informatique et mettre tout ça au propre (par contre les photos sont disponibles sur le site) ...
Voilà j'espère que celui ci vous plaira ...
Bonne visite et bonne lecture pour les plus courageux ;)
www.Vision-Du-Monde.com
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