Aidé moi je recherche Yves Dumont
Je tes connus sur autobus de Val-`D`or destination Montréal
tu te rendait a la CSST pour un œil gauche si je me trompe pas
on a passer la nuit ensemble on ces bien amusé ..moi je me rendais au Colege St. Sacrement quebec au étude
on ces quité au Metro Bérri en 1970 toi Yves tu allais chez ta sœur ..
Je voudrais bien te retrouvé je tes Jamais oublier (si vous savez de qui je parle S, V.P. dite moi .aujourdhui il a 63 ans
et moi 64 ans ecrit a grand_moune@yahoo.ca
Je recherche un ami malgache originaire de Tana qui aurait aujourd'hui la cinquantaine et que je n'ai plus vu depuis les années 1980.
Dans ces années-là il faisait des études en IUT Gestion - comptabilité à Besançon, et son père travaillait au ministère des Finances à Tana.
Peut-être est-il aujourd'hui installé en France.
Je suis marié à une malgache et j'aime beaucoup ce pays que je visite souvent
Merci pour votre aide.
Daniel
Bonjour
Je cherche en vain une idée de cadeau
j'ai besoin de vos lumières:
Pensez-vous que je puisse offrir un parfum Yves Rocher à la femme d'un copain que nous retrouverons à la fin de notre voyage? cela risque t-il de faire un peu radin, bas de gamme? J'ai vu sur le net que Yves Rocher ouvrait des boutiques en Inde.Comment est perçue cette marque là bas? ...Le mari tient un hotel, est plutôt "occidentalisé" Classe moyenne Indienne, la trentaine habitant Jodhpur.A ma connassance pas diabétique .Pour lui ce sera (j'ai trouvé l'idée sur ce forum) un laguiole, pour le petit de 1 an je pensais une peluche (est-ce une bonne idée?). Le frère désirait une bonne bouteille de whisky mais comme nous ne les retrouverons qu'après 3 semaines de voyage je ne me vois pas me déplacer chargée d'une bouteille. Habitant en Normandie je pensais apporter des bonbons à la pomme et au calva (les 2 hommes boivent de l'alcool)mais avec la chaleur ils vont se ramollir et risquent de fondre. Je lisais sur ce forum que le bon chocolat est très apprécié mais c'est exclu.
Bref je suis en panne d'idée de cadeau pas encombrant, pas lourd qui ne craint pas la chaleur et qui plaira bien sûr à la femme et au frère (quoique pour ce dernier ce sera peut-être des calissons d'Aix comme je lisais l'idée sur ce forum. Ca craint la chaleur?)
merci d'avance car je me casse la tête en vain
enrick
Salut à toute la communauté des cyclo randonneurs.
J'ai l'intention de partir au printemps prochain, Mai ou Juin faire le grand tour de Bretagne du Mont St Michel à Nantes en "collant" au maximum à la côte soit environ 2000km. Connaissez vous ces trois ouvrages du même auteur : Jean Yves GREGOIRE des éditions RANDO (je n'ai malheureusement aucun intéressement sur les ventes dommage !!) Çà me parait pas mal et vous, vos avis si vous les connaissez, si vous les avez utilisés, Si vous connaissez d'autres ouvrages, docs, ... je suis preneur Merci d'avance
Présentation de l'éditeur Du Mont-Saint-Michel à l'embouchure de la Loire, la Bretagne développe 2 000 kilomètres de côtes. Pour qui veut les suivre au plus près, à pied, l'idéal est de partir sur le GR 34, le sentier des douaniers. Magnifique, mais très long. Pour qui préfère rouler - sans être un as du guidon -, ou tout bonnement dispose de moins de temps, Jean-Yves Grégoire a concocté un Tour de la Bretagne à vélo (à VTC) qui, ignorant pourtant les pistes boueuses et les chemins caillouteux, de même que les routes les plus encombrées, se faufile au plus juste entre terre et mer, privilégiant les routes vicinales et les départementales à faible trafic, mais n'ignorant ni les pointes rocheuses, ni les plages sauvages, les villas cossues et les allées couvertes. Les mains sur le guidon, les yeux sur la côte d'Emeraude, de Penthièvre, du Goëlo, du Trégor, de Granit Rose... Ce volume un (d'une série qui en comptera trois) comporte 10 étapes ; chaque descriptif - sous forme de road book - est augmenté de plusieurs alinéas patrimoniaux.
J'ai l'intention de partir au printemps prochain, Mai ou Juin faire le grand tour de Bretagne du Mont St Michel à Nantes en "collant" au maximum à la côte soit environ 2000km. Connaissez vous ces trois ouvrages du même auteur : Jean Yves GREGOIRE des éditions RANDO (je n'ai malheureusement aucun intéressement sur les ventes dommage !!) Çà me parait pas mal et vous, vos avis si vous les connaissez, si vous les avez utilisés, Si vous connaissez d'autres ouvrages, docs, ... je suis preneur Merci d'avance
Présentation de l'éditeur Du Mont-Saint-Michel à l'embouchure de la Loire, la Bretagne développe 2 000 kilomètres de côtes. Pour qui veut les suivre au plus près, à pied, l'idéal est de partir sur le GR 34, le sentier des douaniers. Magnifique, mais très long. Pour qui préfère rouler - sans être un as du guidon -, ou tout bonnement dispose de moins de temps, Jean-Yves Grégoire a concocté un Tour de la Bretagne à vélo (à VTC) qui, ignorant pourtant les pistes boueuses et les chemins caillouteux, de même que les routes les plus encombrées, se faufile au plus juste entre terre et mer, privilégiant les routes vicinales et les départementales à faible trafic, mais n'ignorant ni les pointes rocheuses, ni les plages sauvages, les villas cossues et les allées couvertes. Les mains sur le guidon, les yeux sur la côte d'Emeraude, de Penthièvre, du Goëlo, du Trégor, de Granit Rose... Ce volume un (d'une série qui en comptera trois) comporte 10 étapes ; chaque descriptif - sous forme de road book - est augmenté de plusieurs alinéas patrimoniaux.
Article de Yves Leers paru dans « TOOGETHER »
Pour tous ceux qui s’intéressent à la grande ile et ceux qui y vivent, qu’en pensez-vous ?
Françoise Lenoble-Prédine* est une ethno-botaniste hors du commun. Sa passion : créer du lien en mettant sa science et sa force de conviction au service de populations sous-alimentées, par exemple à Madagascar. Son sésame est le patrimoine végétal. Et à Madagascar, il y a de quoi faire. Remettre à l’honneur les espèces inconnues et méprisées Les plantes connues bien sûr mais aussi toutes celles qui sont ignorées, méprisées ou même honnies comme l’invasive jacinthe d’eau. D’un déchet, elle fait une ressource à valorisation multiple : engrais, litière, combustible… Patiemment, elle recoud, elle retisse. Des plantes contre la faim L’été dernier, elle a découvert à Antananarivo les dégâts de la période agitée que le pays a vécu au début de l’année. Tout le travail mené avec le paysagiste Thierry Huau autour du « Plan vert »de Tana a souffert mais il reste des espaces miraculeusement préservés. Un bout de jardin qui produit des légumes en pleine ville, c’est aussi une vision d’espoir. Pour donner un peu de vitamines aux enfants des écoles primaires publiques, « Madame Françoise » a imaginé des potagers dans ces écoles : ils vont revivre. « On peut tout faire en s’appuyant sur le patrimoine végétal : manger, créer, broder, construire, meubler, cuisiner… Certaines plantes à forte valeur nutritive sont redécouvertes et on a besoin d’elles dans un pays où la faim existe », explique-t-elle. L’initiative fait des émules et certaines écoles parviennent à se passer des feux de bois entre deux pierres au profit de fours solaires ou de foyers améliorés. C’est autant de charbon de bois et de pollution en moins. La prochaine étape consistera à équiper le plus d’écoles possibles avec des modes de cuisson moins polluants. Un artisanat en pleine expansion Avec une association de brodeuses de Tana, avec des artisans qui travaillent le sisal ou le raphia, elle donne les bonnes recettes, à Madagascar comme au Liban grâce à son association, Saluterre International (*), Françoise Lenoble – qui préside le conservatoire national des espèces spécialisées – prépare pour 2010 une expo en France sur l’artisanat malgache, champion du recyclage. Loin de certaines ONG qui, à Tana comme ailleurs, écrasent de leurs 4×4 les « petits taxis » – d’un autre âge qui dévalent inlassablement les rues de cette capitale d’un pays aux immenses potentialités qui survit si péniblement : les deux-tiers des Malgaches vivent avec un revenu inférieur à un euro par jour. Yves Leers
http://bayonne-et-autour.over-blog.com/article-connaissez-vous-toogezer-52072680.html
Pour tous ceux qui s’intéressent à la grande ile et ceux qui y vivent, qu’en pensez-vous ?
Françoise Lenoble-Prédine* est une ethno-botaniste hors du commun. Sa passion : créer du lien en mettant sa science et sa force de conviction au service de populations sous-alimentées, par exemple à Madagascar. Son sésame est le patrimoine végétal. Et à Madagascar, il y a de quoi faire. Remettre à l’honneur les espèces inconnues et méprisées Les plantes connues bien sûr mais aussi toutes celles qui sont ignorées, méprisées ou même honnies comme l’invasive jacinthe d’eau. D’un déchet, elle fait une ressource à valorisation multiple : engrais, litière, combustible… Patiemment, elle recoud, elle retisse. Des plantes contre la faim L’été dernier, elle a découvert à Antananarivo les dégâts de la période agitée que le pays a vécu au début de l’année. Tout le travail mené avec le paysagiste Thierry Huau autour du « Plan vert »de Tana a souffert mais il reste des espaces miraculeusement préservés. Un bout de jardin qui produit des légumes en pleine ville, c’est aussi une vision d’espoir. Pour donner un peu de vitamines aux enfants des écoles primaires publiques, « Madame Françoise » a imaginé des potagers dans ces écoles : ils vont revivre. « On peut tout faire en s’appuyant sur le patrimoine végétal : manger, créer, broder, construire, meubler, cuisiner… Certaines plantes à forte valeur nutritive sont redécouvertes et on a besoin d’elles dans un pays où la faim existe », explique-t-elle. L’initiative fait des émules et certaines écoles parviennent à se passer des feux de bois entre deux pierres au profit de fours solaires ou de foyers améliorés. C’est autant de charbon de bois et de pollution en moins. La prochaine étape consistera à équiper le plus d’écoles possibles avec des modes de cuisson moins polluants. Un artisanat en pleine expansion Avec une association de brodeuses de Tana, avec des artisans qui travaillent le sisal ou le raphia, elle donne les bonnes recettes, à Madagascar comme au Liban grâce à son association, Saluterre International (*), Françoise Lenoble – qui préside le conservatoire national des espèces spécialisées – prépare pour 2010 une expo en France sur l’artisanat malgache, champion du recyclage. Loin de certaines ONG qui, à Tana comme ailleurs, écrasent de leurs 4×4 les « petits taxis » – d’un autre âge qui dévalent inlassablement les rues de cette capitale d’un pays aux immenses potentialités qui survit si péniblement : les deux-tiers des Malgaches vivent avec un revenu inférieur à un euro par jour. Yves Leers
http://bayonne-et-autour.over-blog.com/article-connaissez-vous-toogezer-52072680.html
Jean-Yves et moi aimerions retrouver Alain Léveque qui se trouve encore peut etre à Libreville...
Kénavo
Bonjour à tous
Pour répondre à la suggestion de Jean-Yves concernant la rencontre au Tiger Bar, P 6
Le 8 janvier à 11h
Une première liste en fonction des informations parues dans les discussions :
ARANGORI. Serge et Katy
COBALA Jean Luc et Claudine
CORSIMIL Jany
CREWCASE Fabrice et Florence 14013
DANICK13 Daniel et Annick
ESCULAPE Jacques et Bernadette 8120
ETERLOUS 1 Jean-Marie et Gaby 10119
ETERLOUS 2 Gérard et Anne-Marie
FetB Bernard et Françoise 11081
FABYETSERGE Serge et Fabienne 11145
HELENEPHIPHI Philippe et Hélène 11227
ISAMAX Isabelle et Max 10065
JFFOY Jean-Yves 12033
MA66 Mathias et Marie Josée 12054
MAHIMAHI Guy et Myriam
PERKE53 Julien et Danielle 10132
RITONLEONCOIN Henri et Monique
TANAS66 Christophe et Géraldine
VILLARLY Gérard et Chantal
En m’excusant pour toutes les erreurs éventuelles, que l’on pourra rectifier... Ma secrétaire étant partie manifester avec les gilets jaunes... 🤭
Bon week-end Jean-Marie
En m’excusant pour toutes les erreurs éventuelles, que l’on pourra rectifier... Ma secrétaire étant partie manifester avec les gilets jaunes... 🤭
Bon week-end Jean-Marie
bonjour a tous et toutes
je me presente yves 47 ans
depuis plusieurs mois lecteur assidus des discussions "nepal"
j intervient directement pour la 1er fois.
je prepare depuis de longues semaines un treck au Nepal. et j ai trouvé la reponse a la plupart de mes questions en parcourant ce forum.(merci internet)
j ai besoin maintenant de qques conseils. je part seul sans agence (avril 2009)et j ai naturellement choisi le tour des annapurnas comme premier voyage (facilitee de l hebergement et possibilitee donc de voyager "leger")
je dispose de 19 jours de marche le 20 pour le retour POkhara/ktm le 20 a KTM avion le soir meme.
j avais dans un premier temps pense faire le tour des annapurnas plus le sanctuaire mais cela me semble presemptueux et risque premierement de me faire courir (c est dommage et ce n est pas un marathon) et deuxiemement de me faire prendre des risques au niveau de l acclimatation a l altitude
qu en pensez vous ?
le deuxieme choix est donc de prendre un peut plus mon temps et d inclure a mon treck le camp de base du Pisang Peak et un detour par le lac Tilicho dans ce cas de figure je pense que les 19 jours sont sufffisant sans pour autant "courir" et de ne pas profiter du "voyage de ma vie".
merci de votre avis et de vos experiences
maintenant une petite question (une seule ) je lis sur les guides que la plupart des hotels en cas de reservation peuvent "gratuitement" vous prendre a l aeroport qu en est t il ? mes premiers contacts hotelier sur KTM ne semblent pas me le confirmer . je ne veux pas insister lourdement et inutilement alors que le prix d une chambre est si bon marche compare aux criteres europeens.
meci pour vos reponses yfyk
je prepare depuis de longues semaines un treck au Nepal. et j ai trouvé la reponse a la plupart de mes questions en parcourant ce forum.(merci internet)
j ai besoin maintenant de qques conseils. je part seul sans agence (avril 2009)et j ai naturellement choisi le tour des annapurnas comme premier voyage (facilitee de l hebergement et possibilitee donc de voyager "leger")
je dispose de 19 jours de marche le 20 pour le retour POkhara/ktm le 20 a KTM avion le soir meme.
j avais dans un premier temps pense faire le tour des annapurnas plus le sanctuaire mais cela me semble presemptueux et risque premierement de me faire courir (c est dommage et ce n est pas un marathon) et deuxiemement de me faire prendre des risques au niveau de l acclimatation a l altitude
qu en pensez vous ?
le deuxieme choix est donc de prendre un peut plus mon temps et d inclure a mon treck le camp de base du Pisang Peak et un detour par le lac Tilicho dans ce cas de figure je pense que les 19 jours sont sufffisant sans pour autant "courir" et de ne pas profiter du "voyage de ma vie".
merci de votre avis et de vos experiences
maintenant une petite question (une seule ) je lis sur les guides que la plupart des hotels en cas de reservation peuvent "gratuitement" vous prendre a l aeroport qu en est t il ? mes premiers contacts hotelier sur KTM ne semblent pas me le confirmer . je ne veux pas insister lourdement et inutilement alors que le prix d une chambre est si bon marche compare aux criteres europeens.
meci pour vos reponses yfyk
Bonjour à toutes et à tous,
Connaissez-vous Yves et Olivia ? - N'ayant trouvé aucune référence sur notre forum favori je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager leur expérience de 2 ans et demi autour du monde. Ils viennent de sortir un DVD dont voici un extrait que je vous recommande chaudement. Bouleversant ! - Voici également l'adresse de leur site.
Bon voyage
Connaissez-vous Yves et Olivia ? - N'ayant trouvé aucune référence sur notre forum favori je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager leur expérience de 2 ans et demi autour du monde. Ils viennent de sortir un DVD dont voici un extrait que je vous recommande chaudement. Bouleversant ! - Voici également l'adresse de leur site.
Bon voyage
L'excellente émission C dans l'air d'Yves Calvi est consacrée ce soir 21 mai à la Birmanie (France 5).
Pour ceux qui l'ont ratée, redif à 22h30 et demain matin.
Emission visible sur le site ce soir à partir de 20h.
http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=accueil
http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=accueil
Je reviens de NAN 4 jours extraordinaires grand merci Patrick, YVES et PHILLIPE pour votre gentillesse et tout le reste homme de grand coeur a tres bientot
Les Indiens l'appèlent " Doctor Sab ". Depuis 1973, Bernard-Yves Sabot, un médecin français, soigne bénévolement les oubliés de la croissance indienne. De la migraine à l'amputation, la plupart de ses actions sont menées dans la rue.
Pour recueillir les fonds et recruter les bénévoles indispensables à sa croisade, ce Don Quichotte de l’humanitaire a créé une association : "Action Bénarès".
" À l'origine je suis psychiatre, explique Bernard le docteur Sab, aujourd'hui âgé d'une soixantaine d'années. Mais mon doctorat en poche, je suis aussitôt parti en Inde pour fuir mon quotidien. En fait, je ne savais pas ce que j'allais y faire. Comme j'étais jeune médecin, je me suis dit que je pouvais être utile dans ce pays déshérité. Surtout qu'après avoir joué les routards quelques mois, je me suis rendu compte de la situation sanitaire déplorable du pays où une frange importante de la population n'a pas accès aux soins ".
Quatre ans chez mère Teresa
Il décide alors d'aller à Calcutta. Il frappe à la porte d'un centre et se retrouve face à un " p’tit bout de femme " d'origine albanaise. " J'étais devant mère Teresa ". À l'époque, celle à qui l'Inde entière a offert des funérailles nationales, n'était connue que des quelques centaines de lépreux dont elle s'occupait. " Médecin ? C'est bien ! dit-elle, lorsque Bernard se présente. Mais ici on a surtout besoin de bras pour ramasser les cadavres. Alors, si vous vous en sentez la force, vous êtes le bienvenu ! " Bernard, athée convaincu, pensait offrir quelques mois de son temps. Il restera 4 ans dans ce mouroir. À la suite de cette expérience il atterrit, un peu par hasard à Varanasi ; nom indien de la ville sainte de Bénarès, située sur les bords du Gange. " Devant les milliers de lépreux et indigents livrés à eux-mêmes, je me suis dit que c'est là que je pouvais être utile ". Il venait de croiser son destin. Depuis, il n'a plus quitté cette ville où il réside et où il a créé une petite association humanitaire " Action Bénarès ". Association qu'il anime avec Anna sa jeune épouse d’origine espagnole, elle aussi médecin ; et plus récemment avec Véronique, spécialiste des maladies tropicales. Véronique est la dernière professionnelle occidentale recrutée, car désormais Bernard et Anna forment des Indiens aux soins d'urgence. "À terme, les plus investis deviendront de brillants médecins. C'est le moins que je puisse faire pour ce pays qui m'a tant donné. Car au fil du temps, j'ai développé une véritable philosophie du partage ".
Des bénévoles formés sur le tas
Cependant, " Action Bénarès " fonctionne aussi avec de nombreux bénévoles occidentaux, qui offrent plusieurs semaines de leurs vacances pour venir travailler sur le terrain de la misère. Chose étonnante, pour rejoindre l’association, pas besoin d'avoir suivi des études médicales. Certes, des étudiants infirmiers ou en médecine font partie des volontaires. Mais " Action Bénarès " accepte aussi des novices motivés : voyageurs de passage, éducateurs, fonctionnaires, femmes au foyer, retraités… Pour peu que les volontaires financent leur voyage et leur hébergement. Sur place, après une semaine de mise en condition par l'observation des actions sur le terrain, ils sont formés à changer des pansements, à laver les malades et à sourire aux lépreux. " C'est déjà énorme pour ces malades abandonnés de tous. Et pour offrir un sourire ou apposer une caresse sur une joue mutilée, il n'est pas nécessaire d'avoir un doctorat", explique le médecin avec un large sourire. Car malgré leur environnement quotidien, Bernard et Anna ne développent pas la sinistrose. Bien au contraire. Tous ceux qui ont eu le bonheur de les rencontrer vous le diront, ils débordent d’humour. " Une arme indispensable quand on veut continuer à se battre pour les autres, même si les moments de découragement existent, reconnaît Bernard. Quand un patient décède ou que l’argent vient à manquer. Mais nous devons surmonter ces épreuves pour nous consacrer pleinement aux autres. À ceux qui n’ont que nous pour leur porter un peu d’attention ".
Sur le terrain, avec " Action Bénarès ", pas le temps pas le temps de s'ennuyer. Un jour, l'équipe se transporte dans la gare de la ville sainte et apporte quotidiennement un peu de solidarité à plus de cent personnes. " Parfois, il faut courir derrière un malade qui a peur de se faire soigner, tellement la démarche lui semble incongrue ". Le lendemain, l'équipe se retrouve dans la salle des brûlés de l'hôpital local, pour soigner des femmes " victimes à 90 % d'actes criminels, pour de sordides histoires de dote ", s'énerve l'humaniste qui souligne amer : " les lésions sont tellement graves, que plus de 85 % de mes patientes décèdent ". Mais ce qu’il ne dit pas, c’est que s’il n’était pas là, la mortalité serait proche des 100 %. Ce combat pour les femmes brûlées est la dernière croisade en date de Bernard et Anna. Un combat qu’ils sont les seules à mener dans ce pays, car le gouvernement indien ne fait rien, ou presque, contre les auteurs de ces crimes. Tradition oblige !
Appel à la solidarité
Les médecins français se rémunèrent à peine 200 euros par mois. "Somme suffisante pour vivre dans des conditions correctes sur place", selon Bernard. Malgré des conditions de vie à l’indienne, l’argent manque souvent, car l’association ne subsiste que grâce aux dons des rares occidentaux qui connaissent et soutiennent l’association. "Des donateurs nous envoient des médicaments. Mais actuellement, le gouvernement indien m'en bloque plus de 400 kilos à New Delhi. Les Indiens ne comprennent pas pourquoi on dépense tant d'argent pour envoyer d'Occident des médicaments qui, pour la plupart, sont fabriqués en Inde par les plus grands laboratoires européens et américains. Il est vrai qu'en achetant sur place ce dont on a besoin, on en obtient des quantités dix fois supérieures, tout en faisant travailler le pays ".
Si vous aussi vous voulez apporter votre contribution à Action Bénarès, envoyez de l’argent. Même avec 10 euros, à défaut de faire des miracles, Bernard et son équipe pourront toujours soulager quelques souffrances.
Action Bénarès : Anna et Bernard-Yves Sabot House n°. B 3/22, Post - Shivala, Bhadaini, Vanarasi - 221001 (U.P) India
Téléfax : 009-542-2312193. Mobile 3333069 ou 3333073. E.mail : actionbenares@yahoo.fr
" À l'origine je suis psychiatre, explique Bernard le docteur Sab, aujourd'hui âgé d'une soixantaine d'années. Mais mon doctorat en poche, je suis aussitôt parti en Inde pour fuir mon quotidien. En fait, je ne savais pas ce que j'allais y faire. Comme j'étais jeune médecin, je me suis dit que je pouvais être utile dans ce pays déshérité. Surtout qu'après avoir joué les routards quelques mois, je me suis rendu compte de la situation sanitaire déplorable du pays où une frange importante de la population n'a pas accès aux soins ".
Quatre ans chez mère Teresa
Il décide alors d'aller à Calcutta. Il frappe à la porte d'un centre et se retrouve face à un " p’tit bout de femme " d'origine albanaise. " J'étais devant mère Teresa ". À l'époque, celle à qui l'Inde entière a offert des funérailles nationales, n'était connue que des quelques centaines de lépreux dont elle s'occupait. " Médecin ? C'est bien ! dit-elle, lorsque Bernard se présente. Mais ici on a surtout besoin de bras pour ramasser les cadavres. Alors, si vous vous en sentez la force, vous êtes le bienvenu ! " Bernard, athée convaincu, pensait offrir quelques mois de son temps. Il restera 4 ans dans ce mouroir. À la suite de cette expérience il atterrit, un peu par hasard à Varanasi ; nom indien de la ville sainte de Bénarès, située sur les bords du Gange. " Devant les milliers de lépreux et indigents livrés à eux-mêmes, je me suis dit que c'est là que je pouvais être utile ". Il venait de croiser son destin. Depuis, il n'a plus quitté cette ville où il réside et où il a créé une petite association humanitaire " Action Bénarès ". Association qu'il anime avec Anna sa jeune épouse d’origine espagnole, elle aussi médecin ; et plus récemment avec Véronique, spécialiste des maladies tropicales. Véronique est la dernière professionnelle occidentale recrutée, car désormais Bernard et Anna forment des Indiens aux soins d'urgence. "À terme, les plus investis deviendront de brillants médecins. C'est le moins que je puisse faire pour ce pays qui m'a tant donné. Car au fil du temps, j'ai développé une véritable philosophie du partage ".
Des bénévoles formés sur le tas
Cependant, " Action Bénarès " fonctionne aussi avec de nombreux bénévoles occidentaux, qui offrent plusieurs semaines de leurs vacances pour venir travailler sur le terrain de la misère. Chose étonnante, pour rejoindre l’association, pas besoin d'avoir suivi des études médicales. Certes, des étudiants infirmiers ou en médecine font partie des volontaires. Mais " Action Bénarès " accepte aussi des novices motivés : voyageurs de passage, éducateurs, fonctionnaires, femmes au foyer, retraités… Pour peu que les volontaires financent leur voyage et leur hébergement. Sur place, après une semaine de mise en condition par l'observation des actions sur le terrain, ils sont formés à changer des pansements, à laver les malades et à sourire aux lépreux. " C'est déjà énorme pour ces malades abandonnés de tous. Et pour offrir un sourire ou apposer une caresse sur une joue mutilée, il n'est pas nécessaire d'avoir un doctorat", explique le médecin avec un large sourire. Car malgré leur environnement quotidien, Bernard et Anna ne développent pas la sinistrose. Bien au contraire. Tous ceux qui ont eu le bonheur de les rencontrer vous le diront, ils débordent d’humour. " Une arme indispensable quand on veut continuer à se battre pour les autres, même si les moments de découragement existent, reconnaît Bernard. Quand un patient décède ou que l’argent vient à manquer. Mais nous devons surmonter ces épreuves pour nous consacrer pleinement aux autres. À ceux qui n’ont que nous pour leur porter un peu d’attention ".
Sur le terrain, avec " Action Bénarès ", pas le temps pas le temps de s'ennuyer. Un jour, l'équipe se transporte dans la gare de la ville sainte et apporte quotidiennement un peu de solidarité à plus de cent personnes. " Parfois, il faut courir derrière un malade qui a peur de se faire soigner, tellement la démarche lui semble incongrue ". Le lendemain, l'équipe se retrouve dans la salle des brûlés de l'hôpital local, pour soigner des femmes " victimes à 90 % d'actes criminels, pour de sordides histoires de dote ", s'énerve l'humaniste qui souligne amer : " les lésions sont tellement graves, que plus de 85 % de mes patientes décèdent ". Mais ce qu’il ne dit pas, c’est que s’il n’était pas là, la mortalité serait proche des 100 %. Ce combat pour les femmes brûlées est la dernière croisade en date de Bernard et Anna. Un combat qu’ils sont les seules à mener dans ce pays, car le gouvernement indien ne fait rien, ou presque, contre les auteurs de ces crimes. Tradition oblige !
Appel à la solidarité
Les médecins français se rémunèrent à peine 200 euros par mois. "Somme suffisante pour vivre dans des conditions correctes sur place", selon Bernard. Malgré des conditions de vie à l’indienne, l’argent manque souvent, car l’association ne subsiste que grâce aux dons des rares occidentaux qui connaissent et soutiennent l’association. "Des donateurs nous envoient des médicaments. Mais actuellement, le gouvernement indien m'en bloque plus de 400 kilos à New Delhi. Les Indiens ne comprennent pas pourquoi on dépense tant d'argent pour envoyer d'Occident des médicaments qui, pour la plupart, sont fabriqués en Inde par les plus grands laboratoires européens et américains. Il est vrai qu'en achetant sur place ce dont on a besoin, on en obtient des quantités dix fois supérieures, tout en faisant travailler le pays ".
Si vous aussi vous voulez apporter votre contribution à Action Bénarès, envoyez de l’argent. Même avec 10 euros, à défaut de faire des miracles, Bernard et son équipe pourront toujours soulager quelques souffrances.
Action Bénarès : Anna et Bernard-Yves Sabot House n°. B 3/22, Post - Shivala, Bhadaini, Vanarasi - 221001 (U.P) India
Téléfax : 009-542-2312193. Mobile 3333069 ou 3333073. E.mail : actionbenares@yahoo.fr
Bonjour,
Pour mon stage à Paris j'hésite entre deux auberges : Yves Robert dans le 18ème et Le Montclair Montmartre. Pourriez vous svp m'aider à choisir. Merci par avance.
Bonjour,
J'ai réservé un billet sur le site d'alitalia. Mon prénom est Pierre-Yves et le système ne prenant pas le trait d'union , je l'ai écrit avec un espace. Sur ma confirmation Pierre Yves + nom de famille apparait mais lorsque je consulte ma résa sur leur site mes billets indiquent uniquement Pierre+ nom de famille... pareil sur le site d'air berlin qui opère un des vols en codeshare.
autre question concernant les bagages: j'ai droit à 23 kg mais est-ce que le dernier segment effectué avec airberlin autorise aussi ces 23 kg?
Ai-je à me tracasser?
Merci
Bonjour,
J'ai loué un appart dans le 10ième, rue Yves Toudic, près de la Place de la République.
Les comptes rendus que je lis sur le 10ième ne sont pas très flatteurs. Sale, dangereux, dégeu.
Quelqu'un pourrait m'éclairer un peu.
J'ai toujours la possibilité d'annuler.
Merci
D'après un article de USA Today, le pilote et inventeur suisse Yves Rossy "Jetman" survolera le Grand Canyon le 6 mai prochain (10 hrs selon le journal, 9 hrs selon le post qu'une personne a laissé en commentaire à l'article) .
Pour l'article :
http://travel.usatoday.com/...man-flyover/167921/1
Et aussi http://www.grandcanyonondemand.com/blog/
Bonne journée à tous !
Et aussi http://www.grandcanyonondemand.com/blog/
Bonne journée à tous !
L'association Via Brachy (www.viabrachy.com), soutenue par Bernard Giraudeau et parrainée par Yves Parlier, est en partenariat avec des associations africaines recherchant :
une assez grande remorque ou un véhicule utilitaire ( capable de faire 5000 km...). du matériel informatique ( Portables, imprimantes multifonctions, CAMERA HI 8 OU MINI DV OU TOUT AUTRE APPAREIL PERMETTANT DE FILMER, 1 vidéo projecteur, des appareils de sonorisations ) De l'outillage ( la liste est longue...) Des lunettes de vue, des cannes, Bidons 5, 10 ou 25 l, autre matériel paramédical... tricoteuses appareil éléctrogène.
Merci pour eux.
Marie
Merci pour eux.
Marie
Bonjour j ai obtenu mon visa pour le Mali dans la journee à PAris pour 90 euros en express Cordialement Yves
Bonjour
Connaissez vous l'adresse de bonnes chambres d'hôtes en Croatie ? Dans quelle région ?
Merci pour votre réponse
Yves
Bonjour,
Tout est dans le titre.
Tous les renseignements sont les bienvenus aussi.
Logement, coût de la vie, etc....
Merci
Jean Yves Guyomarc'h
Hé! Bien le bonjour.
Je vais y passer une journée complete . . . quelle suggestion pour une randonnée d'un jour ??
Merci - tks
Yves
Je vais y passer une journée complete . . . quelle suggestion pour une randonnée d'un jour ??
Merci - tks
Yves
Y A T IL DES 44 QUI FONT CETTE CROISIERE?😎
bonjour
quelle est la meilleure solution pour aller de Varanasi à Bagdogra ? C e sera au printemps .Merci pour votre aide
Yves
Un peu de lecture !
Article tiré du Gavroche du 22/9/09 publié par Pierre-Yves Claiss
A la lecture de la presse anglophone de Bangkok, on est fréquemment surpris d’un manque patent de neutralité quant à l’affaire du temple de Préah Vihear. Le parti de la Thaïlande y est pris sans nuance et l’on va jusqu’à affirmer que les Cambodgiens seraient les véritables fauteurs de troubles, tout comme les premiers à tirer… Le souci de vérité me force ici à tenter de clarifier quelques points d’histoire concernant les rapports entre les deux pays. Provenant de Chine méridionale, c’est vers la fin du IXe siècle que ceux qui allaient devenir les Siamois, puis les Thaïs, commencent à s’établir sur les marches septentrionales de l’empire khmer, au nord de la chaîne des Dangreks. Ils se renforcent progressivement jusqu’à fonder le royaume thaï d’Ayutthaya, qui saccagera Angkor à deux reprises, en 1351 et 1431, déportant à chaque fois une grande partie de la population et imposant sa suzeraineté sur le Cambodge, dont il annexera au fil du temps des provinces entières.
« Atlantide en sursis », avalé au Nord-ouest par le Siam et à l’Est par le Viêt-nam, le Cambodge allait tout bonnement disparaître. Conscient de cela, le roi Ang Duong sollicita en 1853 l'intervention de Napoléon III. Mis au courant, les Siamois firent échouer ce traité d'alliance et c’est le fils d’Ang Duong, le roi Norodom, qui signera finalement en 1863 un traité de Protectorat avec la France.
L’influence des Anglais sur le Siam était forte, mais l’accord franco-britannique du 14 juillet 1884 avait reconnu comme « zone française » le bassin du Mékong, ce qui n’empêcha pas les Siamois de couper ledit bassin et d’avancer à travers le Laos. Ces empiètements répétés conduisirent, en juillet 1893, une flottille française à remonter le Ménam jusqu’à Bangkok. La France fit alors le blocus des côtes, ce qui obligea la cour du Siam à renoncer à toute revendication sur la rive gauche du Mékong tandis que les Français gardèrent sous leur contrôle les provinces de Chantaboun et de Paknam. La Convention de 1904 rendit au Cambodge la province côtière de Koh Kong ainsi que celle de Steung Treng, assorties des régions de Melou Preï et Tonle Repou, territoires cédés par le Siam au Laos et réintégrés au Cambodge par la France.
Cette Convention conduisit au Traité de 1907 où, contre la rétrocession au Siam des provinces de Trat, Chantaboun et du territoire de Dan Sai dans l’actuelle province de Loei, le Roi Chulalongkorn (Rama V) abandonnait à la France, qui les rendait au Cambodge, les provinces de Battambang, de Sisophon et de Siem Reap.
LA BATAILLE DE KOH CHANG
Lorsque le roi Sisowath pu finalement se rendre à Angkor reprendre possession de ces terres indubitablement khmères, il déclara que c’était là « la plus grande gloire de son règne ». Mais les Siamois ne renoncent pas. Profitant de la défaite française face à l’Allemagne lors de la Seconde Guerre mondiale, ils violent immédiatement le pacte de non-agression signé avec la France le 12 juin 1940.
Le Premier ministre thaïlandais, Phibun, organise alors une série de manifestations nationalistes et anti-françaises à Bangkok, puis des escarmouches frontalières se succèdent le long du Mékong. L’aviation thaïlandaise, supérieure en nombre, bombarde de jour Vientiane, Sisophon et Battambang. Les forces aériennes françaises tentent des raids en représailles, mais les dégâts causés sont bien moindres. En décembre 1940, la Thaïlande occupe Pak-Lay et le Bassac.
Début janvier 1941, Bangkok lance une offensive sur le Laos et le Cambodge. La résistance franco-indochinoise est en place, mais la plupart des unités sont surpassées par les forces thaïlandaises, mieux équipées (20 chars côté français, 134 côté siamois). Les Thaïlandais occupent rapidement le Laos, alors qu’au Cambodge la résistance française est meilleure.
Le 16 janvier, la France lance une large contre-offensive menée par le 5e REI (Régiment Etranger d’Infanterie) sur les villages de Yang Dang Khum et de Phum Préav, où se déroulent les combats les plus féroces de la guerre. La contre-attaque est bloquée et s’achève par une retraite, mais les Thaïlandais ne peuvent poursuivre les forces françaises, leurs blindés ayant été cloués au sol par les canons anti-char.
Alors que la situation à terre est critique, l’amiral Decoux donne l’ordre aux navires de guerre français disponibles d’attaquer dans le golfe de Thaïlande. Au matin du 17 janvier 1941, le « groupe occasionnel » surprend les navires thaïlandais à Koh Chang. Bien que la flotte ennemie la surclasse largement en nombre, l'opération s'achève par une victoire totale de la marine française. A l'issue du combat, une bonne partie de la flotte de guerre thaïlandaise est détruite. Mais, le 24 janvier, la bataille aérienne finale a lieu lorsque l’aéroport de Siem Reap est atteint par un raid des bombardiers thaïlandais.
Le Japon intervient rapidement dans le conflit au profit des Thaïlandais, impose un armistice, puis un traité de paix, le 9 mai, par lequel la France abandonne les provinces cambodgiennes de Battambang et Siem Reap, ainsi que les provinces laotiennes de Champassak et Sayaburi. Les territoires annexés au Cambodge ne seront restitués par la Thaïlande, sous pression internationale (traité de Washington), qu'en novembre 1947. Mais dès 1953, alors que le Cambodge accède à peine à l’indépendance, des troupes thaïes investissent Préah Vihear, chassent les Khmers et hissent leur drapeau national. Neuf ans plus tard, en 1962, l’habileté consommée du prince Sihanouk permit d’obtenir une décision internationale de justice et les Thaïlandais durent faire marche arrière. Mais le répit allait être de courte durée, la guerre arrivait et Préah Vihear y serait engouffré.
RETOUR FORCE VERS L'ENFER
Le pire moment du conflit khméro-thaï fut un effroyable holocauste orchestré il y a trente ans par l’armée thaïlandaise. Peu après la défaite des Khmers rouges en 1979, la Thaïlande fut submergée de réfugiés cambodgiens. Pour démontrer au monde qu’elle ne pouvait seule et sans argent gérer ce phénomène, elle planifia une atroce mise en scène. Au matin du vendredi 8 juin 1979, 110 bus se rangèrent devant le camp de Nong Chan qui abritait des dizaines de milliers de réfugiés cambodgiens. On leur déclara qu’ils allaient être transférés dans un camp plus à même de les recevoir et tous ces survivants du génocide khmer rouge furent renvoyés en enfer…
Fort éloigné de Nong Chan, le passage par le site de Préah Vihear avait été choisi à dessein : une falaise abrupte couverte de jungle, des mines par milliers, l’issue ne faisait pas de doute… Comprenant ce qui allait se passer, les malheureux réfugiés durent être sortis des bus sous la menace des armes. Des scènes horribles eurent lieu : arrivés de nuit, ils furent poussés comme du bétail entre deux rangées de militaires sur un étroit chemin, non sans avoir été dépouillés de tout l’argent qu’ils possédaient. Les soldats maniaient leurs armes comme des bâtons et tiraient sur ceux qui refusaient de descendre le chemin. Terrorisés à l’idée de sauter sur les mines innombrables (posées par les Khmers rouges quatre ans auparavant), les réfugiés tentaient par tous les moyens de rester sur le chemin, mais plus haut, on poussait sans cesse de nouveaux malheureux et les gens étaient finalement forcés de marcher dans les champs de mines. Il fallut trois jours aux survivants pour traverser cette étendue de mort, de soif et de faim au milieu des cadavres en putréfaction et des blessés se tordant de douleur.
On estime à quarante-cinq mille le nombre de Cambodgiens ainsi expulsés pendant les trois jours que dura l’opération, mais on ne connaîtra jamais le nombre de victimes, les Khmers rouges n’ayant pas tenu de registre (1)... On ignore trop cette affreuse page d’histoire. Les torts des Thaïlandais à l’encontre des Khmers doivent être rappelés, non pour dresser à nouveau les peuples les uns contre les autres, mais pour que justice soit enfin rendue.
(1) Deux livres racontent cet episode tragique de l’histoire : The Quality of Mercy: Cambodia, Holocaust and Modern Conscience de William Shawcross (1984) et To Destroy You Is No Loss de Joan Criddle et Teeda Butt Mam (1987).
Article tiré du Gavroche du 22/9/09 publié par Pierre-Yves Claiss
A la lecture de la presse anglophone de Bangkok, on est fréquemment surpris d’un manque patent de neutralité quant à l’affaire du temple de Préah Vihear. Le parti de la Thaïlande y est pris sans nuance et l’on va jusqu’à affirmer que les Cambodgiens seraient les véritables fauteurs de troubles, tout comme les premiers à tirer… Le souci de vérité me force ici à tenter de clarifier quelques points d’histoire concernant les rapports entre les deux pays. Provenant de Chine méridionale, c’est vers la fin du IXe siècle que ceux qui allaient devenir les Siamois, puis les Thaïs, commencent à s’établir sur les marches septentrionales de l’empire khmer, au nord de la chaîne des Dangreks. Ils se renforcent progressivement jusqu’à fonder le royaume thaï d’Ayutthaya, qui saccagera Angkor à deux reprises, en 1351 et 1431, déportant à chaque fois une grande partie de la population et imposant sa suzeraineté sur le Cambodge, dont il annexera au fil du temps des provinces entières.
« Atlantide en sursis », avalé au Nord-ouest par le Siam et à l’Est par le Viêt-nam, le Cambodge allait tout bonnement disparaître. Conscient de cela, le roi Ang Duong sollicita en 1853 l'intervention de Napoléon III. Mis au courant, les Siamois firent échouer ce traité d'alliance et c’est le fils d’Ang Duong, le roi Norodom, qui signera finalement en 1863 un traité de Protectorat avec la France.
L’influence des Anglais sur le Siam était forte, mais l’accord franco-britannique du 14 juillet 1884 avait reconnu comme « zone française » le bassin du Mékong, ce qui n’empêcha pas les Siamois de couper ledit bassin et d’avancer à travers le Laos. Ces empiètements répétés conduisirent, en juillet 1893, une flottille française à remonter le Ménam jusqu’à Bangkok. La France fit alors le blocus des côtes, ce qui obligea la cour du Siam à renoncer à toute revendication sur la rive gauche du Mékong tandis que les Français gardèrent sous leur contrôle les provinces de Chantaboun et de Paknam. La Convention de 1904 rendit au Cambodge la province côtière de Koh Kong ainsi que celle de Steung Treng, assorties des régions de Melou Preï et Tonle Repou, territoires cédés par le Siam au Laos et réintégrés au Cambodge par la France.
Cette Convention conduisit au Traité de 1907 où, contre la rétrocession au Siam des provinces de Trat, Chantaboun et du territoire de Dan Sai dans l’actuelle province de Loei, le Roi Chulalongkorn (Rama V) abandonnait à la France, qui les rendait au Cambodge, les provinces de Battambang, de Sisophon et de Siem Reap.
LA BATAILLE DE KOH CHANG
Lorsque le roi Sisowath pu finalement se rendre à Angkor reprendre possession de ces terres indubitablement khmères, il déclara que c’était là « la plus grande gloire de son règne ». Mais les Siamois ne renoncent pas. Profitant de la défaite française face à l’Allemagne lors de la Seconde Guerre mondiale, ils violent immédiatement le pacte de non-agression signé avec la France le 12 juin 1940.
Le Premier ministre thaïlandais, Phibun, organise alors une série de manifestations nationalistes et anti-françaises à Bangkok, puis des escarmouches frontalières se succèdent le long du Mékong. L’aviation thaïlandaise, supérieure en nombre, bombarde de jour Vientiane, Sisophon et Battambang. Les forces aériennes françaises tentent des raids en représailles, mais les dégâts causés sont bien moindres. En décembre 1940, la Thaïlande occupe Pak-Lay et le Bassac.
Début janvier 1941, Bangkok lance une offensive sur le Laos et le Cambodge. La résistance franco-indochinoise est en place, mais la plupart des unités sont surpassées par les forces thaïlandaises, mieux équipées (20 chars côté français, 134 côté siamois). Les Thaïlandais occupent rapidement le Laos, alors qu’au Cambodge la résistance française est meilleure.
Le 16 janvier, la France lance une large contre-offensive menée par le 5e REI (Régiment Etranger d’Infanterie) sur les villages de Yang Dang Khum et de Phum Préav, où se déroulent les combats les plus féroces de la guerre. La contre-attaque est bloquée et s’achève par une retraite, mais les Thaïlandais ne peuvent poursuivre les forces françaises, leurs blindés ayant été cloués au sol par les canons anti-char.
Alors que la situation à terre est critique, l’amiral Decoux donne l’ordre aux navires de guerre français disponibles d’attaquer dans le golfe de Thaïlande. Au matin du 17 janvier 1941, le « groupe occasionnel » surprend les navires thaïlandais à Koh Chang. Bien que la flotte ennemie la surclasse largement en nombre, l'opération s'achève par une victoire totale de la marine française. A l'issue du combat, une bonne partie de la flotte de guerre thaïlandaise est détruite. Mais, le 24 janvier, la bataille aérienne finale a lieu lorsque l’aéroport de Siem Reap est atteint par un raid des bombardiers thaïlandais.
Le Japon intervient rapidement dans le conflit au profit des Thaïlandais, impose un armistice, puis un traité de paix, le 9 mai, par lequel la France abandonne les provinces cambodgiennes de Battambang et Siem Reap, ainsi que les provinces laotiennes de Champassak et Sayaburi. Les territoires annexés au Cambodge ne seront restitués par la Thaïlande, sous pression internationale (traité de Washington), qu'en novembre 1947. Mais dès 1953, alors que le Cambodge accède à peine à l’indépendance, des troupes thaïes investissent Préah Vihear, chassent les Khmers et hissent leur drapeau national. Neuf ans plus tard, en 1962, l’habileté consommée du prince Sihanouk permit d’obtenir une décision internationale de justice et les Thaïlandais durent faire marche arrière. Mais le répit allait être de courte durée, la guerre arrivait et Préah Vihear y serait engouffré.
RETOUR FORCE VERS L'ENFER
Le pire moment du conflit khméro-thaï fut un effroyable holocauste orchestré il y a trente ans par l’armée thaïlandaise. Peu après la défaite des Khmers rouges en 1979, la Thaïlande fut submergée de réfugiés cambodgiens. Pour démontrer au monde qu’elle ne pouvait seule et sans argent gérer ce phénomène, elle planifia une atroce mise en scène. Au matin du vendredi 8 juin 1979, 110 bus se rangèrent devant le camp de Nong Chan qui abritait des dizaines de milliers de réfugiés cambodgiens. On leur déclara qu’ils allaient être transférés dans un camp plus à même de les recevoir et tous ces survivants du génocide khmer rouge furent renvoyés en enfer…
Fort éloigné de Nong Chan, le passage par le site de Préah Vihear avait été choisi à dessein : une falaise abrupte couverte de jungle, des mines par milliers, l’issue ne faisait pas de doute… Comprenant ce qui allait se passer, les malheureux réfugiés durent être sortis des bus sous la menace des armes. Des scènes horribles eurent lieu : arrivés de nuit, ils furent poussés comme du bétail entre deux rangées de militaires sur un étroit chemin, non sans avoir été dépouillés de tout l’argent qu’ils possédaient. Les soldats maniaient leurs armes comme des bâtons et tiraient sur ceux qui refusaient de descendre le chemin. Terrorisés à l’idée de sauter sur les mines innombrables (posées par les Khmers rouges quatre ans auparavant), les réfugiés tentaient par tous les moyens de rester sur le chemin, mais plus haut, on poussait sans cesse de nouveaux malheureux et les gens étaient finalement forcés de marcher dans les champs de mines. Il fallut trois jours aux survivants pour traverser cette étendue de mort, de soif et de faim au milieu des cadavres en putréfaction et des blessés se tordant de douleur.
On estime à quarante-cinq mille le nombre de Cambodgiens ainsi expulsés pendant les trois jours que dura l’opération, mais on ne connaîtra jamais le nombre de victimes, les Khmers rouges n’ayant pas tenu de registre (1)... On ignore trop cette affreuse page d’histoire. Les torts des Thaïlandais à l’encontre des Khmers doivent être rappelés, non pour dresser à nouveau les peuples les uns contre les autres, mais pour que justice soit enfin rendue.
(1) Deux livres racontent cet episode tragique de l’histoire : The Quality of Mercy: Cambodia, Holocaust and Modern Conscience de William Shawcross (1984) et To Destroy You Is No Loss de Joan Criddle et Teeda Butt Mam (1987).
Bonjour,
Qui a bons plans pour un weekend à Istanbul au départ de Nantes ? Merci pour vos conseils
Yves
Qui a bons plans pour un weekend à Istanbul au départ de Nantes ? Merci pour vos conseils
Yves
qu'elle meteo a diego en ce moment
merci
Bonjour,
Je pars au Magic Life Djerba Mare le 03/11 et souhaiterais vos avis (positifs et négatifs). Merci,
Yves
Je pars au Magic Life Djerba Mare le 03/11 et souhaiterais vos avis (positifs et négatifs). Merci,
Yves
Good evening everyone,
Can you advise me on this?
I’m looking for public transport between Le Hohneck and the village of Bonhomme, where I plan to leave my car.
I’m hiking between these two points.
Thanks so much for your help!
Yves










